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Rapport de synthèse des activités de l’OCP sur le bassin de la Dienkoa (Burkina Faso) de 1974 à 1996

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r, WORLD HEALTH ORGANIZATION ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE Programme de Lutte contre l'Onchocercose en Afrique de I'Ouest RAPPORT DE SYNTHESE DES ACTNTIES DE L'OCP SIJR LE BASSIN DE LA DTENKOA (BURKINA FASO) DE 1974 L t996 N 284t96tVCUlTEC/3. I I (Rapport rédigé par le Dr H. Agoua CAT Zone Est, avec la collaboration du Directeur du Programme, des Chefs de services et d'Unités techniques) t" I Ouagadougou, octobre 1996 ÿa SOMMAIBE INTRODUCTION QI.JELQI.JES GENERALITES SUR LE BASSIN DE LA DIENKOA ACTTVTTES ENTOMOLOGIQLJES 3.1. Iæs gîtes potentiels à S. damnosum s.l. 1 2. 3. 5. 6. 7. 11 t2 3.2. 3.2.t. 3.2.2. 3.3. 3.3.1 3.3.2 3.4. 3.5. 4.1. 4.2. 4.3. Historique de la surveillance entomologique Prospections entomologiques Iæs points de capture Historique des traitements larvicides Traiæments aériens Traiæments larvicides au sol Résultats entomologiques Investigations entomologiques particulières a 4. ENQLJETES EPIDEMTOLOGTQT.TES Historique des enquêtes parasitologiques effectuées de 1975 à 1994 Historique des enquêtes ophtalmologrques Analyse des résultats épidémiologrques DISTRIBIJTION IVERMECTINE ENQUETES SOCTOLOGTQT JES ACTTVTIES DE DEVOLUTION 7.1. 7.2. La sensibilisation et la mobilisation des populations [æ passage du sous-secteur de Bobo-Dioulasso à l'Equipe nationale 8. SIMTJLATIONS DES TENDANCES EPIDEMIOLOGIQIJES. Méthodologie Resultats 9. PROPOSITIONS DE MESURES A APPLIQUER 10. BIBLIOGRAPHIE CONCLUSION 8.1. 8.2. ANNE)(ES I t 2 ! 1 INTRODUCTION Depuis 1983-1985, le bassin de la Dienkoa a retenu l'attention de tous les responsables techniques du Programme de lutte contre l'Onchocercose en Afrique de l'Ouest. En effet c'est dans le village de Pendié, situé dans cette zone qui fait partie de l'aire initiate du Programme que l'on a détecté en 1983 et 1985 un (1) et quatre (4) enfants onchocerquiens dans la tranche d'âge de 5 à 9 ans. (7ærbo 1985) Ces enfants dont le "snipp" était positif avaient une moyenne de 2 à 3 microfilaires/biopsie cutanée. Ils sont nés à Pendié et n'ont jamais quitté leur village. Ils accompagnent leurs parents aux champs et mènent des activités agricoles ou pastorales. Ces nouveaux cas positifs ont mis en alerte les responsables techniques de I'OCP qui ont pris les actions nécessaires pour contrôler [a situation. Le présent rapport de synthèse sur la Dienkoa traite de toutes les actions entreprises par I'OCP de 1974 à 1996. Il passe en rewe les activités de l'Unité de Lutte Antivectorielle (traitements tarvicides et évaluation entomologique) et celles de I'unité PET (enquêtes épidémiologiques et sociologiques, distribution d'ivermectine, activités de dévolution etc...). Ce rapport pennettra de comprendre la situation actuelle de l'onchocercose dans le bassin de la Dienkoa et contribuera certainement à poursuivre les actions déjà en cours pour une maîtrise de la maladie dans ce bassin. 2. QIIELQI,JES GENERÀLITES SUR LE BASSIN DE LA DIENKOA I-a Dienkoa correspond au cours supérieur de la Volta Noire. Son bassin versant est de 800 I«n2 environ. [a rivière prend sa source à environ 20 km au Sud-Est de la ville de Orodara vers le village de Mondon. Elle coule d'abord vers l'Est puis vers le Nord et rejoint après un parcours d'environ 70 km, la Plandi avec laquelle elle forme la Volta-Noire. I-es principaux affluents de la Dienkoa sont : sur la rive gauche, la Guénako, la Dia, le Koin et la Sinsoa; sur la rive droite, de petits affluents temporaires. L'ensemble coule sur une formation géologique appartenânt au complexe gréseux de Bobo-Dioulasso, caractérisé par des résurgences du fait de I'existence des nappes phréatiques. l-a végétation du bassin de la.Dienkoa est de type "soudano-guinéen", avec des galeries forestières; le tapis herbacé peut dépasser 2 mètres de haut. Ce bassin est un ancien foyer d'hyperendémie onchocerquienne connu depuis une quarantaine d'années. [æs données de precontrôle ont été recueillies par les Docteurs R. [æ Berre (1966) sur la bioécologie des vecteurs et B. Philippon (1977) sur les modalités de la transmission. I I3 Dans ce bassin les vecteurs de l'onchocercose sont des espèces savanicoles du complexe S. damnosum. Il s'agit de S. damnosum s.s. et S. sirbanum qui, avant les opérations systématiques d'épandages larvicides par I'OCP étaient associés à S. squamqsum. Cette espèce n'a pas été identifiee dans le foyer depuis 1975. Iæs indices de transmission de pré-contrôte mesurés entre 1973 et 1974 au Pont de Guéna/Pendié étaient très élevés : I"ABR/TAP était estimé à ptus de 9.000 et I'2ATP/PAT à plus de 1000. Ces valeurs sont de 9 à 10 fois environ supérieures aux seuils de tolérabilité fixés par ['OMS. Philippon (L977), signale que la transmission montre deux maximums annuels en juillet et décembre. Le foyer onchocerquien de la Dienkoa appartient à I'ensemble du foyer de la haute Votta Noire incluant celui de la Plandi avec cornme village de référence Samandéni. En ce qui concerne le peuplement humain il convient de souligner qu'à Pendié l'ethnie Sambla est majoritaire. Un survol de la vallee de la Dienkoa le 30 novembre 1985 a permis d'observer de nombreux hameaux de culture le long de la rivière entre le Pont de Guéna-Pendié et ta confluence avec la Plandi. Ces hameaux, de petite taille (4 à 5 cases construites sur le style Bobo) appartiennent à des familles qui se sont isolées pour des activités culturales, maraîchères ou pastorales. Ces hameaux de culture sont très nombreux de part et d'autre de la rivière. On y cultive du coton, du mais, du mil, du sorgho etc... Il y a des plantations d'arbres fruitiers (agrumes, manguiers, bananiers etc...). 3. ACTTVTTES ENTOMOLOGIQLJES 3.1. Iæs gîtes potentiels à S. damnosum s./. (voir carte no.l) Pendant [a saison des pluies, la Dienkoa et ses affluents ont un fort écoulement (aspect torrentiel) favorable au développement des stades préimaginaux des vecteurs de I'onchocercose. I-es plus gros gîtes du bassin, sont sur le cours moyen de la Dienkoa au niveau des rapides sinrés de part et d'autre de la confluence avec la Dia. Ia Sinsoa comporte également quelques gîtes [e long de son cours inférieur et moyen jusqu'au village de Gossiamandara. L: Dia possède quelques gîtes sur son cours inférieur près de Banfoulagué et des successions de seuils rocheux sur son cours moyen et supérieur. Des gîtes existent aussi sur la Guénako et sur son affluent rive droite près du village M'Bié. I-e Koin possède aussi quelques seuils rocheux qui pourraient constituer des gîtes productifs en saison des pluies. ABR/TAP : Annual Biting Rate: Taux Annuel de Piqures ATP/PAT = Annual Transmission Potential = Potentiel Annuel de Transmission I 4En plus de ces gîtes classiques formés de seuils rocheux et de rapides, les rivières du bassin de la Dienkoa possèdent de nombreux méandres capables de donner naissance à des gîtes d'acélération. Il a été observé dans leur lit des troncs d'arbres morts barrant la rivière et pouvant créer des ecueils favorables à la fixation des stades aquatiques des vecteurs de l'onchocercose. Il existe donc dans le bassin de la Dienkoa les conditions géologiques et hydrologiques favorables au développement de S. damnosum s.l. qui, pendant la saison des pluies peut coloniser la zone. 3.2. Historique de la surveillance entomologique 3.2.1. Prosoections entomologiques (surveillance des gîtes) la surveillance des gîtes a été assurée dès le début du Programme (1974-1975) par le sous-secteur de Bobo-Dioulasso. Le contrôle de I'effet des traitements s'est déroulé dans cinq (5) points de prospections qui sont : le Pont de Guéna/Pendié (Dienkoa) les gîæs de M'Bié (rivière M'Bié affluent de la Guénako) les gîtes de Koulignon (Guénako) les gîtes de Gossiamandara (Sinsoa) les gîtes de Tain (Sinsoa) Ces cinq (5) gîtes étaient visités hebdomadairement pendant la période des écoulements. A ces points, on peut adjoindre les gîtes de Banfoulagué (Dia) visités selon I'accessibilité et celui de lanviera sur la Plandi où les contrôles sont aussi hebdomadaires. Des prospections héliportées étaient entreprises à la demande, selon les résultats entomologiques en vue d'une évaluation globale de I'ensemble des gîtes. A partir de 1986 d'autres points de prospections au sol ont été ajoutés, on peut citer les chutes Dienkoa, le barrage de Banzon, les gîtes de Sembléni...etc... Acnrellement des dizaines de points sont prospectés et traités chaque semaine par l'antenne entomologique de Bobo-Dioulasso. (carte no 3) 3.2.2 [æs points de capture (voir carte no 2) Au début du Programme, les captures étaient entreprises sur 5 poins : Guéna Pont code 0103 (Dienkoa) Banfoulagué code 0117 (Dia) Gossiamandara code 0124 (Sinsoa) Koulignon code 0125 (Guénako) M'Bié code 0129 (M'Bié-Guénako) t 5Parmi ces cinq (5) poins, deux (2) étaient régulièrement suivis : il s'agit de Gossiamandara et du Pont de Guéna. I-es autres sont plutôt des points de sondages qui ont été visités épisodiquement au début du Prograrnme mais abandonnés par la suite. En effet en 1978 et 1979 par suite d'une restructuration du réseau de surveillance entomologique ces points ont été abandonnés parce que les résultats indiçaient que les indices entomologiques avaient des valeurs largement inférieurs aux seuils de tolérabilité. (Zerbo 1985). En 1985 on faisait des captures au Pont de Guéna sur la Dienkoa (captures sur homme et sur plaque Bellec), à Gossiamandara zur la Sinsoa à lanviéra sur la Plandi et à Samandéni. En 1986, le point de capture des chutes Dienkoa (code 136) a éæ cree; et en 1988 celui de Guéna-Aval (code 138). En 1996, 3 points sont régulièrement visités; Chutes Dienkoa (point A) visité chaque semaine; lanviera (point B) visité toutes les 2 semaines; Samandéni (point B) visité toutes les 2 semaines; Depuis 1989 cinq (5) autres points : Guéna-aval, Gossiamandâra, Banfoulagué, Koulignon et Toukoro (points C) sont visités sporadiquement à la demande. 3.3. Historique des traitements larvicides (voir figure 1) L'état des traitements larvicides et des suspensions sur la Dienkoa de 1975 à juillet 1996 est consigné dans la figure 1. Deux insecticides sont utilisés; I'Abate et le Bt H14. 3.3.1 [æs traitements aériens [æs épandages de larvicides anti-simulidiens dans le bassin de la Dienkoa ont été systématiques pendant les trois premières années de la lutte de 1975 à 1977; cene période correspondait à la phase d'attaque. Par la suite ces traiæments se faisaient en fonction des résultats entomologiques. Ils se sont déroulés annee par annê de la façon suivante : 1974. l.ancement du Programme de lutte contre l'onchocercose dans [e bassin des Voltas. L975. Février : début des traitements larvicides en phase I; le bassin de la Dienkoa a été traité régulièrement de février à décembrê. 1976. Traiæments systématiques toute l'année 1977. Traitements systématiques; cependant cinq (5) semaines de suspensions pendant la saison des pluies : mi-août à mi-sepæmbre L977; L978. Traitements systématiques sauf en janvier et février, ainsi qu'en decembre (assèchement probable des rivières). , ,6 lg7g. TraiæmenS pendant toute la saison des pluies à partir de la 30ème semaine (fin juiltet) jusqu'à la fin de I'année. Aucun traitement entre decembre 1978 et juillet 1979 (période de saison sèche). 1980; deux (2) semaines de traitements seulement (fin aofit début septembre); 1981; aucun traitement pendant toute l'année; t982; traiæments systématiques pendant la saison des pluies à partir de la mi-mai (semaine 20) jusqu'en fin novembre. Aucun traitement en décembre L982. Il convient de rappeter ici, que le réseau de surveillance entomologique a étê allégé en 1978 et 1979 les données entomologiques disponibles n'étaient donc plus suffisantes pour pennettre de prendre des decisions de traitements larvicides. L'erreur commise à cette èpoqu. a été à'avoir à la fois réduit le réseau d'évaluation entomologique et suspendu les traitements aériens. 1983; aucun traiæment pendant toute la saison des pluies. A partir de la 44ème semaine (fin octobre 1983) les épandages larvicides ont repris jusqu'à la fin de I'année. Il est à signaler que 1983 fut une annee de grande sécheresse. Un enfant de Pendié s'est révelé positif à la biopsie cutanée. 1984; traitements systématiques de la Dienkoa à partir de la 24ème semaine (mi-juin 1984) jusqu'à la fin de l'année. I-a Sinsoa est traitée pendant onze (11) semaines de la fin juin à la fin août. 1985; traitements à partir de la mi-octobre (semane 42). II convient de mentionner qu'en 1985, les enquêtes épidémiologiques ont révélé la présence de 4 enfants positifs à Pendié (nouveaux cas). Ces mauvais résultas épidémiologiques ont entrainé ta reprise des traitements larvicides pendant la saison des pluies de 1986, la création du point de capture de chutes Dienkoa êt, la réactivation des anciens poirus de captures abandonnés. 1986; traitements systématiques de la mi-juin à fin décembre 1987; traitements larvicides du début du mois de janvier au 6 mars et du 24 septembre à la fin du mois de décembre. Suspension des traitements du 6 mars at 24 septembre pour collecter les données de "précontrol" dans le cadre de la distribution de l'ivermectine. 1988; suspension toute I'année pour l'étude de l'impact de l'ivermectine sur la transmission. Une seule semaine de traitement (semaine 39, fin septembre). 1989. Suspension des traitements aériens : traitements sporadiques au sol. I7 - 1990 à 1996. Traitements larvicides réguliers au sol 3.3.2. Traitemens larvicides au sol (voir carte no 3) Suiæ à la suspension des traitements aériens en 1989 et aux traitements larvicides sporadiques au sol effectués au cours de la même année, un plan de lutte antivectorielle au sol pour la maîtrise de l'onchocercose dans le foyer de la Dienkoaaété élaboré. Ce plan donne des précisions sur la longueur des rivières à traiter, la sinration des gîtes, les points de traitements pour chaque rivière en saison sèche et en saison des pluies, et les circuits de traitements (Anonyme 1990). Les traitements réguliers au sol ont commené en 1990 avec le personnel du sous- secteur de Bobo-Dioutasso et se poursuivent jusqu'à présent (1996) avec l'antenne entomologique de Bobo-Dioulasso composée, pour I'essentiel, d'agents de I'ancien sous- secteur. [æs traitements sont effectués chaque semaine par 2 équipes de prospection- traitements qui utilisent des pompes Hudson et qui se déplacent en voiture tout-terrain ou en mobylettes. Les insecticides épandus sont le Bt H14 sur une trentaine de points en saison sèche et l'Abate sur une cinquantaine de points en saison des pluies. les débits pennettânt le calcul des produits à épandre, sont déterminés à partir des échelles de crue de Guéna-Pont et de Banzon. 3.4. Les Résultats entomologiques Les résultas entomologiques obtenus de L974 à 1996 sur la haute Volta-Noire (Mouhoun) sont mentionnés dans les tableaux la et lb et les figures 2à7. Deux periodes peuvent être considérées pour l'analyse des rézultats entomologiques; la période de 1975 à 1985 et celle de 1986 à 1996. 3.4.I. Résultas entomologiques de 1975 à 1985 Ces résultats sont dans I'ensemble satisfaisants aux points de captures de : Pont de Guéna sur la Dienkoa, Gossiamandara sur la Sinsoa et Lanviera sur la Plandi. a) Point de capture de Guéna (Dienkoa) Le site a été régulièrement suivi de 1975 à L977; les capnrres s'y déroulaient hebdomadairement. En 1975 le TAP (Taux Annuel de Piqûres) était de 2.282 et le PAT (Potentiel Annuel de Transmission) était de 25. En 1976, le TAP : 73 ea le PAT : 16 En 1977 le TAP : 2l et le PAT : 21 8Suite à I'allègement du réseau de surveillance entomologique, les captures ont été d'abord réduites (1978-79) et ensuite supprimées (1980-81-82). Quelques journées de captures ont été effectuées en 1983-84 et 85. En 1983 le TAP était de 68 et le PAT de zéro; les captures sont nulles en 1984 et 1985. [-es captures sur pièges (plaques Bellec) en 1983 n'ont pas révélé des densités simulidiennes significatives. b) Gossiamandara (Sinsoa) Ce point de capture est situé à environ 20I«n (à vol d'oiseau) des principaux gîtes de la Dienkoa et à environ 25 l«n du village de Pendié. I-es Taux Annuels de Piqûres sont faibles sauf au cours des années 1976, 1977 et 1982 où ils ont pour valeurs respectives 489, 195 et 122. [æs Potentiels Annuels de Transmission dans la même période ont été de 52, 17 et 8; ces indices entomologiques sont en dessous du seuil de tolérabilité. c) l^anviéra (Plandi) Ce point a été régulièrement suivi depuis 1975. En 1975 et 1976,les TAP ont été respectivement de 3.750 et 1.618 et les PAT de 19 et 64. De 1977 à 1985, les TAP ont varié de 31 à 408 (inférieurs à 1000) et les PAT de 0 à 57 (inférieurs à 100). d) Sur les autres points; Banfoulagué, Koulignon et M'Bié les captures ont été sporadiques et n'ont pas de valeurs significatives. Cependant à Banfoulagué un PAT de 15 a été enregistré en 1983 à la suite de captures-test. 3.4.2. Rézultats entomologiques de 1986 à 1996 Suite aux résultats épidémiologiques de 1985 (5 enfants infectés sur la Dienkoa), I'Unité de lutte contre le vecteur a repris les traitements larvicides et a créé2 autres points de captures sur la Dienkoa; chutes-Dienkoa en 1986 et Guéna-Aval en 1988. Il convient de rappeler qu'en 1987 et 1988 des arrêts de traitements larvicides ont été effectués dans le cadre de l'étude de l'impact de I'ivermectine sur la transmission. Des captures renforcées ont été faites sur Guéna-Pont, Guéna-aval et Chutes Dienkoa. I-a plupart des autres poins de capture ont été réactivés. Quelques captures journalières ont été effectuées aux chutes Dienkoa (Anonyme 1987). Des données entomologiques importantes ont été recueillies en 1986-87, 88 et 89(voir tableaux la-lb et les figures 2 à7). Aux chutes Dienkoa les TAP ont été de 2.354 en 1986, 56.495 en 1987; 48.130 en 1988 et de 44.001 en 1989. I-es PAT correspondant étaient de 195 en 1986; 388 en 1987; 344 en 1988 et 163 en 1989. De 1990 à 1996 (pour les 3 premiers mois de 96) les PAT ont été de 9 en 1990; l0 en 1991, 15 en 1992et nuls de 1993 à 1996. ,9 A Guéna-aval (Dienkoa) où les captures ont cornmencé en 1988, I-es TAP/ABR ont été de 16.554 en 1988, 32.9« en 1989, 528 en 1990 et 2.275 en 1991. [æs PAT ontété de 464 en 1988; 1.165 en 1989, nul en 1990 et 36 en 1991. De 1992 à 1996 les TAP ont varié de 4I à 974; les PAT ont été nuls. A Guéna-Pont les TAP ont été de 8.183 en 1987, 9.210 en 1988, 2.638 en 1989 et de 120 en 1990. Iæs PAT correspondant ont été de 338 en 1987, 219 en 1988, 35 en 1989 et nul en 1990. De 1991 à 1995 les TAP ont varié de 30 à 503 et les PAT ont été nuls. A lanviéra sur la Plandi aucune transmission n'a été enregistrée de 1986 à 1996 (pour le 3 premiers mois de 96) à I'exception du mois d'octobre 1989 où l'on a obtenu un Poæntiel Mensuel de Transmission de 6. Sur les autres points de capture la situation entomologique a été satisfaisante de 1986 à L996. Il convient de préciser que pour 1996,3 mois seulement (anvier, février et mars) ont été pris en compte. 3.5. Investigationsentomologiques particulières Il s'agit des captures sur "plaques Bellec" et des colorations de simulies pour mettre en évidence les différents stades du parasite O. volwlus. 3.5.I. Captures sur "pièges Bellec" Læ piège "Bellec" est une plaque d'aluminium enduite de colle sur une face et installée sur le gîte. Dans le bassin de Ia Dienkoa ce piège a été utitisé à Guéna-Pont, Tin, Gossiamandara et chutes Dienkoa (Anonyme 1983 et 7æ,rbo et al. 1986) Dans la période ùt 29 mai au 30 octobre 1983 soit 22 semaines, seulement 6 femelles de S. damnosum ont été capturées à Guéna-Pont, 0 à Tin et 37 dont 19 gravides à Gossiamandara. Alors que dans la même période des milliers d'autres espèces de simulies en l'occurrence S. adersi et S. hargreavesi ont été capturées sur les "plaques Bellec". Au cours du premier semestre de l'année 1986 des capnrres sur plaques ont été effectuées au Pont de Guéna et aux chutes Dienkoa. Au Pont de Guéna aucune simulie n'a été capturée sur le piège pendant 12 semaines Aux chutes Dierkoa, une (1) femelle gravide a été capturée dès la première semaine de piégeage à la mi-avril. Deux (2) autres femelles étaient prises la semaine suivante (l'une gravide et l'autre non-gravide); vers la fin du mois de juin une (1) femelle gravide a été capturée soit un total de 4 femelles de S. damnosum s.l. en 84 journees de piégeage. Il convient de préciser que dans la même période les captures sur homme étaient importantes aux chutes Dienkoa. læ TMP (Taux mensuels de Piques) pour le premier semestre de 1986 était de 2159 aux chutes Dienkoa. 10 3.5.2. Mise en évidence des infections par coloration A la faveur de la suspension des traitements en 1987 dans le cadre des études de l'impact de I'ivermectine sur la transmission, des dissections intensives ont été entreprises sur des simulies capturées dans la région de Pendié. Elles ont permis de mettre en évidence la transmission de l'onchocercose et par extrapolation de déduire la situation qui aurait prévalu au cours des années où les traitements étaient involontairement suspendus (voir le tableau lb des résultats entomologiques). Deux méthodes ont été utilisées pour rechercher les stades évolutifs d'Onchocerca volvulus dans les simulies : la méthode de routine qui consiste à disséquer entièrement la simulie pare dans de l'eau physiologique et de compter et noter tous les stades de développement du parasite ; la méthode de coloration par laquelle les infections sont recherchées dans les simulies pares après un traitement à I'Haemalum de Mayer qui colore en rouge les onchocerques. L'analyse des résultats a montré qu'en ce qui concerne les stades I et2,la méthode de coloration pennet de trouver près de deux fois et demi plus de simulies porteuses de ces stades. En dissection directe (méthode de routine) il semble que de nombreuses simulies porteuses des stades L et2 échappent aux disséqueurs. (Anonyme 1987). Par contre, en ce qui concerne la recherche des stades trois (L3) dans le thorax- abdomen et les stades infectants (L3 tête), les deux méthodes (dissection directe et coloration) donnent les mêmes résultas. La méthode de routine de dissection directe a l'avantage d'être plus rapide. L'étude comparative de ces 2 méthodes a permis de conclure que la qualité des donnees entomologiques accumulées par I'OCP est bonne. En conclusion, les traitements larvicides aériens dans le basin de la Dienkoa n'ont été rigoureusement appliqués que pendant les 4 premières années de la lutte antivectorielle de 1975 à 1978. Suiæ à I'allègement du réseau de surveillance entomologique survenu en 1978 et 1979, les bonnes données entomologiques enregistrées à lanviéra sur la Plandi et à Samandéni sur la Volta Noire n'ont pas permis de déceler la transmission qui se poursuivait dans le foyer de la Dienkoa. Les traitements larvicides aériens ont repris en 1986 suite aux résultats épidémiologiques de 1985 qui indiquaient qu'il y avait une transmission de l'onchocercose à Pendié. Pendant la saison des pluies de 1987 et 1988 les traitements aériens ont été à nouveau suspendus pour l'érude de l'impact de I'ivermectine sur Ia transmission. I-es traitements larvicides réguliers au sol qui ont commencé en 1990 et qui se poursuivent actuellement donnent des rézultats qui dans I'ensemble sont satisfaisants. 