Всемирная организация здравоохранения (ВОЗ / WHO) · Journal articles

United Arab Emirates certified malaria free = Les Émirats arabes unis certifiés exempts de paludisme

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United Arab Emirates certified malariafree The United Arab Emirates used to be endemic for both P. falciparum and P. vivax, transmitted by the main vectors Anopheles stephensi and An. culicifacies. In the late 1970s, when up to 22 662 cases of malaria were reported annually, the country decided to re-establish its national malaria control programme. Initially, this programme, which is fully funded domestically, used indoor residual spraying with DDT1 as its main strategy to reduce transmission in high-risk areas. Between 1984 and 1990, the priority shifted to improving surveillance and elimination of residual foci of transmission. In 1990, when the number of cases had fallen to some 3500 annually,2 the country established a national malaria case register, investigating each reported case and suspected transmission focus. The last autochthonous case of malaria transmission in the United Arab Emirates was recorded in 1997. In 2004, WHO and the United Arab Emirates started on an assessment for possible future certification of the malariafree status. The assessments, carried out between 2004 and 2006, included record review, sero-surveys in previously active foci and among temporary immigrant workers, updating of national policies including the laboratory services, and field visits by WHO-led evaluation teams. These assessments and the subsequent review by members of the WHO Expert Committee on Malaria concluded that the United Arab Emirates surveillance system and health service are efficient in detecting and proactively managing malaria infections, and that there is no evidence of ongoing malaria transmission. Certification of malaria elimination in the United Arab Emirates has been granted in January 2007, based on the situation at present and the likelihood that elimination can be maintained. Potential re-establishment of malaria transmission is a concern in the United Arab Emirates, as parts of the coun1 2

Les Émirats arabes unis certifiés exempts de paludisme Le paludisme à P. falciparum et à P. vivax, transmis par les vecteurs Anopheles stephensi et An. culicifacies, était endémique aux Émirats arabes unis. Alors qu’à la fin des années 70, il y avait jusqu’à 22 662 cas notifiés par an, le pays a décidé de rétablir son programme national de lutte antipaludique. A l’origine, ce programme, entièrement financé par des fonds nationaux, procédait à des pulvérisations d’insecticide (DDT)1 à effet rémanent à l’intérieur des habitations pour réduire la transmission dans les zones à haut risque. Entre 1984 et 1990, le pays a changé ses priorités pour améliorer la surveillance et éliminer les foyers résiduels de transmission. Alors que le nombre annuel des cas avait été ramené aux alentours de 3500 en 1990,2 les Emirats ont instauré un registre national pour pouvoir enquêter sur chaque cas notifié ou sur chaque foyer de transmission présumé. Le dernier cas autochtone connu de transmission du paludisme a été enregistré en 1997. En 2004, l’OMS et les Émirats arabes unis ont commencé à évaluer la possibilité de certifier le pays comme étant exempt de paludisme. Les évaluations, menées entre 2004 et 2006, ont porté sur l’examen des dossiers, les enquêtes sérologiques dans des foyers précédemment actifs et parmi les travailleurs migrants temporaires, l’actualisation des directives nationales, y compris pour les services de laboratoire, et les informations collectées sur le terrain par les équipes de l’OMS. Ces évaluations et l’examen qu’en ont fait les membres du Comité d’experts OMS sur le paludisme ont permis de conclure que le système de surveillance et les services sanitaires des Émirats arabes unis étaient efficaces au niveau du dépistage et de la prise en charge préventive des infections palustres et qu’il n’y avait donc aucune raison de penser que le paludisme continuait à se transmettre. La certification de l’élimination du paludisme a donc été accordée aux Émirats arabes unis en janvier 2007, compte tenu de la situation actuelle et de la probabilité que cette élimination soit durable. Les risques de rétablissement de la transmission du paludisme soulèvent pourtant quelques inquiétudes dans ce pays: 1 2

Dichlorodiphenyltrichlorethane. See No. 32, 1999, pp. 265–272.

Dichloro-diphényl-trichloréthane. Voir No 32, 1999, pp. 265-277. WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NO. 4, 26 JANUARY 2007

