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Weekly Epidemiological Record, 2013, vol. 88, 50 [full issue]

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2013, 88, 533–548

No. 50

Weekly epidemiological record Relevé épidémiologique hebdomadaire 13 decEMBER 2013, 88th year / 13 décEMBRE 2013, 88e année No. 50, 2013, 88, 533–544 http://www.who.int/wer

Contents 533 African Programme for Onchocerciasis Control: meeting of national onchocerciasis task forces, September 2013

African Programme for Onchocerciasis Control: meeting of national onchocerciasis task forces, September 2013 The 10th annual meeting of the National Onchocerciasis Task Forces (NOTFs) for the control of onchocerciasis was held in Ouagadougou, Burkina Faso, at the headquarters of the African Programme for Onchocerciasis Control (APOC), 23–27 September 2013. The meeting was attended by coordinators of the onchocerciasis and lymphatic filariasis control programmes from 25 countries,1 APOC technical advisers within the countries, the Director of the Onchocerciasis Elimination Programme for the Americas (OEPA), a representative of WHO/AFRO, APOC Secretariat staff, and representatives from 5 nongovernmental development organizations (NGDOs). The key objectives of the meeting were to review 2012 and 2013 country performance on the implementation of community-directed treatment with ivermectin (CDTI)2 for elimination of onchocerciasis, review the outcomes of epidemiological and entomological evaluations conducted, share experiences on best practices, and preparation of the 19th session of Joint Action Forum (JAF19) country presentations. The 6 following topics were discussed during the meeting:

Programme africain de lutte contre l’onchocercose: réunion des groupes de travail nationaux pour la lutte contre l’onchocercose, septembre 2013 La 10e réunion annuelle des groupes de travail nationaux pour la lutte contre l’onchocercose s’est tenue à Ouagadougou (Burkina Faso), au siège du Programme africain de lutte contre l’onchocercose (APOC), du 23 au 27 septembre 2013. Ont participé à la réunion des coordonnateurs des programmes de lutte contre l’onchocercose et la filariose lymphatique, venus de 25 pays,1 des conseillers techniques de l’APOC au sein des pays, le Directeur du Programme d’élimination de l’onchocercose pour les Amériques (OEPA), un représentant de la Région OMS de l’Afrique, le personnel du secrétariat de l’APOC et des représentants de 5 organisations non gouvernementales de développement (ONGD). Les principaux objectifs de la réunion étaient d’examiner les résultats des pays en 2012 et en 2013 en ce qui concerne la mise en œuvre du traitement par l’ivermectine sous directives communautaires2 en vue de l’élimination de l’onchocercose, d’étudier les conclusions des évaluations épidémiologiques et entomologiques réalisées, de partager les expériences relatives aux meilleures pratiques et de préparer les communications des pays pour la 19e session du Forum d’Action Commune (FAC19). Les 6 thèmes suivants ont été abordés au cours de la réunion:

Sommaire 533 Programme africain de lutte contre l’onchocercose: réunion des groupes de travail nationaux pour la lutte contre l’onchocercose, septembre 2013

  World Health Organization Geneva Organisation mondiale de la Santé Genève Annual subscription / Abonnement annuel Sw. fr. / Fr. s. 346.– 12.2013 ISSN 0049-8114 Printed in Switzerland

  1

the future of community-directed intervention in the context of onchocerciasis elimination development of the APOC Strategic Plan 2016–2025; review of the results of epidemiological and entomological evaluations; experience sharing of countries’ best practices;

 l’avenir de l’intervention sous directives

communautaires dans le contexte de l’élimination de l’onchocercose;  l’établissement du Plan stratégique de l’APOC 2016-2025;  l’étude des conclusions des évaluations épidémiologiques et entomologiques;  le partage des expériences des pays relatives aux meilleures pratiques; 1

Benin, Burkina Faso, Burundi, Cameroon, Central African Republic, Chad, Congo, Côte d’Ivoire, Democratic Republic of Congo, Ethiopia, Ghana, Guinea, Guinea Bissau, Liberia, Malawi, Mali, Niger, Nigeria, Senegal, Sierra Leone, South Sudan, Sudan, Togo, Uganda and the United republic of Tanzania. Also known as community-directed intervention.

Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Congo, Côte d’Ivoire, Éthiopie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Libéria, Malawi, Mali, Niger, Nigéria, Ouganda, République centrafricaine, République démocratique du Congo, République-Unie de Tanzanie, Sénégal, Sierra Leone, Soudan, Soudan du Sud, Tchad et Togo. Également appelé «intervention sous directives communautaires». 533

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review of the 2012 and 2013 country performance on CDTI implementation for the elimination of onchocerciasis; and situation analysis using SWOT analysis matrix of the country activities for elimination of onchocerciasis.

 l’examen des résultats des pays en 2012 et en 2013 en ce qui concerne la mise en œuvre du traitement par l’ivermectine sous directives communautaires en vue de l’élimination de l’onchocercose; et  l’analyse de la situation au moyen d’une matrice FFPM appliquée aux activités menées par les pays pour éliminer l’onchocercose.

The meeting also provided an opportunity for countries to prepare draft presentations to the programme’s governing board – the Joint Action Forum (JAF) – which will hold its 19th session in Brazzaville, Republic of Congo on 11–13 December 2013. The meeting was informed that APOC is expected to be transformed to a new entity with the mandate to eliminate both onchocerciasis and lymphatic filariasis but will also contribute to the broader neglected tropical diseases preventive chemotherapy (PCT) initiative. This report describes the CDTI implementation activities achieved by onchocerciasis-endemic countries in 2012, the challenges associated with CDTI and progress towards elimination of the disease from Africa.

La réunion a également fourni une occasion aux pays d’établir une version préliminaire de leur communication à l’organe directeur du programme − le Forum d’Action Commune (FAC) – qui tiendra sa 19e session du 11 au 13 décembre 2013 à Brazzaville (République du Congo). Les participants à la réunion ont été informés que l’APOC devrait être transformé en une nouvelle entité ayant pour mandat d’éliminer l’onchocercose et la filariose lymphatique mais qu’il contribuera également à l’initiative plus vaste de lutte contre les maladies tropicales négligées par la chimiothérapie préventive. Le présent rapport vise à décrire les activités de mise en œuvre du traitement par l’ivermectine sous directives communautaires menées en 2012 dans les pays où l’onchocercose est endémique, les difficultés associées à ce traitement et les progrès vers l’élimination de la maladie en Afrique.

Background Onchocerciasis (river blindness), one of the neglected tropical diseases, causes stigmatizing and disfiguring skin disease, ocular disease and blindness. This parasitic infection is almost exclusively concentrated in poor marginalized populationswhere it contributes to the perpetuation of poverty. It is caused by a filarial worm (Onchocerca volvulus). Human onchocerciasis is transmitted through the bites of infected blackflies (Simulium damnosum s.l.) that usually breed in fast-flowing rivers. Communities living close to such areas, mainly in fertile valleys, are most severely affected. Onchocerciasis is the world’s second leading infectious cause of blindness. The disease causes severe itching, disfiguring skin lesions and depigmentation. According to estimates produced by the WHO African Programme for Onchocerciasis Control, based on rapid epidemiological mapping, >102 million people are at high risk of infection with O. volvulus in 20 African countries where the disease is endemic.