4. 11 ENQI JETES EPIDEMIOLOGIQI.JES [æ foyer onchocerquien de la Dienkoa (Pendié) est dans une zone où la lutte antivectorielle par épandages larvicides a commencé en 1975 (voir figure 1). En 1983, les enquêtes parasitologiques ont révélé que dans le village de Pendié (village de suivi) un enfant né depuis le début de la lutte antivectorielle (1975) était infecté. En 1985, quatre (4) nouveaux cas d'enfants infectés ont éte decelés. La CMFL/CMFC3 n'a pas baissé comme on l'aurait esperé et l'analyse de la situation a montré que la transmission n'a pas éé interrompue entre 1980 et 1985 (Anonyme 1988). Une enquête parasitologique intensive a montré que la transmission serait très localisee et limitée à une portion de la Dienkoa comprise entre le village de Pendié et le village de Fon à une dizaine de kilomètres de distance. Pour comprendre la sinration médicale qui prévaut dans le bassin de [a Dienkoa il serait intéressant de passer en re\rue l'historique des activités parasitologiques et ophtalmologiques entreprises dans cette zone. 4.1. Historique des enquêtes parasitologiques effectuées de 1975 à 1994 I-es enquêtes parasitologiques ont été effectuees dans 18 villages. Les résultats sont dans les tableaux No 2a etzb. [æ seul village dont le suivi a été régulier de 1975 à 1993 est Pendié-Badala Pendié-Badala la première évaluation détaillee ( comprenant I'ophtalmologie et la parasitologie) effectuée en mai 1975 et qui porte sur 327 personnes examinées a donné un taux de prévalence de 65,77o et une CMFC de 13,92 microfilaires par biopsie (mf/b). Des évaluations effectuées en 1978 et 1980 ont montré une legère diminution de la prévalence passant de 64,4 % à 52,7 Vo. En janvier 1983, une évaluation détaillee portant sur 206 personnes examinées a donné un taux de prévalence de 47,8% et une CMFC de 5, 79. Un garçon de 4 ans a été positif avec 2 microf,rlaires pour les 2 biopsies cutanées. En novembre 1985, une évaluation détaillée portant sur 261 personnes examinées a donné un taux de prévalence de 44,2% et une CMFC de 4,53. Quatre nouveaux cas d'enfants infectés ont été decelés ; c'est-à-dire 3 garçons âgés de 5, 6 et 9 ans et I fïllette de 7 ans avaient des charges microfilariennes variant entre 1,5 mf à 5 mf pour les deux biopsies cutanées, ce qui portait à 5 le nombre d'enfants infectés à Pendié depuis 1975 début de la lutte antivectorielle. CMFL = Community MicrofilarialLoad CMFC = Charge Microfrlarienne Communautaire t2 En février 1990, une évaluation simple stn 447 personnes examinées a donné un taux de prévalence de 8,4 % etune CMFC de 0,19. En avril 1993 la population a augmenté considérablement ; sur 885 personnes examinées le taux de prévalence a été de 10,5 % etla CMFC de 0,41 mf/b. [æs tableaux2a et 2b donnent les résultats épidémiologiques des l7 villages évalués dans la zone en 1988, 1993 et 1994. En 1988, dans les 12 autres villages évalués autour de Pendié Badala, les prévalences variaient entre 0,0 7o et 55,0 % et les CMFC entre 0,0 et 12,39 mf/b. En 1993, 2 nouveaux villages et 4 anciens villages parrni les 12 évatués en 1988 outre le village du Pendié Badala ont révélé des prévalences allant de ll,l % à3l,6Vo et des CMFC de 0,56 mf à 1,45 mf (Carte no 4). En 1994, cinq nouveaux villages autour de la zone de Pendié ont été évalués et ont donné des prévalences allant de 0,7 % à 9,2 7o et des CMFC de 0,1 mf à 0,33 mf (Carte n'4) 4.2. Historique des enquêtes ophtalmologiques Le. seul village du bassin de la Dienkoa qui a bénéficié des enquêtes ophtalmologiques est Pendié-Badala. La première enquête qui a été effectuee en mai 1975 révelait sur 261 personnes examinées un taux de cécité de 1,8%. [æs autres enquêtes ont été effectuées en 1978, 1980, 1983, 1985 et 1988. t-a dernière évaluation ophtalmologique a révelé un taux de 0,3 % sur 328 personnes examinées. 4.3. Analyse des résultats épidémiologiques Il ressort de l'analyse des résultats épidémiologiques que le foyer onchocerquien de la Dienkoa est un petit foyer circonscrit de long de la rivière Dienkoa, du village de Pendié aux hameaux de Fon au nord. [a transmission semble se limiter aux villages de première et deuxième ligne dans cette localité. (Anonyme 1988). [æs figures 8 et 9 montrent une divergence du taux de prévalence et de la CMFC du village de Pendié par rapport à la tendance prédite. Cette information et la découverte des 5 enfants infectés nés après le début de la lutte antivectorielle indiquent clairement que la ttansmission a repris dans la région vers 1980. C'est à partir de 1980 que la CMFC a commencé à dévier de la tendance prédite, ce qui correspond aux suspensions de traitements larvicides de L979, 1980 et 1981. l-a figure l0 montre la projection de la reprise de la transmission (Anonyme 1988). En 1993 et L994, des enquêtes épidémiologiques ont été entreprises dans 12 villages(voir tableau 3). 13 Au cours de l'enquête, d'avril 1993, aucun enfant de la tranche d'âge de 0 à 4 ans n'est infecté. Cependant lors des enquêtes de décembre 1994, deux fillettes infectées ont été décelées dans la tranche d'âge 0 à 4 ans dans les villages de Asbilaye et Sinzon. Celle de Asbilaye avait 1 microfilaire et celle de Sirzon avait 2 microfilaires pour les 2 biopsies cutanées. Ces 2 enfants sont des migrants; ils ont sejourné en Côte d'Ivoire avec leurs parents (Anonyme 1994). En décembre 1994 à Dian, un garçon de 6 ans avait 1 microfilaire pour les 2 biopsies cutanées ; cet enfant n'a jamais quitte son village (Anonyme 1994). Ces résultats montrent que la transmission a été quasiment inærrompue sur la Dienkoa à partir de 1990, année de mise en pratique des traiæments larvicides au sol. 5. LA DISTRIBUTION DE L'IVERMECTINE Dans le cadre de l'utilisation de l'ivermectine un comité a été créé à I'OCP suite à une réunion qui s'est tenue à Bamako en octobre 1986. [æ comité OCP (Anonyme 1986) a défini la manière dont l'ivermectine sera utilisé dans le programme dès qu'il sera homologué en 1987. Divers sites d'utilisation de ce médicament ont été choisis dans le Programme. L'un de ces sites est Pendié sur la Dienkoa. Il a été décidé de suspendre les épandages larvicides pendant la saison des pluies des années 1987 et 1988 pour étudier l'impact de I'ivermectine sur la transmission. D'autres études analogues menées notamment à Asubende ont montré que l'ivermectine seule ne pouvait pas interrompre la transmission ; il est donc nécessaire de poursuivre la lutte antivectorielle. Il convient de preciser que le bassin de la Dienkoa est bien connu pour la grande fertilité de son sol, l'importance de l'irnmigration et aussi la grande mobilité de sa population sur ['axe routier Bobo-Orodara et l'axe Bobo-Karangasso-Banzon. I-a distribution de l'ivermectine dans les villages du bassin de la Dienkoa a été effectuée de 1988 à 1996. (voir tableau no 4). l"'Traitement ivermectine : 5-15 avril 1988 [-a première campagne de traiæment à l'ivermectine dans le bassin de la Dienkoa a porté sur 6 villages ét tous les hameaux de culnrre situés le long de la Dienkoa et ses affluents, depuis Pendié au sud jusqu'aux environs de Banzon au nord. Cette campagne a été menée par deux (2) équipes médicales burkinabé et une (1) équipe médicale du Programme. Chaque équipe médicale burkinabé a suivi un séminaire de formation de deux (2)jours portant sur la méthodologie des traitements de masse par I'ivermectine en vigueur à I'OCP. t4 Un briefing général a précédé la campagne et un débriefing post-compagne a fait le bilan de la mission. Une sensibilisation intense de la population a été effectuée pendant 4 jours avant le début de la campagne. Les acteurs de cette sensibilisation ont été, l'équipe entomologique du sous-secteur de Bobo-Dioulasso, l'équipe EPI et l'équipe nationale burkinabé. Dans tous les villages visités, les traitements ont été bien exécutés. Au total 2139 personnes ont été recensées ; 1.843 examinees (86,2 %) et 1.399 traitees (65,4 %) ; 1959 comprimés d'ivermectine ont été distribués. [æ monitoring a été conduit de façon satisfaisante dans tous les villages. Sur les 1.399 personnes traitées, seulement 70 personnes (5,0 %) ont signalé des réactions à l'ivermectine. Ces réactions étaient minimes et négligeables. 2è'". Traitement : ivermectine : juillet 1989 Cette deuxième campagne a été effectuée par 8 équipes de 2 personnes associant OCP et l'équipe nationale burkinabe. Au total 16 villages ont été traités ; donc 10 de plus que lors de la première campagne. Cependant le taux de couverture (60,4 %) a baissé par rapport à la campagne précédente ;2207 personnes ont été traitees avec 3090 comprimés d'ivermectine. 3è" Traitement : 2-7 novembre 1989 Cette 3è* campagne a été menee par EPI, VCU et l'équipe nationale du Burkina. Au total 2516 personnes ont été traitees dans 18 villages ; le taux de couverture a été de 60,9 % et 3522,5 comprimés d'ivermectine ont été distribués. 4tu Traitement : 19-25 mai 1990 Cette campagne a été entreprise par l'équipe EPI et l'équipe nationale du Burkina réparties en quatre (4) équipes mixtes opérationnelles ; 2462 personnes ont été traitées dans 18 villages ; le taux de couverhrre a baissé ; il est de 56,2 % ; 3447 comprimés d'ivermectine ont été distribués. 5è* Traitement : 22-27 avril 1991 Au cours de cette 5"* campagne, 17 villages ont été visités, 2 708 personnes traitées avec 3 79[ comprimés d'ivermectine ; le taux de couverture était de 57,7 %. 6è^'Traitement : 21-25 avril 1992 Cette 6"'campagne de traitement a été effectuée pour la première fois par l'équipe nationale du Burkina seule, avec le soutien financier de I'OCP. L'équipe EPI n'a pas participé à la mission. Au total 2929 personnes ont été traitees dans 17 villages avec 4100 comprimés d'ivermectine ; le taux de couverture a été de 55 %. 15 Aucune réaction majeure n'a été enregistrée après la prise du médicament. L'équipe a signalé une dizaine de réactions mineures qui ont été traitées par des anti-histaminiques et des antipyrétiques. Un seul cas d'oedème a nécessité un traitement à l'hydrocortisone. 7h Traitement : 15-20 avril 1993 Cette mission a été réalisée avec le personnel national burkinabe de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso. Elle a été couplée avec l'évaluation épidémiologique de 8 villages et hameaux. I.e, 17 avril 1993, l'équipe a reçu à Pendié la visite de deux membres du comité consultatif d'Expert (CCE) et des membres de I'OMS Burkina et de I'OCP/Ouagadougou. Au cours de cette mission 3612 personnes ont été traitées avec 4280 comprimés d'ivermectine. I-e taux de couverture qui est de 52,9 7o est le plus bas enregistré depuis 1988. 8è* Traitement : 4-15 novembre 1993 Cette huitième campagne a éæ préparee par une inænse sensibilisation des populations avec des causeries-débats et la projection du film MARA la veille du traitement, ce qui a pennis d'avoir un taux de couverture de 69,6 % au lieu des 52,9 % enregistrés lors de la précédente campagne. A cette huitième campagne, 5729 personnes ont été traitées dans 20 villages ; &67,5 comprimés d'ivermectine ont été distribués. 9è* Traitement : 08-20 avril 1994 L'objectif visé par cette 9ème campagne est de couvrir une zone plus importante que celle qui avait été traitée auparavant. Au total 6227 prsonnes ont été traitées dans 25 villages et hameaux avec un taux de couverture de 68,6 7o ; 8719 comprimés ont été distribués. Il convient de souligner qu'au cours de ce 9ème traitement les effets secondaires de type céphalées, douleurs articulaires et prurits ont été rares. 10è* Traiæment : 08-20 décembre 1994 Cette 10ème campagne a permis de couvrir 23 villages ; 6166 personnes ont été traitées avæ,7365,5 comprimés d'ivermectine. Le taux de couverture a été de 70,6 Vo ; c'est le taux le plus élevé obtenu sur le bassin de la Dienkoa. 11è*" Traiæment : 08-22 avril 1995 Au cours de ce 1lème traitement, 6607 personnes ont été traitées dans 29 villages avec 9684,5 comprimés d'ivermectine ; le taux de couverture a été de68,8 Vo. 16 Dans 11 des 15 villages de la zone de Pendié-Badala le traitement a été entièrement réalisé par les Agents de santé villageois sous la supervision de l'Equipe nationale. Il ont fait le recensement dans le cahier de traitement, la détermination de la dose d'ivermectine à partir de la toise, la prise supervisée de l'ivermectine en s'assurant qu'il n'y a pas de contre indication, l'inscription de la dose dans le cahier, la prise en charge des effets secondaires mineurs. (Anonyme 1995) Au cours de ce traitement dans les 11 villages le personnel de l'équipe n'a joué qu'un rôle de supervision et de contrôle. 12è* Traiæment : 18-28 novembre 1995 Ce traiæment a été fait dans 28 villages ; 6689 personnes ont été traitées avec 9984,5 comprimés d'ivermectine. Iæ taux de couverture a étê de 68,6 %. 13è^" Traitement : 24 mai - 07 juin 1996 Cette 13ème campagne a intéressé 30 villages ;7718 personnes ont été traitées avec 1L.246,5 comprimés d'ivermectine ; le taux de couverture a été de 67,6 7o. En conclusion on peut dire que la distribution à grande echelle de l'ivermectine dans le bassin de ta Dienkoa s'est dans I'ensemble bien déroulee de 1988 à 1996. Le taux de couverture qui était très bas en 1993 (52,9 %) a augmenté pour atteindre 70,6 % en 1994. Læ traiæment communautaire à l'ivermectine qui a commencé à être initié à Pendié- Badala au cours du llème traitement en avril 1995 devra s'étendre progressivement à tout le bassin de la Dienkoa. 6. ENQTJETES SOCIOLOGIQIJES Aucune enquête sociologique formelle n'a été effectuee dans le bassin de la Dienkoa. L'étude sociologique des populations installées dans les zones libérées de l'onchocercose au Burkina Faso effectuee en mai 1991 par un sociologue de l'Autorité des Aménagements des Vallées des Voltas (AVV actuel ONAT) n'incluait pas le bassin de la Dienkoa. (Some 1991). Cependant au cours des différentes missions que les agents de VCU, de EPI et de l'Equipe nationale ont effectuées dans le bassin de la Dienkoa les entretiens avec les habitants ont permis de faire quelques remarques : 1) Læ bassin de la Dienkoa est une région très fertile qui attire les populations des régions environnantes. 2) De nombreux hameaux de cultures existent le long de la Dienkoa et de ses affluents. 3) L'immigration est intense dans la zone, de nouveaux hameaux de culture se créent chaque annee. Il existe des migrations de familles entières d'un village à I'autre et d'un hameaux de culture à un autre. 4) t7 Avant d'y installer le traitement communautaire à I'ivermectine il serait probablement intéressant de faire une étude sociologique af,rn de connaître les ethnies qui vivent dans ce bassin, leurs coutumes, les habitudes culturales etc... afin de savoir comment les convaincre pour leur faire accepter ce nouveau mode de distribution du médicament. 7 ACTTVTIES DE DEVOLUTION Les activités de Dévolution dans le bassin de la Dienkoa ont été axées sur la sensibilisation et la mobilisation des populations et le passsage du sous-secteur OCP de Bobo- Dioulasso à I'Equipe nationale du Burkina. 7.1. Sensibilisation et mobilisation des populations En ce qui concerne la sensibilisation et la mobilisation des populations il est important de rappeler que depuis 1974, les responsables du Programme OCP ont manifesté un constant désir de faire participer à leur action les différents éléments sociaux des collectivités dans tous les domaines où cela s'avérait possible. Dès 1975 une cirmpagne d'information par la presse et les services d'éducation sanitaire a permis de sensibiliser les populations aux dangers de I'onchocercose. La publicité par affiches, aussi bien que les médias ont été utilisés. Les communautés ont assez vite compris les relations qui existent entre la simulie et la écité, ainsi que les objectifs du Programme. Elles ont compris l'intervention des avions et des hélicoptères qui assuraient le traitement hebdomadaire des rivières. Cet effort d'information ne s'est pas limité aux populations à risque, il s'est adressé aux autorités administratives et médicales dont il a entrainé I'adhésion totale. Il a également été dirigé vers les pays donateurs soucieux de suivre les progrès d'une action à taquelle ils ont apporté leur soutien. Actuellement la sensibilisation et la mobilisation des populations se fait soit par I'OCP, soit par les équipes nationales. Dans le bassin de la Dienkoa, chaque enquête épidémiologique et chaque campagne de distribution de l'ivermectine est préédée par une intense cirmpagne de sensibilisation. Læs équipes organisent dans les villages des causeries-débats et des projections de films sur l'onchocercose. Au cours de ces causeries les thèmes suivants sont développés. Transmission de l'onchocercose ; lien entre le cours d'eau, les piqrires de simulies et la maladie. [æs manifestations cliniques de la maladie ; les démangeaisons, les lésions aiguës (dermatite onchocerquienne), les nodules, les manifestations cutanées chroniques (dépigmentations) les troubles de la we (baisse de l'acuité visuelle, la cécité) ; 18 I-es conséquences socio-économiques ; les invalidités (cécité) I'abandon des villages de première ligne (les plus près de la rivière) donc des vallées fertiles constituant ainsi un frein au développement socioéconomique. la lutte contre la maladie ; la lutte antivectorielle, les traitements au sol, la chimiothérapie (traitement ivennectine), la surveillance des réactions secondaires etc ... L'intensification de la sensibilisation a permis d'augmenter graduellement les taux de couverhrre lors de la distribution de I'ivermectine. Elle a permis aussi aux populations d'accepter plus facilement la biopsie cutanee lors des enquêtes épidémiologiques. 7.2. Passage du sous-secteur de Bobo à l'Equipe nationale A panir de 1993, le passage du sous-secteur de Bobo-Dioulasso au statut d'Equipe nationale était devenu une nécessité. Divers contacts ont été établis entre la Direction du Programme et le ministère de la santé du Burkina. En décembre 1993 le JPC/CCP tenu au Luxembourg a donné son accord pour la fermeture du sous-secteur de Bobo-Dioulasso et la mise en place d'une Equipe nationale pour continuer les traitements larvicides au sol dans le bassin de la Dienkoa. Une réunion conjointe DPSP du Houet-DMP-OMS-OCP s'est tenue à Bobo- Dioulasso les 20 et 2l janvier L994 pour définir les besoins et proposer les éléments de constitution d'une équipe provinciale pour le traitement au sol de la Dienkoa et l'évaluation entomologique (Anonyme 1994). I.e, 3l décembre 1994 le sous-secteur de Bobo-Dioulasso a été fermé. L'équipe provinciale qui comprend aussi des agents de I'Equipe nationale a été crêée (voir liste en annexe). [æs activiés de cette équipe se pourzuivent normalement, les résultats entomologiques hebdomadaires sont communiqués régulièrement à la chefferie de la Zone Est à Kara et à la Direction du Programme à Ouagadougou. 8. STMTJLATTONS DES TENDANCES EPIDEMTOLOGIQLJES 8.1. Méthodologie [æs tendances épidémiologiques observées à partir de 1988 dans les deux villages de Pendié Badala et Pendié Hameaux ont été examinées (figures lla & 12a). Ces deux villages constituent ceux qui ont un niveau d'hyperendémicité dans le bassin de la Dienkoa. L'hypothèse de base formulée dans les simulations est que la lutte antivectorielle a été efficace entre 1975 et fin L979, incomplète entre 1980 et 1990 et, finalement efficace à95% à partir de 1990 avec le traitement larvicide au sol. On suppose que l'ivermectine n'a pas eu l'effet escompté en 1988 et 1989 (R.Baker, 1989 , EAC 1990). En utilisanr l'estimation des paramètres de l'effet de l'ivermectine sur la productivité du ver adulte (Plaisier, 1995) et les t 19 différents taux de couverure moyens observés dans les villages de ce bassin, les hypothèses supplémentaires suivantes ont été également formulées : Hypothèse 1 : Arrêt de ta lutte antivectorielle en 1998 et continuation de l'ivermectine jusqu'en l'an 2001 (Stratégie prévue dans le plan). Hypothèse 2 : Lutte combinée (larvicide plus ivermectine) jusqu'en 2Co/2 (en proposition). [æs simulations ont été également faites en supposant que des migrants se sont instatlés massivement dans la zone entre 1987 et 1990. 8.2. Résultats Læs résultats épidémiotogiques observés à partir de 1988 dans les deux villages importants sur le plan de l'endémicité de I'onchocercose sont dans les figures 1la et 12a. On remarque une légère remontée de la prévalence de l'infection en 1993 par rapport à celle observée en 1990 dans Pendié Hameaux. [æs fluctuations sont dues à la présence de I'ivermectine. I-es résultats des simulations en considérant I'hypothèse 1 et le niveau d'endémicité du village de Pendié Badala sont dans les figures 1la et 1lb. On remarque que cette stratégie aboutit à l'arrêt de ta transmission à condition qu'il n'y ait pas d'apport significatif de parasites ni par des migrants ni par des simulies entre 1990 et 2002. Une prévalence de l% et une CMFL presque nulle sont attendues en 2001. La stratégie formulée dans t'hypothèse 2 permet d'aboutir avec plus de garantie à la même conclusion. Dans cette stratégie, les simulations ont été faites en considérant le niveau d'endémicité du vitlage Pendié Hameaux pour lequel une prévalence de 76.4% a été observée en juillet 1989 avant le deuxième traitement à I'ivermectine (figures l2a et 12b). En appliquant la stratégie de douze ans de lutte combinée larvicide plus ivermectine qui pennet de réduire le risque de la recrudescence à moins de l%, on observe également un arrêt de la transmission avec toutefois une prévalence estimée de 2.4% à la fin des interventions en 200.2. En conclusion les simulations des tendances épidémiologiques attendues à la fin des interventions dans le bassin de la Dienkoa en se basant sur la stratégie prévue dans [e plan de désengagement progressif du Programme, permettent de prévoir en2002 un arrêt probable de la transmission de l'onchocercose dans cette zone. Toutefois, si on se base sur le niveau d'endémicité observé dans les hameaux de culture autour de Pendié où la transmission est plus intense et en considérant le repeuplement continuel de la zone, il serait prudent de mettre en place ta stratégie de lutte combinée sur 12 ans en supposant que la lutte n'a été efficace qu'à panir de 1990. Il serait également prudent de continuer sur cinq années supplémentaires au moins la distribution de I'ivermectine après 2002 pour s'assurer de l'extinction complète du réservoir de parasites dans cette zone. 20 9 PROPOSITION DE MESTJRES A APPLIQLJER I-es mesures zuivantes devraient être appliquees dans les meilleurs délais pour améliorer la situation épidémiologique qui prévaut dans le bassin de la Dienkoa (Anonyme 1996). En ce qui concerne la lutte antivectorielle, l'équipe provinciale de Bobo- Dioulasso devra faire davantage de prospections pour mettre en évidence les gîæs non traités et les mettre sous traitements larvicides au sol. b) Sur le plan sociologique, une enquête est nécessaire pour connaître les ethnies de la région, leurs coutumes, les flux migratoires afin de mieux planifier et mettre en application le traitement communautaire. c) Sur le plan des enquêtes épidémiologiques, l'Unité PET et l'équipe nationale du Burkina devront entreprendre une prospection inænse des villages et hârneaux et établir une cartographie détaillee de la zone afin de mettre tous les villages et hameaux sous iverrrectine. En ce qui concerne I'IEC, la sensibilisation des populations par des causeries- débats, des projections de films devront être inænsifiées pour augmenter le taux de couverhrre lors des distributions de l'ivermectine et pour une meilleure participation des villageois aux évaluations épidémiologiques. e) Compte-tenu des résultats entomoépidémiologiques relativement satisfaisants enregistrés depuis 1990 et des résultats de la simulation des tendances épidémiologiques, il serait souhaitable de continuer jusqu'à la fin du Programme (2002) les traitements larvicides au sol combinés à la distribution de l'ivermectine (2 fois/an). 10. CONCLUSION I-e présent rapport a fait la synthèse des travaux effectués par I'OCP de 1974 à r996 En ce qui concerne les activités entomologiques il convient de préciser que la réduction des points de capture et la suspension des traitements larvicides par voie aérienne entre 1979 et 1985, ont entrainé une reprise de la transmission qui a été détecée par les enquêtes épidémiologiques de 1983 et 1985. I-es traitements larvicides au sol qui ont débuté en 1990 ont donné des résultats satisfaisants. Cependant, ils devront être davantage intensifiés et poursuivis jusqu'à la fin du Programme (2002). a) d) 2t Læs traiæments ivermectine qui ont commencé en avril 1988 se poursuivent ; à partir de 1993 il a été décidé d'effectuer ces rraitements 2 fois par an. [-a simulation des tendances épidémiologiques a montré que la combinaison de la lutte antivectorielle au sol et de la distribution ivermectine devrait donner de bons résultats et pelmettre à I'OCP d'atteindre ses objectifs sur le bassin de la Dienkoa d'ici la fin du Programme (2N2). 22 11. BIBLIOGRAPHIE ANONYME (1986) Proposed studies on the operational use of Ivermectin in the Onchocerciasis Control Programme in West Africa working document OCP 1986. ANONYME (1987) m - I-e cas de Pendié (Dienkoa). Etudes de la dynamique des Populations simulidiennes et de la Transmission de I'Onchocercose pendant la saison des pluies de 1987. Doc VCU No.352IVCU/SCI/3.2. ANONYME (1988) Ivermectin mass treaffnent in the Pendie Area. A study on the operational poæntial of ivermectin mass treatrnent for the control of O. volvulus transmission in an isolaæd area of the well protected central area of OCP where transmission has relapsed. OCP Internal working document. EPI GDS.6/88. 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'699 F@O I I I a a f a a I I I I 25 ooâ oz <)o o.o CA éo «,À E c)ç\ 6 c{ o û§ \clÿ $§ e.t§ ôs æ(ô \o § e.l cô o6 æ e.l \Ô e.l § e.l e.l ô.1 e.l æ \o § c.l o æ \o § ôl o z o .E ru .n \o o\ o\ F rrlJ -] D r r- o\ rrl o ovzH â J &Da aHâ O & J aFzH =à rI] = 4 ù,F aHâ F F rI] ài èoii I I I I I I a I a I I I I I I I a I a I a I aaaal a!!a. .t.!l : I a a I : a : ! a a a I a a a a a I I t I a a ! ! ! a a a a a t a a a a a a a a a a aa tt ta tl tt aa at t! aa at a! aa a! aa aa aa t! ta ra aa aa aa a! rtt:l.l, a! aa aa a! t! t! aa ta aaa aaa tta t!a aaa aaa aaa ttt att !at aat aal atl aaa ata !!a aaaaaaatl !aaaalttt la!l!aa!! allllaaat aaa!aaaaa aaaa!artt aataaar!! aaaaaaatt I I a a a I a 26 corte N" I LES GITES DE LA DIENKOA ndl LA DIE NKOA ?to 8o -- t e t O 2 42tn Echef le , /2oo ooo l-t-r 'i'Kouisenl Horneoux ni IT cl .Simble'nl I a a a a § SIss aa isson a a o Oioo a '.d +a. SimUenl vrlloge Bomoln e 3. Fendle Goss a a o! Mondon efrc Pont Topogo LEGENOE O Polnt de copture : Route. Gile potentlet Gitei prospeetd I t Prof pection des 6 et 7 Julllei l99O ( Zcr6o Aongglct Nlon, corrgorophte oôP-ycu z R \ori ( t \ I \ a o a a Fon Eofoulogu ,A4r!) o o Kc lenlTin Guino a733 ORODARA ùrud Kourlgmn § .jâê+)Çx §euils focheux i I - a P a d 4 I 2 6 4 7 Carte N" 2 27 BOBO DIOULASSO POINTS DE CAPTURE (AMONT DE LA VOLTA NOTRE) Toukoro Bama Kourouma Sa N'Gana a Sokorola o Chutes Dienkoa BOBO DIOUI.ASSO Diafourmâ a Ba Moami uenaG Aval Tiarao Koutséni o Banzo Banage Banzon Pendié M Lanviera Djigouéra Ti ORODARA Guéna Pont TOUSSIANA Mondon LEGENDE '-- point de capture Echelle: l crn=5km Carte N'3 Djigouéra ORODARA Kolokaga o 28 BOBO DI ULASSO TRAITEMENTS LARVICIDES AU SOL (AMONT DE LA VOLTA NOIRE) Guéna Pont o Tapogo LEGENDE -Gîte permanent -Gîte saison des pluies Echelle:1cm=5km Bama . FaraKourouma DandéoZamakologo Samandéni N'Gana a Sokorola o Sou Makanfesso Koumbadougou o Banzon Hmt 3 BOBO 1 AvalG ïarao Banage Banzon Banzo 2 Tountoun Diafourmao §amDlenr Bomoiné F Mondon TOUSSIANA o 29 L_ .9 .g .n= .eb 2-oo(L h6 0r .9Oo -ao=f,EcaCC<E _F o) =(Ea) ocÀ< illlÀl- t'- o_ ao(f .9oÀE o)(XE -E)oc EiE<E xf =c(uCF< ilil É. co (L F {. *(o o) 3 u§ $ 3 uJo oYz UJ 6 5 [rJo z6 @ m :)o U) UJfo o oJ o =oFz tU U)t- É =U) uJÉ. a o E o) o) .E .c) -c) 't Cq oE .9. o(oE ËE .([E @oFrc PE ocEO .oo FE >o,r .(IIo, Eo =a =oh''goÈ ooEE aaoG)ÀJ Ita §i f(E oE(o F IJ, @ <,, t- À o o o o À l- o (oo(9 (o o O) t@ C') F À o o o o À F- o (ÿ) o(n ô{({ a)@ o) l- o- o o |r) o À t-- @ «) oô (n() (!)F. o N@ o) t- a_ o o À È- t-q) C-lc.,l (o(") @ o) t- IL t o o o À F t(o c.l ctô ôt(o (r,o)(o o@ o) F À F. 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IÀsr r+O +tô .?lFcræ æ$(r| r-oc-l ærn æ æOæo\H Ô.I o æôl o\ o\ .§f æ to ôlca r-\ô o\ rô cîsæ Eeeo «tÉ =ai =c)!3 ru&e ôl C.lf\ co H(\ -@ÉSH c.l c-o\o æ\o ô.1 (1NN OOrt c-N(1 c-rf(1 ær-(ô \o o\ c-(1 (rl o\æ o \o c-æcî o &.8 -à ErtsÉ rq U) U) c/) q) U) q, t/) U) u) (n (t) q) c/) q) c/) q) ct) U) U) (l) (Ëâ lftoo æ(1æo\ .ftoo@cîæo\ ææ ÔI r+ o\ Ôl $o\ $o €lo\ $!+ooæcîæo\ ææ so(Yi o\ ææ c.r $o\ ooæ æ@ ô.1 so\ r+§oo æ(1æo\ (.) @ «l E oz rrlDo J o rI<z cq ,!) oix EÉzà ÉA IE rI] azH o ca z â doâ rq êz raÀ z5 2ozDoA zo TL z szoo zIrI (J V M gtoJoV z E -.loozo M E] Êa <rÀ rq M d F z ê& 2S rll< =ril ,à EÉ 9ê)È=PEE= (.or.c, c.l\otat o(ôtat oc-rrô r-\osrn oc.l§rat o\orô o\c.lral ô.1§(ô tôrô (ô\o.ütô .{.rôrat Cîrô(ô $\ot(.l c.t\orat EI& ôz FJ10?à UOÀ=sft oâ rl vàYq o o(r) IL z V& T C,) ê. 6 c{ =(!(l)5 «,É. I I 35 14É oz Ê. -lo ovz ,I1 â z U) U) Êa o u) flr z M& É U) ê. cn rd o(, oJ !/l =JFl ;i ETFI Ë' cÀ t^ EIH ZZ a cr) EEâ rc =r1àp (n F]É ! ô.1 «,(l) ! d3F a (l) @o o .=ü, «lH «lÀ + (l) èo 6)o '60 oo .EE§'6i- «t EÆ à À ctt JOtL t! à2OU ôlq c.t o o\ + æ9 o\ o\\trl (fI .r) r+ * * .* * + * * * * \ôl c.| J o\ d no o\ O \o o (u oÉç.oÉ 6 .à€ À \tô\o ns\o \C.l!ô æ t'-!f el t .+ * * * * tÉ lf q tô CA oi c-l n æ rô CJ c.l rô nôl EË «l '= =«l§r c- c.lCî (1\o c..l or- \ooôr \oC.l * .rÉ * tt o(ô ô.1 t'-s§ rôææ o\sco æsc.l FcrÈ'8 «lE =c) ep (ô ôts æ(1 rô æ ca ôlr+(fl t+ rôtî o\o co æ o\s æ o\s oôrrô o c.l c- tô c.lr- C1 c- cîcîs so(fl (t)q.6I+5 ->\ dF-É rJl â A A â â à U) U) C,) U) (n U) t) (r) (l) (Ëâ rf1orô c- 3 æ c-. rôoo æ ocî æ rô æ (1o æ æ \oô æ æ æ oo c-oo\ æ o\a clooo\ s c1 o\ e.l $o\ c.l to\ o oo «t E oz æ æ æ rô J â Êa rtl âz 14À zoNz(t) Êa FozoU) Ac)Ë=strù= z? oo cô æ\c,çtat \o\os(ô 36 U) (! l<èo aa C) .o o .t) U'É «t $ ,(! O c)E c) èo :(!1' o) o (! t< «l c)E q É «l S_* -So)(J IC cal zl ooÉo «l \o l< o. c) ,e an oa ü) «t(H Pg (l) ! oz ()o o «l '(ukÀ rt) (! o\ ,6 rô rô \c,Ss iôæ v^ (o =côY o ca cfi Qags $ c.l O \o'd,/i(\v cî É tô c1 cO C.l \o \o o o o o O æ ôr o o C.i \o c.l o o O O o)o o) «l \o)kÀ ar) «l $ ,6 O É (r) ôtr æ@ tô C-c{ ôr dtô QaEi tôÊ ÉOÉcî c1 cî AQ\o cÀ(\v f- rf o o o o o o trl o o cî !f c.l oo () «t .6) À ar, tr «l o\ ,(€ rô Ee9.e H C.I oôt ococ{É d c.l Qa9a) æ ôr'xîca !+- ôs3i (ÔO o co o O o o ô o o ct ôl o o (l) o (u «, \() À ar) «l s ,(u O oo oo oo oo oo O\O -O oo oo oo OO o o o o o o o o Cî l( o @ cl * c) tu <c)FEI..l É rq O\ (1æo\ C-<1oo æcîæo\ $§OO æca@o\ ssOO æcîæo\ tsoo æclæo\ !f,çoô §o\ c.l to\ C.l to\ ôl t o\ c\ to\ c.t so\ c.t §o\ c.l c)@ «t E oz «l «lg(! Êq I\(t) E (l)À I æ æ ærô El<oz \c) 'otr ^(ux rG c)(.l C\o !i8È o) èo «l €Âr r(ll C)C.t c\o !i8Ë o @ «l € «l Eq I \o(ôo o tJ. I o\o(ôo c)x l<(, F z I s\o .{. rn «l .v «,AIo o M I(rl\ostrl (!D «t ô{) oU) I \o\orlrt «, >r «, oA I c-\o .+ trl ÉoNÉ(r) tæ\olf l.at «t â I Ot..$(ô (l) >. ê aa I o\\os(ô C) :i (€ H@o!À ! =p\c)E (.) at) ,q)l<À «l tt)(l) .o q) o) otâ r<(l)À 0É(! o\ ,6 o oE U'(u èo <«, v, c) C)É «!È U, c) k a at) at) C) =5 @o o E\c) È\c) ar) C) <(u =C' o 0 «, v)\c)É o Mz rq A z U)(r) r cn «lq.) !(!F a I.r) .c)É kÀ tsoo o\t.| c o o\oCî l/I ôl ô.1(rl cî r-$\f(1 cÀr-(1 ôô $ o@ôls ,.I r-\oç\Ô o\ c-@ ,ar-(ô\o(1 c- |/I t æ\o o\ ,at^ r+ æ o\o\ |/I \o$ C.r C) «lâ æ@ $ o\ æ r- o\ oo oo\ rn o\ $ ôl o\É CA cÀ !+ (fI o\ (ô r+ o\ço æ s o\ ôl (ô o\ $ ôl I æ rô cÀ æô{ I@ E5i vl è NÈ €Ë â g"F5 a.tr|\o .l: o\o q o\o ôl \o rô c- c-rn o rô rô o\ ôliô \o^ o\\o \o æ\o \o^ orr æ æ\o \o æ\o \o r-\o o(u '5 .() a! .= =«,ÀeoÀ o\ô(1 r-oNN \o (ô ôr ôl\o :fôl æo c-ôl o\ôl o\ôl ôl \o(1 o\ c.lr-rô c- c.lN\o \o\o \o r-o\o\o o\ æ\o\o æ r-c- É .e3Ë93o) §'H o\ CO ôl orô\o cî æN s r-r- c.t$ \o o\\ot ôl(1 cî rn (1(f! æ\o \oôlôl æ æ æoo\ c1 c1r- æ o\o o\ o rat c-o\ (.l c.lq oÉuD ar tl)Ëoo -o «, o>z \o \o æ æ cr c- æ oôr rr|c..l c1ôl o\c.l æc.l o11 U) an «l ca «lovÉq) â «lov o â «lo ,yÊ c) â «to .vÊ(!) A «lo&Êo â «lovÉ .9 A «lox oâ «tovÉ .9â «lo ,yÊ .9â «lo .vÉ .9â «,o& {) â «,ov q) A «lox q) A C)\a) EÊ æ æ o\ o\ æ o\ o\ oo o\ oo\o\ o\o\ ôlo\o\ *(a o\o\ (1 o\o\ §o\o\ ço\o\ (r| o\o\ (ô o\o\ \o o\o\ €.Ë cr"9É6H ÊËHZux N (.l s rô \o c- æ o\ o ôl cl 37 \o o\o\ ,(! € o\ o\ k sg «!o&É .9â; ct «t (1)«, 'oÈÉ.2 'ô .ô Sôr =.8'o=?,8 .98ai c) «tE96. .()Oeo-E -o xe.Ê .8H !trts9 E| .r,a)? .=96tsêq.)F.Ë6E ^qDE9 .:? coÉâ +c)ts98.tsÈLb8. f- 'r o c/) TL zgÉ Éa + «lI! «lF rdz F(J HàÉÈ)tsaa(J â. f l FlÉrÀrdô tr{ !I rI zË 3H EHtlZz< 8ü E{<iePHt-'l t< rd,âE çÀÿts( l<Êh ââc<(jFi OFIFâ -rn F( ti rI) U) E]É dI El 2t la 38 Carte N'4 SITUATION EPIDEMIOLOGIQUE DANS LE BASSIN DE LA DIENKOA (Evaluations de 1993 et 1994) Ténanso LEGENDE Lanviera Sinzon 5.2 -tH-l- Route Gîtes Points de captureoKolokaka o.7 0 Gossiamandara o Villaoes évalués 23.5 PrévalenceI ,4- 5 20.5 Bafoulaoué 5.7 (1e88) Kourignon 16.7 (1e88) Kongolikan o 17.8 31.6 10.5 Bouandéo- 5.5 ^ Kaka 0.0 (1 988 11.1 2.6 Guéna Tapogo Koutséni Mo,ndoîr ") t aa 39 Figure I Figure 9 OBSERVED AND PREDICTED TREND 1I/ Pft.E'ITiLENCE Results for two viiloges in the centror ocp orco 'd e? e. b( v, _d(/l \-§s b.§ oËËbS*,dr.èoo€l.o\cr Ê + T 26 2+ ?2 20 l8 l6 l4 12 l0 I 6 1 2 o 00 90 80 70 60 50 40 JO 20 l0 0 o- b -'-"-?qr'o -l- -+- --t-_ -+ 40 \\. Sirotrcoro 'o â. 2 E 10 12 14 YEARS Ort' ITEC'\OR CONTROL OA.SARVED AND PREDTCTED T'REND TN CITFL Results for two viroges in the centror ocp oreo'r3 Ë o§ d 'fè§ ç- -l(J t-(.) .< à Ê Ë Ë §o(.) + Pertd'te _ Predicted trend. o Sirotrboro -+ I lo 12 o 2 l{ t + 6 rElR.S OF VECTAR CONTROL 6 +_ at 40 lr)o§ e\ §§s a §§ô §gl§§§§§ §S ù, ùt\ E§ §\o§ §§ o @ i- @ lr) @ ro @ a ot- a--t- lr)t- §r§ tar,!, c o, I !, o, o, olto !, c o o e, .E !,q, o !, au o- (ù \§q!\ § q)§§\\ q,§ § q)§§§§\(ùt .§ \§q, t\ // ,/ a/ ,,.,, \ ,/§/.§ u" §t/ s§àrȧ .\o §pÈaàsqô\t o9o9 a oooooooo o|@i-@lÔ\t.O§l (%o) uololtdod eU u! Slhl toecueloâerd o oÈ è0 h I t 'ta 80 e70 5 d60 (J 650 s ;40 E ci30 o c o)E20 '0)À 10 4t Fig. rr" Tendance de la Prévalence et la CMFL Pendie Badala 0 1 988 1 989 1990 1991 1 992 1 993 Fig. rru lmpact de la lutte dans le bassin de la Dienkoa Simulation selon le niveau d'endémicité de Pendié Badala 120 110 100 90 80 70 60 50 40 30 20 10 o 1980 1990 2000 2010 2020 Calendrier - Prev.mf attendue - - CMFL attendue Prev.mf obser.  Cmfl observée â + E J lJ- o E C o o() c o o o(L 1 994 Prévalence CMFL \ \ A À-À Ar.at rv.m.ctinc on 2OOl pcrti. dc I 99O. aia 1998 laryicrdo lunô !ntiv6ct. lunc anürcct. ineo(platc Trût.lvcam. non raqrd cn 1988 ct 1989. Lqltc æmbrôao otftc.co 1 970 o 2030 t$a 80 a70r+ E d60 (J 6so §;40 E ci30 o c oE20 .0) À 10 42 Fig.rz^ Tendance de la Prévalence et la CMFL Pendie Hameaux 0 1 988 1 989 1 990 1 991 1 992 1 993 I 1 994 â E J lJ. o Ej (l,À Fig l2b 120 110 100 90 80 70 60 50 40 30 20 10 o lmpact de la lutte dans le bassin de la Dienkoa. Simulation selon le niveau d'endémicité de Pendié Hameaux 1980 1990 2000 2010 2020 Calendrier - Prev.mf. attendue - - CMFL attendue a Obs. Prev.mf  Obs.Cmfl Prévalence CMFL \ 4 .î I 988 .t I 989 \ \ rvcmccùno frn 2OO2 Luno comtioéc caficrco p.frr do I 99O. l.Mcdc plus anüvcct. .ffic.ca 1 970 2030 t. MM MM a 43 LISTE DU PERSONNEL ONCHO DPS/HOIJET/BOBO.DIOIJLASSO (1"' juillet f99O SAVADOGO R.O. ZIDA Antoine COULIBALY A. Siaka BATIONO François TRAORE B. Michel TRAORE Ibrahim TIEMTORE G. Florent POODA J. Gabriel SANOU Moussa MILLOGO Martin TRAORE Dougoukolo SOMDA K. Bathélémy OUEDRAOGO Adama LEGA Issa YAGO Abdoulaye KOROGO laurent DOFINI Jacques ZEBA Idrissa SOME Elysée SANOU Bakary OUEDRAOGO Athanase Chef Equipe de lutte Anti-vectorielle Technicien de [aboratoire Technicien de laboratoire Auxiliaire de laboratoire Auxiliaire de laboratoire Opérateur Radio Chauffeur Chauffeur Chauffeur Captureur Captureur Captureur Captureur Agent Prospecteur Agent Prospecteur Agent Prospecteur AGENTS DE L'EQI.IIPE NATIONALE Responsable Provinciale de la Dévolution Technicien Entomologiste Technicien Entomologiste Auxiliaire de laboratoire Auxiliaire de l-aboratoire

Основные сведения
Тип документа Technical Documents
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения