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Stratégie OMS de coopération avec les pays : guide 2016

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Table des matières Liste des abréviations et acronymes v

Partie 1. Introduction 1.1 Qu’est-ce qu’une stratégie de coopération avec un pays ? 1.2 Objectifs de la stratégie de coopération avec les pays 1.3 Les objectifs de développement durable et leurs implications pour les stratégies de coopération de l’OMS avec les pays 1.4 Qu’y a-t-il de nouveau dans le Guide 2016 des stratégies OMS de coopération avec les pays ?

3 3 3 6 7 11 11 12 17 17 17 18 18 18 18 19 19 20 20 22 23 23 23 23

Partie 2. Le processus de formulation de la stratégie de coopération avec les pays 2.1 Aperçu général du processus de formulation de la SCP 2.2 Mise à jour rapide sur le programme stratégique de la SCP

Partie 3. Éléments essentiels d’un document de SCP Résumé d’orientation Chapitre 1 • Introduction Chapitre 2 • Situation en matière de santé et de développement 2.1 Situation politique, sociale et macroéconomique 2.2 Situation sanitaire (la charge de morbidité) 2.3 Réponse apportée par les systèmes de santé 2.4 Questions transversales (équité, « ne laisser personne pour compte », genre, droits de l’homme, etc.) 2.5 Environnement des partenaires au développement 2.6 Examen de la coopération de l’OMS au cours du dernier cycle de la stratégie de coopération Chapitre 3 • Définition du programme stratégique de coopération de l’OMS avec le pays Chapitre 4 • Mise en œuvre du programme stratégique : incidences pour le Secrétariat Chapitre 5 • Suivi et évaluation de la SCP 5.1 Participation au suivi et évaluation de la SCP 5.2 Calendrier 5.3 Processus d’évaluation

La boîte à outils – Annexes Annexe 1 – Orientations pour l’élaboration d’une stratégie de coopération dans les pays en situation de fragilité

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Annexe 2 – Description détaillée du processus de formulation et d’évaluation d’une stratégie de coopération 32 Annexe 3 – Intégrer les critères essentiels relatifs à l’égalité entre les sexes, à l’équité et aux droits de l’homme dans le processus d’élaboration et le document de la SCP Annexe 4 – Orientations et modèles pour la préparation des notes d’information sur la SCP Annexe 5 – Indicateurs de base pour les documents de SCP Annexe 6 – Exemples de questions relatives au système de santé pour guider l’analyse de la situation sanitaire Annexe 7 – Exemples de questions relatives aux questions transversales pour guider l’analyse de la situation sanitaire Annexe 8 – Exemples de questions relatives au contexte des partenaires au développement pour guider l’analyse de la situation sanitaire Annexe 9 – Modèle de formulaire pour l’analyse des principaux intervenants Annexe 10 – Exemples de questions relatives aux contributions des pays au programme mondial d’action sanitaire pour guider l’analyse de la situation sanitaire Annexe 11 – Exemple d’une méthodologie d’établissement des priorités (Méthode Hanlon améliorée, adaptée à l’OPS) et matrice de décision, et questions dont il faut tenir compte pour la sélection des priorités stratégiques et des domaines d’action Annexe 12 – Exemples de liens (validation) entre les domaines d’action de la SCP, les priorités de la NHPSP, les réalisations du PGT, les cibles ODD et les réalisations du PNUAD Annexe 13 – Exemple d’un cadre pour l’évaluation à mi-parcours de la SCP Annexe 14 – Exemple d’un cadre pour l’évaluation finale de la SCP Annexe 15 – Cartographie des cibles ODD au regard des réalisations du programme général de travail et des secteurs de programme définis dans le budget programme de l’OMS Annexe 16 – Exemple de cadre pour évaluer la qualité et la pertinence du programme stratégique de la SCP et voir s’il est nécessaire de le mettre à jour Annexe 17 – Conseils pour intégrer dans la SCP l’évaluation des risques sanitaires liés aux situations d’urgence, l’évaluation de la capacité de gestion de ces risques et l’état de préparation de l’OMS à l’action d’urgence Annexe 18 – Exemple de questions portant sur les ODD pour guider l’analyse de la situation sanitaire Annexe 19 – Processus d’approbation et utilisation du document de la SCP 36 37 40 41 44 45 47 48

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Stratégies OMS de coopération avec les pays

Liste des abréviations et acronymes BCAH BP CCA CCU CSU EPNU GAVI HWO IHP+ Bureau de la coordination des affaires humanitaires Budget programme (de l’OMS) Bilan commun de pays Département Coopération avec les pays et collaboration avec les organisations des Nations Unies (OMS) couverture sanitaire universelle Équipe de pays des Nations Unies Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination Chef du bureau de l’OMS dans les pays, territoires et zones Partenariat international pour la santé

IRIS Institutional Repository for Information Sharing - archives institutionnelles pour l’échange d’informations (OMS) MNT MON MOPAN NHPSP OCDE ODD OMD OMS ONG ONU PGT PNUAD RSI SCP UAP WHA maladies non transmissibles modes opératoires normalisés Réseau d’évaluation de la performance des organisations multilatérales la/les politique(s), stratégie(s) ou plan(s) sanitaire(s) national/aux Organisation de coopération et de développement économiques Objectif(s) de développement durable Objectif(s) du Millénaire pour le développement Organisation mondiale de la Santé organisation non gouvernementale Organisation des Nations Unies Programme général de travail Plan-cadre des Nations Unies pour l’aide au développement Règlement sanitaire international Stratégie de coopération avec les pays Unité d’appui aux pays Assemblée mondiale de la Santé

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PARTIE 1. INTRODUCTION

Stratégies OMS de coopération avec les pays

Partie 1. Introduction 1.1 Qu’est-ce qu’une stratégie de coopération avec un pays ? La stratégie de coopération de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) avec un pays (ci-après appelée «SCP » ou « stratégie de coopération avec le pays ») reflète la vision stratégique à moyen terme de l’OMS qui guidera les travaux entrepris dans et avec ce pays en réponse à ses priorités spécifiques et en tenant compte des ressources institutionnelles qui sont nécessaires pour réaliser ses politiques, stratégies ou plans nationaux de santé (ci-après désignées par l’acronyme anglais NHPSP1), ainsi que pour mener les actions visant à atteindre les objectifs de développement durable (ODD). Elle sert de référence à l’échelle de l’Organisation pour les actions qu’elle mène dans et avec les pays. La SCP est la base stratégique du processus de planification ascendante qui consiste à dégager un ensemble ciblé et cohérent de priorités répondant aux besoins du pays. En tant que telle, la stratégie de coopération sert aussi à l’élaboration du budget programme biennal de l’OMS. Les SCP servent de boussole à la planification, à la budgétisation et à l’allocation des ressources pour les travaux entrepris dans un pays, en orientant les ressources de l’Organisation vers les États Membres et les axes programmatiques qui ont le plus besoin de la coopération technique de l’OMS. La SCP éclaire et renforce la dimension sanitaire du Plan-cadre des Nations Unies pour l’aide au développement (PNUAD). Elle constitue également le principal instrument permettant d’harmoniser les activités de coopération de l’OMS dans les pays avec celles des autres institutions du système des Nations Unies et des partenaires au développement, afin d’atteindre les ODD. La période sur laquelle elle porte est souple, de manière à pouvoir être alignée sur les cycles de planification nationaux et sur ceux des Nations Unies en tenant parallèlement compte des changements de situation (par exemple, des situations d’urgence, des catastrophes récurrentes, des crises humanitaires, des situations post-conflit, le relèvement rapide et la transition).

1.2 Objectifs de la stratégie de coopération avec les pays La stratégie de coopération avec les pays : n

fournit la base stratégique du processus de planification ascendante et contribue à la dimension sanitaire du PNUAD, en harmonisant la coopération de l’OMS avec les pays pour atteindre les ODD ; soutient les efforts visant à réaliser les ODD. La SCP souligne l’engagement de l’OMS à contribuer activement à la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 ; appuie et renforce les priorités nationales en matière de santé, y compris les cibles ODD nationales. La SCP veille à ce que les activités que l’OMS mène au niveau des pays soient alignées sur les priorités nationales en matière de santé, y compris sur les cibles ODD2 nationales, et qu’elles appuient l’évaluation nationale des risques lors des situations d’urgence sanitaire, le

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Un document ou un ensemble de documents qui présentent le contexte, la vision, les objectifs, les priorités en matière de dépenses et les principales interventions se rapportant au développement sanitaire d’un pays. Les ODD sont des objectifs mondiaux ambitieux. En s’en inspirant, chaque gouvernement fixera ses propres cibles nationales en tenant compte des réalités du pays, de ses capacités et de son niveau de développement. On peut consulter les ODD en suivant le lien http://www.un.org/ga/ search/view_doc.asp?symbol=A/RES/70/1&Lang=E.

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Guide 2016

renforcement des capacités nationales de gestion des situations d’urgence et des catastrophes sanitaires, tout comme la préparation en cas d’urgence ; n

renforce et harmonise les activités de collaboration avec les partenaires et d’autres secteurs. La SCP offre l’occasion de consolider les partenariats et les approches multisectorielles pour aborder les priorités des politiques, stratégies et plans nationaux de santé et les cibles des ODD ; harmonise les activités de l’OMS aux trois niveaux de l’Organisation. La SCP éclaire et renforce la vision de l’OMS pour la santé dans le monde, telle qu’elle est définie dans le programme général de travail. Elle facilite la promotion des priorités de l’OMS au niveau des pays. La stratégie de coopération renforce et éclaire la dimension sanitaire du PNUAD en tant que l’instrument principal permettant d’harmoniser les activités de coopération de l’OMS dans les pays avec celles des institutions du système des Nations Unies et des partenaires ; appuie les cadres et programmes sanitaires mondiaux, régionaux et sous-régionaux. La SCP éclaire et renforce la vision de l’OMS pour la santé dans le monde, telle qu’elle est définie dans les cadres intergouvernementaux et dans les programmes d’action sanitaire régionaux et sous-régionaux ; intègre la dimension du genre, l’équité et les droits dans les travaux entrepris par l’OMS au niveau des pays. La SCP facilite l’intégration des principes de l’égalité entre les sexes, de l’équité et du droit à la santé dans les activités que l’OMS mène dans les pays ; facilite la mobilisation de ressources pour la santé au niveau des pays ; veille à ce que le soutien de l’OMS soit adapté aux spécificités, aux mutations et aux risques de chaque pays. La stratégie de coopération reconnaît l’importance des spécificités, des circonstances et des risques de chaque pays. Par exemple, les pays en situation de fragilité peuvent bénéficier d’une période de SCP plus courte qui permet de procéder à des ajustements (annexe 1). Certains pays à revenu élevé ont adopté la SCP comme moyen de rendre compte de leur coopération avec l’OMS et avec d’autres parties prenantes et pays, l’OMS étant le courtier du savoir qui joue parallèlement un rôle fédérateur dans la poursuite d’intérêts communs. La SCP facilite l’identification des compétences essentielles requises pour la coopération de l’OMS et sa présence dans les pays. La stratégie de coopération oriente l’élaboration des plans d’action en matière de ressources humaines.

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Il existe une interaction explicite entre la SCP et le programme général de travail (PGT) à partir duquel le budget programme est élaboré avant et durant le cycle de la SCP. L’analyse des priorités et de l’accent de la SCP en matière de coopération technique de l’OMS fournit des données nationales au processus de planification ascendante du budget programme, à la définition des priorités du budget programme et aux allocations budgétaires. Pendant la planification opérationnelle, les enjeux stratégiques de la SCP influent sur les programmes, les résultats escomptés et l’allocation de ressources dans le plan de travail biennal. Les enseignements tirés du suivi et de l’évaluation de la mise en œuvre du plan de travail biennal guident l’actualisation ou la préparation des SCP ultérieures. En outre, dans des cas où l’exécution du budget programme commence avant le renouvellement d’une SCP, les priorités du budget programme servent de boussole au plan stratégique de la SCP pendant le processus de son renouvellement.

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Figure 1. Liens entre la SCP, les NHPSP, les ODD et le PGT Programme général de travail de l’OMS Programme général de travail de l’OMS

Objectifs de développement durable et autres engagements et accords mondiaux

Priorités de leadership Chaîne des résultats

Utilisé pour l’analyse stratégique

Réalisations du PGT/budget programme Élargissement de l’accès aux interventions essentielles pour les personnes vivant avec le VIH Augmentation du nombre de patients tuberculeux traités avec succès Élargissement de l’accès au traitement antipaludique de première intention pour les cas confirmés de paludisme Élargissement et maintien de l’accès aux médicaments essentiels contre les maladies tropicales négligées Extension de la couverture vaccinale pour les populations et communautés difficiles à atteindre

Plan de développement national Domaine d’action prioritaire de la CCS Domaine d’action prioritaire de la CCS Domaine d’action prioritaire de la CCS Domaine d’action prioritaire de la CCS Domaine d’action prioritaire de la CCS Domaine d’action prioritaire de la CCS Domaine d’action prioritaire de la CCS Domaine d’action prioritaire de la CCS Domaine d’action prioritaire de la CCS

PNUAD

Priorité stratégique de la CCS

Accès amélioré aux interventions visant à prévenir et prendre en charge les maladies non transmissibles et leurs facteurs de risque Accès amélioré aux services portant sur les troubles mentaux et sur les troubles liés à la consommation de substances psychoactives Réduction des facteurs de risque de violence et de traumatismes, l’accent étant mis sur la sécurité routière, les traumatismes chez l’enfant et la violence à l’égard des enfants, des femmes et des jeunes Amélioration de l’accès des personnes handicapées aux services Réduction des facteurs de risque nutritionnels

Composante santé du PNUAD

Catégorie 3 Catégorie 4

Choisies conjointement par l’État Membre et le bureau de l’OMS

Choisies conjointement par l’État Membre et le groupe de travail de la CCS

Priorité stratégique de la CCS

Stratégies OMS de coopération avec les pays

Priorité stratégique de la CCS

Les domaines d’action de la CCS doivent être liés à une réalisation du PGT/budget programme

Catégorie 5

Catégorie 2

Catégorie 1

Politique, Politique, stratégie ou ou stratégie plan sanitaire sanitaire plan national national

Stratégie de coopération avec le pays

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Guide 2016

1.3 Les objectifs de développement durable et leurs implications pour les stratégies de coopération de l’OMS avec les pays Le Programme de développement durable à l’horizon 2030 comporte 17 objectifs et 169 cibles. L’objectif 3, intitulé « Permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tout âge », réfère de manière spécifique à la santé et comprend treize cibles englobant la couverture sanitaire universelle (CSU), les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) non atteints, et les nouveaux défis pour la santé mondiale. En outre, 40 cibles de 14 ODD sont indirectement liées à la santé. La coopération de l’OMS avec les pays étayera l’intégration des ODD dans les plans nationaux, accélèrera leur mise en œuvre et fournira un soutien aux politiques déterminé par la demande. Les principes essentiels qui guident la coopération de l’OMS et sur lesquels repose la SCP sont le reflet de ceux qui sous-tendent les ODD. En l’occurrence, l’action de l’OMS dans les pays est guidée par l’accent mis sur : n

L’appropriation du processus de développement par les pays. L’OMS privilégie une approche dirigée par les pays et aligne sa coopération sur les ODD liés à la santé, en œuvrant pour la couverture sanitaire universelle et le renforcement de la sécurité sanitaire à l’appui des NHPSP. En outre, l’OMS collabore avec les États Membres à la définition des programmes nationaux et mondiaux d’action sanitaire. Les résultats. L’OMS privilégie les approches reposant sur des bases factuelles et axées sur les résultats, en insistant parallèlement sur les besoins des pays et l’appui à l’acquisition des capacités. L’Organisation encourage l’innovation et l’expérimentation, autant que la recherche de solutions adaptées aux mutations qui s’opèrent aux niveaux mondial et régional, ainsi qu’aux besoins et contextes des pays. Les partenariats de développement inclusifs pour un développement durable. Pour progresser vers les ODD, des partenariats inclusifs s’avèrent nécessaires, auxquels participeront non seulement les gouvernements et les parlements, mais aussi la société civile, les médias, le secteur privé et les milieux universitaires, entre autres. Les principes essentiels de collaboration qui régissent le Groupe des Nations Unies pour le développement (GNUD), à savoir travailler ensemble et être unis dans l’action de soutien au Programme de développement durable à l’horizon 2030, soulignent aussi le fait que les institutions du système des Nations Unies, y compris l’OMS en sa qualité de membre du GNUD, sont tenues à l’obligation d’adopter une approche intégrée et harmonisée du développement durable, moyennant : l l

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l’adoption d’une approche multisectorielle intégrée ; l’harmonisation des activités que les institutions du système des Nations Unies et les partenaires mènent dans les pays en vue d’une coopération efficace dans le domaine de la santé, l’accent étant mis sur : (a) les compétences et non l’exclusivité, priorité étant donnée aux activités conjointes là où elles sont plus efficaces, en tenant dûment compte des mandats et du savoir-faire des différentes institutions ; (b) la collaboration et non la concurrence, et une reconnaissance mutuelle des contributions respectives ; un dialogue inclusif.

l n

La responsabilisation. La mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 se fondera sur la volonté politique, la responsabilisation et l’appropriation nationale, la priorité étant donnée à l’atteinte des cibles qui sont elles-mêmes adaptées au niveau communautaire. La confiance et la crédibilité sont primordiales, y compris envers les groupes de populations les plus vulnérables et les plus marginalisés, dans le respect des normes internationales convenues.

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Stratégies OMS de coopération avec les pays

La traduction de ces principes en actions dans le processus de formulation de la SCP signifie ce qui suit : n

Pas de laissés pour compte – Le programme d’action stratégique convenu pour les SCP repose sur une analyse critique de la situation sanitaire, les ODD servant de cadre pour l’analyse. Celle-ci est étayée par des données désagrégées pour que l’approche soit équitable et réponde aux besoins des groupes désavantagés ou vulnérables ; L’universalité – Tous les pays sont appelés à réaliser les ODD. De ce fait, les SCP sont adaptées aux différents contextes nationaux, aux niveaux de revenus et à des circonstances différentes englobant les situations de fragilité ; Les approches multisectorielles – Une meilleure intégration dans les processus de formulation de la SCP renforce les liens avec d’autres secteurs, favorisant une approche multisectorielle aux priorités du NHPSP et aux actions nationales pour faire avancer les ODD, et encourage une programmation conjointe liée à la composante « santé » du PNUAD ; Un tout intégré et indivisible – Le programme d’action stratégique pour les SCP reposant sur des bases factuelles tient compte des piliers économique, environnemental et social de la santé dans le développement durable, un accent marqué étant mis sur l’équité et la participation suffisante de tous les programmes, ainsi que sur l’appui à la santé.

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1.4 Qu’y a-t-il de nouveau dans le Guide 2016 des stratégies OMS de coopération avec les pays ? n

Comme dans la version précédente, le Guide 2016 présente les étapes essentielles du processus de formulation de la SCP, y compris l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi, mais inclut également une révision qui doit permettre à la SCP de mieux aborder les cibles des ODD liées à la santé dans le cadre des politiques, stratégies et plans sanitaires nationaux ; Le Guide 2016 des SCP incite l’OMS à accroître sa collaboration multisectorielle dans les pays, en s’appuyant sur les engagements mondiaux en faveur du Programme de développement durable à l’horizon 2030, par exemple à travers l’Accord de Paris sur le changement climatique, le Cadre d’action de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe, le Plan d’action d’Addis Abeba, entre autres ; Le nouveau guide fournit un cadre plus solide de suivi et évaluation des documents de stratégie OMS de coopération avec les pays ; Il propose en outre une option d’une révision rapide pour la mise à jour du programme d’action stratégique pour les SCP lorsqu’il n’est pas possible de procéder à une révision complète des documents ; Le nouveau guide prévoit des outils pour faciliter la formulation d’une SCP analytique et de qualité assurée.

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Le réseau mondial des unités d’appui aux pays de l’OMS a préparé le guide en suivant les orientations du Département Coopération avec les pays et collaboration avec les organisations des Nations Unies (CCU) du Siège de l’OMS, avec la participation des six unités régionales d’appui aux pays, des chefs de bureau de l’OMS, et celle des départements techniques et de planification dans les bureaux régionaux et au Siège. Le guide a été expérimenté sur le terrain puis révisé en conséquence. La version électronique du guide est disponible sur les pages internet et intranet du CCU.

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Stratégies OMS de coopération avec les pays

PARTIE 2. Le processus de formulation de la stratégie de coopération avec les pays

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Stratégies OMS de coopération avec les pays

Partie 2. Le processus de formulation de la stratégie de coopération avec les pays 2.1 Aperçu général du processus de formulation de la SCP L’élaboration, la mise en œuvre et le suivi de la SCP sont des processus institutionnels, auxquels participent les trois niveaux de l’Organisation. La figure 2 ci-dessous présente les principales étapes du processus. L’annexe 2 en donne une description plus détaillée.

Figure 2. Le processus d’élaboration et de renouvellement de la SCP

Le processus peut être adapté à des contextes nationaux très différents. On trouvera dans les annexes  1 et 17 des orientations spécifiques relatives à l’élaboration d’une SCP pour les pays en situation de fragilité (situations d’urgence, catastrophes récurrentes, crises humanitaires, situations d’après conflit, relèvement rapide et transition). Au niveau du pays, de vastes consultations sont organisées entre l’OMS, le gouvernement (ministère de la Santé et départements ministériels concernés) et les partenaires (organismes bilatéraux et multilatéraux, organisations de la société civile, organisations non gouvernementales – ONG –, institutions universitaires, centres collaborateurs de l’OMS et secteur privé). Il convient de s’assurer que les femmes et les hommes représentant des groupes de population exclus socialement ou défavorisés participent aux consultations, tout comme les organisations de défense des droits humains et de protection de la femme (voir l’annexe 3).

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Guide 2016

Dans les pays touchés par des conflits ou des situations d’urgences prolongées, les intervenants humanitaires et les forces de maintien de la paix des Nations Unies doivent être associés pour créer des liens entre les programmes de développement et les programmes d’action humanitaire, le cas échéant.

Les principaux acteurs du processus de formulation de la SCP n

Le gouvernement : le ministère de la Santé et d’autres ministères pour assurer l’appropriation par le pays, la pertinence et la pérennité. Ils participent au processus et l’appuient, approuvent et signent la SCP et veillent au suivi de sa mise en œuvre. Les trois niveaux du Secrétariat de l’OMS : l

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Au niveau national : le chef du bureau de l’OMS dans le pays (HWO) dirige le processus de formulation de la stratégie de coopération, en exerçant un contrôle de la qualité, avec le soutien du personnel du bureau de pays, ainsi que l’appui technique du bureau régional et du Siège. Au niveau régional : l’unité responsable au bureau régional est chargée du soutien, de la supervision et du contrôle de la qualité afin que le lancement ait lieu à temps et pour assurer une approche analytique, holistique, impliquant toute l’Organisation, y compris des missions d’appui, le cas échéant. Le Bureau régional examine les projets de document et transmet les avis des programmes techniques du niveau régional. Dans certains pays où l’OMS n’a pas de présence physique, c’est le Bureau régional qui dirige le processus d’élaboration de la stratégie de coopération. Au niveau du Siège  : le département CCU au Siège fournit un appui technique et un contrôle de la qualité supplémentaires, assure une approche institutionnelle couvrant l’ensemble de l’Organisation, révise les avant-projets de document et facilite les contributions des programmes techniques.

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Système des Nations Unies et partenaires. Les principes essentiels de collaboration du Groupe de développement des Nations Unies pour assurer une unité d’action à l’appui du Programme de développement durable à l’horizon 2030 aident la SCP et la collaboration de l’OMS avec le système des Nations Unies et d’autres partenaires au développement à œuvrer à l’atteinte des cibles ODD nationales. Signature et lancement de la SCP La version finale de la SCP est approuvée par le Bureau régional et le Siège et devient le document de référence de toute l’Organisation pour l’action de l’OMS dans le pays. Les modalités de signature et de lancement sont souples, la décision y afférente étant prise par le bureau de pays et le Bureau régional. Les options incluent la signature par le Directeur régional, ou la co-signature par le ministre de la Santé et le chef du bureau de pays, ou par le Directeur régional et/ou le Directeur général. On a tendance à privilégier la co-signature pour favoriser l’appropriation conjointe du processus de stratégie de coopération. Le document principal de SCP et le document intitulé « La stratégie de coopération en bref » rédigé après l’approbation du document principal (voir l’annexe 4) sont diffusés dans tout le Secrétariat et aux partenaires sur Internet et en version papier.

2.2 Mise à jour rapide sur le programme stratégique de la SCP Les pays dont la SCP est arrivée à expiration ou dont la SCP nécessite une « révision à mi-parcours » peuvent choisir de mettre à jour leurs priorités stratégiques et leurs domaines d’action s’ils n’ont pas la possibilité de renouveler entièrement leur SCP. 12

Stratégies OMS de coopération avec les pays

La SCP doit être mise à jour s’il est nécessaire d’effectuer des changements en réponse à ce qui suit : n n n

des résultats et recommandations de l’évaluation à mi-parcours de la SCP (chapitre 5) ; des changements à la NHPSP ; une action nationale en faveur de la réalisation des ODD – tous les bureaux de pays de l’OMS doivent harmoniser les priorités stratégiques et les domaines d’action convenus avec les cibles ODD nationales liées à la santé (voir l’annexe 15), assurant ainsi la pertinence de la SCP pour la NHPSP, ainsi que son adéquation avec les ODD nationaux intégrés et d’autres actions prises au niveau des pays ; l’exigence d’un meilleur positionnement de la SCP afin d’influer sur le processus ascendant d’établissement des priorités du budget programme pendant son élaboration ; la nouvelle génération du PNUAD, qui appuie les efforts déployés dans le pays en vue d’atteindre les ODD et de contribuer aux interventions des équipes de pays des Nations Unies.

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Méthodologie pour la mise à jour du programme d’action stratégique Le chef du bureau de pays dirige le processus de mise à jour du programme stratégique de la SCP. n

Évaluation rapide : l’analyse critique approfondie décrite au chapitre 2 n’est pas prévue pour l’actualisation du programme d’action stratégique. Une évaluation rapide des priorités stratégiques et des domaines d’action actuels de la SCP suffit : i) à mettre en lumière les principaux problèmes, les risques pour la santé et les lacunes auxquels aucune solution n’a été trouvée ; ii) à déterminer si les priorités et domaines d’action restent d’actualité pour la NHPSP, et à identifier les dispositions prises au niveau national pour faire avancer le programme relatif aux ODD, y compris l’intégration des cibles ODD dans la NHPSP; et iii) à proposer les révisions nécessaires. Pour les pays en situation de fragilité qui ont la possibilité d’actualiser leur SCP, l’évaluation rapide devrait inclure une analyse des caractéristiques de la fragilité (voir l’annexe 1). Si le programme stratégique est mis à jour pendant le processus d’élaboration du budget programme, l’évaluation rapide devrait, dans l’idéal, se faire en même temps que l’analyse de la situation et la planification ascendante du budget programme. Toutefois, si le bureau de pays n’est pas en mesure d’actualiser la SCP durant l’élaboration du budget programme, l’analyse de situation du budget programme éclairera ou remplacera l’évaluation rapide. Examen du programme stratégique SCP dans le contexte des ODD – les principales questions soulevées dans la liste de vérification qui figure à l’annexe 16 doivent être prises en compte lors de l’examen des priorités stratégiques et des domaines d’action de la SCP pour déterminer s’il convient de les actualiser. l

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Pays ayant défini des priorités nationales en matière de développent durable – les priorités et domaines d’action de la SCP doivent être révisés pour en faciliter la mise en œuvre. Pays qui n’ont pas encore tenu compte des ODD – l’équipe de pays de l’OMS doit recommander l’adaptation par le pays des ODD et l’intégration des priorités nationales en matière de développement durable dans la NHPSP et les priorités et domaines d’action révisés de la SCP. Les pays en situation de fragilité peuvent nécessiter un appui particulier de soutien au pays et des réseaux de planification pour définir les modalités d’appui de l’OMS.

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En vue de maximiser l’efficacité des efforts de l’OMS, la coopération technique avec les pays doit être stratégique. En limitant le nombre de priorités stratégiques à cinq ou moins et les domaines d’action à trois au maximum pour chaque priorité, les interventions seront mieux ciblées (annexe 12).

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Stratégies OMS de coopération avec les pays

PARTIE 3. éléments essentiels d’un document de SCP

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Stratégies OMS de coopération avec les pays

Partie 3. Éléments essentiels d’un document de SCP Les deux résultats tangibles du processus sont les suivants : n

le document principal, qui inclut le plan stratégique défini en regard des priorités des NHPSP, des réalisations du programme général de travail, des cibles ODD nationales et des résultats du PNUAD ; et la « stratégie de coopération en bref », un document de deux pages qui présente l’essentiel de la SCP. Ce résumé devra être mis à jour, si besoin est, tout au long du cycle de la stratégie de coopération (voir à cet effet l’annexe 4).

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Le document principal doit être concis et ne doit pas, dans l’idéal, dépasser 30 pages. Les annexes 1 et 17 contiennent des indications précises sur la manière d’élaborer une SCP pour les pays en situation de fragilité.

Structure du document SCP Table des matières Abréviations Résumé d’orientation Chapitre 1 – Introduction Chapitre 2 – Situation en matière de santé et de développement Chapitre 3 – Programme stratégique pour la coopération de l’OMS Chapitre 4– Mise en œuvre du programme stratégique : incidences pour le Secrétariat de l’OMS Chapitre 5 - Évaluation de la SCP La boîte à outils – Annexes

Résumé d’orientation Longueur préconisée : 1 à 1,5 page n n n

Met en lumière les grandes priorités du pays et ses réalisations sur le plan sanitaire ; Présente les domaines sur lesquels le processus de consultation en vue de la formulation de la SCP a été axé ; et Résume le programme stratégique de coopération de l’OMS.

Chapitre 1 • Introduction Longueur préconisée : 1 à 1,5 page Ce chapitre présente les politiques qui sous-tendent le rôle joué par la SCP dans le panorama plus large du développement sanitaire. Il comprend : n

un aperçu du cadre de politique générale de l’OMS : le programme général de travail, ainsi que les priorités régionales et sous-régionales ; la situation du pays, les choix faits, le calendrier choisi pour formuler la SCP, et le processus, notamment la composition de l’équipe, les personnes rencontrées et les principales actions entreprises. 17

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Chapitre 2 • Situation en matière de santé et de développement Longueur préconisée : 8 à 12 pages Ce chapitre présente une vue d’ensemble stratégique des problèmes de santé et de développement actuels ou anticipés qui entravent la réalisation des priorités de la NHPSP et des actions nationales visant à faire avancer les ODD liés à la santé. Il fournit le sujet de préoccupation et les données probantes nécessaires pour orienter la sélection des priorités stratégiques et des domaines d’action (voir le chapitre 3). En vue de préserver la nature stratégique de l’analyse, l’accent doit être mis sur les principaux problèmes et défis qui se répercutent sur les NHPSP et les ODD plutôt que d’examiner en substance toutes les questions qui influent sur la santé et les secteurs connexes. Un énoncé clair et concis des principaux problèmes et défis peut s’accompagner de références à des documents analytiques plus détaillés (par exemple le bilan commun de pays, les études et analyses nationales, des articles universitaires, entre autres). Le chapitre comprend les sous-sections suivantes : 2.1 Situation politique, sociale et macroéconomique Cette section fournit une brève description de la situation politique, sociale et macroéconomique du pays. 2.2 Situation sanitaire (la charge de morbidité) Cette section analyse l’état de santé de la population, y compris les risques pour la santé et les causes profondes de vulnérabilité. Il est recommandé d’effectuer une analyse des tendances et des projections de la charge de morbidité1 afin d’illustrer les progrès accomplis, autant que les défis restants et futurs. La ventilation selon le sexe et d’autres variables devraient être utilisées pour mettre en lumière les problèmes de droits de l’homme et sexospécifiques liés à la santé2, et pour faire en sorte que les populations vulnérables ne soient pas laissées pour compte. Il convient d’inclure une liste d’indicateurs essentiels en utilisant les statistiques de l’Observatoire mondial de la santé (voir l’annexe 5), ainsi que des graphiques pour synthétiser l’information. On veillera dans cette section à relever les écarts éventuels (le cas échéant) entre les données de l’Observatoire et celles provenant d’autres sources (les données nationales, par exemple), et l’on citera toutes les sources d’information. 2.3 Réponse apportée par les systèmes de santé Cette section comportera une brève description et une analyse du système de santé national, sous l’angle de la gouvernance et des politiques sanitaires existantes (par exemple la politique relative à la couverture sanitaire universelle), des services de santé (publics et privés), et des ressources mobilisées en faveur de la santé (humaines, physiques et financières ; autrement dit, les sources de revenu publiques ou privées nationales, y compris les régimes d’assurance, ainsi que les sources internationales de financement), des programmes mis en œuvre par des organisations locales et internationales (sous le giron des Nations Unies, du Fonds mondial ou de GAVI, dans le cadre de la coopération bilatérale, ou encore par des organisations philanthropiques, des ONG, des OSC, entre autres). Cette section doit tenir compte des six blocs constitutifs des systèmes de santé3, en insistant sur la manière dont ils font face aux problèmes actuels et futurs recensés dans la sous-section sur la situation sanitaire, et leur capacité à surmonter les écueils identifiés (voir annexe 6). 1

On trouvera des exemples de méthodes et outils d’évaluation de la situation sanitaire et de ses tendances en suivant le lien http://www.who.int/ healthinfo/tools_data_analysis/en/.

2 3

L’utilisation de données nationales plutôt que de celles de l’Observatoire doit être notée avec indication de la source. Pour les critères d’évaluation de la performance du système de santé d’un pays, consulter Monitoring the Building Blocks of Health Systems en suivant le lien http://www.who.int/healthinfo/systems/WHO_MBHSS_2010_section3_web.pdf.

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Il convient d’inclure une analyse de la capacité du système national d’information sanitaire et des offices nationaux de statistiques en ce qui concerne la collecte, l’analyse et le rapport de données désagrégées et de qualité assurée.1

2.4

Questions transversales (équité, « ne laisser personne pour compte », genre, droits de l’homme, etc.)

Il est essentiel de mener une analyse des questions transversales dans le cadre plus vaste de la NHPSP et des cibles ODD liées à la santé (voir les annexes 2 et 7), en mettant l’accent sur celles qui sous-tendent ou infléchissent les efforts visant à remédier aux problèmes détectés dans la sous-section sur la situation sanitaire et la réponse apportée par les systèmes de santé.

2.5 Environnement des partenaires au développement 2.5.1 Partenariat et coopération au développement – Il convient de présener une analyse des rôles existants et prévus de tous les partenaires actuels et potentiels2 (voir l’annexe 8) pour remédier aux difficultés du système de santé et faire progresser les priorités de la NHPSP et les ODD liés à la santé eu égard à ce qui suit : n n

type de relation avec l’OMS ; mandats respectifs, mission ou objet de l’appui aux priorités du gouvernement en matière de santé et de développement ; capacité respective de prendre des décisions ou d’influer sur la prise de décisions relatives à l’appui aux priorités du gouvernement en matière de santé et de développement.

n

Une cartographie des parties prenantes doit être incluse dans les annexes de la SCP (voir l’annexe 9).

2.5.2 Collaboration avec le système des Nations Unies au niveau du pays – Cette section présente la collaboration de l’OMS au sein de l’équipe de pays des Nations Unies. L’analyse de la collaboration de l’OMS doit tenir compte des deux problématiques suivantes : a. Comment l’OMS utilise les compétences d’autres institutions des Nations Unies dans le pays pour exploiter : n

son rôle fédérateur et de coordination des partenaires de la santé, notamment en ce qui concerne les cibles ODD liées à la santé ; son soutien à d’autres ministères d’exécution importants pour les résultats sanitaires du fait de l’harmonisation des actions des partenaires ayant trait aux priorités nationales et aux cibles ODD ; les voies de communication d’autres institutions du système des Nations Unies avec d’autres ministères pour favoriser une approche pangouvernementale des problèmes de santé.

n

n

b. La relation entre la SCP, le bilan commun de pays (CCA) et le PNUAD – La SCP et la dimension sanitaire du PNUAD, élaborée à partir des ODD, doivent être harmonisées et se renforcer mutuellement. L’analyse de la situation sanitaire de la SCP doit orienter le CCA et le PNUAD et inversement (voir l’annexe 8).

2.5.3 Contributions du pays au programme mondial d’action sanitaire (objectifs convenus et engagements pris sur le plan international en matière de santé mondiale tel qu’incorporé dans les ODD) – Cette sous-section concerne les pays, pour la plupart à revenu élevé, dont les SCP font état d’une coopération et d’une collaboration mutuellement bénéfiques avec l’OMS, qui fait avancer la santé régionale et mondiale. La sous-section analyse les efforts déployés par les pays pour participer et promouvoir certaines questions spécifiques liées à la santé au niveau régional et mondial au moyen de processus bilatéraux et multilatéraux (voir l’annexe 10). 1

Pour les critères d’évaluation de la performance des systèmes d’information sanitaire, suivre le lien http://www.who.int/healthinfo/tools_data_ analysis/en/. Les institutions bilatérales et multilatérales, les initiatives mondiales en faveur de la santé et les institutions financières internationales, la société civile et les ONG, les groupes communautaires, les établissements universitaires, les centres collaborateurs de l’OMS, le secteur privé et d’autres, s’il y a lieu.

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2.6 Examen de la coopération de l’OMS au cours du dernier cycle de la stratégie de coopération Cette section examine les incidences que les recommandations et les enseignements tirés de l’évaluation de la coopération de l’OMS avec le pays pendant la dernière SCP peuvent avoir sur le choix des priorités stratégiques et des domaines d’action.

Chapitre 3 • Définition du programme stratégique de coopération de l’OMS avec le pays Longueur préconisée : 8 à 10 pages Le programme d’action stratégique consiste en un ensemble de priorités stratégiques et de domaines d’action concernant la coopération de l’OMS avec le pays en vue d’appuyer la NHPSP qui est entièrement alignée sur les ODD liés à la santé. Ce programme stratégique se fonde sur l’analyse décrite au chapitre 2. Le programme est choisi en consultation avec les autorités au plus haut niveau et avec les partenaires, notamment d’autres institutions du système des Nations Unies, et convenu conjointement avec les autorités nationales. Les priorités stratégiques (cinq au maximum) désignent les priorités à moyen terme de la coopération de l’OMS avec le pays, auxquelles l’Organisation consacrera la majorité (au moins 80 %) de ses ressources au cours du cycle de la SCP. Chaque priorité stratégique apporte une contribution à la réalisation d’au moins une priorité de la NHPSP et des cibles ODD fixées sur le plan national. Les priorités stratégiques transmettent un message concernant l’objectif de la coopération technique de l’OMS. Toutes les priorités stratégiques revêtent la même importance. Leur réalisation relève de la responsabilité conjointe du gouvernement et de l’OMS. Les domaines d’action de la SCP (trois au maximum par priorité stratégique) sont le « quoi ». Ils sont le reflet des réalisations escomptées pour satisfaire à la priorité stratégique. Les domaines d’action ont tous la même importance. Ils doivent adopter le format SMART (précis, mesurable, réalisable, pertinent et limité dans le temps). La figure 3 illustre la manière dont les ODD, les NHPSP et d’autres éléments s’inscrivent dans le programme stratégique.

Figure 3. Utilisation des éléments dans la sélection des priorités stratégiques

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Il faut tenir compte des aspects ci-après lors de la formulation du programme stratégique : n

l’universalité des ODD qui mettent fortement l’accent sur l’égalité et sur le fait qu’il ne doit pas y avoir de « laissés pour compte » ; la promotion d’une approche intersectorielle à la santé qui reconnaît que la santé est un élément important non seulement de l’ODD 3, mais également de tous les ODD ; l’établissement de liens avec les priorités stratégiques du PNUAD pour apporter aux pays un soutien des Nations Unies plus intégré, coordonné et cohérent dans la période de l’après-2015.

n

n

Les questions liées à l’égalité entre les sexes et aux droits de l’homme doivent être intégrées dans les priorités stratégiques et les domaines d’action. L’annexe 11 donne un exemple de méthodes de détermination des priorités et des questions dont il faut tenir compte pour la sélection des priorités stratégiques et des domaines d’action éventuels.

Tableau 1. Exemple d’une priorité stratégique Priorité stratégique 1 : Atteindre et maintenir la CSU, moyennant une revitalisation de l’approche des soins de santé primaires et la prestation durable des services par le renforcement des systèmes de santé Domaine d’action 1.1 : Renforcer la capacité des systèmes de santé grâce au développement des ressources humaines, à l’amélioration des systèmes d’information sanitaire, à la gestion efficace des achats et des approvisionnements, et à l’amélioration des mécanisme de réglementation et d’assurance de la qualité des services de santé. Chiffrer les coûts et procéder à une analyse économique, et échanger les meilleures pratiques internationales en matière de financement des services, selon les principes de l’accès universel et de l’équité. Accroître la disponibilité des médicaments essentiels de qualité garantie et de technologies sanitaires appropriées.

Domaine d’action 1.2 :

Domaine d’action 1.3 :

Chaque domaine d’action doit avoir un lien direct avec au moins une priorité de la NHPSP, un résultat du PGT, une cible ODD nationale de santé ou liée à la santé et un résultat du PNUAD, comme le montre le tableau 2.

Tableau 2. Priorités stratégiques

Matrice de validation pour vérifier l’harmonisation des priorités stratégiques de la SCP avec les priorités nationales, celles de l’OMS, des Nations Unies et les priorités mondiales Domaines d’action Domaine d’action 1.1 Domaine d’action 1.3 Domaine d’action 2.1 Domaine d’action 2.3 Domaine d’action 3.1 Domaine d’action 3.3

Priorités de la NHPSP

Résultats du PGT

Cibles des ODD

Résultats Remarques du PNUAD

Priorité Domaine d’action 1.2 stratégique 1 Priorité Domaine d’action 2.2 stratégique 2 Priorité Domaine d’action 3.2 stratégique 3

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Élaboration d’une SCP pour les pays en situation de fragilité Le contexte est plus dynamique dans les pays en situation de fragilité. Le programme stratégique porte d’ordinaire sur un période plus courte pour répondre aux besoins humanitaires immédiats du pays liés à la santé et au développement. Il se fonde sur les évaluations de la vulnérabilité et des risques et sur les fonctions de l’OMS dans les situations d’urgence. Les SCP des pays en situation de fragilité et des pays sujets aux catastrophes doivent prévoir des priorités stratégiques qui couvrent des événements graves imprévus ou l’escalade d’un conflit en cours pouvant nécessiter des mesures d’urgence, y compris les flambées épidémiques et les catastrophes naturelles ou causées par l’homme (voir les annexes 1 et 17). Élaboration d’une SCP pour faire progresser les programmes de santé régionaux et mondiaux En plus de la coopération de l’OMS avec le pays, il arrive que les SCP, notamment celles des pays à revenu élevé, fassent ressortir des compétences et des ressources susceptibles de compléter celles de l’OMS. De ce fait, ces pays peuvent adopter un programme stratégique de collaboration mutuellement bénéfique visant à faire progresser le programme d’action sanitaire d’un pays tiers.

Chapitre 4 • Mise en œuvre du programme stratégique : incidences pour le Secrétariat Longueur préconisée : 2 à 3 pages Le programme stratégique de la SCP sert de base aux plans de travail du budget programme et au plan des ressources humaines1 par lesquels il est mis en œuvre. Le cas échéant, l’on devra redéfinir les profils des fonctions existantes, autrement dit modifier l’éventail des compétences voulues au niveau de l’équipe de pays. Si le plan de travail existe déjà, il convient d’apporter des changements au programme pour assurer la cohérence entre les deux. Une fois qu’elle a validé le projet de programme stratégique en remplissant le tableau 2, l’équipe devrait étudier ses incidences pour le programme de travail biennal et le plan des ressources humaines. n

Le bureau de pays de l’OMS dispose-t-il des capacités essentielles (en termes d’infrastructure et de ressources humaines et financières) et d’autres ressources requises pour mettre en œuvre le programme stratégique ? Sinon, quelles incidences aura pour le Secrétariat la nécessité de combler les lacunes recensées en matière de définition des priorités, programmation et responsabilité ? Quels changements le bureau de pays apportera-t-il à son orientation programmatique et à l’éventail des compétences disponibles au sein de l’équipe de pays ? De quel soutien de la part des partenaires le bureau de pays aura-t-il besoin pour réaliser les priorités stratégiques ?

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n

L’équipe doit procéder à l’analyse des ressources dont l’OMS dispose aux niveaux sous-régional, régional et mondial, et celles d’autres pays, pour tirer parti des possibilités de coopération Sud-Sud et de coopération triangulaire. Le plan de mise en œuvre de la SCP doit aussi inclure une stratégie de gestion des risques pour le bureau comportant des plans de préparation et de continuité des activités pour faire face aux risques internes et extérieurs qui peuvent nuire aux opérations de l’OMS, par exemple les aléas2 financiers, sécuritaires et naturels. 1

Utilisé pour projeter les postes requis par chaque centre budgétaire pour mettre en œuvre le budget programme ; il contient la liste de postes approuvés d’un centre budgétaire, liée, à travers le plan salarial, aux résultats auxquels le personnel contribue. Une fois approuvé, le plan des ressources humaines constitue l’autorisation de doter en personnel le centre budgétaire. Pour des exemples de stratégies de gestion des risques, voir http://www.who.int/management/general/risk/en/

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Chapitre 5 • Suivi et évaluation de la SCP Longueur préconisée : 2 à 3 pages Ce chapitre décrit la manière dont : n n

la SCP sera suivie et évaluée pendant sa mise en œuvre et à la fin de son cycle ; et les enseignements et les recommandations de l’évaluation seront communiqués au sein de l’OMS, ainsi qu’au gouvernement, aux parties prenantes nationales et aux partenaires au développement.

5.1 Participation au suivi et évaluation de la SCP Le bureau de pays doit suivre et évaluer la SCP, sous la direction du chef de bureau, avec le soutien du Bureau régional et du Siège, et en totale coordination avec le ministère de la Santé, les départements ministériels connexes, les parties prenantes nationales et les autres partenaires qui ont participé à la formulation de la stratégie de coopération. Il s’agit là de la première étape de l’évaluation de la performance de l’OMS dans les pays. 5.2 Calendrier La SCP fait l’objet d’un suivi régulier pendant la mise en œuvre. Elle est évaluée à mi-parcours, puis en fin de cycle, lequel devra coïncider avec les autres processus d’examen nationaux. Dans la mesure du possible, ces exercices devraient être liés au suivi et à l’évaluation du plan de travail biennal du PNUAD. 5.3 Processus d’évaluation1 Le processus d’évaluation est dirigé par le chef de bureau, qui désigne un groupe de travail constitué de membres choisis parmi le personnel du bureau de pays. Il est possible d’inclure un consultant et d’autres intervenants, en particulier pour l’évaluation finale. Si le chef de bureau le juge opportun, l’évaluation finale peut être réalisée par des évaluateurs externes.

5.3.1 Suivi régulier Le suivi régulier est destiné à vérifier en permanence si : n

les priorités stratégiques et les domaines d’action de la SCP figurent dans le plan de travail biennal de l’OMS, tout comme la façon dont les priorités et les stratégies sont réalisées ; et si le personnel permanent du bureau de pays est doté des compétences essentielles requises pour produire les résultats escomptés dans les domaines d’action. Le suivi régulier est un système d’alerte précoce indiquant au chef du bureau de pays qu’il est nécessaire de recentrer le plan de travail biennal et d’ajuster le cas échéant la répartition de son personnel ou de rechercher un appui technique supplémentaire en embauchant un consultant ou auprès du Bureau régional ou du Siège. Le cadre de suivi sera harmonisé avec d’autres processus de suivi et évaluation.

n

1

Inspiré du manuel pratique d’évaluation de l’OMS (intitulé en anglais WHO Evaluation practice handbook, 2013) (http://apps.who.int/iris/ bitstream/10665/96311/1/9789241548687_eng.pdf), et des critères pour l’évaluation de l’aide au développement de l’OCDE, (http://www. oecd.org/dac/evaluation/daccriteriaforevaluatingdevelopmentassistance.htm) et de MOPAN 3.0 (http://www.mopanonline.org/GenericPages/ Mopan%20Methodology%20Digest%20[4].pdf).

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5.3.2 Examen à mi-parcours Le rôle de l’examen à mi-parcours est de : n

déterminer les progrès réalisés dans les domaines d’action (voir si les réalisations escomptées sont en bonne voie) ; identifier les obstacles et les risques éventuels qui pourraient nécessiter des modifications aux priorités stratégiques ou aux domaines d’action ; identifier les actions nécessaires pour accélérer les progrès au cours de la deuxième partie du cycle de la SCP.

n

n

L’examen à mi-parcours est un outil des gestion des risques qui sert à signaler au bureau de pays les domaines d’action qui pourraient nécessiter une attention particulière, des mesures correctives (y compris des directives révisées pour le budget programme et l’allocation de ressources au niveau du pays), ou la révision des priorités stratégiques auxquelles elles contribuent. En cas de situation d’urgence grave ou si la situation du pays connaît des changements importants, il pourra s’avérer nécessaire de revoir, de réviser ou de renouveler la SCP. Le cadre de l’évaluation à mi-parcours sera harmonisé avec d’autres processus de suivi et d’évaluation. On trouvera à l’annexe 13 des exemples de questions pour guider l’évaluation à mi-parcours fondées sur les critères d’évaluation1 du Réseau d’évaluation de la performance des organisations multilatérales (MOPAN) et des exemples de recommandations.

5.3.3 Évaluation finale L’évaluation finale est plus globale que l’examen à mi-parcours. Elle vise à : n n

mesurer l’atteinte de certaines cibles ODD nationales se rapportant au programme stratégique de la SCP ; identifier les réalisations et les insuffisances de la mise en œuvre du programme stratégique de la SCP sur le plan de son contenu et en relation avec les domaines de performance du MOPAN (on trouvera des exemples de questions d’évaluation à l’annexe 14) ; déterminer dans quelle mesure les priorités stratégiques de la SCP ont été prises en considération dans la NHPSP et le PNUAD – ou les ont influencés – et dans quelle mesure ces priorités stratégiques ont influé sur l’action que d’autres partenaires au développement ont menée dans le pays en vue de l’atteinte des ODD ; identifier les facteurs de réussite déterminants et recenser les obstacles au succès ; et mettre en évidence les enseignements tirés pouvant s’appliquer au prochain cycle de la stratégie de coopération. Le document de l’évaluation finale doit décrire les réalisations, les lacunes à combler et les défis à relever, ainsi que les enseignements tirés et les recommandations. Le cadre de l’évaluation finale sera harmonisé avec d’autres processus de suivi et d’évaluation tels que l’évaluation du PNUAD. Le projet de document doit être envoyé au Bureau régional et au Siège pour avis et observations. Les enseignements tirés des évaluations des stratégies de coopération avec les pays doivent être partagés avec d’autres pays – en particulier avec les groupements de pays similaires, par exemple les pays qui appartiennent à un même groupe de revenu (selon la classification de la Banque mondiale) –, au sein du Secrétariat et avec les gouvernements et les autres partenaires.

n

n

1

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Domaines de performance et indicateurs de performance tirés de MOPAN 3.0 Generic Indicator Framework (http://www.mopanonline.org/ GenericPages/Mopan%20Methodology%20Digest%20[4].pdf).

Stratégies OMS de coopération avec les pays

La boîte à outils ANNEXES

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Stratégies OMS de coopération avec les pays

La boîte à outils – Annexes Annexe 1 : Orientations pour l’élaboration d’une stratégie de coopération dans les pays en situation de fragilité Annexe 2 : Description détaillée du processus de formulation et d’évaluation d’une stratégie de coopération Annexe 3 : Intégrer les critères essentiels relatifs à l’égalité entre les sexes, à l’équité et aux droits de l’homme dans le processus d’élaboration et le document de la SCP Annexe 4 : Orientations et modèle pour la préparation des notes d’information sur la SCP Annexe 5 : Indicateurs de base pour les documents de SCP Annexe 6 : Exemples de questions relatives au système de santé pour guider l’analyse de la situation sanitaire Annexe 7 : Exemples de questions relatives aux questions transversales pour guider l’analyse de la situation sanitaire Annexe 8 : Exemples de questions relatives au contexte des partenaires au développement pour guider l’analyse de la situation sanitaire Annexe 9 : Modèle de formulaire pour l’analyse des principaux intervenants Annexe 10 : Exemples de questions relatives aux contributions des pays au programme mondial d’action sanitaire pour guider l’analyse de la situation sanitaire Annexe 11 : Exemple d’une méthodologie d’établissement des priorités (Méthode Hanlon améliorée, adaptée à l’OPS) et matrice de décision, et questions dont il faut tenir compte pour la sélection des priorités stratégiques et des domaines d’action Annexe 12 : Exemple de liens (validation) entre les domaines d’action de la SCP, les priorités de la NHPSP, les réalisations du PGT, les cibles ODD et les réalisations du PNUAD Annexe 13 : Exemple d’un cadre pour l’évaluation à mi-parcours de la SCP Annexe 14 : Exemple d’un cadre pour l’évaluation finale de la SCP Annexe 15 : Cartographie des cibles ODD au regard des réalisations du programme général de travail et des secteurs de programme définis dans le budget programme de l’OMS Annexe 16 : Exemple de cadre pour évaluer la qualité et la pertinence du programme stratégique de la SCP et voir s’il est nécessaire de le mettre à jour Annexe 17 : Conseils pour intégrer dans la SCP l’évaluation des risques sanitaires liés aux situations d’urgence, l’évaluation de la capacité de gestion de ces risques et l’état de préparation de l’OMS à l’action d’urgence Annexe 18 : Exemples de questions portant sur les ODD pour guider l’analyse de la situation sanitaire Annexe 19 : Processus d’approbation et utilisation du document de la SCP

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Annexe 1 - Orientations pour l’élaboration d’une stratégie de coopération dans les pays en situation de fragilité Le présent document fournit des indications complémentaires aux équipes de l’OMS chargées d’élaborer des stratégies de coopération afin qu’elles formulent des stratégies mieux adaptées et plus efficaces avec les pays en situation de fragilité.1

1. Définir et analyser la fragilité Un pays est considéré comme un État fragile lorsque les instances étatiques n’ont pas les moyens et/ou la volonté politique d’assumer les fonctions essentielles requises pour faire reculer la pauvreté, promouvoir le développement et assurer la sécurité de la population et le respect des droits de l’homme.2 Les pays étiquetés comme fragiles étant hétérogènes, les modalités d’intervention doivent donc être adaptées au contexte de chaque pays. En outre, la fragilité est généralement très dynamique et évolue au cours du temps. Les pays en situation de fragilité peuvent se trouver dans des phases différentes – phase postconflictuelle, relèvement rapide, transition – ou être confrontés à des catastrophes et crises humanitaires récurrentes, ou l’ensemble de ces diverses situations de fragilité peuvent exister simultanément.

2. Caractéristiques des situations de fragilité et raison d’être de l’élaboration de stratégies de coopération adaptées à la situation avec les pays en situation de fragilité Les pays en situation de fragilité se caractérisent souvent par une morbidité et une mortalité élevées, des incapacités associées aux crises, la malnutrition, un accès réduit aux prestations essentielles d’importance vitale, et des systèmes de santé déficients dans des milieux à faibles ressources et souvent instables. Nombre de ces pays n’ont pas atteint les OMD liés à la santé et risquent fort de ne pouvoir atteindre les ODD. Ces mêmes pays sont également à risque élevé d’épidémies et sont touchés par la plupart des maladies endémiques. Les éléments de fragilité dont il faut tenir compte sont notamment les suivants : n

Des problèmes de sécurité généralisés qui conduisent à des restrictions affectant les personnels des Nations Unies ou leurs déplacements dans le pays, et qui peuvent aboutir à une gestion des programmes « à distance ». Des violations des droits de l’homme largement répandues, et leurs répercussions sur le droit à la santé et l’éventuelle exacerbation d’inégalités préexistantes, telles que l’exclusion ou la marginalisation délibérée de certains groupes. Les principes de neutralité médicale pourraient être violés. Les établissements de santé, les agents de santé et les patients pourraient être pris pour cible, ou les prestataires de soins pourraient prendre part aux violations des droits de l’homme. La nécessité éventuelle de s’engager dans des zones qui ne sont pas sous contrôle gouvernemental et d’adopter une approche adaptée aux différences susceptibles d’exister dans les diverses régions du pays.

n

n

n

3. Adaptation du processus d’élaboration de la stratégie de coopération aux pays en situation de fragilité a. Préparation n

Composition de l’équipe chargée de la SCP – Il est important qu’au moins l’un des membres de l’équipe ait une connaissance du contexte politique et de la pratique des systèmes de santé des pays en situation de fragilité.

1

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Pour la liste des pays en situation de fragilité voir la « Liste harmonisée des situations fragiles » dressée par la Banque mondiale http://pubdocs. worldbank.org/pubdocs/publicdoc/2015/7/700521437416355449/FCSlist-FY16-Final-712015.pdf Zaidi, N. The fragility of states. Dawn.com. 29 janvier 2012 (http://dawn.com/2012/01/30/the-fragility-of-states/).

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Stratégies OMS de coopération avec les pays

n

Choix du calendrier et de la durée de la SCP – Il est nécessaire de tenir compte des cycles de planification particuliers liés à la fragilité et au processus de planification de la transition. Information sur la sécurité – Il est nécessaire d’obtenir des informations utiles sur la dynamique du conflit et les éventuelles restrictions aux déplacements, ainsi que d’assurer la sécurité de l’équipe chargée de la SCP. Intégration du dialogue dans le processus d’élaboration de la SCP – Il est essentiel d’entreprendre une large consultation, y compris des partenaires humanitaires, et de collaborer avec l’équipe de pays chargée de l’action humanitaire, et de veiller à la représentation des vues des diverses parties au conflit. Scénario, situation et analyse de la fragilité – Il convient d’utiliser les sources disponibles afin de comprendre les causes sous-jacentes de la fragilité, d’examiner le contexte politique, les capacités et la résilience du pays, et les scénarios possibles et de voir en quoi ils peuvent affecter la santé et le secteur de la santé.1

n

n

n

b. Élaboration n

Les conflits peuvent durer des décennies et les périodes de transition peuvent prendre jusqu’à 15 ans, voire davantage. Par conséquent, il est nécessaire d’élaborer une stratégie qui adopte une vision à long terme, tout en fixant des étapes à court terme réalistes.

c. Mise en œuvre n

L’évolution de la situation de fragilité du pays peut avoir une incidence sur la mise en œuvre du programme stratégique de la SCP. Le relèvement après une situation de fragilité est rarement un processus linéaire et, par conséquent, la mise en œuvre d’un plan ou d’une stratégie peut se heurter à des obstacles ou à des revers inattendus, par exemple à la reprise ou à l’aggravation du conflit.

d. Suivi et évaluation de la SCP n

Le cycle de mise en œuvre éventuellement réduit dans les pays en situation de fragilité, et le fait que des changements importants dans le contexte et les caractéristiques de la fragilité sont fréquents, justifient aussi des réexamens plus rapprochés et les révisions qui en découlent.

4. Liste de vérification du document de SCP pour les pays en situation de fragilité La section ci-dessous montre comment et où les aspects de la fragilité peuvent être pris en compte dans une SCP.

Chapitre 2. Situation en matière de santé et de développement 2.1 Contexte politique, social et macroéconomique n

Résumé du contexte, analyses du conflit et/ou de la fragilité, scénarios et évolution.

2.2 État de santé (charge de morbidité) n

Analyse des effets de la fragilité sur l’état de santé de la population, y compris les tendances et la ventilation des données – mauvaise santé de la mère et de l’enfant, charge excessive des maladies transmissibles, ou interruptions de l’accès au diagnostic et au traitement pour les maladies chroniques et non transmissibles.

1

Les analyses de contexte et de conflit sont faites par le Groupe de crise international (http://www.crisisgroup.org/), l’Economist Intelligence Unit (http://www.eiu.com/index.asp?&rf=0), le Centre de recherche sur l’épidémiologie des catastrophes (http://www.cred.be/) ou l’initiative « new deal for peace » (http://www.newdeal4peace.org/new-deal-pilots). Pour l’analyse des secteurs de santé en crise, consulter http://www.who.int/ hac/techguidance/tools/disrupted_sectors/en/index.html.

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Guide 2016

2.3 Réponse des systèmes de santé n

Analyse des effets de la fragilité sur : l

La prestation des services – infrastructure endommagée ; accès inégal aux services de santé ; effets sur les ODD liés à la santé. La gouvernance – interruption du processus politique et de la coordination entre secteurs, associée à l’affaiblissement du rôle directeur des autorités sanitaires nationales et infranationales (intérimaires). La multiplicité des acteurs ayant des programmes divers sape le rôle de gouvernance des autorités sanitaires nationales et conduit à une fragmentation ou à un transfert inapproprié de responsabilités. Le système d’information sanitaire – fragmentation et nombreuses difficultés à valider les ensembles de données existants. Les ressources humaines pour la santé – perte de personnel, répartition inégale des ressources humaines, personnel non formé ou formation non certifiée assurée par diverses ONG, délégation des tâches, ou retour des émigrés. Le financement de la santé – insuffisance des capacités de gestion financière et forte dépendance vis-à-vis de l’aide extérieure. D’autres fonds humanitaires, de transition ou de consolidation de la paix pourraient s’avérer nécessaires. Les produits pharmaceutiques – interruption possible de la production et de la distribution nationale. Absence de réglementation des importations et de normes de qualité.

l

l

l

l

l

2.4 Questions transversales (équité – « ne laisser personne pour compte », genre, droits de l’homme, etc.) n

Analyse des effets de la fragilité sur les déterminants de la santé, y compris l’inégalité et la violence sexiste.

2.5 Collaboration avec les Nations Unies et d’autres partenaires n

L’analyse devrait se fonder sur les éléments ci-après : l

Le « New deal » pour l’engagement avec les pays en situation de fragilité.1 Les principes du « New deal » sont renforcés par l’appel du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies au soutien du « New deal » en 20122. Voir également les « Principes d’engagement international dans les États fragiles »3 de l’OCDE. La présence d’un coordonnateur humanitaire et d’une équipe de pays chargée de l’action humanitaire, et le rôle de l’OMS en tant que chef de file du groupe de responsabilité sectorielle Santé. Il pourrait y avoir un mécanisme régional de coordination interinstitutions en dehors du pays, y compris une coordination pour les nombreux pays touchés par le même conflit.

l

1

Le « New deal » (signé par plus de 40 pays et organisations lors du 4e Forum de haut niveau sur l’efficacité de l’aide, qui s’est tenu en 2011 à Busan – République de Corée) consiste en un programme visant à fournir une aide plus efficace aux États fragiles sur la base de cinq objectifs de consolidation de la paix et de renforcement de l’État (légitimité politique, sécurité, justice, fondements économiques, et revenus et services), un alignement plus solide et la responsabilité mutuelle, et davantage de transparence et d’investissements dans les systèmes de santé sur la base d’une approche commune de la gestion des risques. Les cinq objectifs de consolidation de la paix et de renforcement de l’État sont au cœur de l’engagement des Nations Unies dans la plupart des pays touchés par un conflit ou une crise. Voir également http://www.g7plus.org/new-dealdocument/ Voir le document A/67/499-S/2012/746. Conflict, fragility and resilience. In: Development Co-operation Directorate (DCD-DAC) [site Web]. Paris. Organisation pour le développement et la coopération économiques ; 2007 (http://www.oecd.org/dacfragilestates/).

2

3

30

Stratégies OMS de coopération avec les pays

l

Il pourrait y avoir une présence intégrée des Nations Unies, y compris une mission de maintien de la paix ou une mission politique des Nations Unies. En principe, il faut une séparation claire entre les opérations de maintien de la paix et l’action humanitaire. Toutefois, dans de nombreuses situations, un même cadre stratégique est élaboré entre tous les acteurs des Nations Unies (développement, humanitaire, maintien de la paix). Il existe des mécanismes de planification du relèvement se rapportant aux conflits, par exemple l’évaluation des besoins post-conflit qui bénéficie du concours de la Banque mondiale, de la Commission européenne et des Nations Unies. Les contributions du pays au programme mondial d’action sanitaire. Des initiatives mondiales en faveur de la santé telles que GAVI, l’Alliance pour la vaccination, ou le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, ont formulé des stratégies adaptées aux situations de fragilité. Les programmes mondiaux d’éradication ou d’élimination sont souvent confrontés à des difficultés pour parvenir à une mise en œuvre et une couverture efficaces dans les pays en situation de fragilité.

l

l

2.6 Examen de la coopération de l’OMS pendant le précédent cycle de la SCP n

Analyse critique des incidences des recommandations et des enseignements tirés de l’évaluation des actions menées par l’OMS et d’autres acteurs et parties prenantes en vue de remédier aux conséquences de la fragilité pour les secteurs liés à la santé, et analyse critique de la manière dont les principes d’engagement auprès des pays en situation de fragilité ont été pris en compte.

Chapitre 3. Programme stratégique pour la coopération de l’OMS Le programme stratégique doit être adapté aux caractéristiques de la situation de fragilité du pays, et anticiper les changements. Le programme stratégique couvrira généralement une période plus courte, car le contexte est plus dynamique, et les priorités stratégiques doivent couvrir des événements graves imprévus or l’escalade d’un conflit en cours pouvant nécessiter des mesures d’urgence, y compris les flambées épidémiques et les catastrophes naturelles ou celles causées par l’homme. L’équipe doit envisager le rôle que les secteurs liés à la santé et les services sociaux pourraient jouer dans l’édification de l’État et la construction de la paix, et mettre l’accent sur l’élargissement de la couverture et sur la qualité de la prestation des services, en recherchant les multiples moyens d’adapter la mise en œuvre au contexte.

Chapitre 4. Mise en œuvre du programme stratégique – incidences pour l’ensemble du Secrétariat Les incidences pour le Secrétariat de l’OMS ont trait aux capacités, à la mise en commun des ressources et à l’application des modes opératoires normalisés (MON) pour les situations d’urgence. Voir aussi le Cadre d’action d’urgence de l’OMS qui donne des orientations sur les structures des bureaux de pays de l’OMS au cours des situations d’urgence.1 Un cadre similaire sera finalisé en 2016 pour orienter les activités de l’OMS dans les pays connaissant des situations d’urgence prolongée.

1

http://www.who.int/hac/about/en/

31

32

Annexe 2 - Description détaillée du processus de formulation et d’évaluation d’une stratégie de coopération Qui? n

Phase Établir un dialogue avec les autorités nationales (ministère de la Santé et autres ministères concernés) sur le cycle de la SCP, le renouvellement prévu et le calendrier approprié compte tenu des principaux processus nationaux tels que le renouvellement de la NHPSP, le PNUAD, etc. Le cas échéant, faire appel au Bureau régional qui plaidera en faveur de l’élaboration de la SCP ; S’assurer de l’existence d’une SCP ou d’autres outils de planification pouvant servir de point de départ pour la nouvelle SCP. Mettre en place l’examen de la coopération de l’OMS durant le cycle finissant ; Informer toute l’équipe du bureau de pays (si possible au cours d’une séance d’information et de formation d’une demi-journée) des principes, du contenu, du processus et d’autres aspects importants de la SCP et informer le Bureau régional de la date de la mise en route du processus de formulation/renouvellement de la SCP ; Signaler les documents importants nécessaires à l’équipe tels que le programme général de travail, la NHPSP, les SCP précédentes et les documents qui indiquent les actions à mener au niveau des pays pour atteindre les ODD ; Veiller à la disponibilité des ressources pour le processus de formulation de la SCP, et demander le soutien du Bureau régional et du Siège (formation ou autre). Veiller à constituer une équipe équilibrée représentant un large éventail d’intervenants. Il est recommandé que le groupe de travail3 n’ait pas plus de huit membres dont l’un posséderait les compétences appropriées en diplomatie de la santé et une compréhension du contexte politique, et désigner une personne qui sera chargée de la logistique ;

Quand?1

Quoi?

Guide 2016

Lancement

Le chef du bureau de l’OMS dans le pays (HWO) dirige le processus avec le personnel du bureau de pays. n

n

Lancement du processus Un point focal au Siège soutient le processus. n

Conformément au cycle de planification national la phase de lancement débute deux mois L’unité régionale d’appui aux pays (UAP) avant la phase de préparation apporte son soutien.

n

Préparation Le HWO dirige le processus avec le personnel n du bureau de pays, les homologues nationaux, les membres des institutions de l’ONU et les autres parties prenantes. Tous les membres du personnel participent au processus sans n toutefois faire tous partie du groupe de travail. Mois 0 Un point focal régional appuie le processus. Pour les pays qui n’ont pas de chef de bureau, le groupe de travail est constitué par la Région. Une personne ressource du CCU2 apporte son soutien au processus.

Constitution du groupe de travail de la SCP

Dans les pays en situation de fragilité et/ou sujets aux catastrophes, veiller à ce qu’au moins l’un des membres de l’équipe ait des compétences appropriées en diplomatie et une appréciation du contexte politique, ainsi qu’une connaissance des systèmes de santé des pays en situation de fragilité (voir l’annexe 1) et/ou des questions humanitaires (voir l’annexe 17). Note : s’il est possible d’avoir recours à un consultant externe pour la collecte d’informations et la rédaction, il est toutefois indispensable que l’analyse critique et l’élaboration des priorités stratégiques soient effectuées par le groupe de travail.

1

Le calendrier que nous proposons pour le lancement de la SCP et pour chaque phase du processus est fondé sur les expériences faites à ce jour. C’est au pays qu’il revient de déterminer ses propres délais pour chaque phase du processus.

2

En vue de garantir une représentation appropriée et l’équilibre entre les programmes techniques, la Région africaine et la Région du Pacifique occidental devraient inclure des représentants de chaque groupe organique dans le groupe de travail de la SCP.

La feuille de route précise : n

le calendrier du processus ; les rôles et responsabilités de l’OMS et de ses partenaires ; le soutien requis du Bureau régional et du Siège ; les coûts.

Rédaction de la feuille de route 1er mois Groupe de travail de la SCP n n n n

Collecte et partage des informations avec le groupe de travail 1er mois Groupe de travail de la SCP

Le groupe de travail rassemble et fait connaître : les politiques de développement nationales et les actions du pays en vue de réaliser les ODD ; n les politiques, stratégies et plans sanitaires ; n les rapports annuels, les statistiques de l’état civil, les enquêtes ; n les rapports extérieurs sur le pays, ses populations vulnérables, l’égalité hommes-femmes, l’égalité en matière de soins de santé et les droits humains, les rapports du Partenariat international pour la santé (IHP+) ; les analyses de la fragilité ou des conflits ; les évaluations des situations d’urgence sanitaire tous risques (voir l’annexe 17) ; n les informations sur les orientations/priorités programmatiques régionales et mondiales ; n les accords internationaux et les mandats ratifiés et/ou signés par le pays ; n le PNUAD, le cadre stratégique intégré (le cas échéant) et les plans de travail des groupes thématiques pertinents de l’équipe des Nations Unies dans le pays ; n l’évaluation finale de la SCP précédente.

Analyse3 n

Situation du pays

2e et 3e mois

Groupe de travail de la SCP

Analyse : des principales réalisations ; n des domaines devant être renforcés ; n des problèmes et des lacunes, notamment les populations vulnérables ; n de la situation sociopolitique (pour les pays en situation de fragilité, voir l’annexe 1) ; n des situations d’urgence et risques pour la santé publique et les systèmes de santé (voir l’annexe 17). Analyse des politiques, stratégies et plans nationaux de développement et de santé et des actions menées dans le pays pour atteindre les ODD, afin de déterminer : n n

la conformité des stratégies et des plans à l’analyse de la situation sanitaire ; l’intégration dans le processus de développement et l’appropriation de ce processus, et l’adhésion à tous les mécanismes de coordination concernant la santé ; n n

Stratégies OMS de coopération avec les pays

Pan de développement et plan sanitaire national

2e et 3e mois

Groupe de travail de la SCP

les capacités de gestion des risques en cas d’urgence sanitaire [y compris les principales capacités requises en vertu du Règlement sanitaire international (RSI)] ; les modalités de financement, de mise en œuvre et de gestion (y compris les mécanismes de suivi et d’examen). (Voir l’annexe 18)

33

3 CCU, Département Coopération avec les pays et collaboration avec les organisations des Nations Unies.

34 Groupe de travail de la SCP Il s’agit des examens internes et extérieurs réalisés par les partenaires et l’équipe du bureau de pays pour évaluer : n

Priorités de l’OMS

2e et 3e mois

Analyse des réalisations, des progrès et des défis relatifs à chaque priorité, par exemple, celles du programme général de travail, de l’Assemblée, des comités régionaux, etc.

Guide 2016

le degré de mise en œuvre des priorités stratégiques et l’allocation des ressources à ces priorités ; nationaux en matière de santé ;

Coopération de l’OMS au cours des SCP précédentes Groupe de travail de la SCP avec la participation active de partenaires et de l’équipe du bureau de pays toute entière n la contribution de l’OMS à la réalisation des priorités de l’Organisation et des objectifs n

2e et 3e mois l’engagement avec l’ONU.

(Voir la phase Suivi et évaluation, infra) Analyse : Groupe de travail n n

Partenariats et contribution au programme mondial d’action sanitaire

2e et 3e mois

des dimensions sanitaire du PNUAD, des ODD et d’autres plateformes internationales (telles que le Partenariat de Busan pour une coopération efficace au service du développement et le Cadre d’action de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe) ; de la contribution du pays au programme mondial d’action sanitaire.

Elaboration

3e et 4e mois

Groupe de travail, CCU régional, programmes techniques du Bureau régional

Le dialogue vise à affiner les priorités stratégiques et les domaines d’action éventuels moyennant l’analyse de la situation et les apports du bureau technique.

Compte tenu de l’analyse critique effectuée lors des étapes précédentes, du dialogue avec le Bureau régional et de l’avantage comparatif et de la valeur ajoutée de l’OMS, le dialogue vise à : déterminer les priorités stratégiques et les domaines d’action à inclure dans les SCP ; obtenir l’adhésion des homologues nationaux. n n

Dialogue avec le Bureau régional concernant les priorités stratégiques et les domaines d’action éventuels Dialogue politique avec les homologues nationaux pour une définition conjointe des priorités stratégiques et des domaines d’action Groupe de travail, avec la participation active n du HWO et des homologues nationaux n Rédaction du document.

3e et 4e mois

Sélection des ressources et des partenariats pour la mise en œuvre de la SCP. n n n n

Communication du projet de document aux autorités nationales et à d’autres intervenants. Obtention de l’approbation du ministère de la Santé et d’autres ministères concernés, du Bureau régional et du Siège (voir l’annexe 19). Signature et lancement de la SCP (Directeur général et/ou Directeur régional si possible ; HWO et ministère de la Santé et autres ministères concernés). Large diffusion de la SCP dans le pays par le bureau de pays et les homologues nationaux.

Élaboration de la SCP

4e et 5e mois

Groupe de travail, HWO, homologues nationaux, Bureau régional, Siège

Publication et diffusion

5e et 6e mois

Groupe de travail, HWO, homologues nationaux, Bureau régional, Siège

n

Publication de la SCP dans le dépôt institutionnel pour le partage de l’information (IRIS) et sur les sites Web du bureau de pays et du Bureau régional, sur who.int, et si possible, sur le site du ministère de la Santé.

Mise en oeuvre n

Mise en œuvre de la SCP n

HWO et personnel du bureau de pays (direction) Bureau régional et Siège (contribution et soutien) n

Par la SCP, l’ensemble du Secrétariat s’engage à mener à bien le programme stratégique (le Bureau régional et le Siège informent les unités techniques de la SCP pour les missions dans le pays). La SCP apporte des informations utiles au budget programme biennal, au plan d’action et au plan de ressources humaines du pays5 qui, avec le PNUAD, deviennent la « feuille de route » pour la mise en œuvre de la SCP. La SCP apporte des informations utiles au PNUAD dans les pays participant à l’initiative « Unis dans l’action » et à d’autres.

Souple afin de coïncider avec les cycles de planification nationale et le PNUAD ou pour tenir compte des conditions changeantes qui sont celles des pays en situation de fragilité

Suivi et évaluation2 Suivre : Groupe de travail, plus HWO n n

Suivi régulier

Fréquence déterminée par HWO

le plan de travail biennal de l’OMS pour le pays par rapport au programme stratégique de la SCP pour s’assurer de leur compatibilité ; la capacité de base du bureau de pays par rapport aux priorités stratégiques de la SCP pour voir si elles correspondent. le processus et le degré de mise en œuvre des domaines d’action de la SCP la coopération de l’OMS avec les institutions du système des Nations Unies les changements de la situation du pays

Évaluer : HWO et bureau de pays Point focal de l’UAP régionale Point focal CCU du Siège n n n

Évaluation à miparcours

2e et 3e mois

Selon les résultats et la situation, envisager de modifier les priorités stratégiques, les domaines d’action et les plans de travail (voir l’annexe 13) Évaluer : n n

l’atteinte de certaines cibles ODD nationales liées au programme stratégique SCP ; les principales réalisations et lacunes de la mise en œuvre du programme stratégique de la SCP sur le plan de son contenu et en relation avec les domaines de performance7 du MOPAN ;

HWO et bureau de pays Point focal de l’UAP régionale Point focal CCU du Siège n n

Évaluation finale

4e ou 6e année

les facteurs critiques de succès et les obstacles ; les principaux enseignements tirés à appliquer dans le prochain cycle de SCP ; (voir l’annexe 14) Note : l’évaluation doit s’inspirer du manuel pratique d’évaluation de l’OMS et de MOPAN 3.0. Dans l’idéal, les partenaires devraient y participer.

Stratégies OMS de coopération avec les pays

1

35

Sert à planifier les postes requis pour mettre en œuvre le plan de travail ; il contient la liste de postes approuvés (« profil du personnel ») d’un centre budgétaire, relié par le biais du plan salarial, aux résultats auxquels le personnel contribue. Une fois approuvé, le plan de ressources humaines constitue l’autorisation de doter en personnel le bureau de pays ou le centre budgétaire. 2 Les cadres spécifiques de suivi et évaluation seront harmonisés avec d’autres processus de suivi et évaluation. 3 Gestion stratégique – orientation stratégique claire axée sur les fonctions essentielles, les résultats escomptés et les priorités pertinentes. Gestion opérationnelle – moyens et capacités organisés selon les orientations stratégiques et les résultats escomptés. Gestion des relations – conclure des partenariats inclusifs pour appuyer la pertinence, optimiser les solutions efficaces et maximiser les résultats. Résultats – obtention d’une contribution au développement pertinente, inclusive et durable.

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Annexe 3 – Intégrer les critères essentiels relatifs à l’égalité entre les sexes, à l’équité et aux droits de l’homme dans le processus d’élaboration et le document de la SCP Critères relatifs à l’égalité entre les sexes, l’équité et les droits humains Dialogue participatif n

Au cours du processus de la SCP, le dialogue participatif engagé comprendra des consultations avec des femmes et des hommes issus de groupes de population pour lesquels l’exposition aux risques, la vulnérabilité, l’accès aux services, les résultats ou les conséquences du traitement sont différents du fait de caractéristiques susceptibles de contribuer à l’exclusion ou à des désavantages sociaux, comme le lieu de résidence, la race ou l’appartenance ethnique, la profession, le sexe ou l’appartenance sexuelle, la religion, l’éducation ou le statut socioéconomique. Au cours du processus de la SCP, le dialogue participatif engagé inclura des consultations avec les organes nationaux travaillant pour les droits humains et les femmes. Analyse L’analyse qui servira à l’élaboration de la SCP inclut l’identification des différences hommes-femmes résultant i) des normes, rôles, et relations liés au sexe ; ii) de l’accès différencié aux ressources et au contrôle des ressources ; et iii) des différences biologiques, tout au long de la vie, en ce qui concerne : ü les facteurs de risque, l’exposition et les manifestations pathologiques ; ü la gravité et la fréquence de la charge de morbidité, et les comportements en matière de recherche de soins ; ü l’accès aux soins, les expériences dans les établissements de soins ; ü les réalisations et l’impact dans les domaines sanitaires prioritaires (spécifiques à la situation nationale).

n

n

n n n

L’analyse qui servira à l’élaboration de la SCP inclut l’identification des groupes de population exclus socialement ou défavorisés. L’analyse qui servira à l’élaboration de la SCP inclut l’évaluation de : i) la disponibilité ; ii) l’accessibilité ; iii) l’acceptabilité ; et iv) la qualité de la prestation des soins de santé aux groupes de population exclus socialement ou défavorisés. L’analyse qui servira à recenser les défis en matière de santé et de développement prend en considération les recommandations sur le droit à la santé formulées à l’intention du pays dans le cadre de l’un des mécanismes auxquels le pays est partie : mécanismes de suivi des organes des traités, procédures spéciales (rapporteurs spéciaux) ou examen périodique universel. Priorités stratégiques et domaines d’action Ils doivent promouvoir la réduction ou l’atténuation de l’impact négatif des normes, rôles et relations liés au sexe sur l’accès aux services de santé et leur utilisation. Ils doivent promouvoir la réduction ou l’atténuation des inégalités dans l’exposition, la vulnérabilité ou l’accès aux soins des groupes de population exclus socialement ou défavorisés. Ils doivent promouvoir l’intégration et la participation des groupes de population exclus socialement ou défavorisés. Rapport Dans le rapport de la SCP, les données sont ventilées en fonction du sexe et, dans la mesure du possible et s’il y a lieu, en fonction aussi des critères suivants : âge, population rurale/urbaine, richesse des ménages, appartenance ethnique, éducation. Le rapport de la SCP comprend des informations sur l’analyse des sexospécificités et de l’équité. Le rapport de la SCP comprend des références aux conventions et traités internationaux sur les droits de l’homme ou aux règles sur le droit à la santé ratifiés par le pays.

n n n n n n

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Stratégies OMS de coopération avec les pays

Annexe 4 – Orientations et modèles pour la préparation des notes d’information sur la SCP Modèles : Prière d’utiliser les modèles normalisés ci-joint pour les notes d’information (« Aperçu »). Ils sont disponibles en français, en anglais et en espagnol et peuvent être obtenus en contactant le Département CCU à l’adresse suivante : countryfocus@who.int. La note comporte deux pages : i. La première page contient le tableau d’un ensemble de 22 indicateurs convenus pour tous les pays de la Région. Le côté droit de la première page est divisé en trois sous-sections contenant des informations sur i) la situation de la santé, ii) les politiques et systèmes de santé, et iii) la coopération pour la santé. La deuxième page présente le programme d’action stratégique de coopération avec le pays, y compris la période de validité, et les détails des priorités stratégiques et des domaines d’intervention.

Structure :

ii.

Contenu :

Le texte doit être concis et donner un aperçu de la situation sanitaire actuelle (et mettre en évidence s’il y a lieu toute action visant à intégrer le programme relatif aux ODD), de toute question liée à la santé, et de la situation relative à la coopération pour la santé. Le document doit être essentiellement analytique et se fonder sur le contenu du document de coopération stratégique le plus récent (voir le modèle standard pour les contenus proposés de chaque sous-section). Si des indicateurs autres que ceux qui figurent dans le tableau sont utilisés dans le corps du texte, ces données doivent être actuelles et les sources doivent être citées.

Indicateurs :

Le modèle contient un ensemble de 22 indicateurs convenus qui sont mis à jour tous les ans par le Département CCU au Siège à partir des données de l’Observatoire mondial de la santé (http://apps.who.int/gho/data/node.cco). Le nombre maximum de mots préconisé pour la note d’information de deux pages est de 1350 à 1600 pour les versions française, anglaise et espagnole (ceci est donné à titre indicatif, cependant il est préférable de s’y tenir). Prière d’utiliser la police standard du modèle, Calibri, pour les titres et le corps du texte. La taille à utiliser est 8 (ou au minimum 7,5) pour le corps du texte, 12 pour les titres et 16 pour le nom du pays. Le texte généré automatiquement dans l’encadré des indicateurs doit demeurer en taille 6. Il est important de garder à l’esprit la lisibilité du texte lors de la sélection du type et de la taille à utiliser. Le texte à l’intérieur des encadrés doit être justifié. Les sigles et acronymes sont employés après mention du nom sous sa forme complète la première fois qu’il apparaît (le sigle ou l’acronyme étant alors mis entre parenthèses). Il convient de les utiliser avec modération car leur nombre peut nuire à la lisibilité du texte.

Longueur :

Forme :

Langue : Cartes : Produit fini :

Toujours produire au moins une version anglaise de la note. Veiller à ce que la note ait fait l’objet d’une bonne révision pour en préserver l’intégrité technique. Les cartes sont générées automatiquement dans le modèle. Il s’agit de cartes standard OMS. Une fois la note établie, prière de transmettre une copie en format Word au Département CCU pour une dernière révision et formatage, et mise en ligne sur le site Web suivant : (http://who.int/country-cooperation/what-who-does/strategies-and-briefs/fr/

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Guide 2016

Burkina Faso

Pays

SITUATION DE LA SANTÉ En 2014, le pourcentage de formations sanitaires remplissant les normes était de 89,8%. Le nombre de nouveaux contacts par habitant et par an est de 0,9 et le taux de fréquentation est estimé à 63%. Sur le plan de la nutrition, la prévalence de la malnutrition aiguë en 2013 est de 8,2%, l’insuffisance pondérale de 21%. Le taux de malnutrition sévère des moins de 5 ans est estimé à 0,70%.

SITUATION DE LA SANTé

Région de l’OMS Groupe de revenu de la Banque mondiale

n juvénile est respectivement de 65‰ pour la mortalité néonatale, 68‰ pour la La mortalité infantomortalité infantile et 129‰ pour la mortalité juvénile. Le ratio de mortalité pour 100 000 naissances vivantes est de 341 en 2010 et le taux d’accouchements assistés durant la même année est de 67,1%. n

Etat de santé de la population, incluant les tendances, les vulnérabilités et les disparités ;

En 2014, la prévalence du paludisme chez les enfants de moins de 5 ans a été estimée à 61%, la prévalence du VIH à 1% et le taux de notification des nouveaux cas et rechutes pour la tuberculose est de 31 pour 100 000 habitants. Sur le plan épidémiologique, au cours des années 2014 et 2015, 6403 cas suspects de méningite n cérébrospinale ont été enregistrés dont 627 décès (soit un taux de létalité moyenne de 10,05%). Concernant la rougeole, 2603 cas de rougeole dont 2352 cas pour 2014 ont été enregistrés avec une n de 0,45% pour les deux années. létalité moyenne

Charge de morbidité due aux maladies transmissibles et non transmissibles ainsi que les déterminants majeurs de la santé ;

Santé de l’enfant Enfants nourris exclusivement au sein pendant les premiers mois de vie (%) (2007) http:// www.who.int/countries/en/ Couverture par le vaccin DTC3 chez les enfants d’un an Région de l'OMS (%) (2014) Groupe de revenu de la Banque mondiale INDICATEURS DE SANTÉ EN COURS

Réalisation des ODDs ; Lacunes-clés et défis.

Les défis et perspectives portent sur : La diminution du double fardeau que représentent les maladies transmissibles et non transmissibles à travers la prévention, la prise en charge, la recherche et la surveillance y compris l’application du règlement sanitaire international ;  L’amélioration de la disponibilité et de l’accessibilité à des produits de santé sûrs, efficaces et (Hommes et femmes) de qualité;  L’adoption d’une stratégie de financement de la santé et l’opérationnalisation du régime (Hommes) 18105.6 d’assurance maladie universelle, ainsi que des différentes initiatives de subvention et de (Femmes) gratuité; 45.6 n de la qualité des prestations de services  L’amélioration Afrique

Faible revenu Statistiques démographiques et socioéconomiques

Espérance de vie à la naissance (années) (2015) Population totale (2015) Population totale (en milliers) (2015) % de plus de 60 ans (2015) % de moins de 15 ans (2015) Espérance de vie à la naissance (2015) % de plus de 60 ans (2015) Indice de pauvreté : % de la population disposant de Taux de mortalité néonatale pour 1000 naissances vivantes (2015) de $1,25 par jour (PPA) (2010) moins Taux d’alphabétisation adultes (+ de 15 ans) (%) Taux de mortalité pour 1000des enfants de moins de 5 ans (2015) (2007-2012) Ratio de mortalité maternelle pour 100.000 naissances Rang selon l’indicateur d’inégalité de genre (2014) vivantes (2015) Rang selon l’indice de développement humain (2014) Couverture par le vaccin DTP3 chez les enfants d'un an (%) (2014) % de moins de 15 ans (2015)

POLITIQUES ET SYSTèMES DE SANTé

3.8

60.5 (F) 59.9 (H+F) 59.1 (H) 26.7 [17.3-39.4] 88.6 [64.9-119.1] 371 [ 257 - 509] 91 65.9

Politiques majeures et interventions, particulièrement celles qui aident à la miseDE en œuvre de l’Agenda du Développement 2030 ; POLITIQUES ET SYSTÈMES SANTÉ Au niveau du secteur de la santé, il y a un ensemble de textes législatifs et règlementaires encadrant n ledit secteur. Le code de santé publique qui date de 1994 est actuellement en révision. La politique sanitaire nationale a été révisée en 2010 et un plan national de développement sanitaire pour la période 2011 à 2020 est actuellement en vigueur. Le ministère possède également un plan d’action n annuel global et des plans d’actions annuels à chaque niveau de la pyramide sanitaire. D’autres sous plans spécifiques comme la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infanto-juvénile, la lutte contre le paludisme, la transfusion sanguine, la lutte contre le VIH, etc. sont également développés et mis en œuvre dans le cadre du PNDS.

Statut de réalisation du FCTC et RSI ;

Caractéristique majeures du système de santé et de la provision des soins.

Systèmes de santé

Naissances assistées par du personnel de santé qualifié Total des dépenses de santé en pourcentage du produit (2010) intérieur brut (2014) Nourrissons nourris exclusivement au sein pendant les 6 Dépenses privées la santé en pourcentage du total premiers mois de vie pour (%) (2012) des dépenses pourpour la santé (2014) (2010) Densité de médecins 1000 personnes Dépenses publiques générales pour la santé Densité d’infirmières et de sages-femmes pour 1000 en pourcenpersonnes (2010) tage du total des dépenses publiques (2014) Dépensesde totales de santé en %1000 du PIB (2014) Nombre médecins pour habitants (2012) Nombre d’infirmières et de sages-femmes pour 1000 Dépenses des administrations publiques en santé en % des dépenses totales des administrations publiques (2014) habitants (2010) Dépenses privées en santé en % des dépenses totales de santé (2014)

Pour ce qui est des ODD, une feuille de route nationale a été élaborée pour leur internalisation au niveau national et une priorisation des ODD et leurs cibles est en cours. L’évaluation du PNDS à miparcours et sa révision en cours permettront de prendre en compte les cibles des ODD dans la seconde partie du PNDS. Le RSI a été ratifié en 2009 et les comités nationaux sont mis en place. Des évaluations des capacités minimales pour la mise en œuvre du RSI ont été réalisées en 2011 et en 2014, et un plan 2012-2016 de renforcement des capacités pour la mise en œuvre du RSI a été élaboré. Par ailleurs, un guide révisé de Surveillance Intégrée des Maladies et la Riposte(SIMR) prenant en compte les exigences du RSI 2005 a été adopté.

38 0.047 0.565 5.0 11.2

COOPéRATION POUR LA SANTé

L’annuaire statistique de 2015 dénombre 1836 formations sanitaires publiques (4 CHU, 9 CHR, 47 CMA, 39 CM, 1694 CSPS et 43 OST). Les structures sanitaires privées sont composées de 451 formations sanitaires privées, 15 ONG de renforcement de capacités au niveau des 13 régions et 716 dépôts privés pharmaceutiques et officines. Sur la base de cette situation le rayon moyen d’action (structures publiques et privées) est de 6,4 km et le taux d’occupation des lits des hôpitaux est de 53,2%. Quant à la disponibilité des MEG au niveau des CSPS, elle est évaluée à 74,5%.

§ Aide à la mise en œuvre de l’agenda 2030 de Développement Durable ;

Mortalité et estimations sanitaires générales 47.7 29 97.5 (Urbain) 82.3 (Total) 75.8 (Rural) 19.7 (Total) 6.7 (Rural) 50.4 (Urbain) 44.6 144 183

§ Partenaires et processus de coopération principaux pour la santé, incluant : LA SANTÉ COOPÉRATION POUR Quatre programmes conjoints dans le cadre de la réduction de la mortalité et de la morbidité maternelles, néonatales et infanto-juvéniles (PMNCH, H4+/CANADA, MUSKOKA France) et la lutte contre le VIH/SIDA (programme conjoint VIH/Sida) ont été développés et mis en œuvre respectivement dans les régions du nord et du centre-nord pour les deux premiers et dans toutes les régions pour les deux derniers.

Taux de mortalité néonatale (pour 1000 naissances % Taux d’alphabétisation des adultes (+ de 15 ans) (20072012) vivantes) (2015) Taux de mortalité pour % de la population ayant un 1000 accès enfants durable à de unemoins source de 5 ans d’eau potable (2015) (2015) Ratio de mortalité maternelle (pour 100 000 naissances % de la population utilisant des installations d’assainissement améliorées (2015) vivantes) (2015) Naissances assistées par du personnel de santé qualifié Ratio de pauvreté à 1,25 dollar par jour (PPA) (% de la population) (2009) (%) (2013-2014) Rang de l’Indice d’inégalité de genre sur 155 pays (2014)

Santé publique et environnement

Pourcentage de la population utilisant une source d’eau Rang de l’indice de développement humain sur 18 8 pays (2014) améliorée (2015) potable Sources de données : Observatoire mondial de la santé, Mai 2016 http://apps.who.int/gho/data/node.cco

En ce qui concerne la coordination de l’appui apporté par les partenaires techniques et financiers (PTF) au secteur de la santé, il existe plusieurs cadres de concertation notamment (1) le Comité national de suivi de la mise en œuvre du PNDS, doté de six commissions techniques, (2) le Cadre Sectoriel de Dialogue Santé/Nutrition pour la contribution à la mise en œuvre de la Stratégie de Croissance Accélérée et Développement Durable (SCADD), (3) la réunion mensuelle des PTF intervenant dans la santé, dont l’OMS a assuré le rôle de chef de file jusqu’au début de l’année 2014, l’Union Européenne ayant pris la relève en 2015, ce rôle étant actuellement assuré par l’UNICEF, (4) le groupe thématique Santé chargé du suivi conjoint de la mise en œuvre du volet santé/nutrition de l’UNDAF et (5) le groupe de travail sur le SIDA (UNJTA). Pour l’approvisionnement en produits de (Total) santé, il existe des comités de coordination pour les intrants de lutte contre le VIH/SIDA et le (Urbain) paludisme.

o Les partenaires du système des Nations Unies et leur modalités d’aide au développement (PNUAD, Unis dans l’Action) et programmation conjointe si existant ; o Les Donateurs bilatéraux, les acteurs non étatiques, et autres partenaires ; o Les cadres de partenariats au développement dans lesquels le pays participe (p.ex. GPEDC, IHP+, Every Woman Every Child etc.)

(Rural) (Total) (Urbain) (Rural)

§ Contribution du pays à l’agenda global.

Pourcentage de la population utilisant des installations d’assainissement améliorées (2015)

38

Stratégies OMS de coopération avec les pays Guide  2016  

Burkina Faso SITUATION DE LA SANTÉ

 

PROGRAMME  D’ACTION  STRATÉGIQUE  DE  COOPÉRATION  AVEC  LE  PAYS  (20XX-­‐20XX)   Priorités  stratégiques   1.   • • • http:// www.who.int/countries/en/ Région de l'OMS Groupe de revenu de la Banque mondiale INDICATEURS DE SANTÉ EN COURS Population totale (2015) % de moins de 15 ans (2015) % de plus de 60 ans (2015) Espérance de vie à la naissance (2015)

En 2014, le pourcentage de formations sanitaires remplissant les normes était de 89,8%. Le nombre de nouveaux contacts par habitant et par an est de 0,9 et le taux de fréquentation est estimé à 63%. Sur le plan de la nutrition, la prévalence de la malnutrition aiguë en 2013 est de 8,2%, l’insuffisance pondérale de 21%. Le taux de malnutrition sévère des moins de 5 ans est estimé à 0,70%. La mortalité infanto-juvénile est respectivement de 65‰ pour la mortalité néonatale, 68‰ pour la mortalité infantile et 129‰ pour la mortalité juvénile. Le ratio de mortalité pour 100 000 naissances vivantes est de 341 en 2010 et le taux d’accouchements assistés durant la même année est de 67,1%.

 

Principaux  domaines  d’intervention  

 En 2014, la prévalence du paludisme chez les enfants de moins de 5 ans a été estimée à 61%, la  est de 31 pour 100 000 habitants. prévalence du VIH à 1% et le taux de notification des nouveaux cas et rechutes pour la tuberculose Sur le plan épidémiologique, au cours des années 2014 et 2015, 6403 cas suspects de méningite létalité moyenne de 0,45% pour les deux années. Les défis et perspectives portent sur : 

ont été enregistrés dont 627 décès (soit un taux de létalité moyenne de 10,05%).  cérébrospinale Concernant la rougeole, 2603 cas de rougeole dont 2352 cas pour 2014 ont été enregistrés avec une

  Afrique Faible revenu

2.  

• •

        

18105.6 45.6 3.8 60.5 (F) 59.9 (H+F) 59.1 (H)

 

La diminution du double fardeau que représentent les maladies transmissibles et non transmissibles à travers la prévention, la prise en charge, la recherche et la surveillance y compris l’application du règlement sanitaire international ; L’amélioration de la disponibilité et de l’accessibilité à des produits de santé sûrs, efficaces et de qualité; L’adoption d’une stratégie de financement de la santé et l’opérationnalisation du régime d’assurance maladie universelle, ainsi que des différentes initiatives de subvention et de gratuité; L’amélioration de la qualité des prestations de services

POLITIQUES ET SYSTÈMES DE SANTÉ Au niveau du secteur de la santé, il y a un ensemble de textes législatifs et règlementaires encadrant sanitaire nationale a été révisée en 2010 et un plan national de développement sanitaire pour la période 2011 à 2020 est actuellement en vigueur. Le ministère possède également un plan d’action plans spécifiques comme la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infanto-juvénile, la contre le paludisme, la transfusion sanguine, la lutte contre le VIH, etc. sont également développés et mis en œuvre dans le cadre du PNDS. Pour ce qui est des ODD, une feuille de route nationale a été élaborée pour leur internalisation au niveau national et une priorisation des ODD et leurs cibles est en cours. L’évaluation du PNDS à miparcours et sa révision en cours permettront de prendre en compte les cibles des ODD dans la seconde partie du PNDS.

3.   Taux de mortalité néonatale pour 1000 naissances vivantes (2015) Taux de mortalité pour 1000 enfants de moins de 5 ans (2015) Ratio de mortalité maternelle pour 100.000 naissances vivantes (2015) Couverture par le vaccin DTP3 chez les enfants d'un an (%) (2014) Naissances assistées par du personnel de santé qualifié (2010) Nourrissons nourris exclusivement au sein pendant les 6 premiers mois de vie (%) (2012) Densité de médecins pour 1000 personnes (2010) Densité d’infirmières et de sages-femmes pour 1000 personnes (2010) Dépenses totales de santé en % du PIB (2014) Dépenses des administrations publiques en santé en % des dépenses totales des administrations publiques (2014)

26.7 [17.3-39.4]

• • •

 ledit secteur. Le code de santé publique qui date de 1994 est actuellement en révision. La politique  annuel global et des plans d’actions annuels à chaque niveau de la pyramide sanitaire. D’autres sous  lutte

88.6 [64.9-119.1]

371 [ 257 - 509] 91 65.9

 

4.  

• • •

 

38

0.047 0.565 5.0 11.2 47.7 29

Le RSI a été ratifié en 2009 et les comités nationaux sont mis en place. Des évaluations des capacités minimales pour la mise en œuvre du RSI ont été réalisées en 2011 et en 2014, et un plan 2012-2016  de renforcement des capacités pour la mise en œuvre du RSI a été élaboré. Par ailleurs, un guide révisé de Surveillance Intégrée des Maladies et la Riposte(SIMR) prenant en compte les exigences du RSI 2005 a été adopté. L’annuaire statistique de 2015 dénombre 1836 formations sanitaires publiques (4 CHU, 9 CHR, 47 CMA, 39 CM, 1694 CSPS et 43 OST). Les structures sanitaires privées sont composées de 451 formations sanitaires privées, 15 ONG de renforcement de capacités au niveau des 13 régions et 716 dépôts privés pharmaceutiques et officines. Sur la base de cette situation le rayon moyen d’action (structures publiques et privées) est de 6,4 km et le taux d’occupation des lits des hôpitaux est de  53,2%. Quant à la disponibilité des MEG au niveau des CSPS, elle est évaluée à 74,5%.

 

5.     Dépenses privées en santé en % des dépenses totales de santé (2014)

• • •

% Taux d’alphabétisation des adultes (+ de 15 ans) (20072012) % de la population ayant un accès durable à une source d’eau potable (2015) % de la population utilisant des installations d’assainissement améliorées (2015)

 

 

COOPÉRATION POUR LA SANTÉ

97.5 (Urbain) 82.3 (Total) 75.8 (Rural)

Quatre programmes conjoints dans le cadre de la réduction de la mortalité et de la morbidité maternelles, néonatales et infanto-juvéniles (PMNCH, H4+/CANADA, MUSKOKA France) et la lutte  contre le VIH/SIDA (programme conjoint VIH/Sida) ont été développés et mis en œuvre respectivement dans les régions du nord et du centre-nord pour les deux premiers et dans toutes les régions pour les deux derniers.

En ce qui concerne la coordination de l’appui apporté par les partenaires techniques et financiers (PTF) au secteur de la santé, il existe plusieurs cadres de concertation notamment (1) le Comité national de suivi de la mise en œuvre du PNDS, doté de six commissions techniques, (2) le Cadre Sectoriel de Dialogue Santé/Nutrition pour la contribution à la mise en œuvre de la Stratégie de Ratio de pauvreté à 1,25 dollar par jour (PPA) (% 2016 de la – Tous droits réservés. © Organisation mondiale de la Santé Croissance Accélérée et Développement Durable (SCADD), (3) la réunion mensuelle des PTF 44.6 population) (2009) intervenant dans la santé, dont l’OMS a assuré le rôle de chef de file jusqu’au début de l’année 2014, l’Union Européenne ayant pris relèveet enne 2015, ce rôle étant actuellement assuré par l’UNICEF, Les Aperçus de stratégie de coopération avec les pays ne constituent pas une publication officielle dela l’OMS reflètent pas nécessairement les décisions ou la (4) politique Rang de l’Indice d’inégalité de genre sur 155 pays (2014) 144 le groupe thématique Santé chargé dude suivi conjoint de laau mise en œuvre du des voletpays, santé/n utrition de établie de l’Organisation. La présentation des cartes qui y figurent n’implique de la part de l’OMS aucune prise position quant statut juridique territoires, villes ou zones, ou de leurs autorités, ni quant au tracé de leurs frontières ou limites l’UNDAF et (5) le groupe de travail sur le SIDA (UNJTA). Pour l’approvisionnement en produits de Rang de l’indice de développement humain sur 18 8 pays santé, il existe des comités de coordination pour les intrants de lutte contre le VIH/SIDA et le 183 (2014) paludisme. 19.7 (Total) 6.7 (Rural) 50.4 (Urbain) Sources de données : Observatoire mondial de la santé, Mai 2016 http://apps.who.int/gho/data/node.cco

WHO/CCU/16.03/Pays

Mise à jour : septembre 2016  

denous 25

39

Supprimé:

Guide 2016

Annexe 5 – Indicateurs de base pour les documents de SCP Région de l’OMS Groupe de revenu selon la classification de la Banque mondiale

INDICATEURS SANITAIRES ACTUELS Population totale en milliers (année) % de la population de moins de 15 ans (année) % de la population de plus de 60 ans (année) Espérance de vie à la naissance (année) Total, Hommes, Femmes Taux de mortalité néonatale pour 1000 naissances vivantes (année) Taux de mortalité chez les moins de 5 ans pour 1000 naissances vivantes (année) Taux de mortalité maternelle pour 100 000 naissances vivantes (année) % de la couverture vaccinale par le DTC3 chez les enfants âgés d’un an (année) % de naissances en présence d’agents de santé qualifiés (année) Nombre de médecins pour 1000 habitants (année) Nombre d’infirmières et de sages-femmes pour 1000 habitants (année) Total des dépenses de santé en pourcentage du PIB (année) Dépenses publiques générales pour la santé en % du total des dépenses publiques (année) Dépenses privées pour la santé en % du total des dépenses pour la santé (année) Taux d’alphabétisation chez les adultes (15ans et +) (année) Population utilisant une source d’eau potable améliorée (%) (année) Population utilisant des installations d’assainissement améliorées (%) (année) Indice de pauvreté : % de la population disposant de moins de US $1,25 par jour (année) (année) Rang selon l’indicateur sexospécifique du développement humain, sur 148 pays (année) Rang selon l’indice du développement humain, sur 196 pays (année)

Sources des données : Observatoire mondial de la santé, http://apps.who.int/gho/data/node.cco Quand des données nationales sont utilisées, prière d’indiquer la source d’information

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Stratégies OMS de coopération avec les pays

Annexe 6 – Exemples de questions relatives au système de santé pour guider l’analyse de la situation sanitaire Progresser vers la couverture sanitaire universelle (CSU) En savoir plus sur la couverture sanitaire universelle Exemples de questions sur lesquelles se pencher dans l’analyse : • Existe-t-il dans le pays une stratégie nationale clairement exprimée pour mettre en œuvre ou faire progresser la CSU ? • Cette stratégie inclut-elle au moins : o une définition précise de ce que la CSU signifie en termes de couverture des populations, de services dispensés et de protection financière ? o les conclusions de l’analyse de situation en ce qui concerne les principaux problèmes, défis et obstacles ? o une feuille de route pour progresser vers la CSU en remédiant aux principaux problèmes et obstacles ? o la participation des divers intervenants qui jouent un rôle dans sa réalisation ? o un système de suivi clair et réalisable pour évaluer les progrès ? • Qui a lancé cette stratégie et a-t-elle été approuvée par le niveau le plus élevé du pays ? • La CSU fait-elle partie des efforts plus larges visant à s’attaquer aux problèmes de (l’extrême) pauvreté, de l’exclusion sociale et de l’inégalité entre les sexes ? • La stratégie en vue de la CSU s’appuie-t-elle sur des dispositions législatives nationales appropriées ? • La stratégie en vue de la CSU conduit-elle à l’adoption de mesures (ou en l’absence d’une stratégie précise, l’autorité sanitaire nationale a-t-elle pris des mesures) pour améliorer l’accès à des services de santé complets, centrés sur la personne, intégrés et reposant sur les soins de santé primaires, la qualité et la continuité des soins, et des liens plus étroits entre les services médicaux, sociaux et les soins à long terme ? • La stratégie en vue de la CSU (ou en l’absence d’une stratégie précise, l’autorité sanitaire nationale) tient-elle compte de toutes les sources appropriées de financement de la santé dans le pays et vise-t-elle à mettre davantage en commun les recettes et à réduire considérablement les dépenses directes de santé ? Le pays prend-il des mesures pour améliorer l’efficacité ? • La stratégie en vue de la CSU conduit-elle à l’adoption de mesures (ou en l’absence d’une stratégie précise, le pays a-t-il pris des mesures) pour répondre efficacement aux besoins en matière de santé des membres vulnérables de la population tels que les femmes en âge de procréer, les enfants et les personnes âgées ? • La stratégie en vue de la CSU est-elle compatible avec les ressources humaines, technologiques et institutionnelles (actuelles et futures) disponibles dans le pays ? • La stratégie en vue de la CSU fait-elle l’objet d’un débat public ? • La stratégie en vue de la CSU conduit-elle à l’adoption de mesures (ou en l’absence d’une stratégie précise, l’autorité sanitaire nationale a-t-elle pris des mesures) pour améliorer le système d’information sanitaire, l’accent étant mis sur l’enregistrement des données de l’état civil ? Le pays a-t-il une stratégie pour améliorer la couverture et/ou la prestation des services de santé en cas de situation d’urgence prolongée au cours de laquelle l’accès aux services est perturbé ? L’équipe de pays pour l’action humanitaire dispose-t-elle de cette stratégie ?

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Guide 2016

Appliquer les dispositions du Règlement sanitaire international (RSI) En savoir plus sur le Réglement Sanitaire International • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • Exemples de questions sur lesquelles se pencher dans l’analyse : Existe-t-il un mécanisme national de coordination pour appliquer les dispositions du RSI ? (Établir la liste des parties prenantes et des partenaires). Existe-t-il un plan d’action national pour mettre en œuvre et acquérir les capacités prévues par le RSI ? Procède-t-on à des mises à jour annuelles de l’état de l’application du RSI ? Existe-t-il des mises à jour annuelles impliquant les participants de tous les secteurs concernés ? Le système de surveillance a-t-il été renforcé aux niveaux national et local et inclut-il la surveillance des groupes à haut risque et des maladies inexpliquées chez les agents de santé ? Le pays remplit-il les exigences du RSI en matière de surveillance ? Le pays dispose-t-il d’un système de détection précoce des maladies ? Le pays satisfait-il aux prescriptions du RSI en matière de capacité de réponse ? Le pays a-t-il la préparation voulue et les capacités nécessaires pour riposter de manière rapide et concertée à une épidémie ou pandémie majeure ? Mène-t-on des évaluations des besoins pour déterminer les besoins en ressources humaines et en formation nécessaires pour satisfaire aux exigences du RSI ? Des progrès ont-ils été faits pour atteindre les cibles fixées en termes de nombre et de compétences des personnels de santé, conformément aux prescriptions du RSI ? Existe-t-il des programmes particuliers, avec des budgets qui leur sont alloués, pour former des personnels de santé à la prise en charge des risques entrant dans le cadre de la RSI ? Tous les laboratoires de diagnostic ont-ils été certifiés ou homologués conformément aux normes internationales ou à des normes nationales adaptées à partir de normes internationales ? Une évaluation du risque biologique est-elle effectuée dans les laboratoires pour orienter et actualiser les règlements, procédures et pratiques en matière de biosécurité, y compris pour la décontamination et la gestion des déchets infectieux ? Y a-t-il dans le pays des installations de laboratoire dont le niveau de sécurité biologique est de trois ou quatre, ou le pays a-t-il accès à ce type d’installations ? Les évaluations nationales des risques visant à recenser les événements pouvant constituer une urgence de santé publique, et les sources les plus probables de tels événements, sont-elles menées de manière appropriée Les ressources nationales pour les risques entrant dans le cadre du RSI et les risques prioritaires ont-elles été cartographiées ? Des stocks (niveaux de stocks essentiels) sont-ils accessibles pour répondre aux événements biologiques, chimiques et radiologiques prioritaires, et à d’autres situations d’urgence ? Existe-t-il un plan de communication sur les risques ? Si oui, a-t-il été appliqué ou testé dans le cadre d’une situation d’urgence réelle ou d’un exercice de simulation, et actualisé au cours des 12 derniers mois ? Une évaluation de la communication en santé publique a-t-elle été menée après une situation d’urgence, pour évaluer l’opportunité, la transparence et le caractère approprié de la communication ?

Points d’entrée • Des points d’entrée désignés ont-ils été définis et évalués de manière appropriée ? • Y a-t-il des plans d’intervention pour les urgences de santé publique aux points d’entrée désignés ? Sont-ils testés et mis à jour en tant que de besoin ? • La législation, la réglementation, les actes administratifs, protocoles, procédures et autres instruments gouvernementaux visant à faciliter la mise en œuvre du RSI aux points d’entrée désignés sont-ils mis à jour en tant que de besoin ? • Existe-t-il des modes opératoires normalisés (MON) pour l’action aux points d’entrée désignés ? • Les ressources humaines ont-elles la formation qui convient pour mettre en œuvre les MON ?

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Stratégies OMS de coopération avec les pays

Améliorer l’accès à des produits médicaux essentiels, de grande qualité, efficaces et abordables En savoir plus sur les médicaments essentiels

Exemples de questions sur lesquelles se pencher dans l’analyse : • L’amélioration de l’accès à des produits médicaux essentiels, de qualité, efficaces et abordables (médicaments, vaccins, produits diagnostiques et autres procédures et systèmes) est-elle une composante majeure des politiques de santé du pays ? • Des mécanismes de coordination avec les parties prenantes ont-ils été mis en place pour améliorer l’accès à des produits médicaux essentiels, de qualité, efficaces et abordables ? • Existe-t-il une législation à jour sur la manière de produire, d’enregistrer et de commercialiser les médicaments, les vaccins et les autres produits biologiques pour la santé humaine et animale ? • La législation est-elle appliquée et veille-t-on à son respect ? • Les autorités chargées de la réglementation ont-elles les moyens de s’acquitter de leurs fonctions dans le pays (existence d’organes spécifiques chargées de la réglementation) ? • La qualité des produits médicaux est-elle régulièrement testée en utilisant des normes et critères internationaux validés ? • La lutte contre les produits médicaux de qualité inférieure/faux/faussement étiquetés/falsifiés/contrefaits est-elle pertinente pour le pays ? • La polypharmacorésistance ou la résistance aux antimicrobiens est-elle un problème dans le pays ? • Utilise-t-on actuellement une liste nationale des médicaments essentiels ? • La prescription rationnelle des médicaments est-elle une priorité particulière dans le pays ?

• Existe-t-il une politique particulière qui favorise l’utilisation des génériques plutôt que celle des produits de marques d’origine ? • Les processus et procédures d’achat et de gestion de l’offre pour les technologies et produits médicaux fonctionnent-ils efficacement à l’heure actuelle ? • Dans les situations d’urgence prolongées, l’offre et la distribution de médicaments essentiels et d’autres technologies sanitaires sont-elles convenablement garanties ? • Tient-on compte du rapport coût-efficacité dans le financement public des produits médicaux ? • L’évaluation d’autres technologies, matériel et procédures sanitaires est-elle une priorité nationale ?

• La stratégie mondiale et le plan d’action pour la santé publique, l’innovation et la propriété intellectuelle sont-ils mis en œuvre dans le pays ? • La recherche et l’innovation en matière de produits médicaux sont-elles encouragées dans le pays, ainsi que le travail en réseau avec les pays de la Région ?

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Guide 2016

Annexe 7 – Exemples de questions relatives aux questions transversales pour guider l’analyse de la situation sanitaire Questions transversales sociales, économiques et environnementales En savoir plus sur les déterminants sociaux de la santé

Exemples de questions sur lesquelles se pencher dans l’analyse des questions transversales sociales, économiques et environnementales : • Quel est le rang du pays dans l’Indice de développement humain, et comment évolue-t-il ? • Les déterminants sociaux de la santé sont-ils au centre de la politique nationale ? • Les déterminants sociaux et économiques de la santé, notamment l’égalité entre les sexes et l’autonomisation des femmes, font-ils l’objet d’un suivi périodique et les résultats sont-ils largement communiqués et débattus au niveau national ? • Le pays a-t-il effectivement intégré les questions d’égalité hommes-femmes, d’équité et de droits humains dans les politiques, les stratégies et la planification opérationnelle ? • Le changement climatique et la santé environnementale figurent-ils parmi les priorités de la politique nationale ? • Le pays renforce-t-il ses capacités d’évaluation et de gestion des effets sur la santé des risques environnementaux, ainsi que d’élaboration de politiques et plans concernant la santé environnementale et le développement durable ? • Le pays renforce-t-il ses moyens de préparation et de riposte aux situations d’urgence environnementale (climat, eau, habitat, assainissement, produits chimiques, pollution de l’air et rayonnements) et de rassemblement des partenaires pour engager un dialogue politique sur ces questions ? • La nutrition est-elle incluse dans les déterminants sociaux et économiques de la santé, en particulier une alimentation saine à l’école, et ceci fait-il l’objet d’un suivi périodique et les résultats sont-ils largement communiqués et débattus au niveau national ? • Le pays renforce-t-il ses moyens d’évaluation et de gestion des effets sur la santé des facteurs de risque nutritionnel, ainsi que l’élaboration de politiques et plans en matière de nutrition améliorée et de régimes alimentaires sains ? • Des mécanismes intersectoriels ont-ils été établis pour s’attaquer aux déterminants sociaux de la santé [initiative pour « la santé dans toutes les politiques », Mouvement de renforcement de la nutrition (« Scaling Up Nutrition »), plateformes de coordination des Nations Unies ou autres] ?

Questions transversales relatives à l’égalité hommes-femmes, à l’équité et aux droits de l’hommes En savoir plus sur l’égalité hommes-femmes, l’équité et les droits de l’homme

Il est essentiel d’intégrer les questions d’égalité entre les sexes, d’équité en santé et des droits humains dans la stratégie de coopération (voir l’annexe 2). Deux questions clés doivent être posées pour s’assurer de leur intégration à l’analyse de la situation sanitaire menée dans le cadre de la SCP ainsi que dans le programme stratégique y afférent, à savoir : • Quels sont les groupes de population défavorisés ou exclus socialement qui, du fait de leur lieu de résidence, de leur race ou appartenance ethnique, de leur métier, de leur sexe ou appartenance sexuelle, de leur religion, de leur niveau d’instruction ou de leur situation socioéconomique, font face à une plus grande exposition et vulnérabilité aux risques sanitaires, ont difficilement accès aux soins et dont les issues sanitaires laissent à désirer ? • Quelles mesures le pays prend-il pour assurer la disponibilité de services de santé accessibles, acceptables et de qualité satisfaisante aux groupes de population défavorisés ou exclus socialement ?

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Stratégies OMS de coopération avec les pays

Annex 8 – Exemples de questions relatives au contexte des partenaires au développement pour guider l’analyse de la situation sanitaire Contexte des partenaires au développement En savoir plus sur les partenaires au développement

Partenariats et coopération au développement Les principes d’une coordination efficace du développement constituent le cadre de l’analyse, à savoir : appropriation, orientation vers les résultats, partenariats, transparence et responsabilisation mutuelle8. On trouvera ci-après des exemples de questions sur lesquelles se pencher dans l’analyse des rôles de l’OMS et d’autres partenaires, et les secteurs de programme qu’ils appuient dans le pays : • La mesure dans laquelle les plateformes favorisent l’appropriation nationale, la transparence et la responsabilisation mutuelle, favorisent la répartition des tâches et de l’aide pour éviter les doubles emplois et promouvoir la cohérence et la coopération, et combler les lacunes importantes ; • La mesure dans laquelle la coopération technique et l’aide au secteur lié à la santé sont alignés sur les politiques, stratégies, plans et cycles de planification, et l’orientation vers les résultats du pays concerné ; • Les mécanismes de suivi et évaluation pour les partenariats et la coopération au développement, et les progrès en matière d’alignement et d’harmonisation ; • Le rôle de l’OMS en ce qui concerne l’appui aux efforts du gouvernement pour coordonner et contrôler les partenaires et les ressources extérieures (y compris les partenaires et les ressources humanitaires, le cas échéant) ; • Le rôle de l’OMS dans la coordination ou au sein des groupes de partenariat (exemple : l’OMS préside-t-elle ou copréside-telle les groupes de coordination des partenaires locaux de développement ?) ; • La relation de l’OMS avec les plateformes de coopération et avec le cadre pour la coopération au développement, ainsi que l’avantage comparatif et la valeur ajoutée de l’OMS, y compris les sollicitations du gouvernement, du système des Nations Unies et d’autres partenaires dont elle fait l’objet.

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Le Partenariat de Busan présente les principes essentiels d’une coopération au développement efficace : i) l’appropriation des priorités de développement par les pays : les pays doivent définir le modèle de développement qu’il souhaitent appliquer ; ii) l’orientation vers les résultats: avoir un effet durable doit être l’élément moteur des investissements et des efforts d’élaboration de la politique de développement ; iii) des partenariats pour le développement : le développement dépend de la participation de tous les protagonistes, et reconnaît la diversité et la complémentarité de leurs fonctions ; iv) la transparence et la responsabilisation mutuelle : la coopération au développement doit être transparente et comptable envers tous les citoyens. https://www.oecd.org/dac/effectiveness/Busan%20partnership.pdf.

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Guide 2016

Collaboration avec le système des Nations Unies au niveau du pays

Le processus de formulation de la SCP donne l’occasion de renforcer le dialogue avec l’équipe de pays des Nations Unies (EPNU) sur les difficultés et les possibilités de coopération dans le pays. L’EPNU est la plateforme au moyen de laquelle l’OMS peut promouvoir une réponse multisectorielle aux problèmes de santé, et mobiliser des ressources supplémentaires pour atteindre les objectifs nationaux en matière de santé. Dans les pays en situation d’urgence, il y a souvent une équipe pour l’action humanitaire, dirigée par un coordonnateur de l’action humanitaire, dont le chef du bureau de pays de l’OMS fait partie. En analysant la collaboration de l’OMS avec le système des Nations Unies, il convient d’examiner deux points : 1. Tirer parti des compétences des autres institutions des Nations Unies présentes dans le pays. Pour tirer parti des compétences et de la présence de l’EPNU, examiner ce qui suit : • Quels organismes des Nations Unies font partie de l’EPNU (résident et non-résident) ? • Quelle est la portée des activités et des compétences disponibles dans les domaines liés à la santé comme la nutrition et la sécurité alimentaire, les déterminants sociaux de la santé, etc., des autres organismes de l’ONU dans le pays ? (Vérifier l’analyse des avantages comparatifs des organismes des Nations Unies présents dans le pays. Ceci pourrait avoir été fait dans le cadre du processus de préparation du PNUAD). • Si le pays a adopté l’approche de l’« Unicité dans l’action », quels sont les piliers de cette approche qui sont mis en œuvre ? • Quel est le rôle du ministère de la Santé dans le comité directeur conjoint Pays-ONU ? • Quel est le rôle de l’OMS au sein du comité directeur ? Les programmes conjoints sont-ils consacrés à des préoccupations liées à la santé, par exemple noue-t-on le dialogue avec le marché du travail afin que les conditions de travail soient propices à une réduction des pénuries actuelles et futures d’effectifs de santé ? Quel est le rôle de l’OMS dans les programmes conjoints ? • Envisage-t-on une action intersectorielle pour tenir compte de l’approche de la « Santé dans toutes les politiques » ? • L’équipe de pays des Nations Unies a-t-elle établi un mécanisme conjoint de mobilisation des ressources pour les préoccupations en matière de santé ? Y a-t-il un Fonds d’affectation spéciale multidonateurs dans le pays (Un fonds dans le contexte Unis dans l’action, Fonds ODD, etc.) ? • Y a-t-il d’autres initiatives à l’échelle des Nations Unies dans le pays ? (Par exemple, IHP+ ou H4+ , Décennie de l’action pour la nutrition). 2. Relation entre la SCP, le bilan commun de pays (CCA) et le PNUAD Exemples de questions que le groupe de travail SCP pourrait examiner pour décrire la relation entre la SCP, le CCA et le PNUAD : • Dans quelle mesure les analyses de la situation sanitaire effectuées par la SCP et le CCA sont-elles partagées et harmonisées ? • Le PNUAD met-il en évidence le rôle de la santé dans le programme plus vaste du développement en renforçant une riposte multisectorielle et en tenant compte des principaux déterminants socioéconomiques et environnementaux de la santé tels que l’amélioration de la nutrition et de l’éducation ? • Y a-t-il des résultats liés à la santé dans le PNUAD (nutrition, protection sociale, eau et assainissement, groupes vulnérables particuliers ou autres) ? • L’OMS contribue-t-elle aux résultats sanitaires du PNUAD, et ce dernier tient-il compte des priorités stratégiques de la SCP ? • Quels sont les principaux problèmes liés à la santé qui figurent dans l’analyse de pays du PNUAD ou dans celle du programme Unis dans l’action ? • Y a-t-il des groupes thématiques liés à la santé comme le groupe thématique sur la nutrition (ils sont aussi appelés groupes sectoriels ou groupes de résultats dans le contexte de l’approche Unis dans l’action), par exemple, 2

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Ces questions s’appliquent également s’il y a une équipe de pays pour l’action humanitaire. Par exemple, voir la planification humanitaire commune menée par le BCAH, au moyen de plans d’aide humanitaire et d’autres mécanismes de financement humanitaire : le Fonds central d’intervention d’urgence (CERF), le fonds humanitaire commun, parfois les fonds de transition, etc. Et le rôle de l’OMS en tant que chef de file du groupe sectoriel pour la santé.

Stratégies OMS de coopération avec les pays

Annexe 9 – Modèle de formulaire pour l’analyse des principaux intervenants S/N Rôles remplis Principal domaine Nom de par le Cibles ODD liées d’appui programmatique l’organisme partenaire de à la santé dans le pays développement Contribution nette (en US$)

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Guide 2016

Annexe 10 – Exemples de questions relatives aux contributions des pays au programme mondial d’action sanitaire pour guider l’analyse de la situation sanitaire Contributions du pays au programme mondial d’action sanitaire En savoir plus sur le programme mondial d’action sanitaire

« Mise en œuvre des objectifs et engagements adoptés au niveau international en matière de santé publique mondiale11 » tels qu’exprimés dans les ODD. On trouvera ci-après des exemples de points sur lesquels se pencher dans l’analyse des contributions du pays au programme mondial d’action sanitaire : • Les expériences, connaissances et résultats des recherches, ainsi que les enseignements concrets qui peuvent être partagés pour renforcer la résilience et contribuer au développement sanitaire d’autres pays ; • Le soutien financier et technique fourni à d’autres pays pour le développement sanitaire par le biais de la coopération bilatérale ou multilatérale, y compris en matière de logistique, de ressources humaines, de transfert de technologies et de compétences en recherche ; • Le partage d’expériences et la coopération entre pays, à savoir coopération triangulaire ou Sud-Sud comme celle du Mékong ; coopération sous-régionale pour la surveillance des maladies et la gestion des risques de catastrophe ; • La participation du pays aux groupements sous-régionaux ou autres groupements interpays qui s’occupent de la santé, y compris les réunions mondiales et régionales des organes directeurs de l’OMS, et son rôle de leadership, le cas échéant.

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Achieving the Global Health Agenda, United Nations Economic and Social Commission http:/www.un.org/en/ecosoc/docs/pdfs/achieving_global_public_health_agenda.pdf

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Stratégies OMS de coopération avec les pays

Annexe 11 – Exemple d’une méthodologie d’établissement des Guide  2016   Annex 11 – Example of apriorités priority-setting methodology (refined PAHO-adapted Hanlon (Méthode Hanlon améliorée, adaptée à l’OPS) Method) and decision matrix and issues to consider for selecting from among potential et matrice strategic priorities and focus areas de décision, et questions dont il faut tenir compte pour la sélection des priorités stratégiques et des The analysis of the health and development situation (Chapter 2) lays the basis for the strategic priorities and focus areas. Within that framework each region may select the methodologydomaines d’action /framework to be used for identifying strategic priorities and focus areas. L’analyse de la situation relative à la santé et au développement (chapitre 2) établit le fondement des priorités stratégiques et des domaines d’action. À is l’intérieur cadre, chaque peut choisir une méthodologie pour laplanning détermination des priorités straThe methodology below used de toce establish a Région hierarchy of priorities to inform and resource tégiques et des domaines d’action. mobilization and allocation.

La méthodologie ci-dessous est utilisée pour établir une hiérarchie des priorités dans le but d’orienter la planification, la mobilisation 1. Refined PAHO-adapted Hanlon Method1 et l’allocation des ressources. This method utilizes a robust approach using 1. Méthode Hanlon améliorée, adaptée à l’OPS the formula outlined below to objectively and systematically rank problems or programme areas to be addressed, based on the analysis of three Cette méthode utilise une approche l’aide de la formule décrite ci-dessous pour manière et systémaof the specific components fromrobuste the à original Hanlon Method (A –classifier size de of the objective problem, B – tique les problèmes ou les secteurs de programme qui doivent être abordés, sur la base de l’analyse de trois des composantes spéciseriousness of the problem and C – availability of effective interventions), and two new components fiques de la méthode Hanlon originale (A – amplitude du problème, B – gravité du problème, et C – disponibilité d’interventions ef(E – inequity factor and F – positioning/value-added factor), which are intrinsically linked to the fectives), et de deux nouvelles composantes (E - iniquité et F – facteur de positionnement/valeur ajoutée) qui sont intrinsèquement values, mission strategic orientations ofstratégiques the Organization. liées aux and valeurs, à la mission et aux orientations de l’Organisation.

OrdreRating de priorité(BPR) de base = Basic Priority = Where:

Où :

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Основные сведения
Тип документа Technical Documents
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения