Всемирная организация здравоохранения (ВОЗ / WHO) · Governing Bodies documents

Résistance aux antimicrobiens

Всемирная организация здравоохранения
Открыть оригинал документа

Полный текст размещён на сайте публикующей организации. lawenc.com индексирует метаданные и ведёт на официальный источник.

Полный текст

SOIXANTE-DOUZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ WHA72.5 Point 11.8 de l’ordre du jour 28 mai 2019 Résistance aux antimicrobiens La Soixante-Douzième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport du Directeur général intitulé « Suivi des réunions de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies sur des questions relatives à la santé : Résistance aux antimicrobiens » ;1 Rappelant la résolution 71/3 (2016), « Déclaration politique issue de la réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies sur la résistance aux agents antimicrobiens », et prenant note de la mise en place du groupe de coordination interinstitutions sur la résistance aux antimicrobiens chargé de donner des orientations pratiques et de formuler des recommandations portant sur les approches nécessaires pour garantir une action pérenne et efficace à l’échelle mondiale pour lutter contre la résistance aux antimicrobiens ; Reconnaissant combien il est important de lutter contre l’augmentation de la résistance aux antimicrobiens pour contribuer à la réalisation du Programme de développement durable à l’horizon 2030 ; Réaffirmant qu’il faut lutter contre la résistance aux antimicrobiens de façon coordonnée et multisectorielle selon une approche « Un monde, une santé » ; Rappelant la résolution WHA68.7 (2015), dans laquelle l’Assemblée de la Santé a adopté le Plan d’action mondial pour combattre la résistance aux antimicrobiens, qui définit cinq objectifs stratégiques (mieux faire connaître et comprendre le problème de la résistance aux antimicrobiens ; renforcer les connaissances et les bases factuelles par la surveillance et la recherche ; réduire l’incidence des infections ; optimiser l’usage des médicaments antimicrobiens ; et dégager des arguments économiques en faveur d’investissements durables), et constatant les progrès accomplis dans la mise en place du Système mondial de surveillance de la résistance aux antimicrobiens (GLASS) ; Consciente de la nécessité urgente d’investir dans la recherche-développement de grande qualité, notamment dans la recherche fondamentale pour la mise au point d’antimicrobiens, de technologies de diagnostic, de vaccins et d’autres mesures de prévention dans tous les secteurs, et de garantir à ceux qui ont besoin un accès adéquat aux antimicrobiens, aux technologies de diagnostic et aux vaccins nouveaux et existants de qualité, sûrs, efficaces et abordables, tout en favorisant leur bonne gestion ; 1 Document A72/18. WHA72.5 2 Considérant la menace que représentent les agents pathogènes résistants pour l’efficacité à long terme des antimicrobiens, en particulier pour mettre fin aux épidémies de VIH/sida, de tuberculose et de paludisme ; Considérant également que l’immunisation, y compris la vaccination, et les autres mesures de lutte contre l’infection, comme des services adéquats d’approvisionnement en eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH), ont un effet positif qui contribue à réduire la résistance aux antimicrobiens ; Consciente qu’il est nécessaire de maintenir la capacité de production des anciens antibiotiques utiles et de promouvoir leur utilisation prudente ; Rappelant la résolution 4/2015 de la FAO sur la résistance aux antimicrobiens, la résolution N° 36 (2016) de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) intitulée « Combattre la résistance aux agents antimicrobiens dans le cadre d’une approche « Une seule santé » : les actions à mener et la stratégie de l’OIE », et la résolution UNEP/EA.3/Res.4 (2018) du PNUE sur l’environnement et la santé ; Constatant combien il est important de donner aux États Membres la possibilité de contribuer et de participer véritablement à la mise au point de rapports, de recommandations et de mesures pertinentes par l’OMS, la FAO et l’OIE, avec le PNUE, et par le groupe de coordination interinstitutions, dans le but de lutter contre la résistance aux antimicrobiens ; Réaffirmant l’engagement mondial à combattre la résistance aux antimicrobiens par une action politique continue de haut niveau menée de façon coordonnée par la communauté internationale, et soulignant la nécessité impérieuse d’accélérer l’élaboration et la mise en œuvre de plans d’action nationaux par les États Membres selon une approche « Un monde, une santé », 1. SE FÉLICITE du nouvel accord tripartite sur la résistance aux antimicrobiens et encourage le groupe tripartite (OMS, FAO, OIE) et le PNUE à mettre en place une coordination claire pour sa mise en œuvre et à harmoniser les rapports soumis à leurs organes directeurs sur les progrès accomplis dans l’application du plan de travail commun conformément au mandat de chaque organisation ; 2. INVITE INSTAMMENT les États Membres :1 1) à maintenir au niveau politique le plus élevé leur engagement à combattre la résistance aux antimicrobiens en suivant une approche « Un monde, une santé » et à réduire la morbidité, la mortalité et les handicaps qui lui sont associés ; 2) à s’employer plus énergiquement à appliquer les mesures et à atteindre les objectifs stratégiques du Plan d’action mondial pour combattre la résistance aux antimicrobiens et à prendre des dispositions contre les problèmes émergents ; 3) à mieux encourager l’utilisation prudente de tous les antimicrobiens et à envisager d’élaborer et d’appliquer des lignes directrices et des critères cliniques selon lesquels il conviendrait d’utiliser les antimicrobiens d’importance critique, conformément aux priorités et aux circonstances nationales, afin de ralentir l’émergence de la résistance aux médicaments et de préserver l’efficacité des médicaments existants ; 1 Et, le cas échéant, les organisations d’intégration économique régionale. WHA72.5 3 4) à effectuer une surveillance postcommercialisation des antimicrobiens et à prendre les mesures voulues pour éliminer les antimicrobiens de qualité inférieure et falsifiés ; 5) à renforcer le travail entrepris pour élaborer et mettre en œuvre des plans d’action nationaux multisectoriels dotés de ressources adéquates, en suivre l’application et les actualiser ; 6) à participer à l’enquête annuelle d’autoévaluation par pays sur la résistance aux antimicrobiens administrée par le groupe tripartite ; 7) à élaborer ou à renforcer les systèmes de suivi qui contribueront à l’enquête annuelle d’autoévaluation par pays sur la résistance aux antimicrobiens administrée par le groupe tripartite et à la participation au Système mondial de surveillance de la résistance aux antimicrobiens (GLASS), et à utiliser ces informations pour améliorer la mise en œuvre des plans d’action nationaux ; 8) à renforcer la coopération à tous les niveaux afin que des mesures concrètes soient prises pour combattre la résistance aux antimicrobiens, notamment par le renforcement des systèmes de santé, le développement des capacités, y compris de recherche et de réglementation, et l’appui technique, y compris, le cas échéant, par des programmes de jumelage tirant parti des meilleures pratiques, des nouvelles données et de l’innovation ; 9) à soutenir le transfert de technologie volontaire et selon des modalités arrêtées d’un commun accord en vue de prévenir la résistance aux antimicrobiens et de la maîtriser ; 3. INVITE les partenaires internationaux, régionaux et nationaux, et les autres parties intéressées : 1) à continuer d’appuyer les États Membres dans l’élaboration et la mise en œuvre de plans d’action nationaux multisectoriels conformément aux cinq objectifs stratégiques du Plan d’action mondial pour combattre la résistance aux antimicrobiens ; 2) à coordonner leurs efforts en vue d’éviter les doublons et les lacunes et de mieux exploiter les ressources ; 3) à intensifier leurs efforts et à renforcer la collaboration multipartite en vue d’élaborer et d’utiliser des outils contre la résistance aux antimicrobiens selon une approche « Un monde, une santé », notamment en appliquant des méthodes de recherche-développement coordonnées, responsables, durables et innovantes , y compris, mais pas exclusivement, des antimicrobiens de bonne qualité, sûrs, efficaces et d’un prix abordable, des médicaments et thérapies alternatifs, des vaccins et des outils diagnostiques, des services adéquats d’approvisionnement en eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH), notamment des mesures de lutte anti-infectieuse ; 4) à tenir compte des priorités de la lutte contre la résistance aux antimicrobiens dans le financement et les décisions programmatiques, notamment à trouver des moyens innovants pour intégrer les activités contre la résistance aux antimicrobiens dans le financement existant du développement international ; WHA72.5 4 4. PRIE le Directeur général : 1) d’accélérer la mise en œuvre des mesures et d’appliquer les principes définis dans le Plan d’action mondial pour combattre la résistance aux antimicrobiens à tous les niveaux de l’OMS, y compris en procédant à un examen complet visant à renforcer les travaux actuels de sorte que les activités portant sur la résistance aux antimicrobiens soient bien coordonnées, notamment avec les organismes concernés du système des Nations Unies et les autres parties intéressées, et mises en œuvre avec efficacité dans l’ensemble de l’OMS ; 2) de renforcer sensiblement l’appui et l’assistance technique fournis aux pays en collaboration avec les organismes concernés du système des Nations Unies pour l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi de leur plan d’action national multisectoriel, en privilégiant les pays qui n’ont pas encore établi la version définitive de leur plan ; 3) de fournir un appui aux États Membres pour l’élaboration et le renforcement de leur système de surveillance intégrée, notamment en soulignant que les plans d’action nationaux doivent couvrir la collecte, la notification et l’analyse des données sur les ventes et l’utilisation des antimicrobiens, élément dont il sera tenu compte dans la notification des indicateurs de l’OMS ; 4) de tenir les États Membres régulièrement informés des efforts faits par l’OMS avec le groupe tripartite et le PNUE, ainsi que d’autres organismes du système des Nations Unies, pour agir de façon coordonnée dans les différents axes de travail, et des progrès qu’ils ont accomplis dans l’élaboration et la mise en œuvre d’approches multisectorielles ; 5) de consulter régulièrement les États Membres et les autres parties intéressées afin d’ajuster le processus et la portée du cadre mondial de développement et de gestion,1 en tenant compte des travaux du groupe de coordination interinstitutions pour faire un effort unifié et éviter les doublons ; 6) d’apporter son concours aux États Membres pour mobiliser, par des canaux nationaux, bilatéraux et multilatéraux, des fonds, des ressources humaines et financières et des investissements suffisants, prévisibles et durables qui viennent appuyer l’élaboration et l’exécution de plans d’action nationaux, les activités de recherche-développement consacrées aux médicaments antimicrobiens existants et nouveaux, les moyens diagnostiques, les vaccins et les autres technologies, et renforcer les infrastructures y afférentes, notamment en coopérant avec des banques multilatérales de développement, des mécanismes de financement et d’investissement traditionnels et des mécanismes de financement et d’investissement volontaires innovants, en fonction des priorités et besoins locaux déterminés par les gouvernements, et en veillant à ce que la collectivité bénéficie du retour sur investissement ;2 7) de collaborer avec la Banque mondiale et d’autres institutions financières, l’OCDE et les communautés économiques régionales afin de continuer à présenter et à appliquer les arguments économiques en faveur d’investissements durables dans la lutte contre la résistance aux antimicrobiens ; 1 Comme demandé au paragraphe 4.7) de la résolution WHA68.7 et préconisé au paragraphe 13 de la Déclaration politique issue de la réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies sur la résistance aux agents antimicrobiens. 2 Paragraphe 12.b) de la résolution 71/3 de l’Assemblée générale des Nations Unies. WHA72.5 5 8) de faciliter, en consultation avec le Secrétaire général de l’ONU et le groupe tripartite et le PNUE, l’élaboration d’un dispositif permettant aux États Membres d’examiner le rapport du Secrétaire général demandé dans la résolution 71/3 (2016) de l’Assemblée générale des Nations Unies ; 9) de maintenir et d’actualiser systématiquement la Liste OMS des antimicrobiens d’importance critique en médecine humaine ; 10) de soumettre des rapports biennaux communs sur les progrès réalisés dans l’application de la présente résolution et de la résolution WHA68.7 (2015) aux Soixante-Quatorzième, Soixante-Seizième et Soixante-Dix-Huitième Assemblées mondiales de la Santé, par l’intermédiaire du Conseil exécutif, en incorporant ces travaux aux rapports existants sur la résistance aux antimicrobiens pour permettre aux États Membres d’examiner et d’évaluer les efforts consentis. Septième séance plénière, 28 mai 2019 A72/VR/7 = = =

Основные сведения
Тип документа Governing Bodies documents
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения