Utilisation d’eau contaminée aux fins de l’agriculture Hôte définitif (douve) Hôte intermédiaire Vie à l’état libre Vie à l’état libre FASCIOLASE (Douve du foie) ? Deux espèces de vers plats, à savoir Fasciola hepatica et Fasciola gigantica, sont à l’origine de la fasciolase. F. hepatica et F. gigantica touchent principalement le foie. À l’échelle mondiale, au moins 2,4 millions de personnes vivant dans plus de 70 pays sont infectées, et plusieurs millions de personnes sont exposées à la fasciolase, en particulier dans les zones d’élevage de moutons ou de bétail. La fasciolase tend à toucher plus communément et généralement les animaux que les êtres humains. Assainissement inadéquat et défécation en plein air Consommation de plantes aquatiques infectées insuffisamment cuites Le cycle de vie de la maladie fait intervenir un hôte définitif (qui héberge le ver adulte), un hôte intermédiaire (dans lequel le ver se développe aux différents stades larvaires) et un porteur (une plante aquatique adaptée). Le processus démarre lorsqu’un animal infecté (animal de bétail, mouton, buffle, singe ou cochon, mais aussi cheval, dromadaire, chameau, lama ou autre herbivore) défèque dans une source d’eau douce et contamine l’eau en y relâchant des œufs de parasite. Ces œufs éclosent ensuite, donnant ainsi naissance à des larves du premier stade (miracidiums) qui se fixent sur des mollusques aquatiques. Les larves se reproduisent par voie végétative à l’intérieur des mollusques, et de nouvelles larves sont relâchées dans l’eau. Celles-ci peuvent nager jusqu’à atteindre des plantes aquatiques ou semi-aquatiques situées à proximité, et former de petits kystes (métacercaires). Les animaux et les êtres humains contractent l’infection en ingérant des plantes aquatiques présentant des métacercaires ou de l’eau contaminée dans laquelle des métacercaires flottent librement. Parasitoses d’origine alimentaire Une fois infectés, les êtres humains passent par une période d’incubation asymptomatique durant entre quelques jours et quelques mois, suivie d’une phase clinique aiguë, puis chronique. La phase aiguë se caractérise par des symptômes comme de la fièvre, des nausées, un gonflement du foie, des éruptions cutanées et de fortes douleurs abdominales. La phase chronique se caractérise quant à elle par des symptômes comme des douleurs intermittentes, une jaunisse et de l’anémie. Une inflammation de longue durée peut entraîner une fibrose. Chez les animaux, les signes cliniques de la fasciolase dépendent de l’animal touché, du nombre de parasites impliqués et de la phase de développement de ces derniers. La maladie peut être aiguë, subaiguë ou chronique. Le diagnostic peut être établi sur la base du tableau clinique, des souvenirs de l’individu concernant son éventuelle consommation de légumes crus, de la détection de l’éosinophilie ou des résultats d’une échographie ou d’un scanner. La confirmation du diagnostic repose sur des techniques d’analyse parasitologique, immunologique et moléculaire. Chez les animaux, on peut parvenir à un diagnostic en se fondant sur les signes cliniques, en procédant à un examen au microscope, en effectuant un examen post- mortem ou en employant des techniques d’analyse immunologique. Le triclabendazole est le seul médicament recommandé par l’OMS pour lutter contre la fasciolase humaine. Il agit contre les parasites immatures comme adultes, et peut donc être pris pendant les phases aiguës et chroniques. On administre plusieurs médicaments au bétail et aux moutons, à savoir, notamment, le triclabendazole, le closantel et le nitroxynil. 1. Chimiothérapie préventive une seule dose de triclabendazole par voie orale. Au sein d’une communauté présentant des foyers d’infection, on peut cibler les écoliers, chez qui l’infection est souvent la plus répandue, ou la communauté tout entière. 2. Prévention et maîtrise chez les animaux • Amélioration des conditions d’élevage, alimentation à l’étable • Traitement des animaux domestiques 3. Lutte contre les mollusques 4. Eau, assainissement et hygiène 5. Communication sur les risques, sur la nécessité de cultiver les légumes dans de l’eau non contaminée par des matières fécales, et sur l’impératif de bien laver et cuire les légumes avant consommation i www.who.int/health-topics/foodborne-trematode-infections www.oie.int/diseasecard_fasciola Introduction Signes et symptômes Détection et diagnostic Traitement Protection et contrôle de la santé publique Transmission et facteurs de risque (FAO) CB1127FR/1/05.21 │ (OIE) OIE/FPIFS_F/2021.4 │ (WHO) WHO/UCN/NTD/VVE/2021.4 © Organisation mondiale de la santé (OMS), Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et Organisation mondiale de la santé animale (OIE), 2021. Tous droits réservés.
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Parasitoses d’origine alimentaire : fasciolase (douve du foie)
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