BRUCELLOSIS U nited K ingdom. — 1 The number of human cases o f Brucella infection reported in 1971 was 681 compared with 717 cases in 1970; 655 cases were diagnosed serologically and 26 cases by culture. In most regions of England, the number of reports decreased in 1971 compared to 1970; there was very little change in Wales and Northern Ireland, but an increase in Scotland (Table 1). Comparisons of Brucella infections in different parts of the country must be interpreted with caution, however, because the diagnosis is not only sought with variable enthusiasm in different regions, but the diagnostic criteria also tend to vary from one area to another. The age and sex o f the cases reported are shown in Table 2. As might be expected, most of the patients were males of working age, reflecting the fact that brucellosis is an occupational hazard. The male preponderance in children and in adults over 65 years of age is more difficult to explain.
BRUCELLOSE Royaume-U ni. — 1 Le nombre de cas humains d ’infection h
Brucella notifiés en 1971 a été de 681 contre 717 en 1970; 655 d’entre eux ont été diagnostiqués par des procédés sérologiques et 26 par culture. Dans la plupart des régions d’Angleterre, le nombre de déclarations a été en diminution sur l’année précédente, tandis qu’il évoluait peu au Pays de Galles et en Irlande du Nord et augmentait au contraire en Ecosse (Tableau 1). Il faut cependant interpréter avec prudence les comparaisons faites entre les différentes régions du pays, car, outre une ardeur inégale apportée à la recherche du diagnostic, les critères ont également tendance à varier d ’un secteur à l’autre. L’âge et le sexe des malades sont indiqués dans le Tableau 2. Comme on pouvait s’y attendre, la plupart d ’entre eux sont des sujets masculins en âge de travailler, ce qui correspond au fait que la brucellose constitue un risque professionnel. On s’explique plus difficilement la prépondérance masculine chez les enfants et chez les adultes ayant dépassé 65 ans.
Table 1. Human Cases of Brucellosis according to Year and Region, United Kingdom 1967-1971 Tableau 1. Nombre de brucelloses humaines selon l’année et la région, Royaume-Uni, 1967-1971 E n g la n d — Angleterre
Year — Année
Total N orth — Nord M id la n d s
S.E — Sud-est
S.W Sud-ouest
Wales Pays de Galles
Northern Ireland Irlande du Nord
Scotland Ecosse
1967 1968 1969 1970 1971
. . . . .
. . . . .
. . . . .
. . . . .
569 574 541 717 681
89 88 92 113 80
43 32 38 71 44
10 17 12 32 27
79 66 56 108 70
21 23 33 38 42
139 43 18 30 26
188 305 292 325 392
Total
. . . .
3 082
462
228
98
379
157
256
1502
Epidemiological notes contained in this number:
Informauons épidémiologiques contenues dans ce numéro:
Brucellosis, Influenza, Leprosy. List of Infected Areas, p. 169.
Brucellose, grippe, lèpre. Liste des Zones infectées, p. 169.
-
166
-
Table 2. Human cases of Brucellosis according to Age and Sex, United Kingdom 1971 Tableau 2. Nombre de brucelloses humaines selon l’âge et le sexe, Royaume-Uni, 1971 Age (ycais — années) Males Hommes Females Femmes Total
04
..................................
5-9 ....................................... 10-15 ....................................... 1 6 -2 4 ....................................... 25-44 ....................................... 45-65 ....................................... > 6 5 ....................................... Not stated — Non précisé . .
4 11 25 77 189 110 23 96
2 8 5 23 45 26 9 28
6 19 30
100 234 136 32 124
T o t a l .......................................
535
146
681
The occupations of the patients were known in 29S of the 399 adult cases reported in 1971 ; 190 of these were fanners or persons living on or associated with farms; 38 patients were veterinary surgeons and students or veterinary laboratory assistants; three of the laboratory assistants were known to have handled infected laboratory material. Ten cases in slaughtermen were reported and one in a butcher. The occupations of 36 patients were unconnected with farms, abattoirs or veterinary laboratories. Six of these were school teachers, three of whom remembered having drunk raw milk. One 23-year old male office worker had helped to deliver a calf on a farm six months before. Another male office worker drank untreated milk when he stayed for four days on a farm three months before. In 71 cases, the infections were thought to have been acquired from contact with infected cattle, but this figure is most probably an underestimate, since 190 persons were known to be associated with farms. The infection was thought to have been acquired from drinking raw milk in 89 cases and, in another three instances, from the consumption of goat’s milk cheese. The source of infec tion was unknown in 37 cases and was not reported in the remaining patients. The infection was acquired abroad in 11 cases and these included all seven Brucella melitensis infections; four of the 11 came from Spain and three from Africa. In 13 instances, more than one member of a family were affected and in 18 cases the illness was described as acute. A few examples of the more unusual cases follow: • A schoolteacher aged 23 reported having “flu” on and off for 18 months and feeling generally unwell. She had also fallen off a horse while out riding and injured her back. The pain in her back gradually improved, but suddenly changed in quality and became worse two months after the accident. She admitted to habitually drinking raw milk from a local farm from which Brucella abortus had been found twice, a year previously, in the milk. She was noted to have a pyrexia and, on radiological examination, local changes in her spine. The titre to B. abortus was 1/3200 rising to 1/12 800 after three weeks. She was treated with tetracycline and streptomycin and made a good clinical response.• • A farmer’s wife, who was pregnant and drank raw infected milk, had an abortion; B. abortus was isolated from the ammotic fluid. • A Spanish woman aged 27 arrived in England in April 1971 having lived on a farm in Spain which kept some goats. Although she had not been back to Spain since, she had been receiving parcels of goat’s milk cheese. She presented with a history of three weeks’ debility and night sweats. B. melitensis biotype 3 was isolated from four separate blood cultures and from sternal marrow. • A 31-year old woman with one child complained of severe dysmenorrhea on and off in 1970; the pain recurred in May 1971 and she underwent a laparotomy in January 1972. B. abortus biotype l was isolated from pus from cysts in right ovary and from the adhesions posteriorly. The source of the infection has not yet been traced.
Le métier des malades est connu pour 295 des 399 adultes ayant fait l'objet de notifications en 1971: 190 d ’entre eux étaient des cultivateurs ou des personnes logées sur une exploitation agricole ou ayant avec elle certains hens; 38 étaient des vétérinaires (prati ciens ou étudiants) ou des aides de laboratoire vétérinaire, trois de ces derniers ayant manipulé du matériel infecté. Dix cas concer naient des tueurs de bétail et un seul un boucher. La profession de 36 malades était par contre sans rapport avec les fermes, les abattoirs ou les laboratoires vétérinaires. Six d ’entre eux étaient des maîtres d ’école, dont trois se souvenaient avoir bu du lait cru. Un jeune homme de 23 ans, employé de bureau, avait aidé à la naissance d’un veau six mois plus tôt. Un autre employé de bureau avait bu du lait non traité lors d’un séjour de quatre jours dans une ferme un trimestre auparavant. On a supposé que, dans 71 cas, l’infection avait été contractée par contact avec du bétail infecté, mais ce nombre est très probable ment inférieur à la réalité, sachant que 190 personnes étaient en rapport avec des exploitations rurales; 89 cas ont paru liés à l’in gestion de lait cru et trois autres à la consommation de fromage de chèvre. Trente-sept fois la source de l’infection est restée incon nue et, pour le reste des malades, il n ’en a pas été fait mention. La maladie a été contractée à l’étranger dans 11 cas, parmi les quels figurent tous ceux (7 cas) dus à Brucella melitensis; parmi ces 11 cas, 4 provenaient d ’Espagne et 3 d ’Afrique. Treize fois, la maladie a atteint plus d ’un membre de la famille et, dans 18 cas, elle a été aiguë. Voici quelques observations parmi les moms courantes: • Une institutrice de 23 ans signale des épisodes «grippaux» répétés depuis 18 mois et un malaise général. De plus, elle s’est blessée dans la région dorsale en tombant de cheval. La douleur dorsale a progressivement diminué, puis a soudain changé de nature et empiré deux mois après l’accident. Elle reconnaît avoir l ’habitude de boire du lait cru provenant d ’une ferme de la localité; or, un an plus tôt, on a trouvé à deux reprises Brucella abortus dans le lait provenant de cette exploitation. On a relevé chez cette malade un état fébrile et, à la radiographie, des atteintes vertébrales localisées. Le titre, pour B. abortus, est monté en trois semaines de 1/3200 à 1/12 800. Soumise à un traitement par tétracycline et streptomycine, la malade a réagi favorablement sur le plan clinique. • La femme d ’un fermier, ayant bu du lait cm infecté au cours de sa grossesse, fait un avortement; B. abortus est isolée dans le liquide amniotique. • Une espagnole de 27 ans arrive en Angleterre en avril 1971 ayant habité dans son pays une ferme où l’on élevait quelques chèvres. Sans être retournée depuis en Espagne, elle en a reçu des colis de fromage de chèvre. Elle signale, lors de la consultation, un état de faiblesse et des transpirations nocturnes remontant à trois semaines. Dans quatre hémocultures différentes et dans la moelle osseuse on a isolé B. melitensis biotype 3. O Une femme de 31 ans, mère d ’un enfant unique, se plaint de dysménorrhée grave et récidivante au cours de l ’année 1970; la douleur réapparaît en mai 1971 et une laparotomie est pratiquée en janvier 1972. On isole B. abortus biotype 1 dans le pus de kystes ovanens droits et postérieurement dans des adhérences. 11 n ’a pas été possible jusqu’ici de remonter à la source de l’infection.
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• A former member of the colonial service had been living m Nigeria for 25 years. He used to drink goat’s milk up to ten years ago, since then he had drunk only tinned milk. He had an episode of nocturnal fever, sweating, malaise and generalized aches and pains, followed after ten days by severe neck pain which improved gradually. When admitted to hospital, he had night sweats and fever but felt quite well during the day and had very little neck pain. He was found to have an abscess involving the sixth and seventh cervical vertebrae. B. meiitensis biotype 1 was grown from a blood culture taken when his temperature was 38°C He responded well to tetracycline and streptomycin. ‘ See No. 4, 1972, p. 43.
O Un ancien fonctionnaire colonial a habité le Nigeria pendant 25 ans. Il avait autrefois l’habitude de consommer du lait de chèvre mais, depuis dix ans, il l’a remplacé par du lait en boîte. Il présente un épisode marqué par de la fièvre nocturne, de la transpiration, un état de malaise, une sensibilité diffuse et des douleurs généralisées, suivi au bout de dix jours par une importante cervicalgie qui cède peu à peu. Lors de son admission à l’hôpital, à part des sueurs nocturnes et de la fièvre, il se sent parfaitement bien le jour et ne souffre presque plus de son cou. On découvre un foyer abcédé intéressant les sixième et septième vertèbres cervicales et l’hémoculture, à partir d ’un prélèvement effectué alors que la température était à 38 °C, fait apparaître B. meiitensis biotype 1. Le malade a bien réagi à la tétracycline et à la streptomycine. 1 Voir N" 4, 1972, p. 43.
{Public Health Laboratory Service and; E d it o r ia l N o t e : In the United Kingdom, the majority of infec tions occurred in persons either living on or associated with farms. It is interesting to note that in the United States of America,where bovine brucellosis is rare, the problem is associated to a large extent with meat processing plants and, in fact, 57% of cases in 1970 were employees of such plants.
British Medical Journal, 1972,1, 758.) N ote de la Rédaction: A u Royaume-Uni, la majorité des infec tions se sont produites chez des sujets habitant des exploitations agricoles ou ayant avec elles certains rapports. 11 est intéressant de noter qu’aux Etats-Unis d ’Amérique, où la brucellose bovine est rare, c’est au niveau des usines de traitement des viandes que le problème se pose dans une large mesure; de fait, 57% des cas notifiés en 1970 concernent le personnel de ces usines.