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Dénominations communes internationales (DCI) pour les substances pharmaceutiques

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Denominations communes internationales (DCI) pour les substances pharmaceutiques* S. Kopp-Kubel1 Aux termes de sa Constitution, I'OMS est charg6e de "d6velopper, 6tablir et encourager l'adoption de normes internationales en ce qui concerne les aliments, les produits biologiques, pharmaceutiques et similaires". L'Organisation collabore 6troitement avec les comit6s nationaux de nomenclature en vue de choisir pour chaque substance active destin6e a etre commercialis6e en tant que produit pharmaceu- tique un nom unique acceptable dans le monde entier. Pour eviter toute confusion, qui risquerait de mettre en danger la s6curit6 des malades, les noms de sp6cialit6s ne doivent jamais Otre d6riv6s des DCI ni contenir les segments-cl6s utilis6s dans les DCI. Les progres r6cents de la recherche pharmacologique et de la biotechnologie sont autant de d6fis pour le Comit6 de nomenclature. C'est ainsi que de nouveaux systemes et concepts sont 6labor6s, par exemple, pour 6tablir les d6nominations communes des anticorps monoclonaux et autres produits du g6nie g6n6tique. Introduction L'une des responsabilites de l'OMS, definie par sa Constitution, "developper, dtablir et encourager I'adoption de normes intemationales en ce qui conceme les aliments, les produits biologiques, phar- maceutiques et similaires" (1) constitue le fondement de nombre de ses activites, notamment celles qui ont trait aux denominations communes intemationales (DCI), aux bonnes pratiques de fabrication, a la Pharmacopee intemationale, au Systeme OMS de certification et bien d'autres. L'unite specifiquement chargee de la selection des denominations communes intemationales pour les substances pharmaceutiques releve de la Division OMS de la Gestion et des Poli- tiques pharmaceutiques. Noms de marques et noms communs La plupart des produits disponibles sur le marche sont identifies par un nom de marque. Cela est egale- ment valable dans le domaine pharmaceutique. Dans de nombreux pays, les noms de marques (ou noms de specialitds) sont utilises lors de la prescription, de la dispensation, de la vente, de la promotion ou de * L'article original est paru en anglais dans le Bulletin de l'Orga- nisation mondiale de la Sante, 1995, 73(3): 275-279. Secretaire du Programme des DCI, Appui en matiere de Reglementation, Division de la Gestion et des Politiques phar- maceutiques, Organisation mondiale de la Sant6, 1211 Genbve 27 (Suisse). (Tires a part) Tire a part No 5615 l'achat d'un medicament. Les noms de specialites sont habituellement choisis par le proprietaire du produit et enregistres aupres d'un Office national de la propriete industrielle. Ils constituent une propriete privee et ne peuvent etre utilises qu'avec le consen- tement du proprietaire de la marque (2, 3). Dans la plupart des cas, les noms de marques sont choisis pour un produit pharmaceutique fini, c'est-a-dire contenant une ou plusieurs substances pharmaceu- tiques actives sous une forme et une presentation definies. Des preparations pharmaceutiques conte- nant le meme principe actif sont ainsi frequemment vendues sous diff6rents noms de marques, non seule- ment dans des pays diff6rents, mais aussi dans un meme pays (Fig. 1). Les denominations communes, ou noms gene- riques ou noms communs, appartiennent au domaine public et peuvent etre utilisees sans restriction, puisque personne ne detient de droits sur leur usage. Ces noms sont habituellement choisis par des comi- tes nationaux ou intemationaux de nomenclature. Bien que les noms de marques et les DCI puis- sent paraitre similaires 'a un observateur exterieur, il s'agit de deux choses tres diffdrentes. Tout d'abord, les noms de marques identifient le produit pharma- ceutique fini, alors que les denominations communes designent la substance pharmaceutique active (prin- cipe actif), meme si des medicaments sont souvent prescrits et commercialis6s sous leur denomination commune. Ensuite, la selection d'une denomination commune suit des regles bien etablies, de facon que le nom indique par lui-meme au medecin ou au phar- macien la categorie therapeutique ou pharmaceutique a laquelle appartient le principe actif. Bulletin de lOrganisation mondiale de la Sant6, 1995, 73 (4): 425-429 © Organisation mondiale de la Sante 1995 425 S. Kopp-Kubel Fig. 1. Divers noms de marques pour une meme sub- stance (ici, le parac6tamol). 5ts vFmIgIc1 MPMOM ViS a osk Malgis Anacin-BIgt~~~1LpI&IRaliv ana AOP Algina S4 rH,&XDUal-&g9sio 'perdTempraooiA.bs hlsf.g 4c, 01.1 Denominations communes internationales pour les substances pharmaceutiques Historique L'expansion industrielle rapide qui a eu lieu depuis le debut de ce siecle a conduit 'a la mise au point d'un grand nombre de substances pharmaceutiques synthetiques. Alors que dans le passe, la plupart des produits utilises etaient d'origine naturelle et connus sous des noms simples, l'introduction de substances synthdtiques a entraine la notion de protection de la propriete industrielle et l'emploi de noms de marques. Ceux-ci, des noms courts, etaient attrayants car les composes en question ne pouvaient, sinon, etre decrits que par un nom systematique ou chi- mique. Les noms chimiques systematiques s'elabo- rent en suivant les directives des organismes intema- tionaux, notamment l'Union intemationale de chimie pure et appliquee (UICPA). Toutefois, ils sont habi- tuellement longs et difficiles a retenir. En conse- quence, des organes nationaux et un programme international de nomenclature ont 6te constitues en vue d'elaborer des noms generiques simples (Fig. 2). Le programme des DCI, qui entre dans le cadre du mandat de l'OMS prevoyant l'etablissement de normes pour les produits pharmaceutiques, a ete lance en 1953, date a laquelle les Etats Membres ont adopte une resolution a I'Assemblee mondiale de la Sante. Une procedure a suivre en vue du choix des denominations communes intemationales recomman- dees pour les substances pharmaceutiques a ete ela- boree ainsi que des directives generales pour la formation des DCI applicables aux substances phar- maceutiques. Au debut de ce programme, les experts ont coordonne les activites des organes nationaux de nomenclature existants. De nombreuses substances avaient deja des noms bien etablis, par exemple l'acetaminophene/paracetamol, et il fallait choisir un nom unique. La denomination des nouvelles substances a ete coordonnee des le debut, afin que chaque substance n'ait qu'un seul nom reconnu dans le monde en- tier. Les secretaires ou les representants de tous les grands comites nationaux de nomenclature (par exemple des Etats-Unis d'Amerique, de France, du Japon et du Royaume-Uni) sont en pratique membres d'office du Comite des DCI (Fig. 3). Cette approche s'est revelee fructueuse pour assurer la concordance entre les noms nationaux et les noms generiques (Fig. 4) Processus de s6lection des DCI Comment les DCI sont-elles choisies ? La demande de DCI est habituellement soumise a l'Organisation mondiale de la Sante sur un formulaire special.a Dans certains pays, ou il existe des comites natio- naux de nomenclature, cette demande est transmise par l'organe national de nomenclature competent comme par exemple, aux Etats-Unis, l'United States Adopted Names (USAN) Council. Des renseigne- ments precis sur la chimie, l'action pharmacologique et l'utilisation du produit, ainsi que des suggestions de denominations communes, doivent figurer sur le formulaire avec le nom et l'adresse du fabricant. Chacun des noms proposes par l'auteur de la demande est alors examine, et l'un d'entre eux est choisi. Tous les membres du Tableau OMS d'experts de la Pharmacopee intemationale et des preparations pharmaceutiques designes pour choisir les noms communs doivent s'accorder sur le nom choisi, qui est publie pour la premiere fois en tant que DCI pro- posee. Pendant une periode de quatre mois, toute personne peut emettre des remarques ou formuler une objection officielle a l'encontre d'un nom, par exemple en raison d'une similitude avec un nom de marque. Si aucune objection n'est formulee, le nom sera publie a nouveau en tant que DCI recomman- dee. a Formulaire de demande de DCI (WHO 5233 PHA (8/90) - 1000). 426 WHO Bulletin OMS. Vol 73 1995 Denominations communes Internationales (DCI) pour les substances pharmaceutiques Fig. 2. Divers noms communs pour une mime substan- ce (paracetamol). N-(4-H& -yHA?eUM .0%' *-WMwf Le premier principe du choix d'un nom est que la DCI soit: bien distincte par son orthographe et sa pronon- ciation; pas trop longue; non susceptible d'entraliner une confusion avec d'autres noms couramment utilis6s. Fig. 3. La DCI, cle pour u coi unique A travers le monde. BAN DCF JAN DClt USAN_ BAN: British Approved Name DCF: Denomination Commune FranQaise DClt: Denominazione Comune Italiana JAN: Japanese Accepted Name USAN: United States Approved Name Fig. 4. Un nom International pour une mime substance: paracitamol. PAFAMOW0,L p PA0YJ PARA'-c~'PAAIIAPAIWTAMOA *ax E Habituellement, une DCI consiste en un pre'fixe quelconque, librement choisi, et un segment-cle'; les substances appartenant 'a un groupe de compose's pharmacologiquement apparentes montrent cette parente par 1'emploi d'un segment-cle commun. Parfois, des sous-segments-cles sont etablis afin de differencier certains groupes de substances appa- rentees, par exemple -olol pour les be'ta-bloquants et les antihypertenseurs, -te'plase pour les activateurs du plasminogene de type tissulaire et -uplase pour les activateurs du plasminog'ene de type urokinase. La formation d'une DCI est illustreepar les exemples suivants: DCI Premfixe Sous-segment-cle Segment-cles apafant a pafant isbogrel isbo grel daltobran dal troban dutenplase dut1pl ase Quelques segments-cles d'usage courant:b -arol anticoagulants,depriveps du dicoumarol -teplase activateurs du plasminogene de type tissulaire cef- antibiotiques, derives de 'acide cexphalo- sporanique b Examples of International Nonproprietary Names in connexion with the use of common stems. Document OMS non pubi WHO/PHARM/S/NOM 15 REV.28, 1994 (nexiste qu'en anglais). WHO Bulletin OMS. Vol 73 1995 427 S. Kopp-Kubel -dil vasodilatateurs -grel-, -grel antiagregants plaquettaires -irudine derives de l'hirudine -poetine facteurs sanguins de type erythropoietine -troban inhibiteurs des recepteurs A2 du throm- boxane, antithrombotiques Exemples de DCI des series -grel- et -grel pour les antiagr6gants plaquettaires: anagrelide, camona- grel, clopidogrel, dazm6grel, furegrelate, isbogrel, itazigrel, midazogrel, nafagrel, nicogrelate, oxagrela- te, ozagrel, pamicogrel, pirmagrel, ridogrel, rolafa- grel, sarpogrelate, satigrel, sunagrel, trifenagrel. Outre les principes ci-dessus, certaines regles ont et6 etablies pour permettre 1'emploi des DCI au niveau intemational, c'est-a-dire dans diverses langues. Par exemple, le "h" et le "k" doivent etre evites; on remplacera "ae" et "oe" par "e", "y" par "i" et "th" et "ph" par "t" et "f'. Publication et utilisation Tous les noms nouvellement choisis sont publies, apres que l'auteur de la demande ait ete informe, dans la revue WHO Drug Information publiee par l'OMS.c Deux listes de DCI proposees et une liste de DCI recommand6es sont publiees chaque annee. Les listes sont trilingues - anglais, fran,ais et espagnol - et comprennent egalement les DCI en latin. Toutes les DCI sont publi6es dans une liste reca- pitulative p6riodiquement mise a jour (4). Actuelle- ment, environ 6525 DCI ont ete publiees. Les denominations communes sont destinees a etre utilisees dans les pharmacopees, l'information sur les produits, la publicit6, la reglementation phar- maceutique, les publications scientifiques, et comme noms de produits, par exemple pour les generiques. Protection des DCI Depuis quelques annees, les segments-cles des DCI sont de plus en plus utilises dans des noms de marques. Cette fa,on de faire gene la selection de nouvelles denominations communes selon le systeme etabli. Etant donne que toutes les DCI doivent etre distinctes des DCI existantes et des noms de marques, cela cree des difficultes lors du choix d'une nouvelle denomination. De plus, cela entraine une confusion pour les professionnels de sante et peut c Exemples de DCI recemment publiees: Liste 71 des DCI pro- posees, dans WHO Drug Information, 1994, 8(2); Liste 34 des DCI recommandees, dans WHO Drug Information, 1994, 8(3); Liste 72 des DCI propos6es, dans WHO Drug Information, 1994, 8(4). conduire a de graves erreurs au moment de la pres- cription et de la dispensation des m6dicaments. S'appuyant sur les recommandations formulees par le Comite OMS d'experts de l'utilisation des medicaments essentiels, la Quarante-Sixieme Assem- blee mondiale de la Sante, en 1993, a adopt6 une resolution (WHA46.19) priant les Etats Membres: "d'adopter des regles ou reglements, selon les besoins, pour garantir que les d6nominations communes intemationales ... apparaissent tou- jours bien en evidence; - d'encourager les fabricants 'a recourir a leur nom de societe et aux denominations communes inter- nationales plutot qu'aux noms de specialites pour promouvoir et commercialiser les produits de diverses origines introduits apres expiration du brevet; - d'6laborer des principes directeurs sur l'utilisa- tion et la protection des denominations com- munes intemationales et de deconseiller l'utilisa- tion, comme noms de specialites, de noms tires de ces denominations, en particulier s'ils com- portent des segments-cles reconnus." Situation actuelle en matiere de nomenclature des produits pharmaceutiques Lors du depot de la demande de DCI, le fabricant n'a souvent pas encore finalise les indications precises pour l'utilisation therapeutique du nouveau compose. En general, on a besoin d'un nom au cours de la phase de developpement d'un nouveau compose, et la demande est generalement soumise a l'OMS pen- dant la phase des essais cliniques. Quoi qu'il en soit, un nom est necessaire des qu'une demande d'homo- logation est presentee aux autorites nationales. Par consequent, le processus de denomination suit etroi- tement les progres realises dans le domaine pharma- ceutique. Il faut souvent recourir a l'avis d'experts pour certaines questions specifiques concemant les nouveaux groupes therapeutiques et les nouveaux types de produits. Ces demieres annees, le processus de selection est devenu de plus en plus complexe. La decouverte de nouveaux recepteurs et de nouvelles actions phar- macologiques s'accelere, et il faut dans de nombreux cas creer de nouveaux segments-cles. Cependant il existe parfois une relation structurale avec des mole- cules existantes et les experts doivent sp6cifier si un segment-cle existant peut etre utilise ou s'il faut en etablir un nouveau. Les antagonistes du recepteur du fibrinogene constituent un exemple recent de ce type de situation. Ces substances sont des antiagregants 428 WHO Bulletin OMS. Vol 73 1995 D6nominations communes internationales (DCI) pour les substances pharmaceutiques plaquettaires pour lesquels il existe depuis plusieurs annees le segment-c16 -grel. Les experts en nomen- clature doivent maintenant decider d'utiliser le meme segment-cle pour les antagonistes du r6cepteur du fibrinogene ou d'etablir un nouveau segment-cle en raison de l'importance de ce groupe de nouvelles molecules. Par ailleurs, on decouvre parfois un nouveau mode d'action pour une substance existante. Si de nouvelles substances ayant un mode d'action similai- re sont developpees, il faut se demander si un nou- veau segment-cle est necessaire, ce qui conduirait a modifier l"'ancien" nom du premier compose de la serie. Par exemple, l'albifylline et la pentoxifylline sont des N-methylxanthines, et le segment-cle -fylli- ne a donc ete choisi pour ces denominations. On sait maintenant que ces substances inhibent egalement le facteur a de necrose tumorale (5). Les experts ont d6cid6 de conserver le segment-cle -fylline dans ce cas, car la "nouvelle" action repose sur l'inhibition typique de la phosphodiesterase par les xanthines. De nouvelles approches de la nomenclature des substances pharmaceutiques pourraient etre neces- saires dans un proche avenir, du fait de l'intensifica- tion des recherches portant sur la structure molecu- laire des composes. Les derives "simples" de composes connus sont maintenant moins fr6quents. En se fondant sur la structure des recepteurs et la configuration moleculaire, on cherche maintenant a synthetiser des composes qui s'adapteront aux sites de liaison des recepteurs. La nomenclature devra, par consequent, suivre la meme orientation. I1 faudra consid6rer la relation chimique d'un point de vue different et, dans tous les cas, considerer l'activite pharmacologique comme base de l'appartenance d'une substance donnee a un groupe determine. Les substances produites par biotechnologie posent d'autres problemes au comite de nomenclatu- re (6). De nouveaux systemes et concepts doivent etre elabor6s a l'echelle mondiale. On peut citer comme exemple le systeme des segments-cles pour la nomenclature des anticorps monoclonaux: I. Segment-cle general: -mab II. Sous-segments-cles indiquant la source du pro- duit: homme: -u- rat: -a- hamster: -e- primate: -i- souris: -o- chimere: -xi- III. Sous-segments-cles indiquant la maladie ou le groupe cible: maladies bacteriennes: -ba(c)- maladies cardio-vasculaires: -ci(r)- immunomodulateurs: -li(m)- maladies virales: -vi(r)- et les tumeurs: du colon: -co(l)- du testicule: -go(t)- de l'ovaire: -go(v)- mammaires: -ma(r)- m6lanomes: -me(l)- de la prostate: -pr(o)- diverses: -tu(m)- Lorsqu'il y a un probleme de prononciation, il est possible de supprimer la lettre finale des sous- segments-cles pour les maladies ou les groupes cibles, par exemple, -co(l)-, vi(r), li(m), etc. IV. Prdfixe: Le prefixe doit etre quelconque; par exemple, il doit simplement contribuer a l'euphonie et au caractere distinctif du nom. V. Deuxieme mot: Si le produit est radiomarque ou conjugue a un autre produit chimique, par exemple une toxine, l'identification de ce conjugue se fait au moyen d'un deuxieme mot separe ou d'une designa- tion chimique acceptable. Pour les anticorps mono- clonaux conjugues a une toxine, le segment-cle tox- doit figurer dans le nom choisi pour la toxine. Exemples de DCI: altumomab, balimomab, bici- romab, dorlimomab aritox, imciromab, maslimomab, nebacumab, satumomab, sevirumab, telimomab ari- tox, tuvirumab, etc. Bibliographie 1. Documents fondamentaux. Quarantieme edition. Geneve, Organisation mondiale de la Sante, 1994, p.3. 2. Wehrli A. Pharmaceuticals: trademarks versus generic names, Trademark world journal, December 1986: 31-35. 3. Produits pharmaceutiques: noms de specialit6s con- tre noms generiques, un probleme a resoudre. Infor- mations pharmaceutiques OMS, 1987, 1(2): 39-41. 4. Liste r6capitulative No 8 des d6nominations com- munes internationales (DCI) pour les substances pharmaceutiques. Genbve, Organisation mondiale de la Sante, 1992. 5. Semmler J. et al. Xanthine derivatives: comparai- son between suppression of tumour necrosis factor- a production and inhibition of cAMP phosphodieste- rase activity. Immunology, 1993, 78: 520-525. 6. WehrIi A. Generic names for biotechnology-derived products. Drug news and perspectives, 1992, 5(1): 55-58. WHO Bulletin OMS. Vol 73 1995 429

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