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Investir dans une riposte globale du secteur de la santé au VIH/SIDA : intensification des traitements et accélération de la prévention (janvier 2004 à décembre 2005)

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WORLD HEALTH ORGANIZATION

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ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE

REGIONAL OFFICE FOR THE WESTERN PACIFIC BUREAU REGIONAL DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

COMITÉ RÉGIONAL

WPR/RCSSIINF.DOC./2 10 août 2004 ORIGINAL: ANGLAIS

Cinquante-cinquième session Shanghai (Chine) 13-17 septembre 2004 Point 13 de l'ordre du jour provisoire

INVESTIR DANS UNE RIPOSTE GLOBALE DU SECTEUR DE LA SANTÉ AU VIH/SIDA: INTENSIFICATION DES TRAITEMENTS ET ACCÉLÉRATION DE LA PRÉVENTION (JANVIER 2004 À DÉCEMBRE 2005)

Ce document a été préparé par le Secrétariat de l'OMS afin de présenter le cadre stratégique et financier du programme Vrn:JSIDA de l'OMS et le soutien que l'OMS apportera aux pays en vue de renforcer leurs plans de lutte nationaux. Ce document, qui vient tout juste d'être finalisé, a été distribué à la 15e Conférence internationale sur le SIDA, tenuè à Bangkok (Thaïlande), en juillet 2004. Des exemplaires en anglais du document intégral seront disponibles à la cinquantecinquième session du Comité régional comprend également 25 profils de pays présentant une lourde charge de Vrn:JSIDA (le Cambodge, la Chine et le Vietnam, pour ce qui est de la Région) ; sept fiches de sensibilisation sur le traitement et la prévention (accelerating

prevention, '3 by 5' questions and answers; '3 by 5' closing the treatment gap- changing history, treatment works, testing and counselling, the AIDS Medicines and Diagnostics Service and WHO prequalification) ; et un entretien avec le Dr Jim Kim, directeur du département Vffi/SIDA au siège de l'OMS.

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RÉSUMÉ ANALYTIQUE

Selon les estimations, 4,1 millions de personnes âgées de 15 à 49 ans ont été infectées par le Vlli au cours de l'année 2003, chiffre auquel il convient d'ajouter 630 000 enfants. Le Vlli/SIDA a tué quelque trois millions de personnes durant cette même année. Or, il existe des interventions d'une efficacité avérée permettant de prévenir la transmission du virus ainsi que des thérapies antirétrovirales capables de sauver des vies. Pourtant, sur les 5,5 millions de personnes dans les pays en développement et en transition (ce qui exclut le Canada, les États-Unis d'Amérique, les pays d'Europe occidentale, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et le Japon) qui devraient bénéficier d'une thérapie antirétrovirale, seules 440 000 personnes y avaient accès au 30 juin 2004, ce qui représente une augmentation de seulement 40 000 personnes durant les six premiers mois de 1'année 2004. Le programme Vlli/SIDA de l'OMS vise à aider les gouvernements et les autres intervenants à engager une riposte sanitaire globale et coordonnée face au VIH/SIDA. Dans le droit fil de la Déclaration d'engagement sur le Vlli/SIDA adopté par l'Assemblée générale des Nations Unies lors de sa session spéciale sur la question et de la Stratégie mondiale du secteur de la santé contre le Vlli/SIDA 2003-2007, cette riposte englobe toute une gamme d'interventions et de services, notamment des actions de prévention, des traitements, des soins et des mesures de soutien. Elle doit également prévoir des normes appropriées applicables aux systèmes de santé, une bonne combinaison des spécialités, des politiques et des partenariats porteurs permettant la mise en œuvre d'approches multisectorielles efficaces. La prévention demeure hautement prioritaire pour l'OMS, notamment chez les populations vulnérables et dans les environnements cliniques. Cependant, les traitements sont l'élément qui a été le plus négligé par la plupart des pays en développement dans leur riposte nationale au VIH/SIDA. L'insuffisance des traitements a eu pour effet de perpétuer l'opprobre et la discrimination et de saper 1'efficacité des efforts de prévention et des soins, notamment le recours au dépistage et aux services de conseil. Le programme OMS de lutte contre le Vlli/SIDA pour la période 2004-2005 comporte donc un nouveau volet important destiné à aider les Etats Membres à développer les traitements et à atteindre l'objectif mondial de 3 millions de personnes traitées aux antirétroviraux dans les pays en développement d'ici la fin 2005. Avec le fort volume de ressources désormais affectées à l'intensification des programmes nationaux de lutte contre le Vlli/SIDA, les pays et leurs partenaires doivènt être particulièrement attentifs à gérer et à coordonner efficacement les efforts engagés au plan national, à en assurer le

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suivi, à veiller au développement global des systèmes de santé, à répondre aux enjeux sociaux urgents, notamment en encourageant une plus grande participation des victimes du VITI/SIDA et des communautés affectées, en améliorant le statut social des femmes et des filles et en favorisant un accès équitable aux services. Le programme Vlli/SIDA de l'OMS est conçu de manière à favoriser la réalisation de ces objectifs sociaux. Le plan Vlli/SIDA de l'OMS pour la période janvier 2004-décembre 2005 constitue le cadre stratégique et financier de son programme Vlli/SIDA. Il décrit l'action de l'OMS et le soutien qu'elle apportera aux pays pour les aider à élaborer et à appliquer leurs plans nationaux d'intensification de la lutte contre le Vlli/SIDA. En introduction, il présente une analyse de la situation épidémiologique, ainsi que les estimations les plus récentes de la couverture des antirétroviraux par région. Le plan OMS n'est pas un calendrier de travail détaillé, mais il fournit un cadre pour l'élaboration de plans de travail précis, fixant les délais d'exécution des activités et les responsabilités nécessaires à la bonne exécution du plan OMS à tous les niveaux de l'Organisation. Par ailleurs, des plans d'intervention détaillés sont élaborés en collaboration avec les coparrains de l'ONUSIDA afin de coordom1er, d'aligner et d'intégrer les travaux menés à l'échelon des pays. Le plan Vlli/SIDA de l'OMS pour la période janvier 2004-décembre 2005 cherche à tirer le plein profit de l'avantage comparatif dont dispose l'Organisation en tant qu'institution des Nations Unies spécialisée dans la santé. Il vise également à renforcer le rôle de 1'OMS en matière de soutien à la coordination des interventions nationales en faveur de la santé, à la rencontre des intervenants et à l'instauration de nouveaux partenariats. Ces partenariats concernent les organisations spécialisées des Nations Unies et les gouvernements des Etats Membres, mais aussi les organismes techniques, les bailleurs de fonds, les groupements de la société civile, les organisations de personnes vivant avec le Vlli/SIDA et le secteur privé. Conformément au budget-programme de l'OMS pour 2004-2005, le programme VITI/SIDA englobe les activités menées dans cinq domaines fonctionnels : • • • • • information stratégique politique et sensibilisation conseils normatifs et techniques renforcement des capacités nationales recherche opérationnelle et gestion du savoir.

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Ces domaines fonctionnels sont axés sur le développement des traitements, des soins et des services de soutien et sur l'intensification de la prévention du VIII/SIDA fondée sur l'action dans le secteur de la santé. En déterminant les objectifs du programme VIH/SIDA pour la période 2004-2005 comme de ses autres domaines d'intervention, l'OMS affecte une plus large proportion de ses ressources financières et humaines aux interventions de niveaux régional et national. Pour renforcer le soutien apporté aux Etats Membres en vue de l'intensification des traitements contre le VIII et l'accélération de la prévention, des équipes « 3 x 5 » (3 millions d'ici 2005) seront affectées dans les principaux pays touchés d'ici le troisième trimestre 2004. Les procédures complètes et rigoureuses de définition des profils de pays désormais en place permettront de procéder à des évaluations plus pointues des besoins de soutien technique et à la définition d'interventions mieux assorties aux besoins des pays. La part du budget global du programme VIH/SIDA allouée aux interventions de niveaux régional et national est passé de 66% en 2002-2003 à 87% en 2004-2005, la région Afrique de l'OMS comptant pour 55% de l'ensemble des crédits. Par ailleurs, l'OMS déploiera son assistance technique dans des lieux et selon des procédures répondant à des orientations stratégiques. Elle continuera à répondre aux demandes de l'ensemble des Etats Membres, mais concentrera ses ressources sur les pays grevés par une lourde charge de morbidité et où les retombées positives devraient être les plus marquées. Elle s'attachera plus particulièrement aux aspects techniques dans lesquels elle dispose d'un avantage comparatif. Un nouveau comité consultatif stratégique et technique sera constitué dans le but de fixer les orientations du nouveau programme VIH/SIDA de 1'OMS ; des rapports réguliers sur les grandes étapes de l'initiative« 3 x 5 »et les résultats escomptés seront également rendus publics. Selon le plan VIH/SIDA de l'OMS pour la période janvier 2004~décembre 2005, les besoins financiers du programme VIH/SIDA à

l'échelle

de

l'Organisation

devraient

être

de

US $ 218,1 millions pour la période considérée ; US $ 62 millions n'avaient pas encore été identifiés au 1er juillet 2004. Des fonds supplémentaires devront donc être mobilisés pour combler ce déficit de financement afin de mettre en œuvre l'ensemble des activités prévues au plan VIII/SIDA de l'OMS.

Основные сведения
Тип документа Technical Documents
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения