Ondroccrciasis Contml Programme ln \llcst Afrlca Prognamme de Lutte contrc l'Onchoc'ercose m Afrique do I'Ouest. JOINT PROGRAIVIME COMMITTEE Office of the Chairman JPC .CCP COMITE CONJOINT DU PROGRAMME Bureau du Président COMITE CONJOINT DU PROGRAMME Onzième session Conakry, 3-6 décembre 1990 JPCl1/rNF/OOC.3 Add.1 juillet 1991 Etude eur I'Installation de Populations Erpériences de peuplement et stratégies de développement dans les zones d'intervention du Prograume de Lutte contre I'Onchocercose dans 1'Àfrique de 1'Ouest ADDENDI'M Della McMillan Thayer Scudder Novembre 1990 Rapport préparé pour le Comité des Agences Parrainantes du Prograrme de Lutte contre I'Onchocercose par I'Institute for Development Anthropology Les résultats et les recosurandations contenus dans ce rapport n'engagent que leurs euteurs et ne représentent pas nécessairement la position officielle des Agences Parrainantes t f JPCll/rNT/ooc.3 Add.l page 2 ADDENDI'},I I. Introduction Au cours du récent séminaire consacré à 1'Etude sur f installetion de populations. le Dr. Sanba, en gualité de Directeur du Prograture de lutte contre I'onchocercose (OCP), e rappelé aux Participants que le développement socio-économique représentait I'objectif ultisre de I'OCp. En tsnt que responsable de I'exécution de cette étude, I'Institute for Development Anthropology (IDA) a consenti un effort spécial pour fasriliarlser les 11 pays membres de 1'OCP, le Comité des egences perrainantes et les bailleurs de fonds avec I'expérience en matière d'installation de populations dans lee zone6 tropicales et sous-tropicales à travers le monde et I'intérêt de ceÈte e:périence pour les bassins fluviaur d'Afrique de I'Ouest dans lesguels on a uraltrisé le vecteur de 1'onchocercose ou on envi.sage de le faire. L'accent a été mis sur la dynamique du processus d'installation de populations teI que I'illustre I'erpérience acguise à travers le monde et sur Ia veste gamme de questions critiquee aurquelles il conviendrait de s'attaquer pour augmenter les chances de réussite. Celle-ci a été assi.nilée à des eugmentations de production qui sont écologiquement viables, au relèvement des niveaux de vie des différentes cetégories de migrante, des populations hôtes et des éleveurs, et à d'i.mportants effets de retonbée à un cott financier supportable par les pays de I'OCP. Sur la base d'une Bussi vaste conception des expériences de colonisatlon axée eur les sciences sociales, on a pu présenter dans le rrpport ftnal, à I'inÈention dee 11 pays, des stretégies de développemenÈ à faible cott considérées appropriées pour deux raisons. Premièrement, elles eont suffisagurent générales pour s'appliquer à chaque peys. Deuxièmementr elles sont suffisagment souples pour permettre à chaque pays de les nodifier selon sa politique et ses caractéristiques nationales. Ces stratégies, ainsi que les conclusions et les recogulandations de I'Etude sur I'installation de populations, ont été examinées en détail eu cours du séminaire qui s'est tenu du 25 au 27 septembre 1990 à Ouagadougou, au Burkina Faso. A cette occasion, les participants ont denandé plus de précisions sur le type de colonisation recorurandé par les coneultants et de nouvelles obeenrations sur un certaln nombre de questions crltiquee telles qu'elles sont présentées dans Ie compte rendu du séminaire. En réponse à cette denande, le présent addendum vise donc à fournir des précisions et à fontuler de nouvefles observations. L'addendum complète donc, mais sans aucunement le remplacer, 1'exposé du Résusté analytique et du Rapport final établis dans Ie cadre de I'Etude sur I'installation de populations. II. Types de colonisation appropriés Pour les pays de 1'OCP Les auteurs de I'Etude sur I'installation de populations ont rejeté les principes d"installation spontanée" et d'"installation organisée par 1'Etat" cosule n'étant pas appropriés aux pays de 1'OCP, en ) JPC 1 I / rNF /ooc .3 Add . 1 page 3 préconisanÈ Ies 'modèles assistés et guidée" et 1'"lastallation organiséepar I'EÈat en combinaison avec une installation spontanée.. Certes, la littérature sur f installaÈion de populations est dominée par 1'erpression 'installation spontanée", EEiB on peut facilement nel interpréter celle-cl. Telle gu'elle esÈ utilisée dana I'Etude surI'instellatlon de populatione, elle se réfère à I'LnstallEtion Dotlvée par 8et auteurs d'lndlvidus et de ménager (eÈ, dana cerÈaina cae, Ia fasrilleélargie, de8 Broupet de parenté et les comunautés) décident de s'installer dene utr nouveau csdre sur leur propre lnltlatlvG (d'où le tersre "sponÈenée'). Une telle iastsllation ne fait pea sulte à r.rne décision de1'Etrt. ou d'rutret organleues (eÈ u'est per concéquenÈ prs organlsée), Dlis résulte d'rulc eituatlon éconoalque, aociale ou politJ.guc pcu Eltisfsisantetelle que la perçol.venÈ ceur qui décldent de se déplacer. L'Etude surI'installstion de populatLons ne recomrnde pae I'l,nstellation sponÈanée dans les zones tropicales et sous-tropicales (le type d'installation leplus courant), Parce qu'elle tend à reproduire les systèues économiques defaible productivité qui sont écologiquement destrucÈeurs et n'ont guèred'effeÈs de retombée. En revenche, I'EÈude sur I'instalration de populatlons aégalement rejeté I'accent mis sur I'lnsÈrllstion organJ,sée par I'Etat en raison du tsua de réusaiÈe relativenenÈ feible dee proJets d'insÈsllstion organisée llés à I'agriculture pluviale et lrrlguée, à travers Ie monde etdans les paye de I'OCP, et aussi à cause dee coûÈe financLers Èrès éIevés,qu'ils soient calculés en fonction des oénages insÈa11é8 ou d'hectares aménagée. Même rvant que ntaugpente 1g denande d'aide eu développeqent émenant d'autreg lourceg, à la sulte de l'évolut.ion récente de la situationpolitlque en Europe de l'Est et en tRss, les ballleurs de fonds sedétournelent déJà de proJetg d'lnstrllrtlon de populatlone organlsée parI'Etat, tant à cause de la rentabilité économlque qui éteiÈ cànsidéréâ rtopfaible gu'à cause d'autree priorités. L'IDA estfurC que 1'éventualité d'unetelle aide continue À diainuer. L'installation spontanée non assistée (par I'Etat) etI'instarlation organisée par I'Etat ont éÈé rejetées à l.occasion deI'Etude sur l'lnstarlaÈion de populatlons en tant que stratégJ.es dedéveloppeoentr uais I'IDA a conclu que deur.utres types de àolonisation offreienÈ dea potentialités considérables non seulenànt du point de vue del'rnénagenent des bassins fluvieu: de I'OCP, uis auaal du iait de l'effetde dlffusion À d,autres zones rurales (y coupris les zones de provenancedee imrigrants) eÈ aur centres urbiins. Il s'agiÈ d'une instailation assistée par I'EtaÈ qul orienÈe f installation spontanée en cours et. dans certains cas, I'aseocie à I'installation organisée par I'EÈat. Au séoinaire de septembre 1990 sur I'installetion depopulations, il y a eu un certain nsrentendu sur le nature de cette recourandaÈion gue certtins représentant,s (favorables à un rôIe actif deI'Etat) ont considéré Èrop "passive". Ce nalentendu est à déplorer dans IaBesure où les recosrnandations de I'IDA supposent un rôle actif de I'Etatquelle que soit ra stratégie de colonisation adoptée. Au cours de la réunion, on a en Ptrtie corrigé Ie nelenÈendu en substituant I'expression JPCl1/rNT ltOC.3 Add. 1 page 4 "installation spontanée orientée par I'Etet" à I'expression ninstallation spontanée assistée par I'Etat". Mais même cette expression peut donner f i-urpression d'une galrure de stratégies de 1'Etat en mâtière d'installation de populations plus restrictive que ne 1'envisage I'IDA. Pour préciser I'intention de I'IDA, on présentera brièvement trois types d'installation mettant I'accent sur f installation spontanée orientée. Certes, 1'éguilibre entre lee types variera Euivant les pays en fonction des situations netLonales, et devralt varier au eein des pays au fjl du temps, utais tous les types metÈent en jeu une interwention active de I'EtaÈ dans Ie domaine de Ia planificaÈion et de I'erécution. Le premier tyPe Porte sur une approche "tranes d'accueil" qui vise à fournir des services et 1'lnfrastructure fondés sur des études pédologlques et hydrologiques eppropriées et des études eocio-économiques de ]a population hôte. Le mieux serait que ce type d'intenrention soit "proactive", c'eet-à-dire qu'elle serve à collaborer avec des irmigrants spontanéB et à les oricnter vers des zones à potentiel élevé par l,i.urplantation déIibérée de rouÈee et de points d'eau et lE Prestetion de eervicee eociaur et écononiquea. Etent donné la prédominance nunérique d'i-umigrants spontanés dane chaque pays de I'OCP, ce tyPe d'installation mérite que I'Etat interwienne de toute urgence. Le deurièBe type d'install8tion prévoit d'associer dès Ie départ un noyau d'i-migrants organisés par I'Etat et un groupe plus vaste incorporant la population hôte, des imigrants spontenés orientés par I'Etat et des éleveurs. Ce type présente un certain nombre de carectéristiques attrayantes. Par exemple, en prévoyant I'installation d'un noyau de ménages organisée par I'Etat, celui-ci a la possibllité de créer ou de développer des mgrchés et des centres de senrices/régionaux pouvant desservir non seulement les imigrants organisés par I'Etat mais aussi Ia population des zones avoisinantes. Etsnt donné que f installation organisée par I'Etat permet une intervention plus poussée de celui-ci, un tel petit groupe d'imigrants organisés peruet aussi d'adopter des systèmes de production plus viablesr eu€ I'on peut par la suite étendre à Ia population avoisinante . Certes, il est plus cotteur d'associer f installation organisée par I'Etat et f installation orientée par I'Etat que de compter entièrement sur ce dernier type de colonisation, mais I'IDA pense que des possibilités d'une telIe combinaison existent dans chacun des 11 pays de I'OCP, non seulement dans Ie cadre de projets autonones mais en tant que moyen d'augmenter les eventages d'autres intenrentions de I'Etat en y incorPorant une composente installation de populations. un exemple évident est offert par Ia construcÈion de barrages dans des zones À densité de population relativement faible, lorsque le noyau d'irurigrants dont I'installation est organisée par I'Etat est constitué des personnes qui doivent se réinstaller en dehors du bassin du résenroir. L'annere indique cotrrnent on pourrait associer ce type d'installation à le construction (en cours) du barrage de Bagré au Burkina Faso. Parmi d'autres tyPes de projets qui pourraient combiner imorigrants organisés par 1'Etat et d'autres catégories de ménages(y compris des irurigrants sPontanés et orientés), on Peut citer JPC11/rM/OOC.3 Add .1 page 5 a I'anénagenent de résenres forestières et de parcs naÈionaur et 1'Lntégration de projets d'irrigation mettant en jeu des i-unigrants organisée par 1'Etat dane une zone plus vaste d'agriculture pluviale. Le troleièDe type de peupleoenÈ con8l8te à lntégrer lee populatlons hôtea, les J.ulgrants spoaÈanée et lee éleveurs daus les zones d'installatl.on actuelle orgaaLsée par I'EtaÈ. La vLelte sur Ie Èerraln le deuxième Jour du eéminaire à Rapadeor Gt I Ll.noghlu vl.salt I montrer tu:rpartLcipanÈs usre aLtuatlon dane lequelle I'Autorlté pour I'uénagement des vtlléee dee Volte (AW) avalÈ asaez de eoupleese pour cês8er de mettre 1'eccenÈ eur f inatallatioo organisée À cott élevé au profit d'une strEtégie facilitanÈ I'intégraÈlon de ulgranta organisés, des populatLons hôÈea, des uigrante rpontanés eÈ des éleveurs dans un sysÈèBe unique fondé sur dee essocLaÈlon8 co@rürautairee pour Ia geetlon et Ie zonage des terres. Les auÈeurs de I'Etude sur 1'lnstallat,ion de populations appuient les conclusions d'autree étudea menéee ailleurs dans Ia zoneÈropicale et BouB-tropicale eelon lesquelles ces trois Èypes de peuplement peuvent, Eoyennent un enviroruremenÈ de polltique générale correcte, offrir dee possibillÈés de développenent apprécleblee. Cea possibilités peuvent se Besurer par I'augmenÈaÈion dea cultures et Ia production ani.uale; 1'élaboratl.on de ByBtèBe8 de productlon végéÈaIe, aninele et forestière écologlqueBenÈ viablee; et de plus grande effete de diffusion à d'autres zones rurales (y couprle les zones d'origlne des uigrants) et aur centres urbalaa. III. Le chok des zoner de peuplement Dene le cinquième recomundatlon du Réeuné analytlgue, I'IDA a soullgné que 'les atratégies gouvenrenentales ... devraienÈ viser les régions ooina lsolées que lee oigranÈs préfèrent que des régions écartéesqul ont difficlleuent accès aur narchée et aur senrices. Une exception peut etre faite pour lee réglone Lsoléee qul ont dee ressources spéciales(eau ou forêÈs, plE ereurple) gu'll faut protéger ou qui setrent de pôle pour d'autres programee de développement (co@e la consÈruction d'un barrage) ". Cette recomsndatlon se fonde sur un certain nombre de considérations. PrcnièrenenÈ, les nlgrants spontanés (qui sont de loin ler plus nombreur) préfèrent neÈtement lee régions uoine isolées. DeurièmenenÈ, las peupleuenÈ8 lee plur réuscls, coule le montrent les études de cae au Burkinr Faso, au Mell ct au logo (ainsi qu'ailleurs dans Ies zones tropicales et sous- tropicales), sont ceur qui sont réa1isés au voisinage imédlat des capitales telles que Ouagadougou et Baglako ou de grandes villes régionales. lrol.eièoement, les cotts financiers augmentent sensiblement à mesure qu'auglrente I'isolement d'une région. Cosme I'indique I'exception de la recosmandation, I'IDA ne proposait pas d'anénager uniquement les zones moins isolées. En revanche, I'Etude sur I'installation de populations aurait dû mettre davantage I'accent sur les conditions dans lesquelles des zones plus isolées pourraienÈ être retenues. Par eremple, Ie rythne de peuplement spontané dans certains pays est tel que les zones moins isolées se renpliseent JPCIl/rNT |OOC.3 Add.1 page 6 rapidement, de sorte que I'Etat doiÈ choisir (sur la base d'études appropriées) et développer d'autres zones appropriées. De plus, étant donné f intensification de Ia pression qui s'ererce sur les populations past,orales, il faudrait envisager de réserrrer et d'arnénager à I'intention des éleveurs des régions à faible densité de populaÈion - régions pouvant être assez isolées. Vu les cotts financiers, et cosule on trouve difficilenent des bailleurs de fonds disposés à engager des crédits pendant les longues périodes généralement nécessalres à I'anénagement, il faudrait choisir ces régions avec soin et en limiter sÈrictement le nombre. Iv. Le rôle de I'l.rrlgation dans lee etratégles de peuplement Divere partlcipants au séml.naire ont estimé que I'IDA ne s'était pas rssez lntéressé au rôle de 1'lrrigatlon dans les etratégies de peuplement. Certes, cette crLtique s'appllque en parÈiculier à f irrigation à petite échelle, Erqis Ia réussite à long terme des projets de ce type n'est guère meilleure gue celle des projets à moyenne et grande échelle. Au cours des années 70 et Ia première moitié des ennées 80, par eremple, on e salué les petits péri.uètres villageois irrlgués Ie long de Ia rive gauche du fleuve Sénégal co@e éBant une réussite à grande échelle en raieon dee rendemenÈ8 plus élevée à I'hectare et des co0ts d'anénagement et de fonctlonnenenÈ moing élevés gue ceur des prograsules d'Etat. Des études récentes font cependant douter sérieusement de la viabillté de tels petitsprojete d'J.rrigatlon villageoise. Come Niasse le eouligne dans Ie nunéro de printenps 1990 du Developnent Anthropology Network de I'IDA, bon nombre de cee projets ne sont plus opérationnels au Sénégal; en fait, de telsprojets ont été qualifiés d"irrlgation ltinérante'à cause de la tendance des villageois À préférer de nouveaur projets après avoir utilisé les enciens pendant quelques années. D'une nanière générale en Afrique, Ies petits agriculteurs au niveau de Ia coslurunauté ou du ménage ont tendance à incorporer guand ils Ie peuvent I'irrigation en tant gue composante dans leur système de production - composante à laquelle on a cependant tendance à accorder moins d'importance en faveur de I'agriculture pluviale dans les zones de plus fortes plules, ou dans les zones semi-arides pendant les années de plus fortee pluies. Certes, il exiete des exceptions, et I'erpérimentation devrait se poursuivre, nais 1'IDA recossrande ceÈte approche plutôt que celle qul vlsersit à llmiter les activités des ménages à une seule parcelle irriguée. De ce fait, il faudrait mettre I'eccent sur I'irrigation à faible co0t, y compris les jardins potagers (qui revêtent surtout de f intérêt pour les fesmes considérées individuellement ou consre groupe), I'irrigation de bas-fonds, de marais et de décrue. V. Régi-me foncier Etant donné que Ia terre appartient à I'Etat dans la plupart des pays de 1'0CP (à I'exception notable du Ghana) et étant donné les limites des systèmes fonciers coutugriers (du point de vue du mangue de sécurité pour les migrants et de I'influence que les personnes haut placées ont Èendance à exercer sur les gardiens des terres), on a exprimé au séminaire consacré à I'EÈude sur f installation de populations quelques JPCll/rNT/nOC.3 Add. 1 page 7 préoccupations à 1'égard de Ia recogrnandation de l'IDA (nr.rnéro 10) selonlaquelle 'Les coutuuee foncières devraient serrrir de point de départ pourgaranÈir les drol.te d'occupetion des populrÈion8 d'accueil, deg migrants etdes éleveurs dana lee zones OCP'. CetÈe recouundation découle des échangea de rnrer eur le régioe foncier ru Chapltre VI du Rapport finel.Etrnt doruré que ler mlgreats et le! éleveurr dolvent vLvre evec lespopuletlonl hôtcr qul réclaacnt de! droLÈa coutualer8 8ur le beee de resEources localea, y coEprle le terre, cÈ les ebur découlant deI'rppartcnance de Ia terEe à I'Etet, I'rDA cstloe gu'on n,a pa8 d'autre choh quc d'utLlLaer dec coutuues fonclèrês co@e point de départ. L'idéede polnt de départ revêt Lci toute son lnportance. A l'ingtar d'autreglnatitutloae d'Afrique, lee régiaee foaclerc subleeent des'changements dont on ne Ee8urc pee bJ.ca le portée. Néanmolns, 11 eet dlfflctle de comprendre coE@ent on Pourralt ne Pa8 en tenir compÈe. Cee réglnee fonciers devraient doac représenter un polnt de déparÈ, Eri8 le mlerrr seraiÈ d'en confier à lalongue le cootrôIc à des comités de geetlon dec terres co[runruteires légalemeat nendetée qui se sont révélée prometteurs au Burklna Faso. vr. L'incidence de la diversification du syetème de production des aénagee aur le productivité agricole Uae laporÈante recomandatlon de I'IDA (nunéro 8 dane Ie Résuglé anarytlque) r trelt I le néceceité de dl.verslfler rer ryrtèaer deproductJ'oa ru nl.veeu_des ménagce at des comuaeuÈée. cârtaine prrticipants ont creint gu'une telle dlversificstion n'affecte le productLon agricole.Leure lnqulétude! tont fondéea et tradul.sent la nécessité de poursuivre larecherche. En revanche, selon certaiae lndicee, 'une diversité croisBenÈedc lourccr dc revcnu, ÿ coaprls les actl,vltés hors erplolÈatl,on, conÈrlbue eu développenent dG lyrtèDcr de culture durabres' (Rapport flnal, p. 71). WI. Intégration dea éleveure Lea participants au séminaire ont eu des avie diverBenÈs sur1'lntégratlon des éleveurs dens les zones de peuplement. Evo{uant desconflits, certalnt ont souhaité les naintenir à l'écarÈ des villages;d'autres - relevanÈ_Iee avantages gui pourraient découler d'un rapportsyabiotique entre éleveurs et vlllageois - ont Bouhsité les intégiàr pardes mécenLsmec ters que le développement de zones rgropastorales etpastorales. L'IDA estLue que 1'évoluÈion rapide de la sltuation deséleveurs e8t Gn faveur de la dcurième option. I1 faut surÈout relever ledésir des élcveurs d'être intégrés dane lcc zones de peuplement et celuides exploLÈeuta lyrnt aieu: réusei de voir se réalisei,rne tellelatégration. Il convient eussi de noÈer la tendance chez rlne proportlon croLasante d'éleveurg à rechercher une forme plus eédentaire de1'agropeetorallsme - en plrÈle à la eultc d'une contractlon sensible des anciennes zoneB de transhuaance tant au sein des pays que par-delà lesfrontières. ces t,endances réduisent la différenciatlon entr" agriculteurset éleveur8. En fait' !u cours d'une vlsite à Bagré après le sèminaire,certains des e-ploiÈants pratiquant 1'agriculture la pius intensive étaientdes Poulbé. Anciens g3gnsturrnrnts, non eeulenent lle s'étaient installésdepuis quelquee années dane la région de Bagré, mlis Lls avaient aussi JPc r 1/ rNT /ooc .3 Add . 1 page 8 cosurencé à pratiquer individuellement et en collectivité des cultures fourragères pour leur bétail. VIII. CoE:Eent réaliser aux fins d'anénagement des terres et de développement deB structures institutionnelles locales gui soient viables à long terae Tout en appuyent des initiatives locales visant à décentraliser Ia prise des décisions eÈ la gesÈion, de nombreur participants se sont lnterrogés sur les possl.bilités de créer dee structures lnstitutionnelles localee qui soient viables à long terme, notamlent loregu'11 n'existe pas d'institutions comunautaires appropriéeo ou lorsqu'eIles ne sont pas suffisamenÈ développées pour appuyer de nouvelles fonctions. L'IDA partage cette préoccupation. On trouve en Afrique de nombreur cas d'l.netitutions localee prometteuses déjà constituées ou en voie de 1'être; neis elles sont presque toutes trop récenÈes pour qu'on puisse en évaluer Ie viabillté. Le problème de Ia viabilité institutionnelle se pose avec d'autant plus d'acuité que les populations des cotrElunautés sont rclatlvement homogènes ou égalitaires, strstifiées ou ethniquenent hétérogènes. En fait, dans les milieux de développement, on s'est trop peu intéreseé à la guestion de la viabilité des institutions locales (ou à ce gue les pertl.clpants au séminaire ont quallfié de gestlon de ressources eociales) par opposltion à la viabillté écologique et économique des eystèmes de productlon. On salt qu'11 faut du temps pour constiÈuer des institutions locales viables, du temps qui se Besure en années plutôt qu'en mois. C'est ainsi que dans la moyenne vallée du Zanbèze, en Zanbie, une organisation non gouvernemenÈa1e forÈement motivée a mis plusieurs années à promouvoir I'apparition, entre des comunautés villageoises et égalitaires, d'instiÈutions de serrrices éeonomiques et sociaux locales, gui pourraient êÈre ou ne pas être viables à la longue. Dans Ie cas de ce qui est probablement considéré cosrgle I'association de pâturage la plus réussie du Lesotho, il a falIu plus d'un an à la cosnunauté locale pour en adopter la constltution. Certains participants onÈ estiné qu'11 pourrait exister un schéns directeur sur la nanière de procéder, rnsis un tel schéma n'existe pas. En atÈendent d'effectuer des études plus poussées sur les initiatives en vue de créer des institutions locales viables, il ne serait pas indiqué d'aller plus loin en établissant les associations de gestion des terres vlllageoises décrites aux pages L23-L24 du Rapport final. Pour ce qui est de la recherche, Ll faudrait accorder Ia priorité à I'exasren des efforts plus prometteurs actuellement en cours tendant à créer des institutions viables au niveau local. Parmi les exemples, on peut citer les associations villageoises au Mali, les ConiÈés de gestion des terroirs au Burklna Faeo, lee Associations de pâÈurage au Lesotho, l'aménagement de la faune au niveau du district, du sous-district et du village au Zirnbabwe, et des organisations de crédit et divers types de coopératives de village (par oppositlon aux coopératives d'Etat) à travers I'Afrique. ( IJPC11/rNF /»OC.3 Add.l page 9 ANI{EXE INSIALI.ATION ORGAI{ISEE DE POPIIIÀÎIONS REALISEE CONJOINIEI"IENT AVEC DES PRoJETS NAÎIONAIIX EN TAI|T QI,E MECANISME PERMETTAI{Î DE FoITRNIR DES SYSTEMES DE PRODUCÎION VIABLES EÎ DES SERVICES, NOTAI,IMENI DE VI'LGARISATION, AINSI QT'E DES }IARCHES EÎ CENTRES REGIONATIX/DE SERVICES A T'N PLUS GRAND NOMBRE D'AUTOCHIONES, DE IIIIGRÂNTS SPONTAI{ES ET D'ELEVELTRS : LE BARMGE DE BAcRE AU BT'RKINA PASO Le constructlon de barrages et d'autres projets nationaux offre une bonne occasion d'associer un peuplemenÈ organisér comprenant un petit grouPe de urénages et de corutunautés, à I'aménagement du territoire euprofit d'une popuration prus vaste formée de Ia population d'accueil, de migrants spontanés et d'éleveurs, mais nous ne connaissons pas dans lespays de 1'OCP de cas où cette possibilité I été exploitée. Cette lacunetient peut-etre en partie au fait que Ion a tendance à pranifier et à exécuter de tels Projets pour un but de grande envergure bien précis, par eremple, Ia production d'hydroélectricité ou 1'aménagement d'un parc nationsl ou d'une forêt classée. Une autre raison peut. tenir au caractère natlonal de tels projetsr euê conçoivent et exécutent les ministères cenÈrau:r ou lee société8 d'Etat, Bans guère y aesocier les responsables régionaux ou de district et encore ooins les populations locales. lout en n'étant pas un cas idéal, dans la mesure où la construction du barrage a déjà cosurencé, Bagré, au Burkina, illustre lespossibilités qu'offre un tel projet pour le développement d'une zone auParavtnt isolée par la planification systénatique des activités depeuplement associant installation organisée par I'Etat et installation sponÈanée guidée par I'Etat. Ce cas est utilisé coulne exemple parce qu'uneéquipe de I'IDA a visité cette région à la suite du séminaire de septembre. A I'instar d'autres projets de barrage, 1a réalisation de Bagré nécessitera Ia réinstallation de centaines de ménages, y compris lapopulation villageoise d'accueil et les éleveurs Foulbé récernmenr sédentarisés. Leur installation offre 1'occasion d'utiliser un noyau de migrants organisés comme mécanisme de prestation de services à unepopulation prus veste dans une zone euparavant isolée. un avantage supplémentaire réside dans le fait que Ie réservoir de Bagré servira aussià des fins d'irrigation. La réinstallation du réservoir et le projet d'irrigation constitueront deur sources de ménages de migrents organisées par 1'Etat.Ils pourront aussi offrir I'occasion de fournir des services et des systèDes de production plus viables au Bouvenent de peuplement de Ia zone accéléré par le barrage, à la population hôte et aux agropasteurs Foulbé récemtent sédentarisés, ainsi gu'à un nombre indéterniné d'éleveurs transhuslants. On pourrait utiliser le village ouvrier comme noyau d'un centre cosurercial qui pourraj.t aussi fournir des services de vulgarisation et des intrants à Ia population des zones avoisinantes. L'adoption de systèmes de production plus intensive, et économiquement et écologiquement viabres par des migrants organisés plus faciles À contrôrer, offre Ia I JPC1l/rNT lOOC.3 Add.1 page 10 Annexe possibilité d'étendre de tels srrstèae8 aur populations voieines. Enélargissant le ProcesBuB de plaaiflcation, on peut ausei développer des aesocLctlono corûunautaireo de gestlou dee Èerreo et découper Il région de Bagré en zones pour lee différeat8 Èrper d'utllisatlon des terrea et deI'GAu, y coupria I'utlIleatlon du potGatlel du réaenroir pour la pêche,I'agricurture dc décrue ct le plturrgc peadant la période d'étiage ea eeiaon sèche. Le préparrtl.on néccserire I Ie rérllcetlon de ccc pocslbigtés a'a pla GncorG comeacé à Brgré; de nêac, ler rcrponrablcr et lar réeident,sloceur n'ont par été trtocléa rrr- trlvlu- prépertÈolres réellsés à ce jour.Feute d'uae telle préperetloa, uorl reulenent d'inportanter po8libilitei dedéveloppeoent 8e perdront, meis eusrl le probabillté de conflltg e'l'steneiflen en ralson de 1'rrrlvée ca Eas8e de nlgrants Bpontaaée eÈd'une réducÈion senclblc, lorrque re réeenroLr ee renprlra, àee chemps riverains erploités par la population hôte, du nombre dee habltationi et de1'éÈenduc dea terreg dca rgropasÈeurs Foulbé, et des zoaes de pâturage utilisées par lea éIeveura transhunants. Un projet de peupleuent t aagre repréeenterait un Eoyen efflcrce de lLaiter les riequea de conflit et àeréelleer lea porelbIllÈé! gu'offrenÈ rur pays de 1'ocp lee projete deconstruction de berrrgc (poreiblll.Èéa rarement erploitées). a ,
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Etude sur l’installation de populations : expérience de peuplement et stratégie de développement dans les zones d’intervention du programme de lutte contre l’onchocercose dans l’Afrique de l’Ouest
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