.. t, PROGRAMME AFRICAIN DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSB (APOC) Par Prof. Traoré Soungalor Mr. Barro Télé2 Mr. Diallo Atty2 Mr. Aké Assi3 Mr. Coulibaly Siakaa COORD/VE-BIOKO/Rap I 02 I 06 Féwier 2007 I 2 3 4 Conseiller Temporaire, Coordonnateur des activités Conseiller Temporaire OMS-SIZ, Membre de la Coordination OMS/APOC, Membre de la Coordination ( Rapport annuel d'activités entomologiques sur sur l'île de Bioko en Guinée Equatoriale 2SOMMAIRE Résumé analytique Executive summary 1. lntroduction 2. Travaux entomologiques réalisés 2.1 . Prospections des gîtes préimaginaux 2.2. Captures des femelles de S. damnosum s.l, 2.3. Discussions 2.4. Conclusions 3. Recommandations 4. Remerciements 2 JRésumé analytique La campagne anti-simulidienne 2005 est une opération ponctuelle (3 mois) qui avait pour but d'éliminer les vecteurs de l'onchocercose de l'île de Bioko, au moindre coût et sans dommage pour I'environnement. Elle a pris fin le 15 mai 2005 et une surveillance entomologique a été mise en place pour évaluer ladite campagne grâce au suivi de l'évolution de la population simulidienne (stades préimaginaux et adultes). Le présent résumé analytique est une synthèse des différents résultats (contrôle des gîtes larvaires, capture des simulies) collectés au cours de la surveillance entomologique menée en 2006. Afin de suivre les fluctuations de la densité des stades pré-imaginaux de S. yahense forme Bioko, 218 gîtes situés sur 151 rivières du Nord (110) et du Sud (41) de l'île ont été prospectés entre janvier et décembre 2006. L'identification des larves et des nymphes récoltées indique qu'aucun stade préimaginal de S. damosum s./. n'a été rencontré dans les échantillons examinés. De janvier à décembre 2006, 225 jours de capture ont été réalisés aux points de contrôle permanents du Nord (167 jours) et du Sud (S8jours) de l'île de Bioko. Quant à la recherche des simulies aux points de maillage, elle s'est étalée sur 71 jours répartis entre le nord (25 jours) et le sud (46 jours) de l'île. Aucun adulte de S. damnosum s./. n'a été récolté lors des 296 jours de captures réalisées au cours de I'année 2006. L'analyse des données collectées permet de dire que les traitements insecticides effectués de janvier à mai 2005 semblent avoir couverts la totalité des gîtes productifs connus de l'île. Reste qu'il est actuellement impossible de dire combien de temps durera I'absence de simulies aux points de contrôle. Aussi, il est indispensable de poursuivre la surveillance entomologique car elle seule peut permettre de certifier l'élimination ou pas du vecteur du foyer de Bioko. ll est à noter que l'atelier sur les critères de certification de l'élimination du vecteur dans les pays APOC, tenu du 25 au 27 mai 2006 à Ouagadougou (Burkina Faso), a retenu que l'élimination pourrait être prononcée, trois années après l'arrêt des traitements insecticides. Toutefois, ces années consécutives doivent être caractérisées par des prospections des gîtes larvaires et des captures nulles. Par ailleurs, le maillage du réseau d'évaluation des larves ou des adultes doit couvrir raisonnablement l'ensemble de la zone traitée. Dans le cas particulier du foyer de Bioko, l'atelier a recommandé : - Pour pallier le risque de baisse de motivation des captureurs lié à l'absence de simulies anthropophiles, le groupe recommande que APOC maintienne jusqu'en fin 2008, son appui au réseau actuel de surveillance et renforce la supervision des captures par I'envoi d'équipes extérieures spécialisées et familières de l'île, aux périodes de productivité maximale des gîtes. - Le groupe recommande en outre, d'enquêter dès à présent sur les sources et modes possibles de ré-infestation du foyer par des populations de simulies en provenance du continent (avions, bateaux, vents dominants, etc). - En cas de réapparition des simulies (larves ou adultes) dans le foyer de Bioko, I'information devra être transmjse au l\4anagement d'APOC dans les plus brefs délais, pour qu'un plan de réaction approprié soit immédiatement mis en place en concertation avec le GTNO. - Le groupe recommande qu'une dernière évaluation de I'impact des traitements insecticides sur la faune aquatique, soit conduite dans le foyer de Bioko, pour s'assurer que la faune non cible n'a pas subi de dommage irréversible. J 4Executive summary The 2005 anti-simulium campaign is a one off operation (3 months) whose aim was to eliminate the vectors of Onchocerciasis from the island of Bioko at a low cost and without damaging the environment. lt ended on the 1Sth of tt/ay and an entomological surveillance was put in place to evaluate the campaign through the following up of the evolution of the Simulium population (pre-imaginal stages and adults). The present resume is a summary of the different results (control of breeding sites, collection of black flies) gathered during the 2006 exercise. ln order to follow up the fluctuation of the density of pre-imaginal states of S. yahense Bioko form,218 breeding sites located in 151 rivers in the North (110) and the South (41) of the island were controlled between January and December 2006. The identification of the larvae and pupae collected revealed that no pre-imaginal S. damnosum s./. was found in the samples examined. During the twelve months of 2006, 225 catching days were carried out at the permanent control points in the North (167 days) and South (58 days) of the island of Bioko. The search for black flies in the network points was spread over 71 days divided between the North (25 days) and the South (46 days) of the island. No adult S. damnosum s.l. was caught during the 296 catching days of collections carried out from January to December 2006. An analysis of the data collected permits us to say that the insecticide treatments executed from January to tvlay 2005 seem to have reached all the known active breeding sites in the island. The fact remains that it is impossible to say how long this absence of black flies at the control points will last. lt is therefore indispensable to continue the entomological surveillance because this is the only tool that can permit us to certify the elimination or not of the vector from a focus. The 2006 workshop revisited the elimination certification criteria, particularly on the lapse of time between the end of larviciding and the affirmation of vector elimination. lt maintained this lapse at three consecutive years of total absence of the vector in all its forms. This period must be marked by the strengthening of the evaluation network of adult and pre- imaginal stages. The group recommends for Bioko focus: - To overcome the risk of drop in motivation of vector collectors, due to the absence of anthropophilic blackflies, the group recommends that APOC maintain, until the end of 2008, its assistance to the current surveillance network, and enhance the supervision of catches by sending specialised external teams, familiar with the island, during periods of maximal productivity of the breeding sites. - Besides, the group recommends that an investigation be undertaken here and now on the possible sources and modes of re-infestation of the focus by blackfly populations coming from the continent (aided by planes, boats, dominant winds, etc.). - ln the event of reappearance of blackflies (larvae or adults) in the Bioko focus, APOC l/anagement must be immediately informed, so that an appropriate response plan could be put in place as a matter of urgency, in collaboration with the NOTF. 4 5- Ïhe group recommends that a last impact assessment of insecticide treatments on the aquatic fauna be undertaken in the Bioko focus to ensure that the non- target fauna has not suffered any irreversible harm. l.INTRODUCTION Dans le cadre de la lutte contre l'onchocercose en Guinée Equatoriale, le Programme APOC y a conduit plusieurs opérations dont les campagnes d'épandage de larvicides antisimulidiens de 2003 et 2005 dans le foyer de Bioko. La campagne 2005 s'est achevée le 15 mai et une surveillance entomologique a été mise en place pour suivre l'évolution des populations préimaginales et adultes de S. damnosum s.l. Les fluctuations de cette évolution devraient permettre d'apporter une réponse définitive à la question de l'efficacité des campagnes d'épandage d'insecticides, en termes d'élimination du vecteur. Le présent rapport est une synthèse des travaux entomologiques réalisés dans le foyer de Bioko entre janvier et décembre 2006. ll rend compte essentiellement de la recherche de S. damnosum s.l au stade préimaginal (prospection des gîtes) et à l'état adulte (capture sur homme) dans les massifs Nord et Sud de l'île. Ces activités entrent dans le cadre de l'évaluation de la campagne antisimulidienne qui a été menée dans le foyer de Bioko de janvier à mai 2005. La collecte et l'analyse de I'ensemble des données sont placées sous la supervision de l'équipe de coordination des activités mise en place par le Programme de lutte contre I'onchocercose en Afrique (APOC). Toutefois, en I'absence des membres de cette équipe, Ie personnel du programme national de lutte contre l'onchocercose et les autres Filarioses assure tout seul les prospections et les captures de S. damnosum s.l. 2. RESSOURCES HUMAINES L'exécution des activités de surveillance n'a été possible, que grâce à la participation de nombreuses personnes dont : - L'équipe du Programme national de lutte contre l'onchocercose et les autres Filarioses. Elle est composée du Directeur national, d'une aide comptable, de 2 infirmiers, de 4 techniciens et de 3 chauffeurs. - Le groupe des captureurs villageois, chargé de la collecte des simulies surle terrain. ll est composée de 16 personnes affectées aux points permanents de capture. Les captures aux points de maillage ont été assurées par des agents journaliers, généralement recrutés à Malabo. - L'équipe des conseillers temporaires d'APOC, chargée de la coordination des activités du projet d'élimination du vecteur. Elle est composée de 5 personnes. D'autres personnes (notamment J\4ademoiselle Badila Christelly) ont également intervenu, en appui à l'équipe de coordination. - La gestion administrative et financière du projet à Bioko, a été assurée par le WR de lValabo. 5 63. FINANCEMENT DE LA SURVEILLANCE ENTOMOLOGTQUE 2006 ll a été entièrement assuré par le Programme OtVS-APOC. En rappel, c'est également APOC qui a financé les campagnes d'épandages d'insecticides. 4. TRAVAUX ENTOMOLOGIQUES REALISES 4.1. Prospection des gîtes préimaginaux Dans le cadre des activités de surveillance menées de janvier à décembre 2006, de nombreuses prospections ont été effectuées pour établir la productivité des gîtes pré-imaginaux de S. damnosum s./. sur l'île de Bioko La technique de prospection classique des gîtes a été appliquée lors des visites sur les rivières du foyer. Elle consiste en un repérage et une inspection méthodique des supports larvaires situés au niveau des gîtes potentiels, afin d'établir la présence ou l'absence de stades pré-imaginaux de S. damnosum s.l. Les prospections 2006 ont concernés tous les cours d'eau accessibles à pieds des lMassifs Nord et Sud de l'île. Les points de prospection connus ont été intégralement visités et de nouveaux gîtes ont été recherchés à l'amont et à l'aval de certaines rivières du Nord (notamment [Vlusola, Bisoko, lVlaloho, Apu). Ces cours d'eau et leurs affluents, ont été les premiers à produire des S. damnosum s./. après I'arrêt des épandages larvicides de Ia campagne 2003. Des transects ont également été réalisés entre les rivières principales ; cela a permis de suivre de nouveaux écoulements susceptibles d'héberger S. damnosum s./. Entre janvier et décembre 2006, 151 rivières ont été prospectés au nord (1 10) et au sud (41 ) de l'île de Bioko. Au total 218 gîtes ont été visités dont 177 au Nord et 41 au Sud. 4.2. Capture des femelles de S damnosum s.l. Le procédé classique de capture sur homme (Philippon,1977) a été utilisé pour la collecte des simulies : rotation horaire de deux personnes qui assurent la capture de 7h à 1Bh. Le captureurest assis et récolte les simulies qui viennent se poser sur ses jambes dénudées avant qu'elles n'entament leur repas de sang. Pour une zone donnée, elle permet d'obtenir des informations sur les fluctuations des densités simulidiennes. Comme lors de la campagne d'épandage d'insecticides 2005, huit points de capture permanents (ou de contrôle) ont été retenus au nord (5) et au sud (3) de l'île. D'autres points ont également été suivis au nord et au sud dans le cadre du maillage du réseau de capture mis en place après I'arrêt des épandages d'insecticides pour détecter les faibles densités simulidiennes. Les captures ont été effectuées de 7 heures à 1B heures et à raison de deuxjours successifs par semaine et par point de capture permanent. Ce principe n'a pu 6 7être rigoureusement observé, mais au moins un jour de capture hebdomadaire a été régulièrement effectué sur les points permanents. La méthode de capture en vrac a été appliquée aux points de maillage. Comme en 2005, une supervision rapprochée a été effectuée par l'équipe de la coordination, afin de maintenir la fiabilité des résultats. La situation des captures se résume comme suit : . En 2006, 225 jours de capture ont été réalisés aux points permanents du Nord (167 jours) et au Sud (58 jours). o La recherche des simulies aux points de maillage s'est étalée sur 71 jours répartis entre le nord (25 jours) et le sud (46 jours) de l'île. . Les figures 1 à 4 traduisent l'évolution de la situation entomologique de 2005 à 2006. 4.3. Discussions L'analyse des différentes prospections classiques menées entre janvier et décembre 2006 dans les N/assifs Nord et Sud de l'île de Bioko, permet de retenir : . Dans le foyer de Bioko, les contrôles larvaires sont ardus et peu gratifiants à cause des difficultés d'accès et du manque de références quant au faciès des gîtes larvaires de la forme Bioko de S. yahense. Cependant, des prospections ont été possible grâce à la participation active des villageois et au maintien des pistes tracées lors des épandages le long de certains cours d'eau (notamment le Bisoko, le l\4atogi). . Le réseau de prospection devant être de plus en plus serré, des points complémentaires ont été retenus sur des rivières du Nord (Langostino, lt/atogi, [\4uchuchumuana) et du Sud (lVloloobo, N4okokobe, Valeola, Sao Sao, [V'Bale, Sokamoueba, Vatala, lVlambo, Lovibo) de l'île. o L'identification des larves et des nymphes récoltées indique qu'aucun stade préimaginal de S. damosum s.l. n'a été rencontré dans les échantillons examinés. Par contre, entre juillet et décembre, 65% des 96 gîtes du Nord et 5o/o de ceux (20) du Sud hébergeaient des espèces autres que S. damnosum s.l. En ce o qui concerne l'évolution de la population adulte, nous pouvons noter: ll est admis que la capture sur homme est le procédé le plus répandu etle plus efficace pour la collecte des femelles piqueuses de S. damnosum s./.. Au regard des huit points de contrôle permanents couvrant les massifs Nord et Sud de l'île de Bioko, le réseau de capture (notamment dans le sud) demeure lacunaire. Toutefois, tel quel, il a permis en 2003 (Traoré et al, rapport annuel d'activités) comme en 2005, de suivre l'évolution des populations de femelles piqueuses avant, pendant et après les traitements insecticides. En l'absence de traitements, les densités simulidiennes dans le foyer de Bioko sont importants en saison sèche (Wilson, 1g9G; Anonyme, 2001 ; Cheke, 2001 : Traoré et a|.,2003, 2004,2005) et en saison des pluies (Wilson, 1996; Traoré et al., 2003, 2004). Cette abondance 7 a 8a a permet de mieux apprécier l'impact des traitements insecticides sur la population simulidienne. Aucun adulte de s. damnosum s./. n'a été récolté lors des captures réalisées de janvier à décembre 2006. C'est dire que les traitements insecticides 2005, qui ont pris fin en mai, semblent avoir couverts la totalité des gîtes productifs connus de l'île. Reste qu'il est actuellement impossible de dire combien de temps durera I'absence des simulies aux points de contrôle. ll est alors indispensable que des dispositions soient prises, afin que toute apparition de femelles piqueuses soit rapidement localisée (gîtes de production identifiés) et l'aire envahie circonscrite. Le vecteur de l'onchocercose humaine, appelé « Moutoumoutou » en langue locale, est généralement bien connu de la population de l'île. Les paysans le distinguent bien des autres insectes anthropophiles. Toutefois, parmi les derniers arrivés dans la zone rwale de Bioko, certains se méprennent et attribuent toute agression d'insecte anthropophile à S. damnosum s.l. Ces plaintes sont généralement nombreuses pendant la saison des pluies, période d'abondance des insectes piqueurs. 4.4. Gonclusion . Les résultats obtenus entre janvier et décembre 2006, permettent de confirmer l'absence du vecteur aux points de contrôle mis en place pour suivre l'évolution des populations préimaginales et imaginales de S. damnosum s./. après l'arrêt des épandages d'insecticide en mai 2005. . La situation actuelle des captures (absence de simulies depuis l'arrêt des traitements insecticides), indique qu'une surveillance entomologique fiable est indispensable car il en va de la certification de l'élimination du vecteur dans un foyer. 5. ENVIRONNEMENT DE LA SURVEILLANGE ENTOMOLOGIQUE EN 2006 Dans le cadre de la Surveillance entomologique dans le foyer de Bioko, il est nécessaire de retenir quelques points : o L'obtention de Credentials valables jusqu'au 31 décembre 2006 a permis aux différents agents, de vaquer sans entrave à leurs activités . La gestion financière du projet à Bioko, a été assurée avec efficacité et dévouement par le WR de la Guinée Equatoriale. Le Représentant a toujours veillé à ce qu'aucun blocage ne freine le bon déroulement de la campagne. . Les véhicules du projet présentent de plus en de plus de défaillances. Ce vieillissement est en partie imputable au terrain de Bioko. Durant toute la campagne 2005, le WR a dû appuyer le projet avec un véhicule. C'est dire que la situation des véhicules est de plus en plus préoccupante. . Tout au long de la campagne 2005, les conseillers temporaires d'APOC ont été régulièrement confrontés à un problème d'obtention de visas autorisant l'entrée en Guinée Equatoriale. Ce problème semble à présent résolu et en 2006 le visa a été habituellement obtenu à Cotonou (Benin) en un ou deuxjours. 8 96. RECOMMANDATIONS Au regard des résultats exposés dans le présent document, de I'objectif d'élimination des vecteurs de l'onchocercose sur l'île de Bioko, nous recommandons : . La conservation en alcool de toute simulie capturée sur homme. La conservation en alcool de tout insecte anthropophile dont l'identification morphologique n'a pas permis de dire avec certitude que ce n'est pas une simulie. L'organisation immédiate d'au moins deux jours consécutifs de capture in situ, et ce dès réception par l'équipe nationale, de toute information faisant état de piqûres de « Nloutoumoutou ». a a o a a La recherche d'une solution définitive au problème posé par l'état actuel des véhicules du programme Velim. ll en va du déplacement des équipes sur le terrain. La poursuite des visites de supervision d'APOC qui, dans le contexte de Bioko, est le garant de la fiabilité des résultats. Certes les simulies sont absentes du foyer depuis bientÔt deux ans, mais l'on ne peut encore parler d'élimination. En effet, l'atelier sur les critères de certification de l'élimination du vecteur dans les pays APOC, tenu du 25 au 27 mai 2006 à Ouagadougou (Burkina Faso), a retenu que l'élimination pourrait être prononcée, trois années après I'arrêt des traitements insecticides. Toutefois, ces années consécutives doivent être caractérisées par des prospections des gîtes larvaires et des captures nulles. Par ailleurs, le maillage du réseau d'évaluation des larves ou des adultes doit couvrir raisonnablement l'ensemble de la zone traitée. Dans le cas particulier du foyer de Bioko, l'atelier a recommandé : o Pour pallier le risque de baisse de motivation des captureurs lié à l'absence de simulies anthropophiles, le groupe recommande que APOC maintienne jusqu'en fin 2008, son appui au réseau actuel de surveillance et renforce la supervision des captures par l'envoi d'équipes extérieures spécialisées et familières de l'île, aux périodes de productivité maximale des gîtes. o Le groupe recommande en outre, d'enquêter dès à présent sur les sources et modes possibles de ré-infestation du foyer par des populations de simulies en provenance du continent (avions, bateaux, vents dominants, etc). o En cas de réapparition des simulies (larves ou adultes) dans le foyer de Bioko, l'information devra être transmise au Nlanagement d'APOC dans les plus brefs délais, pour qu'un plan de réaction 9 10 approprié soit immédiatement mis en place en concertation avec le GTNO. o Le groupe recommande qu'une dernière évaluation de l'impact des traitements insecticides sur la faune aquatique, soit conduite dans le foyer de Bioko, pour s'assurer que la faune non cible n'a pas subi de dommage irréversible. 7. REMERCIEMENTS C'est un agréable devoir de remercier ici les Autorités de la Guinée Equatoriale et les personnes qui, chacune dans son domaine et par leur appui, ont permis la réalisation des travaux effectués au cours I'année 2006. Monsieur le lVlinistre de la Santé et du Bien être Social pour sa disponibilité constante et ses conseils. lt/onsieur le [/inistre de la Sécurité lntérieure, pour les instructions données afin de faciliter la circulation des personnes et des véhicules du projet sur toute l'étendue de l'île de Bioko. lVadame le Docteur U.V. Amazigo, Directrice du Programme APOC, pour la confiance placée dans l'équipe de la coordination et son souci permanent d'assurer d'excellentes conditions de travail à cette équipe. Nous n'oublions pas tous ses collaborateurs et plus particulièrement le Dr L. Yaméogo, le Dr tM. Noma, [Vonsieur H. Zouré, les secrétaires et chauffeurs de I'Unité CEV/APOC pour leur disponibilité et leur appui technique. lVlessieurs les Dr K. KALAIVBAY et G. Kl ZERBO , Représentants successifs de l'OtVS en Guinée Equatoriale, pour leur dynamisme et leur efficacité dans le traitement des différents dossiers du projet. Ces actions ont largement contribué au bon déroulement de la surveillance entomologique. Nos remerciements s'adressent également à tous leurs collaborateurs pour leur accueil et leur appui aux activités APOC. l/onsieur le Dr Sima Anacleto, Directeur du PNLO, et Secrétaire Général du GTNO, pour son accueil et sa disponibilité constante. Sa connaissance des circuits de l'Administration Guinéenne a assuré un aboutissement heureux aux différentes doléances formulées par la coordination du projet. Nos remerciements s'adressent également à tous les membres de l'équipe nationale (Techniciens, Chauffeurs, Captureurs) qui ont contribué grandement à la réalisation des activités de surveillance entomologique. 10 11 Fig. 1: Evolucion del numero de picaduras /persona/mes en 2005 Bioko Norte 3012 4,.è (+ §o\ d.b 000 0 :âu4-§*è.*-(* 4i'' 7000 6000 5000 4000 000000000 U' o E ooc oI o o- ah(tl L Jio(§ .9À Comienzo del tratamiento con insecticidas 3000 2000 11 5904 Norte 000 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0 0ooo d-s Fig. 3: Evolucion del numero de picaduras /persona/mes en 2005 Bioko Sur 4**4""<§.ê e4*C"" ê4* 4èêê 5223 tt, 0) E GE oa o CL U' E JE(E .o TL 00 0 00 0 6000 5000 4000 3000 2000 00 Gomienzo del tratamiento con insecticidas 10 t2 Fig. 4: Evolucion del numero de picaduras /persona/mes en 2006 Bioko Sur o o 6 o o o o o oo o o JE(§ .9(L 1 o 0.9 Ë r.tÈ o.z 5 o.eü, b 0.5 --è0.4ag 0.3 0.2 0.1 0 12
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Rapport annuel d’activités entomologiques sur l'île de Bioko en Guinée Equatoriale : janvier-décembre 2006
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