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try remain receptive to resumption of transmission and are vulnerable because of the high influx of temporary immigrant workers. It has been estimated that foreigners, including nationals from malaria-endemic countries, account for 75% of the population of the United Arab Emirates. In 2005, the number of imported malaria cases was 1544, mainly originating from the Indian subcontinent.3 Receptivity in the last 7 previously active foci in the country is closely monitored and controlled mainly through larviciding of natural and man-made mosquito breeding sites. Current strategies for maintaining the malaria-free status include: active surveillance involving both the public and private sectors; full case investigations; entomological investigations; and an annual average of 150 000 visits to potential breeding sites by personnel from municipalities and the elimination programme, to carry out larviciding operations with temephos and to restock larvivorous fish. The United Arab Emirates is the first country to be certified by WHO as malaria-free since Australia and Singapore were added to The official register of areas where malaria eradication has been achieved in May 1981 and November 1982 respectively.4 Worldwide, 107 countries and territories are currently listed as having areas with malaria risk. Of these, Algeria, Armenia, Egypt, Mauritius, Morocco, Oman and the Syrian Arab Republic have reported no indigenous cases recently.5 Malaria elimination is the interruption of local mosquito-borne malaria transmission. Certification of malaria elimination requires proving beyond reasonable doubt that the chain of local human malaria transmission by Anopheles mosquitoes has been fully interrupted in the entire country. Malaria elimination does not necessarily imply the complete elimination of disease vectors. It also does not imply a complete absence of reported malaria cases in the country: imported malaria cases will continue to be detected due to international travel, and may on occasion lead to the occurrence of “introduced” cases in which it can be proved that the infection is a first generation of local transmission subsequent to a proved imported case (i.e. the mosquito was infected from an imported case). Because of the ongoing presence of vectors and imported parasites, the following criterion for achieving elimination has been set: the absence of clusters of 3 or more epidemiologically-linked autochthonous malaria cases due to local mosquito-borne transmission, nationwide for 3 consecutive years.6

elle pourrait reprendre dans certaines régions, par ailleurs vulnérables en raison de l’afflux important de travailleurs migrants temporaires. On estime que les étrangers, y compris les ressortissants des pays où le paludisme est endémique, représentent 75% de la population totale aux Émirats arabes unis. En 2005, le nombre de cas de paludisme importés était de 1544, provenant pour la plupart du sous-continent indien.3 On suit de près l’état de réceptivité des 7 derniers foyers ayant été actifs et la lutte se poursuit avec le traitement larvicide des gîtes larvaires (naturels ou créés par l’homme). Les stratégies actuelles pour maintenir le statut du pays sont les suivantes : surveillance active engageant aussi bien le secteur public que le secteur privé, investigation complète des cas, enquêtes entomologiques et, en moyenne, 150 000 visites par an des gîtes larvaires potentiels par le personnel des municipalités et du programme d’élimination pour procéder à des opérations de nettoyage au moyen de traitements larvicides (téméphos) ou repeupler les gîtes en poissons larvivores. Les Émirats arabes unis sont le premier pays à être certifié exempt de paludisme par l’OMS depuis que l’Australie, en mai 1982, et Singapour, en novembre 1982, ont été ajoutés au Registre des zones ou l’éradication du paludisme a été réalisée.4 Le risque de paludisme est actuellement répertorié dans 107 pays. Sept d’entre eux n’ont notifié aucun cas autochtone récemment: l’Algérie, l’Arménie, l’Egypte, Maurice, le Maroc, Oman et la République arabe syrienne.5 L’élimination du paludisme est l’interruption de la transmission locale par l’intermédiaire du moustique porteur du paludisme humain. La certification de l’élimination du paludisme requiert la preuve au-delà d’un doute raisonnablement permis que la chaîne de transmission par le moustique du genre Anophèle a été interrompue dans le pays tout entier. L’élimination n’implique pas nécessairement l’élimination complète du vecteur à l’origine de la maladie. Cela n’implique pas non plus l’absence totale de cas de paludisme dans le pays: les cas de paludisme importés vont continuer à être détectés en raison des voyages internationaux, et peuvent être occasionnellement à l’origine de la survenue de cas «introduits» dans lesquels l’infection est la première génération de transmission locale secondaire à un cas prouvé importé. En raison de la présence continue de vecteurs et de parasites importés, l’un des critères fixé pour parvenir à l’élimination est le suivant: l’absence dans le pays pendant 3 années consécutives de groupes de 3 cas autochtones de paludisme ou plus, «épidémiologiquement liés» entre eux et transmis localement par une piqûre de moustique.6

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Source: http://www.emro.who.int/rbm/CountryProfiles-uae.htm WHO, World Health Statistics Quarterly, vol. 39, No. 2, 1986, pp. 171–205.

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Source: http://www.emro.who.int/rbm/CountryProfiles-uae.htm OMS, Rapport trimestriel de statistiques sanitaires mondiales, vol. 39, No 2, 1986, pp. 171–205. Voyages internationaux et santé, http://www.who.int/ith Voir http://www.who.int/malaria/docs/malariaeliminationagenda.pdf (document disponible en anglais seulement) 31

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International Travel and Health 2006, at http://www.who.int/ith See http://www.who.int/malaria/docs/malariaeliminationagenda.pdf

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RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, No 4, 26 JANVIER 2007

Certification of malaria elimination is based on the situation at present and the likelihood that elimination can be maintained. Countries are requested to continue reporting on an annual basis to WHO on the maintenance of their malaria-free status. Ⅲ

La certification de l’élimination du paludisme se base sur la situation actuelle dans le pays et sur la probabilité que cette élimination soit durable. Il est demandé aux pays de continuer à rendre compte à l’OMS, sur une base annuelle, du maintien de leur situation relative à l’absence de paludisme. Ⅲ

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Тип документа Journal articles
Дата принятия
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