Contexte L’onchocercose (cécité des rivières), qui figure au nombre des maladies tropicales négligées, cause une affection cutanée défigurante et stigmatisante et des troubles oculaires entraînant la cécité. Cette infection parasitaire est presque exclusivement concentrée dans les populations pauvres marginalisées où elle contribue à perpétuer la pauvreté. Elle est due à un vers de type filaire (Onchocerca volvulus). L’onchocercose humaine est transmise par la piqûre de mouches noires infectées (Simulium damnosum s.l.) qui se reproduisent généralement dans les rivières au cours rapide. Les communautés vivant à proximité de ces zones, principalement dans les vallées fertiles, sont les plus gravement touchées. L’onchocercose est la deuxième cause de cécité infectieuse dans le monde. La maladie entraîne d’importantes démangeaisons, des lésions cutanées défigurantes et une dépigmentation. D’après les estimations produites par le Programme africain de lutte contre l’onchocercose de l’OMS, sur la base d’une cartographie épidémiologique rapide, >102 millions de personnes présentent un risque élevé d’infection par O. volvulus dans 20  pays africains où la maladie est endémique.

African Programme for Onchocerciasis Control The APOC was launched in 1995 following the success of the WHO Onchocerciasis Control Programme in West Africa (OCP). It is a global partnership which brings together endemic African countries, donors, NGDOs, the private sector and the affected communities. In 2012, the partnership included 190 701 endemic communities (including those from the former OCP countries that reported treatment data), 31 endemic African countries, 20 donor countries and institutions, 14 international NGDOs and several local NGOs. Merck & Co., Inc. donates ivermectin, a safe and effective microfilaricide, free of charge and will continue to do so for as long as it is needed. The ultimate goal of APOC is to eliminate onchocerciasis as a disease of public health and socioeconomic importance throughout the participating 534

Programme africain de lutte contre l’onchocercose L’APOC a été lancé en 1995 après le succès du Programme de lutte contre l’onchocercose en Afrique de l’Ouest (OCP) mis en place par l’OMS. Il s’agit d’un partenariat mondial qui rassemble les pays africains où la maladie est endémique, des donateurs, des ONGD, des représentants du secteur privé et les communautés touchées. En 2012, le partenariat regroupait 190 701  communautés d’endémie (y compris celles des pays de l’ancien OCP qui avaient notifié des données sur le traitement), 31 pays africains d’endémie, 20 pays et organismes donateurs, 14 ONGD internationales et plusieurs ONG locales. Merck & Co., Inc. fournit gratuitement de l’ivermectine, microfilaricide sûr et efficace, et continuera à le faire aussi longtemps que nécessaire. L’objectif ultime de l’APOC est d’éliminer l’onchocercose en tant que maladie ayant une importance pour la santé publique et des répercussions socio-économiques dans l’ensemble des pays participants. Le Weekly epidemiological record, No. 50, 13 decEMBER 2013

countries. The Programme is executed through WHO and the World Bank is the fiscal agent. The programme’s mandate is to establish, by 2015, a country-led system capable of eliminating onchocerciasis as a public health problem in all African countries endemic for onchocerciasis, both those within the geographical area covered by APOC’s mandate and those that are causing concern in the areas formerly covered by the OCP. CDTI is the principal strategy that has been implemented by the programme to achieve this goal. Implementation of this strategy has the benefit of strengthening national health systems because it engages and encourages communities to assume responsibility for the management of their own health. At country level the implementation of onchocerciasis elimination and control activities is coordinated through a country-led team, the NOTF. The team is usually composed of relevant divisions of the Ministry of Health, UN agencies, NGDOs, research institutions and academia, as well as regional and provincial representatives of the affected area. Community-directed treatment with ivermectin APOC has made significant progress in using its strategy of empowering communities to manage and supervise the distribution of ivermectin (Mectizan®). The Programme has extensive experience in establishing sustainable systems of mass drug distribution (MDA) through the CDTI strategy. The intervention is explained to the community through a process of sensitization and engagement following which the community decides on how, when, where and by whom the intervention will be implemented. The community itself has the responsibility for organizing and carrying out treatment of its members. The CDTI strategy has become a vehicle for the delivery of appropriate health interventions to remote communities, based on its longterm proven effectiveness. By means of this strategy, complemented by additional measures in hotspot areas, the Programme plans to achieve onchocerciasis elimination in most of the endemic countries by 2025. Training of health workers and community-directed distributors In 2012, 22 countries reported that a total of 668 094  community-directed distributors (CDDs) were trained and/or retrained, among which 23% were newly selected and trained during the reporting period. A  total of 81 520 health workers at regional, district and health facility levels were trained or retrained in 2012 in 20 countries in Africa. This training provides the human resources required for the implementation of the CDTI strategy and will strengthen communitylevel health systems and increase access to health services. Treatment activities in 2012 Geographic coverage In 2012, 181 709 communities distributed ivermectin, representing an overall geographic coverage of 95.3%, releve epidemiologique hebdomadaire, No 50, 13 décEMbRE 2013

Programme est exécuté par l’intermédiaire de l’OMS et la Banque mondiale en est l’agent financier. Le programme a pour mission de mettre en place, d’ici à 2015, un système dirigé par les pays, capable d’éliminer l’onchocercose en tant que problème de santé publique dans tous les pays africains où la maladie est endémique, aussi bien dans ceux de la zone géographique couverte par le mandat de l’APOC, que dans ceux où la situation est préoccupante dans les zones autrefois couvertes par l’OCP. Le traitement par l’ivermectine sous directives communautaires est la principale stratégie mise en œuvre par le programme pour réaliser cet objectif. Cette stratégie présente l’avantage de renforcer les systèmes de santé nationaux parce qu’elle mobilise les communautés et les encourage à assumer la responsabilité de la gestion de leur santé. Au niveau des pays, la mise en œuvre des activités visant à combattre l’onchocercose en vue de son élimination est coordonnée par une équipe placée sous la direction des pays, constituée des groupes de travail nationaux pour la lutte contre l’onchocercose. Y participent généralement les divisions compétentes des ministères de la santé, des institutions des Nations Unies, des ONGD, des établissements universitaires et de recherche, ainsi que des représentants régionaux et provinciaux des zones touchées. Traitement par l’ivermectine sous directives communautaires L’APOC a réalisé d’importants progrès dans l’utilisation de sa stratégie visant à faire participer les communautés à la gestion et au contrôle de la distribution d’ivermectine (Mectizan®). Le Programme a une grande expérience de l’établissement de systèmes durables de distribution massive de médicaments à l’aide de la stratégie de traitement par l’ivermectine sous directives communautaires. L’intervention est expliquée à la communauté par l’action d’un processus de sensibilisation et d’engagement à la suite de quoi la communauté décide comment, quand, où et par qui l’intervention sera mise en œuvre. La communauté elle-même a la responsabilité d’organiser le traitement et de soigner ses membres. La stratégie de traitement par l’ivermectine sous directives communautaires est devenue un moyen de fournir des interventions de santé appropriées à des communautés isolées, sur la base de son efficacité à long terme. En déployant cette stratégie, complétée par des mesures additionnelles dans les zones dangereuses, le Programme prévoit d’éliminer l’onchocercose dans la plupart des pays d’endémie d’ici à 2025. Formation des agents de santé et des distributeurs sous directives communautaires En 2012, 22 pays ont indiqué un total de 668 094 distributeurs sous directives communautaires ayant été formés ou ayant été remis à niveau, et que 23% de ces distributeurs avaient été récemment sélectionnés et formés durant la période de notification. Au total, 81 520 agents de santé aux échelons de la région, du district et de l’établissement de santé ont été formés ou reformés en 2012 dans 20 pays d’Afrique. Cette formation fournit les ressources humaines nécessaires pour la mise en œuvre de la stratégie de traitement par l’ivermectine sous directives communautaires; elle renforcera les systèmes de santé au niveau communautaire et augmentera l’accès aux services de santé. Activités de traitement en 2012 Couverture géographique En 2012, 181 709 communautés ont distribué de l’ivermectine, ce qui représente une couverture géographique globale de 535

with a median value of 99.8% and a minimum of 50.4% (Angola) (Figure 1 and Table 1). Ten countries reported 100% geographic coverage of the communities in the target districts. In 4 countries (Angola, Central African Republic (CAR), Guinea Bissau and South Sudan) geographic coverage was <85%. These countries had been previously classified as post-conflict countries in the APOC strategic plan 2008–2015. All the countries previously classified as stable achieved at least 97.7% geographic coverage.

95,3%, la valeur médiane étant de 99,8% et la valeur minimale de 50,4% (Angola) (Figure 1 et Tableau 1). Dix pays ont notifié une couverture géographique de 100% dans les communautés des districts cibles. Dans 4 pays (Angola, Guinée-Bissau, République centrafricaine et Soudan du Sud), la couverture géographique était <85%. Ces pays avaient été précédemment classés comme pays sortant d’un conflit dans le plan stratégique de l’APOC 2008−2015. Tous les pays précédemment classés comme stables ont atteint une couverture géographique d’au moins 97,7%.

Figure 1  Treatment coverage with ivermectin in 24 African countries where onchocerciasis is endemic, 2012 (threshold=100%) Figure 1  Couverture du traitement par l’ivermectine dans 24 pays africains où l’onchocercose est endémique, 2012 (seuil=100%)

Geographical coverage (%) – Couverture géographique (%)

South Sudan – Soudan du Sud

Tanzania (United Republic of) – République Unie de Tanzanie

Uganda – Ouganda

Cameroon – Cameroun

Sudan – Soudan

Togo

Congo

Côte d’Ivoire

Benin – Bénin

Guinea – Guinée

Ethiopia – Ethiopie

Liberia – Libéria

Guinea-Bissau – Guinée-Bissau

Nigeria – Nigéria

Countries – Pays

Source: data presented at meeting of National Onchocerciasis Task Forces, 23–27 September 2013. – Source: données présentées lors de la réunion des groupes de travail nationaux pour la lutte contre l’onchocercose, 23-27 septembre 2013. CAR = Central African Republic, DRC = Democratic Republic of the Congo – RCA = République centrafricaine, RDC= République démocratique du Congo

Therapeutic coverage In 2012, 24 onchocerciasis-endemic countries in Africa implemented CDTI and reported data; 1313 districts reported CDTI activities while 1295 (98.6%) reported treatment data (Table 2). Ivermectin distribution did not take place in Equatorial Guinea as it was postponed until January 2013 due to an epidemiological evaluation conducted in October/November 2012. In Côte d’Ivoire, ivermectin distribution did not take place in 10 districts because of inadequate financial releases by the Government and partners. Senegal could not share any CDTI data due to the retention of health information by health personnel. Three CDTI projects in Angola (Bengo, 536

Couverture thérapeutique En 2012, 24 pays d’Afrique où l’onchocercose est endémique ont mis en œuvre le traitement par l’ivermectine sous directives communautaires et communiqué des données; 1313 districts ont indiqué mener des activités de traitement par l’ivermectine sous directives communautaires tandis que 1295 districts (98,6%) ont notifié des données relatives au traitement (Tableau 2). En Guinée équatoriale, la distribution d’ivermectine n’a pas eu lieu, ayant été reportée jusqu’en janvier 2013 à la suite d’une évaluation épidémiologique réalisée en octobre/novembre 2012. En Côte d’Ivoire, la distribution d’ivermectine n’a pas eu lieu dans 10  districts, les fonds débloqués par le Gouvernement et les partenaires étant insuffisants. Le Sénégal n’a pas pu communiWeekly epidemiological record, No. 50, 13 decEMBER 2013

Chad – Tchad

Angola

Burundi

Burkina Faso

Sierra Leone

CAR – RCA

DRC – RDC

Ghana

Malawi

Mali

Table 1  Trends towards onchocerciasis elimination threshold in 24 countries in 2012 Tableau 1  Tendances en matière de progrès vers le seuil d’élimination, observées dans 25 pays en 2012 Therapeutic coverage – Couverture thérapeutique Elimination threshold (≥ 80%) reached – Seuil d’élimination atteint (≥80%) Results – Résultats 14 countries: Benin, Burkina Faso, Burundi, Cameroon, Chad, Congo, Ethiopia, Guinea, Liberia, Malawi, Mali, Sierra Leone, Sudan and Togo – 14 pays: Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Congo, Éthiopie, Guinée, Libéria, Malawi, Mali, Sierra Leone, Soudan, Tchad et Togo

Close to elimination threshold (71.9%–79.7%) – Seuil d’élimination 7 countries: Côte d’Ivoire, Democratic Republic of the Congo, Ghana, Nigeria, Sierra Leone, approché (71,9%-79,7%) Uganda and United republic of Tanzania – 7 pays: Côte d’Ivoire, Ghana, Nigéria, Ouganda, République démocratique du Congo, République-Unie de Tanzanie et Sierra Leone Poor therapeutic coverage (35.5%–64.1%) – Faible couverture thérapeutique (35,5%-64,1%) 4 countries (Angola, Central African Republic, Guinea Bissau and South Sudan) – 4 pays: Angola, Guinée-Bissau, République centrafricaine et Soudan du Sud

Huila and Moxico) and 1 in Nigeria (Adamawa) are yet to report 2012 treatment data. In CAR, some reporting forms were lost during socio-political unrest in the endemic districts. However, the CAR national office, with support from health staff and CDDs who remained in their villages, has succeeded in partially rebuilding the database and this has been used to report on the country activities.

quer de données sur le traitement par l’ivermectine sous directives communautaires du fait de la rétention d’informations sanitaires par le personnel de santé. Les données de 2012 relatives au traitement par l’ivermectine sous directives communautaires n’ont toujours pas été communiquées pour 3 projets en Angola (Bengo, Huila et Moxico) et un projet au Nigéria (Adamawa). En République centrafricaine, des formulaires de notification ont été perdus lors des troubles sociopolitiques survenus dans les districts d’endémie. Malgré cela, le bureau national de la République centrafricaine, avec l’appui du personnel de santé et des distributeurs sous directives communautaires restés dans leur village, a réussi à restaurer partiellement la base de données, ce qui a été permis de faire rapport sur les activités du pays. La distribution d’ivermectine a été suspendue dans 9 districts en Ouganda (Mbale, Bududa, Manafwa, Sironko, Mitooma, Bushenyi, Kabarole, Kyenjojo, Maracha), 2 districts au Mali (Bougouni, Yanfolila) et un district au Soudan (Abu Hamed), où les informations disponibles laissent à penser que la transmission de l’onchocercose a été interrompue. Au Soudan, la décision de suspendre les traitements a été prise par le Ministère fédéral de la Santé.3 En Ouganda, la suspension a été recommandée par le Comité consultatif d’experts sur l’élimination de l’onchocercose en Ouganda, tandis qu’au Mali, la suspension a fait suite à une étude qui a mis en évidence l’interruption de la transmission de O. volvulus.4 Le traitement par l’ivermectine sous directives communautaires a été étendu à de nouvelles zones signalées comme endémiques pour l’onchocercose en République démocratique du Congo (RDC) (sud d’Ituri), en Ouganda (districts de Kitgum et de Pader) et en Éthiopie (zones dénommées Illubabor, Jimma et Nord Gondar), après l’établissement de cartes plus précises sur la prévalence de la maladie dans ces pays avant la prise de mesures de lutte. En raison de fréquents changements du tracé des frontières des districts, la direction de l’APOC, en collaboration avec les responsables des programmes des pays, met à jour sa base des données sur les districts d’endémie, y compris la population estimée à risque d’après le niveau actuel d’endémicité de la maladie. Il peut en résulter une augmentation du nombre de districts d’endémie. Dans le présent rapport, la couverture du traitement fait référence à l’étendue de la couverture (géographique/thérapeutique) dans les districts qui ont mis en œuvre et notifié des 3

Ivermectin distribution has been suspended in 9 districts in Uganda (Mbale, Bududa, Manafwa, Sironko, Mitooma, Bushenyi, Kabarole, Kyenjojo, Maracha), in 2 districts in Mali (Bougouni, Yanfolila) and in 1 district in Sudan (Abu Hamed) where available evidence suggests that onchocerciasis transmission has been interrupted. In Sudan the decision to suspend treatments was taken by the Federal Ministry of Health.3 In Uganda, the suspension was recommended by the Uganda Onchocerciasis Elimination Expert Advisory Committee, while in Mali, the suspension followed a study that showed interruption of the transmission of O. volvulus.4 CDTI was extended to new areas identified as endemic for onchocerciasis in the Democratic Republic of the Congo (DRC) (Ituri South), Uganda (Kitgum and Pader districts) and Ethiopia (Illubabor, Jimma and North Gondar zones), following refinement of the pre-control prevalence maps of onchocerciasis for these countries. Due to frequent changes in the delineation of district boundaries, APOC management, in collaboration with country programmes, is updating its database of the endemic districts including the estimated population at risk based on the current endemicity level of the disease. This may result in an increase in the number of endemic districts. In the current report, treatment coverage refers to the coverage (geographic/therapeutic) achieved for the districts that implemented and reported CDTI activities and where interruption of trans3

Higazi TB et al.. (2013). Interruption of Onchocerca volvulus transmission in the Abu Hamed focus, Sudan. Am J Trop Med Hyg. 2013 Jul;89(1):51-7. doi: 10.4269/ajtmh.13-0112. Epub 2013 May 20. Traore MO et al.(2012). Proof-of-principle of onchocerciasis elimination with ivermectin treatment in endemic foci in Africa: final results of a study in Mali and Senegal. PLoSNegl Trop Dis. 2012;6(9):e1825.doi:10.1371/journal.pntd.0001825. Epub 2012 Sep 13.

Higazi TB et al. (2013). Interruption of Onchocerca volvulus transmission in the Abu Hamed focus, Soudan. Am J Trop Med Hyg. 2013 Jul;89(1):51-7. doi: 10.4269/ajtmh.13-0112. Epub, 20 mai 2013. Traore MO et al. (2012). Proof-of-principle of onchocercose elimination with ivermectin treatment in endemic foci in Africa: final results of a study in Mali and Senegal. PLoSNegl Trop Dis. 2012;6(9):e1825.doi:10.1371/journal.pntd.0001825. Epub, 13 sept. 2012. 537

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releve epidemiologique hebdomadaire, No 50, 13 décEMbRE 2013

Table 2  Summary of ivermectin treatment in African Programme for Onchocerciasis Control (APOC) participating countries in 2012, as reported by the National Onchocercisis Task Forces Tableau 2  Mise en œuvre du traitement par l’ivermectine dans les pays ayant participé au Programme africain de lutte contre l’onchocercose (APOC) en 2012, d’après le rapport des groupes de travail nationaux pour la lutte contre l’onchocercose

Number of communities – Nombre de communautés Country – Pays Total Geographical coverage (%) Treated – – Couverture Traitées géographique (%) 1 280 4 655 391 369 10 180 3 460 50.4 98.4 100.0 100.0 99.8 57.3

Number of persons – Nombre de personnes

Number of districts – Nombre de districts

Total

Treated – Traitées

Therapeutic that that treated coverage (%) reported – – Qui ont – Couverture Qui ont fait fourni le thérapeurapport traitement tique (%) 35.5 83.8 84.8 80.4 80.3 58.7 26 50 6 10 111 10 17 50 6 10 111 8

Angola Benin – Bénin Burkina Faso Burundi Cameroon – Cameroun Central African Republic – République centrafricaine Chad – Tchad Congo Côte d’Ivoire Democratic Republic of the Congo – République démocratique du Congo Ethiopia – Éthiopie Ghana Guinea – Guinée Guinea-Bissau – Guinée-Bissau Liberia – Libéria Malawi Mali Nigeria – Nigéria Sierra Leone South Sudan – Soudan du Sud Sudan – Soudan Tanzania (United Republic of) – Tanzanie (République Unie de) Togo Uganda – Ouganda Total

2 539 4 731 391 369 10 199 6 042

1 212 200 3 304 364 219 298 1 498 298 6 851 789 1 678 522

430 329 2 768 062 186 040 1 204 433 5 500 491 985 325

3 250 770 2 386 40 474

3 250 770 2 386 39 100

100.0 100.0 100.0 96.6

2 086 183 848 286 1 537 096 30 379 763

1 718 974 689 138 1 219 178 23 126 855

82.4 81.2 79.3 76.1

20 27 36 242

20 27 36 238

32 786 5 024 6 663 889 5 269 2 186 3 983 33 618 8 451 6 728 172 6 257 2 884 4 640 190 701

32 673 5 020 6 663 717 5 012 2 186 3 983 33 366 8 451 4 047 172 6 116 2 832 4 630 181 709

99.7 99.9 100.0 80.7 95.1 100.0 100.0 99.3 100.0 60.2 100.0 97.7 98.2 99.8 95.3

8 016 831 4 351 572 2 694 390 168 128 2 938 398 2 123 209 4 844 513 37 356 314 3 293 838 5 707 037 169 368 2 364 865 3 108 940 3 281 974 130 035 176

6 446 552 3 466 716 2 236 136 107 835 2 388 812 1 758 924 3 956 909 29 032 404 2 642 036 2 473 693 146 468 1 872 181 2 599 544 2 359 914 99 316 949

80.4 79.7 83.0 64.1 81.3 82.8 81.7 77.7 80.2 43.3 86.5 79.2 83.6 71.9 76.4

98 73 20 17 15 8 15 400 12 44 2 17 28 26 1 313

98 73 20 17 15 8 15 400 12 41 2 17 28 26 1 295

Source: data presented at the meeting of the National Onchocerciasis Task Forces, 23–27 September 2013. – Source: données présentées à la réunion des groupes de travail nationaux pour la lutte contre l’onchocercose, 23-27 septembre 2013. 538 Weekly epidemiological record, No. 50, 13 decEMBER 2013

mission of onchocerciasis and elimination of infection are yet to be achieved. In 2012, of the 130 035 176 at-risk population, 99.3 million (76.4%) people received ivermectin treatment for onchocerciasis. Table 2 summarizes the treatment coverage achieved in the 24 endemic countries that reported. All countries exceeded the initial threshold of 65% of therapeutic coverage in 2012 and have done so for several years, except for Angola, CAR and South Sudan which have challenging circumstances or have only recently started implementing CDTI. Senegal did not report on treatment. Onchocerciasis is no longer of public health importance in Niger which therefore does not implement CDTI for onchocerciasis control/elimination. In the 4 remaining APOC countries (Gabon, Kenya, Mozambique and Rwanda), onchocerciasis is not a public health problem; these countries do not implement CDTI and are therefore excluded from Table 2.

activités de traitement par l’ivermectine sous directives communautaires, et qui n’ont pas encore réussi à interrompre la transmission de l’onchocercose et à éliminer l’infection. En 2012, sur les 130 035 176 personnes susceptibles de contracter l’onchocercose, 99,3 millions (76,4%) ont reçu le traitement par l’ivermectine. Le Tableau 2 présente de façon synthétique la couverture du traitement dans 24 pays d’endémie qui ont fait rapport. En 2012, tous les pays dépassaient le seuil initial de 65% de couverture thérapeutique, comme c’est le cas depuis des années, sauf pour l’Angola, la République centrafricaine et le Soudan du Sud, qui connaissent une situation difficile ou qui n’ont introduit que récemment le traitement par l’ivermectine sous directives communautaires. Le Sénégal n’a pas présenté de rapport sur le traitement. L’onchocercose a cessé d’être un problème majeur de santé publique au Niger, c’est pourquoi le pays ne met pas en œuvre le traitement par l’ivermectine sous directives communautaires en vue de combattre/d’éliminer la maladie. Dans les 4 pays restants de l’APOC (Gabon, Kenya, Mozambique et Rwanda), l’onchocercose n’est pas un problème de santé publique; ces pays ne mettent pas en œuvre le traitement par l’ivermectine sous directives communautaires et par conséquent ne figurent pas dans le Tableau 2. En 2012, le seuil de couverture de 80%, requis pour parvenir à éliminer l’infection et à interrompre la transmission de l’onchocercose, a été atteint ou presque par de nombreux pays qui ont établi un rapport; ce seuil n’a pas été atteint en Angola, en Guinée-Bissau, en République centrafricaine et au Soudan du Sud (Tableau 2 et Figure 2). Il figure ci-après un résumé des conclusions de plusieurs pays de l’APOC. Angola. Le traitement par l’ivermectine sous directives communautaires a été introduit en Angola en 2005. En 2010, 1 046 563 personnes vivaient dans 2486 communautés où l’onchocercose était endémique dans le pays. La couverture géographique notifiée, qui était de 27,6% au début de la distribution en 2005, a augmenté chaque année pour atteindre 80,3% en 2010. La couverture thérapeutique (57,8% en 2005) est restée en dessous de 65% − seuil à partir duquel la maladie est sous contrôle − jusqu’en 2008, mais a atteint 68,0% en 2010 d’après les informations communiquées. En 2011, la situation s’est détériorée considérablement, la couverture géographique chutant à 20,2% et couverture thérapeutique à 12,2%. La baisse observée en 2011 est liée au fait que seul un des projets prévoyant l’administration du traitement par l’ivermectine sous directives communautaires a été effectivement mis en œuvre cette année-là. En 2012, le présent rapport ne concerne que 4 des 8 projets prévoyant l’administration du traitement: Cuanza-Norte (couverture géographique de 68% et couverture thérapeutique de 63%), Lunda Norte (63% et 4%), Lunda-Sul (100% et 68%) et Uige (58% et 36%). Même si l’on note une amélioration par rapport à la couverture thérapeutique et à la couverture géographique de 2011, le fait que les résultats demeurent insuffisants en Angola compromet sérieusement l’élimination de l’onchocercose dans le pays. Un obstacle important empêchant d’atteindre la couverture requise de 80% de la population est l’impuissance des ressources humaines des établissements de santé de première ligne à aider les communautés à lancer et développer le traitement par l’ivermectine. En outre, des problèmes de gestion doivent être résolus au niveau des groupes de travail nationaux pour la lutte contre l’onchocercose, et il faudrait un engagement accru des équipes sanitaires à l’échelon central et provincial. 539

The required treatment coverage threshold of 80% to achieve elimination of infection and interruption of transmission of onchocerciasis was reached or almost reached in 2012 by many countries that reported, except for Angola, CAR, Guinea-Bissau, and South Sudan (Table 2 and Figure 2). Following is a summary of the findings from several of the APOC countries. Angola. CDTI was started in Angola in 2005. In 2010, 1 046 563 people were living in 2486 onchocerciasisendemic communities in the country. The reported geographic coverage, which was 27.6% at the start of the distribution in 2005, increased annually to reach 80.3% in 2010. The therapeutic coverage (57.8% in 2005) remained below the control threshold of 65% up to 2008 but was reported to be 68.0% in 2010. In 2011, the situation has drastically deteriorated with geographic coverage of 20.2% and therapeutic coverage of 12.2%. The cause for the year’s downward trend is related to the fact that only 1 of the CDTI projects conducted ivermectin treatment in 2011.

In 2012, the current report concerns only 4 of the 8  CDTI projects, with the following geographic and therapeutic coverage respectively: Cuanza-Norte (68 and 63), Lunda Norte (63 and 4), Lunda-Sul (100 and 68) and Uige (58 and 36). This shows a relative improvement as compared to the therapeutic and geographic coverage in 2011. However, the continuing unsatisfactory results in Angola pose a serious threat for the achievement of onchocerciasis elimination in the country. An important barrier to reaching the required 80% coverage of population is the inadequacy of human resources at frontline health facilities to assist communities to launch and expand ivermectin treatment. In addition, managerial issues need to be resolved at NOTF level, and more commitment should be shown by central and provincial level health teams. releve epidemiologique hebdomadaire, No 50, 13 décEMbRE 2013

Figure 2  Treatment coverage with ivermectin in 24 African countries where onchocerciasis is endemic, 2012 Figure 2  Couverture du traitement par l’ivermectine dans 24 pays africains où l’onchocercose est endémique, 2012 Country (no. of people treated) – Pays (nombre de personnes traitées) Angola (430 329) South Sudan – Soudan du Sud (2 473 693) CAR – RCA (985 325) Guinea-Bissau – Guinée-Bissau (105 284) Uganda – Ouganda (2 359 914) DRC – RDC (23 126 855) Nigeria – Nigéria (29 932 404) URT – RUT (1 872 181) Côte d’Ivoire (1 219 178) Ghana (3 466 716) Sierra Leone (2 642 036) Cameroon – Cameroun (5 500 491) Ethiopia – Ethiopie (6 446 552) Burundi (1 204 433) Congo (689 138) Liberia – Libéria (2 388 812) Mali (3 956 909) Chad – Tchad (1 718 974) Malawi (1 758 924) Guinea – Guinée (2 236 136) Togo (2 599 544) Benin – Bénin (2 768 062) Burkina Faso (186 040) Sudan – Soudan (146 468)

Therapeutic coverage (%) – Couverture thérapeutique (%)

Source: data presented at meeting of National Onchocerciasis Task Forces, 23–27 September 2013. – Source: données présentées à la réunion des groupes de travail nationaux pour la lutte contre l’onchocercose, 23-27 septembre 2013. CAR = Central African Republic, DRC = Democratic Republic of the Congo, URT = United Republic of Tanzania – RCA = République centrafricaine, RDC= République démocratique du Congo, RUT = République-Unie de Tanzanie

Central African Republic. CDTI was started in CAR in 1999. Except in 2000, the geographic coverage has never been complete. The therapeutic coverage fluctuated until it reached the elimination threshold by 2010. In 2011, the country achieved 90.4% geographic and 82% therapeutic coverage, despite challenges due to insecurity which became worse in 2012, leading to a significant drop in geographic and treatment coverage to 57.3% and 58.7% respectively. Two provinces (Bamingui Bangoran and Haute Kotto) did not carry out treatment and 4 provinces Basse Kotto, Haut Mbomou, Ouaka and Ouham had very low geographic coverage ranging from 38% to 61%, and therapeutic coverage ranging from 51% to 58%. The major challenge facing the country in the next years is to find ways of reaching the endemic communities if the insecurity continues to hamper implementation of CDTI.

République centrafricaine. Le traitement par l’ivermectine sous directives communautaires a été lancé en République centrafricaine en 1999. À part en 2000, la couverture géographique n’a jamais été totale. La couverture thérapeutique a fluctué jusqu’à atteindre le seuil d’élimination en 2010. En 2011, le pays est parvenu à instaurer une couverture géographique de 90,4% et une couverture thérapeutique de 82%, malgré des difficultés liées à l’insécurité, qui s’est aggravée en 2012, avec pour conséquence une forte baisse de la couverture géographique et de la couverture thérapeutique, tombées à 57,3% et 58,7% respectivement. Deux provinces (Bamingui Bangoran et Haute Kotto) n’ont pas dispensé le traitement et 4 provinces (Basse Kotto, Haut Mbomou, Ouaka et Ouham) avaient une couverture géographique très faible, allant de 38% à 61%, et une couverture thérapeutique allant de 51% à 58%. La principale difficulté à laquelle le pays sera confronté dans les prochaines années sera de trouver des moyens d’atteindre les communautés d’endémie si l’insécurité continue de gêner la mise en œuvre du traitement par l’ivermectine sous directives communautaires. Guinée Bissau. En 2011, l’APOC a lancé le traitement par l’ivermectine sous directives communautaires «réel» dans 2 régions de la Guinée-Bissau (Gabu et Bafata), ce qui a contribué à une amélioration importante de la couverture géograWeekly epidemiological record, No. 50, 13 decEMBER 2013

Guinea Bissau. In 2011, APOC launched “real” CDTI in 2 regions in Guinea Bissau (Gabu and Bafata) which contributed to a significant improvement in geographic and therapeutic coverage compared to previous years. 540

However, in 2012 the combination of 2 factors could explain the poor performance reported here, i.e. sociopolitical crisis in the country in April 2011 that delayed the delivery of drugs (including UN Agencies having suspended all support to the country), and the misuse of the funds allocated to the NOCP by APOC.

phique et de la couverture thérapeutique par rapport à l’année précédente. Toutefois, la combinaison de 2 facteurs pourrait expliquer les mauvais résultats de 2012, dont il est question ici, à savoir, la crise sociopolitique survenue dans le pays en avril 2011, qui a retardé la livraison des médicaments (les institutions des Nations Unies ayant également suspendu tout appui au pays), et la mauvaise utilisation des fonds alloués par l’APOC au programme national de lutte contre l’onchocercose. Libéria. En 2011, le pays comptait 4630 communautés d’endémie et 2,9 millions de personnes exposées au risque de contracter la maladie. Le projet prévoyant l’administration du traitement par l’ivermectine sous directives communautaires dans le Nord-Ouest a été le premier à être lancé et sa mise en œuvre a commencé en 2000. Le programme du Libéria a commencé avec beaucoup de retard à cause des nombreuses années de guerre civile que le pays a connues; en outre, sa mise en place, une fois le pays sorti du conflit, a été affectée par les fréquents changements survenus au sein de l’équipe de direction du secrétariat des groupes de travail nationaux pour la lutte contre l’onchocercose. Néanmoins, la couverture annuelle du traitement demeure aux alentours de 65% depuis le lancement du programme, sauf en 2007 où elle a atteint 78% pour le projet du Sud-Ouest. En 2010, 2011 et 2012, la couverture géographique était de 95% environ et la couverture thérapeutique dépassait les 80% du seuil d’élimination. Cela dit, le Libéria doit encore instaurer une couverture géographique de 100%. Soudan du Sud. En 2011, on dénombrait >5,7 millions de personnes vivant dans 6728 communautés d’endémie. Le pays est parvenu à instaurer une couverture géographique de 82,1% et une couverture thérapeutique de 60,8% en administrant le traitement à 3 467 340 personnes dans 5615 communautés. Sur les 5 projets mis en œuvre, un seul a permis que la couverture thérapeutique dépasse le seuil de 65% (Équatoria occidental, 67,6%), requis pour que l’onchocercose ne soit plus considérée comme un problème de santé publique. Pour les 4 autres projets, la couverture thérapeutique a atteint 45% (Nil supérieur), 64% (Bahr El Ghazal occidental), 58% (Équatoria oriental) et 52%  (Bahr El Ghazal oriental). En 2012, la couverture géographique et la couverture thérapeutique moyennes dans le pays sont tombées à 60,2% et 43,3%, respectivement. Pour les régions suivantes: Équatoria oriental, Lacs (Bahr el Ghazal oriental), Nil supérieur, Bahr el Ghazal occidental et Équatoria occidental, la couverture géographique était de 84%, 71%, 50%, 47% et 81%, respectivement, et la couverture thérapeutique de 60%, 54%, 34%, 33% et 61%, respectivement. La plupart des comtés du district du Nil supérieur n’ont pas effectué de distribution massive de médicaments en 2012. Les principaux obstacles empêchant d’atteindre une couverture de traitement assez élevée pour que l’onchocercose ne soit plus considérée comme un problème de santé publique, sont les suivants: ressources humaines inadaptées dans les établissements de santé de première ligne pour aider les communautés; piètres infrastructures; insécurité; et absence d’une équipe nationale stable et fiable pour coordonner les activités visant à combattre/éliminer l’onchocercose. Le Soudan du Sud est actuellement dans une phase de réorganisation et de nombreux changements se produisent suite à la déclaration d’indépendance du pays. Sur la base de ces changements, les projets prévoyant l’administration du traitement par l’ivermectine sous 541

Liberia. In 2011, the country had 4630 endemic communities with an at-risk population of 2.9 million. The North West CDTI project was the first project to be launched and started implementation in 2000. In addition to the many years’ set back of the Liberia CDTI programme due to the years of civil unrest, CDTI programming in post-conflict Liberia was affected by frequent changes in the management team at the NOTF secretariat. Nevertheless, annual CDTI treatment coverage has remained approximately 65% since inception except in 2007 when it reached 78% in the South West project. In 2010, 2011 and 2012, the geographic coverage has been approximately 95% and the therapeutic coverage surpassed the 80% threshold for elimination. However, Liberia has still to achieve 100% geographic coverage. South Sudan. In 2011, there were >5.7 million people living in 6728 endemic communities. Country geographic coverage of 82.1% and therapeutic coverage of 60.8% were achieved by treating 3 467 340 people in 5615 communities. Except in 1 project (West Equatoria, 67.6%) out of 5, none of the projects achieved the threshold of 65% treatment coverage required to progress towards control of onchocerciasis as a public health problem. The other 4 projects achieved 45% (Upper Nile), 64% (West Bahr El Ghazal), 58% (East Equatoria), and 52% (East Bahr El Ghazal). In 2012, the national geographic and therapeutic coverage average fell sharply to 60.2% and 43.3%, respectively. The geographic and therapeutic coverage of Eastern Equatoria, Lakes (East Bahr el Ghazal), Upper Nile, West Bahr el Ghazal and Western Equatoria were 84%, 71%, 50%, 47%, and 81% and 60%, 54%, 34%, 33% and 61% respectively. Most of the Counties in Upper Nile district did not conduct MDA in 2012.

Major challenges in reaching high treatment coverage for controlling onchocerciasis as a public health problem are: inadequate human resources at frontline health facilities to assist communities; poor infrastructure; insecurity; lack of a stable and reliable national team for coordination of onchocerciasis control/elimination activities. South Sudan is currently in a reorganization phase and many changes are occurring following the declaration of its independence. Based on these changes, CDTI projects were redefined and a roadmap for reorganization and re-launching CDTI, with co-implementation of selected other NTDs, was prepared by the releve epidemiologique hebdomadaire, No 50, 13 décEMbRE 2013

Ministry of Health assisted by APOC management and a number of NTD partners.

directives communautaires ont été redéfinis et le Ministère de la Santé, appuyé par la direction de l’APOC et plusieurs partenaires intervenant dans la lutte contre les maladies tropicales négligées, a établi une feuille de route pour la réorganisation du traitement par l’ivermectine sous directives communautaires, qui doit faire l’objet d’un nouveau lancement et sera appliqué en même temps que les mesures de lutte contre d’autres maladies tropicales négligées. Ouganda. D’après les évaluations épidémiologiques conduites sur la période 2009-2012, les 5 projets lancés en 1999, qui ont abouti à l’administration du traitement par l’ivermectine sous directives communautaires, ont permis d’accomplir des progrès vers l’élimination de l’infection par l’onchocercose. La totalité des 6028 communautés visées dans ces projets ont été traitées − à l’exception de celles du district de Pader en Phase V de projet, où la couverture géographique était de 98% au lieu de 99.8%. La couverture thérapeutique globale de 71,9 % enregistrée à l’échelle du pays en 2012 est due au fait qu’en phase V du projet, au cours de laquelle le traitement par l’ivermectine sous directives communautaires était administré pour la première fois, la couverture thérapeutique a été de 58 % seulement, le bon déroulement du projet étant gêné par la présence d’un grand nombre de cas notifiés de maladie du hochement de tête. Dans les 4 autres projets, la couverture thérapeutique se situait entre 71% (Phase III) et 81% (Phase I).

Uganda. The 5 CDTI projects conducting ivermectin treatment since 1999 have shown, through epidemiological evaluations in 2009–2012, progress towards elimination of onchocerciasis infection. All of the 6028 communities were treated in the 5 projects – with the exception of Pader district in Phase V CDTI project, where the geographic coverage is 99.8% – giving a geographic coverage of 99.8%. The country therapeutic coverage of 71.9% recorded in 2012 is due to the Phase V CDTI project that was implementing CDTI for the first time achieving only 58% therapeutic coverage; this project has been impeded by the presence of high numbers of reported cases of Nodding Syndrome. In the other 4  projects, the therapeutic coverage ranged from 71% (Phase III) to 81% (Phase I).

Figure 3  Number of health interventions/commodities delivered using the African Programme for Onchocerciasis Control network of community volunteers in 10 onchocerciasis-endemic African countries* in 2012 Figure 3  Nombre d’interventions/de produits sanitaires fournis par le biais du réseau de volontaires communautaires constitué par le Programme africain de lutte contre l’onchocercose dans 10 pays africains* où l’onchocercose est endémique, 2012 Soil transmitted helminithiases (Burundi, Cameroon, DRC, Liberia, Nigeria, Uganda and URT) – Géohelminthiases (Burundi, Cameroun, RDC, Libéria, Nigéria, Ouganda et RUT) Lymphatic filariasis (Cameroon, RDC, Liberia, Mali, Niger, Nigeria, Sierra Leone and URT) – Filariose lymphatique (Cameroun, RDC, Libéria, Mali, Niger, Nigéria, Sierra Leone et RUT) Schistosomiasis (Burundi, Mali, Nigeria, Uganda and URT) – Schistosomiase (Burundi, Mali, Nigéria, Ouganda et RUT) Trachoma (Cameroon, Mali, Nigeria, Uganda and URT) – Trachome (Cameroun, Mali, Nigéria, Ouganda et RUT) Vitamin A supplementation (Cameroon, DRC, Nigeria and URT) – Supplémentation en vitamine A (Cameroun, RDC, Nigéria et RUT) Preventive eye care (Cameroon, Nigeria and URT) – Soins oculaires préventifs (Cameroun, Nigéria et RUT) Malaria [home management) [Nigeria and URT] – Paludisme [prise en charge à domicile] (Nigéria et RUT) Expanded Program on Immunization [poliomyelitis and measles] (DRC and Nigeria) – Programme élargi de Vaccination [poliomyélite et rougeole] (Nigéria et RDC) Malaria [long-lasting insecticide-treated nets] (Cameroon and URT) – Paludisme [moustiquaires à imprégnation durable] (Cameroun et RUT)

Number of health interventions/commodities – Nombre d’interventions sanitaires/d’articles * Burundi, Cameroon, Democratic Republic of the Congo (DRC), Liberia, Mali, Niger, Nigeria, Sierra Leone, United Republic of Tanzania (URT) and Uganda. – Burundi, Cameroun, République démocratique du Congo (RDC), Libéria, Mali, Niger, Nigéria, Ouganda, République-Unie de Tanzanie (RUT) et Sierra Leone. Source: data presented at the meeting of the National Onchocerciasis Task Forces, 23–27 September 2013. – Source: données présentées lors de la réunion des Groupes de travail nationaux pour la lutte contre l’onchocercose, 23-27 septembre 2013. 542 Weekly epidemiological record, No. 50, 13 decEMBER 2013

Implementation of other health interventions using CDTI network

Mise en œuvre d’autres interventions de santé par le biais du réseau constitué en vue de l’administration du traitement par l’ivermectine sous directives communautaires En 2007, l’APOC a été repensé, l’objectif étant d’élargir son rôle dans la lutte contre d’autres MTN, d’étendre le recours à sa stratégie de traitement par l’ivermectine sous directives communautaires afin de contribuer à la lutte contre le paludisme, et d’aider les pays à réaliser les OMD. Les projets soutenus par l’APOC, dans le cadre desquels la stratégie précitée est déjà mise en œuvre, combinent la fourniture d’ivermectine avec d’autres interventions réalisées dans de nombreuses communautés, contribuant à améliorer la santé et à réduire notablement la morbidité et la mortalité parmi les mères et les nouveau-nés. Depuis qu’il a commencé à réaliser des interventions de santé multiples auprès des populations mal desservies et difficiles à atteindre, l’APOC est parvenu à augmenter considérablement la couverture: 13 interventions de santé supplémentaires ont été ainsi effectuées dans 101 181 communautés en 2012 (Figure 3). Plus de 47 millions de traitements et de produits ont été fournis pour d’autres interventions de santé par le biais du réseau de volontaires communautaires constitué par l’APOC au sein des communautés isolées (Figure 3). Les traitements contre la filariose lymphatique, la schistosomiase et les géohelminthiases (40,6 millions de traitements) représentent 85% des interventions réalisées, ces 3 maladies étant co-endémiques dans de nombreux pays ayant signalé le recours au traitement en 2012. À l’origine des 15% restants, on trouve d’autres affections, qui nécessitent une chimiothérapie préventive, par exemple le trachome, et d’autres interventions, y compris la supplémentation en vitamine A, les soins oculaires préventifs, la prise en charge à domicile du paludisme, les services de vaccination systématique et la distribution de moustiquaires à imprégnation durable.

In 2007, APOC was repositioned to broaden its role in the fight against other NTDs, expand the use of its strategy (CDTI) to contribute to the control of malaria and assist countries to achieve the MDGs. APOC-supported projects, already using the CDTI strategy, are combining the delivery of ivermectin with other interventions to many communities, contributing to improved health and notably to a reduction of morbidity and mortality among mothers and newborn infants. Since embarking on the delivery of multiple health interventions to the underserved and hard-to-reach populations, APOC has achieved a tremendous increase in coverage with 13 additional health interventions delivered in 101 181 communities in 2012 (Figure 3). More than 47 million treatments and commodities were delivered for other health interventions using the network of community volunteers built by APOC within the remote communities (Figure 3). Treatment for LF, schistosomiasis and soil transmitted helminthiases represents 85% (40.6 million treatments) of the interventions delivered as these 3  diseases are co-endemic in a many of the countries that reported treatment in 2012. Other conditions for which preventive chemotherapy is implemented such as trachoma, and other interventions including vitamin A supplementation, preventive eye care, home management of malaria, routine immunization services, distribution of long-lasting insecticidal nets, contributed the other 15% of the interventions.

Moving towards elimination of onchocerciasis infection and its challenges The results of recent epidemiological evaluations carried out between 2009 and 2012 were also discussed by the participants of the 10th NOTF meeting. Phase 1a and Phase 1b evaluations were conducted in the following countries: DRC, CAR, Ethiopia, Burundi, Cameroon, Republic of the Congo, Equatorial Guinea, Malawi, Nigeria, Uganda and the United Republic of Tanzania. The epidemiological evaluations involved examination of skin biopsies of 164 708 persons in 812 villages. Outcomes of the epidemiological evaluations conducted between 2008 and 2012 showed good progress towards elimination of onchocerciasis although there were concerns over prevalence levels in a few sites. The question of whether transmission of the parasite could be eliminated and mass treatment safely stopped is being addressed in some foci: Burundi (Cibitoke-Bubanza), Chad (Logone Orientale and Occidental), Niger (Niger Basin), Nigeria (Kaduna, Zamfara, Plateau/Nassarawa), Malawi (Thyolo-Mwanza and Malawi extension) and United Republic of Tanzania (Tanga and Tukuyu). Some sites in Cameroon, Congo, DRC and Nigeria raised significant concerns regarding the elimination of onchocerciasis. The poor results in some of the areas may be due to inadequate treatment coverage, serious adverse events in areas co-endemic with loasis, poor implementation capacity and managerial problems. Participants releve epidemiologique hebdomadaire, No 50, 13 décEMbRE 2013

Progresser vers l’élimination de l’infection par l’onchocercose malgré les difficultés Les participants à la 10e réunion des groupes de travail nationaux pour la lutte contre l’onchocercose ont également étudié les résultats des récentes évaluations épidémiologiques auxquelles il a été procédé entre 2009 et 2012. Des évaluations à la Phase 1a et à la Phase 1b ont été menées dans les pays suivants: RDC, République centrafricaine, Éthiopie, Burundi, Cameroun, République du Congo, Guinée équatoriale, Malawi, Nigéria, Ouganda et République-Unie de Tanzanie. Ces évaluations épidémiologiques ont comporté l’analyse de biopsies cutanées pour 164 708 personnes réparties dans 812 villages. Les résultats des évaluations épidémiologiques menées entre 2008 et 2012 ont montré une bonne progression vers l’élimination de l’onchocercose, même si les niveaux de prévalence sur quelques sites ont été source d’inquiétude. La question de savoir si la transmission du parasite est éliminée, ce qui permettrait d’arrêter le traitement de masse en toute sécurité, se pose dans certains foyers: au Burundi (Cibitoke-Bubanza), au Niger (Bassin du Niger), au Nigéria (Kaduna, Zamfara, Nassarawa/ Plateau), au Malawi (Thyolo-Mwanza et extension du Malawi), en République-Unie de Tanzanie (Tanga et Tukuyu) et au Tchad (Logone oriental et occidental). Certains sites au Cameroun, au Congo, en RDC et au Nigéria ont suscité de vives préoccupations au sujet de l’élimination de l’onchocercose. Les mauvais résultats dans certaines zones sont peut-être dus à une couverture du traitement insuffisante, à des manifestations indésirables graves dans les zones de co-endémie pour l’onchocercose et la loase, 543

undertook to facilitate the implementation of entomological evaluations in the projects progressing towards elimination in order to assess interruption of transmission, and to improve treatment coverage in the sites with unsatisfactory results. The move towards onchocerciasis elimination brought a new mapping challenge, i.e. to identify areas where ivermectin treatment needs to be expanded. These include those areas which were considered hypoendemic and therefore not targeted for MDA using the CDTI strategy. It was decided that APOC would use skin biopsy examination for the delineation of ivermectin treatment boundaries, from which it was concluded that an additional 24 980 913 persons will need ivermectin treatment. Delineation of ivermectin treatment boundaries was planned for 10 countries: Burundi, Cameroon, CAR, Chad, DRC, Equatorial Guinea, Ethiopia, Gabon, Mozambique and Nigeria.

à une faible capacité de mise en œuvre et à des problèmes de gestion. Les participants se sont engagés à faciliter la réalisation d’évaluations entomologiques pour les projets permettant de progresser vers l’élimination afin d’évaluer l’interruption de la transmission, et à améliorer la couverture du traitement sur les sites où les résultats obtenus ne sont pas satisfaisants. La progression vers l’élimination de l’onchocercose est à l’origine d’une nouvelle exigence en matière de cartographie, à savoir, le repérage des zones auxquelles le traitement par l’ivermectine doit être étendu. Il s’agit notamment des zones considérées hypoendémiques et qui, pour cette raison, n’ont pas été visées par la distribution massive de médicaments via la stratégie du traitement par l’ivermectine sous directives communautaires. Il a été décidé que l’APOC utiliserait des analyses de biopsies cutanées pour délimiter les frontières du traitement par l’ivermectine; sur cette base, il a été conclu que 24 980 913  personnes supplémentaires devront être traitées. La délimitation des frontières du traitement par l’ivermectine a  été prévue pour 10 pays: le Burundi, le Cameroun, l’Éthiopie, le Gabon, la Guinée équatoriale, le Mozambique, le Nigéria, la  RDC, la République centrafricaine et le Tchad. Les participants ont examiné les principaux obstacles à l’élimination de l’onchocercose, qui sont entre autres: l’instauration et le maintien d’une couverture géographique et thérapeutique élevée, les questions transfrontières, l’arrêt du traitement dans les zones de co-endémie pour l’onchocercose et la filariose lymphatique, l’inclusion des zones hypoendémiques dans les zones où l’on applique le traitement par l’ivermectine sous directives communautaires, la délimitation des zones de transmission et des zones de traitement. Des inquiétudes ont été exprimées en ce qui concerne la fluctuation de la couverture du traitement, la faible motivation des distributeurs sous directives communautaires, la piètre mise en œuvre du traitement par l’ivermectine sous directives communautaires dans les pays en guerre ou sortant d’un conflit, l’absence de directives claires sur les traitements de deuxième intention dans les zones de co-endémie pour loa loa, les ressources financières insuffisantes et la mauvaise qualité de la collecte des données au niveau communautaire. Les recommandations ont visé à la mobilisation de ressources additionnelles grâce à une action de sensibilisation à un haut niveau, à l’extension des activités de mise en œuvre pour améliorer la couverture du traitement, au renforcement des capacités des pays en matière d’évaluations, à l’organisation de réunions transfrontières et au développement d’activités coordonnées d’intervention transfrontière.

There was discussion of the major challenges on the path towards onchocerciasis elimination which include: achieving and maintaining high geographic and therapeutic coverage, cross border issues, stopping treatment in areas where onchocerciasis is co-endemic with lymphatic filariasis, inclusion of hypoendemic areas in the CDTI zones, delineation of transmission zones and treatment areas. Concerns were raised about fluctuating treatment coverage, low CDD motivation, poor CDTI implementation in conflict and post-conflict countries, lack of clear guidelines for alternative treatments in areas co-endemic with loa loa, inadequate financial resources, and poor data collection at community levels. Recommendations were directed towards mobilization of additional resources through high-level advocacy, scaling up implementation activities to improve treatment coverage, developing country capacity for evaluations, organizing cross-border meetings and developing coordinated cross-border intervention activities.

Conclusion During the year 2012, a total of 99.3 million persons were treated in 24 countries, representing 76.3% therapeutic coverage for onchocerciasis; 47 million people were reached with additional health interventions using the APOC network of with partnerships of trained health workers and CDDs as well as the structure created and managed by the communities. Elimination of onchocerciasis is on the horizon of the African continent, as evidenced in various epidemiological evaluation assessments conducted over several years. However, the final effort required to achieve the ultimate goal still faces important obstacles which need to be overcome in the next years by communities, endemic countries and partners.  544

Conclusion Au cours de l’année 2012, 99,3 millions de personnes au total ont été traitées dans 24 pays, ce qui représente une couverture thérapeutique de 76,3% pour l’onchocercose; 47 millions de personnes ont été atteintes par des interventions de santé supplémentaires réalisées via le réseau de l’APOC regroupant des partenariats d’agents de santé qualifiés et de distributeurs sous directives communautaires, et grâce à la structure créée et gérée par les communautés. L’élimination de l’onchocercose se profile à l’horizon du continent africain, comme le prouvent les diverses évaluations épidémiologique effectuées sur plusieurs années. Toutefois, l’effort final requis pour atteindre le but ultime se heurte toujours à d’importants obstacles qui doivent être surmontés dans les prochaines années par les communautés, les pays d’endémie et les partenaires.  Weekly epidemiological record, No. 50, 13 decEMBER 2013

Основные сведения
Тип документа Journal articles
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения