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Mettre fin aux décès évitables d’enfants par pneumonie et diarrhée d’ici 2025 : le Plan d’action mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée

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Mettre fin aux décès évitables d’enfants par pneumonie et par diarrhée d’ici 2025 Le Plan d’action mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée

Catalogage à la source: Bibliothèque de l’OMS : Mettre fin aux décès évitables d’enfants par pneumonie et diarrhée d’ici 2025 : le Plan d’action mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée. 1.Pneumopathie infectieuse – prévention et contrôle. 2 Diarrhée – prévention et contrôle. 3.Mortalité de l’enfant – prévention et contrôle. 4.Protection de l’enfance. 5.Programmes nationaux de santé. 6.Pays en voie de développement. I.Organisation mondiale de la Santé. ISBN 978 92 4 250523 8 © Organisation mondiale de la Santé 2013 Tous droits réservés. Les publications de l’Organisation mondiale de la Santé sont disponibles sur le site Web de l’OMS (www.who.int) ou peuvent être achetées auprès des Éditions de l’OMS, Organisation mondiale de la Santé, 20 avenue Appia, 1211 Genève 27 (Suisse) (téléphone : +41 22 791 3264 ; télécopie : +41 22 791 4857 ; courriel : bookorders@who.int . Les demandes relatives à la permission de reproduire ou de traduire des publications de l’OMS – que ce soit pour la vente ou une diffusion non commerciale – doivent être envoyées aux Éditions de l’OMS via le site Web de l’OMS à l’adresse http:// www.who.int/about/licensing/copyright_form/en/index.html Les appellations employées dans la présente publication et la présentation des données qui y figurent n’impliquent de la part de l’Organisation mondiale de la Santé aucune prise de position quant au statut juridique des pays, territoires, villes ou zones, ou de leurs autorités, ni quant au tracé de leurs frontières ou limites. Les lignes en pointillé sur les cartes représentent des frontières approximatives dont le tracé peut ne pas avoir fait l’objet d’un accord définitif. La mention de firmes et de produits commerciaux ne signifie pas que ces firmes et ces produits commerciaux sont agréés ou recommandés par l’Organisation mondiale de la Santé, de préférence à d’autres de nature analogue. Sauf erreur ou omission, une majuscule initiale indique qu’il s’agit d’un nom déposé. L’Organisation mondiale de la Santé a pris toutes les précautions raisonnables pour vérifier les informations contenues dans la présente publication. Toutefois, le matériel publié est diffusé sans aucune garantie, expresse ou implicite. La responsabilité de l’interprétation et de l’utilisation dudit matériel incombe au lecteur. En aucun cas, l’Organisation mondiale de la Santé ne saurait être tenue responsable des préjudices subis du fait de son utilisation. Crédits photo : Shutterstock (couverture) ; WVi (p. 4) ; OMS /Rod Curtis (p. 5) ; OMS /Christopher Black (p. 6) ; OMS / Anita Khemkha (p. 9) ; WVi /Lucy Murunga (p. 10) ; OMS /Fid Thompson (p. 11) ; Dr. Shamim Qazi (p. 12) ; PAHO (p. 14) ; IstockPhoto (p. 15) Conception et mise en page : www.paprika-annecy.com Imprimé en France (NLM classification: WC 207)

Mettre fin aux décès évitables d’enfants par pneumonie et par diarrhée d’ici 2025 Le Plan d’action mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée

Le Plan d’action mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée

Table des matières Remerciements 2 Sigles et acronymes Résumé d’orientation Plan d’action mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée 1  .  Pneumonie et diarrhée : deux maladies parmi les plus meurtrières chez les jeunes enfants 2  .  La pneumonie, la diarrhée et les objectifs du Millénaire pour le développement 3  .  Contexte et objet de ce plan d’action 4  .  Le Plan d’action mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée est un volet de l’initiative mondiale pour améliorer la santé de la femme et de l’enfant 5  .  Le cadre d’action « Protéger, prévenir, traiter » pour les interventions de lutte contre la pneumonie et la diarrhée 6  .  Un environnement favorable au changement 7  .  Importance accordée à l’équité et à la couverture de santé universelle 8  .  Domaines nécessitant une attention particulière 9  .  Suivi et évaluation 10  .  Rôle des partenaires dans le monde 11  .  Besoins en matière de recherche 12  .  Opportunités pour la période 2013-2025 13 .  Conclusion 3 5 9 10 11 11 12 13 17 18 33 37 39 40 40 40

Références 41 ANNEXES 44 Annex 1.  Plans d’action antérieurs contre la pneumonie et la diarrhée (résumés) Annex 2.  Principales mesures à prendre dans le cadre d’interventions sélectionnées Annex 3.  Cadre de planification des mesures coordonnées contre la pneumonie et la diarrhée 44 46 60

Annex 4.  Mandat du groupe de travail national chargé de prévenir et de combattre la pneumonie et la diarrhée 63

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Remerciements Le présent plan d’action a été élaboré en grande partie par les personnels de l’OMS et de l’UNICEF et avec la contribution d’un grand nombre de partenaires et de parties prenantes. Nous aimerions remercier les organisations et gouvernements ci-dessous (énumérés par ordre alphabétique) pour leur précieuse contribution tout au long du processus d’élaboration de ce plan d’action : Alliance GAVI Association internationale de pédiatrie Boston University School of Public Health Clinton Health Access Initiative Colorado School of Public Health Conseil de concertation pour l’approvisionnement en eau et l’assainissement Fondation Bill & Melinda Gates Instituto Nacional de Salud del Niño Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health John Snow Inc. Management Sciences for Health Maternal and Child Health Integrated Program MDG Health Alliance Ministère de la Santé publique et de l’assainissement (Gouvernement du Kenya) One Million Community Health Workers Campaign: The Earth Institute at Columbia University Partenariat pour la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant PATH Population Services International Program for Global Paediatric Research, Hospital for Sick Children, Toronto Projet du Millénaire des Nations Unies Save the Children Tearfund The London School of Hygiene and Tropical Medicine Universidad Nacional Mayor de San Marcos Universidad Peruana Cayetano Heredia Université Aga Khan Université de Agency for International Development des États-Unis (USAID) Université d’Édinbourg Université de Khartoum Université de Liverpool WaterAid World Vision International Nous remercions tout particulièrement la principale rédactrice, le Dr Peggy Henderson.

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Le Plan d’action mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée

Sigles et acronymes ACT...............Traitement par association médicamenteuse comportant de l’artémisinine DHS...............Enquêtes démographiques et sanitaires DTC3 ............Vaccin antidiphtérique-antitétanique-anticoquelucheux GPL .............. Gaz de pétrole liquéfié Hib ................ Vaccin anti-Haemophilus influenzae B HSS ..............Renforcement des systèmes de santé MICS ............Enquêtes en grappes à indicateurs multiples OMD ............Objectif du Millénaire pour le développement OMS .............Organisation mondiale de la Santé ONG ............Organisation non gouvernementale PATH ............Program for Appropriate Technology in Health PCIME ..........Prise en charge intégrée des maladies de l’enfant PCV ..............Vaccin antipneumococcique conjugué PEV ...............Programme élargi de vaccination RR .................Risque relatif SEFA .............Sustainable Energy For All Sida .............. Syndrome de l’immunodéficience acquise SIS ................Système d’Information Santé SRO ..............Sels de réhydratation orale SSP ...............Soins de santé primaires UNF ..............Fondation des Nations Unies UNICEF ........Fonds des Nations Unies pour l’enfance USAID ..........Agency for International Development des États-Unis d’Amérique VIH ...............Virus de l’immunodéficience humaine WASH ..........Eau, assainissement et hygiène

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Le Plan d’action mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée

Résumé d’orientation Mettre fin à deux causes évitables majeures de décès d’enfants L’objectif qui vise à mettre un terme à la perte de millions de jeunes vies imputable à la pneumonie et à la diarrhée est à notre portée. Le Plan d’action mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée propose une approche unifiée pour mettre fin aux décès évitables dus à la pneumonie et à la diarrhée. Il regroupe les services et interventions indispensables pour créer des environnements sains, promouvoir les pratiques connues pour protéger les enfants de la maladie et faire en sorte que chaque enfant puisse bénéficier de mesures préventives et curatives éprouvées et appropriées. Mettre fin aux décès évitables d’enfants par pneumonie et par diarrhée d’ici à 2025 : cet objectif est ambitieux mais il peut être atteint. La dynamique nécessaire pour atteindre cet objectif existe déjà. Ces 20 dernières années, le monde a formidablement progressé pour améliorer la survie de l’enfant et des efforts considérables ont été consentis non seulement pour atteindre l’objectif 2015 du Millénaire pour le développement relatif à la survie de l’enfant mais aussi pour aller bien au-delà. La Stratégie mondiale pour la santé de la femme et de l’enfant, lancée par les Nations Unies en 2010, préconise une approche axée sur la continuité des soins en vue de sauver 16 millions de vies. Grâce au mouvement « Every woman, Every child », les actions se sont poursuivies. En 2012, l’appel en faveur de l’initiative S’engager pour la survie de l’enfant : une promesse renouvelée met la communauté mondiale au défi de réduire la mortalité de l’enfant à un maximum de 20 décès pour 1000 naissances vivantes dans chaque pays et ce, avant fin 2035. Parmi les autres initiatives contribuant à cet objectif figurent : le Plan d’action mondial pour les vaccins qui énonce une stratégie de prévention des maladies de l’enfant par la vaccination ; le plan d’application exhaustif visant à améliorer la nutrition de la mère, du nouveau-né et du jeune enfant, approuvé par les États Membres de l’OMS et enfin l’Initiative « Énergie durable pour tous » des Nations Unies par laquelle les secteurs public et privé s’engagent à assurer, à l’horizon 2030, l’accès universel à des services énergétiques modernes. De plus, la Commission des Nations Unies sur les produits d’importance vitale a formulé d’importantes recommandations pour élargir l’accès aux produits d’importance vitale et renforcer leur utilisation, notamment dans le traitement de la pneumonie et de la diarrhée, tandis que la Commission de l’information et de la redevabilité a ouvert la voie à un meilleur suivi des programmes qui visent à protéger la santé de la femme et de l’enfant.

Combler le fossé : faire en sorte que les interventions actuelles touchent tous les enfants La pneumonie et la diarrhée restent les premières causes de mortalité chez les jeunes enfants. Ces deux maladies sont à l’origine de 29 % de tous les décès d’enfants de moins de 5 ans et causent chaque année la mort de 2 millions d’entre eux. Pneumonie | 14% Pneumonie | 4% Complications à la naissance en cas de prématurité | 14%

Autres affections | 16%

Décès néonatals

Hypoxie à la naissance | 9%

Les solutions pour lutter contre la pneumonie et la diarrhée ne nécessitent pas de nouvelles découvertes technologiques. Il existe des interventions qui ont fait leurs preuves. Des enfants meurent parce que les services sont dispensés de manière fragmentée et que les plus exposés n’en bénéficient pas. Le recours à des interventions efficaces reste insuffisant. Ainsi, 39 % seulement des moins de six mois sont nourris exclusivement au sein et 60 % seulement des enfants suspectés de pneumonie ont accès aux soins appropriés. De plus, les enfants ne bénéficient pas de traitements d’importance vitale : 31 % seulement des cas suspects de pneumonie reçoivent des antibiotiques et l’on donne des sels de réhydratation à 35 % seulement des enfants souffrant de diarrhée.

Maladies non transmissibles | 4% Traumatismes | 5% Paludisme | 7% VIH/SIDA | 2% Rougeole | 1% Diarrhée | 10%

Septicémie néonatale | 6% Autres affections | 2% Anomalies congénitales | 3% Tétanos néonatal | 1%

Diarrhée | 1%

35 % des décès d’enfants de moins de cinq ans sont liés à la malnutrition.

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100 80 60 40 20 0 39 43 31 75 83 84

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35 •

Le recours aux vaccinations contre Streptococcus pneumoniae et Haemophilus influenzae type b (Hib), les deux bactéries le plus souvent en cause dans les cas de pneumonie de l’enfant, et contre les rotavirus, causes les plus fréquentes de décès d’enfants par diarrhée, permet de réduire sensiblement la charge de morbidité et la mortalité causées par ces agents infectieux. C’est pourquoi à l’heure actuelle, un nombre croissant de pays introduisent ces vaccins. Le recours aux vaccinations antirougeoleuse et anticoquelu­ cheuse permet de réduire notablement la morbidité et la mortalité imputables à la pneumonie chez l’enfant. L’application de recommandations simples et normalisées pour le diagnostic et le traitement de la pneumonie et de la diarrhée dans la communauté, dans les établissements de soins primaires et dans les hôpitaux de référence tels ceux qui appliquent la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant (PCIME), permet de réduire sensiblement le nombre de décès d’enfants. Les sels de réhydratation orale (SRO) notamment la formulation à faible osmolarité, ont fait leurs preuves comme traitement vital pour les enfants atteints de diarrhée. L’ajout de compléments de zinc aux SRO permet de réduire le nombre de décès chez les moins de cinq ans. Des activités innovantes sont cruciales pour susciter une demande si l’on veut parvenir à changer les comportements et pérenniser les mesures de prévention. Des interventions portant sur l’eau, l’assainissement et l’hygiène, notamment sur l’approvisionnement en eau potable et sur sa consommation, sur l’accès à des installations d’assainissement et sur leur utilisation, ainsi que la promotion des pratiques essentielles d’hygiène, sont particulièrement bénéfiques pour la santé, l’économie et la vie sociale. L’air moins pollué à l’intérieur des habitations grâce à l’amé­ lioration des poêles a entraîné une diminution des cas sévères de pneumonie. Une source d’énergie plus sûre et plus efficace permet d’éviter les brûlures, de gagner du temps et de réduire les dépenses de combustible et offre ainsi de meilleures chances de développement.

t s s ie O) au se ca en on SR l’e do Hib s en onie um em e( is de iss hé é ro tre le soin eum pne n r t i t r i il ia e sa n x ec n e do ne ’as tab an ed av co e d de p cas d te is tio el Po d en sd on on cin tro nta en ca nd ati ati vac man ar em e o s t n n n i p i i i e e la n at cc cc de De lém nt Al iqu or tio Va Va pp éli iot me ina Su tib ite cc Am Va An Tra s clu if a us ein it nv am ine A s se de DT C u tiro ge ole us e

Sources : Observatoire mondial de la santé, OMS (httt://www.who.int/gho/child_ health/en/index.html) et ‘Black R et al. Lancet, 2008, 371:243-260 (5, 6)

Les enfants pauvres et affamés qui vivent dans des zones difficiles d’accès sont plus exposés à ces « fléaux oubliés » et le fardeau que la pneumonie et la diarrhée font peser sur les familles et les systèmes de santé accentue les inégalités existantes. En identifiant les enfants les plus exposés, les plus difficiles à atteindre et les plus délaissés et en mettant en place, à leur intention, des interventions dont l’efficacité est avérée, nous parviendrons à combler le fossé et, finalement, à mettre fin à ce lourd bilan de décès évitables d’enfants.

Recourir à des interventions qui ont fait leurs preuves La recherche montre que ces interventions et ces activités donnent des résultats tangibles : • •

L’allaitement exclusif au sein pendant six mois et la poursuite de l’allaitement au sein avec une alimentation complémentaire réduisent les risques de diarrhée et de pneumonie et diminuent la gravité de ces affections.

Une approche intégrée pour sauver des vies Ce Plan d’action mondial présente un cadre intégré d’interventions essentielles éprouvées pour prévenir et traiter la pneumonie et la diarrhée de l’enfant. Bien que des interventions efficaces soient déjà bien en place, elles ne bénéficient pas toujours de la promotion conjointe nécessaire pour en optimiser l’impact. Or, il est clair désormais que les interventions de lutte contre la pneumonie et la diarrhée doivent être coordonnées. Ces maladies ayant souvent les mêmes déterminants, les stratégies préventives et les modes de prestation des soins dispensés dans les établissements de santé, les familles, les structures de proximité et les écoles sont similaires.

Mobiliser tous les secteurs et tous les acteurs Le Plan d’action intégré propose une feuille de route qui aidera les gouvernements et leurs partenaires à planifier et à mettre en oeuvre des approches intégrées pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée. Il reconnaît que pour une mise en oeuvre réussie, il est essentiel que toutes les parties prenantes se mobilisent. Il rend particulièrement hommage aux prestataires de soins de santé qui travaillent en première ligne, notamment ceux qui opèrent dans les zones les plus reculées, mais aussi aux communautés.

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Le Plan d’action mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée

Cadre d’action pour « Protéger, prévenir, traiter »

de l’enfant par la mise en place de pratiques favorables à la santé dès la naissance • Allaitement exclusif au sein pendant 6 mois • Alimentation complémentaire adéquate • Supplémentation en vitamine A

PROTECTION

Eviter que l'enfant contracte la pneumonie et la diarrhée

PREVENTION

Réduire la morbidité et la mortalité dues aux pneumonies et aux diarrhées

• Administrer les vaccins anti-coquelucheux, anti-rougeoleux, anti-Hib, anti-pneumococcique conjugué et anti-rotavirus • Se laver les mains avec du savon • Assurer un approvisionnement en eau potable et des moyens d’assainissement • Réduire la pollution de l’air à l’intérieur des habitations • Prévenir l’infection à VIH • Assurer une prophylaxie au cotrimoxazole pour les enfants infectés par le VIH ou exposés à celui-ci

de l’enfant malade de pneumonie et de diarrhée • Encourager la demande de soins et la prise en charge des cas • Prise en charge dans les établissement de soins et au niveau communautaire • Approvisionnement : SRO à faible osmolarité, suppléments de zinc, antibiotiques et oxygène • Alimentation ininterrompue (y compris l’allaitement au sein)

TRAITEMENT

La stratégie en bref Le Plan d’action mondial identifie les occasions de mieux intégrer les activités, de tirer parti des synergies et des compétences. Il explore les différentes interventions de lutte contre la pneumonie et de la diarrhée chez l’enfant de moins de cinq ans, prévention comprise, pour : •

protéger l’enfant par l’adoption et la promotion de bonnes pratiques de soins ; prévenir l’apparition de la pneumonie et de la diarrhée chez l’enfant grâce à une couverture vaccinale universelle, aux mesures de prévention du VIH et à des environnements sains ; traiter de façon appropriée les enfants atteints de pneumonie et de diarrhée. •

couverture de 90 % par l’administration de doses complètes de chaque vaccin nécessaire (avec une couverture de 80 % dans chaque district) ; accès pour 90 % des cas de pneumonie et de diarrhée à une prise en charge appropriée (avec une couverture de 80 % dans chaque district) ; allaitement exclusif au sein pour au moins 50 % des enfants pendant leurs six premiers mois de vie ; quasi-élimination des infections pédiatriques à VIH. Avant fin 2030 accès universel à une eau potable dans les établissements de soins de santé et dans les habitations ; accès universel à des systèmes d’assainissement satisfaisants avant fin 2030 dans les établissements de soins de santé et avant fin 2040 dans les habitations ; accès universel à des moyens de lavage des mains (eau et savon) dans les établissements de soins de santé et dans les habitations ; accès universel à des technologies permettant d’obtenir des énergies propres et sans risque dans les établissements de soins de santé et dans les habitations.

Privilégier l’impact sur les pays Le Plan d’action mondial intégré a pour but d’aider les pays à obtenir de meilleurs résultats en analysant les données locales, en s’appuyant sur les résultats des interventions et en mesurant les progrès obtenus vers des objectifs clairs et réalistes, à savoir : •

Avant fin 2025 : réduire la mortalité due à la pneumonie chez les moins de 5 ans à moins de 3 décès pour 1000 naissances vivantes ; réduire la mortalité due à la diarrhée chez les moins de 5  ans à moins de 1 décès pour 1000 naissances vivantes ; réduire de 75 % l’incidence des cas sévères de pneumonie chez les moins de 5 ans par rapport aux niveaux de 2010 ; réduire de 75 % l’incidence des cas sévères de diarrhée chez les moins de 5 ans par rapport aux niveaux de 2010 ; réduire de 40 % le nombre de cas de retard de croissance chez les moins de 5 ans dans le monde par rapport aux niveaux de 2010. Couvertures visées  : pour atteindre ces objectifs, les couvertures visées ci-dessous devront être maintenues ou atteintes avant fin 2025 :

Mesures à prendre au niveau des pays Pour atteindre ces objectifs, le Plan d’action mondial intégré recommande que les gouvernements et les partenaires : •

Élaborent à l’échelon national une stratégie et un plan d’action définissant clairement les principales responsabilités : mobiliser la volonté politique ; élaborer/actualiser une analyse de situation portant sur la pneumonie et la diarrhée ; hiérarchiser les interventions ; élaborer/actualiser un plan chiffré d’accélération des mesures à prendre ; identifier les domaines d’harmonisation et de collaboration entre les programmes et les secteurs, notamment le secteur privé, les universités et la société civile ; 7

exploiter les données disponibles pour identifier les groupes les plus vulnérables ou que les services n’ont pas pu atteindre et élaborer des approches ciblées pour atteindre ces groupes ; élaborer un ensemble d’indicateurs communs pour suivre les progrès accomplis. •

Autres mesures : promouvoir les innovations, notamment celles qui permettent de surmonter les obstacles à la prestation des services ; susciter une demande et assurer les approvisionnements ; axer les mesures sur l’application de la recherche et identifier les meilleurs moyens d’exécution des interventions existantes permettant d’atteindre ceux qui en ont le plus besoin.

Coordonnent la mise en place des interventions : désigner un groupe de travail national chargé de la prévention et de la lutte contre la pneumonie et la diarrhée ou revoir la composition d’un groupe existant y afférent ; mobiliser des ressources ; tirer les enseignements d’autres activités intégrées de prévention et de lutte contre des maladies ; suivre l’exécution et la progression des interventions ; prendre et/ou attribuer les responsabilités concernant les interventions.

Associent et font participer les partenaires essentiels à l’ensemble du plan de travail et/ou à l’approche globale : associer d’autres programmes et d’autres secteurs ; associer le secteur privé et des organisations non gouvernementales ; faire participer des organisations du système des Nations Unies et des partenaires du développement.

Il ne sera pas possible d’atteindre les cibles identifiées dans le Plan d’action mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée si les gouvernements nationaux et les partenaires qui les soutiennent ne prennent pas des mesures d’urgence, au niveau mondial, dans les domaines énumérés ci-dessus. Il est important de mener des actions de lutte contre la pneumonie et la diarrhée qui soient centrées, coordonnées et intégrées aux niveaux international, national et infranational pour pérenniser et intensifier les acquis obtenus dans la réduction des décès d’enfants. Dans le présent document, il est demandé à tous les groupes concernés de montrer leur engagement, d’allouer les ressources nécessaires et de collaborer pour faire en sorte que les décès évitables d’enfants dus à la pneumonie et à la diarrhée ne soient plus qu’un mauvais souvenir.

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Le Plan d’action mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée

Plan d’action mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée Mettre fin à deux causes évitables majeures de décès d’enfants Le Plan d’action mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée propose une approche unifiée pour mettre fin aux décès évitables par pneumonie et par diarrhée. Il  regroupe les services et interventions indispensables pour créer des environnements sains, promouvoir les pratiques connues pour protéger les enfants de la maladie et faire en sorte que chaque enfant ait accès à des mesures préventives et curatives éprouvées et appropriées. Pour atteindre chaque enfant, il sera indispensable de déployer plus largement les interventions ciblées reconnues efficaces pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée. Ce sera possible si les programmes pour la santé de l’enfant ou portant sur un sujet connexe coordonnent leurs activités et collaborent entre eux. Parents, collectivités, agents de santé communautaires, société civile et secteur privé, tous ont des rôles importants à jouer pour faire de ce concept une réalité. Des objectifs clairs et des cibles portant sur la couverture des interventions ont été définis en vue de réduire d’ici à fin 2015 la morbidité et la mortalité imputables à la pneumonie et à la diarrhée et ce, dans le cadre des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Malgré une avancée significative vers ces objectifs, il est possible de progresser bien davantage si l’on accélère les interventions jusqu’à fin 2015, voire au-delà. La Stratégie mondiale pour la santé de la femme et de l’enfant, (1) lancée par les Nations Unies en 2010, préconise l’adoption d’une approche des services axée sur la continuité des soins dans le but de sauver 16 millions de vies. En 2012, un appel à l’action (2) pour la survie de l’enfant met le monde au défi de réduire avant fin 2035 la mortalité de l’enfant à, au mieux, 20  décès pour 1000 naissances vivantes dans tous les pays. C’est pourquoi il faut désormais regarder au-delà de 2015, l’année butoir des OMD. Il est important de revoir les objectifs et les cibles en consolidant ceux qui sont atteints, et de s’efforcer de réaliser ceux qui restent à atteindre. Les objectifs spécifiques de 2025 sont les suivants : •

Ces objectifs sont ambitieux et il faudra une forte volonté politique et la mobilisation de ressources supplémentaires pour les atteindre. Des couvertures ciblées ci-dessous, qu’il faudra maintenir ou atteindre, ont été fixées également pour définir les mesures à prendre en vue d’atteindre les objectifs ci-dessus. Il s’agit des cibles suivantes : •

Avant fin 2025 : couverture de 90 % par l’administration de doses complètes de chaque vaccin nécessaire (avec une couverture de 80 % dans chaque district) ; accès pour 90 % des cas de pneumonie et de diarrhée à une prise en charge appropriée (avec une couverture de 80 % dans chaque district) ; allaitement exclusif au sein pour au moins 50 % des enfants pendant leurs six premiers mois de vie ; quasi-élimination des infections pédiatriques à VIH. Avant fin 2030 : accès universel à une eau potable dans les établissements de soins de santé et dans les habitations ; accès universel à des installations d’assainissement satisfaisantes avant fin 2030 dans les établissements de soins de santé et avant fin 2040 dans les habitations ; accès universel à des moyens de lavage des mains (eau et savon) dans les établissements de soins de santé et dans les habitations ; accès universel à des technologies permettant de disposer d’énergies propres et sans risque dans les établissements de soins de santé et dans les habitations.

réduire la mortalité due à la pneumonie chez les moins de 5 ans à moins de 3 décès pour 1000 naissances vivantes ; réduire la mortalité due à la diarrhée chez les moins de 5 ans à moins de 1 décès pour 1000 naissances vivantes ; réduire de 75 % l’incidence des cas sévères de pneumonie chez les moins de 5 ans par rapport aux niveaux de 2010 ; réduire de 75 % l’incidence des cas sévères de diarrhée chez les moins de 5 ans par rapport aux niveaux de 2010 ; réduire de 40 % le nombre d’enfants de moins de 5 ans dans le monde qui accusent un retard de croissance, par rapport aux niveaux de 2010.

Ces cibles ont été sélectionnées parce qu’elles font déjà l’objet d’un suivi dans le cadre de différents processus. La progression vers les cibles ci-dessus sera mesurée par le biais des systèmes nationaux d’information sanitaire, des enquêtes démographiques et sanitaires, des enquêtes par grappe à indicateurs multiples, des activités de recherche et/ou des simulations d’estimations de mortalité et de morbidité. La Commission de l’information et de la redevabilité mise en place par les Nations Unies et le Groupe d’examen indépendant composé d’experts devraient normalement jouer un rôle (pour plus de détails, se reporter au chapitre sur le suivi et l’évaluation).

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1 .  P  neumonie et diarrhée : deux maladies parmi les plus meurtrières chez les jeunes enfants Des progrès substantiels ont été réalisés ces vingt dernières années dans le monde en faveur de la survie de l’enfant. Mais ces progrès ont été variables d’un pays à l’autre et à l’intérieur des pays. Aujourd’hui, les décès d’enfants de moins de cinq ans ont diminué – 6,9 millions de décès d’enfants en 2011 contre 12 millions en 1990 (4). Pourtant, les principales maladies évitables continuent de tuer de jeunes enfants. La pneumonie et la diarrhée sont parmi les principales causes de décès d’enfants dans le monde (Figure 1). Considérées ensemble, ces maladies sont à l’origine de 29 % du total des décès d’enfants et causent chaque année la mort de plus de 2 millions d’entre eux. En 2010, le nombre de décès d’enfants dus à la pneumonie et à la diarrhée était presque égal au nombre de décès d’enfants dus à toutes les autres causes de mortalité après la période néonatale – ainsi, la pneumonie et la diarrhée ont tué presque autant d’enfants que le sida (syndrome de l’immunodéficience acquise), le paludisme, la rougeole, la méningite, les traumatismes et toutes autres affections de la période néonatale confondues. Figure 1. Répartition des décès d’enfants de moins de 5 ans dans le monde, par cause de décès, 2010. Pneumonie | 14% Pneumonie | 4% Complications à la naissance en cas de prématurité | 14%

La plupart des décès d’enfants imputables à la pneumonie et à la diarrhée surviennent dans les régions les plus pauvres du monde – dont près de 90 % en Afrique subsaharienne et en Asie du sud. Les enfants pauvres et affamés qui vivent dans des zones difficiles d’accès sont plus exposés à ces « fléaux oubliés » et le fardeau que la pneumonie et la diarrhée font peser sur les familles et les systèmes de santé dans les pays à faible revenu accentue davantage les inégalités existantes. Malgré cette lourde perte de jeunes vies et la simplicité et le bon rapport coût-efficacité des interventions nécessaires, relativement peu de ressources mondiales sont allouées à la lutte contre la pneumonie et la diarrhée. Les investissements réalisés dans le domaine de la santé publique en faveur de la prévention et de la lutte contre ces maladies ne sont pas proportionnés à l’ampleur du problème (7). La situation décrite dans le document intitulé «  La pneumonie de l’enfant : un fléau oublié » (8) et dans « Diarrhoea: Why children are still dying and what can be done » [Diarrhée : pourquoi les enfants continuent-ils d’en mourir et que peut-on faire ?] (9) commence à changer mais il reste beaucoup à faire, comme nous le démontre le rapport intitulé «  Pneumonia and diarrhoea: Tackling the deadliest diseases for the world’s poorest children » [Pneumonie et diarrhée : combattre les maladies les plus meurtrières pour les enfants les plus pauvres du monde] (10). Pas besoin de grandes avancées technologiques pour combattre la pneumonie et la diarrhée. Il existe des interventions qui ont fait leurs preuves. Des enfants meurent parce que les services sont dispensés de manière fragmentée et que les plus exposés n’en bénéficient pas. De nombreuses causes de pneumonie et de diarrhée de l’enfant sont liées entre elles, de même que les solutions. C’est pourquoi le présent plan d’action propose une approche innovante qui prévoit d’intégrer la planification, la réalisation et le suivi des interventions sanitaires visant ces deux maladies.

Autres affections | 16%

Décès néonatals

Hypoxie à la naissance | 9%

Maladies non transmissibles | 4% Traumatismes | 5% Paludisme | 7% VIH/SIDA | 2% Rougeole | 1% Diarrhée | 10%

Septicémie néonatale | 6% Autres affections | 2% Anomalies congénitales | 3% Tétanos néonatal | 1%

Diarrhée | 1%

35 % des décès d’enfants de moins de cinq ans sont liés à la malnutrition. Sources : Observatoire mondial de la santé, OMS (httt://www.who.int/gho/child_ health/en/index.html) et ‘Black R et al. Lancet, 2008, 371:243-260 (5, 6)

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Le Plan d’action mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée

2 .  L  a pneumonie, la diarrhée et les objectifs du Millénaire pour le développement •

Lors du Sommet du Millénaire en l’an 2000, les États Membres des Nations Unies se sont engagés à atteindre en 2015 un certain nombre d’objectifs mondiaux dont certains convergent avec les activités qui visent à réduire la charge de morbidité que font peser la pneumonie et la diarrhée,. Il s’agit notamment de : l’OMD 4 – Réduire de deux tiers la mortalité des moins de 5 ans ; la cible 10 de l’OMD 7 – Réduire de moitié le pourcentage de la population qui n’a pas accès à l’eau potable ni à des services d’assainissement de base.

prolongée dans le temps, on estime que chaque année, 1,24 million d’enfants de moins de 5 ans mourront de pneumonie et 760 000 continueront de mourir de diarrhée (11, 12). Si l’on accélère la mise en place des interventions, le nombre de décès d’enfants dus à ces deux maladies chutera chaque année de façon substantielle. Cela revient à dire que l’on peut sauver des millions de jeunes vies simplement en intervenant à des niveaux déjà obtenus pour des ménages plus aisés. On a constaté également une progression vers le septième objectif du Millénaire pour le développement. Le programme commun OMS/UNICEF de suivi de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement, le processus officiel de suivi de l’OMD7, a déclaré que la cible 2015 relative à l’approvisionnement en eau potable a été atteinte en 2010 puisque le pourcentage de la population qui n’a pas durablement accès à l’eau potable a été réduit de moitié. Toutefois, cette cible ne prend pas en compte les critères de sécurité et de fiabilité des approvisionnements en eau.

Pour tous les objectifs, l’année de référence est 1990. Malgré des progrès considérables, le quatrième objectif du Millénaire pour le développement ne pourra pas être atteint sans une intensification des efforts dans les deux prochaines années pour réduire le nombre de décès dus à la pneumonie et à la diarrhée. Si l’action mondiale n’est pas accélérée ni

3 .  Contexte et objet de ce plan d’action En 2009, l’OMS, l’UNICEF et des partenaires ont publié deux stratégies distinctes pour combattre la pneumonie et la diarrhée : un Global Action Plan for Prevention and Control of Pneumonia (GAPP) [Plan d’action mondial pour prévenir et combattre la pneumonie] (13) et une stratégie de prévention et de lutte contre les maladies diarrhéiques intitulée «  Diarrhoea: Why children are still dying and what can be done ? » [Diarrhée : pourquoi les enfants continuent-ils d’en mourir et que peut-on faire ?] (9) (Voir les résumés en Annexe 1). Ces rapports énoncent les principales interventions nécessaires pour combattre ces maladies et que de nombreux pays ont commencé à mettre en place. Depuis le lancement de ces stratégies, les actions menées en coordination pour lutter contre la pneumonie et la diarrhée ont démontré leur efficacité. Ces maladies ont les mêmes déterminants, c’est pourquoi les stratégies de lutte sont les mêmes, tout comme les systèmes de prestation de soins. Toutes deux sont causées par de multiples agents pathogènes et aucun problème, quel qu’il soit, ne peut être résolu par une seule intervention. De nombreux pays luttent d’ores et déjà contre ces deux maladies conjointement par l’intermédiaire de groupes de travail intersectoriels et intègrent protection, prévention et traitement. À titre d’exemple, la Zambie a créé un groupe de travail technique chargé de la santé de l’enfant qui traite de la pneumonie et de la diarrhée, en plus d’autres problèmes. Dans de nombreux pays, la lutte contre ces deux maladies constitue le noyau central des soins de santé primaires. Aborder leur prévention et la prise en charge des cas comme un tout intégré permet de renforcer les systèmes de santé défaillants. Le présent plan d’action constitue un cadre intégré pour les principales interventions de protection, de prévention et de traitement de la pneumonie et de la diarrhée chez les enfants de moins de 5 ans. Il suggère des activités d’appui pour améliorer et accélérer la mise en place des interventions dont l’efficacité est avérée. Le plan d’action mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée ne propose pas un changement d’orientation quant à ce qu’il convient de faire. Il identifie simplement les possibilités de mieux intégrer les activités et de tirer parti des synergies. Il propose un cadre intégré pour les interventions de lutte contre la diarrhée et la pneumonie (décrites au chapitre 5) et présente un éventail d’activités d’appui pour améliorer et accélérer la mise en place de ces interventions (explications au chapitre 8). Le plan d’action mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée s’adresse en premier lieu aux gouvernements nationaux et à leurs partenaires puis, dans un deuxième temps, aux organisations internationales, aux organismes bailleurs de fonds et à d’autres acteurs luttant contre la pneumonie et la diarrhée. Ce plan d’action mondial reconnaît également que les groupes et les individus dans les communautés auront un rôle de premier plan à jouer pour rendre effective l’application de la stratégie.

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4 .  L  e Plan d’action mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée est un volet de l’initiative mondiale pour améliorer la santé de la femme et de l’enfant Le plan d’action mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée s’appuie sur de nombreuses initiatives visant à améliorer la santé de l’enfant à l’horizon 2015 et au-delà, et les renforce. Il s’agit notamment de : •

cette stratégie en exposant plus spécifiquement les problèmes liés à la pneumonie et à la diarrhée. •

La Stratégie mondiale pour la santé de la femme et de l’enfant (1) élaborée sous les auspices du Secrétaire général des Nations Unies et lancée en 2010. Cette stratégie identifie les principaux domaines exigeant une action urgente pour développer les financements, renforcer les politiques et améliorer la prestation des services. La pneumonie et la diarrhée sont mentionnées spécifiquement dans le cadre d’action de cette stratégie mondiale (Figure 2). Les ressources engagées pour cette stratégie peuvent renforcer les synergies entre partenaires, permettre d’éviter les répétitions inutiles et d’utiliser les ressources de façon plus efficace et plus rationnelle. Le présent Plan d’action mondial intégré complète

La Commission des Nations Unies sur les produits d’importance vitale pour les femmes et les enfants (15) vise à renforcer la commercialisation, la distribution et le suivi de 13 produits insuffisamment utilisés ou négligés. Elle axe ses recommandations sur l’amélioration des marchés et de la qualité de ces produits, sur le renforcement des approvisionnements à l’échelon national et sur le renforcement du role du secteur privé et du consommateur, tous étant susceptibles de contribuer de manière considérable dans la lutte contre la pneumonie et la diarrhée. Ces produits à relancer dans le cadre du mandat de la Commission sont, en particulier, les sels de réhydratation orale (SRO), le zinc et l’amoxicilline par voie orale, des produits essentiels pour combattre la pneumonie et la diarrhée.

Figure 2. Cadre d’action de la Stratégie mondiale pour la santé de la femme et de l’enfant

Agents de santé Accès Leadership Direction politique ainsi que l’engagement et la mobilisation de la communauté au travers des maladies et des déterminants sociaux S’assurer de la présence d’agents de santé qualifiés et motivés au bon endroit et au bon moment, avec l’infrastructure, les médicaments, l’équipement et les réglementations nécessaires Supprimer les barrières financières, sociales et culturelles, en incluant la gratuité des services essentiels pour les femmes et les enfants (quand les pays choisissent)

Délivrer des services de haute qualité et des ensembles d’interventions dans la continuité des soins : • soins qualifiés de qualité pour les femmes et les nouveau-nés pendant et après la grossesse et durant l’accouchement (aussi bien les soins de routine que les soins d’urgence) • amélioration de la nutrition infantile, ainsi que la prévention et le traitement des maladies infantiles majeures, telles que la diarrhée et la pneumonie • Services d’avortement sécurisés (dans les cas où la loi le permet)) • Planning familial complet • ISoins intégrés pour le VIH/SIDA (en d’autres termes, Prévention de la transmission de la mère à l’enfant), le paludisme et d’autres services.

Interventions

Responsabilité Responsabilité à tous les niveaux pour des résultats crédibles

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Le Plan d’action mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée

Le mouvement S’engager pour la survie de l’enfant : une promesse renouvelée (2) dirigé par l’UNICEF et USAID, est un appel à l’action pour mettre fin aux décès évitables d’enfants. Il a pour objectifs de mobiliser la direction politique, d’obtenir un consensus sur une feuille de route mondiale préconisant des stratégies innovantes et éprouvées en vue d’accélérer la diminution de la mortalité chez l’enfant, de conduire une action collective durable et d’instaurer une responsabilité mutuelle. Ces objectifs seront atteints grâce à des plans nationaux fondés sur des données factuelles, à la transparence et à la responsabilité mutuelle, à une communication à l’échelle mondiale et à la mobilisation sociale. La Déclaration de 2012 sur le développement du traitement de la diarrhée et de la pneumonie (14) dans laquelle des donateurs, l’industrie et des organisations non gouvernementales demandent à tous les pays qui supportent une lourde charge de morbidité et à la communauté internationale de fournir des ressources, de manifester leur volonté politique et de centrer les actions nécessaires pour mettre fin aux décès évitables d’enfants par pneumonie et par diarrhée. La résolution WHA63.24 de l’Assemblée mondiale de la Santé (16), adoptée en 2010, qui encourage tous les pays à mettre en oeuvre les recommandations énoncées dans le plan d’action mondial de lutte contre la pneumonie et à en faire une priorité nationale. Elle invite les États Membres à mettre en place des politiques nationales fondées sur des données factuelles et des plans opérationnels pour lutter contre la pneumonie et à inclure les progrès réalisés dans la lutte contre la pneumonie dans le rapport annuel sur les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement. La Décennie internationale d’action « L’eau, source de vie » 2005-2015 et l’initiative Assainissement durable: campagne quinquennale jusqu’en 2015 (17) instaurées par les résolutions adoptées respectivement en 2005 et en 2010 par l’Assemblée générale des Nations Unies. Ces résolutions rappellent que l’eau et l’assainissement sont indispensables à la santé et au bien-être des populations et demandent aux États Membres de redoubler d’efforts pour combler les lacunes constatées dans l’approvisionnement en eau potable et dans les installations d’assainissement (18).

« Une énergie durable pour tous » est une initiative public-privé dirigée par le Secrétaire général des Nations Unies qui œuvre en vue d’assurer l’accès universel à des services énergétiques modernes à l’horizon 2030. Elle vise notamment à améliorer l’accès à l’électricité (à domicile, dans les communautés, notamment dans les établissements de santé) mais aussi aux services énergétiques nécessaires pour cuisiner et se chauffer. Cette initiative vise à obtenir les investissements, les technologies et les autres avancées indispensables pour fournir une énergie domestique propre (non polluée) et sans risque et plaide pour un suivi et une évaluation rigoureux. La Commission de l’information et de la redevabilité créée par les Nations Unies qui met en lumière la nécessité de mener régulièrement des enquêtes à grande échelle auprès des populations pour compléter les informations sanitaires nationales. Elle a entrepris l’élaboration d’un système de suivi pour vérifier que les dons en faveur de la santé de la femme et de l’enfant sont versés à temps, que les ressources sont utilisées de façon rationnelle et transparente et que les résultats souhaités sont obtenus. Un groupe d’examen indépendant composé d’experts prépare un rapport de progression qu’il soumet au Secrétaire général des Nations Unies en septembre de chaque année. Le Plan d’action mondial pour les vaccins (20), adopté en 2012 par l’Assemblée mondiale de la Santé, demande que la distribution de vaccins soit intégrée à l’ensemble des interventions complémentaires de lutte contre des maladies, en particulier la pneumonie et la diarrhée. Dans le rapport final de la Conférence Rio+20 de 2012, les gouvernements déclarent notamment que les objectifs du développement durable ne peuvent être réalisés qu’en l’absence de maladies transmissibles ou non transmissibles débilitantes et lorsque les populations auront atteint un état de bien-être physique, mental et social. Ils s’engagent à assurer une large couverture d’interventions efficaces et à réduire la mortalité de l’enfant.

Le présent Plan d’action mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée concorde avec les initiatives ci-dessus et s’en inspire. Il présente une feuille de route pour sa mise en œuvre.

5 .  L  e cadre d’action « Protéger, prévenir, traiter » pour les interventions de lutte contre la pneumonie et la diarrhée Le présent Plan d’action mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée envisage différentes interventions pour lutter contre la pneumonie et la diarrhée qui frappent les enfants de moins de 5 ans : •

Protéger les enfants en instaurant et en promouvant de bonnes pratiques de santé ; Prévenir les risques de pneumonie et de diarrhée chez les enfants en assurant une couverture vaccinale universelle, en prévenant les infections à VIH et en instaurant des environnements sains ;

Traiter les enfants atteints de pneumonie et de diarrhée en leur administrant un traitement adapté. Le cadre d’action « Protéger, prévenir, traiter » intègre des interventions dont l’efficacité est avérée, comme l’indique la Figure 3. •

Ces mesures doivent être mises en place dans le cadre d’un ensemble intégré d’interventions efficaces, réalisables et d’un coût abordable pour la survie de l’enfant qui ciblent les populations les plus vulnérables. Lorsqu’ils élaboreront leurs plans d’action, les pays devront sélectionner les interventions 13

prioritaires en fonction de leur contexte local. Ainsi, les pays enregistrant des taux de mortalité élevés dus à la pneumonie et à la diarrhée devront mettre en place en priorité les interventions susceptibles de réduire le plus rapidement possible les taux de mortalité, en même temps que les investissements à long terme, les mesures durables, comme les installations fiables d’adduction d’eau courante potable et les services d’assainissement. Lors de la sélection et de la mise en œuvre des interventions, tous les secteurs concernés, notamment les secteurs de l’eau, de l’environnement et de l’énergie, devront être invités à participer et il conviendra de coordonner la planification et la mise en œuvre des interventions. L’instauration de meilleurs liens entre les programmes existants peut générer des synergies et des compétences qui permettront d’en tirer un maximum d’effets bénéfiques. Les interventions proposées ne sont pas nouvelles mais pour les mettre en place plus efficacement, il faudra assurer une plus grande coordination et apporter des améliorations. Le présent plan d’action regroupe des interventions déjà réalisées dans des cadres précédents et propose de nouvelles approches. Il identifie également de nouvelles possibilités dans les domaines intersectoriels des politiques. Son but n’est pas de se substituer aux programmes et approches existants comme la Prise en charge intégrée des maladies de l’enfant (PCIME) ou la prise en charge communautaire intégrée, ni aux approches fondées sur le concept de continuité des soins. Au fur et à mesure de l’évolution des données disponibles, ce cadre pourra incorporer de nouvelles interventions et de nouvelles méthodes de mise en œuvre. Certaines stratégies dites « nouvelles » sont déjà en cours d’application, notamment l’utilisation d’associations locales et de vendeurs ; l’application de techniques fondées sur une base factuelle qui permettent Figure 3. Le cadre d’action « Protéger, prévenir, traiter » PROTECTION

d’obtenir des changements de comportement et le marketing social ainsi que l’utilisation de technologies mobiles pour recueillir des données, hiérarchiser les traitements et promouvoir les changements de comportements ayant une incidence sur la santé. D’autres stratégies novatrices peuvent inclure différentes approches permettant de surmonter les obstacles financiers, par exemple grâce aux transferts conditionnels de fonds, aux bons de paiement et aux régimes de protection sociale attribués aux ménages ou grâce aux garanties de prêt et aux stratégies fiscales visant à encourager l’investissement dans les infrastructures. Au niveau des pays, un grand nombre d’interventions exigent une étroite collaboration entre le ministère de la santé et d’autres secteurs, en particulier les ministères de l’eau, de l’éducation, de l’énergie et de l’environnement. Dans de nombreux pays, le ministère de la santé a d’importantes responsabilités en matière d’eau et d’assainissement, en particulier la formation du personnel et des agents de santé communautaires pour promouvoir efficacement le traitement de l’eau de boisson, des installations d’assainissement satisfaisantes et le lavage des mains au savon, outre la responsabilité de veiller à ce que les établissements de santé soient approvisionnés en eau de qualité et disposent de services d’assainissement et d’hygiène (22). Ces interventions pourront être développées davantage si l’on s’emploie à promouvoir l’équité dans l’accès aux services, si l’on progresse vers l’objectif d’élimination de la pauvreté, si l’on protège la qualité de l’environnement et si l’on améliore le statut de la femme. La Figure 4 présente sous une autre forme la relation entre les différentes interventions de lutte contre la pneumonie et la diarrhée. La zone de chevauchement montre bien que la plupart des actions requises sont communes aux deux maladies.

de l’enfant par la mise en place de pratiques favorables à la santé dès la naissance • Allaitement exclusif au sein pendant 6 mois • Alimentation complémentaire adéquate • Supplémentation en vitamine A

Eviter que l'enfant contracte la pneumonie et la diarrhée

PREVENTION

Réduire la morbidité et la mortalité dues aux pneumonies et aux diarrhées

• Administrer les vaccins anti-coquelucheux, anti-rougeoleux, anti-Hib, anti-pneumococcique conjugué et anti-rotavirus • Se laver les mains avec du savon • Assurer un approvisionnement en eau potable et des moyens d’assainissement • Réduire la pollution de l’air à l’intérieur des habitations • Prévenir l’infection à VIH • Assurer une prophylaxie au cotrimoxazole pour les enfants infectés par le VIH ou exposés à celui-ci

de l’enfant malade de pneumonie et de diarrhée • Encourager la demande de soins et la prise en charge des cas • Prise en charge dans les établissement de soins et au niveau communautaire • Approvisionnement : SRO à faible osmolarité, suppléments de zinc, antibiotiques et oxygène • Alimentation ininterrompue (y compris l’allaitement au sein)

TRAITEMENT

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Le Plan d’action mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée

Figure 4. Complémentarité des interventions de lutte contre la pneumonie et la diarrhée

Diarrhée

Supplémentation de vitamine A

Vaccination : rotavirus

Eau salubre et meilleures installations d’assainissement

SRO à faible osmolarité, zinc et poursuite de l’alimentation

Protéger Promotion et soutien de l’allaitement au sein

Prévenir Vaccination antirougeoleuse

Traiter  Meilleures habitudes de recherche de soins et pratiques de référence Meilleure prise en charge des cas dans la communauté et dans les établissements de santé Poursuite de l’alimentation

Compléments alimentaires adaptés

Lavage des mains au savon

Prévention du VIH

Pneumonie

Vaccination (PCV, Hib, coqueluche)

Pollution de l’air réduite dans les habitations

Antibiotiques contre la pneumonie

Oxygénothérapie (selon les besoins)

Source : Adapted PATH: Tackling the deadliest diseases for the world’s poorest children

Les interventions efficaces Au cours des vingt dernières années, la recherche sur des interventions spécifiques de lutte contre la pneumonie et la diarrhée a identifié les interventions et les activités efficaces : • •

aux SRO permet de réduire le nombre de décès chez les moins de cinq ans (29). Les activités novatrices visant à susciter une demande sont importantes pour obtenir un changement de comportements et assurer la viabilité des mesures de prévention. Les interventions WASH, notamment celles destinées à élargir l’accès à une eau potable et à des installations d’assainissement et à faciliter leur utilisation ainsi que la promotion des pratiques essentielles d’hygiène, sont particulièrement bénéfiques pour la santé, l’économie et la vie sociale (31). On a constaté qu’une moindre pollution de l’air à l’intérieur des habitations grâce à l’amélioration des poêles entraîne une diminution des cas sévères de pneumonie. Une source d’énergie plus sûre et plus efficace permet d’éviter les brûlures, de gagner du temps et de réduire les dépenses de combustible et offre ainsi de meilleures chances de développement (32).

La promotion de l’allaitement exclusif au sein réduit les cas de diarrhée et de pneumonie (23). L’administration de vaccins contre Streptococcus pneumoniae et Haemophilus influenzae type b (Hib), les deux bactéries les plus courantes à l’origine de la pneumonie de l’enfant, et de vaccins contre les rotavirus, le plus souvent à l’origine des décès d’enfants dus à la diarrhée, réduit notablement la charge de morbidité et les décès imputables à ces agents infectieux, ainsi que l’ont attesté les pays qui ont introduit ces vaccins (24, 25). L’introduction des vaccins antirougeoleux et anticoquelucheux dans les programmes nationaux de vaccination réduit notablement les cas de pneumonie et les décès d’enfants qui en résultent (26, 27). L’application de simples principes directeurs normalisés pour l’identification et le traitement des cas de pneumonie et de diarrhée dans la communauté, dans les établissements de santé de premier niveau et les hôpitaux de référence, réduit notablement le nombre de décès d’enfants (26, 27). Les sels de réhydratation orale (SRO) en particulier la formulation à faible osmolarité, sont un moyen reconnu de sauver la vie d’enfants souffrant de diarrhée. L’ajout de zinc

Le Tableau 1 présente une liste d’interventions sélectionnées assorties de données factuelles démontrant leur efficacité. Toutefois, l’impact sanitaire observé dépend de la couverture de ces interventions et du fait qu’elles soient exécutées de façon satisfaisante, cohérente et durable. De plus, ces interventions exigent l’application de stratégies de communication et de mobilisation sociale pour appuyer et justifier les actions favorables à la santé et pour susciter une demande de services et des comportements essentiels pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée. 15

Tableau 1.  Baisses avérées de la morbidité et de la mortalité dues à la pneumonie et à la diarrhée grâce aux interventions sélectionnées Interventions pour protéger Allaitement exclusif au sein pendant 6 mois Baisse de l’incidence de la pneumonie de 23 % (33) ; sans allaitement au sein au cours des six premiers mois de la vie, le risque de mourir de diarrhée est 10,5 fois plus élevé et le risque de mourir de pneumonie est 15,1 fois plus élevé (34) ; lorsqu’ils ne sont pas nourris au sein, on constate chez les nourrissons de 0 à 5 mois une augmentation de 165 % de l’incidence de la diarrhée (35) ; sans allaitement exclusif au sein, il en résulte pour les nourrissons âgés de 0 à 5 mois un risque excessif d’incidence de la diarrhée (RR 1,26-2,65), de prévalence de la diarrhée (RR 2,15-4,90), de mortalité par diarrhée (RR 2,28-10,52) et de mortalité toutes causes confondues (RR 1,48-14,40) (36) Sans allaitement au sein, le risque de mourir de diarrhée est 2,8 fois plus élevé (34) et on constate chez les nourrissons de 6 à 23 mois une augmentation de 32 % de l’incidence de la diarrhée (35), un risque excessif d’incidence de la diarrhée (RR 1,32) chez les nourrissons de 6 à 11 mois, de prévalence de la diarrhée (RR 2,07), de mortalité par diarrhée (RR 2,18) et de mortalité toutes causes confondues (RR 3,69) chez les nourrissons de 6 à 23 mois (36) Baisse de 6 % du total des décès d’enfants, y compris ceux imputables à la pneumonie et à la diarrhée (37) Baisse de 23 % de la mortalité, toutes causes confondues (38) Le vaccin anti-Hib réduit de 18 % les cas de pneumonie confirmés par radiologie (39) ; le PCV réduit de 23 à 35 % l’incidence de la pneumonie confirmée par radiologie (33) ; baisse de 74 % des infections à rotavirus très sévères (40) ; possibilité que le PCV puisse réduire de 30 % la mortalité globale de l’enfant due à la pneumonie (41) Baisse de 2 % du total des décès d’enfants (37) Baisse de 33 % du total des décès par sida (42) Réduction de 31 % du risque de diarrhée (43) ; Réduction de 48 % du risque de diarrhée (34) Réduction de 36 % du risque de diarrhée (34) Réduction de 17 % du risque de diarrhée (en reconnaissant que le minimum recommandé est d’au moins 25 litres par personne et par jour (43) Réduction de 31 à 52 % du risque de diarrhée (réductions plus importantes lorsque l’eau est utilisée correctement et exclusivement par les populations vulnérables) (35, 44) La réduction de moitié de la pollution de l’air dans les habitations grâce à des poêles à cheminée a permis de réduire de 33 % les cas sévères de pneumonie (45) ; d’autres données probantes indiquent que d’importantes réductions dans l’exposition à l’air pollué peut réduire davantage les risques (46) Baisse de 29 à 45 % du taux de létalité (33) ; baisse de 6 % du total des décès d’enfants (37) ; baisse de 90 % des décès de nouveau-nés dus à la pneumonie lorsque ces cas sont pris en charge à l’hôpital (47)

Poursuite de l’allaitement de 6 à 23 mois

Alimentation complémentaire satisfaisante chez les enfants de 6 à 23 mois, notamment un apport satisfaisant de micronutriments Supplémentation en vitamine A

Interventions pour prévenir Vaccination antirougeoleuse, anticoquelucheuse, antipneumococcique (PCV), anti-Hib et antirotavirus Prévention des infections à VIH chez les enfants Prophylaxie par le cotrimoxazole pour les enfants infectés par le VIH Lavage des mains au savon Meilleures conditions d’assainissement Plus grandes quantités d’eau Traitement et stockage de l’eau à domicile dans des conditions qui garantissent sa potabilité Air moins pollué dans les habitations grâce à des poêles moins polluants et/ ou à des combustibles propres

Interventions pour traiter Prise en charge des cas très sévères de pneumonie dans les établissements de santé et des groupes vulnérables tels que les nouveau-nés, les enfants séropositifs pour le VIH et les enfants dénutris Élargir l’accès à des soins appropriés par la prise en charge communautaire des cas de pneumonie et/ou de diarrhée

La prise en charge communautaire des cas entraîne une baisse de 70 % de la mortalité due à la pneumonie (48) ; une baisse de 35 % de la mortalité de l’enfant due à la pneumonie (48) ; la prise en charge communautaire des cas de diarrhée au moyen de SRO et de zinc a réduit de 93 % le nombre de décès par diarrhée chez les moins de cinq ans (49) ; une baisse de 42 à 75 % des décès de nouveau-nés dus à la pneumonie (47) Les SRO réduisent la mortalité par diarrhée de 69 % avec la couverture actuelle, ou de 93 % lorsqu’on a obtenu une couverture de 100 % (49) La supplémentation en zinc pour le traitement de la diarrhée réduit la mortalité par diarrhée de 23 % (50) ; baisse de 14 à 15 % de l’incidence de la pneumonie ou de la diarrhée (33)

SRO Zinc

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Le Plan d’action mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée

Une lacune : la couverture actuelle est insuffisante Malheureusement, la couverture obtenue par les interventions nécessaires n’a pas encore atteint les niveaux requis pour garantir l’effet souhaité (voir la Figure 5), à l’exception de la supplémentation en vitamine A, de la vaccination antirougeoleuse et de la vaccination par le DTC3 (diphtérie–tétanos–coqueluche) qui ont atteint une couverture plus large. Les données mises à disposition en 2012 par l’initiative Countdown to 2015 [Compte à rebours jusqu’en 2015] pour 75 pays (51) montrent que : •

Figure 5. Couverture des informations 100 80 60 40 20 0 39 43 31 75 83 84 89

60

63

35

seulement 37 % des nourrissons de moins de 6 mois sont nourris exclusivement au sein ; environ 83 % des enfants ont reçu leur troisième dose de DTC3, 43 % ont reçu une troisième dose de vaccin anti-Hib et 84 % ont reçu leur première dose de vaccination systématique par un vaccin contenant une valence rougeole (52) ; environ 92 % des enfants ont reçu deux doses de vitamine A (10) ; environ 55 % des aidants ont déclaré avoir recherché les soins appropriés pour une suspicion de pneumonie, et un traitement antibiotique a été dispensé pour environ 39 % des cas (10) ; 33 % des enfants ont reçu un traitement par sels de réhydratation orale contre la diarrhée avec poursuite de l’alimentation (10) ; 40 % des habitations ont de meilleures installations d’assainissement et 76 % ont de meilleures sources d’eau de boisson.

s s ie u O) nt se ca on ’ea SR me do Hib s en onie um el e( se is éd ro tre le soin eum pne nis rhé t i t r i l a a i i e s n x ec n e d n ’as tab ed av co e d de p cas d te is ion na el Po d en sd on cin tro tat tio en ca nd ati vac man ar en o s tem na n n i p i i i t e m e e c a e l n a c cc d D lé nt Al iqu or tio Va Va pp éli iot me ina Su tib ite cc Am Va An Tra s clu if a us ein v en ita mi ne A e os sd eD TC u tiro ge ole us e

Source : Rapport annuel de l’UNICEF : La situation des enfants dans le monde 2013 (à paraître prochainement)

D’autres données montrent que près de trois milliards de personnes utilisent toujours des combustibles solides inefficaces et polluants pour cuisiner et se chauffer et que 1,3 milliard n’ont pas accès à l’électricité.

6 .  Un environnement favorable au changement Obstacles et opportunités En 2011-2012, l’OMS, l’UNICEF et d’autres partenaires ont organisé une série d’ateliers pour promouvoir des approches coordonnées de la lutte contre la pneumonie et la diarrhée. Ces ateliers ont réuni plus de 400 participants venus de 36 pays d’Afrique et d’Asie. Ils ont été suivis d’interactions avec des pays pour suivre la mise en œuvre des mesures recommandées. Si les ateliers et le suivi des activités ont montré la ferme volonté des participants des différents pays à collaborer aux différents programmes, plusieurs obstacles ont été constatés (lire l’encadré 1). Malgré les obstacles mentionnés, les pays ont identifié également de nombreuses opportunités (lire l’encadré 2). Le contexte mondial et l’environnement dans lequel le plan d’action mondial intégré sera mis en application évoluent rapidement, comme décrit ci-dessous.

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Encadré 1.  Obstacles à l’extension des activités de lutte contre la pneumonie et la diarrhée, identifiés par les pays au cours des ateliers régionaux •

Autonomisation : Bien souvent, les participants qui ont suivi les ateliers régionaux ne sont pas habilités à apporter les changements nécessaires pour favoriser la collaboration entre les programmes (en changeant les budgets et les structures de l’organisation par exemple). Manque d’orientation spécifique : De nombreux pays ont mis en place des politiques de protection de la santé de l’enfant mais celles-ci ne donnent pas d’explications claires sur l’usage des antibiotiques par les agents de santé communautaires pour le traitement de la pneumonie et dans certains cas, sur l’utilisation du zinc pour traiter la diarrhée ou sur l’utilisation d’une association médicamenteuse comportant de l’artémisinine contre le paludisme. Les participants ont également mentionné les obstacles d’ordre réglementaire, législatif et administratif à la prise en charge communautaire intégrée des cas. Difficultés d’approvisionnement : Dans certains pays, les vaccins, le zinc et les traitements contre la pneumonie et

la diarrhée ne sont pas disponibles en quantités suffisantes ou dans les formulations adaptées aux enfants. •

Maintien de la couverture vaccinale : Même si des progrès satisfaisants ont été constatés dans l’introduction de nouveaux vaccins, certains pays rencontrent des difficultés à maintenir voire élargir la couverture vaccinale, quel que soit le vaccin. Surveillance : Les méthodes de collecte systématique des données nécessaires pour mesurer les progrès de la lutte contre la pneumonie et la diarrhée sont souvent de qualité insuffisante et généralement, les systèmes d’information sanitaire ne prennent pas en compte les activités de proximité. De ce fait, les décideurs aux échelons supérieurs ne disposent pas d’informations au niveau des communautés. Suivi et évaluation : Les indicateurs et plans pour le suivi et l’évaluation, ainsi que les dispositifs connus de supervision restent encore à définir dans plusieurs pays.

Encadré 2.  Principales opportunités identifiées par les pays au cours des ateliers régionaux sur la pneumonie et la diarrhée •

Engagement politique : Forte volonté politique pour atteindre les OMD aux niveaux mondial, régional et national et solides partenariats en faveur de la survie de l’enfant.

Nouveaux vaccins : Introduction de nouveaux vaccins (PCV, rotavirus). Appui au changement : Environnement favorable et propice au dialogue politique et au changement. Ressources : Mécanismes de financement améliorés par les gouvernements.

Accès élargi : Développement accéléré des établissements de soins de santé primaires dans un certain nombre de pays.

7 .  I mportance accordée à l’équité et à la couverture de santé universelle Les décès imputables à la pneumonie et à la diarrhée ne sont pas répartis de façon régulière dans la population mondiale ni même à l’intérieur d’un même pays. Les nombres les plus élevés de décès dus à ces maladies sont enregistrés dans les pays les plus dépourvus de ressources et, à l’intérieur de ces pays, parmi les plus pauvres. Les enfants issus de classes ou de castes situées au plus bas de l’échelle socio-économique, certaines minorités ethniques ou habitants de zones géographiques isolées souffrent d’inégalités cumulées. On constate chez ces enfants une prévalence plus élevée de pneumonie et de diarrhée, de plus grandes difficultés d’accès aux services de santé alors qu’ils ont le plus grand besoin de ces services. Selon les données disponibles, les enfants issus de familles se situant dans le quintile le plus pauvre de la population ont moins de chance de bénéficier d’interventions efficaces que les enfants situés dans le quintile le plus riche (voir la Figure 6). Ces populations ont également peu de chances de pouvoir bénéficier de meilleures installations d’approvisionnement 18

en eau et d’assainissement (53) ou de pouvoir disposer, à domicile, de services énergétiques propres et sans risque (54). Cette situation exige que l’on redouble d’efforts pour atteindre les populations défavorisées et pour leur assurer la couverture universelle des interventions nécessaires. On devrait garantir l’équité en accordant la priorité aux interventions qui atteignent les enfants les plus exposés au risque de mourir ou de souffrir de cas sévères de pneumonie et de diarrhée (10, 55) et le concept d’équité devrait être intégré aux plans d’extension des interventions ainsi qu’à l’évaluation des progrès accomplis par les pays (56). Plusieurs stratégies expriment la promesse d’améliorer la couverture des interventions réputées efficaces – et, dans certains cas, les résultats pour la santé des enfants. Ces stratégies prometteuses portent notamment sur : l’extension du rôle des non-professionnels et des agents de santé communautaires, la réduction des obstacles financiers, l’obtention d’une plus grande disponibilité des ressources humaines et l’élargissement de l’accès géographique et enfin la participation du secteur privé aux achats, à la réalisation des interventions et à la prestation des services (57).

Le Plan d’action mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée

Figure 6. Inégalités dans la couverture, par intervention 100% Les plus riches 20 % 80% Les plus démunis 20 % Médiane

60%

40%

20%

0% Mise au sein précoce vaccination par le DTC3

Vaccination antirougeoleuse

Supplémentation en vitamine A

Thérapie par SRO

Recherche de soins en cas de pneumonie

Source : Base de données sur l’équité de l’Initiative « Countdown to 2015 »

Urgences humanitaires La pneumonie et la diarrhée sont parmi les principales causes de décès chez les enfants de moins de cinq ans dans les situations d’urgence et dans les environnements fragiles, à risque. Les situations d’urgence se sont accrues en nombre et en fréquence, rendant un plus grand nombre de communautés vulnérables et mettant en péril la capacité de riposte des acteurs nationaux et internationaux (59). Ces situations perturbent ou détruisent les systèmes et services de santé et finissent par réduire à néant leur capacité à atteindre les enfants par leurs interventions. Il est impératif de renforcer leur capacité à protéger, prévenir et traiter les maladies courantes comme la pneumonie et la diarrhée et à prévenir les flambées de ces maladies si l’on veut augmenter les chances de survie de l’enfant dans les urgences humanitaires. La vaccination, l’approvisionnement en eau potable et les conditions d’assainissement et d’hygiène sont généralement des priorités immédiates (60). La prestation de services dans le cadre des secours en cas de catastrophe donne l’occasion d’améliorer plus durablement l’accès à l’eau, à l’assainissement, à l’énergie et aux services de santé.

de maladies qui peuvent être évitées par la vaccination dans des communautés déjà vulnérables. Ces zones sont souvent très exposées aux risques de catastrophes. Un accès insuffisant à une eau potable ou à un approvisionnement en eau satisfaisant pour assurer une hygiène de base, a une incidence sur la santé des enfants. Dans de nombreux pays en développement, l’utilisation de combustibles polluants dans les habitations reste courante dans les zones urbaines et l’air vicié qui en résulte aggrave les niveaux déjà élevés de pollution de l’air dans les villes. Cela contribue également pour une grande part à la pollution de l’air ambiant (62).

Une approche intégrée pour les interventions et une collaboration entre les secteurs Habituellement, les activités destinées à améliorer la santé de l’enfant sont menées dans le cadre de programmes verticaux, chacune réalisée isolément avec, de facon distincte, un personnel, des budgets, une planification, une supervision, etc. Même si dans certains cas, cette approche ciblée peut donner des résultats appréciables, les programmes exécutés sur ce principe utilisent souvent davantage de ressources sans pour autant nécessairement atteindre l’objectif de dispenser des soins de santé de qualité aux enfants. Abandonner ces approches cloisonnées pour s’orienter vers des activités plus coordonnées fondées sur le principe de la collaboration permettra de réduire le coût des interventions tout en obtenant davantage de résultats. Ces activités ne doivent pas concerner le seul secteur de la santé mais favoriser plutôt les liens avec d’autres secteurs. Il est crucial de comprendre le contexte et les risques et d’envisager les convergences réalisables et réalistes entre les interventions pour garantir la qualité et l’intégrité de chacune d’entre elles. Envisager par exemple une « logistique intégrée », une « prestation de services intégrée » et/ou une « action de proximité intégrée ». 19

Urbanisation Des centaines de millions d’enfants dans les zones urbaines sont élevés dans des logements et des quartiers surpeuplés et sans hygiène (61). Ces conditions favorisent la transmission des maladies, notamment de la pneumonie et de la diarrhée et augmentent la mortalité de l’enfant. Même si la majorité des établissements de santé sont implantés en zones urbaines, de nombreux enfants des villes sont privés des services les plus rudimentaires. Des couvertures vaccinales plus faibles et/ou des poches d’enfants insuffisamment vaccinés (y compris ceux qui vivent dans des zones bénéficiant d’une plus large couverture vaccinale) entraînent des flambées épidémiques plus fréquentes

Les actions visant à réduire globalement les décès d’enfants dus à la pneumonie et à la diarrhée ont montré que la réalisation d’interventions intégrées était possible et présentait des avantages. Au Malawi par exemple, la distribution de kits d’hygiène pendant les consultations prénatales a permis, au bout de trois ans, de multiplierpar presque 30 les pratiques de

traitement de l’eau à domicile (63). Cela a entraîné également une augmentation de 15 % des accouchements dans des centres de santé et des contrôles dans la période postnatale (64), deux indicateurs d’une meilleure santé de la mère et de l’enfant (lire d’autres exemples de collaboration entre secteurs dans les encadrés 3 et 4).

Encadré 3.  L’assainissement et le traitement de l’eau à domicile sont un élément central dans la collaboration entre secteurs L’assainissement est souvent considéré comme un « autre secteur » mais dans de nombreux pays, il relève du ministère de la santé. Dans plusieurs pays, le ministère de la santé participe à la collaboration entre secteurs pour améliorer l’approvisionnement en eau et l’assainissement. À titre d’exemple : Au Mali : Le ministère de la santé a publié un plan stratégique (2011-2015) centré spécifiquement sur la lutte contre la diarrhée par la promotion de l’hygiène. Ce plan définit les responsabilités entre les différentes parties prenantes et les ministères. Le ministère de la santé supervise la PCIME dont les activités recouvrent la communication de messages de sensibilisation aux questions de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène (WASH). Le projet d’assainissement total dirigé par les communautés est en cours d’extension, sous l’égide du ministère de l’environnement et de l’assainissement, mais en collaboration avec le ministère de la santé. En Éthiopie : Un protocole d’accord a été signé entre le ministère de la santé, le ministère de l’eau et de l’énergie et le ministère de l’éducation pour intensifier la coordination des services WASH, en particulier l’assainissement et la surveillance de la qualité de l’eau. Le groupe de travail national sur l’hygiène et l’assainissement coordonne les activités du groupe WASH et a élaboré une stratégie nationale associée à une campagne de sensibilisation ciblant les écoliers pour promouvoir le lavage des mains. Un plan est en place également pour étendre le traitement de l’eau dans les habitations pour faire en sorte que les plus exposés au risque de diarrhée aient accès à une eau potable. Plus de 35 000 agents de vulgarisation sanitaire participent à ce plan, en complément des responsables locaux et des communautés. En Zambie : Le ministère de la santé supervise la PCIME. Les principaux messages régissant les activités au niveau communautaire portent notamment sur l’évacuation des excréments et le lavage des mains. Source : Adapté de : Tearfund/PATH, 2012. Diarrhoea dialogues: from policies to progress. http://defeatdd.org/media/journalists/press-releases/ diarrhoea-dialogues#/media/journalists/press-releases/diarrhoea – dialogues

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Le Plan d’action mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée

Encadré 4.  Kenya occidental : Intégration dans le programme pour la santé de la mère et de l’enfant des campagnes d’éducation sur le traitement de l’eau dans les habitations et le lavage des mains Cette initiative avait pour but d’intégrer la distribution de kits incitatifs dans les services de santé maternelle en vue d’augmenter le taux de fréquentation des services de soins prénatals et le nombre d’accouchements dans les établissements de santé, d’utiliser davantage le WaterGuard pour traiter l’eau et d’améliorer les techniques de lavage des mains. Cette initiative visait 2000 femmes enceintes résidant dans la province de Nyanza. À ces activités intégrées ont participé différents partenaires nationaux et internationaux parmi lesquels le Ministère kenyan de la Santé publique, les Centers for Disease Control des États-Unis et l’OMS. Les kits incitatifs offerts comprenaient un kit d’hygiène (du chlore pour le traitement de l’eau et du savon) remis lors des consultations de soins prénatals 1 et 3, un kit de nutrition (farine enrichie) remis lors des consultations de soins prénatals 2 et 3 et enfin un kit d’accouchement (un seau avec couvercle et robinet, du chlore et des sachets de coagulation-floculation pour le traitement de l’eau, du savon, une couverture pour nourrisson, une lame de rasoir et des gants chirurgicaux et hospitaliers) remis pour les accouchements dans les établissements de santé. Dans un même temps, des améliorations ont été apportées dans les dispensaires et les services, notamment 1) par la formation du personnel infirmier à la prise en charge des urgences en obstétrique, à la réanimation néonatale, au dépistage rapide de la syphilis et au contrôle de la qualité, au traitement de l’eau et à l’hygiène et à la nécessité de placer le patient au centre des soins, et 2) la fourniture de postes pour le lavage des mains et la distribution d’eau de boisson et de matériel de réanimation. Cette initiative a obtenu des résultats positifs, notamment : •

Une augmentation substantielle de la fréquentation de la quatrième consultation prénatale (77 % contre 57 %, valeur de référence), du nombre d’accouchements en établissements de santé (74 % contre 43 %, valeur de référence), des contrôles dans la période postnatale (61 % contre 37 %, valeur de référence) et enfin des conseils dispensés dans les services de planification familiale ; Un plus grand nombre de traitements de l’eau de boisson signalés et observés (54 % contre 39 %, valeur de référence) ;

Une plus grande capacité à faire la démonstration des bonnes méthodes de lavage des mains (68 % contre 54 %, valeur de référence). Cette approche est appliquée désormais dans toute la province de Nyanza. D’autres interventions ont été jugées prioritaires par le Gouvernement du Kenya, notamment la fourniture de stéthoscopes, de tensiomètres, de pèse-personnes, de tests de détection de l’anémie et des traitements. •

Source : Adapté de : O’Connor, K. 2012. Integration of household water

treatment and handwashing education with maternal health services in Rural Western Kenya : Preliminary Report.

Mesures à prendre au niveau des pays Les gouvernements doivent être les chefs de file dans l’élaboration, la mise en œuvre et le financement des stratégies et des activités nécessaires en vue de réduire la morbidité et la mortalité imputables à la pneumonie et à la diarrhée. Cela doit se faire dans le cadre des stratégies nationales déjà en place pour la santé ou pour la survie de l’enfant. Les mesures générales ci-après (voir le résumé dans l’encadré 5) devraient permettre aux pays d’accélérer la mise en œuvre des interventions de lutte contre la pneumonie et la diarrhée. Les individus ou les petits groupes dans le pays qui travaillent déjà dans ce domaine devront se charger d’organiser la mise en place progressive des mesures décrites plus en détail dans ce chapitre et auront besoin d’obtenir l’autorisation nécessaire à cet effet. Il est possible que certaines des activités et/ou cibles décrites ici aient déjà été réalisées. Il est possible par exemple qu’un plan ait déjà été élaboré. Dans ce contexte, il est plus important que les pays progressent dans la mise en œuvre plutôt que de recommencer un travail de planification déjà fait.

Des exemples de mesures à prendre pour exécuter certaines des principales interventions sont présentés en détail à l’Annexe 2 (eau, assainissement et hygiène, vaccination, prise en charge des cas, allaitement au sein, situations d’urgence et élimination des infections pédiatriques à VIH). Pour une planification plus spécifique, il est conseillé aux autorités nationales ou infranationales d’utiliser le guide des analyses de situation et le cadre de planification préparés à l’occasion des ateliers nationaux et régionaux sur la pneumonie et la diarrhée qui se sont déroulés en 2011 et 2012 (Annexe 3). Ce guide peut aider à identifier les obstacles et opportunités les plus marquants pour déployer les interventions à plus grande échelle sur la base d’une coordination ; il présente également un dispositif formalisé permettant aux différents programmes de se concerter sur les principaux problèmes.

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Encadré 5.  Liste des principales mesures nécessaires pour mettre en œuvre et/ou déployer à plus grande échelle des activités coordonnées des pays visant à protéger les enfants de la pneumonie et de la diarrhée. •

Élaborer une stratégie claire à l’échelon du pays, assortie d’un plan d’action, qui attribuera les principales responsabilités Mobiliser les volontés politiques ; Élaborer/actualiser une analyse de situation relative à la pneumonie et à la diarrhée ; Hiérarchiser les interventions ; Élaborer/actualiser un plan chiffré pour accélérer les activités ; Identifier les domaines d’harmonisation et de collaboration entre programmes et secteurs, en particulier le secteur privé, les universités et la société civile ; Utiliser les données disponibles pour identifier les groupes les plus exposés ou qui ont échappé aux services et élaborer des approches ciblées pour atteindre ces groupes ; Élaborer un ensemble d’indicateurs communs pour assurer un suivi des progrès accomplis. •

Mobiliser les ressources ; Appliquer les enseignements tirés d’autres activités intégrées de prévention et de lutte contre les maladies ; Suivre l’exécution des interventions et les progrès accomplis ; Endosser et/ou attribuer la responsabilité des mesures prises ; Faire participer et intégrer les principaux partenaires au plan de travail général ou à l’approche globale Associer d’autres programmes et d’autres secteurs ; Associer le secteur privé et des ONG ; Faire participer des organisations du système des Nations Unies et des partenaires du développement. Autres mesures Promouvoir des solutions innovantes, en particulier pour surmonter les obstacles à la prestation des services ; Générer une demande et assurer les approvisionnements ; Mettre l’accent sur la recherche appliquée et identifier les meilleurs modes de réalisation des interventions existantes en vue d’atteindre ceux qui en ont le plus besoin.

Coordonner la mise en œuvre des interventions Désigner un groupe de travail national chargé de prévenir et de combattre la pneumonie et la diarrhée ou revoir la composition d’un groupe existant ;

Élaborer à l’échelon des pays une stratégie claire assortie d’un plan d’action, qui attribuera les principales responsabilités Mobiliser les volontés politiques Mener des campagnes de plaidoyer en s’appuyant sur les informations disponibles à l’échelon mondial et national et ce, à tous les niveaux, afin de persuader les décideurs et les responsables politiques, y compris ceux qui décident de l’allocation des ressources, de s’engager à réduire les décès d’enfants dus à la pneumonie et à la diarrhée. L’intérêt et la volonté des personnalités politiques de haut niveau d’allouer les ressources nationales à la lutte contre la pneumonie et la diarrhée seront déterminants pour la réussite des interventions. Une documentation sur ce sujet, fondée sur des données factuelles (par exemple le présent Plan d’action mondial intégré ou le rapport « Pneumonia and diarrhoea: Tackling the deadliest diseases for the world’s poorest children » (10), etc.) et si possible, une analyse de la situation nationale devront être communiqués aux décideurs et aux responsables des politiques. Forts de ces informations, ces derniers prendront des décisions éclairées et pourront identifier les mesures à prendre pour surmonter les obstacles spécifiques au pays ou à la région. Les députés et les groupes parlementaires peuvent être la cible de ces •

campagnes de plaidoyer et peuvent à leur tour plaider pour des augmentations budgétaires. La volonté politique peut être mobilisée également par la publication d’estimations crédibles du coût de la pneumonie et de la diarrhée sur l’économie locale et par la promotion de campagnes de prévention nationales et infranationales par l’intermédiaire des médias et de la communication sociale. Dans un même temps, il convient d’identifier d’autres parties prenantes de premier plan, nationales ou locales, ONG et donateurs potentiels par exemple, auxquelles adresser un plaidoyer similaire. Il conviendra également de rechercher des champions susceptibles de soulever l’enthousiasme. •

Élaborer/actualiser une analyse de situation relative à la pneumonie et à la diarrhée

L’analyse de situation doit consister à examiner la couverture actuelle des interventions auprès de la population et les différents degrés d’appui disponibles. Elle doit également identifier ce qui fait obstacle à l’accès et à l’extension des interventions, et suggérer des solutions pour surmonter ces obstacles. Il peut s’agir d’une évaluation des vulnérabilités, des risques et/ou des

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Le Plan d’action mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée

capacités à différents niveaux et d’une intervention à l’autre, susceptibles de rendre les communautés vulnérables en cas de flambées ou dans les situations d’urgence. L’analyse de situation doit identifier les problèmes de politiques à résoudre, comme par exemple décider si les agents de santé communautaires sont autorisés ou non à délivrer des antibiotiques contre la pneumonie dans les soins de proximité. Cette analyse doit inclure également une recherche formative sur les principaux comportements déterminants pour prévenir les maladies diarrhéiques (par exemple le lavage des mains au savon, l’allaitement exclusif au sein, l’utilisation de SRO, etc.) ainsi qu’une recherche formative sur les environnements favorables (par exemple structures, matériel et installations nécessaires pour favoriser les comportements souhaités). Ce processus permet d’identifier les interventions appropriées pouvant être largement déployées dans l’immédiat, comparé à celles qui prendraient plus de temps ou dont la mise en place nécessiterait peut-être un appui supplémentaire. La plupart des informations nécessaires pour de telles analyses de situation existent sans doute déjà dans les stratégies et plans régionaux et nationaux pour la survie de l’enfant. D’autres documents décrivant des interventions (par exemple les plans de vaccination des pays, les documents traitant du projet WASH, etc.) contiennent également ces informations. Il est possible qu’il faille simplement mettre ces informations à jour, les compiler et leur donner suite. Si l’on ne dispose pas de ces données, alors un groupe de travail national sera chargé de rassembler le complément d’informations nécessaire. Les pays qui ont déjà participé à ce processus peuvent profiter de cette occasion pour examiner et actualiser leurs analyses de situation. •

De nombreux pays disposent déjà d’un plan d’action qui porte notamment sur la diarrhée et la pneumonie. À titre d’exemple, de nombreux représentants de pays qui ont participé aux ateliers régionaux ou nationaux ont élaboré ou actualisé leurs plans d’action à cette occasion (voir le résumé du processus à l’Annexe 3). Ces plans doivent maintenant être étudiés et mis à jour en s’assurant que les coûts ont été estimés et que les étapes de la progression aux niveaux national et infranational ont été définies. Ces étapes et ces coûts, outre la programmation annuelle, doivent couvrir plusieurs années. Les plans de santé nationaux chiffrés doivent mettre l’accent sur l’intégration des services entre les différents programmes de santé génésique et de santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant. Ils doivent également prévoir des actions sur l’environnement visant plus spécifiquement la lutte contre la pneumonie et la diarrhée. Il conviendrait de consulter les plans exécutés par d’autres programmes d’intervention pour assurer la coordination des budgets, un partage des coûts et la mobilisation des ressources. •

Identifier les domaines d’harmonisation et de collaboration entre les différents programmes et secteurs

Hiérarchiser et/ou appliquer un ensemble d’interventions reliées transversalement aux plans existants pour la santé de la mère et de l’enfant

Pour diverses raisons, les programmes et les secteurs travaillent séparément et de ce fait, tenter soudainement de changer cette façon de faire peut représenter une menace. Un moyen de commencer à harmoniser les activités consiste à observer les structures de gouvernance ainsi que les partenariats entre différentes agences et/ou départements et à rechercher les possibilités de coordination, voire même à tenter de modifier les structures existantes. Tous les niveaux doivent être envisagés : national, régional et district. Grâce à la mise en place de dispositifs, tel un groupe de travail pluri-organisations dirigé par le gouvernement, pour faciliter l’échange d’informations et d’expériences, la coordination pourra devenir une norme. Il est utile aussi de mettre en évidence et de diffuser les meilleures pratiques et les enseignements tirés lorsque programmes et/ou secteurs travaillent en collaboration. Les principaux domaines transversaux dans lesquelles une collaboration plus étroite sera probablement bénéfique sont en particulier l’élaboration des politiques, la planification, la mobilisation sociale et le plaidoyer, l’élaboration de principes directeurs et d’outils, la chaîne d’approvisionnement, la supervision, la formation et enfin le suivi et l’évaluation. Les efforts déployés par le Cameroun et le Kenya pour lutter de manière intégrée contre la diarrhée et la pneumonie par le traitement de l’eau dans les habitations et de meilleurs appareils de cuisson ont débouché sur une communication et un approvisionnement améliorés (65). Lire dans l’encadré 6 un autre exemple de meilleure coordination.

Les responsables de l’élaboration des politiques et les responsables de la planification devraient s’appuyer sur l’analyse de situation pour élaborer et mettre en œuvre un ensemble d’interventions sur les principaux facteurs de protection, de prévention et de traitement. Il s’agit notamment de prendre des décisions quant à l’introduction de nouveaux vaccins appropriés en fonction de la charge de morbidité et des principaux groupes touchés. Les pays devront déterminer sur quelles interventions mettre un accent particulier et quels changements politiques apporter pour accélérer la progression. Il leur faudra également décider sur quels groupes de population ou sur quelles zones géographiques porter une attention particulière pour améliorer l’équité. Une fois ces décisions prises, ils devront les communiquer aux différents programmes, secteurs et niveaux pour assurer une allocation satisfaisante des ressources. •

Élaborer et/ou actualiser un plan chiffré pluriannuel pour l’accélération de la mise en œuvre des activités

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Encadré 6.  Cambodge : Combattre la pneumonie et la diarrhée en coordonnant les programmes et les politiques La pneumonie et la diarrhée de l’enfant représentent 38 % des décès d’enfants de moins de cinq ans au Cambodge. Même si l’accent mis sur ces deux maladies a permis de réduire chaque année le nombre de morts, ces dernières causent encore la perte de jeunes vies au sein des communautés rurales pauvres : PATH, en collaboration avec le Ministère cambodgien de la Santé, l’OMS, l’UNICEF et d’autres ONG a lancé la Enhanced Diarrheal Disease (EDD) Initiative au Cambodge de 2011 à 2012. Cette initiative vise spécifiquement l’intégration des programmes et des politiques pour surmonter les obstacles à la lutte contre la diarrhée et la pneumonie. Ce programme, mis en oeuvre dans un district, est une approche à deux volets, destinée à mobiliser la volonté politique et à renforcer les politiques afférentes à la diarrhée et à la pneumonie puis à mettre en place un nouvel ensemble intégré de services de proximité. Cette approche intégrée a permis de coordonner les politiques, d’élargir l’accès aux soins de proximité et de mettre en place une formation intégrée à l’intention des agents de santé volontaires des villages. PATH, avec ses principaux partenaires, a réussi par son plaidoyer à obtenir la libéralisation des SRO et du zinc qui sont désormais disponibles dans les communautés. Pour améliorer la prestation des services de proximité, PATH a obtenu du Ministère de la Santé et des partenaires qu’ils mettent à jour conjointement la formation des agents de santé. L’introduction et le lancement du programme ont permis de tirer un certain nombre d’enseignements : •

Pour être efficace, une politique nationale doit se traduire par des interventions au niveau local ; Des relations de travail coordonnées et stratégiques entre ministères, organismes techniques, ONG et organisations locales permettent d’apporter un appui à tous les niveaux ; Une intégration totale rend la programmation plus efficace et élargit le champ des actions de proximité ; Le renforcement des capacités est un processus continu ; les agents de santé volontaires des villages ont besoin d’un suivi, d’une supervision et de possibilités d’apprentissage continu ; Le renforcement des systèmes de santé doit être global puisqu’il doit permettre de surmonter les contraintes financières, gouvernementales, opérationnelles et celles pesant sur les capacités ; Obtenir un changement de comportement des prestataires, à tous les niveaux, fait partie intégrante des mesures visant à élargir l’accès aux SRO et au zinc.

Source : Adapté de http://www.path.org/publications/files/ER_app_edd_ cambodia_cs.pdf

Coordonner la planification et la mise en œuvre des interventions •

Désigner un groupe de travail national ou revoir la composition d’un groupe existant approprié, qui sera chargé de prévenir et de combattre la pneumonie et la diarrhée

Un organe de coordination à l’échelon national est nécessaire pour la formulation d’un plan d’action et pour la coordination de sa mise en œuvre. Dans les pays enregistrant des taux de mortalité élevés imputables à la pneumonie et à la diarrhée, il sera peut-être nécessaire de constituer un nouveau groupe. Dans d’autres pays, un tel groupe fera partie d’un groupe de travail ou d’un comité national existant dédié à la survie de l’enfant et notamment à la PCIME, à la vaccination et à la nutrition, aux systèmes de santé, aux médicaments essentiels, au VIH, aux problèmes liés à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène, à la qualité de l’air et à d’autres programmes concernés tels ceux chargés d’agir dans les situations d’urgence ou en cas de flambées. Quelle que soit la situation, l’organe responsable de la lutte contre la pneumonie et la diarrhée doit être clairement identifié. Ce groupe se composera des directeurs concernés des différents ministères (ministères de la santé, de l’eau, de l’environnement, de l’énergie et/ou de l’éducation par exemple), ainsi que des représentants concernés de l’OMS, de l’UNICEF et d’autres organisations des Nations Unies pertinentes, d’ONG, d’associations de professionnels, du secteur privé et du milieu universitaire. Le mandat de ce groupe devra en préciser la composition, les tâches, les résultats escomptés et la fréquence de ses réunions (en voir un exemple à l’Annexe 4). 24

Élaborer un plan de mobilisation des ressources et mobiliser des ressources La mobilisation des ressources est une tâche importante du groupe de travail. Les autres tâches décrites plus haut à savoir mobiliser la volonté politique et faire participer un large éventail de partenaires, devraient permettre d’orienter les ressources domestiques vers les interventions prioritaires et de lever des fonds de diverses sources. De même, les parties prenantes apporteront peut-être une aide en réalignant leurs activités pour atteindre plus facilement les populations défavorisées. Des plans d’action annuels et pluriannuels chiffrés avec précision associant clairement les stratégies aux résultats escomptés (voir le chapitre précédent) renforceront les efforts de mobilisation des ressources. Le groupe de travail national encouragera les donateurs à doter les plans des ressources nécessaires par des engagements budgétaires (de préférence sur plusieurs années) conformément aux principes de l’efficacité de l’aide. Le cas échéant, un plan de mobilisation des ressources doit présenter les contributions du secteur privé (par exemple transports, matériel, chaîne d’approvisionnement, etc.). • •

Améliorer la couverture des principales interventions

Des mesures doivent être prises dans les domaines essentiels où l’impact sur la mortalité de l’enfant est démontré de la façon la plus radicale par des données probantes. Ces domaines sont notamment : La vaccination La prise en charge des cas

Le Plan d’action mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée

L’allaitement au sein L’accès à l’eau potable et à des installations d’assainissement et de lavage des mains Il existe un certain nombre de stratégies qui peuvent être appliquées pour améliorer la couverture des principales

interventions et qui consistent en particulier à élargir le rôle des agents de santé communautaires par le biais de la rotation des tâches (lire l’encadré 7), de la participation du secteur privé, de l’évaluation du risque pour identifier et cibler les populations vulnérables les plus exposées, de la mobilisation sociale et de la participation de la communauté pour promouvoir une meilleure recherche de soins.

Encadré 7.  Agents de santé communautaires et messages portant sur l’eau, l’assainissement et l’hygiène (WASH) Compte tenu du fait que 88 % des cas de diarrhée et de pneumonie sont dus à des problèmes liés à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène, il est vital de promouvoir et d’appliquer de bonnes pratiques d’assainissement et d’hygiène telles que le lavage des mains au savon. Mais faire changer les comportements est une démarche complexe qui exige l’appui à long terme de la communauté. Les agents de santé communautaires sont idéalement placés pour transmettre des messages de santé et apporter un soutien à long terme. L’intégration de messages WASH dans les programmes de santé existants permettra à de nombreux ménages de recevoir ces messages essentiels sur l’assainissement et l’hygiène. L’appui du ministère de la santé est déterminant également, tout comme l’assistance technique et financière apporté au personnel intervenant localement. En Éthiopie, le programme de vulgarisation sanitaire a intégré la transmission des messages WASH dans les activités des agents de santé. Il ne fait aucun doute que la promotion de ces messages, confiée aux agents de vulgarisation sanitaire et aux agents de promotion de la santé dans la communauté, a contribué à la baisse de l’incidence de la diarrhée dans deux zones étudiées. Ces agents ont également obtenu la participation de chefs religieux et de personnalités locales à la promotion et à la délivrance des messages WASH. Le rôle de ces agents utilisés comme modèles pour faire la démonstration Le groupe de travail national devrait élaborer un plan concret appliquant les stratégies appropriées pour élargir la couverture des principales interventions de façon équitable. Ce plan devrait veiller à améliorer l’accès aux interventions et à de bonnes conditions d’assainissement dans les zones ou parmi les populations les plus défavorisées (comme les zones rurales sans accès à une eau salubre, les bidonvilles ou ceux qui vivent dans des environnements fragiles exposés à des risques de situations d’urgence). Une étude récente des changements obtenus dans la couverture nationale des interventions pour la santé du nourrisson a permis de constater que les pays faisant les progrès les plus rapides étaient ceux capables d’étendre la couverture plus rapidement parmi les plus pauvres que parmi les plus riches (56). Les problèmes liés aux politiques devront être résolus pour que l’on puisse éliminer les obstacles à l’extension des interventions. Il s’agit notamment d’habiliter les agents de santé communautaires à administrer des antibiotiques dans les cas de pneumonie et du zinc dans les cas de diarrhée, d’améliorer les services de proximité et les liens entre les services et les communautés des bonnes pratiques d’assainissement et d’hygiène dans leurs propres habitations a été souligné. Obtenir un changement effectif exige que l’on mette l’accent sur les changements durables de comportements plutôt que sur la délivrance des messages. Les visites plus fréquentes des agents de santé communautaires auprès de ménages devraient faciliter cette nouvelle approche. Les stratégies qui contiennent des éléments incitant aux changements de comportements, comme la PCIME et l’assainissement total dirigé par les communautés, doivent être coordonnées. Une étude des politiques de lutte contre la diarrhée au Mali, en Éthiopie et en Zambie a permis de conclure que sans un dispositif de coordination bien en place, il est difficile de vérifier que ces stratégies sont complémentaires et se renforcent mutuellement. Les conclusions de cette étude ne permettent pas non plus de déterminer avec précision que ces stratégies soutiennent les communautés dans leur transition vers un changement de comportement à long terme. Source : Adapté de : Gill S., Hayes J., Coates S. Diarrhoea dialogues : from policies to progress, A call for urgent action to prevent the biggest killer of children in sub-Saharan Africa. Teddington UK et Washington DC, USA, Tear Fund, PATH, 2012. Accessible à l’adresse http://tilz.tearfund.org/ webdocs/Tilz/Research/DiarrhoeaDialoguesFinal2012Lowres.pdf, dernier accès le 1er février 2013.

pour améliorer la couverture vaccinale, et enfin d’envisager l’utilisation de nouvelles technologies pour l’administration des vaccins ou l’utilisation de vaccins plus thermostables. Il est possible que des initiatives de renforcement des systèmes de santé mettent en lumière d’autres problèmes de politiques entravant la mise en œuvre des interventions et qu’elles contribuent à les résoudre. Les principaux éléments constitutifs des systèmes de santé sur lesquels portent les initiatives de renforcement de ces systèmes sont les agents de santé, le financement de la santé, les installations et les médicaments, les systèmes d’information et la planification. •

Appliquer les enseignements tirés d’autres activités intégrées de prévention et de lutte contre les maladies

De nombreux pays ont acquis une expérience considérable en utilisant des approches intégrées pour des interventions telles que la PCIME. Des flambées de choléra de grande ampleur comme celles survenues au Népal et en République-Unie de Tanzanie, ont permis d’institutionnaliser les collaborations et de 25

changer les politiques et les programmes pour appliquer les interventions de protection, de prévention et de traitement. Les enseignements tirés de ces expériences peuvent être appliqués à la lutte contre la pneumonie et la diarrhée. Suivre l’exécution des interventions et les progrès réalisés Un groupe de travail national devra mesurer les progrès réalisés dans la lutte contre la pneumonie et la diarrhée. Les principaux indicateurs seront incorporés dans les systèmes de surveillance au niveau national et à l’échelle du district et la collecte des données sera renforcée pour que ces systèmes ne dépendent pas uniquement des résultats d’enquêtes. Les données recueillies par les agents de santé communautaires seront incorporées également dans ce système. Un processus devrait être mis en place pour faciliter l’utilisation de ces informations en vue de modifier le plan national, d’adapter le plaidoyer, la communication et les efforts de mobilisation des ressources et enfin d’obtenir la participation des acteurs oeuvrant dans les domaines de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène (WASH) et de l’épuration de l’air. Le plan national de lutte contre la pneumonie et la diarrhée doit fixer des objectifs et des cibles adaptés au contexte local. Il doit déterminer également des indicateurs pour mesurer le stade d’avancement vers les cibles et présenter des stratégies pour rendre les données nécessaires disponibles. •

leurs propres populations mais aussi devant la communauté mondiale. La notion de responsabilité sous-entend que la partie responsable reconnaît l’existence d’un problème et que tous les partenaires respectent leur(s) engagement(s). Cela montre de quelle manière les interventions et les investissements génèrent des effets tangibles et donnent de meilleurs résultats à long terme ; cela indique aussi ce qui fonctionne, ce qui doit être amélioré et ce qui exige une plus grande attention. Trois principaux composants entrent en jeu : le suivi implique de comprendre ce qui se passe, où cela se passe et qui est affecté ; l’examen necessite de déterminer si les engagements pris ont été tenus ou non ; l’action corrective necessite de recommander aux parties prenantes les mesures à prendre dans les domaines à améliorer, identifiés au cours de l’examen. Un cadre de responsabilité définit la méthode et la source des données servant d’indicateurs, identifie quelles parties prenantes seront responsables de quelles interventions et énonce le processus et les responsabilités pour le suivi et l’évaluation des progrès obtenus. À titre d’exemple, le projet de Plan d’action mondial pour les vaccins (16) pose les bases de l’élaboration et de l’application d’un cadre de responsabilité aux niveaux national, régional et mondial. La responsabilité intervient également sous d’autres formes et à d’autres niveaux. Des groupes de la société civile ainsi que des organisations communautaires ou confessionnelles peuvent aider les citoyens et les communautés à améliorer leur santé et à rappeler aux gouvernements leurs responsabilités. Les familles et les communautés ont aussi une fonction à remplir en matière de responsabilité au niveau local et il conviendrait d’utiliser ou de créer des dispositifs à l’échelon local pour donner à ces groupes les moyens de remplir cette fonction. Cette question fait aussi l’objet d’une attention accrue au niveau mondial. Les informations sur les principaux indicateurs seront communiquées chaque année jusqu’en 2015 par le Countdown to 2015, une initiative supra-institutionnelle qui contrôle la couverture des principales interventions, moyen indirect de faire baisser les taux de mortalité. La Commission de l’Information et de la Redevabilité, mise en place par les Nations Unies, a donné une impulsion décisive pour répondre à la nécessité de mener des enquêtes en population générale à intervalles réguliers, dont les résultats complèteront les informations sanitaires nationales.

Sources de données disponibles : Les données épidémiologiques et programmatiques sont normalement recueillies par l’intermédiaire du système national d’information sanitaire et lors des enquêtes systématiques, telles que les enquêtes démographiques et sanitaires et les enquêtes en grappes à indicateurs multiples. Ces dernières recueillent également les informations sur les risques environnementaux pour la santé et les données des systèmes de surveillance des maladies et d’alerte précoce pour les maladies à tendance épidémique (par exemple le système intégré de surveillance des maladies et d’action en Afrique). Les données sur l’utilisation des énergies domestiques sont regroupées, actualisées et communiquées chaque année par l’OMS. De plus, le Programme commun de suivi transmet tous les deux ans des rapports détaillés sur les installations d’approvisionnement en eau et d’assainissement, ainsi que des analyses secondaires sur l’accès à ces installations en fonction du lieu (rural ou urbain) et du quintile de richesse. Il est possible d’associer la collecte de données à d’autres travaux, tels ceux de la Commission de l’information et de la redevabilité mise en place par les Nations Unis. Endosser et/ou attribuer la responsabilité des mesures prises Les pays sont responsables de la baisse de morbidité due à la pneumonie et à la diarrhée non seulement vis-à-vis de •

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Le Plan d’action mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée

Associer et faire participer les principaux partenaires au plan de travail général ou à l’approche globale Associer d’autres programmes et d’autres secteurs De nombreux programmes de santé ont un rôle à jouer dans la lutte contre la pneumonie et la diarrhée. Ainsi, les programmes de nutrition assurent la promotion de l’allaitement au sein et les programmes sur l’hygiène assurent la promotion des pratiques de prévention de la diarrhée. Des groupes de travail créés pour prendre en charge les cas de choléra prennent des mesures pour prévenir les flambées de choléra, s’y préparer et agir en conséquence. Le groupe de travail national collaborera avec ces programmes et, si ce n’est déjà fait, des représentants de ces programmes pourront souhaiter se joindre au groupe de travail. •

En outre, la participation de programmes ne relevant pas du secteur de la santé (comme l’éducation pour les informations sur la santé publique ; l’environnement pour les conditions de logement, l’accès à l’énergie et l’approvisionnement en eau, ou encore les transports publics pour l’accès aux soins) est encouragée pour obtenir une meilleure coordination et une collaboration plus étroite (lire dans l’encadré 8 un exemple d’intégration de la chaîne d’approvisionnement, et dans l’encadré 9 un exemple d’intégration des activités de lutte contre la pneumonie et la diarrhée et des activités sur l’accès à une énergie propre ; enfin dans l’encadré 10, lire un exemple d’intégration de la qualité de l’eau et de la qualité de l’air dans les habitations).

Encadré 8.  Intégration de la chaîne d’approvisionnement en produits de santé L’existence de systèmes parallèles d’approvisionnement rend les opérations inefficaces en raison de la gestion fragmentée des produits de santé et des problèmes de stockage et de distribution comme le gaspillage et les ruptures de stocks. Cette situation est due en partie à la complexité accrue de la gestion des approvisionnements. Alors que l’on insiste sur la thermostabilité de certains vaccins, les produits pharmaceutiques sont de plus en plus sensibles à la température. Dans leurs projets Optimize, le Sénégal et la Tunisie tentent de comprendre la faisabilité et les avantages d’une chaîne d’approvisionnement intégrée des produits de santé et des vaccins et d’analyser l’intégration d’un point de vue physique et sous l’angle de la gestion. Une chaîne d’approvisionnement peut être intégrée verticalement, d’un bout à l’autre ou par segments, c’est-àdire en la segmentant pour répondre soit aux besoins du client soit aux impératifs liés au produit. Au Sénégal, l’intégration est faite d’un bout à l’autre de la chaîne d’approvisionnement, du niveau national à l’échelon local. Le principe d’un « entrepôt mobile » (modèle de reconstitution des stocks) est appliqué. En Tunisie, l’intégration est segmentée du niveau national au niveau infranational pour tous les produits sensibles à la température mais elle est totale du niveau régional au niveau local (pour tous les produits destinés aux programmes du gouvernement). Les plans de livraison s’appuient sur les circuits de transport les plus commodes et sur une planification efficace des itinéraires (y compris pour la supervision et la prestation des services). Source : Adapté de http://www.who.int/immunization_delivery/optimize/fr/, dernier accès le 20 septembre 2012.

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Encadré 9.  Possibilités d’harmoniser le Plan d’action mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée et les initiatives mondiales visant l’accès universel à une énergie propre et sans risque dans les habitations Dans le monde, près de trois milliards de personnes utilisent encore des combustibles solides inefficaces et extrêmement polluants et de simples foyers pour cuisiner et se chauffer, et 1,3 milliard n’ont pas accès à l’électricité. La reconnaissance des implications de cette pauvreté énergétique sur la santé, le développement économique et le climat (notamment sur le changement climatique) a conduit en 2012 au lancement de l’initiative SEFA [Sustainable Energy For All – Une énergie durable pour tous], une initiative ambitieuse des Nations Unies. Visant à l’horizon 2030 l’accès universel à l’électricité et à des systèmes énergétiques modernes dans les habitations pour la cuisine et le chauffage, cette initiative est désormais le centre d’attention de nombreux autres programmes internationaux et des activités des pays qui cherchent à améliorer l’accès à une énergie domestique propre et sans risque. Un exemple est l’Alliance mondiale pour des foyers de cuisson améliorés [Global Alliance for Clean Cook stoves] créée par la Fondation des Nations Unies en 2010 pour exploiter les ressources et les innovations des secteurs public et privé. Des activités spécifiques, des ressources et un soutien peuvent contribuer à la réalisation des objectifs de Plan mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée ; ce sont notamment : La base de données OMS sur l’énergie domestique Cette base de données regroupe les données représentatives d’un pays sur les types de combustibles utilisés pour la cuisson et résultant de 586 enquêtes réalisées dans 155 pays. Elle recouvre 97 % de tous les pays à revenu faible ou intermédiaire, sur une période s’étendant de 1974 à ce jour. Mise à jour régulièrement et étoffée par l’incorporation des données sur le chauffage et l’éclairage, cette base de données a été utilisée entre autres pour le rapport de référence de la SEFA (en cours de préparation) et pour le calcul de la charge de morbidité. Elle peut aussi être un outil majeur pour l’évaluation et le suivi d’une situation nationale. Nouvelles lignes directrices de l’OMS sur la qualité de l’air à l’intérieur des habitations Ces lignes directrices dont la publication est prévue courant 2013 apporteront des informations essentielles aux décideurs sur les interventions qui visent à réduire la pollution de l’air dans les habitations et à prévenir les maladies qui en résultent, dont la pneumonie, et elles présenteront également des données factuelles et des recommandations générales sur leur application. Normes internationales sur les appareils de cuisson Ces normes ont été publiées pour la première fois en 2012. Fondées sur un « Accord international d’atelier » ces normes à plusieurs niveaux portent sur les valeurs des émissions ainsi que sur les taux utilisés pour estimer la qualité de l’air à l’intérieur des habitations et l’efficacité et la dangerosité du combustible. Elles sont étayées par des investissements effectués dans des centres d’essai régionaux. Stratégie de suivi et d’évaluation L’OMS collabore avec la Banque mondiale et d’autres partenaires de l’initiative SEFA pour élaborer un cadre de suivi à plusieurs niveaux. Ce cadre servira de base pour fixer des cibles et suivre les progrès réalisés vers l’accès aux énergies modernes dans les habitations et les services communautaires, les niveaux d’émissions polluantes et le raccordement à l’électricité. Ce cadre de suivi proposé sera testé et affiné et comprendra notamment la préparation de questions à poser lors d’enquêtes démographiques et sanitaires ou d’enquêtes en grappes à indicateurs multiples, en vue de son application dans un délai de deux ou trois ans.

Source : SEFA http://www.sustainableenergyforall.org/ ; http://www.sustainableenergyforall.org/tracking-progress

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Le Plan d’action mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée

Encadré 10.  Intégration d’interventions sur la qualité de l’eau et de l’air dans les habitations au Rwanda Près des deux cinquièmes de la population mondiale utilisent toujours des combustibles solides pour leurs besoins quotidiens de cuisine et de chauffage, la plupart issus de la biomasse (bois, résidus céréaliers et déjections animales). La grande majorité de ces habitations se situent dans des pays en développement et le recours aux combustibles solides est étroitement lié à la pauvreté. L’utilisation de combustibles tirés de la biomasse pour la cuisson et le traitement de l’eau (par ébullition) est simple, des foyers de cuisson mal ventilés génèrent des niveaux élevés d’émissions nocives dans les habitations, contribue à la déforestation dans certaines régions et fait peser une charge inutile sur la santé publique et le développement économique des populations vulnérables de ces pays. Récemment, l’OMS a commencé à collaborer avec le Gouvernement du Rwanda et différentes parties prenantes pour s’attaquer à ce problème. Un partenaire de poids est DelAgua Health & Development Programs, qui prévoit de distribuer des installations de traitement de l’eau au point d’utilisation et des foyers de cuisson plus efficaces à environ trois millions de résidents, répartis dans les 30 districts du Rwanda et ciblant les 30 % les plus pauvres du pays. Les habitations qui entrent dans ces catégories sont définies au niveau d’un village par les communautés elles-mêmes. Le plus souvent, ces ménages ne possèdent pas le plus petit lopin de terre ni même leur propre habitation. Ces ménages bénéficient déjà d’une assistance directe de la part de la communauté et du gouvernement national, en particulier l’assurance maladie. Le programme DelAgua pour la santé au Rwanda fournira à ces ménages des filtres à eau et de nouveaux foyers de cuisson utilisant des combustibles tirés de la biomasse dans le cadre d’une campagne de santé publique. Ce projet est réalisé en partenariat avec le Ministère rwandais de la Santé et l’Autorité de gestion de l’environnement et son élaboration est confiée à Manna Energy Limited, une entreprise philanthropique pionnière du traitement de l’eau financé sur les crédits-carbone au Rwanda. Les kits techniques distribués se composent d’un système domestique de traitement de l’eau qui élimine la contamination microbiologique et d’un appareil de cuisson conçu pour réduire la consommation de combustible et la pollution de l’air à l’intérieur des habitations. Ces systèmes n’ont pas besoin d’une alimentation électrique. Le système de traitement de l’eau est conforme aux normes et au protocole sur les tests microbiologiques des purificateurs d’eau établis par l’USEPA (Agence des États-Unis d’Amérique pour la protection de l’environnement). Il permet d’obtenir une eau traitée aussi bonne, sinon meilleure, que l’eau que l’on a fait bouillir pour réduire la contamination microbiologique. Des plans sont en cours de préparation pour évaluer les nouveaux appareils de cuisson et en particulier leur incidence sur la pollution de l’air dans les habitations et sur la consommation de combustible. Il sera possible ultérieurement d’évaluer leur incidence sur la santé. Source : Adapté de http://www.delaguahealth.com/program/

Associer le secteur privé, les ONG et la société civile Trop souvent, la planification des interventions sanitaires, telles que les mesures de lutte contre la pneumonie et la diarrhée, n’envisage la mise en œuvre que par le secteur public. Ce peut être le cas même lorsque des praticiens et vendeurs de médicaments du secteur privé sont plus nombreux dans les soins de santé que les acteurs du secteur public. La participation opportune des associations de médecins, de personnel infirmier, de pharmaciens, de vendeurs de médicaments, de guérisseurs traditionnels, de fabricants de produits de traitement de l’eau et de matériel d’assainissement et des groupes de la communauté à la planification et à la mise en œuvre des mesures de lutte contre la pneumonie et la diarrhée peut permettre de couvrir une plus grande part de la population. La participation du secteur privé dans des interventions autres que sanitaires est indispensable pour le développement des technologies et du marché, la fourniture d’énergies propres, les financements, etc. •

par exemple par la transmission de recommandations et d’outils pour analyser une situation et élaborer un plan d’action contre la pneumonie et la diarrhée. Souvent, elles aident également au suivi des progrès réalisés. Les agences qui interviennent dans la prise en charge communautaire des cas de paludisme sont souvent une bonne source de soutien pour la prise en charge communautaire intégrée. En fait, les tests de diagnostic rapide utilisés dans la prise en charge communautaire intégrée sont un outil précieux pour faire reculer le paludisme et savoir à quel moment un traitement contre la pneumonie est nécessaire. Autres mesures recommandées Être ouvert aux innovations Les planificateurs peuvent intégrer des innovations qui ont fait leurs preuves pour éliminer les facteurs préjudiciables à la santé et obtenir de meilleures résultats sanitaires. Ces approches peuvent s’appliquer à toutes les activités : direction et gestion, financement (notamment incitations pour une plus grande efficacité et de meilleurs résultats), outils et interventions, prestation des services et enfin suivi et évaluation. Les innovations peuvent générer une plus grande efficacité et un impact plus fort. Ainsi, la téléphonie mobile permet de diffuser largement les informations et de façon presque instantanée et de communiquer des données sanitaires (lire les encadrés 11 et 12). Les logiciels d’apprentissage en ligne augmentent le nombre de moyens de formation à moindre coût et, par voie de conséquence, la couverture des interventions • 29

Faire participer les organisations du système des Nations Unies et les donateurs Le groupe national de travail et/ou d’action devrait « cartographier » les organisations concernées et d’autres donateurs possibles au niveau des pays pour voir de quelle façon utiliser au mieux les ressources existantes et, dans la mesure du possible, de quelle façon mobiliser des ressources supplémentaires. L’OMS et l’UNICEF apportent un appui technique dans de nombreux pays, •

assurées par des agents de santé formés. Les nouveaux vaccins destinés à réduire les cas de pneumonie et de diarrhée peuvent être intégrés dans les programmes existants de vaccination et des systèmes novateurs d’administration de vaccins peuvent rendre la vaccination plus facilement acceptable. La répartition des tâches par roulements peut renforcer la capacité d’exécution des principales interventions (notamment de la prise en charge communautaire intégrée). Des nouveaux moyens d’aider les programmes et les secteurs à travailler ensemble peuvent être inclus dans la planification et l’évaluation des programmes.

Le plan d’action de la Commission des Nations Unies sur les produits d’importance vitale pour les femmes et les enfants (15) prévoit notamment des travaux sur les innovations relatives à la fourniture et à la livraison des produits. Les moyens innovants d’aborder le financement, tant pour les prestataires de services et les fournisseurs de produits (par exemple prêts et garanties) que pour les utilisateurs (microcrédit par exemple) devraient être particulièrement déterminants pour élargir l’accès aux énergies modernes (66).

Encadré 11.  Stocks : Créer un système de messagerie téléphonique pour améliorer la fourniture de médicaments pédiatriques pour la prise en charge communautaire Au Malawi, la prise en charge communautaire, lancée en 2008, cible les enfants vivant dans des zones difficiles d’accès. Les auxiliaires de surveillance de la santé sont une équipe rémunérée d’agents de santé communautaires qui assurent les services de prise en charge communautaire en plus de leurs autres fonctions. Il est difficile d’assurer aux auxiliaires de surveillance de la santé un approvisionnement continu de médicaments essentiels pour la prise en charge communautaire, en raison de l’insuffisance des infrastructures, telles que les routes et les moyens de communication. Souvent, les décideurs au niveau du district ou à l’échelon central disposent de peu ou d’aucune information sur l’état des stocks dans les communautés et ne peuvent donc pas assurer un suivi des stocks ni pallier rapidement les ruptures de stocks. Le Ministère de la Santé du Malawi, soutenu par le projet Improving Supply Chains for Community Case Management of Pneumonia and Other Common Diseases of Childhood [Améliorer les chaînes d’approvisionnement pour la prise en charge communautaire des cas de pneumonie et d’autres maladies courantes de l’enfant] (SC4CCM) a décidé d’expérimenter l’utilisation de la téléphonie mobile pour améliorer les communications entre les auxiliaires de surveillance de la santé et leur point de contact pour les réassortiments. « cStock » est une application libre basée sur Internet qui permet d’envoyer rapidement des messages écrits via les téléphones portables, mise au point spécifiquement par le projet SC4CCM pour assurer le suivi et la gestion à l’échelon communautaire des médicaments et produits essentiels pour la santé de l’enfant, la planification familiale et le dépistage du VIH. Grâce à cette application, les auxiliaires de surveillance de la santé peuvent transmettre au centre de santé des informations sur l’état de leurs stocks au moyen de messages écrits et les données relatives à la communauté, auparavant non disponibles, peuvent être accessibles aux décideurs à tous les niveaux du système. Les réactions des usagers ont été très positives et les meilleures pratiques sont en cours de compilation. Ce programme est déployé dans un plus grand nombre de districts et des initiatives similaires sont en cours en Éthiopie et au Rwanda. Les résultats de l’évaluation réalisée en 2010 serviront de référence lorsque le projet mesurera l’incidence de cette initiative sur la disponibilité des produits. Source : Adapté de JSI. cStock : Creating an SMS système to improve supply of child health medicines for CCM in Malawi. (prospectus non daté) ; JSI. Description of the SC4CCM Project in Malawi. (prospectus, 2011).

Encadré 12.  Skymeds dans l’État du Bihar En 2011, World Health Partners (WHP) a lancé un réseau « Skymeds » de prestataires privés travaillant en zones rurales dans 25 districts du Bihar, dans le cadre de l’initiative conjointe Ananya, et financé par la Fondation Bill et Melinda Gates. Depuis lors, l’accès à des traitements pédiatriques rapides, de qualité et à des prix abordables, à proximité du domicile, est devenu une réalité pour beaucoup. Ces acquis dans l’accès à des soins de qualité ont été rendus possibles grâce à la participation des prestataires privés pratiquant en zones rurales que 70 à 80 % des habitants de ces zones consultent dans un premier temps pour leurs enfants, souvent pour de graves problèmes de pneumonie ou de diarrhée ; grâce aussi aux campagnes de plaidoyer pour l’adoption de bonnes pratiques de détection et de prise en charge des maladies de l’enfant. En outre, en utilisant la télémédecine, ces prestataires ruraux privés sont en contact avec des médecins qualifiés, ce qui leur permet d’améliorer leur capacité à dispenser des soins de qualité. L’impact du programme est renforcé par une solide chaîne d’approvisionnement en médicaments 30

essentiels, qui garantit la disponibilité à un prix abordable des traitements contre la pneumonie et la diarrhée, en particulier les SRO, le zinc et l’amoxicilline. Pour renforcer la lutte contre la pneumonie de l’enfant dans l’État du Bihar, un certain nombre d’innovations sont explorées, dont la plupart aideront au diagnostic et au traitement de l’hypoxie (diminution de la concentration d’oxygène dans le sang), facteur aggravant de la pneumonie. Parmi ces innovations envisagées, citons des compteurs de rythme respiratoire fonctionnant sur Androïd, qui aideront les prestataires dans les zones rurales à détecter une respiration rapide comme un symptôme important de la pneumonie ; des oxymètres de pouls à bas prix pouvant être utilisés pour détecter une hypoxie et enfin les concentrateurs et générateurs d’oxygène par réaction chimique qui aideront à remédier à la rareté des chaînes d’approvisionnement pour la supplémentation d’oxygène dans les zones rurales. Source : Communication personnelle, Karen Pak Oppenheimer, WHP, janvier 2013.

Le Plan d’action mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée

Susciter une demande et assurer les approvisionnements Susciter une demande, tant au niveau politique que communautaire, implique la mise en place de stratégies de plaidoyer et de communication. L’information, l’éducation et la communication avec les agents de santé, le secteur privé, le grand public et les familles devraient constituer un important volet du plan d’action. Des activités particulièrement importantes sont la sensibilisation aux risques, l’intensification des mesures de prévention et l’incitation à la recherche de soins dans les communautés, en s’appuyant sur une recherche formative sur les obstacles et d’autres facteurs pertinents (lire les encadrés 13 et 14). Les pratiques familiales et communautaires les plus courantes qui ont un impact majeur sur la santé de l’enfant ont été identifiées. Les interventions s’y rapportant peuvent contribuer de façon substantielle à la réduction des taux de mortalité et de morbidité et/ou au meilleur développement de l’enfant (67). Les experts dans les domaines concernés devraient participer •

pour que les communications soient cohérentes, pertinentes, correctement ciblées et fondées sur des données factuelles. Des ressources devraient être allouées à cette fin dans le plan d’action (lire l’encadré 15). À l’échelon mondial, la Coalition mondiale contre la pneumonie de l’enfant aide à soulever l’intérêt et à mobiliser des ressources en organisant des manifestations durant la Journée mondiale de la pneumonie ; elle relie entre eux les groupes intéressés. Hormis la Journée mondiale de la pneumonie, les activités de promotion et d’information se poursuivent tout au long de l’année. En même temps que la demande de service est stimulée et accrue, des mesures devraient être prises pour y répondre. Cela est possible si l’on prévoit un suivi étroit des progrès en adoptant les interventions et si l’on veille à ce que des dispositifs soient en place pour étudier la disponibilité et la répartition des ressources, humaines et autres.

Encadré 13.  Interventions mises en place pour susciter une demande pour la prise en charge communautaire des cas de pneumonie Le programme des femmes agents de santé, Save the Children – États-Unis d’Amérique et l’OMS ont cherché à susciter une plus forte demande dans les communautés du district de Haripur, au Pakistan (plus de 700 000 habitants) pour la prise en charge communautaire de la pneumonie. Il s’agissait de la première étape d’un essai visant à déterminer l’efficacité de la prise en charge communautaire par des femmes agents de santé. L’intervention consistait à administrer de l’amoxicilline par voie orale à des enfants âgés de 2 à 59 mois touchés par une forme sévère de pneumonie, telle que la définit l’OMS. Au début, 0,9 % seulement des aidants d’enfants atteints de pneumonie recherchaient des soins auprès de femmes agents de santé, alors même que ces dernières avaient été formées à la prise en charge des cas de pneumonie dans la communauté. Une recherche qualitative a montré que les membres de la communauté considéraient les femmes agents de santé comme des dispensatrices de soins préventifs et promotionnels, avec un rôle limité ou aucun rôle dans les soins curatifs. À partir de ces constats, les interventions suivantes ont été mises en place pour sensibiliser les responsables des communautés et les ménages et susciter une recherche rapide de soins et une demande de traitement des cas de pneumonie par des femmes agents de santé. A.  Plaidoyer aux niveaux du district et du sous-district : des réunions de groupe et individuelles ont été organisées avec des responsables de districts et de sous-districts, des chefs religieux, des enseignants et d’autres personnalités influentes pour communiquer des messages sur la capacité des femmes agents de santé à prendre en charge les cas de pneumonie. Il leur a été demandé de diffuser les messages dans leurs communautés respectives et d’inciter les membres de leurs communautés à rechercher les soins auprès des femmes agents de santé. B. Relance des comités de santé de femmes et d’hommes dans les villages : pour sensibiliser et favoriser leur action dans la communauté, le Programme a constitué ou relancé des comités de santé de femmes et d’hommes. C.  F ormation des femmes agents de santé et des hommes défenseurs de la santé dans l’engagement des communautés : il est demandé aux femmes agents de santé de diriger au moins une session par mois de sensibilisation de la communauté, dans leur propre rayon d’action, sur des sujets relatifs à la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant. Toutefois, une formation avant prise de fonctions ne donne pas les compétences nécessaires pour intéresser les femmes de la communauté, souvent plus âgées que les femmes agents de santé. Il a été demandé aux communautés de désigner un volontaire de sexe masculin dans chaque rayon d’action des femmes agents de santé pour tenir le rôle de défenseur de la santé et faciliter le travail de la femme agent de santé et diriger une session de sensibilisation des hommes de la communauté. Les femmes agents de santé et les hommes défenseurs de la santé ont été formés aux méthodes de mobilisation de la communauté et ont appris comment animer une séance de sensibilisation de la communauté. La formation comprenait des séances en classe, des jeux de rôles et des séances de sensibilisation de la communauté en présence d’un superviseur. Les premières formations ont été suivies de séances régulières de mentorat sur site par les superviseurs des femmes agents de santé complétées par des cours de remise à niveau tous les six mois. Après deux années d’application du programme, la recherche de soins auprès de femmes agents de santé pour le traitement de la pneumonie a augmenté de 50 %. Cette évolution a permis d’assurer des soins de qualité à proximité du domicile et a réduit de 46,7 % (valeur de référence) à 18,9 % le nombre de consultations dans les établissements de premier recours, soit une baisse substantielle de la charge de travail des établissements de premier recours déjà surchargés. Source : Bari et al. Community case management of severe pneumonia with oral amoxicillin in children aged 2-59 months in Haripur district, Pakistan: a cluster randomized trial. Publié en ligne le 11 novembre 2011, DOI :10.1016/ S0140-6736(11)61140-9 and Sadruddin S. (communication personnelle – données non publiées). 31

Encadré 14.  Campagne médiatique sur les comprimés de zinc pour bébés. La campagne médiatique sur les comprimés de zinc pour bébés a été préparée pour diffuser les messages sur les avantages du zinc et des SRO pour lutter contre la diarrhée de l’enfant, première cause de décès d’enfants au Bangladesh. Cette stratégie de communication s’est appuyée sur la compréhension de la communauté – leurs croyances, leur culture, leurs langues et leurs habitudes – au travers d’une recherche formative. De multiples circuits ont été utilisés pour nourrir l’intérêt et susciter une demande. Des essais préalables ont permis de garantir la clarté, l’acceptabilité et la compréhension des messages. Un slogan unique associé à une icône de son a été créé. La communication sur les comprimés de zinc pour bébés a été insérée de façon stratégique dans les médias. Une évaluation réalisée à la suite de la première publication a montré une connaissance du produit de plus de 95 % dans les zones urbaines et semi-urbaines, dont 50 % dans les zones rurales, essentiellement par la télévision. Des spots publicitaires ont été créés à l’intention des téléspectateurs et des auditeurs de la radio, en pourvoyant à leurs différents besoins. Des prospectus imprimés présentant des messages adaptés ont été préparés pour répondre aux besoins du public, du côté de l’offre comme du côté de la demande. Des activités promotionnelles centrées sur les moyens de communication directs à l’intention des populations cibles ont été organisées, notamment des réunions dans des cours, des chants folkloriques et des spectacles de magie. Le slogan sur le zinc pour bébés est devenu très populaire et permet la poursuite de la hausse de l’utilisation du zinc par le bouche-à-oreille. Une série télévisée hebdomadaire de 13 épisodes sur le traitement par le zinc, intitulée Bhalo Achhi Bhalo Theko a été diffusée sur la chaîne gouvernementale du Bangladesh. L’histoire, qui se déroule dans une zone rurale, est amusante et pleine d’humour et fait passer des messages sur les compléments de zinc associés à la prise de SRO pour le traitement de la diarrhée chez les enfants âgés de 6 mois à 5 ans. Source : Adapté de Suzy News, October 2008, ICDDR, B, http://www.icddrb. org/what-we-do/publications/cat_view/52-publications/10042-icddrbperiodicals/10071-suzy-news/10095-vol-5-no-2-english-2008/11671-baby-zincmass-media-campaign-dhansiris-experience

Encadré 15.  Stratégies de communication Les stratégies de communication visant à informer et à motiver les personnes et la communauté et à inciter aux changements sociaux, sont cruciales pour les programmes de survie de l’enfant. Ainsi, l’UNICEF et ses partenaires ont-ils élaboré récemment le cadre de communication sur les nouveaux vaccins et pour la survie de l’enfant [Communication Framework for New Vaccines and Child Survival] pour appuyer l’introduction de nouveaux vaccins contre la pneumonie et la diarrhée. Cette initiative fait partie d’une ensemble global d’interventions visant à renforcer des activités complémentaires favorable à la santé pour la lutte contre la pneumonie et la diarrhée, notamment la mise au sein précoce et l’allaitement exclusif au sein, le lavage des mains au savon, les vaccinations, la recherche rationnelle de soins en cas de symptômes de maladies et une énergie domestique propre. Pour les nouveaux vaccins, les stratégies de communication sont impératives non seulement pour promouvoir l’adoption de ces vaccins mais aussi pour prévenir toute attente irréaliste de la communauté qui risquerait d’être préjudiciable aux programmes de vaccination. Le cadre de communication met l’accent sur la nécessité d’une approche structurée pour orienter l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation d’un plan national de communication sur la survie de l’enfant. La communication est une démarche difficile et l’on dispose de plusieurs moyens pour procéder correctement. Elle doit s’appuyer sur les besoins d’information de l’auditoire cible prévu, être conçue à la fois pour informer et pour motiver, être liée aux objectifs du programme, reposer sur une analyse et une recherche rationnelles et être structurée pour permettre une évaluation et un suivi rigoureux. À l’occasion d’une autre campagne de communication réalisée en 2009, des groupes du monde entier se sont rassemblés pour lancer la Journée mondiale de la pneumonie. Cette initiative a généré une large coalition et a attiré l’attention des responsables politiques et des journalistes. Chaque année, l’impulsion est relancée au fur et à mesure que davantage de parents, d’agents de santé et de responsables de l’élaboration des politiques se joignent à cette cause. Des milliers d’avocats – représentant plus de 140 organisations dans plus de 40 pays – ont rejoint la Coalition mondiale contre la pneumonie de l’enfant pour lutter contre cette maladie. En 2012, des manifestations de commémoration de la quatrième Journée mondiale de la pneumonie ont été prévues dans près de douze pays. Source : UNICEF 2011a, adapté d’un extrait cité dans UNICEF 2012 ; IVAC. Journée mondiale de la pneumonie, http://www.jhsph.edu/research/centers-andinstitutes/ivac/projects/world-pneumonia-day.html, dernier accès le 5 novembre 2012.; Lien avec le cadre de communication : https://sites.google.com/site/ commframe

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Le Plan d’action mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée

8 .  Domaines nécessitant une attention particulière Par le passé, certains des domaines importants nécessaires pour mener ce plan d’action à bien n’ont pas reçu l’attention appropriée. Compte tenu du changement climatique, du nombre accru de grandes poussées épidémiques de longue durée, des crises récurrentes liées à l’alimentation et à la nutrition dans le monde et de l’urbanisation rapide et sauvage, les programmes de lutte contre la diarrhée et la pneumonie devraient être flexibles, capables de comprendre les risques et de s’adapter à l’évolution du contexte. •

traitements plus chers et inefficaces risquent d’être fournis (par exemple des antibiotiques ou des agents anti-motilité contre la diarrhée au lieu de SRO et de zinc). Par ailleurs, des praticiens privés, contactés par l’intermédiaire de leurs associations, peuvent être de solides alliés pour la prestation de soins appropriés lorsqu’ils sont associés aux campagnes de sensibilisation et d’éducation. La collaboration avec ce secteur s’amplifie (voir par exemple le Tableau 2 et les encadrés 16, 17 et 18). Comme indiqué précédemment, la Commission des Nations Unies sur les produits de santé d’importance vitale pour les femmes et les enfants renforce les partenariats entre les secteurs public et privé pour 1) la délivrance de SRO et de zinc contre la diarrhée et d’amoxicilline par voie orale contre le pneumonie, 2) la production de formulations pédiatriques, à des prix abordables et 3) la création d’une demande au niveau national.

Participation du secteur privé

Dans de nombreux pays enregistrant des taux élevés de mortalité, les détaillants du secteur privé comme les pharmacies et les officines de vente de médicaments, jouent un rôle important dans la prestation de soins contre les maladies de l’enfant, en particulier contre la diarrhée. Outre le risque d’une distribution non réglementée de médicaments sur le marché privé, des

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Tableau 2.  Collaboration avec le secteur privé. Actions qu’un gouvernement, les partenaires et les donateurs peuvent entreprendre pour collaborer avec le secteur privé, à chaque niveau de la chaîne d’approvisionnement. Domaine d’impact Baisse du prix de revient de la fabrication des produits.

Activités du gouvernement/du partenaire/du donateur •

Exemple de cas Contraceptifs Grâce à une coalition de gouvernements, de donateurs privés et d’ONG, un grand groupe pharmaceutique a accepté de baisser de plus de la moitié le prix d’un contraceptif à action prolongée, ce qui a rendu ces contraceptifs plus accessibles à 27 millions de femmes dans les pays en développement.

Collaborent étroitement avec les laboratoires pharmaceutiques pour négocier les prix des produits les plus importants dans le but de rendre les médicaments appropriés disponibles à un prix abordable dans le secteur public comme dans le secteur privé. Apporter une aide aux fabricants sur leurs structures de coûts pour identifier des défaillances éventuelles en matière d’efficacité (optimiser les achats de matières premières par exemple).

Encourager les importations de produits essentiels.

Éliminer les obstacles aux importations : renoncer aux droits et taxes d’importation et accélérer les procédures d’enregistrement. Fournir des renseignements sur le marché, notamment des prévisions de la demande, des estimations de la taille du marché et faire preuve de transparence dans les plans visant à susciter une demande parallèle dans le secteur privé.

Dispositif de financement des médicaments – paludisme (AMFm), importations de traitements par associations médicamenteuses comportant de l’artémisinine (ACT) Dans le cadre de l’AMFm, 156 millions de doses de traitements par ACT ont été importées dans 8 pays parties à l’AMFm, ce qui a augmenté considérablement les quantités d’ACT disponibles (26 à 52 %) dans 6 pays pilotes. Les interventions ont consisté notamment à : modifier la réglementation, en particulier celle portant sur la délivrance des médicaments sans ordonnance organiser régulièrement des forums dans le secteur privé pour intéresser des acheteurs de traitements de première intention et les principaux grossistes. Plus grande disponibilité des SRO et du zinc au Bénin Grâce à la collaboration avec les principaux grossistes pour commercialiser l’OraselZinc par l’intermédiaire des circuits de distribution commerciaux qui permettent une rotation rapide des produits (kiosques, vendeurs de médicaments, officines de détail), l’accès à l’OraselZinc et sa disponibilité au Bénin sont passés en une année de 36 % à 58 %. Vente au détail du zinc et des SRO en Inde Déployer des forces de vente au détail dans les secteurs public et privé pour promouvoir et vendre le zinc et les SRO, probablement par paniers de produits pour inciter à leur utilisation.

Inciter les grossistes et les détaillants à inclure les produits essentiels dans leurs chaînes d’approvisionnement.

Collaborer avec les principaux grossistes et les détaillants pour qu’ils incluent les produits essentiels dans leurs chaînes d’approvisionnement. Apporter une aide pour optimiser la gestion et la distribution dans la chaîne d’approvisionnement. Favoriser les améliorations apportées pour une plus grande efficacité en mettant en contact direct les grossistes et les clients ou groupes de clients achetant en grandes quantités. Inciter les prestataires privés (pharmaciens, vendeurs de médicaments et magasins généraux) à améliorer leurs connaissances et leurs capacités : a. faire participer les prestataires privés aux activités de formation b. atteindre les associations de professionnels des prestataires et les personnalités influentes c. mettre en place un système d’accréditation des prestataires pratiquant à l’échelon le plus bas

Améliorer les prescriptions des prestataires privés au niveau de la délivrance des produits grâce à une formation, à la vente au détail et à d’autres interventions. Améliorer l’accès à des foyers de cuisson utilisant des combustibles solides à faibles émissions et des combustibles propres, en impliquant les producteurs et les fournisseurs.

Leur participation peut aider à comprendre le marché des technologies et services énergétiques, et à prendre des mesures efficaces telles que la définition de normes et la réalisation d’essais. Cette participation peut aboutir à des politiques plus efficaces pour promouvoir la demande, et peut assurer l’offre grâce à des prêts du secteur privé et en rendant les prix plus abordables pour les utilisateurs. Leur participation favorisera la contribution du secteur privé au suivi et à l’évaluation.

Accès à une énergie plus propre en Indonésie Le passage de plus de 40 millions de ménages de la cuisson au kérosène polluant à la cuisson au GPL a été obtenu grâce à la coopération entre le gouvernement et Pertamina, la compagnie pétrolière nationale, avec l’implication de fournisseurs individuels de kérosène qui ont été encouragés à fournir désormais du GPL. On pourrait citer bien d’autres exemples de coopération entre le secteur public, les producteurs et les ONG pour la mise au point et la promotion d’appareils de cuisson améliorés et de combustibles propres.

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Source : (68, 69)

Le Plan d’action mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée

Encadré 16.  République-Unie de Tanzanie : Magasins agréés assurant la délivrance des médicaments – Duka la Dawa Muhimu En République-Unie de Tanzanie, Duka la dawa baridi (DLDB) est autorisé à délivrer des médicaments sans ordonnance au secteur privé. Avec un réseau estimé à plus de 4600 magasins, DLDB constitue le plus large réseau de points de vente agréés pour l’achat de médicaments. Le projet portant sur les points de vente agréés de médicaments a pour but d’élargir l’accès à des médicaments et services pharmaceutiques de qualité, à un prix abordable, dans les points de vente implantés dans les zones rurales ou périurbaines où l’on compte peu ou pas de pharmacies agréées. Pour atteindre cet objectif, le programme Strategies for Enhancing Access to Medicines (SEAM) [Stratégies visant à développer l’accès aux médicaments] a adopté une approche globale qui associe les changements de comportements et les attentes des individus ou des groupes d’individus qui utilisent, possèdent, règlementent ou travaillent dans des points de vente de médicaments. Pour les propriétaires de magasins et le personnel chargé de la délivrance des médicaments, cela a été possible en associant formations, mesures d’incitation, pression du consommateur et contraintes réglementaires aux efforts déployés pour influer à la fois sur la demande des consommateurs pour des produits et services de qualité et sur leurs attentes à cet égard. Une évaluation des points de vente de médicaments agréés réalisée en 2004 par le programme SEAM a consisté à comparer ces points de vente à un groupe témoin de DLDB. Il en est ressorti ce qui suit : •

Dans les pays en développement, les services pharmaceutiques peuvent être améliorés de façon substantielle par des formations, des accréditations et la réglementation des pratiques des vendeurs de médicaments du secteur privé, mais une supervision et un suivi n’en restent pas moins nécessaires. Une aide de grande ampleur de la part de toutes les parties prenantes des secteurs public et privé est cruciale pour la conception et la mise en œuvre du projet. Dans une association satisfaisante des secteurs public et privé, spécifique à chaque pays, mise en place dans le cadre d’une initiative lancée auprès des détaillants de médicaments, la définition des responsabilités est indispensable pour obtenir rapidement un plus large déploiement de l’initiative et en assurer la viabilité. La formation des propriétaires de magasins, de ceux qui délivrent les médicaments et des inspecteurs/contrôleurs locaux tout comme la supervision et le mentorat, coûte cher et demande du temps et elle doit être envisagée de façon judicieuse lors de l’élaboration des stratégies qui en assureront la viabilité et le déploiement.

Source : Adapté de Tanzanie : Accredited Drug Dispensing Outlets – Duka la Dawa Muhimu on the Management Sciences for Health, Rational Pharmaceutical Management Plus, site Web http://www.msh.org/projects/ rpmplus/WhereWeWork/Africa/ADDOs.cfm, dernier accès le 5 septembre 2012.

Encadré 17.  Utilisation du secteur privé informel pour améliorer la qualité des soins par l’apport de zinc et de SRO : Projet de désinfection de l’eau au point d’utilisation et de traitement par le zinc (POUZN) dans l’Uttar Pradesh, en Inde. Il est à craindre que l’introduction du zinc et des SRO dans le secteur de la santé publique ne profite pas aux populations vulnérables qui en ont le plus besoin puisqu’une introduction du zinc sur le marché classique ne parviendrait que très progressivement et très lentement aux prestataires privés. Le projet POUZN en Inde a collaboré avec des partenaires commerciaux pour la production et la vente de zinc. Malheureusement, il n’y a eu aucun contact direct avec les praticiens du secteur informel ou les points de vente de médicaments dans les zones reculées. Pour combler cette lacune, le projet POUZN a formé les soignants autochtones installés dans l’Uttar Pradesh à l’utilisation du zinc et des SRO. Ces soignants qui ne sont pas agréés traitent normalement près de 63 % des enfants de moins de trois ans qui souffrent de diarrhée. Grâce à des ONG locales, environ 2000 médecins en zones rurales et 500 détaillants de médicaments ont pu être identifiés pour assurer la délivrance de zinc et de SRO dans les zones rurales. Le projet a mis au point des supports de communication à l’intention des détaillants et de leurs clients, notamment un DVD comprenant une courte vidéo de sensibilisation et des messages cohérents et précis sur le zinc. Les détaillants se sont vus remettre des lecteurs de DVD ainsi que des formulaires devant permettre un suivi des pratiques de prescription et de satisfaction des clients. Après un examen de la situation, le projet a rationalisé la stratégie et a étendu le programme. Environ 2000 médecins en zones rurales et 5000 détaillants de médicaments desservent une zone de près de 13 millions d’habitants. On a pu observer une forte augmentation dans l’utilisation d’un système de traitement de l’eau au point d’utilisation. Les représentants des ONG ont informé le marché dans leurs secteurs respectifs et, tout aussi important, ont regroupé des informations sur les meilleurs prescripteurs (25 % environ du total). Le projet POUZN a partagé ces informations avec des sociétés de vente de zinc dans l’Uttar Pradesh – essentiellement en identifiant leurs meilleurs clients. Ces liens établis entre les différents acteurs encouragent les sociétés à s’engager sur ce nouveau marché, incitation économique à s’impliquer plus activement dans les zones mal desservies. Cela permet aussi aux prestataires dans les zones rurales d’en apprendre davantage sur le zinc et sur d’autres médicaments et produits de santé mais aussi de pouvoir se les procurer. Cela permet enfin de supprimer les subventions une fois le marché rural activé. Source : Adapté de USAID. Introducing improved treatment of childhood diarrhoea with zinc and ORT in India, Indonesia and Tanzania. Washington DC. POUZN Project, 2010

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Améliorer et suivre la qualité Les progrès réalisés pour la survie de l’enfant dépendent de la mise en place d’interventions de qualité, correctement financées. Au niveau des pays, la qualité des services de suivi est une composante essentielle de la gestion des programmes. On dispose d’outils, de lignes directrices et d’une expérience pour mesurer à la fois le contenu et les procédures appliquées dans les actions menées pour améliorer la qualité. L’OMS et des partenaires ont défini des indicateurs de qualité des soins dans les services de santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant dans les établissements de santé. Ces indicateurs doivent permettre une évaluation systématique et les résultats seront utilisés pour améliorer les services. Des méthodes ont été mises au point également pour évaluer la qualité des soins dispensés aux enfants au niveau de la communauté, dans le cadre de l’initiative intitulée Catalytic Initiative to Save a Million Lives (70), un partenariat international dont le but est de renforcer les systèmes de santé pour accélérer les progrès

vers les OMD 4 et 5. Ces moyens ont été utilisés en Éthiopie et au Malawi et ils peuvent être adaptés pour une utilisation dans d’autres pays. La stratégie participative d’amélioration de la qualité dans la communauté (PCQI) est une stratégie à assise communautaire mise en œuvre en Éthiopie dans le cadre du projet Last Ten Kilometres (L10K) [Les dix derniers kilomètres] et qui a donné des résultats positifs (lire l’encadré 18). En outre, les installations WASH dans les centres de soins de santé sont importantes non seulement pour prévenir les infections mais aussi, globalement, pour la satisfaction des services et une meilleure qualité des soins. De même, l’énergie est indispensable pour assurer des soins de santé d’excellente qualité. Ainsi, une alimentation électrique fiable est nécessaire pour assurer un éclairage satisfaisant et le bon fonctionnement des appareils tels que les concentrateurs d’oxygène, et pour garantir la chaîne du froid. Malgré l’importance de l’énergie, une majorité d’établissements de santé en Afrique et dans d’autres régions sont privés d’électricité.

Encadré 18.  Associer les communautés à l’amélioration de la qualité des soins – une approche participative adoptée par le projet L10K en Éthiopie Dans certains pays, l’introduction de la prise en charge communautaire a conduit à un accroissement des services de soins curatifs contre les maladies de l’enfant. Toutefois, le fonctionnement et la qualité de la plupart des services de santé de l’enfant laissent à désirer, ce qui fait obstacle à l’obtention de bons résultats sanitaires. Le projet L10K en Éthiopie a adopté l’approche PCQI [Participative Community Quality Improvement] qui permet d’améliorer la qualité et l’accessibilité des soins de santé grâce à une plus grande participation de la communauté et des agents de vulgarisation sanitaire. L’approche PCQI permet une amélioration continue de la qualité grâce à un processus cyclique. Tout d’abord, les membres de la communauté identifient les principales entraves et les obstacles à l’accessibilité et à la qualité des services. Ensuite, ils suggèrent des ajustements et progrès possibles dans les domaines où résident les problèmes et se chargent de suivre et de cibler les améliorations dans l’accès aux services et dans la qualité des prestations de services. Les agents de vulgarisation sanitaire se réunissent aussi chaque trimestre pour discuter de ces questions. Les représentants de ces différents groupes échangent leurs conclusions au cours d’un atelier intitulé « Combler les lacunes », constituent une équipe chargée de l’amélioration de la qualité et élaborent un plan d’action clair pour élargir l’accès aux services et améliorer la qualité de ces services. En une année d’application de l’approche PCQI, un certain nombre de changements positifs ont pu être observés. Certains des obstacles à l’accessibilité et à la qualité des soins ont été identifiés et surmontés, notamment : les croyances traditionnelles néfastes, l’impossibilité pour les familles d’accéder aux services, l’absence de services de nuit et le manque d’expérience pratique des agents de vulgarisation sanitaire. La communauté a mené à bien différentes initiatives, à savoir un engagement ferme à entretenir et à améliorer les routes conduisant aux dispensaires, la construction de logements pour les agents de vulgarisation sanitaire à proximité des établissements de santé pour faciliter la prestation des services d’urgence durant la nuit et la mise en commun des fonds pour acheter des fournitures destinées aux postes sanitaires en vue d’aider à améliorer la qualité des soins. Source : Adapté de la note d’orientation du projet L10K, Vol. 2 – Participatory Community Quality Improvement Approach (PCQI) in Ethiopia. http://l10k.jsi. com/Resources/policy_briefs.htm Dernier accès le 14 février 2013.

Obtenir davantage de résultats à moindre coût Dans de nombreux endroits, les ressources allouées à la santé n’augmentent pas aussi rapidement que nécessaire, en particulier lorsque tout est fait pour stimuler la demande. Une telle situation peut limiter les mesures mises en place pour dispenser les services, en particulier celles qui visent, de manière équitable, à prévenir et à traiter les cas de pneumonie et de diarrhée et à protéger contre ces maladies. Allouer des ressources plus judicieusement implique que l’on prenne des décisions en s’appuyant sur des estimations locales de l’épidémiologie 36

et de la charge des maladies, en identifiant les interventions prioritaires, en comprenant quelles ressources sont disponibles et où elles peuvent être mieux utilisées et enfin en tirant parti des nouveaux outils. Ainsi, « OneHealth » et « Marginal Budgeting for Bottlenecks » sont des outils analytiques permettant d’élaborer des politiques de santé fondées sur une base factuelle, de planifier, de calculer les coûts et d’établir un budget au niveau des pays. Ces outils permettent de simuler l’impact possible sur la couverture de santé et les résultats sanitaires, ainsi que les incidences en termes de coût et de budget d’autres stratégies des prestation de services de santé qui adoptent différentes

Le Plan d’action mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée

approches (ciblant la communauté ou la famille, l’ensemble de la population ou des groupes marginalisés, ou encore les dispensaires).

Évoluer vers le durable Il existe de nombreux exemples d’investissements dans la santé qui se trouvent prématurément interrompus, parce que les financements externes ont cessé ou parce qu’on a accordé

la priorité à d’autres initiatives. Ces dernières années, on a mis davantage l’accent sur des améliorations durables et l’on constate un travail accru pour aider les planificateurs et les directeurs à savoir quoi faire pour garantir la viabilité des interventions et des programmes fondés sur des données factuelles dans les pays. Dans la mise en œuvre des interventions de lutte contre la pneumonie et la diarrhée, il conviendrait de chercher à préserver les acquis.

9 .  Suivi et évaluation Il convient d’accorder une attention particulière au suivi des progrès réalisés dans la lutte contre la pneumonie et la diarrhée. Les pays ont pour responsabilité première de faire en sorte que les données soient disponibles et qu’elles soient utilisées pour les actions et pour mesurer les progrès accomplis. Les indicateurs relatifs aux cibles du présent Plan d’action mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée (Tableau 3) ont été sélectionnés parce qu’ils sont également utilisés pour suivre la progression vers l’OMD 4 par l’initiative Countdown to 2015 et par la Commission de l’Information et de la redevabilité créée par les Nations Unies. Les autres indicateurs couvrent les principaux domaines (l’eau, l’assainissement et l’énergie par exemple) qui ne sont pas couverts par ces initiatives. Ils sont généralement issus des systèmes d’information sanitaire systématique et/ou des enquêtes démographiques et sanitaires ou des enquêtes en grappes à indicateurs multiples ou résultent d’autres processus existants. C’est pourquoi les données qui permettent de les mesurer seront probablement déjà disponibles, même après 2015. Les pays devront mettre en place des dispositifs pour faire en sorte que les données recueillies par les agents de santé communautaires ou d’autres types d’agents de santé soient incorporées dans les systèmes d’établissement de rapports. Dans certains cas, il faudra recourir à un échantillonnage plus fréquent de communautés les plus vulnérables plutôt qu’à des enquêtes démographiques et sanitaires ou à des enquêtes en grappes à indicateurs multiples. À l’échelle mondiale, des organisations des Nations Unies et d’autres partenaires continueront de soutenir les pays et de compiler les informations régionales et mondiales. Concernant la couverture vaccinale, des estimations de l’OMS et de l’UNICEF découlant des rapports des gouvernements sont disponibles au niveau national. Les données permettant de mesurer la progression vers les objectifs du présent Plan d’action mondial intégré seront obtenues à partir des activités de surveillance, des rapports mondiaux tels que Child Health Epidemiology Research Group et enfin des modèles améliorés d’impact sur la charge de morbidité. Le Groupe d’examen indépendant composé d’experts de la Commission de l’Information et de la redevabilité créée par les Nations Unies participera, le cas échéant, de même que l’Assemblée mondiale de la Santé. L’OMS et l’UNICEF ont dirigé les travaux de définition des cibles relatives à l’eau et à l’assainissement pour l’après-2015. Les indicateurs ci-dessous sont issus de ces travaux et sont adaptés spécifiquement au calendrier du présent Plan d’action mondial intégré (2025 comparé à 2030, année butoir pour l’eau et l’assainissement). En outre, une cible est proposée spécifiquement pour le traitement et le stockage sûr de l’eau dans les habitations, qui s’inspire de la Stratégie OMS-UNICEF International Network on Household Water Treatment and Safe Storage 2011-2016 (71). Ces cibles seront examinées par un groupe de travail mandaté par l’OMS qui s’attachera plus particulièrement à la santé en 2013. L’OMS et des partenaires ont entrepris l’élaboration d’une stratégie globale de suivi et d’évaluation de l’énergie propre dans les habitations. Cette stratégie associe les informations « ascendantes » découlant des activités d’achat et d’approvisionnement et les informations « descendantes » dérivées des enquêtes nationales. Des études de terrain ponctuelles sont également prévues pour obtenir une évaluation plus exhaustive du déroulement des interventions et de leur impact. La mise au point et le test des instruments d’enquêtes sont en cours de planification.

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Tableau 3.  Indicateurs pour évaluer les progrès réalisés en vue d’atteindre les principales cibles opérationnelles de la lutte contre la pneumonie et la diarrhée Indicateur Couverture par le vaccin anti-Hib Couverture par le vaccin antirougeoleux Couverture par le DTC3 Couverture par le vaccin antipneumococcique conjugué (PCV) Couverture par le vaccin antirotavirus Allaitement exclusif au sein pendant 6 mois Poursuite de l’allaitement à 1 an Alimentation complémentaire

Définition Pourcentage d’enfants âgés de 12 à 23 mois qui ont reçu 3 doses de vaccin anti-Hib Pourcentage d’enfants âgés de 12 à 23 mois qui ont reçu un vaccin contenant une valence rougeole Pourcentage d’enfants âgés de 12 à 23 mois qui ont reçu 3 doses de DTC3 Pourcentage d’enfants âgés de 12 à 23 mois qui ont reçu 3 doses de PCV Pourcentage d’enfants âgés de 12 à 23 mois qui reçu toutes les doses du schéma de vaccination contre le rotavirus Pourcentage d’enfants âgés de 0 à 5 mois qui sont nourris exclusivement au sein Pourcentage d’enfants âgés de 12 à 15 mois qui sont nourris au lait maternel Pourcentage d’enfants âgés de 6 à 23 mois qui ont reçu un régime alimentaire minimal acceptable

Sources des données Estimations OMS-UNICEF Estimations OMS-UNICEF Estimations OMS-UNICEF Estimations OMS-UNICEF

Estimations OMS-UNICEF Enquêtes DHS, MICS et enquêtes nationales sur la nutrition Enquêtes DHS, MICS et enquêtes nationales sur la nutrition Enquêtes DHS et enquêtes nationales sur la nutrition Données de suivi des manifestations biannuelles ; données SIS Enquêtes DHS, MICS et données de surveillance au niveau communautaire Enquêtes DHS, MICS et données de surveillance au niveau communautaire Enquêtes DHS, MICS Enquêtes DHS, MICS et enquêtes nationales1 Système d’information sanitaire

Couverture de la Pourcentage d’enfants âgés de 6 à 59 mois qui ont reçu supplémentation en vitamine A 2 doses annuelles de vitamine A Traitement de réhydratation par voie orale Apport de zinc pour le traitement de la diarrhée Recherche de soins contre la pneumonie Antibiothérapie contre la pneumonie Prophylaxie antirétrovirale chez les femmes enceintes séropositives pour le VIH pour prévenir la transmission verticale du VIH Lavage des mains au savon Pourcentage d’enfants âgés de 0 à 59 mois souffrant de diarrhée qui sont traités par SRO Pourcentage d’enfants souffrant de diarrhée qui ont reçu des SRO et un apport adapté de zinc Pourcentage d’enfants âgés de 0 à 59 mois présentés à un agent de santé compétent pour suspicion de pneumonie Pourcentage d’enfants âgés de 0 à 59 mois placés sous antibiothérapie pour suspicion de pneumonie Pourcentage de femmes enceintes infectées par le VIH qui prennent des antirétroviraux pour réduire le risque de transmission mère-enfant du VIH

Pourcentage d’habitations et d’établissements de soins de santé disposant d’eau et de savon et d’une installation pour le lavage des mains Pourcentage d’habitations et d’établissements de soins de santé disposant d’installations d’assainissement conformes aux règles d’hygiène Pourcentage d’habitations et d’établissements de soins de santé qui déclarent utiliser une source d’eau de meilleure qualité Pourcentage d’habitations et d’établissements de soins de santé disposant d’une méthode et/ou d’un produit de traitement de l’eau sous surveillance (+ un test de la qualité de l’eau dans un sous-groupe d’habitations) Pourcentage de ménages utilisant des combustibles propres pour cuisiner

Enquêtes MICS, enquêtes nationales

Installations d’assainissement conformes aux règles d’hygiène Accès à une eau potable de meilleure qualité Utilisation d’un système domestique de traitement et de stockage de l’eau2 Pollution de l’air dans les habitations

Enquêtes DHS, MICS et enquêtes nationales Enquêtes DHS, MICS et enquêtes nationales Enquêtes DHS, MICS et enquêtes nationales

Base de données de l’OMS sur l’énergie domestique (enquêtes DHS et MICS, études d’évaluation des niveaux de vie, enquêtes nationales et recensements)

Source : Indicateurs pour évaluer les progrès réalisés en vue d’atteindre les principales cibles opérationnelles de la lutte contre la pneumonie et la diarrhée 2 1 2 Pour cet indicateur, certaines données résultent d’enquêtes DHS mais des problèmes de méthode se posent. Pour obtenir une liste complète d’indicateurs recommandés, consulter la publication OMS/UNICEF 2012 : Toolkit for monitoring and evaluating household water treatment and safe storage programmes. http://www.who.int/household_water/resources/toolkit_monitoring_evaluating/en/index.html

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Le Plan d’action mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée

L’OMS collabore avec la Banque mondiale et d’autres partenaires de l’Initiative SEFA pour élaborer un cadre d’action à plusieurs niveaux (72) qui servira de base lors de la définition de cibles et du suivi des progrès accomplis dans l’accès des ménages et

des services communautaires à une énergie moderne, dans la réduction des niveaux d’émissions polluantes et dans l’accès à une alimentation électrique. Ce cadre proposé sera éprouvé et affiné dans les deux à trois prochaines années.

10 .  Rôle des partenaires dans le monde Pour atteindre les objectifs de la lutte contre la pneumonie et la diarrhée dans le monde, il sera impératif de coordonner les programmes concernés au niveau des pays et à l’échelon régional et d’intensifier l’aide des agences du développement et des organismes chargés de gérer les situations d’urgence et les flambées. Il sera demandé aux partenaires d’aligner leur aide sur les priorités et les plans d’action dirigés par les gouvernements. Les objectifs du présent Plan d’action mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée étayent les objectifs de la Stratégie mondiale pour la santé de la femme et de l’enfant et ceux du mouvement Every Woman Every Child. Ils appuient en particulier l’appel à l’action S’engager pour la survie de l’enfant : une promesse renouvelée. Un groupe restreint de partenaires internationaux appartenant à des organisations des Nations Unies, d’instituts techniques et d’autres parties prenantes a dirigé les travaux d’élaboration du Plan d’action mondial contre la pneumonie et du Plan d’action mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée. Ces partenaires dirigent des activités spécifiques selon leurs propres expertises et leur centre d’intérêt et peuvent affecter un personnel réservé à ces activités. Dans le système des Nations Unies, l’OMS et l’UNICEF ont une responsabilité de chefs de file en raison de leurs expertises cumulées et de leur expérience dans les actions pour la survie de l’enfant. De nombreuses organisations internationales gouvernementales et non gouvernementales apportent déjà, ou prévoient d’apporter, une assistance aux pays en développement pour les aider à renforcer et à préserver leurs capacités nationales de lutte contre la pneumonie et la diarrhée chez les jeunes enfants. Ces activités sont généralement intégrées aux mesures prises pour atteindre la cible de l’OMD 4. Elles doivent être maintenues voire développées, le cas échéant et viser spécifiquement la pneumonie et la diarrhée. Elles doivent s’étendre au-delà de 2015. Il sera demandé à des organisations régionales et internationales d’apporter une assistance technique dans les activités des pays et, selon les besoins, d’offrir des opportunités d’échanges d’expériences entre pays. Ces activités seront probablement : la révision, l’adaptation et l’élaboration de politiques techniques, opérationnelles et de gestion, la fixation des prix des vaccins, des médicaments et du matériel et la présentation d’un programme technique concis avec des prévisions de coûts et de résultats. Ainsi l’UNICEF et des partenaires collaborent-ils étroitement avec des fabricants pour obtenir une meilleure disponibilité du zinc, l’UNICEF étant le plus gros acheteur de comprimés de zinc qui représentent plus de 80 % des achats internationaux. L’UNICEF est aussi le premier acheteur de comprimés dispersibles d’amoxicilline. Les principaux partenaires peuvent également contribuer pour une grande part aux actions nécessaires contre les facteurs de risque, au-delà du secteur de la santé, comme l’accès à une énergie domestique propre. Des groupes nationaux chargés de coordonner les activités de lutte contre la pneumonie et la diarrhée peuvent tirer parti des activités et apports de l’Initiative SEFA, de l’Alliance mondiale pour des foyers de cuisson améliorés de la Fondation des Nations Unies et de leurs partenaires chargés de l’exécution (tant au niveau international qu’à l’intérieur des pays). Cela apportera aux plans d’action nationaux un appui précieux dans le domaine technique (dans l’évaluation du risque, la mise au point et l’évaluation de nouvelles technologies, la définition de normes internationales et les essais, par exemple) et dans le domaine politique (dans le développement du marché et le financement par exemple), mais cela permettra également de définir les contributions importantes pouvant être assurées par le système de santé. Dans ce type de partenariats, il est impératif de garder un fort sens des responsabilités dans les actions menées. L’Alliance GAVI qui aide au renforcement des systèmes de santé et à l’introduction de nouveaux vaccins peut être mise à contribution également au niveau du pays pour financer la formation des agents de santé, le suivi et l’évaluation, la gestion de la chaîne d’approvisionnement, etc. Au cours des trois années écoulées, l’Alliance GAVI a aidé plus de 20 pays à introduire le vaccin antipneumococcique conjugué (PCV) qui protège l’enfant de la cause la plus courante de pneumonie. L’introduction de nouveaux vaccins peut constituer une base d’approvisionnement d’autres produits tels que les antibiotiques, les SRO et le zinc et peut favoriser également la mise à jour des outils communs de notification et de suivi (par exemple les registres et les fiches de santé des enfants).

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11 .  Besoins en matière de recherche Les mesures de lutte contre la pneumonie et la diarrhée ont peu de chance d’être efficaces sans des efforts de recherche, qu’il s’agisse de la recherche fondamentale ou de la recherche opérationnelle. La recherche a été négligée ces dix dernières années dans les domaines de la lutte contre la pneumonie et la diarrhée et c’est pourquoi de nombreuses questions essentielles d’ordre clinique et épidémiologique sont restées sans réponse. Le Plan d’action mondial intégré accorde une place décisive à la promotion de la recherche, notamment de la recherche sur les activités à assise communautaire et de la recherche socioculturelle sur les connaissances, les attitudes, les perceptions, les pratiques culturelles et les comportements lorsqu’il s’agit de rechercher des soins. Alors que les programmes nationaux tendent à étendre les interventions, il faudra orienter la recherche sur les stratégies de distribution, sur l’élimination de ce qui fait obstacle aux interventions et sur les meilleurs méthodes d’exécution. Toutefois, le besoin d’une telle recherche ne justifie pas que l’on reporte dès à présent la mise en œuvre des interventions reconnues efficaces. Les efforts de recherche pour lutter contre la pneumonie et la diarrhée de l’enfant doivent comprendre le renforcement des capacités de recherche dans les pays les plus touchés.

12 .  Opportunités pour la période 2013-2025 Les objectifs du Millénaire pour le développement ont donné une impulsion considérable et ont renforcé l’engagement politique en faveur de la survie et du développement de l’enfant. Ces vingt dernières années, la baisse notable de la mortalité chez les moins de cinq ans, amorcée depuis 1990, a sauvé des millions de jeunes vies. Ce progrès est dû pour une grande part à l’adoption d’interventions sanitaires de base dans le contexte du développement général, d’une meilleure situation économique, d’une meilleure éducation des femmes et des avancées technologiques. Pourtant, 2015 est presque là et il reste encore beaucoup à faire jusqu’en 2025, au moins. Le présent Plan d’action mondial intégré offre un moyen d’accélérer les progrès pour prévenir et combattre les deux principales maladies meurtrières d’enfants usqu’en 2015 et au-delà. Il ne faut pas manquer cette opportunité de plaider pour la lutte contre la pneumonie et la diarrhée et d’investir davantage dans ce sens. Considérant l’ampleur de la charge mondiale de la pneumonie et de la diarrhée de l’enfant, les ressources nécessaires pour mettre en place des interventions dont l’efficacité est avérée sont relativement modestes. Une autre opportunité est la prise de conscience au niveau mondial que la réduction des problèmes de santé dans le monde exige la participation dynamique des communautés touchées soutenues par des partenariats internationaux efficaces et des démarches collaboratives. Les politiques et les activités posent les bases de cette approche communautaire.

13 .  Conclusion L’OMD 4 – réduire de deux tiers le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans – est toujours hors de portée pour la plupart des pays les plus pauvres. Même si l’on a atteint la cible de cet OMD concernant l’accès à une eau de meilleure qualité, des centaines de millions de personnes n’ont toujours pas accès à une eau potable sûre et fiable et 2,5 milliards n’ont pas accès à des conditions d’assainissement améliorées. Les cibles relatives à une meilleure santé de l’enfant au-delà de 2015 ne seront pas atteintes si les gouvernements et les partenaires qui les soutiennent au niveau mondial ne prennent pas d’urgence des mesures de lutte contre la pneumonie et la diarrhée. C’est maintenant qu’il faut mettre en place des activités centrées, coordonnées et intégrées de lutte contre la pneumonie et la diarrhée, de portée internationale, nationale et infranationale, telles que les prévoit le Plan d’action mondial intégré. Dans un monde en constante évolution, les programmes de lutte contre la pneumonie et la diarrhée doivent être flexibles, capables de comprendre les risques et de s’adapter aux changements de situation. Ce document demande à tous les groupes concernés de prouver leur engagement, d’allouer les ressources indispensables et de collaborer pour que les décès évitables d’enfants dus à la pneumonie et à la diarrhée soient relégués dans le passé.

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Le Plan d’action mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée

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ANNEXES Annex 1.  Plans d’action antérieurs contre la pneumonie et la diarrhée (résumés) 1.1.  Pneumonie : Le Global Action Plan for the Prevention and Control of Pneumonia (GAPP) [Plan d’action mondial pour prévenir et combattre la pneumonie] lancé en 2009 par l’OMS et l’UNICEF •

en charge satisfaisante des cas de pneumonie à l’hôpital, dans les établissements de santé et dans la communauté en vue d’obtenir une couverture de 90 % dans un délai déterminé à l’avance. Atteindre les cibles définies dans le rapport « La vaccination dans le monde : vision et stratégie » concernant les vaccins antirougeoleux et anticoquelucheux. Les pays qui n’y sont pas parvenus et en particulier ceux enregistrant des taux de mortalité élevés, devraient introduire le vaccin antipneumococcique conjugué et le vaccin anti-Hib dans leurs programmes nationaux de vaccination. Promouvoir l’allaitement exclusif au sein et la supplémentation de zinc. En réduisant le risque de faible poids à la naissance et de malnutrition, ces stratégies contribuent à prévenir la pneumonie. Réduire la pollution de l’air dans les habitations. Il existe de nouvelles technologies permettant de réduire la pollution de l’air dans les habitations et susceptibles de prévenir la pneumonie. Il conviendrait de mener une recherche complémentaire pour démontrer l’incidence de ces interventions sur la santé. Prévenir la transmission mère-enfant du VIH, améliorer la prise en charge des infections à VIH et intensifier les mesures prophylactiques contre la pneumonie à P. jiroveci. Ces interventions sont importantes dans les pays où la prévalence des infections à VIH est élevée.

Objectifs et vision L’objectif du Global Action Plan for the Prevention and Control of Pneumonia est de faire en sorte que chaque enfant soit protégé de la pneumonie grâce à un environnement favorable à la santé et qu’il ait accès aux mesures de prévention et aux traitements. Les objectifs spécifiques sont les suivants : •

Réduire de 65 % avant fin 2015 la mortalité des enfants de moins de cinq ans imputable à la pneumonie, par rapport aux niveaux de l’année 2000 ; Réduire de 25 % avant fin 2015 l’incidence des cas sévères de pneumonie chez les enfants de moins de cinq ans, par rapport aux niveaux de l’année 2000. •

Trois cibles doivent être atteintes avant fin 2015 : •

Une couverture vaccinale de 90 % par tous les vaccins nécessaires (et une couverture de 80 % dans chaque district) ; L’accès pour 90 % des cas de pneumonie à une prise en charge appropriée ; L’allaitement exclusif au sein de 90 % des nouveau-nés pendant leurs six premiers mois de vie.

D’autres stratégies préventives devraient être encouragées, comme celles qui incitent au lavage des mains. La pneumonie est une conséquence courante grave d’une grippe pandémique. La préparation à une grippe pandémique devrait comprendre la lutte contre la pneumonie, prévention comprise, et donner un caractère d’urgence à la prise en charge communautaire des cas.

Déclaration de consensus technique Dans le cadre des stratégies pour la survie de l’enfant, les pays devraient prendre des mesures de lutte contre la pneumonie. Les principales stratégies visant à traiter, prévenir et protéger de la pneumonie sont les suivantes : • • • •

Prise en charge des cas à tous les niveaux Vaccination Prévention et prise en charge des infections à VIH Amélioration de la nutrition et réduction des cas de faible poids à la naissance Lutte contre la pollution de l’air dans les habitations

1.2.  Diarrhée : Why children are dying and what can be done? [Pourquoi les enfants en meurent-ils et que peut-on faire ? Le présent rapport propose un plan d’action en sept points pour mener à bien des interventions globales de lutte contre la diarrhée.

Cinq interventions permettraient de réduire de plus de la moitié les taux de mortalité et de morbidité dus à la pneumonie : •

Traiter Le chapitre Traiter s’appuie sur deux principaux axes : •

Adopter des mesures efficaces de prise en charge des cas dans la communauté et dans les établissements de santé. Les pays enregistrant des taux élevés de mortalité chez les moins de cinq ans devraient adopter des plans pour étendre la prise

Compenser la perte de liquides organiques pour prévenir la déshydratation Traiter par comprimés de zinc

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La réhydratation par les sels de réhydratation orale (SRO) est le moyen fondamental de compenser les pertes hydriques. Cette approche intègre de nouveaux éléments, notamment les SRO à faible osmolarité qui sont plus efficaces que les formulations des SRO utilisées auparavant, et la supplémentation de zinc qui diminue la gravité et la durée de la diarrhée. Continuer à alimenter l’enfant, notamment poursuivre l’allaitement au sein pendant un épisode diarrhéique et la consommation appropriée de liquides disponibles au domicile si l’on ne dispose pas de SRO, sont aussi d’importantes mesures de traitement de la diarrhée.

Prévenir Cinq principales mesures de prévention peuvent être adoptées pour réduire la diarrhée à moyen et long terme : •

Intensifier la couverture vaccinale contre les rotavirus et la rougeole Promouvoir la mise au sein précoce et l’allaitement exclusif au sein et la supplémentation en vitamine A Améliorer la quantité et la qualité de l’eau, en particulier le traitement et le stockage de l’eau dans les habitations Promouvoir l’assainissement à l’échelle de la communauté

Cette approche comprend de nouveaux aspects qui se sont révélés plus efficaces que les stratégies précédentes, notamment la vaccination contre les rotavirus dont l’introduction dans les programmes nationaux de vaccination vient d’être recommandée, et des démarches de sensibilisation pour susciter une plus forte demande pour que cesse la défécation sauvage. La mise en place de ces mesures de prévention doit se faire de façon concertée car des interventions isolées auront probablement un impact global moindre. Ainsi, on ne peut pas prévenir la diarrhée due aux rotavirus uniquement en apportant des améliorations dans l’approvisionnement en eau et l’assainissement, et la vaccination contre les rotavirus n’empêche pas d’autres agents pathogènes (comme E. coli et Shigella) de provoquer une diarrhée. Cet ensemble de mesures doit s’accompagner de stratégies de communication claires, ciblées et intégrées pour sensibiliser davantage les familles et les communautés à l’importance des changements comportementaux et sociaux.

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Annex 2.   Principales mesures à prendre dans le cadre d’interventions sélectionnées 2.1.   Accès universel à l’eau potable et à des installations d’assainissement et de lavage des mains conformes aux règles d’hygiène Plan d’application initial Assurer une alimentation fiable d’eau courante salubre dans chaque habitation, tel est l’objectif ultime de l’action mondiale qui devrait apporter les plus grands bienfaits sanitaires, tout en contribuant à la réalisation des cibles des OMD portant sur la réduction de la pauvreté, la nutrition, la survie de l’enfant, la présence sur les bancs de l’école, l’égalité entre les sexes et la préservation de l’environnement.3 Quatre interventions WASH – meilleur accès à l’eau, eau potable de meilleure qualité, installations satisfaisantes d’assainissement et de lavage des mains au savon – se sont révélées efficaces puisqu’elles ont réduit notablement l’incidence des maladies diarrhéiques.4 Ces interventions sont mises en avant comme des mesures de prévention qui ont fait leurs preuves dans le plan d’action en sept points pour mener à bien des interventions globales de lutte contre la diarrhée, adopté par l’UNICEF et l’OMS en 2009.5 Améliorer notablement la situation sanitaire grâce à des interventions dans les domaines de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène implique que l’on déploie plus largement ces interventions pour atteindre les populations les plus vulnérables. Un tel déploiement dépend pour une grande part d’environnements et de politiques nationales favorables qui reconnaissent et définissent clairement le rôle des ministères (santé, eau, éducation, commerce). De plus, il est important d’obtenir la participation des principales parties prenantes, notamment des organisations internationales, des universités, des donateurs, du secteur privé et des ONG, pour garantir des financements, des interventions et des évaluations bien coordonnés. diarrhée (avec des stratégies, des indicateurs et des budgets communs/partagés, par exemple) ; •

Renforcer les capacités institutionnelles à tous les niveaux (à savoir suivi de l’exécution et évaluations des risques) ; Envisager la création d’un fonds commun WASH ; Mobiliser des ressources (subventions, crédits carbone, secteur privé) ; Mettre en place des dispositifs de suivi et d’évaluation pour mesurer les progrès réalisés en vue d’une amélioration dans les domaines de la santé, de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène (WASH) et de la diminution des cas de pneumonie et de diarrhée chez les enfants ; Élaborer des normes et des critères pour orienter la mise en œuvre du plan d’action.

• •

Au niveau de l’exécution •

Promouvoir un ensemble complet d’interventions pour prévenir et traiter la diarrhée et la pneumonie, notamment des pratiques préventives WASH, une supplémentation de zinc, la prise de SRO, l’allaitement exclusif au sein et les vaccinations.

Assurer la mise à disposition de ressources humaines formées et des principaux produits indispensables pour atteindre les cibles. Au niveau de l’élaboration des politiques et des prises de décision •

Évaluer la disponibilité des technologies de l’eau et de l’assainissement ; envisager la réduction et/ou l’exemption des droits et taxes sur les technologies importées ; Veiller à ce que les produits soient conformes aux normes nationales et internationales (par exemple que le traitement de l’eau dans les habitations réponde aux critères de performance de l’OMS) ; Collaborer avec le secteur privé à la mise au point d’une chaîne d’approvisionnement efficace.

Principales activités Mise en place d’un plan d’action national assorti de cibles pour obtenir l’accès à une eau potable et à des installations d’assainissement et d’hygiène. Au niveau de l’élaboration des politiques et des prises de décision •

Se coordonner avec les intervenants dans les domaines de la santé, de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène pour hiérarchiser les prestations de services, avec pour principal objectif de réduire le nombre de cas de pneumonie et de Prüss-Ûstün, Bonjour & Corvalán, 2008. Fewtrell et al., 2005 ; Clasen et al., 2007 ; Waddington et al., 2009 UNICEF-OMS (2009). Diarrhoea: Why children are still dying and what can be done. New York, UNICEF. Fonds des Nations Unies pour l’Enfance, Genève, Suisse, Organisation mondiale de la Santé (http://www.who.int/maternal_ child_adolescent/documents/9789241598415/en/index.html)

Au niveau de l’exécution Veiller à ce que tous les établissements de soins de santé disposent d’un accès à une eau potable et d’installations de lavage des mains et d’assainissement en hiérarchisant les services devant disposer de ces installations. Envisager la construction de systèmes de « bidons basculants » pour le lavage des mains qui peuvent être fabriqués avec un bidon en plastique de 5 litres ou de 1,5 litre qui permet, au moyen d’une pédale-levier, d’obtenir de l’eau courante sans toucher le bidon.6

3 4 5

6 http://www.tippytap.org/build-a-tippy-tap-manual

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Le Plan d’action mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée

Intégrer la promotion des principales pratiques en matière d’eau, d’assainissement et d’hygiène (lavage des mains au savon aux moments où cette opération est cruciale ; traitement, stockage sûr et manipulation de l’eau ; et évacuation sans risque des selles) dans le cadre des conseils lors des consultations prénatales, périnatales et de nutrition ; traitement et soins contre le VIH/sida et enfin soins pédiatriques. Former les agents de santé communautaires et les volontaires à la promotion des bonnes pratiques en matière d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH) et, si nécessaire, distribuer les produits WASH (savon, produits de traitement de l’eau, etc.) comme moyens d’incitation pour rechercher des services de santé. Mettre en contact les membres de la communauté et les organisations oeuvrant dans le secteur de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène dans les initiatives nationales en faveur de l’assainissement ; collaborer avec le secteur privé pour appuyer l’accès à des produits d’assainissement à bas prix (par exemple dans les petites boutiques situées à proximité du centre de santé, qui vendent des SRO, des produits pour le traitement de l’eau, du savon, des conteneurs de stockage de l’eau, etc.). Évaluer les progrès obtenus vers les cibles et, le cas échéant, modifier l’exécution du programme.

exemple accès à une eau potable saine et à des installations d’assainissement, traitement et stockage de l’eau potable dans les habitations, lavage des mains au savon, manipulation et préparation des aliments dans le respect des règles d’hygiène). •

Produits de santé prioritaires : savon, produits de traitement de l’eau à domicile (chlore, filtres, coagulant/floculant), conteneurs de stockage sûrs, matériel pour creuser des puits, pompes à eau (manuelles et mécaniques), dalles pour latrines, ciment pour réservoirs.

Exemples d’étapes •

Pourcentage d’amélioration dans l’accès à l’eau potable, à des installations d’assainissement et de lavage des mains dans tous les établissements de soins de santé et dans les écoles (en particulier dans les zones rurales) ; Pourcentage de politiques et de programmes qui ont intégré les initiatives en matière d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH) dans leurs principales activités (santé de la mère et de l’enfant, nutrition, VIH/sida) ; Pourcentage d’amélioration dans l’utilisation des services de santé dans lesquels des installations d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH) ont été intégrées aux programmes et sont disponibles ; Pourcentage de diminution des cas de diarrhée et de pneumonie chez les enfants.

Au niveau de l’élaboration des politiques et des prises de décision •

Déterminer dans quelle mesure le secteur de la santé peut exercer une influence sur les communautés qui relèvent de sa compétence pour recueillir des informations de suivi dans le secteur de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène (par

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2.2.   Couverture vaccinale de 90  % par l’administration de tous les vaccins nécessaires (et couverture de 80 % dans chaque district) Plan d’application initial Le Plan d’action mondial pour les vaccins (2011-2020) (http:// apps.who.int/gb/ebwha/pdf_files/WHA65/A65_22-fr.pdf) énonce les principes d’orientation et des objectifs stratégiques pour atteindre les objectifs de la Décennie de la vaccination. Les parties prenantes au niveau national, régional ou mondial doivent prendre la responsabilité d’activités spécifiques, traduire le plan d’action en plans opérationnels détaillés, achever l’élaboration d’un cadre de responsabilité pour la Décennie de la vaccination et mobiliser des ressources. Les principales activités ci-dessous devraient permettre une couverture vaccinale élargie et durable par les vaccins traditionnellement administrés aux enfants et l’introduction rationnelle de nouveaux vaccins.

Créer des incitations à se faire vacciner ou à vacciner, à l’intention des ménages et des agents de santé ; Réaliser des recherches dans le domaine social pour améliorer la prestation des services de vaccination et leur capacité à répondre aux besoins des différentes communautés ; Déterminer les raisons des réticences à l’égard des vaccins et prendre des mesures pour redonner confiance aux communautés et faire en sorte qu’elles demandent des vaccinations. Au niveau de l’exécution •

Principales activités S’engager à faire des vaccinations une priorité, les vaccinations systématiques devant servir de tremplin. Au niveau de l’élaboration des politiques et des prises de décision •

Obtenir durablement un engagement en faveur des vaccinations Veiller à la mise en place d’une législation ou d’un cadre juridique ; Élaborer un plan national global de vaccination dans le cadre du plan général de santé du pays ; Fixer des cibles spécifiques au pays ; Renforcer les capacités nationales de formulation de politiques fondées sur des données factuelles Créer des organes indépendants chargés de formuler des politiques nationales de vaccination ou renforcer les organes indépendants existants.

Renforcer les capacités de plaidoyer Recruter de nouveaux porte-paroles, notamment parmi les formateurs, les chefs religieux, les personnalités médiatiques traditionnelles et sociales, les médecins de famille, les agents de santé communautaires et les défenseurs de la vaccination formés au plaidoyer (entre autres) ; Former des agents de santé aux techniques efficaces de communication, en particulier pour qu’ils sachent lever les réticences à l’égard des vaccins et répondre lorsque des manifestations postvaccinales graves sont notifiées ; Intéresser, habiliter et soutenir des organisations de la société civile pour faire valoir l’intérêt des vaccins auprès des communautés et des décideurs locaux et des médias locaux et mondiaux ; Mettre en place des plans nationaux de plaidoyer impliquant des associations de la société civile du pays. Associer aux efforts de plaidoyer des réseaux de professionnels, des universités ou des médias Intéresser des individus et des communautés aux avantages de la vaccination et écouter leurs préoccupations Utiliser les réseaux sociaux et tirer parti des enseignements tirés des opérations de commercialisation et de marketing social ; Inclure les vaccinations dans les programmes de formation de base ; Mener une recherche sur la communication.

Au niveau de l’exécution •

Informer les personnalités influentes sur l’intérêt de la vaccination et les inviter à participer ; Examiner minutieusement, défendre et suivre attentivement les budgets des programmes, les activités de vaccination et les débours ; Aider les associations de la société civile locale et les associations de professionnels à prendre part aux discussions nationales sur la vaccination.

Les bénéfices de la vaccination sont équitablement étendus à tous les individus Au niveau de l’élaboration des politiques et des prises de décision •

Les personnes et les communautés comprennent l’intérêt des vaccins et réclament les vaccinations à la fois comme un droit et une responsabilité Au niveau de l’élaboration des politiques et des prises de décision •

Créer des incitations pour générer une demande et améliorer les connaissances, les attitudes et les pratiques des aidants ;

Élaborer et appliquer de nouvelles stratégies pour combattre les inégalités Remplacer « Atteindre chaque district » par « Atteindre chaque collectivité » (en veillant à ce que les cinq composants soient inclus et tout autant soulignés et appliqués) dans le but de réduire les inégalités à l’intérieur des districts ; Faire participer les groupes défavorisés et marginalisés à l’élaboration de stratégies ciblées et adaptées au contexte local, visant à réduire les inégalités ;

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Introduire les nouveaux vaccins nécessaires dans les programmes nationaux de vaccination ; Prévenir les maladies à prévention vaccinale en cas de flambées et d’urgences humanitaires, ainsi que dans les zones de conflit et agir en conséquence. Au niveau de l’exécution •

Au niveau de l’exécution •

Constituer une base de connaissances et de capacité pour permettre des prestations équitables Suivre le statut vaccinal de chaque individu, en utilisant les registres des vaccinations, les bases de données électroniques et les numéros d’identification nationale ; Tirer parti des structures collectives pour développer la communication et assurer la prestation des services (par exemple les accoucheuses traditionnelles et des registres des naissances) ; Faire participer les associations de la société civile aux actions de proximité et à la planification ; Élaborer de nouvelles approches pour obtenir l’engagement de la collectivité dans les zones urbaines et péri-urbaines ; Former les agents de santé et les associations de la société civile pour les rendre capables d’inciter les communautés à participer, d’identifier les personnalités influentes susceptibles de pouvoir aider à la planification, à l’organisation et au suivi des programmes de santé et de vaccination, et de répondre aux besoins de la collectivité, et enfin les former à collaborer avec les communautés pour répondre à leurs besoins ; Diriger une recherche opérationnelle et sociale pour identifier les stratégies qui ont permis de réduire les inégalités et d’améliorer la qualité et la prestation des services de vaccination. • •

Renforcer les systèmes de suivi et de surveillance Améliorer la qualité de toutes les données administratives concernant la vaccination et promouvoir leur analyse et leur utilisation à tous les échelons administratifs pour améliorer l’exécution des programmes ; Élaborer et promouvoir l’application de nouvelles technologies pour la collecte, la transmission et l’analyse des données de vaccination ; Renforcer davantage et étendre les systèmes de surveillance des maladies pour générer des informations à l’appui des prises de décision, du suivi de l’incidence des vaccination sur la morbidité et la mortalité et de l’évolution épidémiologique des maladies ; Veiller à disposer des capacités nécessaires aux activités en rapport avec la sécurité des vaccins, notamment la capacité de recueillir et d’interpréter les données relatives à la sécurité, et des capacités renforcées dans les pays qui introduisent les nouveaux vaccins ; Renforcer les moyens d’action des administrateurs et des agents qui interviennent en première ligne S’assurer que les programmes de vaccination et les autres programmes de soins de santé primaires soient dotés de ressources humaines suffisantes pour planifier et dispenser les services attendus, de qualité acceptable ; Rehausser le niveau de la formation des ressources humaines avant l’entrée en fonction, en cours d’emploi et ultérieurement, et mettre au point de nouveaux programmes d’enseignement abordant la vaccination comme une composante de la lutte contre les maladies ; Promouvoir la coordination des activités de formation et de supervision des agents de santé communautaires ; Renforcer les infrastructures et la logistique Innover pour améliorer les capacités et la logistique de la chaîne du froid ainsi que la gestion des déchets ; Réduire au minimum l’impact sur l’environnement de l’énergie, des matérieux et des procédés utilisés dans les systèmes d’approvisionnement des services de vaccination, à l’intérieur des pays et à l’échelon mondial ; Doter les systèmes d’approvisionnement en personnel compétent, motivé et autonome, en nombre suffisant et à tous les niveaux ; Mettre en place des systèmes d’information aidant le personnel à suivre les fournitures disponibles avec précision.

Des systèmes de vaccination forts font partie intégrante d’un système de santé fonctionnant de façon satisfaisante Au niveau de l’élaboration des politiques et des prises de décision •

Élaborer des approches globales et coordonnées Veiller à ce que les programmes mondiaux de vaccination visant les objectifs d’éradication et d’élimination (par exemple, les campagnes de vaccination contre la poliomyélite et contre la rougeole) soient incorporés dans les programmes nationaux de vaccination et ne soient pas exécutés indépendamment ; Veiller à ce que le déploiement de nouveaux vaccins soit accompagné de plans de lutte contre des maladies ciblées ; Assurer la coordination entre les secteurs public et privé pour l’introduction de nouveaux vaccins, les notifications de maladies à prévention vaccinale et l’administration de vaccins et garantir la qualité des vaccinations dans les secteurs public et privé ; Envisager l’insertion de vaccins (selon les priorités nationales) dans les programmes de santé tout au long de la vie.

Les programmes de vaccination ont un accès durable aux financements à long terme et à des approvisionnements de qualité Au niveau de l’élaboration des politiques et des prises de décision •

Augmenter le montant total des fonds Obtenir des gouvernements qu’ils s’engagent à investir dans les vaccinations en fonction de leurs capacités de paiement et des bienfaits escomptés ; 49

Associer les nouveaux partenaires potentiels, qu’ils soient implantés dans le pays ou partenaires du développement et identifier les sources de financement ; •

Au niveau de l’élaboration des politiques et des prises de décision Améliorer l’efficacité des programmes et élargir la couverture et l’impact des vaccinations Chercher à utiliser des informations plus pertinentes en appliquant des technologies modernes de communication ; Produits prioritaires : vaccins et produits connexes, supports didactiques et supports de communication. Exemples d’étapes • •

Améliorer l’allocation des fonds Renforcer la budgétisation et la gestion financière pour mieux intégrer la planification financière, la planification des soins de santé et la fixation des priorités ; Coordonner l’aide financière apportée par les partenaires du développement et par d’autres sources externes ; Promouvoir l’emploi d’arguments portant sur les coûts et le rapport coût-bénéfices dans la mobilisation des fonds, les prises de décision et dans le plaisoyer pour un financement des vaccinations ; Étudier les systèmes de financement lié au résultat.

Obtention d’une couverture vaccinale de 90 % à l’échelon national et de 80 % dans chaque district ou chaque unité administrative équivalente, par l’administration de tous les vaccins nécessaires dans les programmes nationaux, sauf recommandation contraire ; Introduction dans les pays à revenu faible ou intermédiaire des vaccins nécessaires, qu’ils soient nouveaux ou insuffisamment utilisés ; Existence d’un cadre juridique ou législatif qui garantit le financement des vaccinations ; Existence d’un groupe consultatif technique indépendant qui répond aux critères définis ; Taux d’abandon entre la première dose de DTC3 et la première dose de vaccin contenant une valence rougeole.

Au niveau de l’exécution •

Assurer la qualité des approvisionnements Renforcer les systèmes nationaux de réglementation.

Les innovations dans la recherche & développement permettent d’optimiser les bénéfices de la vaccination

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2.3.   Allaitement exclusif au sein pour au moins 50  % des enfants pendant leurs six premiers mois de vie (cible du plan adopté en 2012 par l’Assemblée mondiale de la Santé) Plan d’application initial Une stratégie nationale portant sur l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant, dérivée de la Stratégie mondiale pour l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant (http://whqlibdoc. who.int/publications/2003/9242562211.pdf) présente un cadre d’action visant à protéger, promouvoir et favoriser une alimentation appropriée et notamment l’allaitement exclusif au sein. Le Planning guide for national implementation of the global strategy for infant and young child feeding (http:// whqlibdoc.who.int/publications/2007/9789241595193_eng.pdf) formule des recommandations sur les mesures à prendre pour élaborer ou réviser cette stratégie. Le guide de programmation de l’UNICEF sur l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant donne également des recommandations sur la façon de concevoir, de planifier et d’appliquer une stratégie globale (http://www.unicef.org/nutrition/files/Final_IYCF_programming_ guide_June_2012.pdf). Les principales activités ci-dessous s’appliquent essentiellement à l’allaitement exclusif au sein mais aideront néanmoins à améliorer, plus généralement, l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant. Elles devront être intégrées dans la stratégie nationale globale.

Au niveau de l’exécution •

Enseigner aux agents de santé et à d’autres intervenants les responsabilités qui leur incombent selon les termes de ce code, notamment en veillant à ce que les bureaux du gouvernement reçoivent les recommandations à l’intention du personnel sur les interactions avec les fabricants de formulations pédiatriques ; Suivre l’application du code, en veillant à ce qu’elle se fasse de manière transparente, indépendante et sans influence de nature commerciale ; Promouvoir et rendre exécutoire la conformité au code.

Voter une loi qui protège le droit des femmes qui travaillent à allaiter leur enfant Au niveau de l’élaboration des politiques et des prises de décision (voir l’ensemble des ressources de protection de la maternité de l’Organisation internationale du Travail sur le site http://mprp.itcilo.org/pages/en/index.html) •

Prendre des mesures pour ratifier la Convention (n°183) sur la protection de la maternité de l’Organisation internationale du Travail, accessible sur le site (http://www.ilo.org/dyn/normlex/ fr/f?p=1000:12100:0::NO::P12100_ILO_CODE:C183) ; Évaluer la situation des femmes qui travaillent dans le but de favoriser l’allaitement au sein ; Commencer à élaborer une législation conforme à la convention et la faire adopter Obtenir un consensus sur le projet de loi ; Rédiger la version définitive ; Adopter la loi au niveau national ;

Principales activités Prendre des mesures pour adopter et appliquer un code national de commercialisation des substituts du lait maternel (ou pour réviser et mettre à jour le code existant) Au niveau de l’élaboration des politiques et des prises de décision •

Publier la loi, particulièrement en informant les parties prenantes et le grand public ; Suivre la situation.

Sensibiliser à l’importance du code et à la nécessité de le faire appliquer efficacement au niveau national par les principaux responsables de l’élaboration des politiques, les fabricants et le grand public ; Ébaucher un code réglementaire national reprenant toutes les dispositions du Code international de commercialisation des substituts du lait maternel (http://whqlibdoc.who.int/ publications/9241541601.pdf) ainsi que les résolutions ultérieures de l’Assemblée mondiale de la Santé (WHA33.32, WHA34.22, WHA35.26, WHA37.30, WHA39.28, WHA41.11, WHA43.3, WHA45.34, WHA46.7, WHA49.15, WHA54.2 et WHA55.25, accessibles sur le site http://www.who.int/ governance/fr), en prévoyant des dispositions sur le suivi, la mise en œuvre et l’entrée en vigueur effectives de ce code ; Diffuser ce projet de code national pour recueillir des commentaires ; Rédiger la version définitive du code réglementaire national en suivant les procédures légales.

Au niveau de l’exécution •

Sensibiliser à cette loi les agents de santé et les autres intervenants ; Suivre son application au niveau local, transmettre des rapports aux autres niveaux.

Réactiver et étendre l’initiative des hôpitaux «  amis des bébés » (http://www.who.int/nutrition/publications/ infantfeeding/9789241594950/en/index.html) Au niveau de l’élaboration des politiques et des prises de décision •

Évaluer la progression dans le pays de l’initiative des hôpitaux « amis des bébés » Existence d’un coordonnateur et/ou d’un groupe de travail ; Existence de cibles ;

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Pourcentage d’hôpitaux qui ont été certifiés « amis des bébés » ; • •

Former le personnel, notamment en utilisant si possible les logiciels d’apprentissage en ligne Élaborer et utiliser des aides pour un travail de qualité Assurer une supervision de soutien axée sur les compétences

Assurer un suivi de la qualité dans les hôpitaux certifiés Promouvoir le concept dans les autres hôpitaux et préserver le niveau obtenu dans les hôpitaux certifiés Procéder à d’autres évaluations, à des réévaluations et assurer un suivi Faire en sorte que l’initiative des hôpitaux « amis des bébés » devienne une norme dans tous les hôpitaux

• •

Favoriser davantage l’allaitement au sein dans la communauté Au niveau de l’exécution •

Identifier les décideurs et les groupes de décision dans la communauté Inciter les groupes à prendre des mesures Réaliser des évaluations et une recherche formative Renforcer les moyens d’action des groupes et des pairs conseillers Planifier et mettre en place une stratégie de communication Apporter une aide continue aux mesures prises par la communauté par le biais des services de santé et des services collectifs, des groupes de la communauté et d’autres dispositifs Produits prioritaires : supports didactiques et supports de communication

Au niveau de l’exécution Assurer la formation des agents de santé et des administrateurs Améliorer les compétences des professionnels de santé dans les établissements de premier niveau et d’orientation-recours pour apporter une aide concernant l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant •

• • •

• •

Au niveau de l’élaboration des politiques et des prises de décision •

Actualiser/remettre à niveau le programme d’enseignement et les supports didactiques pour la formation avant la prise de fonctions

Exemples d’étapes •

Au niveau de l’exécution •

Évaluer les niveaux de compétences et de connaissances, ainsi que les besoins d’amélioration Évaluer la formation réalisée, par type de cours par exemple (voir sur le site http://www.who.int/nutrition/publications/ infantfeeding/9789241504812/en/index.html) Nombre et type de membres du personnel formés Répartition du personnel formé sur le plan géographique et par établissement de santé Qualité de la formation Évaluer les besoins restants de formation Déterminer de quelle façon répondre aux besoins compte tenu des ressources limitées • •

Existence d’un code national de commercialisation des substituts du lait maternel, assorti d’une cadre législatif pour le rendre exécutoire Ratification de la convention n° 183 sur la protection de la maternité Plus grand nombre d’établissements de santé « amis des bébés » Au moins un agent de santé formé à l’allaitement au sein et/ ou à l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant dans chaque établissement proposant des services de santé de la mère et de l’enfant Stratégie de communication élaborée et mise en place pour promouvoir l’allaitement exclusif au sein

• •

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2.4.   Accès pour 90  % des cas de pneumonie et de diarrhée à une prise en charge appropriée (avec une couverture de 80 % dans chaque district) Plan d’application initial Pour assurer un large accès (social, culturel, financier et géographique) à une prise en charge de bonne qualité des cas de pneumonie et de diarrhée, les services de santé doivent s’organiser pour être disponibles 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 et être flexibles et adaptables à l’évolution des situations, telles les urgences sanitaires ou des flambées de maladies. Pour ce faire, formation, supervision et campagnes de motivation doivent être mises en place régulièrement. Les agents de santé capables d’assurer ces services doivent être disponibles dans quasiment tous les établissements de santé, et ces services doivent être étendus aux communautés ne disposant d’aucun établissement de santé. Lorsque l’accès aux établissements de santé est difficile, des agents de santé communautaires bien formés et soutenus par un superviseur peuvent diagnostiquer correctement une pneumonie et une diarrhée chez un enfant et administrer un traitement efficace. Ce principe de disposer d’agents de santé communautaires lorsque la situation l’exige augmente le nombre total d’enfants qui bénéficient d’un traitement approprié lorsqu’ils en ont besoin plutôt que de changer le lieu où ils doivent se rendre pour obtenir un traitement. Même si ce chapitre traite de la pneumonie et de la diarrhée, il est évident que les interventions doivent s’appuyer sur les stratégies et initiatives existantes dans les domaines visés où le risque est le plus grand, et qu’elles doivent être étroitement liées à d’autres programmes y afférents en cours d’exécution tels que les programmes de lutte contre le paludisme ou les programmes de nutrition et/ou de PCIME. • •

fourniture et d’approvisionnement ; la recherche de soins ; les activités visant à susciter une demande ; les situations particulières, notamment les contextes fragiles, les situations d’urgence et les populations déplacées Recueillir des informations supplémentaires, selon les besoins Préparer un rapport et demander des informations aux parties prenantes, notamment aux programmes et secteurs concernés Diffuser les résultats aux parties prenantes et aux directeurs Utiliser les résultats de l’analyse de situation pour orienter les interventions

• •

Au niveau de l’exécution •

Diffuser les conclusions de l’analyse de situation aux agents de santé, aux ONG locales et à d’autres parties prenantes Si nécessaire, prendre des mesures pour que les politiques, directives ou lois nationales sur le traitement de la pneumonie et de la diarrhée dans les établissements de santé et dans les communautés favorisent l’accès au traitement approprié des enfants les plus exposés à un risque de maladie et de décès dus à ces maladies.

Au niveau de l’élaboration des politiques et des prises de décision •

À partir de l’analyse de situation, organiser ou habiliter un groupe spécial existant à examiner et/ou réviser les politiques, directives ou lois existantes relatives à la prise en charge des cas de pneumonie et de diarrhée (et d’autres maladies et/ou affections, selon le cas, comme le choléra) ; Apporter une capacité d’adaptation aux systèmes et services existants pour les rendre flexibles et adaptables aux changements en cas de situations d’urgence, de changements climatiques et de poussées épidémiques ; S’appuyer sur les activités d’autres programmes et/ou secteurs concernés pour étendre l’accès aux traitements ; Faire mieux connaître la PCIME et la prise en charge communautaire intégrée aux responsables de l’élaboration des politiques et aux parties prenantes et les sensibiliser à la nécessité de les mettre en place de façon efficace, à l’échelon national ; Proposer de voter la politique et/ou la loi révisée pour assurer l’accès aux soins appropriés au niveau d’orientationrecours, dans d’autres établissements de santé et dans les communautés ; Revoir l’application des politiques à des intervalles judicieux et proposer des mesures à prendre pour les faire appliquer et/ou faciliter leur mise en œuvre, selon les besoins.

Principales activités Analyser la situation relative à la prise en charge des cas de pneumonie et de diarrhée7 Au niveau de l’élaboration des politiques et des prises de décision •

Confier la réalisation de l’analyse de situation et indiquer le délai dans lequel elle doit être menée à bien Rassembler les données disponibles sur les politiques existantes traitant de la prise en charge des cas de pneumonie et de diarrhée ; l’épidémiologie de la pneumonie et de la diarrhée dans le pays et par échelon infranational et/ ou populations ; la couverture et/ou l’accès aux services (y compris par le secteur privé) ; les agents de santé formés et à quel endroit ; le nombre et la répartition des agents de santé communautaires et leur formation ; les problèmes de Pour toute suggestion sur la réalisation d’une analyse de situation concernant une prise en charge communautaire intégrée, consulter le document intitulé : Core Group et al. Community Case Management Essentials: Treating Common Childhood Illnesses in the Community: a guide for programme managers. Washington DC, USAID, 2010

7

Au niveau de l’exécution •

Sensibiliser les agents de santé et les ONG locales aux politiques et législations actuelles ou nouvelles sur la prise en charge communautaire intégrée

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Assurer la disponibilité d’agents de santé et/ou d’agents communautaires formés pour prendre en charge les cas de pneumonie et de diarrhée chez les enfants dans des pays en développement ou dans des environnements fragiles, dans des situations d’urgence ou en cas de poussées épidémiques Au niveau de l’élaboration des politiques et des prises de décision •

• •

Assurer un suivi après les formations ; Examiner et/ou réviser les principes directeurs en matière de supervision ; Assurer une supervision régulière.

Évaluer les niveaux de compétences et de connaissances, ainsi que les besoins d’amélioration Évaluer la formation réalisée, par type de cours par exemple Nombre et type de membres du personnel formés Répartition du personnel formé, sur le plan géographique et par établissement de santé Qualité de la formation Évaluer les besoins restants de formation Élaborer et/ou examiner un plan national de formation chiffré pour accroître le nombre d’agents de santé et/ou agents communautaires et améliorer la qualité de leurs prestations, en particulier au niveau de référence, dans la prise en charge des cas de pneumonie et de diarrhée (en s’appuyant, selon les besoins, sur les stratégies de lutte contre d’autres maladies et/ou affections) Actualiser/remettre à niveau le programme d’enseignement et les supports didactiques pour la formation avant la prise de fonctions ; Allouer/mobiliser des ressources pour l’application du plan ; Suivre le nombre global et la répartition des agents formés ; Réviser et/ou actualiser le plan si nécessaire.

Veiller à ce que les fournitures et produits de santé soient en place pour la prise en charge des cas à tous les niveaux, notamment aux niveaux de référence et qu’ils soient stockés dans des lieux appropriés Au niveau de l’élaboration des politiques et des prises de décision •

• •

Examiner et/ou actualiser la politique et/ou la loi portant sur les fournitures et produits de santé pour la prise en charge des cas, en portant une attention particulière à la pertinence du choix des produits pour la prise en charge des cas de pneumonie et de diarrhée (utilisation de SRO à faible osmolarité et de zinc, par exemple) ; Examiner et/ou actualiser les procédures de quantification, d’achat et de distribution des fournitures et produits de santé nécessaires pour les cas de pneumonie et de diarrhée, du niveau central à la mise en place dans les communautés ; Définir les spécifications techniques des produits de santé, par exemple dispersible, sous vide, kits individuels de diagnostic rapide du paludisme (pour déterminer si un traitement contre la pneumonie est nécessaire), etc. ; Quantifier les besoins ; Identifier les obstacles et prendre les mesures pour les résoudre.

• • •

• •

Au niveau de l’exécution •

Au niveau de l’exécution •

Améliorer les compétences des prestataires de soins de santé pour assurer une prise en charge appropriée des cas dans les établissements de santé et à l’échelon communautaire ; Améliorer les compétences des prestataires de soins de santé pour adapter leurs fonctions existantes aux changements de situation dans les cas d’urgences sanitaires ou de flambées (de choléra, par exemple) ; Déterminer de quelle façon répondre aux besoins compte tenu des ressources limitées Former le personnel à la prise en charge des cas et à d’autres problèmes, y compris à la promotion de l’allaitement au sein, à la nutrition adaptée, à la vaccination et au lavage des mains et au renforcement des compétences en matière de conseils et de communication ; Développer la formation en utilisant notamment les nouveaux logiciels d’apprentissage en ligne ; Élaborer et utiliser des aides pour un travail de qualité ; Assurer une supervision de soutien axée sur les compétences ; Suivre et évaluer les formations pour garantir la qualité des prestations ;

Mettre des systèmes en place pour superviser et suivre la disponibilité des fournitures dans les établissements de santé et dans les communautés ; Identifier les obstacles à l’échelon du district et au niveau local et prendre les mesures pour les surmonter ; Selon les besoins, former les responsables des approvisionnements et/ou remettre leurs compétences à niveau ; Former les agents de santé communautaires et d’autres agents concernés dans la communauté à la gestion des médicaments.

Favoriser et renforcer la demande/recherche de soins pour une prise en charge des cas de pneumonie et de diarrhée et renforcer les connaissances et/ou les mesures prises dans la communauté en matière de prévention Au niveau de l’élaboration des politiques et des prises de décision •

• • •

Utiliser les résultats de l’analyse de situation pour évaluer les niveaux de recherche de soins pour une prise en charge des cas de pneumonie et de diarrhée et utiliser et/ou mettre en place des interventions préventives pour déterminer quelles mesures sont nécessaires et où les appliquer ;

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Le Plan d’action mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée

Se mettre en contact avec d’autres entités chargées des mesures de prévention de la pneumonie et de la diarrhée, comme les responsables de l’eau et de l’assainissement et les groupes intervenant dans les situations d’urgence et en cas de poussées épidémiques, en vue de coordonner les activités ; Élaborer et/ou examiner la stratégie nationale de communication sur la pneumonie et la diarrhée, en s’adressant notamment au secteur privé ; Selon les besoins, mener à bien à l’échelon national une recherche formative sur la pneumonie et la diarrhée ; Mettre au point des messages et/ou des supports de communication sur les génériques.

Veiller à ce que les principales activités de suivi, à différents niveaux, soient prévues dans le plan national et réalisées dans les temps impartis.

Au niveau de l’exécution • •

Réaliser les activités planifiées de suivi et d’évaluation ; Veiller à ce que les données des communautés soient saisies, analysées et utilisées à l’appui de la planification et de la prise de décision au niveau du district, dans les établissements de santé et dans la communauté. Produits prioritaires : supports didactiques et supports de communication, SRO à faible osmolarité, zinc, amoxicilline par voie orale.

Au niveau de l’exécution •

Identifier les décideurs dans la communauté et les associations locales ; Inciter les associations locales à agir ; Réaliser des évaluations locales et une recherche formative ; Renforcer les moyens d’action des associations locales, des pairs conseillers et des membres influents de la communauté ; Élaborer une stratégie de communication locale, en s’appuyant sur l’une ou l’autre des activités nationales ; Organiser des réunions locales de mères et d’hommes de la collectivité ; Apprendre aux mères à reconnaître les signes de maladies pour rechercher rapidement des soins ; Évaluer périodiquement la mise en œuvre et/ou l’impact des campagnes de communication.

Exemples d’étapes •

• • •

Existence d’un environnement politique national favorable permettant d’élargir l’accès aux mesures de prévention et à la prise en charge des cas, comme par exemple présence de savon pour se laver les mains et méthodes de traitement et de stockage de l’eau dans les habitations, comprimés de zinc contre la diarrhée et d’antibiotiques contre la pneumonie prévus par les agents de santé communautaires ; Au moins deux agents de santé formés à la prise en charge des cas de pneumonie et de diarrhée dans chaque établissement de santé assurant des services de santé maternelle et de soins pédiatriques ; Pourcentage de villages comptant des agents de santé communautaires formés à la prise en charge des cas de pneumonie et de diarrhée ; Pourcentage de villages ne disposant d’aucun stock de médicaments essentiels pour le traitement de la pneumonie et de la diarrhée ; Stratégie de communication élaborée et mise en place pour accroître la demande de prise en charge sur place des cas de pneumonie et de diarrhée ; Incitations pour rechercher un traitement, y compris la prestation d’autres services et la réalisation d’interventions (par exemple traitement de l’eau dans les habitations, moustiquaires, etc.) parallèlement à la suppression des obstacles financiers.

Suivre les progrès réalisés vers une mise à disposition universelle des traitements •

Au niveau de l’élaboration des politiques et des prises de décision •

Évaluer le système national d’information sanitaire pour assurer la saisie des informations pertinentes portant sur l’accès, la couverture et la qualité des traitements contre la pneumonie et la diarrhée ;

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2.5.  Quasi-élimination des infections pédiatriques à VIH 8, 9 Plan d’application initial On a observé un engagement mondial sans précédent pour accélérer la prévention de la transmission mère-enfant du VIH (PTME) avec pour objectif d’éliminer les infections pédiatriques à VIH avant fin 2015. Le Plan mondial pour éliminer les nouvelles infections à VIH chez les enfants à l’horizon 2015 et maintenir leurs mères en vie (http://www.unaids.org/en/media/unaids/ contentassets/documents/unaidspublication/2011/20110609_ JC2137_Global-Plan-Elimination-HIV-Children_Fr.pdf) est centré sur les femmes vivant avec le VIH et leurs enfants, depuis la grossesse jusqu’à ce que la mère cesse d’allaiter. Bien que des données scientifiques ou issues des programmes montrent que les mesures de prévention de la transmission mère-enfant du VIH réduisent effectivement le risque de transmission du VIH de la mère à l’enfant à moins de 5 % dans les pays en développement, la couverture de ces interventions reste bien trop insuffisante et porte essentiellement sur des protocoles antirétroviraux moins efficaces. L’objectif du cadre d’action est de galvaniser et d’harmoniser l’aide apportée par les donateurs, les partenaires d’exécution et du développement, les gouvernements nationaux et la société civile à la mise en œuvre du programme d’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant (ETME). Ce programme ETME vise plusieurs objectifs : •

Au niveau de l’élaboration des politiques et des prises de décision •

Identifier les décideurs locaux, les associations de professionnels, les médias et la société civile pour les inciter à s’engager à atteindre l’objectif du programme ETME ; Mobiliser les donateurs dans le pays et les ministères de la santé et des finances pour qu’ils allouent les ressources nécessaires – tant humaines que financières – pour tenir les engagements pris pour éliminer la transmission du VIH de la mère à l’enfant.

Au niveau de l’exécution •

Attirer l’attention sur les obstacles et sur l’extension réussie des interventions et collaborer avec les parties prenantes, notamment les personnes vivant avec le VIH, les agents de santé et les partenaires d’exécution pour surmonter les obstacles à l’accès aux traitements ou pour obtenir des résultats de qualité.

Fixer des objectifs et des cibles et suivre les progrès réalisés Au niveau de l’élaboration des politiques et des prises de décision • •

Définir des objectifs et des cibles réalistes ; Veiller à ce que les dispositifs de suivi soient en place.

Conserver sa dynamique en tant que volet prioritaire de l’action mondiale pour atteindre les OMD 4, 5 et 6 ; Proposer un cadre pour fixer des objectifs et des cibles, suivre les progrès réalisés et contrôler l’efficacité de l’action aux niveaux mondial, national et infranational ; Donner un degré de priorité élevé aux solutions reposant sur une base factuelle pour surmonter les obstacles au progrès ; Mobiliser les partenaires et tirer parti des ressources pour les interventions dans les pays. Le Plan mondial propose un cadre d’action opérationnel dont les partenaires internationaux, les gouvernements nationaux, les responsables des politiques, les directeurs de programmes et les partenaires d’exécution peuvent tirer parti pour élaborer leurs propres objectifs et feuilles de route portant sur l’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant (ETME).

Au niveau de l’exécution •

Diffuser les objectifs et les cibles aux agents de santé et aux parties prenantes locales ; Enregistrer et communiquer les données pertinentes.

Donner un degré de priorité élevé aux solutions reposant sur une base factuelle pour surmonter les obstacles au progrès  Au niveau de l’élaboration des politiques et des prises de décision •

Identifier les obstacles et donner la priorité aux stratégies permettant de les surmonter ; Définir les domaines stratégiques d’exécution des activités centrées sur les pays pour surmonter les obstacles ; Adapter les approches des programmes de PTME au fonctionnement des services de santé mère-enfant ; Améliorer la qualité des prestations de services en traitant les problèmes de ressources humaines pour la santé, en particulier le partage des tâches et le travail posté ; Évaluer les exigences de fournitures et la fonctionnalité du système lié à l’efficacité du programme ; Adapter au contexte local les recommandations internationales fondées sur une base factuelle, relatives à la PTME et à l’alimentation du nourrisson ; Imposer des exigences de formation du personnel de santé et des autres agents concernés.

Principales activités Conserver la dynamique du programme ETME en tant que priorité absolue pour atteindre les OMD 4, 5 et 6

8

9

Définie comme une baisse de 90 % des nouvelles infections pédiatriques à VIH comparé à l’estimation de référence établie en 2009, et la réduction à moins de 5 % dans la population du taux global de transmission du VIH de la mère à l’enfant (<2 % en l’absence d’allaitement au sein ou mesuré au bout de six semaines). Adapté de : Global action framework for the elimination of mother-to-child transmission of HIV et de Global monitoring framework and strategy for the global plan towards the elimination of new HIV infections among children by 2015 and keeping their mothers alive (eMTCT).

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Au niveau de l’exécution •

Veiller à inclure dans la PTME la promotion des principales pratiques relatives à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène (WASH) ; Améliorer les méthodes de communication et celles appliquées au niveau communautaire, en faisant notamment participer la collectivité aux actions incitant à accroître la demande, à promouvoir l’utilisation des services et le soutien apporté dans le suivi ; Former le personnel aux problèmes liés à la PTME. •

Promouvoir et favoriser la participation des investisseurs dans toutes les principales étapes – la représentation et la participation des partenaires internationaux devraient être encouragées dans les différents processus de planification, de coordination et d’examen, au niveau national ; Élaborer un cadre d’action et des stratégies pour communiquer efficacement et coordonner les activités de toutes les principales parties prenantes.

Au niveau de l’exécution •

Collaborer avec les parties prenantes locales pour mobiliser les ressources localement ; Faire le point sur les interventions sanitaires portant sur la santé de la mère et de l’enfant pour déterminer si les compétences peuvent améliorer l’efficacité des programmes de PTME pour un faible coût supplémentaire. Produits prioritaires : kits de dépistage du VIH, antirétroviraux, supports didactiques et supports de communication.

Mobiliser les partenaires et tirer parti des ressources pour les interventions dans les pays Au niveau de l’élaboration des politiques et des prises de décision •

Cartographier les ressources disponibles et définir les lacunes à combler pour permettre de surmonter les obstacles à l’exécution et aux progrès ; Promouvoir et soutenir l’orientation stratégique de la planification, en tenant compte de la nécessité de lier et d’intégrer la PTME aux interventions sanitaires menées plus largement contre la transmission mère-enfant du VIH ; Élaborer et appliquer des stratégies permettant de tirer parti des ressources, en vue de surmonter les obstacles et de combler les lacunes qui empêchent la mise en œuvre ;

Exemples d’étapes •

Pourcentage d’augmentation des ressources affectées à la ETME ; Au moins un agent de santé formé à la ETME dans chaque établissement de santé assurant des services de santé de la mère et de l’enfant ; Stratégie de communication élaborée et appliquée dans le but de susciter une demande de services de santé.

2.6.   Réduire la surmortalité et la surmorbidité dues à la pneumonie et à la diarrhée dans les urgences humanitaires Plan d’application initial Les situations de crise dues à un certain nombre de risques notamment les conflits, les inondations, les séismes et les épidémies sont en augmentation du fait des vulnérabilités résultant du changement climatique, des pénuries alimentaires et de l’urbanisation sauvage rapide. Pratiquement toutes les régions du monde sont touchées. Les pays fragiles ou en situation de conflit enregistrent généralement des taux de mortalité élevés chez les moins de cinq ans, comparé à des pays dont la situation est plus stable. Les situations de crise augmentent la probabilité de surmorbidité et de surmortalité imputables à des maladies courantes comme la pneumonie et la diarrhée et augmentent le risque d’épidémies et de malnutrition. Cela résulte de la destruction ou de la perturbation des programmes de protection, de prévention et de traitement, de l’impossibilité d’accès aux services et produits essentiels tels que les aliments, l’eau, l’assainissement et l’hébergement et enfin des mouvements et regroupements de population. Les mesures vitales prioritaires présentées dans le présent document pour lutter contre la pneumonie et la diarrhée doivent se poursuivre et cibler les populations touchées. Les interventions effectives ne changent pas vraiment mais elles doivent être hiérarchisées et mises en place de façon innovante pour atteindre les communautés touchées.

Veiller à ce que les plans locaux soient actualisés et prévoient la hiérarchisation et la prise en charge des cas de pneumonie et de diarrhée et d’éventuelles flambées (de choléra par exemple) et faire en sorte qu’ils soient à même de répondre aux alertes précoces.

Renforcer la collaboration et la coordination plurisectorielles Au niveau de l’élaboration des politiques et des prises de décision •

Mettre en place des dispositifs de collaboration et coordonner les actions des différents secteurs tels que les secteurs de l’eau et de l’assainissement, de l’hébergement, de la nutrition et de la sécurité alimentaire, de l’éducation, de la protection et des moyens de subsistance avant et après une catastrophe.

Au niveau de l’exécution •

Constituer une équipe intersectorielle locale de gestion des catastrophes et utiliser tous les dispositifs de coordination relatifs à la santé (développement, urgences, poussées épidémiques).

Les ressources humaines et les fournitures sont en place pour la prise en charge des cas de pneumonie et de diarrhée en vue de réduire les risques dans les situations d’urgence Au niveau de l’élaboration des politiques et des prises de décision •

Principales activités Agir sur la gouvernance, le plaidoyer et les politiques Au niveau de l’élaboration des politiques et des prises de décision • •

Intégrer dans les programmes de formation existants (PCIME, prise en charge communautaire intégrée) le renforcement des capacités d’adaptation aux changements de situations (par exemple face à une augmentation des cas de diarrhée aqueuse aiguë et/ou de choléra et savoir comment dispenser les services prioritaires dans une situation d’urgence). Intensifier la prestation des services de traitement de la pneumonie et de la diarrhée en ciblant les communautés situées dans des contextes fragiles et vulnérables. Renforcer ou mettre en place la surveillance des maladies et les systèmes d’alerte précoce pour reconnaître les poussées épidémiques et agir en conséquence ; Prévoir la disponibilité de stocks de réserve de médicaments et d’autres fournitures nécessaires pour répondre aux besoins des enfants, notamment des antibiotiques contre la pneumonie, des SRO et du zinc contre la diarrhée et des stocks supplémentaires pour faire face à des flambées, de choléra par exemple ; Veiller à ce que les établissements de santé soient construits dans le respect des normes de sécurité et qu’ils soient prêts à répondre aux besoins sanitaires des enfants dans les situations d’urgence.

Les politiques et plans nationaux pour la survie de l’enfant doivent aborder la question des risques de situations d’urgences (sur la base d’une évaluation) pour les services de traitement de la pneumonie et de la diarrhée et identifier les besoins en matière de capacités pour rendre ces programmes adaptables et capables de riposter aux menaces locales (situations d’urgence, changement climatique, poussées épidémiques) ; Les secteurs chargés de la gestion des risques sanitaires et des catastrophes doivent collaborer étroitement pour harmoniser leurs stratégies et leurs politiques en vue d’assurer la prévention et le traitement de la pneumonie et de la diarrhée dans différents contextes, par une approche intégrée à celle d’autres secteurs et d’autres services.

Au niveau de l’exécution •

Au niveau de l’exécution •

Tirer parti de l’expérience locale dans la planification des catastrophes nationales pour prévenir et prendre en charge les cas de pneumonie et de diarrhée ;

Assurer les services de traitement de la pneumonie et de la diarrhée à tous les niveaux des soins de santé, en particulier dans les établissements de santé périphériques, dans les communautés et par les équipes mobiles, selon les cas ;

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Le Plan d’action mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée

Veiller à ce que les agents de santé et les autres intervenants concernés se conforment aux principes directeurs normatifs et utilisent les outils de prise en charge des cas de pneumonie et de diarrhée (et de prise en charge des cas de choléra, selon les cas) ; Rendre les communautés et les familles autonomes en les sensibilisant aux risques et aux actions nécessaires pour protéger la santé des risques locaux ; Mettre en place des programmes d’éducation sanitaire et de promotion de la santé dans les communautés et les établissements de santé, en particulier par des messages incitant les personnes à rechercher rapidement des soins en cas de fièvre, de toux, de diarrhée, etc. Identifier et éliminer tout obstacle à l’accès aux services de santé. Produits prioritaires : produits pour le traitement de l’eau, savon pour se laver les mains, matériel d’assainissement, zinc, SRO, antibiotiques, vaccins, supports didactiques et supports de communication.

Exemples d’étapes •

La politique nationale prévoit les risques de situations d’urgence et de poussées épidémiques et la façon dont ils sont liés à la prise en charge des cas de pneumonie et de diarrhée par le biais des programmes de développement ; Pourcentage de la population qui a accès à une eau de meilleure qualité et à des installations d’assainissement et de lavage des mains, savon et eau compris ; Pourcentage d’agents de santé ou d’agents de santé communautaires dans les zones très exposées aux risques de situations d’urgence, formés au protocole standard de traitement de la pneumonie et de la diarrhée et à la façon de s’adapter à un changement de situation et, selon les cas, formés à la prise en charge des maladies à tendance épidémique comme le choléra ; Ruptures de stocks de médicaments contre la pneumonie et la diarrhée pendant les situations d’urgence ; Incidence de la diarrhée dans les populations touchées ; Disponibilité des fournitures nécessaires à la prise en charge des cas.

• •

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Annex 3.  Cadre de planification des mesures coordonnées contre la pneumonie et la diarrhée Le but de cette annexe est de guider un groupe de travail chargé de prendre des mesures contre la pneumonie et la diarrhée dans le processus de planification, en commençant par une analyse de situation. Ce processus devrait faciliter la coordination et la collaboration entre les programmes de santé de l’enfant et d’autres programmes et secteurs. Les étapes de ce processus sont les suivantes : 1. Analyser la situation ; 2. Identifier les interventions de protection, de prévention et de traitement de la pneumonie et de la diarrhée, qui ont été intégrées dans les politiques, stratégies et plans existants, y compris les interventions de lutte contre des maladies à tendance épidémique comme le choléra ; 3. Identifier les principaux problèmes rencontrés dans la lutte contre la pneumonie et la diarrhée ; 4. Analyser les causes des problèmes et déterminer les solutions pour les résoudre ; 5. Formuler des recommandations portant sur les actions coordonnées et déterminer les mesures spécifiques qui doivent être prises, les responsabilités et les délais impartis ; 6. Suivre et contrôler les progrès réalisés dans la mise en œuvre des mesures identifiées. plan pluriannuel global de vaccination plan national stratégique pour la PCIME et/ou pour la santé ou la survie de l’enfant politique ou stratégie nationale sur la nutrition et/ou sur l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant plan stratégique national de PTME Rapports de progression vers les OMD et/ou de compte à rebours Rapport du Programme commun OMS/UNICEF de suivi de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement Stratégies nationales WASH (qualité de l’eau, assainissement, etc.) Plans stratégiques de réduction de la pauvreté Stratégies et politiques relatives aux situations d’urgence et aux poussées épidémiques, y compris évaluations des risques 4. Étudier les chiffres portant sur l’épidémiologie et la charge de morbidité Faire un bilan de la morbidité et de la mortalité, en s’attachant aux tendances évolutives, à l’actualisation de nouvelles données, les facteurs et/ou stratégies qui expliquent la situation actuelle, les risques et enjeux, les nouvelles avancées, etc. ; Examiner les données de morbidité et de mortalité issues de poussées épidémiques antérieures comme les flambées de choléra ainsi que les informations transmises par les systèmes de surveillance des maladies et d’alerte précoce ; Désagréger les données par situation géographique, statut socio-économique, par sexe et/ou par d’autres facteurs pertinents. 5. Étudier les progrès réalisés par le pays pour mettre en œuvre les principales interventions pour la survie de la mère, du nouveau-né et de l’enfant en s’appuyant sur les données disponibles les plus récentes (enquêtes démographiques et sanitaires par exemple). Étudier la couverture des interventions en décomposant par intervention pour protéger, intervention pour prévenir et intervention pour traiter Les progrès sont-ils satisfaisants pour certaines interventions ? Noter les principales raisons qui expliquent ces progrès satisfaisants ; Les progrès sont-ils insuffisants pour certaines interventions ? Quels sont les principaux freins et/ou obstacles ? Commencer à identifier les principales mesures à prendre pour améliorer la situation ? 6. Examiner les stratégies nationales en place pour appuyer la mise en place des interventions de lutte contre la pneumonie et la diarrhée, notamment dans des contextes fragiles et très exposés et dans les situations d’urgence

Étape 1.  Analyser la situation 1. Faire participer les directeurs de programmes ou d’autres hauts responsables travaillant dans les domaines de la santé de l’enfant, la vaccination, la nutrition, le VIH, les systèmes de santé, l’eau et l’assainissement, la santé environnementale, les situations d’urgence et les flambées, la planification et les finances, ainsi que des organisations concernées des Nations Unies, des grandes ONG, etc. à l’analyse de la situation. 2. Consulter les documents suivants (outre le plan d’action mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée) pour trouver des informations générales sur le problème : Global action plan for prevention and control of pneumonia, en particulier les pages 1 à 7 et la page 13 Diarrhoea: Why children are still dying and what can be done? Pneumonia and diarrhoea: Tackling the deadliest diseases for the world’s poorest children. 3. Rassembler les principaux documents les plus récents sur les pays, tels que : enquêtes démographiques et sanitaires et enquêtes en grappes à indicateurs multiples : rapports récents plan ou stratégie nationale de santé et budget associé 60

Le Plan d’action mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée

Une stratégie nationale est-elle en place pour la PCIME et/ou la lutte contre la diarrhée et la pneumonie, l’approvisionnement en eau, l’assainissement et l’hygiène ? Des normes et critères existent-ils à l’échelon national sur la prise en charge des cas de diarrhée et de pneumonie ? À quand remonte la dernière mise à jour des normes et critères nationaux ? La prise en charge des cas de diarrhée prévoit-elle l’administration de SRO à faible osmolarité et de zinc ? Des comprimés de zinc et des produits de traitement de l’eau dans les habitations sont-ils inclus dans la liste nationale des médicaments essentiels ? Existe-t-il des directives nationales sur la prise en charge communautaire des cas de diarrhée et de pneumonie ? Les agents de santé communautaires sont-ils formés à la prise en charge communautaire intégrée et aux principaux messages WASH ? Existe-t-il des directives nationales sur la prise en charge communautaire des cas graves de malnutrition ? 7. Examiner l’environnement politique favorable Existe-t-il une politique sur la prise en charge communautaire des cas de pneumonie, de diarrhée, de paludisme, de malnutrition, d’affections néonatales ? Un plan national stratégique existe-t-il pour la survie ou la santé de l’enfant, la PCIME, la nutrition et/ou l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant, le PEV, l’approvisionnement en eau potable, l’assainissement, l’hygiène et l’air non pollué ? Des normes nationales existent-elles sur l’eau potable et les installations d’assainissement dans les établissements de santé et les habitations ? Existe-t-il une ligne budgétaire pour l’eau potable ? l’assainissement ? l’hygiène ? Les dépenses engagées pour l’eau et l’assainissement atteignent-elles les niveaux d’engagement pris dans les forums internationaux, dans la Déclaration de eThekwini10 et la Déclaration de Libreville11, par exemple ? Les politiques comprennent-elles des dispositions en cas d’urgences sanitaires ou de poussées épidémiques ? 8. Examiner le budget attribué à la santé de l’enfant et à la nutrition Existe-t-il une ligne budgétaire pour la santé de l’enfant et que représente-t-elle dans le budget national pour l’année fiscale en cours ? Existe-t-il une ligne budgétaire pour la PCIME et que représente-t-elle dans le budget national pour l’année fiscale en cours ?

Existe-t-il une ligne budgétaire pour le PEV et que représente-t-elle dans le budget national pour l’année fiscale en cours ? Existe-t-il une ligne budgétaire pour la nutrition et que représente-t-elle dans le budget national pour l’année fiscale en cours ? Quelle part du budget national est attribuée à l’approvisionnement en eau, à l’assainissement et à l’hygiène ? Énumérer pour chaque programme les principaux donateurs et les fonds de donateurs supplémentaires reçus. 9. Décrire l’organisation des programmes au ministère de la santé et les liens avec d’autres secteurs concernés (voir les organigrammes, décrire les comités et/ou groupes de travail concernés existants) Examiner, résumer et analyser les informations.

Étape 2.  Identifier les interventions de protection, de prévention et de traitement de la pneumonie et de la diarrhée qui ont été intégrées dans les politiques, stratégies et plans existants •

Il peut s’agir des stratégies et plans suivants : stratégie nationale pour la santé de l’enfant ou la survie de l’enfant, politique ou stratégie ou plan pluriannuel de vaccination, stratégie relative à la nutrition, politique ou stratégie de lutte contre le paludisme, politique ou stratégie sur l’eau, l’assainissement et l’hygiène, stratégie pour la santé environnementale, plan de lutte contre le VIH ou de PTME, etc.

Étape 2.1.  Étudier les interventions en distinguant : Les interventions pour PROTÉGER • • •

Allaitement exclusif au sein pendant 6 mois ; Alimentation complémentaire appropriée ; Supplémentation en vitamine A.

Les interventions pour PRÉVENIR • • • • • •

Vaccination antirougeoleuse ; Vaccination contre Streptococcus pneumoniae ; Vaccination contre Haemophilus influenzae type b (Hib) ; Vaccination contre les rotavirus ; Prévention des infections à VIH chez les enfants ; Prophylaxie au cotrimoxazole chez les enfants infectés par le VIH et les enfants exposés ; Traitement et stockage sans risque de l’eau dans les habitations ; Promotion du lavage des mains au savon ; Promotion de l’assainissement dans les communautés ; Réduction de la pollution de l’air dans les habitations.

• •

10 2008. Déclaration de eThekwini et Plan d’action Afrisan. http://www.wsp.org/ sites/wsp.org/files/publications/eThekwiniAfricaSan_french.pdf 11 2008. Déclaration de Libreville sur la santé et l’environnement en Afrique. http://www.afro.who.int/fr/downloads/doc_download/2224-declarationde-libreville-sur-la-sante-et-lenvironnement-en-afriquelibreville-le-29aout-2008.html

• •

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Les interventions pour TRAITER •

• • • •

Planification, gestion, coordination et partenariats Ressources humaines Matériel et ressources humaines Logistique et gestion de la chaîne d’approvisionnement en vaccins, médicaments, matériel et consommables, etc. Accès aux services, notamment aux services d’orientationrecours Qualité des prestations de service Communication et mobilisation sociale Supervision, suivi et évaluation Système d’information sanitaire

Améliorer la recherche de soins et susciter une demande au sein des communautés ; Prise en charge des cas de pneumonie et de diarrhée dans les communautés et les établissements de santé ; Plus large accès aux traitements appropriés de la pneumonie grâce à la prise en charge communautaire des cas ; Plus large accès aux traitements appropriés de la diarrhée grâce à la prise en charge communautaire des cas ; Traitement de réhydratation orale (SRO à faible osmolarité) ; Traitement par comprimés de zinc des enfants souffrant de diarrhée.

• • • •

• •

Étape 2.2.  Résumer les interventions qui ne sont pas incluses dans les plans ou stratégies existants mais doivent l’être Étape 2.3.  Décrire les dispositifs de coordination en place pour mettre en œuvre les interventions décrites ci-dessus

Étape 4.  Analyser les causes des problèmes et déterminer les solutions pour les résoudre Étape 5.  Formuler des recommandations portant sur les actions coordonnées et déterminer les mesures spécifiques qui doivent être prises, les responsabilités et les délais impartis  Ces mesures doivent apparaître dans les plans d’action existants.

Étape 3.  Identifier les principaux problèmes rencontrés dans la lutte contre la pneumonie et la diarrhée Le but de cette étape est d’identifier les interventions nécessitant des actions supplémentaires en fonction des résultats de l’analyse de situation et aussi d’identifier les principaux problèmes se posant lors de la mise en œuvre. Ce faisant, décrire les problèmes par principaux domaines de programmes tels que : •

Étape 6.  Suivre et contrôler les progrès réalisés dans la mise en œuvre des mesures identifiées Déterminer si des systèmes sont en place pour fournir des données en vue de cibler et de suivre l’impact des interventions.

Politiques, stratégies, plans et principes directeurs

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Le Plan d’action mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée

Annex 4.  Mandat du groupe de travail national chargé de prévenir et de combattre la pneumonie et la diarrhée 12 But du groupe de travail1 •

Responsabilités et/ou résultats •

Le but de ce groupe de travail est de s’assurer de la coordination des activités de mise en œuvre des interventions de protection, de prévention et de traitement de la pneumonie et de la diarrhée.

Analyser la situation relative à la protection, la prévention et le traitement de la pneumonie et de la diarrhée et procéder régulièrement à une mise à jour ; Suivre la mise en œuvre du plan national chiffré de protection, de prévention et de traitement de la pneumonie et de la diarrhée et procéder au besoin à une mise à jour régulière ; Examiner régulièrement les données de morbidité et de mortalité dues à la pneumonie et à la diarrhée et recommander les mesures nécessaires ; Examiner régulièrement les données de couverture des interventions et recommander les mesures nécessaires ; Examiner régulièrement les nouvelles données scientifiques issues de la recherche sur les interventions visant à prévenir et à combattre la pneumonie et la diarrhée ; Sensibiliser davantage au fait que la pneumonie et la diarrhée sont des problèmes de santé publique ; Plaider pour obtenir les ressources nécessaires pour protéger, prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée ; Organiser le renforcement des capacités des membres du comité sur les sujets pertinents.

Composition •

Les directeurs de programmes concernés du ministère de la santé (ou leurs homologues) : santé de la mère et de l’enfant, santé communautaire, vaccination, nutrition, information sanitaire, systèmes de santé, médicaments essentiels, VIH, planification, eau, assainissement et hygiène, qualité de l’air ; Les parties prenantes concernées dans les ministères de l’eau, de l’environnement, de l’énergie, de l’éducation, de la planification et des finances ; D’autres parties intéressées : ONG, associations de professionnels, instituts de formation médicale, secteur privé et médias ; Des organisations internationales concernées comme l’OMS et l’UNICEF ; Les principaux donateurs.

Réunions •

Les réunions se tiendront le premier mardi de chaque mois, à l’heure et à l’endroit indiqués par le président du groupe

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Ce groupe pourrait être issu d’un comité ou sous-comité déjà existant. 63

Pour plus d’informations, s’adresser à : Organisation mondiale de la Santé Avenue Appia 20 1211 Genève 27 Suisse Site Web : http://www.who.int/maternal_child_adolescent/fr Fonds des Nations Unies pour l’Enfance 3 UN Plaza New York, N.Y. 10017 Etats-Unis d’Amérique Site Web : http://www.unicef.org

Основные сведения
Тип документа Publications
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения