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Résumé de l'état d'avancement des activités de lutte contre l'onchocercose dans les pays participants Benin, Burkina Faso, Ghana, Guinée, Mali, Niger, Sierra Leone, Togo

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Onchocerciasis Control Programme in West Africa Programme de Lutte contre I'Onchocercose en Afrique de I'Ouest COMITE CONJOINT DU PROGRAMME Bureau du Président COMITE CONJOINT DU PROGRAMME Vrngt-troisrème session Ouaeadougou. 4-6 décembre 2002 CCP. JPC JOINT PROGRAMME COMMITTEE Office of the Chairman JPC23.8 ORIGINAL : FRANCAIS novembre 2002 Pornt l0 de I'ordre du jour provisoire RESUME DE L'ETAT D'AVANCEMENT DES ACTIVITES DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE DANS LES PAYS PARTICIPANTS BENIN BTIRKINA FASO GHANA GUINEE MALI NIGER SIERRA LEONE TOGO \t I ! I 2BENIN Le Traitement à l'Ivermectine sous Directives Communautaires (TIDC) s'est poursuivi dans les villages éligibles. Les résultats partiels relèvent un total de2578 villages traités sur 3184 prévus soit une couverture moyenne de80,520Â. La couverture géographique varie de 75 à 85% au niveau des régions. La couverture thérapeutique moyenne est de 75oÂ(1 116 422personnes traitées sur 1 485 414 recensée); elle varie de 72 à82%. Le suivi et la supervision des activités de distribution ont été assurés essentiellement par les infirmiers des complexes communaux de santé. Cette année,60 villages ont été évalués dans 11 bassins. Sur 10 849 examinés seuls 272 étareû positifs. La prévalence variait de 0 à 39,30 et la Charge Micro-Filarienne de la Communauté (CMFC) de 0 à 4,78mflbiopsie. Les prévalences les plus élevées ont été observées à Agonlin-Pahou (26%) sur l'Ouémé ; Koupongou (39,30Â) et Tchafarga (30,50Â) sur l'Oti/Pendjari. Il a été créé au sein du Ministère de la Santé un Comité chargé de la Surveillance et de Lutte pluripathologique. L'instabilité des infirmiers à leur poste, le retard dans la transmission des rapports à Ia coordination nationale et l'absence de paiement des primes aux distributeurs communautaires par les comités de gestion des centres de santé constituent encore des problèmes'à résoudre dans certaines communes. BURKINA FASO Les activités de lutte contre l'onchocercose se font en association avec d'autres maladies à travers le Programme National de Dévolution dépendant de la Direction de la Médecine Préventive chargée de la surveillance pluripathologique et la lutte contre toutes les maladies endémo-épidémiques. En 2002, 2l villages sentinelles ont été évalués. Les prévalences varient de 0,30 à 6,700/0 dans 20 villages. Seul le village de Sakora a présenté une prévalence de 39,60/0 avec une charge microfilarienne de 2,O7mf/biopsie et une incidence nulle. La plupart des positifs sont des migrants. Le TIDC mené dans 8 districts apermis de couvrir 100% des villages (319 sur 319). La couverture thérapeutique varie de 72 à88% avec une moyenne de78o (136 214 personnes traitées sur 174 203 recensées). Plus de 500 000 comprimés ont été utilisés sur les g7l SOO commandés directement auprès de Mectizan Donation Programme (MDp). Une population de 561 362 personnes dans quatre des 8 districts a bénéficié au 2" tour du traitement du complément de I'Albendazole dans le cadre de l'élimination de la filariose lymphatique. Des études de post traitement larvicide sur la Dienkoa et de I'impact de l'Ivermectine sur la transmission dans la Bougouriba ont été réalisées par l'équipe natiônale. L'ONG HKI a donné son appui à la réalisation des activités d'IEC dans les zones endémiques. L'Etat, I'OCP, la Représentation de I'OMS au Burkina Faso et HKI restent les principales sources de financement des activités. ! 3GHANA Les efforts d'intégration des activités de lutte contre l'onchocercose prônés par la réforme du système de santé se sont poursuivis au niveau des districts. L'Ivermectine a été commandée directement auprès du Programme de Donation du Mectizan et réceptionnée par le magasin central du Ministère de la santé avec l'appui de I'UNICEF. Selon les résultats partiels obtenus de 2 régions sur 9 pratiquants le TIDC, 335 villages ont été couverts sur 455 prévus. Au total 206 798 personnes sur 1 970 502 recensées soit l},5o de couverture moyenne. Le nombre de comprimés utilisés s'élèvent à 466 388. L'évaluation épidémiologique prévue dans 13 bassins n'a pu se réaliser à cause du fait que certaines communautés avaient été traitées par I'Ivermectine dans le cadre du programme d'élimination de la Filariose Lymphatique (FL), de l'exécution d'autres activités de santé et de l'absence de logistiques propre au pays. Quelques activités de surveillance entomologique ont été entreprises sur la Pru et l'Asukawkaw. L'appui de I'ONG HKI a également permis de mener des activités d'IEC en direction des communautés endémiques. L'incoordination des activités de lutte contre l'onchocercose et celles de la Filariose Lymphatique, le retàrd dans Ia transmission des données du TIDC, l'insuffisance de suivi/supervision, l'absence de motivation des distributeurs constituent les problèmes majeurs à résoudre. GUINEE Le transfert et l'intégration des activités résiduelles de lutte contre l'onchocercose dans le système de santé se sont poursuivis. De janvier à septembr e 2002, sur 77 42 villages prévus, 7623 ont été couverts (soit 98o/o) avec 2 075 953 personnes traitées sur 2 548 423 recensées(soit 81%). La couverture géographique varie de 95 à I00% alors que la couverture thérapeutique fluctue entre 74 et 85oÂ. Au total, 5 608 080 comprimés ont été utilisés. Le retard dans l'approvisionnement en Ivermectine et l'accessibilité assez difficile de certains villages ont quelque peu perturbé le calendrier de distribution. La supervision et le suivi du TIDC réalisés en cascade dans 122 centres de santé et 366 villages ont permis de corriger certaines insuffisances. Avec I'appui financier de l'Etat guinéen, de I'OCP et de I'ONG OPC, 212 techniciens de santé, 60 médecins ont été formés à I'utilisation du module de formation à l'intention des distributeurs communautaires. Au cours de cette année, 114 villages dans 7 bassins ont été évalués. Sur 10 211 examinés, 397 étaient positifs soit 3,8%. Les prévalences varient de 0 à l2%. Six points identifiés sur 5 bassins ont fait l'objet d'une surveillance entomologique. La non implication de certaines autorités, l'insuffisance de supervision et le suivi du TIDC par les districts, la nuisance simulidienne sur les bassins où les larvicides ont été arrêtés et ont constitué quelques contraintes de la mise en æuvre des activités auxquelles l'équipe s'évertue d'apporter des solutions à travers I'IEC, le recyclage des agents et l'instauration de supervisions plus t 4rapprochées. Le TIDC, la surveillance épidémiologique et entomologique de même que le traitement larvicide au sol constitueront les principales activités de 2003. MALI Cette année au total 106 villages ont été évalués dans 12 bassins. La prévalence est quasi nulle dans la plupart des bassins. Elle variait de 0 à 8,4%o avec une charge micro- filarienne de la communauté se situant entre 0 et 0,540Â. Les équipes régionales formées ont bénéfi cié d' une dotation en équipement d' évaluation épidémiologique. Sur le plan entomologique 4 points suivis sur le Niger ont montré des Potentiels Annuels de Transmission (PAT) inférieurs à 100. Les activités de TIDC se sont poursuivis dans les villages éligibles. Au total 3468 villages sur 3508 prévus ont été couverts soit 98,85%. La couverture géographique varie de 81 à 100%. Lacouverturethérapeutiqueelle,varie de73à84% avecunemoyenne de82oÂ(1 508 575 personnes traitées sur I 834 4Il recensées). Sur 5 157 500 comprimés commandés, 4 083 75I ont été utilisés. Les réunions périodiques au niveau des districts, régions et la revue natlonale ont permis de corriger et renforcer la mise en ceuvre du TIDC. Les activités de lutte contre l'onchocercose ont bénéficié du financement de l'Etat malien, I'OCP, I'OMS/AFRO et les ONGs notamment SSI, OPC et HKI. L'instabilité des distributeurs communautaires, le retard dans l'acheminement des rapports, l'insuffisance de supervisions par les régions et cercles, le refus de certaines communautés pour la biopsie cutanée et la nuisance simulidienne sont des contraintes auxquels le programme fait face. Un plan d'action pour l'année 2003 déjà élaboré permettra d'assurer la continuité des activités dans le post OCP. NIGER La surveillance de la maladie est la principale activité menée au Niger dans le but d'une détection précoce d'une recrudescence. En 2002, 12 villages ont été évalués. Sur un total de 1517 personnes examinées, 2 cas positifs ont été retrouvés. Les prévalences se situent entre 0 et 1,5%o. La charge microfilarienne dans les communautés est pratiquement nulle. L'absentéisme est surtout marqué dans les anciens villages (53,94%) où la population devient de plus en plus réticente à la biopsie cutanée. En ce qui concerne le traitement des cas, 87 onchocerquiens sont traités régulièrement dans 26 villages. Avec I'appui de HKI, des séances d'IEC ont été menées dans les villages endémiques avec la participation active des enseignants, des Agents de Santé Villageois(ASV), des communicateurs sanitaires et des mass média. Des activités de suivi et supervision ont été également menées par l'équipe nationale, les districts et I'ONG HKI dans les zones endémiques. Actuellement Ie financernent des activités est assuré par l'Etat nigérien, I'OCP, I'OMS/AFRO et HKI. La réticence de la population à la biopsie cutanée, la mobilité des agents de santé, la motivation des volontaires villageois sont des difficultés à surmonter. I 5SIERRA LEONE Les activités de lutte contre l'onchocercose ont été marquées par la reprise du TIDC dans le sud et une partie de l'Est du pays en 2000. Les bonnes couvertures obtenues à l'issue de cette reprise témoignent de la volonté des communautés de s'impliquer dans cette stratégie. Cette année l'objectif était d'étendre le TIDC à la partie septentrionale du pays avec l'appui de I'OCP et de Sight Savers Intemational (SS!. Ainsi 239 agents de santé ont été formés dans 5 districts pour assurer à leur tour la formation des distributeurs communautaires. Les résultats du 2'tour dans 5 districts montrent que 1210 villages sur 1837 ont été couverts soit 66%. La couverture géographique varie de 34 à 9l%. Au total 176 289 personnes sur 277 697 recensées ont été traitées soit une couverture thérapeutique moyenne de 640Â. Cette dernière varie de 46 à72%. Avec l'appui technique et financier de l'OCP, une évaluation épidémiologique réalisée en juillet 2002 dans 55 villages sur les basins du Nord du pays arévélé des fortes prévalences. Celles-ci varient de 10 à77%. On note une remontée des tendances dans la plupart des villages. Au total 49 villages soit 89% avaient une prévalence brute supérieure à 30olo. La surveillanie entomologique qui avait été interrompue en 1997 a repris depuis décembre 2001. De décembre 2001 à juin 20021'équipe nationale a capturé et disséqué au total6375 simulies dans les basins du nord. Parmi les mouches capturées, 172 étaient de type savanicoles. Toutes les larves ont été envoyées au laboratoire ADN de Ouagadougou pour identification. Par ailleurs 8 volontaires villageois formés et supervisés par l'équipe nationale ont capturé des mouches dans le cadre de l'étude des mouvements simulidiens avec le laboratoire ADN de Ouagadougou. Les activités de sensibilisation et de rnobilisation se poursuivent à travers les mass média ainsi que lors des réunions communautaires. La supervision et le suivi des activités ont été réalisés par les différents niveaux. TOGO Comme par le passé, la coordination nationale et les équipes de régions et des districts ont procédé à une évaluation épidémiologique de 83 villages sur 83 prévus dans 15 bassins répartis sur tout le pays. Parmi les villages évalués, 69 soit 84o avaient une prévalence inferieure ou égale à 5%. Au total 669 soit 3,520 des 18 979 (73%) de personnes examinées étaient positives à l'O. volvulus. Les prévalences varient entre 0 et 43o et Ia CMFC est quasi nulle partout. L'étude de migration des positifs révèle que 577 soit 86% sont des résidents. Par ailleurs pour connaître le statut épidémiologique des quelques groupes spécifiques sur la Kara et la Kéran qui pourraient entretenir la transmission, une enquête a été entreprise chez les chercheurs d'or, pêcheurs, exploitants de sable et jardiniers. Sur 417 personnes recensées, 358 ont été examinées et 79 soit 22Yo sont porteuses de microfilaires. Au cours de leur séjour dans les villages, les équipes d'évaluation profitent pour mener des activités intégrées de renforcement d'autres programmes de santé comme l'immunisation des enfants, le dépistage des cas de dracunculose, de schistosomiases etc... Cette année,4474 villages sur 4533 prévus soit 99% ont été couverts par le TIDC. La couverture géographique varie de 94 à 100% dans les districts. Au total | 748 668 personnes I 6a srÿ 2 286 738 recensées soit 760 ont été traitées avec 4 71,6 939 comprimés d'Ivermectine dosé à 3mg. La couverture thérapeutique varie de 69 à82% au niveau des districts. L'appui financier de I'OCP et de SSI a permis de former/recycler au total 8 643 distributeurs communautaires dans les 5 régions endémiques du pays. Dans le cadre de l'étude du post traitement dans le bassin du Mono et ses affluents où la lutte antivectorielle a été arrètée en 2001, l'équipe nationale a initié les agents de santé à la surveillance entomologique et formé 20 captureurs villageois. Au total1474 simulies ont été capturées et envoyées au laboratoire ADN de Ouagadougou. Afin de mieux s'imprégner des activités de la surveillance entomologique sur le terrain, les trois techniciens nouvellement formés à Odienné ont bénéficié d'un stage pratique à la base opérationnelle de l'OCp à Kara. Dans le but d'un renforcement des stratégies de lutte dans la Zone d'Intervention Spécifique ( ZIS) une réunion transfrontalière entre le Bénin et le Togo s'est tenue à Kara du 25 au 26 juillet 2002. A l'issu de cette réunion un chronogramme d'activités communes a été élaboré. Par ailleurs les activités d'IEC, de supervision et de suivi se sont poursuivis au niveau des villages endémiques. Une revue annuelle des activités réalisée en janvier 2002 regroupant tous les acteurs a permis d'identifier les problèmes et d'apporter des propositions de solutions correctrices. La réticence de certaines populations à la biopsie cutanée, l'absence de matériel d'évaluation épidémiologique au niveau des équipes décentralisées, le retard dans l'envoi des rapports, la motivation de distributeurs corrmunautaires constituent des contraintes à lever.

Основные сведения
Тип документа Technical Documents
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения