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Procès-verbal de la septième séance, jeudi 25 septembre 2008

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WPR/RC59/SR/7 PROCES-VERBAL DE LA SEPTIEME SEANCE (Salle de conférence de l’OMS, Manille) Jeudi 25 septembre 2008 à 14 h 00

PRESIDENT : M. Iakoba Taeia Italeli (Tuvalu) TABLE DES MATIERES Pages 1. Rapports d’activité des programmes techniques ................................................................ • Grippe aviaire et grippe pandémique et la Stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique • Maladies évitables par la vaccination : poliomyélite,rougeole et hépatite B • VIH/sida, y compris les infections sexuellement transmissibles • Tuberculose : prévention et lutte • Lutte antitabac • Initiative pour des soins centrés sur la personne 2. Examen d’un projet de résolution...................................................................................... 2.1 Maladies non transmissibles : prévention et lutte .............................................. 218 218 200

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1.

RAPPORTS D’ACTIVITE DES PROGRAMMES TECHNIQUES : Point 15 de l’ordre du jour (documents WPR/RC59/9 et WPR/RC59/INF.DOC./1)

Le DIRECTEUR, GESTION DES PROGRAMMES, indique au Comité régional que les mises à jour seront fournies pour six programmes : grippe aviaire et grippe pandémique ; maladies évitables par la vaccination telles que la poliomyélite et la rougeole ; VIH/sida, y compris les infections sexuellement transmissibles ; tuberculose ; lutte antitabac ; et Initiative pour des soins centrés sur la personne. Les rapports d’activité de chacun de ces programmes ont été présentés dans le document WPR/RC59/9 et seront introduits plus en détail par les responsables concernés. Ces rapports ont été fournis uniquement pour information, comme cela avait été demandé par les résolutions antérieures adoptées par le Comité régional. Le PRESIDENT propose que les discussions soient divisées en deux groupes. Le premier groupe pourrait traiter de 1) la grippe aviaire et la SMEAP, 2) les maladies évitables par la vaccination, 3) le VIH/ sida y compris les IST, et 4) la tuberculose : prévention et lutte ; et le second groupe de 1) la lutte antitabac et 2) l’Initiative pour des soins centrés sur la personne. Le CONSEILLER REGIONAL, MALADIES TRANSMISSIBLES : SURVEILLANCE ET RIPOSTE, dit que la stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique, connue sous le nom de SMEAP, est mise en oeuvre en tant que cadre et instrument communs de renforcement des capacités à l’échelon des pays, pour faire face aux menaces de maladies émergentes, notamment à la grippe pandémique. La mise en oeuvre efficace de la stratégie birégionale a également aidé les Etats Membres à remplir les exigences en matière de capacités essentielles pour la surveillance et la riposte, conformément au Règlement sanitaire international (2005). La troisième réunion du Groupe consultatif technique Asie-Pacifique sur les maladies infectieuses émergentes, tenue en juillet 2008, a confirmé que d’importants progrès avaient été accomplis au cours de l’année précédente. Un certain nombre de mesures importantes ont été prises pour renforcer les moyens nationaux et régionaux de prévention, de détection, d’évaluation, de riposte et de préparation en cas de flambée de maladie ou d’événement de santé publique important. Les pays touchés par la grippe aviaire ont répondu rapidement aux infections humaines par le virus A(H5N1) et les Etats Membres continuent de tester et de valider leurs plans de préparation à la pandémie. Plus de 20 pays, y compris 13 pays insulaires du Pacifique, ont achevé les évaluations de leurs capacités nationales existantes au moyen de l’instrument d’évaluation de la SMEAP-RSI élaboré par l’OMS, et de nombreux pays ont élaboré des projets de plans d’action nationaux pour combler les écarts observés dans les capacités. Toutefois, les pays devront accélérer la mise en oeuvre de la stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique s’ils veulent atteindre l’objectif de développement des capacités centrales d’ici 2010. Le CONSEILLER REGIONAL, PROGRAMME ELARGI DE VACCINATION, rappelle au Comité régional que la Région du Pacifique occidental a fixé à 2012 la date butoir du double objectif de l’élimination de la rougeole et de la lutte contre l’hépatite B. En outre, la Région s’efforce de maintenir son statut de région exempte de poliomyélite. Les initiatives en faveur de l’élimination de la rougeole dans la Région ont entraîné une diminution de 80 % des décès par rougeole entre 2000 et 2006. Les campagnes de vaccination antirougeoleuse menées

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dans six pays prioritaires en 2007 ont chacune obtenu une couverture d’au moins 95 %. La Région est en passe d’éliminer la rougeole pour 2012. Toutefois, le plan stratégique régional d’élimination de la rougeole a identifié un déficit de financement des activités d’environ 30 millions de dollars jusqu’à fin 2012. Les quatre années à venir exigeront des efforts supplémentaires pour achever le travail. Dans le domaine de la lutte contre l’hépatite B, 26 pays et territoires, représentant 87 % de la population totale de la Région, sont parvenus à atteindre des taux d’infection chronique par le virus de l’hépatite B inférieurs à 2 % chez les enfants de 5 ans, grâce à une couverture systématique élevée et à la vaccination systématique à la naissance. La République de Corée et Macao (Chine) ont été certifiées : les deux pays appliquent les mesures de lutte contre l’hépatite B conformément aux lignes directrices de certification élaborées récemment. De nombreux autres pays sont prêts à s’engager dans le processus de certification, mais certains bataillent encore pour assurer une couverture vaccinale systématique suffisante et l’administration d’une dose à la naissance. La certification du statut de « monde exempt de poliomyélite » n’est pas attendue avant 2012 au plus tôt. Ainsi, le Bureau régional a élaboré un plan stratégique 2008-2012 pour le maintien de ce statut dans la Région, qui résume les besoins techniques et les ressources nécessaires pour maintenir des systèmes de vaccination et de surveillance de qualité dans les Etats Membres jusqu’à la fin 2012. Le CONSEILLER REGIONAL, VIH/SIDA ET IST, rapporte que des progrès importants ont été accomplis dans le cadre des cinq orientations stratégiques du programme OMS sur le VIH/sida. Grâce à des stratégies lancées par les clients et les prestataires dans de nombreux pays de la Région, on a observé une augmentation importante du nombre de sites de dépistage et de conseil et de leur utilisation. Le nombre de malades recevant une thérapie antirétrovirale salvatrice a plus que quintuplé en 2007 par rapport à 2004. Les efforts de prévention s’en remettant entièrement à des stratégies reposant sur des bases factuelles ont été étendus et le soutien technique de l’OMS aux programmes nationaux sur le VIH/sida s’est développé et a été appuyé par la publication et la mise à jour de normes et lignes directrices essentielles. Toutefois, étant donné les tendances actuellement observées, il semble que de nombreux pays ne puissent pas atteindre l’objectif d’accès universel fixé à 2010. Il est clair que la plupart des gens vivant avec le VIH ignorent toujours qu’ils sont infectés. Par ailleurs, si les interventions de prévention de la transmission du VIH sont bien mises en place, leur échelle et leur couverture sont souvent limitées, en particulier, et ce de façon aiguë, les populations marginalisées telles que les prostitué(e)s, les consommateurs de drogues intraveineuses et les hommes ayant des rapports homosexuels, restent les principaux moteurs de l’épidémie dans la Région du Pacifique occidental. La couverture des services de soins et de traitement, y compris la thérapie antirétrovirale, ne répond pas à la demande et si la Région dispose du potentiel voulu pour éliminer le VIH pédiatrique, la faible couverture des services de prévention de la transmission mère-enfant est inacceptable. Il est urgent de disposer d’informations stratégiques plus précises pour guider la planification des interventions et l’allocation des ressources disponibles. Des préoccupations croissantes se font jour concernant le développement de la co-infection tuberculose-VIH et la nécessité de renforcer les liens entre les programmes qui s’intéressent au VIH, aux infections sexuellement transmissibles et les autres programmes de santé publique.

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Le CONSEILLER REGIONAL, HALTE A LA TUBERCULOSE ET ELIMINATION DE LA LEPRE, note que la Région se situe à mi-chemin dans la mise en oeuvre du plan stratégique Halte à la tuberculose dans le Pacifique Occidental (2006-2010) et a maintenu le rythme pour atteindre l’objectif national, à savoir diviser par deux d’ici à 2010 la prévalence de la tuberculose et la mortalité qui lui est associée. Prévalence et mortalité ont diminué de 24 % et 15 %, respectivement, entre 2000 et 2006. Toutefois, la diminution annuelle de 4 % enregistrée actuellement est insuffisante pour atteindre l’objectif régional de 2010. Quatre grands problèmes au moins font obstacle à la poursuite voire à l’accélération de cette baisse de la prévalence de la tuberculose et de la mortalité qui lui est associée. Tout d’abord, les efforts de la Région pour augmenter le nombre de traitements de qualité contre la tuberculose multirésistante ont été insuffisants. Deuxièmement, seule une faible proportion des cas de tuberculose font l’objet d’analyses pour savoir s’ils sont multirésistants en raison des moyens limités des services de laboratoires. Troisièmement, le faible taux de dépistage du VIH chez les tuberculeux et de dépistage de la tuberculose chez les séropositifs entraîne une mortalité par la tuberculose qui pourrait être évitée. Enfin, l’insuffisance des moyens techniques disponibles pour venir à bout de la complexité croissante de la lutte antituberculeuse, auxquels s’ajoute le manque de financement de l’assistance technique, ne sont pas pleinement reconnus. La tuberculose multi-résistante est au centre de ces problèmes et a des répercussions étendues sur tous les aspects de la lutte antituberculeuse, y compris sur la stratégie DOTS de base, sur les laboratoires, sur la lutte contre l’infection et la lutte contre la co-infection tuberculose-VIH. Toutefois, moins de 1 % de ceux qui présentent un risque plus élevé de tuberculose multirésistante sont dépistés et moins de 2 % des malades dont on pense qu’ils ont une tuberculose multirésistante reçoivent un traitement dont la qualité est assurée. Ainsi, même si la technologie et les possibilités de financement pour la combattre sont disponibles, il faudrait faire beaucoup plus pour maîtriser cette maladie. Un engagement politique, des politiques adaptées, des ressources humaines et des moyens techniques suffisants sont indispensables si l’on veut que la lutte antituberculeuse progresse dans la Région. Le Dr LUVENI (Iles Fidji) fait le point sur la couverture de la vaccination antirougeoleuse et antihépatite B dans son pays, deux maladies dont l’objectif d’élimination est fixé à 2012. En 2007, la couverture a été de 86 % pour la rougeole et de 95 % pour l’hépatite B, le but étant de l’améliorer encore chaque année. Grâce au financement australien et à la participation de l’OMS et de l’UNICEF, le programme d’amélioration du secteur de la santé de Fidji devait mener une enquête de couverture en octobre 2008, dont on espère qu’elle confirmera les données statistiques fournies systématiquement par les établissements de santé. Avec les 110 000 doses de vaccins contre le papillomavirus humain données par les Laboratoires Merck, les Fidji ajouteront ce vaccin au calendrier de vaccination le 29 septembre 2008. Les trois doses ne seront administrées qu’aux filles de la tranche d’âge 9-12 ans. La poursuite de cette vaccination au-delà de 2009 fera l’objet de discussions après évaluation de la campagne. Le Dr Luveni remercie le Gouvernement japonais qui a fourni aux Fidji et à d’autres îles du Pacifique une chaîne du froid pour le PEV, et qui a joué un rôle important dans l’achat, l’approvisionnement, l’entretien du matériel et la formation du personnel. N’étant pas un pays de l’Alliance GAVI, les Fidji ont obtenu son approvisionnement par le biais de la Vaccine Independent Initiative. Même avec des paiements rapides et

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des commandes passées un an à l’avance il y a eu des retards, voire des changements dans les associations vaccinales. L’OMS n’est pas en cause mais les occasions manquées ont constitué une préoccupation générale. La famille des Nations Unies devrait débattre de la façon de garantir l’approvisionnement en vaccins. M. COURSE (France) dit que les stratégies de la Polynésie française et de la Nouvelle-Calédonie ont été fondées sur les recommandations de l’OMS et sur le plan national français. Des stocks d’antiviraux et de matériel de protection individuelle ont été constitués et des plans établis pour le traitement des malades au cours des pandémies. La surveillance, les contrôles sanitaires aux frontières et la surveillance de la santé publique internationale ont été intensifiés. Un test grandeur nature du système sera effectué au début de l’année 2009. Des laboratoires P3 sont mis en place à l’Institut Pasteur de Nouvelle-Calédonie et à l’Institut Mallardé de Polynésie française pour fournir une réponse plus rapide au niveau local. Ces laboratoires pourraient également participer aux réseaux régionaux de diagnostic biologique. La France a soutenu les activités du Bureau régional pour éliminer la poliomyélite, la rougeole et l’hépatite B. La Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie ont adopté une politique de vaccination basée sur la vaccination obligatoire et gratuite qui a permis d’atteindre une couverture de plus de 98 % contre la tuberculose, l’hépatite B, la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la poliomyélite, haemophilus influenzae type B, les pneumocoques et la rougeole, les oreillons et la rubéole. Concernant la grippe, la même politique a été appliquée pour les sujets à risque. La vaccination contre le Papilloma virus humain a été introduite en 2008. Le Dr Yasuo SUGIURA (Japon) se félicite des progrès accomplis au cours de l’année écoulée en matière de préparation à une pandémie. Notant que l’OMS a élaboré des instruments de surveillance et d’évaluation utiles pour les Etats Membres, il demande si l’Organisation dispose également d’indicateurs de résultats montrant les progrès accomplis de manière plus concrète. Si ce n’est pas le cas, il préconise des indicateurs qui soient simples et mesurables. Comme la préparation à une pandémie doit être testée à l’échelle mondiale, le Japon a apporté un soutien consistant à tester les virus et à former le personnel de pays d’Asie. Il a fourni 1,5 million de doses de vaccin antigrippal aux pays de l’ASEAN. La réunion du groupe consultatif technique à Tokyo a montré qu’il fallait accroître l’assistance technique sur les méthodes diagnostiques permettant d’identifier la tuberculose multirésistante dans la Région du Pacifique occidental. A la suite de cette réunion, le Ministère de la Santé et le Ministère des Affaires sociales ont pris part avec le Bureau régional, l’Association japonaise antituberculeuse et la branche japonaise du partenariat Halte à la tuberculose, à un symposium international sur la tuberculose lors duquel le plan d’action japonais Halte à la tuberculose a été annoncé afin d’appuyer la lutte mondiale contre la tuberculose. L’orateur a bien compris l’importance de la tuberculose multirésistante et de la co-infection tuberculose-VIH. Par ailleurs, il affirme qu’une stratégie DOTS bien appliquée est toujours l’élément le plus important de la lutte. Le Dr MALAU (Papouasie-Nouvelle-Guinée) fait l’éloge des mesures de lutte contre la maladie entreprises par le Bureau régional au fil des ans. Au niveau des pays, la difficulté consiste à intégrer et à gérer les initiatives de l’OMS dans les systèmes de santé et l’initiative pour les soins centrés sur la personne semble une bonne façon d’y parvenir. Son pays s’est concentré sur les activités de vaccination spéciales qui, avec la semaine nationale de la santé récemment instaurée, devraient accélérer l’élimination de la rougeole. Le financement important fourni par les organismes mondiaux pour la lutte contre le VIH/sida devrait être consacré aux infections sexuellement transmissibles. Le traitement correct de ces infections dans son pays

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est crucial, puisque le VIH se transmet principalement par les rapports sexuels. Du personnel ayant suivi une bonne formation en santé publique et en épidémiologie est nécessaire. Ce sera un élément du plan de développement des ressources humaines du pays qui fait partie du plan collectif 2009-2013. Le Dr Dorj NARANGEREL (Mongolie) approuve la SMEAP. Le programme national de lutte contre les maladies transmissibles de son pays existe depuis plus de 20 ans et certaines maladies sont proches de l’élimination, mais il faut renforcer les capacités pour pouvoir réagir rapidement aux flambées de maladies transmissibles, notamment la grippe aviaire, et améliorer les compétences du personnel de santé en leur offrant une formation pratique en épidémiologie dans le pays. Le Dr Benjamin KOH (Singapour) accueille favorablement la SMEAP étant donné la menace permanente de grippe aviaire. Singapour continuera de mettre ses compétences à la disposition d’autres pays. L’échange d’informations est essentiel et il espère que l’échange entre pays de la Région servira d’exemple à d’autres Régions. Sachant qu’un processus intergouvernemental sur l’échange des virus est en cours, il demande au Secrétariat de faire le point sur ses activités à ce jour. Le Dr RAHMAH-SAID (Brunéi Darussalam) mentionne le problème de la préparation aux situations d’urgence avec un budget limité et demande à l’OMS des conseils sur le stockage de divers types de vaccins. Elle est favorable à la mise en oeuvre de la SMEAP et demande l’assistance technique de l’OMS pour renforcer les capacités essentielles de lutte contre les maladies infectieuses requises par le RSI au travers de la SMEAP. Le Brunéi Darussalam s’est engagé à éliminer la rougeole et à lutter contre l’hépatite B pour fin 2012, tout en maintenant son statut de pays exempt de poliomyélite. Après examen du Programme élargi de vaccination, la deuxième dose de ROR est désormais administrée à l’âge de 3 ans et non plus 12 ans. On envisage également de passer du vaccin antipoliomyélitique buccal au vaccin inactivé. A cet égard, une assistance technique supplémentaire du Bureau régional serait très appréciée. Concernant la prévention du VIH/sida, un examen des plans existants de lutte contre les IST serait opportun. Le Brunéi Darussalam reste engagé dans la lutte contre la tuberculose, mais a besoin de renforcer ses moyens de surveillance, surtout pour le dépistage de la tuberculose multirésistante. Un renforcement des capacités et le partage des expériences avec d’autres pays de la Région sont nécessaires. Le Dr BAI (Chine) dit que la Chine a commencé à surveiller la grippe en 1952 et dispose désormais d’un réseau de surveillance national. En 2008, ce pays a demandé à être reconnu comme centre de référence et centre de collaboration à la recherche. Concernant les maladies émergentes, il faut mettre l’accent sur la surveillance, l’alerte et l’intervention rapides. Le renforcement des capacités et la préparation à une pandémie de grippe s’imposent pour les pays en développement.. S’agissant de la tuberculose, la Chine s’est engagée dans des activités de prévention et de lutte, la prévalence de cette maladie étant très élevée dans le pays. En ce qui concerne l’hépatite B, le Ministère de la Santé a élaboré un plan national de prévention et de traitement dont le but est de réduire fortement l’incidence de la maladie pour 2010. Le vaccin antihépatite B a été inclus dans le programme national de vaccination et le taux a été considérablement amélioré avec les années. La Chine continuera d’étendre la couverture vaccinale contre l’hépatite B à d’autres groupes que les nouveau-nés, surtout dans les régions rurales. Certains cas de maladies dues à des poliovirus dérivés de souches vaccinales ont été signalés dans le pays. Pour pouvoir conserver son statut de pays exempt de poliomyélite, la Chine a renforcé la surveillance

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et chaque année 500 cas de paralysie flasque aiguë sont signalés. La couverture vaccinale par le VPO se maintient à 98 % et les populations exposées à un risque élevé d’infection par le virus sauvage dans les zones frontalières, par exemple, sont visées par la vaccination. Des cas importés ont été identifiés et traités. La conservation du virus au laboratoire se poursuit. Concernant le VIH/sida, la Chine a mis en place un cadre de lutte contre la co-infection et a adopté une réglementation relative à la lutte contre le VIH. Les pays doivent renforcer leur surveillance des populations migrantes, améliorer la collaboration en matière de prévention et de lutte entre régions et lancer des campagnes d’information en direction des jeunes, tandis que l’OMS doit intensifier la collaboration avec d’autres organismes internationaux afin de consolider les ressources dans les pays. L’Organisation pourrait également fournir davantage de soutien et de formation techniques, ainsi qu’un renforcement des capacités pour la lutte antituberculeuse. La Chine approuve le document sur la lutte antituberculeuse. La prévention de la co-infection tuberculose-VIH et de la tuberculose multi-résistante posent de nouveaux problèmes à son pays et il recommande que l’on fixe pour chaque pays des cibles pour le dépistage et le traitement de la tuberculose multi-résistante. En outre, les laboratoires régionaux doivent constituer un réseau de contrôle de la qualité plus solide. Dans certaines zones où sévit la tuberculose multi-résistante, des tests de recherche des allergies aux médicaments sont effectués, étendant la recherche de la tuberculose multi-résistante à d’autres régions. D’après le cadre Asie-Pacifique de lutte contre la co-infection, le plan d’action contre la tuberculose-VIH/sida assure une lutte efficace en Chine. M. TARIVONDA (Vanuatu) attire l’attention sur le fait que l’hépatite B et l’infection à papillomavirus humain sont deux IST souvent négligées qui constituent une charge importante pour de nombreux pays. Une étude effectuée en 2007 au Vanuatu a montré que 18 % de la population étaient porteurs du virus de l’hépatite B et qu’une femme sur dix présentait des modifications précoces du col utérin évocatrices d’un cancer. Pris ensemble, ces deux éléments constituent une charge bien plus importante pour la santé que le VIH et les autres IST. L’orateur accueille donc avec satisfaction le plan de l’OMS visant à lutter contre l’hépatite B au cours de l’enfance et demande que le vaccin soit fourni en dehors de la chaîne du froid, de façon à augmenter la couverture. Le Vanuatu a démarré un programme national de dépistage du cancer du col utérin en 2008, avec frottis vaginaux et recherche du PVH, et le dépistage des mères et la vaccination des jeunes filles sont prévus. M. Tarivonda demande à l’OMS d’apporter une assistance technique et d’envisager de fournir le vaccin aux pays en développement à un prix moins élevé. Le cancer du foie et autres troubles hépatiques, ainsi que le cancer du col utérin, sont des maladies qu’une vaccination efficace permettrait d’éviter en grande partie. M. VILLAGOMEZ (Etats-Unis d’Amérique), compte tenu de la menace mondiale croissante, accueille avec satisfaction les plans de préparation à la grippe pandémique réalisés par le Bureau régional. Les Etats Membres doivent s’efforcer d’accroître leur préparation à une pandémie en renforçant leurs systèmes de surveillance et de riposte et il demande instamment au Secrétariat de coordonner les Ministères de la Santé et de l’Agriculture de la Région à cette fin. Un centre national de la grippe doit être mis en place dans chaque Etat Membre. Un vaccin sûr et efficace contre la grippe A(H5N1) doit être recherché et des antiviraux doivent être disponibles plus facilement. Les Etats-Unis d’Amérique soutiennent les efforts visant à accroître l’approvisionnement en vaccins et, depuis 2006, ont collaboré avec le Gouvernement du Japon et l’OMS

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pour fabriquer des vaccins antigrippaux dans d’autres pays. La vaccination a un bon rapport coût-efficacité. Les Etats-Unis d’Amérique se félicitent des activités de vaccination antipoliomyélitique, antirougeoleuse et antihépatite B de la Région. Rester exempt de poliomyélite est important non seulement pour la Région, mais aussi pour atteindre l’objectif mondial et M. Villagomez accueille donc favorablement la préparation d’un plan stratégique pour 2008-2012. Il en appelle à un engament politique et programmatique durable, avec une couverture par le VPO élevée lors des campagnes de vaccination de masse et une surveillance étroite et efficace de la paralysie flasque aiguë, en assurant des cours de recyclage pour le personnel lorsque les programmes de lutte contre d’autres maladies en offrent la possibilité. Il fait l’éloge des progrès accomplis pour interrompre la transmission de la rougeole endémique. Si la Région doit éliminer la rougeole, le Bureau régional et les Etats Membres devront allouer des ressources à la surveillance et à la vaccination. Les pays doivent adopter des indicateurs leur permettant de mesurer les progrès accomplis en vue de l’élimination et ils doivent échanger les données en temps voulu avec le Secrétariat. S’agissant de l’hépatite B, les Etats-Unis d’Amérique félicitent la Région d’avoir réussi à accroître les taux de couverture vaccinale à la naissance et certifié la réalisation de l’objectif dans un premier pays. Il dit que, pour lutter contre le VIH et les IST dans la Région, il faut profiter des ressources du Fonds Mondial, et que les Etats Membres devraient demander de l’aide pour présenter leurs demandes de subventions. Les plus hautes instances gouvernementales doivent être impliquées dans la planification de la lutte contre le VIH et les IST pour faire face à l’épidémie. Il faut se fonder sur les éléments d’information les plus fiables, notamment des données de grande qualité sur les politiques et stratégies de lutte contre le VIH/sida. Il faut aligner la législation sur la stratégie qui doit tenir compte des données de la santé publique et des normes sociales. Il importe également de renforcer les liens entre le diagnostic et le traitement du VIH et de la tuberculose. Le Dr RUSELL-UBIAL (Philippines) savoir que son Gouvernement a dressé un plan d’action complet de préparation et de surveillance en cas de grippe pandémique. Jusqu’à présent, le pays n’est pas touché par la grippe aviaire. Les Philippines maintiennent une couverture vaccinale élevée contre les maladies à prévention vaccinale, mais ont du mal à se conformer aux normes de l’OMS en ce qui concerne la surveillance active, notamment de la paralysie flasque aigüe et de la rougeole. Le rapport fait ressortir la nécessité de poursuivre et d’intensifier la coopération. Son Gouvernement a accueilli à Manille, du 26 au 28 août 2008, la deuxième réunion consultative régionale sur l’accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et au soutien dans les pays à faible prévalence. Les pays comme les Philippines, où la prévalence du VIH/sida est faible, peuvent encore éviter une épidémie plus grave. Même si la transmission hétérosexuelle a reculé en 2007, tous les éléments sont réunis pour qu’une épidémie survienne dans son pays et le nombre moyen de cas signalés chaque mois est plus élevé qu’auparavant. Des efforts soutenus et ciblés s’imposent et il faut lutter contre la stigmatisation des personnes touchées. Le Gouvernement a pris plusieurs mesures pour améliorer la prévention, les soins et le soutien.

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Les Philippines ont fait de grand progrès depuis les années 1990, puisque le pays a réduit de moitié le taux de prévalence de la tuberculose en le ramenant à 4,1 pour 1000 habitants en 2006. Les stratégies pour lesquelles elle souhaiterait l’appui technique de l’OMS concernent la tuberculose multirésistante et la tuberculose de l’enfant. Le Dr Divinol OGAOGA (Iles Salomon) dit au sujet de la préparation en cas de pandémie que son pays a eu du mal à trouver les moyens de faire face à la grippe aviaire et à d’autres maladies émergentes, à instaurer la participation intersectorielle et à mettre en place des systèmes de préparation à une pandémie. Toutefois, en collaboration avec le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique et l’AusAID, les Iles Salomon ont dressé un plan de préparation à une pandémie et ont procédé à des tests, ont renforcé davantage des moyens d’action, expérimenté un système d’alerte et d’intervention rapides qui sera revu avant la fin de l’année et, en collaboration avec l’Australie, ont construit un laboratoire de santé publique pour l’eau, l’assainissement et la surveillance de la santé publique. Il remercie l’OMS d’avoir aidé son pays à évaluer les capacités de base selon les exigences de la SMEAP et il demande un appui supplémentaire pour renforcer les services de laboratoire de santé publique. Les Iles Salomon n’ont enregistré aucun cas de rougeole depuis 1992 et sont exemptes de poliomyélite. Le taux de couverture vaccinale contre la rougeole et la poliomyélite se situe entre 80 % et 90 % et il remercie les donateurs de leur aide à cet égard. Il demande à l’OMS et aux autres Etats Membres de communiquer des informations sur les moyens de mobiliser les communautés pour qu’elles participent aux programmes de vaccination et il sollicite l’appui de l’OMS pour renforcer les systèmes de santé en ce qui concerne l’administration des vaccins. Le Dr LAM (Macao, Chine) dit que la prévalence de l’hépatite B chronique se situe entre 8 % et 12 % dans la population adulte non vaccinée de Macao (Chine). La vaccination antihépatite B a d’abord été instaurée en 1984 pour les nourrissons dont la mère était positive pour l’hépatite B et pour l’ensemble des nourrissons en 1989. La vaccination universelle a donné de meilleurs résultats que le programme initial. Le Bureau régional du Pacifique occidental a certifié que Macao (Chine) avait atteint l’objectif de lutte contre l’hépatite B et il remercie l’OMS pour son soutien tout au long du processus de certification. La grippe aviaire et la grippe pandémique sont des priorités de santé publique de premier ordre dans son pays. Depuis 2001, tous les résidents des maisons de retraite sont vaccinés gratuitement contre la grippe saisonnière. Ce programme a été étendu aux enfants de moins de 3 ans et aux adultes de plus de 65 ans en 2003, puis aux enfants de moins de 6 ans et aux adultes de plus de 60 ans. Une équipe spéciale plurisectorielle chargée de la grippe pandémique a été créée en 2003 et le pays a dressé un plan de préparation en cas de pandémie. Il demande l’aide de l’OMS pour constituer un stock de vaccins pré-pandémie et trouver une source de vaccins anti-pandémie. Le Dr BAE Geun Ryang (République de Corée) remercie le Bureau régional d’avoir fourni aux Etats Membres des programmes de lutte contre les maladies à prévention vaccinale qui ont permis de réduire considérablement la morbidité et la mortalité dues à ces maladies. Son pays a appliqué différentes politiques de lutte contre la maladie, éradiqué la poliomyélite en 2000, éliminé la rougeole en 2006 et atteint les cibles de la lutte contre l’hépatite B en 2008.

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L’hépatite B est l’une des plus grandes préoccupations sanitaires dans la Région. Son pays a adopté le vaccin contre l’hépatite B dans les années 80 et l’a ajouté à son programme national de vaccination en 1995. A la fin des années 90, la couverture vaccinale a atteint 99 %. En 2002, la République de Corée a entamé son programme de prévention de la transmission verticale de l’hépatite B, en partenariat avec le secteur privé, en offrant chaque année une couverture médicale complète sous la forme de coupons à quelque 15 000 nouveau-nés de mères HBsAG-positives. De ce fait, la séroprévalence chez les moins de cinq ans est tombée au-dessous de 2 %. L’expérience de son pays tend à indiquer qu’on peut maîtriser l’hépatite B par la vaccination, la surveillance et un programme de prévention de la transmission verticale de la maladie. Les Etats Membres doivent prendre des mesures énergiques pour accroître la couverture vaccinale. Ceux qui ont déjà atteint un certain niveau de couverture vaccinale obtiendront de meilleurs résultats encore en s’attachant à prévenir la transmission verticale. La République de Corée est soucieuse de communiquer des informations et de fournir une assistance technique concernant ces programmes et elle projette d’accueillir une conférence internationale sur l’hépatite B en novembre 2008. Le Dr LO Yee-chi (Hong Kong, Chine) dit que, depuis le premier cas humain de grippe aviaire A(H5) observé à Hong Kong (Chine) en 1997, beaucoup d’efforts ont été déployés pour lutter contre la grippe aviaire et la grippe pandémique, ainsi que d’autres maladies pouvant émerger. Hong Kong (Chine) a récemment adopté une nouvelle loi pour mieux surveiller et combattre les maladies infectieuses importantes en santé publique et a fourni un appui actif à l’OMS concernant l’organisation de programmes OMS d’évaluation de la qualité des laboratoires pour la grippe A(H5) et l’échange de données d’expérience et de compétences spécialisées. Hong Kong (Chine) continuera à soutenir sans réserve l’OMS dans ces activités. La lutte contre le VIH/sida a toujours été une priorité de santé publique de premier ordre pour Hong Kong (Chine), qui, fin mars 2008, recensait environ 3 701 infections à VIH et 851 cas de sida. Elle indique que l’incidence de l’infection à VIH augmente chez les hommes qui ont des rapports sexuels avec d’autres hommes et elle craint que si l’on ne fait rien, l’infection ne prenne trop d’importance dans ce groupe pour que l’on parvienne à la maîtriser. Elle est cependant heureuse de faire savoir que le Bureau régional coordonne désormais beaucoup mieux les efforts entrepris pour remédier à ce problème et que Hong Kong (Chine) est disposé à soutenir toutes les initiatives prises par l’OMS et à y participer. Le Dr Che HASSAN (Malaisie) dit que son pays s’emploie activement à renforcer les capacités essentielles requises par le Règlement sanitaire international (2005) et la stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique (SMEAP). Dans le cadre du plan de préparation en cas de pandémie, le Gouvernement a alloué 15 millions USD par an à la constitution de stocks d’antirétroviraux et de matériel de protection individuelle, ainsi qu’à l’administration du vaccin contre la grippe saisonnière aux premiers répondeurs. Le Ministère de la Santé travaille en étroite collaboration avec le Conseil de sécurité national pour mobiliser le soutien et l’engagement d’autres ministères et organismes, y compris des entités du secteur privé, à des fins de préparation à la grippe pandémique. Le plan de préparation en cas de pandémie est en cours d’actualisation. Il reconnaît que la surveillance de la paralysie flasque aiguë est indispensable pour s’assurer que la Région est exempte de poliomyélite et atteindre le double objectif d’élimination de la rougeole et de maîtrise de l’hépatite B d’ici à 2012, et il approuve les stratégies exposées dans le plan stratégique régional 2008-2012 visant à maintenir la Région exempte de poliomyélite. Tous les Etats Membres devraient s’employer activement

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à demeurer exempts de poliomyélite et il faut les encourager à se préparer à l’après-éradication, étant donné que l’objectif mondial sera bientôt atteint. La Malaisie commencera à utiliser le vaccin antipoliomyélitique inactivé en 2009, conformément à la recommandation formulée dans la stratégie 7. Son pays utilisera un système sensible de surveillance de la poliomyélite qui permet notamment de détecter l’importation éventuelle du poliovirus sauvage d’autres pays, mais il demande les conseils de l’OMS pour déterminer s’il y a lieu de constituer un stock de vaccin antipoliomyélitique oral et d’exiger la vaccination préalable à l’entrée sur le territoire pour les personnes venant de pays ou de territoires où circule le poliovirus sauvage. Il propose qu’en collaboration avec les Etats Membres, l’OMS revoie les indicateurs de performance de la surveillance utilisés pour les programmes d’élimination de la rougeole, afin que ces indicateurs soient bien compris et, pour des considérations pratiques, qu’il soit possible de les atteindre. Il appuie le plan d’action stratégique de cinq ans pour l’élimination de la rougeole d’ici à 2012. Les Etats Membres devraient toutefois avoir la possibilité d’adapter le plan à leurs besoins et au contexte qui leur est propre. Il convient avec le Bureau régional que la vaccination contre l’hépatite B à la naissance est indispensable pour prévenir la transmission périnatale. En Malaisie, la couverture vaccinale dépasse 85 % depuis 15 ans et il propose que l’OMS fasse figurer cette recommandation dans tous les calendriers vaccinaux de la Région visant les enfants, sur la base de données scientifiques et non en fonction de la disponibilité des vaccins conjugués. Il espère que les partenaires et les donateurs internationaux continueront à fournir un appui aux Etats Membres pour qu’ils puissent atteindre les objectifs régionaux et mondiaux de la vaccination. En 2006, la Malaisie a mis sur pied un programme d’atténuation des effets néfastes comprenant un programme d’échange des aiguilles et des seringues et un programme de substitution par la méthadone. Le nombre de cas déclarés d’infections au VIH est passé de 6756 en 2003 à 4549 en 2007. Le nombre de patients bénéficiant gratuitement d’un traitement antirétroviral de première intention est passé de 3880 en 2005 à 6203 en 2007. La Malaisie voit avec inquiétude la transmission hétérosexuelle progresser et le nombre de femmes séropositives au VIH augmenter. Il souscrit à l’objectif fixé par l’ONUSIDA et l’OMS d’accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et au soutien, et son pays a appliqué un plan stratégique national prévoyant un traitement antirétroviral gratuit pour certains patients des centres de réadaptation pour toxicomanes, qui sera suivi d’un projet pilote pour les détenus séropositifs ou malades du sida. La Malaisie continuera de renforcer la collaboration entre les programmes nationaux de lutte contre la tuberculose et le VIH/sida, afin de mieux combattre l’infection chez les personnes présentant une co-infection tuberculose-VIH et de dresser un plan de travail pour lutter contre les infections sexuellement transmissibles. La Malaisie s’emploie à atteindre l’objectif régional consistant à réduire de moitié la prévalence de la tuberculose et la mortalité due à cette maladie d’ici à 2010, et le taux de dépistage de la tuberculose y dépasse 70 % depuis 2006. Le plan stratégique national Halte à la tuberculose adopté par la Malaisie pour la période 2008-2012 vise à renforcer les programmes et les activités de lutte antituberculeuse, et l’adoption des normes internationales s’appliquant aux soins aux tuberculeux aidera les dispensateurs à prodiguer des soins de grande qualité aux malades de tous âges, y compris à ceux qui souffrent de tuberculose pharmacorésistante ou d’une co-infection tuberculose-VIH. Face à l’augmentation de la prévalence, une collaboration sera entreprise aux fins de surveillance et de prise en charge de la co-infection. La tuberculose multirésistante représente moins de 1 % des cas de tuberculose en Malaisie, et aucun cas de tuberculose ultrarésistante n’a été signalé. Il note

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avec inquiétude la fréquence croissante de la tuberculose parmi les voyageurs et les migrants, et son pays maintiendra son programme de dépistage et de recherche des contacts. Il demande au Bureau régional de revoir la cible qui a été fixée de réduire de moitié la prévalence de la tuberculose et la mortalité due à cette maladie pendant la décennie prenant fin en 2010. Notant que, d’après le rapport de 2008 sur la lutte antituberculeuse dans la Région du Pacifique occidental, la prévalence de la tuberculose s’est stabilisée en Malaisie et dans plusieurs autres Etats Membres mais même si certains critères sont atteints, l’objectif final, à savoir réduire la prévalence de moitié paraît encore difficile à réaliser. Il demande ce qu’on pourrait faire de plus. Le Dr Mayleen EKIEK (Etats fédérés de Micronésie) dit que, bien que son pays ait progressé dans la lutte contre la tuberculose avec le concours de l’OMS, du Secrétariat général de la Communauté du Pacifique et des Centers for Disease Control and Prevention des Etats-Unis, l’apparition de la co-infection tuberculose-VIH, la tuberculose chez les diabétiques et la tuberculose multirésistante constituent d’importants problèmes, auxquels s’ajoutent les difficultés permanentes de transport et le manque de personnel qualifié, en particulier pour appliquer un protocole DOTS. La priorité est la tuberculose multirésistante : les six cas confirmés de tuberculose multirésistante aujourd’hui en vie ont été isolés et mis sous traitement antituberculeux de deuxième intention. La stratégie DOTS est appliquée, mais la couverture n’atteint pas encore 100 %. Le pays cherche un appui financier supplémentaire auprès des donateurs internationaux et a alloué davantage de fonds publics au développement des ressources humaines nécessaires pour appliquer la stratégie DOTS. Le manuel consacré à la tuberculose est en cours de mise à jour et comportera désormais un chapitre sur la prise en charge de la tuberculose multirésistante, la co-infection tuberculose-VIH et la tuberculose chez les diabétiques. Grâce aux efforts de collaboration de l’OMS, du Secrétariat général de la Communauté du Pacifique et du Gouvernement de l’Australie, les professionnels de la santé ont bénéficié d’une formation, en ce qui concerne notamment la tuberculose multirésistante. Les mêmes partenaires, auxquels il faut ajouter la Pacific Islands Health Officers Association, ont fourni un appui pour le renforcement, par des laboratoires de référence extérieurs, des moyens de laboratoire en matière d’examen microscopique des frottis et de diagnostic de la tuberculose multirésistante. On est en train d’élaborer une stratégie globale de lutte contre l’infection qui sera appliquée dans tous les centres de santé. Des activités de lutte contre la co-infection tuberculose-VIH sont entreprises sur la base de la stratégie, mais il faudrait améliorer l’évaluation de la co-infection. La prévalence des infections à VIH dans les Etats fédérés de Micronésie est faible. Toutefois, les infections sexuellement transmissibles (IST) et les grossesses d’adolescentes sont en hausse, ce qui confirme que des comportements à risque exposent le pays à une possible augmentation des infections à VIH. Le total cumulé des cas de VIH/sida est de 30, nombre faible pris dans l’absolu mais important si l’on considère qu’il s’agit d’un petit pays. La plupart des personnes touchées sont décédées avant que les antirétroviraux n’aient été disponibles. Les services de soins contre le VIH et les infections sexuellement transmissibles sont liés aux services de santé maternelle et infantile. Le dépistage du VIH et des infections sexuellement transmissibles et la prise en charge sont gratuits mais l’accès à ces services reste difficile pour les populations des îles périphériques. Des campagnes ont été réalisées, en particulier dans les écoles et les communautés, pour sensibiliser le public aux mesures de prévention. Le plan stratégique de lutte contre le VIH/sida et les infections sexuellement transmissibles est achevé et mis à jour et les organisations non gouvernementales collaborent dans les communautés. Les thérapies antirétrovirales sont disponibles bien que la gamme des médicaments qui doivent être importés soit étroite et que les patients qui souffrent d’effets secondaires ne puissent pas

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toujours bénéficier d’un traitement de substitution. Il est indispensable de pérenniser l’engagement politique au niveau national et dans les Etats. Il espère que l’OMS maintiendra son aide aux programmes du pays dans les domaines couverts par les rapports d’activité, en particulier dans la surveillance des maladies transmissibles. Le Dr SOAKAI (Nauru) explique qu’aucun cas confirmé de VIH/sida n’est enregistré à Nauru mais un projet de surveillance entrepris récemment par le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique et financé par la Banque asiatique de développement, a montré une forte prévalence des infections sexuellement transmissibles. Connaissant la sensibilité à l’infection à VIH des personnes atteintes d’une IST, Nauru a lancé un projet d’identification des cas, de dépistage, de traitement, de conseils et de soutien. Nauru a presque atteint une couverture vaccinale de 100 % par le BCG, contre l’hépatite B, par le VPO, par le vaccin combiné contre diphtérie-tétanos-coqueluche et contre la rougeole, grâce à une aide de l’OMS, de l’UNICEF et de l’Agence japonaise de coopération internationale. Son pays prévoit d’introduire le vaccin contre Haemophilus influenzae type B au début de l’année 2009 et espère bénéficier d’un soutien de l’OMS dans les activités de formation, d’achat des vaccins, de sensibilisation du public et de mobilisation sociale. Mme TOELUPE (Samoa) exprime ses remerciements à l’OMS pour le soutien apporté à Samoa dans les domaines considérés. Elle indique qu’il faudra encore une aide pour faciliter la compréhension et l’application pratique du Règlement sanitaire international (2005) en vue d’atteindre l’objectif de 2010 sur la sécurité sanitaire dans la Région. Samoa espère que des initiatives seront prises pour renforcer les points focaux nationaux et les capacités essentielles comme exigé dans le RSI pour la mise en oeuvre de la SMEAP. Son pays est reconnaissant de l’aide apportée par l’OMS, l’UNICEF et le Gouvernement du Japon dans le domaine des maladies pouvant être évitées par la vaccination, bien qu’il n’ait pas toujours réussi à maintenir une large couverture vaccinale. Il reste engagé dans la lutte contre la rougeole, l’hépatite B et dans les mesures de préservation de son statut de pays exempt de poliomyélite. Il assurera également le maintien des programmes de lutte et de traitement contre le VIH/sida et les IST, notamment par l’éducation sanitaire, les conseils et les soins, en collaboration avec des partenaires de la société civile. Il a participé récemment à un projet de recherche sur la surveillance dans la Région, financé par le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique. Mme Toelupe soutient fermement l’activité du Bureau régional dans la lutte antituberculeuse. Le Samoa est particulièrement préoccupé par les difficultés soulevées par l’arrivée de migrants atteints de tuberculose multirésistante et demande à cet égard l’aide de l’OMS et des partenaires du développement. A l’invitation du PRESIDENT, des représentants du Secrétariat de l’ASEAN et de l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination présentent des déclarations au Comité. Le DIRECTEUR PAR INTERIM, LUTTE CONTRE LES MALADIES TRANSMISSIBLES, remercie les représentants de leurs commentaires et de leurs questions sur les quatre rapports d’avancement. Il assure le Japon que le suivi et l’évaluation sont des éléments à part entière de la mise en oeuvre de la SMEAP. La réunion annuelle du groupe consultatif technique sur les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique sert de dispositif de suivi. Les premières étapes ont porté essentiellement sur les données d’entrée et sur la définition d’indicateurs du processus. Cependant, on constate d’ores et déjà des progrès prometteurs dans les résultats. Le délai de notification des événements est passé de 17 jours en 2004 à 12 jours actuellement, progrès significatif pour un endiguement rapide où la marge de manoeuvre est relativement étroite. Il espère

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que le groupe consultatif technique envisagera de définir des indicateurs de résultats au cours de l’année à venir. En réponse à la demande d’information du représentant de Singapour sur la situation relative à l’échange d’isolats de virus, il a le plaisir de faire savoir que la défense collective est une valeur partagée dans la Région et que le Cambodge, la Chine, le Japon, la République démocratique populaire lao, la Malaisie, la Mongolie, la République de Corée et le Viet Nam ont tous échangé des échantillons. De plus, sur les huit candidats vaccins contre le virus H5 disponibles dans le monde, six ont été mis à disposition par des pays de la Région. En réponse aux remarques des représentants du Brunéi Darussalam et de Macao (Chine), il explique que les directives sur la préparation à une pandémie sont en cours de révision. Un atelier sur leur diffusion aura lieu prochainement et des conseils sur le stockage des antiviraux et des vaccins seront donnés à ce moment-là. En réponse à la question du représentant des Etats-Unis d’Amérique, il indique que des directives visant à faciliter une coordination entre le secteur de la santé humaine et celui de la santé animale dans les Etats Membres viennent juste d’être publiées. L’OMS continuera d’apporter son aide en vue de leur application. D’autres conseils seront donnés hors séance sur les questions techniques spécifiques posées par les représentants de la Mongolie, des Iles Salomon et de Samoa. Le CONSEILLER REGIONAL, PROGRAMME ELARGI DE VACCINATION, déclare que l’OMS travaille actuellement à la résolution de points essentiels portant sur le coût des nouveaux vaccins et sur l’absence d’évaluation de la charge de morbidité qui permettrait de prévoir le rapport entre l’offre et la demande concernant plusieurs nouveaux vaccins introduits dans le Programme élargi de vaccination. Le Bureau régional connaît bien les difficultés des Fidji et d’autres pays insulaires du Pacifique à s’approvisionner en vaccins et recherche des solutions. Cette question a déjà été examinée à la réunion des partenaires du projet de renforcement du programme de vaccination dans les îles du Pacifique. Le Bureau régional a déjà élaboré des directives sur l’administration à la naissance d’une dose de vaccin contre l’hépatite B en dehors de la chaîne du froid et il a le plaisir de continuer à travailler avec des Etats Membres à l’application de cette nouvelle stratégie. Les stocks de VPO monovalent et les directives s’y rapportant sont en cours de préparation. Le CONSEILLER REGIONAL, VIH/SIDA ET INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES explique que la prévention et la lutte contre les IST sont des activités majeures de santé publique, malgré la controverse actuelle sur leur rôle contre le VIH/sida, et que l’OMS les considère toujours comme prioritaires. Le Bureau régional continuera donc de soutenir la mise en oeuvre du plan d’action stratégique régional dans ce domaine, que les Etats Membres et plusieurs partenaires techniques de la Région ont validé en Malaisie en 2007. Il élargira également le programme régional de surveillance de la résistance des gonocoques aux antimicrobiens et enfin il apportera son aide pour l’élimination de la syphilis congénitale en luttant contre la syphilis maternelle. Il continuera également à soutenir les Etats Membres dans l’extension d’interventions ciblées pour atteindre les groupes de population les plus vulnérables qui sont les principaux transmetteurs de l’épidémie de VIH/sida dans la Région, dans l’esprit de l’une des principales recommandations du rapport de la Commission sur le sida en Asie publié auparavant en 2008. Le CONSEILLER REGIONAL, HALTE A LA TUBERCULOSE ET ELIMINATION DE LA LEPRE assure aux Etats Membres que l’OMS continuera de les aider à renforcer les capacités de diagnostic et de traitement de la tuberculose multirésistante, en tenant compte de la situation épidémiologique propre à chaque pays. En particulier, le Bureau régional collaborera avec les Centers for Disease Control and Prevention (Etats-Unis) et le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique (CPS) pour apporter un appui technique et faciliter l’accès aux traitements de deuxième intention aux pays insulaires du Pacifique dont les capacités

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diagnostiques et thérapeutiques sont limitées. Le Gouvernement de la Chine a accepté d’accueillir une réunion à haut niveau de 27 pays supportant une lourde charge de tuberculose multirésistante en avril 2009, réunion qui sera organisée par l’OMS conjointement avec la Fondation Bill et Melinda Gates. Bien que la Région enregistre une baisse annuelle de la prévalence de la tuberculose et de la mortalité qui lui est imputable, la progression lente vers l’objectif de 2010 qui prévoit de réduire les cas de moitié reflète la lenteur des progrès obtenus contre la tuberculose multirésistante et la co-infection VIH-tuberculose. Le PRESIDENT invite ensuite le Conseiller régional, Initiative pour un monde sans tabac, et le Directeur, Pour des communautés et des populations en bonne santé, à présenter leurs rapports respectifs. Le CONSEILLER REGIONAL, INITIATIVE POUR UN MONDE SANS TABAC, explique au Comité que la lutte antitabac reste toujours une priorité absolue au sein des Etats Membres et qu’elle est une stratégie essentielle pour réduire la mortalité évitable dans la Région du Pacifique occidental, estimée à deux décès dus au tabac chaque minute. Le Pacifique occidental est la première et la seule Région qui a obtenu une participation de 100 % à la Convention-cadre pour la lutte antitabac, et les pays ont nettement progressé dans le respect de leurs engagements à cet égard. Ce soutien de haut niveau doit être maintenu. Au cours de l’année écoulée, l’OMS a centré ses efforts sur l’apport d’une aide aux pays sous forme d’assistance technique, de surveillance, de recherche et de plaidoyer. Les progrès les plus notables portent sur l’extension des activités par l’intermédiaire du système mondial de surveillance du tabagisme, sur la mobilisation sociale et la sensibilisation des médias à la Journée mondiale sans tabac 2008 dont le thème était « Les jeunes sans tabac » et enfin l’importance accordée à la poursuite des activités en faveur de la Convention-cadre pour la lutte antitabac en s’attaquant aux problèmes de développement des ressources humaines affectées à la lutte antitabac, l’utilisation systématique de données factuelles dans le cadre législatif et dans les activités et l’intégration de la lutte antitabac dans les plans d’action nationaux pour la santé. Ces problèmes ont été débattus lors d’un atelier régional sur la poursuite des activités de lutte antitabac qui s’est déroulé en août 2008. Les Etats Membres sont invités à donner un degré de priorité élevé aux six stratégies (MPOWER) destinées à favoriser l’application de la Convention-cadre, à savoir : 1) surveiller la consommation de tabac et les politiques de prévention, 2) protéger la population contre la fumée du tabac, 3) offrir une aide à ceux qui veulent renoncer au tabac, 4) mettre en garde contre les dangers du tabagisme, 5) faire respecter l’interdiction de la publicité en faveur du tabac, de la promotion et du parrainage et enfin 6) augmenter les taxes sur le tabac. Le plan d’action régional pour la période 2005-2009 est en cours de révision et un nouveau plan d’action régional est proposé pour la période 2010-2014 et pourrait être présenté à la soixantième session du Comité régional. Le DIRECTEUR, POUR DES COMMUNAUTES ET DES POPULATIONS EN BONNE SANTE, rappelle au Comité régional qu’au cours de sa cinquante-huitième session, il a adopté un cadre d’action politique intitulé « Pour des soins centrés sur la personne » qui donne mandat à l’OMS pour aider les Etats Membres et collaborer avec eux à l’élaboration de plans permettant de garantir que les politiques et interventions sanitaires aboutissent à des soins de santé centrés sur la personne, à de meilleurs résultats sanitaires et à un meilleur état de santé et un plus grand bien-être. Dans son allocution présentée au Comité

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régional quelques jours auparavant, le Directeur général s’est référée à ce domaine d’action dans la Région, faisant remarquer que les activités régionales ont laissé transparaître chaleur et compassion. Des progrès ont été obtenus dans ce domaine. Premièrement, le cadre politique a été diffusé aux Etats Membres et un ouvrage de vulgarisation intitulé « Les soins centrés sur la personne : harmoniser le corps et l’esprit, les personnes et les systèmes » a été publié. Deuxièmement, en novembre 2007, un symposium international a eu lieu à Tokyo (Japon) sur le thème « Soins centrés sur la personne : réorienter les systèmes de santé au 21ème siècle » et a été l’occasion du lancement de l’ouvrage de vulgarisation. De plus, le rapport et les documents techniques préparés pour le symposium ont été publiés. Troisièmement, un forum birégional a été organisé à Manille en juillet 2008 à l’intention des enseignants qui forment les médecins et les professionnels de santé associés, en collaboration avec l’Organisation des ministres de l’enseignement de l’Asie du Sud-Est. Des campagnes de plaidoyer et la diffusion du concept et des principes de l’initiative pour des soins centrés sur la personne ont également été entreprises, comme le Comité régional l’avait demandé lors de sa cinquante-huitième session, au travers d’exposés et de débats avec différents groupes, dans divers forums internationaux et régionaux. Elle remercie le Gouvernement du Japon de soutenir les activités qui ont permis au Bureau régional de s’acquitter de la tâche qui lui a été confiée l’année précédente. Elle demande au Comité régional de noter l’importance et le caractère d’urgence d’une réorientation des systèmes de santé sur le principe des soins centrés sur la personne, et demande aux Etats Membres d’envisager de nommer des membres du personnel ou des unités pour diriger et coordonner les activités correspondantes déployées au niveau national. Le Dr MUSTAPHA (Malaisie), émettant des observations au sujet du rapport sur la lutte antitabac, dit que son pays met actuellement en place une « stratégie MPOWER malaise » qui a retenu les six éléments fondamentaux de la stratégie MPOWER originale, en menant une intervention plurisectorielle coordonnée par le Ministère de la Santé. Le budget national porté devant le Parlement en août 2008 prévoit une hausse de 20 % de la taxe imposée sur les cigarettes. L’Etat fixera un prix minimum pour les cigarettes de façon à dissuader les jeunes et les enfants à commencer de fumer. La nouvelle législation sur le tabac, qui va dans le sens de l’ Article 11 de la Convention-cadre et qui prendra effet en décembre 2008 rend obligatoire la présence sur les paquets de cigarettes vendues en Malaisie d’avertissements sanitaires illustrés qui apparaîtront en alternance tous les deux ans, et interdit la publication de tout support donnant une impression erronée de l’innocuité du tabac. La Malaisie a une action de portée internationale puisqu’elle a participé à l’élaboration des Articles 5.3, 11, 12 et 13 de la Convention-cadre. Lors de la deuxième session de l’organe intergouvernemental de négociation au sujet d’un protocole sur le commerce illicite des produits du tabac, qui se tiendra au Siège de l’OMS en octobre 2008, la Malaisie fera part de son expérience et communiquera des informations sur les manières de faire obstacle à la contrebande de tabac. Le Dr ANIE RAHMAN (Brunei Darussalam) informe que la législation antitabac régissant la publicité, la consommation de tabac dans des lieux déterminés et les restrictions des importations, de la vente, de la promotion ainsi que le conditionnement des produits du tabac, est entrée en vigueur dans son pays en juin 2008. A compter du 1er décembre 2008, chaque paquet de cigarettes devra porter des avertissements en images quant aux dangers du tabac pour la santé. Il est désormais interdit de fumer dans des lieux publics et les produits du tabac ne peuvent être vendus que par des commerçants possédant une licence à cet effet. Cette

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législation est parfaitement respectée. Si des infractions sont constatées, les commerçants sont conseillés et il leur est rappelé les responsabilités auxquelles ils sont tenus au nom de la loi. Les organismes de répression des infractions forment du personnel de santé pour faire appliquer strictement la législation. Des obstacles demeurent dans la mise en oeuvre et le maintien du programme de lutte contre le tabagisme. Citons entre autres la difficulté d’obtenir les moyens nécessaires, d’éduquer la population, de réaliser des campagnes de sensibilisation à l’intention des jeunes et de fournir des services d’appui, notamment pour aider les personnes à arrêter de fumer. Son gouvernement souhaite entendre les autres pays parler de leur expérience, particulièrement en ce qui concerne la répression des infractions à la législation. Le Dr KOH (Singapour) fait l’éloge des deux rapports. Il réaffirme l’importance de la lutte antitabac et se dit encouragé par les progrès accomplis par le Bureau régional et les Etats Membres. Les résultats de l’action consistant à mettre la personne au centre des soins de santé sont aussi encourageants. L’un des moyens efficaces d’améliorer la réactivité des systèmes de santé est de savoir ce que veut le patient. Son gouvernement exploite les résultats d’une enquête à grande échelle sur la satisfaction des patients pour formuler des politiques plus adéquates et concevoir des actions. Le Dr LAI (Hong Kong, Chine) remercie le Bureau régional d’avoir organisé le récent atelier régional sur la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac et la formation des correspondants nationaux. La stratégie MPOWER, grâce à son analyse exhaustive de la consommation de tabac dans le monde et des efforts qui sont déployés pour la combattre, a stimulé et guidé le travail effectué par les autorités de Hong Kong (Chine). Des avertissements illustrés figurent sur les paquets de cigarettes depuis fin 2007. Depuis que l’interdiction de fumer a été étendue en janvier 2007 à l’intérieur de tous les lieux de travail, aux lieux publics et à quelques espaces extérieurs, l’observance de cette interdiction est satisfaisante. Une année après l’interdiction, 95 % des restaurants se pliaient à cette règle et le soutien du public était excellent. Pour mieux faire respecter la loi, les législateurs viennent de passer des lois fixant des amendes à l’encontre des fumeurs bravant l’interdiction. Les autorités montrent à quel point elles prennent cette interdiction au sérieux en imposant une amende payable sur le champ de l’ordre de 200 dollars. Cette contravention fixe devrait être applicable au deuxième semestre de 2009. Le travail visant à inciter les fumeurs à abandonner la cigarette se poursuit et le gouvernement a l’intention de financer la création de centres de sevrage tabagique. Hong Kong (Chine) continuera de considérer comme une priorité absolue la protection des personnes contre le tabagisme passif. Le Dr VILLAVERDE (Philippines) prend acte avec satisfaction du rapport sur la lutte antitabac et des progrès et de l’engagement des Etats Membres de la Région à cet égard. Dans son pays, les services publics, conjointement avec des organisations non gouvernementales, ont établi un programme national de lutte antitabac et plaident en faveur de la levée d’une accise qui servirait à financer la promotion de la santé, la recherche et la surveillance. L’enquête sur les jeunes et le tabac dans le monde a été conduite, ainsi que des études sur l’exposition au tabagisme passif dans les bars et les restaurants. Le pays a aussi mené d’autres activités, notamment en participant aux travaux du Comité interorganisations de lutte contre le tabac, pour assurer l’application de l’interdiction de la publicité pour le tabac à la télévision, dans les cinémas et à l’extérieur, ainsi qu’aux négociations au sujet de diverses dispositions de la Convention-cadre.

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Son gouvernement considère comme une priorité le renforcement du programme national d’assurance de la qualité du secteur de la santé et réaffirme son soutien à la politique de l’OMS plaçant la personne au centre des soins de santé. Cette politique s’accorde parfaitement avec les éléments de la politique gouvernementale visant à établir une « stratégie sanitaire de formule un », sur laquelle repose son action en faveur de la sécurité du malade dans tous les établissements de soins. Il a pris plusieurs mesures pour réformer le système de santé dans ce domaine. Les soins de santé primaires ont retrouvé une nouvelle vitalité grâce à la prise en compte des attentes du client dans les normes cliniques destinées à garantir la capacité de réaction et la qualité des services. Un réseau de services locaux, incluant les prestataires privés, a été créé. Le secteur privé et des groupes de professionnels ont été pressentis pour participer ensemble à l’élaboration et à la planification d’une politique. Les principes et les éléments de l’approche consistant à placer la personne au centre des soins de santé ont été incorporés dans les politiques et programmes sanitaires, et coordonnés avec des programmes d’action à tous les niveaux de la prestation des services de santé. Le but visé est de faire des usagers des services de santé des partenaires dans les réformes de la santé plutôt que des bénéficiaires passifs de ces réformes. Le Dr Satoshi EZOE (Japon) remercie le Bureau régional pour son soutien des activités antitabac des Etats Membres. Le Japon peut mesurer le succès de son action par le fait qu’un tiers des fumeurs qui ont essayé d’arrêter de fumer résistent encore à l’envie de fumer une année après, et ce succès, il l’attribue aux mesures incitatives économiques décidées, notamment la prise en charge du coût du remplacement de la nicotine par l’assurance–maladie universelle nationale. Une autre initiative a été lancée selon laquelle il est demandé aux systèmes d’assurance-maladie de donner des conseils à leurs clients, notamment pour ce qui concerne l’abandon de l’habitude de fumer, en fonction des résultats des visites de contrôle médical obligatoires. Son pays continuera à promouvoir la lutte antitabac, conformément à l’action menée par l’OMS à l’échelle mondiale. Le Japon considère que l’Initiative en faveur de soins de santé centrés sur la personne est déterminante dans l’amélioration de la qualité des soins, et le gouvernement japonais l’appuie. Le Dr BAI (Chine) indique que le bureau interministériel de la lutte antitabac a été créé en Chine. Il comprend des représentants de huit départements et ministères. Dans le cadre du programme de lutte antitabac, des projets pilotes internationaux et locaux ont été réalisés avec pour objet de faire respecter l’interdiction de fumer dans des espaces déterminés. Les jeux olympiques de Beijing de 2008 ont été un tremplin pour l’application de telles mesures dans les lieux publics et aux postes de travail. Le Ministère de la Santé a décrété que les centres médicaux devaient être sans tabac. De plus, le public a été sensibilisé aux dangers du tabac à l’occasion de la célébration de la « Journée internationale sans tabac » et de l’organisation de concours nationaux mettant les fumeurs au défi d’abandonner la cigarette. Le Ministère de la Santé prépare un rapport sur l’avancement de la mise en oeuvre de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac. En 2006 et 2007, les autorités locales ont reçu des subventions destinées à les encourager à interdire la consommation de tabac dans les administrations publiques, les hôpitaux et les écoles. Le Dr OGAOGA (Iles Salomon) est heureux d’apprendre que tous les Etats Membres de la Région ont ratifié la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac. L’application des dispositions de cette Convention semble néanmoins inégale : dans son pays, une loi instituant la lutte antitabac n’est pas encore passée. Elle n’entrera en vigueur que lorsque les amendements demandés par le Cabinet auront été ajoutés. Il remercie le gouvernement de la Nouvelle-Zélande pour son assistance à cet égard.

PROCES-VERBAL DE LA SEPTIEME SEANCE

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L’Initiative pour des soins de santé centrés sur la personne est placée au premier rang des priorités du plan stratégique de son pays pour la période 2006-2010. Néanmoins, il est difficile d’aborder ce concept comme un tout et il espère recevoir davantage de conseils et de données d’expérience à cet égard. Le Dr BOND (Etats-Unis d’Amérique) dit que son pays soutient les activités du Bureau régional relatives à l’amélioration de la qualité des soins de santé et de la responsabilisation des malades. Il importe, dit-elle, d’informer les malades et de les inciter à se prendre en main, d’assurer la continuité de soins, de fournir des soins fondés sur des preuves, abordables et sûrs, et d’accroître les ressources au service de la santé. Ces activités complètent les efforts déployés par son pays pour promouvoir la qualité et l’efficacité des soins de santé. Sa délégation estime également que des experts pertinents devraient être consultés, et elle se dit favorable à la tenue de séminaires pour l’échange de données d’expérience et la communication d’avis sur les meilleures pratiques. Elle demande à recevoir des précisions concernant les thèmes et le calendrier de ces séminaires. L’Initiative doit se fonder sur des informations scientifiques objectives et rigoureuses concernant les déterminants, les résultats des systèmes de santé et les progrès sanitaires. Elle demande des renseignements supplémentaires sur la manière dont ses buts seront définis et atteints, et sur les moyens à employer pour lever les obstacles pénalisant les pays aux ressources limitées. Mme Frances BREBNER (Samoa) dit que son pays vient enfin d’adopter la loi sur la lutte antitabac, au bout de dix années de travail. Elle espère recevoir une assistance du Bureau régional pour faciliter l’application durable de cette loi et la formulation de règlements pour la répression des infractions. Elle demande des conseils sur les moyens de résister aux manoeuvres de la puissante industrie du tabac. Son pays juge la stratégie MPOWER utile et elle remercie l’OMS et les divers partenaires dans le développement pour leur aide. Le CONSEILLER REGIONAL, INITIATIVE POUR UN MONDE SANS TABAC, remercie les pays pour leurs interventions et les félicite pour les progrès impressionnants qu’ils ont accomplis dans la mise en oeuvre de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac. Elle réitère le plein soutien de l’OMS envers les pays qui en sont encore à élaborer leur législation ou à harmoniser leurs lois avec les dispositions de la Convention. La réunion des correspondants nationaux et les observations émises par le Comité démontrent que l’établissement de politiques rigoureuses et le changement des règles sociales sont les deux facteurs de succès prépondérants. La lutte antitabac s’avère une arme efficace pour prévenir et combattre les maladies non transmissibles. Elle rappelle au Comité que, même face à une industrie puissante, il a le secours de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac, un instrument de ralliement fort. La lutte antitabac deviendra une victoire de la santé publique, grâce aux mesures de réduction de la consommation, de l’exposition au tabagisme, des disparités de la diffusion des informations, et grâce aussi aux services de conseil et d’incitation à abandonner la cigarette. Le DIRECTEUR, POUR DES COMMUNAUTES ET DES POPULATIONS EN BONNE SANTE, déclare que le Secrétariat continuera de consulter les Etats Membres et de collaborer avec eux et d’autres partenaires pour atteindre le but fixé par l’Initiative pour des soins de santé centrés sur la personne et elle est impatiente de voir les soins centrés sur la personne découler du renforcement des systèmes de santé. En mettant sur pied cette Initiative, le Secrétariat a tenu des réunions de concertation en Malaisie et en République de Corée et a pris en compte les meilleures pratiques observées au Bhoutan et en Thaïlande. Le fond d’observations empiriques continuera ainsi de se consolider. On pourrait citer des exemples de

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services centrés sur la personne sous quatre angles différents : celui des malades, celui des praticiens, celui des systèmes de santé et celui des établissements de soins. La plupart des initiatives, fait-elle remarquer, comme la déclaration des droits de l’homme et le principe d’équité, sont nées de concepts, de généralités et de théories, mais au fur et à mesure que le cadre se remplit et que les constructions conceptuelles se mettent à fonctionner, elles prennent une signification et une utilité pratiques qui aboutissent à l’amélioration des soins de santé. Il a été demandé à l’OMS d’établir des plans d’action et de concevoir des mécanismes de suivi et d’évaluation. Il a été demandé aux experts de déterminer des indicateurs des progrès qui guideraient les Etats Membres. Enfin, ces indicateurs seront finalisés lors d’une réunion de concertation. Le Directeur régional a été l’esprit qui a guidé la construction de cette Initiative. Le DIRECTEUR REGIONAL affirme que la Région du Pacifique occidental est dans la position enviable d’être capable de consacrer du temps et des ressources à la qualité des soins de santé car, même si des Etats Membres sont encore confrontés à des problèmes sanitaires pressants, les ministères de la santé ont fixé l’orientation générale de leurs activités. Les systèmes de santé et les soins de santé primaires devraient occuper une place prioritaire dans les années à venir, mais la qualité des soins, la sécurité du malade et sa responsabilisation sont également jugées importantes. 2. EXAMEN D’UN PROJET DE RESOLUTION Le Comité examine un amendement au projet de résolution suivant. 2.1 Maladies non transmissibles : prévention et lutte (document WPR/RC59/Conf. Paper N°4)

Le RAPPORTEUR DE LANGUE ANGLAISE informe le Comité que les deux nouveaux paragraphes du préambule, proposés par les États-Unis d’Amérique ont été fusionnés en un seul. Ils sont à présent libellés comme suit : « Reconnaissant en outre que l’alimentation, l’exercice physique et les comportements sains impliquent des choix personnels complexes et que des choix sains atténuent les effets des maladies non transmissibles ; ». Décision : La résolution telle qu’amendée est adoptée (voir résolution WPR/RC59.R5). La séance est levée à 17 h 01.

Основные сведения
Тип документа Technical Documents
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения