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Santé de l'enfant

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WORLD HEALTH ORGANIZATION

ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE

REGIONAL OFFICE FOR THE WESTERN PACIFIC BUREAU REGIONAL DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

COMITÉ RÉGIONAL Cinquante-quatrième session Manille (Philippines) 8-12 septembre 2003 Point 17 de l’ordre du jour provisoire

WPR/RC54/11 22 juillet 2003 ORIGINAL: ANGLAIS

SANTÉ DE L’ENFANT

Pendant la seconde moitié du XXème siècle, on a assisté, partout dans le monde, à des baisses spectaculaires de la mortalité infanto-juvénile. Toutefois, au cours de la dernière décennie, la tendance a stagné et s’est même renversée dans certains pays. De redoutables défis s’annoncent pour ce qui est de la survie, de la croissance et du développement de l’enfant au XXIème siècle. À l’occasion de réunions mondiales tenues récemment, les pays et la communauté sanitaire internationale ont été alertés de la gravité de la situation. Le but de développement du Millénaire fixé pour la réduction de la mortalité infanto-juvénile s’assigne comme objectif de "réduire des deux-tiers, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité des moins de cinq ans", lequel s’inspire des objectifs définis lors du Sommet du Millénaire, organisé par les Nations Unies en 2000, et de la session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies consacrée aux enfants, en 2002. La Cinquante-Sixième Assemblée mondiale de la Santé a adopté une stratégie mondiale pour la santé et le développement de l’enfant et de l’adolescent (Annexe).

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La plupart des enfants meurent d’affections évitables et curables.

On dispose

pourtant d’interventions efficaces, mais beaucoup d’enfants des pays en développement s’en voient refuser l’accès. La prise en charge intégrée des maladies de l’enfant (PCIME) est une stratégie techniquement valable, complète et fondée sur des bases factuelles qui vise les principales menaces qui pèsent sur la santé des enfants. Elle a été introduite avec succès dans la Région mais, si l’on veut faire baisser notablement la mortalité des moins de cinq ans, il faut une volonté politique et des moyens supplémentaires. L’action coordonnée doit s’intensifier à tous les niveaux. La mise en œuvre de la PCIME doit désormais s’intensifier et s’étendre plus largement. Le présent rapport est présenté au Comité régional à des fins d’information ainsi que de discussion au cours de sa cinquante-quatrième session.

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1. SITUATION MONDIALE

La santé de l’enfant a été l’une des brillantes réussites du développement. En effet, du milieu des années 1950 au milieu des années 1990, la mortalité infanto-juvénile a régressé de 210 à 78 décès pour 1000 naissances vivantes. Dans la Région du Pacifique occidental la chute a été encore plus spectaculaire, puisque la mortalité moyenne des moins de cinq ans a baissé de près de 70 % au cours de la même période. Toutefois, en examinant de plus près la progression vers les buts et les objectifs fixés par le Sommet mondial pour les enfants de 1990, il apparaît qu’aucune amélioration importante ne s’est produite au cours de la dernière décennie. La mortalité infanto-juvénile ne baisse plus dans beaucoup de pays du monde et elle est même en augmentation chez certains d’entre eux. Chaque jour, près de 30 000 enfants meurent sans nécessité avant leur cinquième anniversaire et beaucoup de ceux qui survivent ne se développent pas comme ils le pourraient. Les principales causes biologiques de la morbidité et de la mortalité infanto-juvéniles sont bien connues : pneumonie, diarrhée, paludisme, rougeole, dengue hémorragique et malnutrition. Or, ces affections sont évitables et curables. Des interventions relativement simples s’avèrent efficaces et beaucoup de décès d’enfants pourraient être évités sans investir pour autant dans les technologies nouvelles ou la recherche clinique. Mais, bon nombre de ceux qui profiteraient de ces interventions n’y ont pas accès. À l’occasion de plusieurs réunions mondiales tenues récemment, on a pris davantage conscience des besoins non satisfaits des enfants en matière de santé. La Déclaration du Millénaire, faite par les Nations Unies en septembre 2000, a conduit à la rédaction des buts de développement du Millénaire, qui se veulent un cadre servant à mesurer les progrès du développement. L’objectif correspondant au quatrième but est de "réduire des deux-tiers, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité des moins de cinq ans". Une Consultation mondiale sur la santé et le développement de l’enfant et de l’adolescent, organisée conjointement par l’OMS et l’UNICEF, en collaboration avec le FNUAP et la Banque mondiale, s’est tenue à Stockholm (Suède) en mars 2002. Les participants y ont mis l’accent sur le rôle important que joue la santé de l’enfant et de l’adolescent dans la prospérité des familles, des sociétés et des nations. À New York, en mai 2002, des dirigeants gouvernementaux et des Chefs d’Etat siégeant à la session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies consacrée aux enfants ont encore réaffirmé leur adhésion aux buts internationaux fixés dans ce domaine.

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En mai 2003, consciente des enjeux définis dans les buts de la Déclaration du Millénaire et lors de la session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies consacrée aux enfants, l’Assemblée mondiale de la Santé a adopté une stratégie pour la santé de l’enfant et de l’adolescent, s’appliquant à l’ensemble de l’Organisation (Annexe). Définissant sept domaines d’intervention stratégiques (santé des mères et des nouveau-nés, nutrition, maladies transmissibles, traumatismes, environnement physique, santé des adolescents, développement psychosocial et santé mentale), la stratégie appelle les Etats Membres à donner la priorité aux actions menées au niveau des pays, en tenant compte du contexte local : charge de morbidité, situation épidémiologique, capacité du système de santé, ressources, etc. C’est en renforçant les interventions qui ont fait la preuve de leur efficacité, en constituant des partenariats et en menant des interventions grâce à des programmes de santé publique coordonnés et complémentaires que l’on a des chances d’exercer le plus grand effet sur la santé de l’enfant. La réalisation de ces nouveaux objectifs obligera, d’ici à 2015, à des réductions de la mortalité infanto-juvénile plus grandes encore que les baisses très sensibles qui ont déjà été obtenues. On dispose d’interventions reposant sur des observations factuelles et la volonté d’améliorer la santé de l’enfant a été maintes fois réaffirmée. Le moment est donc venu d’appliquer le savoir dont on dispose et de se concentrer sur le programme encore inachevé consistant à assurer la survie, la croissance et le développement de l’enfant.

2. SITUATION RÉGIONALE

L’application de la stratégie de prise en charge intégrée des maladies de l’enfant (PCIME) dans la Région et l’action menée par l’OMS pour améliorer la nutrition chez les Etats Membres sont exposées dans l’Activité de l’OMS dans la Région du Pacifique occidental: 1er juillet 2002-30 juin 2003 (pp. 109-115). Plus d’un million d’enfants de moins de cinq ans meurent chaque année dans la Région du Pacifique occidental. Environ 700 000 de ces décès sont dus à la diarrhée, à des infections

respiratoires aiguës (notamment à la pneumonie), à la rougeole, au paludisme et à la dengue, avec la malnutrition comme importante pathologie sous-jacente.

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La situation de la santé de l’enfant dans le Pacifique occidental témoigne de la diversité de la Région, C’est ainsi qu’on y relève des taux de mortalité des moins de cinq ans de respectivement 124 (Cambodge) et 107 (République démocratique populaire lao) décès pour 1000 naissances vivantes, voisinant avec certains des chiffres les plus faibles du monde : 3,82 (Singapour) et 4,43 (Japon). Il existe également de grandes disparités au sein même des pays, les taux de mortalité étant beaucoup plus élevés parmi les populations pauvres et marginalisées. Les grandes variations au sein de la Région montrent clairement que les interventions concourant à la survie de l’enfant n’atteignent pas bon nombre de ceux qui en ont le plus besoin. La stratégie commune OMS/UNICEF de prise en charge intégrée des maladies de l’enfant (PCIME) a été élaborée au milieu des années 1990 pour être une stratégie de santé de l’enfant s’adressant à la base et fondée sur des observations factuelles. En effet, la PCIME part du principe que si la prévention et la prise en charge des pathologies qui font le plus de victimes chez les enfants sont intégrées à des interventions nutritionnelles et à des campagnes de vaccination, cela fera plus efficacement régresser la mortalité infanto-juvénile que n’importe quelle intervention monovalente. Conçue pour s’attaquer aux principales maladies mortelles des enfants selon des lignes directrices normalisées relatives à la prévention et à la prise en charge intégrée, la PCIME couvre 40 à 60 % de la mortalité infanto-juvénile d’une manière systématique et intégrée. La Banque mondiale a classé la PCIME parmi les interventions sanitaires les plus rentables et comme la stratégie la plus avantageuse en matière de santé de l’enfant. Les lignes directrices relatives à la prise en charge intégrée des cas se fondent sur des recherches approfondies et ont été adaptées aux situations locales afin d’être compatibles avec les politiques existantes. En plus d’améliorer les compétences des professionnels de santé (composante 1), la PCIME offre également des moyens de renforcer le système de santé (composante 2) et de conférer davantage d’autonomie aux familles par des interventions au sein de la collectivité (composante 3). C’est en appliquant ensemble ces trois composantes que l’on produira le plus grand effet. La PCIME a été introduite dans une bonne centaine de pays du monde, dont 12 appartenant à la Région. Les Philippines et le Viet Nam ont été les premiers pays de la Région à l’adopter. Dans les deux cas, la stratégie a été vigoureusement appuyée par les pouvoirs publics ; la PCIME a été érigée en politique nationale et elle constitue un élément important des grands projets de santé de l’enfant soutenus par la Banque mondiale et d’autres donateurs. En Mongolie, l’élément de formation a été mis en œuvre dans la quasi totalité du pays. La PCIME est également soutenue par un projet de développement du secteur sanitaire de la Banque asiatique de développement et par d’autres donateurs. Des progrès sont également réalisés au Cambodge, en Chine, en Malaisie, en Papouasie-

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Nouvelle-Guinée, en République démocratique populaire lao et, dans le Pacifique, à Fidji, aux Îles Salomon, au Kiribati et au Vanuatu. Cependant, des contraintes tenant au financement du nécessaire renforcement des capacités ont ralenti la mise en œuvre dans de nombreux pays. À l’échelle mondiale, il semble bien qu’en se concentrant sur des interventions simples mais efficaces, offertes indistinctement à tous les enfants et soignants qui en ont besoin, on pourrait éviter plus de 60 % des décès d’enfants. La PCIME est donc susceptible de faire baisser très nettement le chiffre de plus d’un million de décès d’enfants de moins de cinq ans survenant chaque année dans la Région.

3. ENJEUX

(1)

Les pays se sont engagés à atteindre le but de développement du Millénaire consistant à réduire, d’ici à 2015, la mortalité infanto-juvénile des deux-tiers par rapport aux chiffres de 1990. Or, cela ne sera pas possible si les tendances actuelles de la mortalité persistent ou si les services de santé de l’enfant restent aux niveaux où ils se situent actuellement .

(2)

Dans les pays à revenu faible ou moyen, les ressources affectées à la santé de l’enfant dans les budgets nationaux de la santé ne correspondent pas à la charge de morbidité qui pèse sur les enfants.

(3)

L’introduction de la PCIME dans la Région a produit des résultats encourageants, mais il faut de toute urgence étendre son application.

(4)

L’un des meilleurs moyens de réaliser des avancées en matière de santé de l’enfant est d’instaurer une étroite collaboration entre les programmes nationaux de santé de l’enfant et les institutions partenaires. Or, dans beaucoup de pays, des obstacles entravent une

communication et à une collaboration efficaces entre des programmes éminemment verticaux. La collaboration entre institutions partenaires est souvent déficiente, ce qui entraîne un dédoublement des efforts, un gaspillage de ressources et des démarches qui risquent d’être incohérentes. (5) Les interventions de santé de l’enfant sont un élément essentiel des services de santé de base et leur bonne exécution dépend de l’existence d’un système de santé qui fonctionne correctement. Toutefois, dans leur réforme du secteur sanitaire, seuls quelques pays ont explicitement prévu

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des interventions relatives à la santé de l’enfant qui concourent au renforcement du système de santé.

4. ACTIONS PROPOSÉES

Il est proposé aux Etats Membres d’envisager l’adoption des mesures suivantes : 1) Faire figurer la santé de l’enfant en bonne place parmi les préoccupations politiques et de développement sanitaire. L’action visant à atteindre les buts de développement international en matière de réduction de la mortalité infanto-juvénile dépend de la volonté politique exprimée aux niveaux national, local et communautaire. (2) Protéger les droits de l’enfant. Fournir des moyens humains et financiers suffisants pour mettre en œuvre des initiatives en faveur de la santé et du développement de l’enfant menant à des améliorations durables de sa santé. Dans la plupart des pays il faudra accroître très

sensiblement les ressources si l’on veut que se produise un changement significatif. Investir dans la santé de l’enfant, c’est préparer l’avenir, et c’est contribuer notablement aux stratégies de développement et de lutte contre la pauvreté. (3) Se concentrer sur les interventions prioritaires qui ont les plus grandes chances d’améliorer la santé de l’enfant, et veiller à ce que les politiques nationales appuient ces efforts. Constituer un potentiel aux niveaux national, provincial et districal pour étendre et entretenir la mise en œuvre de la PCIME et d’autres activités destinées à améliorer l’alimentation du nourrisson et du jeune enfant, ainsi que la santé de la mère et du nouveau-né. (4) Renforcer la coordination entre les programmes relatifs à la santé de l’enfant de telle sorte qu’ils se complètent mutuellement. Mettre en place des mécanismes pour améliorer la

coordination entre partenaires, veiller à l’échange régulier d’informations et tenir la communauté des partenaires au courant des politiques et des priorités sanitaires nationales. (5) Poursuivre le renforcement des systèmes de santé et de la prestation des services, et ménager une place à la PCIME dans les réformes du secteur sanitaire qui visent à accroître la disponibilité, l’équité, l’efficacité, l’efficience et la qualité des services de santé, particulièrement au niveau périphérique.

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CINQUANTE-SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE Point 14.7 de l’ordre du jour

WHA56.21 28 mai 2003

Stratégie pour la santé et le développement de l’enfant et de l’adolescent La Cinquante-Sixième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport sur la stratégie pour la santé et le développement des enfants et des adolescents ;1 Reconnaissant le droit des enfants et des adolescents au niveau de santé le plus élevé possible et à l’accès aux soins de santé conformément aux dispositions des instruments relatifs aux droits de l’homme convenus à l’échelon international ; Rappelant et soulignant les résultats du Sommet mondial pour les enfants (New York, 1990), de la Déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes (1993),2 de la Conférence internationale sur la population et le développement (Le Caire, 1994), du Sommet mondial pour le développement social (Copenhague, 1995), de la Quatrième Conférence mondiale sur les femmes (Beijing, 1995), du Sommet mondial de l’alimentation (Rome, 1996), du Sommet du Millénaire (New York, 2000), de la session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies sur le VIH/SIDA (2001) et de la session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies consacrée aux enfants (2002), ainsi que leurs recommandations et les mesures de suivi et rapports y relatifs ; Se félicitant de la formulation des orientations stratégiques pour améliorer la santé et le développement des enfants et des adolescents ;3 Notant avec inquiétude qu’il n’est pas suffisamment tenu compte des besoins particuliers des nouveau-nés et des adolescents et que des efforts supplémentaires restent à faire pour atteindre les objectifs fixés à l’échelon international en matière de santé maternelle et de santé et de développement des enfants et des adolescents ; Consciente du fait que les enfants et les adolescents sont les ressources de base fondamentales pour le développement humain, social et économique ; 1 2 3

Document A56/15. Résolution 48/104 de l’Assemblée générale des Nations Unies. Document WHO/FCH/CAH/02.21.

WPR/RC54/11 page 9 Annexe Reconnaissant d’autre part le droit des enfants, y compris des adolescents, à la liberté d’expression et à ce que leur opinion soit dûment prise en considération pour toutes les questions les intéressant eu égard à leur âge et leur degré de maturité ; Reconnaissant également que les parents, les familles, les tuteurs légaux et autres personnes en charge des enfants ont pour fonction et responsabilité premières d’assurer le bien-être des enfants et doivent bénéficier d’un appui à cette fin ; Consciente qu’il existe des interventions qui permettent de répondre aux besoins sanitaires des femmes enceintes, des mères, des nouveau-nés, des enfants et des adolescents, et préoccupée de ce que, dans les pays en développement, ces groupes de population ont un accès limité à ces interventions ; Constatant que la Convention relative aux droits de l’enfant contient une série complète de normes juridiques internationales pour la protection et le bien-être des enfants et qu’elle constitue aussi un cadre important pour promouvoir la santé et le développement des enfants et des adolescents ; 1. DEMANDE INSTAMMENT aux Etats Membres : 1) d’intensifier et d’amplifier leurs efforts pour atteindre les objectifs fixés à l’échelon international en vue de réduire la mortalité maternelle et infantile et la malnutrition ; 2) de faire de l’amélioration de la santé néonatale, de la survie des enfants et de la santé et du développement des adolescents une priorité, en menant des actions de sensibilisation au plus haut niveau, en renforçant les programmes, en augmentant la part des ressources nationales qui y sont allouées, en instaurant des partenariats et en faisant preuve d’une ferme volonté politique ; 3) de tendre le plus possible vers une couverture intégrale de l’ensemble des mères, des nouveau-nés, des enfants et des adolescents en recourant à des interventions connues pour leur efficacité, et en particulier à des actions visant à aider les parents et autres personnes responsables des enfants, les familles et les collectivités à prendre leurs jeunes en charge et à améliorer la qualité des services de santé et du système de santé ; 4) de promouvoir l’accès des enfants et des adolescents, des parents, des familles, des tuteurs légaux et autres personnes responsables à tout un ensemble d’informations et de services pouvant contribuer à la santé et à la survie des enfants, à leur développement – psychologique notamment –, à leur protection et à leur participation, eu égard au fait que de nombreux enfants vivent sans soutien parental et que des mesures spéciales devraient être prises pour les assister et les aider à développer et renforcer leurs propres capacités ; 2. PRIE le Directeur général : 1) d’apporter l’appui le plus large possible à la réalisation des objectifs convenus au plan international concernant la santé et le développement des enfants ; 2) de continuer à défendre le principe d’une démarche de santé publique pour lutter contre les maladies courantes, notamment par les stratégies simples et efficaces que sont la vaccination, la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant, l’amélioration de la nutrition des mères, des enfants et des adolescents et l’approvisionnement en eau et l’assainissement ;

WPR/RC54/11 page 10 Annexe 3) d’encourager les recherches nécessaires, notamment sur les facteurs déterminants du comportement, et de préparer des recommandations et conseils de bonne pratique à l’intention des Etats Membres pour qu’ils puissent appliquer pleinement des approches d’un bon rapport coût/efficacité en vue d’atteindre les objectifs internationaux en matière de santé des nouveaunés, des enfants et des adolescents ; 4) de s’assurer de l’engagement et de l’appui constant de l’Organisation à l’obtention et au maintien de taux élevés de couverture des interventions qui ont fait leurs preuves, grâce à des mécanismes de mise en oeuvre efficaces, intégrés ou combinés ; 5) d’insister pour qu’un rang de priorité plus élevé soit accordé à la santé des mères et des nouveau-nés et à la santé et au développement des adolescents ; 6) d’aider à faire d’autres recherches sur les facteurs déterminants des modes de vie des adolescents et sur les interventions qui permettront d’améliorer la santé des adolescents ; 7) de faire rapport en 2006 à la Cinquante-Neuvième Assemblée mondiale de la Santé, par l’intermédiaire du Conseil exécutif, sur la contribution de l’OMS à la mise en oeuvre de la stratégie pour la santé et le développement des enfants et des adolescents, en mettant tout spécialement l’accent sur les mesures visant à réduire la pauvreté et sur la réalisation des objectifs convenus au plan international concernant la santé et le développement des enfants.

Dixième séance plénière, 28 mai 2003 A56/VR/10

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