Всемирная организация здравоохранения (ВОЗ / WHO) · Technical Documents

Rapport d'activité par unité : mars à août 2002

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ârl WORLD HEALTH ORGANIZATION ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE ONCHOCERCIASIS CONTROL PROGRAMME IN WEST AFzuCA PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE EN AFRIQUE DE L'OUEST COMITE CONSULTATIF D'EXPERTS Vingt-troisième session Ouagadougou. 23 - 27 septembre 2002 EAC23.I Original : Français RAPPORT D'ACTIVITE PAR UNITE (Mars à août 2002) Première partie = Deuxième parlie = Troisième partie = Lutte antivectorielle P lan i,fication, Evaluat ion et Transfert Administration et services de soutien Page2àll Page 12 à 27 Page 28 à 30 I I 2PREMIERE PARTIE LUTTE ANTIVECTORIELLE Ç JI POINTS SAILLANTS DES ACTIVITBS DE L'UI\ITE DB LUTTE CONTRE LE VECTEUR EN 2001/2002 HYDROLOGIE ET OPERATIONS AERIENNES Hydrologie La reprise des précipitations n'a pas été homogène dans I'ensemble de I'aire du Programme en 2002. En Zone Est, elles se sont installées tôt cette année par rapport à I'année dernière. Ainsi, les quantités de pluies enregistrées en mars et mai sont supérieures à celles des mêmes mois de 2001. De janvier à mai, seul le mois de février n'a pas été arrosé. En Zone Ouest, un retard a été observé dans la reprise des précipitations. Ce retard a affecté les écoulements durant les mois d'avril et mai 2002 dans la plupart des bassins à I'exception du bassin du Niandan qui a été arrosé à temps. Dans la quasi totalité des bassins fluviaux de la Zone Ouest, la décrue de I'année hydrologique (2001-2002), comparée à celle de 2000-2001, a été moins prononcée jusqu'à la quinzième semaine de 2002, du fait du bilan hydrique positif de la saison dernière. Cette année, en raison de la réduction de la couverture larvicide, le réseau hydrométrique a également été réduit de près de 28oÂ.Il est maintenant composé de 81 stations limnimétriques dont 34 équipées de balises. 7 Contrat aérien et heures de vols L'an 2002 marque la fin du dernier contrat de quatre ans, signé avec la Compagnie Evergreen (EHI). Pour tenir compte des activités à mener en 2002 suite à la suspension de traitements larvicides dans plusieurs bassins dans l'aire du Programme, la flotte aérienne a été réduite de cinq à trois hélicoptères, et les heures garanties de 3001.6 heures à 1999.2 heures. Comme les années précédentes, la gestion concertée des heures de vols en 2001 dans les deux Zones, a permis de limiter les dépenses en heures de vol aux heures garanties prévues à cet effet ; ainsi sur un total de 3001.6 heures garanties à la compagnie,3001.7 heures ont été effectivement utilisées pour les traitements. La maintenance des hélicoptères a été satisfaisante en 2001. Les pannes moteurs ont subi une régression de 30 à 22% par rapport aux pannes totales, les pannes radios de l0 à 6%. Aucune panne de batteries n'a été notée. Malgré cette bonne performance, une attention particulière doit être accordée au système d'épandage et aux pompes d'insecticides et de kérosène dont les pannes sont en nette augmentation; ces pannes sont passées de 7 à25% pour les systèmes d'épandage et de 0 à 28Yo pour les pompes de kérosène et d'insecticides. La situation semble être bien maîtrisée pour le premier semestre 2002, car seulement deux pannes ont été signalées. Utilisation des larvicides Pour la même couverture larvicide, les consommations d'insecticides en 2001 ont subi une réduction de 6Yo par rapport à celles de 2000. Notons également que les insecticides biologiques ont été privilégiés lors des traitements larvicides. Cette tendance s'est poursuivie en 2002 ; la quantité de B.t H-14 utilisée représente 960 des consommations totales de larvicides durant le premier semestre. a 3 44. Pertes de produits L'effort soutenu des équipes de VCU, des populations et des autorités administratives dans la gestion des dépôts d'insecticides et de kérosène ont permis de réduire davantage les pertes de produits, passant ainsi de 2,4%o du stock total en 2000 à 1.5% en 2001. Ces résultats auraient pu être bien meilleurs cette année, n'eût été les pertes de produits dues à la mauvaise qualité des emballages etlou aux fermetures des fûts (pyraclofos, phoxim, etofenprox , permethrine), et au vieillissement des stocks (carbosulfan). Au total les vols, fuites et contaminations ont coûté en 2001, 69 582 US$ au Programme, contre 134 890 US$ en 2000 ; soit une réduction de 65 308 US$(48.5%). Aucune perte d'insecticides et de kérosène n'a été signalée dans l'aire du Programme de janvier à jûn2002. RESULTATS DE L'EVALUATION ENTOMOLOGIQUE A) ZONE OUEST Les résultats de janvier à juin 2002, comparés à ceux de la même période de 2001, montrent une certaine tendance à la hausse des potentiels annuels partiels de transmission. Toutefois pour I'instant, la valeur la plus élevée de transmission d' O. volvulus est de 66 et concerne la Fifa où près de 70o/o des parasites rencontrés sont différents d'O. volvulus. Le moyen Niger au Mali : Les traitements larvicides au sol de même que la distribution de l'ivermectine se poursuivront dans ce bassin jusqu'en fin décembre 2002. Les hliaires animales occupent une place importante (84%) dans la transmission et masquent généralement les tendances à la baisse des PAT dans ce bassin. Néanmoins, le premier semestre de 2002 est marqué par I'absence d'infectieuse sur la Faya et la Dylamba. A Tienfal, le PAT partiel est 16 tant en ce qui concerne la transmission d'O. volwlus que celle de tous les parasites. 2. Le Sassandra en Côte d'Ivoire et en Guinée Conakry Les traitements larvicides ont été déf,initivement arrêtés en fin décembre 2001 sur le haut Sassandra en Côte d'Ivoire. La réduction des PAT bruts y était supérieure à 95 o en 2001 sur les cinq points de contrôle. Les tendances sont à la baisse depuis 1991 et les PAT des savanicoles sont inférieurs à 100 depuis 1993 (sauf à vialadougou où ce PAT était de 147 en 2000). Cette transmission exceptionnelle n'était qu'une fausse alerte:aucune femelle infectée n'y a été enregistrée en 2001 (PAT brut: 0). Les traitements larvicides ont été définitivement suspendus au 3l décembre 2001 également sur le haut Sassandra en Guinée Conakry. La réduction des PAT bruts y a varié entre 89 et 100 o/o sur le haut Bafing et la Haute Bagbé. Les potentiels annuels de transmission pour les simulies savanicoles sont restés inférieurs à 100 depuis 1993 sur les cinq points de contrôle entomologique (PAT des savanicoles:0 sur tous les points de captures en 2001). t 1 53 Le Sankarani et le Milo en Guinée Conakry Dans les bassins du Sankarani et du Milo, la réduction des PAT bruts a varié de 78 à 100 o/o sur l'ensemble des treize (13) points de contrôle entomologique. La transmission a baissé constamment depuis 1990 et les PAT des savanicoles y étaient inférieurs à 100 depuis 1993. Aucune transmission d'O. volvulus n'a été enregistrée en 2001 sur tous les points de captures des bassins du Sankarani et du Milo. Les traitements larvicides y ont été définitivement suspendus au 3 I décembre 2001. Le Niandan en Guinée Conakry Les traitements larvicides sont maintenus dans ce bassin jusqu'en fin décembre 2002 en raison de son rôle de barrière entre [a zone non traitée et celle encore sous traitement larvicide. La réduction des PAT bruts y avarié entre 97 et 100Yo en 2001. Les PAT des savanicoles sont restés inférieurs à 100 sur tous les sept (7) points de contrôle depuis 1993. En 2001, seul le point de captures de Sansambaya a présenté un PAT des savanicoles atteignant2S. Le Haut Niger-Mafou en Guinée Conakry Les traitements larvicides se poursuivront dans ce bassin jusqu'en fin décembre2002. La réduction des PAT bruts y varié entre 87 et 100 % et les tendances sont à la baisse depuis le début des traitements combinés, larvicides et ivermectine en 1989 (sauf à Balandougou, Sérékoroba et Yalawa). La reprise de la transmission sur le Mafou depuis 1996, est due principalement aux simulies forestières (PAT savanicoles inférieurs à 100). Toutefois, à Yalawa, des PAT savanicoles supérieurs à 100 ont été observés en 1996 et 1997. Les actions spécifiques mises en oeuvre ont permis d'obtenir de bons résultats avec des PAT savanicoles de 35 en 1999 et en 2000. Aucune transmission d'O. volvulus n'a été enregistrée à Yalawa en 2001. Le PAT partiel d'O. volvulus est inférieur à 100 pour le premier semestre de2002. 6. Le Tinkisso en Guinée Conakrv Les traitements larvicides ainsi que les actions spécifiques se poursuivront dans ce bassin jusqu'en fin décembre 2002. Les tendances des PAT bruts sont à la baisse avec une réduction de 97 à 100 %. La montée de la transmission depuis 1995 semble localisée autour de Fifa où le PAT des savanicoles est monté jusqu'à 510 en 1998. Les action spécifiques mises en oeuvre ont permis d'obtenir à nouveau de bons résultats à partir de 1999. Le PAT d' O. volvulus par les espèces de savanes en 2001 était de 2l à Labéro, de 42 à Konden, et de 7 | à Fifa. Cette année, la transmission est plus forte ces six premiers mois avec des PAT partiels de 66 à Fifa, 63 àLabéro. Elle est nulle pour I'instant à Konden. B) ZONE EST Dans cette zone, les résultats excellents enregistrés sur les bassins du Mono et du Sio au Togo, et des affluents du Lac Volta Est au Ghana et au Togo tant sur le plan entomologique depuis la mise en place des extensions en février 1988 (PAT inférieurs à 100 pendant près de 10 ans) que sur le plan épidémiologique, ont permis l'arrêt définitif des traitements larvicides dans ces bassins au 3l décembre 2001. Les difficultés rencontrés concernent surtout les bassins de la Pru au Ghana et des affluents de I'Oti au Togo et au Bénin sur lesquels un accent particulier est mis dans ce document. 4 5 6I La Pru Les captures ont commencé en 1978 tandis que les traitements larvicides et la distribution de l'ivermectine n'ont démarré qu'en 1988. Nous disposons donc de l0 années de données de pré- contrôle sur ce bassin. La population simulidienne est presque exclusivement composée d'espèces savanicoles de S. damnosum. Une très forte transmission (ATP:3330) a été enregistrée en 1978. L'identification par sonde ADN des parasites récoltés de janvier 1993 à décembre 2000 a montré q.rle 2Oo de ces parasites sont des O.volvulus de forêt; 48% des O.volvulus de savane et 32Yo d'autres parasites. Les traitements larvicides ont été suspendus à partir de la 33è" semaine en 1988 et 1989 pour faire des études de xénodiagnostic et pour étudier l'impact de l'ivermectine sur la transmission. A partir de 1990, la basse Pru a été traitée jusqu'à 2002 avec les 7 larvicides d'OCP utilisés en rotation' En saison sèche des traitements au sol sont mis en ceuvre. Le renforcement des équipes de prospection et traitements au sol a permis une suspension des traitements aériens pendant 26 semaines en 2002 contre 13 pendant la même période de 2000 et 2001. Bien qu'ayant baissé de façon significative, le potentiel annuel de transmission oscille aux environs du seuil de tolérance de 100, plus précisément entre 63 et 189 durant Ia période de 1991 à 2001. La situation ne s'est pas fondamentalement améliorée malgré les mesures de renforcement mises en place en 1996 I 1gg7 (extension de la couverture larvicide, accompagnement des pilotes, iurveillance accrue des affluents, intensification des prospections et traitements au sol). Le PAT corrigé de Janvier à décembre 2001y est de 140. Pour les six premiers mois de 2002,Ie PAT d'O' volvulus est de sept. 2. Les affluents de [Oti (Kara-Kéran-Mô) Les captures sont réalisées depuis 1976 en 07 points sur la Kéran, en 04 points sur la Kara, et en 06 points sur la Mô. Les espèces vectrices rencontrées de janvier 1994 à Juillet 1997 sont essentiellement : - sur la Kéran : 98o de savanicoles,02 o/o de forestières - la Kara : 84o de savanicoles, 16 oZ de forestières - la Mô : 52o/o de savanicoles,48 o% de forestières La transmission y est due principalement (à 92oÂ) aux femelles de savane et à 8 o aux femelles forestières. L'identif,rcation par sondes ADN des parasites récoltés sur la Kéran, Kara, Mô de Janvier 1993 à Juillet 1997 indique qu'environ 72 Yo des larves sont O. volvulus (ll % de O- volvulus de forêt et 61 o de O. volvulus de savane) et les 2 8 o/o restant ne sont pas des O. volvulus . o La Kéran, Kara, Mô (affluents de I'Oti) ont été régulièrement traités par voie aérienne depuis 1977 jusqu'à ce jour. En 1993, Ies traitements larvicides qui avaient commencé également en 19i7 sur l'ôti (rivière principale) ont été suspendus suite aux bons résultats entomologiques et épidémiologiques enregistrés. La suspension a concerné également la basse Kéran et la basse Kara. o En 1997, suite au mauvais résultats entomologiques enregistrés en mai - juin, des mesures spéciales ont été prises afin d'augmenter I'efficacité des opérations de lutte. Ces actions ont consisté eisentiellement à: i) intensifier les traitements larvicides au sol en appui aux traitements aériens; ii) augmenter la couverture larvicide en incluant la basse Kéran et la basse Kara jusqu'à leur confluent avec I'Oti. iii) Traiter I'Oti principal avant la montée des eaux pendant quatre à six semaines. iv) renforcer les traitements du haut Ouémé qui pourraient être la source des simulies recolonisant la haute Kéran et la Kara. t 7L'analyse des résultats entomologiques montre que le potentiel annuel de transmission (PAT) sur ces rivières n'a connu une réduction significative qu'à partir de 1988, date de début des traitements larvicides en extension sud-est. Horsmis la transmission exceptionnellement élevée enregistrée en 1997 ,la situation se présente comme suit sur ces bassins fluviaux : - sur la basse Kéran, les PAT bruts qui avoisinaient 1500 avant le début des opérations ont été réduits de près de 90Yo et même davantage si on tient compte des résultats de ces deux dernières années où Ia transmission est en dessous du seuil de tolérance (77 et7 en2000 aux deux points de capture (Titira et Tapounde), qui étaient les plus affectés, et72 et 28 en 2001). Les PAT partiels bruts pour les six premiers mois de 2002 sont de 14 à Titira et 40 à Tapoundé, largement inférieurs donc au seuil de tolérance ; - sur la Kara et la Mô, la situation en termes de transmission de I'onchocercose humaine est bien maîtrisée depuis 1994 avec des PAT d' O. volvuhrs en dessous du seuil de tolérance. Les densités simulidiennes des six premiers mois de 2002 sont partout inférieures à celles de la même période des années précédentes. Néanmoins sur la Mô, une flambée simulidienne a été enregistrée durant les dernières semaines de mai et le mois de juin. D'une manière générale, même si les résultats entomologiques se sont améliorés sur la Pru et les affluents de I'Oti par rapport à celle qui prévalait avant le début des opérations, la situation actuelle de la transmission sur la Mô qui est à mettre en relation avec I'arrêt des traitements larvicides des affluents Est du Lac Volta incite à une grande prudence. Il paraît important donc de maintenir la pression pendant encore quelques années pour assurer une élimination du réservoir du parasite dans ces zones et éviter ainsi un retour prématuré de la maladie. 3. Ouémé/Okpara La situation est satisfaisante sur le haut Ouémé avec un potentiel annuel de transmission au dessous du seuil de tolérance sur I'ensemble des points visités. Par contre sur le bas Ouémé, même si la situation est satisfaisante à Atchérigbé et à Aguigadji avec des PAT en dessous du seuil de tolérance, les PAT d'O. volvulus restent supérieurs à 100 à Mbétékoukou. La même situation prévaut à Kaboua et à Djabata. RECHERCHE OPERATIONNELLE A VCU 1. Mouvements de simulies et identification des vecteurs et des parasites D'une manière générale, les données recueillies pendant la période 2O0ll2O02 revêtent une importa-nce p.articulière dans la mesure où elles clôtulent les activités menées sans relâche pendant trois décennies, et font ressortir les principales tendances à considérer pour une planification convenable des opérations requises pour le maintien des acquis. du F., *''^,tr 1.r*^î4 i.;,' 1r. " C,," lc.r.',r. " '. C^\ t lr' ..f x, .-- k { ,r... q..(o,J} Dans le cadre des actions initiées par VCU pour une analyse détaillée de ces tendances, un accent particulier a été mis sur l'étude des mouvements simulidiens, phénomène qui pourrait, dans certains cas, compromettre l'efficacité des activités de maintien des acquis, particulièrément dans les bassins fluviaux hébergeant alternativement des populations simulidiennes-de différentes origines. Il s'agit en l'occurrence des bassins de la zone de transition forêt-savane caractérisée par la présence àe populations savanicoles de ^S. damnosum s.l. dont certaines sont impliquées dani des mouvements migratoires se déroulant du sud-ouest vers le nord-est en début de sàison des pluies et dans le sens inverse en début de saison sèche. 8Compte tenu du caractère saisonnier et de l'amplitude de ces mouvements, il est important de souligner que les foyers concernés n'ont pas tous bénéficié des activités du Programme pendant [a durée requise pour l'arrêt de la transmission. Même si une telle situation ne concerne que la Sierra Leone, elle pourrait être préoccupante dans la mesure où les recherches menées en 1988/1989 sur la ré-invasion ont montré que le Nord de ce pays est régulièrement affecté par les migrations simulidiennes ci-dessus évoquées. Ces observations sont d'ailleurs en accord avec les données récemment enregistrées dans le cadre d'études spéciales essentiellement basées sur les techniques d'identification cytotaxonomiques et de biologie moléculaire (microsatellites). En effet, ces études toujours en cours, ont montré que des populations de ,S. sirbanum sont effectivement impliquées dans des déplacements de grande amplitude couvrant les bassins fluviaux du Mali et de la Guinée. Ces populations migrantes de ,S. sirbanum pourraient bien provenir de régions non assainies du Nord de la Sierra Leone, compte tenu de la proximité de ce foyer, et de sa situation géographique par rapport à ceux de la Guinée et du Mali (axe Sud-ouest/Nord-est). Afin de vérifier cette hypothèse, de nombreux échantillons récoltés en2002, simultanément dans les bassins fluviaux du Nord Sierra Leone (Seli et Kaba-Mongo de la Guinée (haut NigerAvlafou, Milo et Niandan) et du Mali (Baoulé) sont actuellement analysés par le laboratoire ADN de I'OCP en collaboration avec I'IRD de Montpellier. Les échantillons de larves seront également analysés en collaboration avec un spécialiste en cytotaxonomie de "Noguchi Memorial Institute for Medical Research" d'Accra. Par la même occasion, l'infectivité des simulies au nord de la Sierra Leone entre Décembre 2001 et Juin2002 a été comparée à celle qui y prévalait enl996. Seules six (6) femelles infectieuses ont été capturées à Yirafilaia et à Kaba Ferry. Les identifications réalisées par les sondes d'ADN indiquent cinq femelles porteuses de O. volvulu,s savane et une femelle infectée par des larves d'origine animale. En 1996, on avait relevé à la même période 22 femelles infectieuses aux points de Musaia, Yirafilaia et Arfanya. Aux points de Musaia et d'Arfanya aucune simulie infectieuse n'a été trouvée lors de l'étude de 2002. Des récoltes d'échantillons en rapport avec l'étude des mouvements simulidiens sont également en cours en Zone Est. L'analyse de ces échantillons permettra sans doute d'apprécier l'amplitude des mouvements simulidiens selon l'axe sud-ouesÿnord-est couvrant les bassins de la Pu au Ghana, les affluents de I'Oti au Togo et les affluents du Niger au Bénin. Pour ces études aussi bien que pour I'évaluation entomologique de routine, le laboratoire de biologie moléculaire a continué à assurer ['identification des parasites collectés par le réseau entomologique pour permettre la correction des paramètres de transmission. Les larves infectantes de 291 femelles infectieuses collectées dans les zones sous traitements larvicides, ont ainsi été identifiées au cours de l'année entomologique 2000-2001. .Les femelles porteuses de parasites d'origine animale représentaient 70%. Les zones ayant un taux élevé de parasites humains sont les zones d'intervention spéciales. Les résultats partiels obtenus jusqu'au mois de juin 2002 présentent une allure identique à ce qui a été observé pendant la période précédente. Un accent particulier a été mis pour le traitement des infections en provenance des zones d'intervention spécifiques. Les identifîcations de parasites ont aussi porté sur des parasites en provenance des pays de l'APOC. 2. Suivi de la sensibilité des simulies aux insecticides Du fait de l'application stricte des mesures de restriction recommandées pour rentabiliser au mieux la stratégie de rotation des insecticides, les risques d'apparition ou d'accentuation de la résistance aux organophosphorés sont considérablement minimisés en cette période de fin de Programme. En plus des tests réalisés dans le cadre de Ia surveillance de routine, cette période a été également marquée par la poursuite des investigations initiées en 1999-2000 pour évaluer la sensibilité des 9populations simulidiennes dans les bassins fluviaux où les activités de lutte antivectorielle ont été arrêtées après plusieurs années de traitements larvicides intensifs. EnZone Ouest, ces investigations ont montré que sur la plupart des cours d'eau ne bénéficiant plus de traitements larvicides depuis au moins cinq années, la sensibilité des populations simulidiennes est d'une manière générale normale au téméphos et au phoxime, et intermédiaire au pyraclofos. Les plus faibles niveau de sensibilité ont été observés à Markala-barrage sur le Niger (NN300) où une résistance au pyraclofos a été mise en évidence. Quant aux bassins sur lesquels les traitements ont été récemment arrêtés (Sankarani et Milo en Guinée), les populations larvaires montrent généralement une sensibilité normale au phoxime et intermédiaire aux deux autres organophosphorés. Les données recueillies sur les cours d'eau sous traitement larvicide indiquent un cas de résistance au téméphos sur le Niandan à Bagoué G.{D500). L'analyse des résultats d'identification cytotaxonomique a permis de constater que les larves ayant toléré les plus fortes concentrations de téméphos (1,25 et 2,5 ppm) appartiennent essentiellement à I'espèce S. damnosum s.s. (environ 44 %), alors que les plus faibles niveaux de sensibilité au pyraclofos sont observés chez S. sirbanum qui constitue environ 72 % des larves vivantes ou moribondes à 0,078 ppm. Signalons que parmi ces larves peu sensibles figurent une proportion non négligeable d'hybrides S. damnosum s.s./ ,S. sirbanum (respectivement 26 o et ll % des larves ayant toléré les fortes doses de téméphos et de pyraclofos) EnZone Est, aucun cas de résistance aux organophosphorés n'aété rencontré au cours de ces trois dernières années (2000, 2001 et 2002). Les identifications cytotaxonomiques semblent montré les mêmes tendances qu'en Zone Ouest, c'est à dire la sensibilité plus ou moins prononcée des espèces savanicoles (5. sirbanum et S. damnosum s.s.) selon qu'il s'agisse de téméphos ou de pyraclofos. 3. Activités de transfert : formation et recyclage des nationaux Dans le cadre de la recherche opérationnelle à VCU, I'essentiel des activités menées au cours de cette dernière décennie est destiné à la préparation de l'après-OCP. En effet, les techniciens des équipes nationales sont de plus en plus impliqués dans la planification etlou dans l'exécution des activités de recherche entomologiques. Ils prennent également part à des séances spéciales de formation, afin d'améliorer les performances individuelles et renforcer la capacité opérationnelle des pays qui devront bientôt assurer les activités entomologiques. Ainsi, depuis 1998, les équipes VCU de recherche assurent la formation d'entomologistes nationaux capables non seulement de planifier et superviser les activités résiduelles, mais aussi d'analyser les données recueillies, interpréter les résultats et prendre les décisions qui s'imposent pour le maintien des acquis de la lutte contre I'onchocercose. La formation actuellement en cours concerne la troisième promotion d'entomologistes qui compte l4 stagiaires provenant de six pays de I'OCP (Bénin, Guinée, Mali, Niger, Sierra Leone et Togo), et d'un pays de I'APOC (la RDC). Ceci portera le nombre total d'entomologistes formés par l'équipe de recherche VCU à 37, dont 32 pour les pays OCP comme indiqué dans le tableau ci-dessous. l0 Entomologistes nationaux formés par l'OCP : situation actuelle Pays Nombre d'entomologistes TOTAUX (attendus)1998 Bouaké 2001 Odienné 2002 Odienné (en cours) Bénin I 1 1 ) Burkina Faso I 2 0 3 Côte d'Ivoire 1 I 0 2 Ghana 2 1 0 3 Guinée I 0 ,, I Guinée Bissau I I 0 ) Mali I 0 2 1 Niger I 0 I 1 Sénégal 1 I 0 ) Sierra Leone I 1 7 7 Togo 1 3 I 4 RDC (APOC) 0 0 5 5 TOTAUX t2 11 t4 37 4 Collaboration avec des institutions extérieures Dans le cadre des études des mouvements simulidiens, une collaboration a été établie avec le département de parasitologie de la "Noguchi Memorial Institute for Medical Research" d'Achimota au Ghana pour I'identification cÿotaxonomique des vecteurs. Pour cette même étude, le laboratoire de I'OCP a collaboré avec celui de l'lRD (ex-ORSTOM) de Montpellier pour réaliser I'identification des vecteurs par les microsatellites. Dans la collaboration qui se poursuit cette année, le rôle de l'IRD consiste essentiellement à la fourniture des amorces pour les microsatellites, à des contrôles de qualité et à I'assistance pour I'analyse et I'interprétation des données. L'IRD contribue aussi à la formation du personnel du laboratoire à travers la prise en charge du séjour de techniciens dans ses structures à Montpellier. La collaboration s'est poursuivie également avec le laboratoire du Dr. T.R. Unnasch à la "Division of Geographic medicine" de l'Université de I'Alabama à Birmingham (UAB). L'UAB a procédé au contrôle de qualité des identifications de parasites et de vecteurs par les techniques classiques (sondes d'ADN, Heteroduplex). L'année écoulée a été particulièrement marquée par la conception d'un nouveau programme informatique pour I'analyse des données obtenues par la technique de broyats de simulies. Ce programme perrnet de faire la jonction avec les résultats de dissections de routine. Le laboratoire de biologie moléculaire du Programme a été impliqué également dans la collection de nodules et par la préparation de I'ADN pour des travaux de recherche sur la résistance à l'ivermectine. Le laboratoire a participé en outre à la préparation et à l'utilisation du monotest de la DEC pour l'évaluation épidémiologique. Il a contribué par ailleurs à la mise au point du test immunologique du Pr. Weil en assurant des missions d'évaluation dans les pays de I'OCP et de I'APOC. 1l Dans le domaine de I'hydrobiologie, la collaboration s'est poursuivie avec des instituts ("Water Research Institute of Achimota", Ghana; Centre national de recherche agronomique de Bouaké, Côte d'Ivoire), et l'équipe nationale de lutte contre I'onchocercose en Guinée. Des échanges sont maintenus également avec I'IRD et la Banque mondiale dans le domaine des activités environnementales de manière générale. t t2 DEUXIEME PARTIE PLANIFICATION, EVALUATION ET TRANSFERT

l3 DISTRIBUTION DE L'IYERMECTINE (MECTIZANI ET ACTTWTES EPIDEMIOLOGIQUES I. TRAITEMENT A L'IVERMECTII\"8 l. La mise en æuvre du TIDC est maintenant effective dans presque tous les bassins éligibles de l'aire du Programme. Les troubles socio politiques ont quelques peu perturbé I'installation du TIDC en Côte d;Ivoire en 1999. Ce processus a été entravé en Sierra Léone et en Günée Bissau jusqu'en 2000 du fait des conflits intervenus dans ces pays. Aujourd'hü les activités de distribution ont repris dans ces deux pays. Z. 8n2002 comme les années précédentes, les traitements ont été effectués dans tous les foyers hyper et mésoendémiques des bassins éligibles. Le TIDC est utilisé dans la partie nord de l;extension Ouest du Programme en Guinée, au Mali et au Sénégal comme seule stratégie de lutte contre l'onchocercose. Il est appliqué également dans certaines parties de l'aire initiale du Programme. C'est le cas des bassins de la Dienkoa, de la Bougouriba et de la Volta Noire (Mouhoun) dans le district de Batié au Burkina Faso, les bassins de I'Oti-Pendjari, de la Sota Alibori au Bénin, de I'Oti et ses affluents au Togo, les bassins de la Sissili, de la Kulpawn-Molé et de la basse Volta Noire au Ghana, les bassins de la Comoé, du N'ZiÆandamq du Sassandra et de la Maratroué en Côte d'Ivoire ainsi que les bassins de la Kankélabq de la Bagoé et du Baoulé Est au Mali. La plupart de ces bassins et celui de la Gambie au Sénégal ont jusqu'ici bénéficié de deux traitements annuels. Tous les autres bassins sont traités une seule fois par an. Fig. 1 z Zones de traitement à grande échelle à l'ivemectine dans I'aire de I'OCP en2002 J l{rtlon.l bouôdrd6 / Fiontiaaat initi.la at ardandont OcP bouod.ry (orloinal. §at.rn. sslàarn and tor.d onoôo odaô3loû boqnCary) Umit. OCP (.it. inlü.|.. .xt.EioE ou.d, &d .t oôciroo.,æx da torat sd.ana boqndatÿ Oiain.l Progr.m6. .t.. bouîd.rÿl LihlL.in inllltl. -kffin8 Ii:}isJ ffi;***- Fæl §g***Ptr rtotatffi p-û m 5:'*ffim"5 ketdàMtuh lr*.ffiilffiÈtr t4 3. L'OCP a toujours donné son appui technique et financier aux pays participants. Une vaste campagne de sensibilisation et de mobilisation des décideurs, des agents de santé et des co1n-rnuutés concernés par le TIDC a permis d'obtenir leur adhésion au processus. Les décideurs de différents niveaux sont visés par cette sensibilisation assurée par les agents de santé. 4. La formation des agents de santé du niveau périphérique a été entreprise dans tous les districts éligibles au TIDC. Les agents ainsi formés par les équipes nationales ont procédé à leur tour à la formation des distributeurs corrmunautaires (DC). Presque tous les villages sous traitement disposent de distributeurs communautaires effectuant la distribution de l'ivermectine dans leurs locàlités respectives. Ces distributeurs sont choisis par les communautés qui décident elles-mêmes du moment ainsi que du mode de la distribution. Les communautés s'organisent pour garantir l,approvision r"*ent régulier en ivermectine de leur village. Elles fournissent dans la majorité des cas le matériel nécessaire au traitement ( cahier, toise, etc..) . 5. Pour consolider la mise en æuvre du TIDC, des formations et recyclages des distributeurs communautaires, agents de santé sont organisés chaque année par les équipes nationales avec l,appui technique eifinancier de I'OCP et des ONGs partenaires. Ces formations/recyclages fondés sur les déficiences relevées pendant les supervisions ou évaluations, consistent d'abord à former les formateurs dont des médecins et des infirmiers chefs des postes de santé des zones concernées par la distribution. Ceux-ci à leur tour procèdent à la formation des distributeurs communautaires. 6. E1 2002 plus de 5316 distributeurs corlmunautaires ont été formés en Sierra Léone par exemple et plus de 300 en Guinée Bissau. A ce jour , au total environ 500 médecins- chefs de distriôts, plui de 3500 techniciens/infirmiers et autres agents de santé, plus de 60 000 distributeurs communàrtaires ont bénéficié d'une formation/recyclage sur la mise en æuvre du TIDC dans les différents pays depuis le démarrage de cette stratégie. 7. La supervision et le suivi de la distribution sont réalisés par le niveau central, les équipes décentraliséei appuyés par I'OCP. Ces supervisions et suivis organisés par niveaux ont permis de mieux asseoir le sÿstème et de familiariser les différents acteurs aux principes sous-tendant le TIDC. Dans la majorité des pays, les activités de suivi et de supervision des principaux acteurs ont été assez régulièrèment effectuées en vue de minimiser les erreurs et de fournir aux acteurs de première ligne le soutien dont ils ont besoin. Aujourd'hui ces activités sont organisées et réalisées par les ug"rrt. de santé des centres de santé périphérique des zones sous TIDC. A la fin de chaque traitement ils sont chargés de collecter les données de chacun des villages et de préparer un rapport adressé aux médecins chefs de district. Les effets secondaires graves rencontrés par les distributeurs sont référés aux agents de santé les plus proches pour la prise en charge. 8. Comme par le passé, les ONGs partenaires ont apporté aux pays participants leur soutien technique, matériel et financier à la mise en æuvre du TIDC notamment dans la supervision, I'organisation des revues annuelles, le suivi, la formation/recyclage des agents de santé et des distributeurs communautaires. Il s'agit entre autre de Sight Savers International au Mali, en Guinée, au Ghana et au Togo ; l'Organisation pour la Préventiôn de la Cécité (OPC) au Mali, en Guinée et au Sénégal ; Helei Kellei V/orldwide (anciennement Helen Keller International ou HKI) qui continuent d'assister certains pays comme le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, le Mali dans le domaine de I,IEC ONCHO et collaborent avec ces derniers dans la mise en æuvre de plusieurs activités concourant à la promotion du TIDC. g. L,ivermectine figure sur la liste des médicaments essentiels des differents pays. Actuellement le médicament est commandé directement auprès du Programme de Donation de Mectizan (MDP) par les pays à l'exception de la Guinée Bissau qui a démarré le processus de commande cette innée. Les commandes sont directement reçues par les pays eux-mêmes avec l5 l'appui des représentations I'OMS ou de I'UNICEF. Ces commandes sont intégrées dans leurs circuits habituels de distribution des médicaments. Des rapports de gestion partant du village jusqu'au niveau de l'équipe nationale sont établis à la fin de chaque traitement. 10. Les efforts se sont poursuivis et intensifiés pour I'amélioration des couvertures de traitement. L'accent a été mis sur la nécessité de traiter tous les villages éligibles et au moins 65 % de leur population chaque année. Des prospections actives ont permis de détecter la plupart des villages et hameaux qui échappaient au traitement. Ce fut le cas dans le bassin de la Pru par exemple où une prospection héliportée et au sol a été menée. 11. Plus de 7 500 000 personnes dans près de 25.000 villages ont été traitées par I'ivermectine selon la méthode du TIDC. La couverture géographique varie d'un pays à un autre et d'un district à I'autre. Elle va de 50 à 100 % avec une moyenne de75 %. La couverture thérapeutique elle varie de 60 à 81 % et la moyenne est de l'ordre de 7l % (tableau l). Il est à signaler que l'analyse des performances par village permet de détecter les villages n'ayant pas reçu le traitement et surtout ceux avec des couvertures thérapeutiques faibles. Des séances de renforcement ou de traitement complémentaire sont alors organisées pour améliorer les couvertures dans ce villages. 12. Pour identifier certains facteurs socio démographiques pouvant expliquer la situation entomo-épidémiologique peu satisfaisante sur la Haute Kéran au Togo, le haut Niger-Mafou et Tinkisso en Guinée, la Pru au Ghana, la Koumongou au Bénin , proposer des solutions, des études ont été menées sur ces bassins en 2001 et en 2002. Les résultats des recherches ont montré une faible accessibilité de ces zones, des flux migratoires importants des populations. Bien que ces études aient relevé I'installation effective du TIDC dans tous ces bassins, des efforts restent encore à accomplir pour I'amélioration des couvertures surtout en ce qui concerne la maîtrise du traitement des migrants. 13. Le problème de rédaction du rapport par les distributeurs non lettrés est un handicap au système de collecte et d'analyse des données de traitements. Pour trouver une solution à ce épineux problème, une étude sur une «fiche illustrée» conçue dans cette optique, a été entreprise au mois de juin 2002 au Sénégal. L'étude a montré la possibilité d'utilisation de cette fiche comme support pour l'élaboration du rapport par les distributeurs non lettrés après traitement. Cette fiche qui sera utilisée par les équipes nationales devra tenir compte de la spécificité socio-culturelle de chaque pays voire de chaque communauté. Tableau 1: Traitement à l'ivermectine dans I'aire OCP en 2002 (résultats partiels) Pays Nombre de villages à traiter Prévus Traités Couverture géographique o Population Recensée Traitée Couverture thérapeutique Burkina Faso Côte d'Ivoire Guinee Mali Sénégal Togo 346 1,350 7,418 3,508 483 4,587 346 839 7,320 2,892 472 3,203 100 % 62% 98% 82% 98% 70% 1,72,342 584,300 2,455,457 1,562,444 127,422 1,785,3 13 120,468 375,000 1,989,850 1,246,161 l0l,719 L,206,193 70% 64% 8t% 80% 80% 67% Total 17,752 15,072 85 o/o 6,697,279 5,039,397 75 0 II . t6 EVALUATIONS EPIDEMIOLOGIQUES l. Comme pour le TIDC, grâce aux équipes constituées et formées par l'OCP en collaboration avec les coordinations nationales pendant plusieurs années, les activités d'évaluations épidémiologiques de l'onchocercose ont, comme par le passé, été réalisé en2002 avec satisfaction. Ces activités sont effectuées principalement par les équipes décentralisées des régions ou des districts dans chaque pays, avec l'appui technique du niveau central, le soutien logistique et financier de I'OCP. Elles se sont déroulées essentiellement dans I'aire initiale et àans l'aire d'extension du Programme. Dans certains pays (Sierra Leone par exemple), l'OCp a encore fourni son encadrement technique afin de parachever la formation des équipes nationales, de procéder au contrôle de qualité des évaluations/surveillances épidémiologiques ou de s'assurer de leur état de préparation à mener toutes seules ces activités à la fin du Programme. Les surveillances épidémiologiques permettent la vérification de la situation épidémiologique de l'onchocercose dans l'aire initiale où les épandages larvicides ne sont plus pratiqués. Dans les zones d'extensions (ouest et sud-est), dans certaines zones particulières de I'aire initiale soumises à la distribution de f ivermectine ou combinée avec les épandages larvicides, elles constituent également un élément d'appréciation de l'impact des activités menées. 2. De janvier à septembre 2002,498 villages ont été évalués dans neuf Pays participants de l'OCP y compris la Sierra Leone. Ces évaluations se sont déroulées tant dans l'aire initiale que dans les zones d'extension. Ils ont concerné 60 villages au Bénin, 11 au Burkina Faso, 22 èn Côte d'Ivoire, 125 en Guinée, 106 au Mali, 12 au Niger, 2l au Sénégal,60 en Sierra Leone et 8l au Togo. La méthode parasitologique classique de la biopsie cutanée permettant l'appréciation de la prévalence, l'intensité de l'infection et l'apparition de nouvelles infections éventuelles a été utilisée. Les nouvelles infections sont des infections survenant chez des enfants de moins de cinq ans qui n'ont pas reçu de traitement à l'ivermectine, ou chez des individus qui avaient été trouvés antérieurement négatifs lors de deux évaluations consécutives. En plus de la méthode parasitologique de la biopsie cutanée, l'essai à grande échelle du test de pansement à la Diethyl- carbamazine (DEC) s'est poursuivi dans quelques villages endémiques. Les évaluations épidémiologiques de 2002 complèteront l'évaluation transversale démarrée en lgg7. Elles permettront de disposer de suffisamment de données illustrant un aperçu global et une évolution de la situation épidémiologique générale dans les aires du Programme avant la fin de celui-ci. Elles serviront d'éléments de comparaison entre la situation actuelle et la situation de départ dans les différentes zones touchées par les activités de lutte. La figure 2 montre la carte épidémiologique de la zone OCP entre septembre 2000 et septembre 2002. at7 Figure 2 : Prévalence de I'onchocercose dans les villages évalués dans l'aire OCP en 2002 Surveillance épidémiologique dans l'aire initiale du Programme 3. Plus de 160 villages sentinelles de I'aire initiale de I'OCP ont été évalués par les équipes nationales pendant la periode en 2002 au Bénin, au Burkina Faso, en Côte d'Ivoire, au Ghana" au Mali, au Niger et au Togo. Les résultats sont généralement excellents dans la plupart de ces bassins sous surveillance épidémiologique. Les prévalence sont autour de ÙYo dans la majorité des villages. Au Bénin, la prévalence est passée de 5ÿ/o à l,l yo sur le Niger et ses afTluents. Il en de même de plusieurs bassins où la situation épidémiologrque était particulièrement préoccupante au début du Prograrnme. C'est le cas par exemple du village de Koutayagou dans le bassin de l'Oti-Pendjari, la prévalence passee de 83,6Yo (CMFL 29,8) en 1977 à 5,7o/o (CMFL 0,12), du village Sarmaga dans le bassin de I'Ouéme avec une prévalence de 82,6 (CMFL 34,44) en 1978 et de 7 % (CMFL 0,2) à la dernière évaluation en 2000. La prévalence ma:rimale observée sur la Volta Rouge et2002 est de 7,4Yo avec une CMFL de 0,14 (à Saro). Dans les bassins qui demeurent sous traitement ivermectine corlme ceux de l'OtiÆendjari et affluents, les prévalences observées dans les üll4ges évalués en 2002 vont de 0%o à 4,9/o. Les tendances sont excellentes sur les autres bassins de I'aire initiale au Bénin cornme sur le Sota/Alibori, le Niger, le Mékrou où les prévalences sont nulles dans la totalité des villages évalués depüs ces dernières années, 2002 y compris. Sur la Koumongou par contre la situation n'est pas encore celle escomptée On note des prévalences autour de 34% dans certaines communautés. 4. Au Togo, malgré une chute remarquable des prévalences dans la majeure partie de l'aire initiale (82,7Yo de prévalence, CMFL 17,78 et2,3 de prévalence, CMFL 0,03 en 2000 à Landa Pozanda), les données épidémiologiques ne sont pas complètement satisfaisantes sur l'Oti et ses PnEYâI.EICE Of rlcnofttEÀE XYI-L^GIS EVâLlArEl ærtrOl2t - 2ta2 L ocP pnEYtLEllCEEtrcnOft-lnES ffS Yr-LAGt§ EYâLlESSarc lt - 202 A LtcP o o o 3 0 -6 5 t-t6 la.t-30 o.r{l) )æ .J--- cqrdo OCP bilrüy (dighd, dsn, er!.n $d ,a!t qElæ aùnôn hrty) L.m OcP (i! il*, dnsh.! qrd, J.d ridiclEücoa. abldâ) orthC Èogrüm fæ hnrÿ rllt*c -. iüda O?Èiil md srdcm ad sllErn âSüûb.r G bdrdiÿ LH. tc ilt d cnÊî6idË drêst ct üd. tttH bqn|tiæ /Fro.ü&æ 18 affluents (88,5 de prévalence, CMFL 36,62 en 1976 et2l,7o de prévalence, CMFL 0,9 en 2001 à Titira, Bagan de 65,7 à2,6oÂ,). 5. Dans les villages évalués au Burkina Faso en zooz,les prévalences sont inférieures à5% sur tous les bassins "*tr. plus de 80% (98,8%, à Dangoudougou sur le Leraba/Comoe en 1978,0o/o depuis lg94) dans certains bassins au début du Programme. Les incidences sont presque nulles ainsi què tu charge microfilarienne dans les communautés. Les traitements larvicides ont été arrêtés dans là bassin ae ta Oientoa en 2001 en raison des résultats excellents qui y ont été obtenus après plusieurs années de traitements larvicides combinés au traitement à f ivermectine. Aucun nouveau "u, n,y a été décelé. Sur le bassin de la Bougouriba/Volta Noire, les prévalences les plus élevées observées en 2001 étaient de 6,60 à Mouvielo, et de 7,9yo à Salibor, avec des charges microfilariennes quasiment nulles. 6. En Côte d'Ivoire les taux de prévalence supérieur à 60% avant le début des opérations sont aujourd'hui globalement compris "ni.e 0 et 5% bien que les évaluations menées en 2000 et 2001 aient montré une tendance suspecte sur le Haut-Nzi, dans les villages de Namayeredougou (6,7%) et de Kobadara (9,2oÂ) et sur le Bandama Blanc en2002 (8,88% à Nagoungokaha)' 7. Au Niger la situation épidémiologique demeure excellente. L'évaluation épidémiologique effectuée en2002dans 25 villages dans les différents bassins a montré des prévalences nulles. g. Au Ghana, les résultats épidémiologiques sont excellents avec des prévalences nulles dans les villages évalués dans le bassin de la Sissili et de la Volta Rouge. Par contre, la situation épidémiüogique n'est pas encore satisfaisante dans les bassins de la Volta Noire (14,30Â), de Daka 1il,l%-tS,1rt) "tde la KulpawnÀ{ole (27§%) et de la Pru (plus de20% de prévalence). Toutefois, les tendances sont globaleÀent à la baisse par rapport aux résultats précédents. Des dispositions appropriée, ,..o*fugnées d'un suivi renforcé continuent d'être prises en collaboration avec l,équrpe nationale au ônana pour améliorer la couverture géographique des villages et la couverture thérapeutique des populations sous traitement à l'ivermectine. Evaluations épidémiologiques dans les zone§ d'extension du Programme g. Dans I'extension sud en Côte d'Ivoire, les taux de prévalence qui se situaient entre 20 et plus de 30% sont aujourd'ui de I'ordre de 5Yo et L5o maximum depuis l'installation du TIDC dans cette zone en 1994. Les résultats des évaluations épidémiologiques sont satisfaisants dans le bassin du Sassandra resté sous épandages larvicides saisonniers combinés à la distribution de f ivermectine jusqu,en 2001. Le traitêment larvicide aété arrêtédans ce bassin en décembre 2001 Les prévalences ïarient de O%o à 6,3yo et les charges microfilariennes avoisinent zéro. Sur la Comoé et le Marahoué les résultats sont également bons. Il en est de même dans les villages évalués dans les bassins de N'Zi et de la Bandama. 10. Après plus de quatre années d'arrêt de la distribution de l'ivermectine, une enquête épidémiologique a été conduite en juin 2001 en Guinée Bissau dans les bassins de Rio Geba et de Rio Corubal. La prévalence est nulle dans les 12 villages évalués dans le bassin de Rio Geba. Dans le bassin de Rio Corubal les prévalences sont en majorité nulles ou très voisines de 0% à l,exception du village de Cobuncara avec une prévalence de 35,6yo (56,70 en 1990 et 10,8% en 19gT: de Cuatche *r. ,n. prévalence de 23,6Yo (22,3yo en 1990 et 2,2o en 1997), et de Queue uu...r.,. prévalence de 11,8% (57,3o en 1990 et l,7o en 1997). Des investigations sont en cours pour mieux comprendre et confirmer ces résultats' 11. En Guinée, la prévalence de l'onchocercose qui jadis était comprise entre 43 % et 88 %o avant le début des traitemints, varient actuellement de O % à 10% dans la majorité des communautés ! l9 grâce aux stratégies combinées de lutte antivectorielle et traitement à l'ivermectine. Dans les bassins à la fois sous traitements ivermectine et larvicides les résultats sont assez satisfaisants, les prévalences étant nulles dans la plupart des villages évalués dans ces bassins. Cependant dans le Ùassin du Milo, une évaluation épidémiologique menée en janvier 2002 a révélé une prévalence de 29,2 (village de Badala). Ce point mérite une attention continue autant que le bassin de Kaba où les prévalencei varient de OoÂà lg,3oÂ. La situation est excellent sur le Bakoye avec des prévalences àllant de0%oà2,7oÂ. Ellesvont de}Yoà2,8o surleNiandan,0%à1,5oÂsur leTinkisso,0oÂà 7 ,9o sur le Niger, à 15 ,7o sur le Niger/Mafou, 0% à z% sur le Sankarani. 12. Dans les bassins uniquement sous distribution de l'ivermectine en Guinée, les résultats sont excellents. Les prévalences et les CMFL sont nulles dans presque tous les villages enquêtés. Ainsi, elles vont de OYo à l,60 dans les villages du bassin de Bafing évalués en 2002. La tendance était identique dans les villages enquêtés en 2001 dans ce bassin. La situation épidémiologique est également satisfaisante dans le bassin du Koulountou-Kolilba et de Kolenté. Un village du bassin de Koulountou présente toutefois une prévalence de 2l,lo (CMFL 1,07). En somme, en Guinée, la situation épidémiologique a connu une amélioration remarquable mais une vigilance doit être maintenue en certains points de quelques bassins comme le Milo, le Koulountou, le Niger/IvIafou etc. 13. Au Sénégal, des évaluations épidémiologiques simples entreprises en mai 2002 dans 25 villages des bassins de la Falémé et de la Gambie traités à l'ivermectine seul depuis 1988 ont 1nont.ér des résultats excellents. Les prévalences varient de 0o 6,96o (Guemedie, bassin de la Falémé). Sur 18 villages évalués dans le bassin de la Gambie en2002,les prévalences nulles partout sauf dans le village de Ossounkala 1,25 %, à Bamboya (l%) et à Tépéré Diantou (0,4%). Toutes les infections ont été notées chez des sujets âgés de plus de 20 ans. Aucune nouvelle infection n'aété observée dans ces bassins. 14. Dans les bassins de l'extension sud-est au Togo et au Bénin encore sous épandages larvicides combinés avec la distribution de l'ivermectine, les évaluations épidémiologiques réalisées ont objectivé des tendances épidémiologiques satisfaisantes sur l'ensemble des bassins. Au Togo, hormis la zone d'intervention spécifique (ZIS) constituée par les bassins de la Kéran, de la Kara et de la Mô, où Ia situation épidémiologique n'est pas tout à fait satisfaisante, le reste de la zone OCP présente des prévalences inférieures à 50 et des charges microfilariennes quasiment nulles. Tous les villages montrent une régression drastique de leur prévalence par rapport au début de la lutte (Tokpo de 85,1 à2,5 o/o ). Dans 54 villages évalués sur 65 dans I'extension sud, soit 88 % avaient une prévalence inférieure à 5 oÂ. Sur 60 villages évalués au Bénin, 52 (87 %) on a enregistré des prévalences allant de 0 et 5 o/o. La prévalence est passée de l\Yo à ll % sur l'Okpara, de 72, 4% à 1,8 oZ sur le Zou. Sur le Mono et l'Ouémé, malgré des prévalences autour de 20o à 30 % observées dans certains villages, on note tout de même une tendance à la régression. Les Charges Microfilariennes de la Communauté (CMFC) sont quasiment nulles dans presque tous les villages évalués. 15. Une évaluation épidémiologique a pu être effectuée en juillet 2002 dans 60 villages des principaux bassins du nord de la Sierra Leone en dépit des difficultés de terrain, par l'équipe nationale du pays avec l'appui technique, financier et logistique de I'OCP. La situation est manifestement préoccupante. En effet, les prévalences relevées dans les localités enquêtées vont lg,8o (CMFL 0,61) à Mafuri dans le bassin de Mabole à73,30 à Kotor (CMFL 9,4) dans le bassin de Kaba. La prévalence à la dernière évaluation dans ce village (Kotor) en 1996 était de 34,7%o avec une CMFL de 2,13. Outre les études épidémiologiques, la situation actuelle de l'onchocercose dans le pays mérite des études complémentaires, telles que des investigations entomologiques 20 approfondies et des études socio-démographiques en vue de mieux la cerner et envisager les actions qui s'imposent dans les meilleurs délais. 16. La situation épidémiologique a connu une certaine amélioration dans les zones d'interventions spécifiques (Guinée, Togo). Les tendances épidémiologiques sont en déclin mais une attention soutenue et des actions énergiques doivent être envisagées pour ces zones tant sur le plan entomologique, épidémiologique que de la distribution de l'ivermectine. L'attention à ces zones ne devra pas faire oublier les autres bassins tels que l'Ouémé et l'Okpara, le Milo, etc où l'on note quelques foyers de résultats peu satisfaisants. La Sierra Leone quant à elle constitue une entité spéciale méritant une considération particulière. Evaluations ophtalmologiques 17. Des évaluations ophtalmologiques ont été entreprises dans des villages de la Basse Comoé en Côte d'Ivoire de février à mars 2002 et dans des villages du Bénin en décembre 2001 dans le bassin du Zol, Okpara, Ouémé, afin de mesurer l'impact de la lutte sur les lésions onchocerquiennes oculaires dans ces zones. Les résultats enregistrés sont encourageants à l'instar de ceux des évaluations antérieures de ces dernières années dans d'autres bassins du Programme. On observe une régression remarquable des lésions de la chambre antérieure de 1'æil quoiqu'il demeure par contre une stabilisation de celles de la chambre postérieure. Aucune microfilaire oculaire n'a été décelée et il n'a pas été observé de nouvelles personnes devenues aveugles du fait de l'onchocercose. III. BIOSTATISTIQUEETINFORMATIQUE l. Dans la perspective de la fermeture du Programme en décembre 2002, le service Biostatistique et système d'information (BIS) a poursuivi et intensifié le transfert des outils informatiques (équipements, programmes, bases de données et guides utilisateurs) aux Pays participants. A cet effet il a été organisé cette année un atelier qui a regroupé les informaticiens, les gestionnaires de bases de données et un épidémiologiste, pour faire un diagnostic exhaustif des problèmes liés aux applications et aux bases de données correspondantes. Ainsi, les programmes de consultation et d'analyse des données entomo-épidémiologiques ont été revus en détail et améliorés. Les interfaces et les menus ont été aussi amendés afîn de rendre leur utilisation plus aisée, les banques de données apurées et complétées, les guides utilisateurs actualisés. L'unité a poursuivi la saisie et la validation des données entomologiques et épidémiologiques, I'assistance informatique au sein du Programme par la maintenance des différents équipements et programmes sources, celle du réseau local et des services associés comme I'Internet et le courrier électronique. Cette assistance concerne également la formation continue en informatique, la gestion des différentes banques de données ainsi que leur sauvegarde. 2. La mise à jour des différentes banques de données par des informations collectées sur le parasite, le vecteur et le traitement à I'ivermectine a été entreprise. Un effort particulier a été accompli pour la collecte auprès des pays de plus de 500 dossiers d'évaluations épidémiologiques pour la saisie et la mise à jour des bases de données. De même la banque des données disponibles du TIDC de 1987 à 2002 initialement saisies par les pays ont été vérifiées et utilisées par I'OCP. En somme une attention particulière a été accordée, dans le cadre de l'actualisation des banques de données, aux analyses de routine des données ophtalmologiques, épidémiologiques, de la distribution de I'ivermectine et celles des études socio-démographiques réalisées dans les bassins du TinkissoÀ,lafou (Guinée), de la KaraÆ(éranlMô (Togo), de la Pru (Ghana) et de la Koumongou (Bénin). t 2l 3. Avec l'appui d'un ophtalmologue et d'un statisticien, il a été initié une nouvelle banque composée des données ophtalmologiques de 1974 à 2002. Cette banque comporte les données de 239 vlllages avec plus d'une centaine d'indicateurs ophtalmologiques. L'analyse approfondie de cette banque de données a permis la rédaction d'un document détaillé sur l'évolution du parasitisme oculaire, de Ia cécité et des lésions oculaires. 4. Avec la collaboration de l'université de Rotterdam I'OCP a entrepris l'archivage et la conservation de toutes les données du Programme sous forme de «simples fichiers rectangulaires» indépendants des formats de logiciels courants (VisualBasic, DBase, Access,...). Ces données collectées depuis près de 30 ans dans un but opérationnel et scientifique, joueront un rôle prépondérant dans l'avenir pour le contrôle de I'onchocercose, les activités de santé publique et les recherches. Chaque banque de données a été documentée et référencée en détail en spécifrant les buts, I'histoire, la méthode de collecte, les formulaires, les opérations utilisées, la codifrcation, les données de base, les données calculées, la définition, le mode et les formules de calcul. 5. Dans le cadre de l'archivage et de la conservation des données du Programme, une base de données spécifique a été conçue pour le recensement exhaustif des personnes ayant travaillé pour I'OCP de 1974 à 2002: personnels OCP, personnels des pays participants, consultants, coordonnateurs, hydrologues, hydrobiologistes et entomologistes nationaux, membres du groupe écologique (GE), membres du comité consultatif des experts (CCE). Cette banque historique servira certainement de banque de référence pour des recherches futures. 6. Dans le but de renforcer les capacités opérationnelles des Pays participants du Programme pour la gestion des données, l'OCP a doté les coordinations nationales, certains districts et sous- secteurs de chaque pays de matériels informatiques très performants. Le développement des capacités d'utilisation du matériel informatique a été renforcé. Des formations ont été organisées à I'intention des équipes nationales afin qu'elles soient en mesure de dépouiller, saisir, valider et analyser les données collectées lors des évaluations épidémiologiques ou des traitements à I'ivermectine. Pour un transfert optimal des compétences, ces formations ont concerné trois techniciens de chaque pays : l'agent chargé de l'épidémiologie, l'entomologiste et I'informaticien ou le statisticien. Il s'agit d'une formation approfondie de formateurs ayant porté sur les applications NewEpicros, VCUDataManager et HealthMapper. L'objectif de cette formation est l'appropriation par tous les participants des différents outils de saisie, de consultation et d'analyse intégrée des données épidémiologiques, entomologiques et du traitement à l'ivermectine. Des informaticiens ou des statisticiens ont été associés à cette formation dans le but de constituer une équipe de personnes ressources à même de résoudre efficacement les problèmes inhérents à l'utilisation des applications transférées. Enfin les modules sur la gestion des données ont été finalisés. 7. Le Programme a accordé une attention spéciale lors de la formation des techniciens à l'outil opérationnel d'analyse spatiale intégrée des données collectées dans le cadre de la lutte contre I'onchocercose (épidémiologie, entomologie, ivermectine, hydrologique et hydrobiologique) qu'est le logiciel HealthMapper, développé par l'unité HealthMap de I'OMS à Genève en collaboration avec l'OCP. Ce module simple et pratique pour les décideurs et les techniciens des Pays participants est une valeur ajoutée à la méthode traditionnelle d'analyse des données. 8. Le site web du Programme est en cours de réalisation. Celui du centre de documentation, accessible uniquement en interne, est opérationnel pour la consultation des références bibliographiques et des documents techniques des Programmes OCP et APOC. Pour permettre une lulgarisation de ces informations en direction des Pays participants, ce site a été transcrit sur des CD-ROM sous formes de documents multimédias. 22 9. Le réseau local du Programme a été consolidé par le remplacement de certains équipements et le systèn-re infomratique sécurisé par des antivirus puissants. Les procédures pour le sécuriser davantage des attaques externes afin de protéger les volumineuses données scientifiques ont été achevées. Les assistants magasiniers de I'OCP ont été formés à la gestion informatisée des stocks. D'une façon générale la compétence en informatique du personnel de l'OCP/APOC a été renforcée en utilisation des logiciels courants et une assistance particulière a été fournie à 1'OMS/Afro pour le développement d'une application et aux représentations de I'OMS au Burkina Faso et en Côte d'Ivoire pour la gestion comptable (imprest) et la gestion des stocks. IV. ACTIVITES DU CENTRE DE DOCUMENTATION L'OCP, pendant 28 ans, a mené des activités aussi intenses que variées. Il a constitué durant toute son existence, une impressionnante mémoire faite de rapports statistiques et séries complètes de documents relatifs aux réunions des organes statutaires et autres. L'ensemble de cette immense source d'information est disponible au Centre de documentation de l'OCP. Un projet de traitement des documents techniques et des archives de I'OCP et de I'APOC a été initié en septembre 1999 en vue de rassembler leurs données respectives sur un support électronique. Le souci majeur qui sous-tend cette initiative est de garantir la conservation, le classement, l'accès et la consultation rapide ; de diffuser quelques références sélectionnées par le biais de I'INTERNET ; de graver sur CD-ROM les références bibliographiques et texte intégral des publications scientifiques (articles parus dans les ouvrages ou revues scientifiques, rapports personnalisés et certains rapports anonymes) produites par les deux Programmes. 1. Inventaire I L'inventaire au niveau du siège de l'OCP à Ouagadougou : cette opération a été effectuée dans toutes les unités en 2002. Le personnel du service de documentation est passé dans tous les bureau afin d'aider à élaguer les documents en double, les brouillons et autres documents jugés de peu d'importance par les occupants de ces bureaux. L'inventaire et le transfert a été également entrepris dans les services des bases Opérationnelles. 2. Transfert des documents administratifs Le rangement, le transfert et le stockage de tous les dossiers administratifs importants de l'OCP ont été effectués. 3. Scannage des documents et saisie des références bibliographiques Tous les documents des réunions statutaires ont été scannés. Des CD-ROMs ont été préparés, multipliés et distribués aux coordonnateurs nationaux. Les rapports techniques de l'Unité de Lutte Antivectorielle ainsi que ceux de l'Unité de Planification, Evaluation et Transfert ont également été scannés. Leurs références bibliographiques ont été saisies dans le logiciel documentaire BiblioMaker. Une version provisoire est déjà disponible sur intranet. Les références bibliographiques du livre «20 années de lutte contre l'onchocercose» ont été saisies et ses articles scannés. Ils sont aussi disponibles sur CD-ROM. 4. Développement du Service aux utilisateurs Pour la période couverte par le présent rapport, le Centre de documentation a connu une fréquentation intense des utilisateurs externes (Experts et Consultants de OCP/APOC, Etudiants de l'Ecole de la Santé et de la Faculté des sciences de la santé, des élèves du secondaire et aussi t 23 quelques élèves du primaire) d'où une demande élevée de bibliographies, d'articles et de documents d'information. 5. Relations avec d'autres institutions Le Centre de documentation entretient une bonne collaboration avec les unités documentaires du système des Nations Unies et d'autres Organismes Internationaux basés au Burkina. Il est membre de l'Association pour l'Information et les Bibliothèques de Santé en Afrique (AIBSA dont le sigle en anglais est AHILA). Le Centre pratique le prêt interbibliothèque. 6. Diffusion des informations Dans le souci de disposer sur support électronique les documents importants du Programme, il a été initié «un projet de traitement informatique des documents techniques>>. Cette action vise une diffusion plus facile et un partage des informations de I'OCP et de I'APOC avec les chercheurs et autres bénéfi ciaires. V. DOCUMENT D'INFORMATION: MACROFIL / FILARIOSES R&D 1. Etudes cliniques 1.1 Une étude effectuée par I'OCP dans deux foyers endémiques de I'onchocercose au Ghana (Asubende dans le bassin de la Pru et Bui dans la basse Volta noire) en 1997 a révélé l'existence d'individus atteints d'une microfilarémie persistante et significative. Les deux foyers avaient été soumis à une lutte antivectorielle prolongée et reçu plusieurs traitements à I'ivermectine. Selon une défrnition convenue de travail, les individus ayant un taux de mf/b : ou ) l0 après 9 traitements ou plus à I'ivermectine sont qualifiés d"'insensibles au traitement"; les individus ayant une biopsie cutanée négative après un temps d'exposition similaire au traitement sont qualifiés de "sensibles". La pathogénie de l'insensibilité au traitement pourrait être due à un échec ou à une absorption défectueuse du médicament, à une exposition sous-optimale au médicament, à des interactions défavorables, à des facteurs propres à chaque patient, à une résistance du parasite et peut-être à d'autres facteurs. Une érude ouverte de cas fut conçue en vue d'étudier le phénomène. Cette étude a impliqué I'OCRC à Hohoe, la Division de la Lutte contre I'Onchocercose du Ministère de la Santé du Ghana, le "Noguchi Memorial Institute for Medical Research" de l'Université du Ghana. Les objectifs de l'étude étaient de vérifier si les microfilaires etlou les vers femelles adultes d'Onchocerca volvulus chez les sujets insensibles aux multiples traitements avaient développé ou non une résistance à I'ivermectine et de fournir du matériel caractéristique du parasite pour aider au développement d'outils de détection d'une telle résistance. Les individus en question ont été étudiés à I'OCRC de la manière suivante: Confirmation et reclassification de I'historique de l'absorption du médicament sur la base des résultats des biopsies cutanées Exclusion des maladies sous-jacentes ou des interactions défavorables avec d'autres médicaments Re-traitement à l'ivermectine et nouvelle étude pharmacocinétique Détermination de la sensibilité des microfilaires au 8"' jour (% de réduction par rapport au nombres initiaux, absorption et développement des mf p.ar le vecteur après gavage des mouches) Détermination de la sensibilité des vers adultes aux 90"'" etlou 364"*" jours (embryograûrmes, microfilaires sous-cutanées, gavage des mouches) Sauvegarde du matériel du parasite pour de futurs sondages de recherche de marqueurs de résistance à I'ivermectine. 24 16 cas extraits de la base de données de I'OCP ("individus insensibles") ont été comparés à 12 individus sensibles provenant des mêmes foyers et l4 individus provenant d'une zone (bassin du Todzi) où aucune distribution d'ivermectine ("vierge d'ivermectine") ni aucune lutte antivectorielle n,avaient encore été effectuées. Après ré-examen des cas et des individus sensibles, il y avait 2l cas et 7 individus sensibles. L'étude sera achevée en fin aoit2OOZ et les résultats seront présentés auCCE23 t.2 albendazole + ivermectine / DEC Etant donné que le programme d'Elimination de Ia FL pourrait être envisagé dans certaines zones comme un programme exécuté en coordination avec les programmes de lutte contre I'onchocercose, il a été reconnu que des études cliniques complémentaires portant sur la PK, I'innocuité et I'efficacité des combinaisons ivermectine ou DEC + albendazole étaient justifiées. Trois études ont donc été initiées: 1.2.1 Etude d'innocuité et d'efficacité de la combinaison albendazole + ivermectine dans le traitement de la FL et des helminthes intestinaux sur l'île de Pemba (Dr. M. Dahoma). 1000 sujets comprenant des individus positifs de la FL. La phase de traitement de cette étude est achevée. L'anàlyse des données se poursuit et les résultats sont attendus d'ici décembre 2002. 1.2.2 Albendazole + DEC, pharmacocinétique, étude d'innocuité (Dr. K' Shenoy) Cette étude est terminée et à fourni des données de PK indiquant qu'il n'y a aucune interaction médicamenteuse entre I'albendazole + la DEC. 1.2.3 Etude d'innocuité, d'efficacité et de PK de la combinaison Alb + DEC (Dr. N. Kshirsagar)' 1400 sujets d,une région endémique de la FL en Inde ont été traités, l'étude de suivi après I an (évaluat-ion de la minocturne, sciotale et par le test à la carte ICE) a été achevée. L'étude a été prolongée en vue d'étudier I'effet d'un second traitement et l'on s'attend à ce qu'elle soit finalisée (suivi de deux ans) en septembre 2002. 1.3 Moxidectine La moxidectine est un produit vétérinaire que les scientifiques de TDR ont étudié pour son action sur les vers filariarieni qui montre qu'il a un meilleur profîl que I'ivermectine. La compagnie pharmaceutique WyETH a entrepris les études cliniques, techniques et d'homologation en vue de déterminer si la moxidectine peut être évaluée chez les patients d'Onchocerca volvulus. Les résultats des études que WYETH a entreprises ont permis de définir la plage des dosages à utiliser dans les futures éiudes d'efficacité et d'innocuité. Les consultations avec les autorités d,homologation des médicaments du R-U et de la France sur la convenance d'évaluer la moxidectine sur les patients ainsi que celle de la stratégie clinique de son développement ont été bien accueillies et approuvées. Les àctivités actuelles sont centrées sur la stratégie et la conception de I'étude de phase Ii-à entreprendre à l'OCRC, ce qui a été finalisé au cours d'une récente réunion à WyETH (20-21août, 2002). Por. I'exécution de cette étude, un "accord de hansfert clinique" doit être négocié entre WYETH et I'OMS ; l'on s'attend à ce que cet accord soit conclu durant le troisième trimestre de l'année 2002 et que l'étude démarre en Octobre-Novembre 2002. Elle portera sur 193 patients présentant différents niveaux de microfilarémie et de maladie oculaire, comparera plusieurs doses à'ivermectine contre plusieurs doses de moxidectine par rapport à la question à'innocuité et d'efficacité et un suivi de 18 mois. Les résultats de cette étude serviront de feu vert ou d,arrêt pour les futures études de Phase III qui devront être entreprises sur plusieurs sites / dans I 25 plusieurs pays. La recherche de ces sites a été initiée au cours d'une récente réunion de I'APOC avec les coordonnateurs nationaux de lutte contre l'onchocercose à Abuja, Nigéria. 2. Activités de recherches pré-cliniques 2.1 Outil de détection de la résistance à l'ivermectine En juin 1999, une réunion sous l'égide de I'OMS intitulée "Résistance à l'ivermectine chez Onchocerca volvulus: Outils de détection" a été tenue aux sièges des programmes APOC/OCP, à Ouagadougou. Cet atelier a conclu qu'il était possible de développer un test basé sur l'analyse du PCR en vue de détecter la résistance à I'ivermectine ou des changements dans les fréquences des allèles à certains locus qui peuvent servir de marqueurs de la résistance à l'ivermectine chez O. vollulus. Deux équipes focalisées furent formées, une en Afrique de l'Ouest pour entreprendre les travaux sur le terrain, et un groupe intemational (l'Equipe de Développement des Produits) pour entreprendre les travaux de laboratoire. Durant la première année du projet, I'identification des gènes candidats à la résistance à l'ivermectine ayant un lien avec la résistance à l'ivermectine chez Haemonchus contortus et C. elegans fut réalisée en vue d'identifier les gènes susceptibles d'avoir un lien avec la résistance à l'ivermectine chez O. volvulus. Durant la deuxième année, sur la base de I'expérience avec H. contortus et C. elegans, des gènes candidats de O. volwlus prélevés sur des populations en provenance de zones "non sélectionnées" (zones non traitées) et de zones "exposées à I'IVM" furent examinés à la recherche de polymorphisme et une brève liste de gènes marqueurs et de leurs allèles fut déterminée. Les Onchocerques exposés à I'IVM provenaient d'individus qui avaient reçu au moins 6 traitements à I'IVM. Outre I'examen des gènes candidats à la résistance à I'IVM, la base de données d'EST des Onchocerques fut examinée à la recherche de toutes les séquences dans lesquelles il y avait des indications de polymorphisme et un certain nombre d'EST polymorphes furent identifiés. L'année dernière, I'analyse des différences de polymorphisme entre les vers provenant des zones non sélectionnées et ceux provenant des zones exposées à l'IVM à la recherche aussi bien des gènes candidats à la résistance que des EST qui montraient un polymorphisme s'est poursuivie. Trois gènes candidats avaient un polymorphisme nettement différent chez les vers provenant des zones non sélectionnées et de celles traitées à I'IVM. Des nodules furent collectés de plus de régions, en vue de déterminer si les différences de polymorphisme pouvaient être attribuées à I'historique de traitement ou à la provenance géographique de la collecte. Cette analyse du polymorphisme dans les gènes identifiés, utilisant le matériel collecté d'un plus grand éventail de régions, s'est poursuivie. En même temps, deux analyses basées sur un PCR rapide ont été développées pour surveiller la fréquence des allèles associés à la résistance d'un des gènes marqueurs identifiés chez O. volwlus. D'autres gènes montrant des différences de polymorphisme entre les populations de O. volvulus des zones non traitées et des zones traitées seront évalués de manière plus approfondie et s'ils s'avèrent être des marqueurs fiables de la résistance à l'ivermectine dans toutes les régions où des vers ont été collectés, ils seront utilisés pour développer des analyses basées sur le PCR en vue de détecter la résistance à l'ivermectine. Jusqu'ici, un des gènes marqueurs montre une forte corrélation positive entre la fréquence d'un allèle particulier et le nombre de microfilaires après le traitement à I'ivermectine. A la fin de la quatrième année, une solide analyse au PCR en vue de détecter les changements dans les allèles des gènes candidats de O. volvulus chez le microfilaire aura été achevée et évaluée sur un grand nombre d'échantillons de O. volvulus provenant de plusieurs régions d'Afrique. A ce stade, I'analyse dewait être prête pour le suivi de la surveillance sur le terrain. Ce projet contribuera à la lutte durable contre O. volvulus par la mise au point d'une méthode d'analyse permettant de détecter la résistance à I'ivermectine avant que les gènes résistants ne deviennent très répandus dans la population du parasite. La détection précoce du développement de la résistance perrnettra de prendre des mesures alternatives de lutte pour éliminer les gènes résistants avant qu'ils ne se répandent 26 2.2 Optimisation du test de pansement à la DEC Sur la base des discussions avec LTS Lohman Therapie-Systems AG, une compagnie allemande spécialisée dans les systèmes d'administration percutanée des médicaments, leur expertise a été évaluée et un accord pour effectuer le travail (APW) signé. Ce travail a donné 3 prototypes de pansement. Sur la base des résultats d'une étude de stabilité à court terme, une des formulations qui ànt été mises au point a été choisie. La formulation choisie est la plus stable, mais néanmoins il a été observé un. légèr. diminution du contenu du médicament avec le passage du temps. Cette diminution est très-probablement due au fait qu'une partie du médicament s'est évaporée par les bords du pansem.ni dun, la poche le contenant (le citrate doit être converti en base libre in situ pendant lé processus de fabrication et cette base libre est liquide à la température ambiante). Des produits de dégradation qui pourraient expliquer la perte du médicament n'ont pas été observés et àans les pansements vleiitis, des concentrations plus élevées du médicament ont été trouvées au centre du pansement comparé aux bords périphériques. Afin de réduire au minimum ces pertes, un matériau d'emballage primaire plus inerte sera utilisé durant la production des échantillons cliniques. La date de prôduction pié*. est la deuxième semaine de septembre2002, date à partir de laqueile les pansemônts pounont être livrés jusqu'en mi-novembre. A ce moment les études cliniques pourraient commencer. 3. Activités de découverte des médicaments pour I'identification de nouveaux médicaments prometteurs contre les Filarioses, le groupe de Découverte des Médicaments de TDR aborde les filarioses dans le contexte d'une approche de découverte de médicaments à action multi-parasitaire. 3.1 Renouvellements des subventions. Deux subventions majeures de recherches pour la découverte de médicaments sont actuellement financées par le canal de MACROFIL. 3.1.1 M. Kron (Université de l'Etat du Michigan, Etats-Unis) utilise une approche rationnelle et ciblée pour Ia recherche d'inhibiteurs f,rlariens contre la synthétase de I'asparagine tRNA de B. malayi. Seize composés prometteurs issus d'un criblage à grand débit d'une grande banque chimique diversifiée sont suivis par la synthèse et I'analyse d'analogues. Deux de six composés examinés étaient toxiques sur des vers adultes cultivés à la concentration de 25 micromoles, mais I'on s'attend à ce que i'optimisation de la structure et le choix des analogues, basés sur la structure tridimensionnelle de l'enzyme, améliorent cette activité. En outre, une synthétase lysylique unique de tRNA de Wolbachia a été formulée, en vue d'un criblage à grand débit de cette nouvelle cible potentielle du médicament. 3.1.2 C. Behm (Australian National University) a utilisé I'interférence du RNA (RNAi) pour valider la synthetase de trehalose-6-phosphate et deux isoformes de trehalase comme nouvelles cibles potentielles du médicament chez C. elegans. D'autres enzymes sont en cours d'évaluation comme cibles potentielles. 3.2 Evaluation de composés 3.2.1 Tibotec. Le criblage d'environ 9000 composés dans le crible du T. colubriformis du test in vitro de développement larvaire effectué à Tibotec a produit produit environ 60 composés prometteurs conirmés. Tous excepté 8 proviennent de BioSPECS. Les composés disponibles en quantité suffisante et dont les structures sont prometteuses seront envoyés à S. Townson pour une évaluation plus approfondie de leur action contre O. gutturosa. 27 3.2.2 S. Townson. Une étude détaillée par S. Townson (Northwick Park Institute for Medical Research; London, UK) de nombreux antibiotiques disponibles laisse penser que la minocycline est lc candidat le plus prometteur pour une évaluation plus approfondie. Un accord pour l'évaluation d'un grand nombre de nouvelles tétracyclines est en cours de négociation avec Paratek (Boston, MA, USA). Egalement, environ 800 composés non-antibiotiques (dont la plupart proviennent de GSK, choisis parmi les pharmacophores ayant une activité anti-filarienne connue ou probable) ont été évalués pour leur activité contre les vers adultes de O. gutturosa en culture. Environ 30 ont été évalués de façon plus approfondie pour leur activité contre le microfilaire chez les souris. Des analogues des composés actifs les plus prometteurs ont été sollicités pour d'autres études y compris des antibiotiques, des composés de pharmacophores choisis en provenance de GSK, et potentiellement des tétracyclines. 3.2.3 Une collection ciblée de 220 composés supplémentaires, choisis parmi les pharmacophores ayant une activité antifilarienne connue ou probable, a été achetée auprès d'Olivia (Princeton, NJ, USA) et est en cours d'évaluation par S. Townson. 3.2.4 Une banque chimique diversifiée de plus de 10000 composés sera criblée pour toute activité contre C. elegans dans deux systèmes d'analyse actuellement mis au point par Cambria Biosciences (Bedford, MA, USA): une analyse détecte les changements des fonctions nucléaires chez les nématodes, et l'autre cible les enzymes impliquées dans le processus de sécrétion de la protéine chez le ver.

28 TROISIEME PARTIE ADMINISTRATION ET SERVICES DE SOUTIEN t a29 ADMINISTRATION ET SERVICES DE SOUTIEN Objectifs, organisation et fonctionnement des services l. L'unité d'administration et des finances assure une tâche de soutien aux unités opérationnelles, techniques et scientifiques. Dans le cadre des budgets approuvés, elle gère les ressources humaines, financières, et matérielles du Programme, s'appuyant sur une structure de quatre services distincts : personnel, budget et finances, transports et télécommunications, l'achat et entretien de l'équipement et du matériel. En outre, I'unité met ses divers services à la disposition d,APOC. Fermeture de l'OCP 2. Pour orienter le processus de fermeture et permettre d' aboutir aux meilleures décisions dans chaque domaine, le Directeur régional de I'OMS pour I'Afrique a mis sur pied un groupe de travail tripartite comprenant des membres du personnel du Bureau régional pour l'Afrique (AFRO), OCP, et APOC. AFRO en a assuré la présidence. Le groupe s'est réuni à Ouagadougou, deux fois en 2001, et une dernière fois en mai 2002. Le groupe, chargé de faire des recommandations au Directeur régional pour décision f,rnale, s'est penché sur la fin des opérations et le meilleur parti à tirer des biens et structures existant à Ouagadougou et sur le terrain. Egalement, tout le domaine des ressources humaines a été passé en revue. Enfin Ie groupe a souligné la nécessité d'un budget prévisionnel couvrant la période du l"' janvier au 31 mars 2003 pour les activités, par un certain nombre de membres du personnel, de clôture définitive de tous les dossiers administratifs et techniques de I'OCP. Tenant compte des exigences du Programme, du bon ordre administratif et financier, et du cadre tracé par le groupe de travail, l'unité d'administration et des finances a pris ou envisagé une série de mesures résumées dans les paragraphes ci-dessous. Budget et flnances 3. Le budget pour 2002, approuvé à la vingt-deuxième session du Comité conjoint du Programme tenue à Washington D.C. en décembre 2001, s'élève à US$ 12 266 000, en réduction de lTYo par rapport au budget approuvé pour 2001, conformément à l'état d'avancement du Programme vers son terme entraînant des activités de lutte anti-vectorielle plus réduites. Le nombre de comptes bancaires gérés par le service du Budget et Finances diminue progressivement : il en restait 12 en août 2002, répartis dans 8 pays. Personnel 4. Un désengagement progressif du personnel, commencé il y a une décennie, s'est accéléré. Une étape majeure avait constitué, en 1993,le passage d'un grand nombre de contrats du personnel d'un statut OMS à des contrats d'engagement spécial, moins onéreux et plus proches des conditions nationales d'emploi. La tendance s'est poursuivie, et, en outre, des mesures sont prises pour ne remplacer les postes devenus vacants que par des contrats temporaires ou de courte durée. Au l" aoît 2002,248 personnes étaient employées à I'OCP, dont 79 sous des contrats OMS/OCP, et 169 sous d'autres types de contrats et notamment d'engagement spécial. 5. En cette fin de programme, I'OCP s'efforce d'orienter le personnel expliquant les droits de chacun, et, appuyé en cela par le Directeur régional de I'OMS pour I'Afrique, en soutenant les recherches d'emploi auprès d'autres organismes. Concrètement, des discussions sont en cours pour qu'une partie du personnel, selon les qualifications de chacun, puisse être reprise par les organisations qui continueront d'æuvrer directement dans le domaine de l'onchocercose (APOC, I 30 équipes dans les zones d'intervention spéciales après l'OCP), ou travaillant dans un cadre de santé plus vaste (Centre de Surveillance pluripathologique pour l'OMS- région Afrique, Représentations de I'OMS). Certaines mesures de formation complémentaire à celles déjà mises en ceuvre par l'OCP dans le passé, sont prises notamment dans les domaines du secrétariat, documentation, informatique, travail de laboratoire, formation et perfectionnement aux techniques de télécommunications, formation et sensibilisation des chauffeurs et mécaniciens au maintien du parc automobile. Outre que la qualité du travail à l'OCP s'en trouve renforcée, la formation acquise constitue un atout pour les membres du personnel notamment dans leurs recherches d'emploi. Approvisionnements et services 6. Ce secteur s'occupe de la gestion des biens du Programme, et de divers services. Concernant les biens du Programme, il s'agit de la gestion des achats, des stocks, ainsi que de la liquidation des articles obsolètes ou devenus excédentaires. Les achats se font soit sur place, sur le plan local, soit sur le plan international via le Service d'approvisionnements du Siège central de 1'OMS. Les achats de véhicules et de biens d'équipement majeurs ont totalement cessé en cette fin de Programme, et les achats d'insecticides sensiblement diminué. En lue de la fermeture du Programme, tous les inventaires de biens mobiliers et immobiliers ont été revus en détail. Transports et télécommunications 7. Ce service est responsable d'un parc automobile et d'un réseau de télécommunications qui ont toujours constitué des éléments indispensables à la marche du Programme. La flotte a connu, ces dernières années, une réduction progressive au fur et à mesure de l'avancement du Programme vers son terme et de la reprise des activités par les pays. Elle comporte encore 151 véhicules, dont 91% tout terrain mis à la disposition des équipes nationales pour les activités liées à la lutte anti- vectorielle et à la surveillance épidémiologique. 8. Le Programme possède un garage central à Ouagadougou, entièrement équipé pour I'entretien des véhicules et les réparations, y compris majeures, et doté du personnel compétent à cet effet. Ce garage comprend également un magasin central de pièces de rechange qui approvisionne quatre magasins satellites sur le terrain. Les stocks détenus ont permis d'éviter un grand nombre d'immobilisations de véhicules. Les achats de pièces sont gelés depuis l'an dernier, et un assainissement des stocks excédentaires est poursuivi. En outre, le service gère cinq cuves de carburant d'une capacité totale de près de 60 000 litres. 9. Les véhicules en bon état à la fin du Programme seront répartis entre les pays d'une part, et les organismes concernés de l'autre : APOC, les équipes dans les zones d'intervention spéciales après I'OCP, le Centre de Surveillance pluripathologique pour I'OMS- région Afrique, et les Représentations de I'OMS. Une formule est en cours d'élaboration pour le maintien du garage et de ses composantes par les diverses parties. 10. Quant au réseau de télécommunications, il comprend 45 stations de radios/téléscripteurs répartis à travers toute l'aire du Programme, et un réseau d'entretien et de réparations à Ouagadougou. Ici encore, une formule est à I'étude pour le maintien de I'ensemble du réseau et de l'atelier au profit du travail de santé en Afrique de l'ouest. I t

Основные сведения
Тип документа Technical Documents
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения