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Rapports d'activité des programmes techniques : rapport régional sur la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement : dengue et dengue hémorragique : prévention et lutte, changement climatique,

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WORLD HEALTH ORGANIZATION

ORGANISATION MONDIALE 1 DE LA SANTÉ

REGIONAL OFFICE FOR THE WESTERN PACIFIC BUREAU RÉGIONAL DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

COMITÉ RÉGIONAL Soixante et unième session Putrajaya (Malaisie) 11-15 octobre 2010 Point 17 de l’ordre du jour provisoire

WPR/RC61/12 27 août 2010 ORIGINAL : ANGLAIS

RAPPORTS D'ACTIVITÉ DES PROGRAMMES TECHNIQUES

Rapport régional sur la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement Suite à la Déclaration du Millénaire de septembre 2000, 189 des États Membres des Nations Unies se sont engagés à atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), avec des cibles pour 2015. Les huit OMD directement ou indirectement liés à la santé ont stimulé la santé publique. Compte tenu des disparités au plan politique, socioculturel et environnemental entre et au sein des États et Territoires de la Région du Pacifique occidental, les progrès vers la réalisation des objectifs varient considérablement, car certains des États Membres ont déjà atteint plusieurs objectifs alors que d'autres ne semblent pas sur la bonne voie. Des efforts supplémentaires devront être déployés pour atteindre les objectifs dans l'ensemble de la Région. Les États et Territoires peuvent bénéficier d'interventions techniques qui les aideront à atteindre les OMD à l'horizon 2015. Le défi consiste à ce que ces interventions bénéficient à ceux qui en ont le plus besoin. Les systèmes de santé devront être renforcés et un meilleur fonctionnement devra être assuré, en particulier pour réduire la mortalité maternelle et néonatale, les deux indicateurs qui progressent le plus lentement. L'engagement dans une action multisectorielle, le renforcement de l'adhésion nationale et de l'implication des dirigeants et de la communauté, la mise en oeuvre de politiques cohérentes et d'approches globales efficaces, ainsi que la promotion d'une coopération technique plus importante et une meilleure coordination entre les partenaires et les pays peuvent également permettre d'accélérer les progrès. Les interventions qui optimisent les synergies entre les programmes, par exemple entre les programmes de lutte contre les

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maladies (VIH/sida, tuberculose et paludisme) et les programmes de santé de la mère et de l'enfant et de santé génésique, entraîneront de meilleurs résultats relatifs aux OMD. Il faut également réduire les inégalités de santé et surmonter les obstacles d'accès aux services. Le Comité régional est invité à prendre note de l'urgence et de l'importance de prévenir les échecs et progresser plus rapidement vers la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement. Dengue et dengue hémorragique : prévention et lutte La dengue représente une menace grave pour la santé publique dans la Région du Pacifique occidental. La dengue est endémique dans de nombreux pays et les flambées de dengue continuent de se produire et d'entrainer des cas graves et des décès. En 2009, plus de 242 000 cas de dengue et 785 décès ont été signalés dans 25 États et Territoires. Les principaux enjeux de la lutte contre la dengue sont l'insuffisance de l'engagement et de la sensibilisation, un manque permanent de ressources aux niveaux national et international, ce qui entrave les efforts visant à élargir et à maintenir les activités de lutte contre la dengue, et l'absence d'un traitement spécifique et d'un vaccin contre la dengue. Des efforts considérables ont été déployés pour renforcer la prévention de la dengue et les programmes de lutte nationaux. Depuis l'adoption du Plan stratégique de lutte contre la dengue dans la région Asie-Pacifique (2008-2015) en 2008, des actions prioritaires ont été prises pour renforcer la surveillance de la dengue, l’échange d'information sur la dengue entre les États Membres, la surveillance et la gestion des vecteurs, la prise en charge des cas, la réponse aux flambées et la recherche opérationnelle. Un renforcement du « leadership » et de l'engagement, du plaidoyer et de l'investissement, ainsi qu’une collaboration élargie dans les activités de surveillance et de lutte contre la dengue sont nécessaires pour réduire la menace publique induite par la dengue et la dengue hémorragique. Le Comité régional pour le Pacifique occidental est invité à noter les progrès accomplis et les défis restant à relever pour renforcer le programme de lutte contre la dengue.

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Changement climatique En septembre 2008, le Comité régional pour le Pacifique occidental a approuvé le Cadre d'action régional pour la protection de la santé humaine face aux effets du changement climatique dans la région Asie-Pacifique. Le cadre régional est constitué de mesures recommandées pour la mise en oeuvre par les États Membres et par le Secrétariat de l'OMS afin de répondre aux éventuels effets néfastes du changement climatique sur la santé. À l’issue de la cinquante-neuvième session du Comité régional de l'OMS pour le Pacifique occidental en 2008, un certain nombre de pays en développement dans la Région ont lancé des programmes pour évaluer la vulnérabilité de la santé au changement climatique et ont conçu des plans d'action nationaux pour la riposte du secteur de la santé au changement climatique, avec l'appui technique et financier des pays industrialisés de la Région. Des projets de renforcement des capacités ont également été lancés en Chine et aux Philippines. Plusieurs États Membres ont encouragé des stratégies de transport « gagnantgagnant » qui permettraient de réduire les émissions de gaz à effet de serre ainsi que de protéger et de promouvoir la santé. Le Comité régional est invité à prendre note du présent rapport et exhorte les États Membres à achever le développement et la mise en oeuvre des plans d'action nationaux et des stratégies de riposte du secteur de la santé au changement climatique ; à continuer à renforcer les ressources humaines et les capacités institutionnelles pour répondre au changement climatique, à promouvoir et à participer à des approches multisectorielles qui visent l'atténuation et l'adaptation aux changements climatiques, et à soutenir et à participer à des stratégies « gagnant-gagnant », bénéfiques aux deux parties qui ne réduiraient pas uniquement les émissions de gaz à effet de serre mais contribueraient à protéger et à promouvoir la santé.

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RAPPORT RÉGIONAL SUR LA RÉALISATION DES OBJECTIFS DU MILLÉNAIRE POUR LE DÉVELOPPEMENT

1. SITUATION

En septembre 2000, lors du Sommet du millénaire des Nations Unies, les dirigeants mondiaux ont convenu d'un ensemble d'objectifs mesurables et définis dans le temps, à savoir les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) pour la lutte contre la pauvreté, la faim, la maladie, l'analphabétisme, la dégradation de l'environnement et la discrimination contre les femmes. Les OMD comprennent huit objectifs assortis d'indicateurs pour mesurer les progrès et atteindre des cibles précises d'ici 2015. Trois OMD et leurs cibles concernent directement la santé (voir annexe 1) : réduire la mortalité infantile de deux tiers (OMD 4) ; réduire la mortalité maternelle de trois quarts et atteindre l'accès universel à la santé reproductive (OMD 5), arrêter et inverser la propagation du VIH/sida, pour assurer l'accès universel au traitement du VIH/sida d'ici 2010, et stopper et inverser l'incidence du paludisme et d'autres maladies (OMD 6). Les autres OMD sont indirectement liés à la santé. L'OMD 1 a pour cible de réduire de moitié la proportion de personnes qui souffrent de la faim ; l'OMD 7 cible la réduction de moitié de la proportion de la population sans accès durable à l'eau potable et à l'assainissement de base, et l'OMD 8 a pour objectif de donner accès à des médicaments essentiels abordables dans les pays en développement. L'OMD 3 (promouvoir l'égalité entre les sexes et l'autonomisation des femmes) recoupe les autres objectifs. Les objectifs du Millénaire pour le développement, ainsi que leurs cibles et indicateurs sont interdépendants. Compte tenu des variations politiques, socioculturelles et environnementales entre et au sein des États et Territoires de la Région, les progrès vers la réalisation des objectifs varient considérablement, car certains des États Membres ont déjà atteint plusieurs objectifs alors que d'autres ne semblent pas sur la bonne voie. Il existe également des défis pour évaluer les progrès et les réalisations, principalement en raison de la faiblesse des systèmes nationaux d'information sanitaire. Le manque de données fiables et en particulier pour les périodes antérieures, les différences dans les procédures d'enquête et d'évaluation, et les différences dans les données par pays sur des estimations internationales soulèvent des préoccupations quant à l'exactitude des estimations précises, ainsi que des problèmes pour déterminer les tendances au fil du temps. Le Bureau régional du Pacifique occidental mène une analyse de la santé et des indicateurs des données des OMD liés à la santé disponibles à partir de sources multiples et rendra compte de la situation, des conséquences, des défis et stratégies pour atteindre les OMD dans la Région du Pacifique occidental plus tard en 2010. La

WPR/RC61/12 page 5 situation actuelle des OMD , basée sur des indicateurs associés aux OMD 1 et les OMD 4 à 8, est exposée ci-dessous. 1.1 Objectif 1 : Réduire l'extrême pauvreté et la faim Globalement, la dénutrition est une cause sous-jacente de plus d'un tiers des décès d'enfants. Sept pays à faible revenu et à revenu intermédiaire de la Région—le Cambodge, la Chine, la Mongolie, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Philippines, la République démocratique populaire lao et le Viet Nam, ont montré des réductions de la prévalence de l'insuffisance pondérale et du pourcentage de la population qui souffre de malnutrition. Les données historiques pour ces sept pays, ainsi que pour les Îles Salomon et Tuvalu, sont disponibles auprès du Système d'information statistique de l'OMS. Parmi ces neuf pays, la République démocratique populaire lao et la PapouasieNouvelle-Guinée montrent une forte prévalence de la malnutrition aiguë et chronique et ont fait des progrès limités dans ces domaines. 1.2 Objectif 4 : Réduire la mortalité infantile La mortalité infantile a été réduite de façon significative dans la Région du Pacifique occidental. Les décès parmi les enfants de moins de cinq ans ont diminué de moitié depuis 2000. Malgré cette tendance, autour de 534 000 enfants de moins de cinq ans sont morts en 2008 de causes évitables et traitables. Plus de 95 % de ces décès sont survenus dans six pays de la Région (le Cambodge, la Chine, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Philippines, la République démocratique populaire lao et le Viet Nam), avec d'énormes disparités dans la mortalité entre et au sein des pays. Au moins 70 % des décès d'enfants dans la Région sont causés par des pathologies néonatales, la pneumonie et la diarrhée, avec une proportion croissante de décès d'enfants survenant dans la période néonatale (52 % pour l'ensemble de la Région). La couverture des interventions essentielles visant les nouveau-nés et le traitement de la pneumonie et de la diarrhée s'est améliorée particulièrement lentement. La vaccination contre la rougeole évite les décès par rougeole ainsi que des superinfections qui suivent souvent la rougeole. À la suite des efforts d'élimination de la rougeole au cours de cette décennie, le nombre estimé de décès par rougeole a diminué de 92 % entre 2000 et 2008 et il est actuellement estimé à moins de 2000 par an. Si des progrès dans la réduction de la mortalité infantile ont été réalisés dans tous les pays à forte charge, la complaisance n'est pas de mise. Préserver les acquis et accélérer les progrès dans les pays où les décès d'enfants sont encore trop fréquents comme le Cambodge, la Papouasie-Nouvelle-

WPR/RC61/12 page 6 Guinée et la République démocratique populaire lao sera essentiel au cours des

cinq prochaines années. 1.3 Objectif 5 : Améliorer la santé maternelle Chaque année, plus de 20 000 décès maternels surviennent dans la Région du Pacifique occidental, avec d'énormes disparités entre et au sein des pays (urbain/rural ou riches/pauvres). Bien que la situation se soit améliorée dans certains pays, près de la moitié de ces décès ont lieu dans les sept pays ayant la charge plus élevée de mortalité de la mère et de l'enfant dans la Région, à savoir : le Cambodge, la Chine, la Mongolie, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Philippines, la République démocratique populaire lao et le Viet Nam. Les décès maternels sont regroupés autour du travail, de l'accouchement et du post-partum immédiat, avec pour principale cause de décès, l'hémorragie obstétricale. Les autres principales causes directes comprennent les maladies artérielles, la septicémie/infection et la dystocie. La mortalité maternelle est encore trop élevée au Cambodge, aux Philippines, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, en République démocratique populaire lao et au Viet Nam, et parmi les groupes marginalisés et mal desservis dans de nombreux pays. Les taux de mortalité maternelle en Chine, en Malaisie et en Mongolie ont été estimés en dessous de 100 pour 100 000 en 1990, et des progrès ont été accomplis pour réduire ces taux. Les données disponibles sur les décès maternels dans les pays en développement de la Région sont susceptibles d'être sous-estimées pour plusieurs raisons, y compris les sous-déclarations systématiques et le sous-enregistrement des décès dus à diverses contraintes. Un ensemble de quatre indicateurs de l'accès universel à la santé génésique a été introduit en 2005, même si les données sont quelque peu limitées pour la plupart des pays de la Région, en particulier pour les années antérieures à 2005. Les indicateurs sont les taux de prévalence contraceptive, le taux de natalité chez les adolescentes, la couverture des soins prénatals et les besoins non satisfaits en planification familiale. Les indicateurs de santé génésique constituent la base pour garantir des grossesses à moindre risque et pour contribuer à la réduction de la mortalité maternelle. Les progrès ont été, tout au mieux, mitigés, mais relativement lents en général. L'accès universel à la santé génésique est généralement limité, non pas par un manque de politiques nationales ou d'interventions, mais par des interactions complexes de facteurs tels que des systèmes de santé faibles, le manque de ressources, et des obstacles financiers, géographiques et socioculturels qui empêchent l'accès. En outre, le champ de la santé génésique est large, et de nombreux pays ne disposent pas des capacités techniques et financières pour répondre à toutes ses composantes.

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1.4

Objectif 6 : Combattre le VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies Une comparaison des estimations du VIH de 2001 et 2008, établies avec la même

méthodologie, montre que, en général, l'épidémie de VIH se stabilise dans la Région. Le Cambodge, la Chine, la Malaisie, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et le Viet Nam comptent pour 90 % de la charge régionale du VIH. La prévalence du VIH est la plus élevée en Papouasie-Nouvelle-Guinée, avec une estimation de 0,9 % d'adultes vivant avec le VIH en 2009. Le Cambodge a fait état d'une baisse du nombre de personnes vivant avec le VIH et de nouvelles infections. La Chine, la Malaisie, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et le Viet Nam ont montré une tendance stabilisée ou en baisse du nombre de nouvelles infections en raison de stratégies de prévention ciblées. Néanmoins, le nombre de personnes vivant avec le VIH continue de progresser en raison de l'augmentation de la transmission dans des zones géographiques spécifiques et parmi les populations les plus à risque, et par l'augmentation de la survie des personnes vivant avec le VIH, comme résultat du renforcement du traitement antirétroviral (TARV). La stratégie principale utilisée par les États Membres de la Région met l'accent sur la prévention du VIH parmi les populations les plus à risque, à savoir les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les consommateurs de drogues injectables et les professionnels du sexe, et sur la fourniture du TARV aux personnes vivant avec le VIH ayant la possibilité de recevoir le traitement. La couverture des interventions préventives en faveur des populations les plus à risque est en augmentation. Dans la plupart des États Membres de la Région, il a été rapporté que « l'utilisation du préservatif lors du dernier rapport sexuel à haut risque » est relativement élevée, allant de 80 % à 95 % chez les professionnelles du sexe. Toutefois, l'utilisation du préservatif « lors du dernier rapport sexuel avec un autre homme » demeure faible chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes. Le faible niveau de connaissances exactes sur le VIH/sida parmi les jeunes et les populations à risque, tel qu’il a été rapporté en 2009, suggère que l'éducation fait défaut dans les cinq pays qui disposent de données (le Cambodge, la Chine, la Malaisie, la Papouasie-NouvelleGuinée et le Viet Nam). Le nombre total de personnes ayant accès au TARV a augmenté de plus de sept fois de 2004 à 2008. La couverture globale avec le TARV dans les États Membres de la Région est d'environ 31 % et elle doit encore être élargie, en particulier dans les zones rurales éloignées et autres endroits difficiles d'accès. Le paludisme reste endémique dans dix pays de la Région du Pacifique occidental, à savoir le Cambodge, la Chine, les Îles Salomon, la Malaisie, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Philippines, la République de Corée, la République démocratique populaire lao, le Vanuatu et le Viet Nam. Il est associé à la pauvreté et retarde le progrès vers le bien-être économique des collectivités touchées. La mortalité et la morbidité du paludisme déclinent fortement depuis 1990. Des progrès constants sont

WPR/RC61/12 page 8 enregistrés pour la réalisation de la composante paludisme de l'OMD 6. Entre 2000 et 2008, le nombre de cas confirmés de paludisme a été réduit de 38 % avec un taux d'incidence de 0,15 pour 1000 habitants en 2008, tandis que la mortalité a été réduite de 58 %. Dans certain pays comme la République de Corée et la Malaisie, le fardeau du paludisme a diminué à un niveau qui leur permet, à présent, de viser l'élimination du paludisme à l'échelle nationale. Néanmoins, le fardeau du paludisme demeure beaucoup trop élevé dans d'autres pays, comme la Papouasie-Nouvelle-Guinée. La résistance aux médicaments antipaludiques, en particulier l'émergence de la résistance de Plasmodium falciparum à l'artémisinine est une menace importante pour la préservation des acquis. Une initiative visant à maîtriser la résistance à l'artémisinine à la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande est en cours, avec des indices de progrès significatifs. La Région est susceptible d'atteindre dans son ensemble les cibles des OMD liés à la tuberculose, car au niveau régional, la couverture avec le traitement de brève durée sous surveillance directe (DOTS) est toujours d’environ 99 %. Dans la Région, la détection et le succès du traitement ont été maintenus au-dessus de 70 % et 90 %, respectivement. Des disparités persistent entre et au sein des pays, tels que le taux relativement bas de traitement de la tuberculose selon la stratégie DOTS en Papouasie-Nouvelle-Guinée (moins de 40 % en 2007). Les dernières estimations de l'OMS indiquent que la Région est susceptible d'atteindre l'objectif de réduire de moitié la prévalence et la mortalité d'ici 2010, même si ces estimations restent incertaines. 1.5 Objectif 7 : Assurer un environnement durable La Région dans son ensemble est en bonne voie pour atteindre la cible des OMD pour l'accès à des sources améliorées d'eau potable, mais de grandes disparités persistent entre les pays et au sein des pays. La Papouasie-Nouvelle Guinée est le pays le plus à risque de ne pas atteindre son objectif. Trois des pays les plus peuplés ont fait des progrès rapides en ce qui concerne l'accès à l'assainissement de base : la Chine (de 41 % à 55 %), les Philippines (de 58 % à 76 %) et le Viet Nam (de 35 % à 75 %). Malgré le faible taux d'accès en 1990, des progrès ont été accomplis au Cambodge (de 9 % à 29 %). En Malaisie, l’accès, qui était déjà élevé (84 %) en 1990, est passé à une couverture presque complète (96 %) vers 2008. Dans les petits pays, des changements très limités semblent avoir eu lieu dans l'accès à un assainissement amélioré. 1.6 Objectif 8 : Mettre en place un partenariat mondial pour le développement Les progrès vers un engagement favorable à l'accès à des médicaments essentiels abordables sont difficiles à évaluer, car il n'y a pas d'objectif quantitatif. L'accès aux médicaments ne peut pas être mesuré à l'aide d'un indicateur unique. Par conséquent, l'OMS utilise une série d'indicateurs pour

WPR/RC61/12 page 9 évaluer s'ils sont disponibles et financièrement abordables et des indicateurs sur les politiques clés. La disponibilité des médicaments essentiels dans le secteur public reste généralement inférieure à celle du secteur privé, où les médicaments sont plus coûteux et où les patients doivent souvent payer le plein prix pour le traitement. Les prix élevés sont un obstacle à l'accès aux médicaments essentiels ; des enquêtes sur les prix montrent que les patients paient des prix qui sont souvent beaucoup plus élevés que le prix de référence international.1 Un financement adéquat pour l'achat et la distribution de médicaments essentiels est primordial pour assurer la disponibilité de ces médicaments. Dans les pays à faibles dépenses publiques par habitant pour les médicaments, la proportion de la population ayant accès à des médicaments essentiels abordables sur une base durable est également faible. De fortes disparités dans les dépenses publiques par habitant pour les médicaments peuvent être observées à travers la Région, de US $2,50 dans les pays à faible revenu jusqu'à US $187,30 dans les pays à revenu élevé.2

2. MESURES PROPOSÉES

Les progrès vers la réalisation des OMD d'ici 2015 ont été mitigés. Un sentiment d'urgence pour la Région du Pacifique occidental s’instille et incite la Région à accélérer les actions au cours des cinq prochaines années. Pour assurer les progrès futurs, il faudra un engagement plus ferme, une accélération des efforts et des ressources ciblées, en particulier pour les objectifs les plus à risque, comme ceux qui visent à réduire la mortalité maternelle et néonatale. Renforcer l'engagement multisectoriel, l'adhésion nationale et le « leadership », favoriser la mise en oeuvre cohérente de politiques et d'approches globales ainsi que la promotion d’une meilleure coopération et coordination techniques entre les partenaires et les pays pourrait contribuer à ces progrès. La réalisation des OMD pour la santé dépend de systèmes de santé plus solides et plus équitables qui offrent des services de grande qualité. La configuration exacte des services dépendra de la situation du pays, mais dans tous les cas, ils nécessitent un financement adéquat avec une mise en commun des ressources, une main-d'oeuvre qualifiée et bien rémunérée ; des informations correctement ventilées sur lesquelles fonder les décisions politiques et gestionnaires, une distribution des médicaments et des vaccins là où ils sont nécessaires ; des modèles de prestation de services fonctionnels et organisés dans un réseau d'orientation et d'un « leadership » qui donne une

Cameron A. et.al, Medicine prices, availability, and affordability in 36 developing and middle-income countries: a secondary analysis. The Lancet 2009; 373:240-49. 2 Regional Analysis WPRO – 2007 Level I indicators: Structure and Process Indicators on Pharmaceutical Situation. Draft Factbook. Genève.

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WPR/RC61/12 page 10 orientation claire et qui canalise les énergies de toutes les parties prenantes, y compris les communautés. Les résultats sanitaires peuvent être grandement améliorés grâce à une stratégie nationale pour la santé et à un cadre opérationnel qui comporte des dispositions et des interventions financières et institutionnelles pour optimiser les synergies entre les programmes. Par exemple, les efforts dans la prévention et le traitement du VIH/sida ainsi que le paludisme peuvent influencer positivement la santé maternelle et néonatale. Le renforcement des laboratoires est essentiel pour combattre la tuberculose et le paludisme multirésistants. L'intégration de la lutte contre le paludisme avec d'autres interventions de prévention de maladies peut contribuer à traiter différentes causes de mortalité de la mère et de l'enfant. Les programmes qui stimulent l'état nutritionnel permettront d'améliorer les résultats de santé et de bien-être dans tous les domaines. L'élargissement de l’accès durable à l'eau potable et à l'assainissement de base, et en particulier en cas d'urgence et de catastrophe, peut également améliorer la situation sanitaire. L’élargissement de l’accès aux médicaments essentiels abordables et le maintien du bon fonctionnement des établissements de soins primaires et des hôpitaux de référence sont essentiels pour réduire la morbidité et la mortalité de la mère et de l'enfant. Des données factuelles suggèrent que les inégalités de santé persistantes peuvent entraver les efforts des pays pour atteindre les OMD. Par conséquent, tout en optimisant leurs efforts, les États Membres doivent accorder une attention particulière aux obstacles qui entravent l'accès aux services pour les groupes de population mal desservis ou socialement exclus et doivent tendre à réduire les inégalités de santé dominantes, notamment celles fondées sur le revenu, le sexe, la localisation rurale ou urbaine, l'appartenance ethnique ou autres déterminants sociaux.

DENGUE ET DENGUE HÉMORRAGIQUE : PRÉVENTION ET LUTTE

1. SITUATION ET ENJEUX

La dengue représente une grave menace pour la santé publique dans la Région du Pacifique occidental. La dengue est endémique dans de nombreux pays, et les flambées de dengue continuent de se produire et de causer des maladies graves et des décès. En 2009, plus de 242 000 cas de dengue et 785 décès ont été signalés dans 25 États et Territoires. De nombreux pays asiatiques, dont le Cambodge, la Malaisie, les Philippines et le Viet Nam, ont été gravement touchés par la maladie. Quatorze États et Territoires insulaires du Pacifique ont signalé des foyers de dengue. En 2010, la

WPR/RC61/12 page 11 dengue demeure une préoccupation de santé publique en Australie, au Cambodge, aux Îles Fidji, en Malaisie, en Nouvelle-Calédonie, aux Philippines, en Polynésie française, en République démocratique populaire lao, à Singapour, au Vanuatu et au Viet Nam. Un certain nombre de défis et questions clés restent en suspens dans la lutte contre la dengue. Un « leadership » fort, un engagement et une meilleure sensibilisation sont nécessaires à chaque niveau du gouvernement pour combattre la maladie. Des contraintes de ressources aux niveaux national et international entravent les efforts visant à renforcer et soutenir les activités de lutte contre la dengue. La surveillance de la dengue doit être renforcée. En l'absence d'un vaccin efficace et d'un traitement contre la dengue, la lutte contre les vecteurs (régulière comme en cas d'épidémie) et une prise en charge efficace des cas doivent être renforcées en tant que éléments du programme de lutte contre la dengue.

2. MESURE PRISE

Depuis l'adoption en 2008 du Plan stratégique de lutte contre la dengue dans la région Asie-Pacifique (2008-2015) par le Comité régional lors de sa cinquante-neuvième session, un certain nombre de mesures ont été prises pour exécuter le plan en partenariat avec les États Membres, les donateurs et les organismes. Des activités ont été mises en oeuvre pour la plupart des composantes contenues dans le plan, y compris la surveillance de la dengue, la surveillance et la lutte contre les vecteurs, la riposte aux flambées, la prise en charge des cas et la recherche. La surveillance de la dengue est l'un des éléments clés des programmes nationaux de lutte contre la dengue. Au cours de la dernière année, des efforts ont été accomplis pour renforcer les systèmes nationaux et régionaux de surveillance de la dengue. La plupart des pays ont commencé à soumettre des rapports sur la dengue à l'OMS. Une base de données régionale sur la dengue a été établie et les États Membres de la Région ont partagé leurs données. L'OMS a reçu à ce jour des notifications de l'Australie, du Japon et de Hong Kong (Chine) au sujet de cas de dengue importés. Cela a permis la création de cartes régionales de circulation du sérotype de la dengue dans la Région en 2009 et en 2010. Une réunion sur la surveillance basée sur des indicateurs et sur l'évaluation des risques d'événements de santé publique dans la Région du Pacifique occidental a eu lieu en juin 2010 pour discuter des questions liées à la surveillance de la dengue, y compris les définitions de cas. La surveillance et la gestion des vecteurs se sont améliorées dans la Région. En collaboration avec le Gouvernement de Singapour, un atelier de formation de deux semaines pour 30 participants de

WPR/RC61/12 page 12 20 pays de la Région a été organisé à Singapour en mars 2009 afin de présenter des techniques récentes de laboratoire et des expériences pratiques en matière de surveillance des vecteurs. Une formation similaire aura lieu en septembre 2010, puis tous les deux ans. Le concept de gestion intégrée des vecteurs comprend diverses interventions sur les maladies à transmission vectorielle pour améliorer le rapport coût-efficacité et concerne directement les directeurs de programmes et les entomologistes. Un projet de stratégie régionale de la gestion intégrée des vecteurs a été présenté aux États Membres lors de la deuxième réunion de responsables du programme de lutte contre la dengue à Hanoi (Viet Nam), en novembre 2009. Des discussions sont en cours avec le gouvernement malaisien pour mettre en place la première formation régionale sur la gestion intégrée des vecteurs. La prise en charge des cas est essentielle pour réduire la mortalité de la dengue. Les nouvelles lignes directrices pour le diagnostic, le traitement, la prévention et la lutte contre la dengue (Dengue Guidelines for Diagnosis, Treatment, Prevention and Control), publiées en 2009, ont été présentées aux États Membres au cours de la deuxième réunion des responsables du programme de lutte contre la dengue en novembre 2009. Les principaux changements comprennent de nouveaux critères pour classer les cas de dengue en dengue et dengue sévère. L'utilisation de la nouvelle classification de la dengue et ses implications dans la prise en charge et la surveillance des cas de dengue dans la Région sont en cours de discussion, et l'OMS aidera les États Membres à adopter la nouvelle classification. La dengue est une maladie à potentiel épidémique. Une détection précoce des flambées contribue à une riposte rapide. L'OMS a travaillé en étroite collaboration avec un certain nombre d'États Membres pour identifier, évaluer et réagir aux flambées de dengue. Un stock régional pour la lutte contre la dengue a été établi dans les Îles Fidji en 2008 pour servir d'appui aux États et Territoires dans le Pacifique, où les contraintes logistiques sont un grand obstacle pour le déploiement en temps opportun des équipements et des matériaux aux zones touchées par la dengue. Au cours des deux dernières années, ce stock s'est avéré utile pour les interventions d'urgence contre la dengue aux Îles Fidji, au Kiribati, au Samoa, aux Tonga et au Vanuatu. Cependant, il est nécessaire de continuer à maintenir un stock fonctionnel. Des efforts ont également été déployés dans le domaine de la recherche opérationnelle. L'OMS a octroyé une assistance technique au projet financé par la Banque asiatique de Développement, « Biens publics régionaux pour la santé : lutter contre la dengue dans les pays de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN) », qui a débuté en septembre 2009. Ce projet de recherche devrait produire des données factuelles sur l'efficacité et le coût de la lutte contre les vecteurs de la dengue à l'aide de poissons-guppy et de couvercles de jarres au Cambodge, aux Philippines et en République démocratique populaire lao.

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3. MESURES PROPOSÉES

La dengue constitue toujours une menace grave pour la santé publique. Le plaidoyer pour un soutien politique de haut niveau et pour l'engagement de ressources est nécessaire. Des ressources nationales doivent être mobilisées pour soutenir la lutte contre la dengue, de même que la problématique de la dengue doit être portée au programme de santé mondiale pour stimuler l'intérêt des organismes internationaux et des donateurs. L'intégration des activités de lutte contre la dengue dans les programmes de santé existants devrait être encouragée. La recherche devrait se pencher sur l'effet du réchauffement climatique sur la dengue et sur des stratégies pour atténuer son impact. Le Comité régional est invité à prendre note des progrès accomplis en matière de renforcement de la lutte contre la dengue.

CHANGEMENT CLIMATIQUE

1.

SITUATION ET ENJEUX

Le changement climatique est une préoccupation mondiale de tous les secteurs de notre société, y compris le secteur de la santé, et exige des actions locales et nationales. Lors de sa cent vingt-quatrième session en janvier 2009, le Conseil exécutif a adopté la résolution EB124.R5, qui a approuvé le plan de travail mondial du Secrétariat de l'OMS sur le changement climatique et la santé. La Soixante-Deuxième Assemblée mondiale de la Santé a examiné la résolution et le plan de travail en mai 2009. Le plan de travail mondial propose des actions dans quatre domaines principaux : 1) la sensibilisation ; 2) des partenariats avec d'autres organisations du système des Nations Unies et d'autres secteurs ; 3) la production de données scientifiques, et 4) le renforcement des systèmes de santé afin de protéger les populations des menaces posées par le changement climatique. Dans la Région du Pacifique occidental, le Comité régional, lors de sa cinquante-huitième session en 2007, a examiné les besoins du secteur de la santé pour répondre aux éventuels effets néfastes des changements climatiques sur la santé humaine. Lors de sa cinquante-neuvième session, le Comité régional a approuvé le Cadre d'action régional pour protéger la santé humaine face aux effets du changement climatique dans la région Asie-Pacifique (résolution WPR/RC59.R7). Le cadre d'action régional comprend des mesures recommandées pour être mises en oeuvre par les gouvernements et le Secrétariat de l'OMS dans les trois domaines principaux suivants : 1) accroître la sensibilisation aux conséquences sanitaires du changement climatique ; 2) renforcer la capacité des systèmes de santé à

WPR/RC61/12 page 14 assurer la protection contre les risques liés au climat et à réduire les émissions de gaz à effet de serre provenant des activités du secteur de la santé, et 3) veiller à ce que les questions de santé soient prises en compte lors des décisions pour réduire les risques du changement climatique dans d'autres secteurs clés. La résolution WPR/RC59.R7 prie instamment les États Membres d’élaborer des stratégies nationales et des plans d'action en réponse du secteur de la santé au changement climatique, de renforcer les infrastructures sanitaires existantes et les ressources humaines, d’établir des programmes visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre par le secteur de la santé, et de faciliter la participation active du secteur de la santé à la préparation des interventions nationales à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Elle prie le Secrétariat de l'OMS de fournir des conseils techniques et un appui aux États Membres pour l'évaluation de la vulnérabilité et de l'adaptation de la santé ; de renforcer le soutien au niveau des pays pour consolider les capacités nationales à élaborer et appliquer des stratégies nationales et des plans d'action ; de soutenir les États Membres avec des programmes de formation, de renforcer la coopération entre les organisations des Nations Unies et les programmes et d’informer périodiquement le Comité régional sur les progrès accomplis dans l'application du cadre d'action régional.

2.

MESURES PRISES

En réponse à la résolution WPR/RC59.R7, les États Membres de la Région du Pacifique occidental ont fait des progrès rapides dans l'appréhension des problèmes de santé liés au changement climatique. En particulier, avec le soutien de l'OMS et des experts des pays industrialisés de la Région (l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée), de nombreux pays en développement de la Région ont mené des évaluations de la vulnérabilité de la santé et certains ont complété le développement d'un plan d'action national ou d'une stratégie de riposte du secteur de la santé au changement climatique. Les étapes impliquées dans un tel projet sont les suivantes : 1) procéder à un atelier de formation pour les participants du secteur de la santé et les autres ministères concernés sur les méthodologies pour évaluer la vulnérabilité de la santé au changement climatique, et s'entendre sur les questions prioritaires de santé sensibles au climat à inclure dans un plan de travail à mettre en oeuvre suite à l'atelier par les différents ministères de chaque pays ; 2) procéder à la collecte de données et à l’analyse pour l'évaluation de la vulnérabilité de la santé, le cas échéant, des orientations techniques et des conseils par des experts ; 3) examiner les progrès accomplis dans l'application du plan de travail sur l'évaluation de vulnérabilité de la santé, se prononcer sur la poursuite des travaux, et de s'entendre sur les grandes lignes du plan d'action national

WPR/RC61/12 page 15 pour la riposte du secteur de la santé au changement climatique ; 4) conclure l'évaluation de la vulnérabilité de la santé et préparer un projet national d'action du secteur de la santé, le cas échéant, avec des orientations techniques et des conseils par des experts, et 5) procéder à un séminaire national pour présenter les résultats de l'évaluation de la vulnérabilité de la santé et discuter et finaliser le projet de plan d'action national du secteur de la santé. En juin 2010, le Cambodge, la Mongolie, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et le Samoa ont finalisé l'élaboration de projets de plans d'action nationaux de réponse du secteur de la santé, alors que les États fédérés de Micronésie, les Îles Cook, les Îles Marshall, les Îles Salomon, Kiribati, Nauru, Nioué, les Palaos, les Tonga, Tuvalu et le Vanuatu ont mené des ateliers de formation sur l'évaluation de la vulnérabilité de la santé et réalisent une évaluation de la vulnérabilité. En Chine, aux Philippines, en République démocratique populaire lao et au Viet Nam, plusieurs organisations et programmes du système des Nations Unies ont collaboré avec leurs homologues nationaux pour développer des plans d'action nationaux et des stratégies d'adaptation au changement climatique et pour renforcer les capacités nationales de réponse aux changements climatiques dans les secteurs respectifs. À cet égard, l'OMS a collaboré avec les organismes de santé dans ces pays. La République démocratique populaire lao et le Viet Nam ont développé des projets de plans d'action nationaux ou des stratégies pour l'adaptation du secteur de la santé au changement climatique, tandis que la Chine et les Philippines ont mis en oeuvre des activités visant à renforcer leurs capacités d'adaptation aux effets potentiels du changement climatique sur la santé. En outre, les Philippines ont adopté une nouvelle loi, appelée Loi de 2009 sur les changements climatiques, et elles ont conçu un cadre national d'action pour le changement climatique et la santé. Depuis 2005, l'OMS et les Ministères de la Santé du Cambodge, de la Chine, de la Mongolie, des Philippines et du Viet Nam ont participé au Forum régional de transports écologiquement viables organisé par le Centre des Nations Unies pour le développement régional (CNUDR). Le rôle des ministères de la santé et de l'OMS est d'assurer que les considérations de santé publique soient incluses dans les politiques de transports et dans les politiques relatives à la protection de l'environnement. Le quatrième forum régional sur le transport écologiquement durable qui s'est tenu en février 2009 dans la République de Corée, a publié la « Déclaration de Séoul » visant à promouvoir des systèmes de transport plus sûrs et qui produisent des quantités moindres de carbone et qui génèrent moins de pollution. En particulier, la promotion des transports non motorisés (par exemple, le vélo et la marche) et un système de transport public efficient, réduisant ainsi l'utilisation des véhicules à moteur privés, ce qui permettrait de réduire les émissions de carbone, la pollution atmosphérique, le bruit et des graves accidents de la circulation routière et augmenterait l'activité physique des personnes. Tous ces effets conduisent non seulement à des avantages environnementaux, mais aussi à des bénéfices pour la santé publique (c’est-à-dire, des co-bénéfices). L'OMS a collaboré

WPR/RC61/12 page 16 avec le CNUDR et l'Alliance pour les Villes-Santé de manière à promouvoir ces stratégies de transport « gagnant-gagnant » dans les villes de la Région à travers un programme appelé Transports urbains sains et écologiquement durables (Environmentally Sustainable and Healthy Urban Transport, ESHUT). Le succès des activités de l'ESHUT a été documenté par cinq villes—Phnom Penh (Cambodge), Nagoya (Japon), Changwon et Séoul (République de Corée) et Marikina (Philippines)—et il a été présenté au Forum des villes à Manille (Philippines) le 7 avril 2010 (Journée mondiale de la santé 2010).

3.

MESURES PROPOSÉES

Le Comité régional est invité à prendre note du présent rapport et exhorte les États Membres à achever le développement et la mise en oeuvre des plans d'action nationaux et des stratégies de riposte du secteur de la santé au changement climatique ; à continuer à renforcer les ressources humaines et les capacités institutionnelles pour répondre au changement climatique, à promouvoir et à participer à des approches multisectorielles qui visent l'atténuation et l'adaptation aux changements climatiques, et à soutenir et à participer à des stratégies « gagnant-gagnant », bénéfiques aux deux parties qui ne réduiraient pas uniquement les émissions de gaz à effet de serre, mais qui continuerait à protéger et promouvoir la santé.

WPR/RC61/12 page 17 ANNEXE 1 OBJECTIFS DU MILLÉNAIRE POUR LE DÉVELOPPEMENT ET CIBLES LIÉS À LA SANTÉ

Objectifs et cibles Objectif 1 : Réduire l'extrême pauvreté et la faim Cible 1C : Réduire de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de personnes qui souffrent de la faim Objectif 4 : Réduire la mortalité infantile Objectif 4 : Réduire de deux tiers, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans Objectif 5 : Améliorer la santé maternelle Cible 5A : Réduire de trois quarts, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité maternelle

Indicateurs pour suivre les avancées 1.8 Prévalence des enfants de moins de cinq ans présentant une insuffisance pondérale 1.9 Proportion de la population sous le seuil minimal d'apport calorique 4.1 Taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans 4.2 Taux de mortalité infantile 4.3 Proportion des enfants d'un an vaccinés contre la rougeole

5.1 Taux de mortalité maternelle 5.2 Proportion d'accouchements assistés par un personnel de santé qualifié Cible 5B : Atteindre d'ici 2015, l'accès universel à 5 0.3 Taux de prévalence de la contraception la santé génésique 5.4 Taux de natalité chez les adolescentes 5.5 Couverture des soins prénatals (au moins une visite et au moins quatre visites) 5.6 Besoins non satisfaits en planification familiale Objectif 6 : Combattre le VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies Cible 6A : Arrêter d'ici à 2015 et commencer à inverser la propagation du VIH/sida 6.1 Prévalence du VIH parmi la population âgée de 15-24 ans 6.2 Utilisation du préservatif lors du dernier rapport sexuel à haut risque 6.3 Proportion de la population âgée de 15-24 ans ayant une bonne connaissance générale du VIH/sida 6.4 Ratio de scolarisation des orphelins à la fréquentation scolaire des non-orphelins âgés de 10-14 ans 6.5 Proportion de la population vivant avec le VIH à un stade avancé ayant accès aux médicaments antirétroviraux 6.6 Taux d'incidence et de mortalité liés au paludisme 6.7 Proportion d'enfants de moins de cinq ans qui dorment sous des moustiquaires imprégnées d'insecticide 6.8 Proportion d'enfants de moins de cinq ans atteints de fièvre traités avec des médicaments antipaludiques adaptés 6.9 Incidence, prévalence et mortalité associées à la tuberculose 6.10 Proportion de cas de tuberculose détectés et soignés par traitement de brève durée sous surveillance directe 7.8 Proportion de la population utilisant une source améliorée d'eau potable 7.9 Proportion de la population utilisant des installations sanitaires améliorées

Cible 6.B : D'ici à 2010, accès universel au traitement pour le VIH/sida pour tous ceux qui en ont besoin Cible 6.C : Arrêter d'ici à 2015 et commencer à inverser l'incidence du paludisme et d'autres maladies importantes

Objectif 7 : Assurer un environnement durable Cible 7C : Réduire de moitié d'ici 2015 la proportion de personnes sans accès durable à de l'eau potable et à l'assainissement

WPR/RC61/12 page 18 Annexe 1

Objectif 8 : Mettre en place un partenariat mondial pour le développement Cible 8E : En coopération avec l'industrie pharmaceutique, rendre accessibles les médicaments essentiels dans les pays en développement 8.13 Proportion de la population ayant accès à des médicaments essentiels abordables sur une base durable

Основные сведения
Тип документа Technical Documents
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения