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Deuxieme Seminaire sur l'Hygiene Dentaire, Adelaide (Australie meridionale), 10 - 20 fevrier 1959 : rapport final

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ORGANISATION I M ONDIALE D: E LA SANTE iBUREAU REGIONAL POUR LE PACIFIQUE OCCIDENTAL

RAPPORT DU

DEUXIEME SEMINAIRE SUR L•HY· GIENE D. ENT.AIRE

Adelaide (Australie meridionale), 10 au 20 fevrier 1959

•

''<

DEUXIEME SEMINAIRE SUR L' HYGIENE DENTAIRE ORGANISE PAR LE BUREAU REGIONAL DE L' ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE POUR LE PACIFIQUE OCCIDENTAL EN COLLABORATION AVEC LE GOUVERNEMENT DE L'AUSTRALIE ET L'ASSOCIATION DENTAIRE D'AUSTRALIE

ADELAIDE (AUSTRALIE MERIDIONALE) 10-20 FEVRIER 1959

RAPPORT FINAL

Organisation mondiale de la Sante Bureau

regional du Pacifique occidental Manille, Philippines Mars, 1959

SOVJMAIRE

1. 1.1

GENERALITES

................................................ . ............................. .

1

1.2 2.

Historique .................................................. . Obj ectifs ......................•.........................•..

1 1 1

ORGANISATION ET ADMINISTRATION

2.1 2,2

Lieu et locaux .....•..•.......................•............• Ia11gue ....................................................... .

2.4 2.5 2.6

2.3

Comite local d 1 organisation •.•••••••••••••.••••••••••••••••• Employes et proces-verbalistes •••••••••••••••••••••••••••••• Le corps professoral (conferenciers) ••••••••••••••••••••••••

Le Directeur du S6minaire ••••••••·•·············•·····•••••• PROGRAMME ET METHODES DE TRAVAIL

1 2 2 2 2 2

............................ a 3 3 4

ceremonie d'ouverture ••••••••.••••...••.•....••.•....•....•• Documents de travail ....... ., .................•..•........... Methodes de travail ...........•......•...........•......•...

Projections de films et seances consacrees 0 •• & •• &

des sujets partiouliers e .... e ••• seance d.e c 18ture •.• - ....................................... . It ...... ct

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Presentation des points saillants du Seminaire au Quinzieme Congres dentaire d'Australie •••••••••••••••••• THEMES, DOCUMENTS DE TRAVAIL ET LIGNES DIRECTRICES POUR LES DISCUSSIONS DE GROUPE •••·•·••••••••••••••••••P••••• RAPPORTS GENERAUX ET DEFINITIFS, RECOMMANDATIONS ••••••••••••

5 5 5 5 8

6.

RECOMMANDATIONS GENERALES .................................... .. ANNEXE I ANNEXE II Liste des participants ••••••••••••.••••••••••••

32 34

Resume des documents de travail • • • • • • • .. • • • • • • • • 40

1.

GENERALITES

1.1

Historique

A la demande du Gouvernement de l'Australie et vu l'int~ret suscite par le premier Seminaire dentaire organise par le Bureau regional de l'OMS pour le Pacifique occidental en Nouvelle-Zelande (1954), le Comite regional pour la Region du Pacifique occidental et l 1 Assemblee monr;liale de la Sante ont approuve l 1 organisation, du 10 au 20 fevrier 1959, d·1 un seminaire d 1 hygiene dentaire a Adelaide (Australis du Sud), en liaison avec le Quinzieme Congres dentaire australien (23 au 27 fevrier). Bien que les deux reunions fussent independa~tes, la participation au Seminaire comportait 1' assistance· au Congres,. Tous les participants venus d 1 outr&-mer pour le Seminaire ont ete npmmes membres honoraires du Congres. ·

1.2

Objectifs Les objectifs du Seminaire etaient les suivants :

1.2.1 passer en revue les activites d 1 hygiene dentaire dans les regions du Pacifique occidental et de 1 1 Asie du Sud~Est, au cours des cinq dernieres annees(soit depuis le Seminaire d'hygiene dentaire, reuni en NouvelleZelande en 1954), plus particulierement dans le domains des soins dentaires preventifs;

1.2.2 degager et discuter les problemes courants d'hygiene dentaire qui se posent dans les pays du Pacifique occidental et de 1 1 Asie du Sud-Est ainsi que le r8le des administrations sanitaires nationales et la profession dentaire dans la solution de ces problemas;

1.2.3 discuter la normalisation des rapports sur l 1 hygiene dentaire. 2. 2 .1 Lieu et locaux Les reunions (seances plenieres) du Seminaire ont eu lieu dans une vaste salle du Mawson Building de l'Universite d'Adelaide et dans des salles plus reduites pour les discussions de groupe, sans compter les bureaux, les salles reservees au personnel technique ou de secretariat et une salle pour les projections cinematographiques. L>

ORGANISATION ET ADMINISTRATION

- 2 -

Seul 1 1 anglais a ete utilise a la satisfaction gEmerale, sauf pour quelques par·ticipanto qui ont eprouve certai rBS difficultes a manier cette langue dans de;; deba~s a la fois denses et prolonges.

Les mem bres du Corni te qui comprenai t un fonctionnaire administratif de rang superieur_., attache au Departement de la SunM du Commonwealth et deux dent.istes, ont ete nor.unes 1:n an avant la reunion du Seminaire. Ils ont ete charges de resoudre tous les problemes ccmportant des mesures a 1 1 echelon local : logement, locaux, horaire provisoire. Le Comite est egalement venu en aide de plus d 1 une maniere aux participants et aux conferenciers. C1 est a l'excellence de cette preparation qu'il faut attribuer une bonne part de 1 1 aisance avec laquelle s'est derouleecette reunion. 2.4 Employes et proces-verbalistes Le Departement de la Sante du Gouvernement du Commonwealth, par l 1 intermediaire de son fonctionnaire administrBJtif principal pour l•Australie du Sud, M. A. S. W. Arnold, qui etait egalement membre du comite local d 1 organisation, a fourni ala Faculte le personnel de dactylographie, un fonctionnaire du personnel, les fournitures de bureau, les machines et 1 1 equipement. Les proces-verbalistes de la Commonwealth Hansard ont travaille pendant toutes les seances plenieres avec une c616rit6 dont ont beneficie aussi bien le personnel de la direction du Seminaire et les conferenciers.

)

2.5

Le D:irecteur du Seminaire

Sur recommandation de l'Association dentaire d 1Australie, le Bureau regional de l'OMS pour le Pacifique occidental a designe M. G. S. McDonald, ancien Vice-Directeur de l 1 Education en Australie du Sud, au poste de Directeur du Seminaire. Cette decision etait conforme a la solution adoptee en Nouvelle-Zelande, ou un specialiste de 1 1 education avait egalement ete charge de la direction du seminaire. M. McDonald a preside lors de toutes les seances plenieres, tout en assurant la direction generale des groupes de discussion, du personnel de bureau et des procesverbalistes, ainsi que la presidence du corps des conferenciers. 2.6 Le corps professoral (conferenciers)

1e corps professoral etait compose du Directeur du Seminaire, de

trois consultants fournis par le Bureau regional de l'OMS pour le Pacifique occidental, de deux consultants fournis par 1 1 Association dentaire d 1 Australie ainsi que de 1 1 administrateur charge de l'hygiene dentaire au Siege de l'OMS.

- 3 Le corps professoral s'est reuni au moins trois fois par jour, participant etroitement a toutes les phases des travaux. C'est lui qui a mis au point le programme et 1 1 horaire, avec l'aide de l'administrateur regional de la sante publique pour la repartition des participants en groupes de travail. Le corps professoral a egalement oriente les rapporteurs de ces groupes et prepare, en collaboration avec les administrateurs d'appoint, les rapports generaux sur chacun des sujets. La liste des membres du corps professoral, dont il faut louer la competence et 1 1 energie, figure dans 1 1 Annexe I, avec les noms des participants.

3. 3.1

PROGRAMME ET METHODES DE TRAVAIL

Ceremonie d 1 ouverture

C1 est le Ministre d 1Etat ala Sante qui a precede a l'ouverture officielle du Seminaire. L1 Honorable D. A. Cameron, o. B. E., M. H. R., etait accompagne de son epouse et du Directeur adjoint, le Dr H~ E. Downes. On releve sur la liste des orateurs le Vice-Chancelier de 1 1 Universite, M. H. B. Basten, 1 1 Administrateur regional de l'OMS pour la sante publique, le Dr S. Falkland, qui a pris la parole au nom du Dr I. C. Fang, Directeur regional du Bureau de 1'~~ pour le Pacifique occidental, ainsi 'que le President de 1 1 Association dentaire d 1 Australie, le Dr Kenneth T. Adamson. La ceremonie etait placee sous la presidence du Directeur du Seminaire. 3.2 Documents de travail

Dix documents de travail ont ete prepares et distribues aux participants. Ces documents ont constitue la base des discussions. Ils portaient sur quatre domaines principaux : 1) 2) 3) 4)

techniques courantes de prevention et de traitement des affections dentaires; administration et utilisation de personnel dans les programmes d'hygiene dentaire; methodes d 1 enregistrement, d 1 enqu@tes, d 1 evaluation et de presentation des donnees; evaluation des services d 1 hygiene dentaire et plans d 1 extension de programmes d 1 hygiene dentaire dans les pays representes au Seminaire.

Les resumes de ces documents, a 1 1Annexe II du present rapport.

a 1' exception

du texte No 10, figurent

- 4 En outre, les participants ont beneficie de textes de reference, de lecture supplementaire e t de la bibliotheque de 1' Ecole dentaire attachee a 1 1 Universite. Le document de travail No 10 resumait les rapports soumis par les gouvernements participant aux Seminaire, sur les progres realises dans le domaine de 1 1 hygiene dentaire au cours du lustre precedent.

3,3 Methodes de travail Les documents de travail, envoyes aux participants des avant la reunion, avaient ete prepares en relation directe avec les sujets du Seminaire. Chacun de ces sujets a fait 1 1 objet d 1 une presentation en s.eance pleniere, pendant une heure et demie environ. Etaient charges de la presentation d'une part les auteurs du texte et d 1 autre part un conferencier, charge de resumer 1 1 introduction. Auparavant, les conferenciers avaient prepare un schema a 1' intention des rapporteurs des groupes de discussion. Cette disposition n 1 a pas manque d' assurer ur:e grande uniformite des methodes de rapport, facilitant ainsi le travail des fonctionnaires d 1 appoint. Les participants ont ete repartis en quatre groupes de discussion et chacun a communique les resultats de ses debats, ses commentaires et ses r ecommandations. Les conferenciers ont designe dans c hacun des groupes un membre charge de faire office de rapporteur. Aucun sujet n'a ete traite par le meme rapporteur, dont la tgche etait de noter les remarques importantes au cours de la discussion et de preparer le rapport du groupe. Ces quatre rapports de groupe ont ete roneographies a l'intention de tous les participants. Un des fotlC t.ionnaires d' appoint, designe par los conferenciers, a ete charge de fondre les quatre rapports en une premiere version et d'en tirer apres consultation avec les conferenciers un rapport qui le soir meme etait remis a tous les participants. Ces rapports etaient examines le lendemain matin en seance pleniere et soit adoptes soit amendes ou ameliores, pour aboutir enfin a une version definitive, distribuee, elle aussi, a tous les delegues. Telle etait la methode suivie pour chacun des quatre sujets.

I}

On trouvera dans le corps du present rapport le mode de presentation de chacun des sujets, ainsi que les quatre rapports generaux.

- 5 -

3.4 Projections de films et seances consacrees

a des

sujets particuliers

Plusieurs seances ont ete consacrees, surtout dans 1 I apres-midi, 8. des presentationsde filrrs ou a des discussions sur des sujets speciaux. Ont ete projetes les films suivants : 11 So They Did Eat", qui depeint les habitudes de chasse et d' alimentation des aborigenes d 1 Australie, le film "Let 1 s Keep Our Teeth". Des diapositives ont egalement €rte projetees sur les parodontopathies (Professeur ~'laerhaug), sur les caries dentaires (Professeur Campbell) et sur la formation des infirmieres dentaires ainsi que sur l 1 education sanitaire en l'1alaisie (Dr Sundram).

3.5 Seance de cloture La seance de cloture a ete consacree a des remarques des participants sur le Seminaire et a un resume par le Directeur.

3.6 Presentation des points saillants du Seminaire aux Quinzieme Congres dentaire d'Australie trois quarts d 1 heure ont ete consacres a la presentation sommaire des points saillants du Seminaire. Les quatre themes ont ete resumes respectivement par le Professeur J. P. vvalsh, le Dr R. Harris, Dr D. J. Galagan et le Professeur J. Waerhaug. Le 27 fevrier, dernier jour du Quinzieme Congres dentaire d 1 Australie,

4.

THEMES, DOCUMENTS DE TRAVAIL ET LIGNES DIRECTRICES POUR LES DISCUSSIONS DE GROUPE Mardi, 10 fevrier. "Techniques courantes de prevention et de traitement des affections dentaires 11 • La discussion s 1 est fondee sur trois documents de travail i) Methodes permettant au service d'hygiene dentaire de prevenir et de traiter les maladies de dents, plus particulierement les parodontopathies. Par le Professeur Jens Waerhaug (Norvege) ii) Alimentation et hygiene dentaire. Etude de quelques facteurs fondamentaux tels qu 1 ils se presentent chez les aborigenes d 1 Australie. Par le Professeur T. D. Campbell (Australia)

TlH~me

I

- 6 iii) L1 education sanitaire des populations dans le domaine de l 1 hygiene dentaire. Par le Dr C. J. Sundram (Nalaisie) Resume et lignes directrices pour les discussions de groupe. Par le Professeur John P. 1\falsh (Nouvelle-Zelande) Lignes directrices pour les discussions de groupe Theme I Causes des parodontopathies. Prevention des parodontopathies. Conclusions

a tirer

de 1 1 etude des aborigenes.

Objectifs de 1 I education en matiere d I hygiene dentaire. Technique de l 1 education en matiere dlhygiene dentaire. Theme II Jeudi, 11 fevrier "Administration et utilisation du personnel dans les pr(')grammes d 1 hygiene dentaire". La discussion s 1 est fondee sur trois documents de travail i) Principes directeurs de l 1 organisation et de l 1 administration dlun service d 1 hygiene dentaire. Par le Dr D. J. Galagan (Etats-Unis d'Amerig,ue} ii) Role de la profession dentaire dans ces services. Par le F;rofesseur J. P. Walsh (Nouvelle-Zelande} iii) Role du personnel auxiliaire dans un service d 1 hygiene dentaire. Par le Dr Hassan Abdul Latif, presente par le Dr Abdul Karim (Malaisie) Resume et lignes directrices pour les discussions de groupe. Par le Dr F. Bruce Rice (OMS, Geneve)

- 7 -

Lignes directrices pour les discussions de groupe Theme II Les qualites essentielles d 1 un programme d 1 hygiene dentaire. L I evolution d I un prograrnme d I hygiene dentaire. Financement de ce programme. Role de la profession dans 1 1 execution de ce programme. Role du personnel auxiliaire. Theme III Lundi, 16 fevrier "Methodes d 1 enregistrement, d 1 enquete, d 1 evaluation et de presentation des donnees 11 • Les discussions se sont fondees sur trois documents de travail i) Etat actuel des rapports sur les affections dentaires et recommandations en vue de les normaliser. Par le Dr D. J. Galagan (Etats-Unis d 1Amerique2 ii) Methodes applicables lors d 1 enquetes sur 1 1 hygiene dentaire et de la presentation des resultats. Par le Dr Keijiro Takagi (Japon) iii) Evaluation d'un service d'hygiene dentaire. Par le Dr G. H. Leslie (Nouvelle-Zelande) Resume et lignes directrices pour les discussions de groupe. Par le Dr D. J •. Galagan Lignes directrices pour les discussions de groupe Theme III Pourquoi evaluer l'importance des affections dentaires. Indices

a retenir

pour quelques affections dentaires.

Normalisation des methodes. Traitement et presentation des donnees. Evaluation des services dentaires et de l'hygiene dentaire en general.

- 8 Theme IV "Evaluation des services d 1 hygiene dentaire et plans d'extension de programmes dans les pays representes au Seminaire". La discussion s 1 est fondee sur un seul document de travail "Resume des realisations en matiere d 1 hygiene dentaire au cours du dernier lustre dans les pays du Pacifique occidental et de 1 1 Asie du Sud-Est". Par le Professeur Jens Waerhaug (Norvege)

Le theme a ete introduit par un panneau d 1 experts, dirige par le Professeur Waerhaug et comprenant les Drs K. T. Adamson (Australie), J. C. Manchanda (Inde), R. C. Soemantri (Indonesie) et D. M. Ellerton (Fidji). Lignes directrices pour les discussions de groupe 1. Realisations en matiere d'hygiene dentaire dans les pays participants (au cours des cinq annees ecoulees). Organisation et administration du programme. Services a) b) c) d) 2. curatifs preventifs d 1 education sanitaire de recherche

ProblemEB dentaires essentiels dans les pays participants. Plans d 1 hygiene dentaire dans les pays participants.

3. 5.

RAPPORTS GENERAUX ET DEFINITIFS, RECOMMANDATIONS RAPPORT GENERAL T~IE

I

TECHNIQUES COURANTES DE PREVENTION ET DE TRAITEMENT DES MALADIES DENTAIRES A. Causes des parodontopathies

Plusieurs facteurs combines ou isoles peuvent determiner les parodontopathies. Ces facteurs peuvent se repartir comme suit :

- 9 1. Facteurs generaux a) b) troubles generalises, comme le diabete, la grossesse et dyscrasie du sang; diminution de la resistance provoquee par une helminthiase' du paludisme latent ou par des maladies tropicales non decelees; malnutrition et avitaminoses, couramment associees des regimessoit insuffisants, soit mal equilibres; facteurs raciaux.

c) d) 2.

a

Facteurs locaux a) irritations dues a la presence de plaques bacterienne et de tartre dans une bouche malpropre. La plaque bacterienne passe pour le facteur local le plus important;

b)

a des

irritation mecanique, consecutive plus particulierement restaurations mal fa9onnees, a des dents de substitution mal ajustees ou a des methodes primitives de nettoyage de la bouche; irritation chimique, due par exemple au chicage de betel ou l 1 abus du tabac;

c) d) B~

a

occlusion traumatique, liee parfois aux malocclusions ou a la perte de dents.

Prevention des parodontopathies Les mesures suivantes sont 1. reco~nandees

L1 hygiene personnelle de la bouche constitue le facteur principal si l 1 on veut eviter les parodontopathies. Les mesures d 1 hygiene varient de pays a pays, selon qu'il s'agisse d 1 un milieu urbain ou d 1 une region rurale. Alors qu 1 en ville, on s 1 efforce d 1 imiter l 1 0ccident en recpurant a la brosse a dents, les campagnards recourent encore frequemment a des techniques plus primitives. Il importe de nettoyer les surfaces linguale, interproximale et vestibulaire. Tant que se poursuivent les recherches sur les valeurs respectives des diverses methodes, on continuera de recommander l'usage de la brosse a dents.

2.

3.

- 10 -

4.

Des mesures de prophylaxie seront administrees, des le plus jeune age, en liaison avec 1 1 enseignement de 1 1 hygiene de la bouche. Il sera toujours precede

5. 6.

a1

1

enlevement de tartres.

Les soins dentaires devraient etre accessibles des le jeune age, surtout dans les groupes ethniques exposes aux parodontopathies. On veillera a assurer la qualite des travaux dentaires de restauration. Les occlusions defectueuses devront etre corrigees selon qu'il sera necessaire et possible. Il y a lieu d 1 insister sur le role joue par la malnutrition et l 1 etat de sante general. Les services de sante ont a cet egard un role a jouer et la collaboration s 1 impose entre 1 1 administration et les professions medicale et dentaire. Le programme des ecoles dentaires devrait faire une part plus large a l'etude de derniers progres realises en matiere de parodontopathies.

7. 8. 9.

10.

c. 1

Etude sur 1 1 aborigene d'Australie; Conclusions

Tant qu 1 il reste soumis a son mode de vie naturel, l'aborigene d Australie ne presente qu'un fort petit nombre de caries dentaires, ses dents sont en bon etat, tout comme les tissus de soutien. On peut y voir le resultat de : 1. 2. l'action detergente des aliments; la mastication vigoureuse; la consommation d 1 aliments crus, a 1 1 etat naturel; un eventail complet des elements nutritifs essentiels, et peu de sucre.

3. 4.

On peut en deduire qu 1 apparemment, un regime equilibre, le recours a des fruits et des legumes non bouillis, suffisamment fermes pour exiger une mastication vigoureuse, pourrait ameliorer l ' etat de la dentition de l'homme moderne. D. 1

Objectifs de la formation

a l'hy~iene

dentaire

La formation a 1 1 hygiene dentaire porte sur la population, elle s efforce de modifier ses connaissances, ses sentiments, ses habitudes, et attitudes, afin de promouvoir les pratiques d 1 hygiene dentaire les plus favorables au bien-etre de 1 1 individu. Cette formation s 1 orientera en priorite vers :

- 11 1. La profession dentaire Les services dentaires nationaux mettront sur pied un programme d 1 education a 1 1 hygiene dentaire destine aux fonctionnaires du service et se chargeront, en collaboration avec les ecoles dentaires, d 1 informer la profession des objectifs et des methodes de formation a l'hygiene dentaire, tout en encourageant les membres de la profession a pratiquer ces methodes. 2. Organisations sanitaires et d'assistance sociale Le personnel sanitaire et les instituteurs peuvent, dans cette t~che de formation a l'hygiene dentaire, constituer le lien entre la profession et la population.

3.

La population a) b) la population sera informee des soins que requierent les dents; seront egalement communiques a la collectivite les . faits scientifiques relatifs a la gravite des maladies dentaires; on s 1 efforcera de supprimer la crainte et les prejuges dont sont l'objet les dentistes et le traitement dentaire; la motivation s 1 appuyera sur i) la crainte des consequences, ii) des considerations esthetiques, iii) l'experience dentaire, et iv) le prestige qui pourrait s 1 attacher ala promotion d'activites positives, orientees vers 1 1 hygiene dentaire; il est essential qu'a mesure que s'accroit la portee et 1 1 efficacite de la formation a l'hygiene dentaire, on prevoie des possibilites accrues de traitement. ·

c)

d)

e)

E.

Techniques de la formation a l'hygiene dentaire

Les methodes audio-visuelles, comme le cinema, les expositions, la television, la radio, les affiches et les bandes magnetiques constituent les moyens de communication de masse efficaces. La participation collective a des discussions et a des projets permet de stimuler heureusement 1 1 interet pour 1 1 hygiene dentaire.

- 12 -

Cette derniere matiere devrait figurer au programme normal de toute ecole, ainsi que dans les manuels d 1 hygiene. Le materiel pedagogique sera toujours adapte au niveau de formation de la population. Il est en outre souhaitable que des recherches soient effectuees sur 1 1 application de methodes nouvelles en matiere d 1 education a 1 1 hygiene dentaire. F. Recommandations l.

Vu 1 I importance des problemes sani taires c rees partout dans le monde par les parodo ntopathies, il est recommande que 1'0rganisation mondiale de la Sante encourage sans reserve les etudes sur la frequence, la gravite, l 1 etiolcgie et le caractere de ces maladies. Ltetude periodontique devrait figurer en bonne place dans les programmes cBS ecoles dentaires, cependant que devraient @tre constitues des departements separes pour cette specialite. Les elements de cette matiere devraient egalement @tre inseres aux programmes des ecoles de formation pour infirmieres dentaires. Il faut attirer 1 1 attention de la profession dentaire sur la responsabilite qu 1 il y a de veiller activement a 1 1 hygiene periodontique. Pour ameliorer les methodes de formation a 1 1 hygiene dentaire, il y a lieu de proceder dans tous les pays participants a des recherches sur les principes fondamentaux de l'education de masse et sur leur application. Les methodes d 1 hygiene de la bouche pratiquees par les peuples primitifs meritent une etude. La recherche d 1 une methode pour le nettoyage de la surface interproximale devrait faire l'objet d 1 une vaste campagne. Il y a lieu d 1 encourager les recherches sur l 1 hygiene dentaire dans les collectivites primitives. Les institutions internationales comrne 1 1 0rganisation mondiale de la Sante devraient prendre l'initiative de classer les objectifs et les methodes de la formation a 1 1 hygiene dentaire selon les pays. Il pourrait ensuite etre recommande aux gouvernements de donner un accord de principe et de passer a l'execution aussitot que les moyens financiers le permettent. Les programmes des ecoles dentaires devrait comporter un cours sur les principes de la formation a l'hygiene dentaire.

2.

3.

4.

5.

6.

?. 8.

9.

- 13 RAPPORT GENERAL - THEllflE II AD:rviiNISTRATION ET UTILISATION DU PERSONNEL DANS LES PROGRAl!Jl'1ES D1 HYGIENE DENTAIRE

A.

Les qualites essentielles d 1 un programme d 1 hygiene dentaire 1. Un programme d'hygiene dentaire suppose un service dentaire assurant au mieux la formation de Ja prevention, les soins cliniques, compte tenu du niveau socio-economique et du developpement professionnel du pays. Ce programme peut @tre assure par un service public d 1 hygiene dentaire en collaboration avec des dentistes prives. Ce programme devrait comporter six elements essentiels : a) b) c) d) e) f) J~

2.

la direction generals du developpement professionnel; l 1 education et 1 1 information sanitaire du public; 1 1 application des mesures preventives; l'administration de soins directs, comportant l'application de remedes et de mesures correctives; les activites de recherche; la formation du personnel~

Les priorites quI il COnVient dl aCCOrder a CeS Six elements essentials varieront de pays a pays. Lors de la mise au point d 1 un programme d 1 hygiene dentaire on tiendra compte des crite res suivan ts a) b) c) d) e) f) ampleur et gravite du problems; possibilites d'execution du programme; population couverte par le programme; possibilites d'extension et de developpement ulterieur; relations entre le public et facteurs politiques; besoins de la population selon i) les groupes d 1 age, ii) 1 1 isolement geographique, iii) l'etat sanitaire general, iv) la situation economique.

- 14-

4. 5.

Un plan sera redige par ecrit, groupant dans une meme perspective les obj ectifs immediats, lointains et a long terme. Des dispositions seront prevues pour assurer l 1 evaluation du programme e t y apporter, en cours d 1 execution, les modifications qui s 1 imposent.

B.

Evolution du programme

On peut estimer qu 1 un service d 1 hygiene dentaire se developpera comme suit : 1. Direction generale de la profession dans le choix initial et la designation d 1 un directeur du service public d 1 hygiene dentaire; ce directeur sera un dentiste qualifie, place sous les ordres immediats du directeur general de la sante ou du fonctionnaire qui en tient lieu. Evaluation generale, effectuee par des dentistes competents et dfunent formes, des besoins dentaires du pays et des ressources qui permettent de couvrir ces besoins. Traitement curatif pour alleger la douleur et remedier aux infections de la bouche. Traitement prioritaire de certains groupes. en liaison avec les premieres mesures de prevention et d 1 education. Extension du service a une population plus vaste, tout en developpant les services educatifs et preventifs. Administration d 1 un plus grand eventail de traitement et participation active ou encouragement aux recherches dentaires. Accroissement du personnel : a) b) c) formation theorique et pratique desdentistes; formation d'auxiliaires; mesures permettant directement ou indirectement d 1 accroitre le personnel en recourant, s 1 il y a lieu, a des subsides financiers.

2.

3.

4. 5. 6.

7.

8.

A mesure que le programme se developpe, il y a lieu de prevoir des etudes postuniversitaires.

- 15 On peut admettre que le developpement du programme dependra de moyens financiers ainsi que de la nature et des effectifs du personnel. Il est essentiel de developper la profession dentaire. En outre, il est bon que la creation de centres de formation aille de pair avec 1 1 adoption de textes legislatifs conferant au seul personnel qualifie la pratique des soins dentaires. C. Financement du programme d'hygiene dentaire l.

Les methodes de f inancement des services dentaires varient considerablement d 1 un pays a l'autre, selon la nature des services et selon le systeme politique. Cependant, les services dentaires etant un element essentiel du dispositif sanitaire, 1 1 Etat a la charge financiere d 1 un programme public d'hygiene dentaire. Les programmes d 1 hygiene dentaire assurent deux types de service : a) services individuels : i) aux frais du beneficiaire, ii) selon une repartition des frais entre d 1 une part l 1 interesse et d'autre part : une assurance obligatoire, une assurance libre, des subventions de l 1 Etat, de l 1 employeur, du syndicat, d'organisations philantropiques; ou iii) gratuits; services eneraux : comme par exemple i) education dentaire, 11 recherche, iii) formation du public a l'hygiene dentaire, iv) programmes de prevention collective.

2.

b)

Ces services generaux peuvent gtre finances soit par le gouvernement, soit par diverses institutions.

3.

Origine des ressources financieres. Il faut demontrer au public et plus particulierement aux organisations politiques, civiques et sani taires, 1 1 importance de la sante dentaire pour la collectivite. Des enqu@tes ont demontre que 1 1 opinion publique s'interesse bien moins que l'individu a l 1 hygiene dentaire. Il y ala un retard qu 1 il faut rattrapper, un interet qu'il faut stimuler, si 1 1 on veut que des sommes plus importantes soient consacrees aux aspects sante publique des programmes d'hygiene dentaire. Les associations dentaires nationales ont leur mot a dire dans cette evolution.

4.

'·

- 16 D. R8le de la profession 1.

Il appartient a la fois a la profession dentaire et a 1 I administration decreer et d 1 organiser un programme d'hygiene dentaire. Comme 1 1 a montre 1 1 experience, seule une collaboration sans reserve entre 1 1 administration de la sante publique et la profession dentaire, permet d 1 assurer au service la qualite qu'il merite. Seuls des dentistes qualifies devraient etre admis a administrer des soins dentaires au malade. Cependant, dans des pays en voie de developpement, il est possible, dans les debuts, de faire administrer ces soins dentaires par des praticiens dentaires d'un type defini, dont la formation ne serait pas aussi complete, comme l'indique le rapport du Comite c'experts de l'OMS du personnel dentaire auxiliaire (Org. mond. Sante Ser. Rapp• techn., 1959, 163, 26). Les membres de la profession doivent etre pr@ts a quitter, s 1 il y a lieu, leur cabinet pour se rendre dans le5 hopitaux et dans les consultations pour enfants; ils doivent etre prets a accorder des soins prioritaires a certains groupes, a former des a uxiliaires, et a travailler avec eux, a conseiller eta soutenir 1 1 application des mesures preventives, comme la fluoration et la formation a 1 1 hygiene dentaire. La profession doit encourager le maintien et l'accroissement, si possible, de ses effectifs.

2.

3.

4. 5.

La profession doit s 1 efforcer d 1 encourager une grande liberte dans 1 1 echange de personnel forme dans les ecoles d 1 autres pays. Les membres de la profession prendront une part active a la vie politique, sociale et culturel:e de leur collectivite.

6. E.

Role du personnel auxiliaire dans le programme 1. Definition. On peut se rallier a la definition du personnel dentaire auxiliaire, enoncee dans le rapport du Comite d'experts (Org. mond. Sante Ser. Rapp. techn., 1959, 163) : 11

Dans le present rapport, l'expression 11 membres des divers groupes dentaires auxiliaires" s 1 entend des personnes exer9ant sous le contr8le et la direction d 1 un membre du personnel professionnel qualifie (c 1 est-a-dire d 1 un dentiste) ou, en d'autres termes, des membres du personnel auxiliaire dont les actes professionnels sont effectues sous la responsabilite de leur superieur, le dentiste. 11

- 17 Il s 1 ensuit que le personnel auxiliaire ne f8Ut 9trc utilise que s 1 il travaille sous la surveillance et la direction de d entiste s. 2. L1 auxiliaire fournit au dentiste une aide qui lui permet de reduire la partie manuelle du travail et d 1 epargner son temps, afin de se consacrer davantage au service professionnel qui exige absolument les connaissances et l 1 habilite partlculieres du dentiste (Org. mond. Sante Ser. Rapp. techn., 1959, 163). Les auxiliaires dentaires ne seront vraiement utiles que si la profession apprend a collaborer avec eux. Les devoirs et le statut des auxiliaires dentaires doivent etre definis clairement et les dentistes charges de leur surveillance doi vent assumer la responsabili te pleine e t entiere du travail des auxiliaires. Les infirmieres dentaires des ecoles doivent etre formees par le gouvernement pour travailler ensuite uniquement dans les services de sante publique, conformement aux principes definis dans les rapports sur le Seminaire d 1 hygiene dentaire, NouvelleZelande, 1954.

3.

4.

F,

Recommandations L

Il est reoommande qu 1 une plus forte proportion des depenses de sante publique et de prevoyance sociale soit consacree par le gouvernement aux services d 1 hygiene dentaire. Ces derniers ne beneficiant actuellement dans la plupart des pays representes au Seminaire que de sommes beaucoup trop reduites. Il est recommande en outre que les dirigeants de la profession dentaire soulignent aupres de l'administration nationale l'importance de l 1 hygiene dentaire pour la sante en general et pour le bien-etre de la population. Il est recommande que chaque pays poursuive la formation de 11praticiens dentaires", de maniere que les normes de la profession s 1 elevent a mesure que se developpent le pays et ses services sanitaires. Il est recommande que les gouvernements des Etats Membres recourent davantage a l 1 0MS pour la formation d 1 enseignants dans le secteur dentaire, d 1 administrateurs de programmes publics d 1 hygiene dentaire, ainsi que de chercheurs et de specialistes.

2.

3.

- 18 4~

Il est recommande que la profession dentaire des pays developpes recoure davantage aux auxiliaires et au systeme de l 1 equipe de~taire. Il y a lieu non seulement de former ce personnel auxil:'..C?.::_re; ffi3is de former les dentistes a tirer un meilleur parti de le-~E" assistance. Il est recommande que les enquetes sur les besoins dentaires de la popt:.lation soient effectuees dans les pays participants, avec l 1 aide et l 1 assistance de l 1 0MS, s 1 il y a lieu. Il est recommsnde que les programmes sante publique soient instaures dans universitaires de sante publique des de l 1 Asie du Sud-Est et du Pacifique lieu, avec l 1 aide et l 1 assistance de RAPPO~T

5.

6.

de soins dentaires de les institutions diverses universites occidental, s 1 il y a l'OYS.

GENERAL - THEME III

METHODES D'ENREGISTRE1:1ENT, D1 ENQUETE, D1 EVALUATION ET DE PRESENTATION DE DOic:::;::;s RELATIVES AUX MALADES ET A L1 HYGIENE DENTAIRES A. Buts de ces operations l. Organisation et evaluation des programmes d 1 hygiene dentaire a) determiner le type, l 1 etendue et la gravite relative des maladies et :les affections dentaires de la population, de mcn:wre a bien <.-rienter le service d I hygiene dentaire au depart et lors de son expansion; determiner a intervalles reguliers l'efficacite g€merale du servj_ce par rapport aux objectifs qu 1 il s' est fixes; estimer les c3penses; fournir a 1 1 administration des donnees positives sur la necessi~e ot les progres des services d 1 hygiene dentairc; eveiller et soutenir l'attention du public sur l'importance de l' hygiE~l.'J dentaire.

b)

c) e)

f)

- 19 2. Recherches : a) determiner ou, quand et dans quelles circonstances se manifestent les affections dentaires ou de la bouche et les ecarts par rapport a la normale; comparer d 1 un pays cu d 1 un groupe quence des maladies dentaires;

b) c) d) e) B.

a l'autre la fre-

faciliter l 1 echange international d 1 informations; etudier les relations entre les maladies dentaires et les maladies generales; rechercher les causes des maladies dentaires et evaluer les mesures de prevention et de traitement.

Indices utilises pour diverses maladies et affections des dents et de la bouche 1. Ces indices devront etre a) b) c) d) e) 2. simples susceptibles d 1 application repetee chiffrables passibles d 1 analyse cliniquement significatifs.

Ces affections dentaires se repartissent en trois groupes : a) b) celles qui n 1 exigent qu 1 une simple enumeration, comme par exemple le cancer de la bouche; celles pour lesquelles des indices satisfaisants ont ete etablis .. i) caries dentaires ii) parodontopathies iii) fluoroses; celles pour lesquelles aucun indice satisfaisant n'a encore ete degage, comme par exemple, l'hygiene de la bouche, les emboitements defectueux.

c)

- 20-

3.

Indice des caries dentaires Les indices 11 DivlF 11 et 11 DEF 11 ont ete utilises avec succes depuis de nombreuses annees et devraient etre adoptes a l'echelon international. Ces indices peuvent etre utilises a trois niveau de complexite : a) niveau maximum - pour les recherches detaillees. C1 est la surface de la dent qui constitue l 1 unite de mesure; niveau intermediaire - pour la preparation et 1 1 evaluation de la plupart des programmes de sante publique et pour les etudes epidemiologiques. Cette fois, c 1 est la dent isolee qui constitue l 1 unite de mesure; niveau inferieur, le plus simple - adapte aux enquetes rapides sur la frequence ainsi qu 1 a la preparation et a l'evaluation des programmes d'hygiene dentaire. 11 individu c onsti tue 1 1 unite de· me sure. Le pourcentage d'individus touches par 1 1 affection donne une estimation valable du nombre moyen des dents 11 DMF 11 •

b)

c)

4•. Indice pour les parodontopathies Diverses techniques ont ete proposees pour l 1 evaluation des parodontopathies. Cependant, c'est l 1 indice Russell qui semble pour le moment a la fois le plus pratique, le plus simple et le plus efficace, lorsqu'il s'agit de recherches epidemiologiques. Les etudes pratiques effectuees par d 1 autres chercheurs ont montre qu 1 il est possible de modifier e t d 1 ameliorer cet indice. I1 y a lieu d 1 encourager et de poursuivre ces efforts.

5.

Indice pour la fluorose L1 indice Dean est suffisant. Il importe, lorsqu'on l'applique, d 1 etablir une distinction entre les formes benignes de la fluorose dentaire et les opacites de l'email dues a d 1 autres causes que le fluorure.

6.

Indice pour l 1 hygiene de la bouche Greene et Ramfjord ont mis au point recemment un indice permettant de classer le niveau d 1 hygiene de la bouche. Il est encore trop tot pour juger de l'utilite de cet indice.

- 21 -

7.

Indice pour les embol.tements defectueux Aucun indice satisfaisant n 1 a encore ete degage.

C.

Normalisation des methodes l.

Une normalisation des methodes devrai t permettre 1 I obtention de resul tats susceptibles de reproduction, de comparaison internationale et d 1 un niveau d 1 exactitude determine. La normalisation s 1 impose dans les domaines suivants a) b) c) d) terminologie utilisee dans la description des maladies; formation et jaugeage periodique des examinateurs aux echelons local et international; equipement, de sorte que les examens soient effectues dans des conditions uniformes; fiches, qui devraient etre simpleset uniformes.

2.

3.

A trop raffiner sur l 1 exactitude des methodes, on risque d 1 introduire des erreurs. Les enquetes de masse, l 1 uniformite de la notation l 1 emportent sur les raffinements techniques.

D.

T1aitement et presentation des donnees relatives aux affections dentaires l.

Les plans de 1 1 enquete seront prepares avec les conseils d'un statisticien. Quant aux resultats, ils seront traites selon des methodes statistiques eprouvees. Les donnees seront verifiees, triees et disposees en tableau conformement aux exigences statistiques determinees avant l 1 enquete. Le rapp~rt mentionnera le but du projet, les details de l'equipement et des methodes utilises, ainsi qu 1 une esquisse du mode du mode d 1 echantillonage et d 1 analyse. On evitera les termes vagues ou ambigus. Les donnees de base seront annexees au rapport, de maniere que le lecteur puisse refaire 1 1 analyse pour son compte.

2.

3.

4.

- 22 -

5.

Le rapport indiquera la repartition des sujets eXamlnes au cours de l 1 enquete, en les classant selon l'age (calcule par preference au dernier anniversaire), le sexe, la race et, s 1 il y a lieu la religion.

E.

Evaluation de 1 1 hygiene dentaire et des services dentaires 1.

Hygiene dentaire a) les prograruaes d'hygiene dentaire doivent, en fin de compte, etre evalues a la lumiere de leur effet sur les maladies dentaires; la frequence globale et la frequence tout court d'une maladie dentaire dans telle ou telle collectivite doit etre mesuree l 1 aide de methodes normalisees, au cours i) d 1 une enqu~te initiale qui precisera les besoins et ii) d 1 enquetes periodiques ulterieures qui permettent de mesurer 1 1 efficace et les resultats du programme;

b)

a

c)

l'utilite d 1 un programme de lutte centre les caries dentaires peut s 1 etablir en analysant les composantes de 1 1 indice "DMF 11 •

2.

Services dentaires a) 1 1 evaluation periodique des programmes s'impose si 1 1 on veut savoir dans que1le mesure les objectifs etablis ant ete atteints. Les plans d 1 un programme seront suffis . . . mment souples pour permettre les changements que pourrait suggerer l 1 evaluation; la valeur d 1 un service s'estime en fonctien de deux criteres realistes, adaptes a l'ampleur du probleme de 1 1 hygiene dentaire et du developpement socioeconomique du pays; i)

b)

ressources dentaires et facteurs economiques 1) 2) 3) 4)

nombre d'habitants par dentiste nombre de dentiste& par rapport aux effectifs sanitaires en general repartition des dentistes entre la ville et la campagne programmes de formation et conditions d 1 emploi

- 23 -

5) 6) :n)

fonds reserves a la sante et sociale en general

a la

prevoyance

cout par sujet traite et cout par habitant;

facteu:rs s ocio-po1i.tiques

1) 2) iii)

determination de priorites dans le cadre du programme dentaire reactions de 1' administration et de la population envers le service;

facteurs susceptibles de modifier l'efficacite du programme 1) 2) 3) niveau d 1 education en matiere dentaire integrite et efficacite du personnel equilibre entre d 1 une part, les services preventifs, d I education sani taire et de recherche et, d'autre part, les services curatifs.

F.

Recommandations 1. Il estrecommande d 1 etudier 1 1 adaptation a d 1 autre pays (surtout dans 1 1Asie du Sud-Est et dans le Pacifique occidental), de la table de conversion 11 D.IVJ.F 11 pour "evaluation pratique" (voir document de travail du Dr D. J. Galagan)., Il est recommande que les commissions speciales de la Federation dentaire internationals poursuivent et intensifient leurs efforts sur la normalisation de la nomenclature et des indices. Il est recommande de travailler au raffinement et a l'amelioration des indices permettant la mesure des maladies et des affections dentaires autres que les caries. Il est particulierement recommande de degager un indice satisfaisant pour les malocclusions. Il est recommande que soit institue sur une base internationale et avec 1 1 aide de bourses d 1 etudes des programmes visant a la formation d 1 epidemiologistes dentaires competents.

2.

3.

4.

- 24 5. Il est vivement recommande aux pays participants d 1 utiliser sans retard les indices acceptes par le Seminaire.

On trouvera ci-dessous les indices evoques dans la recommandation 5 du paragraphe precedent, theme No 3 INDICE 11 DHF" Pourvu qu 1 on s I en tie nne aux s uje ts de 6 a 25 ans, 1 1 indice "DMF" implique assez exactement dans quelle mesure les dents permanentes d 1 un sujet isole ou d 1 une population sont cariees. L1 indice exprime generalement le nombre de dents permanentes ou de surfaces de dents, ou les deux a la fois, soit par individu, soit par rapport au nombre total de dents permanentes, soit cariees (D pour decayed), manquantes (M pour missing) ou obturees (F pour filled). DMF 11 d 1 une collectivi te s I exprime g€meralement par le nombre moyen des dents 11 DMF 11 par sujet exam1ne. Que l 1 unite de mesure soit le sujet ou la dent, les donnees peuvent etre analysees pour mesurer la tendance centrale et la dispersion. Lorsqu'elles sont rassemblees pour degager les resultats dlune enquete portant sur un groupe de population, les moyennes "DMF" doivent etre indiquees par groupes d 1 ~ge et souvent m@me par sexe et par race. Cette methode permet une comparaison directe des taux de caries pour les diverses collectivites et rendent superflue l 1 etude detaillee des schemas d 1 apparition des dents, ces schemas etant relativement homogenes au sein de chaque complexe age-race-sexe. 1 1 indice 11

Les trois composantes de l 1 indice (D, M & F) permettent de determiner la proportion des dents permanentes cariees et obturees ou perdues (ces dernieres comprenant celles qui ont ete extraites et celles qui devront l'etre pour carie), par rapport au nombre total des dents cariees. Il en resulte qu 1 on peut tirer de ces trois donnees une estimation du traitement dentaire effectue (F) et du traitement maximum requis (D) dans une collectivite. Les caries peuvent aboutir a trois resultats sur une dent permanente D - dent cariee - la dent est atteinte d 1 une ou de plusieurs lesions par carie, non obturees A ;.. • 7\

M - dent manquante- la dent a ete extraite pour carie ~ ou devra l 1 etre pour la meme ra1son F - dent obturee - la dent qui a subi une ou ~lusieurs obturations satisfaisantes'~*

La somme des D + M + F represente done le nombre total des dents (ou des surfaces) atteintes de caries. ~!" La classification M peut se subdiviser en l'1 7

- dent extraite et M. 1 dent qui devrait etre extraite (extraction indicated).

P~ Pour signaler qu'une dent deja obturee une ou plusieurs fois est 1 1 objet d 1 une nouvelle attaque par carie, 1 1 enqueteur note DF,

soit cariee et obturee.

- 25 INDICE 11 DEF11 On peut recueillir des informations analogues sur les dents de lait (qu 1 il faudrait etudier independamment des dents permanentes) en recueillant le nombre de dents cari6es (D pour decayed, E pour condamnees a l'extraction et F pour obturees) pour chaque sujet examine. La seule difference entre l 1 indice 11D£11F" pour les dents permanentes et l'indice 11 DEF 11 pour les dents de lait reside dans 1 1 evaluation de la perte de dents due aux caries. Du fait qu 1 au moment de l 1 examen il est difficile de determiner si une dent de lait manquante a disparu selon le processus normal ou a ete perdue prematurement par carie, la composante 11 E11 de 1' indice "DEF" represente cliniquement le nombre des dents de lait qu 1 il y a lieu d'extraire. La carie aboutit done, sur une dent de lait, aux resultats suivants : D - dent cariee - la dent atteinte d 1 une ou de plusieurs lesions par carie, non obturees E*- dent qu 1 il y a lieu d 1 extraire - la dent est a ce point atteinte qu 1 il est impossible de la reparer, si bien qu 1 il faut l'extraire F - dent obturee- une dent qui a subi une ou~lusieurs obturations satisfaisantes~ ALa somme des D + E + F represente done le nombre total des dents (ou des surfaces) atteintes de caries. INDICE RUSSELL POUR LES PARODONTOPATHIES L1 indice Russell recourt aux signes cliniques de la parodontite marginale, qu 1 il note selon leur progression depuis l 1 inflammation jusqu 1 a la destruction de la fonction. Chaque dent fait l'objet d'une notation individuelle. Si 1 1 on compare cet indice a l'indice 11 PMA 11 , on constate que l 1 inflammation gingivale y joue un role relativement moindre, tandis que la destruction pathologique de l'os est mise en

* ~Hf-

Les dents de lait qui ont disparu au moment de l 1 examen n 1 entrent pas en ligne de compte : on ne pent dE-terrr.iner si elles ont disparu par un processus naturel ou s'il a fallu les extraire pour caries. Pour signaler qu 1une dent deja obturee une ou plusieurs fois est l 1 objet d 1 une nouvelle attaque par carie, 1 1 enqu@teur note DF, soit cariee et obturee.

- 26 evidence. Pour chaque dent, 0 represents la normale, 1 une gingivite benigne, 2 une gingivite, 4 la preuve radiographique d 1 une resorption de la crete alveolaire, en cas de diagnostic racl.iographique; six, la gingivite avec formation de cul-de-sac; huit, la destruction avancee avec perte de la fonction masticatrice. L'individu se voit accorder une note correspondante a la moyenne des notes par dents presentes dans la bouche, tandis que pour la population, la note correspond a la moyenne des notes individuelles des sujets examines. Le systeme de Russell insiste sur les etats avances de la maladie et s 1 efforce de minimiser les erreurs dues a l 1 examinateur. Aussi aboutit-il a une sous estimation legere du niveau des parodontopathies dans une population; ce leger ecart est inevitable dans tout indice qui ne se fonde pas sur l 1 examen microscopique des tissus. On notera par ailleurs que, contrairement a 1 1 indice de caries, cet indice de Russell mesure la morbidite et ne reflete pas necessairement 1 1 ensemble des affections parodontopathiques dent les sujets ont pu etre atteints au cours de leur existence. Ramfjord a propose recemment quelques modifications a 1 1 indice de Russell. Il a ete suggere par exemple de mesurer la profondeur de culs-de-sac individuels a partir d 1 un point donne, evaluer l 1 etat des tissus adjacents a six dents representatives et de modifier les indices de ponderation correspondant a la gingivite et a la parodontopathie accompagnee de destruction. Indice parodontal de Russell lere 2eme lore 2eme 3eme bi-canine bi-canine molaire molaire molaire 1 0

Central Lateral Canine Gauche Droite Gauche Droite 0 X 0 0

1

1

2 0 X

1 1

1

0 1~~

0 0

0 X

6 6

6 8

1

0 1

0 0 =

2 =

1

1

2

Indice parodontal X = =

Somme des notes individuelles Nombre de dents presentes

= 43 30

1,4

*

dent manquante deux dents dans une alveole

- 27 INDICE DE LA FLUOROSE

Dean et ses collaborateurs ont mis au point un systeme de classement qui permet de quantifier et de noter la fluorose dentaire endemique qui est une des opacites de 1 1 email. Get indice de la fluorose prevoit une notation numerique des taches de 1 1 email chez 1 1 individu en se fondant sur les manifestations cli.niques les plus graves relevees dans deux dents ou davantage. La forme la plus grave de la fluorose trouvee dans un minimum de deux dents determine la valeur pour l 1 individu. Ce chiffre est affecte d'un indice de ponderation et introduit dans une formule qui permet de deduire la valeur correspondant a la collectivite. Cette methode permet d'exprimer en une seule valeur numerique le taux de la fluorose dans une collectivite, c 1 est-a-dire dans un groupe de personnes desservies par un m~me systeme de distribution d 1 eau. L1 indice a ete applique pendant plusieurs annees, de pair avec 1 1 indice 11 DMF 11 , et a permis de comprendre les relations entre les taches de l'email, les caries dentaires et l'expo~ition a des concentrations variees de fluorure. RAPPORT GENERAL - THEiviE IV EVALUATION DE SERVICES D1 HYGIENE ET PLANS D' EXTENSION DE PROGRAM1.'1ES DANS LES PAYS REPRESENTES AU SEMINAIRE

Progres de l'hygiene dentaire dans les pays participants, au cours des cinq dernieres annees 1. Administration de services dentaires a) dans certains des pays moins avances, l 1 organisation des services dentaires s 1 est nettement amelioree. Par contre, aucune modification importante n 1 a ete enregistree dans les pays plus developpes; il n'a ete recouru que tres moderement a 1 1 assurancemaladie pour financer les services dentaires.

b) 2.

Recherche Dans la plupart des pays participants, les recherches effectuees ont pris la forme d'etudes epidemiologiques, cliniques et de laboratoire.

- 28 -

3.

Ecoles dentaires et fo::.'mation En general, les locaux et le nombre d 1 etudiants se sont accrus, cependant que le niveau de 1 1 enseignement s'elevait et que 1 1 on insistait davantage sur la dentisterie preventive.

4.

Possibilites de traitement Ces dernieres se sont ameliorees considerablement dans certains des pays partj_cipants. 1 1 equipement supplementaire comporte des consultations dans les centres de sante publique, dans les hopitaux et les ecoles ainsi que, dans une moindre mesure, dans des consultations privees.

5.

Formation

a l'hygiene

dentaire

Le sujet a fait l'objet d'une attention accrue; les activites se sont orientees plus particulierement vers les enfants, les travailleurs sanitaires, les instituteurs et autres personnes chargees de s 1 occuper des enfants. Dans certains pays, une semaine nationale de 1 1 hygiene dentaire a ete organisee avec succes, cependant que plusieurs pays participants ont constitue des commissions de formation a l'hygiene dentaire. Il s 1 est avere que la television peut constituer un moyen d 1 education tres puissant dans les pays qui disposent de ce mode de telecommunication.

6.

Fluoration et application locaJe de fluorure La fluoration des systemes d 1 approvisionnement locaux en eau a fait 1 1 objet d 1 une attention plus pousee. Plusieurs pays ont applique ce systeme dans des projets pilotes. Dans une faible proportion des cas, la mesure a ete acceptee et l'eau fluoree est maintenant distribuee a un nombre important d 1 habitants. Quant a 1 1 application locale de fluorure, elle est maintenant courante dans les services dentaires de nombreux pays.

B.

Principaux problemes d'hygiene dentaire auxquels se heurtent les pays participants 1. Malgre les realisations acquises, le nombre d 1 affections dentaires demeurant sans traitement constitue un probleme enorme, qui peut varier selon le developpement social et culturel des pays, mais s 1 accro1t en fonction de 1 1 explosion demographique. Pour les enfants, le gros obstacle

- 29 est constitue par les caries, qu 1 aggrave la consommation d 1 hydrates de carbone raffines et fermentiscibles. Dans certains pays de 1 1 Asie du Sud-Est ce sont les parodontopathies qui dominent parmi les adultes; les premieres manifestations sont du reste courantes meme parmi les enfants. Il est par ailleurs des pays ou la malnutrition joue un role important dans l'etiologie des parodontopathies. 2. Administration des services dentaires a) dans la plupart des pays asiatiques, les institutions d'enseignement dentaire et les services dentaires publics etant integres dans le programme sanitaire general,sont administres par des medecins, si bien qu'on ne leur donne pas toujours laplace qu 1 ils meritent; en plus d 1 un pays le mal vient de ce que le programme n 1 est ni unifie ni place sous la direction de dentistes; des lois sur les soins dentaires ont certes ete votees dans la plupart des pays, mais le plus souvent leur application reste assez lache; les services d'hygiene dentaire souffrent dans tous les pays de l'insuffisance de fonds.

b) c)

d)

J.

Recherche Dans tous les pays participants, le manque de moyens financiers, d'equipement et de personnel qualifie entravent serieusement les recherches.

4.

Ecole dentaires et formation Ici encore les restrictions financieres constituent l'obstacle essentiel. Le niveau de la formation aux soins dentaires devrait etre adapte aux besoins sanitaires du pays en matiere dentaire. A elever trop rapidement le niveau de la formation dans les pays moins developpes, on decourage les etudiants qui auraient pu s' orienter vers c es etudes. De plus, le niveau economique de ces pays empeche souvent d'absorber le personnel qualifie. Dans la plupart des pays, le traitement plus que modique accorde au corps enseignant des eccles dentaires gene le recrutement d'elements de valeur.

- 305. Traitement dentaire De pays a pays les possibilites de traitement varient, mais en general elles ne suffisent ni aux besoins de la population ni a ses exigences. Les raisons suivantes peuvent etre invoquees : a) b) c) d) manque de fonds pour l'extension des services; manque de personnel qualifie; difficultes dans les communications et 1 1 approvisionnement; mauvaise repartition geographique des dentistes.

6,

Education a)

a 1 1 hygiene

dentaire

Ja population reste ignorante des bienfaits de 1 1 hygiene

dentaire, surtout dans des pays ou regne encore l 1 analphabetisme. Il s'ensuit qu 1 elle ne montre guere d 1 empressement a soigner ses dents et qu 1 il est difficile d 1 obtenir les moyens financiers requis pour les programmes publics d'hygiene dentaire; b) la profession dentaire elle-m@me peut n 1 @tre pas suffisamment persuadee de ce que l'education a l'hygiene dentaire s'impose.

7.

Fluoruration a) Dans les pays moins developpes, les problemes sont les suivants i) ii) manque d 1 approvisionnements locaux en eau; difficultes techniques liees a l 1 introduction de la fluoruration et au maintien d'un taux de concentration convenable en fluor; manque de personnel qualifie; manque de moyens financiers.

iii) iv) b)

Dans les autres pays, la grosse difficulte vient de ce que les projets de fluoruration de l'eau se sont heurtes a une opposition vigoureuse.

- 31 C. Plans d'hlgiene dentaire dans les pays partici~~ts

Si 1 ton veut promouvoir les plans d 1 hygiene dentaire, il importe au point ou 1 1 on en est arrive, de passer a 1 1 action. Les discussions du Seminaire ont ete fructueuses et ont abouti a des recommandations sages. Il faut desormais, sans retard, les traduire en realites. Les mesures suivantes figurent dans les plans des pays participants : 1. 2. Adoption de textes legislatifs reglant la pratique des soins dentaires. Creation et extension des ecoles, afin de former, a tous les niveaux, le personnel dentaire, sans negliger la formation postuniversitaire a 1 1 administration de la sante publique. Mise au point de programmes unifies sous la direction d'un dentiste disposant d 1 une autonomie suffisante~ Collaboration entre les services dentaires publics et les associations dentaires afin de definir et d'executer le programme. Intensification de 1 1 effort d 'education

J. 4.

5. 6.

a 1' hygiene

dentaire.

Extension du traitement dentaire, sous la forme de services dentaires des ecoles, de consultations dans les centres sanitaires et dans les hopitaux et sous la forme d'une assurance dentaire. Recours accru aux mesures de prevention et de lutte centre les maladies dentaires. Enquetes serieuses afin d 1 evaluer les problemes et de determiner 1 1 efficace des programmes d 1 hygiene dentaire. Adoption de textes legislatifs autorisant la fluoruration des approvisionnements publics en eau. Efforts accrus pour former des chercheurs, pour etendre les possibilites de recherche et soutenir l'etude des causes et des caraoteristiques des affections dentaires.

_7. 8. 9. 10.

D.

Recommandations 1. Il est recommande d 1accorder aux divisions d'hygiene dentaire des pays participants une autonomie administrative

- 32 et une independance suffisantes par rapport aux cadres medicaux, de maniere qu 1 il soit possible d'etendre vigoureusement le service d'hygiene dentaire a la mesure de 1' ampleur et de 1a gravite des problemes. 2. Il est recommande que soient appliques les textes legislatifs qui reglent ou eliminent la pratique des soins par un personnel non qualifie. Il est recommande d'accorder a certains etudiants des ecoles dentaires une formation complementaire aux sciences de base, afin de constituer une reserve ou 1 1 on pourrait recruter des chercheurs de carriere. Il est recommande de veiller plus attentivement a executer les resolutions contenues dans le rapport du Seminaire d'hygiene dentaire de l'OMS, Region du Pacifique occidental, 1954. Vu le developpement asscz lent des programmes d 1 hygiene dentaire, tel qu'il ressort de 1 1 evaluation des services actuels, il est recommande aux gouvernements des pays participants d'accorder un soutien financier plus considerable aux services publics d 1 hygiene dentaire. Etant donne que le manque dJ personnel professionnel g@ne considerablement l'expansion des services d 1 hygiene dentaire dans la plupart des pays representes au Seminaire, il est recommande aux gcuvernements de prevoir des fonds particuliers pour accroitre le recrutement, par des subventions et des bourses. 6. RECOMMANDATIONS GENERALES

3.

4.

5.

6.

Au cours de la derniere seance pleniere du seminaire, le vendredi 20 fevrier, les participants ont exprime les recommandations generales qui suivent : 1. Il est recommande que le rapport du Seminaire soit imprime, agremente d 1 un choix de photographies, et distribue largement non seulement aux services officiels, mais aussi, par 1 1 intermediaire des associations professionnelles, aux ecoles dentaires et aux h6pitaux.

- 33 2. Il est vivement recommande qu'un peste d 1 administrateur de 1' hygiene dentaire soi t cree au Bureau regional de l 1 0MS pour le Pacifique occidental, afin de permettre aux pays Membres de cette Region de beneficier de conseils et d 1une assistance en la matiere. Il est recommande que des participants designes par lfOMS se joignent aux membres du Seminaire designes par les gouvernements. Il est recommande qu'au cours des seminaires a venir, participants et consultants scient loges, si possible, dans un m@me batiment.

3.

4.

ANNEXE I

- 34LISTE. DES PAHTICIPANTS

REGION .. DU. P~CIFIQUE OCCIDENTAL hur:>tralie Dr. Kenneth I'. Adamson Senior Lecturer in Orthodontics Dental School University of Heltourne Dr. Norman H. Lndro~cm Director of Child Health (Dental) Department of Health, Victoria Dr. Bernard A. Collins Dental Officer Commonwealth .Department of Health Dr. Neil E. Goldsworthy Director, Institute of Dental Research United Dental Hospital of Sydney Dr. Robert Harris Head, Department of Preventive Dentistry United Dental Hospital of Sydney Dr • i\.lfrod ,J. Hoole Superintendent, Brisbane Dental Hospital and Adviser to the Government on Dental Clinics of Queensland Dr. Bernard Lilienthal Senior Research Fellow United Dental Hospital of Sydney Dr. Noel D. l'-1artin Associate Professor, Preventive Dentistry, University of Sydney Professor Kenneth J.G. Sutherland Professor of Dental Science and Dean of Faculty University of Western Australia Dr. laurence R.A. Williams General Private Practice 49 IviathourD, Road Toorak, S .E.2 Victoria

4 Collins Stroot Nelbourne, C.l Victoria Department of Health Darwin Institute of Dental Research 2 Chalmers Street Sydney United Dental Hospital 2 Chalmers Street Sydney Brisbane Dental Hospital Turbot Street Brisbane Queensland United Dental Hospital 2 Chalmers Street Sydney 18 Woonona Avenue Wahroonga

179 Wellington St. Perth

61 Collins Street Melbourne, Victoria

- 35 Chine Dr. Pu Mao-yen Chief of the Third Section Kaohsiung City Health Center Dr. Wong Jee-lum Professor of Clinical Dentistry and Dean of Dental Faculty National Defense I'ledical Center Federation de :tVJala isie Dr • Abdul Karim Assistant Director Medical Services (Dental)

ANNEXE I Kaohsiung City Health Center Kaohsiung, Taiwan National Defense Medical Center P.O. Box TAI-0225 Taipei, Taiwan T1inistry of Health Federal House Kuala Lumpur

Dr. Chellie J. Sundram Dental Nurses' Principal (Dental Officer in Charge)Training School Dental Nurses' Training School Dr. Teck Eng Tay General Private Pra-ctice Fidji (1les) Dr. Deryk M. Ellerton Senior Dental Officer Medical Department Dr. Ratu Immanuel L. Vosailagi Dental Officer Medical Department Hong Kong Dr. Walter C. Allwright Dental Specialist Medical Department Dr. Yap Jin-hwee Dental Surgeon Medical Department Japon Dr. Seiichi Ochiai Lecturer, Department of Pedodontics, Tokyo Hedical and Dental University Dr. Keijiro Takagi Councillor on Dental Affairs 11edical Affairs Bureau Ministry of Health and Welfare Dr. Mi tsuharu Takeuchi Official, Health Section Elementary and Secondary Education Bureau, Hinistry of F~ucation (concurrently Lecturer, Tokyo Dental College) 254 Orchard Road Singapore 9 Medical Department Suva Medical Department Suva Medical Department (Dental H.Q.) Tower Court Hysan Ave. 24D Belcher Gardens Hong Kong c/o Chief Liaison Officer Ministry of Health and Welfare Chiyoda-ku, Tokyo -ditto-

-ditto-

ANNEXE I

- 36Dr. Tae Suk Shim Associate Professor College cf Dentistry Seoul National University Dr. Hyon Chan Yoon Chief, Hedical Service Section Hinistry of Health and Social Affairs College of Dentistry 111 Sogong-Dong

Chung-Gu, Seoul I1inistry of Health and Social .i:i.ffairs Seoul N.N.G.P.H. Hospital Sorong Department of Health P.O. Box 8006 Government Buildings Wellington -ditto-

Nouvelle-

Guinea

neerlandaise

Dr. Albert Stepler Dental Surgeon, Netherlands New Guinea Petroleum Company Dr. J. Bruce Bibby Director, Division of Dental Hygiene, Department of Health Dr. Geoffrey H. Leslie Assistant Director, Division of Dental Hygiene Department of Health

NouvelleZelande

Philippines

Dr. Delfin Almanzar Administrative Assistant Dentist I Medical Bureau (Hospitals)

Medical Buroau (Hosptta1s) Department of Health, Nanila 2619 Legarda Street Sampaloc, Manila Philippine Dental College 2921 Nagtahan Cor. Sta. Mesa Blvd. Manila

Dr. Cayetano R. Eustaquio General Private Practice

Dr. Francisco L. Ramirez Dean and Professor Philippine Dental College

Sarawak Singapour

Dr. James N. Harcus Medical Department Dental Officer, Medical Department Kuching Dr. Cheah Chen Kooi Lecturer in Orthodontics Dental School Dr. Mook Qui Wong Acting Chief Dental Officer Ministry of Health University of Malaya Singapore 3 Dental Centre Maxwell Road Singapore 2 Department of Public Health Port Moresby

Territo::ire du Papua et Nouvelle Guinea

Dr. David E. Barmes Dental Officer, Department of Public Health

- 37 Territoire sous Tutelle des lles du Pacifique Viet-Nam Dr. Aaron A. Jaffe Director of Dental Services l'Ule le Dr Thi-Thin Vu

Ai.\TNEXE I Hajuro, Harshall Is. Trust Territory of the Pacific Islands 59, rue Hong Thap Tu Saigon Faculte du Hedicine Saigon Health Department Apia

Chef du Bureau des l1elations exterieures, hinistere de la Sante DY· Trinh-Van Tuat Directeur du Departement dentaire Faculte du rlfedicine Samoa cccidental Dr. John S. \<Talker Principal Dental Officer Health Department

REGIO~f!:E

LA rviEDITERRANEE ORIENTALE

Pakistan

Dr. Hassan Raza Shah Principal, de 1Montmorency College of Dentistry and Superintendent, West Pakistan Dental Hospital, Lahore

West Pakistan Dental Hospital Lahore

REGION DE L'ASIE DU SUD-EST CeyJan Dr • W. Bal endra Medical Officer-in-charge Dental Institute, Colombo Dental Institute Colombo

Dr. S.S.P. de Jong de Silva 16 Tickell Road Principal, School for Dental Colombo Nurses and Children's DenLal Clluic In de Dr. J.C. Manchanda Principal, Government Dental College, Amritsar Punjab State Dr. R.G. Soeria Soemantri Chief, Dental Health Section Public Health Service Dr. See Sirisinha Dean, School of Dentistry University of Medical Sciences Government Dental College Amritsar, Punjab State

Indonesie

5, Djl. Bungsu Bandung University of Hedical Sciences Bangkok

Thai'lande

ANNEXE I OBSERVATEUR Federation Dentaire Interna tionale

- JS -

Professor ,J.P. Walsh Dean, Ji'a(~l.llty o.r Dentistry ·u1ri versit~.r of Otago Dental Sc1'1ool

1).0. Box 647

Dunedin, C .l

cm<IT!~ D I OHGAc·:ISATIOF (AUSTHALIE)

Dr. K.R. Noore Chairman and ExecuL\.ve C.f.fj_cer

Dentist

67 Unley Head Linley South Australia CHL Building King William Street Adelaide South Australia

Mr. A.W.S. Arnold Nemb.er

Senior Administrative Officer Com.monweal th Department of Health

Dr. Peter C. Reade

Dentist

Nember CONSULTANTS Professor T.D. Campbell

4 Te Anau Avenue Prospect South Australia

Dean, Faculty of Dentistry University of hdelaide Adelaide, South Australia Assistant Chief Division of Public Health United States Public Healtl1 3erv luu Washington, D.c., U.S.A. Former Deputy Director of Education Department of Education Adelaide, South Australia Professor of Dentistry and Head of the Department of Periodontics and Crovm and Bridge Nor1'1Tegian State Dental School Oslo, Nor-vmy Dean of the Faculty of Dentistry University of Otago Dental School Dunedin, New Zealand Administrateur regional de la Sante publique Organisation mondiale de la Sante Bureau regional du Pacifique 1CCidental Manille,Philippines

Dr. Donald J. Galagan

Nr. Gilbert S. McDonald Seminar Director Professor Jens Waerhaug

Professor John P. Walsh

Dr. Stephen Falkland

- 39 Dr J. M. Cruikshank Representant de zone de 1 1 0MS Ocean House 34 Martin Place, Sydney Administrateur (Hygiene dentaire) Siege de 1' OMS Geneve

ANNEXE I

Dr F., Bruce Rice

ANNEXE II

- 40RESUME DES DOCUMENTS DE TRAVAIL*

1.

Le role de la profession dans les services d 1 hygiene dentaire WPR/DI-I/1 par le Professeur J. P. Walsh Methodes utilisables par les services d'hygiene dentaire pour WPR/DH/2 la prevention et le traitement des maladies des dents et plus particulierement des parodontopathies par le Professeur Jens Waerhaug, L. D. s., Ph. D. Role du personnel auxiliaire dans les services d 1 hygiene dentaire (Le cas du Soudan) par 1e Dr Hassan Abdel Latif, B. CH. D., F. D. S,, Eng. Evaluation d 1 un service d•hygiene dentaire par G. H. Leslie, D. D. s. (Nouvelle-Zelande) Education du public a llhygiene dentaire par le Dr Chellie J. Sundram Methodes utilisees dans les enqu@tes d'hygiene dentaire et dans la n~tation des resultats par le Dr Keijire Takagi par

2.

3.

WPR/DH/3

4.

WPR/DH/4 WPR/.DH/5 WPR/DH/6

5. 6.

?. 8~

Declaration des maladies dentaires - Methodes de n~rmalisation WPR/DH/7 le Dr Donald J. Galagan, D. D. S., M. P. H. WPR/DH/8

Principes directeurs applicables a l'organisation eta l'administration d'un service d'hygiene dentaire par le Dr Donald J. Galagan, D. D. s., M. P. H. Regime alimentaire et hygiene dentaire par le Professeur T. D. Campbell

9.

WPR/PH/9

*~Bureau regional de l'OMS pour le Pacifique oc~idental• a Manille 1 dispose d'un nombre limite d'exemplaires du texte integral.

- 41 -

Resume WPR/DH/1

LE ROLE DE LA PROFESSION DANS LES SERVICES D1 HYGIENE DENTAIRE par le Professeur J. P. Walsh Le niveau de formation a la profession dentaire differe considerablement d 1 un pays a l'autre. Selon les cas, le dipl8me de dentiste peut requerir deJa 6 annees d'etudes. Les programmes sont ace point divers qu 1 il est difficile d 1 esquisser aucune generalisation. Ecarts tout aussi considerables dans le nombre d 1 habitants par dentiste. Pour juger de 1 1 importance des soins dentaires dans une region donnee, il suffit souvent de c omparer le nombre et le niveau des medecins au nombre et au niveau de dentistes (voir le tableau cidessous). NOMBRE D1 HABITANTS PAR IV"lEDECIN 9.055 902 2.50? 6.410 931 1.145 NOMBRE D'HABITANTS NOMBRE DE PAR DENTISTE MEDECINS PAR DENTISTE ?0. 070 2.5J6 4.3?0 36.160 2 •. 630 3.1?0 1

REGION

Afrique Amerique du Nord et Centrale Amerique du Sud Asie Europe Oceanie

8

1 1 1 1 1

3 2 6 3 3

Il faut done, si 1 1 on veut creer un service dentaire, tenir compte des effectifs et de la situation generale de la profession dentaire •. En effet, on ne peut admettre que les services soient diriges par autre qu 1 un dentiste, ou qu 1 ils utilisent uniquement des auxiliaires. En fait, faute de dentistes dftment formes et qualifies, on peut recourir a des remplaqants qui en tiendront lieu comme il peuvent, mais non a des auxiliaires dentaires dans 1 1 acception officielle du terme. Ctest pourquoi, m~me dans les pays les moins developpes, il faut, pour monter un service d 1 hygiene dentaire, commencer par implanter la profession.

- 42 Bien que les services d'hygiene dentaire beneficient avant tout aux iqdividus, ils peuvent @tre organises par la collectivite et pour la collectivite. Par exemple, la fluoruration de 1 1 eau ne peut etre envisagee que pour une collectivite ou un groupe. On peut citer par ailleurs comme exemple d'un service consacre a un groupe particulier les consultations pour ecoliers. Quant au cabinet du dentiste, il est lui aussi un service d'hygiene dentaire, mis a la disposition des clients du dentiste prive. Bref, on peut considerer tous les aspects des soins dentaires comma des services d'hygiene dentaire. Les problemas que posent a l 1 heure actuelle les maladies des dents sont a ce point immenses que la profession ne peut en aucun cas assurer seule llhygiene dentaire. Il faut l 1 aide du personnel medical, des educat~urs, des savants, des administrateurs sanitaires, ainsi que d I auXiliaires formeS Specialement a cet effet. Pour developper un service, la profession doit tout d' abord mesurer la frequence simple et globale des maladies dentaires et evaluer, par rapport a ces besoins, les effectifs professionnels et les services en fonction. Elle eveillera l'attention du public aux problemas dentaires du pays et creera ainsi dans la population, dans les milieux sanitaires connexes et dans 1 1 administration le desir reel de voir se constituer un programme d 1 hygiene dentaire. En collaboration avec les organisatious sanitaires interessees, nationales et internationa1es, la profession dentaire dressera les plans des services dentaires de la col lee tivi te. Ces plans comprendront la recherche, 1 1 education sanitaire, les soins preventifs et curatifs, mis en fin de compte a la disposition de tous les habitants, quitte a determiner au debut les groupes prioritaires. La prevention et le traitement des maladies des dents parmi les enfants et les femmes enceintes, la lutte contre la douleur et l'infection de la bouche parmi les adultes figurent couramment dans la liste des prlorites. Ces plans comprendront en outre, parmi leurs objectifs les plus urgents, la constitution de programmes de formation pratique et thearique du personnel, subsidies par le gouvernement. Des organisations communautaires ou publiques d'hygiene dentaire seront creees avec l'aide et les c onseils de la profession, y compris une division dentaire au Departement de la Sante, a l'echelon national. De plus, la profession participera activement a la mise en oeuvre du programme, assurant les fonctions d 1 administrateur, d'enseignant, ainsi que la surveillance et la pratique des soins.

- 43 Diverses methodes permettent de financer ces services : assurance obligatoire ou facultative, securite sociale couvrant les honoraires des praticiens, dentistes fonctionnaires a plein temps ou a temps partiel. Le niveau de formation professionnelle requis pour 1 1 inscription au registre des dentistes ou pour etre autorise a pratiquer legalement sera etabli et releve en f onction de 1 1 etat socio-economique et de 1 1 instruction dans le pays. Les services d 1 hygiene dentaire ne peuvent se limiter a servir la classe la plus aisee, seule capable de les payer. La profession doit etre disposee a travailler dans les hopitaux et dans les consultations pour enfants, a traiter les groupes prioritaires, a former des auxiliaires et a travailler avec eux, encourageant les mesures de prevention cornme la fluoruration et l 1 education sanitaire. Tout en in~ sistant a juste titre sur le maintien des normes professionnelles, les dentistes doivent au dela de leurs avantages financiers personnels avoir a 1 1 esprit le bien de la collectivite.

Resume WPR/DH/2

- 44 METHODES UTILISABLES PAR LES SERVICES D1 HYGIENE DENTAIRE POUR LA PREVENTION ET LE TRAITEJVIENT DES YJALADIES DES DENTS ET PLUS PARTICULIEREYlENT DES PARODONTOPATHIES

par le Professeur Jens Waerhaug, L. D. S., Ph. D. On ne peut prevenir les parodontopathies ni les traiter sans connaitre leurs causes. L'auteur aborde plus particulierement trois facteurs etiologiques Les troubles generaux Oitons parmi les exemples classiques les parodontopathies graves, consecutives a la malnutrition, au manque de vitamine o, a la pellagre, au diabete, a la grossesse et a la dyscrasia du sang. Oependant, ces troubles et d 1 autres du meme ordre n 1 aboutissent pas necessairement a la parodontopathie. La plupart des sujets atteints d'affections du parodonthe sont par ailleurs cliniquement sains. Aussi, sauf dans des cas particuliers, c'est en vain que 1 1 on a voulu attaquer les parodontopathies par un traitement destine a lutter contre ees maladies generales. Bon nombre de clinicians ont attribue une grande importanee a l 1 articule traumatisant. Cependant, des enquetes systematiques ne confirment pas cette opinion. Le traumatisme occlusif peut aboutir a des troubles transitoires dans la partie intra-alveolaire de la membrane parodontale mais ce n'est qu 1 en des cas exceptionnels qu'il s 1 ensuit un approfondissement du cul-de-sac. L1ef.fort peut aggraver una parodontite prealable dans les cas ou pour des raisons independantes il y a eu perte des dents et des tissus de soutien. Mais si la dentition est encore complete, il est improbable que l'effort seul puisse determiner une parodontite. L1 irritation locale A l'etat normal le manchon epithelial rattache la dent a la gencive sans que s 1 interpose aucun tartre ni aucune plaque bacterienne. Un sillon gingival sain ne contient probablement aucun micro-organisme; les corps strangers et les bacteries sont expulses sans retard, aussi tot apres qu 1 ils ont ete introduits deforce. L1 anatomie du parodonte prete le .flanc a la maladie du fait que la plaque bacterienne peut etre retenue sur la dent. Oette plaque, composee surtout de micro-organismes vivants, croit le long de la surface de la dent et entre en contact avec la gencive, que finit par s 1 enflammer. Dans les cas favorables cette plaque ne s'etend pas audessous de la marge gingivale, mais dans la plupart des cas elle le fait. La zone de contact avec la gencive s 1 etend et l'inflammation penetre plus profondement dans le tissu parodontal.

- 45 Tot ou tard, les fibres du parodonte situees sous le manchon epithelial sont detruites et 1 1 on assiste a 1 1 approfondissement du culde-sac. crest done le rythme de la croissance apicale de la plaque qui regit la destruction du parodonte. 1 1 irritation mecanique peut jouer un r8le dans des cas isoles, mais le plus souvent c 1 est une plaque mince qui cause l'irritation que l'on constate ala suite d 1 un tartre ou d 1 une restauration mal executee. L'irritation chimique due aces restaurations ne joue qu 1 un role negligeable si on la compare a l'irritation toxique resultant de la plaque bacterienne qui recouvre presque inevitablement ces restaurations. Il resulte de ces considerations que si 1 1 on veut prevenir les parodontopathies, il faut lutter essentiellement contre les depots bacteriens. La plaque commence toujours par se former au-dessus de la marge gingivale, pour s 1 etendre ensuite vers le bas. Des lors, 1 1 ablation radicale de la plaque supragingivale deux fois p~· jour peut prevenir la formation d'une plaque subgingivale et le tartre. Lorsgu'on enseigne l 1 hygiene buccale, il est essentiel de dire au malade que sa pyorrhee est due aux bacteries v:i.vantes logees sous la dent, et qu 1 il est tout aussi important d 1 oter la plaque adherant aux surfaces linguales et interproximales que la plaque fixee sur la surface labiale, visible. Cure-dents et techniques sp€wiales de brossage sont necessaires si 1 1 on veut aboutir a un nettoyage complet de la dent. On recourra pour l'ablation des depots subgingivaux a des instruments speciaux. 1 1 ablation complete permet une guerison et de retrouver un sillon normal avec des cellules epitheliales saines, adherant de pres ala dent, jusqu'a la marge gingivale. Une bonne collaboration entre le malade et son dentiste, et 1 1 application de mesures d 'hygiene permettent de prevenir la plupart des parodontopathies. Il faut egalement lutter centre la malnutrition dans les pays ou elle est panendemique. On ne peut exiger des services d'hygiene dentaire qu 1 ils assurent le bon etat quotidien de 1 1 articulation des sujets jeunes encore nantis d 1 une dentition complete. Les parodontopathies devraient faire l'objet d 1un programme particulier dans les ecoles dentaires. La profession sera formee au traitement et a la prevention de ces maladies; tout dentiste comprendra qu 1 il lui incombe de les traiter au meme titre que les caries.

Resume 1A!PR/bH/3

... 46 -

ROLE DU PERSONNEL AU:XILIAIRE DANS LES SERVICES D1 HYGIENE DENTAIRE (LE CAS DE SOUDAN) par le Dr Hassan Abdel Latif Le developpement des services d'hygiene dentaire depend en bonne part du niveau economique et de l'instruction. Il serait absurde de copier dans les pays sous-developpes l'exemple des pays plus avances. Des problemesinnombrables se posent : population parfois en bonne part analphabete, conditions de vie primitives, peu de dentistes, frequence des affections dentaires, ressources financieres reduites.

Il faut dans ce cas commencer par alleger la souffrance et par enrayer 1 1 infection. C1 est une premiere etape qu 1 il faut en temps voulu faire suivre par des mesures d 1 education du public, auquel il importe de faire comprendre l'importance de l'hygiene de la bouche, et par la formation d 1 un personnel dentaire capable de donner le traitement qu 1 exigera un public mieux informe et mieux eduque. Il est pratiquement impossible de faire administrer ce traitement d 1 urgence par des dentistes qualifies. Il faut done recourir a d'autres moyens. formation partielle aboutissant a une qualification incomplete; des t~ches lui sont confiees qui normalement reviennent au dentiste pleinement qualifie. Et de citer comme exemple les hygienistes dentaires (Etats-Unis d 1 Amerique) et les infirmieres dentaires (Nouvelle-Zelande). Il y a done lieu de creer pour les pays sous developpes une categorie speciale d 1 auxiliaires, qui n 1 aurait pas sa place dans des pays plus avances. Nous voulons parler du praticien assistant que sa formation met en mesure d'operer des extractions sous anesthesia locale et de drainer des abces. Dans les pays ou d 1 autres secteurs des services sanitaires comptent du personnel auxiliaire - praticiens medicaux assistants, assistants de salle d 1 operation, assistants de laboratoire ou de radiographie il importe de recruter des assistants dentaires au meme niveau de formation. Il semble que pour les soins dentaires aux enfants, la meilleure solution soit de recourir a des infirmieres dentaires des ecoles. Malheureusement dans plusiaurs pays d' Orient, 1 1 instruction des filles est en retard sur celle des garc;ons, ce qui gene le recrutement. 1 1 auxiliaire, a-t-il ete dit, est un sujet qui a beneficie d'une

- 47 Le Soudan est un pays de 2, 59 millions de kilometres c arres, ou sont eparpilles quelque 10.262.536 habitants, qui different entre eux par la race, les coutumes et les croyances. Les conditions de vie sont tres primitives dans la plus grosse partie du pays e t les moyens de communication demeurent insuffisants; beaucoup de districts sont coupes du reste du territoire pendant plusieurs mois au cours de la saison des pluies. Il y a dix ans a peine, rien n'etait prevu pour l'hygiene dentaire. C1 est le personnel des hopitaux et des dispensaires, depourvu de toute formation dentaire, qui devait effectuer les extractions.

Il faut commencer par donner aux. populations rurales et urbaines le type de traitement dont elles ont le plus besoin : alleger la souffrance et reduire 1 1 infection. Ce ne sont pas les 28 chirurgiens dentistes dont le pays dispose actuellement qui peuvent accomplir cette tache. Il faut done recruter et former du personnel auxiliaire. C1 est du reste ce qui a ete fait au Soudan, depuis 40 ans, dans le domaine medical : des infirmiers apres deux annees de medecine, ont ete mis a la tete de dispensaires, pour y traiter des affections benignes et pour y faire des pansements. Ces auxiliaires ont rendu des services incalculable s. Cependant, un service dentaire digne de ce nom ne· peut se contenter d 1 extraire des dents et d 1 alleger la souffrance. Il doit ensuite s'efforcer d 1 eduquer le public, lui faire comprendre 1 1 importance de 1 1 hygiene dentaire. Des campagnes diotinctco oont pr6vuco pour leo adultes et pour les enfants. Il est envisage de constituer un service dentaire des ecoles, sur le modele neo-zelandais, tout en apportant a ce dernier les modifications qu 1 imposent les conditions locales. En plus des examens reguliers, les infirmieres dentaires, placees sous la surveillance du dentiste des ecoles assurera les obturations, les extractions des dents de lait et le detartrage. En outre, elle ensignera 1 1 hygiene de la bouche aux femmes reunies dans les maternites, dans les centres de prevoyance sociale et dans les clubs feminins. Il serait absurde deformer le public a 1 1 hygiene dentaire sans former des dentistes qualifies qui puissent donner a des malades plus eclaires le traitement qu'ils sont en droit d 1 attendre. On ne peut remettre a plus tard la preparation des plans qui assureront a,u pays son personnel qualifie. Ce dernier est d 1 autant plus indispensable qu 1 il aura a surveiller le travail des auxiliaires.

Resume WPR/DH/4

- 48 -

EVALUATION D'UN SERVICE D1 HYGIENE DENTAIRE par G. H. Leslie, D. D.

s.

(Nouvelle-Zelande)

Tout evaluation se fonde sur un critere. Encore est-il vain d 1 evaluer un service d 1 hygiene dentaire si le critere manque de realisme, en d 1 autres mots, si l'objectif fixe est irroalisable. Du moins faut-il que les objectifs intermediaires scient adaptes au niveau de developpement du pays. Il est bien vrai que faute d'utiliser un critere international, les conclusions perdent de leur valeur generale. Cependant, le realisme du critere permet de rassembler precisement les indications indispensables pour mesurer les progres realises et preparer les plans d 1 avenir. Or ce sont la precisement les deux operations qui justifient 1 1 evaluation. Des lors, si l'on admet qu 1 une evaluation relative 1 1 emporte sur une evaluation en termes absolus, il faut bien connaitre la situation au depart, ou du moins a la date a partir de laquelle on se propose de mesurer les progres accomplis. Il faut a cet effet disposer d 1 informations dans les domaines suivants : 1. 2. Statistiques demographiques et repartition geographique Niveau de l'hygiene dentaire Portee des services publics d 1 hygiene dentaire Situation politique, sociale, economique et culturelle Effectifs du personnel dentaire Possibilites d'education en la matiere.

3.

4. 5. 6.

Dtautres categories de donnees peuvent &tre utiles; celles que nous venons d'enumerer sont indispensables. Du fait qu'il n'ait pas deux pays ou les services d'hygiene dentaire auront a travailler dans des conditions identiques, il faut differencier les objectifs et particulariser en consequence le systeme d'evaluation. Autant dire que les resultats seront essentiellement relatifs.

... 49 -

Il semble facile a premiere vue d'evaluer un service d 1 hygiene dentaire. Il suffit, semble-t-il, d 1 imaginer un service ideal ou de garder a 1 1 esprit le souvenir de tel service parfait que 1 1 on a connu et de comparer la realite a la lumiere de cet ideal imaginaire ou passe. Cette methode a le defaut de negliger les circonstances particulieres. Certes, il faut juger un service sur ses resultats, mais encore le jugement est-il depourvu de portee pratique si l'on neglige d'etudier les conditions dans lesquelles le service fonctionne. En somme, tout peut se resumer dans cette question : les objectifs du service sont ils adaptes a l'etendue et a l'urgence des besoins dentaires de la collectivite ? Ces objectifs sont-ils a la mesure des ressources materielles et financieres du pays ?

Resume w:>R/DH/5

- 50-

EDUCATION DU PUBLIC A L'HYGIENE DENTAIRE par le Dr Chellie J. Sundram A mesure qu 1 un pay·s se developpe, la simple repetition des principes d I hygiene dentaire doi t Ceder la place a Un eveil de la pensee logique. Dans les pays mains developpes, une campagne d 1 education du public s'impose les buts suivants : 1. rendre la population consciente de ses besoins dentaires, et 1 1 amener ainsi a demander la creation de services dentaires convenables; informer une collectivite des faits scientifiques touchant les dangers et la prevention des maladies dentaires; lutter centre la peur et le prejuge dont fait 1' objet le traitement dentaire et preparer ainsi la prevention et la lutte contre les maladies des dents; etoffer les effectifs et 1 1 equipement des services dentaires. Ce sont la les objectifs, au sens large, qulil faut distinguer de l'instruction donnee au public pour lui apprendre a prevenir les maladies dentaires. Il est evident qu'il ne suffit pas d 1 accroitre le dispositif de traitement; il faut encore amener le public a en reconnaitre la necessite. C1 est alors seulement que les services dentaires recevront la place qui leur revient dans le developpement general d'un pays. Lorsqu 1 on organise une campagne d 1 education a l 1 hygiene dentaire, il faut tenir compte du degre du developpement du pays : analphabetisme, facteurs socio-economiques, nombre d 1 habitants par dentiste, frequence des affections et des anomalies. Tout en creant des unites administratives dentaires dans le cadre general de 1 1 administration, il faut analyser la frequence de la maladie. On peut ensuite amorcer les campagnes a 1 1 adresse du gouvernement et des populations. '-(

2. 3.

- 51 Qu'on ne se lasse pas de repeter aux edQ!lcateurs sanitaires que les notions, se1.1les, ne suffisent pas. I"iieux vaut qu 1 un long discours une affiche simple mais saisissante portant ce slogan 11 Soyez fiers de vos dents". Voila qui accroche, la repetition fera le reste. Que l'eloquence de la parole le cede a l'eloquence de l'affiche. a ete reproche a 1 1 educat1on sanitaire d'user trap souvent de la menace. Il reste c ependant que dans des pays peu developpes la Crainte peut etre 1 I instrument Salutaire qui amene la population a voir les dangers de la maladie. La fluoruration des services des eaux dans les pays qui ont atteint le deuxieme et le troisieme stade de developpement, ne pose aucun problems. La mesure est acceptee par le public. Par contre, dans les pays arrives au quatrieme stade, cette mesure suscite un deluge de protestations. Le choix judicieux des canaux a retenir pour 1 1 education sanitaire suppose une connaissance serieuse de la collectivite, de ses composantes ethniques et de leurs habitudes alimentaires. Voici les canaux les plus efficaces : 1.

n

les consultations dentaires permettent aux dentistes e t aux auxiliaires ~assistants, infirmieres, hygienistes, etc.) d 1 agir par contact direct avec le public; les clubs, les associations, les ecoles, les centres d 1 hygiene de la maternite et de 1 1 enfance; les expositions d 1hygiene dentaire dans le cadre de foires agricoles ou commerciales, ou de reunions et d 1 expositions consacrees a la sante; la publicite d 1 ordre general par les methodes audio-visuelles,. les objets, le texte imprime, 1 1 affiche, etc.

2.

3.

4.

Si 1 1 adulte craint de se rendre chez le dentiste c'est souvent qu 1 il s 1 attend a avoir mal. Cette crainte peut remonter a une experience malheureuse faite chez le dentiste au cours de l'enfance. Il faut done aborder 1 1 enfant malade d'une maniere nouvelle et comprendre ses imperatifs psychologiques. Il faut de meme modifier 1 1 aspect exterieur des consultations dentaires pour enfants. A la chambre de torture ou ala salle d'operation doit se substituer dans l'esprit du malade un decor moins effrayant, plus simple. Les salles devraient etre decorees de dessins representant des oiseaux, des poissons ou autres animaux qui travestissent en cirque le cabinet du Dr Caligari.

- 52 Autre moyen de lever le prejuge, permettre aux parents et aux spectateurs 1 1 acces de la consultation pour enfants. Il est i ndispensable dans les pays qui en sont au premier ou au second stade de developpement de faire accepter par le public les soins dentaires, en recourant ·~ cet effet a des methodes, a un style qui risquent de choquer les patriarches de la profession. les pays qui en sont au quatrieme stade de developpement peuvent se permettre les enqu@tes detaillees sur l 1 education a llhygiene dentaire. Cependant, les principes memes de l 1 evaluation valent la peine dt@tre etudies, m@me dans les pays moins developpes. Ces evaluations se fondent essentiellement sur des mesures quantitatives se rapportant a la prevention des maladies dentaires ou a la reduction de leurs consequences. Seu~

- 53 METHODES UTILISEES DANS LES EN(JUETES D1.HYGIENE DENTAIRE ET DANS LA NOTATION DES RESULTATS

Resume WPR/DH/6

par le Dr Keijiro Takagi L1 enquete d'hygiene dentaire se propose d'obtenir des informations sur la frequence globale des mc:.ladies dentaires soit dans un pays soit dans un groupe determine, sur les methodes et le volume de traitement, sur les habitudes d'hygiene de la bouche et sur la nature des mesures preventives. Ces donnees sont indispensables si l'on veut promouvoir l 1 hygiene dentaire et la sante generale de la population ou d'un groupe donne. Les enquetes peuvent soit comporter une enumeration complete soit, a l autre extremite se presenter sous la forme de quelques etudes de cas. On peut encore soit se borner a quelques groupes choisis arbitrairement, ou proceder au contraire a un sondage aleatoire selon toutes les regles de l'art. 1

L1 enquete portera sur toutes les affections dentaires et de la bouche, en insistant cependant sur les caries, les parodontopathies, les malocclusions, les stomatites, les gingivites et les taches de l 1 email. On ne manquera pas de noter le traitement deja regu. Seront ainsi recueillies : 1. Les donnees generales region, nom, sexe, age, categorie de foyer, assurance-maladie, brossage des dents, nombre d 1 accouchements, fluoruration de 1 1 eau. Les donnees d 1 ordre dentaire : a) caries : i) dents non traitees (mentionner la gravite de la carie), ii) dents traitees ou restaurees (indiquer le type de traitement, par exemple, amalgame et obturations, inlays, couronnes, pivots, etc.); parodontopathies : region touchee, gravite de l'affection; malocclusions : type et etendue; stomatites et gingivites : type, region touchee;

2.

b) c) d)

- 54 -

e) f)

taches de 1 1 email 1 1 affection;

region touchee, gravite de

remplacement des dents entieres (bridges, fausses dents).

Il faut avant tout etablir des normes uniformes de diagnostic et de classement des maladies dentaires et de leur gravite relative :

l.

2.

Caries dentaires : le diagnostic se fondera sur l'observation macroscopique ou sur le recours a l 1 instrumentation, et s 1 il y a lieu, sur l 1examen radiologique. Il existe plusieurs modes de classement de la gravite des caries. Le Ministere de la Sante et de la Prevoyance sociale du Japan a adopte en 1957 un classement a cinq echelons : D , D , D , D et D • 0 1 2 3 4 Parodontopathies : il n 1 existe pas encore de norme uniforme pour le diagnostic de la parodontopathie et la notation de sa gravite. Le groupe de recherche des parodontopathies, sous 1 1 egide du Fonds de Recherche du Ministere de l'Education se penche actuellement sur ce problema. Malocclusions : il est apparu que de meilleures normes de classement s 1 imposent sur ce point, ainsi qu'une methode de classification a la fois simple et souple. Stomatite et gingivite Taches de l 1 email : (definition : sont dites atteintes de taches les dents qui presentent une opacite blanche sur la surface de la couronne). Ces taches sont frequentes partout dans le monde, mais leur interpretation varie, tout comme varie le mode de classement. Voic~ la classification en vigueur au Japan : M - tacheture blanche partielle; 1 :t-1

3.

4. 5.

2

- la surface tout entiere presente une opacite blanche et diffuse;

M - on constate, en plus de M , d 1autres 1 et M 2 3 defauts de la structure d~ la dent; B - on ajoutera un 11 B11 aux notations M , M et M 1 2 dans les cas ou la surface de la dent est 3 decoloree.

- 55 6. Dents restaurees : ce sont des dents qui presentent des obturations, des couronnes, des pivots, etc., a l'exclusion cependant des dents atteintes de ?aries repetees. Remplacement de dents entieres : seront notees la presence et 1' etendue des bridges et des dents artificielle:;:. Il y a lieu de pousser l'etude du mode de classement.

7.

La notation se fera de preference sur des f ormulaires. Les dentistes apprendront a noter les donnees d 1 une maniere exacte, uniforme et rapide. C1 est le dentiste lui-m@me, ou a la rigueur un assistant dftment forme, qui portera les indications sur les fiches. L1 administration nationale ou le chef de la collectivite ~evraient etre charges de l'enqu~te. Les donnees seront mises en tableaux point par point. Dans la plupart des cas, la tabulation mecanique est la plus rentable.

Resume WPR7DH/7

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DEClARATION DES Y.tAIADIES DENTAIRES - METHODES DE NORMALISATION

par le Dr Donald J. Galagan, D. D.

s.,

M. P. H.

Il existe des indices permettant d'evaluer l'hygiene dentaire de la population a un moment donne ou de proceder a des comparaisons dans le temps et dans 1 1 espace. Il s 1 ensuit que le choix des donnees a recueillir dependra des problemes. La normalisation rigide des indices et leur application aveugle sont a proscrire. Chaque etude, chaque enqu@te imposent le choix et souvent l 1 adaptation d'un indice en fonction.du but et des modalites d'execution. La mesure des affections relativement rares peut se faire par simple enumeration des individus atteints. Cependant, pour les maladies beaucoup plus repandues (caries, parodontopathies, malocclusions) il arrive souvent que le nombre des sujets atteints differe a peine du montant total de la populaticn. Aussi la simple enumeration perdelle toute valeur indicative. Il faut dans ce cas recourir a des mesures plus precises de la gravite, du degre d 1 avancement de ces affections. Qualites requises de 1 1 indice dentaire : Un indice n 1 est utile du point de vue de la sante publique et de l'epidemiologie que s 1 il presente certains caracteres essentiels : il sera simple, susceptible de reproduction, quantitatif; il permettra l'analyse des donnees et rey@tira une signification valable par rapport a la maladie a laquelle il se rapporte. 1 L'indice DMF , tels qu'il a ete propose par Klein, Palmer et Knutson, et sous les formes qui en ont ete proposees ulterieurement, constitue de loin la mesure la plus pratique pour 1 1 evaluation des caries dentaires, sous l'angle de la sante publique et de l 1 epidemiologie. Les indices DMF-def2 s'indiquent pour des enqu@tes a la fois simples et rapides, d 1 ou 1 1 on s 1 efforce de tirer des evaluations sommaires sur la frequence et la gravite des caries, a partir de donnees recueillies sans grande perte de temps ou d 1 efforts. Ces donnees peuvent faire l'objet d'une utilisation beaucoup plus detaillee (par exemple, avec etude des conclusions radiologiques) pour etudier la repartition des categories selon les dents et leur surface. 1 2

Pour plus de details voir page 24. Pour plus de details voir page 25.

- 57 ... Ces estimations pratiques du DMF permettent mieux que toute autre methode de me surer les caries dentaires dans les dents permanentes d 1 une populati.on enfantine. Ces estimations se fondent sur la relation connue et remarquablement constante qui existe entre le pourcentage d 1 individus ages de 6 a 15 ans et atteints de caries, le nombre moyen de dents permanentes DlVIF par personne et la moyenne de surface atteinte de D, de M ou de F, pour chaque dent DHF. Tout dentiste qui s 1 occupe de sante publique devrait etre rompu a 1 1 usage de ces estimations. Qu:rnt aux parodontopathies, chroniques destructives, c'est 1 1 indice Russell qui constitue actuellement 1 1 instrument le plus pratique, le plus simple et le plus efficace pour les evaluer. Le ~steme de Russell met l'accent sur les etats avances de la maladie et reduit les erreurs dues a la personnalite de l'examinateur. Il aboutit done a sous-estimer dans une certaine mesure l'importance reelle des parodontopathies dans une population donnee.

L1 indice pour la malocclusion : Trop peu de progres ont ete realises dans la mise au point d'une methode pratique permettant de mesurer la gravite des malocclusions pour que nous nous hasardions a recommander un indice unique. L'indice de fluorose 2 mis au point par Dean et ses collaborateurs permet la notation numerique des taches de 1 1 email chez 1 1 individu, en prenant pour base les manifestations cliniques les plus graves dans au moins deux dents. Normalisation des methodes La normalisation internationale dans la presentation des donnees relatives aux maladies dentaires pourrait progresser sur les points suivants : La Plan d'enquete portante dans la mise au destinee aux enquetes de que le recours a un plan 1

mesure la plus urgente, voire la plus impoint d'une methode internationale normalisee, sante publique et d'epidemiologie, n'est autre ecrit decrivant les elements de base du projet.

Pour plus de details voir page 25. Pour plus de details voir page 27.

2

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Harmonisation des examinateurs - C1 est 1 1 examinateur lui-meme qui constitue 1 1 element essentiel de toute enquete. Il convient d'harmoniser 1 1 utilisation des indices par des examinateurs differents. Terminologie - Des definitions plus precises favoriseront 1 1 echange international des informations epidemiologiques. Materiel- Malgre les difficultes pratiques qui s 1 opposent a 1 adoption d'une trousse unique pour tous les pays, certaines normes uniformes devraient se degager; il est evident que les resultats dependent largement du materiel utilise. 1

Fiches - La normalisation des modes de notation faciliterait grandement 1 1 utilisation internationales des donnees recueillies sur les maladies dentaires. Presentation - Tout rapport publie precisera le but du projet, le materiel et les methodes, ainsi que le mode d'echantillonnage et d'analyse. Les termes vagues et ambigus seront bannis. Une importance particuliere sera accordee.a la presentation des resultats par groupes et par age. Les donnees essentielles recueillies au cours de l 1 enquete figureront dans un tableau recapitulatif.

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Resume vJPR/DH/8

PRINGIPES DIRECTEURS APPLICABLES A 1' ORGANISATION ET A L'ADMINISTRATION D'UN SERVICE D1 HYGIENE DENTAIRE par le Dr Donald J. Galagan, D.D.S., M.P. H. Il est generalement admis qu 1 un progranune complet d 1 hygiene dentaire doit comporter les cinq elements essentiels qui suivent : l) un programme d 1 education a l'hygiene dentaire et d 1 information, 2) l'application de mesures preventives, 3) des possibilites de traitement direct, curatif ou correctif, 4) la direction generale de l 1 evolution professionnelle, et 5) des activites de recherche. Il ast des pays qui ne pourront travailler concurremment dans cinq directions; par ailleurs les methodes ou l 1 importance respective de ces cinq secteurs differeront de pays a pays. Un Erogranune dentaire doit etre lie etroitement au niveau social, economique et professionnel du pays. Cependant, du fait que ces cinq secteurs reagissent les uns sur les autres, ils determinent ce que l 1 on pcurrait appeler le climat socio-dentaire du pays. Determiner les priorites, en fonction des criteres suivants l) etendue et gravite du probleme, 2) possibilites de realisation pratique, 3) portee des rnesures prevues (nombre d'habitants qui en beneficieront), 4) possibilites d'expansion et de developpement, 5) relations avec le public, ou en d 1 autres termes, valeurs politiques, et 6) besoins conscients de la population. 1 1 administrateur dentaire etablira les priorites conformement a l'evaluation directe deE' dimensions du probleme et aux effets des mesures envisagees. Une fois etablies les priorites, les objectifs doivent etre fixes l) objectifs a long terme, 2) objectifs immediats visant a la realisation des premiers, par etapes progressives, et 3) evaluation du programme a intervalles reguliers. Cette evaluation se ramene a determiner dans quelle mesure l'administrateur a realise les objectifs qu'il s'est impose. Les methodes d 1 evaluation seront prevues des le depart. Cette derniere regle est particulierement importante dans des pays insuffisamment developpes ou les administrateurs du progranune doivent etre a l 1 affut de tcut changement. Le directeur du Erohr~mme s'efforcera d 1 etablir un juste equilibre entre les divers secteurs du travail. Cet equilibre variera de pays a pays. Au cas ou des signes de disproportion se manifesteraient, le directeur pourrait aborder, fut-ce de maniere tres modeste, chacun des secteurs du programme, de maniere a s'assurer pour l'avenir des instruments d 1 equilibration.

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Le programme disposera d 1 un appui financier suffisant, continu et croissant, les fonds etant geres par le directeur du prograrr~e. C1 est la sans doute la tache a la fois la plus urgente, la plus difficile et la plus importante du directeur. Toute demande de fonds doit etre justifiee d 1 une maniere convaincante. Le directeur tiendra au courant des buts du programme, de ses activites, des problemes et des realisations les organismes qui detiennent les cordons de la bourse. crest ainsi qu 1 il e'assurera leur soutien ininterrompu et en fin de compte le soutien du public. Des normes fermes seront etablies en ce qui concerne l 1 utilisation et le rendement du personnel et de 1 1 equipement. Le directeur doit avoir une excellente formation theorique et pratique en soins dentaires et en sante publique. Quant aux autres membres du personnel, leurs capacites devront se situer au niveau general des dentistes et des membres des autres professions connexes, qui pratiquent dans le pays. Surtout en ce qui concerne les methodes cliniques, des normes d 1 execution seront etablies, permettant de mesurer la competence du personnel et un emploi judicieux du temps. L1 evaluation sera facilite si l 1 on normalise les methodes de notation et de presentation des maladies, les operations et toutes les autres activites du programme. La normalisation des archives permettra a l'administrateur du programme d 1 effectuer les comparaisons par region, par groupe, aussi bien dans le temps que dans l'espace. La profession et la population tout entiere doivent trouver dans service dentaire national un guide en matiere d'hygiene dentaire. L1 une des taches principales est a cet egard de determiner dans quelle mesure le service peut s 1 avancer au-dela de ce qu 1 autorise la maturite du public, sans perdre toutefois le contact avec ce dernier. 1~

1 1 opinion publlque se modifie sans cesse. S'il est vrai qu'une mesure prematuree se heurte au scepticisme et echoue, il faut cependant que 1 I a.dministration sani taire sac he hater 1 1 evolution du public. On peut m~me assurer que la competence du travailleur sanitaire se mesure a ce.tte aptitude qu 1 il acquiert a prendre en main la direction du progres socJal et professionnel.

- 61 REGD~ ALTI~ENTAIRE

Resume \oJPR/DH/9 Dlli~TAIRE

ET HYGIENE

par le Professeur T. D. Campbell Ces quelques remarques sur la relation entre le regime alimentaire et 1 1 hygiene dentaire se fondent sur l 1 etude d 1 un groupe aborigene. Les aborigenes d 1 Australie constituent sans doute 1 1 un des groupes les plus homogenes que 1 1 on puisse rencontrer aujourd 1 hui. Vu le milieu naturel, la dentition et la machoire de 1 1 aborigene sont ace point saines et efficaces, qu'elle permettent d 1 observer les principes fondamentaux de la fonction dentaire. Cette dentition parfaite est une des caracteristiques des populations vivant dans leur milieu naturel. Absence completed e caries et de tout autre trouble dentaire parmi les enfants, les adolescents et les jeunes adultes. Les troubles de la dentition n 1 apparaissent le plus souvent qu 1 ulterieurement. Pendant la plus grande part de leur vie, la majorite des individus possedent un nombre suffisant de dents a la fois saines et en bon etat de fonctionnement. Il f aut en chercher la cause principale dans l 1 alimentation et les habitudes dietetiques. Les recherches effectuees sur les aborigenes d 1 Australie centrale, depuis plusieurs annees, par 1 1 Universite d 1 Adelaide, ont permis d 1 etudier les rapports entre 1 1 hygiene dentaire et buccale et divers facteurs du milieu. Ces etudes ont porte a la fois sur des populations qui ont conserver leur mode naturel de vie, sur des populations atteintes, a des degres differents, par la detribalisation, et enfin sur des individus qui des leur naissance ont ete soumis a certaines conditionsde vie plus civilisee et a des habitudes alimentaires plus evoluees. Il ressort de ces etudes que les habitudes alimentaires des aborigenes astreints a un type d'existence nettement nomade contribuent largement au bon etat de leurs dents. 1 1 aborigene consume des produits tres varies. Ces produits, surtout s 1 i l s 1 agit de legumes et de fruits, sont consornrnes a 1 I etat cru. Les methodes de preparations ont des plus simples : pour cuire 1 1 aliment, on le couvre de sable chaud ou de cendre. Toutes ces habitudes culinaires sont telles qu 1 elles ne detruisent qu 1 une part infime des proprietes nutritives des aliments. Ces derniers et la maniere dont ils sont consommes exercent sur les dents un effet detergent manifeste. Du reste, quelle que soit la presentation des aliments, leur structure physique exige une mastication vigoureuse. En l'absence de couverts, ce sont les dents et les mains qui font le travail. L'effort masticatoire

- 62 a marque les surfaces occlusives et interproximales. Cette usure, due a la consonunation d 1 aliments, c onstitue un facteur physiologique du processus de mastication. Quiconque a eu l'occasion d'observer ces aborigenes dans leur milieu naturel a ete frappe par la vigueur avec laquelle les dents et les machoires travaillent. Aussi les dents sont elles belles et saines. Il a ete abondamment preuve que le passage a des habitudes alimentaires civilisees determine, en fin de compte, une deterioration de 1 1 hygiene dentaire. Les qualites, Mr&ditaires ou acquises, de la dentition naturelle ne constituent pas une protection. Les aborigenes qui depuis plusieurs generations ont adopte les habitudes alimentaires du blanc, presentent une dentition ou l'on retrouve tous les defauts qui se manifestent dans les collectivites blanches. Cependant, si, tout en adoptant des aliments plus civilises, 1 1 aborigene continue de les preparer d 1 une maniere assez rude qui impose une forte mastication, le processus de destruction dentaire subit un retard important. D'autres etudes ont montre que les parodontopathies constituent pour le jeune aborigene une menace plus grave que les caries. On ne peut, certes, retourner au mode de vie de ces aborigenes. Mais, si les peuples civilises n'ont pas le courage de reformer leurs habitudes alimentaires, la deterioration se poursuivra d'une maniere inexorable. Il s 1 agit en fait de former les populations et leurs gouvernements a souhaiter soit une alimentation plus fournie et meilleure, soit une meilleure utilisation des ressources. Deux points essentiels se degagent de cette etude des aborigenes : adopter un regime varie, compose d 1 aliments a 1 1 etat naturel; developper la fonction physiologique des dents.

Основные сведения
Тип документа Technical Documents
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения