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Vingt-sixième Assemblée mondiale de la Santé, Genève, 7 - 23 mai 1973: partie II: comptes rendus in extenso des séances plénières: procès-verbaux et rapports des commissions

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ACTES OFFICIELS DE

L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ N° 210

VINGT- SIXIÈME

ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ GENÈVE, 7 -23 MAI 1973

PARTIE II COMPTES RENDUS IN EXTENSO DES SÉANCES PLÉNIÈRES PROCÈS- VERBAUX ET RAPPORTS DES COMMISSIONS

ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE GENÈVE 1973

Liste des abréviations employées dans les Actes officiels de l'Organisation mondiale de la Santé : AIEA BIRD BIT BSP

Agence internationale de l'Energie atomique

Banque internationale pour la Reconstruction et le Développement Bureau international du Travail Bureau sanitaire panaméricain Comité administratif de Coordination

CAC CEA

Commission économique pour l'Afrique Commission économique pour l'Asie et l'Extrême- Orient

CEAEO CEE

Commission économique pour l'Europe Commission économique pour l'Amérique latine Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales

CEPAL CIOMS

CIRC

Centre international de Recherche sur le Cancer Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture

CNUCED - Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement FAO FI SE

Fonds des Nations Unies pour l'Enfance Fonds des Nations Unies pour les Activités en matière de Population Organisation de l'Aviation civile internationale Organisation internationale du Travail Organisation intergouvernementale consultative de la Navigation maritime Organisation météorologique mondiale Organisation mondiale de la Santé Organisation des Nations Unies pour le Développement industriel Organisation panaméricaine de la Santé Organisation de l'Unité africaine

FNUAP OACI OIT

FNULAD - Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues

OMCI OMM OMS

ONUDI OPS

OUA

PNUD UIT

-

Programme des Nations Unies pour le Développement Union internationale des Télécommunications

UNESCO - Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture UNITAR - Institut des Nations Unies pour la Formation et la Recherche UNRWA - Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche- Orient

Les appellations employées dans les Actes officiels de l'Organisation mondiale de la Santé et la présentation des données qui y figurent n'impliquent de la part du Directeur général aucune prise de position quant au statut juridique de tel ou tel pays ou territoire, ou de ses autorités, ni quant au tracé de ses frontières.

IMPRIMÉ EN SUISSE

La Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé, tenue au Palais

des Nations, à Genève, du 7 au 23 mai 1973,

a été convoquée conformément

à la résolution EB5O,R19 du Conseil exécutif (cinquantième session), Le compte rendu des débats de la Vingt- Sixième Assemblée mondiale

de la Santé est publié en deux parties, Les résolutions et les annexes figurent dans les Actes officiels N° 209, Les comptes rendus des séances plénières et des séances des commissions, ainsi que la liste des délégués et autres participants, l'ordre du jour et d'autres documents, sont reproduits dans le présent volume,

Index

;

page 519

T A B L E

D E S

M A T

I

E R E S

Pages

Liste des délégués et autres participants Présidence et Secrétariat de l'Assemblée de la Santé et composition de ses commissions Ordre du jour

1

27 29

COMPTES RENDUS IN EXTENSO DES SEANCES PLENIERES

Première séance plénière 1.

2. 3.

4.

Ouverture de la session Allocution du Président de la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé Constitution de la Commission de Vérification des Pouvoirs Election de la Commission des Désignations

31 31

33 33

Deuxième séance plénière 1.

2. 3. 4..

Premier rapport de la Commission des Désignations Deuxième rapport de la Commission des Désignations Méthode de travail de l'Assemblée de la Santé - Mandat des commissions principales Communications

35

35 36 37

Troisième séance plénière 1.

2. 3. 4. 5. 6.

Adoption de l'ordre du jour et répartition des points entre les commissions principales Communications Demande d'admission présentée par la République Démocratique Allemande Rapports du Conseil exécutif sur ses cinquantième et cinquante et unième sessions Rapport du Directeur général sur l'activité de' l'OMS en 1972 Discussion générale des rapports du Conseil exécutif sur ses cinquantième et cinquante et unième sessions et du Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1972

38 39 39 40 44

46

Quatrième séance plénière Célébration du vingt- cinquième anniversaire de l'Organisation mondiale de la Santé. 57

Cinquième séance plénière 1.

2. 3.

Discussion générale des rapports du Conseil exécutif sur ses cinquantième et cinquante et unième sessions et du Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1972 (suite) Dépôt par la République Démocratique Allemande d'un instrument d'acceptation de la Constitution de l'OMS Discussion générale des rapports du Conseil exécutif sur ses cinquantième et cinquante et unième sessions et du Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1972 (reprise de la discussion)

85

86

87

Sixième séance plénière 1.

2.

Premier rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs Discussion générale des rapports du Conseil exécutif sur ses cinquantième et cinquante et unième sessions et du Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1972 (suite)

108

110

- v -

Pages

Septième séance plénière 1.

2.

Discussion générale des rapports du Conseil exécutif sur ses cinquantième et cinquante et unième sessions et du Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1972 (suite) Communication

133 158

Huitième séance plénière 1.

2.

3.

Deuxième rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs Discussion générale des rapports du Conseil exécutif sur ses cinquantième et cinquante et unième sessions et du Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1972 (suite) Communication

160

160 184

Neuvième séance plénière

Discussion générale des rapports du Conseil exécutif sur ses cinquantième et cinquante et unième sessions et du Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1972 (suite) Dixième séance plénière

185

Nomination du Directeur général et approbation de son contrat Onzième séance plénière

207

Attribution de la Médaille et du Prix de la Fondation Dr A. T. Shoushà Douzième séance plénière 1.

208

2.

3.

4. 5. 6.

Election de Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif Discussion générale des rapports du Conseil exécutif sur ses cinquantième et cinquante et unième sessions et du Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1972 (suite) Dr M. G. Candau, Directeur général émérite Premier rapport de la Commission B Attribution de la Médaille et du Prix de la Fondation Léon Bernard Election de Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif (suite de la section 1)

211

214 222 223 223

227

Treizième séance plénière 1.

2. 3.

Deuxième rapport de la Commission B Troisième rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs Demande d'admission présentée par la République populaire démocratique de Corée

229 230 230

Quatorzième séance plénière 1.

2. 3.

Premier rapport de la Commission A Rapport du Président général des discussions techniques Deuxième rapport de la Commission A

246 246 250

Quinzième séance plénière 1.

2. 3.

4. 5. 6.

7.

8. 9.

Quatrième rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs Rattachement de la République populaire démocratique de Corée à une Région de l'OMS Troisième rapport de la Commission B Troisième rapport de la Commission A Quatrième rapport de la Commission B Prestation de serment du Dr H. T. Mahler, Directeur général élu Hommage au Dr Dorolle, Directeur général adjoint Allocution du délégué de la République populaire démocratique de Corée Date de clôture de la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé

252 252 252 253 253 254 256 259 259

- vi -

Pages

Seizième séance plénière 1.

2. 3.

4.

Cinquième rapport de la Commission B Etude et approbation des rapports du Conseil exécutif sur ses cinquantième et cinquante et unième sessions Quatrième rapport de la Commission A Choix du pays ou de la Région où se tiendra la Vingt -Septième Assemblée mondiale de la Santé

260 262 264

265

Dix -septième séance plénière

Clôture de la session

266

PROCES- VERBAUX DU BUREAU DE L'ASSEMBLEE ET DES COMMISSIONS

BUREAU DE L'ASSEMBLEE Pages Pages

Première séance Deuxième séance Troisième séance Quatrième séance Cinquième séance Sixième séance

273 274 275 276 277 277

Septième séance Huitième séance Neuvième séance Dixième séance Onzième séance

277 278 278 279 279

COMMISSION A

Première séance 1.

2. 3.

Allocution d'ouverture du Président Election du vice -président et du rapporteur Organisation des travaux de la Commission .

281 281 281

Deuxième séance Eradication de la variole Troisième séance 1.

282

2.

Eradication de la variole (suite) Qualité, sécurité et efficacité des médicaments mation sur les médicaments

294 :

Système international d'infor294

Quatrième séance

Qualité, sécurité et efficacité des médicaments mation sur les médicaments (suite) Cinquième séance 1.

:

Système international d'infor304

2. 3.

Système international d'inforQualité, sécurité et efficacité des médicaments mation sur les médicaments (suite) Etalons internationaux et unités internationales pour les substances biologiques Rôle de l'OMS dans le développement et la coordination de la recherche biomédicale :

310 311

316

Sixième séance 1.

2. 3.

Premier rapport de la Commission Rôle de l'OMS dans le développement et la coordination de la recherche biomédicale (suite)

321 321 327

Recherche en épidémiologie et en informatique

Pages

Septième séance 1.

2.

Examen et approbation du projet de programme et de budget pour 1974 Deuxième rapport de la Commission

329 339

Huitième séance

Examen détaillé du projet de programme et de budget pour 1974 Neuvième séance

340

Examen détaillé du projet de programme et de budget pour 1974 (suite) Dixième séance 1.

345

2. 3.

Examen détaillé du projet de programme et de budget pour 1974 (suite) Résolution portant ouverture de crédits pour l'exercice financier 1974 Rôle de l'OMS dans le développement et la coordination de la recherche biomédicale (suite)

357 364

365

Onzième séance 1.

2. 3.

Recherche en épidémiologie et en informatique (suite) Examen détaillé du projet de programme et de budget pour 1974 (suite) Problèmes de l'environnement de l'homme .

367 373 373

Douzième séance 1.

2. 3.

Accession de la République populaire démocratique de Corée à la qualité de Membre. Troisième rapport de la Commission Problèmes de l'environnement de l'homme (suite)

377 377 377

Treizième séance Problèmes de l'environnement de l'homme (suite) Quatorzième séance Problèmes de l'environnement de l'homme (suite) Quinzième séance 1.

388

393

2. 3.

4.

Programme de coopération internationale en matière de recherche sur le cancer Problèmes de l'environnement de l'homme (suite) Quatrième rapport de la Commission Clôture des travaux

403 412 413 413

COMMISSION B

Première séance 1.

2. 3.

Allocution d'ouverture du Président Election du vice -président et du rapporteur Organisation des travaux de la Commission

415 415 415

Deuxième séance 1.

2.

3.

Examen de la situation financière de l'Organisation Rapport financier sur les comptes de l'OMS pour l'exercice 1972, Rapports du Commissaire aux Comptes et observations y relatives du Comité spécial du Conseil exécutif Etat du recouvrement des contributions annuelles et des avances au fonds de roulement

416

417

420

Pages 4.

5.

6.

7.

Membres redevables d'arriérés de contributions dans une mesure pouvant donner lieu à l'application de l'article 7 de la Constitution Rapport sur les recettes occasionnelles et position du compte d'attente de l'Assemblée Révision du texte de la résolution portant ouverture de crédits pour 1973 Prévisions budgétaires supplémentaires pour 1973

422 423 424 424

Troisième séance 1.

2. 3.

4,

5.

6,

Premier rapport de la Commission Rapport de la Commission B à la Commission A Membres redevables d'arriérés de contributions dans une mesure pouvant donner lieu à l'application de l'article 7 de la Constitution (suite) Dix- septième rapport du Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles Prévisions budgétaires supplémentaires pour 1973 (suite) Barème des contributions

428 428 428

428 429 431

Quatrième séance 1.

2. 3. 4.

5. 6.

7. 8.

9.

Barème des contributions (suite) Réexamen du fonds de roulement Fonds bénévole pour la promotion de la santé Fonds de roulement pour le matériel d'enseignement et de laboratoire destiné à l'enseignement médical Amendements au Règlement financier Nomination du Commissaire aux Comptes Réexamen du fonds de roulement (suite de la section 2) Etude organique du Conseil exécutif Barème des contributions (suite de la section 1)

438 439 440

440 440 441 441 442 444

Cinquième séance 1.

2. 3.

Deuxième rapport de la Commission Etude organique du Conseil exécutif (suite) Possibilité d'adopter un programme et budget biennal; projets d'amendements aux articles 34 et 55 de la Constitution

446 446 451

Sixième séance 1.

2. 3.

Etude organique du Conseil exécutif (suite) Possibilité d'adopter un programme et budget biennal; projets d'amendements aux articles 34 et 55 de la Constitution (suite) Pharmacodépendance

458 459 463

Septième séance 1.

2. 3.

Troisième rapport de la Commission Pharmacodépendance (suite) Coordination à l'intérieur du système des Nations Unies

468 468 472

Huitième séance Coordination à l'intérieur du système des Nations Unies (suite) Neuvième séance 1.

474

2. 3. 4.

Caisse commune des Pensions du Personnel des Nations Unies Bâtiment du Siège Besoins futurs Fonds immobilier Aide sanitaire aux réfugiés et personnes déplacées dans le Moyen -Orient

480 481 484 485

Pages

Dixième séance 1.

2. 3.

4.

Bâtiment du Siège Besoins futurs (suite) Coordination à l'intérieur du système des Nations Unies (suite) Pharmacodépendance (suite) Aide sanitaire aux réfugiés et personnes déplacées dans le Moyen -Orient (suite) :

490 491 491 492

.

Onzième séance 1.

2. 3. 4. 5.

6.

Accession de la République populaire démocratique de Corée à la qualité de Membre. Quatrième rapport de la Commission Barème des contributions (suite) Aide sanitaire aux réfugiés et personnes déplacées dans le Moyen- Orient (suite) . Dix -septième rapport du Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles (suite) Aide sanitaire aux réfugiés et personnes déplacées dans le Moyen -Orient (suite de la section 4)

501 501 501 501 502

505

Douzième séance 1.

2. 3.

Aide sanitaire aux réfugiés et personnes déplacées dans le Moyen- Orient (suite) Cinquième rapport de la Commission Clôture des travaux

507 509 509

RAPPORTS DES COMMISSIONS

Commission de Vérification des Pouvoirs Commission des Désignations Bureau de l'Assemblée . Commission A Commission B Commission B à Commission A ...

511 512 513 514

515 517

Index

519

COMPOSITION DE L'ASSEMBLÉE DE LA SANTÉ LISTE DES DELEGUES ET AUTRES PARTICIPANTS

DELEGATIONS DES ETATS MEMBRES

AFGHANISTAN Délégués Professeur A. M. KHOSHBEEN, Vice -Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) Dr G. R. ROASHAN, Président de l'Institut de la Santé de l'Enfance, Kaboul (Chef adjoint) Dr G. H. WAHED, Président de l'Hôpital Avicenne :

M. B. CHOUIREF, Secrétaire d'ambassade, Mission permanente de la République algérienne démocratique populaire auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des institutions spécialisées en Suisse et en Autriche M. M. LAREK, Sous -Directeur chargé des Relations internationales, Ministère de la Santé publique M. A. SEGHIRATE, Attaché des Affaires étrangères, Ministère des Affaires étrangères

ALBANIE Délégués Dr A. MIHO, Ministre adjoint de la Santé (Chef de délégation) Dr A. BOÇKA, Faculté de Médecine de l'Université de Tirana M. K. HYSENAJ, Ministère des Affaires étrangères :

ALLEMAGNE, RÉPUBLIQUE FEDÉRALE D' Délégués Professeur L. VON MANGER -KOENIG, Consultant spécial pour les questions sanitaires auprès du Ministre fédéral de la Jeunesse, de la Famille et de la Santé (Chef de délégation) Dr A. HERBST, Ambassadeur, Observateur permanent de la République fédérale d'Allemagne auprès de l'Office des Nations Unies et Délégué permanent auprès des autres organisations internationales à Genève (Chef adjoint) Dr B. E. ZOLLER, Chef du Service des Relations internationales, Ministère fédéral de la Jeunesse, de la Famille et de la Santé :

ALGÉRIE Délégués Dr A. BENADOUDA, Directeur de l'Action sanitaire; Directeur de l'Institut national de Santé publique (Chef de délégation) M. R. BOUDJAKDJI, Ambassadeur, Représentant permanent de la République algérienne démocratique et populaire auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des institutions spécialisées en Suisse et en Autriche Dr A. AROUA, Médecin -chef de la Section de l'Assainissement et de l'Hygiène du Milieu, Institut national de Santé publique :

Suppléants Dr W. SCHUMACHER, Chef du Service des Maladies transmissibles et de l'Epidémiologie, Ministère de la Jeunesse, de la Famille et de la Santé Dr Elisabeth FUNKE, Chef du Service de la Santé publique, Ministère du Travail, de la Santé et des Affaires sociales du Land de :

Rhénanie -du- Nord -Westphalie

Suppléants M. A. BOUDEHRI, Secrétaire d'ambassade, Mission permanente de la République algérienne démocratique et populaire auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des institutions spécialisées en Suisse et en Autriche :

Dr ZYLMANN, Président de l'Administration sanitaire de Hambourg Dr jur. H. SCHIRMER, Conseiller, Bureau de l'Observateur permanent de la République fédérale d'Allemagne auprès de l'Office des Nations Unies et Délégation permanente auprès des autres organisations internationales à Genève

2

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II :

Conseillers Dr S. SCHUMM, Conseiller, Bureau de l'Observateur permanent de la République fédérale d'Allemagne auprès de l'Office des Nations Unies et Délégation permanente auprès des autres organisations internationales à Genève M. W. GOERKE, Chef du Service de l'Assainissement, Ministère fédéral de l'Intérieur Dr J. GENTZ, Ministère fédéral des Affaires étrangères

M. R. J. SMITH, Conseiller, Représentant permanent adjoint de l'Australie auprès'de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève Suppléants M. S. Ch. WHITLAM, Troisième Secrétaire, Mission permanente de l'Australie auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève Dr R. W. CUMMING, Directeur de la Santé internationale, Département de la Santé du Commonwealth Dr F. G. RAINSFORD, Directeur médical, Ambassade d'Australie en Autriche :

ARABIE SAOUDITE Délégués M. J. HEJAILAN, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr A. S. AL- TABBAA, Directeur général du Département de l'Hygiène internationale, Ministère de la Santé (Chef adjoint) Dr M. TAIBA, Directeur général de la Médecine curative, Ministère de la Santé :

AUTRICHE Délégués Dr A. KRASSNIGG, Directeur général de la Santé publique, Ministère fédéral de la Santé et de la Protection de l'Environnement (Chef de délégation) Dr J. DAIMER, Directeur au Ministère fédéral de la Santé et de la Protection de l'Environnement (Chef adjoint) Dr R. HAVLASEK, Directeur au Ministère fédéral de la Santé et de la Protection de l'Environnement :

Suppléants Dr M. AL- SHOURA, Directeur général du Laboratoire central de Santé publique Dr S. ISLAM, Directeur des Bureaux sanitaires, Ministère de la Santé :

ARGENTINE Délégués Dr A. J. GONZALEZ, Sous -Secrétaire d'Etat à la Santé publique (Chef de délégation) Dr R. C. LEON, Directeur des Relations sanitaires internationales, Sous - Secrétariat d'Etat à la Santé publique (Chef adjoint) M. R. A. RAMAYON, Premier Secrétaire, Mission permanente de la République Argentine auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :

Suppléants M. F. CESKA, Conseiller d'ambassade, Représentant permanent adjoint de l'Autriche auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève Dr M. HAAS, Ministère fédéral de la Santé et de la Protection de l'Environnement :

BAHREiN Délégués Dr A. M. FAKHRO, Ministre de la Santé (Chef de délégation) M. M. R. AL- TAJIR, Directeur des Affaires administratives, Ministère de la Santé :

Conseillers Mlle R. GUEVARA ACHAVAL, Premier Secrétaire, Mission permanente de la République Argentine auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève Dr E. A. PAREJA, Secrétaire d'ambassade, Mission permanente de la République Argentine auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :

BANGLADESH Délégués M. A. MANNAN, Ministre de la Santé et de la Planification familiale (Chef de délégation) Professeur K. A. KHALEQUE, Directeur des Services de Santé M. W. RAHMAN, Délégué permanent du Bangladesh auprès des organisations internationales à Genève :

AUSTRALIE Délégués Sir William REFSHAUGE, Directeur général de la Santé, Département de la Santé du Commonwealth (Chef de délégation) Dr R. W. GREVILLE, Médecin -administrateur en chef, Haut Commissariat d'Australie au Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord :

BELGIQUE Délégués Professeur S. HALTER, Secrétaire général du Ministère de la Santé publique et de la Famille (Chef de délégation) :

COMPOSITION DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE Dr jur. J. DE CONINCK, Premier Conseiller; Chef du Service des Relations internationales, Ministère de la Santé publique et de la Famille (Chef adjoint) Dr M. KIVITS, Médecin en chef; Directeur à l'Office de Coopération au Développement Suppléant M. J. P. VAN BELLINGHEN, Ambassadeur, Représentant permanent de la Belgique auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève :

3

M. S. A. IRIARTE RODRÍGUEZ, Directeur administratif, Ministère de la Prévoyance sociale et de la Santé publique Conseiller Mme V. BANZER LOPEZ, Deuxième Secrétaire, Mission permanente de la République de Bolivie auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :

Conseillers M. R. DELVAUX, Ministre conseiller, Représentant permanent adjoint de la Belgique auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève M. A. ONKELINX, Conseiller d'ambassade, Mission permanente de la Belgique auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève M. J. -P. DELBUSHAYE, Secrétaire d'administration, Ministère des Affaires étrangères et du Commerce extérieur Dr F. BOSQUET, Directeur général au Ministère de la Santé publique et de la Famille Dr A. DE WEVER, Directeur général au Ministère de la Santé publique et de la Famille Professeur K. VUYLSTEEK, Section d'Hygiène et de Médecine sociale de l'Université de Gand Professeur E. A. SAND, Faculté de Médecine de l'Université libre de Bruxelles Professeur HEUZE, Ecole de Santé publique de l'Université libre de Bruxelles Professeur M. GRAFFAR, Directeur de l'Ecole de Santé publique de l'Université libre de Bruxelles Professeur M. F. LECHAT, Directeur adjoint de l'Ecole de Santé publique de l'Université catholique de Louvain Professeur P. G. JANSSENS, Directeur de l'Institut de Médecine tropicale Prince :

BRESIL Délégués Dr M. MACHADO DE LEMOS, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) Dr A. N. BICA, Conseiller au Cabinet du Ministre de la Santé publique M. W. PIMENTEL PANTOJA, Ministère de la Santé publique :

Suppléant M. F. CUMPLIDO, Jr, Ministre, Mission permanente du Brésil auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :

Conseillers Professeur M. J. FERREIRA, Chef du Département de Planification, Ministère de la Santé publique M. L. VILLARINHO PEDROSO, Conseiller d'ambassade, Mission permanente du Brésil auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève M. A. AMARAL DE SAMPAIO, Conseiller d'ambassade, Mission permanente du Brésil auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève M. R. DE SALVO COIMBRA, Premier Secrétaire d'ambassade, Ministère des Relations extérieures :

Leopold à. Anvers

BULGARIE BIRMANIE Délégués Délégués Dr AUNG THEIN, Directeur général du Département de la Santé, Ministère de la Santé (Chef de délégation) Dr HLA PE, Directeur adjoint du Département de la Santé, Ministère de la Santé :

:

Dr A. TODOROV, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) Professeur A. MALEEV, Premier Vice -Ministre de la Santé publique, Recteur de l'Académie médicale Dr D. ARNAUDOV, Directeur du Département des Relations internationales, Ministère de la Santé publique Conseillers M. S. CVETKOV, Premier Secrétaire, Représentation permanente de la République populaire de Bulgarie auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève Dr Stefanka GEORGIEVA- BACVAROVA, Spécialiste en chef, Ministère de la Santé publique Dr Maria PETROVA, Institut de Recherches scientifiques sur l'Hygiène sociale et l'Organisation de la Santé publique :

BOLIVIE Délégués Dr J. SERRATE AGUILERA, Sous -Secrétaire, Ministère de la Prévoyance sociale et de la Santé publique (Chef de délégation) M. A. OLMEDO VIRREIRA, Ambassadeur, Représentant permanent de la République de Bolivie auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève (Chef adjoint) :

4

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II BURUNDI

Délégués Dr Ch. BITARIHO, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) M. L. SIMBANDUMWE, Directeur du Département Assistance médicale et Pharmacies Dr P. NDIKUMANA, Médecin- directeur de l'Hôpital Prince Régent Charles de Bujumbura :

CAMEROUN Délégués M. P. FOKAM KAMGA, Ministre de la Santé et de l'Assistance publiques (Chef de délégation) M. J. -C. NGOH, Ambassadeur du Cameroun en République fédérale d'Allemagne (Chef adjoint) Dr T. BARLA MOUKOKO, Directeur de la Santé publique :

M. L. H. J. LEGAULT, Premier Secrétaire, Mission permanente du Canada auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève Dr C. W. L. JEANES, Conseiller spécial pour les questions démographiques et sanitaires, Division des Conseillers spéciaux, Agence canadienne pour le Développement international M. R. D. AUGER, Deuxième Secrétaire, Mission permanente du Canada auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève

CHILI

Suppléants Dr E. ELOM NTOUZOO, Conseiller technique au Ministère de la Santé et de l'Assistance publiques Professeur G. MONEKOSSO, Directeur du Centre universitaire des Sciences de la Santé, Yaoundé :

Délégués Dr A. JIRÓN VARGAS, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) Dr M. ZUNIGA, Médecin- inspecteur, Ministère de la Santé publique M. M. SCHEGGIA, Troisième Secrétaire, Mission permanente du Chili auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :

CANADA Délégués Dr M. LECLAIR, Sous -Ministre de la Santé nationale, Ministère de la Santé nationale et du Bien -Etre social (Chef de délégation) Dr R. A. CHAPMAN, Directeur général des Services sanitaires internationaux, Ministère de la Santé nationale et du Bien -Etre social (Chef adjoint) M. W. H. BARTON, Ambassadeur, Représentant permanent du Canada auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :

Conseiller M. J. M. OVALLE, Troisième Secrétaire, Mission permanente du. Chili auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :

CHINE Délégués Dr HUANG Shu -tsê, Vice -Ministre de la Santé (Chef de délégation) M. WANG Chung -li, Représentant permanent a.i. de la République populaire de Chine auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des autres organisations internationales en Suisse (Chef adjoint) Dr CHEN Hai -feng, Directeur du Département de l'Enseignement et de la Recherche scientifique, Ministère de la Santé :

Suppléants Dr B. D. B. LAYTON Dr J. BRUNET, Sous -Ministre, Ministère des Affaires sociales du Québec Dr E. A. WATKINSON, Sous -Ministre, Ministère de la Santé du Nouveau -Brunswick Dr A. J. DEVILLIERS, Médecin -administrateur supérieur, Services sanitaires internationaux, Ministère de la Santé nationale.. et du Bien -Etre social Dr J. ROCHON, Chef du Département de la Médecine préventive, Université Laval, Québec M. G. B. ROSENFELD, Conseiller principal pour les systèmes de santé, Département des Programmes sanitaires, Ministère de la Santé nationale et du Bien -Etre social :

Conseillers M. G. BUICK, Directeur adjoint de la Division des Nations Unies (Affaires économiques et sociales), Ministère des Affaires extérieures :

Suppléants Professeur HUANG Chia -szu, Président de l'Académie chinoise des Sciences médicales; Professeur de chirurgie Professeur LIN Ch'iao -chih, Chef du Département de Gynécologie et d'Obstétrique de l'Hôpital de la Capitale; Académie chinoise des Sciences médicales Dr LIN Wei, Membre du Groupe directeur de l'Académie chinoise des Sciences médicales M. YEH Cheng -pa, Chef de division adjoint, Département des Organisations internationales, des Traités et des Affaires juridiques, Ministère des Affaires étrangères Dr MENG Ching -yu, "Médecin aux pieds nus" de la Commune de Muchang, Faubourg occidental :

de T'ien -tsin

COMPOSITION DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE Conseillers Professeur CHU Chang -keng, Membre du Groupe directeur du Collège médical de Pékin Professeur WU Cheng -tsien, Membre du Groupe directeur du Département de la Recherche scientifique, Académie chinoise des Sciences médicales; Professeur de Parasitologie Professeur CHU Chi -ming, Professeur de virologie, Académie chinoise des Sciences médicales Professeur YANG Ming -ting, Professeur d'hygiène du milieu, Faculté de Santé publique, Collège médical N° 1 de Chang -hai Dr NING Shou -pao, Chef adjoint du Département de Pédiatrie, Hôpital pédiatrique du Collège médical N° 1 de Chang -hai Dr Li Chuan -chieh, Docteur en acupuncture et moxibustion, Académie de Médecine chinoise traditionnelle Dr KAO Chang -lieh, Chercheur associé, Académie chinoise des Sciences médicales Dr YIN Yu -chou, Chef de service adjoint, Bureau municipal de la Santé, Pékin M. CHENG Wen -to, Troisième Secrétaire, Mission permanente de la République populaire de Chine auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des autres organisations internationales en Suisse :

5

Dr R. POUATY, Secrétaire général à la Santé publique et aux Affaires sociales Dr G. ONDAYE, Directeur des Services sanitaires

COSTA RICA Délégués Dr J. L. ORLICH, Ministre de la Santé (Chef de délégation) M. C. DI MOTTOLA, Ambassadeur, Représentant permanent de la République du Costa Rica auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève M. M. A. MENA, Conseiller, Représentant permanent adjoint de la République du Costa Rica auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :

CÔTE D'IVOIRE Délégués Dr H. AYE, Ministre de la Santé publique et de la Population (Chef de délégation) M. B. NIOUPIN, Ambassadeur, Représentant permanent de la République de Côte d'Ivoire auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève et à Vienne (Chef adjoint) Dr I. KONE, Directeur de la Médecine sociale :

CHYPRE

Délégués Directeur général du Dr Ministère de la Santé (Chef de délégation) Dr J. CHRISTODOULIDES, Sous -Directeur des Services médicaux, Ministère de la Santé :

Suppléant M. A. S. BONI, Attaché de cabinet au Ministère de la Santé publique et de la Population :

COLOMBIE

CUBA Délégués Dr R. PEREDA CHAVEZ, Directeur des Relations internationales, Ministère de la Santé publique (Chef de délégation) Dr R. MARTÍNEZ RODRÍGUEZ, Directeur.de l'Epidémiologie nationale, Ministère de la Santé publique Dr M. A. MOYA ALBA, Directeur provincial, Ministère de la Santé publique :

Délégués Dr J. M. SALAZAR BUCHELI, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) Dr D. GARCES, Ambassadeur, Représentant permanent de la Colombie auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève (Chef adjoint) Dr A. GARCIA BURGOS, Ambassadeur de Colombie en Suisse :

Suppléants Dr R. DE ZUBIRIA, Directeur de l'Institut de la Protection de la Famille Dr G. MORA PATIÑO, Chef du Bureau des Relations internationales, Ministère de la Santé publique :

Suppléant Mme A. I. OTERO MORAGUES, Direction des Organismes et Conférences internationaux, :

Ministère des Relations extérieures Conseiller M. F. ORTIZ RODRIGUEZ, Premier Secrétaire, Mission permanente de Cuba auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :

Conseiller M. N. GÓMEZ, Conseiller, Mission permanente de la Colombie auprès de l'Office des Nations Unies et des Institutions spécialisées à Genève :

DAHOMEY CONGO

Délégués Dr C. A. EMPANA, Ministre de la Santé publique et des Affaires sociales (Chef de délégation) :

Délégués M. DJIBRIL MORIBA, Ministre de la Santé publique et des Affaires sociales (Chef de délégation) :

6

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Professeur E. ALIHONOU, Conseiller technique, Ministère de la Santé publique et des Affaires sociales

EL SALVADOR Délégués M. G. A. GUERRERO, Ambassadeur, Représentant permanent d'El Salvador auprès de l'Office des Nations Unies à Genève (Chef de délégation) Dr E. ARRIETA PERALTA, Ministre conseiller, Représentant permanent adjoint d'El Salvador auprès de l'Office des Nations Unies à Genève :

DANEMARK Délégués M. E. JENSEN, Ministre de l'Intérieur (Chef de délégation) Dr Esther AMMUNDSEN, Directeur général du Service de la Santé publiquel M. F. NIELSEN, Directeur général, Ministère de l'Intérieur :

EMIRATS ARABES UNIS Délégués Sheikh Sultan bin Ahmad AL- MUALLA, Ministre fédéral de la Santé (Chef de délégation) Dr S. A. AL- MAHMOUD, Directeur de la Médecine préventive, Ministère fédéral de la Santé3 M. A. A. R. AL ATEEK, Directeur de l'Administration et des Finances, Ministère fédéral de la Santé :

Suppléant Dr J. WORM -PETERSEN, Médecin -chef, Service de la Santé publique2 :

Conseillers M. O. FORSTING, Chef de section au Ministère de l'Intérieur M. P. BAK- MORTENSEN, Chef de section au Ministère de l'Intérieur Professeur T. AGERSNAP, Ecole des Hautes Etudes commerciales de Copenhague M. E. OLSEN, Conseiller d'ambassade, Mission permanente du Danemark auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :

EGYPTE Délégués Professeur M. M. MAHFOUZ, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr A. ABDALLAH, Sous -Secrétaire d'Etat, Ministère de la Santé Dr A. B. MUBARAK, Directeur du Département de la Santé rurale :

Suppléants M. A. J. M. AL- SHAIBANI NOOR, Chef de la Section de l'Administration des, Hôpitaux, Ministère fédéral de la Santé M. A. A. FARDAN, Directeur des Services pharmaceutiques et de fournitures, Ministère de la Santé d'Abu Dhabi M. Y. M. AL- KENDI, Deuxième Secrétaire, Ministère des Affaires étrangères :

EQUATEUR Délégués Dr T. BUSTAMANTE, Ambassadeur, Représentant permanent de l'Equateur auprès de l'Office des Nations Unies à Genève (Chef de délégation) Dr H. JÁTIVA, Ministre, Représentant permanent adjoint de l'Equateur auprès de l'Office des Nations Unies à Genève Dr J. CARVAJAL, Ministère de la Santé publique :

Suppléants Dr I. Z. E. IMAM, Directeur général de la Société égyptienne pour la Production de Sérums et de Vaccins Dr A. M. ALY, Directeur du Département de la Santé mondiale, Ministère de la Santé publique M. E. A. R. EL REEDY, Conseiller, Ministère des Affaires étrangères Dr W. A. HASSOUNA, Conseiller du Ministre de la Santé pour les affaires de planification :

ESPAGNE Délégués Dr F. BRAVO MORATE, Directeur général de la Santé (Chef de délégation) M. F. ANTEQUERA Y ARCE, Ministre conseiller, Représentant permanent adjoint de l'Espagne auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales en Suisse (Chef adjoint) Dr B. SÁNCHEZ FERNÁNDEZ- MURIAS, Sous- Directeur général de la Population et de l'Assainissement, Direction générale de la Santé :

Conseiller Mme M. TALLAWY, Deuxième Secrétaire, Mission permanente de la République arabe d'Egypte auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève :

1

Chef de la délégation à partir dù 10 mai. g Délégué à partir du 10 mai. 3

2

Chef de la délégation à partir du 14 mai.

COMPOSITION DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE Suppléants Dr J. M. REOL TEJADA, Sous -Directeur général de la Pharmacie, Direction générale de la Santé Professeur A. RODRÎGUEZ TORRES, Titulaire de la Chaire de Microbiologie de la Faculté de Médecine de Valladolid Dr P. DE LA QUINTANA, Directeur de l'Ecole nationale de Santé M. C. GONZÁLEZ PALACIOS, Premier Secrétaire, Mission permanente de l'Espagne auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales en Suisse Dr A. SÁNCHEZ DOMÎNGUEZ, Chef de la Section des Services de Santé locaux, Direction générale de la Santé Dr R. GARRIDO GARZÓN, Chef dela Section, de la Santé internationale,'Direction générale de la Santé :

7.

Dr J. JENNINGS, Commissaire associé pour"les Affaires médicales, Administration du Contrôle des Denrées alimentaires et des Médicaments, Département de la Santé, de l'Education et de la Prévoyance sociale M. E. W. LAWRENCE, Premier Secrétaire, Mission permanente des Etats -Unis auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève Dr M. D. LEAVITT, Directeur du Centre international Fogarty, Instituts nationaux de la Santé, Département de la Santé, de l'Education et de la Prévoyance sociale M. C. J. NEE, Direction de la Santé et du Contrôle des Médicaments, Bureau des Affaires relatives aux Organisations internationales, Département d'Etat Dr C. C. NYDELL, Sous -Secrétaire adjoint pour les Services médicaux, Département d'Etat

ETHIOPIE ETATS-UNIS D'AMERIQUE Délégués Dr Ch. C. EDWARDS, Sous -Secrétaire à la Santé, Département de la Santé, de l'Education et de la Prévoyance sociale (Chef de délégation) Dr S. P. EHRLICH, Jr, Directeur du Bureau de la Santé internationale, Département de la Santé, de l'Education et de la Prévoyance sociale (Chef adjoint) Dr M. E. JOHNSON, Médecin à San Antonio, Texas :

Délégués M. K. ABEBE, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) Mme S. ABRAHAM, Vice -Ministre au Ministère de la Santé publique M. M. O. SIFAF, Directeur général au Ministère de la Santé publique :

Suppléants M. J. BASSIN, Chargé d'affaires a.i., Mission permanente des Etats -Unis auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève M. R. D. MOREY, Sous -Secrétaire adjoint, Bureau des Affaires relatives aux Organisations internationales, Département d'Etat Dr,D. J. SENCER, Directeur du Centre de Lutte contre les Maladies, Département de la Santé, de l'Education et de la Prévoyance sociale : '

Suppléants Dr B. SISSAY, Médecin -administrateur provincial M. S. HAILE -GIORGIS, Directeur général au Ministère de la Santé publique :

FIDJI

Délégués Dr D. SINGH, Secrétaire permanent du Ministère de la Santé (Chef de délégation) M. E. RABUNO, Deuxième Secrétaire, Haut Commissariat de Fidji au Royaume -Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord :

Conseillers Mme E. GREEN, Membre du Congrès pour l'Oregon Dr B. D. BLOOD, Attaché (Affaires internationales de santé), Mission permanente des Etats -Unis auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève M. J. S. COTTMAN, Jr, Conseiller, Mission permanente des Etats -Unis auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève M. R. D. COTTON, Bureau du Sous -Secrétaire à la Santé, Département de la Santé, de l'Education et de la Prévoyance sociale Dr R. DE CAIRES, Directeur associé du Service de la Planification et de l'Evaluation, Bureau de la Santé internationale, Département de la Santé, de l'Education et de la Prévoyance sociale :

FINLANDE Délégués Mme S. KARKINEN, Ministre des Affaires sociales et de la Santé (Chef de délégation) Professeur L. NORO, Directeur général du Service national de la Santé (Chef adjoint)1 Dr M. PARMALA, Chef du Service des Relations internationales, Service national de la Santé :

Suppléant Mlle A. -R. KETOKOSKI, Secrétaire de section, Ministère des Affaires étrangères2 :

1 Chef de la délégation à partir du 13 mai. 2

Délégué à partir du 13 mai.

S

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II :

Conseillers Dr A. S. HARO, Chef du Département de la Planification et de l'Evaluation, Service national de la Santé M. H. SIMOLA, Directeur exécutif de la Ligue finlandaise des Hôpitaux Dr I. VAANAANEN, Directeur administratif de l'Hôpital central universitaire de Helsinki M. P. HUHTANIEMI, Attaché, Mission permanente de la Finlande auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève

GABON Délégués M. S. ESSIMENGANE, Ministre de la Santé publique et de la Population (Chef de délégation) M. J. MEZU, Inspecteur général de la Santé publique :

GAMBIE Délégués M. K. SINGHATEH, Ministre de la Santé et du Travail (Chef de délégation) Dr P. J. N'DOW, Médecin- administrateur en chef, Ministère de la Santé et du Travail :

FRANCE

Délégués Professeur E. J. AUJALEU, Directeur général honoraire de l'Institut national de la Santé et de la Recherche médicale (Chef de délégation) M. J. FERNAND -LAURENT, Ambassadeur, Représentant permanent de la France auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des institutions spécialisées ayant leur siège en Suisse Dr P. CHARBONNEAU, Directeur général de la :

GHANA Délégués Dr J. C. ADJEITEY, Commissaire à la Santé (Chef de délégation) Dr M. A. BADDOO, Directeur des Services médicaux, Ministère de la Santé (Chef adjoint) Dr F. C. GRANT, Directeur adjoint des Services médicaux (Soins médicaux), Ministère de la Santé :

Santé

Suppléants Dr L. P. AUJOULAT, Ancien Ministre; Inspecteur général de la Santé Dr J. -S. CAYLA, Directeur de l'Ecole nationale de la Santé publique Professeur R. SENAULT, Faculté de Médecine de l'Université de Nancy :

Suppléant Dr H. K. MENOKPOR, Médecin -administrateur régional de la Santé, Ministère de la Santé

Conseillers Mlle J. BALENCIE, Secrétaire adjoint des Affaires étrangères M. R. FAURIS, Premier Secrétaire, Mission permanente de la France auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des institutions spécialisées ayant leur siège en Suisse Mme S. BALOUS, Premier Secrétaire, Mission permanente de la France auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des institutions spécialisées ayant leur siège en Suisse M. G. FROMENT, Chef de la Division des Relations internationales, Ministère de la Santé publique et de la Sécurité sociale Dr J. MEILLON, Médecin - inspecteur principal, Division des Relations internationales, Ministère de la Santé publique et de la Sécurité sociale Dr P, PARADE, Adjoint au Chef de la Division de la Santé publique et de l'Action sociale, Secrétariat d'Etat aux Affaires étrangères Dr J. RUFF, Professeur d'Action médico- sociale à l'Ecole nationale de la Santé publique Dr M. TRAZZINI, Conseiller technique à la Direction générale de la Santé, Ministère de la Santé publique et de la Sécurité sociale :

Conseillers M. W. A. WILSON, Représentant permanent adjoint de la République du Ghana auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des institutions spécialisées en Suisse Dr H. LIMANN, Conseiller, Mission permanente de la République du Ghana auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des institutions spécialisées en Suisse M. I. E. OGOE, Deuxième Secrétaire, Mission permanente de la République du. Ghana auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des institutions spécialisées en Suisse :

GRÈCE Délégués Dr Meropi VIOLAKIS -PARASKEVAS, Directeur général de l'Hygiène, Ministère des Affaires sociales (Chef de délégation) M. D. C. VELISSAROPOULOS, Ambassadeur, Représentant permanent de la Grèce auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des institutions spécialisées en Suisse (Chef adjoint) Dr D. AVRAMIDIS, Directeur de la Santé publique, Ministère des Affaires sociales :

Suppléant M. G. HELMIS, Secrétaire d'ambassade, Mission permanente de la Grèce auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des institutions spécialisées en Suisse :

COMPOSITION DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE GUATEMALA Délégués : :

9

HONGRIE Délégués Dr Z. SZABÓ, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Professeur L. FARADI, Premier Vice -Ministre de la Santé (Chef adjoint)1 Dr I. KbMIVES, Ambassadeur, Représentant permanent de la République populaire hongroise auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève Suppléants Dr D. FELKAI, Chef du Département des Relations internationales, Ministère de la Santé2 Dr G. ACZÉL, Directeur, Ministère de la Santé Dr L. SANDOR, Chef adjoint de département, Ministère de la Santé Professeur J. TIGYI, Prorecteur de l'Université des Sciences médicales de Pécs :

Dr J. T. UCLÉS RAMIREZ, Ministre de la Santé publique et de l'Assistance sociale (Chef de délégation) Dr R. ZECEÑA FLORES, Consul général du Guatemala à Hambourg M. J. L. BORRAYO REYES, Ministre Conseiller, Représentation permanente du Guatemala auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève

GUINÉE

Délégués Dr K. CAMARA, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) M. S. KEITA, Ambassadeur de la République de Guinée en Europe occidentale Dr G. MAKA, Directeur de la Région médicale de Labé :

Suppléants Dr Y. KOUROUMA, Directeur général de l'Entreprise nationale Pharma- Guinée M. J. S. CAMARA, Conseiller (Affaires relatives aux organismes internationaux), Ambassade de la République de Guinée en Europe occidentale :

Conseillers Dr L. MEDVE, Conseiller spécial, Ministère de la Santé Dr K. AGOSTON, Premier Secrétaire, Mission permanente de la République populaire hongroise auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève Mme I. BERENYI, Deuxième Secrétaire, Ministère des Affaires étrangères :

HAÏTI

Délégués

:

INDE

Dr A. THÉARD, Secrétaire d'Etat à la Santé publique et à la Population (Chef de délégation) Dr H. DELVA, Chef de la Section d'Epidémiologie, Département de la Santé publique et de la Population Dr G. DESLOUCHES, Chef de la Section de Planification et d'Evaluation, Département de la Santé publique et 'de la Population HAUTE -VOLTA

Délégués M. R. K. KHADILKAR, Ministre de la Santé et de la Planification familiale (Chef de délégation) M. C. S. RAMACHANDRAN, Secrétaire général du Ministère de la Santé et de la Planification familiale (Chef adjoint)3 Dr P. K. BANERJEE, Ambassadeur, Représentant permanent de l'Inde auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :

Délégués Dr A. BARRAUD, Ministre de la Santé publique et de la Population (Chef de délégation) Dr R. SAWADOGO, Directeur général de la Santé Dr M. A. N'DIAYE, Directeur de la Santé urbaine :

Suppléant Dr K. P. COMPAORÉ, Directeur de la Santé rurale :

Suppléants Dr J. B. SHRIVASTAV, Directeur général des Services de Santé M. M. K. MANGALAMURTHI, Premier Secrétaire, Mission permanente de l'Inde auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :

INDONÉSIE

HONDURAS Délégués Dr C. G. ARTEAGA, Directeur général de la Santé publique (Chef de délégation) M. M. CARÎAS, Ambassadeur, Représentant permanent de la République du Honduras auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des organisations internationales en Suisse :

Délégués Professeur G. A. SIWABESSY, Ministre de la Santé (Chef de délégation) :

1

Chef de la délégation à partir du 16 mai. Délégué à partir du 16 mai. Chef de la délégation à partir du 10 mai.

2 3

10

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Professeur Julie SULIANTI SAROSO, Directeur général de la Lutte contre les Maladies transmissibles, Ministère de la Santé (Chef adjoint) Dr P. P. SUMBUNG, Directeur du Bureau des Affaires spéciales, Ministère de la Santé Suppléant Dr R. BROTOSENO, Inspecteur général, Ministère de la Santé :

Dr M. ROUHANI, Directeur général des Services médico- sanitaires de la Société nationale iranienne des Pétroles M. A. N. AMIRAHMADI, Directeur du Département des Relations sanitaires internationales, Ministère de la Santé

IRLANDE

Conseiller Mlle P. M. LUHULIMA, Premier Secrétaire, Mission permanente de la République d'Indonésie auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :

Délégués Dr J. C. JOYCE, Médecin- administrateur en chef, Département de la Santé (Chef de délégation) M. P. W. FLANAGAN, Administrateur principal, Département de la Santé :

IRAK

ISLANDE Délégués Dr P. SIGURDSSON, Secrétaire général du Ministère de la Santé et de la Sécurité sociale (Chef de délégation) Dr O. OLAFSSON, Médecin- administrateur en chef, Ministère de la Santé et de la Sécurité sociale (Chef adjoint) M. E. BENEDIKTSSON, Représentant permanent de l'Islande auprès de l'Office des Nations Unies à Genève :

Délégués Dr I. MUSTAFA, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr A. W. AL- MUFTI, Directeur général des Affaires techniques, Ministère de la Santé (Chef adjoint) Dr M. IBRAHIM, Directeur des Relations sanitaires internationales, Ministère de la Santé :

Suppléant Dr R. I. HUSAIN, Maitre de conférences à l'Ecole de Médecine de l'Université de Bagdad :

ISRAEL Délégués : Dr A. ARNAN, Sous -Directeur général des

Conseillers M. R. H. AL- ADHAMI, Premier Secrétaire, Mission permanente de la République d'Irak auprès de l'Office des Nations Unies à Genève M. T. AL- KHUDHAIRI, Deuxième Secrétaire, Mission permanente de la République d'Írak auprès de l'Office des Nations Unies à Genève :

IRAN

Services de Santé publique, Ministère de la Santé (Chef de délégation) M. S. ROSENNE, Ambassadeur, Représentant permanent d'Israël auprès de l'Office des Nations Unies et des organisations internationales à Genève Dr D. PRIDAN, Médecin -administrateur en chef de Judée et de Samarie Conseiller M. M. MELAMED, Premier Secrétaire, Mission permanente d'Israël auprès de l'Office des Nations Unies et des organisations internationales à Genève :

Délégués Dr M. SHAHGHOLI, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr A. DIBA, Ambassadeur; Conseiller pour les questions sanitaires et les relations avec l'OMS, Mission permanente de l'Iran auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève Professeur C. MOFIDI, Vice -Chancelier de l'Université de Téhéran (chargé de la recherche et des études universitaires) :

ITALIE

Conseillers Dr G. SOOPIKIAN, Directeur général de la Planification et des Programmes, Ministère de la Santé Dr I. TABIBZADEH, Directeur général de l'Organisation d'Eradication du Paludisme, Ministère de la Santé Dr A. NADERI, Directeur général des Affaires pharmaceutiques, Ministère de la Santé :

Délégués M. R. GASPARI, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Professeur G. A. CANAPERIA, Président du Centre italien pour la Santé mondiale (Chef adjoint) Professeur F. POCCHIARI, Directeur de l'Istituto Superioré di Sanità :

Suppléants M. A. QUARANTA, Conseiller d'Etat, Chef du Cabinet du Ministre de la Santé :

COMPOSITION DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE M. M. BANDINI, Conseiller, 'Mission permanente de l'Italie auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève Professeur A. CORRADETTI, Istituto Superiore di Sanità Professeur L. GIANNICO, Inspecteur général, Ministère de la Santé Professeur B. PACCAGNELLA, Directeur de l'Institut d'Hygiène de l'Université de Ferrare Professeur G. PENSO, Istituto Superiore di Sanità

11

M. O. WATANABE, Premier Secrétaire, Mission permanente du Japon auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève

JORDANIE

Conseillers Mlle V. BELLI, Conseiller juridique au Ministère de la Santé M. E. DI MATTEI, Premier Secrétaire, Mission permanente de l'Italie auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève Professeur G. VICARI, Istituto Superiore di Sanità :

Délégués Dr F. AKASHEH, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr T. KARADSHI, Directeur des Services de Santé, Ministère de la Santé (Chef adjoint) Dr A. MASADEH, Directeur des Services administratifs, Ministère de la Santé :

Conseiller M. I. A. ZREIKAT, Ambassadeur, Représentant permanent du Royaume hachémite de Jordanie auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des institutions spécialisées en Suisse :

JAMAIQUE Délégués Dr W. J. -S. WILSON, Médecin -administrateur en chef, Ministère de la Santé et de la Protection de l'Environnement (Chef de délégation) Mlle F. -M. SHILLETTO, Deuxième Secrétaire, Mission permanente de la Jamaïque auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève :

KENYA Délégués Dr Z. ONYONKA, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr J. M. GEKONYO, Principal Directeur adjoint des Services médicaux, Ministère de la Santé Dr Z. ONYANGO, Directeur adjoint des Services médicaux, Ministère de la Santé .

JAPON KOWEIT

Délégués M. H. KITAHARA, Ambassadeur, Représentant permanent du Japon auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève (Chef de délégation) Dr H. KASUGA, Conseiller pour les Affaires scientifiques et technologiques, Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale (Chef adjoint) M. Y. KAWASHIMA, Premier Secrétaire, Mission permanente du Japon auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève M. H. KAYA, Conseiller, Mission permanente du Japon auprès de l'Office des Nations Unies. et des autres organisations internationales à Genève :

Délégués Dr A. -R. AL- ADWANI, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) Dr A. R. AL- AWADI, Directeur des Services préventifs, Ministère de la Santé publique Dr A. -M. AL- RIFAI, Directeur des Services curatifs, Ministère de la Santé publique :

LAOS

Suppléants M. M. TSUNASHIMA, Chef de la Division des Affaires internationales, Cabinet du Ministre de la Santé et de la Prévoyance sociale M. M. TANIGUCHI, Chef de la Division des Institutions spécialisées, Bureau des Nations Unies, Ministère des Affaires étrangères M. K. TERADA, Chef adjoint, Mission permanente du Japon auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :

Délégués Dr K. ABHAY, Secrétaire d'Etat à la Santé publique (Chef de délégation) Dr P. PHOUTTHASAK, Directeur général du Ministère de la Santé publique :

LESOTHO Délégués M. C. D. MOLAPO, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr M. PHOOKO, Médecin -administrateur, Ministère de la Santé :

12

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II LIBAN MALAWI

Délégués Dr J. ANOUTI, Directeur général du Ministère de la Santé publique (Chef de délégation) Dr J. HATEM, Directeur du Laboratoire central de la Santé publique :

LIBERIA Délégués Dr H. N. COOPER, Médecin -administrateur en chef, Centre médical J. F. Kennedy (Chef de délégation) M. H. Q. TAYLOR, Ministre adjoint de la Santé :

Délégués M. P. L. MAKHUMULA NKHOMA, Ministre de. la Santé (Chef de délégation) M. G. G. KUKADA, Secrétaire à la Santé, Ministère de la Santé et du Développement communautaire (Chef adjoint) Dr N. M. CHITIMBA, Médecin -administrateur en chef adjoint, Ministère de la Santé et du Développement communautaire :

MALI

LUXEMBOURG Délégués Dr C. NEY, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) Dr E. J. P. DUHR, Directeur de la Santé publique (Chef adjoint) Mlle M. LENNERS, Attaché de Gouvernement, Ministère de la Santé publique :

Délégués Dr D. KEITA, Directeur général de la Santé, Ministère de la Santé publique (Chef de délégation) Dr O. SOW, Chef de la Division de la Médecine socio- préventive, Ministère de la Santé publique :

MALTE

Suppléants M. A. DUHR, Ambassadeur, Représentant permanent du Luxembourg auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève M. M. SCHUMACHER, Représentant permanent adjoint du Luxembourg auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève :

Délégués Dr P. L. BERNARD, Médecin -administrateur en chef du Gouvernement, Ministère de la Santé (Chef de délégation) Mlle M. CILIA, Deuxième Secrétaire, Mission permanente de Malte auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève :

MAROC

MADAGASCAR

Délégués M. H. RANDRIANASOLO RAVONY, Administrateur civil, Secrétaire général du Ministère des Affaires sociales (Chef de délégation) Dr H. RAVELOJAONA, Médecin -chef et Directeur de l'Hôpital principal de Tuléar :

Délégués Dr A. TOUHAMI, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) Dr A. LARAQUI, Secrétaire général du Ministère de la Santé publique (Chef adjoint) M. M. A. -A. KHATTABI, Chargé d'Affaires a.i., Mission permanente du Royaume du Maroc auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des institutions spécialisées en Suisse :

Suppléants

:

MALAISIE Délégués M. S. Y. LEE, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr S. Y. TOW, Directeur adjoint des Services de Santé (Chef adjoint)1 Dr GURMUKH SINGH, Directeur adjoint de la Planification et de la Recherche, Ministère de la Santé :

Suppléant M. A. B. ABDUL RAHIM, Sous -Secrétaire principal (Administration), Ministère de la Santé2 :

Dr M. AKHMISSE, Médecin -chef des provinces de Settat et Khouribga Dr M. SKALLI -FETTACHI, Médecin -chef de la province de Safi M. S. M. RAHHALI, Deuxième Secrétaire, Mission permanente du Royaume du Maroc auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des institutions spécialisées en Suisse M. M. LOULIDI, Chef de cabinet du Ministre de la Santé publique, Directeur du Centre national de Transfusion sanguine

MAURICE 1

Chef de la délégation à partir du 17 mai. Délégué à partir du 17 mai.

2

Délégués Sir Harold WALTER, Ministre de la Santé et de la Population (Chef de délégation) :

COMPOSITION DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE Dr A. Y. WONG Shiu Leung, Médecin- administrateur principal, Ministère de la Santé et de la Population

13

Dr Z. JADAMBAA, Chef p.i. de la Division des Relations étrangères, Ministère de la Santé publique

MAURITANIE Délégués M. O. G. ABEIDY, Secrétaire général du Ministère de la Santé et des Affaires sociales (Chef de délégation) Dr A. M. MOULAYE, Directeur de la Santé M. M. A. BA, Premier Conseiller, Ambassade de Mauritanie en France : :

NÉPAL Délégués M. P. R. SINGHA SUWAL, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr B. R. BAIDYA, Directeur général des Services de Santé, Ministère de la Santé (Chef adjoint) Dr M. AMIN, Chirurgien à l'Hôpital de zone de Gandaki

MEXIQUE Délégués Dr R. GUZMÁN, Sous -Secrétaire à la Santé (Chef de délégation) Dr M. E. BUSTAMANTE, Secrétaire général du Conseil de la Santé Dr H. ACUA MONTEVERDE, Directeur général des Affaires internationales, Secrétariat à la Santé et à l'Assistance sociale' :

NICARAGUA Délégués Dr F. VALLE LÓPEZ, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) Dr O. AVILÉS, Directeur de la Planification sanitaire, Ministère de la Santé publique :

'

Suppléant Dr C. DÎAZ COLLER, Directeur de la Recherche, Sous - Secrétariat à la Protection de l'Environnement :

NIGER Délégués Dr A. MOSSI, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) Dr T. SANA, Directeur général de la Santé publique Dr A. NARGOUNGOU, Médecin à l'Hôpital de Niamey :

Conseillers Dr C. CANSECO GONZÁLEZ, Chef des Services de Coordination de la Santé publique du Nuevo León Dr A. ISLAS BONY, Conseiller du Secrétaire à la Santé et à l'Assistance sociale Mme M. PRIETO ESPINOSA, Troisième Secrétaire, Mission permanente du Mexique auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales ayant leur siège en Suisse

NIGERIA Délégués M. A. KANO, Commissaire fédéral à la Santé (Chef de délégation) Dr S. L. ADESUYI, Conseiller médical en chef du Gouvernement fédéral (Chef adjoint) Dr Marianne A. SILVA, Administrateur en chef de la Santé publique, Ministère fédéral de la Santé :

MONACO Délégués Dr E. BOÉRI, Conseiller technique, Délégué permanent de la Principauté de Monaco auprès des Institutions sanitaires internationales (Chef de délégation) M. J. -Ch. MARQUET, Conseiller juridique du Cabinet de S.A.S. le Prince de Monaco :

Suppléants Professeur C. NWOKOLO, Doyen de la Faculté de Médecine, Université du Nigéria Dr P. O. ADEOYE, Médecin -administrateur principal de la Santé publique, Ministère de la Santé de l'Etat de Kwara :

MONGOLIE Délégués Dr S. SHAADAI, Ministre adjoint de la Santé publique (Chef de délégation) Dr P. DOLGOR, Doyen de la Faculté d'Enseignement postuniversitaire, Institut médical d'Etat, Oulan -Bator :

NORVÈGE Délégués Dr T. MORK, Directeur général des Services de Santé (Chef de délégation) Dr R. HEGBOM, Médecin- administrateur en chef de comté Dr S. M. HOFGAARD, Médecin -administrateur en chef de comté :

1

Chef de la délégation à partir du 10 mai.

14 :

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Suppléant Dr Aud Blegen SVINDLAND, Directeur de la Division de l'Epidémiologie et de l'Hygiène Conseiller M. O. GRAHAM, Premier Secrétaire, Mission permanente de la Norvège auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :

PARAGUAY Délégué Dr L. S. CODAS, Directeur des Services de Normalisation et de Planification, Ministère de la Santé publique et du Bien Etre social :

PAYS -BAS

NOUVELLE -ZELANDE

Délégués Dr H. J. H. HIDDLESTONE, Directeur général de la Santé (Chef de délégation) Dr C. N. D. TAYLOR, Directeur général adjoint de la Santé Mme V. R. CRUTCHLEY, Troisième Secrétaire, Mission permanente de la Nouvelle -Zélande auprès de l'Office des Nations Unies à Genève :

Délégués Dr L. B. J. STUYT, Ministre de la Santé publique et de l'Hygiène du Milieu (Chef de délégation) M. D. J. DE GEER, Directeur des Affaires internationales, Ministère de la Santé publique et de l'Hygiène du Milieul Dr P. SIDERIUS, Secrétaire général du Ministère de la Santé publique et de l'Hygiène du Milieu :

OMAN Délégués Dr A. AL- JAMALI, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr G. SAMI, Directeur de la Santé publique :

OUGANDA Délégués Dr U. K. RWAKIHEMBO, Ministre de la Santé p.i. (Chef de délégation) Dr N. BAINGANA, Médecin -administrateur principal (Lutte contre les maladies transmissibles), Ministère de la Santé Dr E. G. N. MUZIRA, Médecin -administrateur principal (Formation) :

Suppléants Dr W. B. GERRITSEN, Directeur général de la Santé publique, Ministère de la Santé publique et de l'Hygiène du Milieu Dr J. SPAANDER, Directeur général de l'Institut national de Santé publique M. W. C. REIJ, Directeur général de l'Hygiène du Milieu, Ministère de la Santé publique et de l'Hygiène du Milieu M. E. TYDEMAN, Conseiller, Mission permanente du Royaume des Pays -Bas auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisa tions. internationales à Genève M. M. J. H. MARIJNEN, Département des Affaires internationales, Ministère de la Santé publique 'et de l'Hygiène du Milieu :

Suppléant M. A. HASSAN, Administrateur (Recherche) :

PAKISTAN Délégués M. A. QAYYUM, Secrétaire du Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale (Chef de délégation) Dr A. M. ANSARI, Secrétaire du Département de la Santé, Gouvernement du Sind M. M. J. KHAN, Troisième Secrétaire, Mission permanente du Pakistan auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève :

Conseillers Dr P. C. J. VAN LOON, Directeur de la Planification et du Développement, Ministère de la Santé publique et de l'Hygiène du Milieu M. J. J. DE RUYTER, Ministère de la Santé publique et de l'Hygiène du Milieu Dr D. K. RYKELS, Ministère de la Santé publique et de l'Hygiène du Milieu :

PEROU Délégués M. F. MIRO QUESADA BAHAMONDE, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr R. MONTERO RUIZ, Conseiller technique du Ministre de ]a Santé Dr L. SUARES LOPEZ, Directeur général de l'Institut de Néonatologie et de Protection maternelle et infantile :

PANAMA Délégué M. J. M. ESPINO GONZALEZ, Ambassadeur, Représentant permanent du Panamá auprès de l'Office des Nations Unies et des organisations internationales à Genève :

1 Chef de la délégation à partir du 21 mai.

COMPOSITION DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE Suppléants M. C. ALZAMORA TRAVERSO, Ambassadeur, Représentant permanent du Pérou auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève Dr A. LARI CAVAGNARO, Directeur général du Bureau des Relations internationales M. L. DUARTE MUNGI, Assistant du Ministre de la Santé :

15

PHILIPPINES Délégués Dr J. SUMPAICO, Directeur du Bureau de la Recherche et des Laboratoires, Département de la Santé (Chef de délégation) M. R. A. URQUIOLA, Ambassadeur, Représentant permanent adjoint des Philippines auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :

Conseillers Dr A. LOBO DA COSTA, Directeur général des Hôpitaux, Ministère de la Santé et de l'Assistance Dr J. LOPES DIAS, Inspecteur de la Santé, Ministère de la Santé et de l'Assistance Professeur G. JANZ, Ecole nationale de Santé publique et de Médecine tropicale Dr A. CASTELO -BRANCO, Inspecteur technique à la Direction générale de la Santé, Ministère de la Santé et de l'Assistance :

QATAR Délégués M. K. M. AL -MANA, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) M. M. G. AL -FAIN, Directeur au Ministère de la Santé publique Dr K. A. M. AL- JABER, Médecin -administrateur au Ministère de la Santé publique :

Conseiller M. C. V. ESPEJO, Attaché, Mission permanente des Philippines auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :

Suppléant Dr A. TAJELDIN, Directeur des Services préventifs, Ministère de la Santé publique :

POLOGNE Délégués Professeur M. SLIWINSKI, Ministre de la Santé et de l'Assistance sociale (Chef de délégation) Professeur W. RUDOWSKI, Président du Conseil scientifique auprès du Ministre de la Santé et de l'Assistance sociale Professeur J. LEOWSKI, Directeur de l'Institut de la Tuberculose à Varsovie :

REPUBLIQUE ARABE LIBYENNE Délégués Dr A. M. ABDULHADI, Directeur général de la Planification et de la Formation, Ministère de la Santé (Chef de délégation) M. B. M. AHMED, Directeur des Services de Santé de la Province de Sebha :

REPUBLIQUE ARABE SYRIENNE Délégués Dr M. EL- KHIAMI, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr N. RAMZI, Vice -Ministre de la Santé (Chef adjoint) Dr M. A. EL -YAFI, Directeur des Relations internationales, Ministère de la Santé :

Conseillers Professeur J. KOSTRZEWSKI, Secrétaire de la Section des Sciences médicales de l'Académie polonaise des Sciences; Chef du Département d'Epidémiologie à l'Institut national d'Hygiène de Varsovie M. M. EJMA -MULTANSKI, Chef de section au Département des Organisations internationales, Ministère des Affaires étrangères M. S. TOPA, Conseiller, Représentant permanent adjoint de la République populaire de Pologne auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :

Suppléant Mme R. KOURDI, Directeur des Affaires administratives et juridiques, Ministère de la Santé :

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE PORTUGAL Délégués M. F. DE ALCAMBAR PEREIRA, Ambassadeur, Représentant permanent du Portugal auprès de l'Office des Nations Unies et d'autres organisations internationales à Genève (Chef de délégation) Professeur A. A. DE CARVALHO SAMPAIO, Directeur général de la Santé, Ministère de la Santé et de l'Assistance Dr M. A. DE ANDRADE SILVA, Inspecteur supérieur de la Santé, Ministère d'Outre -Mer :

Délégués M. A. PATASSE, Ministre d'Etat chargé de la Santé publique et des Affaires sociales (Chef de délégation) Dr S. BÉDAYA -NGARO, Directeur général de la Santé publique et des Affaires sociales :

REPUBLIQUE DE COREE Délégués M. K. H. LEE, Ministre de la Santé et des Affaires sociales (Chef de délégation) :

16

VINGT -SIXIEME ASSEMBLER MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

M. T. J. PARK, Ambassadeur, Observateur permanent de la République de Corée auprès de l'Office des Nations Unies et Délégué permanent auprès des autres organisations internationales à Genève (Chef adjoint) Dr S. H. RHEE, Directeur du Bureau de la Santé publique, Ministère de la Santé et des Affaires sociales Suppléants Dr K. PARK, Ministre M. W. Y. CHUNG, Conseiller, Bureau de l'Observateur permanent de la République de Corée auprès de l'Office des Nations Unies et Délégation permanente auprès des autres organisations internationales à Genève Dr S. K. AHN, Chef de la Division de la Lutte antituberculeuse, Ministère de la Santé et des Affaires sociales :

Conseillers Dr H. -G. KUPFERSCHMIDT, Directeur adjoint de la Policlinique (Médecine interne) de l'Université de Leipzig M. G. SCHUMANN, Premier Secrétaire, Bureau de l'Observateur permanent de la République Démocratique Allemande auprès de l'Office des Nations Unies à Genève, et Délégation permanente auprès d'autres organisations internationales :

REPUBLIQUE DOMINICAINE Délégué Dr F. HERRERA -ROA, Ambassadeur, Représentant permanent de la République Dominicaine auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :

Conseillers M. H. E. WHANG, Ministre M. Y. C. AHN, Conseiller M. C. H. YOO, Conseiller M. T. H. HAM, Conseiller M. S. M. PARK, Conseiller, Bureau de l'Observateur permanent de la République de Corée auprès de l'Office des Nations Unies et Délégation permanente auprès des autres organisations internationales à Genève M. S. Y. LEE, Premier Secrétaire, Ministère des Affaires étrangères Dr C. H. KIM, Fonctionnaire du Gouvernement M. S. K. KIM, Premier Secrétaire, Bureau de l'Observateur permanent de la République de Corée auprès de l'Office des Nations Unies et Délégation permanente auprès des autres organisations internationales à Genève :

RÉPUBLIQUE KHMÈRE Délégués Professeur SO SATTA, Ambassadeur, Représentant permanent de la République Khmère auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève (Chef de délégation) Professeur SREY SENG, Directeur général de la Santé publique Dr SUON BOPHEAK, Chef du Bureau des Relations extérieures, Ministère de la Santé :

Conseiller M. SOM SOMOUTH, Deuxième Secrétaire, Mission permanente de la République Khmère auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève :

RÉPUBLIQUE DEMOCRATIQUE ALLEMANDE' Délégués Professeur L. MECKLINGER, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr K. -H. LEBENTRAU, Chef du Département des Relations internationales, Ministère de la Santé Professeur F. RENGER, Titulaire de la deuxième chaire de clinique médicale, Académie médicale "Carl Gustav Carus" de Dresde :

REPUBLIQUE POPULAIRE DEMOCRATIQUE DE COREE2 Délégués M. HAN Hong Sop, Vice -Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) M. KIM Hi Soun, Ambassadeur de la République populaire démocratique de Corée en Pologne (Chef adjoint) M. PAK In Ho, Directeur au Ministère de la Santé publique :

Suppléants M. B. NEUGEBAUER, Conseiller scientifique au Département des Organisations internationales, Ministère des Affaires étrangères Professeur H. BERNDT, Directeur de l'Association pour la Recherche sur les Tumeurs :

Suppléants M. DJANG Kwang Seun, Directeur adjoint au Ministère de la Santé publique M. KIM Tcheul Su, Directeur adjoint au Ministère de la Santé publique M. HWANG Djoun Mo, Conseiller, Ambassade de la République populaire démocratique de Corée en Algérie M. SONG Kyon Ho, Chef de section au Ministère de la Santé publique :

Admise en qualité de Membre de l'Organisation mondiale de la Santé par la Vingt Sixième Assemblée mondiale de la Santé le 8 mai 1973 (résolution WHA26.2).

1

Admise en qualité de Membre de l'Organisation mondiale de la Santé par la Vingt Sixième Assemblée mondiale de la Santé le 17 mai 1973 (résolution WHA26.28).

2

COMPOSITION DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE Conseillers M. KIM Hyeung Ryoul, Conseiller, Ambassade de la République populaire démocratique de Corée en République Arabe Syrienne M. RI Djeung Kouk, Secrétaire, Ambassade de la République populaire démocratique de Corée en Yougoslavie M. TCHON Djai Hong, Secrétaire, Ambassade de la République populaire démocratique de Corée en Egypte :

17

Dr P. DILL -RUSSELL, Conseilleur médical en chef, Administration du Développement outre -mer

REPUBLIQUE -UNIE DE TANZANIE

Suppléants Sir John BROTHERSTON, Médecin -administrateur en chef, Département de l'Intérieur et de la Santé de l'Ecosse Dr J. J. A. REID, Médecin- administrateur en chef adjoint, Département de la Santé et de la Sécurité sociale M. R. C. TRANT, Administrateur principal, Département de la Santé et de la Sécurité sociale :

Délégués M. A. H. MWINYI, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr N. B. AKIM, Directeur de la Division du Développement des Personnels, Ministère de la Santé Dr E. TARIMO, Directeur de la Division des Services préventifs, Ministère de la Santé :

Conseillers Mlle A. M. WARBURTON, Conseiller, Mission permanente du Royaume -Uni auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève M. E. W. CALLWAY, Deuxième Secrétaire, Mission permanente du Royaume -Uni auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :

Suppléant M. J. S. D. MWAIKAMBO, Haut Commissariat de la Tanzanie au Royaume -Uni de Grande Bretagne et 9'Irlande du Nord : :

RWANDA Délégués Dr T. SINDIKUBWABO, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) Dr V. NTABOMVURA, Directeur de l'Hôpital universitaire de Butare Dr M. GASHAKAMBA, Directeur adjoint du Centre hospitalier de Kigali

ROUMANIE Délégués M. C. ENE, Ambassadeur, Représentant permanent de la République socialiste de Roumanie auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève (Chef de délégation) Dr D. DONA, Directeur adjoint au Ministère de la Santé Dr M. ZAMFIRESCU, Directeur adjoint à l'Institut Cantacuzino de Bucarest :

SAMOA -OCCIDENTAL

Délégué Dr J. C. THIEME, Directeur des Services de Santé :

Suppléant Dr N. RACOVEANU, Chef de section à l'Institut d'Hygiène et de Santé publique, Bucarest :

SENEGAL Délégués M. C. N. DIOUF, Ministre de la Santé publique et des Affaires sociales (Chef de délégation) Dr I. WONE, Conseiller technique au Cabinet du Ministre de la Santé et des Affaires socialesl M. J. P. CRESPIN, Conseiller, Mission permanente de la République du Sénégal auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève :

Conseillers M. V. PUIU, Deuxième Secrétaire, Mission permanente de la République socialiste de Roumanie auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève M. G. TINCA, Troisième Secrétaire, Mission permanente de la République socialiste de Roumanie auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève :

ROYAUME-UNI DE GRANDE- BRETAGNE ET D'IRLANDE DU NORD

SIERRA LEONE Délégués M. M. A. O. FINDLAY, Secrétaire permanent du Ministère de la Santé (Chef de délégation) :

Délégués Sir George GODBER, Médecin -administrateur en chef, Département de la Santé et de la Sécurité sociale (Chef de délégation) Dr J. L. KILGOUR, Médecin -administrateur principal, Département de la Santé et de la Sécurité sociale :

1 Chef de la délégation à partir du 13 mai.

18

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II Dr Marcella DAVIES, Médecin -administrateur en chef p.i. :

SUEDE Délégués Professeur B. REXED, Directeur général du Service national de la Santé et de la Prévoyance sociale (Chef de délégation) Dr M. TOTTIE, Médecin -administrateur supérieur, Service national de la Santé et de la Prévoyance sociale M. S. -E. HEINRICI, Chef du Secrétariat international, Ministère de la Santé et des Affaires sociales

SINGAPOUR Délégués M. CHUA Sian Chin, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr KWA Soon Bee, Directeur médical de l'Hôpital général d'Outram Road; Hématologiste principal, Ministère de la Santé :

SOMALIE

Délégués M. O. A. HASSAN, Directeur général du Ministère de la Santé (Chef de délégation) Dr A. M. HASSAN, Directeur médical de l'Hôpital général de Mogadishu :

Suppléants M. T. TSCHERNING, Conseiller, Mission permanente de la Suède auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève M. H. VON KNORRING, Chef de section, Ministère des Affaires étrangères Mme E. ALLGULANDER, Chef de section, Service national de la Santé et de la Prévoyance sociale :

SOUAZILAND Délégués M. E. E. S. DHLADHLA, Ministre de la Santé et de l'Education (Chef de délégation) Dr Fanny FRIEDMAN, Médecin- administrateur en chef :

Conseiller M. J. -E. SPEK, Office central de la Ville de Goteborg :

SUISSE

SOUDAN Délégués M. A. G. M. IBRAHIM, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr A. MUKHTAR, Sous-Secrétaire, Ministère de la Santé Dr M. I. EL IMAM, Sous -Secrétaire adjoint (Formation et Relations internationales), Ministère de la Santé .

Délégués Dr A. SAUTER, Directeur du Service fédéral de l'Hygiène publique (Chef de délégation) M. F. MUHEIM, Collaborateur diplomatique, Direction des Organisations internationales, Département politique fédéral Dr C. FLEURY, Chef de la Section des Maladies infectieuses, Service fédéral de l'Hygiène publique :

Suppléant Dr A. M. IDRIS, Sous- Secrétaire adjoint (Epidémiologie), Ministère de la Santé :

Suppléant Dr Susy ROOS, Adjoint médical, Service fédéral de l'Hygiène publique :

SRI LANKA Délégués M. W. P. G. ARIYADASA, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr C. E. S. WEERATUNGE, Secrétaire général du Ministère de la Santé M. A. PATHMARAJAH, Représentant permanent de la République de Sri Lanka auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :

Conseillers Dr J. -P. PERRET, Directeur suppléant du Service fédéral de l'Hygiène publique M. F. PICTET, Vice -Directeur de la Direction des Organisations internationales, Département politique fédéral Dr J. -P. BERTSCHINGER, Chef de la Section pharmaceutique, Service fédéral de l'Hygiène publique :

TCHAD

Suppléant M. A. C. GOONASEKERA, Troisième Secrétaire, Mission permanente de la République de Sri Lanka auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :

Délégués Dr J. BAROUM, Ministre de la Santé publique et des Affaires sociales (Chef de délégation) M. P. MBAILAO, Directeur de la Santé publique Dr J. COULM, Directeur du Service des Grandes Endémies :

COMPOSITION DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE Suppléant M. J. ABDULAHAD, Représentant permanent de la République du Tchad auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève :

19

TRINITE -ET- TOBAGO

TCHÉCOSLOVAQUIE Délégués Professeur J. PROKOPEC, Ministre de la Santé de la République socialiste tchèque (Chef de délégation) M. J. STÁHL, Premier Secrétaire, Mission permanente de la République socialiste tchécoslovaque auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève Dr K. GECIK, Chef du Secrétariat du Ministre de la Santé de la République socialiste slovaque :

Délégués M. Ch. H. ARCHIBALD, Ambassadeur, Représentant permanent de la Trinité -et- Tobago auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des institutions spécialisées en Europe (Chef de délégation) M. T. C. TAITT, Secrétaire permanent, Ministère de la Santé Dr M. U. HENRY, Médecin- administrateur en chef, Ministère de la Santé :

Conseiller Mlle J. CADOGAN, Deuxième Secrétaire, Mission permanente de la Trinité -et- Tobago auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des institutions spécialisées en Europe :

Suppléants Dr Eli§ka KLIVAROVA, Directeur du Département des Relations internationales, Ministère de la Santé de la République socialiste tchèque Dr Anna SOBOTKOVA, Ministère des Affaires étrangères de la République socialiste tchécoslovaque M. S. HRKOTA6, Chef du Département des Relations internationales, Ministère de la Santé de la République socialiste slovaque :

TUNISIE

Délégués M. M. MZALI, Ministre de la Santé publique (Chef de délégation) M. T. SLIM, Ambassadeur, Représentant permanent de la Tunisie auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des institutions spécialisées en Suisse Dr T. HACHICHA, Médecin -Inspecteur divisionnaire, Chef de la Direction des Campagnes de Médecine préventive :

THAÏLANDE Délégués Dr S. PHONG AKSARA, Ministre adjoint de la Santé publique (Chef de délégation) Dr C. HEMACHUDHA, Directeur général du Département de la Promotion de la Santé publique, Ministère de la Santé publique Dr K. SUWARNARAT, Directeur général adjoint du Département des Services médicosanitaires, Ministère de la Santé publique .

Suppléant Dr C. HUSBUMRER, Médecin- administrateur de première classe, Division de la Santé rurale, Département des Services médicosanitaires, Ministère de la Santé publique :

Conseillers M. A. BELTAI,EF, Chef de la Division de la Coopération internationale, Ministère de la Santé publique Dr M. BAHRI, Médecin - Inspecteur divisionnaire, Conseiller au Ministère de la Santé publique M. S. CHAIEB, Directeur des Affaires administratives et financières, Ministère de la Santé publique M. L. EL -AFI, Administrateur de la Santé publique M. H. BEN ACHOUR, Attaché d'ambassade, Mission permanente de la Tunisie auprès de l'Office des Nations. Unies à Genève et des institutions spécialisées en Suisse :

TURQUIE TOGO

Délégués Dr P. MIKEM, Directeur de la Division de l'Assistance médicale et des Services de Santé de base (Chef de délégation) Dr L. AKOTE, Médecin -chef de la Subdivision sanitaire de Sassari Dr E. HODONOU, Médecin -chef de la Subdivision sanitaire d'Anecho :

Délégués Dr O. YASAR, Sous -Secrétaire d'Etat, Ministère de la Santé et de l'Assistance sociale (Chef de délégation) Dr T. ALAN, Directeur général des Relations extérieures, Ministère de la Santé et de l'Assistance sociale M. R. ARIM, Représentant permanent adjoint de la Turquie auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des autres organisations internationales en Suisse :

20 :

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Suppléant M. A. ERMAN, Deuxième Secrétaire, Mission permanente de la Turquie auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des autres organisations internationales en Suisse

Mme R. RODRIGUEZ LARRETA DE PESARESI, Premier Secrétaire, Mission permanente de l'Uruguay auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève

VENEZUELA

UNION DES REPUBLIQUES SOCIALISTES SOVIETIQUES Délégués Dr D. D. VENEDIKTOV, Ministre adjoint de la Santé de l'URSS (Chef de délégation) Mme Z. V. MIRONOVA, Représentant permanent de l'URSS auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève Professeur Ju. P. LISICYN, Directeur de l'Institut de l'Union pour l'Information médicale et médico- technique, Ministère de la Santé de l'URSS :

Délégués Dr J. J. MAYZ LYON, Ministre de la Santé et de l'Assistance sociale (Chef de délégation) Dr D. CASTILLO, Directeur de l'Administration, Ministère de la Santé et de l'Assistance sociale M. J. A. LASCURAIN, Directeur de la Paludologie et de l'Assainissement, Ministère de la Santé et de l'Assistance sociale .

Suppléants Dr O. P. SCEPIN, Chef du Département des Relations extérieures, Ministère de la Santé de l'URSS Dr E. V. GALAHOV, Chef de Département, Institut de l'Union pour la Recherche en Hygiène sociale et en Administration de la Santé publique Dr V. K. TATOCENKO, Spécialiste scientifique principal, Institut de Pédiatrie de l'Académie des Sciences médicales de l'URSS Dr D. A. ORLOV, Chef adjoint du Département des Relations extérieures, Ministère de la Santé de l'URSS Dr L. Ja. VASIL'EV, Conseiller, Représentation permanente de l'URSS auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève Dr N. V. NOVIKOV, Chef adjoint du Département des Relations extérieures, Ministère de la Santé de l'URSS :

Suppléants Dr E. ECHEZURIA, Chef de la Division de la Démographie et de l'Epidémiologie, Ministère de la Santé et de l'Assistance sociale Dr R. ARELLANO, Directeur de l'Hôpital'universitaire de Los Andes :

Conseillers M. J. C. PINEDA PAVON, Premier Secrétaire, Mission permanente du Venezuela auprès de l'Office des Nations Unies et des autres organisations internationales ayant leur siège à Genève M. J. R. LEÓN SIMANCAS, Directeur du Personnel, Ministère de la Santé et de l'Assistance sociale :

VIET-NAM Délégués Dr TRAN MINH TUNG, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr TRUONG MINH CAC, Directeur général de la Santé Dr PHAM VAN, Directeur de la Médecine curative, Ministère de la Santé :

Conseillers Dr E. P. BALAKIREV, Spécialiste principal, Bureau central des Services de Médecine curative et prophylactique, Ministère de la Santé de l'URSS M. L. I. MALYSEV, Inspecteur principal, Département des Relations extérieures, Ministère de la Santé de l'URSS M. V. G. TRESKOV, Premier Secrétaire, Ministère des Affaires étrangères de l'URSS :

Suppléant M. CHAU VAN MUOI, Secrétaire particulier du Ministre de la Santé :

URUGUAY

Délégués M. A. LEGNANI, Ambassadeur, Représentant permanent de l'Uruguay auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève (Chef de délégation) Dr A. SÁENZ SANGUINETTI, Président de la Commission des Affaires internationales au Ministère de la Santé publique (Chef adjoint) :

Conseillers M. LE VAN LOI, Ambassadeur, Observateur permanent de la République du Viet -Nam auprès de l'Office des Nations Unies et Représentant permanent auprès des autres organisations internationales à Genève Mlle NGUYEN LE DUNG, Troisième Secrétaire, Bureau de l'Observateur permanent de la République du Viet -Nam auprès de l'Office des Nations Unies et Délégation permanente auprès des autres organisations internationales à Genève :

YEMEN Délégués Dr M. K. AGHBARI, Ministre de la Santé (Chef de délégation) :

COMPOSITION DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE Dr A. TARCICI, Ambassadeur, Représentant permanent de la République arabe du Yémen auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des institutions spécialisées en Europe Dr A. W. ATEEK, Chef des Services de Santé, Ministère de la Santé

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Dr M. RADOVANOVIC, Professeur à la Faculté de Médecine de Novi Sad M. T. BOJADZIEVSKI, Deuxième Secrétaire, Mission permanente de la République socialiste fédérative de Yougoslavie auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions internationales ayant leur siège à Genève Dr V. STAROVA, Ministre de la Santé de la République de Macédoine

YEMEN DEMOCRATIQUE Délégués Dr A. A. MAISARI, Directeur des Services de Santé, Ministère de la Santé (Chef de délégation) M. I. A. SAIDI, Secrétaire_ permanent du Ministère de la Santé :

ZAIRE Délégués Dr KALONDA LOMEMA, Commissaire d'Etat à la Santé publique (Chef de délégation) Dr B. LEKIE, Directeur de la Campagne nationale d'Eradication de la Variole Dr MATUNDU NZITA, Directeur des Services d'Hygiène :

YOUGOSLAVIE Délégués M. V. DRAGASEVIC, Secrétaire fédéral au Travail et à la Politique sociale (Chef de délégation) Dr D. JAKOVLJEVIC, Président dé la Commission yougoslave pour la Coopération avec les Organisations sanitaires internationales) Dr N. HRISTOV, Président du Conseil social et sanitaire de l'Assemblée de la République socialiste de Macédoine; Membre de la Commission yougoslave pour la Coopération avec les Organisations sanitaires internationales :

Conseillers M. DIMBAMBU KINKANDA, Secrétaire particulier du Commissaire d'Etat à la Santé publique Dr Y. YOKO, Représentant permanent adjoint de la République du Zaire auprès de l'Office des Nations Unies à Genève et des institutions spécialisées en Suisse :

Suppléant Dr A. FARGELJ, Professeur à la Faculté de Médecine de Sarajevo; Membre de la Commission yougoslave pour la Coopération avec les Organisations sanitaires interna tionales2 :

ZAMBIE Délégués M. A. B. CHIKWANDA, Ministre de la Santé (Chef de délégation) Dr M. M. NALUMANGO, Secrétaire permanent à la Santé et Directeur des Services médicaux, Ministère de la Santé Dr S. H. SIWALE, Médecin -administrateur du Gouvernement :

Conseillers Dr S. ZONJIC, Directeur de l'Institut pour la Protection sanitaire de Pristina, Membre de la Commission yougoslave pour la Coopération avec les Organisations sanitaires internationales :

REPRESENTANTS D'UN MEMBRE ASSOCIE

PAPUA -NOUVELLE- GUINEE

Dr J. TUVI, Sous -Directeur de la Santé maternelle et infantile, Ministère de la Santé

Dr R. TAUREKA

Ministre de la Santé

1 Chef de la délégation à partir du 14 mai. 2

Délégué à partir du 14 mai.

M. T. P. H. COLE, Secrétaire particulier du Ministre de la Santé M. A. M. SIAGURU, Fonctionnaire des Relations extérieures

22

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

OBSERVATEURS D'UN ETAT NON MEMBRE

SAINT -SIEGE

Dr Marie -Thérèse GRABER -DUVERNAY Dr G. NICOLAS

Mgr S. LUONI, Observateur permanent du Saint Siège auprès de l'Office des Nations Unies et des institutions spécialisées à Genève

R.P. P. BOLECH

OBSERVATEURS

ORDRE DE MALTE

Comte DE NOÜE, Ambassadeur, Délégué permanent de l'Ordre Souverain de Malte auprès des organisations internationales à Genève

Comte E. DECAZES DE GLÜCKSBERG, Ambassadeur, Délégué permanent adjoint de l'Ordre Souverain de Malte auprès des organisations internationales à Genève

Dr M. GILBERT, Secrétaire général du Comité exécutif international de l'Ordre Souverain de Malte pour l'Assistance aux Lépreux

REPRESENTANTS DU CONSEIL EXECUTIF

Dr J. L. MOLAPO Professeur R. VANNUGLI

REPRESENTANTS DE L'ORGANISATION DES NATIONS UNIES ET DES INSTITUTIONS APPARENTEES

Organisation des Nations Unies M. A. DOLLINGER, Directeur du Service des Relations extérieures et des Affaires inter -organisations

M. A. S. BISHOP, Directeur de la Division de l'Environnement et de l'Habitation, Commission économique pour l'Europe

M. P. CASSON, Service des Relations extérieures et des Affaires inter -organisations M. T. S. ZOUPANOS, Service des Relations extérieures et des Affaires inter organisations M. V. LISSITSKY, Service des Relations extérieures et des Affaires inter -organisations Dr S. MARTENS, Directeur de la Division des Stupéfiants de l'ONU et Directeur exécutif p.i. du Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues M. R. J. B. ROSSBOROUGH, Directeur, Bureau des Secours en cas de Catastrophe M. A. SQUADRILLI, Bureau des Secours en cas de Catastrophe M. P. STANISSIS, Bureau des Secours en cas de Catastrophe M. M. DINA -LOBE, Directeur du Service des Relations extérieures, Programme des Nations Unies pour l'Environnement

Fonds des Nations Unies pour l'Enfance M. J. GUIBBERT, Directeur adjoint de l'Office européen

Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche- Orient

Dr M. SHARIF, Directeur de la Santé

Programme des Nations Unies pour le Développement M. R. P. ETCHATS, Représentant en Europe M. G. DUMONTET, Consultant auprès du Directeur

COMPOSITION DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE Programme alimentaire mondial

23

Haut Commissariat pour les Réfugiés M. T. LUKE, Chef du Service de la Programmation et de la Coordination Organisation internationale du Travail

M. W. N. FRALEIGH, Chef du Service des Relations extérieures et des Affaires générales

Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement M. G. A. KRASNOV, Fonctionnaire des Relations extérieures

M. R. LIVCHEN, Chef du Département des Conditions de Travail et de Vie M. Y. CHESTNOY, Service des Organisations internationales Dr N. GAVRILESCU, Service de la Sécurité et de l'Hygiène du Travail Banque internationale pour la Reconstruction et le Développement M. F. STEUBER, Chef de la Division des Relations extérieures, Bureau européen Organisation météorologique mondiale

Organisation des Nations Unies pour le Développement industriel M. A. DOLLINGER, Directeur du Service des Relations extérieures et des Affaires inter -organisations, Office des Nations Unies à Genève

Institut des Nations Unies pour la Formation et la Recherche M. S. P. NOTHOMB, Représentant adjoint en Europe

Dr C. C. A. WALLBN, Chef de la Division des Applications spéciales à l'Environnement M. V. W. WINDELL, Chef du Service des Relations extérieures Agence internationale de l'Energie atomique

Organe international de Contrôle des Stupéfiants M. J. DITTERT, Secrétaire M. S. STEPCZYNSKI, Secrétaire adjoint

M. J. SERVANT, Directeur du Bureau de liaison de l'AIEA-à Genève Mme M. OPELZ

REPRESENTANTS D'AUTRES ORGANISATIONS INTERGOUVERNEMENTALES

Comité intergouvernemental pour les Migrations européennes Dr C. SCHOU, Chef des Services médicaux

Ligue des Etats arabes M. A. S. RADI, Délégué permanent de la Ligue des Etats arabes auprès de l'Office des Nations Unies à Genève M. A. EL- BOLKANY, Attaché, Délégation permanente de la Ligue des Etats arabes auprès de l'Office des Nations Unies à Genève Organisation de l'Unité africaine

Comité international de Médecine et de Pharmacie militaires Général-Médecin J. VONCKEN, Secrétaire général Professeur J. PATRNOGIC Dr M. -H. RAJABALLY, Directeur de la Division de la Santé Dr J. RAKOTOARIVELO, Spécialiste principal des Affaires sanitaires

Organisation mondiale de la Propriété intellectuelle M. B. A. ARMSTRONG, Conseiller supérieur, Chef de la Division administrative

Organisation des Etats américains M. G. J. SCHAMIS, Ambassadeur, Représentant en Europe Mlle B. SZASZKIEWICZ

24

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

REPRESENTANTS DES ORGANISATIONS NON GOUVERNEMENTALES EN RELATIONS OFFICIELLES AVEC L'OMS Association du Transport aérien international M. V. DE BOURSAC M. R. W. BONHOFF

Association mondiale des Sociétés de Pathologie (anatomique et clinique) Dr J. UNGAR

Association interaméricaine de Génie sanitaire M. J. A. LASCURAÍN

Association mondiale vétérinaire Dr M. LEUENBERGER Comité international catholique des Infirmières et Assistantes médico- sociales Mme E. VAN DER GRACHT -CARNEIRO M. P. D. M. SLEIJFFERS

Association internationale de la Recherche sur la Pollution de l'Eau Professeur O. JAAG

Association internationale de Lutte contre la Mucoviscidose M. J. B. PANCHAUD Professeur E. ROSSI Association internationale de Médecine des Accidents et du Trafic Professeur J. BERNHEIM

Comité international de la Croix-Rouge M. P. GAILLARD M. J. -L. CAYLA

Comité international sur les Animaux de Laboratoire Professeur A. SPIEGEL Dr S. ERICHSEN Commission médicale chrétienne Dr J. H. HELLBERG Dr J. KAREFA-SMART M. J. McGILVRAY

Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions affiliées Dr S. Lebovici

Association internationale de Radioprotection Dr C. POLVANI

Commission mixte sur les Aspects internationaux de l'Arriération mentale Mme Y. POSTERNAK Confédération internationale des Sages -Femmes

Association internationale des Femmes Médecins Dr Renée VOLUTER DE LORIOL Dr Sylvia MOSCOSO DE LEVIN

Mme M. A. CHEID

Association internationale de Sociologie Professeur M. PFLANZ

Conseil de la Population Dr C. PEASE

Association internationale des Sociétés de Microbiologie Professeur R. H. REGAMEY

Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales Dr S. BTESH

Association internationale des Techniciennes et Techniciens diplômés en Electro- Radiologie médicale M. E. R. HUTCHINSON Association internationale des Techniciens de Laboratoire médical Dr R. HOUSTON Association médicale mondiale Professeur T. VOSSENAAR

Conseil international de l'Action sociale Mme K. MIDWINTER -VERGIN

Conseil international des Services juifs de Bienfaisance et d'Assistance sociale Dr A. GONIK Conseil international des Unions scientifiques Dr R. MORF

COMPOSITION DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE Conseil international sur les Problèmes de l'Alcoolisme et des Toxicomanies M. A. TONGUE Dr Eva TONGUE

25

Fédération mondiale des Associations de la Santé publique Dr T. R. HOOD M. R. E. MORGAN, Jr

Fédération dentaire internationale Professeur L. -J. BAUME Professeur A. -J. HELD

Fédération mondiale des Associations pour les Ñations Unies M. C. GERBER

Fédération internationale d'Astronautique M. R. GREINACHER Professeur H. A. BJURSTEDT

Fédération mondiale des Ergothérapeutes o

Mlle I. PAHLSSON Fédération mondiale des Parasitologues

Fédération internationale de Gynécologie et d'Obstétrique Dr J. STASTNY

Professeur A. MANTOVANI

Fédération mondiale des Sociétés d'Anesthésiologistes Professeur M. GEMPERLE

Fédération internationale de l'Industrie du Médicament Dr J. EGLI Dr E. LANG Mlle A. BUCHEL Mlle D. SCHATZMANN

Fédération mondiale des Sociétés de Neurochirurgie Professeur E. ZANDER Fédération mondiale pour la Santé mentale Dr Anne AUDEOUD-NAVILLE M. D. DEANE

Fédération internationale des Associations d'Etudiants en Médecine M. F. GUTZWILLER M. G. BENUSSI M. L. GALLIMBERTI Mlle M. PIRRELLI

Ligue des Sociétés de la Croix-Rouge M. H. BEER Dr V. SEMÓUKHA Dr H. ZIELINSKI Organisation internationale de Normalisation M. R. W. MIDDLETON Dr N. N. CHOPRA

Fédération internationale des Collèges de Chirurgie Professeur W. RUDOWSKI

Fédération internationale des Hôpitaux Dr F. KOHLER

Fédération internationale des Sociétés d'Ophtalmologie Dr A. DUBOIS-POULSEN

Organisation internationale de Recherche sur le Cerveau Professeur J. POSTERNAK Dr D. RICHTER

Fédération internationale pour le Planning familial Professeur F. T. SAI Mme F. DENNIS M. P. Lamartine YATES

Organisation internationale pour la Lutte contre le Trachome Dr T. FRANCESCHETTI

Organisation mondiale pour la Promotion sociale des Aveugles M. A. MERMOD

Fédération mondiale de l'Hémophilie M. H. CHAIGNEAU M. L. JEANRENAUD M. W. R. JEWETT

Société internationale de Cardiologie Professeur P. MORET

26

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Société internationale de Chirurgie orthopédique et de Traumatologie Dr E. VANDER ELST

Union internationale de Chimie pure et appliquée Dr R. MORF

Union internationale d'Education pour la Santé Société internationale de la Lèpre Dr S. G. BROWNE

Dr L. P. AUJOULAT Mme A. LE MEITOUR KAPLUN

Société internationale d'Endocrinologie Dr BANGHAM Société internationale de Radiologie Professeur A. ZUPPINGER

Union internationale de Pharmacologie Professeur P. WASER Professeur H. HALBACH

Union internationale de Protection de l'Enfance Société internationale de Soins aux Brûlés Dr A. B. WALLACE Mme I. KEMPE

Union internationale des Architectes Société internationale de Transfusion sanguine M. A. RIVOIRE Dr Z. S. HANTCHEF

Société internationale pour la Réadaptation des Handicapés Mme P. BUGNION -SECRETAN

Union internationale des Villes et Pouvoirs locaux M. F. COTTIER

Union internationale contre la Tuberculose Dr D. THOMSON Mme J. BERNARD Union internationale contre le Cancer Dr J. F. DELAFRESNAYE

Union internationale d'Hygiène et de Médecine scolaires et universitaires Professeur V. BRUTO DA COSTA Dr H. OUILLON

Union internationale pour la Conservation de la Nature et de ses Ressources Dr G. BUDOWSKI M. F. G. NICHOLLS Mlle M. BJORKLUND

Union internationale contre le Péril vénérien et les Tréponématoses Professeur G., A. CANAPERIA

COMPOSITION DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE PRESIDENCE ET SECRETARIAT DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE ET COMPOSITION DE SES COMMISSIONS

27

Président Professeur Julie SULIANTI SAROSO (Indonésie) :

Bureau de l'Assemblée

Vice -Présidents

:

Dr J. ANOUTI (Liban) Professeur J. PROKOPEC (Tchécoslovaquie) Dr K. CAMARA (Guinée) Dr M. MACHADO DE LEMOS (Brésil) Dr J. SUMPAICO (Philippines) Secrétaire Dr M. G. CANDAU, Directeur général .

Le Bureau de l'Assemblée était composé du Président et des Vice- Présidents de l'Assemblée de la Santé, des Présidents des commissions principales et de délégués des Etats Membres Bahrein, Chine, Etats -Unis suivants d'Amérique, France, Ghana, Haute-Volta, Malawi, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Soudan, Togo, Trinité -et- Tobago, Turquie, Union des Républiques socialistes soviétiques et Venezuela. :

Commission de Vérification des Pouvoirs La Commission de Vérification des Pouvoirs était composée de délégués des Etats Membres Canada, Colombie, Cuba, Hongrie, suivants Iran, Japon, Pays -Bas, République Arabe Libyenne, Sénégal, Sri Lanka, Suède et Zambie. :

Professeur Julie SULIANTI SAROSO Président (Indonésie) Secrétaire Dr M. G. CANDAU, Directeur général :

:

COMMISSIONS PRINCIPALES

M. G. BUICK (Canada) M. M. TSUNASHIMA (Japon) M. D. J. DE GEER (Pays -Bas) Rapporteur M. C. -H. VIGNES, service des Secrétaire Questions cónstitutionnelles et juridiques Président :

Vice -Président : :

:

Conformément à l'article 35 du Règlement intérieur de l'Assemblée de la Santé, chaque délégation a le droit de se faire représenter par un de ses membres à chacune des commissions principales. Commission A

Commission des Désignations La Commission des Désignations était composée de délégués des Etats Membres suivants Australie, Brésil, Chine, Egypte, Etats -Unis d'Amérique, France, Honduras, Inde, Irlande, Liban, Madagascar, Maroc, Mongolie, Ouganda, Pakistan, République Arabe Syrienne, Roumanie, Royaume -Uni de Grarde- Bretagne et d'Irlande du Nord, Sierra Leone, Suisse, Togo, Trinité -etTobago, Union des Républiques socialistes soviétiques et Venezuela. :

Président

Dr S. PHONG AKSARA (Thailande) Dr R. PEREDA CHÁVEZ (Cuba) Rapporteur Dr GURMUKH SINGH (Malaisie) Secrétaire Dr O. W. CHRISTENSEN, Comité du Siège pour le Programme /Développement des systèmes d'information :

Vice -Président : :

:

Commission B Président Dr A. W. AL -MUFTI (Irak) Vice -Président Dr jur. J. DE CONINCK (Belgique) :

:

Président Secrétaire

:

:

Dr J. ANOUTI (Liban) Dr M. G. CANDAU, Directeur général

Rapporteur Dr P. MIKEM (Togo) Secrétaire Dr M. R. SACKS, service de la Coordination des programmes : :

ORDRE DU JOUR

1.

SEANCES PLENIERES

1.1

Ouverture de la session

1.2 1.3 1.4 1.5

Constitution de la Commission de Vérification des Pouvoirs Election de la Commission des Désignations Election du- président et des cinq vice -présidents de l'Assemblée

Election du président de la Commission A Election du président de la Commission B Constitution du Bureau de l'Assemblée Méthode de travail de l'Assemblée de la Santé - Mandat des commissions principales Adoption de l'ordre du jour et répartition des points entre les commissions principales Vingt- cinquième anniversaire de l'Organisation mondiale de la Santé

1.6 1.7

1.8 1.9

1.10 1.11

Etude et approbation des rapports du Conseil exécutif sur ses cinquantième et cinquante et unième sessions Examen du Rapport annuel du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1972 Admission de nouveaux Membres et Membres associés Demande d'admission présentée par la République Démocratique Allemande 1.13.1 Demande d'admission présentée par la République populaire démocratique de Corée 1.13.2 Election de Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif Directeur général 1.15.1 Nomination Approbation du contrat 1.15.2

1.12 1.13

1.14 1.15

1.16

Attribution de la Médaille et du Prix de la Fondation Léon Bernard (rapports du Comité de la Fondation Léon Bernard) Attribution de la Médaille et du Prix de la Fondation Dr A. T. Shousha (rapports du Comité de la Fondation Dr A. T. Shousha)

1.17

1.18 Approbation des rapports des commissions principales 1.19

Clôture de la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé

2.

COMMISSION A

2.1

Election du vice -président et du rapporteur

2.2

Examen et approbation du projet de programme et de budget pour 1974 Examen des remarques et recommandations formulées par le représentant du Conseil 2.2.1 exécutif et par le Directeur général 2.2.2 Recommandation concernant le montant du budget effectif et le niveau du budget pour 1974 et examen de la projection du projet de budget pour 1975 Examen détaillé du projet de programme et de budget pour 1974 2.2.3 Résolution portant ouverture de crédits pour l'exercice financier 1974 2.2.4 Eradication de la variole 1 Adopté à la troisième séance plénière. - 29 -

2.3

30

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

2.4

Substances prophylactiques et thérapeutiques 2.4.1 Qualité, sécurité et efficacité des médicaments Système international d'information sur les médicaments 2.4.2 Etalons internationaux et unités internationales pour les substances biologiques Rôle de l'OMS dans le développement et la coordination de la recherche biomédicale Recherche en épidémiologie et en informatique Problèmes de l'environnement de l'homme

2.5

2.6 2.7

2.8

Programme de coopération internationale en matière de recherche sur le cancer

3

COMMISSION B

3.1

Election du vice -président et du rapporteur

3.2 3.3 3.4

Révision du texte de la résolution portant ouverture de crédits pour 1973 Prévisions budgétaires supplémentaires pour 1973 oint supprim 7

3.5

Examen de la situation financière de l'Organisation Rapport financier sur les comptes de l'OMS pour l'exercice 1972, Rapports du 3.5.1 Commissaire aux Comptes et observations y relatives du Comité spécial du Conseil exécutif Etat du recouvrement des contributions annuelles et des avances au fonds de roulement 3.5.2 3.5.3 Membres redevables d'arriérés de contributions dans une mesure pouvant donner lieu à l'application de l'article 7 de la Constitution Rapport sur les recettes occasionnelles et position du compte d'attente de l'Assemblée 3.5.4 Barème des contributions Contribution du Pakistan 3.6.1 Contributions des nouveaux Membres pour 1972 et,1973 3.6.2 3.6.3 Barème des contributions pour 1974 Fonds de roulement Réexamen du fonds de roulement 3.7.1

3.6

3.7

3.8 3.9

Possibilité d'adopter un programme et budget biennal Projets d'amendements aux articles 34 et 55 de la Constitution Fonds bénévole pour la promotion de la santé Fonds de roulement pour le matériel d'enseignement et de laboratoire destiné à l'enseignement médical

3.10 3.11

3.12

Etude organique du Conseil exécutif , Etude organique sur les méthodes à appliquer pour promouvoir le développement des 3.12.1 services de santé de base Prochaine étude organique 3.12.2 Aide sanitaire aux réfugiés et personnes déplacées dans le Moyen -Orient

3.13 3.14 3.15

Amendements au Règlement financier

oint supprim 7 Nomination du Commissaire aux Comptes Bâtiment du Siège Fonds immobilier Dix- septième rapport du Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles :

3.16 3.17

Besoins futurs

3.18 3.19

3.20 3.21

Coordination à l'intérieur du système des Nations Unies Caisse commune des Pensions du Personnel des Nations Unies Rapport annuel du Comité mixte de la Caisse commune des Pensions du Personnel des 3.21.1 Nations Unies pour 1971 Nomination de représentants au Comité des Pensions du Personnel de l'OMS 3.21.2

Point 1 de l'ordre du jour supplémentaire Pharmacodépendance

COMPTES RENDUS IN EXTENSO DES SÉANCES PLÉNIÈRES

PREMIERE SEANCE PLENIERE

Lundi 7 mai 1973, 10 heures Président :

Dr B. D. B. LAYTON (Canada)

1.

OUVERTURE DE LA SESSION :

La séance est ouverte. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Messieurs les délégués, Mesdames et Messieurs, en ma qualité de Président de la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, j'ai l'honneur de déclarer ouverte la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Pour commencer, je voudrais signaler aux délégations qu'aux termes du Règlement intérieur de l'Assemblée les interventions faites en chinois sont interprétées en anglais, en espagnol, en français et en russe mais que l'inverse n'est pas prévu, c'est -à -dire qu'il n'est pas assuré d'interprétation en chinois à partir de l'anglais, de l'espagnol, du français et du russe. Je me réfère ici à l'article 86 du Règlement intérieur. Le Directeur général m'a informé qu'il serait possible d'assurer ce service d'interprétation et que des fonds sont disponibles à cet effet. Afin de faciliter la participation de la délégation chinoise aux travaux de l'Assemblée mondiale de la Santé, je proposerai donc que la mesure soit approuvée. Il suffirait que l'Assemblée de la Santé en décide ainsi. Le Règlement intérieur pourra être amendé par la suite lorsque l'occasion s'en présentera. Je constate qu'il n'y a pas d'objections à cette proposition; il en est donc ainsi décidé. 2.

ALLOCUTION DU PRESIDENT DE LA VINGT -CINQUIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) J'ai le plaisir de souhaiter la bienvenue aux représentants de l'Organisation des Nations Unies et des institutions spécialisées ainsi qu'aux représentants des organisations intergouvernementales et des organisations non gouvernementales en relations officielles avec l'OMS. Je tiens à adresser mes salutations les plus chaleureuses à toutes les délégations des Etats Membres et des Membres associés et des salutations toutes spéciales aux représentants de la République populaire de Chine et du Souaziland, qui siègent pour la première fois parmi nous. Leur présence à cette assemblée, dont nous nous réjouissons tous, marque aussi un progrès important dans le sens de l'universalité de notre organisation. En vérité, nous pouvons aujourd'hui espérer que le jour n'est plus si éloigné où l'Organisation mondiale de la Santé deviendra véritablement universelle, comme c'était la profonde aspiration de ses fondateurs et comme c'est le voeu intime de nous tous. Une fois de plus, nous sommes venus nous rassembler de toutes les parties du globe dans la poursuite solidaire de nos nobles objectifs. Une fois de plus, le cycle annuel bien ordonné des travaux de l'Organisation mondiale de la Santé approche de son terme, ce qui préludera en même temps à une série nouvelle et, comme toujours, exaltante d'événements dans le déroulement ininterrompu des activités sans cesse plus riches de ce prestigieux forum sanitaire international. Cette année -ci se trouve toutefois être une année exceptionnelle. Des tâches particulières attendent cette assemblée au cours de laquelle nous célébrerons le vingt- cinquième anniversaire dé l'Organisation. La dernière Assemblée de la Santé et le Conseil exécutif, dans leur extrême sagesse, ont voulu que la célébration du jubilé d'argent de l'Organisation ne se réduise pas à une série de festivités mais soit l'occasion de méditer sur le passé afin de modeler notre action future avec une meilleure compréhension des problèmes sanitaires de l'heure et des moyens de s'y attaquer. Vous aurez déjà reçu et étudié le Rapport annuel du Directeur général sur l'activité de l'OMS, qui nous fournit en l'occurrence une excellente base pour procéder à une analyse critique des problèmes et des politiques qui se sont manifestés dans le domaine de la santé depuis - il n'est pas exagéré de le dire - la fin de la Deuxième Guerre Mondiale. Nous allons bientôt avoir le plaisir d'entendre le Dr Candau nous rappeler nos réussites et nos échecs et nous exposer les problèmes auxquels il nous reste à faire face. Je ne voudrais nullement empiéter sur les prérogatives du Directeur général à cet égard mais, comme le mandat du Président s'étend sur une bonne partie de l'année écoulée et sur les premiers ,

- 31 -

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VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

mois de la présente année, il me sera sans doute permis à l'expiration de mon année présidentielle d'évoquer brièvement quelques faits qui se sont produits depuis notre dernière réunion et qui sont d'une importance déterminante pour l'oeuvre dans laquelle nous sommes engagés. Avant cela, toutefois, permettez -moi d'appeler avec tristesse votre attention sur l'absence de l'un de nos Vice -Présidents, le Dr Douglas Kennedy de Nouvelle -Zélande. L'Organisation mondiale de la Santé et beaucoup d'entre nous ont perdu un ami cher et un champion ardent de cette organisation avec la disparition du Dr Kennedy l'an dernier. Sa présence, ses conseils avisés et sa dévotion à la cause de la santé nous manqueront cruellement à tous. J'hésite à mentionner certaines tragédies résultant de conflits armés prolongés et dont l'homme est lui -même responsable; j'exprimerai simplement la conviction que nous souhaitons tous que ces différends soient surmontés et que cesse la violence, particulièrement cruelle lorsqu'elle s'abat sur des innocents. Au cours de l'année écoulée, les tragédies naturelles n'ont pas non plus épargné notre planète. Les éruptions volcaniques qui continuent malheureusement de sévir en Islande et l'épouvantable tremblement de terre qui a frappé la ville de Managua ont infligé d'énormes destructions physiques et d'immenses souffrances humaines à deux de nos Membres - sans parler des inondations récentes qui se sont produites dans certains pays de l'hémisphère occidental. Ils ont tous droit à notre sympathie. Nous espérons que le temps ainsi que les secours fournis par les autres Membres et les organismes internationaux atténueront un peu leurs problèmes. La conférence des Nations Unies sur l'environnement qui s'est réunie à Stockholm en juin 1972 a aidé le monde à prendre conscience de l'interaction de nombreux facteurs dans l'environnement et de leurs répercussions sur notre santé physique et mentale. Les vastes analyses et études menées à la conférence nous ont confirmés dans le sentiment que la technologie moderne, si elle offre des possibilités pour ainsi dire magiques de production de biens matériels, peut devenir une force de destruction si elle n'est pas utilisée de manière rationnelle. Il est un autre événement qui, je pense, mérite notre attention le dixième anniversaire du Programme alimentaire mondial. Pendant les dix premières années de ce programme, qui a été institué pour fournir une assistance sous forme de produits offerts bénévolement par des gouvernements, la valeur des denrées alimentaires prises en compte a atteint environ 1,3 milliards de dollars. Sur ce total, un dixième environ a été affecté à des projets dont l'objectif principal est de promouvoir la santé. En dépit de cet appoint considérable, qui complète une productionalimentaire radicalement transformée dans certaines régions en voie de développement, l'insuffisance des produits alimentaires et la malnutrition, en particulier le déficit en protéines, persistent toujours, avec toutes les conséquences que l'on sait pour le bien -être des populations. Sur le front sanitaire, comme nous avons pu l'observer nous -mêmes et comme nous l'ont appris les remarquables analyses et évaluations présentées par l'OMS, de nouvelles conquêtes ont été réalisées, mais il est aussi apparu de nouveaux problèmes. Bien que les progrès accomplis ne soient pas partout égaux, les maladies transmissibles de masse ont continué de reculer malgré la complexité toujours croissante des moyens à mettre en oeuvre pour les maîtriser. C'est probablement dans le programme d'éradication de la variole, qui s'étend maintenant à toutes les régions d'endémicité du monde, qu'ont été obtenus les résultats les plus remarquables. Il faut beaucoup plus d'une année pour que se concrétise une amélioration dans le secteur de la santé, en particulier pour ce qui est des maladies non transmissibles et des maladies chroniques et dégénératives. Nous avons appris que pour pénétrer les mystères de la maladie et mettre au point des moyens de lutte efficaces, la plus large coopération mondiale est indispensable. Dans cet ordre d'idées, un exemple de progrès tangible nous est fourni par le développement du réseau de centres et de laboratoires qui coopèrent avec l'Organisation et par l'intensification des échanges entre hommes de science, experts et administrateurs de la santé, sous l'impulsion de l'Organisation. L'année écoulée a été également marquée par l'accroissement des demandes d'assistance émanant des Etats Membres pour l'organisation de services de planification familiale. Voilà qui, sans aucun doute, donne une nouvelle dimension au rôle de l'Organisation dans la recherche de solutions au problème si complexe et souvent source de controverses que pose la régulation démographique, ainsi qu'aux responsabilités futures de l'OMS dans le domaine de la santé de la famille. Votre Président sortant faillirait à sa tâche si, avant de terminer, il ne disait pas quelques mots d'une autre difficulté nouvelle qui, à des degrés divers, a gêné tous les pays et tous les gouvernements dans leurs efforts de développement et dont vous devrez vous occuper pendant la présente Assemblée. Je veux parler de la crise monétaire internationale dont les fâcheux effets n'ont pas épargné notre organisation. Qu'il me soit permis pourtant d'ajouter que, si négatif qu'il soit, ce phénomène financier nous a apporté une preuve supplémentaire de l'unité profonde du monde où nous vivons. Chers collègues, vous dont le savoir et l'expérience sont si vastes, vous qui représentez des cadres culturels et socio- économiques si divers, vous allez être appelés sous peu à examiner les succès et les revers de l'Organisation mondiale de la Santé, les obstacles qu'elle rencontre dans son action et les moyens de surmonter ces obstacles. Comme par le passé, vos délibérations se dérouleront dans la dignité et vous déciderez sans partialité du programme de l'Organisation pour l'avenir immédiat, ainsi que de ses orientations à long terme. En cette année exceptionnelle, vous :

PREMIERE SEANCE PLENIERE

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aurez aussi à prendre un certain nombre de décisions capitales sur le plan organisationnel, administratif et financier. Notre objectif ultime reste de conduire tous les peuples au plus haut niveau de santé possible mais notre souci principal et immédiat est toujours de combler l'énorme décalage sanitaire qui existe entre régions développées et régions en voie de développement. Il faudra donc que nous nous efforcions surtout d'aider les moins favorisés des Membres de l'Organisation à améliorer leur infrastructure sanitaire, à former leurs cadres de santé et à assurer la protection médicosanitaire à toutes les couches et à tous les éléments de leur population. Quels que soient les problèmes que nous devons affronter et les domaines où l'Organisation est appelée à faire oeuvre d'assistance, il est évident qu'il nous faudra enrichir nos connaissances et améliorer nos moyens d'action si nous voulons que nos interventions soient efficaces. Conformément à la résolution adoptée lors de la dernière Assemblée mondiale de la Santé, vous serez saisis cette année d'un rapport sur les activités de recherche de l'Organisation et appelés à tracer les grandes lignes des futurs programmes dans ce domaine. J'exprime certainement l'opinion de tous en soulignant qu'à l'avenir nous devrons faire une plus grande place à la recherche multidisciplinaire qui devra être tout à la fois plus fortement institutionalisée et vraiment universalisée. C'est sur cette note que j'en terminerai avec ces quelques réflexions sur l'année écoulée, au moment où s'ouvre la vingt -sixième session de l'organe suprême de l'Organisation mondiale de la Santé. A tous je souhaite un plein succès dans vos travaux et un très agréable séjour dans cette ville si hospitalière qui abrite notre Siège. 3.

CONSTITUTION DE LA COMMISSION DE VERIFICATION DES POUVOIRS :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Nous abordons maintenant le point 1.2 de l'ordre du jour provisoire, comme le prévoit le programme que vous avez sous les yeux. Il s'agit de la constitution de la Commission de Vérification des Pouvoirs. L'Assemblée doit en effet constituer une Commission de Vérification des Pouvoirs conformément à l'article 23 du Règlement intérieur, qui est ainsi libellé :

"Une Commission de Vérification des Pouvoirs, composée de douze délégués ressortissant à un nombre égal d'Etats Membres, est nommée par l'Assemblée de la Santé au début de chaque session, sur la proposition du Président. Cette commission élit son propre bureau. Elle examine les pouvoirs des délégués des Membres et des représentants des Membres associés et fait sans retard rapport à l'Assemblée de la Santé. Tout délégué ou représentant dont l'admission soulève de l'opposition de la part d'un Membre siège provisoirement avec les mêmes droits que les autres délégués ou représentants jusqu'à ce que la Commission de Vérification des Pouvoirs ait fait son rapport et que l'Assemblée de la Santé ait statué." Conformément à cet article, je soumets à votre approbation une liste comprenant les douze Canada, Colombie, Cuba, Hongrie, Iran, Japon, Pays -Bas, République Arabe Etats Membres suivants Libyenne, Sénégal, Sri Lanka, Suède, Zambie. Y a -t -il des objections à cette proposition ? En l'absence d'objections, je déclare constituée la Commission de Vérification des Pouvoirs, telle qu'elle a été proposée. Sous réserve de la décision du Bureau, la Commission se réunira conformément à la résolution WHA20.2 lorsque nous entamerons en séance plénière la discussion générale sur les rapports du Conseil exécutif et du Directeur général, qui viendront en discussion sous les points 1.11 et 1.12 de l'ordre du jour. :

4.

ELECTION DE LA COMMISSION DES DESIGNATIONS : :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Nous passons maintenant au point 1.3 Election de la Commission des Désignations. Cette question est régie par l'article 24'du Règlement intérieur de l'Assemblée, qui dispose :

"L'Assemblée de la Santé élit une Commission des Désignations comprenant vingt -quatre délégués ressortissant à un nombre égal d'Etats Membres. "Au début de chaque session ordinaire, le Président soumet à l'Assemblée de la Santé une liste de vingt -quatre Membres en vue de la constitution d'une Commission des Désignations. Tout Membre peut proposer des adjonctions à cette liste. Cette liste, telle que modifiée par toute adjonction proposée, est mise aux voix conformément aux dispositions du Règlement intérieur applicables en matière d'élection." Conformément aux dispositions de cet article, il a été établi une liste de vingt -quatre Etats Membres que je soumets pour examen à l'Assemblée. Permettez -moi de signaler que, dans l'établissement de cette liste, j'ai suivi une tradition bien établie en me conformant au principe de répartition géographique par Région appliqué pour le Conseil exécutif, lequel compte lui aussi vingt quatre membres répartis comme suit quatre Membres de la Région africaine, cinq des Amériques, :

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VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

deux de l'Asie du Sud -Est, sept de l'Europe, quatre de la Méditerranée orientale et deux du Pacifique occidental. Je donnerai maintenant lecture de la liste. Les vingt -quatre Etats Membres proposés pour la Commission des Désignations sont les suivants Australie, Brésil, Chine, Egypte, Etats -Unis d'Amérique, France, Honduras, Inde, Irlande, Liban, Madagascar, Maroc, Mongolie, Ouganda, Pakistan, République Arabe Syrienne, Roumanie, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Sierra Leone, Suisse, Togo, Trinité -et- Tobago, Union des Républiques socialistes soviétiques, et Venezuela. J'espère que vous avez pu prendre note des noms des Etats Membres proposés pour siéger à la Commission. Y a -t -il des observations à propos de la liste dont je viens de donner lecture ? Je constate qu'il n'y a pas d'observation. Je déclare donc la Commission élue. Elle se réunira dans quelques instants. Comme le savent les délégués, l'article 25 du Règlement intérieur de l'Assemblée, qui définit les attributions de la Commission, dispose en outre que ses propositions "sont immédiatement communiquées à l'Assemblée de la Santé ". L'ordre du jour de cette première séance plénière est maintenant épuisé. Puisqu'il n'y a pas d'observation de la part des délégués ici présents, je déclare maintenant levée la première séance plénière. :

La séance est levée à 10 h.35.

DEUXIEME SEANCE PLENIERE Lundi 7 mai 1973, 14 h.30 Président :

Dr B. D. B. LAYTON (Canada) puis

Professeur Julie SULIANTI SAROSO (Indonésie)

1.

PREMIER RAPPORT DE LA COMMISSION DES DESIGNATIONS :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) La séance est ouverte. Le premier point inscrit à l'ordre du jour de la deuxième séance plénière est l'examen du premier rapport de la Commission des Désignations. Ce rapport est contenu dans le document A26/35, que vous devez avoir devant vous. J'invite le Président de la Commission des Désignations, le Dr J. Anouti, à présenter ce premier rapport.

Le Dr Anouti (Liban), Président de la Commission des Désignations, donne lecture du premier rapport de la Commission (voir page 512). (Applaudissements) Election du président de l'Assemblée Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Docteur Anouti. Le règlement m'oblige à vous demander - en espérant que la réponse sera négative - si vous avez des observations à présenter sur ce rapport. Je constate qu'il n'y a pas d'observations et j'interprète votre silence comme signifiant que vous acceptez le rapport contenu dans le document A26/35 que vient de nous présenter le Dr Anouti. Vu les dispositions de l'article 77 du Règlement intérieur, il ne sera pas nécessaire de procéder à un vote puisqu'un seul candidat a été proposé; je suggère donc que l'Assemblée approuve maintenant la proposition de la Commission et élise officiellement son président par acclamation. (Applaudissements) Le Professeur Julie Sulianti Saroso est donc élue président de la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Puis -je être le premier à vous féliciter, Docteur Sulianti Saroso, et vous demander de bien vouloir prendre possession du siège et du marteau présidentiels ? (Applaudissements) :

Le Professeur Sulianti Saroso prend place au fauteuil présidentiel. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Mesdames et Messieurs les délégués, je tiens pour un grand honneur d'être élue à la présidence de cette assemblée, d'autant qu'elle coincide avec le vingt- cinquième anniversaire de l'Organisation mondiale de la Santé. Je vous remercie tous de la confiance que vous m'avez témoignée. J'aurai le plaisir de prononcer mon allocution présidentielle demain. :

2.

DEUXIEME RAPPORT DE LA COMMISSION DES DESIGNATIONS :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) J'invite maintenant l'Assemblée à examiner le deuxième rapport de la Commission des Désignations, qui est contenu dans le document A26/36. Puis -je demander au Dr Anouti, Président de la Commission des Désignations, de bien vouloir donner lecture du deuxième rapport de la Commission ?

Le Dr Anouti donne lecture du deuxième rapport de la Commission des Désignations (voir page 513).

Election des cinq vice -présidents de l'Assemblée

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) J'invite l'Assemblée à se prononcer sur les désignations proposées par la Commission dans son rapport, en commençant par les désignations relatives aux cinq postes de vice -président de l'Assemblée. Y a -t -il des objections ? Comme il n'y en a pas, j'invite l'Assemblée à déclarer les vice -présidents élus par acclamation. (Applaudissements) Je vais maintenant déterminer par tirage au sort l'ordre dans lequel les Vice -Présidents seront éventuellement appelés, entre les sessions, à remplacer le Président empêché. Les noms des cinq Vice -Présidents ont été inscrits séparément sur cinq feuilles de papier parmi lesquelles je vais tirer au sort Dr J. Anouti (Liban); Professeur J. Prokopec (Tchécoslovaquie); Dr K. Camara (Guinée); Dr J. Sumpaico (Philippines); et Dr M. Machado de Lemos (Brésil). Les Vice -Présidents seront éventuellement appelés à remplacer le Président dans l'ordre suivant Dr J. Anouti, Professeur J. Prokopec, Dr K. Camara, Dr J. Sumpaico, Dr M. Machado de Lemos. Je les prie de bien vouloir monter à la tribune et d'y occuper leur place. : :

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Election des présidents des commissions principales Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Election du président de la Commission A y a -t -il des observations ? Comme il n'y en a pas, j'invite l'Assemblée à élire le président de la Commission A par acclamation. (Applaudissements) Election du président de la Commission B y a -t -il des observations ? Comme il n'y en a pas, j'invite l'Assemblée à élire le président de la Commission B par acclamation. (Applaudissements) : :

:

Constitution du Bureau de l'Assemblée Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Election des autres membres du Bureau conformément à l'article 31 du Règlement intérieur de l'Assemblée, la Commission des Désignations a proposé les noms de quatorze pays dont les délégués, avec ceux qui viennent d'être élus, constitueront le Bureau. S'il n'y a pas d'observations, je déclarerai ces quatorze pays élus. Y a -t -il des observations ? Ces quatorze pays sont donc élus au Bureau. :

:

3.

METHODE DE TRAVAIL DE L'ASSEMBLEE DE LA, SANTE - MANDAT DES COMMISSIONS PRINCIPALES :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Nous abordons maintenant le point 1.8 de l'ordre du jour provisoire Méthode de travail de l'Assemblée mondiale de la Santé - Mandat des commissions principales. A sa cinquante et unième session, le Conseil exécutif a repris une étude sur la rationalisation des travaux de l'Assemblée mondiale de la santé et, dans sa résolution EB51.R28, qui figure aux pages 22 et 23 des Actes officiels N° 206, il a recommandé l'adoption d'un projet de résolution à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Puis -je demander au représentant du Conseil exécutif de présenter ce projet de résolution ? :

Le Dr MOLAPO, représentant du Conseil exécutif (traduction de l'anglais) Madame le Président, je me réserve de vous féliciter de votre élection à un moment plus opportun. Pour l'heure, je m'acquitterai de la tâche dont vous m'avez chargé. La méthode de travail de l'Assemblée de la Santé a figuré depuis la création de l'Organisation et continue de figurer au premier plan des préoccupations de l'Assemblée de la Santé et du Conseil exécutif, soucieux qu'ils sont d'améliorer ses travaux, de rationaliser ses procédures et de les adapter aux nécessités et aux circonstances nouvelles. C'est pour répondre au paragraphe 4 de la résolution WHA25.33 et au sentiment manifesté par le Conseil à sa cinquantième session que le Directeur général a présenté à la cinquante et unième session du Conseil un, rapport portant d'une part sur la possibilité de réduire à deux semaines la durée de l'Assemblée de la Santé comme certains Membres l'avaient proposé, d'autre part sur diverses mesures qui permettraient de rationaliser davantage encore les travaux de l'Assemblée de la Santé et de réaliser un certain gain de temps. Le Conseil a examiné en détail tous les aspects du problème au cours d'échanges de vue très constructifs et fructueux. En ce qui concerne la durée même de l'Assemblée de la Santé, l'opinion dominante a été que, en l'état actuel des choses - tâches constitutionnellement imparties à l'Assemblée, densité de l'ordre du jour, augmentation constante du nombre des Membres de l'Organisation et tendance à une participation accrue des délégations à l'examen des divers problèmeset à la prise des décisions - il serait difficile à l'Assemblée de se contenter de deux semaines au lieu des 17 à 19 jours dont elle dispose actuellement en recourant même parfois à des séances de nuit. Toutefois, sans préjuger la décision qui sera prise au sujet de l'adoption d'un système de budget biennal, au titre du point 3.8 de l'ordre du jour provisoire, le Conseil a estimé que la possibilité d'abréger la durée de l'Assemblée de la Santé pourrait être ultérieurement étudiée le jour où un tel système viendrait à être adopté. Le Conseil a également estimé pouvoir recommander à l'Assemblée de la Santé l'adoption d'un certain nombre de mesures immédiates qui permettraient de rationaliser et d'améliorer davantage encore les travaux de l'Assemblée en même temps que d'en abréger si peu que ce soit la durée. Ces mesures sont au nombre de quatre. La première consisterait à modifier le mandat de la Commission A de manière à la charger, indépendamment de l'examen détaillé du programme d'exécution, d'étudier toutes les autres parties du budget et de recommander à l'Assemblée le texte du projet de résolution portant ouverture de crédits après y avoir inséré les montants correspondant à toutes les sections. Cette dernière attribution ainsi que l'étude des parties du budget contenant des prévisions autres que celles qui ont trait au programme d'exécution étaient jusqu'à présent du ressort de la Commission B. Le Conseil a pensé que la nouvelle procédure proposée permettrait de gagner du temps dans la mesure où la Commission A n'aurait plus à subir d'interruptions dans ses travaux. En ce qui concerne la Commission B, son mandat pourrait être étendu à l'examen du montant des recettes occasionnelles disponibles pour aider au financement du budget, ce qui serait en accord avec la pratique déjà suivie depuis plusieurs années. Certaines dispositions ont été prises pour réduire le temps exigé par la discussion générale et en augmenter l'utilité. En troisième lieu, la préparation et la présentation de rapports seraient rationalisées en ce sens que, dans toute la mesure du possible, de nouveaux rapports ne seraient soumis que si les circonstances le justifient. Enfin, le Conseil a souscrit aux changements proposés par le Directeur général pour réduire le volume de :

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la documentation et en améliorer le contenu. Telles sont donc les mesures que le Conseil soumet à l'examen favorable et à l'approbation de l'Assemblée de la Santé et, comme vous l'avez vous -même déjà indiqué, Madame le Président, le texte de la résolution EB51.R28 se trouve aux pages 22 et 23 des Actes officiels N° 206. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je vous remercie, Docteur Molapo. Y a -t -il des objections à l'adoption du projet de résolution proposé par le Conseil exécutif dans sa résolution EB51.R28 ? Il n'y en a pas. La résolution est donc adoptée. 1 Les mandats révisés des commissions principales que vient d'entériner l'Assemblée en adoptant cette résolution seront pris en considération lorsque nous adopterons l'ordre du jour de la Vingt Sixième Assemblée mondiale de la Santé. :

4.

COMMUNICATIONS :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Pour ce qui est de notre programme de travail, le Bureau va se réunir immédiatement après la fin de la présente séance plénière. Au cours de cette première réunion, il examinera, à la lumière de la résolution que nous venons d'adopter, l'ordre du jour provisoire de l'Assemblée qui a été préparé par le Conseil exécutif. Ce faisant, il recommandera l'addition d'un point supplémentaire à l'ordre du jour provisoire, répartira les points de l'ordre du jour entre les commissions principales et établira le programme de travail de l'Assemblée pour les premiers jours de la session, y compris en ce qui concerne les discussions techniques. Je rappelle que le Bureau de l'Assemblée se compose du Président et des Vice -Présidents de l'Assemblée, des Présidents des commissions principales et des délégués des quatorze pays qui viennent d'être élus. J'invite le Dr Mofidi, Président général des discussions techniques, à prendre part à cette première réunion du Bureau. Ainsi que l'a annoncé mon prédécesseur, la Commission de Vérification des Pouvoirs se réunira lorsque la discussion générale commencera en séance plénière. A la fin de la séance plénière, demain vers midi, le Dr Layton, du Canada, remettra à l'Organisation un portrait de son premier Directeur général, le Dr Brock Chisholm. Cette cérémonie aura lieu dans la Salle des Assemblées en présence de tous les délégués et des autres participants. Comme vous le savez, la quatrième séance plénière, qui s'ouvrira demain à 14 h.30, sera entièrement consacrée à la célébration du vingt- cinquième anniversaire de l'Organisation mondiale de la Santé. Un programme détaillé de la cérémonie sera distribué en temps utile. La séance est levée. La séance est levée à 15 heures.

1

Résolution WHA26.1.

TROISIEME SEANCE PLENIERE Mardi 8 mai 1973, 9 h.30 Président :

Professeur Julie SULIANTI SAROSO (Indonésie)

1.

ADOPTION DE L'ORDRE DU JOUR ET REPARTITION DES POINTS ENTRE LES COMMISSIONS PRINCIPALES :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Aujourd'hui, le premier point à notre ordre du jour est le point 1.9 - Adoption de l'ordre du jour et répartition des points entre les commissions principales. A sa première séance, hier, le Bureau de l'Assemblée a examiné l'ordre du jour provisoire, qui a été envoyé aux Membres et Membres associés soixante jours avant l'ouverture de la session (document A26/1), ainsi que l'ordre du jour supplémentaire (document A26/1 Add.l), qui comprend un point supplémentaire. Le Bureau a formulé, au sujet de l'ordre du jour, un certain nombre de recommandations que nous devons maintenant examiner. Elles concernent en premier lieu des modifications de l'ordre du jour lui -même et en second lieu la répartition des points de l'ordre du jour. Nous allons donc examiner tout d'abord les recommandations du Bureau relatives aux modifications de l'ordre du jour. En ce qui concerne le point 1.13 - Admission de nouveaux Membres et Membres associés - le Bureau a recommandé d'y ajouter un point 1.13.2 - Demande d'admission présentée par la République populaire démocratique de Corée - afin de tenir compte de la demande d'admission de la République populaire démocratique de Corée reçue par le Directeur général le 7 mars 1973 (document A26 /WP /1).

L'Assemblée accepte -t -elle la recommandation du Bureau d'ajouter le point 1.13.2 - Demande d'admission présentée par la République populaire démocratique de Corée ? Puisqu'il n'y a pas d'objections, il en est ainsi décidé. Adjonction d'un point à l'ordre du jour en ce qui concerne le point supplémentaire qui fait l'objet du document A26/1 Add.l, le Bureau a décidé de recommander que ce point, intitulé "Pharmacodépendance", proposé par le Gouvernement des Etats-Unis d'Amérique, soit ajouté à l'ordre du jour de la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé. L'Assemblée accepte -t -elle la recommandation du Bureau d'ajouter à son ordre du jour le point "Pharmacodépendance" ? Comme il n'y a pas d'objections, il en est ainsi décidé. Suppression de points de l'ordre du jour le Bureau a recommandé d'autre part que les points 3.7.2 - Avances prélevées pour faire face à des dépenses imprévues et extraordinaires, en vertu de la résolution WHA23.8 (s'il y a lieu) - et 3.7.3 - Avances prélevées pour livraison de fournitures d'urgence aux Etats Membres, en vertu de la résolution WHA23.8 (s'il y a lieu) - soient retirés de l'ordre du jour, puisqu'aucune avance de ce genre n'avait été prélevée sur le fonds de roulement avant l'ouverture de la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Quant au point 3.15 - Amendements au Règlement du Personnel -, il devrait également être rayé de l'ordre du jour puisque les amendements en question sont couverts par le rapport du Conseil exécutif qui est présenté à l'Assemblée dans les Actes officiels N° 206 et qu'il est donc inutile de leur consacrer un point séparé de l'ordre du jour. Je présume qu'il n'y a pas d'objection à la suppression de ces points ? Comme il n'y en a pas, il en est ainsi décidé. En ce qui concerne le point 3.5.3 - Membres redevables d'arriérés de contributions dans une mesure pouvant donner lieu à l'application de l'article 7 de la Constitution -, les mots "s'il y a lieu" doivent être biffés, puisque ce point doit être examiné par l'Assemblée. D'autre part, il convient de supprimer la référence à la résolution EB51.R23 puisque le Membre en cause, à savoir l'Uruguay, n'est plus redevable d'arriérés de contributions dans une mesure pouvant donner lieu à l'application de l'article 7 de la Constitution. Nous allons maintenant examiner la répartition des points de l'ordre du jour entre les commissions principales. Le Conseil exécutif a préparé l'ordre du jour provisoire de l'Assemblée (document A26/1) de façon à suggérer une répartition des points entre les Commissions A et B sur la base des mandats assignés aux deux commissions par la résolution WHA24.4. Or, la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé a modifié ces mandats par la résolution WHA26.1 qu'elle a adoptée hier. En conséquence, le Bureau a recommandé que soit révisé comme suit l'ordre du jour provisoire présenté dans le document A26/1 a) adopter pour le point 2.2.3 le libellé "Examen détaillé du projet de programme et de budget pour 1974 ", référence étant faite aux Actes officiels N° 207, chapitre I, paragraphes 20 à 292; b) insérer un nouveau point 2.2.4 intitulé "Résolution portant ouverture de crédits pour l'exercice financier 1974" en faisant référence aux Actes officiels N° 207, chapitre II, paragraphes 21 et 22; et c) retrancher le point 3.4 avec ses quatre subdivisions du moment que la question sera examinée sous le point 2.2. Y a -t -il des objections ? Puisqu'il n'y en a pas, je suppose que l'Assemblée se range aux recommandations du Bureau. Les points seront donc affectés aux deux commissions principales comme suggéré dans l'ordre du jour provisoire, sous réserve des changements résultant de l'adoption de la résolution WHA26.1, étant entendu que des transferts pourront devoir être envisagés par la suite en fonction des volumes de travail respectifs des deux commissions. : : :

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En ce qui concerne le point supplémentaire N° 1 de l'ordre du jour - Pharmacodépendance - le Bureau en a recommandé l'attribution à la Commission B. Y a -t -il des objections ? Comme il n'y en a pas, je considère que l'Assemblée entend assigner le point supplémentaire N° 1 à la Commission B. Pour ce qui est des points figurant à l'ordre du jour des séances plénières dont il n'a pas encore été question, le Bureau a recommandé qu'ils soient traités en séance plénière. Le Bureau a décidé en outre que le point 1.13.1 - Demande d'admission présentée par la République Démocratique Allemande - serait examiné immédiatement avant les points 1.11 et 1.12 et - Demande d'admission présentée par la République populaire démocratique de que le point 1.13.2 Corée - serait abordé plus tard après la fin de la discussion générale. Le Bureau a recommandé aussi, conformément à l'article 108 du Règlement intérieur, que le - Directeur général - avec ses deux subdivisions soit examiné par l'Assemblée plénière point 1.15 en séance privée. L'Assemblée accepte -t -elle ces recommandations du Bureau ? Il en est ainsi décidé. L'Assemblée a maintenant adopté son ordre du jour.' Une version révisée du document A26/1 sera publiée et distribuée demain. 2.

COMMUNICATIONS :

En ce qui concerne les discussions techniques, le Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Bureau a recommandé qu'elles aient lieu le vendredi 11 mai, le matin et l'après -midi, et le samedi 12 mai le matin seulement, ainsi qu'il est indiqué dans le Journal d'hier. Le document A26 /Technical Discussions /3 expose en détail les arrangements prévus pour ces discussions. Y a -t -il des objections ou observations ? Il en est ainsi décidé. Venons -en maintenant à notre horaire de travail. Le Bureau a fixé pour les séances plénières et 9 h.30 à 12 heures ou 12 h.30 et 14 h.30 à les commissions principales les heures suivantes 17 h.30. Le Bureau se réunira à midi ou à 17 h.30 selon les circonstances. Le programme de travail de l'Assemblée pour aujourd'hui a été publié dans le Journal. La célébration du vingt -cinquième anniversaire de l'Organisation mondiale de la Santé aura lieu cet après -midi. Demain, les cinquième et sixième séances plénières seront consacrées à la discussion générale sur les points 1.11 et 1.12. Y a -t -il des objections au programme proposé ? Je vois qu'il n'y en a aucune, il en est donc ainsi :

décidé. 3.

DEMANDE D'ADMISSION PRESENTEE PAR LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE ALLEMANDE :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Nous allons examiner maintenant le point 1.13.1 Demande d'admission présentée par la République Démocratique Allemande. Vous vous rappellerez que la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, par sa résolution WHA25.19, avait décidé de différer l'examen de la participation de la République Démocratique Allemande jusqu'à la Vingt Sixième Assemblée mondiale de la Santé. L'Assemblée est maintenant saisie de la demande de la République Démocratique Allemande. Peut -être l'Assemblée désirera -t -elle voter par acclamation au sujet de cette demande. (Applaudissements) Ces applaudissements m'autorisent à déclarer que la République Démocratique Allemande est admise à la qualité de Membre de l'Organisation et je vais vous donner lecture du texte du projet de résolution que je propose à l'Assemblée d'adopter :

La Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé ADMET la République Démocratique Allemande en qualité de Membre de l'Organisation mondiale de la Santé, sous réserve du dépôt d'un instrument officiel entre les mains du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies conformément à l'article 79 de la Constitution. Y a -t -il des objections à l'adoption de ce projet de résolution ? Comme il n'y a aucune objection, la résolution est adoptée,2 et je suis très heureuse d'adresser nos félicitations au Gouvernement de la République Démocratique Allemande et de souhaiter la bienvenue à ce pays au sein de l'Organisation mondiale de la Santé. On me signale que l'observateur de la République Démocratique Allemande, le Professeur Mecklinger, désire prendre la parole. Puis -je le prier de bien vouloir monter à la tribune ?

Le Professeur MECKLINGER (observateur de la République Démocratique Allemande) Madame le Président, Mesdames, Messieurs, au nom de la délégation de la République Démocratique Allemande, j'aimerais, Madame le Président, exprimer nos félicitations les plus sincères et les plus chaleureuses à l'occasion de votre élection à la présidence de la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé. De même, je félicite les Vice -Présidents de l'Assemblée et les Présidents des commissions principales de cette session. La Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé vient de prendre une décision positive à l'égard de l'admission de la RDA comme Membre de l'OMS. C'est pour moi un besoin sincère de remercier de tout coeur toutes les délégations qui, s'inspirant des principes humanitaires de la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé, se sont prononcées en faveur de l'admission de la RDA. Nos remerciements vont aussi à Mme le Président de l'Assemblée, au Dr Candau, Directeur général de l'OMS, au Dr Kaprio et aux autres représentants du Secrétariat :

1 2

Voir p. 29 l'ordre du jour adopté. Résolution WHA26.2.

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de l'Organisation, de même qu'aux nombreuses personnalités de la science et de la pratique médicale du monde entier qui ont élevé leur voix en faveur de l'admission de la RDA à l'OMS. L'admission de la RDA à l'OMS correspond au développement positif des relations entre Etats qui ont pour objectif la consolidation de la paix dans le monde et la coopération pacifique des peuples. Elle entre effectivement dans le cadre des efforts en vue de fonder les relations entre Etats sur la base solide des principes de l'égalité souveraine, de la non -ingérence et de la coopération mutuellement avantageuse. Avec votre permission, Madame le Président, j'aimerais rappeler ici les efforts conséquents des Etats socialistes, et parmi eux ceux de la RDA, au service de la détente et de la coexistence pacifique, efforts qui jouissent d'une haute estime à l'échelon international. La décision de la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé, qui s'est basée sur la Constitution de l'OMS et sur les principes de la Charte des Nations Unies, constitue un nouveau pas important dans la voie de la participation de la RDA au travail du système des Nations Unies, après que la RDA ait déjà antérieurement été admise comme membre de nombre d'organes et d'organisations spécialisées de l'ONU. La décision positive de la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé à l'égard de la demande d'admission de la RDA peut et doit être considérée comme une contribution considérable de l'OMS à la paix et à la détente. Madame le Président, devant cette assemblée, j'aimerais vous assurer que la RDA fera tout ce qui est en son pouvoir pour aider à réaliser les objectifs humanitaires de l'OMS. Consciente que les taches gigantesques qui se posent à l'Organisation exigent encore de gros efforts de la part de tous les Etats Membres, la République Démocratique Allemande est prête à fournir une contribution constructive au travail dans le cadre de l'OMS. Pour sa collaboration dans les organes, les comités et groupes de travail de l'OMS, la RDA peut mettre à profit ses expériences acquises dans la création et le perfectionnement constant de son système socialiste de la santé publique, qui s'inspire du principe directeur de la politique socialiste, à savoir de tout faire pour le bien -être des hommes et le bonheur du peuple. Pour sa participation au travail dans le cadre de l'OMS, la RDA se base sur les expériences qu'elle a pu acquérir par une large coopération bilatérale et multilatérale dans les domaines de la santé publique et des sciences médicales, notamment avec l'URSS et d'autres pays socialistes, mais aussi avec d'autres pays des continents africain, sud -américain et asiatique. La RDA est disposée à mettre toutes ses expériences au service de l'OMS afin d'être à la hauteur des exigences de la Constitution de l'Organisation. Permettez -moi d'exprimer en même temps la certitude que les résultats du travail fructueux que l'OMS a réalisé au cours des vingt -cinq années de son existence, et qui seront certainement suivis de nouveaux succès, bénéficieront aussi à la population de la RDA. Permettez -moi, Madame le Président, de réitérer nos remerciements à tous ceux qui ont soutenu la RDA, et d'exprimer l'espoir d'une collaboration fructueuse et constructive. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) :

Je vous remercie, Professeur Mecklinger.

4.

RAPPORTS DU CONSEIL EXECUTIF SUR SES CINQUANTIEME ET CINQUANTE ET UNIEME SESSIONS

Nous allons maintenant passer au point 1.11, qui Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) concerne l'examen et l'approbation des rapports du Conseil exécutif sur ses cinquantième et cinquante et unième sessions. J'ai le plaisir de donner la parole au représentant du Conseil exécutif, le Dr Molapo, Président du Conseil exécutif. Madame le Le Dr MOLAPO, représentant du Conseil exécutif (traduction de l'anglais) Président, Messieurs les délégués, Mesdames et Messieurs, distingués hôtes de la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé, c'est pour moi un grand plaisir et, en vérité, un honneur et un privilège particuliers que de présenter, conformément à la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé, les rapports du Conseil exécutif à cette assemblée en ce jour exceptionnel oú l'Organisation célèbre vingt -cinq années de grandioses réalisations au service de l'humanité. Les deux sessions du Conseil exécutif sur lesquelles j'ai à vous faire rapport sont la cinquantième et la cinquante et unième session. La cinquantième session a eu lieu à Genève les 29 et 30 mai 1972 immédiatement après la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, tandis que la cinquante et unième session s'est tenue, à Genève également, en janvier 1973. Avant de présenter mon rapport, Madame le Président, permettez -moi de vous féliciter ainsi que les Vice -Présidents de l'Assemblée et les Présidents des commissions d'avoir été élus à des postes aussi importants. Madame le Président, puisque vous avez été jusqu'à hier ma collègue au Conseil exécutif, je peux me targuer de très bien vous connaître. J'ai la ferme conviction que, sous votre conduite et grâce à la compétence avec laquelle vous dirigerez nos délibérations en cette Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé, nous adopterons des décisions de portée historique qui viendront enrichir les efforts que l'Organisation mondiale de la Santé déploie depuis un quart de siècle dans le domaine de la santé et de la coopération internationales. :

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Je n'essaierai pas ici de rendre compte en détail de tous les sujets traités par le Conseil exécutif, puisque les rapports, les résolutions et les annexes aux rapports des cinquantième et cinquante et unième sessions du Conseil figurent et peuvent être consultés dans les Actes officiels N°5 203, 206 et 207, qui ont été distribués à toutes les délégations. En outre, beaucoup de points feront l'objet d'un examen approfondi de la part de la présente Assemblée, et le Professeur Vannugli et moi -même aurons alors l'occasion d'informer l'Assemblée des recommandations du Conseil relatives aux points en question. Je m'efforcerai à ce stade de mettre en relief les résolutions importantes et de souligner les principales réalisations du Conseil. Au cours de ses cinquantième et cinquante et unième sessions, le Conseil a examiné toute une série de questions rôle de l'OMS dans le développement et la coordination de la recherche biomédicale; qualité, sécurité et efficacité des médicaments; étalons internationaux et unités internationales pour les substances biologiques; éradication de la variole; santé publique vétérinaire; études organiques du Conseil exécutif; examen des rapports de dix réunions de comités d'experts couvrant des sujets très divers, etc. En rendant compte des réunions des comités d'experts, le Directeur général a fourni des renseignements sur chaque comité accompagnés de brèves indications sur le rapport qu'il avait établi, sur les recommandations qu'il avait formulées et enfin sur leurs répercussions sur le programme de l'Organisation. Le Directeur général a également exposé les incidences qu'ont eues les recommandations énoncées dans les publications de la Série de Rapports techniques sur la tuberculose. Le Conseil exécutif a jugé cette étude des plus intéressantes, notamment parce qu'elle permet de voir comment les travaux des comités d'experts ont stimulé la recherche dans le domaine de la tuberculose. Le Conseil a aussi été informé qu'il existait 43 tableaux d'experts en 1972, indépendamment du Comité consultatif de la Recherche médicale. A la fin de 1972, ces tableaux groupaient au total 2655 experts. Les changements qui se sont produits depuis janvier 1972 dans la composition des tableaux consultatifs d'experts, y compris ceux qui ont trait à la distribution géographique, ont été portés à la connaissance du Conseil. Pour préparer la mise à effet de la résolution WHA25.60 relative à l'intensification des activités de l'OMS dans le domaine de la recherche biomédicale, le Directeur général a soumis au Conseil exécutif, à sa cinquante et unième session, un rapport préliminaire contenant un aperçu historique et une description des méthodes actuellement appliquées par l'OMS en matière de recherche, en môme temps qu'il lui faisait savoir que l'étude se poursuivait. Un comité a été créé à cette fin au sein du Secrétariat. On a entrepris de consulter d'anciens membres du Comité consultatif de la Recherche médicale et d'autres conseillers; en outre, le CCRM sera prié à sa prochaine session, en juin 1973, de donner des avis complémentaires au Directeur général à ce sujet. Après discussion approfondie, le Conseil a prié le Directeur général, par sa résolution EB51.R12, de transmettre son rapport de situation à l'Assemblée avec un compte rendu des échanges de vues qui ont eu lieu à la cinquante et unième session du Conseil. L'Assemblée mondiale de la Santé examinera la question sous le point 2.5 de l'ordre du jour. Le Conseil a noté les mesures prises concernant le classement de substances couvertes par certaines conventions internationales. D'autre part, il a examiné un rapport relatif à la possibilité de mettre sur pied un système d'information sur l'évaluation et l'homologation des médicaments dans les Etats Membres et d'établir des prescriptions minimales touchant la qualité, la sécurité et l'efficacité des médicaments. Une nouvelle liste d'étalons internationaux et d'unités internationales pour les substances biologiques remplaçant ceux dont l'adoption avait été recommandée dans des résolutions d'Assemblées de la Santé antérieures a également été étudiée par le Conseil et sera soumise à l'examen de la présente Assemblée mondiale de la Santé. Le Conseil exécutif a choisi "Le rôle des services de santé pour conserver ou rendre à l'environnement humain la plénitude de son action dans la promotion de la santé" comme sujet des discussions techniques qui auront lieu à la Vingt -Septième Assemblée mondiale de la Santé. Il a aussi désigné le Dr C. M. H. Mofidi comme Président général des discussions techniques qui se dérouleront pendant la présente Assemblée et qui, comme vous le savez, porteront sur la question suivante "Organisation, structure et fonctionnement des services de santé et méthodes modernes de gestion : :

administrative ".

Le Conseil exécutif ayant exprimé l'avis qu'il serait utile qu'un exposé complet d'une des activités de l'Organisation lui soit présenté chaque année, le Directeur général lui a soumis, à sa cinquante et unième session, un bilan du programme de santé publique vétérinaire. L'OMS s'occupe de la question depuis la Première Assemblée mondiale de la Santé et la deuxième session du Conseil exécutif, dont les délibérations sur la rage et la brucellose peuvent être considérées comme ayant été le point de départ du programme de l'Organisation dans ce domaine. Le programme s'est développé considérablement au cours des ans à la suite des débats et décisions des Assemblées de la Santé et des sessions du Conseil successives. Il a été reconnu que les maladies enzootiques des animaux domestiques et de certaines autres espèces devraient être étudiées en liaison avec certaines maladies endémo- épidémiques humaines. Le programme de l'Organisation a donc porté principalement sur

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les zoonoses, sans toutefois exclure d'autres domaines, tels que l'hygiène des denrées alimentaires d'origine animale et la médecine comparée, où les maladies animales sont considérées comme modèles de maladies humaines et fournissent des possibilités d'expérimentation. Le rapport soumis au Conseil traitait des problèmes et des tâches de la santé publique vétérinaire à travers le monde, en même temps qu'il donnait un aperçu des travaux en cours ou prévus. Le problème des zoonoses et de l'hygiène des denrées alimentaires était analysé dans ce rapport en partant de l'idée que chacune des zoonoses majeures a ses caractéristiques propres qui déterminent son importance pour la santé publique et l'économie ainsi que l'attention qu'il convient de lui accorder. Des observations y étaient présentées au sujet de la rage, de la brucellose, de la leptospirose, des zoonoses parasitaires, de la tuberculose animale et d'autres zoonoses. Le Conseil a été informé que l'OMS poursuivait ses travaux sur les conséquences socio- économiques des zoonoses, conformément à la demande formulée par le Conseil dans sa résolution EB49.R11. Le rapport donnait quelques détails sur ces travaux et mentionnait les mesures prises pour encourager la formation de personnel. Le rapport fournissait également au Conseil des renseignements sur l'aide fournie par l'Orgalutte contre les zoonoses, hygiène des nisation aux pays, qui se range dans trois catégories denrées alimentaires et enseignement. Le rapport soulignait d'autre part que le service de la Santé publique vétérinaire de l'OMS collaborait étroitement avec beaucoup d'autres services qui, outre ceux de la Division des Maladies transmissibles, comprennent aussi les services responsables du contrôle des additifs alimentaires et de la participation de l'OMS aux travaux de la Commission du Codex Alimentarius. Ce service a également noué des liens étroits avec les services du Cancer et des Maladies cardio- vasculaires et avec d'autres services s'occupant des maladies non transmissibles, domaine où la médecine comparée a un rôle particulièrement important à jouer. La coopération avec la FAO se développe harmonieusement depuis de nombreuses années sur la base d'un partage des responsabilités. L'OMS borne strictement son intervention aux questions de santé publique vétérinaire qui affectent plus ou moins directement la santé humaine. Une section du rapport est consacrée aux orientations futures possibles. En ce qui concerne l'étude organique du Conseil sur les méthodes propres à promouvoir le développement des services de santé de base, vous vous rappellerez que ce sujet avait été choisi par la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, qui avait prié le Conseil exécutif de présenter un rapport sur son étude à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé. A sa quarante neuvième session, le Conseil exécutif avait constitué un groupe de travail de cinq membres avec mission de préparer un rapport, qui a fait l'objet d'un examen approfondi à la cinquante et unième session du Conseil et qui sera soumis à l'examen de la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Le fond et les conclusions du rapport du groupe de travail ont fait l'objet d'un débat très étendu et très poussé de la part du Conseil qui a décidé que les considérations formulées au cours de la discussion seraient communiquées à l'Assemblée de la Santé en même temps que l'étude elle même Plusieurs suggestions ont été soumises au Conseil exécutif relativement au choix d'un sujet pour sa future étude organique. Après examen de la question, le Conseil a décidé de recommander à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé de retenir pour la prochaine étude du Conseil le "Rapports entre les services techniques centraux de l'OMS et les programmes d'assissujet suivant tance directe aux Etats Membres ". Le Comité permanent des Questions administratives et financières s'est réuni pendant la semaine qui a précédé la cinquante et unième session du Conseil sous la présidence compétente et efficace du Professeur Vannugli, qui représente avec moi le Conseil. Il a examiné et analysé en détail le projet de programme et de budget du Directeur général pour 1974 (Actes officiels N° 204). Après avoir considéré les prévisions présentées sous les diverses sections de la résolution portant ouverture de crédits, le Conseil a décidé, par sa résolution EB51.R24, de recommander à la Vingt-Sixième Assemblée mondiale de la Santé d'approuver pour 1974 un budget effectif de US $100 250 000. L'évolution de la situation monétaire internationale après la cinquante et unième session du Conseil exécutif a entraîné pour 1974 des besoins budgétaires additionnels sur lesquels le Directeur général a fait rapport au Comité spécial du Conseil qui s'est réuni le 13 avril. Dans son rapport à l'Assemblée mondiale de la Santé (document A26/33), le Comité spécial a reconnu que, si l'Assemblée approuvait pour 1974 le programme proposé par le Directeur général ainsi que l'a recommandé le Conseil exécutif, il serait nécessaire de porter le montant du budget effectif à US $106 328 800 pour l'année en question. Pour 1973, le Directeur général a soumis au Conseil exécutif des prévisions budgétaires supplémentaires d'un montant de US $673 000 afin de pourvoir aux augmentations imprévues des dépenses du Siège concernant les traitements du personnel des services généraux et les ajustements de poste résultant de l'accélération des mouvements inflationnistes qui ont entraîné une augmentation sensible du coût de la vie à Genève. Dans sa résolution EB51.R7, le Conseil exécutif a recommandé que l'Assemblée de la Santé approuve la proposition du Directeur général de financer au moyen des recettes occasionnelles disponibles les dépenses supplémentaires prévues pour 1973. Dans la même résolution, le Conseil a prié son Comité spécial devant se réunir avant la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé d'examiner tout rapport que le Directeur général pourrait présenter sur tous faits nouveaux de nature à affecter les prévisions budgétaires supplémentaires. :

:

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Le Directeur général a présenté au Comité spécial un rapport exposant les prévisions budgétaires supplémentaires additionnelles rendues nécessaires pour 1973 par suite des événements qui s'étaient produits en février 1973 sur le plan monétaire international. Le montant total actuellement requis est de US $5 494 100. Le Comité spécial du Conseil a formulé dans son rapport, contenu dans le document A26/32, des propositions au sujet des méthodes à employer pour financer ces prévisions supplémentaires pour 1973. Lors de la discussion sur le projet de programme et de budget pour 1974, le Conseil a examiné un rapport du Directeur général au sujet du programme proposé d'éradication de la variole. Il s'est félicité des importants progrès réalisés presque partout dans le sens de l'éradication de la variole et a recommandé que l'Organisation et les pays où subsiste l'endémie variolique mettent tout en oeuvre pour achever l'éradication dans le plus bref délai possible. L'Assemblée sera saisie d'un rapport à jour sur l'état du programme d'éradication de la variole qu'elle examinera sous le point 2.3 de l'ordre du jour. Le Conseil exécutif devait, au cours de sa cinquante et unième session, formuler une proposition pour le poste de Directeur général. La proposition du Conseil ainsi qu'un projet de contrat sont contenus dans les résolutions EB51.R15 et EB51.R14 que l'Assemblée de la Santé examinera sous les points 1.15.1 et 1.15.2 de l'ordre du jour. Je ne m'étendrai pas sur les délibérations très fructueuses et constructives de la cinquante et unième session du Conseil exécutif concernant les méthodes de travail de l'Assemblée de la Santé et la célébration du vingt- cinquième anniversaire de l'Organisation, puisque j'ai eu le privilège de présenter le premier de ces points hier et qu'il y a lieu d'espérer, d'autre part, que les dispositions approuvées par le Conseil pour la cérémonie commémorative se matérialiseront avec succès cet après -midi.

L'Assemblée de la Santé se rappellera que lorsqu'elle a approuvé, à sa vingt- cinquième session, un nouveau mode de présentation du projet de programme et de budget visant à axer davantage celui -ci sur le programme, elle avait prié le Directeur général de présenter à la cinquante et unième session du Conseil exécutif un rapport sur les répercussions et les modalités possibles d'établissement d'un budget biennal. Après in examen approfondi de ce rapport, qui est reproduit intégralement à l'annexe 14 des Actes officiels N° 206, le Conseil a adopté la résolution EB51.R51, qui contient ses recommandations à l'Assemblée mondiale de la Santé. Celle -ci aura l'occasion d'examiner ces recommandations sous le point 3.8 de l'ordre du jour. Parmi les questions financières qui ont retenu l'attention du Conseil à sa cinquante et unième session figurait, comme suite à la résolution WHA25.13 de l'Assemblée mondiale de la Santé, le réexamen du fonds de roulement. Dans sa résolution EB51.R30, le Conseil a entériné la recommandation du Directeur général de maintenir ce fonds en 1974 au même niveau qu'en 1973, c'est -à -dire à US $11 000 000. Il a d'autre part recommandé que le Directeur général ne fasse rapport au Conseil exécutif et à l'Assemblée mondiale de la Santé sur le fonds de roulement que lorsqu'il jugera que les circonstances l'exigent mais en tout cas tous les trois ans au moins. Le Conseil a par ailleurs examiné la situation du fonds bénévole pour la promotion de la santé ainsi que les propositions du Directeur général concernant un nouveau système de présentation des rapports concernant ce fonds. Les recommandations du Conseil figurent dans sa résolution EB51.R31 qui sera examinée par l'Assemblée mondiale de la Santé sous le point 3.10 de l'ordre du jour. L'extension de l'utilisation du fonds de roulement pour le matériel d'enseignement et de laboratoire pour l'acquisition, sous certaines conditions, de publications et d'ouvrages médicaux a fait l'objet d'une autre recommandation du Conseil exécutif (résolution EB51.R32) que l'Assemblée examinera sous le point 3.11 de l'ordre du jour. En vertu de l'article 12.2 du Statut du Personnel, le Conseil exécutif a confirmé, par sa résolution EB51.R35, un amendement que le Directeur général, à la suite d'une décision prise par l'Assemblée générale des Nations Unies à sa vingt-septième session, avait apporté au Règlement du Personnel concernant le montant maximal de l'allocation pour frais d'études des enfants. L'Assemblée sera certainement intéressée de savoir que, grâce à la générosité d'un testateur résidant au moment de sa mort en Italie, M. Hugh S. Whitaker, l'Organisation mondiale de la Santé a été instituée légataire d'une propriété sise à Florence et se composant d'une villa et de son contenu. Par sa résolution EB5O.R21, du 30 mai 1972, le Conseil exécutif a autorisé le Directeur général à accepter ce legs au nom de l'Organisation et à vendre la propriété, les conditions de la vente étant à déterminer par lui -même. Les arrangements nécessaires ayant été pris par le Directeur général, la villa et son contenu ont été vendus, et l'on espère maintenant que l'OMS sera en mesure de tirer de ce legs un bénéfice pécuniaire. L'Assemblée notera que ces décisions du Conseil ont été prises en vertu des dispositions de l'article 57 de la Constitution, aux termes duquel le Conseil, agissant au nom de l'Assemblée de la Santé, a pouvoir d'accepter et d'administrer des dons et legs faits à l'Organisation. Le Conseil a examiné longuement et attentivement le problème des besoins futurs concernant le bâtiment du Siège. Après avoir pris note de la désignation d'un architecte, il a examiné les plans et devis établis par celui -ci en collaboration avec un groupe d'ingénieurs- conseils. Il a pris note également des explications et des renseignements détaillés qui lui ont été soumis tant par l'architecte que par les membres du Comité spécial et particulièrement par le Président du Comité, le Professeur Aujaleu. Le Conseil a ensuite adopté les résolutions EB51.R38 et EB51.R39, qui

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contiennent ses recommandations sur la question et que la présente Assemblée sera appelée à examiner en même temps que les faits nouveaux résultant de la récente réunion tenue par le Comité spécial sous la présidence du Professeur Aujaleu. Madame le Président, le terrible désastre qui a frappé le Nicaragua le 23 décembre 1972 a profondément ému le Conseil. Le Directeur général et le Directeur régional pour les Amériques ont fait rapport sur l'aide d'urgence fournie au Nicaragua après le tremblement de terre dévastateur de Managua, qui, outre les lourdes pertes de vies humaines et les nombreux cas de maladies qu'il a entraînés, a gravement affecté l'économie du pays. Le Conseil exécutif a d'autre part reçu du membre du Conseil désigné par le Gouvernement du Nicaragua des précisions sur l'aide dont son pays avait besoin face à la nécessité urgente de soigner les blessés et de restaurer les services de santé

Le Conseil a par ailleurs été informé de la résolution du Conseil économique et social invitant les organisations du système des Nations Unies à "consacrer le plus possible de leurs ressources financières, techniques et autres, dans le cadre de leurs programmes respectifs et en coopération avec le Coordonnateur des secours en cas de catastrophe, afin de répondre aux demandes d'assistance que formulerait le Gouvernement du Nicaragua dans le cadre de la préparation et de l'exécution des tâches de reconstruction envisagées dans ses premiers programmes d'urgence et ses programmes de relèvement ".

Devant les grandes souffrances et les pertes considérables subies par le peuple nicaraguayen, le Conseil exécutif a adopté la résolution EB51.R43, par laquelle il exprimait au Nicaragua sa sympathie active et priait le Directeur général de prendre des mesures concrètes en vue du relèvement et de la reconstruction des services de santé du Nicaragua. Un autre problème qui a retenu l'attention du Conseil au cours de ses cinquantième et cinquante et unième sessions a été celui de la coordination. Le Directeur général a rendu compte en détail des décisions prises par l'Organisation des Nations Unies et par diverses institutions du système des Nations Unies qui intéressent directement le travail de l'Organisation et qui requièrent un examen spécial de la part du Conseil. Le Conseil a adopté à ce sujet plusieurs les résolutions EB51.R17 et EB51.R47 sur les rapports du Corps commun d'inspection; résolutions la résolution EB51.R44, qui contient sa recommandation à l'Assemblée de la Santé sur le maintien du Corps commun d'inspection; la résolution EB51.R45, relative à la création de la commission de la fonction publique internationale; enfin la résolution EB51.R46, dans laquelle il recommande au Directeur général de poursuivre ses efforts de coordination. L'Assemblée de la Santé aura l'occasion d'examiner les recommandations du Conseil, ainsi que les faits nouveaux qui seraient intervenus entre -temps, sous le point 3.20 de l'ordre du jour. Enfin, Madame le Président, le Comité permanent des Organisations non gouvernementales a examiné les demandes reçues de neuf organisations non gouvernementales désireuses d'entrer en relations officielles avec l'OMS. Se fondant sur les recommandations de son Comité permanent, le Conseil exécutif a décidé d'établir des relations avec sept organisations non gouvernementales. Il a en outre décidé, comme suite à une demande émanant de la Fédération mondiale des Sociétés d'Anesthésiologistes, de rétablir les relations officielles avec cette institution. Le nombre des organisations non gouvernementales en relations officielles avec l'Organisation se trouve ainsi porté à 106. Madame le Président, cela a été un grand honneur et un grand privilège pour moi de présider le Conseil exécutif pendant l'année écoulée. Permettez -moi en terminant de rendre un hommage spécial à tous les membres du Conseil pour la façon dont ils se sont acquittés de leurs fonctions. Leur tâche était difficile, les questions qu'ils ont eu à examiner et les décisions qu'ils ont eu à adopter étant loin d'être simples. Toutefois, leurs discussions et leurs délibérations ont toujours été empreintes d'un esprit de compréhension mutuelle et de coopération. Madame le Président, le Professeur Vannugli et moi -même, en tant que représentants du Conseil exécutif, nous tiendrons à l'entière disposition de l'Assemblée chaque fois que notre concours pourrait être requis en séance plénière ou au sein des commissions. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je vous remercie, Docteur Molapo, de ce rapport complet. Je tiens aussi à saisir cette occasion pour rendre hommage au travail accompli par le Conseil exécutif et en particulier pour exprimer notre reconnaissance et nos remerciements aux huit membres sortants. :

5.

RAPPORT DU DIRECTEUR GENERAL SUR L'ACTIVITE DE L'OMS EN 1972

Madame le Président, Mesdames et Messieurs les délégués, Mesdames et Le DIRECTEUR GENERAL Messieurs, j'ai l'honneur de présenter à l'Assemblée le Rapport annuel sur l'activité de l'Organisation mondiale de la Santé en 1972, qui figure dans les Actes officiels N° 205. Comme je l'ai indiqué dans l'introduction de ce document, la menace que font peser les maladies transmissibles continue à diminuer. L'un des meilleurs exemples en est la régression de la variole. On estime actuellement que cette maladie ne sévit plus à l'état endémique que dans cinq pays. C'est pourquoi, entre autres conséquences, le Royaume -Uni de Grande -Bretagne

TROISIEME SEANCE PLENIERE et d'Irlande du Nord et les Etats -Unis d'Amérique ont pu réduire considérablement leurs programmes de vaccination et réaliser ainsi de substantielles économies. La campagne antivariolique illustre non seulement l'efficacité de la coopération internationale, mais aussi l'intérêt commun de tous les peuples à combattre la maladie. L'idée que la présence d'une maladie en un point quelconque du globe constitue partout une menace est clairement exprimée dans la Constitution de l'OMS et elle est de plus en plus largement admise à mesure que le mouvement international des voyageurs et des marchandises s'intensifie. Pourtant, quelque spectaculaire que soit le succès obtenu jusqu'ici dans la campagne contre la variole, rien ne saurait justifier un relâchement des efforts. Au contraire, à mesure que la campagne semble approcher de sa fin, elle doit être poursuivie avec une vigueur opiniâtre en bénéficiant d'un solide appui international. De notables succès ont également été obtenus contre la poliomyélite dans de nombreux pays grâce à la vaccination systématique. Un fait survenu l'année dernière intéressera peut -être l'Assemblée en juin 1972, le Dr Albert Sabin a proposé que l'OMS se charge d'une responsabilité qu'il avait assumée personnellement jusqu'alors, celle d'agréer les laboratoires désireux de fabriquer des vaccins antipoliomyélitiques à partir de semences des souches Sabin des types 1, 2 et 3. Extrêmement généreux, le Dr Sabin n'a jamais demandé de brevet pour les souches de virus qu'il a obtenues et il souhaitait qu'elles restent à la disposition des laboratoires capables de préparer des vaccins efficaces et sûrs. Comme il pourrait être dangereux que ces souches soient fournies sans contrôle, j'ai accepté, en ma qualité de Directeur général, la responsabilité de veiller à ce que les souches soient utilisées comme il convient et je constitue actuellement un comité scientifique qui aura pour mandat de me conseiller sur toutes les questions qui se poseraient en la matière. Pour le moment, cet arrangement ne s'appliquera qu'aux laboratoires qui désirent commencer la production du vaccin. Nous savons tous que le combat contre le paludisme a rencontré de nombreux obstacles qui n'avaient pas été clairement prévus lorsque la campagne mondiale d'éradication a été lancée; il ne faudrait pas, cependant, que cela nous empêche de voir les très grands progrès qui ont été accomplis. Le Rapport qui vous est présenté indique que 721 millions de personnes ont été libérées de cette menace et qu'en outre 631 millions sont maintenant protégées. Quels qu'aient été nos espoirs à l'origine, ce sont là des chiffres dont nous pouvons être fiers. Il faut maintenant concentrer notre attention sur les parties du monde où le manque de fonds et de personnel qualifié freine les progrès et où des conditions écologiques difficiles continuent à favoriser la transmission. :

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Les préparatifs d'une attaque concertée contre l'onchocercose en Afrique occidentale avancent rapidement. Il est en effet indispensable de maîtriser cette maladie pour mener à bien le projet de développement économique du bassin de la Volta, auquel sept gouvernements se sont engagés à participer et pour lequel l'OMS collabore avec le Programme des Nations Unies pour le Développement, l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture et la Banque internationale pour la Reconstruction et le Développement. La lutte contre l'onchocercose reposant essentiellement sur la destruction du vecteur, les insecticides utilisés seront choisis de façon à ne pas éliminer d'autres organismes et à éviter tous autres dommages écologiques. Les recherches sur le choix des insecticides et sur d'autres problèmes importants se poursuivront pendant toute la phase d'exécution du projet. La situation de la tuberculose ne justifie pas un optimisme excessif. Nos connaissances sur la maladie se sont beaucoup développées au cours des années, pour une bonne partie grâce au programme de recherches de l'OMS. Nous disposons aujourd'hui de moyens simples et efficaces de prévention et de traitement et pourtant elle constitue encore un des principaux problèmes prioritaires dans la plus grande partie du monde. L'un des plus vastes programmes de recherches jamais entrepris par l'OMS concerne la reproduction humaine. Les objectifs visés sont notamment de mettre au point une série de méthodes inoffensives, efficaces et acceptables pour la régulation de la fécondité et de mieux comprendre les facteurs d'acceptabilité de ces méthodes dans différentes populations et différentes cultures. L'un des problèmes qui se posent constamment à l'OMS est celui de l'utilisation desconnaissances, qu'elles soient anciennes ou récentes, pour en tirer des avantages réels dans lacollectivité. On avance, en général, un certain nombre de raisons pour expliquer qu'une partie importante de la population du monde n'ait pas accès aux services de santé et que les services existants ne sont utilisés que de façon incomplète ou pas du tout manque de ressources, manque de personnel technique, absence d'éducation sanitaire, défaut de planification et d'organisation. Toutes ces raisons sont importantes, toutes sont valables, toutes intéressent l'OMS. Mais je ne crois pas que nous puissions les considérer comme suffisantes. Dans beaucoup de pays en voie de développement, la fraction du budget national que l'on consacre à la santé n'est pas négligeable. Des activités de formation de personnel existent incontestablement, mais nous devons nous demander si les structures de l'enseignement et du personnel sont bien celles qui conviennent Dans le domaine du développement des services de santé, nous devons reconsidérer l'ordre des priorités et revoir notre statégie générale; il est bon, sans aucun doute, de s'appuyer :

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sur les résultats déjà obtenus et de chercher à remédier aux lacunes qui subsistent dans nos connaissances sur les maladies; mais peut -être conviendrait -il maintenant de se tourner plus directement vers les petites collectivités et vers l'individu qui a besoin de services pour préciser l'orientation de notre action future. Nous aurons besoin de courage et de talent pour demander à ce consommateur quels sont ses besoins et ses problèmes afin de fonder sur eux le développement de l'infrastructure sanitaire. Parmi les obstacles que nous rencontrerons dans la recherche de solutions possibles, certains seront peut -être liés au sentiment de la dignité humaine, à une certaine résistance devant le bouleversement des structures de la société et de l'autorité et à d'autres facteurs que nous ne faisons peut -être qu'à peine entrevoir aujourd'hui. Lorsque les difficultés nous apparaîtront clairement, nous pourrons, j'en suis sûr, trouver les solutions. Madame le Président, du point de vue financier, les difficultés n'ont pas manqué au cours de l'année. Si les problèmes résultant de -la crise monétaire internationale n'ont pas été aussi aigus qu'ils l'avaient été en 1971 ou qu'ils le sont actuellement, ils ont fait sentir leurs effets, accélérant l'inflation et exerçant une pression continue sur les dépenses. Dans ces conditions, si la solide position financière de l'Organisation a pu être maintenue, c'est non seulement grâce aux prévisions budgétaires supplémentaires approuvées par l'Assemblée l'an dernier, mais aussi aux efforts concertés qui ont été constamment déployés pour réaliser le plus possible d'économies et tirer parti au mieux de toutes les ressources disponibles. Je ne saurais, Madame le Président, conclure cette brève allocution sans dire combien je suis heureux de voir parmi nous les représentants de la République populaire de Chine, du Souaziland, Membre de l'Organisation depuis le mois dernier, et de la République Démocratique Allemande, qui vient tout juste d'accéder à la qualité de Membre. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) :

Merci, Docteur Candau.

6.

DISCUSSION GENERALE DES RAPPORTS DU CONSEIL EXECUTIF SUR SES CINQUANTIEME ET CINQUANTE ET UNIEME SESSIONS ET DU RAPPORT DU DIRECTEUR GENERAL SUR L'ACTIVITE DE L'OMS EN 1972 :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Nous allons entamer la discussion générale des points 1.11 et 1.12, c'est -à -dire l'étude et l'approbation des rapports dont il vient d'être question. Je voudrais vous rappeler les termes de la résolution WHA26.1, adoptée hier, sur la méthode de travail de l'Assemblée de la Santé et notamment de son paragraphe 6, dans lequel l'Assemblée recommande :

que les délégations désirant participer à la discussion du Rapport annuel du Directeur général et des rapports du Conseil exécutif mettent, dans leurs interventions, l'accent sur les questions traitées dans ces rapports, pour donner à l'Organisation des indications qui puissent l'aider à arrêter sa politique; 2) que les délégations désirant donner des informations sur des aspects saillants de leurs activités sanitaires le fassent'par écrit, pour insertion dans les procès- verbaux conformément aux dispositions de la résolution WHA2O.2. 1)

Les délégations qui désirent participer à la discussion générale sont priées d'en informer le plus tôt possible, en indiquant le nom de l'orateur, l'assistant du Secrétaire de l'Assemblée, M. Fedele. C'est à M. Fedele également que les délégués voudront bien remettre le texte de leurs interventions qu'ils désireraient voir insérer dans le compte rendu in extenso. En tout état de cause, les délégués ayant déjà préparé par écrit le texte d'un discours qu'ils se proposent de prononcer sont priés d'en remettre à l'avance quatre exemplaires à M. Fedele, afin de faciliter l'interprétation et la transcription des débats. Les délégués parleront sans quitter leur place. Comme d'habitude, un système de signaux lumineux a été installé le voyant passera à l'orange à la neuvième minute puis au rouge à la dixième minute, indiquant ainsi à l'orateur que son temps de parole touche à sa fin. Mes chers collègues, je voudrais demander instamment à tous ceux d'entre vous qui ont l'intention de participer à la discussion générale de faire de leur mieux pour respecter cette recommandation afin que nous n'ayons pas à tenir de séances de nuit. Je donne maintenant la parole au premier orateur de ma liste, le délégué de la Malaisie, M. S. Y. Lee, Ministre de la Santé. :

Le Dr TOW (Malaisie) (traduction de l'anglais) Madame le Président, permettez -moi de vous indiquer qu'en raison de l'indisposition dont souffre aujourd'hui le chef de notre délégation, nous souhaiterions que son discours soit reporté à une date ultérieure. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Puis -je donc inviter le Dr Edwards, Sous -Secrétaire à la Santé au Département de la Santé, de l'Education et de la Prévoyance sociale, délégué des Etats -Unis d'Amérique, à prendre la parole. :

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Le Dr EDWARDS (Etats -Unis d'Amérique) (traduction de l'anglais) Madame le Président, distingués collègues et amis, je suis heureux - en même temps que très honoré - d'adresser le salut de mon gouvernement aux nations représentées à cette Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé et de participer avec vous, avec vous tous, à la célébration des vingt -cinq années de services éminents rendus par l'Organisation mondiale de la Santé. Au nom de ma délégation et en mon nom propre, j'adresse de sincères félicitations à la gracieuse personne de notre nouveau Président ainsi qu'aux Vice -Présidents nouvellement élus. Nous sommes persuadés que votre ascendant, votre perspicacité et votre dévouement à la cause qui nous réunit conféreront à cette assemblée un éclat particulier. Je tiens également à féliciter le Dr Molapo de son compte rendu des travaux des deux dernières sessions du Conseil exécutif, grâce auquel nous pouvons nous faire une idée claire des problèmes sanitaires sur lesquels les membres du Conseil se sont penchés et de l'attention qu'ils leur ont accordée. Au Dr Candau, je voudrais exprimer la reconnaissance et la fierté que nous inspirent les progrès constants de la santé mondiale qu'il a une nouvelle fois décrits avec tant d'éloquence dans son rapport. Ce rapport suscite d'ailleurs cette année des sentiments mélangés chez les membres de la délégation des Etats-Unis, car à la satisfaction que nous éprouvons se mêle la tristesse que chacun de nous ressent à la pensée que le Rapport de 1972 est le dernier qui aura été présenté par le Dr Candau en qualité de Directeur général. Au cours des vingt années pendant lesquelles elle a été guidée par le Dr Candau, l'Organisation a vu son prestige grandir en même temps que son rôle dirigeant dans l'action de santé mondiale était de plus en plus largement reconnu. Par le sens profond et créateur qu'il a eu de sa mission, le Dr Candau s'est acquis le respect et la gratitude des autorités sanitaires de tous les pays. Il nous lègue une Organisation qui, comme lui -même, est respectée et, sans nul doute, hautement estimée. Je crois que nous ne saurions mieux témoigner notre gratitude au Dr Candau qu'en nous engageant à poursuivre l'effort qu'il a déployé avec tant de ferveur et de détermination depuis 1953. Au moment où nous nous apprêtons à nous engager dans un nouveau quart.de siècle d'efforts, l'occasion nous est offerte de nous tracer une orientation qui garantira le respect de l'engagement envers le Dr Candau et nous aidera à tenir la promesse faite par les fondateurs de cette organisation il y a vingt-cinq ans, je veux parler de la promesse de doter le monde d'une organisation de la santé internationale. J'insiste sur les mots "santé internationale" car c'est par la promotion de la santé mondiale que nous réaliserons les objectifs qui nous tiennent à tous tant à coeur. Au cours de ses vingt -cinq premières années, l'Organisation mondiale de la Santé s'est efforcée de satisfaire le plus complètement et le plus efficacement possible les besoins du monde en matière de santé. A mesure que ces besoins grandissaient, les programmes de l'Organisation gagnaient en ampleur, au point que sa croissance peut être qualifiée de remarquable. Pour une organisation qui existe grâce aux apports que lui consentent les peuples du monde par l'intermédiaire de leurs gouvernements, la croissance à laquelle nous avons assisté est une solide preuve de confiance. En fait, elle démontre que les peuples croient en la possibilité de faire progresser la santé mondiale par un effort mondial et croient en l'aptitude de l'OMS à oeuvrer efficacement dans ce sens. Il nous incombe à tous et à chacun de nous montrer dignes de cette confiance car nous avons le devoir de veiller de tout notre pouvoir à ce que les moyens qui nous sont confiés soient mobilisés là où ils produiront le maximum de résultats à l'échelle mondiale. Les dernières décennies ont été marquées dans presque tous les pays par un changement radical des valeurs et des attitudes traditionnelles. De fait, un grand nombre de jeunes nations sont venues grossir nos rangs depuis quelques années, apportant avec elles des idées et des conceptions nouvelles qui ont modifié aussi bien notre façon de penser que notre interprétation de la santé mondiale. Nous avons le privilège d'appartenir à une organisation qui, loin de réagir à ces changements par un réflexe de peur, a su concilier l'ancien et le nouveau et poursuivre son effort d'amélioration et de protection de la santé de tous. Il est d'ailleurs bien évident que nous devons continuer de faire face à la tâche difficile de nous adapter au changement pour que cette organisation puisse conserver et renforcer son rôle d'organisation sanitaire véritablement internationale. Les choix à faire sont difficiles et ils seront douloureux, car les pratiques implantées ont la vie dure. Cependant, dans la mesure où nous resterons pleinement conscients de notre rôle d'organisation sanitaire internationale et de l'originalité de l'apport que nous sommes, et nous seuls, capables de fournir, je suis certain que la voie à suivre se dessinera avec netteté. Quel est donc le rôle de l'OMS au cours des années 1970 et au -delà ? Selon nous, l'Organisation devra affecter une part grandissante de ses ressources aux problèmes d'importance mondiale qui affectent tous les Etats Membres. Il ne saurait naturellement être question de renoncer aux nombreuses activités traditionnelles qui doivent toujours figurer au premier rang des priorités sanitaires mondiales. Mais, à mesure que de nouvelles menaces apparaissent sous l'effet de l'évolution du monde dans lequel nous vivons, l'OMS doit faire servir ses ressources à la conduite et à l'orientation des efforts nécessaires pour maîtriser ces dangers. De même il importe, comme l'Organisation l'a si magnifiquement fait dans le cas de la variole, de tirer parti des progrès techniques dans

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les efforts déployés à l'échelle mondiale pour apporter le plus rapidement possible à tous les peuples du monde les bienfaits de la santé. Ce type d'effort coordonné doit être intensifié afin que nous puissions, en tant que communauté de nations, renforcer nos propres efforts nationaux, qu'il s'agisse par exemple de forger de nouvelles armes contre la maladie ou de sauvegarder les gains résultant d'activités préventives telles que l'établissement de normes et de guides universellement approuvés et universellement acceptés. Une telle approche est pleinement conforme aux objectifs fondamentaux énoncés dans notre programme de travail à long terme. Le renforcement des services de santé de base, le développement des personnels de santé, la lutte contre les maladies et l'amélioration de l'hygiène du milieu sont de toute évidence une condition essentielle de la promotion et de la protection de la santé à travers le monde. L'Organisation mondiale de la Santé doit s'employer par ses initiatives et ses encouragements à ce que les pays et les organismes internationaux consentent un effort accru pour s'attaquer à ces problèmes avec efficience et efficacité. Il me sera peut -être permis de suggérer qu'une des tâches majeures que l'Organisation pourrait assumer au cours de ses vingt -cinq prochaines années serait de travailler à la mobilisation intégrale de toutes les ressources nationales et internationales affectables à l'amélioration de la santé. Dans tout cela, il est évident qu'une organisation internationale a un rôle vital à jouer car, sans une action de direction, de stimulation et d'appui qui transcende les frontières nationales, les efforts entrepris pour améliorer la situation à l'intérieur de ces frontières ne sauraient être efficaces. Il existe un besoin illimité tant d'assistance technique que de services à l'échelle mondiale. Nous souhaiterions certes que l'Organisation puisse satisfaire tous les besoins de tous les pays, mais force nous est de constater que nos moyens, c'est -à -dire les moyens de l'Organisation mondiale de la Santé, s'ils gagnent en ampleur, n'en sont pas moins, c'est l'évidence même, limités. Les demandes des gouvernements se sont accrues au -delà de l'aptitude de l'OMS à y faire face. Elles reflètent incontestablement des besoins très réels et ne sont certainement pas formulées à la légère. Elles prouvent que les gouvernements ont conscience d'avoir besoin d'aide. Il n'est toutefois au pouvoir d'aucune organisation de répondre efficacement à tous les besoins, si authentiques et si urgents qu'ils puissent être. C'est dire que nous devons appliquer nos ressources là où elles porteront le plus de fruits parmi la communauté des nations. Il nous faut affronter les durs choix de priorité en sachant que le fait de privilégier tel secteur pourra nous obliger à ajourner notre intervention ailleurs. C'est toutefois la seule façon d'éviter un éparpillement des efforts qui ne pourrait que compromettre l'efficacité de notre action dans tous les secteurs. Au moment d'aborder notre deuxième quart de siècle et une nouvelle ère de service sanitaire international aux peuples du monde, nous nous trouvons dans l'impérieuse obligation de reconnaître la nécessité de fixer des priorités et d'utiliser nos moyens limités en fonction de ces priorités. Je demanderai donc instamment que nous organisions et dirigions nos efforts dans le sens des objectifs qui se prêtent particulièrement bien à une action internationale. Chaque fois que nous aurons à affronter un difficile choix de priorité, faisons -nous une règle d'opter pour les problèmes qui ne peuvent être résolus que moyennant une action internationale. C'est ainsi que l'OMS contribuera le mieux à la réalisation des objectifs auxquels nous aspirons tous et à l'instauration de la santé mondiale au sens le plus authentique du terme. Pour nous tous ici, la santé mondiale est le point de convergence de nos connaissances et de nos aspirations. Mais en outre elle devient un facteur de plus en plus puissant de développement et de renforcement de la paix et de la compréhension à travers le monde. Mettons -nous en devoir de prouver les bienfaits que peut en attendre l'humanité et de démontrer que la communauté des nations est capable de construire une assise solide de respect mutuel et de coopération pour la santé et la paix du monde. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) :

Merci, Docteur Edwards. :

Mon intervention, Madame, concerne un Sir Harold WALTER (Maurice) (traduction de l'anglais) point de procédure. J'estime que c'est une mesure rétrograde de demander aux délégués de s'adresser à l'Assemblée de leur place car il est incommode pour toute l'Assemblée d'avoir à se retourner pour écouter l'orateur. Nous venons d'entendre le délégué des Etats -Unis, qui a fait un très bon discours, et vous avez pu voir tous les délégués tourner la tête dans sa direction. Dans toutes les assemblées du monde, l'orateur monte à la tribune. Qu'est -ce qui nous oblige à adopter une mesure rétrograde ? Qu'est -ce qui nous empêche, Madame, de demander à l'orateur de monter à la tribune pour s'adresser à l'Assemblée ? La limitation de la durée des discours s'en trouverait facilitée, les interventions y gagneraient en force de conviction et l'attention de l'auditoire n'en serait que plus grande. Je suis sûr que toute l'Assemblée partagera ce point de vue. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Il se trouve que nous sommes liés par une décision de l'Assemblée. Je ne me souviens plus de quelle résolution il s'agit, mais je suis certaine qu'on me fournira la référence exacte. Toute modification d'une telle résolution doit, je crois, obéir à une certaine procédure. Si vous le permettez, je pense que nous allons pour l'instant continuer de procéder comme nous l'avons fait jusqu'à maintenant puisque, s'agissant d'une décision de :

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l'Assemblée, toute modification d'une telle résolution est soumise à certaines règles. Sommes -nous d'accord ? Sir Harold WALTER (Maurice) (traduction de l'anglais) Nous nous retrouvons dans la situation de fonctionnaires d'administrations d'Etat, liés par des règles et règlements et que sais -je encore. Et dire que nous sommes censés être une organisation d'Etats indépendants et souverains qui décide elle -même de la façon dont elle entend mener ses débats :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je pense que nous allons continuer de procéder sans changement, du moins aujourd'hui. Je dois en effet retrouver les dispositions exactes du Règlement intérieur à suivre pour pouvoir prendre en considération votre proposition. Je suis sûre qu'il existe une procédure à respecter. Je donne maintenant la parole au Dr Adjeitey, le Commissaire à la Santé du Ghana. :

Le Dr ADJEITEY (Ghana) (traduction de l'anglais) Madame le Président, la délégation du Ghana est enchantée de vous féliciter chaleureusement de votre élection à la présidence de la Vingt Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Nous félicitons également les Vice -Présidents qui ont été élus pour vous seconder dans l'accomplissement de votre lourde tâche ainsi que les Présidents des commissions. Cette session de notre assemblée revêt une importance particulière puisqu'elle co!ncide avec le vingt- cinquième anniversaire de la naissance de l'Organisation mondiale de la Santé et nous sommes certains que, grâce à votre longue habitude de l'Organisation et au concours des Vice Présidents et des Présidents de commissions, nos débats se dérouleront fructueusement sous votre conduite éclairée et compétente. Pour en venir au Rapport du Directeur général, je rappellerai que l'Organisation mondiale de la Santé a inlassablement oeuvré au cours des vingt -cinq dernières années pour faire bénéficier l'humanité tout entière du niveau de santé lé plus élevé possible. Nous félicitons le Directeur général et son personnel du magnifique rapport sur l'activité de l'Organisation mondiale de la Santé, qui poursuit son combat sur tous les fronts. Il est clair qu'avec la collaboration des Etats Membres elle remporte des succès dans tous les continents. Nous félicitons,également le Dr Candau des efforts acharnés qu'il a déployés pendant les vingt dernières années à la tête de l'Organisation et nous lui souhaitons un repos bien mérité. Sur le plan de l'enseignement, Madame le Président, l'Ecole de Médecine du Ghana a poursuivi ses réalisations dans le domaine de l'enseignement médical avec l'aide de l'OMS et d'autres instances amies. L'année 1972 a vu se créer des cours postuniversitaires de médecine, de chirurgie, d'obstétrique et de gynécologie, et de pédiatrie qui ont accueilli dix médecins. Ce n'est là qu'unAmodeste début, mais nous ambitionnons davantage pour l'avenir. Le Ministère de la Santé du Ghana prend une part active à l'organisation d'une collaboration régionale en matière d'enseignement médical post universitaire entre la Gambie, le Ghana, le Nigéria et la Sierra Leone, qui devrait contribuer à combattre l'exode toujours plus préoccupant de professionnels vers les pays plus avancés. Le problème de la formation des infirmières a fait l'objet d'un réexamen complet. Le nouveau programme national de formation d'infirmières diplômées d'Etat élaboré avec l'aide de l'Organisation mondiale de la Santé est devenu une réalité. Un grand nombre d'hôpitaux publics et privés ont entrepris de former des infirmières, et des mesures ont été introduites pour permettre aux personnes qui possèdent les qualifications de base requises de suivre le cours préparant au diplôme d'Etat. Le programme d'enseignement infirmier supérieur bénéficie toujours de l'aide de l'OMS dans le cadre des programmes de services sociaux de l'Université du Ghana à Legon. Maintenant que les différents cours de formation de surveillantes, d'infirmières- chefs, d'infirmières monitrices et d'infirmières administratrices répondent aux besoins de la profession, nous espérons que l'OMS continuera à nous aider dans ces domaines. La formation de chefs de centres de santé se poursuit à Kintampo et nous voyons dans cette catégorie de personnel les cadres appelés à diriger l'équipe sanitaire dans les centres de santé ruraux et dans les postes sanitaires sous la surveillance du médecin de district. Madame le Président, dans les cas où les cours de formation nécessaires font défaut sur place, nous souhaiterions que l'OMS réponde le plus largement possible aux demandes de notre gouvernement, en particulier là où il s'agit de former du personnel de contrepartie; nous admettons qu'il n'est pas toujours possible de trouver des homologues nationaux, mais cela ne devrait pas empêcher l'OMS d'accorder des bourses dans d'autres domaines lorsqu'elle en est priée, sinon le succès de nos efforts risque d'être compromis. Le programme national ghanéen de planification familiale se poursuit avec une ardeur soutenue. Le nombre des adhésions augmente chaque mois, et il nous est agréable de constater que cette tendance a maintenant gagné les couches rurales. Nous sommes très reconnaissants au Fonds des Nations Unies pour les Activités en matière de Population de son aide pour l'organisation de programmes de bourses, de voyages et de cours. Une aide considérable nous vient aussi du FISE, de l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique, de la Fédération internationale pour le Planning familial, du Conseil de la Population et de la Fondation Ford. A tous ces organismes, nous tenons à exprimer notre profonde gratitude. :

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Dans le domaine de la santé publique, les problèmes fondamentaux de l'assainissement restent au premier plan de nos préoccupations. Les maladies transmissibles, les troubles nutritionnels, les complications de grossesse et les maladies de l'enfance continuent à figurer parmi les principales causes de morbidité et de mortalité. La situation s'aggrave même en ce sens qu'à ces problèmes d'hygiène du milieu non encore résolus viennent maintenant s'ajouter de nouvelles difficultés résultant de l'exode rural, de l'industrialisation et des programmes visant à intensifier l'exploitation de nos ressources naturelles. L'industrialisation est incontestablement un des moyens de résoudre certains de nos problèmes économiques, mais il est indispensable de contrôler le rejet de déchets et de polluants qui risquent d'affecter la qualité de l'environnement et la santé. Il importe pour cela de créer un organisme pluridisciplinaire chargé de tracer les grandes lignes de politiques nationales de la santé comme aussi de coordonner toutes les activités des programmes ayant des implications sanitaires. Fermement convaincu que les services de santé de base sont un des moyens de résoudre les problèmes sanitaires majeurs du pays, le Gouvernement du Ghana est résolu à poursuivre son programme de développement des services de ce genre. Ainsi, 53 centres de santé ont été terminés et mis en service, 8 sont en construction et 13 autres doivent être créés au cours des deux prochains exercices financiers. En outre, aux 37 postes sanitaires déjà existants en viendront s'ajouter 67 qui sont en construction et 86 qui sont à l'état de projets. Nous sommes reconnaissants à l'OMS, au FISE et à d'autres organismes de l'aide et de l'appui qu'ils nous ont procurés à cet égard sous la forme de matériel et de fournitures. L'onchocercose frappe toujours plusieurs pays d'Afrique occidentale, mais ses ravages ont maintenant été chiffrés en termes économiques. Il n'est donc pas étonnant que l'OMS se soit résolument engagée dans une action commune destinée à éradiquer cette maladie de l'Afrique occidentale. L'Organisation mondiale de la Santé participe également à la lutte contre la schistosomiase dans les lacs artificiels d'Afrique. Nous espérons de tout coeur que ces deux maladies assez insidieuses et invalidantes auront un jour été balayées de l'Afrique. Madame le Président, le Gouvernement du Conseil de Rénovation nationale du Ghana s'emploie vigoureusement à améliorer la situation économique du pays. Ce n'est certes pas chose facile car nous nous heurtons à de sérieux obstacles. Alors que les prix des marchandises importées, notamment du matériel médical et des produits pharmaceutiques, sont en hausse constante, les cours de nos produits et de nos richesses naturelles sont contrôlés et en fait dictés par les pays déjà développés. La survie économique des pays en voie de développement comme le mien est donc tributaire des pays développés. Il ne faut dès lors pas s'étonner que mon gouvernement ait adopté pour politique de ne compter que sur lui -même. L'année dernière nous avions rendu compte des progrès alors réalisés. Cette année, nous sommes passés à la deuxième phase de ce programme, et le Ministère de la Santé s'est engagé très activement dans une vaste campagne qui vise à apprendre à la population à se nourrir correctement en recourant le plus largement possible aux denrées locales. Cette année marque le vingt-cinquième anniversaire de l'Organisation mondiale de la Santé et - "La santé commence à la maison" - ne pouvait le thème de la Journée mondiale de la Santé 1973 en l'occurrence être mieux choisi. Au Ghana, nous avons donné beaucoup de relief à cet anniversaire et avons mis l'accent sur lés services de santé maternelle et infantile, qui sont à la base de notre vie nationale. Nous espérons que fidèle à sa vocation humanitaire, l'OMS concentrera ses efforts sur ses activités humanitaires et abandonnera les questions politiques aux institutions compétentes des Nations Unies. En terminant, ma délégation tient à féliciter l'Organisation des remarquables dispositions qu'elle a prises pour l'Assemblée mondiale de la Santé en cette année du vingt- cinquième anniversaire. Nous tenons également à remercier le Gouvernement du Canton de Genève de son aimable hospitalité. Nous continuerons à servir les nobles idéaux de notre organisation et nous souhaitons que l'OMS continue à jouer son magnifique rôle d'amélioration de la santé de l'humanité tout entière. Je vous remercie, Docteur Adjeitey. Le prochain Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) orateur inscrit sur ma liste est le délégué de la Sierra Leone, M. Findlay. :

Madame le Président, Monsieur le Directeur M. FINDLAY (Sierra Leone) (traduction de l'anglais) général, Messieurs les délégués, je vous apporte le salut cordial et fraternel de notre Président, le Dr Siaka Stevens, ainsi que du Gouvernement et du peuple de la Sierra Leone, en cette année du vingt- cinquième anniversaire de l'OMS où nous sommes tous réunis, en tant que Membres de cette auguste organisation, pour célébrer une étape si importante de son histoire. Je voudrais, Madame le Président, au nom de ma délégation, vous féliciter sincèrement de votre élection et féliciter aussi tous les délégués qui ont été élus à des postes de responsabilité pour cette Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Je tiens à vous assurer que vous pourrez compter sur notre appui et notre concours sans réserve tout au long de la session et je forme des voeux sincères pour que votre présidence soit couronnée d'un éclatant succès. Je voudrais aussi rendre hommage au Dr Layton, membre de la délégation canadienne, pour la remarquable et brillante manière dont il a dirigé les travaux de la Vingt-Cinquième Assemblée mondiale de la Santé dont il fut le distingué Président. :

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Comme toujours, les rapports du Directeur général et du Conseil exécutif sont très circonstanciés, couvrant comme il faut tout le champ d'activité de l'Organisation. J'aimerais remercier le Directeur général et le Conseil exécutif des efforts inlassables qu'ils déploient pour la mise en oeuvre des décisions de l'Assemblée et je voudrais féliciter en particulier le Directeur général de la sagesse et de la puissance de vision qu'il manifeste de façon si remarquable dans chaque sphère d'activité de l'Organisation. C'est avec regret que nous le verrons partir après avoir piloté ce navire international pendant près de vingt années. La sagesse et la maîtrise avec lesquelles il a toujours su nous guider tant au sein qu'en dehors des commissions sont devenues au fil des ans quasi proverbiales parmi les distingués délégués et nous nous souviendrons de ses interventions pertinentes qui ont toujours su rétablir le calme dans des discussions parfois houleuses et nous ouvrir des perspectives nouvelles. Nous autres qui représentons les pays en voie de développement ressentirons tout spécialement le départ du Dr Candau et je suis certain de me faire l'interprète de tous en lui souhaitant de longues années d'une retraite heureuse et fructueuse au sein de sa famille. Je suis convaincu que le Dr Candau réserve encore de précieuses contributions au bien -être de l'humanité. La Sierra Leone continue d'accorder une importance croissante à la médecine préventive, car il est clair que la plupart des maladies qui frappent la population pourraient être prévenues si les principes fondamentaux d'hygiène et d'assainissement étaient appliqués dans les diverses collectivités du pays et si les programmes de vaccinations étaient développés. On s'efforce parallèlement d'intégrer pleinement les services de médecine curative et préventive en un système de santé complet et les effets de cette intégration ont déjà commencé à se manifester par une amélioration générale de la distribution des soins dans l'ensemble du pays. Des projets pilotes de santé rurale comprenant la mise en place de systèmes simples mais efficaces d'approvisionnement en eau et d'évacuation des déchets ont été entrepris dans certaines régions et les leçons de l'expérience ainsi acquise seront étendues à d'autres secteurs à mesure que les disponibilités financières le permettront. Des adductions d'eau ont été installées dans plusieurs des principales villes et le programme prévoit la couverture totale du pays. La lutte contre les grandes maladies endémiques et transmissibles s'est poursuivie de façon intensive et nous sommes reconnaissants à l'Organisation mondiale de la Santé de l'aide qu'elle n'a cessé de nous apporter dans ce domaine. Le pian et la rougeole sont assez bien endigués et il n'y a pas eu un.seul cas confirmé de variole depuis avril 1969. Les deux autres problèmes majeurs dans ce domaine sont ceux de la lèpre et de la tuberculose. La campagne contre la lèpre se déroule depuis quelques années et bénéficie de la participation de plusieurs organismes bénévoles. Les opérations ont été tout récemment regroupées en un programme national où interviennent le Gouvernement et toutes les organisations participantes. Cela a permis de lancer une campagne nationale de lutte et de traitement dont l'exécution est confiée à des dispensaires mobiles fixes et dont l'objectif principal est d'éliminer totalement la maladie en une vingtaine d'années. D'autre part, on s'emploie activement à entreprendre une campagne de masse contre la tuberculose, qui, après les maladies de la première enfance et le paludisme, est une des principales causes de mortalité élevée. Il a récemment été établi, à la suite de plusieurs enquêtes par sondage aléatoire, que l'incidence de la tuberculose était sensiblement la même en Sierra Leone que dans d'autres pays d'Afrique. L'OMS et le FISE nous ont offert une aide sous forme de services d'experts et de vaccins et nous espérons pouvoir lancer la campagne dans un proche avenir. Mon gouvernement a créé un conseil national de la planification, auquel est représenté le Ministère de la Santé. Des commissions de planification sectorielle, dont une commission de planification sanitaire qui comprend des médecins et des administrateurs de la santé publique, ont en outre été instituées pour les différents ministères. On travaille actuellement à la préparation d'un plan national de développement pour la période 1973/74-1978/79 dont on espère que, grâce à une évaluation réaliste des besoins et des ressources du pays et à d'éventuelles aides extérieures, l'exécution ne devrait guère rencontrer de difficultés. Le développement des services de santé de base se poursuit avec le concours de l'OMS, du FISE et d'autres organismes. Une attention particulière est vouée à la protection sanitaire de la mère et de l'enfant et, bien qu'ils représentent une innovation dans le contexte culturel national, des centres de soins pré- et postnataux et des dispensaires pour les moins de cinq ans fonctionnent maintenant dans tout le pays. La santé de la famille et les aspects sanitaires de la planification familiale ont été intégrés dans ces services, et les avantages à escompter de ce système se font déjà clairement sentir, notamment par une nette amélioration de l'espérance de vie à la naissance et par une diminution de la mortalité infantile. L'OMS a créé dans mon pays un centre de formation de techniciens à la réparation et à l'entretien du matériel hospitalier qui a à sa tête un expert de l'Organisation flanqué d'un Sierra -Léonien. Ce centre, dont la création répondait à un besoin ressenti depuis longtemps dans la Région, devrait offrir maintenant de précieuses possibilités de formation à de nombreux étudiants africains. On ne saurait trop insister sur la nécessité d'un service bien organisé d'éducation sanitaire au sein de l'administration centrale de la santé. Mon ministère s'occupe justement d'en créer un dont la direction sera confiée à un Sierra -Léonien qualifié. Un expert récemment désigné par le Bureau régional collabore à la mise en place de ce service qui, outre ses activités d'éducation

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sanitaire populaire, offrira d'intéressantes possibilités de formation aux travailleurs sanitaires et aux personnels du développement communautaire aussi bien qu'aux éducateurs sanitaires. La collecte et le traitement des statistiques sanitaires se sont considérablement améliorés depuis l'organisation du service de statistiques médicales. Comme une planification réaliste de l'avenir dépend de l'existence de statistiques sanitaires de base, nous nous félicitons grandement de cette importante amélioration de notre système de santé et nous serons reconnaissants à l'OMS et au FISE de continuer à nous aider à poursuivre l'excellent travail qui a été accompli jusqu'à présent. L'OMS attache la plus haute importance à cet aspect du système de santé. Nous partageons cette préoccupation et ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour accroître la diversité et la complexité des statistiques produites dans notre pays. La nutrition a également retenu notre attention. Dans tous les pays en voie de développement, les carences nutritionnelles, en particulier chez les enfants, préoccupent beaucoup les autorités sanitaires. Mon ministère compte maintenant parmi ses collaborateurs un nutritionniste et se propose d'établir, en liaison avec le nutritionniste du Ministère du Bien -Etre social, un programme complet de nutrition pour le pays. Ultérieurement, le Ministère de la Santé envisage la création d'un service de la nutrition appelé à travailler en étroite coopération avec le service de l'éducation sanitaire et le Ministère du Bien -Etre social, ce qui devrait permettre, espérons -nous, d'exercer une profonde influence sur les habitudes et coutumes alimentaires des différentes collectivités pour le plus grand bien de tous les intéressés. Notre proposition d'établissement d'un centre des sciences de la santé s'inspirant de l'idée de l'OMS qui s'est concrétisée à Yaoundé est toujours à l'étude. L'OMS s'est montrée très intéressée et nous enverra bientôt un expert chargé de déblayer le terrain pour la création du centre en question. Le renforcement des effectifs de médecins, chirurgiens- dentistes et personnels paramédicaux de toutes catégories s'impose de plus en plus impérieusement à mesure que croissent et se développent les services de santé. Dans le même temps, les écoles nationales éprouvent quelque difficulté à couvrir les besoins nationaux, sans parler de ceux des autres pays. Il apparaît dès lors avec une évidence grandissante que la vraie solution serait de créer des écoles locales ou régionales capables de répondre convenablement aux besoins locaux ou régionaux et d'assurer des services de formation adaptés aux exigences locales. On peut en outre espérer que cela permettrait de réduire fortement l'exode des cerveaux. Pour toutes ces raisons, mon gouvernement est résolu à mener à bonne fin son projet de création d'un centre des sciences de la santé et accueillerait avec reconnaissance toute aide que pourraient lui fournir les Etats Membres et les organisations internationales pour faire de ce projet une réalité. Notre école nationale d'infirmières a enfin été agréée par le Conseil général des Infirmières d'Angleterre et du pays de Galles et je voudrais ici exprimer notre profonde gratitude à l'Organisation mondiale de la Santé pour l'aide technique qu'elle a fournie depuis la création de l'école, sans laquelle celle -ci n'aurait pas été agréée aussi rapidement. Nous devons également des remerciements au FISE pour son aide matérielle soutenue. Si pressants que puissent être nos propres besoins en infirmières qualifiées, c'est bien volontiers que nous mettons les ressources de l'école à la disposition d'élèves originaires d'autres Etats Membres, de la Région africaine en particulier. En terminant, Madame le Président, je voudrais au nom de ma délégation féliciter le Directeur général de son excellent rapport et lui adresser ainsi qu'à ses collaborateurs nos compliments sincères pour l'extrême efficacité avec laquelle ils se sont acquittés de leur tâche difficile. Vive l'Organisation mondiale de la Santé Vive la coopération internationale qui doit amener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé possible :

Merci, Monsieur Findlay. Le prochain orateur inscrit Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) sur ma liste est le délégué de l'Irak, le Dr Mustafa, Ministre de la Santé. :

Madame le Président, Messieurs les délégués, Le Dr MUSTAFA (Irak) (interprétation de l'arabe) j'ai la joie de vous adresser le salut du peuple et du Gouvernement de la République d'Irak en ce début du deuxième quart de siècle d'existence de cette organisation qui, malgré toutes les difficultés qu'elle a eu à affronter au cours de ses vingt -cinq premières années, a remporté de grands succès dans la réalisation de son objectif ultime, qui est d'amener tous les hommes au niveau de santé le plus élevé possible. Madame le Président, permettez -moi de profiter de cette occasion pour vous féliciter, vous et vos collègues, au nom de ma délégation, de votre élection à ces charges éminentes et vous souhaiter un plein succès dans vos travaux. Le rapport présenté par le Dr Candau, Directeur général, nous éclaire parfaitement sur les progrès réalisés par l'Organisation. Il sied tout spécialement en cette occasion de féliciter le Directeur général des services si précieux qu'il a rendus à l'Organisation pendant son mandat. Le Gouvernement révolutionnaire de la République d'Irak a à coeur d'assurer à tous les citoyens sans exception les meilleurs services préventifs et curatifs ainsi que de combattre et d'éradiquer les maladies, notamment les maladies endémiques et épidémiques. Au cours des quatre dernières années, nous avons été en mesure d'accroître le nombre et la qualité de nos établissements sanitaires. Nous nous sommes spécialement préoccupés d'augmenter nos ressources en personnels de santé, dont les effectifs ont presque doublé. Nous avons par ailleurs :

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obtenu d'excellents résultats dans notre projet d'éradication du paludisme comme dans tous nos autres programmes d'action sanitaire. Nous avons préparé un plan quinquennal de développement à grande échelle des services de santé, surtout depuis que nous avons recouvré nos droits que détenaient les grandes compagnies pétrolières et commencé à tirer parti nous -mêmes de nos richesses naturelles. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour améliorer l'environnement, notamment en fournissant une eau saine à tous les villages et à toutes les zones rurales, ainsi que pour améliorer les services de médecine du travail, les services sociaux et l'éducation dans le pays tout entier. Notre plan quinquennal de développement est maintenant au point sous ses aspects socioéconomique, culturel et sanitaire. Il reconnaît pleinement la contribution essentielle de la santé à l'élévation du niveau de vie et à l'accroissement de la production. J'aimerais réitérer nos déclarations antérieures à l'Assemblée qui insistaient sur le principe de l'universalité de cette organisation et je me réjouis de l'heureuse mesure qu'a prise la dernière Assemblée en restituant le droit de représenter le peuple de Chine à son gouvernement légitime et en le considérant comme le seul représentant de la Chine. C'est avec joie que je souhaite la bienvenue à la délégation du Gouvernement de la République populaire de Chine. Je tiens également à féliciter la présente Assemblée de l'autre mesure importante qu'elle a prise en admettant la République Démocratique Allemande en qualité de Membre de l'Organisation et je souhaite la bienvenue à la délégation de la RDA. Je suis certain que l'Assemblée agira de même en ce qui concerne la République populaire démocratique de Corée; ce faisant, elle accomplira un autre grand pas en avant dans le sens de l'universalité de cette organisation. Madame le Président, en ce moment où nous fêtons le vingt- cinquième anniversaire de cette organisation, nous nous devons de penser avec tristesse à nos frères qui, pendant toutes ces vingt -cinq années, se sont trouvés expulsés de leurs foyers et ont subi toutes sortes de tourments. Je veux parler des habitants arabes de la Palestine qui ont été chassés de leur patrie, ont subi tous les types de discrimination raciale et ont été spoliés de leurs droits d'êtres humains, tout cela par suite de l'occupation de leur pays par les forces sionistes qui ont commis et commettent encore les crimes les plus inqualifiables au mépris de toutes les résolutions par lesquelles cette assemblée et d'autres organismes internationaux ont condamné ces actes. Aussi la délégation de la République d'Irak conjure -t -elle une fois de plus l'Assemblée de prendre toutes les mesures qui s'imposent pour protéger la santé des réfugiés, des personnes déplacées et des habitants des territoires occupés et pour les rétablir dans leurs droits. Pour terminer, j'aimerais remercier le Dr Candau et son personnel, le Dr Taba, Directeur régional pour la Méditerranée orientale, et ses collaborateurs,ainsi que tous les experts de l'OMS qui se sont rendus ou travaillent en Irak, de l'aide qu'ils nous ont apportée pour l'exécution de nos- projets sanitaires. Enfin, je voudrais également remercier le FISE de son aide et de sa collaboration. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je vous remercie, Docteur Mustafa. Je donne maintenant la parole au délégué de la République fédérale d'Allemagne, le Professeur von Manger- Koenig. :

Le Professeur VON MANGER -KOENIG (République fédérale d'Allemagne) (traduction de l'anglais) Madame le Président, permettez -moi tout d'abord de vous adresser ainsi qu'aux Vice -Présidents mes chaleureuses félicitations pour votre élection. Je suis certain que les travaux de la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé se dérouleront harmonieusement sous votre direction compétente. Il me sera permis en cette occasion de remercier le Directeur général de l'Organisation, le Dr Candau, et tous les membres de son personnel du fructueux travail qu'ils ont accompli au service de la santé de tous les peuples. Une fois de plus le Rapport du Directeur général brosse un tableau impressionnant et circonstancié des divers champs d'activité de l'OMS et s'étend à tous les aspects des problèmes rencontrés. L'Organisation doit de toute évidence s'attendre, cette année comme dans les années à venir, à se trouver aux prises avec de grandes difficultés par suite des demandes croissantes qui lui seront adressées. Ces difficultés ne peuvent qu'être aggravées par l'évolution de la situation monétaire internationale. Malheureusement, il ne sera guère possible à l'Organisation de résoudre tous ces problèmes simplement en majorant les contributions au budget ordinaire. Plus que jamais, le Directeur général se verra obligé de concentrer les efforts de l'Organisation sur les principales priorités. Peut -être pourrais -je rappeler ce que je disais l'année dernière à ce sujet. J'appelais les Etats Membres à rechercher les meilleurs moyens de coordonner les objectifs nationaux avec les objectifs de la coopération internationale en fonction des besoins de l'OMS. Je ne pense pas ici uniquement aux contributions au fonds bénévole pour la promotion de la santé, qui servent à résoudre des problèmes urgents d'intérêt commun. Il faudrait aussi que les Etats Membres permettent à des instituts nationaux de faire fonction de centres internationaux de référence et de formation de l'OMS. Une autre possibilité serait que les gouvernements invitent l'OMS à convoquer des réunions internationales sur leur territoire et acceptent de fournir le personnel et les installations nécessaires - en d'autres termes de financer ces réunions. J'aimerais revenir sur les points qui, à mon sens, requièrent tout spécialement notre attention. Premièrement, nous devrions accorder plus d'importance au problème de l'éducation sanitaire, qui est mentionné à plusieurs reprises dans le Rapport du Directeur général. Je ne saurais :

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évidemment ici passer en revue toute la philosophie de l'éducation sanitaire et je me limiterai à quelques considérations majeures. L'éducation sanitaire fait partie intégrante de l'ensemble de mesures préventives allant de la planification familiale, des soins aux mères et aux enfants, des services de santé scolaire, de la lutte contre l'abus des drogues et le péril vénérien au dépistage précoce du cancer et des maladies cardio -vasculaires. En outre, l'éducation sanitaire est le complément indispensable de tous les efforts déployés en matière de médecine curative et de réadaptation, notamment dans le vaste domaine de la psychiatrie et de la santé mentale. D'une part elle permet à l'individu de mieux comprendre ses responsabilités et de se rendre compte du rôle qu'il peut jouer; d'autre part elle favorise la coopération, coopération entre l'individu, les services de santé et la collectivité. Enfin, l'éducation sanitaire offre un moyen efficace d'agir au sein des parlements pour que la priorité voulue soit donnée à la santé publique dans le cadre de la politique générale. Une autre mission importante de l'OMS est de définir de nouvelles professions médicales et paramédicales, leurs fonctions et les types de formation qu'elles requièrent. Je songe en particulier aux tâches spécialisées qui ressortissent à la médecine clinique, aux techniques sanitaires et à la médecine sociale. Comme les moyens de formation ne sont pas indéfiniment extensibles, la définition de nouvelles professions sanitaires doit nécessairement s'accompagner d'une rationalisation tant des programmes d'études que des tâches. Mon pays approuve les initiatives de l'OMS concernant l'économie pharmaceutique et l'étude de la consommation de médicaments et de la pharmacologie clinique. J'espère que le plus grand nombre possible d'Etats Membres participeront à ces importantes activités. Pour ce qui est du système de pharmacovigilance de l'OMS, j'aimerais, en reprenant une suggestion que j'avais formulée à la dernière session du Comité régional de l'Europe, vous demander d'examiner si nous ne devrions pas introduire aussi un système international d'information et de surveillance toxicologique pour les aliments, les cosmétiques et autres produits d'usage quotidien qui contiennent des substances très actives. Nous avons tous entendu parler des regrettables accidents récemment provoqués par des produits de ce genre, et j'estime qu'il faudrait établir avec l'aide de l'OMS un système grâce auquel les autorités responsables seraient assurées d'obtenir rapidement les renseignements dont elles ont besoin. Ce serait la seule façon de protéger efficacement les populations, d'éviter les doubles emplois et de disposer d'un système de surveillance toxicologique d'une ampleur suffisante. Je sais que cette proposition, si elle était adoptée, entraînerait des charges supplémentaires pour l'OMS. Notre aide lui serait acquise pour la résolution de ce problème, qui comporte d'importants aspects intéressant la protection de l'environnement, à laquelle l'OMS devrait continuer à accorder une attention prioritaire. Je me permettrai donc de suggérer que l'une des prochaines Journées mondiales de la Santé soit vouée à l'hygiène du milieu. Pour conclure, je suis heureux d'annoncer que nous approuvons le Rapport du Directeur général. Nous recommandons que les travaux de l'OMS se poursuivent sur la base des principes qui y sont énoncés et je rappelle ce qu'a solennellement déclaré dans son message le Président de la République fédérale d'Allemagne, à savoir que mon pays continuera de promouvoir la coopération et la solidarité internationales et, en particulier, soutiendra l'oeuvre de l'OMS par tous les moyens possibles. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je vous remercie, Professeur von Manger- Koenig. J'invite maintenant le délégué du Pérou, M. Miró Quesada, à prendre la parole.

M. MIRO QUESADA (Pérou) (traduction de l'espagnol) Madame le Président, Messieurs les membres du bureau de l'Assemblée de la Santé, Messieurs les délégués, mes premiers mots de félicitations iront à Mme le Président et aux membres du bureau pour leur élection méritée, ainsi qu'au Directeur général et au Conseil exécutif pour leur action remarquable en faveur de la santé mondiale et, particulièrement, pour leur gestion au cours de l'année dernière. De même, au nom du Gouvernement révolutionnaire des Forces armées du Pérou, je tiens à souhaiter la bienvenue aux délégués de la République populaire de Chine, aux délégués du Souaziland et aux représentants de la République Démocratique Allemande, qui vient d'être admise aujourd'hui au sein de l'Organisation mondiale de la Santé. Je tiens également à mentionner le mouvement de solidarité du peuple du Pérou envers le peuple du Nicaragua lors de la catastrophe qui a dévasté cette région, mouvement auquel se sont associés presque tous les peuples d'Amérique afin d'essayer, par leur aide, de soulager quelque peu les souffrances de ce pays frère. Je félicite également l'Organisation mondiale de la Santé à l'occasion du vingt- cinquième anniversaire de sa fondation. Pour ce qui est des problèmes auxquels le Pérou doit faire face dans le domaine de la santé, je me limiterai à ceux que l'on peut considérer comme fondamentaux. Parmi eux figurent la morbidité et la mortalité maternelles et infantiles. A la dernière Assemblée, nous avions déjà signalé leur niveau élevé dans ce groupe très vulnérable de la population de nos pays. Afin de trouver une solution à ce problème, le Gouvernement du Pérou a jugé utile de créer un Institut de Néonatalogie et de Protection maternelle et infantile. Depuis sa création il y a à peine deux ans, cet institut s'est attaché à élaborer des normes de protection de la mère et de l'enfant sans lesquelles aucune action ne pouvait être entreprise dans ce domaine. Je tiens ici à exprimer publiquement ma reconnaissance à l'Organisation panaméricaine de la Santé et, en particulier, à son directeur, le Dr Horwitz, pour l'aide que nous avons reçue. De même, toujours en ce qui concerne le problème de la morbidité et de la mortalité infantiles, nous formons du personnel et nous recrutons des éléments :

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sans formation théorique afin d'accroître le potentiel humain dont nous avons besoin pour résoudre ce délicat problème. Je tiens également à mentionner le problème que pose l'insuffisance de la couverture sanitaire dans les régions rurales et dans les zones isolées de notre pays. L'immensité de notre territoire et la diversité de ses régions naturelles rendent les activités sanitaires particulièrement pénibles par suite de la difficulté des communications et du relief accidenté du pays. Dans un premier temps, nous avons dû élaborer des programmes de développement de l'infrastructure rurale et nous nous sommes naturellement heurtés au problème de l'équipement de ces installations nouvelles qui, finalement, pose un problème d'ordre économique que nous devons résoudre par étapes. De même, le fonctionnement de cette infrastructure nécessite un potentiel humain spécialisé dont nous ne disposons pas pour le moment. Fort heureusement, la nouvelle loi de réforme de l'enseignement a permis de créer un service civil des candidats aux diplômes, c'est -à -dire des étudiants qui, á l'issue de leurs études - je me réfère tout particulièrement ici aux étudiants en sciences de la santé -, sont tenus de travailler un certain temps pour la collectivité avant d'obtenir le diplôme professionnel souhaité. Ainsi, et grâce aux contrats qui nous lient à l'Université péruvienne, nous pensons, selon nos premières estimations, pouvoir compter sur une quantité suffisante de personnel professionnel pour entreprendre ce que nous avons appelé la pénétration sanitaire rurale dans les régions isolées. Un autre programme que je voudrais mentionner en raison du succès qu'il a remporté est celui que nous avons dénommé programme de distribution de médicaments de base. Il s'agit de mettre à la portée des classes les plus nécessiteuses les médicaments indispensables pour protéger et recouvrer la santé. Ce programme se déroule au niveau gouvernemental et ne lèse aucunement les intérêts de l'industrie privée puisque, en fabriquant ces médicaments de base, nous ouvrons un nouveau marché constitué de ceux qui ne pouvaient acheter ces médicaments aux prix de vente pratiqués dans le commerce. Au début, ce programme s'est développé de façon assez lente, mais, au cours de la deuxième étape qui a commencé cette année, son volume d'activité s'est accru de plus de 50 % et son succès est d'autant plus assuré que les médicaments sont d'excellente qualité et d'un prix très inférieur à ceux -qui étaient enregistrés auparavant. Il s'agit d'un des instruments sur lesquels nous comptons pour aider le peuple péruvien à recouvrer la santé. Je voudrais solliciter l'aide de l'Organisation pour les programmes sanitaires ruraux et particulièrement pour celui que nous entreprenons dans la région des forêts. La découverte de nouvelles sources énergétiques et notamment de pétrole en quantité suffisante pour permettre une exploitation économique a suscité l'intérêt de tous les secteurs de l'activité publique. Nous estimons qu'au cours de l'exercice biennal actuel 500 millions de dollars seront investis dans la région des forêts. Tout cela va entraîner d'importantes migrations humaines et le déploiement d'activités nouvelles qui devront s'accompagner de mesures sanitaires nouvelles. Je voudrais également solliciter l'aide de l'Organisation mondiale de la Santé pour la formation de personnel spécialisé de catégorie intermédiaire. Nous souffrons d'une grave pénurie de personnel paramédical et, en général, de personnel spécialisé qui, sans appartenir à la profession médicale, fait partie de l'équipe sanitaire et nous manquons de moyens pour le former. Je crois que l'Organisation panaméricaine de la Santé et l'Organisation mondiale de la Santé peuvent contribuer efficacement à la résolution de ce problème qui n'est pas limité au Pérou, et dont je me permettrai d'ajouter qu'il constitue un problème d'actualité dans tous les pays d'Amérique du Sud. Avant de terminer, je tiens à exprimer l'inquiétude qu'inspirent au Gouvernement du Pérou les explosions atomiques polluantes que l'on envisage de réaliser à Mururoa, dans la zone du Pacifique sud. Le Gouvernement du Pérou n'a pas manqué de faire connaître son opinion sur la question et de faire entendre sa voix au niveau international. Nous espérons que ces essais, qui ne contribuent en rien au progrès des peuples, seront arrêtés pour le plus grand bien de la collectivité et de l'humanité. .

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Monsieur Miró Quesada. Je donne maintenant la parole au délégué du Zaire, le Dr Kalonda Lomema. :

Le Dr KALONDA LOMEMA (Zaire) Madame le Président, honorables délégués, à l'occasion du vingt cinquième anniversaire de l'Organisation mondiale de la Santé, il nous plaît de souligner l'efficacité de la collaboration et de l'aide que l'OMS a apportées à la République du Zaire depuis treize ans. Son assistance technique au Zaire aura permis, durant ces années, de stimuler et de faire progresser l'action tendant à la suppression des maladies endémiques, épidémiques et autres, et de favoriser les activités dans les domaines de l'hygiène publique, de l'enseignement médical et paramédical, de la santé et du bien -être de la mère et de l'enfant, de la nutrition et enfin des techniques administratives et sociales intéressant la santé publique. La délégation de la République du Zaire manifeste sa reconnaissance à l'Organisation mondiale de la Santé pour les inlassables efforts qu'elle n'a aussi cessé de déployer pour assurer le meilleur état de santé possible au peuple zairois. Cette assemblée s'est agrandie cette année. Désormais, la délégation de la République populaire de Chine et d'autres siègent parmi nous, et c'est avec joie que nous saluons cette nouvelle présence qui élargit considérablement le champ d'action de l'OMS. :

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A l'instar des autres délégations, nous présentons à Mme le Président ainsi qu'aux autres membres élus du bureau de cette assemblée nos vives félicitations. Nous adressons en outre Ros sincères remerciements à M. le Directeur général pour le rapport d'activité de l'Organisation qu'il nous a présenté et qui concrétise les efforts inlassables de l'OMS pour l'amélioration de la santé dans le monde. Notre délégation se propose de vous entretenir de la situation épidémiologique en République du Zaire relative à la variole, à la tuberculose, à la fièvre jaune, au choléra, à la trypanosomiase et à la lèpre. Variole. La République du Zaïre s'est associée en 1965 à la campagne mondiale d'éradication de la variole. La phase d'attaque du programme a débuté en novembre 1968 et a été clôturée en décembre 1971. Près de 25 millions de vaccinations ont été faites au cours de ces trois années par les équipes mobiles qui ont assuré la couverture entière du pays. Il est significatif de constater que, depuis le mois d'août 1971, aucun cas de variole n'a été signalé au Zaire. Par contre, la surveillance sévère de cette maladie a permis de découvrir trois cas de monkeypox. La phase de surveillance et d'entretien prévue par le programme a débuté en janvier 1972 et les formations sanitaires ont effectué, pendant l'année 1972, 4 460 000 vaccinations antivarioliques. Tuberculose. La vaccination au BCG des Zaïrois de 0 à 15 ans a été associée à la campagne d'éradication de la variole. Près de 11 500 000 vaccinations ont été faites durant la phase d'attaque de cette campagne, soit jusqu'à la fin de l'année 1971. Au cours de l'année 1972, les formations médicales ont procédé à la vaccination systématique de tous les nouveau -nés et des enfants jusqu'à l'âge de 15 ans. Près de 1 290 000 vaccinations ont été ainsi réalisées. Fièvre jaune. Au mois de décembre 1971, deux cas de fièvre jaune ont été dépistés dans la sous région de l'Oubangui, dans la région de l'Equateur. De sévères mesures de quarantaine ont été prises immédiatement et une enquête épidémiologique fut menée dans la zone de Gemena. Simultanément, les autorités sanitaires procédèrent à la vaccination de toute la population de la sous -région de l'Oubangui, soit quelque 364 473 personnes. Aucun nouveau cas n'a été déclaré depuis ces opérations et une surveillance constante est exercée depuis décembre 1971 dans cette sous -région. Choléra. Tenant compte de la menace qui existe le long de certaines frontières, le Département de la Santé publique -a fait procéder à la vaccination de toutes les populations riveraines de ces frontières et de certains centres urbains en prescrivant le renforcement de la surveillance sanitaire aux postes frontaliers, ports et aéroports qui constituent les voies d'introduction de la maladie. L'apparition de cas de choléra en Angola a déclenché une campagne de vaccination de toute la population zaïroise et des réfugiés angolais séjournant à la frontière. Le port de Matadi, particulièrement exposé, fait l'objet de mesures spéciales de prévention représentées par des travaux d'assainissement spéciaux, la vaccination et la chimioprophylaxie obligatoires. Trypanosomiase. L'ordonnance N° 68/221 du 4 juillet 1968 a institué le Bureau central de la Trypanosomiase qui est directement rattaché aux services de la Présidence de la République. Ce bureau est chargé d'organiser, de coordonner et de mener la lutte contre la maladie du sommeil sur toute l'étendue du territoire national. L'exécution pratique sur le terrain est confiée à des équipes itinérantes spécialisées dirigées par des techniciens belges et zaïrois. Vingt -deux unités sont actuellement engagées dans la lutte dans les principaux foyers de la maladie. Lèpre, Le taux de morbidité de la lèpre au Zaire est estimé à 2 % dans certaines régions. L'importance de cette maladie endémique a motivé la création, en janvier 1970, d'un Bureau national de Lutte contre la Lèpre qui est rattaché au Département. Trois zones d'action sont prévues, chacune traitement des malades confiée à un médecin léprologue. Les objectifs du Bureau sont les suivants connus; dépistage des nouveaux cas; contrôle du traitement et du dépistage; approvisionnement en médicaments spécifiques; et établissement de statistiques épidémiologiques. :

Merci, Docteur Kalonda Lomema. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Comme l'indique le Journal d'aujourd'hui, à l'issue de cette séance plénière aura lieu la présentation d'un portrait du Dr Brock Chisholm, premier Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé, en présence de toutes les délégations et des autres participants à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Je vous rappellerai qu'aussitôt après cette cérémonie les deux commissions principales tiendront dans leurs salles respectives une courte séance d'organisation. Je lève maintenant la séance pour permettre à la délégation canadienne de procéder à la présentation :

du portrait annoncé. La séance est levée à 12 heures.

QUATRIEME SEANCE PLENIERE Mardi 8 mai 1973, 14 h.30 Président :

Professeur Julie SULIANTI SAROSO (Indonésie)

CELEBRATION DU VINGT -CINQUIEME ANNIVERSAIRE DE L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE

Un morceau de musique joué par l'ensemble de cuivres du Convivium Musicum de Genève marque le début de la cérémonie. La séance est ouverte. Je déclare également ouverte Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) la cérémonie officielle de célébration du vingt- cinquième anniversaire de l'Organisation mondiale de la Santé. C'est pour moi un honneur et un très agréable devoir que d'accueillir, au nom de l'Assemblée, nos hôtes de ce jour, les représentants des autorités fédérales, cantonales et municipales, et plus particulièrement M. H. P. Tschudi, Conseiller fédéral, chef du Département de l'Intérieur, représentant le Conseil fédéral suisse; M. François Picot, Président du Conseil d'Etat de la République et Canton de Genève; M. Louis Piguet, Président du Grand Conseil; M. Jean Eger, Procureur général de la République et Canton de Genève; M. Willy Donzé, Conseiller d'Etat; Mme Lise Girardin, Maire de la Ville de Genève; M. Albert Chauffat, Président du Conseil municipal; le représentant du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, M. Winspeare Guicciardi, Directeur général de l'Office des Nations Unies à Genève; les chefs des institutions spécialisées, leurs représentants et ceux des divers organismes des Nations Unies. :

Message du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, présenté par le Directeur général de l'Office des Nations Unies à Genève J'inviterai tout d'abord M. Winspeare Guicciardi à Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) nous donner communication du message dont l'a chargé le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies en cette mémorable occasion. :

M. WINSPEARE GUICCIARDI, Directeur général de l'Office des Nations Unies à Genève (traduction Madame le Président, Monsieur le Conseiller fédéral, Messieurs les représentants des de l'anglais) Autorités cantonales et municipales de Genève, Monsieur le Directeur général, Messieurs les chefs des organisations de la famille des Nations Unies, Mesdames et Messieurs, le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, M. Waldheim, qui se trouve actuellement en Scandinavie, à l'invitation des gouvernements nordiques, regrette infiniment de ne pouvoir être parmi nous aujourd'hui. Il m'a chargé de vous transmettre ses félicitations et ses voeux les plus chaleureux en ce jour historique pour votre organisation. Quels que soient, j'en suis persuadé, vos regrets de cette absence du Secrétaire général, c'est pour moi un honneur et un grand plaisir de le représenter ici et de prendre la parole en son nom. Inévitablement, cet anniversaire nous renvoie par la pensée aux premiers jours de l'Organisation mondiale de la Santé. Il y a vingt -cinq ans, le 7 avril 1948, vingt -six Etats avaient ratifié la Constitution de l'OMS. Aujourd'hui, votre organisation a vu quintupler le nombre de ses Membres, atteignant presque cette véritable universalité que souhaite votre Constitution. Mais l'événement le plus important de ce quart de siècle n'est pas l'augmentation du nombre des Membres de l'Organisation. L'article premier de votre Constitution énonce très clairement le but principal et la voca"amener tous les peuples au niveau de santé le plus tion de l'Organisation mondiale de la Santé élevé possible ". "Le plus élevé possible ", voilà qui exclut toute mesure absolue, mais il ne fait pas de doute que pendant ces vingt -cinq années, votre organisation a accompli un travail remarquable, tant par son ampleur que par sa qualité, et qu'elle a ainsi contribué à améliorer la santé des peuples, partout dans le monde. L'OMS a donné un bel exemple du rôle de catalyseur que peut jouer une organisation internationale aux objectifs précis, ayant une vue parfaitement claire de sa tâche et de la ligne de conduite à suivre, si limitées que puissent être les ressources dont elle dispose face aux besoins à satisfaire. La place que vous occupez dans la famille et le système des Nations Unies est pour nous tous une source de légitime fierté et, grâce à une collaboration toujours plus étroite dans de nombreux secteurs, nous pouvons nous épauler plus efficacement dans l'accomplissement de nos tâches respectives. Sans vouloir abuser des exemples, je crois devoir mentionner l'une de nos activités communes où votre organisation a joué un rôle de pionnier la protection de l'environnement. Nous ne saurions omettre cependant d'évoquer aussi notre désir commun de mettre en oeuvre la stratégie internationale du développement adoptée pour la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement, nos efforts conjugués contre l'abus des drogues, votre collaboration très suivie avec le PNUD et les liens de longue date qui, comme chacun le sait, vous unissent au FISE. L'Office des Nations Unies à Genève sait en particulier que vous vous employez toujours à venir en aide dans les situations d'urgence et nous pourrions citer de nombreux cas où vous avez montré que la coopération n'est pas seulement une notion abstraite mais qu'elle peut devenir aussi une réalité pratique bien vivante. :

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S'il convient, et c'est bien naturel de la part du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, de souligner le rôle que l'Organisation mondiale de la Santé joue dans notre système en favorisant, conformément à la Charte, la solution "des questions internationales dans les domaines économique, social, de la santé publique et autres domaines connexes ", et s'il faut aussi insister sur la nécessité de maintenir entre nous tous la plus étroite des collaborations, la célébration de ce vingt -cinquième anniversaire doit avant tout permettre de mettre en relief les réalisations de l'OMS dans son domaine propre. Qu'il me soit permis notamment d'évoquer l'une des plus je veux parler de la campagne de lutte révolutionnaires, par ses résultats, de vos entreprises contre les maladies transmissibles de masse et des programmes visant à leur éradication complète. Cependant, c'est à notre avis l'espérance de vie à la naissance qui constitue, en termes statistiques, le meilleur indicateur des progrès de l'humanité au cours de ces vingt -cinq dernières années. Aucun autre n'exprime aussi nettement cette heureuse évolution. De 1950 à 1970, l'espérance de vie est passée, en moyenne, de 64,6 à 70,4 années dans la plupart des pays développés. Pendant la même période, l'augmentation a été de près de huit ans dans les pays en voie de développement et l'on est 'ainsi passé de 41,7 à 49,6 années. Ces chiffres ne traduisent pas seulement l'ampleur de la tâche accomplie; ils indiquent aussi tout ce qui reste à faire dans les pays en voie de développement. Cependant, il faut bien dire également qu'ils laissent dans l'ombre une préoccupation commune encore la qualité de la vie. A travers le monde, l'homme s'intéresse chaque jour davanplus importante tage à cette question. L'Organisation mondiale de la Santé a toujours lutté pour le progrès social et c'est à elle que l'on doit d'avoir pris plus vivement conscience des aspects sociaux du développement. Ce que vous avez déjà réalisé nous donne pleinement confiance dans l'avenir. Avant de terminer, je voudrais profiter de cette occasion pour dire que les succès de votre organisation sont dus en grande partie aux remarquables qualités de chef de votre Directeur général. M. Waldheim m'a chargé tout spécialement d'exprimer sa reconnaissance au Dr Candau, qui va prochainement prendre sa retraite après vingt années bien remplies passées au service de l'Organisation mondiale de la Santé et de l'humanité. Personne n'ignore - surtout parmi vous, j'en suis persuadé combien votre organisation doit au Dr Candau. La très précieuse contribution qu'il a également apportée aux réalisations de l'ensemble du système des Nations Unies est peut -être moins connue. Ses conseils avisés - souvent donnés avec humour - ne nous ont jamais fait défaut et ils continueront de porter leurs fruits. Qu'il me soit donc permis de féliciter ici le Dr Candau, au terme d'un mandat exceptionnel, et, au nom du Secrétaire général, de saluer l'Assemblée à l'occasion du vingt- cinquième anniversaire de votre organisation. : :

Je vous remercie, Monsieur Winspeare Guicciardi. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Sachez que nous sommes très sensibles à cet encourageant message de M. Waldheim. :

Discours du représentant des autorités suisses M. Hans Peter Tschudi, Conseiller fédéral, va mainteLe PRESIDENT (traduction de l'anglais) nant s'adresser à l'Assemblée au nom des autorités suisses. Monsieur Tschudi, je suis certaine d'interpréter les sentiments de l'Assemblée en vous disant combien nous sommes honorés de votre présence parmi nous aujourd'hui, et c'est avec grand plaisir que je vous donne la parole. :

Madame le Président, Monsieur le Président du Conseil d'Etat M. TSCHUDI, Conseiller fédéral de la République et Canton de Genève, Madame le Maire de la Ville de Genève, Monsieur le Directeur général, Mesdames et Messieurs, c'est pour moi un très grand privilège que de pouvoir vous apporter, en ce bel 'anniversaire de l'Organisation mondiale de la Santé, le salut, les félicitations et les voeux des autorités suisses. Je les apporte au nom du Conseil fédéral, que j'ai l'honneur de représenter ici, au nom aussi du Conseil d'Etat de la République et Canton de Genève et du Conseil administratif de la Ville de Genève qui m'ont prié de les associer à un hommage que nous tenons à rendre, de concert, à votre organisation. Je ne saurais omettre d'ajouter qu'à travers ses autorités, c'est le peuple suisse tout entier qui participe à cette célébration. La Suisse est heureuse et fière d'héberger l'Organisation mondiale de la Santé. Elle n'oublie pas que l'invitation à participer à la Conférence internationale de la Santé de 1946 à New York était la première à lui être adressée en vue de prendre part à une conférence internationale convoquée par les Nations Unies. Sa politique traditionnelle l'engageait à soutenir, dès le début, cet effort particulièrement nécessaire de la communauté internationale pour alléger les souffrances humaines et atténuer les antagonismes économiques et sociaux. C'est ainsi qu'elle a été le premier pays non membre des Nations Unies à devenir Membre de l'Organisation mondiale de :

la Santé.

Au même titre que d'autres organisations spécialisées des Nations Unies, l'Organisation mondiale de la Santé est désignée comme "organisation technique ". Or nous savons que ses tâches sont plus que d'ordre technique seulement. Lorsqu'elle a été créée, il y a vingt -cinq ans, le monde était sous l'impression laissée par les destructions dues à la Deuxième Guerre mondiale. Le voeu de construire un monde meilleur et d'entreprendre ce qui était humainement possible afin d'éviter à tout jamais la répétition d'une telle catastrophe était ardent et présent partout. La conviction était unanimement répandue que, dans cet effort en vue d'un monde meilleur, une place prépondérante devait être accordée à l'amélioration de la santé physique et psychique.

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Vingt -cinq années se sont écoulées depuis la naissance de l'Organisation mondiale de la Santé. Au cours de ces vingt -cinq ans, l'Organisation a traversé une époque qui, à la suite de découvertes spectaculaires, a fourni aux responsables de la santé publique des armes puissantes pour réaliser leurs tâches. Ces moyens ont même permis de propager l'idée que certaines maladies pouvaient être complètement éliminées et d'entreprendre la lutte avec cet objectif. Mais, d'autre part, l'évolution technique qu'a connue cette époque a fait apparaître des problèmes nouveaux, plaçant les responsables de la santé devant des tâches nouvelles. Pour la plupart, ces problèmes, l'homme les a créés lui -même, par ses propres progrès dans les domaines les plus divers. De ce fait, leur solution engendre des aspects nouveaux, d'un caractère et d'une ampleur particuliers. Qu'il s'agisse de problèmes d'environnement, de la dynamique des populations, de la propagation des maladies transmissibles par le trafic moderne, ou qu'il s'agisse des maladies dites de la civilisation ou de la protection contre les effets secondaires indésirables des médicaments, tous ils ont en commun de ne pouvoir être résolus par aucun pays isolément. Même là où chaque pays doit choisir une solution propre à sa structure politique et à ses possibilités économiques, par exemple dans l'organisation du système de la santé publique ou de la sécurité sociale, il doit tenir compte de l'expérience des autres pays et des résultats de la recherche entreprise en commun avec eux. Ainsi l'Organisation mondiale de la Santé, au cours de ses vingt -cinq années d'existence, est devenue en fait ce qu'elle doit être selon sa Constitution, l "'autorité directrice et coordonnatrice, dans le domaine de la santé, des travaux ayant un caractère international ". La masse des tâches de santé publique ayant un caractère international ne peut qu'augmenter à l'avenir. On dit de l'homme qu'il grandit avec les tâches qu'il doit accomplir. Nous sommes convaincus que cela doit aussi être valable pour l'Organisation mondiale de la Santé et nous sommes heureux que la Suisse, en tant que pays hôte du Siège de l'Organisation, puisse continuer de cette manière particulière à favoriser son activité. Nous avons toujours eu le souci de mettre l'Organisation au bénéfice des meilleures conditions d'accueil possibles. En plein accord avec les autorités genevoises, je puis vous assurer qu'il continuera d'en être ainsi à l'avenir. Je voudrais ici, Madame le Président, Mesdames et Messieurs, rendre hommage à l'homme exceptionnel qui pendant vingt ans a présidé aux destinées de l'Organisation mondiale de la Santé et qui va prochainement la quitter, le Dr Marcolino Candau. Assisté de son excellent Directeur général adjoint, le Dr Pierre Dorolle, il a su mener l'Organisation de manière remarquable et lui attirer le respect de tous ceux qui ont participé à son oeuvre ou en ont bénéficié tout au long de cette période si riche en développements politiques et si chargée de problèmes complexes. Les autorités suisses et genevoises ont toujours eu avec le Dr Candau et ses collaborateurs des rapports empreints de confiance et de compréhension réciproques. Je tiens à l'en remercier, au nom du Conseil fédéral et des autorités genevoises, de la façon la plus sincère, et à lui présenter nos voeux les plus chaleureux pour une retraite au cours de laquelle, nous l'espérons, il continuera de mettre sa grande expérience et ses vastes connaissances au service de la santé dans le monde. Madame le Président, Mesdames et Messieurs, le peuple et les autorités suisses continueront à considérer comme un privilège et comme un devoir l'appui qu'ils pourront apporter, dans la mesure de leurs possibilités, à votre organisation dans les années à venir. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) :

Je vous remercie, Monsieur Tschudi.

Interlude musical

Discours du Président de l'Assemblée Monsieur le Conseiller fédéral, Madame et Messieurs Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) les représentants des autorités cantonales et municipales, Monsieur le représentant du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, Messieurs les délégués, Mesdames, Messieurs, il y a vingt -cinq ans, dans cette même salle des assemblées, le Président de la Première Assemblée mondiale "Chaque pays a ses particularités, et ce qui est bon pour l'un peut ne pas de la Santé déclarait c'est que la l'être autant pour l'autre. Mais il y a une vérité fondamentale qui vaut pour tous santé est un des droits essentiels de l'individu. Si notre nouvelle organisation oriente ses efforts dans ce sens constructif, elle verra sans aucun doute ses efforts couronnés de succès durables." L'Organisation mondiale de la Santé a su se montrer à la hauteur de la tâche qui lui était ainsi assignée. Aujourd'hui, nous tous qui représentons ses Etats Membres pouvons être fiers de confirmer que la santé de chaque être humain a toujours été au centre des préoccupations de l'Organisation, a toujours été l'objectif de ses programmes et a toujours été le mobile de ses activités; en tant qu'individus, notre gratitude va à tous ceux qui ont oeuvré en ce sens. En célébrant le vingt- cinquième anniversaire de l'Organisation mondiale de la Santé, cette assemblée va s'efforcer de faire le bilan de ce qui a été accompli jusqu'à présent et de tracer la voie dans laquelle il faudra s'engager à l'avenir. Le lumineux exposé que va nous faire le Directeur général nous permettra de prendre la mesure tant des succès que nous avons remportés que des échecs que nous avons subis. Personne n'est mieux placé que lui pour retracer le chemin que nous avons parcouru de concert. : :

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Avant de poursuivre, permettez -moi, chers hôtes et chers collègues, de laisser ma pensée se tourner pour quelques instants vers le Dr Candau qui, après avoir présidé vingt ans aux destinées de notre organisation, vient de décider de se démettre des hautes fonctions qu'il.occupe. Docteur Candau, lorsqu'il y a une vingtaine d'années l'Assemblée mondiale de la Santé vous a désigné pour succéder à la tête de l'Organisation à votre éminent prédécesseur, feu le Dr Chisholm, l'Organisation, si elle était animée d'une ferme volonté de progrès et d'une grande foi en sa mission, était encore fragile, inexpérimentée et peu connue du monde extérieur. Dans une période extrêmement complexe de l'histoire du monde, vous avez su l'administrer avec un talent et une énergie exceptionnels. Aucune découverte susceptible de servir la cause de la santé n'a été faite que vous ne vous soyiez immédiatement efforcé de l'appliquer dans le programme de l'OMS. Sous votre direction, l'Organisation, malgré l'extrême modicité de ses ressources, est devenue un instrument remarquablement efficace et a su prendre la tête de l'action menée pour relever le niveau de santé sur les plans national, régional et mondial. Aujourd'hui, nous, vos contemporains, sommes remplis d'admiration pour l'oeuvre que vous avez accomplie. Vous laisserez à la postérité le souvenir d'un grand bienfaiteur de l'humanité et d'un grand architecte de la coopération internationale en faveur de la santé. En notre nom à tous, au nom de tous les peuples et de tous les gouvernements, je vous remercie très sincèrement de tout ce que vous avez fait pour édifier un monde plus sain. Messieurs les délégués, Mesdames, Messieurs, lorsque nous tournons nos regards vers les conditions dans lesquelles s'est déroulée jusqu'à présent l'action sanitaire, nous sommes frappés de l'importance du rôle que l'Assemblée mondiale de la Santé, organe suprême de l'Organisation, a joué constamment dans le progrès de cette action. C'est elle qui, dans la période troublée de l'aprèsguerre, a le plus contribué à lancer et à organiser des programmes d'action sanitaire à l'échelle du monde entier. Réunie au Palais des Nations, à Genève, le 24 juin 1948, la Première Assemblée mondiale de la Santé fut suivie par les délégués de cinquante -trois des cinquante -cinq Etats Membres que comptait alors l'Organisation, et par les observateurs de neuf Etats non Membres, des autorités alliées de contrôle, de l'Organisation des Nations Unies, de cinq institutions spécialisées, de l'Office international d'Hygiène publique et de l'Organisation sanitaire panaméricaine. Aujourd'hui, cent trente sept pays appartiennent à l'Organisation mondiale de la Santé. Avec la présence à cette assemblée des représentants de la République populaire de 'Chine et du Souaziland, et avec l'admission ce matin de la République Démocratique Allemande, l'Organisation approche donc de la véritable universalité. Il est significatif aux yeux de l'histoire que, lors des vingt -cinq Assemblées mondiales de la Santé qui ont précédé celle -ci, la plupart des grandes décisions en matière de santé ont été prises sans opposition. Depuis la Première Assemblée mondiale de la Santé, qui avait abordé les- questions les plus diverses - fournitures d'insuline, logement et urbanisme, paludisme, tuberculose, santé maternelle et infantile, hygiène rurale pour n'en citer que quelques -unes - aucune Assemblée de la Santé ne s'est séparée sans avoir pris des décisions qui marquaient une nouvelle étape dans le combat éternel de l'humanité contre la maladie. Qu'il me soit permis de mentionner en passant le premier programme général de travail adopté par la Troisième Assemblée mondiale de la Santé qui, en fait, couvrait la totalité des grands problèmes sanitaires de l'époque et prévoyait un grand nombre de ceux qui sont apparus par la suite. Dans le domaine des maladies transmissibles de masse, la résolution historique sur le programme d'éradication du paludisme, adoptée à Mexico en 1955 par la Huitième Assemblée mondiale de la Santé, fut à l'origine du plus vaste mouvement international d'action sanitaire entrepris pour résoudre le plus important des problèmes de santé publique à se poser aux pays en voie de développement. Quinze ans après, si les progrès n'ont pas été partout aussi grands qu'on l'espérait, plus de 1,3 milliard d'individus sont libérés ou protégés de la maladie. Nous espérons que la poursuite des activités dans ce domaine en protégera davantage encore. L'Assemblée mondiale de la Santé s'est toujours préoccupée de l'éradication de la variole et, dès sa première session, elle constitua un groupe d'étude de la variole. La série de décisions et d'événements qui suivirent amenèrent la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé à faire de l'éradication de la variole un des objectifs majeurs de l'Organisation. Les résultats de la campagne mondiale contre la variole ainsi lancée en 1967 ne tardèrent pas à confirmer l'avis exprimé par le "Nous pouvons envisager l'éradication complète de la variole Directeur général lorsqu'il déclarait au cours des prochaines années." Dès le début, l'Assemblée mondiale de la Santé n'a cessé de s'intéresser à l'application des conventions antérieures relatives aux maladies quarantenaires, et elle a maintenant mis au point un système de surveillance internationale plus approprié aux échanges internationaux du monde moderne et mieux adapté à une situation épidémiologique changeante. En ce qui concerne la reproduction humaine, les grandes lignes du programme de l'OMS furent tracées en 1965 par la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé, à l'issue de l'examen d'un rapport du Directeur général sur les activités que l'OMS pourrait inscrire à son programme au sujet des aspects sanitaires de la situation démographique mondiale. Nombreux sont les gouvernements de pays en voie de développement qui ont manifesté leur préoccupation devant la lenteur de leur taux : -

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de croissance économique eu égard à leur essor démographique et à la prévision des démographes de l'Organisation des Nations Unies selon laquelle, si sa population continue d'augmenter au rythme actuel, le monde comptera 6,5 milliards d'habitants d'ici l'an 2000; l'Organisation a dû se montrer attentive à cette préoccupation, puisqu'il s'agit d'un problème intimement lié à la santé de la famille. Abordant sous l'angle de la santé et de la génétique humaine la question quelque peu controversée de la planification familiale, l'Assemblée de la Santé a constaté l'insuffisance des connaissances scientifiques sur la biologie de la reproduction humaine et sur les aspects médicaux de la régulation de la fécondité. Depuis la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé, ces problèmes, ainsi que celui de la prestation de services aux gouvernements ayant demandé l'aide de l'Organisation, sont restés au centre des préoccupations de l'Assemblée. L'Assemblée a d'autre part toujours été à l'avant - garde de l'action menée en faveur de l'environnement, et elle n'a jamais oublié le rôle qui était imparti à l'Organisation, à savoir d'attirer l'attention sur les effets adverses pour l'écologie humaine des multiples formes de pollution ainsi que des problèmes liés à l'urbanisation et à la croissance démographique. La Vingt -Quatrième Assemblée a fixé les grandes lignes du programme de l'Organisation concernant l'environnement de l'homme, programme dont l'importance ne saurait être surestimée. La protection et l'amélioration de notre environnement demandent bien évidemment une approche pluridisciplinaire, et la solution du problème exige des investissements considérables en hommes et en capitaux. Consciente de ce fait, l'Assemblée a lancé un appel "pour obtenir des gouvernements et d'autres sources des contributions volontaires en vue d'accélérer le rythme des efforts et de développer les activités, qui sont actuellement limitées par l'insuffisance des fonds, notamment en ce qui concerne l'établissement des critères et guides relatifs à la qualité de l'air et de l'eau ". L'enseignement et la formation professionnelle est un autre domaine dans lequel l'Assemblée de la Santé a fait preuve de dynamisme et d'initiative. La Première Assemblée mondiale de la Santé elle -même avait déjà envisagé la question des bourses d'études et de la documentation médicale, tandis que la Sixième Assemblée approuvait un plan d'assistance aux établissements nationaux de formation. Cependant, la pénurie de personnel sanitaire est restée tout aussi grave, ce qui a amené la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé à revoir entièrement la notion de formation. Si nous voulons remédier à cette situation critique, nous devons non seulement intensifier nos efforts pour former du personnel de santé national, mais aussi adapter les programmes à la situation réelle de la santé dans chaque pays. Il serait trop long de donner ne serait -ce qu'un bref aperçu de l'oeuvre accomplie par les précédentes Assemblées mondiales de la Santé et d'évoquer les vastes analyses de problèmes spécifiques auxquelles elles se sont livrées. Je voudrais seulement dire que, non contente de fixer la politique à suivre et les programmes à appliquer pour améliorer la santé dans le monde entier, l'Assemblée, secondée par le Conseil exécutif, a aidé l'Organisation à se développer sur les plans constitutionnel, administratif et financier. Pour ce faire, elle a minutieusement examiné chaque année la situation financière de l'Organisation ainsi que l'évolution de sa gestion et de son administration, cherchant sans cesse des méthodes plus efficaces et plus rationnelles. Si la situation financière de l'Organisation est demeurée saine pendant toutes ces années, c'est très certainement grâce à la sagesse et à la lucidité dont l'Assemblée a su faire preuve à l'égard des questions budgétaires. Nous ne saurions parler du rôle de l'Assemblée au cours des vingt -cinq dernières années sans témoigner notre gratitude aux hommes éminents qui se sont succédé à sa présidence. Grands administrateurs sanitaires dans leurs propres pays, ils ont aussi donné la mesure de leur compétence en présidant une assemblée de nations. Permettez -moi en ce moment solennel d'évoquer plus particulièrele Professeur A. Stampar, Président de la Première Assemblée; ment les noms de ceux qui ont disparu la Rajkumari Amrit Kaur qui, lors de la Troisième Assemblée, fut la première femme à assumer la présidence; le Professeur M. Khater, Président de la Sixième Assemblée; le Professeur J. Parisot, Président de la Neuvième Assemblée; Sir John Charles, Président de la Douzième Assemblée; le Dr S. V. Kura$ov, Président de la Quinzième Assemblée; enfin le Dr M. K. Afridi, Président de la Dix -Septième Assemblée. En évoquant la mémoire de ceux qui ont laissé leur marque dans la vie de l'OMS et qui ont inspiré son action, un autre nom surgit - celui du Dr Brock Chisholm, premier Directeur général de cette organisation, dont nous avons essayé de rappeler ce matin le dévouement, l'imagination, le courage et, par- dessus tout, la foi profonde en l'avenir de l'Organisation. Mesdames et Messieurs, chers collègues, les progrès indiscutables qui ont été accomplis dans le domaine de la santé au cours des vingt -cinq dernières années ne doivent pas nous entraîner à la complaisance. Des fléaux séculaires tels que le paludisme, la lèpre, le choléra et la tuberculose affligent encore des millions d'êtres humains. L'accroissement rapide de la population se poursuit, accompagné d'une migration accélérée des campagnes vers les villes. Dans les pays en voie de développement, la population urbaine augmente à un rythme sans précédent - de plus de 4,5 % par an ce qui crée de nouveaux foyers de maladie et de malnutrition extrêmement denses. En même temps, les maladies qui sont la rançon du développement augmentent dans les pays industrialisés. Nos eaux commencent aussi à être contaminées et l'air que nous respirons pollué. De nombreux signes montrent qu'un déséquilibre s'installe dans la biosphère de notre planète et dans la technosphère des créations de l'homme. :

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Je ne me permettrai pas, car la circonstance ne s'y prête pas et ce n'est pas de ma compétence, d'énumérer les multiples facteurs qui façonnent notre destin et conditionnent le développement de la santé. Toutefois, nous ne devons pas manquer cette occasion solennelle d'exprimer le souci que nous cause l'insuffisance des ressources utilisables pour l'action sanitaire. Cette insuffisance est plus frappante encore si l'on songe que des sommes astronomiques - plus de 200 milliards de dollars, soit l'équivalent du revenu total de tous les pays en voie de développement du globe sont dépensées chaque année en armements. L'année de ce vingt- cinquième anniversaire est aussi l'année de la première évaluation des résultats de la stratégie internationale du développement pour la décennie en cours, en laquelle tant d'espoirs ont été placés. Au fur et à mesure de cette évaluation, nous saurons avec plus de précision dans quelle mesure les pays ont su orienter leur politique de manière à s'acquitter de leurs responsabilités face aux objectifs de la décennie. Il ne faut pas se dissimuler que l'action entreprise dans le secteur de la santé sera sérieusement entravée si le transfert de ressources et de connaissances vers les régions les moins favorisées du monde ne répond pas à ce qu'on est en droit d'attendre. En vérité, nous nous trouvons aujourd'hui à un grand embranchement sur la route de l'histoire. C'est une tâche gigantesque que d'apporter la santé à chaque foyer mais elle n'est pas impossible et nous en avons les moyens. Le monde est encore loin d'utiliser au maximum les ressources dont il dispose pour assurer le bien -être de l'humanité. Ce qu'il nous faut surtout c'est approfondir nos connaissances et améliorer nos moyens d'action pour pouvoir nous attaquer plus efficacement aux problèmes qui nous attendent. Mon distingué précécesseur, le Dr Layton, avait bien raison, hier, dans son allocution d'ouverture, de souligner que le programme de l'OMS devra faire à l'avenir une plus grande place à la recherche multidisciplinaire. A cet égard, il convient que nous donnions une priorité nouvelle à la recherche sur l'action de santé au niveau des collectivités. Le développement des services de santé pour tous exige non seulement un apport approprié de ressources humaines et de moyens financiers, mais aussi une meilleure connaissance des multiples facteurs à prendre en considération pour établir un système adéquat et efficace de délivrance des soins médico- sanitaires. Le monde médical a depuis longtemps conscience que nous voyageons tous sur le même navire et que, sur ce navire, il ne doit pas se trouver côte à côte des bien -portants et des malades. Pour ce qui est de l'avenir, nous savons que nous ne pourrons continuer à progresser qu'au prix d'une véritable coopération universelle. Mieux que jamais jusqu'ici, nous savons aujourd'hui que les problèmes de santé, anciens ou nouveaux, ne peuvent trouver de solution permanente dans l'action isolée d'un seul pays. Dans cette conjoncture, il est d'importance primordiale de renforcer l'Assemblée mondiale de la Santé et de perfectionner les méthodes de travail de cette instance internationale où peuvent se conjuguer la volonté politique des gouvernements et le savoir médical des professionnels de la santé, afin d'analyser et de promouvoir le développement sanitaire. En terminant, je voudrais exprimer ma ferme conviction que chacun d'entre nous ici présents fera tout ce qui est en son pouvoir dans ce sens et que cette Assemblée mondiale de la Santé, qui célèbre le vingt-cinquième' anniversaire de notre organisation, donnera une nouvelle impulsion et ouvrira de nouvelles perspectives à la marche solidaire de tous les pays - riches et pauvres, petits et grands - vers l'objectif ultime de l'Organisation mondiale de la Santé qui est d'amener tous les peuples au plus haut niveau de santé possible.

Discours du Président du Conseil exécutif Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) J'ai maintenant le grand plaisir de donner la parole. au Dr Molapo, Président du Conseil exécutif de l'Organisation mondiale de la Santé. :

Le Dr MOLAPO, Président du Conseil exécutif (traduction de l'anglais) Madame le Président, Monsieur le Conseiller fédéral, Messieurs les représentants des autorités municipales et cantonales, Monsieur le représentant du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, Mesdames et Messieurs, chers collègues, au risque de répéter ce qui a déjà été dit, je voudrais, Madame le Président, vous féliciter à nouveau de votre élection à la plus haute charge de cette Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé qdi célèbre le vingt- cinquième anniversaire de l'Organisation et marque un quart de siècle de résultats remarquables dans la promotion de la santé internationale et au service de l'humanité. Dans l'excellente allocution que nous venons d'entendre, vous avez en quelque sorte dicté les grandes lignes de mon exposé. Vous avez évoqué les vingt -cinq sessions précédentes de l'Assemblée, autorité suprême de notre organisation. Vous avez parlé de l'Assemblée mondiale de la Santé, de sa fonction, de ses caractéristiques, de ses réalisations. Je me permettrai donc, en ce jour mémorable, :

de dire à mon tour quelques mots du Conseil exécutif de l'Organisation mondiale de la Santé, dont la Consti-

tution a fait le deuxième organe de notre institution, l'agent de l'Assemblée de la Santé. La première caractéristique qui ressort des articles 24 et 29 de la Constitution de l'OMS, c'est que le Conseil exécutif a sa propre personnalité. Il est composé de vingt -quatre éminents spécialistes de la santé,

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désignés par autant d'Etats Membres, compte tenu d'une répartition géographique équitable, qui exercent, à titre d'experts et d'administrateurs indépendants, au nom de l'Assemblée de la Santé tout entière, les pouvoirs qui leur sont délégués; ainsi, dans leurs opinions et leurs décisions, ils engagent leur responsabilité uniquement vis -à -vis de l'Assemblée de la Santé, et nullement vis -à -vis de leurs gouvernements. C'est à titre personnel que les membres du Conseil délibèrent, agissent et décident. Certes, il n'est pas facile à un spécialiste de la santé de faire abstraction des problèmes et des réalités de son propre pays, mais l'expérience de ces vingt -cinq dernières années a montré que tous les membres du Conseil sont capables de voir plus loin que leur propre intérêt national et d'appliquer leur expérience si diverse à l'étude des problèmes sanitaires du monde tout entier, dans un esprit purement international. Il y a eu cependant quelques tentatives sincères de faire du Conseil un organe où siègent des représentants de gouvernements. Jusqu'à ce jour, toutefois, ce sont les thèses des fondateurs de l'Organisation qui ont prévalu. A leur avis, il était indispensable que le Conseil soit un organe technique indépendant pour assurer à l'Organisation mondiale de la Santé l'équilibre qui peut seul garantir l'accomplissement de sa mission. Une deuxième caractéristique du Conseil - sa continuité - ressort des dispositions de l'article 25 de la Constitution de l'OMS. Les membres sont élus pour trois ans, et la Constitution prévoit le remplacement annuel de huit seulement d'entre eux, avec la possibilité d'une réélection, ce qui fait que les travaux du Conseil se sont toujours déroulés sans le moindre heurt, précisément grâce à cet esprit de continuité qui n'a cessé de régner depuis la première session. Une autre particularité, qui n'apparaît pas dans les actes constitutifs, mais que tous ceux qui ont siégé au Conseil ont certainement ressentie, c'est la valeur éducative que présente pour tous les membres le travail collectif au sein de cet organe. En leur qualité d'hommes de science, d'administrateurs sanitaires et de pionniers de la santé, issus de milieux et de traditions divers, ils apprennent à traiter ensemble de multiples affaires de santé, ce qui a notamment pour effet de rendre chacun d'eux plus utile au gouvernement qui l'a désigné. Parmi les nombreuses attributions du Conseil exécutif, l'examen du programme et du budget de l'Organisation occupe la première place. Chaque année, le Conseil procède à une analyse systématique et détaillée du rapport financier, ainsi que du projet de programme et de budget, portant en toute connaissance de cause des jugements qui s'expriment par de nombreuses observations et recommandations. L'analyse et les conclusions du Conseil sont d'une valeur inestimable pour l'Assemblée de la Santé lors de l'examen et de l'approbation du projet annuel de programme et de budget de l'Organisation. Autre attribution spécifique du Conseil exécutif les études dites organiques, traitant de sujets divers, sont particulièrement importantes dans la recherche des moyens les mieux appropriés et les plus efficaces de gestion administrative et opérationnelle de l'Organisation. Je n'en donnerai que quelques exemples. La première de ces études avait pour thème la structure organique et l'efficacité administrative de l'Organisation, ce qui avait donné au Conseil l'occasion d'examiner des questions telles que la dotation en personnel, y compris l'utilisation maximale du personnel local dans l'exécution des projets sur le terrain, ainsi que la répartition géographique. Afin d'assurer une coordination efficace des programmes de l'OMS avec ceux de l'Organisation des Nations Unies, de ses organes et des institutions spécialisées, le Conseil a fait, à six ans d'intervalle, deux études dont la partie analytique et les conclusions ont montré qu'il était hautement souhaitable d'établir une coordination entre l'action de santé et les autres composantes du développement. Ces études concluaient en outre que l'Organisation devait continuer de mettre l'accent sur le rôle de la santé en tant que facteur fondamental du bien -être humain et élément indissociable du processus de développement, afin qu'il en soit dûment tenu compte dans les arrangements de coordination à l'intérieur du système des Nations Unies. L'étude organique du Conseil sur les services de documentation médicale offerts aux Etats Membres a marqué à son tour une étape dans la politique de l'Organisation en la matière, soulignant le rôle que l'Organisation mondiale de la Santé doit assumer dans la coordination et l'amélioration des échanges scientifiques sur les questions biomédicales, en particulier par le développement de la distribution des publications scientifiques et techniques de l'OMS, et mettant en relief l'importance des bibliothèques médicales, plus particulièrement celle de la création de bibliothèques régionales. La dernière étude organique qui, comme je le disais ce matin, sera soumise à la présente Assemblée, a pour thème les méthodes à appliquer pour promouvoir le développement des services de santé de base. En aidant l'Assemblée mondiale de la Santé à tracer la ligne générale de conduite de l'Organisation pour la planification de ses activités, le Conseil a également préparé cinq programmes généraux de travail couvrant la période 1952 -1977, qui ont reçu l'approbation de l'Assemblée. A une liste de priorités rigides, ces programmes substituent un ensemble de principes généraux offrant suffisamment de souplesse pour s'adapter aux besoins et aux conditions de chaque pays, de sorte que l'Organisation puisse y répondre par son programme. Ces programmes généraux de travail ont joué un rôle fondamental dans le développement des activités de l'Organisation mondiale de la Santé. Le programme approuvé pour la période 1973 -1977 prévoit que l'Organisation, tout en s'efforçant de couvrir tous les autres secteurs dans la mesure où ses moyens financiers et autres le lui permettront, visera :

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avant tout quatre objectifs principaux renforcement des services de santé, développement des personnels de santé, prévention des maladies et promotion de l'hygiène du milieu. Madame le Président, je n'ai fait là que rappeler quelques -unes des éminentes contributions du Conseil à l'oeuvre de l'Organisation au cours de ses vingt -cinq années d'existence. Le Conseil s'est acquitté de ses fonctions avec sérénité et probité, mais aussi avec efficacité, et il convient de rendre hommage à tous ceux qui ont participé à ses délibérations et à son action. Les succès remportés ont leur importance mais plus importante encore est la foi qui a été et continue d'être le mobile de notre action. Je forme les voeux les plus sincères pour qu'elle occupe une place toujours plus grande dans le coeur de chacun. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais), : Je vous remercie, Docteur Molapo. Qu'il me soit permis maintenant de prendre congé de ceux de nos distingués invités que d'autres obligations empêchent d'assister à la fin de cette cérémonie. Je tiens à leur renouveler mes plus vifs remerciements pour avoir bien voulu honorer de leur présence la célébration de notre anniversaire.

Interlude musical

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Nous aurons maintenant le plaisir d'entendre les représentants de chacune des six Régions de l'OMS. Il s'agit, je le rappelle, des délégués des pays suivants qui ont été désignés par chacun des comités régionaux la Guinée pour la Région africaine; le Brésil et la Trinité -et- Tobago pour la Région des Amériques; Sri Lanka pour la Région de l'Asie du Sud -Est; le Pakistan et l'Egypte pour la Région de la Méditerranée orientale; la Belgique pour la Région européenne; le Laos et les Philippines pour la Région du Pacifique occidental. : :

Discours du délégué du pays désigné par le Comité régional de l'Afrique Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) délégué de la Guinée. :

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Je donne maintenant la parole au premier orateur, le

Madame le Président, Monsieur le Directeur général de l'Organisation Le Dr CAMARA (Guinée) mondiale de la Santé, honorables délégués, Mesdames, Messieurs, je voudrais tout d'abord remercier le Comité régional de l'Afrique de l'honneur fait au peuple de Guinée, à son parti et à son gouvernement, en me désignant comme porte -parole de la Région africaine en ce vingt cinquième anniversaire de l'Organisation mondiale de la Santé. Madame le Président, honorables délégués, Conakry, capitale de la République de Guinée, vient d'abriter les dernières assises du Comité régional de l'Afrique, session au cours de laquelle tout le peuple de Guinée s'est mobilisé comme un seul homme derrière son grand leader, le Président Ahmed Sékou Touré, pour marquer sa totale confiance dans les destinées de l'Organisation qui, à travers son long et sinueux cheminement, s'est donné au cours de la dernière décennie une trajectoire dynamique conforme aux véritables intérêts de nos masses populaires. Sinueux cheminement en vérité, car pour nous, Africains, les premières années de l'OMS ont été la seule voix africaine qui retentissait dans les assemblées était celle du Libéria, très dures durant de longues années. Que vouliez -vous qu'il fît,un contre tous ? Et c'est alors la régionalisation, avec le siège de la Région de l'OMS pour l'Afrique en Europe, administré par des Européens. Ce rapide survol, Madame le Président, n'aura d'autre but pour nous que de mesurer le chemin parcouru, en voyant siéger aujourd'hui, non plus un seul Africain, mais un nombre considérable de fils authentiques de l'Afrique, représentant trente et un pays indépendants, souverains et libres, constamment préoccupés de l'avenir sanitaire des collectivités dont ils se sentent partie intégrante. En ce jour anniversaire de l'OMS, qu'ils soient remerciés tous ceux qui, de façon diverse mais déterminante, ont permis le triomphe jour après jour du principe d'universalité de notre organisation. Et vous êtes de ceux -là, Docteur Candau, notre talentueux et courageux Directeur général, à qui il n'a manqué ni le tact, ni la persévérance, ni même parfois la témérité pour faire admettre que la santé, cette unité qui fait valoir tous les zéros de la vie, ne peut être assurée que sous la protection de toute la communauté des nations. Puissent ceux qui prendront la relève renforcer et faire fructifier au fil des années cet idéal d'humanisme universel que vous avez incarné, Docteur Candau, durant tout votre mandat, dans toutes les entreprises, dans toutes les dimensions de notre entreprise commune. Mais, Madame le Président, par la même occasion, permettez -moi de féliciter mes frères et soeurs qui se sont battus pour faire entendre la voix de l'Afrique sanitaire, car ils ont compris que, même dans ce domaine aussi, rien n'est donné, mais que tout se gagne et se mérite. Ils nous ont montré, ceux -là, que la santé comme la liberté est un droit inaliénable des peuples. En effet, l'humanisme de notre organisation, qui préside à la recherche constante de la promotion de la santé des peuples, n'est -il pas le même humanisme qui doit sous -tendre nécessairement nos efforts pour la conquête et la protection, partout et à tout prix, de la liberté et de la dignité de tous les peuples. Madame le Président, honorables délégués, il est tout naturel que, fêtant l'anniversaire de notre organisation, qui fait aujourd'hui la fierté de toutes les nations, on dresse un bilan, et ce bilan est positif. Une institution qui a vingt -cinq ans d'existence et d'expérience a déjà :

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traversé l'âge de raison pour atteindre sa pleine maturité à travers la spécificité et les approches sinueuses de la problématique sanitaire dans le monde. Mais s'il est bon de parler de bilan de i.!OMS dans sa Région africaine, nous croyons qu'il est encore meilleur d'appréhender et de bien analyser les raisons réelles du succès pour préparer de nouvelles victoires. En effet, une des décisions.-les plus opportunes de notre institution a été de constituer des organisations régionales. Cette régionalisation des activités de l'OMS a permis de mettre sur pied dans les Etats Membres de la Région africaine des services mieux adaptés à leurs besoins tout en rendant plus responsables les autorités sanitaires nationales, mieux imprégnées que quiconque des réalités locales. La deuxième raison du succès est dans la recherche et la mise en application d'une véritable philosophie de l'action médico- sanitaire dans toute la Région africaine, impliquant l'unité complémentaire de-la santé et du développement économique ainsi qu'une conception unitaire et intégrée des services de santé. Mais nous disons qu'un principe ne vaut que ce que valent les hommes chargés de son application. Aussi l'une et l'autre de ces raisons n'ont -elles pu être opérantes que grâce à l'existence, à la tête de la Région africaine, d'une équipe dynamique, profondément pénétrée des problèmes sanitaires africains et consciente de sa responsabilité devant l'histoire. A cela, s'ajoute la contribution singulière que vous, honorables délégués des pays africains, n'avez cessé d'apporter à la qualification de notre organisation lors de chacune des sessions du Comité régional. Madame le Président, c'est munie de ces précieux outils que notre Région a défini les quatre options fondamentales déjà connues, c'est -à -dire le développement des services de santé de base, la lutte contre les maladies transmissibles, l'assainissement et l'hygiène du milieu et la formation du personnel médical. Dans l'un et l'autre de ces domaines, des succès ont été remportés qui font la fierté de notre Région et de l'OMS. Des résultats spectaculaires ont été obtenus dans le domaine de la lutte contre la variole, le pian, la lèpre, le paludisme. Cependant, pour consolider les résultats de ces campagnes de lutte contre les maladies transmissibles, l'OMS doit porter une attention particulière au développement des services fixes dans les collectivités rurales et améliorer partout et à tout prix l'hygiène du milieu. Il faut pour cela donner la priorité à la formation et à la surformation du personnel, c'est -à -dire de l'homme qui reste en définitive la source essentielle de tout développement véritable. Mais, Madame le Président, à l'énoncé de toutes ces multiples tâches et malgré les résultats encourageants déjà obtenus, vous avez compris que, dans notre Région, le chemin qui mène au meilleur'état de santé possible est encore jalonné d'obstacles sérieux. Pour tenter de les franchir rapidement et au moindre coût, laissez -moi confier à cette auguste assemblée l'économie de notre entreprise, c'est -à -dire l'expérience de mon pays, la République de Guinée. En effet, aucun pays, aucun peuple n'a pu se constituer et se perpétuer sans avoir préalablement résolu d'une façon plus ou moins valable le problème vital de sa santé. Pendant des millénaires, les peuples d'Afrique se sont développés grâce à leur seul et propre génie. Sans aide extérieure, ils ont su résister à la nature, à la maladie, à la mort; ils ont utilisé leurs ressources intellectuelles, leurs capacités de travail pour mettre au point des remèdes qui leur ont permis de survivre et de prospérer. L'Afrique a donc effectué bien des démarches dans le domaine de la préservation de l'existence humaine et de son développement. L'organisation médicale en Afrique est ainsi et sans conteste antérieure au fait colonial, et l'Afrique a effectivement inscrit au registre du développement de la science, de la technique et de la technologie bien des ressources, bien des moyens propres à notre continent. Dès lors, il se dégage pour nous non pas un besoin de retour à l'authenticité, mais la nécessité historique d'exploiter et de valoriser cette médecine populaire en symbiose enrichissante avec la médecine moderne. Qui plus est, s'impose une nouvelle conception de la médecine pour la majorité, médecine de masse, qui doit être motivée auprès du peuple, assimilée, comprise, adoptée et pratiquée par le peuple. La médecine démystifiée doit être mise à la portée de tous dans ses notions fondamentales de traitement et de prophylaxie c'est la condition et de son efficacité à moindre coût, et de sa valorisation à travers la pratique et le génie créateur de nos masses laborieuses. Dans nos pays en voie de développement, les tâches sanitaires sont tellement immenses face à nos possibilités que nous sommes condamnés à assurer au peuple et avec lui, avec sa participation consciente et permanente, la lutte contre les maladies et leurs causes. C'est à travers l'éducation sanitaire populaire permanente à la maison, car la santé commence à la maison, sur les chantiers, dans les usines, dans les écoles, dans les hôpitaux et les maternités, c'est à travers l'éducation que l'on pourra mettre avant longtemps la santé à la portée de tous. Madame le Président, c'est parce que nous savons que les problèmes de santé qui se posent :

à nos pays sont encore innombrables et que tout problème dont le peuple se saisit et qu'il fait sien

est un problème à moitié résolu, parce que nous savons aussi que les véritables solutions de nos problèmes ne viendront jamais du dehors, mais de nous -mêmes et de nos propres efforts, parce que nous croyons sincèrement que tous les peuples du monde possèdent des potentiels biologiques égaux leur permettant d'atteindre n'importe quel niveau de civilisation ou de

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pensée à condition qu'ils aient la volonté d'être et de faire l'histoire, parce qu'enfin nous sommes conscients que l'amélioration de la santé dans le monde concerne toutes les nations et que l'avenir appartiendra non pas à ceux qui pique -niqueront sur le sol lunaire, mais à ceux qui auront le plus fait pour l'humanité souffrante, voilà pourquoi, Madame le Président, au nom de la Région africaine, j'ai tenté de formuler rapidement quelques considérations qui me paraissaient mériter votre haute attention. Et puissé -je avoir répondu en partie à l'attente de mes frères africains qui m'ont tant honoré et comblé aujourd'hui en singularisant à cette grandiose et historique cérémonie mon pays, la République de Guinée, et son peuple. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) :

Je vous remercie, Docteur Camara.

Discours des délégués des pays désignés par le Comité régional des Amériques Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) :

Je donne maintenant la parole au délégué du Brésil. :

Le Dr MACHADO DE LEMOS (Brésil) (traduction de l'espagnol) Madame le Président, Monsieur le Directeur général de l'OMS, Messieurs les représentants des 137 pays qui composent la grande famille de l'OMS, Messieurs les représentants des autorités, Mesdames et Messieurs, c'est un grand plaisir pour moi que de m'adresser à cette auguste assemblée pour m'acquitter de trois missions d'une importance particulière. En me confiant la première de ces missions, on m'a fait un honneur dont je suis reconnaissant il s'agit d'interpréter la pensée de mes collègues membres des délégations des pays de la Région des Amériques à cette cérémonie où nous célébrons le vingt- cinquième anniversaire de l'Organisation mondiale de la Santé. Ma seconde mission, d'une grande signification historique, est d'exprimer les espoirs que les spécialistes de la santé publique et les gouvernements de tous les pays du monde placent dans les conclusions et recommandations de cette assemblée, qui va discuter de la planification et de la solution de problèmes fondamentaux des sciences biomédicales et de leurs prolongements internationaux. Ma troisième mission, empreinte de sentiments d'affection et de gratitude, est de saluer tant au nom des Amériques qu'au nom de tous les pays de tous les continents le Dr Marcolino Candau, mon cher ami et compatriote, mais aussi un authentique citoyen du monde, qui au cours du présent exercice et à l'expiration de son cinquième mandat va abandonner la direction générale de l'Organisation mondiale de la Santé après vingt années de labeur hautement constructif, qui représente près d'un tiers de sa vie et 80 % de la vie de l'OMS à ce jour. Les sentiments de gratitude que je suis chargé d'exprimer vont également au Dr Chisholm, premier Directeur général de l'OMS. Nous vivons, à n'en pas douter, des heures historiques en ce moment où les Etats Membres, réunis en famille dans cet édifice empreint de nobles traditions, célèbrent l'anniversaire d'une organisation née voici vingt -cinq ans sous le signe de la science et de l'amour du prochain et dont l'objectif fondamental est le bien -être physique, mental et social de l'humanité. En raison de l'accumulation des connaissances et des innovations technologiques résultant de l'expérience acquise pendant la Seconde Guerre mondiale, et devant les progrès accomplis au début des années 1940 par la recherche biomédicale, il était apparu à l'évidence que tous les pays avaient avantage à s'associer en vue d'une action conjointe et organisée dans le domaine des sciences biomédicales, au sein d'un organisme international pour la réalisation d'objectifs communs. Ainsi, le monde cesserait d'apparaître dans le domaine de la santé comme une mosaique de pays agissant, de façon dispersée et isolée pour devenir, en raison du caractère universel d'une problématique qui exige l'élaboration de plans intercontinentaux, une vaste collectivité vouée à la promotion de la santé. Telle est la conception doctrinale qui a donné naissance à l'OMS, fruit des conceptions du cerveau et des impulsions du coeur, symbole et exemple de la collaboration scientifique de tous les gouvernements et de la fraternité universelle de tous les peuples. Animée d'une vitalité puisée en terre fertile, la semence s'est transformée en un arbre chargé de fruits, à l'ombre duquel 137 pays s'abritent aujourd'hui sous la protection de son assistance technique et financière. C'est en effet en 1945, à la Conférence de San Francisco, qui a créé l'Organisation des Nations Unies, que la délégation du Brésil - à la suggestion de l'un de ses membres, Geraldo de Paula Souza a proposé conjointement avec la délégation de la Chine de convoquer d'urgence la Conférence internationale de la Santé. Celle -ci s'est tenue l'année suivante, en 1946, à New York. C'est là qu'a été adoptée la Constitution de l'OMS, qui n'est entrée en vigueur que le 7 avril 1948, date de sa ratification par l'Assemblée générale des Nations Unies, laquelle se trouvait alors aux prises avec la tâche immense qui consistait à reconstruire un monde meilleur sur les décombres de la Seconde Guerre mondiale. Par la suite, l'OMS a progressivement développé et diversifié son action, déterminant des priorités et recommandant l'établissement d'objectifs précis dans les domaines de l'éducation, de la planification, des maladies transmissibles, de la santé de la mère et de l'enfant, de la nutrition, de l'assainissement du milieu, de la recherche et du financement. :

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Dans la Région des Amériques, dont il m'incombe tout spécialement d'analyser la situation puisque j'ai l'insigne honneur de parler en son nom, les résultats des efforts conjugués de l'OMS et de l'OPS sont très prometteurs. Il n'est peut -être pas inutile de rappeler que lorsque l'OMS a été créée en 1946, il existait déjà dans les Amériques une Organisation panaméricaine de la Santé fondée en 1902. Comme cette organisation poursuivait les mêmes objectifs que l'OMS et exerçait son action à l'échelon continental, il a été décidé en 1949, pour éviter tout double emploi en matière de représentation, qu'un accord serait conclu entre les deux organisations internationales. En vertu de cet accord, le Bureau sanitaire panaméricain, organe exécutif de l'OPS, est devenu le Bureau régional de l'OMS pour les Amériques et a bénéficié ainsi d'un afflux ininterrompu d'idées, d'expériences et d'innovations technologiques provenant du monde entier. Dans la Région des Amériques, le plan décennal de santé publique de la Charte de Punta del Este a fixé les lignes directrices à suivre pour l'élaboration des programmes et des projets des divers pays pendant la période 1968 -1971. En octobre 1972, la troisième réunion spéciale des ministres de la santé des Amériques s'est tenue à Santiago du Chili pour examiner un ordre du jour de grande portée scientifique et sociale et, surtout, pour évaluer les progrès accomplis au cours des dix années précédentes, établir des directives et des objectifs dûment quantifiés et définir des activités, des lignes d'orientation et des mécanismes permettant de répondre aux aspirations et de dissiper les inquiétudes des plus de trois cents millions d'habitants qui constituent la grande famille latino- américaine. Dans leur déclaration finale, les Ministres de la Santé ont signalé que nous sommes encore loin d'atteindre les buts que nous nous sommes fixés, mais que le chemin qui nous a été tracé oriente notre action pour que nous puissions, moyennant une analyse sereine de nos problèmes internes dans le cadre d'un monde sans frontières, conjuguer nos efforts et renfor'cer les liens de solidarité qui assurent à nos peuples le développement intégral - physique, mental, social, culturel et économique - auquel tout être humain a droit et réaliser ainsi une justice sociale effective pour le plus grand bien de l'homme et de la collectivité. Nous sommes persuadés que l'étendue et la complexité de notre tâche sont dues essentiellement au concept même de la santé avec ses multiples corrélations, relations de cause à effet et rétroactions intersectorielles, et à son double caractère de composante fondamentale et de synthèse objective du processus global du développement socio- économique. Conformément à ce vaste concept doctrinal, la santé, synthèse de l'équilibre écologique de l'individu, embrasse la totalité de l'être et acquiert le caractère et l'universalité d'un droit fondamental de l'homme. Pourtant, la santé ne constitue pas simplement un bien individuel intéressant uniquement celui qui la possède; il s'agit d'un droit qui, de par son origine et sa nature, implique une obligation tacite de rétribution sociale personne n'a le droit de la posséder sans avoir, de ce fait même, le devoir impératif de l'utiliser au bénéfice de tous et ce n'est que lorsqu'elle est ainsi utilisée que la santé, qui est fondamentalement un bien personnel, connaît son prolongement et devient pour la société une source de richesse. Nous estimons donc que la santé de l'individu est un patrimoine inaliénable de la collectivité et figure parmi les composantes fondamentales du processus de développement, avec ses caractéristiques de progressivité, de proportionnalité et de contemporanéité. L'affirmation de Machiavel selon laquelle il incombe à l'hygiéniste de préserver la santé et à l'économiste de l'utiliser comme il convient acquiert ainsi toute sa signification. Nul n'ignore que l'homme latino- américain vit dans un processus myrdalien de causalité circulaire accumulative, entre des facteurs multiples qui s'entrelacent pour donner naissance à un cercle vicieux bio- socio- économique dont la zone centrale se convertit en un cimetière d'enfants dès l'instant que l'organisme infantile, qui est la pièce la plus fragile de l'ensemble, a tendance à enregistrer dans son comportement physique et psychique, avec la sensibilité d'un sismographe, les perturbations socio- économiques. Mais cependant Myrdal nous prévient que le récent et considérable développement de la science médicale, en facilitant et en rendant moins coûteuse la prévention de la mortalité (même lorsque les niveaux de vie sont excessivement bas) tend à affaiblir le contrôle de la population et, par conséquent, à rompre l'équilibre de stagnation en accroissant encore la misère humaine. Le prodigieux développement de la santé publique, en facilitant l'élimination des grandes endémies et en favorisant l'adaptation écologique de l'homme, a modifié certaines caractéristiques démographiques en provoquant une chute verticale de la mortalité dans de nombreux pays, sans amener une réduction concomitante de la natalité ni une amélioration des conditions économiques et culturelles, ce qui est tout à fait contraire aux prévisions classiques. Ainsi, au lieu de diminuer, la natalité tend à augmenter en raison de deux facteurs fondamentaux; a) le pourcentage accru de jeunes qui survivent atteignent l'âge de la maturité biologique et peuvent assurer la reproduction de l'espèce; et b) le plus grand nombre d'individus qui atteignent l'âge de cinquante ans, élevant ainsi (grâce à l'accroissement de l'espérance de vie) la capacité reproductrice de la population.

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Dans ces conditions, les taux de mortalité générale et de mortalité infantile en Amérique latine ont baissé de façon sensible au cours des dernières décennies alors que le taux de natalité restait élevé, se situant parmi les plus hauts du monde. Avec l'augmentation de l'espérance de vie qui en est résultée, la pyramide démographique conserve et conservera pendant une durée imprévisible la configuration typique des structures essentiellement jeunes, avec des bases larges et symétriques et un sommet de plus en plus aigu. Le taux annuel de croissance démographique qui, au début du siècle, était de 1,8 %, s'est élevé au cours des cinquante dernières années pour atteindre le niveau actuel de 2,8 %, ce qui correspond en valeur absolue (si le rythme se maintient comme on s'y attend pendant la présente décennie) à un accroissement démographique de plus de 95 millions d'habitants jusqu'à 1980, qui portera la population latino- américaine au chiffre de 284 millions d'habitants. Il ne faut pas oublier que cette vigoureuse expansion démographique, la plus forte de tous les continents, constitue pour les hommes politiques un sérieux avertissement et un véritable défi, en raison de ses incidences sur tous les secteurs d'activité. On peut en déduire que, même si le rythme actuel de croissance économique se maintient (augmentation moyenne annuelle de 2,6 % du produit intérieur brut au cours des trois dernières années), le problème du chômage structurel, préoccupation fondamentale de toute la stratégie du développement latino- américain, s'aggravera considérablement et aura de profondes répercussions sociales en raison de l'incapacité d'absorption des actuels systèmes économiques. Selon de récentes estimations de la CEPAL, 40 % de la population économiquement active de l'Amérique latine est sans emploi ou sous occupée dans des professions dont la productivité est infime. La gravité de ces problèmes devient manifeste si l'on considère que la moitié de la population latino- américaine, qui vit dans des conditions matérielles et culturelles extrêmement précaires, dispose d'un revenu par tête atteignant à peine 120 dollars, alors que dans les couches sociales supérieures, qui ne représentent même pas 5 % de la population, le revenu par tête est de 2600 dollars et que les niveaux de vie sont égaux à ceux des pays les plus développés. Evidemment, il ne suffit pas de réduire le taux de mortalité et d'augmenter en conséquence nous ne voulons pas seulement vivre plus longtemps, il est indispensable aussi l'espérance de vie que nous vivions mieux parce que, dans le cas contraire, nous aurions uniquement obtenu une augmentation insupportable de l'anxiété, de la misère et du besoin. Cet accroissement démographique, dans le contexte d'une problématique multisectorielle extrêmement complexe, entraîne une responsabilité croissante de caractère médico- sanitaire et social, que nous ne serons en mesure d'assumer que si les gouvernements latino- américains décident, avec fermeté et pertinence, comme ils sont en train de le faire, de modifier leur politique sanitaire et de l'établir sur de nouvelles bases structurelles et administratives, avec l'indispensable assistance technique de l'OMS/OPS, dans le dessein fondamental d'accroître l'efficacité tout en réduisant les planification rationnelle, coûts et de favoriser la réalisation des objectifs du programme bonne organisation et bonne administration des services, formation du personnel, recherche scientifique. En dépit du caractère limité des mesures médico- sanitaires sectorielles, il est impératif d'adopter, à l'intérieur de ce complexe bio- socio- économique intersectoriel, des mesures destinées à mieux protéger, promouvoir et restaurer la santé, spécialement dans les groupes de population les plus vulnérables (femmes enceintes, mères allaitantes, nourrissons et enfants d'âge préscolaire) qui ne sauraient, sans subir de graves préjudices, attendre les fruits tardifs du développement économique, dont la réalisation durable dépend de l'audace avec laquelle seront prises les décisions politiques touchant à l'introduction de réformes institutionnelles, structurelles, technicoadministratives et économico- financières. L'immense gaspillage de population qu'occasionnent encore les maladies évitables et la mort prématurée d'individus composant de grands contingents démographiques, avant ou pendant la phase économique active de leur existence, c'est -à -dire avant qu'ils n'aient pu contribuer par leurs efforts à compenser les dépenses entraînées par leur formation; les incapacités temporaires ou définitives de travail; la sous -nutrition avec ses effets néfastes sur le développement physique et mental; les parasitoses multiples qui affaiblissent l'organisme et réduisent la capacité d'apprentissage des jeunes d'âge scolaire; le fait que de nombreuses couches de la population ne peuvent bénéficier des conquêtes de la science et de la technologie dans le domaine de la santé; l'extension des maladies mentales; l'angoisse des populations malades qui ne disposent pas des moyens nécessaires pour recouvrer la santé; enfin tous les problèmes médico- sanitaires qui, avec toutes leurs implications, contribuent à freiner le développement économique et social peuvent faire, doivent faire et font l'objet d'une planification plus rationnelle en vue de l'adoption progressive de solutions adéquates avec l'assistance technique de l'OPS /OMS. On est fondé à penser que le développement d'un programme médico- sanitaire bien conçu, rationnel, objectif et adapté aux réalités permettra d'améliorer grandement les conditions sanitaires en Amérique latine. Cela ne veut pas dire que l'on pourrait, dans un avenir rapproché, en appliquant des mesures spécifiques d'action sanitaire, atteindre un niveau de santé comparable à ceux que l'on rencontre : :

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dans les régions très développées. En réalité, on ne connaît aucun exemple historique d'un pays ou d'une région, dans n'importe quelle partie du monde, qui aient atteint un tel niveau sans avoir réalisé un développement parallèle dans d'autres secteurs, notamment dans le secteur économique. Un exemple éloquent de ce que l'on peut faire dans le domaine de la santé publique, en dépit des conditions socio- économiques peu favorables régnant en Amérique latine, est le déclin sensible des maladies infectieuses et parasitaires au cours de la dernière décennie. Les taux de mortalité par les maladies transmissibles, par les infections de l'appareil digestif et par les infections de l'appareil respiratoire, ont diminué respectivement dans les proportions de 48 %, 44 % et 26 %. On a enregistré aussi une diminution considérable de la mortalité et de la morbidité causées par les infections contre lesquelles on dispose déjà de produits biologiques et chimiothérapiques efficaces. Il convient encore de mentionner dans ce domaine le contrôle et l'éradication du paludisme, ainsi que l'absence, depuis avril 1971, de toute notification de cas de variole dans les Amériques. Toutefois, tous les efforts que nous déployons sont encore peu de chose à côté de ce que nous devrions faire pour répondre à la demande croissante engendrée par la surprenante expansion démographique, et aussi par les besoins plus grands et plus diversifiés que nos populations aspirent à satisfaire. C'est là, précisément, un des objectifs de base de la présente Assemblée, au cours de laquelle nous étudierons la possibilité d'étendre les services de santé à de plus vastes couches des populations urbaines et rurales. Nous devrons mieux gérer nos modiques ressources en évitant les chevauchements d'infrastructure sur le plah technique et scientifique qui, en fait, constituent un mauvais emploi des disponibilités nationales et une dispersion des contributions internationales. Dans les conditions actuelles, nous ne dépensons pas bien; autrement dit, nous ne dépensons pas de manière à obtenir le maximum possible de résultats avec le minimum de ressources dans le temps le plus court. C'est exactement le contraire qui se passe dans la conjoncture actuelle, nous produisons peu dans le temps le plus long en utilisant le maximum de ressources disponibles. C'est seulement si les gouvernements établissent les structures sur des bases rationnelles et dans un contexte continental, en suivant des lignes directrices communes, qu'ils pourront fournir à la collectivité latino- américaine une assistance intégrée et intégrale qui soit appropriée, efficace, suffisante et égalitaire. C'est là, exactement, la politique adoptée par l'OMS et par l'OPS. Je citerai un autre exemple éloquent de coopération multinationale, à savoir les centres panaméricains vers lesquels convergent les ressources internationales pour le plus grand bien de tous les pays, ce qui évite les doubles emplois et les parallélismes, facteurs de dispersion. Cette action a été possible grâce au profond discernement, à l'esprit créateur et aux qualités exceptionnelles de direction et de gestion de Marcolino Candau et d'Abraham Horwitz, qui ne sont pas, permettez -moi de le répéter, des idéalistes brouillés avec les réalités mais au contraire des réalistes animés d'un grand idéal. Madame le Président, je ne voudrais pas terminer sans féliciter tous les gouvernements des pays Membres d'avoir su choisir et maintenir pendant tant d'années à la tête de ces deux organisations internationales de la santé que sont l'OMS et l'OPS, des dirigeants d'un calibre aussi exceptionnel que Marcolino Candau et Abraham Horwitz, à qui la santé publique du continent américain et du monde doit tant. La consécration que représentent les renouvellements successifs de leurs mandats témoigne de la reconnaissance des peuples pour tant de générosité et d'abnégation, tant d'efficacité notoire et tant de dévouement extrême dans la lutte pour l'amélioration du bien -être physique, mental et social de l'humanité. Tous ces efforts des organismes internationaux et des gouvernements des pays Membres aident l'homme à se rapprocher toujours plus du type humain idéal qui doit réunir en lui les quatre harmonies biologiques de Gregorio Pende l'harmonie des formes, qui est la beauté; l'harmonie des fonctions, qui est la santé; l'harmonie des sentiments, qui est la bonté; et l'harmonie des facultés, qui est l'intelligence. Il convient d'en ajouter une cinquième, qui est l'harmonie sociale, produit de la justice entre tous les hommes. :

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Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je vous remercie, Docteur Machado de Lemos. Je donne maintenant la parole au délégué de la Trinité -et- Tobago. :

Le Dr HENRY (Trinité -et- Tobago) (traduction de l'anglais) Madame le Président, Monsieur le Directeur général, honorables invités, chers collègues représentants des pays Membres de l'Organisation mondiale de la Santé, ce n'est pas sans une certaine fierté, mêlée d'appréhension, que je viens à cette tribune prononcer cet après -midi la seconde allocution au nom de la Région des Amériques. Sachez bien que la Trinité -et- Tobago est sensible à l'honneur d'avoir été choisie pour ce rôle de porte -parole, et qu'elle veut y voir l'expression de la solidarité interaméricaine ainsi que la promesse d'une coopération internationale continue dans le secteur de la santé comme dans les autres domaines. Je tiens à cette occasion à vous transmettre les salutations du Premier Ministre et du Ministre de la Santé du Gouvernement de mon pays. Mais avant de poursuivre, Madame le Président, permettez -moi de saisir cette occasion pour vous féliciter de votre élection à la haute charge que vous occupez et pour exprimer l'assurance que, sous votre égide, notre assemblée saura prendre de promptes et sages décisions. Ce vingt:

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cinquième anniversaire de l'Organisation mondiale de la Santé se célèbre sous de très heureux auspices car nombreuses sont les réalisations dont l'OMS peut être légitimement fière. C'est ainsi que, dès sa première session, l'Assemblée mondiale de la Santé avait attribué à la lutte contre la tuberculose un. rang de priorité élevé dans les programmes de l'OMS. Pour commencer, il s'agissait de recueillir des informations auprès de tous les pays sur l'étendue du problème de la tuberculose dans leur population, sur les méthodes employées pour combattre la maladie et sur les institutions et le personnel disponibles à cette fin. Les résultats ont montré que, dans la plupart des pays, les informations disponibles ne permettaient pas de prendre exactement la mesure du problème de la tuberculose. Par la suite, l'OMS allait se charger sur le terrain même des programmes de vaccination de masse par le BCG et jouer un rôle de premier plan dans l'expérimentation des médicaments antituberculeux. Aujourd'hui, dans de nombreux pays du monde, l'incidence de la tuberculose a baissé et les sanatoriums autrefois remplis de malades sont maintenant convertis en hôpitaux pour les maladies de l'appareil respiratoire ou en hôpitaux généraux. Bien plus, dans les pays où l'incidence de la maladie est tombée à un niveau très bas, on commence à se demander si la vaccination par le BCG est vraiment nécessaire. Mais, comme d'autres orateurs l'ont fait remarquer avant moi, le plus grand des succès remportés au cours de cette période est celui qu'on enregistre dans la lutte contre la variole. Alors qu'en 1967 quarante -deux pays, dont une trentaine étaient considérés comme pays d'endémicité, ne déclaraient pas moins de 131 000 cas de variole, en 1972 on ne comptait plus que 65 000 cas de variole et six pays où la maladie était tenue pour endémique. Rien d'étonnant, donc, si deux gouvernements ont renoncé à la vaccination antivariolique systématique, tout en la maintenant pour les personnes qui se rendent dans des régions d'endémicité et pour tous les membres des professions sanitaires. Cependant, l'OMS a très sagement recommandé que cette politique soit adoptée uniquement par les pays qui disposent de services de santé très développés et d'un bon réseau de surveillance épidémiologique. Maladies transmissibles, quarantaine internationale (c'est à l'Assemblée mondiale de la Santé qu'il appartenait de remplacer de multiples conventions par un code unique fondé sur les principes de l'épidémiologie moderne et de proposer un instrument international susceptible d'être adapté à des conditions changeantes), santé de la mère et de l'enfant, nutrition, approvisionnement en eau qui ont retenu l'attention de la voilà autant de questions - parmi beaucoup d'autres potable Première Assemblée mondiale de la Santé. Les résolutions de cette Première Assemblée et de celles qui l'ont immédiatement suivie sont un témoignage éloquent des nobles idéaux qui inspirent l'OMS. Au cours des années, celle -ci a résolument poursuivi ses objectifs sanitaires au profit de millions d'êtres humains à travers le monde, et plus particulièrement en faveur de millions de défavorisés, où qu'ils se trouvent. En assurant une augmentation de l'espérance de vie à la naissance, en faisant reculer la mortalité infantile, en éradiquant pratiquement la variole, en réduisant l'incidence de la poliomyélite, de la tuberculose et du paludisme, et en menant à bien de nombreux autres programmes alors que toutes les chances paraissaient contre elle, l'OMS a habitué la collectivité mondiale à se tourner vers elle pour lui demander conseil et l'a amenée à participer activement à son action. L'OMS accomplit son oeuvre par l'intermédiaire de ses comités régionaux. Dans la Région des Amériques, nous appartenons à une organisation sanitaire régionale, l'Organisation panaméricaine de la Santé, qui présente cette particularité d'avoir vu le jour avant l'OMS, mais dont la conférence fonctionne exactement de la même façon que les cinq autres comités régionaux de l'OMS. Pleinement consciente de ses responsabilités en ce qui concerne la santé de la collectivité mondiale, l'Organisation panaméricaine de la Santé - Organisation régionale de l'OMS pour les Amériques - a tenu en octobre 1972, à Santiago du Chili, une réunion solennelle des ministres de la santé des Amériques. A cette occasion, après avoir soigneusement passé en revue la situation sanitaire des Amériques, les ministres ont adopté un plan sanitaire décennal pour les Amériques. améliorer le rendement des installations et des moyens existants, Trois grands buts ont été énoncés étendre la protection des services de santé à toute la population, y compris -celle des zones rurales, et augmenter l'espérance de vie dans tout l'hémisphère. Dans le cadre de cette politique générale, des objectifs ont été fixés pour la lutte contre les maladies transmissibles, la santé maternelle et infantile et le bien -être de la famille, la nutrition, les maladies chroniques, les programmes d'hygiène du milieu, le renforcement des services de soutien - soins infirmiers, laboratoires, surveillance épidémiologique èt éducation sanitaire -, la mise en place d'une infrastructure sanitaire et le déploiement des ressources humaines, matérielles et financières nécessaires. Il appartient maintenant à chaque nation d'adopter la stratégie qui lui permettra d'atteindre les objectifs qu'elle juge prioritaires. Les buts que s'est donnés la Région des Amériques - il faut le souligner - sont en complète harmonie avec les objectifs du cinquième programme général de travail de l'OMS, approuvé par une résolution de la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. Il est à noter aussi que, forte de ses vingt -cinq années d'expérience, l'OMS a judicieusement infléchi l'orientation de son programme. Les programmes verticaux, dirigés contre des maladies particulières comme le paludisme, la tuberculose et la variole, sont progressivement incorporés dans les services généraux de santé, ce qui signifie que l'on met désormais l'accent sur le développement d'une infrastructure sanitaire capable de protéger chaque collectivité contre l'ensemble des maladies : :

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qui la menacent. L'exode des cerveaux, qui a privé de nombreux pays d'un personnel qualifié indispensable, a conduit à préférer chaque fois que possible la formation sur place aux études faites à l'étranger, et l'on a de plus en plus recours aux personnels auxiliaires. La pénurie de main -d'oeuvre qualifiée et la nécessité d'obtenir un rendement accru de ressources toujours limitées suscitent des études sur l'utilisation des personnels ainsi que des analyses coût /avantages et coût /efficacité, tandis que la recherche se consacre de plus en plus aux problèmes de l'organisation et de la distribution des soins médico- sanitaires afin d'améliorer la couverture des zones rurales et suburbaines. On a reconnu en outre que les insuffisances de la statistique et des systèmes d'information sanitaire constituent un très grave obstacle à l'amélioration des services de santé, en particulier dans les pays les moins développés. Aussi l'OMS s'attache -t -elle à apporter une assistance directe aux gouvernements et à rassembler et diffuser des données sanitaires objectives, tout en encourageant le développement national des systèmes d'information sanitaire. D'autre part, elle s'emploie activement à coordonner les apports sanitaires d'autres institutions telles que le Programme alimentaire mondial, le FISE, le FNUAP, pour n'en mentionner que trois. Il ne fait pas de doute que l'OMS s'est acquittée de façon fort efficace d'une tâche extrêmement difficile mais essentielle, ce qui permet aujourd'hui aux pays Membres de ressentir une légitime fierté, sans toutefois se laisser aller à la complaisance, en jetant un regard en arrière sur ces vingt -cinq années d'activité. Mais plans et programmes demeurent lettre morte s'ils ne sont pas réalisés sous une direction éclairée et je me plais à dire que dans le choix de ses dirigeants, l'OMS a été singulièrement heureuse. En ce jour même, tandis que nous célébrons notre vingt- cinquième anniversaire, nous ne pouvons pas oublier que le Dr Marcolino Candau, qui a fidèlement et bien servi l'Organisation pendant ces vingt dernières années, nous a prévenus de son prochain départ. Je suis certain d'être l'interprète non seulement des pays de la Région des Amériques, mais bien de tous les Etats Membres, en disant au Dr Candau combien nous lui sommes reconnaissants de sa précieuse contribution au progrès et au développement de notre organisation. Au nom de tous ceux que je représente, je saisirai cette occasion pour vous souhaiter, Docteur Candau, de longues années de santé et de bonheur dans la suite de votre carrière. Pour terminer, permettez -moi de vous adresser, Madame le Président, Mesdames et Messieurs, les sincères salutations du Gouvernement et du peuple de la Trinité -et- Tobago, ainsi que des peuples de la Région des Amériques. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) :

Je vous remercie, Docteur Henry.

Interlude musical

Discours du délégué du pays désigné par le Comité régional de l'Asie du Sud -Est Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) :

Je donne maintenant la parole au délégué de Sri Lanka. :

Le Dr WEERATUNGE (Sri Lanka) (traduction de l'anglais) Madame le Président, Messieurs les délégués, Mesdames et Messieurs, si c'est un honneur et un grand privilège que de prendre la parole en ce vingt - cinquième anniversaire de l'Organisation mondiale de la Santé au nom des peuples de la Région de l'Asie du Sud -Est, c'est en toute humilité que j'accepte cette tâche qui m'a été confiée en ma qualité de Président de la vingt -cinquième session de notre Comité régional. Croyez que je sens tout le prix de la confiance que l'on a ainsi placée en moi. Vingt -cinq ans c'est bien peu en regard de la longue présence de l'homme sur cette planète, mais durant ce quart de siècle nous avons assisté dans le domaine de la science et de la technique à des progrès et à des réalisations spectaculaires dont l'humanité peut s'enorgueillir à juste titre. Mais il ne m'appartient pas, en ce jour et en ce lieu, de parler de ces réalisations techniques et scientifiques. Qu'il me suffise de rappeler qu'elles ont apporté une contribution déterminante aux progrès prodigieusement rapides que nous voyons faire aujourd'hui la science médicale. C'est dans ce contexte que la santé a pu être définie comme "un état de complet bien -être physique, mental et social, et non pas seulement une absence de maladie ou d'infirmité ". Plus d'un cinquième de la population mondiale vit dans les neuf pays de la Région de l'Asie du Sud -Est que je représente ici aujourd'hui. Je prends la parole au nom du Bangladesh, nouveau venu parmi les nations mais lourd d'un très ancien héritage; au nom de la Birmanie, terre des pagodes dorées, riche de légende et d'histoire; au nom de l'Inde, ce grand berceau de la civilisation humaine; au nom de l'Indonésie, rivière de diamants jetée dans les mers orientales, des Maldives, étincelant diadème de l'Océan indien, de 'la Mongolie, pays de lá steppe onduleuse où passa jadis la route de la soie, du Népal, patrie d'un peuple intrépide posté sur les contreforts de l'Himalaya, de la Thallande, cette marche de l'Orient au riche héritage culturel. Je parle enfin au nom de la petite île d'où je viens, Sri Lanka, dont les siècles d'histoire sont inscrits dans la légende et dans la pierre. Unis par les liens communs du passé, ces pays aux populations variées et aux vastes problèmes envisagent ensemble les responsabilités qu'ils devront assumer en commun a l'avenir. Soumis au vent du changement, annonciateur de renouveau, éveilleur des consciences, nous partageons une lourde

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dette de reconnaissance envers l'Organisation mondiale de la Santé qui, en s'engageant à amener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé possible, nous a rendus solidaires dans l'effort. C'est ainsi que doit s'entendre l'hommage du passé au présent qui, à son tour, regarde plein d'espérance vers l'avenir. Ce ne sont pas là de vaines paroles, mais bien l'expression de notre admiration pour l'oeuvre accomplie par l'Organisation mondiale de la Santé. Assez semblables par leurs conditions socio- économiques et unis par de nombreux liens culturels, nos pays doivent faire face à des problèmes de santé à peu près identiques. Faible niveau de vie et milieu insalubre, tel était le lot des masses rurales. De vastes réservoirs d'infection favorisaient la propagation des maladies transmissibles tandis que la malnutrition et la sous -nutrition exerçaient leurs ravages sur de grandes étendues de nos territoires. Quant à la mise en oeuvre des programmes de santé, elle était gravement compromise par l'insuffisance des moyens dont nous disposions pour la formation du personnel médical, paramédical, et auxiliaire, sans que nous soyons du reste mieux lotis au niveau de la direction et de l'encadrement. A cela s'ajoutaient les problèmes créés par l'insuffisance des ressources nationales disponibles pour l'achat et l'entretien d'équipements et de moyens de transport. Dans ces conditions, les pays de notre Région, qui sont tous en voie de développement, ont eu beaucoup de mal à établir des ordres de priorité rigoureux, et plus de. mal encore à les respecter. A mesure que se développaient les besoins objectifs de la santé publique et que se faisait sentir chaque jour davantage la demande de populations désireuses de profiter des bienfaits de la médecine moderne, les gouvernements se sont sentis obligés de tenter l'impossible plutôt que de s'attaquer aux objectifs que l'on pouvait raisonnablement envisager d'atteindre. C'est alors que l'Organisation mondiale de la Santé est intervenue pour relever le défi, parfaitement consciente que sous son impulsion se mobiliseraient les énergies capables d'apporter les améliorations nécessaires. Pendant un quart de siècle, par l'intermédiaire de son bureau régional de l'Asie du Sud -Est, l'OMS s'est tenue au service de nos peuples. D'abord axée sur les activités de prévention et de lutte contre les maladies transmissibles avec, pour objectif dernier, leur éradication, l'assistance de l'OMS a mobilisé les pays Membres sur de nombreux autres fronts de la guerre contre la maladie. Les fonctionnaires internationaux et leurs homologues nationaux ont lancé sur le terrain des programmes destinés à instaurer un climat de confiance aux niveaux national et local. Ce sont les priorités et les besoins locaux qui ont déterminé la stratégie de ces programmes. Forts du succès remporté par les projets pilotes de lutte contre les maladies transmissibles les plus répandues et les plus meurtrières, les responsables ont trouvé les appuis nécessaires pour les transformer en programmes d'ampleur nationale. C'est en faisant reconnaître l'importance de services de santé de base autour desquels pourraient s'articuler divers programmes d'action sanitaire que l'on a ouvert la voie à une assistance à long terme pour la lutte contre les maladies transmissibles. Les programmes de formation du personnel local nécessaire pour mettre en oeuvre les campagnes nationales ne pouvaient que suivre. Dans le même temps, on démontrait dans des centres de santé modèles les avantages de l'intégration des différents services de lutte contre la maladie curatifs, préventifs et spéciaux. La notion de santé de la collectivité était définitivement entrée dans les moeurs. Des programmes de formation pour les cadres, les enseignants et les administrateurs étaient institués afin de renforcer le dispositif administratif et l'encadrement nécessaire à la mise en place et à l'utilisation effective d'un personnel sanitaire qualifié de plus en plus nombreux. La formule des projets inter -pays devait d'autre part permettre une utilisation plus efficace de l'aide de l'OMS. Réunions, colloques et conférences patronnés par l'Organisation mondiale de la Santé étaient pour les autorités nationales autant d'occasions de discuter de leurs problèmes communs. Les bourses d'études octroyées à notre personnel médical et paramédical lui ont permis de se familiariser avec les méthodes et les moyens adoptés dans d'autres pays pour résoudre les problèmes de santé. Enfin, la recherche médicale recevait aide et encouragements. Pour tout cela, et pour bien d'autres choses encore, nous sommes profondément reconnaissants à l'Organisation mondiale de la Santé Mais la lutte contre la maladie continue. En s'efforçant de résoudre les problèmes existants, l'homme ne cesse d'en créer de nouveaux. Alors même que nous soulagions l'humanité de ses souffrances, que nous libérions le monde des affres et des ravages des maladies épidémiques, que nous améliorions les techniques, le savoir -faire et les remèdes qui nous permettent de sauver de précieuses vies humaines, et que nous nous mettions enfin en devoir de réadapter ceux que nous n'avions pas pu guérir, nous nous donnions un monde fourmillant d'êtres humains, dont la morbidité et la mortalité générales ont baissé et dont la longévité s'est accrue. C'est ainsi que nous nous trouvons maintenant en face du problème le plus grave du siècle, celui de l'explosion démographique. Aussi les programmes de planification familiale viennent -ils au premier rang des priorités dans plusieurs de nos pays, certains les ayant intégrés dans leurs services de santé de la famille. L'Organisation mondiale de la Santé, sachant que la santé de la nation passe par celle des mères et des enfants, a apporté une assistance considérable à ces programmes. Avec la surpopulation, il faut pourvoir à des besoins sans cette grandissants - tant besoins physiologiques de l'homme que besoins de l'industrie - et prévoir par conséquent des approvisionnements de plus en plus importants en denrées alimentaires, en matières premières et en combustible. :

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L'accroissement exponentiel de la pollution du milieu qui en résulte crée une foule de problèmes. En effet, notre planète n'est ni assez vaste, ni dotée des ressources illimitées qui seraient nécessaires à la subsistance d'une population en constante expansion. Est -ce à dire qu'il faut nous en remettre à la pollution pour régler un jour à notre place le problème de la surpopulation ? Convient -il d'attendre ce coup de grâce ? Si nous entendons survivre, nous devons nous assigner pour objectif l'instauration sur la planète d'un état d'harmonieux équilibre économique, social et écologique. Il nous faudra pour cela redéfinir nos objectifs et repenser nos valeurs aux niveaux individuel, national et universel. Quitte à nous tourner à nouveau vers l'Organisation mondiale de la Santé pour lui demander son aide technique si le sort de l'espèce humaine devait se trouver un jour menacé, nous tenons à lui témoigner ici notre profonde gratitude pour l'oeuvre accomplie dans notre Région au cours du quart de siècle qui vient de s'écouler. Mes remerciements iront à tous les membres du personnel de l'Organisation, dirigée de main de maître par le Dr Candau, lesquels, par leurs précieux conseils, leur participation personnelle et leur collaboration étroite avec nous, ont contribué à apporter à nos peuples des soins médicosociaux aussi complets que possible. Membres de la communauté mondiale, sachons dans la course contre l'extinction de l'espèce et notre action pour sa survie regarder au -delà de telle ou telle organisation particulière et ne pas nous laisser enfermer dans les murailles artificielles que nous avons nous -mêmes dressées; attachons -nous résolument à oeuvrer ensemble de toutes nos forces pour le bien de l'humanité, de sorte que toute la puissance de la famille des Nations Unies soit mise au service du bonheur de la génération présente et de celles qui viendront après elle. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) :

Je vous remercie, Docteur Weeratunge.

Discours des délégués des pays désignés par le Comité régional de la Méditerranée orientale Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) :

Je donne maintenant la parole au délégué du Pak.stan. :

Madame le Président, Monsieur le Directeur M. QAYYUM (Pakistan) (traduction de l'anglais) général, Mesdames et Messieurs les délégués, c'est un grand privilège pour le chef de la délégation du Pakistan que de prendre la parole en cette heureuse occasion du vingt - cinquième anniversaire de cette éminente organisation. Assurément, c'est un honneur que l'on a fait à mon pays lorsque la dernière session du Sous -Comité A du Comité régional de la Méditerranée orientale, réunie à Amman en septembre 1972, a décidé que le représentant du Pakistan à l'Assemblée mondiale de la Santé serait l'un des deux porte -parole de la Région. Je suis reconnaissant aux Membres de la Région de cette insigne distinction. Madame le Président, le fait que notre organisation ne s'est pas simplement maintenue pendant un quart de siècle, mais a vu le nombre de ses Membres passer de 55 à 137 entre la première session et la vingt - sixième qui nous réunit aujourd'hui est en soi un témoignage éloquent de l'importance considérable de son rôle et de sa popularité. L'année dernière a constitué une étape particulièrela grande République ment marquante dans la vie de l'OMS, lorsque - fait hautement significatif populaire de Chine a rejoint les rangs de ses Membres. Voyons maintenant comment l'Organisation s'est rapprochée de l'objectif qu'elle s'était fixé aider toute l'humanité à atteindre à un niveau de santé satisfaisant. Je crois que, pour lui rendre un juste hommage en son vingt- cinquième anniversaire, il convient à la fois de se livrer sans passion à un inventaire et à une appréciation de ses activités et de ses réalisations et, compte tenu des tendances actuelles, de formuler certaines prévisions préliminaires sur ses projets d'avenir. Puisque je parle au nom des Membres de la Région de la Méditerranée orientale, je me limiterai aux activités de l'OMS qui concernent cette Région. L'OMS y a eu pour première tâche de répondre aux demandes urgentes des gouvernements qui avaient besoin d'assistance pour combattre les maladies transmissibles. Les programmes orientés dans ce sens absorbent encore près de la moitié de toutes les dépenses publiques de la Région pour la santé. Au cours des dix premières années d'existence de l'OMS, c'était le paludisme qui était la maladie la plus répandue dans notre Région. Tandis que l'Irak, l'Iran, le Liban et la Syrie se lançaient dans des programmes d'éradication, d'autres, comme l'Egypte et la Jordanie, préparaient activement leurs plans d'action respectifs. La protection maternelle et infantile tenait une grande place dans les programmes sanitaires de beaucoup de pays et l'OMS a aidé l'Egypte, l'Irak et la Syrie à conduire des enquêtes sur la bilharziose en procédant à des essais sur le terrain. L'industrialisation croissante a amené l'Egypte et la Jordanie à demander l'exécution d'enquêtes dans le domaine de la médecine du travail. La première décennie a été marquée aussi par la prédominance des projets à court terme, sans presque aucune planification d'ensemble à longue échéance. Durant la seconde décennie, les gouvernements de la plupart des pays de la Région ont adopté le principe des plans de développement socioéconomique. L'OMS peut légitimement s'enorgueillir d'avoir contribué à cette heureuse évolution. Cependant, la pénurie de personnel qualifié, médical, paramédical ou auxiliaire, demeurait le principal obstacle à l'exécution des plans. Aussi l'OMS a -t -elle, à juste titre, mis l'accent sur :

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l'assistance en matière d'enseignement et de formation des personnels de santé de toutes catégories. Parmi les pays qui ont reçu une aide de ce genre figurent l'Ethiopie, la Syrie et la Tunisie, où l'OMS a facilité la création de nouveaux établissements d'enseignement par l'envoi de cadres enseignants, ainsi que de fournitures et de matériel. Des bourses d'études universitaires de base ont également été attribuées aux pays dépourvus d'écoles de médecine. En ce qui concerne la lutte contre les maladies transmissibles, le principe de l'éradication du paludisme a été accepté par presque tous les pays de la Région. Neuf d'entre eux, dont le Pakistan, ont mis en oeuvre des programmes de grande envergure. Quatre autres se trouvaient dans la phase pré- éradication. Bon nombre de bourses d'études ont été attribuées pour la formation de personnel antipaludique. Malheureusement, le choléra, absent de la Région pendant la première décennie, a depuis lors fait sa réapparition. Plusieurs pays ont institué des programmes nationaux de lutte contre la schistosomiase, l'aide de l'OMS dans ce domaine allant plus particulièrement à l'Irak, à l'Iran, à la Libye et à la République Arabe Unie. Des séminaires, des colloques et des stages de formation ont été organisés en de nombreux endroits. La tuberculose était la principale cause de décès dans la Région, ce qui explique que le programme antituberculeux y ait été placé à juste titre au tout premier rang. De même, des programmes d'éradication de la variole ont été organisés dans certains pays avec un rang de priorité comparable. En outre, des programmes d'hygiène du milieu, de nutrition et de santé mentale ont été .mis en oeuvre. Pour en venir maintenant aux années récentes de la vie de l'OMS, je voudrais signaler que la lutte contre les maladies transmissibles, après les progrès accomplis pendit les première et deuxième décennies, se heurte aujourd'hui à certaines difficultés. C'est ainsi que l'éradication du paludisme connaît certains déboires dus au fait que le vecteur devient résistant au DDT. Alors que la Jordanie, la Syrie et la Tunisie ont enregistré de bons résultats, les programmes de l'Afghanistan, de l'Irak et de l'Iran ont connu certaines difficultés. Si l'Irak et l'Iran ont réussi depuis à les surmonter, le Pakistan souffre toujours du manque de ressources pour l'achat des insecticides indispensables. Il apparaît surtout que le DDT devra être bientôt remplacé par d'autres insecticides, dont le malathion semble le plus approprié, notamment parce que le HCH, qui serait moins coûteux, n'est pas disponible en quantités suffisantes. L'éradication de la variole a fait de notables progrès. Il est réconfortant de constater que, des quatre pays où la maladie est endémique - l'Afghanistan et le Pakistan, l'Ethiopie et le Soudan - le premier est parvenu à l'extirper tandis que les trois autres sont en bonne voie d'y parvenir. En ce qui concerne le choléra, la situation récente est tout à fait réconfortante. Grâce aux mesures préventives des gouvernements et à la vigilance de l'OMS, aucun cas n'a été signalé dans la Région depuis 1971. On voit donc que l'Organisation a parcouru beaucoup de chemin en vingt -cinq ans, mais il reste beaucoup à faire. L'assainissement requiert de plus en plus d'attention jamais, en effet, les ressources consacrées à la lutte directe contre les maladies transmissibles ou aux programmes d'éradication ne seront rentables sans une amélioration de l'assainissement. Il y a là un véritable impératif dont le Directeur général a très justement fait mention dans son Rapport annuel. Tel est le problème qui se pose aux pays de ma Région, et je demanderai aux délégués réunis au sein de cette Assembléé d'accorder à ce point particulier, dans l'établissement des plans d'avenir, toute l'importance qu'il mérite. De nombreux pays de la Région fabriquent désormais leurs propres préparations pharmaceutiques, afin de pouvoir fournir aux consommateurs des médicaments à bon marché. Ils ont besoin d'une large assistance pour assurer le contrôle qualitatif de ces produits, et nous espérons que l'OMS se montrera généreuse dans ce domaine. Enfin, Madame le Président, je voudrais me référer brièvement à la remarque directe et sans détour qu'a faite le Directeur général dans son Rapport à propos du paradoxe d'une Organisation qui, tout en se voulant universelle, subordonne ses relations avec les Etats Membres à certaines conditions. Nous faisons entièrement nôtres les nobles sentiments exprimés à cet égard par le Directeur général. J'ajouterai qu'il est non moins essentiel de s'en tenir plus strictement au principe selon lequel l'assistance de l'OMS aux diverses Régions et pays doit être proportionnelle à l'ampleur et à la qualité des efforts que ceux -ci consentent eux -mêmes pour la planification de leurs activités sanitaires. C'est en agissant ainsi que l'OMS peut stimuler toujours plus les efforts visant à donner au secteur sanitaire la place qui lui revient dans la planification nationale. Madame le Président, je voudrais conclure en remerciant le Dr Candau et le Directeur régional, le Dr Taba qui, au cours des nombreuses années qu'ils ont passées au service de l'Organisation, ont tant fait pour son développement. Je tiens en particulier à ajouter le modeste hommage de notre Région à ceux, très nombreux, qui ont été rendus au Dr Candau, à la veille de son départ à la retraite, pour les excellents services qu'il n'a cessé de rendre à l'Organisation et je lui souhaite une excellente santé et plein succès dans toutes ses entreprises futures. :

QUATRIEME SEANCE PLENIERE Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) la parole au délégué de l'Egypte. :

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Je vous remercie, Monsieur Qayyum. Je donne maintenant

Le Professeur MAHFOUZ (Egypte) (interprétation de l'arabe) Madame le Président, Monsieur le Directeur général, Mesdames et Messieurs, nous célébrons aujourd'hui l'anniversaire d'un événement le vingt -cinquième anniversaire de l'Organisation monhistorique d'une importance exceptionnelle diale de la Santé. Aussi est -ce pour moi un grand honneur et un insigne privilège de prendre la parole devant vous au nom de la Région de la Méditerranée orientale. Lorsque l'OMS a été créée le 7 avril 1948, l'humanité n'avait pas encore pansé les blessures de la Seconde Guerre mondiale. Après les souffrances endurées, elle cherchait désespérément un climat de sympathie humaine et de sollicitude éclairée qui pourrait l'aider à surmonter les catastrophes sans précédent - dues à la folie du pouvoir, à la rapacité de la violence, à la brutalité de l'agression - de cette guerre impitoyable qui avait abouti à la négation de tout ce qui fait la valeur de la vie, au refus de toute civilisation et au déni des droits les plus fondamentaux de l'homme. L'humanité était devenue le champ d'expérience de la puissance et de la violence. Des siècles de civilisation étaient reniés et le progrès social et économique était remis en cause par les pires formes d'exploitation de l'homme et de discrimination raciale. Dans ces profondes ténèbres, l'OMS est venue apporter la lumière, en même temps que l'espoir et le réconfort, aux innombrables multitudes qui souffraient à travers le monde. Depuis lors, il s'est écoulé vingt -cinq années durant lesquelles l'Organisation a progressé à grands pas, et nous avec elle, attentifs aux réalisations qui ont marqué le chemin parcouru. Le moment est venu de faire halte un instant et de jeter un coup d'oeil en arrière, afin de préparer l'avenir et de mobiliser nos ressources pour repartir à nouveau, armés de la même détermination et de la même volonté avec lesquelles nous avons entrepris, voici seulement vingt -cinq ans, cet effort gigantesque en faveur de l'humanité. Puissions -nous, plus résolument encore que par le passé, poursuivre notre chemin vers des objectifs nouveaux et viser toujours plus haut. La question, Madame le Président, se pose à nous : qu'a été l'OMS durant ce quart de siècle ? La réponse à cette question sera multiple. L'OMS a représenté et représente un grand espoir pour l'humanité. Elle représente aussi un effort concerté, sans précédent et couronné de succès, entrepris par l'humanité pour l'humanité. Il n'est pas besoin de passer en revue les nombreux domaines - humanitaires, sociaux, économiques et politiques - dans lesquels s'exerce l'activité de l'OMS. Il n'est pas non plus nécessaire de rappeler tout ce qu'a fait l'OMS - lutte contre les maladies, formation professionnelle, action en faveur de la recherche scientifique - ni d'expliquer quel grand rôle elle a joué dans l'instauration d'un esprit de coopération, au sens le plus plein du terme, entre tous les peuples de la planète, ni de dire la dette que nous lui devons pour avoir défini avec une parfaite clarté la notion de "santé ". Il est inutile de passer en revue toutes ces réalisations et de dresser ce bilan, bien connus de tous ceux qui sont ici, puisqu'ils ont eu comme moi le privilège de vivre, depuis ses débuts jusqu'à maintenant, cette grande expérience que nous appelons l'OMS. Considérons plutôt l'avenir qui nous attend, la longue route qui reste à parcourir, les perspectives toujours plus vastes qui s'offrent à nous, les objectifs toujours plus hauts que devront atteindre tous ceux qui, comme nous, s'efforcent d'améliorer la santé des êtres humains sur cette : :

terre.

Que la devise de ce vingt- cinquième anniversaire demeure la nôtre durant la prochaine étape de l'histoire de l'OMS. Ces mots si simples "la santé commence à la maison" ont une signification profonde, ils sont révélateurs d'une philosophie, d'une voie, d'une doctrine. Ils représentent tout un programme de services qui peuvent englober des activités multiples dans les domaines les plus divers de la santé publique. Faisons donc nôtre cette devise tout en continuant d'oeuvrer résolument au service de l'humanité. Que Dieu tout puissant nous guide et couronne de succès les efforts de l'Organisation mondiale de la Santé. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) :

Je vous remercie, Professeur Mahfouz.

Interlude musical

Discours du délégué du pays désigné par le Comité régional de l'Europe Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Belgique. : :

Je donne maintenant la parole au délégué de la

Madame le Président, votre charme et votre compétence Le Professeur HALTER (Belgique) éclairent d'une lumière particulière ce vingt -cinquième anniversaire. La Région européenne a souhaité, par ma voix, se joindre à l'allégresse générale de ce vingt cinquième anniversaire de l'Organisation mondiale de la Santé. Madame le Président, Monsieur le Directeur général, le quart de siècle qui vient de s'écouler permet de faire quelques constatations réconfortantes. En tout premier lieu, il est clair que la sagesse de ceux qui, en 1946, rédigèrent la Constitution de l'OMS a permis que notre organisation

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réalise son étonnant travail au bénéfice de la santé des peuples dans une atmosphère de solidarité et de fraternelle sollicitude pour tous les déshérités du monde. En second lieu, la compétence, la sagesse et l'autorité du Directeur général, le Dr Candau, dont le nom restera désormais indissolublement lié aux destinées de cette période, ont puissamment contribué à l'épanouissement de l'Organisation et à ses innombrables actions. Les Etats Membres de la Région européenne éprouvent et désirent exprimer leur mélancolie devant l'accomplissement d'une carrière de vingt années particulièrement riche d'expérience, d'enseignements et de sollicitude humaine. Que tous ceux qui ont col laboré avec lui au grand oeuvre trouvent ici l'expression de notre gratitude et de notre admiration. Madame le Président, j'aurais pu, en ce moment, tenter de revoir le passé de l'action du Bureau régional dans ce grand ensemble d'efforts accomplis au profit de l'humanité. Je me bornerai toutefois à rappeler la mémoire des deux anciens Directeurs, le Dr Begg et le Dr Van de Calseyde, aujourd'hui disparus, et à dire combien les Membres de la Région apprécient les qualités du Directeur actuel, le Dr Kaprio, qu'ils ont adopté avec enthousiasme et dont l'action bénéficie du soutien de tous. La Région européenne, en fonction du principe même de la régionalisation, se voudrait homogène dans ses préoccupations et dans la réalisation de ses programmes. Elle s'étend cependant de l'Afrique, l'Europe et l'Asie. l'Atlantique au Pacifique et elle intéresse trois continents Elle réunit des peuples chez qui l'histoire a fait naître des structures sociales et politiques différentes et dont, par ailleurs, l'évolution économique se situe encore à des niveaux différents. Certains pourraient penser à des contradictions d'idéologie et d'ambition. La réalité est toutefois, au sein du Bureau régional de l'Europe, bien plus réconfortante. Malgré la diversité des conceptions politiques et des situations économiques, une grande harmonie en matière de préoccupation de la santé s'est installée, et une sympathie personnelle et réelle anime les travaux que poursuit le Bureau. Sur une surface de plus de trente millions de kilomètres carrés, une population de près de huit cents millions d'hommes et de femmes constituent cette Europe élargie que le Bureau régional se doit de servir. Ses programmes s'inspirent, certes, des grandes options prises par l'Assemblée mondiale de la Santé mais, de plus, les caractères propres de la Région impriment un certain nombre de tendances spécifiques qui se manifestent dans les projets et recherches particuliers. Si l'aide au développement s'impose en faveur de quelques pays Membres, le développement socio- économique atteint par les autres conditionne des actions orientées davantage vers une étude et une recherche en commun approfondie dans les secteurs dits de pointe. La caractéristique des programmes de la Région gît dans l'importance accordée aux efforts des experts et à la recherche promotive. La coexistence de systèmes politiques et économiques très différents, loin de constituer une source de difficultés, se révèle au contraire souvent fructueuse. L'Europe se caractérise aussi par un souci très net des pays de s'associer dans des contextes multinationaux de diverses ampleurs et de compétences spécifiques. C'est là une manifestation évidente de solidarité entre pays ayant des préoccupations ou des intérêts communs et le régionalisme exprime la vocation de certains groupes de pays à oeuvrer ensemble au bénéfice de leur développement. La Communauté Economique Européenne, aujourd'hui élargie à neuf pays, et le Conseil de l'Europe constituent, à l'ouest, deux de ces ensembles, auxquels on se doit d'ajouter, à l'est, le Conseil d'Entraide économique. 11 y a lieu de se réjouir des liens qui se sont établis entre le Bureau régional et ces organisations. Le rôle sans cesse plus important joué par les fonctionnaires du Bureau de Copenhague dans les divers comités qui s'occupent de problèmes de la santé en Europe donne aux actions de ceux -ci une valeur accrue et en assure l'efficacité. Cette forme de collaboration donne aux pays de la Région européenne une garantie accrue d'efficacité dans les efforts et contribue à prévenir les doubles emplois et la multiplication non cohérente des initiatives et des travaux entrepris. L'avenir de l'Organisation mondiale de la Santé et de son Bureau européen, étroitement lié au développement harmonieux de l'humanité, est au centre des préoccupations des pays Membres. L'ampleur sans cesse croissante du nombre et de la complexité des problèmes qui se posent en matière de santé dans le monde, et en particulier en Europe, force à la réflexion et à la prévision. Dès à présent, des perspectives à moyen terme ont été tracées et les préoccupations définies pour les cinq ou six années à venir. L'enseignement et la formation de personnel de santé (médecins, infirmières, ingénieurs, administrateurs), de même que la définition du rôle que ce personnel de santé doit jouer, constituent, avec les problèmes de la planification sanitaire, un des thèmes qui préoccupera notre monde pendant longtemps encore. La lutte contre les maladies dégénératives, et plus spécialement les affections cardio -vasculaires (tribut que nous payons à la civilisation de consommation) et la santé mentale sont un autre thème de soucis. La lutte contre les pollutions du milieu, les recherches en épidémiologie, les recherches opérationnelles en santé publique en sont encore un autre. L'organisation communautaire des soins, l'élaboration de programmes d'action en ophtalmologie, le développement des laboratoires de santé publique, l'éducation sanitaire des populations et les actions de protection et de promotion de la santé compléteront cette énumération de thèmes repris au programme à moyeu terme du Bureau régional. :

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L'avenir plus lointain est plus malaisé à dépeindre, mais je ne puis m'empêcher de citer ici le rapport étonnamment lucide que vient de publier, pour le Conseil de l'Europe, notre cher collègue Aujaleu, dont cette assemblée connait depuis ses origines le talent et la compétence. Pourquoi chercherais -je à faire une vaine tentative de prévisions originales devant cette étude prospective dans le domaine de la santé publique, qui envisage à la fois les caractéristiques du milieu au cours des vingt prochaines années, les situations qui en découleront fatalement et les multiples conséquences qu'il faut en attendre pour l'homme et sa santé. Notre tout aussi estimé collègue Venediktov, de son côté, a esquissé ses vues sur l'avenir et le développement de certains concepts et programmes à long terme pour l'OMS, reconnaissant lui aussi combien les services de santé publique ont un rôle fondamental à jouer dans le développement socio- économique des peuples. En formulant les trois actions de base que doivent développer les services de santé (je cite) a) développement de la recherche et de la connaissance biomédicale comme seule base possible des mesures de plus en plus complexes pour protéger et promouvoir la santé; b) application de la prévention des maladies par des mesures individuelles ou collectives et surtout la protection de la santé des nouvelles générations et l'hygiène du milieu; c) mise à la disposition de tous les citoyens des moyens de diagnostic précoce des maladies et des moyens de les traiter et d'assurer leur réhabilitation; il a résumé les objectifs que toute la Région doit s'assigner. L'esprit qui anime l'un et l'autre des auteurs que je viens de citer résonne indiscutablement en harmonie lorsque l'un et l'autre développent leurs préoccupations et leurs suggestions, révélant par là, d'une manière évidente, la cohésion des conceptions en matière de santé publique à travers toute la Région européenne. Madame le Président, il sera nécessaire, au cours des prochaines années, de poursuivre l'effort en commun et, pour cela, j'aimerais plaider, une fois de plus, en faveur d'une recherche en commun pour apporter à la notion de santé une précision et un consensus général plus grands encore. La notion de "bien- être ", dont fait état notre définition actuelle de la santé, a un caractère trop vague et permet des interprétations multiples tant par la conception du bien être individuel momentané ou permanent que par la conception d'un bien -être collectif dont la perception peut trop facilement être influencée par des facteurs extérieurs, par l'information orientée, par la publicité ou encore par les autres moyens que peut employer un régime désireux de plier la population à ses volontés. En joignant les efforts de ses Membres, l'Organisation mondiale de la Santé doit pouvoir établir et affirmer des critères d'appréciation du bien -être et le niveau auquel on doit l'établir. Les tendances et les problèmes de la démographie et de l'optimalisation des structures des populations, face au cadre de vie dans lequel elles peuvent et doivent vivre, devront être approfondis de leur côté, et seule l'Organisation mondiale de la Santé a le crédit nécessaire pour poursuivre et mener à bien la recherche des solutions dans ce domaine. Les problèmes du cadre de vie, du milieu, de la nutrition doivent être pris en considération prioritaire dans les programmes futurs de notre organisation. Les conséquences funestes du stress de la vie moderne, l'abus de la drogue, les toxicomanies et la santé mentale postulent de leur côté de nouveaux efforts. C'est en joignant les efforts de tous que nous pourrons, tant à l'échelon des Régions qu'à l'échelle mondiale, réaliser enfin dans la paix à laquelle nous tenons tant le bonheur des citoyens du monde. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais)

:

Je vous remercie, Professeur Halter.

Discours des délégués des pays désignés par le Comité régional du Pacifique occidental Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) : :

Je donne maintenant la parole au délégué du Laos.

Le Dr ABHAY (Laos) Madame le Président, Monsieur le Directeur général, honorables. délégués, Mesdames et Messieurs, comme la plupart de nos collègues, je ressens vivement, en ce jour solennel, l'honneur qui est fait à mon pays et à ma personne de m'adresser à vous au nom de la Région du Pacifique occidental, avec l'honorable délégué des Philippines, à l'occasion du vingt- cinquième anniversaire de l'Organisation mondiale de la Santé. Un quart de siècle est passé depuis que, en 1948, l'Organisation naissante affirmait dans sa Constitution son aspiration à un effort universel pour l'amélioration du niveau de santé de tous les peuples du monde, plaçait les gouvernements en face de leurs responsabilités dans ce domaine et attirait l'attention sur le danger que comporte l'inégalité des pays dans leur lutte contre les maladies transmissibles et l'amélioration générale de la santé. La Région OMS du Pacifique occidental est une des régions du monde où ces trois différents concepts revêtent une particulière signification, étant donné son étendue, la diversité des pays qui la composent et les différences extrêmes dans le niveau de développement économique et social de ces pays. Si nous passons en revue les progrès réalisés au cours de ces vingt -cinq dernières années pour la Région du Pacifique occidental, nous pouvons constater que la plupart des pays économiquement avancés de la Région ont pratiquement résolu leurs problèmes concernant les maladies transmissibles.

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Le pian a pratiquement disparu grâce aux traitements systématiques à la pénicilline. En dépit de l'existence de méthodes simples, efficaces et peu onéreuses pour prévenir ou combattre la tuberculose et des efforts faits dans ce sens pour maîtriser cette maladie dans la plupart des pays de la Région, la tuberculose demeure encore dans beaucoup de pays du Pacifique occidental un problème majeur de santé publique. De grands progrès restent encore à faire sous l'égide de l'OMS pour une meilleure organisation des services et l'intégration de la lutte antituberculeuse dans les services de santé de base, conditions réelles du succès de toute campagne contre un fléau social donné. Le paludisme existait à l'état endémique dans la plupart des pays de la Région à l'exception de la partie nord du Japon, du sud du continent australien, de la Nouvelle -Zélande et des îles de la Polynésie dans le Pacifique sud. On estimait, dans le début des années 1950, que la population exposée au risque de paludisme était de 420 millions de personnes. Aujourd'hui, grâce aux efforts entrepris avec le concours de l'Organisation, on peut dire que huit pays ou territoires ont atteint l'éradication du paludisme avec des moyens conventionnels ou par des mesures de lutte appropriées. L'éradication est en cours dans trois pays de la Région et l'OMS assiste des projets de lutte antipaludique dans sept pays ou territoires. On estime aujourd'hui qu'il reste environ 80 millions de personnes encore exposées au risque de paludisme. Le succès de l'éradication de la variole, entreprise par l'OMS à l'échelon mondial dès 1967, doit être signalé. En effet, la Région du Pacifique occidental est pratiquement indemne de ce fléau depuis 1964 et les efforts entrepris avec l'aide de l'OMS pour maintenir les pays de cette Région dans cette heureuse situation ont été jusqu'ici couronnés de succès. J'aimerais signaler aussi les efforts faits pour élucider les problèmes épidémiologiques du choléra El Tor, dont les premières manifestations épidémiques furent longtemps contenues aux Célèbes avant de se répandre par poussées successives aux Philippines et à Java, puis récemment aux continents européen et africain et, plus récemment encore, au Pacifique sud. Dès 1968, des travaux de recherche ayant pour thème l'importance de l'amélioration des mesures sanitaires dans l'épidémiologie du choléra El Tor ont été menés à bien avec la collaboration de l'Organisation aux Philippines et permettent d'entrevoir beaucoup de solutions pratiques pour enrayer les progrès de la pandémie que nous subissons actuellement. Un autre aspect mérite notre attention et doit être souligné si l'on veut rendre compte des progrès réalisés pendant les vingt -cinq dernières années de l'Organisation. Nous avons su, grâce à la haute compétence de ceux qui conseillent ou qui dirigent l'Organisation, adapter les programmes et les priorités aux besoins des pays du monde et accroître notre efficacité dans toute la mesure du possible. Cette adaptation des programmes aux besoins sera peut -être, lorsqu'on jugera avec plus de recul, un des grands pas réalisés dans les vingt -cinq premières années de l'OMS. Je me bornerai à décrire les grandes options choisies qui me semblent déterminantes pour l'ensemble des pays développés ou en voie de développement en matière de santé. Tout d'abord, l'organisation et le renforcement des services de santé est certainement l'option majeure choisie par l'Organisation pour l'utilisation de ses énergies. Ainsi, dans notre Région, de grands projets de renforcement des services de santé sont en cours dans les pays les moins développés; ces projets permettront de mieux planifier, diriger et améliorer les services de base, et de dispenser au plus grand nombre possible de populations les services élémentaires dont elles ont besoin ou qu'elles réclament. La lutte contre les maladies transmissibles entreprise souvent indépendamment jusqu'ici s'en trouvera renforcée et plus efficace, parce que pouvant atteindre de façon permanente le maximum de population possible. Le renforcement des services de santé de base a été encouragé dans divers autres domaines, notamment celui de la santé de la famille (comprenant les services de protection maternelle et infantile et la planification familiale chaque fois que les pays en ont exprimé le désir), celui des laboratoires de santé publique, de l'amélioration de la collecte et du traitement de statistiques vitales et de morbidité, etc. Ensuite, l'accent a été mis sur la formation du personnel de santé et nous assistons à un développement considérable de projets dans la région du Pacifique sud dans ce domaine. Le Laos, pour sa part, bénéficie grandement de cet effort de l'Organisation à l'Ecole royale de Médecine de Vientiane pour la formation des docteurs en médecine et des assistants médicaux, à notre école d'infirmières diplômées, et pour la formation des auxiliaires - infirmières accoucheuses; j'énumère ces catégories de travailleurs de la santé à dessein, pour montrer comment nous avons pu choisir, grâce à l'action de l'OMS, les types de personnels les plus adaptés à nos besoins réels, et ce n'est pas un des moindres bienfaits de l'Organisation que celui d'être arrivés à un En effet, dans toute la Région du Pacifique occidental, les mêmes objectifs ont tel résultat. ce sont l'assistance dans une approche planifiée pour le développement des été poursuivis personnels de santé, l'accroissement du nombre et de l'efficacité des personnels de santé d'encadrement en harmonie avec les besoins des pays, la stimulation de la formation des personnels auxiliaires à tous les niveaux, l'encouragement à développer les nouvelles méthodologies d'éducation et de formation professionnelle, et l'utilisation des nouveaux moyens pédagogiques, ainsi que le recyclage du personnel de santé. :

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En troisième lieu, il convient de souligner combien, durant ces vingt -cinq dernières années, les progrès ont été sensibles dans beaucoup de pays dans le domaine de l'assainissement et de l'hygiène du milieu. De grands efforts encouragés par l'OMS dans le domaine de la distribution de l'eau potable et de l'évacuation des matières usées ont pu être couronnés de succès grâce au concours de l'Organisation. La pollution industrielle reste un grand problème surtout dans les pays plus développés, et l'encouragement de l'OMS pour identifier les problèmes et mesurer leur ampleur a été particulièrement appréciable. Il reste encore beaucoup à faire dans ce domaine, mais on pressent que l'OMS met en oeuvre des moyens techniques et une part de ses ressources humaines de plus en plus importante pour aider les pays du monde dans une lutte dont l'issue est l'amélioration de la qualité de la vie et l'élimination des nuisances nées de l'activité de l'homme moderne. Je voudrais, pour terminer cette trop brève revue des activités de l'OMS, signaler son rôle toujours plus bénéfique et toujours grandissant dans les domaines de la communication et de la recherche. Grâce au système d'information réciproque à l'échelle mondiale développé par l'OMS durant les vingt -cinq dernières années, les divers pays du monde peuvent maintenant mieux connaître l'évolution des épidémies, mieux surveiller les progressions des maladies dangereuses qui se propagent à l'occasion des voyages internationaux, mieux connaître les produits pharmaceutiques et contrôler leur qualité grâce à la publication de la Pharmacopée internationale, les médicaments engendrant la pharmacodépendance, la qualité des vaccins, hormones et autres produits biologiques utilisés en médecine grâce au service OMS de la Standardisation biologique, mieux être informés des statistiques sanitaires mondiales grâce à la publication périodique de l'Annuaire et d'autres informations mondialement diffusées. La Classification statistique internationale des maladies, traumatismes et causes de décès nous permet d'espérer une unification des statistiques dans le monde. Je ne saurais terminer mon discours sans souhaiter la bienvenue à notre grande voisine, la République populaire de Chine, dont les représentants siègent pour la première fois dans notre organisation. Avec ses 700 millions d'habitants, elle fait de notre Région la Région la plus peuplée de l'OMS. Je salue également Fidji et le Papua- Nouvelle- Guinée qui font partie maintenant de la Région du Pacifique occidental. Leur entrée dans notre organisation contribue puissamment à nous rapprocher de l'universalité, idéal inséparable du nom de l'Organisation. Je tiens à coeur à exprimer la profonde gratitude et les vifs remerciements des pays de la Région du Pacifique occidental à l'Organisation mondiale de la Santé pour l'aide généreuse qu'elle nous a accordée ces vingt dernières années par l'intermédiaire de son bureau régional, à la destinée duquel a présidé avec compétence, depuis six ans, le Dr Francisco Dy. En même temps, nous prenons l'engagement en ce jour commémoratif de coopérer de notre mieux aux efforts de toutes les nations dans l'action commune entreprise par l'OMS pour préserver et promouvoir la paix et la santé dans toutes les régions du monde. Mon dernier mot sera pour le Dr Candau, Directeur général de l'Organisation, qui va bientôt nous quitter. Nous avons tellement l'habitude de confondre notre organisation avec la personnalité du Dr Candau que son départ laissera un grand vide dans nos coeurs. Mais nous avons la certitude que le Dr Candau mènera toujours à bien ce qu'il entreprendra, et qu'il sache que nos voeux les plus fervents l'accompagnent dans la vie nouvelle qu'il s'est tracée. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) la parole au délégué des Philippines. :

Je vous remercie, Docteur Abhay. Je donne maintenant

'

Le Dr SUMPAICO (Philippines) (traduction de l'anglais) Madame le Président, Monsieur le Directeur général, Mesdames et Messieurs les délégués, c'est pour moi un grand honneur et un privilège que de vous adresser très brièvement en cette occasion les sincères salutations et félicitations de la délégation philippine au nom de la Région du Pacifique occidental en général et de la République des Philippines en particulier. Nous rendons aujourd'hui hommage à l'Organisation mondiale de la Santé, qui fête son vingt - cinquième anniversaire, vingt -cinq années d'une existence marquée non seulement par les douleurs de l'enfantement et d'innombrables défis qu'elle a dû relever, mais aussi par l'honneur et par la gloire que lui valent les succès remportés dans les nombreuses activités qu'elle a entreprises pour le bien -être de tous les peuples de la terre. L'Organisation mondiale de la Santé a choisi de voir le jour à une époque où le monde entier commençait à peine à émerger des décombres d'un conflit universel. C'étaient, certes, des temps difficiles, mais c'était aussi une époque où les nations se tournaient les unes vers les autres dans un esprit de coopération et de résolution commune en vue de se liguer pour travailler à atteindre cet objectif commun qu'est la promotion de la santé de tous. Au cours de ces vingt cinq années, l'Organisation est passée de la poignée de Membres qu'elle rassemblait au début aux 137 pays qu'elle compte aujourd'hui. Nous espérons bien que toutes les nations du monde viendront se joindre à nous, de sorte que l'OMS soit enfin véritablement universelle. Madame le Président, Messieurs les délégués, les Philippines et les Etats Membres de la Région du Pacifique occidental ont observé avec beaucoup de reconnaissance les grands efforts déployés par l'Organisation mondiale de la Santé en vue de la prévention, de l'endiguement et de l'éradication :

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des maladies et, en dernière analyse, de la promotion d'un état de santé le meilleur possible, sous la conduite et la direction éclairées de ses Directeurs généraux et de ses Directeurs régionaux, passés et présents. Nous pensons que l'Organisation peut être fière des programmes et des services qu'elle a contribué à créer et à mettre en oeuvre et qui ont eu un effet considérable sur les besoins particuliers des pays Membres en matière de santé, et notamment des pays en voie. de développement. De même, nous avons tout spécialement remarqué le développement qu'ont connu dans les Etats Membres les services de santé de base et la formation des personnels de santé, qui sont les deux- éléments fondamentaux de toute organisation sanitaire nationale efficace. En plus des programmes relatifs aux maladies transmissibles, les efforts se sont poursuivis dans les domaines de l'hygiène du milieu, de la nutrition et de la planification familiale reliée à la santé maternelle et infantile. Bien que les taux de mortalité et de morbidité soient en déclin aux Philippines et que l'espérance de vie y soit en augmentation, les problèmes posés par les maladies transmissibles demeurent la principale préoccupation de notre gouvernement. Nous sommes profondément reconnaissants à l'OMS de l'assistance qu'elle a apportée à notre peuple sous ses nombreuses formes et nous espérons que le jour viendra où la tuberculose, le paludisme, le choléra et la schistosomiase cesseront d'être les problèmes primordiaux qu'ils sont aujourd'hui. Madame le Président, Messieurs les délégués, en terminant, la délégation des Philippines souhaite s'associer à toutes les autres nations du monde pour présenter aujourd'hui ses sincères salutations et félicitations à l'Organisation mondiale de la Santé au terme d'un quart de siècle au service de l'humanité. En souhaitant à l'Organisation pour les années à venir des moyens d'action et "Mabuhay" des succès accrus, j'achèverai en disant comme aux Philippines :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais)

:

Je vous remercie, Docteur Sumpaico.

Discours du Directeur général Le dernier orateur de l'après -midi sera le Directeur Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) général de l'Organisation mondiale de la Santé, à qui je donne maintenant la parole. :

Madame le Président, Mesdames, Messieurs, Le DIRECTEUR GENERAL (traduction de l'anglais) bien des paroles aimables ont été prononcées aujourd'hui à l'adresse de l'Organisation mondiale de la Santé, de son personnel et de son Directeur général. J'en suis touché et je vous en suis reconnaissant. Demandons -nous pourtant si ces louanges sont justifiées. Une telle question ne comporte pas de réponse simple. Dans son fonctionnement quotidien, un organisme bien géré doit apporter à ceux qui le servent le sentiment que leurs efforts permettent d'aller de l'avant, et il me semble que nous pouvons éprouver une certaine satisfaction sur ce plan. Cependant, si nous mesurons du regard la distance à franchir pour atteindre notre objectif ultime, qui est d'amener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé possible, c'est à la modestie que nous sommes invités. Dans une perspective moins large, des succès incontestables ont été remportés, mais il reste des problèmes que nous commençons à peine à aborder. Comme toutes les circonstances analogues, le vingt- cinquième anniversaire de l'Organisation mondiale de la Santé nous fournit l'occasion, tout d'abord, de regarder en arrière afin de prendre la mesure des réussites et des échecs du passé, puis de nous tourner vers l'avenir pour tenter de voir ce qu'il nous réserve. En effet, lorsqu'on veut apprécier le passé et les progrès accomplis, grands ou petits, pratiques ou scientifiques, ce doit toujours être sous l'angle des possibilités ainsi ouvertes à l'avenir. L'histoire dira sans doute que ce qu'elle a fait de mieux, l'Organisation mondiale de la Santé l'a réussi parce qu'elle a su s'adapter, redéfinir ses objectifs, renouveler ses méthodes et modeler son action sur un environnement social mouvant. Pour entrer victorieusement dans l'avenir, il faudra de même perfectionner l'analyse des besoins de l'humanité et travailler dans une harmonie toujours plus intime avec les aspirations des hommes, compte tenu des moyens dont ils disposent dans les différentes partie$ du monde. Il faudra aussi l'entière collaboration de tous les intéressés et la conviction que la santé fait partie intégrante du processus plus large de développement social et économique. En mesurant le chemin parcouru au cours de ces vingt -cinq années, il apparaît que notre action a été plus étroitement soumise à l'influence de forces historiques que nous ne le pensions sur le :

moment.

A l'origine, c'est la tradition qui a dominé. L'OMS devait en effet reprendre le flambeau porté par ses prédécesseurs, l'Office international d'Hygiène publique, l'Organisation d'Hygiène de la Société des Nations et l'Administration des Nations Unies pour les Secours et la Reconstruction. Quant à la hiérarchie des priorités fixée par la Première Assemblée mondiale de la Santé, elle reflétait tout naturellement la situation de l'époque. D'une part, d'importantes découvertes avaient été faites, ou avaient reçu leurs premières applications généralisées, au cours des années de guerre. Je pense ici aux insecticides, aux sulfamides, aux antibiotiques et à bien d'autres armes thérapeutiques. D'autre part, la guerre avait laissé derrière elle un sillage de ruines matérielles et décimé

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une génération. Il n'est donc pas étonnant que les rubriques prioritaires aient eu nom paludisme, tuberculose, maladies vénériennes, protection maternelle et infantile, nutrition et assainissement. Simultanément, il semblait indiqué de mettre au service de la santé les techniques d'action de masse qui venaient d'être mises au service de la guerre. C'est ainsi que d'importants succès ont pu être remportés, notamment contre le pian, les maladies vénériennes et le paludisme, que des lacunes dans l'information ont été identifiées et que les campagnes de masse ont fait apparaître leurs insuffisances. Tout cela devait peser lourd sur l'évolution ultérieure de l'OMS. Dès 1951, l'Assemblée mondiale de la Santé adoptait un premier programme général de travail pour une période déterminée, dont le chapitre de tête était consacré au renforcement des administrations sanitaires nationales. La formule retenue pour définir l'assistance aux gouvernements était d'aider chaque pays à franchir une nouvelle étape appropriée dans le développement de ses services de santé publique. Cette phrase valait d'être retenue, et en particulier le mot "appropriée ", qui était le plus lourd de sens et le plus gros de difficultés. Il contenait en puissance tous les problèmes majeurs que l'OMS a affrontés depuis lors avec une énergie croissante la planification dans ses rapports avec le contexte économique et social, l'adaptation des techniques et des régimes administratifs aux conditions locales, le développement des personnels de santé, la recherche de l'information, du savoir et de la nouveauté technique, l'évaluation et toutes les réorientations dont elle peut montrer la nécessité. Au cours des années qui ont suivi, l'OMS a abordé' le domaine de la recherche. Parmi les principaux sujets retenus à l'origine, citons la lutte contre les vecteurs, la tuberculose et la nutrition. En 1958, le programme intensifié de recherche médicale voyait le jour. A partir de 1960, l'action de l'OMS a été fortement marquée par le processus de décolonisation. L'entrée de nombreux nouveaux Membres donnait à l'Organisation une envergure nouvelle. En même temps, elle démontrait progressivement, s'il en était encore besoin, que, si la science et la technologie ont une validité universelle, l'amélioration des services de santé est étroitement conditionnée par le patrimoine culturel, les ressources sociales et les besoins individuels. Au vu de la situation actuelle, je dirais que la décolonisation, prise au sens intellectuel plutôt que politique, n'a pas encore été assez loin. Il est bien certain que des techniques simples comme la vaccination antivariolique ou l'injection unique de pénicilline pratiquée dans les campagnes de masse contre le pian sont en général facilement transposables d'une société à une autre. Mais il en va tout autrement lorsqu'il s'agit d'organiser des services de santé ou de former les personnels qui les feront fonctionner. Des problèmes beaucoup plus complexes se posent, exigeant un effort continu d'imagination, d'innovation et d'adaptation. On a souvent répété que la maladie ne connaît pas de frontières. Ici, à l'OMS, nous préférons dire que c'est la santé qui ne connaît pas de frontières ou, en d'autres termes, que la santé, envisagée comme un phénomène humain et non national, est indivisible. Mais il n'en va pas de même des modalités d'organisation des services fournis en faveur de la santé. D'une manière générale, les systèmes appliqués dans les pays développés ne peuvent être transplantés sans modifications, parfois radicales, dans des pays dont le cadre culturel, social et économique n'est pas le même. Pourtant, ces indispensables adaptations se heurtent souvent à de vives résistances. Dans le premier groupe de pays, on semble persister à croire que des méthodes qui ont fait leurs preuves peuvent être appliquées, moyennant quelques légères retouches, dans des circonstances très différentes. On a même quelquefois la surprise de constater que ce sentiment est largement partagé par d'éminentes autorités dans les pays en voie de développement. A la réflexion, on les comprend mieux, puisque beaucoup de ces hommes nnt reçu leur formation à l'étranger, dans le milieu qu'il faut bien appeler exotique d'un pays hautement industrialisé. Quoi qu'il en soit, nombre d'entre eux n'acceptent pas sans résistance les modifications souvent profondes qu'il faut apporter aux modèles étrangers pour les adapter aux besoins réels de la population bénéficiaire. Il faut certes beaucoup de courage pour frayer des voies nouvelles afin de découvrir des moyens plus efficaces d'améliorer la santé de ses concitoyens. D'autre part, il peut être long et difficile d'élaborer des solutions originales et de les mettre en pratique si l'on est réduit à ses propres ressources, sans avoir la possibilité de recourir à l'expérience d'autrui. C'est ici que l'OMS a très évidemment un grand rôle à jouer. Qui dit solutions nationales dit en même temps enseignement et formation professionnelle. Ici encore, il n'existe pas de formule universelle. Dans ce domaine, la seule constatation universelle que l'on puisse faire est qu'aucun pays n'a su trouver un système de formation des personnels de santé qui soit parfaitement satisfaisant pour lui -même, ni quant à la qualité, ni quant à la quantité, ni quant à l'adaptation aux besoins nationaux. Les méthodes traditionnelles de formation médicale datent de la fin du siècle dernier; elles ont été élaborées à une époque oú la médecine scientifique était encore dans l'enfance, et elles ne sont certainement plus adaptées à notre grand dessein qui est d'élever le niveau général de santé. Un peu partout, il convient de soumettre à un :

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examen critique sévère les programmes, les méthodes et les objectifs de l'enseignement, le tout devant être rationnellement conçu en fonction d'une politique générale à long terme. Les mots "pays développés" et "pays en voie de développement" sont entrés dans notre langage quotidien, mais on oublie trop souvent qu'à proprement parler tous les pays sont "en voie de développement", pour le meilleur et pour le pire. Ainsi, les maladies cardio -vasculaires, le cancer et les troubles mentaux, loin d'être l'apanage d'un certain groupe de pays, font peser partout une menace croissante à mesure que les maladies transmissibles reculent et que la population vieillit. En outre, les maladies mentales, pour ne parler que d'elles, tendent à occuper le devant de la scène quand des foules de plus en plus nombreuses cherchent à se rassembler dans des centres urbains et industriels d'une complexité croissante, laissant derrière elles les structures sécurisantes des sociétés traditionnelles. Deux spectres très anciens hantent aujourd'hui sous des formes nouvelles les parties du monde les plus différentes ce sont les maladies vénériennes et la dépendance vis -à -vis de certaines substances psychotropes, dont l'alcool. Les deux problèmes touchent toujours davantage les jeunes aussi bien que les sujets plus âgés, et leur répartition ne respecte pas la différence habituelle entre pays développés et pays en voie de développement. Ici encore, il importe de multiplier les échanges de vues et les confrontations d'expérience dans la recherche de solutions efficaces. J'ai souligné l'importance d'une rénovation des méthodes d'organisation des services de santé. Elle ne retire rien de leur valeur à la science et à la technique. Ainsi, certaines maladies parasitaires ne pourront être vaincues et la planification familiale ne pourra progresser que grâce à de nouvelles découvertes et à de nouvelles méthodes. De même, la solution de nombreux problèmes intéressant le milieu humain est à ce prix. Ayant appris à reconnaître que la santé est inséparable du développement économique et social, la société s'est rendu compte qu'il fallait veiller à la protection des mères et des enfants, et ce souci s'est progressivement étendu à la qualité de vie de la famille tout entière. La santé de la famille serait sans doute incomplète sans la planification de la famille, laquelle est à considérer comme une action de santé capitale, quelle que soit la politique démographique choisie. Pour faire face au problème qui se pose à elle, l'OMS devra intensifier le programme de recherches sur l'épidémiologie, le comportement vis -à -vis des questions de santé et l'organisation des services de planification familiale aussi bien que sur les aspects biomédicaux de la reproduction humaine. En cette matière délicate, il convient de rendre hommage à l'Assemblée mondiale de la Santé, qui a su aplanir les voies et donner à l'Organisation les moyens de mettre sur pied le large ensemble d'activités qu'elle poursuit actuellement en faveur de la santé de la famille. Vous vous rappellerez que cette question menaçait, voici quelque vingt ans, d'apporter le trouble dans la composition de l'OMS. Que de chemin parcouru depuis lors Ceci m'amène à dire quelques mots de ce sujet historiquement si important qu'est la composition de l'OMS. Les auteurs de notre Constitution, qu'il s'agisse de la Commission technique préparatoire qui en a dressé le projet ou de la Conférence internationale de la Santé qui l'a adoptée en 1946,. avaient généralement une conception libérale de l'admission de nouveaux Membres, comme en témoigne la disposition qui prévoit cette admission 'à la majorité simple de l'Assemblée de la Santé. Dans l'ensemble, l'Assemblée de la Santé est restée fidèle à cette conception lorsqu'elle a eu à connaître des demandes d'admission. Presque chaque année, l'Organisation a fait un pas en avant sur la voie de l'universalité. Elle comptait cinquante -quatre Membres lorsque la Première Assemblée mondiale de la Santé s'est réunie en juillet 1948. Ce nombre était passé à soixante -quatorze en 1950, à quatre- vingt -huit en 1959, à cent un en 1960, à cent quatorze en 1962, à cent vingt -deux en 1965, pour atteindre aujourd'hui :

cent trente -sept.

Pourtant, si plaisante à faire qu'elle soit, cette énumération ne rend pas exactement compte de la situation. On se rappellera qu'au début de 1949 et au cours des douze mois qui ont suivi, neuf pays d'Europe orientale ont notifié leur intention de cesser leur participation aux travaux de l'Organisation. En 1950, les deux pouvoirs chinois ont signifié à l'OMS qu'ils ne souhaitaient plus participer à ses activités. La République de Chine a repris sa participation en 1953. Les années 1957 et 1958 ont vu le retour à une participation active de sept des neuf pays d'Europe orientale. Cet événement a marqué, je crois pouvoir le dire, un tournant dans l'histoire de la coopération sanitaire internationale car, de ce fait, le trésor de connaissances et d'expérience accumulé dans ces sept pays devenait à nouveau accessible. Aujourd'hui, seules les Républiques socialistes soviétiques de Biélorussie et d'Ukraine n'ont pas encore pris de décision quant à la reprise d'une participation active à nos travaux et j'exprime le fervent espoir que, dans l'intérêt d'une plus large coopération en matière de santé, leur décision ne se fera plus longtemps attendre. La phase de décolonisation a connu une accélération marquée au cours de l'année 1960, amenant un grand nombre de pays nouvellement indépendants et assaillis de graves difficultés sanitaires à

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se joindre à nos rangs. Ce nouvel apport, avec les problèmes particuliers qu'il mettait en lumière, a marqué lui aussi une étape importante dans la marche de l'Organisation vers l'universalité. L'année dernière, lorsqu'elle a reconnu le Gouvernement de la République populaire de Chine comme le seul habilité à représenter la Chine à l'OMS, la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé a ouvert à l'Organisation des horizons nouveaux en lui donnant accès à une expérience sans équivalent dans le développement des services de santé. Dans l'introduction à mon dernier Rapport annuel, j'écrivais "L'universalité restera toutefois un mot vide de sens tant que tous les Membres ne seront pas des Membres actifs s'employant dans l'harmonie et la compréhension mutuelle à atteindre leur objectif commun." J'ai déjà exprimé l'espoir que la Biélorussie et l'Ukraine voudront bien reprendre une participation active aux travaux de l'Organisation. Qu'il me soit permis d'exprimer maintenant, et avec la même ferveur, un autre espoir, celui de voir l'Assemblée mondiale de la Santé consentir à reconsidérer certaines décisions antérieures qui subordonnent les relations de l'OMS avec des Etats Membres, ou les services qu'elle leur rend, à la réalisation de certaines conditions ou de changements dans leur régime politique. L'expérience a en effet montré que de telles décisions ne vont pas toujours dans le sens des intérêts bien compris de la population des pays en cause ou des populations voisines. L'évocation de ce premier quart de siècle de l'OMS me rend plus vivement conscient que jamais de la grande chance qu'a été pour l'Organisation son établissement en Suisse. Elle a toutes raisons d'être profondément reconnaissante aux autorités fédérales, à celles du Canton comme à celles de la Ville de Genève. En passant en revue ces vingt -cinq années, je ne peux non plus m'empêcher de penser avec un sentiment de profonde gratitude aux pionniers de la Commission technique préparatoire, de la Conférence internationale de la Santé et de la Commission intérimaire; à tous ceux qui ont fait progresser l'oeuvre de l'Organisation au cours de vingt -six Assemblées de la Santé, de cinquante et une sessions du Conseil exécutif et des nombreuses sessions des comités régionaux; aux membres des tableaux d'experts de l'OMS; à tous ceux qui ont ou qui ont eu le privilège de faire partie du personnel de l'Organisation et, enfin et peut -être surtout, à son premier Directeur général, mon ami et prédécesseur le Dr Brock Chisholm, qui a su faire preuve de tant de courage, de sagesse et de prévoyance. Tous ont fait de l'OMS ce qu'elle est aujourd'hui, et ont jeté pour elle les fondations d'un avenir plus brillant encore. Pour conclure, Madame le Président, c'est un espoir personnel que je voudrais exprimer. Puisse l'Organisation mondiale de la Santé voler de succès en succès, atteindre à la plénitude de la force et réaliser cette authentique universalité qui lui permettra de mieux servir chacun de ses Membres etde donner à tous son entier appui dans la recherche du bonheur, de la paix et de la prospérité. :

(Applaudissements) Docteur Candau, mes remerciements sont, me semble -t -il, Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) superflus à en juger par les applaudissements prolongés qui ont suivi votre intervention. :

Clôture de la cérémonie de célébration La célébration du vingt- cinquième anniversaire Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) approche maintenant de sa fin et je propose que nous traduisions solennellement les sentiments de l'Assemblée à cette occasion. Par conséquent, je voudrais soumettre à votre approbation un projet de résolution dont le texte vous a été distribué dans cette salle et dont je vous donnerai maintenant lecture :

:

La Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé, Se félicitant de l'occasion que lui fournit la célébration du vingt -cinquième anniversaire de l'Organisation mondiale de la Santé de rappeler les progrès accomplis par la santé dans le monde au cours du premier quart de siècle d'existence de l'Organisation; Consciente de la contribution qu'apporte l'Organisation à ces progrès en s'efforçant d'atteindre les objectifs que lui assigne sa Constitution; Préoccupée du fait qu'en dépit des progrès réalisés il reste à l'Organisation maintes tâches d'une immense ampleur à accomplir pour amener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé possible, SOULIGNE qu'il incombe à tous les peuples d'oeuvrer en faveur de la santé et que les 1. grands problèmes sanitaires mondiaux ne sauraient être résolus sans une pleine et entière coopération internationale; DEMANDE instamment aux Membres et Membres associés de s'efforcer d'assurer le meilleur 2. état de santé possible, dont ils ont reconnu qu'il constitue l'un des droits fondamentaux de tout être humain, et de continuer d'apporter à l'Organisation mondiale de la Santé le soutien moral et l'aide matérielle dont ils l'ont fait bénéficier jusqu'à présent; INVITE tous les pays à poursuivre ou à accroître, dans la limite des ressources dont ils 3. disposent, les efforts concertés qu'ils déploient en vue d'améliorer la santé et les services de santé dans le monde entier;

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CONSIDERE que, dans un monde où l'interdépendance des pays ne cesse de se renforcer, le rôle de l'Organisation mondiale de la Santé est d'une importance décisive; et 5. EXPRIME sa gratitude à tous ceux qui ont contribué à la création et au développement de l'Organisation mondiale de la Santé, dont l'action est irremplaçable pour amener tous les peuples à oeuvrer de concert à l'amélioration de la santé du monde. S'il n'y a pas d'objection à l'adoption de cette résolution, je propose qu'elle soit adoptée par acclamation. (Applaudissements) La résolution est adoptée.' Je déclare close la cérémonie officielle de célébration du vingt cinquième anniversaire de l'Organisation mondiale de la Santé. La séance est levée. La séance est levée à 18 h.5.

1 Résolution WHA26.3.

CINQUIEME SEANCE PLENIERE

Mercredi 9 mai 1973, 9 h.30 Président par intérim :

Dr J. ANOUTI (Liban)

1.

DISCUSSION GENERALE DES RAPPORTS DU CONSEIL EXECUTIF SUR SES CINQUANTIEME ET CINQUANTE ET UNIEME SESSIONS ET DU RAPPORT DU DIRECTEUR GENERAL SUR L'ACTIVITE DE L'OMS EN 1972 (suite) :

Le PRESIDENT PAR INTERIM La séance est ouverte. Honorables délégués, notre Président m'a demandé de la remplacer ce matin et j'aimerais saisir cette occasion pour dire combien je suis sensible à l'honneur que vous avez fait à mon pays et à moi -même en m'élisant à la vice -présidence de cette assemblée. Puis -je vous remercier très chaleureusement au nom de mon pays et au nom de la délégation du Liban à la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Nous allons maintenant continuer la discussion générale sur les points 1.11 et 1.12 et je donne la parole au premier orateur inscrit sur la liste, le délégué de la Malaisie. M. LEE (Malaisie) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, Messieurs les délégués, Mesdames, Messieurs, j'ai le plaisir de vous transmettre, à l'occasion de cette Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé, les cordiales salutations du Gouvernement et des peuples de Malaisie. Permettez -moi tout d'abord de féliciter le Président de l'Assemblée, les Vice -Présidents et les Présidents des diverses commissions de leur élection aux hautes charges qu'ils occupent au sein de cette auguste assemblée. Je suis certain qu'ils sauront tous s'acquitter avec distinction des fonctions qui leur ont été confiées au cours de cette session historique de la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé. L'Organisation mondiale de la Santé célèbre cette année le couronnement de vingt -cinq années d'activité au service de la santé du monde. Elle peut tirer un légitime sentiment de satisfaction de l'oeuvre qu'elle a accomplie au cours de ce quart de siècle, oeuvre qui nous a considérablement rapprochés de notre objectif ultime qui est d'amener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé possible. J'ai la ferme conviction que la prochaine décennie verra l'Organisation apporter de plus grandes contributions encore à l'amélioration de la qualité de la vie. J'aimerais profiter de cette occasion pour rendre, au nom de ma délégation et en mon nom propre, un hommage particulier à notre Directeur général, le Dr Candau qui, cette année encore, nous a présenté un excellent Rapport sur l'activité de l'Organisation en 1972. Les rapports si complets qui nous sont présentés chaque année témoignent de la grande compétence dont fait preuve notre distingué Directeur général. Vous conviendrez tous sans aucun doute avec moi que l'Organisation a une dette de reconnaissance envers le Dr Candau qui, pendant tant d'années, a apporté une exceptionnelle contribution à la cause de la santé. Son prochain départ sera certainement une grande perte non seulement pour l'OMS, mais aussi pour les Etats Membres et pour le monde entier. Permettez -moi de m'associer aux autres délégués qui ont déjà souhaité au Dr Candau une longue et heureuse retraite. En ce qui concerne le Rapport annuel, je me contenterai de parler des activités qui intéressent actuellement mon pays, la Malaisie. Dans le domaine des maladies transmissibles, mon pays poursuit activement, avec des résultats encourageants, des programmes de lutte antituberculeuse et antilépreuse et d'éradication du paludisme. Le service d'épidémiologie que nous avons récemment créé a été renforcé avec l'aide de l'OMS; il peut ainsi s'occuper maintenant d'autres maladies transmissibles, telles que la filariose et les maladies vénériennes, ainsi que de la surveillance des maladies. Le manque d'hygiène et la malnutrition, qui vont souvent de pair et, comme l'a justement souligné le Directeur général, sont étroitement liés au niveau de vie, affectent les zones rurales de la Malaisie. La réapparition du choléra, en 1972, a montré qu'il était nécessaire d'améliorer les conditions d'hygiène, notamment dans les zones suburbaines,et mon gouvernement élabore actuellement un programme qui prévoit, d'ici à 1980, l'approvisionnement en eau potable et l'installation de latrines dans les zones rurales et suburbaines. Afin de combattre la malnutrition, qui touche plus particulièrement les jeunes et a une incidence sur le taux des abandons scolaires, mon gouvernement a entrepris d'élaborer une politique nationale de l'alimentation et de la nutrition et d'exécuter un projet national de nutrition appliquée. La décision de l'OMS de mettre l'accent sur la santé de la famille en vue d'améliorer la qualité de la vie, en particulier des membres les plus vulnérables du groupe familial, a été favorablement accueillie en Malaisie. Mon gouvernement s'emploie actuellement à renforcer et à développer son programme de planification familiale grâce à l'aide généreuse qu'il reçoit de l'OMS, du FNUAP et de la Banque mondiale. Ce qui fait l'intérêt particulier de ce programme,c'est qu'il réunit pour une action commune des responsables du plan national de développement, des économistes, des éducateurs et d'autres spécialistes. Une population rurale d'environ 6,5 millions de personnes devrait bénéficier de ce programme d'ici à 1976. :

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En ce qui concerne la recherche en organisation sanitaire, mon pays a entrepris, avec le concours de l'OMS, un projet de recherche opérationnelle sur les services de santé ruraux. Je suis heureux d'annoncer que ce projet, qui a duré deux ans, a été mené à bien l'année dernière. Nous avons ainsi pu recueillir une masse de renseignements sur les qualités et les lacunes des services de santé locaux. Compte tenu de ces renseignements et des recommandations qui ont été formulées, le système existant sera sensiblement modifié et, j'en suis convaincu, verra son efficacité grandement accrue. C'est ainsi qu'il est prévu de recycler en huit ans plus de mille sages- femmes afin d'en faire des infirmières visiteuses qui seront affectées aux unités le plus périphériques des services de santé ruraux. Ayant constaté que la recherche opérationnelle facilitait considérablement nos activités de planification et d'administration, nous avons établi à titre permanent une unité de la recherche opérationnelle au sein de la Division de la Planification et du Développement du Ministère de la Santé. L'année dernière, notre Ministère de la Santé a mené à bien, avec l'aide de l'équipe OMS d'analyse des systèmes, l'élaboration d'un système modèle de prestations de soins sanitaires pour ce plan prévoit l'installation,d'ici à 1990, de un nouveau plan d'aménagement du territoire quelque 500 000 personnes sur une superficie de plus d'un million d'hectares. Le Gouvernement malaisien vient d'accepter ce plan dont le calendrier d'exécution a été légèrement modifié afin de tenir compte des conditions locales. La méthode d'analyse des systèmes a suscité un très vif intérêt parmi les spécialistes de la planification sanitaire et j'espère qu'en poursuivant leur collaboration dans ce domaine l'OMS et mon pays contribueront à la mise au point d'une technologie nouvelle qui pourrait devenir un jour un instrument efficace de planification sanitaire pour tous les Membres de l'Organisation. Parmi les autres problèmes de santé mentionnés dans le Rapport annuel, il en est deux qui intéressent particulièrement la Malaisie, à savoir la pollution de l'environnement et l'abus des drogues. Préoccupés par les progrès rapides de l'industrialisation dans notre pays, nous avons récemment élaboré une loi qui devrait permettre d'assurer la protection de notre environnement. Pour faire face au problème de l'abus des drogues, nous avons créé un bureau des stupéfiants et une commission interministérielle de lutte contre la toxicomanie et l'abus des drogues. Nous nous félicitons de l'intention de l'OMS de faire de la Malaisie une zone pilote où serait élaborée une méthodologie pour l'étude de l'épidémiologie de l'abus des drogues dans la région du Pacifique occidental. J'aimerais enfin soumettre à l'Organisation un problème qui me parait particulièrement important. Les autorités de la Malaisie sont parvenues à mettre rapidement en place un système ambitieux et novateur de prestations médico- sanitaires qui répond aux besoins de la population et aux objectifs du plan général de développement socio- économique du pays. Toutefois, cette mesure a suscité une soudaine augmentation de la demande de soins à certains niveaux des services, augmentation à laquelle nous pouvons difficilement faire face avec les ressources en personnel sanitaire dont nous disposons actuellement. Nous nous sommes efforcés de résoudre ce problème en aménageant nos ordres de priorité, en intensifiant nos activités de formation dans certains domaines critiques et, à titre de mesure temporaire, en recrutant à l'étranger des médecins, des dentistes et divers spécialistes. Vu son ampleur, ce problème mérite que l'Organisation lui consacre un examen attentif. Je suis certain que de nombreux autres pays en voie de développement connaissent une situation analogue. Dans ces conditions, j'ai le ferme espoir que l'Organisation fera un effort particulier dans ce domaine et qu'elle proposera des solutions réalistes à court et à long terme qui pourraient consister à créer des centres régionaux d'enseignement médical, à réserver des places pour des étudiants de pays en voie de développement dans les universités des pays développés ou à fournir une aide sensiblement accrue aux centres nationaux existants afin de leur permettre d'accueillir davantage d'étudiants. Monsieur le Président, c'est avec une vive préoccupation que mon gouvernement a pris connaissance des déclarations de certains délégués d'après lesquels, au Moyen- Orient, de nombreuses personnes ne bénéficient toujours pas des services de santé de base auxquels elles pourraient légitimement prétendre. Mon gouvernement estime que la santé ne doit en aucun cas être sacrifiée à des considérations d'ordre politique; il prie instamment l'OMS de prendre acte de cette situation et de mettre tout en oeuvre afin que les populations intéressées soient immédiatement rétablies dans leurs droits fondamentaux. Pour conclure, je tiens à rendre de nouveau hommage à l'Organisation pour la remarquable contribution qu'elle a apportée à la cause de la santé pendant les vingt -cinq années qui viennent de s'écouler et à lui adresser tous mes voeux de succès pour le quart de siècle à venir. :

Le PRESIDENT PAR INTERIM 2.

:

Merci, Monsieur Lee, Ministre de la Santé de Malaisie.

DEPOT PAR LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE ALLEMANDE D'UN INSTRUMENT D'ACCEPTATION DE LA CONSTITUTION DE L'OMS :

Le PRESIDENT PAR INTERIM Messieurs les délégués, avant de donner la parole au deuxième orateur, j'ai le plaisir de vous annoncer que l'Organisation des Nations Unies a confirmé le dépôt par la République Démocratique Allemande de l'instrument d'acceptation de la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé, hier, 8 mai 1973. A cette date, la République Démocratique Allemande est donc

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devenue Membre de l'Organisation et j'ai le privilège de souhaiter la bienvenue à sa délégation qui prendra sa place à l'Assemblée.

3.

DISCUSSION GENERALE DES RAPPORTS DU CONSEIL EXECUTIF SUR SES CINQUANTIEME ET CINQUANTE ET UNIEME SESSIONS ET DU RAPPORT DU DIRECTEUR GENERAL SUR L'ACTIVITE DE L'OMS EN 1972 (reprise de la discussion) Le PRESIDENT PAR INTERIM :

Je donne maintenant la parole au deuxième orateur, le délégué de

l'Inde.

M. KHADILKAR (Inde) (traduction de l'anglais) Monsieur le Vice -Président, Messieurs les délégués, Mesdames, Messieurs, au nom du Gouvernement et du peuple de l'Inde, j'ai le très grand honneur de saluer toutes les nations représentées à cette Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Permettez -moi à cette occasion d'adresser mes plus chaleureuses félicitations à Mme Sulianti Saroso pour son élection à la présidence de cette assemblée. Je tiens également à féliciter les Vice -Présidents et les Présidents des deux commissions principales et à rendre hommage au Président sortant, le Dr Layton, qui a si brillamment dirigé les travaux de la Vingt- Cinquième Assemblée. Comme chaque année, le Directeur général nous a présenté un Rapport très complet sur l'activité de l'OMS. Dans une introduction remarquable par sa lucidité, il a retracé le chemin parcouru par l'Organisation depuis vingt -cinq ans et en a tiré plusieurs conclusions importantes. Certaines d'entre elles revêtent à mon avis une importance capitale pour les pays en voie de développement qui s'efforcent d'améliorer leurs services de santé, et j'aimerais les rappeler ici. Au sujet de la question cruciale des ressources, le Directeur général a fait remarquer que la proportion du budget national affectée à la santé dans les pays en voie de développement n'est pas très différente de ce qu'elle est dans le monde développé et que les sommes consacrées par les individus et les familles á leur santé représentent parfois une fraction importante de leur revenu. Pourtant, le total de ces dépenses publiques et privées ne suffira sans doute jamais à payer le prix d'une protection médicosanitaire semblable à celle dont bénéficient les habitants des pays développés. Or, le Directeur général doute à juste titre que les pays en voie de développement aient réellement besoin d'une protection de ce type pour résoudre leurs problèmes de santé. A son avis, le fossé ne serait pas aussi grand si les services de santé étaient organisés de manière à répondre aux besoins réels des pays en voie de développement. Dans le même ordre d'idées, il a très justement fait observer, au sujet des personnels de santé, "qu'une grande partie du monde en voie de développement s'est vu imposer un modèle de dotation en personnel qui ne lui convient pas et que les conditions qui y règnent compromettent l'efficacité des services ainsi mis sur pied ". Venant de celui qui représente la plus haute autorité en matière de santé mondiale, cette sage conclusion devrait nous inciter à réfléchir et à envisager sous un angle nouveau l'organisation des services de santé dans les pays en voie de développement. Malheureusement, la plupart d'entre nous ont dO s'accommoder de systèmes hérités de notre passé colonial, essayant constamment de les renforcer sans oser en modifier le principe ou la structure. De ce fait, nos ressources nous ont toujours paru très insuffisantes et nous nous sommes constamment efforcés d'en trouver de nouvelles au lieu de chercher à modifier la conception et le caractère de nos systèmes de prestations sanitaires. Il est évident que si nous devions reproduire dans nos pays les systèmes et les structures des pays industrialisés, nous n'aurions jamais assez d'argent pour cela, quel que soit notre taux de croissance économique ou la part du budget national que nous pourrions consacrer à la santé. Le plus sage serait de chercher à modifier la structure et l'orientation de nos services de santé de façon que nos ressources limitées nous permettent d'assurer un minimum de prestations sanitaires au plus, grand nombre possible d'individus. De même, notre système de formation des personnels de santé reste essentiellement calqué sur les systèmes mis au point dans les pays développés du monde occidental. Il n'est pas surprenant que nos jeunes médecins aient envie d'aller s'établir dans ces pays et hésitent à affronter les conditions de vie plus dures qui les attendent chez eux, en particulier dans les villages où leurs services seraient pourtant le plus nécessaires. Cette tendance à imiter les modèles occidentaux ne se rencontre pas uniquement dans le domaine des prestations sanitaires, qu'il s'agisse d'organisation ou de formation. Elle se manifeste également dans la façon dont nous abordons d'autres problèmes connexes, par exemple celui de la pollution du milieu. On s'est récemment rendu compte qu'il fallait prendre des mesures radicales pour stopper la pollution résultant d'une utilisation inconsidérée de la technique aux fins de la production. Bien souvent, les pays en voie de développement se font l'écho des préoccupations qui s'expriment à ce sujet dans les pays développés, alors que chez eux le problème de la pollution est manifestement très différent de celui auquel doivent faire face les sociétés hautement industrialisées. Comme l'a si justement souligné le Directeur général dans son rapport "C'est cependant dans les pays en voie de développement, où l'assainissement de base fait défaut à de nombreuses collectivités, que le problème se pose avec le plus d'acuité. Là où celui -ci n'est pas assuré, la pollution biologique, qui a pour origine les déchets produits par l'homme, peut porter atteinte à sa santé à travers les denrées alimentaires, l'eau et les vecteurs de maladie." :

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VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

On a trop souvent tendance à oublier que la pauvreté, l'ignorance et l'inertie peuvent être source de pollution au même titre que la prospérité quand elle résulte d'une utilisation inconsidérée des moyens techniques. Aussi, pour mettre en place des services de santé, former du personnel pour ces services et résoudre les problèmes de la pollution, les pays en voie de développement doivent -ils adopter une stratégie différente, qui soit directement fonction de leurs propres besoins. S'en remettre à des connaissances d'emprunt et à des systèmes d'emprunt ne peut être que source d'échecs et de déconvenues. Je suis donc particulièrement heureux que le Directeur général ait soulevé dans son rapport cette question fondamentale. L'Inde a mis un certain temps à s'affranchir des séquelles du passé et à découvrir quels étaient ses besoins réels. Nous avons maintenant l'intention de procéder à des réformes radicales. Notre programme d'action sanitaire fait déjà partie intégrante du plan général de développement, mais nous envisageons maintenant de le remanier entièrement. En dépit de tous les progrès accomplis dans le développement du pays pendant les années qui ont suivi l'indépendance, l'Inde reste un pays essentiellement rural dont la population est composée à 80 % de villageois. Pourtant, près de 80 % des médecins exercent dans les villes qui rassemblent 20 % seulement de la population totale du pays. Le principal objectif du programme d'action sanitaire qui débutera en avril 1974 dans le cadre du cinquième plan quinquennal sera de corriger ce déséquilibre. Il s'agira essentiellement de mettre des services de santé à la disposition des masses rurales. Nous envisageons de regrouper nos programmes d'action sanitaire, de planification familiale et de nutrition, et de former des travailleurs sanitaires polyvalents qui assureront l'exécution de ce programme intégré dans le cadre des centres de santé de base dont le réseau s'étend déjà à l'ensemble du pays. Grâce aux améliorations qui ont été prévues, un sur quatre de ces centres sera en mesure d'assurer des services spécialisés. Enfin, nous avons entrepris de revoir notre système d'enseignement médical qui, une fois modifié, devrait mieux préparer les médecins à travailler au sein de la collectivité. Quoi qu'il en soit, les programmes d'action sanitaire mis en oeuvre depuis des années ont l'espérance de vie à la naissance, qui était de trente -deux ans commencé à produire leurs effets seulement dans les années 1941 -1950, est maintenant de cinquante ans. La maladie se fait plus rare et les conditions d'hygiène et de nutrition s'améliorent. Toutefois, de nombreuses personnes sont encore sous -alimentées et manquent en particulier d'aliments protecteurs. La malnutrition est très répandue dans les groupes de population économiquement faibles, plus particulièrement chez les mères allaitantes et les enfants. C'est pourquoi nous avons donné la priorité à l'éducation nutritionnelle, aux activités de nutrition appliquée et à la distribution de repas dans les écoles. Notre campagne de lutte contre les maladies transmissibles a été marquée par des succès non négligeables. Le taux de morbidité de au paludisme a diminué de 99,7 %. Ces dernières années, quelques échecs ont certes été enregistrés dans certaines régions, mais le programme a été restructuré et les corrections nécessaires ont été apportées. Notre programme d'éradication de la variole n'est pas non plus resté sans effet. Nous concentrons actuellement nos efforts sur la surveillance - dépistage précoce, notification et endiguement - et nous produisons du vaccin antivariolique lyophilisé en quantité suffisante pour répondre aux besoins du pays. L'incidence du choléra a sensiblement diminué et nos campagnes de lutte contre la tuberculose, le trachome, la filariose, etc., progressent également de façon très satisfaisante. Par contre, notre programme de lutte antilépreuse n'a pas donné les résultats que nous attendions et nous nous proposons d'intensifier nos efforts dans ce domaine. Malheureusement, les résultats de nos efforts visant à assurer le développement économique du pays et à améliorer les conditions de santé et de nutrition sont neutralisés par l'accroissement rapide de notre population. La planification familiale revêt donc pour nous une importance toute particulière. Objectif prioritaire à l'échelon national, elle doit non seulement nous permettre de freiner l'expansion démographique, mais aussi de protéger la santé des mères et des nourrissons ainsi que d'assurer le bien -être de la famille. En conséquence, les services de santé maternelle et infantile ont été intégrés à notre programme national de planification familiale, en attendant que celui ci soit à son tour intégré dans l'activité des services de santé généraux. Monsieur le Vice -Président, je me félicite que l'on envisage de confier à l'OMS l'élaboration d'une charte sanitaire pour les pays d'Asie. L'adoption d'une telle charte contribuerait à faire prendre conscience des problèmes de santé qui se posent dans ces pays et favoriserait la coopération inter -pays sur des questions d'intérêt commun. Dans l'exécution de nos programmes nationaux d'action sanitaire, nous avons bénéficié de l'aide technique et financière de différents gouvernements et organismes internationaux auxquels nous devons toute notre reconnaissance. Nous espérons que ceux qui nous ont ainsi fait profiter de leur expérience et de leurs connaissances se sont de leur côté enrichis d'une expérience nouvelle dont ils pourront tirer parti pour leurs activités futures. Permettez -moi de conclure en formant le voeu que la coopération internationale ayant pour objet d'assurer la protection et l'amélioration de la santé de l'homme continuera de se développer dans les années à venir. :

Merci, Monsieur Khadilkar, Ministre de la Santé de l'Inde. Maintenant Le PRESIDENT PAR INTERIM je donne la parole au délégué de la Syrie, le Dr El- Khiami. :

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Monsieur le Président, Le Dr EL- KHIAMI (République Arabe Syrienne) (interprétation de l'arabe) Messieurs les délégués, Mesdames, Messieurs, c'est avec grand plaisir qu'au nom de mon gouvernement j'adresse à l'Organisation mondiale de la Santé les félicitations de mon pays à l'occasion de son vingt -cinquième anniversaire. C'est pour moi un grand privilège que de transmettre les chaleureuses félicitations de la délégation syrienne au Professeur Julie Sulianti Saroso pour son élection à la présidence de cette Vingt -Sixième Assemblée. Mes félicitations vont également aux Vice -Présidents et aux Présidents des deux commissions principales auxquels j'adresse mes meilleurs voeux de succès dans l'exercice de leurs fonctions. Permettez -moi en cette occasion de remercier le Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé, le Dr Candau, de l'excellent Rapport annuel dans lequel il fait état d'un certain nombre de progrès importants accomplis depuis la précédente Assemblée ainsi que de la coopération fructueuse qui s'est instaurée entre l'Organisation et ses Etats Membres dans la grande entreprise dont l'objectif final est d'assurer à l'humanité entière toutes les conditions essentielles à la santé et au bien être de ses membres. Il convient également de rendre hommage aux représentants et aux membres du Conseil exécutif pour l'excellent travail qu'ils ont accompli lors des cinquantième et cinquante et unième sessions, ainsi que pour les nombreuses remarques et recommandations du plus grand intérêt qu'ils ont formulées dans le rapport récapitulatif du Conseil sur le projet de programme et de budget pour 1974. Je tiens aussi à mentionner tout spécialement la coopération très fructueuse qui a continué de marquer les relations de mon gouvernement avec le Bureau régional de l'OMS pour la Méditerranée orientale, son Directeur, le Dr Taba, et ses collaborateurs. Je veux enfin exprimer la profonde satisfaction que cause à ma délégation l'admission de la République populaire de Chine comme seul représentant légitime du grand peuple chinois au sein de notre organisation. La délégation syrienne est convaincue que les importants services que rend notre organisation doivent, pour être pleinement satisfaisants, être étendus à tous les peuples du monde, sans aucune discrimination ni restriction. Un nouveau pas vers l'application de ce principe fondamental vient d'être franchi avec l'admission de la République Démocratique Allemande, et nous souhaitons que la République populaire démocratique de Corée puisse sans autre délai entrer elle aussi à l'Organisation mondiale de la Santé. Monsieur le Président, pendant le quart de siècle qui s'est écoulé depuis la naissance de notre organisation, les programmes et les efforts qu'elle a entrepris pour combattre et éradiquer les maladies épidémiques de concert avec ses Etats Membres ont été couronnés d'un franc succès. Ces dernières années cependant, deux maladies épidémiques, la variole et le choléra, ont malheureusement fait leur apparition dans plusieurs pays dont certains, la Syrie notamment,avaient presque toujours été considérés comme indemnes. Au début de 1972, la variole s'est infiltrée dans trois de nos villages situés à la frontière de l'Irak. Quelques mois plus tard, des cas de choléra se déclaraient dans un certain nombre de localités, comme nous en avons informé l'Organisation. Il s'agissait il est vrai d'épidémies limitées qui ont pu être jugulées assez rapidement et avec un mimimum de pertes de vies humaines grâce aux mesures efficaces de notre gouvernement et au prompt soutien de l'OMS. Il faut espérer que l'existence de cette menace conduira à poursuivre les recherches et les études entreprises en vue de l'adoption de mesures plus étendues et plus efficaces, de nature à prévenir toute nouvelle propagation ou infiltration de ces maladies. Monsieur le Président, en cette heureuse occasion du vingt -cinquième anniversaire de la naissance de notre organisation, on ne peut que se réjouir de voir combien elle a grandi, continue de grandir et gagne en maturité. On trouve un exemple de cette maturité croissante dans le fait qu'elle s'est fixé pour principe, vu les ressources techniques et matérielles limitées dont elle dispose, d'octroyer l'essentiel de son aide aux Etats Membres, notamment aux pays en voie de développement, en fonction d'un plan préétabli axé sur les services de santé de base, au lieu de se lancer dans la tâche impossible que serait l'exécution des projets hautement spécialisés et complexes que demandent certains Etats. Je voudrais enfin évoquer ici le sort des centaines de milliers de nos frères qui se trouvent dans les territoires illégitimement occupés par Israel et dans les nombreux camps de réfugiés où, ayant perdu leur foyer, ils continuent de vivre dans des conditions déplorables, sur le plan physique et psychologique, du fait de l'obstination et de l'intransigeance avec lesquelles les autorités d'occupation israéliennes refusent de se conformer aux résolutions et recommandations adoptées à plusieurs sessions de l'Assemblée générale des Nations Unies au sujet des réfugiés de Palestine. On peut se faire une idée du mépris total dans lequel les autorités israéliennes tiennent les principes les plus élémentaires des droits de l'homme en observant les efforts persistants qu'ils déploient pour effacer tout vestige de la civilisation et de la culture arabes dans la ville occupée de Jérusalem, et ce en dépit de toutes les injonctions des Nations Unies. Autre mesure discriminatoire contre tout ce qui n'est pas purement juif, les autorités israéliennes ont récemment ordonné aux fonctionnaires responsables de tous les centres de santé arabes de Jérusalem de transférer leurs bureaux et tout leur équipement dans la ville de Ramallah pour le ler avril 1973 au plus tard. Devant ces faits, je demande au nom de mon gouvernement que les dispositions prévues en cas de violation flagrante de la charte de l'organisation soient appliquées, et que les sanctions appropriées soient prises à l'égard d'Israel par notre assemblée. Il est inconcevable qu'une institution

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internationale comme la nôtre reste sans réaction lorsqu'un de ses Membres viole, et persiste à violer, un de ses principes fondamentaux, la sauvegarde et la préservation de la santé des peuples. Le PRESIDENT PAR INTERIM Merci, Docteur El- Khiami, Ministre de la Santé de la République Arabe Syrienne. Maintenant je donne la parole au délégué de l'Ouganda. :

Le Dr RWAKIHEMBO (Ouganda) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, Mesdames, Messieurs, j'ai le privilège de transmettre à la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé les salutations de mon président, le Général Idi Amin Dada, de mon gouvernement et du peuple de la République d'Ouganda. Au nom de ma délégation, te tiens à féliciter le Président, vous -même, Monsieur le Vice -Président, les autres Vice- Présidents de l'Assemblée et les Présidents des deux commissions principales à l'occasion de leur élection à ces hautes fonctions. Le Rapport annuel du Directeur général pour 1972 fournit plus encore que d'habitude matière à réflexion, en grande partie parce qu'on y discerne une note de retour sur soi -même particulièrement appropriée en ce moment où nous célébrons le vingt -cinquième anniversaire de la naissance officielle de l'Organisation. Comme il a été indiqué l'année dernière, les priorités sanitaires doivent porter non seulement sur les problèmes de caractère spécifiquement sanitaire, mais aussi sur ceux qu'engendrent le progrès des techniques et le processus du développement national. Dans ces conditions, il est particulièrement indiqué au stade actuel de soumettre à un examen critique l'organisation et la dotation en personnel des services de santé. Comme cette démarche exige une connaissance plus précise des problèmes et des ressources disponibles, mon ministère continue de s'employer à promouvoir le développement des services épidémiologiques et statistiques. Aussi a -t -il demandé à l'Organisation mondiale de la Santé une aide supplémentaire pour la création d'un centre de santé publique vétérinaire qui sera essentiellement chargé de la lutte contre les zoonoses, des services de laboratoire vétérinaire et de l'hygiène des denrées alimentaires. Les activités de surveillance des maladies transmissibles ont principalement porté sur la variole, la fièvre jaune, l'onchocercose et la trypanosomiase. Les recherches visant à réunir les données indispensables à la lutte contre les maladies, dont il a été question l'an dernier, se sont poursuivies. Les travaux effectués à l'Institut de Recherche sur les Virus d'Afrique orientale, notamment, ont jeté une lumière nouvelle sur les aspects immunologiques de la vaccination antipoliomyélitique, ce qui aura des répercussions pratiques considérables sur les programmes de vaccination dans les régions' tropicales. La référence du Directeur général aux recherches en cours dans le domaine de la lèpre, notamment aux études sur la culture et la transmission expérimentale de Mycobacterium leprae et sur l'utilisation de la rifampicine dans les cas résistants à la dapsone, a été notée avec intérêt, car ces travaux paraissent ouvrir des perspectives intéressantes. L'intérêt que porte mon ministère à l'élaboration de techniques de contrôle de la qualité des médicaments a été évoqué l'an passé. Le rapport d'un consultant de l'OMS sur la question est actuellement à l'étude et mon ministère est reconnaissant à l'Organisation de l'aide qu'elle lui a apportée dans cet important domaine. Mon ministère partage entièrement les préoccupations exprimées dans le Rapport du Directeur général au sujet de la qualité de l'environnement, particulièrement en ce qui concerne les approvisionnements en eau, l'élimination des déchets et les problèmes de pollution liés au développement urbain et rural. Priorité est actuellement donnée à la promotion de l'approvisionnement public en eau dans les campagnes avec l'aide de l'Organisation mondiale de la Santé et du Fonds des Nations Unies pour l'Enfance. Le problème général de l'environnement en Ouganda a fait l'objet d'un rapport qui a été présenté à la conférence des Nations Unies sur l'environnement qui a eu lieu à Stockholm en 1972. Conscient de l'importance du rôle que peut jouer l'éducation sanitaire pour faciliter la quasi totalité des actions de santé, mon ministère n'a ménagé aucun effort pour renforcer sa section d'éducation sanitaire. C'est un plaisir pour moi que de rendre hommage à l'OMS pour l'aide précieuse qu'elle nous a apportée à cet égard. Mon ministère attache une importance particulière au développement des ressources en personnel; il s'occupe de mettre à jour les données précédemment recueillies dans ce domaine et de planifier le développement de ces ressources, ainsi que de planifier l'enseignement en fonction des besoins. Les quelques réflexions qui précèdent visaient à illustrer certains aspects importants du Rapport du Directeur général par la description d'activités menées de concert avec l'OMS en Ouganda. Nous espérons qu'elles fourniront d'utiles indications sur la manière dont des décisions de caractère général peuvent être appliquées sur le terrain. :

Le PRESIDENT PAR INTERIM Merci, Monsieur le Ministre de la Santé de l'Ouganda. Maintenant je donne la parole au délégué de la Pologne. :

Le Professeur SLIWINSKI (Pologne) (traduction du russe) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, je tiens tout d'abord à féliciter le Président et les Vice -Présidents de leur élection aux hautes fonctions qu'ils occupent parmi nous. J'aimerais d'autre part vous dire, Docteur Candau, puisque votre mandat de Directeur général prend fin cette année, combien nous apprécions tout ce que vous avez fait depuis bien des années pour notre organisation, vous remercier de l'esprit de :

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coopération dont vous avez toujours fait preuve et vous adresser tous mes voeux de succès dans votre future carrière professionnelle. Je tiens aussi à féliciter le Dr Mahler, qui a été proposé par le Conseil exécutif pour occuper le poste de Directeur général, et à exprimer l'espoir que la coopération qui s'est instaurée entre la Pologne et l'Organisation mondiale de la Santé se développera dans l'avenir à la satisfaction des deux parties. Pour revenir au Rapport du Directeur général, j'aimerais dire quelques mots sur la position adoptée au sujet du principe de l'universalité de notre organisation. Il convient de se féliciter que la République Démocratique Allemande vienne enfin d'être admise à l'unanimité en qualité de Membre de l'OMS. Nous sommes convaincus qu'il en résultera un élargissement et un enrichissement de la coopération internationale au sein de notre organisation. Il faut espérer que le principe de l'universalité de l'Organisation mondiale de la Santé sera désormais appliqué à tous les pays qui exprimeront le désir d'être admis. C'est maintenant la demande d'admission de la République populaire démocratique de Corée que je voudrais appuyer. En dépit d'énormes difficultés, ce pays a accompli une oeuvre remarquable dans le domaine de la santé. Son admission représentera un nouveau pas vers l'application d'un des principes humanitaires fondamentaux de l'Organisation, le principe de l'universalité et de la coopération internationale universelle dans le domaine de la santé. Monsieur le Président, je tiens à exprimer l'inquiétude que j'éprouve devant la politique financière que suit l'OMS. Pendant bien des années, la délégation polonaise n'a cessé d'appeler l'attention sur ce qu'elle considérait comme une augmentation injustifiée du budget de l'OMS, auquel de nombreux Etats Membres n'ont plus maintenant les moyens d'apporter leur contribution. L'actuelle crise monétaire internationale devrait tous nous renforcer dans la conviction qu'il faut préparer le budget avec un soin tout particulier et réduire au minimum les dépenses purement administratives de l'Organisation. Il faudrait d'autre part évaluer l'efficacité de chaque programme de l'OMS et, parallèlement, analyser le rapport entre les crédits affectés et les résultats obtenus. A la présente Assemblée, nous avons le plaisir de célébrer un anniversaire solennel, le vingt cinquième anniversaire de notre organisation. Hier, nous avons fait le bilan des réalisations de l'OMS et de la contribution importante qu'elle a apportée à l'amélioration de la santé dans le monde entier.

Il se trouve que cet anniversaire tombe une année où le monde entier célèbre le cinq centième anniversaire de la naissance d'un grand astronome et philosophe polonais, doublé d'un médecin Nicolas Copernic'. éminent L'histoire du progrès des sciences comme les observations que l'on peut faire chaque jour montrent que la coopération internationale a toujours revêtu une immense importance. Permettez -moi, en ce moment qui fait date pour notre organisation, d'exprimer la certitude que l'amélioration de la situation internationale se répercutera sur les travaux de l'OMS, en tant qu'organisation qui fait partie du système des Nations Unies. Dans le climat de détente actuel, nous voyons se profiler à l'horizon la possibilité de résoudre heureusement un certain nombre de problèmes sanitaires dont seul un effort concerté permettra de venir à bout. Je me bornerai à mentionner le problème de la pollution de l'environnement biologique et celui de la fréquence croissante des maladies cardio -vasculaires, des troubles mentaux, du cancer et d'autres affections. La Pologne est toujours prête à participer aux actions internationales concertées qui sont entreprises dans le domaine de la santé, comme la délégation polonaise a maintes fois eu l'occasion de le proclamer du haut de cette tribune. :

Le PRESIDENT PAR INTERIM délégué du Nigéria.

:

Merci, Professeur Sliwinski. Maintenant je donne la parole au

M. KANO (Nigéria) (traduction de l'anglais) Je vous demanderai, Monsieur le Vice -Président, d'être mon interprète auprès de Mme le Président pour la prier d'accepter les salutations et les chaleureuses félicitations de la délégation de la République fédérale du Nigéria à l'occasion de son élection à ces hautes fonctions en ce moment mémorable de l'existence de l'Organisation mondiale de la Santé. Nos félicitations s'adressent également à vous -même ainsi qu'aux autres Vice -Présidents, aux Présidents des commissions principales, et à tous ceux qui vont partager ces lourdes responsabilités pendant les douze prochains mois. En cette année où nous célébrons le vingt -cinquième anniversaire de l'Organisation mondiale de la Santé, le Président va se trouver au centre des efforts. que nous allons entreprendre, non seulement pour dresser un bilan des résultats obtenus par l'Organisation depuis sa fondation, mais aussi pour asseoir sur des bases solides l'action qu'elle va mener au cours des vingt -cinq prochaines années. Il peut compter dans l'accomplissement de cette tâche sur l'appui et la coopération sans réserve de la délégation nigériane qui lui souhaite un complet succès. C'est également cette année que notre Directeur général, le Dr Candau, va quitter l'Organisation après lui avoir rendu d'immenses services pendant vingt ans. Le Dr Candau a su pendant son mandat donner une très haute image de l'Organisation. Sous sa direction,des progrès spectaculaires ont été réalisés dans différents développement des services de santé de base, services épidémiologiques, lutte contre les domaines maladies transmissibles, planification sanitaire et recherche axée sur les besoins et les aspirations de la communauté mondiale. Permettez -moi de citer ce que le Dr Candau a dit lui -même dans : :

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"Les progrès rapides et les orientations nouvelles l'introduction à son dernier Rapport annuel intervenus depuis un quart de siècle dans tout ce qui touche la santé, la maladie, les services módico- sanitaires et d'autres besoins essentiels des individus et des collectivités ne pouvaient certes être prévus ni par les fondateurs de l'OMS, ni par aucun de ceux qui opt présidé à ses débuts ".

Ces prodigieuses réalisations de l'OMS sont indissociablement liées à l'action personnelle du Dr Candau, qui a dirigé l'Organisation avec beaucoup de clairvoyance et un complet dévouement. Je tiens ici même à le féliciter chaleureusement de ce qu'il a accompli et à lui dire que tous nos voeux l'accompagnent dans une heureuse retraite. Son oeuvre passera à la postérité et restera à tout jamais gravée dans les tablettes de l'histoire. Ma délégation profite de cette occasion pour souhaiter la bienvenue aux délégations de la République populaire de Chine et du Souaziland. Nous tenons également à féliciter la République Démocratique Allemande qui vient d'être admise parmi nous. Qu'il me soit permis, Monsieur le Président, de rendre hommage au Dr Molapo. La description très vivante des travaux du Conseil exécutif qu'il nous a présentée nous a permis d'apprécier les responsabilités considérables que le Conseil assume au nom de l'Assemblée. Je voudrais maintenant dire quelques mots du Rapport du Directeur général pour 1972. De la manière directe qui lui est habituelle, le Directeur général a mis en évidence les quatre facteurs qui font le plus obstacle au développement des services de santé dans de nombreux pays. Ce sont le manque de ressources, la pénurie de personnel technique, l'absence d'éducation sanitaire, les insuffisances de la planification et de la gestion. Il faut féliciter l'Organisation mondiale de la Santé des efforts incessants qu'elle déploie pour lever ces obstacles qui disparaissent peu à peu à mesure que s'améliorent lés conditions de vie dans beaucoup de pays. Depuis que mon pays, le Nigeria, est devenu Membre de l'OMS, il a tiré un profit immense des activités menées par l'Organisation dans différents secteurs. En ce qui concerne la lutte contre les maladies transmissibles, il est très encourageant de constater que la menace que représentent nombre d'entre elles a progressivement perdu de son acuité. Au cours des trois dernières années, aucun cas de variole n'a été signalé au Nigeria. Ce résultat est le fruit des efforts combinés de l'Agency for International Development des Etats -Unis (AID), de l'OMS et de l'administration sanitaire nationale. La rougeole régresse elle aussi à mesure que se poursuit la campagne de vaccination de tous les sujets vulnérables. D'autres maladies, notamment le choléra, la fièvre jaune, l'hépatite infectieuse et le paludisme sont assez bien maîtrisées. Nous remercions l'OMS de l'aide qu'elle nous a fournie dans ces domaines. Nous devons souligner une fois encore que la méningite cérébro -spinale continue de faire peser une sérieuse menace pour la santé dans de nombreuses régions de notre pays. Nous remercions l'OMS de l'aide qu'elle a fournie en nous procurant des médicaments pour endiguer et soigner la maladie dans les régions touchées, mais nous lui saurions gré d'intensifier les recherches visant à trouver un moyen de prévention efficace. Nous avons suivi avec un vif intérêt les résultats des essais de vaccin organisés par l'OMS et nous espérons que cet effort sera poursuivi sans relâche jusqu'à ce que soit trouvée une mesure de prévention efficace. L'OMS a également aidé le Nigeria dans un autre secteur très important, celui de la formation de personnel médical et paramédical. Outre qu'elle a continué d'octroyer de nombreuses bourses à des Nigérians méritants pour leur permettre d'étudier différentes branches des sciences de la santé, elle nous a aidés à recruter des professeurs pour nos écoles de médecine et autres établissements d'enseignement. Le centre OMS de formation de personnel de santé de Lagos contribue pour une part importante à renforcer les compétences des différentes catégories de personnel médical et paramédical. De tout cela nous sommes très reconnaissants à l'OMS. L'administration sanitaire du Nigeria est pleinement consciente des responsabilités qui lui incombent dans ce domaine. Les années qui viennent verront un développement spectaculaire de nos six écoles de médecine; simultanément, on intensifiera la formation des infirmières, des sages -femmes et de toutes les autres catégories de personnel de santé. La formation postuniversitaire des médecins et des infirmières sera développée en étroite coopération avec nos voisins anglophones, Gambie, Ghana et Sierra Leone. Le Gouvernement nigérian continuera également d'accorder une priorité élevée à la lutte contre les maladies transmissibles, ainsi qu'aux soins aux mères et aux enfants. Conscient de l'importance d'un approvisionnement en eau de bonne qualité pour la lutte contre les maladies transmissibles, et par conséquent pour l'édification d'une nation saine, il a récemment accordé à tous les Etats du Nigeria une subvention de 24 millions de nairas destinés à l'exécution rapide de projets d'approvisionnement en eau. Nous remercions en outre l'OMS de l'aide qu'elle nous a fournie pour développer nos services d'éducation sanitaire, nos services de santé de base et nos services d'épidémiologie, trois secteurs où les progrès continuent d'être remarquables. Je tiens ici à rendre hommage au représentant de l'OMS au Nigeria, le Dr S. Adrien; c'est grâce au concours de tous les instants qu'il nous a généreusement prêté que nous avons pu tirer profit au maximum des programmes d'assistance de l'OMS. Nous sommes également reconnaissants au Directeur régional, le Dr Alfred Quenum qui, avec un zèle inlassable, continue de guider les activités sanitaires dans toute la Région.

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Nous avons bon espoir qu'avec la coopération croissante de l'OMS nous continuerons tous de concert à promouvoir la santé dans le monde entier. L'OMS a remporté des succès remarquables durant les vingt -cinq premières années de son existence; au cours du prochain quart de siècle, elle ne manquera pas d'apporter une contribution plus grande encore à la santé et au bonheur de l'humanité. Le PRESIDENT PAR INTERIM du Mexique. i :

Merci, Monsieur Kano. Maintenant je donne la parole au délégué

Monsieur le Président, je voudrais exprimer Le Dr GUZMÁN (Mexique) (traduction de l'espagnol) la satisfaction de la délégation mexicaine devant l'élection du Professeur Julie Sulianti à la présidence de cette Assemblée mondiale de la Santé et je voudrais également féliciter MM. les Vice -Présidents. Nous sommes convaincus que, sous leur direction, cette assemblée se déroulera dans les meilleures conditions. Monsieur le Président, Messieurs les délégués, Monsieur le Directeur général, le Président des Etats -Unis du Mexique a chargé notre délégation de transmettre à tous les Membres de l'Organisation mondiale de la Santé le message d'amitié et de paix qu'il a personnellement exprimé à plusieurs peuples lors d'un récent voyage à travers trois continents. Il y a deux ans, dans cette même enceinte, le Secrétaire à la Santé et à l'Assistance sociale de mon pays a souligné que le régime constitutionnel du Mexique soutient un nationalisme conscient de ses devoirs sur le plan international, notamment lorsqu'il s'agit de sauvegarder ce droit fondamental de l'homme qu'est la santé. Nous sommes convaincus que, quelle que soit la voie que l'on choisit, quelle que soit l'idéologie sur laquelle on s'appuie, les divergences disparaissent lorsqu'il s'agit de promouvoir la santé, élément indispensable dans la recherche constante du bien -être et du progrès de l'humanité. Cette solidarité humaine en face des problèmes de santé illustre de manière encourageante le fait que les frontières créées pour séparer les pays peuvent servir à unir les peuples. Le Rapport que le Dr Marcolino Candau a présenté pour le vingt -cinquième anniversaire de la fondation de l'Organisation mondiale de la Santé résume les activités que l'Organisation a menées avec tant de compétence en vue d'obtenir la mise en commun des ressources techniques et matérielles lorsqu'elle se révélait nécessaire pour améliorer l'efficacité des programmes de santé. Au Mexique, l'assistance de l'OMS a revêtu la forme d'une collaboration qui a été extrêmement bénéfique pour le développement de nos programmes de santé et qui l'est plus encore aujourd'hui, alors que nous nous trouvons devant une épidémiologie en pleine évolution, dans laquelle les problèmes traditionnels des maladies transmissibles - quoique en régression - demeurent, tandis qu'augmente de jour en jour l'importance de la pathologie due à l'urbanisation, au vieillissement de la population, à la pollution du milieu et aux tensions imputables à un rythme de vie accéléré par les progrès techniques de notre époque. La délégation mexicaine a noté avec beaucoup de satisfaction les efforts accomplis par l'Organisation pour poursuivre et étendre les programmes d'éradication de maladies telles que la variole, la fièvre jaune, le choléra et la peste, dont le Mexique, fort heureusement, est délivré depuis déjà plusieurs décennies. Le Mexique s'associe aux efforts déployés pour vaincre des maladies telles que la poliomyélite, la rougeole, la tuberculose, la coqueluche, le tétanos et la diphtérie, et l'action intensive de notre gouvernement, qui a pris la forme de campagnes nationales de vaccination, devrait permettre au Mexique de rejoindre les pays pour lesquels ces maladies ne représentent plus qu'un problème mineur de santé publique. Avec l'appui que lui a apporté l'Organisation mondiale de la Santé par l'intermédiaire de son Bureau régional des Amériques, le Mexique est parvenu à produire du vaccin antipoliomyélitique en quantité suffisante pour lui permettre, très bientôt, non seulement de satisfaire ses propres besoins mais aussi de répondre aux demandes d'autres pays. Nous espérons pouvoir développer également la production d'autres vaccins d'intérêt comparable pour la santé publique. Nous partageons le point de vue du Dr Candau quant à l'importance du problème de l'hygiène du milieu et de la place qu'il convient de lui faire. La lutte doit être énergique pour que l'insalubrité soit reléguée au nombre des fléaux du passé. Notre gouvernement a créé un organisme spécial, le Sous -Secrétariat à l'Environnement, chargé de prévenir et de combattre la pollution de l'air, de l'eau et du sol qui, si on ne fait rien pour l'empêcher, fera peser une menace de plus en plus grave sur l'écosystème humain en raison du développement des grands centres urbains et des complexes industriels. Le Gouvernement du Mexique est conscient de l'urgente nécessité d'étendre la couverture des services de santé aux zones rurales; l'action entreprise a vu se concentrer les efforts du secteur public, des organismes de sécurité sociale et de la collectivité elle-même, animés du désir de faire du droit à la santé une réalité en se fondant sur des critères d'égalité exclusifs de toute différence. Nous ne pouvons accepter qu'il existe une conception de la santé pour les pauvres et une autre pour les riches. La santé de la population d'un pays est unitaire et, sur ce plan, la même attention est due à tous les individus sans qu'il soit fait de distinctions, surtout fondées sur le statut économique ou social. Dans notre plan de développement, la santé représente un moyen et en même temps un objectif, car elle est la base indispensable de tout programme de gouvernement. Le développement communautaire, :

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les programmes de planification familiale, les différentes activités de promotion de la santé constituent un moyen de plus de permettre à la famille de s'épanouir pleinement et de parvenir au bien -être dans une pleine conscience de ses responsabilités à l'égard de la société. Il y a un mois à peine, le Gouvernement du Mexique a adopté une nouvelle législation sanitaire destinée à permettre une action coordonnée de la population et des pouvoirs publics qui respecte à la fois les droits de l'individu et l'intérêt de la collectivité. Cette nouvelle législation comporte des règles adaptées au progrès scientifique moderne, tout en conservant la souplesse nécessaire pour pouvoir s'adapter à l'évolution future. Nous sommes aussi d'avis qu'il faut accorder une importance particulière à la formation et au développement des personnels de santé de toutes catégories, professionnelle, technique et auxiliaire. Nous nous y attachons en nous efforçant tout particulièrement d'adapter la préparation de ces ressources humaines à la réalité du présent tout en prévoyant les besoins du futur immédiat, et nous sommes prêts à partager le fruit de notre expérience dans ce domaine avec d'autres pays. Dans leur ensemble, les activités qui constituent le programme de l'OMS témoignent de l'efficacité de la réponse de l'Organisation aux nécessités actuelles; c'est pourquoi nous soutenons la politique de l'OMS telle qu'elle est définie dans le Rapport du Directeur général. Notre continent traverse une époque de profondes transformations et de grands contrastes, et l'évolution rapide des structures économiques et sociales a des répercussions considérables sur la santé de nos populations; la routine nuisant à l'efficacité, il faut envisager des changements importants dans les politiques appliquées en matière de santé. Nous souhaitons voir les programmes animés de dynamisme et les critères révisés afin que tous les peuples progressent sur la voie du bien -être physique, mental et social et puissent développer au maximum leurs capacités créatrices. Merci, Docteur Guzmán. Maintenant je donne la parole au délégué de Le PRESIDENT PAR INTERIM la République -Unie de Tanzanie. :

M. MWINYI (République -Unie de Tanzanie) (traduction de l'anglais) Monsieur le Vice -Président, Messieurs les délégués, la délégation de la Tanzanie se joint à celles qui l'ont précédé pour féliciter le Président et les autres membres du bureau de l'Assemblée de leur élection à ces hautes fonctions. Je passe maintenant au point de l'ordre du jour que nous étudions. Permettez -moi tout d'abord de remercier le Directeur général et son Secrétariat de nous avoir présenté cette année encore un Rapport annuel extrêmement complet. Chacun y trouve le sujet qui l'intéresse, et il pourrait donc s'en dégager une impression de confusion; mais fort heureusement le message fondamental est clair et net. Le Rapport expose les résultats obtenus au cours de l'année écoulée et au cours des vingt -quatre années qui l'ont précédée et nous avons tout lieu aujourd'hui, en ce vingt- cinquième anniversaire de l'instauration d'une collaboration mondiale dans le domaine de la santé, de nous féliciter de nos réalisations. Mais, à vrai dire, c'est surtout l'autre aspect du bilan qui doit retenir notre attention. La délégation de la Tanzanie voudrait inviter l'Assemblée à passer en revue non pas tant les succès que les échecs enregistrés. Il faut nous demander où la collaboration internationale a échoué et quelle leçon nous pouvons tirer de ces déconvenues. En fait nous ne pouvons espérer progresser au cours des années qui viennent que si nous reconnaissons nos erreurs et si nous nous appuyons sur leur analyse. Si nous. adoptons cette attitude, nous devons reconnaltre avec le Directeur général le caractère inquiétant de l'augmentation jusqu'à présent irrépressible de la prévalence de phénomènes tels que - notamment pour ces maladies - se manifeste la pharmacodépendance et les maladies vénériennes qui dans l'ensemble du monde. Voilà donc des exemples de nos échecs, mais ils représentent en fait fort ce sont essentiellement les peu de chose si l'on considère l'ensemble de la morbidité mondiale maladies endémiques qui sapent continuellement la santé et l'équilibre de millions de personnes en Afrique et dans d'autres parties du tiers monde. Le paludisme maintient son dernier bastion dans notre Région, sans parler de la schistosomiase, de la filariose, de la trypanosomiase et de l'onchocercose qui sont également très répandues et restent des problèmes presque inattaqués en Afrique. Si l'on considère, pour s'exprimer par une image simple, que la mission de l'Organisation mondiale de la Santé est de supprimer la maladie dans le monde et d'instaurer un bien -être universel, il est évident alors qu'en Afrique nous n'avons pas même franchi les premières étapes du chemin à parcourir et ceci vaut également pour d'autres parties du monde où les conditions géographiques et socioéconomiques sont comparables. Voilà pour le diagnostic. Il faut maintenant envisager ce que l'Organisation et les Etats Memb peuvent faire pour améliorer la situation au cours des années à venir. Je pense qu'à cet égard il importe de souligner deux points dans le Rapport du Directeur général. Tout d'abord, quelles sont les ressources à l'échelon international ? Il est vrai que c'est là un problème constant car les ressources sont limitées; mais peut -être n'avons nous pas suffisamment de volonté et d'enthousiasme pour tirer parti de ce que nous a appris notre succès dans le domaine de l'éradication de la variol Qu'est -ce qui nous empêche de nous attaquer de la même manière à la rougeole ? Une action concertée à l'échelle mondiale contre la schistosomiase, par exemple, ne pourrait qu'améliorer considérableme la situation et nous permettre de maîtriser cette très ancienne maladie. Bien sûr, la campagnemond contre le paludisme n'a pas abouti à une réussite totale bien que des crédits forts importants lui : :

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aient été consacrés. Le Directeur général n'en a pas moins pu indiquer dans son Rapport que 1352 millions de personnes ont été délivrées ou protégées. Si une partie des sommes énormes qui sont actuellement affectées à l'armement et à l'exploration spatiale par les nations où le niveau de santé est le plus élevé pouvait être utilisée pour la lutte commune contre la maladie, rien ne s'opposerait, semble -t -il, à ce que nous ouvrions un nouveau chapitre dans la lutte contre certaines affections au moment où nous abordons une nouvelle phase de l'histoire de notre organisation. S'agissant des ressources à l'échelon national, nous avons tous tendance à trop insister sur les problèmes de financement et de main -d'oeuvre, et le Rapport du Directeur général reflète sans aucun doute cette tendance. La délégation de la Tanzanie est heureuse que la République populaire de Chine occupe pour la première fois la place qui lui revient dans cette assemblée. Nous avons en effet tous beaucoup à apprendre de cette puissante nation dont l'une des réalisations les plus saisissantes est la mobilisation de l'ensemble de la population pour la lutte contre les vecteurs de maladie et les maladies elles- mêmes. Nous avons encore beaucoup à faire en ce qui concerne l'utilisation optimale des ressources humaines et l'OMS devrait à l'avenir consacrer davantage d'attention au développement de programmes communautaires. Sans doute cette approche serait -elle, dans les pays où les infections endémiques sévissent massivement, bien plus utile que le recours à des choses aussi compliquées que l'analyse des systèmes. Monsieur le Vice -Président, telles sont les deux principales observations que je souhaite faire à propos du Rapport annuel qui nous est présenté. Dans les pays en voie de développement comme le mien, le chemin qui mène à la santé est long et ardu, mais au moins il est tracé. Quelque difficile que soit notre situation, on ne saurait la comparer avec celle des pays qui sont encore sous le joug des régimes d'oppression et du colonialisme. Nous nous réjouissons de voir poindre la paix en Asie; mais le cancer du racisme reste implacable en Afrique australe. Les mesures prises par l'OMS pour assurer une assistance sanitaire aux mouvements de libération constituent une lueur d'espoir pour les victimes de ce que j'appellerai l'antihumanisme. Le PRESIDENT PAR INTERIM de la République Khmère. :

Merci, Monsieur Mwinyi. Maintenant je donne la parole au délégué

Le Professeur SO SATTA (République Khmère) Monsieur le Président, honorables délégués, Mesdames, Messieurs, c'est aujourd'hui pour moi un grand honneur de prendre la parole devant cette illustre assemblée. Permettez -moi tout d'abord, au nom de ma délégation, de m'associer aux précédents orateurs pour féliciter sincèrement Mme le Professeur Julie Sulianti Saroso de son élection à la présidence. Je tiens également à féliciter MM. les Vice -Présidents et MM. les Présidents des commissions principales pour leur élection bien méritée. D'autre part, je désire rendre hommage au Dr Layton, Président sortant, quia su l'an dernier rendre fructueux les travaux de la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. J'ai écouté avec beaucoup d'attention l'excellent rapport de M. le représentant du Conseil exécutif et je me permets d'exprimer ma reconnaissance au Président et aux membres du Conseil pour leurs efforts louables dans l'accomplissement de leur tâche. Quant au Rapport du Directeur général, il est, comme les années précédentes, aussi complet que détaillé, prouvant ainsi la haute compétence de M. le Dr Candau et sa large compréhension des problèmes de santé des pays membres. Je saisis donc cette occasion pour présenter au Dr Candau et à ses collaborateurs mes sincères félicitations et mes chaleureux remerciements. Monsieur le Président, honorables délégués, Mesdames et Messieurs, qu'il me soit permis ensuite de passer en revue brièvement la situation sanitaire de mon pays. Dans le domaine de la médecine préventive, la lutte contre les maladies transmissibles se poursuit très activement. Il est important de rappeler que le pian et la variole ont été complètement éradiqués. Le choléra n'est plus apparu au cours de ces dernières années. Toutefois, il y a lieu de signaler l'existence de quelques cas de peste dans les provinces limitrophes du Viet -Nam. Ces cas ont été déjà signalés à l'Organisation mondiale de la Santé. La maladie a été jugulée par le Service d'Epidémiologie et des Maladies transmissibles avec le concours de l'expert de l'Organisation mondiale de la Santé. Un plan d'action commune est en train d'être mis sur pied entre les deux gouvernements en vue de prendre des mesures appropriées pour éviter la réapparition de cette maladie et de la combattre efficacement en cas d'éclosion éventuelle. En ce qui concerne la lutte antipaludique, nos équipes continuent sans cesse leur travail en collaboration étroite avec l'Organisation mondiale de la Santé. Toutefois le terrain d'action est assez limité en raison de l'insécurité qui règne dans le pays. Des programmes de travail énergiques sont tout de même prévus, qui seront mis en oeuvre dès que la paix aura été rétablie. Quant à la lutte contre la tuberculose, le dépistage et le traitement des tuberculeux s'effectuent sans interruption. Ces activités ont lieu au centre principal ainsi que dans d'autres centres organisés. De même, le programme de vaccination BCG directe sans test tuberculinique des nouveau -nés s'étend à toutes les maternités publiques et privées et d'autres programmes couvrent également les enfants d'âge préscolaire et scolaire. Nous avons constaté, pendant la saison des pluies de l'année dernière, l'existence d'une trentaine de cas de syndromes suspects de fièvre hémorragique dans la ville de Phnom Penh même. Une enquête est actuellement exécutée par l'expert entomologiste de l'Organisation mondiale de la Santé. :

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Dans le domaine de la lutte contre les maladies vénériennes, notre département a redoublé d'efforts afin de parer à la recrudescence de la blennorragie et des chancres due aux fluctuations démographiques provoquées par l'état de guerre. Toutefois, il est intéressant de noter que la syphilis est en cours de régression. Toujours dans le cadre des activités de santé publique, il est important de signaler également le souci de notre gouvernement concernant le problème de l'adduction d'eau et de l'assainissement du milieu. C'est ainsi qu'un plan d'opérations dénommé "Plan directeur de la ville de Phnom Penh ", vient d'être établi d'entente entre le Gouvernement, l'Organisation mondiale de la Santé et le PNUD. En effet, Phnom Penh était peuplé d'environ 600 000 habitants. Les hostilités ont entraîné l'afflux d'un grand nombre de personnes des campagnes vers Phnom Penh, dont la population atteint actuellement plus d'un million. Il en découle ainsi une dégradation notable des conditions de santé et d'hygiène car le système d'alimentation en eau potable de la capitale n'a pas été prévu pour un nombre aussi considérable d'habitants. D'autre part, les installations d'égouts sont insuffisantes et le problème des ordures demande également une solution urgente. Ce projet de plan directeur de Phnom Penh couvre une période de cinq ans, de 1972 à 1976. Il prévoit l'alimentation en eau potable et l'assainissement non seulement de la capitale, mais également de ses environs. En matière de protection maternelle et infantile, le programme suit régulièrement son cours. L'inclusion récente dans ce projet d'activités de planification familiale va rendre encore plus efficace la sauvegarde de la santé de la mère et de l'enfant. Il est à espérer en conséquence que le taux de mortalité infantile va notablement diminuer. En ce qui concerne le projet d'amélioration du service de laboratoires de santé publique, nous avons reçu de l'Organisation mondiale de la Santé la promesse d'envoi d'un expert qui aura pour tâche d'aider nos techniciens à redresser la situation difficile de nos laboratoires de santé publique. Par ailleurs, la guerre qui ravage notre pays depuis plus de trois ans a créé un nouveau problème, celui des handicapés parmi lesquels les amputés, les aveugles, les paraplégiques, etc., qui ont besoin d'être réadaptés. Cette situation nous a conduits à mettre au point avec l'aide de l'Organisation mondiale de la Santé et du PNUD un projet concernant la réadaptation des personnes physiquement diminuées; le projet en question a été mis à exécution depuis un certain temps déjà et des résultats concrets sont enregistrés. En matière de contrôle de la fabrication des produits pharmaceutiques, notre gouvernement a obtenu l'accord de l'OMS pour l'envoi de techniciens afin de nous aider à rattraper le retard dans ce domaine. Toutefois, il ne fait pas de doute que la question de la pénurie de personnel médical et paramédical, tant au point de vue quantitatif que qualitatif, représente toujours l'un de nos principaux soucis. A ce sujet, dans son projet de formation de personnel sanitaire, l'OMS a fourni une assistance sous forme d'experts, de matériel d'enseignement et de bourses d'études. Le projet, qui a commencé en 1972, va se poursuivre pendant six ans. Nous nous permettons d'espérer qu'au terme de ce projet nos établissements de formation de personnel sanitaire, notamment notre Faculté de Médecine, auront des cadres de personnel d'enseignement suffisamment qualifiés. Dans le domaine de la santé rurale, les activités sont sensiblement perturbées dans certaines provinces où règne l'insécurité. Dans d'autres provinces, au contraire, elles se poursuivent avec toujours plus d'efficacité. Un programme est toutefois en cours d'établissement avec le concours des experts de l'Organisation mondiale de la Santé en vue d'une réorganisation de ces services de santé de base, à appliquer dès le retour de la paix. En ce qui concerne la médecine curative, nos hôpitaux de la capitale sont littéralement débordés à cause de la guerre. Certains établissements sont transformés en hôpitaux dont l'état n'est pas encore fonctionnel. Le nombre de lits est passé de 2342 avant la guerre à 5304 lits actuellement. Cet état de choses entraîne une pénurie de médicaments et d'équipement médical. De ce fait, le niveau des soins a baissé notablement. Quant aux hôpitaux provinciaux, certains sont endommagés ou détruits et n'ont pu être, à l'heure actuelle, réparés ou reconstruits. Nous avons alors fait appel à des pays amis et à des organisations nationales et internationales. Le précieux secours qui nous a été apporté nous a beaucoup soulagés. Cependant, beaucoup de choses restent encore à faire. C'est ainsi que nos services compétents sont en train de travailler activement avec l'expert de l'OMS affecté au projet d'administration des services médicaux pour la préparation d'un programme d'urgence imposé par cette situation ainsi que pour la réorganisation de tous les services hospitaliers. Je me permets d'exprimer ici ma profonde gratitude à l'égard de notre Directeur régional, M. le Dr Dy, qui a parfaitement compris nos difficultés, nos problèmes, et a ainsi accepté sur notre demande, récemment, à la vingt -troisième session du Comité régional à Guam, de faire inscrire sur la liste des projets additionnels, comme supplément au projet d'administration des services médicaux, six mois de consultant et une somme de US $50 000 pour l'achat de matériel médico- sanitaire pour nos hôpitaux. Notre département est en train d'élaborer, en collaboration avec le Ministre du Plan et du Développement et avec les experts de l'OMS,un programme médico- sanitaire d'après- guerre qui permettra, dans une première étape qui durera trois ans, la reconstruction de l'infrastructure

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médico- sanitaire détruite par la guerre et, dans une seconde étape qui durera huit ans environ, la régionalisation des hôpitaux et l'extension des services médico- sanitaires aux zones rurales. Monsieur le Président, honorables délégués, Mesdames et Messieurs, plus de vingt ans ont passé depuis que la République Khmère est Membre de l'Organisation mondiale de la Santé. Mon pays n'a cessé d'apporter sa collaboration la plus sincère et la plus étroite à l'assistance de cette grande organisation et est demeuré fidèle à son noble but qui est d'amener au niveau le plus élevé possible la santé d'un peuple. Pendant ce temps si long, nous avons bâti pierre par pierre la santé de notre peuple et, au moment même où tout se déroulait au mieux, la guerre a brutalement éclaté dans notre pays, détruisant en grande partie notre infrastructure médicale. L'invasion par les troupes viet -cong et nord -vietnamiennes continue encore aujourd'hui, plus destructrice et plus meurtrière. C'est ainsi que beaucoup de nos établissements médico- sanitaires ont été détruits. Ceux qui ne le sont pas encore jusqu'ici n'ont pas la garantie qu'ils ne le seront pas un de ces jours. en effet, au Nous avons eu tout récemment la preuve irréfutable du caractère barbare de ces actes cours de l'attaque de la ville de Kompong Luong, dans la nuit du 25 avril dernier, un malade et deux gardes -malades ont été tués de sang froid par ces agresseurs dans le centre de santé même. Immédiatement après leur acte criminel, ils sont allés plastiquer une ambulance en stationnement dans le centre de santé. Ensuite, sans aucune raison valable, ils ont tiré sur cet établissement sanitaire, occasionnant ainsi des dégâts matériels très importants. De ce qui précède, ma délégation se permet de faire appel à l'OMS et à toute l'Assemblée pour que cessent ces crimes et pour sauver encore ce qui reste de la santé du peuple khmer. Avant de finir, je tiens encore à exprimer ma profonde gratitude à l'Organisation mondiale de la Santé, à tous les organismes nationaux et internationaux, et à tous les pays qui ont apporté une précieuse assistance au peuple khmer durant ces moments douloureux. Je peux vous assurer qu'il ne saurait jamais les oublier. :

Le PRESIDENT PAR INTERIM Singapour à prendre la parole.

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Merci, Professeur So Satta. Maintenant j'invite le délégué de

Monsieur le Vice -Président, M. CHUA Sian Chin (Singapour) (traduction de l'anglais) Messieurs les délégués, Mesdames et Messieurs, puis -je tout d'abord, au nom de ma délégation, féliciter Mme Sulianti Saroso de son élection à la présidence de la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Mes félicitations vont aussi aux Vice -Présidents et aux Présidents des commissions principales. Je voudrais ensuite saisir cette occasion de rendre hommage à notre Directeur général, le Dr Candau, pour ses vingt années de dévouement à l'Organisation mondiale de la Santé à la veille d'une retraite bien méritée. En ce vingt -cinquième anniversaire de l'Organisation, je suis heureux de transmettre à l'Assemblée les félicitations de mon pays. L'OMS s'est fixé pour objectif premier l'élévation du niveau de santé de tous les peuples du monde. Au cours des années, elle a progressé de façon remarquable vers cet objectif. L'amélioration de la médecine préventive et de la santé publique ont entraîné un déclin rapide de la mortalité. Mais la diminution des taux de mortalité a engendré dans beaucoup de pays en voie de développement un autre grave problème de santé publique, celui de l'explosion démographique et de la surpopulation. La diminution de la mortalité en effet ne s'est pas accompagnée d'un ralentissement correspondant de la natalité, de sorte. que les taux de croissance démographique sont extrêmement élevés. Lorsque l'Organisation mondiale de la Santé a été créée, il y a vingt -cinq ans environ, la population mondiale était inférieure à 2,5 milliards d'individus. Aujourd'hui, elle en compte plus de 3,6 milliards. Au rythme actuel d'accroissement, elle doublera en trente -cinq ans. L'explosion démographique et la surpopulation constituent maintenant les plus graves menaces pour la santé et la qualité de la vie dans la plupart des pays en voie de développement. Le développement économique et l'organisation de services tels que l'éducation, le logement et les soins médico- sanitaires sont freinés par la surpopulation. En outre, les conséquences de la surpopulation sur la santé sont aggravées du fait de l'élévation du prix des soins médicaux, notamment dans les services de traitement, où l'équipement, de plus en plus perfectionné, est aussi de plus en plus coûteux. Si l'on ne parvient pas à ralentir la croissance démographique, seule une minorité, appartenant aux groupes suffisamment favorisés pour pouvoir rémunérer des prestations très onéreuses, profitera des progrès réalisés dans les sciences médicales. C'est la régulation démographique, grâce à l'amélioration de la situation économique des individus et des pays qu'elle entraînera, qui permettra de mettre les progrès de la médecine à la portée de tous. Ayant pris conscience de l'urgence de ce problème, Singapour a entrepris en 1966 un vaste programme national de planification familiale. Ce programme a déjà permis de ramener le taux brut de natalité de 28,3 pour 1000 en 1966 à 21,8 pour 1000 en 1969. Mais depuis lors, la tendance s'est renversée et le taux de natalité a légèrement augmenté, passant á 23,1 pour 1000 en 1972, dans une large mesure du fait de l'accroissement de la natalité dans les années d'après -guerre. La première étape du programme national de planification familiale, qui met l'accent sur les services cliniques et qui vise à réduire l'écart entre le nombre souhaité et le nombre effectif d'enfants par famille, a donc donné des résultats raisonnablement satisfaisants. Toutefois, le nombre d'enfants souhaité, qui est actuellement de 3,6 en moyenne par famille, est encore trop élevé pour une petite île de 585 km2 dont la population totale atteint déjà 2,1 millions d'habitants. En outre, la dimension :

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effective est actuellement en moyenne de 4,3 enfants par famille en raison des préférences traditionnelles concernant le sexe des enfants, qui restent très enracinées dans la population. Par exemple, si un couple qui à l'origine ne désirait que trois enfants a trois filles, il essayera d'avoir un garçon, de sorte que la dimension effective de la famille sera supérieure à la dimension souhaitée. Le Gouvernement devra donc prévoir pour la deuxième phase de son programme de planification familiale des mesures plus rigoureuses de politique sociale, mesures qui iront en fait bien au -delà de la planification familiale barème progressif des frais d'accouchement qui s'élèveront rapidement avec le nombre des naissances, limitation des congés payés de maternité à deux accouchements et suppression des abattements d'impôt sur le revenu après la troisième naissance. Le Gouvernement a également radicalement modifié le système de priorité pour l'allocation de logements sociaux, la préférence étant maintenant donnée aux familles de deux enfants ou moins. Ces mesures sont essentiellement dirigées vers les groupes d'irréductibles qui n'ont pas accepté la planification familiale et qui persistent dans une attitude d'indifférence coupable à l'égard de leurs responsabilités dans ce domaine. Elles ont été adoptées non seulement dans l'intérêt de l'ensemble de la population, mais aussi dans celui des familles qui ont plus d'enfants qu'elles n'en peuvent nourrir et élever et ne devraient plus en avoir davantage. Parallèlement, des programmes éducatifs ont été mis au point pour modifier les attitudes à l'égard de la fécondité, notamment dans les générations futures. Ils s'adressent aux enfants des écoles et à la collectivité en général. La surpopulation est donc le problème le plus urgent dans le monde d'aujourd'hui. Il faut que l'Organisation mondiale de la Santé en soit pleinement consciente. Si nous ne parvenons pas à lutter contre cette expansion incontrôlée, tous les problèmes sanitaires que le Directeur général a exposés de façon si sobre et si juste prendront une ampleur telle que nous ne pourrons les maîtriser. Monsieur le Vice -Président, alors que nous sommes déjà aux prises avec de graves problèmes nouveaux tels que la surpopulation, les anciens problèmes continuent à nous tourmenter. Pour beaucoup de maladies transmissibles, nous avons tout lieu d'être fiers des résultats que nous avons obtenus. D'autres, par contre, sont loin d'être maîtrisées et résistent à tous les progrès des sciences médicales. Des infections inconnues, peut -être plus redoutables, remplaceront probablement les fléaux traditionnels. Le choléra El Tor, par exemple, a remplacé le choléra classique; originaire de l'Asie du Sud -Est, il s'est maintenant répandu dans le Moyen -Orient, l'Afrique, l'Europe et l'Australie. Les épidémies de grippe qui parcourent le monde de temps à autre sont dues à des mutations successives du virus grippal. L'identification récente d'une classe de.virus dangereux tels que le virus Lassa, qui a provoqué des épidémies localisées, pourrait bien être le présage du défi quotidien auquel nos services de santé devront répondre à l'avenir. Le problème des maladies transmissibles et de leur propagation a pris une dimension nouvelle avec le développement rapide des transports aériens qui déplacent maintenant des masses nombreuses d'individus d'un point à l'autre de la planète. En 1951, les compagnies aériennes ont transporté sept millions de passagers. En 1961, le nombre des voyageurs avait quadruplé et en 1970 il était de 350 millions. On pense qu'il atteindra 450 millions cette année. Singapour étant un grand port de transit et centre de communication, nous sommes pleinement conscients de l'ampleur du phénomène et de la nécessité de renoncer à la méthode traditionnelle de l'endiguement par un cordon sanitaire pour les maladies transmissibles. En fait, les autorités sanitaires de Singapour ont déjà décidé de confier l'essentiel des activités de prévention à des services sanitaires capables d'assurer le dépistage précoce et de répondre par des méthodes efficaces à l'apparition éventuelle d'épidémies. Nous estimons que cette approche, combinée au maintien de normes élevées en matière d'assainissement et de lutte contre les vecteurs et à une information du public sur les règles élémentaires de l'hygiène personnelle et de l'hygiène alimentaire, peut permettre de faire face à l'introduction occasionnelle d'une maladie transmissible et d'empêcher sa propagation. Pour préparer la population à cette nouvelle approche, nous avons organisé chaque année des campagnes nationales d'information dont le slogan est "Keep Singapore Clean" (Tenons Singapour propre) afin d'inculquer à l'ensemble de la population des principes d'hygiène du milieu - notamment en ce qui concerne le ramassage des déchets -, d'hygiène personnelle et d'hygiène des denrées alimentaires. Je suis heureux de pouvoir dire que nous avons obtenu ainsi des résultats satisfaisants. Le Gouvernement de Singapour est en outre conscient de ses devoirs dans le domaine de la lutte contre les maladies transmissibles à l'échelon international. Il a entrepris une réforme de la législation existante en la matière et notamment de la loi sur la quarantaine et la prévention des maladies. Cette révision a pour but d'aligner nos lois sur les pratiques internationales consacrées par le Règlement sanitaire international. Singapour pourra alors se joindre aux nations qui ont adhéré au Règlement sanitaire international. :

Le PRESIDENT PAR INTERIM délégué du Maroc.

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Merci, Monsieur Chua Sian Chin. Maintenant je donne la parole au

M. KHATTABI (Maroc) (interprétation de l'arabe) Monsieur le Président, permettez -moi de vous présenter ce discours à la place de M. le Ministre, le Dr Touhami. Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, Messieurs les délégués, Mesdames, Messieurs, au nom de S. M. le roi Hassan II, notre délégation se fait un plaisir d'adresser ses plus vives félicitations au Président de la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé et à tous ceux qui ont été élus aux postes de présidents, vice -présidents et rapporteurs. Ce faisant, elle ne :

CINQUIEME SEANCE PLENIERE remplit pas ainsi un simple devoir de courtoisie, mais elle entend surtout exprimer toute l'importance que revêtent à ses yeux l'honneur et la confiance que notre assemblée vient de faire aux représentants de plusieurs pays amis. Elle est également heureuse, à l'occasion du vingt -cinquième anniversaire de l'Organisation, de dire au Dr Candau combien elle apprécie le rôle déterminant pour la santé du monde joué par l'Organisation mondiale de la Santé sous son impulsion. Et si l'on doit se réjouir des progrès sanitaires accomplis par tous les pays au cours de ce quart de siècle, progrès auxquels notre organisation a pris une part non négligeable, il nous semble que l'éclat de cette célébration ne peut que se ressentir de la perspective du départ du Directeur général. Nous saisissons cette occasion qui nous est offerte de lui exprimer toutes nos félicitations pour l'oeuvre brillante qu'il a accomplie en quelque vingt ans d'une activité inlassable, toujours empreinte de courtoisie, de tact, de bienveillance, et nous lui sommes reconnaissants des efforts qu'il n'a jamais cessé de déployer avec ses collaborateurs du Siège et des Régions pour mieux comprendre les problèmes sanitaires du monde dans leur variété complexe, pour s'informer et tenir compte des expériences concrètes et des recherches fructueuses effectuées dans chaque pays. La confrontation de ces réalités pratiques, aussi diverses soient -elles, et des concepts généraux est en effet à nos yeux indispensable à ceux qui veulent faire oeuvre utile et objective à l'échelle d'une organisation comme la nôtre. Et à ce point de vue, cette année encore, le Rapport du Directeur général est plein d'enseignements. C'est donc par cette étude que nous commencerons. Dans son introduction, le Directeur général invite d'emblée à réfléchir au chemin parcouru, aux succès comme aux échecs, aux mesures ayant démontré leur efficacité comme aux erreurs à ne pas renouveler, et il donne ainsi l'esprit dans lequel il faut intervenir. Cette remise en question rationnelle de toute action, qui est notre constante préoccupation au Maroc, ne devrait -elle pas être rappelée constamment aux différents responsables de la santé publique, à tous les niveaux, tant il est vrai que dans les divers domaines de nos activités il est assez facile d'avoir bonne conscience, d'être satisfait de son travail, de se sentir même facilement surmené, si l'on oublie certaines dimensions de nos efforts qui sont la population à couvrir effectivement, les priorités locales ou nationales, l'efficacité de certaines techniques et la rentabilité de certaines expériences faites ailleurs. Nous ne pouvons donc que souligner l'importance d'une analyse lucide et constante des situations, des comportements, des décisions aux échelons d'application, aux niveaux nationaux et aussi au sein même des organisations internationales. Notre attention a donc été retenue, parmi les questions que se pose le Directeur général, par celle qui concerne la sous -utilisation des services de santé et par les quatre explications qui en sont données. Le manque de ressources suffisantes est en effet souvent invoqué. Mais quels sont les pays qui disposent de ressources aptes à satisfaire tous les besoins réels, exprimés ou non par la totalité de la population ? Certes, il faudrait essayer de combler le fossé entre les désirs et les besoins des habitants et les ressources qui pourraient être mises à leur disposition. Il faudrait aussi avoir constamment le souci des coûts. Mais ne gagnerait -on pas d'énormes ressources à simplifier les circuits financiers suivis par les contributions des populations à leur santé, qu'elles soient directes ou indirectes, puisqu'il semble que de tels circuits, même avec des étapes dans des organismes du type sécurité sociale, sont extrêmement onéreux. La pénurie de personnel qualifié a fait l'objet de bien des débats, depuis bien des années, surtout lorsqu'il s'est agi des difficultés affrontées par les pays en voie de développement. Il en sera question pendant longtemps encore. Mais nous sommes toujours surpris des idées préconçues, inadaptées, qui animent beaucoup de ceux qui se penchent sur la formation du personnel, fussent -ils des nationaux pleins d'expérience. Cela est dû à une connaissance incomplète des diverses données du problème historique, finalités et priorités de la santé publique, ressources humaines, contraintes opérationnelles. Il faudrait donc les avoir toujours présentes à l'esprit et les rappeler à chacun de ceux susceptibles de donner un avis ou d'intervenir. L'éducation sanitaire est un sujet qui a lui -même été toujours longuement débattu. Toutes les techniques actuellement connues doivent être utilisées pour obtenir que la collectivité participe plus activement à la solution des problèmes qui la concernent et stimuler une utilisation plus effective des services de santé existants. Mais on n'insiste peut -être pas assez sur l'intégration de l'éducation sanitaire dans les activités des services de santé. Or il s'agit là de l'aspect le plus intéressant de la question si l'on veut agir en profondeur, durablement. C'est en tout cas au Maroc un souci constant, malgré la difficulté qu'ont certains techniciens de santé pour en mesurer l'importance. Il est vrai aussi que l'information n'est pas toujours suffisante pour changer le comportement de l'homme, comme le souligne bien le Directeur général. Encore faut -il que cette information soit bien faite. Et là, on pourrait poser cette question en adressant directement des documents aux agences de presse des différents pays, l'Organisation ne pense -t -elle pas que certains peuvent être utilisés mal à propos, ou en contradiction avec certaines réalités nationales, lorsqu'ils ne servent pas d'arguments : :

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pour dénier à certaines options du pays leur caractère de priorité. Autrement dit, des informations même bien conçues et dans les meilleures intentions, comme c'est le cas pour l'Organisation mondiale de la Santé, peuvent, si elles ne s'intègrent pas convenablement dans la politique nationale, manquer leur objectif. C'est là une remarque qui mérite attention. Quant aux insuffisances de la planification et de la gestion, dès lors qu'elles ignorent trop le point de vue du consommateur, comme le fait fort judicieusement remarquer le Dr Candau, on comprend qu'elles-jouent un rôle déterminant dans la sous -utilisation des services de santé. Et nous, Marocains, sommes heureux de la conclusion qu'en tire le Directeur général "d'élaborer une structure sanitaire nationale de base, unité primaire à partir de laquelle pourra être constitué un ensemble de services de santé nationaux, à la fois fonctionnels, souples et acceptables par la population ", car nous étions déjà parvenus à ce même point de vue qui a orienté nos plans de développement. Si nos ressources ne nous ont pas permis de réaliser cette infrastructure de base aussi vite que nous le souhaitions, l'expérience que nous en avons nous permet cependant d'affirmer que les orientations proposées par le Directeur général sont bien sur la bonne voie. Par ailleurs, le Rapport met en relief la persistance de certaines maladies transmissibles et la diminution de certaines autres. L'éradication du paludisme n'a pas toujours donné les résultats escomptés. A ce sujet, il nous plaît de rendre hommage à la franchise, à l'objectivité du Directeur général lorsqu'il dit "mais peut -être faut -il aussi incriminer l'erreur que nous avons commise en pensant qu'une telle entreprise pouvait réussir sans une infrastructure sanitaire" préalablement mise en place.

Cette conception a toujours été celle qui a inspiré la politique prônée par le Maroc en ce domaine et elle est valable pour beaucoup d'autres programmes. S'il faut avoir une infrastructure sanitaire assurant la couverture nécessaire au lancement d'opérations antipaludiques, c'est moins pour permettre le succès de la phase d'attaque que pour que les phases de consolidation et d'entretien, extrêmement difficiles à mener à bien, aient le maximum de chances de parachever les effets des aspersions. Le terme d'éradication par étapes, employé au Maroc, traduit moins une option technique qu'un assujettissement à la mise en place raisonnée de l'infrastructure sanitaire. Nous pensons arriver ainsi à une éradication réelle, même si elle peut paraître lente. En tous les cas, les risques courus par le pays ou dans le pays, du fait des délais que nous nous sommes imposés, sont très limités. Ceci nous conduit à regretter d'autant plus que la situation du paludisme au Maroc, telle qu'elle figure dans le numéro du Relevé hebdomadaire aux conseils à donner pour les nationaux, puisse engendrer des craintes exagérées. Comme nous l'avons déjà dit, l'usage qui est fait de certaines informations peut dépasser les objectifs prévus, ce qui est le cas si on compare l'aventure dramatique d'une touriste mentionnée en introduction du document, à la suite de son voyage dans un autre pays, et le risque réel très réduit de paludisme couru en venant ou en vivant au Maroc. Dans le même ordre d'idées, pour les autres maladies transmissibles, si l'on peut regretter que leurs notifications insuffisantes soient un obstacle à la mise au point d'une action efficace, l'interprétation qui est faite par certains pays des déclarations adressées à l'Organisation amènerait à se demander s'il est vraiment fructueux de les maintenir. Mais les réactions excessives qu'elles provoquent quelquefois ne doivent pas faire oublier leur aspect positif pour la surveillance des maladies. Elles sont d'ailleurs souvent dues à une mise en doute de la sincérité du pays déclarant ou de l'aptitude de ses services sanitaires à connaître la situation épidémiologique réelle. Enfin, puisque les délais impartis ne nous permettent pas d'étudier ce rapport si intéressant dans tous ses détails, je terminerai le chapitre des maladies transmissibles par la tuberculose. Nous sommes tout à fait d'accord sur les conceptions exposées en matière de prophylaxie, de traitement ambulatoire, de participation des médecins généralistes et du personnel paramédical non spécialisé à l'action contre la maladie, car ce sont là les principes de base de notre politique antituberculeuse depuis plusieurs années, et nous pouvons dire que les résultats enregistrés sont très positifs et s'inscrivent en faveur de l'intégration des activités dans les programmes des unités sanitaires de base. Nous ne nous attarderons pas sur les maladies vénériennes. Tous les pays vont devoir affronter sérieusement ce problème. Les mises au point thérapeutiques faites par l'Organisation ont été très utiles à ce sujet. Le PRESIDENT PAR INTERIM :

Merci. Je donne maintenant la parole au délégué de Chypre. :

Le Dr VASSILOPOULOS (Chypre) (traduction de l'anglais) Monsieur le Vice -Président, Messieurs les délégués, j'ai le plaisir de féliciter au nom de la délégation de Chypre le Professeur Julie Sulianti Saroso pour son élection à la présidence de la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Permettez -moi par la même occasion d'adresser mes félicitations aux Vice Présidents et aux Présidents des commissions. Notre Président mérite pleinement l'honneur que lui a réservé la présente Assemblée et je suis persuadé que sous sa direction les débats de l'Assemblée et des commissions ne manqueront pas d'être fructueux.

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Au nom de ma délégation, je tiens à féliciter le Gouvernement de la République Démocratique Allemande qui vient d'être très légitimement admise à l'Organisation mondiale de la Santé. La riche expérience et les vastes connaissances de ce pays dans le domaine scientifique pourront très utilement contribuer à favoriser le bien -être de l'humanité. C'est également pour moi un vif plaisir que d'exprimer les remerciements de ma délégation au Directeur général, le Dr Candau, pour le Rapport très complet qu'il a publié sur l'activité de l'Organisation en 1972 et dans lequel il a fait état de plusieurs réalisations remarquables, sans pour autant passer sous silence certains échecs qui nous éloignent présentement de l'objectif final de notre organisation amener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé possible. Le Directeur général n'a pas manqué de souligner comme il convenait de le faire l'importance du dépistage précoce du cancer et d'autres maladies chroniques et dégénératives. Toutefois, à mon humble avis, de telles activités ne peuvent être exécutées que dans des pays disposant d'une solide infrastructure sanitaire et d'une économie prospère, car le dépistage de masse portant sur l'ensemble d'une population, ou même simplement sur les groupes particulièrement exposés, est une opération extrêmement complexe et coûteuse. L'abus alarmant des drogues engendrant la dépendance reflète, en fait, l'évolution sociologique actuelle de la jeunesse de certains pays riches, et je pense que ce fléau social ne pourra être éliminé que si l'on parvient à modifier certaines attitudes trop répandues aujourd'hui dans notre société. Punir les drogués n'est certainement pas une solution efficace, pas plus que leur envoi dans des centres dits de désintoxication. Il n'est peut -être pas sans intérêt de noter à ce sujet que le Conseil économique et social a recommandé d'intensifier la recherche scientifique, médicale et sociale en vue de mieux comprendre l'étiologie de l'abus des drogues. A Chypre, fort heureusement, ce problème social et sanitaire n'a pas encore atteint une acuité telle qu'il justifie des craintes sérieuses, mais nous exerçons une surveillance sur les trafiquants qui essayent d'utiliser Chypre comme lieu de transit des stupéfiants vers d'autres pays. Autre sujet de préoccupation, les maladies vénériennes se propagent à une allure alarmante parmi les jeunes des deux sexes, au point que diverses autorités vont jusqu'à parler d'épidémie. Ici encore, je me permets d'exprimer l'opinion que le mal a sa racine dans l'évolution sociologique actuelle de notre société. A Chypre aussi l'incidence de ces maladies a augmenté, mais sans atteindre la cote d'alerte comme dans les pays développés. Les attitudes morales et sociales de notre société conservatrice continuent de s'inspirer de l'éthique traditionnelle, quoique avec moins de rigueur qu'autrefois. Le Directeur général a brossé un sombre tableau de la malnutrition et des maladies transmises par les eaux usées, auxquelles il attribue le caractère d'un phénomène socio- économique. Ces affections sont effectivement liées au niveau de vie national, et je ne crois pas que l'on puisse espérer de progrès tant que la situation économique et sociale des pays considérés n'aura pas été suffisamment améliorée. Même quand il s'agit du phénomène universel de la dégradation de l'environnement, le principe selon lequel il vaut mieux prévenir que guérir conserve toute sa valeur. Je suis convaincu que, grâce à la technique, on trouvera le moyen d'éliminer ou de neutraliser les gaz ou les substances toxiques qui polluent l'air, l'eau et le sol de notre planète. Le progrès et les idées nouvelles qui se font jour dans tous les domaines intéressant la santé et les services qui s'y rattachent ont abouti à une réorientation des tâches incombant aux autorités de santé publique de mon pays. Pour répondre à l'attente des Chypriotes qui souhaitent des prestations médicales d'un niveau plus élevé encore, nous avons inscrit dans le troisième plan de développement sanitaire les projets que nous jugeons indispensables au renforcement de ces services, et le développement des ressources en personnels de santé de toutes catégories et l'aménotamment lioration de leur formation avancée (les bourses d'études offertes par l'OMS et d'autres institutions nous aident à atteindre cet objectif); l'augmentation de la capacité des hôpitaux grâce à la construction de nouveaux établissements et à l'agrandissement des autres, ainsi que le renforcement de l'équipement médical de tous les grands hôpitaux et laboratoires; enfin, la réorganisation des services de santé ruraux conformément aux recommandations d'un expert de l'OMS qui a étudié la question en 1968 Il est encourageant de savoir que l'Organisation fera tout ce qui est en son pouvoir pour aider les Etats Membres à accélérer leur développement sanitaire. A ce propos, Chypre tient à remercier l'Organisation d'avoir mis à sa disposition les services de plusieurs experts; l'un d'entre eux a procédé à une enquête sur la thalassémie, un autre a étudié la possibilité d'instituer un système national de sécurité sociale, un autre encore s'est occupé du problème de l'évacuation des déchets. Monsieur le Vice -Président, permettez -moi d'exprimer la gratitude du peuple chypriote au Directeur général, le Dr Candau, ainsi qu'à notre Directeur régional, le Dr Taba, qui se sont dépensés sans compter pour promouvoir la santé de la population de mon pays et des peuples du monde entier. Ma délégation désire plus particulièrement les remercier de l'assistance qu'ils ont offerte pour résoudre l'un de nos plus graves problèmes de santé publique, je veux parler de cette maladie d'origine génétique connue sous le nom de thalassémie. Quatorze pour cent des habitants de Chypre sont porteurs de cette tare effroyable. Cela signifie en pratique qu'un nouveau -né sur deux cents est atteint de l'anémie de Cooley. Notre Directeur régional, le Dr Taba, a bien voulu désigner un expert de l'OMS pour enquêter sur cette maladie, puis accorder une participation financière :

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importante aux frais d'équipement d'un laboratoire hématologique qui sera chargé d'en améliorer les méthodes de diagnostic. Le vingt -cinquième anniversaire de l'Organisation mondiale de la Santé a été célébré à Chypre par des émissions de radio et de télévision portant non seulement sur le thème de la Journée mondiale de la Santé, mais aussi sur les réalisations de l'Organisation et les efforts qu'elle déploie afin de promouvoir la santé et le bien -être de tous les peuples. Monsieur le Vice -Président, permettez -moi de m'adresser personnellement au Dr Candau, qui a dirigé notre organisation avec un dynamisme qui lui vaut la reconnaissance et le respect de tous ses Membres. Il mérite toute notre gratitude pour la part qu'il a prise à la réalisation des objectifs de l'OMS. Je ne m'étendrai pas sur les services éminents qu'il a rendus au cours des nombreuses années pendant lesquelles il a servi de guide à l'humanité dans sa lutte pour améliorer le niveau de la santé; ils sont connus de tous et ils nous serviront à tous d'exemple dans les années et les décennies à venir. Qu'il me permette simplement de lui adresser tous mes voeux et de l'assurer qu'il demeurera présent dans nos coeurs et nos pensées. Le PRESIDENT PAR INTERIM délégué de la Mauritanie. : :

Merci, Docteur Vassilopoulos. Maintenant je donne la parole au

Monsieur le Président, honorables délégués, Mesdames, Messieurs, M. ABEIDY (Mauritanie) la délégation de la République islamique de Mauritanie voudrait tout d'abord s'associer aux autres délégations pour adresser ses chaleureuses félicitations au Président, aux Vice -Présidents et à tous les membres élus. Nos félicitations vont également au Directeur général, le Dr Candau, et à notre Directeur régional, le Professeur Alfred Quenum, que nous remercions pour la compréhension qu'il a toujours montrée à l'égard de nos problèmes de santé. Qu'il nous soit permis de rendre un vibrant hommage au Dr Candau qui, pendant vingt ans, a assumé avec compétence et dynamisme la direction générale de l'Organisation. L'efficacité de son action fait aujourd'hui de L'Organisation mondiale de la Santé une des plus belles réalisations des Nations Unies. C'est avec regret que nous apprenons son départ. Monsieur le Président, l'OMS a fêté cette année son vingt- cinquième anniversaire. Depuis donc un quart de siècle, des bases de coopération internationale dans l'intérêt de la santé ont été préconisées et le principe d'universalité proclamé dans la Constitution de l'OMS. Ce principe doit devenir une réalité dans un monde où les maladies, grâce aux progrès accomplis dans le domaine des communications, circulent d'un continent à l'autre. Dans le cadre de cette universalité, nous sommes heureux de saluer les membres de la délégation de la République populaire de Chine, rétablie dans ses droits au sein de l'Organisation mondiale de la Santé pendant la Vingt Cinquième Assemblée. Dans le même ordre d'idées, nous applaudissons l'admission de la République Démocratique Allemande et nous appuyons sans réserve la demande d'admission de la République populaire démocratique de Corée. Monsieur le Président, notre délégation a pris connaissance du Rapport du Directeur général. Dans le domaine de la lutte contre les maladies transmissibles, les programmes de vaccination - particulièrement contre la variole, la tuberculose et la rougeole - se poursuivent et entrent actuellement dans les phases d'entretien. Pour la vaccination antivariolique, le taux de couverture varie de 80 à 90 %. Cependant, en ce qui concerne la rougeole, on constate une recrudescence inquiétante en 1972 avec une augmentation de 140 % environ par rapport à 1971. Pour contrôler cette maladie, qui reste encore une des principales causes de mortalité infantile, on doit noter combien l'assistance de l'AID doit être maintenue et poursuivie. Le choléra reste une menace pour nos Etats et sa réapparition cette année dans certains Etats de la Région africaine demande que des efforts concentrés soient déployés pour que ce fléau ne demeure pas dans notre continent. La tuberculose constitue encore dans notre pays un problème majeur et c'est dans ce sens qu'un consultant OMS est venu en 1972 commencer une enquête pour nous permettre de guider efficacement la lutte contre cette maladie. Monsieur le Président, la Journée mondiale de la Santé a pour thème cette année "La santé commence à la maison ". L'intérêt de ce thème est entre autres de mettre l'accent sur l'importance d'une bonne alimentation. La malnutrition a toujours été, avec les maladies transmissibles, le plus grand problème de santé publique des pays en voie de développement. La Mauritanie, comme certains autres pays de la zone soudano -sahélienne, connaît depuis trois ans une sécheresse exceptionnelle. La première conséquence est l'état de famine qui affecte gravement les populations rurales, chez qui plusieurs cas de carences aussi bien protéino -caloriques que vitaminiques ont été enregistrés. Le lourd tribut qu'a payé et continue de payer cette population, où sévissent encore la rougeole et les maladies diarrhéiques et respiratoires, se passe de commentaires et doit attirer l'attention de l'Organisation pour une action plus généreuse à son égard.

Monsieur le Président, quand on constate qu'il y a plus de 23 millions de personnes dans les forces armées du monde et qu'il en coûte 200 milliards de dollars par an pour les nourrir et les armer, soit plus que le revenu total des 1300 millions d'habitants de l'Afrique, de l'Asie du Sud et de l'Extrême- Orient (le tiers de la population du monde), cela revient à dire que plus de 6 % de la production totale du monde est consacrée à des usages militaires, deux fois et demie

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ce que tous les gouvernements dépensent pour la santé, une fois et demie ce qu'ils dépensent pour l'éducation et environ trente fois le total de l'aide économique officielle aux pays en voie de développement. La recherche militaire dévore donc 25 milliards de dollars par an, tandis que 4 milliards de dollars seulement vont à la recherche médicale. On est en droit de demander que les pays nantis fassent un effort constant et sérieux face aux pays pauvres, car la maladie ne connaît pas de frontières..

La sécheresse bat son plein dans les pays sahariens et engendre la dénutrition et la maladie. Notre gouvernement a mis en place tous les moyens dont il dispose pour faire face à la situation, mais il est certain que, devant une telle catastrophe, l'assistance de tous les organismes internationaux ne peut qu'être demandée. L'Organisation mondiale de la Santé doit, devant une telle situation où la vie et la santé de millions de personnes sont menacées, promouvoir et orienter la participation des organismes internationaux et des pays donateurs. Pour terminer, ma délégation remercie le peuple suisse ainsi que les autorités helvétiques pour leur hospitalité. Le PRESIDENT PAR INTERIM :

Merci, Monsieur Abeidy. Je donne la parole au délégué du Malawi. :

M. MAKHUMUTA NKHOMA (Malawi) (traduction de l'anglais) Monsieur le Vice -Président, Messieurs les délégués, Mesdames, Messieurs, permettez -moi de féliciter le Président de son élection à la haute charge qu'elle occupe parmi nous. Je suis très sincèrement persuadé qu'elle s'acquittera au mieux de ses fonctions pendant toute la durée de la présente Assemblée mondiale de la Santé. Ma délégation adresse également ses félicitations aux Vice -Présidents qui viennent d'être élus. Notre auguste organisation, qui célèbre son vingt -cinquième anniversaire, a atteint sa majorité, mais nous savons tous qu'il reste encore un travail considérable à accomplir et nos efforts ne doivent pas se relâcher. Ma délégation espère que le successeur du Dr Candau au poste de Directeur général prendra cette tâche à coeur. A propos des maladies transmissibles, véritable fléau dans les pays en voie de développement, je suis heureux de constater que, dans la Région africaine, on a établi une liste restreinte de maladies ou groupes de symptômes devant faire l'objet d'une notification prioritaire dans le cadre du programme régional de surveillance, ce qui évite de surcharger inutilement les administrations nationales et le programme d'activités régionales, tout en assurant une meilleure coordination avec les travaux exécutés sur le terrain. En outre, je note avec un vif plaisir que la progression géographique du choléra, à laquelle on avait assisté en 1971, ne s'est pas poursuivie en 1972. Pour la première fois depuis le début de la présente pandémie, aucun pays n'a observé de cas sur son territoire. En ce qui concerne la variole, je suis heureux une fois de plus de signaler qu'aucun cas n'a été enregistré dans mon pays depuis 1969. L'année dernière, nous avions invité cette même assemblée à ne pas relâcher sa vigilance bien que la variole fat en passe d'être éradiquée. La flambée épidémique qui a récemment frappé un pays européen, et dont il est question à la page 6 du Rapport du Directeur général, montre que cette mise en garde n'était pas superflue. La période de répit que nous connaissons est certes courte, mais depuis 1959 nous poursuivons activement un programme national de vaccination antivariolique et de surveillance, associé à une campagne de vaccination par le BCG. Dans les circonstances actuelles, je crois qu'il convient de dire quelques mots de ces fléaux permanents que sont la poliomyélite et la rougeole. Nul n'ignore que dans notre partie du monde ces deux maladies sont des causes importantes de morbidité et de mortalité. Nous possédons des vaccins d'une efficacité certaine, mais ils demeurent très coûteux. Puis -je vous prier, Monsieur le Vice -Président, de prêter attention aux problèmes que pose l'acquisition de ces vaccins. Le Directeur général n'hésitera pas à approuver, sur le plan technique, des programmes de vaccination bénéficiant de l'assistance d'organismes comme le FISE. Engageons donc les batailles que nous sommes sûrs de pouvoir gagner puisque nous menons dans le même temps des recherches coûteuses en vue d'établir une stratégie de lutte contre des maladies telles que le paludisme dont, pour l'instant, nous ignorons à peu près tout des moyens propres à les juguler. Il est encourageant de noter dans le Rapport du Directeur général, à propos de la tuberculose, que la rifampicine, qui a été utilisée en Afrique occidentale, non seulement s'est révélée très active sur des cas dépistés récemment et non traités auparavant, ainsi qu'en témoigne le résultat négatif de l'examen de leurs expectorations, mais qu'elle semble aussi avoir les mêmes résultats favorables sur des cas qui ont résisté au traitement normal. On ne peut que se féliciter de la réduction de la durée du traitement que permet ce médicament. Il est en revanche déplorable que les tentatives faites depuis vingt ans pour mettre au point un vaccin tué par fractionnement de l'antigène, ou un vaccin BCG qui conférerait l'immunité sans provoquer l'allergie tuberculinique, aient été si peu concluantes. Il est malheureusement évident que le phénomène de Koch peut perturber considérablement un programme de vaccination par le BCG. La seule consolation est que la résistance acquise est étroitement associée à l'hypersensibilité retardée et que la réponse immunitaire est beaucoup plus facilement stimulée par des bacilles vivants que par des bacilles tués. Pour ce qui est de la lèpre, j'admets volontiers qu'il convient d'examiner soigneusement le rapport coût /efficacité des projets il n'est guère utile d'entretenir des institutions coûteuses :

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pour le seul bénéfice d'un très petit nombre de malades. C'est la raison pour laquelle le Malawi désire réduire au minimum l'aide aux léproseries, au profit d'une action directe sur le terrain. Je viens de dire, Monsieur le Vice -Président, que la lutte contre les maladies transmissibles doit bénéficier d'une priorité élevée dans les pays en voie de développement;' il en va de même pour la formation professionnelle et le développement des services de santé de base. Cela ne signifie pas que nous négligeons pour autant des problèmes qui, sans être essentiels pour l'instant, sont appelés à occuper une place de plus en plus grande dans les années qui viennent. Je songe notamment au problème du cancer, et je suis heureux de noter que chez l'un de nos voisins immédiats, à savoir la Zambie, un programme inter -pays est exécuté pour étudier les divers aspects de cette maladie, y compris son épidémiologie, et établir des directives concernant les moyens de lutte à employer. Les problèmes de santé mentale eux -mêmes n'échappent pas à notre attention. A Lagos, cette année, les discussions techniques de la vingt -troisième session du Comité régional de l'Afrique auront pour thème "La place de la santé mentale dans le développement des services de santé publique en Afrique ". Peu après, une autre conférence se tiendra à Accra, avec la participation de psychiatres africains. L'hygiène du milieu est un problème auquel, dans la plupart des cas, on se borne à consacrer de bonnes paroles. Je n'ignore pas que, dans ce domaine, les programmes nécessitent de gros investissements et je suis d'autant plus heureux d'apprendre que le Programme des Nations Unies pour le Développement accorde à cet égard une aide substantielle à l'Organisation mondiale de la Santé, par exemple, dans le cas de l'Afrique, pour les projets exécutés à Abidjan et à Accra -Tema. Comme je l'ai déjà indiqué, priorité est donnée dans mon pays au développement des services de santé'de base; viennent ensuite la lutte contre les maladies transmissibles et le développement des personnels de santé. C'est donc avec une grande satisfaction que je constate, dans le Rapport du Directeur général, qu'en 1972 ces projets ont bénéficié dans la Région africaine de plus du quart de l'ensemble des crédits de toutes origines accordés à cette Région pour les activités dans les pays et qu'ils occupent plus du tiers du personnel affecté à l'ensemble de ces activités. Ma délégation espère que les discussions techniques - dont le thème était cette année "Organisation, structure et fonctionnement des services de santé et méthodes modernes de gestion administrative" - seront riches en enseignements. A propos du développement des personnels de santé, je peux affirmer que mon pays met tout en oeuvre pour renforcer la formation du personnel à tous les échelons. A ce sujet, je suis heureux de vous informer que ma délégation est très sensible à l'assistance offerte par notre très compétent Directeur régional pour l'Afrique. Non seulement il a été en mesure de renforcer la participation du personnel de l'OMS à ces travaux, mais il a augmenté de façon substantielle les crédits alloués au Malawi pour des bourses d'études. Permettez -moi, Monsieur le Vice -Président, de tirer les conclusions logiques de ces quelques remarques. La présente Assemblée est un forum où se discutent toutes les questions relatives à la santé. Ma délégation exprime donc l'espoir que les discussions n'ayant que peu de rapport avec les travaux de l'Organisation mondiale de la Santé, au sens de la Constitution, seront aussi brèves que possible et que les délégués iii présents voudront bien ne pas trop les prolonger. Nous devons étudier - et c'est là notre mission - les meilleurs moyens d'améliorer la santé de nos peuples, sans nous laisser aller à des considérations dépourvues d'intérêt réel, si séduisantes soient -elles, sur des questions qui n'ont que de lointains rapports avec l'objet de nos préoccupations. Merci, Monsieur Makhumula Nkhoma. Je donne maintenant la parole au Le PRESIDENT PAR INTERIM délégué de la République Centrafricaine. :

M. PATASSE (République Centrafricaine) Monsieur le Président, distingués délégués, Excellences, Monsieur le Directeur général, Monsieur le Directeur général adjoint, Mesdames, Messieurs, cette grande rencontre de nombreux pays et de milliers de délégués à caractéristiques socio- culturelles et économiques différentes mais réunis pour une même cause, la santé, mérite de placer un immense espoir dans l'avenir des graves problèmes sanitaires qui semblent parfois sans issue. Pour atteindre ce noble objectif, à savoir amener tous les peuples du monde au niveau de santé le plus élevé possible, la délégation centrafricaine a le plaisir d'adresser aux distingués délégués ses plus cordiales salutations et ses meilleurs voeux de succès. Ma délégation prie M. le Président de bien vouloir transmettre a Mme le Président de la Vingt Sixième Assemblée mondiale de la Santé et à ses collaborateurs ses vives félicitations pour leurs brillantes élections à la conduite de nos travaux. Nos félicitations les plus sincères vont aussi au Président sortant, le Dr Layton, et à ses collaborateurs pour avoir dirigé avec un talent évident les travaux de la Vingt -Cinquième Assemblée. Je faillirais à un agréable devoir si je ne remerciais le représentant du Conseil exécutif pour son brillant rapport. Monsieur le Président, honorables délégués, la Vingt -Sixième Assemblée est marquée par deux faits fondamentaux qu'il importe de souligner. D'abord, le départ du Directeur général de notre chère organisation. Le Dr Candau, connu pour sa légendaire modestie, n'a jamais aimé entendre parler de lui. En cette occasion solennelle, qu'il veuille bien accepter du Gouvernement centrafricain, présidé par S. E. le Général d'Armée Jean Bedel Bokassa, ce témoignage d'admiration pour ses vingt ans de dévouement, de compétence et d'efficacité au service de la santé de l'humanité entière. Puisque de sincères raisons l'obligent à nous quitter, que nos voeux de santé l'accompagnent, :

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La seconde caractéristique de la Vingt -Sixième Assemblée, le vingt -cinquième anniversaire de l'Organisation, trouve sa consistance sinon sa signification à travers les treize pages de l'introduction du Rapport annuel du Directeur général. De cette introduction, qui aborde tous les programmes de l'Organisation, on tire, malgré les difficultés quotidiennes, le sentiment qu'il n'y a aucune raison d'être pessimiste, face à toutes ces victoires remportées dans beaucoup de domaines. A ce sujet, nous tenons à adresser au Directeur général, au Directeur général adjoint et à leurs collaborateurs nos sincères félicitations pour le travail accompli en 1972 et pour la présentation du Rapport annuel. Comme il ressort du document N° 205, certains domaines méritent encore une action accrue et des efforts de coopération. Sur le plan scientifique en particulier, nous pensons que la recherche médicale gagnerait à tendre la main de plus en plus à d'autres sciences, comme l'art vétérinaire ou agronomique, pour accroître les moyens d'investigation et diminuer le champ de l'inconnu, et nous nous félicitons de la coopération de plus en plus active entre l'OMS et la FAO. La délégation centrafricaine, pour sa part, est convaincue que la coopération agissante entre l'OMS et la FAO - comme d'ailleurs celle entre l'OMS, la FAO et l'OMM - permettrait d'atteindre rapidement certains objectifs de la lutte contre la faim et la maladie en mettant en commun certains moyens d'action, compte tenu de l'érosion monétaire qui met déjà en difficulté les budgets respectifs de ces grandes institutions spécialisées sur lesquelles les pays en voie de développement comptent énormément pour réaliser certaines priorités de leurs programmes nationaux, tant dans le domaine de la santé humaine que dans celui de la santé animale et de l'agronomie. Parmi les problèmes de santé qui se posent à notre pays, le développement des services de laboratoire de santé publique mérite une attention particulière. C'est pourquoi nous approuvons entièrement le programme exposé dans le Rapport aux pages 114 et 115 et souhaitons que notre laboratoire national puisse voir le jour dans le plus bref délai. Tous nos programmes assistés par l'Organisation, les pays amis et d'autres organismes marchent à notre satisfaction. Quelques exemples de succès ou de difficultés méritent d'être portés à l'attention de cette haute instance. En 1972, le fait saillant du bilan de la situation sanitaire de la République Centra fricaine a été la persistance du réveil des foyers de trypanosomiase dans deux régions de notre cher pays. A cet égard, le problème a reçu une place de choix dans nos préoccupations. Pour l'ensemble du pays, nous avons les données suivantes depuis ces douze dernières années en 1960, 538 malades avec 42 nouveaux cas dépistés; en 1968, 84 malades, taux le plus bas, avec 19 nouveaux cas dépistés; à partir de là, le réveil est évident, allant de 263 malades en 1971 à 320 en 1972, dont 112 nouveaux cas dépistés. La trypanosomiase est ainsi redevenue un problème préoccupant, heureusement limité actuellement à une région. On peut espérer que les moyens de lutte, souvent peu séduisants parce qu'astreignants, associés à la destruction des vecteurs, nous permettront de vaincre ce réveil. En matière de lèpre, nous tenons avec beaucoup de fierté le bon bout. elle refait des dégâts depuis un certain temps, mais l'heureuse Un mot de la rougeole initiative de l'AID d'intervenir sous peu nous gonfle de tout espoir. Monsieur le Président, honorables délégués, compte tenu de nos échanges de couloir, j'ai la nette impression que je décevrais l'assistance si je ne disais un mot du choléra, entre autres maladies transmissibles - mais un seul mot, célèbre en République Centrafricaine (je "En République Centrafricaine, tout est en place contre le choléra depuis 1970 sauf le cite) choléra lui -même ".. Dans ce domaine, nos recettes sont constamment actualisées. Les zoonoses constituent entre autres domaines celui où différentes sciences, vétérinaire et médicale particulièrement, devraient conjuguer les efforts de recherche et d'action. Nous sommes parmi les pays intéressés par toute stratégie contre la rage, qui est l'exemple type de zoonoses en République Centrafricaine. Monsieur le Président, à ce stade d'action de nos services de santé, et face à beaucoup de résultats encourageants, la délégation centrafricaine a l'honneur de passer par votre intermédiaire pour remercier du haut de cette tribune l'Organisation mondiale de la Santé, la France, l'Union des Républiques socialistes soviétiques, la Roumanie, la République arabe d'Egypte, la République de Corée, le FISE, l'AID, Misereor et Emmaüs- Suisse, pour leurs contributions efficaces au développement de nos services de santé en République Centrafricaine. S'il est vrai que d'une bonne conception, d'une bonne définition et d'une bonne orientation dépend une bonne action, nous devons beaucoup à notre Directeur régional, le Dr Alfred Quenum, et à sa dynamique équipe qui ont toujours su faire face à nos problèmes, combien spécifiques et :

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épineux.

Enfin, Monsieur le Président, honorables délégués, tout se résume en définitive aux moyens d'action. C'est pourquoi la délégation centrafricaine souhaite ardemment qu'il soit tenu compte des besoins croissants des pays en voie de développement pour que l'analyse du projet de programme débouche sur un budget conséquent et digne de nos aspirations, à savoir amener tous les peuples du monde, quelle que soit leur idéologie, au niveau de santé le plus élevé possible. Le volume du budget devra aussi tenir compte des fluctuations monétaires internationales.

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Monsieur le Président, la délégation centrafricaine approuve le Rapport annuel du Directeur général contenu dans le document N° 205 et remercie les honorables délégués de leur grande attention. Le PRESIDENT PAR INTERIM': Merci, Monsieur Patassé. Et maintenant, j'appelle le dernier orateur pour cette réunion, M. le délégué de la Bulgarie. Le Dr TODOROV (Bulgarie) (traduction du russe) Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, permettez -moi, au nom de la délégation bulgare, de féliciter le Président de son élection à cette haute fonction et de féliciter également les Vice -Présidents de l'Assemblée et les Présidents des commissions principales. C'est pour nous une grande satisfaction de noter que, chaque année, notre famille s'agrandit et que nos moyens d'action s'amplifient contre les maux qui frappent l'humanité. C'est avec un vif plaisir que je salue l'admission de la République Démocratique Allemande au sein de l'Organisation mondiale de la Santé et je souhaite à nos camarades allemands un plein succès dans le renforcement de l'organisation socialiste de leurs services de santé publique et l'établissement d'une coopération internationale en matière de santé. Notre organisation humanitaire doit unir les forces de tous les pays en vue d'atteindre ce noble but qui est d'amener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé possible. Nous espérons qu'à la présente session la République populaire démocratique de Corée sera également admise en qualité de Membre de notre organisation. Je désire m'associer aux félicitations qui ont été adressées au Dr Candau, Directeur général, pour le Rapport détaillé sur l'activité de l'Organisation mondiale de la Santé en 1972. Au moment où il quitte notre organisation, je lui adresse tous mes voeux de santé et de bonheur. Les traditions qui se sont créées et les efforts qui ont été déployés en vue d'améliorer nos méthodes de travail donnent aujourd'hui de bons résultats. Cependant, la santé publique et la médecine sont des sciences qui exigent un labeur ardu et des ressources considérables, de même que de nombreuses connaissances, une vaste expérience et beaucoup de persévérance. En cette année où notre organisation célèbre son vingt- cinquième anniversaire débute le cinquième programme général de travail pour une période déterminée (1973- 1977). Ce programme ne laisse pas de poser de sérieux problèmes, aussi bien pour les pays développés que pour les pays en voie de développement. Les principales tâches à accomplir pendant cette période quinquennale apparaîtront au moment de l'exécution des principaux points du programme et seront fonction des conditions particulières à chaque Région. Il existe, bien entendu, des problèmes d'ordre général qui concernent toutes les Régions et tous les pays, comme, par exemple, les principes fondamentaux qui président à la création des services de santé publique, les questions de formation du personnel, etc. Certains problèmes, tels que la lutte contre lés maladies cardio -vasculaires et le cancer, la santé mentale, la protection de l'environnement par exemple, sont également communs à tous les pays et territoires. Les efforts déployés par l'Organisation mondiale de la Santé afin d'appeler l'attention des Etats Membres sur un problème d'intérêt général - l'homme et son environnement - rencontrent une adhésion unanime. Un grand nombre d'organisations internationales se sont penchées sur cette question. Des comités d'experts 'et divers autres organismes formulent des recommandations fondées sur les connaissances scientifiques actuelles. Nous sommes néanmoins persuadés que, sans l'adoption par les gouvernements de programmes nationaux de protection de l'environnement dotés des moyens financiers nécessaires, il sera impossible d'obtenir les résultats escomptés. Notre gouvernement, qui a édicté des lois sur la protection de la nature, a constitué en outre des organismes spéciaux et élaboré un programme de restauration de l'environnement dont l'exécution est en cours. Tous les ministères et organisations compétents, de même que l'ensemble de la population, participent à cet effort. Le Ministère de la Santé, de son côté, a renforcé sa participation au programme, en estimant que celui -ci concrétise l'un des principes les plus progressistes de la santé publique socialiste, à savoir la prévention. Il serait utile que l'Organisation mondiale de la Santé établisse un bref rapport sur les expériences et les réalisations des pays et des savants dans le domaine de la protection de l'environnement et que les informations ainsi recueillies soient communiquées aux autres pays. Un certain nombre d'Eta.ts Membres ont besoin d'aide pour former le personnel technique et scientifique qui désire se consacrer à de telles activités. La formation du personnel médico- sanitaire est l'un des principaux sujets de préoccupation de tous les pays. Des opinions aussi nombreuses que différentes sont exprimées, un peu partout dans le monde, sur les moyens de renforcer et d'améliorer la formation médicale, afin de répondre aux besoins accrus de la population en prestations de haute qualité. Parallèlement, la science médicale suscite un intérêt toujours plus vif, car elle représente dans la société une importante force productive liée à la révolution scientifique et technique à laquelle nous assistons actuellement un peu partout dans le monde. L'Assemblée mondiale de la Santé a adopté à ce sujet des résolutions très pertinentes, dont l'application dépend de l'action conjuguée de divers services de l'OMS et des services de santé publique des Etats Membres. Dans notre pays, il y a quelques mois, les instituts de recherche ont été intégrés aux institutions d'enseignement médical supérieur, formant ainsi un vaste et puissant complexe relevant de l'Académie de Médecine. :

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Nous avons ainsi réalisé l'intégration des sciences médicales, de l'enseignement de la médecine et des services de santé publique. Ce complexe offre d'immenses possibilités d'action efficace dans enseignement médical, recherche médicale, services quatre domaines principaux étroitement imbriqués curatifs et diagnostiques de haute qualité, et orientation méthodique de l'action de santé publique dotée de l'assistance requise. Le Centre d'Hygiène et d'Epidémiologie, créé avec l'aide du PNUD et de l'OMS, représente l'un des principaux éléments de ce complexe. Ce centre, qui groupe des spécialistes scientifiques des disciplines sanitaires et de l'administration de la santé publique, est déjà en mesure d'entreprendre dans ce domaine d'importantes tâches intéressant les services nationaux de santé publique, en plus des travaux assignés par l'OMS. Qu'il me soit permis de souligner que le développement de la santé publique dans le monde d'aujourd'hui et le renforcement de l'efficacité des services spécialisés exigent l'élaboration d'un plan à long terme, unique et bien défini. Ces dernières années, l'action de l'Organisation mondiale de la Santé s'est orientée dans ce sens, avec un succès toujours plus grand. Il me semble opportun de vous informer que le Ministère de la Santé de la République populaire de Bulgarie, animé du souci constant de mettre à exécution la décision du Gouvernement d'élever le niveau de vie de la population, a préparé un certain nombre de programmes à long terme destinés extension et amélioration de l'action prophyà résoudre les problèmes médicaux les plus importants lactique, renforcement des soins ambulatoires dans les polycliniques et des soins hospitaliers, lutte contre le rhumatisme et les maladies cardio -vasculaires, lutte contre les tumeurs malignes, accélération du progrès scientifique et technique en santé publique, élimination de la tuberculose en tant que maladie de masse, développement des branches les plus importantes de la recherche médicale, etc. Ces programmes à long terme - plus de vingt au total - ont été préparés avec l'aide de nombreux savants et spécialistes de la santé publique et c'est l'Etat qui assume la charge financière de leur mise à exécution par étapes. Cette action entre dans le cadre d'une projection partielle du développement des services de santé publique jusqu'en 1990, qui a été établie par le Ministère de la Santé. L'ensemble est entièrement conforme aux tâches énoncées dans le cinquième programme général de travail pour une période déterminée adopté par l'Assemblée de la Santé. Nous serions très heureux de partager avec d'autres pays les fruits de nos modestes réalisations. Je dois souligner que ces projets de développement des services de santé publique présupposent un accroissement considérable des ressources en personnel et en moyens matériels. Tous les programmes que j'ai énumérés sont absolument conformes aux résolutions adoptées par l'Assemblée sur les principes de base à observer pour l'organisation d'un service national .de santé publique. L'expérience ainsi réalisée dans notre pays, et surtout celle de l'Union soviétique qui, depuis plus de cinquante ans, élabore et améliore de tels principes sur son propre territoire, mérite de retenir l'attention de l'Organisation mondiale de la Santé et nous appuyons fermement la proposition que le chef de la délégation soviétique, l'Académicien Petrovskij, a faite lors de la dernière Assemblée en demandant que soit réunie sous l'égide de l'OMS une conférence mondiale où seraient confrontées les expériences de divers pays. Je désirerais ajouter quelques mots sur le projet de budget de l'Organisation pour 1974. Le montant de ce budget dépasse cent millions de dollars. Même les prévisions du Directeur général et d'autres membres du Secrétariat il y a sept ou dix ans ne pouvaient envisager que ce chiffre serait atteint aussi rapidement. Il y a lieu de croire qu'il sera même dépassé, si l'on en juge d'après la crise monétaire qui sévit en Occident. Il convient donc de stabiliser le budget de l'OMS et c'est la tâche à laquelle devra s'employer l'Organisation dans les années qui viennent. Une large part du budget est consacrée à l'assistance technique. Quel que soit l'intérêt de cette assistance, elle ne doit pas occuper la première place dans les activités de l'OMS. Il existe un organisme spécial dont c'est précisément le rôle le Programme des Nations Unies pour le Développement. L'Organisation pourra ainsi se consacrer avant tout à une assistance scientifique de caractère consultatif pour résoudre les grands problèmes de notre temps, ainsi qu'au rôle de coordination qui lui incombe en sa qualité de centre mondial d'information pour les questions médicales et sanitaires. L'Organisation célèbre son anniversaire au moment où de grandes espérances s'élèvent chez tous les peuples du monde, qui voient leur sort s'améliorer grâce au triomphe de la paix. La signature de la paix au Viet -Nam a été accueillie avec soulagement. C'est avec regret, cependant, que nous constatons qu'une paix durable ne s'est pas encore instaurée dans la péninsule indochinoise. Les buts humanitaires de notre organisation, qui sont énoncés dans sa Constitution, font obligation à tous ses Membres de lutter pour préserver et renforcer cette paix. :

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Le PRESIDENT PAR INTERIM

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Merci, Docteur Todorov. La séance est levée. La séance est levée à 12 h.20.

SIXIEME SEANCE PLENIERE

Mercredi 9 mai 1973, 14 h.30 Président :

Professeur Julie SULIANTI SAROSO (Indonésie)

1.

PREMIER RAPPORT DE LA COMMISSION DE VERIFICATION DES POUVOIRS :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) La séance est ouverte. Le premier point de notre ordre du jour est l'examen du premier rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs, qui s'est réunie hier sous la présidence de M. G. Buick. J'invite M. de Geer, Rapporteur de la Commission, à venir à la tribune nous donner lecture du rapport, qui figure dans le document A26/38. M. de Geer (Pays -Bas), Rapporteur de la Commission de Vérification des Pouvoirs, donne lecture du premier rapport de la Commission (voir page 511 ). Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je vous remercie, Monsieur de Geer. Y a -t -il des observations ? En l'absence d'objections, le rapport est adopté. Je donne la parole au délégué de la Chine. Veuillez venir à la tribune, je vous prie. :

Le Dr CHEN Hai -feng (Chine) (interprétation du chinois) Après avoir entendu le rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs, la délégation de la République populaire de Chine estime devoir souligner que la clique du traître Lon Nol est un régime fantoche, composé d'une poignée d'individus qui sont le rebut de la nation et que renie le peuple cambodgien. Ce régime ne saurait en aucune façon représenter le peuple du Cambodge. Le représentant de la clique du traître Lon Nol n'a aucun droit à participer à l'Assemblée mondiale de la Santé. Sous la conduite de Samdech Norodom Sihanouk, le Gouvernement royal d'Union nationale du Cambodge, qui contrôle désormais plus de 90 % du territoire cambodgien, non seulement jouit du soutien chaleureux du peuple du pays mais, largement reconnu, a mérité l'admiration de tous les peuples épris de paix et de justice. Le Gouvernement royal d'Union nationale du Cambodge, sous la direction de Samdech Norodom Sihanouk, est le seul Gouvernement légal qui représente le peuple cambodgien. La délégation chinoise tient aussi à faire remarquer que les Accords de Paris sur le Viet -Nam ont reconnu de facto l'existence de deux administrations au Viet -Nam du Sud, à savoir le Gouvernement révolutionnaire provisoire de la République du Viet -Nam du Sud et les autorités de Saigon. Le Gouvernement révolutionnaire provisoire de la République du Viet -Nam du Sud est le représentant authentique du peuple sud -vietnamien. Dans les circonstances actuelles, il n'est pas normal que le représentant des autorités de Saigon participe unilatéralement aux travaux de l'Assemblée, Nous considérons enfin que, dans les circonstances actuelles, alors que les autorités de la Corée du Nord et de la Corée du Sud sont parvenues à un accord de principe sur la réunification de la Corée dans l'indépendance et la paix, il n'est pas justifié que le représentant de la Corée du Sud participe unilatéralement aux travaux de cette assemblée. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) l'Albanie à venir à la tribune. :

:

Y a -t -il d'autres orateurs ? J'invite le délégué de

Le Dr BOÇKA (Albanie) Madame le Président, la délégation albanaise tient à exprimer brièvement sa position à l'égard de la recommandation de la Commission de Vérification des Pouvoirs comme suit: 1) Nous ne reconnaissons pas les pleins pouvoirs des représentants de la clique de Saigon, qui ne représentent pas le peuple vietnamien. Le seul représentant authentique du Viet -Nam du Sud est le Gouvernement révolutionnaire provisoire de la République du Sud Viet -Nam. 2) Nous ne reconnaissons pas les pleins pouvoirs émanant du régime fantoche de Lon Nol, établi par les impérialistes américains pour servir leur agression contre le peuple cambodgien. Le seul représentant légitime de ce peuple est le Gouvernement royal d'Union nationale du Cambodge. 3) Nous ne reconnaissons pas les pleins pouvoirs des représentants de la clique de la Corée du Sud, imposée au peuple sud- coréen par les troupes américaines d'occupation. Le véritable représentant du peuple coréen est le Gouvernement de la République populaire démocratique de Corée. Nous rejetons entièrement, par conséquent, la partie du rapport de la Commission relative aux pleins pouvoirs émanant des trois régimes fantoches susmentionnés et la considérons comme nulle et non avenue.

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) tribune.

:

J'invite le délégué de la Yougoslavie à venir à la

M. BOJADZIEVSKI (Yougoslavie) (traduction de l'anglais) Merci, Madame le Président. La délégation yougoslave a appuyé l'adoption du premier rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs. Toutefois, nous tenons à réaffirmer le point de vue que j'ai exprimé lors de la précédente Assemblée mondiale de la Santé, à savoir que mon gouvernement reconnaît le Gouvernement :

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SIXIEME SEANCE PLENIERE royal d'Union nationale du Cambodge et le Gouvernement révolutionnaire provisoire du Viet -Nam du Sud. En conséquence, nous nous devons de faire état de nos réserves en ce qui concerne la validité des pouvoirs présentés par les délégations de Phnom Penh et de Saigon.

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Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Y a -t -il d'autres orateurs ? J'invite le délégué de la République de Corée à venir à la tribune. :

Le Dr PARK (République de Corée) (traduction de l'anglais) Madame le Président, Mesdames, Messieurs et chers collègues, cette année encore, et bien contre mon gré, des remarques inamicales ont été faites au sujet des pouvoirs de la délégation de la République de Corée, et c'est bien à regret que je prends la parole, car ce genre de remarques ne semble pas mériter de commentaires. Cependant, je tiens en la circonstance à faire une seule observation. Du fait de la guerre de Corée, de 1950 à 1953 et sans cesse depuis lors, soit pendant plus de vingt ans, la division de mon pays a créé un dangereux antagonisme. Le souci le plus pressant, le souci primordial du peuple coréen, est donc de réduire la tension et l'aliénation au moyen de conversations directes entre les deux parties du pays, afin d'ouvrir la voie à une paix durable et à la réconciliation nationale. Je tiens donc à affirmer, solennellement et sans ambages, que tout ce qui peut affecter le statut respectif actuel des deux parties de la Corée ne peut, à ce stade, que compromettre le dialogue délicat entamé l'année dernière par mon gouvernement et qui se poursuit à l'heure actuelle entre les deux parties. Bien qu'il y ait beaucoup à dire sur cette importante question, je ne me laisserai pas entraîner dans de longues discussions devant ces assises éminemment humanitaires, mais je me contenterai de demander aux Etats Membres d'observer une attitude de non -ingérence amicale afin de faciliter ce dialogue d'une importance vitale. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué du Viet -Nam.

:

Y a -t -il d'autres orateurs ? Je donne la parole

Le Dr TRAN MINH TUNG (Viet -Nam) Madame le Président, Mesdames, Messieurs les honorables délégués, certaines délégations ont cru bon de répéter comme les années précédentes leurs objections à la présence du Viet -Nam et d'autres pays qui n'ont pas l'heur de leur plaire sur le plan politique. La délégation du Viet -Nam est donc obligée de faire appel à la patience des honorables délégués pour lui permettre de présenter quelques observations qui pourraient jeter une lumière plus vraie sur les questions soulevées. Nous voudrions à peine nous étendre sur la légalité des titres formels de notre délégation à représenter le Viet -Nam à l'OMS, dont notre gouvernement est Membre sans interruption depuis vingt -trois ans. Nous n'insisterons pas non plus sur le caractère spécieux des allégations en faveur d'un gouvernement autre que celui de la République du Viet -Nam, qui seul n'a jamais cessé de remplir toutes les obligations internationales au nom du Viet -Nam, et qui a toujours exercé une autorité pleine et entière sur le territoire du Viet -Nam. Nous aimerions seulement rappeler que, depuis quelques mois, des accords ont été signés et une conférence internationale s'est tenue à Paris, tous étant basés sur l'engagement des nations du monde à respecter la souveraineté du Viet -Nam et à ne pas s'immiscer dans les affaires intérieures du Viet -Nam. En ce moment même, les Vietnamiens entament un processus extrêmement délicat de négociations pour régler entre eux leurs différends, pour ramener la paix et la concorde et pour reconstruire leur pays. Nous considérons donc comme déplacés, malvenus et inconvenants toute observation et tout commentaire qui prétendraient préjuger de l'issue de ces négociations qui concernent, seul, le peuple du Viet -Nam lui -même. Notre délégation a donc voté pour l'adoption du premier rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs, mais nous rejetons catégoriquement la remarque de la délégation de Cuba. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Y a -t -il d'autres orateurs ? J'invite le délégué de la République Khmère à venir à la tribune. :

Le Dr SUON BOPHEAK (République Khmère) Madame le Président, honorables délégués, Mesdames et Messieurs, je regrette de monter en ce moment à cette tribune pour faire perdre un temps si précieux à notre assemblée dont l'objectif est purement technique. Veuillez me laisser accomplir le devoir de m'élever vigoureusement contre les allégations tendancieuses proférées par certains orateurs en ce qui concerne la représentation de la République Khmère à cette assemblée. Je tiens à signaler à l'intention de ces délégués que mon pays est Membre de l'ONU et des institutions spécialisées sans interruption depuis plus de vingt ans et que la République Khmère, mon pays, est fondée sur des bases démocratiques et populaires, fait reconnu par l'ONU. Je déplore encore que ces orateurs aient estimé de façon erronée que l'Assemblée mondiale de la Santé représente pour eux un lieu approprié pour débattre des questions d'ordre politique. Ma délégation a voté pour l'adoption de ce premier rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs et rejette catégoriquement les réserves formulées dans le paragraphe 3 et les considère comme nulles et non avenues. Madame le Président, je vous prie respectueusement de faire porter ma déclaration au compte rendu de la séance. :

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VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais)

:

Je donne la parole au délégué du Guatemala. :

Le Dr UCLÉS (Guatemala) (traduction de l'espagnol) Madame le Président, Mesdames et Messieurs, tout en respectant le point de vue des orateurs qui se sont prononcés contre l'approbation du rapport, nous tenons à déclarer que la délégation du Guatemala appuie le rapport tel qu'il a été présenté et considère, en dépit des réserves avancées par un pays d'Amérique sur la légitimité de la représentation de trois autres honorables délégations, que ce n'est pas contribuer au bon déroulement des travaux de cette assemblée que de porter un jugement sur la représentativité des gouvernements de ces pays. Nous parlons ainsi précisément parce qu'à l'heure actuelle, l'un de ces gouvernements a des entretiens avec d'autres autorités du pays en question. Et c'est sur son territoire même que se déroulent ces entretiens qui visent à la réunification, ou tout au moins au rapprochement des points de vue, pour arriver à un meilleur résultat, ce qui ne manquera pas de retentir favorablement sur le secteur de la santé. Pour nous, la santé est intimement liée à la paix, persuadés que nous sommes que la santé est l'expression de la paix du corps. La meilleure façon d'y contribuer est d'essayer, par les moyens appropriés, de faire en sorte que cette paix physique, que nous souhaitons à tous les peuples, soit aussi complète que possible. C'est ainsi qu'une organisation comme la nôtre, l'Organisation mondiale de la Santé, peut obtenir les meilleurs résultats pour les peuples qu'elle rassemble. Pour conclure, nous appuyons le rapport tel qu'il a été présenté et nous nous opposons aux objections qui peuvent se manifester à son encontre, tout en respectant le point de vue particulier et personnel de chacun des délégués qui expriment leur opinion. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) la Roumanie à venir à la tribune. : :

Y a -t -il d'autres orateurs ? J'invite le délégué de

Madame le Président, au nom de la délégation roumaine, j'aimerais Le Dr RACOVEANU (Roumanie) rappeler à cette assemblée que les délégations suivantes ne peuvent représenter les peuples qu'elles la République Khmère, la République du Sud Viet -Nam. Nous faisons donc les prétendent représenter réserves nécessaires quant à la représentation de ces pays, mentionnant que les Gouvernements suiGouvernement royal d'Union nationale du Cambodge et Gouvernement révolutionnaire provisoire vants du Viet -Nam du Sud, sont les représentants de ces pays. : :

Y a -t -il d'autres orateurs ? Il semble que plus Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) personne ne veuille prendre la parole. Les déclarations faites à la tribune figureront dans le compte rendu in extenso de la séance. :

2.

DISCUSSION GENERALE DES RAPPORTS DU CONSEIL EXECUTIF SUR SES CINQUANTIEME ET CINQUANTE ET UNIEME SESSIONS ET DU RAPPORT DU DIRECTEUR GENERAL SUR L'ACTIVITE DE L'OMS EN 1972 (suite)

Nous allons poursuivre la discussion générale, mais Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) auparavant je désire répondre au délégué de Maurice sur la question qu'il a soulevée hier au sujet d'un point d'ordre: Les dispositions qui régissent présentement la conduite de la discussion générale en séance plénière résultent d'études sur les moyens de réduire la durée des Assemblées mondiales de la Santé, qui ont été faites par le Conseil exécutif lors de ses vingt -cinquième et vingt- sixième sessions et par les Treizième et Quatorzième Assemblées mondiales de la Santé, en 1960 et en 1961. Ces dispositions avaient pour but, étant donné le nombre croissant des Membres de l'Organisation, d'empêcher que les sessions de l'Assemblée ne se prolongent indûment (et n'entraînent par conséquent des frais supplémentaires). La résolution adoptée par la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé (résolution WHA14.51) prévoit ce qui suit dans le premier paragraphe de son dispositif :

:

DECIDE que, lors des Assemblées mondiales de la Santé, un seul débat devrait être consacré, en séance plénière, à l'examen du Rapport annuel du Directeur général (non compris le Rapport financier annuel), sous réserve que les installations le permettent. Au cours de la discussion de cette résolution par la Commission des Questions administratives, financières et juridiques de la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé, le représentant du Directeur général a expliqué que l'expression "sous réserve que les installations le permettent" avait été introduite dans le premier paragraphe du dispositif parce que le Conseil exécutif, conscient des retards qu'entraîne lors des séances plénières la nécessité pour les orateurs de se rendre à la tribune, avait demandé s'il serait possible de mettre des microphones à la disposition des délégués pour leur permettre de parler de leur place. Jusqu'alors, cela n'avait pas été possible à Genève, mais les transformations apportées au Palais des Nations ont permis de procéder ainsi lors des sessions ultérieures (c'est -à -dire depuis la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, en 1962). Par conséquent, les méthodes de travail relatives à la conduite de la discussion générale et séance plénière reposent sur une décision formelle de l'Assemblée mondiale de la Santé, à laquelle l'Assemblée s'est tenue de 1962 jusqu'à ce jour.

SIXIEME SEANCE PLENIERE

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Nous poursuivrons maintenant la discussion générale, et je donne la parole au chef de la délégation de l'Indonésie, le Professeur Siwabessy, Ministre de la Santé. Madame le Président, Messieurs Le Professeur SIWABESSY (Indonésie) (traduction de l'anglais) les Vice -Présidents, Monsieur le Directeur général, Mesdames, Messieurs, permettez -moi tout d'abord de vous féliciter, Madame le Président et Messieurs les Vice -Présidents, de votre élection acquise à l'unanimité. Je tiens aussi à profiter de l'occasion pour remercier les délégués, au nom de mon gouvernement et de ma délégation, de la confiance qu'ils ont placée dans ma délégation, en portant un de ses membres à la présidence de la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Nous avons pris connaissance avec beaucoup d'intérêt du Rapport du Directeur général pour 1972. Une fois encore, le Directeur général et ses collaborateurs ont rédigé un Rapport annuel de grande qualité et très complet. Tout en passant en revue les succès remportés par l'Organisation au cours des vingt -cinq années de son existence, le Directeur général y pose aussi des questions très intéressantes, par exemple lorsqu'il se demande pourquoi nous ne sommes pas encore venus à bout de tant de maladies dont nous comprenons pourtant le processus étiologique. Le Directeur général a également appelé notre attention sur le fait qu'une forte proportion de la population mondiale, notamment dans les campagnes, est entièrement dépourvue de services de santé, tandis que, dans d'autres cas, les services de santé existent mais ne sont pas suffisamment utilisés par la population. S'il est vrai qu'il nous faut connaître les processus qui sont à l'origine des maladies, il importe tout autant que nous comprenions le comportement des personnes qui ont besoin d'assistance médicale, ainsi que d'autres facteurs dont il est nécessaire de tenir compte. En Indonésie, en dehors des grandes villes, le taux d'occupation des hôpitaux est assez bas, puisqu'il n'est que de 30 à 40 %. Aussi sommes -nous en train de prendre diverses mesures pour mieux comprendre ces problèmes et pouvoir, de ce fait, mettre en place un système de prestation des soins médico- sanitaires qui, tout en exprimant la politique nationale dans ce domaine, soit bien accepté par la population. Dans mon pays, dont le territoire est un archipel de milliers d'îles où la population présente une grande diversité de coutumes, de croyances et de conditions locales, ce n'est pas une tache facile. C'est pourquoi nous donnons tant de prix à l'assistance présente et future de l'OMS à cet égard. L'Indonésie prépare en ce moment son second plan quinquennal de développement socio- économique. Etant donné l'exiguité de nos ressources, nous estimons qu'il est capital pour nous de classer les problèmes par ordre de priorité et d'organiser en conséquence nos services de :

santé.

Je voudrais dire maintenant un mot de la situation sanitaire de mon pays. Les maladies transmissibles et les troubles de la nutrition y sont encore les principaux problèmes de santé. En ce qui concerne les maladies transmissibles, le paludisme et la tuberculose sont les plus fréquentes. Le choléra et les autres maladies gastro -intestinales sont également répandus. Je suis heureux de dire qu'aucun cas de variole n'a été découvert depuis le dernier cas signalé en janvier 1972. En revanche, de fortes poussées épidémiques de fièvre hémorragique due au virus de la dengue se sont produites simultanément cette année dans de nombreuses villes. Comme c'est la première fois que l'Indonésie connaît de pareilles poussées, il serait peut -être bon que l'OMS entreprenne des recherches plus approfondies pour mieux comprendre cette maladie. Je saisis cette occasion pour remercier l'unité OMS de recherche sur la lutte contre les vecteurs et les réservoirs animaux de maladies de l'aide qu'elle nous a apportée dans la mise en place de mesures de protection. Parmi les troubles de la nutrition, l'un des plus importants est la carence en vitamine A, qui est l'une des principales causes de cécité en Indonésie. Nous venons de lancer un projet pilote qui prévoit l'administration par voie orale d'une dose de 200 000 UI de vitamine A aux enfants de 1 à 4 ans deux fois par an. Avec un accroissement démographique de 2,6 % par an, la planification familiale est au premier rang des préoccupations nationales. De nombreuses institutions, publiques ou privées, collaborent au programme de planification familiale. Un office spécial de coordination de la planification familiale a été institué en janvier 1970 par le Président. Dans le domaine sanitaire, la planification familiale fait partie intégrante de notre programme de santé maternelle et infantile. En conclusion, je tiens à souligner une fois encore l'importance de la déclaration du Directeur général relative au développement des services de santé en tant qu'expression des voeux des individus, des familles et des collectivités, rurales et urbaines. J'espère sincèrement que l'OMS continuera à apporter son assistance dans cet esprit, en vue de la réalisation de notre objectif commun qui est de permettre à chacun dans le monde d'atteindre le niveau de santé le plus élevé possible. Merci, Professeur Siwabessy. Avant de donner la Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) parole à l'orateur suivant, je dois signaler que j'ai l'intention de clore la liste des orateurs pour la discussion générale des points 1.11 et 1.12 à la fin de la séance de cet après -midi. Par conséquent, toutes les personnes qui désirent prendre part à la discussion générale sont priées de le faire savoir le plus tôt possible à M. Fedele, assistant du Secrétaire de l'Assemblée, dans la salle même où nous tenons séance. Le premier orateur qui figure maintenant sur ma liste est le délégué du Cameroun, M. Fokam Kamga, Ministre de la Santé et de l'Assistance publique. :

112

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II :

M. FOKAM KAMGA (Cameroun) Madame le Président, Excellences, honorables délégués, Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, le voyageur qui gravit une côte s'arrête parfois et regarde derrière lui afin d'évaluer le chemin déjà parcouru et mesurer l'effort encore nécessaire pour atteindre le sommet. Notre étape de ce jour ressemble bien à ce que fait ce voyageur, car il ne s'agit pas moins, pour notre organisation en cette rencontre, que de nous arrêter un. instant pour apprécier ce que nous avons fait ensemble au cours de ces dernières vingt -cinq années, et de projeter nos regards et nos pensées vers le futur en vue de déterminer les orientations nouvelles ou les domaines anciens qu'il s'agit de mieux développer à l'avenir, pour plus d'efficacité. Madame le Président, en vous élisant à l'unanimité, voire dans l'enthousiasme général, à la tête de notre assemblée, en vous chargeant de conduire notre analyse de l'action passée et d'orienter la prospective que nous devons faire pour l'avenir, les participants ici réunis ont tenu sans doute à rendre hommage autant à la sommité de la science que vous êtes qu'aux qualités de noblesse, de dévouement et de foi dans l'oeuvre de l'Organisation mondiale de la Santé qui vous animent. Ils ont ainsi affirmé leur résolution d'aboutir à des conclusions réalistes et efficaces en s'assurant au départ le gage précieux de votre longue expérience et de votre profonde connaissance des problèmes de la santé. La délégation de la République unie du Cameroun est ainsi fort heureuse de s'associer aux éloges qui vous ont été déjà adressés à ce titre par les précédents orateurs. Elle apporte aussi par ma voix à tous les autres délégués à cette réunion, et particulièrement aux nouveaux Membres de notre organisation, le salut fraternel et la sympathie active du peuple camerounais tout entier. Elle se réjouit également de l'élection au bureau de l'Assemblée des distingués délégués du Liban, de la Tchécoslovaquie, de la Guinée, des Philippines et du Brésil et leur adresse à cette occasion ses chaleureuses félicitations. Qu'il me soit permis, Madame le Président, de rappeler l'oeuvre magnifique accomplie par le Dr Layton qui a si brillamment dirigé les travaux de la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. En cette période de soudure entre deux époques qui se complètent, il n'est pas facile de savoir dégager les voies vers lesquelles doit tendre l'action à venir. En effet, le monde assiste depuis ces dernières années à une explosion sans précédent de progrès remarquables dans les domaines de la recherche et de l'action médicales, et de la technologie d'une façon générale. Orienter, canaliser, coordonner les activités des uns et des autres dans les différents domaines où ces découvertes ont été faites n'est pas chose facile. C'est à cette tâche, cependant, que sont confrontés, d'une part, tous les Présidents qui se sont succédé à notre bureau depuis le commencement de la première décennie des Nations Unies pour le développement et, d'autre part, le Conseil exécutif et le Secrétariat de l'OMS. Le Rapport annuel du Directeur général est une fois de plus riche d'enseignements et de promesses à cet égard. A lui -même, à la riche moisson de réussites qui jalonnent sa longue carrière exceptionnellement dense, nous adressons nos hommages d'admiration et nos vives félicitations. Et comment ne pas inclure dans ces sentiments toute la dynamique équipe qui l'entoure, tant au Siège que dans les bureaux régionaux et les pays. On m'excusera, j'en suis convaincu, si je souligne de façon particulière dans ce palmarès, pour la Région africaine, l'action déterminante entreprise par notre dynamique Directeur régional, le Dr A. Quenum et ses collaborateurs. Faisant table rase des théories et des abstractions nées d'autres pays ou d'autres époques, cette équipe a su trouver des solutions nouvelles et pratiques qui sont à même de nous aider à régler de façon efficace et réaliste nos problèmes de santé. De l'échange fructueux d'idées établi entre ce bureau régional et notre administration sanitaire sort et se réalise graduellement notre philosophie d'une action sanitaire dynamique et positive. Le troisième plan quinquennal de développement socio- économique du Cameroun a inscrit à son programme des priorités en matière de santé qui cadrent avec celles définies comme primordiales dans notre Région, à savoir le développement de l'infrastructure sanitaire en intégrant dans un ensemble homogène la médecine des soins et la médecine préventive; l'intensification de la lutte contre les endémies majeures et les maladies transmissibles en général; l'amélioration de l'environnement par l'éducation sanitaire et nutritionnelle des masses; la formation du personnel. Notre politique sanitaire, dans le but de donner des assises solides à ce programme de travail, s'est attachée à résoudre deux préalables qui nous paraissent essentiels d'abord, réorganiser nos services de santé depuis l'échelon central jusqu'à la base en passant par les services provinciaux et départementaux; ensuite mettre sur pied une structure adéquate et complète pour la formation des cadres médico- sanitaires de différents niveaux. Pour ce qui est du premier préalable, nous nous sommes efforcés de mettre en relief la nécessité de disposer d'un service de santé national intégré et parfaitement coordonné en ce qui concerne aussi bien les différentes oeuvres publiques que les oeuvres privées qui, dans notre pays, participent dans la proportion de 40 % environ à l'effort de protection et de promotion de la santé. Les caractéristiques essentielles de cette réforme résident dans la création d'un service spécifique chargé des zones de démonstration d'action de santé publique appelées à mettre au point les méthodes de couverture sanitaire totale de la population les plus efficaces et les moins onéreuses, méthodes qui seront étendues par la suite à tout le pays; d'un service épidémiologique qui succède au traditionnel service des grandes endémies et dont le rôle consiste à assurer les opérations de prévention, de prospection et de recherche en vue de l'établissement : : :

SIXIEME SEANCE PLENIERE

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d'une carte épidémiologique des principales endémies, ainsi que la surveillance épidémiologique de tout le territoire; d'un service d'hygiène du milieu et d'assainissement dont la primauté, en cette ère où les problèmes d'environnement préoccupent au plus haut point l'humanité, ne saurait être discutée; d'un service d'éducation sanitaire et nutritionnelle qui a pour tâche d'animer et de susciter la participation des masses à l'effort de promotion de la santé. Grâce à ce dispositif qui se retrouve à tous les étages de la pyramide de notre service de santé, nous comptons rendre plus rentable la lutte menée contre les maladies transmissibles, encore légion dans notre pays. Dans la même optique, nous essayons d'installer un réseau de formations sanitaires à tous les degrés de technicité, en partant du centre de santé élémentaire rural pour culminer à l'hôpital général national, sommet de la hiérarchie en matière de prestations de soins médicaux, curatifs et préventifs. S'agissant du deuxième préalable, qui se rapporte à la formation des personnels sanitaires, il serait superflu que je m'attarde à rappeler ici notre Centre universitaire des Sciences de la Santé et tous les espoirs que nous fondons sur cette expérience aussi originale qu'audacieuse. Les premiers résultats notés sur le terrain dans les centres communautaires où les élèves du Centre funt leur stage pratique se révèlent plus qu'encourageants. Le centre d'enseignement supérieur des soins infirmiers créé dans le cadre des projets inter -pays de la Région africaine commence de son côté à s'affirmer comme une excellente pépinière d'où les pays de la Région tireront bientôt les précieux éléments dont ils ont besoin pour l'encadrement de leurs services de soins et l'administration ainsi que la formation du personnel infirmier. Je voudrais saisir l'occasion qui m'est offerte pour remercier de façon chaleureuse tous ceux qui nous assistent dans les principales réalisations que je viens de citer: l'OMS, le FISE, le Programme des Nations Unies pour le Développement et, bientôt, le Programme alimentaire mondial. Nos amis de toujours, la France, les Etats -Unis d'Amérique, le Canada, la Suisse, l'Ordre de Malte, la Grande -Bretagne, la République fédérale d'Allemagne et tant d'autres qui nous aident dans le même domaine méritent une mention spéciale dans notre reconnaissance. Face aux multiples priorités qui nous assaillent alors que nos moyens sont extrêmement limités, la coopération et l'assistance que ces organismes et pays amis nous apportent ne peuvent qu'être prônées et données en exemple car l'avenir de l'humanité, sa survie même, dépendent de la façon dont seront tissés les liens d'interdépendance et d'entraide entre les peuples et les hommes de tous les continents. Le dire, c'est faire appel à la conscience de tous les pays nantis pour qu'ils participent de plus en plus à l'édification et à l'amélioration des conditions de vie des pays moins favorisés par l'histoire ou la nature, en donnant corps et âme à tant de résolutions prises au cours des rencontres internationales mais qui sont restées jusqu'à présent des voeux pieux dans leur majorité. Pour les pays en voie de développement, la question est surtout de rechercher la coopération internationale sans être éternellement à la charge des pays riches. Une juste rémunération de leurs produits de base, de leurs matières premières, serait déjà susceptible de leur apporter des moyens financiers considérables en cette matière. Malheureusement, comme nous le disions il y a deux ans dans cette salle, les marées de l'égolsme continuent à saper les bonnes relations entre les pays. L'Organisation mondiale de la Santé, qui postule la recherche du meilleur état de santé possible, c'est -à -dire un état de complet bien -être physique, mental et social, a un rôle primordial, capital à jouer sur ce chapitre, car tous les efforts consentis par elle pour traquer la maladie ne serviraient à rien si, en même temps, l'homme reste menacé par la misère, la famine, l'ignorance, la discrimination entre les races et les peuples et la guerre. C'est pour cette raison que ma délégation appelle de tous ses voeux l'avènement d'une humanité exempte de haine, où chaque homme soit assuré de trouver un milieu de paix et de concorde propice à son épanouissement total, cela dans la dignité et la justice. Elle espère que la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé apportera une contribution marquante à l'accomplissement de ce souhait. Je vous remercie, Monsieur Fokam Kamga, Le Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) prochain orateur inscrit sur ma liste est le Dr González, Sous -Secrétaire d'Etat à la Santé publique. :

Le Dr GONZÁLEZ (Argentine) (traduction de l'espagnol) L'analyse de la situation sanitaire en Argentine a permis d'identifier huit secteurs ou séries de problèmes. Deux intéressent il s'agit des soins médicaux et de l'assailes aspects opérationnels de notre entreprise nissement. Les six autres ressortissent à l'infrastructure de soutien. Ce sont l'organisation et l'administration; les ressources financières; les ressources humaines; les ressources matérielles et la création de facteurs de production; la législation et les relations intersectorielles. Les progrès à noter depuis la dernière session de cette haute assemblée sont les suivants Dans le secteur des soins médicaux, le programme d'alimentation d'appoint permettra 1) de distribuer en 1973 7,5 millions de kg de lait en poudre à 417 000 femmes enceintes et enfants de moins de cinq ans. On couvrira ainsi 44,3 % de la population visée par ce programme :

:

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au lieu de 4 % en 1972. Par cette mesure, qui s'inscrit dans un programme plus large de soins préventifs et curatifs, on espère réduire la mortalité infantile qui depuis des années s'établit autour de 60 pour 1000 naissances vivantes. Quatre cas de poliomyélite seulement ont été enregistrés en 1972. Comme d'habitude, il n'a pas été signalé de cas de variole; en ce qui concerne la rougeole, la vaccination systématique de la population sensible a supprimé la poussée saisonnière attendue cycliquement. Néanmoins, l'Argentine, malgré ses efforts, subit les effets de maladies infectieuses et parasitaires endémiques, telles que la maladie de Chagas, la brucellose, diverses autres zoonoses et l' ankylostomiase.

A cet égard, le risque d'implantation de maladies parasitaires jusqu'à présent inconnues dans le pays est particulièrement préoccupant. Mon pays appuie tout spécialement les recommandations publiées cette année même dans le N° 515 de la Série de Rapports techniques de l'Organisation mondiale de la Santé; je citerai la recommandation N° 6 de la page 49 "Les organismes nationaux, bilatéraux et internationaux qui s'occupent du développement économique et notamment de la gestion des ressources en eau et de l'irrigation dans de nombreuses régions d'Afrique, d'Asie et d'Amérique du Sud devraient être informés des problèmes particuliers de la schistosomiase et l'OMS devrait encourager les gouvernements à adopter des mesures pour combattre la propagation de cette maladie." De son côté, le rapport final de la troisième réunion spéciale des ministres de la santé des Amériques qui s'est tenue à Santiago du Chili, du 2 au 9 octobre 1972, déclare que le rôle fondamental des ministères de la santé est évident, car il dépend d'eux que le développement ne soit pas planifié et réalisé sous une forme déshumanisée. Ce rapport ajoute que les projets concernant l'infrastructure économique sont des exemples concrets; on peut citer la mise en valeur des ressources en eau, qu'elle couvre différents Etats ou provinces d'un même pays ou qu'elle englobe plusieurs pays; les projets de construction de routes, de systèmes d'irrigation, de centrales électriques qui peuvent également poser des problèmes d'environnement, soit qu'ils détruisent l'équilibre entre les espèces, soit qu'ils favorisent l'apparition de vecteurs, ou contaminent l'eau, l'air et le sol, et affectent la santé par l'un quelconque de ces mécanismes. On y lit enfin que la communauté a le droit d'utiliser les ressources de la nature pour assurer sa croissance et son développement, mais non pour détruire ce patrimoine, maintenant que le droit à la vie et à la santé implique la responsabilité d'assurer la pureté de l'air et de l'eau et la fertilité de la terre en évitant la dégradation écologique que ce même développement favorise. Ces concepts sont textuellement repris du rapport mentionné qui a été approuvé par toutes les nations du continent américain par l'intermédiaire de leurs ministres de la santé respectifs et ils correspondent exactement au point de vue de la République Argentine en la matière. le budget national consacré aux programmes menés 2) Dans le secteur de l'assainissement dans ce domaine a quadruplé en 1973 par rapport à l'année précédente, ce qui permettra d'alimenter en eau potable six fois plus de ruraux qu'en 1972. Le programme d'amélioration de l'habitat rural triplera cette année ses activités par rapport à 1972 et pour le programme d'élimination des déchets solides l'augmentation sera de 33 %. 3) Pour ce qui est de l'organisation et de l'administration, il existe, dans les huit secteurs que j'ai mentionnés, vingt et un programmes critiques, ainsi appelés pour indiquer que les changements recherchés se produiront quand ils auront atteint les niveaux voulus d'efficacité. C'est là que porte l'essentiel des efforts techniques. Pour faire en sorte que ces programmes puissent bénéficier de l'appui sectoriel et intersectoriel, on les a fait analyser par deux institutions de le Conseil fédéral de la Santé, qui rassemble tous les sous -secrétariats provincréation récente ciaux à la santé publique et la Commission nationale de la Santé, qui sera chargée du secteur N° 8, celui des relations intersectorielles. Les programmes critiques ont été classés par ordre de priorité conformément à la politique générale du Sous -Secrétariat national à la Santé publique, qui est de "concentrer sélectivement les ressources fédérales sur la population la plus exposée au risque évitable de maladies et de mort" Afin de sélectionner les stratégies, la Direction nationale sectorielle pour le Développement de la Santé, qui fait partie du système national de planification, a classé les provinces en fonction du degré d'exposition au risque en question, qui a été quantifié au moyen d'indicateurs économiques, sociaux et spécifiquement sanitaires. Pour la concentration finale des ressources, le calcul s'est effectué en trois étapes tout à cet effet, on a réparti en cinq catégories d'abord, il y a eu la concentration géographique les vingt -quatre juridictions du pays. Dans la catégorie de première priorité figurent les provinces du nord -est avec un taux de risque évitable de 63,2 % et dans la catégorie de moindre priorité la zone métropolitaine avec un taux de risque évitable de 9,7 %. on a déterminé pour chaque La seconde étape a été celle de la concentration démographique catégorie la section de la population la plus exposée au risque et l'on a retenu les femmes enceintes de plus de quatre ou cinq mois et les enfants de moins de cinq ans. :

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à cet égard, on a accordé une attention Troisième étape, celle de la concentration médicale prioritaire à la pathologie évitable dans le groupe le plus vulnérable. Cette pathologie, dans la population à risque élevé, est encore celle qui résulte des maladies transmissibles et des états de carence nutritionnelle. Il faut noter que cette démarche sélective vaut pour les ressources fédérales extraordinaires et n'affecte en rien la couverture totale assurée au reste de la population du pays. Une autre décision d'importance Concrète prise en 1973 est la décentralisation opérationnelle mise en oeuvre dans les hôpitaux nationaux. Depuis le mois de mars, les directeurs de ces hôpitaux, s'ils continuent à relever organiquement du Sous -Secrétariat à la Santé publique, jouissent d'une autonomie absolue en ce qui concerne l'administration de la totalité de leurs ressources et peuvent conclure des accords particuliers de prestation de services avec des oeuvres sociales ou des groupes privés. Ce sont là quelques -unes des mesures préalables à l'institution d'un système coordonné entre trois sous -secteurs - le sous -secteur public, les oeuvres sociales et le sous -secteur privé - qui est indispensable pour obtenir un meilleur rapport coût /avantages des équipements disponibles. 4) En ce qui concerne les ressources financières, on a commencé à faire des études de marché pour établir s'il est possible de trouver un système de financement garantissant à tous une égale possibilité de bénéficier des ressources disponibles. Le Gouvernement national se rend compte qu'il est prudent de consacrer un certain temps à cette analyse, et j'ai le plaisir d'annoncer à cette éminente assemblée qu'il a cette année décidé, par l'intermédiaire de son Ministère du Bien -Etre social, de doubler le budget du Sous Secrétariat à la Santé publique par rapport à l'an dernier, afin de financer les programmes critiques prioritaires dans les secteurs auxquels j'ai fait référence. 5) Dans le secteur des ressources humaines, conformément aux buts fixés pour 1973, on formera, au moyen des ressources fédérales, 1080 infirmières professionnelles, 2150 auxiliaires et 280 infirmières spécialisées, ce qui représentera une augmentation de 390 % par rapport à la moyenne des sept années précédentes. On prévoit également des progrès au point de vue des postes de "médecins résidents ", ainsi que dans l'exécution de divers programmes considérés comme prioritaires. D'autre part, les instances intéressées étudient actuellement, comme il était prévu, le statut des différents personnels de santé - professionnels, techniciens et auxiliaires définition des catégories, structure, détermination des fonctions et carrière sanitaire, avec mention des conditions de recrutement, de promotion 'et de départ. A partir de ce mois, quelque 23 000 agents relevant de notre Sous -Secrétariat seront reclassés dans neuf structures, ce qui signifie qu'ils joueront un rôle fonctionnel dans les programmes et qu'une amélioration de leur rétribution leur sera garantie. Pour ce qui touche aux ressources matérielles et à la création de facteurs de production, 6) on met sur pied quatre programmes critiques portant respectivement sur le remplacement, la restructuration, l'équipement et la maintenance. Un montant de 95 007 967 pesos (approximativement US $9 500 000) sera cette année investi dans ce secteur. On a d'autre part révisé les aspects techniques de la loi sur les médicaments et les drogues. 7) Dans le secteur de la législation, on a créé la Commission de la Législation sanitaire qui s'acquittera successivement de quatre tâches - compilation, classement, mise à jour et codification - dans le but d'élaborer le Code sanitaire argentin. Il est par ailleurs nécessaire de faire mention de deux projets présentés cette année - l'un qui rend à l'actuel Sous -Secrétariat d'Etat à la Santé publique son rang de ministère et l'autre qui crée un fonds spécial permanent de protection de la mère et de l'enfant. En ce qui concerne les relations intersectorielles, la Commission nationale de la Santé, 8) récemment créée, est maintenant en fonction. Elle se compose de représentants de la Confédération générale du Travail, de la Confédération générale économique, de l'Union industrielle argentine, des Confédérations médicale, odontologique et biochimique, de la Confédération des Directeurs de Cliniques et Maisons de Santé privées, de l'Institut national des Oeuvres sociales et du Sous Secrétariat à la Sécurité sociale de la Nation, auxquels se joindront des représentants du Sous Secrétariat du Logement et des Ministères de l'Education et du Travail. Le secteur de la santé doit proposer que l'on aborde le problème de la population la plus exposée au risque de morbidité et de mortalité et les six problèmes d'infrastructure en appliquant des concepts opérationnels communs à tous les secteurs, afin de promouvoir la coordination et une meilleure utilisation des ressources qui pourront dès lors être programmées conjointement. Il est selon nous indispensable d'analyser les problèmes d'un point de vue intersectoriel pour établir rationnellement les grandes lignes d'un plan national de santé étant donné que le secteur sanitaire subit les contrecoups de déficiences qui relèvent d'autres secteurs du domaine économique et social Madame le Président, Monsieur le Directeur général, Mesdames et Messieurs les délégués, je terminerai en disant que mon pays tient à complimenter les personnalités qui ont été élues par cette :

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assemblée pour en diriger les travaux, à souhaiter la bienvenue aux pays récemment entrés dans l'Organisation et à féliciter l'Organisation mondiale de la Santé à l'occasion de son vingt cinquième anniversaire, formant des voeux pour qu'en collaboration avec l'Organisation panaméricaine de la Santé, elle poursuive son oeuvre historique pour le bien -être des peuples. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je vous remercie, Docteur Gonzalez. Je donne maintenant la parole au délégué de l'Australie, Sir William Refshauge, Directeur général de la Santé. :

Sir William REFSHAUGE (Australie) (traduction de l'anglais) Madame le Président, je voudrais tout d'abord vous adresser les félicitations sincères et chaleureuses de la délégation australienne pour votre élection à l'unanimité à la présidence de la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Je suis personnellement enchanté de vous voir occuper le poste le plus élevé que l'Assemblée puisse confier à l'un de ses délégués. Je tiens aussi à exprimer les remerciements de ma délégation au Dr Layton, Président de la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. Le Rapport annuel 'du Directeur général atteint, cette fois encore, le niveau d'excellence auquel nous nous sommes habitués. Mais si l'Organisation a de nombreuses réalisations à son actif, et si nous les accueillons avec fierté et satisfaction, il existe encore des problèmes - parfois des problèmes très graves - qui préoccupent mon pays. Je suis convaincu que nombre d'Etats Membres partagent ces préoccupations. Le succès de la campagne d'éradication de la variole nous donne beaucoup de satisfaction, mais il ne faudrait pas que cette satisfaction endorme notre vigilance à l'égard des maladies transmissibles, qui sont toujours prêtes à frapper sans avertissement si nous ne nous tenons pas sur nos gardes. En novembre 1972, quarante et un cas de choléra se sont déclarés parmi les passagers d'un vol international à destination de l'Australie qui, lors d'une escale de transit, avaient consommé des aliments contaminés. Il n'y a pas eu de cas secondaires mais la preuve a été faite que les risques subsistent et qu'une vigilance constante s'impose. Nous devons encore nous attaquer au problème des porteurs humains de maladies et des porteurs animaux responsables de la propagation de zoonoses, comme la rage, dans la population animale de nombreux :

pays.

Le problème de l'environnement de l'homme, pris au sens le plus large, bénéficie dans le Rapport du Directeur général d'une priorité élevée que la délégation australienne estime très justifiée. Dans le monde entier, l'environnement social de l'homme pose des problèmes de plus en plus préoccupants - par exemple l'abus des médicaments engendrant la dépendance, et notamment l'abus de l'alcool - et je suis convaincu que cette question retiendra toute l'attention de l'Assemblée, Le Directeur général rappelle dans l'introduction du Rapport annuel que la qualité de l'environnement a toujours été pour l'Organisation un sujet d'importance capitale. L'Australie est très préoccupée de la qualité de la vie de ses habitants et de ceux des pays voisins, ainsi d'ailleurs que de tous les habitants du monde. La lutte contre la pollution de l'eau, du sol et de l'air pose un problème majeur aux Etats Membres. L'Australie a créé un Conseil de l'Environnement chargé de coordonner les activités de ses différents Etats et a déjà établi des normes applicables à l'approvisionnement des villes en eau. La pollution atmosphérique nous préoccupe beaucoup. Des mesures visant à réduire les émissions de gaz nocifs des véhicules à moteur sont en préparation et nous nous employons à lutter contre la pollution atmosphérique d'origine industrielle. Les rayonnements ionisants sont une autre source de pollution atmosphérique qui nous donne beaucoup de soucis. L'O S s'est à maintes reprises préoccupée des effets des rayonnements ionisants sur la santé. De nombreux pays ont pris des mesures réglementant l'utilisation médicale de ces rayonnements. S'il est vrai qu'il n'est pas possible d'éviter tous les rayonnements ionisants naturels, nous devrions, en tout cas, faire tout ce qui est en notre pouvoir pour ne pas augmenter inutilement, par nos activités, les rayonnements présents dans l'atmosphère terrestre. Toute augmentation de ce genre, si faible soit -elle, accroit les effets délétères - immédiats et lointains - des rayonnements sur la santé. A ce sujet, mon gouvernement déplore que les essais d'armes nucléaires dans l'atmosphère se poursuivent, augmentant la teneur de l'environnement en rayonnements ionisants et portant ainsi atteinte à la santé non seulement de nos contemporains mais surtout des générations futures. L'opposition que le Gouvernement australien manifeste à l'encontre des essais nucléaires dans l'atmosphère est pàrtagée par une majorité écrasante de nations, comme il ressort du vote de la résolution 2934 (XXVII) par l'Assemblée générale des Nations Unies. Même si de tels essais n'ajoutent en réalité que de faibles quantités de rayonnements ionisants à l'atmosphère, nous sommes certains, comme je l'ai déjà dit - et notre opinion est confirmée par des organismes tels que le Comité scientifique des Nations Unies pour l'Etude des Effets des Radiations ionisantes et la Commission internationale de Protection radiologique - que tout accroissement non indispensable des rayonnements ionisants dans l'atmosphère ne saurait se justifier. Aucun doute n'est permis à ce sujet Si nous voulons atteindre les objectifs de l'OMS, c'est -à -dire la possession par tout être humain du meilleur état de santé possible. L'Organisation mondiale de la Santé a exprimé ses préoccupations sur ce point dans la résolution WHA19.39, où l'Assemblée mondiale de la Santé s'est dite "consciente de l'inquiétude croissante de l'opinion mondiale devant les effets nuisibles résultant pour les générations présentes et futures de l'élévation des niveaux d'irradiation auxquels l'homme est exposé du fait des essais d'armes nucléaires et thermonucléaires,

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venant s'ajouter aux autres sources de rayonnements ". Dans cette même résolution, l'Assemblée invitait "tous les pays à collaborer pour empêcher, dans l'intérêt de la santé des générations présentes et futures, toute élévation du niveau de radiations présent dans le milieu ". Dans l'introduction de son Rapport annuel, le Directeur général dit que l'Organisation s'est "Premièrement, pouvons -nous comprendre la nature de la santé posé les trois questions suivantes et de la maladie ? ... Deuxièmement, sommes -nous à même d'appliquer des mesures à la fois efficaces et adéquates pour interrompre ou empêcher un processus pathologique déterminé ? ... Troisièmement, l'application de ces mesures aux diverses populations intéressées est -elle réalisable dans des conditions techniques, économiques et autres satisfaisantes ?" En ce qui concerne les rayonnements ionisants introduits dans l'atmosphère par les activités humaines, nous pouvons répondre affirmativement à ces questions car les effets des rayonnements sur l'homme ont été bien étudiés et sont généralement connus, et il nous est possible, si nous le voulons, d'interrompre et d'empêcher toute élévation de leur niveau. Le Directeur général dit plus loin dans son Rapport annuel que "L'environnement - celui que l'homme est en train de se créer du fait de son ignorance, de sa négligence et de multiples abus - suscite de vives préoccupations qui se sont concrétisées par la réunion ... de la conférence des Nations Unies sur l'environnement ". Cette conférence a eu lieu à Stockholm en juin 1972. Elle avait pour thème fondamental la protection et l'amélioration de l'environnement de l'homme dans l'optique du bien -être des populations et du développement économique de toute la planète. La conférence a rappelé avec insistance qu'une telle amélioration était souhaitée d'urgence par tous les peuples du monde et qu'il incombait à tous les gouvernements de s'en occuper; cette préoccupation a trouvé un écho dans tous les organismes du système des Nations Unies. Le même thème est présent dans les vingt -six principes que la conférence a adoptés et qui concernent directement ou indirectement la protection et l'amélioration de l'environnement et la nécessité de le protéger contre toute pollution inutile et abusive. Le principe 6 énonce clairement que "Les rejets de matières toxiques et d'autres matières et les dégagements de chaleur, en des quantités ou sous des concentrations telles que l'environnement ne puisse plus en neutraliser les effets, doivent être interrompus de façon à éviter que les écosystèmes ne subissent des dommages graves et irréversibles. La lutte légitime des peuples de tous les pays contre la pollution doit :

être encouragée ".

D'autres principes et recommandations à ce sujet ont été formulés au cours de la conférence; on trouve notamment dans l'une des quatre résolutions relatives aux essais d'armes nucléaires le "toute exposition de l'humanité aux radiations doit être la plus faible possiparagraphe suivant ble et doit se justifier par des avantages qui ne sauraient être obtenus autrement ". Et dans le dispositif de la même résolution, il est "demandé aux Etats qui ont l'intention d'effectuer des essais d'armes nucléaires de renoncer à leurs projets, une aggravation de la contamination de l'environnement pouvant en résulter ". Madame le Président, comme il est essentiel de maintenir un environnement qui permette à l'humanité de développer les idéaux de santé de l'OMS, la délégation australienne reviendra sur cette question au cours de la discussion du point 2.7 de l'ordre du jour "Problèmes de l'envi: :

ronnement de l'homme ".

Merci, Sir William. Je donne la parole au délégué Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) du Népal, M. Singha Suwal, Ministre de la Santé. :

Madame le Président, Messieurs les déléM. SINGHA SUWAL (Népal) (traduction de l'anglais) gués, Mesdames et Messieurs, au nom de ma délégation, je tiens tout d'abord à vous féliciter, Madame le Président, de votre élection à vos hautes fonctions. J'adresse aussi mes félicitations aux Vice- Présidents et aux Présidents des commissions. Qu'il me soit permis également de complimenter la République populaire de Chine qui occupe désormais la place qui lui revient dans cette assemblée, ainsi que les délégués de la République Démocratique Allemande, devenue Membre de l'Organisation mondiale de la Santé. Enfin, je désire rendre hommage au Directeur général pour le tableau qu'il a tracé de l'oeuvre accomplie en vingt cinq ans par l'Organisation, des obstacles qu'elle a rencontrés et des problèmes auxquels il lui a fallu faire face, ainsi que pour le Rapport très complet qu'il nous a présenté. Nous avons lieu de nous réjouir des progrès remarquables accomplis dans la lutte contre les maladies transmissibles, comme le paludisme, la variole, etc. Bien que le concept initial de l'éradication du paludisme ait été modifié, les résultats obtenus dans ce domaine ont stimulé l'économie nationale grace à l'augmentation de la productivité, qui a été particulièrement marquée au Népal. Le programme d'éradication du paludisme a été lancé chez nous en 1954 dans la vallée du Rapti, région qui est devenue le grenier de la nation et qui bourdonne d'activité. Sur les 6 200 000 habitants exposés au paludisme, 83,21 % vivent dans des zones qui sont entrées dans la phase de consolidation. Si spectaculaire qu'ait été cette réussite, le Gouvernement de Sa Majesté connaît certains problèmes financiers et techniques. L'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique (AID), qui a soutenu ce projet, mettra fin à son intervention à partir de l'année prochaine, Le Gouvernement de Sa Majesté poursuivra cependant l'action nécessaire au maintien des résultats acquis et., avec l'aide de l'OMS, nous espérons pouvoir mener à bien ce projet et venir à bout des difficultés financières et techniques. :

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Le programme d'éradication de la variole a été étendu à l'ensemble du territoire national et nous avons enregistré des progrès satisfaisants. Nous espérons parvenir à éradiquer cette maladie d'ici à 1975, bien que le terme prévu soit 1977. Pour ce qui est des autres maladies transmissibles, le tableau n'est pas des plus satisfaisant car les progrès ont été relativement lents. Nous espérons intensifier prochainement la lutte contre la tuberculose et la lèpre. le Gouvernement de Sa Majesté a lancé des projets pilotes pour Fait important à signaler l'intégration de plusieurs programmes verticaux dans deux régions topographiquement distinctes. L'infrastructure de base sera mise en place en fonction des résultats de ces deux études pilotes. Avec l'assistance de l'OMS, le Népal tente de créer un service de santé qui soit capable de maintenir les résultats acquis dans la lutte contre les maladies transmissibles et d'offrir les meilleurs soins possibles à un maximum d'habitants. L'expérience des autres pays nous a enseigné la dure leçon que les campagnes de masse spécialisées ne résolvent pas totalement tous les problèmes de santé. Comme le relevait fort bien un document de l'OMS, les campagnes de masse sont la semence d'une meilleure santé mais, pour que le fruit mûrisse, des services de santé permanents sont indispensables et il faut améliorer l'hygiène du milieu. Il est triste de constater que la malnutrition protéinique continue de poser un grave problème dans les pays en voie de développement. Aussi est -il indispensable d'accroitre la production d'aliments riches en protéines, afin que les masses puissent s'en procurer à un prix abordable, et d'améliorer le système de distribution. Le goitre pose un problème sérieux au Népal, surtout dans les régions montagneuses où la population manque d'iode. Je suis heureux de signaler que du sel iodé est désormais distribué avec la collaboration de la Mission indienne de Coopération. Le taux de croissance de la population du Népal est de 1,8 % par an, ce qui peut sembler très modeste par rapport au taux d'accroissement naturel d'autres pays. Mais le Népal est avant tout un pays agricole; or les terres arables ne représentent que 13 % de sa superficie, le reste étant occupé par de hautes montagnes, des collines et de vastes forêts. Par conséquent, si le taux actuel de croissance de la population devait se maintenir, tous nos efforts de développement social et économique seraient réduits à néant. Par ailleurs, le taux de mortalité infantile est estimé à 22 pour 1000. Nous nous employons donc à mettre sur pied un programme de santé maternelle et infantile et de planification familiale qui sera intégré dans notre service de santé. Ce que nous voulons assurer à la population, c'est la qualité plutôt que la quantité. Au Népal, les effectifs de médecins et d'infirmières diplômées sont très réduits, de sorte que les soins de santé sont surtout administrés par du personnel de niveau moyen. Conformément à la nouvelle politique de l'éducation, l'Université de Tribhuyan a créé un Institut de Médecine qui a entrepris de former du personnel de niveau moyen et qui assurera une formation professionnelle pratique, en prenant en considération non seulement les facteurs quantitatifs mais aussi les normes qualitatives des soins de santé. Madame le Président, nous fêtons cette année le vingt- cinquième anniversaire de l'Organisation et pour "la possession du meilleur état de santé possible ", nous devons faire le bilan de ces vingt cinq années riches d'enseignement. Certes, nous avons rencontré des obstacles et des écueils et connu des retards, mais dans l'ensemble les résultats ont été très encourageants et laissent bien augurer de l'avenir. Je forme le voeu que l'OMS poursuive avec une vigueur accrue sa lutte incessante contre les maladies qui accablent l'humanité et contribue ainsi au bonheur des habitants de cette terre. Avant de terminer, permettez -moi de remercier l'OMS pour sa noble contribution à la promotion de la santé dans le monde, et au Népal en particulier. Je suis convaincu, Madame le Président, que sous votre direction éclairée les délibérations de cette assemblée aboutiront à des résultats fructueux. :

Je vous remercie, Monsieur Singha Suwal. Je donne Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) maintenant la parole au délégué de la Somalie, M. Hassan, Directeur général de la Santé. :

M. HASSAN (Somalie) (traduction de l'anglais) ;Permettez -moi, Madame le Président, de vous adresser mes félicitations, ainsi qu'aux Vice -Présidents et aux Présidents des principales commissions. Je tiens à souhaiter la bienvenue aux représentants de la République populaire de Chine et du Souaziland, qui prennent part pour la première fois à nos délibérations. Enfin, nous sommes particulièrement heureux de saluer la présence des représentants de la République Démocratique Allemande, devenue Membre de l'Organisation. Pour atteindre à l'universalité, qui est notre objectif majeur, l'Organisation doit compter tous les Etats au nombre de ses Membres; aussi espérons -nous que la candidature de la République populaire démocratique de Corée sera unanimement acceptée. En cette année qui marque le vingt- cinquième anniversaire de l'Organisation, le Directeur général a posé trois questions afin d'évaluer les progrès réalisés et de tracer les grandes lignes d'action des vingt prochaines années. Ces questions devraient nous inciter à examiner ce que nous avons fait dans le domaine de la santé publique. A notre avis, la troisième de ces questions "l'application de ces mesures aux diverses populations intéressées est -elle réalisable dans des :

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conditions techniques, économiques et autres satisfaisantes ?" l'emporte sur les deux autres. Il faut que les méthodes compliquées qui ont été mises au point jusqu'ici soient simplifiées sans perdre pour autant leur efficacité. L'exécution des programmes ne peut avoir de sens que si elle est orientée vers la satisfaction des besoins des pays en voie de développement. S'il est nécessaire de faire vite, il faut cependant que l'allure adoptée soit telle que les pays les moins développés puissent la maintenir sans risque de surcharger une économie, qui ne progresse que lentement. Ce sont là quelques -unes des exigences contradictoires auxquelles l'Organisation devra faire face au cours des deux prochaines décennies. Depuis un certain nombre d'années, un programme appelé "programme pré- éradication du paludisme" est appliqué en Somalie. Sur le papier, les succès semblent considérables mais, en réalité, ce programme n'a eu apparemment que très peu d'effet sur la situation sanitaire générale de la population somalienne. Comment notre programme s'insère -t -il dans le développement d'un service de santé de base et combien de temps nous faudra -t -il pour l'intégrer complètement dans nos services médico- sanitaires ? Voilà des questions que nous nous posons souvent sans jamais arriver à une réponse satisfaisante et définitive. Nous croyons certes que chaque Etat Membre doit mettre au point son propre programme et sa propre stratégie; toutefois, l'Organisation devrait nous donner des conseils et des avis dans le cadre de sa stratégie mondiale. La lutte contre la tuberculose est un autre domaine important où nous avons l'impression que les connaissances acquises n'ont pas été appliquées vigoureusement à la solution des problèmes particuliers, liés à des conditions extrêmement variées. Ces dernières années, nous avons attentivement suivi les résultats obtenus dans un certain nombre de pays et nous nous sommes plus particulièrement intéressés aux recherches menées par le centre de chimiothérapie de la tuberculose, de Madras (Inde) sur l'application d'une chimiothérapie intermittente, ainsi qu'aux effets curatifs d'une thérapie par dose unique contre l'infection à Plasmodium falciparum, qui est étudiée dans le cadre d'un projet de recherche réalisé dans le nord du Nigéria. Si nous nous intéressons à ces projets et à d'autres projets similaires, c'est parce que nous envisageons leur application éventuelle à nos populations nomades; nous aimerions en effet qu'une partie de ces recherches soient effectuées dans une population nomade dans le cadre d'un programme inter -pays. En 1972, la Somalie a enregistré cinq cas de variole importés. Nous avons pu les détecter immédiatement grâce à la surveillance que nous avons organisée dans la région atteinte et, bien que les mesures prises aient pesé très lourd sur nos ressources, nous avons obtenu des résultats satisfaisants pour tous. A notre grande satisfaction, aucun cas secondaire n'a été dépisté. Ayant mis sur pied un programme réussi de lutte contre la variole, nous comptons étendre notre champ d'action et utiliser notre expérience et notre personnel qualifié pour entreprendre des campagnes préventives de vaccination contre la tuberculose, la rougeole, la poliomyélite, la diphtérie, le tétanos, etc., en plus de la vaccination antivariolique. Il y a, en Afrique et dans certaines parties du Moyen- Orient, d'importantes populations nomades. Comme nous l'avons dit plusieurs fois, la fourniture de services sanitaires aux nomades pose un problème particulier. Nous attendons avec grand intérêt les recommandations du séminaire qui s'est tenu récemment dans la Région de la Méditerranée orientale pour étudier les problèmes sanitaires de ces populations, mais nous voudrions rappeler à nouveau que cette question mérite plus d'attention qu'elle n'en a reçue jusqu'ici et que l'Organisation devrait s'occuper d'urgence de mettre sur pied un programme coordonné pour l'étude des divers aspects de ce difficile problème. Le succès final de certains programmes mondiaux d'éradication dépend, croyons -nous, de la solution des problèmes posés par les nomades. Il est encourageant de constater qu'en 1972 le choléra n'a fait son apparition dans aucun nouveau pays, mais nous pensons toutefois qu'il reste une menace pour les pays où il n'est pas endémique. Comme les services de santé de base ne sont pas très développés dans la majorité des Etats Membres qui courent le risque d'une importation de la maladie, nous proposons que la surveillance soit maintenue dans les zones d'endémicité. Le contrôle de la qualité des médicaments a toujours posé des problèmes complexes. Parmi les points qui doivent retenir l'attention de l'Organisation figurent la pénurie de spécialistes de la chimie analytique pharmaceutique, les variations des normes internationales et la mise au point de normes minimales acceptables en ce qui concerne la qualité, la sécurité et l'efficacité des médicaments. Ce sont là des tâches immenses qui exigent une attention immédiate; aussi l'Organisation devrait -elle inciter les Etats Membres à s'attaquer avec plus de vigueur à ces problèmes. La pollution de l'environnement par l'homme est un problème récent qui a pris, ces dernières années, les proportions d'une menace universelle. L'air, patrimoine de l'humanité, et l'eau, ce bien précieux, sont notoirement indispensables au maintien de toutes les formes de vie sur notre planète. Et pourtant, comme nous avons fait peu jusqu'ici pour protéger leur pureté ! Si les pays très industrialisés sont jusqu'à présent les plus touchés par la pollution de l'environnement, il n'est pas nécessaire de faire preuve de beaucoup d'intuition pour se rendre compte que la menace grandira dans les pays en voie de développement à mesure que progressera leur industrialisation. Nous sommes confrontés aussi au problème de la multiplication des déchets industriels solides et liquides et nous devons lutter opiniâtrement pour empêcher la pollution d'une eau qui est déjà rare dans bien des pays. A cet égard, nous escomptons un renforcement de la collaboration internationale. C'est une question qui a reçu toute l'attention voulue en 1972, lors de la réunion à

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Stockholm de la conférence des Nations Unies sur l'environnement. Nous espérons que de plus grands efforts seront faits pour mettre au point des méthodes réalistes, aisément adaptables à toutes les situations, qui puissent réduire, sinon éliminer, dans un avenir prévisible tous les polluants qui contaminent l'air que nous respirons et l'eau que nous búvons. Merci, Monsieur Hassan. Je donne maintenant la Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) parole au délégué de la Haute -Volta, le Dr Sawadogo, Directeur général de la Santé. :

Madame le Président, Monsieur le Directeur général, honorables Le Dr SAWADOGO (Haute -Volta) délégués, c'est pour moi un grand honneur de vous adresser, Madame le Président, au nom de la délégation de Haute -Volta et en mon nom personnel, mes très vives et chaleureuses félicitations à l'occasion de votre élection à la tête de la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Mes félicitations s'adressent également à MM. les Vice -Présidents de l'Assemblée et à MM. les Présidents des commissions principales. Au Dr Layton, je présente tous mes compliments pour avoir su présider avec distinction les travaux de la précédente Assemblée. Aux autorités de ce pays, de cette ville de Genève, ville cosmopolite à grande vocation de paix, je dis merci, merci pour l'accueil, merci pour les efforts déployés pour nous rendre le séjour agréable afin de nous permettre, dans un esprit tranquille, de mener à bien nos travaux durant ces trois semaines. Monsieur le Directeur général, c'est avec une très vive émotion que nous constatons que cette assemblée sera la dernière à laquelle vous assisterez en tant que Directeur général de l'OMS. Permettez -moi, Monsieur Candau, de vous dire combien le peuple de Haute -Volta et son gouvernement ont pu apprécier votre action, vos conseils et votre manière aussi remarquable de diriger l'Organisation depuis tant d'années. La délégation voltaique voudrait, Monsieur le Directeur général, vous exprimer au nom du peuple et du Gouvernement de Haute -Volta, toute sa sympathie, toute sa gratitude et toute sa reconnaissance pour le travail efficace, réaliste et méritoire que vous avez réalisé, en étroite collaboration avec les gouvernements. des Etats Membres, pour amener tous les peuples de notre planète au niveau de santé le plus élevé possible. Qu'il me soit également permis de renouveler ici les remerciements et la gratitude du peuple et du Gouvernement de Haute -Volta à notre dynamique Directeur régional, le Professeur Alfred Quenum, et à toute son équipe du Bureau de l'Afrique pour l'assistance qu'ils n'ont cessé d'apporter à nos divers projets de santé publique. Le Directeur général nous a présenté, comme les années précédentes, un excellent Rapport dont la clarté et la haute qualité technique traduisent une profonde connaissance et une compréhension élevée de nos problèmes. La Haute -Volta, pays continental, voisinant avec six Etats limitrophes, eux -mêmes confrontés aux mêmes importants problèmes de santé, doit, Madame le Président et honorables délégués, faire face à la fois à la prévention et au contrôle des maladies transmissibles et assurer le développement de ses services de santé de base. Ce sont là autant de problèmes complexes auxquels mon gouvernement s'attache, avec détermination, à apporter les solutions les plus souhaitables pour une meilleure politique médico- sanitaire au profit de nos populations. Nous ne rappellerons ici que quelques données de cette politique, telles qu'elles apparaissent d'après notre Plan quinquennal de développement 1972 -1976. En tout premier lieu, la lutte contre les maladies transmissibles - dont l'ensemble demeure un motif de préoccupation et une priorité pour mon gouvernement, qui considère leur contrôle comme un facteur primordial de développement socio- économique. Dans la gamme des endémoépidémies, le paludisme, l'onchocercose, la rougeole, la méningite cérébro-spinale, la trypanosomiase, la tuberculose et le trachome constituent les affections majeures dont la prévalence et les poussées épidémiques continuent de créer le désespoir parmi les populations, non seulement par leur taux de mortalité élevé mais aussi en raison de leurs conséquences sur le développement de l'économie nationale. Leurs aspects épidémiologiques ayant été largement évoqués dans nos interventions antérieures, nous ne retiendrons ici que la rougeole et l'onchocercose, l'une pour son incidence épidémique dramatique non seulement dans la couche infantile, mais aussi parmi la, couche d'âge de 10 à 20 ans, et l'autre - l'onchocercose - pour l'intérêt que mon pays attache à son contrôle. En ce qui concerne la rougeole, la Haute -Volta connaît actuellement l'une des poussées épidémiques les plus violentes et les plus meurtrières jamais enregistrées. En effet, un compte rendu statistique donne, pour le premier trimestre de l'année en cours, 30 678 cas avec 1695 décès, alors qu'à la période correspondante de l'année dernière il ne s'est manifesté que 1060 cas avec 59 décès. Alarmé par la violence de l'épidémie, mon gouvernement devait user d'un effort supplémentaire pour la mise en route d'une action thérapeutique et prophylactique, action qui s'est révélée efficiente grâce au concours et à l'aide internationale de plusieurs pays amis qui nous ont fourni le vaccin antirougeoleux, les antibiotiques et les solutés. Que soient remerciés ici, à cet égard, les Gouvernements.de la France, de la République Démocratique Allemande, l'AID, les Croix -Rouges britannique, canadienne, française, néerlandaise, suédoise, suisse, ainsi que les Gouvernements de la République populaire de Chine et de la République fédérale d'Allemagne, dont la rapide et généreuse intervention témoigne de l'intérêt qu'ils portent les uns et les autres à la sauvegarde de la santé des peuples. :

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C'est ainsi, en raison de l'importance de la mortalité afférente à l'endémo- épidémiologie rougeoleuse, qu'une campagne conjointe d'éradication de la variole et de contrôle de la rougeole avait été mise en oeuvre dès 1967 dans la Région africaine et intéressait vingt Etats. L'efficience de cette première campagne - parvenue à terme fin 1971 - ayant retenu l'attention des pays considérés, ceux -ci devaient intervenir auprès de l'AID et de l'OMS pour la reprise des programmes afin de parvenir à une consolidation marquée des résultats atteints. La conférence conjointe AID /OMS tenue à Brazzaville en février dernier, avec la participation des Etats de la Région, devait apporter une réponse positive à cette préoccupation et pour la mise en route d'une seconde campagne de lutte contre la rougeole. Au sujet de l'onchocercose, je voudrais tout simplement, Madame le Président, Monsieur le Directeur général, honorables délégués, vous dire tout l'intérêt que mon gouvernement et le peuple voltaique attachent au projet de lutte contre l'infestation onchocerquienne. Outre la Haute -Volta, six autres pays frères - dont la Côte d'Ivoire, le Dahomey, le Ghana, le Niger et le Togo - sont concernés par le projet, dont la zone opérationnelle couvre une superficie de 600 000 km2. Réaffirmant l'importance que revêt à nos yeux le succès de ce projet, nous renouvelons ici nos remerciements à l'OMS, à tous les organismes internationaux intéressés au projet - tels que le PNUD, la FAO, la BIRD, le Fonds européen de Développement - ainsi qu'à tous les pays amis dont le concours devra permettre la mise en valeur des vallées des Voltas qui offre d'heureuses perspectives de développement économique et de repeuplement en ce qui concerne la Haute -Volta. Le développement des services de santé de base, et plus particulièrement la protection maternelle et infantile, s'impose de façon urgente et retient notre attention. La formation du personnel médical et paramédical, le perfectionnement du personnel paramédical, principalement dans le domaine de la santé publique et du contrôle des endémo- épidémies, entrent également dans nos préoccupations majeures. Les méthodes les plus actives sont recherchées pour préparer et réussir, au cours de la décennie, l'intégration de la lutte contre les grandes endémies dans les activités générales de santé. Dans le domaine de l'hygiène du milieu, l'OMS soutient un projet d'approvisionnement en eau et de construction d'égouts. A cet égard, le détachement d'un ingénieur sanitaire auprès du Ministère de la Santé a été très apprécié. Madame le Président, honorables délégués, avant de conclure, ma délégation exprime, au nom du Gouvernement et du peuple de Haute -Volta, ses remerciements renouvelés et toute sa gratitude aux pays amis, ainsi qu'à tous les organismes paragouvernementaux pour leur inestimable contribution à la politique médico- sanitaire de mon pays pour assurer à nos populations le meilleur niveau de santé possible. Nos remerciements vont également à tous ceux qui nous ont apporté aide et soutien dans notre lutte contre la faim et la soif, résultat de plusieurs années de sécheresse. Merci enfin à notre très honorable et très distingué Directeur général, le Dr Candau, dont la compétence technique et la sagacité lui ont permis, en étroite collaboration avec toute son équipe, de conférer à l'OMS une renommée et une efficacité de dimension universelle.

Merci, Docteur Sawadogo. Je donne maintenant la Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) parole au délégué de la Yougoslavie, M. Dragaàevid, Secrétaire fédéral au Travail et à la Politique sociale. :

M. DRAGASEVIC (Yougoslavie) Madame le Président, je tiens à vous présenter, au nom de la délégation yougoslave, nos sincères félicitations à l'occasion de votre élection à la présidence de la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé. J'adresse également nos chaleureuses félicitations aux Vice -Présidents et aux autres membres du bureau de cette assemblée. Il m'est particulièrement agréable de saluer parmi nous la délégation de la République populaire de Chine, qui assiste pour la première fois à cette assemblée, ainsi que la délégation du jeune Etat du Bangladesh, devenu Membre de l'Organisation mondiale de la Santé l'an dernier. J'ai également le plaisir de saluer la délégation de la République Démocratique Allemande, dont l'accession à l'OMS au début de cette assemblée montre bien que notre organisation se rapproche de plus en plus de l'universalité. Madame le Président, nous célébrons cette année le jubilé de l'Organisation mondiale de la Santé dans un climat international amélioré, caractérisé par la détente et la négociation. Je suis profondément convaincu que toutes les délégations ont accueilli avec satisfaction et soulagement l'accord sur la cessation des opérations de guerre au Viet -Nam. Cependant, le fait que la paix ne soit pas encore rétablie dans une partie de l'Indochine reste un grave sujet de préoccupations. En effet, des combats acharnés se poursuivent au Cambodge. Il faudra encore bien des efforts pour assurer aux peuples du Viet -Nam, du Cambodge et du Laos le droit de se développer dans la liberté et l'indépendance. La situation au Proche- Orient n'est pas moins préoccupante. Nul n'ignore que, dans cette région du monde, aucune solution ne peut être viable si elle n'est pas fondée sur l'élimination intégrale des résultats de l'agression. Malheureusement, il nous faut constater encore une fois que la résolution 242 du Conseil de Sécurité n'est pas respectée. Depuis de longues années, les :

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destructions se poursuivent dans diverses parties du monde. Je suis convaincu que notre solidarité ne fera pas défaut, qu'une assistance sera fournie à ces peuples qui en ont tant besoin et que l'Organisation mondiale de la Santé ne manquera pas d'oeuvrer dans ce sens. Madame le Président, si nous faisons le bilan des activités de l'Organisation mondiale de la Santé durant ces vingt -cinq années, nous pouvons constater avec satisfaction qu'elle a pleinement justifié sa création. Au cours de ce quart de siècle, elle a obtenu d'importants résultats, notamment en encourageant et en aidant les pays Membres à résoudre leurs nombreux problèmes sanitaires. La Yougoslavie a été parmi les premiers pays qui ont adhéré à l'OMS. Est -il nécessaire de rappeler que le premier Président de l'Assemblée mondiale de la Santé a été le Dr Andrija 3tampar, le médecin et le savant yougoslave dont le nom est étroitement lié à la création et à l'oeuvre de notre organisation. Madame le Président, la délégation yougoslave n'a pas manqué d'examiner attentivement le Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS au cours de l'année écoulée, ainsi que d'autres documents pertinents, et elle les approuve. Il n'en demeure pas moins que les problèmes financiers auxquels l'Organisation a dû faire face ces dernières années nécessitent de nouveaux efforts en vue de réaliser les économies indispensables, sans toutefois perdre de vue les besoins urgents des pays en voie de développement, ni les objectifs que nous nous sommes fixés dans le domaine de la protection de l'environnement. Il ressort du Rapport du Directeur général que les problèmes sanitaires dans le monde sont différents, de même que les moyens disponibles pour les résoudre. Mais ce qui est commun à tous, c'est le fait que les besoins en matière de protection sanitaire ont augmenté dans des proportions considérables et que personne ne dispose de ressources illimitées. Il est fort compréhensible que l'on cherche à résoudre ces problèmes en s'efforçant de rationaliser les services sanitaires, d'améliorer l'éducation et de perfectionner les études postuniversitaires. C'est pourquoi nous appuyons tous les efforts que déploie l'Organisation mondiale de la Santé pour donner la priorité à ces projets à l'avenir. J'ai la satisfaction de pouvoir dire qu'une étude entreprise dans notre pays, en coopération avec l'Organisation, sur la régionalisation des services sanitaires est sur le point d'être achevée. J'estime de mon devoir de souligner qu'en Yougoslavie une attention particulière est consacrée au rôle du bénéficiaire de la protection sanitaire. Conformément à nos réformes constitutionnelles intervenues récemment en Yougoslavie, la position du travailleur se trouve fondamentalement modifiée, car il n'est plus seulement bénéficiaire des services sanitaires, il est aussi un facteur très actif dans la planification de la protection sanitaire et de son application et dans la détermination des ressources nécessaires au fonctionnement de ces services. L'autogestion, qui constitue la base du système socio- politique yougoslave, doit permettre aux travailleurs, aux millions de citoyens, de participer à l'élaboration de la politique du développement. Notre expérience montre qu'étant donné le rôle qui est le sien, le bénéficiaire des services sanitaires, par son activité, apporte une importante contribution au progrès général et à l'amélioration de la protection sanitaire. Je saisis cette occasion pour annoncer qu'une loi portant interdiction de toute publicité concernant le tabac et les boissons alcoolisées a été adoptée par notre Assemblée fédérale avec l'appui de la Chambre économique, c'est -à -dire de la Chambre des Représentants des Producteurs. De ce fait, la Yougoslavie s'est jointe aux pays qui appliquent la recommandation de l'Organisation mondiale de la Santé en la matière. Madame le Président, en concluant, je voudrais appeler votre attention sur deux problèmes qui sont d'une grande importance pour les activités futures de notre organisation. L'an dernier, une réunion internationale particulièrement significative, qui s'est tenue à Stockholm, a été consacrée aux problèmes de la protection de l'environnement. Plusieurs parties du programme ayant trait aux activités recommandées par cette conférence et approuvées par la vingt -septième session de l'Assemblée générale des Nations Unies font également partie intégrante de l'activité de notre organisation. Je suis persuadé que, lors des travaux des commissions, nous examinerons attentivement ces problèmes, étant donné les dangers réels qui menacent notre civilisation. Cependant, le souci de préserver l'environnement devrait nous conduire à ne négliger aucun effort pour développer les ressources économiques nécessaires pour réaliser les objectifs sociaux, car tout retard sur le plan économique est source de dangers et de contradictions dans le monde contemporain. Nous estimons que les pays en voie de développement devraient, sans freiner pour autant leur développement économique, prendre des mesures en vue de préserver l'environnement. La contribution des pays développés devrait, à notre avis, être en rapport avec leur potentiel économique et avec l'ampleur des problèmes de l'environnement. Comme la stratégie internationale de la deuxième décennie du développement doit faire cette année l'objet d'une évaluation, il est de notre devoir d'accroître nos efforts pour exécuter les projets et les tâches dont nous sommes convenus à l'unanimité lors de nos précédentes assemblées. A cet effet, il est nécessaire de renforcer notre collaboration aussi bien dans le domaine de la santé que dans les domaines économique, scientifique et social en vue d'assurer à tous les pays un avenir plus paisible et plus heureux. La Yougoslavie considère que les efforts que nous déployons pour établir la paix et la sécurité dans le monde devraient également viser à accélérer le développement économique des pays en voie de développement et à améliorer la situation sanitaire et sociale.

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Permettez -moi, à l'occasion de cet anniversaire, de souhaiter à notre organisation et à ses Membres tout le succès possible dans l'accomplissement de leur tâche qui vise à améliorer la santé humaine, condition préalable du développement social et économique de l'humanité tout entière.

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je vous remercie, Monsieur Dragaèevie. Je donne maintenant la parole au délégué de l'Afghanistan. :

Le Professeur KHOSHBEEN (Afghanistan) (traduction de l'anglais) Madame le Président, puis -je vous féliciter au nom de la délégation de l'Afghanistan pour votre élection à la présidence. Je saisis cette occasion pour féliciter les Vice -Présidents, les Présidents des commissions principales et les autres membres du Bureau de la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé, et pour exprimer des voeux sincères pour le succès de la session. Je tiens aussi à souhaiter la bienvenue à la délégation de la République populaire de Chine à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé. La présence de cette délégation répond dans une large mesure à l'idéal d'universalité de notre organisation. Ma délégation désire aussi féliciter la République Démocratique Allemande qui vient d'être admise à l'OMS. L'Afghanistan, qui est un membre loyal de l'OMS, se félicite des activités de l'Organisation et fait de son mieux pour appliquer toutes les décisions qu'elle adopte en vue d'améliorer les conditions de vie de l'homme. Le 7 avril, l'Afghanistan a célébré par d'amples manifestations le vingt -cinquième anniversaire de l'OMS. La presse et la population afghanes ont exprimé leur satisfaction du travail accompli par l'OMS en faveur de l'humanité tout entière, ainsi que des programmes qu'elle a mis sur pied en Afghanistan, et l'espoir que ces mesures aideront le pays à développer son économie et ses ressources en main -d'oeuvre. Le rapport sur l'activité de l'OMS en 1972 est le meilleur résumé possible de la situation sanitaire dans le monde et le meilleur témoignage des efforts que l'homme accomplit pour combattre la maladie. Puissent ces efforts être couronnés de succès Le Rapport annuel du Directeur général illustre les efforts sincères que fait notre organisation mondiale pour supprimer la maladie où qu'elle se trouve, car la maladie, ennemi commun de toute l'humanité, est l'un de ces fléaux que l'on peut utilement combattre grâce à la coopération internationale et bilatérale. La coopération dans ce domaine, ce n'est pas seulement l'assistance financière et technique, mais aussi les efforts accomplis en commun par les pays des diverses Régions pour combattre et supprimer nombre de maladies transmissibles et pour éviter qu'elles ne réapparaissent là où elles ont été extirpées. Nous rendons un hommage bien mérité au Directeur général de l'OMS pour la façon dont il a mis en lumière les points saillants des programmes entrepris dans le domaine de la santé et nous le remercions de l'objectivité avec laquelle il a présenté les problèmes sanitaires. Le Rapport annuel du Directeur général évoque avec réalisme.nombre de difficultés rencontrées et de succès obtenus par mon pays dans l'exécution de certains programmes sanitaires. Le paludisme, par exemple, est l'un des grands problèmes de santé qui se posent en Afghanistan. Des difficultés financières et techniques ont entravé l'exécution du programme, ce qui nous a conduits à rechercher l'aide des institutions internationales et bilatérales. Je voudrais une fois de plus souligner la nécessité d'une aide en faveur de notre programme de lutte contre le paludisme. La transmission de la variole a cessé en Afghanistan grâce à un programme bien conçu et bien exécuté avec l'assistance de l'OMS. Nous espérons que dans le proche avenir, grâce à la mise en oeuvre de programmes analogues dans notre Région, l'importation de la variole prendra fin également. Le choléra, qui n'est heureusement pas endémique en Afghanistan, peut devenir une menace; dans ce cas, nous offrirons toute l'aide nécessaire pour le combattre et nous participerons aux mesures internationales destinées à empêcher sa propagation. Quant au programme de lutte contre la tuberculose, la tendance en Afghanistan est de l'intégrer dans les services de santé de base. En ce qui concerne l'hygiène du milieu, notre objectif est d'une part de développer les activités des autorités municipales dans ce domaine et d'autre part d'intégrer ces activités dans celles des services de santé de base. Notre principal souci a été de renforcer les services de santé pour développer les services sanitaires de base au niveau du district et établir un système de référence fonctionnant dans les deux sens entre la périphérie et le centre par le canal des centres de santé de base, des hôpitaux provinciaux, des hôpitaux régionaux et des hôpitaux de la capitale. La formation du personnel médical et paramédical est assurée essentiellement par les deux écoles de médecine du pays, par les huit écoles d'infirmières et de sages- femmes et par .divers cours paramédicaux. Pour faire face en particulier à la pénurie de personnel infirmier, le Gouvernement a mis en oeuvre deux types de projets, dont l'un vise à former dans les provinces du personnel recruté sur place, et l'autre à former dans la capitale des jeunes filles originaires des provinces, le logement des élèves étant assuré dans des foyers. C'est là un secteur où l'OMS peut, comme elle l'a déjà fait, prêter utilement son concours car, pour doter nos services de santé de base du personnel nécessaire, nous avons besoin surtout d'infirmières et de sages -femmes disposées à travailler en milieu rural. Nous avons bénéficié dans une large mesure du programme de bourses de l'OMS et nous espérons que ce programme ira en s'élargissant et que nous en constaterons les effets - sur le plan de la qualité et de la quantité - dans les services de santé de notre pays. Madame le Président, vous n'ignorez pas que deux sécheresses consécutives dans le pays ont causé beaucoup de difficultés au Gouvernement de l'Afghanistan, qui a dû demander des secours. Le :

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Programme alimentaire mondial et un certain nombre d'autres institutions internationales et de pays amis nous ont beaucoup aidés à cet égard; quant aux opérations de secours proprement dites, elles ont été dirigées par le Ministère de la Santé publique et par l'armée..Le Gouvernement afghan a créé un département permanent des opérations de secours, qui a reçu pour tâche d'appliquer des mesures préventives et de mener à bien des opérations de secours en cas de besoin. Pour finir, je voudrais insister sur la nécessité de renforcer les mesures de contrôle de la qualité des médicaments dans un pays en voie de développement comme le mien, où l'industrie pharmaceutique commence à s'implanter mais où elle doit encore se développer. La majorité de nos produits pharmaceutiques sont importés et le Gouvernement s'emploie activement à élaborer et adopter les lois régissant l'importation, la distribution et la fabrication de ces produits. Ces lois seront d'une grande importance pour la santé et l'économie de notre pays. Madame le Président, puisse cette assemblée, comme chacun l'espère, résoudre un grand nombre des problèmes de santé qui se posent dans le monde en adoptant des résolutions utiles et en prenant des décisions qui apporteront à l'homme de meilleures espérances de vie et lui ouvriront de plus brillants horizons dans la voie de la paix et de la prospérité. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je vous remercie, Monsieur. Je donne maintenant la parole au délégué de l'Autriche, le Dr Daimer, Directeur au Ministère fédéral de la Santé et de la Protection de l'Envirónnement. :

Le Dr DAIMER (Autriche) (traduction de l'anglais) Madame le Président, Monsieur le Directeur général, Mesdames et Messieurs, j'aurai pour commencer le plaisir, au nom du Gouvernement autrichien et aussi en mon nom personnel, de féliciter le Président pour son élection à cette haute charge. Je féliciterai aussi les Vice -Présidents et les Présidents des diverses commissions. La délégation autrichienne a vivement apprécié le Rapport du Directeur général, qu'elle a étudié avec beaucoup d'intérêt. Je ne voudrais pas manquer d'exprimer nos remerciements sincères au Directeur général et à son personnel pour cette présentation éloquente et claire des travaux accomplis par l'OMS au cours de l'année passée. Etant donné que c'est là le dernier Rapport annuel que nous présente le Directeur général sortant, le Dr Candau, je crois que nous devons saisir cette occasion de lui exprimer notre sincère gratitude et notre estime pour son dévouement pendant tant d'années et pour son activité féconde à la tête de l'Organisation. Le Rapport donne un aperçu profond des activités nombreuses et diversifiées de l'OMS et passe en revue les problèmes qui restent à résoudre. Certains de ces problèmes feront l'objet des débats des diverses commissions. La conférence des Nations Unies sur l'environnement, tenue à Stockholm en juin 1972, a mis en relief un certain nombre d'éléments de l'environnement de l'homme auxquels on n'avait pas prêté assez d'attention jusque -là. La conférence, dans ses recommandations, a désigné l'OMS comme l'organisation responsable au premier chef pour l'étude de nombreux problèmes et comme l'une des organisations compétentes pour l'étude d'autres problèmes. Pour ne citer que quelques exemples, on peut mentionner les problèmes de l'approvisionnement en eau et du maintien de la qualité de l'eau, de l'air, du sól et des aliments. Cette année, l'Autriche, et Vienne en particulier, auront l'honneur d'accueillir la prochaine session du Comité régional de l'OMS pour l'Europe. L'Autriche compte bien que ce choix contribuera à promouvoir et à intensifier la coopération entre pays voisins, en particulier les pays danubiens, dans le domaine des services de santé. L'Autriche a déjà, à l'occasion de son vingt -cinquième anniversaire, adressé un message à l'OMS qui compte un quart de siècle d'activité fructueuse. Nous espérons tous que l'OMS aura autant de succès à l'avenir qu'elle en a eu dans le passé et qu'elle pourra continuer à résoudre les problèmes de santé qui se posent dans le monde. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je vous remercie, Docteur Daimer. Je donne maintenant la parole au délégué de Maurice, Sir Harold Walter, Ministre de la Santé et de la Population. :

Sir Harold WALTER (Maurice) (traduction de l'anglais) Madame le Président, Monsieur le Directeur général, mes chers collègues, je voudrais en premier lieu vous remercier, Madame le Président, d'avoir pris la peine d'exposer longuement et clairement l'origine d'une procédure qui est indéfendable, mais je m'incline devant votre décision. En exploitant toutes les ressources de la phraséologie juridique, on peut faire prendre la lune pour le soleil, néanmoins nous acceptons votre décision. Je voudrais par la même occasion, Madame le Président, vous féliciter de votre élection à la haute charge que vous occupez. Nous sommes fiers qu'à une époque où l'on progresse vers l'égalité des sexes, l'OMS soit à l'avant -garde et désigne une femme pour présider l'Assemblée. Je vous présente mes félicitations, tout en vous priant de croire à ma sympathie, car votre tâche ne sera pas facile. Mais nous vous soutiendrons loyalement et vous pouvez être certaine que nous essaierons d'aplanir les difficultés auxquelles vous pourriez vous heurter. :

Docteur Candau, vous allez nous quitter, et je voudrais à ce propos m'adresser à vous en français.

(L'orateur poursuit en français) Vous nous quittez, mais vous laissez des assises et une structure qui permettront à ceux qui continueront votre oeuvre d'embellir l'édifice et de renforcer ce que vous avez construit et laissé. Comme disait le poète "Qu'importe si l'on part, si l'oeuvre doit durer ", et dans votre cas cela s'applique. Si dans la vie d'une nation il y a des époques, dans la vie d'un homme il y a des étapes. Vous avez jugé convenable que cette étape s'arrête là. : :

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Nous ne pouvons que vous souhaiter une retraite bien méritée mais, vous connaissant et appréciant les efforts de tant d'années à la tête de cette grande organisation, nous savons que vous ne prendrez point de congé mais que ce sera un "busman's holiday". (L'orateur reprend en anglais) Je vais revenir maintenant à la langue anglaise qui m'est plus familière. Je tiens à féliciter les nouveaux Membres qui participent à l'Assemblée, et spécialement la République populaire de Chine. Elle est en effet la preuve qu'en dépit de tout ce que nous semblons proclamer - à savoir que notre civilisation doit être acceptée, imitée et adoptée il a fallu quand même vingt et un ans pour que le monde reconnaisse la légitimité de la République populaire de Chine. Mais ne nous attardons pas sur le passé et mettons plutôt nos espoirs dans l'avenir. Il est hors de doute qu'avec l'admission de la Chine à l'Organisation des Nations Unies et à l'OMS, on assistera à une action plus concertée dans le domaine de la santé, et cette action se fera mieux sentir et mieux comprendre. A l'occasion de ce vingt- cinquième anniversaire de l'OMS, Monsieur le Directeur général, je vous apporte les félicitations et les bons voeux du Premier Ministre, du Gouvernement et du peuple de Maurice. Ce ne sont pas là que des mots, car nous avons en fait organisé une exposition des plus réussie sur le travail accompli par l'OMS pendant ces vingt -cinq ans, particulièrement à Maurice. Dans la partie de votre Rapport où vous énumérez les quatre facteurs qui nuisent au bon fonctionnement des services de santé, vous demandez que les priorités soient clairement définies et vous dites que les pays en voie de développement se plaignent de quatre choses du manque de personnel, de l'insuffisance des ressources, du manque de coordination et de l'absence d'un ordre de priorité établi Je suis heureux, Docteur Candau, de rapporter un fait dont vous êtes déjà informé et qu'il n'est pas nécessaire de démontrer - à savoir que Maurice a réussi, en suivant les directives de l'OMS, à éradiquer le paludisme; et maintenant que la chose est faite, l'objectif de mon ministère est de montrer que la tuberculose est une chose du passé. J'ai dit aux spécialistes de la tuberculose qu'ils feraient bien de s'arranger pour qu'on puisse rapidement se passer d'eux. C'est dans ce contexte et pour les aider à s'atteler à une nouvelle tâche que nous sommes en train de créer un service de cardiologie qui sera affecté à la lutte contre les maladies cardio -vasculaires pulmonaires. Cette idée semble avoir été bien accueillie dans tous les milieux. L'année dernière, nous avons eu le privilège et le plaisir d'accueillir le Directeur régional de l'OMS, le Professeur Quenum. Nous nous sommes sentis honorés par sa présence. Il a passé en revue le travail de l'OMS et a analysé les progrès accomplis. C'était la première fois que nous avions le privilège et le plaisir de recevoir la visite d'un Directeur régional; mais nous espérons que ce n'est là qu'un commencement et que Maurice aura l'occasion d'accueillir le Directeur général, qu'il s'agisse de l'ancien ou du nouveau. Nous avons eu le plaisir d'accueillir le Directeur général adjoint, le Dr Dorolle, mais malheureusement ces visiteurs aussi rares qu'appréciés ne peuvent nous consacrer que très peu de temps. Ils devraient prendre à coeur de rester plus longtemps dans les pays où les activités de l'OMS sont si fructueuses. Comme vous le savez, Monsieur le Directeur général, nous avons eu la chance d'être épargnés par les maladies contagieuses et transmissibles; la variole, le paludisme, le choléra et d'autres maladies du même genre ne sont pour nous que des occasions d'exercer notre vigilance et nous avons eu beaucoup de chance qu'aucune de ces maladies ne se soit manifestée chez nous depuis bien des années. Je crois que notre dernier cas de variole remonte à 1908, malgré le développement du trafic aérien qui est passé d'un avion par semaine en 1948 à seize avions par semaine en 1973. En 1965, Madame le Président, lorsque j'ai posé la question de la planification familiale devant cette assemblée, j'ai été pris à partie non en paroles mais par les regards qu'on m'a lancés lorsque je suis descendu de la tribune. Mais on a plaisir à constater qu'une vérité rarement dite finit par être acceptée. Aujourd'hui, en 1973, l'OMS intervient activement dans ce domaine qui porte un nouveau nom - mais la chose est la même - le "bonheur familial ". Vous serez heureuse de savoir, Madame le Président, que dans ce domaine Maurice a réussi grâce à ses services intégrés de planification familiale à ramener le taux de reproduction de 4,7 à 1,3. Je ne crois pas devoir m'étendre sur d'autres activités en ce qui concerne Maurice, mais je dirai cependant que nous faisons tout notre possible en matière de formation du personnel. Notre objectif est d'assurer la participation de la base, et c'est pour cela que nous acceptons et reconnaissons les associations de médecins et d'infirmières et les associations paramédicales. Les économistes travaillent de concert avec nous et chacun assume ses responsabilités dans la formulation de notre "Celui qui ne nous aide pas à résoudre nos politique; et si quelqu'un hésite, nous lui disons problèmes fait partie de nos problèmes ". : : :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je vous remercie vivement, Sir Harold, d'avoir accepté ma décision. Cela facilitera beaucoup ma tâche. Je donne maintenant la parole au délégué de la Tunisie, M. Mzali, Ministre de la Santé publique. :

M. MZALI (Tunisie) (interprétation de l'arabe) Madame le Président, Monsieur le Directeur général, Mesdames, Messieurs, c'est pour moi un grand honneur que de représenter mon pays, la Tunisie, et de participer pour la première fois aux travaux de cette prestigieuse organisation internationale qui oeuvre depuis un quart de siècle au bien -être physique et moral de l'humanité. :

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Permettez -moi, Madame le Président, de vous faire part de mes sincères félicitations pour votre élection à la présidence de cette assemblée et de vous présenter mes voeux pour le plein succès de la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Je voudrais féliciter également les Vice -Présidents qui ont recueilli l'unanimité des voix et les Présidents des commissions principales. Je suis persuadé, Madame le Président, que sous votre direction compétente et grâce à votre grande expérience de la santé publique, les délibérations de cette conférence et les décisions qui seront prises contribueront à améliorer nos connaissances sur les problèmes actuels en matière de santé et à nous aider à trouver les solutions les plus adéquates à ces problèmes. Depuis vingt -cinq ans, cette auguste assemblée s'emploie à assurer une meilleure santé physique et mentale à toutes les populations du globe, sans distinction de race ni de religion. Des stratégies et des structures nouvelles sont préconisées chaque année pour venir à bout de la maladie. Grâce à cet effort commun, nous nous rapprochons davantage de l'idéal que notre organisation s'est proposé d'atteindre. Pendant le quart de siècle qui vient de s'écouler, des progrès sensibles ont été réalisés dans tous les domaines de la santé publique. Ces efforts se sont traduits par un recul de la maladie et une baisse importante de la mortalité. Il reste cependant beaucoup à faire pour préserver l'humanité des souffrances auxquelles elle se trouve encore exposée, particulièrement dans les pays du tiers monde. Nos programmes de lutte contre les maladies transmissibles, carentielles et cardiovasculaires devraient être poursuivis avec la même énergie et le même enthousiasme qui ont caractérisé jusqu'ici l'Organisation mondiale de la Santé. M. le Président sortant a fait à l'occasion de la Vingt -Cinquième Assemblée un vibrant appel à la coopération. Nous souhaitons pour notre part que cette coopération puisse se concrétiser davantage, et plus particulièrement entre les nations intéressées par le grave problème du choléra-qui a tendance à s'étendre à des régions jusque -là indemnes. Cette maladie, actuellement bien connue de tous et contre laquelle nous sommes suffisamment armés, a tendance à prendre un caractère d'endémicité qui nécessite plus d'efforts dans le domaine de la recherche et de l'assainissement, pour une meilleure protection sanitaire des populations des zones déshéritées. D'autre part, je voudrais mentionner les difficultés rencontrées par plusieurs pays semblables au mien qui doivent faire face pendant encore plusieurs années à de grosses difficultés pour l'application d'un plan de santé national efficace où le curatif et le préventif doivent être menés de pair et intensifiés, tant il est vrai que chacun de ces volets présente un intérêt majeur pour le relèvement socio- économique de nos populations. Le curatif a ses exigences dictées par la nécessité d'assurer des prestations médicales dont l'éventail exige des techniques de plus en plus perfectionnées et un équipement adéquat souvent coûteux. La lutte contre les maladies transmissibles ne constitue pas moins une contrainte à laquelle mon pays accorde une priorité de plus en plus grande, conscients que nous sommes de l'extrême efficacité et de la rentabilité de ce secteur important de la santé. C'est ainsi qu'à côté des campagnes individualisées de lutte contre la bilharziose, la rage, les maladies d'origine hydrique et alimentaire, la tuberculose, une grande campagne d'éradication du paludisme continue à bénéficier des mêmes moyens financiers mis à sa disposition depuis déjà envi19 cas ron sept ans. Aujourd'hui, notre pays est presque complètement débarrassé de ce fléau de paludisme ont été dépistés au cours de l'année 1972 et deux cas seulement pendant le premier trimestre de cette année, alors qu'en 1966, 4810 cas ont été enregistrés. Par ailleurs, une réactivation du programme de lutte antituberculeuse va être entreprise à A cet effet, les moyens financiers vont être mis à la disposition du Ministère partir de 1974. de la Santé publique pour un dépistage massif des cas et une généralisation de la vaccination BCG qui, malgré son caractère obligatoire depuis le 20 février 1959, n'a pu couvrir toutes les tranches d'âge de O à 20 ans. Le BCG indiscriminé a été retenu par le Ministère de la Santé publique et nous pensons que le taux de couverture atteindra 80 % au cours de l'année à venir. Nous souhaiterions à cet effet voir l'OMS s'associer à l'effort national en contribuant à la réalisation du programme élaboré pour mettre un terme à ce grave problème qui préoccupe au plus haut point le gouvernement du Président Bourguiba. A côté de toutes ces actions de santé publique qui sont en majeure partie financées par le budget national, le Ministère de la Santé publique se préoccupe de l'amélioration des installations techniques des hôpitaux universitaires pour permettre à nos étudiants en médecine de trouver les éléments indispensables à une bonne formation médicale. La formation des cadres médicaux et paramédicaux demeure l'un de nos objectifs principaux. Je saisis cette occasion pour exprimer notre gratitude à l'OMS pour sa contribution à l'amélioration de la santé de nos citoyens et à la formation de nos jeunes cadres, avec l'espoir qu'elle puisse accentuer son assistance dans des secteurs qui nous préoccupent tels que la lutte antituberculeuse et le laboratoire central de santé publique. Le développement des laboratoires périphériques, actuellement au nombre de six, nécessite des moyens importants en personnel spécialisé pour le contrôle chimique et bactériologique de l'eau, des denrées alimentaires, dont la pollution constitue un danger de plus en plus grand et représente une menace permanente pour la santé. :

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I1 est une action dont l'importance est primordiale pour la politique de notre gouvernement : il s'agit pour nous de mettre sur pied une politique de population basée d'une part sur la régulation adéquate des naissances indispensable à l'équilibre général de notre économie et d'autre part sur l'intérêt que nous attachons au bien -être et à la santé de la famille dimensionnée. Nos perspectives décennales comme notre prochain plan n'ont pas manqué de donner la priorité à Des actions multiples sont envisagées pour mener à terme notre politique ces considérations. dans ce domaine; il s'agit de restructurer nos services de planification familiale, d'intensifier la participation de l'éducation sanitaire, de créer les stimulations juridiques opportunes et de mener toute autre action susceptible de favoriser la réalisation des objectifs de notre politique démographique. Je voudrais assurer M. le Directeur général et ses collaborateurs de la reconnaissance de ma délégation pour l'excellent Rapport qu'il nous a présenté et je saisis cette occasion pour adresser au Dr Candau - qui mérite notre reconnaissance et notre estime pour l'action intelligente, généreuse et efficace qu'il a déployée durant vingt ans à la tête de notre organisation mes voeux sincères de bonne santé et de bonheur. En terminant, je voudrais, Madame le Président, vous faire part des inquiétudes que nous continuons d'éprouver à l'égard de nos frères arabes palestiniens, victimes de l'agression sioniste, et des dizaines de milliers de femmes, de vieillards et d'enfants qui connaissent les pires souffrances de la faim et de la maladie. La solidarité devant la misère physique et morale de nos semblables nous impose de venir en aide aux populations menacées d'extinction. En leur assurant le niveau requis de santé physique et morale, l'Organisation mondiale de la Santé aura contribué largement à la stabilité et à la paix dans le monde.

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je vous remercie, Monsieur Mzali. Je donne maintenant la parole au délégué de la Belgique, le Professeur Halter, Secrétaire général du Ministère de la Santé publique et de la Famille. :

Le Professeur HALTER (Belgique) Madame le Président, j'ai eu l'occasion de faire remarquer hier à cette assemblée combien le vingt -cinquième anniversaire avait été illuminé par votre charme et votre compétence. J'ajouterai aujourd'hui que le bureau qui vous entoure nous laisse augurer de la qualité des discussions qui auront lieu pendant cette Vingt- Sixième Assemblée et nous espérons que cette réunion se déroulera dans le calme et dans la technique et évitera autant que possible de s'engager dans des polémiques. Je crois savoir que nous discutons pour l'instant, aux points 1.11 et 1.12, le rapport du Conseil exécutif et celui du Directeur général. Je voudrais souligner que ces deux documents sont d'une qualité exceptionnelle qui s'améliore encore d'année en année, et l'on peut dire aujourd'hui - notamment du Rapport du Directeur général - qu'ils constituent une excellente amorce à un traité d'hygiène et de santé publique dont beaucoup de professeurs de médecine sociale ou d'hygiène pourraient s'inspirer très valablement. Je pourrais donc, comme d'autres collègues l'ont fait, m'engager dans la discussion de l'ensemble de ces problèmes mais j'ai préféré, avec votre permission, Madame le Président, me cantonner à deux ou trois points que je voudrais me permettre de développer et qui ont rapport directement avec les activités de cette assemblée et de notre organisation. Depuis quelques années déjà, je crois que nos collègues savent que la délégation belge porte un intérêt tout particulier aux problèmes du milieu et aux préoccupations que notre organisation doit développer à cet égard. I1 n'étonnera donc personne qu'aujourd'hui je rompe une nouvelle fois une lance en faveur de l'action de l'Organisation vis -à -vis des multiples aspects que présente une politique sanitaire en matière d'environnement. Je crois qu'un point fondamental sur lequel nous devrions êtré a priori tous d'accord, c'est qu'il serait dommage d'attendre encore que les effets néfastes de la pollution du milieu aient leur plein épanouissement dans les conséquences sur la santé humaine et que nous devions une fois de plus construire notre lutte sur des cadavres ou sur des malades, comme on avait l'habitude de le faire au XIXe siècle ou au début de ce siècle dans de nombreuses circonstances oú, heureusement, on avait affaire à des problèmes de petite envergure. Il est évident que l'ampleur que prennent les problèmes de la pollution du milieu a des conséquences tellement vastes pour l'humanité tout entière que nous ne pourrions pas valablement attendre davantage pour prendre en mains les problèmes,et non seulement en étudier les contours mais encore en déterminer les solutions. Je voudrais donc me permettre de rappeler que toute action en matière d'environnement doit comporter un certain nombre de phases, et nous sommes particulièrement reconnaissants au Directeur général d'avoir bien voulu accepter, il y a quelques années déjà, d'accumuler toutes les forces de l'Organisation pour défendre sa position au sein de la conférence de Stockholm. Il en est découlé un certain nombre de conséquences fort heureuses parmi lesquelles, notamment, les travaux importants qui sont menés actuellement en matière d'élaboration de critères, de normes et de standards. Ces travaux permettront certainement, avec les efforts de monitoring que l'on peut développer par ailleurs, d'arriver à une meilleure connaissance des problèmes. Mais il faut aussi poursuivre sans désemparer les recherches sur les polluants - qu'ils soient :

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chimiques, physiques, biologiques - et les effets qu'ils peuvent avoir sur l'homme, puisque notre préoccupation vise essentiellement à sauvegarder l'intégrité physique et psychique de nos concitoyens. Il faut aussi que ces recherches se développent sur le plan des moyens de lutte que l'on peut mettre en oeuvre, aussi bien pour prévenir les pollutions, pour les empêcher, que pour empêcher leur action sur les individus. Et là, bien entendu, s'esquissent des lignes nouvelles de programme qui mériteraient certainement d'être abordées par l'Organisation. J'ai pris connaissance, avec beaucoup d'intérêt et de satisfaction, des propositions qui figurent dès à présent dans les documents que nous avons sous les yeux pour les travaux de cette assemblée et qui ont été élaborées par le Directeur général et ses services pour les programmes futurs. Mais je crois qu'il y aurait intérêt à accélérer encore le rythme de certaines investigations et à aborder sans hésitation quelques problèmes nouveaux. Je n'ignore certes pas, et c'est un des autres points que j'aurais voulu aborder maintenant, les difficultés financières que notre organisation connalt. Mais il ne serait pas impossible que ces efforts nouveaux que nous souhaitons faire puissent être faits grâce à des contributions volontaires de la part des pays Membres intéressés à la question. Et je dirai d'emblée que mon pays est disposé à appuyer l'Organisation par ce genre d'intervention pour permettre le développement des recherches et surtout des efforts en matière de formation et de formation continue du personnel qui va être impliqué dans les efforts que nous devons mener pour la lutte contre les pollutions. Pourrais -je dire à nos collègues, qui très souvent croient que le problème du développement d'une lutte contre la pollution se fait avec peu de forces, avec peu de personnel, que le programme que nous avons sous les yeux dans mon pays porte à l'heure actuelle sur la nécessité de former, d'ici peu d'années, plus de trois cents ingénieurs spécialisés dans la gestion des stations d'épuration des eaux. C'est un effort considérable, mais c'est un effort qu'il est impossible de ne pas faire si l'on veut réussir l'opération qui consiste à investir dans la création de stations d'épuration d'eau et, surtout, si l'on veut que ces stations fonctionnent. Il en est de même dans les autres secteurs du milieu; je voudrais donc plaider, et nous avons l'intention de déposer un projet de résolution que nous soumettrons aux discussions de cette assemblée sur les problèmes spécifiques de la formation du personnel en matière de techniques d'environnement. Je sais gré à l'Organisation des efforts qu'elle a déjà faits, mais je crois que des efforts plus importants encore, et peut -être plus orientés, devront être développés. Ceci m'incite à dire un mot en ce qui concerne la politique de santé de nos pays. Tous nos collègues parlent de politiques de santé; malheureusement les méthodologies et les moyens de les réaliser ne sont guère développés. J'aimerais donc qu'au cours d'une discussion nous puissions en faire état. Et enfin, il y a l'éternel problème financier. Je voudrais rappeler, Madame le Président, que l'an dernier mon pays a été un de ceux qui, devant la dévaluation de la monnaie de référence, a fait l'effort de compenser par une contribution volontaire la différence entre la monnaie dévaluée et les crédits prévus au budget. Nous essaierons de faire la même chose cette année et nous espérons que la stabilité monétaire s'installera. Mais., en attendant, nous voudrions beaucoup encourager le Directeur général à défendre avec force ses programmes et à nous demander (et à nous d'accepter) que ces programmes soient normalement financés. Enfin, pour terminer, Madame le Président, je voudrais dire que j'ai eu beaucoup de plaisir à transmettre à nos collègues chefs de délégation le timbre commémoratif que mon pays a bien voulu publier à l'occasion du vingt -cinquième anniversaire de notre organisation et je me suis tout particulièrement réjoui d'avoir pu faire, à la fois à l'égard de notre organisation et de nos collègues, ce geste au nom de mon gouvernement. Je vous remercie, Professeur Halter. Je donne Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) maintenant la parole au délégué du Souaziland, M. Dhladhla, Ministre de la Santé et de l'Education. :

Madame le Président, Monsieur le M. DHLADHLA (Souaziland) (traduction de l'anglais) Directeur général, Messieurs les délégués et chers collègues, permettez -moi, Madame le Président, de vous présenter les félicitations du Souaziland pour votre élection à ces fonctions si exigeantes. Je voudrais également féliciter les Vice -Présidents et les autres membres du :

bureau.

Le Souaziland prend la parole pour la première fois en tant que Membre de l'OMS, de cette, avons suivi les travaux, à l'activité de laquelle nous avons organisation dont nous participé et dont nous avons, au cours des années, respecté les directives. Je tiens à manifester ici la gratitude de mon pays pour l'aide et la coopération dont nous avons bénéficié par l'entremise du Bureau régional de l'Afrique. Beaucoup d'entre vous ne savent peut -être pas exactement où se trouve le Souaziland. C'est un petit pays du sud de l'Afrique, dont on dit souvent qu'il est la Suisse de l'Afrique. Bien qu'il s'agisse d'un mini -Etat, je constate en écoutant les observations des diverses délégations que nous avons beaucoup de choses en commun dans le domaine de la santé et que seule notre façon d'aborder les'problèmes est différente parce que, en raison de notre situation géographique, le tableau et l'incidence des maladies ne

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sont pas les mêmes. Néanmoins, nous attaquons nos problèmes avec la même vigueur et en suivant les mêmes lignes directrices, soucieux que nous sommes d'utiliser au mieux nos ressources limitées en mettant principalement l'accent sur l'intégration de nos services de santé et sur la pénétration, en particulier, des zones rurales. Ainsi les services de protection de la mère et de l'enfant - qui s'adressent plus spécialement aux groupes vulnérables - l'éducation sanitaire, la nutrition, la planification familiale, la lutte contre la tuberculose, la détection précoce du cancer du col de l'utérus, etc., sont autant d'activités qui s'exercent dans la plupart de nos dispensaires ruraux et de nos centres de santé. A cet égard, nous avons peut -être de la chance en ce sens que le personnel de tous nos dispensaires ruraux comprend des infirmières polyvalentes qui out reçu une formation leur permettant d'assurer ces différents soins. Nous étudions actuellement la possibilité d'ajouter un service de santé mentale aux services qui existent déjà. Nous avons chez nous, en ce moment même, un consultant de l'OMS qui examine nos besoins en matière de psychiatrie et de réadaptation mentale. La situation est encore loin d'être idéale, car les progrès sont entravés par la pénurie constante de personnel et de ressources financières, mais avec l'intensification des programmes de formation et la création prochaine d'établissements d'enseignement et en particulier d'une école des auxiliaires de la santé et d'un centre de perfectionnement en santé publique des infirmières diplômées, nous espérons pouvoir former un personnel bien préparé au travail en milieu rural.

En écoutant le Directeur général et le Président du Conseil exécutif faire rapport sur les activités de l'année écoulée, j'ai pu me rendre compte de nouveau, avec humilité, respect et admiration, de l'immense travail que doivent fournir les services de l'OMS pour atteindre les objectifs que cette organisation s'est fixés. La schistosomiase est une maladie qui préoccupe beaucoup mon pays. Des molluscicides et de nouveaux médicaments sont utilisés dans les régions où l'incidence de cette maladie persiste sous l'effet de projets visant à créer une agriculture indépendante. Des superficies toujours plus grandes sont traitées et bien que nous ayons des raisons d'être optimistes, il,est encore trop tôt pour évaluer avec précision les incidences de l'action entreprise. La lutte contre les maladies transmissibles se poursuit. La variole a été vaincue. Le paludisme en est au stade de la surveillance et les campagnes de vaccination antituberculeuse de masse par le BCG ont également pris fin si bien que l'on est maintenant entré dans la phase d'entretien. Au moment même où nous intensifions notre lutte commune contre les maux qui menacent la santé, nous continuons à affronter des ennemis suscités parfois par les progrès même réalisés au service de l'humanité par la science médicale et la technologie. Il est réconfortant de savoir que l'OMS est là pour nous guider, sous la direction compétente de son Directeur général et du Directeur régional pour l'Afrique. Nous nous félicitons d'être entrés dans cette grande famille. Enfin, Madame le Président, je vous apporte un message de félicitation de S. M. le roi Sobhuza II, mon Premier Ministre et compatriote, en ce vingt -cinquième anniversaire de l'Organisation mondiale de la Santé. C'est aussi un message de remerciement et d'encouragement, qui exprime l'espoir que l'OMS poursuivra inlassablement ses efforts pour améliorer la santé des populations du monde. Je joins la voix du Souaziland et la mienne à celles des Etats Membres qui ont exprimé au Directeur général sortant leur gratitude pour les services qu'il n'a pas cessé de rendre au cours des vingt dernières années. Vous nous quittez, Monsieur le Directeur général, au moment où presque toutes les nations ont pris conscience des responsabilités de l'Organisation. Ce sera certainement pour vous un grand réconfort et un sujet de satisfaction dans votre retraite. Pour finir, je voudrais saisir cette occasion pour féliciter la République populaire de Chine et la République Démocratique Allemande de leur admission à l'OMS. Madame le Président, il est de bon augure de constater qu'avec nous l'OMS a ainsi eu des triplés pour son vingt -cinquième anniversaire. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je vous remercie, Monsieur Dhladhla. Je donne maintenant la parole à M. Chikwanda, Ministre de la Santé de la Zambie. :

M. CHIKWANDA (Zambie) (traduction de l'anglais) Madame le Président, Monsieur le Directeur général, Messieurs les délégués, Mesdames et Messieurs, permettez -moi, Madame le Président, de présenter à vous -même et aux Vice -Présidents, mes félicitations sincères pour votre élection aux hautes fonctions de cette auguste assemblée. Je voudrais à mon tour souhaiter la bienvenue à la délégation de la République populaire de Chine, dont la présence parmi nous fait que notre organisation va bientôt mériter son titre d'Organisation mondiale de la Santé. Ma délégation est heureuse de l'admission de la République Démocratique Allemande et désire lui présenter ses félicitations. La République Démocratique Allemande, en dépit de la contribution de ses citoyens à la science médicale, pour ne rien dire d'autres domaines de l'activité humaine, a été injustement tenue à l'écart de notre organisation pour des raisons qui échappent à toute analyse logique et qui donnent véritablement une triste idée, comme dans le cas de la République populaire de Chine, de la moralité des relations internationales. Madame le Président, les mouvements de libération qui ont leur base dans mon pays se sont adressés au Directeur régional pour obtenir une aide sous forme de médicaments, d'équipement :

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médical et de bourses. J'espère vivement que cette aide sera généreuse et que les pays Membres suivront le bon exemple des puys scandinaves, notamment de la Suède, qui ont fourni aux mouvements de libération une assistance humanitaire très généreuse. Dans les régions libérées du Mozambique et de l'Angola, cette assistance est d'une importance vitale pour la lutte contre les maladies transmissibles. Nous avons des frontières communes avec ces régions libérées et notre anxiété concernant la situation sanitaire de ces régions est légitime. Bien souvent nos services sanitaires ont été surchargés de travail, car nous avons dû faire face à un afflux inattendu de personnes traversant les frontières pour fuir la terreur que font régner les fascistes portugais et leurs alliés racistes de l'Afrique méridionale. Une fois de plus, je désire féliciter le Conseil exécutif, le Directeur général et son personnel pour les bons rapports qu'ils ont présentés à l'Assemblée. A cet égard, mon seul souci est celui que me causent les frais généraux élevés de l'Organisation. Les traitements élevés qu'elle paie sont une des causes de l'exode des cerveaux qui se produit à partir des pays jeunes en direction de l'Organisation. J'espère que l'on trouvera un moyen rationnel de réglementer le niveau des traitements. Nous ne pouvons accepter aveuglément certaines théories capitalistes, comme celle qui considère comme un stimulant des salaires gonflés. Je serai le dernier, Madame le Président, à demander que ceux qui travaillent pour des organisations importantes comme l'OMS touchent une rémunération insuffisante, mais nous devons au moins essayer de faire tout ce que nous pouvons pour éviter de créer des "rackets ". Finalement, je tiens à remercier l'Organisation pour tout ce qu'elle fait pour mon pays dans le domaine des services de santé de base, de la lutte contre la variole dans sa phase d'entretien, de la lutte contre le paludisme et de la formation. A la suite de la récente fermeture de notre frontière, mon gouvernement a dû détourner du sud ses artères commerciales puisqu'on ne peut se fier au régime de Ian Smith. Cette décision a mis en lumière la nécessité de créer dans mon pays un laboratoire pour la préparation de sérums intraveineux, afin d'éviter les frais supplémentaires de transport qu'occasionnent leur importation dans le pays. Je saurais donc gré au consultant à court terme, qui s'est rendu dans mon pays en décembre de l'année dernière pour examiner ces besoins, de bien vouloir hâter la préparation de son rapport. Madame le Président, Mesdames et Messieurs, je désire en terminant remercier le Président sortant et les Vice -Présidents de la façon efficace dont ils ont dirigé les travaux de l'Organisation. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je vous remercie, Monsieur Chikwanda. Je donne maintenant la parole au du Nicaragua, le Dr López, la :

Le Dr VALLE LOPEZ (Nicaragua) (traduction de l'espagnol) Madame le Président, Messieurs les délégués, la délégation du Nicaragua tient à féliciter le Professeur Julie Sulianti Saroso pour son élection aux importantes fonctions de président de la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Elle félicite également tous les Vice -Présidents. Notre délégation a écouté l'admirable rapport présenté à l'Assemblée par le Directeur général de l'Organisation, le Dr Marcolino Candau,' qui a décrit avec beaucoup de clarté l'oeuvre accomplie par l'OMS dans toutes les régions du monde et signalé les succès obtenus dans la voie de l'amélioration de la santé. Le Dr Candau, grâce à sa grande expérience des problèmes de santé et à ses qualités, administratives, a obtenu des résultats hautement satisfaisants. En tant que Ministre de la Santé publique du Nicaragua, je tiens à féliciter le Dr Candau pour le Rapport qu'il nous a présenté et pour tout ce qu'il a réalisé à la tête de l'Organisation mondiale de la Santé. Je profite de cette occasion pour remercier aussi le Dr Layton d'avoir parlé avec tant d'émotion du tremblement de terre qui a détruit la capitale du Nicaragua, lorsqu'il a mentionné dans son discours inaugural les catastrophes survenues en 1972 dans d'autres pays frères. Au nom du peuple et du Gouvernement du Nicaragua et en mon nom propre en tant que Ministre de la Santé publique, je tiens à exprimer notre profonde gratitude à tous les pays qui, directement ou indirectement, ont contribué au maintien de la santé des habitants de mon pays et continuent à leur fournir une aide généreusè et fraternelle. Je dois également exprimer notre gratitude aux membres du Conseil exécutif qui, en apprenant les dommages causés aux personnes, aux centres de santé et aux hôpitaux, ont adopté une résolution recommandant à l'Organisation mondiale de la Santé d'accorder toute son aide en vue de la reconstruction des services de santé de notre capitale, qui ont été totalement détruits. Je remercie le Dr Molapo qui s'est longuement référé à cette résolution, ainsi que le Dr Miró Quesada, Ministre de la Santé du Pérou, qui a lui aussi mentionné la catastrophe survenue dans mon pays. Je vais vous dire brièvement ce qu'était la structure administrative de notre service de santé avant le tremblement de terre et vous indiquer où nous en sommes dans la mise en place du nouveau service. S'il n'existe pas au Nicaragua un service de santé autonome, on est néanmoins en droit de parler d'un secteur de la santé, dans la mesure où les institutions publiques et privées collaborent à l'action sanitaire. Ces institutions sont les suivantes. :

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Le Ministère de la Santé publique a pour tâche principale de promouvoir et de protéger la santé. Il intervient aussi, dans une certaine mesure, dans le domaine de la réadaptation par le canal de cent seize centres et postes de santé couvrant théoriquement toute la population du pays. La Commission nationale de l'Assistance et de la Prévoyance sociale et les commissions locales d'assistance sociale s'occupent essentiellement des soins aux malades; elles disposent pour cela de vingt -trois hôpitaux couvrant la totalité de la population. L'Institut national de Sécurité. sociale, indépendamment des soins aux assurés sociaux est chargé de promouvoir la santé des femmes enceintes et des enfants de moins de deux ans. Son action s'exerce par l'intermédiaire de cinq hôpitaux et d'un réseau de policliniques qui couvrent 8 % de la population. Le Département médical de la Garde nationale fournit des soins médicaux aux membres de la Garde nationale et à leurs familles; par le biais de programmes d'action civique, il collabore à des activités générales de santé en milieu rural. Le secteur privé compte vingt -sept hôpitaux totalisant 475 lits, dont une partie sont réservés à la clientèle solvable et l'autre partie à des institutions de bienfaisance. Tous les établissements du secteur public sont régis par des lois et des règlements particuliers, relèvent d'autorités différentes et exécutent des programmes indépendants. Bien qu'un plan sanitaire ait été élaboré en 1964, il ne parvint pas à susciter une utilisation rationnelle des ressources disponibles pour l'action de santé. Ces dernières années cependant, par suite du progrès des idées, des expériences internationales réalisées dans le domaine de la santé publique et de la nécessité qui a été ressentie dans le pays d'étendre l'assistance médicale à de plus vastes couches de la population sans augmentation correspondante des ressources, les responsables des différentes institutions ont oeuvré dans la voie de la coordination et de l'intégration. Ces préoccupations ont trouvé

une impulsion nouvelle dans les recommandations du Premier Congrès national de la Santé (tenu en 1972). L'intégration ou la coordination des institutions est nécessaire pour un meilleur emploi et un meilleur rendement des ressources disponibles pour la santé et il a été jugé utile à cette fin de créer un Conseil national de la Santé ayant des attributions suffisantes pour faire participer les institutions aux activités complémentaires inscrites dans un plan national de santé publique. Les différentes institutions feront partie d'un service national de santé. A la suite du récent tremblement de terre, on a compris l'urgence d'organiser en un système cohérent les services de santé et la nécessité de planifier dans une optique sectorielle les investissements, le financement, les programmes de santé publique et les activités sanitaires. Dans un tel système, la responsabilité de. toutes les questions de santé sera centralisée dans deux institutions - le Ministère de la Santé publique et la Commission nationale de l'Assistance et de la Prévoyance sociale. Des études sont en cours en vue de définir la structure et les modalités de fonctionnement du nouveau système. Les agents de décision sont d'accord pour développer un modèle d'organisation dans le Département de Managua (500 000 habitants), siège politique et administratif du pays où, en raison du tremblement de terre du 23 décembre 1972,1a totalité des services de santé est à reconstruire. Le Nicaragua a donc fait un pas dans la voie de l'intégration des ressources, joignant celles de l'Institut national de la Sécurité sociale à celles de la Commission nationale de l'Assistance et de la Prévoyance sociale; des établissements communs soigneront la population assurée et non assurée et l'on commencera par intégrer dans les zones périphériques les activités de promotion, de protection et de rétablissement de la santé. Parallèlement, des études vont être entreprises dans les domaines législatif, financier, réglementaire et administratif en vue d'ouvrir la voie à une politique d'intégration du secteur de la santé, conformément aux voeux du Gouvernement du Nicaragua. Les problèmes d'administration les plus immédiats, liés aux exigences de restructuration du secteur de la santé, sont notamment les suivants - Analyse des institutions du secteur de la santé, en vue de déterminer leurs caractéristiques sur le plan de la législation, du financement, de l'organisation, des ressources, de la production, ainsi que des possibilités pratiques d'assurer une coordination intrasectorielle efficace. - Réalisation de l'unité de planification dans le secteur sanitaire, en prévoyant les ressources en personnel et en équipement nécessaires aux deux institutions centrales. - Mise en place d'un régime du personnel uniforme pour les diverses institutions et qui soit compatible avec le régime du personnel de l'administration publique et avec les exigences fondamentales du secteur de la santé. - Amélioration des modalités budgétaires des programmes. - Formation permanente du personnel des différents niveaux pour le familiariser avec les problèmes d'administration des services de santé. Les problèmes d'administration du secteur sanitaire ne diffèrent de ceux des autres secteurs que par quelques modalités qui leur sont propres, eu égard à la nature même des prestations sanitaires, au milieu dans lequel elles sont accordées, aux caractéristiques du complexe santé /maladie et aux facteurs économiques, sociaux, émotionnels, etc., qui sont liés à ce complexe. :

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Cependant, comme le Gouvernement a décidé de restructurer et de moderniser l'administration publique, beaucoup de mesures qui seront prises affecteront également le secteur de la santé publique. On sait dans tous les pays du monde que nos équipements et nos ressources sanitaires ont été détruits à 95 % par le tremblement de terre. Le Nicaragua demande toute l'aide possible des organisations internationales et espère l'obtenir. Connaissant bien le remarquable esprit de coopération envers notre pays, la décision de l'Organisation mondiale de la Santé touchant la construction d'établissements de prévention et d'assistance médicale à Managua accroit notre responsabilité concernant l'amélioration de l'administration des services de santé. Dans cette entreprise, nous ne doutons pas que nous pourrons compter à tout moment sur la coopération et le soutien de la communauté internationale. Madame le Président, toutes les formes d'aide - matérielle ou autre - reçues pour améliorer la santé de la population ont été et seront accueillies avec reconnaissance par le peuple et le Gouvernement du Nicaragua, durement touchés d'abord par une sécheresse qui a considérablement affecté l'agriculture, puis par la tragédie du tremblement de terre de Managua le 23 décembre 1972. Nous avons foi en Dieu, en tous les gouvernements du monde et en l'Organisation mondiale de la Santé pour nous aider à reconstruire notre pays. Nous avons également foi en notre gouvernement, en notre ministère de la santé, qui en des circonstances si précaires sont parvenus à maintenir un niveau de santé acceptable et à empêcher jusqu'à présent toute épidémie. Nous avons foi enfin en notre peuple qui a tant souffert et qui, bien que vivant dans des camps et des baraques improvisés, a su maintenir son esprit combatif et un moral admirable. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Docteur Valle López. Comme il a au début de la séance de cet après -midi, et conformément à l'article 58 du Règlement vais déclarer close la liste des délégués qui prendront la parole dans la discussion les points 1.11 et 1.12 de l'ordre du jour. Le Dr Dorolle va vous donner lecture des délégations qui sont inscrites sur ma liste. : :

été annoncé intérieur, je générale sur noms des

Le DIRECTEUR GENERAL ADJOINT (traduction de l'anglais) Madame le Président, les 58 pays suivants sont encore inscrits sur la liste République de Corée, Union des Républiques socialistes soviétiques, Espagne, Brésil, Canada, Cuba, Chine, Liban, Sri Lanka, Rwanda, Pays -Bas, Pakistan, Albanie, France, Sénégal, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Iran, Ethiopie, Bangladesh, Grèce, Hongrie, Jordanie, Gabon, Kenya, Chili, Trinité -et- Tobago, Dahomey, Roumanie, Papua- Nouvelle- Guinée, Mongolie, Equateur, Burundi, Suisse, Togo, Qatar, Libéria, Algérie, Tchécoslovaquie, Finlande, Madagascar, Soudan, République Démocratique Allemande, Egypte, Portugal, Philippines, Yémen démocratique, Gambie, Haiti, République Arabe Libyenne, Yémen, Congo, Tchad, Guinée, Niger, Bolivie, Koweit, Bahrein et l'observateur du Saint -Siège. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Avec l'accord de l'Assemblée, je vais clore la liste des orateurs. Quelqu'un a -t -il des observations à formuler ? La liste des orateurs est close. La séance est levée. :

La séance est levée à 17 h.35.

SEPTIEME SEANCE PLENIERE Jeudi 10 mai 1973, 9 h.30

Président par intérim

:

Professeur J. PROKOPEC (Tchécoslovaquie)

1.

DISCUSSION GENERALE DES RAPPORTS DU CONSEIL EXECUTIF SUR SES CINQUANTIEME ET CINQUANTE ET UNIEME SESSIONS ET DU RAPPORT DU DIRECTEUR GENERAL SUR L'ACTIVITE DE L'OMS EN 1972 (suite) :

Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction du russe) La séance est ouverte. Le Président de l'Assemblée m'a demandé de présider à sa place ce matin et je profite de cette occasion pour dire combien j'apprécie l'honneur que vous avez fait à mon pays en m'élisant aux fonctions de vice -président. Je tiens à vous remercier de tout coeur, au nom de mon pays et de la délégation tchécoslovaque à la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Nous poursuivons aujourd'hui la discussion générale sur les points 1.11 et 1.12. Je donne la parole au premier orateur de ma liste, le délégué de la République de Corée, M. Lee, Ministre de la Santé et des Affaires sociales. M. K. H. LEE (République de Corée) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, Monsieur le Directeur général, Messieurs les Directeurs régionaux, Mesdames et Messieurs, au nom de la délégation de la République de Corée je tiens à me joindre aux orateurs précédents pour féliciter le Président de son élection à ces hautes et importantes fonctions. Nos félicitations vont également aux Vice -Présidents de l'Assemblée et aux Présidents des commissions principales. Ma délégation souhaite d'autre part remercier le Directeur général et ses collaborateurs pour le Rapport annuel extrêmement complet qu'ils ont présenté sur l'activité de l'OMS en 1972. Nous tenons aussi à exprimer notre profonde gratitude et notre respect au Dr Dy, Directeur régional pour le Pacifique occidental, qui n'a pas ménagé ses efforts pour assurer dans de bonnes conditions l'exécution du programme de l'Organisation dans la Région. Les bonnes relations de coopération entre mon pays et l'OMS remontent à 1949, année où la République de Corée est devenue Membre de l'Organisation. Ces relations, j'en suis persuadé, seront maintenues et même renforcées dans les années à venir. Je tiens à dire combien mon gouvernement apprécie l'assistance précieuse que lui fournit l'OMS pour l'aider à mener à bien ses principaux programmes sanitaires. Il convient de noter que de nombreux experts coréens, formés grâce aux divers programmes de l'OMS, jouent maintenant un rôle actif dans les services médico- sanitaires. Je suis fier de rappeler que bon nombre d'experts coréens ont prêté leur concours à l'OMS dans différents domaines services de santé généraux, développement des personnels de santé, assainissement, etc. Pour sa part, le Gouvernement coréen a participé à l'action entreprise en vue de promouvoir et de protéger la santé dans le monde entier, obéissant ainsi non à une obligation inhérente à sa qualité de Membre de l'Organisation, mais à l'esprit même de la Constitution de l'OMS. L'an dernier, mon gouvernement a accordé une priorité plus élevée aux efforts tendant à améliorer au maximum l'état de santé de la population, et les résultats ont été remarquables. Notre deuxième plan quinquennal de développement, qui couvrait la période 1967 -1971, a donné de bons résultats, puisque le taux annuel moyen de croissance économique a été de 11,6 %. Dans le troisième plan, qui a commencé l'année dernière, le développement rural et la protection sociale (notamment la santé, l'éducation et le bien -être de la population) tiennent une place importante à côté de l'industrialisation. D'autre part, pour appuyer le "Mouvement Saemaul" - cette entreprise de développement communautaire lancée dans tout le pays au début de 1972 et fondée sur les principes d'auto approvisionnement, d'indépendance économique et de coopération - le Gouvernement a pris différentes mesures pour améliorer la santé de la population rurale et les services médico- sanitaires mis à sa disposition. Il a notamment affecté des médecins à demeure dans les villages qui en étaient démunis et a entrepris d'envoyer des dispensaires mobiles dans les régions reculées. Il envisage en outre de fournir des installations médicales aux centres de santé ruraux de comtés. Au cours du présent plan quinquennal, 4440 installations simples d'adduction d'eau sous canalisation et 55 200 puits publics seront mis en place dans les collectivités rurales. Pendant la seule année 1972, la première de cette période, nous avons déjà installé 1301 adductions d'eau sous canalisation et 3000 puits publics, en plus des 27 réseaux d'approvisionnement urbain existant déjà. Dans mon pays aussi, la pollution de l'environnement augmente du fait des progrès rapides de l'industrialisation et de l'urbanisation. Le Gouvernement a décidé de s'attaquer à cet urgent problème avec l'aide technique de l'OMS. Nous nous sommes employés avec tous les moyens dont nous disposons à freiner l'expansion excessive des grandes villes, à disperser les populations urbaines et les installations industrielles loin des régions densément peuplées, et à empêcher une nouvelle dégradation de l'environnement humain. : :

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En une seule décennie, nous sommes parvenus à réduire le taux de croissance démographique dans des proportions remarquables, puisque de 2,9 % en 1961 il est tombé à 1,9 % en 1971. Notre objectif est de le ramener à 1,5 % d'ici 1975. Mais fait de l'augmentation soudaine de la natalité au début des années 1950, au lendemain de la guerre de Corée, les effectifs en âge de procréer vont rapidement augmenter au cours des prochaines années, ce qui rendra plus difficile notre entreprise. C'est pourquoi' nous avons demandé l'aide du Fonds des Nations Unies pour les Activités en matière de Population, dont l'OMS est l'agent d'exécution. Nous nous efforçons aussi de coordonner les activités de planification familiale dans tous les secteurs. La planification familiale fait partie intégrante de notre programme de santé de la famille et, dans l'exécution de ce programme, nous avons adopté une approche intégrée de la santé maternelle et infantile. Avec le concours de l'OMS, le Gouvernement de la Corée a pu réduire l'incidence de diverses maladies transmissibles, ainsi que la prévalence de la tuberculose et d'autres maladies chroniques et parasitaires. Ce résultat a incontestablement contribué à promouvoir la santé en général et à renforcer, en particulier, la productivité de la main -d'oeuvre, ce qui favorise la croissance économique de la nation. Nous estimons néanmoins que l'éradication de certaines maladies transmissibles continue de poser un sérieux problème et qu'il reste beaucoup à faire pour améliorer la santé, notamment des mères et des enfants. A notre avis, le développement rationnel des services de santé généraux résoudra les problèmes que je viens d'évoquer. A cet égard, je suis heureux d'annoncer qu'avec la collaboration de l'OMS et du FISE mon pays a entrepris de développer ses services de santé généraux; une zone pilote a été désignée, qui sera dotée des éléments de base d'un service de santé et qui assurera à titre expérimental des prestations intégrées en cherchant à obtenir le maximum d'avantages pour un prix minimum; on envisage dans un avenir prochain l'application générale de ce système dans tout le pays. Grâce aux importants progrès technologiques et industriels de ces dernières années, notre production pharmaceutique satisfait maintenant, en quantité comme en qualité, aux besoins du pays et les exportations augmentent d'année en année. Mon gouvernement a récemment adopté une réglementation nouvelle pour améliorer le contrôle de la qualité des produits pharmaceutiques. L'aide de l'OMS à cet égard sera des plus utile. Pour conclure, Monsieur le Président, j'exprimerai au nom de ma délégation l'espoir que les discussions et délibérations de la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé seront fécondes et couronnées de succès. Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction du russe) Je vous remercie, Monsieur Lee. Je donne la parole au délégué de l'Union des Républiques socialistes soviétiques. :

Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) (traduction du russe) Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, Messieurs les délégués, permettez -moi, Monsieur le Président, au nom de la délégation soviétique, de féliciter le Président et les Vice -Présidents de l'Assemblée ainsi que les Présidents et Vice -Présidents des commissions principales pour leur élection à ces éminentes fonctions. Nous félicitons également le Président du Conseil exécutif, le Dr Molapo, pour son rapport très complet sur les cinquantième et cinquante et unième sessions du Conseil exécutif, et le Directeur général, le Dr Candau, pour le Rapport sur l'activité de l'OMS en 1972. .Enfin, nous ne pouvons passer sous silence les brillantes déclarations faites lors de la célébration du vingt- cinquième anniversaire de l'Organisation mondiale de la Santé, non plus que les interventions des nombreux délégués qui ont pris la parole hier et avant -hier; elles ont définitivement dissipé les inquiétudes exprimées naguère quant au manque d'intérêt de la discussion générale et à l'ampleur excessive des questions abordées. Bien au contraire, nombre de ces déclarations confirment que nos débats sont l'un des événements non seulement ils nous donnent pour ainsi dire une photographie les plus importants de l'Assemblée de la santé publique dans le monde, mais ils nous fournissent ce précieux élément de "rétro information" qui est nécessaire à la bonne gestion de notre organisation. Ces déclarations témoignent qu'en 1973 le pouls de l'OMS bat avec une vigueur toute particulière. La présente Assemblée se distingue, sur certains points importants, des Assemblées précédentes et peut-être aussi de celles qui se tiendront à l'avenir. La Vingt- Sixième Assemblée est remarquable par sa composition. Nous y accueillons la première délégation de la République Démocratique Allemande à siéger comme représentant un Membre à part entière de l'OMS et, venue en observateur, une délégation de la République populaire démocratique de Corée qui a demandé son admission à l'OMS. Pour la première fois aussi, une délégation de la République populaire de Chine assiste à l'Assemblée, et c'est pour nous une profonde satisfaction que de voir ainsi couronné de succès le long combat que de nombreux Etats, dont l'Union soviétique, ont mené pour rétablir la Chine dans ses droits au sein de notre organisation. Nous espérons que, tenant compte du passé et de l'évolution actuelle de l'Organisation, l'Assemblée admettra la République populaire démocratique de Corée en tant que Membre de l'OMS, et fera ainsi l'un des derniers pas décisifs en vue d'assurer l'universalité de l'Organisation. : :

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La présente session est celle du vingt- cinquième anniversaire de l'OMS, qui est maintenant parvenue à sa maturité. Si, comme il a été signalé ici même, le cheminement n'a pas toujours été sans heurts, puisqu'il a été marqué non seulement par des succès, mais aussi par des échecs, nous tenons pour capital le fait que l'OMS ait pu s'imposer comme un élément nécessaire au développement de la santé publique sur le plan national et international; nous n'estimons pas moins important que la santé soit maintenant reconnue dans de nombreux pays du monde comme un droit inaliénable de la personne humaine et que les gouvernements se rendent de plus en plus compte de leur devoir, non seulement de proclamer ce droit, mais encore d'en garantir la jouissance. La présente Assemblée marque un tournant. Notre Directeur général, le Dr Marcolino Candau, est à la tête de l'Organisation depuis vingt ans; ce qu'il a fait pour développer l'OMS et promouvoir la santé publique sur le plan international est remarquable et universellement reconnu. Nous apprécions pleinement le rôle qu'il a joué personnellement, secondé par le Secrétariat, dans le développement des programmes sanitaires internationaux. Si vous me permettez cette comparaison, le Dr Candau quitte son poste comme un champion du monde victorieux abandonne le ring il est, quant à lui, le champion de la santé publique internationale. Mais la vie continue; de nouveaux problèmes biologiques, écologiques et sociaux surgissent, plus complexes et plus aigus que jamais. Il faut trouver les moyens de résoudre ces problèmes, même si ce n'est pas dans l'immédiat; cela suppose une bonne utilisation des enseignements du passé jointe à une vision hardie de l'avenir; nous sommes sûrs que les décisions de la présente Assemblée seront fort utiles à cet égard. Cette Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé se réunit dans des circonstances extrêmement favorables. Au cours de l'année passée, les nations du monde ont réussi à mettre fin à la guerre du Viet -Nam, des jalons ont été posés en vue de l'établissement de la sécurité collective en Europe et dans d'autres parties du monde, d'importants accords ont été signés entre des Etats diamétralement opposés sur le plan social et économique, et la tension internationale s'est notablement relâchée. Nous attribuons cette évolution à un certain nombre de facteurs parmi lesquels figure l'heureuse application du programme de paix proposé par le Vingt -Quatrième Congrès du Parti communiste de l'Union soviétique. Le monde est en train de passer de la confrontation et de la lutte armée à la reconnaissance et au respect mutuels ainsi qu'à la coopération entre les peuples. Et bien que de dangereux foyers de conflits armés subsistent au Proche -Orient et dans d'autres régions, il n'est pas douteux que les tendances générales du développement international sont favorables. Cependant, les nations ont encore à apprendre ce qu'est une coopération véritable et efficace; il leur faut élaborer et perfectionner un ensemble de méthodes assurant la coopération entre des pays dont les systèmes sociaux, économiques et politiques sont différents. Or, l'un des domaines qui se prêtent tout particulièrement à l'élaboration de ces méthodes est celui de la santé publique. Aussi, en ce qui concerne l'avenir de l'OMS, la délégation soviétique aimerait -elle appeler l'attention de l'Assemblée sur les points suivants qu'elle juge importants. L'OMS met en oeuvre un certain nombre de programmes sanitaires internationaux à long terme; or, malgré la somme d'efforts et d'énergie investie dans ces programmes, il arrive souvent qu'ils ne donnent pas les résultats escomptés et il semble que le fossé qui sépare les pays dans le domaine de la santé va s'élargissant. Nous considérons qu'il est grand temps que l'OMS formule clairement, pour les années à venir, une stratégie à long terme visant à combler et à supprimer ce fossé; cette stratégie devra être fondée sur les projections scientifiques, technologiques et sociales existantes; elle tiendra compte de l'urgence relative des principaux problèmes nationaux et internationaux ainsi que des ressources humaines et matérielles qui sont disponibles actuellement et de celles qui le seront sans doute demain. Il faut se rappeler que nombre de problèmes sanitaires sont aujourd'hui devenus des problèmes internationaux et même mondiaux. On ne peut les résoudre sans un effort international coordonné, et l'on ne peut même espérer les saisir correctement si l'on ne rassemble et ne compare pas la masse des connaissances qui existent dans le monde. Les principaux de ces problèmes sont les suivants : :

- coordination et stimulation sur le plan international de la recherche médicale et utilisation de ses résultats dans l'action de santé publique de tous les pays; - lutte contre les maladies épidémiques dangereuses (variole, choléra, peste, etc.), compte tenu des conditions créées par les moyens modernes de communication et de transport; - élaboration de méthodes efficaces de lutte contre les maladies les plus répandues (maladies cardio -vasculaires, tumeurs cancéreuses, maladies à virus, etc.); - aspects médicaux de la protection de l'environnement; - formation des personnels nationaux de santé, notamment dans les pays en voie de développement, conformément à la résolution de notre Vingt -Quatrième Assemblée; - contrôle efficace de la qualité, de la sécurité, de l'efficacité et des effets secondaires des médicaments, et prévention de leur usage abusif; - étude des processus sociaux et démographiques dans différents pays du monde, en vue d'établir une nouvelle stratégie d'action sanitaire; dans un ordre d'idées très voisin, il faudra étudier les problèmes que posent l'alimentation adéquate et rationnelle des populations et la lutte contre les maladies dues à la malnutrition et à la famine, ainsi que la question

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générale de la dynamique de la population, compte tenu des incidences, tant positives que négatives, des progrès de la science et de la technique sur la santé de l'humanité. Nous avons délibérément mis en tête de cette liste la recherche, car il est de l'intérêt de tous les pays de la développer et de la coordonner. A la présente session, la délégation soviétique va proposer, avec les délégations d'un certain nombre d'autres pays, que nous examinions les formes et les méthodes de la coopération internationale dans le domaine du cancer, problème important pour chacun d'entre nous, et que nous cherchions les moyens d'étudier et de résoudre ce problème. Il faudrait, par la suite, établir des programmes à long terme relatifs à d'autres problèmes. En faisant cette proposition, nous sommes bien conscients que si les résolutions et les programmes restent lettre morte et si nous ne veillons pas constamment à leur application, la santé publique internationale et l'idée que nous nous faisons de la coopération en souffriront. La délégation soviétique constate l'extrême gravité de la situation budgétaire de l'OMS. Les taux excessifs d'augmentation de notre budget ordinaire, fondé sur une monnaie unique - le dollar des Etats -Unis - qui a subi une dépréciation importante, ne promettent pas à l'Organisation une situation financière stable pour l'avenir. Notre assemblée pourrait prendre une mesure importante et décider de faire plus largement appel, pour maintenir le niveau des activités de l'OMS, à d'autres monnaies nationales ainsi qu'aux autres ressources - économiques, technologiques et humaines - des Etats Membres. Nous pensons que l'OMS pourrait réellement améliorer son action si elle décidait d'assouplir les formes de son aide technique aux pays en voie de développement, en ne recourant plus seulement aux conseils traditionnels des experts et consultants, mais aussi aux efforts et aux ressources des pays, et en utilisant les filières d'assistance qui existent déjà sur le plan bilatéral et multilatéral. La délégation soviétique considère en outre qu'il serait bon d'étudier et de discuter les mesures à prendre pour accroître l'efficacité des travaux du Conseil exécutif et de l'Assemblée, pour tirer un meilleur parti de la sagesse collective réunie dans ces deux organes suprêmes de l'OMS, et pour renforcer le contrôle qu'ils exercent sur l'exécution des programmes internationaux. Il serait également bon de reconsidérer la question de la structure du Siège de l'OMS et des bureaux régionaux, de définir de façon plus précise leurs relations réciproques et leurs attributions, de faire davantage appel aux organisations internationales non gouvernementales oeuvrant pour la santé, et de recourir plus largement aux méthodes de planification et d'évaluation de l'efficacité des programmes sanitaires internationaux. résumé, la délégation constamment revoir développer ses méthodes de coopération internationale dans le secteur de la santé. Une nouvelle théorie de la santé publique doit s'imposer, fondée sur l'analyse de ce qui a été accompli dans différents pays et sous différents régimes politiques, et nous soulignons ici tout particulièrement l'importance de l'expérience des pays socialistes dans le domaine de la santé publique. Il ne s'agit pas tant de copier aveuglément les systèmes mis en place dans les pays hautement -développés que de déterminer les mécanismes fondamentaux du développement de la santé publique dans les sociétés humaines, mécanismes qu'il serait impardonnable d'ignorer alors que sur le plan national et international nous sommes confrontés à des problèmes sanitaires d'une extrême gravité. Il est nécessaire également d'employer et de développer les méthodes modernes de gestion des systèmes sociaux et biosociaux, en vue de protéger dans les meilleures conditions la santé des générations actuelles et futures. Telle est à long terme la position de principe de l'Union soviétique. Nous l'avons déjà exposée à cette tribune et en d'autres réunions de l'OMS et nous sommes heureux de constater que beaucoup de délégués arrivent maintenant à des conclusions et des idées analogues. C'est pourquoi nous envisageons l'avenir de la santé internationale et l'avenir de notre organisation avec optimisme et confiance, en même temps qu'avec gravité et pleinement conscients de nos responsabilités. Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction du russe) délégué de l'Espagne. :

Merci, Docteur Venediktov. La parole est au

Le Dr BRAVO MORATE (Espagne) (traduction de l'espagnol) Monsieur le Président, Messieurs les délégués, Mesdames et Messieurs, c'est pour moi un grand honneur de m'adresser à l'Assemblée mondiale de la Santé en ma qualité de Directeur général de la Santé de l'Espagne. Je prends la relève de mon illustre prédécesseur, le Professeur Garcia Orcoyen, qui a atteint l'âge de la retraite. Je souhaite m'acquitter de cette tâche avec la plus grande efficacité possible. Je tiens en premier lieu à féliciter le Président et les Vice -Présidents de l'Assemblée de leur élection. Leur compétence bien connue constitue pour nous tous un gage de la bonne marche de ces débats. Nous avons étudié à fond le Rapport très complet et documenté du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1972. Etant donné qu'un problème épidémiologique "brûlant" a surgi en Espagne en 1971, nous avons voué une attention particulière au paragraphe 1.159 qui, dans le chapitre des maladies transmissibles, est consacré au choléra. Je me bornerai à donner des précisions à ce sujet. La situation de l'Espagne en 1972, en ce qui concerne la propagation du Choléra, n'a heureusement pas été conforme "aux prévisions que" - selon les termes mêmes du Dr Candau - "l'on aurait :

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pu faire en se fondant sur des considérations épidémiologiques ". Je dois faire observer que cela n'a pas été le fait du hasard, mais plutôt le résultat des efforts considérables et coordonnés que le Gouvernement de mon pays a consentis pendant le deuxième semestre de l'année 1971 et toute l'année 1972. La carte de la page 27 du Rapport du Directeur général indique nettement les limites de la propagation du choléra, qui, parti du continent africain en direction de l'Europe occidentale, a atteint l'Espagne sans toutefois dépasser mon pays. Nous croyons sincèrement que seule l'action difficile, coûteuse et efficace entreprise à tous les niveaux et lancée à titre préventif dès 1969 sous le nom d "'opération El tor ", nous a permis de jouer le rôle de "cordon sanitaire" et d'éviter la propagation de la pandémie vers d'autres horizons. Dans le cadre d'un plan général concerté, essentiellement confié aux Directions générales de la Santé et des Travaux hydrauliques et bénéficiant de l'aide financière du Ministère des Finances, nous avons réussi à doter immédiatement d'installations de chloration tous les systèmes d'approvisionnement en eau qui en étaient dépourvus, jusque dans les localités les plus petites et les plus écartées, et de mettre en place au total 4312 installations nouvelles. Dans tous les services de santé périphériques, on a créé des centres spécialisés dans l'étude bactériologique de la maladie et des équipes mobiles permanentes de contrôle des eaux. On a systématisé le contrôle des porteurs et l'on a intensifié la surveillance et le traitement sanitaire des légumes et des fruits ainsi que des eaux résiduelles. Des cours spéciaux ont été organisés pour la formation de personnel technique et auxiliaire. Quelque 45 000 chloromètres ont été distribués dans tout le pays. On a constitué des réserves suffisantes de moyens de secours et de soins. Parmi les différentes autres mesures qui ont été prises, je citerai la publication de plus de deux millions de brochures d'éducation sanitaire et la fabrication de quinze millions de doses de vaccin. Cependant, comme le dit le proverbe "à quelque chose malheur est bon ", et nous pensons que la conséquence la plus importante de la petite poussée de choléra de 1971 aura été de stimuler le développement de notre infrastructure sanitaire, ce qui nous permet d'envisager une diminution appréciable des maladies intestinales qui jusqu'à présent avaient un caractère endémique. Sans doute le moment est -il venu de faire état de l'éloge que l'on a fait, à la réunion spéciale organisée par l'OMS à Copenhague à la fin de 1971, de l'attitude sincère et altruiste de l'Espagne, qui, en pleine saison touristique, a immédiatement signalé une poussée de choléra dont les conséquences auraient pu être extrêmement graves pour notre économie nationale si elle n'aVait pas été rapidement jugulée. Nous pensons que cette attitude doit être un stimulant et un exemple dans des situations et des circonstances similaires. Les mesures prises initialement ont été étendues en 1972 et renforcées en 1973. Elles ont permis, à la suite de plus de 5000 analyses d'eaux résiduelles effectuées dans les localités touchées par l'épidémie, de confirmer fréquemment l'absence de vibrions pathogènes. Je ne saurais passer sous silence le soutien constant que l'OMS nous a accordé à l'occasion de cette poussée épidémique, et notamment l'aide fournie par ses conseillers et ses experts, ni manquer de l'en remercier. En 1972, la grippe a affecté notre pays dans des conditions analogues à celles décrites au paragraphe 1.23 du Rapport du Directeur général. Les centres nationaux de la grippe de Barcelone et de Madrid, en contact permanent avec le Centre mondial de Londres, ont isolé de nombreuses souches A 2 England /42/72 et analysé par immuno- précipitation des anticorps grippaux dans plus de 10 000 échantillons sériques humains. D'autre part, ces deux centres ont achevé l'étude des anticorps grippaux chez différentes espèces animales. En ce qui concerne la poliomyélite, 95 % des virus isolés en Espagne au cours de l'année 1972 correspondaient au type 1. Depuis les campagnes sanitaires entreprises à partir de 1964, la morbidité poliomyélitique a diminué et la maladie ne frappe plus que des enfants de moins de cinq ans non vaccinés ou insuffisamment vaccinés. Nous avons maintenant modifié le système de vaccination de manière à couvrir tous les enfants de moins de cinq ans, à qui l'on administre d'abord une dose monovalente de type 1, puis une deuxième dose de vaccin trivalent. De même, au lieu de procéder à des campagnes de type transversal, c'est à -dire s'étendant à tout le pays à un moment donné, nous envisageons également des campagnes longitudinales, c'est -à -dire s'attachant à chaque individu à partir de la naissance. Nous estimons que cette nouvelle approche, jointe à une intensification de l'éducation sanitaire) nous permettra de vaincre définitivement la maladie. Notre pays ayant jadis gravement souffert du paludisme et ayant officiellement éradiqué la maladie depuis 1964, nous avons pris connaissance avec grand intérêt des précisions données au paragraphe 2.6 du Rapport sur la situation en Algérie qui, heureusement, s'améliore progressivement. Invité il y a quelque temps par le Ministère de la Santé de la République algérienne démocratique et populaire, j'ai pu me rendre compte des grandes réalisations de ce pays qui s'efforce de résoudre un problème qui mérite de retenir toute notre attention et pour la solution duquel notre soutien doit lui être acquis. En ce qui concerne la tuberculose, nous mentionnerons l'effort accompli et les résultats extraordinaires obtenus par le plan d'éradication qui, entrepris en 1965, s'est poursuivi en 1972. Au total, cette campagne a permis de réaliser 11 760 000 radiographies, 9 650 000 réactions :

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tuberculiniques et 7 650 000 vaccinations BCG, les chiffres étant respectivement de 2 143 059, 821 600 et 542 448 en 1972. En ce qui concerne la mortalité brute, les décès, qui s'élevaient à l'origine à 33 447, ont pu être ramenés à 3460 en 1972. Cela nous a permis d'affecter à d'autres maladies cardio- respiratoires et à la réadaptation 75 % des 20 000 lits qui jusqu'alors étaient réservés au traitement de la tuberculose. Nous partageons pleinement l'avis du Directeur général en ce qui concerne l'hygiène du milieu et la nécessité de promouvoir les services sanitaires de base, et notamment l'approvisionnement en eau potable et l'élimination des déchets. En Espagne, cette action a retenu et retient l'attention du Gouvernement, qui en tient compte dans l'élaboration de ses plans de développement. Les mesures prises bénéficieront non seulement à la population autochtone mais également à la grande masse des touristes qui se rendent dans notre pays et que nous ne pouvons considérer comme un phénomène social conjoncturel mais bien plutôt comme un mouvement durable qui nous oblige à transformer et à améliorer constamment notre infrastructure sanitaire. Dans son dernier plan de développement, le Ministère des Travaux publics a prévu à cet effet un crédit de 21 millions de pesetas qui permettra d'améliorer le niveau d'hygiène de quelque 14 millions de personnes. Consciente de nos efforts, l'OMS nous a fait l'insigne honneur de choisir la belle ville de Malaga comme lieu de réunion d'un important groupe de travail qui, en juillet de cette année, étudiera les problèmes sanitaires liés au tourisme. Les nécessités de l'horaire m'obligent à renoncer à l'examen d'autres sujets très intéressants. Pour me résumer, Monsieur le Président, je dirai que la délégation espagnole approuve le Rapport du Directeur général, forme des voeux pour le succès de cette assemblée et adresse ses félicitations aux nouveaux Etats Membres. Pour terminer, je tiens à rendre un hommage sincère à celui qui jusqu'à ce jour a été notre Directeur général, le Dr Marcolino Gomes Candau, qui pendant tant d'années a tenu la barre de ce grand vaisseau de la santé mondiale et a permis la progression harmonieuse de notre organisation. Le Dr Candau allie à ses connaissances scientifiques et médicales un ensemble de qualités diplomatiques et humaines qui se sont clairement manifestées au cours de toutes ces années de gestion efficace et qu'il importe de souligner à l'heure des adieux. La délégation espagnole tient à remercier le Dr Candau et à lui souhaiter beaucoup de succès dans la nouvelle existence qui l'attend. Nous sommes persuadés que, quelle que soit la distance qui le séparera désormais de l'OMS, il restera toujours son meilleur conseiller. Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction du russe) donne la parole au délégué du Brésil. :

Je vous remercie, Docteur Bravo Morate. Je

Monsieur le Président, Monsieur Le Dr MACHADO DE LEMOS (Brésil) (traduction de l'espagnol) le Directeur général, chers collègues, je tiens tout d'abord à féliciter le Président, les Vice Présidents et les membres du bureau de cette assemblée, et à saluer également tous ceux qui par leurs interventions opportunes ont contribué à enrichir le contenu technique de cette réunion internationale. Vu le temps nécessairement limité dont je dispose, je m'en tiendrai à nos problèmes sanitaires. Je m'efforcerai de résumer dans leurs grandes lignes les progrès réalisés par mon pays avec l'aide précieuse que l'OMS lui fournit par l'intermédiaire de son Bureau régional des Amériques et de définir la position de mon gouvernement en matière de santé, dans le cadre du processus global de développement socio- économique d'un pays dont la population dépasse déjà cent millions d'habitants. Pour le Gouvernement brésilien, les caractéristiques fondamentales de son développement social et économique sont les suivantes Premièrement, ce développement témoigne d'un essor économique accéléré puisque le produit intérieur brut progresse de plus de 6 % par an. En 1961, le taux de croissance a même atteint 11,3 %, se situant parmi les plus élevés du monde. A cette époque, l'agriculture a progressé de 11,4 %, l'industrie de 11,2 % et le secteur tertiaire de 11,3 %. Deuxièmement, ce développement doit être non seulement rapide mais également soutenu pour que le pays puisse atteindre les objectifs qu'il s'est fixés dans le cadre d'une expansion à long terme équilibrée et dynamique. Troisièmement, ce développement doit être un instrument de progrès social au service de l'homme, si par progrès social on entend la répartition équitable des revenus, la création d'un cadre institutionnel garantissant l'absence de privilèges et l'égalité des chances pour tous en ce qui concerne l'éducation, la santé et l'emploi. Enfin, quatrièmement, le développement social et économique d'un pays est en définitive un problème d'ordre interne qui ne peut dépendre de la générosité éventuelle de pays tiers. Telle est exactement la philosophie du Gouvernement du Président Emilio Garrastazu Medici, qui s'efforce de construire un Brésil pour tous les Brésiliens et non pour quelques -uns d'entre eux. Il s'agit là, sans aucun doute, d'un problème technique, d'un engagement politique et d'une responsabilité collective. Dans ce contexte doctrinal, comment faire une place suffisante à la santé et comment procéder dans ce secteur d'activité pour que la croissance économique se fasse dans les conditions qui viennent d'être exposées, c'est -à -dire à une cadence accélérée et autonome, condition indispensable à l'expansion de l'emploi, tout en réalisant les objectifs fondamentaux de progrès social ? : :

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Il importe, entre autres mesures, de diversifier les sources du dynamisme économique (au nombre desquelles figure la santé) en les orientant dans un petit nombre de directions fondamentales pour éviter la dispersion des ressources disponibles. Cette action devra être compatible avec les principaux éléments du diagnostic économique et devra s'inscrire dans la stratégie du développement national que poursuit actuellement le Gouvernement brésilien et dont voici les objectifs Premièrement, la réorganisation, la consolidation et l'expansion équilibrée du secteur industriel, selon un taux de croissance de plus de 10 % par an. Deuxièmement, augmentation de la production et de la productivité agricole et modernisation du système d'approvisionnement en produits agricoles. Le taux annuel de progression du secteur agricole se situe entre 8 et 10 %. Troisièmement, renforcement des infrastructures dans le domaine de l'énergie, des transports et des communications. Quatrièmement et finalement, renforcement de l'infrastructure sociale, principalement dans le domaine de l'enseignement, de la santé, de l'assainissement et du logement. J'insisterai cependant sur le fait qu'aucun de ces éléments d'expansion économique ne pourra à lui seul assurer la poursuite du processus autonome de développement. Seule une action coordonnée portant à la fois sur chacun de ces quatre secteurs qui s'interpénètrent et s'épaulent permettra une croissance de la demande et de l'offre à des niveaux qui soient capables de maintenir un rythme intense de développement économique accéléré et autonome correspondant aux caractéristiques que j'ai évoquées plus haut. Toutefois, pour que le secteur de la santé puisse jouer un rôle décisif dans ce contexte intersectoriel, il est indispensable qu'il commence par s'organiser lui -même de manière intersectorielle et que, en sa qualité d'élément fondamental du processus de développement économique et social, il s'inscrive dans le cadre de ce développement. A cet effet, le Ministère de la Santé a défini une politique nationale de santé qui, dans chaque domaine, fait le bilan de la situation, fixe un point de départ, assigne des buts, chiffre avec précision les objectifs, choisit les activités à entreprendre pour les atteindre, détermine les moyens disponibles et ceux dont il sera nécessaire de se doter et, enfin, définit des indicateurs de la variation périodique des résultats obtenus. Je soulignerai au passage quelques -unes des priorités définies par le Ministère de la Santé du Brésil Premièrement, lutter contre les maladies infectieuses et parasitaires, et notamment les grandes maladies endémiques qui, par leur incidence, leur prévalence, leur taux de létalité et l'incapacité de travail temporaire ou définitive qu'elles engendrent, ne cessent de poser un problème de santé publique. Au cours de la période biennale 1973 -1974, le Gouvernement brésilien affectera des moyens considérables, représentant plus de 90 millions de dollars, à des campagnes d'éradication et de lutte contre les maladies de masse. Parmi les résultats favorables obtenus, il faut relever l'éradication de la variole qui, à la suite de la vaccination de plus de 90 millions de personnes sur toute l'étendue du territoire national, s'est traduite par l'absence de toute manifestation de la maladie depuis 1971. Deuxièmement, accroître les activités destinées à assainir le milieu physique et, à cet égard, je mentionnerai le plan national d'assainissement financé par la Banque nationale du Logement qui, avec l'assistance technique du Ministère de la Santé et de l'OPS, permettra de construire des réseaux d'approvisionnement publics en eau desservant à la fin de la présente décennie plus de 80 % de la population urbaine du pays. L'apport combiné des ressources nationales et internationales permettra d'affecter à ce projet l'équivalent d'un milliard et demi de dollars au cours de la présente décennie. Troisièmement, améliorer la productivité des services préventifs et curatifs; le Gouvernement devra développer rationnellement ces services afin de répondre pleinement à la demande de soins médico- sanitaires. Ces soins devront être intégrés, complets, égaux pour tous, adéquats, efficaces, suffisants et octroyés dans le cadre d'une coordination progressive des différents organismes étatiques, para- étatiques et privés qui composent le secteur sanitaire et qui disposent d'un budget représentant au total plus d'un milliard de dollars. Une attention particulière est accordée à la santé maternelle et infantile qui, dans tout programme de santé, occupe une place prioritaire. Cette forme de protection revêt une importance particulière dans notre pays en raison des caractéristiques de notre expansion démographique et de notre natalité; en effet, près de la moitié de la population a moins de 25 ans. Dans le même ordre d'idées, le Gouvernement brésilien a entrepris avec succès un programme de production des médicaments essentiels dont l'exécution est confiée dans une large mesure à la Centrale des Médicaments, laquelle fournit déjà les produits pharmaceutiques à un vaste secteur de la population qui, par suite de son faible pouvoir d'achat, n'a pas accès au marché de la consommation. Le Gouvernement stimule à la fois le développement de la recherche chimiopharmaceutique et celui des industries chimiques de base, conciliant l'exécution de ce projet officiel et l'activité de l'industrie pharmaceutique privée, sans jamais perdre de vue l'intérêt public. Le Gouvernement s'attache également à définir une politique nationale d'alimentation et de nutrition qui vient s'intégrer dans les différents plans nationaux de développement économique et social. A cet effet, il a déjà entrepris, dans une première étape, de mettre en oeuvre un grand programme national de nutrition en faveur des groupes les plus vulnérables de la population : :

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femmes allaitantes, enfants d'âge préscolaire, femmes enceintes et écoliers. L'Institut national de l'Alimentation et de la Nutrition, qui est chargé de l'exécution de ce programme, dispose cette année d'un budget représentant approximativement 80 millions de dollars. De ce que je viens de dire, il ressort clairement que la santé, élément de base de l'essor économique, s'inscrit dans le développement économique et social de mon pays dans le cadre de programmes intégrés, bien proportionnés, progressifs et modernes. Estimant que la mise en oeuvre de ces programmes de santé dépend en définitive de la mise en valeur des ressources humaines, le Gouvernement brésilien s'attache à la formation professionnelle du personnel de toutes catégories et de tous niveaux - professionnel, intermédiaire et auxiliaire. Cette action de formation n'est possible que grâce à la collaboration qui s'est instaurée entre les Ministères de la Santé, de l'Education et de la Planification, tant sur le plan fédéral que sur celui des Etats fédérés, à la participation des écoles de santé publique, des facultés de médecine, des écoles d'infirmières et des autres établissements spécialisés ainsi que des organisations professionnelles et, enfin, grâce à l'aide technique précieuse que nous fournissent l'Organisation mondiale de la Santé et l'Organisation panaméricaine de la Santé. Enfin, par l'intermédiaire du Ministère de la Planification et du Conseil national de la Recherche, le Gouvernement de mon pays développe les activités et les recherches dans tous les domaines, selon un plan de base et dans le cadre d'un organisme national scientifique et technique, en vue de mieux utiliser les moyens institutionnels, matériels, techniques, administratifs et financiers. Au cours de la période 1972-1974, il est prévu d'affecter environ 300 millions de dollars à l'ensemble des secteurs de la recherche. Le Ministère a d'ores et déjà élaboré, avec l'aide technique et financière des organismes précités, le plan de base du centre de la santé dont l'exécution se fera par l'intermédiaire d'un système sectoriel de la science et de la technique chargé de discipliner et de stimuler les activités de recherche. Le Gouvernement brésilien approuve le Rapport du Directeur général et désire exprimer ses vives félicitations au Dr Candau pour les précieux renseignements qu'il contient ainsi que sa reconnais sance à l'OMS et au BSP - son Bureau régional des Amériques - pour la collaboration opportune, bien conçue et utile qu'ils lui apportent dans cette tâche gigantesque qui consiste à atteindre un niveau sanitaire correspondant aux exigences du développement social et économique. Il adresse enfin ses félicitations au Dr Candau pour le magnifique exemple qu'il a donné de compétence technique et administrative alliée à un sens politique extraordinaire, à un esprit créatif et à des vertus de chef qui constituent autant de qualités rarement réunies en un même individu, et à qui l'on doit dans le monde entier un si grand nombre de réalisations dans le domaine de la santé publique. Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction du russe) la parole au délégué du Canada. :

Je remercie le délégué du Brésil et je donne

Monsieur le Président, Monsieur le Directeur Le Dr CHAPMAN (Canada) (traduction de l'anglais) général, Mesdames et Messieurs les délégués, permettez-moi tout d'abord de féliciter notre Président, le Professeur Julie Sulianti Saroso, pour son élection à la présidence de la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Sa compétence reconnue et sa vaste connaissance des questions sanitaires lui permettront, j'en suis sûr, de s'acquitter de façon remarquable de ces hautes fonctions. Je tiens également à féliciter de leur élection les Vice -Présidents de l'Assemblée et les membres des bureaux des commissions. Docteur Candau, à la veille de votre départ de l'OMS, la délégation canadienne vous exprime sa sincère gratitude pour la contribution précieuse que vous avez apportée à l'oeuvre de cette organisation. Intervenant sur le même point de l'ordre du jour devant la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, le Dr Maurice Leclair, Sous- Ministre de la Santé nationale, avait l'année dernière fait état de la progression rapide du coût des soins au Canada. Il avait fait observer que le trait le plus caractéristique de l'évolution dans le domaine des soins médico- sanitaires au cours des deux dernières décennies avait été l'accroissement progressif de la part des autorités fédérales et provinciales dans le financement des principaux secteurs de la protection sanitaire. Cependant, au cours de la même période, le coût des services de santé a progressé de façon alarmante. Ces dernières années, cette progression s'est située entre 12 et 13 % par an, chiffre qui dépasse nettement le taux d'accroissement du produit national brut. Bien que cette progression se manifeste aussi ailleurs qu'au Canada et soit dans une large mesure justifiée, il n'en est pas moins évident qu'il faut en ralentir la cadence. C'est d'ailleurs en cherchant une solution à ce problème que la section de planification à long terme du Ministère de la Santé nationale et du Bien -Etre social a été amenée à remettre en question les structures fondamentales, voire sacro- saintes, de la protection sanitaire. On s'est aperçu que l'un des grands obstacles à l'analyse et à l'évaluation du secteur sanitaire était la division peu satisfaisante de ce secteur en ses principaux éléments constitutifs. Les divisions santé mentale, santé publique, médecine clinique et recherche médicale ou, si traditionnelles vous préférez, secteurs de la prévention, du diagnostic, du traitement et de la réadaptation, ne : :

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semblent pas offrir une base valable pour une analyse approfondie du problème. Faute d'une meilleure carte routière du réseau sanitaire, il semble que l'on ne découvre qu'un à un les différents grands axes de ce réseau et que l'on prenne de longs itinéraires alors qu'il existe des raccourcis. Il a premièrement, le mode de vie, c'est -à -dire donc été proposé d'adopter la division suivante l'ensemble des décisions des individus qui ont des effets importants sur leur santé; deuxièmement, l'environnement; troisièmement, les services de protection sanitaire; et quatrièmement, la biologie humaine fondamentale et ses applications cliniques. Les deux premiers éléments, mode de vie et environnement, échappent aux formes traditionnelles d'analyse et d'évaluation du secteur sanitaire. Les deux derniers se prêtent mieux à une approche traditionnelle du problème. Examinons plus en détail chacune de ces grandes divisions. Il semble bien que le mode de vie soit dans notre pays l'un des parents pauvres du secteur sanitaire. Il est fait de la multitude des décisions des individus qui ont des effets importants sur leur santé. L'incidence de ces décisions ressort clairement des statistiques de mortalité du Canada pour 1971, qui viennent d'être publiées. En voici quelques exemples. Les coronaropathies constituent une des principales causes de décès chez les hommes dans la quarantaine et, au -delà de cinquante ans, elles sont à l'origine de près de 40 % des décès chez les individus du sexe masculin. On ne sait pas encore exactement dans quelle mesure notre mode de vie intervient dans l'étiologie de cette maladie, mais on associe étroitement les coronaropathies à un régime alimentaire trop gras, à l'usage excessif du tabac, au manque d'exercice et aux tensions de la vie urbaine. Les décès provoqués par les maladies respiratoires sont étroitement liés à l'usage de la cigarette et, chez l'homme de 55 à 70 ans, elles sont à l'origine d'environ 15 % des décès. Dans la prévention des maladies liées au mode de vie, les médecins se trouvent à peu près réduits à l'impuissance, qu'il s'agisse de l'usage du tabac, de l'abus des drogues, de la non -utilisation des ceintures de sécurité dans les voitures, de l'alcoolisme, de l'obésité, de la malnutrition, de l'absence d'exercice physique ou des tensions de la vie urbaine. Il semble que le système dans lequel nous vivons exige que l'individu soit malade avant que l'on s'occupe de lui et que l'on réserve toute l'attention et les ressources disponibles au traitement des malades. Dans la deuxième catégorie, l'environnement, se trouvent réunies toutes les nuisances contre air pollué, eau malsaine, milieu contaminé par lesquelles l'individu ne peut guère se protéger les pesticides, les herbicides, les rayonnements et les métaux lourds, bruit, aliments douteux, produits pharmaceutiques dangereux. Dans cette catégorie, on pourrait également placer un certain nombre d'éléments qui ne sont pas normalement considérés comme faisant partie de l'environnement les mesures de quarantaine, par exemple, puisqu'elles contribuent à protéger le milieu contre les invasions bactériennes ou virales. La troisième catégorie, à savoir les services de protection sanitaire, constitue un domaine sur lequel l'attention s'est beaucoup portée au Canada et dans les autres pays. Enfin, la quatrième catégorie, celle de la biologie humaine et de ses applications cliniques, regroupe toutes les recherches fondamentales entreprises dans le domaine de la santé ainsi que l'ensemble des recherches médicales appliquées visant à améliorer la protection sanitaire des individus. Demandons -nous maintenant un instant si cette division du domaine sanitaire en mode de vie, environnement, services de protection sanitaire, biologie humaine fondamentale et ses applications cliniques présente les caractéristiques requises pour devenir un instrument efficace d'analyse et d'évaluation de l'ensemble des problèmes sanitaires. Premièrement, cette division est exhaustive, dans la mesure où toutes les activités, les problèmes et les idées du secteur sanitaire peuvent trouver place dans l'une ou l'autre de ces quatre catégories. Deuxièmement, cette division permet de classer assez facilement les différents sujets ou problèmes dans la catégorie qui convient. Troisièmement, les principales catégories peuvent être facilement subdivisées. Et, quatrièmement, cette division se prête à une analyse transversale des fonctions et des activités, analyse indépendante du classement en quatre catégories. Par exemple, si l'on veut étudier le problème des ressources en personnel, on pourra examiner de quelle façon il se pose dans chacune des quatre catégories. L'on pourra procéder de la même façon pour ce qui est de la législation, des infrastructures sanitaires, des programmes de recherche ou de toute autre fonction ou activité intéressant l'ensemble du secteur sanitaire. En outre, cette division permet à ceux qui sont chargés dé faire périodiquement le bilan de l'action sanitaire d'ensemble de repérer rapidement les principales questions qu'il convient de soumettre à une évaluation socio- économique, afin de mesurer la gravité des problèmes qui se posent dans telle ou telle des quatre catégories. Il semble également que, dans l'analyse et l'évaluation des services sanitaires, cette division puisse être appliquée aussi bien dans les pays en voie de développement que dans les pays développés. Bien entendu, la fixation des priorités et la répartition des ressources varieront suivant le niveau de développement des : : :

pays

Tout le monde veut être en bonne santé, mais la discipline et les sacrifices individuels et collectifs que l'on est prêt à accepter pour en acquitter le prix dépendent de l'échelle des valeurs individuelle et collective. En élaborant la classification proposée, on s'est efforcé d'accorder autant d'importance à l'action préventive qu'à l'action curative. Le grand problème sanitaire auquel le Canada a décidé de s'attaquer est de maintenir la protection sanitaire et la recherche

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médicale au niveau élevé auquel elles se situent actuellement, tout en s'efforçant d'atteindre le même niveau dans les domaines du mode de vie et de l'environnement. Actuellement, la classification proposée n'est utilisée au Canada qu'à titre expérimental mais nous avons constaté qu'elle rendait de grands services et ce sont les résultats obtenus qui m'ont incité à vous faire part aujourd'hui de notre expérience. Si cette approche devait permettre aux uns ou aux autres de faire ne serait -ce qu'un pas de plus dans la voie d'une conception plus équilibrée du secteur sanitaire, elle aura atteint son but. Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction du russe) la parole au délégué de Cuba. :

Je remercie le délégué du Canada et je donne

Monsieur le Président, Messieurs les délégués, Le Dr PEREDA (Cuba) (traduction de l'espagnol) je tiens, au nom de la délégation de Cuba, à adresser nos félicitations au Président ainsi qu'aux autres membres du bureau de cette Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé à l'occasion de leur élection et à leur souhaiter le plus grand succès dans la conduite des importants travaux qui se dérouleront pendant cette assemblée. Comme chaque année, notre délégation a étudié le Rapport du Directeur général et elle se plaît à en reconnaître la qualité et la grande clarté. Je voudrais évoquer quelques -unes des questions abordées dans le Rapport en les rapprochant des résultats obtenus dans notre pays. Notre contribution à la lutte contre les maladies transmissibles et à l'effort entrepris pour réduire la menace que ces maladies font peser sur tous les pays peut très concrètement se résumer éradication de la poliomyélite, disparition de la tuberculose infantile, par les résultats obtenus disparition du tétanos néonatal; aucun cas de diphtérie enregistré au cours des trois dernières années; taux de mortalité de la gastro- entérite tombé de plus de 50 pour 100 000 habitants en 1962 à moins de 15 en 1972; éradication du paludisme (Cuba doit recevoir son certificat d'éradication à la réunion d'experts qui se tiendra en novembre 1973). Le programme visant à diminuer de moitié la mortalité infantile au cours de la présente décennie est en cours d'exécution. Au début de l'année 1960, nous enregistrions plus de 50 décès pour 1000 naissances vivantes; en 1970, année au cours de laquelle ce programme a été entrepris, ce chiffre n'était plus que de 37,6 et les 27,4 décès pour 1000 naissances vivantes enregistrés en 1972 témoignent du succès remporté par ce programme. Nous estimons que les résultats obtenus n'ont pu l'être que grâce aux efforts consentis ces dernières années pour édifier et renforcer un système national de santé reposant sur les principes socialistes d'organisation et de fonctionnement de ces services, qui veulent que l'Etat soit responsable de la ganté de la population, que des services sanitaires soient à la disposition de toute la population, même dans les régions rurales, que les collectivités participent activement au programme de santé et que les services offerts soient complets, c'est -à -dire à la fois préventifs et curatifs. un médecin pour 1100 habitants, Les moyens dont nous disposons peuvent se résumer ainsi 4,8 lits d'hôpital pour 1000 habitants, 4 consultations annuelles par habitant et 12,9 sorties d'hôpital pour 100 habitants. En 1972, 94,1 % des naissances qui se sont produites dans le pays ont eu lieu dans un établissement hospitplier. La structure que nous avons choisie a permis de rapprocher toujours davantage les services de santé de la base et, par l'intermédiaire des policliniques, de leur personnel travaillant sur le terrain, des médecins chargés des visites à domicile, des infirmières visiteuses et des travailleurs sanitaires, de les mettre en contact direct avec la cellule familiale et l'individu, au lieu de travail et à l'école. La nécessité vitale d'intensifier les recherches afin de disposer des connaissances indispensables pour lutter contre les maladies est un aspect du Rapport du Directeur général sur lequel nous voulons insister en raison de son importance et de son actualité. Le plan de développement sanitaire de notre pays au cours de la présente décennie prévoit l'intensification des recherches médicales en vue de fonder sur une base solide les activités de prévention, de protection et d'enseignement. Nous nous bornerons à mentionner les recherches relatives à l'accroissement et au développement de notre population enfantine, à la mortalité et à la morbidité périnatales (programme de caractère mondial), aux maladies chroniques (cancer et maladies cardio- vasculaires, principales causes de décès à Cuba), ainsi que les recherches sur le diabète, sur les accidents de la circulation, etc. Comme le Directeur général l'indique dans son Rapport, tous ces progrès sont dus, en partie, au développement des services de santé et à l'application des découvertes scientifiques et techniques, mais nous ne saurions passer sous silence l'influence qu'ont eue à cet égard les transformations sociales et économiques et les améliorations matérielles qui se sont produites dans notre pays au cours des quatorze dernières années et qui ont permis à tous les citoyens de partager les richesses nationales. La collaboration internationale a également joué un rôle important dans cette évolution, collaboration que nous ont offerte les pays amis et les institutions des Nations Unies, et que, à notre tour et selon le principe de la solidarité internationale, nous avons apportée aux autres peuples qui l'ont sollicitée ou qui en avaient un urgent besoin. De véritables progrès dans la voie de l'universalité - ce thème tant débattu devant cette assemblée et auquel notre délégation a toujours accordé une si vigilante attention - viennent d'être réalisés ces derniers temps dans notre organisation. L'admission de la République populaire : :

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de Chine en 1972 et celle de la République Démocratique Allemande cette année, si méritées en raison des succès et de l'expérience considérable de ces pays dans le domaine de la santé publique, constitueront un précieux apport pour tous les autres Etats Membres. Le droit de la République populaire démocratique de Corée d'être admise immédiatement à l'OMS est un droit incontestable et il est à espérer que les délégations ici présentes permettront à tous les peuples du monde de bénéficier du droit et du devoir indiscutables d'exposer leurs besoins en matière de santé et d'échanger des données d'expérience avec tous les autres peuples. Leur refuser ce droit aboutirait à nier les principes fondamentaux de notre organisation et la responsabilité qui, en tant que médecins et en tant qu'hommes, est la nôtre dans le combat difficile que nous livrons pour la santé. Je ne voudrais pas terminer sans exprimer notre reconnaissance au Dr Candau, quiva nous quitter cette année, pour les services éminents qu'il a rendus à l'humanité pendant une grande partie de la vie de notre organisation, qui, à son vingt- cinquième anniversaire, nous offre un bilan extrêmement positif de réalisations et de succès étroitement liés à la personne de son Directeur général. Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction du russe) Je remercie le délégué de la République de Cuba et je donne la parole au délégué de la République populaire de Chine. :

Le Dr HUANG Shu -tsê (Chine) (interprétation du chinois) Monsieur le Vice -Président, Monsieur le Directeur général, Messieurs les délégués, permettez-moi tout d'abord de remercier, au nom de la délégation de la République populaire de Chine, l'ancien Président, le Dr Layton, Mme le Président, M. le Directeur général, les délégués et les personnalités amies de nombreux pays pour leur accueil, et aussi le personnel de l'Assemblée pour le dur travail qu'il a fourni et pour l'efficacité de ses services. Nous voudrions en même temps présenter nos devoirs au Gouvernement et au peuple suisse. Nous désirons féliciter Mme le Président pour son élection. Nous tenons à féliciter aussi la République Démocratique Allemande de son admission à l'Organisation mondiale de la Santé. Après l'adoption, à la vingt-sixième session de l'Assemblée générale, de la résolution rétablissant la République populaire de Chine dans ses droits légitimes à l'Organisation des Nations Unies, l'Organisation mondiale de la Santé a adopté, lors de la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, la résolution qui reconnaît le représentant de la République populaire de Chine comme le seul représentant légitime de la Chine auprès de cette organisation. Au nom du respect des principes et de la justice, nombre de pays et de personnes amis ont fait des efforts positifs pour rétablir la Chine dans ses droits légitimes. Je désire aujourd'hui saisir cette occasion pour leur exprimer les sincères remerciements du Gouvernement et du peuple chinois. Nous voudrions maintenant présenter quelques -unes de nos vues sur le développement des services nationaux de santé publique et l'amélioration des conditions de santé de la population, sujets qui sont d'un intérêt commun pour nous tous. Le développement des services nationaux de santé publique et l'amélioration de l'état de santé de la population sont des questions importantes qui ont une incidence sur la prospérité nationale et le développement économique. Les progrès dans ce domaine sont ardemment souhaités par les populations de tous les pays, particulièrement de ceux qui sont en voie de développement. Pour répondre à ces aspirations, il est indispensable tout d'abord de mettre un terme à l'agression et à l'oppression de l'impérialisme, du colonialisme et du néo- colonialisme, de combattre l'hégémonie des grandes puissances et la politique de force, de conquérir et de sauvegarder l'indépendance nationale et de développer l'économie nationale dans l'indépendance en s'appuyant sur la grande masse de la population. Les peuples d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine ont mené un combat long et héro!que pour créer les conditions nécessaires à la réalisation de leurs aspirations légitimes et urgentes. Beaucoup de pays, depuis qu'ils ont conquis leur indépendance, ont entrepris avec énergie de développer leur économie nationale et leurs activités dans le domaine de la culture, de l'éducation et de la santé publique et ont obtenu des résultats dont ils peuvent se féliciter. Toutefois, les peuples d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine trouvent encore devant eux, sur la route du progrès, des obstacles et des difficultés qu'ils ne pourront surmonter que s'ils persévèrent dans leur combat, renforcent leur unité et poursuivent leurs efforts en commun. Les pays veulent leur indépendance, les nations veulent être libérées et les peuples veulent la révolution - telle est désormais la tendance irrésistible de l'histoire. Nous sommes certains que le désir commun des peuples d'Asie, d'Afrique, d'Amérique latine et du monde entier, qui est de développer les services de santé publique et d'améliorer l'état de santé des populations, se réalisera dans des conditions plus satisfaisantes. La Chine est un pays en voie de développement. Partageant le sort des peuples de la majorité des pays d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine, le peuple chinois a beaucoup souffert dans le passé de l'agression et de l'oppression impérialistes et a vécu dans une pauvreté extrême, et ses services de santé publique étaient très arriérés. Sous la conduite du Parti communiste chinois dirigé par le Président Mao Tsé -toung, le peuple chinois a mené une lutte longue et courageuse, mis fin à la domination réactionnaire de l'impérialisme et de ses suppôts, et est devenu maître chez lui. Depuis la fondation de la République populaire, le peuple chinois a éliminé les forces et l'influence impérialistes, brisé les blocus, résisté aux énormes pressions de l'extérieur et développé l'économie nationale ainsi que les activités culturelles, éducatives et sanitaires, en maintenant son indépendance et en ne comptant que sur lui -même. Guidés par les principes suivants "servir les travailleurs, les paysans et les soldats ", "donner la priorité à la prévention ", "unir : :

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la médecine traditionnelle et la médecine occidentale" et "intégrer l'action de santé publique dans les mouvements de masse ", les services médico- sanitaires de la Chine ont fait des progrès considérables pendant plus de deux décennies et la situation sanitaire du peuple chinois s'est constamment améliorée. Les maladies qui, dans le passé, avaient fait beaucoup de ravages dans la population, telles que la variole, la peste, le choléra, le kala -azar et les maladies vénériennes, ont été éradiquées. L'incidence des autres maladies infectieuses, parasitaires, endémiques ou professionnelles et la mortalité qu'elles entraînent ont été sensiblement réduites et certaines de ces, maladies ont été jugulées. Le nombre des lits d'hôpital en Chine est maintenant 19 fois plus élevé qu'avant la libération. Le nombre des diplômés des écoles secondaires qui ont été formés comme travailleurs médico- sanitaires depuis la fondation de la République populaire de Chine est 27 fois supérieur au nombre de ceux qui l'avaient été au cours des vingt années qui ont précédé la libération. L'effectif des travailleurs dans le domaine de la science médicale et de la santé publique a constamment progressé en Chine. La science et la technologie médicales n'ont cessé de se développer et de s'améliorer et la Chine est maintenant capable, pour l'essentiel, de suffire à ses besoins en matière de production de médicaments, d'instruments médicaux et de produits biologiques. Les conditions sanitaires, qui étaient extrêmement arriérées dans l'ancienne Chine, ont été profondément modifiées. L'objectif de base de nos services de santé publique est de servir les masses d'ouvriers et de paysans qui forment la majorité de la population. La question fondamentale est de savoir à qui doit profiter le travail accompli dans le domaine de la médecine et de la santé publique. C'est là une question de principe. Dans la vieille Chine mi- féodale et mi- coloniale, la plupart des établissements médicaux étaient concentrés dans quelques grandes villes et ne servaient qu'un petit nombre de personnes. Depuis la fondation de la nouvelle Chine, notre gouvernement a peu à peu remédié à cette situation irrationnelle en mobilisant tous les travailleurs médicaux et tout le personnel de santé publique en vue de réformer le système médical et d'améliorer les méthodes de travail, de sorte que désormais les activités médico- sanitaires s'exercent en faveur de la grande masse des travailleurs. Tout en assurant de bons services médicaux et sanitaires dans les centres industriels et miniers et dans les villes, nous avons privilégié les zones rurales, et nous employons beaucoup de main -d'oeuvre, de matériel et de fonds pour accélérer la mise en place de services sanitaires de base dans les campagnes. En Chine, les paysans constituent plus de &O % de la population. Par conséquent, on ne peut prétendre servir la majorité de la population si l'on ne s'occupe pas des paysans. Depuis notre grande révolution culturelle prolétarienne, un grand nombre de travailleurs médicaux ont quitté les villes pour s'établir dans les zones rurales ou se sont joints à des équipes médicales mobiles qui parcourent les campagnes, et un grand nombre de diplômés des écoles de médecine et de pharmacie ont été affectés aux établissements médicaux des communes populaires rurales. La création de services médicaux coopératifs dans les zones rurales est chez nous, au stade actuel, un moyen efficace de prévenir et de combattre les maladies et de remédier à la pénurie de travailleurs médicaux et de médicaments dans les campagnes. Un million de "médecins aux pieds nus" s'activent résolument dans les vastes zones rurales de la Chine. Dans l'effectif médical, ils constituent une nouvelle force. Tout en participant au travail productif de la collectivité, ces médecins aux pieds nus apportent aux paysans des soins préventifs et curatifs. Un réseau de services médicaux de base a ainsi été créé dans les zones rurales de la Chine. L'intégration des activités sanitaires dans les mouvements de masse est un principe de base qui guide notre action dans le domaine de la santé publique. Les masses populaires ont des facultés créatrices inépuisables et sont animées d'un profond désir de changer tout ce qui est arriéré. C'est pourquoi nous ne nous bornons pas à utiliser au maximum nos effectifs médicaux, mais encore et surtout nous mobilisons les grandes masses elles -mêmes pour combattre les maladies et les habitudes antihygiéniques. Depuis de nombreuses années, nous avons adopté la méthode du "trois- en -un" qui consiste à combiner l'action des cadres supérieurs, des travailleurs médicaux et des masses pour lancer systématiquement dans tout le pays des campagnes sanitaires patriotiques destinées à exterminer les quatre fléaux que sont les mouches, les moustiques, les rats et les punaises et à éradiquer les principales maladies. Ces campagnes ont abouti à des succès remarquables. Nous avons réussi à décimer les vecteurs de maladies, diminuer l'incidence des maladies, assainir le milieu et améliorer la santé de la population, assurant ainsi le développement de la production et de la construction. Grâce aux recherches menées en commun par les médecins se réclamant qui de la médecine traditionnelle et qui de la médecine occidentale, la médecine traditionnelle chinoise s'est enrichie et développée. Notre oeuvre de prévention et de traitement des maladies et de recherche médicale progresse à grands pas dans la voie de l'union de la médecine traditionnelle et de la médecine occidentale. Nous avons enregistré des succès dans nos travaux médicaux, mais qui ne répondent pas encore - et de loin - aux besoins des grandes masses. Notre expérience est encore insuffisante. Nous pensons que tous les pays, grands et petits, ont acquis une expérience qui leur est propre au cours de leur longue lutte contre les maladies. Nous devons apprendre en toute modestie et profiter de la grande expérience accumulée par les peuples de tous les autres pays.

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Monsieur le Président, Messieurs les délégués, au cours de sa.longue '.lutte révolutionnaire, le peuple chinois a appris que seule la complète indépendance politique et économique peut ouvrir 'de vastes perspectives au développement des services nationaux de santé. Le développement des services nationaux de santé et l'amélioration de la situation sanitaire des populations conduisent à leur tour au développement de l'économie nationale et à la consolidation de l'indépendance nationale. L'expérience de nombreux pays en voie de développement a montré qu'il est possible de développer assez rapidement les services de santé publique, même si la base en est relativement fragile, mais il faut pour cela faire confiance à la force et à la sagesse de la population, donner libre cours à l'esprit d'initiative et de créativité, mettre sur pied en toute indépendance, en tenant compte des conditions nationales, les politiques et les programmes visant à développer les services de santé, former des équipes médico- sanitaires nationales, développer l'industrie pharmaceutique en utilisant au maximum les ressources nationales, et obtenir dans ces conditions l'aide nécessaire des pays étrangers en traitant avec eux d'égal à égal et en assimilant leurs réalisations et leur expérience médicales. Bien entendu, toute assistance accordée devra l'être dans le strict respect de la souveraineté du pays bénéficiaire et n'être assortie d'aucune condition ni d'aucune demande de traitement privilégié. Son but devra être d'aider le pays bénéficiaire à développer en toute indépendance son économie nationale et sa culture, en comptant sur lui -même, et non de réduire ce pays à un état de dépendance et de subordination. Nous sommes pour le développement normal des échanges médicaux et de la coopération entre les pays, qui permet non seulement d'améliorer les services médico- sanitaires et la santé des populations de tous les pays, mais aussi de promouvoir la compréhension mutuelle et l'amitié entre les peuples. Monsieur le Président, nous jugeons nécessaire de répéter ici que la clique traîtresse de Lon Nol est formée d'une poignée de gens issus de la lie de la nation cambodgienne. Ces gens ne sont nullement qualifiés pour prendre part à la présente session en tant que représentants du peuple du Cambodge. Le Gouvernement royal d'Union nationale, dirigé par Samdech Norodom Sihanouk, est le seul représentant légitime du peuple cambodgien. Les accords de Paris sur le Viet -Nam ont reconnu de facto l'existence de deux administrations dans le Sud Viet -Nam, et le Gouvernement révolutionnaire provisoire de la République du Sud Viet -Nam est le représentant authentique du peuple sud -vietnamien. Dans les circonstances actuelles, la présence unilatérale des autorités de Saigon à cette session ne saurait se justifier. Il n'est pas juste non plus que les autorités de la Corée du Sud soient seules représentées à cette session alors que la Corée du Nord et la Corée du Sud ont conclu un accord de principe au sujet de la réunification du pays dans l'indépendance et la paix. Nous appuyons résolument la demande légitime de la République populaire démocratique de Corée d'être admise en qualité de Membre à l'OMS. La République populaire démocratique de Corée a tous les titres requis pour faire partie de l'Organisation mondiale de la Santé. Nous sommes convaincus que ce pays apportera une contribution positive à l'oeuvre de l'OMS et que son admission créera également des conditions favorables à la réunification de la Corée dans l'indépendance et la paix. La présente Assemblée devrait admettre sans délai la République populaire démocratique de Corée au sein de l'Organisation mondiale de la Santé. Nous sommes convaincus que la demande d'admission de ce pays sera appuyée par tous les pays et tous les peuples épris de justice. La situation mondiale évolue actuellement dans un sens favorable aux populations du monde. Nous espérons que l'OMS tiendra compte de cette tendance mondiale, répondra aux aspirations et aux besoins urgents des populations de tous les pays, et particulièrement des pays en voie de développement, et fera tout son possible pour développer les services de santé de tous les pays, particulièrement des pays sous -équipés, et pour améliorer la situation sanitaire de leurs populations. La délégation de la République populaire de Chine participe aux travaux de l'Assemblée pour la première fois. Nous sommes prêts à travailler avec vous tous et à faire des efforts positifs, par des consultations et des discussions entre égaux, pour mener à bien les tâches et résoudre les problèmes auxquels l'Organisation doit faire face et pour assurer le succès de la présente session.

Je remercie le délégué de la République popuLe PRESIDENT PAR INTERIM (traduction du russe) laire de Chine et je donne la parole au délégué du Liban. :

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs Le Dr ANOUTI (Liban) (interprétation de l'arabe) les délégués, sur toute la surface du globe, la nature n'a pas créé un être vivant plus complexe que l'homme, physiquement et psychiquement. Et l'homme lui -même n'a pas créé un mécanisme encore plus complexe que les appareils du corps humain. C'est pourquoi l'entretien de ces appareils et les moyens de les conserver autant que possible en bon état de fonctionnement sont un des problèmes les plus méticuleux et qui demandent le plus de connaissances. Il existe, sans doute, plusieurs facteurs pour maintenir la bonne santé des peuples et en la situation géographique d'un pays, les facteurs météorologiques provenance de diverses sources dont il jouit, la part favorable d'approvisionnement en eau potable, la qualité d'une terre fertile, le niveau économique et intellectuel et l'importance qu'accorde l'Etat à la santé publique, tous ces facteurs et bien d'autres encore contribuent à créer en lui une personnalité sanitaire qui lui est particulière. : :

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Par contre, la culture a la priorité sur tous les facteurs qui l'aident à créer cette personnalité, à la développer et à lui tracer les traits caractéristiques. Et si la nature favorise l'être humain en lui communiquant la santé brute ou la matière première de la santé, il revient à la personne civilisée de traiter cette matière par la science pour la développer, la protéger et lui prolonger son existence. Que la santé soit le fruit de la culture ou la culture le fruit de la santé, la civilisation a pour but d'accorder à la santé publique le plus de soins et d'intérêt possible, étant donné qu'elle est une des bases principales de sa création et du relèvement de son prestige. Et l'évolution culturelle des pays développés accentue l'écart qui existe entre ces pays et les pays en voie de développement, ce qui fait qu'à l'époque actuelle la coopération internationale est devenue un des principaux besoins pour le relèvement de la santé dans ces pays. Cette coopération est exigée par la fraternité humaine entre les peuples et aussi par les intérêts des nations évoluées elles -mêmes; tant que des foyers endémiques de maladies épidémiques et transmissibles demeurent encore dans beaucoup de pays en voie de développement et tant que les relations entre les peuples augmentent et prennent de l'ampleur, il est impossible à quelque pays que ce soit de se considérer à l'abri de la contamination. Cette coopération internationale s'est fait si bien représenter, à partir de 1948, par la création de l'Organisation mondiale de la Santé, qu'il serait souhaitable en ce jour et après que vingt -cinq ans se sont écoulés depuis la naissance de notre organisation que chaque Etat Membre se qu'est -ce que j'ai fait, sur le plan de l'assistance internationale, pour la santé demande publique ? Il n'est pas seulement important que l'Etat Membre puisse obtenir; le plus important serait de savoir profiter de ce qui lui a été accordé. Mais le plus important encore, de part et d'autre, serait de ne pas porter préjudice à la santé publique. Et il est bien regrettable de signaler qu'un Etat Membre de notre organisation poursuit ses insolentes agressions, sur mon pays et sur d'autres pays voisins, et continue à porter préjudice à la santé d'autres peuples, et cela au mépris des droits et des principes sanitaires et humains énoncés par la Constitution de notre organisation. Durant ces dix derniers mois, diverses régions de mon pays ont subi de la part de cet Etat une série d'attaques, dont ont été victimes des enfants, des femmes et des vieillards, et bon nombre sont atteints de déformation physique permanente. Il est honteux de constater que la dernière agression sur mon pays a eu lieu au moment où tous les Etats Membres célébraient la Journée mondiale de la Santé et le Jubilé d'argent de l'Organisation. Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les délégués, si notre organisation souhaite, pour les générations à venir, que les pages de son histoire restent aussi éclatantes, sans que des embûches entravent son avenir et que des éléments détruisent ses efforts, notre organisation ne doit pas hésiter à appliquer les sanctions les plus sévères à cet Etat Membre qui nuit à la santé publique. Le Liban, qui déplore tout ce qui peut nuire au message de l'OMS, se doit aussi à cette occasion de saluer les Etats qui sont restés fidèles et sincères à ce message, et de louer les efforts de chaque fonctionnaire de l'OMS, de n'importe quel grade et de n'importe quel pays, ceux disparus et ceux qui continuent à oeuvrer parmi. nous, et de commémorer leurs activités avec appréciation et respect. Si je me contente de nommer ici les Drs Candau, Dorolle, Taba, c'est qu'ils sont cités en exemple comme beaucoup d'autres noms qui sont entrés dans l'histoire de cette organisation et sont devenus le symbole de l'esprit évolué, de l'effort fructueux et de la responsabilité à son plus haut niveau moral et humanitaire. :

Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction du russe) de Sri Lanka.

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Je vous remercie. Je donne la parole au délégué

Monsieur le Président, Monsieur le M. ARIYADASA (Sri Lanka) (traduction de l'anglais) Directeur général, Messieurs les délégués, Mesdames et Messieurs, au nom de la délégation de Sri Lanka à cette Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé, je voudrais à mon tour féliciter chaleureusement le Professeur Sulianti de son élection à la présidence de cette auguste assemblée, et offrir aussi mes félicitations aux Vice -Présidents et aux Présidents des deux commissions. Je saisis cette occasion pour féliciter aussi le Directeur général de son Rapport annuel pour 1972, qui présente un aperçu si complet des multiples activités de l'OMS et appelle l'attention sur nombre de problèmes qui se posent aussi dans mon propre pays. Grâce à des efforts soutenus et à des investissements importants, nous avons obtenu des résultats satisfaisants dans plusieurs secteurs de la santé. Bien qu'elle soit située à proximité immédiate de foyers endémiques du choléra et de la variole, Sri Lanka a pu se préserver de ces maladies quarantenaires en exerçant une étroite surveillance sur tous les voyageurs arrivant dans le pays et elle vaccine systématiquement les nourrissons et les enfants d'âge préscolaire. L'incidence de maladies telles que la filariose et la tuberculose a nettement diminué. Le programme intégré de lutte antituberculeuse s'étend à tout le pays et la vaccination par le BCG des nouveau nés est maintenant chose courante dans la majorité des hôpitaux. :

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Les programmes d'immunisation contre la poliomyélite, la diphtérie, le tétanos et la coqueluche ont été intensifiés dans les établissements médicaux et dans les centres de santé et il en est résulté une diminution de l'incidence de ces maladies. L'intensification du dépistage par des enquêtes régulières effectuées auprès des sujets contacts et dans les écoles a donné de bons résultats dans la détection précoce de la lèpre qui, avec une incidence d'un cas pour mille habitants, ne constitue pas un problème de santé majeur. La tendance à l'augmentation des maladies vénériennes que l'on observe dans de nombreuses parties du monde depuis quelques années ne s'est pas manifestée dans mon pays. En fait, au cours des dernières années, ces maladies ont été en régression, particulièrement la syphilis récente. Toutefois, plusieurs problèmes de santé nous préoccupent encore sérieusement. Le paludisme sévit toujours parmi nous et draine une part importante de nos ressources financières limitées, tout en faisant obstacle au développement économique. Après le récent échec qu'a constitué pour nous la résurgence de la maladie, les progrès en matière d'éradication n'ont pas été aussi spectaculaires que prévu en raison de la tolérance croissante au DDT manifestée par le vecteur et de problèmes opérationnels et écologiques. Toutefois, nous espérons qu'un programme mené avec plus de vigueur, sur la base des recommandations faites récemment par l'équipe d'évaluation de l'OMS, nous permettra de franchir une nouvelle étape dans la voie de l'éradication du paludisme. Avec l'accroissement de l'espérance de vie, l'ischémie cardiaque, qui était reléguée assez loin dans notre table de mortalité, apparaît maintenant comme l'une de nos principales causes de décès. Le cancer a progressé lui aussi sur l'échelle de la mortalité et il est devenu urgent de renforcer les moyens de lutte contre cette maladie; dans le plan quinquennal de développement, des dispositions ont été prises pour créer de nouveaux services de cancérothérapie. La morbidité est importante en raison notamment de l'insuffisance des mesures d'assainissement du milieu, particulièrement en ce qui concerne l'évacuation des eaux usées, et du fait que l'approvisionnement en eau pure de notre importante population rurale n'est pas assuré. Il est alarmant de noter que près de 35 % de tous les malades qui viennent demander des soins médicaux le font parce qu'ils souffrent d'infections ou d'infestations provoquées directement ou indirectement par des facteurs liés à un assainissement insuffisant. Il est véritablement regrettable que dans beaucoup de pays en voie de développement, dont le mien, en dépit des progrès étonnants de la recherche médicale dans beaucoup de domaines, des populations importantes ne bénéficient toujours pas des conditions sanitaires élémentaires indispensables à la santé, qui ont été pourtant déterminées voici près d'un siècle. L'installation de conduites d'eau assurant l'approvisionnement des zones rurales où vit, en fait, 80 % de la population, progresse beaucoup trop lentement pour qu'on puisse se montrer satisfait. Le facteur limitatif est, bien entendu, l'importance des capitaux qu'il faut investir dans des projets de ce genre. L'urbanisation et l'industrialisation, qui progressent rapidement dans mon pays, ont créé de nouveaux problèmes d'hygiène du milieu et imposé un nouveau fardeau à notre administration de la santé déjà surchargée de besogne. Ces dernières années, l'emploi généralisé dans l'agriculture de quantités croissantes de pesticides, d'herbicides et d'insecticides destinés à accroître la production agricole a fait naître de nouveaux risques pour la santé, qui ont rendu nécessaire l'adoption en toute hâte de dispositions législatives visant à éviter que ces dangereux produits agrochimiques ne soient utilisés sans discernement et sans précaution. La malnutrition, qui est en grande partie de nature protéino- calorique, pose également un problème permanent et affecte particulièrement les groupes d'enfants très vulnérables. L'aide accordée de divers côtés à notre pays a permis d'atténuer quelque peu l'acuité de ce problème. Pour faire face à nos besoins, nous nous efforçons maintenant de mettre au point, avec l'aide de CARE et d'autres institutions internationales, un mélange satisfaisant de protéines et de calories d'origine nationale. Des mesures ont été prises pour réduire l'incidence des anémies nutritionnelles, particulièrement dans le groupe vulnérable des femmes enceintes. Le taux élevé d'accroissement de la population dans une période de ralentissement du développement économique pose un problème des plus urgent qui a retenu particulièrement l'attention de mon gouvernement. On considère qu'il est impératif, si l'on veut élever ou tout au moins maintenir le niveau de santé, de limiter l'accroissement démographique grâce à une planification familiale centrée sur la maternité. Mon pays a entrepris d'exécuter et d'étendre à toute la nation un programme hautement prioritaire de santé de la famille, qui est généreusement soutenu par le FNUAP et par d'autres institutions du système des Nations Unies. Nous traversons en ce moment une période de récession économique et, dans ces conditions, nos économistes sont contraints d'accorder à la santé un degré de priorité moins élevé. Aussi avons nous soumis à un examen critique notre système de soins médico- sanitaires de façon à utiliser au maximum et dans les meilleures conditions les services existants. L'expansion des services préventifs de préférence aux services curatifs coûteux, l'intégration des services curatifs et préventifs, et plus tard l'intégration des campagnes de masse dans les services de santé généraux, l'accent mis sur l'éducation sanitaire et sur la formation en cours d'emploi, l'amélioration des services et des installations médico- sanitaires et l'extension des services spécialisés aux établissements périphériques afin de faire mieux accepter ces services et d'en faire bénéficier des couches plus étendues de la population, la création d'un service de référence efficace et la promotion de la santé par la participation active des collectivités sont quelques -unes des mesures tendant à cette fin.

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Une vaste étude sur le personnel médico- sanitaire national, entreprise avec l'aide de l'OMS, est sur le point d'être achevée et l'on espère qu'elle fournira les renseignements dont nous avons besoin pour- mobiliser nos ressources limitées et les répartir de manière à les utiliser au maximum. Puis -je appeler aussi l'attention sur ce que le Rapport du Directeur général dit du problème des mouvements internationaux de personnel sanitaire hautement qualifié, c'est -à -dire du problème de l'exode des cerveaux ? Il est peut -être paradoxal que des pays en voie de développement comme le mien, qui ont si grand besoin du nombre limité de travailleurs sanitaires hautement qualifiés dont ils disposent, perdent ceux -ci au bénéfice de sociétés plus prospères. Il est réconfortant de noter que l'OMS a pris spécialement acte de ce phénomène, qui a pour effet de réduire encore les moyens dont les pays en voie de développement disposent pour assurer à leurs populations les soins médicosanitaires dont elles ont un si urgent besoin. Au cours des vingt -cinq dernières années, l'OMS a beaucoup contribué à améliorer la santé des populations du monde et il n'est guère douteux que son cinquième programme de travail lui permettra de se rapprocher de son objectif, qui est d'assurer à tous les peuples du monde le plus haut niveau possible de santé. Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction du russe) donne la parole au délégué du Rwanda.

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Je remercie le délégué de Sri Lanka, et je

Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, honorables Le Dr SINDIKUBWABO (Rwanda) délégués, qu'il nous soit permis d'abord, de même qu'aux orateurs qui nous ont précédés, d'exprimer au nom de la délégation que nous conduisons nos chaleureuses félicitations au Président de cette éminente assemblée, Mme Julie Sulianti, pour son élection à ce haut poste, geste qui témoigne de l'entière confiance que toutes les délégations ici présentes témoignent à Mme le Président. Grâce à son expérience, nous sommes en droit d'espérer qu'elle mènera à bonne fin la lourde et délicate tâche que cette assemblée lui a confiée. Aussi notre délégation s'empresse -t -elle de lui souhaiter plein succès. A ses collaborateurs, nous adressons les mêmes félicitations et les mêmes souhaits. Nous saisissons également cette heureuse occasion pour féliciter et remercier le Directeur général et son équipe des efforts inlassables qu'ils n'ont cessé de déployer en vue d'améliorer la situation sanitaire du monde, principalement de nos pays en voie de développement. La délégation de la République rwandaise se joint à toutes les délégations de la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé pour présenter à Mme le Président, ainsi qu'à toute l'Organisation, les voeux les plus chaleureux de Et maintenant notre délégation a l'agréable devoir de vous exposer, Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général et honorables délégués, la situation sanitaire dans la République rwandaise. Pays de 26 000 km2, la République rwandaise compte actuellement plus de 3 800 000 habitants, à raison d'environ 140 âmes au km2. Conscients de ce que l'état sanitaire d'une population conditionne son rendement et l'intensité de ses activités économiques, nous avons mis un accent particulier sur l'intégration de la médecine. Dans cette tâche, nous apprécions grandement les contributions précieuses de l'OMS et du FISE que ces institutions trouvent ici l'expression de notre sincère gratitude. En effet notre pays, qui compte beaucoup sur l'aide de ces organismes ainsi que sur la coopération bilatérale, avec le concours des institutions agréées, a vu la diminution de maladies telles que le pian, la lèpre et la trypanosomiase, mais il a connu aussi la recrudescence d'autres maladies, dont la syphilis, la blennorragie et le typhus exanthématique, sans oublier le taux croissant des maladies carentielles, telles les diverses anémies et le kwashiorkor. Les statistiques sanitaires de l'année 1972 dans les hôpitaux nous enseignent que le taux moyen annuel de mortalité, estimé à 2,2 % de la population totale, est en partie lié aux ravages de maladies telles que la rougeole (246 cas), les entérites et maladies diarrhéiques (212 cas), les prématurités (219 cas), les pneumonies (176 cas), les avitaminoses et autres états de carence (166 cas), et la tuberculose (81 cas). D'autre part, nous constatons que les catégories de personnes exposées à la plupart de ces maladies sont les enfants en bas âge, les femmes enceintes et les gens vivant dans de mauvaises conditions hygiéniques et alimentaires. Les statistiques. de 1972 relatives à la morbidité nous montrent clairement que les helminthiases (271 746 cas), les entérites et maladies diarrhéiques (133 928 cas), le paludisme (67 667 cas), la rougeole (49 393 cas) sont encore en nombre très élevé. Nous pensons que la lutte contre les facteurs exogènes - malnutrition, assainissement inadéquat du milieu, insuffisance qualitative de l'eau - et le développement de la médecine préventive peuvent réduire sensiblement ces taux élevés de mortalité et de morbidité. Ici, je suis très heureux, Monsieur le Président, de porter à votre connaissance que, conformément à la stratégie internationale du développement pour la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement, adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies à sa vingt -cinquième session en novembre 1971, la République rwandaise poursuit sans relâche les efforts entrepris pour l'adaptation et le développement de son infrastructure sanitaire. C'est ainsi qu'actuellement cette infrastructure se présente comme suit 11 hôpitaux du Gouvernement, 12 hôpitaux agréés, 44 maternités (dont 22 agréées), 2 cliniques, 106 dispensaires du Gouvernement, 47 dispensaires agréés, : :

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1 institut national de santé publique, 1 centre national de services d'épidémiologie, 1 centre de santé pilote de protection maternelle et infantile, 14 centres de santé préfectoraux et intercommunaux en fonctionnement, une cinquantaine de centres nutritionnels, 1 sanatorium, 1 centre psychiatrique, et 1 centre de réadaptation pour handicapés physiques. L'ensemble de cette infrastructure totalise 5180 lits. Le personnel médical et paramédical compte 72 médecins, dont 28 nationaux, et 973 auxiliaires médicaux. Dans la lutte contre les fléaux, le Gouvernement rwandais, avec l'aide de l'OMS, du FISE et du PNUD, a mis sur pied deux projets d'envergure nationale. Premièrement, le projet de développement des services de santé de base, qui vise l'intégration progressive de la médecine curative, préventive et promotive, consiste surtout en la création de centres de santé à partir des dispensaires existants, convertis en centres de santé, bien plus par leurs fonctions que par leurs implantations un médecin pour physiques. Ce projet bénéficie du concours des membres suivants du personnel OMS la protection maternelle et infantile, un inspecteur sanitaire et deux infirmières monitrices et de santé publique. Nous attendons un médecin de santé publique et un technicien de laboratoire. Deuxièmement, le projet des services d'épidémiologie, dont l'objectif principal est la lutte contre les maladies transmissibles, intègre déjà la lutte contre la variole et la tuberculose. Il est desservi par un médecin épidémiologiste et un technicien des opérations. Nous attendons vivement l'arrivée d'un statisticien. Pour la formation et l'enseignement, nous comptons, en personnel OMS, un médecin microbiologiste et, d'autre part, un montant de $14 000 pour les bourses et stages d'études; un professeur de santé publique et un pédiatre ont été demandés. Ce montant, comme nous l'avons souligné l'année passée, est nettement insuffisant eu égard à nos besoins en personnel, car, bien que nous ayons une faculté de médecine, une école supérieure des sciences infirmières, deux écoles pour assistants médicaux, deux écoles pour infirmières hospitalières et accoucheuses, et trois écoles pour infirmières auxiliaires, nous souhaitons que ce montant soit majoré. Enfin, le projet d'études pilotes sur l'approvisionnement en eau des villes de Kigali et Butaré, en collaboration avec le PNUD, devrait déjà être opérationnel. Quant à l'aide du FISE, elle consiste surtout à soutenir les projets en fournissant du matériel et des médicaments et en assumant les frais de recyclage du personnel paramédical et de subsistance pour les écoles. Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, honorables délégués, notre pays vient d'adopter son second plan quinquennal 1972 -1976, et les objectifs à atteindre sont grands. Comme pour tous les pays en voie de développement, il n'a pas été aisé pour nous de choisir nos priorités, car il est des moments où tous les secteurs semblent prioritaires. Conscients cependant que la santé est un capital productif, nous avons décidé de mettre tout en oeuvre dans le but d'améliorer la santé de nos populations tout en l'intégrant dans un plan d'ensemble de tous les secteurs des activités socio- économiques du pays. Aussi, dans ce secteur du développement, le Gouvernement rwandais mettra l'accent sur l'amélioration et la modernisation des hôpitaux, notamment ceux de Kigali, Butaré et Ruhengeri. Pour l'intégration de la médecine, au cours des cinq prochaines années s'ouvriront cinq centres de santé préfectoraux et trente centres de santé intercommunaux. Des centres fixes des services d'épidémiologie seront installés dans les dix préfectures du pays, à raison de quarante cinq par préfecture, et travailleront en collaboration étroite avec les centres de santé existants. Nous poursuivons l'équipement et le renforcement du personnel des centres des handicapés de Gatagara et de Ndera. Cette entreprise si importante demande des moyens financiers considérables et un personnel technique expérimenté qui nous manquent encore. Aussi devons -nous compter sur les aides internationales, bilatérales et même privées. Pour ce qui est des aides bilatérales, la Belgique prend en partie en charge la Faculté de Médecine de Butaré, l'hôpital de Kigali et fournit des médicaments à d'autres formations médicales du pays par le canal du FOMETRO. La France prend en charge la gestion de l'hôpital de Ruhengeri et du secteur médical, tandis que le Grand -Duché de Luxembourg nous aide à améliorer l'hôpital de Rwamagana. Que ces pays veuillent trouver ici l'expression de nos sincères remerciements. L'assistance que notre pays demande à l'OMS consiste en la continuation et le renforcement des projets en cours. Pour le développement des services de santé de base, nous demandons l'arrivée sans retard du médecin de santé publique, d'un technicien de laboratoire et l'augmentation, par le FISE, du montant pour fournitures et matériel. Pour le secteur de l'enseignement universitaire, nous sollicitons l'arrivée sans retard d'un professeur de santé publique et d'un pédiatre. Pour le service d'épidémiologie, nous attendons l'arrivée d'un statisticien. Pour le projet de formation et enseignement, l'augmentation du montant des bourses d'études est indispensable. Enfin, il faut hâter les démarches pour que le projet d'approvisionnement en eau des villes de Kigali et Butaré soit au plus tôt opérationnel. Comme projets nouveaux, ainsi que nous l'avons souligné l'année passée, il s'agit du projet de lutte contre le typhus, de l'envoi d'un médecin hygiéniste, de l'envoi d'un spécialiste en médecine du travail et de l'envoi d'un consultant en matière de législation sanitaire. En ce qui concerne la lutte contre le typhus, un dossier détaillé a déjà été déposé au siège du Bureau régional de l'Afrique. Enfin, pour la lutte contre la rougeole, nous estimons que malgré le coût élevé du vaccin, l'assistance de l'OMS est vivement souhaitable, vu le taux de plus en plus élevé de la mortalité infantile due à cette maladie (première cause de mortalité infantile au Rwanda). :

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En ce qui concerne l'aide précieuse du FISE, nous souhaitons que cet organisme renforce et augmente son apport pour les projets en cours, qui jusqu'à présent avancent d'une façon satisfaisante. Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, honorables délégués, notre délégation s'en voudrait de ne pas exprimer, au nom de notre gouvernement, notre vive gratitude au Professeur Quenum, Directeur régional de l'OMS pour l'Afrique, pour sa compréhension de nos problèmes et sa sollicitude pour nous aider à les résoudre. La nomination d'un représentant de l'OMS pour le Rwanda est un gage de succès et nous l'en remercions d'avance très sincèrement. Nous adressons nos sentiments de remerciements et de reconnaissance au représentant de l'OMS pour le Rwanda et le Burundi. Nos remerciements vont aussi aux pays amis, Membres de l'OMS, qui nous apportent leur aide si précieuse en matière de santé. Nos remerciements s'adressent de façon spéciale aux organismes de l'OMS et du FISE pour l'aide substantielle et efficace qu'ils continuent à nous prodiguer. Nous nous permettrons cependant d'attirer à nouveau leur bienveillante attention sur l'existence des multiples difficultés locales qui peuvent être un handicap pour la bonne réalisation des projets (mauvaises routes, cherté de l'entretien des véhicules, personnel mal ou peu entraîné, etc.). La délégation de mon gouvernement se doit, avant de terminer cet exposé qui, nous l'espérons, a pu permettre à cette assemblée de se rendre compte des difficultés restant à surmonter, de formuler les voeux de bonheur et de plein succès à Mme le Président de cette auguste assemblée et à toute son équipe, et plus particulièrement au Directeur général de cette organisation. Mon gouvernement n'épargnera aucun effort pour contribuer au bon fonctionnement de l'Organisation mondiale de la Santé et nos services de santé mettront tout en oeuvre pour faire profiter au maximum nos populations des conseils et de toute l'aide de l'Organisation. Nous sommes convaincus que le Président et le Directeur général ne ménageront aucun effort pour permettre aux pays en voie de développement de résoudre rapidement leurs problèmes en matière sanitaire et atteindre ainsi les objectifs que nous nous sommes fixés, c'est -à -dire de procurer à nos populations cet état de complet bien -être physique, mental et social. Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction du russe) la parole au délégué des Pays -Bas. : :

Je remercie le délégué du Rwanda et je donne

Le Dr STUYT (Pays -Bas) Monsieur le Président, permettez -moi de présenter mes voeux les meilleurs à Mme Sulianti Saroso à l'occasion de sa nomination comme Président de cette assemblée mondiale qui, sous bien des aspects, constitue un jalon dans l'existence de l'Organisation mondiale de la Santé. Nous sommes convaincus que les qualités exceptionnelles de Mme Sulianti Saroso dans le domaine de la santé publique autant que dans l'organisation sanitaire l'ont à juste titre désignée pour ce poste important. Je voudrais aussi présenter mes félicitations aux Vice -Présidents pour leur élection. De divers côtés, l'importance du travail accompli par l'Organisation au cours des vingt cinq années écoulées a été soulignée. Comme nous le savons tous, l'état sanitaire dans le monde s'est considérablement amélioré pendant ce dernier quart de siècle. Je tiens à féliciter l'OMS pour le rôle de premier plan qu'elle a joué dans cette évolution, en étroite collaboration avec les Etats Membres. Je suis heureux de constater qu'en ce qui concerne les Pays -Bas nous avons non seulement contribué activement à sa fondation dès le début, mais aussi que nous avons ensuite toujours pu contribuer à ses travaux. Grâce à une grande souplesse de l'Organisation et à une utilisation optimale des moyens budgétaires limités dont elle dispose, l'OMS a réussi à tenir un rôle de plus en plus significatif sur la route menant à un état de complet bien -être physique, mental et social des peuples de notre monde. Je crois pouvoir aller jusqu'à dire que l'OMS peut servir de modèle aux autres organisations se consacrant à la coopération internationale. Beaucoup a déjà été fait, mais il reste encore beaucoup à faire, à la lumière des buts que s'est fixés notre organisation, pour amener tous les peuples à un niveau de santé aussi élevé que possible. Le travail qui nous attend sera difficile, mais je suis convaincu que ces buts seront atteints, fat -ce pas à pas. Des buts élevés justifient une approche idéaliste et une action dynamique. L'OMS n'occuperait pas la place qu'elle a aujourd'hui si elle n'avait pas été placée sous la direction de personnalités telles que le Dr Chisholm et le Dr Candau. Le nom du Dr Candau et celui de l'OMS sont indissolublement liés après les vingt merveilleuses années que lui a consacrées son Directeur général. I1 nous est difficile, Docteur Candau, de nous représenter ce que sera l'OMS sans vous. Nous avons trouvé en vous le rare amalgame d'un idéaliste, d'un négociateur tacticien et d'un admirable administrateur; cet amalgame était nécessaire pour atteindre les résultats que vous et votre équipe avez obtenus au cours de ces vingt années. Inutile de dire que nous approuvons de tout coeur le Rapport si détaillé, si stimulant et de si haute valeur scientifique que vous avez présenté à l'Assemblée. Qu'il me soit permis, Monsieur le Président, de souligner maintenant trois aspects des activités actuelles de l'OMS. Ce faisant, je ne cherche naturellement pas à être complet mais souhaite au contraire indiquer quelques sujets que je considère, à l'heure actuelle, comme étant d'une importance spéciale parmi l'ensemble des activités de l'Organisation.

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Tout d'abord, je considère comme important que l'OMS joue un rôle prépondérant au cours du Congrès mondial de la Population que réuniront les Nations Unies en 1974. L'OMS y est étroitement intéressée pour deux raisons. Premièrement, c'est en effet grâce à ses activités dans la lutte contre les maladies que le rapide accroissement de la population auquel nous devons maintenant faire face dans le monde s'est manifesté. Je cite à cette occasion tout particulièrement l'élimination du paludisme, qui a eu pour conséquence, dans de nombreux pays, un abaissement inconnu jusqu'à ce jour de la mortalité. Nous ne pouvons qu'espérer que cet état de choses se maintiendra. Pourtant, nous ne devons pas ignorer les problèmes découlant d'une telle croissance de la population. Il faut admettre comme à peu près certain que la population mondiale doublera encore dans les trente années à venir. Nous savons par expérience, aux Pays -Bas, qu'une telle évolution apporte avec elle des problèmes difficiles à résoudre. Au cours des cent dernières années, la densité de la population, qui était de cent personnes au kilomètre carré chez nous, est passée à quatre cents, ce qui fait de nous le pays ayant la plus forte densité de population du monde. Il semble que ce phénomène soit en régression dans notre pays et cela parce que le recul du taux de la mortalité a été suivi, bien qu'avec quelque retard, par une acceptation presque générale d'une limitation volontaire de l'ampleur des familles. Ceci m'amène au deuxième aspect de l'implication de l'OMS dans ce problème. La Dix Huitième Assemblée mondiale de la Santé a reconnu, en 1965, le problème posé par la population et décidé d'adopter un programme relatif aux aspects sanitaires de la situation démographique mondiale. A la lumière du prochain Congrès mondial de la Population, je désire souligner encore une fois tout particulièrement le travail accompli par l'OMS dans ce domaine et, ce faisant, mettre l'accent sur le principe accepté en 1965, principe selon lequel "la dimension de la famille relève du libre choix de chaque famille particulière ". Tout le prix attaché par les Pays -Bas à ce principe est encore mis en relief par le principe repris de l'OMS sur l'initiative du Gouvernement néerlandais dans la proclamation de la conférence internationale sur les droits de l'homme de Téhéran, en 1968, et selon lequel "les parents ont un droit humain essentiel de déterminer librement et sous leur responsabilité le nombre et l'espacement de leurs enfants ".

Le deuxième sujet que je considère comme d'une importance extrêmement grande concerne les travaux de l'OMS visant à pouvoir offrir à la population de ce monde, à l'endroit où elle se trouve, l'aide médicale nécessaire. Ce problème énorme concerne par conséquent aussi bien l'organisation des services de santé que l'éducation et la formation du personnel médical. C'est un problème qui se présente aussi bien dans les pays hautement évolués du point de vue technologique que dans les pays en voie de développement. On reconnaît maintenant que la solution du problème pour arriver à une relation satisfaisante des services médicaux envers la population ne consiste pas à former de plus en plus de médecins, mais "que c'est l'augmentation de l'investissement dans la formation des travailleurs sanitaires de niveau intermédiaire qui rapportera le plus de profit ". Je viens de citer un article paru dans le numéro d'avril de Santé du Monde, intitulé "Une formation axée sur la collectivité ". Un plaidoyer éloquent y est fait pour l'utilisation d'auxiliaires dans les services de santé, ce qui réduira les besoins en médecins de formation coûteuse. Je suis tout à fait d'accord avec cette façon de voir, qui a été souvent exprimée dans de nombreuses publications récentes. Il est à souligner que l'éducation à la fois des médecins et des assistants médicaux devrait être orientée vers le travail sanitaire s'adressant à la communauté et qu'elle devrait avoir lieu, en majeure partie, dans le cadre du système de santé existant dans les pays concernés. De plus, l'accent devrait porter sur la médecine préventive et la médecine sociale. Cette utilisation croissante du personnel de santé de niveau moyen se rencontre également dans les pays possédant une proportion médecins /population raisonnable. Il semble aussi que le rôle du médecin généraliste, ou docteur de famille, augmentera en importance. A l'avenir, il ne travaillera plus comme praticien individuel, mais dans des groupes ou centres de santé. De cette façon, il sera possible de disposer d'une équipe composée entre autres d'infirmières, d'assistantes sociales, de physiothérapeutes, de teçhniciens de laboratoire, etc. Des soins médicaux plus intégrés seront ainsi assurés par ces centres, l'accent portant sur la médecine préventive et sur le diagnostic et le traitement précoces des maladies. L'éducation du nouveau type de médecin généraliste et du personnel auxiliaire devra âtre orientée vers la situation réelle telle qu'elle se produit. Au cours de leur formation de médecin, qui devra se détacher des systèmes périmés comme l'a si bien indiqué le Directeur général, les étudiants devront passer moins de temps à l'hôpital et davantage dans les services de santé de la communauté, là où l'accent se porte sur la médecine préventive et sociale. C'est pourquoi je désire exprimer l'opinion que, dans une structure des services de santé organisée d'une façon effective, l'utilisation accrue du personnel auxiliaire professionnel constituera la meilleure solution permettant de faire face à la demande accrue de soins médicaux.

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VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Enfin, Monsieur le Président, je ne puis oublier de mentionner aussi le problème de l'environnement. Mais je ne m'étendrai pas sur ce sujet les interventions de la délégation néerlandaise au cours des années précédentes auront suffisamment prouvé à quel point nous pensons que l'OMS a un rôle à jouer dans ce domaine. Je pense que ce rôle est devenu une partie tellement intégrante du travail de notre organisation qu'il faudra, à l'avenir, lui réserver une place de plus en plus importante dans notre budget. Toutefois le problème de l'environnement doit être aussi, pour une autre raison, l'objet d'une attention spéciale de la part de la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé. La première session du conseil de gestion des programmes relatifs à l'environnement des Nations Unies se tiendra prochainement. L'OMS devra jouer un rôle important dans la politique qui devra être mise sur pied dans ce cadre. Il est important aussi que, au cours de notre assemblée, nous indiquions dans quels domaines l'OMS pourra particulièrement apporter une contribution. A ce sujet, je pense, entre autres, au programme de guides et critères, à l'approvisionnement public en eau et au traitement des déchets industriels persistants. Je termine, Monsieur le Président, cet exposé en exprimant le voeu que les excellentes relations existant entre le Royaume des Pays -Bas et l'Organisation puissent demeurer à l'avenir ce qu'elles ont été dans le passé. :

Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction du russe) j'invite le délégué du Pakistan à prendre la parole.

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Je remercie le délégué des Pays-Bas et

M. QAYYUM (Pakistan) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, Messieurs les délégués, permettez-moi tout d'abord, Monsieur le Président, de présenter par votre entremise à Mme le Président de l'Assemblée les félicitations les plus chaleureuses de ma délégation pour son élection bien méritée, à la suite d'un vote unanime, au plus haut poste de cette auguste réunion. Je suis sûr que, sous sa compétente et gracieuse direction, l'Assemblée s'acquittera de sa tâche avec succès et prendra des décisions qui contribueront beaucoup à assurer la santé et le bien -être futurs de l'humanité. Je vous félicite aussi, Monsieur le Président, ainsi que les quatre autres Vice -Présidents et les Présidents des commissions principales. Je dois aussi rendre hommage au Président sortant pour les services qu'il a rendus à l'Assemblée et je voudrais qu'il soit dit dans le compte rendu combien nous les avons appréciés. Permettez -moi, Monsieur le Président, d'exprimer le plaisir que nous éprouvons à voir la délégation de la République populaire de Chine prendre la place qui lui revient dans cette organisation mondiale. Je me félicite aussi de l'admission, cette année, de la République Démocratique Allemande. Pour en venir au Rapport du Directeur général, je voudrais en premier lieu féliciter ce dernier et son personnel d'avoir préparé un document qui, tout en donnant une idée complète de la participation de l'OMS à diverses activités, présente une brillante analyse des succès obtenus et aussi des insuffisances et des limitations qui sont apparues durant l'année considérée. L'introduction, véritable chef -d'oeuvre, mérite une mention spéciale, car elle déroule tout le panorama de la santé dans le monde et témoigne de la vision personnelle et de la stature de notre Directeur général. Un exposé aussi pénétrant doit être conservé dans les archives de l'OMS pour servir de source d'inspiration à nous tous, qui cherchons à améliorer la santé et les services de santé partout dans le monde. Ce document rappellera constamment aux Etats Membres les longs et dévoués services rendus par le Dr Candau. Le Directeur général a dit que la "volonté politique d'agir" est la condition sine qua non de la planification et de la mise en oeuvre des mesures sanitaires dans un pays. Nous avons eu au Pakistan la démonstration pratique de cette volonté pas plus tard que l'année dernière. Non seulement les élus du peuple ont doté le pays d'une Constitution - que la nation attendait depuis un quart de siècle et qui intéresse toutes les activités de la vie nationale, dont elle détermine les structures de base -, mais un certain nombre de réformes révolutionnaires ont été introduites dans la plupart des secteurs de notre vie nationale. Dans le domaine de la santé, un programme de santé publique très complet, portant sur la période septennale 1973 -1980, occasionnera une dépense totale supplémentaire de plus de 4 milliards de roupies. Dans un programme distinct de limitation des naissances, le niveau actuel des dépenses, qui est de 30 millions de roupies par an, a été porté à 125 millions de roupies par an. De plus, en vue d'abaisser le coût des médicaments et les mettre à la portée de chacun, la loi a rendu obligatoire la fabrication et la vente de médicaments sous leur nom générique, et sous leur nom générique seulement. Il s'agit là d'une mesure d'une très grande portée. La première phase du programme de santé publique a commencé au mois de juillet 1972 et beaucoup d'heureux effets apparaissent déjà. Une réglementation rendant obligatoire l'utilisation des noms génériques des médicaments avait été envisagée antérieurement, mais elle était restée à l'état de projet et n'existait que sur le papier parce qu'auparavant la "volonté politique d'agir" faisait défaut. Maintenant, en l'espace de quelques mois, cette réglementation est devenue une réalité et le succès est considérable. Le Directeur général a parlé des "progrès rapides et /e7 orientations nouvelles intervenus ... dans tout ce qui touche la santé" et de la manière d'aborder les problèmes "dans une perspective entièrement différente ". Au Pakistan aussi, ces orientations et ces perspectives nouvelles apparaissent dans notre programme de santé publique. Des services de santé de l'avenir, tels que notre programme les conçoit, je ne mentionnerai que trois caractéristiques fondamentales. Ces : .

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services seront, en premier lieu, complets. Nous entendons par là que, pour la première fois au Pakistan, il incombera au personnel médical responsable non seulement de se tenir à la disposition des malades dans les dispensaires et cliniques, mais aussi de se déplacer pour prendre des mesures préventives actives. Ce personnel ne s'occupera pas seulement de programmes d'immunisation mais encore de questions telles que l'enseignement des règles de l'hygiène et de la nutrition, l'assainissement du milieu, l'approvisionnement en eau saine, les programmes de santé scolaire, etc. Deuxièmement, les services de santé de l'avenir seront étroitement solidaires les uns des autres. Nous voulons dire par là que, contrairement à ce qui se passait naguère, où les services de santé, petits ou grands, travaillaient isolément, tous les échelons de la hiérarchie, du niveau du village à celui du district, feront maintenant partie d'un ensemble bien structuré, de sorte que les services importants disponibles à l'échelon supérieur seront mobiles et accessibles aux échelons inférieurs. Troisièmement, les services de santé de l'avenir seront intégrés. Nous entendons par là qu'ils s'occuperont de toutes les maladies et que les malades n'auront pas besoin de se rendre dans des établissements spécialisés s'ils sont atteints de maladies particulières telles que le paludisme, la variole, la tuberculose, etc. En bref, le Gouvernement du Pakistan, sous la conduite dynamique du Président Zulfikar Ali Bhutto, a essayé - pour reprendre de nouveau les termes employés par le Directeur général - de trouver une solution aux problèmes sanitaires du Pakistan, "dans des conditions techniques, économiques et autres satisfaisantes ", cette solution dépendant aussi, comme l'a dit aujourd'hui dans son allocution le chef de la délégation chinoise, de l'appui des grandes masses. Dans son Rapport annuel, le Directeur général fait remarquer avec raison qu "'on ne saurait concevoir un service de santé sans personnel qualifié ". Notre programme de santé publique contient des dispositions pratiques visant à porter le nombre des médecins du secteur public d'environ 2000 (chiffre actuel) à environ 9000. Déjà en 1972, au cours de la première phase du projet, nous avons porté le nombre des places dans les écoles de médecine de 900 à 1350 en ouvrant de nouvelles écoles et en augmentant, dans la mesure du possible, le nombre des places dans les écoles de médecine existantes. En 1980, le nombre total des places sera de 1800. L'effectif du personnel paramédical du seul secteur public, qui est actuellement de 7000 personnes environ, sera porté à plus de 50 000. Le Directeur général a fait une révélation importante au sujet de la pénurie de protéines due à l'accroissement de la population mondiale. Le Rapport montre que l'offre mondiale de protéines, par habitant, dépasse aujourd'hui de 70 % l'ensemble des besoins. Pourtant d'innombrables groupes vulnérables continuent à souffrir de malnutrition. Il y a là matière à examen de conscience de la part des nations disposant de surplus, et celles -ci devront en outre songer très sérieusement à élaborer sous une forme ou une autre un programme de redistribution, afin que le principe de la fraternité universelle de l'homme ne s'exprime pas seulement par des mots mais par des actes. Au sujet des maladies transmissibles, ma délégation note avec satisfaction que des progrès ont été accomplis en matière d'éradication de la variole et que des mesures d'endiguement ont été prises dans les pays où quelques cas importés sont apparus. Nous sommes particulièrement heureux que l'Afghanistan et l'Indonésie aient réussi à éradiquer la maladie. Je saisis cette occasion pour féliciter les délégués de ces pays ici présents; leur réussite est pour nous une source d'inspiration. Au Pakistan, nous avons fait nous aussi un grand pas en avant avec l'aide de l'OMS et nous espérons être rayés d'ici peu de la liste des "sept coupables" qui, dans le monde, abritent encore la maladie. A ce propos, je manquerais à mon devoir si je n'exprimais pas nos sincères remerciements au Directeur régional pour la Méditerranée orientale pour l'attention particulière qu'il voue à ce programme au Pakistan. Il me parait nécessaire de dire quelques mots du programme d'éradication du paludisme, dont l'exécution se heurte chez nous, comme dans quelques autres pays, à des difficultés. La principale est due à la pénurie de ressources pour l'achat d'insecticides. Nous serions heureux que l'OMS maintienne des stocks pour faire face à des situations critiques comme celle qui existe maintenant dans mon pays, afin que son propre programme d'aide ne se solde pas par un échec. Il nous parait très important aussi que des réserves suffisantes soient constituées pour répondre aux situations d'urgence comme celle dans laquelle mon pays s'est trouvé à la suite de la dernière guerre en 1971. Plus de 1,2 million de personnes chassées de leur foyer ont besoin d'une aide pour reprendre une existence normale. Bien que le Directeur général soit autorisé à engager des dépenses en cas d'urgence, les fonds disponibles ne sont guère suffisants pour faire face à toutes les situations de crise. Les catastrophes qui résultent de conflits politiques internationaux ont aussi des répercussions sur la santé et le bien -être physique de fractions importantes de la population. Il paraîtrait donc tout indiqué de mettre sur pied un système automatique d'assistance permettant de faire face à de telles crises. Avant de terminer, je voudrais remercier le Dr J. L. Molapo, Président du Conseil exécutif, d'avoir si bien présenté les rapports du Conseil. Ma délégation a appris avec satisfaction combien les délibérations qui ont eu lieu au cours des cinquantième et cinquante et unième sessions ont été utiles; d'une façon générale, elle approuve les recommandations qui ont été faites. Nous devons, en particulier, de sincères remerciements aux membres du Conseil qui ont bien voulu considérer avec sympathie notre demande de réduction de notre contribution à l'OMS pour les années 1972 et 1973.

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VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II :

Je remercie le délégué du Pakistan. Le Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction du russe) prochain orateur est le délégué de la République populaire d'Albanie.

Monsieur le Président, en cette année qui marque Le Dr MIHO (Albanie) (traduction du russe) le vingt - cinquième anniversaire de l'OMS, l'Assemblée mondiale de la Santé se doit de mesurer le chemin parcouru et de définir les tâches que devra entreprendre l'Organisation afin de réaliser dans toute la mesure possible les objectifs fondamentaux de sa Constitution. La délégation de l'Albanie constate que l'OMS a apporté ces vingt dernières années une importante contribution à la cause de la santé; néanmoins, elle doit également faire remarquer qu'en dépit des résultats obtenus et des efforts déployés par les Etats épris de paix, l'action de l'Organisation a été entravée pendant de longues années par les manoeuvres pernicieuses des Etats -Unis d'Amérique et de leurs complices. Le rétablissement de la République populaire de Chine dans ses droits légitimes a marqué l'année dernière une étape importante qui a donné à l'Organisation un caractère plus universel et la délégation de l'Albanie adresse ses félicitations révolutionnaires aux représentants de ce grand Etat socialiste. Malgré cela, on peut difficilement dire que l'universalité de l'Organisation a vraiment été réalisée. L'Albanie estime que la République populaire démocratique de Corée devrait être admise sans délai à l'OMS et que le Gouvernement royal d'Union nationale du Cambodge devrait retrouver la place qui lui est due et qui a été usurpée par la clique corrompue de Lon Nol. De nombreux pays ont déployé des efforts considérables pour mettre en place des services sanitaires aussi efficaces que possible, combattre la propagation des maladies épidémiques et organiser l'échange d'informations et de données d'expérience médicales afin de réduire au maximum la morbidité dans le monde. Malheureusement, la situation internationale actuelle, la politique d'agression et de répression des impérialistes américains et soviétiques qui visent à s'assurer l'hégémonie du monde, les actes de barbarie perpétrés au Viet -Nam, au Cambodge et au Laos par l'aviation américaine, les attaques des Sionistes contre les Etats arabes et l'oppression brutale qui caractérise les régimes coloniaux nous montrent que tant qu'il n'aura pas été mis un terme aux agressions militaires nous ne pourrons pas faire de réels progrès et améliorer sensiblement la santé dans le monde. Sous la direction du Parti et du Gouvernement, le peuple albanais a rapidement développé son économie socialiste en s'appuyant sur les seules ressources du pays. Nous avons opéré des transformations radicales dans le domaine de la santé publique et mis en place un système perfectionné de soins médicaux gratuits pour tous nos ressortissants. L'année dernière, nous nous sommes efforcés d'améliorer encore nos prestations médico- sanitaires. Nous nous employons actuellement à créer de nouveaux services spécialisés en chirurgie cardiaque, neurochirurgie, chirurgie thoracique, endocrinologie, virologie, etc. Des préparatifs sont en cours pour la création d'un institut de réadaptation physique et professionnelle, d'un centre de premiers soins et de réanimation et d'un institut de recherches en pédiatrie; parallèlement, nous nous efforçons de développer les services médicaux dans les entreprises industrielles afin que les travailleurs puissent, dans toute la mesure possible, bénéficier sur place de prestations sanitaires. Ces services médicaux se préoccupent notamment de la prévention des maladies, et des équipes médicales effectuent des recherches sur les maladies professionnelles. Dans les villages aussi, l'on voue à ce problème une attention particulière. Dans les coopératives agricoles, nous continuons à mettre en place des postes sanitaires comprenant un médecin généraliste, une pharmacie et une installation de soins dentaires et toutes les coopératives devraient être ainsi équipées en 1975. Depuis 1972, chaque village possède un service de soins obstétricaux dirigé par une sage -femme et l'on compte maintenant une sage -femme pour 160 femmes dans les zones rurales. L'an dernier également, fidèles au principe selon lequel même les zones les plus isolées doivent pouvoir bénéficier de services médicaux, nous avons mis en place dans l'ensemble du pays un grand nombre d'établissements médico- sanitaires. Enfin, parallèlement à nos efforts de développement des services médicaux, nous avons formé du personnel médical en pathologie, stomatologie, pharmacie, etc. L'Albanie compte actuellement un médecin pour 1100 habitants alors que le rapport était de un pour 8527 en 1938; comme le nombre des médecins s'accroît rapidement, nous espérons pouvoir atteindre en 1975 le rapport de un médecin pour 750 habitants. Nous nous sommes également efforcés de spécialiser le personnel médical en vue d'améliorer les structures cette question a fait et l'administration de notre système de prestations médico- sanitaires l'objet de nombreux séminaires, cours, symposiums et réunions scientifiques. Grâce à l'élévation constante du niveau de vie et du niveau culturel, au développement des services sanitaires et au renforcement des activités de prévention et des mesures d'hygiène, plusieurs maladies épidémiques ont pu être éliminées et le taux de morbidité dû à des maladies transmissibles comme la tuberculose, la dysenterie, la diphtérie, etc., a sensiblement diminué; enfin, les maladies vénériennes, le trachome et le paludisme ont été complètement éradiqués. Grâce à un système efficace de lutte contre les épidémies, nous avons pu enrayer rapidement l'épidémie de grippe survenue aux mois de novembre et décembre 1972. D'une manière générale, le taux de mortalité a diminué et la durée moyenne de vie est passée de 38,3 ans en 1936 à 68 ans en 1972. La santé n'est pas en Albanie un simple problème médical; c'est aussi un problème social qui intéresse les masses laborieuses. La volonté de préserver la santé a été et reste l'un des éléments essentiels de la politique de notre gouvernement qui vise à assurer le bien -être de la nation tout entière. Je tiens à ajouter que la délégation albanaise fera tout ce qui est en son pouvoir, avec les délégations des autres pays soucieux du maintien de la paix, pour que cette assemblée voie ses travaux couronnés de succès. : :

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Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction du russe) Je remercie le délégué de la République populaire d'Albanie. Je donne la parole au délégué de la France, le Professeur Aujaleu. Le Professeur AUJALEU (France) Monsieur le Président, depuis une dizaine d'années la délégation française s'est abstenue de prendre la parole au cours de la discussion du Rapport du Directeur général. Ce n'était ni marque d'indifférence, ni absence d'intérêt, mais c'était plutôt le souci de faire gagner du temps à l'Assemblée, peut -être aussi la notion que l'efficacité serait plus grande si nous intervenions dans les commissions. Si nous faisons exception cette année, c'est parce que c'est le dernier Rapport que nous présente le Dr Candau et que c'est pour nous une occasion de dire en une fois ce que nous pensons depuis longtemps des Rapports annuels d'activité, de celui qui les oriente et de ceux qui les rédigent. Ces rapports constituent une documentation d'une grande valeur, unique, irremplaçable. Le travail de base est fait pour celui qui voudra un jour écrire l'histoire de la santé et de la médecine dans le monde au cours de cette extraordinaire période de la deuxième moitié du XXe Siècle, si riche en acquisitions scientifiques et aussi en mutations sociales. On y trouve décrits au fil des années la pathologie dominante et celle qui va le devenir si l'on n'y prend garde - mais a-t -on les progrès accomplis, les échecs enregistrés et analysés, et les jamais écouté Cassandre ? -, espoirs de succès. Les voies nouvelles à suivre y sont clairement indiquées, qui ne ménagent ni la routine, ni - ce qui est plus courageux car alors il ne faut pas se tromper - ni, dis -je, des traditions médicales parfaitement respectables mais désormais inadaptées. Ces rapports d'activité ne traduisent pas seulement l'application des progrès dans les sciences médicales, ils retracent, peut -être sans l'avoir vraiment voulu mais par une sorte de nécessité interne, l'histoire de l'évolution des idées dans des domaines qui influencent grandement la médecine. Je n'en donnerai que deux exemples parmi beaucoup d'autres la place progressivement croissante qu'ont prise dans ces rapports les problèmes de formation médicale, en même temps que s'élaborait, pour s'affirmer avec de plus en plus de force, la nécessité de briser le modèle unique de l'enseignement afin d'adapter celui -ci à la diversité des situations et des circonstances; de même la planification familiale, introduite subrepticement et sous des noms d'emprunt, est devenue progressivement, comme un miroir fidèle de l'évolution des idées dans tous les milieux, une pièce maîtresse de la protection de la santé de la famille. Et puisqu'il faut que toute oeuvre humaine soit imparfaite, on y trouve aussi quelques erreurs, mais qu'on ose à peine critiquer parce qu'elles sont toujours dues à l'excès de cette vertu d'espérance qui, chez les laïcs, s'appelle l'optimisme. Optimisme excessif dans le passé en ce qui concerne les maladies vénériennes, à propos du paludisme, à propos de la et peut -être Mais l'OMS s'est mise elle-même sous le signe de l'optimisme lorsqu'elle a défini, dès sa naissance, cet admirable objectif qu'elle s'est assigné d'atteindre et qui, comme ce château de conte de fées de notre enfance, s'éloigne dès qu'on croit le toucher, tenu à distance par les erreurs des hommes, leur insouciance ou peut -être par leur incapacité, inscrite dans leur patrimoine génétique, à acquérir cet état complet de bien -être qui est incompatible avec l'obligation d'évoluer faite à tout être animé. Si, à l'aube du XXIe Siècle, le médecin est obligé de faire face à toutes sortes de nuisances artificielles, est submergé par la pathologie mentale de ses concitoyens, incapables de s'adapter à ce qu'on n'osera certainement plus appeler le progrès technique mais peut -être les nécessités techniques, s'il est confronté à de terribles problèmes éthiques dus au nombre croissant des troubles génétiques, à l'abondance des enfants et à l'excès de vieillards, si ce médecin est curieux de savoir comment on en est arrivé là, c'est dans la suite des Rapports annuels de l'OMS, ceux que nous connaissons et ceux qui vont venir, qu'il verra le plus clairement comment l'homme a vaincu l'hostilité de la nature et comment aussi, malgré tous les avertissements qu'il avait reçus, il lui a substitué l'hostilité du milieu humain. Monsieur le Président, sans votre indulgence, vous m'auriez certainement déjà rappelé à l'ordre du jour qui prévoit la discussion du Rapport du Directeur général pour l'année 1972 et non pas celle des Rapports annuels. Pour justifier mon intervention et faire passer tout ce qui précède, sans vouloir répéter ce que mes collègues ont déjà très bien dit avant moi et sans vouloir déflorer ce qui sera dit par ceux qui me suivront, je voudrais simplement me borner à relever dans ce rapport une seule remarque, parce qu'elle rejoint une idée qui m'est très chère. C'est ce que dit le Directeur général à propos du rôle du médecin praticien généraliste dans le traitement des troubles mentaux. Il y a là une évolution qui s'est déjà manifestée dans d'autres domaines, les maladies vénériennes, la tuberculose, et qui se dessine déjà pour les maladies cardio -vasculaires. La recherche restera toujours le privilège du spécialiste, peut -être encore pour quelque temps le spécialiste aura -t -il le monopole du diagnostic précis (peut -être pas très longtemps), mais du moins le traitement va de plus en plus revenir au généraliste, et le malade y gagnera certainement beaucoup, et peut-être aussi les finances de l'Etat. C'est sur cette note réconfortante, Monsieur le Président, que je veux terminer cet exposé, qui n'est pas toujours optimiste, mais que j'ai voulu sincèrement élogieux pour le Directeur général et pour ses collaborateurs. Et j'aimerais terminer lorsque je vous aurai demandé, Monsieur le Président, de bien vouloir transmettre à Mme le Président de l'Assemblée les félicitations de la délégation française pour son élection et accepter, ainsi que vos collègues Vice -Présidents, nos compliments également pour l'élection qui vous a porté au poste oú vous vous trouvez. :

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Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction du russe) L'orateur suivant est le délégué du Sénégal. :

Je vous remercie, Professeur Aujaleu.

Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, Mesdames, M. DIOUF (Sénégal) Messieurs, permettez -moi tout d'abord de me joindre au concert sans fausse note des orateurs précédents pour exprimer à Mme le Président la joie et les félicitations de la délégation du Sénégal. La qualité de sa contribution aux précédentes Assemblées nous donne l'assurance que la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé bénéficiera d'une présidence efficace, souriante et hautement qualifiée. Je voudrais également féliciter les Vice -Présidents nouvellement élus ainsi que les Présidents des commissions principales, leurs Vice -Présidents et leurs Rapporteurs, tous chargés avec et autour de Mme le Président d'assurer à nos travaux un déroulement harmonieux et efficient. Je manquerais à tous mes devoirs si je ne mentionnais publiquement les remerciements et la gratitude de ma délégation à l'égard du Dr Layton, notre éminent Président sortant dont tous ont su apprécier la sagesse, la vigueur et la maîtrise dans la conduite des travaux de la précédente session. Monsieur le Directeur général, au moment où vous vous apprêtez à nous quitter après vingt années de service à la tête de l'Organisation, nous ressentons une émotion sincère. Vous aviez reçu en tutelle, en 1953, un enfant encore frêle et immature et vous avez su, d'une main sûre et heureuse, guider ses pas à travers tant d'embûches, assurer sa croissance sans distorsion ni anarchie, et veiller à l'accroissement, à l'adaptation continue de sa valeur opérationnelle. Au moment où vous quittez cette filleule désormais adulte, c'est du fond du coeur que,sans aucun doute comme tous les Membres, le Sénégal vous remercie et vous garantit son amicale et vivace gratitude. Qu'il me soit encore permis de souhaiter la bienvenue à nos nouveaux Membres, la République populaire de Chine, la République Démocratique Allemande et le Souaziland, dont l'admission viens boucher de grands vides anachroniques qui ont si longtemps déparé notre assemblée. Je voudrais enfin, comme chaque année, rendre hommage à notre sympathique et dynamique Directeur régional, le Dr Alfred Quenum,pour l'impulsion sans cesse soutenue qu'il a su donner aux activités de l'OMS en Afrique. Monsieur le Président, honorables délégués, le Rapport du Directeur général, de plus en plus complet et affiné, approche cette fois de la perfection. Je voudrais n'en commenter que deux passages qui intéressent directement mon pays. Il s'agit d'abord de l'apparition et des résurgences du choléra en Afrique, au sud du Sahara. Cette maladie pestilentielle, après sa brusque irruption dans nos pays en 1970, semble s'y être malheureusement installée, ne nous laissant que des trêves de plus en plus brèves. A cet égard, l'optimisme apparemment raisonnable du Rapport du Directeur général n'a malheureusement pas entièrement été corroboré par les faits postérieurs à sa rédaction, notamment dans la zone d'Afrique noire où se trouve mon pays. Récemment encore, aux mois de mars et avril 1973, le Sénégal a vu éclore quelques cas de choléra présentant un indice certain de mortalité. Certes, en regard des foudroyantes hécatombes qu'entraînaient naguère les pandémies de peste ou de fièvre jaune, le problème peut paraître mineur, mais nous sommes néanmoins préoccupés par la persistance de cette menace, d'autant plus alarmante qu'elle survient par prédilection en milieu rural, constituant ainsi un frein économique appréciable. Si notre expérience nous a convaincus de l'efficacité et de l'innocuité du vaccin pastorien, nous restons angoissés par la brièveté de la protection qu'il confère et qui nous oblige à tisser sans cesse une interminable toile de Pénélope pour prévenir ou circonscrire les flambées. Aussi ne saurions -nous trop insister pour que soient poursuivis et accélérés les travaux visant à améliorer la qualité du vaccin, essentiellement, je le souligne, par la prolongation de son activité. Quant au liquide de réhydratation fourni abondamment par l'OMS, il s'est avéré d'une efficacité quasi miraculeuse, faisant surgir de l'ombre vers la lumière, littéralement de la mort certaine à la vie, tous ceux qui ont pu être traités par perfusion. Le deuxième aspect du Rapport que je souhaiterais brièvement évoquer est celui du développement des services de santé de base (projet Sénégal 4001). Au fur et à mesure que ce projet se développe et se structure dans la zone pilote de Fatick, nous nous persuadons qu'il constitue bien l'approche la mieux appropriée pour prendre en charge l'essentiel de la médecine préventive et collective dans nos pays en voie de développement, et de fait, bien que le recul soit encore insuffisant pour un jugement global, nous n'avons aucun doute que c'est la méthode qui réduira le plus rapidement l'incidence des maladies transmissibles et notamment du paludisme et de la tuberculose, qui concourra à une protection améliorée et adaptée de la mère et de l'enfant, et qui asseoira les bases d'une nutrition équilibrée accessible et intelligible à nos populations. Aussi souhaitons -nous la poursuite et l'extension de ce programme dans une mesure plus grande, peut -être, que ne le laisse augurer la faible augmentation de 5700 dollars prévue au budget de 1974.

Monsieur le Président, honorables délégués, il y aurait encore beaucoup de commentaires élogieux et d'approbations convaincues à apporter à l'excellent Rapport d'activité de notre

SEPTIEME SEANCE PLENIERE éminent Directeur général. Soucieux tout à la fois de ménager sa modestie et d'économiser notre temps, je m'en tiendrai aux quelques considérations que voilà. Je voudrais cependant, avant de terminer, apporter au peuple de la ville et du Canton de Genève, au peuple suisse tout entier et aux autorités helvétiques, le salut fraternel du peuple et du Gouvernement sénégalais, ainsi que nos remerciements pour la charmante hospitalité dont nous bénéficions chaque année sur les rives sereines et pacifiques du lac Léman.

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Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction du russe) Je remercie le délégué du Sénégal et je donne la parole au délégué du Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord. :

Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande- Bretagne et d'Irlande du Nord) (traduction de Monsieur le Vice -Président, c'est avec le plus grand plaisir que ma délégation a vu l'anglais) le Professeur Sulianti Saroso accepter la présidence de l'Assemblée en cette année qui marque le vingt- cinquième anniversaire de l'Organisation mondiale de la Santé. Ma délégation tient également à vous féliciter, ainsi que les autres Vice -Présidents, de l'élection qui vous a appelé à exercer vos hautes fonctions en cette mémorable occasion. Je voudrais féliciter aussi le Dr Candau et ses collaborateurs de la qualité des rapports qui nous sont présentés chaque année sur l'activité de l'OMS, qualité que nous retrouvons dans le dernier rapport du Dr Candau. Chaque fois que je lis le Rapport annuel, je me rends compte qu'aucune autre publication ne donne sous une forme aussi concise un tableau aussi complet des problèmes de santé qui se posent dans le monde et des efforts entrepris pour les résoudre. Les revues médicales nationales, qui sont naturellement préoccupées par des problèmes nationaux, ne tiennent pas suffisamment compte de la nécessité d'une approche internationale pour promouvoir la santé dans le monde. Aucun gouvernement ne peut se permettre aujourd'hui de se soucier uniquement de la santé de sa propre population, et ce qui distingue justement les Rapports annuels de l'OMS, c'est que ce fait y est constamment rappelé. Ces rapports méritent tous les éloges que vient d'en faire le Professeur Aujaleu. Quant à nous, préoccupés sans cesse de ce qui se passe dans notre propre pays, je me demande si nous sommes nombreux à reconnaître l'universalité des problèmes de santé autrement qu'en paroles. Cela dit, je dois avouer qu'en prenant connaissance du Rapport annuel et de certains des documents dont l'Assemblée est saisie, j'ai été amené à me demander si l'ordre de priorité que nous avons établi est juste. C'est une question que je me pose aussi au sujet des services de santé de mon pays et très souvent, je dois l'admettre, des pressions s'exercent sur nous d'un côté ou de, l'autre qui nous font parfois perdre de vue les problèmes urgents dont la solution contribuerait le plus à améliorer le niveau de santé de la population tout entière. Nous avons depuis longtemps dépassé le stade où toutes les réalisations qui étaient techniquement possibles dans le domaine de la santé pouvaient être mises à la disposition de tous ceux qui pourraient en avoir besoin. Certes, nous faisons tout ce que nous pouvons mais, dans un pays comme le mien, où nous nous efforçons de mettre à la disposition de toute la population les meilleurs services qui soient, je ne me rends que trop bien compte qu'il n'est pas possible de tout offrir à chacun à tout moment, car alors il faudrait que la population compte davantage de travailleurs sanitaires que de travailleurs des autres professions. Dans ces conditions, nous devons faire ce que fait toute famille bien organisée et chercher à obtenir les meilleurs résultats possibles pour l'ensemble de la famille. Les pays qui disposent depuis longtemps de services de santé bien organisés offrent un cadre de vie que l'on considère comme allant de soi. Nos ancêtres nous ont légué un environnement sanitaire qui fait que nous sommes rarement victimes d'infections intestinales et pratiquement à l'abri des épidémies de choléra. Mais ils nous ont également légué la cigarette de fabrication industrielle, produit le plus mortel que l'homme ait inventé à des fins pacifiques. L'évolution historique des professions sanitaires a fait que les soins médicaux sont physiquement accessibles à tous et le seul problème qui se pose est celui du coût de ces soins. Aussi nous efforçons -nous de faire en sorte que ce coût ne soit plus un obstacle pour personne. Mais pour la plus grande partie de la population mondiale, et en particulier dans les pays dont l'OMS s'occupe le plus, le problème est tout différent. A ce sujet, permettez -moi de citer cette phrase qui se trouve au début du paragraphe 1.7 du "A longue échéance, la régression des maladies contre lesquelles on ne dispose pas Rapport annuel de moyens de lutte spécifiques dépend de l'amélioration de l'environnement, de la nutrition, du logement et de l'hygiène personnelle ainsi que de l'éducation sanitaire." J'ajouterai que c'est également par ces moyens là, et non pas seulement par la prévention de telle ou telle maladie, que l'on pourra promouvoir la santé publique. Le Rapport annuel fait très justement une large place aux grands progrès scientifiques qui ont été réalisés dans toutes les branches de la médecine. Les activités de coordination de l'OMS sont indispensables à ces progrès, mais cela ne doit pas nous faire oublier qu'il est plus important que les peuples du monde consacrent davantage leurs ressources - sans passer par le budget de l'OMS à améliorer l'environnement physique qui est actuellement celui de la plus grande partie de la popu- nous sommes tous très heureux de voir présents parmi lation mondiale. Un récent voyage en Chine nous aujourd'hui les représentants de la République populaire de Chine - m'a conduit à me demander :

:

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à nouveau si, comme l'a également souligné M. Mwinyi, délégué de la Tanzanie, la République populaire de Chine n'a pas mieux choisi que nous ses objectifs prioritaires en mettant au premier plan la prévention et le traitement élémentaire des maladies, et surtout en faisant appel à la participation active de toute la population. Le Dr Edwards, délégué des Etats -Unis d'Amérique, a en fait posé la même question, tout comme l'a fait le Dr Candau dans son allocution de mardi après -midi. Après ces considérations générales, j'aimerais évoquer brièvement trois points précis. Le Rapport annuel contient de nombreux renseignements sur la surveillance de la grippe et sur les efforts qui ont été entrepris en vue de mettre au point une prophylaxie spécifique de cette maladie. Je crois que nous pourrions, dans l'intérêt des administrations sanitaires nationales et du public, beaucoup améliorer notre système d'échange d'informations sur la prévalence de la grippe dans le monde en nous inspirant peut -être de ce qui se fait actuellement en URSS dans ce domaine. Mais, tant que nous ne disposerons pas d'un vaccin réellement efficace qui puisse être rapidement adapté aux différentes formes du virus, peut -être selon les méthodes récemment mises au point à Paris, ou qu'à défaut nous n'aurons pas mis au point un médicament antiviral efficace, nous ne pourrons guère agir sur la plus importante des pandémies qui, presque tous les ans ou tous les deux ans, sévit dans le monde. Je n'ignore pas qu'il existe dans le tiers monde des causes beaucoup plus importantes de morbidité et de mortalité, mais ces pays ne sont pas épargnés non plus par la grippe. En tout état de cause, je ne pense pas que nous puissions nous flatter d'avoir accompli un pas important dans la lutte contre la grippe. Deuxièmement, je tiens à féliciter l'Organisation des succès qu'elle a obtenus jusqu'à présent dans l'éradication de la variole. Les autorités sanitaires du Bangladesh, de l'Ethiopie, de l'Inde, du Pakistan et du Soudan, qui doivent maintenant supporter presque tout le poids de la lutte, sont en droit d'attendre notre aide. Leurs efforts ne visent pas seulement à assurer leur propre sécurité mais aussi la nôtre. Au cours des huit dernières semaines, deux cas de variole, dont un cas importé, ont été signalés dans mon pays. Tant que la maladie n'aura pas été complètement éradiquée, nous ne devrons jamais relâcher nos efforts et il y aura de nombreuses alertes. Il appartiendra à l'Organisation de décider s'il faut non seulement éliminer la variole en tant que maladie mais aussi détruire partout où il peut se cacher le virus de la maladie. Enfin j'aimerais poser une dernière question, que m'a suggérée la lecture du Rapport nous avons trop tendance à nous fixer pour seul objectif d'empêcher ou de retarder le décès par telle ou telle cause. En dehors de la prévention des maladies transmissibles chez les jeunes, nous devrions avoir pour principal objectif de préserver la santé des hommes pendant leur vie, comme l'a souligné mardi le Dr Machado de Lemos. Nous ne pourrons pas empêcher l'apparition de l'athérosclérose, mais peut -être la retarder. Nous pourrions sans doute prévenir nombre des affections malignes qui frappent actuellement une grande partie de la population mondiale si nous en connaissions mieux les causes extérieures. Nos plus grands efforts devront porter encore sur la prévention des maladies infectieuses aiguës et des infestations parasitaires qui tuent ou handicapent sévèrement bon nombre de ceux qui vivent dans certaines parties du monde; et nous ne pourrons réussir dans cette tâche que si la population se sent concernée par notre action. Lorsque cet objectif aura été atteint - et il l'a été déjà, en grande partie, dans certains pays - il faudra nous tourner vers les maladies et les infirmités chroniques, dont nous pourrions au moins retarder l'apparition et atténuer les conséquences beaucoup mieux que ce n'est le cas actuellement. Monsieur le Vice -Président, dans son message du 8 mai, le Secrétaire général a déclaré que le Dr Candau avait apporté pendant vingt ans une éminente contribution à l'OMS et à l'humanité. C'est là un fait indiscutable dont nous sommes tous conscients, mais j'aimerais ajouter que MarcolinoCandau et Pierre Dorolle, qui vont nous quitter dans si peu de temps, ont personnellement gagné l'estime et l'affection de tous ceux d'entre nous qui, au cours des vingt dernières années, ont représenté leur pays à l'Assemblée mondiale de la Santé.1 :

Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction du russe) déclaration. 2.

:

Je vous remercie, Sir George, de votre

COMMUNICATION :

Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction du russe) Je voudrais maintenant faire une communication importante concernant l'élection annuelle des Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif. Le Dr Dorolle va vous lire l'article 99 du Règlement intérieur.

Le DIRECTEUR GENERAL ADJOINT Monsieur le Président, l'article 99 du Règlement intérieur de l'Assemblée, qui se trouve à la page 120 des Documents fondamentaux (23e édition), se lit ainsi : :

Au début de chaque session ordinaire de l'Assemblée de la Santé, le Président invite les Membres désireux de faire des suggestions concernant l'élection annuelle des Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil à adresser leurs suggestions

1 Le texte ci- dessus est la version intégrale du discours prononcé par Sir George Godber sous forme abrégée.

SEPTIEME SEANCE PLENIERE au Bureau de l'Assemblée. Ces suggestions doivent parvenir au Président du Bureau de l'Assemblée au plus tard quarante -huit heures après que le Président, en application du présent article, aura fait cette annonce. Ceci, Monsieur le Président, était le texte de l'article 99 du Règlement intérieur.

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Je vous remercie, Docteur Dorolle. J'invite Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction du russe) donc les délégués qui souhaitent présenter des propositions concernant ces élections à le faire avant le lundi matin 14 mai, à 10 heures, afin de permettre au Bureau de l'Assemblée de se réunir le même jour à midi pour décider des recommandations qu'il entend faire à ce sujet à l'Assemblée. :

La séance est levée à 12 h.25.

HUITIEME SEANCE PLENIERE

Jeudi 10 mai 1973, 14 h.30 Président par intérim :

Dr K. CAMARA (Guinée)

1.

DEUXIEME RAPPORT DE LA COMMISSION DE VERIFICATION DES POUVOIRS :

Le PRESIDENT PAR INTERIM La séance cet après -midi et j'aimerais saisir cette que vous avez fait, moins à moi -même qu'à en m'élisant à la vice -présidence de cette nom de mon pays et au nom de la délégation la Santé.

est ouverte. Notre Président m'a demandé de la remplacer occasion pour dire combien je suis sensible à l'honneur mon pays, la République de Guinée, et à son peuple, Assemblée. Puis -je vous remercier très chaleureusement au de la Guinée à la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de

Nous passons maintenant au premier point de notre ordre du jour, l'approbation du deuxième rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs, qui s'est réunie ce matin sous la présidence de M. Buick. Ce rapport est contenu dans le document A26/43 que l'on vous a distribué et j'invite maintenant M. de Geer, Rapporteur de la Commission, à monter à la tribune pour nous donner lecture de ce rapport. M. de Geer (Pays -Bas), Rapporteur de la Commission de Vérification des Pouvoirs, donne lecture du deuxième rapport de la Commission (voir page 512).

Le PRESIDENT PAR INTERIM Merci, Monsieur de Geer. Y a -t -il des commentaires 7 En l'absence d'objections, le rapport, dont je remercie le Rapporteur de la Commission, est adopté. :

2.

DISCUSSION GENERALE DES RAPPORTS DU CONSEIL EXECUTIF SUR SES CINQUANTIEME ET CINQUANTE ET UNIEME SESSIONS ET DU RAPPORT DU DIRECTEUR GENERAL SUR L'ACTIVITE DE L'OMS EN 1972 (suite) :

Le PRESIDENT PAR INTERIM Nous allons maintenant continuer la discussion générale sur les points 1.11 et 1.12. Auparavant, je me permets de vous rappeler la nécessité de respecter la durée de dix minutes impartie pour chaque exposé. Nous remercions par avance tous les distingués orateurs qui diront dm-1s le minimum de temps le maximum de choses. Etant donné que l'honorable délégué de l'Iran, le Dr Shahgholi, a renoncé à participer à la discussion générale, je donne la parole au premier orateur inscrit sur ma liste, le délégué de l'Ethiopie, M. Sifaf. M. SIFAF (Ethiopie) (traduction de l'anglais) Monsieur le Vice -Président, permettez -moi de féliciter par votre intermédiaire le Président de son élection à cette haute fonction que constitue la présidence de la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Je voudrais également adresser mes félicitations aux Vice -Présidents ainsi qu'aux Présidents des deux commissions principales, et je vous souhaite à tous un plein succès dans vos travaux. Je rends hommage au Directeur général pour l'excellent Rapport qu'il nous a présenté, et qui renferme non seulement un exposé très clair des activités de l'OMS en 1972, mais aussi une large récapitulation des progrès accomplis par l'Organisation au cours des vingt -cinq dernières années en vue d'atteindre les objectifs généreux qu'elle s'est fixés. Nous sommes particulièrement heureux de constater que l'OMS s'attache inlassablement à maftriser les maladies transmissibles, tout en augmentant sa participation financière aux activités dans les pays, notamment en ce qui concerne le renforcement des services de santé, la lutte contre les maladies transmissibles, le développement des personnels de santé et l'amélioration de l'hygiène du milieu. A propos de la lutte contre les maladies transmissibles, nous notons avec satisfaction l'impressionnante régression de la variole dans le monde, et la perspective d'une éradication complète de cette maladie dans les prochaines années. En Ethiopie, la campagne d'éradication se poursuit de façon satisfaisante et mon gouvernement continuera de la soutenir par tous les moyens jusqu'à ce que son objectif soit atteint. Je voudrais saisir l'occasion qui m'est offerte en ce vingt -cinquième anniversaire de l'Organisation mondiale de la Santé pour lui transmettre, ainsi qu'à ses Membres, les plus vives félicitations de mon gouvernement ainsi que ses vifs remerciements pour la collaboration étroite et les relations cordiales qui n'ont cessé d'exister entre mon pays et l'Organisation depuis sa création. Les réalisations de l'OMS au cours du dernier quart de siècle ont été extrêmement nombreuses et particulièrement heureuses. Elle ne doivent toutefois pas nous inciter à une trop grande complaisance envers nous -mêmes ni à un relâchement de notre vigilance. La situation sanitaire dans l'ensemble du monde demeure telle qu'il nous reste encore un long chemin à parcourir pour atteindre l'objectif de l'Organisation qui, aux termes de sa Constitution, est d'amener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé possible. Nous devons donc, plus que jamais, nous attacher à la réalisation des objectifs, des idéaux et des aspirations humanitaires de notre organisation. Pour sa part, mon gouvernement continuera d'accorder à l'OMS son appui sans réserve. :

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Je suis particulièrement fier de pouvoir exprimer mes remerciements au Dr Candau pour la compétence, le dynamisme et l'humanité avec lesquels il a dirigé notre organisation pendant vingt ans. Collaborer avec lui -même et son personnel a toujours été une tache aisée et agréable, et je lui adresse tous mes voeux d'heureuse retraite. Pour terminer, la délégation éthiopienne adresse son salut et ses félicitations à la République Démocratique Allemande qui nient d'être admise à la qualité de Membre de l'Organisation. Le PRESIDENT PAR INTERIM Bangladesh, M. Abdul Mannan. :

Merci, Monsieur Sifaf. Je donne maintenant la parole au délégué du

Monsieur le Président, Monsieur le Directeur M. MANNAN (Bangladesh) (traduction de l'anglais) général, Messieurs les délégués, Mesdames, Messieurs, c'est un grand honneur et un grand privilège pour moi que de m'adresser à l'Assemblée mondiale de la Santé en qualité de chef de la délégation du Bangladesh. Nous sommes d'autant plus sensibles à cet honneur que nous savons combien nos,souffrances ont été vivement ressenties par cette assemblée. Le chef suprême de mon pays, le père de la nation, Bangabandhu Sheikh Mujibur Rahman, Premier Ministre de la République populaire du Bangladesh, m'a chargé de vous transmettre ses sincères remerciements au nom du peuple et du Gouvernement de mon pays, et en son nom propre, pour la généreuse assistance qui nous a été accordée. Monsieur le Président, permettez -moi avant toute chose d'adresser mes plus cordiales félicitations au Dr Sulianti Saroso pour son élection à la présidence de la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Je désire également adresser mes félicitations aux Vice -Présidents et aux Présidents des commissions. Qu'il me soit d'autre part permis de saluer très chaleureusement la République Démocratique Allemande, qui vient d'être admise en tant que Membre de l'Organisation mondiale de la Santé. Cette admission illustre bien la vocation d'universalité d'une institution mondiale telle que la nôtre et montre qu'aucune nation ne doit en être écartée par quelque artifice que ce soit. Nous sommes heureux aussi de voir que la République populaire de Chine siège ici pour la première fois en qualité de Membre de l'OMS. Je commettrais une grave omission si je négligeais de rendre hommage, au nom de mon gouvernement et en mon nom propre, au Dr Candau, Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé, qui va bientôt prendre sa retraite, pour les précieux services qu'il a rendus à l'Organisation. Je lui exprime nos sincères félicitations pour l'excellent Rapport qu'il nous a présenté, dans lequel aucun des problèmes mondiaux de santé n'a été omis. Monsieur le Président, je pense qu'il n'est peut -être pas inutile d'appeler votre attention sur notre situation économique. Pendant les vingt -cinq années qui ont précédé notre accession à l'indépendance, le 26 mars 1971, l'histoire de mon pays n'a été qu'une suite ininterrompue de privations, de spoliations et d'exactions. Le peu que nous avions néanmoins pu mener à bien a de plus été complètement anéanti lors des événements de 1971. Les services médicaux ont bien entendu été les premiers à souffrir de la politique destructrice des régimes passés. Je suis néanmoins heureux de vous informer que, grâce au courage et à la détermination des 75 millions d'habitants du Bangladesh, nous nous efforçons actuellement de remettre de l'ordre dans le pays, sous la conduite éclairée de notre Premier Ministre, et nous élaborons divers projets à long terme afin de pouvoir attaquer de front les multiples problèmes auxquels notre pays doit faire face, en accordant une haute priorité aux services de santé. A cet égard, l'explosion démographique que connaît notre pays constitue une menace des plus graves, car notre population doublera en vingt ans si les mesures que nous avons déjà prises pour enrayer cette progression ne sont pas soutenues par une assistance internationale appropriée. Dès l'accession à l'indépendance, mon gouvernement s'est employé à élaborer un plan qui permette de maîtriser cette croissance démographique moyennant l'intégration de la planification familiale dans les services de santé de base. Pour débuter, nous avons lancé un programme d'éducation sanitaire de masse au niveau du foyer familial, afin de bien montrer que la planification familiale et la santé commencent à la maison. Permettez -moi de mentionner quelques points saillants de notre programme. 1) La campagne d'éducation de masse est destinée à susciter parmi la population une prise de conscience des phénomènes sociaux et économiques qui permettra, en dernière analyse, de développer la notion de bien être familial. 2) Le programme prévoit la création d' "agents polyvalents" qui se rendront régulièrement dans leur Etat d'origine afin de surveiller les services de soins préventifs et de planification familiale, ainsi que, notamment, les programmes connexes de nutrition, d'approvisionnement en eau saine et d'hygiène du milieu. 3) Nous avons commencé à installer des services de santé ruraux qui forment la base d'un programme intégré et cohérent de régulation démographique, de santé maternelle et infantile, et de soins préventifs et curatifs. L'incidence de la variole et du paludisme a augmenté pendant et après la guerre de libération, en raison notamment des déplacements massifs de population qu'elle a provoqués. Nous avons déjà réussi à maîtriser la situation et nous sommes persuadés qu'il nous sera possible d'éradiquer ces maladies dans un proche avenir grâce à l'aide active et à la collaboration de l'Organisation mondiale de la Santé. Pour ce qui est du choléra, je suis heureux de vous informer que nous avons aujourd'hui la situation bien en main. La tuberculose demeure une menace pour mon pays et, en dépit des mesures prises par mon gouvernement, il reste encore beaucoup à faire dans ce domaine. En outre, notre :

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population souffre d'affections.qui pourraient être évitées, comme la cécité d'origine nutritionnelle et les maladies vénériennes qui sont la conséquence directe du conflit de 1971. Monsieur le Président, le Bangladesh, dévasté par la guerre, a dû repartir à zéro. Outre les travaux de reconstruction, nous avons entrepris diverses activités dans le domaine de la santé ouverture de centres de santé, augmentation du nombre de lits, installation de dépôts de médicaments, exécution de programmes de choc pour la formation de personnel médical et paramédical, inauguration d'un programme d'études sanctionné par un diplôme de santé publique, organisation de séminaires, de conférences et de démonstrations pratiques en matière de soins et de planification familiale. Ces activités renforceront nos programmes intégrés touchant à différents aspects de la santé et de la planification familiale. Je me dois de mentionner le geste extrêmement généreux des pays qui ont bien voulu nous aider à soigner nos invalides de guerre. Monsieur le Président, c'est avec un réel serrement de coeur que nous constatons combien il nous est difficile d'assurer à de nombreux jeunes infirmes qui ont combattu pour leur mère patrie les moyens médicaux les plus modernes qui permettraient de les réintégrer dans la société. Avant de conclure, Monsieur le Président, laissez -moi exprimer mes plus sincères félicitations à l'Organisation mondiale de la Santé à l'occasion de son vingt- cinquième anniversaire. Nul n'ignore que, grâce à la mission accomplie depuis un quart de siècle, l'Organisation mondiale de la Santé a immensément amélioré l'existence de millions d'êtres humains, et je suis intimement convaincu que, fidèle à sa tradition, notre organisation saura faire face aux nouvelles menaces d'un monde en perpétuelle évolution. Je puis vous assurer de la coopération de mon gouvernement et de mon peuple. :

Le PRESIDENT PAR INTERIM Merci, Monsieur Mannan. L'honorable délégué de la Grèce, le Dr Mérope Violakis, a maintenant la parole. :

Le Dr VIOLAKIS - PARASKEVAS (Grèce) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, je ne voudrais pas laisser passer l'occasion qui m'est offerte d'exprimer la satisfaction que cause à la délégation grecque l'élection du Professeur Sulianti Saroso à la présidence de l'Assemblée, de même que celle des cinq Vice -Présidents. Je vous prie, Monsieur le Président, de vous faire mon interprète auprès du Professeur Sulianti Saroso pour lui dire combien je suis heureuse de voir notre assemblée présidée par une femme, et une femme d'un tel mérite. Le Directeur général et ses collaborateurs méritent une fois encore nos félicitations, non seulement pour la tâche accomplie, mais encore pour la façon admirable dont elle est décrite dans le Rapport sur l'activité de l'OMS en 1972. Cet ouvrage illustre très clairement l'exceptionnelle réussite de l'Organisation dans l'exécution de ses programmes et la recherche de solutions aux problèmes sanitaires complexes d'un monde en transformation rapide. Il donne aussi des renseignements très précieux sur les principaux problèmes de santé dans le monde. Nous savons tous que certains progrès n'auraient jamais pu être réalisés sans le concours de notre organisation. L'OMS, qui entre dans sa vingt- sixième année, est manifestement confrontée à de nouveaux problèmes. Nul ne saurait nier les importantes réalisations accomplies par elle dans de nombreux domaines de la santé publique, qui représentent une contribution essentielle à la santé et au progrès de l'humanité. L'Organisation, et c'est là l'une de ses tâches principales, doit continuer d'aider dans toute la mesure du possible les pays qui ont besoin de son assistance à résoudre leurs problèmes les plus urgents. Une nouvelle menace sollicite avec insistance l'attention du monde où nous vivons le problème de l'environnement. Les activités d'hygiène du milieu décrites dans le Rapport annuel du Directeur général sont extrêmement vastes et forment un programme complet et bien conçu. Ce programme répond à des besoins importants et toujours plus grands dans ce domaine, et il convient d'adresser au Directeur général et à son personnel les félicitations les plus vives. Ces problèmes et les programmes qui les concernent nécessitent cependant une approche dynamique permanente, et notre vigilance ne doit se relâcher à aucun moment. C'est pourquoi la délégation grecque ne saurait trop insister sur la nécessité pour l'OMS d'établir le plus rapidement possible des critères et indices relatifs aux divers polluants de l'environnement, Fondés sur l'expérience et les connaissances présentes, ces critères et indices répondent à un urgent besoin, notamment pour les pays qui, comme la Grèce, traversent une phase rapide d'industrialisation et d'urbanisation et ne sauraient attendre que des enquêtes ou des recherches apportent une solution complète et définitive aux problèmes que posent les diverses formes de pollution, individuellement ou par leur combinaison. Ces critères et indices aideront chaque pays intéressé à établir des normes nationales ou régionales, adaptées aux conditions et aux besoins locaux, en leur permettant d'éviter ainsi une dégradation de l'environnement au détriment de la santé et du bien -être de l'homme. Nous approuvons pleinement les travaux exécutés dans la Région européenne et sommes heureux de constater qu'il a été possible d'accélérer l'exécution du programme à long terme de lutte contre la pollution du milieu. Nous saisissons cette occasion pour remercier le Bureau régional OMS de l'Europe, dirigé par le Dr Kaprio, qui nous a offert son assistance en qualité d'agent d'exécution d'un pré -projet du PNUD relatif à un programme de lutte contre la pollution du milieu dans la zone métropolitaine d'Athènes. Le Gouvernement grec, en accordant une haute priorité à ce programme, fonde de grandes espérances sur ses résultats, et souhaite qu'il soit mis à exécution en temps voulu. Comme nous l'avons déjà dit au sujet des critères et indices relatifs à la pollution, le facteur temps est :

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capital pour la Grèce, dont le développement industriel s'intensifie rapidement. Pour obtenir les résultats escomptés, il est indispensable d'agir sans délai. Notre objectif est non seulement de mettre sur pied un programme complet de lutte contre la pollution dans la zone métropolitaine d'Athènes, mais également d'en faire un projet pilote qui aidera à résoudre les problèmes semblables qui se posent dans d'autres régions de Grèce. On notera avec intérêt que mon gouvernement apporte une contribution d'environ quatre millions de dollars à ce programme, qui reçoit un peu plus d'un million du PNUD. Le Gouvernement grec souhaiterait vivement que l'on puisse coordonner ce programme national et le programme inter -pays de lutte contre la pollution dans la Région européenne, pour le plus grand profit de tous les intéressés. Dans les prochaines années, mon gouvernement aura pour objectif principal de promouvoir les activités de santé publique, grâce à l'exécution d'un programme précis et intégré d'action sociale. Les crédits alloués ces dernières années pour les dépenses de santé ont augmenté. On note également une augmentation très nette du revenu national par habitant et du taux de croissance économique. Permettez -moi, Monsieur le Président, de mentionner brièvement quelques -unes de nos récentes réalisations. Grâce à un programme intensif de vaccination, la diphtérie, la poliomyélite et d'autres maladies transmissibles ont été éradiquées. Aucune maladie quarantenaire n'a été enregistrée grâce à l'application du Règlement sanitaire international et au renforcement de la surveillance épidémiologique. Les services de santé ont été restructurés et de nouveaux programmes lancés contre les maladies cardio- vasculaires et dégénératives, ainsi qu'en hygiène du milieu. En ce qui concerne les soins médicaux, et afin d'améliorer les prestations offertes à l'échelon régional, nous avons élaboré des plans pour la construction de six services médicaux modernes disposant de six cents lits, et des crédits ont été ouverts à cet effet. Entre -temps, et en dehors d'Athènes et de Salonique où il existe déjà deux écoles de médecine, quatre cliniques universitaires fonctionneront à la fin de cette année dans les quatre hôpitaux régionaux d'Etat. Au chapitre des réalisations, citons aussi l'ouverture du nouveau centre ophtalmologique doté de 220 lits et d'un matériel moderne, ainsi que d'un personnel professionnel et infirmier hautement qualifié. Ce centre sera utilisé également pour des travaux de recherche et nous espérons que son niveau rejoindra celui des autres centres scientifiques de renommée mondiale. Depuis février dernier, il existe dans la région d'Athènes un nouvel hôpital pour les urgences, qui fonctionne de manière satisfaisante 24 heures sur 24. La législation en vigueur a été modifiée afin qu'il soit possible d'augmenter les traitements du personnel médical et infirmier et, pour la première fois en Grèce, les médecins qui suivent une formation spécialisée reçoivent eux aussi un traitement. Monsieur le Président, il conviendrait que l'OMS fasse savoir dans le monde entier que l'homme est l'objet et la mesure de tout progrès réel. L'OMS se doit d'accomplir sa mission fondamentale, qui est de protéger la vie humaine sous toutes ses formes. Pour terminer, Monsieur le Président, nous joignons nos voeux à ceux qui ont déjà été exprimés pour une heureuse issue des travaux de la présente Assemblée; permettez -moi également d'exprimer mes remerciements au Directeur général pour la tâche extrêmement utile qu'il a accomplie au service de l'OMS; nous lui adressons nos voeux de santé et de bonheur qu'il a si justement mérités après tant d'années passées au service de notre organisation, où il a si magistralement donné la mesure de ses talents de diplomate, de technicien et d'administrateur. Je suis persuadée que l'humanité peut encore attendre de lui de nouvelles et importantes contributions à sa cause. Le-PRESIDENT PAR INTERIM délégué de la Hongrie. :

Merci, Docteur Violakis. Je donne maintenant la parole à l'honorable

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, permettez -moi d'abord Le Professeur FARADI (Hongrie) de féliciter, au nom de la délégation hongroise, Mme le Président ainsi que vous -même de votre élection et de présenter aussi mes félicitations aux autres membres du présidium. J'ai aussi l'honneur de saluer le Dr Candau, Directeur général, et ses collaborateurs, toute l'assistance, les nouveaux Membres de notre organisation, notamment la délégation de la République Démocratique Allemande. Nous constatons avec plaisir que les représentants de la République populaire de Chine sont présents et nous espérons que la République populaire démocratique de Corée deviendra Membre de l'OMS pendant cette assemblée. J'espère que les travaux de notre conférence seront couronnés de succès. Notre organisation célèbre le vingt- cinquième anniversaire de sa fondation. Dans la Constitution établie en 1948, l'objectif principal de l'Organisation mondiale de la Santé fut formulé comme suit : "Amener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé possible." De quoi dépend actuellement le développement de la santé d'un pays ? Du niveau politique, économique, social et culturel du pays. Cela vaut aussi pour la santé mondiale. Or le monde a beaucoup changé dans les vingt -cinq années passées. La plupart des colonies, qui formaient la moitié environ de l'humanité, ont été libérées; les pays en voie de développement ont été établis et la construction du socialisme est en cours dans un tiers du monde. La santé mondiale s'est également beaucoup développée dans les vingt -cinq années passées, processus dans lequel l'Organisation mondiale de la Santé a joué un rôle prépondérant. Nous sommes convaincus qu'autant que l'Organisation mondiale de la Santé peut répondre au principe de l'universalité, autant elle va réaliser ses objectifs magnanimes. Le développement ultérieur de la santé internationale, la solution des problèmes sanitaires du monde seront sans doute facilités par l'apaisement relatif des tensions internationales. Les liaisons politiques, économiques, culturelles :

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et sanitaires entre les pays et peuples vivant dans des systèmes sociaux différents se multiplient et cela aussi favorise la coopération internationale sanitaire et médicale. A notre avis, le Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1972 et sur les objectifs futurs est excellent et très intéressant. Dans les quelques années passées, des millions d'hommes réfléchis et responsables se sont avisés du fait que la révolution scientifique et technique peut faciliter dans une mesure appréciable le progrès de l'humanité; cependant, elle représente une intervention dans le système compliqué d'équilibre établi dans notre terre; ainsi la flore et la faune de la terre ferme et des eaux, ensemble avec l'homme, peuvent se trouver menacés. Les organes sociaux et gouvernementaux du monde entier ont jugé la conservation et le rétablissement de l'équilibre de l'ambiance humaine un des objectifs primaires. Le système nerveux humain sera -t -il capable d'une adaptation aux conditions de l'ambiance, qui s'écartent progressivement des conditions naturelles, et aux charges correspondantes ? Ce problème nous occupe de manière continue. Evidemment, l'urbanisation, l'existence trépidante et pleine d'excitations, la décomposition de l'ancienne grande famille en unités plus petites entraînent des effets nuisibles nerveux et psychiques. D'après la révélation scientifique des lois du développement de la société humaine, d'après le développement de la neurobiologie, de la psychologie et de la sociologie - dans l'hypothèse d'un développement social sain - l'homme peut supporter des variations de son ambiance beaucoup plus radicales que celles qui se sont produites jusqu'ici. Les dangers d'une contamination menaçante du sol, de l'eau et de l'air sont suffisamment connus. Une analyse approfondie a démontré qu'aucun des dangers aujourd'hui connus que court la biosphère n'est inévitable, y compris les quantités en augmentation de déchets. La situation exposée de l'ambiance humaine est un problème commun de toute l'humanité, même si elle peut varier localement. Le service médical est incapable de résoudre seul les problèmes venant de la rupture de l'équilibre entre l'homme et son ambiance. D'après le Dr Candau, la solution de ces maladies d'origine socio- économique exige une étroite collaboration entre le travailleur sanitaire et l'économiste. D'après les recherches de l'OMS, les facteurs qui empêchent une solution des problèmes de l'ambiance sont les suivants l'insuffisance du financement interne, le manque d'employés professionnels, l'administration peu convenable, l'insuffisance du financement externe, l'organisation financière incorrecte, la production lente de matériel sur place et l'appareil légal inadapté. L'OMS ne se charge que de la coordination des tâches, de la collecte et de la transmission de données internationales et de l'établissement d'un système de contrôle des contaminations nuisibles. Monsieur le Président, nous désirons faire mention de notre opinion que la coordination des recherches dans les domaines de la santé publique et des sciences médicales rentre aussi dans les objectifs primaires de l'OMS. On doit examiner si l'organe présent qui s'occupe des recherches est convenable, si les aspects de principe des recherches dirigées par l'Organisation sont satisfaisants, par exemple par rapport au rang des tâches de recherche, à la sélection de priorités, etc. La méthodologie d'évaluation des programmes aussi demande des efforts ultérieurs. En ce qui concerne le budget de l'OMS, à l'avis de la délégation hongroise, l'accroissement annuel ne doit pas dépasser les 5 %. A notre avis, les frais de l'appareil prédominent relativement sur les frais de l'exécution du programme, Je pense que c'est une des causes primaires de l'accroissement du budget. A notre connaissance, on procède depuis quelques années à une révision de l'organisation administrative de l'OMS. Il serait désirable d'obtenir quelques informations à ce sujet. Nous répétons encore une fois qu'on peut savoir très peu de l'exécution de certains des programmes successivement acceptés par l'Organisation mondiale de la Santé et de l'efficacité de leur exécution. Nous désirons souligner que, pour la délégation hongroise, l'Organisation mondiale de la Santé, à cause de son objectif, représente l'organisation internationale la plus humaine. C'est pourquoi nous désirons appuyer ses efforts autant qu'il nous est possible au point de vue moral, professionnel et économique. Notre objectif comprend le soutien de l'Organisation mondiale de la Santé et l'amélioration continue de la santé du monde. C'est le but que nous avons visé en faisant nos remarques critiques. :

Le PRESIDENT PAR INTERIM délégué de la Jordanie.

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Merci, Professeur Faradi. Maintenant la parole est à l'honorable

Le Dr AKASHEH (Jordanie) (traduction de l'anglais) Monsieur le Vice -Président, Monsieur le Directeur général, Messieurs les délégués, Mesdames, Messieurs, permettez -moi de vous saluer au nom de S. M. le roi Hussein et de transmettre les félicitations de mon Souverain à l'Organisation mondiale de la Santé à l'occasion de son vingt- cinquième anniversaire. Je désire adresser également mes sincères félicitations à notre nouveau Président, ainsi qu'aux Vice -Présidents et aux autres membres du bureau. Qu'il me soit permis aussi de remercier le Dr Candau, Directeur général, pour les services qu'il rend à L'Organisation depuis de longues années. Monsieur le Président, vingt -cinq ans se sont écoulés depuis la création de l'Organisation mondiale de la Santé, et il y a vingt -cinq ans aussi qu'a débuté une tragédie humaine qui n'a pas encore pris fin. C'est du peuple de Palestine que je veux parler, ce peuple qui a été chassé de son pays en 1948, qui a été abandonné au désarroi et à la misère, tandis que ses maisons et ses terres Je n'aurai garde non plus étaient occupées par des étrangers venus de tous les. coins du monde. d'oublier une tragédie plus récente, provoquée par l'agression israélienne de 1967 sur la rive :

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occidentale du Jourdain. Des milliers d'habitants, chassés sur l'autre rive, vivent présentement dans des conditions inhumaines. Monsieur le Président, nous sommes des médecins. Notre tâche est de guérir les maladies, de lutter contre la maladie et de soulager les souffrances humaines. Nous administrons des médicaments pour tuer un virus ou un microbe et guérir des affections, mais il est une maladie contre laquelle aucun remède n'a été trouvé, celle dont souffre une personne qui a perdu sa dignité, sa terre, qui a été humiliée, chassée de son propre pays. Ce dont elle a besoin, ce n'est pas de médicaments, de nourriture ou de vêtements, ni même de promesses; elle veut simplement qu'on lui rende la terre dont elle a été spoliée. L'Organisation mondiale de la Santé est une institution humanitaire et je vous invite à tendre une main secourable afin d'alléger les souffrances du peuple palestinien. Les autorités israéliennes ont recours à la torture physique et mentale pour obliger les Arabes des territoires occupés à quitter leur terre. Elles projettent d'utiliser à leur profit les villes arabes, et notamment Jérusalem, la Cité de la paix, la Ville sainte de tous les croyants. Forts de leur droit de conquête, les Israéliens commencent à acquérir par tous les moyens les terres arabes et à substituer leurs services, et notamment les services médicaux, à ceux qui se trouvaient jusqu'ici en mains arabes, mesure qui constitue un pas de plus vers l'annexion de la Jérusalem arabe à la Jérusalem juive, au mépris de la résolution 242 des Nations Unies et des nombreuses résolutions du Conseil de Sécurité. Ma délégation parlera plus en détail de cette question devant la Commission compétente. Monsieur le Président, la Jordanie tonnait un progrès économique et social satisfaisant qui est l'aboutissement d'une planification bien conçue. Malheureusement, à la suite de l'agression de 1967, le développement de la Jordanie a marqué un certain temps d'arrêt. La rive occidentale du Jourdain a été perdue; il a fallu mettre un terme à de nombreux projets industriels et agricoles; mon pays a dû faire face à un nouvel afflux de 400 000 personnes déplacées et leur assurer logement et nourriture. Monsieur le Président, en notre qualité de médecins, nous savons qu'un organisme coupé en deux est incapable de survivre. Tel est pourtant le cas de mon pays, mais en dépit de cette situation démoralisante, la Jordanie a survécu à ce choc terrible, elle a su faire face comme il convenait à l'urgence de cette situation nouvelle en reprenant sa marche vers le progrès, avec la ferme intention de guérir son corps meurtri. Les autorités publiques et le secteur privé travaillent de concert sous la direction éclairée de S. M. le roi Hussein. C'est ainsi que nous avons élaboré un plan de développement triennal dont l'exécution a commencé cette année. L'élément santé fait partie intégrante de ce plan. Notre politique sanitaire vise essentiellement les objectifs suivants en premier lieu, offrir à la population aux moindres frais des services médicaux et sanitaires de la qualité la plus élevée possible en utilisant à cet effet les meilleures méthodes disponibles; en deuxième lieu, améliorer les prestations offertes grâce à une gestion avisée conçue selon des principes modernes et en utilisant divers moyens d'éducation et de formation professionnelles; en troisième lieu, coordonner les activités de différents organismes de santé (Ministère de la Santé, municipalités, secteur privé et autres) afin de prévenir les doubles emplois, tout en améliorant les services de santé et en obtenant une meilleure couverture des régions urbaines, rurales et nomades; en quatrième lieu, moderniser les normes techniques grâce à diverses méthodes de formation professionnelle, en faisant pleinement appel au programme de bourses d'études de l'Organisation mondiale de la Santé; en cinquième lieu, installer un réseau de centres de santé maternelle et infantile et de centre médicaux sur l'ensemble du territoire; en sixième lieu, poursuivre la campagne de vaccination de masse contre la tuberculose, en môme temps qu'entreprendre une nouvelle enquête parmi les populations bédouines; et, enfin, en septième lieu, poursuivre la campagne de lutte antipaludique. Monsieur le Président, permettez -moi, avant de conclure, de rendre honmage à notre organisation pour son efficacité et pour les efforts inlassables déployés par son Directeur général et son personnel dévoué, et de remercier tout spécialement notre Directeur régional, le Dr Taba et ses collaborateurs. J'espère que notre organisation, au cours de la décennie qui s'ouvre aujourd'hui, poursuivra sa tâche dans le môme esprit et aidera à soulager les maux de l'humanité afin que celle -ci puisse jouir d'une santé meilleure et de conditions de vie plus favorables. :

Le PRÉSIDENT PAR INTERIM délégué du Gabon. :

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Merci, Docteur Akasheh. Maintenant la parole est à l'honorable

M. ESSIMENGANE (Gabon) Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, Messieurs les délégués, comme l'ont fait avant moi les orateurs qui m'ont précédé, vous me permettrez de présenter, au nom de mon gouvernement et de la délégation que je dirige, mes félicitations à Mme le Président pour sa brillante élection à la présidence de la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Mes félicitations vont également aux Vice -Présidents qui vont avoir la lourde responsabilité de l'aider dans l'accomplissement de sa tâche. L'étude du Rapport annuel du Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé m'a inspiré quelques réflexions que je vais devoir soumettre à votre appréciation. Il m'a paru en effet opportun de mettre l'accent sur certains aspects de la santé en Afrique et au Gabon en particulier. Le temps n'est pas si loin où nous assistions, atterrés, à des morts inexpliquées; l'on parlait alors de l'esprit du mal, du mauvais sort, de la vengeance des ennemis supposés et que sais -je

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encore. Cette attitude était le reflet de notre ignorance et de notre impuissance à poser un diagnostic précis. Des progrès énormes ont été accomplis certes, notamment par l'apport d'un plus grand nombre de médecins; cependant, il est évident que nous sommes encore loin, dans nos pays, de la situation des hôpitaux, mame moyens,des pays industrialisés. En outre, le peu de personnel médical dont nous disposons, parce qu'il a été formé dans des pays aux besoins et aux structures différents des nôtes, n'a pas été tout à fait préparé aux tâches journalières qui lui incombent. Il importe donc de veiller à ce que la formation de notre personnel soit adaptée à notre situation sanitaire particulière. D'où la nécessité de créer des écoles de formation locale, comme l'indiquait avec insistance le Dr Candau, il y a deux jours, lors de la célébration du vingt -cinquième anniversaire de notre organisation. C'est pour répondre à cette nécessité que le Gouvernement gabonais a entrepris la création à Libreville d'une faculté de médecine à vocation régionale et dont les structures et les programmes tiennent le plus grand compte des recommandations de l'OMS. Je voudrais exprimer ici, au nom de mon gouvernement, le voeu que l'aide appréciable que l'OMS a déjà apportée au Gabon en matière de formation de personnel médico- sanitaire soit non seulement maintenue, mais accrue, pour la réalisation de cet énorme projet. Au problème de l'effectif médical nettement insuffisant en nombre et en qualité vient s'ajouter la cruelle constatation du manque de matériel de diagnostic. "A diagnostic précis, traitement efficace ". Ce diagnostic, comme nous venons de le voir, nous ne sommes jamais sûrs de le maîtriser; et quand cela est, le traitement est le plus souvent des plus timides parce que très incomplet, car là aussi il faut des moyens financiers pour se doter d'un arsenal thérapeutique important. Une des conséquences de cet état de choses, et non des moindres, est que nous soyons encore trop souvent obligés de laisser partir le malade, qui se prête alors aux manipu -, lations empiriques de la thérapeutique indigène. Au moment où un très grand effort est demandé aux populations pour qu'elles s'arrachent à ces croyances qui, par certains côtés, n'encouragent nullement l'élévation de la personne humaine, le drame des médecins exerçant dans nos pays est d'admettre ainsi sans équivoque leur impuissance. Bien qu'il soit admis qu'en matière de santé dans nos pays la primauté doit être accordée à la prévention, il faut admettre tout de même que le développement de la médecine préventive et de l'éducation sanitaire ne pourra s'envisager qu'à partir d'une action dans le domaine de la médecine curative, qui correspond aux seuls besoins ressentis et exprimés par la population. Actuellement, la protection médicale s'exerce de telle sorte que les populations se trouvent séparées en trois tranches. La première, très privilégiée, habite les grands centres et leurs environs immédiats; elle bénéficie d'un établissement hospitalier assez équipé, dirigé par un ou plusieurs médecins. La deuxième, moins privilégiée, habite le village et ses environs immédiats; un dispensaire y est implanté; il est tenu par un agent de la santé et plus ou moins contrôlé par un médecin. La troisième, enfin, habite loin des centres et des dispensaires; elle multiplier les est contrôlée par des équipes itinérantes. L'objectif final est donc très clair groupes privilégiés jusqu'à ce qu'ils représentent la totalité des populations. Mais cet objectif, s'il est clair, est difficile à atteindre. Il est certain que la réussite de l'action préventive dépend de l'efficacité de la médecine curative. L'attitude des populations, mesurant l'efficience des services de santé au rayonnement de l'action curative de ces services, constitue évidemment un obstacle supplémentaire dont il faut tenir compte. La médecine.de masse est davantage une affaire d'esprit. D'abord, par ce que le médecin doit apporter; c'est par son activité, sa foi, que nous obtiendrons des résultats incontestables dans ce domaine de la santé publique. Ensuite, il faut que l'individu, malade ou non, accepte la contrainte sanitaire, et il devra toujours éviter de rechercher le spectaculaire et l'immédiat. Il est souvent question ces derniers temps de la fuite des cerveaux et de l'insuffisance du personnel médico- sanitaire. Le problème des médecins et autres travailleurs supérieurs est un problème complexe. Je ne m'y étendrai pas; mais, pour ceux -là comme pour le personnel infirmier, plus que de la technicité peut -être, nous devrions nous préoccuper de la nécessité de ne faire appel, au moyen d'une sélection rigoureuse, qu'à des personnes motivées. L'éducation sanitaire ne doit pas être ce que nous, responsables de la santé, voulons qu'elle soit. Prenons la peine, au contraire, de descendre jusqu'au niveau des villageois, répondant ainsi à leur attente. Autrement dit, la planification, ici comme dans bien d'autres domaines d'ailleurs, doit partir de la base. Dans nos populations fortement imprégnées de rites et d'habitudes, des transformations brutales feraient plus de mal que de bien. Je ne voudrais pas terminer ce bref exposé, Monsieur le Président, sans évoquer deux autres ordres de difficultés rencontrées par le département dont j'ai la charge. La première a trait à la planification de nos programmes d'action sanitaire. Cette planification, pourtant si indispensable, est rendue difficile chez nous par manque de personnel qualifié en ce domaine et aussi par la nécessité de résoudre certains problèmes urgents et imprévus qui viennent constamment bouleverser nos prévisions. La deuxième difficulté que je voudrais évoquer concerne le développement de centres de santé de base dont nous avons tous saisi maintenant l'importance. Dans un pays comme le Gabon où la population est très dispersée et l'infrastructure routière très insuffisante, de tels centres de santé s'avèrent coûteux à réaliser et difficiles à animer, les personnels formés à cet effet ne résistant guère à l'attrait de la ville. :

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Le Gouvernement a entrepris une vaste opération de regroupement des populations au sein d'entités villageoises viables. Mais je dois dire tout haut ici qu'une telle opération n'a de chance de réussir sur le plan sanitaire que si elle s'inscrit dans un contexte général de développement rural et communautaire. Enfin, je saisis l'occasion qui m'est offerte pour dire combien, au Gabon, nous apprécions l'aide que nous apporte l'Organisation mondiale de la Santé. Son expérience et l'étendue des domaines traités constituent un gage de réussite, même si cela doit se faire attendre. Plusieurs projets sont en cours au Gabon la formation de personnel médico- sanitaire, les services de santé de base centrés sur le bien -être de la mère et de l'enfant, un vaste programme d'hygiène du milieu, etc. L'Afrique, décidément, a le triste privilège de devoir en même temps faire face à ses maladies traditionnelles - lèpre, trypanosomiase, etc. - et aux maladies dites de la civilisation - cancer, troubles mentaux, alcoolisme... Lutter contre tout cela est au- dessus des moyens que peuvent fournir nos Etats. C'est pour cela que nous ne nous lasserons jamais de faire appel à l'aide internationale. En cette année d'anniversaire, il est bon de rappeler que l'aide ainsi fournie est humanitaire. Elle sert à secourir l'homme dans toute sa valeur morale; de plus, cette aide contribue à la sauvegarde de la santé du monde. A l'époque des supersoniques, des voyages en groupe, qui dit que celui qui donne ne reçoit pas en retour le triple de ce qu'il a donné ? Je terminerai ce bref exposé en remerciant le Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé et son équipe pour nous avoir produit un Rapport concis, complet, reflétant ainsi la préoccupation journalière des responsables de la santé de tous nos pays. :

Le PRESIDENT PAR INTERIM Merci, Monsieur Essimengane. Maintenant, la parole est au Dr Onyonka, Ministre de la Santé du Kenya. :

Le Dr ONYONKA (Kenya) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, je voudrais, au nom de ma délégation, m'associer aux félicitations que les chefs des autres délégations ont présentées au Professeur Sulianti Saroso pour son élection à la présidence de la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé. La responsabilité que Mme Sulianti Saroso a ainsi acceptée est lourde, mais nous sommes persuadés que grâce à sa longue expérience et à sa grande sagesse les débats de notre assemblée nous permettront de progresser vers les nobles objectifs que nous nous sommes fixés promouvoir la santé et le bien -être de l'humanité. Puis -je également saisir cette occasion de féliciter les Vice -Présidents et les Présidents des diverses commissions dont le concours est indispensable pour assurer le bon déroulement de l'Assemblée. En ma qualité de Ministre de la Santé et de chef de la délégation de la République du Kenya, je voudrais dire combien nous apprécions la fructueuse collaboration qui s'est établie entre l'Organisation mondiale de la Santé et notre pays. Je voudrais, comme les délégations qui m'ont précédé, rendre hommage au Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé, le Dr Candau, dont la clairvoyance et le zèle inlassable ont si largement contribué à favoriser la coopération internationale et à promouvoir la santé de tous les peuples. Je voudrais également rendre hommage au personnel de l'Organisation mondiale de la Santé qui constamment allie ses efforts aux nôtres et qui est toujours prêt à nous aider dans les zones rurales et dans les zones urbaines lorsque nos autorités sanitaires le lui demandent. Enfin, je voudrais remercier le Bureau régional de l'OMS à Brazzaville pour le soutien considérable que nous apportent le Directeur régional pour l'Afrique et ses excellents collaborateurs. Monsieur le Président, le Kenya consacre sans cesse davantage d'efforts et de ressources à l'amélioration des services de santé de base, notamment dans les zones rurales. Pour cette tâche, l'assistance que lui fournit l'OMS, en collaboration avec le PNUD et le FISE, sous forme de fonds, de fournitures et de services de personnel technique, lui est extrêmement précieuse. L'assistance directe aux projets a été maintenue dans divers domaines lutte contre les maladies transmissibles, formation de personnel sanitaire et développement des services de santé de base. La campagne d'éradication de la variole est maintenant parvenue à sa phase d'entretien. Aucun cas de variole n'a été signalé au cours des deux dernières années. La campagne antituberculeuse se déroule dans de bonnes conditions et la proportion d'enfants vaccinés, dans la tranche d'âge vulnérable, augmente constamment. Les bourses d'études qui nous ont été accordées dans diverses branches de la médecine se sont révélées extrêmement utiles pour le développement de nos services médicaux. Par ailleurs, notre gouvernement apprécie hautement l'assistance que nous recevons pour former des infirmières monitrices, des infirmières administratrices, des ingénieurs sanitaires et des assistants médicaux. Il convient de mentionner également l'aide que nous fournit l'OMS pour la préparation de médecins à la médecine des collectivités. L'OMS, le FISE et le PNUD continuent à soutenir le développement des services de santé de base, qui couvrent de nombreux domaines - lutte contre les maladies transmissibles et les maladies de carence, promotion de la santé maternelle et infantile et amélioration de l'hygiène du milieu ainsi que la mise en place d'un réseau de centres de santé judicieusement répartis. Dans un pays comme le nôtre, où de 80 à 90 % de la population vit en milieu rural, il est essentiel qu'une part importante des dépenses de santé soit consacrée à l'infrastructure sanitaire : : :

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des campagnes. C'est pourquoi le Kenya a mis sur pied ces dernières années un réseau de centres de santé et de dispensaires ruraux. Nous sommes en train de construire une douzaine de centres ruraux de formation; le personnel qu'ils formeront constituera un apport essentiel pour l'organisation des centres de santé et dispensaires ruraux du Kenya. L'assistance que nous avons reçue de l'OMS et d'autres organismes du système des Nations Unies comme le FISE et le PNUD nous a été extrêmement utile à cet égard. Depuis 1970, notre gouvernement accorde un rang de priorité élevé à l'assainissement. Je voudrais saisir cette occasion, Monsieur le Président, pour exprimer la gratitude du Gouvernement et du peuple du Kenya aux très nombreux pays, représentés ici, dont les délégués à l'Organisation des Nations Unies ont approuvé le choix de Nairobi comme siège du nouveau Secrétariat des Nations Unies pour l'Environnement. Nous sommes très honorés de ce choix et je tiens à donner à l'Assemblée l'assurance que notre gouvernement fera tout ce qui sera en son pouvoir pour permettre à cette institution nouvelle de s'organiser rapidement afin de mener à bien la très importante mission qui lui a été assignée. Nous espérons enfin, Monsieur le Président, que cette nouvelle institution et l'OMS collabolutter contre la maladie et la dégradation reront étroitement, car elles ont un objectif commun de l'environnement pour le bien de l'humanité tout entière. :

Le PRESIDENT PAR INTERIM Merci, Docteur Onyonka. Maintenant, la parole est au Docteur Jirón Vargas, Ministre de la Santé du Chili. :

Le Dr JIRON VARGAS (Chili) (traduction de l'espagnol) Monsieur le Vice -Président, mes premiers mots seront pour saluer l'entrée, si longtemps attendue, de la République populaire de Chine dans notre organisation. Nous sommes convaincus que sa participation à nos travaux sera extrêmement précieuse. De même, nous tenons à féliciter la République Démocratique Allemande de son admission, que notre gouvernement a souhaitée et soutenue. En raison de l'universalité de l'Organisation et de son caractère à la fois technique et humanitaire, nous estimons que les représentants légitimes de tous les peuples du monde doivent y être admis. C'est pourquoi nous sommes favorables à l'admission de la République populaire démocratique de Corée. Monsieur le Vice -Président, dans le Rapport qu'il a présenté à l'Assemblée le Directeur général a souligné qu'il existe une étroite corrélation entre la santé et les conditions sociales et économiques dans tous les pays. Nous partageons pleinement ce point de vue puisque nous concevons la santé comme un processus dialectique, biologique et social, résultant d'interactions entre l'individu et le milieu environnant, influencé lui même par l'évolution politique, économique, sociale et culturelle de la société. Le problème de la santé est un problème global, que seule une société planifiée peut résoudre de façon satisfaisante. Dans ce contexte général, le Chili présente les caractéristiques sociales et économiques propres aux pays du tiers monde. Ses difficultés sont celles des pays en voie de développement et c'est pourquoi, lorsque nous nous référons à la santé, nous devons considérer et analyser également les facteurs sociaux, économiques, culturels et politiques qui déterminent dans une large mesure notre situation sanitaire. Le Gouvernement du Chili a amorcé en novembre 1970 un processus révolutionnaire de transformation des structures économiques, sociales et politiques qui constitue la condition indispensable de notre accession à l'indépendance économique dans tous les domaines, notamment dans le domaine sanitaire. Le développement économique du Chili a été marqué par des expériences semblables à celles de beaucoup de pays du tiers monde. Des entreprises étrangères ont accaparé nos richesses essentielles, la terre, la banque, le commerce et l'industrie étant monopolisés par une poignée de gens. Le cuivre, le salpêtre et d'autres ressources naturelles sont passés aux mains des capitalistes étrangers. En deux décennies, les entreprises étrangères ont soutiré au pays sous forme de bénéfices ou de transferts divers plus de quatre milliards de dollars. A la fin des années 1960, l'industrie avait atteint un tel degré de concentration que son développement en était freiné. Il suffit d'indiquer qu'en 1966 dix gros actionnaires possédaient plus de 90 % du capital des 70 entreprises industrielles les plus importantes du pays. Depuis l'institution de la République, le régime foncier se caractérisait par une profonde injustice. A la fin des années 1960, 1,3 % des propriétaires détenaient 66,5 % des terres cultivables. Les grands propriétaires terriens s'appropriaient l'excédent de la production agricole et s'en servait pour spéculer dans les régions urbaines. Il en résultait un état de dénutrition de la population, une mortalité infantile élevée et un accroissement constant des importations de denrées alimentaires. Ce système économique,.injuste et inefficace, s'est maintenu grâce à un soutien technique et financier important de l'extérieur. Aussi la dette extérieure dépassait -elle quatre milliards de dollars, ce qui représentait une charge très lourde pour notre peuple. D'après les chiffres cités par les organismes internationaux, dans la plupart des pays d'Amérique latine, 35 % des recettes en monnaies fortes sont absorbées par le service de la dette extérieure. : -

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D'autre part, du fait de la répartition inégale des revenus, notre société n'avait de démocratie que le nom. En 1968, 2 % des ménages chiliens accaparaient 46 % du revenu national, contre 17 % à peine pour 60 % des familles. Nous avons ainsi passé en revue quelques -uns des principaux facteurs qui, jusqu'en 1970, déterminaient la situation sanitaire dans notre pays. Conscients du fait que, sans développement économique, sans participation populaire et sans indépendance nationale réelle, il n'existe pas véritablement de droit à la santé, à l'éducation ou à quoi que ce soit,notre gouvernement, notre peuple ont entrepris une révolution pour modifier profondément la société actuelle et ouvrir la voie au socialisme. En deux ans et demi, le Gouvernement d'Unité Populaire a obtenu dans cette voie d'excellents résultats 1) récupération de nos ressources naturelles, notamment par la nationalisation du cuivre, du salpêtre et du fer; 2) suppression du monopole industriel par la création du secteur de propriété sociale; 3) étatisation du secteur financier par la nationalisation des banques d'affaires nationales et étrangères et le contrôle du commerce extérieur; 4) suppression du système latifundiaire par l'application de la loi de réforme agraire; 5) redistribution du revenu les travailleurs disposent aujourd'hui d'environ 65 % du revenu national, contre 51 % en moyenne pour la période 19651970; 6) exercice de la pleine souveraineté dans les relations internationales, ce qui nous a conduits à élargir nos relations diplomatiques, économiques et culturelles en nous fondant sur les principes de l'autodétermination des peuples et de la non -intervention. Nous sommes fiers de proclamer que grâce à ces changements, le Chili a accédé à une plus grande indépendance, qu'il n'est plus à la remorque d'une nation quelconque et qu'il peut librement développer ses relations extérieures dans les domaines financier, commercial, technique et culturel. Pour ce qui est du domaine sanitaire, nous nous bornerons à mentionner quelques -unes des réalisations accomplies pendant la période 1971 -1972. Premièrement, le nombre des consultations médicales données par les services de santé a augmenté de 23 % par rapport à 1969 -1970, passant de 12 à 15 millions par an. Deuxièmement, une forte impulsion a été donnée aux activités visant à réduire la morbidité et la mortalité dues à des maladies transmissibles telles que la rougeole, la poliomyélite, les affections aigues de l'appareil respiratoire et les diarrhées infantiles. Troisièmement, à partir de 1971, quelque 47 millions de kilos de lait ont été distribués gratuitement chaque année aux enfants et aux mères dans le cadre du programme dit du "Demi -litre de lait ". Nous exprimons notre gratitude aux institutions internationales, telles que la Croix -Rouge internationale, qui nous ont prêté leur précieux concours pour cette vaste entreprise, dont le coût est d'environ 50 millions de dollars par an. Quatrièmement, pendant la même période, la participation de la population aux activités sanitaires s'est considérablement développée grâce à la création de conseils qui fonctionnent essentiellement au niveau périphérique. Cinquièmement, il s'ensuit que la mortalité infantile a sensiblement baissé en 1971 -1972 par rapport à 1969 -1970, le taux tombant de 79 pour 1000 naissances vivantes à 70 en 1972. Les résultats obtenus sont peu de chose si l'on considère la tâche à accomplir, et notre action est entravée par les multiples obstacles qui s'opposent aux transformations révolutionnaires dont le pays a besoin et qu'il réclame. Maintenant que le pouvoir traditionnel a été remplacé par le pouvoir des travailleurs, les forces conservatrices se déplacent et s'efforcent de maintenir leur domination sous de nouvelles formes en organisant une offensive concertée à la fois de l'intérieur et de l'extérieur du pays. De l'extérieur, elles ont orchestré, notamment par le biais des entreprises múltinationales, une campagne froidement préméditée d'embargo sur les exportations de cuivre et de divers autres produits chiliens; les crédits sont réduits; le commerce extérieur s'asphyxie et des pressions ont été exercées sur les directeurs des organismes internationaux de financement pour qu'ils refusent des crédits au Chili. Il faut que les institutions internationales méditent les répercussions profondes qu'a entraînées ces deux dernières années le refus de soutien financier au Chili alors que notre pays s'est précisément conformé à la stratégie internationale de développement patronnée par l'Organisation des Nations Unies, que le prix du cuivre a atteint son cours le plus bas et que les prix des denrées alimentaires ont subi au contraire des hausses vertigineuses. Môme si l'on fait abstraction des répercussions générales de ces restrictions sur notre développement économique, force est de constater qu'elles ont gravement fait obstacle à l'importation du matériel indispensable au développement de nos programmes sanitaires matières premières pour la fabrication des médicaments, équipement médical, moyens de transport, aliments pour enfants, etc, Monsieur le Vice -Président, Messieurs les délégués, nous avons voulu, du haut de cette tribune, vous exposer brièvement nos problèmes actuels. Nous sommes conscients des responsabilités de notre gouvernement et de notre peuple, mais nous avons aussi confiance en l'avenir de notre pays. : : :

Le PRESIDENT PAR INTERIM la Trinité -et- Tobago.

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Merci, Docteur Jirón Vargas. Maintenant la parole est à M. Taitt de

Permettez -moi, Monsieur le Vice M. TAITT (Trinité -et- Tobago) (traduction de l'anglais) Président, de vous présenter les félicitations que la délégation de la Trinité -et- Tobago adresse, à l'occasion de votre élection, à vous-même ainsi qu'à notre Président et aux autres Vice -Présidents. :

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Dans le Rapport extrêmement complet et si intéressant qu'il nous a présenté, le Directeur général a appelé notre attention sur de nombreuses réalisations de l'OMS ainsi que sur les difficultés et les obstacles rencontrés dans la lutte contre la maladie. Ainsi, il a relevé la victoire remportée par l'OMS contre la variole et, à l'opposé, les problèmes auxquels se heurte la lutte contre le paludisme et la fièvre jaune; il a insisté sur la nécessité de mettre en place un système de surveillance; il a mentionné l'accroissement presque universel de l'incidence de ce fléau millénaire que sont les maladies transmissibles et l'apparition d'une menace nouvelle l'abus des drogues. Il a souligné qu'il importait d'organiser des programmes suffisamment énergiques contre les maladies non transmissibles comme les troubles mentaux, le cancer et l'hypertension, de planifier les personnels de santé, et enfin de promouvoir la recherche en organisation sanitaire et une plus large participation de la population afin que les services de santé ne lui paraissent pas imposés par une autorité extérieure. Le fait qu'un petit pays comme le nôtre - qui compte environ un million d'habitants - trouve évoqués dans ce Rapport tant de points qui répondent à ses préoccupations nous renforce dans notre conviction que la santé a un caractère universel. En ce qui concerne les maladies transmissibles, par exemple, l'épidémie de poliomyélite que nous avons subie en 1972 nous a contraints de réviser notre programme de vaccination. Il est frappant de voir avec quelle rapidité l'intérêt du public pour une campagne diminue dès que l'épidémie régresse, à tel point que la proportion de notre population d'enfants de moins de cinq ans ayant subi le programme complet de vaccinations demeure insuffisante. Nous avons essayé d'y porter remède par les mesures suivantes a) nous remettons maintenant à chaque mère, qu'elle ait accouché á la maternité ou chez elle, un document la félicitant de la naissance de son bébé et lui rappelant les dates auxquelles elle doit le faire vacciner; b) nous exigeons la présentation d'un certificat de vaccination (contre la poliomyélite et contre la variole) pour l'admission dans un jardin d'enfants ou une école primaire. Nous nous félicitons des résultats véritablement remarquables obtenus dans la campagne mondiale d'éradication de la variole, mais nous pensons qu'il serait prématuré, dans un pays comme le nôtre, de renoncer.à la protection que confère la vaccination antivariolique. Le Directeur général a indiqué que la tuberculose reste au second rang des priorités dans quatre des six Régions de l'OMS, mais que la mise en oeuvre des programmes souffre du fait que l'on ne recourt pas suffisamment à la technologie existante. La Trinité -et- Tobago ayant eu le privilège de participer au séminaire OPS/OMS sur la tuberculose organisé à Bogota en 1972, nous avons décidé de réviser notre programme antituberculeux et de mettre l'accent sur la prévention grace à la vaccination précoce par le BCG, sur le dépistage précoce et, enfin, de rendre le traitement plus acceptable pour les malades, sur le traitement ambulatoire lorsqu'il est possible et sur l'intégration des services de traitement.dans les services de santé généraux. Il convient de mentionner deux faits récents qui sont importants pour la lutte contre la propagation des maladies transmissibles d'une part, la création d'un laboratoire de santé publique à la disposition des médecins pour des examens de diagnostic et de contrôle, d'autre part la mise sur pied d'un système de surveillance épidémiologique dans le cadre duquel les médecins de la santé publique et les médecins d'hôpitaux, servant de "sentinelles ", fournissent chaque semaine des renseignements sur la prévalence des maladies transmissibles dans leur région ou dans leur établissement; ces renseignements sont centralisés et des informations sur la tendance générale qui s'en dégage pour l'ensemble du pays sont communiquées à tous les participants, et le seront bientôt à tous les praticiens du pays. Le bon fonctionnement d °un tel système dépend de la qualité des statistiques recueillies et diffusées. C'est pourquoi un cours de formation destiné au personnel des catégories intermédiaires a été organisé sur place en 1972 sous le patronage conjoint de l'OMS et de l'OMS. Comme, beaucoup d'autres pays, nous avons enregistré une augmentation de l'incidence des maladies vénériennes, particulièrement chez les jeunes. Nous avons donc pris des mesures pour renforcer la lutte antivénérienne, augmenter le nombre des dépisteurs de contacts, améliorer l'information du public, développer les services de laboratoire et de traitement, notamment en créant des dispensaires pour les jeunes, et enfin obtenir la participation des praticiens privés. La pharmacodépendance est un autre phénomène psychosocial qui prend de plus en plus d'importance, notamment chez les adolescents. On accorde beaucoup d'attention aux moyens de combattre ce phénomène, car une approche maladroite risquerait d'entraîner un, désastre. La campagne que nous avons entreprise est essentiellement de caractère éducatif et des séminaires ont été organisés à l'intention du personnel de santé, des enseignants et des dirigeants des collectivités afin de les aider à mettre au point une action concertée et *à trouver pour leurs rapports avec les jeunes des attitudes appropriées et des moyens de communication plus efficaces. Notre programme de lutte contre les maladies chroniques porte essentiellement sur les troubles mentaux, le cancer, le diabète sucré et l'hypertension. Comme les difficultés de gestion d'un établissement important se trouvent encore accrues lorsqu'il s'agit d'un hôpital psychiatrique surchargé, une politique active de décongestion a été adoptée et les services psychiatriques des hôpitaux généraux jouent un rôle extrêmement utile en permettant de réduire le nombre des admissions à l'hôpital psychiatrique principal. On s'efforce en outre de mettre sur pied un programme de sectorisation de la psychiatrie afin que les soins puissent être dispensés dans la collectivité aux malades pour lesquels l'hospitalisation n'est pas nécessaire; on espère également réduire ainsi le nombre des réadmissions. : :

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Notre programme de lutte contre le cancer progresse maintenant de façon satisfaisante; grâce à un prêt très avantageux de l'Agence canadienne de Développement international, un service de cobaltothérapie sera mis en place au cours des prochaines semaines et nos malades bénéficieront ainsi des méthodes les plus modernes de traitement. A ce propos, il faut mentionner que le programme OPS /OMS de formation en cytologie, qui accueille des étudiants de tous les pays de la zone des Caralbes, arrive à la fin de sa deuxième année d'existence. L'incidence du diabète sucré est assez élevée dans notre pays (1,9 %), et dans ce domaine également on s'efforce de soulager les spécialistes du poids que constitue l'administration directe de grands établissements spécialisés en amenant les praticiens de médecine générale, les infirmières, les diététiciens et les malades eux -mêmes à participer à la lutte. L'imperfection des installations, l'insuffisance des fournitures et la pénurie de personnel figurent parmi les facteurs d'insatisfaction et de faible productivité dans le secteur sanitaire et contribuent à maintenir un cercle vicieux, dont l'aspect le plus grave est l'exode du personnel sanitaire. Des mesures ont été prises pour améliorer les installations et l'approvisionnement en fournitures, mais le développement des ressources en personnel, notamment dans certaines branches, ne suit pas les besoins de la collectivité. Ainsi nous manquons toujours de médecins administrateurs employés à temps plein dans nos grands hôpitaux et la pénurie de médecins de la santé publique demeure très sérieuse. Il semble que le moment soit venu de revoir la formation professionnelle traditionnelle et les fonctions de ces médecins afin de réduire l'importance accordée à tels aspects de l'hygiène du milieu qui peuvent être aisément confiés aux inspecteurs de la santé publique et épidémiologie, statistiques démographiques, adminisde mettre l'accent sur d'autres disciplines tration des soins médicaux, démographie, planification sanitaire et sociologie. Nous envisageons de demander au PNUD une assistance pour l'organisation d'un cours destiné à former les médecins de la santé publique qui nous font tant défaut. Entre -temps nous poursuivons une politique d'intégration des services de soins médicaux, notamment en ce qui concerne notre programme de santé maternelle et infantile et de planification familiale. De même que le Directeur général, dans l'introduction de son Rapport annuel, considère que le moment est venu de méditer sur les activités des vingt -cinq dernières années, les pays de la Région des Amériques, réunis à Santiago -du -Chili en 1972, ont estimé qu'ils devaient faire -le point de l'expérience passée et définir à la fois des objectifs et des stratégies pour les dix années à venir. En ce vingt -cinquième anniversaire de l'OMS, la Trinité -et- Tobago espère que la féconde coopération qui s'est instaurée avec l'Organisation se poursuivra pendant de nombreuses années. Nous tenons enfin à remercier le Dr Candau du dévouement et du zèle qu'il a mis au service de l'Organisation mondiale de la Santé. :

Le PRESIDENT PAR INTERIM a la parole.

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Merci, Monsieur Taitt. M. Moriba, Ministre de la Santé du Dahomey,

Monsieur le Président de séance, laissez -moi vous dire toute ma M. DJIBRIL MORIBA (Dahomey) fierté de vous voir à cette place; je vous prie de recevoir, ainsi que les autres Vice -Présidents, mes chaleureuses félicitations pour votre élection. Madame le Président de la Vingt -Sixième Assemblée, des voix plus autorisées que la mienne se sont déjà élevées pour vous féliciter à l'occasion de votre élection à la tête de cette assemblée. Permettez -moi cependant de me joindre à elles pour vous dire, au nom de la délégation dahoméenne, toute notre admiration pour la compétence et l'autorité avec lesquelles vous dirigez les débats. Permettez -moi aussi de vous assurer de notre entière et sincère collaboration pour la réussite des travaux de la Vingt -Sixième Assemblée et de vous souhaiter plein succès dans votre délicate tâche. C'est un insigne honneur et un grand plaisir pour moi de prendre la parole ce jour pour vous exprimer, Monsieur le Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé, au nom du Gouvernement militaire révolutionnaire et du peuple dahoméen, notre gratitude pour l'invitation que vous avez bien voulu nous adresser à l'occasion de la réunion de la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Monsieur Candau, vous nous permettrez aussi de vous féliciter pour la tâche que vous avez accomplie durant votre mandat et singulièrement pour toutes les activités que l'Organisation mondiale de la Santé a déployées au cours de l'année écoulée pour améliorer la santé de l'homme, contribuant ainsi à la sauvegarde de la paix du monde et à celle de la sécurité de l'humanité. Au Dahomey en particulier, l'Organisation mondiale de la Santé, grâce à vos collaborateurs dont le Professeur Alfred Quenum est l'éminent responsable pour notre Région africaine, a fourni 1) lutte contre les maladies transmissibles (variole, son assistance dans les domaines suivants projet 1801; schistosomiase, projet 3001; paludisme, projet inter -pays AFRO 2003; onchocercose, projet inter -pays AFRO 2201); 2) amélioration de l'hygiène du milieu par l'approvisionnement de certaines régions en eau potable (projet 3002); 3) développement des services de santé de base ainsi que des services de laboratoire de santé (projet 4001); 4) formation du personnel des sciences de la santé (projets 4401 et 6201). Les projets dont je viens de faire état ne concernent que mon pays, qui bénéficie par ailleurs d'autres projets inter -pays. Monsieur le Directeur général, après vingt années d'efforts, soit les quatre cinquièmes de l'existence de notre organisation, après vingt années d'efforts et de dévouement, dis -je, pour faire de notre organisation ce qu'elle est aujourd'hui, vous vous retirez. Souhaitons que : :

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cette retraite bien méritée vous soit heureuse. Monsieur le Directeur du Bureau régional de l'Afrique, de tous ces efforts que vous déployez pour le Dahomey, soyez vivement remercié. Madame le Président, Monsieur le Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé, honorables délégués, depuis le 26 octobre 1972, une aube nouvelle s'est levée sur le Dahomey; et dans la nouvelle marche que le peuple dahoméen a entreprise pour s'affirmer, le Président de la République, Chef du Gouvernement militaire révolutionnaire, le Lieutenant -Colonel Mathieu Kerekou que j'ai l'honneur de représenter ici, a défini notre politique sanitaire en ces termes "La nouvelle politique du Gouvernement dans le domaine de la santé doit porter essentiellement sur les masses populaires." C'est pourquoi il est urgent d'accorder la primauté à la médecine préventive sur la médecine curative, d'associer médecine moderne et médecine traditionnelle pour le bien -être de nos masses et d'instaurer un conseil national de la santé s'appuyant sur les masses de nos villes et de nos campagnes, chargé d'inspirer et de guider la politique de l'Etat en matière de santé publique. Voilà donc, Monsieur le Directeur général, honorables délégués, quelles sont les options que nous avons faites. Elles se résument en cette phrase "faire atteindre à nos populations un mieux -être dans des délais raisonnables grace à la médecine préventive et mettre les progrès de la santé à la portée de tous ". Mais vous savez, Monsieur le Directeur général, que nos moyens sont limités et c'est pour cela que nous adressons un pressant appel à votre successeur afin que l'assistance de l'Organisation mondiale de la Santé au Dahomey soit accrue et intéresse d'autres projets comme ceux -ci évaluation précise de nos données démographiques; mise en place du service de l'éducation sanitaire, du service du génie sanitaire et de toute l'infrastructure pouvant nous permettre l'enseignement de cette science qui est encore inexplorée dans nos régions; formation des cadres supérieurs et moyens des sciences de la santé. : :

Merci, Monsieur Moriba, du Dahomey. Maintenant la parole est à Le PRESIDENT PAR INTERIM l'honorable délégué de la Roumanie, le Dr Dona. :

Monsieur le Vice -Président, honorables délégués, Mesdames et Le Dr DONA (Roumanie) Messieurs, je considère comme un devoir d'honneur d'adresser, au nom de la délégation roumaine, à Mme le Président ainsi qu'aux Vice -Présidents de cette assemblée jubilaire les félicitations les plus sincères pour la tâche de haute responsabilité qui leur a été confiée et de leur souhaiter de tout coeur pleine réussite dans la conduite des travaux de la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé. En ce moment de bilan d'une activité féconde dans le domaine de la promotion de la santé dans le monde, je me permets de commencer par exprimer au Directeur général, le Dr Candau, et à ses éminents collaborateurs du Siège ainsi que du Bureau régional de l'Europe, et spécialement au Dr Leo Kaprio, notre profonde appréciation et nos plus sincères félicitations pour la haute compétence, la persévérance et la ténacité dont ils ont fait preuve dans la réalisation des décisions des Assemblées mondiales précédentes. Je voudrais souligner à cette occasion la haute appréciation dont jouit l'Organisation mondiale de la Santé en Roumanie, comme en témoigne d'ailleurs le message suivant du Président du Conseil d'ptat de la Roumanie, Nicolae Ceaupscu "La Roumanie participe activement aux activités de l'Organisation mondiale de la Santé et des autres organisations appartenant au système des Nations Unies. Elle le fait avec la conviction que ces organisations offrent un cadre de nature à stimuler la coopération et à renforcer la confiance réciproque, au bénéfice des Etats, tout en contribuant, en même temps, à l'instauration de relations d'un type nouveau :

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entre ceux -ci ".

Nous sommes très heureux de saluer parmi nous la présence de la délégation de la République populaire de Chine, le principe de l'universalité inscrit il y a vingt -cinq ans dans l'acte fondamental de l'Organisation prenant ainsi une consistance et des significations plus profondes. En même temps, nous nous réjouissons de l'accueil chaleureux de la République Démocratique Allemande dans notre assemblée, lors de la séance plénière du 8 mai, et nous espérons bien pouvoir très bientôt exprimer les mêmes sentiments lors de la discussion de la demande d'admission à notre organisation de la République populaire démocratique de Corée. Une revue rétrospective de la situation sanitaire dans le monde au cours des vingt -cinq dernières années nous montre que, dans tous les pays, se sont produites pendant cette période de profondes transformations de la situation socio- économique, des structures de la protection de la santé, de la tactique et de la stratégie des programmes de santé, et enfin du tableau général de la morbidité. L'offensive active contre certaines maladies transmissibles ayant un grand poids social et économique a pleinement contribué à les réduire de façon appréciable et même, dans de nombreuses zones du,globe, à les éradiquer. En ce sens, nous estimons que notre organisation doit continuer à apporter sa contribution par la concentration de tous les efforts et de toutes les ressources en vue de la consolidation des résultats enregistrés dans la lutte contre le paludisme, la tuberculose et la variole, ainsi que dans leur éradication. Le succès de ces programmes contribuera, en dégrevant les budgets nationaux, à créer la possibilité d'aborder des aspects nouveaux de la morbidité par maladies transmissibles. Nous pensons que notre organisation doit inscrire parmi

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ses préoccupations l'étude des conditions et des méthodes de travail pour ces nouveaux programmes, afin de pouvoir aider effectivement les Etats Membres lorsque les conditions générales de passage à la phase opérationnelle seront créées. Nous nous référons ici aux parasitoses largement répandues, à savoir la schistosomiase, la filariose, la trypanosomiase et surtout l'onchocercose. Les importantes transformations survenues dans le mode de vie et de travail, l'explosion technique et, par suite, les changements fondamentaux des processus de production, la concentration industrielle, le développement urbain, la modification des systèmes d'alimentation traditionnels, l'augmentation de la vitesse de circulation, etc., sont seulement quelques aspects de la civilisation actuelle qui entraînent d'importantes facilités dans la vie des collectivités mais qui engendrent en même temps des problèmes nouveaux pour la protection de la santé. L'industrialisation intensive, l'automatisation, l'introduction des processus chimiques en agriculture, l'exploitation des ressources sous -marines, conjointement avec des avantages socio- économiques, impliquent et produisent des perturbations profondes dans l'équilibre biologique, qui se reflètent directement dans la structure de l'état de santé. Le poids croissant des maladies psychiques, des maladies métaboliques, des collagénoses, de la maladie hypertensive, et peut être même l'explosion de la maladie cancéreuse sont quelques aspects qui illustrent mon propos. Pour cette raison, comme nous l'avons déjà mentionné dans notre intervention en marge du Rapport du Directeur général à la Vingt -Cinquième Assemblée, nous considérons que, pour prévenir une altération peut -être plus grave pour la santé des peuples, nous devons accorder une attention particulière à la recherche du rôle des facteurs nouveaux de l'environnement - physiques, chimiques, biologiques, psychologiques et sociaux - dans le cadre du système écologique humain. Nous constatons que de nombreux pays, parmi lesquels la Roumanie, où les processus d'industrialisation et d'urbanisation se déploient à une cadence accélérée, ont déjà accumulé une expérience remarquable qui pourrait, à l'aide et par l'intermédiaire des programmes de l'OMS, être développée dans le but d'élaborer des modèles d'investigation et d'action, afin qu'on puisse intervenir le plus précocement possible et prévenir les influences négatives qui peuvent agir dans le domaine de l'écologie humaine. Compte tenu de l'importance et de l'actualité de l'influence des facteurs nouveaux de l'environnement sur la santé, et surtout du rôle qu'ils jouent dans la prévision de l'état de santé dans le monde, il ne serait peut -être pas dépourvu d'intérêt de consacrer à l'avenir à ce problème une étude organique de l'Organisation. Nous apprécions particulièrement, cette fois encore, le réalisme et la justesse de l'orientation et du choix des thèses du Rapport du Directeur général. Nous voudrions toutefois spécialement souligner le rôle qui revient à l'Organisation d'aider les Etats Membres dans l'analyse, la sélection et l'échelonnement des problèmes de santé publique, selon l'ordre de priorité, et dans le choix des solutions les meilleures du point de vue coût /avantages et coût /efficience pour une plus longue perspective. On remarque dans tous les pays une augmentation incessante des sollicitations, et, partant, du coût des programmes de protection de la santé, qu'on ne peut que difficilement couvrir à l'aide des allocations budgétaires que les Etats peuvent réserver pour la santé. Il est donc nécessaire, sur la base de l'expérience accumulée pendant des années, des succès obtenus et des erreurs commises, de choisir les solutions les plus convenables et de les présenter aux Etats avec les modifications imposées par les conditions. Membres en tant que modèles adaptables, nationales. Nous nous référons en ce sens à la contribution de l'OMS - avec l'appui des Etats Membres - à l'organisation territoriale des services sanitaires dans leur enchaînement fonctionnel sur les échelons hiérarchiques, aux types et aux structures d'unités sanitaires, à la documentation qui est à la base des constructions sanitaires, aux normes directrices des dotations sanitaires, aux normes économiques concernant le personnel, aux lignes d'orientation pour la structure du personnel, à la structure et au fonctionnement des services médicaux intégrés,, aux modèles d'évaluation de l'efficacité des divers programmes, aux indices synthétiques d'appréciation de l'état de santé comparables à l'échelon mondial, etc. Nous sommes persuadés qu'un pareil apport serait d'une réelle utilité pour tous les Etats Membres et constituerait pour notre organisation une direction d'orientation de son activité, correspondant au rôle d'un forum mondial. Pour conclure, veuillez me permettre, Monsieur le Président, d'exprimer ici, devant cette assemblée, au nom du personnel roumain qui travaille dans le domaine sanitaire, notre haute appréciation de l'activité déployée par l'Organisation mondiale de la Santé depuis sa création. Les nombreuses manifestations qui ont eu lieu à l'occasion du jour anniversaire du 7 avril dans tous les quarante districts (départements et ville de Bucarest), dans toutes les unités sanitaires et dans les instituts d'enseignement et de recherche scientifique médicale de notre pays, ainsi que de nombreux articles parus dans la presse centrale et locale et des émissions de radio et de télévision, ont souligné de manière évidente l'inlassable activité de l'OMS et ses nombreux

succès obtenus pendant ce quart de siècle.

Merci, Docteur Dona. Maintenant j'invite le représentant du Le PRESIDENT PAR INTERIM Papua -Nouvelle- Guinée, le Dr Taureka, à prendre la parole. :

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Le Dr TAUREKA (Papua- Nouvelle- Guinée) (traduction de l'anglais) Monsieur le Vice -Président, Mesdames et Messieurs, avant de m'adresser à l'Assemblée je voudrais m'associer aux orateurs qui m'ont précédé pour féliciter le Professeur Julie Sulianti Saroso de son élection à cette haute charge qu'est la présidence de la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Je tiens également à féliciter les Vice -Présidents et les Présidents des commissions. Monsieur le Vice -Président, permettez -moi maintenant de remercier le Directeur général du Rapport très complet qu'il nous a présenté il y expose les succès qui ont été remportés dans bien des domaines et qui sont extrêmement encourageants mais il montre également que, dans d'autres domaines, les Etats Membres devront mieux concerter les efforts qu'ils déploient pour soulager l'humanité des souffrances que lui inflige la maladie. Le paludisme, la lèpre et les maladies vénériennes constituent au Papua- Nouvelle- Guinée des problèmes de santé publique importants. Bien que le pays soit délivré de la variole, des mesures de surveillance et de vaccination ont été entreprises le long de notre frontière commune avec l'Indonésie. Les résultats que nous avons obtenus jusqu'à présent dans le domaine de la planification sanitaire nationale et du développement des services de santé de base ont été extrêmement encourageants. Nous nous efforçons tout particulièrement de former du personnel sanitaire national afin de nous préparer à l'autonomie et à l'indépendance. La politique de notre gouvernement en matière de développement porte essentiellement sur les zones rurales, qui groupent 90 % de la population. Aussi le Ministère de la Santé publique se préoccupe -t -il spécialement de l'amélioration des services de santé ruraux. L'assistance de l'OMS au Papua- Nouvelle- Guinée comprend l'octroi de bourses permettant à des travailleurs sanitaires de faire des études et des stages à l'étranger; des services de consultants et de conseillers pour aider au développement rationnel des services de santé; un soutien à un certain nombre de projets spécialement choisis; l'attribution d'allocations à des travailleurs sanitaires pour leur permettre de participer à des séminaires et à des conférences dans divers pays; enfin, la fourniture de publications techniques et de services consultatifs. Cette assistance est essentiellement axée sur le perfectionnement professionnel des travailleurs sanitaires nationaux. L'OMS aide donc le Papua- Nouvelle -Guinée à progresser vers l'autonomie et l'indépendance en préparant le personnel national à assumer des postes de responsabilité dans tous les services médico- sanitaires. Sous peu, un de mes confrères et concitoyens sera nommé à la tête du Ministère de la. Santé publique. Je ne connais pas encore son nom, mais je sais que l'OMS a beaucoup contribué à assurer sa formation professionnelle. Monsieur le Vide -Président, je suis fier d'annoncer à cette.tribune que mon pays sera totalement indépendant à partir du mois de décembre prochain. Le Papua- Nouvelle- Guinée est, 'comme vous le savez, Membre associé de l'Organisation mondiale de la Santé et j'espère qu'une fois devenu indépendant il pourra être Membre à part entière. Nous aurons certainement besoin de l'appui de l'OMS au cours des années qui viennent, et je peux vous donner l'assurance que, pour sa part, le Papua- Nouvelle- Guinée mettra tout en oeuvre pour s'acquitter de ses obligations envers l'Organisation. Nous concevons la santé comme la résultante de facteurs physiques, mentaux et sociaux. Dans nos services de santé, nous donnons la priorité à la prévention des maladies, à la promotion de la santé, à la formation, des personnels sanitaires et à la recherche appliquée à la solution de problèmes de santé publique. Nous nous proposons d'intégrer complètement la planification sanitaire au plan national de développement et d'utiliser nos ressources limitées de manière à assurer le plus d'avantages possible au plus grand nombre. Nous espérons pouvoir prévenir tant certains des problèmes sanitaires qui se posent actuellement aux pays plus avancés, comme la pollution du milieu, que le problème de la surpopulation auxquels doivent maintenant faire face de nombreux pays en voie de développement. Le Papua- Nouvelle- Guinée et l'Organisation mondiale de la Santé ont donc le même objectif améliorer la santé des individus, des familles et des peuples. Sans l'appui de l'OMS, le Papua- Nouvelle- Guinée aurait peut -être pris une autre voie, ou bien il n'aurait pas progressé autant qu'il l'a fait sur le chemin qui conduit tous les membres de la collectivité nationale à un véritable état de santé. Comme je l'ai déjà dit, la dette de mon pays à l'égard de l'Organisation mondiale de la Santé est considérable et il est peu probable que nous puissions jamais nous en acquitter. Mais le PapuaNouvelle- Guinée accueillera volontiers des boursiers de l'OMS désireux d'acquérir une expérience professionnelle, et je crois que les travailleurs sanitáires des pays avancés pourraient tirer certains enseignements de l'étude des services sanitaires des nouvelles nations, dont beaucoup ont instauré la médecine communautaire et appliquent des systèmes de prestations qui restent chose théorique dans beaucoup de pays techniquement avancés. Avant de terminer, je voudrais dire combien notre gouvernement apprécie l'aide que lui apporte le Directeur régional pour le Pacifique occidental, le Dr Dy. Je voudrais également, au nom de la délégation du Papua- Nouvelle- Guinée, rendre hommage au Dr Candau qui va quitter son poste de Directeur général. Nous lui sommes, j'en suis sûr, tous très reconnaissants des excellents résultats que l'OMS a obtenus sous sa direction. Nous lui souhaitons une longue et heureuse retraite. Monsieur le Vice -Président, c'est pour moi un grand honneur que de représenter le Papua- NouvelleGuinée à cette vingt -sixième session de l'Assemblée mondiale de la Santé, à laquelle mon pays, en sa qualité de Membre associé, participe pour la première fois. Je suis venu ici pour apporter la :

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contribution de mon peuple à l'action entreprise pour renforcer l'Organisation mondiale de la Santé et améliorer la santé de tous les peuples. Le PRESIDENT PAR INTERIM délégué de la Mongolie. :

Merci, Docteur Taureka. Maintenant la parole est à l'honorable

Monsieur le Président, permettez -moi de vous Le Dr SHAADAI (Mongolie) (traduction du russe) féliciter de votre élection à la vice- présidence de la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Je tiens également à féliciter notre Président, le Professeur Sulianti Saroso, ainsi que les autres Vice -Présidents de l'Assemblée. Monsieur le Président, cette vingt- sixième session de l'Assemblée est différente des sessions antérieures pour plusieurs raisons. Premièrement, nous avons célébré cette année le vingt- cinquième anniversaire de l'OMS, assisté aux cérémonies qui ont marqué cet événement et entendu les éloges chaleureux adressés à l'OMS, à ses fondateurs et à ceux qui la dirigent. Deuxièmement, cette session se tient à la veille d'un événement important puisque notre Directeur général, le Dr Candau, qui préside magistralement depuis tant d'années aux destinées de l'Organisation, va bientôt passer le flambeau à un homme jeune et dynamique. en effet, nous Enfin, l'Organisation s'est encore rapprochée cette année de l'universalité avons accueilli parmi nous la République Démocratique Allemande après avoir injustement pendant de longues années remis notre décision à son sujet. Nous nous préparons également à discuter de l'admission de la République populaire démocratique de Corée. Nous espérons à cet égard que l'Assemblée prendra une décision favorable et que l'Organisation ne persistera plus sans motif à différer l'admission d'un Etat indépendant, qui compte plusieurs millions d'habitants et est doté de services de santé très avancés. Monsieur le Président, pour en venir au Rapport annuel, je tiens à féliciter tout d'abord le Directeur général qui nous a présenté un rapport à la fois complet et plein d'intérêt. Dans une introduction où sont évoqués nombre des problèmes qui nous concernent, le Dr Candau ne se contente pas de décrire les aspects pratiques de l'activité de l'OMS, mais formule aussi des considérations de caractère général sur la santé dt la maladie, la prévention et la thérapeutique, la médecine et les transformations sociales, les inégalités observées entre les différents pays en ce qui concerne l'utilisation des réalisations de la médecine, les principes et la structure des services de santé, etc. Chacune de ces questions mériterait bien entendu de faire l'objet de discussions approfondies au cours desquelles nous pourrions tous exprimer notre point de vue. Toutefois, comme cela est impéssible, je me contenterai de dire que les transformations sociales sont plus nécessaires que ce qu'il est courant d'appeler la médecine pure lorsqu'il s'agit de mettre en place un système national de prestations médico- sanitaires et d'offrir à la population les services médicaux dont elle a besoin. Là où il n'est pas possible de modifier radicalement toute l'organisation de l'Etat, il faut transformer le secteur de la santé publique en s'inspirant de principes progressistes étatisation des services de santé, gratuité des soins médicaux, développement de la prévention, etc. Je ne formule pas ici un simple point de vue personnel; j'exprime toute l'expérience de la Mongolie, nation naguère extrêmement arriérée, qui a vu son économie et ses services de santé se développer rapidement. Je tiens à souligner ici que seule la mise en place d'une infrastructure sanitaire appropriée permettra à chaque pays de résoudre ses problèmes de santé et de tirer profit de l'aide extérieure, bilatérale ou multilatérale, qui pourra lui être accordée. Certes, l'OMS peut fournir une aide précieuse dans tel ou tel secteur d'un service national de santé, mais il ne faudrait pas que les pays se reposent entièrement sur l'Organisation et cherchent à accrottre démesurément le montant de son budget de manière à obtenir une aide sans cesse plus grande. Nous estimons quant à nous que le taux d'accroissement du budget de l'OMS est beaucoup trop :

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élevé.

Monsieur le Président, j'aimerais maintenant parler de certaines questions mentionnées dans les divers chapitres du Rapport annuel. Comme les années précédentes, le Rapport fait une large place aux résultats des activités de lutte contre les maladies transmissibles, ce qui prouve à quel point ce problème préoccupe l'Organisation. Cependant, il est encourageant de noter que le Directeur général accorde chaque année une place toujours plus grande à la recherche dans différents domaines, et qu'il a même consacré deux chapitres distincts à la biologie des vecteurs et à l'immunologie. Tout en me félicitant de cette évolution, j'aimerais nénamoins demander au Directeur général d'intensifier encore ses efforts dans le domaine de la recherche, qui revêt une importance capitale à l'échelle du monde entier. Je pense notamment à la recherche biomédicale et plus particulièrement à la recherche. sur le cancer. Une grande partie du Rapport du Directeur général est consacrée aux différents programmes en cours dans les pays de chacune des Régions de l'OMS. Après avoir pris connaissance de cette partie du Rapport, je tiens à insister une fois de plus sur les efforts que déploient les Etats Membres pour assurer le succès des projets qu'ils exécutent en collaboration avec l'Organisation. Dans notre pays, seize projets différents progressent de façon satisfaisante. Nous avons obtenu des résultats remarquables grâce au concours de l'OMS, mais aussi parce que ces projets sont exécutés dans le

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cadre d'un plan d'action sanitaire, lequel fait à son tour partie intégrante du plan de développement national. Pour conclure, j'aimerais souligner que l'amélioration de la situation internationale nous offre à nous, travailleurs sanitaires, la possibilité de coopérer plus étroitement encore dans le domaine des sciences médicales, de la formation des personnels de santé, etc., et que de nouvelles perspectives sont ainsi offertes à l'OMS qui pourra désormais renforcer et coordonner plus efficacement cette coopération. Le PRESIDENT PAR INTERIM Je remercie l'honorable délégué de la Mongolie. Maintenant la parole est au Dr Carvajal, de l'Equateur. :

Le Dr CARVAJAL (Equateur) (traduction de l'espagnol) Monsieur le Vice -Président, j'aimerais d'abord vous féliciter et féliciter par votre intermédiaire le Professeur Julie Sulianti Saroso dont l'élection à la présidence de l'Assemblée mondiale de la Santé est des plus méritées. J'adresse aussi mes très sincères félicitations à la République populaire de Chine et à la République Démocratique Allemande à l'occasion de leur entrée dans notre organisation. Dans le domaine de la santé publique, l'Equateur a réalisé d'énormes progrès sur le plan administratif. C'est ainsi que, le 14 avril 1972, on a réorganisé la structure sanitaire du pays sur la base d'une centralisation des services de direction et d'une décentralisation des services d'exécution, la centralisation et la décentralisation étant envisagées à la fois du point de vue structurel, c'est -à -dire au niveau de la distribution des ressources entre services centraux et périphériques, et administratif, pour ce qui touche la prise des décisions. Il résulte de la centralisation administrative qu'un organe directeur unique régit presque toutes les activités sanitaires du pays; la décentralisation des services d'exécution, quant à elle, a permis d'accorder une plus grande attention au secteur intermédiaire, en l'occurrence la province qui est chez nous une circonscription sanitaire. Au cours de notre histoire, les systèmes sanitaires ont toujours été très centralisés et l'organe central n'a que très peu délégué ses pouvoirs; c'est pourquoi, à la fin de cette nouvelle année de travail, nous avons constaté avec plaisir que les mesures prises dans le domaine de la gestion administrative portaient leurs fruits en assurant dans chaque secteur une utilisation optimale des ressources humaines et autres. L'une de nos grandes préoccupations a été de réduire la morbidité et la mortalité maternelles et infantiles elle nous a conduit à intensifier tous les programmes entrepris au niveau national de manière à obtenir, dans l'ensemble du pays, une couverture de 40,2 %, cependant que se développaient les soins postnatals et le dépistage du cancer du col de l'utérus. En ce qui concerne les programmes d'épidémiologie, il convient de mentionner la campagne nationale de vaccination contre la poliomyélite qui a été étendue à 95 % de la population du pays, ainsi que les vaccinations antivarioliques et D.T.P. pour lesquelles on a atteint intégralement l'objectif fixé. Nous avons découvert 52 cas nouveaux de lèpre qui représentent 86 % du total des cas existants. En outre, 6 cas de peste ont été complètement maîtrisés. Dans le cas de l'encéphalomyélite, de la fièvre jaune et de la maladie de Chagas, nous maintenons une surveillance épidémiologique; dans la province de Guayas, la maladie de Chagas constitue du fait de ses progrès un danger imminent et je prie l'Organisation mondiale de la Santé de bien vouloir nous accorder l'aide technique et, si possible, économique nécessaire pour combattre cette épidémie. La rage représente un problème très particulier; en effet, sur les 72 examens de cervelles de chiens effectués dans la province de Guayas en juillet 1972, 37 ont été positifs, soit 51,4 %, tandis que sur 66 examens effectués le même mois à Guayaquil, 35 étaient positifs, soit 53 %. Cette situation nous a obligés à entreprendre dans la ville de Guayaquil une campagne de vaccination massive contre la rage au cours de laquelle 80 000 chiens ont été vaccinés ce qui correspond au chiffre prévu. A cette occasion, l'assistance technique et le matériel fournis par le Bureau sanitaire panaméricain ont été déterminants. Dans le domaine des soins infirmiers, les élèves infirmières ont reçu, en dehors de leur formation normale, une préparation à la pratique de la médecine rurale. Les programmes d'odontologie ont porté particulièrement sur la population rurale et scolaire; on a donné la priorité aux élèves des classes élémentaires en mettant davantage l'accent sur les soins dentaires. L'équipement des cliniques dentaires des centres sanitaires a été complété et, grâce à la collaboration de la faculté d'odontologie de l'université, des enquêtes épidémiologiques sur les problèmes d'hygiène buccale ont pu être entreprises et, dans de nombreux cas, achevées. On est parvenu à uniformiser les fiches dentaires et les systèmes d'archives de tous les services d'odontologie des provinces de l'Equateur. Dans le cadre des activités d'éducation sanitaire menées dans ce domaine, tous nos efforts ont visé à faire adopter à la population de bonnes habitudes d'hygiène buccale en ce qui concerne la prévention des caries dentaires; nous nous sommes attachés à promouvoir l'auto -application du fluor dans différents groupes d'âge, notamment chez les jeunes enfants. Des programmes d'odontologie rurale permettent de dispenser des soins à la population dans toutes les provinces; de même, le programme de médecine rurale a été élargi grâce à la création de 12 nouveaux centres secondaires. La construction d'un pavillon de pédiatrie et d'obstétrique de 30 lits a permis d'accroître les services de l'Hôpital León Becerra de Milagro, et ceux de l'Hôpital San Francisco de Tenguel : :

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ont été renforcés et restructurés. En se fondant sur le taux d'occupation observé, on a réduit à 80 le nombre des lits dans l'hôpital pour contagieux. Par ailleurs, des salles d'opération ont été installées dans les maternités de banlieue, un cours de formation en santé publique a été dispensé aux sages- femmes des provinces, on a réorganisé les services de consultation externe des hôpitaux dermatologiques pour lépreux et contagieux et, afin d'étendre les soins médicaux et les programmes sanitaires aux zones rurales, on a édicté une loi aux termes de laquelle tout médecin doit, à la sortie de l'université, faire un stage en milieu rural avant d'être autorisé à exercer, ce qui permettra d'assurer une couverture sanitaire dans les zones les plus reculées du pays. Dans la région orientale, la découverte et l'exploitation du pétrole sur une grande échelle a provoqué l'arrivée de milliers d'Equatoriens cette situation a créé des problèmes de santé publique qui exigent une solution immédiate. C'est pouquoi je demande à l'Organisation mondiale de la Santé de bien vouloir nous aider à mettre sur pied des programmes sanitaires dans cette région. Les analyses que nous avons faites ont établi de façon certaine la présence d'une radioactivité qui est due exclusivement aux essais nucléaires effectués dans l'océan Pacifique et que les vents ont amenée sur les côtes de l'Amérique du Sud. Nous prions instamment l'Assemblée de recommander qu'il soit mis fin à ces expériences, qui font peser une grave menace sur la santé des populations d'Amérique. Je tiens, avant de conclure, à féliciter le Dr Candau pour l'oeuvre remarquable qu'il a accomplie, pendant vingt ans, au service de la santé mondiale; il va nous quitter avec la satisfaction du devoir accompli et en nous laissant un exemple qui guidera constamment nos pas sur la voie difficile que nous nous sommes tracée. Je désire encore rendre hommage au Dr Abraham Horwitz pour l'appui efficace qu'il a apporté à nos programmes chaque fois que nous le lui avons demandé et pour l'intérêt qu'il a toujours manifesté à l'égard de l'oeuvre entreprise dans notre pays. Au nom du Gouvernement de l'Equateur, j'adresse à toutes les nations du monde un salut fraternel afin qu'unis au sein d'une même communauté spirituelle, nous bâtissions un monde sain pour les générations futures. :

Le PRESIDENT PAR INTERIM

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Merci, Docteur Carvajal. Le délégué du Burundi a la parole.

Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, honorables Le Dr BITARIHO (Burundi) délégués, au nom de la délégation burundaise que j'ai le privilège de conduire à la Vingt Sixième Assemblée, qui coincide avec le vingt -cinquième anniversaire de l'Organisation, l'honneur m'échoit en ce moment de présenter à Mme le Président et à vous -même, Monsieur le Vice -Président, ainsi qu'aux autres Vice -Présidents de cette assemblée, toutes nos félicitations. Il me plaît également, au nom du Gouvernement du Burundi et au nom de ma délégation, de rendre hommage au Directeur général, non seulement pour le remarquable Rapport qu'il a présenté, mais surtout pour la somme des efforts inlassables déployés pendant vingt ans, et personne n'ignore l'efficacité à laquelle ces efforts ont conduit notre organisation. Puissent nos voeux accompagner pour longtemps le Dr Candau et lui servir de soutien dans tout ce qu'il entreprendra encore pour le bien de la santé de l'humanité. Nos félicitations s'adressent également à notre Directeur régional, le Dr Alfred Quenum, pour les nombreuses tâches poursuivies d'une manière vigilante dans la Région africaine. La délégation du Burundi salue chaleureusement la présence de la délégation de la Chine populaire, qui siège au sein de cette assemblée universelle après tant d'années d'absence. Nous souhaitons que les représentants de ce grand pays puissent prendre une part active, sans autre retard, à toutes les activités de l'Organisation. Nous souhaitons également la bienvenue aux représentants d'autres nouveaux Membres, comme la République Démocratique Allemande et le Souaziland, et nous serions encore plus satisfaits de saluer tous les représentants des peuples qui ne sont pas encore admis au sein de cette grande famille de la santé, tels que les délégués de la République populaire démocratique de Corée ou d'autres. Monsieur le Président, ma délégation associera ses efforts à ceux des autres délégations pour que l'efficacité de la présente assemblée ne soit en rien inférieure à celle des précédentes, mais bien au contraire qu'elle puisse servir de référence pour celles qui la suivront. L'Organisation mondiale de la Santé vient de franchir une étape très difficile, celle de la croissance; elle atteint progressivement l'âge mûr pour ne plus être soumise aux caprices de la jeunesse et pour prendre des décisions encore plus efficaces et très profitables. Si cette étape se fait sentir à l'échelle des pays développés, n'en va -t -il pas de même dans nos régions où cette maturité est retardée par la pénurie des personnels sanitaires qualifiés et expérimentés et par les moyens fort limités qui constituent un handicap pour beaucoup de pays. Nous sommes conscients des efforts déployés par notre organisation, mais nous sommes aussi conscients que l'Organisation peut faire plus pour les pays les moins développés tels qu'ils ont été reconnus par le Conseil d'Administration du PNUD lors de son établissement d'un nouveau système de programmation en 1972. Il est fait mention que seize sur vingt -cinq de ces handicapés se situent en Afrique, et je ne crois pas me tromper en disant que leurs services sanitaires sont aussi les plus défavorisés. Pour que le niveau de santé du monde puisse se relever et atteindre le plein épanouissement, nous demandons encore beaucoup de compréhension suivie de beaucoup de réalisations spécialement dans les projets sous -régionaux, régionaux et interrégionaux. :

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Notre organisation, qui est essentiellement à vocation technique et apolitique, comme le faisait remarquer l'année dernière l'honorable et très respecté délégué de la Norvège, le Dr Evang, notre organisation, dis -je, a déjà fait beaucoup et peut faire encore davantage pour favoriser les relations entre pays voisins en gardant la neutralité politique, tout en poussant ces pays à ne pas freiner le progrès sanitaire à la suite de malentendus de tous ordres. Nous saisissons l'occasion qui nous est donnée pour remercier tout particulièrement notre organisation, en la personne de ses dirigeants et de ses représentants, de l'aide appréciable apportée à mon pays lors des malheureux événements qui l'ont endeuillé l'année dernière à pareille époque, et surtout de la compréhension pendant les moments de confusion jetée par les forces du mal. Nos remerciements s'adressent également aux autres organisations internationales et aux pays amis qui ont volé à notre secours pour le rétablissement de l'état sanitaire dans les régions sinistrées. Mais nous souhaiterions néanmoins que l'équipe opérationnelle qui nous avait été promise par le financement du Programme des Nations Unies pour le Développement, et dont le recrutement avait même été commencé par l'OMS, puisse rejoindre celle qui s'occupe déjà en partie de la formation des personnels sanitaires; ainsi, le résultat serait rapidement appréciable - ce qui ne serait pas le cas si nous comptions uniquement sur la formation de nos cadres nationaux, qui ne sauraient suffire à rétablir entièrement la situation avant deux ou trois ans. Pour aborder la situation sanitaire en général, je me bornerai uniquement à mettre l'accent sur la formation des personnels sanitaires, sur les services de santé de base et la lutte contre les maladies transmissibles, qui constituent des priorités dans notre plan quinquennal de développement sanitaire 1973 -1977. Dans le domaine de la formation des personnels de santé, notre pays entreprend depuis plusieurs mois une réforme de l'enseignement en général et de l'enseignement médical en particulier, ce qui permettra, dans le domaine des sciences de la santé, la mise en place d'une faculté complète de médecine, l'amélioration et la création de nouvelles orientations dans la formation des cadres paramédicaux. Nous comptons et compterons encore sur le soutien de l'OMS par l'octroi de bourses d'études universitaires et postuniversitaires; ainsi nous pourrions former plus de cadres sanitaires pour atteindre plus rapidement l'amélioration de l'état de santé de nos populations. Consciente que les services de santé de base constituent, après la formation des personnels sanitaires, la clef pour résoudre les problèmes de l'environnement de l'homme, la Commission de Planification sanitaire de mon pays n'a pas manqué de mettre un accent particulier sur cet important projet qui, malgré nos efforts, connaît un développement lent et un recul dans certains aspects, et c'est ce qui nous pousse à souhaiter une évaluation du projet pour nous permettre une relance plus appropriée. S'agissant de la lutte contre les maladies transmissibles, nous sommes heureux de déclarer que la variole a été jugulée; en effet, nous n'avons plus eu aucun cas de variole depuis deux ans et demi, alors que depuis 1965 le Burundi déclarait annuellement des dizaines ou des centaines de cas de variole. La campagne de vaccination de masse débutait fin 1968 pour se terminer en avril 1971; elle a atteint une couverture vaccinale d'à peu près 87 % de la population, elle est entrée depuis quelques mois dans la phase d'entretien, et ces activités sont intégrées aux activités des centres de santé, des dispensaires et des hôpitaux. En ce qui concerne,la lutte contre le typhus exanthématique à poux, nous souhaitons que l'Organisation mondiale de la Santé puisse .soutenir techniquement le projet d'éradication en cinq ans que le Burundi a signé avec le FISE. S'agissant d'autres maladies transmissibles dont la lutte ne bénéficie pas ou très peu de l'assistance de l'OMS, notre souhait serait que l'Organisation puisse compléter l'action déjà en cours, car nous constatons qu'en l'absence d'une action coordonnée dans des projets inter pays ou sous -régionaux, les efforts n'aboutiront pas, non seulement à l'éradication, mais même à la régression des maladies comme le paludisme, la tuberculose, la trypanosomiase, la schistosomiase et d'autres parasitoses qui favorisent la malnutrition qui frappe surtout les enfants en bas Age. Monsieur le Président, je termine mon exposé en vous réitérant, au nom de ma délégation, nos souhaits de pleine réussite et l'assurance de notre franche participation aux travaux de la Vingt- Sixième Assemblée générale. Le PRESIDENT PAR INTERIM : Merci, Docteur Bitariho. Maintenant la parole est à l'honorable délégué de la Suisse, le Dr Sauter. Monsieur le Vice -Président, la délégation suisse présente à Le Dr SAUTER (Suisse) Mme le Président, ainsi qu'à vous, à vos collègues Vice -Présidents et aux autres membres du bureau, ses sincères félicitations et ses voeux de succès dans vos hautes fonctions. Nous savons que ces fonctions ont été confiées à des personnalités de grande compétence. A la lecture du Rapport sur l'activité de l'OMS en 1972, on ne trouve aucune allusion au fait qu'il s'agit du dernier d'une longue série de Rapports présentés par le Directeur général, le Dr Candau. :

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Bien que ces Rapports rendent compte du travail de nombreux spécialistes et équipes appartenant à l'OMS ou convoqués par elle, ainsi que des travaux accomplis dans les Régions de l'OMS, ils portent tous l'empreinte de son Directeur général. Ceci est valable en particulier pour l'introduction qui constitue toujours une synthèse et une vue d'ensemble remarquables. Grâce à sa hauteur de vues et son objectivité, le Directeur général a toujours indiqué, sans les enjoliver, d'une part les obstacles qu'il a fallu surmonter et d'autre part les problèmes qui restent à résoudre et les difficultés encore à vaincre. Le chapitre sur les maladies transmissibles est celui qui permet de constater les progrès les plus spectaculaires, où les résultats sont les plus évidents et où l'application d'un programme peut en un délai relativement court aboutir à des succès parfois impressionnants et très avantageux du point de vue économique. Beaucoup d'entre nous connaissent par leur propre expérience les difficultés d'obtenir les moyens nécessaires à une activité dont le premier objectif est la prévention car, si les frais de la prévention sont toujours évidents, ses bénéfices le sont plutôt rarement ou ne se révèlent qu'à échéance plus ou moins longue. Si pour la tuberculose l'échéance est encore lointaine dans bien des pays, les résultats commencent à être acquis dans bien d'autres où ils ne tarderont pas à se manifester. Pour d'autres maladies, comme les maladies cardio -vasculaires et le cancer, c'est d'une vaste recherche en cours que l'on espère pouvoir tirer des applications pratiques. L'un des multiples mérites de l'OMS consiste à avoir conduit la recherche hors de la clinique et du laboratoire dans une voie nouvelle en développant l'investigation épidémiologique in situ, sur les lieux où elle est à même de fournir des résultats tangibles, que ce soit l'étude de la tumeurs de Burkitt en Afrique ou de l'infarctus du myocarde en Carélie du nord. Il en est de même pour les recherches sur la nutrition et la tuberculose. Il faut cependant, à notre avis, se garder de généraliser trop rapidement les résultats de ce genre de recherche, aussi précieux qu'ils soient. Par exemple, si le traitement à domicile des tuberculeux présente des avantages certains dans bien des pays, en particulier en permettant l'administration prophylactique de médicaments aux membres de la famille du malade et aux personnes de son entourage, dans d'autres pays le traitement dans des établissements hospiliers spécialisés demeure néanmoins indiqué. Ces résultats doivent donc être évalués avec esprit critique et tenir compte des particularités de chaque région, voire de chaque pays. Dans notre activité, nous apprécions chaque jour les effets bienfaisants qui découlent de l'activité de l'OMS en ce qui concerne ses publications, en particulier ses rapports techniques, en ce qui concerne la standardisation, l'établissement de normes, la fixation de doses admissibles pour les résidus des pesticides. Il en sera de même à l'avenir de l'utilisation des trois souches originales de Sabin du vaccin contre la poliomyélite. Lorsqu'il s'agit de protéger l'homme contre l'effet de très faibles doses de substances toxiques se trouvant dans son environnement, auxquelles il peut être exposé sa vie durant, il serait impensable d'espérer établir des normes réalistes sans coopération internationale. Ici, les amères expériences d'un pays doivent être largement divulguées et servir à mettre les autres en garde, comme cela fut le cas par exemple lors de la pollution de certaines eaux par du mercure. On ne saurait trop insister sur l'importance pour ses pays Membres de l'activité que l'OMS développera à l'avenir dans le domaine de la toxicologie appliquée à l'environnement de l'homme. Pour terminer, nous désirons remercier très vivement toutes les délégations qui ont prononcé au cours de cette discussion des paroles aimables à l'égard de la Suisse, du Canton et de la ville de Genève. Nous pouvons donner l'assurance que nous continuerons comme par le passé à soutenir les efforts de l'OMS dans toute la mesure de nos moyens. Le PRESIDENT PAR INTERIM du Togo. :

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Merci, Docteur Sauter. La parole est maintenant au Dr Mikem,

Le Dr MIKEM (Togo) Monsieur le Président, Messieurs les membres du bureau de la Vingt Sixième Assemblée mondiale de la Santé, Monsieur le Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé, Excellences, honorables délégués, la délégation togolaise est heureuse d'adresser, au nom de son gouvernement, ses plus vives félicitations à Mme le Professeur Julie Sulianti Saroso à l'occasion de sa brillante élection au poste de Président de la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Elle est persuadée que sous sa direction éclairée les débats de notre présente session seront empreints de sagesse et d'un grand souci d'efficacité. La délégation togolaise félicite également les Vice -Présidents et tous les membres élus du nouveau bureau de cette assemblée. Elle espère que grâce' à la grande expérience que les uns et les autres ont des problèmes sanitaires mondiaux et des moyens actuellement disponibles pour les résoudre, nos travaux connaîtront des résultats fructueux et pleins d'heureuses promesses pour l'avenir de l'humanité. Notre délégation s'associe par ailleurs aux orateurs précédents pour apporter ses souhaits de bienvenue aux nouveaux Membres de notre organisation; je veux parler de la République populaire de Chine, du Souaziland et de la République Démocratique Allemande, qui siègent pour la première fois à notre assemblée.

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C'est avec un très vif intérêt que nous avons pris connaissance du Rapport annuel du Directeur général que nous étudions en ce moment. La délégation togolaise apprécie très hautement l'esprit de rigueur et de clarté qui, comme par le passé, a présidé à son élaboration. Il est extrêmement encourageant de constater, en lisant ce document, les efforts sans cesse croissants engagés par l'Organisation mondiale de la Santé en vue d'atteindre avec le plus de chance de succès l'objectif majeur qu'elle s'est fixé, celui d'amener tous les peuples du monde au niveau de santé le plus élevé possible. Les résultats positifs acquis jusqu'ici semblent autoriser un espoir pour les années à venir et cela est d'une grande signification pour nous en ce vingt -cinquième anniversaire de l'Organisation. Certes, comme cela a été dit, il ne faut pas se dissimuler que les progrès obtenus n'ont pas été partout sensibles et que l'on peut parler de stagnation dans certains domaines où les résultats que l'on pouvait raisonnablement escompter n'ont pas été atteints, soit par suite de la lenteur inattendue avec laquelle les connaissances scientifiques et techniques avancent, soit à cause de l'incompréhension ou de l'indifférence dont on fait preuve à l'égard de la santé publique. Mais il faut convenir que l'action menée par l'OMS pendant ses premiers vingt -cinq ans d'existence montre que les promoteurs de cette institution ont eu une initiative des plus heureuses. Elle prouve par ailleurs combien, dans un domaine comme celui de la santé, la mise en commun des ressources individuelles et la coopération internationale peuvent permettre la neutralisation efficace de ces fléaux de l'humanité que sont les agressions morbides de tout genre. Parmi les principaux facteurs qui conditionnent la réussite des programmes sanitaires figurent en bonne place la formation du personnel et l'attitude mentale de ce dernier à l'égard des problèmes de santé publique. La délégation togolaise souhaite vivement que dans ce domaine l'OMS continue à donner une haute priorité au système d'enseignement médical qui vise à mettre l'accent sur les notions de médecine préventive et de médecine des collectivités dans les programmes des facultés de médecine. Au Togo, plusieurs projets de santé publique assistés par l'OMS se poursuivent d'une façon satisfaisante. L'appui qu'une telle aide apporte à la réussite de nos programmes sanitaires nous amène à souligner ici la nécessité de son maintien encore un certain temps afin de nous permettre d'asseoir dès le départ, en ce début de notre indépendance, notre infrastructure sanitaire sur des bases solides. Cela revêt pour un pays en voie de développement comme le nôtre une importance capitale. Persuadée qu'un tel souhait rencontrera toujours auprès de l'OMS la plus grande compréhension, la délégation togolaise saisit une fois de plus l'occasion qui lui est ici offerte pour exprimer à cette institution spécialisée des Nations Unies sa profonde gratitude pour l'assistance qu'elle ne cesse de lui apporter. Elle rend par ailleurs un vibrant hommage au Directeur général, le Dr Candau, qui a donné le meilleur de lui -même pour que notre organisation connaisse tant de succès. Au moment où il va nous quitter définitivement, nos meilleurs voeux l'accompagnent dans son repos bien mérité. Qu'il sache que pour nous il restera l'une des plus grandes figures de l'Organisation mondiale de la Santé et aussi de l'humanité. Pour terminer, la délégation togolaise adresse aussi ses vives félicitations et ses sincères remerciements aux différentes équipes de l'OMS qui sont à pied d'oeuvre à travers le monde pour que l'action entreprise au profit du bien -être de l'homme sur cette terre devienne une réalité vivante. Tous nos sentiments reconnaissants au Dr Alfred Quenum, Directeur régional pour l'Afrique, ainsi qu'à ses collaborateurs directs et chefs de projets. On ne saurait passer ici sous silence leur abnégation au travail. La Région africaine en général et la République togolaise en particulier apprécient hautement tout ce qu'ils font pour promouvoir un développement sanitaire harmonieux dans les Etats Membres. C'est pourquoi notre délégation se permet de leur renouveler l'assurance que son pays ne ménagera aucun effort pour apporter sa modeste contribution à l'oeuvre commune visant à améliorer le sort des populations de notre monde. Vive les vingt -cinq ans de l'Organisation mondiale de la Santé, vive l'Assemblée mondiale de la Santé ; M. Khalid Al -Mana,

Le PRESIDENT PAR INTERIM Merci, Docteur Mikem. Maintenant nous donnons la parole à Ministre de la Santé publique du Qatar. : :

M. AL -MANA (Qatar) (interprétation de l'arabe) Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, Mesdames et Messieurs, il m'est particulièrement agréable de féliciter notre Président à l'occasion de son élection. Je suis sûr qu'avec l'expérience mondiale qu'elle a des problèmes de santé, elle saura guider nos discussions vers une conclusion fructueuse. J'aimerais aussi adresser mes félicitations aux Vice -Présidents et aux Présidents des deux commissions. Nous avons étudié avec intérêt le Rapport du Directeur général et nous y avons trouvé un tableau fidèle de la situation sanitaire dans le monde. Pour avoir établi un rapport aussi complet, le Directeur général et ses collaborateurs ont bien mérité nos remerciements et nos félicitations. Nous avons tous beaucoup apprécié le travail du Dr Candau au cours de ses vingt années de service

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en qualité de Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé et nous formons des voeux pour que les années à venir lui apportent santé et succès. Quiconque jette un coup d'oeil sur les vingt -cinq dernières années ne peut ignorer les efforts inlassables que notre organisation a déployés en faveur de la santé. Aujourd'hui, comme lorsqu'elle a été créée, elle reflète le désir des Etats Membres d'amener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé possible. Au moment où est célébré le vingt -cinquième anniversaire de l'OMS, ma délégation forme le voeu que soient enregistrés, dans la lutte contre la maladie, des progrès aussi spectaculaires que ceux qui s'accomplissent dans le domaine de la science et de la technique. Nous souhaiterions aussi que toutes les nations s'unissent pour faire face avec courage et détermination aux vastes problèmes sanitaires que le monde va devoir résoudre. Nous espérons de tout coeur que notre grande organisation continuera à se développer de manière à étendre ses activités humanitaires à toutes les régions du monde ravagées par la guerre et la maladie. Je suis heureux de pouvoir dire que l'Etat du Qatar offre des soins gratuits à tous ceux, ressortissants ou étrangers, qui résident sur son territoire. En outre, il envoie à l'étranger les malades qui ne peuvent pas être traités sur place. Le Ministère de la Santé a préparé, en collaboration avec une société britannique d'experts -conseils désignée par le Gouvernement, un nouveau plan sanitaire qui prévoit la réorganisation complète et le développement des services hospitaliers et médicaux du Qatar. Ce nouveau plan met l'accent sur la promotion des services de santé maternelle et infantile,sur l'éducation sanitaire et sur les soins aux personnes âgées. La vieillesse est un problème qui nous concerne tous les jeunes d'aujourd'hui sont les vieillards de demain. Notre gouvernement a pris conscience de ce problème et nous avons mis au point un programme relatif au bien -être social, à la sécurité, à la santé et aux loisirs de la population âgée. Ces diverses mesures ne sont d'ailleurs pas destinées exclusivement au troisième âge; elles profiteront aussi aux autres groupes de notre société. Dans le domaine du bien -être social, l'Etat a pris des dispositions pour protéger la famille contre les facteurs de désintégration et fournir une aide dans tous les cas d'invalidité. Il offre des logements bon marché aux familles ayant des revenus modestes en ne leur demandant de rembourser que 70 % du prix total au moyen de petits versements sans intérêt échelonnés sur une période de vingt à vingt -cinq ans. Des logements construits par l'Etat sont également mis à la disposition des invalides et des personnes âgées moyennant un loyer symbolique. L'Etat renonce automatiquement à ses droits en cas de décès du bénéficiaire. Une assistance financière mensuelle, calculée en fonction des besoins individuels, est versée aux orphelins, aux veuves et aux autres personnes dans le besoin. Dans le domaine de la lutte contre les maladies transmissibles, une loi rend obligatoire la vaccination contre la variole, la poliomyélite et la diphtérie. On étudie actuellement un nouveau programme qui permettrait d'inoculer dans les maternités le BCG aux nouveau -nés dans la semaine qui suit l'accouchement. D'autres vaccinations, par exemple contre les oreillons, la rubéole et la rougeole sont gratuites. Nos ressources en personnel médico- sanitaire sont encore inférieures à nos besoins. Les premières infirmières diplômées du Qatar issues de l'Institut de Formation sanitaire qui est patronné par l'OMS et dont la deuxième promotion sortira en juillet 1973 ont fait la preuve de leur valeur et de leur compétence. Il en va de même des inspecteurs de la santé publique formés par ce même institut. On se propose d'y adjoindre l'an prochain un nouveau département où des ressortissants du Qatar recevront une formation de technicien de laboratoire. Le bâtiment du nouveau laboratoire central est maintenant achevé et l'on y installe actuellement le matériel scientifique et autre dont il sera doté. Il abritera les départements de biochimie, de bactériologie, de parasitologie, de toxicologie et d'analyse des denrées alimentaires. Si la promotion de nos services de santé fait l'objet d'efforts soutenus, nous estimons cependant qu'un niveau encore plus élevé doit être atteint dans les domaines de la surveillance des denrées alimentaires, de l'hygiène du milieu, de la médecine du travail, des statistiques sanitaires et de la lutte contre le paludisme. Ces services sont à l'étude dans le cadre du nouveau plan sanitaire. L'Organisation mondiale de la Santé s'est occupée à plusieurs reprises des problèmes de santé qui se posent à l'égard des réfugiés et des personnes déplacées vivant dans les zones occupées de pays arabes. De nombreuses résolutions ont été adoptées à ce sujet, mais l'agresseur reste sourd à tous ces appels. A l'occasion de son vingt- cinquième anniversaire, l'Assemblée mondiale de la Santé doit se prononcer clairement contre une politique d'agression qui va à l'encontre des principes sur lesquels repose la Constitution de l'OMS. Le monde doit décharger sa conscience vis -à -vis des réfugiés palestiniens en leur rendant le droit de vivre dans leur patrie occupée par des usurpateurs depuis près d'un quart de siècle. Monsieur le Président, j'aimerais, avant de conclure, exprimer notre profonde gratitude au Dr Taba, Directeur du Bureau régional de la Méditerranée orientale, pour l'aide précieuse qu'il nous a apportée, et au Dr Ahmed El Gaddal, conseiller principal d e l 'OMS, pour les services efficaces et les conseils judicieux dont il nous fait bénéficier dans divers domaines de la santé publique et, d'une manière générale, pour le succès de l'Institut de Formation sanitaire. :

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VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II :

Le PRESIDENT PAR INTERIM Nous remercions l'honorable délégué du Qatar. Maintenant la parole est à l'honorable délégué de l'Algérie. Le Dr BENADOUDA (Algérie) Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, Messieurs les délégués, permettez -moi tout d'abord de féliciter Mme le Président ainsi que les Vice -Présidents pour leur élection à la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé. La délégation algérienne se réjouit de la présence de la délégation de la République populaire de Chine parmi nous. Le peuple et le Gouvernement chinois ont su résoudre beaucoup de problèmes sanitaires qui se posaient à eux. Leurs réalisations sont un exemple à méditer quant à l'intégration de la santé dans le développement socio- économique, De même, nous nous félicitons de l'admission de la République Démocratique Allemande et nous lui souhaitons la bienvenue ainsi qu'à la délégation du Souaziland. Nous espérons qu'au cours de cette session, qui marque le vingt- cinquième anniversaire de notre organisation, la République populaire démocratique de Corée sera admise au sein de l'OMS conformément à la Constitution et pour répondre au voeu général. Dans son Rapport annuel, le Directeur général nous indique les problèmes qu'il nous reste à résoudre ensemble. Beaucoup de ces problèmes concernent les pays en voie de développement. Ces pays doivent encore entreprendre leurs actions de façon prioritaire et sélective à cause de l'insuffisance des structures et des moyens humains et financiers. Certes, des succès ont été remportés dans la lutte contre la variole, la tuberculose, le paludisme et autres maladies transmissibles, mais souvent à la suite de campagnes de masse ou d'actions spécialisées. Il faudra donc, pour la consolidation de ces succès, établir une stratégie qui repose à notre avis sur une politique adaptée et planifiée de la formation de personnel. Ainsi se verra rapidement réalisé le voeu souvent répété de développer les services de santé de base et de permettre à nos populations l'accès aux moyens actuels de prévention et de soins. En Algérie, la politique sanitaire tend à mettre à la disposition de l'individu et de la collectivité les moyens de prévention et de soins. La prévention est notre souci majeur. Cependant, la situation sanitaire est telle que la médecine curative absorbe une grande partie du budget et entraîne une consommation importante de médicaments, avec les inconvénients que cela comporte - existence des agents pathogènes antibiotiques en_ particulier, problème des réactions adverses aux médicaments. C'est ainsi que nos pays, tout en observant une amélioration constante de la situation sanitaire, voient apparaître et s'adjoindre progressivement des problèmes paraissant ne concerner que les pays développés cancer, maladies mentales, maladies cardio -vasculaires, maladies dégénératives, problèmes de santé liés à l'environnement. L'épidémiologie nous enseigne que la maladie évolue partout de la même façon en s'adaptant et qu'il n'existe pas de méthodes sous -développées pour la prévention, les soins, la formation. Le problème épineux est celui de l'organisation de la planification et de l'évaluation et, à ce sujet, je suis d'accord avec l'intervention du Dr Venediktov, délégué de l'URSS. Je suis heureux que le Professeur Aujaleu ait insisté sur l'importance du rôle des médecins généralistes dans les actions sanitaires et particulièrement dans le traitement des maladies mentales. Cette idée fixe selon laquelle un personnel médical spécialisé est toujours nécessaire pour traiter un problème général ne fait que retarder beaucoup d'actions sanitaires. Monsieur le Directeur général, permettez -moi de vous exprimer notre regret de vous voir quitter l'Organisation. Nous garderons un souvenir permanent de votre compétence et de votre sollicitude. Le Dr Dorolle sera pour nous l'exemple du sérieux dans l'organisation et dans le travail; allié à un esprit d'humanisme et de respect pour autrui. : :

Merci, Docteur Benadouda. Maintenant, nous passons la parole à Le PRESIDENT PAR INTERIM l'honorable délégué de la Tchécoslovaquie, le Professeur Prokopec, Ministre de la Santé de la République socialiste tchèque. :

Le Professeur PROKOPEC (Tchécoslovaquie) (traduction du russe) Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, permettez -moi tout d'abord, au nom de la délégation tchécoslovaque, de féliciter notre Président de son élection à la plus haute charge de la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé. J'adresse également mes félicitations aux Vice -Présidents et aux Présidents des commissions principales. C'est avec la plus grande satisfaction que notre délégation salue l'admission de la République Démocratique Allemande en tant que Membre à part entière de l'Organisation mondiale de la Santé, Nous sommes profondément convaincus qu'en participant activement aux activités de l'Organisation, la République Démocratique Allemande nous apportera une précieuse contribution. Nous adressons également nos salutations à la délégation de la République populaire de Chine qui, pour la première fois, participe activement aux travaux d'une Assemblée mondiale de la Santé. Enfin, ma délégation espère que la République populaire démocratique de Corée sera admise à l'OMS au cours de la présente session. :

HUITIEME SEANCE PLENIERE

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L'année écoulée a été marquée par une grande victoire pour le monde entier, à savoir la conclusion d'un accord instaurant la paix au Viet -Nam. Nous espérons qu'en poursuivant leurs efforts en commun, tous les pays épris de paix sauront empêcher que ces accords ne soient rompus. Il nous semble que rien ne s'oppose plus à ce que la République démocratique du Viet -Nam collabore avec les autres pays du monde au sein de l'Organisation mondiale de la Santé. Monsieur le Président, l'Organisation mondiale de la Santé vient de célébrer son vingt cinquième anniversaire. A cette occasion, elle a été amenée à dresser le bilan de ses activités et à confronter les résultats obtenus et les objectifs que lui assigne sa Constitution. Parallèlement, les Etats Membres de l'OMS ont eux aussi dressé le bilan de leurs activités. La République socialiste tchécoslovaque est l'un des quelques Etats Membres de l'OMS qui ont réellement mis en pratique les principes de l'Organisation. Nous avons mis en place dans notre pays un système de santé publique qui comprend des hôpitaux, des services de consultations externes, des centres de premiers secours ainsi que des services d'hygiène et de lutte contre les épidémies. Chaque citoyen tchécoslovaque a, "quelles que soient sa race, sa religion, ses opinions politiques, sa condition économique ou sociale" - pour reprendre les termes mêmes de la Constitution de l'OMS -, librement et gratuitement accès à tous ces services qui sont d'un niveau élevé sur le plan tant scientifique que professionnel. Notre Etat socialiste ne se contente pas de coopérer activement, il s'emploie aussi à créer toutes les conditions favorables à l'amélioration du niveau de santé de son peuple. Les vingt -cinq la durée moyenne de dernières années ont été marquées par des progrès importants dans ce domaine vie a augmenté, la mortalité infantile a décliné et la morbidité due aux maladies transmissibles a sensiblement régressé; enfin, ces quelques dernières années, nous sommes parvenus à réduire la fréquence des incapacités de travail dues à la maladie. Tout cela nous montre qu'une société socialiste est capable de résoudre efficacement les problèmes auxquels elle doit faire face pour répondre aux besoins fondamentaux de la population, améliorer les conditions économiques et culturelles, relever le niveau de vie et promouvoir la santé. Au cours de la période qui vient de s'achever, l'Organisation mondiale de la Santé a remporté des succès importants sur de nombreux fronts. A cet égard, je citerai en premier l'adoption et la mise en oeuvre du programme d'éradication de la variole. Nos spécialistes participent à l'exécution de ce programme et nous sommes convaincus que d'ici quelques années, le monde sera débarrassé de cette effroyable maladie. Malgré les progrès qui ont été enregistrés dans le domaine de la lutte antipaludique, les services nationaux de santé publique doivent maintenant redoubler d'efforts pour combattre cette maladie. Sur le plan scientifique et méthodologique, le problème a été résolu, mais l'Organisation mondiale de la Santé ne saurait assurer à elle seule le succès des opérations antipaludiques. L'action de l'Organisation est ou devrait être fonction des décisions prises par les délégués à l'Assemblée mondiale de la Santé qui, par ses résolutions, indique la voie à suivre en vue d'apporter une solution à différents problèmes. Je pense notamment à la résolution de 1970 sur le développement des services nationaux de santé, à la résolution sur la formation professionnelle du personnel de santé et à la résolution sur le rôle de l'OMS dans le développement et la coordination de la recherche biomédicale. Ces résolutions devraient à notre avis retenir davantage l'attention de l'administration de l'OMS et jouer un plus grand rôle dans l'orientation des activités de l'Organisation. Il nous semble notamment que le Secrétariat pourrait s'inspirer davantage, dans la conduite de ses activités, de la résolution adoptée en 1971 sur le programme général de travail pour la période quinquennale 1973 -1977. Il nous semble également que l'OMS pourrait agir plus efficacement dans le cadre de programmes à long terme, programmes qui paraissent particulièrement indiqués dans certains domaines, comme celui des maladies cardio -vasculaires, de l'environnement, des maladies mentales, des maladies néoplasiques, etc. Les résultats obtenus dans la Région européenne, où une telle approche a été adoptée, justifient parfaitement ce point de vue. L'adoption d'un système de planification à long terme permettrait d'utiliser plus rationnellement les ressources disponibles. Nous ne devons pas oublier que le montant du budget de l'OMS a augmenté de façon disproportionnée, notamment ces dernières années. Son taux d'accroissement est plus élevé que celui du revenu national et du budget, dépenses de santé y compris, des Etats Membres. Le montant du budget qui nous est proposé pour 1974 s'élève à 100 millions de dollars. Une telle situation ne saurait durer et il nous faut, dès maintenant, prendre des mesures efficaces pour stabiliser le budget. En outre, l'administration de l'OMS devrait veiller à ce que les crédits mis à sa disposition par les Etats Membres soient utilisés dans l'intérêt de tous et servent, par exemple, à communiquer des renseignements sur les recherches entreprises dans d'autres pays ainsi qu'à harmoniser les résultats de la recherche, ne serait -ce que dans certains secteurs essentiels. Il conviendrait, par exemple, que l'OMS devienne un centre de coordination et renforce la coopération entre tous les organismes qui s'occupent de recherche sur le cancer. Permettez -moi de souhaiter à l'Organisation et de nous souhaiter à tous un plein succès dans promouvoir la santé dans les Etats Membres et, par la tâche que nous nous sommes fixée, à savoir là, dans le monde entier. :

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VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Nous ne doutons pas que, cinq prochaines années seront et chacun des Etats Membres. J'ai la ferme conviction chaque citoyen jouisse de son ou ses opinions politiques. Le PRESIDENT PAR INTERIM 3.

si nous poursuivons en commun nos efforts vers un même but, les vingt marquées par des succès toujours plus nombreux pour l'Organisation que tous les pays Membres de notre Organisation veilleront à ce que droit à la protection médicale, quelles que soient sa race, sa religion Merci, Professeur Prokopec.

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COMMUNICATION :

Le PRESIDENT PAR INTERIM Avant de lever la séance, le Bureau a une communication à vous faire. Tout d'abord nous tenons à dire que nous avons bien rempli notre après -midi mais tout le mérite vous en revient. Comme il n'y aura pas de séance plénière vendredi et samedi, jours qui seront consacrés aux discussions techniques uniquement, je veux vous informer dès maintenant que le Bureau de l'Assemblée a décidé que lundi 14 mai l'Assemblée se réunira en séance privée pour examiner le point 1.15 - Directeur général, c'est -à -dire 1.15.1 - Nomination et 1.15.2 - Approbation du contrat. Le Bureau a décidé que les participants admis à la séance privée, conformément à l'article 20 du Règlement intérieur, seront les délégués des Etats Membres, leurs suppléants et leurs conseillers, les représentants du Membre associé (puisqu'il y en a qu'un seul pour le moment), les représentants du Conseil exécutif, le représentant de l'Organisation des Nations Unies, le personnel nécessaire qui sera désigné par le Directeur général. Immédiatement après la séance privée, l'Assemblée tiendra une brève séance publique pour faire connaître les décisions prises. La séance est levée. La séance est levée à 17 h.35.

NEUVIEME SEANCE PLENIERE

Jeudi 10 mai 1973, 20 h.30 Président par intérim :

Dr M. MACHADO DE LEMOS (Brésil)

1.

DISCUSSION GENERALE DES RAPPORTS DU CONSEIL EXECUTIF SUR SES CINQUANTIEME ET CINQUANTE ET UNIEME SESSIONS ET DU RAPPORT DU DIRECTEUR GENERAL SUR L'ACTIVITE DE L'OMS EN 1972 (suite) :

La séance est ouverte. Le Président de Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'espagnol) l'Assemblée m'a prié de la remplacer ce soir. Je profite de cette occasion pour vous dire à tous combien je suis sensible à l'honneur que vous avez fait à mon pays en m'élisant à la vice- présidence de cette Assemblée. Je vous remercie tous au nom de mon pays et au nom de la délégation du Brésil à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Nous allons maintenant reprendre la discussion générale sur les points 1.11 et 1.12 de l'ordre du jour Je donne la parole au premier orateur inscrit sur la liste, le Dr H. N. Cooper, médecin administrateur en chef du Centre médical J. F. Kennedy, délégué du Libéria. Monsieur le Président, honorables délégués, Le Dr COOPER (Libéria) (traduction de l'anglais) Mesdames et Messieurs, permettez -moi au nom de la délégation libérienne de vous féliciter de votre élection à la vice -présidence de cette auguste assemblée. Nos félicitations vont aussi à Mme le Président, de même qu'aux autres Vice -Présidents et aux Présidents des diverses commissions. L'expérience de Mme le Président dans le domaine de la santé internationale et le dévouement avec lequel elle a servi l'Organisation nous donnent tout lieu de penser que nos délibérations seront couronnées de succès. Comme nous le savons tous, cette session marque le vingt- cinquième anniversaire de la fondation de l'Organisation mondiale de la Santé. Elle donne l'occasion à tous les Etats Membres, anciens et nouveaux, de jeter un regard sur les réussites et les échecs que nous avons enregistrés depuis la naissance de l'OMS. Si les efforts entrepris n'ont pas tous abouti, nous pouvons cependant être fiers de ce que l'Organisation a accompli pour l'amélioration de la santé internationale sans considération de race, de croyance ou de lieu. Les progrès techniques réalisés dans le domaine des communications et des voyages nous ont tous rendus voisins au sens le plus vrai du terme. Qu'il nous soit encore permis de féliciter le Président et les Vice -Présidents de la Vingt Cinquième Assemblée de la Santé. Je voudrais aussi présenter les félicitations de la délégation libérienne au Directeur général et à ses collaborateurs pour le Rapport très complet et très instructif qu'il nous a soumis sur les activités de l'Organisation depuis la dernière session en 1972. Nous voudrions enfin, à l'occasion du départ du Directeur général, lui dire notre reconnaissance pour les services qu'il a rendus et exprimer l'espoir que l'Organisation continuera de bénéficier de sa précieuse expérience dans les années à venir. Au début de 1972, le Gouvernement du Libéria a pris plusieurs mesures radicales de réorganisation. Il a constitué un Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale, placé pour la première fois sous l'autorité d'un non -médecin. Nous regrettons l'absence, pour raisons de santé, de notre ministre Mme Padmore. Le Gouvernement du Libéria a entrepris simultanément une évaluation approfondie de son système de santé afin de maximiser ses prestations et de les étendre à l'ensemble de la population. Nous sommes pleinement conscients qu'en matière de planification du développement, en particulier quand les ressources financières et humaines sont limitées, une. intégration de tous les secteurs est nécessaire. Inutile de dire ici combien serait illusoire un programme de santé qui ne serait pas étayé par une amélioration des niveaux nutritionnels. Or cette amélioration présuppose elle -même une production agricole accrue, qui à son tour dépend en dernier ressort de l'infrastructure routière et de bons réseaux de communications. Tout en étant conscients, et ce de façon très concrète, des contraintes que nous imposent nos ressources limitées, nous ne pouvons opter que pour une approche intégrée du développement. Nous croyons du reste que les progrès qui peuvent ainsi être réalisés seront plus durables et, en fin de compte, d'un plus grand effet sur notre taux de développement. C'est dans cette perspective que le Gouvernement du Libéria a accordé la plus haute priorité à son système de santé, dans lequel le centre médical national constituera la clé de voûte d'un programme étendu de soins complets coordonné avec notre plan de développement général. Nous sommes heureux de la chaleureuse compréhension que l'OMS nous a témoignée par l'intermédiaire du Bureau régional de l'Afrique et de l'engagement pris par nos amis de soutenir nos efforts dans le cadre de la coopération régionale. Au nom du Gouvernement du Libéria, ma délégation exprime sa reconnaissance et sa satisfaction pour l'assistance que l'OMS nous a fournie au fil des ans en proposant et en assurant l'exécution de nombreux programmes et projets. Nous nous considérons sans hésitation en devoir de soutenir cette organisation, car nous sommes convaincus qu'elle oeuvre aussi bien dans notre propre intérêt que dans celui de la santé - au sens le plus large du terme - de toute l'humanité. :

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VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE Il :

Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'espagnol) Merci, Docteur Cooper. Je donne maintenant la parole au délégué de la Finlande, Mme Karkinen, Ministre des Affaires sociales et de la Santé Mme KARKINEN (Finlande) (traduction de l'anglais) Monsieur le Président, qu'il me soit permis de m'associer personnellement et d'associer la délégation finlandaise aux félicitations qui ont été adressées à Mme le Président de notre Assemblée ainsi qu'aux Vice -Présidents pour leur élection en cette année d'anniversaire. J'aimerais aussi, au nom de la délégation finlandaise, adresser des félicitations à notre organisation qui, au cours des vingt -cinq dernières années, s'est de bien des manières montrée à la hauteur de sa mission promouvoir la santé des peuples du monde. La rapidité et la détermination avec lesquelles elle s'est attaquée à des problèmes dont beaucoup semblaient à première vue insolubles prouvent que l'OMS est aujourd'hui une institution très importante sans laquelle la situation sanitaire mondiale ne pourrait que trop facilement échapper à notre contrôle. Nous avons aujourd'hui sous les yeux le Rapport du Dr Marcolino Candau sur l'activité de l'OMS en 1972. C'est son dernier Rapport puisque, après de longs services, il quitte l'Organisation et confie le gouvernail à d'autres mains. Nous avons toutes les raisons de lui être profondément reconnaissants pour la grande compétence, la vigilance et la détermination qu'il a montrées à la tête de notre organisation. Le maintien de la santé est généralement reconnu comme un des droits fondamentaux de l'homme. La Constitution finlandaise ne contient aucune disposition particulière concernant la distribution de prestations sanitaires par la société, mais, sur la base des mesures prises au cours des dernière. décennies, les services de santé seront en majeure partie financés par les fonds publics. I1 faut que tous les citoyens où qu'ils habitent bénéficient de services équivalents tant en qualité qu'en quantité. Au titre de la nouvelle loi de santé publique, tous les soins fondamentaux de santé seront fournis presque gratuitement. Nous estimons en effet essentiel que tous les citoyens, quelle que soit leur situation économique, aient accès aux services de santé. La Loi de Santé publique a introduit de nouveaux aspects dans l'administration sanitaire finlandaise. Elle impose notamment une obligation de planification aux instances administratives tant nationales que locales. Aujourd'hui, le développement des services sanitaires s'effectue sur la base de plans quinquennaux, qui sont établis chaque année. Le même système a été introduit ultérieurement dans le secteur hospitalier. Les plans nationaux sont approuvés par le Conseil d'Etat, puis servent de base à l'établissement des plans locaux. Si, d'après le principe de l'administration chaque collectivité devrait pouvoir intervenir au niveau de ses propres services de santé, l'autorité centrale se réserve néanmoins la latitude d'unifier et de coordonner les plans et activités locaux. A cet égard, j'aimerais rappeler qu'un vaste programme de prévention des cardiopathies se déroule dans une province finlandaise en collaboration avec l'OMS dans le cadre des plans susmentionnés. Les recherches inhérentes à ce projet, appelé projet de la Carélie du Nord, sont menées conjointement par des chercheurs finlandais et des spécialistes de l'OMS. En développant et en renforçant la base scientifique de ce projet et d'initiatives analogues, ces chercheurs ne manqueront pas d'apporter de précieux renseignements sur la mesure dans laquelle il est possible de combattre les cardiopathies par une action préventive de grande ampleur. En un certain sens; les activités entreprises par l'OMS contre les maladies cardio- vasculaires marquent un important tournant dicté à l'Organisation par la nécessité d'affronter les transformations qui se produisent dans le tableau mondial des maladies. Bien entendu, une des tâches centrales de l'OMS restera la lutte contre les maladies épidémiques et l'amélioration de la situation sanitaire dans les pays en voie de développement. Au cours des vingt -cinq années écoulées, le champ d'action de l'Organisation mondiale de la Santé s'est considérablement élargi. La population du globe a continué de croître, d'où aggravation des problèmes de nutrition en maints endroits. Le développement technologique, s'il a permis dans beaucoup de pays une amélioration inespérée du niveau de vie, met d'un autre côté en péril l'environnement de l'homme avec la pollution grandissante de l'air, de l'eau et du sol. De nouveaux agents pathogènes et de nouveaux types de maladies ont fait leur apparition, cependant qu'à la faveur de la mobilité accrue des populations de nombreuses maladies ont gagné des régions où elles étaient inconnues. Enfin, les accidents de la circulation et les maladies dues au stress, notamment les troubles mentaux, pour ne citer que quelques exemples, contribuent aussi à élargir le champ d'action de l'OMS. Les problèmes de santé sont universels, et c'est la collaboration internationale qui offre le meilleur moyen de les résoudre. Aussi mon gouvernement voit -il avec satisfaction s'affirmer la tendance à l'universalité dans cette organisation. : :

Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'espagnol) Merci, Madame Karkinen. Nous allons maintenant entendre le délégué de Madagascar, M. Randrianasolo Ravony, Secrétaire général du Ministère des Affaires sociales. :

NEUVIEME SEANCE PLENIERE :

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M. RANDRIANASOLO RAVONY (Madagascar) (interprétation du malgache)1 Monsieur le Président, Messieurs les Vice -Présidents, Monsieur le Directeur général, honorables délégués, je m'adresse à vous dans ma langue maternelle car j'estime que c'est beaucoup plus sincère et beaucoup plus vrai au moment où nous fêtons le vingt- cinquième anniversaire de l'Organisation mondiale de la Santé que de parler dans une langue empruntée. La langue malagasy est le seul bien intrinsèquement malagasy non encore altéré par les soixante -cinq années de colonisation. Monsieur le Président, le Gouvernement du Général de Division Gabriel Ramanantsoa que je représente à la tête de la délégation de Madagascar est heureux d'adresser à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé ses meilleurs voeux de réussite à l'occasion du vingt -cinquième anniversaire de l'Organisation et ses vives félicitations à Mme le Président ainsi qu'aux autres membres du bureau pour leur brillante élection. Madagascar regrette sincèrement le départ de M. le Dr Candau, Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé, qui a toujours préservé les intérêts des pays en voie de développement et en particulier de la Région africaine dont notre pays fait partie. Mais puisqu'il lui faut prendre un repos mérité après des années consacrées à la promotion de la santé dans le monde, nous lui souhaitons longue vie dans une retraite délicieuse. La délégation malagasy est heureuse de saluer la présence ici de la République populaire de Chine et du Souaziland et félicite chaleureusement la République Démocratique Allemande de son admission au sein de l'Organisation. Elle souhaite que la Corée du Nord ne tarde pas à faire partie de la grande famille de la santé. Depuis la révolution du 13 mai 1972, les actions sanitaires se sont développées à Madagascar dans le sens de la recherche de l'équilibre villes /campagnes conformément aux directives données par le chef du Gouvernement dans son discours -programme du 27 juillet 1972. Des efforts sont maintenant entrepris pour atteindre ce but et les deux ministères principalement intéressés, le Ministère des Affaires sociales et le Ministère de l'Aménagement du Territoire, travaillent ensemble pour le quadrillage sanitaire du pays, le premier en ce qui concerne l'implantation et l'amélioration des formations sanitaires, le second en ce qui concerne l'infrastructure routière. Cette planification, qui est le fruit de plusieurs mois de travail acharné présidé par le Ministère des Affaires sociales en personne, est prête. Toujours dans le domaine de la planification - et ceci fait suite aux problèmes que j'ai évoqués à Conakry lors de la vingt -deuxième session du Comité régional OMS de l'Afrique en septembre 1972 - la formation du personnel en général et celle du personnel médical et paramédical en particulier est une des préoccupations essentielles du Ministère des Affaires sociales. La décentralisation de l'enseignement contenue dans le discours -programme précité du chef du Gouvernement est ici suivie de très près. C'est ainsi que trois écoles de sages- femmes se sont ouvertes cette année dans les provinces de Diégo- Suarez, de Tamatave et de Fianarantsoa. La visite de M. le. Dr Alfred Quenum ¡Directeur régional!de l'OMS pour l'Afrique, du 6 au 11 mars 1973 à Madagascar, a donné un nouvel élan aux services de santé malagasy qui, forts des conseils prodigués par le Directeur régional, repartent d'un bon pied vers un avenir meilleur. Quant à la planification sanitaire nationale, l'aide de l'OMS nous est nécessaire pour l'envoi d'un planificateur en plus de l'administrateur de la santé publique. Les pourparlers sont engagés pour la désignation de ce spécialiste. En accord avec le représentant de l'OMS dans l'océan Indien, je réunirai, dès mon retour à Madagascar, quelques responsables aux niveaux central et périphérique pour une formation accélérée en planification sanitaire nationale, matière que j'enseigne à l'Ecole nationale d'Administration de Madagascar, section santé. Cette préparation s'avère nécessaire pour que le planificateur envoyé par l'OMS trouve devant lui des interlocuteurs valables. La formation du personnel requiert également une option gouvernementale en ce qui concerne les matières à enseigner et les lieux d'enseignement. Madagascar a opté pour la formation sur place pour les deux raisons suivantes 1) avoir un enseignement véritablement adapté aux réalités et aux besoins du pays et du peuple malagasy; 2) réduire le plus possible la fuite des cerveaux, phénomène largement développé et expliqué lors de la session de Conakry (page 183 du Rapport du Directeur général, paragraphe 16.27). Il a été expressément demandé à M. le Directeur régional, lors de sa visite à Madagascar, de transformer les bourses habituellement accordées par l'OMS pour des études à l'étranger en bourses d'études internes. Les détails de réalisation seront discutés avec M. le Directeur régional au cours de notre séjour à Genève. Maintenant je vais parler brièvement des problèmes sanitaires. Madagascar a résolument opté pour la médecine intégrée, dite médecine totale. L'organigramme, pour des raisons de commodité pratique, a pourtant divisé la médecine en trois, chacune des parties constituant un service la médecine de soins, service de Médecine de Soins; la médecine administratif bien déterminé préventive, service de Lutte contre les Maladies transmissibles; la médecine éducative et sociale, service de l'Education sanitaire et de la Médecine sociale. :

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Conformément à l'article 87 du Règlement intérieur.

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VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

1) La médecine de soins. L'ouverture de l'Hôpital Joseph Ravoahangy -Andrianavalona et la mise en place de ce que nous appelons la ceinture sanitaire de Tananarive mobilisent ajourd'hui l'attention des autorités ministérielles, sans négliger pour autant les formations périphériques, notamment en ce qui concerne l'approvisionnement en médicaments. L'aide du Fonds européen de Développement, promoteur du complexe Joseph Ravoahangy -Andrianavalona, a été sollicitée pour le fonctionnement de ce vaste ensemble. 2) La médecine préventive. L'année budgétaire 1973 est, comme les années précédentes, dominée par la lutte contre le paludisme. La couverture du pays est en net progrès, ce qui est vraiment encourageant (page 181 du Rapport du Directeur général, paragraphe 16.6). Le développement des services de santé de base renforcera certainement l'arsenal préventif par la rapidité des examens et des analyses réclamés par les équipes mobiles, par exemple. La médecine éducative et sociale. L'éducation sanitaire, l'hygiène du milieu, l'assai3) nissement et l'éducation nutritionnelle, entre autres, préoccupent à plein temps le service responsable. L'OMS a mis à la disposition du Gouvernement malagasy un ingénieur biochimiste (lequel est doublé d'un homologue national spécialiste en nutrition) qui est chargé de la recherche en nutrition appliquée, recherche orientée actuellement vers l'alimentation de sevrage. Quatre jeunes sages -femmes malagasy suivent en ce moment un stage de six mois en nutrition appliquée à Haifa en Israël. Le FISE a toujours aidé Madagascar dans la protection maternelle et infantile, soit par la fourniture de matériel, soit par la fourniture de vaccin DTC. Son aide vient d'être demandée pour la fourniture du matériel nécessaire à l'installation d'un laboratoire de nutrition. L'assainissement de la ville de Tananarive, la capitale du pays, conduit par le PNUD avec l'assistance technique de l'OMS, se poursuit et nous souhaitons que cette action si bénéfique ne soit pas limitée à la seule ville de Tananarive mais soit étendue, tout au moins, aux principales villes de Madagascar. La croissance démographique apporte avec elle un certain nombre de problèmes. Pour y faire face, un service de démographie est créé dans la Direction de la Population. Des projets de textes concernant le planning familial sont ajourd'hui en cours de visa avant leur promulgation. Avant de terminer, je peux dire humblement que, sur le plan théorique, tout est prêt pour le développement sanitaire de Madagascar mais que, sur le plan pratique de la réalisation, les seules ressources budgétaires de l'Etat malagasy ne suffiront pas à réaliser le programme. L'aide de l'OMS nous est plus que jamais utile. Enfin, je ne peux m'arrêter sans formuler le voeu qu'avec l'augmentation du nombre des Etats Membres de l'Organisation, la santé reprenne ses droits et que chaque habitant de notre planète puisse aspirer valablement à une bonne santé, ignorant les frontières et les différences d'idéologies politiques au sein d'une coopération sanitaire internationale.

Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction -de l'espagnol) Merci, Monsieur Ravony. Je donne maintenant la parole au délégué du Soudan, M. A. G. M. Ibrahim, Ministre de la Santé. :

Au nom de la délégation de la République M. IBRAHIM (Soudan) (interprétation de l'arabe) démocratique du Soudan, permettez -moi, Monsieur le Président, de féliciter l'Organisation mondiale de la Santé à l'occasion de son demi -cinquantenaire. Au cours de ce quart de siècle, notre organisation a rendu de grands services à l'humanité tout entière et a rempli avec dévouement, honnêteté et rigueur sa difficile mission humanitaire, contribuant ainsi très nettement à l'amélioration de la santé, en particulier dans les pays en voie de développement. Pour célébrer cet insigne événement historique, la République démocratique du Soudan a émis un timbre commémoratif. Monsieur le Président, je voudrais féliciter par votre intermédiaire Mme le Président pour la confiance que lui ont accordée les membres des délégations en l'élisant à la présidence de cette assemblée. Mes félicitations vont aussi aux Vice -Présidents et aux Présidents des commissions. Il m'est d'autre part très agréable de remercier votre prédécesseur qui, l'an dernier, a dirigé nos délibérations avec tant de compétence et de sérieux. Le Directeur général, le Dr Marcolino Candau, a droit à tous nos remerciements et félicitations pour son excellent Rapport annuel. J'aimerais aussi lui exprimer, au nom de mon pays, notre profonde gratitude pour les grands services qu'il a rendus et pour l'extrême sagesse avec laquelle il a dirigé l'Organisation au long de toutes ces années, faisant d'elle une des institutions les plus efficaces du système des Nations Unies. Je lui adresse des voeux sincères de bonheur pour les années à venir et souhaite à son successeur beaucoup de succès dans sa lourde tâche. Monsieur le Président, permettez -moi au nom de la délégation de la République démocratique du Soudan d'exprimer à l'éminente délégation de la République populaire de Chine nos félicitations profondes et sincères pour sa présence et sa participation à cette auguste assemblée. Cet événement enrichit l'Organisation de la magnifique expérience de huit cents millions d'hommes qui, par leur détermination et leurs efforts acharnés, ont su accomplir des progrès techniques et scientifiques considérables qui leur permettront sans aucun doute de participer pleinement et efficacement à l'oeuvre menée par l'Organisation au service de l'humanité. :

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C'est aussi avec joie que la délégation soudanaise salue la présence ici de la République Démocratique Allemande, dont la participation ne pourra que faciliter à l'Organisation le plein accomplissement de sa mission au service de la santé, de la paix et de l'humanité. Ces dernières années, la politique sanitaire et sociale de mon pays a été marquée par un net changement d'orientation à mesure qu'on se rendait mieux compte des possibilités accrues qu'offrait la planification révolutionnaire d'intensifier les activités de médecine préventive et sociale, en particulier dans les zones rurales, où vit la grande majorité de la population. En faisant valoir que l'homme est le capital le plus précieux dans le domaine du développement et du progrès et que les services sanitaires sont devenus indissociables des programmes de développement économique, agricole et industriel, mon ministère a réussi à obtenir un accroissement de sa part des crédits budgétaires. L'année dernière, je mentionnais dans mon intervention l'accord qui apportait une solution pacifique au problème du Soudan du sud. Le premier anniversaire de la signature de cet acte a été célébré, il y a quelques semaines. Je suis heureux à ce propos de vous informer que, sous l'égide de cet accord, les services de santé ont reçu une forte impulsion et que l'aide apportée par les organisations internationales à la réinstallation des réfugiés a puissamment contribué à leur assurer les prestations sanitaires requises. Nous remercions tous les gouvernements et toutes les organisations qui nous ont offert et continuent de nous offrir leur concours. Nos remerciements et notre gratitude vont tout spécialement au Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés, et en particulier à S. A. le prince Sadr El Din, pour leurs efforts inlassables à cet égard. Les Palestiniens déplacés au Moyen- Orient et ceux des territoires occupés vivent dans de très mauvaises conditions sanitaires. Cette question devrait retenir toute notre attention et j'exprime le souhait que l'OMS intervienne et leur procure des services de santé. Les projets soutenus matériellement et techniquement dans mon pays par l'Organisation mondiale de la Santé marquent de solides progrès grâce à l'aide précieuse que nous apportent le Bureau régional de la Méditerranée orientale et son Directeur si capable, le Dr Taba, ainsi que son représentant au Soudan, le Dr Khan, qui ont joué un grand rôle dans le succès de beaucoup de ces projets. Je suis heureux d'annoncer ici que le Soudan a maintenant réussi à se libérer entièrement de la variole, résultat qui couronne les efforts accomplis par le personnel du service de lutte antivariolique avec l'aide appréciée de l'Organisation. Nous espérons que le pays pourra bientôt être déclaré complètement exempt de variole d'après les critères et les normes définis par l'Organisation. C'est vraiment là une situation brillante et encourageante par rapport à celle de l'année dernière. Notre révolution sociale a réussi à instaurer la stabilisation sociale dans mon pays. Toutes les missions et organisations ont collaboré au développement économique et à la stabilité politique. Ces efforts solidaires ont abouti à l'approbation, par le Conseil du Peuple, du statut permanent du Soudan, et cela pour la première fois depuis son accession à l'indépendance il y a quinze ans. Le pays est ainsi entré dans une ère nouvelle offrant toutes les garanties et les moyens nécessaires de stabilité en même temps que de larges possibilités de travail et de production. Notre organisation, qui aide tous les pays sans discrimination, devrait pouvoir accepter parmi ses Membres toutes les nations et tous les gouvernements qui sont capables de concourir au bien et au bonheur de l'humanité. En vertu de ce principe, mon pays demande que la République populaire démocratique de Corée soit admise au sein de l'Organisation afin de contribuer au développement des services de santé dans toutes les parties du monde. Il ne fait aucun doute que la collaboration et la coopération entre toutes les nations de bonne volonté conduiront l'OMS vers le succès et le progrès. Avant de terminer, je voudrais réitérer mes félicitations à Mme le Président et adresser des voeux de succès à notre organisation. Mon souhait est que chaque session de l'Assemblée soit marquée par l'adoption de résolutions et de recommandations qui contribuent au bien de toute l'humanité. Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'espagnol) Merci, Monsieur Ibrahim. Je donne maintenant la parole au délégué de la République Démocratique Allemande, le Professeur L. Mecklinger, Ministre de la Santé. :

Le Professeur MECKLINGER (République Démocratique Allemande) Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, honorables délégués, la délégation de la République Démocratique Allemande qui, pour la première fois, participe comme Membre à part entière à une Assemblée mondiale de la Santé a suivi avec un grand intérêt le rapport du Dr Candau, Directeur général de l'OMS. Nous apprécions le fait que pour la première fois un membre du Gouvernement de la République Démocratique Allemande ait l'occasion d'intervenir dans la discussion générale à cette Assemblée mondiale de la Santé si importante pour la santé des peuples. Se basant sur sa disposition maintes fois déclarée de participer activement au travail de l'OMS, la RDA se voit à même de soutenir les objectifs mondiaux de l'Organisation. Vous comprendrez, Mesdames et Messieurs, que j'aimerais maintenant, en relation avec le Rapport du Directeur général, exprimer quelques considérations fondamentales au sujet de la participation future de mon pays au travail de cette organisation humanitaire mondiale. En accord avec :

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le rapport inséparable entre la paix et la santé comme principe fondamental du bonheur des peuples dont fait état la Constitution de l'OMS, la République Démocratique Allemande fera tout ce qui est en son pouvoir afin que la noble cause de la protection de la santé des hommes ne soit pas sérieusement menacée ou anéantie du fait de guerres ou d'agressions, d'oppression coloniale ou de discrimination de certains peuples ou groupes de population. Nous partageons l'avis de tous ces représentants d'autres pays, à savoir que les résultats du travail de l'Organisation mondiale de la Santé à l'échelon mondial dépendront largement de la mesure dans laquelle ils contribueront en même temps à garantir la paix pour tous. Cette efficacité de l'OMS dans l'intérêt des hommes a, cependant, pour condition l'attachement bien compris au principe de l'universalité. En relation avec la discussion prévue de la demande d'admission de la République populaire démocratique de Corée, nous voudrions dès aujourd'hui adresser un appel urgent à tous les Etats Membres pour qu'ils se laissent guider dans leur décision par les obligations élémentaires découlant du principe de l'universalité et qu'ils se prononcent à cette Assemblée mondiale de la Santé pour l'admission de la République populaire démocratique de Corée comme Membre de l'OMS. Les expériences d'un grand nombre de pays, dont celles de la République Démocratique Allemande, prouvent que la seule médecine et l'application de ses connaissances ne sont pas en mesure de changer de façon décisive l'état de santé et la protection sanitaire des peuples. Des conditions socio- économiques optimales constituent une condition primordiale pour le développement de la médecine, pour le rétablissement, le maintien et la promotion de la santé. La République Démocratique Allemande soutient la préoccupation principale de l'OMS d'être un véritable centre de coordination dans le domaine de la protection sanitaire. Dans la lutte contre la maladie aucune autre organisation ou institution n'est mieux placée que l'Organisation mondiale de la Santé pour être un centre international de coordination et d'information doté d'une si haute autorité morale. Les expériences de nombreux pays, et aussi en particulier celles du mien, nous enseignent que la solution des problèmes sanitaires profite au mieux à la population si, dans la conception scientifique, dans les objectifs, on se concentre dès le départ sur des priorités et qu'on s'attache à leur réalisation conséquente. La délégation de la RDA est d'avis que le cinquième programme de travail de l'OMS constitue une bonne voie. La RDA fera de son mieux afin que ce cinquième programme de travail devienne réalité dans la vie internationale. La RDA voit la possibilité de soutenir les programmes médicaux internationaux dans les domaines suivants - continuation dé la recherche et de la lutte contre les maladies cardio -vasculaires et le cancer; la délégation de la RDA salue donc l'inclusion du point 2.8 "Programme de coopération internationale en matière de recherche sur le cancer continuation de la recherche et de la lutte contre les maladies infectieuses et parasitaires; la RDA serait prête à mettre à la disposition de l'OMS des centres de référence dans un domaine sélectionné; - la recherche médico- hygiénique et épidémiologique, en vue de garantir un environnement propice à la santé; - la recherche médicale en vue de l'influence humanitaire du développement de la population, de la lutte contre la mortalité infantile, pour la protection de la santé de la mère et de l'enfant et de la génération adolescente; - le soutien de projets pour la formation et la qualification de cadres scientifiques pour la recherche et la pratique médicales de même que pour la coopération dans l'édification d'une information scientifique et sanitaire efficace. Mesdames et Messieurs, mon pays et ses citoyens espèrent que la participation à la vie scientifique de l'OMS enrichira les connaissances de leurs hommes de science et médecins en vue d'une amélioration continue de la protection sanitaire. C'est avec une grande satisfaction que nous voyons se renforcer partout dans le monde les efforts en vue de bannir la guerre comme moyen de résoudre des litiges internationaux et de se tourner de plus en plus vers des mesures communes et coordonnées en vue de battre un autre ennemi principal de l'humanité, la maladie. Pour cela, l'Organisation mondiale de la Santé porte une grande responsabilité. :

Merci, Professeur Mecklinger. Je Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'espagnol) souhaite la bienvenue à la délégation de la République Démocratique Allemande et lui adresse mes félicitations personnelles. Je donne la parole au Professeur M. M. Mahfouz, Ministre de la Santé de l'Egypte. :

Monsieur le Vice -Président, permettez Le Professeur MAHFOUZ (Egypte) (traduction de l'arabe) moi au nom de la délégation égyptienne de vous féliciter de votre élection aux fonctions de vice président de cette honorable assemblée. J'adresse également mes félicitations à Mme le Président et aux autres Vice -Présidents qui la seconderont dans la conduite des travaux de la présente session. A tous, je souhaite un plein succès en espérant que les discussions de cette Vingt- Sixième :

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Assemblée mondiale de la Santé aboutiront à des décisions et recommandations humanitaires conformes à la justice et répondant aux aspirations légitimes de l'humanité. Le Rapport du Directeur général couvre une large gamme d'activités d'un grand intérêt pour tous les peuples. Je mentionnerai en particulier celles qui concernent les services de santé et la planification sanitaire fondée sur des principes socio- économiques, ainsi que les études extensives sur le développement des personnels de santé. Cela soulève deux importantes questions tout d'abord celle de "l'exode des cerveaux" des pays en voie de développement vers les pays développés, et ensuite celle du rôle qui incombe à l'Organisation mondiale de la Santé de renforcer la capacité des pays en voie de développement dans le domaine de la planification sanitaire considérée comme condition préalable du développement communautaire. Le Rapport du Directeur général évoque non seulement les réalisations de l'année dernière mais aussi celles de tout le dernier quart de siècle. Cela nous incite à considérer la politique de l'Organisation et les plans pour l'avenir. Si le Rapport fait état de nombreux domaines où l'Organisation mondiale de la Santé a combattu avec succès la maladie, il mentionne d'un autre côté les secteurs où la maladie reste invaincue, dans beaucoup de pays. Il est à noter que l'énorme développement des communications et des transports à travers le monde a eu et aura pour conséquence de compliquer la lutte contre les maladies infectieuses aussi longtemps qu'il existera des pays où ces maladies continueront de sévir sous une forme épidémique ou endémique. Il est donc impérieux que l'Organisation mondiale de la Santé appuie sans réserve les pays en voie de développement dans leurs programmes d'assainissement et de lutte contre les maladies infectieuses et endémiques en tenant compte de l'importance que l'environnement revêt pour la santé dans les pays tant développés qu'en voie de développement. A ce sujet, nous savons tous que l'hygiène du milieu et la lutte contre les maladies infectieuses n'exigent pas de fortes dépenses pour l'envoi d'experts puisqu'il s'agit avant tout de renforcer l'aptitude des pays en voie de développement à exécuter des projets d'assainissement. La meilleure manière de le faire est de fournir du matériel et de développer les ressources primaires. Il est important de noter à ce propos que, d'après les Actes officiels N° 204, 15 % seulement des fonds alloués aux projets OMS ont servi à financer la fourniture de matériel et de bourses d'études, le solde étant absorbé par les traitements d'experts, les frais de voyage et les dépenses administratives. Nous constatons également avec inquiétude que l'on a tendance à augmenter le budget du Siège à Genève au lieu d'accroître en priorité les crédits affectés aux activités régionales et sur le terrain. C'est dire qu'il faudrait adopter une politique nouvelle de répartition des fonds pour atteindre les objectifs de l'Organisation en évitant une hypertrophie de l'appareil administratif. Dans le domaine de la recherche scientifique, il serait préférable de focaliser les efforts sur les grands problèmes des pays en voie de développement plutôt que sur les problèmes posés par les maladies chroniques. Celles -ci ne constituent en effet pas un sérieux problème de santé publique dans un monde où l'espérance de vie moyenne est ce qu'elle est dans la plupart des pays. Si elles représentent un sérieux problème dans les pays développés, ceux -ci sont certainement capables de rechercher eux -mêmes des solutions sans avoir à faire largement appel à l'Organisation mondiale de :

la Santé.

Le Directeur général mentionne également dans son Rapport les nombreuses réalisations obtenues par les scientifiques à travers le monde qui ont abouti à l'instauration d'une philosophie et de principes applicables à l'organisation des services de santé. L'un de ces principes est celui du dépistage précoce. Bien qu'il se soit largement imposé, cet important principe se heurte, dans son application, à divers obstacles de caractère financier et opérationnel qui ne pourront être surmontés que moyennant un intense appui matériel et technique de la part de l'Organisation mondiale de la Santé.

Le Conseil exécutif a souligné dans ses rapports qu'un comportement humain correct est une importante condition de la solution des problèmes de santé. Or, un comportement aberrant résulte fatalement de conceptions intensives en contradiction avec les principes essentiels énoncés dans la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé, qui proclame que la santé, telle que nous l'entendons, constitue l'un des droits fondamentaux de tout être humain. Chaque fois que l'homme est exposé à des dommages physiques et mentaux sous l'effet d'une agression, l'humanité se dresse tout entière pour défendre les valeurs et la dignité de l'homme. Au Moyen- Orient, des centaines de milliers de gens souffrent d'actes de coercition et d'atrocités par suite d'une agression qui les a privés de leur droit de vivre dans leurs foyers et dans leur pays et en a fait des réfugiés et des exilés, les transformant ainsi de libres citoyens d'une nation en réfugiés hébergés dans des camps. Dans la même région, d'autres groupes de population sont soumis à une occupation militaire intolérable qui s'accompagne d'une violation permanente de leurs droits humains fondamentaux. La politique d'agression qui prévaut dans le Moyen- Orient a obligé d'innombrables habitants à quitter leurs villes et leurs villages exposés à des bombardements destructeurs et répétés pour se regrouper dans d'autres zones du pays où ils ont été dirigés par les autorités compétentes. L'Organisation mondiale de la Santé se doit d'affronter ces problèmes du point de vue tant humanitaire que psychologique, comme elle se doit de faire connaître sa position et de prendre des mesures efficaces pour défendre le droit de l'homme de vivre normalement dans l'environnement qui est sien et de mener une existence normale et paisible.

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En Egypte, les objectifs sanitaires sont considérés comme une partie intégrante des objectifs du développement général de sorte que notre politique de santé est guidée par deux principes fondamentaux, à savoir premièrement que l'accès aux soins est un droit de chaque citoyen égyptien, et, deuxièmement, que la santé des citoyens est un investissement en capital humain, et un moyen d'amélioration du niveau socio- économique national. La politique sanitaire vise à garantir à tous un minimum de prestations, lequel est dicté par ce qui est médicalement et socialement nécessaire pour que les citoyens (et par conséquent le pays) puissent accéder à de plus hauts niveaux de vie. Nos problèmes de santé majeurs concernent l'hygiène du milieu; les maladies épidémiques, endémiques et infectieuses; enfin la forte mortalité des nourrissons et enfants en bas âge imputable à des maladies évitables. En conséquence, notre politique sanitaire s'est assignée les grandes priorités suivantes actions préventives destinées à combattre ou à éliminer les maladies; organisation de services de santé maternelle et infantile intégrant la planification familiale; amélioration des services préventifs et curatifs à la faveur du service de santé intégré. Dans les programmes entrepris pour répondre à ces priorités, une très grande importance est accordée à la nécessité d'assurer des services à la fois préventifs et curatifs à tous les échelons du système, au rôle capital de l'éducation sanitaire populaire et à la participation de différents ministères et de tous les organismes nationaux. La réussite de ces programmes exige une connaissance exacte de l'état de santé de chaque individu. Nous avons donc besoin d'une carte d'identité sanitaire personnelle et de registres de santé aux points de contact avec le système de santé. Il est en outre nécessaire d'appliquer une technologie correcte. Il nous faut donc améliorer les conditions d'achat, de distribution et de prescription des médicaments et produits destinés à combattre et à éradiquer les maladies, et former des cadres de travailleurs sanitaires, et notamment d'infirmières et d'autres personnels paramédicaux. D'autre part, la nécessité de mettre en oeuvre la technologie appropriée au moment et à l'endroit voulus nous contraint d'adopter un système de santé verticalement et horizontalement intégré. Le problème démographique fait partie intégrante du problème du développement national. Nul n'ignore aujourd'hui que l'interaction entre la croissance démographique et la production influe profondément sur l'aptitude de la société à réaliser le développement socio- économique. Les nations qui se sont attaquées au problème démographique ont appliqué de nombreuses approches. Je voudrais en rappeler et en commenter brièvement les grandes lignes. On s'est très souvent efforcé de modifier les indices nationaux de fécondité (en hausse ou en baisse selon le type de problèmes démographiques qui se pose au pays). En second lieu on s'est fortement attaché à faciliter l'accès aux services de régulation des naissances et aux contraceptifs. Les connaissances nouvelles sur les méthodes de régulation de la fécondité et les progrès techniques réalisés en matière de contrôle des naissances et de contraception ont amené certains pays surpeuplés à élaborer différents systèmes incitant les citoyens à faire usage des méthodes disponibles de contrôle des naissances afin d'obtenir une réduction sensible et suivie des taux de natalité. Il est toutefois apparu que la politique consis: :

tant à offrir au public des techniques de contrôle des naissances, en combinant la promotion des moyens de régulation de la fécondité - qu'il s'agit de faire connaître comme tout autre produit - et l'information quant à leur utilisation, trouve peu d'écho car ce qui est surtout déterminant en la matière ce sont les attitudes personnelles et en particulier la mesure dans laquelle les gens tiennent à avoir des enfants pour satisfaire leurs besoins sociaux, psychologiques et économiques. Il ne suffit donc pas d'offrir des prestations (c'est -à -dire des consultations de planification familiale et des contraceptifs), mais encore faut -il amener le public à les utiliser. On a essayé aussi d'agir sur les facteurs sociaux, psychologiques .

et économiques qui conditionnent le désir de procréer. On a constaté l'existence d'une corrélation négative entre la taille de la famille et le niveau de développement. Ainsi, les pays développés se caractérisent par une fréquence très élevée de familles de petite dimension qui s'explique par les faibles taux de natalité résultant indirectement du progrès socio- économique. Il ressort de tout cela qu'on ne saurait résoudre le problème de la surpopulation en se contentant de faciliter au public l'accès aux connaissances, aux produits et aux instruments nécessaires à la régulation des naissances. Il faut encore créer le climat voulu pour susciter le désir de limiter les naissances, qui accroîtra à son tour la demande de connaissances, de produits et de services dans ce domaine. Ce n'est qu'ainsi qu'on pourra espérer des résultats tangibles de nature à favoriser la réalisation des objectifs de développement de la société, c'est -à -dire l'instauration du niveau de vie souhaitable par l'emploi rationnel des ressources humaines et matérielles disponibles. Malgré l'intérêt que porte notre gouvernement au problème démographique et malgré l'existence d'un plan de planification familiale, notre principal souci actuellement est de diffuser surtout les méthodes de contrôle des naissances et non de susciter un accroissement de la demande. Aussi les utilisateurs de ces méthodes se recrutent -ils surtout dans la population urbaine dont le niveau économique et social est plus élevé que celui des ruraux, qui représentent approximativement 80 % de la population. Il en résulte que les taux de natalité ont sensiblement diminué depuis dix ans chez les citadins, plus instruits, alors qu'ils sont restés plus ou moins stationnaires dans les campagnes. Le problème démographique est trop vaste et trop complexe pour pouvoir être résolu par une structure ou une organisation nationale unique. Il est devenu nécessaire que l'Etat le situe au niveau d'un plan national de façon à établir une ligne de conduite cohérente et à définir le rôle de chaque ministère, condition indispensable, d'action coordonnée. Il importe pour cela de prendre

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deux séries de mesures. Il s'agit en premier lieu d'orienter les investissements dans les différents secteurs de manière à créer le climat psychologique nécessaire pour que le public fasse davantage appel aux services de contrôle des naissances et aux contraceptifs que l'Etat met à sa disposition par l'intermédiaire des organisations médicales et sanitaires existantes. Il ne sera possible d'obtenir la diminution souhaitée du taux de fécondité qu'en modifiant le comportement social de l'individu, c'est -à -dire en agissant sur les facteurs sociaux, économiques et culturels qui conditionnent son comportement procréateur. Il faut en second lieu spécifier le rôle de enaque organisation nationale dans le cadre d'un plan national d'ensemble, ce qui permettra de mieux préciser les responsabilités de chaque ministère dans l'exécution du plan national. Nous pensons qu'il est absolument nécessaire de définir les objectifs qui doivent être inscrits dans le projet national de planification familiale et dont la réalisation incombe aux divers organismes nationaux. I1 ressort de cette démarche qu'il faudra mettre l'accent sur les activités directement ou indirectement propres à modifier le comportement individuel en renforçant les valeurs favorables à la pratique du contrôle des naissances. Comme le comportement individuel résulte essentiellement de l'effet conjugué de valeurs religieuses, culturelles, sociales, économiques.et politiques, c'est en agissant en conséquence que les différents ministères arriveront à produire les changements souhaités pour résoudre le problème démographique en Egypte. Prenons un exemple le revenu d'une famille rurale peut être augmenté grâce au travail du mari, de sa femme et la plupart du temps des enfants; on pourrait donc modifier l'économie rurale en offrant aux femmes des occasions plus nombreuses d'un travail plus satisfaisant et mieux payé, de manière à rendre moins indispensable l'occupation des enfants aux travaux agricoles. Un tel résultat pourrait être obtenu par l'introduction de machines légères. Il faudra pour cela prendre des dispositions appropriées afin d'établir une collaboration très étroite entre les services compétents des ministères de l'Industrie, de l'Agriculture et des Affaires sociales. Les investissements dans l'action sanitaire visent, on le sait, à protéger la santé de chaque citoyen en lui assurant des services préventifs et, s'il tombe malade, des services curatifs. Deux :

des principaux résultats de cette action exercent une influence directe sur le problème démographique. Premièrement, le développement des services préventifs et curatifs, par la diminution qu'il entraîne du taux

de mortalité infantile, réduit les craintes familiales quant à la survie des enfants, si bien que les couples sont dès lors moins incités à engendrer davantage d'enfants pour compenser le décès éventuel de nourrissons et d'enfants en bas âge. En deuxième lieu, l'amélioration des services curatifs, en augmentant l'espérance de vie, a un effet psychologique qui se répercute sur le désir de l'individu de procréer. En outre, elle contribue puissamment à instaurer entre les citoyens et les organisations de santé un climat de confiance grâce auquel les travailleurs sanitaires seront mieux en mesure de convaincre les citoyens de l'importance du problème démographique pour la santé de l'individu, de la famille et de la collectivité. Voici quelques -uns des objectifs à inscrire dans un plan national visant à résoudre le problème démographique en Egypte. Il convient tout d'abord de diminuer le taux de mortalité infantile. L'augmentation des chances de survie des enfants nés vivants diminuera la propension des parents à engendrer un grand nombre d'enfants afin d'avoir la certitude d'en conserver suffisamment. Il est d'autant plus important d'intensifier les efforts dans ce sens que le taux moyen de mortalité infantile demeure élevé (par suite de diverses maladies infantiles), bien qu'il diminue chaque année. Le taux de mortalité des nouveau -nés atteint encore pour sa part 119 pour 1000, mais le taux de mortalité infantile se situe en deçà de ce chiffre. D'après une récente étude du FISE, les décès des nouveau -nés sont plus d'une fois et demie plus nombreux en Egypte qu'aux Pays -Bas, en Suède et aux Etats -Unis d'Amérique, tandis que le taux de mortalité dans le groupe d'âge 2 -3 ans y est quarante -quatre fois et demie plus élevé que dans ces trois pays. Les décès chez les nouveau nés, les nourrissons et les jeunes enfants (c'est -à -dire dans le groupe d'âge de 0 -4 ans) étant principalement provoqués en Egypte par la rougeole, la gastro- entérite et la bronchite, la maîtrise de ces maladies permettrait de réduire considérablement la mortalité dans le groupe d'âge en question. Il faudrait pour cela que les autorités sanitaires développent les services préventifs destinés aux mères et aux enfants ainsi que les services de diagnostic et de traitement précoce. La nouvelle politique du Ministère de la Santé met précisément l'accent sur ce point dans le projet de services préventifs et curatifs intégrés, tant horizontalement que verticalement. Horizontalement, les services de santé infantile et de planification familiale seront intégrés aux centres de santé généraux, aux dispensaires et aux hôpitaux, Il sera ainsi possible, par l'intervention conjuguée de tous ces services, d'agir simultanément sur l'offre et la demande à tous les échelons et au moment psychologiquement le plus favorable (c'est -à -dire après la naissance, pendant les visites aux centres ou aux dispensaires de protection maternelle et infantile, etc.). La réorganisation de cet énorme ensemble de services de santé ne manquera pas de mobiliser une vaste somme d'énergies, ce qui fournira l'occasion d'attirer de grands nombres de femmes en âge de procréer et de mettre à profit le temps qu'elles passeront dans les différents services pour leur enseigner les méthodes de planification familiale. Cet immense potentiel n'a encore été exploité que dans une très faible mesure. Aussi le ministère a -t -il entrepris toute une série de projets expérimentaux dont le but est à la fois. de fournir au public les prestations en question et de l'inciter à les solliciter. Pour ce qui est du rôle, de toute évidence capital, de l'hygiène du milieu dans l'abaissement de la mortalité infantile, il intéresse plusieurs administrations. Les ministères de la Planification,

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des Affaires économiques et de l'Industrie ont le soin d'orienter les investissements vers les services publics et le développement économique, et l'action de chacun d'eux influe sur la condition de l'individu, donc sur son aptitude à adopter des habitudes d'hygiène, qui se répercutent à leur tour sur la salubrité du milieu. Quant aux ministères de la Culture, de l'Education et des Affaires sociales, il leur incombe de modeler le comportement social, qui est un important facteur de succès des programmes d'assainissement. Le Ministère de la Santé se considère comme un organisme technique qui étudie les méthodes d'intervention du point de vue technique et consultatif. Ainsi, il estime que les modifications du milieu propres à influer sur le comportement génésique doivent s'opérer par une collaboration technique et administrative à tous les niveaux exécutif, politique et législatif. Notre deuxième objectif est de modifier l'économie rurale. On parviendra dans une certaine mesure à diminuer la part du travail de l'enfant dans la production du revenu familial en fournissant aux paysans du petit matériel mécanisé de semailles ou de plantation qui se substituera aux bras juvéniles. Il importe parallèlement de pourvoir sans délai à l'éducation technique de vastes groupes de jeunes qui puissent se charger, après une période d'instruction relativement courte, d'importants travaux techniques. Une fois cette formation acquise, les jeunes pourront rapidement gagner quelque argent en travaillant dans le secteur mécanisé de l'agriculture, dans le secteur industriel, etc. Cet enseignement ne doit pas seulement être dispensé dans le cadre de la scolarité normale, mais doit faire intervenir également les centres locaux de formation professionnelle. C'est dire combien une collaboration entre les ministères de l'Agriculture, de l'Industrie, de l'Education et des Affaires sociales est indispensable. Le troisième objectif consiste à promouvoir les valeurs idéologiques, religieuses et culturelles qui glorifient le travail et la production, la planification pour l'avenir et l'élévation du niveau de vie de chaque individu selon nos valeurs, nos besoins et nos possibilités. Il appartient au Ministère de l'Education de souligner l'importance de la culture religieuse pour la modification des attitudes des élèves, de même que de faire enseigner dans les écoles des notions de biologie ainsi que de physiologie et d'anatomie humaines, fonction de reproduction comprise mais sans aborder l'éducation sexuelle. Al Azhar et les chefs religieux ont ici de toute évidence un rôle capital à jouer (que ce soit au niveau scolaire ou à celui de la collectivité) en éclairant le public sur le problème démographique et en le rendant plus réceptif aux moyens de le résoudre, étant donné la place qu'occupe la religion dans la vie quotidienne des Egyptiens et sa profonde influence sur leur comportement. Le quatrième objectif de la planification est le progrès social. Il faut amener le public à mieux saisir l'importance du problème démographique dans ses dimensions nationales et locales par le truchement des agents du changement social, en particulier de l'assistant social dont le rôle dans l'éveil de la conscience sociale est capital. Il est secondé dans cette tâche par d'autres professionnels qui contribuent à la réalisation du changement social, tels que médecins,. agents de vulgarisation agricole, infirmières et chefs religieux. Il ne fait aucun doute que les différents ministères et les organisations de l'Union socialiste arabe, surtout s'ils sont secondés par les organismes de communication de masse, peuvent puissamment contribuer à la diffusion de la conscience sociale. L'action de propagande devrait comporter des programmes indirects d'éveil de la conscience sociale. Le Ministère des Affaires sociales peut aussi agir très utilement par le canal de multiples services répartis dans l'ensemble du pays, tels que les petits projets de développement social qu'il patronne et qui concernent par exemple,l'accroissement de la productivité familiale, les garderies de jour pour enfants d'âge préscolaire de plus de deux ans et la formation professionnelle d'enfants quittant l'école ou non scolarisés. Un autre objectif est de provoquer une prise de conscience politique du problème démographique. Le système politique est l'instrument dont dispose la nation pour créer l'unité de pensée politique inséparable de son existence idéologique et culturelle. Il est aussi l'instrument social de modification du comportement social des individus. Il importe donc, à partir des organisations du système politique représentant la force de travail populaire, de susciter une prise de conscience politique de l'importance du problème démographique et du danger qu'il constitue pour l'existence politique, sociale et économique de la nation. Un sixième objectif est de former les cadres nécessaires pour résoudre le problème démographique. L'effort ne doit pas seulement porter sur les personnels spécialisés dans ce domaine, tels que les agents des services de contrôle des naissances. Il faut aussi mobiliser tous ceux que leurs tâches sociales, économiques, culturelles ou d'orientation mettent en contact direct avec le public. En particulier, les personnels de vulgarisation agricole, les animateurs et les éducateurs travaillant en milieu rural peuvent puissamment contribuer à résoudre le problème démographique en favorisant indirectement la nécessaire prise de conscience parmi les populations rurales. Ainsi, les entretiens sur la santé végétale et animale peuvent amener à parler de la santé humaine et de l'inconvénient d'avoir trop d'enfants. Il est hors de doute que l'inscription du problème démographique aux programmes d'études universitaires, dans le cadre de l'enseignement consacré à la planification et au développement nationaux, aiderait notablement à faire accepter aux jeunes l'idée de contrôle de la fécondité dans la mesure où elle permettrait de leur inculquer des connaissances scientifiques sur ce problème, sur son étiologie et sur les méthodes propres à le maîtriser. :

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J'ajouterai ici qu'une conscience générale du problème démographique doit s'instaurer au niveau national parmi les différentes institutions d'enseignement intéressées et les responsables des différents secteurs. De la sorte, l'Etat sera mieux à même de choisir correctement ses priorités d'action en tenant compte de l'ampleur des difficultés qui résultent du problème démographique. Pour conclure cette partie de mon exposé, je voudrais dire que, dans la mesure où la politique sanitaire de mon pays, qui a été entérinée par le Cabinet, s'inspire du principe de l'intégration des services de santé, la politique qui s'impose pour résoudre le problème démographique en Egypte doit se fonder sur l'intégration des services socio- économiques dans ce domaine. C'est ainsi seulement qu'il sera possible d'améliorer efficacement dans l'avenir immédiat la structure et la qualité de la population à la faveur de l'effort de développement national. Monsieur le Président, je voudrais insister une nouvelle fois sur l'importance du principe de l'universalité de notre organisation. Le souci de respecter ce principe nous a conduits l'année dernière à corriger la situation touchant la participation de la République populaire de Chine et d'autres Etats Membres de la communauté internationale, qui sont ainsi devenus Membres actifs de notre organisation. Cette année, ma délégation a le plaisir de féliciter l'OMS pour l'admission de la République Démocratique Allemande et d'annoncer qu'elle appuiera pleinement l'admission de la République populaire démocratique de Corée, C'est en me réclamant de ce principe que je tiens à souligner que l'action de l'Organisation mondiale de la Santé devrait être centrée sur les problèmes de santé qui se posent à l'humanité, en particulier dans les pays en voie de développement, où il existe de nombreux problèmes sanitaires de portée universelle. La maîtrise de ces problèmes fera honneur à notre organisation et apportera la preuve de son efficacité technique et administrative, Comme le Dr Candau, du Brésil - pays frère en voie de développement -, va bientôt nous quitter, je désire lui adresser à cette occasion mes meilleurs voeux. Je voudrais aussi exprimer notre conviction que la gestion et l'orientation des politiques et des activités de l'OMS devraient continuer de répondre à la situation et aux intérêts des pays en voie de développement, qui représentent l'écrasante majorité des Etats Membres. Monsieur le Président, permettez -moi pour conclure de formuler mes voeux très sincères pour le succès de la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé.1 Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'espagnol) Merci, Professeur Mahfouz. Je donne la parole au délégué du Portugal, le Professeur A. A. de Carvaiho Sampaio, Directeur général de la :

Santé.

Le Professeur de CARVALHO SAI9PAIO (Portugal) (traduction de l'anglais) Monsieur le Vice Président, Monsieur le Directeur général, honorables délégués, Mesdames et Messieurs, me conformant à la recommandation de Mme le Président, je serai très bref. Tout d'abord, au nom de la délégation portugaise, je félicite Mme le Président de son élection à la tête de cette importante assemblée. Je ne doute pas que, sous son autorité et celle des Vice -Présidents, les discussions se dérouleront dans l'harmonie et que les résolutions seront prises avec sagesse. Les félicitations de la délégation portugaise vont aussi à vous -même, ainsi qu'aux autres Vice -Présidents, aux Présidents des principales commissions et au représentant du Conseil exécutif pour son rapport très complet. Le Rapport du Directeur général est, comme toujours, un document remarquable que tous les administrateurs de la santé devraient lire. La délégation portugaise adresse ses remerciements et ses félicitations à notre très cher Directeur général et à son personnel pour leur magnifique travail en faveur de l'humanité. Ce rapport est le vingtième et le dernier à paraître sous la responsabilité du Dr Candau; de ce fait, il a pour moi et pour tous ceux qui ont assisté aux Assemblées de la Santé une signification très particulière. Lorsque je suis venu pour la première fois à l'Assemblée, le Dr Candau avait été réélu pour son second mandat. Cela se passait il y a quinze ans et j'ai pu apprécier, depuis, sa façon de diriger l'Organisation et constater combien il est respecté par tous ceux qui participent à l'oeuvre de cette grande organisation. Le travail de l'OMS s'est énormément développé sous sa direction, si bien que l'Organisation est aujourd'hui l'une des institutions internationales jouissant du plus de prestige. En vérité, dans un monde troublé par la haine et l'incompréhension, seule une personnalité forte, sage et idéaliste comme celle du Dr Candau était capable d'empêcher l'introduction du virus de la destruction dans cette organisation. Pour l'oeuvre importante qu'il a accomplie, la délégation portugaise rend un vibrant hommage au Dr Candau. Bien qu'il se soit parfois produit des débats politiques passionnés dans l'enceinte de l'Assemblée de la Santé, mon gouvernement appuie l'Organisation parce qu'il est convaincu que les idéaux énoncés dans la Constitution de l'OMS seront respectés. Aussi sommes -nous heureux de voir que la Chine, la République Démocratique Allemande et le Souaziland ont été acceptés comme Membres de l'Organisation. La délégation portugaise leur souhaite une cordiale bienvenue. Enfin, la délégation portugaise approuve le programme ordinaire de l'OMS. Elle aimerait cependant y voir figurer dans l'avenir un solide programme de recherches sur les systèmes de distribution :

1

Le texte ci- dessus est la version intégrale du discours prononcé par le Professeur Mahfouz

sous ft,rme abrégée.

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de soins médicaux, étant donné que la prestation de ces soins est appelée à devenir une des fonctions les plus importantes des services de santé. Les systèmes actuels ne sont pas encore très satisfaisants et réclament un supplément de recherches. Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'espagnol) Merci, Professeur de Carvalho Sampaio. Je donne maintenant la parole au Dr J. Sumpaico, Directeur du Bureau de la Recherche et des Laboratoires, délégué des Philippines. :

Le Dr SUMPAICO (Philippines) (traduction de l'anglais) Monsieur le Vice -Président, Monsieur le Directeur général, honorables délégués, permettez -moi tout d'abord de féliciter Mme le Président de son élection unanime à la plus haute charge que cette auguste assemblée puisse conférer. Cette élection n'a pas été une surprise complète car notre Président a démontré sa compétence et son expérience au cours de rencontres internationales tenues en de nombreux points du globe. Nous en avons la preuve vivante - vous en conviendrez tous, j'en suis sûr - dans la manière efficace et harmonieuse dont sont menés les débats de la présente Assemblée puisque, déjà, on a vu un délégué dont la distinction n'a d'égal que la fougue s'incliner devant la sagesse de sa décision. Ma délégation s'associe à toutes les autres pour lui offrir les meilleurs voeux de succès au cours de son année de mandat. Nous ne pouvons que lui promettre notre soutien et notre collaboration sans réserve. Je tiens aussi à vous féliciter, Monsieur le Vice -Président, ainsi que les autres Vice- Présidents et les Présidents des commissions, de votre élection à ces hautes fonctions. Pour ma part, j'exprime toute ma reconnaissance à ceux auxquels je dois mon élection à la vice- présidence de la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Je suis certain qu'ils ont voulu honorer non seulement mon humble personne mais aussi mon pays, les Philippines, et j'espère me montrer digne de la confiance qu'ils m'ont témoignée et faire honneur à mon poste. Le Rapport du Directeur général a clairement mis en évidence la situation qui règne actuellement dans le monde en matière de santé et de maladie. Je tiens ici à le remercier de son évaluation du problème de la tuberculose tel qu'il se présente de façon générale dans la Région du Pacifique occidental. La même situation existe dans mon pays, mais nous escomptons avec un optimisme et un enthousiasme raisonnables la création aux Philippines d'un centre de production de vaccin BCG lyophilisé qui sera en mesure de répondre aux besoins en vaccin de toute la Région. C'est grace à l'appui technique de l'OMS et au soutien du FISE que ce centre aura pu être mis sur pied. Nous les remercions de donner ainsi à notre pays, la possibilité de servir les nations soeurs du Pacifique occidental. Nous espérons que cette modeste contribution nous permettra un jour de considérer comme définitivement "classé" le problème de la tuberculose dans notre partie du monde. Bien que nos taux de morbidité et de mortalité aient décru et que notre espérance de vie ait augmenté, les maladies transmissibles n'en sont pas moins restées notre principal problème de santé publique, comme dans la plupart des pays en voie de développement. La tuberculose, le paludisme, le choléra et d'autres infections entériques, la schistosomiase et la rage sont demeurés au centre de nos préoccupations, mais, bien loin de faiblir, notre détermination est plus ferme que jamais d'intensifier nos efforts qui, avec l'aide, le soutien et les conseils de l'OMS, nous permettront, j'en suis sûr, d'améliorer la situation au fil des ans, Le projet commun Philippines -OMS -Japon de recherches sur le choléra a continué d'explorer les effets qualitatifs et quantitatifs de meilleures conditions d'hygiène sur l'incidence du choléra. Nos recherches cliniques ont démontré l'efficacité de la réhydratation et des antibiotiques dans le traitement du choléra, si bien qu'aujourd'hui, à condition d'être traitée à temps, cette maladie ne devrait plus entraîner de décès ni inspirer de frayeur au public et aux administrateurs sanitaires. Nous espérons poursuivre les recherches sur les vaccins, cela d'autant plus que les vaccins actuels laissent encore beaucoup à désirer. Cependant, nos efforts ne seront pas limités aux maladies transmissibles, mais couvriront aussi d'autres problèmes sanitaires. Je mentionnerai notamment le développement et l'extension des services de santé aux zones rurales, la formation de personnel, l'hygiène du milieu, la médecine du travail, la nutrition et la planification familiale, l'abus des médicaments, la recherche et le problème de "l'exode des cerveaux ". Monsieur le Vice -Président, avant de terminer, je voudrais, au nom de ma délégation, dire le profond regret que nous cause le départ imminent de notre Directeur général, le Dr Candau, que nous, Philippins, avons appris à connaître et à aimer. Il est venu à maintes reprises sur nos rivages nous faire bénéficier se ses sages avis et conseils relativement à de nombreux projets intéressant notre pays et la Région du Pacifique occidental. I1 a partagé non seulement nos angoisses, nos peines et nos difficultés mais aussi les succès et les victoires que nous avons pu modestement remporter. Mais, comme nous disons, "que sera, sers ", ce qui doit arriver doit arriver. Nous lui disons donc affectueusement adieu et lui souhaitons de trouver le bonheur dans un repos bien mérité. Qu'il soit assuré que l'Organisation continuera d'oeuvrer pour que l'humanité tout entière atteigne au plus haut niveau de santé et, finalement, de bonheur et de paix. :

Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'espagnol) Merci, Docteur Sumpaico. Je donne maintenant la parole au délégué du Yémen démocratique, le Dr A. A. Maisari, Directeur des Services de Santé. :

Le Dr MAISARI (Yémen démocratique) (interprétation de l'arabe) Monsieur le Président, c'est pour moi un plaisir et un honneur que de vous féliciter et de féliciter Mme le Président pour son élection à la présidence de cette auguste assemblée, et de vous présenter ainsi qu'à M. le Directeur :

NEUVIEME SEANCE PLENIERE général et à tous les participants les meilleurs voeux du Gouvernement et du peuple du Yémen démocratique à l'occasion du vingt -cinquième anniversaire de l'Organisation mondiale de la Santé,

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Monsieur le Président, au nom de ma délégation, je voudrais exprimer à M. le Directeur général, le Dr Candau, et à ses collaborateurs notre profonde reconnaissance pour l'excellent Rapport qu'ils nous ont présenté. Il convient de mentionner à ce stade les projets réalisés au Yémen démocratique avec la collaboration de l'Organisation mondiale de la Santé, L'Institut de Développement des Personnels de Santé a aidé notre pays à résoudre dans une grande mesure le problème dont il souffre le plus, à savoir la pénurie de personnel qualifié. De même, le programme d'éradication de la variole, du paludisme et de la tuberculose se poursuit avec un succès croissant. Monsieur le Président, la participation de la délégation de la République populaire de Chine à cette assemblée, en qualité de représentant légitime du grand peuple chinois, confère à l'OMS son vrai caractère universel. De même, l'admission de la République Démocratique Allemande aidera certes notre organisation dans l'accomplissement des tâches qui lui incombent. Nous félicitons chaleureusement la République Démocratique Allemande de cette grande victoire. La délégation de la République démocratique populaire du Yémen en appelle à toutes les délégations ici présentes pour les prier d'appuyer l'admission de la République populaire démocratique de Corée. Nous sommes persuadés que les considérations politiques ne l'emporteront pas sur les tâches humanitaires qui sont celles de cette organisation. Monsieur le Président, les conditions sanitaires dans lesquelles vivent les Arabes des territoires occupés en Palestine, les populations déplacées et les réfugiés suscitent une profonde inquiétude. Par conséquent, il est primordial et urgent que notre organisation accorde à ce problème toute l'attention qui lui revient. Pour conclure, je voudrais exprimer au Dr Candau notre grande reconnaissance pour les efforts qu'il a déployés au cours de ces vingt dernières années et je lui présente mes voeux de plein succès dans sa vie future. Qu'il me soit permis aussi d'exprimer au Dr Taba, Directeur du Bureau régional de la Méditerranée orientale, notre profonde gratitude pour les efforts louables qu'il déploie pour résoudre les problèmes sanitaires de notre Région. Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'espagnol) Merci, Docteur Maisari. Je donne maintenant la parole à M. Singhateh, Ministre de la Santé et du Travail de la Gambie. :

M. SINGHATEH (Gambie) (traduction de l'anglais) Monsieur le Vice -Président, Monsieur le Directeur général, honorables délégués, Mesdames et Messieurs, c'est avec grand plaisir que j'exprime à Mme le Président, le Professeur Julie Sulianti Saroso, les plus chaleureuses félicitations de ma délégation pour son élection unanime à la haute fonction de président. Permettez -moi aussi de féliciter les autres Vice -Présidents de leur élection. J'apporte à l'Assemblée les salutations de mon Président, Sir Dauda Jawara, du Gouvernement et du peuple de Gambie. Ils forment le voeu que nos délibérations soient pleinement fructueuses et marquent une nouvelle étape importante des efforts que nous déployons pour améliorer la santé de nos peuples. Je m'associe maintenant aux autres délégués pour remercier et féliciter le Directeur général de son excellent Rapport si lucide. Dans les pages consacrées aux maladies transmissibles, le Directeur général fait état des progrès très importants qui ont été réalisés dans la lutte contre les maladies particulières à notre Région. Il me sera toutefois permis ici de souligner que le paludisme continue de nous préoccuper. Cette maladie pose encore un très sérieux problème, et il reste beaucoup à faire pour en venir à bout. Comme le savent la plupart des délégués, le paludisme reste une cause majeure de décès dans le groupe d'âge de 0 -5 ans, D'autre part, malgré l'efficacité des antipaludiques à usage prophylactique, la persistance de la transmission de la maladie dans la Région contrarie nos efforts de mise en place d'une industrie touristique. Comme nous sommes maintenant dans la cinquième année de la phase d'entretien du programme d'éradication de la variole et de lutte contre la rougeole, nous sommes en mesure de confirmer les très grands progrès signalés dans le Rapport du Directeur général. Toutefois, la rougeole est de toute évidence une maladie très importante et difficile à maîtriser. Après les spectaculaires succès initiaux de la campagne antirougeoleuse, nous enregistrons maintenant de graves épidémies dans les districts inférieurs et supérieurs de notre pays. Dans notre combat acharné contre cette terrible maladie de l'enfance (la rougeole se distingue en effet dans notre Région par une gravité particulière), il nous a été réconfortant d'apprendre que le Gouvernement des Etats -Unis avait renouvelé son offre de pourvoir notre Région de vaccins contre la variole et la rougeole. Cette aide est la bienvenue et hautement appréciée. Le projet de lutte contre la lèpre organisé en Gambie avec l'aide du FISE est graduellement intégré dans les services de santé de base. L'Organisation mondiale de la Santé collabore actuellement à son évaluation. D'autre part, nous explorons la possibilité d'y jumeler le programme envisagé de lutte antituberculeuse à l'échelle nationale, lui aussi appelé à venir finalement s'intégrer dans les services de santé de base. En ce qui concerne le développement des personnels de santé, je dirai brièvement que les programmes de formation pour infirmières et inspecteurs de la santé publique donnent de bons résultats. Nous travaillons actuellement avec le Conseil de la Recherche médicale de Grande -Bretagne à la préparation d'un accord qui nous permettrait d'utiliser les équipements de l'unité de recherche installée en Gambie pour former du personnel à la santé :

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des collectivités et àla recherche. Nous espérons également pouvoir mettre ultérieurement des moyens de formation à la disposition des pays voisins. Comme l'ont déjà dit les délégués du Ghana et de la Sierra Leone, nous avons collaboré avec le Nigéria à la création d'un Secrétariat de la Santé du Commonwealth. Nous avons fondé aussi le West African Medical College, qui coordonnera l'enseignement médical postuniversitaire dans les pays frères au sein du groupement régional. Monsieur le Président, en rendant hommage au Directeur général, le Dr Candau, je voudrais faire écho aux sentiments déjà exprimés par mes collègues délégués. Si grand qu'ait été le rôle des fondateurs de l'Organisation, l'histoire saura reconnaître tout ce que nous devons au Dr Candau pour avoir maintenu la stabilité de l'OMS dans les temps difficiles qu'il a évoqués dans son discours du vingt -cinquième anniversaire. Nous nous plaisons à constater que l'Assemblée est pour une large part redevable au Dr Candau d'avoir donné à l'Organisation ce caractère d'universalité si essentiel à l'accomplissement de son oeuvre au service de tous les peuples du monde. Le Dr Candau a su mener son équipe avec succès, aidé en cela par des collaborateurs également dévoués, parmi lesquels nous sommes fiers de mentionner notre Directeur régional, le Dr Quenum. Pour terminer, nous saluons nos collègues de la délégation chinoise et adressons nos félicitations chaleureuses au Souaziland et à la République Démocratique Allemande pour leur admission au sein de l'Organisation mondiale de la Santé.

Merci, Monsieur Singhateh. Je donne Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'espagnol) maintenant la parole au délégué de Haiti, le Dr Théard, Secrétaire d'Etat à la Santé publique et à la Population. :

Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général, Mesdames et Le Dr THÉARD (Hatti) Messieurs les délégués des pays Membres, au nom de mon gouvernement, j'adresse mes plus chaleureuses félicitations à Mme Sulianti Saroso, aux Vice -Présidents et aux Présidents des commissions à l'occasion de leur élection à la direction des travaux de cette Vingt- Sixième Assemblée, puisqu'il s'agit toujours, en l'occurrence, d'une double distinction à l'adresse à la fois du pays et du délégué pour ses qualités personnelles. Je tiens aussi à adresser au Dr Candau les compliments de mon gouvernement pour l'importance de son apport à l'Organisation et ses félicitations pour les qualités humaines qu'il a sans cesse montrées á ce poste. Pendant ces vingt dernières années, au moment où il fallait donner à l'OMS une structure à la fois personnelle et universelle, basée sur la recherche, la formulation et l'établissement d'un état d'esprit acceptable partout, au moment où il fallait adopter une ligne d'action conforme aux aspirations des grandes comme des petites nations, le Dr Candau a su s'acquitter de sa tâche avec efficacité et tact. Je souhaite que son départ en tant que Directeur général ne soit pas le terme de sa contribution à la santé du monde et que son expérience, sa compétence et son humanisme demeurent des valeurs actives. Dans notre sphère d'action nationale, les efforts ont été poursuivis au cours de l'année 1972,qui a été celle de la réforme des structures de base et de la mise en place de nouvelles structures en application de la récente loi organique, celle du resserrement des relations avec les organismes internationaux et privés, mais surtout celle de la planification basée sur l'évaluation des ressources et la recherche de la proportionnalité de l'action par rapport aux objectifs. De nouvelles constructions sont venues offrir une base plus large et un plus grand confort à certaines institutions. Un gros effort en équipement a été entrepris et les activités hospitalières ont été facilitées par l'attribution de matériel et de médicaments en plus grande abondance. C'est ici pour nous l'occasion de renouveler nos remerciements à l'Organisation mondiale de la Santé et à tous les pays et organisations internationales qui nous ont accordé leur aide et leur assistance. Le problème des médicaments demeure cependant un de nos soucis majeurs, car leur nombre et leur affectation ne sauraient, dans leur volume actuel, satisfaire les besoins de la population. Pour combattre l'exode et également offrir une meilleure couverture médicale, nous nous sommes efforcés d'employer le plus possible de techniciens disponibles. Admettant la notion qu'une région ne compte pas uniquement par le chiffre de sa population mais par la mobilité et la capacité économique de celle -ci, le Département de la Santé a accordé une de ses priorités aux programmes de santé communautaire. Parallèlement à l'intensification des campagnes d'immunisation et d'assainissement, les activités de nutrition se sont renforcées de même que l'enseignement supplémentaire en hygiène alimentaire, et ces mesures ont déjà contribué à améliorer les statistiques de mortalité dans l'aire des centres. Des élèves infirmières ont suivi des cours théoriques et ont été engagées dans des programmes pratiques de récupération nutritionnelle. Des activités agricoles visant à améliorer les variétés locales ont permis un enrichissement de la diète dans plusieurs localités, et l'immunisation des enfants dans les villages où opère un centre de nutrition tend à devenir une routine. L'enseignement médical et paramédical a été redéfini dans ses grandes lignes en vue de l'intégration future du médecin et de ses auxiliaires dans les milieux urbains et ruraux. Leur action médico- sociale devra modifier les habitudes et susciter la participation de la communauté aux efforts d'assainissement de l'environnement. :

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En vue d'une action rationnelle coordonnée et dirigée vers des objectifs définis, un plan national de santé basé sur l'inventaire des possibilités, le recensement des problèmes et des besoins médicaux et sanitaires ainsi que sur l'évaluation des ressources présentes et potentielles a été préparé. Parmi les propositions de ce plan, retenons un programme intégré de lutte contre les maladies transmissibles considérées dans leur ensemble, en vue de l'économie des ressources disponibles en même temps que d'une couverture sanitaire plus large et plus efficace de la population; un programme de lutte contre les carences nutritionnelles; un programme de lutte contre les maladies à grande endémicité; un programme d'assainissement du milieu; certains programmes d'appui comme celui de l'organisation de la résidence rurale et celui qui a trait à la formation des cadres techniques. S'il définit la stratégie générale, ce plan sera cependant exécuté selon un ordre déterminé de priorité que facilitera la réforme institutionnelle déjà amorcée et dont un des éléments capitaux est la poursuite de la politique de régionalisation. Monsieur le Président, distingués délégués, nos efforts étant appelés à rejoindre ceux des autres pays, nous nous réjouissons de voir que se parfait chaque année l'universalité conforme aux voeux de l'Organisation, et c'est pour nous l'occasion d'adresser nos compliments de bienvenue aux pays récemment admis. Sous l'égide de l'Organisation mondiale de la Santé, dont nous sommes fiers d'admirer la vitalité en ce vingt -cinquième anniversaire, nous avons fait du chemin. Son existence répond d'ailleurs aux aspirations de l'homme, qui éprouve le constant besoin de donner à son action un axe, des cadres, en liaison avec des organismes périphériques d'information et d'exécution des décisions prises en fonction des besoins exprimés. Il est également extrêmement réconfortant, quand une catastrophe s'abat sur un pays - et je pense tout particulièrement au drame qu'a vécu en décembre 19 72 la République amie du Nicaragua - devant l'impuissance qui résulte de la modicité de l'aide que peut individuellement apporter un petit pays, de savoir que l'Organisation mondiale de la Santé, soit directement, soit par le truchement de son Bureau régional, prendra l'initiative - en collaboration éventuellement avec d'autres pays ou d'autres institutions philanthropiques internationales d'organiser un programme de secours et la répartition des taches pour une plus large protection des vies et la sauvegarde de la santé. Dans les domaines si divers dans lesquels elle offre son assistance, l'OMS poursuit son oeuvre incomparable, et mon gouvernement adresse également ses compliments au Directeur général adjoint, le Dr Dorolle, au Directeur du Bureau régional des Amériques, le Dr Horwitz, et à tous ceux qui ont admirablement contribué à alléger la tâche écrasante du Directeur général. :

Je vous remercie, Docteur Théard. Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'espagnol) Je donne la parole au délégué du Yémen, le Dr M. K. Aghbari, Ministre de la Santé. :

Monsieur le Président, il m'est Le Dr AGHBARI (Yémen) (interprétation de l'arabe) particulièrement agréable d'adresser par votre entremise à Mme le Professeur Julie Sulianti Saroso, au nom de la délégation de la République arabe du Yémen, mes félicitations les plus chaleureuses pour son élection à la présidence de cette assemblée et je lui souhaite, ainsi Ces félicitations s'adressent aussi à MM. les qu'à vous -même, succès et réussite. Vice -Présidents et Présidents des commissions. Monsieur le Président, ma délégation a pris connaissance du Rapport annuel présenté par M. le Directeur général. Nous apprécions à leur juste valeur les différentes activités et réalisations accomplies par notre haute organisation. Nous avons pris connaissance aussi des différents problèmes qui ont été traités en vue de leur trouver des solutions adéquates pour le bien de l'humanité tout entière. Je profite de cette occasion pour adresser mes remerciements à M. le Directeur général, le Dr Candau, ainsi qu'à tous ses collaborateurs pour leur dévouement à la réalisation de leur grande tâche. Je dois exprimer ma vive satisfaction de constater que notre organisation est en train de réaliser son universalité. Permettez -moi à cette occasion d'adresser, au nom du Gouvernement et du peuple de la République arabe du Yémen, les félicitations les plus chaleureuses à la République populaire de Chine,qui occupe désormais le siège qui lui revient de droit. Nous félicitons aussi la République Démocratique Allemande pour son admission comme Membre de notre organisation. Monsieur le Président, Messieurs, vingt -cinq années se sont écoulées depuis la création de l'OMS. Je me joins donc au monde entier pour exprimer notre appréciation pour l'oeuvre déjà accomplie par elle en faveur de l'humanité et de conditions meilleures de santé. C'est encore une occasion pour féliciter, au nom de mon gouvernement, les responsables de l'OMS en la personne de l'honorable Directeur général, représenté dans notre Région de la Méditerranée orientale par le Dr Taba. Il reste évident que, grâce à la collaboration fructueuse de tous les pays Membres, de grandes réalisations ont été accomplies dans le domaine de la santé. Nous souhaitons vivement que cette collaboration puisse continuer à se développer afin d'arriver au but espéré d'un monde délivré de maladies, maladies qui freinent surtout le développement du :

tiers -monde.

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Quant à nous, dans la République arabe du Yémen, nous déployons de grands efforts en vue d'assurer à notre peuple les soins auxquels il a droit et dont il a un grand besoin. Pourtant nos moyens sont, hélas, limités. C'est pourquoi une assistance généreuse et précieuse nous a été fournie par plusieurs pays amis. En outre, des pays arabes frères nous fournissent organisation de services actuellement une assistance généreuse dans les domaines suivants médicaux, fournitures de forces actives, entraînement des effectifs nationaux du personnel, fourniture de médicaments et d'instruments, construction d'hôpitaux et de cliniques avec installations et personnel. Il faut noter aussi l'assistance que nous fournit l'OMS, par l'entremise de son bureau régional, pour la réalisation de treize projets, dont les suivants éradication de la schistosomiase; services de santé locaux à Taiz et Hodeida; développement du personnel de santé; services de laboratoire à Sana ainsi qu'à Hodelda et Taiz; projet de nutrition et d'alimentation; Institut de Formation des Personnels sanitaires; approvisionnement en eau de Sana et de Bode/da. Je dois noter avec grande satisfaction que tous ces projets se trouvent en bonne voie, grâce à la bonne entente et à la collaboration qui existent entre notre administration et les experts de l'OMS, ceux -ci favorablement guidés par M. le Directeur régional, le Dr Taba, qui connaît parfaitement tous nos problèmes et leur accorde une compréhension éclairée. Je profite donc de cette occasion pour adresser à M. le Directeur régional, ainsi qu'à tous ses assistants, nos remerciements les plus sincères. Je manquerais à mon devoir si je ne mentionnais pas par la même occasion les services qui nous sont rendus dans le domaine de la santé par les fonds des Nations Unies. Grâce à ces organismes, des projets ont été déjà bien réalisés et certains sont en voie de réalisation. Dans le cadre de nos projets, nous préparons un plan biennal de développement. Nous avons demandé à cet effet à l'OMS de bien vouloir nous assister par l'envoi d'un expert. Nous espérons le recevoir à temps pour bénéficier pleinement de ses services. Dans ce domaine, nous renforcement et amélioration des considérons comme prioritaires ].es activités suivantes services de santé actuels; préparation du personnel de santé; lutte contre les maladies; protection de la santé du milieu. C'est grâce à nos espérances dans la coopération humanitaire internationale dans le cadre de cette haute organisation et dans notre cadre national que nous croyons réussir dans l'accomplissement de ce plan, qui nécessite inévitablement davantage d'aide et d'assistance de la part de tous, frères et amis, ainsi que de la part des organisation internationales et associations humanitaires. Monsieur le Président, nous sommes tous préoccupés par nos problèmes de santé et par nos efforts qui conduisent à la réussite et au succès de nos projets. Il y a pourtant un peuple qui n'a pas de représentant ici pour nous éclairer sur la situation de santé physique et morale de son peuple. Je pense évidemment au peuple de Palestine qui a été chassé de sa patrie ancestrale par le sionisme. Notre organisation s'est intéressée au sort et à la situation de santé physique et morale de ce peuple réduit au statut de réfugiés ou de personnes déplacées, ou même sous occupation étrangère sur son propre sol. Plusieurs résolutions ont déjà été votées à cette assemblée, concernée à juste titre par les conditions dans lesquelles vit le peuple de Palestine. Nous espérons que notre organisation continuera, cette année aussi, à se préoccuper de la santé et des conditions physiques et morales de tout un peuple transformé en réfugiés. Je termine en souhaitant le maintien et le succès de la collaboration entre mon pays et l'OMS, ainsi qu'avec toutes les organisations, les pays frères et amis et toutes les associations humanitaires. A tous, je souhaite succès et prospérité. : : :

Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'espagnol) Merci, Docteur Aghbari. Je donne la parole au délégué de la République Arabe Libyenne, M. Baba Ahmed, Directeur des Services de Santé de la province de Sebha. :

M. AHMED (République Arabe Libyenne) (interprétation de l'arabe) Monsieur le Vice Président, Messieurs les délégués, j'ai le plaisir d'adresser, au nom de la délégation de la République Arabe Libyenne, mes plus chaleureuses félicitations à Mme le Président pour son élection, ainsi qu'à vous, Monsieur le Vice -Président. Je suis sûr qu'avec votre aide, notre Président guidera efficacement les délibérations qui seront menées à bonne fin. Je félicite également les autres Vice -Présidents de l'Assemblée et les Présidents des deux commissions. Fidèle aux dispositions de sa Constitution, l'Organisation mondiale de la Santé s'est largement développée en vue d'assurer une santé normale à tous les êtres humains du globe et de les défendre contre les maladies transmissibles et endémiques dangereuses. Grâce à l'activité judicieuse du Directeur général, le Dr Candau, notre organisation a surmonté les obstacles dus à des circonstances hostiles susceptibles de détruire totalement l'humanité. Si l'OMS a pu jouer avec succès le rôle qui lui incombe, on le doit aussi à l'augmentation constante du nombre des Membres qui a permis d'étendre à une proportion toujours plus grande de la population mondiale le bénéfice des services assurés. Cependant, il reste encore des pays qui ne sont pas représentés ici. La délégation de la République Arabe Libyenne, qui croit en l'universalité de l'Organisation, souhaite la bienvenue aux nouveaux Membres et espère que d'autres, quel que soit leur statut politique, viendront se joindre à eux. :

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Ayant étudié les rapports du Conseil exécutif et du Directeur général qui font l'objet de la discussion en cours, la délégation de la République Arabe Libyenne prend acte avec satisfaction de l'extension incessante que connaissent les activités de l'OMS, notamment en ce qui concerne la lutte contre les maladies transmissibles ou endémiques et la formation de personnel de santé. Elle désire que l'Organisation continue à donner la priorité à la préparation d'agents sanitaires qualifiés, surtout dans les pays en voie de développement comme le mien. Monsieur le Vice -Président, ma délégation est reconnaissante à l'OMS et à son Secrétariat, dirigé avec compétence par le Dr Candau qui a tant contribué au cours des vingt dernières années au progrès de l'Organisation et à qui je souhaite une heureuse retraite. Je tiens aussi à remercier le Dr Taba, Directeur régional pour la Méditerranée orientale, de l'aide fournie aux pays de la Région et en particulier à mon pays, la République Arabe Libyenne. Merci, Monsieur Ahmea. Je donne la Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'espagnol) parole au délégué du Congo, le Dr C. A. Empana, Ministre de la Santé publique et des Affaires sociales. :

Monsieur le Président, Monsieur le Directeur général de l'OrganiLe Dr EMPANA (Congo) sation mondiale de la Santé, honorables représentants des pays Membres de l'Organisation, je tiens, au nom de la République populaire du Congo, de son parti et de son gouvernement, à présenter toutes mes sincères félicitations à Mme le Président de cette Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé pour sa brillante élection. Mes félicitations s'adressent aussi à tous les membres de son bureau. Nous voyons dans cette élection le gage d'une réussite complète des travaux de notre assemblée. Permettez -moi maintenant d'adresser au Dr Candau toute notre reconnaissance pour l'intelligence et la clairvoyance dont il a su faire preuve en présidant aux destinées de notre organisation. Je crois qu'il faut lui rendre hommage, un hommage bien mérité. Le Dr Candau vient de passer une vingtaine d'années à la tête de notre organisation. Au moment où il va se retirer définitivement, c'est pour moi un agréable devoir de lui souhaiter bonheur et longue vie. Je voudrais enfin saluer ici les nouveaux Membres et dire combien nous sommes heureux de leur présence parmi nous et combien nous espérons que d'autres pays s'associeront progressivement à nous pour que notre organisation atteigne la dimension universelle que nous lui attribuons. Dans notre monde agité et en pleine mutation, nous ne nous arrêterons pas sur les atrocités commises çà et là et qui ne permettent pas à l'homme d'avoir la plénitude de sa santé, mais nous dirons tout notre soulagement pour l'esprit de sagesse qui commence à souffler sur l'Extrême Orient et qui peut -être demain soufflera sur le Proche- Orient. Nous ne pouvons pas ne pas souhaiter aussi que l'esprit de justice s'installe dans les galeries minières de Rhodésie et d'Afrique du Sud pour permettre à la majorité des hommes de ces pays de retrouver leur dignité d'homme et promouvoir ainsi la santé dans toute la plénitude de ce terme. C'est ici qu'il faut se tourner vers les grandes puissances pour les amener à la réflexion et leur dire qu'il existe d'autres modes de vie, et d'autres relations internationales que celles qui consistent pour les grandes nations à tenir les petites dans une étreinte économique qui frise l'asphyxie. Tout le monde convient que la paix est indispensable à l'harmonie entre les peuples, au progrès de la société, au développement de la santé. Le Rapport du Directeur général se caractérise cette année, comme par le passé, par sa clarté et sa richesse. Nous retenons la somme des efforts faits par l'OMS au cours de l'année écoulée et aussi au cours des vingt -cinq années de son existence. Les résultats de la lutte contre les maladies transmissibles sont certains, et la variole en est un exemple indiscutable. Ce qui à notre avis importe maintenant, c'est que les méthodes adoptées et l'effort fourni par les grandes puissances pour la lutte contre la variole soient repris pour diminuer l'incidence des autres maladies transmissibles. Je pense à la rougeole, encore très meurtrière pour nos pays, à la poliomyélite, à la bilharziose, à l'onchocercose et j'en passe. Le Directeur général traite du problème important de l'environnement. Rien en effet ne vaut un milieu sain pour le développement de l'homme. Le problème crucial qui se pose aux pays en voie de développement est de savoir comment s'industrialiser rapidement et éviter la pollution du milieu. Nous espérons que la coopération internationale permettra de résoudre ce problème important pour la vie des nations. Concernant la formation du personnel médical et paramédical, tous nos pays ressentent la nécessité d'adapter cette formation aux besoins et aux réalités de notre Région. Pour nous, il s'agit d'un choix vital que nous. avons été amenés à faire grace aux recommandations de notre bureau régional que dirige avec compétence et efficacité le Dr Quenum, auquel nous disons ici toute notre admiration. Monsieur le Président, si notre organisation a fourni au cours de ces vingt dernières années des efforts louables et reconnus de tous, nous constatons actuellement que sa survie dépend des moyens financiers mis à sa disposition. On conçoit ainsi l'augmentation des contributions annuelles de chaque Etat Membre. Nous craignons seulement que les petites nations finissent par ne plus supporter un tel effort financier. :

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VINGT- SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE Il

En République populaire du Congo, nous intensifions actuellement la lutte contre les maladies transmissibles, la malnutrition, et nous mettons un accent particulier sur la formation du personnel, le tout grâce au concours de l'OMS, du FISE et des pays amis dont la République populaire de Chine, la France, l'Union soviétique, la République Démocratique Allemande et la République fédérale d'Allemagne. Nous tenons ici à exprimer notre gratitude à ces pays. A l'étape actuelle de notre révolution démocratique nationale et populaire, nous visons la décentralisation de notre système sanitaire par la régionalisation, l'intégration des activités de prévention et d'éducation sanitaire dans les établissements de soins, enfin, l'intégration de l'ensemble des activités de santé dans le processus global de développement économique. Pour nous permettre d'atteindre ce but, l'OMS, le PNUD, le FISE et le BIT nous accordent leur assistance pour l'organisation et le développement d'une expérience pilote qui sera progressivement étendue à d'autres régions. Pour conclure, Monsieur le Président, Excellences, Mesdames, Messieurs, je voudrais profiter de l'occasion de ce vingt -cinquième anniversaire de notre organisation pour rappeler que seules la justice sociale, la paix entre les nations permettront la promotion de la santé au bénéfice de tous les hommes. Merci, Docteur Empana. Je donne mainLe PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'espagnol) tenant la parole au délégué du Tchad, M. P. Mbailao, Directeur de la Santé publique. :

Monsieur le Président, honorables délégués, Mesdames, Messieurs, la M. MBAILAO (Tchad) délégation de la République du Tchad, que je dirige, s'associe aux délégations qui ont déjà pris la parole pour féliciter Mme le Professeur Julie Sulianti Saroso pour son élection au poste de président de la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Nos félicitations s'adressent aussi à tous ceux qui, au cours de cette assemblée, l'aideront dans sa tâche et plus particulièrement à vous -même, Docteur Machado de Lemos, qui la représentez ce soir parmi nous, aux autres Vice -Présidents et aux Présidents des Commissions A et B. Nous avons écouté avec grand intérêt le rapport présenté par le Président du Conseil exécutif et, pour cet excellent travail, nous le remercions chaleureusement ainsi que ses collaborateurs. Avec autant d'attention que par le passé, nous avons pris connaissance du Rapport présenté par M. le Directeur général. Comme chaque année, nous avons apprécié la clarté, le réalisme et la plénitude de ce rapport. Nous savons, hélas qu'il sera le dernier présenté par le Dr Candau. Aussi nous ne manquerons pas de profiter de cette occasion pour le féliciter et le remercier très chaleureusement pour la somme de travail accomplie depuis vingt ans à la tête de l'Organisation mondiale de la Santé au bénéfice de la santé dans le monde. Nous l'assurons, ainsi que le Dr Dorolle, Directeur général général adjoint, de notre profonde gratitude. Honorables délégués, je voudrais maintenant brièvement vous parler de la situation sanitaire actuelle dans notre pays. Après avoir accordé la priorité à la lutte contre les maladies transmissibles et à la médecine préventive, le Tchad maintient toute l'infrastructure nécessaire à la lutte contre les grands fléaux de notre continent, l'Afrique. La trypanosomiase est bien contenue et, pour le moment, nous n'avons pas encore eu à nous heurter au problème de la résistance du trypanosome aux médicaments spécifiques. Nous serons heureux de tous les efforts que fera l'Organisation mondiale de la Santé pour nous préserver de' l'éventualité qui nous verrait complètement désarmés devant cette terrible maladie. En matière de lèpre, nous sommes heureux de voir nos résultats très souvent cités en depuis six ans, le chiffre de nos malades guéris dépasse le chiffre des malades exemple dépistés. A ce rythme, qui nous garantit la bonne marche de la lutte contre la lèpre dans notre pays, nous sommes passés de 60 000 à 26 000 malades. Si le pian n'existe plus au Tchad sous sa forme contagieuse, par contre la syphilis et les autres maladies vénériennes nous préoccupent de plus en plus. En raison du retentissement de ces maladies sur la morbidité et même la mortalité, sur la démographie, ce problème est pour nous un problème majeur de santé publique. La variole n'a pas frappé au Tchad depuis plus de cinq ans. Malgré les difficultés que nous rencontrons du fait de la géographie de notre pays, nous maintenons un taux élevé de couverture vaccinale antivariolique. Ce taux est actuellement de 87 % pour l'ensemble du Tchad. Il est bien sûr inégal selon les régions, allant de 100 % à 20 % dans certaines régions peu peuplées et d'accès laborieux. Cette éradication de la variole a été obtenue avec l'aide substantielle de l'Organisation mondiale de la Santé. Le Tchad n'a jamais connu la fièvre jaune, mais du fait de la présence du virus à ses portes et du vecteur à l'intérieur de ses frontières, mon pays maintient une immunisation des populations. En 1972, la rougeole a été contenue, mais en 1973 le bilan sera certainement plus médiocre et nul doute que cette maladie ne fasse de graves ravages si nous ne sommes pas approvisionnés en vaccins. Nous espérons que l'AID reprendra son programme que nous ne pouvons pas, à :

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NEUVIEME SEANCE PLENIERE

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l'heure actuelle, prendre en charge. Une douloureuse épidémie de méningite cérébro- spinale a sévi au Tchad en 1972 et, hélas, l'année 1973 sera elle aussi une mauvaise année. Nous espérons que l'Organisation mondiale de la Santé nous fournira très bientôt un vaccin efficace et adapté à notre tactique sanitaire. L'onchocercose et le trachome sévissent au Tchad comme dans bien d'autres pays, mais ils ne constituent pas nos principaux fléaux, non plus que les parasitoses intestinales ou les bilharzioses. S'agissant de la tuberculose, le Tchad a adopté les tactiques préconisées par les experts dépistage par examen microscopique, hospitalisation initiale très brève, de l'Organisation traitement ambulatoire avec participation des médecins généralistes. Par ailleurs, notre pays reste fidèle à la vaccination BCG indiscriminée, pour laquelle il fut d'ailleurs un pionnier. S'ajoutant à tous ces fléaux et désorganisant son économie, la sécheresse catastrophique qui a sévi ces dernières années a entraîné au Tchad des migrations de populations fuyant disette ou famine. Ces conditions ont hélas entraîné une sévère amputation du cheptel tchadien, l'une de nos principales ressources. Nous aurions aimé voir cette sécheresse citée parmi les fléaux qui se sont abattus sur le monde au cours de l'année écoulée. Peut -être moins spectaculaire que d'autres phénomènes tels les éruptions de volcans ou les tremblements de terre, elle n'en est pas moins aussi dévastatrice. Avant de terminer cet exposé, je ne veux pas manquer de remercier le Bureau régional de l'OMS pour l'Afrique et tout particulièrement son dynamique Directeur, le Dr Alfred Quenum. Ses efforts inlassables pour la promotion de la santé dans notre Région, et tout particulièrement au Tchad, lui valent notre profonde gratitude. Monsieur le Président, je termine en vous renouvelant mes félicitations pour votre élection et en vous remerciant d'avoir bien voulu m'accorder la parole. :

Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'espagnol) Merci, Monsieur Mbailao. Je donne la parole au délégué du Niger, le Dr Mossi, Ministre de la Santé publique. :

Le Dr MOSSI (Niger) Monsieur le Président, Excellences, Mesdames, Messieurs, permettez moi tout d'abord de présenter mes vives félicitations à Mme Sulianti Saroso pour sa brillante élection à la tête de la Vingt- Sixième Assemblée. Ce choix, qui souligne ses éminentes qualités humaines et sa brillante carrière, veut aussi rendre hommage à son beau pays et à son grand peuple. Mes félicitations s'adressent également à MM. les Vice -Présidents et Rapporteurs, choisis eux aussi en raison de leur compétence, de leur dévouement à la cause de la santé et de leur vaste expérience. Au nom de mon pays, je souhaite la bienvenue aux Etats nouvellement admis au sein de notre grande famille de la santé. Enfin, la délégation du Niger est heureuse d'associer ses compliments aux hommages si nombreux, si vibrants et tant mérités adressés par les précédents orateurs à notre éminent Directeur général, le Dr Candau. C'est avec une émotion teintée d'une certaine tristesse que nous le voyons partir après avoir présidé avec tant de compétence et tant de grandeur aux destinées de l'OMS pendant vingt ans, au cours desquels chacun s'est plu à reconnaître et à louer ses bons et loyaux services. Monsieur le Président, l'événement que nous célébrons cette année avec ferveur - le vingt cinquième anniversaire de l'OMS - est un événement capital pour tous nos pays en général et pour le monde de la santé en particulier. Il marque un tournant dans la vie des nations. Un des traits dominants de notre temps est assurément cet esprit nouveau, cette prise de conscience par tous de l'unité de la planète, de la solidarité de tous les peuples devant le destin de l'homme. Le monde tend à devenir une vaste famille en dépit des conflits qui existent encore mais dont bien des indices indiquent que l'humanité finira par avoir raison. Malgré le chemin immense qui reste à parcourir notamment pour nos pays, il est réjouissant que cent trente -sept nations mettent en commun une partie de leurs ressources humaines et matérielles pour combattre cette réalité absurde entre toutes qu'est la maladie. C'est là une source de satisfaction et une raison d'espérer. Monsieur le Président, l'excellent Rapport du Directeur général de l'OMS décrit comme toujours la situation sanitaire dans le monde avec la clarté, la rigueur, la générosité et le courage qui ont toujours marqué son action. Nous voulons le remercier bien sincèrement, ainsi que tous ses collaborateurs, pour ce précieux travail. Profondément attaché à la promotion de l'homme pour son plein épanouissement et sa totale libération, but ultime de toute action valable, mon pays pratique une politique sanitaire dynamique à la mesure de ses modestes moyens et de sa foi immense en l'humanité. Cette politique repose sur les priorités suivantes - la médecine de masse, curative et préventive, collective et individuelle, urbaine et rurale, pour promouvoir la santé au niveau des masses populaires; - l'éducation sanitaire et nutritionnelle et l'assainissement, menés d'ailleurs en collaboration étroite avec l'éducation, l'information, l'animation, les collectivités villageoises; :

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- la formation d'un personnel qualifié répondant aux besoins du pays; - enfin, un Office des Produits pharmaceutiques et chimiques, sans but lucratif, permettant de fournir les médicaments et le matériel au prix le plus bas possible aux formations sanitaires de l'Etat, aux pharmacies populaires et aux pharmacies de village. La situation sanitaire que j'ai eu l'honneur de vous présenter il y a un an a nettement et favorablement évolué depuis, tant en matière de personnel médical et paramédical qu'au plan des infrastructures et de l'équipement. Cette année, mille nouveaux lits ont été mis en service et quarante dispensaires ruraux viennent renforcer la couverture sanitaire du pays. La moitié de ces réalisations a été financée sur le troisième FED. Il me plait de remercier ici, au nom de mon gouvernement, les pays amis de l'Europe des six qui nous ont permis ces importantes créations. Le Gouvernement du Niger accorde une sollicitude particulière au secteur de la santé en lui attribuant un budget représentant 8 % du budget national et affecté d'un des coefficients de croissance les plus élevés du pays. Les commissions nationales des perspectives décennales, après plusieurs mois de travail, ont tracé les grandes lignes du plan de développement économique et social du pays pour les dix années prochaines. Cette décennie verra une couverture sanitaire encore plus complète du pays par les formations fixes et les équipes mobiles et aussi les structures qui s'implanteront dans les villages les plus reculés. Ainsi, un réseau de plus en plus dense de dispensaires et de centres de santé, appuyés par les groupes mobiles, permettra d'aller soigner sur place les populations rurales laborieuses malgré l'étendue du pays et les difficultés de communication. De même, l'Office national des Produits pharmaceutiques et chimiques, qui a déjà ouvert dix pharmacies populaires au chef -lieu des arrondissements, couvrira, au rythme de deux pharmacies par an, toutes les régions administratives; chacun de nos dix mille villages sera doté dans le même temps d'une pharmacie de village et disposera sur place des médicaments de première nécessité. De plus, depuis le début de cette année, une usine de solutés construite avec l'assistance du FED fabrique sur place non seulement le sérum de Ringer, mais aussi tous les autres solutés pour les besoins du pays, nous libérant ainsi des approvisionnements trop lents et trop aléatoires par voie maritime, trop onéreux par voie aérienne en cas d'urgence. Cette usine va être complétée par un laboratoire de galénique, de toxicologie, de contrôle des fraudes et de recherche, ainsi que par une fabrique de vaccins et sérums. Mais le problème le plus important et le plus urgent demeure celui de la formation du personnel. Grâce à l'aide de l'Organisation mondiale de la Santé, notre Ecole nationale de Santé publique a connu une extension qui permet la formation des infirmiers, des sages -femmes et des aides sociaux. Nous espérons pouvoir commencer bientôt la formation des médecins sur place à Niamey. Monsieur le Président, comme le Directeur général, nous sommes inquiets de la tendance à la diminution qu'accuse maintenant l'assistance aux programmes venant de certaines organisations internationales. Or, de nombreuses voix, en proclamant que "nous sommes tous sur la même barque ", que "la maladie ne connaît pas de frontières ", que "la santé est un droit inaliénable" et que le but de l'OMS est de "donner à tous les peuples le plus haut niveau de santé possible ", demandent en fait que la philosophie de l'aide en matière de santé soit infléchie de telle sorte que disparaissent rapidement les situations les plus difficiles. Malgré la solidarité entre nations, il faut bien reconnaître que trop de problèmes élémentaires sont loin d'être résolus pour la grande majorité de l'humanité, notamment ceux de l'eau potable, qui dans certaines régions du monde reste aussi rare que précieuse et demandera de longues années avant d'être donnée à tous en raison de la modicité des ressources économiques; de la faim, qui elle aussi demeure comme un spectre tenace et hideux pour la majorité des hommes; des soins élémentaires urgents, qui ne peuvent pas toujours être donnés partout au moment voulu faute d'infrastructure suffisante, alors que le prix d'une transplantation cardiaque permettrait de sauver des milliers d'enfants qui meurent d'accès pernicieux. Je suis sûr que tous les hommes souhaitent que ces plaies béantes au flanc de l'humanité soient pansées, soient fermées en priorité par une réadaptation de l'aide radicalement opposée à l'esprit traditionnel qui veut qu'on ne prête qu'aux riches. Enfin, Monsieur le Président, de nombreux pays soudano -sahéliens sont victimes depuis plusieurs années consécutives d'une sécheresse implacable qui tarit les cours d'eau, les lacs, les puits et les nappes souterraines, décime les troupeaux par manque de pâturage et crée une pénurie alimentaire préoccupante pour un groupe de pays peuplé, de vingt -cinq millions d'habitants et figurant parmi les vingt -cinq pays les plus démunis. Cette calamité naturelle, peut -être moins bruyante que d'autres mais plus dramatique à long terme, a suscité un élan de solidarité nationale et internationale auquel il me plait de rendre hommage. A cet égard, nous savons gré aux Nations Unies d'avoir attiré l'attention du monde sur l'importance de la protection de l'environnement. Nos Etats, conscients de la dimension de ces problèmes, mettent tout en oeuvre de façon concertée pour pratiquer une politique hydro- pastorale et agricole propre à freiner, voire à arrêter, le plus redoutable phénomène que la région ait connu. Nous savons pouvoir compter sur la solidarité internationale.

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Monsieur le Président, Excellences, Mesdames, Messieurs, la vocation d'universalité de l'OMS, d'une humanité sans frontières dans son duel pathétique contre la maladie, se réalise chaque jour, chaque année un peu plus grâce au progrès constant des hommes vers plus de compréhension, plus de tolérance, plus de fraternité. Puisse ce phénomène se poursuivre et s'achever, car il est plus important pour l'humanité que les performances technologiques les plus spectaculaires tant qu'elles n'ont pas pour seul but et unique objet la paix, la liberté et le bonheur de l'homme.

Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'espagnol) Merci, Docteur Mossi. Je donne la parole au délégué de la Bolivie, le Dr J. Serrate Aguilera, Sous -Secrétaire au Ministère de la Prévoyance sociale et de la Santé publique. :

Le Dr SERRATE AGUILERA (Bolivie) (traduction de l'espagnol) Monsieur le Président, Messieurs les Vice -Présidents, Monsieur le Directeur général, Messieurs les délégués, Mesdames, Messieurs, la délégation de mon pays, dont j'ai l'honneur d'être le chef, se joint à tous les autres participants à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé pour féliciter le Professeur Julie Sulianti Saroso de son élection à la présidence. J'adresse aussi mes félicitations au Dr Marcolino Candau pour son brillant Rapport sur l'activité de l'OMS en 1972, où sont décrits les travaux efficaces menés dans l'intérêt de la santé de nos peuples. D'autre part, je dois exprimer la satisfaction qu'éprouve mon pays à voir la République Démocratique Allemande admise en qualité de Membre de l'Organisation. C'est un privilège pour moi que de m'adresser à un auditoire si choisi, réuni pour analyser les problèmes actuels de santé et chercher les meilleurs moyens de les résoudre. La Bolivie est l'un des pays du monde où la situation sanitaire ne dépend pas seulement de facteurs écologiques, mais se trouve intimement liée au développement économique et social. Au cours de la dernière décennie, le niveau de santé des Boliviens s'est considérablement élevé. Néanmoins, la franchise m'oblige à dire que le chemin qui reste à parcourir pour atteindre le niveau optimal souhaitable est encore long et difficile. Les caractéristiques écologiques ettechnicoculturelles de mon pays imposent le recours à des moyens d'action propres, spécifiquement nationaux. Si dans quelques secteurs du programme de santé la Bolivie a accompli d'importants progrès, elle n'a pu le faire dans d'autres à cause de divers obstacles. Pour bien préciser, je me permettrai d'exposer brièvement la situation actuelle dans quelques domaines prioritaires. En ce qui concerne les maladies transmissibles, nous avons réalisé l'éradication de certaines d'entre elles comme la variole, le pian et la fièvre jaune urbaine, et nous maintenons une stricte surveillance épidémiologique. La création d'une banque nationale des vaccins a permis d'élargir la couverture assurée par les campagnes de vaccination et de protection de la population exposée, notamment pour ce qui est de la poliomyélite, de la coqueluche, de la diphtérie, du tétanos, de la rougeole, du typhus exanthématique et de la tuberculose, maladies qui figurent encore aujourd'hui parmi les principales causes de morbidité et de mortalité infantiles. Nous sommes convaincus que dans un avenir assez proche nous pourrons éliminer la plupart de ces affections, grâce aux moyens d'action directe à court terme que la technique moderne est en mesure d'offrir. La campagne d'éradication du paludisme se poursuit. Au cours de l'année écoulée, les opérations de la phase d'attaque ont été étendues à toutes les zones non encore couvertes. L'assainissement de base constitue l'une des principales conditions préalables à la solution des problèmes de santé qui se posent en Bolivie. Nous avons élaboré un programme ambitieux, supposant la coopération des organismes internationaux compétents et l'obtention des crédits nécessaires, pour atteindre les objectifs fixés par un plan quinquennal dans les domaines suivants approvisionnement en eau potable, aménagement d'égouts et construction de latrines dans les zones rurales, amélioration des conditions ambiantes dans les mines, contrôle des denrées alimentaires et des boissons, lutte contre la pollution et la contamination de l'environnement, sécurité et hygiène du : :

travail.

Les services de santé continuent à se développer et 30 à 35 % des ruraux qui en étaient autrefois privés bénéficient maintenant de prestations sanitaires à la suite de l'installation de 56 centres de santé -hôpitaux, 56 postes médicaux et 223 postes sanitaires. D'autre part, nous nous employons à coordonner, en attendant de les intégrer, les activités de santé menées par les institutions de la sécurité sociale. De plus, nous mettons sur pied un programme de santé maternelle et infantile et de bien -être familial intéressant la totalité du pays, qui visera à faire baisser le taux élevé de mortalité maternelle et infantile. En matière d'administration des services de santé, les autorités du Ministère de la Prévoyance sociale et de la Santé publique ont, en l'absence d'une politique générale de développement administratif, étudié et approuvé une politique à moyen terme prévoyant, par ordre de priorité, la structuration fonctionnelle du Ministère, la rationalisation administrative, la réorganisation et la rationalisation des activités de la Direction administrative nationale, la création d'une unité spéciale d'analyse administrative chargée de promouvoir les programmes de réforme, la formation et le perfectionnement du personnel en service de toutes catégories et l'implantation d'un système

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moderne d'administration du personnel. En vue d'atteindre ces objectifs, des séminaires nationaux sont organisés à différents échelons. Ils sont destinés à familiariser le personnel du secteur sanitaire avec les techniques modernes de gestion. Pour terminer, Monsieur le Président, je tiens à dire ici combien mon pays est reconnaissant de l'assistance technique et économique que lui fournit en permanence l'Organisation par l'intermédiaire du Bureau sanitaire panaméricain, dont le Directeur, le Dr Abraham Horwitz, s'est toujours montré pour nous un ami sûr, collaborant énergiquement à la solution de nos problèmes de santé.

Le PRESIDENT PAR INTERIM (traduction de l'espagnol) Merci, Docteur Serrate Aguilera. Le délégué de la Bolivie est le dernier orateur à prendre la parole ce soir, puisque la neuvième séance plénière doit s'achever à 23 heures. Je vous remercie tous beaucoup. La séance est levée. :

La séance est levée à 23 heures..

DIXIEME SEANCE PLENIERE Lundi 14 mai 1973, 9 h.30 Président :

Professeur Julie SULIANTI SAROSO (Indonésie)

NOMINATION DU DIRECTEUR GENERAL ET APPROBATION DE SON CONTRAT La séance est privée de 9 h.30 à 11 h.5O, puis publique à partir de 11 h.55. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) La séance publique est ouverte. Je demanderai au Directeur général de vous donner lecture des résolutions qui viennent d'être adoptées en séance privée au sujet de la nomination du Directeur général et de son contrat.1 :

Le DIRECTEUR GENERAL (traduction de l'anglais) Madame le Président, la première résolution a trait au contrat du Directeur général. Elle est ainsi libellée : :

La Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé I

Conformément à l'article 31 de la Constitution et à l'article 106 du Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé,. APPROUVE le contrat fixant les conditions et les modalités d'engagement, de traitement et autres émoluments attachés à la fonction de Directeur général; et II

Conformément à l'article 110 du Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé,

AUTORISE le Président de la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé à signer ce contrat au nom de l'Organisation.

La seconde résolution concerne la nomination du Directeur général; elle est ainsi libellée

:

La Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé, Sur du Conseil NOMME le Dr Halfdan T. Mahler Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé.

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Docteur Candau. Le Dr Mahler prêtera serment lors d'une séance plénière qui sera annoncée ultérieurement. Je pourrai alors lui présenter, au nom de l'Assemblée de la Santé, nos plus chaleureuses félicitations. La séance est levée. :

La séance est levée à 12 heures.

1 Résolutions WHA26.4 et WHA26.5. - 207 -

ONZIEME SEANCE PLENIERE

Mardi 15 mai 1973, 12 h.15 Président :

Professeur Julie SULIANTI SAROSO (Indonésie)

ATTRIBUTION DE LA MEDAILLE ET DU PRIX DE LA FONDATION DR A. T. SHOUSHA Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) La séance est ouverte. Nous avons aujourd'hui un seul point à notre ordre du jour le point 1.17 - Attribution de la Médaille et du Prix de la Fondation Dr A. T. Shousha. Les documents qui vous ont été remis sont le rapport financier sur le Fonds de la Fondation Dr A. T. Shousha (document A26/5)1 et le rapport du Comité de la Fondation Dr A. T. Shousha (document A26/6). Nous commencerons par le rapport financier, qui porte la cote A26/5. Avez -vous des observations à présenter au sujet de ce rapport ? En l'absence d'observations, je considère que l'Assemblée prend acte de ce rapport. Nous passons maintenant au rapport du Comité de la Fondation Dr A. T. Shousha, contenu dans le document A26/6, et j'invite le Dr J. L. Molapo, membre du Comité de la Fondation Dr A. T. Shousha, à présenter ce rapport en l'absence du Président du Comité, M. Y. Wolde -Gerima. : :

Le Dr MOLAPO, représentant du Conseil exécutif et membre du Comité de la Fondation Dr A. T. Shousha (traduction de l'anglais) Madame le Président, en l'absence du Président du Comité de la Fondation Dr A. T. Shousha, j'ai le plaisir et l'honneur de présenter le rapport du Comité. Le Comité a tenu le 24 janvier 1973, conformément aux Statuts de la Fondation Dr A. T. Shousha, une réunion présidée par M. Y. Wolde- Gerima. Il a examiné les communications reçues des Etats Membres de la zone géographique où le Dr A. T. Shousha a servi l'Organisation mondiale de la Santé, celles de deux anciens lauréats du Prix, ainsi que la documentation jointe à ces communications. Le Comité a décidé de recommander à l'Assemblée mondiale de la Santé d'attribuer le Prix Dr A. T. Shousha pour 1973 au Professeur Mansour Haseeb. Eminent bactériologiste, le Professeur Mansour Haseeb s'est consacré durant les quarante ans de sa carrière médicale à la promotion des services de laboratoire de santé publique au Soudan. Conscient de l'impérieuse nécessité de disposer pour cela de personnel qualifié en nombre suffisant, le Professeur Haseeb créa une école spécialisée qui, depuis vingt ans, forme les techniciens de laboratoire dont les services de médecine préventive ont tant besoin dans l'ensemble du pays. Outre ses remarquables apport à l'enseignement, le Professeur Haseeb a fait oeuvre de pionnier dans la recherche sur diverses maladies parasitaires et bactériennes qui sont endémiques au Soudan et dans plusieurs autres pays de la zone géographique où le Dr A. T. Shousha a servi l'Organisation mondiale de la Santé. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Docteur Molapo. Quelqu'un a -t -il des observations à présenter ? En l'absence d'observations, je demanderai au Dr Dorolle de bien vouloir donner lecture d'un projet de résolution. :

ainsi

Le DIRECTEUR GENERAL ADJOINT La résolution que l'Assemblée voudra peut -être adopter se lirait "Attribution de la Médaille et du Prix de la Fondation Dr A. T. Shousha" : : :

La Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé PREND ACTE des rapports du Comité de la Fondation Dr A. T. Shousha; 2. FAIT SIENNE la proposition de ce comité concernant l'attribution de la Médaille et du Prix de la Fondation Dr A. T. Shousha pour 1973; 3. DECERNE la Médaille et le Prix au Professeur Mansour Haseeb; et 4. REND HOMMAGE au Professeur Mansour Haseeb pour sa contribution particulièrement marquante à la cause de la santé publique dans la zone géographique où le Dr A. T. Shousha a servi l'Organisation mondiale de la Santé. 1.

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Docteur Dorolle. Y- a -t -il des observations sur ce projet de résolution ? En l'absence d'observations, la résolution est adoptée.2 Je demanderai maintenant au chef du Protocole de bien vouloir inviter le Professeur Mansour Haseeb à venir à la tribune. :

Le Professeur Haseeb prend place à la tribune.

1 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1973, N° 209, annexe 2. 2

Résolution WHA26.6. - 208 -

ONZIEME SEANCE PLENIERE :

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Le Prix que nous attribuons aujourd'hui a été Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) institué pour honorer la mémoire du Dr Ali Tewfik Shousha, qui fut le premier Directeur du Bureau régional de l'OMS pour la Méditerranée orientale. Le Dr Shousha a été un pionnier de la santé publique au vrai sens du mot, et les progrès accomplis dans la Région portent la marque de sa prévoyance et de son dynamisme. L'Assemblée a décidé d'attribuer cette année le Prix et la Médaille de la Fondation Shousha au Professeur Mansour Ali Haseeb pour récompenser les éminents services qu'il a rendus à la cause de l'enseignement médical et de la recherche au Soudan, l'un des pays de la Région où le Dr Shousha a lui -même servi l'Organisation mondiale de la Santé. Le Professeur Haseeb a obtenu son doctorat - assorti d'un premier prix de médecine - à l'Ecole de Médecine Kitchener en 1934 et peu après il entrait dans les services de santé de son pays. Aux différents postes qu'il a occupés dans les hôpitaux de Khartoum et de nombreux centres provinciaux, il a acquis une vaste expérience des problèmes sanitaires de son pays et de ses besoins en matière de recherche. En 1937, il entrait aux Stack Medical Research Laboratories de Khartoum comme assistant de bactériologie tout en poursuivant ses études. Il étudia ensuite les techniques de laboratoire dans un groupe de laboratoires du London County Council et obtint en 1947 le diplôme de bactériologie de la London School of Hygiene and Tropical Medicine. Promu directeur des Stack Medical Research Laboratories de Khartoum en 1952, il s'acquitta de cette charge avec distinction pendant près de dix ans. En cette qualité, il créa en 1952 une école de techniciens de laboratoire qui n'a pas cessé de se développer et qui forme chaque année de nouvelles promotions de techniciens pour les services de santé publique du Soudan. Nous trouvons un autre témoignage de son esprit d'initiative et de sa prévoyance dans la réorganisation, en 1952, de l'école d'assistants de laboratoire, qui est devenue par la suite un centre régional de formation où sont reçus des étudiants d'autres pays, parfois boursiers de l'OMS. Malgré ses lourdes responsabilités administratives, le Dr Haseeb n'a jamais cessé de s'intéresser à l'enseignement médical. De 1938 à 1962, il a enseigné, à temps partiel, l'anatomopathologie, la bactériologie et la parasitologie à la Faculté de Médecine de l'Université de Khartoum, et après avoir quitté son poste de directeur des laboratoires de recherche en 1962, il est devenu professeur de microbiologie et de parasitologie à plein temps. Doyen de la Faculté de Médecine de 1963 à 1969, il a organisé pour les jeunes médecins un programme de formation à l'enseignement qui répondait à un besoin essentiel du pays. Beaucoup de nos jeunes collègues soudanais qui ont été choisis, dans le cadre de ce programme, pour suivre des cours de spécialisation dans des centres médicaux de l'étranger occupent aujourd'hui des postes de responsabilité à la Faculté de Médecine de l'Université de Khartoum. Le Professeur Haseeb a apporté aussi une précieuse contribution à la santé publique de son pays par son rôle dans le programme de production de vaccins. Pendant la Seconde Guerre mondiale, alors que le manque de moyens de transport et d'autres entraves rendaient difficiles les importations de vaccins et de produits pharmaceutiques, le Professeur Haseeb a créé, avec ses assistants, un centre de production de vaccin antivariolique grâce auquel le Soudan a été rapidement à même de pourvoir à ses besoins. A mesure que le programme se développait, le Soudan put également produire en quantités suffisantes ses propres vaccins contre la rage, le choléra et la typhoide. Aujourd'hui, à sa chaire de microbiologie et de parasitologie, le Professeur Haseeb continue de servir la cause de l'enseignement médical et de la recherche avec beaucoup de talent et un dévouement indéfectible. Il travaille' actuellement à une monographie sur la littérature médicale. du Soudan où seront répertoriées toutes les recherches effectuées dans le pays entre 1904 et 1972. Il a publié dans les revues professionnelles, au Soudan et à l'étranger, de nombreux articles qui lui ont valu d'être fait membre du Royal College of Pathologists en 1965. Quatre ans plus tard, il devenait également membre du Royal College of Physicians. Professeur Haseeb, j'ai maintenant le grand plaisir de vous remettre la Médaille et le Prix de la Fondation Dr A. T. Shousha. Le Président remet au Professeur Haseeb la Médaille et le Prix de la Fondation Dr A. T. Shousha. (Applaudissements) Madame le Président, Messieurs les Vice Le Professeur HASEEB (traduction de l'anglais) Présidents, Monsieur le Directeur général, honorables délégués, Mesdames, Messieurs, l'attribution du Prix Dr Shousha est pour moi un insigne honneur et je considère comme un grand privilège de voir mon nom associé à celui du Dr Shousha qui a tant fait pour la santé publique dans notre Région de la Méditerranée orientale. Brillant travailleur, il a consacré sa vie à l'amélioration et au perfectionnement de la santé publique dans sa Région. Tout comme son successeur, le Dr Taba, il était placé devant une tâche extrêmement difficile. Dans la plupart des cas, en effet, il avait affaire à des pays jeunes, vigoureux et fort ambitieux mais, comme dans le reste du monde en voie de développement, les ressources financières n'étaient malheureusement pas à la mesure des besoins, et il fallait donc faire largement appel à l'aide des pays développés, par l'entremise de l'OMS. A son poste de Directeur régional, le Dr Shousha fit preuve en ces circonstances d'un remarquable dynamisme. :

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En raison des conditions socio- économiques qui régnaient dans la Région, il était inévitable qu'un faible niveau de vie s'accompagnat de fréquentes épidémies et d'une morbidité élevée. Les pays manquaient de travailleurs sanitaires de toutes catégories médecins, infirmiers, assistants médicaux, techniciens et Autres auxiliaires de la santé. Sous la sage direction du Dr Shousha, d'immenses progrès ont été réalisés en ce qui concerne l'état sanitaire, la lutte contre les maladies endémiques et le développement de l'enseignement médical et technique. Madame le Président, je suis profondément heureux et extrêmement fier de compter parmi les titulaires de la Médaille qui perpétue le souvenir du Dr Shousha et je suis flatté d'être associé à des hommes de science qui ont consacré leur vie à la cause de la santé publique et lui ont apporté d'importantes contributions, comme le Professeur Kamal, le Dr Afridi, le Dr Al- Wahbi, le Dr Mofidi et le Dr El Halawani. C'est un honneur auquel je suis très sensible, comme je l'ai été, Madame le Président, à vos très aimables paroles, et je tiens à vous remercier, ainsi que le Comité de la Fondation Dr Shousha et la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé, d'avoir bien voulu m'accorder cette haute distinction. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Professeur Haseeb. Permettez -moi de vous renouveler nos plus chaleureuses félicitations. La séance est levée. :

La séance est levée à 12 h.35.

DOUZIEME SEANCE PLENIERE Mercredi 16 mai 1973, 9 h.30 Président :

Professeur Julie SULIANTI SAROSO (Indonésie)

1.

ELECTION DE MEMBRES HABILITES A DESIGNER UNE PERSONNE DEVANT FAIRE PARTIE DU CONSEIL EXECUTIF :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) La séance est ouverte. Nous avons d'abord à notre ordre du jour le point 1.14 - Election de Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif. Le document A26/49, qui a été distribué plus de vingt -quatre heures avant la présente séance, contient une liste de douze Membres établie par le Bureau conformément à l'article lOO du Règlement intérieur de l'Assemblée de la Santé. Comme le prévoit cet article, le Bureau a recommandé les noms de huit Membres dont l'élection assurerait, à son avis, une répartition équilibrée des sièges au Conseil. Y a -t -il des observations ? Je donne la parole au délégué de la République fédérale d'Allemagne. Le Professeur VON MANGER -KOENIG (République fédérale d'Allemagne) (traduction de l'anglais) Madame le Président, Messieurs les délégués, il y a deux ans la République fédérale d'Allemagne avait posé sa candidature à un siège au Conseil exécutif. Elle l'avait ensuite retirée en faveur d'autres pays européens. Cette année, elle est de nouveau candidate mais, contrairement à notre attente, le Bureau ne l'a pas fait figurer sur la liste des huit Membres dont il recommande l'élection. Nous maintenons néanmoins notre candidature parce que nous sommes convaincus qu'au Conseil nous apporterions une contribution utile à l'oeuvre de l'OMS. Nous demandons donc à l'Assemblée de voter pour nous. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) de la Turquie. :

:

Merci, Monsieur. Je donne la parole au délégué

M. ARIM (Turquie) Madame le Président, honorables délégués, ainsi qu'il ressort des nombreux Rapports annuels du Directeur général, la Région européenne présente une diversité non seulement du point de vue des niveaux économiques et sociaux des pays de l'OMS rattachés à cette Région, mais également du point de vue géographique et climatique. Le niveau de développement des services de santé, qui est la principale préoccupation de l'OMS, diffère beaucoup d'un pays à l'autre, ce qui est très normal pour une Région qui englobe d'une part l'Islande et d'autre part l'Algérie. Les pays en voie de développement de l'Europe méridionale présentent une particularité importante, et l'équité demande qu'ils soient représentés au sein du Conseil exécutif. Ces pays sont plus exposés que les autres pays d'Europe par suite de leur environnement. Il ne leur est pas facile de remédier aux désavantages du climat, car ils manquent des ressources nécessaires pour mettre sur pied les services de santé requis. Comme il a été observé clairement au cours des dernières années, les divers pays en voie de développement de l'Europe méridionale ont des problèmes de santé publique analogues. Ces problèmes sont bien différents de ceux qui se présentent dans les autres parties de l'Europe. Le climat, les communications sont des facteurs importants qui viennent aggraver la situation de santé publique dans ces pays de l'Europe méridionale. Mais l'essentiel reste toujours que c'est le niveau de développement économique qui détermine la santé d'un peuple. Si un pays peut se donner des hôpitaux, des médecins, des équipements et l'infrastructure sanitaire nécessaire, sa population sera protégée contre les maladies. Les problèmes des pays en voie de développement, partout, et aussi en Europe méridionale, sont bien différents de ceux des pays industrialisés qui ont la possibilité de prévenir les maladies ou bien de soigner et de guérir les malades beaucoup plus facilement. C'est pour cette raison que la Turquie a posé sa candidature au Conseil exécutif. La communauté internationale bénéficierait sans aucun doute dans une plus large mesure des activités du Conseil exécutif si les problèmes des pays méridionaux de la Région européenne pouvaient y être présentés continuellement par ces pays mêmes. Cela correspondrait aussi à la notion de répartition géographique équitable énoncée dans la Constitution de l'OMS, ainsi qu'à un meilleur équilibre entre les pays industrialisés et les pays en voie de développement.

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) délégué de la République Khmère.

:

Merci, Monsieur. Je donne maintenant la parole au

Le Professeur SO SATTA (République Khmère) Madame le Président, honorables délégués, je vous remercie de mavoir accordé la parole et je voudrais vous dire combien ma délégation est honorée de voir le nom de la République Khmère dans la liste des douze Membres établie par le :

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Bureau de l'Assemblée et parue dans le document A26/49 du 14 mai 1973. Cependant, elle tient à faire savoir qu'elle retire solennellement la candidature de son pays des élections qui vont avoir lieu pour nommer huit Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif. Au nom de ma délégation, j'exprime ma profonde gratitude envers le Bureau de l'Assemblée et envers les délégations des pays qui ont témoigné leur sympathie à notre égard. Je saurai apprécier leur juste attitude et leur compréhension, en ce qui concerne mon pays, du problème que pose le renouvellement des membres du Conseil. Ce faisant, ma délégation souhaite porter à votre attention quelques points de vue et sollicite tout d'abord l'indulgence de M. le Dr Molapo, Président du Conseil exécutif, pour oser retracer l'historique succinct de l'évolution de la composition quantitative du Conseil depuis la naissance de l'Organisation. En effet, le Conseil exécutif, initialement composé de dix -huit membres, a été porté à vingt -quatre membres par la résolution WHAl2.43 de la Douzième Assemblée mondiale de la Santé qui a adopté les amendements à la Constitution. Ces amendements sont entrés en vigueur à partir de la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé. Huit ans plus tard, la Vingtième Assemblée mondiale de la Santé, par sa résolution WHA20.36, a approuvé la proposition d'amendement aux articles 24 et 25 de la Constitution présentée par le Gouvernement du Brésil, portant le nombre de sièges du Conseil exécutif de vingt -quatre à trente. Le dépôt des instruments de ratification est en cours. Les Vingt -Deuxième et Vingt -Troisième Assemblées mondiales de la Santé, par les résolutions WHA22.26 et WHA23.29, ont instamment prié les Etats Membres qui approuvent les amendements de faire connaître aussitôt que possible qu'ils les acceptent, ce qui démontre que les Assemblées successives ont manifesté la volonté d'adapter le nombre de sièges au nombre des Membres de l'Organisation. Toutefois, en ce qui concerne la représentativité régionale, ma délégation constate que la Région du Pacifique occidental ne possède depuis le début jusqu'à maintenant que deux sièges, faisant parfois l'objet de compétition et donnant occasion à certaines tribulations. Je ne pense pas que ce que je viens de dire reflète exclusivement le sentiment de ma délégation, ni l'image exclusive de ma Région. Madame le Président, honorables délégués, ma délégation s'associe une fois de plus aux résolutions susmentionnées pour prier l'Assemblée d'accorder une attention particulière au problème de la ratification des amendements constitutionnels en cours, en vue d'accélérer cette procédure afin de pouvoir permettre l'entrée en vigueur des amendements en question dans un délai raisonnable, conformément à l'article 73 de la Constitution, donnant ainsi accès au Conseil à un plus grand nombre d'Etats Membres, selon l'usage établi du roulement et dans le plus strict respect de la répartition géographique. En terminant, Madame le Président, honorables délégués, ma délégation se rallie aux déclarations faites l'autre jour par M. le Professeur Halter au cours de l'élection du Directeur général, en ajoutant que ce "temple" du Conseil exécutif doit être agrandi plus rapidement pour permettre aux fidèles de la santé des peuples d'y accéder encore plus nombreux, d'y faire leurs prières et d'y échanger leurs méditations. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au délégué de l'Egypte. :

Merci, Monsieur. Je donne maintenant la parole

Le Dr ABDALLAH (Egypte) (traduction de l'anglais) Madame le Président, nous sommes reconnaissants à ceux qui ont inclus l'Egypte parmi les douze Membres énumérés dans le document A26/49. Cependant, nous appuyons la candidature du Yémen démocratique et de l'Iran pour représenter la Région de la Méditerranée orientale. Nous demandons donc à l'Assemblée d'envisager d'habiliter ces deux pays à désigner une personne pour faire partie du Conseil exécutif. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Monsieur. Y a -t -il d'autres observations ? Il n'y en a pas.'Nous allons procéder à l'élection. L'élection aura lieu au scrutin secret. Permettez -moi de vous rappeler les noms des huit Membres dont le mandat vient à expiration dans la Région africaine, le Kenya; dans la Région des Amériques, le Nicaragua; dans la Région de la Méditerranée orientale, l'Arabie Saoudite et l'Ethiopie; dans la Région européenne, l'Autriche, la France et l'URSS; dans la Région de l'Asie du Sud -Est, il n'y a pas de Membre sortant; dans la Région du Pacifique occidental, le Laos. J'appelle maintenant votre attention sur les articles de la Constitution et du Règlement intérieur de l'Assemblée relatifs à l'élection et au mode de scrutin. Il s'agit des articles 18.b), 24 et 25 de la Constitution et des articles 98, 100 et 101 du Règlement intérieur. Pour éviter tout malentendu, je précise que les huit noms doivent être choisis parmi les douze proposés par le Bureau République fédérale d'Allemagne, Chine, Egypte, Etats -Unis d'Amérique, Iran, Malawi, Pologne, République Khmère, République -Unie de Tanzanie, Suisse, Turquie et Yémen démocratique. Vous ne pouvez voter que pour les Membres que je viens d'énumérer. Je vais maintenant demander que l'on distribue les bulletins de vote. Je donne la parole au délégué de la République -Unie de Tanzanie. : :

:

M. MWINYI (République -Unie de Tanzanie) (traduction de l'anglais) Madame le Président, la Tanzanie désire retirer son nom de la liste des candidats en faveur du Malawi. :

DOUZIEME SEANCE PLENIERE :

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Merci, Monsieur. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je reprends mes explications sur la procédure de vote. Pour vous faciliter la tâche, le bulletin de vote porte, dans l'ordre alphabétique anglais, la liste de douze Membres établie par le Bureau. Les huit Membres dont le nom est souligné sont ceux dont l'élection assurerait, de l'avis du Bureau, une répartition géographique équilibrée des sièges. Je vous rappelle, toutefois, les déclarations des délégations de la République Khmère, de l'Egypte et de la République Unie de Tanzanie qui ont exprimé le désir de retirer la candidature de leur pays. Vous êtes priés d'indiquer les pays auxquels vous accordez votre suffrage en marquant d'une croix les cases correspondantes. Vous devez désigner huit Membres parmi les douze mentionnés, pas un de plus ni de moins. Tout bulletin ayant un nombre de croix inférieur ou supérieur à huit, ou portant le nom de pays qui ne figurent pas dans la liste de douze établie par le Bureau, serait nul. Les délégations seront appelées à la tribune dans l'ordre alphabétique anglais. Je vais tirer au sort la lettre indiquant la délégation qui votera la première. Il s'agit de la lettre F. Nous commencerons donc par Fidji. Je dois désigner deux scrutateurs. Puis -je demander au Dr Bica, du Brésil, et au Dr Shrivastav, de l'Inde, de bien vouloir accepter cette tâche et de venir à la tribune ?

Les deux scrutateurs prennent place à la tribune. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) J'aimerais vérifier si toutes les délégations ont reçu leur bulletin de vote ... Vous désirez soulever un point d'ordre ? Je vous donne la parole, Monsieur. :

Le Dr ARNAN (Israel) (traduction de l'anglais) Madame le Président, il s'agit d'une simple question de procédure. Vous venez d'indiquer que chaque délégation doit marquer d'une croix les huit Etats qu'elle désigne. Ces huit noms doivent -ils être pris parmi les douze qui composent la liste ou seulement parmi les dix qui restent après les deux retraits de candidatures ? :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Vous devez les choisir parmi les douze de la liste. Il faut évidemment tenir compte du voeu exprimé par les délégations qui ont dit ne pas désirer figurer au nombre des huit choisies, mais vous pouvez voter pour elles. Vous êtes libre de voter pour qui vous voulez, mais votre bulletin sera nul si vous y indiquez moins de huit noms ou si vous y portez un nom qui ne figure pas sur la liste. Que ceux qui n'ont pas reçu de bulletin de vote veuillent bien lever leur pancarte. Messieurs les scrutateurs, voulez -vous examiner l'urne ? Fermez -la et donnez -moi la clé, je vous prie. Nous allons maintenant appeler les délégués l'un après l'autre. :

Il est procédé à un vote au scrutin secret, les noms des Etats Membres étant appelés dans l'ordre alphabétique anglais comme suit, en commençant par Fidji :

Fidji, Finlande, France, Gabon, Gambie, République Démocratique Allemande, République fédérale d'Allemagne, Ghana, Grèce, Guatemala, Guinée, Hatti, Honduras, Hongrie, Islande, Inde, Indonésie, Iran, Irak, I rlande, Israel, Italie, Côte d'Ivoire, Jamaïque, Japon, Jordanie, Kenya, République Khmère, Koweît, Laos, Liban, Lesotho, Libéria, République Arabe Libyenne, Luxembourg, Madagascar, Malawi, Malaisie, Mali, Malte, Mauritanie, Maurice, Mexique, Monaco, Mongolie, Maroc, Népal, Pays-Bas, Nouvelle-Zélande, Nicaragua, Niger, Nigéria, Norvège, Oman, Pakistan, Panama, Paraguay, Pérou, Philippines, Pologne, Portugal, Qatar, République de Corée, Roumanie, Rwanda, Arabie Saoudite, Sénégal, Sierra Leone, Singapour, Somalie, Espagne, Sri Lanka, Soudan, Souaziland, Suède, Suisse, République Arabe Syrienne, Thaïlande, Togo, Trinité -et- Tobago, Tunisie, Turquie, Ouganda, Union des Républiques socialistes soviétiques, Emirats arabes unis, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, République -Unie de Tanzanie, Etats -Unis d'Amérique, Haute -Volta, Uruguay, Venezuela, Viet -Nam, Samoa- Occidental, Yémen, Yougoslavie, Zaire, Zambie, Afghanistan, Albanie, Algérie, Argentine, Australie, Autriche, Bahrein, Bangladesh, Belgique, Bolivie, Brésil, Bulgarie, Birmanie, Burundi, Cameroun, Canada, République Centrafricaine, Tchad, Chili, Chine, Colombie, Congo, Costa Rica, Cuba, Chypre, Tchécoslovaquie, Dahomey, Yémen démocratique, Danemark, Equateur, Egypte, El Salvador, Ethiopie. Toutes les délégations ont -elles été appelées Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) à la tribune ? Le délégué de Maurice ? Souhaitez -vous déposer maintenant votre bulletin ? Et le Panama ? Ces deux délégués ont -ils leur bulletin de vote ? Ils peuvent maintenant voter. Veuillez venir à la tribune. Y a -t -il d'autres délégations qui n'ont pas encore voté ? Conformément à l'article 76 du Règlement intérieur, je demanderai au Dr Sumpaico, Vice Président, d'assister au décompte des votes; nous serons ainsi à même de poursuivre nos travaux. Le décompte des votes se fera dans la salle XI. Je vous rappelle que toutes les délégations ont accès à cette salle. Avant que les scrutateurs ne nous quittent, je leur demanderai de vérifier en notre présence que le nombre total des bulletins de vote reçus correspond bien à celui des délégués :

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qui sont venus à la tribune. vote.

Messieurs les scrutateurs, veuillez compter les bulletins de

Les scrutateurs comptent les bulletins de vote. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Tout est en ordre, me dit -on. Les scrutateurs vont donc pouvoir procéder au décompte des voix sous la surveillance du Dr Sumpaico, Vice Président. :

2.

DISCUSSION GENERALE DES RAPPORTS DU CONSEIL EXECUTIF SUR SES CINQUANTIEME ET CINQUANTE ET UNIEME SESSIONS ET DU RAPPORT DU DIRECTEUR GENERAL SUR L'ACTIVITE DE L'OMS EN 1972 (suite)

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Nous allons maintenant poursuivre et achever la discussion générale sur les points 1.11 et 1.12. Je donne la parole au premier orateur inscrit sur ma liste, le Dr Maka, délégué de la Guinée. :

Madame le Président, Messieurs les délégués, la délégation guinéenne Le Dr MAKA (Guinée) voudrait, avant tout, féliciter Mme le Président pour sa brillante élection à cette haute fonction de responsabilité. Nos félicitations vont également à MM. les Vice -Présidents. Nous sommes sûrs que, sous leur conduite magistrale, la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la :

Santé connaîtra des conquêtes et des victoires encore plus grandes dans le domaine de la santé de l'homme de tous les continents. Enfin, la délégation guinéenne tient à remercier tous les délégués pour le grand honneur et la grande marque de confiance faits au peuple révolutionnnaire de Guinée en hissant le Dr Kékoura Camara, Ministre de la Santé, chef de la délégation guinéenne, Président de la vingt- deuxième session du Comité régional de l'Afrique, au rang de vice -président de la Vingt Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Nous savons que, au -delà de la Guinée, cet honneur et cette marque de confiance sont un hommage rendu à tous les peuples d'Afrique qui, comme tous les peuples des autres continents, luttent tous les jours pour conquérir ou maintenir leur droit de devenir ou de rester des Etats libres, indépendants et souverains, condition indispensable pour que leur contribution à l'amélioration de la santé du monde reflète leur véritable personnalité. Madame le Président, dans son Rapport magistral le Directeur général analyse avec la clarté, la perspicacité et l'objectivité qu'on lui connaît les grands problèmes de santé qui ont toujours préoccupé notre organisation. A travers ce Rapport annuel transparaît le message que nous laisse le Dr Candau avant de nous quitter, message riche de vingt années d'expérience au service constant de l'humanité tout entière, message de confiance dans la vocation universelle de l'Organisation mondiale de la Santé. Madame le Président, la situation sanitaire au cours de l'année écoulée a été satisfaisante en République de Guinée. Le paludisme reste, de loin, la maladie prévalente, mais la lutte continue, entreprise depuis trois ans avec l'aide de l'OMS dans le cadre du projet Guinée 4001, (développement des services de santé de base). Aucun cas de variole n'a été enregistré depuis février 1969. Quant à la vaccination antivariolique, nous en sommes actuellement à la phase d'entretien. Depuis 1971, nous vaccinons avec notre propre vaccin lyophilisé, produit à l'Institut de Recherches biologiques appliquées. Ce vaccin, mis au point en collaboration avec l'OMS et homologué par l'OMS, est d'une qualité compatable à celle des meilleurs vaccins internationaux. Il est utilisable aussi bien pour la vaccination individuelle que pour la vaccination de masse par des appareils ped -o -jet. Les cas de rougeole se sont multipliés depuis l'arrêt du programme de vaccination, dont la reprise imminente n'attend que l'obtention d'un lot de vaccins devant être fourni par l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique. La bilharziose est en légère baisse par rapport à l'an dernier, par contre la trypanosomiase connaît des flambées inquiétantes dans certaines régions, surtout en Haute -Guinée et en Guinée forestière. Quant à l'onchocercose, la seconde phase ou phase d'attaque du projet entrepris avec l'aide de l'OMS doit pouvoir commencer sans plus tarder dans le cadre élargi d'un projet inter -pays. La lèpre continue à nous préoccuper, avec ses 71.076 malades (soit 1282 de plus qu'en 1971) nous ne pouvons que saluer les efforts et l'aide de l'OMS et du FISE et nous féliciter des travaux réalisés dans certains pays pour la mise au point de médicaments nouveaux, réellement et rapidement efficaces. La tuberculose ne régresse pas, restant l'apanage des zones urbaines et suburbaines où elle atteint la population adulte jeune. La lutte contre cette affection est intégrée dans le projet "développement des services de santé de base ". La dernière pandémie de grippe n'a pas épargné la République de Guinée, avec un taux de mortalité et de morbidité notable. La poliomyélite ne se manifeste que par cas isolés. Les enfants sont vaccinés dans les centres de protection maternelle et infantile. Quant à l'hygiène du milieu, les services de santé accordent à ce problème toute l'importance qu'il revêt. Avec l'aide du FISE, nous avons commencé à fournir de l'eau aux collectivités rurales, par l'équipement en pompes mécaniques de puits homologués à utilisation collective. :

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Pour la capitale, Conakry, il existe un projet d'usine de compostage pour le traitement des ordures ménagères, un projet de réfection des égouts et, enfin, un projet d'extension du réseau d'approvisionnement en eau potable. Pour résoudre tous ses problèmes de santé, le peuple révolutionnaire de Guinée s'est doté d'un système médico- sanitaire adapté à ses conditions spécifiques, à ses moyens, à ses ressources et, surtout, à ses objectifs d'épanouissement du peuple par le peuple lui -même. Enracinés au sein du peuple, le cadre médical et paramédical déterminent la stratégie médico- sanitaire en partant des besoins réels du peuple pour les satisfaire pleinement et avec efficacité, faire réaliser ce programme sanitaire par le peuple tout entier, mobilisé et tendu vers l'acquisition de son bien -être voici les caractéristiques saillantes sur lesquelles se base notre système médico- sanitaire. Tous les délégués présents à la vingt- deuxième session du Comité régional de l'Afrique se souviennent encore du magistral discours d'ouverture prononcé par le Chef de l'Etat guinéen, le Président Ahmed Sékou Touré. Ce discours, au dire même des délégués, constitue un document référentiel en ce qui concerne l'actuelle stratégie médico- sanitaire pour les pays de la Région africaine. Nous tenons à la disposition de toutes les délégations ce document dont le texte est en anglais et en français. Et c'est le porte -parole de tous les délégués de l'Afrique sanitaire qui, à la clôture de cette vingt- deuxième session de Conakry, déclarait "La Guinée a donné une grande leçon quant à l'organisation des services de santé en mobilisant la totalité de sa population pour promouvoir activement la santé et le bien -être de la collectivité, ce qui permet d'utiliser au mieux les ressources disponibles, dans l'intérêt de tous." Oui, comme les autres Etats de la Région africaine, la République de Guinée accélère la formation de son personnel médical et paramédical. Notre première promotion de médecins sortira cette année de la Faculté de Médecine de l'Institut polytechnique Gamal Abdel Nasser de Conakry médecins guinéens, formés sur place, au contact du peuple dont ils ont su apprécier toutes les réalités. Deux écoles nationales de la santé forment infirmiers, infirmières, sages- femmes, agents techniques de laboratoire et de pharmacie et techniciens de la santé publique, avec des promotions de deux cents paramédicaux tous les ans. Mais notre préoccupation essentielle, c'est le développement des services de santé de base, en partant des collectivités rurales. Chaque communauté villageoise - que nous appelons Pouvoir révolutionnaire local ou PRL - possède une brigade sanitaire, composée de sept camarades militants assumant bénévolement les responsabilités médico- sanitaires de la communauté assurer à la communauté une hygiène correcte en partant du foyer, de la maison, recueillir tous les renseignements concernant la médecine et la pharmacopée traditionnelles, tels sont les deux volets essentiels de l'activité des brigadiers sanitaires. C'est par cette approche que nous poursuivons notre effort de démystification de la médecine, en la mettant à la portée du peuple. C'est par cette même approche que nous comptons maîtriser notre médecine traditionnelle qui, fécondant la technique médicale moderne, nous permettra de bâtir notre médecine populaire révolutionnaire. Nous sommes conscients et convaincus que ce problème important ne sera harmonieusement et rapidement résolu que lorsqu'il s'inscrira au centre des préoccupations majeures et concertées de tous les pays de la Région africaine. C'est pourquoi le Président Ahmed Sékou Touré proposait à la vingt- deuxième session du Comité régional de l'Afrique de se pencher avec attention sur les deúx questions suivantes premièrement, l'orgasation scientifique de la médecine au niveau du village, de manière que l'ensemble de la population de ce village constitue, par sa collaboration avec les divers échelons de l'organisation nationale de la médecine, l'échelon décisif dans la lutte pour la santé publique; deuxièmement, l'organisation scientifique du mode d'exploitation du précieux capital de la médecine traditionnelle africaine, aux fins d'en faire une des armes les plus efficaces dans la lutte pour la sauvegarde de la santé. Si nous nous attelons en commun à la solution de ces deux problèmes, nous aurons donné à l'Afrique la possibilité d'apporter une contribution originale et efficace à toute l'humanité. Madame le Président, il nous plaît de saluer les délégués de la République populaire de Chine venus siéger pour la première foks. C'est pour nous l'occasion de remercier vivement, au nom du peuple de Guinée, ce grand peuple pour l'assistance qu'il ne cesse de nous prodiguer dans le domaine de la santé, assistance désintéressée, efficace car adaptée à nos conditions spécifiques, assistance qui nous permet très rapidement de nous passer de cette même assistance. De même, nous rendons un vibrant hommage à la sagesse de cette Vingt -Sixième Assemblée pour avoir admis en son sein la République Démocratique Allemande, qui, nous en sommes sûrs, apportera sa contribution aux efforts concertés de toutes les nations pour vaincre la maladie et la misère. Que voilà une atmosphère de détente et d'universalité favorable à l'admission de tout pays qui, comme la Corée, sollicite son admission au sein de notre organisation Puissions -nous l'admettre effectivement dès à présent. Ce serait, peut -être, une des plus belles fleurs que nous puissions offrir au Dr Candau à l'occasion de sa retraite méritée. Docteur Candau, le peuple de Guinée a su apprécier à sa juste valeur l'oeuvre gigantesque que vous avez accomplie au service de l'humanité, oeuvre à laquelle vous prédisposaient tout naturellement les souvenirs des souffrances de votre peuple que vous avec su identifier à tous les peuples du monde. Nous avons été si heureux de vous recevoir à Conakry, vous et notre intrépide Directeur régional, notre frère le Dr Quenum. : : : : :

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Madame le Président, notre intervention tardive nous donne le privilège de saluer le nouveau Directeur général, le Dr Mahler, à qui nous souhaitons une carrière aussi brillante et fructueuse pour les peuples que celle de son prédécesseur. En saisissant le gouvernail au moment où l'OMS a atteint sa vitesse de croisière, le Dr Mahler sera assisté par l'effort uni et concerté de ncs Etats, pourvu que son action soit entièrement orientée dans le sens de l'intérêt véritable de nos masses populaires. Nous saisissons cette occasion pour redire ici que l'élection du Directeur général représente un des actes les plus solennels qui engagent la responsabilité de chaque Etat Membre. En conséquence, le Conseil exécutif doit revoir et remanier son Règlement intérieur de façon à l'adapter aux exigences actuelles de l'ensemble des Etats Membres qui ont le droit et le devoir de se prononcer en connaissance de cause sur toute candidature éventuelle. Madame le Président, nous nous faisons un devoir de nous joindre aux délégués africains pour dire qu'une maladie terrible menace des millions d'êtres humains d'Afrique la faim, résultat d'une longue et dure période de sécheresse n'épargnant ni les animaux ni les hommes. A notre avis, l'OMS doit apporter sa contribution à la solution du problème que pose cette calamité. Par ailleurs, si l'OMS a défini la santé comme étant "un état de complet bien -être physique, mental et social ", et si l'objectif de l'OMS est de porter chaque peuple au plus haut degré de santé, nous affirmons que ce plus haut degré de santé n'a de chance d'être atteint que dans la paix et non dans la guerre, que dans la justice et non dans l'injustice, que dans l'égalité et non dans l'inégalité. Or, à l'heure où nous vous parlons, nos frères d'Afrique du Sud continuent à être humiliés et bafoués dans leur dignité d'hommes. Peut -on préserver la santé de l'homme quand les bombardements ravagent les villes, détruisent les champs, les ponts, les hôpitaux, les écoles, comme cela se passe présentement au Cambodge, en Guinée -Bissau, en Angola, au Mozambique, au Zimbabwe, en Namibie ? Quand le présent est ainsi menacé, peut -on parler d'équilibre, de santé au niveau tant individuel que collectif ? Ainsi, pour nous, la paix est un facteur décisif de la santé collective et individuelle des hommes. Or, honorables délégués, à l'heure où nous vous parlons, l'impérialisme international, avec l'aide de ses vils laquais, est en train de multiplier de fébriles préparatifs pour perpétrer une nouvelle agression armée contre le pacifique et laborieux peuple de Guinée, dont le seul crime est d'avoir choisi la liberté et la dignité en assumant toute sa responsabilité devant l'Histoire. Mais nous disons solennellement, devant cette auguste assemblée, que si la République de Guinée continue - et continuera - à investir de plus en plus pour la sauvegarde permanente de la santé du peuple, elle est décidée plus que jamais à mobiliser toutes les énergies pour défendre sa liberté. En effet, liberté et santé sont deux éléments sans lesquels l'existence humaine perd son sens fondamental. Or le peuple de Guinée veut continuer à vivre, c'est -à -dire Oui, comme l'a dit le Président Ahmed Sékou Touré, faire l'histoire et non plus la subir "les grandes puissances sont celles qui reconnaîtront, aimeront et défendront sans relâche la raison historique des peuples, de tous les peuples de la terre." :

Merci, Docteur Maka. L'orateur suivant inscrit Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) sur ma liste est le Dr Al- Adwani, délégué du Koweit. Vous avez la parole, Monsieur. :

Madame le Président, Monsieur le Le Dr AL- ADWANI (Koweit) (traduction de l'anglais) Directeur général, Mesdames, Messieurs, j'aimerais d'abord vous adresser, Madame, nos très chaleureuses félicitations pour votre élection à la présidence de la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Nous félicitons également les Vice -Présidents de l'Assemblée ainsi que les Présidents des commissions principales. C'est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès de deux des Vice -Présidents de la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, le Dr Kennedy et le Professeur Saada, Ministre de la Santé de la Syrie, qui a trouvé la mort dans un tragique accident alors qu'il participait à Penang, en Malaisie, à un séminaire de l'OMS sur le choléra et la variole. A propos du Rapport du Directeur général, nous aimerions appeler l'attention sur quelques uns des grands problèmes qui y sont mentionnés. Leur nombre est considérable et je me limiterai aux principaux. Pour commencer, je voudrais, comme le fait le Rapport, passer en revue les tâches difficiles entreprises par notre organisation. Si le programme d'éradication du paludisme, par exemple, n'a guère été couronné de succès, les résultats obtenus en ce qui concerne l'éradication de la variole à l'échelle du globe ont largement dépassé les prévisions. Il est incontestable que de tels programmes mondiaux présentent un grand intérêt pour les pays en voie de développement et, plus encore, pour les pays développés. C'est ainsi que la baisse de l'incidence de la variole a incité le Royaume -Uni et les Etats -Unis d'Amérique à réduire leurs programmes de vaccination. Rien qu'aux Etats -Unis, cela a permis d'économiser une somme presque équivalente au budget annuel de notre organisation. Nous espérons sincèrement que, grâce à ces économies d'argent et de vies humaines, les pays riches pourront contribuer davantage au budget de notre organisation. Une autre question qui exige une attention soutenue est celle des prestations sanitaires. Une connaissance insuffisante de ce très important problème est, dans de nombreux pays, à l'origine d'un grave gaspillage de ressources, Il faut mener des recherches plus poussées dans ce domaine afin d'être en mesure d'utiliser aussi efficacement que possible'les moyens disponibles. :

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Tout en débarrassant l'homme des principales causes de mortalité, à savoir les maladies transmissibles, nous allons devoir faire face aux problèmes posés par l'ensemble des maladies chroniques, mentales et dégénératives. On est loin d'avoir fait toute la lumière sur ce secteur de la santé humaine. Seule une collaboration sincère entre tous les Etats Membres permettra de découvrir quelques -unes des causes fondamentales de la mauvaise santé chronique. Nous pensons que dans les vingt -cinq années à venir, notre organisation devrait mettre davantage l'accent sur l'étude des facteurs multiples associés à cette catégorie de maladies. Nous sommes évidemment conscients des importantes dépenses qu'entraineront ces efforts. Il ne faut pas oublier le rôle joué par l'homme lui -même dans la détérioration de sa santé. Sa négligence et son agressivité demeureront les obstacles essentiels à une véritable progression vers un état permanent de bien -être. On voit les effets de cette agressivité sur la population de la Palestine qui a été déracinée et exposée, de ce fait, à de dures épreuves portant sévèrement atteinte à sa santé physique et mentale. Nous espérons sincèrement que la communauté internationale fera tout ce qui est en son pouvoir pour permettre à ces malheureux de regagner leur foyer. J'aimerais avant de conclure souhaiter cordialement la bienvenue aux nouveaux Membres de notre organisation. Souhaitons que celle -ci s'efforce toujours de réaliser une véritable universalité. Je voudrais aussi réaffirmer ici notre grande admiration pour le Directeur général sortant. Puissions -nous toujours manifester, au service de l'humanité, le zèle et l'enthousiasme qu'il a constamment cherché à susciter. Il nous manquera beaucoup. Nous tenons enfin à féliciter chaleureusement le Dr Mahler de sa nomination au poste de Directeur général. Nous lui souhaitons un plein succès dans l'accomplissement de sa tâche délicate. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) :

Merci, Docteur Al- Adwani. :

Le Dr FAKHRO (Bahrein) (traduction de l'anglais)1 Madame le Président, Mesdames, Messieurs, permettez -moi de me joindre aux autres délégués pour présenter au Président et aux Vice -Présidents mes plus cordiales félicitations à l'occasion de leur élection. Je prie aussi notre Directeur général, le Dr Candau, d'accepter nos très sincères remerciements pour son Rapport lucide et complet. Cette analyse pénétrante du dernier quart de siècle, oú ceux à qui il transmettra le flambeau trouveront une mine d'idées, représente sans conteste le couronnement de ses vingt années de service. Madame le Président, le Directeur général pose une question très pertinente lorsqu'il se demande pourquoi une grande partie de la population du monde n'a pas accès à des services de santé. La réponse réside peut -être entièrement dans les quatre explications qu'il avance. Nous estimons que l'OMS a déjà largement contribué à éliminer l'une de ces causes - la pénurie du personnel technique - mais elle devra encore poursuivre pendant des années son excellent travail dans ce domaine. C'est en ce qui concerne la planification et la gestion que l'OMS doit intensifier ses efforts. Nous sommes particulièrement heureux de noter que le sujet des discussions techniques de cette année ainsi qu'un important document (document A26/10) se rapportent à ce problème. A notre avis, l'OMS a pris ainsi une nouvelle orientation pour s'adapter à l'évolution des techniques de gestion. Nous sommes absolument persuadés que dans nombre d'Etats Membres il suffirait de renforcer la planification et la gestion pour réaliser beaucoup des objectifs techniques. Souhaitons simplement que cette "nouvelle" approche scientifique, basée ou non sur l'informatique, reste fidèle aux valeurs dévouement, abnégation et attitude humanitaire. traditionnelles de la médecine Un simple coup d'oeil sur l'-exposé des activités de l'an dernier et sur les programmes de l'an prochain permet de constater que l'horizon de notre organisation s'élargit sans cesse, De nouveaux programmes sont adoptés; d'autres sont renforcés ou modifiés. Tout cela est parfaitement louable mais on ne peut s'empêcher de penser que l'Organisation doit aller plus loin. A cette fin, elle devrait, selon nous, utiliser dans une plus large mesure les institutions nationales de certains Etats Membres. Encourager ou provoquer l'action des services locaux se révélera parfois la solution la plus profitable et la moins onéreuse. L'OMS peut à l'occasion se contenter de coordonner plusieurs programmes nationaux, notamment dans le domaine pratiquement illimité de la recherche médicale. Nous engageons donc vivement la présente Assemblée à examiner attentivement cet important aspect de nos activités. Madame le Président, notre organisation célèbre son vingt -cinquième anniversaire. Nous aurions beaucoup aimé pouvoir ne songer qu'à la joie. Malheureusement, ce mois marque également le vingt cinquième anniversaire de la perte de la Palestine et du début de l'agression barbare dont a été victime son peuple pacifique. Aujourd'hui, plusieurs millions de nos frères vivent dans des régions occupées ou dans des camps de réfugiés. Cette situation crée un climat empoisonné et continuera à le faire pour les générations futures. Ses incidences sur la santé physique et mentale de tous n'ont pas besoin d'être précisées. Je voudrais, pour terminer, exprimer ma gratitude au Dr Taba, notre Directeur régional, à ses collaborateurs d'Alexandrie, au FISE et au Ministère de la Santé du Koweit, pour l'assistance qu'ils :

1 Le texte qui suit a été communiqué par la délégation de Bahrein pour insertion dans le compte rendu, conformément à la résolution WHA20.2. .

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nous fournissent. Nous leur vouons une grande reconnaissance à tous ainsi qu'à de nombreux autres groupes et institutions. Avec leur aide, et grace aux efforts de notre peuple, la situation sanitaire de Bahrein continue à s'améliorer sensiblement. Madame le Président, Monsieur le Le Dr PHONG AKSARA (Thailande) (traduction de langlais)1 Directeur général, Mesdames, Messieurs, la délégation de la Thailande désire s'associer aux félicitations qui vous ont été adressées, Madame le Président, pour votre élection. Je suis persuadé que, sous votre direction éclairée, les travaux de cette assemblée se dérouleront de façon harmonieuse et seront couronnés de succès. J'aimerais aussi féliciter les Vice- Présidents de l'Assemblée et les Présidents des deux commissions principales. Au nom du Gouvernement de Sa Majesté et du peuple thailandais, permettez -moi de complimenter très chaleureusement le Dr Candau, Directeur général, et le personnel de l'OMS à l'occasion du vingt -cinquième anniversaire de l'Organisation mondiale de la Santé, ainsi que de souhaiter à l'Organisation un plein succès dans ses futures entreprises. La Thailande n'a cessé d'entretenir d'excellentes relations avec l'OMS et nous sommes très reconnaissants à 11.Organisation de l'aide précieuse qu'elle nous a apportée en améliorant les conditions sanitaires dans notre pays nous lui devons beaucoup. Je désire rendre hommage au Directeur général pour son Rapport complet sur l'activité de l'OMS en 1972. Ce document témoigne des progrès accomplis dans l'exécution des programmes et dans la recherche de solutions aux problèmes sanitaires complexes qui menacent de compromettre l'avenir. A cette occasion, je voudrais passer brièvement en revue les réalisations de mon pays au titre le divers programmes sanitaires au cours des vingt -cinq dernières années. Depuis 1948, le dévelopement et l'expansion des services médicaux et sanitaires se sont considérablement accélérés dans l'ensemble du Royaume. Grâce aux techniques modernes et à un personnel compétent et bien formé, le Ministère de la Santé publique a pu, avec l'aide généreuse de l'OMS et d'autres institutions spécialisées du système des Nations Unies ainsi que de pays amis, progresser notablement dans la prévention des maladies et la promotion de la santé. Au début, la pénurie de personnel qualifié et d'installations médicales, ainsi que la multiplicité des problèmes de santé, avaient obligé à axer les premiers programmes soutenus par l'OMS sur l'endiguement ou l'éradication dès paludisme, variole, pian, tuberculose et lèpre. A partir de principales maladies transmissibles 1949, des campagnes de masse contre ces maladies ont été successivement organisées et menées à bien. On s'est rendu compte très t$t qu'il fallait améliorer les services de promotion de la santé pour appuyer les activités de lutte. C'est ainsi que l'on a prévu des programmes de santé maternelle et infantile, de nutrition, de santé scolaire, d'assainissement et d'éducation sanitaire. Avec le temps, l'accent a été mis de plus en plus sur le renforcement de l'infrastructure sanitaire de base pour donsolider les résultats des campagnes spécialisées et garantir le maintien et l'expansion des services de promotion de la santé. En vue de remédier à la pénurie chronique de personnel médical et paramédical, on a exécuté des programmes concernant, par exemple, l'enseignement médical et la formation professionnelle, l'enseignement de la santé publique, l'enseignement et les services infirmiers. Plus récemment, on s'est préoccupé des problèmes de santé liés au rapide accroissement démographique. Enfin, des programmes relatifs à la pollution de l'eau, au génie bio- écologique, aux services intégrés de santé maternelle et infantile et de santé de la famille, à l'enseignement de la dynamique des populations dans les écoles de médecine et à la planification sanitaire sont venus dernièrement s'ajouter à la longue liste des projets soutenus par l'OMS. A la date d'aujourd'hui, l'OMS a aidé la Thailande à mettre en oeuvre ou à renforcer plus de 50 projets sanitaires, dont 31 sont encore en cours d'exécution. Il semble indiqué de citer ici quelques -unes des très nombreuses et spectaculaires réalisations de l'OMS en Thailande qui ont largement contribué au progrès économique de la nation et à l'élévation générale du niveau de vie du peuple thailandais. Une campagne antipaludique a été entreprise en 1949 avec l'aide de Eradication du paludisme l'OMS. On s'était d'abord fixé pour objectif d'endiguer la maladie; au vu des résultats, on est passé à l'éradication. Sous l'effet de cette opération de grande envergure, le taux de mortalité par le paludisme qui était de 263 pour lOO 000 habitants en 1948 est tombé à 10 en 1968. Le paludisme qui depuis des temps immémoriaux venait en tête des causes de décès en Thailande n'occupe plus aujourd'hui que le huitième rang. La campagne de masse contre le pian, lancée en 1950 avec le concours Lutte contre le pian de l'OMS et du FISE, a donné des résultats spectaculaires. Entre 1952 et 1962 plus de 1 400 000 cas ont été traités avec succès et plus de 2 millions de contacts ont bénéficié de mesures prophylactiques. En 1971, il n'a été dépisté que 23 cas infectieux. Le programme de lutte antipianique et de surveillance du pian est maintenant complètement intégré aux services de santé généraux dans toutes les provinces où la maladie sévissait. Lutte contre la tuberculose': Depuis 1951, l'OMS aide la Thailande à mener une campagne de lutte antituberculeuse selon des principes modernes. La vaccination de masse par le BCG a commencé et des dispensaires pour maladies pulmonaires ont été créés à Bangkok ainsi que dans différentes :

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Le texte qui suit a été communiqué par la délégation de la Thailande pour insertion dans le compte rendu, conformément à la résolution WHA20.2.

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219 DOUZIEME SEANCE PLENIERE provinces. Le dépistage intensif et le traitement ambulatoire sont assurés par un réseau de centres antituberculeux qui couvre maintenant tout le pays. A l'heure actuelle, le nombre de vaccinations par le BCG pratiquées chaque année est de l'ordre de 1,5 à 2 millions. On s'efforce d'intégrer les activités de lutte antituberculeuse aux services de santé ruraux existants. Lutte contre la lèpre Lancé en 1955, le programme de lutte contre la lèpre soutenu par l'OMS se proposait de remplacer les mesures d'hospitalisation et de ségrégation aussi inutiles que coûteuses auxquelles étaient soumis les malades par une thérapeutique dispensée dans leurs villages ou dans des centres sanitaires locaux (traitement ambulatoire). Le programme a été progressivement élargi depuis lors et le nombre de provinces qu'il intéresse actuellement dépasse 40. En 1972, plus de 90 000 malades avaient été traités; 52 000 sont guéris et ne sont plus astreints à aucun contrôle. Des centres de réadaptation et des communautés économiquement autonomes ont été organisés pour les cas inactifs. Les opérations sont peu à peu intégrées aux services de santé de base. Lutte contre d'autres maladies transmissibles La Thailande est indemne de peste depuis 1952 et n'a connu aucune épidémie de variole depuis 1962. Bien qu'aucun cas de choléra n'eût été enregistré depuis 1969, nous avions maintenu les efforts de surveillance et de prévention. Une poussée ne s'en est pas moins produite en avril dernier dans une ville de province près de Bangkok, où il existait des porteurs non dépistés. On espère qu'elle sera rapidement jugulée. Tous les ans, de 3 à 5 millions de personnes sont vaccinées contre la variole et 6 millions contre le choléra. Le succès de la lutte contre certaines maladies quarantenaires est directement lié aux activités appuyées par l'OMS dans les domaines de la production de substances biologiques, du renforcement des services de laboratoire et de l'épidémiologie. En ce qui concerne les maladies propagées par des vecteurs, comme la fièvre hémorragique qui, au cours de la dernière décennie, en est venue à poser un sérieux problème de santé parmi les enfants, l'OMS a aidé à établir l'unité de recherches sur Aedes en Thailande ainsi qu'à former du personnel à l'entomologie médicale et à la lutte contre les maladies transmises par des vecteurs. Contrôle des denrées alimentaires et des médicaments Le contrôle des denrées alimentaires et des médicaments, y compris les stupéfiants, pose un problème de santé publique de plus en plus sérieux. Dans cet important secteur, l'OMS a procuré à la Thailande des services de consultants, des bourses d'études, des fournitures et du matériel pour lui permettre de renforcer l'administration nationale de contrôle et d'améliorer les services d'analyse des laboratoires. Cette assistance a 'ad des répercussions très heureuses sur les activités de contrôle des denrées alimentaires et sur le contrôle de la qualité des préparations pharmaceutiques. Approvisionnement public en eau, drainage, aménagement d'égouts et lutte contre la pollution L'OMS fournit depuis 1969 des avis et des directives techniques pour le à l'échelle nationale développement des programmes nationaux d'approvisionnement en eau et d'hygiène du milieu. En quatre ans, plus de 300 réseaux de distribution d'eau ont été installés dans différentes zones du pays. Le nombre des centres régionaux du programme est passé de quatre à sept. Des études pilotes sur l'approvisionnement public en eau, les réseaux d'égouts et la lutte contre la pollution ont été entreprises dans de nombreuses provinces. Renforcement des services de laboratoire Depuis 1968, l'OMS aide la Thailande à organiser et à renforcer les services nationaux de laboratoire de santé qui sont essentiels pour le diagnostic précoce, le traitement et le contrôle des maladies infectieuses. Il existe actuellement 45 laboratoires de santé provinciaux. D'ici la fin de 1976, il y aura 9 laboratoires régionaux et 64 laboratoires provinciaux pour l'ensemble du pays. C'est grâce au remarquable succès des nombreux programmes de lutte contre les maladies menés avec l'assistance de l'OMS qu'en vingt ans le taux brut de mortalité a diminué de moitié et le taux de mortalité infantile de 66 % par rapport à 1948. L'espérance de vie à la naissance a augmenté de dix ans entre 1947 et 1964. Ces chiffres reflètent l'amélioration générale de l'état de santé de notre population au cours des vingt -cinq années pendant lesquelles l'OMS a aidé la Thailande. Nous ne pouvons évoquer le quart de siècle qui vient de s'écouler sans ressentir une profonde admiration devant les résultats des efforts déployés par l'OMS pour améliorer l'état de santé de notre peuple. Indépendamment de ses avis techniques qui ont été d'une aide précieuse pour nos programmes d'action sanitaire, l'esprit de coopération, la tolérance et le dévouement constant de son personnel ont donné à nos agents sanitaires l'impulsion dont ils avaient besoin pour accomplir leur tâche difficile de prévention des maladies et de promotion.de la santé dans les zones rurales. En dépit des progrès considérables réalisés dans différents secteurs, notamment dans celui de la lutte contre les maladies transmissibles, bien des problèmes sanitaires restent encore à résoudre. La baisse rapide de la mortalité a malheureusement entraîné un taux de croissance démographique élevé qui a des répercussions fâcheuses sur l'état de santé de la population. La poussée démographique n'a pas seulement aggravé certains problèmes déjà existants, comme la malnutrition, l'insuffisance des installations médico- sanitaires et la pénurie de personnel médical et paramédical; elle a aussi créé un grand nombre de risques sanitaires nouveaux, tels que la dégradation des conditions d'hygiène du milieu dans les agglomérations urbaines, la propagation de certaines maladies résultant de migrations intérieures, ou la pollution de l'air et de l'eau. Elle oblige en outre à tenir compte de considérations démographiques dans la planification sanitaire nationale si l'on veut pouvoir faire face à la demande croissante de la future population. Il est donc évident que le Gouvernement :

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devra dans l'avenir immédiat donner la plus haute priorité au programme national de planification familiale. D'autre part, comme près de la moitié de la population a moins de quinze ans, il faudra centrer les efforts sur l'amélioration de la nutrition parmi les écoliers et les enfants d'âge préscolaire, sur les campagnes de vaccination contre les maladies de l'enfance et sur l'intégration des services de santé maternelle et infantile et de planification familiale. On devra poursuivre les efforts entrepris pour développer et renforcer l'infrastructure sanitaire ainsi que pour accroître les effectifs de toutes les catégories de personnel de santé. Parallèlement, il faudra s'efforcer de mettre sur pied des services de soins complets en y intégrant progressivement les programmes de lutte contre les maladies, les programmes de soins médicaux et les programmes spécialisés. Cela apparaît d'une importance capitale aux fins de l'utilisation optimale des ressources limitées dont on dispose pour améliorer la santé et le bien -être de la population. D'autre part, l'évaluation, la réorganisation et le renforcement des services d'éducation sanitaire s'imposent à tous les échelons et dans tous nos programmes. L'amélioration à long terme de la santé de la nation en dépend, puisque c'est par l'éducation sanitaire qu'on parviendra à modifier des attitudes traditionnelles et des comportements sociaux qui ont sérieusement entravé de nombreux programmes de lutte contre les maladies et de promotion de la santé. Il est d'ailleurs à souligner qu'un programme efficace d'éducation sanitaire contribuerait à réduire le coût des services de soins médicaux qu'il faut assurer aux malades. Le taux élevé de croissance démographique ainsi que l'urbanisation et l'exode rural rapides sont, comme je l'ai déjà indiqué, à l'origine de nombreux problèmes d'hygiène du milieu auxquels le Gouvernement et l'OMS devront prêter une attention croissante. A cet égard, il n'est pas inutile de rappeler que l'éradication des maladies transmissibles et la promotion de la santé deviendront à la longue extrêmement difficiles, voire impossibles, si la grande majorité de la population continue à vivre dans des conditions insalubres. Nos problèmes sanitaires sont innombrables. Notre travail n'est jamais achevé. Les solutions apportées à des problèmes anciens ont souvent engendré une multitude de problèmes nouveaux. En dépit des réalisations spectaculaires des vingt -cinq dernières années, une tâche difficile et considérable nous reste à accomplir. Cependant, la vaste action sanitaire menée conjointement par le Gouvernement de la Thailande et par l'OMS depuis vingt -cinq ans nous permet d'envisager l'avenir avec confiance. Elle témoigne en effet de la volonté de l'Organisation d'utiliser les enseignements du passé et de coordonner les efforts actuels dans un long et patient combat contre les risques menaçant la vie et la santé de l'homme. Nous pouvons donc espérer voir se poursuivre l'amélioration de la santé et l'augmentation de l'espérance de vie de la population au cours des prochaines années. Je tiens à exprimer une fois de plus, au nom de la délégation thailandaise, notre sincère reconnaissance à l'Organisation mondiale de la Santé pour l'aide précieuse qu'elle a fournie et, nous l'espérons, continuera de fournir à la Thailande. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je donne la parole au dernier orateur inscrit sur ma liste, l'observateur du Saint -Siège, Mgr Luoni. :

Madame le Président, je m'associe à tous les éloges Mgr LUONI (observateur du Saint -Siège) qui vous ont déjà été adressés à l'occasion de votre élection et je passe immédiatement au sujet de mon intervention. La présence du Saint -Siège ici - bien qu'il ne soit pas Membre de l'Organisation mondiale de la Santé - se situe dans le cadre de l'universalité qui est une des notes caractéristiques de l'Eglise et qui est aussi, comme l'a dit M. le Directeur général dans son Rapport annuel, une des aspirations les plus profondes de l'OMS, réalisée encore davantage cette année par la participation de la Chine et de la République Démocratique Allemande. Mais la raison la plus importante pour établir une collaboration cordiale et étroite entre l'Eglise et l'OMS au plan universel, c'est la promotion humaine "de tout homme et de tous les hommes ", selon la formule rappelée par le Pape Paul VI dans son message à l'OMS pour le vingt cinquième anniversaire de l'Organisation, donc la promotion de tout ce qui est nécessaire afin qu'une vie soit digne d'être appelée humaine. Il est dommage que le manque de temps ne permette pas d'examiner en profondeur la stimulante Introduction du Directeur général au Rapport sur l'activité de l'OMS en 1972. On y constate l'effort d'éviter que le Rapport soit seulement une liste aride de chiffres et d'initiatives. On y trouve aussi la préoccupation de remonter à certains éléments qui peuvent conditionner le comportement morbide de l'individu, tels que les facteurs sociaux, économiques, ethniques, écologiques et moraux car, comme on l'a justement souligné, il existe plutôt des malades que des maladies. Je me limiterai donc à quelques réflexions dans la ligne de la méthode employée par le Directeur général, méthode que j'aimerais qualifier de socratique parce qu'elle provoque à la recherche plutôt que de suggérer directement la solution du problème. Une réflexion a un rôle prioritaire, parce qu'elle touche directement aux valeurs de la vie humaine. Se référant aux troubles qui sont liés au comportement de l'homme, M. le Directeur général affirme que "l'utilisation des drogues à des fins non médicales n'est pas un problème simple. Elle émeut profondément l'opinion car elle affecte des groupes, comme la jeunesse, et des valeurs, telles :

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que la moralité, la religion et la loi, qui tiennent particulièrement à coeur à la plupart des sociétés ".

Personne ne saurait contester cette affirmation, surtout si l'avenir de la jeunesse est en jeu, et personne ne saurait contester que lorsque "le comportement de l'homme joue un rôle dans l'étiologie d'une maladie, il peut être parfois logique" - j'insiste sur ce mot "et souhaitable de chercher à le modifier, mais cela exige une réflexion sérieuse et un effort opiniâtre"

C'est de la logique et de la cohérence qui sont nécessaires, c'est vrai Mais que doit -on dire quand cette Loi - la même - qui se plaint d'être affectée affecte et détruit elle -même la vie, valeur fondamentale sous toutes ses formes, y compris les toutes premières, et légalise l'avortement sur demande, véritable tuerie des innocents ? Avec quelle cohérence prétend -on condamner la vague de violence dont la jeunesse est à la fois auteur et victime si c'est la même loi qui autorise la violence la plus exécrable et la plus lâche parce qu'elle s'exerce contre des êtres humains sans défense et sans protection ? N'est -ce pas incompréhensible que les mêmes législations qui reconnaissent de plus en plus le droit à la vie, en raison de sa valeur, même à des délinquants qui en ont abusé, condamnent à la peine de mort des innocents considérés comme des intrus, dont la seule faute est de vivre une vie qu'ils n'ont pas demandée ? Est -on sûr qu'on n'arrivera pas à affirmer que certaines catégories de personnes, tels les handicapés, les vieillards improductifs, les malades physiques et psychiques apparemment irrécupérables, n'ont plus une vie humaine, lorsqu'on affirme tranquillement que la vie d'un être humain à un certain stade n'est pas encore humaine ? Qui pourra définir exactement le moment où une vie commence à être humaine ? Pourquoi le médecin, qui a toujours été honoré comme le défenseur de la vie, devrait -il voir sa mission réduite à la tâche de contrôleur des conditions médicales, hygiéniques et légales de l'avortement sur demande, lequel sera toujours - quelle que soit sa définition une suppression de la vie ? Pourquoi les mômes gouvernements qui sont justement soucieux de la réaction toujours plus grande de la majorité de l'opinion publique contre la guerre, destruction inutile et tragique de vies humaines, et qui étudient des instruments juridiques tels que l'objection de conscience pour aller à la rencontre de la jeunesse qui refuse la guerre, pourquoi ces mêmes gouvernements établissent -ils de plus en plus d'autres lois permettant de supprimer des dizaines de milliers de vies humaines ? Peut -être pour la raison que cette suppression ne se passe pas sous les éclats des bombes et n'a pas les témoins d'un écran de télévision, mais s'effectue dans le silence stérilisé des cliniques ? On l'a déjà dit et il faut le répéter sans cesse ce qui est légal n'est pas toujours et nécessairement moral, il y a même des injustices légales, et un crime ne cesse pas d'être tel même si la loi le permet, car il est écrit "tu ne tueras pas ". Il est clair qu'en faisant ces réflexions je veux me limiter au droit positif; je n'entends pas du tout juger des drames humains qui sont parfois à la base de décisions individuelles et dont le juge est, pour le croyant, Dieu, et pour tous, en tout cas, la conscience personnelle. Madame le Président, dans un esprit de collaboration dans la grande et noble bataille pour la défense de la vie humaine menée par l'Eglise et l'Organisation mondiale de la Santé, collaboration qui ne s'exerce pas seulement au niveau des valeurs et des principes mais qui est aussi très active au plan pratique, comme en témoignent tant d'institutions sanitaires et humanitaires de tous genres que l'Eglise a créées au cours des siècles et qu'elle continue à établir, qu'il soit permis à la délégation du Saint- Siège, pour conclure, de recommander à l'OMS d'étendre son activité si méritoire et si admirable afin qu'il soit établi des normes déontologiques valables pour les médecins du monde entier, normes qui dérivent du principe, accepté par tout le monde, de la sacralité de la vie humaine sous toutes ses formes. C'est le rappel de Paul VI dans la lettre précitée "En un moment où le déchalnement de violences sur tant de points du globe d'une part, où d'autre part le vertige auquel se trouve souvent livrée la société contemporaine et qui obscurcit les vraies valeurs, semblent faire si bon marché de la vie, de toute vie, dès son origine et jusqu'à son déclin, c'est notre souhait le plus fervent en ce vingt -cinquième anniversaire que l'Organisation mondiale de la Santé, à qui la communauté internationale a confié la conservation et la promotion de la santé des hommes, maintienne en toutes les occasions le primat de la vie et garde à l'humanité la contribution intégrale d'une authentique déontologie à son égard ". Madame le Président, nous voici donc arrivés à la fin de ce relais oratoire. En ce moment, notre pensée se tourne encore une fois vers celui qui a été pendant vingt ans le symbole vivant de l'OMS le Dr Candau. Sa modestie est trop cuirassée pour souffrir de toutes les louanges qui lui ont été adressées au cours de la discussion générale sur ce qu'est son dernier Rapport annuel. Jamais louanges n'ont été si méritées. Je suis sûr aussi d'interpréter les sentiments de l'Assemblée en associant à ces éloges le Dr Dorolle, dont l'expérience et la sagesse nous manqueront. Au Professeur Mahler, appelé par la confiance de l'Assemblée à une tâche si importante et si lourde, nous exprimons les voeux les plus chaleureux de bon travail. : : :

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VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II :

Merci, Monseigneur Luoni. Nous avons maintenant Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) achevé la discussion générale sur les points 1.11 et 1.12. Je demanderai au Dr Molapo, représentant du Conseil exécutif, s'il a des observations à formuler. Merci beaucoup, Le Dr MOLAPO, représentant, du Conseil exécutif (traduction de l'anglais) Madame le Président. Je serai très bref. Au nom du Professeur Vannugli et en mon nom propre, je remercie les délégations qui ont fait des observations si aimables au sujet des rapports du Conseil exécutif. Je suis sûr que tous les membres du Conseil éprouveront eux aussi beaucoup de satisfaction et de gratitude à voir que leurs efforts ont été appréciés par l'Assemblée et ont peut -être concouru à rapprocher, si peu'que ce soit, l'Organisation de son but et de ses objectifs. Madame le Président, je tiens à vous assurer et à assurer toutes les délégations que les précieuses observations et les suggestions constructives formulées ici ont été notées et seront portées à l'attention du Conseil exécutif à sa cinquante -deuxième session lorsqu'il examinera le rapport de ses représentants à la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Permettez -moi de redire à tous ma gratitude et de vous souhaiter, Madame le Président, une heureuse conclusion de la présente Assemblée. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au Directeur général.

:

Merci, Docteur Molapo. Je donne maintenant la parole

Madame le Président, honorables délégués, Le DIRECTEUR GENERAL (traduction de l'anglais) puis -je vous remercier, au nom de tout le personnel, des paroles aimables et encourageantes que vous avez prononcées au sujet de l'action menée en 1972 ? Nous ne vous sommes pas moins reconnaissants de vos critiques constructives. Tout ce qui a été dit ici a été noté et guidera les travaux du Secrétariat. Merci beaucoup. :

Merci, Docteur Candau. Maintenant que nous avons Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) entendu les déclarations des délégués et les observations du Directeur général, nous sommes en mesure d'exprimer au nom de l'Assemblée une opinion quant au Rapport du Directeur général sur l'activité de l'Organisation en 1972. Votre Président, ayant écouté les interventions des différentes délégations, a nettement l'impression que l'Assemblée souhaite exprimer sa satisfaction de la manière dont le programme de l'Organisation pour 1972 a été élaboré et exécuté. Je vous invite donc à envisager l'adoption de la résolution suivante :

:

La Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le Rapport du Directeur général sur l'activité de l'Organisation mondiale de la Santé en 1972, PREND ACTE avec satisfaction de la manière dont le programme de 1972 a été élaboré et 1. exécuté, conformément aux principes établis par l'Organisation; et FELICITE le Directeur général de l'oeuvre accomplie. 2. L'Assemblée désire -t -elle adopter cette résolution ? En l'absence d'observations, je considère que la résolution est adoptée.' En ce qui concerne les rapports du Conseil exécutif, je voudrais remercier une fois encore le Dr Molapo qui nous en a fait une excellente présentation. Il reste à examiner la partie du rapport du Conseil qui traite du projet de programme et de budget pour 1974, soit les Actes officiels N° 207 - Conseil exécutif, cinquante et unième session, partie II. Quand les commissions principales auront achevé leurs discussions à ce sujet, votre Président proposera l'adoption, à la fin de l'Assemblée, de la résolution habituelle prenant acte des rapports du Conseil exécutif. 3.

DR M. G. CANDAU, DIRECTEUR GENERAL EMERITE :

A propos du point 1.12 de l'ordre du jour - Examen du Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Rapport annuel du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1972 - je voudrais appeler votre attention sur le projet de résolution contenu dans le document A26/48 qui a été distribué le 14 mai. Ce projet est proposé par les délégations de la Chine, de l'Egypte, des Etats -Unis d'Amérique, de la France, de l'Inde, du Japon, du Niger, du Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, de la Suède, de l'Union des Républiques socialistes soviétiques et de l'Uruguay. Deux additifs, A26/48 Add.l et Add.2, ont également été distribués ajoutant à cette liste les noms des délégations de la Roumanie et du Togo. L'un des auteurs désire -t -il venir à la tribune présenter ce projet de résolution ? Le délégué de l'URSS a la parole. Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) (traduction du russe) Madame le Président, Messieurs les délégués, au nom d'un groupe de délégations, j'ai l'honneur de proposer la résolution suivante :

:

1 Résolution WHA26.7.

DOUZIEME SEANCE PLENIERE

223

La Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé, Tenant compte des éminents services rendus à la cause de la santé publique internationale par le Dr Candau dans l'accomplissement de ses fonctions de Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé; Considérant qu'après avoir servi l'Organisation pendant les vingt dernières années le Dr Candau quittera ses fonctions le 20 juillet 1973 et que la tâche accomplie par lui mérite une expression particulière de gratitude de la part de l'Organisation mondiale de la Santé et de ses Membres, DECERNE au Dr Candau le titre de Directeur général émérite de l'Organisation mondiale de la Santé.

Messieurs les délégués, je vous demande d'adopter cette résolution à l'unanimité. (Applaudissements) Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Docteur Venediktov. Y a -t -il d'autres observations ? J'interprète vos applaudissements comme signifiant que la résolution est adoptée.' Je donne la parole au Dr Candau. :

Madame le Président, honorables délégués, je Le DIRECTEUR GENERAL (traduction de l'anglais) n'ai pas besoin, je crois, de vous dire combien je suis ému par cette résolution. C'est un honneur exceptionnel que vous me faites et je vous en suis profondément reconnaissant. Mais, Madame le Président, si j'ai pu promouvoir l'action de notre organisation au cours des années - pour moi si précieuses - pendant lesquelles j'ai eu le privilège d'exercer les fonctions de Directeur général, c'est grâce à l'appui sans défaillance que j'ai toujours trouvé auprès des gouvernements des Etats Membres et de tout le personnel, sur la loyauté duquel j'ai à tout moment pu compter, de même que sur son dévouement à la cause de l'OMS. Je ne puis rien ajouter, sinon vous remercier infiniment de la manière dont vous m'avez toujours traité. :

4.

PREMIER RAPPORT DE LA COMMISSION B :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Nous allons maintenant examiner le premier rapport de la Commission B, contenu dans le document A26/50 qui a été distribué ce matin. Dans ce rapport figurent quatre projets de résolutions que je demanderai à l'Assemblée d'adopter un par un. L'Assemblée désire -t -elle adopter la première résolution intitulée "Rapport financier sur les comptes de l'OMS pour l'exercice 1972, Rapports du Commissaire aux Comptes et observations y relatives du Comité spécial du Conseil exécutif" ?'En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. L'Assemblée désire -t -elle adopter la deuxième résolution intitulée "Etat du recouvrement des

contributions annuelles et des avances au fonds de. roulement" ? Il n'y a pas d'objections. La résolution est adoptée. L'Assemblée désire -t -elle adopter la troisième résolution intitulée "Etat du recouvrement des Contributions non acquittées de la contributions annuelles et des avances au fonds de roulement d'objections, la résolution est Chine incluses dans la réserve non répartie" ? En l'absence adoptée. L'Assemblée désire -t -elle adopter la quatrième résolution intitulée "Révision du texte de la résolution portant ouverture de crédits pour 1973" ? En l'absence d'objections, la résolution est :

adoptée.

Nous devons maintenant approuver le rapport dans son ensemble. En l'absence d'objections, je considère que l'Assemblée désire approuver le premier rapport de la Commission B.2 Il en est ainsi décidé. 5.

ATTRIBUTION DE LA MEDAILLE ET DU PRIX DE LA FONDATION LEON BERNARD :

La question suivante inscrite à notre ordre du jour Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) de ce matin est le point 1.16 - Attribution de la Médaille et du Prix de la Fondation Léon Bernard (rapports du Comité de la Fondation Léon Bernard). L'Assemblée est saisie du rapport financier sur le Fonds de la Fondation Léon Bernard (document A26/3)3 et du rapport du Comité de la Fondation Léon Bernard (document A26/4). Nous devons d'abord prendre acte du rapport financier contenu dans le document A26/3. Y a -t -il des observations ? Il n'y en a pas. Je considère donc que l'Assemblée souhaite prendre acte de ce rapport. Nous allons maintenant examiner le rapport du Comité de la Fondation Léon Bernard contenu dans le document A26/4. J'invite le Dr Ramzi, Président du Comité de la Fondation Léon Bernard, à présenter ce rapport.

1 Résolution WHA26.8. 2 3

Voir p. 515.

Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1973, N° 209, annexe 5.

224

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Le Dr RAMZI (République Arabe Syrienne), Président du Comité de la Fondation Léon Bernard Madame le Président, voici le rapport du Comité de la Fondation Léon Bernard :

:

Conformément aux Statuts de la Fondation Léon Bernard, le Comité de la Fondation Léon Bernard s'est réuni le 22 janvier 1973, sous la présidence du Dr N. Ramzi, afin de proposer à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé un candidat pour l'attribution du Prix de la Fondation Léon Bernard en 1973. Le Comité a pris note des réponses reçues par le Directeur général à sa lettre du 20 septembre 1972 sollicitant des propositions de candidatures, et il a examiné les renseignements fournis à l'appui de ces propositions. Le Comité a décidé d'examiner la candidature proposée par l'Administration nationale de la Santé du Pakistan, bien qu'elle eût été reçue après le 11 décembre 1972, date limite indiquée dans la lettre du Directeur général pour le dépôt des candidatures. Le Comité a décidé de recommander à l'Assemblée mondiale de la Santé que le prix de la Fondation Léon Bernard soit attribué en 1973 au Dr Keizo Nobechi, du Japon. Pendant plus d'un demi -siècle d'activité, le Dr Keizo Nobechi a apporté d'importantes contributions à la médecine sociale et à la santé publique. Ses travaux de pionnier sur les vibrions cholériques ont fait beaucoup avancer la connaissance de l'épidémiologie de la maladie et conduit à la mise au point des méthodes de lutte actuellement en usage. Le Dr Nobechi a été aussi le promoteur d'une nouvelle technique de sérodiagnostic de la syphilis qui a permis d'améliorer les mesures prises pour combattre cette maladie d'importance sociale incontestable. Il ne fait aucun doute que ses travaux sur le choléra, la syphilis et la tuberculose ont été d'une grande valeur pour l'action de santé publique et pour la recherche dans le monde entier En outre, le Dr Nobechi a consacré vingt ans de sa carrière à l'enseignement de la santé publique dans diverses universités du Japon, ce qui lui a donné l'occasion unique de pouvoir former toute une génération de médecins s'intéressant aux aspects sociaux de la santé publique dans leur pays. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Docteur Ramzi. Y a -t -il des observations ? En l'absence d'observations, je demanderai au Dr Dorolle de bien vouloir donner lecture d'un projet de résolution approprié. :

Le DIRECTEUR GENERAL ADJOINT Madame le Président, la résolution que l'Assemblée voudra probablement adopter se lirait ainsi :

:

La Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé PREND ACTE d ^, rapports du Comité de la Fondation Léon Bernard; 2. FAIT SIENNE la proposition de ce comité concernant l'attribution de la Médaille et du Prix de la Fondation Léon Bernard pour 1973; 3. DECERNE la Médaille et le Prix au Dr Keizo Nobechi; et 4. REND HOMMAGE au Dr Keizo Nobechi pour ses importantes contributions à la santé publique et à la médecine sociale. 1.

Tel est le texte de la résolution présentée à l'approbation de l'Assemblée. Y a -t -il des observations sur le projet de résoLe PRESIDENT (traduction de l'anglais) lution ? S'il n'y a pas d'observations, la résolution est adoptée.1 Je dois informer les délégués que malheureusement le Dr Keizo Nobechi n'a pas pu venir à Genève recevoir personnellement la Médaille et le Prix qui seront donc remis, pour lui, à un membre de la délégation japonaise. En décernant aujourd'hui le Prix de la Fondation Léon Bernard au Professeur Keizo Nobechi, l'Assemblée rend hommage à un éminent spécialiste dont la carrière s'étend sur un demi -siècle. Comme bon nombre d'entre nous le savent certainement, les travaux du Professeur Nobechi ont marqué des étapes importantes dans l'histoire de la lutte contre le choléra. Sa classification des vibrions cholériques en trois sérotypes, établie en 1923, reste valable aujourd'hui et continue de faciliter grandement l'étude épidémiologique du choléra. En 1961, lorsque le choléra El Tor s'est propagé à partir des Célèbes, une des principales lies de l'Indonésie, le Professeur Nobechi, qui était alors en retraite, a repris ses activités pour aller étudier la situation dans le centre de Java. Sa longue expérience lui a fait soupçonner - ce qu'il a pu démontrer par la suite avec l'aide d'autres chercheurs - que c'était le choléra El Tor, et non pas le choléra classique, qui avait envahi le centre de Java et les zones voisines. Il a été l'un des premiers à préconiser que l'on inscrive le choléra El Tor sur la liste des maladies quarantenaires visées par le Règlement sanitaire international et que l'on renonce à l'appellation "paracholéra" pour désigner cette maladie. En 1964, en sa qualité de chef de l'équipe japonaise du projet commun Philippines /Japon /OMS, il a collaboré à l'essai pratique de différents vaccins anticholériques. :

1 Résolution WHA26.13.

DOUZIEME SEANCE PLENIERE

225

Dès le début de sa carrière, le Professeur Nobechi a participé hors de son pays à de nombreuses missions et conférences au cours desquelles il s'est distingué à la fois comme spécialiste scientifique et comme représentant du Japon. En 1928, lors de la Deuxième Conférence des Laboratoires de Sérodiagnostic de la Syphilis, organisée à Copenhague par la Société des Nations, il avait exposé la méthode "Murata" pour le diagnostic sérologique de la maladie. En 1929, il représentait le Japon à la réunion annuelle du Conseil consultatif du Bureau d'Orient de la Société des Nations, à Singapour, et l'année suivante, il était élu Vice -Président du Conseil. En 1962, pour le compte du Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale du Japon, il dirigea une mission d'observation sur la lutte anticholérique à Taiwan, à Hong Kong et à Macao. Le Professeur Nobechi a été membre du Tableau OMS d'experts des Maladies bactériennes (choléra) de 1963 à 1970. L'Institut national de Santé publique du Japon porte aussi témoignage de la brillante carrière du Professeur Nobechi. En effet, le Professeur Nobechi a ét, associé à l'Institut dès sa création en qualité de membre de la commission des plans et de secrétaire de la commission des bâtiments. Il y a été ensuite, pendant neuf ans, chef du département d'épidémiologie et directeur des études. C'est pendant ces années -là que l'Institut devait devenir un centre de grand renom pour la formation de spécialistes en santé publique, tant japonais que ressortissants de nombreux pays voisins. Parmi les remarquables travaux entrepris par le Professeur Nobechi en sa qualité de chef du département d'épidémiologie de l'Institut, il convient de mentionner une étude de la réaction à la tuberculine, dont les résultats ont permis au Japon d'adopter un étalon national pour l'épreuve tuberculinique. La méthode d'évaluation ainsi mise au point par le Professeur Nobechi a été utilisée dans le monde entier jusqu'à l'adoption du PPD. Lorsque le Professeur Nobechi quitta l'Institut en 1947, il enseigna à l'Ecole de Médecine de l'Université nationale de Nagoya et à l'Ecole de Médecine de l'Université de Nihon. Pendant deux ans, il dirigea le département d'épidémiologie de l'Atomic Bomb Casualty Commission des Etats -Unis d'Amérique au Japon. Enfin, pour les éminents services qu'il avait rendus à son pays, le Professeur Nobechi reçut en 1965, de S.M. l'Empereur, les insignes de l'Ordre du Trésor sacré. Mesdames et Messieurs, j'ai maintenant le grand plaisir de remettre la Médaille et le Prix de la Fondation Léon Bernard au chef adjoint de la délégation du Japon, qui les remettra lui -même au Professeur Nobechi. Puis -je demander au Dr Kasuga, chef adjoint de la délégation du Japon, de venir à la tribune ? Le Président remet au Dr Kasuga la Médaille et le Prix de la Fondation Léon Bernard. (Applaudissements) Madame le Président, Messieurs les délégués Le Dr KASUGA (Japon) (traduction de l'anglais) à la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé, permettez -moi de vous donner lecture d'une déclaration écrite par le Professeur Nobechi, auquel vous avez attribué la Médaille et le Prix Léon Bernard pour cette année et qui regrette profondément de ne pouvoir assister à la présente Assemblée. "Madame le Président, Messieurs les délégués à la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé, vous m'avez fait un grand plaisir et un honneur insigne en me décernant le Prix de la Fondation Léon Bernard. Il me semble que le fait de recevoir ce prix en 1973 est un privilège d'autant plus grand que cette année marque le vingt- cinquième anniversaire de l'Organisation mondiale de la Santé. Madame le Président, Messieurs les délégués, je tiens à vous exprimer ma profonde gratitude pour la générosité dont vous avez fait preuve en me conférant cette distinction. "Quand je parcours la liste des éminentes personnalités qui ont reçu avant moi le Prix de la Fondation Léon Bernard, je me sens très honoré d'être admis en la compagnie de ces remarquables défenseurs de la santé publique et c'est avec un très profond sentiment d'humilité que j'accepte ce prix. "Contrairement aux récipiendaires précédents qui ont été en relations étroites avec l'Organisation mondiale de la Santé et qui ont même parfois joué un rôle important dans ses travaux et dans son action internationale, et qui étaient donc bien connus des membres du Comité de la Fondation Léon Bernard et des délégués à l'Assemblée, je me suis consacré au cours de ma carrière à la recherche et à l'enseignement de la santé publique en Extrême- Orient ainsi qu'à l'épidémiologie des maladies qui sont répandues dans cette région, notamment du choléra. Je dois donc être fort peu connu des délégués ici présents. Permettez -moi, je vous prie, Madame le Président, de me présenter à cette auguste assemblée et de résumer très brièvement quelques -uns des résultats qui illustrent le mieux le travail que j'ai accompli dans le domaine de la santé publique. "En 1923, à la suite d'études approfondies sur des vibrions cholériques recueillis lors de l'épidémie qui a sévi en 1921 -1922 au Japon, je suis parvenu à la conclusion que ces organismes pouvaient être classés en trois sérotype8, dont deux avaient été découverts par le Dr Kabashima en 1913, et dont je venais de découvrir moi -même le troisième. Cette classification est toujours valable et encore utilisée aujourd'hui. Ces trois sérotypes, initialement appelés "original ", :

"intermédiaire" et "atypique" par les chercheurs japonais, ont été rebaptisés par le Professeur Burrows qui les a nommés "Ogawa ", "Hikojima" et "Inaba ", reprenant ainsi le nom japonais original des cultures que j'ai utilisées pour mes études. L'importance de ces sérotypes n'est pas seulement

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VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

théorique; ils sont également utiles en tant que marqueurs épidémiologiques pour déterminer la voie d'invasion du choléra en attendant que l'on dispose d'indicateurs plus fiables. J'espère sincèrement que les méthodes de typage par le vibriophage ou par la vibriocine feront de nouveaux progrès et fourniront ainsi un moyen plus précis de repérage épidémiologique du choléra. "En 1961, moment où l'OMS avait déjà signalé que Hong Kong et le Sarawak étaient infectés par le choléra asiatique, j'ai eu l'occasion de me rendre à Java. J'ai remarqué que l'épidémie de choléra qui y sévissait alors se développait avec une lenteur singulière, par comparaison avec d'autres épidémies de choléra asiatique que j'avais observées auparavant, mais que plusieurs centaines de cas s'étaient déclarés aux alentours du port de Semarang qui maintient un intense trafic maritime avec Macassar dans les Célèbes. J'ai alors soupçonné que, du point de vue épidémiologique, l'épidémie de Semarang pouvait être apparentée au choléra des Célèbes, que l'on désignait sous le nom de "paracholéra" et dont on croyait généralement alors qu'il était incapable de provoquer une pandémie. Lors de mon voyage de retour vers le Japon, j'ai discuté de la possibilité d'une propagation du paracholéra hors des Célèbes avec les chercheurs de l'Institut de Recherche médicale de Kuala Lumpur, qui décidèrent de procéder au test hémolytique pour identifier le vibrion du paracholéra, lequel est maintenant couramment désigné sous le nom de biotype El Tor de V. cholerae. Par la suite, il a été confirmé que les épidémies de choléra du Sarawak et de Hong Kong étaient dues au biotype El Tor. Compte tenu de ces faits, j'ai alors envoyé à l'OMS, par l'intermédiaire du Dr Omura, qui était à cette époque le membre japonais du Conseil exécutif de l'Organisation, une lettre dans laquelle je disais ce qui suit "Le paracholéra ayant jeté son masque de maladie endémique de la péninsule de Macassar dans les Célèbes et étant devenu une maladie pandémique, la décision de renoncer en ce qui le concerne à l'application des mesures de quarantaine, adoptée en 1958, doit être reconsidérée. L'appellation " paracholéra" risque d'inciter le public à ne pas s'inquiéter de cette maladie. Il conviendrait donc de la remplacer par un nom :

approprié ".

"Au cours des années suivantes, le personnel japonais de stations de quarantaine découvrit à plusieurs reprises de nombreux porteurs de choléra dans les équipages de navires provenant de zones infectées par le choléra en Extrême -Orient, ainsi que quelques cas importés. En conséquence, les autorités sanitaires japonaises décidèrent d'appliquer des mesures rigoureuses de prévention aux individus et aux denrées alimentaires provenant de zones infectées, parce qu'il n'existait pas de base scientifique garantissant la protection du pays dans le cadre du Règlement sanitaire international. Ces mesures rigoureuses provoquèrent entre les Philippines et le Japon ce que l'on a appelé la "guerre des bananes ", le Japon ayant interdit l'importation de bananes provenant de pays infectés, et notamment des Philippines, en raison de l'absence de toute garantie scientifique de sécurité, ce qui créa un certain malaise entre les deux pays. Je suis heureux de pouvoir vous dire qu'à la suite de cette "guerre des bananes ", les deux pays entreprirent une étude conjointe du choléra El Tor, la coordination des travaux étant assurée par l'Organisation mondiale de la Santé. Finalement, en 1964, le projet de recherche sur le choléra Philippines/Japon/OMS fut mis en oeuvre. En qualité de président du groupe japonais, j'ai eu le plaisir de participer à cette étude et je crois pouvoir dire qu'elle a donné des résultats importants. L'innocuité de diverses denrées alimentaires importées des Philippines au Japon a été pleinement confirmée, si bien que le Japon a aboli pratiquement toutes les restrictions relatives à l'importation de denrées alimentaires en provenance des Philippines. L'efficacité des vaccinations anticholériques et de diverses autres mesures préventives a été évaluée, et les études qui ont été faites ont manifestement démontré que les mesures sanitaires jouent un rôle plus important que la vaccination anticholérique. Bien entendu, les résultats obtenus doivent être portés au crédit aussi bien des chercheurs qui ont pris part aux études que des autorités sanitaires nationales des deux pays et de l'Organisation mondiale de la Santé.

"L'expérience que nous avons acquise en matière de lutte anticholérique au cours de la dernière décennie nous a appris-qu'il reste beaucoup à faire dans ce domaine et il nous parait essentiel que d'autres études portant sur l'épidémiologie, l'immunologie et tous les autres aspects de la lutte contre le choléra soient encouragées et exécutées, et qu'en outre des mesures soient prises pour renforcer l'action des administrations de la santé publique. "En ma qualité de membre de la commission des plans et de 'secrétaire de la commission des bâtiments de l'Institut national de Santé publique du Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale du Japon, institut dont les plans ont été établis et qui a été construit entre 1930 et 1938, j'ai été en mesure d'apporter une contribution non négligeable à l'enseignement de la santé publique en jetant les bases d'un programme d'enseignement postuniversitaire s'adressant non seulement aux étudiants japonais, mais aussi aux étudiants d'autres pays de l'Asie du Sud -Est. Depuis la création de l'Institut en 1939 jusqu'au moment où j'ai pris ma retraite, en 1947, j'ai assumé, en ma qualité de directeur des études, la responsabilité des activités visant à former des spécialistes de la santé publique qui travailléraient au Japon et dans d'autres pays orientaux. "En tant que chef du département d'épidémiologie de cet institut, j'ai entrepris des études scientifiques visant à mettre au point une méthode permettant d'évaluer la réaction à la vieille

DOUZIEME SEANCE PLENIERE

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tuberculine, préparation qui fut utilisée dans le monde entier jusqu'à l'adoption du PPD, c'est -àdire du dérivé protéinique purifié. J'ai été très heureux qúe ces études aient facilité l'établissement d'un étalon national pour l'épreuve tuberculinique, qui a rendu de grands services dans la lutte contre la tuberculose, non seulement au Japon, mais aussi dans le monde entier, comme le montre le fait qu'il a été adopté par l'OMS pour ses études comparatives sur la prévalence de la tuberculose dans divers pays. "C'est ainsi que je me suis efforcé pendant un demi -siècle de contribuer à la mise en oeuvre de programmes épidémiologiques dans le cadre des activités médicales et de l'action de santé publique au Japon. Il va sans dire qu'il reste beaucoup à faire dans le domaine de l'application des méthodes épidémiologiques à la solution des problèmes de santé. Il faut non seulement que l'épidémiologie assimile les progrès technologiques des sciences connexes, mais aussi qu'elle devienne plus efficace afin de pouvoir faire face aux divers phénomènes de masse qui, dans le monde moderne, constituent une menace toujours plus grande pour la santé de l'humanité. L'Organisation mondiale de la Santé a dans ce domaine des responsabilités qu'elle est seule à pouvoir assumer. Ses initiatives et l'autorité qu'elle exerce en matière de coordination nous inspirent à tous des sentiments de respect et d'enthousiasme. "Madame le Président, je conserverai comme un bien précieux pendant toute ma vie la Médaille que vous m'avez fait l'honneur de me remettre aujourd'hui. Quant au Prix que vous m'avez si aimablement décerné, je désire le verser au fonds bénévole pour la promotion de la santé, suivant ainsi l'exemple donné par un sage, je veux dire Sir George Godber, auquel le prix de la Fondation Léon Bernard a été décerné l'an dernier."

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) 6.

:

Merci, Docteur Kasuga.

ELECTION DE MEMBRES HABILITES A DESIGNER UNE PERSONNE DEVANT FAIRE PARTIE DU CONSEIL EXECUTIF (suite de la section 1) :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Messieurs les délégués, les résultats du vote sont les suivants nombre de Membres habilités à voter, 130; absents, 3; abstentions, O; bulletins nuls, 1; nombre de Membres présents et votants, 126; majorité simple, 64. Les suffrages s'établissent comme suit Iran - 126 voix, élu; Malawi - 120 voix, élu; Chine - 116 voix, élue; Etats -Unis d'Amérique - 113 voix, élus; Suisse - 111 voix, élue; Yémen démocratique - 108 voix, élu; République fédérale d'Allemagne - 98 voix, élue; Pologne - 94 voix, élue. L'Assemblée est maintenant invitée à adopter la résolution suivante : :

:

La Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé, Après avoir examiné les propositions du Bureau de l'Assemblée, ELIT les Etats suivants comme Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif République fédérale d'Allemagne, Chine, Etats -Unis d'Amérique, Iran, Malawi, Pologne, Suisse et Yémen démocratique. :

Y a -t -il des observations au sujet de la résolution proposée ? S'il n'y en a pas, la résolution est adoptée.1 Je voudrais remercier le Dr Sumpaico et les deux scrutateurs, le Dr Rica et le Dr Shrivastav, du service qu'ils ont bien voulu nous rendre. Je donne maintenant la parole au délégué de la Guinée.

Madame le Président, après le vote de l'Assemblée, nous tenons à Le Dr CAMARA (Guinée) féliciter les heureux récipiendaires, mais c'est l'occasion pour la délégation de la République de Guinée de faire une remarque de fond sur la répartition géographique des membres du Conseil exécutif, telle qu'elle est actuellement et telle qu'elle devrait être en vérité. En effet, comment se fait -il que, jusqu'à présent, notre Région, la Région africaine, qui compte trente -deux Etats Membres actifs, tout comme la Région européenne, avec un ratio global de 5,690, tout comme la Région européenne, comment se fait -il que la Région africaine n'a droit qu'à quatre sièges, tandis que l'Europe - cela dit sans acrimonie aucune d'ailleurs - a droit à sept sièges, soit près du double ? Comment, Madame le Président, dans un monde de justice et d'équité, au sein de cette institution internationale qui proclame l'égalité de tous devant la santé, comment laisser se perpétuer un tel état préférentiel flagrant qui accentue un certain malaise parmi le groupe africain ? On nous dit que les choses sont ce qu'elles sont, mais nous disons aussi qu'elles peuvent être autrement. On nous dit que la Constitution est ce qu'elle est, mais elle peut être autrement car cette Constitution a été créée par nous et pour nous. Elle est objet et nous sommes sujets, c'est -à -dire que nous sommes habilités à la reconnaître comme un moyen et non comme une fin en soi, :

1 Résolution WHA26.14.

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VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

En vérité, Madame le Président, ce problème de répartition régionale des sièges n'est qu'un épiphénomène, symptôme d'un véritable phénomène que nous risquons de vivre, je veux dire l'inadéquation de plus en plus grande entre le contenu statique de la Constitution et le caractère dynamique, en perpétuelle évolution, de notre organisation. Nous répétons, Madame le Président, que la Constitution, quel que soit son caractère sacré, est faite par l'homme et pour l'homme et, en tant que telle, doit s'adapter au fur et à mesure et de façon souple aux exigences de progrès pour devenir un outil meilleur de travail, une arme plus moderne de combat et non une épée de Damoclès pour défendre un quelconque privilège s'il en fut jamais. Madame le Président, on me dira que depuis quelques années déjà ce problème de modification du nombre de sièges est à l'étude, qu'un projet de résolution a été voté demandant un amendement dans le sens de l'élargissement et que ce projet, hélas, traîne encore dans les arcanes administratives et que, faute d'être signé par la majorité des deux tiers des Etats Membres, le statu quo est constitutionnel et doit durer ... Du haut de cette tribune, nous lançons un appel solennel aux honorables délégués ici présents pour qu'au retour de cette session de notre assemblée des efforts soient déployés auprès des autorités ad hoc pour la ratification de l'amendement en question. Nous prions Monsieur le Directeur général de mettre dès maintenant à notre disposition toutes les références. Il faut qu'à la Vingt -Septième Assemblée, c'est -à -dire l'année prochaine, notre Région, la Région africaine, puisse avoir au sein du Conseil exécutif un nombre de sièges égal à celui qui lui revient de droit, ou du moins proportionnellement. Madame le Président, si nous avons insisté sur ce point, c'est moins pour revendiquer que pour affirmer notre sens du devoir et de la responsabilité dont nous avons, dans nos pays, une conscience aigug face aux exigences et aux espérances de nos peuples. C'est la preuve aussi que nous faisons confiance et continuerons à faire confiance à l'OMS, au sein de laquelle nous voulons jouer notre plein rôle. En effet, le Conseil exécutif est pour nous une instance trop importante dont les décisions ou propositions continuent à influencer dans un sens ou dans l'autre l'avenir de notre organisation; on l'a d'ailleurs constaté ... Son rôle donc est de trop d'importance pour nous pour que nous continuions à fermer les yeux devant la situation faite à la Région africaine. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Docteur Camara. Votre déclaration sera consignée dans le compte rendu de la présente séance. La séance est levée. :

La séance est levée à 12 h.5.

TREIZIEME SEANCE PLENIERE Jeudi 17 mai 1973, 9 h.30 PRESIDENT :

Professeur Julie SULIANTI SAROSO (Indonésie)

1.

DEUXIEME RAPPORT DE LA COMMISSION B :

La séance est ouverte. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Nous examinerons d'abord le deuxième rapport de la Commission B, qui a été distribué ce matin sous la cote A26/51. Ce rapport contient treize projets de résolutions que je vais demander à l'Assemblée d'adopter l'un après l'autre. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la première résolution, intitulée "Membres redevables d'arriérés de contributions dans une mesure pouvant donner lieu à l'application de l'article 7 de la Constitution" ? Puisqu'il n'y a pas d'objections, la résolution est adoptée. La deuxième résolution est intitulée "Prévisions budgétaires supplémentaires pour 1973 ". Je rappelle aux délégués qu'aux termes de l'article 70 du Règlement intérieur de l'Assemblée, la décision sur le montant des prévisions budgétaires supplémentaires doit être prise à la majorité des deux tiers des Membres présents et votants. Nous allons maintenant procéder au vote. Puis -je demander à tous les délégués qui sont en faveur de cette résolution de bien vouloir lever leur carte ? Les délégués qui sont opposés à la résolution ? Qui s'abstiennent ? Merci. Le résultat du vote est le suivant nombre de Membres présents et votants, 96; majorité des deux tiers requise, 64; voix pour, 90; voix contre, 6; abstentions, 4. La résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la troisième résolution, intitulée "Contribution du Pakistan" ? Puisqu'il n'y a pas d'objections, la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la quatrième résolution, intitulée "Contributions des nouveaux Membres pour 1972 et 1973 Emirats arabes unis - Qatar" ? Puisqu'il n'y a pas d'objections, la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la cinquième résolution, intitulée "Contributions des Souaziland" ? Puisqu'il n'y a pas d'objections, la résolution nouveaux Membres pour 1972 et 1973 est adoptée. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la sixième résolution, intitulée "Contributions des nouveaux Membres pour 1972 et 1973 République Démocratique Allemande" ? Puisqu'il n'y a pas d'objections, la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la septième résolution, intitulée "Coordination à l'intérieur du système des Nations Unies Réexamen du mode d'établissement du barème des contributions" ? Puisqu'il n'y a pas d'objections, la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la huitième résolution, intitulée "Barème des contributions pour 1974" ? Puisqu'il n'y a pas d'objections, la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la neuvième résolution, intitulée "Réexamen du fonds de roulement" ? Puisqu'il n'y a pas d'objections, la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la dixième résolution, intitulée "Fonds bénévole pour la promotion de la santé" ? Puisqu'il n'y a pas d'objections, la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la onzième résolution, intitulée "Fonds de roulement pour le matériel d'enseignement et de laboratoire destiné à l'enseignement médical" ? Puisqu'il n'y a pas d'objections, la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la douzième résolution, intitulée "Amendements au Règlement financier" ? Puisqu'il n'y a pas d'objections, la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la treizième et dernière résolution, intitulée "Nomination du Commissaire aux Comptes" ? Puisqu'il n'y a pas d'objections, la résolution est adoptée. Nous devons maintenant approuver le rapport dans son ensemble. Y a -t -il des objections ? Je présume donc que l'Assemblée souhaite approuver le deuxième rapport de la Commission B.' Il en est ainsi décidé. :

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I

Voir p.

515.

230 2.

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

TROISIEME RAPPORT DE LA COMMISSION DE VERIFICATION DES POUVOIRS :

Nous passons maintenant au point suivant de notre Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) ordre du jour, à savoir l'examen du troisième rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs, qui s'est réunie hier sous la présidence de M. Buick. J'invite donc M. de Geer, Rapporteur de la Commission, à venir à la tribune nous donner lecture du rapport distribué sous la cote A26/52. M. de Geer (Pays -Bas), Rapporteur de la Commission de Vérification des Pouvoirs, donne lecture du troisième rapport de la Commission (voir page 512). Je vous remercie. Y a -t -il des observations ? Puisqu'il Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) n'y a pas d'observations, je présume que l'Assemblée souhaite adopter le troisième rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs. 3.

DEMANDE D'ADMISSION PRESENTEE PAR LA REPUBLIQUE POPULAIRE DEMOCRATIQUE DE COREE :

Nous allons passer maintenant à l'examen du Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) point 1.13.2 de l'ordre du jour - Demande d'admission présentée par la République populaire démocratique de Corée. Les documents qui concernent ce point de l'ordre du jour sont les suivants A26/39, A26/40, A26/42, A26/42 Add.l, Add.2 et Add.3, A26/45 et A26/46, A26/46 Add.l, Add.2 et Corr.l. Je tiens maintenant à informer l'Assemblée que l'observateur de la République populaire démocratique de Corée a demandé la parole pour faire une déclaration. Conformément à l'article 46 du Règlement intérieur, et avec le consentement de l'Assemblée, je l'invite à venir à la tribune. :

M. HAN Hong Sop (observateur de la République populaire démocratique de Corée) (interprétation Madame le Président, Monsieur le Directeur général, Messieurs les délégués, permettez du coreen)1 moi tout d'abord de vous exprimer les remerciements les plus sincères de l'occasion qui m'est ainsi donnée de prendre la parole à cette assemblée qui, entre autres, examine aussi le problème de l'admission à l'OMS de la République populaire démocratique de Corée. Partant du désir de protéger et d'améliorer la santé des peuples et de développer davantage les relations d'amitié et de coopération entre les Etats Membres, le Gouvernement de la République populaire démocratique de Corée a présenté, sur la base des article 3 et 6 de la Constitution de l'OMS, sa demande d'admission à cette organisation. Le Gouvernement de la République populaire démocratique de Corée prend comme principe de base de ses activités de santé publique l'enseignement du Président Kim Il -Sung, chef d'Etat de la "Dans notre régime, rien n'est plus République populaire démocratique de Corée, qui nous a dit précieux que l'homme ", et qui s'est fixé comme ligne de conduite fondamentale dans les affaires de santé publique la prophylaxie en médecine. C'est il y a vingt ans - soit en 1953 - qu'a été mis en vigueur dans notre pays le système de traitement médical complet et gratuit pour tous. Grâce à la matérialisation excellente de l'orientation prophylactique en médecine adoptée par le Gouvernement de la République populaire démocratique de Corée et à l'application du régime le plus avancé de service médical, y compris la méthode de traitement avec la responsabilité du quartier fixé, notre pays a éliminé depuis longtemps des maladies transmissibles comme la variole, le choléra, la fièvre typholde, le paludisme, l'encéphalite japonaise, etc., et des maladies. endémiques comme la distomatose. En même temps, dans notre pays, toutes les installations et toutes les conditions nécessaires à l'amélioration de la santé des enfants et des femmes ont été suffisamment créées. L'Etat s'est chargé entièrement de soigner les enfants et d'assurer leur croissance. Aujourd'hui, dans notre pays, la mortalité dans la population a diminué de moitié en comparaison avec la période d'avant la libération, et la longévité moyenne s'est accrue de plus de vingt -six ans. Par conséquent, le désir séculaire de notre peuple de vivre sans maladie et longtemps et de jouir d'une vie heureuse a été brillamment réalisé. La Constitution socialiste de la République populaire démocratique de Corée énonce que "l'Etat consolide et développe encore davantage le système de traitement médical gratuit et complet en appliquant une politique prophylactique en médecine, protège la vie des hommes et améliore la santé des travailleurs ". Au cours de la période du plan sexennal 1971 -1976, un grand nombre d'hôpitaux modernes seront construits, les hôpitaux, les pavillons et les sections spécialisés seront encore consolidés, les hôpitaux d'arrondissement seront transformés en hôpitaux universels sans exception, et les cliniques de campagne seront entièrement converties en hôpitaux. En particulier, les établissements d'accouchement destinés aux femmes de la campagne seront renforcés, un plus grand nombre de pavillons de pédiatrie seront construits, et la différence entre la ville et la campagne en matière de service médical sera considérablement diminuée. Je suis sûr que cette politique populaire dans le domaine de la santé publique appliquée par le Gouvernement de la République populaire démocratique de Corée et tous les succès obtenus sont non seulement entièrement : :

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1

Conformément à l'article 87 du Règlement intérieur.

TREIZIEME SEANCE PLENIERE

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conformes à l'objectif de l'Organisation mondiale de la Santé - amener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé possible - mais aussi de nature à co_`ribuer au renforcement et au développement de la coopération internationale entre les Etats Membres. Messieurs les délégués, la République populaire démocratique de Corée, en tant qu'Etat pleinement souverain, établit et applique d'une manière tout à fait indépendante sa ligne de conduite et sa politique et se tient à une ferme position d'indépendance dans toutes ses activités. Aujourd'hui, la République populaire démocratique de Corée entretient des relations diplomatiques, économiques et culturelles avec plus de 110 pays ayant des systèmes sociaux différents et ces relations se développent et se renforcent de jour en jour. De plus, notre pays est membre de nombreuses organisations internationales, y compris l'Union internationale contre la Tuberculose, et est partie aux conventions internationales humanitaires, y compris l'accord de Genève pour la protection des victimes de la guerre conclu en 1949. Tous ces faits témoignent clairement que la République populaire démocratique de Corée est capable d'accomplir brillamment l'objectif et les tâches fixés par l'OMS, de renforcer et de développer la coopération et les liens entre les Etats Membres, et de contribuer à la paix et à la sécurité mondiales si elle est admise à l'Organisation mondiale de la Santé. L'admission de notre pays à l'OMS rendra plus efficaces les contacts, les échanges et la coopération entre les travailleurs sanitaires du Nord et du Sud de la Corée. Les rencontres, les contacts, l'échange mutuel des techniques et des expériences médicales et la coopération entre les travailleurs sanitaires du Nord et du Sud sont toujours nécessaires et bons - et jamais mauvais - pour l'amélioration de la santé de la population. Ce processus donnera une grande impulsion à l'exécution des points convenus entre les deux parties du Nord et du Sud pour coopérer dans les domaines politique, économique, culturel, militaire, diplomatique, etc., et exercera une influence favorable sur le déroulement des contacts et du dialogue qui ont été amorcés entre le Nord et le Sud sur l'initiative active de la République populaire démocratique de Corée. L'admission de notre pays comme Etat Membre officiel serait une façon très juste de traiter avec égalité et sans distinction le Nord et le Sud de la Corée, conformément à l'universalité et à la noble vocation humanitaire de l'OMS. L'exécution de l'objectif et de la mission sacrée de l'OMS dans une moitié de la Corée seulement n'est pas normale. Il est naturel qu'au cours de la présente assemblée la République populaire démocratique de Corée soit admise à l'OMS, afin que l'objectif de l'Organisation soit réalisé dans toute l'étendue de la Corée du Nord et du Sud sur un pied d'égalité.et conformément aux intérêts du peuple coréen. Le projet de résolution tendant à ajourner à l'année suivante l'examen de l'admission de la République populaire démocratique de Corée qui est présenté à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé a pour but, en fait, d'empêcher son admission. Il n'y a aucun fondement à ajourner à une autre année l'examen de l'admission et ce n'est pas dans l'intérêt de l'Organisation mondiale de la Santé. La prétention d'ajourner à l'année suivante l'examen de l'admission de la République populaire démocratique de Corée revient également à introduire des problèmes politiques à l'organisation universelle et humanitaire de la santé, ce qui empêche la bonne marche de la réunion. C'est pourquoi, convaincus que les délégués participant à la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé soutiennent dans un esprit de principes humanitaires et de justice l'admission officielle de la République populaire démocratique de Corée à l'Organisation, nous exprimons le désir que l'Assemblée examine et tranche positivement le problème en question. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Monsieur Han Hong Sop. Je donne maintenant la parole à M. l'Ambassadeur Ene, chef de la délégation roumaine, qui a demandé à intervenir pour présenter le projet de résolution figurant dans le document A26/42. :

M. ENE (Roumanie) (traduction de l'anglais) Madame le Président, la délégation roumaine a l'avantage et l'honneur de soumettre à l'examen de l'Assemblée un projet de résolution émanant de 35 Etats - Afghanistan, Algérie, Bulgarie, Burundi, Chili, Chine, Congo, Cuba, Dahomey, Egypte, Guinée, Hongrie, Irak, Madagascar, Malawi, Malte, Mauritanie, Mongolie, Pérou, Pologne, République Arabe Syrienne, République Démocratique Allemande, République -Unie de Tanzanie, Roumanie, Rwanda, Sénégal, Sierra Leone, Somalie, Soudan, Tchécoslovaquie, Union des Républiques socialistes soviétiques, Yémen, Yémen démocratique, Yougoslavie et Zambie - qui propose l'admission de la République populaire démocratique de Corée en qualité de Membre de l'Organisation mondiale de la Santé. Si nous agissons ainsi, c'est que nous sommes pleinement convaincus que notre démarche représente une contribution constructive à l'oeuvre de l'OMS et à la cause de la coopération internationale. La Roumanie a toujours pris fermement position en faveur du renforcement du rôle et de l'action de l'Organisation mondiale de la Santé et des autres organisations du système des Nations Unies, convaincue que ces organisations offrent un cadre propice au développement de la coopération et de la compréhension mutuelle entre les nations, ce qui pourra conduire à l'établissement d'un nouveau type de relations entre les Etats du monde entier. La Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé, à laquelle nous tous ici présents avons souscrit, déclare solennellement que "la santé de tous les peuples est une condition fondamentale de la paix du monde et de la sécurité; elle dépend de la coopération la plus étroite des individus et des Etats". Il va de soi que, pour atteindre ces objectifs, les organisations internationales doivent être ouvertes à tous les pays et pouvoir tirer parti de l'expérience de chacun d'eux, 'de façon à faciliter l'accession de toutes les nations aux conquêtes de la :

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VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

civilisation. Cela est particulièrement vrai de l'OMS, qui se consacre à cet objectif humanitaire noble entre tous qu'est la promotion et la protection de la santé de tous les peuples. Je voudrais d'ailleurs rappeler ici les paroles si convaincantes qu'a prononcées le Dr Candau au terme des vingt -cinq années d'existence de notre organisation et des vingt années que cet homme éminent a consacrées à son service. Après avoir fait l'historique de la représentation des nations au sein de l'OMS, le Dr Candau a exprimé l'espoir que l'Organisation parviendrait à une véritable universalité et qu'elle pourrait ainsi mieux servir encore ses Membres. Le fait qu'un autre Etat encore vienne demander son admission à l'Organisation mondiale de la Santé confirme le prestige et l'autorité de cette dernière, et vient couronner un quart de siècle d'activité. Comme l'indique le mémorandum communiqué par la délégation de la République populaire démocratique de Corée, le Gouvernement de ce pays, acceptant la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé et mû par le désir, d'une part de protéger et d'améliorer la santé de son peuple, d'autre part de renforcer les relations d'amitié et de coopération entre tous les Etats Membres, a demandé a être admis à l'Organisation. Victime pendant des siècles, comme bien des nations représentées ici, de l'oppression étrangère, la République populaire démocratique de Corée a obtenu son indépendance au prix de grands sacrifices. Comme d'autres pays d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine, elle fait partie du tiers -monde. Comme eux, elle travaille sans relâche à l'avènement du progrès économique et social. Comme eux, elle place sa confiance dans la coopération internationale et est prête à y contribuer dans la mesure de ses moyens. Nous sommes fermement convaincus que l'admission de la République populaire démocratique de Corée à l'OMS donnera une grande impulsion à l'action de l'Organisation et à la promotion de ses tâches humanitaires. Laissez -moi citer encore la Constitution qui énonce entre autres principes que "les résultats atteints par chaque Etat dans l'amélioration et la protection de la santé sont précieux pour tous ". Cette session qui marque le vingt- cinquième anniversaire de l'Organisation mondiale de la Santé se déroule, pour la première fois, avec la présence d'une délégation de la République populaire de Chine. La question de l'admission de la République Démocratique Allemande à la qualité de Membre de l'Organisation a pu être heureusement résolue. La République populaire démocratique de Corée est le seul Etat candidat qui reste encore en dehors de l'Organisation; lorsqu'il sera admis, l'universalité de l'Organisation sera complète. C'est dans cet esprit, et dans le ferme espoir que le vingt -cinquième anniversaire de l'OMS marquera l'accomplissement de ce principe fondamental qui présida à la création même de l'Organisation, que les 35 coauteurs du projet de résolution, représentant des pays de toutes les parties du monde, ont proposé l'admission de la République populaire démocratique de Corée. Nous sommes persuadés que toutes les délégations ici présentes se détermineront en fonction des intérêts de l'Organisation, mais aussi dans un esprit de sympathie, en tenant compte du fait que l'Etat candidat est résolu à se consacrèr à la coopération internationale et aux nobles principes qui animent l'Organisation mondiale de la Santé. Madame le Président, dans ces conditions, toute proposition visant à surseoir à l'examen de la demande d'admission de la République populaire démocratique de Corée, comme le voudrait le projet de résolution contenu dans le document A26/46, nous semble pour le moins anachronique. Il introduit une note discordante dans l'atmosphère solennelle de cette assemblée. Bien plus, il témoigne d'une attitude négative à l'égard d'un Etat tout disposé à participer au concert des nations. Par conséquent, nous sommes au regret de constater que ce projet va à l'encontre des tendances positives qui se font jour actuellement dans le monde et qu'il compromet le processus de normalisation de la vie internationale. Quant aux motifs allégués à l'appui de cette attitude négative, ils sont de nature purement politique. En fait, il est surprenant de voir un certain nombre de délégations qui ont fait elles -mêmes campagne pendant des années contre toute immixtion de l'OMS dans les différends de caractère politique soutenir aujourd'hui le point de vue exactement inverse. On nous dit que la demande d'admission de la République populaire démocratique de Corée à l'OMS soulève des questions liées au problème de la division de la Corée. Mais, Madame le Président, permettez -moi de le demander, le problème ne se posait -t -il pas exactement dans les mêmes termes lorsque la Corée du Sud a décidé de se joindre à l'Organisation ? Pourquoi les auteurs du projet de résolution ne se sont -ils pas opposé à l'époque à l'admission de la Corée du Sud ? On nous dit que l'admission de la République populaire démocratique de Corée à l'OMS risquerait d'avoir des répercussions sur les pourparlers qui ont lieu en ce moment entre les deux parties de la Corée. A cela, on peut opposer la même question que plus haut. Pourquoi la participation de la Corée du Sud n'aurait -elle pas, elle, des répercussions sur ces pourparlers ? On nous rappelle les précédents intervenus dans cette même assemblée, lorsqu'on a dû surseoir à des décisions analogues. Mais si l'on doit ainsi se référer au passé, on a beau jeu de rappeler que toutes ces manoeuvres ont finalement échoué, et que les délégations auxquelles on a à maintes et maintes reprises refusé le droit de siéger parmi nous sont aujourd'hui présentes dans cette salle. Va -t -on nous demander encore une fois de nous prêter à des manoeuvres dilatoires qui, par le passé, ont été mises au service d'intérêts politiques à courte vue et ont causé beaucoup de tort à l'Organisation ? Tout d'abord, alors même qu'on nous demande de laisser au peuple coréen le soin de régler la question des relations entre la Corée du Sud et la Corée du Nord, le projet de résolution vise en réalité un objectif exactement inverse. Il est bien évident qu'en rejetant la demande de l'une des parties alors que l'autre est déjà Membre, on demande à l'Organisation d'adopter une attitude politique qui rie peut manquer d'influer sur le dialogue engagé entre les deux parties. En fait, le dialogue entre la Corée du Nord et la Corée du Sud

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se poursuit et le communiqué commun signé par les deux parties en juillet dernier est là pour témoigner des résultats obtenus à ce jour. Comme l'a justement fait remarquer le distingué représentant de la République populaire démocratique de Corée, lorsque ce pays deviendra Membre de l'OMS, l'Organisation donnera aux deux parties de la Corée la possibilité de travailler de concert, conformément, une fois encore, aux principes arrêtés en juillet 1972. Qu'on me permette de rappeler pour l'information de tous les Membres que le communiqué mentionné plus haut parle d'efforts communs "pour améliorer les relations entre le Sud et le Nord ", des accords pris par les deux parties pour coopérer d'une façon positive, de leur désir d'entamer des échanges dans divers domaines, etc. Il va sans dire que tout cela vaut également pour la coopération dans le domaine de la santé. Madame le Président, la Roumanie et de nombreux autres pays sont résolument en faveur de l'admission cette année de la République populaire démocratique de Corée comme Membre de l'OMS. La décision que nous sommes appelés à prendre est lourde de conséquences. On demande en effet aux délégations de prendre un parti qui risque d'affecter les droits souverains d'un Etat et, plus encore, le principe même de l'égalité entre les nations. Nous devons éviter toute décision qui entraînerait l'Organisation sur un terrain politique, comme nous ne manquerions pas de le faire en refusant la demande de l'une des parties alors même que l'autre est déjà Membre. Nous nous plaisons à penser que les Etats représentés ici écouteront la voix de la raison et qu'ils ne permettront pas que l'esprit de coopération et de compréhension mutuelle auquel on est enfin parvenu après vingt -cinq ans d'efforts communs soit à nouveau compromis. La délégation roumaine votera contre le projet de résolution des 28 puissances et demande aux autres Membres respectueux des principes de l'Organisation de suivre son exemple. En effet, ce projet de résolution n'est pas un projet de pure procédure. En s'opposant à l'admission d'un Etat par des moyens dilatoires, il touche bel et bien à une question de fond. Il est évident que toute délégation favorable à l'admission de la République populaire démocratique de Corée à l'OMS ne peut que voter contre ce projet de résolution. Avant de conclure, je veux respectueusement attirer votre attention, Madame le Président, sur le fait qu'il y a douze ans, à sa quatorzième session, et par sa résolution WHA14.35, l'Assemblée mondiale de la Santé a décidé d'inviter "tous les Etats .., qui ... ne sont pas représentés dans l'Organisation mondiale de la Santé, à envisager de demander leur admission en qualité de Membres de l'Organisation". Le moment est venu pour les Etats Membres de l'Organisation de donner la preuve de leur fidélité à la parole donnée et aux principes qu'ils ont défendus. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je vous remercie, Monsieur l'Ambassadeur. La délégation du Pakistan m'a priée d'informer l'Assemblée mondiale de la Santé qu'elle désire faire figurer son nom parmi les coauteurs du projet de résolution contenu dans le document A26/42. La délégation du Pakistan regrette de n'avoir pas pu faire connaftre plus tôt son intention. Je donne maintenant la parole au délégué des Philippines, M. l'Ambassadeur Urquiola, qui présentera le projet de résolution distribué sous la cote A26/46. :

M. URQUIOLA (Philippines) (traduction de l'anglais) Madame le Président, Monsieur le Directeur général, Messieurs les délégués de la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé, j'ai l'honneur de soumettre à l'examen de l'Assemblée le projet de résolution distribué sous la cote A26/46. Ce projet de résolution émane des Membres de l'Organisation ci -après République fédérale d'Allemagne, Belgique, Brésil, Canada, Chypre, Colombie, Costa Rica, Espagne, Etats -Unis d'Amérique, Gabon, Grèce, Guatemala, Haiti, Honduras, Italie, Japon, Luxembourg, Monaco, Paraguay, Philippines, République Centrafricaine, République de Corée, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Samoa -Occidental, Souaziland, Thatlande, Uruguay et Viet -Nam. Je tiens à expliquer devant cette auguste assemblée la raison d'être-de ce projet de résolution. Vous savez probablement, Messieurs les délégués, que des négociations extrêmement délicates ont lieu actuellement entre Coréens du Nord et Coréens du Sud, animés par la volonté commune d'aboutir le plus tôt possible à la réunification pacifique de leur patrie. Les négociateurs sont poussés par l'espoir de parvenir à un accord capable de dissiper les malentendus, la méfiance, la tension et l'aliénation qui résultent de l'antagonisme et de la division qu'a connus le pays au cours du dernier quart de siècle. Il y a moins d'un an, et pour la première fois en vingt -trois ans, un dialogue s'est ouvert entre les deux Corées à un niveau élevé. De plus, une série d'entretiens entre représentants de la Croix -Rouge de la Corée du Sud et de la Corée du Nord ont eu lieu au cours de l'année, le plus récent ne remontant qu'au 9 et au 11 de ce mois. Il est bien évident que le peuple coréen a besoin d'un délai supplémentaire - sans doute une année de plus au moins - pour parvenir à une solution amiable du problème, y compris la question de la double représentation à l'Organisation mondiale de la Santé. A cet égard, je voudrais appeler l'attention des délégués ici présents sur l'un des principes énoncés dans le communiqué relatif à l'unification de la Corée que les deux parties ont rendu public le 4 juillet 1972, principe qui est ainsi libellé "l'unification sera obtenue grâce aux efforts indépendants des Coréens, sans pression ou intervention extérieures ". Pour cette raison, je pense que nous ne devons rien faire qui puisse compromettre les chances du peuple coréen de parvenir à une solution par ses propres efforts. L'Assemblée serait mal avisée de prendre des mesures qui risqueraient de contrarier le déroulement des pourparlers entre les deux Cordes, toute action hâtive à cet égard risquant de faire échouer des négociations délicates, ce qui : : :

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VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

aurait inévitablement de graves conséquences politiques. L'Assemblée doit manifestement se garder de toute action précipitée risquant de compromettre le dialogue délicat qui s'est instauré en Corée sur la question de l'unification du pays. Ma délégation estime que la demande d'admission de la Corée du Nord à l'Organisation mondiale de la Santé est une question importante parce qu'elle a des aspects politiques qui influent directement sur la question encore pendante de la réunification de la Corée. En la circonstance, je conseillerai donc à l'Assemblée de la Santé de faire preuve de prudence et de patience. Les délégués ici présents savent peut -être que ce fait nouveau - je veux parler du dialogue qui se poursuit à l'heure actuelle entre la Corée du Sud et la Corée du Nord - n'est pas passé inaperçu de l'instance politique la plus élevée des Nations Unies. En effet, l'année dernière, l'Assemblée générale des Nations Unies a décidé de surseoir à l'examen de la question coréenne afin que les pourparlers entre la Corée du Sud et la Corée du Nord puissent être menés à bonne fin dans un climat paisible et constructif. Je suis persuadé que la décision de l'Assemblée générale d'adopter une attitude de non -ingérence à l'égard de la question coréenne jusqu'à ce que les deux parties soient parvenues à une solution de leur problème ne saurait manquer de constituer pour l'Assemblée de la Santé un précédent des plus convaincants. En examinant la demande d'admission de la Corée du Nord à l'Organisation mondiale de la Santé, l'Assemblée de la Santé doit agir avec une prudente lenteur, en attendant le jour où les deux parties de la Corée seront parvenues à une solution politique de la question de la double repré sentation à l'Organisation mondiale de la Santé, ou encore celui où l'Assemblée générale des Nations Unies aura pris à l'égard de la question coréenne de nouvelles dispositions reposant sur l'acquisition de résultats tangibles au cours des pourparlers qui se poursuivent en ce moment dans ce pays

Madame le Président, Messieurs les délégués, lors d'une précédente session l'Assemblée mondiale de la Santé a déjà différé l'examen d'une question analogue, dont l'importance et la signification n'étaient pas moindres, afin de laisser toutes ses chances à la solution politique. Et le problème a connu un heureux aboutissement, grâce à la patience et à la sage décision de l'Assemblée de la Santé. J'espère sincèrement que la présente assemblée ne perdra pas ce précédent de vue. Pour tous ces motifs déterminants, et au nom des autres auteurs du projet de résolution contenu dans le document A26/46, je demande instamment et sans détours que la résolution par laquelle nous demandons que l'examen de la demande d'admission de la Corée du Nord à l'Organisation mondiale de la Santé soit reporté à la Vingt- Septième Assemblée mondiale de la Santé reçoive votre appui plein et entier. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je vous remercie, Monsieur l'Ambassadeur. Je donne maintenant la parole au délégué de la Somalie. :

Madame le Président, Messieurs les délégués, Le Dr HASSAN (Somalie) (traduction de l'anglais) la Somalie est l'un des coauteurs du projet de résolution contenu dans le document A26/42 qui recommande l'admission de la République populaire démocratique de Corée. La République populaire démocratique de Corée a demandé à être admise à l'Organisation et nous appuyons cette demande, forts de notre conviction que l'Organisation se rapprochera ainsi encore davantage de ce principe d'universalité qui est inscrit dans sa Constitution. Ce n'est ni dans l'intérêt de la santé du monde en général, ni dans celui des populations coréennes en particulier, que de refuser l'admission à l'une des parties tout en l'accordant à l'autre, et nous comptons bien que l'on prendra l'ajournement que l'on nous propose pour ce qu'il est, c'est -à -dire pour une tentative de priver l'une des parties du pays de ses droits à participer à l'oeuvre humanitaire de notre organisation. Certes, les deux Corées ont engagé des pourparlers, mais nous considérons qu'en laissant lés deux parties du pays prendre part aux débats nous les aiderons à se mieux comprendre puisqu'elles auront un objectif commun à réaliser. Aussi vous demandons -nous d'examiner dans cet esprit ce projet de résolution et de rejeter le projet de résolution contenu dans le document A26/46 pour la raison qu'il dénie à l'une des deux parties du pays un droit qu'il accorde à l'autre. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) de la Chine.

:

Je vous remercie. La parole est maintenant au délégué

M. WANG Chung -li (Chine) (interprétation du chinois) Madame le Président, je dois avant tout, au nom de la délégation de la.République populaire de Chine, souhaiter chaleureusement la bienvenue à la délégation envoyée à la présente assemblée par la République populaire démocratique de Corée. Sous la conduite du Président Kim Il -Sung, le peuple coréen, ne comptant que sur soi et luttant courageusement, a grandement progressé dans la construction de son pays. Ce qui n'était qu'un territoire colonial pauvre et arriéré est devenu un pays socialiste prospère. Poursuivant une politique étrangère de paix et d'amitié et contribuant efficacement à la promotion de l'entente et de la solidarité entre peuples différents, la République populaire démocratique de Corée voit s'accroître de jour en jour son prestige international. Sur son initiative, des contacts directs ont été pris et un dialogue s'est instauté entre Corée du Nord et Corée du Sud. Le 4 juillet 1972, une déclaration commune a marqué une étape importante dans la voie d'une réunification pacifique en toute indépendance. Cette évolution, qui correspond au voeu de la totalité du peuple coréen, représente en outre un élément de détente en Asie. :

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Elle est donc accueillie avec satisfaction et approbation par les peuples du monde entier. L'Organisation mondiale de la Santé devrait tenir compte de la situation réelle de la Corée et mettre fin à l'état de choses irrationnel que constitue la représentation unilatérale des autorités sud coréennes à l'OMS et à l'Assemblée de la Santé. Elle aiderait ainsi à créer des conditions favorables à la réunification pacifique dans l'indépendance. Or, conformément aux principes énoncés dans la Constitution de l'OMS, la République populaire démocratique de Corée a officiellement demandé son admission à l'Organisation dont elle est pleinement habilitée à être Membre. La délégation chinoise appuie sans réserve cette juste demande et, par conséquent, s'oppose fermement à la proposition émanant de 28 délégations, dont celle de la Corée du Sud, qui tend à ajourner d'un an la question. Dans le mémorandum qu'elle a adressé au Président de l'Assemblée mondiale de la Santé, la délégation de la Corée du Sud a invoqué à l'appui de sa thèse un argument qui n'est qu'un prétexte et ne saurait absolument pas se soutenir. Peut -on concevoir que la seule représentation unilatérale des autorités sud -coréennes à l'Organisation mondiale de la Santé soit propice aux contacts entre Corée du Nord et Corée du Sud alors que la participation de la République populaire démocratique de Corée aux travaux de l'OMS leur serait défavorable ? Quelle logique est -ce là ? Une telle proposition apparalt non seulement contraire aux intérêts du peuple coréen, mais encore préjudiciable au dialogue entre le Nord et le Sud. C'est pourquoi nous estimons que la présente Assemblée mondiale de la Santé devrait admettre sans délai la République populaire démocratique de Corée en qualité de Membre de l'Organisation. Nous espérons que le projet de résolution à cette fin qu'ont présenté 36 Etats Membres sera dûment pris en considération et appuyé par toutes les délégations. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) délégué de la République de Corée. :

Merci, Monsieur. Je donne maintenant la parole au

M. T. J. PARK (République de Corée) (traduction de l'anglais) Madame le Président, honorables délégués, Mesdames, Messieurs, je parle au nom de la République de Corée qu'on appelle souvent la Corée du Sud. La capitale de la République de Corée est Séoul. La Corée du Sud compte 32 millions d'habitants, soit plus des deux tiers de la population actuelle de la Corée. D'autre part, "République populaire démocratique de Corée" est le nom que les Nord -Coréens donnent à leur régime. Nous parlons, nous, de Corde du Nord parce que nous n'avons pas reconnu de République populaire démocratique de Corée et parce que la formule que nous employons facilite l'identification. Je tenais à préciser ces points pour éviter toute confusion possible dans l'esprit des délégués ici présents. Madame le Président, honorables délégués, bien que les discussions en cours prennent déjà l'allure d'une controverse, je désire faire connaître la position de ma délégation, l'une des parties directement intéressées. Nous considérons que les problèmes soulevés haute importance pour le peuple coréen tout entier, pour la réconciliation et pour la paix. A notre avis, l'argument le plus éloquent et le plus convaincant en faveur de l'ajournement d'une décision sur la candidature dé la Corée du Nord est qu'il s'agit d'une question éminemment controversable. Elle divise cette assemblée distinguée et soucieuse d'action humanitaire. Elle risque aussi de compromettre le dialogue historique engagé en Corée et d'approfondir le fossé artificiellement créé entre le Sud et le Nord du pays. Madame le Président, qu'il me soit permis d'affirmer solennellement que la République de Corée ne le cède à aucun autre Etat Membre de notre organisation en ce qui concerne tant l'adhésion aux principes d'universalité et d'humanité que leur respect. Néanmoins, il existe de plus hautes valeurs et des intérêts supérieurs qui doivent passer avant ces principes. Pour un peuple divisé, qui a connu trois sanglantes années de guerre civile, il ne peut rien y avoir de plus vital et de plus urgent que la paix et la concorde. La tâche primordiale et la plus pressante pour les 50 millions de Coréens est de prévenir une autre guerre, de restaurer l'unité nationale par la conciliation et d .'ta '.ir me paix juste et durable. Cette tâche ne peut s'accomplir que grâce aux efforts sincères et sou *Pnus des Coréens eux -mêmes. Aucune autre nation, aucun organisme extérieur ne saurait obtenir ce résul_ t pour nous. Seul le peuple coréen, procédant aux conversations nécessaires, pourra y parvenir, quels que soient les obstacles qui surgiront parfois et quelle que soit l'influence pernicieuse éventuellement exercée par quelques -uns de ses grands voisins d'Asie. Après vingt -trois ans de confrontation totale et hostile, le Gouvernement de la République de Corée a, en mai dernier - voici exactement un an - entamé le dialogue lorsque le Président Park a envoyé en Corée du Nord un émissaire de rang élevé. Il en est résulté, comme chacun le sait, le communiqué commun du 4 juillet 1972 énongant trois principes pour l'unification nationale, à savoir que celle -ci devait être réalisée grâce aux efforts indépendants du peuple coréen lui -même, par des moyens pacifiques, et en faisant passer les divergences idéologiques après les intérêts nationaux supérieurs. Ce communiqué commun du 4 juillet se prononce nettement en faveur de l'unité et de l'intégration nationales, non de la perpétuation de la división et de la séparation. De toute évidence, il engage les deux parties à travailler à l'unification. Moins d'un an s'est écoulé et la prochaine phase du dialogue est prévue sous peu à Séoul. Honnêtement, je ne crois pas que le peuple coréen aurait déjà pu aboutir. Je dis cela pour le cas où quelqu'un ici penserait que nous avons eu suffisamment de temps. Madame le Président, honorables délégués, j'estime nécessaire de donner quelques brèves indications sur la situation actuelle dans la Corée divisée. En dépit du dialogue, il n'y a pas eu de circulation entre le Sud et le Nord, pas d'échanges de quelque sorte que ce soit, pas de commerce, :

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pas de visites mutuelles, sauf celles des équipes chargées du dialogue qui traversent à tour de rôle un pont unique gardé militairement des deux côtés. La zone démilitarisée de plus de 240 km de long sur 4 km de large qui coupe en deux la péninsule coréenne est un no man's land de barbelés et de champs de mines que flanquent de chaque côté des systèmes de fortifications comptant parmi les plus fortement armés du monde actuel. Certes, la confrontation au cours des vingt dernières années a juré avec l'image aimable d'une Corée "pays du matin calme ". Des incidents militaires se produisent encore occasionnellement, le feu étant ouvert sur des soldats envoyés réparer des bornes. Dans aucune autre nation aujourd'hui n'existe pareille séparation hostile. L'objectif du dialogue entre le Sud et le Nord est précisément de faire cesser cette hostilité, cette confrontation, cette séparation dangereuses grâce à des conversations directes. Peut -il y avoir rien de plus urgent et de plus vital pour le peuple coréen ? Madame le Président, Messieurs, le délégué de la Chine a déclaré que sa délégation appuie sans réserve la candidature de la Corée du Nord parce que le Sud et le Nord se sont déjà mis d'accord en principe sur la réunification pacifique, dans l'indépendance, de la Corée. J'avoue à mon grand regret que je ne comprends pas cette logique chinoise. La demande d'admission de la Corée du Nord implique manifestement une séparation, une désunion, une non -intégration. L'accord du 4 juillet 1972 vise à faciliter des arrangements en vue d'une réunification pacifique par les efforts indépendants du peuple de Corée. Cela suppose apparemment que cessent le partage.et la division. Comment alors peut -on conclure, comme le fait la délégation chinoise, qu'un acte de séparation est conforme au principe de l'unification et de l'intégration ? Cela me parait absolument contraire au bon sens. Si la Chine s'intéresse vraiment à la réunification de la Corée divisée et à la paix totale en Extrême Orient, comme son délégué l'a laissé entendre tout à l'heure, je crois qu'elle devrait dissuader la Corée du Nord de demander une participation distincte aux activités de l'OMS et l'inciter à discuter du problème avec la République de Corée, dans le cadre du dialogue en cours, afin de trouver une solution appropriée. J'espère très profondément que la Chine n'a pas l'intention de maintenir longtemps la Corée divisée comme elle l'est actuellement, de faire de la Corée du Nord un Etat tampon dans l'intérêt de la sécurité chinoise. J'espère que j'ai absolument tort d'imaginer une telle possibilité. Prétendre que la République de Corée est unilatéralement représentée à l'OMS est parfaitement inacceptable. La République de Corée est entrée à l'Organisation en 1949 conformément aux dispositions pertinentes de la Constitution de l'OMS, et certainement avec l'approbation de la Deuxième Assemblée mondiale de la Santé. La Corée du Nord n'a pas demandé à être admise. En fait, elle pouvait difficilement escompter l'approbation de l'Assemblée mondiale de la Santé et elle n'a jamais été réellement qualifiée pour présenter une telle candidature au sein des Nations Unies, cela pour de nombreuses raisons évidentes que la présente Assemblée connaît bien. Madame le Président, mes chers collègues, avant que des étrangers prennent des mesures ou des décisions touchant les problèmes de la Corée, le peuple coréen doit se voir laisser le temps de trouver lui -même des solutions. Il faut que l'OMS fasse preuve de compréhension, de prudence et de patience en ce qui concerne la Corée. La question est extrêmement délicate. Telle est la raison essentielle pour inviter cette éminente assemblée à approuver à une très grande majorité le renvoi à l'année prochaine de l'examen de la candidature de la Corée du Nord. D'ici là, le monde observera une évolution très importante - je répète, très importante - dans les relations entre le Sud et le Nord de la Corée. C'est pourquoi je pense, Madame le Président, honorables délégués, que l'Assemblée mondiale de la Santé ne voudra pas préjuger une question capitale qui, à ce stade, relève des conversations entre le Sud et le Nord. Malheureusement, et à cause de ce qui s'est passé, quand la Corée du Nord demande à être admise, il ne s'agit pas d'un problème simple de représentation unique, comme dans le cas d'un pays non divisé, mais bien d'une double représentation pour la Corée - pour une seule et même nation - et c'est en premier lieu au peuple coréen lui -même de chercher une solution. Aucune organisation internationale, aucun autre Etat, ne saurait prétendre avoir priorité pour prendre des mesures ou des décisions touchant une question politique si délicate. Il doit être clair et évident que toute décision de l'Assemblée mondiale de la Santé qui préjugerait la question compromettrait le dialogue en cours, le plus important événement depuis vingt -cinq ans pour le peuple coréen. Ma délégation ne demande pas de repousser la candidature de la Corée du Nord; elle demande seulement d'en ajourner l'examen à l'année prochaine. Un an peut paraître long à plusieurs des personnes ici présentes acquises aux idées humanitaires; ce n'est qu'un moment pour une nation qui a quatre mille ans d'histoire. Il s'agit uniquement d'une décision de procédure. Honorables délégués et chers collègues, je fais appel à vous pour que vous souteniez en grande majorité la résolution contenue dans le document A26/46, résolution proposée par 28 Etats Membres - dont celui auquel j'appartiens - qui représentent l'Asie, l'Afrique, l'Europe, l'Amérique latine et l'Amérique du Nord. Je suis persuadé que tous les délégués réfléchis et tous nos amis ici présents voteront en faveur de ce texte quand il sera mis au voix à l'issue de la discussion. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) délégué de l'Arabie Saoudite. :

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Merci, Monsieur. Je donne maintenant la parole au

Le Dr AL- TABBAA (Arabie Saoudite) Madame le Président, Mesdames, Messieurs les délégués, la délégation du Royaume de l'Arabie Saoudite a pris connaissance du projet de résolution (document A26/42) tendant à l'admission de la République populaire démocratique de Corée et de la communication - figurant sous la cote A26/45 - adressée au Président de l'Assemblée.

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Tout en constatant les progrès accomplis dans ce pays en ce qui concerne la promotion de la santé, la délégation de l'Arabie Saoudite considère que l'admission de la République populaire démocratique de Corée dépend du résultat des conversations menées entre le Nord et le Sud. En attendant que ces conversations aient abouti à un résultat satisfaisant pour ces deux pays, elle regrette de ne pouvoir se prononcer en faveur de l'admission de la République populaire démocratique de Corée. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) délégué de l'Albanie. : :

Merci, Monsieur. Je donne maintenant la parole au

Madame le Président, l'Assemblée mondiale de la Santé est en train Le Dr BOÇKA (Albanie) d'examiner la demande d'admission de la République populaire démocratique de Corée comme Membre de l'OMS, présentée dans la lettre du Ministre des Affaires étrangères de la République populaire démocratique de Corée adressée au Directeur général de l'Organisation. La délégation albanaise appuie entièrement cette demande de la République populaire démocratique de Corée. Elle est d'avis que la République populaire démocratique de Corée doit occuper la place qui lui revient de plein droit au sein de l'Organisation; elle est un Etat indépendant et souverain et son gouvernement exprime la libre volonté du peuple coréen et a toutes les qualités et les attributions requises pour représenter le peuple coréen dans les relations internationales, y compris les organisations internationales. La négation de ce droit incontestable et tout autre retard dans ce sens constitue une injustice intolérable à l'égard de la République populaire démocratique de Corée, qui devrait siéger depuis longtemps à l'OMS. Il est certain que tout retard dans la solution de ce problème porterait un grand préjudice à l'Organisation elle -même, à son efficacité et à son prestige. La délégation albanaise est d'avis que le temps est venu de mettre fin à cette pratique nuisible imposée à l'Organisation sous la pression des Etats -Unis d'Amérique et de leurs partenaires pour empêcher la République populaire démocratique de Corée de participer à la coopération internationale dans le domaine de la santé dans le cadre de l'OMS. Il est bien connu que la République populaire démocratique de Corée est un Etat indépendant et souverain qui édifie le socialisme en assurant à son peuple une vie heureuse et prospère. Toutes les possibilités et les facilités voulues ont été créées pour le peuple coréen dans tout les domaines de la vie, et en particulier dans celui de la santé. En 1944, année de sa libération, la Corée était un pays arriéré; aujourd'hui, en République populaire démocratique de Corée, de grands succès ont été réalisés dans le domaine de la défense de la santé du peuple, comme dans tous les autres domaines de la vie. Actuellement, dans la Corée du Nord, le service médical s'étend à toute la République, et depuis vingt ans il est gratuit pour toute la population. Tout cela et les autres avantages dont jouit le peuple coréen dans la partie nord du pays, la perspective du développement de son service médical, témoignent clairement de l'importance et du soin que le Gouvernement de la République populaire démocratique de Corée attache à la santé et au bien -être de son peuple. De manière toute différente se présente la situation dans la partie sud de la Corée, où la population est obligée de mener une vie pleine de privations économiques et sociales à cause de l'occupation militaire américaine et de la double oppression. L'impérialisme américain a transformé la Corée du Sud en une colonie, et, conformément à ses plans diaboliques, en une place d'armes contre la République populaire démocratique de Corée et les autres pays d'Asie épris de paix et de liberté. Il incite le régime fantoche de Séoul à des provocations armées contre la République populaire démocratique de Corée afin de dresser les Coréens contre les Coréens. Le peuple albanais et son gouvernement ont toujours appuyé la juste lutte du peuple coréen contre l'impérialisme américain et ses valets, la clique de Park Chung Hi. Ils ont démasqué la présence des troupes américaines en Corée du Sud qui, comme on le sait, se poursuit encore de nos jours vingt ans après la conclusion de l'accord de cessez -le -feu, et ils ont exigé leur éloignement de la Corée du Sud, afin de laisser le peuple coréen résoudre lui -même son problème national, à savoir l'unification de la patrie. En concluant, la délégation de la République populaire d'Albanie déclare encore une fois qu'elle appuie puissamment la demande légitime de la République populaire démocratique de Corée d'être admise comme Membre de l'Organisation et votera en faveur de son admission. Nous condamnons résolument les manoeuvres diaboliques incitées et organisées par les Etats -Unis qui, sous des prétextes fallacieux, visent à faire trainer en longueur autant que possible la solution de la question de l'admission de la République populaire démocratique de Corée à l'OMS et à tenir ce pays à l'écart des rangs de l'Organisation. La délégation albanaise exprime la conviction que les délégations des pays Membres épris de paix et de justice feront échec à ces manoeuvres et voteront en faveur de l'admission de la République populaire démocratique de Corée à l'OMS, ce qui serait en pleine conformité avec le principe d'universalité qui réside dans les fondements de sa Constitution et renforcera son efficacité et son prestige international. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) délégué de la République -Unie de Tanzanie. :

Merci, Monsieur. Je donne maintenant la parole au

Madame le Président, M. MWINYI (République -Unie de Tanzanie) (traduction de l'anglais) Messieurs les délégués, la délégation tanzanienne est l'un des auteurs du projet de résolution contenu dans le document A26/42 et considère que la République populaire démocratique de Corée :

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doit être admise en qualité de Membre de l'Organisation mondiale de la Santé sans aucune tactique dilatoire. C'est là, à mon avis, la seule façon de procéder qui soit pleinement conforme aux buts et à l'éthique de l'OMS. Les fondateurs de l'Organisation adhéraient sans réserve au principe de l'universalité et l'ont consacré pour toujours dans la Constitution de l'OMS C'est un noble principe, qu'en outre aucun Etat Membre n'a jamais mis en doute. Le moment est peut -être venu, toutefois, de nous demander si cet idéal demeure encore le nôtre. Si tel est le cas, nous devons nous réjouir d'accueillir à l'Organisation les quinze millions d'habitants de la Corée du Nord. Je crois que tous les Etats Membres représentés ici souscrivent au principe de l'universalité et cela m'incite à lancer à tous les délégués un appel pour qu'ils approuvent l'entrée de la République populaire démocratique de Corée à l'OMS. Tout en répondant au voeu du Gouvernement et du peuple nord -coréens, l'admission constituera une nouvelle victoire pour notre organisation. Une question pertinente que l'on pourrait poser est la suivante la République populaire démocratique de Corée remplit -elle toutes les conditions requises ? Je rappellerai simplement qu'aux termes de l'article 3 de la Constitution la qualité de Membre de l'Organisation est accessible à tous les Etats. Même s'il faut interpréter cette expression comme visant les Etats indépendants et souverains, personne ne contestera que ce critère se trouve pleinement satisfait en l'espèce. .Dans ces conditions, Madame le Président, l'opposition à la candidature de la Corée du Nord ne saurait se réclamer de l'intérêt de l'Organisation. Sur quoi se fonde -t -elle alors ? Uniquement sur un vague argument politique, auquel ceux qui ont participé à l'Assemblée de l'an dernier et aux quelques Assemblées précédentes trouveront quelque chose de familier. La Corée comprend deux parties, le Nord et le Sud, dont l'une est Membre de l'OMS tandis que l'autre attend à la porte. La seule solution rationnelle en pareil cas est de rectifier l'anomalie. Au lieu de cela, on nous dit que si l'Assemblée admet la Corée du Nord, elle compromettra des négociations délicates actuellement en cours. Mais l'Assemblée ne manquera pas de comprendre ce qu'on ne nous dit pas et qui est que si elle repousse la demande d'admission, soit directement, soit en différant sa décision, elle se trouvera en fait impliquée dans un différend politique bilatéral entre la Corée du Nord et la Corée du Sud. Ce serait infiniment regrettable car l'impression pourrait être donnée que l'Organisation participe à un chantage politique. Il y a des courants irrésistibles dans l'histoire de l'humanité et notre organisation n'échappe pas à cette règle. Honorables délégués, nous venons de célébrer le vingt -cinquième anniversaire de l'OMS. Nous venons de souhaiter la bienvenue à la République popúlaire de Chine, à qui a été restitué le siège qui lui appartient de droit dans notre assemblée. Nous venons d'ouvrir enfin nos portes à la République Démocratique Allemande. Restons fidèles à cet esprit de compréhension et de progrès. Je vous demande instamment à tous d'approuver le projet de résolution contenu dans le document A26/42. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) délégué des Etats -Unis d'Amérique.

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Merci, Monsieur. Je donne maintenant la parole au

Le Dr EHRLICH (Etats -Unis d'Amérique) (traduction de l'anglais) Madame le Président, la délégation des Etats -Unis pense que l'Assemblée mondiale de la Santé doit ajourner l'examen de la demande d'admission de la Corée du Nord à l'Organisation mondiale de la Santé. Elle s'est donc jointe à celles de la République de Corée et d'autres Etats pour présenter le projet de résolution qui tend à cette fin. A notre avis, la question de la participation de la Corée du Nord aux activités des organisations internationales devrait être étudiée dans les organes politiques compétents des Nations Unies. Il ne s'agit pas ici de l'universalité de l'OMS, mais de la reconnaissance des réalités politiques actuelles. En tant que médecin, je regrette que l'Assemblée ait été obligée de consacrer un temps précieux à cette question politique, au détriment des problèmes de santé dont nous devons nous occuper. Le moment n'est pas venu de discuter de l'entrée de la Corée du Nord à l'Organisation, puisque, comme nul ne l'ignore, la République de Corée et la Corée du Nord ont procédé à des consultations qui ont abouti à un communiqué commun en juillet 1972. Elles ont depuis eu entre elles des conversations qui peuvent apporter une contribution importante et directe à la stabilité et à la paix en Asie du Nord -Est. Ces conversations, toutefois, n'en sont encore qu'au stade initial et des divergences subsistent. Selon nous,'le meilleur moyen de faciliter les pourparlers est de laisser les deux parties régler leurs problèmes ensemble, sans les complications qui naîtraient d'éventuels débats envenimés au sein d'organisations internationales. Pour ces raisons, Madame le Président, la délégation des Etats -Unis espère que d'autres se joindront à elle pour voter le texte décidant d'ajourner à la Vingt- Septième Assemblée mondiale de la Santé l'examen de la candidature de la Corée du Nord. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) délégué de la Bulgarie.

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Merci, Monsieur. Je donne maintenant la parole au

Le Dr ARNAUDOV (Bulgarie) (traduction du russe) Madame le Président, Mesdames et Messieurs, il y a lieu de se réjouir qu'il ne se passe guère d'année sans que de nouveaux Membres viennent grossir les rangs de notre organisation. L'Organisation se rapproche toujours plus du moment où, :

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comme l'exige sa Constitution, elle sera une organisation humanitaire véritablement universelle à la réalisation des objectifs de laquelle tous les pays du monde concourront de leur mieux. C'est pour nous une grande satisfaction que d'avoir accueilli en notre sein à cette session la République Démocratique Allemande, aux délégués de laquelle nous souhaitons une fois encore une cordiale bienvenue. Nous avons maintenant à considérer la candidature de la République populaire démocratique de Corée. Dans une lettre au Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé, le Ministre des Affaires étrangères de la République populaire démocratique de Corée, Ho Dam, s'adresse à tous les pays Membres de l'Organisation et donne l'assurance que, lorsqu'il deviendra Membre de l'Organisation mondiale de la Santé, son pays remplira scrupuleusement toutes les obligations qui lui incomberont à ce titre. La République populaire démocratique de Corée est un Etat socialiste indépendant qui développe rapidement son économie nationale, élève le niveau matériel et culturel de sa population et poursuit vigoureusement l'expansion de ses services de santé publique. Grâce aux principes progressistes qui inspirent son système de santé publique, elle a réalisé des progrès considérables en peu de temps. Un système bien coordonné d'établissements de santé publique relevant d'un organisme central spécial, le Ministère de. la Santé, a été créé. La planification et le financement de toutes les mesures de santé publique s'inscrivent dans le plan d'Etat de développement social et économique du pays. Comme l'a déjà fait observer le représentant de la République populaire démocratique de Corée, une loi garantissant le traitement médical gratuit de la population est en vigueur depuis vingt ans. La santé maternelle et infantile est une des préoccupations majeures de l'Etat. Le nombre des établissements de santé publique et l'effectif des personnels médicaux qui y travaillent croissent rapidement. Alors qu'en 1944 la Corée ne disposait que de neuf hôpitaux et dispensaires dotés d'un petit nombre seulement de travailleurs médicaux, elle en possède aujourd'hui plus de 6300 qui comptent des effectifs s'élevant à plus de 250 000 personnes. Grâce à un système bien organisé de soins curatifs et préventifs, plusieurs maladies transmissibles telles que la variole, le choléra, la fièvre typhoide, le paludisme, etc., ont été éradiquées. Le plan sexennal actuel (1971 -1976) prévoit des taux rapides de développement. Tous ces programmes de développement des services de santé publique menés par le Gouvernement de la République populaire démocratique de Corée sont pleinement conformes aux décisions de notre organisation relatives aux principes fondamentaux qui doivent régir la mise en place de services de santé nationaux, la formation de personnels médicaux nationaux, etc. Ils peuvent servir d'exemple póur de nombreux pays qui procèdent actuellement à l'édification de leur propre système de santé publique. Comme on le sait, le Gouvernement de la République populaire démocratique de Corée a pris une importante initiative dans le but de mener à bonne fin les pourparlers pour la réunification pacifique du pays. La lettre qu'a adressée l'Assemblée populaire suprême de la République populaire démocratique de Corée aux parlementaires et aux gouvernements de tous les pays du monde est connue de tous. L'admission de la République populaire démocratique de Corée au sein de l'OMS, loin de faire obstacle à ces initiatives, ne pourrait que favoriser la suite des pourparlers entre le Nord et le Sud.

Au nom de la délégation de la République populaire de Bulgarie, j'appelle les honorables délégués à la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé à accueillir favorablement la candidature de la République populaire démocratique de Corée afin que ce pays devienne Membre de notre organisation et qu'une nouvelle étape soit ainsi franchie dans le sens de l'universalité de l'OMS. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) délégué de la Hongrie. i :

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Merci, Monsieur. Je donne maintenant la parole au

Le Professeur FARADI (Hongrie) Madame le Président, Mesdames et Messieurs, c'est le ler février 1973 que le Gouvernement de la République populaire démocratique de Corée a adressé au Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé la demande d'admettre ce pays parmi les Membres de notre organisation. Au nom de ma délégation, j'accueille avec satisfaction la décision du Directeur général d'inviter une délégation en qualité d'observateur de la République populaire démocratique de Corée. Je salue chaleureusement cette délégation et je voudrais exprimer notre espoir qu'elle participera à plein droit aux travaux de cette assemblée. Nous désirons retenir que la République populaire démocratique de Corée répond à toutes les conditions requises par la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé d'un pays qui désire devenir Membre. Le Gouvernement de la République populaire démocratique de Corée considère l'avancement de la prospérité du peuple comme son principe suprême. Son service sanitaire est organisé d'après la résolution WHA23.61 de la Vingt -Troisième Assemblée mondiale de la Santé sur les principes fondamentaux du développement des services sanitaires nationaux. Il a obtenu des succès significatifs dans la lutte contre les maladies infectieuses graves, et les soins sanitaires sont complètement gratuits. "Je pense que la politique populaire ... suivie en matière de santé publique par le Gouvernement de la République populaire démocratique de Corée et les efforts couronnés de succès qu'il déploie pour protéger et promouvoir la santé de la population sont entièrement conformes aux objectifs fondamentaux et aux tâches essentielles de l'Organisation mondiale de la Santé, ce qui ne peut que contribuer à renforcer la coopération internationale et à resserrer les liens dans le domaine de la santé

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publique ", écrit le Ministre des Affaires étrangères de la République populaire démocratique de Corée dans sa lettre au Directeur général. La République populaire démocratique de Corée dispose de relations diplomatiques étendues et de liaisons internationales d'autres types. Le Gouvernement de la République populaire démocratique de Corée, comme vous le savez, s'efforce à l'unification pacifique de la Corée. Ma délégation salue cette décision prise par le Gouvernement de la République populaire démocratique de Corée. Nous examinons des propositions qui visent à l'ajournement de l'admission de la République populaire démocratique de Corée. Celles -ci ne sont pas fondées. L'existence de négociations et leur état ne peuvent nous influencer dans notre décision positive envers l'admission de ce pays dans notre organisation. L'assurance de la santé est un des droits fondamentaux de l'homme, dont la réalisation dépend du désir des Etats de promouvoir la collaboration internationale. De nos jours, les moyens de communication modernes ont réduit les distances, et l'introduction des maladies pose des problèmes difficiles aux autorités sanitaires des pays. Sur la base de ces considérations, ce n'est pas seulement la République populaire démocratique de Corée et son peuple qui ont tout avantage à ce que ce pays puisse devenir Membre de l'Organisation mondiale de la Santé. Ceci est également d'un intérêt immédiat pour tous les peuples qui luttent pour le progrès, et en premier lieu pour l'Organisation mondiale de la Santé. C'est pourquoi je propose au nom de la délégation hongroise l'admission de la République populaire démocratique de Corée comme Membre de plein droit de l'Organisation mondiale de la Santé. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) délégué de la Pologne. :

:

Merci, Monsieur. Je donne maintenant la parole au

M. EJMA -MULTANSKI (Pologne) Madame le Président, la délégation polonaise se réjouit du fait que la question de l'admission de la République populaire démocratique de Corée a été inscrite à l'ordre du jour de la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Nous considérons en effet qu'il s'agit d'une demande légitime, présentée par un Etat souverain et indépendant, qui doit être examinée par notre organisation dans un esprit de réalisme et avec le sens des hautes responsabilités qui lui incombent. Je voudrais aussi exprimer le voeu que l'Assemblée se prononce sans tarder pour l'admission de la République populaire démocratique de Corée à l'Organisation mondiale de la Santé. Nous le souhaitons en raison de l'importance de cet Etat, entièrement maitre de sa politique intérieure et extérieure, qui entretient des relations diplomatiques, économiques et culturelles avec de nombreux pays du monde. Nous le souhaitons aussi en raison de ses réalisations remarquables dans le domaine de la santé publique, ce qui lui donne d'excellentes chances de pouvoir contribuer au succès des activités de l'OMS. Nous le souhaitons enfin en raison du principe de l'universalité que doit réaliser notre organis ^'ion. On reconnaît généralement que l'universalité est une des conditions essentielles à remplir pour atteindre les objectifs humanitaires de l'OMS. C'est en fonction de ce même impératif que la Pologne avait, au cours de plusieurs sessions de l'Assemblée mondiale de la Santé, réclamé l'admission de la République populaire de Chine et de la République Démocratique Allemande, que nous nous réjouissons tout particulièrement de voir siéger aujourd'hui parmi nous en tant que Membres de plein droit de notre organisation. C'est cette même préoccupation, largement conforme aux dispositions de la Constitution de notre organisation, qui nous fait souhaiter aujourd'hui que l'Assemblée mondiale de la Santé se prononce sur l'admission à l'OMS de la République populaire démocratique de Corée. Par conséquent, Madame le Président, nous estimons que l'admission de la République populaire démocratique de Corée est du plus haut intérêt pour notre organisation ainsi que pour tous les Etats Membres. Il ne fait aucun doute pour nous que ce pays apportera une aide efficace à la solution des problèmes qui se posent et se poseront à l'avenir à l'OMS. L'admission de la République populaire démocratique de Corée à l'OMS sera aussi une contribution précieuse de notre organisation à l'accélération du processus de détente et de consolidation de la paix. Elle entrera effectivement dans le cadre des efforts accomplis en vue de fonder les relations entre les Etats sur la base solide des principes de l'égalité souveraine, de la non -ingérence et de la coopération mutuellement fructueuse. Par contre, le renvoi à la vingt -septième session de l'Assemblée de la demande d'admission présentée par la République populaire démocratique de Corée constituerait un acte discriminatoire injuste et inadmissible. De l'avis du Gouvernement polonais, l'admission de la République populaire démocratique de Corée ne devrait pas être subordonnée à des conditions politiques. En particulier, elle ne devrait pas être liée au déroulement des contacts et des dialogues en cours entre la République populaire démocratique de Corée et la République de Corée. Nous jugeons inacceptable l'argument avancé, il y a quelques jours, par le délégué de la République de Corée dans son intervention sur le premier rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs, répété dans le mémorandum du 10 mai et repris aujourd'hui par certaines délégations, à savoir que la décision positive de l'Assemblée sur l'admission de la République populaire démocratique de Corée risquerait de compromettre les progrès des pourparlers très délicats entre les deux parties du Nord et du Sud. Contrairement à ce que l'on prétend, l'admission de la République populaire démocratique de Corée à l'OMS facilitera ces contacts en créant une atmosphère favorable pour le rapprochement entre les parties du Nord et du Sud et la réunification pacifique, en toute indépendance, de la Corée. Nous sommes convaincus que l'admission

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de la République populaire démocratique de Corée serait aussi une façon de traiter objectivement et sans distinction le Nord et le Sud de la Corée, conformément aux nobles principes d'humanité et d'universalité garantis par la Constitution de l'OMS. Madame le Président, la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé a la chance historique de faire un pas décisif vers l'universalité de notre organisation, que nous désirons tous beaucoup comme une condition indispensable au développement de la coopération pacifique internationale dans le domaine de la santé publique. Pour toutes ces raisons, mon gouvernement appuie pleinement et sans réserve l'admission de la République populaire démocratique de Corée à l'OMS. Dans ces conditions, la délégation polonaise votera contre le projet de résolution tenant à ajourner la décision de l'admission de la République populaire démocratique de Corée à l'OMS. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Panama sur un point d'ordre. I :

Merci, Monsieur. Je donne la parole au délégué du

M. ESPINO GONZALEZ (Panama) (traduction de l'espagnol) Madame le Président, Messieurs les délégués, j'ai demandé la parole pour soulever une motion d'ordre en vertu de l'article 57 du Règlement intérieur de l'Assemblée, qui dispose "Au cours de la discussion de toute question, un délégué ou un représentant d'un Membre associé peut soulever une motion d'ordre et le Président prend à son endroit une décision immédiate. Un délégué ou un représentant d'un Membre associé peut faire appel de la décision prise par le Président; dans ce cas, l'appel interjeté est aussitôt mis aux voix. Un délégué ou un représentant d'un Membre associé qui soulève un point d'ordre ne peut aborder le fond de la question en discussion, mais doit s'en tenir au point d'ordre." En vertu de l'article 61, je demande la clôture du débat sur le point en discussion car ma délégation estime que l'Assemblée est suffisamment en possession des éléments du problème et que nous devrions procéder au vote. L'article 61 dispose "Un délégué ou un représentant d'un Membre associé peut, à tout instant, demander la clôture du débat sur le point de l'ordre du jour en discussion, même si d'autres délégués ou représentants de Membres associés ont manifesté le désir de prendre la parole. Si la parole est demandée pour s'opposer à la clôture, elle ne peut être accordée qu'à deux orateurs seulement; la motion est ensuite mise aux voix immédiatement. Si l'Assemblée de la Santé se prononce en faveur de la clôture, le Président déclare le débat clos. L'Assemblée vote alors uniquement sur la ou les propositions introduites avant ladite clôture." :

:

:

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Monsieur. Nous avons pris connaissance de la motion de clôture du débat présentée par le délégué du Panama et cette demande a la priorité. Quelqu'un demande -t -il la parole pour s'opposer à la clôture ? Je donne maintenant la parole au délégué de la Roumanie. :

M. ENE (Roumanie) (traduction de l'anglais) Madame le Président, je voudrais d'abord demander si beaucoup d'autres délégués ont demandé à prendre la parole. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais)

:

Quinze délégués figurent sur ma liste. :

M. ENE (Roumanie) (traduction de l'anglais) Dans ce cas, je m'opposerai à la motion du distingué délégué du Panama. Nous estimons que le débat est très important. Nous sommes déjà témoins du grand intérêt que prend l'Assemblée à débattre pleinement de cette question et je m'oppose formellement à la motion. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) :

:

Je donne maintenant la parole au délégué de la Guinée.

Le Dr CAMARA (Guinée) Madame le Président, Messieurs les délégués, la délégation guinéenne est fière d'être l'un des coauteurs de la résolution présentée par la délégation de Roumanie, résolution qui propose l'examen immédiat de la demande d'admission à l'Organisation mondiale de la Santé de la République populaire démocratique de Corée. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je regrette beaucoup, mais, d'après l'article 61 du Règlement intérieur, le deuxième orateur qui intervient après que la motion a été proposée ne peut s'exprimer que sur le point d'ordre. :

Le Dr CAMARA (Guinée) Je m'excuse. J'avais demandé la parole tout à l'heure concernant la motion qui a été présentée. Je voudrais dire que la question qui nous est posée, c'est -à -dire l'admission de la République populaire démocratique de Corée à l'Organisation mondiale de la Santé, est une question très importante. Elle s'est déjà posée il y a quelques années. Cette année, elle se pose encore et peut -être l'année prochaine, si on doit l'ajourner, elle va se poser à nouveau. Je pense que l'Assemblée n'est pas là pour revenir toujours sur les mêmes problèmes. C'est un problème de fond; l'OMS doit jouer son rôle d'universalité, et nous pensons que toutes les délégations ici doivent être entendues, même si on doit rester jusqu'à une heure, deux heures, mais nous devons connaître toutes les motivations et tous les délégués ont le droit de s'exprimer. Ce n'est pas une question de temps il est très important qu'un pays qui désire être Membre de l'Organisation mondiale de la Santé et qui a accompli tous ses devoirs et toutes ses obligations puisse faire partie de l'Organisation, et nous devons nous :

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prononcer. Nous sommes là, nous avons été mandatés par nos Etats pour venir régler des problèmes fondamentaux, des problèmes vitaux, et je crois que ce n'est pas une question de minutes. Il ne faut pas escamoter les choses. Nous devons continuer la discussion. Merci, Monsieur. Nous avons maintenant entendu les Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) deux orateurs qui se sont exprimés après le dépôt de la motion de cloture du débat et nous allons maintenant mettre cette motion aux voix. Que tous ceux qui sont en faveur de la clôture du débat veuillent bien lever leurs cartes. Merci. Ceux qui sont contre ? Merci. Abstentions ? Merci. Nous allons bientôt avoir le résultat. nombre de Membres présents et votants, 101; majorité Le résultat du vote est le suivant requise, 51; nombre de voix pour, 54; nombre de voix contre, 47; abstentions, 27. La motion est adoptée. Conformément à l'article 61 du Règlement intérieur de l'Assemblée de la Santé, nous devons maintenant voter sur les deux propositions qui avaient été présentées avant la clôture et qui sont contenues dans les documents A26/42 et A26/46. La proposition qui a été présentée en premier est celle qui figure dans le document A26/42 et nous allons d'abord voter sur la proposition présentée dans le document A26/46 puisqu'elle est celle qui s'éloigne le plus, quant au fond, de la proposition primitive. Je donne la parole au délégué de l'Algérie. S'agit -il seulement d'un point d'ordre, Monsieur ? : :

Madame le Président, vous me permettrez d'intervenir à ce stade du M. BOUDJAKDJI (Algérie) débat parce que, dans l'esprit de ma délégation, il y a une confusion. J'ai cru retenir que vous venez de suggérer le vote sur le texte préconisant l'ajournement. Ma délégation voudrait faire part de la manière la plus formelle de ses réserves quant à la procédure suggérée. Le texte proposé dans le document A26/46 du ll mai se réfère à la participation de la République populaire démocratique de Corée, et non pas à son admission. Il y a là un concept, celui de la participation, qui n'est pas du tout à sa place, car l'Assemblée ne s'est pas encore prononcée sur l'admission. Le projet présenté par la délégation des Philippines est le plus éloigné de la question qui nous occupe, pour ne pas dire que ce texte n'a rien à voir avec l'objet qui occupe l'Assemblée, à savoir l'admission de la République populaire démocratique de Corée. En ce qui concerne la délégation algérienne, le texte contenu dans le document A26/46 n'a aucune valeur, il est nul et non :

avenu.

Dans l'ordre logique de la procédure d'admission d'un Etat et des décisions consécutives à cette admission que pourrait éventuellement prendre l'Assemblée à l'encontre de ce même Etat devenu pays Membre, il est clair que la procédure d'admission prend le pas sur toute autre procédure. Ma délégation, par voie de conséquence, demande formellement que le vote ait lieu d'abord, et exclusivement, sur le texte proposant l'admission de la République populaire démocratique de Corée. Merci, Monsieur. J'ai consulté notre conseiller juriLe PRESIDENT (traduction de l'anglais) dique, et il s'agit d'une décision émanant du Président. Le délégué de l'Algérie a contesté la décision du Président, de sorte que nous devons mettre la question aux voix. Nous vous avions demandé de voter d'abord sur la proposition contenue dans le document A26/46 et il est maintenant demandé que nous nous prononcions d'abord sur la proposition figurant dans le document A26/42. ceux qui sont en faveur de la demande, c'est -à -dire ceux qui Le vote se déroulera comme suit sont en faveur de ce que vient de dire le délégué de l'Algérie, et par conséquent qui s'opposent à la décision présidentielle. Ceux qui sont pour ... Le Directeur général a la parole. : :

Madame le Président, j'aimerais appeler Le DIRECTEUR GENERAL (traduction de l'anglais) l'attention de l'Assemblée sur l'article 57 du Règlement intérieur, dont le texte commence au bas de la page 111 des Documents fondamentaux. Cet article est ainsi libellé : :

Au cours de la discussion de toute question, un délégué ou un représentant d'un Membre associé peut soulever une motion d'ordre et le Président prend à son endroit une décision immédiate. Un délégué ou un représentant d'un Membre associé peut faire appel de la décision prise par le Président; dans ce cas, l'appel interjeté est aussitôt mis aux voix. Un délégué ou un représentant d'un Membre associé qui soulève un point d'ordre ne peut aborder le fond de la question en discussion, mais doit s'en tenir au point d'ordre. Vous allez voter sur l'apppl interjeté par le délégué de l'Algérie, et le Président a clairement expliqué que ceux qui sont en faveur de l'appel du délégué de l'Algérie seront les premiers à voter, suivis de ceux qui sont contre cet appel, qui seront à leur tour suivis de ceux qui désirent s'abstenir. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Nous allons donc mettre la question aux voix. Ceux qui sont pour l'appel ? Merci. Ceux qui sont contre ? Merci. Abstentions ? Le résultat du vote est le suivant nombre de Membres présents et votants, 104; majorité requise, 53; pour, 48; contre, 56; abstentions, 19. La motion est rejetée. Nous allons donc maintenant poursuivre le vote et nous voterons d'abord sur la proposition présentée dans le document A26/46. Le délégué du Zaire demande -t -il la parole sur un point d'ordre ? Vous avez la parole, Monsieur. :

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Madame le Président, honorables délégués, le délégué de l'Algérie Le Dr MATUNDU NZITA ( Zaire) avait posé une question qui me parait très importante. Il y a vice de forme, parce que la participation et l'admission sont deux termes différents. :

Monsieur, vous ne pouvez parler que sur un point Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) d'ordre, de sorte que je pense qu'il nous faut maintenant passer au vote. Le délégué de l'URSS a maintenant la parole. :

Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) (traduction du russe) Madame le Président, je propose que le vote ait lieu au scrutin secret. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) :

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Le délégué de l'Inde a maintenant la parole. :

Madame, j'ai peut -être mal noté les M. RAMACHANDRAN (Inde) (traduction de l'anglais) résultats, mais je voudrais simplement rafraîchir ma mémoire sur les résultats annoncés. Si j'ai bien compris le Président, il a déclaré qu'il y avait 48 voix pour, 56 voix contre et 16 abstentions. Le total de ces trois chiffres ne correspond pas au nombre des Membres présents et votants. C'est ma première remarque. En second lieu, Madame le Président, il s'est introduit une telle confusion que le plus simple à mon sens serait de mettre les deux choses au vote, c'est -à -dire d'inviter à s'exprimer ceux qui sont pour l'ajournement et ceux qui sont pour l'admission, afin que les deux solutions puissent être examinées directement.

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Tout d'abord, je voudrais donner une nouvelle fois le résultat du vote; il n'y a pas eu d'erreur. Nombre de Membres présents et votants, 104; majorité requise 53; nombre de voix pour, 48 (chiffre inférieur à 53); nombre de voix contre, 56. Quarante huit ajouté à 56 donne 104, et les abstentions, au nombre de 19, n'ont pas été comptées. Il y a eu 19 abstentions. Le total des votes positifs et négatifs correspond donc bien au nombre de Membres présents et votants. Le Directeur général'aimerait prendre la parole. Je donne la parole au Directeur général. :

Le DIRECTEUR GENERAL (traduction de l'anglais) Je vous remercie bien vivement, Madame le Président. Le délégué de l'URSS a proposé qu'il soit voté au scrutin secret, et j'appelle l'attention sur l'article 75 du Règlement intérieur, qui figure aux pages 115 et 116 des Documents fondamentaux et qui est ainsi libellé : :

Outre les cas prévus par d'autres dispositions du présent Règlement, l'Assemblée de la Santé peut voter au scrutin secret sur toute question, exception faite des questions budgétaires, si elle en décide ainsi au préalable à. la majorité des Membres présents et votants. La décision de l'Assemblée de la Santé sur la question de savoir si le vote à lieu ou non au scrutin secret ne peut être prise qu'à main levée; si l'Assemblée a décidé de voter au scrutin secret sur une question donnée, aucun autre mode de scrutin ne peut être demandé ou ordonné. Il vous faut voter, Madame le Président, sur la proposition du délégué de l'URSS. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) un point d'ordre. :

Le délégué de la République de Corée a la parole sur

M. T. J. PARK (République de Corée) (traduction de l'anglais) Madame le Président, chers collègues, l'article 72 du Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé dispose que l'Assemblée de la Santé vote normalement à main levée. D'autre part, l'article 75 précise qu'il ne peut être voté au scrutin secret sur des questions budgétaires. Permettez -moi de demander à cette assemblée pour quelle raison elle devrait suivre une procédure aussi anormale alors qu'il s'agit d'une question d'une extrême importance pour nous tous. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) être discutée.

:

Ce n'est pas un point d'ordre, la question ne peut

M. T. J. PARK (République de Corée) (traduction de l'anglais) Eh bien, Madame le Président, avec tout le respect que je dois à la Présidence, j'estime être en droit d'exprimer mes objections à l'encontre de cette proposition parce que, s'il doit être voté au scrutin secret, j'ai l'impression que, d'après le Règlement intérieur, cela doit être approuvé par l'Assemblée; et, avant que l'Assemblée se prononce à ce sujet, j'ai le sentiment d'avoir le droit d'exprimer mon point de vue afin que l'Assemblée puisse le prendre en considération lorsqu'elle se prononcera. J'espère ne pas m'être trompé, Madame le Président. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Monsieur Park, pendant le vote vous exprimerez votre opposition quand vous montrerez comment vous voterez. Il ne peut être donné d'explications maintenant, car cela rouvrirait le débat. Je vous ai donné la parole pour un point d'ordre. Mais, comme il s'agit d'autre chose, vous ne pouvez vous exprimer maintenant et nous allons voter. Si vous êtes opposé au scrutin secret, il vous suffira de lever votre carte quand je le demanderai. :

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VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II :

M. T. J. PARK (République de Corée) (traduction de l'anglais) Dans ce cas, Madame le Président, si c'est là votre décision je crois que je vais être obligé de m'incliner. Pourtant, je persiste à penser que j'étais en droit d'exprimer mon point de vue avant que l'Assemblée vote sur la proposition.

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je regrette beaucoup. Voyez -vous, je suis tenue par le Règlement intérieur de clore le débat et il a été procédé comme il convenait. Il a été déposé une motion d'ordre, il a été fait appel, nous avons voté. Nous devons maintenant voter d'abord sur ce point. Il n'y a pas matière à explications. Tout est bien précisé à l'article 75 du Règlement intérieur. :

M. T. J. PARK (République de Corée) (traduction de l'anglais) Madame le Président. :

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Bien sûr. Je vous remercie,

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Conformément au Règlement intérieur, le vote aura lieu simplement à main levée, c'est -à -dire qu'il vous suffira de lever votre carte. Que ceux qui sont en faveur du scrutin secret veuillent bien lever leurs cartes. Merci. Ceux qui sont contre ? Merci. Abstentions ? Merci. Le résultat du vote est le suivant nombre de Membres présents et votants, 100; majorité requise, 51; nombre de voix pour, 55; nombre de voix contre, 45; abstentions, 23. La motion est adoptée. Je demanderai que les bulletins de vote soient maintenant distribués. J'ai besoin de deux scrutateurs et je voudrais faire appel à deux personnes qui se sont déjà très efficacement acquittées de cette tâche, le Dr Davies et Sir William Refshauge. Auriez -vous l'amabilité de monter à la tribune, s'il vous plaît ? :

Les deux scrutateurs prennent place à la tribune. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Messieurs les délégués, le bulletin de vote se présente de façon un peu différente. Pour faciliter les choses, il a été divisé en deux colonnes, celle de gauche étant marquée "oui" et celle de droite étant marquée "non ". Il vous suffira de tracer une croix sous "oui" si vous entendez voter "oui" et de mettre une croix sous "non" à droite si vous entendez voter "non ". Si vous désirez vous abstenir, vous pouvez soit écrire "abstention" sur le bulletin, soit le laisser en blanc. Les délégations seront appelées à la tribune dans l'ordre alphabétique anglais. Je vais maintenant tirer au sort la lettre indiquant quelle est la délégation qui est sur la lettre A. votera la première. Un point d'ordre ? Le délégué de l'URSS a la parole. :

Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) (traduction du russe) Madame le Président, je voudrais simplement demander une précision. Allons -nous maintenant voter sur la résolution contenue dans le document A26/46 ou sur la résolution du document A26/42 ou sur les deux à la fois ? J'aimerais que la procédure de vote soit expliquée parce que j'avais proposé qu'il soit voté au scrutin secret sur les deux résolutions. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je voudrais préciser que la décision de la Présidence avait été que nous voterions d'abord sur la proposition contenue dans le document A26/46. Toutes les délégations ont -elles reçu un bulletin de vote ? Nous allons procéder au vote. :

Il est procédé à un vote au scrutin secret, les noms des Etats Membres étant appelés dans l'ordre alphabétique anglais comme suit, en commençant par l'Afghanistan :

Afghanistan, Albanie, Algérie, Argentine, Australie, Autriche, Bahrein, Bangladesh, Belgique, Bolivie, Brésil, Bulgarie, Birmanie, Burundi, Cameroun, Canada, République Centrafricaine, Tchad, Chili, Chine, Colombie, Congo, Costa Rica, Cuba, Chypre, Tchécoslovaquie, Dahomey, Yémen démocratique, Danemark, République Dominicaine, Equateur, Egypte, El Salvador, Ethiopie, Fidji, Finlande, France, Gabon, Gambie, République Démocratique Allemande, République fédérale d'Allemagne, Ghana, Grèce, Guatemala, Guinée, Haiti, Honduras, Hongrie, Islande, Inde, Indonésie, Iran, Irak, Irlande, Israel, Italie, Celte d'Ivoire, Jamaique, Japon, Jordanie, Kenya, République Khmère, Koweit, Laos, Liban, Lesotho, Libéria, République Arabe Libyenne, Luxembourg, Madagascar, Malawi, Malaisie, Mali, Malte, Mauritanie, Maurice, Mexique, Monaco, Mongolie, Maroc, Népal, Pays -Bas, Nouvelle -Zélande, Nicaragua, Niger, Nigéria, Norvège, Oman, Pakistan, Panama, Paraguay, Pérou, Philippines, Pologne, Portugal, Qatar, République de Corée, Roumanie, Rwanda, Arabie Saoudite, Sénégal, Sierra Leone, Singapour, Somalie, Espagne, Sri Lanka, Soudan, Souaziland, Suède, Suisse, République Arabe Syrienne, Thailande, Togo, Trinité -et- Tobago, Tunisie, Turquie, Ouganda, Union des Républiques socialistes soviétiques, Emirats arabes unis, Royaume -Uni de Grande -Bretange et d'Irlande du Nord, République -Unie de Tanzanie, Etats -Unis d'Amérique, Haute -Volta, Uruguay, Venezuela, Viet -Nam, Samoa -Occidental, Yémen, Yougoslavie, Zaire, Zambie. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Toutes les délégations ont -elles été appelées à la tribune ? Alors les scrutateurs vont procéder au dépouillement. :

Les scrutateurs comptent let bulletins de vote.

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Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Messieurs les délégués, le résultat du vote est le suivant nombre de Membres habilités à voter, 131, absents, 2; abstentions, 18; nombre de Membres présents et votants, 111; nombre de voix requises pour la majorité simple, 56; nombre de voix pour, 52; nombre de voix contre, 59. Le projet de résolution est donc rejeté. Nous allons maintenant mettre aux voix le deuxième projet de résolution, contenu dans le document A26/42. Nous allons procéder au vote; puis -je demander que les bulletins soit distribués ? Toutes les délégations ont -elles reçu un bulletin de vote ? Nous pouvons procéder au vote. :

Il est procédé à un vote au scrutin secret, les noms des Etats Membres étant appelés dans l'ordre alphabétique anglais'comme suit, en commençant par l'Afghanistan :

Afghanistan, Albanie, Algérie, Argentine, Australie, Autriche, Bahrein, Bangladesh, Belgique, Bolivie, Brésil, Bulgarie, Birmanie, Burundi, Cameroun, Canada, République Centrafricaine, Tchad, Chili, Chine, Colombie, Congo, Costa Rica, Cuba, Chypre, Tchécoslovaquie, Dahomey, Yémen démocratique, Danemark, République Dominicaine, Equateur, Egypte, El Salvador, Ethiopie, Fidji, Finlande, France, Gabon, Gambie, République Démocratique Allemande, République fédérale d'Allemagne, Ghana, Grèce, Guatemala, Guinée, Hatti, Honduras, Hongrie, Islande, Inde, Indonésie, Iran, Irak, Irlande, Israël, Italie, Côte d'Ivoire, Jamaique, Japon, Jordanie, Kenya, République Khmère, Koweit, Laos, Liban, Lesotho, Libéria, République Arabe Libyenne, Luxembourg, Madagascar, Malawi, Malaisie, Mali, Malte, Mauritanie, Maurice, Mexique, Monaco, Mongolie, Maroc, Népal, Pays -Bas, Nouvelle -Zélande, Nicaragua, Niger, Nigéria, Norvège, Oman, Pakistan, Panama, Paraguay, Pérou, Philippines, Pologne, Portugal, Qatar, République de Corée, Roumanie, Rwanda, Arabie Saoudite, Sénégal, Sierra Leone, Singapour, Somalie, Espagne, Sri Lanka, Soudan, Souaziland, Suède, Suisse, République Arabe Syrienne, Thailande, Togo, Trinité -et- Tobago, Tunisie, Turquie, Ouganda, Union des Républiques socialistes soviétiques, Emirats arabes unis, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, République -Unie de Tanzanie, Etats -Unis d'Amérique, Haute -Volta, Uruguay, Venezuela, Viet -Nam, Samoa- Occidental, Yémen, Yougoslavie, Zaire, Zambie. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Toutes les délégations ont -elles voté ? Merci. Les scrutateurs peuvent maintenant procéder au dépouillement. :

Les scrutateurs comptent les bulletins de vote.

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Mesdames et Messieurs, le résultat du vote est le suivant nombre de Membres habilités à voter, 131; absents, 2; abstentions, 22; nombre de Membres présents et votants, 107; nombre de voix requises pour la majorité simple, 54; nombre de voix pour, 66; nombre de voix contre, 41. Le projet de résolution est adopté.1 Je voudrais remercier Sir William Refshauge et le Dr Davies d'avoir bien nous servir de scrutateurs pour ces deux votes successifs. La séance est levée. :

:

La séance est levée à 13 h.55.

1

Résolution WHA26.28.

QUATORZIEME SEANCE PLENIERE Vendredi 18 mai 1973, 14 h.45 Président :

Professeur Julie SULIANTI SAROSO (Indonésie)

1.

PREMIER RAPPORT DE LA COMMISSION A :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) La séance est ouverte. Le premier point de notre ordre du jour est l'examen du premier rapport de la Commission A, qui fait l'objet du document A26/53. Ce rapport contient quatre projets de résolutions que je vais demander à l'Assemblée d'adopter un par un. L'Assemblée est -elle prête à adopter la première résolution, intitulée "Programme d'éradication de la variole" ? Y a -t -il des objections ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la deuxième résolution, intitulée "Qualité, sécurité et efficacité des médicaments" ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle d'accord pour adopter la troisième résolution, intitulée comme la précédente "Qualité, sécurité et efficacité des médicaments" ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la quatrième résolution, intitulée "Etalons internationaux et unités internationales pour les substances biologiques" ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. Il nous faut maintenant approuver le rapport dans son ensemble. En l'absence d'objections, je considère que l'Assemblée souhaite approuver le premier rapport de la Commission A. Il en est ainsi décidé. 2.

RAPPORT DU PRESIDENT GENERAL DES DISCUSSIONS TECHNIQUES :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Nous passons maintenant au rapport du Président général des discussions techniques. J'invite le Dr Mofidi, Président général des discussions techniques, à venir à la tribune présenter son rapport. Le Dr MOFIDI, Président général des discussions techniques (traduction de l'anglais) Madame le Président, Docteur Candau, chers collègues, j'ai le plaisir de vous présenter le rapport des discussions techniques sur le thème "Organisation, structure et fonctionnement des services de santé et méthodes modernes de gestion administrative" dont le texte figure dans le document A26 /Technical Discussions /5. Ce rapport condense les opinions exprimées et les points soulevés par les 230 participants; toutes ces vues ont été remarquablement résumées par les présidents, les rapporteurs et les secrétaires des huit groupes de travail, dont vous trouverez les noms à l'annexe du document. Le rapport final a été préparé conjointement par les deux rapporteurs généraux, le Dr Hassouna et le Dr Rochon, ainsi que par M. Stringer, consultant, secondés par le Secrétariat. Avant de présenter mon rapport à l'Assemblée, j'aimerais les remercier tous, et en particulier M. Stringer, qui a aussi préparé les schémas et les documents de base, très complets les'uns et les autres et qui seront d'une très grande utilité non seulement pour l'Assemblée mais aussi pour tous les administrateurs sanitaires et les chercheurs du monde entier. Permettez -moi enfin de rendre un hommage tout spécial au Dr Djukanovic, secrétaire des discussions techniques et à ses collaborateurs qui ont accompli un travail considérable et réalisé une véritable performance en préparant ce rapport en un laps de temps aussi court. Comme je l'ai dit dans mon allocution d'ouverture, le sujet de nos débats nous met en face d'un véritable défi, puisqu'en ces temps de rapide évolution sociale, d'éveil des nations et d'exigences nouvelles en fait de bien -être et de justice sociale, dans un monde qui compte des populations rurales nombreuses et où l'on assiste à la montée de problèmes tels que la pollution du milieu, l'accroissement incontrôlé de la population, les carences nutritionnelles, les risques graves que font courir les maladies, et dans un monde encore qui souffre de la pénurie et de la mauvaise répartition du personnel qualifié, et, à des degrés divers dans les différents pays, du manque de ressources financières et matérielles, l'utilisation anarchique des services et des ressources n'est ni juste ni admissible. Après avoir rappelé qu'il fallait envisager les services de santé comme un tout cohérent, j'ai indiqué que l'art de la gestion administrative et les sciences du comportement avaient déjà élaboré des méthodes de gestion qui avaient permis de faire face, dans d'autres secteurs, à des situations d'une égale complexité. Ces méthodes sont déjà utilisées dans une certaine mesure, mais elles devraient être exploitées, développées et appliquées davantage pour le plus grand profit des services de santé. Les participants aux discussions techniques se sont accordés à dire que le thème choisi cette année était des plus intéressant et venait à son heure, d'autant qu'après un quart de siècle d'existence l'Organisation aborde une nouvelle ère d'activités avec la pleine conscience des besoins :

1 Voir p. 514. - 246 -

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sanitaires du monde et des méthodes dont on dispose pour y répondre. Le sujet s'est imposé comme la suite logique des discussions techniques précédentes et des diverses opérations, études d'intervention et recherches sur la pratique sanitaire qui ont été réalisées ou sont en cours. Comme on l'a noté lors des discussions techniques de 1972, les programmes de santé sont indissociables du développement socio- économique. D'une manière générale, l'organisation, la structure et le fonctionnement des services de santé sont conditionnés dans tous les pays sans exception par le niveau de développement auquel est parvenue la société. C'est là en fait le facteur qui détermine la répartition des ressources nationales entre les différents secteurs. Quels que soient les objectifs du secteur de la santé, qu'il s'agisse de s'attaquer à des problèmes sanitaires particuliers, d'offrir aux masses plus de services de santé et /ou de les leur rendre plus accessibles, la seule manière d'y parvenir est de gérer les ressources sanitaires (personnel, équipements et fournitures) de telle façon que le secteur de la santé puisse atteindre qualitativement et quantitativement ses objectifs dans les délais spécifiés au moyen des ressources mises à sa disposition. Dans la plupart des pays, tant en voie de développement que développés, l'organisation des services de santé suscite un mécontentement croissant. L'avis général semble être que la population ne bénéficie pas du type et de la quantité de services qui répondraient à ses besoins et à son attente. Cet état de choses se retrouve dans la plupart des pays, même si l'importance relative des divers facteurs qui concourent à le créer varie en fonction des situations particulières. En matière de gestion, on a pu identifier plusieurs problèmes fondamentaux auxquels se heurtent les services de santé de nombreux pays. Parmi les plus importants, je citerai premièrement, l'insatisfaction qu'engendrent la couverture insuffisante assurée par les services et la fragmentation des responsabilités entre les institutions; deuxièmement, le coût croissant de ces services et la tendance à donner la préférence, dans l'attribution des ressources, à des activités dont les effets sur la santé sont faibles par rapport à leur coût; troisièmement, l'absence d'un véritable contrôle des mécanismes de financement des services de santé et une mauvaise coordination; quatrièmement, la forte concurrence, dans la répartition de ressources limitées, des autres grands secteurs de l'économie (agriculture, industrie, transports, etc.); cinquièmement, le fait que le secteur sanitaire a été lent à utiliser les techniques quantitatives qui mettent en lumière la valeur que représente une population en bonne santé; et, enfin, la pénurie de personnel de toutes catégories et principalement de spécialistes de la gestion. Si les problèmes que je viens de mentionner expriment une pénurie ou une insuffisance, il ne s'agit pas pour autant d'une simple question de ressources supplémentaires à dégager. On ne résoudra pas ces problèmes en se contentant des solutions existantes; par exemple, mettre en place des structures sanitaires urbaines ne résoudra pas le problème des collectivités rurales, pas plus que la médecine curative pratiquée dans un pays développé n'a de chances de répondre aux besoins d'action préventive et de généralisation des services sanitaires de base. En d'autres termes, ce n'est pas en multipliant ce qui existe déjà qu'on remédiera à la situation. Mais cette prise de conscience ne saurait être laissée au seul processus naturel d'évolution qui est bien trop lent et trop incertain. Une bonne gestion devrait permettre d'éviter ces tâtonnements et de trouver des solutions plus satisfaisantes. Il nous faut donc déplacer l'accent en matière de gestion. C'est pour tenter de satisfaire à la demande de services sanitaires avec les ressources disponibles et dans un temps donné qu'on est amené à recourir aux techniques de gestion. Vu d'une part l'accroissement de la demande - sur le plan tant qualitatif que quantitatif - et, d'autre part la hausse continue du coût des prestations et les problèmes connexes évoqués plus haut, la gestion des ressources sanitaires est devenue plus complexe que jamais et il est désormais indispensable d'utiliser des techniques rationnelles de gestion pour parvenir à des décisions plus judicieuses à tous les niveaux. Le problème peut être abordé selon deux méthodes la méthode classique et la méthode moderne; dans le premier cas, les techniques administratives se fondent très largement sur un diagnostic symptomatique suivi d'un traitement symptomatique; dans le second, on s'appuie davantage sur un diagnostic étiologique, suivi d'une intervention - préventive, curative ou rééducative - qui agit sur la cause. Si cette différence, apparemment simple, entre les deux méthodes est vraiment importante, c'est parce qu'elles exigent des compétences et des aptitudes différentes et, bien plus encore, une autre mentalité et un autre comportement de la part du personnel si on veut les appliquer avec succès. On peut donc envisager le passage de la méthode classique à la méthode moderne comme un processus pluridimensionnel, impliquant des modifications sur les trois points suivants collecte des données et informations; compétence et aptitudes du personnel; enfin, comportement et attitude du "fournisseur" et de l' "usager ". Premier point la collecte des informations. Celle -ci est apparue indispensable à l'identification et à la définition précise des problèmes, à la mise au point des stratégies d'intervention, à la prise de décisions rationnelles, à l'observation du processus de changement et à l'évaluation des résultats dans le cadre de la planification périodique. A ce propos, on s'est inquiété de savoir si certains systèmes d'information sanitaire étaient bien adaptés à l'usage auquel on les destine et s'il ne conviendrait pas de normaliser les méthodes de collecte, d'élaboration et d'analyse des données. On a souligné que l'adoption des méthodes modernes de gestion :

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conduit généralement à l'établissement de règles uniformes pour les différentes activités et à la présentation de différents modèles et de différentes options convenant aux possibilités opérationnelles du système et aux besoins de données d'information. Le second point est l'existence d'un personnel compétent capable d'appliquer la méthode de gestion qui a été choisie. On a reconnu que le personnel sanitaire constitue un élément capital des ressources et que les administrateurs de la santé doivent veiller tout spécialement à ce que ce personnel soit bien structuré et bien utilisé. Pour simplifier, on peut distinguer, du point de vue de la gestion, deux types d'administrateurs sanitaires ceux qui participent à l'établissement des grandes orientations, à la planification, au contrôle de l'exécution et à l'évaluation des résultats à l'échelon national ou régional, et ceux qui sont chargés de tâches opérationnelles. Une bonne gestion n'est possible que si les cadres sanitaires reçoivent une formation valable de gestionnaire, qui n'est pas l'apanage d'une seule discipline. Si ce principe est admis d'une façon générale, il en résultera une meilleure compréhension des problèmes, une collaboration plus étroite et une coordination plus poussée. L'étude des problèmes de gestion qui se posent dans toutes les professions sanitaires et à tous les niveaux devrait figurer dans le programme d'enseignement. C'est, par exemple, à la faculté de médecine que le futur médecin devra être préparé à faire partie d'une équipe sanitaire et apprendre comment se font les délégations de pouvoir au sein de cette équipe. Il faut donner au personnel sanitaire la possibilité de s'adapter, grâce à une formation complémentaire, à l'évolution des besoins de la population. Enfin, les participants ont jugé préférable que l'enseignement de la gestion soit organisé localement. Si la collecte des informations et la compétence du personnel jouent un rôle important dans le processus de changement, ce sont le comportement et l'attitude des "fournisseurs" et des "usagers" des services sanitaires qui constituent le coeur du problème. Il a été souligné que la répugnance au changement existe non seulement dans la population, qui ne souhaite modifier ni ses habitudes ni ses attitudes, mais aussi dans les professions et dans l'enseignement. On a souligné que les techniques et les instruments capables de promouvoir et de réaliser des changements font encore défaut, surtout lorsqu'il s'agit de changer des traditions à l'échelon opérationnel. On a estimé que les probabilités de changement seraient bien plus grandes au niveau local si l'impulsion venait de la collectivité elle -même. Certains participants ont vivement insisté sur la nécessité de mobiliser la collectivité pour la prestation des services. La collectivité peut même être amenée à choisir la personne qui veillera sur la santé des autres. Cette personne recevra alors la formation nécessaire à l'accomplissement de sa tâche, et on lui offrira la possibilité de recevoir une formation supplémentaire et d'accroître ainsi sa compétence, pour autant qu'elle le désire et en soit capable. On pourrait aussi - et ce serait là un bon principe de gestion - utiliser comme point de départ la médecine traditionnelle locale qui ne nécessite pas de grosses dépenses et dont les méthodes ont une certaine efficacité. La difficulté principale pourra venir du corps médical lui -même, plus enclin au conservatisme qu'à la souplesse. Il est hors de doute qu'il faudra réformer l'attitude du personnel de santé, auquel on inculque en général des connaissances mais non des motivations. Il importe aussi de modifier les programmes d'études non seulement des futurs médecins mais aussi du personnel paramédical et auxiliaire, afin de mieux les adapter aux besoins de la population. Tout cela nous amène à constater que les services de santé doivent être considérés comme un tout cohérent. Aujourd'hui, beaucoup de pays reconnaissent pleinement que les services de santé constituent un ensemble composé d'éléments solidaires et, à cet égard, il semble que la meilleure manière d'améliorer les pratiques actuelles dans le domaine de l'administration sanitaire soit l'approche globale, dite "méthode des systèmes ". Quahd ceux qui prennent les décisions comprendront la méthode des systèmes et l'appliqueront à l'organisation des soins, une révolution importante aura été réalisée dans le domaine de l'administration sanitaire. "Gérer" ne signifie par "imposer un pouvoir arbitraire" mais plutôt "faciliter les opérations ". La gestion est essentiellement une démarche humaine qui permet à l'homme de se diriger au milieu de ses aspirations quotidiennes. L'adoption des méthodes modernes de gestion n'implique pas nécessairement le recours à des techniques compliquées. Ce qui compte, c'est de se servir des instruments appropriés pour opérer un choix rationnel des priorités, des objectifs et des moyens. S'il est certes utile et profitable d'envisager les divers éléments du domaine sanitaire sous la forme d'un "système ", celui -ci ne pourra réellement fonctionner que s'il existe des moyens efficaces de coordination. On a souligné que la coordination comprend de multiples aspects qui font intervenir des comportements personnels et des comportements institutionnels. La coordination doit donc être étudiée dans différents contextes intrasectoriels et extrasectoriels. Les participants se sont demandé si une gestion efficace exigeait au préalable que tous les éléments des services de santé soient soumis à l'autorité d'un seul organisme. Il ressort des opinions exprimées que, bien qu'un contrôle unifié permette d'aplanir certaines difficultés, il ne représente cependant pas une condition nécessaire et suffisante. L'essence même de l'approche par systèmes est de permettre d'envisager comme un tout les interactions de tous les éléments du système, et de tendre ainsi à créer une situation dans laquelle les divers services ayant une incidence sur la santé se complètent au lieu de se concurrencer. A cet égard, il serait très utile :

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de découvrir les moyens d'agir sur ceux des éléments du système qui sont indépendants, sans pour autant leur faire perdre leurs avantages et de façon que chaque institution puisse jouer son rôle. En ce qui concerne l'application de l'approche par systèmes, les participants ont reconnu l'intérêt du vaste ensemble de techniques de gestion décrit dans la documentation de base. Certaines difficultés sont nées évidemment de l'emploi d'une terminologie peu familière, qui s'explique probablement par le fait que la plupart des méthodes de gestion ont été mises au point dans l'industrie et dans d'autres secteurs extérieurs à la santé. Il vaudrait la peine de consentir de nouveaux efforts pour adapter les concepts de base et les exprimer dans une terminologie cohérente qui réponde aux besoins de la gestion dans le secteur de la santé. L'accès à ce corps de connaissances serait en partie assuré, comme on l'a déjà dit, par des activités de formation étayées par la recherche et par des services consultatifs. Les participants ont estimé qu'il faudrait autant que possible utiliser les moyens et les établissements existants pour appliquer et développer les techniques de gestion. Une collaboration est indispensable entre les établissements qui assurent l'enseignement médical et non médical des techniques de gestion. Les écoles de santé publique ne devraient pas considérer uniquement des modèles théoriques de services de santé mais étudier des situations réelles, en approfondissant les problèmes de gestion et en restant au contact direct des usagers. Les résultats des recherches sur la gestion dans le secteur sanitaire ne sont pas facilement accessibles et ne sont pas nécessairement transposables d'un pays à l'autre. Aussi les différents pays ou groupes de pays, même si leurs conditions écologiques sont semblables, devront -ils engager des recherches sur l'organisation de la santé publique en utilisant toutes les institutions dont ils disposent (écoles des sciences de la santé, instituts de recherche, services de santé, etc.). Il serait par ailleurs fort souhaitable que soient mis en place, par le biais d'organisations régionales, interrégionales et internationales, les mécanismes nécessaires à l'échange des informations et des enseignements résultant de ces projets de recherche et de ces études pratiques. En ce qui concerne la nécessité et les possibilités d'une action internationale pour le développement de la gestion, les participants ont estimé que l'initiative devait d'abord se manifester au niveau national. Cependant, l'OMS peut étayer puissamment les efforts nationaux. Etant donné l'écart grandissant entre ce que l'on sait et ce que l'on met en pratique, l'Organisation devrait s'attacher en priorité à fournir toutes les formes d'aide nécessaires pour assurer une application efficace des connaissances existantes. La nature de cette assistance variera évidemment en fonction des diverses situations. Les moyens dont dispose l'OMS pour aider à mettre au point les stratégies nationales de développement de la gestion sont de plusieurs sortes. Parmi les diverses formes d'intervention que l'on peut envisager, les participants ont particulièrement insisté sur les suivantes 1) Constituer des équipes capables de conseiller et d'aider le personnel national dans l'application des méthodes de gestion. 2) Soutenir la formation en matière de gestion et les activités connexes de recherche et de développement; pour ce faire, l'OMS devra aider les instituts nationaux existants à entreprendre des activités de recherche et de formation en matière de gestion (projets de développement des services de santé, constitution de zones de démonstration, etc.) et collaborer, le cas échéant, à la création d'instituts de gestion aux niveaux national, régional et international. 3) Diffuser des informations et procurer des documents, des ouvrages et des revues bibliographiques sur la gestion ainsi que des données comparatives internationales, et faire le nécessaire pour élaborer une terminologie simplifiée mais valable des techniques de gestion, ainsi que des directives applicables à la santé et aux services de santé. A ce propos, il a été recommandé que l'OMS publie toute la documentation qui a été établie pour les discussions techniques de cette année, c'est -àdire, outre le présent rapport général, les schémas, les documents de base et les rapports des groupes. 4) Aider au développement de la coopération internationale en matière de recherche et soutenir des recherches comparées sur les problèmes de gestion, et faciliter les échanges d'informations sur les progrès et les résultats de la recherche. 5) Organiser des conférences, des symposiums et des cours sur la gestion sanitaire, offrir le concours d'experts et d'enseignants des questions de gestion qui se posent dans les services de santé, et accorder des bourses pour des études supérieures ou des stages d'orientation. C'est dans l'optique de l'approche par systèmes que les efforts nationaux et internationaux consacrés à un pays donné devront être envisagés comme un tout et conçus de telle manière qu'ils se complètent et que, de leur conjugaison, puisse résulter une amélioration tangible de la qualité de la gestion. Voici maintenant, Madame le Président, quelques -unes des conclusions des discussions techniques. Les problèmes de gestion des services de santé ne doivent pas être envisagés isolément mais bien être considérés comme faisant partie intégrante de la situation sociale, politique, culturelle et économique du pays considéré. Il serait illusoire d'attendre d'un pays qu'il abandonne du jour au lendemain les méthodes traditionnelles de gestion pour des méthodes modernes, puisque la préparation même au changement demande beaucoup de temps, spécialement en ce qui concerne l'acquisition des connaissances et aptitudes requises et la modification des comportements et des attitudes des "fournisseurs" et des "usagers ". Il faut bien se rendre compte que tout changement engendre une résistance en raison des :

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intérêts retranchés et du conservatisme foncier de l'homme. C'est dire que toute stratégie visant à un changement social doit être élaborée dans son contexte culturel propre et que ce changement devra être introduit progressivement, avec la participation de la population. En d'autres termes, la pression et l'intervention active de la collectivité sont d'une importance primordiale tant pour l'établissement des objectifs et des priorités que pour leur mise en pratique. Ainsi, de par sa nature même, le changement ne peut souvent se produire que graduellement et il sera indispensable de mettre en place un système d'information en même temps que l'on dispensera l'enseignement et la formation nécessaires en matière de gestion. L'application des techniques modernes de gestion pourrait commencer par être expérimentée sur le terrain dans un secteur de démonstration; les résultats obtenus pourraient ensuite être généralisés. Les changements nécessaires dans les connaissances, les compétences, les attitudes et le comportement des personnels de santé de toute catégorie devront être introduits à un stade précoce de l'éducation et de la formation de ces personnels. Au niveau universitaire, on,pourrait leur offrir des cours d'initiation ou la possibilité de participer à des activités concrètes de gestion, tandis qu'au niveau postuniversitaire une spécialisation plus poussée serait dispensée à un nombre restreint de candidats. Mais aucun système ne peut être parfait ni même rester satisfaisant avec le temps. Il faut donc que des changements puissent être opérés au fur et à mesure de l'évolution de la population (évolution des valeurs, des besoins sociaux et sanitaires). Les quelques citations qui suivent, extraites de certains rapports de groupes, résument bien, la gestion est davantage Madame le Président, l'essence des discussions techniques de cette année une affaire de tournure d'esprit qu'un assemblage de techniques; il est essentiel que les fournisseurs et les bénéficiaires des prestations comprennent la nécessité d'un changement dans leur manière de concevoir l'organisation, la structure et le fonctionnement du système sanitaire et soient persuadés que la gestion administrative est en mesure de jouer un rôle dans ce changement; enfin, il est essentiel que les techniques de gestion puissent être adaptées à n'importe quelle situation. Je terminerai en disant que ce qui est universellement indispensable, c'est la confiance dans le développement et la volonté de changement. Le processus de changement doit être délibéré et ne ce processus doit être géré. saurait être laissé au hasard : :

Je suis certaine, Dr Mofidi, d'être l'interprète Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) de tous les membres de cette assemblée en vous remerciant très sincèrement pour la façon remarquable dont vous avez dirigé les discussions techniques en votre qualité de Président général. Dans, votre allocution d'ouverture, vous avez inspiré aux différents groupes l'enthousiasme nécessaire pour les échanges de vues ultérieurs et j'espère que les conclusions des discussions techniques, que vous venez de nous résumer si magistralement, seront prises en considération par tous les responsables de l'organisation et du développement des services de santé. Les objectifs du secteur sanitaire doivent concorder avec ceux du développement général et je crois qu'une bonne gestion des services de santé est véritablement essentielle à la réalisation de ces objectifs. Nous espérons tous que les pays Membres appliqueront les techniques rationnelles de gestion dont vous venez de nous parler. Le sujet de cette année a soulevé un intérêt considérable parce qu'il concernait au même titre les pays en voie de développement et les pays développés. On a pu en juger par le grand nombre de participants aux discussions et par leur intervention active. Le rapport que l'Assemblée a sous les yeux devrait avoir pour toue les Membres une valeur inappréciable. Bien que les discussions techniques ne soient pas, comme vous le savez, partie intégrante des travaux de l'Assemblée, je crois savoir que le rapport sera publié par l'Organisation mondiale de la'Santé, conformément au voeu des groupes. Je propose que, selon l'usage établi lors des précédentes Assemblées, nous prenions acte du rapport et remerciions à nouveau tous ceux qui ont contribué au succès des discussions, et en particulier les présidents des groupes et les rapporteurs. Cette proposition a -t -elle l'agrément de l'Assemblée ? En l'absence d'objections, je déclare que l'Assemblée a pris acte du rapport. :

3.

DEUXIEME RAPPORT DE LA COMMISSION A :

Le dernien point de l'ordre du jour pour aujourd'hui Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) est le deuxième rapport de la Commission A (document A26/54). Ce rapport contient la résolution relative au budget effectif-et au niveau du budget pour 1974, dont l'adoption est recommandée à l'Assemblée. Nous devons maintenant nous prononcer au sujet de cette résolution. Je rappelle aux délégués qu'en application de l'article 70 du Règlement intérieur de l'Assemblée, les décisions relatives au montant effectif du budget doivent être prises à la majorité des deux tiers des Membres présents et votants. Je mets cette résolution aux voix. Que tous les délégués qui sont favorables à cette résolution lèvent leur carte. Je demande maintenant aux délégués qui sont opposés à cette résolution de bien vouloir à leur tour lever leur carte. Abstentions ? Merci. nombre de Membres présents et votants, 94; majorité des Le résultat du vote est le suivant deux tiers requise, 63; voix pour, 91; voix contre, 3; abstentions, 14. La résolution est adoptée. :

QUATORZIEME SEANCE PLENIERE

251

Nous devons maintenant approuver le rapport dans son ensemble. L'Assemblée approuve -t -elle le deuxième rapport de la Commission A ? Je donne la parole au Directeur général.

Le DIRECTEUR GENERAL (traduction de l'anglais) une minute pour vérifier les résultats du vote. :

:

Madame le Président, puis -je vous demander

Messieurs les délégués, ma première lecture était Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) erronée, je vous prie de m'excuser. Les résultats corrects du vote sont les suivants nombre de Membres présents et votants, 98; majorité des deux tiers requise, 66; voix pour, 91; voix contre, 7; abstentions, 10. La résolution est adoptée. Vous devez maintenant approuver le rapport dans son ensemble. L'Assemblée approuve -t -elle le deuxième rapport ? En l'absence d'objections, le deuxième rapport de la Commission A est approuvé. La séance est levée. :

La séance est levée à 15 h.35.

1 Voir p.514.

QUINZIEME SEANCE PLENIERE Mardi 22 mai 1973, 14 h.30 Président :

Professeur Julie SULIANTI SAROSO (Indonésie)

1.

QUATRIEME RAPPORT DE LA COMMISSION DE VERIFICATION DES POUVOIRS :

La séance est ouverte. La première question à notre Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) ordre du jour est l'examen du quatrième rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs, qui s'est réunie au début de l'après -midi sous la présidence de M. Buick. J'invite M. de Geer, Rapporteur de la Commission, à venir à la tribune pour nous donner lecture du rapport. M. de Geer (Pays -Bas), Rapporteur de la Commission de Vérification des Pouvoirs, donne lecture du quatrième rapport de la Commission (voir page 512). Je vous remercie. Y a -t -il des observations ? En Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) l'absence d'observations, je considère que l'Assemblée désire adopter le quatrième rapport de la Commission de Vérification des Pouvoirs. Il en est ainsi décidé. :

2.

RATTACHEMENT DE LA REPUBLIQUE POPULAIRE DEMOCRATIQUE DE COREE A UNE REGION DE L'OMS

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) : L'Organisation des Nations Unies ayant confirmé que la République populaire démocratique de Corée a déposé, le 19 mai 1973, un instrument d'acceptation de la Constitution, j'ai le grand plaisir d'accueillir, au nom de l'Assemblée, la République populaire démocratique de Corée au sein de- l'Organisation mondiale de. la Santé et je souhaite la bienvenue à sa délégation. Au sujet de l'admission à l'OMS de la République populaire démocratique de Corée, je dois vous informer que le Directeur général a reçu du Gouvernement de ce pays une demande de rattachement à la Région de l'Asie du Sud -Est. Jusqu'ici, l'Assemblée a toujours accepté les demandes de cet ordre émanant des nouveaux Etats Membres. Avez -vous des objections à opposer à celle de la République populaire démocratique de Corée ? Il n'y a pas d'objections. La demande est acceptée. Je prierai maintenant le Directeur général de bien vouloir donner lecture d'un projet de résolution à cet effet. Le DIRECTEUR GENERAL (traduction de l'anglais) :

Merci, Madame le Président.

La Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné la demande du Gouvernement de la République populaire démocratique de Corée tendant à inclure ce pays dans la Région de l'Asie du Sud -Est, DECIDE que la République populaire démocratique de Corée fait partie de la Région de l'Asie du Sud -Est.

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) L'Assemblée est -elle disposée à adopter cette résolution ? Il n'y a pas d'objections. Il en est ainsi décidé.' :

3.

TROISIEME RAPPORT DE LA COMMISSION B :

Nous allons maintenant examiner le troisième rapport Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) de la Commission B, c'est -à -dire le document A26/55. Ce rapport contient quatre projets de résolutions que je demanderai à l'Assemblée d'adopter l'un après l'autre. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la première résolution, intitulée "Etude organique sur les méthodes à appliquer pour promouvoir le développement des services de santé de base" ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle prête à adopter la deuxième résolution, intitulée "Prochaine étude organique du Conseil exécutif" ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. La résolution suivante est intitulée "Amendements aux articles 34 et 55 de la Constitution ". les décisions Je rappelle aux délégués qu'aux termes de l'article 70 du Règlement intérieur, concernant les amendements à la Constitution sont prises à la majorité des deux tiers des Membres présents et votants. Nous allons maintenant passer au vote. Que tous ceux qui sont pour le projet de résolution veuillent bien lever leur carte ... Merci. Contre ? Merci. Absentions ? Merci. Voici nombre de Membres présents et votants, 77; majorité requise, 52; voix pour, 77; le résultat du vote voix contre, O; abstentions, 12. La résolution est donc adoptée. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la quatrième résolution, intitulée "Possibilité d'adopter un programme et budget biennal" ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. Nous devons maintenant approuver l'ensemble du rapport. En l'absence d'objections, je considère que l'Assemblée désire approuver le troisième rapport de la Commission B.2 Il en est ainsi décidé. :

1 Résolution WHA26.34. 2

Voir p.516.

- 252 -

QUINZIEME SEANCE PLENIERE 4.

253

TROISIEME RAPPORT DE LA COMMISSION A :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Nous allons maintenant passer à l'examen du troisième rapport de la Commission A, distribué sous la cote A26/57. Ce rapport contient cinq projets de résolutions que je demanderai à l'Assemblée d'adopter l'un après l'autre. L'Assemblée est -elle disposée à adoptarla première résolution, intitulée "Fonds bénévole pour la promotion de la santé" ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle prête à adopter la deuxième résolution, intitulée "Examen détaillé du projet de programme et de budget pour 1974" ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle d'accord pour adopter la troisième résolution, intitulée "Résolution portant ouverture de crédits pour l'exercice financier 1974" ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle d'accord pour adopter la quatrième résolution, intitulée "Rôle de l'OMS dans le développement et la coordination de la recherche biomédicale" ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. Je donne la parole au Dr Dorolle au sujet de la cinquième résolution.

Le DIRECTEUR GENERAL ADJOINT (traduction de l'anglais) Madame le Président, ainsi que nous vous l'avons déjà fait savoir, un membre de phrase a été omis dans le texte du projet de résolution tel qu'il figure dans le document que vous avez sous les yeux. Lors de la lecture et de l'approbation de ce projet au sein de la Commission, le premier alinéa du préambule était libellé comme suit :

:

Ayant examiné le rapport du Directeur général sur la recherche en épidémiologie et en informatique, et tenant compte de la résolution WHA26 ... Il avait été décidé d'insérer ici le numéro dé la résolution qui vient d'être adoptée mais tout le membre de phrase ( "et tenant compte de la résolution WHA26 ... ") a été omis au cours de la frappe du document final. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Docteur Dorolle. L'Assemblée est -elle d'accord pour adopter le cinquième projet de résolution intitulé "Recherche en épidémiologie et en informatique" en y ajoutant le membre de phrase qui a été oublié au moment de la frappe ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. Il nous reste maintenant à approuver l'ensemble du rapport. En l'absence d'objections, je considère que l'Assemblée désire approuver le troisième rapport de la Commission A.1 Il en est ainsi :

décidé. 5.

QUATRIEME RAPPORT DE LA COMMISSION B :

Nous allons maintenant passer à l'examen du quatrième Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) rapport de la Commission B, qui figure dans le document A26/58. Ce rapport contient neuf projets de résolutions que je demanderai à l'Assemblée d'adopter l'un après l'autre. L'Assemblée est -elle d'accord pour adopter la première résolution, intitulée "Caisse commune des Pensions du Personnel des Nations Unies - Rapport annuel du Comité mixte de la Caisse commune des Pensions du Personnel des Nations Unies pour 1971" ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle d'accord pour adopter la deuxième résolution, intitulée "Nomination de représentants au Comité des Pensions du Personnel de l'OMS" ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle d'accord pour adopter la troisième résolution, intitulée "Bâtiment du Besoins futurs" ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. Siège L'Assemblée est -elle d'accord pour adopter la quatrième résolution, intitulée "Fonds immobilier"? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle d'accord pour adopter la cinquième résolution, intitulée "Fonds immobilier Logements pour le personnel en poste dans le sud du Soudan" ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle d'accord pour adopter la sixième résolution, intitulée "Coordination au Questions générales" ? En l'absence d'objections, la résolution sein du système des Nations Unies est adoptée. L'Assemblée est -elle d'accord pour adopter la septième résolution, intitulée "Corps commun d'inspection (Maintien du Corps commun d'inspection)" ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle d'accord pour adopter la huitième résolution, intitulée "Commission de la fonction publique internationale" ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle d'accord pour adopter la neuvième résolution, intitulée "Pharmacodépendance" ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. :

:

1 Voir p. 514.

254

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Il nous faut maintenant approuver l'ensemble du rapport. En l'absence d'objections, je considère que l'Assemblée désire approuver le quatrième rapport de la Commission B.1 Il en est ainsi décidé. 6.

PRESTATION DE SERMENT DU DR H. T. MAHLER, DIRECTEUR GENERAL ELU :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Le point suivant de notre ordre du jour est la prestation de serment du Dr Halfdan T. Mahler, que la présente assemblée a nommé Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé à sa séance privée du 14 mai. Je vous donne tout d'abord lecture des articles de la Constitution et du Statut du Personnel qui sont applicables.

Article 37 de la Constitution Dans l'exercice de leurs fonctions, le Directeur général et le personnel ne devront solliciter ou recevoir d'instructions d'aucun gouvernement ou d'aucune autorité étrangère à l'Organisation. Ils s'abstiendront de toute action qui puisse porter atteinte à leur situation de fonctionnaires internationaux. Chaque Etat Membre de l'Organisation s'engage, de son côté, à respecter le caractère exclusivement international du Directeur général et du personnel et à ne pas chercher à les influencer. Statut du Personnel de l'OMS 1.10

Tous les membres du personnel doivent souscrire au serment ou à la déclaration ci -après

:

Je jure solennellement (je prends l'engagement solennel, je fais la déclaration, ou la promesse solennelle) d'exercer en toute loyauté, discrétion et conscience les fonctions qui me sont confiées en qualité de fonctionnaire international de l'Organisation mondiale de la Santé, de m'acquitter de ces fonctions et de régler ma conduite en ayant exclusivement en vue les intérêts de l'Organisation, sans solliciter ni accepter d'instructions d'aucun gouvernement ou autre autorité extérieure à l'Organisation, en ce qui concerne l'accomplissement de mes devoirs. Le Directeur général fera oralement ce serment ou cette déclaration en séance publique de l'Assemblée mondiale de la Santé; le Directeur général adjoint, les Sous -Directeurs généraux et les Directeurs régionaux s'en acquitteront en présence du Directeur général; les autres membres du personnel le feront par écrit. 1.11

En recevant la prestation de serment du nouveau Directeur général, l'Assemblée mondiale de la Santé fait donc plus qu'accomplir une formalité, si solennelle soit -elle elle met l'accent sur un point essentiel de sa Constitution, à savoir le caractère exclusivement international du Directeur général et le fait qu'il n'a d'instructions à recevoir que de cette assemblée ou du Conseil exécutif, à l'exclusion de toute autorité extérieure à l'Organisation. Je précise, d'autre part, que le serment que le Dr Mahler va prêter prendra seulement effet à compter du jour où il assumera effectivement la charge de Directeur général, en application des dispositions du contrat que l'Assemblée a approuvé le 14 mai 1973. J'invite maintenant le Dr Mahler à bien vouloir prendre place avec moi à la tribune. :

Le Dr Mahler prend place à la tribune. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Docteur Halfdan Mahler, je vous invite à prêter le serment prévu par les articles 1.10 et 1.11 du Statut du Personnel, en application de l'article 37 de la Constitution. :

Le Dr MAHLER, Directeur général élu (traduction de l'anglais) Je jure solennellement d'exercer en toute loyauté, discrétion et conscience les fonctions qui me sont confiées en qualité de fonctionnaire international de l'Organisation mondiale de la Santé, de m'acquitter de ces fonctions et de régler ma conduite en ayant exclusivement en vue les intérêts de l'Organisation, sans solliciter ni accepter d'instructions d'aucun gouvernement ou autre autorité extérieure à l'Organisation, en ce qui concerne l'accomplissement de mes devoirs. (Applaudissements) :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Docteur Mahler. Mesdames, Messieurs, Mesdames et Messieurs les fonctionnaires de l'OMS, le serment que vient de prêter solennellement le Dr Mahler met un terme à la mission qu'avaient le Conseil exécutif et l'Assemblée mondiale de la Santé de trouver un successeur au Dr Candau qui va bientôt quitter l'Organisation. Alors même qu'elle célèbre son vingt- cinquième anniversaire, l'OMS vient de se donner un nouveau Directeur général, le troisième à occuper ce poste après le Dr Brock Chisholm - dont le souvenir a été évoqué ici même il y a quelques jours avec tant de chaleur - et le Dr Candau. Les nombreux hommages qui ont été rendus au Dr Candau durant cette assemblée montrent la haute estime dans laquelle nous le tenons. :

1

Voir p. 516.

QUINZIEME SEANCE PLENIERE

255

Nous venons d'être les témoins du premier geste officiel de notre nouveau Directeur général. Mais il n'est pas pour nous un nouveau venu, car nombreux sont ici ceux qui connaissent bien le Dr Mahler. Il a consacré l'essentiel de sa vie professionnelle aux problèmes de santé de nombreuses régions du monde. Débutant à l'OMS comme médecin en 1951, il parvenait en 1970 au poste de Sous Directeur général. Né au Danemark en 1923, le Dr Mahler a obtenu son doctorat en médecine en 1948 à l'Université de Copenhague, pour se spécialiser ensuite en santé publique. Après avoir travaillé dans plusieurs hôpitaux de Suède et du Danemark, le Dr Mahler s'engagea dans l'action internationale de santé publique et fut chargé de la planification de la campagne antituberculeuse de masse en Equateur. Une fois entré à l'OMS, il passa près de dix ans en Inde, occupant un poste de responsabilité dans le programme national de lutte antituberculeuse. C'est là qu'il dirigea les premiers efforts entrepris par l'OMS pour appliquer la recherche opérationnelle à la solution d'un problème de santé publique. En contribuant à promouvoir l'approche scientifique de la prise de décisions dans les programmes de lutte contre les maladies, cette expérience ouvrait la voie au développement des systèmes d'information et à l'application de l'analyse des systèmes à de nombreux projets sanitaires. Le Dr Mahler fut alors affecté au Siège de l'OMS où, à partir de 1962, il dirigea le service de la Tuberculose. En 1969, il fut chargé de l'analyse des systèmes appliquée aux projets avec le titre de Directeur. Devenu Sous -Directeur général, il était responsable de la Division de la Santé de la Famille ainsi que des Divisions qui s'appelaient alors Organisation des Services de Santé et Recherche en Epidémiologie et en Informatique. On doit au Dr Mahler dé nombreuses publications sur l'épidémiologie de la tuberculose et la lutte antituberculeuse et, plus récemment, sur l'application de l'analyse des systèmes aux problèmes de santé. Au cours des vingt -cinq dernières années, l'OMS a dO affronter de nombreux problèmes apparemment insolubles dont le moindre n'est certainement pas l'absurde disproportion entre ses faibles ressources financières et l'énormité des tâches que lui impose son mandat. A mesure que les problèmes changent et que nous gagnons en force et en expérience dans l'exécution de notre tâche commune, l'Organisation se doit d'évoluer. C'est avec reconnaissance que nous évoquons le Dr Chisholm qui nous a dirigés à une époque où l'OMS a présenté au monde entier un judicieux ensemble d'objectifs sanitaires et édifié pour la santé de l'humanité un appareil au fonctionnement bien huilé. C'est à partir de ces bases que l'Organisation a pu, sous la conduite avisée du Dr Candau, lancer une attaque mondiale contre des maladies qui sont une menace pour chacun et renforcer de bien des façons sa capacité de venir en aide aux pays sous des formes neuves et originales. Forte des réalisations du passé, l'Organisation entre en 1973 dans une nouvelle période d'activité qui devrait avoir et, j'en suis certaine, aura effectivement son orientation propre. A en juger par les discussions de cette assemblée et de celles qui l'ont précédée, je suis convaincue de traduire l'espoir de tous les délégués en disant que cette orientation mettra en vedette une série d'entreprises clairement programmées et toutes dirigées vers un objectif central. Cet objectif ne pourra être que la diminution rapide de l'écart entre principe et réalité pour ce qui est du droit de tous à la santé et aux soins. Dans de vastes régions du monde, nous sommes encore loin aujourd'hui de nos objectifs. Nous savons que le Dr Mahler aime à remettre en question ce qui semble aller de soi et qu'il s'efforcera de jeter des ponts entre les principes et leur application. Noua savons aussi qu'il est intimement persuadé que l'OMS peut aider les pays à surmonter les difficultés qui se dressent devant eux. Sa carrière, son expérience et sa compétence le désignent pour faire face à la tâche qui nous attend. Je suis convaincue qu'en nommant le Dr Mahler nous avons fait un choix très sage et je ne doute pas qu'il se montrera le digne successeur de nos précédents Directeurs généraux. Docteur Mahler, je vous prie d'accepter nos voeux les plus sincères. (Applaudissements) Je donne maintenant la parole au Dr Mahler. Madame le Président, Messieurs Le Dr MAHLER, Directeur général élu (traduction de l'anglais) les délégués, Docteur Candau, chers collègues et amis, je ne pense pas faire preuve de fausse modestie en exprimant le sentiment que la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé a pris une décision risquée en me désignant au poste de directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé. Il va de soi que je suis profondément touché par l'honneur qui m'est fait, mais ce n'est pas sans une vive appréhension, tant physique qu'intellectuelle et spirituelle, que j'envisage ce défi qu'il me faudra non seulement conserver les forces vives de l'Organisation, mais aussi assurer sa croisrelever sance dans les années à venir. Vingt -six Assemblées réunissant les plus hautes autorités sanitaires du monde entier ont fait de l'OMS, en s'inspirant des principes et des concepts énoncés dans sa Constitution, l'organisation dynamique qu'en dépit de toutes ses insuffisances elle est devenue aujourd'hui. Je suis cependant convaincu que l'Organisation ne serait pas ce qu'elle est sans le dévouement et le zèle véritablement exceptionnels d'un homme qui a su traduire dans l'action les politiques et les décisions des vingt dernières Assemblées, j'ai nommé cet éminent champion de la santé publique, le Dr Candau, dont je vais prendre la succession. Madame le Président, j'ose penser que tous ceux qui sont ici réunis comprendront mon anxiété devant la tâche véritablement herculéenne à laquelle je vais devoir consacrer ces cinq prochaines années. Si je peux espérer me montrer digne de la confiance que m'a témoignée l'Assemblée, c'est : :

256

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II :

essentiellement pour quatre raisons premièrement, j'adhère de tout mon être aux principes humanitaires et sociaux énoncés dans la Constitution de notre organisation; deuxièmement, je suis libre de toute allégeance vis -à -vis d'un groupe national, ethnique, religieux ou politique quelconque; troisièmement, je pense pouvoir compter sur l'appui sans réserve de tous les Etats Membres et des organes directeurs de l'OMS; quatrièmement, j'ai l'intention de partager la lourde charge qui m'est impartie avec tous mes collègues, tant au Siège que dans les bureaux régionaux et sur le terrain. A ce propos, je voudrais dire à tous mes collaborateurs que, sans la haute conscience professionnelle et la fidélité inébranlable avec lesquelles ils se vouent à la cause de l'Organisation, je ne saurais sans faillir remplir les obligations qui vont m'incomber en tant que Directeur général. Madame le Président, je me vois confier une organisation pleine de santé et capable de cette vigueur indispensable pour s'adapter au changement qui sera exigé d'elle, non pas que le changement soit une fin en soi, mais parce que nous avons encore beaucoup de chemin à parcourir avant que ce monde irrationnel dans lequel nous vivons soit prêt à se conformer'réellement aux préceptes sociaux, moraux et techniques qu'énonce notre Constitution. C'est pourquoi je voudrais demander aux Etats Membres et aux organes directeurs de l'OMS de m' aider à trouver le courage de changer ce que je peux changer,

la sérénité d'accepter ce que je ne peux modifier et la sagesse de savoir faire la part des choses. Madame le Président, si les Etats Membres veulent réellement une organisation dont le rayonnement soit universel, ils auront une telle organisation, qui saura exercer, sur les plans moral et technique, une influence décisive pour l'amélioration de l'état de santé de tous les peuples, quand bien même son nouveau Directeur général serait très loin d'égaler ses deux grands prédécesseurs. Je vous remercie, Madame le Président. (Applaudissements) Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je remercie le Dr Mahler de ce qu'il vient de nous dire. Quelqu'un désire -t -il prendre la parole ? :

Je déclare terminée la cérémonie de prestation de serment du nouveau Directeur général, cérémonie qui marque une étape importante dans l'histoire de notre organisation. 7.

HOMMAGE AU DR DOROLLE, DIRECTEUR GENERAL ADJOINT

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais)_: Je passerai maintenant à un autre sujet qui, j'en suis certaine, retiendra toute votre attention. Comme vous le savez, le Dr Pierre Dorolle va quitter notre organisation. Il a occupé le poste de Directeur général adjoint pendant près de vingt -trois ans et il a rendu au cours de cette période d'immenses services à l'OMS. Plusieurs délégués sont venus me trouver pour suggérer que l'Assemblée adresse un message de reconnaissance au Dr Dorolle pour son exceptionnelle contribution à la cause de la santé. Ce message serait ainsi libellé :

L'Assemblée mondiale de la Santé adresse au Dr Pierre Dorolle, Directeur général adjoint de l'Organisation mondiale de la Santé, au moment où il va quitter les importantes fonctions qu'il exerce de manière si éminente depuis plus de vingt ans, un message de profonde gratitude pour l'oeuvre remarquable qu'il a accomplie au service de la santé publique internationale. Je donne la parole à Sir William Refshauge, chef de la délégation de l'Australie. Sir William REFSHAUGE (Australie) (traduction de l'anglais) Madame le Président, chers collègues et amis, nous avons déjà rendu hommage à notre cher Directeur général, le Dr Candau. Nous avons souhaité la bienvenue à notre Directeur général élu, le Dr Mahler. Je suis sûr que l'on parlera encore beaucoup d'eux avant la clôture de cette assemblée, mais aujourd'hui, encouragé par les nombreux collègues qui ont collaboré étroitement avec le Dr Pierre Dorolle, je suis venu à cette tribune, Madame le Président, me joindre à vous pour rendre hommage à cet homme extraordinaire et vraiment.hors de pair qui a décidé, me dit -on, de se retirer peu après cette assemblée. Cet hommage, Madame le Président, s'adresse à un homme dont la vie est un admirable exemple de dévouement au service de l'humanité, particulièrement dans le domaine de la santé, à un homme qui a contribué d'une manière inestimable à développer et à améliorer l'Organisation mondiale de la Santé. Il a d'abord été, comme spécialiste de médecine tropicale, l'un des pionniers de la lutte contre les grands fléaux endémiques et épidémiques et de l'administration de la santé publique dans la partie de l'Extrême -Orient que l'on appelait alors l'Indochine. Plus tard, il a mis son exceptionnelle expérience de la médecine et de l'administration au service de l'objectif ambitieux que s'est fixé l'Organisation mondiale de la Santé amener tous les peuples aú niveaú de santé le plus élevé possible. Depuis sa nomination au poste de Directeur général adjoint en 1950, il a été le collaborateur le plus proche de nos deux Directeurs généraux et il a participé avec eux à l'élaboration et à la réalisation des programmes de l'Organisation. Il prenait en même temps sa part de l'administration journalière de l'OMS, y jetant toute son imagination et son inépuisable énergie. Pendant les vingt -trois années qu'il a passées à l'OMS, le Dr Pierre Dorolle a été présent dans tous les secteurs de la vie de l'Organisation, qu'il s'agisse d'activités hautement scientifiques et techniques, de questions économiques et financières ou de problèmes de gestion et de diplomatie. En dépit de ses multiples responsabilités au sein de l'OMS, il a su trouver le temps : :

QUINZIEME SEANCE PLENIERE

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et l'énergie nécessaires pour donner des conférences dans un grand nombre d'universités et sociétés savantes à Londres, Rome, Florence, Turin, Bruxelles, Paris, Genève, à l'Université Yale et dans des universités d'Amérique latine. Auteur de nombreux ouvrages sur la médecine tropicale, les maladies transmissibles, la syphilis tropicale et ses complications nerveuses et cérébrales, l'épidémiologie, l'hygiène rurale, l'hygiène alimentaire et la médecine légale, le Dr Dorolle est docteur honoris causa de l'Université de Genève et membre honoraire de la Société médicale de Genève et de la Société suisse de Médecine tropicale. Il est membre du Royal College of Physicians de Londres, membre honoraire de la Royal Society of Health, lauréat de l'Académie de Médecine de France et membre honoraire de plusieurs sociétés savantes d'Amérique latine. Il s'est vu décerner la Légion d'honneur, la Croix de guerre avec palmes, la Médaille d'argent des épidémies et la Médaille d'honneur du Service de Santé, pour ne mentionner que quelques -unes des nombreuses distinctions qui ont marqué sa carrière. Madame le Président, un survol même rapide de la carrière du Dr Dorolle suffirait à tenir un auditoire en haleine pendant fort longtemps. Je ne me sens pas qualifié pour faire un tel exposé. Je suis venu à cette tribune avant tout pour exprimer ma gratitude à un homme qui, indépendamment de ses extraordinaires qualités professionnelles, a été pour nous tous un ami très cher. Direct, plein de chaleur, de tact et d'égards dans les rapports personnels, il a toujours été l'un des nôtres. Brillant dans le raisonnement, réaliste dans les conclusions, il a su par ses conseils désintéressés nous aider à venir à bout de maintes situations délicates dans un esprit de fraternité et de respect mutuel. C'est grâce au Dr Dorolle, pour une bonne part, que notre organisation est devenue non seulement un merveilleux instrument de coopération internationale,' mais aussi la vraie famille des médecins du monde. Docteur Dorolle, d'essayer d'exprimer dans votre langue mon sentiment profond Permettez -moi, (L'orateur poursuit en français) Cher Pierre, je vous remercie de tout mon coeur pour tout ce que vous avez fait pour la santé du monde et pour notre organisation. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au Professeur Aujaleu. :

:

Merci, Sir William. Je donne maintenant la parole

Madame le Président, mes chers collègues, si une collaboration Le Professeur AUJALEU (France) a été exemplaire et d'une qualité exceptionnelle, c'est bien celle du Dr Dorolle avec le Dr Chisholm d'abord, et avec le Dr Candau ensuite pendant vingt ans. La meilleure preuve du prix attaché à cette collaboration a été apportée par le Dr Candau lui -même qui, en dépit de dispositions administratives d'ailleurs non contraignantes, n'a pu se résoudre à se séparer du Dr Dorolle et a voulu qu'il quitte l'Organisation en même temps que lui, désirant l'associer jusqu'au bout à une oeuvre dont nous avons célébré il y a quelques jours l'ampleur et l'efficacité. Des très nombreuses qualités du Dr Dorolle, je ne veux retenir aujourd'hui que celles qui se une intelligence vive, associée à beaucoup de finesse sont manifestées avec un éclat particulier et souvent à quelque ironie, une capacité de travail exceptionnelle, une efficacité sans défaut, une documentation remarquable et toute dans sa tête, ce qui lui permet de désigner immédiatement l'homme qui dans le monde, quelque part, est le plus qualifié pour remplir telle tâche d'expert ou de consultant; mais je ne veux pas oublier non plus ses qualités humaines qui se sont traduites pendant près de vingt -cinq ans par une loyauté à toute épreuve, un accueil toujours souriant, une gentillesse qui n'a jamais fait aucune différence entre les plus humbles et les personnalités importantes. Je m'étais demandé s'il était vraiment convenable, le Dr Dorolle étant Français, d'ajouter quelques mots à l'éloge et aux remerciements qu'allait prononcer, et que vient de prononcer, mon vieil ami et adversaire très temporaire Sir William. J'ai répondu par l'affirmative, car la France a bénéficié deux fois plus que les autres pays de l'activité du Dr Dorolle dans l'Organisation. De ce point de vue, il Non pas qu'il ait, en quoi que ce soit bien entendu, favorisé son pays a été un modèle de fonctionnaire international, poussant l'impartialité presque l'extrême puisqu'il oubliait quelquefois sa langue maternelle lorsqu'il siégeait aux côtés d'un Président de langue anglaise. La France a d'abord bénéficié comme tous les Etats Membres de l'activité remarquable du Dr Dorolle dans l'Organisation, et, en outre, la France a eu le bénéfice moral de tout ce qu'a fait le Dr Dorolle, car, parce qu'il était Français, tout ce qu'il a fait de bien a rejailli sur son :

:

pays.

C'est pourquoi, aujourd'hui, la délégation française est heureuse de dire au Dr Dorolle ses félicitations, son admiration et sa gratitude. Et, à ces sentiments collectifs j'ajoute, mon cher ami, à titre personnel mieux et plus que mon amitié, mon affection fraternelle. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) parole à Sir George Godber. :

Merci, Professeur Aujaleu. Je donne maintenant la

Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) (traduction de l'anglais): Madame le Président, chers collègues, je suis très heureux de pouvoir m'associer à l'hommage qui vient d'être rendu au Dr Dorolle par Sir William Refshauge et par le Professeur Aujaleu. Tous les délégués ici présents et de nombreux autres qui ont participé aux précédentes Assemblées et qui ne

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VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

sont pas parmi nous aujourd'hui ont toujours trouvé chez notre cher Dr Dorolle aide et compréhension. Il est beaucoup trop modeste pour accepter que je vante publiquement ses mérites mais voici, je crois, le plus bel éloge que l'on puisse faire de lui au cours des vingt dernières années l'Organisation n'a eu, de l'avis unanime, qu'à se féliciter de son Directeur général; eh bien, j'estime qu'elle a eu, tout au long de cette période, la même chance avec son Directeur général adjoint, qui l'a servie de manière différente mais tout aussi brillamment. Nul ne s'est plus dépensé pour la santé du monde et, si le Professeur Aujaleu ne l'avait pas rappelé il y a un instant, j'aurais presque oublié que le Dr Dorolle avait lui aussi une nationalité. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Dr Venediktov.

:

Merci, Sir George. Je donne maintenant la parole au

Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) (traduction du russe) Madame le Président, Messieurs les délégués, au nom de la délégation soviétique je désire unir ma voix à celles de Sir William Refshauge, du Professeur Aujaleu, de Sir George Godber et à la vôtre, Madame le Président, pour faire l'éloge du Dr Pierre Dorolle. Nous sommes habitués à voir le Dr Pierre Dorolle assis auprès du Dr Candau, du Président de l'Assemblée de la Santé ou du Président du Conseil exécutif; nous savons que tant qu'il est là, on peut être certain que tout ira pour le mieux et que les travaux de l'Assemblée ou du Conseil se dérouleront sans accroc. Nous connaissons tous d'excellents médecins, des diplomates nés, des personnalités attachantes, mais il est rare que le même homme soit à la fois un remarquable spécialiste médical, un brillant diplomate et un homme admirable. C'est pourtant le cas du Dr Dorolle. Les réunions de l'OMS ont été marquées par des conflits, des querelles et des débats animés sur des questions d'ordre politique, social et médical (et, n'en doutez pas, Docteur Mahler, cela se produira encore à l'avenir), mais nous garderons toujours le souvenir de l'heureuse influence que le Dr Dorolle a eue et de l'aide qu'il a apportée aux délégués pour leur permettre de sortir de situations extrêmement délicates et de parvenir à des décisions conformes aux intérêts bien compris de la santé internationale. Aujourd'hui ou dans les semaines qui viennent, le Dr Candau et le Dr Dorolle vont quitter notre organisation, passant le flambeau à d'autres. Avec leur départ, c'est un important chapitre de l'histoire de l'OMS qui s'achève; ce chapitre, qu'ils ont écrit de leurs propres mains, est le fruit de leur labeur et de celui des nombreux travailleurs qui servent notre organisation au Siège, dans les bureaux régionaux et sur le terrain. A tous nous sommes extrêmement reconnaissants de la contribution qu'ils ont apportée au développement de la coopération internationale dans le domaine de la santé publique, de la tâche difficile qu'ils ont accomplie et de l'idéal humanitaire qui les anime. Il nous faut maintenant développer et prolonger leur oeuvre; c'est pourquoi nous souhaitons aujourd'hui tout le succès possible à notre nouveau Directeur général et à ses collaborateurs présents et futurs. Quant au Dr Candau, notre honoré Directeur général, et au Dr Pierre Dorolle, en qui de nombreuses délégations ont trouvé un ami remarquable, nous ne leur souhaitons pas de longues années de loisir car des hommes de cette trempe ignorent ce qu'est le loisir et ne peuvent pas rester inactifs tant est puissant chez eux le besoin d'agir - nous formons simplement des voeux pour que santé et bonheur viennent les récompenser de leur intégrité et du travail considérable qu'ils ont fait pendant de si nombreuses années. Tous mes bons souhaits vous accompagnent Merci :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) au Dr Ehrlich.

:

Merci, Docteur Venediktov. La parole est maintenant

Madame le Président, Messieurs ,Le Dr EHRLICH (Etats -Unis d'Amérique) (traduction de l'anglais) les délégués, je suis très honoré de pouvoir joindre ici mon hommage chaleureux à ceux qui ont été déjà rendus au Dr Pierre Dorolle, notre Directeur général adjoint. Je n'ai rien à ajouter à ce qui vient d'être dit, mais je propose, Madame le Président, que l'Assemblée montre par ses applaudissements qu'elle'souscrit pleinement au message que vous allez remettre au Dr Dorolle. (Applaudissements) Merci, Docteur Ehrlich. Le message est contenu dans Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) cette pochette. Si vous le voulez bien, et en ma qualité de Président de la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé, je vais le signer en votre nom. Je le remettrai ensuite au Dr Dorolle en le priant d'y voir un témoignage durable de notre reconnaissance à un homme qui, toute sa vie, a consacré ses qualités intellectuelles exceptionnelles, ses vastes connaissances et son immense énergie au bien -être de l'humanité. :

Le Président remet le message au Dr Dorolle. (Applaudissements) Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) : :

Je donne maintenant la parole au Dr Dorolle.

Le DIRECTEUR GENERAL ADJOINT Madame le Président, cet hommage, inattendu pour moi et largement immérité, me touche profondément et tout ce que je peux dire, c'est un très grand merci à vous, Madame le Président, à tous ceux qui ont parlé dans les quelques minutes qui viennent de s'écouler. C'est une heure que je n'oublierai jamais. Merci. (Applaudissements)

QUINZIEME SEANCE PLENIERE 8.

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ALLOCUTION DU DELEGUE DE LA REPUBLIQUE POPULAIRE DEMOCRATIQUE DE COREE :

Nous allons passer maintenant au point suivant. Le Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) délégué de la République populaire démocratique de Corée a demandé la parole. Je le prie de venir à la tribune. M. HAN Hong Sop (République populaire démocratique de Corée) (interprétation du coréen)1 Madame le Président, Monsieur le Directeur général, Messieurs les délégués, je suis heureux de l'occasion qui m'est ainsi donnée de prendre la parole à propos de l'admission, lors de la Vingt Sixième Assemblée mondiale de la Santé, de la République populaire démocratique de Corée comme Etat Membre officiel de l'Organisation mondiale de la Santé, et à cet égard permettez -moi de vous remercier profondément. Tout d'abord, au nom de ma délégation, je formule les remerciements les plus sincères aux coauteurs du projet de résolution soutenant activement l'admission de la République populaire démocratique de Corée à l'Organisation mondiale de la Santé, ainsi qu'aux autres délégués qui ont exprimé leur soutien et leur sympathie à l'admission de notre pays. L'admission de la République populaire démocratique de Corée à l'Organisation mondiale de la Santé lors de la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé est non seulement en pleine conformité avec le caractère universel et humanitaire de l'Organisation, mais elle constitue aussi un geste très juste qui correspond pleinement à l'objectif de l'Organisation mondiale de la Santé l'amélioration de la santé des hommes. Le fait qu'au cours de l'examen du problème de l'admission de la République populaire démocratique de Corée à l'Organisation mondiale de la Santé, la plupart des pays Membres ont exprimé leur soutien et leur sympathie à l'admission de notre pays montre clairement que l'aspiration à l'universalité de l'Organisation, à l'humanisme et à la justice est une force très puissante et qui triomphe toujours. Le Gouvernement de la République populaire démocratique de Corée réalisera encore plus brillamment le désir séculaire de notre peuple de vivre sans maladie et longtemps en matérialisant le plus parfaitement dans tous les domaines de la santé publique populaire l'orientation socialiste de prophylaxie en médecine, présentée par le leader respecté et bien -aimé, le Président Kim Il Sung. En tant qu'Etat Membre de plein droit de l'Organisation mondiale de la Santé, notre pays fera tout son possible pour accomplir par excellence l'objectif et les tâches fixés par l'Organisation mondiale de la Santé et contribuera activement au renforcement ultérieur de la coopération et des contacts entre les Etats Membres ainsi qu'à la paix et à la sécurité mondiale. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) 9.

:

Merci, Monsieur.

DATE DE CLOTURE DE LA VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Avant de lever la l'Assemblée que, conformément aux dispositions de l'article 33, le Bureau de l'Assemblée, réuni pendant la pause du déjeuner, a la date de clôture de la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la La séance est levée.

séance, je voudrais informer alinéa f) du Règlement intérieur, fixé à demain, mercredi 23 mai 1973, Santé.

La séance est levée à 15 h.45.

1

Conformément à l'article 87 du Règlement intérieur.

SEIZIEME SEANCE PLENIERE

Mercredi 23 mai 1973, 18 heures Président :

Professeur Julie SULIANTI SAROSO (Indonésie)

1.

CINQUIEME RAPPORT DE LA COMMISSION B :

Le PRESIDENT'(traduction de l'anglais) La séance est ouverte. Le premier point inscrit à notre ordre du jour est l'examen du cinquième rapport de la Commission B, qui figure dans le document A26/60. Ce rapport contient quatre projets de résolutions que j'inviterai l'Assemblée à adopter un par un. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la première résolution, intitulée "Contributions des nouveaux Membres pour 1972 et 1973 République populaire démocratique de Corée" ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle prête à adopter la deuxième résolution, intitulée "Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles Dix -septième rapport" ? En- l'absence d'objections, la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la troisième résolution intitulée "Règlement additionnel du .., mai 1973 modifiant le Règlement sanitaire international (1969), en particulier les articles 1, 21, 63 à 71 et 92" ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée, étant entendu que la date d'aujourd'hui, c'est -à -dire le 23 mai, sera insérée dans le titre et dans le texte de la résolution. En ce qui concerne la quatrième résolution, intitulée "Aide sanitaire aux réfugiés et personnes déplacées dans le Moyen- Orient ", il a été demandé de procéder à un vote à main levée ou, plus précisément, à carte levée. Le délégué de l'Egypte désire présenter une motion d'ordre. Je le prie de venir à la tribune. : :

M. EL REEDY (Egypte) (traduction de l'anglais) devrait procéder à un vote par appel nominal. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) que :

:

Merci, Madame le Président. J'estime que l'on

Je donne la parole au Directeur général. :

Le DIRECTEUR GENERAL (traduction de L'anglais) L'article 72 du Règlement intérieur prévoit "l'Assemblée de la Santé vote normalement à main levée, à moins qu'un délégué ne demande le vote par appel nominal, qui a lieu, alors, dans l'ordre alphabétique anglais ou français des noms des Membres, alternativement selon les années. Le nom du Membre qui vote le premier est choisi par tirage au sort." :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Docteur Candau. La lettre: tirée au sort est la lettre "N ". Nous allons donc commencer par le Népal et les noms des autres pays seront ensuite appelés un par un. :

Il est procédé à un vote par appel nominal, les noms des Etats Membres étant appelés dans l'ordre alphabétique anglais. Le premier appelé est le Népal, la lettre N ayant été choisie par tirage au sort. Le résultat du vote est le suivant Pour Afghanistan, Algérie, Arabie Saoudite, Bahrein, Bangladesh, Bulgarie, Burundi, Cameroun, Chili, Chine, Congo, Côte d'Ivoire, Dahomey, Egypte, Espagne, Guinée, Haute -Volta, Hongrie, Inde, Indonésie, Irak, Iran, Jordanie, Kowett, Liban, Madagascar, Malaisie, Mali, Malte, Maroc, Mongolie, Niger, Nigéria, Pakistan, Panama, Pérou, Philippines, Pologne, République Arabe Libyenne, République Arabe Syrienne, République Démocratique Allemande, République populaire démocratique de Corée, République -Unie de Tanzanie, Roumanie, Rwanda, Sierra Leone, Soudan, Sri Lanka, Tchad, Tchécoslovaquie, Togo, Tunisie, Turquie, Union des Républiques socialistes soviétiques, Uruguay, Yémen, Yougoslavie, Zaire. Contre Etats -Unis d'Amérique, Israel, Pays -Bas. Abstentions République fédérale d'Allemagne, Argentine, Australie, Autriche, Belgique, Birmanie, Brésil, Canada, Chypre, Colombie, Danemark, El Salvador, Ethiopie, Fidji, Finlande, France, Ghana, Grèce, Guatemala, Honduras, Irlande, Islande, Italie, Jamatque, Japon, Kenya, Laos, Luxembourg, Malawi, Mexique, Monaco, Népal, Nicaragua, Norvège, Nouvelle -Zélande, Portugal, République de Corée, République Khmère, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Samoa -Occidental, Suède, Suisse, Trinité -et- Tobago, Venezuela, Viet -Nam. Absents Albanie, Bolivie, Costa Rica, Cuba, Emirats árabes unis, Equateur, Gabon, Gambie, Hatti, Lesotho, Libéria, Maurice, Mauritanie, Oman, Ouganda, Paraguay, Qatar, République Centrafricaine, République Dominicaine, Sénégal, Singapour, Somalie, Souaziland, Thatlande, Yémen démocratique, Zambie. :

:

:

:

:

- 260 -

SEIZIEME SEANCE PLENIERE : :

261

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Le résultat du vote est le suivant nombre de Membres présents et votants, 61; majorité requise, 31; nombre de voix pour, 58; nombre de voix contre, 3; abstentions, 45. La résolution est adoptée. Je donne la parole au délégué d'Israël. M. ROSENNE (Israël) (traduction de l'anglais) Madame le Président, je désire expliquer le vote de ma délégation contre le projet de résolution présenté par la Commission B et adopté par une minorité de Membres de cette organisation avec un grand nombre d'abstentions. Ma délégation a exposé les raisons de notre opposition catégorique à cette résolution au cours des séances de la Commission B du 21 mai et je prie les délégués de se reporter au compte rendu de ces travaux. Afin d'aider le Directeur général à réunir les éléments du rapport que l'Assemblée lui avait demandé de présenter, le Gouvernement d'Israël avait l'an dernier accepté la proposition du Directeur général d'envoyer un haut fonctionnaire de l'OMS en Israël et dans les territoires occupés afin d'observer et d'étudier sur place la situation. Interposer un comité spécial, quelle que soit sa composition, entre Israël et le Directeur général ne peut que compromettre les chances d'un dialogue fécond à l'avenir. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) l'Argentine.

:

Merci, Monsieur. Je donne la parole au délégué de

Le Dr LEON (Argentine) (traduction de l'espagnol) La délégation de la République Argentine désire expliquer son absention dans le vote qui vient de se dérouler. De l'avis de notre délégation, l'Assemblée de la Santé n'est pas compétente pour adopter des décisions de ce genre, attendu que le texte de la résolution préjuge certaines situations politiques sur lesquelles ni le Conseil de Sécurité, ni l'Assemblée générale des Nations Unies ne se sont encore prononcés. La République Argentine a toujours adopté une position nette vis -à -vis de ces organes et, à son grand regret, notre délégation n'est pas mandatée pour sortir du cadre technique de compétence de l'Assemblée de la Santé. Néanmoins, ma délégation approuve l'objectif humanitaire de la résolution et, de ce fait, nous estimons opportunes les mesures proposées dans la partie B de la résolution, :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Maroc.

:

Merci, Monsieur. Je donne la parole au délégué du

M. KHATTABI (Maroc) Madame le Président, je voudrais expliquer le vote de ma délégation en ce qui concerne la résolution relative au point 3.13 de l'ordre du jour que cette assemblée vient d'approuver il y a un instant par une majorité écrasante. Le rapport contenu dans le document A26/21 étant, de l'avis de ma délégation, incomplet du fait que le représentant du Directeur général n'a eu ni la possibilité ni le temps de visiter tous les territoires occupés, et moins encore de se mettre en rapport avec toutes les parties intéressées, il ne reflète pas la réalité de la situation sanitaire des habitants de ces territoires. Par conséquent, les conclusions générales du rapport en question ne sauraient constituer une base valable et généralement acceptable pour permettre de juger objectivement de l'état de santé physique et mentale de la population des territoires arabes occupés. C'est pourquoi ma délégation estime que la création du comité spécial d'experts qui fait l'objet de la résolution que l'Assemblée vient d'adopter est une décision pertinente, bien que nous continuions de penser que la solution aux problèmes sanitaires de la population considérée ne peut être recherchée que dans le retour de tous les réfugiés dans leur foyer, aussi bien que dans la fin de l'occupation militaire de tous les territoires arabes. Quant à la mission que l'Assemblée confie au comité spécial d'experts, nous estimons que celui -ci devrait se mettre en rapport non seulement avec les gouvernements mais aussi avec les institutions intéressées, y compris celles ayant la capacité d'exprimer légitimement l'opinion et les doléances de la population arabe de Palestine, compte tenu du fait que les services sanitaires dans les territoires occupés sont d'une façon ou d'une autre sous contrôle des autorités militaires de l'occupant. En outre, ma délégation estime que le rapport que le comité spécial est appelé à préparer devrait être aussi précis que complet tout en indiquant, dans la mesure du possible, les sources des renseignements susceptibles d'être réunis par le Comité. Le libre mouvement des membres du comité spécial signifie que ceux -ci doivent avoir la possibilité de visiter dans le cadre de leur mission tous les lieux où les conditions sanitaires de la population arabe présenteraient un aspect particulier du point de vue de l'état physique et mental de la population considérée. C'est dans cet esprit que ma délégation a voté en faveur de la résolution que nous venons d'adopter. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Mexique.

:

Merci, Monsieur. Je donne la parole au délégué du

Madame le Président, Messieurs les Le Dr BUSTAMANTE (Mexique) (traduction de l'espagnol) délégués, la délégation du Mexique désire expliquer les raisons de son abstention. Elle s'est :

262

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

abstenue parce que dans le dispositif de la partie A de la résolution, les paragraphes 1 et 2 traitent de questions qui ne sont pas du ressort de l'Assemblée mondiale de la Santé mais du ressort des organes compétents de l'Organisation des Nations Unies. En ce qui concerne la partie B, qui a principalement trait aux problèmes humains, la délégation mexicaine tient à dire qu'elle la considère avec la plus grande sympathie. Toutefois, elle a dû s'abstenir parce qu'elle avait à se prononcer sur l'ensemble de la résolution. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Monsieur. Les déclarations qui viennent d'être faites figureront dans le compte rendu in extenso. Je donne la parole au délégué de l'Egypte. :

Madame le Président, j'expliquerai très M. EL REEDY (Egypte) (traduction de l'anglais) brièvement le vote de ma délégation. Celle -ci tient en effet à s'associer aux observations très pertinentes qui ont été présentées par mon distingué collègue, le délégué du Maroc; en fait, c'est dans le document A26/21 Add.3 que se trouve consignée la position de ma délégation et d'autres délégations sur les questions qui viennent d'être débattues. Je profite de l'occasion pour remercier toutes les délégations qui ont voté cette résolution. Ce texte vise simplement à prendre la défense de l'humanité au sens le plus profond du terme et à faire toute la lumière sur la situation des réfugiés et des populations des territoires occupés. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Monsieur. Nous devons maintenant approuver le rapport dans son ensemble. En l'absence d'objections, je présume que l'Assemblée approuve le cinquième rapport de la commission B.1 Il en est ainsi décidé. :

2.

ETUDE ET APPROBATION DES RAPPORTS DU CONSEIL EXECUTIF SUR SES CINQUANTIEME ET CINQUANTE ET UNIEME SESSIONS :

Etant donné que toutes les traductions du quatrième Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) rapport de la Commission A n'ont pas encore été distribuées, nous allons immédiatement passer au point suivant de l'ordre du jour, le point 1.11 - Etude et approbation des rapports du Conseil exécutif sur ses cinquantième et cinquante et unième sessions. A l'issue du débat sur le point 1.11 de l'ordre du jour, nous devons envisager l'adoption de deux résolutions. Les délégués ont, je pense, reçu le document A26/59 qui contient un projet de résolution présenté par la délégation de la Belgique. J'invite le Professeur Halter, chef de la délégation de la Belgique, à monter à la tribune pour présenter ce projet de résolution.2 Madame le Président, mes chers collègues, au cours de la Le Professeur HALTER (Belgique) présente Assemblée, un certain nombre de situations se sont développées où des délégations ont éprouvé quelque difficulté à suivre les propositions qui avaient été formulées par le Conseil exécutif. Je vous rappellerai qu'à l'origine de notre organisation, le Conseil exécutif comptait 18 membres; en 1960, par une décision de mai 1959 (résolution WHAl2.43), ce nombre a été porté de 18 à 24 et il n'a pas fallu deux ans pour que l'acceptation des pays se réalise et permette le passage du nombre de membres de 18 à 24. Actuellement, c'est une résolution de 1967, résolution WHA20.36 de la Vingtième Assemblée mondiale de la Santé, qui, sur la proposition du Conseil exécutif, a estimé devoir porter le nombre des membres du Conseil exécutif de 24 à 30. Rappelez -vous s'il vous plaît qu'entre 1946 et 1960.1e nombre de pays qui sont entrés à l'Organisation a été encore relativement :

1

Voir p.

516. :

2

Ce projet de résolution avait la teneur suivante La Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé, Rappelant le rôle très important du Conseil exécutif dans la vie et le fonctionnement de l'Organisation et l'intérêt de faire participer un plus grand nombre d'Etats Membres à cette activité, rôle qui s'est encore manifesté par la qualité des rapports présentés à la vingt sixième session; Vu la résolution WHA20.36 du 23 mai 1967 portant modification aux articles 24 et 25 de la Constitution en vue de porter de 24 à 30 le nombre des membres du Conseil exécutif; Considérant que l'accroissement régulier du nombre des pays Membres (de 126 à fin 1967 à 138 en 1973) rend plus impérieux que jamais l'élargissement du nombre des pays appelés à désigner un délégué au Conseil exécutif; Constatant que 70 Etats ont accepté jusqu'à présent la résolution WHA20.36; Constatant que la mise en vigueur de la résolution ne peut se faire qu'à partir du moment où deux tiers des Etats Membres, c'est -à -dire actuellement 92, auront déposé leurs instruments d'acceptation des amendements auprès du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, INVITE instamment les Etats Membres qui n'ont pas encore procédé à ce dépôt à le faire 1. dans les plus brefs délais; et PRIE le Directeur général de bien vouloir communiquer la présente résolution au Secrétaire 2. général de l'Organisation des Nations Unies et aux Etats Membres intéressés.

SEIZIEME SEANCE PLENIERE

263

modeste, si je puis m'exprimer ainsi, alors que l'accélération de l'accession à l'indépendance d'un grand nombre de pays aujourd'hui Membres à part entière de cette organisation s'est fortement accrue au cours de la deuxième décennie. C'est la raison pour laquelle ma délégation a cru devoir proposer aux Etats Membres qui n'ont pas encore déposé les instruments de ratification au Secrétariat des Nations Unies à New York de bien vouloir le faire dans des délais aussi courts que possible. J'avoue que l'autre jour lorsque, devant cette même tribune, j'ai fait allusion à cette résolution de 1967, j'ai eu subitement une certaine inquiétude, car je me suis demandé si mon propre pays avait ratifié la résolution en question. J'ai été très rapidement rassuré et je me suis rendu compte que les formalités avaient été accomplies dès 1968. Mais le fait que moi -même j'aie pu avoir cette hésitation montre bien qu'il doit y avoir dans cette assemblée un certain nombre de délégués qui se poseront vraisemblablement la même question. Et c'est la raison pour laquelle je vais me permettre de donner très rapidement lecture du nom des pays qui, jusqu'à présent, ont accepté les amendements en question, de façon que ceux que je n'appellerai pas puissent éventuellement se reconnaître et faire ainsi les diligences nécessaires dès leur retour dans leur propre pays. Madame le Président, en quelques instants je vais donc lire les noms de ceux qui ont accepté la République fédérale d'Allemagne, l'Arabie Saoudite, l'Argentine, les amendements. Ce sont 1 Australie, l'Autriche, la Barbade, la Belgique, la Birmanie, le Brésil, la Bulgarie, le Burundi, le Cameroun, le Canada, la Chine,1 Chypre, la Côte d'Ivoire, le Dahomey, le Danemark, l'Egypte, l'Espagne, l'Ethiopie, la Finlande, la France, le Ghana, la Haute -Volta, l'Inde, l'Irak, l'Iran, l'Islande, Israël, la JamaTque, le Japon, la Jordanie, le Kenya, le KoweFt, le Laos, le Luxembourg, Madagascar, le Malawi, les Maldives, le Mali, Maurice, le Mexique, Monaco, la Mongolie, le Niger, le Nigéria, la Norvège, la Nouvelle -Zélande, l'Oman, les Pays -Bas, le Pérou, les Philippines, la Pologne, la République Centraficaine, la République de Corée, la Roumanie, le Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, le Sénégal, la Sierra Leone, la Somalie, la Suède, la Suisse, la Tchécoslovaquie, le Togo, la Trinité -et- Tobago, la Tunisie, la Turquie, la Yougoslavie et la :

Zambie.

Je vous remercie, Madame le Président, et j'espère que nous pourrons nous réjouir à la prochaine Assemblée de l'acceptation de cette résolution. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Professeur Halter. Y a -t -il d'autres orateurs qui désirent prendre la parole ? En l'absence d'autres observations, je présume que l'Assemblée souhaite adopter la résolution telle qu'elle figure dans le document A26/59.2 Il en est ainsi décidé. Vous vous souvenez que, lors de l'examen des rapports du Conseil exécutif, il avait été dit qu'une résolution prenant acte des rapports du Conseil serait présentée une fois que les commissions 'principales auraient terminé l'examen de la partie du rapport du Conseil exécutif qui traite du projet de programme et de budget pour 1974, c'est -à -dire des Actes officiels N' 207 - Conseil exécutif, cinquante et unième session, Partie II. Nous sommes maintenant en mesure d'adopter cette résolution et je vous propose un texte qui, je crois, résume les observations que j'ai entendues sur ces rapports et rend hommage au dévouement avec lequel le Conseil exécutif s'est acquitté de la mission qui lui avait été confiée. La résolution est ainsi conçue : :

La Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé 1. PREND ACTE des rapports du Conseil exécutif sur ses cinquantième et cinquante et unième sessions; 2. FELICITE le Conseil du travail accompli; et 3. PRIE le Président de la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé de transmettre les remerciements de l'Assemblée aux membres du Conseil exécutif dont le mandat vient à expiration immédiatement après la clôture de la présente Assemblée de la Santé. Y a -t -il des observations sur cette résolution ? En l'absence d'observations, la résolution est adoptée.3 Qu'il me soit permis de remercier une fois encore les représentants du Conseil exécutif d'avoir présenté avec tant de compétence les rapports du Conseil exécutif à la présente Assemblée.

1 Voir la note concernant les signatures, ratifications, adhésions, etc. au nom de la Chine dans l'état des signatures, ratifications, adhésions, etc., aux traités multilatéraux pour lesquels le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies exerce les fonctions de dépositaire (Publication des Nations Unies ST/LEG /SER.D /5). 2 Résolution WHA26.62. 3

Résolution WHA26.63.

264 3.

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

QUATRIEME RAPPORT DE LA COMMISSION A :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Je pense que toutes les versions du quatrième rapport de la Commission A ont été distribuées et que nous pouvons maintenant examiner ce rapport tel qu'il figure dans le document A26/61. Ce rapport contient cinq projets de résolutions que je demanderai à l'Assemblée d'adopter un à un. Nous allons commencer par les résolutions concernant les problèmes de l'environnement de l'homme. En ce qui concerne la première résolution, il a été demandé de procéder à un vote à main levée. Cette résolution est intitulée "Nécessité urgente de la suspension des essais d'armes nucléaires ". Puis -je demander aux délégations qui sont en faveur de cette résolution de lever leur carte ? Je demande maintenant à celles qui sont opposées au projet de résolution de lever leur carte. Abstentions ? nombre de Membres présents et votants, 91; majorité Le résultat du vote est le suivant requise, 46; voix pour, 87; voix contre, 4; abstentions, 10. La résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la deuxième résolution, intitulée "Programme de l'OMS pour la santé et l'environnement de l'homme" ? En l'absence, d'objections, la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle prête à adopter la troisième résolution, intitulée "Formation des personnels de l'environnement" ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la quatrième résolution, intitulée "Problèmes de l'environnement de l'homme" ? Je donne la parole au délégué de l'Inde, que j'invite à monter à la tribune. :

Merci, Madame. Je propose que l'on modifie M. RAMACHANDRAN (Inde) (traduction de l'anglais) légèrement le paragraphe 2 du dispositif de la résolution afin qu'il soit plus conforme au préambule. "SOUHAITE que les Etats Membres apportent ou Le texte qui nous a été distribué est ainsi libellé continuent à apporter une assistance alimentaire aux Etats africains sinistrés ". Je propose la "SOUHAITE que les Etats Membres apportent ou continuent à apporter une modification suivante assistance alimentaire à tous les Etats sinistrés ". : :

:

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Monsieur. Je prie le Directeur général de bien vouloir donner lecture de l'article du Règlement intérieur concernant les amendements présentés à une séance de l'Assemblée. :

Madame le Président, l'article du Le DIRECTEUR GENERAL (traduction de l'anglais) Règlement intérieur qui traite de la question des amendements et propositions est l'article 51, qui figure à la page 110 des-Documents fondamentaux. Il se lit ainsi "Les résolutions, amendements et propositions de fond doivent normalement être formulés par écrit et remis au Directeur général qui en fait distribuer le texte aux délégations. En règle générale, aucune proposition ne sera discutée ou mise aux voix à une séance de l'Assemblée de la Santé si le texte n'en a pas été distribué à toutes les délégations au plus tard la veille de cette séance. Toutefois, le Président a la faculté d'autoriser la discussion et l'examen de ces résolutions, amendements ou propositions de fond même s'ils n'ont pas été distribués ou ne l'ont été que le jour même." : :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Docteur Candau. Compte tenu des discussions qui ont déjà eu lieu en commission, je pense que la solution la plus expéditive consiste à mettre la question aux voix. L'amendement qui a été formellement proposé consiste à modifier le paragraphe 2 du dispositif de la manière suivante supprimer l'expression "aux Etats africains sinistrés" et la remplacer par "à tous les Etats sinistrés ". Je donne la parole au délégué d'Israel. : :

Le Dr ARNAN (Israël) (traduction de l'anglais) Je suis désolé de vous présenter une motion d'ordre mais, sans aller au fond des choses, je ne pense pas que vous puissiez modifier le préambule sans modifier le paragraphe 2 du dispositif. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Vous faites erreur, Monsieur. L'amendement proposé par "SOUHAITE le délégué de l'Inde ne porte pas sur le préambule mais sur le paragraphe 2 du dispositif que les Etats Membres apportent ou continuent à apporter ... Il consiste à remplacer l'expression "aux Etats africains sinistrés" par "à tous les Etats sinistrés ". Nous allons maintenant passer au vote. Je demande à toutes les délégations qui sont en faveur de l'amendement consistant à remplacer "aux Etats africains sinistrés" par "à tous les Etats sinistrés" de lever leur carte ? Quelles sont celles qui sont contre ? Abstentions ? Le résultat du vote est le suivant nombre de Membres présents et votants, 56; majorité requise, 29; voix pour, 21; voix contre, 35; abstentions, 36. La proposition est rejetée. Puis -je maintenant demander à l'Assemblée si elle est disposée à adopter la résolution ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. L'Assemblée est -elle disposée à adopter la cinquième résolution, intitulée "Planification à long terme de la coopération internationale en matière de recherche sur le cancer" ? En l'absence d'objections, la résolution est adoptée. : :

.

:

SEIZIEME SEANCE PLENIERE

265

Nous devons maintenant approuver le rapport dans son ensemble. En l'absence d'objections, je présume que l'Assemblée souhaite approuver le quatrième rapport de la. Commission A.1 Il en est ainsi décidé. 4.

CHOIX DU PAYS OU DE LA REGION OU SE TIENDRA LA VINGT -SEPTIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE :

Le PRESIDENT (traduction dé l'anglais) Je tiens maintenant à attirer l'attention de l'Assemblée sur le fait qu'aux termes de l'article 14 de la Constitution, l'Assemblée de la Santé, lors de chaque session annuelle, choisit le pays ou la Région dans lequel se tiendra sa prochaine session annuelle, le Conseil en fixant ultérieurement le lieu. Aucun Etat Membre n'ayant formulé d'invitation, je propose que la Vingt- Septième Assemblée mondiale de la Santé se tienne en Suisse en 1974. Comme il n'y a pas d'observations à ce sujet, il en est ainsi décidé. Mes chers collègues, il a été annoncé hier que l'Assemblée mondiale de la Santé terminerait ses travaux aujourd'hui. La question a été étudiée par le Bureau de l'Assemblée et il a été proposé, si l'Assemblée n'y voit pas d'inconvénient, de tenir la séance de cloture cinq minutes après la fin de la présente séance. En l'absence d'objections, je lève donc la séance et nous nous retrouverons dans cinq minutes. La séance est levée à 19 h.lO.

DIX -SEPTIEME SEANCE PLENIERE

Mercredi 23 mai 1973, 19 h.20 Président :

Professeur Julie SULIANTI SAROSO (Indonésie)

CLOTURE DE LA SESSION

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) La séance est ouverte. Plusieurs délégations ont demandé la parole. Le premier orateur inscrit sur ma liste est le Dr Baidya, délégué du Népal. Docteur Baidya, je vous invite à monter à la tribune. :

Le Dr BAIDYA (Népal) (traduction de l'anglais) Madame le Président, chers collègues, Mesdames et Messieurs, c'est pour moi un grand honneur et un grand plaisir que de parler au nom des pays de la Région de l'Asie du Sud -Est auxquels s'est jointe depuis hier seulement la République populaire démocratique de Corée. Nous sommes particulièrement heureux d'accueillir ce pays parmi nous et nous lui souhaitons de tout coeur la bienvenue. Madame le Président, en vous élisant à ces hautes fonctions, il nous semble que l'Assemblée a voulu honorer non seulement votre personne et votre pays, mais aussi tous les pays de notre Région. Nous sommes vraiment très fiers de constater que les deux seules femmes qui ont jamais présidé l'Assemblée sont originaires de notre Région. Madame le Président, je vous félicite vivement et vous rends hommage pour la compétence avec laquelle vous avez mené les débats de notre assemblée et réglé les problèmes les plus difficiles. Je tiens aussi à remercier les Vice -Présidents, les Présidents des commissions, les Rapporteurs et tous les délégués élus pour remplir d'autres fonctions à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Je manquerais à mes devoirs si je ne disais pas ici ma gratitude au Directeur général et à ses collaborateurs dont les efforts énergiques et inlassables ont permis le succès des travaux de l'Assemblée. Les mots me manquent pour louer comme il convient le rôle qu'a joué le Dr Candau dans le fonctionnement et le développement de notre organisation. Il est certain que sa présence nous manquera à l'avenir. Je lui souhaite une retraite heureuse et une bonne santé. Par une triste coincidence, le Directeur général adjoint, le Dr Dorolle, quitte l'Organisation en même temps que le Dr Candau, Je tiens à le remercier d'avoir servi l'Organisation avec tant de dévouement et d'efficacité et je lui souhaite à lui aussi une longue et heureuse retraite. Je saisis aussi cette occasion pour féliciter le Dr Mahler de son élection au poste de Directeur général et je lui souhaite un plein succès dans ses nouvelles fonctions. Nous attendrons avec impatience sa première visite dans notre Région en qualité de Directeur général. Nous espérons qu'elle sera pour nous source d'encouragement et de conseils, mais aussi qu'elle lui permettra de voir "sur le vif" quels sont nos problèmes. Madame le Président, les peuples de la Région de l'Asie du Sud -Est ont été les malheureuses victimes de guerres et d'épidémies, et le sort continue à s'acharner sur eux, puisque les moustiques commencent à manifester une résistance au DDT, que de nouveaux vecteurs sont incriminés et qu'apparaissent des parasites pharmacorésistants du paludisme. Il nous faudra donc poursuivre en l'intensifiant encore la lutte contre les maladies transmissibles au cours des années à venir qui risquent d'être une période difficile pour certains pays de la Région, sinon pour tous. J'exprime ma' reconnaissance au Directeur régional, le Dr Gunaratne, pour le vif intérêt et l'ardeur avec lesquels il s'est attaqué aux divers problèmes qui se posent dans la Région et j'espère qu'il va poursuivre son action avec le même zèle et le même courage. A travers lui, je tiens aussi à remercier tout le personnel du Bureau régional, ainsi que les représentants de l'OMS et leurs collaborateurs dans les différents pays de la Région. Pour terminer, Madame le Président, je souhaite un bon voyage à tous les délégués. :

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Docteur Baidya. Je donne maintenant la parole au représentant de la Région européenne, le Dr Stuyt, délégué des Pays -Bas. :

Le Dr STUYT (Pays -Bas) (traduction de l'anglais) Madame le Président, chers collègues, nous voici arrivés au terme de la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé et je tiens à vous remercier, Madame, de m'avoir permis de dire quelques mots au nom des délégations de la Région européenne de l'OMS. Au cours de la présente session, nous avons célébré le vingt- cinquième anniversaire de notre organisation. Nous avons fait le bilan des excellents résultats obtenus par l'OMS durant ce quart de siècle, mais nous avons aussi reconnu nos échecs et identifié des domaines dans lesquels il nous reste beaucoup à faire. Nous nous sommes félicités une fois de plus des insignes services rendus à l'OMS par le Dr Candau qui a su conduire d'une main ferme l'Organisation jusqu'à la place qu'elle occupe maintenant dans le monde. Mais nos travaux doivent se poursuivre et nous nous réjouissons que ce soit sous la direction du Dr Mahler, qui possède une grande expérience des questions internationales de santé et qui saura, nous en sommes sûrs, mettre toute son énergie au service de l'Organisation pour l'aider à poursuivre une oeuvre si bien commencée voici un quart de siècle. Docteur Mahler, vous nous avez dit hier que vous éprouviez de l'appréhension à la pensée de la :

- 266 -

DIX -SEPTIEME SEANCE PLENIERE

2 67

tâche immense qui vous attendait. Je suis persuadé que tous les membres de la grande famille qu'est l'OMS sont prêts à vous donner leur appui le plus entier et je puis vous en assurer pour ce qui est des pays de la Région européenne. Au nom des pays de la Région européenne, je tiens à remercier l'Assemblée mondiale de la Santé d'avoir approuvé le programme de travail de cette Région.. Il est presque superflu d'exprimer ici une fois encore notre grande satisfaction du travail du Bureau régional de l'Europe et l'extrême confiance que nous avons dans son Directeur, le Dr Leo Kaprio. Je n'ai pas l'intention d'entrer dans les détails des travaux de la session qui s'achève. Nous avons trouvé extrêmement intéressants les débats sur tant de questions concernant tous les pays du monde. Nous nous félicitons de voir que l'hygiène du milieu vient de plus en plus au premier plan des préoccupations. La santé publique et l'hygiène du milieu vont certainement être associées de plus en plus étroitement dans le cadre des activités visant à assurer le bien -être de tous les hommes. Notre expérience dans ce domaine nous permet d'affirmer que c'est seulement grâce à une telle association que peuvent être et que seront résolus les énormes problèmes devant lesquels nous nous trouvons. Nous avons aussi accordé toute l'attention qu'ils méritent aux problèmes des ressources en personnels de santé et des relations entre l'utilisation du personnel médical et apparenté et sa formation théorique et professionnelle; je pense que ce sujet prendra encore plus d'importance au cours des années à venir. Je tiens aussi à souligner encore, bien que j'aie déjà eu l'occasion de discuter de ce point de manière approfondie, qu'en raison du développement des échanges et des déplacements de médecins dans le monde entier, il est nécessaire de procéder à un échange régulier d'informations sur les systèmes d'enseignement et les programmes d'études, afin de pouvoir évaluer le produit final de l'enseignement et la valeur des diplômes; dans la Région européenne, en particulier, il faudra donner un rang élevé de priorité à l'examen de la question. Les efforts que de nombreux pays déploient dans le monde pour éradiquer la variole méritent notre grande admiration; nous notons avec intérêt qu'ils ont bénéficié du soutien de l'Organisation mondiale de la Santé et de différents pays. Il semble désormais possible de faire disparaître complètement de la face de la terre une maladie d'une telle importance. Notre organisation et tous les pays concernés se doivent de continuer à soutenir de toutes leurs forces de telles activités qui permettront de faire progresser encore la lutte contre les maladies transmissibles. Je tiens à mentionner encore un problème très grave, celui de la dépendance à l'égard des stupéfiants. Ce problème très complexe, qui a pris une importance majeure dans la Région européenne, mérite toute notre attention. Seule une ferme prise de position nous permettra d'agir efficacement. sur tous les facteurs en jeu. Il faudra tout mettre en oeuvre pour nous rapprocher encore des objectifs que nous nous sommes fixés à cet égard. Madame le Président, je voudrais pour terminer vous dire combien j'ai apprécié la manière dont vous avez mené les débats de la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Vous vous êtes acquittée de cette lourde tâche avec compétence et élégance, avec grande énergie et surtout avec un inépuisable optimisme. Nous vous sommes sincèrement reconnaissants d'avoir par votre experte autorité si grandement contribué au succès de cette Vingt -Sixième Assemblée. Au nom de la Région européenne, je vous remercie très chaleureusement. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) à M. Findlay, délégué de la Sierra Leone. :

Merci, Docteur Stuyt. Je donne maintenant la parole

M. FINDLAY (Sierra Leone) (traduction de l'anglais) Madame le Président, Monsieur le Directeur général, chers collègues, distingués représentants du Conseil exécutif, Mesdames et Messieurs, c'est un grand honneur et un grand privilège - non seulement pour moi mais aussi pour ma délégation et pour mon pays - que d'avoir été désigné à l'unanimité par les délégations des Etats Membres de la Région africaine pour présenter, au moment où s'achève la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé, une motion de remerciements en leurs noms. J'apprécie à sa juste valeur l'honneur qui m'échoit et je tiens à dire au groupe africain combien je le remercie de la confiance qu'il témoigne à ma délégation; celle -ci mettra ses services entièrement à sa disposition jusqu'à la prochaine Assemblée, moment où une autre de nos délégations prendra le relais. Au nom de mes distingués collègues de la Région africaine, je voudrais tout d'abord vous rendre un chaleureux hommage, Madame le Président, pour le brio avec lequel vous avez mené les débats en séance plénière, ainsi que pour le dynamisme dont votre gracieuse et affable personne a fait preuve tout au long des séances plénières et des réunions des commissions de l'Assemblée. Votre conduite des débats a été plus que parfaite, et vous avez su, par la manière nette et précise dont vous avez manié le marteau, mettre un certain rythme et une touche féminine dans l'atmosphère de cette assemblée. Votre élection à la présidence et le talent et l'efficacité avec lesquels vous avez exercé vos fonctions resteront gravés longtemps dans nos esprits. Je voudrais ensuite exprimer notre très sincère reconnaissance au Dr Candau, notre Directeur général. Comme je l'ai dit lors de l'examen de son Rapport annuel et des rapports du Conseil exécutif, ses sages avis et les interventions judicieuses grâce auxquelles il a toujours su apaiser les tempêtes et introduire une lueur d'espoir dans les débats en séance plénière comme dans les commissions nous manqueront énormément à l'avenir. En décidant à l'unanimité de le nommer Directeur général émérite, l'Assemblée a bien montré dans quelle haute estime le tiennent tous les Membres :

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VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

de l'Organisation, et je puis l'assurer que tous nos voeux de bonheur et de bonne santé l'accompagnent dans sa retraite. Il restera toujours cher à nos coeurs. Je tiens également à remercier le Président et les membres du Conseil exécutif, ainsi que les Présidents et membres des bureaux des commissions et des groupes des discussions techniques qui ont tant contribué à la bonne marche de nos travaux. Nos remerciements vont également au Directeur général adjoint, le Dr Dorolle, qui, comme toujours, nous a servi d'encyclopédie, de mentor et de guide pour toutes les questions de procédure qui se sont posées au cours de nos réunions, et comme il est, lui aussi, sur le point de prendre sa retraite, je saisis cette occasion pour lui souhaiter, à lui et à son aimable épouse, de longues années d'une retraite heureuse et bien remplie. Nous pouvons l'assurer que nous ne l'oublierons jamais. Les membres du Secrétariat nous ont une fois de plus indiscutablement prouvé leur conscience professionnelle, leur assiduité et leur dévouement. Leur capacité de travail est devenue proverbiale et nous leur devons toute notre reconnaissance. A tous ceux aussi que nous voyons peu, ou pas du tout, mais qui travaillent inlassablement de jour et de nuit pour nous permettre de poursuivre secrétaires, notre travail sans interruption et que je me plais à appeler l'armée invisible interprètes, techniciens, responsables des comptes rendus, des publications, de la réception, de l'enregistrement, et tous ceux, qui, d'une manière ou d'une autre, ont contribué au remarquable succès de l'Assemblée, je tiens à dire "merci" et "bravo ". Il me faut aussi exprimer notre reconnaissance au Dr Quenum, notre dynamique et infatigable Directeur régional. Nous lui rendons un sincère hommage pour les efforts inlassables qu'il déploie en vue d'améliorer les conditions sanitaires de la Région, et nous le félicitons de l'intérêt qu'il porte à tous les problèmes et de l'ardeur généreuse avec laquelle il s'acquitte de ses fonctions. Au nom des Etats Membres de la Région, je tiens à l'assurer encore une fois de notre appui et de notre collaboration constante. Nous sommes convaincus qu'il lui serait possible de faire encore beaucoup plus pour les pays de la Région, dont les besoins prioritaires en matière de santé sont si nombreux, mais nous savons que ses mains sont liées - à son grand regret - par les contraintes budgétaires. Nous espérons toutefois qu'en dépit des conséquences imprévisibles sur le budget effectif de l'Organisation des fluctuations monétaires internationales, une plus grande attention sera donnée aux Régions englobant les pays en voie de développement où l'amélioration des conditions sanitaires et leur maintien à un niveau satisfaisant ont indéniablement la priorité absolue. Madame le Président, je tiens en cette occasion à assurer publiquement le futur Directeur général de notre loyauté et de notre appui. Il ne nous est pas inconnu et nous sommes certains que dans un délai très bref il saura s'attaquer - à l'entière satisfaction de tous les intéressés aux nombreux problèmes de santé qui se posent dans les pays Membres, en particulier dans la Région africaine. Tous nos voeux l'accompagnent et nous espérons que tous ses efforts et toutes ses activités seront couronnés d'un grand succès. Madame le Président, la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé a été particulièrement remarquable et je suis sûr qu'elle restera gravée dans les mémoires. Elle représentera un jalon très important dans l'histoire de cette grande famille des nations qu'est notre organisation vouée à la cause de la santé dans le monde; tout d'abord elle a été le témoin, actif soulignons -le, de la cérémonie impressionnante et haute en couleurs qui fut organisée dans cette vaste salle pour célébrer le vingt- cinquième anniversaire de la fondation de l'Organisation mondiale de la Santé; elle a mis les Etats Membres de l'Organisation en face d'une dure réalité, celle du départ de notre vénéré Directeur général, le Dr Marcolino Candau, qui a décidé de prendre sa retraite; elle a offert l'occasion à un certain nombre de délégués de participer pour la première fois à la nomination d'un Directeur général; elle a vu l'aube d'une ère nouvelle, avec l'arrivée de la grande République populaire de Chine, qui compte près d'un quart de la population mondiale, et de la République Démocratique Allemande, qui ont occupé la place qui leur revenait légitimement dans cette auguste assemblée en tant que Membres à part entière de l'Organisation mondiale de la Santé; elle a aussi admis la République populaire démocratique de Corée en qualité de Membre de l'Organisation en vertu de l'article 6 de la Constitution, sous réserve des conditions énoncées dans l'article 79, auxquelles il a été souscrit; enfin, et ce n'est sans doute pas le moins important, elle a été présidée par une femme pour la deuxième fois en vingt -cinq ans. En vérité, les travaux de la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé ont été remarquables et satisfaisants et nous pouvons à juste titre nous en féliciter. Ils se sont déroulés dans un véritable esprit de coopération et dans une ambiance des plus cordiale. Les débats ont été extrêmement édifiants et les échanges de vues auxquels nous avons procédé afin de résoudre nos problèmes communs se sont révélés très instructifs et fructueux. Notre organisation est vraiment admirable, car malgré sa complexité et sa diversité, elle travaille dans une même intention, en théorie comme en pratique, dans l'esprit de ses idéaux et de ses objectifs. Je nourris donc l'espoir qu'elle soit prise comme exemple pour d'autres efforts menés avec la même unicité de vues et la même aisance en vue de la solution des nombreux problèmes délicats qui se posent au monde actuel. Madame le Président, il ne me reste plus qu'à remercier les autorités et les habitants de la Ville et du Canton de Genève de la cordiale hospitalité qu'ils nous ont réservée pendant tout notre séjour. Enfin, je vous souhaite, Madame le Président, et vous tous chers collègues, un bon voyage et un heureux retour auprès de ceux qui vous sont chers. Au revoir et bon voyage ; :

DIX -SEPTIEME SEANCE PLENIERE

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Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Dr Thieme, délégué du Samoa -Occidental.

:

Merci, Monsieur. Je donne maintenant la parole au

Le Dr THIEME (Samoa- Occidental) (traduction de l'anglais) Madame le Président, Monsieur le Directeur général, chers collègues, Mesdames et Messieurs, la délégation du Samoa -Occidental est très honorée de prendre la parole au nom des pays Membres de la Région du Pacifique occidental à l'occasion de la clôture de la session. Permettez -moi tout d'abord de vous rendre hommage, Madame le Président, pour la maîtrise avec laquelle vous avez mené les travaux de la session et dirigé la célébration du vingt- cinquième anniversaire de l'Organisation mondiale de la Santé. Grâce à votre experte autorité et à vos talents diplomatiques cette vingt- sixième session de l'Assemblée mondiale de la Santé aura été stimulante, pleine d'intérêt et même fort animée. Nous remercions ensuite le Directeur général et ses collaborateurs, ainsi que tous ceux qui ont contribué au succès de la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Nous saisissons cette occasion pour faire nos adieux au Dr Candau ainsi qu'au Dr Dorolle, à la veille d'une retraite que nous leur souhaitons des plus heureuse. Nous les regretterons et leurs interventions dynamiques dans les débats des Assemblées mondiales de la Santé et des comités régionaux auxquels ils ont souvent participé nous manqueront énormément. Mais il nous faut aussi regarder vers l'avenir, et nous félicitons le Directeur général élu, le Dr Mahler, à qui nous adressons tous nos voeux de :

succès.

Nous tenons à remercier tous les délégués qui ont participé aux débats de l'Assemblée pour leur esprit de coopération, car, en nous communiquant leur expérience, ils nous ont permis de mieux comprendre les grands problèmes de santé qui se posent dans le monde; nous les remercions aussi des suggestions qu'ils ont faites en vue de la solution de ces problèmes. Je les félicite donc très sincèrement d'avoir contribué au succès de notre session et je leur souhaite un heureux retour dans leurs pays respectifs. Bon voyage: Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Dr Sáenz, délégué de l'Uruguay. :

Merci, Monsieur. Je donne maintenant la parole au

Madame le Président, Messieurs les délégués, Le Dr SÁENZ (Uruguay) (traduction de l'espagnol) Mesdames, Messieurs, je tiens tout d'abord à remercier les pays de la Région des Amériques qui m'ont fait le grand honneur de me charger de parler en leur nom en cette séance plénière de clôture de la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Je crois me faire fidèlement leur interprète en vous félicitant très sincèrement, Madame le Président, de la manière dont vous avez conduit les débats de la présente Assemblée. Vous avez su, sans manquer d'autorité, vous acquitter de cette tâche avec une élégance toute féminine. Mes félicitations vont également à tous les Vices -Présidents, aux Secrétaires, aux Présidents et autres membres du bureau des commissions, au personnel et aux interprètes qui ont tous grandement contribué à la bonne marche de nos travaux. Je ne pense pas me tromper en affirmant que cette assemblée revêtira dans l'avenir une la célébration du vingt -cinquième importance historique pour deux raisons très importantes anniversaire de l'OMS et le départ de notre Directeur général, le Dr Candau, qui prend sa retraite après avoir passé vingt ans de sa vie au service de l'OMS. Le moment est particulièrement bien choisi pour jeter un coup d'oeil, bien sûr très rapide, sur le chemin parcouru et pour rendre hommage à toutes les Assemblées précédentes, ainsi qu'au Conseil exécutif, grâce aux efforts tenaces desquels nous pouvons maintenant envisager l'avenir avec confiance. De grands progrès ont été accomplis dans le domaine des maladies transmissibles; bien que dans quelques pays le duel incessant que se livrent l'homme et la maladie n'aille pas sans difficulté, les résultats sont dans l'ensemble très satisfaisants et iront certainement encore s'améliorant. On peut en dire autant des progrès réalisés dans lé domaine de la formation et du perfectionnement des personnels de santé comme dans celui du renforcement des services de santé de tous les pays. Il me faut à mon tour remercier tout spécialement le Dr Candau - ce champion de la santé publique, comme l'a si justement appelé hier son successeur, le Dr Mahler - qui a accompli une tâche remarquable en amenant l'Organisation à un niveau d'efficacité tel qu'elle est actuellement citée en exemple parmi les institutions du système des Nations Unies. Je tiens à associer au nom du Dr Candau celui du Dr Dorolle, son collaborateur le plus proche durant toutes ces années. Nous avons toujours trouvé dans le Dr Dorolle un homme généreux et un ami sincère, toujours prêt à nous de tout coeur merci, mon cher ami. aider Mais il faut bien reconnaître, Madame le Président, Messieurs les délégués, que si l'on a fait beaucoup, il reste plus encore à faire. Il nous faut consolider nos conquêtes et trouver des solutions aux problèmes nouveaux que, dans sa marche incoercible, l'humanité crée chaque jour à son insu. L'espérance de vie à la naissance a augmenté dans le monde entier, ce qui a engendré nombre de problèmes - hygiène maternelle et infantile, maladies non transmissibles, maladies chroniques - que tôt ou tard' il faudra aborder et résoudre. La croissance démographique a invariablement pour conséquences la sous -alimentation et, autre problème capital, la pollution du milieu. Dans ce monde qui ne cesse de rétrécir, où il n'existe plus de frontières pour la maladie ni pour l'écologie, dans ce monde toujours plus pollué, l'homme qui est allé dans la lune prend, : : :

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peut -être pour la première fois, une conscience angoissée de l'immensité cosmique, et c'est tout le problème de la santé mentale que nous devons également considérer, avec ses répercussions pour notre jeunesse qui ne parvient pas à maintenir le dialogue avec les générations précédentes, et cherche dans la drogue un refuge contre l'insécurité qu'elle ne trouve plus en elle -même la force de surmonter. Ces problèmes nouveaux qui viennent s'ajouter à ceux qui existent déjà, et qu'il faudra bien finir par résoudre, ouvrent une phase nouvelle dans la vie de l'Organisation mondiale de la Santé. Le Dr Mahler et ses collaborateurs auront la lourde tâche de mener à bien des programmes dans tous ces domaines. Nous connaissons bien le Dr Mahler, nous connaissons son expérience, son efficacité et sa sensibilité, et nous sommes convaincus que l'Assemblée ne pouvait faire de meilleur choix. Il peut compter sur notre appui total et sur celui de nos gouvernements; sa réussite est la nôtre La dernière réunion des Ministres de la Santé des Amériques qui s'est tenue à Santiago du Chili a donné à la formation épidémiologique une impulsion nouvelle grâce à laquelle il sera possible d'analyser les données au fur et à mesure que les programmes avanceront et donc d'en connaître plus rapidement les résultats. Je tiens ici à remercier tout particulièrement notre Directeur régional, le Dr Horwitz qui, au Siège de l'OPS à Washington comme dans toutes les réunions régionales, nous a apporté une aide inappréciable. Pour terminer, je voudrais appeler votre attention sur deux points qui me paraissent très importants. Depuis quelques années les économistes et les gouvernements se rendent de mieux en mieux compte que les investissements dans le secteur de la santé, outre qu'ils répondent à une nécessité sociale inéluctable, jouent un rôle essentiel dans le développement des peuples, à la condition toutefois d'être bien préparés et répartis en fonction des priorités. En second lieu, je pense, Madame le Président et Messieurs les délégués, que nous devons avoir confiance en nous mêmes et dans ceux qui nous succéderont. Enfin, je voudrais dire que pour nous autres, médecins, un malade, quel que soit le pays où il vit et où il souffre, est toujours un malade. Lui redonner la santé du corps et de l'esprit, et de plus l'intégrer socialement - et même pourrait -on dire, sociologiquement - dans le milieu où il se trouve en mettant à sa disposition des services de la meilleure qualité possible, tel est notre but; cette triple action - physique, mentale et sociale demeure très justement la finalité unique de tous nos efforts et de tous nos travaux. A vous tous, mes meilleurs voeux de bonheur personnel et d'heureux retour dans vos foyers.

Le PRESIDENT (traduction de l'anglais)

:

Je donne maintenant la parole au Dr Fakhro, de Bahrein. :

Madame le Président, Monsieur le Directeur Le Dr FAKHRO (Bahrein) (traduction de l'anglais) général, Messieurs les délégués, mon pays et sa délégation ont été très honorés qu'on m'ait demandé de prendre la parole au nom des Etats Membres de notre Région de la Méditerranée orientale. Je suis sûr que beaucoup d'entre vous conviendront que la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé a été exceptionnelle à plusieurs égards. Nous avons célébré l'aboutissement d'un quart de siècle d'efforts et, avec notre Directeur général, porté nos regards sur les réalisations qui pouvaient être inscrites à notre actif. Elles sont nombreuses, importantes et plus qu'encourageantes. Avec regret, nous disons adieu à celui qui a été à la fois notre guide et notre ami, très cher. Le Dr Candau nous quitte, mais il laisse la marque de sa personnalité exceptionnelle sur toutes les activités de l'Organisation. Notre assemblée a également fait ses adieux à une autre personnalité remarquable, le Dr Dorolle, qui a personnifié dans ses fonctions la magnifique contribution qu'apporte la France au monde. C'est cependant avec un grand plaisir que nous accueillons notre nouveau Directeur général. Le Dr Mahler, toujours modeste et souriant, va bientôt prendre les rênes de l'Organisation qu'il conduira sûrement vers de nouveaux sommets. Le principe de l'universalité de notre organisation sort renforcé de la session qui va se terminer. L'OMS a de nouveau prouvé qu'elle était capable de se tenir à l'avant -garde de la communauté internationale. Les sujets de discussion ont eux aussi été exceptionnels. Deux thèmes riches et savoureux figuraient à notre menu - les aspects sanitaires de l'environnement de l'homme et les nouvelles techniques, approches et méthodes applicables à l'organisation et à la gestion des services de santé. Dans les années qui viennent, ces deux plats figureront souvent sur notre table, pourtant déjà richement garnie. Le temps me manque pour énumérer tous les autres travaux accomplis par cette assemblée, au succès desquels nous avons tous contribué, sous votre direction avisée, Madame le Président, et avec le précieux concours de vos Vice -Présidents, des Présidents des commissions, des Rapporteurs et des membres du Conseil exécutif, comme des dirigeants et du personnel de notre organisation, toujours admirables d'efficacité. A tous, merci. Je saisis cette occasion, Madame le Président, pour exprimer à notre Directeur régional, le Dr Taba, à ses collaborateurs et au personnel en poste dans la Région de la Méditerranée orientale les remerciements les plus chaleureux de tous les Etats Membres de la Région. Ils se surpassent chaque année dans les efforts inlassables qu'ils déploient pour améliorer la situation sanitaire dans notre Région. Pour terminer, Madame le Président, Messieurs les délégués, en ce moment où nous buvons avec un plaisir nostalgique les dernières gouttes du vin rosé Candau & Cie, préparons -nous à savourer

DIX -SEPTIEME SEANCE PLENIERE

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avec un plaisir égal le nouveau vin Mahler & Cie: Je crois pouvoir vous promettre qu'il sera délicieux, et très rafraîchissant. Merci à tous et au revoir. Le PRESIDENT (traduction de l'anglais) Merci, Docteur Fakhro. Messieurs les délégués, chers amis, Mesdames, Messieurs, nous voici maintenant arrivés au terme de nos travaux et, comme le veut la coutume, j'aimerais présenter quelques observations sur tout ce qui s'est fait au cours de la présente session. Je suis sûre que tous ceux qui ont participé à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé s'en souviendront comme d'une session exceptionnelle. Avec l'admission de la République Démocratique Allemande et de la République populaire démocratique de Corée, l'Organisation a presque atteint l'universalité véritable à laquelle nous aspirons tous. Nous avons commémoré le premier quart de siècle de l'Organisation et nous en avons profité pour analyser les succès et les échecs du passé afin d'en tirer des leçons pour la nouvelle phase qui s'ouvre dans nos activités. Le vingt -cinquième anniversaire de l'OMS n'a pas été commémoré seulement au sein de l'Organisation; il a été célébré dans le monde entier. Nombre des messages reçus à cette occasion soulignent en termes éloquents le prestige dont jouit aujourd'hui l'OMS et les espoirs qui sont mis en elle. Qu'il me soit permis en ma qualité de Président de cette assemblée de remercier tous ceux - chefs d'Etat et de gouvernement, organisations internationales, fonctionnaires internationaux, travailleurs sanitaires et sociaux - qui nous ont adressé leurs félicitations et leurs voeux. L'Assemblée de la Santé a nommé un successeur au Dr Candau qui va bientôt prendre sa retraite. En nommant le Dr Halfdan Mahler Directeur général de l'OMS, l'Assemblée mondiale de la Santé a fait porter son choix non seulement sur un homme d'une valeur exceptionnelle, mais sur un homme qui est déjà au service de l'Organisation depuis plus de vingt ans. L'Assemblée, dans sa sagesse, a ainsi assuré la continuité nécessaire au poste du premier fonctionnaire technique et administratif de l'Organisation. Les questions exceptionnelles qui figuraient cette année à son ordre du jour n'ont pas détourné l'attention de l'Assemblée des responsabilités habituelles qui lui incombent en ce qui concerne la politique générale de l'Organisation, son programme et les questions financières et administratives. L'Assemblée s'est acquittée de ces responsabilités avec une grande efficacité et elle a adopté un certain nombre de résolutions qui marquent une orientation nouvelle dans la manière dont vont être abordés en pratique plusieurs problèmes sanitaires particulièrement importants. Elle a clairement réaffirmé le principe selon lequel les services de santé doivent être à la disposition de la totalité de la population, acceptables pour cette population, et adaptés aux conditions et aux besoins propres à chaque pays. Les programmes de l'Organisation et les différents types d'assistance qu'elle fournit devront donc désormais être conçus en fonction de cet objectif primordial. Il n'est pas douteux que cela obligera dans les prochaines années à modifier notablement la nature des activités de l'Organisation et ses méthodes de travail. Le programme d'éradication de la variole a occupé une place considérable dans nos discussions. Le déroulement encourageant de ce programme et les succès remportés jusqu'à présent n'ont pas détourné l'attention de l'Assemblée du problème que pose la persistance de l'endémicité dans certaines zones critiques. Nous avons pris des décisions en vue de résoudre ce problème et de mener à bien le programme d'éradication. Après l'adoption par la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé d'un programme à long terme sur l'environnement de l'homme, et dans le prolongement des analyses et études effectuées lors de la conférence historique qui s'est tenue à Stockholm l'an dernier, la présente Assemblée ne pouvait pas ne pas prêter un vif intérêt à la question de l'environnement. Les différents aspects du programme ayant été discutés de manière approfondie, je ne m'attarderai pas sur les importantes décisions qui ont été prises. Une fois de plus, l'Assemblée a confirmé que l'assistance technique constituait une tâche majeure, de l'Organisation. Afin d'améliorer et de développer l'aide fournie aux pays en voie de développement, elle.a décidé qu'il fallait étudier plus à fond la possibilité de financer les activités d'assistance technique en utilisant différentes monnaies nationales. Cette nouvelle manifestation de l'intérêt que l'Assemblée porte à l'assistance technique vient à un moment particulièrement important puisque c'est celui où les progrès techniques et scientifiques exigent de l'OMS qu'elle intensifie ses efforts en tant qu'autorité directrice et coordonnatrice, dans le domaine de la santé, des travaux ayant un caractère international. Egalement dans le but de déterminer le type d'assistance le plus approprié et le plus efficace que peut fournir l'Organisation, l'Assemblée a décidé que la prochaine étude organique porterait sur les rapports entre les services techniques centraux de l'OMS et les programmes d'assistance directe aux Etats Membres. Pour résoudre les multiples problèmes sanitaires auxquels nous nous heurtons, il nous faut disposer d'informations plus complètes et d'instruments plus efficaces; aussi l'Assemblée a -t -elle très justement souligné l'importance que présente l'application des techniques de la recherche opérationnelle, de l'épidémiologie et de l'informatique pour la mise au point des divers systèmes possibles de prestations sanitaires. Il n'est pas douteux que, lorsque les recommandations faites à ce sujet pourront être appliquées, elles auront des répercussions considérables sur les activités de l'Organisation dans le domaine de la promotion et du renforcement des services de santé dans les pays. :

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VINGT -SIXIEME ASSEMBLES MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Les décisions d'ordre budgétaire et administratif, et celles qui concernent l'effort continu de rationalisation et d'amélioration des méthodes de travail de l'Assemblée, ne revêtent pas moins d'importance. Si le budget pour la prochaine année n'a pas été unanimement approuvé, le programme en revanche a suscité fort peu de critiques, ce qui parait bien montrer que, si certains Membres se sont refusés à voter le budget, c'est à cause de difficultés financières internes, et non pas parce qu'ils désapprouvaient le programme. La question du renforcement des activités de l'OMS en matière de planification à long terme et d'évaluation a été régulièrement examinée et analysée par les précédentes Assemblées de la Santé. La présente Assemblée est allée un peu plus loin encore. La décision d'adopter un cycle biennal pour le programme et le budget à partir de 1976 et de modifier la Constitution en conséquence fera date. L'adoption définitive de ce nouveau système ne dépend plus maintenant que des Etats Membres, qui auront à ratifier les amendements apportés à la Constitution. Bien que je m'efforce de conclure aussi brièvement que possible, je ne saurais passer sous silence les discussions techniques qui ont réuni cette année un nombre record de participants. Permettez -moi ici de remercier une fois encore de l'excellent travail qu'ils ont accompli le Président des discussions techniques, le Dr Mofidi, le consultant, M. Stringer, Directeur de l'Institut de Recherche opérationnelle de Londres, et tous les membres du personnel qui ont participé à la préparation et à la conduite de ces discussions. Au moment où le renforcement du système des Nations Unies est la préoccupation dominante de la plupart des pays, il peut être bon de mentionner également la résolution sur la coordination au sein du système des Nations Unies. L'accent a été très justement placé sur la collaboration fructueuse entre l'Organisation et le Programme alimentaire mondial ainsi que sur les efforts généralement déployés pour développer les prestations de planification familiale dans le cadre des services de santé, en particulier dans les pays en voie de développement. Messieurs les délégués, notre gratitude et nos remerciements vont à tous ceux - et ils sont nombreux - qui ont assuré le succès de cette assemblée. C'est pour moi une tâche éminemment difficile que de remercier tous ceux qui nous ont prêté leur concours. Le rôle qu'ont joué le Directeur général et le Directeur général adjoint est d'une telle importance que je serais bien incapable de le décrire. Derrière eux, des centaines de membres du personnel, visibles et invisibles, mais aussi compétents que dévoués, assurent la bonne marche de nos séances et préparent nos discussions, travaillant incessamment de jour comme de nuit. Si je ne mentionne aucun nom, c'est parce que trop nombreux sont ceux à qui nous devons tant. Personnellement, je vous sais particulièrement gré, chers collègues, de votre grande amabilité à mon égard, de votre coopération courtoise et de votre patience, ainsi que des paroles très aimables qui m'ont été adressées ce soir. Mon voeu le plus cher a toujours été d'appliquer les règles qui gouvernent nos débats de la manière la plus rationnelle et sa plus impartiale. A ceux d'entre vous qui ont pu à certains moments éprouver quelque humeur d'être présidés par une femme, j'exprime ma chaleureuse gratitude pour leur galanterie et leur tolérance, significatives du remarquable esprit de coopération qui caractérise les Assemblées mondiales de la Sente. Avant de conclure, permettez -moi de dire un mot d'adieu, empreint de regret, à notre Directeur général, le Dr.Candau, et au Dr Dorolle, Directeur général adjoint. Je suis sûre d'être l'interprète de chacun de vous en leur souhaitant une fois encore une bonne santé et beaucoup de succès dans le domaine d'activité qu'ils choisiront. Au Dr Mahler qui, en sa qualité de Directeur général, devra faire face à bien des situations critiques et délicates, je tiens à donner l'assurance qu'il pourra toujours compter sur un appui total de notre part - que ce soit à titre de représentants de nos

gouvernements ou de travailleurs sanitaires - dans l'accomplissement de la noble tâche qui va être la sienne. A vous tous chers collègues, je souhaite un bon voyage et un heureux retour auprès des êtres qui vous sont chers, et j'exprime l'espoir que nous nous retrouverons tous ici l'année prochaine. Et maintenant, je déclare close la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé. La session est close à 20 h.15.

PROCÈS- VERBAUX DU BUREAU DE L'ASSEMBLEE ET DES COMMISSIONS

BUREAU DE L'ASSEMBLEE

PREMIERE SEANCE

Lundi 7 mai 1973, 15 h.lO Président :

Professeur Julie SULIANTI SAROSO (Indonésie), Président de l'Assemblée de la Santé

1.

ORDRE DU JOUR PROVISOIRE DE LA VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE

Le PRESIDENT indique que, le 7 mars 1973, le Directeur général a reçu du Gouvernement de la République populaire démocratique de Corée une demande d'admission à l'Organisation qu'il a portée à la connaissance des Etats Membres le 20 mars 1973. Conformément à l'article 113 du Règlement intérieur de l'Assemblée, cette demande peut être inscrite à l'ordre du jour de l'Assemblée sous le point 1.13 (Admission de nouveaux Membres et Membres associés), comme subdivision 1.13.2 (Demande d'admission présentée par la République populaire démocratique de Corée). Il en est ainsi décidé.

Le Bureau recommande d'ajouter à l'ordre du jour le point supplémentaire intitulé "Pharmacodépendance", qui a été proposé par le Gouvernement des Etats -Unis d'Amérique. Le PRESIDENT suggère de supprimer les points 3.7.2 et 3.7.3, aucune avance n'ayant été prélevée sur le fonds de roulement avant l'ouverture de l'Assemblée ni pour faire face à des dépenses imprévues ou extraordinaires, ni pour livraison de fournitures d'urgence aux Etats Membres, de même que le point 3.15 (Amendements au Règlement du Personnel) car ces amendements sont déjà inclus dans le rapport soumis par le Conseil à l'Assemblée de la Santé (Actes officiels N° 206). Il en est ainsi décidé.

Enfin, le PRESIDENT signale que, dans le libellé du point 3.5.3, les mots "s'il y a lieu" devraient être supprimés et qu'il ne devrait en outre pas être fait mention de la résolution EB51.R23 puisque le Membre visé par cette résolution n'est plus redevable d'arriérés de contributions dans une mesure pouvant donner lieu à l'application de l'article 7 de la Constitution. Il en est ainsi décidé.

2.

REPARTITION DES POINTS DE L'ORDRE DU JOUR ENTRE LES COMMISSIONS PRINCIPALES

Le PRESIDENT fait observer que la répartition des points entre les commissions principales indiquée dans l'ordre du jour provisoire doit être modifiée pour tenir compte du nouveau mandat confié à ces commissions par la résolution WHA26.1, et suggère en conséquence les changements le point 2.2.3 aurait pour titre "Examen détaillé du projet de programme et de budget suivants pour 1974 "; il conviendrait d'ajouter un point 2.2.4 intitulé "Résolution portant ouverture de crédits pour l'exercice financier 1974 "; le point 3.4 ainsi que ses subdivisions devraient être supprimés et le fond du sujet serait discuté sous le point 2.2. :

Le Bureau recommande que les points de l'ordre du jour soient répartis entre les commissions principales comme il est indiqué dans l'ordre du jour provisoire, compte tenu des modifications découlant de l'adoption de la résolution WHA26.1. Sur la suggestion du PRESIDENT, il est décidé de recommander à l'Assemblée de renvoyer à la Commission B le point supplémentaire intitulé "Pharmacodépendance ". Enfin, le Bureau décide de renvoyer à l'Assemblée plénière le point 1.13, étant entendu que le point 1.13.1 (Demande d'admission présentée par la République Démocratique Allemande) sera examiné avant les points 1.11 et 1.12, et le point 1.13.2 (Demande d'admission présentée par la République populaire démocratique de Corée) après la discussion générale sur les rapports du Conseil exécutif et du Directeur général. - 273 -

274

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

En réponse à une question du Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques), le DIRECTEUR GENERAL précise que des observateurs de la République populaire démocratique de Corée ont été invités à assister aux débats sur le point 1.13.2. Il est d'autre part décidé que les points 1.15.1 (Nomination du Directeur général) et 1.15.2 (Approbation du contrat du Directeur général) seront examinés par l'Assemblée plénière en séance privée. 3.

PROGRAMME DE TRAVAIL DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE Le Bureau fixe le calendrier des réunions du mardi 8, du mercredi 9 et du jeudi 10 mai.

Après avoir entendu le Dr MOFIDI, Président général des discussions techniques, le Bureau recommande que les discussions techniques sur le thème "Organisation, structure et fonctionnement des services de santé et méthodes modernes de gestion administrative" se déroulent pendant toute la journée du vendredi 11 mai et le matin du samedi 12 mai. Enfin, il est décidé que les séances plénières et les séances de commissions se tiendront, comme lors des Assemblées précédentes, de 9 h.30 à 12 heures ou 12 h.30 et de 14 h.30 à 17 h.30. Le Bureau se réunira soit à 12 heures ou 12 h.30, soit à 17 h.30. La séance est levée à 15 h.35.

DEUXIEME SEANCE

Jeudi 10 mai 1973, 12 h.30 Président :

Professeur Julie SULIANTI SAROSO (Indonésie), Président de l'Assemblée de la Santé

1.

PROGRAMME DE TRAVAIL DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE

Invité par le PRESIDENT à faire le point de l'état d'avancement des travaux de l'Assemblée, le DIRECTEUR GENERAL explique que quarante -deux orateurs doivent encore intervenir au cours de la discussion générale sur les points 1.11 et 1.12 de l'ordre du jour. A la fin de la séance de l'aprèsmidi, il restera encore environ vingt -quatre orateurs inscrits. Il semble donc que l'Assemblée devrait tenir le soir même une séance de nuit. La discussion générale des rapports du Conseil exécutif et du Directeur général pourrait alors s'achever la semaine suivante, pendant le dépouillement du scrutin relatif à l'élection de Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif. Le Bureau décide que l'Assemblée plénière se réunira le soir en séance de nuit de 20 h.30 à 23 heures, afin de poursuivre la discussion générale. Le DIRECTEUR GENERAL estime souhaitable que le point 1.15 vienne en discussion aussitôt que possible, car si la nomination du Directeur général donnait lieu à des difficultés, le Conseil exécutif devrait être à nouveau saisi de la question. Le Bureau décide que l'Assemblée plénière examinera ce point le lundi matin 14 mai, en séance privée, à 9 h.30. Le DIRECTEUR GENERAL rappelle que, conformément à l'article 20 du Règlement intérieur, l'Assemblée doit déterminer quelles sont les personnes qui peuvent être admises à une séance privée indépendamment des délégués des Etats Membres, des représentants des Membres associés et du représentant de l'Organisation des Nations Unies. Le Bureau décide qu'outre les participants mentionnés à l'article 20 du Règlement intérieur, seront admis à la séance privée les délégués suppléants, les conseillers des délégations, les représentants du Conseil exécutif et le personnel indispensable qui sera désigné par le Directeur général. Le Bureau fixe ensuite le programme des séances du lundi 14 mai. Les commissions principales siégeront le matin à l'issue de la séance plénière et tout l'après -midi, et le Bureau se réunira à 12 heures pour dresser notamment les listes en vue de l'élection de Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif. La séance est levée à 12 h.45.

BUREAU DE L'ASSEMBLEE

:

TROISIEME SEANCE

275

TROISIEME SEANCE Lundi 14 mai 1973, 12 heures Président :

Professeur Julie SULIANTI SAROSO (Indonésie), Président de l'Assemblée de la Santé

1.

PROPOSITIONS EN VUE DE L'ELECTION DE MEMBRES HABILITES A DESIGNER UNE PERSONNE DEVANT FAIRE PARTIE DU CONSEIL EXECUTIF

Le PRESIDENT rappelle aux membres du Bureau que l'élection de Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif est régie par l'article 24 de la Constitution et par l'article 100 du Règlement intérieur de l'Assemblée, et attire leur attention sur les documents qui leur ont été communiqués, à savoir :

a) b)

un tableau indiquant la répartition géographique des sièges au Conseil exécutif, par

Région;

une liste, par Région, des Membres de l'Organisation qui sont ou ont été habilités à désigner des personnes devant faire partie du Conseil exécutif; une liste des Membres - classés par Région et par ordre alphabétique dans chacune des c) dont le nom a été suggéré à la suite de la communication faite en séance plénière Régions par le Président de l'Assemblée, en application de l'article 99 du Règlement intérieur, liste qui n'a d'ailleurs qu'une valeur indicative, les membres du Bureau pouvant voter pour tout autre Membre de leur choix; enfin, un tableau indiquant la composition actuelle du Conseil, où sont soulignés les noms d) de ceux des Membres ayant désigné des personnes pour faire partie du Conseil dont le mandat expire à la fin de la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé et qui devront être remplacés; Kenya, Nicaragua, Arabie Saoudite, Ethiopie, Autriche, France, il s'agit des Membres suivants Union des Républiques socialistes soviétiques et Laos. :

Le Président suggère d'adopter la même procédure que lors des Assemblées précédentes le Bureau procéderait en premier lieu à un débat général, s'il le juge utile, puis à un vote d'essai qui permettrait de fixer les idées; ensuite, après un débat, le cas échéant, sur les résultats de ce vote d'essai, il établirait d'abord une liste de douze Membres, puis une liste de huit Membres - choisis sur la liste de douze Membres - dont l'élection assurerait, à son avis, une répartition équilibrée des sièges au sein du Conseil dans son ensemble, conformément à l'article 100 du Règlement intérieur. :

Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) fait observer que onze noms seulement ont été suggérés, alors que le Bureau doit dresser tout d'abord une liste de douze Membres. Le PRESIDENT explique que la liste des Membres ayant fait l'objet de suggestions n'est nullement limitative. En réponse à une nouvelle question du Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques), le DIRECTEUR GENERAL précise qu'il appartient au Bureau de compléter comme il l'entend la liste des candidatures suggérées. M. HUANG Shu -tsê (Chine) tient à signaler, à propos de la République Khmère dont le nom a été suggéré, que le peuple de ce pays n'est pas représenté de façon légitime à l'Assemblée de la Santé. Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) propose la candidature de la République -Unie de Tanzanie.

En réponse à des questions posées par le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) et par Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande - Bretagne et d'Irlande du Nord), le PRESIDENT explique que, lors de l'établissement de la liste de douze Membres, les membres du Bureau peuvent y faire figurer d'autres noms que ceux contenus dans la liste qui leur a été communiquée. Le PRESIDENT invite le Dr Henry (Trinité -et- Tobago) et le Dr Mikem (Togo) à faire fonction de scrutateurs. Il est procédé à un "vote préliminaire au scrutin secret.

Après avoir pris connaissance des résultats de ce vote préliminaire, le Bureau procède à un vote au scrutin secret pour dresser la liste des douze Membres qui sera transmise à l'Assemblée de la Santé.

276

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II :

Cette liste s'établit comme suit République fédérale d'Allemagne, Chine, Egypte, Etats -Unis d'Amérique, Iran, Malawi, Pologne, République Khmère, République -Unie de Tanzanie, Suisse, Turquie et Yémen démocratique.

Avant que le Bureau ne dresse la liste des huit Membres, le PRESIDENT rappelle que seuls les noms figurant sur la liste des douze Membres peuvent être inscrits sur la liste des huit Membres. Le DIRECTEUR GENERAL fait observer que, si le Bureau souhaite maintenir la répartition actuelle des sièges suivant les Régions au sein du Conseil exécutif, il doit recommander les noms d'un Membre de la Région africaine, d'un Membre de la Région des Amériques, de trois Membres de la Région européenne, de deux Membres de la Région de la Méditerranée orientale et d'un Membre de la Région du Pacifique occidental.

Il est procédé à un vote au scrutin secret pour établir la liste des huit Membres dont l'élection assurerait, de l'avis du Bureau, une répartition équilibrée des sièges au sein du Conseil exécutif dans son ensemble. 2.

PROGRAMME DE TRAVAIL DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE

Le Bureau arrête le programme des réunions du mardi 15 mai et du mercredi 16 mai et formule des suggestions pour le programme de travail du jeudi 17 mai. 3.

PROPOSITIONS EN VUE DE L'ELECTION DE MEMBRES HABILITES A DESIGNER UNE PERSONNE DEVANT FAIRE PARTIE DU CONSEIL EXECUTIF (suite de la section 1) :

Le PRESIDENT donne lecture de la liste des huit Membres; les pays suivants sont désignés Etats -Unis d'Amérique, Suisse, Malawi, Chine, Iran, Pologne, Yémen démocratique et Turquie.

Le DIRECTEUR GENERAL donne lecture du rapport du Bureau contenant les noms des douze Membres proposés, accompagnés des noms des huit Membres dont l'élection assurerait, de l'avis du Bureau, une répartition équilibrée des sièges au sein du Conseil exécutif dans son ensemble. Le PRESIDENT précise que ce rapport sera distribué le plus rapidement possible et soumis à l'Assemblée plénière le mercredi 16 mai.

La séance est levée à 14 h.25.

QUATRIEME SEANCE Mardi 15 mai 1973, 17 h.35 Président :

Professeur Julie SULIANTI SAROSO (Indonésie), Président de l'Assemblée de la Santé

1.

ETAT D'AVANCEMENT DES TRAVAUX DES COMMISSIONS PRINCIPALES

Le Dr PHONG AKSARA (Thallande), Président de la Commission A, et le Dr AL -MUFTI (Irak), Président de la Commission B, exposent au Bureau l'état d'avancement des travaux de ces commissions. 2.

TRANSMISSION A L'ASSEMBLEE DE LA SANTE DES RAPPORTS DES COMMISSIONS PRINCIPALES Le Bureau décide de transmettre à l'Assemblée de la Santé le premier rapport de la Commission B.

3.

PROGRAMME DE TRAVAIL DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE Le Bureau établit le programme des réunions du jeudi 17 mai et du matin du vendredi 18 mai.

La séance est levée à 17 h.50.

BUREAU DE L'ASSEMBLEE

:

CINQUIEME, SIXIEME ET SEPTIEME SEANCES

277

CINQUIEME SEANCE Mercredi 16 mai 1973, 17 h.35 Président :

Professeur Julie SULIANTI SAROSO (Indonésie), Président de l'Assemblée de la Santé

1.

ETAT D'AVANCEMENT DES TRAVAUX DES COMMISSIONS PRINCIPALES

Le Dr PHONG AKSARA (Thatlande), Président de la Commission A, et le Dr DE CONINCK (Belgique), Vice -Président de la Commission B, exposent au Bureau l'état d'avancement des travaux de ces commissions. 2.

TRANSMISSION A L'ASSEMBLEE DE LA SANTE DES RAPPORTS DES COMMISSIONS PRINCIPALES Le Bureau décide de transmettre à l'Assemblée de la Santé le deuxième rapport de la Commission B.

3.

PROGRAMME DE TRAVAIL DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE

Le Bureau arrête le programme détaillé des réunions du jeudi 17 mai et établit dans ses grandes lignes le programme de travail de l'Assemblée pour le vendredi 18 mai. La séance est levée à 17 h.45.

SIXIEME SEANCE Jeudi 17 niai 1973, 17 h.40 Président :

Professeur Julie SULIANTI SAROSO (Indonésie), Président de l'Assemblée de la Santé

1.

ETAT D'AVANCEMENT DES TRAVAUX DES COMMISSIONS PRINCIPALES

Le Dr DE CONINCK (Belgique), Vice -Président de la Dr AKSARA (Thallande), Président de la Commission A, exposent au Bureau l'état d'avancement des travaux de ces commissions. 2.

TRANSMISSION A L'ASSEMBLEE DE LA SANTE DES RAPPORTS DES COMMISSIONS PRINCIPALES Le Bureau décide de transmettre à l'Assemblée de la Santé le premier rapport de la Commission A.

3.

PROGRAMME DE TRAVAIL DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE Le Bureau établit le programme détaillé des réunions du vendredi 18 mai. La séance est levée à 17 h.50.

SEPTIEME SEANCE Vendredi 18 mai 1973, 12 h.30 Président :

Professeur Julie SULIANTI SAROSO (Indonésie), Président de l'Assemblée de la Santé

1.

ETAT D'AVANCEMENT DES TRAVAUX DES COMMISSIONS PRINCIPALES Les Présidents des commissions principales font le point des travaux de ces commissions.

2.

TRANSMISSION A L'ASSEMBLEE DE LA SANTE DES RAPPORTS DES COMMISSIONS PRINCIPALES Le Bureau décide de transmettre à l'Assemblée de la Santé le deuxième rapport de la Commission A.

3.

PROGRAMME DE TRAVAIL DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE Le Bureau arrête le programme des réunions pour le matin du samedi 19 mai et pour le lundi 21 mai. La séance est levée à 12 h.35.

278

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE

:

PARTIE II

HUITIEME SEANCE

Lundi 21 mai 1973, 17 h,35 Président :

Professeur Julie SULIANTI SAROSO (Indonésie), Président de l'Assemblée de la Santé

1.

ETAT D'AVANCEMENT DES TRAVAUX DES COMMISSIONS PRINCIPALES

Les Présidents des commissions principales exposent au Bureau les progrès des travaux de leurs commissions. 2.

TRANSMISSION A L'ASSEMBLEE DE LA SANTE DES RAPPORTS DES COMMISSIONS PRINCIPALES Il est décidé de transmettre à l'Assemblée de la Santé le troisième rapport de la Commission B.

3.

PROGRAMME DE TRAVAIL DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE

Le Bureau établit le programme des réunions du mardi 22 mai; il est entendu qu'à sa prochaine séance, le Bureau fixera la date de clôture de l'Assemblée de la Santé. La séance est levée à 17 h.4O.

NEUVIEME SEANCE

Mardi 22 mai 1973, 12 h.30 Président :

Professeur Julie SULIANTI SAROSO (Indonésie), Président de l'Assemblée de la Santé

1.

ETAT D'AVANCEMENT DES TRAVAUX DES COMMISSIONS PRINCIPALES

Les Présidents des commissions principales exposent au Bureau l'état d'avancement des travaux de ces commissions. 2.

TRANSMISSION A L'ASSEMBLEE DE LA SANTE DES RAPPORTS DES COMMISSIONS PRINCIPALES

Le Bureau décide de transmettre à l'Assemblée de la Santé le troisième rapport de la Commission A et le quatrième rapport de la Commission B. 3.

DATE DE CLOTURE DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE

Après avoir consulté les Présidents des commissions principales, ainsi que le Directeur général, et à la suite d'un échange de vues, le Bureau décide de fixer la date de clôture de l'Assemblée au mercredi 23 mai, dans l'après -midi. 4.

PROGRAMME DE TRAVAIL DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE

Le Bureau décide que, le jour même, la Commission A continuera à siéger après 17 h.30 si les nécessités du travail l'exigent. Il établit ensuite le programme des séances du mercredi 23 mai, en précisant que la Commission A se réunira à 9 heures. La séance est levée à 12 h.45.

BUREAU DE L'ASSEMBLEE

:

DIXIEME ET ONZIEME SEANCES

279

DIXIEME SEANCE Mercredi 23 mai 1973, 12 h.45 Président :

Professeur Julie SULIANTI SAROSO (Indonésie), Président de l'Assemblée de la Santé

1.

ETAT D'AVANCEMENT DES TRAVAUX DES COMMISSIONS PRINCIPALES

Le Dr PHONG AKSARA (Thallande), Président de la Commission A, fait rapport au Bureau sur l'état d'avancement des travaux de la Commission. Le Dr DE CONINCK (Belgique), Vice -Président de la Commission B, déclare que la Commission a terminé ses travaux la veille et adopté son cinquième et dernier rapport. 2.

TRANSMISSION A L'ASSEMBLEE DE LA SANTE DES RAPPORTS DES COMMISSIONS PRINCIPALES Le Bureau décide de transmettre à l'Assemblée de la Santé le cinquième rapport de la Commission B.

3.

PROGRAMME DE TRAVAIL DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE

Le Bureau confirme la date de clôture de l'Assemblée, mais décide de modifier l'horaire prévu pour les séances de l'après -midi. La séance est levée à 13 h.5.

ONZIEME SEANCE Mercredi 23 mai 1973, 17 heures Président :

Professeur Julie SULIANTI SAROSO (Indonésie), Président de l'Assemblée de la Santé

1.

ETAT D'AVANCEMENT DES TRAVAUX DES COMMISSIONS PRINCIPALES

Le Dr PHONG AKSARA (Thallande), Président de la Commission A, annonce au Bureau que la Commission a achevé ses travaux et adopté son quatrième et dernier rapport. 2.

TRANSMISSION A L'ASSEMBLEE DE LA SANTE DES RAPPORTS DES COMMISSIONS PRINCIPALES Le Bureau décide de' transmettre à l'Assemblée de la Santé le quatrième rapport de la Commission A.

3.

PROGRAMME DE TRAVAIL DE L'ASSEMBLEE DE LA SANTE

Le Bureau fixe l'heure de la séance plénière au cours de laquelle seront adoptés les derniers rapports des commissions ainsi que celle de la séance plénière de clôture. 4.

CLOTURE DES TRAVAUX

Après les remerciements et félicitations d'usage, le PRESIDENT prononce la clôture des travaux du Bureau. La séance est levée à 17 h.25.

COMMISSION A

PREMIERE SEANCE

Mardi 8 mai 1973, 12 h.35 Président :

Dr S. PHONG AKSARA (Thailande)

1.

ALLOCUTION D'OUVERTURE DU PRESIDENT

Le PRESIDENT souhaite la bienvenue aux délégués des Etats Membres et Membres associés - et en particulier des nouveaux Membres - ainsi qu'aux représentants de l'Organisation des Nations Unies, des institutions spécialisées et des organisations intergouvernementales et non gouvernementales. Il adresse également ses voeux de bienvenue au Dr Molapo qui, conformément aux articles 43 et 44 du Règlement intérieur de l'Assemblée, représentera le Conseil exécutif aux travaux de la Commission. Il remercie les délégués de l'honneur qu'ils ont fait à son pays et à lui -même en l'élisant à la présidence de la Commission. Il s'efforcera de se montrer digne de cet honneur, qui est d'autant plus grand que l'Assemblée de la Santé célèbre cette année le vingt -cinquième anniversaire de l'Organisation; il importe donc que la présente session puisse servir d'exemple pour l'avenir. 2.

ELECTION DU VICE -PRESIDENT ET DU RAPPORTEUR

Ordre du jour, 2.1

Le PRESIDENT rappelle que, dans son troisième rapport (voir page 513), la Commission des Désignations a proposé d'élire le Dr R. Pereda Chávez (Cuba) au poste de vice -président et le Dr Gurmukh Singh (Malaisie) à celui de rapporteur. Le Dr Pereda Chávez et le Dr Gurmukh Singh sont élus respectivement vice -président Décision et rapporteur par acclamation. :

3.

ORGANISATION DES TRAVAUX DE LA COMMISSION

Le PRESIDENT rappelle que le mandat des commissions principales implique un certain ordre dans le déroulement des travaux. C'est ainsi que la Commission A ne peut examiner le point 2.2.1 (Examen des remarques et recommandations formulées par le représentant du Conseil exécutif et par le Directeur général sur le projet de 9rogramme et de budget pour 1974) ni le point 2.2.2 (Recommandation concernant le montant du budget effectif et le niveau du budget pour 1974, et examen de la projection du projet de budget pour 1975) tant que la Commission B n'a pas achevé l'examen de la situation financière de l'Organisation et formulé une recommandation au sujet du barème des contributions (points 3.5 et 3.6 de l'ordre du jour). La Commission B ne se réunira pas pendant que la Commission A examinera les points 2.2.1 et 2.2.2, qui sont les deux premières subdivisions du point 2.2 concernant l'examen et l'approbation du projet de programme et de budget pour 1974. Le Président suggère donc que la Commission examine le point 2.3 (Eradication de la variole) à sa deuxième séance, puis passe à l'examen du point 2.4 (Substances prophylactiques et thérapeutiques) et de ses subdivisions. Il en est ainsi décidé.

La séance est levée à 12 h.50.

DEUXIEME SEANCE

Lundi 14 mai 1973, 14 h.30 Président :

Dr S. PHONG AKSARA (Thaïlande)

ERADICATION DE LA VARIOLE

Ordre du jour, 2.3

Le PRESIDENT rappelle que la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé avait discuté de la campagne d'éradication de la variole et qu'elle avait, par la résolution WHA25.45, prié le Directeur général de faire rapport à la présente Assemblée sur le déroulement du programme. Il prie le représentant du Conseil exécutif de relater à la Commission les échanges de vues auxquels le Conseil a procédé à ce sujet.

Le Dr MOLAPO, représentant du Conseil exécutif, dit que le Conseil était en possession d'un rapport du Directeur général sur la situation à la fin de 19721 et du dernier numéro alors paru du Relevé épidémiologique hebdomadaire, qui lui ont été fort utiles dans l'examen du projet de programme et de budget pour 1974. Le Conseil a été d'avis qu'en l'actuelle phase avancée du programme les efforts devaient être orientés en priorité vers trois ordres de mesures 1) notification immédiate et coordination internationale complète en cas d'introduction de la variole dans un pays; 2) maintien d'un système de surveillance vigilant et de programmes de vaccination appropriés dans tous les pays du monde; 3) application de programmes spéciaux et de techniques adéquates pour s'assurer que la transmission a bien été interrompue dans les zones où le réseau de notification ne signale plus de cas. Le Conseil a exprimé sa satisfaction des progrès réalisés et, par sa résolution EB51.R26, a recommandé que "l'Organisation et les pays où la maladie est encore endémique déploient le maximum d'efforts de façon à achever l'éradication le plus tôt qu'il sera possible ". :

Le Dr BERNARD, Sous -Directeur général, présente le rapport du Directeur général (docupremièrement un rapport succinct ment A26/7). Ce document comprend comme de coutume deux parties sur les progrès accomplis, les difficultés rencontrées, les mesures à prendre et les problèmes à résoudre; deuxièmement, un numéro du Relevé épidémiologique hebdomadaire2 qui analyse la situation épidémiologique mondiale en ce qui concerne la variole. Au cours des premiers mois de 1973, près de 47 000 cas ont été signalés, contre 26 600 environ de l'année précédente, soit un accroissement d'environ 79 %, Cette augmentation pour même est en grande partie imputable à d'importantes épidémies constatées au Bangladesh et en Inde. Ce sont donc ces deux pays qui devront, au cours de l'année qui vient, déployer, avec l'aide de l'OMS, le maximum d'efforts. Pour le reste, les gains acquis ont été maintenus et de nouveaux progrès ont été enregistrés. Dans les Amériques, aucun cas n'a été dépisté depuis plus de deux ans. En Afrique, un petit foyer découvert au Botswana en mars 1973 a été rapidement circonscrit. En Ethiopie, les progrès du programme d'éradication permettent d'escompter que l'objectif sera atteint à une époque peu éloignée. La maladie serait ainsi éliminée à brève échéance de'l'ensemble du continent africain. En Asie, aucun cas n'a été détecté depuis plus de seize mois en Indonésie et depuis plus de six mois en Afghanistan. Le Népal n'a déclaré que des cas importés. Au Pakistan, des progrès substantiels ont été réalisés et les opérations se poursuivent normalement. En Europe, il y a eu un cas importé et une contamination accidentelle par un virus conservé au laboratoire qui a été à l'origine de trois contaminations secondaires. Un cas importé a également été signalé au Japon. Ces épisodes, sans grande conséquence du point de vue épidémiologique, montrent néanmoins la réalité du risque et la nécessité pour tous de rester vigilants et d'agir pour éliminer toutes les sources possibles d'infection. l'impératif majeur est de tout mettre Cette situation comporte un certain nombre de leçons en oeuvre pour contenir l'expansion de la maladie et réduire progressivement l'intensité de sa transmission dans les pays où elle sévit encore à l'état endémique. C'est à cet égard sur l'Asie que doit porter le principal effort. Là où l'éradication a été récemment obtenue, dans les Amériques et en Afrique notamment, il convient d'exercer une stricte vigilance pour s'assurer que la maladie a bien été éliminée ou, s'il se produisait de nouveaux cas, pour en déceler l'origine. C'est précisément la mission des équipes de surveillance spécialement formées dont parle le rapport, qui doivent assurer une sorte de surveillance au second degré pendant au moins deux ans après la constatation du dernier cas autochtone. C'est ici également que doit intervenir l'évaluation internationale indépendante conduite en coopération étroite avec les gouvernements intéressés dans le but de confirmer l'état d'éradication. :

:

1 Actes off. Org. mond. Santé, 1973, N° 207, annexe 8. 2

Relevé épidém. hebd., 1973, 48, 189 -204. - 282 -

COMMISSION A

:

DEUXIEME SEANCE

283

Les pays déjà libérés de la variole depuis quelque temps doivent définir leur politique de vaccination en mettant en balance le coût et les inconvénients éventuels de l'immunisation avec le risque d'une réintroduction de la maladie et ses conséquences possibles. Tous ces pays à trois exceptions près ont décidé de poursuivre les vaccinations afin de maintenir un degré d'immunité collective suffisant pour faire obstacle à la propagation de la maladie si elle venait à être réintroduite. Le programme mondial d'éradication de la variole entre en 1973 dans une phase cruciale. Rien n'est joué et il nous faut être prudents dans nos prévisions comme dans l'évaluation des résultats obtenus. Toutefois, il est non moins vrai que les progrès accomplis à ce jour autorisent à penser que l'éradication peut, dans un avenir assez proche, devenir une réalité, pour peu qu'on y mette les moyens et que l'on applique avec persévérance une méthode d'action rigoureuse. Parallèlement aux activités opérationnelles, il convient de poursuivre les recherches, notamment afin de vérifier qu'il n'existe aucune possibilité biologique de survie pour le virus Le Directeur général tient à souligner combien l'aide apportée à l'exécution du programme par de nombreux pays, notamment sous forme de dons de vaccins, a été appréciée; cette assistance, jointe aux efforts des gouvernements eux -mêmes, a joué un rôle déterminant dans les succès obtenus. Elle est du reste tout aussi nécessaire aujourd'hui et le Directeur espère qu'elle nous restera acquise aussi longtemps qu'il le faudra pour maintenir au programme son rythme optimum de développement jusqu'à son résultat final. Le Dr RICA (Brésil) dit que les progrès accomplis au cours des six dernières années permettent d'espérer que la variole sera éradiquée à la date cible fixée en 1967. Le nombre des pays et territoires signalant des cas de variole est tombé de 42 à 19, cependant que celui des pays d'endémie variolique a reculé de 30 à 7. Le Dr Bernard a eu parfaitement raison de souligner que les difficultés qui subsistent ne doivent pas être sous -estimées. I1 ne saurait être question de relâcher les efforts. Si l'on ne consacre pas au programme l'attention et les ressources financières requises au niveau tant national qu'international, la variole réapparaîtra. Les sujets d'inquiétude ne manquent pas. La situation dans le nord de l'Inde et au Bangladesh semble constituer la principale menace pour le succès du programme. Mais une autre source de préoccupation réside dans la découverte au cours des récentes années de certains poxvirus apparentés au virus de la variole, cela pouvant suggérer l'existence d'un réservoir animal du virus. Heureusement, des études menées par l'OMS et ses laboratoires collaborateurs ont montré que l'existence d'un réservoir simien est improbable. Il convient néanmoins de poursuivre les études jusqu'à ce que la question soit complètement éclaircie. Comme aucun cas n'a été découvert dans les Amériques depuis plus de deux ans en dépit d'une surveillance active, il n'est pas interdit de penser que l'éradication y est peut -être amn;se. Les membres de la Commission aimeront peut -être connaître les mesures appliquées contre la

variole dans le pays du Dr Sica puisque, à l'exception de cas importés sporadiques survenus dans des régions de non -endémie, c'est au Brésil que se sont produits tous les cas enregistrés en Amérique du Sud entre 1967 et avril 1971. En 1967, le Brésil était le seul pays d'endémie variolique des Amériques, avec un nombre annuel moyen de cas oscillant entre 3000 et 4000 de 1964 à 1968. Un programme d'éradication entrepris en 1950 sous les auspices de l'OPS avait pratiquement éliminé' la maladie du reste du continent. En novembre 1965 a été signé avec l'OPS un accord pour une campagne d'éradication de la variole par lequel l'OPS s'engageait à procurer une aide technique, des bourses d'études, ainsi que du matériel et des fournitures pour les vaccinations et la production en grand de vaccin lyophilisé. Etant donné le cheminement traditionnel de la maladie, la campagne a été mise en route dans le nord -est. En 1967, le Gouvernement a décidé de développer et d'accélérer les opérations, de réorganiser la campagne et de lui assurer un appui financier adéquat. Un nouvel accord a été signé avec l'OMS/OPS relativement à une extension de leur assistance. Cette aide s'est révélée constituer un facteur très important de succès de la campagne, et le Gouvernement du Brésil tient à réitérer ses remerciements à l'OMS/OPS comme aussi à l'Agency, for International Development des Etats -Unis d'Amérique (AID). Malgré les difficultés et les obstacles qui étaient prévisibles dans un pays de la taille du Brésil, des progrès rapides ont pu être accomplis grâce à une organisation judicieuse des travaux, à l'énergie avec laquelle ils ont été menés, à l'existence de ressources financières adéquates et à un généreux approvisionnement en vaccin. Lorsque la vaccination systématique a été achevée en octobre 1971, 81 741 290 personnes, soit 84 % de la population, avaient été vaccinées. L'évaluation indépendante de la couverture vaccinale a constamment révélé des taux de couverture de 80 à 95 % chez les enfants de moins de 4 ans et supérieurs 'à 90 % chez les sujets d'âge scolaire. Les taux de "prise" dépassaient 95 % chez les primovaccinés. On a commencé par s'attacher'à interrompre la transmission dans les zones périphériques peu

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VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

développées, puis on a concentré les efforts sur les Etats plus peuplés et plus avancés de Sáo Paulo et de Guanabara, où les vaccinations ont été conduites presque simultanément. Le dernier cas signalé au Brésil s'est produit le 19 avril 1971. La surveillance active, commencée dès la phase d'attaque, se poursuit. Le ler avril 1973, le Brésil comptait 27 services de surveillance (distribués entre les capitales de tous les Etats) et 6298 services de notification disséminés sur tout le territoire et qui couvraient presque 90 % des 3951 comtés. Ces services font chaque semaine le bilan de la situation. Si beaucoup de cas suspects ont été signalés, les investigations cliniques, épidémiologiques et de laboratoire dont ils ont fait l'objet n'ont pas une seule fois abouti depuis avril 1971 à un diagnostic de variole. Pour détecter d'éventuels foyers résiduels, on a entrepris dans 25 des 27 zones de surveillance fédérales des enquêtes spéciales menées par des équipes spécialement formées opérant sous le contrôle direct à l'échelon national de cadres de ''OMS /OPS. Ces investigations ont spécialement porté, d'une part sur les régions où l'on pensait que les activités de notification laissaient à désirer, d'autre part sur les régions où se concentrent les populations migrantes. Il s'agissait en particulier du vaste bassin à population clairsemée de l'Amazone, des Etats du nord -est, des grandes agglomérations urbaines et péri- urbaines (Rio de Janeiro, Sáo Paulo et Brasilia) et des zones rurales d'accès difficile des Etats de Minas Gerais et de Bahia. Si l'interrogatoire poussé des personnels de santé, des notabilités locales et des écoliers aboutissait invariablement à la révélation de cas de maladiesexanthématiques, il ne s'est jamais agi de variole. Les enquêtes spéciales ont été conduites de juillet à septembre période qui, auparavant, était toujours marquée par une augmentation saisonnière de l'incidence variolique.

Un programme de surveillance et de vaccination d'entretien se poursuit afin de maintenir un haut degré d'immunité collective. Entre 1966 et 1972, plus de 260 millions de doses de vaccin lyophilisé ont été produites par trois laboratoires. Le programme d'entretien continuera jusqu'à ce que l'éradication ait été réalisée à l'échelle mondiale. En attendant, le programme de surveillance est élargi afin d'englober d'autres maladies d'importance nationale, telles que la poliomyélite. Le dépistage actif n'ayant fait apparaître aucun cas nouveau depuis deux ans, le Gouvernement du Brésil considère que ce pays satisfait maintenant aux critères d'éradication définis par le groupe scientifique OMS sur l'éradication de la variole' et il se propose de demander qu'il soit procédé à une évaluation internationale de la situation. Le Dr ROASHAN (Afghanistan) estime que le rapport du Directeur général autorise l'espoir que les moyens et l'expérience nécessaires l'éradication de la variole à l'échelle mondiale est en vue existent et les Etats Membres se montrent de plus en plus décidés à collaborer dans ce sens. Toutefois, la vigilance ne devra pas se relâcher aussi . longtemps que l'objectif n'aura pas été complètement atteint. En Afghanistan, le programme d'éradication a commencé en 1969 par une campagne de vaccination de masse qui s'est terminée vers le milieu de 1972. Une deuxième série de vaccinations a maintenant été achevée dans 19 des 28 provinces du pays et la campagne prendra fin en septembre 1973. Dès le début de ce programme très positif mené avec l'aide de l'OMS, on s'est préoccupé avant tout d'organiser une surveillance efficace et d'établir un système sensible de notification. Chaque fois qu'un cas suspect est signalé par qui que ce soit, une investigation est aussitôt entreprise; ceci explique l'augmentation apparente du nombre des cas au début du programme alors qu'en fait les chiffres ne faisaient que refléter plus fidèlement la réalité. La surveillance active a commencé au début de 1970 et se poursuit. On a constaté que 90 % des cas se produisaient chez les enfants, les principales sources de contamination étant des épidémies antérieures, l'importation de la maladie par des nomades ou des voyageurs, la variolisation et un réservoir d'infection urbain à :

Kaboul.

La vaccination systématique et l'amélioration de la surveillance ont entraîné une diminution progressive du nombre des cas, qui est tombé de 1044 en 1970 à 236 en 1972. La transmission locale a été interrompue en février 1972, date depuis laquelle tous les cas signalés ont été soit importés, soit imputables à la variolisation. Des dispositions ont été prises pour une notification mutuelle des cas dans le cadre des programmes d'éradication de l'Afghanistan et du Pakistan, les renseignements ainsi obtenus étant indispensables pour l'organisation des mesures préventives dans les deux pays. En Afghanistan, la phase finale a commencé en septembre 1972, l'objectif étant de réduire l'incidence à zéro pour la fin de mars 1973. Le dernier cas connu s'est déclaré en novembre 1972. Le pays est encore dans la phase critique où la maladie pourrait être réintroduite à n'importe quel moment à partir des pays voisins d'endémie. La notification rapide par les soins du réseau existant ainsi qu'une surveillance active très poussée sont donc passées au premier plan. La surveillance se poursuivra jusqu'à ce que l'éradication ait été réalisée à l'échelle mondiale. Le Dr VIOLAKIS -PARASKEVAS (Grèce), se référant au numéro du Relevé épidémiologique hebdomadaire annexé au document A26/7, constate que des progrès encourageants ont été réalisés mais qu'il reste nécessaire que les pays d'endémie variolique intensifient leurs efforts.

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Voir le rapport de ce groupe dans Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1968, N° 393.

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En Grèce, la vaccination est obligatoire. Les autorités continuent de penser qu'il y a intérêt à pratiquer la primo- vaccination au cours de la première année de la vie, étant donné que les statistiques grecques ne révèlent pas de cas d'encéphalite postvaccinale ou d'autres complications graves à cet âge. Le dernier cas de variole en Grèce a été enregistré en 1950, et il s'agissait d'un cas importé. Dans les régions exemptes de variole endémique, il importe avant tout que des informations soient diffusées rapidement sur toute modification de la situation épidémiologique, que le Règlement sanitaire international soit strictement respecté et que tous les services de santé exercent une surveillance intensive et une extrême vigilance pour détecter les cas qui viendraient à se produire et faire en sorte que le diagnostic clinique et de laboratoire soit rapidement posé. Le Dr JAKOVLJEVIC (Yougoslavie) relève que, dans son Rapport annuel, le Directeur général déclare "En 1972, .., les programmes ont été élargis jusqu'à englober pour la première fois toutes les provinces et tous les Etats des derniers pays où la maladie est considérée comme endémique. "1 L'augmentation apparente du nombre des cas en 1972 s'explique sans doute par une amélioration de la surveillance et des notifications. Le fait que le nombre des pays d'endémie soit tombé de sept à cinq depuis la fin de 1972 montre que la situation s'est véritablement améliorée. Si de très grands progrès ont été réalisés au Népal, én Afghanistan et en Indonésie, on ne peut en dire autant de l'Inde et du Bangladesh où, selon le rapport du Directeur général (document A26/7), "l'avenir des efforts d'éradication s 7 le plus incertain" bien que "les moyens dont ces pays disposent supportent très avantageusement la comparaison avec ceux de la plupart des pays où la variole a été endémique au cours des six dernières années ". Il est donc clair que le programme d'éradication n'a pas été couronné de succès dans toutes les zones d'endémie. Dans ces conditions, peut -on vraiment penser que l'éradication pourrait être réalisée à l'échelle mondiale au cours des deux prochaines années ? La variole est un problème international et il faut que tous les pays conjuguent leurs efforts sous l'égide de l'OMS pour le résoudre. Il est extrêmement encourageant de lire dans l'introduction du Rapport annuel du Directeur général que la régression de la variole a permis aux Etats -Unis d'Amérique de réduire considérablement leur programme de vaccination et d'arriver à économiser en une année un montant approchant celui du budget annuel de l'OMS. On imagine facilement ce qu'une économie correspondante signifierait pour les pays en voie de développement aux prises avec tant de problèmes sanitaires. Cependant, la plupart des pays s'estimeront vraisemblablement obligés de poursuivre leurs programmes de vaccination aussi longtemps qu'il subsistera ne serait -ce qu'un seul cas de variole. Le Dr Jakovljevie estime comme le Directeur général qu'il demeure nécessaire de soutenir le programme, notamment sous forme de fournitures et de matériel, de vaccins et de dons en espèces.' Son gouvernement continuera pour sa part à soutenir le programme tout en espérant un effort plus systématique et plus efficace de la part des derniers pays d'endémie variolique, dont il conviendrait de soutenir le plus largement possible l'action afin d'atteindre l'objectif final au cours des deux prochaines années. :

Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) félicite le Directeur général de l'efficacité avec laquelle la campagne se poursuit et rend particulièrement hommage au personnel opérationnel dont les efforts ont rendu possible les succès enregistrés. Il semble ressortir du rapport du Directeur général que les pays où la maladie est encore endémique enregistrent un grand nombre de cas et ont encore une lourde tâche devant eux alors que la plupart des autres pays sont menacés d'importation de la maladie plutôt que susceptibles de l'exporter. L'expérience récente au Royaume -Uni préfigure les situations qui pourraient se produire dans l'avenir. Le Royaume -Uni n'avait enregistré pendant cinq ans aucun cas importé lorsqu'en 1973 un voyageur revenant du sous -continent indien - et en possession d'un certificat international de revaccination valide - est tombé malade et est resté pendant plusieurs jours en contact avec les membres de sa famille (également en possession de certificats valides) avant que le diagnostic puisse être posé. Il n'y a pas eu de cas secondaires. Depuis, on a observé quatre autres cas quelque peu différents ayant leur origine dans une infection très modifiée qu'on croit avoir été contractée à la suite de l'exposition dans un laboratoire d'une personne qui avait été vaccinée et revaccinée mais dont la dernière revaccination était sujette à caution. Cette personne avait été admise à l'hôpital pour une autre maladie et c'est là que s'est déclarée l'infection variolique modifiée. L'infection a été transmise - presque certainement par contact avec un objet passé de main en main - à deux personnes venues rendre visite au malade du lit voisin. L'une est morte de variole hémorragique avant l'apparition d'un rash diagnostiquable et l'autre de variole confluente. Pour le troisième cas secondaire, il s'agissait d'une infection variolique sans éruption qui n'a pu être attestée que grâce à l'existence d'une maladie infectieuse. Bien que le cas de variole extrêmement modifiée soit sur le moment passé

1 Actes off. Org. mond. Santé, 1973, N° 205,

p.

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inaperçu, comme cela peut arriver dans n'importe quel pays, et malgré la gravité des deux cas secondaires, la surveillance et la vaccination rapides de tous les contacts ont empêché une extension ultérieure de la maladie. Depuis, il y a eu quatre fausses alertes chez des voyageurs en provenance de l'Inde ou du Pakistan. Sir George pense qu'au cours des quelques années à venir les voyageurs revenant du sous continent indien qui présentent une pathologie. cutanée devront s'attendre à être examinés à leur retour en Grande -Bretagne. Il existe cependant des méthodes virologiques de diagnostic qui offrent une certitude absolue; en fait, les laboratoires virologiques sont actuellement indispensables pour une surveillance efficace. Les membres de la Commission constateront que, dans les circonstances qui viennent d'être relatées, la vaccination infantile n'aurait été d'aucun secours. Elle a été abandonnée au Royaume Uni parce que le risque vaccinal normal pour toute vaccination faite avec un antigène efficace, et qui est d'environ un décès pour 100 000 vaccinations, pourrait se traduire par la mort de sept ou huit nourrissons par an. Jusqu'à l'abandon il y a deux ans de la vaccination systématique des nourrissons, autant que Sir George s'en souvienne, il ne se passait pas une année sans qu'au moins deux ou trois personnes meurent des suites de la vaccination au Royaume -Uni. Se référant au passage du rapport du Directeur général (page 2) où il est dit que le virus du monkeypox s'apparente à celui de la 'variole mais présente cependant des caractéristiques nettement différentes, Sir George rappelle qu'il existe des souches de virus du monkeypox pour lesquelles il est difficile de distinguer par des méthodes culturales les souches blanches sauvages des souches varioliques. Pendant les phases finales de l'éradication, et au cours des deux ou trois prochaines années, il importera de décider s'il faut continuer à entretenir le virus variolique en laboratoire et, dans l'affirmative, où et dans quelles conditions. Des renseignements sur ce point devront être communiqués à tous les services de santé, étant donné les graves conséquences qui se produiraient si le virus venait à s'échapper quelque temps après l'éradication de la maladie. Selon le Dr SCHUMACHER (République fédérale d'Allemagne), il y a tout lieu de penser qu'après plus de vingt siècles la variole est sur le point d'être éradiquée. Pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, le mot d'éradication dont il a été usé et abusé prendra sa pleine signification. Après un aussi long combat, ce ne sont pas quelques années de plus qui terniront la gloire de cet exploit et l'Organisation doit se garder de céder à un optimisme excessif. Personne ne doute de la possibilité théorique d'éradiquer la variole au cours des dix -huit mois ou des deux ans qui viennent. Cependant, pour que soit assuré le maintien d'un niveau minimum d'immunité dans certains groupes de population, l'Organisation devrait s'abstenir de communiquer à la presse et au public des pays Membres des prévisions exagérément optimistes. Le Dr IMAM (Egypte) déclare que le programme d'éradication de la variole est un des projets les plus réussis qu'ait entrepris l'OMS. Il espère que ce succès se poursuivra jusqu'à ce que les nations du monde soient entièrement à l'abri de la menace que fait peser cette maladie. L'éradication de la variole aura des répercussions économiques considérables dans les pays comme le sien où un programme de vaccination est exécuté de façon continue. Le Dr Imam est optimiste quant au succès final du programme. Toutefois, pour que cet optimisme 1) certitude que le programme soit justifié, un certain nombre de conditions doivent être réunies atteindra les collectivités isolées dans les pays d'endémie variolique; 2) vaccination obligatoire des nouveau -nés dans ces pays; 3) mise en oeuvre de programmes de revaccination dans les pays où la variole a disparu; 4) maintien de la surveillance pendant au moins cinq ans encore; 5) éradication de la maladie dans les pays où elle continue de poser un'problème. Le Dr Imam est entièrement d'accord avec la délégation du Royaume -Uni au sujet des besoins en moyens de diagnostic virologique. La réussite du programme montrera combien de maladies infectieuses pourraient être éradiquées avec de la bonne volonté, et une planification soigneusement conduite à l'échelon international. :

Le Professeur RODRIGUEZ TORRES (Espagne) expose que les autorités sanitaires espagnoles ont suivi 'avec intérêt les progrès du programme d'éradication de la variole de l'OMS et considèrent que, mises à part les épidémies qui se sont produites dans deux pays d'Asie, les résultats sont encourageants. L'Espagne sè préoccupe particulièrement -de la possibilité d'importation de cas et, de ce fait, attache une très grande importance à la-recommandation contenue dans le paragraphe 2 b) de la résolution WHA25.45 et au paragraphe 2 (page 3) du document A26/7 concernant le maintien de mesures de protection. Le Gouvernement espagnol estime qu'il est nécessaire de maintenir dans la population un degré élevé d'immunité par la vaccination obligatoire et par des campagnes de revaccination périodiques, l'accent étant mis en particulier sur la revaccination des personnels de santé. Il s'efforce d'Améliorer son système de surveillance et d'appliquer le Règlement sanitaire international avec souplesse, de manière à réduire au minimum les perturbations causées au commerce. Le Dr GRANT (Ghana) déclare que, même si la variole a disparu dans les deux Amériques et dans toute l'Afrique à l'exception de l'Ethiopie et du Botswana, et notablement régressé en Asie, on ne pourra affirmer que l'éradication est acquise tant que l'incidence mondiale ne sera pas tombée

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à zéro. Les récentes importations de cas dans des pays indemnes montre combien il est nécessaire d'être vigilant, quoique le fait que la maladie n'ait pu s'implanter apporte une preuve de l'efficacité du programme.' Certes, les pays d'Afrique qui sont indemnes de variole poursuivent sans relâche leurs efforts pour améliorer la surveillance, mais il reste beaucoup à faire et ces pays demeurent exposés à la menace de la maladie. En Ethiopie - principal réservoir de la variole en Afrique - la campagne enregistre des progrès considérables et l'on peut espérer que tout le continent africain sera libéré de ce fléau d'ici peu. La bonne marche du programme d'éradication dans le sous -continent indien est d'une importance primordiale pour la réussite de l'ensemble du programme et tous les pays en cause devraient, en vertu de leurs obligations internationales, accorder une priorité élevée à l'éradication. Ils devraient parvenir à le faire sans trop de difficultés, puisqu'ils ont atteint un niveau de développement économique et technologique très supérieur à celui de nombreux pays africains, qui ont pourtant réussi à éradiquer la maladie. On ne pourra se déclarer satisfait que lorsque la variole aura été entièrement éliminée. L'assistance internationale accordée aux pays où la maladie est encore endémique devrait être accrue.

Le Dr BAIDYA (Népal) annonce que le programme d'éradication de la variole a, cette année, été étendu aux 75 districts "panchayat" de son pays. L'année précédente, on avait adopté une stratégie révisée pour les vaccinations, qui consistait à affecter pendant un mois de la saison d'hiver un vaccinateur à chaque " panchayat" comptant de 3000 à 4500 habitants. A l'heure actuelle, on fait porter davantage les efforts sur la surveillance et l'on a distribué a.-tous les travailleurs sur le terrain des cartes illustrant le diagnostic de la variole. Un système de notification mutuelle des importations de cas a été institué entre l'Inde et le Népal. Depuis juillet 1972, toutes les poussées qui se sont produites se sont révélées imputables directement ou indirectement à des cas importés, ce qui revient à dire que l'éradication totale se trouve subordonnée à la progression des programmes mis en oeuvre dans les pays voisins. Chaque cas signalé fait l'objet d'une investigation approfondie, mais le manque de routes carrossables et d'aéroports dans les régions montagneuses ne permet pas d'appliquer les mesures de surveillance et d'endiguement aussi rapidement qu'il pourrait être souhaitable. Le Népal espère arriver au terme de son programme d'éradication en 1975. Le Dr KLIVAROVA (Tchécoslovaquie) déclare que la délégation tchécoslovaque a soutenu activement le programme d'éradication de la variole. Les services de santé tchécoslovaques ont fait tout ce qui était en leur pouvoir pour en appuyer l'exécution, considérant que, dans l'état actuel des choses, il était maintenant possible de libérer l'humanité de cette maladie. Une évaluation préliminaire des résultats obtenus au cours des cinq premières années du programme montre que la conception était bonne. Le fait que, sur les 42 pays qui ont signalé la présence de cas de variole chez eux en 1967, six seulement ont notifié des cas en 1973, témoigne des succès remportés. L'incidence n'a augmenté que dans trois pays au cours de la présente année, et la Région dont ils font partie doit donc concentrer ses efforts sur le problème. Le temps est maintenant venu de mener efficacement le programme à son terme et de consolider les résultats. Dans un avenir relativement proche, le programme cessera de figurer parmi les grandes activités de l'OMS financées sur le budget ordinaire, mais l'Organisation devra garder la responsabilité de surveiller les résultats. La majeure partie des activités devront progressivement être prises en charge par les Etats Membres, puisque seuls leurs efforts peuvent prévenir une recrudescence de la maladie. Le Dr TOW (Malaisie) félicite l'OMS des progrès accomplis pour parvenir à faire disparaître la variole de l'ensemble du monde. Si la tendance actuelle se maintient, il est possible que l'éradication mondiale puisse être réalisée d'ici deux ou trois ans. Il est cependant alarmant de constater que, ces derniers mois, de sérieuses épidémies de variole ont fait rage dans deux des pays d'endémie, alors que le programme d'éradication intensifiée de l'OMS entre dans sa septième année. Parmi les raisons de ce recul, énumérées dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire du 4 mai 1973, figurent le manque de personnel, le développement insuffisant des programmes de surveillance, l'affectation périodique.d'agents de la lutte antivariolique à d'autres projets, la notification tardive et incomplète des cas et les mesures d'endiguement inadéquates. Le manque de personnel ne devrait pas poser de problème insurmontable; il suffirait de mieux déployer le personnel, de faire un recrutement massif et d'instituer des programmes de formation. De même, il ne devrait pas être trop difficile d'organiser et de mettre en oeuvre des programmes de surveillance. Etant donné l'importance capitale de l'éradication de la variole, tout transfert de personnel à d'autres programmes est prématuré et inopportun; d'autre part, la notification incomplète des cas et l'insuffisance des mesures d'endiguement traduisent une incompréhension de l'urgence du problème. Le Dr Tow n'entend critiquer aucun pays particulier, mais il espère que ses remarques seront prises en bonne part dans un esprit constructif. L'OMS a déclaré à maintes reprises qu'elle était disposée à fournir une aide d'urgence, sous forme d'experts médicaux, de vaccins, d'aiguilles bifurquées, etc., à tout pays qui rencontrerait

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des difficultés dans l'éradication de la variole et qui lui en ferait la demande. Le Dr Tow se demande si les pays où sévissent actuellement des poussées épidémiques ont pleinement mis à profit cette offre. Il nourrit toujours l'espoir que l'éradication mondiale pourra être réalisée dans un proche avenir, si tous les pays accordent une priorité absolue au problème et mobilisent toutes leurs ressources pour le résoudre. Le Dr LEKIE (Zaire) rappelle que trois pays ont décidé de ne pas poursuivre leur programme de vaccination systématique. S'il est vrai que cette décision puisse se justifier en ce qui concerne les populations de ces pays, elle n'en risque pas moins de créer des problèmes dans d'autres pays où la vaccination systématique demeure nécessaire, et le Dr Lekie demande instamment que l'interruption du programme fasse l'objet d'aussi peu de publicité que possible en dehors des pays où elle est décidée. D'autre part, le rapport soumis à la Commission indique que les pays limitrophes de pays où la variole est encore endémique doivent maintenir la vaccination et la surveillance pendant deux ans; le Dr Lekie se demande sur quelles bases cette durée a été précisée. Il est à craindre que certains pays ne dissimulent les cas de variole qui surviennent sur leur territoire et le Dr Lekie demande instamment aux Etats Membres de notifier tous les cas qui apparaissent chez eux. Bien que l'optimisme soit justifié quant au succès du programme d'éradication de la variole, l'OMS devrait continuer d'aider les pays où la maladie présente encore un danger. Le Dr Lekie espère pouvoir annoncer dans trois mois que deux années complètes ont passé sans qu'aucun cas nouveau de variole ne se soit produit au Zaire.

Le Dr SHRIVASTAV (Inde) se réfère au graphique figurant à la page 192 du Relevé épidémiologique hebdomadaire du 4 mai 1973. Ce graphique montre que jusqu'en 1972 le programme d'éradication de la variole exécuté en Inde a progressé de manière très satisfaisante, et l'amélioration aurait été remarquable si cette tendance s'était maintenue. Quatre - vingts pour cent de tous les cas apparus en 1973 se sont produits au Bengale occidental et dans les régions voisines. Le Bengale occidental, qui a subi un très grave bouleversement au cours des deux dernières années, a combattu le choléra et la malnutrition avec succès. En revanche, il a été moins heureux en ce qui concerne la variole et, si des mesures ne sont pas prises immédiatement, la maladie risque de représenter bientôt une sérieuse menace. Les autorités du Bengale occidental ont été prévenues en 1972 d'avoir à se préparer à faire face à une vaste épidémie. Le Gouvernement de l'Inde leur a offert une aide illimitée, sous forme d'aiguilles bifurquées et de vaccins. Mais, en raison de la situation politique explosive dans la région, ces autorités ont interdit tout recrutement, si bien qu'il a été impossible d'obtenir du personnel pour mettre à exécution le programme d'éradication. L'interdiction a récemment été levée et la situation commence à s'améliorer. Le Gouvernement central est extrêmement vigilant et se tient prêt, en eau de besoin, à intervenir et à prendre en charge les services de santé du Bengale occidental. La situation qui a abouti à cette épidémie est une situation anormale; les bouleversements qui se sont produits au Bangladesh et au Bengale occidental se sont répercutés dans tous les secteurs de la société. Toutefois, de grands efforts sont accomplis pour permettre un retour à la normale et le Dr Shrivastav espère que les mesures de lutte qui ont été instituées commenceront bientôt à produire leurs effets.

Le Professeur TIGYI (Hongrie) déclare que les résultats obtenus par le programme d'éradication de la variole approuvé en 1958 par la Onzième Assemblée mondiale_de la Santé ont été importants et largement appréciés. Le succès du programme montre que l'OMS est capable de modifier la situation sanitaire du -monde entier par le moyen d'une seule activité concrète. C'est dans les pays d'Amérique latine que le programme a remporté ses plus grands succès; en 1971, en effet, pour la première fois depuis 500 ans, l'Amérique du Sud s'est trouvée exempte de variole. Cependant, en dépit de ce résultat, le danger de voir la maladie s'introduire dans des pays exempts de variole a augmenté avec le progrès des transports et des communications. De 1970 à 1972, la maladie s'est introduite à quinze reprises dans des pays où elle n'était pas endémique, l'exemple le plus frappant étant celui de la Yougoslavie, qui a connu la plus grande épidémie européenne des vingt dernières années. La majorité des personnes qui ont introduit l'épidémie étaient des ressortissants de ce même pays. En Hongrie, les complications de la vaccination sont analogues à celles que l'on connaît dans les autres pays européens. Tout en poursuivant son programme de vaccination obligatoire, la Hongrie se préoccupe très sérieusement des contre -indications. Le Professeur Tigyi ajoute que son pays est prêt à contribuer à la poursuite et au succès du programme d'éradication de la variole de l'OMS en fournissant de nouvelles quantités de vaccin. Le Dr SENCER (Etats -Unis d'Amérique) fait valoir que désormais de vastes régions du monde peuvent incontestablement être débarrassées de la variole, et que cela est vrai non seulement des territoires à forte densité démographique, mais aussi de ceux qui ont une population clairsemée. Il n'y a plus de problèmes techniques à résoudre. Il ne faut pas que les préoccupations qu'inspirent à l'OMS d'éventuels réservoirs animaux la distraient des efforts qu'elle doit déployer pour en finir avec cette maladie. Les soutiens nécessaires existent, encore qu'il soit déconcertant de voir l'OMS réduire son assistance dans deux des zones névralgiques les plus importantes; si l'on

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devait constater des insuffisances, une révision des priorités devrait permettre d'y remédier. Le tout est de convaincre les autorités sanitaires que l'éradication peut et doit être réalisée. Ce qu'il faut c'est qu'il y ait une volonté commune d'aboutir, non seulement dans les pays où la transmission se poursuit mais dans tous les autres. Le délégué de l'Afghanistan a souligné l'importance de la surveillance tant que la maladie continuera à se manifester en un point quelconque du globe. Il appartient à tous les pays de maintenir cette surveillance, et, une fois que la maladie aura été éliminée, les ressources désormais disponibles pourront être consacrées à d'autres problèmes de santé. Chaque année, le rapport du Directeur général énumère les pays dans lesquels la transmission continue à se produire, et il serait fâcheux qu'un seul pays soit mentionné dans un prochain rapport. Le Dr Sencer demande instamment que tous les pays unissent leurs efforts pour arriver simultanément à réaliser l'éradication; et puisque la fin du programme a été fixée à 1977, il faudrait qu'aucun cas de variole ne soit découvert au -delà de 1975. L'OMS est sur le point d'obtenir une grande victoire et ne peut pas se permettre d'échouer. Le Dr KUPFERSCHMIDT (République Démocratique Allemande) approuve d'une façon générale la stratégie et les objectifs du programme d'éradication de la variole de l'OMS. Ce programme repose essentiellement sur la vaccination de toute la population dans les pays où la variole est encore endémique, sur un renforcement de la surveillance et sur la notification des cas dépistés. Les problèmes auxquels certains pays ont à faire face ne doivent pas être sous -estimés, et un accroissement des efforts de ces pays, do même que l'intervention de la coopération internationale sont nécessaires pour les surmonter. Le Dr Kupferschmidt ne saurait souscrire à l'idée que les pays où l'importation de la variole n'a guère de chances de se produire et qui sont dotés de services de santé et de systèmes de surveillance très développés peuvent maintenant se dispenser de la vaccination systématique de toute leur population. Du fait de l'importance du tourisme mondial et du trafic aérien international, le danger subsiste de voir la variole être importée dans d'autres pays à partir de foyers endémiques. La vaccination devrait rester obligatoire jusqu'à ce qu'il ne reste plus que quelques foyers résiduels, car c'est alors seulement que le risque d'importation de la variole sera moindre que le risque dû à la vaccination. Le Dr Kupferschmidt indique que dans son pays on s'efforce surtout de revacciner le personnel des services de santé et des transports internationaux, ainsi que les personnes qui se rendent dans des pays où la variole demeure endémique. On s'y attache également à réduire les risques de vaccination des vaccins améliorés, imposant une formation postuniversitaire à tous les médecins qui pratiquent la vaccination, et en assurant la protection juridique des individus en cas d'altération de la santé par suite d'une vaccination. La République Démocratique Allemande appuiera la continuation du programme d'éradication de la variole de l'OMS et adoptera les mesures que dicteront les circonstances. En dernière analyse, le succès du programme dépendra du degré de concertation dont sauront faire preuve les pays pour empêcher l'apparition de poussées épidémiques á l'avenir. L'orateur indique encore que son pays est prêt à communiquer à l'OMS l'expérience qu'il a pu acquérir dans un certain nombre de domaines. Le premier est celui de l'utilisation de vaccins inactivés par le formol et d'immunoglobulines humaines pour protéger les personnes soumises tardivement à la primovaccination et limiter dans ces cas les complications éventuelles. Le second domaine, aboutissement de près de vingt années d'expérience, concerne l'évaluation précise des dommages subis par la santé du fait de la vaccination antivariolique. Le troisième est celui des informations sur les niveaux d'anticorps que suscite la vaccination antivariolique. La vaccination est obligatoire dans la République Démocratique Allemande pour les sujets âgés de 2, 9 et 16 ans, dans le cadre d'un programme d'immunisation visant également la tuberculose, la poliomyélite, la rougeole, le tétanos, la diphtérie et la coqueluche. Enfin, des renseignements sont disponibles sur l'état immunitaire des groupes à risque élevé, tels que les médecins et les infirmières, lesquels sont soumis à la vaccination régulière tous les trois ans. Le Dr WATKINSON (Canada) indique que son pays continuera à appuyer le programme d'éradication de la variole de l'OMS. Les efforts déployés pour éradiquer la maladie ont connu un succès considérable et, de ce fait, le Canada a pu assouplir depuis 1972 la réglementation relative à la vaccination, puisque désormais les certificats sont surtout exigés des voyageurs venant de zones endémiques ou infectées. Bien qu'aucun cas de variole n'ait été signalé au Canada depuis 1962, les autorités sanitaires provinciales recommandent toujours la vaccination d'entretien dans laquelle elles voient une utile mesure de santé publique. La délégation du Canada apporte son plein appui à trois mesures qu'elle juge essentielles pour tout programme mondial de protection contre la variole notification immédiate et coordination internationale totale en cas d'introduction de la variole; maintien d'un solide système de surveillance, et exécution de programmes de vaccination appropriés dans tous les pays; enfin, mise en place de programmes spéciaux permettant de s'assurer que la transmission a bien été interrompue dans les régions où le réseau de notification n'a enregistré aucun cas. Le Canada appuiera le programme par des contributions volontaires sous forme de dons de vaccin actif et stable. :

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Le Dr ELOM (Cameroun) fait valoir que son pays, qui n'a pas connu un seul cas de variole depuis quatre ans, n'en demeure pas moins vigilant car, même avant le déclenchement de la campagne d'éradication mise en oeuvre avec le soutien de l'AID, le Cameroun a connu des accalmies de huit ou neuf ans précédant de soudaines et inexplicables poussées épidémiques de variole. Le programme d'éradication se poursuit à deux niveaux surveillance épidémiologique d'une part, couverture vaccinale et revaccination d'autre part. Un système de dépistage et de contrôle de tous les cas suspects a été mis en place, qui fait appel non seulement à des formations sanitaires fixes, mais aussi à des brigades mobiles de contrôle qui comprennent des infirmiers bien entraînés. Ce personnel doit être capable de diagnostiquer la variole, de prélever des échantillons, notamment de liquide vésiculaire, et de les envoyer dans les conditions requises au laboratoire de référence. Les responsables sont tenus d'informer le Ministre de la Santé des cas suspects et d'organiser immédiatement des opérations de vaccination dans les collectivités concernées. Ce système requiert une étroite coordination et l'assistance des laboratoires compétents. Une équipe d'évaluation créée il y a quatre ans avec mission de procéder à des enquêtes statistiques a constaté que la couverture vaccinale était suffisante, même dans les régions les plus exposées au risque pour des raisons géographiques et sociologiques. Ce résultat est dû en grande partie à l'amélioration des techniques vaccinales et à l'appui de l'AID. Le Dr Elom pense que la réunion qui s'est récemment tenue à Brazzaville sous les auspices de l'OMS, de l'AID et des pays africains intéressés en vue d'une meilleure coordination et d'un rajustement du programme augure bien du succès ultime de celui -ci. :

Le Dr GASHAKAMBA (Rwanda) fait observer que la lutte et la campagne de vaccination antivariolique ont commencé presque en même temps dans tous les pays africains et que des résultats très satisfaisants ont été obtenus. L'OMS pourrait se servir de cet exemple comme modèle pour l'éradication d'autres maladies transmissibles. C'est ainsi que le paludisme est loin d'avoir été éliminé en Afrique et qu'il s'y pose encore le problème du typhus, dont un nombre notable de cas ont été diagnostiqués au Rwanda l'année précédente, comme probablement aussi dans d'autres pays, voisins. Il n'est pas concevable qu'un pays puisse entreprendre isolément un programme d'éradication car la circulation et les transports modernes le rendraient inefficace. Le Dr Gashakamba espère que les pays voisins coopéreront avec le sien pour l'élimination du typhus et que l'OMS apportera une assistance à cette fin. Le Dr KASUGA (Japon) se réjouit des grands succès remportés en matière de lutte antivariolique au Brésil, en Ethiopie, en Indonésie et au Soudan, mais observe qu'il s'est produit d'un autre côté un accroissement de 79 % de l'incidence générale de la maladie en 1973 par rapport à 1972, même si l'on pense que cet accroissement est dû à des facteurs exceptionnels dans les deux pays en cause. Dans ces conditions, est -il bien réaliste d'affirmer que l'éradication pourra être réalisée dans le monde entier au cours des deux années qui viennent ? On ne saurait se laisser aller à un optimisme naif et le Dr Kasuga suggère que l'OMS donne la toute première priorité à l'éradication de la variole en Inde et au Bangladesh. Les risques de complications postvaccinales pourraient finalement l'emporter sur ceux que représente l'importation de la variole, des services de santé très avancés pouvant permettre le dépistage rapide des cas importés comme on l'a vu lorsqu'un cas a été importé au Japon en provenance du Bangladesh. Au Japon aussi bien qu'aux Etats -Unis d'Amérique, l'analyse coût /avantages a montré que l'on pourrait renoncer dans ces deux pays à la vaccination obligatoire périodique. Cependant, avant de prendre une décision définitive sur la question, il conviendra d'y réfléchir mûrement encore. Il reste de toute façon beaucoup à faire avant qu'on puisse modifier en quoi que ce soit la politique vaccinale. Il importe entre autres de consolider le système de surveillance, de renforcer l'éducation sanitaire et d'accroître la coopération avec les zones où la variole demeure endémique. Le Professeur CHU Chi -ming (Chine) signale qu'en 1949, après la fondation de la République populaire de Chine, un plan d'éradication de la variole a été arrêté et que l'éradication a été pratiquement réalisée en 1959, aucun cas de variole n'ayant été confirmé depuis cette date. Depuis la libération, la lutte contre les principales maladies transmissibles, et notamment la variole, a figuré au tout premier plan des priorités. Tous les efforts entrepris s'inspiraient des quatre principes fondamentaux de la politique sanitaire. Des équipes médicales et préventives ont été envoyées dans les villages, les mines, les usines, les zones frontalières et les régions habitées par des minorités nationales pour fournir des services thérapeutiques et prophylactiques aux ouvriers et aux paysans. Une campagne nationale de lutte contre la variole, fonctionnant sur la base de la gratuité des soins, a été déclenchée et des centres de santé et de prévention des épidémies ont ensuite été mis en place. On a réalisé l'union de la médecine traditionnelle et de la médecine occidentale en amenant les praticiens de la médecine traditionnelle à travailler côte à côte avec leurs collègues formés à la médecine occidentale. Des ouvriers, des paysans, des

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enseignants et des étudiants ont reçu une formation de vaccinateurs et d'auxiliaires sanitaires à temps partiel. En 1953, toute la population avait été vaccinée; plus de 800 millions de vaccinations ont été pratiquées au cours de la période de 1950 à 1956. Toute la population a été mobilisée pour participer aux campagnes de masse. Aucun programme sanitaire ne peut aboutir s'il ne se transforme pas en une action consciente du peuple. D'ailleurs, comment pourrait -on dépister les cas dans les régions reculées, où il ne s'en produit que quelques uns, en se fiant exclusivement au personnel professionnel ? Il est donc nécessaire de mobiliser les paysans. La campagne d'éradication a été axée sur l'éducation sanitaire et son déroulement étroitement lié à la réforme agraire. Les paysans ont signalé activement les cas et participé à la propagande en faveur de la vaccination, devenant ainsi activistes des campagnes sanitaires. Le rôle du personnel médical professionnel a été pleinement développé. Autrefois concentré dans les villes, ce personnel a été incité à prendre contact avec le peuple et à se mettre à son service. Aussi, lorsqu'on a eu, besoin de quantités plus importantes de vaccin, des méthodes ont été mises au point pour accroître la production. Les souches vaccinales ont été choisies avec le plus grand soin afin d'atténuer les effets secondaires indésirables de la vaccination et par la suite on a mis au point un vaccin préparé en culture tissulaire exempte de germes. La conservation des vaccins à basse température étant difficile dans les villages, un vaccin lyophilisé a été préparé. Une fois la campagne nationale de vaccination achevée, l'action entreprise a été consolidée par l'intégration des services de lutte antivariolique dans les services de santé généraux; à ce titre, des mesures sont prises pour renforcer les systèmes de quarantaine et de surveillance. Entre l'âge de deux mois et l'âge de dix -huit ans, tous les habitants doivent maintenant se faire vacciner tous les six ans, soit quatre fois au total. L'essor récent des coopératives sanitaires et le système des médecins aux pieds nus sont autant de garanties supplémentaires de la consolidation de l'éradication de la variole. Le Dr HASSAN (Somalie) indique qu'en Somalie la campagne d'éradication de la variole a commencé en 1970 et que 2 150 000 personnes ont été vaccinées au cours de la période 1970 -1972. En 1972, cinq cas ont été importés de pays voisins mais aucun cas secondaire n'a été observé. Le Dr Hassan estime que l'on peut venir à bout de la maladie mais que les régions frontalières doivent faire l'objet d'une attention particulière étant donné que les populations qui y vivent sont les plus sensibles aux maladies transmissibles et les plus susceptibles de les propager. Le Dr CAMARA (Guinée) rappelle qu'en Guinée le dernier cas de variole date de 1969 et que la phase d'attaque qui s'est terminée en 1971 a été suivie d'une phase d'entretien au cours de laquelle, depuis deux ans, on a employé en moyenne un million et demi de doses vaccinales. La Guinée est l'un des rares pays d'Afrique à produire du vaccin antivariolique lyophilisé et ce à raison d'environ huit millions de doses annuellement. L'OMS a reconnu la haute qualité de ce vaccin; un important lot de celui -ci a été offert au Pakistan et deux millions de doses ont été remises à l'OMS pour faire face à des urgences. Il est aujourd'hui évident que tous les pays doivent rester vigilants et qu'un optimisme prudent est de règle. Il faut aussi poursuivre les études sur le virus du monkeypox afin de déterminer son épidémiologie et sa pathogénicité pour l'homme. En effet, s'il s'avère que ce virus est pathogène pour l'homme, la population simienne constituerait alors un important réservoir de la maladie qui pourrait remettre en question les résultats acquis. La Guinée serait disposée à entreprendre, avec l'aide de l'OMS, des recherches dans ce sens. Le Dr ANSARI (Pakistan) signale que le programme d'éradication de la variole au Pakistan, entrepris en 1968, a connu l'année dernière un revers. Néanmoins, aucun cas n'a été signalé dans les provinces du Pendjab, de la Frontière du Nord -Ouest et du Baloutchistan. Dans le Sind, Karachi a été épargné mais un certain nombre de cas ont été enregistrés dans le nord de la province. Les autorités espèrent pouvoir endiguer la maladie d'ici au début de l'année prochaine. En ce qui concerne les importations de cas, elles souhaitent pouvoir conclure avec les autres pays des accords analogues à celui qui a été passé avec. l'Afghanistan. Un grand effort national est actuellement fait pour maîtriser la variole et toute forme d'assistance à cette fin sera appréciée.

Le Professeur SENAULT (France) estime qu'il faut éviter de faire preuve d'un pessimisme ou d'un optimisme excessifs au sujet du programme. La délégation française s'associe à l'opinion émise par les délégués qui ont demandé que l'on ne fasse pas une publicité excessive aux raisons qui ont conduit certains pays à abandonner la vaccination. La recommandation tendant à étudier les moyens de diffuser une documentation audio- visuelle sur la variole mérite d'être soutenue car, dans les pays où la variole a disparu depuis longtemps, beaucoup de médecins ne la connaissent plus et le diagnostic s'en trouve retardé. La France poursuivra son programme d'immunisation bien qu'aucun cas de variole n'ait été importé sur son territoire depuis de nombreuses années.

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Le Dr HENRY (Trinité -et- Tobago) déclare que, si la vaccination est en principe obligatoire à Trinité -et- Tobago, cette mesure n'est cependant pas appliquée; aucun cas de variole n'a été signalé depuis plusieurs décennies. Cette vaccination a été principalement instituée pour satisfaire aux conditions imposées pour les voyages à l'étranger mais ces conditions n'existent plus, sauf en ce qui concerne les déplacements vers des zones d'endémicité. Le degré d'immunité va donc en diminuant. A la suite de l'épidémie de poliomyélite de 1972, le programme d'immunisation a été modifié et, à partir de septembre 1973, les enfants des écoles maternelles et des écoles primaires devront être en possession d'un certificat de vaccination antivariolique et antipoliomyélitique en cours de validité.

Le Dr GALAHOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) estime que la campagne d'éradication de la variole est la première campagne de ce genre à approcher d'une heureuse conclusion. Toutefois, il faudra fixer de la façon la plus judicieuse la durée des phases ultérieures du programme étant donné que tout raccourcissement de ces différentes phases risque d'en rendre l'achèvement plus difficile. La vigilance ne doit pas se relâcher sous prétexte des succès obtenus et il ne faut pas abandonner prématurément la vaccination systématique. Il serait bon de publier une monographie contenant des articles signés des experts qui ont participé à l'éradication de la variole. Le Conseil exécutif ferait bien également d'examiner comment l'expérience acquise à l'occasion de ce programme pourrait être mise à profit pour le programme d'éradication du paludisme et pour d'autres campagnes qui seraient entreprises sous l'égide de l'OMS. Enfin, il faudrait amener les institutions intéressées à collaborer à une étude plus approfondie du monkeypox. Le Dr SPAANDER (Pays -Bas) insiste sur la nécessité de disposer d'un système bien organisé de dépistage de la variole en laboratoire, étant donné le risque permanent d'importation. Son gouvernement applique depuis plus de vingt ans la stratégie exposée à la page 3 du document A26/7. Tous les enfants peuvent maintenant être immunisés au cours des premières années à l'aide d'un vaccin inactivé associé contenant de puissants antigènes contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche et la poliomyélite. La vaccination n'est pas obligatoire mais plus de 95 % des nouveau -nés ont été vaccinés. Aucun cas de ces quatre maladies n'a été signalé en 1972.

Le Dr SAENZ (Uruguay) signale qu'aucun cas de variole ne s'est produit en Uruguay depuis 1968 ni dans l'ensemble de l'Amérique latine depuis plus de deux ans. Toutefois, la vigilance est toujours de rigueur et la vaccination systématique doit se poursuivre. Le Dr Sáenz est, lui aussi, de ceux qui pensent qu'il n'est pas judicieux de faire de la publicité à l'abandon par certains pays de leurs programmes de vaccination systématique. Le Dr BERNARD, Sous -Directeur général, s'abstiendra de faire de longs commentaires puisque presque tous les aspects de la question ont été évoqués. Tout le mérite des succès obtenus doit revenir aux gouvernements eux- mêmes. Disposant de moyens relativement modestes, l'OMS a essentiellement pour tâche d'aider les pays dans leurs efforts, d'élaborer les méthodes opérationnelles nécessaires, de coordonner entre elles Les différentes formes d'assistance, particulièrement en ce qui concerne la fourniture de vaccin, et de veiller à ce que s'établisse un échange d'informations et d'expérience entre les pays où la maladie sévit encore et ceux où elle a été éradiquée. Au cours des années à venir, l'éradication de la variole restera pour l'OMS une priorité absolue. Bien qu'on ne puisse pas prévoir à quelle date l'éradication sera réalisée, il est toujours important de se fixer des délais raisonnables. D'après les progrès déjà acquis et compte tenu de ce qu'il reste à faire, il est vraisemblable que l'on pourrait parvenir à l'éradication dans un délai de deux ans. L'issue dépend cependant pour beaucoup de la façon dont réagiront les différents pays intéressés et il faut aussi tenir compte de la souplesse et de la flexibilité du virus.

Le Dr HENDERSON, (service de l'Eradication de la variole) signale au sujet du problème du monkeypox que huit laboratoires travaillent actuellement sur différentes souches de poxvirus, et notamment sur trois souches, isolées dans des reins de singes, qui ressemblent plus que les autres au virus variolique; ces isolements s'ajoutent à ceux de virus du monkeypox qui sont mentionnés dans le rapport. Des recherches intensives se poursuivent dans de nombreux pays d'Afrique pour découvrir d'autres cas mais aucune des constatations faites jusqu'à présent n'indique que ces souches constituent un réservoir de variole humaine. On a mentionné aussi le problème de la surveillance nécessaire une fois atteinte l'incidence zéro. A cet égard, le monde pourrait être divisé en quatre régions - Amérique du Sud, Afrique, Asie et Indonésie - entre lesquelles les communications sont relativement peu nombreuses et le risque d'introduction de cas de variole faible. Le mot d'éradication ne serait prononcé qu'à partir du moment où toute une région serait libérée de la maladie. L'Indonésie et l'Amérique du Sud sont actuellement libérées de la variole mais on en est réduit à des hypothèses quant à la durée minimale de la période de surveillance intensive nécessaire dans ces deux régions.

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Initialement, cette période a été empiriquement fixée à au moins deux ans. L'expérience des sept dernières années montre qu'il ne se passe jamais plus de huit mois sans qu'un foyer insoupçonné soit découvert dans une zone en état de surveillance permanente. Le chiffre de deux ans parait donc raisonnable puisqu'il correspond à trois fois cette période maximale de huit mois. En ce qui concerne le matériel audio- visuel, une série de diapositives montrant comment la variole se manifeste chez des sujets africains et asiatiques a été réalisée par l'OMS et largement diffusée. Des films consacrés à la variole chez des sujets yougoslaves ont été tournés en Yougoslavie lors de la récente épidémie. Il est actuellement envisagé de réaliser d'autres diapositives ainsi que du matériel pédagogique à partir de malades atteints de formes atypiques de la variole. La séance est levée à 17 h.45.

TROISIEME SEANCE Mardi 15 mai 1973, 9 h.30 Président :

Dr S. PHONG AKSARA (Thallande)

1.

ERADICATION DE LA VARIOLE (suite)

Ordre du jour, 2.3

Le PRESIDENT appelle l'attention sur le projet de résolution préparé par le Rapporteur, qui est ainsi libellé :

La Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport du Directeur général sur le programme d'éradication de la variole; Appréciant grandement la contribution décisive apportée à la campagne mondiale d'éradication par les nombreux pays qui ont réussi à éliminer la variole endémique et prenant acte avec gratitude des efforts déployés par ceux où la maladie existe encore; Notant toutefois avec inquiétude que, dans quelques zones des pays où la variole endémique persiste, la situation apparaît actuellement plus grave que les années précédentes; Réaffirmant, en conséquence, la nécessité de ne rien négliger pour assurer le progrès rapide de l'éradication et pour maintenir celle -ci là où elle est réalisée, 1. PRIE tous les pays de donner la plus haute priorité au programme d'éradication de la variole, de façon à interrompre la transmission de la maladie le plus tôt qu'il sera possible dans les zones où l'endémie subsiste et à prévenir la réapparition de la maladie dans les pays où elle a été éliminée; 2. PRIE le Directeur général de continuer à fournir toute l'assistance nécessaire aux pays intéressés pour soutenir et accélérer les efforts nationaux d'éradication, déterminer par une évaluation indépendante si l'éradication est effectivement réalisée et identifier les ressources supplémentaires tant nationales qu'internationales qui pourraient être requises pour mener le programme à bonne fin; et 3. REMERCIE les pays qui ont généreusement contribué au programme, soit à titre bilatéral, soit par l'intermédiaire du fonds bénévole de l'OMS pour la promotion de la santé, et exprime l'espoir confiant que le soutien accordé au programme se poursuivra, en particulier durant les années critiques à venir. mots "la plus haute priorité ",

Le Dr ZAMFIRESCU (Roumanie) propose qu'on insère dans le paragraphe 1 du dispositif, après les les mots "à la surveillance active et ".

Le Dr BERNARD, Sous -Directeur général, fait valoir que, dans ce paragraphe du dispositif, il serait peut -être mieux d'ajouter le membre de phrase "une attention particulière étant accordée à la surveillance active" après les mots "programme d'éradication de la variole ". Le Dr ZAMFIRESCU (Roumanie) est d'accord avec cette suggestion. Décision 2. :

Le projet de résolution, ainsi modifié, est approuvé.1 :

QUALITE, SECURITE ET EFFICACITE DES MEDICAMENTS SYSTEME INTERNATIONAL D'INFORMATION SUR LES MEDICAMENTS

Ordre du jour, 2.4.1

Le Dr MOLAPO, représentant du Conseil exécutif, indique que le Directeur général a fait connaître au Conseil qu'après avoir consulté des experts, il estimait possible d'établir un système d'information sur les médicaments, à la condition que des données sur les médicaments nouveaux soient fournies par les organismes nationaux compétents. L'établissement de normes minimales acceptables intéresse de nombreux aspects du contrôle des médicaments, auquel le système d'information proposé contribuera de façon appréciable. C'est donc une question qui pourra être traitée plus tard. Le Conseil exécutif a adopté la résolution EB51.R1O à l'issue d'une discussion au cours de laquelle plusieurs membres ont exprimé l'avis que le système proposé fournirait de précieux renseignements qui font actuellement défaut aux autorités nationales. Le Dr LAMBO, Sous -Directeur général, fait observer que le paragraphe 3 du dispositif de la résolution WHA25.61, conformément auquel le Directeur général a établi le rapport contenu dans le document A26/8, soulève deux questions fondamentales celle de la possibilité de réaliser un système international d'information, et celle de la possibilité pour l'OMS d'établir des normes minimales en vue d'assurer la qualité, la sécurité et l'efficacité des médicaments. :

1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le premier rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA26.29. - 294 -

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Pour ce qui est de la première question, il y a quelques années seulement que l'on s'emploie à évaluer scientifiquement la sécurité et l'efficacité des médicaments nouveaux; cependant, on possède déjà assez d'indications pour instituer un système d'information et d'autres données seront prochainement disponibles. Il est entendu que seules les informations publiées seront utilisées. Les techniques modernes de traitement des données et les méthodes de l'informatique seront appliquées lorsque le système se sera développé; l'essentiel est donc d'obtenir des données fiables et d'en assurer la transmission rapide à l'OMS. Le Directeur général estime qu'une étude de faisabilité de deux ans sera nécessaire pour confirmer que le système proposé est réalisable. Ce système pourra faciliter l'introduction dans les Etats Membres des médicaments nouveaux qui auront fait leurs preuves, empêcher la mise sur le marché de médicaments nocifs, réduire les répétitions inutiles d'expériences sur l'animal et d'essais cliniques, et promouvoir l'élaboration de critères généralement acceptables concernant la sécurité, l'efficacité et la qualité des médicaments, ainsi que l'information sur les médicaments. La seconde question, plus complexe, concerne l'établissement de normes minimales acceptables et la possibilité d'appliquer les dispositions des alinéas d) et e) de l'article 21 de la Constitution; elle englobe un grand nombre d'aspects interdépendants du contrôle des médicaments et c'est la raison pour laquelle il est proposé de la renvoyer à plus tard. Le système d'information envisagé promet d'être utile aux pays développés aussi bien qu'aux pays en voie de développement. Etant donné les difficultés évidentes qu'il faudra surmonter pour établir un système complet, le Directeur général propose que l'on effectue pendant deux ans une étude de faisabilité à titre d'exercice pilote, dans des conditions de rigoureuse économie. Le Dr ZAMFIRESCU (Roumanie), exposant les mesures prises par son gouvernement pour assurer la surveillance active des réactions adverses provoquées par les médicaments, déclare qu'une commission centrale de pharmacovigilance a été constituée, avec des centres de référence dans toutes les villes universitaires et des noyaux de pharmacovigilance dans les hôpitaux départementaux. Les informations sur les réactions adverses présumées sont communiquées à toutes les cliniques et aux services médicaux entraînés à la surveillance des médicaments, une personne spécialisée dans ce domaine étant affectée à chaque unité médicale. Le secrétariat de la commission est installé à l'Institut d'Etat pour le Contrôle des Médicaments et assure la liaison entre la Commission nationale de Pharmacovigilance et la Commission de Contrôle des Médicaments. Le système adopté en Roumanie repose sur une pharmacovigilance intensive exercée dans les cliniques universitaires et les hôpitaux départementaux; d'autre part, les médecins travaillant dans les petits hôpitaux de tout le pays, dans des cabinets médicaux ou dans des polycliniques sont encouragés à fournir des renseignements à la Commission. On a également pris des mesures pour que les données communiquées soient vérifiées et validées par le Centre national de Pharmacovigilance et par les centres de référence. De plus, on publie depuis six mois un bulletin trimestriel dont le rôle est d'attirer l'attention du corps médical et des pharmaciens sur les réactions adverses que pourraient provoquer les médicaments, et le Ministère de la Santé prépare de la documentation supplémentaire sur les propriétés de divers médicaments. Les méthodes audiovisuelles et le matériel imprimé sont utilisés à grande échelle; le tirage usuel est d'environ 35 000 exemplaires et les fascicules sont distribués gratuitement à tous les médecins et pharmaciens. La Roumanie est très favorable à l'échange entre pays d'informations concernant les réactions adverses. Le N° 498 de la Série de Rapports techniques, concernant le rôle des centres nationaux dans la pharmacovigilance internationale, ainsi que les nombreux autres documents pertinents publiés par l'OMS, se sont déjà révélés très utiles. Le Dr CUMMING (Australie) dit que son pays a été très heureux de participer à la réunion convoquée par l'OMS pour examiner la proposition visant à créer un système international d'information sur les médicaments. Le participant australien avait saisi cette occasion pour appeler l'attention sur le danger qu'il y aurait à envisager la sécurité d'un médicament indépendamment de sa qualité et le Dr Cumming constate avec satisfaction que la proposition du Directeur général fait précisément état d'échanges d'information sur la qualité. L'homologation des médicaments présente un caractère différent selon les pays. Bien souvent, elle indique simplement qu'un droit a été perçu et parfois que la composition du produit a été enregistrée. La possibilité d'élaborer un système d'homologation plus complet et plus détaillé, avec évaluation de la qualité, de la sécurité et de l'efficacité du produit, est actuellement à l'étude. La définition de l'homologation donnée à la section 3.4 du document A26/8 aidera beaucoup à éviter des confusions. Une autre question est de savoir ce qu'est un médicament nouveau; parfois, c'est tout simplement une variante d'un médicament plus ancien; mais comme les normes d'évaluation peuvent avoir changé, il peut être nécessaire de préciser les données sur lesquelles s'est fondée l'évaluation de sa sécurité et de son efficacité. Des échanges d'information sont également indispensables sur les médicaments faisant l'objet d'essais cliniques aussi bien que sur ceux dont la mise en circulation est autorisée,

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La délégation australienne approuve l'idée d'entreprendre une étude de faisabilité sur l'établissement d'un système d'information, car c'est logiquement la première chose à faire pour essayer d'atteindre l'objectif tout à fait valable que l'on s'est fixé. Le Professeur HALTER (Belgique) rappelle qu'il s'est produit depuis 20 ans une évolution très rapide des moyens de contrôle; elle a abouti en Belgique à l'établissement d'une procédure d'enregistrement des médicaments qui passe pour être l'une des plus sévères de l'Europe occidentale. Décrivant le système d'enregistrement en vigueur depuis le ler janvier 1973 dans les pays du Benelux, le Professeur Halter déclare que ce système assure la libre circulation des médicaments entre les pays du Benelux, mais seulement dans la mesure où ils sont conformes à des normes extrêmement strictes relatives à la sécurité, à l'efficacité et à l'absence d'effets secondaires. La Communauté économique européenne envisage également des mesures communes en ce qui concerne les renseignements sur les effets secondaires éventuels des médicaments et il est possible que l'enregistrement communautaire des médicaments se réalise un jour. La proposition contenue dans le rapport du Directeur général est la bienvenue, mais il ne suffit pas de réunir des informations venant de laboratoires, d'institutions ou d'ailleurs; il sera également nécessaire de créer sur le plan international des institutions dotées de moyens techniques et financiers suffisants pour pouvoir faire un travail original, non plus de compilation et de redistribution des informations, mais de contrôle des produits pharmaceutiques. Cela devrait être l'étape suivante; pour le moment, la Belgique considère la proposition comme satisfaisante et fera tout ce qui est en son pouvoir pour contribuer à en assurer le succès. Pour le Professeur REXED (Suède), le système proposé par l'OMS viendra très opportunément appuyer les efforts déployés dans les pays pour promouvoir l'utilisation correcte des médicaments. La délégation suédoise croit discerner sur ce point une évolution des esprits à l'Assemblée de la Santé; il y a quelques années, l'idée qu'une organisation internationale puisse intervenir dans le contrôle des médicaments n'allait pas sans susciter des réserves, voire une franche opposition. On ne peut donc que se féliciter de voir apparaître une attitude plus positive, qui donne de solides raisons d'espérer de nouveaux progrès. Le succès de plusieurs programmes de collaboration internationale pour l'enregistrement des réactions adverses aux médicaments est également encourageant. Le Service national suédois de la Santé et la Prévoyance' sociale a conclu avec la Food and Drug Administration des Etats -unis un accord permanent réglant les échanges d'informations et de rapports d'inspection sur les usines de produits pharmaceutiques, avec le concours des industries intéressées. Cet accord a contribué à réduire les travaux faisant double emploi et un accord semblable est en voie de négociation avec le Canada. On espère que la coopération bilatérale se développera encore. Les objectifs du système proposé par l'OMS sont ambitieux, et il ne faut pas sous-estimer les difficultés administratives, juridiques et autres qu'on ne pourra manquer de rencontrer. La délégation suédoise souhaite qu'on attache une importance toute spéciale au renforcement du contrôle des médicaments et de leur qualité et à la suppression, par l'échange d'informations, des travaux faisant double emploi dans différents pays. Les pays qui ne sont pas encore en mesure d'établir leurs propres systèmes et laboratoires de contrôle obtiendront les renseignements objectifs dont ils ont besoin grâce à la participation au système de pays plus avancés. La délégation de la Suède et celle du Canada ont préparé un projet de résolution qui sera soumis ultérieurement à la Commission.

Le Dr KUPFERSCHMIDT (République Démocratique Allemande) indique que, depuis sa création, son pays a fait beaucoup d'efforts pour fournir à la population des médicaments sûrs et efficaces. L'expérience acquise a permis de formuler certains principes. Tout d'abord, il convient de limiter le nombre des médicaments - en utilisant comme seuls critères les besoins médicaux et le marché doit être contrôlé par l'autorité nationale compétente. En République Démocratique Allemande, quelque 2000 médicaments sont en circulation. Ensuite, il faut que les praticiens soient informés du choix de médicaments qui s'offre à eux par des voies scientifiques et non par des voies commerciales; en République Démocratique Allemande, chaque médecin reçoit régulièrement des recommandations en matière de diagnostic et de thérapeutique. En troisième lieu, la protection

de la population doit commencer avant que les nouveaux médicaments ne soient lancés sur le marché; il appartient donc à l'Etat de contrôler les essais cliniques et de n'accorder aux fabricants l'autorisation de produire qu'après l'obtention du certificat approprié. Les mêmes dispositions doivent s'appliquer aux médicaments destinés à l'exportation. En quatrième lieu, la garantie d'une haute qualité exige la fixation de normes par le Gouvernement. Il est indispensable que le commerce des médicaments soit soumis à un contrôle rigoureux. En cinquième lieu, il faut utiliser autant que possible les dénominations communes internationales afin d'éviter des confusions de la part des médecins et des malades. En sixième lieu, toute publicité pour les médicaments doit être interdite. Enfin, des systèmes nationaux de surveillance et de notification des réactions adverses aux médicaments doivent être mis sur pied pour réduire les risques à un minimum.

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Grâce à l'application de ces principes en République Démocratique Allemande, la population jouit d'un haut degré de protection. Le pays a également enrichi son expérience de la normalisation des méthodes de diagnostic de laboratoire, qui sont dans une certaine mesure applicables également en toxicologie. L'orateur souligne que la normalisation des essais doit porter également sur les animaux de laboratoire et garantir la pureté des substances d'épreuve. La République Démocratique Allemande encourage tous les efforts propres à assurer une haute qualité des médicaments. Sa pharmacopée fixe pour tous les médicaments inscrits des normes nationales de qualité. Avec les autres pays membres du Conseil d'Aide économique mutuelle la République Démocratique Allemande a contribué à l'élaboration de normes communes pour la qualité des médicaments, connues sous le nom de Compendium medicamentorum. Il convient d'étudier la possibilité d'un accord international sur la durée limite de conservation des produits pharmaceutiques dont l'étiquette ne donne aucune indication à ce sujet, notamment afin d'établir un système international normalisé pour le codage des lots de médicaments. Un tel système existe déjà dans les pays membres du Conseil d'Aide économique mutuelle. La République Démocratique Allemande a suivi de près les efforts déployés par l'OMS pour créer un système d'information sur les médicaments et elle a toujours scrupuleusement observé les directives de l'Organisation en ce qui concerne toutes les questions relatives aux médicaments. La République Démocratique Allemande est très désireuse de contribuer à la solution du problème dont la Commission est saisie. Le Dr ROASRAN (Afghanistan) souligne qu'il faut envisager le contrôle des médicaments du double point de vue du consommateur et du médecin. Dans les pays en voie de développement, on a de plus en plus conscience d'un besoin d'économie dans l'emploi des médicaments et de la nécessité de limiter sur le marché le nombre des produits qui font double emploi. Dans certains Etats, les honoraires des médecins sont vingt fois plus bas que le prix des médicaments prescrits. On juge souvent les médicaments à leur emballage plutôt qu'à leur efficacité et les commerçants font tout pour en encourager la consommation. Depuis plusieurs années, l'Afghanistan s'emploie à mettre au point un système d'homologation des médicaments. Le registre national est ouvert à l'homologation de tous les produits pharmaceutiques légalement utilisés dans le pays producteur, à la condition qu'ils soient accompagnés de documents officiels dudit pays garantissant leur qualité, leur sécurité et leur efficacité après expertise. On a reconnu cependant qu'il convenait de créer des laboratoires nationaux de contrôle des médicaments, ou de développer ceux qui existent déjà, afin d'évaluer les médicaments importés en tenant compte des caractéristiques différentes de l'environnement dans le pays importateur. La délégation afghane est favorable à l'établissement d'un système central d'information confié à une organisation internationale. Les renseignements sur les médicaments ne doivent être tenus pour confidentiels à aucun niveau; le consommateur, tout comme son médecin, a le droit d'être informé sur le médicament qu'il utilise. Contrairement aux pays développés qui participent actuellement au système établi par l'Organisation, les pays en voie de développement offrent à l'OMS l'occasion de les aider à organiser la production économique, l'homologation, la distribution et l'évaluation des médicaments. L'Afghanistan est en train d'élaborer une législation applicable à l'importation et à la distribution des médicaments, ainsi qu'au contrôle de leur prix. Il envisage de produire un jour ses propres médicaments à des prix inférieurs. Une coopération internationale s'impose pour l'inspection des laboratoires de produits pharmaceutiques et pour le contrôle de l'étiquetage des médicaments. En particulier pour les pays en voie de développement, des mesures propres à garantir la sécurité des médicaments, de la production à la distribution, sont indispensables. Le Dr PARMALA (Finlande) est d'avis que le système d'information proposé offre auk autorités de la santé et à celles chargées de l'homologation des médicaments un moyen commode de recueillir des renseignements supplémentaires sur la qualité, la sécurité et l'efficacité des médicaments nouveaux; grâce à ce système, l'expérience acquise dans divers Etats Membres en matière d'évaluation des médicaments sera accessible à l'ensemble des pays participants. La Finlande appuie la proposition contenue dans le rapport, c'est -à -dire l'idée d'une étude de faisabilité reposant sur des renseignements recueillis pendant une période de durée limitée, et serait heureuse de prendre part à cette étude. Le Dr FARGELJ (Yougoslavie) déclare que sa délégation souscrit aux propositions contenues dans le rapport du Directeur général. Son pays a toujours voué une grande attention à la qualité, à la sécurité et à l'efficacité des médicaments. Il y a plus de 40 ans qu'existe en Yougoslavie une institution chargée de l'étude de ces problèmes et, depuis lors, un certain nombre d'instituts spécialisés dans l'essai et le contrôle des médicaments ont été créés, de même qu'un bureau national responsable de l'homologation des médicaments et de la coordination des activités des instituts spécialisés. Une nouvelle loi fédérale sur l'essai et l'homologation des médicaments a été promulguée en février 1973. Grâce à son système très complet de contrôle

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et d'homologation des médicaments, la Yougoslavie sera en mesure de se conformer aux exigences du système international d'information sur les médicaments que l'on se propose de mettre en place.

Le Professeur RUDOWSKI (Pologne) indique que son pays est disposé à communiquer au futur centre international toutes les informations voulues sur les nouvelles substances thérapeutiques qui n'ont pas encore été utilisées en médecine. La Pologne participera avec plaisir au projet pilote proposé par le Directeur général. Le Professeur Rudowski souligne cependant qu'il convient d'examiner soigneusement les incidences financières du programme envisagé. On devra notamment procéder à une analyse détaillée du coût du traitement et de l'extraction des données, et il serait souhaitable que le Directeur général soit prié d'étudier les aspects financiers du problème, et de faire rapport à ce sujet à l'Assemblée de la Santé. Le Professeur VON MANGER- KOENIG (République fédérale d'Allemagne) estime lui aussi qu'il serait utile de développer progressivement les services actuellement fournis par l'OMS, à savoir: élaboration des principes applicables à l'évaluation de l'efficacité, de la sécurité et de la qualité pharmaceutique des médicaments; diffusion des décisions prises par les gouvernements au sujet du retrait ou des limitations de vente des médicaments; administration du système international de surveillance des réactions adverses aux médicaments. Le système international d'information proposé constituerait une adjonction importante à ces services. La nécessité d'un tel système est de plus en plus évidente, étant donné la diversité accrue des médicaments, la suppression des restrictions au commerce international de ces produits et le désir légitime de la profession médicale d'utiliser toutes les ressources thérapeutiques à sa disposition. Il conviendrait aussi d'accélérer la mise au point de critères d'efficacité, de sécurité et de qualité des médicaments qui soient acceptables sur le plan international et donnent ainsi aux autorités nationales de la santé publique la possibilité de faire pleine et entière confiance aux pays producteurs pour l'essai des préparations pharmaceutiques. C'est là le seul moyen d'éviter dans une certaine mesure la répétition des essais cliniques et de laboratoire dans le pays importateur. La République fédérale d'Allemagne exporte des médicaments dans toutes les parties du monde. Elle se trouve donc dans l'obligation de donner aux médecins d'autres pays toutes les garanties possibles de qualité à la lumière des connaissances scientifiques actuelles. La protection de la santé doit avoir le pas sur les intérêt commerciaux. Tout en approuvant entièrement les vues et les objectifs exposés dans le rapport du Directeur général, la délégation de la République fédérale d'Allemagne se réserve d'examiner très soigneusement le projet de système international d'information. Le Professeur von Manger Koenig ajoute que son pays souscrit à l'idée d'entreprendre une étude de faisabilité qui servira de base au projet et qu'il est prêt à y participer. Toutefois, il faudrait que les Etats Membres soient informés du coût de ce projet, afin de savoir s'il reste dans des limites raisonnables et acceptables. Il est regrettable que, dans son pays comme dans d'autres, l'homologation des médicaments nouveaux soit retardée par une pénurie de personnel, et le nouveau système proposé imposerait un surcroît de travail à ceux qui en sont responsables. Avant d'entreprendre quoi que ce soit, il est donc de la plus haute importance de procéder à une analyse coût /avantages.

Le Dr MARTINEZ RODRIGUEZ (Cuba) indique que le Ministère de la Santé publique de son pays attribue depuis plusieurs années une haute priorité au problème des médicaments; un organisme national a été mis sur pied pour réviser la législation pertinente et établir des normes qui régiront la production des médicaments, leur importation, leur distribution et leur étiquetage. A la fin de 1972, le Ministère a créé un département pharmaceutique qui dirige désormais toutes les activités intéressant la sécurité et l'efficacité des médicaments. La délégation cubaine approuve dans l'ensemble le projet de système international d'information sur les médicaments. Pour ce qui est de la communication de renseignements sur les médicaments nouveaux, Cuba se trouve dans le cas prévu à la section 6.3 du rapport, puisque le pays n'est pas encore en mesure de fournir les informations indiquées à la section 5.1. Le Dr WEERATUNGE (Sri Lanka) déclare que, préoccupé par l'incidence croissante des affections iatrogènes dans le monde, son gouvernement accueille favorablement le projet tendant à créer un système d'information sur les médicaments et à mettre au point des critères de sécurité, d'efficacité et de qualité. Afin d'économiser les ressources en devises étrangères de Sri Lanka, l'importation des médicaments a été progressivement confiée à une Société pharmaceutique d'Etat. Etant donné la diversité toujours plus grande des marques et des propriétés que les fabricants prêtent à leurs produits, l'information des médecins devient aujourd'hui une nécessité plus impérieuse que jamais. Sri Lanka espère pouvoir introduire dans les ordonnances médicales l'emploi de noms génériques au lieu de noms commerciaux. Avec l'appui du Département de Pharmacologie dq

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l'Université et du Comité national de la Pharmacopée, on s'efforce de persuader les médecins d'employer les noms génériques, mais des oppositions subsistent de la part des milieux commerciaux. La Société pharmaceutique d'Etat souhaite donc être conseillée par une autorité compétente qui puisse garantir la qualité des médicaments que cette société importe. Afin de pouvoir apprécier en toute connaissance de cause les déclarations et arguments des fabricants, Sri Lanka serait très désireuse d'obtenir des évaluations pharmacocinétiques de la biodisponibilité des médicaments.

Le Professeur HALBACH (Union internationale de Pharmacologie), prenant la parole sur l'invitation du Président, rappelle que l'OMS et l'Union internationale de Pharmacologie ont commencé à étudier le problème de l'évaluation des médicaments nouveaux chez l'homme en 1963, au cours d'un symposium mixte organisé à l'occasion du Deuxième Congrès international de Pharmacologie. Un deuxième symposium, consacré celui -ci au mécanisme de la toxicité des médicaments, a eu lieu pendant le Congrès de 1966. Lors du Quatrième Congrès international de Pharmacologie, le Conseil de l'Union internationale a élaboré et soumis à l'OMS une liste d'objectifs pratiques, à des fins de coopération, et elle a invité ses membres à se tenir à la disposition de leurs autorités nationales respectives toutes les fois que des avis d'experts seraient nécessaires au sujet de l'efficacité et de la sécurité des médicaments et, d'une manière générale, des substances thérapeutiques. Des membres de l'Union ont participé depuis aux travaux de plusieurs comités d'experts de l'OMS. Lors du Cinquième Congrès international, en 1972, l'Union a créé un comité chargé de renforcer la collaboration avec l'OMS. Il est logique que les deux organismes internationaux intéressés collaborent étroitement, en particulier parce que de nouveaux progrès techniques sont devenus possibles grâce à une connaissance plus poussée des mécanismes moléculaires au niveau subcellulaire, mais aussi parce que l'amélioration des applications thérapeutiques repose sur le développement harmonieux des concepts de santé publique. L'Union internationale de Pharmacologie est très désireuse de renforcer sa collaboration avec l'OMS, notamment en ce qui concerne la toxicologie et la formation postuniversitaire permanente en thérapeutique.

Le Dr SHRIVASTAV (Inde) souligne l'importance du problème de la qualité, de la sécurité et de l'efficacité des médicaments et signale les dangers liés aux techniques d'animation des ventes employées par les fabricants de produits pharmaceutiques des pays économiquement avancés. Il a eu personnellement l'occasion d'analyser des produits pharmaceutiques - notamment des substances biologiques - qui avaient été exportés vers son pays après des essais très limités sur l'homme. Il appelle en outre l'attention sur le fait que l'état nutritionnel des habitants des pays en voie de développement les rend plus vulnérables aux effets secondaires et à la toxicité de certains produits. Par exemple, un certain type de vaccin contre la rougeole, qui n'a pas entraîné d'effets secondaires dans les pays économiquement avancés, a provoqué des réactions graves en Inde. Pour assurer certains services médicaux dans les zones rurales, l'administration sanitaire de l'Inde a recours à des assistants paramédicaux, des assistants sanitaires et des médecins traditionnels et le Gouvernement envisage actuellement de faire étudier les effets secondaires de certains médicaments dans les populations rurales. Une loi de 1940 (Drugs and Cosmetics Act) réglemente l'importation, la fabrication, la distribution et la vente des médicaments en Inde. Tous les médicaments importés sont examinés au port d'entrée; on vérifie notamment la conformité des indications portées sur les étiquettes avec les dispositions du Drugs and Cosmetics Act. En outre, des échantillons sont analysés par le Laboratoire central de Pharmacologie. Les substances biologiques et certains produits spéciaux (sérums, vaccins, antibiotiques, vitamines et hormones) ne peuvent être importés que sous régime de licence et l'importateur doit certifier que les conditions de fabrication correspondent à celles stipulées par la législation indienne. Les industries pharmaceutiques installées en Inde sont également soumises à des règles précises. Elles sont tenues 1) d'employer un personnel techniquement qualifié; 2) de respecter les normes de fabrication spécifiées; 3) de maintenir en bon état le matériel utilisé; et 4) de contrôler la qualité des matières premières et celle de chaque lot de produit et de tenir des registres faisant état de ces contrôles; 5) de tenir enfin un registre de la distribution des produits. Le Drugs and Cosmetics Act stipule également que les médicaments nouveaux doivent être :

soumis à un contrôle spécial; les importateurs et les fabricants sont astreints à soumettre une documen-

tation médicale exposant les études de pharmacologie et de toxicité qui ont été faites. Seuls les médicaments jugés suffisamment efficaces peuvent être mis en circulation dans le pays. Le Ministère de la Santé délivre des certificats de contrôle de la qualité à la demande des pays importateurs. Les autorités sanitaires des pays qui importent des produits pharmaceutiques tireraient grand avantage d'un système de collecte et de diffusion de données sur la sécurité et l'efficacité des médicaments nouveaux.

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Pour assurer un niveau de qualité élevé dans la fabrication et pour garantir la conformité avec les normes pharmaceutiques, l'Inde aurait besoin d'un matériel de contrôle coûteux qu'elle serait obligée d'importer. Etant donné les difficult §s monétaires actuelles, l'OMS pourrait envisager de créer un fonds de roulement pour financer l'acquisition de matériel de ce genre par les Etats Membres qui régleraient leurs achats dans leur propre monnaie. Il faudrait par ailleurs développer l'enseignement de la pharmacologie clinique dans les universités, dont les laboratoires pourraient se charger d'organiser des essais cliniques de médicaments. Le Dr CHRISTODOULIDES (Chypre) estime que le système international d'information proposé serait fort utile aux petits pays qui, en raison de l'insuffisance de leurs ressources financières et du manque de personnel qualifié, n'ont pas les moyens d'évaluer la sécurité et l'efficacité des médicaments. Ce système permettrait en outre de limiter le risque de voir lancer sur le marché des médicaments dangereux et faciliterait la normalisation des critères d'homologation des médicaments. Sir John BROTHERSTON (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) se déclare également favorable à l'idée d'une étude de faisabilité de durée limitée et indique que le Gouvernement du Royaume -Uni lui accordera tout le soutien possible, comme il l'a fait pour d'autres activités déjà entreprises par l'OMS dans cet important domaine. Une des difficultés à prévoir réside dans la nécessité pour les gouvernements participants de respecter le caractère confidentiel des renseignements. En outre, la procédure assez compliquée qui devra être suivie entrainera des retards dans la diffusion des données. Il, en résultera pour le personnel un surcroît de travail considérable dans un domaine où les obligations des administrations nationales augmentent rapidement. Il semble néanmoins que les gouvernements pourraient fournir, sans rencontrer trop d'obstacles sur le plan pratique, les données correspondant à la plupart des quatorze points mentionnés dans la section 5.1 du rapport, qui constitue l'élément essentiel de l'étude de faisabilité proposée. Le Gouvernement du Royaume -Uni aura cependant quelque difficulté à transmettre rapidement des renseignements sur les effets secondaires et les réactions adverses, sur les précautions spéciales à observer pour le stockage ou la manutention, et sur la date limite d'utilisation. Pour les produits nouveaux, les réactions adverses sont notifiées à l'OMS dans le cadre des arrangements déjà conclus en la matière. Le rapport expose ensuite, pour une phase postérieure à l'étude de faisabilité, un projet beaucoup plus ambitieux concernant la collecte de renseignements. Il semble opportun d'inviter ici à la prudence, car certaines des suggestions présentées paraissent difficilement réalisables en raison du volume de travail qu'elles entraîneraient et du caractère confidentiel de certains renseignements. Sans doute serait -il bon de se limiter, dans le proche avenir, à la collecte et à la diffusion des renseignements du type le plus simple, c'est -à -dire de ceux mentionnés à la section 5.1.

Le Professeur TIGYI (Hongrie) fait observer que le champ de la pharmacologie clinique s'élargit constamment. Les médicaments dont l'administration offre des garanties de sécurité et d'efficacité suffisantes par rapport au risque intéressent au même titre les populations de tous les pays. Il incombe donc à tous les pays qui possèdent une industrie pharmaceutique très développée de veiller à ce que les médicaments produits répondent à cette condition. Le Gouvernement de la Hongrie a été l'un des premiers à prendre conscience de la nécessité d'un système permettant d'assurer une évaluation objective et un contrôle efficace des produits nouveaux en raison du développement rapide de l'industrie pharmaceutique et de la multitude des composés nouveaux. Aussi a -t -il créé, dès 1967, sous la direction du Ministère de la Santé, un réseau de centres de pharmacologie clinique. Des centres de ce genre fonctionnent déjà dans 21 instituts nationaux. Il est indispensable que les plus importants de ces instituts disposent de moyens suffisants pour étudier les médicaments nouveaux et les soumettre à des essais cliniques préliminaires, et qu'ils puissent mettre au point des méthodes uniformes d'investigation clinique systématique. L'uniformisation devrait porter non seulement sur l'orientation et la coordination des essais, mais également sur l'évaluation objective des résultats. Le réseau hongrois se différencie de ceux que l'on trouve dans d'autres pays par une centralisation plus poussée. Il assure au consommateur un degré de protection considérable et il est également utile à l'industrie pharmaceutique. Un spécialiste hongrois a participé au symposium de pharmacologie clinique que l'OMS a organisé à Heidelberg et au cours duquel ont été énoncés les principes fondamentaux de l'action à entreprendre dans le domaine de la pharmacologie clinique. Les directives proposées par l'OMS à cette occasion se sont révélées extrêmement utiles. Le Gouvernement hongrois est prêt à s'y conformer et il souhaite que l'OMS continue à coordonner les activités à l'échelon international. De l'avis du Dr KLIVAROVA (Tchécoslovaquie), le système d'information sur les médicaments qui est proposé serait extrêmement précieux; il s'adresserait en principe aux fabricants et aux autorités nationales chargées de l'importation ou de l'homologation des médicaments. Mais il

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convient de souligner que l'homologation des médicaments n'existe pas dans tous les pays et que, lorsqu'elle existe, les conditions exigées peuvent être très différentes selon les pays. Puisque le principe de la collecte et de la diffusion d'informations est admis, il faut maintenant s'accorder sur les renseignements à réunir. La section 5.1.1 du rapport énumère les renseignements de base qui devraient être exigés des autorités nationales compétentes. Il conviendrait de préciser la nature des données pharmaceutiques à fournir en vertu de la section 5.2.1, car les renseignements reçus seront vraisemblablement fondés sur des pharmacopées dont les spécifications en matière de qualité varient considérablement. Il est indispensable que les normes internationales soient liées à l'emploi des préparations de référence établies par l'OMS. En ce qui concerne les données pharmacologiques, toxicologiques et pharmacocinétiques (sections 5.2.2 et 5.2.3), il faudra aussi s'entendre sur un ensemble uniforme qui soit acceptable pour tous, étant donné les différences traditionnelles entre écoles de pharmacologie pour ce qui est du nombre, du type et de la durée des essaisde laboratoire sur les animaux. Les pays participants devront également se mettre d'accord sur les données cliniques à recueillir (5.2.4). Les données concernant les épreuves et essais de médicaments nouveaux sont intéressantes sans aucun doute; mais elles sont rarement publiées. Les "autres types de renseignements" (section 5.3) risquent de n'être pas comparables et seraient, dans beaucoup de cas, difficiles à obtenir. La délégation tchécoslovaque estime elle aussi que les médicaments nouveaux devraient être homologués à l'échelon international et que l'on devrait commencer à fournir les renseignements voulus aux Etats Membres. Il conviendrait donc que l'OMS établisse une méthodologie et qu'elle entreprenne l'étude de faisabilité proposée en collaboration avec les Etats Membres. Le Dr FLEURY (Suisse) déclare que la technologie pharmaceutique a fait des progrès considérables et que l'arsenal thérapeutique s'est enrichi de nombreuses substances nouvelles et très actives au cours des dernières années. Toutefois, l'opinion publique a pris conscience de l'existence des dangers nouveaux inhérents aux médicaments modernes. Il est donc normal que le public attende des gouvernements qu'ils prennent des mesures de protection et que les responsables de la santé publique puissent fonder leur action sur la meilleure information scientifique possible. Le contrôle des médicaments existe depuis de nombreuses années tant au niveau national qu'au niveau international, mais la situation actuelle semble caractérisée par la concomitance d'un certain nombre d'efforts disparates et souvent insuffisamment coordonnés. C'est ainsi que les travaux des diverses organisations et également des autorités nationales font souvent double emploi, d'où un gaspillage des ressources disponibles aussi bien en temps qu'en connaissances. La très grande variété des notions scientifiques et des techniques nécessaires à la recherche ainsi qu'à la production et au contrôle des produits pharmaceutiques exige une coordination très poussée; les services médicaux et pharmaceutiques doivent eux-mêmes donner à leurs travaux un caractère éminemment international. La Suisse participe depuis de nombreuses années à des activités de coordination sur le plan européen. Elle a ratifié, il y a quelques mois, la convention pour la reconnaissance mutuelle des inspections concernant la fabrication des produits pharmaceutiques, signée en 1970 par les pays membres de l'Association européenne de Libre Echange, et simultanément elle a mis en vigueur les normes fondamentales de bonne pratique de fabrication qui sont fondées sur les travaux de l'OMS. Elle participe en outre aux travaux du Conseil de l'Europe, qui élabore des conventions et des résolutions tendant à harmoniser la législation pharmaceutique dans les différents pays membres. Depuis de nombreuses années, les Etats participants échangent déjà les renseignements de base sur les médicaments nouveaux mentionnés à la section 5.1.1 du rapport dont la Commission est saisie. La Suisse est donc en mesure de transmettre à l'OMS également la plupart des renseignements demandés sous ce chapitre. Il lui serait sans doute possible aussi de fournir ceux demandés aux sections 5.2, 5.3, 5.4 et 5.5 après consultation des milieux intéressés. En conclusion, on peut se demander s'il ne serait pas préférable de procéder par étapes, c'est -à -dire de demander aux Etats Membres les renseignements de base mentionnés à la section 5.1.1, et ensuite d'introduire, après quelques années d'expérience, le système complet d'homologation. Le Dr NADERI (Iran), se référant à la question de la date limite d'utilisation évoquée à la section 5.1.1 (xiv) pour les médicaments nouveaux, exprime l'avis qu'une date de péremption devrait être spécifiée aussi pour les produits déjà en vente libre sur le marché mondial. Certains pays exigent que cette date soit indiquée en clair ou au moyen d'un code, mais il serait souhaitable d'introduire un système internationalement agréé afin que tous les pays puissent se faire une idée exacte de la date de péremption de n'importe quel produit pharmaceutique vendu sur leur territoire. Par ailleurs, un certain nombre de pays ont entrepris de renouveler, en fonction des connaissances techniques et des données pharmacologiques récentes, l'enregistrement de produits qui se trouvaient sur le marché depuis des années. Le résultat en a été que certains médicaments qui y étaient librement vendus ont été retirés du commerce du fait qu'ils ne répondaient plus aux critères de sécurité et d'efficacité. Pour remédier à cette situation, la délégation de l'Iran, appuyée par les délégations de Bahrein, de la Jordanie, du Koweit, du Liban, du Maroc, du Sénégal et de la Tunisie, soumet le projet de résolution suivant :

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VINGT- SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II La Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé, Rappelant les résolutions WHA16.36 et WHA23.48; Reconnaissant que les études approfondies effectuées sur l'évaluation de la qualité, de la sécurité et de l'efficacité des médicaments prescrits et employés depuis longtemps ont montré qu'un certain nombre de ces médicaments ne produisaient pas les effets thérapeutiques qui leur étaient attribués et que dans bien des cas leur intérêt en médecine était fort douteux; Notant aussi qu'à la suite de ces études certains de ces médicaments ont été retirés du commerce dans le pays producteur par décision de l'autorité nationale de contrôle; et Considérant que tous les médicaments mis à la disposition des consommateurs doivent répondre à des normes adéquates de qualité, de sécurité et d'efficacité et que l'Organisation mondiale de la. Santé a un rôle à jouer dans la collecte et la diffusion d'informations sur les médicaments, INVITE les pays Membres producteurs de médicaments à communiquer à l'Organisation 1. mondiale de la Santé toute décision de l'autorité nationale de contrôle ayant pour effet le retrait du commerce de tout produit pharmaceutique fabriqué dans le pays, en spécifiant le nom du produit, sa composition, sa forme pharmaceutique, le nom du fabricant ainsi que les résultats des études qui ont motivé le retrait; et PRIE le Directeur général de diffuser sans délai les renseignements concernant ces 2. décisions et de mettre sur pied le système international d'information sur les médicaments actuellement à l'étude.

Le Dr WORM- PETERSEN (Danemark), tout en reconnaissant qu'un tel objectif est en principe réaliste, estime qu'il faut mûrement s'interroger sur ce qu'il est possible d'accomplir à court età long terme. Un effort continu est nécessaire pour fixer des normes aussi élevées que possible relativement à la qualité des médicaments, aux règles de prescription et à la publicité des produits pharmaceutiques. Le Gouvernement danois sait, à la lumière de nombreuses années d'expérience, tout le travail qu'un tel objectif implique pour l'administration pharmaceutique nationale, non seulement au niveau des scientifiques hautement qualifiés (spécialistes de pharmacologie clinique, toxicologistes, etc.), mais aussi à celui des administrateurs, en raison de l'abondante documentation jointe par les firmes pharmaceutiques à leurs demandes d'homologation. Il est donc indispensable que l'administration extraie l'essentiel de cette documentation pour que les investigations faites sur un médicament donné puissent être utilement évaluées. Du fait même que le contrôle des produits pharmaceutiques prend énormément de temps, il importe d'éviter les doubles emplois à tout prix. Aussi le Danemark appuie -t -il entièrement la proposition du Directeur général relative à une étude de faisabilité de deux ans. La délégation danoise se rend parfaitement compte que, pendant l'étude pilote et même sans doute pendant de nombreuses années, la nouvelle activité envisagée n'allégera pas la tâche des autorités nationales participantes. Si le Danemark était invité à participer à l'étude pilote, il est bien évident que son administration intéressée devrait s'attendre à un surcroît de travail pendant quelques années et à très peu d'informations en retour. Mais il est non moins évident qu'une collaboration internationale prolongée en matière de contrôle de la qualité et de l'efficacité des médicaments profitera à tous les Etats Membres et se traduira par la production d'une meilleure documentation fondée sur la science relativement nouvelle, mais déjà très développée, de la pharmacologie clinique. Le centre international envisagé favoriserait peut -être l'application de méthodes scientifiques universellement acceptées d'évaluation des médicaments. On peut espérer que l'élaboration d'une documentation sûre par les soins d'une organisation internationale contribuera à élaguer la documentation superflue et à accroître l'intelligibilité de ce qui sera conservé. Pour ces raisons, le Gouvernement du Danemark appuie la proposition du Directeur général et est prêt à jouer un rôle actif dans l'étude de faisabilité.

Le Dr ANSARI (Pakistan) reconnaît pleinement l'efficacité des médicaments modernes, sans lesquels la médecine se trouverait handicapée. Cependant, les médecins s'inquiètent des maladies iatrogènes, et il ne faut pas que les médicaments soient utilisés sans contrôle. Aussi la délégation du Pakistan est -elle tout à fait en faveur du système envisagé d'échange et de diffusion de renseignements sur les médicaments. Le Pakistan a récemment introduit un système général pour les médicaments qui a été bien accueilli par les médecins, les pharmaciens et l'industrie pharmaceutique. Le Dr Ansari espère que ce système sera un jour étendu à d'autres pays. Des renseignements sur le contrôle de la qualité et l'efficacité des médicaments sont plus que jamais nécessaires maintenant que de nombreux fabricants sont en concurrence sur le marché libre. Il existe des laboratoires de contrôle de la qualité des médicaments, mais un système international d'échange de données serait d'une extrême utilité. Le Dr Ansari estime que les médicaments utilisés dans le monde entier devraient être examinés du point de vue de leur sécurité par un organisme international impartial tel que l'OMS.

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Le Dr PHOOKO (Lesotho) dit que les problèmes de la sécurité, de la qualité et de l'efficacité des médicaments sont une préoccupation constante pour les responsables des services de santé, dont certains n'ont parfois pas d'autre choix que de se fier à l'intégrité des firmes pharmaceutiques pour ce qui est de la qualité des médicaments mis en circulation et des propriétés qu'ils sont censés posséder. De nombreux pays possèdent des laboratoires d'expertise des médicaments, ce qui permet en général de repérer à temps les produits défectueux, mais la tragédie de la thalidomide a montré qu'il n'en est pas toujours ainsi. La délégation du Lesotho est en faveur de la création d'un système international d'information sur les médicaments, en particulier sur leur composition, leurs indications et leurs réactions adverses. Si des renseignements de ce genre étaient fournis par l'OMS pour les produits nouveaux, cela permettrait de réduire le nombre d'expériences sur l'animal et d'en éviter la multiplication. Le Ministère de la Santé du Lesotho vient d'instituer un registre confidentiel pour les nouveaux médicaments reçus des fabricants. Le système fonctionne de façon assez satisfaisante dans les institutions contrôlées par l'Etat mais moins bien dans les autres. On a préféré en l'occurrence s'appuyer sur la motivation plutôt que sur la législation. Le Lesotho est sur le point d'autoriser certaines firmes pharmaceutiques à opérer dans le pays, et l'étude de deux ans proposée par le Directeur général l'aiderait puissamment à formuler une politique de contrôle des médicaments. Le Dr ABDALLAH (Egypte) déclare que son pays appuie entièrement la proposition de création d'un centre international d'information. Il pense que l'Egypte serait en mesure de participer aux activités du centre en fournissant les données requises sur de nouveaux médicaments, notamment sur ceux qui servent à traiter les maladies largement répandues dans la Région de la Méditerranée orientale et dans certains pays africains. Le pays possède un service spécialisé pour l'homologation des médicaments, un comité de contrôle des médicaments chargé d'étudier les aspects médicaux et pharmaceutiques des nouveaux médicaments dont l'homologation est demandée, des laboratoires d'Etát de contrôle des médicaments, un centre d'étude et de contrôle des médicaments qui évalue les propriétés des médicaments produits localement, enfin une loi promulguée en 1955, qui définit les conditions auxquelles sont soumises l'homologation et la commercialisation des médicaments. Le Dr Abdallah fait observer que les renseignements requis ont trait aux nouveaux médicaments. La définition des nouveaux médicaments donnée à la section 3.2 du rapport est trop compliquée, et une définition plus précise serait plus facile à suivre. Les renseignements concernant les réactions adverses devraient être normalisés pour permettre une analyse sûre et complète. Pour certaines maladies, il serait peut -être possible de mettre en balance la gravité de l'affection et les effets adverses que peuvent entraîner les médicaments dont on dispose pour la traiter.

La séance est levée à 12 heures.

QUATRIEME SEANCE Mardi 15 mai 1973, 14 h.30 Président :

Dr S. PHONG AKSARA (Thaflande)

1.

QUALITE, SECURITE ET EFFICACITE DES MEDICAMENTS D'INFORMATION SUR LES MEDICAMENTS (suite)

:

SYSTEME INTERNATIONAL

Ordre du jour, 2.4.1

Le PRESIDENT appelle l'attention sur le projet de résolution proposé par la délégation iranienne et appuyé par d'autres délégations (voir page 302); ainsi que sur un deuxième projet de résolution proposé par les délégations du Canada et de la Suède, qui est libellé nomme suit :

La Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé, Rappelant les résolutions WHA24.56 et WHA25.61; Ayant examiné le rapport du Directeur général concernant la possibilité de mettre sur pied un système international d'information sur les médicaments, REMERCIE le Directeur général de son rapport; 1. 2. CONSIDERE que la création d'un système international d'information qui fournirait des données sur les bases scientifiques et les conditions d'homologation des divers médicaments présenterait une importance considérable pour l'adoption d'une approche plus complète en vue d'assurer la qualité, la sécurité et l'efficacité des médicaments; ESTIME que l'étude de faisabilité proposée fournirait une base pour évaluer la valeur 3. potentielle d'un tel système; et PRIE le Directeur général de procéder à l'étude de faisabilité proposée et de faire 4. rapport à une future Assemblée mondiale de la Santé.

Le Dr REOL (Espagne) indique que son pays est favorable à la création d'un système international d'information sur les médicaments et d'un centre international approprié. Une action très énergique est actuellement menée en Espagne afin d'assurer une plus haute qualité et une plus grande efficacité aux médicaments mis sur le marché. De nouvelles dispositions concernant l'homologation seront publiées avant la fin du mois; les normes existantes sont présentement mises à jour et adaptées aux critères internationaux. En même temps, le Centre national de Contrôle des Médicaments va être renforcé, ce qui permettra à la Direction générale de la Santé de faire évaluer les médicaments avec plus d'efficacité qu'il n'est possible aujourd'hui. L'Espagne s'intéresse de plus en plus à des questions comme celle de la valeur de certaines associations de médicaments. On envisage de créer deux commissions nationales, la première chargée des études de pharmacologie clinique et de l'élaboration de nouveaux règlements pour les essais cliniques, et la seconde de l'évaluation des médicaments, de leur surveillance et de l'information sur les effets secondaires. Des contacts ont déjà été pris avec l'OMS à ce sujet.

Le Dr BADDOO (Ghana) dit que son pays importe une grande partie de ses médicaments bien qu'il existe également une production nationale. Toutefois, la température et l'humidité élevées posent de sérieux problèmes; ces conditions peuvent non seulement réduire la durée de conservation, mais également provoquer une décomposition des médicaments. Le degré d'activité du produit peut aussi diminuer et certains médicaments risquent même de devenir toxiques. Comme les ressources dont dispose actuellement le Ghana sont limitées, il n'est pas possible de procéder à un examen régulier de tous les échantillons de médicaments; la création d'un système international d'information comblerait dans une grande mesure cette lacune. La délégation du Ghana juge acceptables les objectifs du système international d'information et appuie la proposition relative à l'exécution d'une étude de faisabilité. De l'avis du Dr CHAPMAN (Canada), comme le projet de résolution cherche à couvrir tous les aspects possibles de la question, les objectifs deviennent si vastes qu'ils masquent l'intention principale. Il ne sera pas possible de fournir toutes les informations disponibles au Canada, par exemple, il existe sur le marché quelque 25 000 sur tous les médicaments médicaments différents. Les informations les concernant sont mises sur ordinateur, l'imprimante produisant à intervalles réguliers, pour chaque médicament, une série de relevés dont l'épaisseur atteint parfois une quinzaine de centimètres. Il va de soi que l'on aboutirait vite à une situation impossible si tous les pays envoyaient à l'OMS des données de ce type aux fins d'analyse et de distribution. C'est donc avec satisfaction que le Dr Chapman constate que, du moins au début, l'action de l'OMS dans ce domaine aura un caractère sélectif, sans chercher à couvrir l'ensemble de la production. en effet, les informations communiquées par les Un autre problème se pose au Canada fabricants qui sollicitent l'homologation d'un nouveau produit sont de nature confidentielle. Elles ne peuvent donc être rendues publiques sans l'accord du fabricant. Les informations - 304 :

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résumées relatives à l'homologation des nouveaux médicaments jouent à cet égard un rôle des plus importants et des monographies sur les nouveaux médicaments mis en circulation au Canada sont publiées. Il serait très utile que l'OMS, lorsqu'elle élaborera ses directives, dispose d'informations succinctes sur les textes en vigueur dans chaque pays, faute de quoi les données recueillies seront si disparates qu'il sera impossible d'établir des comparaisons valables. L'étude de faisabilité proposée parait bien conque et il est indispensable d'y procéder avant de créer un système d'information permanent. V Le Dr TATOCENKO (Union des Républiques socialistes soviétiques) rappelle que son pays dispose depuis longtemps d'un système d'homologation des médicaments. Il existe des instructions uniformes concernant l'essai des médicaments et des normes nationales qui doivent être satisfaites avant qu'une demande d'homologation puisse être approuvée. Les définitions de différents termes, par exemple "médicaments nouveaux ", sont très voisines de celles qui figurent à la section 3 du document A26/8. La délégation soviétique estime que la proposition relative à la création d'un système international d'information est très intéressante. Cependant, les catégories de renseignements indiquées à la section 5 sont trop étendues, du moins au stade initial de l'entreprise. L'homologation des médicaments est une procédure médico-légale et les autorités responsables fondent leurs décisions non seulement sur les résultats des essais cliniques, mais aussi sur des considérations économiques, commerciales et autres. Au début, donc, les renseignements devraient être limités aux données sur les médicaments dont l'emploi est interdit en raison du danger qu'ils présentent, des effets secondaires graves qu'ils exercent ou du peu d'efficacité qu'ils possèdent. En limitant pour commencer la portée du système, on parviendrait à ne pas dépasser les crédits prévus au budget. Plus tard, si le système est jugé satisfaisant et si son utilité est reconnue, le volume des informations pourra être accru. Ce développement devrait s'opérer en parallèle avec l'unification des procédures nationales d'homologation, comme le recommande l'OMS.

Le Dr DAIMER (Autriche) indique que le Ministère fédéral de la Santé et de la Protection de l'Environnement, en sa qualité d'autorité sanitaire centrale du pays, est prêt à participer au système international d'information et à fournir des renseignements, mais uniquement sùr les nouveaux médicaments qui viennent d'être mis au point en Autriche. Afin de réduire les frais d'administration et d'éviter les doubles emplois, les renseignements fournis ne couvriraient pas la totalité des médicaments nouveaux homologués en Autriche, car la plupart de ceux -ci sont d'origine étrangère et proviennent notamment de République fédérale d'Allemagne et de Suisse. C'est à chacun des pays intéressés qu'il appartiendra de fournir les renseignements voulus sur ces médicaments. Le Dr JENNINGS (Etats -Unis d'Amérique) souligne que, de tous les aspects de la diffusion d'informations sur les médicaments, c'est la garantie de la protection du malade qui est le plus important. Il est donc indispensable de se montrer très prudent au début; il ne faut pas non plus s'attendre àce que le système international fasse disparaître toutes les difficultés auxquelles se heurtent les systèmes nationaux déjà en place, qui présentent d'ailleurs entre eux de grandes diffé-

rences tant sur le plan des méthodes utilisées que sur celui des possibilités d'action. La délégation des Etats -Unis appuie le projet de résolution proposé par la Suède et le Canada, et les Etats -Unis sont disposés à collaborer pleinement à l'exécution du projet pilote. Le Dr ACUNA (Mexique) expose les efforts déployés par son pays pour améliorer le contrôle de la qualité, de la sécurité et de l'efficacité de tous les médicaments, que ceux -ci soient importés ou fabriqués sur place. Les normes auxquelles les médicaments nouveaux doivent répondre pour être homologués sont aujourd'hui plus sévères. Il est procédé pour chacun d'eux à des essais de laboratoire et l'or, exige également des renseignements de caractère clinique. En outre, des échantillons des médicaments déjà en circulation sont éprouvés chaque année et, dans certains cas, à intervalles plus courts. La difficulté tiendra au fait que, chaque jour, de nouveaux médicaments sont fabriques, sous des formes et des noms différents. La délégation mexicaine approuve donc l'idée de procéder d'abord à une étude de faisabilité. Le Dr AL- ADWANI (Koweit) indique que son pays importe tous les médicaments dont il a besoin et que, de ce fait, il serait très heureux de recevoir des informations sur leur efficacité et leur sécurité. Il a été fait mention d'une collaboration éventuelle des fabricants de médicaments pour la communication de renseignements dans le cadre du système international d'information. D'après sa propre expérience, le Dr Al- Adwani pense que les fabricants ne sont guère disposés à fournir ce genre de renseignements et il aimerait savoir si le Dr Lambo a des suggestions à formuler sur la manière dont on pourrait obtenir leur concours. La possibilité de demander à l'OMS de certifier la qualité des médicaments importés a été évoquée à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. Ce serait peut -être là un moyen d'inciter les fabricants à fournir les renseignements nécessaires, mais le Dr Al- Adwani a des doutes quant à sa mise en pratique.

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VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE /DE LA SANTE, PARTIE II

Le Dr FAKHRO (Bahrein) se demande si la liste détaillée des renseignements de base à notifier (section 5.1.1 du document A26/8) ne devrait pas être modifiée de manière à comprendre 1) des renseignements sur toute disparité entre les normes exigées pour les médicaments destinés à la consommation intérieure du pays d'origine et celles prévues pour les mêmes médicaments destinés à l'exportation, notamment en matière d'étiquetage; 2) des renseignements provenant d'études faites sur les animaux, car les résultats de ces études, notamment pour ce qui est des propriétés tératogènes, mutagènes et cancérogènes, pourraient influencer la décision du pays importateur, même si la commercialisation du produit a été autorisée dans le pays d'origine. Ces études sont si controversées qu'il est indispensable de disposer d'informations à leur sujet le plus rapidement possible. :

Le Dr ARTEAGA (Honduras) est d'avis que les pays en voie de développement ne pourront collaborer aux travaux proposés que sur le plan clinique, et encore dans une mesure assez limitée. Bien entendu, ces pays se préoccupent beaucoup du contrôle de la qualité des médicaments, mais le personnel et les laboratoires spécialisés leur font défaut. En outre, ce contrôle est coûteux et ces pays ont bien d'autres problèmes de santé publique à résoudre. Tout ce qu'ils peuvent faire, c'est de maintenir l'homologation obligatoire des médicaments. Le Dr Arteaga propose donc qu'un système mondial de contrôle de la qualité des médicaments soit mis en place sous l'égide de l'OMS. Il sera plus facile aux pays en voie de développement de collaborer à ce système que de créer leurs propres moyens de surveillance et de contrôle. On pourrait alors introduire dans les législations nationales des dispositions autorisant uniquement les médicaments approuvés par l'OMS. Le Dr SPAANDER (Pays -Bas) déclare que le Gouvernement des Pays -Bas attache une grande importance à l'étude de faisabilité proposée et qu'il serait prêt à y collaborer.

Le Professeur PENSO (Italie) souligne que la législation italienne sur l'homologation des produits pharmaceutiques est très stricte. Pour chaque, produit nouveau, le fabricant doit présenter un dossier contenant toutes les données requises pour son évaluation. L'Istituto Superiore di Sanità se réserve de répéter tous les tests qu'il juge nécessaires pour s'assurer de la sécurité et de l'activité du produit en cause. Les renseignements sont placés en mémoire d'ordinateur, ce qui permet de disposer n'importe quand de tous les renseignements sur un produit homologué quelconque. Chaque produit nouveau est annoncé dans le journal officiel, de même que tous les médicaments rayés de la liste officielle des produits homologués. Grâce à cela, l'Italie est en mesure de communiquer à l'OMS à n'importe quel moment tous les renseignements mentionnés dans le document A26/8 et elle sera heureuse de participer à l'étude de faisabilité. M. TSUNASHIMA (Japon) explique que le Japon, en sa qualité d'exportateur et d'importateur de produits pharmaceutiques, porte un intérêt constant au problème de la qualité, de la sécurité et de l'efficacité des médicaments. Il participe depuis 1972 au système de pharmacovigilance de l'OMS et il appuie les propositions énoncées dans le document A26/8. C'est dire qu'il sera tout disposé à participer et à collaborer à l'étude de faisabilité, M. Tsunashima considérant cependant qu'il faut éviter d'entrer dans trop de détails sous peine de compliquer l'exécution du projet. Le Dr SAENZ (Uruguay) déclare qu'en Uruguay la surveillance des médicaments incombe au Ministère de la Santé publique. Comme beaucoup de pays ne possèdent pas suffisamment de spécialistes pour l'analyse des médicaments, un centre OMS de pharmacovigilance serait très précieux. Le Dr Sáenz attribue une extrême importance à l'étude de faisabilité proposée. La délégation de l'Uruguay appuiera le projet de résolution présenté par l'Iran et un certain nombre d'autres pays. Le Dr WONE (Sénégal) appuie lui aussi le projet de résolution présenté par le délégué de l'Iran. Ce texte intéresse directement les pays en voie de développement, qui importent la quasi -totalité de leurs médicaments, et couvre le problème particulier du maintien en circulation dans les pays importateurs de certains médicaments qui ont perdu droit de cité dans les pays où ils sont fabriqués. Des contrôles tendant à prévenir cet état de choses pourraient être introduits sans difficulté dès les premiers stades des mesures envisagées. Le Dr Wone pense par ailleurs qu'il serait possible de combiner les deux projets de résolution. Le Dr LAMBO, Sous -Directeur général, déclare que de toute évidence le système international proposé d'information sur les médicaments a des aspects et des incidences multiples en même temps qu'il pose des problèmes considérables. Il remercie les membres de la Commission des renseignements qu'ils ont fournis sur les activités techniques et administratives menées dans leur pays. La première phase du projet parait acceptable à tous les Etats Membres. Le Directeur général se doit d'aller de l'avant avec énergie et dynamisme et avec un grand souci d'économie. Il est cependant conscient des difficultés et contraintes à prendre en compte, notamment d'ordre juridique, technique, administratif, organisationnel et financier, ainsi que de la nécessité de préserver le caractère confidentiel de l'information. Néanmoins, le Directeur

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général et ses collaborateurs trouvent un grand encouragement dans la réaction positive et constructive des membres de la Commission et ils ont pris dûment note de leurs observations, par exemple pour ce qui est de la nécessité d'agir avec prudence. Il est évident qu'on ne saurait trop insister sur l'importance d'un système d'information pour l'action de santé publique. Les aspects budgétaires du problème n'ont pas été négligés, "L'un des buts de comme en témoigne la dernière phrase du rapport du Directeur général l'étude serait de déterminer les ressources nécessaires, notamment en personnel, pour assurer le fonctionnement du système s'il est jugé réalisable." En ce qui concerne la difficulté d'obtention de renseignements auprès des fabricants, le Dr Lambo rappelle qu'il s'agirait pour commencer de s'adresser uniquement aux autorités sanitaires nationales. Il deviendrait peut-être possible, par la suite, de se procurer des renseignements auprès des fabricants. D'autre part, la Commission a entendu le Professeur Halbach déclarer que l'Union internationale de Pharmacologie était prête à coopérer avec l'Organisation. Le Dr Lambo donne au délégué du Honduras l'assurance que la participation à quelque degré que ce soit des pays en voie de développement serait la bienvenue, même s'ils ne peuvent livrer au début que des renseignements très fragmentaires. Leur coopération, outre qu'elle les mettrait mieux en mesure d'améliorer la situation sur le plan national et de discerner les nouvelles orientations à prévoir, permettrait à l'Organisation de fournir en meilleure connaissance de cause son aide pour l'obtention de données plus pertinentes et plus cohérentes. Le Directeur général a pris note de toutes les observations formulées par les membres de la Commission. Il en tiendra compte dans la préparation de l'étude complète et dans l'établissement du rapport qu'il soumettra à une session ultérieure de l'Assemblée mondiale de la :

Santé.

Le Dr ALAN (Turquie) propose, quelle que soit la décision prise quant au fusionnement des deux projets de résolution dont la Commission est saisie, qu'on modifie le paragraphe 4 du dispositif du projet canadien et suédois de manière à prier le Directeur général d'indiquer dans son rapport à l'Assemblée de la Santé les résultats de l'étude de faisabilité et leurs incidences financières. Le Dr KUPFERSCHMIDT (République Démocratique Allemande) appuie cet amendement. Le Dr WONE (Sénégal) suggère que les deux projets de résolution soient combinés, à moins qu'il n'y ait une opposition de principe. Le Dr KOUROUMA (Guinée) déclare que le rapport du Directeur général revêt une importance capitale pour son pays en tant que les mesures proposées fourniront certaines garanties quant à la qualité, à la sécurité et à l'efficacité des médicaments très divers que la Guinée importe et ne fabrique pas. Les contrôles nécessaires représentent une entreprise coûteuse que les pays en voie de développement ne peuvent pas souvent financer, si bien qu'ils sont obligés de compter presque uniquement sur les assurances des fabricants, avec tous les inconvénients qu'une telle situation comporte. Il existe en Guinée un laboratoire central d'analyses qui effectue entre autres des examens toxicologiques en cas d'empoisonnement et qui exerce un contrôle sur les produits pharmaceutiques importés, mais ce contrôle est rudimentaire et donc insuffisant. Aussi la délégation de la Guinée salue-t -elle et appuie -t -elle les propositions du Directeur général et estime -t -elle que l'OMS devrait aider les pays en voie de développement à établir au niveau national des laboratoires capables d'opérer des contrôles simples mais efficaces sur les médicaments importés. Le Professeur SENAULT (France) appelle l'attention de la Commission sur les incidences financières des propositions du Directeur général; la section 9 du rapport mentionne pour la seule étude de faisabilité un coût de US $50 000. Au moment où l'on parle d'économies, il sera peut -être nécessaire de faire des choix entre le programme qui a été établi et les propositions ultérieures. C'est la raison pour laquelle le Professeur Senault, à la suite des délégués de la Turquie et de la République Démocratique Allemande, propose que le Directeur général soit explicitement prié de donner des indications sur les répercussions financières à prévoir, que les deux projets de résolution soient ou non combinés. Le Professeur HALTER (Belgique) se joint aux délégués qui ont appuyé l'amendement proposé par le délégué de la Turquie au projet de résolution du Canada et de la Suède. Cet amendement est entièrement compatible avec le reste du texte, que le Professeur Halter sera alors en mesure d'appuyer. Le Professeur Halter estime par ailleurs que l'autre projet de résolution introduit une idée différente et souhaiterait donc vivement que les deux textes soient maintenus séparés. Le Professeur REXED (Suède) souligne que les auteurs des deux projets de résolution sont d'accord sur l'importance qu'il y a à ce que le système proposé fournisse des informations sur le retrait de l'homologation. Or, c'est ce que garantit explicitement la section 5.1 du rapport du Directeur général. Un long amendement à la résolution proposée par la délégation

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VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

de la Suède et par celle du Canada déséquilibrerait un texte que ses auteurs ont voulu simple. Le Professeur Rexed suggère donc que les deux projets de résolution soient maintenus distincts, quitte à les coordonner en modifiant le deuxième paragraphe du dispositif du projet canadien et suédois dans le sens suivant :

CONSIDERE que la création d'un système international d'information qui fournirait des données sur les bases scientifiques et les conditions d'homologation et de retrait des divers médicaments présenterait une importance considérable pour l'adoption d'une approche plus complète en vue d'assurer la qualité, la sécurité et l'efficacité des médicaments. 2.

Si l'amendement proposé par le délégué de la Turquie était accepté, le paragraphe 2 du dispositif du projet iranien pourrait être modifié dans le sens suivant PRIE le Directeur général de diffuser sans délai les renseignements concernant ces décisions et d'inclure cette activité d'information dans l'étude de faisabilité proposée concernant le système international d'information sur les médicaments. 2.

Une combinaison des amendements dans ce sens permettrait de maintenir le net appui que le projet canadien et suédois vise à donner à la proposition du Directeur général et d'harmoniser les deux résolutions tout en garantissant que le point concernant le retrait des médicaments sera bien couvert. Le Dr ARTEAGA (Honduras) reconnaît qu'une mesure portant uniquement sur l'homologation des médicaments contribuerait bien faiblement à résoudre le problème. Il serait plus utile d'adopter une résolution habilitant l'OMS à préparer la création d'un centre ou d'un laboratoire international de contrôle des médicaments en s'autorisant des paragraphes d) et e) de l'article 21 de la Constitution. Une telle initiative représenterait un important progrès. La création d'un centre de contrôle serait trop coûteuse pour les pays en voie de développement qui sont consommateurs de médicaments exportés; en revanche, ce coût serait beaucoup plus supportable pour les pays producteurs, dans la mesure oú ils ont un intérêt fondamental en la matière. Il est particulièrement difficile pour les pays en voie de développement d'assurer le contrôle des médicaments, étant donné que les fonds provenant de la production de médicaments vont aux pays producteurs et que le contrôle est d'ordinaire exercé conjointement avec des capitaux nationaux. Pour ces raisons, le Dr Arteaga prie les auteurs des résolutions de faire plus expressément référence à l'établissement par l'OMS d'un laboratoire ou d'un centre de contrôle des médicaments. Le Dr HACHICHA (Tunisie) déclare qu'en tant que coauteur du projet de résolution iranien il est d'accord avec le délégué de la Belgique et d'autres délégués pour penser que les deux résolutions sont fondamentalement différentes et doivent être maintenues distinctes. Le Dr CHAPMAN (Canada) reconnaît que les idées qui inspirent les deux projets de résolution sont suffisamment différentes pour justifier l'adoption de deux résolutions. Si le projet proposé par l'Iran et certaines autres délégations était amendé dans le sens indiqué par le délégué de la Suède, la délégation canadienne pourrait l'appuyer. Le Dr Chapman suggère que le Secrétariat soit prié de remanier les projets à la lumière des débats. Le Dr NADERI (Iran) accepte cette suggestion à condition qu'il puisse prendre connaissance du texte de son projet avant sa soumission à la Commission. La séance est suspendue de 15 h.55 à 16 h.4O.

Le Dr GURMUKH SINGH (Malaisie), Rapporteur, donne lecture du projet de résolution proposé par les délégations du Canada et de la Suède, avec les amendements aux paragraphes 2 et 4 du dispositif proposés par les délégations de la Suède et de la Turquie au cours de la séance. Décision :

Le projet de résolution est approuve.l

Le Dr GURMUKH SINGH (Malaisie), Rapporteur, donne lecture du projet de résolution proposé par la délégation de l'Iran et appuyé par un certain nombre d'autres délégations, avec l'amendement au paragraphe 2 du dispositif formulé par la délégation de la Suède en conséquence de la proposition faite par la délégation de la Turquie. Le Dr NADERI (Iran) craint que l'amendement au paragraphe 2 du dispositif de la résolution, aux termes duquel les renseignements concernant les retraits doivent être inclus dans l'étude de faisabilité sur les médicaments, n'ait pour effet de retarder encore davantage la diffusion de ces renseignements. On pouvait s'attendre auparavant à ce que ces renseignements parviennent aux pays Membres vers la fin de 1974 au plus tard, mais' étant donné que l'étude de faisabilité envisagée prendra trois ou quatre ans, ils risquent de ne leur parvenir qu'en 1976. Le Dr Naderi suggère que, dans le paragraphe 2 du dispositif, les mots "et d'inclure cette activité d'information dans l'étude de faisabilité proposée concernant le système international Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le premier rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA26.30. 1

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QUATRIEME SEANCE

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d'information sur les médicaments actuellement à l'étude" soient supprimés et remplacés par les mots "... et de mettre sur pied le système international d'information sur les médicaments actuellement à l'étude ".

Le Dr STUYT (Pays -Bas) souligne que le paragraphe 1 du dispositif de la résolution n'indique pas clairement quels sont les médicaments sur lesquels les pays Membres sont invités à communiquer des renseignements. Les mots "les pays Membres producteurs de médicaments" peuvent s'entendre comme signifiant qu'il s'agit uniquement soit des médicaments effectivement produits par les pays Membres, soit des médicaments produits sur le territoire d'un pays Membre. Un pays Membre ne serait -il pas tenu de signaler le retrait de son propre marché des médicaments qui n'auraient pas êté produits sur son territoire ?

Le Dr TATOCENKO (Union des Républiques socialistes soviétiques) estime comme le délégué des Pays -Bas que le début du paragraphe 1 du dispositif demande à être rendu plus explicite. Il suggère que l'on ajoute les mots "pouvaient être dangereux pour la santé ou" après le membre de phrase "un certain nombre de ces médicaments" dans le paragraphe du préambule commençant par le mot "Reconnaissant ". Ainsi seraient couverts les cas où des médicaments sont retirés du marché parce qu'ils présentent un danger certain pour la santé. Le Dr AL- ADWANI (Koweit) suggère, pour répondre au souci exprimé par le délégué des Pays -Bas, de modifier comme suit le premier paragraphe du dispositif :

INVITE les pays Membres à communiquer à l'Organisation mondiale de la Santé toute 1. décision de l'autorité nationale de contrôle ayant pour effet le retrait du commerce de tout produit pharmaceutique et à faire figurer ... etc. Le Dr THEARD (Haiti) pense répondre au souhait du délégué de l'Union soviétique en ajoutant les mots "quand ils ne sont pas nocifs" après les mots "fort douteux" dans le paragraphe commençant par le mot "Reconnaissant ". Il propose par ailleurs que le paragraphe 1 du dispositif soit scindé en deux parties. La première partie inviterait les pays Membres producteurs de médicaments à communiquer à l'OMS le nom de tout produit retiré du commerce, sa composition, sa forme pharmaceutique, le nom du fabricant ainsi que les résultats des études qui ont abouti à la décision de retrait. La seconde partie inviterait les pays Membres producteurs et utilisateurs de médicaments à communiquer à l'OMS toute décision de l'autorité nationale de contrôle ayant pour effet le retrait du commerce de tout produit pharmaceutique. Le Dr LAMBO, Sous -Directeur général, constatant que le texte examiné donne lieu à une discussion prolongée, se permet de faire observer aux délégués qu'il n'ajoute rien qui ne soit déjà contenu dans les deux résolutions mentionnées dans le projet, à savoir les résolutions WHA16.36 et WHA23.48. Le Dr Lambo donne lecture de ces deux résolutions à la Commission.

Le Dr NADERI (Iran) souligne que, si la résolution WHA23.48 mentionne bien qu'il importe de tenir compte des effets nocifs des médicaments, il n'y est pas suffisamment clairement indiqué que les Etats Membres doivent communiquer à l'OMS toute décision de retrait du commerce d'un médicament prise par leurs autorités sanitaires. La preuve en est que le pays du Dr Naderi n'a été informé à ce jour par l'OMS d'aucun retrait de médicament décidé par aucune autorité sanitaire nationale. Le Dr Naderi croit savoir qu'il en va de même pour les autres pays Membres. Le Dr JENNINGS (Etats -Unis d'Amérique) pense, comme le Sous- Directeur général, que le projet de résolution n'apporte rien de nouveau. Sa délégation est cependant prête à l'appuyer, malgré la légère critique à l'encontre du Secrétariat que sous -entend le nouvel appel à une prompte diffusion des renseignements relatifs au retrait de médicaments. Les Etats -Unis ont transmis à l'OMS un certain nombre de rapports sur des retraits de ce genre et le Dr Jennings ne doute pas qu'ils aient été communiqués à tous les pays Membres. Si la résolution vise seulement à réaffirmer le désir des pays Membres de recevoir des renseignements de cette sorte, ce n'est alors qu'une question de mise en forme. Mais s'il s'agit de dire qu'en fait les renseignements ne sont pas reçus, alors le problème est grave et appelle une plus ample discussion.

Le Dr FATTORUSSO, Directeur de la Division des Substances prophylactiques et thérapeutiques, signale que, depuis 1963, l'OMS a reçu des communications portant sur 110 décisions différentes et que chaque fois ces communications ont été transmises à tous les Etats Membres, accompagnées de toutes les indications nécessaires. Le Dr Fattorusso précise que l'action de l'OMS à cet égard dépend entièrement des communications qu'elle reçoit de ses Membres. Le PRESIDENT suggère que tous ceux qui ont proposé des amendements au projet de résolution, ainsi que les auteurs de ce texte, constituent un groupe de travail qui se réunira le lendemain pour préparer un texte révisé qui sera soumis à la Commission. Il en est ainsi décidé.

La séance est levée à 17 h.25.

CINQUIEME SEANCE

Mercredi 16 mai 1973, 14 h.30 Président :

Dr S. PHONG AKSARA (Thailande)

1.

QUALITE, SECURITE ET EFFICACITE DES MEDICAMENTS SYSTEME INTERNATIONAL D'INFORMATION SUR LES MEDICAMENTS (suite) :

Ordre du jour, 2.4.1

Le Dr NADERI (Iran), Président du groupe de travail constitué à la séance précédente, donne lecture du projet de résolution suivant proposé par le groupe :

La Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé, Rappelant les résolutions WHA16.36 et WHA23.48; et Réaffirmant que tous les médicaments mis à la disposition des consommateurs doivent répondre à des normes suffisantes de qualité, de sécurité et d'efficacité et que l'Organisation mondiale de la Santé a un rôle majeur à jouer dans la collecte et la diffusion d'informations sur les médicaments, INVITE les pays Membres à communiquer à l'Organisation mondiale de la Santé toute 1. décision de l'autorité nationale de contrôle ayant pour effet le retrait du commerce de tout produit pharmaceutique et à faire figurer dans la communication le nom du produit, sa composition, sa forme pharmaceutique, le nom du fabricant ainsi que les résultats des études qui ont motivé le retrait; et 2. PRIE le Directeur général de diffuser sans délai les renseignements concernant ces décisions et d'inclure cette activité d'information dans l'étude de faisabilité proposée concernant le système international d'information sur les médicaments.

Le Professeur PENSO (Italie) approuve le principe exprimé dans le projet de résolution; il pense néanmoins que,d'une part, ce projet répète la résolution présentée par les délégations du Canada et de la Suède et approuvée la veille et que, d'autre part, il est en contradiction avec cette résolution. La résolution approuvée la veille priait le Directeur général de préparer une étude de faisabilité sur un système international d'information qui fournirait des données sur les conditions d'homologation et de retrait des médicaments, tandis que le projet de résolution proposé maintenant charge le Directeur général d'organiser un service d'information sur le retrait de médicaments reconnus inefficaces ou dangereux pour la santé. Ainsi les deux résolutions couvrent le même domaine, mais sont dans une certaine mesure en contradiction. Le Professeur Penso ne juge pas nécessaire d'organiser un système d'information compliqué sur les médicaments qui ont été retirés du commerce dans les pays producteurs. Il serait plus simple pour les pays importateurs d'exiger que chaque envoi de médicaments soit accompagné d'un certificat délivré par l'administration sanitaire du pays producteur et déclarant que le produit est homologué et en vente libre à l'intérieur du pays producteur. Ce certificat est déjà exigé pour tous les médicaments importés en Italie. La méthode est simple, peu coûteuse et donne le résultat désiré sans entraîner le travail et les dépenses qu'impliquerait le système d'information proposé. Le Dr CHAPMAN (Canada) n'est pas entièrement d'accord avec le délégué de l'Italie. Il estime que le projet de résolution présentement examiné couvre un secteur quelque peu différent de celui de la résolution approuvée la veille. Comme le projet actuel fait référence à des résolutions adoptées sur le même sujet par des Assemblées précédentes, le Dr Chapman propose qu'au paragraphe 1 du dispositif on introduise les mots "continuer de" avant le mot "communiquer ". On indiquera ainsi que la communication de ces décisions à l'OMS est un processus qui a déjà commencé. Le Professeur PENSO (Italie) déclare que, dans ce cas, il serait logique d'ajouter également les mots "continuer de" avant le mot "diffuser" au paragraphe 2 du dispositif. Le Dr NADERI (Iran) est prêt à accepter les amendements proposés par -les délégués du Canada et de l'Italie.

Le Dr WONE (Sénégal) estime que, si ces deux amendements sont acceptés, la résolution devient superflue. Si la Commission pense que les renseignements en question sont déjà communiqués de manière rapide et régulière par les pays Membres, et si elle estime que l'Organisation les diffuse sans délai, alors la résolution n'a pas de sens et doit être retirée. Le Dr Wone considère que les amendements ne sont pas de pure forme, mais qu'ils enlèvent au projet de résolution initial toute sa force et sa substance.

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Le Dr NADERI (Iran) ne pense pas que l'addition des mots "continuer de" au paragraphe 2 du dispositif enlève de sa force à la résolution, puisqu'au paragraphe 1 de ce dispositif les Etats Membres sont invités à communiquer à l'Organisation mondiale de la Santé toute décision de l'autorité nationale de contrêle ayant pour effet le retrait du commerce d'un produit pharmaceutique. Il a été déclaré la veille que 110 communications seulement sont parvenues à l'Organisation en dix ans, ce qui montre clairement qu'en réalité tous les pays ne fournissent pas de renseignements sur tous les retraits de leurs produits. Le libellé de la résolution est d'une importance relativement secondaire; ce qui compte, c'est que la résolution amène effectivement un plus grand nombre de pays à fournir les renseignements à l'OMS de manière que celle -ci puisse à son tour les diffuser aux Etats Membres. Le Dr WONE (Sénégal) estime que, s'il est vrai que les pays Membres ne fournissent pas les renseignements nécessaires, alors la résolution devrait être libellée de manière différente. Il suggère la formulation suivante qui lui semble la plus appropriée :

"INVITE à nouveau les pays Membres à communiquer ..." Le Dr Wone maintient qu'il est inutile d'inviter les pays à continuer de communiquer des informations. Le Dr TATOCENKO (Union des Républiques socialistes soviétiques) est d'accord pour qu'on ajoute les mots "continuer de" aux deux paragraphes du dispositif; sa délégation appuiera le projet de

résolution avec ces amendements, qui d'ailleurs ont déjà été acceptés par les membres du groupe de travail. On peut objecter au nouveau libellé du paragraphe 1 proposé par le délégué du Sénégal que, jusqu'à présent, l'Assemblée de la Santé n'a pas demandé aux Etats Membres de continuer à communiquer des informations à l'OMS. Le Dr WONE (Sénégal) déclare que, respectueux des voeux exprimés par la majorité, il retirera l'amendement qu'il a proposé. Décision 2. :

Le projet de résolution tel qu'il a été amendé est approuvé.1 Ordre du jour, 2.4.2

ETALONS INTERNATIONAUX ET UNITES INTERNATIONALES POUR LES SUBSTANCES BIOLOGIQUES

Le Dr MOLAPO, représentant du Conseil exécutif, déclare que le Conseil exécutif à sa cinquante et unième session a examiné un rapport du Directeur général concernant les étalons internationaux et les unités internationales pour les substances biologiques. Ce rapport rappelait qu'en conformité des articles 2u) et 23 de sa Constitution, 1 'OMS est chargée d'instituer et

d'encourager un large emploi des étalons internationaux pour la mesure quantitative des substances biologiques utilisées en médecine préventive et curative. Le rapport soulignait que le nombre des étalons internationaux pour les substances biologiques ne cessait d'augmenter. De nombreux étalons sont venus s'ajouter à ceux qui étaient énumérés dans la résolution WHA18.7, plusieurs ont été remplacés et quelques -uns supprimés, ce qui laisse à l'heure actuelle 80 étalons internationaux. Une nouvelle liste a donc été proposée en remplacement de celles qui étaient recommandées dans les résolutions WHA3.8 et WHA18.7. Après avoir examiné le rapport du Directeur général et la nouvelle liste proposée, le Conseil exécutif a adopté la résolution EB51.R13 par laquelle il proposait que la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé recommande que les Etats Membres de l'Organisation reconnaissent officiellement les étalons internationaux et unités internationales énumérés dans la nouvelle liste qui annulerait et remplacerait les listes figurant dans les résolutions WHA3.8 et WHA18.7. Le Dr LAMBO, Sous -Directeur général, explique que les étalons internationaux établis par l'OMS pour différentes substances biologiques ont pour but de fournir aux administrations sanitaires, aux fabricants et autres organismes intéressés un moyen de mesurer l'activité de produits biologiques donnés. Ils permettent en outre d'exprimer l'activité d'un produit au moyen d'une seule unité, l'unité internationale pour la substance biologique en cause. Pour parvenir à ce résultat, l'étalon international est utilisé comme référence dans les titrages biologiques, l'activité du produit biologique étant comparée avec celle de l'étalon international. Les étalons internationaux pour les substances biologiques sont donc des instruments de mesure; ils ne sont pas destinés aux déterminations de toxicité, de pureté, ou relatives à d'autres aspects qualitatifs, pour lesquelles il existe des spécifications et des critères. Ils ne sont pas non plus employés en prophylaxie ni en thérapeutique.

1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le premier rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA26.31.

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VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Le Dr Lambo appelle l'attention de la Commission sur la publication de l'OMS Substances biologiques: Etalons, préparations de référence et réactifs de référence internationaux, 1972 qui contient les listes de toutes les préparations de substances biologiques qu'on peut maintenant se procurer à l'OMS, y compris tous les étalons biologiques internationaux énumérés dans la résolution du Conseil exécutif. On y trouve également des références aux publications de l'OMS et à tous les documents de travail non publiés concernant chaque substance. La résolution EB51.R13 recommande à la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé d'adopter une résolution qui annulera et remplacera la liste des étalons internationaux et unités internationales recommandée par la Dix -Huitième Assemblée mondiale de la Santé dans la résolution WHA18.7. Le Dr WORM- PETERSEN (Danemark) rappelle qu'un des organismes agréés pour préparer et distribuer les étalons internationaux adoptés par l'OMS est situé à Copenhague. Le projet de résolution proposé dans la résolution EB51.R13 diffère des résolutions précédemment adoptées par l'Assemblée mondiale de la Santé sur le sujet en ce sens qu'il autorise le Directeur général à modifier les étalons internationaux après consultation des membres du Tableau d'experts de la Standardisation biologique, ou d'autres experts chargés de procéder à la standardisation. La délégation du Danemark appuie cette proposition qui constitue un premier pas vers une simplification du processus de prise de décision. Le Dr Worm -Petersen demande cependant si le Tableau d'experts de la Standardisation biologique sera normalement consulté, comme jusqu'à présent, avant que le Directeur général ne décide de modifier des étalons ou d'en introduire de nouveaux.

Le Dr ZAMFIRESCU (Roumanie) rend hommage à l'activité remarquable déployée par l'OMS pour promouvoir l'utilisation la plus large possible des préparations biologiques internationales de référence et pour définir des unités internationales correspondantes. La mise au point des préparations de référence a été le véritable point de départ de cette importante action de standardisation biologique, indispensable aussi bien pour les établissements qui préparent ces produits que pour les organismes de contrôle de tous les pays. Conformément à sa Constitution, l'OMS a lancé une opération de grande envergure pour inciter les autorités internationales de contrôle et les laboratoires de recherche à déterminer les quantités correspondant au minimum d'activité de chaque substance biologique par rapport aux étalons internationaux et pour en définir des unités étalons internationales. Les étalons nationaux sont alors devenus des éléments de routine qui ont contribué à l'amélioration progressive des produits biologiques utilisés pour prévenir, diagnostiquer et traiter les maladies transmissibles. En Roumanie, les producteurs et les autorités nationales de contrôle ont bénéficié de cette action qui n'a été possible que grâce à la coordination assurée par l'OMS et au développement de liens fonctionnels avec les laboratoires internationaux de référence. Le délégué roumain tient à exprimer sa gratitude à ces laboratoires, et notamment le Statens Seruminstitut de Copenhague qui a toujours fourni avec empressement et célérité les préparations de référence qui lui ont été demandées. Le Dr Zamfirescu suggère que l'on accorde une attention particulière aux vaccins viraux mis au point dans différents pays, aux souches virales correspondantes, surtout à celles qui sont utilisées pour préparer des vaccins vivants atténués, et aux moyens spécifiques d'assurer le contrôle de ces vaccins sur le terrain. Pour faire face à la demande accrue d'étalons internationaux, peut -être y aurait -il lieu d'effectuer une étude en vue de désigner d'autres laboratoires de référence. Le Dr Zamfirescu, qui suit avec intérêt l'activité de l'Association internationale de Standardisation biologique, signale la parution récente d'une nouvelle revue, le Journal of Biological Standardization,qui, dans la ligne de l'action menée par l'OMS, s'efforce de resserrer les liens entre les laboratoires spécialisés et de stimuler leurs recherches. Un certain nombre de conférences internationales seront prochainement organisées avec l'appui de l'OMS, notamment la conférence internationale sur la standardisation des substances de diagnostic qui se tiendra à Atlanta (Georgie, Etats -Unis d'Amérique) et le symposium sur les méthodes rapides et l'automation en microbiologie qui aura lieu à Stockholm, Ces rencontres de spécialistes complètent l'oeuvre accomplie par l'OMS et sont indispensables au développement pratique des recherches effectuées dans ce domaine ainsi qu'à l'élargissement de l'horizon biologique. Le Dr SPAANDER (Pays -Bas) déclare que sa délégation est prête à accepter le projet de résolution proposé dans la résolution EB51.R13. Qu'il s'agisse de médecine préventive ou curative, l'emploi d'étalons et de méthodes de référence contribue beaucoup à améliorer la qualité et à renforcer l'efficacité des contrôles effectués en laboratoire. En outre, les réactifs de référence de caractère biologique, tels que l'hémoglobine, présentent un grand intérêt pour les activités de laboratoire. Il faut espérer que l'un des résultats de la prochaine conférence internationale sur la standardisation des substances de diagnostic qui aura lieu à Atlanta sera d'accorder la priorité à la poursuite des travaux entrepris par l'OMS dans un domaine où il est urgent que s'instaure une plus grande collaboration internationale. L'OMS pourrait favoriser

COMMISSION A

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CINQUIEME SEANCE

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cette collaboration en organisant et en soutenant des colloques consacrés aux substances biologiques de diagnostic actuellement à l'étude, ou en procédant à des études collectives internationales. Il se peut que le Comité d'experts de la Standardisation biologique doive adopter une optique quelque peu différente de celle qui a été la sienne jusqu'à présent. Bien que l'étude de la standardisation des substances de diagnostic dans ses rapports avec les méthodes et le matériel de laboratoire sorte un peu du domaine de la standardisation biologique stricto sensu, la délégation néerlandaise estime qu'il est absolument indispensable que l'OMS étende ses activités dans ce domaine. Le Dr FELKAI (Hongrie) estime que l'oeuvre accomplie par l'OMS en matière de standardisation des substances chimiques revêt une importance de plus en plus grande. Il est impossible de mettre au point des étalons biologiques et chimiques valables si l'on ne commence pas par adopter des étalons internationaux uniformes, et cela ne peut se faire que grâce à l'OMS. L'OMS est le seul organe capable d'instaurer entre spécialistes la collaboration nécessaire et de fournir l'appui financier indispensable. En Hongrie, les premiers étalons chimiques ont été prescrits par la sixième Pharmacopoea Hungarica et, désormais, tous les étalons nationaux sont fondés sur les étalons OMS. Ne pourrait on créer un comité OMS de la standardisation biologique et chimique qui ferait chaque année le point des besoins les plus importants et tiendrait les pays Membres au courant de son programme de travail ? La Hongrie a beaucoup apprécié les renseignements relatifs à la standardisation biologique et chimique fournis par les spécialistes de l'OMS qui se sont rendus sur son territoire. Les liens personnels étroits qui existent entre l'Institut pharmacologique national et les laboratoires de Londres et de Solna (Suède) attestent le succès de l'oeuvre accomplie par l'OMS dans ce domaine.

Pour le Dr TATOnNKO (Union des Républiques socialistes soviétiques), le projet de résolution soumis par le Conseil exécutif est tout à fait acceptable. La délégation soviétique a toujours estimé que la standardisation biologique était l'un des aspects les plus importants de l'activité de l'OMS. A cet égard, son pays est prêt à mettre à la disposition de l'OMS des services de laboratoire qui, jusqu'à présent, n'ont pas été aussi largement utilisés qu'ils auraient pu l'être. Outre l'action qu'elle mène déjà en matière de standardisation biologique, l'OMS ne devrait -elle pas organiser des études spéciales ayant pour but de standardiser les méthodes d'utilisation des étalons internationaux ? L'expérience acquise ces dernières années a montré que les résultats obtenus pouvaient varier considérablement selon les méthodes utilisées. L'OMS faciliterait beaucoup la tâche des Etats Membres en publiant un guide des techniques et des méthodes recommandées à tous les stades de la production et du contrôle des substances biologiques. Prenant la parole sur l'invitation du Président, le Dr BANGHAM (Société internationale d'Endocrinologie) précise qu'en janvier 1973 l'OMS a établi des relations officielles avec la Société internationale d'Endocrinologie (SIE), organisme non gouvernemental à caractère professionnel. Bien qu'elle n'ait été reconnue que depuis peu par l'OMS, l'endocrinologie est aussi fondamentale pour la médecine que la physiologie ou l'hématologie. Lors d'une conférence internationale sur l'endocrinologie organisée en 1972, la SIE a adopté une résolution invitant l'OMS à étendre son champ d'activité en favorisant la standardisation internationale des substances qui présentent une certaine importance en endocrinologie clinique humaine. Il est admis de longue date qu'une standardisation est nécessaire pour garantir l'exactitude des dosages. Ce qu'il faut aujourd'hui, c'est étendre le champ d'application de cette standardisation de manière à garantir la comparabilité des titrages quantitatifs d'hormones servant au diagnostic et au contrôle du traitement. Une bonne partie des progrès rapides réalisés ces derniers temps en endocrinologie sont dus à l'emploi d'une technique connue sous le nom de "titrage radio -immunologique ", sorte d'analyse par saturation qui permet de mesurer la concentration d'un grand nombre d'hormones dans le sang. Etant donné que l'on a maintenant largement recours à ce genre de mesure pour le diagnostic et le traitement des maladies, un élargissement du contrôle international s'impose. Dans tout pays, l'incidence et la gravité des maladies d'origine endocrinienne à un moment donné sont sans doute immenses. Parmi ces maladies, on peut notamment ranger les maladies des organes de la reproduction, les troubles du métabolisme, y compris le diabète, les maladies thyroïdiennes et l'ostéoporose, ainsi que différentes formes d'hypertension. Tant par leur fréquence que par les charges qu'elles imposent à la collectivité, ces maladies sont en train de prendre le pas sur les grandes maladies infectieuses. La standardisation s'impose non seulement dans l'intérêt de la recherche scientifique mais également dans celui de la santé publique. Il est donc urgent d'entreprendre une action internationale tendant à créer les deux conditions indispensables pour garantir l'exactitude des mesures, à savoir la mise au point d'étalons et le contrôle de la qualité des réactifs.

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VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE Il

Dans de nombreux pays, les titrages d'hormones à des fins diagnostiques font d'ores et déjà normalement partie de l'examen et du traitement des malades, Ces titrages conviennent particulièrement bien aux services de santé parce qu'ils sont rapides et faciles à effectuer et qu'ils se prêtent à l'automation mais, comme la préparation des réactifs suppose une technique avancée, de nombreux pays doivent les obtenir de sources commerciales. La standardisation est indispensable pour guider les fabricants de bons réactifs et pour exclure du marché les mauvais produits. Si elle est particulièrement importante dans le cas des petits pays ou des pays en voie de développement qui ne disposent pas de l'expérience ou des moyens nécessaires pour exercer un contrôle de qualité à l'échelle nationale, elle est tout aussi indispensable dans les pays plus avancés. L'OMS est le seul organisme disposant de l'autorité nécessaire pour assurer une standardisation s'étendant à l'ensemble du monde. La connaissance des systèmes endocriniens a progressé rapidement au cours de la dernière décennie. De nouvelles hormones ont été isolées et identifiées; on a fait la synthèse de plusieurs hormones peptidiques importantes, et on a décrit et identifié dans leur totalité certains des ensembles de facteurs qui contrôlent la sécrétion des hormones pituitaires. La physiologie de la reproduction a été en grande partie élucidée. Cette évolution scientifique a ouvert de nouvelles perspectives diagnostiques et cliniques, et de nouveaux titrages sont devenus d'un usage courant en médecine clinique un ou deux ans seulement après leur découverte. Le titrage radio - immunologique s'est également imposé dans des domaines autres que l'endocrinologie, notamment dans des cas où les autorités ne pouvaient manquer d'insister fermement pour que l'on ait recours à des épreuves de ce genre, par exemple aux épreuves de dépistage du virus de l'hépatite B dans le sang et les produits sanguins. Jusqu'à présent, un seul pays, les Etats -Unis d'Amérique, a adopté des dispositions législatives régissant les épreuves diagnostiques, mais le Royaume -Uni, qui vient de créer son propre service de titrage radio -immunologique, ne tardera probablement pas à en faire autant. La méthode étant nouvelle, aucun pays n'a encore établi de spécifications techniques détaillées. Cependant, l'Agence internationale de l'Energie atomique a organisé des cours de formation et a étudié les principes d'une méthodologie, tandis que le Comité OMS d'experts de la Standardisation biologique publiait des directives relatives -à la nomenclature et à l'usage. Ainsi, dans l'intérêt du public et afin de guider les autorités sanitaires nationales, l'OMS devrait d'abord fixer des spécifications minimales pour la fabrication et le contrôle de la qualité des réactifs utilisés en endocrinologie, puis constituer les étalons nécessaires. La Société internationale d'Endocrinologie est prête à mettre à sa disposition les ressources scientifiques dont elle dispose, mais seule l'OMS a les moyens et l'autorité nécessaires pour établir des étalons internationaux. Sir John BROTHERSTON (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) appuie le dispositif du projet de résolution proposé dans la résolution EB51.R13. Il souscrit d'autre part aux suggestions faites par le représentant de la Société internationale d'Endocrinologie. Il est nécessaire de définir les spécifications minimales pour la fabrication et le contrôle de la qualité des réactifs ainsi que pour l'établissement d'étalons. Les maladies endocriniennes ayant une grande importance en santé publique, il est probable que ces réactifs seront largement utilisés. Il est également nécessaire de disposer d'étalons pour guider les fabricants et seule l'OMS dispose de l'autorité nécessaire pour les faire adopter. Sir John attire l'attention de la Commission sur la résolution WHA25.47 de la Vingt Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, relative à la standardisation des substances diagnostiques. Eu égard à cette résolution, il espère que des décisions seront prochainement prises en ce qui concerne les réactifs endocrinologiques. Il est d'autre part lui aussi d'avis qu'il est extrêmement urgent de standardiser ces réactifs.

Le Dr SHRIVASTAV (Inde) partage le point de vue du délégué du Royaume -Uni, étant lui -même membre d'un tableau d'experts et de plusieurs comités. Il appelle l'attention sur les mots "ou d'autres experts" au paragraphe 1 de la partie II du projet de résolution proposé dans la résolution EB51.R13. Cette clause lui parait extrêmement importante dans la mesure où elle permettra d'assurer une certaine souplesse au programme de standardisation biologique de l'OMS. En effet, il arrive souvent qu'il faille établir ou remplacer rapidement des étalons internationaux afin d'assurer la continuité des unités internationales, et il n'est pas toujours possible d'attendre la prochaine réunion du Comité d'experts de la Standardisation biologique. Si la préparation considérée a déjà fait l'objet de titrages comparatifs internationaux et si l'unité internationale a été définie, on pourrait se borner à consulter des experts pour s'assurer que toutes les conditions ont été remplies sur le plan technique. Sous réserve de l'agrément du Directeur général, les étalons pourraient dès lors être mis à la disposition des Etats Membres. La nature de la préparation considérée déterminerait le choix des experts à consulter, lesquels ne seraient pas nécessairement membres du tableau d'experts. Quoi qu'il en soit, il conviendrait d'adopter un système suffisamment souple pour le choix des experts.

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Le Dr CHAPMAN (Canada) déclare que sa délégation appuie sans réserve le projet de résolution contenu dans la résolution EB51.R13. C'est avec un vif intérêt que le Dr Chapman a écouté les remarques du représentant de la Société internationale d 'Endocrinologie. Il parait en effet nécessaire de prendre des mesures en ce qui concerne les substances diagnostiques utilisées pour le titrage radio -immunologique des préparations hormonales. Le Directeur général a été prié, par la résolution WHA25.47, d'étudier le moyen d'étendre les travaux de l'OMS en matière de normes pour les substances diagnostiques. Le Dr Chapman exprime l'espoir que les problèmes mentionnés par le représentant de la Société internationale d'Endocrinologie seront pris en considération dans cette étude. M. LASCURAIN (Venezuela) fait observer qu'il existe des différences entre les résolutions WHA18.7 et EB51.R13 en ce qui concerne tant la nomenclature que certaines données numériques Dans le cas de la Vieille Tuberculine, par exemple, on ne donne qu'un seul chiffre significatif pour le deuxième étalon, alors que l'on en donne cinq pour le troisième. D'autre part, la résolution WHA18.7 parle d "'anatoxine tétanique simple" alors qu'il n'est question que d' "anatoxine tétanique" dans la résolution EB51.R13. Il faut en outre tenir compte du problème que pose la conversion en unités de mesure britanniques; on peut se demander, par exemple, si, dans le cas du sérum anti -peste porcine, le chiffre de 0,89 mg indiqué dans la résolution EB51.R13 ne pourrait pas être arrondi à 0,9. De l'avis de M. Lascurafn, le nombre des chiffres significatifs utilisé pour définir un étalon international est très important. Le Dr LAMBO, Sous -Directeur général, se félicite que les délégués aient ainsi mis l'accent sur la prééminence du rôle qui incombe à l'OMS dans le domaine de, la standardisation biologique. Il importe que l'action de l'OMS se développe de façon judicieuse et ordonnée, et des échanges de données théoriques et pratiques sont indispensables. L'OMS est reconnaissante aux laboratoires nationaux de l'aide qu'ils lui apportent. Le Dr Lambo a noté qu'il serait nécessaire de publier un manuel sur les méthodes de standardisation des substances biologiques. Il ne sera possible d'élargir le rôle de l'OMS pour y faire entrer une vaste gamme d'activités nouvelles que si l'Organisation peut compter sur la collaboration de ses Etats Membres, utiliser les services de laboratoires nationaux et d'autres installations et, en particulier, faire appel au concours de spécialistes internationaux. Le Dr Lambo accueille avec satisfaction les suggestions formulées par le représentant de la Société internationale d'Endocrinologie.

Le Dr OUTSCHOORN (service de la Standardisation biologique), répondant aux questions posées par le délégué du Danemark, explique que, pour ses activités de standardisation biologique, l'OMS fait appel aux conseils et aux compétences de tous les experts qui sont prêts à lui apporter leur concours. Le Tableau d'experts de la Standardisation biologique joue certes un rôle très important, mais l'OMS s'adresse également aux membres d'autres tableaux d'experts et, si besoin est, à des consultants. Lorsqu'il existe un Tableau d'experts dans un domaine particulier, l'OMS n'entreprend aucune activité dans ce domaine sans demander constamment l'avis de ses membres; en l'occurrence, l'OMS consulte non seulement le tableau d'experts de la Standardisation biologique, mais aussi les laboratoires internationaux d'étalons biologiques et les laboratoires participants pour chacun des étalons considérés. Le Directeur général continuera de faire appel à toutes ces sources d'information. Pour ce qui est du manuel proposé, le Dr Outschoorn tient à préciser que l'on a déjà commencé à rassembler les données nécessaires mais que l'établissement d'un tel manuel prendra un certain temps. En revanche, l'OMS a déjà énoncé des principes directeurs pour la création de laboratoires nationaux de contrôle des substances biologiques. Elle s'occupe en outre de rassembler des renseignements sur les méthodes de titrage et de développer les moyens d'information dont on dispose à ce sujet. Répondant ensuite au délégué du Venezuela, le Dr Outschoorn explique que l'étalon donné pour la Vieille Tuberculine dans la résolution WHA18.7 était le deuxième étalon international. Ce dernier a maintenant été remplacé par le troisième étalon, qui est une nouvelle préparation ayant une activité différente. Pour que l'unité internationale reste inchangée, il a donc fallu modifier la quantité de la préparation. Il est en effet indispensable que l'unité internationale, qui est une unité d'activité biologique, soit invariable, et qu'elle soit utilisée par tous les pays

Il n'existe aucun rapport entre le nombre de décimales et le degré de précision du titrage. Ce nombre a été adopté afin de faciliter l'énoncé de l'activité ou la prescription de la dose. Ainsi, on compte 90 000 unités internationales de Vieille Tuberculine par millilitre, chaque ampoule contenant deux millilitres de la préparation. Le quotient des deux valeurs donne 0,011111 microlitres. Cela peut paraître assez compliqué mais facilite en fait la tâche de l'utilisateur. Le même principe vaut pour les autres substances énumérées dans la liste. Le Dr SPAANDER (Pays -Bas) considère que l'OMS est particulièrement bien placée pour promouvoir la collaboration entre toutes les organisations internationales qui s'occupent de standardisation biologique. En dehors de la Société internationale d'Endocrinologie, plusieurs

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VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

autres associations qui seraient certainement prêtes à collaborer, notamment, parmi beaucoup d'autres, la Société internationale d'Hématologie, la Société internationale de Transfusion sanguine, la Fédération internationale de Chimie clinique, la Société internationale pour l'Etude de l'Hémostase et de la Thrombose, l'Union internationale des Associations d'Immunologie, le Comité international de Standardisation en Hématologie et l'Union internationale de Chimie pure et appliquée. L'OMS devrait prendre l'initiative d'assurer la coordination entre ces organisations chaque fois que cela peut être nécessaire. Le projet de résolution proposé par le Conseil exécutif dans la Décision résolution EB51.R13 est approuvé.1 :

3.

ROLE DE L'OMS DANS LE DEVELOPPEMENT ET LA COORDINATION DE LA RECHERCHE BIOMEDICALE

Ordre du jour, 2.5

Le Dr MOLAPO, représentant du Conseil exécutif, indique que le Directeur général a présenté à la cinquante et unième session du Conseil exécutif un rapport de situation (document A26/9) dans lequel il fait l'historique de la question et décrit les méthodes actuelles de mise en oeuvre des activités de recherche de l'OMS. Le Conseil a prié le Directeur général de poursuivre l'étude et de présenter un rapport complet au Conseil exécutif à sa cinquante- troisième session et à la Vingt -Septième Assemblée mondiale de la Santé. Le Dr KAPLAN, Directeur du Bureau de la Science et de la Technologie, précise que le Directeur général a soumis son rapport de situation à un groupe composé d'anciens membres du Comité consultatif de la Recherche médicale et de conseillers temporaires qui s'est réuni en février. A sa session de juin 1973, le Comité consultatif de la Recherche médicale étudiera les résultats des délibérations de ce groupe et examinera le rôle de l'OMS dans le développement et la coordination de la recherche médicale. La question fait par conséquent l'objet d'études intensives et suivies. Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) estime que la résolution WHA25.60 marque un tournant dans l'action entreprise par l'OMS en vue de développer et de coordonner la recherche biomédicale. Le rapport de situation que le Directeur général a soumis au Conseil exécutif en application de cette résolution contient un aperçu des activités passées de l'OMS mais, pour des raisons évidentes, ne donne pas d'indications suffisamment détaillées sur la situation actuelle et ne contient guère de propositions en ce qui concerne le développement des activités de l'OMS. Puisque les membres de la Commission peuvent consulter le compte rendu des discussions auxquelles ce rapport a donné lieu au Conseil exécutif, le Dr Venediktov se bornera à formuler des observations sur quelques points importants. Le développement de la recherche médicale intéresse tous les Etats Membres sans exception. Sans cette recherche, il ne serait pas possible de mettre en place un système efficace de services de santé, d'éradiquer la variole, d'exécuter des campagnes de vaccination de masse, d'appliquer des méthodes modernes de lutte antituberculeuse ou de comprendre les interactions entre les multiples facteurs environnementaux qui influent sur la santé de l'homme. Il ne de maîtriser vraiment les maladies transmissibles que lorsque la recherche sera possible médicale aura permis la mise au point de méthodes efficaces. C'est grâce aux résultats de recherches que, ces dernières années, on a pu transformer radicalement les méthodes de prévention et de traitement du choléra et que le taux de mortalité dû à cette maladie a diminué de façon spectaculaire. Dans tous les pays, la recherche médicale fait partie intégrante de la tâche qui incombe à chaque médecin, spécialiste, hôpital et établissement médical, puisque tous se doivent de contribuer à l'enrichissement des connaissances, d'analyser leur propre travail et de chercher des solutions à leurs propres problèmes. La recherche ne se fait pas uniquement dans les laboratoires; certaines des découvertes les plus importantes ont été l'aboutissement d'observations faites sur le terrain. A l'heure actuelle, la recherche médicale est un phénomène mondial et ses succès sont le fruit du travail de millions de savants et de praticiens de différents pays. Ces dernières années, les résultats et les perspectives de la recherche médicale ont fait l'objet de nombreux ouvrages et suscité de nombreuses discussions. La conclusion essentielle qui s'en dégage est qu'il existe dans le monde un front unique de la recherche biomédicale grâce auquel s'opère une synthèse systématique des connaissances sur l'homme et son environnement, sur la maladie et la thérapeutique. Tous les aspects des rapports entre l'homme et son environnement font actuellement l'objet d'études approfondies, et il y a lieu de penser que des découvertes importantes vont être faites dans ce domaine. On observe malheureusement un triple déséquilibre dans le développement de la recherche scientifique. D'abord, la médecine et la biologie ont commencé à se développer plus rapidement

1

Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le premier rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA26_R9

COMMISSION A

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que d'autres branches de la science et de la technique. La révolution biologique prend maintenant le pas sur la révolution technologique. Ensuite, dans le domaine de la recherche médicale elle -même, certains secteurs se développent plus rapidement que d'autres. Enfin, la recherche biomédicale ne progresse pas au même rythme dans tous les pays, et il faut tenir compte de cette disparité dans la mesure où de nombreux pays, notamment les pays en voie de développement, disposent encore de moyens insuffisants dans le domaine de la recherche alors qu'ils pourraient apporter une utile contribution à tous les pays. Pour aplanir ces différences, des mesures correctives spécifiques sont indispensables. Plusieurs obstacles entravent le développement de la recherche biomédicale. Le premier est celui de l'information, savants et praticiens ayant beaucoup de mal à trouver ce qu'ils cherchent dans la masse énorme des publications scientifiques. Un autre obstacle est d'ordre méthodologique en d'autres termes, on ne sait pas coordonner efficacement les efforts. Il arrive souvent que des recherches sur un problème donné soient entreprises dans différents pays selon des méthodes différentes; les résultats ainsi obtenus ne sont pas comparables et donc en grande partie inutiles, d'où un énorme gaspillage d'argent. Un autre obstacle est d'ordre social et moral. Dans bien des pays, il est impossible d'appliquer les connaissances actuelles, ce qui provoque un sentiment de désillusion chez les savants, médecins et administrateurs sanitaires. D'autre part se pose le problème de savoir dans quelle mesure l'expérimentation sur des êtres humains est admissible. Enfin se posent les questions, de plus en plus pressantes, de la responsabilité sociale de la recherche médicale, des possibilités de développement de cette recherche et de l'utilisation de méthodes telles que la manipulation du code génétique ou l'intervention dans la fonction cérébrale. La délégation soviétique considère que l'OMS devrait spécialement s'attacher à mettre au point une méthodologie applicable à la coopération internationale en matière de recherche médicale, à coordonner les efforts des divers pays et à les encourager par l'octroi de subventions en ayant recours à toutes les sources possibles de financement. Il conviendrait de concentrer les efforts sur les grands problèmes qui se posent à l'échelon international. Le cancer est l'un de ces problèmes, et la délégation soviétique a l'intention de présenter une proposition concernant la recherche dans ce domaine. La délégation de l'URSS est d'avis qu'il convient d'élargir les attributions du Comité consultatif de la Recherche médicale et elle a noté avec satisfaction qu'à sa session de 1973 ce Comité va étudier le râle de l'OMS dans le développement et la coordination de la recherche biomédicale. Le Conseilexécutif examinera à sa cinquante- troisième session le rapport du Comité consultatif, dont les conclusions pourront ainsi être pleinement mises à profit. Dans le domaine de la recherche médicale, l'OMS devrait faire appel au concours des organisations non gouvernementales avec lesquelles elle entretient des relations officielles. La précieuse collaboration de la Société internationale d'Endocrinologie illustre bien les services que ces organisations peuvent rendre à l'OMS. La délégation soviétique propose que la Commission approuve le rapport du Directeur général et le prie de poursuivre les efforts qu'il déploie pour assurer l'application de la résolution WHA25.60. Estimant d'autre part qu'il serait utile de renforcer le rôle des comités d'experts de l'OMS et du Comité consultatif de la Recherche médicale, elle propose que le Conseil exécutif soit prié d'examiner les recommandations du Comité consultatif à sa cinquante -troisième session. :

Le Dr SHRIVASTAV (Inde) insiste sur l'importance de la recherche médicale pour la résolution des problèmes sanitaires qui se posent tant dans les pays développés que dans les pays en voie de développement. D'après les précisions données sur le nombre d'accords de services techniques contractuels passés par l'OMS et sur l'importance des crédits alloués (document A26/9, annexe I, tableau 1), il ressort que 780 contrats, représentant un montant total de US $2 819 000, ont été conclus en 1971. Le montant moyen de chaque contrat semble donc trop faible. Pour obtenir des résultats, il faudrait peut -être augmenter les crédits affectés à l'aide à la recherche. Ces dernières années, la recherche a beaucoup évolué dans de nombreux pays. Des crédits de plus en plus importants lui sont consentis. Etant donné que les problèmes qui se posent dans les pays développés et dans les pays en voie de développement ne sont pas les mêmes, les priorités doivent y &-e fixées en conséquence. Dans les pays en voie de développement, il est nécessaire d'orienter les recherches surtout vers les maladies transmissibles alors que, dans les pays développés, elles s'occupent surtout des maladies non transmissibles et des maladies chroniques. Compte tenu de l'évolution récente de la recherche médicale dans les différents pays, il est indispensable de développer et de renforcer davantage encore l'action menée par l'OMS. La recherche biomédicale couvre une grande variété de domaines et notamment celui de la recherche en organisation sanitaire. On s'est rendu compte que la façon dont la recherche médicale est entreprise ne permet pas toujours de comparer les résultats ou de tirer des conclusions suffisamment générales. Il importe donc d'uniformiser quelque peu les méthodes de recherche afin de pouvoir comparer les résultats obtenus dans les différents pays.

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En matière de recherche, les priorités doivent être fixées à deux niveaux au niveau national et, quand les recherches supposent une collaboration internationale, au niveau international. A ce dernier égard, l'OMS a un rôle capital à jouer. La diffusion des résultats de la recherche auprès des pays et des institutions doit également être améliorée et bénéficier d'un rang de priorité plus élevé parce qu'elle est de nature à aider les chercheurs et à faire avancer les différents projets de recherche. En ce qui concerne l'Inde, l'aide financière reçue de l'OMS sous la forme de services de consultants à court terme, de bourses d'études, de fournitures et de matériel, a donné une impulsion supplémentaire à la recherche médicale, bien que cette aide ait été assez modeste. Pour donner un nouvel élan à son action, l'OMS devra s'attacher à élaborer un programme à long terme de recherche biomédicale dans le cadre de son programme actuel. En conclusion, le Dr Shrivastav rappelle que certaines recherches de l'OMS sont patronnées par le Siège et d'autres par les bureaux régionaux et il a parfois constaté un manque de coordination entre ces deux types d'activités. Il ne dit pas cela pour critiquer et propose simplement que ces activités soient bien coordonnées et que les régions soient dûment tenues au courant des activités entreprises par le Siège.

Le Professeur HALTER (Belgique) estime que le rapport soumis à la Commission n'expose pas clairement ce que fait l'OMS en matière de recherche, ce qui se décide et comment certaines décisions sont prises. Lorsqu'on parle de recherche biomédicale, il faut sérier les problèmes. Cela signifie qu'il faut décider dans quels domaines les recherches vont se situer, puis étudier leur nature et déterminer les orientations à prendre suivant qu'il s'agit d'exercer un rôle coordonnateur ou stimulateur. D'après l'expérience qu'il a de son pays et si l'on observe les efforts qui sont actuellement faits pour coordonner les recherches au sein de la Communauté économique européenne, il est évident qu'il importe de plus en plus d'éviter les travaux faisant double emploi. Le coût de la recherche augmente rapidement et, chaque fois qu'un pays éprouve des difficultés financières, le budget de la recherche est le premier à être amputé, ce qui ne manque pas de poser de délicats problèmes de priorité. Le rapport ne répond pas clairement aux nombreuses questions qui se posent quant aux priorités à déterminer, aux orientations à suivre et aux choix à faire dans un domaine aussi vaste, auquel est consacrée une part relativement aussi importante du budget de l'Organisation. Le Professeur Halter ne voit pas très bien comment le programme s'élabore et il n'est pas persuadé que les choix qui sont faits sont vraiment les meilleurs. Il propose donc que l'on crée un organe ad hoc de l'Assemblée de la Santé chargé d'étudier, avec le Directeur général et ses collaborateurs, les politiques, les orientations et les projets de l'OMS en matière de recherche biomédicale et d'aider à établir les priorités. Le rapport montre que le Conseil exécutif n'a pas pu s'acquitter de cette mission qu'il lui serait d'ailleurs difficile de remplir, compte tenu de sa composition. Le Professeur Halter doute que l'Organisation doive soutenir des recherches cliniques; d'autres organes s'en chargent. La recherche est nécessaire mais elle coûte cher; aussi l'Organisation. doit-elle éviter les travaux faisant double emploi, encourager la coordination et les recherches communes, aussi bien sur le plan national qu'international, et éviter toute dispersion des efforts. Dans certains cas, des moyens financiers appropriés doivent être mis à la disposition de la recherche; le Professeur Halter sait par expérience qu'il est préférable de restreindre le nombre des projets bénéficiant d'une aide et d'accorder en revanche un appui suffisant à un petit nombre d'activités que tout le monde considère comme importantes. L'Organisation pourrait, elle aussi, envisager la possibilité de soutenir à fond un petit nombre de recherches ayant une importance déterminante pour le pays intéressé. Le Dr GREVILLE (Australie) dit qu'en Australie - pays développé disposant de grandes richesses naturelles - la plupart des maladies transmissibles ont cessé de poser un problème de santé publique et que la morbidité s'aligne actuellement sur celle qui tend à s'instaurer dans les pays les plus riches. Il est donc devenu nécessaire de consacrer une part plus importante du produit national brut à la recherche médicale. La recherche biomédicale et son expansion sont devenues coûteuses dans la plupart des pays et ce sont de plus en plus les pouvoirs publics qui en assurent le financement. Bien que le budget des recherches biomédicales ait beaucoup augmenté ces dernières années, non seulement en Australie mais dans le monde entier, il y a des raisons de se demander si les priorités ont été judicieusement fixées. La délégation australienne estime que la recherche doit être axée sur les problèmes de morbidité et de mortalité qui, de l'avis des gouvernements, constituent un danger pour le bien -être de la population.

COMMISSION A

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CINQUIEME SEANCE

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Les niveaux de vie s'élèvent partout dans le monde, provoquant une baisse des taux de mortalité et une augmentation de l'espérance de vie qui, à leur tour, entraînent un accroissement des maladies dégénératives et des problèmes sanitaires liés à la vieillesse. Il faudrait entreprendre dans le monde entier des recherches coordonnées sur les causes de ces maladies ainsi que sur les moyens de les prévenir et de les traiter. En application du dernier alinéa du préambule et du paragraphe 2 i) du dispositif de la résolution WHA25.60, l'OMS devrait orienter ses efforts vers les recherches portant sur les problèmes de morbidité et de mortalité. La recherche est un domaine très vaste qui va de la recherche fondamentale à la recherche appliquée en passant par les travaux de développement et chacun de ses aspects doit recevoir l'attention qu'il mérite. Les résultats de la recherche médicale fondamentale doivent être évalués et appliqués aux problèmes sanitaires de la collectivité. Pour obtenir un maximum de résultats avec un minimum de dépenses, il est souhaitable qu'il existe un système international de coordination qui concentre les recherches sur les questions importantes, réoriente les efforts inutilement déployés dans des travaux faisant double emploi - réduisant ainsi les investissements en matériel et en installations - et qui, en normalisant les méthodes, permette d'obtenir des résultats qui soient comparables dans le monde entier. Tous ceux qui acceptent les objectifs de l'OMS admettront sans peine qu'à tous les niveaux la recherche doit profiter à toute l'humanité. Il est particulièrement opportun de proposer que la recherche biomédicale soit coordonnée par l'OMS afin qu'elle progresse de façon rationnelle et économique, et la délégation australienne souscrit entièrement à cette proposition. Le DIRECTEUR GENERAL rappelle au sujet de l'orientation générale du programme derecherches de l'OMS que, dès le début, le programme a été directement lié aux activités de l'Organisation. A certains moments et dans certains domaines, il a fallu stimuler la recherche parce que les connaissances faisaient défaut et que de nouveaux problèmes apparaissaient dans certains des plus importants secteurs d'activité de l'Organisation. La lutte antivectorielle en est peut être l'un des meilleurs exemples. Les membres de la Commission se rappellent qu'au début des années 1950, lorsqu'on s'est aperçu que ,les insectes commençaient à résister aux insecticides et que le programme antipaludique s'en ressentait, l'OMS a dû chercher de nouveaux produits et encourager les recherches sur le problème de la résistance afin de faire face aux besoins du programme. En 1958, la Onzième Assemblée mondiale de la Santé, dans sa résolution WHA11.35, a prié le Directeur général d'étudier les possibilités d'intensifier le programme de recherches de l'Organisation. Deux réunions d'experts ont étudié l'ensemble du programme de l'Organisation et ses besoins. Elles ont formulé une série de recommandations qui ont été soumises à la Douzième Assemblée mondiale de la Santé en 1959 et approuvées par celle -ci. Le programme de recherches de l'OMS se fonde sur les avis du Comité consultatif de la Recherche médicale et le Directeur général souhaite que, dans leurs discussions, les membres de la Commission n'oublient pas l'existence de cet organe. Le Comité consultatif, qui compte environ 18 hommes de science de très grand renom en médecine et en recherche médicale, se réunit chaque année; il est secondé par les nombreux groupes scientifiques qui s'occupent de tous les domaines d'activité de l'Organisation et dont il reçoit les rapports. Le Directeur général prie les membres de la Commission de tenir compte de cette situation dès le début de leur discussion. Il serait naturellement le premier à accueillir favorablement toute solution meilleure mais il estime que le programme derecherches doit être élaboré par des scientifiques et avoir la garantie du Comité consultatif de la Recherche médicale; le Conseil exécutif doit ensuite examiner le programme et, bien entendu, l'Assemblée de la Santé reçoit à cet égard tous les renseignements dont elle a besoin. En ce qui concerne la suggestion du délégué de la Belgique, il convient de remarquer que l'OMS ne dispose que d'un peu plus de US $5 millions pour son modeste programme de recherches etqu'il ne faut donc pas se faire d'illusion sur l'impact que celui -ci peut avoir à l'échelle mondiale. L'Organisation ne peut que stimuler et coordonner les efforts des autres. La recherche est l'un des grands domaines d'activité fixés par l'Assemblée de la Santé dans le cinquième programme général de travail pour une période déterminée, c'est -à -dire pour la période en cours. Sans doute a -t -on parfois tendance à négliger l'un ou l'autre des grands secteurs de la recherche. L'OMS est à même de stimuler la recherche dans des domaines qui, s'ils n'intéressent pas les pays riches, revêtent une très grande importance pour les pays en voie de - uniquement à titre d'exemple - les problèmes liés aux développement. On peut citer à cet égard maladies parasitaires. Peu de pays ayant la possibilité d'entreprendre des recherches s'intéressent à des maladies comme l'onchocercose ou la trypanosomiase, et quelques -uns seulement

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manifestent un intérêt limité pour la schistosomiase ou la filariose. L'OMS est donc la seule à pouvoir prendre l'initiative, avec d'autres organisations, de stimuler ce genre de recherche. L'industrie privée elle -même ne s'intéresse pas du tout à la question faute de débouchés pour les résultats de telles recherches. Si l'OMS ne recevait pas l'aide des gouvernements et ne pouvait inciter les gouvernements à user de leur influence pour trouver des solutions nouvelles à ces problèmes, ceux -ci seraient négligés dans le monde d'aujourd'hui. Le Directeur général rappelle la consternation que suscita la décision prise par l'un des plus grands pays du monde, ayant l'un des plus importants programmes de recherches, de financer uniquement les recherches qui l'intéressaient directement. Il est heureux que cette politique n'ait pas été poursuivie longtemps; en effet, les moyens financiers et intellectuels, les installations et les ressources ne se trouvent pas forcément là où les problèmes se posent, et il est bien évident que, dans certains domaines, on ne peut pas faire grand -chose sans une collaboration internationale. En conclusion, le Directeur général invite instamment les membres de la Commission à envisager les moyens qui permettraient d'améliorer le programme de recherches, tout en ne perdant pas de vue que ce programme doit être élaboré au niveau scientifique le plus élevé. L'intervention de la politique conduirait à de très graves difficultés dans la mise en oeuvre du programme. La séance est levée à 17 h.30.

SIXIEME SEANCE Jeudi 17 mai 1973, 15 heures Président :

Dr S. PHONG AKSARA (Thaîlande)

1.

PREMIER RAPPORT DE LA COMMISSION

Le Dr GURMUKH SINGH (Malaisie), Rapporteur, donne lecture du projet de premier rapport de la Commission. Décision 2. :

le rapport est adopté (voir page 514).

ROLE DE L'OMS DANS LE DEVELOPPEMENT ET LA COORDINATION DE LA RECHERCHE BIOMEDICALE (suite)

Ordre du jour, 2.5

Le Professeur RUDOWSKI (Pologne) déclare que le rôle de l'OMS dans le développement et la coordination de la recherche biomédicale est un rôle complexe qui exige de la clairvoyance et du réalisme. Il est inutile de souligner l'importance de la recherche biomédicale dans les activités de l'Organisation. Le rapport du Directeur général (document A26/9) contient d'abondants renseignements sur les récentes acquisitions scientifiques dans de nombreux domaines sanitaires, mais la délégation polonaise estime, comme les délégations de l'Union des Républiques socialistes soviétiques et de l'Inde, qu'il importe d'examiner sérieusement les priorités de recherche. Les programmes récemment entrepris par l'OMS couvrent un vaste champ de recherche, qui s'étend de la biologie moléculaire aux problèmes cliniques, épidémiologiques et opérationnels et inclut l'identification des problèmes de santé les plus importants. Ils montrent toute l'importance du rôle qui incombe à l'OMS en tant qu'organisme de coordination de la recherche au niveau international. Le Professeur Rudowski ne peut appuyer la proposition du délégué de la Belgique àla cinquième séance à l'effet de créer un organe ad hoc de l'Assemblée avec mission d'examiner les priorités de recherche. Le Comité consultatif de la Recherche médicale et les différents comités et groupes d'experts de l'OMS définissent déjà des lignes directrices suffisantes pour la politique de recherche de l'Organisation comme pour l'évaluation des recherches achevées, de leur efficacité et de leur application pratique. On peut donc s'attendre que les recherches sur les problèmes de santé dans les grandes agglomérations, la biologie de la reproduction humaine, l'alimentation et la nutrition et le développement des services de santé de base seront intensifiées. Il ne saurait en tout cas être question, comme la délégation de la Pologne l'a souligné à la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, qu'elles se trouvent freinées par les difficultés financières de l'OMS. Le Professeur Rudowski propose qu'une plus large place soit faite à la recherche dans les budgets futurs de l'OMS afin que l'Organisation puisse soutenir des investigations plus étendues dans des secteurs spécialement choisis et accorder des subventions à des scientifiques de même que des bourses pour la formation de chercheurs. Le Professeur TIGYI (Hongrie) souligne l'importance de la recherche biomédicale et du rôle de coordination et d'appui qui incombe à l'OMS, La recherche doit être intensifiée pour suivre le développement rapide de la biologie fondamentale. La Hongrie étant un petit pays, elle attache beaucoup de prix à la coopération scientifique internationale, et une grande partie de son programme de longue haleine pour la période 1971 -1985, auquel participent des experts de l'Académie des Sciences et du Ministère de la Santé, comporte une collaboration avec l'OMS. La Hongrie participe au contrôle du vaccin BCG et aux programmes de surveillance des salmonelloses, des shigelloses et de la rubéole coordonnés par l'OMS, et elle coopère avec le centre mondial de la grippe. Son programme de recherches cancérologiques est étroitement associé à celui de l'OMS, à laquelle elle a fourni et de laquelle elle a reçu une aide pour des problèmes d'épidémiologie du cancer et l'examen de substances cancérogènes. La délégation de la Hongrie estime que la coordination de la recherche biomédicale est une des tâches primordiales de l'Organisation. Elle appuie donc la proposition à l'effet que la question soit inscrite à l'ordre du jour de la cinquante et unième session du Conseil exécutif et à celui de la Vingt -Septième Assemblée mondiale de la Santé. Le Dr KLIVAROVA (Tchécoslovaquie) souligne qu'avec le resserrement des liens entre les sciences biomédicales et les sciences exactes et naturelles il est devenu essentiel d'intégrer la politique de recherche biomédicale à la planification scientifique et technologique générale. D'autre part, la recherche biomédicale doit être développée en fonction des exigences de la santé publique et des principales disciplines scientifiques. La Tchécoslovaquie est un des pays les plus développés sur le plan de l'organisation des soins médicaux. Le développement économique et culturel du pays rend non seulement possible, mais même impérieux, le développement intensif des sciences, y compris la science médicale, et des techniques. La recherche biomédicale est un puissant facteur de l'amélioration de la qualité des soins médicaux, et la Tchécoslovaquie y consacre un budget important.

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La délégation tchécoslovaque pense que l'OMS pourrait mettre encore plus efficacement son autorité au service du développement de la recherche médicale coordonnée dans le monde sans avoir besoin pour cela de fonds supplémentaires. En effet, la plupart des Etats Membres sont tout disposés à communiquer gratuitement à l'OMS les résultats de leurs recherches et à accepter son rôle de coordination: Il faudrait toutefois que, de son côté, l'OMS resserre ses contacts avec les instituts nationaux, se concerte avec eux, les conseille - en particulier sur les questions de méthodologie leur fournisse les renseignements dont ils ont besoin et évalue les efforts qu'ils déploient pour améliorer la coordination internationale. La transmission à l'OMS des résultats de la recherche médicale est en fait l'une des formes du concours bénévolement apporté par les Etats Membres à l'Organisation. L'administration sanitaire tchécoslovaque se tient pour sa part à l'entière disposition de l'OMS à cet égard. La délégation de la Tchécoslovaquie considère que le développement de la recherche biomédicale pourrait être une des responsabilités majeures du Siège de l'OMS, ce qui n'empêche que les bureaux régionaux ont eux aussi un rôle à jouer dans ce domaine. En ce qui concerne le rapport de situation, la délégation tchécoslovaque considère qu'il y est fait une trop large place à l'historique de la question. Elle souhaiterait que le Directeur général, indépendamment de la formulation d'une politique générale et de la détermination des thèmes de recherche à privilégier, définisse la manière dont l'OMS pourrait prêter son concours, dont les centres de recherche nationaux pourraient être associés aux travaux, dont la coordination pourrait être réalisée, dont les résultats pourraient être évalués et dont les renseignements pertinents pourraient être portés à la connaissance des Etats Membres. Elle espère que le Directeur général couvrira tous ces points dans son prochain rapport. Le Dr Klivarová appuie la proposition belge de création d'un organe de l'Assemblée de la Santé chargé d'examiner le rôle de l'OMS dans le développement et la coordination de la recherche biomédicale. Ce comité pourrait tracer des lignes directrices pour le programme, fixer des priorités et formuler des recommandations concernant l'exécution du programme dans'les limites du budget ordinaire. Le Dr RACOVEANU (Roumanie) déclare que la plupart des pays déploient des efforts considérables dans le domaine de la recherche médicale; c'est ainsi que la Roumanie compte près de 6000 chercheurs travaillant à temps complet ou partiel. L'OMS devrait être en mesure d'assimiler, puis de diffuser au niveau international, les résultats des recherches nationales. Pour cela, il faudrait avant tout qu'elle poursuive et développe son appui aux travaux nationaux sur les problèmes de santé prioritaires. Il suffirait à certains pays comme la Roumanie d'un appui modeste de la part de l'OMS pour qu'ils puissent apporter des contributions utiles à la recherche dans plusieurs secteurs.. En second lieu, l'OMS devrait chercher à améliorer la diffusion des informations sur la recherche et sur les résultats obtenus dans les Etats Membres de manière à réduire les risques de chevauchements et à permettre aux pays'de mieux orienter leurs efforts. Elle pourrait envisager d'introduire à cet effet dans le Bulletin de l'Organisation mondiale de la Santé une rubrique spéciale qui donnerait un aperçu des résultats particulièrement importants pour la santé publique obtenus par la recherche médicale à travers le monde. En troisième lieu, l'OMS devrait amplifier ses contacts avec les organismes nationaux de coordination scientifique en organisant des échanges d'informations avec eux. Enfin, il faudrait développer le réseau de centres de référence nationaux, régionaux et internationaux de façon que les résultats de la recherche puissent être appliqués à l'échelle régionale et nationale. Les publications de l'OMS, telles que la monographie Risques pour la santé du fait de l'environnement, qui font le point des recherches sur certains problèmes de santé publique, sont très précieuses pour l'orientation future des activités de l'OMS, et le Dr Racoveanu espère qu'il sera fait une place plus importante encore dans l'avenir aux synthèses de ce genre. Elles aideront grandement les Etats Membres à développer leurs activités de recherche et renforceront le rôle de l'OMS dans la direction du soutien accordé aux projets scientifiques et techniques. Le Dr SOOPIKIAN (Iran) déclare que le progrès de la médecine, au niveau tant théorique que pratique, dépend de la recherche. On avait autrefois tendance à opposer la recherche médicale fondamentale à la recherche médicale appliquée, ou clinique. Il serait sans doute plus juste aujourd'hui la recherche moléculaire ou microscopique, de dire qu'il y a quatre types de recherche biomédicale dont l'unité d'étude est beaucoup plus petite que l'organisme vivant et souvent même plus petite que la cellule; la recherche clinique, dont l'unité d'étude est généralement l'individu; la recherche épidémiologique, dont l'unité d'étude est d'ordinaire une maladie (ou un groupe de maladies) considérée dans le contexte de la collectivité; enfin la recherche opérationnelle systématique qui porte sur des collectivités entières en couvrant toute la mosaique des sources de morbidité et d'invalidité et qui utilise des projections à plus ou moins long terme. Ce dernier type de recherche a produit une vaste somme de connaissances qui restent inexploitées et le Dr Soopikian engage instamment l'OMS à lui accorder une haute priorité du fait de son importance vitale pour la santé des populations. :

COMMISSION A

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SIXIEME SEANCE

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Le Professeur RENGER (République Démocratique Allemande) estime qu'il est très important que l'OMS prépare un programme à long terme de recherche biomédicale. Ce programme devrait s'inspirer des tendances internationales actuelles en matière de développement de ce type de recherche, des résultats déjà obtenus par l'OMS et des actions qui s'imposent en priorité au niveau mondial pour préserver et promouvoir la santé. L'OMS devrait s'attaquer à ces tâches en collaboration avec les centres, associations et organismes scientifiques internationaux, de manière à amener des scientifiques de premier plan à élaborer des programmes à long terme efficaces et réalisables ainsi qu'à participer à leur exécution. La délégation de la République Démocratique Allemande est d'avis que les fonds et les personnels disponibles devraient, sur la base d'une division du travail et d'une coopération plus poussées au niveau international, être orientés vers les domaines suivants maladies infectieuses et parasitaires; développement démographique, en particulier planification familiale, mortalité infantile, santé maternelle et infantile et santé des adolescents; influences de l'environnement sur la santé; maladies cardio -vasculaires et cancer. La formation à la recherche, la coopération internationale dans l'établissement de systèmes efficaces d'information scientifique et sanitaire et le développement des services de santé nationaux revêtent une importance particulière. Un programme couvrant ces divers domaines permettrait à l'OMS de rechercher utilement des solutions plus adéquates aux problèmes d'importance internationale. La République Démocratique Allemande dispose de milliers de scientifiques, de médecins et de techniciens dans ses sept instituts biomédicaux de l'Académie des Sciences, ses quatorze instituts du Ministère de la Santé et ses neuf écoles de médecine, qui seraient tous capables de faire fonction de centres OMS de référence dans leurs domaines respectifs. La recherche médicale est supervisée par le Ministère de la Santé, un soin tout spécial étant mis à ce que les résultats en soient appliqués sans délai dans la pratique médicale. La République Démocratique Allemande est prête à mettre toute son expérience à la disposition de l'Organisation pour le développement de la recherche biomédicale. :

Le Dr SINGH (Fidji) pense qu'étant donné la situation financière de l'Organisation, le programme de recherche biomédicale devrait se poursuivre au niveau actuel. L'octroi de subventions modestes à des scientifiques travaillant sur des sujets qui intéressent l'Organisation permet de couvrir un grand nombre de domaines. Les moyennes de dépenses ne- reflètent pas le coût réel du projet en cause et ne sont pas nécessairement en rapport direct avec les résultats obtenus, l'impulsion donnée étant plus importante que la somme versée. De l'avis du Dr Singh, la recherche coopérative devrait être focalisée sur les domaines qui appellent un effort multinational, que l'OMS est particulièrement bien placée pour patronner et encourager. Les mécanismes actuellement utilisés pour orienter le Directeur général sur la politique de recherche médicale - Comité consultatif de la Recherche médicale, comités d'experts et autres groupes - paraissent satisfaisants, encore qu'il y ait peut -être lieu de les revoir. Leur ajouter un organe ad hoc de l'Assemblée de la Santé risquerait de se révéler une solution peu commode et pourrait aller à l'encontre des intentions de l'Assemblée. Sir George BROTHERSTON (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) déclare que le programme de recherche biomédicale de l'OMS est important à de nombreux titres, ne serait -ce que par la compréhension et l'appui grandissants qu'il suscite de la part de la communauté internationale des chercheurs. Tous les délégués devraient aider à mobiliser l'intérêt de leurs collègues engagés dans la recherche biomédicale pour le programme de l'OMS. Le Comité consultatif de la Recherche médicale peut être considéré comme représentant la communauté scientifique internationale et a pour rôle de conseiller directement le Directeur général. Il pourrait cependant être utile que les personnes qui s'emploient à amener les chercheurs des Etats Membres à soutenir l'effort de l'OMS soient informées plus directement des travaux du Comité consultatif. Il suffirait pour cela que les rapports du Comité soient régulièrement communiqués au Conseil exécutif et à l'Assemblée de la Santé. A une époque où l'ampleur et l'impact de la recherche médicale sont devenus tels que beaucoup d'Etats Membres ont jugé nécessaire de réexaminer les modalités traditionnelles de soutien et de contrôle des investigations en question, il y aurait peut -être lieu que les mécanismes qui s'étaient révélés satisfaisants à des étapes antérieures du développement de l'OMS soient également révisés et renforcés pour répondre aux vastes responsabilités évoquées dans le rapport de situation.'

Le Professeur CORRADETTI (Italie) note que le rapport du Directeur général montre combien il est difficile pour l'OMS, face à un aussi grand nombre de sollicitations, de faire le meilleur usage possible des fonds limités dont elle dispose. Au cours des débats du Conseil exécutif, le Professeur Aujaleu avait exprimé l'avis que l'Organisation s'était engagée dans tant de domaines de recherche que les priorités avaient cessé d'apparaître clairement. Cette opinion avait été partagée par le Dr Venediktov et a rencontré un certain écho au sein de la Commission. Deux conceptions principales s'affrontent celle des pays en voie de développement, qui préconisent la focalisation :

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de la recherche sur les maladies transmissibles, et celle des pays développés, qui mettent au premier plan les maladies non transmissibles, mais ces deux manières de voir ne seraient pas totalement inconciliables si la priorité était donnée aux problèmes urgents et aux problèmes (paludisme et maladies parasitaires par exemple) qui risqueraient autrement d'être négligés. Comme il est impossible de mener simultanément même celles des recherches qui sont considérées comme les plus urgentes, il faudrait que l'OMS dresse une liste des problèmes qui exigent une attention immédiate. La délégation italienne est opposée à toute centralisation excessive de la planification, de la conduite et du contrôle de la recherche, car cela impliquerait une gestion bureaucratique qui détournerait les fonds de la recherche proprement dite. En outre, les chercheurs ont besoin de liberté. Etantdonné la faiblesse de son budget de recherche biomédicale, l'OMS doit se borner à stimuler la recherche. Elle l'a fait pendant des années en accordant de petites subventions à des chercheurs isolés. A moins qu'elle ne vienne à disposer de fonds beaucoup plus considérables, elle devrait s'en tenir à cette politique et s'attacher à définir des priorités. Le Dr AUJOULAT (France) souligne que le rapport de situation, s'il permet un échange de vues fructueux, ne peut constituer une base de décision. Les divergences qui se sont fait jour pendant la discussion donnent à penser qu'il serait prématuré de vouloir dès à présent formuler des priorités ou proposer des innovations en matière de structure. Il estimportant de se rappeler, puisque cela semble avoir parfois été perdu de vue, que l'OMS ne dispose pas de fonds inépuisables et qu'il lui faut par conséquent s'en tenir à des priorités choisies avec soin. Le Dr Aujoulat aimerait à cet égard avoir la certitude que tous les membres de la Commission ont bien compris l'importance du rôle que n'a cessé de jouer le Comité consultatif de la Recherche médicale depuis sa création par la Douzième Assemblée mondiale de la Santé. Le Comité s'est si bien acquitté de sa tâche qu'il ne viendrait à l'esprit de personne de dire que l'action de l'OMS en matière de recherche biomédicale s'est déroulée d'une manière qui ne puisse recevoir l'agrément de l'Assemblée de la Santé. Pour ce qui est de la politique générale de recherche, le Dr Aujoulat pense que l'OMS devrait écarter de ses priorités les recherches tant cliniques que fondamentales ou celles que d'autres organismes, nationaux ou internationaux, sont capables d'entreprendre. Sur ce point, il adhère sans réserve aux principes formulés par le Directeur général à la cinquième séance, notamment en ce qui concerne la nécessité pour l'OMS de s'orienter vers un programme de recherches lié aux objectifs de l'Organisation. Le rôle essentiel de l'OMS est de stimuler la recherche dans des domaines qui risqueraient autrement d'être négligés, en prêtant une attention toute particulière aux besoins - notamment en matière de recherche sur les maladies transmissibles, les problèmes de santé publique ou les actions opérationnelles - des pays non encore en mesure d'y faire face eux -mêmes. Le Dr ELOM (Cameroun) déclare que les Etats Membres, notamment les pays en voie de développement, attendent de la recherche biomédicale, tant fondamentale qu'appliquée, la solution des multiples problèmes auxquels ont à faire face leurs services de santé publique. Le succès des programmes entrepris dans les pays en voie de développement est subordonné à l'acquisition de connaissances nouvelles. Les domaines les plus préoccupants englobent les maladies transmissibles, les maladies génétiques et néoplasiques, et les troubles nutritionnels. Il faut mentionner aussi les problèmes de l'environnement et de l'écologie des vecteurs, l'organisation des services de santé publique ainsi que l'étude des pharmacopées traditionnelles locales qui pourrait permettre certaines économies sur l'importation de médicaments. Cette liste n'est nullement exhaustive. En ce qui concerne le rôle de l'OMS dans le développement et la coordination de la recherche biomédicale, le rapport de situation reflète bien les priorités qui se sont dégagées dans les pays en voie de développement. Ces pays seraient particulièrement heureux de voir renforcer le système de subventions aux chercheurs individuels et à de petites unités de recherche dans des laboratoires universitaires ou de santé publique, qui peuvent parvenir à des résultats non négligeables et présentent en outre l'avantage d'être disponibles pour des programmes nationaux prioritaires, alors que les grands centres - tous situés dans les pays développés-ont d'autres priorités. Cette situation est appelée à durer pendant longtemps encore. Le Dr Elom aimerait avoir des précisions sur les mesures envisagées pour la fourniture de services et la formation de chercheurs, ainsi que sur la procédure à suivre pour obtenir une aide de ce genre. Son pays serait heureux de recevoir une assistance pour des institutions telles que la Faculté des Sciences de l'Université de Yaoundé et le Centre universitaire des Sciences de la Santé. La délégation camerounaise exprime l'espoir que les activités envisagées se poursuivront avec encore plus de vigueur et de détermination car elles se situent dans la bonne voie. Le Dr STUYT (Pays -Bas) souligne l'importance que revêt la coordination de la recherche. Tous les membres de la Commission qui ont fait de la recherche savent le gaspillage de temps, d'énergie et d'argent qui peut résulter de l'ignorance de ce qui se fait ailleurs. L'OMS peut accomplir, et en fait accomplit déjà, un travail d'information des plus utiles et elle se doit de poursuivre cette activité. Le Dr Stuyt recommande qu'une attention prioritaire soit accordée aux maladies cardiovasculaires, qui ont atteint des proportions épidémiques.

COMMISSION A

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Le Dr Stuyt convient avec le Directeur général que l'OMS devrait limiter son appui aux projets qui, sans cette aide, ne pourraient être ou ne seraient pas exécutés. A cet égard, il serait d'accord pour que l'OMS favorise également la formation en médecine expérimentale et en recherche biomédicale. Se référant au paragraphe relatif aux problèmes moraux et déontologiques posés par la recherche médicale (document A26/9, annexe 1, page 6), le Dr Stuyt estime essentiel que les grands principes humanitaires soient toujours respectés dans la pratique médicale et chirurgicale moderne, surtout quand il s'agit d'expérimentation sur l'homme. Tout en étant convaincu que les membres du corps médical n'oublieront jamais qu'il y a des règles éthiques sur lesquelles on ne saurait transiger, le Dr Stuyt pense qu'il incombe indéniablement à l'OMS de veiller à ce qu'elles ne soient jamais perdues de vue. d'une part ceux qui ont de Le Dr LEKIE (Zaire) souligne qu'il existe deux catégories de pays gros budgets et de gros moyens, dont ils usent comme ils l'entendent pour faire face à leurs besoins; d'autre part ceux qui ont des besoins immenses mais très peu ou presque pas de moyens. Le Dr Lekie demande instamment à l'OMS de réorienter son programme de manière à focaliser la recherche sur des domaines, comme celui des maladies transmissibles, où les pays en voie de développement se heurtent à des problèmes immenses qu'ils sont hors d'état de résoudre par eux -mêmes. Le Dr Lekie appuie entièrement les observations faites par le Directeur général à la séance précédente. :

Le Dr ARTEAGA (Honduras) suggère que l'OMS encourage la création dans les pays en voie de développement de comités mixtes des administrations sanitaires et des universités pour la recherche biomédicale. La recherche est coûteuse, et des gaspillages sont inévitables si elle est menée séparément par des établissements différents qui appliquent des méthodes différentes et visent des objectifs différents. Il ressort clairement de diverses interventions précédentes que la coordination entre les instituts de recherche est relativement facile à réaliser dans les pays socialistes alors que, dans de nombreux pays d'Amérique latine, les établissements universitaires repoussent toute atteinte à leur autorité. L'OMS pourrait donc jouer ici un rôle très utile. Les travailleurs de la santé publique ne peuvent voir sans inquiétude consacrer des efforts considérables à des projets de recherche sans rapport avec les besoins sanitaires majeurs du pays. Le Dr Arteaga reconnaît que l'OMS dispose de crédits limités pour mener elle -même des recherches. Toutefois, elle pourrait favoriser Utilement par ses avis l'intégration des activités de recherche qui se déroulent dans les pays Membres.

Le Professeur REXED (Suède) rappelle que les principes qui doivent guider l'évaluation et le renforcement des activités de recherche de l'OMS se trouvent énoncés dans un certain nombre de résolutions de l'Assemblée de la Santé et du Conseil exécutif. Ainsi, dès 1949, la résolution WHA2.19 1) les recherches et la coordination des de la Deuxième Assemblée mondiale de la Santé disposait recherches sont des fonctions essentielles de l'Organisation; 2) une priorité de premier rang doit être attribuée aux recherches intéressant directement les programmes de l'Organisation; 3) les recherches doivent être appuyées dans les institutions existantes et faire partie des attributions 5) l'OMS ne doit pas envisager ... des équipes travaillant sur place avec l'appui de l'OMS; .. la création sous ses propres auspices d'institutions internationales de recherche. Ces principes n'ont depuis lors rien perdu de leur valeur et, avec les principes plus élaborés définis en 1958 et en 1959 auxquels s'ajoute la très complète résolution WHA25.60 adoptée en 1972, ils fournissent d'excellentes lignes directrices pour les travaux futurs. Bien que tous les membres de la Commission s'accordent à estimer que la recherche doit figurer au premier rang des priorités de l'OMS, ils ne doivent pas oublier que les moyens dont elle dispose à cet égard sont extrêmement limités. Comme un accroissement du budget de recherche de l'Organisation n'est pas envisageable avant quelques années, il faut trouver le moyen de faire le meilleur usage possible des ressources disponibles. Il est important de se rendre compte qu'il y a un certain nombre de choses que l'OMS est hors d'état d'entreprendre. Ainsi, l'Organisation ne peut pas assumer le rôle d'un conseil mondial de la recherche médicale,-les ressources matérielles et humaines nécessaires pour cela lui faisant défaut. Elle ne peut pas davantage espérer être une sorte d'organisme universel de coordination pour des recherches de tous ordres, l'expérience ayant montré combien il est déjà difficile de diriger et de coordonner la recherche au sein d'une seule et même institution. En revanche, l'OMS peut établir des priorités pour les recherches étroitement liées à son programme de travail; elle peut identifier les secteurs où il existe un besoin réel de recherche, puis essayer de coordonner les travaux qui s'y rapportent. On peut citer comme exemple de secteur prioritaire la recherche en épidémiologie et en informatique - que la Commission examinera sous le point suivant de son ordre du jour. Bien que l'OMS ne puisse se charger à elle seule de tous les travaux nécessaires, le rapport qu'elle a rédigé (document A26/10) sera instructif pour les pays désireux d'effectuer des investigations dans ce domaine. L'OMS a également un rôle de coordination à jouer dans des secteurs particuliers où le besoin de recherche se fait sentir. Quand un de ces secteurs a été défini, l'OMS pourrait lancer des recherches coopératives et promouvoir des recherches au niveau d'institutions et de groupes nationaux. Une fois le travail de coordination entamé, il devrait être plus facile d'obtenir pour des types : ;

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de recherche déterminés le soutien financier de pays ou d'organismes d'aide individuels. On peut citer à cet égard le programme élargi de recherche, de développement et de formation à la recherche en matière de reproduction humaine auquel les pays ont apporté de généreuses contributions à partir du moment ,où l'OMS a démontré qu'il répondait à un besoin prioritaire. Il sera utile d'examiner les méthodes de coordination qui lui ont été appliquées, de manière que l'expérience acquise puisse être mise à profit dans d'autres domaines où l'OMS a constaté l'existence de besoins hautement prioritaires. L'OMS pourrait également jouer un rôle utile en favorisant la création de centres de recherche dans les pays où celle -ci est encore embryonnaire. Comme l'a souligné le délégué du Zaire, beaucoup de pays ont besoin de s'engager dans la recherche mais n'ont pas les ressources voulues pour créer eux -mêmes les institutions nécessaires. L'OMS pourrait s'employer à obtenir le soutien d'institutions d'autres pays, peut -être en persuadant des universités et des instituts de recherche d'assumer une responsabilité en rapport avec la fondation de centres de recherche dans les pays où ils sont nécessaires. Pour ce qui est de la coordination, la mise en place d'un réseau bien conçu de centres de référence, de recherche et de formation est une méthode qui a fait ses preuves et qui devrait continuer à être appliquée. Le Professeur Rexed estime que le Comité consultatif de la Recherche médicale devrait trouver des moyens plus efficaces de conseiller l'Organisation afin que l'aide qu'elle peut fournir soit utilisée au mieux. Il n'y a pas lieu de créer, au sein de l'OMS, un nouveau mécanisme pour l'orientation et le soutien de la recherche. Il suffirait de réviser le mécanisme déjà existant de façon qu'il puisse s'acquitter de sa tâche avec une efficacité et une souplesse accrues. Le Dr LEAVITT (Etats -Unis d'Amérique) estime que l'OMS devrait s'attacher à perfectionner l'analyse de ses programmes. Elle devrait revoir dans un esprit plus réaliste ses priorités de recherche actuelles, en particulier dans la mesure où elles intéressent les efforts de recherche internationaux des pays Membres. Il faudrait aussi qu'elle s'emploie davantage à promouvoir l'échange d'informations sur les axes de recherche, les budgets et les priorités sanitaires au niveau national, de manière que les Etats Membres puissent considérer leurs propres programmes de travail dans une meilleure perspective. Les Etats -Unis ont déjà entrepris une campagne intensive de lutte contrele cancer et les maladies cardio -vasculaires, qui sont chez eux les maladies les plus meurtrières. Ils soutiennent en outre des recherches sur les maladies transmissibles, la mortalité infantile, les maladies dues à l'environnement, l'arthrite, les maladies métaboliques et d'autres sujets importants. Le Gouvernement des Etats -Unis continuera d'analyser ses objectifs en fonction de ses priorités de recherche et d'apporter les ajustements nécessaires à sa structure d'appui. Il tiendra le plus grand compte en cela des recherches actuellement entreprises par d'autres Etats Membres ainsi que par des organisations internationales comme l'OMS, dont le rôle de coordination est capital. L'OMS devrait prendre l'initiative de définir les principes qui doivent inspirer l'investigation scientifique des problèmes biomédicaux. Les unités spécialisées pourront ensuite élaborer des méthodologies qui faciliteront l'échange de données scientifiques et permettront aux autorités nationales d'engager des actions pour protéger la santé de l'homme et garantir sa sécurité. Le Dr Leavitt pense, comme le délégué de l'URSS, que la réalisation d'un accord au niveau international sur des principes scientifiques de base et sur des méthodes uniformes contribuerait à éviter les doubles emplois inutiles et coûteux et à accélérer la résolution des problèmes de santé à travers le monde. Le Dr Leavitt est pleinement en faveur d'une définition plus large de la notion de "recherche biomédicale ", qui encouragerait l'OMS à intensifier ses efforts en vue d'appliquer la méthodologie de la recherche aux problèmes de la planification, de la formation et de l'utilisation des personnels de santé tant dans les pays économiquement avancés que dans les pays en voie de développement. Un obstacle majeur à la prestation de Services essentiels de protection sanitaire réside dans la pénurie, la mauvaise distribution, le coût élevé et l'utilisation inefficace des personnels de santé qualifiés. Dans la plupart des pays, on a abordé ce problème en partant de conceptions traditionnelles, en procédant de façon empirique ou en empruntant en bloc des systèmes coûteux et complexes à un autre pays sans test scientifique préalable des hypothèses de base ni recours aux méthodes d'évaluation. Il s'élabore actuellement de _nouvelles techniques scientifiques de planification des personnels, de recherche éducationnelle, d'analyse des tâches et de développement des personnels et l'OMS devrait être à l'avant -garde de ces recherches. L'Organisation a déjà fait beaucoup pour encourager la recherche sur les personnels de santé, mais elle devrait accorder une importance accrue à ce problème dans le cadre de son programme global de recherches. Le Dr Leavitt souscrit aux observations du délégué des Pays -Bas concernant le rôle majeur qui incombe à l'OMS dans l'examen des aspects éthiques et juridiques de la recherche biomédicale. Les Etats -Unis se préoccupent beaucoup de ces problèmes et sont prêts à collaborer étroitement avec l'OMS pour aider à les définir. Le Comité consultatif de la Recherche médicale a joué un rôle utile depuis sa création en 1959. Mais, au cours des quatorze dernières années, le champ d'intérêt de l'Organisation s'est considérablement élargi et ses activités ont gagné en complexité. On peut dès lors se demander si une seule réunion annuelle du Comité est suffisante pour permettre à l'OMS de recevoir les avis nécessaires concernant son programme global de recherche biomédicale. Le Dr Leavitt suggère que le Comité

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se réunisse plus fréquemment ou bien qu'il crée des sous -comités de travail pour l'examen en profondeur de problèmes particuliers. Il ne pense pas qu'un groupe ad hoc nommé par l'Assemblée de la Santé serait à la mesure de la tâche.

Le Dr ACUÑA (Mexique) déclare que le Mexique, en tant que pays en voie de développement, est encore plus dépendant à l'égard de la recherche que les pays développés et qu'il lui faut donc non seulement des chercheurs, mais aussi des instituts de recherche. Au titre du programme du Bureau régional des Amériques, il a été créé, pour l'exploration des principaux problèmes de la Région, un certain nombre de centres tels que l'Institut de la Nutrition de l'Amérique centrale et du Panama, le Centre panaméricain des Zoonoses et le Centre panaméricain de la Fièvre aphteuse, auxquels doit venir s'ajouter un centre panaméricain sur l'écologie humaine. Ces instituts montrent l'intérêt qu'il y a non seulement à coordonner les recherches, mais encore à conjuguer au niveau régional les ressources de plusieurs pays en vue de l'investigation des problèmes les plus importants pour la Région considérée. La recherche biomédicale est capitale pour les pays en voie de développement. L'OMS a un rôle essentiel à jouer dans l'acheminement judicieux des ressources fournies par d'autres pays ou par des institutions privées; de même, elle devrait veiller à ce que les personnels formés à l'étranger reviennent dans les pays en voie de développement dont ils sont originaires afin d'y appliquer leur connaissance des techniques de recherche. Le Dr KAPLAN, Directeur du Bureau de la Science et de la Technologie, déclare que l'OMS tiendra compte des observations et des suggestions présentées par les membres de la Commission dans l'étude qu'elle va poursuivre sur le sujet. Cette étude sera soumise au Conseil exécutif à sa cinquante troisième session ainsi qu'à la Vingt- Septième Assemblée mondiale de la Santé. (Voir la suite du débat dans le procès- verbal de la dixième séance, section 3.)

3.

RECHERCHE EN EPIDEMIOLOGIE ET EN INFORMATIQUE

Ordre du jour, 2.6

Le PRESIDENT rappelle que la résolution WHA25.48 priait le Directeur général de faire rapport à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé sur les activités de l'OMS en matière de recherche en épidémiologie et en informatique et les programmes à moyen et long terme envisagés dans ce domaine.

Le Dr MAHLER, Sous -Directeur général, présente le rapport (document A26/10), dont la première partie retrace les principaux aspects du programme de l'OMS en matière d'épidémiologie et d'informatique ainsi que les grands traits de son évolution, tandis que la seconde partie rend brièvement compte de divers projets de recherche. L'épidémiologie a connu un développement rapide qui a affecté ses objectifs, sa portée et ses méthodes. Alors qu'elle s'intéressait primitivement à des maladies déterminées, à leur étiologie et à leur distribution, elle est maintenant axée sur les pathologies multiples et sur la santé considérées dans l'ensemble du contexte écologique. En se préoccupant ainsi de la qualité de la vie humaine, l'épidémiologie en est venue à faire appel aux sciences sociales à l'analyse de systèmes, à la recherche opérationnelle, à l'économie et à l'informatique. Par suite de cette évolution continue, un groupe de traitement des données a été constitué au Siège de l'OMS en 1963 et a été doté de services d'ordinateur en 1966. Un groupe d'appui en épidémiologie et informatique a été créé en 1967 et un groupe pour l'analyse des projets en 1969. Le groupe d'appui avait pour mission d'accélérer les tendances existantes et de servir de catalyseur à l'apparition de tendances et d'idées nouvelles, à l'introduction et à l'expérimentation de méthodes originales, ainsi qu'au développement de l'approche pluridisciplinaire. Ces groupes ont contribué à l'introduction de conceptions modernes dans la plupart des programmes de l'OMS. La recherche doit être orientée vers la résolution des problèmes; ce principe rejoint les transformations de structure que connaît l'OMS, et le Directeur général a pu assurer la souplesse nécessaire à la mobilisation des ressources en faveur des secteurs du programme qui en ont le plus besoin. On s'attache sans cesse à mettre au point des méthodes nouvelles pour l'amélioration des travaux de recherche et des programmes courants. Tous les efforts convergeront vers la réalisation de cet objectif fondamental qu'est la distribution de soins plus efficaces à un plus grand nombre de gens.

La recherche épidémiologique doit fournir les éléments nécessaires à la mise en place de systèmes d'information pertinents pour les programmes de santé des pays. Qu'il s'agisse de ses formes les plus élémentaires ou les plus élaborées, elle est justifiée pour autant qu'elle vise à fournir les informations qui permettront aux responsables de la prise de décision d'arrêter de meilleurs choix. Encore faut-il, bien entendu, que ceux -ci soient incités à se servir de ces informations, c'est -à -dire à se

fonder sur des données objectives plutôt que sur des impressions subjectives. Même dans les travaux de routine ou certaines activités dites "de recherche ", la collecte d'informations n'est pas toujours guidée par un clair énoncé des objectifs; il arrive aussi que ses objectifs soient sans rapport avec les besoins des consommateurs, ou qu'elle n'ait pas été conçue en fonction des ressources disponibles, ou qu'elle demeure fondée sur des schémas traditionnels ou périmés que personne n'a pris l'initiative de dénoncer. La question que l'on doit se poser est

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VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

"Pourquoi ?" plutôt que "Quoi ? ". L'heure, du reste, est beaucoup plus à l'action qu'à l'autojustification bureaucratique. C'est dans cet esprit que l'OMS a dégagé les secteurs prioritaires de la recherche épidémiologique.

Le Dr EL IMAM (Soudan) indique que la création de services de santé pour les travailleurs est un nouveau sujet de préoccupation pour son pays. Il est fait référence dans le document A26 /lO à la recherche sur les problèmes sanitaires qui se posent dans les petites entreprises et l'agriculture. Le Dr El Imam aimerait connaître les résultats obtenus dans ce domaine. Le Dr HEMACHUDHA (Thatlande) se dit particulièrement intéressé par la recherche opérationnelle sur le terrain axée sur la résolution des problèmes. Le type de recherche qu'a évoqué le délégué du Soudan l'intéresse également et il aimerait savoir quels résultats ont été obtenus. Le Dr JEANES (Canada) se déclare également intéressé par les résultats des recherches mentionnées à la page 13 du document A26 /1O.

Le Dr DAIMER (Autriche) indique que les services de santé autrichiens doivent faire face à des problèmes liés à la technique moderne et au mode de vie contemporain. Parmi eux figurent la dégradation du milieu, les risques que l'industrie et les nouveaux produits chimiques font courir à la santé, les dangers que peuvent présenter les denrées alimentaires, la consommation de médicaments, le mouvement démographique, l'accroissement de la morbidité et de la mortalité par maladies cardiovasculaires et cancer et les accidents de la circulation. A cela s'ajoute le problème de plus en plus préoccupant du troisième âge. La distribution des soins se heurte à deux obstacles principaux qui sont 1) la grave pénurie d'infirmières et 2) le prodigieux accroissement du coût des prestations sanitaires, qui ne semble d'ailleurs pas s'accompagner d'un accroissement parallèle d'efficacité. Le Gouvernement autrichien a réagi devant cette situation en créant en 1972 un Ministère de la Santé et de la Protection de l'Environnement et en constituant en janvier 1973 un Institut fédéral de la Santé publique dont les attributions sont conformes au programme de recherches de l'OMS, notamment en ce qui concerne l'épidémiologie et l'informatique. Le Ministère espère voir appuyer ses efforts de développement et de perfectionnement des systèmes d'information sanitaire ainsi que de promotion de la recherche et de formation en santé publique. Il sait en outre qu'il peut compter sur le soutien et les conseils que l'OMS est en mesure d'apporter grâce à l'expérience et aux connaissances qu'elle a accumulées, sans parler des nombreux projets de recherche qu'elle a entrepris ou encouragés. Le programme de recherches de l'OMS pour la période 1969 -1972 couvre un grand nombre des problèmes que posent à l'Autriche le fonctionnement de son système de santé et l'établissement de stratégies pour répondre aux besoins tant des malades que des bien portants. Le Dr ANSARI (Pakistan) indique qu'il parle au nom d'un pays en voie de développement qui aspire d'autant plus à appliquer des méthodes scientifiques dans ses services de santé que ses ressources financières sont limitées et qu'elles doivent donc être rationnellement utilisées pour profiter au plus grand nombre. Il demande s'il serait possible d'envisager un système commun de traitement des données qui émanerait de l'OMS et qui pourrait être informatisé. Le Dr Ansari fait également allusion au gaspillage que représente la formation de médecins qui s'expatrient par la suite et il sollicite des suggestions sur les moyens d'enrayer cet "exode des cerveaux ". Le Dr RADOVANOVIC (Yougoslavie) évoque les bons résultats qu'un programme de recherches analogue à celui de l'OMS a permis d'obtenir dans son pays en ce qui concerne l'éradication de la syphilis endémique, du paludisme et du trachome, ainsi que les progrès réalisés dans la recherche de politiques plus efficaces d'éradication du typhus. Etant donné l'ignorance où l'on se trouve de l'étiologie de la néphrite endémique, il propose que ce problème soit inscrit au programme de recherches futures.

Il importe pour les pays en voie de développement que les maladies transmissibles ne soient pas négligées dans le programme de recherches de l'OMS et que l'on s'efforce d'augmenter l'efficacité des vaccins, des sérums et de la chimioprophylaxie. A cet égard, le Dr Radovanovie espère que la Yougoslavie pourra apporter une contribution de qualité par ses travaux sur un vaccin efficace contre la dysenterie. Dans le domaine des maladies non transmissibles, il dit son espoir de voir accorder une importance suffisante au problème du diagnostic précoce et du contrôle du diabète; en Yougoslavie, une méthode de diagnostic a été expérimentée sur toute la population de la Vojvodine. Le Dr Radovanovie

déclare que, compte tenu des suggestions qu'il vient de formuler, la délégation yougoslave considère le programme de recherche en épidémiologie de l'OMS comme extrêmement utile pour les pays en voie de développement. (Voir la suite du débat dans le procès -verbal de la onzième séance, section 1.)

La séance est levée à 17 h.3O.

SEPTIEME SEANCE

Vendredi 18 mai 1973, 9 h.30 Président :

Dr S. PHONG AKSARA (Thatlande)

1.

EXAMEN ET APPROBATION DU PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1974

Ordre du jour, 2.2 Ordre du jour, 2.2.1 et 2.2.2

Examen des remarques et recommandations formulées par le représentant du Conseil exécutif et par le Directeur général; Recommandation concernant le montant du budget effectif et le niveau du budget pour 1974 et examen de la projection des prévisions budgétaires pour 1975

Le PRESIDENT invite tout d'abord la Commission à examiner le montant du budget effectif et le niveau du budget pour 1974; l'examen de la projection des prévisions budgétaires pour 1975 aura lieu une fois que le projet de résolution concernant ces deux points aura été approuvé. Le Président attire l'attention sur le rapport de la Commission B à la Commission A (voir page 517) ainsi que sur le document de travail auquel est joint le projet de résolution sur le montant du budget effectif et le niveau du budget pour 1974, un blanc étant prévu pour que soit inséré le montant du budget effectif. Le projet de résolution a la teneur suivante :

La Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé DECIDE que 1) le budget effectif pour 1974 sera de US $ 2) le niveau du budget sera égal au montant du budget effectif indiqué ci- dessus au paragraphe 1), augmenté du montant de l'imposition du personnel et du montant des contributions qui correspondent à la réserve non répartie; et 3) le budget de 1974 sera couvert au moyen des contributions fixées pour les Membres après déduction du montant estimatif de US $2 000 000 à recevoir du Programme des Nations Unies pour le Développement à titre de remboursement. :

Le Dr MOLAPO, représentant du Conseil exécutif, présente le rapport du Conseil sur le projet de programme et de budget pour 1974, rapport qui est publié dans les Actes officiels N° 207. Comme il est d'usage, le Comité permanent des Questions administratives et financières a procédé à un examen et à une analyse détaillés du projet de programme et de budget pour 1974 (Actes officiels N° 204). I1 a d'autre part étudié certaines questions d'importance majeure et fait quelques suggestions, compte tenu de la résolution WHA5.62. Le Conseil exécutif a ensuite examiné lui -même le projet de programme et de budget à la lumière des observations du Comité permanent. Comme il est indiqué au paragraphe 1 du chapitre I du rapport du Conseil exécutif, le Directeur général a soumis un budget effectif d'un montant de US $100 250 000. Toutefois, en raison de l'évolution de la situation depuis lors, le budget effectif proposé s'élève maintenant à US $106 328 800. I1 ressort des renseignements figurant au paragraphe 6 du chapitre I que plus de la moitié de l'augmentation totale proposée par le Directeur général pour 1974 correpond au maintien de l'effectif du personnel au niveau de 1973 et à la poursuite des activités en cours ainsi qu'à la modeste expansion des activités de l'Organisation mentionnée au paragraphe 2 du même chapitre. L'analyse détaillée du projet de programme et de budget par le Conseil fait l'objet du chapitre I. Le Dr Molapo attire tout particulièrement l'attention sur la résolution EB51.R17, qui contient une résolution relative au fonds bénévole pour la promotion de la santé dont l'adoption est recommandée à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Le chapitre II concerne les questions d'importance majeure qu'a examinées le Conseil. Comme il est indiqué au paragraphe 2, le Conseil est parvenu à la conclusion, comme le demande la résolution WHA5.62, que les prévisions budgétaires permettraient à l'OMS de s'acquitter de ses fonctions constitutionnelles compte tenu du degré de développement auquel elle est parvenue et que le programme annuel était en conformité avec le programme général de travail approuvé par l'Assemblée de la Santé. Le Dr Molapo appelle tout particulièrement l'attention de la Commission sur la partie 3 du chapitre II, où figurent les recommandations du Conseil exécutif concernant le budget effectif proposé pour 1974. Dans sa résolution EB51.R24, le Conseil a recommandé à l'Assemblée d'approuver un budget effectif de US $100 250 000. Cependant, comme la situation risquait de se modifier de nouveau avant l'ouverture de l'Assemblée mondiale de la Santé, le Conseil exécutif a prié son Comité spécial d'examiner les besoins additionnels qui pourraient apparaître. Comme il ressort du deuxième rapport du Comité spécial' et de la déclaration faite par le représentant du Conseil exécutif à l'Assemblée, le Directeur général a présenté au Conseil exécutif un rapport sur les conséquences des modifications de la situation monétaire internationale survenues en février de l'année en cours; aussi le budget effectif soumis pour examen à l'Assemblée de la Santé s'élève -t-il à US $106 328 800. 1 Voir Actes off. Org. mond. Santé, N° 209, annexe 10. - 329 -

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VINGT- SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Le DIRECTEUR GENERAL rappelle, en présentant ses remarques et recommandations à la Commission, que le budget effectif qu'il avait initialement proposé pour 1974, tel qu'il apparaît dans les Actes officiels N° 204, s'élevait au total à US $100 250 000. Les délégués n'ignorent pas que les événements qui se sont produits sur le plan monétaire international en février 1973, c'est -à -dire après la préparation du projet de budget pour 1974, l'ont obligé à présenter des prévisions additionnelles d'un montant de US $6 078 800 pour 1974, de sorte que le montant total du budget effectif proposé pour 1974 est passé à US $106 328 800. Les problèmes budgétaires qui résultent de l'évolution de la situation monétaire internationale et de l'accentuation des tendances inflationnistes dans bien des pays du monde sont liés à des facteurs connus de tous et qui ont été très longuement étudiés lors des récentes sessions du Conseil exécutif et de l'Assemblée de la Santé; ces facteurs sont d'autre part décrits dans le rapport du Comité spécial du Conseil exécutif. A la suite de la dévaluation, en février dernier, du dollar des Etats -Unis par rapport à l'or et de l'ajustement des parités de certaines autres monnaies utilisées par l'Organisation pour financer ses activités, il a fallu recalculer le coût estimatif du projet de programme pour 1974 contenu dans les Actes officiels N° 204. Sur la base des renseignements les plus récents concernant les parités entre le dollar des Etats-Unis et les devises principalement utilisées par l'Organisation, dont le franc suisse et les monnaies de plusieurs des pays où sont situés les Bureaux régionaux, on peut aujourd'hui estimer que l'exécution du programme proposé pour 1974 coûtera US $106 328 800. Le Directeur général tient à souligner que, comme dans le cas des prévisions révisées pour 1973, ce nouveau calcul ne tient compte que des charges additionnelles minimales concernant les principaux postes de dépenses et uniquement pour autant qu'il est possible de les déterminer d'après des facteurs connus. L'augmentation par rapport au budget de 1973, ajusté compte tenu des prévisions supplémentaires pour cette même année, est donc de US $9 645 900, soit 9,97 %. Dans l'examen du budget de 1974, il est extrêmement important de ne pas perdre de vue deux autres facteurs, à savoir l'accentuation des tendances inflationnistes dans de nombreux pays et l'instabilité de la situation monétaire internationale; il est donc impossible de savoir si d'autres ajustements ne seront pas apportés, dans les jours ou les mois qui viennent, à la parité des monnaies utilisées par l'Organisation, ce qui affecterait bien entendu le budget de l'Organisation de la même façon que ces dernières années. Le spectre de la continuation de l'érosion monétaire sous les effets de l'inflation hante bon nombre de gouvernements, de même que toutes les organisations internationales qui, de ce seul fait, se voient dans l'obligation d'accroître leurs ressources de façon substantielle. Dans certains pays, le taux d'inflation est désormais proche de 10 % si l'on s'en tient aux projections annuelles. Le pays qui abrite le Siège de l'OMS a, tout comme d'autres pays, vu son taux d'inflation s'accentuer ces dernières années, l'augmentation annuelle du coût de la vie étant passée de 1,5 % en moyenne pour la période 1950 -1960 à 6,9 % en 1972, ce qui a naturellement eu de sérieuses répercussions sur le budget de l'Organisation, dont 35 % environ des dépenses sont encourues dans ce pays. Le monde passe actuellement par une période d'instabilité économique, et l'on pense généralement que les taux de change continueront à flotter pendant un certain temps encore. Dans ces conditions, l'Organisation se trouve avoir besoin d'une quantité toujours plus grande de dollars pour faire face à ses engagements de dépenses libellés dans un certain nombre de monnaies différentes. Si le Directeur général a particulièrement insisté sur ces facteurs, c'est parce qu'ils ont des répercussions extrêmement graves sur le budget de l'Organisation et parce que certaines délégations ont évoqué à diverses reprises l'opportunité d'une stabilisation du budget de l'OMS. Si l'on compare, par exemple, le budget voté pour 1971 avec le budget voté pour 1973, on note une augmentation de US $18 632 000, soit 24,77 %. Or, si l'on tient compte des divers événements survenus sur le plan monétaire international, on constate que, nonobstant cette augmentation, le pouvoir d'achat des ressources dont dispose l'Organisation a en fait baissé de 5 % au cours de la même période. A cet égard, le Directeur général tient à faire état de la situation du personnel de l'OMS, dont la rémunération, en termes de pouvoir d'achat réel, n'a pas suivi la hausse du coût de la vie depuis 1971. Dans certains cas, les salaires versés en 1973 sont même inférieurs à ceux de 1971. Le Directeur général espère que l'Assemblée de la Santé tiendra compte de cet aspect du problème, qui n'est pas sans influer sur le moral du personnel. Il tient également à mentionner le fait que certains pays paient moins cher les dollars qu'ils achètent; c'est là un autre facteur dont il faut tenir compte. Le Directeur général n'ignore pas que les contributions devront être sensiblement augmentées pour financer le nouveau budget effectif proposé, qui se monte à US $106 328 800. Cette augmentation s'explique également par le fait qu'on ne dispose pas de recettes occasionnelles pour contribuer au financement du budget de 1974, puisque ces recettes ont été utilisées dans leur totalité pour financer les prévisions supplémentaires de 1973. Tout en comprenant parfaitement les délégations qui peuvent ne pas approuver l'augmentation proposée, il espère que l'Assemblée de la Santé tiendra compte de deux considérations importantes tout d'abord, les prévisions initiales pour 1974, telles qu'elles figurent dans les Actes :

COMMISSION A

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officiels N° 204, sont très modestes par rapport à celles de 1973 et ne se traduisent pratiquement par aucune augmentation réelle; ensuite, les besoins additionnels pour 1974 résultent de circonstances totalement indépendantes de la volonté du Directeur général et n'ont d'autre objet que de permettre à l'Organisation d'exécuter le programme initialement proposé et recommandé par le Conseil exécutif. Les décisions prises par l'Assemblée de la Santé lors des sessions précédentes ont permis à l'OMS de conserver une situation financière saine, et le Directeur général espère qu'il continuera d'en être ainsi. Etant donné l'instabilité de la situation monétaire internationale et tous les autres facteurs qu'il a mentionnés, le Directeur général pense qu'il est important que l'Assemblée de la Santé approuve pour 1974 un budget effectif dont le montant ne soit pas inférieur à US $106 328 800. M. FURTH, Sous- Directeur général, appelle l'attention de la Commission sur la note du Directeur général à laquelle est annexé, pour examen par la Commission, un projet de résolution sur le budget effectif et le niveau du budget pour 1974. Ce projet est analogue à celui qui a été adopté l'an dernier sur le même sujet. Les membres de la Commission se rappelleront que, conformément à l'article 70 du Règlement intérieur de l'Assemblée, toute décision relative au budget effectif doit être prise à la majorité des deux tiers.

Le Dr SHRIVASTAV (Inde) félicite le Directeur général de l'exposé à la fois clair et précis qu'il a fait de la situation budgétaire. Le Directeur général a indiqué qu'entre 1971 et 1973, du fait de l'inflation, le budget de l'Organisation avait diminué de quelque 5 % en valeur réelle. A ce sujet, le Dr Shrivastav aimerait savoir quelles sont les activités de l'Organisation qui ont fait les frais de cette réduction du pouvoir d'achat, par exemple s'il y a eu compression de personnel ou suppression de certaines activités dans les pays. En ce qui concerne le barème des contributions pour 1974, le Dr Shrivastav se demande si, étant donné la gravité de la situation financière, en particulier pour des pays comme le Bangladesh, il convient vraiment de ramener de 30,82 % à 29,28 % la contribution des Etats -Unis d'Amérique, même s'il a été décidé que le contribution d'un Etat Membre quelconque ne devrait pas dépasser 25 % du total. Le Dr Shrivastav ignore si d'autres pays, l'URSS ou le Royaume -Uni par exemple, bénéficieront de mesures analogues mais il lui semble que la situation actuelle ne justifie aucune réduction des charges qui incombent aux pays riches. Le Dr TATOOENKO (Union des Républiques socialistes soviétiques) déclare que le montant du budget effectif proposé pour 1974, qui dépasse US $100 millions, représente une augmentation énorme par rapport aux dix dernières années. Le montant du budget est dix fois plus élevé qu'il y a vingt ans, et l'inflation est loin d'expliquer une telle augmentation. La délégation soviétique n'a jamais manqué de souligner que le taux d'accroissement du budget de l'OMS était de loin supérieur au taux d'accroissement du revenu national et des dépenses de santé de nombreux Etats Membres. La situation financière de l'OMS est devenue plus difficile ces dernières années par suite de la crise monétaire qui a nécessité l'établissement de prévisions budgétaires supplémentaires d'une importance sans précédent dans l'histoire de l'Organisation. La délégation soviétique a souligné à maintes reprises que les charges additionnelles qui incombent à l'OMS devraient être couvertes par une amélioration des procédures financières, par des économies et non par un relèvement du taux d'accroissement du budget et des contributions des Etats Membres. L'augmentation constante du budget, notamment en période de crise financière, n'a pas pour effet d'accroître l'efficacité des activités de l'OMS; au contraire, elle est à l'origine de difficultés supplémentaires. Ces dernières années, l'Assemblée de la Santé a pris plusieurs décisions en vue d'améliorer et de moderniser les méthodes de travail de l'OMS, mais si l'on considère l'accroissement de l'effectif du personnel et des consultants qui ressort de l'examen du budget, il ne semble pas que ces décisions aient été suivies d'effet. Il apparaît en outre que, dans la majorité des cas, aucun effort sérieux n'a été fait pour évaluer les programmes de l'Organisation, une fois terminés ou en cours d'exécution. Le taux excessif d'accroissement du budget vient semble -t -il de ce que l'Organisation est en train de changer de rôle. Malheureusement, l'OMS n'est pas encore le centre de coordination qu'elle est appelée à devenir, comme en témoigne la relative modicité des sommes allouées au développement de la recherche médicale dans le projet de budget pour 1974. D'autre part, plus de la moitié des crédits inscrits au budget ordinaire vont chaque année aux projets d'assistance directe aux pays. Aucune autre institution spécialisée ne consacre une aussi forte proportion de son budget à cet aspect de son activité. Certes, l'assistance directe aux Etats Membres est un élément important de l'action de l'OMS mais, de l'avis de la délégation soviétique, elle devrait être assurée sur la base du système adopté par le PNUD. La délégation de l'URSS ne peut pas accepter le montant proposé pour le budget effectif de 1974 et votera contre le projet de résolution dont est saisie la Commission. D'autre part, la délégation soviétique estime qu'étant donné la crise monétaire actuelle, et l'avenir incertain du système monétaire international, il est indispensable de réexaminer

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sans délai les méthodes appliquées pour financer les activités de l'Organisation. Un accroissement du nombre des monnaies nationales utilisables pour le versement des contributions renforcerait la stabilité financière de l'OMS et serait conforme aux principes de coopération internationale appliqués par les organisations du système des Nations Unies en matière d'assistance technique. La délégation de l'URSS a présenté à ce sujet un projet de résolution dont la Commission sera saisie lorsqu'elle examinera le point correspondant de l'ordre du jour. Le délégué de l'Inde a évoqué la possibilité de modifier le taux des contributions de certains Etats Membres, dont l'URSS. A cet égard, le Dr Tatohenko renvoie le délégué de l'Inde à ce qu'a dit le délégué de l'URSS devant la Commission B, lors de la discussion sur le barème des contributions (voir page 437). Le Dr HIDDLESTONE (Nouvelle -Zélande) rappelle que sa délégation a déjà, lors de précédentes Assemblées, exprimé la préoccupation que lui causait l'accroissement du budget de l'OMS, accroissement qui entraîne une augmentation correspondante des contributions des Etats Membres. La délégation de la Nouvelle -Zélande admet cependant que des augmentations sont nécessaires pour permettre à l'OMS de maintenir et de développer les services que, directement ou indirectement, elle fournit à tous les pays du monde grâce aux efforts d'un personnel administratif nombreux et qualifié. Elle estime par conséquent qu'un taux annuel de croissance relativement modeste répond aux intérêts bien compris de l'OMS puisqu'un tel taux permet à l'Organisation de développer méthodiquement ses activités et d'en augmenter ainsi l'efficacité. Le Directeur général ayant dû tenir compte des effets d'une situation monétaire exceptionnelle, les augmentations proposées correspondent, semble -t -il, au minimum nécessaire pour assurer la bonne marche des programmes de l'OMS. Le Gouvernement néo- zélandais n'envisage pas sans hésitations une réduction du programme de l'OMS et des activités du Siège. Le Directeur général a déjà dû annuler ou ajourner certains projets par suite d'événements monétaires sur lesquels il n'avait aucune prise, et toute nouvelle réduction nuirait à l'efficacité de l'Organisation. Il est certes regrettable que les prévisions budgétaires supplémentaires pour 1973 doivent absorber les recettes occasionnelles disponibles, mais cette solution est semble -t -il une conséquence inévitable de la situation financière. Dans ces conditions, la délégation de la Nouvelle -Zélande souscrit à la recommandation du Conseil exécutif tendant à ce qu'on n'opère pas de nouveau prélèvement sur les recettes occasionnelles. Elle propose que le montant du budget effectif pour 1974 soit fixé à $106 328 800.

Pour M. TOPA (Pologne), il est indispensable que l'OMS établisse un budget réaliste et tire tout le parti possible des fonds dont elle dispose. Sa délégation est pleinement consciente de l'ampleur des besoins dans le domaine de la santé publique, mais il est nécessaire de prendre en considération l'ensemble des budgets des institutions spécialisées, les pays ayant à faire face à de lourdes charges du fait des contributions qu'ils doivent leur verser. Le taux d'accroissement du budget de l'OMS ne devrait pas être supérieur au taux moyen d'accroissement du revenu national des Etats Membres. La situation monétaire reste précaire et il est probable que le monde connaîtra de nouvelles crises, mais il ne semble pas équitable que la Pologne fasse les frais de l'inflation que connaissent d'autres pays. Aussi M. Topa appuie -t -il la suggestion du délégué de l'Union des Républiques socialistes soviétiques tendant à ce qu'on étudie sérieusement la possibilité d'utiliser d'autres monnaies nationales et de tirer parti des ressources des pays. Le Conseil exécutif pourrait charger un groupe de travail d'étudier la question. Le Dr CHAPMAN (Canada) a la conviction que le montant proposé pour le budget effectif est indispensable pour assurer l'exécution du programme de l'OMS. Il regrette qu'il soit impossible de trouver des ressources supplémentaires en puisant dans les recettes occasionnelles. S'il faut bien entendu tout mettre en oeuvre pour améliorer les méthodes financières, aucune réduction de l'activité de l'OMS ne saurait selon lui se justifier. La délégation canadienne votera donc pour le projet de résolution après insertion, au paragraphe 1 du dispositif, du chiffre de US $106 328 800 comme montant du budget effectif pour 1974. Le Dr Chapman fait observer que le Canada n'a pas été en mesure d'acheter des dollars à un cours inférieur, de sorte que le montant de sa contribution se trouvera en fait augmenté. Le Dr ALAN (Turquie) partage le point de vue de toutes les délégations qui, chaque année, lors de l'examen du budget effectif, insistent sur la nécessité de donner à l'OMS les moyens de remplir efficacement sa mission, mais il pense aussi qu'il faut voir la réalité en face et reconnaître les difficultés qu'éprouvent certains pays à s'acquitter de leurs obligations envers les organismes internationaux. Il faut mettre en balance les besoins de l'OMS et les moyens dont peuvent disposer ses Etats Membres. Dans la conjoncture économique actuelle, la Turquie a de plus en plus de mal à supporter la charge que représente sa contribution au budget de l'OMS et elle ne pourra donc pas voter le montant proposé par le Directeur général pour le budget effectif.

COMMISSION A

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SEPTIEME SEANCE

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Le Dr ARNAUDOV (Bulgarie) rappelle que sa délégation a déjà fait connaitre sa position au sujet du budget effectif proposé pour 1974. Le'Conseil exécutif avait proposé le chiffre de US $100 250 000, mais, en raison de la dévaluation du dollar des Etats -Unis, le Directeur général demande maintenant une somme plus importante. La crise monétaire internationale, qui a déjà nécessité l'adoption de prévisions supplémentaires substantielles en 1972 et 1973, est loin d'être terminée, et elle ne manquera pas de causer de nouvelles difficultés financières. L'augmentation constante du budget de l'OMS ne s'accompagne pas d'une amélioration. correspondante de l'efficacité des activités de l'Organisation. Il faut s'efforcer de tirer le meilleur parti possible des ressources internes de l'Organisation. Il faut aussi concentrer les efforts sur les problèmes les plus importants, dont la solution devrait ouvrir la voie à une amélioration générale des conditions de santé. De l'avis de la délégation de la Bulgarie, ces problèmes clés sont clairement indiqués dans le cinquième programme général de travail. La délégation bulgare votera contre le budget effectif proposé pour 1974 et elle appuie la proposition formulée par la délégation de la Pologne. Le Dr EHRLICH (Etats -Unis d'Amérique) dit que sa délégation a étudié attentivement la question du budget de 1974 de l'OMS, en tenant compte du programme et des augmentations de dépenses recommandés par le Directeur général (Actes officiels N° 204). Les Etats -Unis ont suivi de près le débat sur le budget au Conseil exécutif en janvier et la délégation des Etats -Unis a soigneusement examiné la recommandation du Comité spécial du Conseil exécutif relative aux répercussions des récentes fluctuations monétaires. En préparant le programme et le budget, le Directeur général s'est trouvé aux prises avec le problème mondial de l'inflation et a dû évaluer les crédits à prévoir pour faire face aux augmentations de dépenses qui pourraient se produire au cours de l'année à venir. Le problème des augmentations de dépenses a été encore aggravé par la dévaluation du dollar et les fluctuations des autres devises. Pour nombre de gouvernements présents à l'Assemblée, parmi lesquels se trouve le Gouvernement des Etats -Unis, les problèmes résultant de l'augmentation des coûts due à l'inflation et aux fluctuations monétaires ne sont pas nouveaux. Tous les gouvernements et, en fait, toutes les entreprises, et même tous les délégués présents à l'Assemblée, ont dû faire face à ce problème; nous vivons en effet dans une période de hausse des coûts, de ressources limitées et de situations financières tendues. Le Gouvernement des Etats -Unis, et sans doute aussi les gouvernements de beaucoup d'autres Etats Membres, ont fait face aux problèmes de la hausse des coûts de deux manières d'une part en supprimant ou en ajournant les activités de moindre priorité et, d'autre part, en cherchant à se procurer des revenus supplémentaires. Il n'y a rien de nouveau, ni de révolutionnaire dans ce concept, qui est valable pour les organisations internationales aussi bien que pour les gouvernements. Les Etats -Unis apprécient vivement les efforts déployés par le Directeur général pour couvrir les dépenses et réaliser des économies dans l'administration et l'exécution des programmes bénéficiant de l'aide de l'OMS. Toutefois, ils ont le sentiment que, dans une période de hausse des coûts, de fluctuations monétaires et de tension financière, il faut faire un nouvel effort pour trouver d'autres ressources pouvant contribuer à financer le programme de 1974, afin d'éviter une augmentation trop marquée des contributions des Etats Membres. Le Dr Ehrlich n'envisage pas une forte réduction des dépenses au détriment du programme proposé pour 1974, mais il pense que l'on pourrait utiliser certaines ressources exceptionnelles, comme les crédits prévus pour les paiements de fin de contrat en 1974, ou le solde du compte pour les paiements de fin de contrat de 1973, indépendamment de la partie qui a déjà été affectée au financement des dépenses supplémentaires prévues pour 1973. Les recettes diverses constituées par les contributions des nouveaux Membres pour une partie de l'année 1973 et éventuellement par les intérêts du compte pour les paiements de fin de contrat, compte qui s'élève à US $11 millions, représenteraient environ US $3 millions. On pourrait encore utiliser d'autres recettes diverses ou occasionnelles. En résumé, la délégation des Etats -Unis est d'avis que le budget de 1974 pourrait être fixé à un montant total de US $103 millions et elle est prête à voter en faveur de ce budget, tout en reconnaissant, ainsi que le Directeur général l'a souligné, qu'on ne saurait établir de prévisions précises quant au montant nécessaire pour le financement du programme proposé. L'expérience a montré que le programme est sujet à modification, ce qui constitue certes une inconnue, mais peut permettre de faire des économies et des changements judicieux. :

Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) pense, comme les délégués du Canada et de la Nouvelle -Zélande, que le programme devrait être maintenu au niveau proposé. Le Conseil exécutif a recommandé l'adoption d'un budget établi dans une monnaie qui vaut moins à présent qu'à la date de la recommandation du Conseil. Sir George comprend fort bien les observations du délégué des Etats -Unis, mais il ne voit pas comment le Directeur général pourrait procéder à de tels ajustements sans réduire le

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programme de l'Organisation. Les moyens suggérés pour obtenir des fonds supplémentaires afin de couvrir les dépenses du programme ne semblent pas avoir été étudiés en détail, et la délégation du Royaume -Uni ne peut donc pas soutenir la proposition des Etats -Unis, mais elle appuiera celle du Canada. Le Dr SIDERIUS (Pays -Bas) approuve le programme pour 1974 proposé par le Directeur général et recommandé par le Conseil exécutif dans sa résolution EB51.R24. Il importe que le programme de l'OMS ne souffre pas de facteurs externes tels que la situation monétaire, dont l'Organisation n'est pas responsable. L'OMS a choisi d'appliquer une politique budgétaire restrictive au cours des dernières années et on peut se demander si elle a fait là un choix judicieux, compte tenu des tâches toujours plus importantes qui lui incombent dans le domaine de la santé. La délégation des Pays -Bas est favorable à une augmentation régulière, bien que limitée, du budget. La croissance réelle du budget est seulement de 2,5 % environ, ce qui constitue un minimum si l'on tient compte des besoins. Le Dr Siderius est favorable à l'adoption du budget effectif proposé.

Le Dr MORK (Norvège) regrette qu'en raison de l'évolution de la situation monétaire il soit nécessaire d'augmenter le montant des prévisions budgétaires et d'ajouter US $6 078 800 au total que le Conseil exécutif avait recommandé lorsqu'il avait examiné les prévisions budgétaires en janvier. Compte tenu de la nécessité de résoudre les problèmes de santé traditionnels et de prévenir l'apparition de nouvelles menaces pour la santé (dans les pays développés aussi bien que dans les pays en voie de développement), et aussi du fait que beaucoup de ces problèmes ne peuvent être résolus que par une coopération internationale, la délégation norvégienne estime que le programme proposé ne représente pas une expansion des activités de l'OMS. Elle est opposée à toute réduction du programme de l'OMS. C'est pourquoi elle est favorable à l'adoption du budget effectif proposé, Le Professeur FERREIRA (Brésil) dit que les pays ne sauraient a la fois attendre une aide internationale accrue pour résoudre leurs problèmes de santé et ne pas admettre qu'il en résulte nécessairement une augmentation du budget de l'Organisation. Il espère qu'il n'y aura pas de réduction des crédits affectés au financement des activités du Siège, qui représentent une part importante du programme de l'Organisation et absorbent environ 30 % du perde -uns de ses techniciens de haut niveau à la suite de telles restrictions. Le délégué du Brésil est favorable à l'adoption du budget effectif proposé. Le Dr MARTINEZ RODRIGUEZ (Cuba) dit que depuis plusieurs années la délégation de Cuba met en garde l'Assemblée contre le danger que présente une augmentation du budget de l'Organisation hors de proportion avec l'accroissement du produit national brut de la majorité des Etats Membres. La crise monétaire internationale a rendu nécessaires certaines augmentations des dépenses et il faut étudier les moyens d'y faire face par des économies qui n'aient pas de répercussion négative sur les programmes. En outre, il importe que les augmentations de crédits soient utilisées avant tout pour mettre en oeuvre le programme et non pour couvir des dépenses administratives. Le Conseil exécutif - ou un comité spécial qui serait constitué à cette fin - pourrait étudier la possibilité, pour les Etats Membres, de payer une partie de leur contribution dans leur monnaie nationale sous forme de rémunération du personnel et des équipes travaillant à l'exécution des programmes. Compte tenu du fait que l'augmentationdu budget se traduira notamment par une expansion des programmes dans les pays en voie de développement, la délégation cubaine soutiendra la proposition d'arrêter le budget à US $106 328 800. i

Le Dr KLIVAROVA (Tchécoslovaquie) déclare que, ainsi que le chef de sa délégation l'a déjà dit, la Tchécoslovaquie est opposée à l'augmentation constante du budget de l'OMS, car le pourcentage d'augmentation est beaucoup plus élevé dans le budget de l'OMS que dans le budget de la santé de n'importe quel pays. Au cours des débats de la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé sur la projection des prévisions budgétaires pour 1974, la délégation tchécoslovaque avait voté contre le budget proposé de US $100 millions et avait demandé que l'on tienne compte de ses vues en établissant les prévisions relatives au programme et au budget. Mais l'augmentation du budget est en fait supérieure à 13 %. La Tchécoslovaquie n'est nullement disposée à faire les frais de la crise du dollar. La délégation tchécoslovaque appuie sans réserve la proposition du délégué de l'URSS selon laquelle le Directeur général devrait examiner la possibilité, pour les gouvernements, de payer leur contribution dans une monnaie plus stable que le dollar des Etats -Unis, de préférence dans leur monnaie nationale. La Tchécoslovaquie, qui n'avait pu soutenir la proposition visant à arrêter le budget à US $100 250 000, sera donc, bien entendu, dans l'impossibilité de voter en faveur d'un budget de US $106 328 800.

COMMISSION A

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Le Dr SOOPIKIAN (Iran) dit que sa délégation votera en faveur du budget de US $106 328 800, qui ne servira d'ailleurs qu'à maintenir le programme de l'OMS à son niveau actuel et non à l'augmenter. Ainsi qu'il a déjà été souligné, l'augmentation est en fait artificielle. Les délégués qui ne sont pas décidés à soutenir le projet de budget doivent indiquer quelles parties du programme pourraient être supprimées. Les Etats Membres sont responsables des activités d'une organisation internationale comme l'OMS; s'ils ne sont pas disposés à payer, comment les activités de l'Organisation pourraient -elles être financées ? Le Dr TOTTIE (Suède) déclare que la délégation suédoise est parfaitement consciente des difficultés qui découlent de la situation monétaire internationale. La Suède a toujours soutenu vigoureusement l'activité de l'OMS, particulièrement dans les pays en voie de développement, et elle estime qu'il faut assurer une expansion bien ordonnée. Elle appuie la proposition visant à arrêter le budget à US $106 328 800. Le Dr RACOVEANU (Roumanie) dit que, maintenant que l'OMS a presque atteint l'universalité, il convient d'intensifier les efforts pour stabiliser le budget et en même temps pour trouver des solutions satisfaisantes au problème des fluctuations monétaires. Il devrait être possible pour l'OMS de réduire ses dépenses d'administration et de réaliser des économies dans divers domaines sans nuire à l'efficacité de l'Organisation non plus qu'au programme d'assistance aux pays. La stabilisation devrait en outre faciliter l'adoption d'un cycle budgétaire biennal. Le Dr ZOLLER (République fédérale d'Allemagne) appuie sans réserve le programme propose. Bien qu'il se rende compte des difficultés financières qui résultent de l'évolution de la situation monétaire internationale, il ne voudrait pas que le budget soit réduit ou modifié. Il est évident qu'une augmentation des prévisions budgétaires de quelque US $6 millions créera des difficultés. Sa délégation est opposée à ce que la totalité de l'augmentation soit mise à la charge des Etats Membres, qui devraient alors payer des contributions supplémentaires; il faut que l'on trouve un compromis et qu'un effort soit fait par le Secrétariat de l'OMS aussi bien que par les Etats Membres. On peut trouver des fonds supplémentaires en opérant des prélèvements sur les recettes occasionnelles et sur le compte afférent aux paiements de fin de contrat et aussi en procédant à une rationalisation et à une concentration en faveur des travaux prioritaires, comme on l'a fait les années précédentes. Compte tenu de la nécessité pour l'OMS de maintenir le niveau de ses opérations, la délégation de la République fédérale d'Allemagne soutiendra la proposition d'arrêter le budget à US $106 328 800. Le Dr AVILES (Nicaragua) constate que le Directeur général s'efforce d'obtenir que les programmes de l'Organisation soient planifiés, financés et exécutés selon un rigoureux système de priorités. Il convient de toujours garder présents à l'esprit les avantages attendus des programmes par rapport à leur coût, car l'objectif final de l'Organisation est d'acheter la santé, et pour cela il faut un budget. Si le budget de l'Organisation devait être amputé si peu que ce soit, le programme en souffrirait; il en résulterait une détérioration de la santé publique et les budgets des pays devraient être augmentés pour faire face à la situation. Cela vaut pour tous les pays, quel que soit leur niveau de développement. Par exemple, l'arrivée d'un cas de variole dans un pays développé d'où la maladie a été extirpée risque d'entrafner ce pays, pour circonscrire le foyer, à des dépenses supérieures au montant de sa contribution à l'Organisation. Ainsi, les pays développés eux -mêmes profitent de l'argent qui est dépensé dans d'autres régions du monde pour combattre les maladies transmissibles. On pourrait évoquer aussi l'exemple du récent tremblement de terre au Nicaragua. Les secours d'urgence apportés si promptement par l'OMS ont empêché l'apparition de la maladie, alors même que le sinistre avait laissé quelque 400 000 personnes sans eau ni installations sanitaires; or, on n'a pas enregistré un seul cas de fièvre typhotde ou d'autres maladies gastrointestinales. En fait, on devrait chercher à augmenter le budget de l'OMS afin d'améliorer le niveau général de santé dans le monde, ce qui, à son tour, aurait des conséquences économiques favorables. Tous les pays, en voie de développement ou développés, se doivent donc de voter le budget proposé. Le Professeur HALTER (Belgique) fait observer que certains pays ont pris des mesures particulières à la suite des fluctuations monétaires internationales. Pour sa part, le Gouvernement belge a versé en 1972 une contribution volontaire à T'Organisation, afin de compenser l'effritement du dollar des Etats -Unis par rapport au franc belge. Le Professeur Halter espérait que son pays pourrait faire de même en 1973, mais il s'est entendu demander pourquoi la Belgique devrait être la seule à consentir pareille contribution, C'est là une situation particulièrement décourageante et il faut espérer que d'autres gouvernements pourront faire en 1973 un geste semblable à celui du Gouvernement belge en 1972, afin de permettre à l'Organisation de développer ses activités.

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Il est certains domaines où l'OMS peut jouer un rôle décisif, par exemple celui de l'hygiène du milieu. Le Gouvernement belge a été prié récemment de payer sa contribution à la nouvelle organisation instituée par la conférence des Nations Unies sur l'environnement. Il serait en vérité assez ironique que les pays qui hésitent à apporter leur soutien au programme de l'OMS versent avec empressement leurs contributions à la nouvelle organisation, aux dépens d'activités qu'on peut estimer en toute justice être du ressort de l'OMS. On reconnaît généralement que l'OMS est l'une des organisations les mieux gérées du système des Nations Unies, et ses Membres devraient faire en sorte que ses possibilités d'action ne soient pas limitées. La délégation belge votera le budget proposé de US $106 328 800. Le Dr VASSILOPOULOS (Chypre) appuie le projet de budget de US $106 328 800, qui lui semble entièrement justifié. Il ne doute pas que le Directeur général a tenu compte de tous les éléments pour préparer ses propositions. Le Dr CAYLA (France) félicite le Directeur général de la manière dont il a fait face aux difficultés résultant de la crise monétaire internationale. Le projet de programme est bien établi, mais l'augmentation du budget est considérable et dépasse les prévisions. Peut -être pourrait -on réaliser certaines économies ou, sinon, trouver un moyen de financer l'augmentation autrement qu'en relevant les contributions des Membres. Si cela n'était pas possible, la délégation française serait amenée à appuyer la proposition du délégué des Etats -Unis qui recommande un budget de US $103 000 000. Le Dr IBRAHIM (Irak) souscrit au projet de programme et de budget qu'il trouve bien établi. Sa délégation votera le budget proposé de US $106 328 800. Pour le Dr VIOLAKIS -PARASKEVAS (Grèce), le rapport du Directeur général expose et justifie clairement les besoins de l'Organisation. Chacun est conscient de la nécessité de promouvoir l'action de santé publique et de maintenir le programme de l'Organisation à un certain niveau. Comme l'indique l'appendice 3 des Actes officiels N' 207, l'augmentation se répartit principalement entre les crédits affectés à la lutte contre les maladies non transmissibles, à l'hygiène du milieu et au développement des personnels de santé. La délégation grecque n'ignore pas non plus les effets de la situation monétaire internationale. Elle votera le budget proposé de US $106 328 800.

Le Dr JAKOVLJEVIC (Yougoslavie) indique que, pour les raisons exposées par les orateurs précédents, la délégation yougoslave donnera son plein appui au projet de budget.

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Le Dr ZUNIGA (Chili) rappelle qu'à la précédente séance de la Commission, le délégué du Zayre a fait observer que les pays du monde se répartissent en deux groupes les nantis et les déshérités, et que ce sont les seconds qui placent le plus d'espoirs dans l'action de l'Organisation. La délégation du Chili, qui ne veut pas amoindrir ces espoirs, votera le budget de US $106 328 800. Comme la délégation de Cuba, le Dr Zúñiga estime que l'on devrait étudier la possibilité de permettre aux Membres de verser une partie de leur contribution dans leur monnaie nationale. :

Le Dr MORA (Colombie) fait valoir que, si les efforts de l'OMS ont été si fructueux, on le doit à la façon dont le budget a été établi jusqu'ici. La délégation colombienne approuve sans réserves le budget effectif proposé, persuadée qu'il est une garantie de succès pour les activités futures de l'Organisation, notamment dans les pays en voie de développement. Le Professeur CANAPERIA (Italie) se rend parfaitement compte des difficultés auxquelles le Directeur général s'est heurté à cause de la crise monétaire internationale. Il souscrit au programme proposé, qui représente le minimum envisageable dans un domaine aussi important que la promotion de la santé, et sa délégation votera par conséquent le projet de budget. Certes, il y a la question des répercussions sur les contributions des Etats Membres, mais on peut espérer que le Directeur général trouvera des ressources additionnelles dans les différents autres fonds mis à la disposition de l'OMS. Le Dr BADDOO (Ghana) partage les inquiétudes qu'inspire à chacun la situation monétaire internationale. Si celle -ci devait s'aggraver encore, il espère que le Directeur général saura prendre les mesures nécessaires pour maintenir le programme, de sorte qu'il n'y ait pas de conséquences fâcheuses pour les Etats Membres, et notamment pour les pays en voie de développement. La délégation du Ghana votera le budget de US $106 328 800. Le Dr FELKAI (Hongrie) rappelle que la Hongrie, ainsi que l'a déjà déclaré le chef de la délégation hongroise au cours de la discussion générale sur le Rapport annuel (voir page 163), est opposée à une augmentation de plus de 5 % du budget. Le Dr KASUGA (Japon) indique que sa délégation votera le budget proposé. Elle estime cependant qu'il conviendrait d'étudier les moyens d'obtenir des ressources supplémentaires afin de couvrir, au moins en partie, l'augmentation prévue plutôt que de se contenter de majorer les contributions des Etats Membres.

COMMISSION A

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SEPTIEME SEANCE

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Le Professeur HUANG Chia -szu (Chine) déclare que sa délégation votera le budget effectif proposé pour 1974, mais avec certaines réserves. Elle est en effet opposée à toute assistance au Gouvernement Lon Nol, car le seul représentant légitime du Cambodge est le Prince Norodom Sihanouk. Elle est également opposée à toute assistance au Gouvernement de Saigon, car c'est le Gouvernement révolutionnaire provisoire qui est le représentant désigné du peuple du Viet -Nam du Sud. Le Professeur Huang ajoute que, la République populaire démocratique de Corée étant maintenant Membre de l'OMS, l'Organisation doit revoir la question des services et de l'assistance mis à la disposition de la Corée du Sud.

Le Dr ADEOYE (Nigéria) souscrit au projet de budget proposé par le Directeur général pour 1974. En effet, le programme de l'OMS doit se développer à mesure qu'augmente le nombre des Membres; or comment pourrait -il se développer sans un budget en expansion ? M. BEN ACHOUR (Tunisie) estime que, vu le nombre des programmes de l'OMS et l'intérêt qu'ils présentent pour tous les pays, développés aussi bien qu'en voie de développement, il est raisonnable d'approuver le budget proposé. Il reste cependant à trouver le moyen de mobiliser des ressources supplémentaires; on pourrait faire appel pour cela à des contributions volontaires des pays les plus riches. Le Dr HENRY (Trinité -et- Tobago) déclare qu'étant donné les difficultés monétaires auxquelles le Directeur général doit faire face, sa délégation se prononcera pour un budget effectif de $106 328 800, qui - si l'on se réfère aux propositions soumises par le Directeur général au Comité spécial du Conseil exécutif - n'est en augmentation que de 7,76 % par rapport au budget précédent (y compris les prévisions supplémentaires).

Le Dr ANSARI (Pakistan) approuve le budget effectif proposé. Il serait en effet assez paradoxal que l'Assemblée de la Santé félicite l'OMS pour son programme et lui refuse le budget nécessaire pour l'exécuter. La Commission se rappellera que des études coût /avantages ont été faites par l'OMS et que les résultats en seront communiqués aux Etats Membres le moment venu. M. FINDLAY (Sierra Leone) déclare qu'au lieu de mettre en question le budget effectif proposé, les délégations devraient exprimer leur sympathie au Directeur général qui a eu la lourde tâche de préparer son budget dans un climat d'incertitude financière. Il faudrait que les délégations s'interrogent sur les moyens de faire face aux charges supplémentaires résultant des fluctuations des monnaies. L'évolution de la situation monétaire internationale ayant gravement compromis les finances de l'Organisation, les Etats Membres qui ont demandé une réduction de leur contribution devraient surseoir à leur demande. La délégation de la Sierra Leone votera le budget de US $106 328 800. Le Dr RAMZI (République Arabe Syrienne) rappelle que, les années précédentes, sa délégation avait soutenu les propositions budgétaires du Directeur général, car elle estimait que les pays en voie de développement profiteraient d'un accroissement logique du budget. Néanmoins, étant donné la persistance de la crise monétaire internationale et la tendance à une expansion des programmes qui ne correspond pas toujours à la politique de l'OMS, la délégation syrienne votera contre le budget effectif proposé pour 1974. Le DIRECTEUR GENERAL remercie les délégations qui ont appuyé ses propositions et également celles qui ont présenté des critiques et des suggestions constructives. Le délégué de l'Inde, se référant à une précédente déclaration au cours de laquelle le Directeur général avait indiqué que les ressources financières de l'Organisation en 1973, au titre de son budget ordinaire, étaient en fait inférieures de 5 % à celles de 1971, a demandé des précisions au sujet de cette diminution. La réponse est qu'en 1971, le Directeur général a pris la décision de renoncer à pourvoir, pendant 3 ou 4 mois, tous les postes vacants afin d'économiser les fonds de l'Organisation et de les affecter aux tâches les plus urgentes. Il a d'autre part réduit certaines activités interrégionales - notamment le nombre des réunions - ainsi que le programme de recherches. En 1972, il a imposé un nouveau délai d'un mois en ce qui concerne les nouveaux postes à pourvoir, supprimé plusieurs réunions interrégionales et plusieurs réunions au Siège, renoncé à d'autres activités et ajourné certains travaux de recherche. En même temps, vu le caractère extrêmement sérieux de la situation, les prévisions budgétaires relatives aux paiements de fin de contrat ont été ramenées de 8 % à 6 % du traitement net, et la différence de 2 % a servi au maintien du programme. En 1973, le Directeur général a informé le Comité spécial du Conseil exécutif qu'il fallait compenser certaines dépenses inévitables, dues notamment à l'augmentation de l'allocation pour frais d'étude et de la rémunération soumise à retenue pour pension ainsi qu'à l'accroissement du coût des services contractuels, et qu'il était donc nécessaire d'examiner à nouveau la possibilité d'ajourner certains travaux. Jusqu'à présent, le Directeur général a fait tout son possible pour ne pas réduire les activités de l'Organisation dans les pays. A son avis, les informations qu'il a fournies méritent d'être examinées soigneusement,, car certaines des observations qui ont été formulées soulignaient la nécessité d'accrottre les économies et d'étudier le programme en vue d'ajourner certains travaux. C'est ce que l'on fait

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VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

depuis trois ans, mais une nouvelle réduction compromettrait gravement le programme et il serait extrêmement difficile d'éviter des coupes dans les activités qui s'exercent dans les différents pays.

Il a été suggéré à plusieurs reprises que l'exécution du programme de l'OMS dans les pays soit entièrement financée par le PNUD. Le Directeur général pense que cette suggestion procède d'une interprétation erronée du rôle de l'OMS. Celle -ci est la seule institution des Nations Unies qui possède des bureaux régionaux offrant une assistance directe aux gouvernements. Lorsqu'il a été prévu dans la Constitution de l'OMS de créer des bureaux régionaux, l'intention n'était pas de financer uniquement des services techniques centraux à l'aide du budget ordinaire. L'assistance directe aux gouvernements est l'une des tâches les plus importantes de l'OMS, ce qui n'est pas le cas dans les autres institutions des Nations Unies, et il n'y a donc pas lieu de s'étonner que plus de 60 % du budget ordinaire soit consacré à de telles activités, Le Directeur général espère avoir ainsi dissipé un malentendu; l'assistance directe aux gouvernements est pour l'OMS une obligation constitutionnelle, et seule une modification de la Constitution de l'Organisation. pourrait lui permettre de réduire cette forme d'aide au bénéfice du programme du Siège. On a suggéré, d'autre part, que l'Organisation accepte les contributions dans des monnaies autres que le dollar des Etats -Unis ou le franc suisse. C'est là une question qui est du ressort du Conseil exécutif. L'OMS n'est pas la seule institution aux prises avec des difficultés de ce genre. Il est cependant certain que l'Organisation ne pourrait pas accepter des versements dans des monnaies qui ne soient pas normalement convertibles, car cela limiterait sa liberté d'action en matière de recrutement de personnel et d'exécution des programmes. Le Directeur général estime que l'OMS n'est pas en mesure de résoudre seule ce problème. La question a été débattue au Comité administratif de Coordination et il est certain que l'Assemblée générale des Nations Unies et le Comité consultatif pour les Questions administratives et budgétaires devront se pencher sur le problème et essayer de trouver une solution qui soit valable pour toutes les organisations du système des Nations Unies. Le Directeur général remercie le délégué du Canada de son observation; comme celui -ci l'a indiqué, la dévaluation du dollar des Etats -Unis ne s'est pas traduite par une économie pour le Canada, qui continue à acheter les dollars au même cours que précédemment. Le financement du budget est un problème difficile à résoudre. Personne ne souhaite augmenter les contributions des Etats Membres si l'on peut trouver d'autres solutions, mais il importe avant tout de veiller à ce que la stabilité financière de l'Organisation n'en soit pas affectée. Parmi toutes les institutions des Nations Unies, c'est à l'OMS que la situation financière est la plus solide. Le Dr Brock Chisholm, qui a précédé le Dr Candau à la tête de l'Organisation, et M. Siegel, Sous- Directeur général, à qui M. Furth a succédé, avaient estimé qu'il convenait de limiter le budget effectif au montant des contributions qu'il est prévu de recouvrer et d'affecter les autres contributions à la réserve non répartie. Le Directeur général s'est volontiers rallié à la sage pratique qui s'est ainsi instaurée et qui a permis à l'Assemblée de la Santé, il y a quelques jours, de passer par profits et pertes les dettes de la Chine sans créer une situation inextricable. Il a été suggéré de couvrir le déficit par des recettes occasionnelles anticipées. De l'avis du Directeur général, ce serait une erreur que de dépenser à l'avance des sommes dont le recouvrement n'est pas certain; cette procédure ne résoudrait rien et créerait une situation difficile dans les années à venir. Il n'y aura plus de recettes occasionnelles pour aider à financer le budget de 1975 et, si de nouvelles crises financières devaient surgir, il pourrait ne pas y en avoir pour financer les prévisions budgétaires supplémentaires de 1974, Le Directeur général hésiterait beaucoup à recommander d'accepter la suggestion visant à utiliser, pour financer le budget de 1974, des sommes qui devraient normalement être inscrites au compte pour les paiements de fin de contrat, car cela risquerait de compromettre la situation financière et de créer des - difficultés à l'avenir. Son successeur va sans doute avoir de la peine à maintenir la stabilité financière de l'Organisation. Le temps où l'OMS pouvait tabler sur d'importantes recettes occasionnelles est révolu et il est fort possible que des crises financières encore plus sérieuses se produisent dans les prochaines années; son successeur sera donc aux prises avec de nombreux problèmes et le Directeur général pense qu'il serait peu équitable d'ajouter à ces difficultés. Le PRESIDENT fait procéder à un vote à main levée sur la proposition des .délégations des Etats -Unis et de la France visant à inscrire le chiffre de US $103 000 000 dans le paragraphe 1 du projet de résolution sur le budget effectif et le niveau du budget pour 1974. Décision La proposition des délégations des Etats -Unis d'Amérique et de la France est rejetée par 97 voix contre 7, avec 11 abstentions. :

Le PRESIDENT met aux voix la proposition de la délégation de Nouvelle- Zélande tendant à insérer dans le paragraphe 1 du projet de résolution sur le budget effectif et le niveau du budget pour 1974 le chiffre de US $106 328 800.

COMMISSION A :

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SEPTIEME SEANCE

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La proposition de la délégation de Nouvelle -Zélande est approuvée par 96 voix contre Décision 10, avec 10 abstentions.1 Le Dr EHRLICH (Etats -Unis d'Amérique) déclare que sa délégation, en votant contre l'adoption d'un budget de US $106 328 800, n'avait pas d'objections quant au montant du budget, mais plutôt quant à la méthode de financement du programme. La délégation des Etats -Unis estime qu'il existe d'autres solutions pratiques qui permettraient d'atténuer la rapide augmentation des contributions des Etats Membres.

Le Dr SHRIVASTAV (Inde) est heureux de constater que l'économie de 5 % réalisée dans le budget n'a porté atteinte à aucun des programmes d'activité dans les pays. Il demande si, maintenant que l'on a adopté le montant le plus élevé, soit US $106 328 800, un Etat Membre pourrait encore solliciter une réduction de sa quote -part. M. FURTH, Sous -Directeur général, indique que le barème des contributions pour 1974, qui reflète la réduction de la quote -part du plus gros cotisant au budget de l'OMS, a été adopté par l'Assemblée de la Santé le 17 mai 1973. I1 ne lui appartient pas de se prononcer sur l'opportunité de la décision de l'Assemblée concernant le barème des contributions, les Etats Membres ayant voté le projet de résolution en application des principes adoptés par ces mêmes Etats à l'Assemblée générale des Nations Unies.

Examen de la projection des prévisions budgétaires pour 1975 Le DIRECTEUR GENERAL rappelle que, lorsque la Commission A a examiné en 1972 la projection provisoire des prévisions budgétaires pour 1974, il avait fait part de son intention de ne pas réduire brutalement, mais progressivement, le taux d'expansion du budget de l'Organisation. Les membres de la Commission voudront bien se rappeler aussi qu'il avait exprimé l'espoir que les Etats Membres tiendraient compte de leur désir de ralentir ce taux d'expansion lors de l'examen des projets d'activités à l'échelon régional, puisque le projet de programme et de budget proposé par le Directeur général se fonde essentiellement sur.les propositions faites par ces mêmes Etats. Si l'on tient compte des effets de la situation monétaire internationale et de la progression de l'inflation dans beaucoup de pays, le Directeur général pense que l'on reconnaîtra que la projection provisoire pour 1975, qui figure dans les Actes officiels N° 204 et qui traduit une augmentation de 6,6 % des prévisions budgétaires, illustré parfaitement les efforts qu'il fait pour ralentir progressivement le taux annuel d'accroissement du budget. Une augmentation d'environ 6 % pour le budget de 1975 lui parait raisonnable, d'autant plus qu'il ne s'agira vraisemblablement pas, en fin de compte, d'une augmentation réelle si l'on veut bien considérer que les besoins permanents représentent à eux seuls à peu près 5 % de l'augmentation annuelle. Les prévisions d'augmentation pour 1975 ne tiennent pas compte d'événements exceptionnels toujours possibles, comme par exemple les crises monétaires. Le Dr SHRIVASTAV (Inde) suggère que la Commission propose qu'à l'avenir le barème des contributions des Etats Membres soit voté par l'Assemblée de la Santé après que celle -ci se sera prononcée sur le montant total du budget. Il s'incline devant la décision de l'Assemblée concernant les contributions, tout en étant persuadé que les délégués reconnaîtront le bien -fondé de sa remarque. Le Dr KIVITS (Belgique) approuve les propos du Directeur général. La délégation belge estime qu'il est indispensable d'accorder au successeur du Dr Candau une certaine liberté d'action en ce qui concerne le fonctionnement et le programme de l'Organisation. L'Assemblée de la Santé devrait indiquer qu'elle en est consciente. 2.

DEUXIEME RAPPORT DE LA COMMISSION

Le Dr GURMUKH SINGH (Malaisie), Rapporteur, donne lecture du projet de deuxième rapport de la Commission. Décision :

Le rapport est adopté (voir page 514).

La séance est levée à 12 h,25.

1 Le projet de résolution ainsi complété a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le deuxième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA26.33,

HUITIEME SEANCE Vendredi 18 mai 1973, 15 h.45 Président :

Dr S. PHONG AKSARA (Thallande)

EXAMEN DETAILLE DU PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1974

Ordre du jour, 2.2.3

Le PRESIDENT rappelle à la Commission que l'Assemblée de la Santé a adopté le deuxième rapport de la Commission A dans lequel figurait le projet de résolution relatif au budget effectif et au niveau du budget pour 1974. La Commission peut donc passer à l'examen détaillé des prévisions. Il propose à la Commission d'examiner les Actes officiels Nos 204 et 207 section par section. Considérations générales

Le Dr TATOCENKO (Union des Républiques socialistes soviétiques) attire l'attention de la Commission sur le projet de résolution présenté par sa délégation et ainsi rédigé :

La Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé, Notant les progrès accomplis dans le développement des programmes sanitaires internationaux de l'OMS; Reconnaissant la nécessité d'améliorer encore l'assistance fournie dans le domaine de la santé aux pays en voie de développement; et Tenant compte des difficultés supplémentaires que la situation monétaire internationale entraîne pour le financement des activités de l'OMS, ESTIME qu'il serait utile que, dans le programme et le budget de l'OMS, l'élément relatif 1. à l'assistance technique fasse l'objet d'une section distincte en vue d'assurer une utilisation plus large et plus souple de toutes les sources de financement ainsi que des ressources techniques, matérielles et autres disponibles; et PRIE le Directeur général et le Conseil exécutif d'étudier, à la lumière des dispositions 2. du paragraphe 5.5 du Règlement financier de l'OMS, la possibilité de financer les activités de l'OMS à l'aide de monnaies autres que le dollar des Etats -Unis ou le franc suisse, et de faire rapport à ce sujet à la Vingt- Septième Assemblée mondiale de la Santé.

Constatant l'heureuse évolution du programme de l'OMS et reconnaissant la nécessité d'améliorer encore l'assistance fournie aux pays en voie de développement, la délégation de l'Union soviétique estime qu'il serait bon de faire figurer l'élément relatif à l'assistance technique dans une section distincte du projet de programme et de budget. Cette présentation aiderait les délégués à repérer plus facilement les projets de cette catégorie et à se familiariser davantage avec cet aspect de l'activité de l'Organisation. Le paragraphe 2 du projet de résolution fait suite au voeu exprimé par certaines délégations et tendant à ce qu'on examine la possibilité de financer les activités de l'OMS à l'aide de monnaies autres que le dollar des Etats -Unis ou le franc suisse. Il a été indiqué à la Commission B que le Comité administratif de Coordination étudiait actuellement la question du versement des contributions en d'autres monnaies; il semble néanmoins souhaitable que le Directeur général et le Conseil exécutif examinent la question dans ses rapports avec les activités de l'OMS. Le projet de résolution ne préjuge pas des conclusions de cette étude mais prévoit simplement que ses résultats seront présentés à la Vingt- Septième Assemblée mondiale de la Santé. La délégation de l'Union soviétique estime que sa proposition permettra d'utiliser d'une façon plus large et plus souple toutes les ressources servant à financer l'assistance technique et peut être aussi d'utiliser des contributions en nature. t

Le Dr KLIVAROVA (Tchécoslovaquie) déclare que sa délégation appuie le projet de résolution présenté par l'URSS. Le PRESIDENT propose que l'examen du projet de résolution soit renvoyé à la fin de la discussion et le délégué de l'URSS y consent (voir page 359). Le Dr MOLAPO, représentant du Conseil exécutif, expose que, lors de son examen du projet de programme et de budget pour 1974, le Conseil exécutif a également étudiéldes rapports sur l'état d'avancement des programmes d'éradication du paludisme et de la variole. D'autre part, il a choisi un certain nombre de projets de pays et inter -pays pour les soumettre à une étude approfondie, notamment du point de vue des objectifs visés et des résultats effectivement obtenus. Les conclusions de ces études figurent dans les parties du rapport du Conseil où sont examinés les projets exécutés dans les Régions.

1

Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1973, N' 207, appendice 8.

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COMMISSION A

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HUITIEME SEANCE

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Le Dr DE CAIRES (Etats -Unis d'Amérique) annonce qu'il fera porter ses observations sur les parties du programme d'exécution pour lesquelles il est proposé une augmentation ou une diminution d'au moins 8 % par rapport à 1973. Sous la rubrique Maladies transmissibles, il est prévu, au profit des maladies bactériennes, une augmentation de 9,2 % qui parait justifiée car il s'agit là d'un secteur absolument prioritaire en raison de la morbidité et la mortalité considérables dues à ces maladies. Les crédits alloués à la variole accusent une diminution globale de 11,2 % due à d'importantes réductions des programmes relatifs à l'Afrique et à l'Asie du Sud -Est. La suppression de cinq postes se traduira par une économie importante. L'augmentation globale de 11,2 % au titre de l'hygiène du milieu se répartit entre de très nombreux projets. Dans le cas de la médecine du travail, l'augmentation est relativement faible en valeur absolue, bien que la somme proposée soit le double de celle qui avait été approuvée pour 1973. Cette augmentation est justifiée car il est important de développer les activités de médecine du travail dans le cadre des services de santé de base. A la rubrique Radiations et Santé, l'augmentation de 9,8 % est modeste. Le programme vise principalement à rendre plus sûr l'emploi des rayonnements pour le diagnostic et le traitement et cette augmentation se justifie. Les soins infirmiers bénéficient d'un accroissement de 11,4 %, soit US $325 500, en raison de changements apportés progressivement à certains projets. Les principales diminutions proposées affectent des projets en Inde, en Egypte et en Irak. Avec, au total, 8 postes de moins, il semble qu'on assiste à un fléchissement des effectifs qui n'est peut -être pas opportun alors qu'on s'efforce d'améliorer et de développer les services de santé de base. En outre, est -il justifié de mettre l'accent sur l'enseignement infirmier supérieur ? En ce qui concerne les maladies non transmissibles, les modifications relativement peu importantes apportées à certains programmes entraînent, selon les prévisions, une augmentation totale de 12,2 %, intéressant en majeure partie le Siège. L'hygiène dentaire faisant l'objet d'un programme relativement restreint, l'augmentation proposée de 8,7 % ne représente que $48 258. L'augmentation prévue pour l'octroi de bourses à des infirmières dentaires de Nouvelle -Calédonie est une excellente chose; ce type de personnel contribuera à renforcer l'action préventive, notamment chez les jeunes. Le budget de la santé mentale est en augmentation de $160 674, soit 19 %. En ce qui concerne le développement des personnels de santé, une augmentation totale de 13 % est proposée. La tendance générale semble être d'accroître le nombre des bourses et d'augmenter le montant prévu pour l'enseignement médical. Il est à noter que la majeure partie de cette augmentation est destinée à l'enseignement médical, encore qu'il faudrait, pour répondre aux souhaits exprimés, former davantage de personnel auxiliaire. On peut d'ailleurs s'interroger à l'égard de l'augmentation relativement forte des bourses pour des études dans des disciplines non spécifiées. Pour les statistiques démographiques et sanitaires, on constate une augmentation de 10,7 % et six nouveaux postes sont proposés. Il est surprenant que, sur le budget total de $6 344 470 consacré à l'aide à la recherche, $5000 seulement soient alloués àun programme revêtant une si haute priorité.

Programme d'exécution - Siège Maladies transmissibles (section 4)

Le Professeur CORRADETTI (Italie) présente des observations sur la décision qui a été prise récemment de réunir l'éradication du paludisme et les maladies parasitaires en une même division. Cette réorganisation entraînera une collaboration plus étroite et contribuera à une meilleure connaissance des problèmes et des techniques. L'effort entrepris pour l'éradication du paludisme a stimulé les progrès non seulement dans le domaine du paludisme lui -même mais aussi dans celui d'autres maladies parasitaires et l'expérience acquise dans la lutte contre le paludisme devrait permettre d'éviter à l'avenir des erreurs dans la lutte contre d'autres maladies. Cette réorganisation ne signifie absolument pas que l'OMS manifeste moins d'intérêt pour le paludisme. En fait, le Directeur général a déclaré, dans l'introduction à son projet de programme et de budget pour 1974, que le problème du paludisme restait au premier plan des préoccupations de l'OMS et il a regretté la réduction du soutien financier accordé aux programmes d'éradication par certains organismes internationaux et organismes d'assistance bilatérale. Le Directeur général a également émis l'avis qu'il était urgent de former des paludologues possédant des connaissances plus étendues en matière d'écologie et de maladies tropicales et de poursuivre les recherches sur le paludisme. La délégation italienne souscrit à toutes ces déclarations. Le Professeur Corradetti rappelle quelles ont été les conclusions auxquelles a abouti une consultation OMS sur la formation du personnel antipaludique et qui ont été publiées dans la Chronique OMS de décembre 1972 (pp. 633 -637). Il en ressort que la formation postuniversitaire devrait être intégrée dans un cours déjà organisé dans une université et conduisant à un diplôme de santé publique, un diplôme de médecine et d'hygiène tropicales ou une maîtrise en santé publique. Les experts se sont beaucoup préoccupés de la pénurie de moyens de formation et ont constaté que nulle part au monde, actuellement, on ne_peut acquérir le genre de formation postuniversitaire

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"tous azimuts" dont les paludologues auraient besoin. En outre, les jeunes médecins ne sont pas attirés par l'étude des maladies parasitaires parce qu'elle oblige à des travaux sur le terrain dans des conditions difficiles et parce que les parasitologues ne sont guère considérés. Si les gouvernements, les universités et l'OMS ne prennent pas les mesures qui s'imposent, il n'y aura bientôt pratiquement plus d'experts du paludisme et des maladies parasitaires. Lors de précédentes Assemblées de la Santé, la délégation italienne a insisté à maintes reprises sur la nécessité de poursuivre des recherches sur le paludisme et sur les maladies parasitaires en général. Aujourd'hui, elle insiste sur la grande importance de la recherche fondamentale, qui peut seule conduire à des solutions nouvelles. Par exemple, on a découvert récemment que le cycle de reproduction sexuelle de Toxoplasma gondii, l'agent pathogène de la toxoplasmose (maladie qui peut infecter le foetus et provoquer des lésions cérébrales), se produisait dans l'épithélium intestinal du chat domestique. Cette découverte, qui a ouvert de nouvelles perspectives pour la lutte contre la toxoplasmose, est le résultat de recherches fondamentales en protozoologie. La délégation italienne espère que l'OMS intensifiera le soutien accordé aux recherches fondamentales en matière de paludisme et d'autres maladies parasitaires. Hygiène du milieu (section 5) Le Dr AL -AWADI (Kowelt) fait part de ce qu'il a constaté au cours de l'exécution d'un programme conjoint d'hygiène du milieu au Kowelt. Il estime qu'on peut craindre, lorsque d'autres institutions spécialisées interviennent, que le rôle de l'OMS ne perde de son importance. A son avis, l'OMS doit continuer à jouer un rôle de premier plan en matière d'hygiène du milieu.

Le Dr SHRIVASTAV (Inde) souligne que les activités de l'OMS et des autres institutions spécialisées qui s'occupent des questions d'hygiène du milieu sont coordonnées de manière telle qu'il ne puisse y avoir d'activités faisant double emploi et que les fonds, les compétences et les moyens disponibles soient utilisés de façon optimale. Le Dr PAVLOV, Sous- Directeur général, remercie les délégués du Koweit et de l'Inde d'avoir appelé l'attention sur la priorité qu'il convient d'accorder à l'hygiène du milieu. Les relations de l'Organisation avec le Programme des Nations Unies pour l'Environnement sont exposées dans le rapport du Directeur général sur le point 2.7 de l'ordre du jour et le Dr Pavlov attendra, pour présenter ses observations sur la question, que ce point vienne en discussion devant la Commission. Renforcement des services de santé (section 6)

Le Dr SOOPIKIAN (Iran) note que les travaux de la Division sont axés sur un programme et qu'elle étudie de nouvelles méthodes d'analyse des systèmes de soins. Cette division rend de très grands services aux Etats Membres en les aidant à procéder à cette analyse. Le Dr TATOCENKO (Union des Républiques socialistes soviétiques) aimerait disposer d'indications plus précises sur la manière dont sont organisées les activités de la Division, étant donné qu'elle n'est pas subdivisée en services. Ce point pourrait d'ailleurs être traité à l'occasion du débat sur la recherche en épidémiologie et en informatique (voir page 372). Le Dr DE CAIRES (Etats -Unis d'Amérique) fait observer que c'est sous la rubrique Renforcement des services de santé qu'on trouve le plus grand nombre de postes 1534 pour les activités dans les pays, 92 pour le personnel du Siège et 91 pour celui des bureaux régionaux. La répartition de ce personnel est bien équilibrée, ce qui montre que l'OMS accomplit sa tâche en s'inspirant de conceptions modernes. :

Maladies non transmissibles (section 7) Développement des personnels de santé (section 8) Il n'y a pas d'observations.

Autres activités (section 9) Bureaux des Sous -Directeurs généraux (section 9.1)

Le Dr TATOCENKO (Union des Républiques socialistes soviétiques) fait observer que le Comité du Siège pour le Programme n'a pas reçu compétence pour s'occuper de toutes les activités précédemment confiées au service de l'Evaluation du programme. Il se demande donc si le changement qui a été opéré n'aura pas des incidences fâcheuses sur les travaux d'évaluation de l'Organisation. Le Dr MAHLER, Sous -Directeur général, en l'absence du Dr Bernard, Président du Comité du Siège pour le Programme, répond à la question posée par le délégué de l'URSS. Dès sa création, l'OMS s'est efforcée de résoudre le problème des méthodes d'évaluation et elle a exécuté, dans ce domaine, une série d'études organiques. Le Directeur général est parvenu à la conclusion qu'il était nécessaire de créer au sein de l'Organisation une sorte de foyer unique où pourraient être synthétisées les méthodes d'évaluation. L'OMS dispose déjà d'une structure assez perfectionnée dans ce domaine à l'échelon des pays, ce sont les représentants de l'OMS qui sont :

COMMISSION A

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chargés d'évaluer en permanence le programme d'assistance technique; à l'échelon régional, il existe des services d'évaluation bien établis; à l'échelon central, enfin, le Comité du Siège pour le Programme est chargé de l'évaluation d'ensemble. Toutefois, il ne suffit pas d'avoir constitué une structure; l'essentiel est d'avoir élaboré les méthodologies qu'il lui appartiendra d'appliquer. La fonction du Comité du Siège pour le Programme est donc de mettre au point des méthodes d'évaluation qui auront finalement pour effet d'améliorer les systèmes d'information à tous les échelons de l'Organisation. Ces systèmes permettront de fournir aux Etats Membres des informations plus explicites sur le degré de réussite ou d'échec de l'OMS dans l'exécution des divers éléments des programmes. Depuis deux ans, grâce à cette nouvelle orientation, on a pu recourir, en matière d'évaluation, à une approche dont le caractère professionnel et systématique a été renforcé. Le groupe chargé de l'analyse des systèmes appliquée aux projets a joué un rôle très actif à cet égard. Le Directeur général a également l'intention de déployer des efforts vigoureux pour améliorer les méthodes de programmation par pays qui établissent un lien entre le programme d'ensemble d'assistance de l'OMS et les programmes de développement économique et social des divers pays Membres. Il doit être possible ainsi d'obtenir une rétroaction de l'information concernant les secteurs du programme auxquels l'Assemblée mondiale de la Santé attribue priorité dans le cadre du programme général de travail de l'Organisation pour une période déterminée. Le Dr Mahler pense qu'il a été très utile de concentrer les efforts afin de renforcer l'élaboration des méthodes à utiliser dans le domaine de l'évaluation. Comme le délégué de l'URSS l'a fait observer, il existe toujours un risque de conflit entre différentes méthodes et il importe donc de veiller à appliquer la même méthodologie dans tous les travaux d'évaluation. Le Dr Mahler estime que les efforts déployés en ce sens commencent à porter leurs fruits. Bureau de la Science et de la Technologie (section 9.2) Il n'y a pas d'observations.

Substances prophylactiques et thérapeutiques (section 9.3) Le Professeur PENSO (Italie) informe la Commission que les "règles de bonne pratique applicables à la fabrication des médicaments et au contrôle de leur qualité" recommandées par l'Assemblée de la Santé figurent dans la nouvelle édition de la pharmacopée nationale italienne. Les normes recommandées par l'OMS ont ainsi force de loi dans l'industrie pharmaceutique italienne. Leur adoption constitue une étape importante dans l'évolution des pharmacopées, autrefois destinées à l'usage des pharmaciens, et qui aujourd'hui, en raison du développement de l'industrie pharmaceutique, doivent refléter l'évolution de la technologie moderne dans ce domaine. Une difficulté se présente quelles sont les substances ou préparations pharmaceutiques qui doivent être incluses dans la pharmacopée ? Nombre de substances biologiques sont actuellement absentes de la Pharmacopée internationale, qui ne comprend ni sérums ni vaccins, ni aucun des dérivés sanguins. Le Professeur Penso se demande si les raisons de cette exclusion sont toujours valables. Il se demande en outre si les substances diagnostiques, dont beaucoup sont soumises à la même réglementation que les médicaments, ne devraient pas aussi figurer dans la Pharmacopée internationale, ainsi qu'elles figurent déjà dans la Pharmacopée européenne. A son avis, une pharmacopée doit être un code, c'est -à -dire un instrument légal enregistrant tous les produits pharmaceutiques à usage médical et fixant des normes applicables à ces produits. Il suggère donc que le Directeur général procède à un réexamen du rôle et du contenu de la Pharmacopée internationale, notamment en vue d'y inclure les substances biologiques, et fasse rapport à ce sujet en temps utile à l'Assemblée de la Santé. La délégation italienne approuve la tendance à l'intégration qui a abouti à la fusion de certains services de l'Organisation. On pourrait peut -être de même compléter les attributions de la Division des Substances prophylactiques et thérapeutiques en lui confiant la responsabilité du contrôle des substances diagnostiques et elle prendrait alors le nom de Division des Substances prophylactiques, thérapeutiques et diagnostiques. Ce changement serait parfaitement conforme à l'orientation scientifique actuelle. :

Le Dr LAMBO, Sous -Directeur général, répondant au délégué de l'Italie, note avec intérêt que les règles de bonne pratique applicables à la fabrication des médicaments et au contrôle de leur qualité ont été inscrites dans la pharmacopée italienne conformément à la recommandation faite par l'Assemblée de la Santé. Ces règles figurent également dans le Supplément de la Pharmacopée internationale, publié en 1971, et font partie intégrante du programme de l'OMS dans le domaine du contrôle de la qualité des médicaments. Pour ce qui est de l'inclusion d'autres substances ou produits biologiques dans la Pharmacopée internationale, le Dr Lambo fait savoir que cette question est à l'étude dans le cadre de la révision de la Pharmacopée internationale qui est actuellement en cours. Le Dr Lambo reconnaît que les substances diagnostiques administrées à l'homme devraient être traitées de la même façon que les substances prophylactiques et thérapeutiques. Cela a été indiqué

nettement lors de la discussion de la Commission sur le point 2.4 de l'ordre du jour et il en sera pleinement tenu compte dans l'exécution du programme de l'Organisation.

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Statistiques sanitaires (section 9.4)

Le Dr AMMUNDSEN (Danemark) fait observer, au sujet de la Classification internationale des Maladies, que beaucoup de pays emploient maintenant des statistiques hospitalières fondées sur l'enregistrement individuel et sur les techniques de calcul électronique. Il serait très difficile et aussi très coûteux d'appliquer ces techniques dans tous les hôpitaux et elle est donc d'avis que l'OMS doit absolument tenir compte de ces difficultés et ne pas apporter pour le moment de trop grands changements au système actuel. Le Dr PAVLOV, Sous -Directeur général, expose que le service de la Classification internationale des maladies travaille actuellement à la Neuvième Révision de la Classification. On a l'intention de réunir un comité d'experts qui préparera la version définitive de cette classification pour la soumettre en 1975 à la Conférence internationale de la Classification des Maladies. Il est probable qu'on fera usage à l'avenir des techniques de calcul électronique.

Bureau des Publications et Traductions (section 9.5) Le Dr TOTTIE (Suède) rappelle qu'il y a quelques années une étude avait été faite sur la manière dont la distribution des publications importantes de l'OMS pourrait être développée. Il aimerait savoir si cette étude a donné des résultats et si l'intérêt manifesté pour les publications de l'OMS s'est accru. Le Dr PAVLOV, Sous- Directeur général, répond que le Bureau des Publications et Traductions, qui s'occupe également de la distribution et de la vente des publications, a été très actif. Le Chef de ce bureau donnera de plus amples renseignements à ce sujet.

Le Dr MANUILA, Chef du Bureau des Publications et Traductions, expose que le Directeur général a envoyé aux Etats Membres un questionnaire sur les publications, auquel ont été reçues 57 réponses dont beaucoup traitaient d'une manière détaillée de la question de la distribution des publications. Par la suite, l'OMS s'est tenue en relations directes avec tous les gouvernements qui avaient présenté des observations d'ensemble ou des suggestions précises; il a été répondu à toutes les questions et, pour autant que le Dr Manuila le sache, tous les problèmes qui ont été posés ont été résolus. Le Dr MUSTAFA (Irak) rappelle que la précédente Assemblée de la Santé a adopté la résolution WHA25.5O sur l'emploi de la langue arabe. Il apprend qu'aucune mesure n'a été prise en 1973 au sujet de l'introduction de la traduction en arabe et il demande si l'on prévoit de le faire en 1974. Le Dr PAVLOV, Sous -Directeur général, répond que la résolution visée avait trait à l'usage de l'arabe comme langue officielle à l'Assemblée de la Santé. Il s'agissait donc de dispositions relatives à l'interprétation, laquelle relève d'une rubrique du budget différente de celle dont il est question ici (voir ci- contre).

Le Dr SÁENZ (Uruguay) déclare qu'il est très important pour beaucoup de pays situés hors d'Europe de recevoir en temps utile les publications de l'OMS, notamment le Bulletin, la Chronique, la Série de Monographies et les Cahiers de Santé publique. Malheureusement, beaucoup de ces documents arrivent avec retard. Tout en se rendant compte des difficultés de l'entreprise, le Dr Sáenz se demande s'il ne serait pas possible d'expédier ces publications par l'entremise des bureaux régionaux au lieu de le faire directement à partir du Siège de Genève. Les services postaux sont de moins en moins réguliers, tant dans les pays développés que dans les pays en voie de développement, ce qui a pour résultat de retarder l'acheminement d'une documentation importante. Il demande si le Secrétariat a envisagé des moyens de remédier à ces difficultés. Le Dr MANUILA, Chef du Bureau des Publications et Traductions, déclare que le problème des retards dans l'acheminement des publications préoccupe depuis longtemps le Secrétariat et est constamment à l'étude. Pour ce qui est des publications qui doivent parvenir aux Etats Membres à une date déterminée - comme c'est le cas pour certains volumes des Actes officiels - l'OMS est obligée d'avoir recours à l'expédition par courrier aérien, ce qui est très coûteux mais offre le seul moyen de faire en sorte que les documents arrivent à temps. Pour les autres publications, l'OMS ne peut malheureusement pas faire mieux que ce qu'elle a déjà fait; la distribution dépend de l'efficacité des services postaux des divers pays. A ces difficultés s'ajoutent aussi celles que causent des règlements douaniers qui font parfois obstacle aux expéditions en masse. C'est pourquoi le Bulletin et d'autres publications analogues doivent être envoyés directement aux destinataires. La séance est levée à 17 h.35.

NEUVIEME SEANCE Samedi 19 mai 1973, 9 h.30 Président :

Dr S. PHONG AKSARA (Thallande)

EXAMEN DETAILLE DU PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1974 (suite) Programme d'exécution - Siège (suite) Coordination (section 9.6) Il n'y a pas d'observations. Interprétation (section 9.7)

Ordre du jour, 2.2.3

Le DIRECTEUR GENERAL précise, pour répondre à une question posée lors de la huitième séance par le délégué de l'Irak à propos de l'utilisation de l'arabe à la prochaine Assemblée mondiale de la Santé, que des fonds ont été prévus à cette fin dans le budget de 1974. Services communs (section 9.8)

Autres dépenses (section 9.9) Il n'y a pas d'observations.

Bureaux régionaux (section 10 Le Dr DE CAIRES (Etats -Unis d'Amérique) rappelle que les rôles respectifs du Siège, des bureaux régionaux et du personnel travaillant sur le terrain ont déjà fait l'objet de certaines discussions à cette Assemblée de la Santé, comme lors d'Assemblées précédentes. La délégation des Etats -Unis a procédé à une étude préliminaire de l'équilibre à assurer entre "la coordination et l'encadrement ", d'une part, et "les opérations ", de l'autre, en prenant pour paramètre la répartition du personnel. Bien que les besoins en matière de coordination varient considérablement suivant les programmes, on peut raisonnablement faire la distinction entre le personnel ayant manifestement des responsabilités de coordination et le personnel opérationnel. Si l'on compare le nombre de postes dans les bureaux régionaux et sur le terrain pour les trois années 1972, 1973 et 1974, on s'aperçoit que, dans toutes les Régions à l'exception de l'Europe (où les circonstances sont particulières), la proportion du personnel travaillant sur le terrain par rapport au personnel des bureaux régionaux est de 4 pour 1 - ce qui est assez frappant eu égard aux différences entre Régions au point de vue des problèmes de santé, des conditions géographiques, des communications, etc. Le dénominateur commun permettant d'assurer cette uniformité est bien évidemment la coordination au Siège.

Lors du débat sur la régionalisation de l'Organisation, le Directeur général a mis en garde contre le danger de fractionnement des activités de l'OMS. Si l'on s'engage trop loin dans ce processus, on risque de se trouver en face d'une série d'activités régionalisées sans cohérence ou direction centrale. Le Dr De Caires a pu constater que ce risque existait réellement; aussi tient il à souligner la nécessité du rôle coordonnateur du Siège. Le Dr KILGOUR (Royaume -Uni de Grande- Bretagne et d'Irlande du Nord) déclare, à propos des bourses d'études, qui font l'objet du paragraphe 79, à la page 19 des Actes officiels N° 207, que, sur un total de plus de 2000 bourses attribuées par l'OMS, près de 1000 ont été octroyées pour des études au Royaume -Uni. La délégation britannique accorde une grande importance aux bourses d'études et espère qu'à l'avenir le Royaume -Uni pourra continuer à jouer un rôle actif dans cette partie du programme de l'Organisation.

Activités régionales Afrique

Le Dr QUENUM, Directeur régional pour l'Afrique, appelle l'attention de la Commission sur les pages 20, 21 et 22 des Actes officiels N° 207, dont il ressort clairement que les prévisions budgétaires pour la Région africaine correspondent aux objectifs régionaux tant immédiats qu'à long terme. Cinquante pour cent des prévisions sont destinés au renforcement des services de santé, 22 % à la formation des personnels de santé et 19,5 % à l'endiguement et à l'éradication des maladies transmissibles. Si la proportion des montants prévus au titre de l'hygiène du milieu ne représente que 5 % du budget ordinaire, elle s'élève à 11 % si l'on tient compte de l'ensemble des fonds mis à la disposition de l'Organisation. Trois pour cent des prévisions budgétaires vont à - 345 -

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différentes autres activités, telles que les statistiques démographiques et sanitaires, la santé mentale, l'hygiène dentaire et les substances prophylactiques et thérapeutiques. L'évaluation des programmes en cours montre que les progrès ont été substantiels dans différents secteurs, comme le développement des personnels de santé nationaux, la couverture sanitaire de la population par le renforcement de l'infrastructure de base, la surveillance et l'endiguement des maladies transmissibles, mais ces résultats seront compromis si les ressources nationales et internationales continuent de diminuer. Ce n'est qu'au prix d'efforts soutenus et prolongés que d'une part, aider les l'Organisation pourra remplir deux de ses missions essentielles en Afrique Etats Membres à définir les moyens les plus rationnels et les plus efficaces de développement de leurs services de santé; d'autre part, formuler des recommandations pour le développement optimal de ces services après étude des méthodes de planification, d'organisation et d'analyse socioéconomique des systèmes et services de santé. Les prévisions budgétaires soumises pour la Région africaine représentent le minimum nécessaire pour faire face aux besoins fondamentaux de cette Région. :

Le Dr ELOM (Cameroun) se réfère à la diminution de US $1 215 515 qu'accuse le budget de la Région africaine (Actes officiels N° 207, pages 20 -21, paragraphe 95), du fait que les allocations du PNUD ont été réduites. Aux termes du rapport du Conseil exécutif, cette situation vient de ce que les programmes par pays n'ont pas réservé une meilleure place à la santé dans le cadre général du développement socio- économique, et la responsabilité en incombe aux Etats Membres. Il est vrai que, en vertu des procédures fixées par le PNUD pour l'établissement des programmes par pays, il appartient aux Etats Membres de décider des priorités. Cependant, les administrations sanitaires nationales ne sont pas toujours bien placées pour assurer aux programmes de santé une place prioritaire, que leur disputent d'autres programmes de développement socio- économique. Aussi le Dr Elom se demande -t -il si l'OMS ne pourrait pas étudier de façon approfondie avec le PNUD la possibilité d'établir des programmes de santé coordonnés, dont les Etats Membres pourraient alors tenir compte pour l'élaboration de leurs programmes généraux. Le Dr Elom fait observer que les représentants résidents du PNUD et les représentants de l'OMS dans la Région africaine doivent collaborer plus étroitement. Le Dr LEKIE.(Zafre) expose, à propos du projet Zafre 1801 (Eradication de la variole) décrit à la page 171 des Actes officiels N° 204, que son gouvernement a demandé cinq administrateurs techniques alors que quatre seulement ont été prévus et il note que, dans le budget de 1974, ils ne sont toujours que quatre. Le projet, qui concernait à l'origine l'éradication de la variole et la le personnel de surveillance s'occupera aussi lutte antituberculeuse, a été développé depuis lors ultérieurement de la fièvre jaune, du choléra et d'autres maladies. Le Gouvernement du Zafre a accepté, il y a deux ans, sur la demande du Bureau régional, d'envoyer l'un des administrateurs techniques au Botswana en raison de problèmes urgents qui avaient surgi dans ce pays; cependant, s'il l'a fait, c'est parce qu'il était entendu qu'il ne s'agissait que d'un transfert temporaire. C'est pourquoi le Dr Lekie aimerait que l'on maintienne à cinq le nombre des administrateurs techniques chargés des opérations du projet Zafre 1801. :

Le Dr QUENUM, Directeur régional pour l'Afrique, souligne que le Bureau régional collabore toujours étroitement avec le PNUD pour la programmation par pays, mais que le rôle coordonnateur essentiel revient aux gouvernements eux -mêmes qui fixent les priorités sanitaires dans le cadre de leurs plans de développement socio- économique. Le Dr Quenum a pris note des remarques du délégué du Zafre. Les Amériques

Le Dr HORWITZ, Directeur régional pour les Amériques, mentionne qu'il a fait rapport à la cinquante et unième session du Conseil exécutif sur le plan décennal de santé pour les Amériques concernant la période 1971 -1980; ce plan a été établi en octobre 1972 par la troisième réunion spéciale des ministres de la santé des Amériques dans le cadre de la stratégie internationale du développement. Se fondant sur l'expérience acquise au cours des dix dernières années, ce plan indique les problèmes les plus fréquents qui se poseront pendant la décennie, fixe des objectifs et des méthodes pour l'ensemble de l'hémisphère et détermine les moyens de parvenir au résultat cherché. Il suffit de rappeler que 40 % de la population n'ont pas accès aux services de santé - même les plus élémentaires - pour prendre conscience du problème qu'ont en commun les pays des Amériques. La solution réside dans le développement de ces services, pour autant que les conditions géographiques, les ressources humaines, et les impératifs budgétaires le permettent. Cette situation affecte 105 millions d'habitants, chiffre qui dépassera 120 d'ici 1980. Pour leur fournir les services auxquels ils ont droit en matière de prévention et de traitement des maladies courantes, il ne faudrait pas cependant devoir réduire, sur le plan quantitatif ou qualitatif, les services assurés aux 180 millions de personnes qui bénéficient aujourd'hui de soins médicaux. Dans le cadre du processus de planification, les gouvernements formulent maintenant leurs objectifs nationaux dans une perspective régionale. Le principe de base est le suivant c'est dans la mesure où l'on développe les services locaux qu'il est possible d'agir en vue de réduire l'incidence des problèmes prioritaires. En fait, les ministres ont convenu d'une stratégie rurale fondée :

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sur la présence d'un auxiliaire de santé originaire autant que possible de l'endroit où il travaille et supervisé, lorsque les conditions le permettent, par du personnel infirmier de niveau professionnel. Il a recours, pour l'extension de ses activités, à la participation organisée de la collectivité. De plus, la formation d'aides soignants permettra d'améliorer la couverture des services de santé. Ce tableau est complété par ce que l'on appelle un "internat rural" d'une ou deux années, qui sera exigé des étudiants ayant obtenu un diplôme dans les sciences de la santé avant qu'ils puissent librement exercer. Le Dr Horwitz fait observer que, dans divers pays de la Région, la participation de la collectivité est de plus en plus affirmée, ce qui ne peut que se répercuter favorablement sur l'exécution de toute une série d'activités sanitaires. Tout le monde s'accorde à penser qu'il est important de développer cette tendance et de faire participer progressivement les notabilités puis les membres des groupes urbains et ruraux à toutes les étapes de l'action sanitaire - depuis la planification jusqu'à l'exécution des programmes. Dans certains cas - et l'approvisionnement en eau des zones rurales en est un excellent exemple - cette participation prend la forme d'une contribution en argent.

Aux termes de la résolution XIII de la XXIe réunion du Conseil directeur de l'OPS/vingt-quatrième session du Comité régional des Amériques, le plan décennal de santé est devenu la politique officielle de l'Organisation dans les Amériques, et le Bureau régional en a fait son plan directeur. Dans leur évaluation annuelle, en application du système de projections quadriennales, les gouvernements détermineront la collaboration qu'ils comptent obtenir de l'Organisation pour parvenir à leurs objectifs nationaux et contribuer à la réalisation des objectifs fixés pour l'ensemble de l'hémisphère. Le projet de programme et de budget OPS /OMS pour 1974 pourrait subir quelques modifications de contenu dans certains pays, tout en restant dans les limites approuvées par l'Assemblée de la Santé et par les organes directeurs de l'OPS. La formulation actuelle est conforme aux propositions que les gouvernements ont jugé utile de faire. Comme il ressort des Actes officiels N° 204, à la page 123, le budget ordinaire de l'OMS pour les Amériques s'élève au total à $9 713 851 pour 1974, ce qui représente une augmentation de 8,2 % par rapport à l'année précédente. Les prévisions d'engagements de dépenses au titre du PNUD se monteront, d'après les calculs actuels, à $6 905 471, c'est à -dire $312 547 de moins que la somme mentionnée dans les Actes officiels N° 204. Il est fait mention dans les Actes officiels N° 207 de certains des projets déjà approuvés, dont la plupart ont pour but l'amélioration de l'infrastructure sanitaire, c'est -à -dire qu'ils concernent le personnel et les ressources techniques, la recherche, le processus de planification, ainsi que d'autres éléments permettant de mener une action préventive et curative. En ce qui concerne le Fonds des Nations Unies pour les Activités en matière de Population, le Dr Horwitz ne doute pas qu'il constituera la principale source de financement pour l'exécution de projets régionaux, inter -pays et nationaux en 1974; l'allocation demandée pour la Région s'élève à environ $2 500 000. Pas moins de huit gouvernements ont présenté des demandes à cet organisme, comptant bien que l'OPS /OMS sera l'organe d'exécution. Les fonds fournis par l'OPS se montent à $27 616 476, et le budget total pour 1974 représente une somme de $45 495 215. Il est proposé d'investir la totalité de cette somme dans un programme fonctionnel unique, quelle que soit l'origine des fonds. D'après la classification de l'OMS, 29,1 % de ceux -ci seront consacrés à la lutte contre les maladies, 44,2 % au renforcement des services de santé, 7,6 % au développement des ressources en personnel, 12,4 % à l'hygiène du milieu et 6,7 % à d'autres activités. Cette répartition de base montre bien que les gouvernements se soucient de plus en plus d'accroître le rendement de leurs diverses ressources, c'est -à -dire d'augmenter la production et la productivité de l'infrastructure. La plupart des pays disposent des connaissances et de l'expérience techniques voulues pour résoudre les différents problèmes. Les obstacles proviennent le plus souvent des insuffisances de l'organisation et de l'administration des services chargés de mettre les techniques à la portée de ceux qui doivent en bénéficier. On trouvera dans les Actes officiels N° 207, aux pages 22 à 28, un exposé détaillé des principales activités prévues en 1974. Le Dr Horwitz désire compléter ces renseignements en donnant des détails sur d'autres activités déjà en cours de réalisation. Un séminaire régional sur la surveillance épidémiologique des maladies transmissibles, y compris les zoonoses, est prévu pour la fin de 1973. Il est en effet nécessaire de maintenir l'hémisphère à l'abri de la variole, d'empêcher la réimplantation d'Aedes aegypti dans les pays d'où le moustique a été éliminé et d'empêcher la réintroduction du paludisme, de la rage, de la poliomyélite et de la rougeole dans .les pays qui se trouvent à la phase d'entretien. Un mouvement se dessine actuellement dans les Amériques en vue de parvenir à des niveaux acceptables d'immunité à l'égard des maladies infectieuses, voire d'endiguer ces maladies et d'en prévenir la transmission. Une mission composée de consultants du Royaume -Uni aide actuellement le Gouvernement brésilien à élaborer un programme de recherches sur la maladie de Chagas, au moyen d'études coordonnées menées par divers établissements du pays. Le Bureau régional participe, avec le Département de Médecine tropicale de l'Université Harvard et le Wellcome Trust, à des études sur la schistosomiase et la maladie de Chagas. A l'occasion de la construction de la route transamazonienne, on s'est aperçu qu'il était urgent d'étudier les espèces microbiennes et les vecteurs les plus courants dans la région intéressée. L'Organisation collabore à cette fin avec le Gouvernement du Brésil et l'Institut Walter Reed.

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Grâce à la contribution du Gouvernement du Venezuela, un centre international de formation et de recherche en matière de lèpre et de maladies connexes a pu être créé. Les six premiers lots de vaccin antipoliomyélitique produits par l'Institut national de Virologie du Mexique ont été soumis pour essais au Conseil britannique de la Recherche médicale. Si les essais montrent que ce vaccin est conforme aux normes de l'OMS, on disposera de près de 70 millions de doses de ce produit d'ici la fin de 1973. Les gouvernements de la Région sont déterminés à approvisionner en eau potable 80 % de la population urbaine et 50 % de la population rurale d'ici à 1980 (au cours des dix dernières années, ces services ont été assurés à 70 % de la population des villes et 24 % de la population des campagnes). D'ici à cette même date, des réseaux d'égouts desserviront 70 % des collectivités urbaines et 50 % des collectivités rurales. Le Bureau régional collabore avec les gouvernements dans ce domaine. Dans les zones rurales, des techniques nouvelles sont actuellement utilisées de manière à accélérer la mise en place des services voulus dans les collectivités avec la participation active de la population; le financement en est assuré par des fonds de roulement et des crédits extérieurs. Dans les zones urbaines, l'accent est mis sur la modernisation des méthodes administratives appliquées par les services des eaux et des égouts. Ce n'est, d'ailleurs, qu'un aspect de l'activité du Bureau régional en matière d'environnement. Le Bureau se propose, en effet, de mettre progressivement en pratique les recommandations formulées lors de la conférence des Nations Unies sur l'environnement. Le Dr Horwitz tient à mentionner à cet égard trois projets un projet de centre d'écologie humaine et de santé, soumis au Gouvernement du Mexique; un programme de lutte contre la pollution du milieu, notamment de l'air, des eaux et des sols; enfin, un programme portant sur les services administratifs en matière d'environnement. On espère que le Programme des Nations Unies pour l'Environnement et le PNUD attribueront des fonds pour ces projets, dont la coordination sera assurée par le Centre panaméricain de Génie sanitaire, situé à Lima, au Pérou. Les 136 projets relatifs aux services de santé pour 1974 s'insèrent dans le plan décennal de santé et ont pour but d'améliorer les services, au double point de vue qualitatif et quantitatif, dans les centres de santé et les hôpitaux, les activités variant suivant les pays. Certains programmes visent à améliorer la coordination et d'autres à jeter les bases de services de santé intégrés; certains projets concernent les "soins progressifs aux malades "; un projet collectif se propose de développer les systèmes d'entretien du matériel dans les divers établissements de santé. En Amérique latine et dans la zone des Caratbes, 70 % des hôpitaux de plus de 100 lits sont gérés par du personnel médical n'ayant aucune formation en administration. Il faut noter qu'il existe 13 854 hôpitaux, comptant 867 243 lits, pour un coût moyen de $12 000 par lit. Aussi le programme de formation d'administrateurs hospitaliers se justifie -t -il pleinement, de même que les activités du Centre latino- américain d'Administration médicale à Buenos Aires, qui a organisé notamment des cours sur les techniques modernes d'administration, l'analyse de systèmes appliquée aux services de santé et le financement du secteur sanitaire. En avril 1973, ont été publiés les résultats de l'enquête interaméricaine sur la mortalité infantile; on a recensé 35 000 décès parmi les enfants de cinq ans dans quinze zones rurales et urbaines de l'hémisphère. Il ne faut pas oublier que la plupart des pays ayant fait l'objet de l'enquête sont des pays jeunes, où les enfants de moins de quinze ans représentent entre 40 et 50 % de la population et l'ensemble des mères et des enfants 63 %. A partir d'une approche écologique, on a montré de façon objective l'interdépendance des facteurs qui contribuent à la morbidité et à la mortalité chez les mères et les enfants. Parmi tous ces facteurs, les carences nutritionnelles semblent être les plus graves dans les cas étudiés. Lorsqu'elles coincident avec un faible poids à la naissance, elles mettent en péril la croissance et le développement du nouveau -né. Plus la malnutrition est grave chez la mère, plus l'avenir de ses enfants est incertain; et plus les enfants sont nombreux, plus les risques sont graves pour la mère. On a obtenu confirmation de la synergie entre infection et état nutritionnel, ce qui justifie la priorité accordée au programme d'immunisations spécifiques. L'allaitement au sein, le niveau d'instruction de la mère, la présence d'eau potable dans le foyer sont autant de facteurs qui peuvent contribuer directement à réduire l'incidence de diverses maladies, de l'arriération mentale et de la mortalité infantile. On peut logiquement s'attendre à une corrélation inverse entre la mortalité chez les enfants, d'une part, et les soins périnataux dont ils bénéficient ainsi que les soins prénataux chez la mère, d'autre part. Les résultats de l'enquête constituent la meilleure justification des programmes de santé maternelle et infantile, de planification familiale, de nutrition et d'éducation dans les divers domaines en relation avec la mortalité chez les enfants de moins de cinq ans. En avril 1973, a été publiée une étude sur l'enseignement médical en Amérique latine, qui portait sur 138 écoles de médecine; on a notamment analysé le processus d'enseignement et d'apprentissage en médecine. Les renseignements recueillis serviront de base à l'Organisation pour son programme de formation concernant les ressources humaines pour la santé. Les quarante -cinq projets concernant le développement des ressources humaines qui sont inclus dans le programme de 1974 ont pour but de moderniser les méthodes d'enseignement, d'accroître les possibilités d'information pour les étudiants et les diplômés (il faut mentionner à ce propos le programme de mise au point de manuels et le projet de bibliothèque régionale de médecine), d'améliorer les compétences des auxiliaires chargés de la prévention et du traitement des maladies dans les zones rurales, d'intensifier les cours de brève durée sur les méthodes :

COMMISSION A

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et techniques modernes à l'intention du personnel professionnel, de familiariser les étudiants, avant l'obtention de leur diplôme, avec l'exercice de la médecine dans les collectivités urbaines et rurales et, enfin, de créer un système regroupant les établissements des Amériques pour la formation supérieure et la recherche en une Université panaméricaine de la Santé. Avec la collaboration de l'OPS, les Gouvernements du Brésil et du Mexique ont créé un Centre latino- américain de Technologie pédagogique en matière de Santé, où les méthodes audiovisuelles d'enseignement seront utilisées pour faciliter l'auto- apprentissage des étudiants, ainsi que l'auto -évaluation des connaissances acquises. A propos de la résolution EB51.R43, qui concerne les mesures sanitaires à la suite du tremblement de terre survenu au Nicaragua, le Dr Horwitz fait observer qu'une mission OMS /OPS a récemment préparé, en collaboration avec le Gouvernement du Nicaragua, un programme détaillé pour le relèvement et la reconstruction des services de santé de Managua et a fixé les mesures à prendre pour la construction d'un hôpital de 400 lits réservé aux malades envoyés par d'autres établissements du pays; cet hôpital servira d'hôpital universitaire et constituera le principal centre de santé de Managua. L'OPS /OMS coopérera avec le Gouvernement pour établir le programme de travail et les plans de construction, conformément à la résolution EB51.R43. M. PANTOJA (Brésil) félicite le Directeur régional pour les Amériques et son personnel de la façon dont ils ont aidé à l'exécution de divers programmes sanitaires entrepris au Brésil. Le Dr ECHEZURÎA (Venezuela) souligne qu'une bonne partie de l'activité de la Région est consacrée à la formation de personnel de divers niveaux pour les différents programmes. Les vingt ils comprennent projets intéressant le Venezuela ne sont pas tous de caractère strictement médical aussi, par exemple, des projets portant sur l'enseignement de la médecine vétérinaire et la pollution de l'air, ainsi qu'un projet d'organisation d'un système national d'entretien et d'ingénierie des établissements de santé - exécuté avec l'assistance du PNUD. Un deuxième cours sur la surveillance épidémiologique est actuellement donné en langue espagnole au Venezuela avec le concours de l'OPS, à l'intention des cadres professionnels des services sanitaires des divers pays de la Région. Parlant ensuite des programmes inter -pays, le Dr Echezurfa mentionne le Centre latino- américain de Classification des Maladies (AMRO 6707), créé en 1955 en collaboration avec le Gouvernement du Venezuela, en vue de former les personnels à l'utilisation de la Classification internationale. :

Le Dr CHAPMAN (Canada) déclare que la délégation canadienne a été heureuse d'entendre le Directeur régional insister sur la création de services de santé au bénéfice des groupes

de populations qui en sont encore dépourvus; lors de leur récente conférence, les ministres de la santé s'étaient vivement préoccupés de l'existence dans la Région de ce problème aigu.

Le Dr Chapman se félicite des progrès réalisés dans divers pays de la Région en ce qui concerne l'amélioration et le développement de la production et du contrôle des substances biologiques. Si la Région pouvait parvenir à satisfaire elle -même ses besoins en substances biologiques de bonne qualité, il serait beaucoup plus facile de combattre ou d'éliminer les maladies.

La délégation canadienne appuie pleinement le programme de formation d'administrateurs hospitaliers, qui devrait permettre aux hôpitaux de mieux jouer encore leur rôle au sein des services de santé. Le Dr HORWITZ, Directeur régional pour les Amériques, remercie les délégués du Brésil, du Canada et du Venezuela de leurs utiles su ggestions. Grâce à une importante contribution du Gouvernement canadien, une conférence sera organisée à Ottawa sur la planification des ressources humaines et l'accroissement de la productivité des personnels de santé. Asie du Sud -Est

Le Dr GUNARATNE, Directeur régional pour l'Asie du Sud -Est, présentant les prévisions budgétaires de la Région, fait observer que l'ensemble des crédits prévus pour la Région de l'Asie du Sud -Est au titre du budget ordinaire pour 1974 se monte à environ US $10 800 000. Au cours de cet exercice, 42 % environ du budget seront consacrés au renforcement des services de santé, 7 % au développement des personnels de santé, 32 % aux activités de prévention et de lutte contre les maladies, 13 % à l'amélioration de l'hygiène du milieu et 6 % aux autres activités. Il convient de remarquer qu'une part croissante du budget de l'Asie du Sud -Est est affectée au renforcement des services de santé et à l'hygiène du milieu. En 1972, déjà, on s'était occupé, de plusieurs manières, de renforcer les services sanitaires des collectivités. Depuis quelque temps, on s'inquiétait de la tendance trop fréquemment rencontrée chez les gouvernements à estimer que les prestations offertes à la population en matière de santé se résument aux seuls services publics et à ne pas prendre en considération l'ensemble de l'équipement sanitaire mis à la disposition de la collectivité aussi bien par le secteur public que par le secteur privé. En avril 1972, des administrateurs supérieurs de la santé des divers pays de la Région ont participé à un groupe de discussion de trois jours sur ce sujet, en vue de formuler, à l'intention des gouvernements des Etats Membres, des directives qui les aideront

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à rendre plus efficace l'organisation générale de leurs services de santé. Dans le dernier Etat Membre admis à l'OMS, le Bangladesh, les services de santé ruraux continuent de faire l'objet d'un effort particulier, et des programmes d'enseignement accélérés ont été organisés pour former 500 auxiliaires médicaux et 300 médecins, de manière à asseoir sur des bases solides les services de santé qui seront mis en place au niveau des sous- districts (thana). Le Bangladesh a reçu une aide considérable pour s'attaquer à ses problèmes gigantesques et des plans judicieux sont à l'étude pour l'avenir. Les services sanitaires de l'Indonésie et du Népal reçoivent l'aide d'équipes pluridisciplinaires pour,la mise au point d'un système amélioré de services ruraux de santé. A la suite des efforts entrepris pour renforcer la planification sanitaire dans les pays de la Région, presque tous les gouvernements ont créé, au sein de leur ministère de la santé, des départements de planification qui fonctionnent déjà de manière effective. Il s'agit surtout de mettre les pays à même d'enseigner la planification sanitaire dans leurs propres institutions nationales. L'utilisation des techniques modernes d'administration et de gestion pour la prestation des services sanitaires est d'un intérêt permanent et les ressources de l'Organisation sont mises à profit pour aider les ministères de la santé à cet égard. La pénurie de personnel de santé, le niveau insuffisant de qualification de ce personnel et sa mauvaise répartition continuent à poser de grands problèmes qui requièrent l'assistance de l'OMS. Grâce à des activités éducatives de groupe, le Bureau régional a incité les gouvernements de plusieurs Etats Membres à sensibiliser leurs services sanitaires aux besoins de la collectivité, et à réorienter en conséquence les programmes de formation du personnel. Au cours des deux dernières années, deux centres de formation pour professeurs de médecine ont été créés dans la Région avec l'aide de l'OMS. Une expérience d'éducation permanente débutera en 1973. Un cours de recyclage de trois jours sur les soins aux nouveau -nés sera organisé dans deux centres différents d'Indonésie à l'intention de membres du personnel médical ou infirmier désignés par des associations médicales locales. Si l'expérience réussit, on étudiera la possibilité de constituer des équipes nationales chargées de mettre sur pied de tels programmes de formation permanente dans leur propre pays. D'autres cours de brève durée sur des sujets qui intéressent particulièrement la Région de l'Asie du Sud -Est sont actuellement en préparation. Grâce à des cours donnés à des équipes de professeurs d'écoles de médecine, l'enseignement de la reproduction humaine, de la planification familiale et de la dynamique des populations dans ces écoles a été grandement amélioré. Des directives ont été formulées concernant l'enseignement de ces matières et constituent le point de départ pour l'élaboration des programmes d'études. Quelques reculs ont été enregistrés dans la lutte contre certaines maladies transmissibles, telles que la variole. Cependant, il a été officiellement déclaré que, depuis le ler mars 1973, la variole n'était plus endémique au Népal, toutes les poussées de la maladie relevées dans le pays depuis juillet 1972 ayant été directement ou indirectement imputables à des cas importés de pays voisins. En Indonésie, où le dernier cas a été enregistré en janvier 1972, des projets pilotes de vaccination associée BCG- vaccin antivariolique se poursuivent. La Birmanie, Sri Lanka et la Thailande sont indemnes de variole. Devant l'importance croissante prise par les maladies non transmissibles dans la Région, une attention plus grande a été accordée à la lutte contre le cancer et contre les affections cardio -vasculaires, ainsi qu'à la promotion de la santé mentale. L'assistance de l'OMS en matière d'hygiène du milieu a jusqu'ici été centrée sur l'installation de services d'assainissement de base et de réseaux d'approvisionnement en eau, mais le problème de la pollution du milieu est devenu un sujet croissant de préoccupation avec l'accélération de la croissance démographique, l'urbanisation incontrôlée et.l'industrialisation. La conférence des Nations Unies sur l'environnement, réunie à Stockholm en 1972, a mis l'accent sur la nécessité d'intervenir au plus vite pour empêcher la situation de se dégrader davantage et l'OMS contribuera à la lutte contre la pollution en s'attachant au renforcement des services d'hygiène du milieu et des institutions nationales de formation et de recherche dans ce domaine. Un événement marquant a été la réunion, en 1972, d'un séminaire sur la pollution de l'air, le premier qui ait été patronné par l'OMS dans la Région de l'Asie du Sud -Est; ce séminaire s'est tenu en Inde vers la fin de 1972. En regardant vingt -cinq ans en arrière, on s'aperçoit que, si beaucoup reste encore à faire, des progrès considérables ont été accomplis dans toute une série de domaines se rapportant à la santé. Pour conclure, le Dr Gunaratne souligne que le premier objectif du Bureau régional est de travailler en collaboration plus étroite avec les gouvernements dans un effort concerté pour promouvoir la santé au moyen de programmes définis en commun. Il est convaincu que cet objectif pourra être atteint.

Le Dr BAIDYA (Népal) souligne que l'existence d'un foyer de maladies transmissibles dans n'importe quelle région du monde constitue un danger pour tous les pays. La délégation népalaise espère que le Bureau régional fera de son mieux pour coordonner les programmes entrepris dans les pays de la Région, de façon à obtenir les meilleurs résultats possibles. La lutte contre les maladies transmissibles est impossible sans une amélioration de l'hygiène du milieu,

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et le Dr Baídya est heureux de constater que des progrès satisfaisants ont été accomplis dans ce domaine. Le Professeur KHALEQUE (Bangladesh) note avec plaisir que le Directeur régional a tenu compte des problèmes à court et à long terme du Bangladesh, et que les projets prévus pour ce pays portent aussi bien sur la variole et le paludisme que sur la santé de la famille, les services de santé ruraux et les programmes d'urgence visant la formation de personnel de santé. Le Dr SHRIVASTAV (Inde) appelle l'attention sur un point important dont le Directeur régional n'a pas fait mention, à savoir l'essai d'élaboration d'une charte de la santé pour l'Asie du Sud -Est. La décision a été prise lors de deux réunions régionales tenues à Rangoon et Colombo, et le Bureau régional a organisé deux réunions spéciales sur cette question à Delhi. L'accent a été mis tout particulièrement sur le développement de statistiques démographiques fiables, sur l'étude de la situation des différentes maladies dans les pays de la Région, sur l'élaboration de plans nationaux et régionaux, et sur l'introduction dans toute la Région d'une planification détaillée à l'échelon des pays. Le Dr GUNARATNE, Directeur régional pour l'Asie du Sud -Est, répond au délégué de l'Inde que la charte de la santé pour l'Asie du Sud -Est n'a pas été oubliée. Europe

Le Dr KAPRIO, Directeur régional pour l'Europe, déclare que le montant total des dépenses prévues au titre du budget ordinaire de la Région pour 1974 était de US $5 563 706, avant l'augmentation qui vient d'être approuvée par l'Assemblée de la Santé. On trouve dans les Actes officiels N° 207, au paragraphe 171 du chapitre I (page 33), la ventilation des dépenses selon les grandes sections de la résolution portant ouverture de crédits. A ce propos, le Dr Kaprio se réfère aux observations du délégué des Etats -Unis d'Amérique concernant la coordination et les problèmes administratifs. Dans la Région européenne, le personnel est surtout un personnel de coordination, car la plupart des projets et des programmes concernent des pays qui ont déjà leurs propres agents d'exécution, ce qui n'empêche pas une ainsi, dans le cas des maladies étroite coopération de s'instaurer sur lé plan opérationnel cardio -vasculaires, cette coopération intéressera, en 1974, 18 zones pilotes réparties dans cinq secteurs géographiques. Les comparaisons entre les deux catégories d'effectifs doivent tenir compte, non seulement du personnel de l'OMS travaillant sur le terrain, mais aussi des personnes qui collaborent étroitement aux programmes inter -pays coordonnés par l'OMS. En ce vingt- cinquième anniversaire de l'Organisation, il convient de rappeler que le Bureau régional a été créé en 1951 par le premier Comité régional de l'Europe et a officiellement commencé son activité à Genève, le ler février 1952, avec le Dr Begg comme premier Directeur régional. Le Bureau a été transféré à Copenhague en juin 1957 dans les locaux de l'ancien bureau OMS de recherches sur la tuberculose, auxquels a été adjoint un nouveau bâtiment. Après le décès prématuré du Dr Begg en 1956, le Dr van de Calseyde a assumé les fonctions de Directeur régional de 1957 à 1967. Depuis que plusieurs pays européens ont renoué avec la collaboration internationale, le programme et le budget du Bureau régional n'ont cessé de se développer. Grâce à la générosité du Gouvernement danois, le Bureau a désormais sa tâche facilitée, car il dispose maintenant à Copenhague d'un nouveau bâtiment très bien installé avec une salle de conférence. Tout de suite après la Seconde Guerre mondiale, l'Europe a bénéficié d'une aide internationale importante. De nombreux délégués connaissent bien l'effort accompli par l'Administration des Nations Unies pour les Secours et la Reconstruction (UNRRA) et par la Commission intérimaire de l'OMS, qui ont lancé plusieurs projets à l'intention de pays européens. Un bureau spécial pour l'Europe existait déjà avant la création du Bureau régional en 1952. Les conditions sanitaires étaient alors très mauvaises en de nombreux points d'Europe. La situation sanitaire actuelle peut être évaluée d'après les renseignements recueillis pour l'année 1971 dans 27 Etats Membres de la Région. Quant aux cinq autres pays, l'un est très petit et sa population est âgée; les quatre autres organisent leurs programmes d'activités dans le cadre de la programmation par pays et ils devront encore les développer avec l'aide d'un personnel opérationnel international. Bien qu'il subsiste, pour ce qui est des grands problèmes de santé, des différences importantes entre les Etats Membres de la Région, la situation sanitaire générale a évolué favorablement au cours des deux dernières décennies. Si l'on considère les 27 pays pour lesquels on possède des données concernant l'ensemble de la population, on note une baisse continue du taux de mortalité, se traduisant par une augmentation de l'espérance de vie à la naissance, dont la médiane est de 74 ans pour les femmes et de 68 ans pour les hommes. Il y a dix ans, les chiffres correspondants étaient inférieurs de deux ans environ. L'accroissement de l'espérance de vie a eu une incidence sur la répartition par âge de la population. Dans la majorité des pays européens, le groupe d'âge de plus de 60 ans représente plus de 15 % de la population totale et dépasse même 20 % dans certains. Le recul de la mortalité a été particulièrement spectaculaire dans les groupes d'âge les plus jeunes. Au cours de la dernière décennie, la médiane du taux de mortalité infantile est :

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passée de 30 pour 1000 naissances vivantes, avec un taux minimum de 13 et un taux maximum de 90, à environ 20 pour 1000 naissances vivantes avec un taux minimum de 11 et un taux maximum de 50. Cinq pays d'Europe ont des taux de mortalité infantile inférieurs à 13 pour 1000. Une autre évolution importante dans le profil de la mortalité concerne la répartition des causes de décès. Le nombre des décès dus à des maladies infectieuses ou parasitaires a continué à diminuer. Le taux de la mortalité par tuberculose est tombé à un niveau négligeable dans un petit nombre de pays, mais la médiane pour l'ensemble de la Région s'établit à un niveau environ dix fois supérieur à celui du taux le plus bas, tandis que le taux le plus élevé est lui -même quatre fois supérieur à la médiane. A mesure que le nombre des décès provoqués par les maladies d'origine infectieuse diminue, la proportion des décès dus à des maladies dégénératives, à des accidents, à des actes de violence et à des suicides va au contraire en augmentant. Les maladies cardio -vasculaires sont aujourd'hui responsables de plus de la moitié du nombre total des décès dans quelque dix Etats Membres et de plus de 40 % des décès dans dix autres. Les taux de mortalité corrigés en fonction de la structure par âge varient entre 300 et 800 pour 100 000 chez les hommes, les deux tiers environ de l'ensemble des Etats Membres ayant des taux supérieurs à 500 pour 100 000. Chez les femmes, les taux correspondants varient d'environ 250 à 600 pour 100 000, la moitié des Etats Membres ayant des taux supérieurs à 400 pour 100 000. Les tumeurs malignes ont été reconnues responsables d'environ 20 % de l'ensemble des décès, avec des taux de mortalité variant entre 100 et 250 pour 100 000. Les renseignements soint moins complets sur la morbidité que sur la mortalité. Quelques maladies transmissibles aiguës à notification obligatoire ont disparu de la scène européenne et d'autres sont en voie de disparition. Néanmoins, dans certains pays, le nombre des cas annuels déclarés de fièvre typholde atteint plusieurs milliers et ceux de diphtérie plusieurs centaines. Il n'y a pas eu de changement apparent dans la morbidité due à des maladies infectieuses causées par des virus (infections des voies respiratoires supérieures, grippe, hépatite virale). Si les maladies causées par des agents infectieux continuent à représenter l'un des grands problèmes, il y a eu une évolution manifeste en ce qui concerne l'importance de certains états pathologiques provoqués par la combinaison de facteurs génétiques, de facteurs de milieu et de facteurs de comportement. Chez les enfants et les adolescents, les principaux problèmes de santé sont constitués par les troubles congénitaux, les blessures accidentelles, les tumeurs malignes et l'inadaptation mentale et sociale qui se manifeste souvent plus tard par l'alcoolisme, la toxicomanie et le suicide. Chez les personnes d'un certain âge, les grands problèmes de santé sont les maladies chroniques dégénératives, y compris les maladies mentales. Dans le tableau général de la morbidité, il y a certaines pandémies qui pourraient être évitées, du moins en théorie. Par exemple, les accidents de la circulation font près de 100 000 morts et quelque 3 000 000 de blessés par an en Europe centrale et occidentale. Certains délégués ont probablement vu le programme de la télévision française dans lequel les 16 800 habitants d'une petite ville ont simulé la mort en se couchant tous dans les rues pour donner une illustration saisissante de l'hécatombe annuelle causée en France par les accidents de la route.

Le cancer du poumon constitue lui aussi un fléau grandissant et il faut s'attendre à une aggravation, compte tenu du fait qu'un nombre croissant de femmes et d'enfants jeunes se sont mis à fumer. A cet égard, il faut que la population des autres Régions soit avertie que les industriels du tabac cherchent à conquérir de nouveaux marchés en présentant l'usage du tabac comme un signe de modernisme. L'ischémie cardiaque a commencé à progresser dans plusieurs pays européens vers les années cinquante et le mouvement ne s'est pas encore stabilisé partout, notamment dans le groupe des hommes d'âge moyen. Il y a lieu d'espérer que la prévention de cette maladie deviendra possible, mais cela demandera encore beaucoup de recherches. Bien que l'alcoolisme ne figure pas partout parmi les causes officielles de décès, l'abus de l'alcool ou sa consommation inconsidérée posent de plus en plus de problèmes dans beaucoup de pays. Le film "La santé commence à la maison" a fait ressortir que la consommation inconsidérée d'alcool représentait en URSS un grave danger pour la santé et a montré comment des campagnes d'information systématiques sont organisées dans le pays. Si l'on voulait entreprendre en Europe des campagnes en faveur de la santé à la manière chinoise, on arriverait peut -être, au lieu de lutter contre les mouches et les moustiques, à détruire les paquets de cigarettes, à proscrire les boissons fortes et même à jeter les voitures à la ferraille. L'idée peut apparaître utopique pour le moment et il faut bien, en attendant, mettre à profit les ressources offertes par toutes les nouvelles techniques de gestion dont on dispose pour fournir suffisamment de services de soins et de réadaptation aux nombreuses victimes du mode de vie actuel. Le programme pour la Région européenne est un programme modeste et sélectif, centré sur quelques grandes activités à long terme, mais il demeure suffisamment souple pour satisfaire à des demandes particulières des Etats Membres. Au niveau national, dans la majorité des pays européens, les besoins en services consultatifs permanents assurés par du personnel international sont limités. En conséquence, le Bureau régional sert surtout de centre d'information

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et organise des activités régionales communes dans des domaines tels que les maladies cardiovasculaires, l'hygiène du milieu, la santé mentale et le développement des personnels de santé. Parmi les activités de base permanentes figurent le renforcement des services de santé et les systèmes d'information sanitaire - y compris l'emploi des méthodes épidémiologiques et l'application de l'informatique en médecine et en santé publique. Pour conclure, le Dr Kaprio rend hommage au Directeur général sortant et à son successeur. Il remercie les Etats Membres de la Région européenne du soutien qu'ils ont apporté au programme de l'OMS. Plusieurs contributions volontaires ont permis de poursuivre les activités comme prévu en dépit de la crise monétaire. Le Dr Kaprio renouvelle aussi ses remerciements au Gouvernement danois pour les nouveaux locaux mis à la disposition de l'Organisation, dont on a pu apprécier la qualité au cours de la première année d'utilisation. Le Dr TOTTIE (Suède) déclare que la délégation suédoise est particulièrement intéressée par la planification à long terme et par les progrès réalisés dans les domaines des maladies cardio -vasculaires, de la santé mentale, de la formation du personnel médical et de l'environnement de l'homme. Les Etats Membres européens sont heureux d'accueillir des travailleurs sanitaires de tous les pays du monde comme boursiers de l'OMS. Le Dr Tottie espère que les échanges de personnel continueront à se développer. Le Professeur PACCAGNELLA (Italie) fait remarquer qu'en matière de santé de la famille, l'OMS centre surtout ses activités sur la planification familiale, la santé de la mère et de l'enfant et la nutrition, et que les relations au sein de la famille ont tendance à être négligées en dépit de leur importance croissante. L'OMS devrait se préoccuper aussi du bien être mental et social de la famille. Dans le monde entier, la structure de la famille est en train de changer et de prendre un caractère nucléaire. En Italie et dans les autres pays européens, des centres de consultations familiales ont été créés pour combler les lacunes des services de santé et des services sociaux et il est envisagé d'intégrer ces centres dans les futures unités sanitaires et sociales ou dans les services de santé. Il serait à la fois intéressant et utile de faire une étude de leurs objectifs et de leurs méthodes, car ces centres comprennent aussi bien des psychologues et des sociologues que des médecins. Il est évident qu'une telle étude aurait des répercussions sur l'enseignement, qu'il s'agisse de la formation des médecins ou de la formation des autres personnels de santé. Le Dr RACOVEANU (Roumanie) souligne que, tout en ayant le budget le plus faible de toutes les Régions, le Bureau régional de l'Europe a un programme assez important dans plusieurs domaines, notamment l'hygiène du milieu, le renforcement des services de santé, le développement des personnels de santé et les maladies non transmissibles. Le Gouvernement roumain appuie l'important programme de cours de formation postuniversitaire qui a été prévu et sera heureux d'y participer dans la mesure de ses moyens. Le Professeur HALTER (Belgique) rappelle que, depuis dix ans, les Etats Membres de l'Europe occidentale expriment le souhait que le Bureau-régional noue des liens avec d'autres organisations de la Région européenne afin d'améliorer la coordination en matière sanitaire. Le Bureau régional est représenté au Conseil de l'Europe depuis un certain temps déjà, et les relations avec la Communauté économique européenne, dont l'instauration a peut -être rencontré quelques difficultés, semblent maintenant bien amorcées. Le Bureau régional mérite d'être félicité de tout ce qu'il a déjà accompli et aussi d'avoir établi des relations avec les commissions économiques des pays de l'Est. Le Dr DAIMER (Autriche) note que le programme du Bureau régional a subi ces dernières années une évolution intéressante, les ressources humaines et financières limitées étant concentrées de plus en plus sur un certain nombre d'activités importantes faisant l'objet pour la plupart de programmes à long terme. Tous les pays de la Région devraient s'efforcer d'accorder un soutien accru aux programmes communs, en particulier aux programmes à long terme, par exemple en prenant en charge certaines réunions, ou en faisant participer davantage leurs instituts nationaux aux activités prévues. La délégation autrichienne se félicite de l'importance croissante reconnue aux projets de recherche appliquée et sera heureuse d'y collaborer. La politique consistant à séparer les projets de recherche appliquée des services rendus aux Etats Membres sur demande devrait être poursuivie. Le Dr RADOVANOVIC (Yougoslavie) déclare que le Bureau régional, lorsqu'il fixe les priorités de son programme, consulte toujours les Etats Membres et tient dûment compte des intérêts des pays en voie de développement, tout comme des pays développés. La délégation yougoslave appuie le projet régional de programme et de budget pour 1974. Le Dr DE CAIRES (Etats -Unis d'Amérique) précise que, dans les remarques qu'il a faites concernant le rapport entre l'effectif du personnel administratif des bureaux régionaux et celui du personnel travaillant sur le terrain, il a expressément indiqué que la Région européenne constituait un cas particulier. Le rapport de 1 à 4 qui existe dans les autres Régions ne peut et ne saurait être appliqué à la Région européenne.

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Le Dr VIOLAKIS - PARASKEVAS (Grèce) apprécie les efforts déployés par le Bureau régional pour assurer le succès des projets de l'OMS en Grèce, en particulier le projet de lutte contre la pollution de l'environnement. L'accroissement de 7,15 % du budget par rapport à 1973 est raisonnable.

Le Dr BERNARD (Malte) souligne que, bien qu'il y ait encore de nombreux problèmes de santé publique à Malte, la situation s'est améliorée. Cette amélioration est due en partie à la réalisation de deux projets ayant bénéficié du soutien de l'OMS. Le Dr STUYT (Pays -Bas) promet une active coopération des Pays -Bas au programme du Bureau régional pour 1974. I1 appelle tout particulièrement l'attention sur la récente évolution de l'enseignement de la médecine - remaniement des programmes, importance croissante donnée aux sciences fondamentales et introduction de conceptions nouvelles en matière d'enseignement postuniversitaire innovations qui rendent essentielle la coordination dans ce domaine, car il est très important que les travailleurs médicaux soient facilement interchangeables entre pays, ce qui implique que le produit final soit le même partout.

Le Professeur LEOWSKI (Pologne) précise que la Pologne et beaucoup d'autres pays sont prêts à coopérer à la recherche sur les différents aspects de l'utilisation des services de santé, car leur expérience sera utile non seulement en Europe, mais aussi hors de la Région. Les seules limitations à un élargissement de cette coopération sont d'ordre financier. Le Dr AUJOULAT (France) fait remarquer que l'on reproche au programme de la Région européenne d'être orienté en priorité vers des problèmes propres aux pays industrialisés, tels que les cardiopathies, la santé mentale, les toxicomanies, l'hygiène du milieu et, surtout, la formation de personnel, mais que ces problèmes toucheront aussi un jour d'autres Régions. I1 se réjouit que le Bureau régional reste fidèle à ses traditions en continuant d'offrir une formation postuniversitaire à du personnel de santé d'autres Régions. Sir John BROTHERSTON (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) déclare que le programme du Bureau régional préfigure le futur pour l'ensemble de l'Organisation. A cet égard, le délégué de la France a déjà mentionné l'accent mis sur les maladies dégénératives. On peut citer aussi l'application des sciences sociales et des techniques de gestion à la planification sanitaire.

Le Dr KAPRIO, Directeur régional pour l'Europe, remercie les délégués de leurs remarques. Il est persuadé qu'ils auront la possibilité de reprendre la discussion détaillée de certaines questions lors de la prochaine réunion du Comité régional. Méditerranée orientale

Le Dr TABA, Directeur régional pour la Méditerranée orientale, explique que l'ensemble des opérations au titre des divers fonds du programme de la Région, qui a été établi en consultation étroite avec les gouvernements, représente au total US $17 434 328. Les crédits prévus au titre du budget ordinaire sont en augmentation de 8,3 % par rapport à 1973, tandis que l'élément PNUD et d'autres fonds sont en diminution. A cet égard, le Dr Taba souligne que en les chiffres concernant l'élément PNUD ne peuvent pas être considérés comme définitifs fait, depuis la publication du document budgétaire, quelques projets supplémentaires ont été approuvés, pour la plupart dans les domaines de l'hygiène du milieu et de la formation des personnels de santé. Deux cent quarante projets ont été proposés pour 1974, contre 226 pour 1973, et les principaux domaines sur lesquels ils portent sont indiqués dans le résumé des activités dans les pays à la page 395 des Actes officiels N° 204. En ce qui concerne l'éradication du paludisme et de la variole, déjà étudiés par la Commission, les progrès sont satisfaisants. La Région se développe très rapidement, et se trouve en conséquence confrontée à beaucoup de problèmes nouveaux liés notamment à l'industrialisation, à l'urbanisation et à la croissance démographique; le programme régional prévoit des activités visant à résoudre les difficultés nouvelles qui accompagnent cette évolution. La majorité des pays ont une planification sanitaire nationale, et tous, sauf quatre, inscrivent leur action dans le cadre de plans de santé à long terme. Un problème majeur est celui des services de statistiques et d'information, qu'il faudra améliorer en vue notamment de définir les besoins futurs. L'OMS fournit une aide dans ce domaine. Le développement des personnels de santé est d'importance primordiale et l'enseignement et la formation constituent de ce fait une activité privilégiée dans la Région; un tiers environ des crédits lui sont consacrés directement mais il y a, en fait, sous d'autres rubriques, un grand nombre d'activités dans lesquelles la formation est souvent l'une des composantes. L'objectif principal est de former du personnel sanitaire en quantité suffisante pour aider à la promotion des services de santé nationaux. La question des techniques de gestion est particulièrement intéressante à cet égard, et a été étudiée dans le cadre des discussions techniques de la présente Assemblée de la Santé. L'OMS contribue à renforcer les effectifs de personnel de santé à tous les niveaux, mais sans jamais perdre de vue le principe de la spécificité des situations nationales. Une aide est aussi fournie à diverses facultés de la Région par l'intermédiaire du Bureau régional, et il est :

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probable que l'OMS continuera à dispenser ce type d'assistance. Une importance croissante est accordée à l'enseignement de la médecine des collectivités, et tout est mis en oeuvre pour renforcer la coopération entre les ministères de la santé d'une part et les universités d'autre part. On s'attache aussi à améliorer la formation des enseignants à l'échelon régional, et le centre régional de formation d'enseignants à l'Université Pahlevi de Chiraz (Iran) est entré en fonctionnement en 1972. Le vif intérêt suscité par cette expérience a été encourageant, et s'est manifesté par un nombre considérable de demandes d'organisation de conférences -ateliers ou de séminaires sur ce sujet. Les activités de formation d'autres catégories de personnel de santé se poursuivent également. Par ailleurs, une attention croissante est accordée à une question extrêmement importante, à savoir fixer, en matière d'enseignement, des objectifs bien définis qui correspondent aux besoins. Il est évident qu'avec le développement économique, il y aura une demande croissante de services de santé, et il est essentiel par conséquent de s'assurer que la population saura tirer le meilleur parti possible de l'aide disponible. Six cent quatre- vingt -sept bourses d'études ont été attribuées en 1972, et un système d'évaluation a été mis sur pied. On s'efforce aussi d'évaluer les besoins à long terme par des études spécialement conçues à cet effet. L'accent mis sur le développement des personnels de santé a fait comprendre, en particulier, la nécessité du travail d'équipe, plus commode à instaurer dans le cadre d'instituts de formation englobant toute une gamme de disciplines. On trouve des exemples de tels instituts dans la République démocratique populaire du Yémen, en Libye et au Yémen. Une aide est également fournie pour la refonte des programmes d'études là où cela est nécessaire. La coopération avec les autres institutions internationales est essentielle compte tenu du rôle qui incombe à l'Organisation en tant qu'organe coordonnateur dans le domaine de la santé et le Bureau régional prête assistance aux gouvernements pour l'établissement des demandes, ainsi que pour l'exécution des projets. Devant tous les nouveaux grands problèmes qui surgissent chaque jour, et compte tenu du manque d'informations adéquates dans de nombreux pays, l'OMS a le devoir de mettre à la disposition des Etats Membres le mécanisme nécessaire pour l'étude des priorités. Il fait partie des attributions de l'Organisation d'aider les pays à définir leurs objectifs en matière de santé, tout autant que de répondre aux demandes d'assistance qui lui sont adressées, et c'est dans cet esprit que le programme régional a été établi. Le Dr Taba remercie tous les pays de la Région pour leur collaboration fidèle et sans défaillance. Le Dr VASSILOPOULOS (Chypre) félicite le Directeur régional de la façon dont il a présenté le projet de programme et de budget pour la Région et mis l'accent tout particulièrement sur l'enseignement et la formation. Il voudrait aussi exprimer sa satisfaction du travail accompli par le Bureau régional en ce qui concerne les maladies transmissibles et l'amélioration des services de santé. Le Dr ROASHAN (Afghanistan) souligne la nécessité d'une coopération plus étroite et d'une meilleure coordination des activités entre l'OMS et le PNUD. L'OMS a un rôle important à jouer, qui est de certifier le bien -fondé des demandes d'aide sanitaire adressées par un pays à d'autres institutions. Le Dr ATEEK (Yémen) insiste sur les grandes difficultés que connaissent les pays pour satisfaire leurs besoins en matière de santé lorsque la demande de services est grande et les ressources limitées. Son pays apprécie donc tout particulièrement les conseils et l'aide que lui fournit le Bureau régional pour la création de services de santé au Yémen. Le Dr ANSARI (Pakistan) déclare que la Région connatt de nombreuses difficultés, car aux anciens problèmes viennent s'ajouter des problèmes nouveaux tels que les maladies caractéristiques des sociétés industrialisées, et, par- dessus tout, l'explosion démographique. L'assistance de l'OMS est très précieuse à son pays. Le Dr TAJELDIN (Qatar) exprime sa gratitude pour les services rendus par le Bureau régional et par son personnel dans différents domaines d'activité, notamment par l'octroi de bourses d'études et le soutien de la formation de personnel de santé, ainsi que pour les conseils fournis sur toute une série de questions. Le Dr AL -AWADI (Koweit) souligne qu'en dehors du problème de la variole, la Région, et plus particulièrement la zone du golfe Persique, connaissent aujourd'hui des difficultés nouvelles tenant à l'industrialisation rapide, qui se fait de surcroft à un rythme irrégulier. La pollution, par exemple, constituera bientôt un grave problème, et il espère à cet égard que l'OMS tiendra compte, dans son programme, de la nécessité d'entreprendre une action pour faire face aux dangers résultant de l'industrialisation, etc. A propos du projet de lutte contre la pollution du milieu de travail au Koweit, il fait remarquer que le financement en est assuré par des fonds en dépôt.

Le Dr SOOPIKIAN (Iran) estime que l'accent mis par le Bureau régional sur la formation concorde tout à fait avec les objectifs de son propre pays. La délégation iranienne appuie pleinement le programme proposé pour la Région.

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Le Dr IBRAHIM (Irak) indique que le programme régional est bien conçu et que son pays y coopérera dans toute la mesure possible. Il est, lui aussi, convaincu de la nécessité de mesures sanitaires pour faire face aux problèmes posés par l'industrialisation rapide et il est désireux de voir une action s'engager dans ce sens. Les projets relatifs au paludisme et à la santé dans les zones rurales en Irak progressent de façon satisfaisante. Un laboratoire central de santé publique a été créé en 1972 et une aide de l'OMS pour cet établissement serait appréciée. Le Dr HATEM (Liban) signale que le Liban, qui a institué un service de virologie dans son laboratoire central. de santé, est presque le seul pays de la Région à faire des rapports réguliers à l'OMS sur l'incidence des maladies virales. Il serait très utile que des services de virologie semblables soient créés en d'autres points de la Région. Un laboratoire de contrôle de la qualité des produits pharmaceutiques a été créé au Liban avec l'aide du Bureau régional. D'autres pays de la Région seront sans aucun doute intéressés par cette expérience et pourront demander une aide au Bureau régional pour mettre sur pied un centre similaire. Le Dr ABDULHADI (République Arabe Libyenne) se félicite que l'accent soit mis sur le développement des personnels de santé, qui a une immense importance pour son pays, et il évoque la coopération entre les pays de la Région à cet égard. Il souligne l'importance du rôle des représentants de l'OMS dans les divers pays et insiste tout particulièrement sur la nécessité d'instaurer une coopération interrégionale en ce qui concerne les maladies transmissibles. Le Dr TABA, Directeur régional pour la Méditerranée orientale, en son propre nom et au nom du personnel du Bureau régional et du personnel sur le terrain, remercie les délégués qui ont pris la parole des sentiments de satisfaction qu'ils ont exprimés et les assure que, dans la planification et l'exécution du programme régional, il sera tenu compte de toutes les observations constructives et pertinentes qui ont été faites.

La séance est levée à 12 h.35.

DIXIEME SEANCE

Lundi 21 mai 1973, 9 h.30 Président :

Dr S. PHONG AKSARA (Thallande)

1.

EXAMEN DETAILLE DU PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1974 (suite)

Ordre du jour, 2.2.3

Activités régionales (suite) Pacifique occidental

Le Dr DY, Directeur régional pour le Pacifique occidental, expose que le projet de programme et de budget de la Région comprend 205 projets, dont 124 déjà en cours en 1973. Trente -cinq projets ou phases de projets s'achèveront en 1974. Pour la préparation des programmes régionaux, on s'est surtout inspiré de certaines lignes directrices qui sont les priorités fixées par les gouvernements, le degré de développement des services de santé existants, les ressources financières et économiques des gouvernements et les effectifs de personnel qualifié. On continuera à apporter une assistance aux activités de planification sanitaire nationale, au développement de la coordination entre les services de santé spécialisés et généraux, ainsi que pour une meilleure intégration des programmes spéciaux dans les services de santé de base. La prévalence élevée et persistante des maladies transmissibles demande qu'on accorde davantage d'attention à ce domaine, particulièrement au niveau local, et, puisque bon nombre de ces maladies sont le résultat des mauvaises conditions d'hygiène, on continuera à s'attacher à améliorer l'approvisionnement en eau des campagnes, l'élimination hygiénique des déchets, la lutte antivectorielle, la lutte contre la pollution du milieu, l'hygiène des denrées alimentaires et l'assainissement. Parmi les activités importantes, il faut mentionner aussi le renforcement et le développement des services et de la surveillance épidémiologiques. Les activités envisagées dans le domaine des services de laboratoire de santé publique font partie du programme régional à long terme approuvé par le Comité régional. Il s'agit d'aménager un système coordonné aux échelons régional, national et local. Dans le cadre général de la santé de la famille, la planification familiale est de plus en plus étroitement liée à. la santé maternelle et infantile, à la nutrition et à l'éducation sanitaire. Des gouvernements en nombre croissant demandent à l'OMS de les aider à préparer leurs programmes et à formuler leurs demandes au Fonds des Nations Unies pour les Activités en matière de Population. En matière de développement des personnels de santé, les demandes de consultants se font de plus en plus nombreuses; elles visent davantage à obtenir des avis sur l'organisation de cours postuniversitairesqu'une assistance pour la mise en place de départements universitaires. Les projets de renforcement de la formation professionnelle ont marqué des progrès avec la décision du Gouvernement australien qui a accepté de créer un centre régional de formation d'enseignants à Sydney. On est en train d'organiser des séminaires et des cours, et l'on espère qu'après 1975 certains pays commenceront à créer des centres nationaux. Le projet de programme et de budget est l'aboutissement d'un dialogue permanent avec les gouvernements. Ce dialogue est assuré au niveau national par l'action des représentants de l'OMS, par des visites de conseillers régionaux et par l'envoi de missions spéciales composées de hauts fonctionnaires du Bureau régional. Ces visites permettent de discuter le programme à l'échelon du pays avec les hauts fonctionnaires de la santé, et donnent à l'OMS la possibilité de s'assurer jusqu'à un certain point que l'assistance qu'elle fournit répond bien aux besoins des pays et que ceux -ci sont en mesure de la mettre à profit. Sir William REFSHAUGE (Australie) déclare que son pays est satisfait de la place accordée par le Bureau régional de l'OMS à la planification familiale dans la Région, Son gouvernement, aidé en cela par d'importantes associations bénévoles australiennes, développe ses activités de planification familiale. A la suite d'accords passés entre l'OMS, le PNUD et le Gouvernement australien, un centre régional pour la formation d'enseignants des disciplines de la santé a été créé à l'Université de Nouvelle -Galles du Sud. Ce centre s'inscrit dans un plan d'ensemble lancé en 1969 par l'OMS pour faire face à une demande considérablement accrue de personnel de santé convenablement formé. Les responsables du centre ont reçu une solide formation préalable à l'Université de l'Illinois (Etats -Unis d'Amérique), où se trouve le centre interrégional. L'OMS et le PNUD apportent une assistance au centre en mettant à sa disposition des consultants en pédagogie qui sont chargés de donner avis et assistance pour l'organisation des cours et des activités de recherche.

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Le premier cours, une conférence - atelier de deux semaines, réunira en juin 1973 les doyens et les responsables de l'enseignement des centres médicaux de la Région du Pacifique occidental. Il d'échanges de vues sur les principes fondamentaux qui régissent la formation fournira l'occasion des personnels de santé et l'organisation des centres régionaux et nationaux. Toujours en 1973, un cours de deux semaines sera organisé en septembre à l'intention des professeurs de médecine d'Australie, de Fidji, de la Nouvelle -Zélande et du Papua- Nouvelle- Guinée, afin de susciter l'intérêt pour l'enseignement médical au niveau subrégional ou à celui des établissements, et d'apporter une aide dans ce domaine. Un colloque de quatre semaines se tiendra en outre en novembre et en décembre à l'intention des futurs enseignants à temps partiel ou autres personnes intéressées par l'enseignement médical dans tous les secteurs de la Région du Pacifique occidental. En février 1974, le centre doit convoquer une réunion des doyens des facultés de médecine de la Région, au cours de laquelle on examinera les transformations subies par l'enseignement médical pendant la dernière décennie et le rôle de la formation des enseignants en éducation sanitaire. La création d'une association des facultés de médecine de la Région et son affiliation à la Fédération mondiale pour l'Enseignement de la Médecine seront également évoquées. Enfin, le centre est en train de préparer un cours (du niveau de la maîtrise) d'une année, pour la formation des enseignants des personnels de santé, qui doit se tenir en 1974. Le Gouvernement australien est reconnaissant au Directeur régional et à ses collaborateurs de l'aide qu'ils lui ont apportée lors de la création de ce centre, laquelle représente un grand pas en avant dans l'enseignement de la médecine dans la Région.

Le Dr THIEME (Samoa -Occidental) indique que l'échange d'informations entre son gouvernement et l'OMS, ainsi que l'évaluation permanente par l'OMS des projets en cours dans son pays, sont extrêmement précieux puisqu'ils permettent de s'assurer que l'assistance va bien là où l'on en a le plus besoin, et qu'elle se place à un niveau tel qu'elle puisse porter ses fruits. Le Dr Thieme apprécie vivement l'assistance de l'OMS qui a permis de mener à bien la seconde phase d'un projet de lutte contre la filariose, à l'issue de laquelle l'incidence de cette maladie est tombée de 20 % à moins de 1 %. Le Dr IRAN MINH TUNG (Viet -Nam) est heureux de constater que l'on a insisté principalement sur les maladies transmissibles, les infections intestinales et parasitaires, la formation du personnel en matière de biologie des vecteurs et de lutte antivectorielle, et la santé de la famille. Seule une très petite partie du territoire vietnamien est occupée par les forces communistes du Viet -Nam du Nord, et 100 000 personnes seulement, sur une population de 18 millions, restent encore aux mains des troupes communistes. Le seul gouvernement du Viet -Nam du Sud est le Gouvernement de Saigon, Membre admis à l'OMS depuis plus de vingt ans.

Le Dr SUMPAICO (Philippines) déclare qu'un certain nombre de pays appartenant à la Région du Pacifique occidental sont de petits pays en voie de développement ayant en commun le problème des maladies transmissibles. Il se félicite donc de constater qu'une grande partie des activités inscrites au programme du Directeur régional vise précisément ce groupe de maladies. Il est reconnaissant à l'OMS de l'aide qu'elle a apportée à son pays pour le développement des services de santé, la formation de personnel sanitaire et les programmes de santé maternelle et infantile, y compris la nutrition et la planification familiale. Son gouvernement apprécie particulièrement l'aide apportée au développement des services de laboratoires de santé publique, et notamment à la création d'un centre de production de vaccin BCG lyophilisé aux Philippines, destiné à pourvoir, en coopération avec le FISE, aux besoins du programme antituberculeux de la Région. Le Gouvernement des Philippines est reconnaissant à l'OMS de la promptitude avec laquelle elle a mis à sa disposition des milieux de culture ainsi que du matériel et des fournitures de laboratoire pour la production de vaccins et de sérums lors des graves inondations de 1972. Si cette calamité n'a été suivie d'aucune épidémie, on le doit principalement aux efforts du personnel de santé philippin ainsi qu'à l'assistance apportée par l'OMS et certains pays par l'intermédiaire de la Croix -Rouge nationale philippine. Le programme présenté par le Directeur régional aidera considérablement les Philippines à progresser dans des domaines tels que l'hygiène du milieu, la médecine du travail et les maladies non transmissibles, éléments importants du programme de santé du pays. Le Dr SUON BOPHÉAK (République Khmère) fait observer que, bien que son pays soit en guerre depuis un certain temps, les activités de l'OMS s'y sont poursuivies sans fléchissement. Si certains secteurs de ces activités ont été affectés par les hostilités, des projets nouveaux ont toutefois été mis en route, notamment les projets de réadaptation des handicapés, d'approvisionnement en eau et d'aménagement d'égouts. Parmi les autres projets importants, il faut noter l'organisation des soins médicaux et la formation de personnel de santé, projets qui devraient apporter une précieuse contribution à la lourde tâche de reconstruction d'après -guerre dans le domaine médical. La délégation khmère est satisfaite de constater l'augmentation notable du budget attribué à son pays par rapport à l'année précédente. Son gouvernement soutient le programme proposé et continuera à collaborer étroitement avec le Bureau régional.

COMMISSION A

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M. TSUNASHIMA (Japon) dit la satisfaction que lui inspire l'oeuvre accomplie par le Bureau régional et l'orientation dynamique du programme prévu pour 1974. Il regrette qu'il n'ait pas été possible de faire figurer dans le programme et budget de 1974 des propositions de programmes à l'intention de la République populaire de Chine. Son pays se félicite de voir la République populaire de Chine devenir membre de la Région du Pacifique occidental, et espère tirer de nombreux enseignements des remarquables réalisations de ce pays dans le domaine de la santé publique. Le Dr TOW (Malaisie) déclare que les services de santé de Malaisie ont fait de grands progrès du fait de l'assistance de l'OMS, et il compte bien que la collaboration se poursuivra avec le Bureau régional. Le Dr KWA Soon Bee (Singapour) déclare que c'est en matière de santé de la famille, d'hygiène du milieu et de médecine du travail que Singapour connaît les besoins les plus grands et c'est précisément dans ces domaines que l'OMS a apporté une aide précieuse sous forme de services consultatifs, de bourses d'études et d'assistance technique. Le personnel de santé représente lui aussi l'assistance de l'OMS a favorisé la spécialisation et a permis à Singapour un secteur prioritaire de recevoir un conseiller en gestion des services hospitaliers ainsi qu'une équipe de spécialistes de l'analyse des systèmes appliquée aux projets. :

En réponse à la question soulevée par le délégué du Japon, le Dr DY, Directeur régional pour le Pacifique occidental, fait valoir que, le programme et budget devant être préparé deux ans à l'avance, il n'a pas été possible de faire figurer de propositions concernant la République populaire de Chine. Toutefois, le Dr Dy espère pouvoir examiner la question avec la délégation de ce pays.

Il remercie les divers délégués qui ont rendu hommage à l'oeuvre du Bureau régional.

Activités interrégionales Le Dr ZOLLER (République fédérale d'Allemagne) attire l'attention sur l'importance que revêt l'éducation sanitaire comme préalable à toute action efficace de santé publique. Il propose que, parmi les sujets qui seront passés. en revue lors de l'examen du programme, le Directeur général fasse figurer l'éducation sanitaire. Le Dr WEERATUNGE (Sri Lanka) signale que son pays est en train d'entreprendre une étude sur les personnels de santé et qu'il sollicite les informations que pourraient lui communiquer les autres Régions pour l'aider à modifier les programmes d'études en vue d'une meilleure utilisation du personnel. L'expérience acquise par d'autres Régions dans d'autres domaines tels que l'hygiène du milieu ou la santé de la famille, tant au niveau national que régional, serait également utile. Si le dialogue interrégional est irremplaçable dans les domaines où les pays doivent faire face à des situations d'urgence, c'est aussi une précieuse source d'indications lorsqu'on envisage d'apporter des modifications aux programmes en cours. Fonds bénévole pour la promotion de la santé Le PRESIDENT appelle l'attention de la Commission sur la résolution que le Conseil exécutif, dans sa résolution EB51.R17, recommande à l'Assemblée d'adopter. Décision :

Le projet de résolution est approuvé.'

Considérations générales (suite de la huitième séance)

Le PRESIDENT indique qu'avant de passer à l'examen du point 2.2.4 de l'ordre du jour, il demandera à la Commission d'examiner le projet de résolution présenté par la délégation de l'URSS, qui figure dans le procès -verbal de la huitième séance et dont la discussion a été renvoyée à la fin du débat (voir page 340). Le Dr CHAPMAN (Canada) fait observer que la résolution touche à un problème extrêmement complexe, puisqu'il s'agit du système monétaire international et de la crise monétaire actuelle. A son avis, la première partie du paragraphe 1 du dispositif est acceptable, mais il doute que la seconde partie puisse être appliquée. Il sera extrêmement difficile d'évaluer, comme on le propose, la contre -valeur monétaire de certaines formes d'assistance technique. Si un Etat Membre fournit un expert, va -t -il en calculer la valeur et la considérer comme un à valoir sur sa contribution ? De la même façon, si un pays fournit du matériel à l'OMS, va -t -il en faire l'estimation ? En ce qui concerne le paragraphe 2 du dispositif, le Directeur général a déjà informé la Commission que l'Organisation des Nations Unies étudie actuellement ce problème. Il serait donc inopportun, pour le moment, de demander au Directeur général et au Conseil exécutif d'entreprendre une étude parallèle. Il serait préférable de leur demander, lorsque l'étude des Nations Unies sera achevée, d'examiner comment certaines des propositions y figurant pourraient s'appliquer à l'OMS. 1

Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le troisième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA26.39.

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Le Dr SHRIVASTAV (Inde) fait valoir que le budget augmente chaque année sans que cela se traduise par un accroissement correspondant des activités. Le projet de résolution vient à son heure puisqu'il réclame une étude sur les méthodes qui permettraient d'augmenter les ressources de l'OMS en recourant à d'autres monnaies, du moins dans certaines Régions, afin de résoudre les problèmes financiers de l'Organisation. Cependant, si l'étude des Nations Unies traite du même sujet, il vaut mieux attendre qu'elle soit terminée pour éviter de faire double emploi. Le Dr KILGOUR (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) déclare qu'il serait utile de déterminer l'élément assistance technique des projets si c'était possible. Il faudrait étudier la possibilité d'utiliser d'autres monnaies, mais en tenant compte des résultats de l'étude des Nations Unies. Le Dr Kilgour suggère qu'un groupe de rédaction se réunisse pour réexaminer le libellé du projet de résolution.

Le Professeur HALTER (Belgique) expose que, étant donné le climat d'incertitude qui a .régné pendant un certain nombre d'années en ce qui concerne l'exécution des programmes et budgets, il serait difficile de ne pas reconnaître le bien -fondé des principes énoncés dans le projet de résolution. Pour faire droit à la remarque des délégués du Canada et du Royaume -Uni qui redoutent le double emploi avec l'étude des Nations Unies, le Professeur Halter suggère d'ajouter au paragraphe 2 du dispositif, après les mots "Conseil exécutif ", le membre de phrase "tenant compte des travaux qui se réalisent au sein des Nations Unies ". Autrement, suivant le Professeur Halter ne voit aucun inconvénient au projet de résolution qui se contente de recommander que l'examen du budget par l'Assemblée se fasse en 1974 sous une forme peut -être un peu plus régionalisée. :

Le Professeur LEOWSKI (Pologne) appuie le projet de résolution en soulignant qu'il ne fait que demander au Directeur général et au Conseil exécutif d'envisager la possibilité de financer les activités de l'OMS au moyen de monnaies autres que le dollar des Etats -Unis et le franc suisse.

Le Dr CAMARA (Guinée) appuie également le projet de résolution qui implique pour les pays en voie de développement la question de l'utilisation rationnelle de l'assistance qu'ils reçoivent. Les ressortissants des pays en voie de développement doivent participer aux projets qui les concernent, et ceci à tous les stades. En Guinée, par exemple, on a mis en oeuvre des projets qui ont coûté environ US $1 300 000, dont US $200 000 seulement ont été investis en équipement. Le reste est passé dans l'établissement des projets, dans des études de faisabilité et dans les traitements des experts. Pour que l'assistance joue véritablement son rôle, elle doit se traduire par des biens d'équipement et non pas seulement par des études de projets dont il arrive malheureusement très souvent qu'ils ne voient jamais le jour. Le Dr TATOCENKO (Union des Républiques socialistes soviétiques) fait valoir que plusieurs années d'études ont été consacrées au problème de l'assistance technique sans que la perfection ait été atteinte ni que toutes les possibilités aient été pleinement utilisées. De nouveaux on pourrait les résoudre plus efficacement en besoins et de nouveaux problèmes se font jour faisant appel à de nouvelles ressources. L'assistance technique est déjà fournie sous diverses formes - experts et consultants, bourses d'études, fournitures et matériel - mais d'autres encore sont nécessaires. Le Dr TatoEenko estime qu'en faisant figurer à part dans le programme et budget l'élément relatif à l'assistance technique on ferait faire un premier pas à l'amélioration du programme d'assistance technique de l'OMS. En ce qui concerne les observations du délégué du Canada, le Dr Tato2,'enko pense que la deuxième partie du paragraphe 1 du projet de résolution permettrait d'atteindre plus facilement :

l'objectif essentiel de la résolution qui est d'accroître les sources d'assistance technique. Comme

le délégué du Canada le sait bien, certaines formes d'assistance matérielle sont déjà fournies - par exemple par le Programme alimentaire mondial - et l'expression "ressources techniques, matérielles et autres disponibles" du projet de résolution ne renvoie à aucune forme d'assistance radicalement nouvelle qui ne soit acceptable. En ce qui concerne le projet d'étude sur la possibilité de financer les activités de l'OMS au moyen de monnaies autres que le dollar des Etats -Unis et le franc suisse, on a avancé que ce travail ferait double emploi avec l'étude qu'est en train de faire l'Organisation des Nations Unies. De l'avis du Dr TatoLenko, elle la compléterait plutôt; en effet, l'OMS a des attributions et des tâches particulières qui n'incombent pas aux autres organisations. Néanmoins, il accepte la référence aux travaux des Nations Unies, encore qu'il soit persuadé que, même sans les mentionner, le Directeur général en tiendrait compte. Sa délégation est disposée à participer à un remaniement de son texte par un groupe de rédaction. Le DIRECTEUR GENERAL déclare que les débats ont clairement indiqué que l'expression "élément relatif à l'assistance technique" employée au paragraphe 1 du projet de résolution l'assistance directe aux gouvernements. On a voulu indiquer dans ce paragraphe que l'assistance sous forme de services d'experts, de fournitures et de matériel, de bourses d'études, de subventions, etc., doit être présentée séparément dans le projet de programme et de budget.

COMMISSION A

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Il est encore trop tôt, de l'avis du Directeur général, pour commenter les déclarations du délégué de la Guinée. Le Directeur général ne pense pas toutefois que l'assistance de l'OMS puisse se mesurer uniquement en fournitures et en matériel; les études de faisabilité sont extrêmement importantes car elles permettent à l'Organisation de déterminer si les projets sont réalisables ou non. Il est vrai que dans certains cas les fournitures sont plus nécessaires que les conseils, mais il arrive souvent aussi que le contraire soit vrai, car certains pays disposent de toutes les ressources nécessaires et n'ont besoin que d'une aide technique. La question devra être examinée en détail, mais ce sera fait par le Conseil dans le cadre de sa prochaine étude organique. Si le Directeur général comprend bien, la délégation de l'URSS, en présentant sa proposition, entend faire en sorte qu'apparaisse nettement la part du budget qui est affectée à l'assistance directe aux pays. Cette délégation a fait valoir un certain nombre d'arguments intéressants, et il faut espérer que sa proposition facilitera l'apport d'une assistance bilatérale destinée à s'ajouter aux ressources du budget ordinaire de l'OMS. Il serait extrêmement utile d'aborder le problème de façon plus coordonnée, car chacun est soucieux d'éviter le gaspillage d'argent qui pourrait se produire faute de renseignements sur toutes les sources d'assistance disponibles. Les sommes dépensées par l'OMS pour l'assistance directe aux gouvernements ne sont qu'une fraction de l'assistance bilatérale, et une meilleure coopération entre l'OMS et les pays qui fournissent une assistance bilatérale ne pourrait qu'être profitable à tous.

Enfin, en ce qui concerne le paragraphe 2 du projet de résolution, le Directeur général et le Conseil exécutif tiendront dûment compte, lorsqu'ils feront rapport à la Vingt -Septième Assemblée mondiale de la Santé, du rapport qui doit être soumisà ce sujet à l'Assemblée générale des Nations Unies à la fin de l'année. Le Dr GEORGIEVA- BAtVAROVA (Bulgarie) appuie la proposition tendant à ce que le Directeur général et le Conseil exécutif étudient la possibilit6 de financer les activités de l'OMS au moyen de monnaies autres que le dollar des Etats -Unis ou le franc suisse.

Le Dr CHAPMAN (Canada) tient à préciser que le Canada n'est aucunement opposé à l'assistance technique, et qu'il en fournit du reste à certains Etats. La délégation du Canada est disposée à participer au groupe de rédaction, Le Dr CAMARA (Guinée) propose que le mot "efficace" soit ajouté au paragraphe 1 du dispositif du projet de résolution, qui se trouverait alors ainsi libellé ".,, utilisation plus large en même temps que plus efficace et plus souple de toutes les sources de financement". :

Le Dr SHRIVASTAV (Inde) estime que, même pour l'assistance technique, il devrait être possible d'utiliser les monnaies de la Région dont il s'agit. Ainsi, dans le cas d'un expert fourni par l'Inde et qui doit travailler en Birmanie, Indonésie ou Sri Lanka, il devrait être possible d'utiliser les monnaies locales. Peut -être vaudrait -il la peine d'examiner le problème à l'échelon régional. Selon le Professeur HALTER (Belgique), si la Commission entend aboutir à une formule acceptable, il risque d'y avoir beaucoup de temps perdu. Il ne s'oppose pas à la constitution d'un groupe de travail, mais il l'estime superflue, particulièrement après avoir entendu l'exposé très clair du Directeur général. On pourrait se prononcer sur le projet de résolution, le Directeur général et le Conseil exécutif étant alors priés de faire rapport à la Vingt- Septième Assemblée mondiale de la Santé. Le Dr AL -AWADI (Koweit) appuie le projet de résolution. Il y voit une mesure propre à rendre les programmes plus précis et plus faciles à étudier. D'ailleurs, il y a lieu de se prémunir contre les difficultés résultant de problèmes monétaires. Le Dr DE CAIRES (Etats -Unis d'Amérique) indique qu'il serait utile de pouvoir identifier facilement l'élément relatif à l'assistance technique dans le programme et budget de l'OMS. Il en est du reste déjà ainsi dans une large mesure, mais on pourrait peut -être demander au Directeur général et au Conseil exécutif de voir ce que l'on pourrait faire pour rendre l'identification plus facile encore. En ce qui concerne l'emploi de monnaies autres que le dollar des Etats -Unis et le franc suisse, le Dr De Caires estime que, le problème étant trop complexe, la seule chose à faire pour le moment est de prier le Directeur général et le Conseil exécutif d'étudier le rapport des Nations Unies, de voir comment il peut s'appliquer à l'OMS et de faire rapport à la Vingt Septième Assemblée mondiale de la Santé. M. FURTH, Sous -Directeur général, estime, avec le délégué du Canada, que le projet de résolution traite de deux questions extrêmement complexes. En ce qui concerne le paragraphe 1 du dispositif, il ressort clairement de la discussion, et notamment de la déclaration du Directeur général, que l "'assistance technique" doit s'entendre au sens d'assistance directe aux gouvernements. Selon M. Furth, il serait assez difficile au Secrétariat d'identifier l'élément relatif à l'assistance technique dans les

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programmes de l'OMS de façon plus précise que ne le fait le projet de programme et de budget. Par exemple, dans le tableau de la page 123 des Actes officiels N° 204, l'élément d'assistance technique directe des programmes de l'OMS est indiqué pour toutes les sources de fonds sous la rubrique "Activités dans les pays ". Quant au total général, il figure dans la colonne du milieu du tableau de la page 125 du même document. On peut se référer également au tableau qui commence à la page 126 et à celui de la page 133. Mais on trouve encore d'autres tableaux récapitulatifs, par exemple celui de la page 41, où les activités . dans les pays figurent encore rubrique par rubrique, ainsi que suivant leur répartition entre le budget ordinaire, le fonds bénévole pour la promotion de la santé et les autres fonds. Il semble donc qu'une bonne partie des informations réclamées se trouvent déjà contenues dans le document du budget. On voit mal comment on pourrait faire mieux ressortir l'élément relatif à l'assistance technique. L'ensemble de la question de la présentation du budget a été examiné l'année dernière par le Conseil exécutif, et des propositions très complètes ont été avancées dans un document de près de trente pages. La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé a décidé que le budget devrait être davantage axé sur les programmes et que les modifications nécessaires devaient être apportées par le Directeur général dans le budget de 1975. Si les délégués ne se satisfont pas de la définition de l'assistance technique qu'a fournie le Directeur général, M. Furth aimerait savoir si elle ne doit comprendre que le coût des projets ou s'il faut y inclure certains apports du Siège. Par exemple, pour l'éradication de la variole, est -ce que l'unité du Siège qui en assure la coordination et l'orientation, ainsi que les conseillers régionaux, doivent être comptés comme assistance technique ? On peut estimer que ces problèmes entrent dans le cadre de la future étude organique du Conseil exécutif sur les rapports entre les services techniques centraux de l'OMS et les programmes d'assistance directe aux Etats Membres. Toute redéfinition de l'assistance technique résultant de cette étude pourrait alors se traduire dans la présentation du projet de budget. Pour ce qui est du paragraphe 2 du dispositif du projet de résolution, il faut bien distinguer la monnaie dans laquelle est présenté le projet de budget et dans laquelle sont deux problèmes exprimées les contributions des Etats Membres et, d'autre part, les monnaies dans lesquelles les contributions peuvent être versées. Il va de soi que la même monnaie ou unité de compte doit servir à la fois pour le projet de budget et pour le barème des contributions, et la question est ici directement liée aux fluctuations monétaires actuelles. Toutes les organisations du système des Nations Unies, dont l'OMS, se livrent, depuis septembre 1972, à une étude commune du problème et l'on espère qu'un rapport pourra être présenté l'automne prochain au Comité consultatif pour les Questions administratives et budgétaires et à l'Assemblée générale. Le Directeur général reprendra l'étude de la question du point de vue de l'OMS une fois que les résultats de l'étude seront connus. En revanche, la question des monnaies utilisables pour le paiement des contributions a peu de chose à voir avec les fluctuations monétaires. Le Directeur général a fait rapport sur la question six fois au moins au cours des vingt -cinq dernières années, et 18 résolutions ont été adoptées pendant cette période par le Conseil exécutif et l'Assemblée de la Santé. Fondamentalement, la question de la monnaie de paiement des contributions est régie par le paragraphe 5.5 du Règlement financier qui stipule que les contributions doivent être payées en dollars des Etats-Unis ou en "toutefois, le paiement des contributions peut s'effectuer, en francs suisses, avec cette réserve totalité ou en partie, dans toute autre monnaie ou toutes autres monnaies que le Directeur général fixe de concert avec le Conseil exécutif ". La Deuxième Assemblée mondiale de la Santé a adopté, dans sa résolution WHA2.58, le principe fondamental selon lequel "les contributions au budget d'exécution versées en monnaie autre que le dollar des Etats -Unis et le franc suisse seront acceptées, étant entendu que tous les Etats Membres auront le droit, au même titre, de payer une partie proportionnelle de leur contribution en monnaies acceptables ". Ce principe a été réaffirmé dans la quasi totalité des résolutions qui ont été adoptées par la suite sur ce même sujet et il reste toujours valable. Lors d'un premier stade, la Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, dans sa résolution WHA5.20, a autorisé le Directeur général à accepter les contributions en livres sterling - pour autant que les sommes ainsi reçues puissent être pleinement utilisées. Par la suite, le Conseil exécutif, par sa résolution EB31.R11, a autorisé le Directeur général "après avoir conclu les arrangements appropriés, à accepter une partie des contributions au budget ordinaire dans la monnaie des pays hôtes des bureaux régionaux, pour les montants qu'il estime pouvoir être utilisés intégralement par l'Organisation ". Cette même résolution exprimait l'espoir que les Membres en mesure de le faire continueraient à payer leurs contributions en dollars des Etats -Unis ou en francs suisses, afin de permettre à d'autres Membres de verser une partie plus importante de leurs contributions dans d'autres monnaies. Aux termes de cette résolution, le montant pouvant être payé dans la monnaie des pays hôtes des bureaux régionaux devait être réparti entre les Membres désirant payer dans ladite monnaie au prorata de leurs contributions. Par conséquent, lorsqu'un ou plusieurs parmi les pays payant les contributions les plus élevées décidaient de se servir de cette monnaie, les montants pouvant être payés dans cette même monnaie, par les autres pays de la Région, en particulier les pays en voie de développement, étaient relativement faibles. De plus, lorsque l'OMS ne convertissait plus de dollars des Etats -Unis pour se procurer les monnaies locales, dans la mesure où les contributions suffisaient à couvrir ses besoins dans ce domaine, il s'est créé une situation qui a été jugée préjudiciable par deux des pays hôtes de bureaux régionaux - l'Egypte et l'Inde - qui estimaient que : :

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DIXIEME SEANCE

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l'OMS devait acheter leur monnaie au moyen de dollars des Etats -Unis ou d'autres monnaies convertibles. Le Conseil exécutif a donc été saisi à nouveau de la question lors de sa trente -sixième session et des trois sessions qui l'ont suivie. Le Conseil a adopté alors la résolution EB39.R30, actuellement en vigueur, qui n'accorde plus aux Etats Membres la possibilité de payer en monnaie égyptienne ou indienne et qui prie "le Directeur général de présenter un rapport sur la question à une session ultérieure du Conseil exécutif, au moment où il sera jugé nécessaire ou souhaitable de revoir la présente décision ". La situation a peu évolué depuis lors. Il faut remarquer que, grâce au fonds de roulement pour le matériel d'enseignement et de laboratoire destiné à l'enseignement médical, l'Organisation peut aider les Membres ayant des difficultés à se procurer des devises fortes. Il a été reconnu dans la résolution EB38.R16 que l'Organisation aurait besoin d'un système de la plus grande souplesse pour pratiquer des opérations de change entre les sommes acceptées en paiement des contributions et les sommes reçues à l'occasion du fonctionnement du fonds de roulement, de façon que ce fonds permette d'apporter un maximum d'aide aux Etats Membres. En réalité, les opérations du fonds sont devenues si importantes que bon nombre des monnaies locales dont l'Organisation a besoin pour ses activités dans certains pays lui sont fournies par lui. Encore que la possibilité de payer les contributions dans la monnaie des pays hôtes des bureaux régionaux ne pose pas de problèmes particuliers à l'Organisation, l'extension de cette latitude à d'autres monnaies risquerait de rendre plus difficile au Directeur général la tâche de faire fonctionner efficacement le programme, à moins que tous les Etats Membres autorisent l'OMS à acheter leurs monnaies nationales au moyen de toutes autres monnaies acceptées par elle. Faute d'une telle possibilité, la planification des programmes risquerait d'être davantage influencée par la disponibilité des monnaies locales que par les besoins des Etats Membres en matière de santé. Or il est clair que cette possibilité demeure lointaine si l'on songe qu'il se trouve encore des Etats Membres pour refuser d'accepter de l'OMS même leur propre monnaie nationale en paiement de biens d'équipement ou de services. Si la proposition soumise à la Commission peut paraître séduisante, M. Furth doute que les ministres des finances de la plupart des pays en voie de développement la trouvent acceptable et cela pour les raisons mêmes qui ont motivé l'attitude des Gouvernements égyptien et indien. Par exemple, le pays en voie de développement qui paierait le taux de contribution minimum dans sa monnaie nationale ou en toute autre monnaie non convertible ferait certes l'économie, en dollars des Etats -Unis ou autres devises convertibles, du montant de sa contribution, mais il perdrait en revanche l'accroissement de ses réserves de devises étrangères qui lui est acquis à l'heure actuelle lorsque l'OMS achète avec des dollars américains la monnaie locale dont elle a besoin pour financer les programmes de l'OMS dans le pays en question. Etant donné que ce dernier montant est généralement supérieur, et de beaucoup parfois, à la contribution qu'il doit verser à l'OMS, il en résultera pour le pays en question une perte nette de devises convertibles. Depuis qu'en 1967 la question de la monnaie de paiement des contributions a été examinée pour la dernière fois, les Membres ont continué d'avoir la latitude de payer leurs contributions, sous réserve d'arrangements appropriés, dans les monnaies du Congo, du Danemark, des Philippines et du Royaume -Uni, en plus du dollar américain et du franc suisse. Environ 83 % des dépenses de l'Organisation sont faites dans ces six monnaies. Les 67 autres monnaies utilisées ne représentent que le solde des dépenses, soit 17 %. Ces dernières années, les Etats Membres ont été moins nombreux à acquitter leurs contributions en livres sterling, en francs CFA, en couronnes danoises ou en pesos philippins en 1972, cinq pays ont payé en livres, trois en francs CFA, un en couronnes et aucun en pesos; en 1973, six ont payé en livres, un en couronnes et aucun en francs CFA ou en pesos. M. Furth doute que l'étude du Comité administratif de Coordination ait un rapport direct avec la question permanente des monnaies dans lesquelles peuvent être versées les contributions à l'OMS; si l'Assemblée le désire, le Directeur général étudiera donc de nouveau la question à la lumière de l'étude du Comité administratif de Coordination, pour faire rapport au Conseil lors d'une prochaine session. :

Le Dr ARTEAGA (Honduras) déclare que le projet de résolution ne présente d'intérêt que pour une minorité puisqu'il ne peut guère profiter qu'à quelques Etats Membres et non point à ceux qui ne détiennent pas de devises convertibles. Quant à la question de l'amélioration de la convertibilité des monnaies nationales, c'est une question qui est davantage du ressort du Fonds monétaire international que de l'Assemblée de la Santé. Le Dr TATOCENKO (Union des Républiques socialistes soviétiques) fait valoir que, bien que l'expression "assistance technique" soit employée depuis longtemps, il ne semble pas que l'on se soit mis d'accord sur sa signification. Au cours du débat sur le budget effectif, le Directeur général a indiqué que 60 % du budget de l'Organisation étaient consacrés à l'assistance technique, mais il est malheureusement difficile de trouver rapidement dans la documentation comment on est parvenu à ce chiffre. M. Furth a renvoyé les membres de la Commission à un grand nombre de tableaux dont on peut tirer les informations en question. La difficulté n'en est donc que plus manifeste et la nécessité d'une solution du genre de celle que propose le projet de résolution de la délégation de l'URSS n'en est que plus évidente. La délégation soviétique reconnaît que l "'assistance technique" désigne fondamentalement l'assistance directe aux pays. Toutefois, certaines formes d'assistance directe ne devraient pas âtre rangées sous la rubrique de l'assistance technique dans les prévisions budgétaires.

364

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Certaines d'entre elles sont difficiles à classer. Encore une fois, l'adoption du projet de résolution contribuerait à clarifier la situation. Le paragraphe 2 du projet de résolution ne fait que demander au Directeur général et au Conseil exécutif d'étudier une fois encore la question de la monnaie des contributions. Certes, la question a été débattue un certain nombre de fois et elle a fait l'objet de maintes résolutions, mais le simple fait qu'elle ait été soulevée à nouveau en confirme l'importance. Maintenant que l'Organisation a atteint sa maturité, on pourrait peut -8tre résoudre le problème une fois pour toutes. M. Furth a rappelé qu'il existe déjà des dispositions permettant d'acquitter les contributions dans certaines monnaies autres que le dollar des Etats -Unis ou le franc suisse. Soit dit en passant, l'un des pays qui versent à l'OMS une contribution élevée ne s'est pas prévalu de cette latitude. La proposition de la délégation soviétique semble d'autant plus recevable que l'OMS est apparemment déjà en train d'étudier la question de la monnaie des contributions. De plus, on aimerait connaître les recommandations que le Directeur général a faites au Comité administratif de Coordination. Si l'on se rapporte à l'exposé du Sous -Directeur général, il est à craindre qu'elles n'aient pas été particulièrement encourageantes. La délégation soviétique n'a pas été convaincue par les arguments du Sous -Directeur général, et elle est d'ailleurs en mesure de réfuter la plupart d'entre eux. Elle attendra cependant les résultats de l'étude que doit entreprendre l'Organisation des Nations Unies, résultats qu'elle demande de faire communiquer à l'Assemblée de la Santé le moment venu. Le PRESIDENT propose la constitution d'un groupe de travail qui sera chargé de remanier le projet de résolution à la lumière du débat. Ce groupe pourrait comprendre les auteurs du projet de résolution et les délégations de la Belgique, de la Bulgarie, du Canada, des Etats -Unis d'Amérique, de la Guinée, de l'Inde, du Kowett, de la Pologne et du Royaume -Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord, ainsi que toute autre délégation intéressée. Il en est ainsi décidé. (Voir la suite du débat dans le procès -verbal de la onzième séance, section 2.) 2.

RESOLUTION PORTANT OUVERTURE DE CREDITS POUR L'EXERCICE FINANCIER 1974

Ordre du jour, 2.2.4

Le Dr MOLAPO, représentant du Conseil exécutif, indique que les commentaires du Conseil figurent aux paragraphes 21 et 22 du chapitre II des Actes officiels N° 207. Le texte du projet de résolution portant ouverture de crédits pour l'exercice financier 1974 se trouve aux pages 7 et 8 des Actes officiels N° 204. Il est semblable à celui qu'a approuvé la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé pour 1973, mais les titres des sections 6, 7 et 8 ont été modifiés conformément à la décision de la présente Assemblée de la Santé. A la demande du PRESIDENT, le Dr CHRISTENSEN, Secrétaire de la Commission, donne lecture du projet de résolution :

La Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé

DECIDE d'ouvrir, pour l'exercice financier 1974, un crédit de US $119 864 890 se répartissant comme suit .

A.

Section PARTIE I 1. :

Affectation des crédits REUNIONS CONSTITUTIONNELLES

Montant US $

2. 3.

Assemblée mondiale de la Santé Conseil exécutif et ses comités Comités régionaux Total de la partie I PARTIE II

700 850 417 430 147 300 1 265 580

:

PROGRAMME D'EXECUTION 18 9 26 4 11 17 8 554 364 365 190 253 491 965 196 880 560 297 101 732 947

4.

5. 6. 7. 8. 9.

10.

Maladies transmissibles Hygiène du milieu Renforcement des services de santé Maladies non transmissibles Développement des personnels de santé Autres activités Bureaux régionaux Total de la partie II

96 185 713

COMMISSION A Section PARTIE III 11.

:

DIXIEME SEANCE

365

Affectation des crédits SERVICES ADMINISTRATIFS

Montant US $

:

Services administratifs Total de la partie III PARTIE IV

8

207 307

8 207 307

:

AUTRES AFFECTATIONS :

12.

Bâtiment du Siège

Remboursement

des prêts

670 200

Total de la partie IV Budget effectif (parties I, II,

670 200 106 328 800

III et IV)

PARTIE V 13.

:

IMPOSITION DU PERSONNEL 10 707 140

Virement au fonds de péréquation des impôts Total de la partie V PARTIE VI

10 707

140

:

RESERVE 2

14.

Réserve non répartie Total de la partie VI TOTAL DE TOUTES LES PARTIES

828 950

2 828 950

119 864 890

Conformément aux dispositions du Règlement financier, des montants ne dépassant pas les crédits votés au paragraphe A de la présente résolution seront disponibles pour faire face aux obligations contractées pendant la période comprise entre le ler janvier et le 31 décembre 1974. B.

Nonobstant les dispositions du présent paragraphe, le Directeur général limitera les obligations à assumer pendant l'exercice financier 1974 aux parties I, II, III, IV et V. Nonobstant les dispositions du paragraphe 4.5 du Règlement financier, le Directeur général est autorisé à opérer des virements entre les sections de la partie II (Programme d'exécution) jusqu'à concurrence d'un montant ne dépassant pas 10 % du crédit ouvert à la section qui subit le prélèvement. Au -delà des 10 % susmentionnés, les virements qui seraient nécessaires peuvent être opérés conformément aux dispositions du paragraphe 4.5 du Règlement financier. Tous les virements opérés entre sections feront l'objet d'un rapport au Conseil exécutif à sa session suivante. C.

Les crédits votés au paragraphe A seront fournis par les contributions des Membres, après déduction du montant à recevoir du Programme des Nations Unies pour le Développement à titre de remboursement, soit US $2 000 000. Le total des contributions à la charge des Membres s'élève donc à US $117 864 890. Pour le calcul des sommes effectivement dues, le montant du crédit de chaque Membre au fonds de péréquation des impôts viendra en déduction de sa contribution, sous réserve que le crédit d'un Membre qui impose les fonctionnaires de l'OMS sur les émoluments reçus par eux de l'OMS sera réduit du montant estimatif des remboursements que l'Organisation devra faire à ce titre D.

Le projet de résolution portant ouverture de crédits pour l'exercice financier 1974 Décision est approuvé.1 :

3.

ROLE DE L'OMS DANS LE DEVELOPPEMENT ET LA COORDINATION DE LA RECHERCHE BIOMEDICALE (suite de la sixième séance, section 2) Le Professeur HALTER (Belgique) présente un projet de résolution ainsi conçu

Ordre du jour, 2.5

:

La Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant pris connaissance du rapport du Directeur général au Conseil exécutif et de ses annexes;

1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le troisième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA26.41.

366

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Considérant l'importance du rôle de l'OMS dans le développement et la coordination de la recherche biomédicale et le souci de l'Assemblée de voir se développer les programmes dans un sens aussi réaliste et efficace que possible, PREND ACTE avec reconnaissance du rapport du Directeur général; et 1. PRIE le Directeur général de poursuivre l'étude et de présenter un rapport complet à la 2. Vingt- Septième Assemblée mondiale de la Santé incluant des suggestions sur les moyens à mettre en oeuvre pour permettre à l'Assemblée de suivre de plus près l'évolution de ces programmes. Le projet de résolution reprend les grandes lignes de la résolution EB51.R12 du Conseil exécutif, la seule addition étant la clause finale du paragraphe 2 du dispositif. Le Professeur Halter préférerait que, dans le texte anglais, cette clause soit libellée ainsi " including suggestions on the means to be adopted in order to enable the Assembly to follow more closely the evolution of those programmes ". Le libellé serait ainsi plus proche du texte français tout en excluant l'idée de contrôle ou de critique que semble impliquer la traduction anglaise. :

Sir John BROTHERSTON (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) indique que le remaniement de la dernière clause proposé par le délégué de la Belgique rejoint une objection qu'il aurait lui -même opposée au texte. Il propose que celui-ci soit encore amendé de façon à permettre au Conseil exécutif et à l'Assemblée de la Santé de suivre de plus près l'évolution de la recherche biomédicale de l'Organisation.

Le Dr TATOCENKO (Union des Républiques socialistes soviétiques) reconnaît avec le délégué du Royaume -Uni qu'il faudrait mentionner le Conseil exécutif dans le paragraphe 2 du projet de résolution. Sa délégation a deux autres amendements à proposer. Le premier consisterait à inclure, dans le premier paragraphe du préambule, une référence à la résolution WHA25.60 :

Ayant pris connaissance du rapport du Directeur général au Conseil exécutif sur l'application de la résolution WHA25.60, ainsi que de ses annexes; Le deuxième amendement concerne le paragraphe 2, dans lequel la délégation soviétique aimerait qu'il soit prévu de présenter à la Vingt -Septième Assemblée mondiale de la Santé les recommandations du Comité consultatif de la Recherche médicale. Ce paragraphe serait modifié comme suit :

2. PRIE le Directeur général de poursuivre l'étude et de présenter à la Vingt- Septième Assemblée mondiale de la Santé un rapport complet incluant, d'une part, les recommandations du Comité consultatif de la Recherche médicale et, de l'autre, des suggestions sur les moyens à mettre en oeuvre pour permettre à l'Assemblée et au Conseil exécutif de suivre de plus près l'évolution de ces programmes.

Le Dr KAPLAN, Directeur du Bureau de la Science et de la Technologie, fait remarquer que le rapport du Directeur général mentionné au premier alinéa du préambule doit être désigné comme rapport de situation. La résolution EB51.R12 a demandé au Directeur général de présenter un rapport au Conseil exécutif à sa cinquante -troisième session et à la Vingt- Septième Assemblée mondiale de la Santé. Le projet de résolution doit donc être amendé en conséquence, de façon qu'il soit pleinement conforme à la résolution EB51.R12. Le Professeur HALTER (Belgique) accepte tous les amendements proposés. Décision :

Le projet de résolution, ainsi modifié, est approuvé.1 La séance est levée à 12 h.25.

Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le troisième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA26.42.

1

ONZIEME SEANCE Lundi 21 mai 1973, 14 h.30 Président :

Dr S. PHONG AKSARA (Thaîlande)

1.

RECHERCHE EN EPIDEMIOLOGIE ET EN INFORMATIQUE (suite de la sixième séance, section 3)

Ordre du jour, 2.6

La Commission est saisie d'un projet de résolution proposé par les délégations de l'Afghanistan, du Brésil, de l'Egypte, de l'Iran, de Madagascar, de la Malaisie et de la Yougoslavie, dont voici le texte :

La Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport du Directeur général sur la recherche en épidémiologie et en informatique; et Soulignant l'importance que présente l'application des techniques de la recherche opérationnelle aussi bien que de l'épidémiologie et de l'informatique pour la mise au point des systèmes possibles de prestations sanitaires, 1. FELICITE le Directeur général des nouvelles approches adoptées ainsi que des travaux accomplis ou en cours; 2. NOTE que le programme est de plus en plus nettement centré sur l'analyse des systèmes de prestations sanitaires, avec pour objectif ultime d'accroître leur efficience et leur efficacité; 3. PRIE le Directeur général de poursuivre l'exécution du programme sous ses divers aspects conformément aux grandes lignes indiquées dans le rapport; et 4. RECOMMANDE que le programme soit périodiquement revu de façon à s'assurer a) qu'il est appliqué au développement des services de santé; b) qu'il contribue à l'amélioration de l'état de santé de la masse de la population dans les Etats Membres; c) qu'il favorise la meilleure utilisation possible des ressources disponibles; d) qu'il sert à promouvoir la capacité des pays de mener eux -mêmes de telles recherches. :

y

Le Dr TATOCENKO (Union des Républiques socialistes soviétiques) fait observer que le rapport examiné aurait été encore plus utile s'il avait indiqué les résultats obtenus dans chaque secteur de recherche. A son avis, il serait bon de mentionner, dans le projet de résolution, la réorganisation de la Division de la Recherche en Epidémiologie et en Informatique en insérant, après le premier alinéa du préambule, un deuxième alinéa ainsi libellé "Prenant acte de la réorganisation de la Division de la Recherche en Epidémiologie et en :

Informatique ".

L'amendement ainsi proposé a pour but d'appeler l'attention sur les mesures que l'OMS doit encore prendre pour développer ses activités dans ce domaine. Compte tenu de la discussion sur le r8le de l'OMS dans le développement et la coordination de la recherche biomédicale, on pourrait également ajouter à la fin du paragraphe 3 du dispositif le membre de phrase suivant "comme une partie intégrante du programme d'ensemble de l'OMS en matière de recherche biomédicale et médico- sociale ". En conclusion, le Dr Tatocenko souligne l'intérêt de ce type de recherche. :

Le Dr KASUGA (Japon) fait savoir qu'en 1972 le Ministère de la Santé et de la Prévoyance sociale du Japon a établi un nouveau programme de recherches sur certaines maladies dont l'étiologie est mal connue et qui cèdent difficilement aux traitements. Grâce aux progrès de la médecine, des maladies autrefois difficiles à guérir sont maintenant curables, par exemple la tuberculose, la lèpre, la syphilis, le choléra et la fièvre typhoTde. Les médecins et le grand public ont alors reporté leur intérêt sur d'autres maladies rebelles au traitement et sur des affections qui existent depuis l'Antiquité mais qui sont revenues récemment au premier plan de l'actualité. D'autres maladies encore sont totalement nouvelles, à savoir les maladies auto -immunes et neuro -musculaires, qui exigent des soins médicaux prolongés; elles entraînent fréquemment des incapacités mentales et physiques et les sujets qui en ont été atteints éprouvent de grandes difficultés à se réadapter à la vie sociale après la guérison. En plus de son programme concernant les maladies difficiles à guérir, le Ministère organise des recherches sur les enfants handicapés, le cancer, les maladies cardio -vasculaires et divers autres problèmes. Pendant l'année 1973, le Ministère a retenu vingt maladies pour son programme de recherches, notamment le SMON, le syndrome de Behçet, l'anémie aplastique, la sclérose en plaques, la

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VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

sclérose généralisée progressive, la dermatomyosite, la surdité subite, les dérèglements hypophysaires, la maladie de Buerger et le goitre lymphomateux de Hashimoto. Un programme complet de services médicaux gratuits - hospitalisation et traitements de réadaptation compris - pour les personnes atteintes de maladies difficiles à guérir a été également entrepris en 1972. Le Professeur LEOWSKI (Pologne) rappelle qu'à la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, la délégation polonaise avait souligné la nécessité de mettre au point des méthodes épidémiologiques et des techniques informatiques permettant de répondre aux besoins présents et futurs de la santé publique et de la médecine. Or, si l'on considère les divers projets de recherche exécutés au cours des quatre dernières années, et décrits dans le document A26/10, on ne voit pas nettement ce qu'il faut entendre par "recherche en épidémiologie et en informatique" ni quel type de programme il convient de ranger sous cette rubrique. La délégation polonaise estime très intéressants certains des projets présentés, notamment l'étude quantitative de la dynamique des différents facteurs épidémiologiques en jeu dans la transmission du paludisme (page 6) et l'application de l'analyse des systèmes à la lutte antituberculeuse (page 8), car ils aideront probablement à résoudre les problèmes importants de méthodologie que pose ce type de recherche. On peut également être satisfait des divers projets concernant la recherche opérationnelle et l'utilisation des modèles mathématiques en épidémiologie. Toutefois, le document n'indique pas clairement quelles connaissances nouvelles en matière de méthodologie épidémiologique on peut compter retirer des nombreux programmes faisant appel au type de recherche dont il s'agit et qui sont décrits dans la partie II, section 1 du document, car ils ressortissent à la recherche épidémiologique traditionnelle sur la distribution géographique des maladies transmissibles et parasitaires et sur les moyens de les combattre. Le Professeur Leowski n'est pas opposé à ces études, qui présentent un intérêt certain pour l'OMS et pour les Etats Membres, mais il se demande s'il est logique de les planifier et de les coordonner dans le cadre de la "recherche en épidémiologie et en informatique ". Sans doute y a -t -il eu dans le passé certains chevauchements dans l'organisation et l'exécution des projets de recherche de l'OMS. Le Directeur général pourrait -il expliquer quelles sont les perspectives à cet égard et notamment comment on envisage d'assurer à l'avenir le développement des méthodes épidémiologiques et des techniques applicables à la recherche opérationnelle et à la santé publique en se donnant pour objectif l'efficacité de l'action de l'OMS dans son ensemble. C'est très volontiers que la Pologne participerait activement au programme OMS de recherches en épidémiologie et en informatique si elle était mieux informée des plans pour les années qui viennent. Dans cet esprit, peut -être pourrait -on remplacer, dans le paragraphe 3 du dispositif du projet de résolution, les mots "poursuivre l'exécution du" par les mots "présenter le ".

Le Dr STUYT (Pays-Bas) constate-que l'approche multidisciplinaire adoptée par l'OMS dans le domaine de la recherche a déjà donné de bons résultats. Le programme détaillé est très intéressant tant par son étendue que par sa nature. En fait, il englobe une grande partie des activités les plus importantes de l'OMS. Se référant au bref paragraphe relatif aux maladies vénériennes (page 9), le Dr Stuyt fait observer qu'il ne suffit pas de redoubler d'efforts en matière de diagnostic et de il faut aussi trouver des moyens de prévenir ces maladies en agissant sur les traitement facteurs psycho- sociaux en cause. Bien que le point de l'ordre du jour en discussion n'ait pas trait à l'hygiène du milieu, le Dr Stuyt tient à mentionner la publication de l'OMS intitulée Risques pour la santé du fait de l'environnement, qui constitue déjà un classique. Il se dit un peu déçu de voir que l'on a fait peu de place au diagnostic, au traitement et à la prévention de l'ischémie cardiaque. Il serait extrêmement utile d'entreprendre des études épidémiologiques dans ce domaine car, par leur fréquence actuelle, les maladies cardiovasculaires dégénératives représentent l'épidémie la plus redoutable qu'ait jamais connue l'histoire de la médecine. La délégation néerlandaise approuve naturellement l'étude Kaunas Rotterdam et recommande vivement qu'on l'élargisse. Ainsi qu'il l'a déjà dit au cours de la septième séance plénière, le Dr Stuyt estime que la responsabilité de la planification familiale doit être assumée par la famille elle -même et par elle seule. Enfin, il souligne que la recherche sur les séquelles et les complications de l'avortement provoqué a pris une telle importance qu'il faut donner un rang de priorité élevé à la communication des résultats. :

Le Dr SHRIVASTAV (Inde) note que, même dans certains milieux spécialisés, on estime que la recherche biomédicale ne peut se faire que dans des laboratoires et instituts bien organisés et qu'elle portera, de préférence, sur des secteurs de pointe tels que la biologie moléculaire, le cancer, la virologie et les transplantations d'organes. Pour sa part, il est intimement convaincu que la recherche en organisation sanitaire est encore plus importante, notamment pour les pays en voie de développement. Il est donc heureux de constater que l'OMS lui fait la place qu'elle mérite.

COMMISSION A

:

ONZIEME SEANCE

369

Comme d'autres délégués l'ont fait observer, la recherche en organisation sanitaire est à certains égards plus difficile à réaliser sur le terrain qu'en laboratoire à cause des nombreuses variables en jeu mais aussi parce qu'il s'agit d'un type de recherche qui porte essentiellement sur les êtres humains et les collectivités et qu'il convient donc d'y appliquer des méthodes nouvelles, notamment celles des sciences psycho -sociales. Elle fait intervenir également des facteurs économiques, éducatifs et culturels. A titre d'exemple, le Dr Shrivastav mentionne certaines recherches en épidémiologie et en informatique qui se font en Inde, notamment les travaux entrepris au centre de chimiothérapie de la tuberculose à Madras pour mettre au point un régime chimiothérapique qui soit efficace, non toxique et commode pour le traitement de masse à domicile; une étude effectuée à Bangalore, sur la valeur préventive de la vaccination par le BCG contre la tuberculose; des études épidémiologiques et immunologiques en coursa Bihar et à New Delhi; enfin une étude faite à Narangwal et dans d'autres villages sur l'organisation des soins médicaux dans les collectivités rurales. Toutes ces études apportent beaucoup de lumière sur la structure des services généraux de santé en Inde et sur la répartition et l'utilisation du personnel médical et auxiliaire. Pour le Professeur HALTER (Belgique), le trait le plus important qui se dégage du document à l'étude est la variété presque infinie des sujets auxquels l'Organisation s'intéresse. Il pense toutefois qu'une organisation comme l'OMS, dont les moyens sont limités, devrait concentrer ses efforts sur certains secteurs où l'action pourrait être plus intensive, quitte à abandonner certaines activités ou à laisser à d'autres organisations le soin de les poursuivre. Devant la multiplicité des secteurs abordés, il souhaiterait que le Directeur général ou l'un de ses collaborateurs indique quels sont, parmi les travaux énumérés, ceux qui sont effectivement dirigés, encouragés et financés par la Division de la Recherche proprement dite et ceux qui relèvent d'autres divisions de l'Organisation. Le projet de résolution dont la Commission est saisie pourrait être relié de quelque manière au problème de la recherche biomédicale en général. Ainsi, dans le premier alinéa du préambule, on pourrait mentionner la résolution sur le rôle de l'OMS dans le développement et la coordination de la recherche biomédicale qui a été approuvée à la séance précédente. Le Dr BAIDYA (Népal) estime que les résultats des études mentionnées dans le rapport seraient extrêmement utiles pour les planificateurs sanitaires des pays en voie de développement et des pays de développement avancé. Le Népal, notamment, a hâte de les connaftre pour en tirer des enseignements qui aideront au développement de services sanitaires de base assurés par un réseau de centres de santé polyvalents. Les divers programmes spécialisés sont intégrés a) le maintien des résultats acquis, b) le au niveau de ces centres, ce qui facilite lancement de nouveaux programmes et c) l'extension des services de santé maternelle et infantile et de planification familiale à l'ensemble de la population. :

Le Dr RACOVEANU (Roumanie) comprend parfaitement qu'il soit nécessaire de développer la recherche en épidémiologie et en informatique et souscrit volontiers au projet de résolution après l'alinéa d) dont la Commission est saisie. Il voudrait toutefois proposer un amendement du paragraphe 4, il faudrait insérer un autre alinéa demandant au Directeur général de faire rapport à une Assemblée ultérieure sur les progrès accomplis par l'OMS et ses Etats Membres dans le domaine de la recherche en épidémiologie et en informatique. Il serait en effet utile de faire périodiquement le point dans cet important secteur de la recherche médicale. :

Le Dr ALAN (Turquie) dit que l'ouvrage intitulé Risques pour la santé du fait de l'environnement lui a paru si intéressant qu'il a entrepris de le traduire en turc. Comme l'indique la préface, il s'agit bien d'un ouvrage de référence pour les administrateurs de la santé publique. Il espère qu'on publiera par la suite, au fur et à mesure de leur acquisition, les connaissances qui manquent encore sur certains risques, afin de tenir à jour cet excellent travail. Le Dr TOW (Malaisie) déclare que la délégation.malaisienne approuve entièrement les programmes de recherche en épidémiologie et en informatique qui ont été exécutés ou qui sont en cours. Ces travaux intéressent tout particulièrement la Malaisie, pays en voie de développement où les problèmes sanitaires à résoudre sont nombreux et les ressources limitées. En outre, organiser des services de santé suffisants pour les populations rurales qui représentent environ 70 % de la population totale constitue une énorme entreprise. Le Gouvernement malaisien doit s'employer en particulier à déterminer l'incidence et la distribution des maladies, fixer l'ordre de priorité, élaborer des programmes de santé et satisfaire aux critères de coût/ efficacité. L'OMS aide la Malaisie à constituer un service de recherche épidémiologique et, pour cela, à mettre au point de meilleures méthodes de collecte et de présentation des renseignements statistiques, à effectuer des enquêtes sérologiques et à organiser des systèmes de surveillance. L'Organisation a également aidé la Malaisie à élaborer une méthodologie normalisée pour l'évaluation du programme national de lutte antituberculeuse et elle a soutenu pendant deux ans un programme de recherche opérationnelle sur l'organisation des services de santé ruraux.

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VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Toujours avec l'aide de l'OMS, l'analyse des systèmes a été appliquée au projet visant à définir un système optimal de services médico- sanitaires pour une nouvelle zone de développement économique en se fondant sur des études coût/avantages. D'autres activités de recherche en épidémiologie et en informatique sont envisagées pour améliorer les services de prévention et de traitement. La délégation malaisienne souscrit donc sans réserves au rapport soumis à la Commission et espère que l'OMS poursuivra ses efforts pour améliorer et développer le programme de recherches en épidémiologie et en informatique, notamment dans les pays en voie de développement. De l'avis du Dr BACHICHA (Tunisie) le document A26/l0 intéresse aussi bien les pays développés que les pays en voie de développement. Il fait apparattre l'ampleur de la morbidité, analyse les maladies transmissibles les plus répandues et décrit diverses méthodes propres à faciliter la mise au point de systèmes sanitaires dont le fonctionnement mette à profit les techniques modernes. Certaines de ces techniques sont difficiles à appliquer dans les pays en voie de développement car elles supposent des ressources qui dépassent leurs possibilités. En outre, l'utilité pratique de certaines d'entre elles, par exemple de celles qui font appel aux mathématiques et à l'ingénierie, n'est pas entièrement démontrée. Sans doute ces techniques sont -elles utiles pour résoudre les problèmes de statistique et de planification modernes, mais il est dommage que, dans un système qui réunit des psychologues, des sociologues, des ingénieurs, des mathématiciens et d'autres spécialistes, le rôle du médecin soit si limité. La Tunisie continuera donc d'appliquer des méthodes plus simples, sans pourtant écarter les autres moyens lorsqu'elle pourra y avoir recours. L'intérêt de la recherche opérationnelle et notamment des analyses coût/avantages et coût efficacité n'est certes pas contestable, mais il ne faut pas oublier que l'objectif à atteindre est d'améliorer quantitativement et qualitativement les services de santé. Or cela suppose qu'on améliore d'abord la formation des personnels sanitaires de toutes catégories et notamment celle du personnel auxiliaire, que l'on renforce les programmes nationaux de lutte contre les principales maladies transmissibles hyperendémiques et que l'on emploie contre certaines d'entre elles les méthodes qui ont déjà donné de si bons résultats dans le programme d'éradication de la variole. Diverses études sur les processus pathologiques ont été entreprises en Tunisie, en collaboration avec des experts de l'OMS, et les données expérimentales sur les caractéristiques épidémiologiques, la dynamique des infections et les techniques d'évaluation ont été extrêmement utiles, en particulier pour résoudre les problèmes à court terme. Le Gouvernement s'intéresse surtout à la recherche à court terme. Il lui faudrait notamment davantage d'informations sur la dynamique des populations et la régulation démographique qui sont considérées en Tunisie comme un problème prioritaire. Pour toutes ces raisons, la délégation tunisienne aurait souhaité trouver dans le rapport dont la Commission est saisie des références aux différents documents relatifs aux problèmes évoqués. A la page 13, le deuxième paragraphe mentionne des problèmes d'hygiène du milieu qui sont communs à tous les pays. Etant donné l'intérêt croissant que ces problèmes suscitent, la délégation de la Tunisie aurait aimé avoir des informations plus détaillées afin de pouvoir participer efficacement à l'élaboration d'un système d'information approprié. Avant de terminer, le Dr Hachicha signale l'étude sur l'utilisation des services de santé faite dans son pays avec l'aide de l'OMS. Les conclusions qui en ont été tirées ont permis d'élaborer une méthodologie simple et peu coûteuse applicable à des situations analogues dans d'autres pays en voie de développement. Il se demande si d'autres pays ont étudié cette méthodologie et, dans l'affirmative, ce qu'ils en pensent. La délégation tunisienne serait heureuse que les résultats des études mentionnées dans le document A26/10 soient publiés dans le Bulletin ou dans quelque autre périodique spécialisé. Le Dr AL -AWADI (Koweit) espère que lorsque l'OMS aura mis au point une méthodologie pour la recherche en organisation sanitaire, elle la communiquera au plus grand nombre de pays possible pour permettre une étude comparative. Les problèmes sanitaires varient d'un pays à l'autre et la même méthodologie n'est pas applicable partout. L'OMS devrait faire étudier les effets du jeûne sur la santé, par exemple celui observé à l'occasion du Ramadan par 500 à 600 millions de musulmans dans l'ensemble du monde. Ona remarqué que, pendant le jeûne, certaines maladies étaient plus fréquentes tandis que d'autres l'étaient moins. Il serait peut -être utile d'entreprendre un projet pilote dans divers groupes présentant des caractéristiques différentes, afin de déterminer dans quelle mesure ces effets constituent véritablement des modifications de l'état de santé des individus. Dans les pays musulmans, les médecins ont fréquemment à décider s'ils doivent ou non autoriser un malade à interrompre son jeûne. Bien que le problème ait des implications religieuses et juridiques, il faut espérer que l'on pourra étudier ses aspects médicaux et épidémiologiques.

Le Professeur PACCAGNELLA (Italie) estime que la liste de projets de recherche donnée dans le rapport est intéressante en soi, car elle est révélatrice des tendances dans le domaine de l'épidémiologie. On sait que le diagnostic épidémiologique est à la médecine préventive ce que le diagnostic clinique est à la médecine thérapeutique. La délégation italienne souhaiterait avoir connaissance des résultats des divers projets dès qu'ils seront disponibles.

COMMISSION A

:

ONZIEME SEANCE

371

Le Dr SOOPIKIAN (Iran) souligne que dans beaucoup de pays les connaissances scientifiques ne sont pas utilisées aussi complètement qu'il le faudrait pour améliorer la santé des populations. Un certain nombre de facteurs déterminent l'organisation des soins médicaux et sanitaires tendances de la morbidité et de la mortalité, attitudes des individus dans les divers pays et de la collectivité à l'égard de la maladie et de l'incapacité, situation de la médecine, moyens de financement, structure des services de santé, catégories et effectifs de personnel :

sanitaire. Le cinquième plan quinquennal iranien prévoit que les ressources tripleront. Le Gouvernement est convaincu que la planification Ides services de santé doit s'appuyer sur des études épidémiologiques bien conques et sur la recherche opérationnelle. C'est pourquoi un programme de recherche sur le développement des services de santé a été entrepris dans une partie du pays; il vise essentiellement à identifier et mettre à l'épreuve les meilleurs moyens de résoudre les problèmes sanitaires multiples dans le cadre d'un système national efficace de services de santé. Ce projet se caractérise essentiellement par 1) une approche globale en tant qu'elle vise au développement équilibré de l'ensemble du système; 2) la mise au point de mesures compatibles avec les politiques et les objectifs définis à l'échelon national et susceptibles d'être étendues à tout le pays moyennant les modifications appropriées; 3) l'analyse des contraintes auxquelles est soumise l'organisation sanitaire; 4) l'élaboration de divers systèmes de prestations sanitaires parmi lesquels on pourra choisir. L'étude porte sur l'état sanitaire de la population, sur les fonctions des services de santé existants et sur le statut de ces services dans la collectivité. Des analyses sociologiques et technologiques occuperont une année entière. Dans une deuxième phase, deux années seront consacrées à l'application, dans une partie du pays, des mesures qui auront été retenues. Le coût total annuel du projet représentera environ 0,25 % de l'ensemble des dépenses prévues pour les services de santé en Iran. Toute augmentation de la productivité ou de l'efficacité qui atteindra ou dépassera 0,25 % compensera donc l'investissement consenti. Il y a lieu de penser que l'accroissement de rendement sera supérieur à ce pourcentage. Les coauteurs du projet de résolution, parmi lesquels figure la délégation de l'Iran, sont prêts a accepter les amendements proposés par les délégués de la Belgique, de la Pologne, de la Roumanie et de l'URSS.

Le Dr VIOLAKIS -PARASKEVAS (Grèce) fait valoir que la recherche en épidémiologie et en informatique devrait être combinée à des recherches biomédicales orientées en fonction des besoins de la santé publique et des disciplines scientifiques les plus importantes. Il faudrait que le programme de recherches sur les maladies non transmissibles prévoie des travaux sur le diagnostic précoce et les moyens de traitement du diabète. Les diverses activités de recherche devraient être entreprises par des institutions existantes avec le soutien d'équipes OMS travaillant dans les pays. L'OMS a un rôle de premier plan à jouer dans l'étude des principes qui doivent guider la recherche. Elle devrait s'efforcer d'améliorer la diffusion de renseignements sur les résultats des recherches effectuées dans les Etats Membres afin d'éviter les répétitions d'efforts et d'aider les pays, si nécessaire, à réorienter leurs activités dans ce domaine. Le Dr MAHLER, Sous- Directeur général, suggère que les délégués qui souhaitent poser des questions techniques détaillées s'adressent plus tard à lui -même ou à ses collègues, car il lui serait difficile d'y répondre dans le peu de temps disponible avant la fin de la séance. Répondant à quelques -unes des principales questions soulevées, il note que l'Organisation est, de toute évidence, victime de son passé. Ce passé est glorieux en ce qui concerne la lutte contre les maladies transmissibles, et certaines des activités entreprises dans le domaine de l'épidémiologie et de l'informatique découlent d'initiatives qui ont été prises pour combattre certaines maladies transmissibles. C'est là un fait qui apparaît bien dans le rapport soumis à la Commission et qui explique en partie pourquoi ce rapport, dans son ensemble, donne une impression de fragmentation et de dispersion des efforts à l'intérieur de l'Organisation. Il y a peut -être une autre raison au fait que l'Organisation n'a pas pu préciser suffisamment ce qu'il faut entendre par "recherche en épidémiologie et en informatique ". Dix ans plus tôt, il aurait été à peu près impossible de parler de recherche sur l'amélioration de l'organisation des soins médicaux la plupart des membres des comités d'experts et des groupes scientifiques étaient vivement opposés à l'idée même.d'un effort de recherche dans ce domaine. L'évolution qui s'est faite au sein de l'Organisation est peut -être le résultat d'une sorte de conflit, le secteur des soins médicaux n'étant pas disposé, au départ, à appliquer des méthodes qui ont permis à l'Organisation de mener à bien sa lutte vigoureuse contre les maladies transmissibles. On a tendance à croire qu'un habile recours aux mathématiques permettrait d'améliorer les soins médicaux mis à la disposition des populations ce n'est pas exact, et il importe de souligner que l'OMS n'a jamais cru à pareille possibilité. Pour accélérer l'organisation de services de santé adéquats, les méthodes du management ne suffisent pas; il faut aussi une ferme volonté politique et sociale. Ainsi qu'on l'a déjà fait observer, un projet de : :

372

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

recherche opérationnelle ne peut donner aucun résultat si, dans les Etats Membres, la volonté d'assurer les soins à la population n'existe pas à tous les niveaux; en l'absence de cette volonté, un projet de recherche opérationnelle pourrait, en réalité, faire plus de mal que de bien. Conformément aux instructions reçues du Conseil exécutif et de l'Assemblée mondiale de la Santé, l'Organisation a fait de plus en plus de place, au cours des cinq ou six dernières années, à cette importante question de l'organisation des soins médicaux. Le Directeur général a constitué au sein du Secrétariat plusieurs noyaux chargés de promouvoir l'amélioration des méthodes dans ce domaine. Le rapport dont la Commission est saisie indique donc les voies que l'Organisation souhaiterait suivre. Les modifications de structure intervenues récemment soulignent bien la volonté du Directeur général de mettre au premier plan des préoccupations de l'OMS l'organisation de services de soins médicaux accessibles à tous dans tous les Etats Membres et de subordonner toutes les autres activités de l'Organisation à cette priorité absolue. De toute évidence, cet aspect a été quelque peu négligé jusqu'ici dans les programmes de l'OMS et cela pour diverses raisons. Tout d'abord il subsistait certains doutes - non seulement à l'OMS mais également à l'extérieur - quant à la valeur respective des méthodes connues de planification, de management, d'évaluation et d'information. Faute d'une masse critique suffisante constituée par des équipes multidisciplinaires, l'Organisation n'aurait pu aider les Etats Membres à progresser et c'est pourquoi le Secrétariat s'est efforcé de regrouper les ressources en procédant à des fusions de services et de divisions, afin précisément de constituer cette masse critique. Répondant aux questions posées par les délégués de l'URSS et de la Pologne, le Dr Mahler indique que le Secrétariat espère pouvoir assez prochainement faire rapport à l'Assemblée de la Santé sur l'orientation à long terme de ce programme. S'agissant de la possibilité d'une nouvelle approche fondée sur la suppression du cloisonnement en services et divisions au sein de l'OMS évoquée par le délégué de l'URSS - au cours du débat sur les prévisions budgétaires au titre de la Division du Renforcement des Services de Santé - le Dr Mahler déclare que l'accent est d'ores et déjà mis davantage sur les programmes que sur les structures. Le Secrétariat a retenu pour cette Division quatre grands secteurs d'activités qui lui paraissent être des secteurs -clés 1) la planification sanitaire, 2) le développement des services de santé, 3) le fonctionnement des services de santé et 4) les systèmes d'information sur les services de santé. Dans ces quatre secteurs, on s'efforce de développer des méthodologies suffisamment simples pour être adaptables aux conditions locales, sociales et économiques de n'importe quel Etat Membre. Chacun de ces secteurs est placé sous la responsabilité d'un médecin principal assisté d'un spécialiste scientifique plus spécialement chargé d'étudier les possibilités de développement du programme et notamment de déterminer les travaux de recherche qui seraient utiles. Le reste de la Division constitue un groupe pluridisciplinaire de réserve qui présente l'avantage de permettre à tout moment la mobilisation de ressources pour répondre aux besoins de tel ou tel programme ou projet. Ainsi, il n'existe pas de barrières structurelles, de caractère artificiel, qui puissent entraver l'exploitation optimale des compétences. La souplesse de ce système permet à l'OMS d'utiliser les capacités d'experts de diverses disciplines non seulement pour le renforcement des services de santé, mais également pour d'autres programmes de l'Organisation, ainsi que pour les activités des bureaux régionaux et les projets dans les pays. Il est facile de modifier des structures, mais il est beaucoup plus difficile d'amener les êtres humains à s'adapter aux structures nouvelles. Peut -être est -il trop tôt pour dire si l'approche par programme est plus efficace. Il est permis de penser toutefois que l'expérience accumulée en un laps de temps relativement court montre déjà que l'on pourra parvenir ainsi à une meilleure utilisation des ressources limitées dont on dispose. Pour répondre aux questions d'autres délégués, le Dr Mahler indique que l'Organisation s'efforce d'établir un registre des travaux de recherche en cours dans le domaine de l'organisation sanitaire tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'OMS. On espère que ce registre sera, d'ici peu, utile aux pays qui souhaitent développer leurs propres moyens de promotion de la recherche. :

Le Dr CHRISTENSEN, Secrétaire de la Commission, donne lecture du projet de résolution auquel ont été incorporés les amendements proposés par les délégués de la Belgique, de la Pologne, de la Roumanie et de l'Union des Républiques socialistes soviétiques. Décision :

Le projet de résolution ainsi modifié est approuvé.1

1Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le troisième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA26.43.

COMMISSION A 2,

:

ONZIEME SEANCE Ordre du jour, 2.2.3

373

EXAMEN DETAILLE DU PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 1974 (suite de la dixième séance, section 1)

Le Dr SHRIVASTAV (Inde), Président du groupe de travail chargé d'examiner le projet de résolution concernant le point 2.2.3 de l'ordre du jour, donne lecture du projet de résolution proposé par le groupe :

La Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé, Notant les progrès accomplis dans le développement des programmes sanitaires internationaux de l'OMS; Reconnaissant la nécessité d'améliorer encore l'assistance fournie dans le domaine de la santé aux pays en voie de développement; Tenant compte des difficultés supplémentaires que la situation monétaire internationale entraîne pour le financement des activités de l'OMS; et Considérant que l'OMS devrait viser à assurer une utilisation plus large, plus souple et plus efficace de toutes les sources de financement ainsi que des ressources techniques, matérielles et autres disponibles, ESTIME qu'il serait utile de faire ressortir plus clairement l'élément relatif à 1. l'assistance technique dans les programmes et budgets de l'OMS; et PRIE le Directeur général et le Conseil exécutif d'étudier, à la lumière des dispo2. sitions du paragraphe 5.5 du Règlement financier de l'OMS ainsi que de l'étude en cours du Comité administratif de Coordination (CAC), la possibilité de financer les activités de l'OMS à l'aide de monnaies autres que le dollar des Etats -Unis ou le franc suisse, et de faire rapport à ce sujet à la Vingt- Septième Assemblée mondiale de la Santé.

Décision 3.

:

Le projet de résolution est approuvé.

1

PROBLEMES DE L'ENVIRONNEMENT DE L'HOMME

Ordre du jour, 2.7

Considérations d'ordre général

Le DIRECTEUR GENERAL ADJOINT rappelle que le rapport du Directeur général (document A26/11) énumère les questions intéressant l'OMS qui ont été examinées à la conférence des Nations Unies sur l'environnement, ainsi que les mesures prises à la suite des recommandations que cette conférence a faites et qui ont été confirmées par l'Assemblée générale des Nations Unies en décembre 1972. Outre les recommandations concernant des actions bien déterminées, dont certaines sont déjà entreprises, la Commission souhaitera peut -être avoir connaissance des dispositions institutionnelles et financières relatives à la coopération internationale dans le domaine de l'environnement; ces dispositions (résolution 2997 (XXVII) de l'Assemblée générale) figurent dans l'annexe au document. Le rapport indique également les mesures déjà prises par l'OMS et par le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE). La première session du Comité de Coordination pour l'Environnement, qui s'est tenue à Genève, le 9 avril 1973, sous les auspices du CAC, a marqué le début d'une coopération officielle entre les organisations de la famille des Nations Unies sur les questions d'environnement dans le cadre du PNUE. En termes généraux, le Comité de Coordination aura pour tâche de répondre aux demandes de consultations du Directeur exécutif du PNUE et de lui donner par conséquent des avis sur a) la politique générale du programme, c'est -à -dire les priorités et les orientations communes pour les grands problèmes de protection de l'environnement; b) l'utilisation des ressources disponibles pour l'exécution des parties principales du programme; et c) les relations entre les différentes organisations intéressées. A la suite de la réunion du Comité, un groupe de travail inter -institutions a été constitué pour mettre au point l'action envisagée par le PNUE dans le cadre de son programme mondial de surveillance. Ce groupe aide à préparer la première réunion du Conseil d'administration du PNUE, qui aura lieu à Genève en juin 1973; à cette occasion, seront présentées des propositions provisoires de préprogrammation, notamment en ce qui concerne les travaux des consultants et les réunions préparatoires en vue de la deuxième session du Conseil d'administration, qui se tiendra en mars 1974. On espère que les activités de préprogrammation des diverses institutions seront financées au moyen de crédits fournis par le Fonds pour l'Environnement. Le groupe de travail inter - institutions sur la surveillance est également chargé de préparer pour une période de cinq ans des propositions générales à moyen et à long terme qui seront soumises à un groupe intergouvernemental que le PNUE doit réunir en février 1974. Ce groupe intergouvernemental présentera ces propositions à la deuxième session du Conseil d'administration, prévue pour mars 1974. Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le troisième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA26.40. 1

374

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

La résolution WHA25.58 priait le Directeur général d'adapter et, s'il y a lieu, de renforcer le programme à long terme que l'Organisation poursuit dans le domaine de l'hygiène du milieu, en s'inspirant des résultats de la conférence de Stockholm pour ce qui a trait aux questions relevant de la compétence et des responsabilités constitutionnelles de l'OMS. Le document A26/11 montre toute l'importance que l'on attache, à ce titre, à l'établissement et au développement d'un accord international sur les critères d'hygiène de l'environnement, plus particulièrement en ce qui concerne les effets connus de la pollution de l'air, de l'eau, des aliments et des milieux de travail, ainsi que de la contamination radioactive. Ces critères jouent un rôle fondamental dans la planification des programmes visant à réduire la pollution, ainsi que dans l'élaboration de normes et l'évaluation des programmes de protection de l'environnement. L'OMS a pour mission de réunir les informations scientifiques disponibles, de les évaluer et d'aider les gouvernements à les appliquer dans leurs programmes d'hygiène du milieu. Appelant l'attention sur le deuxième paragraphe de la section B.2 du document A26/11, consacrée aux critères d'hygiène de l'environnement, le Directeur général adjoint indique que, depuis la date du document, le groupe scientifique sur les critères d'hygiène de l'environnement dont il est question dans ce paragraphe s'est réuni, grâce à l'assistance financière du PNUE, et a formulé des recommandations à l'intention du Directeur général sur les priorités et la planification du programme. Dans les années qui viennent, l'OMS fera porter principalement ses effort sur l'élaboration de critères et de normes pour huit substances déterminées, tandis que d'autres substances feront l'objet d'évaluations préliminaires par des groupes d'experts. Le Directeur général invite tous les délégués à appuyer le programme collectif proposé, car le succès de ce programme dépend de la participation active de chacun au rassemblement d'informations sur ces substances. Il convient cependant de souligner une fois de plus que rien ne saurait remplacer l'hygiène de base. L'absence d'approvisionnements en eau saine, l'insuffisance des installations d'évacuation des déchets liquides et solides, l'insalubrité des logements, le manque d'hygiène dans le secteur des denrées alimentaires et dans les milieux de travail - voilà autant de problèmes qui restent au premier plan dans les pays en voie de développement. L'Organisation est certes parfaitement consciente des risques que représentent les polluants chimiques et certains facteurs physiques de l'environnement, mais il n'en demeure pas moins que, dans beaucoup de pays, une grande partie de la population continue de subir les effets de la pollution "biologique" résultant d'un manque d'hygiène élémentaire. L'hygiène du milieu est donc un des secteurs prioritaires du programme de l'OMS, qui se propose avant tout d'offrir une assistance directe aux gouvernements pour la planification et la réalisation de programmes nationaux et de projets plus efficaces.

Le Professeur HALTER (Belgique) exprime la satisfaction de sa délégation devant le travail accompli par l'OMS dans le domaine de l'environnement, notamment en ce qui concerne les rapports établis avec l'Organisation des Nations Unies à l'occasion et à la suite de la conférence de Stockholm. L'OMS s'intéresse principalement aux facteurs de l'environnement qui sont nuisibles pour la santé; outre la pollution de l'air, de l'eau et du sol, le Professeur Halter attire tout spécialement l'attention sur les pollutions qui affectent la chaîne alimentaire et sur les effets du bruit et des vibrations, sans oublier les radiations ionisantes. De ce dernier élément, il n'est pas fait spécifiquement mention dans l'ordre du jour de la présente session, mais il est bien évident que les effets de ces radiations doivent rester au premier plan des préoccupations de l'OMS. Il est de la plus haute importance que les pays disposent de personnel qualifié en nombre suffisant pour entreprendre les travaux de recherche, de surveillance et de police sans lesquels l'amélioration de l'environnement ne pourrait être assurée. Le Dr RADOVANOVIC (Yougoslavie) espère que les mesures décrites dans le document A26/11 ne représentent que la première étape des programmes à long terme de l'OMS et de la FAO. Son pays est très désireux de collaborer avec les autres Membres de l'OMS à la mise au point de critères de la qualité de l'air, de l'eau, du sol et des aliments, ainsi que de normes applicables à l'hygiène du travail. En Yougoslavie, des lois régissent déjà la protection de l'air et de l'eau, et d'autres textes sont en préparation, qui supposent l'élaboration de critères internationaux appropriés. Il existe un Conseil fédéral de la Protection de l'Environnement et plusieurs Républiques possèdent des organismes semblables; on prévoit de prendre des mesures jusqu'au niveau des communes et de mobiliser la population pour la réalisation des programmes. La publicité en faveur du tabac et des produits à base de tabac est interdite et il est défendu de fumer dans les locaux publics. En 1972, plus de dix conférences sur les problèmes d'environnement ont été organisées et il est prévu de réunir à Primosten, en octobre 1973, une conférence internationale organisée par l'Union des Sociétés médicales yougoslaves, la Medical Association des Etats -Unis d'Amérique et l'Association médicale mondiale. La délégation yougoslave attache beaucoup d'importance à l'assistance que l'OMS offre aux pays en voie de développement pour améliorer les services d'hygiène du milieu rattachés aux ministères de la santé ou à d'autres organismes nationaux en envoyant des consultants pour les questions techniques et en participant à l'exécution de divers programmes. Il faut espérer que cette forme d'assistance sera encore développée et que l'OMS saura faire admettre que la responsabilité en matière de protection de l'environnement doit appartenir aux autorités sanitaires;

COMMISSION A

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ONZIEME SEANCE

375

il existe en effet dans certains pays une tendance à considérer ces problèmes comme une affaire purement technique relevant des seuls technocrates. Le Dr SANCHEZ FERNANDEZ -MURIAS (Espagne) estime que, pour assurer une action internationale efficace, les travaux des autres organisations qui s'intéressent à la protection de l'environnement devraient être alignés sur ceux de l'OMS. Malheureusement, les considérations économiques font grandement obstacle aux actions nécessaires pour surveiller, prévenir et combattre la pollution. Avant de prendre des décisions quant aux normes et critères à adopter, il convient de réunir des informations objectives sur les concentrations et les effets des contaminants. Les suites données à certaines conclusions trop hâtives ont clairement démontré la nécessité d'être prudent dans ce domaine et de procéder à des études collectives appropriées sur les effets nuisibles des agents chimiques; faute d'observer ce principe, on a gaspillé des ressources et il a été porté atteinte à la confiance que méritaient les travaux parfaitement valables déjà entrepris par plusieurs gouvernements sur la détection des substances toxiques. Il faut donc que l'OMS accorde une attention particulière à la recommandation N° 81 de la conférence des Nations Unies sur l'environnement, qui demande que l'on accélère les études visant à l'élaboration de normes pour la protection de l'environnement. La délégation espagnole approuve également le projet visant à établir un système de surveillance de l'environnement, ce qui exigera des Etats Membres qu'ils se conforment aux méthodes d'observation et d'analyse mises au point par l'OMS afin d'assurer la comparabilité des résultats. Dans son troisième plan de développement économique et social, l'Espagne a fait place à des mesures contre la pollution du milieu qui devraient faciliter les investissements dans l'infrastructure sanitaire. La loi sur la lutte contre la pollution atmosphérique adoptée en décembre 1972 prévoit l'établissement d'un vaste réseau de stations de contrôle dont les observations pourront être transmises, par l'intermédiaire du Centre national de référence, au système de surveillance de l'OMS. La délégation espagnole donne son appui au projet de résolution) sur le programme de l'OMS en matière de santé et d'environnement humain, notamment en ce qui concerne la réunion d'informations sur les effets de la pollution qui pourront servir de base pour l'élaboration de critères de qualité. Le délégué de l'Espagne insi.te enfin pour que l'on parvienne rapidement à un accord sur la terminologie de l'hygiène du milieu. Il existe par exemple une certaine confusion en ce qui concerne les indices et les critères; l'OMS ferait donc bien de donner des directives à ce sujet.

De l'avis du Professeur LEOWSKI (Pologne), l'une des tâches les plus importantes pour le monde des sciences médicales est d'évaluer l'influence de facteurs d'environnement complexes sur la distribution des affections chroniques dites maladies "sociales ", parmi lesquelles les maladies cardio -vasculaires et le cancer. Il est indispensable de savoir quel rôle peuvent jouer dans l'étiologie de ces maladies divers facteurs physiques, chimiques, biologiques et sociaux agissant isolément ou selon différentes combinaisons. La mise au point et l'application des mesures nécessaires représentent une tâche compliquée exigeant une analyse du mode d'action de nombreux facteurs d'environnement ainsi que l'étude de plusieurs paramètres physiologiques et pathologiques dans la population considérée. Tout projet de recherche dans ce domaine sera nécessairement de longue haleine, car le dépistage et le diagnostic précoces des maladies chroniques sont extrêment difficiles. Le groupe scientifique sur les critères d'hygiène de l'environnement devrait être en mesure de fixer des priorités et de définir les éléments d'un plan d'action détaillé pour les dix prochaines années. Les travaux de recherche en hygiène du milieu exigent non seulement une planification correcte à partir d'études pilotes, mais également une participation pleine et entière à l'échelon international. Une coordination soigneuse est tout aussi indispensable qu'une méthodologie complète et précise. Pour la délégation polonaise, ce sera la tâche la plus importante de l'OMS dans les années à venir. En Pologne, il existe depuis deux ans un Ministère spécial de la Protection de l'Environnement. En juin 1973 se tiendra à Varsovie le Deuxième Congrès des Sciences dont l'un des principaux objectifs sera de fixer l'orientation des programmes de recherches pour les vingt prochaines années; il étudiera aussi les aspects sociaux et économiques de l'hygiène du milieu et de la nutrition et l'une des commissions du Congrès sera chargée d'examiner divers problèmes relatifs à ces questions. Le Premier Ministre adjoint indiquera les projets qui exigent une participation active des milieux scientifiques et le Vice -Président de l'Académie polonaise des Sciences exposera le programme de recherches de la communauté scientifique. Pour la première fois dans l'histoire de la Pologne, ces débats permettront aux autorités gouvernementales et aux hommes de science de mettre au point d'un commun accord des programmes de développement social et économique englobant tous les aspects de la santé et de la protection du milieu.

1

Reproduit à la p. 394.

376

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Le Dr RACOVEANU (Roumanie) constate que la Conférence de Stockholm a donné à l'OMS de nouvelles tâches dans des domaines d'activité où l'Organisation s'était déjà engagée depuis dix ou quinze ans, à savoir élaboration de critères applicables à l'hygiène du milieu, détermination des effets sanitaires de l'exposition à certains polluants et amélioration des conditions d'hygiène grâce à une action sur le milieu. Les connaissances nouvelles imposent naturellement un changement d'attitude. Le séminaire organisé par le Bureau régional de l'Europe a notamment montré qu'un système d'information sur l'environnement serait insuffisant s'il ne fournissait pas de données relatives à l'influence de l'environnement sur la santé en plus des renseignements sur les altérations du milieu. A en juger par la publication de l'OMS intitulée Risques pour la santé du fait de l'environnement, ce ne sera pas là une tâche facile. Il convient de trouver des indicateurs pour les effets de la pollution du milieu sur la santé et des études à ce sujet sont en cours en Roumanie dans le cadre des projets OMS/ PNUD Roumanie 3102 et EURO 3114. On se propose d'utiliser les données recueillies à la faveur de ces deux projets et d'autres études similaires pour constituer une "banque d'informations" qui permettrait de suivre et de comparer les effets de la pollution dans le cadre d'enquêtes longitudinales. L'Environmental Protection Agency des Etats -Unis d'Amérique travaille à des programmes analogues. Les problèmes de l'environnement gagnent chaque jour en importance dans un certain nombre de pays en voie de développement, où l'industrialisation et l'urbanisation se développent plus rapidement que ce ne fut le cas dans les pays aujourd'hui fortement industrialisés. En Roumanie même, la situation a rapidement évolué au cours du dernier quart de siècle la population urbaine est passée de 20 % à 49 % de la population totale et l'on pense qu'elle atteindra 90 % d'ici une vingtaine d'années. Le développement économique dont cette évolution s'accompagne exige la solution de nombreux problèmes sanitaires et sociaux liés à l'environnement. Un récent projet de loi contient des dispositions propres à assurer la salubrité de l'environnement de vie et de travail. Sont notamment prévues des mesures de protection de l'air, des eaux, du sol et des ressources naturelles. Des tâches précises sont assignées aux autorités centrales; ainsi, le Ministère de la Santé est chargé de surveiller l'état de santé de la population en rapport avec les modifications de la qualité de l'environnement; de fixer les limites admissibles pour l'exposition aux agents nuisibles; d'élaborer en collaboration avec d'autre ministères des mesures destinées à protéger les stations climatiques et balnéaires; enfin, d'exercer une surveillance sur le milieu et de contrôler le degré d'exposition aux polluants dans la population. :

:

La séance est levée à 17 h.30.

DOUZIEME SEANCE Mardi 22 mai 1973, 9 h.30 Président :

Dr S. PHONG AKSARA (Thailande)

1.

ACCESSION DE LA REPUBLIQUE POPULAIRE DEMOCRATIQUE DE COREE A LA QUALITE DE MEMBRE

Le PRESIDENT informe la Commission que l'Organisation des Nations Unies a donné confirmation du dépôt, le 19 mai 1973, par la République populaire démocratique de Corée, de l'instrument d'acceptation de la Constitution de l'OMS. A cette date, la République populaire démocratique de Corée est devenue Membre de l'OMS et sa délégation est donc habilitée à siéger à l'Assemblée de la Santé. Le Président souhaite la bienvenue aux nouveaux délégués et leur adresse ses plus chaleureuses félicitations. 2.

TROISIEME RAPPORT DE LA COMMISSION

Le Dr GURMUKH SINGH (Malaisie), Rapporteur, donne lecture du projet de troisième rapport de la Commission. Décision 3. :

Le rapport est adopté (voir page 514). Ordre du jour, 2.7

PROBLEMES DE L'ENVIRONNEMENT DE L'HOMME (suite)

Considérations d'ordre général (suite) Le Professeur BERNDT (République Démocratique Allemande) assure la Commission de la collaboration active de son pays au programme relatif à l'environnement de l'homme, notamment dans les domaines suivants fixation de nouvelles normes d'exposition maximale aux polluants de l'air et de l'eau, mise en place d'un système efficace de surveillance de la pollution de l'air et de l'eau, et du bruit, recherche des facteurs d'environnement qui peuvent se révéler dangereux pour la santé, principalement sur le plan des maladies professionnelles, et mise à exécution de programmes à long terme destinés à réduire les risques du milieu y compris ceux occasionnés par les rayonnements ionisants. La Constitution de la République Démocratique Allemande contient des dispositions concernant la protection de la flore et de la faune, l'utilisation rationnelle et la protection des ressources naturelles, ainsi que la lutte contre la pollution de l'air et de l'eau. Sur le plan légal, la responsabilité de la protection de l'environnement incombe à l'ensemble des organisations et institutions économiques et sociales d'Etat. Des mesures á long terme ont déjà été adoptées. C'est ainsi que des groupes mixtes de recherche ont été constitués en vue de lutter contre la pollution de l'air et de l'eau. Le Ministère de la Protection de l'Environnement, et des Approvisionnements en Eau, le Ministère de la Santé, les ministères industriels compétents, le service météorologique, l'Académie des Sciences et les universités collaborent à ces activités. En outre, des relations étroites ont été établies avec les pays membres du Conseil d'Aide économique mutuelle. La République Démocratique Allemande est disposée à établir une coordination entre ses propres services de recherche et le programme de l'OMS afin de résoudre les problèmes de l'hygiène du milieu et, également, à collaborer activement à ce programme. :

Le Dr MARTINEZ RODRIGUEZ (Cuba) déclare que, dans son pays, une commission nationale réunissant le Ministère de la Santé et d'autres organismes a été constituée il y a dix -huit mois, et qu'elle a analysé les recommandations de la conférence des Nations Unies sur l'environnement. Cuba doit faire face aux difficultés traditionnelles des pays en voie de développement, auxquelles se sont ajoutés ultérieurement deux autres problèmes celui de l'emploi des engrais et des pesticides en agriculture (laquelle constitue la base de l'économie cubaine), qui a décuplé au cours des cinq dernières années, et le problème créé par les installations sidérurgiques dans la région minière de la province orientale. Le Ministère de la Santé a accordé la priorité à quatre programmes fondamentaux 1) extension du réseau national de stations de surveillance de la pollution atmosphérique; 2) protection des approvisionnements en eau; 3) normalisation et contrôle de l'emploi des produits chimiques en agriculture; et 4) hygiène et protection industrielles. En outre, les programmes permanents, comme celui qui est consacré aux approvisionnements en eau et à l'évacuation des eaux usées et des déchets solides, ont été intensifiés. Cuba est pleinement consciente des dangers de l'industrialisation et de la mécanisation. S'il est évident que la science et la technologie, en aidant le pays à sortir du sous -développement, contribueront utilement à la préservation de la santé, on ne saurait tolérer que cette évolution crée une situation dangereuse pour l'homme : :

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La délégation cubaine espère que, grace aux efforts coordonnés de tous les pays et à la collaboration des institutions spécialisées des Nations Unies, les problèmes évoqués dans le document A26/11 pourront être résolus. Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) se réfère à une remarque que le Directeur général adjoint a faite dans son exposé introductif et dont on ne saurait trop souligner la pertinence l'important pour la santé du monde, ce n'est pas tant d'offrir une protection contre les effets des produits chimiques utilisés dans l'industrie ou l'agriculture que de prévoir des systèmes d'approvisionnement en eau, et surtout d'évacuation des eaux de ruissellement, pour toutes les populations habitant dans des régions qui ne disposent pas encore de telles installations. Avant de s'engager dans les développements hautement scientifiques de la protection de l'environnement, l'OMS doit souligner que les activités qui viennent d'être mentionnées sont celles dont le monde a le plus grand besoin actuellement. Il est certes indispensable d'établir des critères de sécurité applicables à la contamination du milieu, mais il convient de les utiliser avec prudence. Ainsi, la fixation d'une limite de concentration d'un gaz ou d'un produit chimique déterminé dans l'atmosphère ne signifie pas qu'on puisse sans danger laisser la concentration effective s'élever jusqu'à cette limite. Outre la fixation de limites admissibles, l'OMS doit déterminer quels sont les meilleurs moyens pratiques de neutraliser les effluents industriels ou de réduire les émissions de toute nature susceptibles de créer un niveau dangereux de contamination, telles que les émissions d'oxydes de soufre dans l'atmosphère. Le Royaume -Uni, qui s'attache depuis longtemps à établir des critères appropriés, s'est toujours efforcé de choisir des valeurs admissibles dans tous les cas. La pollution de l'atmosphère londonienne a diminué dans des proportions très considérables et beaucoup d'autres villes sont parvenues au même résultat en réduisant les concentrations de particules en suspension d'origine industrielle et domestique. Sir George désire souligner l'observation importante du délégué de la Pologne au sujet des liens qui existent entre des facteurs du milieu et l'incidence de certaines maladies chroniques. Nul n'ignore la très curieuse distribution géographique de certaines formes de cancer, mais le délégué de la Pologne a évoqué la possibilité que l'apparition de l'athérosclérose et de certains états morbides inhérents au vieillissement soit accélérée par des facteurs environnementaux qui n'ont pas encore été tous identifiés. On sait, bien que le fait n'ait pas encore été confirmé, qu'il existe chez les personnes qui boivent régulièrement de l'eau douce une mortalité plus élevée due aux cardiopathies ischémiques que chez les habitants de régions où l'on consomme une eau dure. Cette importante observation mériterait des recherches plus approfondies car, si elle était confirmée, il serait possible d'adopter en matière d'approvisionnement en eau des mesures adéquates extrêmement bénéfiques pour la santé. En outre, dans les régions où l'eau de consommation est pauvre en fluor, les enfants sont exposés à des risques plus grands de carie dentaire. Ce phénomène a été confirmé, mais la situation ne peut être améliorée que si le public est persuadé du bien -fondé des mesures applicables dans ce domaine. L'exposition au plomb est une autre forme de contamination qui nécessite des recherches. On sait qu'une exposition modérément plus élevée produit dans le sang une forte augmentation des concentrations de plomb dans les cas de contacts professionnels avec cette substance, ou simplement par suite de l'utilisation de tuyaux en plomb pour l'adduction d'eau. Bien qu'elles ne produisent pas d'intoxication, ces concentrations accrues entraînent certaines modifications biologiques, et l'on ignore si celles -ci n'ont pas une incidence sur l'apparition de maladies chroniques. C'est pourquoi il serait peut -être utile de développer la recherche dans la voie indiquée par le Professeur Leowski. :

Le Dr CHRISTODOULIDES (Chypre) rappelle que, animé par un désir de progrès social, industriel et technologique, l'homme a négligé son environnement naturel en ne tenant pas suffisamment compte des dangers inhérents au développement de la technique. Ce n'est que récemment qu'il a pris conscience de cette situation et lui a accordé l'attention qu'elle mérite, Lors d'une conférence tenue à Tokyo en novembre 1971, des experts de quatre des plus ont déclaré que, faute de grandes villes du monde - Londres, New York, Chicago et Tokyo juguler la pollution, l'humanité serait bientôt ensevelie sous un déluge de déchets, d'eaux polluées, de fumées, de gaz toxiques et de radiations, ils ont souligné également que, malgré le rapide progrès de la science médicale, la pollution risquait non seulement de provoquer des malformations chez les enfants à naître, mais encore d'entraver le développement normal des adolescents. L'année 1970 a été désignée par le Conseil de l'Europe comme année de protection de l'environnement. Dans sa convention sur les droits de l'homme, cette institution internationale a confirmé le droit de chaque être humain à un air pur. Le service de la Pollution du milieu à l'OMS, après quatre années de travaux préparatoires, a mis sur pied un réseau de 34 stations de surveillance de la pollution atmosphérique, réparties dans le monde entier.

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Il n'existe pas encore à Chypre de sérieux problèmes de pollution atmosphérique, car l'industrie n'est pas suffisamment développée dans le pays il n'y a guère d'industries lourdes et les quelques fabriques existantes sont situées loin des zones habitées. Le chauffage domestique ne joue pas non plus un rôle important dans la pollution, mais l'usage des moteurs à explosion ne laisse pas de préoccuper les autorités et le public. Selon un expert qui a étudié la situation à Chypre il y a quelques années, la quantité moyenne des émissions de dioxyde de soufre par habitant et par an se situe aux alentours de 5 kg, ce qui est négligeable sur le plan de la santé. Dans l'île, la hauteur des cheminées et des conduits d'évacuation est réglementée par la loi, de même que les échappements de véhicules à moteur, mais la législation en vigueur est loin d'être efficace. Deux inspecteurs sanitaires formés en Angleterre sont chargés de contrôler les émissions des cheminées et des véhicules à moteur. Le Dr Christodoulidès cite les paroles prononcées par Sir Julian Huxley lors d'une conférence pour la préservation des espèces animales rares en Afrique "N'oublions pas que les êtres humains ont également leur place dans l'écologie. L'espèce humaine, malgré toutes ses imperfections, a besoin elle aussi d'être préservée ". : :

De l'avis du Professeur YANG Ming -ting (Chine), l'environnement de l'homme pose de sérieux problèmes. Les peuples de Chine et de nombreux pays de l'Asie, de l'Afrique et de l'Amérique

latine ont tous eu à souffrir des agressions et de l'oppression impérialistes ils sont très pauvres et l'hygiène du milieu est rudimentaire. Après la Libération, le Parti communiste chinois et le Gouvernement populaire ont déployé de grands efforts pour remédier à cette situation. L'amélioration de l'hygiène du milieu à Chang -hai illustre parfaitement cette évolution. Chang -hai est la plus grande ville industrielle de Chine. Avant la Libération, elle était dirigée par des impérialistes, des bureaucrates et des compradors qui exploitaient sans vergogne les travailleurs et les faisaient vivre dans un milieu insalubre. Le développement industriel qui a suivi la Libération a entraîné une augmentation du volume des déchets solides et liquides. La confiance du peuple en lui -même et un travail ardu ont permis de prendre une série de mesures d'hygiène pour faire face à cette situation. On a tout d'abord amélioré l'hygiène du milieu et construit de nouveaux logements pour les travailleurs. Auparavant, environ un million de ceux -ci étaient entassés dans des taudis. Dans le plus grand des bidonvilles, Yao -shui -long, situé le long de la rivière de Sou -tchéou, les baraques des travailleurs avaient été construites entre les usines et l'atmosphère était imprégnée de fumées et de gaz toxiques provenant de ces entreprises. De grandes quantités de déchets industriels étaient déversées dans la rivière, polluant ainsi l'eau. Les maladies épidémiques sévissaient donc dans cette région et le taux de mortalité atteignait19,7 pour 1000. On dénombrait plus de 300 bidonvilles de ce genre à Chang -hai. Après la Libération, le Parti communiste chinois et le Gouvernement populaire se sont préoccupés des conditions de vie des travailleurs. A partir de 1950, des crédits ont été alloués chaque année pour la construction de logements. Plus d'un million de travailleurs avec leur famille ont déménagé vers de nouveaux quartiers résidentiels pourvus d'électricité, d'eau courante et d'installations modernes d'hygiène, où l'on a également aménagé des pelouses et planté des arbres afin de constituer une ceinture verte. On peut citer aussi comme exemple l'amélioration des conditions d'hygiène sur le Chao -chia -pong - rivière qui autrefois était large, profonde et navigable. Après l'occupation de Chang -hai par les impérialistes, les eaux d'égout ont été déversées dans cette rivière, jour et nuit, la transformant en un cloaque nauséabond, le plus grand de Chang -hai. Les travailleurs vivaient misérablement le long des berges, où beaucoup perdirent leur santé et même leur vie. Après la Libération, on a construit de nouvelles habitations abritant plus de 1000 familles, ainsi qu'une large canalisation destinée à détourner de la rivière les eaux usées. Les terrains ont été nivelés, quelque 100 000 arbres ont été plantés et l'on a aménagé un vaste boulevard de 3 km de long. En deuxième lieu, on a déplacé les anciennes usines et mis en oeuvre des plans rationnels d'urbanisation. Dans le vieux Chang -hai, la plupart des usines étaient insuffisamment équipées, la technique y était peu évoluée et le travail s'accomplissait dans des conditions insalubres. Des déchets de toutes sortes étaient déversés sans aucun traitement. Ces usines, au nombre de plus d'un millier, polluaient l'atmosphère et contaminaient les eaux. Après la Libération, la plupart des petites entreprises qui n'offraient aucune sécurité ont fusionné en de vastes complexes qui ont été installés dans de nouveaux districts industriels éloignés de la ville, constituant ainsi de petites agglomérations industrielles. Lors de la construction des nouvelles usines, on a prévu en même temps des installations pour l'élimination et le traitement des déchets, de manière à prévenir d'emblée la pollution du milieu. En troisième lieu, on a assaini la rivière de Sou -tchéou de manière à protéger les approvisionnements en eau de la ville, car il s'agit là du principal affluent du Wang -poo, qui constitue la principale source des eaux superficielles utilisées à Chang -hai. La plupart des petites usines établies le long de la rivière ont été déplacées vers de nouveaux districts industriels, mais les autres entreprises, plus vastes, ont considérablement augmenté leur :

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production. Il en est donc résulté une augmentation du volume des eaux usées industrielles et domestiques, ce qui a provoqué une nouvelle dégradation de la qualité de l'eau de la rivière. Le Gouvernement chinois a donc pris les mesures suivantes 1) mobilisation de toutes les entreprises industrielles situées le long de la rivière de Sou -tchéou, afin qu'elles récupèrent les matériaux utilisables contenus dans les déchets; ainsi, les fabriques de papier ont trouvé le moyen de convertir les boues noires en engrais et la plupart des usines chimiques ont pris des mesures analogues afin de récupérer, parmi les déchets, les acides, les alcalis, et d'autres matières utiles telles que le chrome, le cyanure, etc., contenues dans les eaux usées, ce qui a largement contribué à diminuer le pouvoir polluant de leurs effluents; 2) construction de systèmes d'irrigation comportant une usine de traitement préliminaire des eaux usées destinées à l'irrigation des terres cultivées; 3) dragages répétés du lit de la rivière et évacuation de la vase (430 000 tonnes pour la seule année 1968). L'ensemble de ces mesures a permis d'améliorer considérablement la qualité de l'eau. Le programme se poursuit. En quatrième lieu, la technique industrielle a été améliorée et la pollution réduite ou éliminée. L'entreprise Kwang -ming de revêtement électrolytique utilisait à l'origine du cyanure de sodium toxique et les effluents quotidiens représentaient de 450 à 600 tonnes d'eaux usées contaminées renfermant 45 mg de cyanure par litre. Après de multiples expériences, on a mis au point et utilisé avec succès des bains exempts de cyanure. Les usines de produits chimiques Liao -yuan, qui produisent de la soude caustique et du chlore, libéraient autrefois de vastes quantités d'acide dans la nature en fabriquant de l'acide chlorhydrique. L'acide de rebut provoquait une corrosion du matériel, endommageait les conduites et, surtout, polluait les cours d'eau. Les travailleurs de l'usine ont réussi à construire une nouvelle installation comprenant trois séries de tours d'absorption de l'acide chlorhydrique de sorte que les effluents ne contiennent plus aucune trace d'acide. Ces exemples montrent la manière dont les conditions d'hygiène ont été améliorées à Chang -hai. Il reste encore beaucoup de problèmes à résoudre, par exemple certains projets d'utilisation polyvalente des déchets industriels ne sont pas encore vraiment opérationnels et l'épuration des eaux de la rivière de Sou -tchéou exigera un rude labeur. La Chine fera périodiquement le point de ses expériences afin de venir à bout de toutes les difficultés rencontrées et d'améliorer davantage les conditions d'hygiène à Chang -hai. :

Le Dr KLIVAROVA (Tchécoslovaquie) déclare que, au cours des vingt dernières années, la Tchécoslovaquie a développé ses services sanitaires et épidémiologiques et a acquis dans ce domaine une vaste expérience. Ces services ont élaboré des normes et des règlements relatifs au fonctionnement des services d'Etat d'inspection sanitaire et leur activité s'appuie sur des bases légales solides, ainsi que sur les avis d'experts des instituts de recherche et des stations sanitaires et épidémiologiques. Il est interdit de construire en Tchécoslovaquie une usine, un logement, une école ou un hôpital sans l'autorisation de ces services. Le lancement sur le marché de nouveaux produits est soumis aux mêmes obligations. Le fait que la Tchécoslovaquie n'ait pas participé à la conférence des Nations Unies sur l'environnement ne signifie aucunement une indifférence à l'égard de la dégradation progressive de cet environnement. La Tchécoslovaquie est disposée à collaborer à n'importe quel programme international d'hygiène du milieu, à la condition qu'il repose sur des bases scientifiques solides et réalistes. Les services sanitaires et épidémiologiques de Tchécoslovaquie suivent avec beaucoup d'intérêt les efforts déployés en vue de mettre en place un système international de surveillance permanente de tous les facteurs nuisibles à l'environnement et à la santé. Des chercheurs tchécoslovaques travaillent sur ces questions et mettent au point des méthodes permettant de déterminer le rôle de la pollution atmosphérique dans la perturbation de certains facteurs utilisés comme indicateurs, par exemple l'ossification tardive et les troubles sanguins chez les enfants. Les résultats de ces enquêtes ont été communiqués lors de réunions organisées par le Bureau régional de l'Europe. Le document présenté par le Directeur général fournit une excellente base de discussion. Il serait toutefois souhaitable d'insister davantage, à l'avenir, sur les problèmes de santé que sur les aspects technologiques de la question. Le Dr VIOLAKIS -PARASKEVAS (Grèce) indique que son pays figure parmi ceux qui exécutent présentement des projets de lutte contre la pollution de l'environnement. Le Gouvernement grec a accordé une haute priorité au projet du PNUD de lutte contre la pollution du milieu dans l'agglomération d'Athènes - projet dont l'OMS est l'agent d'exécution et dont on attend de bons résultats. Ce projet doit non seulement permettre de réaliser un programme complet de lutte contre la pollution à Athènes, mais aussi servir de projet pilote pour la solution de problèmes analogues dans d'autres régions du pays. Les problèmes de l'environnement de l'homme exigent une approche dynamique permanente, sans que pour autant des résultats satisfaisants puissent être garantis. Le Dr Violakis -Paraskevas

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souligne qu'il importe que l'OMS élabore le plus rapidement possible des critères et indices pour les différents types de pollution de l'environnement. Un tel matériel est indispensable à des pays comme la Grèce, où l'urbanisation et l'industrialisation se développent à un rythme rapide et qui ne sauraient attendre que les recherches en cours aient fait toute la lumière sur les rapports dose /réponse concernant les divers polluants; l'établissement de tels critères et indices aiderait les pays à fixer des normes nationales ou régionales selon les conditions et les besoins locaux. Le Gouvernement grec est persuadé de l'utilité de programmes mixtes nationaux et inter -pays portant sur la pollution de l'environnement et la lutte contre celle -ci dans la Région européenne. Le Dr WEERATUNGE (Sri Lanka) déclare que son pays doit faire face à des problèmes qui sont le lot non seulement des pays en voie de développement, mais aussi des pays développés. La pollution qui résulte en milieu rural de l'absence de services sanitaires de base demeure une préoccupation majeure, tandis que le développement des villes et celui de l'industrie s'accompagnent des problèmes de pollution qui leur sont propres. L'adoption rapide de mesures appropriées devrait encore suffire, dans la situation actuelle, à empêcher une pollution généralisée. Les pouvoirs locaux, soumis à des contraintes financières de plus en plus dures, ont souvent tendance à négliger les problèmes de pollution. Il importe qu'ils prennent conscience des dangers qui menacent l'environnement, car c'est à eux qu'incombera l'application des mesures législatives indispensables. L'envoi de spécialistes de la pollution chargés de donner des avis aux autorités locales étant une entreprise trop coûteuse, les efforts devront porter plus particulièrement sur les programmes d'enseignement des écoles de médecine. Ajouter cette discipline à des programmes déjà surchargés ne serait pas d'un grand secours si les étudiants de médecine ne prennent pas conscience des priorités réelles. Il convient donc de les rendre attentifs à celles -ci, afin qu'ils puissent ultérieurement, lorsqu'ils travailleront sur le terrain, donner des avis sur les problèmes de la pollution. Une planification telle que les mesures prévues s'attaquent aux racines du mal peut parfois éviter une catastrophe nationale. La pollution a fait l'objet de nombreux débats aux échelons national, régional et international, mais ils n'ont pas jusqu'ici été suivis d'initiatives pratiques réellement adaptées à l'ampleur du problème. On ne saurait se contenter de la formule bureaucratique "des mesures sont prises ". Il faut exercer dans ce domaine un contrôle permanent approprié, passer en revue régulièrement les programmes de longue durée et les modifier au besoin selon l'évolution de lasituation. Il convient de mettre en place le plus rapidement possible le dispositif indispensable à l'application des décisions prises. Le Dr Weeratunge est persuadé que l'OMS pourra aider à L'établissement de ce dispositif. a été frappé en examinant la documentation de l'OMS sur l'hygiène M. LASCURAIN (Venezuela) du milieu, par de nettes divergences de terminologie, non seulement entre l'espagnol et l'anglais, mais aussi entre d'autres langues de travail. De telles divergences risquent de créer une certaine confusion parmi le personnel de santé publique, qui a bien évidemment besoin, pour accomplir sa tâche, d'une terminologie normalisée. M. Lascurain suggère donc que l'OMS étudie la possibilité de préparer un glossaire des termes d'hygiène du milieu. Le Venezuela s'efforce par tous les moyens de faire face aux énormes problèmes que pose l'hygiène du milieu. Il se heurte notamment aux difficultés sanitaires de base caractéristiques des régions à climat chaud, et il doit aussi tenir compte du développement des villes et des mouvements de population vers celles -ci, sans compter les effets de l'industrialisation et les difficultés grandissantes dans le domaine des transports - phénomènes qui entraînent tous de multiples formes de pollution. Les récentes augmentations des crédits budgétaires alloués pour l'hygiène du milieu montrent l'importance que le Venezuela attache à ces questions. On a constitué un service opérationnel responsable de l'exécution de 22 programmes nationaux d'environnement, axés principalement sur l'assainissement rural. En outre, un projet de loi a été déposé l'année dernière en faveur de la protection et de l'amélioration de l'environnement. En 1972, le Venezuela a participé activement à la conférence des Nations Unies sur l'environnement, à Stockholm, ainsi qu'à la troisième réunion spéciale des Ministres de la Santé des Amériques qui s'est tenue à Santiago; ces derniers ont formulé des recommandations en faveur d'un plan décennal de développement sanitaire dans les Amériques. Le Venezuela a collaboré aux travaux du comité d'experts constitué par le Bureau sanitaire panaméricain en vue d'établir des normes en matière d'hygiène du milieu. Enfin, il a créé en 1972 un centre de recherche sur l'hygiène du milieu. La dégradation progressive de l'environnement constitue une si grave menace au Venezuela qu'il faut prendre des mesures d'urgence pour orienter le développement national vers des activités moins dommageables. L'Etat, aussi bien que l'industrie privée, exécutent des travaux qui risquent de porter atteinte à l'environnement, à moins que l'on ne prenne des dispositions appropriées pour protéger le sol, l'air et l'eau, aussi bien que les ressources énergétiques. En 1974, l'ensemble des terres irriguées atteindra 149 000 hectares dans le pays; malheureusement, l'irrigation fournit un habitat favorable aux vecteurs de maladies et entraîne ainsi une

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détérioration de la qualité de l'environnement. Le Venezuela a importé 9,6 millions de litres d'insecticides en 1970; deux seulement des usines nationales productrices d'insecticides sont équipées de dispositifs de traitement des déchets industriels, de sorte qu'une partie importante des résidus sont évacués dans les égouts. Le ramassage des ordures ménagères pose un autre grave problème l'augmentation rapide de la population urbaine a pris de court les services de ramassage et, dans les petits villages, il n'existe souvent aucun service de ce genre. Au Venezuela, le taux de croissance industrielle est en moyenne de 12 % par an, la moitié des industries étant située à Caracas; il existe ainsi dans cette ville de sérieux problèmes de pollution atmosphérique, auxquels s'ajoute celui des gaz d'échappement des véhicules à moteur qui représentent, pour cette seule ville, un tiers du parc national. En 1972, le Gouvernement a dressé les plans d'une nouvelle cité qui doit être édifiée en dehors de la zone urbaine de Caracas, afin de décongestionner celle -ci et d'absorber une partie des activités industrielles et commerciales. Certains grands complexes industriels qui se sont récemment créés dans le pays représentent une menace pour les ressources en eau comme le lac Maracaibo et l'Orénoque. Tous ces problèmes ont amené le Gouvernement vénézuélien à englober dans son programme de coopération technique un projet de lutte contre la pollution, qui a été approuvé par le PNUD en 1971. Le Bureau sanitaire panaméricain et l'OMS ont désigné un conseiller technique intérimaire qui a été affecté à ce programme en 1972 et dont le concours a été très efficace. Ce projet devrait permettre de déterminer les facteurs qui influent sur la qualité de l'environnement et de recommander des mesures de lutte. Il est prévu de créer un service central qui réunira les données provenant de stations assurant la détection des niveaux de pollution qui présentent une importance sur le plan international, conformément aux recommandations de la conférence des Nations Unies sur l'environnement. :

Le Professeur PACCAGNELLA (Italie) fait observer que dans de nombreux pays les spécialistes aussi bien que le grand public attribuent aux problèmes de l'environnement un rang de priorité élevé. S'il en est ainsi, c'est surtout parce que l'on s'est rendu compte qu'une fois maîtrisée, la pollution bactériologique et virologique était remplacée par la pollution chimique et industrielle. Cette constatation a profondément frappé la société d'abondance. Le programme à long terme de l'OMS en hygiène du milieu aidera les pays à empêcher que la pollution n'atteigne chez eux un niveau critique ou, lorsqu'ils n'auront pu le faire, à prévenir la délégation italienne l'accueille donc favorales effets néfastes d'une telle situation blement et elle appuie les propositions avancées dans le document A26/11 pour améliorer les conditions fondamentales d'hygiène du milieu et d'assainissement, établir des critères d'hygiène du milieu, surveiller l'environnement et lutter contre les pollutions ou les risques d'ordre chimique, physique et biologique. Il y a maintenant 20 ans que l'OMS a commencé à s'intéresser aux problèmes de pollution de l'air et de l'eau; aujourd'hui, elle joue dans ce domaine un rôle d'une importance primordiale qui a été reconnu par la conférence de Stockholm. Parmi les activités mentionnées dans le document A26/11, il convient de souligner le renforcement des programmes entrepris en collaboration avec d'autres organismes pour réduire les effets nocifs des produits chimiques utilisés en agriculture. En Italie, les dangers que présentent ces produits pour la santé sont plus graves dans les zones rurales en cours de développement que dans les zones industrielles, car ils y sont fréquemment conservés dans les habitations, de sorte que des familles entières de travailleurs agricoles sont exposées à leurs effets toxiques. En outre, les campagnes sont moins bien équipées en services médicaux. La délégation italienne apprécie particulièrement le rôle joué par l'OMS dans l'établissement et la promotion d'accords internationaux sur les critères applicables à la qualité de l'air, de l'eau, des denrées alimentaires et du cadre de travail. Ces critères constitueront le fondement scientifique de toute action préventive qui pourra être menée par les autorités :

sanitaires.

Les facteurs liés à l'environnement ont sur la santé humaine des effets complexes dont tout essai de solution l'étude est délicate et doit être confiée à des spécialistes qualifiés qui ne serait pas appuyé par des experts pourrait fort bien se révéler dangereux. :

Le Dr AL -AWADI (Koweft) pense que l'on a tendance à n'envisager l'hygiène du milieu que sous l'angle de l'approvisionnement en eau et de l'élimination des déchets. Or, son pays doit faire face à des problèmes de pollution plus complexes qui préoccupent beaucoup le Gouvernement. La mise en service de grandes raffineries dans la région du golfe Persique où sont concentrées la plupart des elle est également ressources mondiales de pétrole n'a pas seulement pour effet de tuer le poisson à l'origine d'une sévère pollution atmosphérique qu'aggravent les énormes différences entre les températures diurne et nocturne. Le Dr Al -Awadi espère que les études sur la pollution atmosphérique qui sont entreprises dans les pays développés tiendront compte du cas particulier des industries implantées dans les zones arides. :

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La pollution atmosphérique représente, au Kowett, le principal danger pour la santé humaine mais on n'en tient pas encore suffisamment compte et il faut espérer que l'OMS jouera un rôle de premier plan dans les efforts qui seront faits pour la combattre. Le délégué de la Grèce a raison de mettre l'accent sur l'établissement de critères et de normes permettant de mesurer la pollution; jusqu'ici, en effet, le Kowett a été obligé d'utiliser les normes de pollution du Royaume -Uni et des Etats -Unis d'Amérique qui ne s'appliquent pas à ses conditions climatiques particulières. Le Dr Al -Awadi prie donc instamment l'OMS de prendre dès que possible des mesures pour fixer des critères de pollution afin que les pays en voie de développement qui sont en train de s'industrialiser soient pleinement avertis des dangers auxquels ils s'exposent.

Le Dr FELKAI (Hongrie) signale que la réglementation sanitaire de son pays comporte déjà des dispositions visant à prévenir la pollution de l'environnement. Toutefois, les progrès de la technique et l'expérience acquise dans les pays industrialisés en matière de prévention de la pollution sont des facteurs dont les spécialistes hongrois de la santé publique tiennent compte de plus en plus. La prévention de la pollution n'est pas seulement une affaire de santé publique mais aussi de politique sociale et à ce titre elle relève de l'Etat. Les mesures de lutte contre la pollution qui ont été prises en Hongrie sont directement axées sur un emploi plus rationnel des combustibles. L'utilisation croissante du gaz naturel pour le chauffage et des techniques de chauffage à distance ont déjà eu des effets sensibles. Les essais effectués dans la nouvelle banlieue de'Budapest ont montré qu'au cours de ces dernières années la teneur de l'air en poussières a diminué de 30 %, en soufre de 17 % et en dioxyde de soufre de 55 %. On a instauré, dans le centre de Budapest, une zone d'air pur où l'utilisation de combustibles classiques sera progressivement éliminée. Si l'essor de la production industrielle et agricole a augmenté considérablement la demande d'eau, elle a aussi entrafné une pollution croissante des ressources hydriques. Résoudre ce problème eh éliminant la pollution à sa source est l'une des principales tâches que doivent assumer les spécialistes de la lutte contre la pollution. En Hongrie, une grande partie des eaux de surface est déjà considérablement polluée. On applique actuellement des mesures de protection pour réduire cette pollution et protéger en même temps les ressources encore intactes. Le problème posé par l'élimination des eaux usées est, en partie, d'ordre microbiologique. Lorsqu'elles sont utilisées pour l'irrigation, les eaux usées peuvent, après dessiccation, entraver le processus naturel d'auto- épuration par le sol, et l'utilisation croissante des herbicides et insecticides ne fait que compliquer la situation. La tâche la plus importante est sans aucun doute l'extension des mesures de protection prévues. En Hongrie, l'essor de l'industrie, la circulation de plus en plus dense et la demande accrue de biens de consommation font qu'il est plus urgent d'agir sur le plan technologique que sur le plan sanitaire. En publiant les derniers résultats de la lutte contre la pollution ainsi que les mesures adoptées par chaque pays, l'OMS pourrait grandement faciliter les travaux des spécialistes dans tous les pays y compris en Hongrie. Le Dr SHRIVASTAV (Inde) fait observer que si, dans son pays, quelques régions sont déjà industrialisées, les autres demeurent essentiellement rurales. L'Inde est donc encore en mesure de tirer parti de l'expérience acquise par les pays développés. Le Gouvernement de l'Inde a constitué un Comité national de l'Environnement qui relève du Ministère de la Science et de la Technologie et au sein duquel siègent des travailleurs sanitaires, des agriculteurs, des zoologistes, des botanistes, des écologistes et des industriels. Le Premier Ministre, qui s'intéresse particulièrement aux problèmes de l'environnement, a dirigé en personne la délégation de l'Inde à la conférence des Nations Unies sur l'environnement. Le Parlement est maintenant saisi de deux projets de lois, l'un concernant la pollution de l'eau et l'autre la pollution de l'air; ces lois entreront en vigueur uniformément dans tout le pays mais c'est aux autorités locales qu'il incombera de les appliquer, et le Dr Shrivastav a de ce fait quelque appréhension quant à leur mise en pratique efficace, L'Inde dépend dans une large mesure de ses ressources en eau de surface car elle n'a pas de grandes réserves souterraines. De nombreux insecticides ont été utilisés au cours de la Révolution verte et le cycle de la mousson favorise leur passage dans les cours d'eau et les puits peu profonds, ce qui a pour effet de polluer les eaux servant à la boisson. En Inde, les taux d'insecticides qui ont été décelés dans les lipides de l'organisme sont élevés par rapport aux autres pays et le Comité national met donc particulièrement l'accent sur une réglementation de l'emploi des ces insecticides. Toutefois, il ne suffit pas d'entreprendre une telle action au niveau national mesures doivent être étendues au reste du monde pour que les insecticides qui se sont révélés extrêmement toxiques et dangereux ne soient plus vendus sans restriction aux pays en voie de développement. Deux sujets présentent une importance particulière pour les pays du tiers monde. Tout d'abord, un contrôle sévère de la pollution pourrait paralyser le développement de l'industrie et avoir une :

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VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

incidence défavorable sur l'économie. Les gouvernements et les organismes internationaux doivent donc conseiller les entreprises existantes sur les moyens à employer pour maintenir les effluents à un niveau admissible. Il est possible d'imposer des mesures aux entreprises nouvelles, mais pour celles qui sont déjà en place, une aide technique pour remédier à la situation est plus appropriée. L'autre problème concerne la mise au point de procédés de recyclage pour les déchets solides et liquides, trop précieux pour que l'on se contente de les éliminer comme dans les pays développés. A Leningrad, le Dr Shrivastav a visité une installation capable de convertir 95 % des déchets solides en engrais pour l'agriculture les immobilisations en capital s'élèvent pour l'ensemble du traitement à 10 roubles par tonne alors que l'engrais récupéré vaut près de 8 roubles par tonne. Une installation de ce genre serait d'une grande utilité dans des pays tels que l'Inde. Il ne faut pas oublier non plus que le surpeuplement et les taudis ont un effet défavorable sur l'assainissement et constituent un facteur de pollution. La lutte contre la pollution ne doit pas être négligée dans les grandes villes et, à cet égard, l'amélioration des logements revêt une grande importance. Lors de la conférence des Nations Unies sur l'environnement, l'Inde a été l'un des pays qui ont insisté le plus sur le rôle utile de l'OMS et des autres institutions spécialisées. Il convient de renforcer les travaux de l'OMS dans le domaine de l'environnement en prévoyant des crédits plus importants et en assurant une meilleure coordination avec ]e Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE). :

Le Dr BERNARD (Malte) pense que son pays s'est attaqué avec un certain succès aux problèmes de l'environnement et que des progrès considérables ont été accomplis. Il existe maintenant, presque partout, des réseaux de distribution d'eau et les réseaux d'égouts desservent environ 80 % du pays. Les denrées alimentaires, la médecine du travail et l'environnement font l'objet d'une législation. La phase 1 d'un programme commun OMS /PNUD sur l'approvisionnement en eau est maintenant achevée, mais la phase 2 traîne en longueur. Le Dr Bernard note que personne n'a encore parlé de la pollution des mers. Or, les hydrocarbures rejetés sur les côtes de Malte suscitent de vives préoccupations et des mesures visant à éliminer ce danger seraient les bienvenues. Le Dr THIEME (Samoa -Occidental) est le délégué d'une petite nation en voie de développement qui se soucie surtout d'améliorer les conditions fondamentales d'hygiène du milieu et d'assainissement. L'OMS et le FISE ont aidé à mettre sur pied des projets d'approvisionnement en eau dans des zones rurales où l'on a constaté depuis lors que l'incidence des maladies infectieuses avait diminué chez les enfants. Une assistance a été également accordée pour des projets d'évs .ation des déchets solides qui ont permis de réduire les,cas d'infestations vermineuses. Si des progrès satisfaisants ont été réalisés dans le domaine de l'hygiène du milieu et de l'assainissement, on éprouve cependant de graves inquiétudes au sujet de la pollution de l'air qu'entraînent, dans la Région du Pacifique occidental, les expériences nucléaires effectuées dans l'atmosphère et la délégation du Samoa -Occidental appuie sans réserve le projet de résolution sur la nécessité urgente de les suspendre.'

M. GOERKE (République fédérale d'Allemagne) estime que le projet de résolution sur le programme de l'OMS en matière de santé et d'environnement humain,2 dont sa délégation est l'un des coauteurs, expose de manière satisfaisante les modifications qu'il convient d'apporter au programme sur l'environnement. Le Dr MENOKPOR (Ghana) est d'avis que rien ne saurait remplacer les éléments fondamentaux de l'hygiène du milieu et de l'hygiène personnelle, à savoir un logement propre, une eau de boisson saine et une alimentation saine. Comme la plupart des pays en voie de développement, le Ghana est surtout affecté par la pollution biologique de l'eau et des denrées alimentaires; les maladies les plus répandues sont, pour la plupart, d'origine hydrique ou alimentaire comme la dysenterie et la typhoide ou sont dues, comme la tuberculose, à de mauvaises conditions de logement et au surpeuplement. On se préoccupe donc surtout de mettre à la disposition des populations rurales une eau de boisson saine et des installations convenables pour l'élimination des déchets. Le Gouvernement a entrepris, avec l'aide d'organismes internationaux, la construction de distributions d'eau dans les zones rurales mais, dans certains cas, ce sont les populations elles -mêmes qui, conseillées par le Gouvernement sur le plan technique, se sont chargées de cette tâche en fournissant la main -d'oeuvre et en faisant des contributions financières bénévoles. Dans le domaine du logement, rares sont les Ghanéens qui peuvent se construire une maison convenable. Le Gouvernement a donc lancé un programme échelonné pour la construction d'habitations à bon marché que le Ghanéen moyen pourra acheter à crédit. :

1 Reproduit à la 2

p.

386.

Reproduit à la p. 394.

COMMISSION A

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DOUZIEME SEANCE

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On observe actuellement au Ghana des signes inquiétants de pollution industrielle. En outre, la politique agricole du Gouvernement, axée sur l'auto- assistance, pousse les cultivateurs à produire davantage et, de ce fait, à intensifier l'usage des pesticides dont on connaît les effets nocifs.

Le Dr CAMARA (Guinée) fait observer que le problème de l'environnement n'intéresse pas seulement les pays industrialisés. Si l'on entend par environnement l'ensemble des influences extérieures qui s'exercent sur l'homme, on peut dire que tous les pays d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine ont été exposés à la pire des pollutions du fait du colonialisme. Dès lors, l'un des aspects de la stratégie mondiale pour l'amélioration de l'environnement doit être un effort concerté de tous les peuples en vue d'assurer liberté et dignité à ceux qui se trouvent encore sous la domination colonialiste et raciste. La pire des pollutions n'est -elle pas en effet celle des consciences, ainsi que l'absence de liberté et de dignité ? Dans les villes africaines, c'est le surpeuplement qui, en imposant une charge excessive aux services existants d'hygiène, d'approvisionnement en eau et d'élimination des déchets, est une cause de pollution. A Conakry, par exemple, la population s'élevait en 1958 à 120 000 habitants alors qu'au dernier recensement elle atteignait 450 000. Ce phénomène favorise la propagation des maladies hydriques et fécales ainsi que des parasitoses et de la tuberculose. La Guinée possède d'abondantes réserves de minerai de fer et de bauxite et l'on construit actuellement de nombreuses usines pour les exploiter. Des normes précises ont été établies pour l'implantation de ces usines et l'on a pris des mesures visant à prévenir ou, du moins, à réduire les risques de pollution. Le Dr Camara espère que l'OMS sera en mesure de coordonner les activités dans ce domaine. Le Dr TOW (Malaisie) signale que son pays a abordé une politique d'industrialisation dans le cadre de son programme de développement et a aménagé plus de dix zones industrielles sur l'ensemble du territoire. Si aucune mesure n'est prise dès les premières étapes, il pourrait fort bien en résulter une pollution de plus en plus grave. Parmi les sources actuelles de pollution, on peut citer les usines de transformation du latex, les fabriques d'huile de coprah et de palme ainsi que les industries alimentaires. Il faut encore noter la pollution biologique transmise par les égouts, la pollution du sol due aux déchets solides et liquides (y compris ceux qui proviennent des mines d'étain), le risque d'irradiation créé par le matériel de radiologie médicale et dentaire, la pollution résultant de l'usage des pesticides en agriculture, la pollution atmosphérique causée par les véhicules à moteur et par la combustion de déchets solides et, enfin, le bruit. L'accent doit être mis sur des mesures d'hygiène simples et sur l'assainissement dont l'intérêt est très supérieur à celui des techniques complexes utilisées pour éliminer les effluents chimiques et autres. En Malaisie, plus de 60 % de la population vit dans des zones rurales où règnent de mauvaises conditions d'hygiène et les maladies d'origine hydrique sont, pour une large part, responsables de la morbidité et de la mortalité; c'est ainsi que la gastro- entérite occupe la quatrième place sur la liste des dix principales causes d'admission dans les hôpitaux d'Etat. Il est encourageant de voir que la première des principales fonctions assignées à l'OMS par la conférence de Stockholm est l' "amélioration des conditions de santé par un meilleur assainissement ". Grâce à l'aide de l'OMS, la Malaisie a pu mener à bien un projet pilote d'assainissement axé sur la mise en place de distributions d'eau potable, de latrines hygiéniques et de services d'évacuation des eaux usées et des déchets solides. On a élaboré un programme national d'assainissement qui sera étendu à l'ensemble de la population rurale. La réalisation de ce programme doit s'achever en 1980 et son financement est assuré dans une très large mesure à l'aide de fonds nationaux. Il doit permettre d'éliminer les maladies transmises par l'eau telles que le choléra, la typholde, la dysenterie et la gastro- entérite. La Malaisie est parfaitement consciente des risques de pollution industrielle. Elle a adopté une loi sur la qualité de l'environnement et prévu l'organisation et les structures nécessaires à son application. Il existe aussi une loi sur les substances radioactives (1968)

et l'on remet à jour une ordonnance sur les aliments et les médicaments. Le Dr Tow espère que l'OMS continuera d'aider les pays en voie de développement à organiser leurs services d'assainissement jusqu'à ce qu'ils disposent sur place d'un effectif suffisant de personnel qualifié. Le DIRECTEUR GENERAL ADJOINT déclare que le Secrétariat a trouvé très encourageant l'intérêt manifesté par un aussi grand nombre de délégués. Les remarques et suggestions présentées au cours du débat ont été soigneusement notées. Nécessité urgente de la suspension des essais d'armes nucléaires La Commission est saisie du projet de résolution ci- après, proposé par les délégations des Australie, Bolivie, Chili, Colombie, Equateur, Fidji, Japon, Malaisie, Nigéria, pays suivants :

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VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Nouvelle -Zélande, Pérou, Philippines, Pologne, Samoa- Occidental, Sierra Leone, Thailande, Uruguay et Yougoslavie :

La Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé, Consciente des conséquences préjudiciables pour la santé des générations présentes et futures qu'entraîne la contamination de l'environnement due aux essais d'armes nucléaires; Notant que les retombées provenant des essais d'armes nucléaires constituent une addition incontrôlée et injustifiée aux risques d'irradiation auxquels l'humanité est exposée; Exprimant sa grave préoccupation de voir que des essais d'armes nucléaires dans l'atmosphère se sont poursuivis contrairement à l'esprit du traité interdisant les essais d'armes nucléaires dans l'atmosphère, dans l'espace extra -atmosphérique et sous l'eau; Rappelant la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé et en particulier les principes suivants 1) la possession du meilleur état de santé qu'il est capable d'atteindre constitue l'un des droits fondamentaux de tout être humain, quelles que soient sa race, sa religion, ses opinions politiques, sa condition économique ou sociale, et 2) la santé de tous les peuples est une condition fondamentale de la paix du monde et de la sécurité; elle dépend de la coopération la plus étroite des individus et des Etats; Consciente également de la responsabilité toute particulière qui incombe aux organisations de la famille des Nations Unies d'exprimer leur préoccupation, chacune dans le domaine de sa compétence, quant aux incidences pour les générations présentes et futures de la poursuite des essais d'armes nucléaires; Rappelant en outre que, dans sa résolution WHA19.39 de mai 1966, l'Assemblée mondiale de la Santé a invité tous les pays à collaborer pour empêcher, dans l'intérêt de la santé des générations présentes et futures, toute élévation du niveau de radiations présent dans :

le milieu;

Notant avec regret que tous les Etats n'ont pas encore adhéré au traité interdisant les essais d'armes nucléaires dans l'atmosphère, dans l'espace extra -atmosphérique et sous l'eau qui a été signé à Moscou le 5 août 1963; Rappelant aussi la résolution 2934 A -C (XXVII) de l'Assemblée générale des Nations Unies en date du 29 novembre 1972 et le principe N° 26 de la déclaration de la conférence des Nations Unies sur l'environnement selon lequel l'homme et son environnement doivent se voir épargner les effets des armes nucléaires et de tous les autres moyens de destruction de masse; Notant encore que certains Etats Membres de l'Organisation mondiale de la Santé ont en plusieurs occasions exprimé leur opposition irréductible aux essais d'armes nucléaires et en particulier aux essais qui exposent leurs populations à des retombées radioactives; Notant enfin et faisant sienne l'opinion exprimée par des organismes tels que le Comité scientifique des Nations Unies pour l'Etude des Effets des Radiations ionisantes et la Commission internationale de Protection radiologique selon laquelle toute élévation évitable du niveau des radiations ionisantes dans l'atmosphère est injustifiable et constitue un danger à long terme pour la santé, EXPRIME sa profonde préoccupation devant la menace pour la santé des générations 1. présentes et futures et devant l'endommagement de l'environnement de l'homme qui résultent de toute élévation du niveau des radiations ionisantes dans l'atmosphère; CONDAMNE en conséquence tous les essais d'armes nucléaires qui entraînent une telle 2. élévation du niveau des radiations ionisantes dans l'atmosphère et demande instamment leur cessation immédiate; INVITE le Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé à porter la présente 3. résolution à l'attention du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies en lui demandant d'en faire connaître le contenu à tous les Etats Membres de l'Organisation des Nations Unies.

Sir William REFSHAUGE (Australie) estime qu'aujourd'hui la plus grave menace qui pèse sur l'environnement est celle d'une pollution générale du fait des essais d'armes nucléaires dans l'atmosphère. La délégation de l'Australie est d'avis que toute augmentation non indispensable du niveau des rayonnements ionisants est totalement injustifiée. L'Australie, qui est partie au traité sur l'arrêt partiel des essais nucléaires et qui préconise, depuis de nombreuses années, l'application universelle de ce traité, est opposée depuis longtemps à tous les types d'essais nucléaires et particulièrement aux essais dans l'atmosphère dans la région du Pacifique. Les efforts entrepris pour négocier un traité interdisant tous les essais d'armes nucléaires ont conduit à l'adoption, lors de la dernière Assemblée générale, de la résolution 2934 A -C ( XXVII) qui demande l'arrêt de tous les essais atmosphériques. A la conférence des Nations Unies sur l'environnement, l'accent a été mis sur les dangers que présentent ces essais et la conférence a adopté le principe N° 26 aux termes duquel "l'homme et son environnement doivent se voir épargner les effets des armes nucléaires et de tous les autres moyens de destruction de masse ". En dépit de toutes les protestations, des avis exprimés par les Membres des Nations Unies et des travaux de la Commission du Désarmement, on a relativement peu progressé vers une interdiction complète des essais qui aurait l'appui de toutes les puissances nucléaires.

COMMISSION A

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DOUZIEME SEANCE

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Les essais d'armes nucléaires dans l'atmosphère du Pacifique constituent, pour la santé des peuples de cette partie du monde, un danger que ne compense aucun avantage. La protestation la plus récente contre ces essais a été formulée à une session de la Commission du Pacifique sud dont les membres ont adopté une déclaration commune dans laquelle ils réaffirment leur vive opposition à ces essais, qui exposent leurs peuples contre leur gré et sans aucun avantage pour eux, ainsi que leur environnement, à des retombées radioactives, et qui témoignent d'une indifférence déplorable à l'égard de leur futur bien -être. Le peuple d'Australie ne se préoccupe pas simplement des effets possibles de ces essais pour lui -même et son pays. Il s'inquiète aussi de leur incidence sur l'environnement de toute la Région du Pacifique occidental dont fait partie l'Australie. Les rapports publiés au sujet des programmes de surveillance des retombées radioactives entrepris dans la Région montrent que ces craintes sont justifiées. L'Assemblée de la Santé a déjà examiné à de nombreuses reprises les dangers qui résultent des essais d'armes nucléaires. La déclaration la plus significative à cet égard figure dans la résolution WHA19.39 adoptée, en mai 1966, par la Dix- Neuvième Assemblée de la Santé. L'Assemblée, consciente de l'inquiétude croissante de l'opinion mondiale devant les effets nuisibles résultant pour les générations présentes et futures de l'élévation des niveaux d'irradiation auxquels l'homme est exposé du fait des essais d'armes nucléaires et thermonucléaires, venant s'ajouter aux autres sources de rayonnement, notait que "les effets de toute augmentation de l'irradiation peuvent ne se manifester pleinement qu'après plusieurs dizaines d'années en ce qui concerne les effets somatiques et après de nombreuses générations en ce qui concerne les lésions génétiques ". Enfin, dans le principal paragraphe du dispositif, tous les pays étaient invités à collaborer pour empêcher, dans l'intérêt de la santé des générations présentes et futures, toute élévation du niveau de radiations présent dans le milieu.

Cet appel n'a malheureusement pas été entendu. C'est pourquoi la délégation australienne estime que l'Assemblée de la Santé devrait se préoccuper des dangers que présente, pour l'environnement, la poursuite des essais d'armes nucléaires dans l'atmosphère. Le Dr HIDDLESTONE (Nouvelle -Zélande) pense que, si l'homme a réalisé d'immenses progrès techniques, les dommages irréparables qui peuvent en résulter ne sont pas moins spectaculaires. Or, les progrès techniques associés aux essais d'armes nucléaires dans l'atmosphère sont ceux dont le danger potentiel est le plus grand. La poursuite des essais atmosphériques dans le Pacifique a suscité partout de vives inquiétudes. Ces essais vont à l'encontre des résolutions de l'Assemblée générale et ne tiennent aucun compte des objections et des appels répétés des nombreux pays intéressés. Outre la dernière décision de l'Assemblée générale sur l'arrêt des essais atmosphériques, une déclaration aux termes de laquelle il faut épargner à l'homme et à son environnement les effets des armes nucléaires a été adoptée par la conférence des Nations Unies sur l'environnement. Une décision semblable avait été prise, en juin 1972, par la Conférence internationale du Travail. Il est désormais établi que les rayonnements émis par les essais d'armes nucléaires, notamment ceux qui sont effectués dans l'atmosphère du Pacifique, sont en Nouvelle -Zélande l'une des causes de pollution de l'air et de l'eau. Le National Radiation Laboratory de Nouvelle -Zélande a entrepris, depuis 1965, des programmes de surveillance des rayonnements dans l'ensemble de la Nouvelle -Zélande et dans les îles du Pacifique situées au nord. Si les niveaux mesurés ne constituent pas encore un danger pour la santé publique, il est indubitable que le risque existe, surtout pour l'avenir. En outre, on ne peut pas écarter l'éventualité d'un accident nucléaire avec toutes ses terribles conséquences. Le Gouvernement de la Nouvelle -Zélande a accepté les recommandations de la Commission internationale de Protection radiologique selon lesquelles toute exposition à des rayonnements doit être compensée par un avantage. Or la Nouvelle -Zélande ne tire aucun avantage des essais nucléaires dans l'atmosphère et sa population est exposée inutilement à un risque qu'elle n'a pas choisi. En conséquence, le Gouvernement de la Nouvelle -Zélande désire qu'on mette fin à tous les essais nucléaires et, en particulier, à ceux qui augmentent la quantité de rayonnements ionisants dans l'atmosphère. La délégation de la Nouvelle -Zélande n'est pas seulement soucieuse de l'intérêt local. C'est dans l'intérêt du monde entier qu'elle demande à l'Assemblée de la Santé de prendre position contre des actes qui compromettent inutilement la santé et le bien -être de l'homme et qu'elle lui propose, en sa qualité de coauteur, d'approuver le projet de résolution en discussion. La Nouvelle -Zélande n'ignore pas que l'Assemblée de la Santé n'a à connaître que des problèmes sanitaires et que les questions politiques ne relèvent pas de sa compétence. Or, les raisons énoncées plus haut montrent bien que les essais d'armes nucléaires dans l'atmosphère constituent un problème sanitaire que des médecins ne sauraient passer sous silence.

La séance est levée à 12 h.3O.

TREIZIEME SEANCE Mardi 22 mai 1973, 15 h.55 Président :

Dr S. PHONG AKSARA (ThaYlande)

PROBLEMES DE L'ENVIRONNEMENT DE L'HOMME (suite)

Ordre du jour, 2.7

Nécessité urgente de la suspension des essais d'armes nucléaires (suite) Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) remarque que, selon la déclaration faite par le délégué de la Nouvelle- Zélande à la douzième séance, les retombées radioactives provenant des essais d'armes nucléaires dans le Pacifique ne représentent pas encore une menace pour la santé de l'homme, mais que le premier alinéa du préambule du projet de résolution dit le contraire. Sir George suggère donc que cet alinéa soit ainsi modifié "Consciente des conséquences préjudiciables que pourrait avoir pour la santé des générations présentes et futures toute contamination de l'environnement due à des essais d'armes nucléaires;" La fin du dernier alinéa du préambule devrait aussi être modifiée comme suit "... est injustifiable et constitue un danger potentiel à long terme pour la santé," Enfin, à l'avant- dernière ligne du premier paragraphe du dispositif, il faudrait dire " ... et devant l'endommagement de l'environnement de l'homme qu'entraînerait probablement toute élévation ..." : :

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Pour Sir William REFSHAUGE (Australie), les effets nocifs des essais nucléaires sont clairement attestés dans les rapports sur la question. Il acceptera cependant les amendements proposés par le délégué du Royaume -Uni sous réserve de l'accord des autres coauteurs du projet. Le PRESIDENT, constatant qu'il n'y a pas d'objections de la part des coauteurs du projet de résolution, considère que ceux -ci acceptent les amendements proposés par le délégué du Royaume -Uni. M. RABUNO (Fidji) déclare que, devant la dégradation de plus en plus marquée de l'environnement et ses répercussions fâcheuses sur la santé des générations présentes et futures, il est nécessaire que l'Assemblée de la Santé souscrive à la résolution que l'Assemblée générale des Nations Unies a adoptée en instituant le Programme des Nations Unies pour l'Environnement. La délégation de Fidji compte bien que le programme exposé dans la résolution WHA24.47 portera notamment sur l'amélioration des approvisionnements en eau, l'aménagement d'égouts et l'amélioration des services d'hygiène, en particulier dans les pays où ces problèmes sont le plus aigus et où des améliorations sont le plus nécessaires. Rappelant que la conférence des Nations Unies sur l'environnement a confié à l'OMS des tâches de surveillance et de recherche en ce qui concerne les effets des polluants présents dans l'air et dans l'eau, M. Rabuno exprime l'espoir que le programme de l'OMS dans ce domaine comprendra également l'étude des effets des radiations ionisantes sur la santé. Il est généralement admis que l'homme est exposé à des doses croissantes de ces rayonnements du fait des techniques médicales modernes et du développement des voyages. La population de Fidji se préoccupe vivement des essais nucléaires effectués dans le Pacifique, et la délégation de Fidji partage l'inquiétude qu'ont exprimée d'autres orateurs devant la pollution de l'atmosphère causée par ces essais. Se trouvant à proximité de la zone des essais; Fidji est placé dans une situation très différente de celle des autres pays participant à la discussion. La délégation de Fidji souhaite donc vivement que le projet de résolution soit adopté. Le Dr SENCER (Etats -Unis d'Amérique), notant que le préambule mentionne le traité interdisant les essais d'armes nucléaires dans l'atmosphère, dans l'espace extra -atmosphérique et sous l'eau traité que le Gouvernement des Etats -Unis a signé - propose que les mots "dans l'atmosphère" soient ajoutés à la fin du titre du projet de résolution ainsi qu'à la fin du premier et du cinquième alinéas du préambule. Si ces amendements sont acceptés, la délégation des Etats -Unis votera pour le projet de résolution. Le Dr HIDDLESTONE (Nouvelle -Zélande) suggère une légère modification du texte anglais de l'amendement au premier paragraphe du dispositif, proposé par le délégué du Royaume -Uni et accepté par les cóauteurs du projet de résolution.

Sir William REFSHAUGE (Australie) n'a pas d'objections aux amendements proposés par les délégués des Etats -Unis et de la Nouvelle -Zélande.

Le Professeur HALTER (Belgique) dit que, comme le traité interdisant les essais d'armes nucléaires vise les "essais dans l'atmosphère, dans l'espace extra -atmosphérique et sous l'eau ", il est un peu surpris que le délégué des Etats -Unis ne mentionne que l'atmosphère dans sa proposition d'amendement. Les intentions du Gouvernement des Etats -Unis en ce qui concerne ce traité auraient elles changé ? - 388 -

COMMISSION A

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TREIZIEME SEANCE

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Le Dr SENCER (Etats -Unis d'Amérique) déclare que le Gouvernement des Etats -Unis n'a nulle intention de modifier sa position en ce qui concerne la prolifération des armes atomiques. L'amen dement proposé veut simplement répondre à l'objectif particulier du projet de résolution soumis à la Commission.

Le Dr ONDAYE (Congo) appuie sans réserves le projet de résolution car, de l'avis de la délégation congolaise, les armes nucléaires constituent un danger permanent non seulement à cause des risques d'irradiation mais aussi à cause de l'anxiété et de la crainte de la guerre qu'elles font naître dans toute l'humanité. Les puissances qui entreprennent des essais nucléaires devraient comprendre que leur premier devoir est de maintenir la paix. Les essais sont une nouvelle manifestation du désir de dominer le monde qui s'est exprimé à différentes époques par le trafic des esclaves en Afrique, par l'impérialisme, par le colonialisme et par le néo- colonialisme. Il est regrettable que l'espèce humaine se laisse entraîner à l'autodestruction, surtout lorsqu'elle a atteint un certain niveau de progrès technique. Il faut que les peuples s'entraident non pour satisfaire leurs propres intérêts égoîstes mais pour le bien de l'humanité tout entière. Les meilleures armes sont la connaissance, la compréhension, la tolérance, la justice sociale, l'égalité et l'amitié entre les peuples. La délégation du Congo est opposée à l'amendement proposé par les Etats -Unis, qui ne change rien au problème de la paix et de la santé humaine menacées par les armes nucléaires. Le Dr ADEOYE (Nigéria) fait observer que les pays en voie de développement sont ceux qui risquent le plus d'être les victimes des conséquences des essais d'armes nucléaires effectués dans l'atmosphère, dans l'espace extra -atmosphérique et sous l'eau. Déjà aux prises avec d'énormes problèmes de santé, ces pays ne peuvent admettre que s'y ajoutent encore les risques liés aux retombées radioactives. La délégation du Nigéria s'est donc jointe aux coauteurs du projet de résolution. Le Dr PAREJA (Argentine) approuve les objectifs du projet de résolution mais trouve que le texte ne reflète pas les arguments avancés par le délégué de l'Australie. Il est favorable aux amendements proposés, sauf celui du délégué des Etats -Unis. En outre, il suggère que dans le deuxième alinéa du préambule les mots "incontrôlée et injustifiée" soient supprimés. Comme le troisième alinéa du préambule ne tient pas compte de l'important travail accompli par les institutions du système des Nations Unies, et notamment des diverses résolutions adoptées par l'Assemblée générale des Nations Unies, il conviendrait de le modifier comme suit "Exprimant sa grave préoccupation de voir que des essais d'armes nucléaires dans l'atmosphère se sont poursuivis contrairement aux nombreuses ont pour objectif venir à une interdiction complète et totale des essais d'armes nucléaires dans tous les milieux ". Dans le septième alinéa du préambule, il faudrait remplacer les mots "Notant avec regret" par le mot "Rappelant" et ajouter à la fin du texte le membre de phrase suivant "et déplorant en outre que la détermination qu'ont manifestée les parties à ce traité de poursuivre les négociations en vue d'obtenir la suspension complète des essais d'armes nucléaires n'a pas eu jusqu'à présent les résultats souhaités; ". Enfin, dans le premier paragraphe du dispositif, le mot "évitable" devrait être inséré après le mot "élévation ". :

Le Professeur REXED (Suède) déclare que le Gouvernement suédois est opposé aux essais d'armes nucléaires sous quelque forme que ce soit. Il approuve donc sans réserve le texte initial du projet de résolution qui, à bien des égards, avait plus de force. Il accepte cependant les amendements qui ont été proposés, sauf ceux du délégué des Etats -Unis. La 'véritable signification du cinquième alinéa du préambule est que les diverses organisations de la famille des Nations Unies ont un devoir tout particulier d'observer les effets des essais en question, quelle que soit la forme que prennent ces essais, et d'exprimer leur inquiétude à ce sujet. L'amendement proposé par les Etats -Unis devrait être mis aux voix séparément. Le Dr OLAFSSON (Islande) partage l'opinion du délégué de la Suède et suggère que les nations qui désirent procéder à des essais nucléaires le fassent sur leur propre territoire afin de ne pas contaminer l'environnement dans d'autres pays. M. TSUNASHIMA (Japon), en sa qualité de coauteur du projet de résolution, accepte les amendements proposés par les délégués du Royaume -Uni et des Etats -Unis. Le Dr CHAPMAN (Canada) dit que, dans sa rédaction initiale, le projet de résolution reflète à peu de chose près la position prise par le Gouvernement canadien dans diverses réunions internationales se rapportant aux essais nucléaires. Le Gouvernement du Canada est opposé aux essais d'armes nucléaires sous toutes leurs formes et par conséquent aux amendements proposés par les Etats -Unis. Dans le deuxième paragraphe du dispositif, il serait préférable d'utiliser le mot "Déplore" plutôt que le mot "Condamne ". Pour Sir William REFSHAUGE (Australie), le fait que le projet de résolution a été présenté par dix -huit Etats Membres prouve bien que l'inquiétude suscitée par les essais d'armes nucléaires est largement répandue. Toutefois, dans un esprit de conciliation, la délégation australienne acceptera les amendements proposés. Il présume que, dans le même esprit, les autres coauteurs du projet sont également prêts à accepter ces amendements.

390

VINGT_ SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Le Dr MONTERO RUIZ (Pérou) dit que la délégation péruvienne ne saurait admettre que l'OMS, sous prétexte qu'elle est une organisation technique, s'abstienne de condamner des actes qui ne peuvent manquer d'avoir des répercussions fâcheuses sur la santé. La conférence de Stockholm a été catégorique en proclamant qu'il faut éviter que l'homme et son environnement soient exposés aux effets des essais d'armes nucléaires. Le projet de résolution, dont la délégation du Pérou est l'un des auteurs, mentionne les efforts internationaux que déploient contre les essais nucléaires des organismes qui ne sont pas directement responsables de la protection de la santé. A plus forte raison, l'OMS devrait prendre clairement position en faveur de l'abolition de ces essais. Ce dont il s'agit, ce n'est pas seulement d'éviter un accroissement des radiations, mais bien d'observer ce principe fondamental de la santé publique qui veut que soit totalement écartée toute menace évitable pour la santé. Le délégué du Pérou invite instamment les Etats Membres à voter pour le projet de résolution sans y apporter d'amendements. M. ESPINO (Panama) propose que l'on mette d'abord aux voix la proposition du délégué des Etats -Unis, puis celle du délégué de l'Argentine et enfin celle du délégué du Canada. Le Professeur CANAPERIA (Italie) rappelle que la délégation italienne a toujours préconisé qu'il soit mis fin aux essais nucléaires atmosphériques où que ce soit dans le monde; elle est favorable au projet de résolution quant au fond. La proposition tendant à remplacer le mot "Condamne" par le mot "Déplore" dans le deuxième paragraphe du dispositif lui parait judicieuse mais elle souhaiterait en outre que l'on supprime le mot "immédiate" dans ce même paragraphe. Ainsi modifié, le projet de résolution sera mieux en harmonie avec les résolutions de l'Assemblée générale des Nations Unies évoquées dans le préambule. Sir William REFSHAUGE (Australie) ne peut accepter la proposition de supprimer le mot "immédiate" car ce que l'on veut obtenir, c'est que les essais cessent immédiatement. Il ne peut accepter non plus les amendements proposés par le délégué de l'Argentine. Il demande enfin au délégué du Pérou de reconsidérer sa décision de ne pas accepter l'amendement proposé par le délégué du Canada. Le Dr STUYT (Pays -Bas) est d'accord avec les déclarations des délégués de l'Australie et de la Nouvelle -Zélande, qui ont souligné les aspects sanitaires des essais d'armes nucléaires. Bien qu'il soit, par principe, opposé aux discussions de caractère politique dans les institutions spécialisées du système des Nations Unies comme l'OMS, le Dr Stuyt estime, dans le cas présent et puisqu'une discussion de cet ordre s'est engagée, devoir préciser sans équivoque sa position. Il se déclare totalement d'accord avec le deuxième paragraphe du dispositif du projet de résolution où est exprimée l'opposition aux essais d'armes nucléaires, en particulier ceux qui exposent les populations à des retombées radioactives. Il précise que son gouvernement préférerait, d'autre part, que l'on mette fin à tous les essais nucléaires, y compris ceux qui sont effectués sous terre, et cela non seulement à cause des dangers qui peuvent en résulter pour 1 'environnement, mais aussi dans le cadre général de la limitation de la course aux armements de type nucléaire. Il appuie le projet de résolution avec les amendements proposés par les délégués du Canada, du Royaume -Uni et des Etats -Unis.

Le Dr RADOVANOVIC (Yougoslavie) est opposé aux amendements proposés par le délégué des EtatsUnis, pour les mêmes raisons que le délégué de la Suède. Le Dr ARNAN (Israel) approuve sans réserves le projet de résolution initial et regrette qu'on en affaiblisse les termes. Toutefois, même avec les amendements proposés, le projet de résolution á encore son utilité et la délégation israélienne lui donnera sa voix. Le Dr TOW (Malaisie), coauteur du projet de résolution, n'a pas d'objections aux amendements proposés par les délégués des Etats -Unis et du Royaume -Uni. Le Gouvernement malaisien est opposé aux essais nucléaires, en quelque lieu que ce soit. Le Professeur HALTER (Belgique) appuie le projet de résolution, avec l'amendement remplaçant le mot "condamne" par le mot "déplore" ainsi que les amendements proposés par le délégué du Royaume -Uni qui rendront le texte plus conforme à la réalité scientifique actuelle. Pour ce qui est des amendements proposés par la délégation des Etats -Unis, qui limiteraient la portée de la résolution aux essais effectués dans l'atmosphère, il ne peut les accepter. Le Dr HERBST (République fédérale d'Allemagne) appuie le projet de résolution avec l'amendement proposé par le Canada, qui permettra à un plus grand nombre de délégations de voter pour le projet. Il invite les membres de la Commission à tenir compte surtout de l'esprit du projet, sans trop s'arrêter à sa forme. Le Dr AMMUNDSEN (Danemark) estime, comme son collègue des Pays -Bas, que ce n'est pas à l'Assemblée de la Santé que des questions politiques doivent être étudiées. Elle appuie le projet de résolution avec les amendements proposés par le Royaume -Uni et le Canada, mais elle est opposée à l'amendement proposé par le délégué des Etats -Unis.

Le Professeur AUJALEU (France) dit que le projet de résolution, bien qu'il ne désigne nommément aucun pays, vise essentiellement, à n'en pas douter, les essais effectués par la France en Polynésie.

COMMISSION A

:

TREIZIEME SEANCE

391

Si l'on avait gardé un doute là- dessus, il serait maintenant dissipé par l'amendement qu'a proposé le délégué des Etats -Unis. La délégation française votera contre le projet de résolution et s'estime justifiée à le faire. En effet, la France a fourni au Comité scientifique des Nations Unies pour l'Etude des Effets des Radiations ionisantes plusieurs rapports détaillés sur les résultats des mesures de la radioactivité effectuées en différents points du monde par ses postes de surveillance à la suite des expériences nucléaires françaises en Polynésie. En 1969, le Comité scientifique a constaté que la radioactivité injectée dans l'atmosphère par les essais français et chinois représentait à peine 2 % de la radioactivité totale imputable à l'ensemble des essais nucléaires effectués jusque -là, et que d'autre part la retombée radioactive globale était passée par un maximum avant même les essais faits par la France, et baissait régulièrement, malgré ces essais, depuis l'année 1964. Le Comité scientifique n'a jamais mis en cause les essais faits par la France dans le Pacifique, et n'a fait aucune remarque particulière au sujet des rapports fournis en 1970 et 1971. Les mesures faites par d'autres pays, notamment la Nouvelle -Zélande et l'Australie, ont montré que le niveau des radiations a été inférieur en 1970 et 1971 à ce qu'il était les années précédentes. Le Gouvernement français a été particulièrement attentif à la protection des mers et de leurs ressources ainsi que des populations côtières. Les essais ont eu lieu dans l'atmosphère et la contamination du milieu marin a été très faible, restant limitée à une zone circulaire d'une centaine de milles marins autour du lieu de l'explosion. Les contrôles pratiqués sur les poissons migrateurs n'ont jamais révélé de contamination radioactive dans les parties comestibles, ce qui atteste que les ressources vivantes de l'océan ont été protégées. A l'appui de sa thèse, le Professeur Aujaleu cite une série de chiffres tendant à montrer que les risques, même si l'on ne peut pas dire qu'ils soient, en toute rigueur scientifique, absolument nuls, sont extrêmement faibles. Le sol australien contient cinq fois moins de strontium que le sol français et, de cette quantité infime, un dixième seulement provient des essais nucléaires. L'irradiation d'origine naturelle au sol est de 100 mrem par an et peut s'élever à 1600 ou même à 2500 mrem par an dans certaines parties du monde. Les radiation_ ionisantes provenant de sources médicales atteignent environ 50 mrem par an. Les retombées dues aux essais nucléaires sont de deux à cinq mrem par an dans l'hémisphère nord et de un mrem dans l'hémisphère sud. De ce mrem, 0,2 mrem seulement est dû aux essais français. Ces chiffres se rapportent aux doses génétiques calculées selon les règles adoptées par le Comité scientifique. L'argument selon lequel les doses s'accumulent et peuvent avoir des effets génétiques à long terme n'est pas valable scientifiquement quand il s'agit de petites doses, comme de récentes études l'ont montré. En Cornouailles par exemple, on trouve dans l'eau potable 30 fois plus de radium -236 que dans le pays de Galles; or, le taux de mortalité par cancer ou leucémie est moins élevé en Cornouailles. Par ailleurs, au cours d'un voyage en avion entre l'Océanie et l'Europe, on absorbe par suite de l'effet des rayons cosmiques à haute altitude une dose de radiations cinquante fois supérieure à la dose annuelle due aux essais français. Le délégué de la France espère avoir ainsi fourni à la Commission assez de chiffres pour lui permettre de prendre une décision fondée sur la réalité des faits. Le Dr HEMACHUDHA (Thallande) accepte les amendements proposés par les délégués du Royaume -Uni et des Etats -Unis. ll n'a pas d'objection à l'amendement proposé par le Canada, si la majorité l'approuve.

Le Dr AVRAMIDIS (Grèce) dit que son pays, en tant que signataire de l'accord de 1963, est opposé aux essais nucléaires et approuve le projet de résolution. Il aurait préféré que l'on fasse appel à tous les pays pour qu'ils interdisent les essais d'armes nucléaires dans leur ensemble, mais pour que le projet de résolution recueille le plus de voix possible, il appuie les amendements proposés par les délégués du Canada et de l'Italie. i

Le Dr JIRON (Chili) déclare que sa délégation, en tant que coauteur du projet de résolution, ne peut accepter les amendements proposés par les délégués des Etats -Unis d'Amérique et du Canada, qui ne feraient qu'affaiblir le texte. En ce qui concerne les observations du délégué de la France, il se demande pourquoi les essais, s'ils sont aussi inoffensifs qu'on le dit, sont effectués à 10 000 milles du territoire français et non sur la côte méditerranéenne. Le Dr CHEN Hai -feng (Chine) réaffirme que son pays souhaite l'interdiction complète et la destruction des armes atomiques. Si la Chine procède à des essais, c'est qu'elle y est obligée par la menace des super -puissances; elle ne fabrique des armes nucléaires que pour assurer sa défense et pour briser le monopole desdites puissances en ce qui concerne ces armes. La Chine n'a fait qu'un nombre limité d'essais et tous ont eu lieu très à l'intérieur du pays. Il a été dûment tenu compte du climat, de la direction des vents, et d'autres facteurs. Des mesures ont été prises pour que la pollution n'affecte pas la population de la Chine ni celle d'autres pays et aucun dommage n'a donc été causé.

La Chine ne sera jamais et en aucune circonstance la première à utiliser des armes nucléaires. Elle est prête à mettre fin aux essais à tout moment, mais ne pourra le faire que lorsque les pays qui possèdent des armes atomiques accepteront d'en interdire l'usage et de les détruire. La délégation chinoise votera donc contre le projet de résolution.

392

VINGT- SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Pour le Dr ARTEAGA (Honduras), tous les arguments subtils que l'on pourra avancer ne suffiront pas à prouver que les essais nucléaires sont sans danger pour la santé. Il est décourageant de voir des médecins employer les armes de la dialectique pour défendre la cause des essais nucléaires effectués par leur pays. Le projet de résolution devrait être adopté à l'unanimité et les délégués des pays qui procèdent à des essais devraient intervenir auprès de leurs gouvernements pour qu'il soit mis fin à ces actes dommageables. Il serait regrettable qu'une assemblée politique comme celle de l'Organisation des Nations Unies montre plus de zèle pour la protection de la santé humaine que l'institution spécialisée qui a justement pour mission de veiller sur la santé du monde. Le Dr SENCER (Etats -Unis d'Amérique), tenant compte des opinions exprimées, retire ses propositions d'amendement. La délégation américaine s'abstiendra de voter sur le projet de résolution car il ne fait pas justice à la bonne foi de ceux qui travaillent à l'élaboration du traité sur l'interdiction des essais.

Sir William REFSHAUGE (Australie) dit qu'après avoir entendu les observations du délégué de la France, il lui paraît nécessaire de préciser l'objet de la résolution. Des organismes experts en la matière ont examiné les risques liés aux faibles doses. Selon un rapport de la Commission internationale de Protection radiologique, ... on considère que même pour les doses les plus faibles, le risque de provoquer une maladie ou une infirmité augmente chez l'individu avec la dose accumulée. Cette hypothèse implique qu'il n'y a pas de dose de rayonnement qui soit absolument sans danger. La Commission reconnaît que c'est là une hypothèse prudente, et que certains effets peuvent ne se produire qu'une fois dépassée une dose -seuil. Toutefois, en l'absence de données probantes, la Commission estime qu'en matière de protection contre les radiations, il est raisonnable d'admettre que même les doses minimes ne sont pas sans danger.

De même, dans son rapport de 1972, le Comité consultatif sur les Effets biologiques des Radiations ionisantes de l'Académie nationale des Sciences des Etats -Unis a déclaré que :

L'existence ou la non -existence d'une véritable dose -seuil en ce qui concerne l'induction du cancer dans les populations humaines ne pourra probablement pas être prouvée. Si donc les autorités tiennent à réduire à un minimum les pertes de vies humaines que peut entraîner l'exposition aux radiations, il faut qu'elles se guident sur les estimations présentées plutôt que de se fier à des notions de seuil.

Il est impossible de ne pas tenir compte de ces opinions. Les essais nucléaires atmosphériques entraînent inévitablement la libération de matières radioactives. Les retombées contaminent le sol, la mer et la nourriture des animaux et des êtres humains, font subir à l'homme une irradiation externe et s'incorporent à ses tissus. Si les essais prenaient fin, il n'y aurait plus de contamination; c'est là le point essentiel du projet de résolution. La délégation australienne est prête à accepter les amendements proposés par le délégué du Royaume -Uni et par celui du Canada, encore que, dans le dernier cas, un vote distinct puisse paraître souhaitable. Elle note que le délégué des Etats -Unis a retiré sa proposition d'amendement,:et n'accepte pas les amendements proposés par l'Argentine, qui devraient peut -être aussi être mis aux voix séparément. Le Dr PAREJA (Argentine) craint de n'avoir peut -être pas suffisamment expliqué les amendements proposés par sa délégation, par simple désir de faire gagner du temps à la Commission. Il ne comprend pas bien quelles sont les objections de la délégation australienne. Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) déclare que son pays est favorable à l'interdiction de la fabrication, du stockage, de l'essai et de l'utilisation des armes nucléaires, bactériologiques, chimiques et autres armes de destruction de masse, et considère que ces armes sont une menace pour l'environnement. Il appuie donc le projet de résolution. Après une brève discussion, le Dr AL -AWADI (Koweit) propose l'ajournement du débat.

La proposition d'ajourner le débat est adoptée par 63 voix contre 7, avec Décision 2 abstentions. :

Le Professeur AUJALEU (France) demande que soit mentionnée au procès- verbal l'abstention de la délégation de la France, en plus des deux abstentions déjà enregistrées. Après un nouvel échange de vues, le DIRECTEUR GENERAL explique que, l'ajournement du débat ayant été voté, il n'est pas possible, en vertu de l'article 61 du Règlement intérieur de poursuivre la discussion.

La séance est levée à 18 heures.

QUATORZIEME SEANCE

Mercredi 23 mai 1973 Président :

9 h.5

Dr S. PHONG AKSARA (Thailande)

PROBLEMES DE L'ENVIRONNEMENT DE L'HOMME (suite) Nécessité urgente de la suspension des essais d'armes nucléaires (suite)

Ordre du jour, 2.7

M. ALZAMORA (Pérou) souligne que l'Assemblée générale des Nations Unies, la conférence sur l'environnement et l'OIT ont condamné les essais nucléaires. Il serait regrettable et même incompréhensible que l'OMS, organisation qui doit être et qui est la plus soucieuse de la santé et de la sécurité de l'humanité, se borne à déplorer ces essais. Ce serait un sérieux recul par rapport au mouvement qui se développe dans le cadre des Nations Unies pour éliminer les dangers résultant des explosions nucléaires. M. Alzamora demande donc instamment aux coauteurs du projet de résolution et à tous les pays épris de paix qui donnent leur adhésion aux objectifs et aux principes de l'OMS de rejeter l'amendement proposé par le délégué du Canada. Le Professeur HALTER (Belgique) rappelle que l'OMS a exposé son point de vue sur les essais nucléaires en diverses occasions, en particulier dans les résolutions WHA13.56, WHA14.56 et WHA19.39. Le terme "condamne" ne figure dans aucune de ces résolutions, bien qu'elles se rapportent à une série d'essais de grande envergure qui préoccupaient gravement les nations européennes en raison de l'importance de leurs effets sur l'atmosphère. En employant lé terme "condamne" dans le projet de résolution, on paraîtrait faire une distinction entre différents pays et différentes situations. Le Gouvernement belge est pour la suppression, non seulement de tout essai nucléaire, mais aussi de toute arme nucléaire, mais il estime qu'il ne convient pas d'employer un terme qui ne figure pas même dans les résolutions que les Nations Unies ont récemment adoptées à ce sujet. Le Professeur Halter est donc en faveur du projet d'amendement canadien. Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) propose formellement de clore le débat sur le projet de résolution.

Le Dr BUSTAMANTE (Equateur) s'oppose à la motion de clôture. Le délégué du Pérou a fait observer que ce serait un recul que de se borner à déplorer ce que les Nations Unies ont condamné. Pour sa part, le délégué de la Belgique a déclaré que l'Assemblée générale des Nations Unies n'avait pas condamné mais simplement déploré les essais nucléaires. Certains éclaircissements paraissent donc nécessaires, Décision La motion de clôture du débat sur le projet de résolution est adoptée par 57 voix contre 2, avec 12 abstentions. :

Le PRESIDENT met aux voix l'amendement proposé par le délégué du Canada. Décision :

L'amendement est approuvé par 40 voix contre 22, avec 11 abstentions.

Le PRESIDENT met aux voix l'amendement proposé par le délégué de l'Italie. Décision :

L'amendement est rejeté par 45 voix contre 4, avec 23 abstentions.

Le PRESIDENT met séparément aux voix les divers amendements proposés par le délégué de l'Argentine.

Décisions L'amendement au deuxième alinéa du préambule est rejeté par 52 voix contre 3, 1) :

avec 20 abstentions. L'amendement au troisième alinéa du préambule est rejeté par 51 voix contre 3, 2) avec 22 abstentions. Le premier amendement au septième alinéa du préambule est rejeté par 58 voix contre 2, 3) avec 17 abstentions. Le deuxième amendement au septième alinéa du préambule est rejeté par 51 voix contre 3, 4) avec 23 abstentions. L'amendement au paragraphe 1 du dispositif est rejeté par 55 voix contre 1, avec 5) 20 abstentions. Les amendements proposés par le délégué de l'Argentine sont par conséquent rejetés 6) dans leur ensemble.

Le PRESIDENT met aux voix le projet de résolution amendé. 1

Décision

:

Le projet de résolution amendé est approuvé par 68 voix contre 4, avec 9 abstentions.

l Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le quatrième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA26.57. - 393 -

394

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II :

Santé et environnement humain

Programme de l'OMS

Le PRESIDENT appelle l'attention de la Commission sur le projet de résolution intitulé "Problèmes de l'environnement humain" et proposé par les délégations des pays suivants République fédérale d'Allemagne, Bahrein, Bangladesh, Belgique, Canada, Danemark, Etats -Unis d'Amérique, Finlande, France, Inde, Indonésie, Irak, Irlande, Koweit, Luxembourg, Madagascar, Mexique, Pays -Bas, Portugal, Roumanie, Sierra Leone, Suède et Yougoslavie, Ce projet est libellé comme suit : :

La Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé, Rappelant les résolutions WHA24.47 et WHA25.58; Prenant note de la résolution 2997 (XXVII) de l'Assemblée générale des Nations Unies; Considérant que l'OMS, qui en vertu de sa Constitution est l'institution spécialisée compétente en matière de santé, devrait apporter une contribution substantielle au programme coordonné du système des Nations Unies pour l'environnement en assumant la direction des activités du programme qui intéressent la santé et en aidant les gouvernements a) à améliorer la qualité de l'environnement en assurant un approvisionnement adéquat en eau salubre et des moyens d'évacuation des déchets, b) à détecter et surveiller les polluants dangereux pour la santé qui se trouvent dans l'air, dans l'eau, dans les denrées alimentaires, dans le sol ou dans le milieu de travail,

à mettre au point des critères et des normes de base pour la protection de la santé humaine contre les facteurs environnementaux nocifs, et d) à promouvoir et coordonner les recherches appropriées; Appelant l'attention sur la persistance de la pollution biologique, notamment dans quelques pays en voie de développement, en raison de l'insuffisance de l'assainissement et de l'approvisionnement public en eau; Renouvelant l'appel lancé aux gouvernements et autres organismes les invitant, en particulier le Programme des Nations Unies pour l'Environnement, à fournir des ressources supplémentaires qui permettraient à l'OMS d'élargir son programme d'hygiène de l'environnement, tel qu'il est décrit dans le rapport du Directeur général; Soulignant que la solution des problèmes d'hygiène de l'environnement dépend d'une approche interdisciplinaire et d'une coordination entre de nombreux programmes, 1. REMERCIE le Directeur général de son rapport et approuve les mesures prises pour renforcer et exécuter le programme à long terme de l'Organisation en matière d'hygiène de l'environnement conformément aux résolutions WHA24.47 et WHA25.58 ainsi qu'aux recommandations formulées par la conférence des Nations Unies sur l'environnement; RECOMMANDE que les gouvernements 2. 1) fournissent des ressources et des infrastructures appropriées pour les programmes nationaux d'hygiène de l'environnement; 2) participent au programme OMS à long terme d'hygiène de l'environnement et en particulier à la mise au point de critères d'hygiène de l'environnement en communiquant des études relatives aux recherches faites à l'échelon national au sujet des effets exercés sur la santé par la pollution du milieu et par d'autres facteurs environnementaux; 3) prennent une part active aux programmes de l'Organisation concernant la surveillance des niveaux, des tendances et des effets sur la santé des facteurs environnementaux présents dans l'air, dans l'eau, dans les denrées alimentaires, dans le sol ou dans le milieu de travail; et PRIE le Directeur général 3. 1) de donner dans les activités de l'Organisation une haute priorité à l'exécution du programme à long terme d'hygiène de l'environnement, en mettant l'accent sur a) l'évaluation des effets des conditions de milieu sur la santé, b) l'assainissement de base, une importance particulière étant accordée à l'approvisionnement en eau salubre, et les autres moyens de protection de l'environc) :

:

nement,

l'élaboration de systèmes pour la détection et la surveillance des polluants présents dans l'air, dans l'eau, dans les denrées alimentaires, dans le sol ou dans le milieu de travail qui peuvent être dangereux pour la santé; d) l'identification précoce des risques et la prévention des conséquences; 2) de fournir aux Etats Membres une assistance pour l'évaluation des conditions d'hygiène de l'environnement, pour la planification et l'exécution de programmes de protection de l'environnement et pour le développement de techniques appropriées; 3) d'étudier et de mettre au point un programme coordonné pour l'évaluation des effets sur l'homme d'agents biologiques, chimiques et physiques présents dans l'environnement, y compris les substances nouvelles et potentiellement dangereuses utilisées dans les foyers, dans l'industrie et dans l'agriculture, d'établir de nouveaux documents OMS relatifs aux critères concernant les effets de ces agents sur l'hygiène de l'environnement, et de tenir régulièrement à jour les documents existants sur les critères; c)

COMMISSION A 4)

:

QUATORZIEME SEANCE

395

de promouvoir, renforcer et coordonner les recherches concernant les effets des polluants de l'environnement sur la santé, en particulier les effets combinés et à long terme, et d'élaborer des protocoles pour des études expérimentales et épidémiologiques, une terminologie uniforme et des définitions convenues, en collaboration avec des institutions nationales et des organismes intéressés; 5) de continuer à collaborer avec d'autres organismes internationaux, notamment le Programme des Nations Unies pour l'Environnement et le Programme des Nations Unies pour le Développement; 6) d'accepter et d'utiliser pleinement des ressources provenant non seulement du budget ordinaire de l'Organisation mais encore du Fonds des Nations Unies pour l'Environnement ainsi que de contributions volontaires faites conformément au paragraphe 3 d) de la résolution WHA24.47; et 7) de faire rapport à la Vingt -Septième Assemblée mondiale de la Santé sur les progrès accomplis dans l'exécution du programme à long terme de l'Organisation en matière d'hygiène de l'environnement, y compris en ce qui concerne la collaboration avec le Programme des Nations Unies pour l'Environnement et dans le cadre de ce programme. Le Dr STUYT (Pays -Bas), présentant le projet de résolution, fait observer que son titre risque de faire croire que c'est seulement dans le domaine de l'environnement que l'OMS se heurte à des problèmes. D'autre part, l'application des résolutions WHA24.47 et WHA25.58 s'est déjà traduite par l'adoption d'un programme, dont les détails ont pris une forme plus concrète après la conférence de Stockholm de 1972. Les recommandations de cette conférence et les résolutions de l'Assemblée générale des Nations Unies ont très nettement influé sur la forme et sur la portée du programme de l'OMS dans le domaine de l'hygiène du milieu. Puisque l'OMS a commencé d'agir dans le domaine de l'environnement et qu'elle ne se borne plus à examiner des problèmes, il conviendrait de donner pour titre à la résolution "Santé et environnement humain Programme de l'OMS". Aux Pays -Bas, la santé et l'environnement relèvent depuis plus de deux ans de la responsabilité d'un seul et même ministre, qui s'est rendu compte que les divers problèmes environnementaux ne se limitaient pas à son propre domaine de compétence, mais affectaient tous les secteurs de la collectivité. Cependant, vu l'importance primordiale que présentent la santé et le bien -être des hommes, ce ministre se trouve investi de grandes responsabilités et est tenu d'instituer des mécanismes efficaces de coordination et de collaboration. Comme tous les autres organismes vivants, les êtres humains font partie intégrante de leur environnement, et on ne saurait manifestement exercer une action sur les conditions environnementales sans tenir dûment compte des exigences de la protection de la santé. Aussi le Dr Stuyt se félicite -t -il des initiatives que l'OMS a déjà prises, notamment en déterminant les critères fondamentaux à appliquer en la matière dans des documents comme le rapport]. sur les critères de qualité de l'air et les indices relatifs aux polluants de l'atmosphère urbaine. Les résultats et les recommandations de la réunion préparatoire d'experts qui s'est tenue en novembre 1972 ont montré que la mise en oeuvre de cette partie du programme était déjà bien avancée. En Europe, d'autres organisations internationales comme le Marché commun, la CEE et l'OCDE ont préconisé l'instauration d'une collaboration avec l'OMS et attendent de connaître les résultats de l'action qu'elle a entreprise dans ce domaine. Il est probable que la première réunion du Conseil d'administration du Programme des Nations Unies pour l'Environnement qui va avoir lieu en juin aura des répercussions directes sur la poursuite du programme d'hygiène du milieu que met en oeuvre l'OMS conformément aux directives que lui donne l'Assemblée mondiale de la Santé et dans la voie que lui tracent les résolutions de l'Assemblée générale des Nations Unies. Comme de nombreuses autres organisations internationales ont d'importantes tâches à accomplir dans le domaine de l'environnement, il est urgent, pour assurer une efficace division du travail, que s'instaure une collaboration avec le Programme des Nations Unies pour l'Environnement et dans le cadre de ce programme. Pour que les problèmes concrets que pose l'environnement puissent faire l'objet d'une coopération internationale réelle, il est indispensable de définir clairement les objectifs à atteindre, en mettant l'accent sur une approche multidisciplinaire et multinationale. Du fait des responsabilités particulières qui, en vertu de sa Constitution, lui incombent dans le domaine de la santé, l'OMS est tenue d'apporter une contribution substantielle à la coordination des activités nationales et internationales dans ce domaine. Si les autres auteurs du projet de résolution n'y voient pas d'objection, on pourrait apporter à ce projet quelques légères modifications qui auraient l'avantage de le rendre plus clair premièrement, insérer sous le point c) du troisième alinéa du préambule les mots "des guides ou" avant "des normes de base "; deuxièmement, remplacer le mot "risques" par les mots "risques pour la santé" au point d) du sous - paragraphe 1) du paragraphe 3 du dispositif; troisièmement, insérer les mots "et autres facteurs environnementaux" après le mot "polluants" à la première ligne du point c) du sous - paragraphe 1) et après les mots "polluants de l'environnement" à la deuxième ligne du sous -paragraphe 4) du paragraphe 3 du dispositif. : :

1 Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn.,

1972, N° 506.

396

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Le Professeur HALTER (Belgique) juge ces amendements acceptables.

Le Dr SAUTER (Suisse) déclare que son gouvernement, persuadé que les activités de l'OMS dans le domaine de l'environnement sont d'une importance fondamentale pour l'avenir de l'homme, souscrit entièrement au principe et à l'esprit du projet de résolution que la Commission est en train d'examiner aussi bien que du projet relatif à la formation des personnels de l'environnement qui lui sera soumis ensuite. Plus d'une institution se trouvant en Suisse est en mesure de contribuer sur le plan international à la solution des problèmes considérés. Ces projets de résolutions ont cependant un caractère un peu négatif en ce sens qu'ils mentionnent des tâches consistant simplement à constater les effets nocifs des polluants et à supprimer les dangers qui en résultent. La délégation suisse aurait préféré que le projet en cours d'examen soit plus positif et plus constructif. Le Dr Sauter propose en conséquence de faire mention dans ce texte de la promotion de recherches visant à trouver les moyens de remplacer certains procédés conduisant à une pollution de l'environnement par des procédés moins polluants, en citant à titre d'exemple la substitution aux moyens chimiques de moyens biologiques de lutte contre les insectes et en rappelant l'activité que l'OMS a déjà déployée à ce sujet. Le Dr CHAPMAN (Canada) déclare que l'OMS a sans aucun doute un rôle important à jouer en ce qui concerne les aspects sanitaires des problèmes de l'environnement de l'homme, et que sa délégation appuie le programme entrepris. Cependant, comme il s'agit d'un domaine extrêmement complexe, il est indispensable, pour accomplir des progrès et assurer une utilisation optimale des ressources, de coordonner l'ensemble du Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE). Les mots "et dans le cadre de ce programme" sont par conséquent très importants, et l'OMS devrait tenir pleinement compte des responsabilités qui incombent au PNUE en matière de coordination. La mise en oeuvre et l'extension du programme de l'OMS doivent s'inscrire dans le cadre d'un programme mondial coordonné, dont les aspects sanitaires constituent un élément important. Dans le projet de résolution, le PNUD est invité à fournir des ressources supplémentaires qui permettraient à l'OMS d'élargir son programme. Le Canada appuie cette proposition, à condition que les fonds ne servent pas à financer des programmes déjà existants. Cependant, si le PNUD et l'OMS considèrent l'un et l'autre qu'il est souhaitable d'entreprendre un nouveau projet ou d'étendre l'exécution d'un projet déjà existant à un domaine nouveau - mise au point de critères et de guides concernant tels ou tels polluants déterminés, par exemple - il serait tout à fait normal que l'OMS utilise à cette fin des fonds du PNUD. A longue échéance, toutefois, il faudra que l'OMS ait le contrôle de ses propres programmes dans le cadre de la coordination établie, d'où il s'ensuit que ces programmes devront un jour ou l'autre être financés par le budget ordinaire de l'Organisation. La délégation canadienne considère que le projet de résolution est très important et elle appuie les amendements proposés par le délégué des Pays -Bas. Le Dr STUYT (Pays -Bas) est d'avis que l'amendement proposé par le Dr Sauter donne au projet de résolution une portée qui dépasse celle que ses auteurs envisageaient de lui donner. Il acceptera cependant cet amendement si le délégué de la Suisse le maintient.

Le Dr TABIBZADEH (Iran) fait observer que les projets de développement - construction de barrages, irrigation, mise en valeur agricole, etc. - risquent de modifier les caractéristiques écologiques de l'environnement de l'homme. Certains projets de développement ont modifié défavorablement la situation écologique et épidémiologique des régions dans lesquelles ils ont été exécutés, exerçant ainsi des effets nocifs sur l'environnement. Il est donc nécessaire de tenir compte des aspects sanitaires de ces modifications avant de mettre à exécution de tels projets. En Iran, on a créé à cet effet une commission de coordination à laquelle participent les ministères intéressés. Le Dr Tabibzadeh suggère en conséquence d'ajouter, au "4) protègent l'environnement de paragraphe 2 du dispositif, un nouvel alinéa ainsi conçu l'homme contre tout effet nocif éventuel de l'exécution de projets de développement ". :

Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) éprouve certains doutes au sujet de l'amendement proposé, dont il ne voit pas clairement l'objet. Etant donné l'importance de la question débattue, il conviendrait, ou bien que les amendements soient présentés par écrit, ou bien que les auteurs se mettent d'accord sur un projet révisé. Le Professeur AUJALEU (France) annonce qu'en tant que coauteur du projet de résolution la délégation française accepte tous les amendements proposés et accueille avec une sympathie particulière celui de la délégation suisse. L'amendement proposé par le délégué de l'Iran est trop restrictif car il ne mentionne que l'environnement de l'homme et non le milieu naturel. Le Professeur Aujaleu se demande s'il ne vaudrait pas mieux parler du milieu naturel et de tout effet néfaste pour l'homme. 1

Reproduit à la page suivante.

COMMISSION A

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QUATORZIEME SEANCE

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Le Professeur HALTER (Belgique) a l'impression que les divers amendements proposés modifient la conception fondamentale du projet de résolution. En effet, ce projet fait suite à deux résolutions d'Assemblées précédentes et ses auteurs ont voulu se limiter à un certain nombre de points afin de renforcer la position du Directeur général pour les discussions qui vont avoir lieu avec l'Organisation des Nations Unies. Ils ont voulu éviter d'y introduire des notions qui figuraient déjà dans les résolutions antérieures. Or les amendements des délégués de la Suisse et de l'Iran sont déjà couverts par les résolutions WHA24.47 et WHA25.58. Les amendements mineurs proposés par le délégué des Pays -Bas sont logiques et résultent de discussions qui ont eu lieu pendant la présente session, mais l'introduction de nouvelles modifications risque de prolonger indûment la discussion. Le Dr KLIVAROVÁ (Tchécoslovaquie) trouve difficile de prendre une décision au sujet d'amendements présentés verbalement et préférerait qu'ils soient soumis par écrit. Elle appuie en conséquence la proposition du délégué de l'URSS. Le Dr SAUTER (Suisse) précise qu'il a seulement voulu indiquer que les tâches qui incombent à l'OMS sont plus constructives qu'il n'apparaît à la lecture du texte actuel, mais il est prêt à retirer l'amendement qu'il a proposé. Le Dr TABIBZADEH (Iran) retire, lui aussi, son amendement. Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) pense qu'il faudrait tenir compte de tous les amendements qui ont été proposés. Il n'est pas opposé au projet de résolution, mais s'abstiendra de prendre part au vote parce que, avec tous les amendements qui ont été suggérés, il ne sait plus au juste sur quoi il est appelé à se prononcer.

Le Professeur REXED (Suède) déplore que des discussions de caractère technique, médical, portant sur des faits, soient ainsi écourtées. Il semble qu'il y ait de bonnes raisons de réformer les méthodes de travail de l'Assemblée. Le Dr CHRISTENSEN, Secrétaire de la Commission, précise que les délégués de la Suisse et de l'Iran ont proposé des amendements, puis les ont retirés. Il donne lecture du projet de résolution modifié dans le sens proposé par le-délégué des Pays -Bas. Le PRESIDENT met aux voix le projet de résolution ainsi amendé. Décision :

Le projet de résolution amendé est approuvé.

1

Formation des personnels de l'environnement Le Professeur HALTER (Belgique) présente, au nom des coauteurs - les délégations du Cameroun, de la Côte d'Ivoire, de la France, du Luxembourg, des Pays -Bas, du Zaire, ainsi que celle de la Belgique - le projet de résolution suivant :

La Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé, Rappelant les résolutions WHA21.20 et WHA23.35, relatives à la formation des personnels de santé, et les résolutions WHA24.47 et WHA25.58 concernant l'environnement humain; Se référant à la recommandation N° 7 de la conférence des Nations Unies sur l'environnement tenue à Stockholm en juin 1972, qui souligne la nécessité de mettre en place des programmes de formation spécialisés dans le domaine de l'environnement; Considérant que la prévention des risques résultant des agressions de l'environnement nécessite la participation de personnels très divers chargés d'un grand nombre de tâches au sein des services de santé et d'autres organismes, ainsi que dans l'industrie et la recherche; Consciente de la complexité, de la diversité et de l'ampleur des problèmes de santé qu'impliquent ces risques et qui, aussi bien dans les pays développés que dans ceux en voie de développement, débordent souvent le cadre national; Reconnaissant le besoin de donner aux différentes catégories de personnels de santé et de l'environnement des connaissances multidisciplinaires communes, sauvegardant ainsi l'unité de vues indispensable aux finalités de la santé; 1. RECOMMANDE aux Etats Membres 1) d'introduire ou de renforcer l'enseignement des sciences de la santé dans les programmes de formation des différentes catégories de personnel de l'environnement; 2) d'utiliser par priorité un tel personnel au sein des institutions chargées de la planification et de la mise en oeuvre de programmes coordonnés visant à la promotion de la santé et à l'amélioration de l'environnement humain, ainsi qu'à tous les échelons des organes d'exécution; :

1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le quatrième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA26.58.

398 2.

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

PRIE le Directeur général 1) de fournir une assistance aux Etats Membres pour définir leurs besoins en personnels de l'environnement en matière de santé; 2) de fournir une assistance et des moyens de coordination pour l'élaboration et la mise en oeuvre de programmes à l'échelon régional et interrégional, en vue de la formation de spécialistes de la santé, de l'écologie humaine, des sciences et technologies de l'environnement; 3) de contribuer, dans la limite des disponibilités budgétaires, à ces programmes de formation par des bourses d'études, par des enseignants qualifiés; par des cours de longue et courte durée, des séminaires et d'autres réunions, en vue de favoriser l'acquisition de compétences, l'échange de connaissances et d'information, suivant une approche systématique de la planification de l'enseignement; 4) de continuer à collaborer avec d'autres institutions intergouvernementales ainsi qu'avec les organisations non gouvernementales intéressées en vue de coordonner les différents éléments des programmes de formation; et 3. SOLLICITE des gouvernements et d'autres sources des contributions volontaires dans le but d'aider à la mise en place rapide et au développement des programmes de formation des personnels de l'environnement. :

Le Professeur Halter rappelle que l'OMS s'occupe depuis de longues années de la formation des personnels de santé et de la diffusion de connaissances sur l'écologie. De nombreux pays se heurtent néanmoins dans le domaine de l'environnement à des problèmes d'ordre pratique et juridique dont la solution exige des connaissances spécialisées. Les écoles de génie sanitaire existent depuis de nombreuses années, mais une formation plus spécialisée en matière d'hygiène du milieu est maintenant nécessaire, en relation avec l'application de normes, de critères et de guides. Le projet de résolution a pour objet d'inviter les Etats Membres et le Directeur général à entreprendre des activités de caractère plus réaliste, ne consistant pas seulement à enseigner les principes généraux de la protection de l'environnement, mais à amener les ingénieurs, physiciens, etc. à prendre conscience des problèmes de santé liés à l'environnement et à agir en conséquence. Une telle formation doit être instaurée ou renforcée, non seulement dans les services de santé mais aussi dans les services de recherche chargés de la conception et de l'installation du matériel antipollution. Il est également nécessaire de faire prendre conscience aux chercheurs de la nécessité de remplacer certaines techniques par d'autres, moins polluantes ou ne provoquant pas la formation de polluants aussi dangereux. Le Professeur AUJALEU (France) tient à faire état des activités menées sur le terrain en Europe, avec l'appui très efficace du Bureau régional de l'Europe. Plusieurs universités européennes s'efforcent actuellement d'établir ensemble un enseignement d'écologie; ce projet constitue un modèle de coopération internationale, le rôle de l'OMS étant essentiellement de coordonner les programmes du certificat et de fournir du personnel enseignant. Parmi ceux qui ont suivi le premier cours qui a eu lieu à Genève figuraient un responsable de la production dans une entreprise industrielle, plusieurs architectes, des professeurs de l'enseignement secondaire et notamment des professeurs de sciences, des psychologues, des médecins du travail, un ingénieur du CERN, des inspecteurs du travail et des conseillers d'entreprise. Il ne s'agit donc pas d'apprendre un métier à des étudiants, mais de faire prendre conscience des problèmes d'écologie à des gens qui ont déjà un métier. Le Dr RACOVEANU (Roumanie) propose de remplacer, au point 2) du paragraphe 2 du dispositif, les mots "de fournir une assistance" par "de développer l'assistance fournie ", puisque l'OMS fournit déjà une assistance, et d'ajouter à la fin du point 3) du paragraphe 2 du dispositif les mots "ainsi que par l'étude des possibilités de désignation de centres internationaux et régionaux pour la formation de personnel de l'environnement ". Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) ne comprend pas très bien l'amendement proposé par le délégué de la Roumanie. Que faut -il entendre par centres internationaux et régionaux ? S'agit -il de centres de référence ou d'instituts d'enseignement ? D'autre part, le paragraphe 3 du dispositif pourrait être amélioré; le libellé actuel parait inacceptable du point de vue de la procédure. Le Dr RACOVEANU (Roumanie) explique que les termes "centres internationaux et régionaux" désignent des centres de référence, ceux -ci exerçant toujours une activité de formation. Le Professeur HALTER (Belgique) n'a aucune objection à faire aux propositions d'amendement du délégué de la Roumanie. Quant à l'expression "d'autres sources" employée au paragraphe 3 du dispositif, elle vise des institutions non gouvernementales. En Europe occidentale, par exemple, les industries pétrolières consacrent des fonds à la recherche en matière d'environnement.

COMMISSION A

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QUATORZIEME SEANCE

399

Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) pense qu'il y a un malentendu. Son intention était simplement de dire que, dans le projet de résolution, les gouvernements, c'est -à -dire les Etats Membres de l'OMS, ne devraient pas être mis sur le même pied que les "autres sources ". Le Professeur FERREIRA (Brésil) appuie le projet de résolution. Il existe au Brésil trois ou quatre écoles de génie sanitaire et du personnel hautement qualifié, mais l'infrastructure laisse à désirer. Il n'a pas été difficile d'obtenir que les banques internationales investissent dans de grands travaux de construction; en revanche, les petits villages n'ont aucune possibilité de résoudre leurs problèmes sanitaires parce qu'aucun financement ne leur est accordé. Il est d'une importance fondamentale de former des personnels de niveau intermédiaire pour multiplier l'action des spécialistes de niveau universitaire. Le Professeur HALTER (Belgique) propose de libeller comme suit le paragraphe 3 du dispositif "SOLLICITE des gouvernements des contributions volontaires dans le but d'aider à la mise en place rapide et au développement des programmes de formation des personnels de l'environnement, qui pourraient également bénéficier de contributions en provenance de sources :

privées ".

Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) accepte cette nouvelle rédaction mais préférerait "d'autres sources" à "de sources privées ". Le Professeur HALTER (Belgique) ne voit aucun inconvénient à employer l'expression "d'autres sources ".

Décision

:

Le projet de résolution, ainsi amendé, est approuvé.

1

Vague de sécheresse en Afrique

Le Dr WONE (Sénégal) présente le projet de résolution suivant au nom des délégations de la Guinée, de la Haute -Volta, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Tchad, ainsi que de sa propre délégation :

La Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé, Considérant la vague de sécheresse sans précédent qui sévit dans un certain nombre de pays d'Afrique, compromettant gravement les conditions du milieu humain dans cette région du globe; Considérant la grave sous -alimentation qui affecte déjà les millions d'habitants des zones considérées du fait des pertes énormes de récoltes et de cheptel; Préoccupée par la menace de famine imminente qui plane sur ces pays pour les semaines et mois à venir; Consciente de ce que les problèmes d'inanition, de morbidité et de mortalité découlant de cette calamité naturelle entrent directement dans le champ des préoccupations et des activités de l'OMS, laquelle s'est toujours préoccupée de la protection du milieu humain;

Considérant les graves restrictions budgétaires qui vont affecter les Etats considérés du fait de la très forte diminution de la matière imposable et du quasi tarissement des exportations, 1. DEMANDE que l'Organisation mondiale de la Santé use de son crédit moral et de ses attributions statutaires pour présenter et soutenir auprès des organismes appropriés de la famille des Nations Unies (FAO, PNUD, PAM, etc.) une demande d'assistance alimentaire immédiate et substantielle aux pays menacés; 2. SOUHAITE que les Etats Membres apportent ou continuent à apporter une assistance alimentaire aux Etats africains sinistrés; 3. PRIE le Directeur général de mettre en oeuvre éventuellement les moyens prophylactiques et thérapeutiques que pourrait requérir l'aggravation de la situation. Une vague de sécheresse sans précédent sévit dans certains pays d'Afrique de la région appelée Sahel. Sans doute certains aspects du projet de résolution ne se rapportent -ils pas directement au point de l'ordre du jour en discussion, mais le Dr Wone espère que la Commission fera abstraction de ces considérations purement formelles, eu égard à la menace de famine imminente qui plane sur la région considérée. Il s'agit de porter secours le plus rapidement possible à de nombreuses populations dont l'existence même est en danger. Le Dr CAMARA (Guinée) rappelle que la finalité dernière de l'amélioration de l'environnement est la protection de la vie de l'homme dans des conditions compatibles avec le plus haut niveau de santé possible. Dans de vastes zones d'Afrique, le milieu est devenu hostile et meurtrier 1

Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le quatrième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA26.59.

400

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

pour l'homme, les animaux et tout ce qui vit. Sans eau, la vie n'est pas possible et, aujourd'hui, des millions d'êtres humains en font la triste expérience. Lorsqu'éclate une épizootie ou que vingt personnes meurent du choléra, l'alarme est donnée et l'OMS envoie immédiatement des épidémiologistes et des médicaments pour venir en aide au pays menacé. De même, elle est intervenue après le tremblement de terre au Chili. Que doit donc faire l'OMS maintenant que des centaines de personnes sont en train de mourir de faim, que le bétail est décimé et que les récoltes dépérissent ? Elle ne peut laisser à d'autres organisations l'initiative d'intervenir pour sauver des vies humaines. Elle a un rôle à jouer. Aussi le Dr Camara est -il convaincu que le projet de résolution rencontrera l'approbation de tous. Le Dr SHRIVASTAV (Inde) appuie le projet de résolution, mais estime qu'il devrait être élargi et ne pas concerner uniquement les pays d'Afrique. D'autres régions du monde sont affectées par une sécheresse non moins sérieuse; dans la partie occidentale de l'Inde, par exemple, la mousson a fait défaut pour la troisième année consécutive et il règne une quasi- famine qui entraîne dans son sillage des menaces de choléra, de variole et d'infections parasitaires. Le Dr Shrivastav propose de supprimer les mots "d'Afrique" au premier alinéa du préambule et de remplacer "dans cette région du globe" par "dans diverses régions du globe ". Le Dr WONE (Sénégal) accepte ces amendements. Ce que veut sa délégation, c'est que l'action de sauvetage s'exerce partout où elle est nécessaire. Le Dr KIVITS (Belgique) appuie le projet de résolution. La Belgique a signé des accords de coopération avec plusieurs des pays affectés et a manifesté par des actions concrètes l'inquiétude que la situation lui inspire. Le Dr AUJOULAT (France) se réjouit que les auteurs de la résolution aient tenu à appeler l'attention sur la grave situation existant en Afrique. Il ne s'agit pas d'un dommage causé à l'environnement par des activités humaines, mais d'un changement du milieu lui-même, devenu hostile à la vie humaine. De l'avis des spécialistes, le désert gagne du terrain dans la région considérée. En réalité, la situation y est beaucoup plus tragique que ne l'a indiqué la presse et le projet de résolution présenté par les pays africains est véritablement très mesuré. Des nutritionnistes qui ont procédé à une enquête dans les régions éprouvées ont constaté que les paysans vivaient actuellement avec des rations ne représentant pas le dixième de la ration jugée indispensable au maintien de la vie. La population est composée en majorité d'agriculteurs et de pasteurs qui dépendent entièrement de leur bétail; or beaucoup ont perdu jusqu'à 80 ou 90 % de leur troupeau et, par là même, leur raison de vivre. Le Dr Aujoulat a visité la région et a pu voir de près le travail qui y est accompli sous les auspices de la FAO et du Programme alimentaire mondial, ainsi que l'aide massive fournie par un certain nombre de nations privilégiées. Malheureusement les secours arrivent souvent trop tard parce qu'il faut les acheminer très loin, jusqu'aux endroits où ils sont le plus nécessaires, et que les moyens de transport disponibles sont fréquemment insuffisants. En outre, les besoins ont été sous -estimés car on n'avait pas prévu que la sécheresse aurait des effets aussi prolongés; en Mauritanie, par exemple, les secours fournis n'ont permis de satisfaire qu'un quart des besoins réels. D'autre part, on n'avait pas pensé au départ que, pour combattre la malnutrition, il faudrait donner la priorité aux denrées alimentaires riches en lipides et en protéines. Bien que le monde entier réponde généreusement à l'appel lancé par la FAO, l'OMS ne doit pas oublier que la famine aura sans doute des incidences néfastes, proches et lointaines, sur la santé. Les populations seront particulièrement vulnérables à toutes sortes de maladies. Elles auront donc un besoin urgent de vaccins et de médicaments. On pourrait rendre la résolution plus énergique en priant le Directeur général, au paragraphe 3 du dispositif, de mettre immédiatement en oeuvre les moyens que requiert déjà la situation actuelle, qui ne fera que s'aggraver. Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) appuie, lui aussi, le projet de résolution. Il est évident qu'en raison des graves conséquences écologiques de la sécheresse, la situation en Afrique est critique. L'Assemblée de la Santé pourrait prendre un première mesure concrète en priant le Directeur régional pour l'Afrique de préparer rapidement un rapport sur la situation de la région sinistrée. Ce document aiderait les Etats Membres et les organisations internationales à décider ce qu'il convient de faire. En ce qui concerne le texte de la résolution, le Dr Venediktov ne voit pas clairement ce que signifie la mention "de la matière imposable et du quasi -tarissement des exportations" au dernier alinéa du préambule. Le Dr SHRIVASTAV (Inde) pense, comme le délégué de l'Union des Républiques socialistes soviétiques, que ce passage n'est pas tout à fait satisfaisant. Il suggère de le remplacer par "de leurs ressources économiques et autres ". Le Dr ARTEAGA (Honduras) appuie l'amendement proposé par le délégué de l'Inde au premier alinéa du préambule. Il existe, en effet, une sécheresse analogue en Amérique centrale et notamment au Honduras.

COMMISSION A

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QUATORZIEME SEANCE

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Le Dr WONE (Sénégal) accepte les amendements proposés. Il est en particulier favorable à la proposition du délégué de l'Union des Républiques socialistes soviétiques tendant à prier le Directeur régional de préparer un rapport sur la situation pour transmission aux Etats Membres et aux organisations internationales. Le DIRECTEUR GENERAL précise que le Bureau régional de l'Afrique, de même que le Bureau régional de la Méditerranée orientale - celui -ci en raison de la situation sérieuse existant dans le sud du Soudan - s'emploient à venir en aide aux pays éprouvés et que les Directeurs régionaux ont pris contact à ce sujet avec les représentants de l'OMS dans ces pays. L'Organisation, qui travaille en étroite coopération avec l'ONU, a déjà reçu une contribution du Gouvernement de la Suisse pour faire face à toute demande de matériel, de vaccins, d'antibiotiques, etc. que pourrait formuler le Soudan. L'Organisation des Nations Unies a mis sur pied un programme d'assitance au sud du Soudan, pour lequel le Directeur général de la FAO est chargé de la coordination. L'OMS se tient en liaison avec la FAO de manière à fournir tout secours sanitaire nécessaire. Les ressources de l'Organisation sont, bien entendu, limitées mais le Directeur général ne doute pas que, si l'OMS peut informer les Etats Membres de la situation, ceux -ci procureront les fonds requis. En attendant, l'OMS apporte aux deux Régions éprouvées une aide au titre de certains projets imputés sur le budget ordinaire. En ce qui concerne le sud du Soudan, l'OMS intervient depuis plus d'un an déjà; elle n'aura donc aucune difficulté à obtenir les renseignements voulus sur la situation et à mener toute action de secours réalisable. Cependant, le Directeur général ne croit pas que l'on puisse facilement remédier dans tous les pays en cause à un état de choses qui, il le craint, est pour une part de aux hommes eux -mêmes. Il faudrait que les organisations internationales et tous les gouvernements qui sont en mesure d'aider mettent sur pied un programme d'assistance coordonnée à long terme. M. ESPINO (Panama) pense qu'en étendant l'application du projet de résolution à toutes les régions du monde, comme l'ont suggéré les délégués de l'Inde et du Honduras, on en affaiblirait l'effet. Il propose de laisser le texte sous sa forme originale. Le Dr JADAMBAA (Mongolie) appuie le projet de résolution. Il suggère de modifier comme suit le dernier paragraphe du dispositif "PRIE le Directeur général de mettre en oeuvre les moyens prophylactiques et thérapeutiques essentiels requis ". :

Le Dr SHRIVASTAV (Inde) répète que, conformément au caractère international de l'OMS, le projet de résolution doit avoir une portée suffisamment large pour couvrir tous les pays du monde atteints par la sécheresse. L'Organisation, comme elle le fait déjà dans de nombreuses régions, peut aider à améliorer la situation en procurant des vitamines aux groupes particulièrement vulnérables, tels que les femmes enceintes et les jeunes enfants, et en fournissant des vaccins et des sérums. Bien entendu, l'OMS ne peut à elle seule résoudre complètement le problème. Il y a eu en Inde une transformation totale des conditions climatiques. La mousson a fait défaut plusieurs années de suite à cause du déboisement; aussi diverses mesures à long reboisement, amélioration du système d'irrigation, approfondissement terme s'imposent -elles du lit des rivières et des puits. :

Le Dr CAMARA (Guinée), tout en étant très sensible aux calamités qui accablent d'autres pays du monde, souligne que, dans la résolution, c'est le peuple africain qui appelle à l'aide et que c'est à ses besoins que l'OMS est invitée à répondre. Il s'agit d'une situation d'une extrême urgence car, si l'on n'intervient pas promptement, les populations seront décimées. Le Dr BAIDYA (Népal) appuie l'amendement proposé par le délégué de l'Inde. Le Népal occidental a souffert de graves famines à la suite de deux années de mauvaises récoltes et les migrations massives des montagnes vers les plaines ont créé des risques d'épidémies. Le Dr SUMPAICO (Philippines) est en faveur du projet de résolution mais pense qu'on ne devrait pas se limiter aux effets de la sécheresse. Afin de tenir compte de la sphère plus large où l'OMS peut intervenir - et intervient effectivement le Dr Sumpaico suggère de remplacer les mots "la vague de sécheresse" par "les calamités naturelles" dans le premier alinéa du préambule. Le Dr WONE (Sénégal) craint qu'en diluant à ce point le projet de résolution, on n'en arrive à un texte qui ne donnera réellement satisfaction à personne. La Commission ne discute pas d'un problème philosophique abstrait, mais d'une réalité actuelle mettant en cause des milliers de vies. Il ne faudrait pas donner l'impression qu'on marchande les secours nécessaires. Le Dr Wone prie instamment les Membres d'accorder leur appui unanime au projet de résolution tel qu'il a été amendé par les délégués de la France et de l'Inde. Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) pense, lui aussi, qu'à vouloir donner une portée trop générale à la résolution, on risquerait de perdre de vue la situation immédiate qui l'a inspirée. Pour bien marquer que l'OMS a conscience des urgences

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VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

qui existent dans d'autres pays, il propose d'insérer dans le préambule un alinéa supplémentaire ainsi libellé : "Restant consciente des besoins désespérés d'autres régions ". Le Dr ALAN (Turquie) souscrit à cette proposition.

Le Professeur FERREIRA (Brésil) estime que le projet de résolution met à juste titre l'accent sur la triste situation des pays africains. Néanmoins, afin de tenir compte des besoins d'autres pays, qui souffrent de désastres analogues, il suggère que les mots "et d'autres régions" soient ajoutés après les mots "pays d'Afrique" dans le premier alinéa du préambule, et que le paragraphe 2 du dispositif se termine comme suit "aux Etats sinistrés d'Afrique et d'autres régions ". Le Dr KIVITS (Belgique) pense que la Commission a déjà consacré trop de temps à la discussion en cours. Il propose que le débat soit déclaré clos et que le projet de résolution soit mis aux voix. Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) jugerait préférable que le texte du projet de résolution amendé soit distribué pour être examiné à la prochaine séance. Un scrutin ne lui parait pas indiqué au stade actuel. Le DIRECTEUR GENERAL suggère que, comme le temps fait défaut pour procéder à un vote sur chacun des amendements proposés, un groupe de travail soit chargé de préparer un texte révisé qui serait soumis ultérieurement à la Commission. Il rappelle aux délégués que la Commission doit encore examiner le point concernant la recherche sur le cancer. Le PRESIDENT propose de constituer un groupe de travail comprenant, outre les auteurs du projet de résolution, les délégués de la France, de l'Inde, de la Mongolie, du Royaume -Uni et de l'Union des Républiques socialistes soviétiques ainsi que tous autres délégués intéressés pour élaborer un texte révisé. I1 en est ainsi décidé. (Voir la suite du débat dans le procès -verbal de la quinzième séance, section 2.) La séance est levée à 12 h.45.

QUINZIEME SEANCE Mercredi 23 mai 1973, 14 h.15 Président :

Dr S. PHONG AKSARA (Thaflande)

1.

PROGRAMME DE COOPERATION INTERNATIONALE EN MATIERE DE RECHERCHE SUR LE CANCER

Ordre du jour, 2.8

Le Dr LAMBO, Sous -Directeur général, présentant le rapport du Directeur général (documents A26/12 et Add.1), souligne l'importance de la recherche sur le cancer pour tous les Etats Membres, y compris les pays en voie de développement. En raison de l'incidence croissante de la maladie et du fait qu'une fraction grandissante de la population mondiale atteint les tranches d'âge les plus fortement exposées, le cancer est devenu un problème majeur de santé publique même dans des pays qui pour le moment se préoccupent davantage des maladies de la nutrition et des maladies transmissibles. Si la recherche a lieu principalement dans les pays avancés, c'est probablement dans les pays en voie de développement que le besoin d'assistance est le plus grand, notamment en ce qui concerne la prévention du cancer. Le Dr Lambo fait l'historique du programme de recherche sur le cancer depuis le moment où la Commission intérimaire de l'OMS a donné au Secrétariat les facilités nécessaires pour entreprendre une étude préliminaire sur la question. La Deuxième Assemblée mondiale de la Santé a élargi le programme de statistiques sanitaires de l'OMS pour y inclure l'enregistrement des cas de cancer. Au cours des dix premières années d'existence de l'OMS, la contribution de l'Organisation à la recherche sur le cancer a consisté essentiellement à coordonner des études statistiques, à uniformiser les définitions et la nomenclature, enfin, sur la recommandation réitérée de l'Assemblée de la Santé, à encourager et à coordonner les efforts nationaux. Le cancer a toujours occupé une place dans les programmes de recherche de l'Organisation visant à renforcer les administrations sanitaires nationales, à former du personnel médical et auxiliaire, à offrir des services à la recherche ou à améliorer les contacts entre les hommes de science, notamment par l'organisation de réunions et de cours de formation et par l'intermédiaire de publications scientifiques. A partir de 1958, le programme de l'OMS a été complété par des activités nouvelles comme l'établissement d'une classification histologique des tumeurs d'après leur localisation anatomique, la promotion d'études d'ampleur limitée en épidémiologie et pathologie géographique, et la mise au point d'un programme de lutte anticancéreuse portant sur les techniques de prévention et de diagnostic précoce, les méthodes de traitement, la réadaptation et l'information des médecins et du public. Lors de la création, en 1965, du Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC), qui se préoccupe essentiellement de l'épidémiologie et de l'étude des facteurs de milieu qui peuvent intervenir dans l'étiologie du cancer humain, une partie des activités de l'OMS ont été reprises par le Centre. Ces activités sont énumérées dans les deux premiers paragraphes de la page 4 du document A26/12. Le programme de l'OMS relatif au cancer, loin de chercher à empiéter sur le travail considérable qui se fait ailleurs, est centré sur les aspects du problème auxquels l'Organisation peut, du fait de son caractère international, apporter une contribution spéciale. Les avis et l'aide offerts aux gouvernements pour l'établissement de services de lutte anticancéreuse, la coordination des recherches grâce au vaste réseau des centres internationaux OMS de référence, l'évaluation sur le plan international de certaines méthodes utilisées dans la lutte anticancéreuse, la diffusion des informations, la formation de chercheurs grâce au programme de bourses, les subventions destinées à faciliter les échanges de chercheurs, et la coopération avec des organisations internationales non gouvernementales telles que l'Union internationale contre le Cancer (UICC) constituent les principaux éléments du programme de l'Organisation relatif au cancer. Quelques recherches collectives récentes sont évoquées aux pages 4, 5 et 6 du document A26/12. En examinant le programme de l'OMS relatif au cancer, la Commission doit étudier la meilleure façon de répartir les ressources existantes afin de fournir aux Etats Membres le maximum d'aide possible. A cet effet, il est nécessaire que tous les fonds, quelle qu'en soit la provenance, fassent l'objet d'une utilisation rationnelle et intégrée, dans le cadre d'une coopération internationale bien conçue. L'OMS continuera de centrer ses activités sur les aspects du problème qui relèvent plus particulièrement de sa compétence en raison de son caractère international; elle s'efforcera de déterminer et de combattre les causes de la maladie, d'en améliorer le dépistage et le traitement et elle laissera au CIRC les travaux de recherche épidémiologique fondamentale.

Le PRESIDENT appelle l'attention de la Commission sur un projet de résolution concernant la planification à long terme de la coopération internationale en matière de recherche sur le cancer, Bulgarie, Etats -Unis d'Amérique, Hongrie, Pologne, présenté par les délégations suivantes République Démocratique Allemande, Roumanie, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Tchécoslovaquie et Union des Républiques socialistes soviétiques. Le projet de résolution est ainsi conçu : :

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VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II La Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé, Etant donné l'importance exceptionnelle, pour la santé nationale et internationale, du cancer qui constitue une grande cause de mortalité à tous les âges et de morbidité dans tous les pays; Reconnaissant que les travaux relatifs au cancer absorbent une fraction substantielle et croissante des ressources financières et autres des Etats Membres et de leurs instituts de recherche et que les cancéreux occupent une proportion élevée des installations de traitement; Constatant que les problèmes du cancer sont extrêmement complexes et qu'ils ne pourront vraisemblablement être pleinement élucidés ni par un seul pays, quel qu'il soit, ni par les efforts incoordonnés de nombreux pays; Consciente des possibilités toujours croissantes de coopération internationale, tant gouvernementale que non gouvernementale, qui existent pour l'étude des causes et mécanismes des maladies malignes ainsi que pour l'élaboration de programmes de traitement et de prévention de celles -ci;

Persuadée qu'une telle action internationale coordonnée est indispensable pour accélérer l'élucidation des problèmes associés au cancer, 1. CONSIDERE 1) que, dans le domaine des recherches sur le cancer, l'effort principal devrait être accompli par les organismes nationaux de recherche des Etats Membres, mais que leurs activités devraient être coordonnées et qu'une méthodologie uniforme devrait être appliquée chaque fois que possible; et 2) que la meilleure manière de réaliser une telle coordination est d'établir un programme intégré et complet auquel les institutions des Etats Membres pourraient adhérer dans la mesure où elles le désireraient, et qui porterait, entre autres choses, sur la normalisation des méthodes et de la terminologie, les études épidémiologiques et l'élaboration tant de méthodes de diagnostic et de traitement précoces du cancer que de mesures préventives comprenant l'identification et l'élimination des cancérogènes de l'environnement; 2. PENSE que, sous l'égide de l'Organisation mondiale de la Santé, le Centre international de Recherche sur le Cancer, l'Union internationale contre le Cancer et l'OMS devraient pouvoir, conformément à leurs constitutions respectives et dans l'esprit de la résolution WHA25.60, tracer un vaste programme international; et que chacun de ces organismes devrait jouer dans le programme d'ensemble un rôle précis qui devrait être revu régulièrement en fonction des progrès réalisés; 3. ESTIME NECESSAIRE d'établir, pour chaque direction de recherche recommandée 1) un registre central des études les plus prometteuses en cours, comportant des propositions concrètes pour la recherche et la méthodologie; 2) une liste des centres de référence et des établissements collaborateurs; 3) un service d'information basé sur ordinateur qui, entre autres choses, recueillerait et diffuserait des données sur les résultats des études en cours et sur les nouvelles acquisitions pertinentes en médecine, en biologie et dans d'autres sciences; et 4. PRIE le Directeur général de convoquer une réunion d'experts, de représentants des Etats Membres et des orga1) nisations non gouvernementales intéressées qui fera des recommandations pour un programme à long terme de coopération internationale dans le domaine du cancer; et 2) d'établir, sur la base de ces recommandations, un programme de coopération internationale et de le soumettre à la Vingt- Septième Assemblée mondiale de la Santé. : : :

Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) se félicite que l'Assemblée de la Santé ait consacré un point distinct de son ordre du jour à la coopération internationale en matière de recherche sur le cancer. Beaucoup a déjà été accompli dans le domaine du cancer par l'OMS et par d'autres organisations internationales, et ces organisations poursuivent leur action; mais le moment est venu d'envisager le problème sous un angle nouveau. De nombreux problèmes biomédicaux ont pris des proportions énormes; pourtant il faudra les résoudre. Il a été établi que la solution de ces problèmes demandera une somme considérable. de recherches tant sur le plan médical que sur le plan de l'organisation et on a souligné que l'OMS ne pouvait pas résoudre des problèmes internationaux importants avec les fonds limités dont elle dispose au titre de son budget ordinaire; parallèlement, l'attention a été attirée sur le rôle unique que l'OMS, de par sa position; est appelée à jouer dans la solution de ces problèmes. La délégation soviétique pense qu'un programme international de recherche sur le cancer pourrait servir de modèle de coopération internationale pour toute une série d'autres problèmes qui se posent dans le domaine de la santé. Le problème du cancer est l'un des problèmes mondiaux les plus graves et les plus compliqués qui soient. La recherche sur le cancer et la lutte anticancéreuse sont importantes aussi bien pour les services de santé des pays développés que pour ceux des pays en voie de développement. De nombreux pays ont construit de grands instituts de recherche et dépensent des sommes énormes dans un effort sans cesse accru pour déterminer les causes et les mécanismes du développement des tumeurs malignes. De nombreux travaux sont consacrés à l'étude de

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la théorie de l'origine virale du cancer et des leucémies, et à l'étude du rôle des radiations, des produits chimiques, des additifs alimentaires, etc.; de nombreuses recherches ont été entreprises afin de découvrir pour quelles raisons une cellule normale saine se transforme en cellule cancéreuse, et quels sont les mécanismes moléculaires et génétiques qui entraînent la formation des tumeurs malignes. Toutefois, la pathogénèse des tumeurs malignes, la réaction immunologique de l'organisme en présence de cellules cancéreuses, et un certain nombre d'autres aspects n'ont pas encore été éclaircis, et on ne sait pas pourquoi certaines formes de tumeurs se rencontrent principalement dans certaines régions géographiques et chez certains groupes de population. On ne sait pas non plus quelles substances cancérogènes sont présentes dans l'environnement des différents pays, ni dans quelle mesure ces substances posent un problème dans les pays en voie de développement. On dit parfois que le problème du cancer est moins important dans les pays en voie de développement. Le Dr Venediktov est convaincu qu'il s'agit là d'une idée fausse et que les maladies transmissibles, qui occupent actuellement le devant de la scène, masquent en réalité l'étendue du problème du cancer dans ces pays. Les méthodes à employer pour le dépistage précoce du cancer, la pratique des examens préventifs de masse et la recherche de moyens plus rationnels de traitement du cancer et de lutte anticancéreuse posent des problèmes complexes à tous les pays. Certes, il existe dans beaucoup de pays de vastes programmes nationaux de recherche sur le cancer et de lutte anticancéreuse. L'Union soviétique, par exemple, compte 22 instituts de recherche ontologique, plus de 270 institutions spécialisées assurant l'aide médicale à la population et plus de 3000 services spécialisés participant à la lutte anticancéreuse. Les Etats -Unis d'Amérique, qui ont tout un réseau d'instituts ontologiques, y compris un Institut national du Cancer, ont récemment entrepris un programme national intensifié de recherche sur le cancer et les traitements anticancéreux. De grands efforts sont aussi accomplis par les instituts de recherche d'un certain nombre d'autres pays. Néanmoins, il devient de plus en plus évident qu'aucun pays ne peut espérer résoudre à lui seul le problème du cancer. Beaucoup de pays manquent de moyens pour mener à bien des recherches fondamentales, bien que des hypothèses intéressantes aient été formulées par certains d'entre eux. Parallèlement, l "'exode des cerveaux" qui semble aller en s'intensifiant influe défavorablement sur le développement du potentiel scientifique de divers pays et n'aidera certainement pas à résoudre le problème du cancer. Le fait est que de nombreux pays, tant développés qu'en voie de développement, n'ont pas la possibilité de pousser les recherches aussi loin qu'ils le voudraient et qu'ils le jugent nécessaire; et il est impossible de prévoir dans lequel de ces pays se fera la percée ou la découverte qui permettra de résoudre le problème du cancer. Il faut se souvenir que l'intelligence et le talent sont équitablement partagés dans l'espèce humaine et que l'importance du revenu national ne joue pas dans ce domaine. La coopération bilatérale et multilatérale entre les pays tend à se développer depuis quelques années. L'URSS a conclu des accords de coopération en matière de recherche sur le cancer et de lutte anticancéreuse avec tous les autres pays socialistes. La coopération directe entre les instituts de recherche s'est révélée être un instrument très important et très efficace. L'Union soviétique a également conclu des accords de coopération avec la France, l'Italie et d'autres pays d'Europe occidentale, et grâce à un récent accord, sa collaboration avec les Etats -Unis d'Amérique sur divers problèmes relatifs au cancer se développe de manière satisfaisante. Les accords mentionnés stipulent expressément que les résultats de la recherche seront mis à la disposition de tous les pays et communiqués à l'OMS. Toutefois, malgré le développement de la coopération bilatérale et multilatérale, il n'est pas rare que les recherches entreprises dans certains pays fassent double emploi avec celles poursuivies dans d'autres pays, ce qui constitue un gaspillage d'énergie et de ressources. Les mêmes erreurs se répètent et l'on aboutit aux mêmes impasses. Il arrive souvent que les résultats des recherches de différents pays ne soient pas comparables parce que les méthodes de travail employées ne sont pas les mêmes. Bien des problèmes pourraient être résolus plus rapidement si les recherches dans les différents pays étaient conduites simultanément selon des méthodes uniformes. Les pays n'ont pas tous la même opinion sur ce que sont les problèmes prioritaires de la recherche sur le cancer; et il peut arriver aussi que des hypothèses brillantes ne puissent pas être vérifiées simplement parce que leurs auteurs manquent de fonds ou d'équipements. Il n'y a pas lieu de se féliciter de la façon dont la coopération internationale en matière de recherche est actuellement si l'on a universellement compris qu'il est nécessaire d'unir les efforts, on ne sait pratiquée pas encore coordonner de manière efficace les travaux des chercheurs des différents pays. De l'avis de la délégation soviétique, l'OMS, le CIRC et l'UICC pourraient faire davantage dans le domaine de la coordination. De par leur position, ces organisations sont précisément les seules qui soient à même d'établir des ponts entre les programmes nationaux, bilatéraux et internationaux. Elles seules pourraient offrir à tous les pays la possibilité de prendre part à des programmes coordonnés. Pour précieux qu'il soit, leur travail demeure peu satisfaisant à certains égards. L'UICC, parce qu'elle est une organisation non gouvernementale, n'a pas assez de pouvoirs légaux et ne peut assumer des responsabilités qui dépassent celles que prévoit son statut d'association scientifique bénévole. Le CIRC ne compte que dix pays membres sur les 140 Etats Membres de l'OMS; faute d'un programme suffisamment précis de travail à long terme, il a tendance à fonctionner :

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simplement comme un bon institut de recherche. Certaines dispositions du statut du CIRC auraient besoin d'être révisées; au début de mai 1973, l'Union soviétique a présenté des propositions à cet effet au Conseil de Direction, mais la décision définitive n'interviendra qu'après la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé, le Conseil ayant décidé d'attendre l'opinion de l'Assemblée touchant la coopération internationale sur le cancer. En ce qui concerne l'OMS, beaucoup a déjà été accompli, comme il ressort du rapport du Directeur général qui, cependant, ne donne pas suffisamment d'indications sur ce qui devrait être fait à l'avenir. En outre, il semble y avoir une tendance à maintenir à leur niveau actuel ou même à réduire les fonds consacrés au cancer dans le budget de l'Organisation. S'il ne parait pas nécessaire d'accroître massivement ces fonds, ce n'est certainement pas le moment de les réduire. Après avoir étudié toute la documentation, la délégation soviétique est parvenue à la conclusion que la coopération et la coordination entre ces trois organisations pourraient être améliorées. Pour elle, il ne fait pas de doute que le rôle central doit revenir à l'OMS, institution intergouvernementale dont font maintenant partie tous les Etats du monde, qui possède les services statistiques et les ordinateurs nécessaires et qui, plus que toute autre organisation, jouit du respect de ses Etats Membres. Le Dr Venediktov propose en conséquence que l'OMS, en coopération avec le CIRC et l'UICC, établisse, sur la base des suggestions des Etats Membres et avec l'aide des experts et des laboratoires collaborateurs, un programme de travail s'étendant sur cinq ou dix ans. Ce programme ne devrait avoir aucun caractère contraignant, et chaque Etat Membre ou institut concerné devrait pouvoir à son gré décider de participer ou non à son exécution, fixer l'importance de sa participation et les domaines sur lesquels elle portera. Les recherches nationales seraient poursuivies, mais les résultats seraient communiqués à un centre unique, en échange de quoi chaque Etat Membre ou institut recevrait des informations sur les résultats obtenus dans tous les autres pays. Naturellement, le programme de recherche ne pourrait pas être financé à 100 % par les instituts nationaux, mais ceux -ci pourraient sans doute prendre à leur charge 96 à 98 % des dépenses, et le reste serait financé par l'OMS, le CIRC, l'UICC ou par d'autres sources, y compris des contributions volontaires. Le Dr Venediktov ne pense pas que ce programme pèserait trop lourdement sur le budget ordinaire de l'OMS. Si les trois organisations pouvaient mettre au point un plan vraiment rationnel qui aurait la confiance des Etats Membres et des chercheurs et qui tiendrait compte des intérêts de tous, les contributions volontaires ne manqueraient pas. Ce plan devrait évidemment être constamment révisé selon des modalités appropriées. Parlant au nom des neuf coauteurs du projet de résolution, le Dr Venediktov appelle l'attention de la Commission sur le texte dont elle est saisie. En ce qui concerne la réunion proposée au paragraphe 4.1) du dispositif, l'idée des auteurs est que le nombre des participants soit peu élevé, mais que la réunion soit suffisamment représentative. Ce qui compte, c'est que les recommandations concernant un programme à long terme soient telles qu'elles permettent au Directeur général et au Conseil exécutif de faire rapport à la Vingt- Septième Assemblée mondiale de la Santé, afin que l'Assemblée puisse examiner quelle suite il conviendrait d'y donner. La délégation française a distribué le texte d'un certain nombre d'amendements au projet de résolution, amendements qui seront sans doute présentés par le délégué de la France lui -même. La délégation soviétique accepte les trois premiers de ces amendements dans leur version anglaise, mais le texte russe devra être quelque peu remanié. Elle ne peut pas accepter le quatrième amendement, qui porte sur le paragraphe 2 du dispositif car elle estime que le rôle de direction doit revenir à une seule organisation, qui doit être l'OMS. Le Dr HENRY (Trinité -et- Tobago) a beaucoup apprécié les coupes histologiques sur diapositives que l'OMS a envoyées aux Etats Membres; pour l'anatomopathologiste qui travaille seul dans un laboratoire isolé, elles constituent un encouragement et la confirmation de son utilité par un groupe d'experts éminents. L'OMS doit être félicitée pour ces séries de coupes, dont il espère qu'elles seront suivies d'autres. Le Dr Henry félicite d'autre part l'OMS pour le cours - maintenant à sa deuxième année d'existence - qui vise à enseigner le cytodiagnostic aux techniciens de la zone des Caraibes. Le cancer du col de l'utérus est une forme très répandue de la maladie à la Trinité -et- Tobago, où la population, jeune et de race mêlée, offre un terrain d'expérimentation naturel pour les recherches sur l'étiologie du cancer et les effets du traitement. On se préoccupe actuellement d'établir à l'échelon hospitalier un registre du cancer, en prévision de la création d'un registre plus vaste à l'échelon national; par ailleurs, grâce à un prêt du Gouvernement canadien, il a été possible d'ouvrir une unité de cobaltothérapie. La délégation de la Trinité -et- Tobago souscrit au programme de l'OMS tel qu'il est exposé dans les documents A26/12 et Add.l et appuie également le projet de résolution présenté par le délégué de l'URSS.

Le Dr LEAVITT (Etats -Unis d'Amérique) dit que dans le cadre de la Loi sur le cancer (Cancer Act) de 1971 le Gouvernement des Etats -Unis a défini un programme de lutte contre le cancer qui doit donner à l'Institut national du Cancer la possibilité de profiter au maximum de la collaboration et de la coopération internationales en matière de recherche, de collecte des données, d'information, d'échanges et autres activités. Les trois grands organismes internationaux autour desquels s'organiseront cette collaboration et cette coopération sont l'OMS, institution spécialisée des Nations

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Unies; le CIRC, organisme placé sous l'égide de l'OMS et qui compte un petit nombre de membres; et l'UICC, organisation non gouvernementale très active et de compétence reconnue. Les travaux de ces trois organismes devront être parfaitement complémentaires, en vue d'un effort constructif de lutte contre le cancer. Chacun d'eux devrait s'efforcer de faire tout son possible pour mettre sur pied un programme bien coordonné qui profite à tous les Etats Membres de l'OMS. Les possibilités qu'offre l'OMS pour les contacts avec les chacun de ces organismes devront être exploitées au maximum gouvernements, le CIRC pour le choix de travaux internationaux de recherche dignes d'être appuyés, l'UICC pour les nombreux liens noués avec les chercheurs et les institutions de recherche. Le Dr Leavitt reconnaît que l'OMS a un rôle directeur à jouer, en étroite collaboration avec le CIRC, mais il pense que l'on devrait utiliser davantage les ressources de l'UICC qui, en tant qu'organisation non gouvernementale, conserve une certaine liberté que l'OMS n'a peut -être pas. En mettant leurs ressources en commun, les trois organisations pourraient maximiser les services qu'elles rendent à tous les pays du monde. L'OMS pourrait, en vertu de sa Constitution, renforcer immédiatement ses services techniques dans le domaine du cancer, tandis que le rôle du CIRC pourrait être mieux défini dans le cadre d'un programme commun qui s'inscrirait dans un plan mondial prévoyant la répartition des tâches selon un inventaire des besoins. Enfin, 'l'UICC pourrait fournir les services spécifiques qui seraient requis d'elle. Les crédits alloués à la recherche sur le cancer dans le budget ordinaire de l'OMS devraient être maintenus à un niveau stable et utilisés pour des activités de coordination, de centralisation et de diffusion des informations. Les programmes opérationnels devraient donc être financés par des contributions volontaires de source nationale et autres. Les institutions sanitaires des Etats -Unis aideront les trois organisations à remporter une victoire internationale sur le cancer. La délégation des Etats -Unis, qui est l'un des auteurs du projet de résolution présenté par le délégué de l'URSS, propose que le paragraphe 2 du dispositif soit modifié comme suit : :

"2.

PENSE que, sous la direction de l'OMS, un vaste programme international devrait être élaboré en coopération avec le Centre international de Recherche sur le Cancer, l'Union internationale contre le Cancer et d'autres organismes internationaux intéressés, conformément à leurs constitutions respectives et dans l'esprit de la résolution WHA25.60, et que les éléments du programme d'ensemble devraient être revus régulièrement en fonction des progrès réalisés;"

Le Dr DELAFRESNAYE (Union internationale contre le Cancer), prenant la parole sur l'invitation du PRESIDENT, présente un mémorandum qui décrit les liens existant entre l'UICC d'une part, l'OMS et le CIRC d'autre part. Il est d'accord avec les délégués de l'URSS et des Etats -Unis d'Amérique sur la nécessité de renforcer ces liens. Comme cela a déjà été souligné, le statut juridique des organisations non gouvernementales n'est pas le même que celui des organisations intergouvernemen tales, mais cela n'a jamais constitué une gêne. Le statut juridique ne doit pas, de toute façon, empêcher qu'une collaboration étroite et loyale s'établisse entre les organisations qui le désirent. L'UICC regroupe 164 organisations de 74 pays, qui sont pour la moitié des instituts et des centres pour l'étude du cancer. Dans certains cas, des départements ministériels sont acceptés comme membres. Le budget de l'Union varie entre US $600 000 et 700 000 par an; la moitié environ de cette somme est consacrée au programme de bourses d'études. En 1950, l'UICC a lancé un programme de pathologie géographique, qui a connu un tel développement que le comité initial a dû être divisé en trois sous -comités pour l'Afrique, l'Amérique latine et l'Asie du Sud -Est. La pathologie géographique est restée longtemps l'une des principales activités de l'UICC, mais l'Union s'est aussi intéressée à la classification clinique (en utilisant le système "TNM "), à la nomenclature des tumeurs et à divers autres sujets pour l'étude desquels d'autres comités ont été créés. L'Union a joué un rôle important dans le lancement de nouveaux programmes et l'exploration de nouveaux domaines de recherche. Le programme d'études sur l'incidence du cancer dans les cinq continents, qui s'est révélé être un instrument utile pour les épidémiologistes du cancer, et le programme de recherches sur les rapports entre l'amiante et le cancer, qui ont été par la suite repris par le CIRC, sont dus tous deux à l'initiative de l'UICC, de même que les activités récentes concernant le cancer chez l'enfant. Le Dr Delafresnaye espère qu'une collaboration internationale sera bientôt instaurée dans ce dernier domaine. Les transferts d'activités entre organisations doivent se faire par accord mutuel, et si les aspects essentiels de leurs politiques et de leurs programmes respectifs sont définis par les organes directeurs de chacune des organisations, la porte doit cependant rester ouverte à une collaboration internationale permettant d'éviter que les activités des uns empiètent sur celles des autres. Pour instaurer la coopération nécessaire, l'UICC a invité des représentants de l'OMS et du CIRC à débattre de ces questions à une réunion qui s'est tenue le 2 avril 1973. A la demande de l'OMS, cette réunion est restée officieuse. Répondant aux remarques formulées par les délégués de l'URSS et des Etats -Unis d'Amérique, le Dr Delafresnaye dit qu'en mars 1972 le Conseil de Direction de l'UICC a étudié les moyens de promouvoir le concept de centres du cancer et d'instaurer entre les centres intéressés des activités collectives et des contacts qui, a -t -on décidé, devraient se situer au niveau institutionnel. Un comité des activités internationales concertées, composé du Président et du Secrétaire général de l'Union et de douze spécialistes scientifiques nommés par le Président parmi des

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directeurs de centres du cancer ou parmi des oncologistes se livrant à des travaux théoriques et cliniques dans une vaste gamme de disciplines, a été créé et tiendra sa première réunion les 29 et 30 mai 1973. L'OMS et le CIRC enverront des observateurs, ces deux organismes ayant estimé qu'ils ne pouvaient pas actuellement être membres à part entière du comité comme on l'avait d'abord espéré. Le comité établira son règlement intérieur et examinera la situation en matière de recherche internationale sur le cancer. Il tiendra compte des voeux exprimés à la présente session de l'Assemblée de la Santé et s'efforcera de déterminer lesquels - parmi les projets qui lui seront soumis et qui ne portent pas sur des activités déjà au programme de l'une ou l'autre organisation - se prêtent le mieux à une collaboration internationale. On espère qu'il sera possible de mettre au point un programme bien conçu auquel les divers organismes intéressés pourront participer. Tout en appréciant la distinction qui est faite, dans certains des amendements proposés au projet de résolution de l'URSS, entre organisations gouvernementales et organisations non gouvernementales, le Dr Delafresnaye souligne que ces deux types d'organismes peuvent travailler ensemble de façon très efficace. Le Dr FELKAI (Hongrie) souligne l'extrême importance du travail accompli dans le domaine de la recherche sur les maladies cancéreuses par l'OMS, avec laquelle les instituts hongrois maintiennent des contacts étroits. L'OMS est l'organisation la plus qualifiée pour mener à bien, sur le plan mondial, l'étude de la distribution géographique des tumeurs malignes, et un travail épidémiologique a déjà été entrepris par le Centre international de Recherche sur le Cancer. Toutefois, à des fins d'uniformisation, il serait bon d'établir un système normalisé auquel les Etats Membres participants pourraient se conformer en fournissant des informations. L'OMS a déjà fait un pas dans elle s'est efforcée de ce sens en ce qui concerne le registre du cancer tenu dans les hôpitaux faire adopter une nomenclature uniforme pour l'établissement du diagnostic dans les établissements hospitaliers. De plus, les Etats Membres qui établissent des évaluations types représentatives doivent fournir au centre d'enregistrement des données sur la morbidité et la mortalité selon un modèle uniforme. L'étude des substances cancérogènes a été l'une des principales tâches du CIRC. Les effets cancérogènes possibles des produits pharmaceutiques posent des problèmes particulièrement urgents puisque les recherches ont été principalement axées sur la tératogenèse, sur la base des diverses législations nationales. Il est également souhaitable qu'une coopération internationale s'instaure sous l'égide de l'OMS dans le domaine de la recherche sur l'origine virale possible des tumeurs humaines. Le Dr Felkai souligne la nécessité d'étudier les tumeurs d'origine virale chez les animaux humaine. Les utilisés comme sources de protéines bovin revêtent une importance particulière. L'OMS devrait aussi jouer un rôle prépondérant dans la propagation des méthodes modernes de diagnostic et de traitement du cancer. Elle devrait s'occuper non seulement du diagnostic précoce et des interventions chirurgicales, mais aussi des problèmes de pharmacothérapie et d'immunothérapie. En plus des centres de référence histopathologiques, il faudrait créer des centres de référence cliniques. Le rôle directeur de l'OMS devrait s'étendre à la lutte anticancéreuse dans les Etats Membres. Par exemple, l'Organisation pourrait aider à établir des directives de base concernant les cours de formation et de perfectionnement des oncologistes, et à normaliser ces cours selon les besoins. L'OMS devrait aussi établir des directives en matière de propagande médicale. L'OMS a déjà obtenu quelques bons résultats dans la lutte contre le cancer et il faut espérer que son programme pourra se développer dans l'avenir. :

Le Professeur BERNDT (République Démocratique Allemande) félicite le Directeur général de son rapport qui démontre l'importance des résultats obtenus dans le domaine de la recherche sur le cancer. L'OMS s'est acquittée de sa mission, qui est d'être le centre international de coordination des travaux sur le cancer. Le Gouvernement de la République Démocratique Allemande est prêt à collaborer à un programme international d'études sur le cancer, qui est lié à l'un des cinq grands programmes de recherches entrepris dans ce pays. Le Professeur Berndt pense lui aussi que l'une des principales tâches dont l'OMS puisse se charger est la coordination des activités internationales et nationales existantes. Une aide,supplémentaire doit être accordée au Centre international de Recherche sur le Cancer qui effectue un travail dont la valeur est déjà reconnue sur le plan international. Une coopération internationale en matière de recherche sur le cancer est indispensable, notamment dans des domaines tels que l'épidémiologie et la prévention primaire du cancer. Il faut pour cela faire des recherches sur la cancérogenèse, notamment sur les virus oncogènes et les produits chimiques cancérogènes, particulièrement dans le milieu de travail. Un programme international pourrait porter sur des sujets tels que la préparation de recommandations concernant les normes internationales de sécurité du travail à appliquer lors de la manipulation de substances cancérogènes comme certains pesticides et comme l'amiante. Les concentrations maximales de substances cancérogènes présentes dans l'air pollué devraient pouvoir être déterminées et il conviendrait de parvenir à un accord international sur les méthodes à employer pour les mesurer et les déterminer. L'OMS pourrait aussi formuler des recommandations sur la méthodologie et les limites d'exposition en ce qui concerne les produits cancérogènes présents dans les aliments et d'autres substances dangereuses pouvant se convertir en

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éléments cancérogènes dans l'organisme. Un accord international serait nécessaire sur les méthodes de détection de la cancérogénicité. Le projet du CIRC de produire une série de monographies sur les substances cancérogènes doit être considéré comme urgent et mis en oeuvre dans le cadre d'un programme international de l'OMS. La reconnaissance des facteurs de risque est d'une grande importance pour la prévention primaire, et les recherches épidémiologiques entreprises à cette fin se prêtent particulièrement bien à la coopération internationale. Le Professeur Berndt propose en conséquence qu'une aide soit accordée à l'Association internationale des Registres du Cancer pour lui permettre de poursuivre ses travaux, afin que des méthodes normalisées permettant la comparaison des résultats puissent être mises au point. Une coopération internationale est également indispensable pour soutenir les études sur l'épidémiologie des tumeurs rares, les risques de cancer auxquels les travailleurs sont exposés, et les risques résultant de l'introduction récente, dans l'environnement humain, de substances chimiques telles que les pesticides et les additifs alimentaires. Il est également important d'appuyer les efforts visant à établir une réglementation pour la normalisation des essais de médicaments cytostatiques et de préparations hormonales. La République Démocratique Allemande est prête à participer aux efforts visant à résoudre les problèmes qui viennent d'être mentionnés ainsi qu'à d'autres travaux de l'OMS relatifs à la coopération internationale en matière de recherche sur le cancer. Elle a une longue expérience de la détection précoce du cancer, par exemple des examens radiologiques de masse destinés à dépister le cancer du col de l'utérus ou du poumon. Le Gouvernement de la République Démocratique Allemande est en mesure d'établir des centres de référence pour résoudre des problèmes spéciaux, et il pourrait charger des hommes de science de participer à des activités particulières. La délégation de la République Démocratique Allemande, qui est l'un des auteurs du projet de résolution présenté par le délégué de l'URSS, soutiendra ce texte sans réserve. Le Dr SAENZ (Uruguay) félicite le Directeur général pour les excellents documents qu'il a présentés. Les 23 centres internationaux de référence établis par l'OMS ont rendu de précieux services en diffusant des informations et en facilitant des échanges de vues. Il convient de souligner particulièrement le travail important réalisé par les centres d'Amsterdam et de Stockholm. La délégation de l'Uruguay appuie le projet de résolution présenté par la délégation de l'URSS, qui représente un pas important dans la voie de la coopération internationale en matière de santé publique. Le Dr KLIVAROVA (Tchécoslovaquie) félicite le Directeur général de son rapport. Le problème du cancer prend toujours plus d'importance et près d'un quart des décès en Tchécoslovaquie sont imputables à cette maladie. Les services sanitaires du pays s'efforcent de déceler les premiers signes de cancer chez les sujets traités pour d'autres maladies; on procède à des examens radiologiques de masse en vue de détecter les cas de cancer du col de l'utérus, et l'on apprend à la population féminine -A reconnaître le cancer du sein. Les cas de cancer sont traités gratuitement et sans délai. Quatre instituts oncologiques chargés d'assurer des soins médicaux spécialisés et d'effectuer des recherches ont été créés. Ces mesures sont toutefois loin de répondre à tous les besoins. La Tchécoslovaquie est donc très désireuse de trouver une solution au problème du cancer, qu'aucun pays ne peut espérer résoudre à lui seul. La délégation tchécoslovaque appuie le projet de résolution soumis à la Commission et pense que les instituts de Tchécoslovaquie participeront au programme de recherches proposé. La résolution devrait peut -être indiquer plus clairement qu'une organisation devrait assurer la coordination des recherches sur le cancer. De l'avis de la délégation tchécoslovaque, l'OMS est à cet égard l'organisation la plus qualifiée. Le Professeur AUJALEU (France) constate que la session est déjà très avancée; aussi limitera t-il ses observations au projet de résolution, bien que les documents préparés par le Secrétariat sur un problème d'une importance immense pour la plupart des pays contiennent beaucoup de points intéressants. Il présente un certain nombre d'amendements au projet de résolution, dont le texte a été distribué. Il suggère de supprimer au premier alinéa du préambule les mots "à tous les âges ". Au deuxième alinéa du préambule, les mots "dans certains pays" devraient être ajoutés pour qu'on "les cancéreux occupent dans certains pays une proportion élevée des installations de lise traitement ". Au troisième alinéa du préambule, le mot "incoordonnés" devrait être remplacé par les mots "non coordonnés entre eux ". Il suggère en outre que le deuxième paragraphe du dispositif soit modifié comme suit :

:

PENSE que l'Union internationale contre le Cancer, le Centre international de Recherche sur le Cancer et l'Organisation mondiale de la Santé devraient se concerter pour établir un vaste programme international, conformément à leurs constitutions respectives et dans l'esprit de la résolution WHA25.60; 2.

Le Professeur Aujaleu ne juge pas utile de stipuler que l'OMS devrait assumer un rôle de direction dans les recherches effectuées par les organismes privés, et il croit donc préférable d'indiquer que les trois organismes doivent travailler de concert. Il ne serait pas hostile à

410

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

l'insertion des mots "sur l'initiative de l'Organisation mondiale de la Santé ", à la place de "sous l'égide de l'Organisation mondiale de la Santé ". Il suggère aussi que, dans le paragraphe 4.1) du dispositif, on insère après les mots "de ", s'il est possible de le faire sans recourir aux crédits convoquer" le membre de phrase suivant des budgets ordinaires de 1973 et 19.74 ". Il est persuadé que le Directeur général sera en mesure de trouver les fonds extra -budgétaires nécessaires à cet effet. :

Le Professeur REXED (Suède) fait l'éloge du rapport du Directeur général. Le travail accompli par l'OMS constitue une base saine pour une action future. Par ailleurs, le rapport montre dans quels secteurs de recherche intéressants de nouveaux efforts devront être accomplis. Il est essentiel de comprendre que la recherche sur le cancer s'étend à un domaine complexe et qu'il est particulièrement difficile de la coordonner, surtout si l'on tient compte du niveau élevé de compétence des hommes de science qui sont lancés dans cette recherche. En dépit de cette réserve, le Professeur Rexed appuie le projet de résolution proposé. Il pense que la coordination des activités à laquelle se réfère le premier paragraphe du dispositif est une coordination fondée essentiellement sur le contrôle exercé au niveau national. A ce sujet, il serait intéressant que le Directeur général, dans son rapport à la prochaine Assemblée de la Santé, analyse les moyens grâce auxquels la coordination a pu être assurée au niveau national par les principaux pays engagés dans la recherche sur le cancer. La coordination assurée par l'OMS ne sera valable que si elle oriente la recherche vers les secteurs qui doivent bénéficier de la priorité. La référence du deuxième paragraphe du dispositif à "un vaste programme international" ainsi qu'à un "programme d'ensemble" évoque un but qu'il sera excessivement difficile d'atteindre. La collaboration sincère des hommes de science intéressés sera essentielle, encore que difficile à obtenir, si l'on veut que le programme soit largement accepté. Toute coopération devra, en majeure partie, être mise au point entre ceux qui participent activement à la recherche. Le Professeur Rexed est un peu sceptique quant aux chances de succès du service d'information basé sur ordinateur qui est mentionné au paragraphe 3.3) du dispositif, car la tâche à entreprendre est complexe et s'étend à un vaste domaine d'activité. L'expérience a montré'quelles difficultés considérables l'on rencontre à tenir un fichier réellement à jour. Il serait utile que le prochain rapport donne de plus amples détails sur le programme WHOBRIS qui avait été entrepris par l'OMS, en exposant pourquoi il n'a pas été possible de poursuivre ce programme. Comme des objectifs assez ambitieux ont été assignés au programme de recherches sur le cancer, on peut s'attendre à des dépenses importantes. Il serait donc indiqué d'étoffer le paragraphe 4.2) "en indiquant ses incidences du dispositif en ajoutant à la fin de ce paragraphe les mots :

financières ".

Le Dr CAMARA (Guinée) dit que, dans les pays en voie de développement, les problèmes sanitaires sont si vastes, compte tenu des ressources, que beaucoup pourraient penser que ces pays feraient mieux de combattre tout d'abord les maladies transmissibles, d'améliorer l'hygiène du milieu et de renforcer leurs services de santé de base plutôt que de se lancer dans des recherches sur le cancer. Les progrès de la recherche sur le cancer dans les pays développés sont dus à la priorité accordée à cette recherche par les gouvernements de ces pays. Seule la recherche biomédicale et l'application de ses résultats aux êtres humains permettront d'améliorer la santé du monde. Les diverses maladies qui préoccupent aujourd'hui les pays développés ne sont pas des baromètres de civilisation, car ces mêmes maladies causent aussi des ravages dans les pays en voie de développement, où des gens meurent de diverses formes de cancer. La délégation de la Guinée considère que l'OMS doit prendre la tête du mouvement de coopération internationale en matière de recherche sur le cancer et qu'elle est l'organisation internationale la plus compétente pour collecter, évaluer, coordonner et diffuser toutes les données pour le plus grand bien de tous. Elle est aussi la seule organisation qui peut représenter les intérêts de tous les pays indépendants du monde. Le Dr Camara souligne la nécessité urgente de former des hommes de science et des chercheurs dans les pays en voie de développement afin que, grâce à leurs connaissances approfondies des conditions locales, ils puissent contribuer à l'étude de la pathologie géographique des tumeurs malignes tout en apportant une contribution originale aux recherches épidémiologiques. Une assistance immédiate devrait être apportée aux pays en voie de développement d'Afrique pour qu'ils puissent mettre sur pied des programmes de recherches sur le cancer. Une coopération étroite avec les organisations internationales de recherche sur le cancer permettrait à l'OMS de vraiment représenter les intérêts de tous dans le domaine de l'étude du cancer, maladie qui est actuellement le cauchemar de tous les peuples, y compris ceux du continent africain. Le Dr DAVIES (Sierra Leone) appuie la déclaration du délégué de la Guinée et souligne l'importance du programme de coopération internationale de l'OMS en matière de recherche sur le cancer. Sa délégation estime que l'OMS devrait prendre sans hésiter la tête du mouvement et continuer à stimuler les programmes de recherches sur le cancer aux niveaux régional et national. Il est hors de, doute qu'une coopération à tous les niveaux est nécessaire pour économiser et rationaliser les efforts dans le domaine de la recherche sur le cancer.

COMMISSION A

:

QUINZIEME SEANCE

911

Le rapport du Directeur général montre clairement la complexité du programme et les difficultés rencontrées en ce qui concerne le diagnostic précoce, la prévention et le traitement du cancer, ainsi que la nécessité d'utiliser de façon efficace les connaissances et les ressources de toutes les nations. Des hommes de science africains devraient être formés à la recherche sur le cancer puisque les pays en voie de développement ne sont plus à l'abri des maladies dites de la civilisation, telles que le cancer, les maladies cardio -vasculaires et les troubles mentaux. Le Dr Davies considère que l'OMS est la seule organisation qui puisse coordonner de façon efficace tous les efforts nationaux et internationaux. Pour le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques), il ressort de la discussion que l'OMS peut et doit jouer un rôle directeur dans la coopération internationale en matière de recherche sur le cancer. Le Dr Venediktov accepte les changements au projet de résolution proposés par le délégué des Etats -Unis d'Amérique. En ce qui concerne les amendements proposés parla délégation de la France, il ne peut toujours pas accepter celui qui concerne le deuxième paragraphe du dispositif, même si les mots "sur l'initiative de l'Organisation mondiale de la Santé" sont substitués à "sous l'égide de l'Organisation mondiale de la Santé ". Les observations du délégué de la Suède méritent beaucoup d'attention, mais ces questions devraient être examinées à la réunion qui est envisagée dans le projet de résolution. Il y a une différence entre la coordination de la recherche au niveau national et la coordination au niveau international. Au niveau national, si un institut fait du mauvais travail, des mesures appropriées peuvent être prises. Au niveau international, la participation d'un pays à un programme est entièrement volontaire. Le Dr Venediktov remarque qu'une de ses interventions précédentes semble avoir été mal comprise, à en juger par les observations du délégué de la Guinée. Il est persuadé lui aussi que les maladies transmissibles constituent le problème prioritaire pour les pays en voie de développement. Le DIRECTEUR GENERAL souligne que le projet de résolution dont la Commission est saisie contient certaines affirmations qui ne peuvent pas être étayées par des faits. Par exemple, le premier paragraphe du préambule, dans sa version amendée, se lirait comme suit " Etant donné l'importance exceptionnelle, pour la santé nationale et internationale, du cancer qui constitue une grande cause de mortalité et de morbidité dans tous les pays ". Or, cette affirmation ne peut être corroborée par les faits. En de nombreuses parties du monde, le cancer ne constitue pas aujourd'hui une cause majeure de morbidité. Le Directeur général invite la Commission à se montrer prudente dans le choix des mots, parce que tout ce qui figure dans une résolution de l'Assemblée mondiale de la Santé est naturellement considéré comme faisant autorité. :

Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) est d'accord avec le Directeur général et il suggère que la fin du premier paragraphe du préambule soit modifiée comme suit "et de morbidité dans de nombreux pays ". :

Le Dr ADEOYE (Nigéria) appuie les déclarations des délégués de la Guinée et de la Sierra Leone et dit que son gouvernement, qui a créé un Conseil de la Recherche médicale chargé de traiter tous les problèmes médicaux et sanitaires, est prêt à faire tout son possible pour assurer le succès du programme de recherches de l'OMS sur le cancer. Le Dr LAMBO, Sous -Directeur général, souligne que le Directeur général a toujours préconisé une politique de collaboration internationale en matière de recherche sur le cancer, fondée sur l'échange d'informations scientifiques entre les Etats Membres, le renforcement des connaissances au niveau national et la mise en commun des ressources, du personnel scientifique et des moyens matériels sur une base multilatérale et bilatérale. Le maintien du dialogue a été le principal instrument de coopération employé pour élever la recherche sur le cancer à un haut niveau scientifique. Le succès du programme de recherches de l'OMS sur le cancer dépendra en grande partie de la conjugaison et de la coordination internationale des recherches sur le cancer. Se référant aux observations du délégué de la Suède concernant la coordination du travail dans chaque pays, le Dr Lambo dit que dans beaucoup de pays il n'a pas été possible jusqu'à présent de coordonner les travaux sur le cancer. Le Directeur général attache beaucoup d'importance à cette question puisque la coordination au niveau international suppose une certaine coordination au niveau national. En poursuivant ses efforts pour coordonner les recherches sur le cancer, l'OMS espère pouvoir prendre en considération la plupart des observations faites par les délégués. Certes, il sera difficile d'obtenir des divers pays tous les renseignements dont l'Organisation a besoin, mais le Dr Lambo est certain que ces difficultés pourront être surmontées. L'Organisation remercie les nombreux pays qui ont proposé leur aide pour la coordination des données, et particulièrement la République Démocratique Allemánde dont le délégué a signalé quelques -uns des secteurs où son gouvernement souhaiterait que l'OMS intervienne de façon plus efficace et a offert de mettre certaines facilités à la disposition de l'Organisation. Le Secrétariat se souviendra des suggestions positives faites par les délégués et utilisera volontiers

412

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

les facilités offertes par les institutions nationales et par les milieux scientifiques compétents à tous les niveaux. Le Professeur AUJALEU (France) retire son projet d'amendement au deuxième paragraphe du dispositif du projet de résolution soumis à la Commission, cet amendement se rapprochant beaucoup en substance de celui qui a été proposé par le délégué des Etats -Unis. Décision 2. :

Le projet de résolution est approuvé dans sa forme amendée.' Ordre du jour, 2.7

PROBLEMES DE L'ENVIRONNEMENT DE L'HOMME (suite de la quatorzième séance)

Vague de sécheresse en Afrique (suite)

Sur l'invitation du Président, le Dr WONS (Sénégal), Président du groupe de travail institué à la séance précédente, donne lecture du projet de résolution proposé par ce groupe :

La Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé, Considérant la vague de sécheresse sans précédent qui sévit dans un certain nombre de pays d'Afrique, compromettant gravement les conditions du milieu humain dans cette région du globe;

Considérant la grave sous -alimentation qui affecte déjà les millions d'habitants des zones considérées du fait des pertes énormes de récoltes et de cheptel; Préoccupée par la menace de famine qui plane sur ces pays pour les semaines et mois à venir;

Consciente de ce que les problèmes d'inanition, de morbidité et de mortalité découlant de cette calamité naturelle entrent directement dans le champ des préoccupations et des activités de l'OMS, laquelle s'est toujours préoccupée de la protection du milieu humain; Considérant les graves restrictions qui vont affecter les Etats considérés du fait de la très forte diminution de leurs ressources économiques et autres; et Restant consciente des besoins désespérés causés par des calamités naturelles dans d'autres pays à qui une aide similaire peut être nécessaire, 1. DEMANDE que l'Organisation mondiale de la Santé use de son crédit moral et de ses attributions statutaires pour présenter et soutenir auprès des organismes appropriés de la famille des Nations Unies (FAO, PNUD, PAM, etc.) une demande d'assistance alimentaire immédiate et substantielle aux pays menacés; 2. SOUHAITE que les Etats Membres apportent ou continuent à apporter une assistance alimentaire aux Etats africains sinistrés; PRIE le Directeur général de mettre en oeuvre les moyens prophylactiques et thérapeu3. tiques essentiels que requiert une situation qui ne peut que s'aggraver; et PRIE le Directeur général de faire rapport sur les aspects médicaux de cette situation 4. et de communiquer la présente résolution, accompagnée de renseignements supplémentaires, aux Etats Membres, aux organisations du système des Nations Unies et à d'autres organismes internationaux appropriés. Le Dr SHRIVASTAV (Inde) suggère que le deuxième paragraphe du dispositif soit modifié comme "Souhaite que les Etats Membres apportent ou continuent à apporter une assistance alimentaire aux Etats africains et aux autres pays sinistrés ". suit :

Le Dr DOLGOR (Mongolie) suggère de supprimer la fin du troisième paragraphe du dispositif, après le mot "essentiels ", parce qu'on semble suggérer que des moyens ne devront être mis en oeuvre que si la situation s'aggrave, alors que manifestement l'aide doit être immédiate. Le Dr VENEDIKTOV (Union des Républiques socialistes soviétiques) appuie cette suggestion non parce qu'il pense que la situation ne s'aggravera pas mais parce que l'on ne peut être sûr de ce qui va arriver. Le Dr WONE (Sénégal), Président du groupe de travail, prie instamment la Commission de ne pas rouvrir le débat parce que cela pourrait remettre en question l'acceptation du projet de résolution soumis par le groupe de travail. Le Dr BUSTAMANTE (Mexique), se référant à certaines divergences entre les textes anglais et espagnol du projet de résolution, suggère que le Secrétariat soit autorisé à faire les changements nécessaires. Le Dr SHRIVASTAV (Inde) propose que la fin du troisième paragraphe du dispositif soit libellée "... que requiert l'aggravation de la situation ". comme suit :

1

Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le quatrième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA26.61.

COMMISSION A

:

QUINZIEME SEANCE

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Le Dr MENOKPOR (Ghana) croit que le but du troisième paragraphe du dispositif est de prévenir la détérioration de la situation. Il suggère en conséquence que ce paragraphe se termine comme suit ... les moyens prophylactiques et thérapeutiques essentiels qui permettraient d'empêcher que la situation ne s'aggrave ". Le Dr WONE (Sénégal) dit que l'amendement proposé par le délégué du Ghana est trop optimiste, parce qu'il n'est pas possible de prévenir l'aggravation de la situation. Il demande à la Commission de mettre aux voix le projet de résolution qu'il a présenté et il propose formellement la clôture du débat.

Le Dr CHRISTENSEN, Secrétaire de la Commission, donne lecture de l'article 61 du Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé qui régit la question de la clôture du débat sur un point de l'ordre du jour. Décision :

La motion de clôture du débat est adoptée.

Le PRESIDENT demande à la Commission si elle est prête à accepter le projet de résolution présenté par le Président du groupe de travail. Le Dr SHRIVASTAV (Inde) propose que la fin du troisième paragraphe du dispositif du projet de résolution soit modifiée comme suit ... les moyens prophylactiques et thérapeutiques essentiels, faute desquels la situation ne peut que s'aggraver ". Le DIRECTEUR GENERAL dit que le texte soumis à la Commission est celui qui a été présenté par le Président du groupe de travail. Toutefois, si le délégué de l'Inde propose un amendement formel, cet amendement sera mis aux voix en premier. Le Dr SHRIVASTAV (Inde) dit que sa suggestion visait à clarifier le texte anglais du troisième paragraphe du dispositif. Il n'insistera pas si la Commission estime que la signification du paragraphe est claire. Décision 3. :

Le projet de résolution est approuvé.1

QUATRIEME RAPPORT DE LA COMMISSION Le Dr GURMUKH SINGH, Rapporteur, donne lecture du projet de quatrième rapport de la Commission. Décision :

Le rapport est adopté (voir page 514).

4.

CLOTURE DES TRAVAUX

Après les remerciements et félicitations d'usage, le PRESIDENT déclare clos les travaux de la Commission A. La séance est levée à 17 h.5.

Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le quatrième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA26.60.

1

COMMISSION B

PREMIERE SEANCE

Mercredi 9 mai 1973, 12 h.25 Président :

Dr A. W. AL -MUFTI (Irak)

1.

ALLOCUTION D'OUVERTURE DU PRESIDENT

Le PRESIDENT souhaite la bienvenue aux délégués des Etats Membres, aux représentants des Membres associés, aux représentants de l'Organisation des Nations Unies, des institutions spécialisées, des autres organisations intergouvernementales et des organisations non gouvernementales, de même qu'au représentant du Conseil exécutif. Il exprime à l'Assemblée sa gratitude pour l'honneur qu'elle lui a fait, ainsi qu'à son pays et à la Région de la Méditerranée orientale, en l'élisant président de la Commission. Soulignant que l'ordre du jour est chargé, il invite les délégués à limiter la durée de leurs interventions. 2.

ELECTION DU VICE -PRESIDENT ET DU RAPPORTEUR

Ordre du jour, 3.1

Le PRESIDENT appelle l'attention sur le troisième rapport de la Commission des Désignations (voir page 513) dans lequel le Dr J. de Coninck (Belgique) et le Dr P. Mikem (Togo) sont désignés respectivement pour les postes de vice -président et de rapporteur. Décision 3. :

Le Dr de Coninck et le Dr Mikem sont élus par acclamation.

ORGANISATION DES TRAVAUX DE LA COMMISSION

Le PRESIDENT appelle l'attention sur le mandat de la Commission et sur les points qu'elle est appelée à traiter avant que la Commission A examine le point 2.2 (Examen et approbation du projet de programme et de budget pour 1974). Il s'agit des points 3.2 (Révision du texte de la résolution portant ouverture de crédits pour 1973), 3.3 (Prévisions budgétaires supplémentaires pour 1973), 3.5 (Examen de la situation financière de l'Organisation) qui comprend quatre subdivisions, et 3.6 (Barème des contributions) qui comprend trois subdivisions. A propos de ce dernier point, le Président propose que le rapport du Directeur général sur la coordination à l'intérieur du système des Nations Unies (réexamen du mode d'établissement du barème des contributions)1 soit examiné avant le point 3.6.3 (Barème des contributions pour 1974) puisque le premier a des incidences sur le second.

Il propose en outre l'ordre d'examen suivant point 3.5 avec ses quatre subdivisions, point 3,2, point 3.3 et point 3.6, avec ses trois subdivisions. :

Il en est ainsi décidé.

La séance est levée à 12 h.40.

1 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1973, N° 209, annexe 8.

- 415 -

DEUXIEME SEANCE

Lundi 14 mai 1973, 14 h.30 Président :

Dr A. W. AL -MUFTI (Irak)

1.

EXAMEN DE LA SITUATION FINANCIERE DE L'ORGANISATION

Ordre du jour, 3.5

M. FURTH, Sous -Directeur général, présente l'ensemble des questions incluses sous le point 3.5 de l'ordre du jour. Il déclare qu'en soumettant à l'Assemblée son rapport financier pour l'exercice prenant fin le 31 décembre 1972 (Actes officiels N° 208), le Directeur général est heureux de signaler que la situation financière de l'Organisation demeure saine. Pourtant, l'année 1972 n'a pas été sans problèmes, du fait de l'évolution de la situation monétaire internationale. Les difficultés financières n'ont certes pas été aussi graves qu'elles l'avaient été en 1971 ou qu'elles le sont cette année, mais la tendance à l'inflation s'est maintenue et n'a pas cessé d'exercer une pression sur les dépenses. Par conséquent, si la situation financière de l'Organisation est demeurée saine, comme en témoignent le Rapport et les divers états et tableaux qui y figurent, ce n'est pas seulement grâce aux prévisions budgétaires supplémentaires qui ont été votées par l'Assemblée de la Santé en 1972, mais aussi grâce aux efforts constants déployés par le Directeur général et tous ses collaborateurs pour réaliser le maximum d'économies et tirer le meilleur parti possible des ressources disponibles. Le mode de présentation du Rapport financier est, d'une manière générale, le même que les années précédentes, avec cependant quelques modifications. Tous les renseignements relatifs aux activités du PNUD ont été inclus dans la partie II, du fait de la fusion, le ter janvier 1972, des éléments Assistance technique et Fonds spécial. Les Rapports du Commissaire aux Comptes viennent immédiatement après l'introduction, avant les états et les tableaux, et non à la fin du Rapport financier comme les années précédentes. Enfin, du fait des amendements au Règlement financier que la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé a adoptés par sa résolution WHA25.14, le Commissaire aux Comptes ne certifie plus l'exactitude de chacun des états, mais exprime une "opinion" constituant le troisième de ses rapports. Le total des contributions recouvrées pour 1972 s'élevait, au 31 décembre 1972, à 93,7 % des montants dus par les Etats Membres, soit un pourcentage légèrement inférieur à ceux qui avaient été enregistrés en 1971 et 1970 (94,7 % et 94,9 %). Cette situation peut dans l'ensemble être considérée comme satisfaisante, mais il convient de noter que, alors que les contributions auraient dû être versées le ler janvier 1972, au 31 décembre 37 Membres étaient encore redevables de tout ou partie de leur contribution pour 1972, ce qui représentait une somme de US $5 128 042, et que 11 d'entre eux étaient redevables de tout ou partie de leur contribution pour des années antérieures à 1972. Le document A26/14 indique l'état du recouvrement des contributions fixées pour 1973 au 31 mars 1973, ainsi que les arriérés dus à cette date. Certains Etats Membres ont fait depuis lors des versements additionnels en règlement de leurs arriérés. A ce jour, 20 Membres seulement sont redevables de tout ou partie de leur contribution pour 1972, ce qui représente au total US $1 474102, sept d'entre eux étant d'autre part redevables de tout ou partie de leur contribution pour des années antérieures à 1972. Pour ce qui est des opérations effectuées au titre du budget ordinaire de 1972, le Sous -Directeur général appelle l'attention de la Commission sur l'état II (page 30 des Actes officiels N° 208) d'où il ressort que, sur un budget effectif de US $86 millions, les engagements de dépenses se sont approximativement élevés à US $85,2 millions - soit 99,05 % - laissant un solde d'environ US $816 000. Comme on peut le voir à l'appendice 1 (page 77), le total des dépenses engagées en 1972 au titre des diverses sources de crédits dont dispose l'Organisation s'est élevé à environ US $115,3 millions, dont US $85,2 millions pour le budget ordinaire, US $13,6 millions pour le PNUD, US $5,0 millions pour le fonds bénévole pour la promotion de la santé et US $11,4 millions pour tous les autres fonds. Il est également indiqué dans cet appendice que, sur le total de US $115,3 millions engagé en 1972, US $5,8 millions, soit environ 5 %, ont été consacrés aux services administratifs. Le tableau 8 (page 52) donne des indications sur les recettes occasionnelles disponibles au 31 décembre 1972 pour affectation par l'Assemblée de la Santé. En 1972, ces recettes se sont élevées à US $3,3 millions et les recettes diverses, qui en constituent la majeure partie, à US $3,2 millions. Le solde en espèces du compte d'attente de l'Assemblée est indiqué dans les documents A26/16 et A26/16 Add.l. Le tableau 13 (page 62 des Actes officiels N° 208) donne la position du fonds de roulement pour le matériel d'enseignement et de laboratoire destiné à l'enseignement médical, dont la création remonte à 1966. Trente -six nouvelles demandes représentant un total de US $650 000 ont été reçues en 1972 au titre de ce fonds, contre 28 demandes, pour un montant de US $417 000, en 1971.

- 416 -

COMMISSION B

:

DEUXIEME SEANCE

417

Les Rapports du Commissaire aux Comptes pour 1972 (pages 17 et suivantes des Actes officiels N° 208) contiennent, en plus des observations habituelles relatives à la vérification des comptes, un certain nombre de remarques sur d'autres questions. Le Sous -Directeur général appelle particulièrement l'attention de la Commission sur les observations concernant le financement et l'exécution financière des projets (pages 20 et 21). Le Commissaire aux Comptes a formulé ces observations pour donner suite à la demande formulée par la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé dans sa résolution WHA25.2. La plupart des modifications apportées aux projets et à leur financement s'expliquent par des variations normales de coût entre les dépenses effectivement engagées et les prévisions budgétaires établies plus d'une année auparavant; enfin, si des projets ou certains de leurs éléments ont été modifiés, c'est essentiellement parce que les gouvernements ont modifié leurs ordres de priorité. En conclusion, le Sous -Directeur général déclare qu'en dépit des problèmes financiers qui se sont posés dans le courant de l'année du fait de la crise monétaire internationale et de l'accélération de l'inflation, la situation financière de l'Organisation est restée saine et le programme de 1972 a, dans ses grandes lignes, été exécuté comme prévu. Grâce aux efforts concertés de l'ensemble du personnel et aux mesures rigoureuses qui ont été appliquées en vue de réaliser des économies, il a été possible de réduire au minimum les restrictions apportées à la mise en oeuvre du programme. 2.

RAPPORT FINANCIER SUR LES COMPTES DE L'OMS POUR L'EXERCICE 1972, RAPPORTS DU COMMISSAIRE AUX COMPTES ET OBSERVATIONS Y RELATIVES DU COMITE SPECIAL DU CONSEIL EXECUTIF

Ordre du jour, 3.5.1

Le PRESIDENT rappelle à la Commission qu'aux termes de l'article 18 f) de la Constitution il appartient à l'Assemblée mondiale de la Santé de "contrôler la politique financière de l'Organisation, examiner et approuver son budget ". Il attire également son attention sur les paragraphes 11.5 et 12.9 du Règlement financier qui concernent particulièrement la question qu'elle est maintenant appelée à examiner. Le Professeur VANNUGLI, représentant du Conseil exécutif, indique qu'à sa première séance, le 13 avril 1973, le Comité spécial du Conseil exécutif a passé en revue le Rapport financier du Directeur général pour 1972 ainsi que les Rapports du Commissaire aux Comptes, qui se trouvent réunis dans les Actes officiels N° 208. L'ensemble de la question est traité dans le troisième rapport du Comité spécial.' Le Professeur Vannugli appelle en particulier l'attention sur les paragraphes 4, 5 et 6 de ce rapport. Lorsqu'il a examiné les Rapports du Commissaire aux Comptes, le Comité spécial a décidé d'appeler tout particulièrement l'attention de la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé sur l'examen détaillé du financement et de l'exécution financière des projets auquel s'est livré le Commissaire aux Comptes. Le Comité spécial a d'autre part noté que le Commissaire aux Comptes avait mentionné la possibilité d'utiliser des "coûts standard" pour simplifier le calcul des prévisions budgétaires, et que cette question était à l'étude depuis quelque temps. Enfin, le Professeur Vannugli signale à l'attention de la Commission le projet de résolution ci- après, dont le Comité spécial a recommandé l'adoption à l'Assemblée mondiale de la Santé. La Vingt- Sixième Assemblée mondiale ae la Santé, Ayant examiné le Rapport financier du Directeur général pour la période comprise entre le 1er janvier et le 31 décembre 1972, ainsi que les Rapports du Commissaire aux Comptes pour le même exercice, tels qu'ils figurent dans les Actes officiels N° 208; et Ayant pris connaissance du rapport établi par le Comité spécial du Conseil exécutif après examen de ces rapports, ACCEPTE le Rapport financier du Directeur général et les Rapports du Commissaire aux Comptes pour l'exercice financier 1972.

Le Dr ALY (Egypte) appelle l'attention sur la déclaration suivante du Commissaire aux Comptes qui figure à la page 20 des Actes officiels N° 208 "A l'heure actuelle, il n'existe pas de rapports mettant en comparaison l'exécution financière et l'exécution technique des projets ". De nombreuses délégations ayant manifesté leur intérêt pour des études comparatives de ce genre lors de la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, le Dr Aly exprime L'espoir que l'Assemblée sera informée à sa prochaine session des progrès réalisés en matière d'analyse coût /efficacité et coût /avantages des projets. Il attire d'autre part l'attention sur le fait que, d'après le Commissaire aux Comptes, les projets entièrement nouveaux ont été au nombre de 50, ceux dont l'exécution a été annulée :

1

Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1973, N' 209, annexe 3.

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au nombre de 58 et ceux dont l'exécution a été ajournée au nombre de 68 et qu'en outre 31 projets inscrits dans les "pages vertes" ont été mis en train. Le Commissaire aux Comptes a fait observer que ces chiffres étaient différents des données analogues extraites des renseignements préliminaires communiqués par les Régions. Le Dr Aly estime que l'Assemblée devrait avoir des explications à ce sujet étant donné que l'annulation ou l'ajournement de projets minutieusement préparés se traduit par des pertes financières pour l'Organisation et les pays intéressés. Enfin, il est d'avis que la possibilité d'utiliser des "coûts standard" ou toute autre méthode pour simplifier le calcul des prévisions budgétaires mérite d'être étudiée attentivement. Pour le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques), les Actes officiels N° 208 et le bref exposé que vient de faire le Sous -Directeur général montrent clairement que le montant du budget a sensiblement augmenté en 1972. En fait, il a augmenté de 14,4 % par rapport au budget de 1971, ce qui s'est traduit par une augmentation du montant des contributions non recouvrées, lequel, à la fin de 1972, représentait 6,3 % du total des contributions. Le Professeur Lisicyn se félicite que le Commissaire aux Comptes ait donné suite à la demande formulée par la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé qui, dans sa résolution WHA25.2, l'avait prié de présenter, dans la mesure du possible, de plus larges informations sur les méthodes de financement des projets et de leur exécution financière et il exprime l'espoir que ce travail important sera poursuivi. Comme le délégué de l'Egypte, il note que plusieurs modifications ont été apportées aux projets approuvés par l'Assemblée de la Santé et il serait reconnaissant au Commissaire aux Comptes s'il pouvait donner une analyse de ce phénomène et de ses répercussions sur la situation financière de l'Organisation. La proposition du Commissaire aux Comptes tendant à ce que les renseignements présentés dans le projet de programme et de budget soient moins détaillés doit être accueillie avec beaucoup de prudence, les détails présentant souvent beaucoup d'intérêt pour les Etats Membres. Il faudrait non pas donner moins de renseignements, mais présenter les projets et les programmes de façon plus uniforme. Le Rapport financier pour 1972 marque un progrès certain en ce qui concerne l'évaluation méthodologique et technologique des activités de l'Organisation, mais il serait possible de faire encore mieux. De l'avis du Professeur Lisicyn, le point le plus important soulevé par le Sous -Directeur général est celui de l'évaluation de la situation financière de l'Organisation. Le Sous de l'Organisation était saine. TouteDirecteur général a déclaré que la situation fois, il ne faut pas oublier que les modifications des taux de change et la poursuite de l'inflation ont eu des conséquences néfastes qui ont rendu et rendront encore nécessaire l'établissement de prévisions budgétaires supplémentaires. Il faudrait trouver une méthode plus souple et plus acceptable par laquelle les Etats Membres pourraient s'acquitter de leurs obligations financières. Depuis de nombreuses années, la délégation de l'URSS souligne la nécessité de freiner l'augmentation du budget, et cette question se pose maintenant avec une acuité particulière. Les délégations sont de plus en plus nombreuses à estimer qu'il faut stabiliser le budget. Dans le même temps, il est indispensable de mettre au point des méthodes grâce auxquelles les contributions pourraient être versées, soit en partie, soit, dans certains cas, en totalité, en monnaie nationale ou en nature. Il conviendrait également d'étudier la possibilité d'adopter des critères différents de ceux qui ont été établis par l'Organisation des Nations Unies pour la fixation des contributions des Etats Membres. Le Professeur Lisicyn demande une fois de plus, dans un souci tant d'efficacité que d'économie, que soit révisée la méthode appliquée par le Conseil exécutif pour l'évaluation des programmes et de leur financement. Il invite instamment les délégations à examiner attentivement les nombreuses recommandations formulées dans ce sens par les organes financiers et administratifs de l'Organisation des Nations Unies. Le Dr SUMBUNG (Indonésie), notant que l'OMS a contracté en 1972 des engagements de dépenses représentant plus de 99 % du budget effectif, serait heureux d'avoir la certitude que les ressources sont utilisées aussi efficacement que possible. Le Dr Sumbung se félicite de l'adoption par l'Organisation d'une politique souple en ce qui concerne le programme et le budget approuvés. Puisque le programme doit être fonction des priorités nationales, il est parfois nécessaire d'annuler ou d'ajourner des projets pour tenir compte de modifications des priorités ou des besoins nationaux. Le délégué de l'Indonésie estime qu'il faut examiner très soigneusement les problèmes que poserait l'établissement de "coûts standard" pour le calcul des prévisions budgétaires. Enfin, le Dr Sumbung aimerait savoir dans quelle mesure l'Organisation se conforme à la suggestion faite à la précédente Assemblée mondiale de la Santé, à savoir qu'il conviendrait de recourir dans une plus large mesure aux fournitures et équipements locaux. M. FURTH, Sous -Directeur général, répondant aux questions soulevées au cours du débat, confirme que la déclaration du Commissaire aux Comptes selon laquelle il n'existe pas actuellement de rapports mettant en comparaison l'exécution financière et l'exécution technique des

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projets correspond bien à la réalité. De l'avis de M. Furth, il serait impossible d'établir de tels rapports, ce qui ne veut pas dire qu'on ne puisse pas faire d'analyses coût /avantages. Du point de vue financier, un projet peut être achevé en un mois, une fois que les dépenses correspondant à l'ensemble des ressources affectées à ce projet ont été engagées, mais il se peut qu'à ce moment -là les experts techniques dont le concours est nécessaire ne se soient pas encore mis au travail, si bien que du point de vue technique l'exécution du projet aurait à peine commencé. En fait, une procédure d'évaluation est intégrée à chaque projet. Divers rapports sur l'évaluation des projets sont établis, notamment chaque trimestre. I1 existe des procédures systématiques applicables aux évaluations sur le terrain et à l'échelon central et les études organiques du Conseil exécutif sont dans une certaine mesure des études d'évaluation. A sa dernière session, le Conseil a procédé spécialement à l'évaluation de projets se déroulant En outre, les programmes sont passés en revue aussi bien par le depuis plus de dix ans. Conseil exécutif que par l'Assemblée mondiale de la Santé. La question de l'évaluation est du reste débattue lors de chaque Assemblée de la Santé. Le délégué de l'Indonésie a répondu à la seconde question du délégué de l'Egypte concernant les projets annulés ou ajournés lorsqu'il a dit que les projets devaient être adaptés aux besoins nationaux, lesquels ne sont pas immuables. Ainsi les projets annulés ou ajournés ne représentent pas une perte pour l'Organisation ou le pays intéressé. En fait, comme le Commissaire aux Comptes l'a souligné dans son rapport, les changements ont été peu importants et sans grande conséquence. Bien que l'on ait besoin de plans détaillés pour les projets, et aussi de programmes par pays détaillés contenant des projets à objectifs bien définis, il n'est pas toujours sage de se montrer trop strict en ce qui concerne leur exécution, ce qui n'échappe certainement pas à la plupart des gouvernements. Plusieurs délégués ont mentionné l'important problème des "coûts standard ", que le Secrétariat étudie depuis quelque temps. Le Secrétariat va bientôt terminer l'étude de la question et, d'ici à la'prochaine Assemblée de la Santé, il sera certainement possible de faire savoir aux Membres s'il a ou non été décidé d'avoir recours à la méthode des "coûts standard ". L'OMS a d'ailleurs une certaine expérience de l'utilisation de coûts "standard" ou "moyens" dans l'établissement du budget ordinaire, par exemple pour le calcul du coût des postes vacants, qui est fondé sur les dépenses moyennes enregistrées sur une période de cinq ans. Toutefois, leur utilisation généralisée risque de poser des problèmes en raison de la structure très décentralisée de l'OMS qui pourrait rendre nécessaire le recours à un grand nombre de "coûts standard ".

Se référant aux points soulevés par le délégué de l'Union soviétique, M. Furth souligne que le Commissaire aux Comptes a tiré de son examen des projets d'importantes conclusions qui sont présentées au milieu de la page 21 des Actes officiels N° 208. Comme le délégué de l'URSS, M. Furth est d'avis que l'étude des "coûts standard" doit être menée avec beaucoup de prudence. Il convient de poser en principe que l'utilisation de "coûts standard" ne doit ni accroître le volume de travail du Secrétariat ni réduire la précision des prévisions budgétaires. Si M. Furth ne s'est pas étendu sur les conséquences défavorables des fluctuations des taux de change et de l'inflation, c'est parce que la question se posera lors de l'examen des prévisions budgétaires supplémentaires révisées pour 1973 et du projet de programme et de budget pour 1974. En 1972, l'inflation a fait surgir de très sérieux problèmes, mais les conséquences de l'évolution de la situation monétaire ont été moins importantes. Les premières crises, avant celle de février 1973, se sont produites en 1971. En ce qui concerne la possibilité de trouver un mode plus souple de recouvrement des contributions ou d'utilisation pour le budget de monnaies autres que le dollar des Etats -Unis, le Comité administratif de Coordination (CAC) s'occupe sérieusement de la question et a chargé un sous -comité (le Comité consultatif pour les Questions administratives) de l'étudier. Ce sous -comité bénéficiera de l'appui sans réserve du Fonds monétaire international. Au sujet de la question de l'approvisionnement sur les marchés locaux, soulevée par le délégué de l'Indonésie, M. Furth signale que, depuis que le Commissaire aux Comptes l'a mentionnée en 1972, les responsables de l'administration locale des projets ont été autorisés à faire sur place des achats d'un montant n'excédant pas US $500 sans avoir à demanderl'autorisation du Bureau régional ou du Siège. Auparavant, le plafond était de $50 et de tels achats ne pouvaient être faits que dans des circonstances exceptionnelles. La principale raison qui s'oppose à ce qu'on laisse toute latitude sur ce point aux responsables locaux est que les services centraux d'approvisionnement au Siège sont à même de réaliser de grandes économies sur les achats grâce, d'une part à l'importance des commandes, d'autre part à leur expérience en la matière. M. BREIE, Commissaire aux Comptes, reconnaît qu'une étude d'évaluation doit porter non seulement sur les aspects financiers mais aussi sur les aspects techniques des projets. Le Commissaire aux Comptes n'est toutefois pas compétent pour examiner les projets du point de vue technique. Il a uniquement pour mandat d'en examiner les aspects financiers, et c'est ce que M. Breie a fait dans son rapport.

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Le Dr ALY (Egypte), se référant de nouveau à l'observation du Commissaire aux Comptes que 58 projets avaient été annulés et 68 ajournés, note que, selon M. Furth, ces annulations n'entraînent aucune perte financière. Il aimerait avoir l'assurance que tous les projets ont bien été annulés avant d'avoir occasionné des dépenses. M. FURTH, Sous -Directeur général, précise que les projets "annulés" n'ont reçu aucun début d'exécution, bien qu'ils puissent avoir été planifiés et même approuvés. Si un projet est interrompu après que des dépenses ont été engagées, il est décrit comme "modifié ".

Le PRESIDENT invite la Commission à se prononcer sur le projet de résolution présenté par le Comité spécial du Conseil exécutif. Décision 3. :

Le projet de résolution est approuvé.' Ordre du jour, 3.5.2

ETAT DU RECOUVREMENT DES CONTRIBUTIONS ANNUELLES ET DES AVANCES AU FONDS DE ROULEMENT

M. FURTH, Sous- Directeur général, présentant le document A26/14, informe la Commission des faits nouveaux qui se sont produits depuis le 31 mars 1973. Vingt- quatre Membres - l'Afghanistan, l'Arabie Saoudite, Bahrein, le Bangladesh, la Barbade, la Bulgarie, la Côte d'Ivoire, la France, la Grèce, la Guyane, la Haute -Volta, l'Irlande, la Jordanie, le Koweit, la Malaisie, le Malawi, la Mongolie, le Rwanda, le Sénégal, la Somalie, la Trinité -et- Tobago, la Turquie, le Viet -Nam et la Zambie - ont versé la totalité de leurs contributions pour 1973. Onze Membres - la République fédérale d'Allemagne, la Chine, Chypre, le Congo, l'Inde, l'Indonésie, le Libéria, Maurice, la Nouvelle -Zélande, le Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord et la Yougoslavie - ont versé en partie leurs contributions pour 1973. Ainsi, le total des recouvrements au titre du budget effectif de 1973 s'élevait au 14 mai 1973 à US $29 890 429, soit 33,09 % du total des contributions pour 1973. Tous les Membres actifs de l'Organisation ont versé leurs avances au fonds de roulement. En ce qui concerne les contributions au sujet desquelles l'Assemblée de la Santé a pris des dispositions particulières par ses résolutions WHA9.9, WHA15.9, WHA24.9 et WHA25.7, un pays, Hatti, a effectué depuis le 31 mars le versement partiel, se montant à US $6655, qui était dû en 1971. Sur les pays redevables d'arriérés de contributions pour la période antérieure à 1973, quinze ont versé depuis le 31 mars 1973 tout ou partie des sommes dues, pour un montant total de US $1 024 049.

Mme OTERO (Cuba) informe la Commission que son gouvernement est prêt à verser une partie de sa contribution pour 1973. M. COIMBRA (Brésil) déclare que le transfert à l'Organisation mondiale de la Santé de la totalité de la contribution du Brésil pour 1972 est en cours. Le Dr MIKEM (Togo) indique que son gouvernement a pris des dispositions pour payer le solde de sa contribution pour 1973. M. FURTH, Sous- Directeur général, informe la délégation du Brésil que, sur le montant de US $604 890 qui reste dû, US $250 000 ont déjà été reçus. Les arriérés de contributions se rapportant à des années antérieures à 1973 ont été liquidés entièrement ou en partie par la Bolivie, le Brésil, le Burundi, le Congo, le Costa Rica, l'Egypte, le Gabon, Hatti, le Laos,, le Pérou, la République Arabe Syrienne, la Sierra Leone, l'Uruguay, le Venezuela et la Yougoslavie.

M. COIMBRA (Brésil) précise que le transfert du montant intégral de la contribution de son pays est en cours. Le Dr PHOUTTHASAK (Laos) indique que, depuis son arrivée à Genève, il a remis à l'Organisation un chèque de US $33 610 représentant la contribution annuelle de son gouvernement pour 1972. M. FURTH, Sous -Directeur général, confirme qu'il en est bien ainsi. Le Laos est l'un des quinze Membres qui ont payé entièrement ou en partie les contributions dues pour les années antérieures à 1973.

Sur l'invitation du Président, le Dr MIKEM (Togo), Rapporteur, donne lecture du projet de résolution suivant :

La Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé PREND NOTE de l'état du recouvrement des contributions annuelles et des avances au fonds de roulement à la date du 31 mars 1973, tel qu'il est exposé dans le rapport du Directeur général; 1.

1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le premier rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA26.9.

COMMISSION B 2.

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APPELLE L'ATTENTION des Membres sur le fait qu'il est important qu'ils versent leurs contributions annuelles le plus tôt possible au cours de l'exercice financier de l'Organisation, afin que le programme approuvé pour l'année puisse être exécuté conformément aux plans; 3. INVITE instamment les Membres redevables d'arriérés de contributions à faire un effort spécial pour les régler en 1973; et 4. PRIE le Directeur général de communiquer la présente résolution aux Membres redevables d'arriérés en leur signalant que de nouveaux retards pourraient avoir des conséquences financières graves pour l'Organisation. Décision :

Le projet de résolution est approuvé.1

Le PRESIDENT invite la Commission à examiner le rapport du Directeur général relatif aux contributions non acquittées de la Chine incluses dans la réserve non répartie.2 M. FURTH, Sous -Directeur général, rappelle pour présenter le document qu'à la suite de l'adoption, lé 10 mai 1972, de la résolution WHA25.1 par laquelle la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé a décidé le rétablissement de la République populaire de Chine dans tous ses droits et la reconnaissance des représentants de son gouvernement comme les seuls représentants légitimes de la Chine à l'OMS, la Chine a fait au début de 1973 un versement de US $1 955 634, représentant sa contribution pour la période de 1972 ayant débuté le 10 mai 1972 Le Directeur général a ensuite reçu de la Mission permanente de la République populaire de Chine à Genève une communication datée du 29 janvier 1973 dans laquelle elle demandait que soit annulé le solde non acquitté des contributions de la Chine. En vertu des décisions prises par l'Assemblée générale des Nations Unies et par la Conférence générale de l'UNESCO à propos des arriérés de la Chine, celle -ci n'a pas à verser les arriérés dus à ces organisations. A l'OMS, les arriérés de contributions comptabilisés au débit de la Chine, qui se montent à US $26 673 954, correspondent à la période antérieure au 10 mai 1972, période pendant laquelle la République populaire de Chine n'a pas été en mesure de participer aux activités de l'Organisation. Aussi le Directeur général a -t -il recommandé qu'une décision soit prise par l'Assemblée mondiale de la Santé pour faire droit à la demande de la République populaire de Chine. Les arriérés comptabilisés au débit de la Chine sont inclus dans la partie non disponible du compte d'attente de l'Assemblée, puisqu'ils constituaient un excédent budgétaire n'ayant jamais fait l'objet d'engagements de dépenses. Si l'Assemblée désire faire droit à la demande de la République populaire de Chine, il lui suffira d'autoriser le Directeur général à rectifier les comptes de l'Organisation en annulant les arriérés de contributions inscrits au débit de la Chine pour la période antérieure au 10 mai 1972. Dans ce cas, elle n'aura pas à examiner la résolution EB51.R11, adoptée par le Conseil exécutif avant réception de la demande présentée par la République populaire de Chine.

Le Dr LIN Wei (Chine) dit que la République populaire de Chine n'est - comme chacun sait nullement liée par les engagements qu'a pris la clique de Tchang Kal -chek. L'Assemblée mondiale de la Santé reconnaît désormais les représentants de la République populaire de Chine comme les seuls représentants légitimes de la Chine à l'Organisation mondiale de la Santé. Un versement de US $1 955 634 ayant été fait au titre de la contribution de la Chine pour la période allant du 10 mai au 31 décembre 1972, il n'y a pas d'arriérés à verser. Le PRESIDENT attire l'attention de la Commission sur le projet de résolution contenu dans le rapport du Directeur général et dont le texte est ainsi conçu :

La Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé, Rappelant que, dans sa résolution WHA25.1, adoptée le 10 mai 1972, la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé a décidé le rétablissement de la République populaire de Chine dans tous ses droits et la reconnaissance des représentants de son gouvernement comme les seuls représentants légitimes de la Chine à l'Organisation mondiale de la Santé; Ayant pris note de la demande formulée par le Gouvernement de la République populaire de Chine à l'effet "... que soit annulé le solde non acquitté des contributions de la Chine ..."; Rappelant que les arriérés de contributions comptabilisés au débit de la Chine dans les livres de l'Organisation correspondent en totalité à la période antérieure au 10 mai 1972, date àlaquelle la République populaire de Chine a été rétablie dans tous ses droits, c''est -à -dire à la période pendant laquelle la République populaire de Chine n'a pas été en mesure de participer aux activités de l'Organisation mondiale de la Santé, et que ces arriérés sont inclus dans la partie non disponible du compte d'attente de l'Assemblée; et 1

Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le premier rapport ,de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA26.10. 2

Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1973, N° 209, annexe 4.

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Prenant note de la résolution 3049 (XXVII) adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies, AUTORISE le Directeur général à rectifier les comptes de l'Organisation en annulant les arriérés de contributions comptabilisés au débit de la Chine pour la période antérieure au 10 mai 1972 - soit $26 673 954 - et en réduisant d'autant le montant de la partie non disponible du compte d'attente de l'Assemblée. Le Dr LIN Wei (Chine) propose qu'il soit indiqué dans le deuxième alinéa du préambule que la République populaire de Chine ne peut assumer la responsabilité des engagements pris par la clique de Tchang Ka! -chek. Le Dr SACKS, Secrétaire de la Commission, suggère en conséquence de modifier comme suit ce deuxième alinéa .

Ayant pris note de la déclaration du Gouvernement de la République populaire de Chine selon laquelle "la Chine ne peut prendre absolument aucun engagement en ce qui concerne les dettes accumulées par la clique de Tchang Kal-chek au cours de la période pendant laquelle cette clique occupait illégalement le siège de la Chine à l'OMS. La question des contributions non acquittées de la République populaire de Chine est tout simplement inexistante. La Mission permanente de la Chine demande donc que soit annulé le solde non acquitté des contributions de la Chine ". Décision 4. :

Le projet de résolution, ainsi amendé, est approuvé:1 Ordre du jour, 3.5.3

MEMBRES REDEVABLES D'ARRIERES DE CONTRIBUTIONS DANS UNE MESURE POUVANT DONNER LIEU A L'APPLICATION DE L'ARTICLE 7 DE LA CONSTITUTION

Le Professeur VANNUGLI, représentant du Conseil exécutif, indique que le Comité spécial du Conseil exécutif a tenu sa deuxième séance le 7 mai 1973 pour examiner la question des Membres redevables d'arriérés dans une mesure pouvant donner lieu à l'application de l'article 7 de la Constitution.2 La Bolivie, El Salvador et le Paraguay ont fait des versements en 1972 ou 1973, et le Comité spécial a prié le Directeur général d'adresser à ces Membres des télégrammes leur demandant soit de régler leurs arriérés avant le 14 mai 1973 soit d'informer le Directeur général des raisons pour lesquelles ils ne pouvaient le faire. La République Dominicaine n'a fait aucun versement à l'Organisation depuis 1966. Elle a proposé de verser la totalité de sa contribution pour 1971 et de liquider ses arriérés pour les années 1965 à 1970 en quatre versements égaux au cours de la période 1972 -1975, mais jusqu'à présent aucun versement n'a été fait. Le Comité spécial a donc décidé de recommander à la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé la suspension du droit de vote de la République Dominicaine, et a prié le Directeur général de porter cette recommandation à la connaissance du Gouvernement de la République Dominicaine. Le Dr SAENZ (Uruguay) pense qu'il n'est guère utile de suspendre le droit de vote d'un Membre qui ne participe pas aux débats de l'Assemblée. Il propose en conséquence que le Directeur général se mette en rapport avec le Gouvernement de la République Dominicaine afin de lui accorder un délai pour le versement d'une partie des arriérés et de lui suggérer d'envoyer une délégation qui prendrait part aux discussions de la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Le Dr AVILES (Nicaragua) appuie la proposition du délégué de l'Uruguay et demande à la Commission de songer aux répercussions qu'aurait l'application de l'article 7 de la Constitution. i

M. GONZALEZ PALACIOS (Espagne) est lui aussi en faveur de la proposition faite par le délégué de l'Uruguay. Il faut éviter d'appliquer l'article 7, car il s'agit d'une mesure extrêmement grave. Nul ne sait encore pour quelles raisons la République Dominicaine n'a pas versé ses contributions. Le Dr DESLOUCHES (Haiti) appuie également la proposition du délégué de l'Uruguay. A son avis, la République Dominicaine constitue un cas spécial, et il serait regrettable de prendre une décision qui empêcherait un Membre de prendre part aux travaux de l'Assemblée de la Santé. De plus, une telle mesure serait contraire à la vocation d'universalité de l'Organisation.

Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le premier rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA26.11. 2

1

Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1973, N° 209, annexe 6.

COMMISSION B

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M. LAWRENCE (Etats -Unis d'Amérique) déclare que sa délégation est très préoccupée par la question du non -paiement des arriérés. Il faudra bien un jour appliquer l'article 7 dans les cas où l'absence de tout versement se prolonge. M. Lawrence pense toutefois que, dans ce cas particulier, il serait sage de suivre la proposition du délégué de l'Uruguay et d'attendre que la session soit plus avancée pour prendre une décision.

M. TANIGUCHI (Japon) pense lui aussi qu'il serait préférable d'attendre pour prendre une décision afin de donner à la République Dominicaine le plus de temps possible pour régler ses arriérés. Le SECRETAIRE rappelle à la Commission que la question dont elle est saisie fait partie de celles dont l'examen en Commission B doit être terminé avant que la Commission A puisse passer à l'examen du projet de programme et de budget pour 1974. Le Dr SUMBUNG (Indonésie) fait observer que l'article 7 de la Constitution n'a encore jamais été appliqué à l'Organisation mondiale de la Santé, et que tous les délégués hésitent à prendre une telle mesure. Ce sont les conditions politiques et économiques dans la République Dominicaine qui expliquent que ce pays n'ait pas encore réglé ses arriérés de contributions. Le délégué de l'Indonésie pense que L'Assemblée de la Santé devrait ajourner l'application de l'article 7 et donner à la République Dominicaine une nouvelle occasion de régler les arriérés de contributions dont elle est redevable pour la période antérieure à 1972. La question pourra alors être réexaminée à la prochaine Assemblée de la Santé. Selon le Dr DIAZ COLLER (Mexique), il faut sans doute prendre un autre facteur en considération, à savoir que la Région des Amériques est la seule où les pays versent des contributions à deux organisations sanitaires. L'Organisation panaméricaine de la Santé existe depuis 1902 et, en vertu d'un accord passé avec l'OMS, son secrétariat fait office de Bureau régional de l'OMS pour les Amériques. Cet arrangement présente certes un avantage, en ce sens que l'on dispose de fonds plus importants pour exécutar des programmes dans cette Région, mais le versement de deux contributions constitue une très lourde charge pour certains pays. Le Dr AVILÉS (Nicaragua) est d'avis que la proposition du délégué du Japon visant à reporter la décision concernant l'application de l'article 7 à la République Dominicaine ne fera que retarder les travaux de l'Assemblée de la Santé. C'est pourquoi il demande aux délégués d'appuyer la proposition faite par le délégué de l'Uruguay. La Commission pourrait recommander au Directeur général de rappeler à la République Dominicaine qu'elle est tenue de s'acquitter de ses obligations et de l'inviter à envoyer un délégué à la prochaine Assemblée de la Santé pour exposer les raisons d'une telle situation. Le PRESIDENT demande au Rapporteur d'établir un projet de résolution en tenant compte des vues qui viennent d'être exprimées. (Voir le procès -verbal de la troisième séance, section 3.) 5.

RAPPORT SUR LES RECETTES OCCASIONNELLES ET POSITION DU COMPTE D'ATTENTE DE L'ASSEMBLEE

Ordre du jour, 3.5.4

Le Professeur VANNUGLI, représentant du Conseil exécutif, signale que le Comité spécial du Conseil exécutif a pris note du montant des recettes occasionnelles disponibles lorsqu'il a examiné les prévisions budgétaires supplémentaires pour 1973. Comme il est indiqué au paragraphe 9 de son premier rapport,' le Comité spécial recommande à l'Assemblée de la Santé que les prévisions supplémentaires soient financées d'abord au moyen des recettes occasionnelles disponibles. M. FURTH, Sous -Directeur général, fait observer en présentant le point 3.5.4 de l'ordre du jour qu'il convient de se reporter aux documents A26/16 et A26/16 Add.l qui font le point de la question à la date de l'ouverture de la Vingt- Sixième Assemblée. Ces documents sont présentés pour aider la Commission à déterminer la part des recettes occasionnelles disponibles qu'elle entend voir utilisée pour contribuer au financement du projet de programme et de budget pour 1974. Conformément à la résolution WHA26.1, la Commission B doit examiner le montant des recettes occasionnelles disponibles qui doit être utilisé à cette fin avant que la Commission A examine les prévisions budgétaires et recommande le montant du budget effectif pour 1974. Le Directeur général a recommandé au paragraphe 2 du document A26/16 que la totalité des recettes occasionnelles disponibles, soit US $3 508 500, soit affectée au financement des prévisions supplémentaires pour 1973, recommandation que le Comité spécial du Conseil exécutif a fait sienne dans son premier rapport. Si la Commission et l'Assemblée acceptent cette recommandation, il ne restera pas de recettes occasionnelles disponibles pour contribuer au financement du budget de 1974.

1 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1973, N° 209, annexe 7.

424

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Le document A26/16 Add.l indique que le compte d'attente de l'Assemblée a été crédité d'un montant additionnel de US $52 415 par suite du paiement des arriérés de contributions de Haïti et de l'Uruguay. Le solde en espèces de ce compte représente des recettes occasionnelles. Le montant des recettes occasionnelles disponibles sera donc suffisant pour compenser la réduction de la contribution du Pakistan pour les exercices 1972 et 1973 si l'Assemblée de la Santé décide d'adopter la recommandation formulée à cet effet par le Conseil exécutif (résolution EB51.R48). Le PRESIDENT rappelle à la Commission qu'elle doit soumettre un rapport sur la question avant que la Commission A puisse examiner le point 2.2.2 de l'ordre du jour. Un projet de rapport sera distribué pour examen. 6.

REVISION DU TEXTE DE LA RESOLUTION PORTANT OUVERTURE DE CREDITS POUR 1973

Ordre du jour, 3.2

Le Professeur VANNUGLI, représentant du Conseil exécutif, indique que, lors de sa cinquante et unième session, le Conseil exécutif a examiné le rapport du Directeur général sur les modifications qu'il est proposé d'apporter aux titres des sections 6, 7 et 8 de la résolution portant ouverture de crédits pour 1973. Ces modifications permettront d'axer davantage sur le programme la présentation des activités de l'Organisation et de rendre les titres des sections de la résolution considérée plus conformes à la terminologie employée dans le cinquième programme général de travail pour une période déterminée ainsi qu'à la classification des programmes approuvée par la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé pour les futurs projets de programme et de budget. En conséquence, le Conseil exécutif a adopté la résolution EB51.R5 dans laquelle il recommande à l'Assemblée de la Santé d'approuver les modifications des titres des sections 6, 7 et 8 de la résolution portant ouverture de crédits pour l'exercice 1973 (résolution WHA25.46). Le Dr SUMBUNG (Indonésie) se demande s'il est vraiment urgent de modifier la résolution WHA25.46. Le Conseil exécutif a exprimé l'opinion qu'en modifiant les titres de certaines sections on rendrait la résolution portant ouverture de crédits plus conforme au cinquième programme général de travail pour une période déterminée, mais ces modifications risquent de créer une certaine confusion en ce qui concerne les projets existants puisque les différences de terminologie sont considérables et que les nouvelles désignations sont plus explicites. Le Dr Sumbung voudrait d'autre part savoir si l'on envisage de modifier dans le détail les programmes correspondant aux sections considérées. M. FURTH, Sous -Directeur général, précise que la modification des titres de certaines sections n'entraîne pas de changement en ce qui concerne la mise en oeuvre des projets financés au titre de ces sections. Les nouveaux titres figurent dans la structure de la classification modèle des programmes soumise à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé pour application au projet de programme et de budget pour 1975. L'Assemblée a approuvé ce modèle sans faire d'observations à. ce sujet. Les nouveaux titres figurent aussi dans le projet de résolution portant ouverture de crédits pour 1974 qui doit être examiné par la Commission A. Il a donc paru souhaitable de les utiliser également dans la résolution portant ouverture de crédits pour 1973, afin de faciliter la comparaison entre les deux exercices financiers.

Le projet de résolution recommandé par le Conseil exécutif dans sa résolution Décision EB51.R5 est approuvé.' :

7.

PREVISIONS BUDGETAIRES SUPPLEMENTAIRES POUR 1973

Ordre du jour, 3.3

Le Professeur VANNUGLI, représentant du Conseil exécutif, indique que le Directeur général a soumis au Conseil exécutif à sa cinquante et unième session des prévisions budgétaires supplémentaires pour 1973 d'un montant total de US $673 000 afin de couvrir les augmentations imprévues des dépenses du Siège concernant les traitements du personnel des services généraux et les ajustements de poste du personnel des catégories professionnelles, augmentations qui résultent de la hausse sans cesse plus rapide du coût de la vie à Genève. Le détail de ces charges supplémentaires est exposé à l'annexe 3 des Actes officiels N° 206. Par sa résolution EB51.R7, le Conseil exécutif a recommandé que l'Assemblée de la Santé adopte une résolution approuvant les prévisions supplémentaires proposées par le Directeur général. Le Conseil a également prié le Comité spécial d'examiner avant la présente Assemblée de la Santé tous faits nouveaux au sujet desquels le Directeur général pourrait faire rapport et qui seraient de nature à affecter les prévisions budgétaires supplémentaires. Le Directeur général a présenté au Comité spécial un rapport2 indiquant que des prévisions supplémentaires

1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le premier rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA26.12. 2

Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1973, N° 209, annexe 7, appendice 1.

COMMISSION B

:

DEUXIEME SEANCE

425

additionnelles seraient nécessaires en 1973 du fait de l'évolution de la situation monétaire en février 1973. Le montant total de ces prévisions additionnelles s'élève à US $5 494 100. En conséquence, le Comité spécial recommande que l'Assemblée de la Santé adopte, au lieu de la résolution proposée dans la résolution EB51.R7, le projet de résolution suivant :

La Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné les propositions du Directeur général et les recommandations du Conseil exécutif concernant les prévisions supplémentaires pour 1973 destinées à couvrir les augmentations imprévues des dépenses du Siège concernant les traitements du personnel des services généraux, les ajustements de poste du personnel des catégories professionnelles et des postes non classés, et l'augmentation du coût d'exécution du programme révisé de 1973, sous l'effet des événements monétaires internationaux; et Considérant qu'il est souhaitable d'éviter de majorer les contributions des Membres pour l'exercice 1973 afin de financer ces prévisions supplémentaires, DECIDE à titre exceptionnel que les crédits prévus au budget approuvé de 1973 pour le 1. compte "Paiements de fin de contrat" seront ramenés à US $153 100 afin de réduire de US $1 985 600 le montant total (US $5 494 100) des prévisions supplémentaires révisées qui sans cela auraient été nécessaires; APPROUVE pour 1973 des prévisions supplémentaires d'un montant de US $3 508 500; et 2. DECIDE en conséquence de modifier comme suit la résolution portant ouverture de crédits 3. pour l'exercice 1973 (résolution WHA25.46) majorer ou réduire des montants suivants les crédits inscrits aux sections i) correspondantes Montant Affectation des crédits Section :

:

US

$

PARTIE I 1. 2.

:

REUNIONS CONSTITUTIONNELLES 94 400 15 300

Assemblée mondiale de la Santé Conseil exécutif et ses comités Total de la partie I PARTIE II :

109 700

PROGRAMME D'EXECUTION 118 204 (163 162 1

4. 5. 6. 7. 8.

9.

10.

Maladies transmissibles Hygiène du milieu Renforcement des services de santé Maladies non transmissibles Développement des personnels de santé Autres activités Bureaux régionaux Total de la partie II PARTIE III :

864 857 534) 176 97 198 753 565 194 122 367 248

2

SERVICES ADMINISTRATIFS 964 052

11.

Services administratifs Total de la partie III

964 052

PARTIE IV 12.

:

AUTRES AFFECTATIONS 67 500

Bâtiment du Siège

:

Remboursement des prêts

Total de la partie IV Budget effectif (parties I, II, III et IV) 3

67 500

508 500

Total de toutes les parties ii) "D.

3 508 500

remplacer le paragraphe D de la résolution WHA25.46 par le texte suivant Les crédits votés au paragraphe A seront fournis par les contributions des Membres, après déduction du montant à recevoir du Programme des Nations Unies pour i) US $2 233 000 le Développement à titre de remboursement, soit US $4 508 500 de recettes occasionnelles à concurrence de ii) : :

Total

US $6 741 500

426

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANIE, PARTIE II

Le total des contributions à la charge des Membres s'élève donc à US $105 141 190. Pour le calcul des sommes effectivement dues, le montant du crédit de chaque Membre au fonds de péréquation des impôts viendra en déduction de sa contribution, sous réserve que le crédit d'un Membre qui impose ses ressortissants sur les émoluments reçus de l'OMS sera réduit du montant estimatif des remboursements que l'Organisation devra faire à ce titre." Comme il est indiqué au paragraphe 9 de son premier rapportl et au paragraphe 1 du dispositif du projet de résolution, le Comité spécial propose que les prévisions supplémentaires révisées soient financées d'abord au moyen des recettes occasionnelles disponibles, lesquelles se montent à US $3 508 500. Pour ce qui est du solde de US $1 985 600, le Comité spécial a estimé qu'il pourrait être couvert, à titre exceptionnel, par prélèvement sur le crédit affecté dans le budget approuvé de 1973 au compte pour les paiements de fin de contrat. M. FURTH, Sous- Directeur général, indique que, comme le Directeur général l'explique dans son rapport au Comité spécial,2 les ajustements de parités survenus à la suite de la dévaluation du dollar des Etats -Unis d'Amérique en février 1973 ont eu des répercussions importantes sur le programme approuvé pour 1973 et sur le projet de programme pour 1974. Les prévisions budgétaires relatives à ces programmes étaient fondées sur les taux de change en vigueur au moment où les prévisions budgétaires pour 1974 ont été établies. A l'époque, le taux de change du franc suisse par rapport au dollar des Etats -Unis était de 3,84; il est maintenant de 3,23, ce qui a entraîné une augmentation d'environ 19 % du montant en dollars nécessaire pour couvrir les dépenses de l'Organisation en francs suisses, lesquelles représentent quelque 35 % du budget. On s'est trouvé placé devant une situation analogue en ce qui concerne certaines autres monnaies utilisées par l'OMS pour financer ses activités. Le Secrétariat a recalculé le coût estimatif de l'exécution du programme approuvé pour 1973 sur la base du taux de change le plus récent. Les charges supplémentaires s'élèvent à US $4 821 100, somme qui vient s'ajouter aux prévisions d'un montant de US $673 000 nécessaires pour faire face à l'augmentation du coût de la vie à Genève, dont le Conseil exécutif a déjà recommandé l'approbation en janvier. Les prévisions supplémentaires pour 1973 s'élèvent ainsi au total à US $5 494 100. Le calcul des charges supplémentaires a été fait sur la base des charges minimales afférentes aux principaux postes de dépenses, sans qu'il ait été tenu compte des augmentations de dépenses qu'il est encore impossible de calculer avec précision. Il y a lieu d'espérer que ces augmentations seront suffisamment faibles pour que le Directeur général puisse s'efforcer d'y faire face en réduisant au minimum les frais d'exécution. Il ne faut pas perdre de vue à ce sujet que le Directeur général a pu faire face aux charges budgétaires supplémentaires résultant de la réévaluation du franc suisse en mai 1971 sans augmenter le montant du budget approuvé pour les années 1971 à 1973. Il a été possible d'absorber ces charges supplémentaires en différant ou en réduisant certaines activités, ainsi qu'en freinant l'accroissement du compte pour les paiements de fin de contrat. Les économies réalisées sur les frais d'exécution absorbent aussi les pertes dues à la fluctuation des taux de change et autres accroissements de dépenses imprévus, tels que l'augmentation de l'allocation pour frais d'études qui coûte à l'Organisation quelque US $30 000 de plus, une augmentation de US $100 000 du coût des services communs et une majoration du montant de la rémunération soumise à retenue aux fins de pensions, qui sert de base pour le calcul des cotisations des membres du personnel et de l'Organisation à la Caisse commune des Pensions du Personnel des Nations Unies, majoration dont le financement exigera US $900 000 en 1973. Ainsi, des augmentations imprévues d'un montant total de plus d'un million de dollars sont absorbées dans le budget de 1973. Etant donné l'incertitude de la situation monétaire internationale et l'accélération des tendances inflationnistes, il est impossible de prévoir les charges supplémentaires auxquelles il faudra éventuellement faire face. Le Directeur général se trouve donc dans l'impossibilité de proposer de nouvelles économies en vue de faire face aux charges budgétaires supplémentaires actuelles. L'Organisation se trouve confrontée à de sérieux problèmes budgétaires dus à des circonstances entièrement indépendantes de sa volonté. M. Furth espère que les prévisions supplémentaires seront approuvées.

Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) comprend la méthode proposée par le Comité spécial pour financer les prévisions budgétaires révisées, et il entend bien qu'elle n'entraînera pas d'augmentation des contributions des Etats Membres en 1973. Il aimerait cependant savoir quelles seront les répercussions de l'application de cette méthode en 1974 et les années suivantes.

1

Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1973, N° 209, annexe 7. Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1973, N° 209, annexe 7, appendice 1.

2

COMMISSION B

:

DEUXIEME SEANCE

427

Le Dr ALY (Egypte) appuie les recommandations formulées par le Comité spécial dans son projet de résolution. Il est regrettable que la crise du système monétaire international oblige l'OMS à envisager l'éventualité d'une augmentation des contributions des Etats Membres. Le Dr Aly demande quelles mesures l'Organisation entend prendre pour faire face à la situation si une nouvelle crise monétaire se produit. M. DE GEER (Pays -Bas) trouve raisonnable le montant des prévisions supplémentaires compte tenu de la situation monétaire internationale. Il aurait préféré que les charges supplémentaires fussent couvertes, non pas par prélèvement sur les recettes occasionnelles, comme le recommande le Conseil exécutif, mais par une augmentation des contributions des Etats Membres pour 1973, ainsi que l'avait proposé initialement le Directeur général. De plus, on ne devrait pas faire servir le compte pour les paiements de fin de contrat à des fins budgétaires. M. de Geer reconnaît cependant qu'on se heurterait à des difficultés administratives considérables s'il fallait demander aux Etats Membres de payer des contributions supplémentaires pour 1973. I1 acceptera donc les propositions contenues dans le projet de résolution, tout en soulignant qu'il devra s'agir, comme indiqué au paragraphe 1 du dispositif, d'une mesure exceptionnelle. (Voir la suite du débat dans le procès- verbal de la troisième séance, section 5.) La séance est levée à 17 h.35.

TROISIEME SEANCE

Mardi 15 mai 1973, 9 h.30 Président 1. :

Dr A. W. AL -MUFTI (Irak)

PREMIER RAPPORT DE LA COMMISSION

A la demande du Président, le Dr MIKEM (Togo), Rapporteur, donne lecture du projet de premier rapport de la Commission. Décision 2. :

Le rapport est adopté (voir page 515).

RAPPORT DE LA COMMISSION B A LA COMMISSION A

A la demande du Président, le Dr MIKEM (Togo), Rapporteur, donne lecture du projet de rapport de la Commission B à la Commission A. Décision 3. :

Le rapport est adopté (voir page 517). Ordre du jour, 3.5.3

MEMBRES REDEVABLES D'ARRIERES DE CONTRIBUTIONS DANS UNE MESURE POUVANT DONNER LIEU A L'APPLICATION DE L'ARTICLE 7 DE LA CONSTITUTION (suite de la deuxième séance, section 4)

Le PRESIDENT invite la Commission à examiner le projet de résolution suivant, proposé par le Rapporteur :

La Vingt - Sixième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport du Comité spécial du Conseil exécutif sur les Membres redevables d'arriérés de contributions dans une mesure pouvant donner lieu à l'application de l'article 7 de la Constitution; Ayant noté avec regret et préoccupation que la Bolivie, El Salvador, le Paraguay et la République Dominicaine sont redevables d'arriérés dans une mesure telle que l'Assemblée se voit obligée d'envisager, conformément à l'article 7 de la Constitution, s'il y a lieu de suspendre le droit de vote de ces Membres; Notant que la Bolivie, El Salvador et le Paraguay ont opéré des versements en 1972 ou 1973;

Reconnaissant les efforts faits par ces trois pays pour régler leurs arriérés'; Notant que la République Dominicaine n'a fait depuis 1966 aucun versement à l'Organisation en vue de régler ses contributions bien que la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé ait accepté sa proposition concernant le règlement de ses arriérés et que, par conséquent, la République Dominicaine est redevable d'arriérés pour le solde de sa contribution de 1965 et pour la totalité de ses contributions de 1966 à 1972; Notant d'autre part qu'à la date où cette question a été examinée la République Dominicaine n'était pas représentée à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé, 1. DECIDE de ne pas suspendre le droit de vote de la Bolivie, d'El Salvador et du Paraguay à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé; 2. INVITE instamment la Bolivie, El Salvador et le Paraguay à régulariser leur situation afin que le Conseil exécutif à sa cinquante- troisième session et la Vingt- Septième Assemblée mondiale de la Santé n'aient pas à réexaminer la question; 3. DECIDE d'ajourner à la Vingt- Septième Assemblée mondiale de la Santé l'examen de la suspension du droit de vote de la République Dominicaine; 4. PRIE la République Dominicaine de mettre prochainement à effet l'arrangement pour le règlement de ses arriérés qui avait été accepté par la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé; et 5. PRIE le Directeur général de communiquer la présente résolution aux Membres intéressés. Décision 4. :

Le projet de résolution est approuvé.1 Ordre du jour, 3.19

DIX -SEPTIEME RAPPORT DU COMITE DE LA SURVEILLANCE INTERNATIONALE DES MALADIES TRANSMISSIBLES

Le PRESIDENT propose qu'afin d'accélérer l'examen par la Commission d'une question aussi complexe, un groupe de travail officieux soit constitué pour examiner le dix -septième rapport du Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles.2 Le groupe de travail se composerait de toutes les délégations intéressées à la question et préparerait un rapport qui serait ensuite examiné par la Commission tout entière. Il en est ainsi décidé 1

(voir page 502).

Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le deuxième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA26.15. 2

Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1973, N° 209, annexe 14. - 428 -

COMMISSION B 5.

TROISIEME SEANCE

429

PREVISIONS BUDGETAIRES SUPPLEMENTAIRES POUR 1973 (suite de la deuxième séance, section 7)

Ordre du jour, 3.3

Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) précise qu'avant de faire toute autre observation il aimerait avoir une réponse aux questions qu'il a posées à la séance précédente. M. FURTH, Sous- Directeur général, répondant à la question posée à la séance précédente par le délégué de l'URSS sur la composition des prévisions budgétaires supplémentaires pour 1973, rappelle que le tableau 1 du rapport du Directeur général au Comité spécial du Conseil exécutif montre la répartition des prévisions budgétaires supplémentaires additionnelles entre les douze sections de la résolution portant ouverture de crédits) Les différents éléments dans lesquels des ajustements se sont révélés nécessaires par suite de la dévaluation du dollar des Etats -Unis sont indiqués dans la partie gauche du tableau. En ce qui concerne l'Assemblée mondiale de la Santé et le Conseil exécutif, les ajustements budgétaires sont, pour l'essentiel, dus à l'augmentation des frais de voyage et des salaires du personnel temporaire. Le premier des éléments importants concerne les ajustements de poste versés au personnel des catégories professionnelles. La Commission sait que toute dévaluation du dollar des Etats -Unis ou toute réévaluation de la monnaie locale entraîne automatiquement un relèvement de l'ajustement de poste de façon que le pouvoir d'achat du personnel des catégories professionnelles ne diminue pas. Ainsi, l'Organisation fait en sorte que le personnel des catégories professionnelles ait à peu près le même pouvoir d'achat quel que soit le lieu d'affectation. Initialement, le budget prévu pour Alexandrie (EMRO) a été préparé en tablant sur un ajustement de poste de classe O il est maintenant à la classe 2. Dans le cas de Brazzaville (AFRO), le budget a été préparé en tablant sur un ajustement de poste de classe 7 il est maintenant à la classe 11. Pour Copenhague (EURO), le budget a été préparé en supposant que l'ajustement de poste serait de classe 8 il est maintenant à la classe 12. En ce qui concerne le Siège de Genève, l'ajustement de poste était à la classe 6 au ler janvier 1973 il est maintenant à la classe 12. Chaque franchissement de classe oblige à verser aux fonctionnaires des catégories professionnelles une somme supplémentaire dont le montant varie en fonction de leur grade; cette somme peut aller d'un minimum de US $216 par an pour un fonctionnaire célibataire de la catégorie Pl à un maximum de US $927 pour un fonctionnaire marié de la catégorie D2. Les traitements du personnel des services généraux sont fixés en monnaie locale, si bien que l'Organisation doit se procurer un plus grand nombre de dollars pour régler les mêmes traitements dans cette monnaie. Ainsi, par suite de la dévaluation du dollar, le même traitement versé en livres égyptiennes a coûté, en dollars des Etats -Unis, 11,12 % de plus à l'Organisation. Le même traitement en francs CFA a coûté, en dollars des Etats -Unis, 10,13 % de plus à l'Organisation. Les traitements versés en couronnes danoises ont coûté, en dollars, 12,90 % de plus et les traitements en francs suisses, 18,98 % de plus en dollars A l'Organisation. Les services communs qui comprennent notamment les fournitures d'eau et d'électricité et le chauffage des bâtiments sont également payés en monnaie locale. L'augmentation des autres dépenses du Siège est un peu plus difficile à estimer avec précision. En ce qui concerne les consultants, l'augmentation des coûts a été estimée à 10 %. Les frais de déplacement pour les voyages en mission ont coûté plus cher en dollars des Etats -Unis. L'accroissement des charges pour le personnel temporaire est à peu près le même que pour le personnel des services généraux. L'accroissement des charges correspondant aux comités d'experts et aux groupes d'études est principalement dû à l'augmentation des frais de voyage. Les prêts consentis pour le bâtiment du Siège devant être remboursés à la Confédération suisse et au Canton de Genève sous forme d'annuités calculées en francs suisses, ces remboursements coûtent donc plus cher en dollars des Etats -Unis. Répondant à la question du délégué de l'URSS concernant les répercussions des prévisions budgétaires supplémentaires sur les budgets futurs de l'Organisation, M. Furth fait remarquer qu'en ce qui concerne 1974 ces répercussions sont déjà connues de la Commission. Quant à 1975, l'expérience des dernières décennies montre que les prix ne cessent d'augmenter et l'on peut donc s'attendre à ce qu'un programme de même ampleur coûte plus cher en 1975. Ainsi, au Siège, les traitements du personnel des services généraux sont basés sur un indice des salaires publié par les autorités suisses de Berne et une projection de cet indice semble indiquer qu'à l'avenir les traitements du personnel des services généraux augmenteront de 4,4 % tous les sept à huit mois. En l'absence de toute nouvelle modification des taux de change et en tablant sur une augmentation annuelle des prix à Genève de 5 %, on peut s'attendre à un nouveau relèvement de l'ajustement de poste du personnel des catégories professionnelles au ler septembre 1973 portant Genève à la classe 13 et l'on prévoit qu'il passera à la classe 14 en mai 1974, à la classe 15 en janvier 1975 et à la classe 16 en août 1975. Quant à l'évolution de la situation monétaire, les délégués ont probablement noté que le dollar a, la veille, reculé de 2 % par rapport au franc suisse. L'avenir est très incertain. Répondant à une question posée à la séance précédente par le délégué de l'Egypte au sujet des mesures qu'on pourrait prendre pour éviter des demandes répétées de prévisions budgétaires supplémentaires, M. Furth indique que l'Organisation n'a malheureusement aucun moyen d'agir sur les fluctuations monétaires mondiales. appendice 1. 1 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1973, N° 209, annexe 7, :

:

:

:

430

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Enfin, si les augmentations demandées, exprimées en dollars des Etats -Unis, paraissent très importantes, les contributions de nombreux gouvernements, calculées dans leur propre monnaie, seront en fait inférieures à ce qui avait été prévu lors de l'adoption du budget de 1973 en mai1972.

Le Dr SUMBUNG (Indonésie) estime qu'il existe deux moyens de surmonter les conséquences de la crise monétaire mondiale ou bien réduire le programme de l'OMS ou le poursuivre tel quel en accordant des crédits supplémentaires. Face à cette alternative, il désire savoir si la politique de l'OMS correspond aux solutions adoptées par l'Organisation des Nations Unies et les autres institutions spécialisées; il aimerait également obtenir des précisions sur les effets qu'aura la réduction de crédits en 1973 sur le compte pour les paiements de fin de contrat. Le Gouvernement de l'Indonésie ne peut accepter que l'on demande aux Membres des contributions supplémentaires pour compléter le budget de 1973. Le Dr Sumbung appuie la proposition tendant à utiliser les recettes occasionnelles pour financer les prévisions supplémentaires et à réduire le montant du versement au compte pour les paiements de fin de contrat au titre de l'exercice 1973. :

M. FURTH, Sous -Directeur général, déclare que les autres organisations internationales ont été plus ou moins affectées par la crise monétaire selon qu'elles utilisent telle ou telle devise pour financer la majeure partie de leurs activités. Ainsi, l'OMS dépense environ 35 % de son budget ordinaire en francs suisses, l'UNESCO 70 à 80 % de son budget en francs français et l'OIT environ 80 % de son budget en francs suisses, si bien que les effets de la dévaluation du dollar des EtatsUnis sont différents dans chaque cas. Par conséquent, chaque organisation a trouvé des solutions quelque peu différentes au problème. Le choix entre l'amputation des programmes et le vote de crédits supplémentaires se présente essentiellement comme une décision politique incombant aux gouvernements. En fait, la plupart des organisations ont adopté une solution mixte comprenant des prévisions supplémentaires, des économies et, dans certains cas, des réductions de programme. Si, comme l'a recommandé le Comité spécial du Conseil exécutif dans son rapport,1 les crédits affectés au compte pour les paiements de fin de contrat étaient réduits en 1973, cela retarderait beaucoup, bien entendu, le moment où ce compte atteindra un niveau qui permette de couvrir la totalité des paiements auxquels tous les membres du personnel ont droit en fin de contrat. M. Furth rappelle avoir déclaré à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé que ce niveau serait atteint en 1977 -1978. Si la recommandation du Comité spécial est approuvée, ce compte n'atteindra certainement pas le niveau voulu avant 1980. Enfin, si les contributions versées à ce compte continuent, à partir de 1974, de représenter 6 % de la masse des traitements, on enregistrera un découvert d'un peu plus de US $2 millions en 1980.

Le Dr DE CONINCK (Belgique) estime que l'Organisation pourrait réaliser de petites économies sur les frais postaux en envoyant davantage de documents par courrier ordinaire, du moins en ce qui concerne les pays européens voisins de la Suisse. Le Dr TAYLOR (Nouvelle- Zélande) approuve dans son principe la proposition formulée par le délégué de la Belgique mais fait remarquer que la Nouvelle -Zélande est bien loin de Genève. Il se rend parfaitement compte que les prévisions budgétaires supplémentaires ont été nécessitées par des événements monétaires internationaux sur lesquels l'Organisation n'a aucune prise. Etant donné les économies déjà réalisées par le Directeur général et les limites imposées ces dernières années à l'expansion de l'Organisation, il ne serait à son avis pas souhaitable que l'on réduise les activités inscrites au programme. De même, le Dr Taylor ne souhaiterait pas que l'on majore les contributions des Etats Membres. Par conséquent, sa délégation appuie les recommandations figurant dans le rapport du Comité spécial du Conseil exécutif.1

Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) déclare que de 1966 à 1972, l'Assemblée de la Santé a été appelée à se prononcer cinq fois sur l'établissement de prévisions budgétaires supplémentaires. On peut dire qu'il s'agit maintenant d'un problème chronique. Le montant proposé pour 1973 est particulièrement élevé, ce qui s'explique en majeure partie par la modification du taux de change du dollar. De toute évidence, rien ne permet d'être sûr que l'Organisation n'aura pas à pâtir de nouvelles fluctuations monétaires. Cette question retient vivement l'attention au sein d'autres organisations et en particulier de l'Organisation des Nations Unies. A cet égard, le Professeur Lisicyn signale à la Commission la recommandation 14 du Comité ad hoc d'experts chargé d'examiner les finances de l'Organisation des Nations Unies et des institutions spécialisées. Le texte de cette recommandation est le suivant :

"Les augmentations de dépenses inéluctables dans certains secteurs devraient être financées autant que possible par des économies réalisées dans d'autres secteurs. Cela vaut en particulier pour les augmentations dues à des hausses de prix (ce terme s'appliquant notamment aux traitements et salaires), qui devraient autant que possible être couvertes grâce à la réévaluation des priorités, à la redistribution des ressources, et, le cas échéant, à des ajustements à l'intérieur du budget."

1 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1973, N° 209, annexe 7.

COMMISSION B

:

TROISIEME SEANCE

431

Tous les organes responsables de l'Organisation des Nations Unies ont été invités à trouver le moyen de réaliser des économies et, à sa dernière session, l'Assemblée générale a recommandé que l'on mette fin à la pratique consistant à soumettre de substantielles prévisions budgétaires supplémentaires et que l'on dégage des ressources internes en réorganisant les projets, afin d'éviter de demander des contributions additionnelles aux Etats Membres. La délégation soviétique n'ignore pas qu'il est difficile d'appliquer de telles recommandations; il faut néanmoins trouver un moyen, d'autant plus que les prévisions budgétaires supplémentaires proposées pour 1973 ne remédieront que temporairement à la situation, quelle que soit la façon dont elles seront financées. Le vrai problème tient au taux d'accroissement du budget ordinaire. Le montant du budget s'est accru de 14,4 % en 1972 et l'on peut s'attendre à des augmentations encore plus importantes en 1974 et 1975. Le moment est venu de trouver une solution qui mette l'Organisation à l'abri des conséquences des fluctuations monétaires et des autres phénomènes qui influent sur le taux d'augmentation excessif du budget ordinaire. Tout d'abord, il faudrait envisager la possibilité de verser les contributions en monnaie nationale ou en nature. Deuxièmement, il faudrait étudier plus attentivement les modifications apportées aux projets et améliorer les méthodes d'évaluation de leurs répercussions financières et de leur efficacité. Enfin, il faudrait également revoir la situation concernant le personnel, puisque plus de la moitié du budget ordinaire est absorbée par des dépenses de personnel. Quelle que soit la méthode de financement des prévisions budgétaires supplémentaires qui sera proposée pour 1973, la délégation soviétique ne pourra voter en sa faveur car elle estime qu'il s'agit là d'une question de principe et que la pratique consistant à soumettre des prévisions budgétaires supplémentaires toujours plus élevées est contraire à la Constitution de l'OMS. Le PRESIDENT met aux voix le projet de résolution recommandé par le Comité spécial du Conseil exécutif (voir page425) et souligne que, aux termes de l'article 70 du Règlement intérieur, la décision doit être prise à la majorité des deux tiers. Décision 6. :

Le pro

,7

de résolution est approuvé pprouvé par 69 voix contre 7, avec 8 abstentions. abstentions.' Ordre du jour, 3.6 Ordre du jour, 3.6.1

BAREME DES CONTRIBUTIONS

Contribution du Pakistan

Le Professeur VANNUGLI, représentant du Conseil exécutif, dit que le Conseil a examiné à sa cinquante et unième session une demande du Gouvernement du Pakistan tendant à la réduction de ses contributions pour 1972 et 1973. A ce sujet, le Conseil a noté que, conformément aux résolutions WHA8 :5 et WHA24.12 de l'Assemblée de la Santé, le dernier barème connu de l'Organisation des Nations Unies doit servir de base pour fixer le barème des contributions à l'OMS. Il a également noté que, dans sa demande, le Gouvernement du Pakistan avait rappelé les événements de 1971 qui ont eu pour conséquence une réduction importante de la population du pays, de la superficie de son territoire et de son produit national brut. Dans sa résolution EB51.R48, le Conseil a recommandé à l'Assemblée d'adopter un projet de résolution visant à réduire de US $11 203 la contribution due par le Pakistan pour 1972 et de US $36 960 la contribution de ce pays pour 1973. Afin de compenser cette réduction des contributions du Pakistan, il est proposé d'augmenter de US $48 163 le montant des recettes diverses indiqué à l'alinéa ii) du paragraphe D de la résolution portant ouverture de crédits pour 1973 (résolution WHA25.46). M. MWAIKAMBO (République -Unie de Tanzanie) demande quelle est, en pourcentage, la réduction proposée. M. FURTH, Sous -Directeur général, dit que le taux de la contribution du Pakistan pour les années 1972 et 1973 a été de 0,31 %. La contribution du Bangladesh pour 1972 et 1973 a été provisoirement calculée au taux minimum de 0,04 %. Si l'Assemblée adopte le projet de résolution recommandé par le Conseil exécutif, la contribution du Pakistan pour 1972 et 1973 sera réduite d'un montant équivalant à la contribution du Bangladesh pour ces mêmes années.

Le PRESIDENT invite la Commission à examiner le projet de résolution dont le Conseil exécutif recommande l'adoption par l'Assemblée. Le texte de ce projet de résolution figure dans la résolution EB51.R48. Décision :

Le projet de résolution.est approuvé.2

1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le deuxième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA26.16.

2 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le deuxième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA26.17.

432

VINGT = SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Contributions des nouveaux Membres pour 1972 et 1973

Ordre du jour, 3.6.2

M. FURTH, Sous -Directeur général, présentant ce point de l'ordre du jour, précise que le document A26/31 concerne les contributions des Emirats arabes unis et du Qatar, Membres de l'Organisation des Nations Unies qui sont devenus Membres de l'OMS en 1972. La Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé a décidé que les contributions de ces deux Etats Membres seraient calculées provisoirement au taux minimum de 0,04 % et que le taux définitif serait fixé par la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé. En automne 1972, l'Assemblée générale des Nations Unies a fixé au taux minimum de 0,04 % les contributions des Emirats arabes unis et du Qatar pour les années 1972 et 1973. La contribution du Souaziland, qui est devenu Membre de l'OMS le 16 avril 1973, fait l'objet du document A26/34. Il appartient à l'Assemblée de la Santé de déterminer la contribution de ce pays à l'OMS. Dans le barème de l'Organisation des Nations Unies, la quote -part du Souaziland a été fixée à 0,04 %, c'est -à -dire au minimum. D'après le dernier barème connu de l'Organisation des Nations Unies, qui doit servir de base pour fixer le barème des contributions applicables par l'OMS, la contribution du Souaziland à l'OMS devrait donc être fixée au taux minimum de 0,04 %. Conformément à la pratique suivie par l'ONU (pratique que suit l'OMS depuis quelques années) en ce qui concerne la fixation des contributions dues par les nouveaux Membres pour leur année d'admission, la contribution du Souaziland pour 1973 devrait être ramenée à un tiers de 0,04 %. Le document A26/44 concerne la contribution pour 1973 et 1974 de la République Démocratique Allemande qui a été admise en qualité de Membre de l'OMS par la présente Assemblée dans sa résolution WHA26.2. Comme la quote -part de cet Etat fera l'objet d'une recommandation que le Comité des Contributions des Nations Unies ne formulera qu'à sa prochaine session, la contribution de la République Démocratique Allemande ne pourra être définitivement fixée que par la Vingt- Septième Assemblée mondiale de la Santé. Dans ces conditions, le Directeur général recommande que la contribution de la République Démocratique Allemande soit provisoirement calculée au taux de 1,50 % pour 1973 et 1974, sous réserve d'un ajustement, en augmentation ou en diminution, lorsque le taux définitif aura été fixé par la Vingt- Septième Assemblée mondiale de la Santé. Conformément à la pratique suivie par l'Organisation des Nations Unies au sujet des contributions des nouveaux Membres, la contribution de la République Démocratique Allemande pour 1973 devrait être ramenée à un tiers de 1,50 %. Les trois documents contiennent chacun un projet de résolution soumis à l'examen de la Commission.

Le Dr LEBENTRAU (République Démocratique Allemande) convient que la contribution de la République Démocratique Allemande pour 1973 et 1974 ne pourra être définitivement fixée que par la Vingt -Septième Assemblée mondiale de la Santé, lorsque le Comité des Contributions des Nations Unies aura recommandé une quote -part. Par conséquent, la recommandation du Directeur général au sujet de la contribution de la République Démocratique Allemande pour 1973 et 1974 peut être considérée comme provisoire. Le PRESIDENT invite la Commission à examiner le projet de résolution ci -après concernant les contributions des Emirats arabes unis et du Qatar. La Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé, Rappelant que la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, dans ses résolutions WHA25.9 et WHA25.51 respectivement, a décidé que le taux des contributions des Emirats arabes unis et du Qatar pour 1972 et 1973 serait fixé par la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé;

Rappelant que la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, dans sa résolution WHA24.12, a confirmé que le dernier barème connu de l'Organisation des Nations Unies servirait de base pour fixer le barème des contributions applicable par l'OMS; Notant que l'Assemblée générale des Nations Unies, dans sa résolution 2961 (XXVII), a fixé à 0,04 % le taux des contributions des Emirats arabes unis et du Qatar pour 1972 et 1973, DECIDE que le taux des contributions des Emirats arabes unis et du Qatar sera fixé comme suit :

1972

1973

Emirats arabes unis Qatar Décision :

0,04 % 0,04 %

0,04 % 0,04 %

Le projet de résolution est approuvé.1

1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le deuxième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA26.18.

COMMISSION B

:

TROISIEME SEANCE

433

Le PRESIDENT soumet ensuite à la Commission le projet de résolution suivant relatif à la contribution du Souaziland :

La Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé, Notant que le Souaziland, Membre de l'Organisation des Nations Unies, est devenu Membre de l'Organisation mondiale de la Santé en déposant auprès du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, le 16 avril 1973, un instrument officiel d'acceptation de la Constitution de l'OMS; Rappelant que la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé, dans sa résolution WHA24.12, a confirmé que le dernier barème connu de l'Organisation des Nations Unies servira de base pour fixer le barème des contributions applicable par l'OMS; Notant que l'Assemblée générale des Nations Unies, dans sa résolution 2654 (XXV), a fixé à 0,04 % le taux de la contribution du Souaziland pour 1971, 1972 et 1973; Rappelant que la Vingt -Deuxième Assemblée mondiale de la Santé, dans sa résolution WHA22.6, a décidé qu'à partir de 1968 les contributions dues par les nouveaux Membres pour l'année durant laquelle ils ont acquis la qualité de Membre seront calculées selon la pratique suivie par l'Organisation des Nations Unies, DECIDE 1) que le taux de la contribution du Souaziland pour 1973 sera fixé à 0,04 %; 2) que la contribution de ce pays pour 1973 sera réduite à un tiers de 0,04 %. Décision :

Le projet de résolution est approuvé.'

Le PRESIDENT soumet alors à la Commission le projet de résolution ci -après concernant la contribution de la République Démocratique Allemande :

La Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé, Notant que la République Démocratique Allemande a été admise en qualité de Membre de l'Organisation le 8 mai 1973; Rappelant que la Vingt -Deuxième Assemblée mondiale de la Santé, dans sa résolution WHA22.6, a décidé qu'à partir de 1968 les contributions dues par les nouveaux Membres pour l'année durant laquelle ils ont acquis la qualité de Membre seront calculées selon la pratique suivie par l'Organisation des Nations Unies, DECIDE 1) que le taux de la contribution de la République Démocratique Allemande pour les années 1973 et 1974 sera fixé par la Vingt- Septième Assemblée mondiale de la Santé; 2) que la contribution de la République Démocratique Allemande sera provisoirement calculée, pour ces deux années, au taux de 1,50 %, sous réserve d'ajustement au taux définitif qui sera fixé par la Vingt- Septième Assemblée mondiale de la Santé; et 3) que la contribution pour 1973 sera réduite à un tiers de 1,50 %.

Décision

:

Le projet de résolution est approuvé.

2

Barème des contributions pour 1974

Ordre du jour, 3.6.3

Le PRESIDENT, rappelant la décision prise par la Commission à sa première séance, invite le Sous -Directeur général à présenter le rapport du Directeur général3 sur la coordination à l'intérieur du système des Nations Unies (réexamen du mode d'établissement du barème des contributions), qui a un rapport direct avec le point de l'ordre du jour en discussion. M. FURTH, Sous -Directeur général, dit que ce rapport a été préparé à la suite de l'adoption par l'Assemblée générale des Nations Unies à sa vingt- septième session, en décembre 1972, de la résolution 2961 (XXVII). La partie B de cette résolution, dont le texte est annexé au rapport, dispose que, par principe, la contribution maximale d'un Etat Membre aux dépenses ordinaires de l'Organisation des Nations Unies ne doit pas dépasser 25 % du total et que le Comité des Contributions devra appliquer ce principe aussitôt que faire se pourra, utilisant à cette fin dans la mesure nécessaire i) les quotes -parts de tous nouveaux Etats Membres dès leur admission et ii) l'augmentation triennale normale des quotes -parts des Etats Membres qui résulte de l'augmentation de leur revenu national; elle prévoit en outre que, nonobstant ces dispositions, les quotes -parts des Etats Membres ne seront en aucun cas, à l'Organisation des Nations Unies ou dans les institutions spécialisées, augmentées du fait de cette résolution. Dans la partie D de la même résolution, l'Assemblée générale, entre autres choses, prie le Comité des Contributions, lorsqu'il établira le barème des quotes -parts pour 1974, 1975 et 1976, d'abaisser le plancher de 0,04 % à 0,02 % pour permettre les ajustements nécessaires aux Membres dont le revenu par habitant est le plus faible.

Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le deuxième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA26.19. 2 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le deuxième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA26.20. 3

1

Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1973, N° 209, annexe 8.

434

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

La résolution contient donc de nouveaux principes de base pour l'établissement du barème des contributions de l'Organisation des Nations Unies. A la lumière de la résolution WHA24.12, dans laquelle l'Assemblée de la Santé a réaffirmé le principe adopté dans sa résolution WHA8.5, selon lequel le dernier barème connu de l'Organisation des Nations Unies servira de base pour fixer le barème des contributions applicable par l'OMS, la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé entendra peut -être examiner si les nouveaux principes énoncés dans la résolution de l'Assemblée générale des Nations Unies doivent désormais être appliqués à l'établissement du barème des contributions de l'OMS. Comme le premier barème des contributions des Nations Unies établi sur la base des nouveaux principes ne deviendra disponible que plusieurs mois après l'adoption par l'Assemblée de la Santé du barème des contributions de l'OMS pour 1974, quelques -uns des principes de la résolution de l'Assemblée générale ne pourront commencer à être appliqués qu'à l'établissement du barème de contributions de l'OMS pour 1975. La disposition de la partie B de la résolution de l'Assemblée générale tendant à ce que la contribution la plus élevée soit diminuée du montant des quotes -parts de tous nouveaux Etats Membres dès leur admission pourrait toutefois être appliquée au barème des contributions de l'OMS pour 1974. Une décision dans ce sens serait conforme à la recommandation de la résolution 2474 (XXIII) de l'Assemblée générale (dont le texte est annexé au rapport), à l'effet que les institutions spécialisées qui appliquent des méthodes de fixation des quotes -parts semblables à celles de l'Organisation des Nations Unies - institutions dont l'OMS fait partie - redoublent d'efforts en vue de mettre le plus tôt possible leurs barèmes en harmonie avec celui de l'Organisation des Nations Unies. En ce qui concerne le principe selon lequel la contribution minimale doit être ramenée de 0,04 % à 0,02 %, une contribution d'un Membre quelconque ne pourra être ramenée à un niveau inférieur à 0,04 % qu'à partir du barème des contributions de l'OMS pour 1975 sur la base du barème des contributions des Nations Unies pour 1974, 1975 et 1976 qui sera adopté par l'Assemblée générale dans la dernière partie de l'année 1973. Si l'Assemblée de la Santé décide d'adopter ce principe, elle désirera peut -être inviter aussi la Vingt -Septième Assemblée mondiale de la Santé à réexaminer le montant de la contribution des Membres associés, qui, conformément à la résolution WHA13.16, est actuellement fixée à 0,02 %. M. Furth appelle l'attention sur le projet de résolution soumis à l'Assemblée, qui confirme les principes énoncés dans les résolutions WHA8.5 et WHA24.12 et reprend également l'essentiel des termes et de la substance de la résolution 2961 (XXVII) de l'Assemblée générale. Son texte est le suivant La Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné la résolution 2961 (XXVII) sur le barème des quotes -parts pour la répartition des dépenses de l'Organisation des Nations Unies adoptée par l'Assemblée générale à sa vingt -septième session, ainsi que le rapport du Directeur général sur la question; Rappelant les résolutions WHA8.5 et WHA24.12 adoptées respectivement par les Huitième et Vingt -Quatrième Assemblées mondiales de la Santé; Rappelant en outre la résolution 2474 (XXIII) adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies à sa vingt -troisième session; et Estimant que le barème des contributions de l'OMS doit s'harmoniser aussi étroitement que possible avec celui de l'Organisation des Nations Unies, compte dûment tenu des principes énoncés dans les résolutions WHA8.5 et WHA24.12 et modifiés par les dispositions ci- après, 1. CONFIRME les principes énoncés dans les résolutions WHA8.5 et WHA24.12 pour l'établissement du barème des contributions de l'OMS, sous réserve des dispositions des paragraphes 2 .

et 3 ci- après;

DECIDE ce qui suit 1) que par principe la contribution maximale d'un Etat Membre quelconque dans le barème de l'OMS ne dépassera.pas 25 % du total; 2) qu'il faudra atteindre cet objectif aussitôt que faire se pourra en utilisant à cette fin dans la mesure nécessaire a) les taux de contribution qui pourront être fixés pour tous nouveaux Etats Membres dans les barèmes de contributions adoptés par la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé et les Assemblées ultérieures; b) l'augmentation triennale normale des taux de contribution des Etats Membres qui résulte de l'augmentation de leur revenu national, telle qu'elle apparaîtra dans les barèmes triennaux futurs de l'Organisation des Nations Unies; 3) que, nonobstant les dispositions de l'alinéa 2) ci- dessus, legs taux de contribution des Etats Membres ne seront en aucun cas augmentés du fait des dispositions du paragraphe 2 de la présente résolution; 3. DECIDE en outre que la contribution minimale dans le barème de l'OMS devra être conforme à celle qui sera fixée dans les barèmes futurs de l'Organisation des Nations Unies; 4. INVITE la Vingt -Septième Assemblée mondiale de. la Santé à réviser, lorsqu'elle examinera le barème des contributions pour 1975, le taux de contribution des Membres associés qui, en application de la résolution WHA13.16, est fixé à 0,02 %. 2. : :

COMMISSION B

:

TROISIEME SEANCE

435

M. HEINRICI (Suède) dit que son gouvernement a voté, aussi bien à l'Organisation des Nations Unies qu'à l'OACI, en faveur des décisions posant en principe que la contribution maximale d'un Etat Membre aux dépenses ordinaires des organisations en cause ne devait pas dépasser 25 % du total. Sa délégation adoptera la même position à l'OMS et votera en faveur du projet de résolution soumis à la Commission. Le Dr EHRLICH (Etats -Unis d'Amérique) appuie vigoureusement le projet de résolution, qui constitue une conséquence logique et nécessaire de la résolution 2961 (XXVII) de l'Assemblée générale des Nations Unies et des résolutions WHA8.5 et WHA24.12 de l'Assemblée mondiale de la Santé, lesquelles énoncent le principe que le barème des contributions de l'OMS doit s'inspirer aussi étroitement que possible de celui de l'Organisation des Nations Unies. Le projet de résolution proposé indique clairement comment procéder pour suivre aussitôt que possible la pratique de l'Organisation des Nations Unies; il stipule que la quote -part des Etats Membres ne doit pas être augmentée et que la contribution la.plus élevée ne devra être réduite qu'à partir du moment où les compensations nécessaires deviendront disponibles. Les contributions volontaires n'en seront pas affectées. En outre, l'adoption du projet de résolution sera conforme à la politique selon laquelle il n'est pas souhaitable qu'un Etat Membre quelconque soit en position d'exercer une influence indue sur le budget d'une organisation internationale. Le Gouvernement des Etats -Unis, qui a toujours considéré le taux de 25 % comme la quote -part maximale appropriée, s'était montré disposé à accepter un pourcentage plus élevé à titre provisoire en raison de la situation économique consécutive à la Seconde Guerre mondiale. Toutefois, il estime justifié, en l'occurrence, que l'Organisation des Nations Unies ramène ce taux à 25 %. Le Dr Ehrlich approuve l'idée de ne pas augmenter les quotes -parts des Etats Membres et il croit que la réduction pourra être effectuée grâce à l'accroissement des ressources provenant de l'admission de nouveaux Membres, ainsi qu'aux révisions du barème des contributions de l'Organisation des Nations Unies qui pourraient être approuvées par l'Assemblée générale des Nations Unies pour tenir compte de la croissance économique relative de ces dernières années. Sa délégation estime que l'OMS serait bien inspirée de se conformer à cet égard à la décision de l'Organisation des Nations Unies, qui a été adoptée à une large majorité, et il invite les autres délégations à se joindre à celle des EtatsUnis pour voter en faveur du projet de résolution.

Le Dr ADESUYI (Nigéria) appuie aussi le projet de résolution. Il est favorable à la proposition visant à ramener la quote -part minimale à 0,02 %, même si aucun changement dans ce sens ne peut être effectué avant 1975. Il sera ainsi póssible d'établir des distinctions entre les divers pays dont les quotes -parts sont actuellement fixées à 0,04 %, bien qu'il existe des différences marquées dans leur situation économique. Le Dr DIAZ COLLER (Mexique) est lui aussi d'avis que les quotes -parts des Etats Membres ne doivent pas être augmentées par suite des changements du barème de contributions proposés. En se fondant sur cette idée et en tenant compte de la disposition énoncée au paragraphe 3 du dispositif du projet de résolution, selon laquelle la contribution minimale dans le barème de l'OMS devra être conforme à celle qui sera fixée dans les barèmes futurs de l'Organisation des Nations Unies, sa délégation appuie le projet de résolution.

Selon M. RAMACHANDRAN (Inde), il serait utile que le Secrétariat fournisse des chiffres montrant l'incidence qu'aurait l'adoption du projet de résolution sur les contributions des divers pays. Cela permettrait aux gouvernements de réfléchir mûrement à la question qui pourrait ensuite être discutée à une session ultérieure de l'Assemblée de la Santé. M. Ramachandran n'est pas absolument sûr que l'OMS doive adapter exactement son barème à celui de l'Organisation des Nations Unies puisque ses objectifs et ses champs d'activités diffèrent de ceux de l'ONU. Il importe de s'assurer qu'aucun changement dans la situation actuelle ne puisse avoir pour résultat d'accroître la charge des pays en voie de développement et de porter préjudice aux activités de l'OMS. Le Dr VASSILOPOULOS (Chypre) appuie sans réserve la suggestion selon laquelle la contribution maximale d'un Etat Membre ne doit pas dépasser 25 % du total du budget. Il n'est que juste de dire que l'Organisation ne doit pas dépendre, avant tout, de la contribution d'un pays donné. Il faut espérer, toutefois, qu'aucune contribution supplémentaire ne sera demandée aux Etats Membres, et notamment aux petits pays. Il est indispensable que la réduction de la contribution la plus forte s'effectue de façon telle qu'elle n'affecte pas le bon fonctionnement de l'OMS et que l'on utilise de préférence à cette fin les contributions résultant de l'admission de nouveaux Etats Membres. M. BUICK (Canada) déclare que son gouvernement est tout à fait favorable au principe que le barème des contributions de l'OMS doit s'harmoniser aussi étroitement que possible avec celui de l'Organisation des Nations Unies et que la contribution d'un Etat Membre ne doit pas dépasser 25 % du total. Sa délégation votera donc en faveur du projet de résolution proposé. Au sujet de l'inquiétude manifestée par certains délégués de pays en voie de développement quant aux répercussions défavorables que la résolution pourrait avoir sur le taux de leurs propres contributions, il pense que la disposition contenue dans le paragraphe 2.3) du dispositif du projet de résolution devrait les rassurer.

436

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

M. URQUIOLA (Philippines) dit que, en accord avec la position adoptée par la délégation des Philippines à l'Assemblée générale des Nations Unies, sa délégation est prête à appuyer le projet de résolution. Il serait toutefois heureux d'avoir des éclaircissements au sujet de l'invitation adressée à la Vingt -Septième Assemblée mondiale de la Santé dans le paragraphe 4 du dispositif au sujet de la révision du taux de contribution des Membres associés. Pour M. HASSAN (Somalie), qui est en principe favorable au projet de résolution, il serait bon que celui -ci contienne une référence au texte de la partie D de la résolution 2961 (XXVII) de l'Assemblée générale, qui mentionne spécialement les pays en voie de développement où le revenu par habitant est le plus faible. Selon Mme OTERO (Cuba), il est essentiel que tout barème des contributions que l'OMS pourrait adopter soit basé sur le produit national brut des divers pays, que ceux -ci doivent être tenus d'indiquer. Sa délégation s'oppose au principe selon lequel la contribution maximale d'un Etat Membre doit être fixée à 25 % du total. M. SIFAF (Ethiopie) appuie le projet de résolution avec les clauses qu'il contient. Le Dr THIEME (Samoa -Occidental) rappelle que le Gouvernement de son pays demande depuis plusieurs années que sa contribution soit réduite; le Samoa -Occidental verse en effet l'équivalent de 23 cents par habitant, soit davantage en proportion que le plus fort contributaire. Le fait que le Samoa -Occidental est l'un des pays dont le revenu par habitant est le plus faible a été reconnu par l'Organisation des Nations Unies. La délégation du Samoa -Occidental a pris note de la proposition selon laquelle le taux de contribution des pays les moins avancés économiquement pourrait être ramené à 0,02 % en mai 1975, mais elle souhaite vivement que l'Assemblée de la Santé envisage cette réduction pour 1974.

Le Dr NALUMANGO (Zambie) se déclare favorable aux modifications proposées dans le projet de résolution, qui auraient pour effet de réduire la charge disproportionnée qui est imposée au plus fort contributaire, ainsi que d'abaisser à 0,02 % la contribution des pays dont le revenu par habitant est le plus faible. Les Etats Membres auront à supporter de ce fait une charge additionnelle, mais ils devraient n'avoir à le faire qu'en proportion de leur capacité de paiement. M. MUHEIM (Suisse) rappelle que, n'étant pas Membre de l'Organisation des Nations Unies, la Suisse n'a pas eu l'occasion d'exprimer son opinion devant l'Assemblée générale. La délégation suisse souscrit aux principes énoncés dans la résolution 2961 (XXVII) de l'Assemblée générale et votera pour le projet de résolution dont la Commission est saisie. Le Dr ALY (Egypte) déclare qu'une réduction de la charge financière imposée aux Etats Membres sera sans nul doute la bienvenue; il espère néanmoins que la réduction correspondante des ressources n'aura pas d'effets néfastes sur la capacité de l'OMS à faire face aux immenses besoins qui se manifestent dans l'ensemble du monde; à cet égard, il convient de rappeler les projets additionnels qui sont présentés chaque année dans le cadre du projet de programme et de budget et qui, faute de fonds, ne peuvent pas être entrepris. La délégation de l'Egypte votera pour le projet de résolution, mais souhaiterait que le Secrétariat donne des précisions quant aux répercussions de la décision sur le programme de l'OMS et les services qu'elle offre. M. DELBUSHAYE (Belgique) indique que sa délégation est disposée à voter pour le projet de résolution tel qu'il est présenté; ce projet reprend en effet l'essentiel de la résolution de l'Assemblée générale des Nations Unies auquel la délégation de la Belgique a souscrit. Le Dr TARIMO (République -Unie de Tanzanie) dit que sa délégation donnera son appui au projet de résolution pour les mêmes raisons que celles exposées par le délégué du Canada; il ne faut toutefois pas perdre de vue que la décision pourrait entraîner une augmentation de la charge imposée à l'ensemble des Etats Membres en raison des besoins de plus en plus importants auxquels l'OMS doit faire face. En dépit de l'assurance exprimée dans le projet de résolution, le Dr Tarimo souhaite, comme le délégué de l'Inde, que soit précisée la charge supplémentaire qui en résulterait pour chacun des pays. M. FURTH, Sous -Directeur général, reprenant les différents points soulevés au cours du débat, explique tout d'abord, pour répondre à la demande du délégué de l'Inde, que si l'Assemblée adoptait le projet de résolution proposé, le taux de contribution du plus fort contributaire (à savoir les Etats -Unis d'Amérique), qui est actuellement de 30,82 %, serait réduit de la somme des taux de contribution fixés pour les nouveaux Etats Membres dans les barèmes des contributions adoptés par la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé et les Assemblées ultérieures, ainsi qu'il est dit au paragraphe 2.2) a) du dispositif; en l'état actuel des choses, il serait ramené à 29,28 %, compte tenu des contributions qui ont été fixées pour la République Démocratique Allemande et pour le Souaziland. Aucun autre Etat Membre n'aurait son taux de contribution modifié en 1974. Lorsqu'on établira le barème des contributions à soumettre à la Vingt- Septième Assemblée mondiale de la Santé pour 1975, on tiendra compte du barème des quotes -parts que l'Assemblée générale des Nations Unies aura adopté au cours de la session qu'elle tiendra en 1973. Il faudra aussi prendre en considération les dispositions du paragraphe 2.2) b), qui concernent l'augmentation triennale normale des taux de contribution des Etats Membres.

COMMISSION B

:

TROISIEME SEANCE

437

En ce qui concerne la réduction des contributions minimales, il faut rappeler que jusqu'à présent - ainsi que l'indique le paragraphe 3 du rapport du Directeur général -, l'Assemblée générale a seulement prié le Comité des Contributions d'abaisser le plancher de 0,04 à 0,02 % pour certains pays en voie de développement, en particulier ceux où le revenu par habitant est le plus faible. On ne sait donc pas encore quelle sera exactement la situation pour tel ou tel pays. Répondant ensuite au délégué des Philippines, M. Furth rappelle que les contributions des Membres associés sont traditionnellement fixées à la moitié de celle du plus faible contributaire. Elles étaient jusqu'à présent de 0,02 %; si la contribution minimale est réduite à 0,02 %, l'Assemblée de la Santé souhaitera probablement examiner si le taux de contribution des Membres associés doit être encore abaissé ou rester inchangé. En ce qui concerne les inquiétudes exprimées par les délégués de l'Egypte et de la République Unie de Tanzanie, M. Furth tient à donner à la Commission l'assurance que l'adoption du projet de résolution n'aura aucune conséquence sur les services offerts par l'OMS et nfentrainera pas d'augmentation du taux de contribution des Etats Membres. Le total du barème des contributions est nécessairement de 100 %. Les principaux moyens de compenser les réductions envisagées seront d'une part l'augmentation des recettes résultant de l'admission de nouveaux Membres et d'autre part l'augmentation triennale normale décidée par l'Organisation des Nations Unies. Il n'y a en fait aucune raison pour que l'adoption du projet de résolution et l'application de ses dispositions modifient en quoi que ce soit les ressources budgétaires. Pour le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques), il ne paraît pas possible de prévoir actuellement ce que seront les contributions dies Etats Membres pour 1975 et pour les années ultérieures, car la situation n'est pas encore éclaircie. La position de la délégation soviétique est conforme à celle que le représentant de l'URSS a défendue au cours de l'Assemblée générale des Nations Unies en ce qui concerne la limitation à 25 % de la quote -part du plus fort contributaire. La délégation de l'URSS à l'Assemblée générale s'est prononcée contre cette limitation qu'elle estime contraire au principe de la capacité de paiement; il s'agit là en effet, pour l'établissement du barème des contributions, d'un principe fondamental, suivant lequel la contribution maximale devrait être de 38,4 %. Il ne semble pas tout à fait exact de dire que limiter la contribution maximale à 25 % n'aura aucun effet sur les contributions des autres Etats Membres. Selon la règle appliquée par l'Organisation des Nations Unies, aucun pays ne doit verser une contribution par habitant plus élevée que celle du plus fort contributaire. Si la contribution des Etats -Unis d'Amérique était réduite, les contributions de quelques autres pays économiquement avancés devraient l'être également et il s'ensuivrait forcément une augmentation des contributions des autres Etats Membres. Selon la pratique en vigueur à l'Organisation des Nations Unies et à l'OMS, l'admission de nouveaux Membres a pour effet de réduire la contribution du plus fort contributaire; il semble que ce n'est pas un seul, mais tous les Etats Membres qui devraient bénéficier de l'apport de fonds résultant de ces admissions. En tout état de cause, la délégation soviétique est opposée à l'application systématique par l'OMS du barème des contributions adopté par l'Organisation des Nations Unies. Il n'y a pas plus de deux ans que l'Assemblée de la Santé a fixé la contribution maximale à 30 %, et depuis lors la capacité de paiement des Etats Membres ne s'est pas suffisamment modifiée pour justifier un réexamen de la question. La modification proposée parait particulièrement inopportune étant donné la crise monétaire actuelle. L'observation rigoureuse du principe de la capacité de paiement est la seule véritable garantie de succès pour la coopération internationale dans le domaine de la santé. Pour ces différentes raisons, la délégation soviétique ne peut pas approuver la partie du projet de résolution proposant de réduire à 25 % le taux de contribution du plus fort contributaire. La séance est levée à 12 h.10.

QUATRIEME SEANCE

Mardi 15 mai 1973, 14 h.30 Président :

Dr A. W. AL -MUFTI (Irak)

1.

BAREME DES CONTRIBUTIONS (suite)

Ordre du jour, 3.6 Ordre du jour, 3.6.3

Barème des contributions pour 1974 (suite)

M. RAMACHANDRAN (Inde) se déclare toujours convaincu de l'impossibilité pour les délégués d'évaluer toutes les incidences du projet de résolution qui leur est soumis (voir page 434) tant qu'on ne leur aura pas présenté un tableau indiquant le taux exact des augmentations de contribution applicable à chaque Etat Membre. A son avis, une réduction de la contribution maximale aurait inévitablement pour effet d'empêcher l'Organisation de développer ses activités par suite de l'admission de nouveaux Membres. Si la question n'affecte pas le barème des contributions pour 1974, on pourrait peut -être renvoyer la discussian à la prochaine Assemblée de la Santé, car on pourra alors mieux se rendre compte des incidences des propositions. Si l'Inde n'est pas opposée à un allègement de la contribution des petits pays à faible revenu par habitant, elle estime que la recommandation à l'effet qu'aucun pays ne fournisse une contribution supérieure à 25 % du total soulève une question entièrement différente et que les deux propositions doivent être dissociées. Le Dr SUMBUNG (Indonésie) déclare que son gouvernement a appuyé la résolution 2961 (XXVII) de l'Assemblée générale. La Commission a maintenant à s'occuper du projet de résolution qui lui est soumis, et le Dr Sumbung partage les vues exprimées par le délégué de l'Inde. Des incompatibilités semblent exister entre certains paragraphes du dispositif. En effet, le paragraphe 2.1) dispose que, par principe, la contribution maximale d'un Etat Membre quelconque ne dépassera pas 25 % du total. Or, jusqu'à présent, la quote -part des Etats -Unis était fixée à 31,52 %. Si elle est ramenée à la valeur recommandée, la différence de 6,52 % devra être supportée par d'autres pays. Il faudrait compter sur les contributions d'au moins 160 pays versant la quote -part minimale de 0,04 % pour compenser la réduction de la quote -part des Etats -Unis. D'un autre côté, le paragraphe 3 du dispositif tend à ramener de 0,04 % à 0,02 % la contribution minimale des pays à très faible revenu par habitant, qui, d'après les normes de la CNUCED sont au .nombre de 25 environ. Il est clair que la conjugaison des deux dispositions impliquerait un relèvement de la contribution des autres Etats Membres. Or, le paragraphe 2.3) spécifie que les taux de contribution des Etats Membres ne seront en aucun cas augmentés. Le Dr EHRLICH (Etats -Unis d'Amérique) souligne que, comme le Secrétariat l'a déjà expliqué et comme le spécifie clairement le projet de résolution lui -même, la réduction de la contribution maximale s'effectuerait à la faveur des quotes -parts des nouveaux Etats Membres et des ajustements normaux opérés selon les barèmes triennaux futurs de l'Organisation des Nations Unies. Elle n'entrainera donc aucune augmentation des taux de contribution des Etats Membres. Le Dr Ehrlich espère que la Commission pourra maintenant voter sur le projet de résolution.

M. RAMACHANDRAN (Inde) souhaiterait voir les explications du Dr Ehrlich illustrées par un tableau. Il persiste à croire que si la réduction de la contribution des Etats -Unis doit être compensée par les contributions des nouveaux Etats Membres, le développement des activités de l'OMS s'en trouvera inévitablement freiné. M. FURTH, Sous -Directeur général, rappelle qu'un projet de barème des contributions pour 1974 figure dans le document A26/18 (annexe 2). Si la Commission approuvait le projet de résolution dont elle est saisie, la contribution des Etats -Unis se trouverait ramenée de 30,82% à 29,28 % et les taux de contribution de tous les autres Etats Membres demeureraient inchangés. Les nouveaux Etats Membres, à savoir la République Démocratique Allemande et le Souaziland, seraient ajoutés à la liste, avec un taux provisoire de 1,50 % pour la première et un taux définitif de 0,04 % pour le second.

Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) se rend compte que l'adoption du projet de résolution n'affecterait en 1974 que les Etats -Unis d'Amérique. Cependant, comme l'a relevé le délégué de l'Inde, une réduction de la contribution maximale se traduirait par un affaiblissement des réserves de l'Organisation. Le Professeur Lisicyn demande comment les propositions contenues dans le projet de résolution se répercuteraient sur la situation en 1975. M. FURTH, Sous -Directeur général, indique que la situation dépendra en 1975 du nombre, de l'importance et du revenu par habitant des Etats qui viendraient à être admis à l'Organisation d'ici à la prochaine Assemblée de la Santé. Les contributions de ces nouveaux Membres seraient utilisées pour apporter une nouvelle réduction à la contribution maximale.

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COMMISSION B

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QUATRIEME SEANCE

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La situation en 1975 serait affectée aussi par toute augmentation des taux de contribution des Etats Membres qui aurait pu être approuvée par l'Assemblée générale des Nations Unies sur recommandation du Comité des Contributions. La situation économique relative d'un certain nombre de pays s'est beaucoup modifiée depuis quelques années. Si l'ONU décidait d'augmenter la quote -part d'un Etat Membre quelconque, l'OMS introduirait, selon la pratique établie, l'ajustement approprié l'année suivante. Il sera procédé ainsi, que la Commission approuve ou non le projet de résolution dont elle est saisie. M. RAMACHANDRAN (Inde) relève qu'il est donné trois valeurs différentes - 31,52 %, 30,82 et 29,28 % - pour la quote -part des Etats -Unis d'Amérique. M. FURTH, Sous -Directeur général, explique que, dans le document A26/18, le chiffre de 31,52 % indiqué à l'annexe 1 représente la contribution des Etats -Unis au budget de l'Organisation des Nations Unies, alors que le chiffre de 30,82 % donné à l'annexe 2 représente la contribution de ce pays à l'OMS; si le deuxième montant est légèrement inférieur au premier, c'est parce qu'un certain nombre d'Etats qui sont Membres de l'OMS ne font pas partie de l'Organisation des Nations Unies. La réduction à 29,28 % de la contribution des Etats -Unis au budget de l'OMS serait compensée par les contributions de la République Démocratique Allemande et du Souaziland, dont la somme est égale à 1,54 %.

M. RAMACHANDRAN (Inde) déduit de cette explication que l'adhésion de nouveaux Etats Membres profiterait uniquement aux Etats -Unis d'Amérique. Le PRESIDENT suggère que la Commission passe au vote du projet de résolution. Décision :

Le projet de résolution est approuvé par 54 voix contre 9, avec 12 abstentions.'

Le Dr SACKS, Secrétaire de la Commission, suggère qu'étant donné la décision qui vient d'être prise la suite de la discussion du point 3.6.3 de l'ordre du jour soit ajournée jusqu'à ce que le Secrétariat ait préparé un document qui tienne compte des incidences de cette décision sur le barème des contributions pour 1974. Il en est ainsi décidé. (Voir la section 9 ci- après) 2.

REEXAMEN DU FONDS DE ROULEMENT

Ordre du jour, 3.7.1

Le Professeur VANNUGLI, représentant du Conseil exécutif, introduisant le projet de résolution contenu dans la résolution EB51.R30 du Conseil exécutif, indique que, conformément à la résolution WHA25.13, le Conseil a réexaminé le fonds de roulement à sa cinquante et unième session en s'aidant d'un rapport du Directeur général reproduit à l'annexe 6 des Actes officiels N° 206. Le Conseil s'est rangé à l'avis du Directeur général, qui recommandait que le niveau du fonds de roulement reste fixé pour 1974 comme pour 1973 à US $11 millions, somme à laquelle s'ajouteraient les avances fixées pour les Membres entrés à l'OMS après avril 1965. Le Conseil exécutif a d'autre part été d'accord avec le Directeur général pour que celui -ci ne fasse rapport au Conseil sur le fonds de roulement que lorsqu'il jugera que les circonstances l'exigent mais, en tout cas, tous les trois ans au moins. M. BUICK (Canada) note que le projet de résolution contient une disposition à l'effet que le Directeur général soit autorisé à avancer par prélèvement sur le fonds de roulement les sommes qui peuvent être nécessaires pour faire face à "des dépenses imprévues ou extraordinaires" jusqu'à concurrence de US $2 millions, avec l'assentiment préalable du Conseil exécutif. M. Buick se demande si cette autorisation est réellement nécessaire puisque des prévisions supplémentaires peuvent être soumises à l'Assemblée de la Santé à ses sessions annuelles. Il aimerait savoir dans quelle mesure et à quelles fins le Directeur général s'est prévalu de cette disposition dans le passé. Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques),seréférant àla décision de la Commission à l'effet que les prévisions budgétaires supplémentaires pour 1973 soient financées sur les recettes occasionnelles, demande si elle aura des incidences sur le solde de la partie II du fonds de roulement. M. FURTH, Sous -Directeur général, donne au délégué de l'URSS l'assurance que le fonds de roulement ne sera pas utilisé pour financer les prévisions supplémentaires. La recommandation du Comité spécial du Conseil exécutif, qui a été entérinée par la Commission B à sa troisième séance, était qu'on utilise à cette fin les recettes occasionnelles disponibles et une partie du compte pour les paiements de fin de contrat. Répondant ensuite à la question du délégué du Canada concernant la disposition autorisant le Directeur général à opérer des prélèvements sur le fonds de roulement, M. Furth indique qu'il s'agit d'une procédure traditionnelle dont il a d'ailleurs rarement été fait usage. Il pourra donner des détails complémentaires à ce sujet plus tard au cours de'la séance (voir page 441).

Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le deuxième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA26.21.

1

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VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

M. BUICK (Canada) déclare qu'en attendant de recevoir ces précisions il tient à exprimer des réserves quant à la nécessité de l'autorisation en question. Il votera néanmoins pour le projet de résolution. Le projet de résolution proposé par le Conseil exécutif dans la résolution EB51^:R30 Décision est approuvé.1 :

3.

FONDS BENEVOLE POUR LA PROMOTION DE LA SANTE

Ordre du jour, 3.10

Le Professeur VANNUGLI, représentant du Conseil exécutif, déclare qu'à sa cinquante et unième session le Conseil exécutif a examiné un rapport du Directeur général sur le fonds bénévole pour la promotion de la santé, qui est reproduit à l'annexe 7 des Actes officiels N° 206. Ce rapport donne notamment des renseignements sur les contributions acceptées au cours de la période allant du ler mai au 31 décembre 1972, sur la situation financière du fonds bénévole et sur les engagements de dépenses prévus pour 1973 et 1974. En 1972, le total des contributions reçues s'est élevé à US $5 306 209, contre US $6 853 977 en 1971 et US $2 743 315 en 1970. Le Directeur général a suggéré qu'au lieu d'avoir à présenter un rapport à chaque session du Conseil exécutif comme l'exigent les règles en vigueur, il suffirait peut -être qu'il fasse rapport une fois par an, ce qui permettrait d'alléger l'ordre du jour du Conseil et de rationaliser la documentation. De plus, cette procédure correspondrait à celle qui est appliquée aux autres fonds, pour lesquels les rapports sont annuels. Quant à la session à laquelle le rapport annuel devrait être soumis, le Directeur général pense que la plus appropriée serait celle qui suit immédiatement l'Assemblée de la Santé, car, à ce moment -là, tous les comptes sont arrêtés et vérifiés. Le Directeur général a par ailleurs proposé qu'il ne soit plus fait rapport au Conseil exécutif sur les fondations pour la santé mondiale, attendu qu'il s'agit d'organismes autonomes et privés et qu'il n'a donc aucune possibilité, sur le plan juridique comme sur le plan pratique, de fournir à leur sujet des renseignements reposant sur ses propres observations. Le Conseil exécutif a fait siennes les propositions du Directeur général et, par sa résolution EB51.R31, a recommandé à l'Assemblée de la Santé d'approuver des mesures à cet effet. Le2projet de résolution proposé par le Conseil exécutif dans la résolution EB51.R31 Décision est approuve. 4.

FONDS DE ROULEMENT POUR LE MATERIEL D'ENSEIGNEMENT ET DE LABORATOIRE DESTINE A L'ENSEIGNEMENT MEDICAL

Ordre du jour, 3.11

Le Professeur VANNUGLI, représentant du Conseil exécutif, dit que, lorsde son examen du rapport du Directeur général reproduit à l'annexe 8 des Actes officiels N° 206, le Conseil exécutif a noté que le fonds de roulement pour le matériel d'enseignement et de laboratoire destiné à l'enseignement médical n'était pas utilisé pour l'achat de publications médicales. Dans son étude organique sur les services de documentation médicale offerts aux Etats Membres,3 le Conseil exécutif avait exprimé l'avis qu'il fallait revoir la politique régissant le fonds de manière qu'il puisse servir à l'achat d'ouvrages médicaux. Le Directeur général en est tombé d'accord et a recommandé que le fonds soit utilisé pour l'achat de périodiques et de manuels médicaux sous certaines conditions qui sont spécifiées dans le rapport figurant à l'annexe 8 des Actes officiels N° 206. Le Conseil exécutif a adopté la résolution EB51.R32, qui contient un projet de résolution dont il recommande l'adoption à l'Assemblée mondiale de la Santé.

Le projet de résolution proposé par le Conseil exécutif dans la résolution EB51.R32 Décision est approuvé.4 :

5.

AMENDEMENTS AU REGLEMENT FINANCIER

Ordre du jour, 3.14

Le Professeur VANNUGLI, représentant du Conseil exécutif, déclare qu'à sa cinquante et unième session le Conseil a examiné un rapport du Directeur général concernant l'uniformisation des dispositions du Règlement financier relatives au dépôt des fonds, au placement des fonds, au contrôle intérieur, à la comptabilité et à la délégation de pouvoirs.5 Les dispositions proposées sont celles

1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le deuxième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WiA26.23. 2

Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le deuxième rapport de Actes Off. Org. mond. Santé, 1972, N° 198, annexe 9. Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le deuxième rapport Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1973, N° 209, annexe 9.

la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA26.24. 3

4

de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA26.25. 5

COMMISSION B

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QUATRIEME SEANCE

441

qui ont été approuvées par le Comité administratif de Coordination. Le Conseil exécutif a adopté la résolution EB51.R33 sur le sujet et a recommandé que l'Assemblée de la Santé adopte le projet de résolution qui y figure. Décision Le projet de résolution proposé par le Conseil exécutif dans la résolution. EB51.R33 est approuvé. :

6.

NOMINATION DU COMMISSAIRE AUX COMPTES

Ordre du jour, 3.16

M. FURTH, Sous -Directeur général, déclare que M. Lars Breie a été nommé Commissaire aux Comptes de l'Organisation mondiale de la Santé pour les trois exercices financiers de 1970 à 1972 inclusivement. M. Breie ayant par la suite exprimé le voeu que son mandat ne soit éventuellement renouvelé que pour un an, l'Assemblée mondiale de la Santé a prolongé son mandat en conséquence. M. Breie exercera ses fonctions jusqu'à la fin de la vérification des comptes de l'Organisation mondiale de la Santé pour l'exercice se terminant le 31 décembre 1973. La Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé a donc à nommer un Commissaire aux Comptes qui vérifiera les comptes de l'Organisation à partir de l'exercice 1974. Depuis sa création, l'Organisation mondiale de la Santé fait appel au même Commissaire aux Comptes que l'Organisation internationale du Travail (OIT), et le partage des frais s'est traduit par une économie appréciable pour les deux organisations. L'OIT a déjà nommé le successeur de M. Breie en la personne de M. Lindmark, Vérificateur général des Comptes de la Suède, qui vérifiera les comptes de l'Organisation internationale du Travail pour les exercices 1974 et 1975. Si l'Assemblée de la Santé décide de nommer M. Lindmark, les dispositions de partage des frais avec l'OIT seront maintenues et le Directeur général suggérerait dans ce cas que la durée du mandat du Commissaire aux Comptes sait également fixée à deux ans. Le paragraphe 5 du document A26/23 contient un projet de résolution ainsi libellé :

La Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé DECIDE que est nommé Commissaire aux Comptes de l'Organisation mondiale de la Santé pour les exercices de 1974 à inclusivement. Il devra effectuer ses vérifications de comptes conformément aux principes qui sont énoncés à l'article XII du Règlement financier. S'il y a lieu, il pourra désigner un représentant chargé de le suppléer en son absence; et 2. EXPRIME sa gratitude à M. Breie pour l'excellent travail accompli pour l'Organisation. 1.

Le Dr DE CONINCK (Belgique) estime lui aussi qu'il serait sage de nommer M. Lindmark comme successeur de M. Breie pour les raisons exposées dans le document A26/23. Par ailleurs, le Dr de Conink pense que l'Assemblée mondiale de la Santé devrait exprimer sa gratitude à M. Breie en termes plus chaleureux qu'il n'est fait au paragraphe 2 du dispositif du projet de résolution, pour lequel il suggère la rédaction suivante "EXPRIME toute sa gratitude à M. Breie pour l'excellent travail qu'il a accompli pour l'Organisation au cours de nombreuses années en qualité de Commissaire aux Comptes ". :

M. MUHETM (Suisse) et Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) appuient cett.. proposition.

Le SECRETAIRE déclare que, si la Commission est d'accord, le nom de M. Lindmark sera inséré dans le premier espace laissé en blanc du paragraphe 1 du dispositif et que la fin de la première phrase de ce paragraphe sera ainsi libellée "pour les deux exercices 1974 et 1975 ", le mot "inclusivement" étant supprimé. :

Décision 7.

:

Le projet de résolution, tel qu'il a été amendé, est approuvé.2 Ordre du jour, 3.7.1

REEXAMEN DU FONDS DE ROULEMENT (suite de la section 2)

M. FURTH, Sous -Directeur général, rappelle qu'un peu plus têt au cours de la séance, le délégué du Canada avait demandé dans quelle mesure et à quelles fins le Directeur général s'était prévalu des dispositions qui l'autorisent à opérer des prélèvements sur le fonds de roulement pour faire face à "des dépenses imprévues ou extraordinaires ". En dehors de quelques prélèvements opérés pour faire face à des situations d'urgence au cours des premières années d'existence de l'Organisation, les cas où il a fallu recourir à ce moyen avec l'assentiment préalable du Conseil exécutif ont été rares. En 1959, par exemple, on a prélevé US $155 140 pour financer en partie des dépenses imprévues entraînées par les frais des services administratifs et des services d'exécution excédant la somme forfaitaire allouée à cet effet par le programme élargi d'assistance technique des Nations Unies, ainsi que des dépenses additionnelles résultant du relèvement des traitements du personnel des services généraux à Genève, de l'augmentation de la rémunération soumise à retenue pour pension du 1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le deuxième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA26.26.

Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le deuxième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA26.27.

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VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

personnel des catégories professionnelles et de la modification des ajustements de poste. Ce montant a été remboursé au fonds de roulement conformément à la décision prise par la Douzième Assemblée mondiale de la Santé (résolution WHAl2.44). En 1968, il a fallu prélever US $108 000 à la suite de l'augmentation des traitements du personnel des services généraux à Genève. Ce montant a été remboursé au fonds conformément à la résolution EB41.R13. En 1969, un nouveau prélèvement de US $1 373 900 a dû être fait en raison de l'augmentation des traitements et indemnités du personnel des catégories professionnelles et des postes non classés et du relèvement du plafond de l'allocation pour frais d'études, qui avaient été approuvés par l'Assemblée générale des Nations Unies avec effet au ler janvier 1969. Le remboursement de ce montant a été approuvé par la Vingt -Deuxième Assemblée mondiale de la Santé (résolution WHA22.12). 8.

ETUDE ORGANIQUE DU CONSEIL EXECUTIF

Ordre du jour, 3.12 Ordre du jour, 3.12.1

Etude organique sur les méthodes à appliquer pour promouvoir le développement des services de santé de base

Le Professeur VANNUGLI, représentant du Conseil exécutif, rappelle que, sur la recommandation du Conseil exécutif, la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé avait décidé que la prochaine étude organique porterait sur les méthodes à employer pour promouvoir le développement des services de santé de base. Elle avait prié le Conseil exécutif de faire rapport à ce sujet à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Le Conseil exécutif avait alors constitué un groupe de travail de cinq membres chargé d'établir un rapport; ce dernier, examiné et approuvé à la cinquante et unième session du Conseil, est maintenant présenté à l'Assemblée. Le Conseil exécutif a jugé particulièrement difficiles les questions dont il a été saisi. Il s'est heurté tout d'abord à de sérieux obstacles terminologiques, car un grand nombre de termes voisins sont utilisés pour désigner différents aspects des problèmes auxquels doivent faire face tantôt les termes ne sont pas clairement définis, tantôt ils sont utilisés les services de santé dans des sens différents selon les personnes. Il a été impossible de parvenir à un accord unanime sur ce qu'il faut entendre par services de santé de base. L'étude organique a donc porté sur le développement des services de santé envisagé comme un processus continu; cette interprétation n'est pas incompatible avec l'idée selon laquelle les soins médicaux de base constituent un droit fondamental de tout être humain, ni avec celle d'un développement des services de santé suivant les principes énoncés dans la résolution WHA23.61. Enfin, le Conseil a donné dans son étude un prolongement à cette résolution en énonçant des problèmes internes plus spécifiques et en indiquant comment l'OMS pourrait préciser les tâches qui lui incombent dans ce domaine. Le Conseil exécutif s'est déclaré préoccupé par les graves problèmes que doivent actuellement affronter de nombreux services de santé. Dans beaucoup de pays, les services de santé n'arrivent plus à suffire à leur tâche, sur le plan quantitatif et sur le plan qualitatif, en raison de l'accroissement de la population, et la situation risque d'empirer encore. Le Conseil a donc tenu à énoncer il faut que les services de santé donnent aux populations qu'ils desservent les principes suivants le sentiment qu'ils leur appartiennent et non qu'ils leur sont imposés; l'action des services de santé doit être jugée d'après les avantages qu'en retire l'individu; les services de santé doivent être envisagés comme un tout; enfin, il faut établir des critères permettant d'évaluer le développement et le fonctionnement des services de santé. Le rapport traite ensuite des possibilités d'application de ces principes au niveau des pays et dans le cadre des programmes de l'OMS. Le rapport du groupe de travail et ses conclusions ont fait l'objet de longues et importantes discussions; le compte rendu de ces discussions) figure dans l'annexe du document A26/20 dont la Commission est saisie. Le Conseil exécutif a adopté la résolution EB51.R41 et l'étude organique est reproduite à l'annexe 11 des Actes officiels N° 206. : :

Le Dr ALY (Egypte) déclare que, lorsque l'Organisation mondiale de la Santé a décidé de prier le Conseil exécutif d'entreprendre l'étude organique sur les méthodes à appliquer pour promouvoir le développement des services de santé de base, elle avait certainement conscience de l'importance primordiale de ces services. Le groupe de travail et le Conseil exécutif lui -même ont passé en revue presque toutes les questions que l'on peut se poser à ce sujet. A propos de la définition de la santé publique qui a été proposée par le Dr Venediktov, membre du Conseil, et qui est citée dans un des procès- verbaux reproduits, le Dr Aly souligne que chaque pays peut donner une définition qui lui soit propre, et il donne la définition "égyptienne ".Il estime qu'il serait indispensable de parvenir à une définition universellement acceptable. De l'ensemble des discussions, il ressort toutefois qu'il n'existe pas de système de services sanitaires qui puisse être adopté par tous les pays ou même par un groupe de pays, car les conditions sociales, économiques et culturelles varient d'un pays à l'autre. Pour la même raison, à l'intérieur

1 Procès -verbaux de la cinquante et unième session du Conseil exécutif (EB51 /SR /14 Rev.l, pp. 216 -227, EB51 /SR /15 Rev.1, pp. 238 -240, EB51 /SR /16 Rev.l, pp. 247 -248).

COMMISSION B

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QUATRIEME SEANCE

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d'un pays donné, les besoins en services de santé varient selon les secteurs de la population et même selon les individus. Il en résulte une fragmentation des services nationaux de santé qui nuit à leur efficacité et augmente leur prix de revient. Le Gouvernement égyptien s'efforce de regrouper les différentes unités sanitaires du pays dans un ensemble intégré et les études qu'il a entreprises dans ce domaine bénéficient du soutien de l'OMS et du FISE. Ainsi que l'a souligné le groupe de travail, il serait nécessaire d'améliorer la formation du personnel médical. Il faudrait également améliorer la formation donnée à tous ceux qui, sans être médecins, ont à assumer des responsabilités en matière de planification sanitaire économistes, sociologues et ingénieurs. Ce sont eux en effet qui décident du rang de priorité à accorder aux différents projets dans le cadre général des programmes nationaux, et ilfaut donc qu'ils aient conscience de l'importance du rôle des services sanitaires de base dans le développement économique. :

M. RAMACHANDRAN (Inde) se réfère aux observations du Dr Restrepo qui figurent dans les procès verbaux du Conseil exécutif. Le Dr Restrepo avait évoqué le problème créé par la tendance qu'ont les médecins qualifiés à quitter leur propre pays, soit en raison du type de la formation qu'ils ont reçue, soit parce que les conditions économiques et sociales nationales leur interdisent d'accéder à un niveau professionnel plus élevé, soit encore parce qu'ils ont le sentiment que la médecine perd de son prestige et que cela doit être compensé par des avantages financiers accrus. Pour résoudre le problème, le Dr Restrepo avait suggéré qu'on rationalise les tâches des personnels médicaux et qu'on adapte leur formation aux conditions dans lesquelles ils seront appelés à travailler. Le problème est particulièrement sérieux en Inde, et M. Ramachandran espère que l'Organisation y prêtera attention.

M. HASSAN (Somalie) pense que l'OMS, qui reçoit des informations de nombreuses sources sur le développement des services de santé de base, devrait s'employer à les diffuser en signalant les erreurs commises afin d'en prévenir la répétition. La formation des médecins a été dispensée jusqu'ici sur la base de programmes établis dans les pays les plus développés en fonction de la situation socio- économique de ces pays, alors qu'il faudrait que, dans les pays en voie de développement, cette formation soit adaptée aux conditions existantes. Il serait ainsi possible de freiner dans une certaine mesure l' "exode des cerveaux ".

Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) déclare que l'étude organique du Conseil a été des plus fécondes et que les débats du Conseil dont il est rendu compte dans le document A26/20 seront d'une grande utilité pour tous ceux qui cherchent à améliorer le travail des services de santé. A son avis, le rapport et l'étude prennent d'autant plus de prix qu'ils constituent un prolongement des idées exprimées dans la résolution WHA23,61 sur les "Principes fondamentaux du développement des services nationaux de santé publique ". Le rapport a insisté sur l'importance du caractère "national" ou "étatique" des services de santé. Il a souligné aussi que si le développement d'un service de santé sur une base nationale peut notamment être inspiré par des considérations économiques et autres, les services les plus efficaces sont ceux qui ont été édifiés en réponse à la demande populaire de bien -être et de justice sociale. Cela est parfaitement exact, mais rien n'a été dit de la responsabilité qui incombe à l'Etat de préserver la santé de la population - principe qui est énoncé dans la résolution WHA23.61. On a fort justement souligné l'importance d'un plan national général relatif aux services de santé, de même que l'apport susceptible d'être fourni par des sources bilatérales et multilatérales. Le Professeur Lisicyn se demande s'il était bien indiqué d'inclure l' "approbation par les usagers" parmi les critères d'évaluation des services de santé, du fait que ce facteur se prête difficilement à une évaluation objective. Il admet qu'il n'existe pas de modèle internationalement applicable pour les services de santé et qu'il appartient à chaque pays de prendre et d'exécuter ses propres décisions. Cependant, comme il a été souligné pendant les discussions techniques qui ont eu lieu il y a quelques jours, il est parfaitement possible d'établir des normes internationales pour les divers éléments des services de santé et d'évaluer différentes tendances. Certaines opinions émises dans le rapport - par exemple que dans beaucoup de pays les services de santé régressent, que l'état de santé accuse de grands écarts entre pays et entre différents groupes de population à l'intérieur d'un même pays, que le coût des soins augmente et que l'insatisfaction de la population s'aggrave - méritent une étude attentive, mais demandent aussi à être considérés avec discernement du fait qu'elles ne s'appliquent pas à tous les pays. Des études effectuées dans beaucoup de pays, y compris l'Union soviétique, y font ressortir une tendance vers une plus grande uniformité des soins médicaux et du niveau de santé des différents groupes de population. Le Professeur Lisicyn partage le 'sentiment exprimé dans le rapport au sujet de la médecine privée. Il est impossible de ne pas reconnaître que la qualité des soins médicaux ne doit pas dépendre de l'état de fortune du bénéficiaire. La partie la plus intéressante du rapport est la section 4 "Suggestions sur le rôle des programmes de l'OMS dans l'évolution future de la situation ". Les auteurs ont eu raison de souligner que l'OMS ne devrait pas seulement servir de tribune où s'expriment des idées, mais qu'elle devrait aussi suggérer les orientations que les Etats Membres devraient suivre. D'après eux, l'une des raisons de l'échec du programme de l'OMS dans le domaine du développement des services de santé tient :

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VINGT- SIXIEMÉ ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

à ce que le Secrétariat n'a pas compris son rôle. Les suggestions sur ce que devrait être l'orientation future des travaux de l'OMS sont donc particulièrement intéressantes et le Professeur Lisicyn les appuie pleinement. Les trois points principaux, à savoir "Expansion du programme et recherche de solutions nouvelles ", "Répartition des ressources et planification sanitaire" et "Systèmes d'information et évaluation ", sont conformes à la résolution WHA23.59 sur le programme général de travail pour la période 1973 -1977, encore que la résolution traite de façon plus complète des tâches à exécuter en matière de développement des services de santé. Le Professeur Lisicyn note que certains des termes utilisés dans le rapport sont insuffisamment précis. S'il est compréhensible que les auteurs aient tenu à insister sur l'importance de la "volonté nationale" pour la mobilisation des efforts des pays en vue du développement de leurs services de santé, cette expression est trop abstraite et risque de créer des difficultés inutiles. Dans l'ensemble, le rapport développe de façon positive les condidérations énoncées dans les résolutions WHA23.59 et WHA23.61. Les auteurs ont adopté une approche réaliste en liant l'orientation du développement des services de santé à la politique et à la stratégie de l'OMS. Le Professeur Lisicyn serait donc en faveur de l'adoption d'une résolution invitant le Secrétariat à suivre les propositions essentielles du rapport. A son avis, ce rapport est si précieux qu'il faudrait envisager de poursuivre l'étude et de préparer une documentation plus détaillée dont puisse s'inspirer l'Organisation. Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) pense lui aussi que l'étude organique a été des plus utile, Il n'y a pas de système idéal de services de santé du fait qu'il existe un spectre continu de besoins et un spectre continu de manières d'y répondre. Le problème est de les concilier et comporte des solutions différentes selon les pays. Certains pays ont beaucoup fait en matière de prestation de soins primaires simples fournis par des personnes sans grande formation travaillant sous la direction de personnel médical mieux qualifié. Il subsiste cependant des difficultés dans les zones périphériques. L'envoi temporaire de jeunes médecins n'est pas vraiment une solution; il faut au contraire les inciter à s'établir durablement en milieu rural. Plusieurs pays se sont attaqués efficacement au problème. Un des écueils à éviter dans le développement des services de santé est de commencer prématurément à assurer des formes de traitement hautement élaborées. La première chose à faire est d'offrir des soins de base de bonne qualité. Beaucoup de pays, y compris la Grande -Bretagne, négligent de donner au public une éducation sanitaire satisfaisante. C'est regrettable, car il devrait être possible d'éveiller l'intérêt de l'ensemble de la population pour la protection sanitaire. Le délégué de l'URSS a évoqué l'uniformisation croissante des soins médicaux, mais Sir George Godber doute qu'une telle uniformisation soit toujours souhaitable, notamment lorsqu'il s'agit des multiples formes de soins médicaux dont le public a besoin.

Le Dr NALUMANGO (Zambie) déclare que son pays se rend pleinement compte que des services de santé de base sont un préalable à l'organisation de services intégrés et que seule une planification attentive des services de santé de base permettra de faire face au coût toujours plus élevé des prestations sanitaires. Le Dr AKIM (République -Unie de Tanzanie) estime que le rapport sur l'étude organique devrait être considéré comme une première tentative d'exploration d'un problème très complexe. S'il a laissé sans réponse un certain nombre de questions concernant l'organisation et le développement des services de santé de base, il couvre en revanche une grande partie des activités que mènent actuellement les autorités sanitaires de Tanzanie, qui s'efforcent d'envoyer des médecins en milieu rural pour des périodes d'une certaine durée, de créer des équipes mobiles de santé basées sur les centres de district et de former du personnel auxiliaire de santé. Il serait utile d'avoir des renseignements sur les activités analogues en cours dans d'autres pays, afin de savoir si les résultats obtenus sont satisfaisants. Le principal obstacle auquel se heurtent beaucoup de pays en voie de développement tient à la faiblesse de leurs ressources, qui fait qu'il leur est difficile d'assurer la couverture sanitaire de l'ensemble du territoire national sans diminuer la qualité des prestations offertes. En Tanzanie, la formation du personnel médical s'opère selon un système "pyramidal" qui permet à quelques médecins de bénéficier d'une formation très poussée. (Voir la suite du débat dans le procès -verbal de la cinquième séance, section 2.) 9.

BAREME DES CONTRIBUTIONS (suite)

Ordre du jour, 3.6 Ordre du jour, 3.6,3

Barème des contributions pour 1974 (suite de la section 1)

Sur l'invitation du PRESIDENT, M. FURTH, Sous -Directeur général, appelle l'attention de la Commission sur le document A26/18 Add.l, qui contient un projet de barème des contributions pour 1974 fondé sur les décisions prises parla Commission au début de la séance. Ce document remplace l'annexe 2 du document A26/18. Le projet de résolution figurant dans le document A26/18 doit donc être amendé comme suit

COMMISSION B

:

QUATRIEME SEANCE

445

La Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé DECIDE que, sous réserve des dispositions du paragraphe 2 ci- dessous, le barème des contributions pour 1974 sera le suivant 1. :

soir document A26/18 Add.7 PRIE le Directeur général, au cas où la présente Assemblée de la Santé fixerait, à titre provisoire ou définitif, des contributions pour de nouveaux Membres, d'ajuster le barème figurant au paragraphe 1 ci- dessus conformément aux dispositions des résolutions pertinentes adoptées par l'Assemblée mondiale de la Santé. 2.

Aux termes de l'article 56 de la Constitution, il incombe à chaque Assemblée de la Santé de fixer le barème des contributions pour l'année suivante. Le Dr LEBENTRAU (République Démocratique Allemande) fait observer que le nom de son pays n'a pas été correctement libellé en anglais dans le document A26/18 Add.l. Se référant d'autre part au chiffre de 1,50 % indiqué pour la contribution de la République Démocratique Allemande, il demande que soit ajoutée une note précisant qu'il s'agit uniquement d'une quote -part fixée à titre préli -. mina ire.

M. FURTH, Sous -Directeur général, souligne que la résolution concernant la contribution de la République Démocratique Allemande indique clairement que la contribution de ce pays pour 1974 a un caractère provisoire et que le chiffre définitif sera fixé par la Vingt -Septième Assemblée mondiale de la Santé. Il n'y a donc pas lieu d'ajouter une note au projet de résolution. Cela dit, M. Furth exprime ses

regrets pour l'erreur qui s'est glissée dans le texte anglais de la liste et qui sera corrigée. Le projet de résolution, tel qu'il a été modifié dans sa version anglaise, est Décision approuvé.l :

La séance est levée à 17 h.35.

i Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le deuxième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA26.22.

CINQUIEME SEANCE Mercredi 16 mai 1973, 14 h.45 Président :

Dr J. DE CONINCK (Belgique)

1.

DEUXIEME RAPPORT DE LA COMMISSION Le Dr MIKEM (Togo), Rapporteur, donne lecture du projet de deuxième rapport de la Commission. Décision :

Le rapport est adopté (voir page 515)

2.

ETUDE ORGANIQUE DU CONSEIL EXECUTIF (suite)

Ordre du jour, 3.12 Ordre du jour,3.12. 1

Etude organique sur les méthodes à appliquer pour promouvoir le développement des services de santé de base (suite de la quatrième séance, section 8)

Le Dr MIKEM (Togo) indique que son pays est extrêmement désireux d'organiser ses services de santé de manière à assurer une couverture suffisante de la population - surtout rurale - tant sur le plan préventif que sur le plan curatif. Bien entendu, chaque pays doit adapter sa structure sanitaire au contexte local, mais il serait utile d'avoir des renseignements sur l'expérience acquise par les autres Etats Membres pour pouvoir éviter les difficultés qui risquent d'apparaître. Le Dr Mikem espère que le travail entrepris par le Conseil exécutif sera poursuivi et que l'on parviendra à établir des normes souples et valables que tous les pays pourront appliquer à l'organisation de leurs services de santé de base. Le Dr AMMUNDSEN (Danemark) présente le projet de résolution suivant, soumis conjointement par les délégations du Danemark, du Kenya, de la République Arabe Syrienne, de la Thaflande et de la Trinité -et- Tobago - c'est -à -dire par les délégations des cinq pays ayant désigné les membres du Conseil exécutif qui constituaient le groupe de travail chargé de préparer l'étude organique sur les méthodes à employer pour promouvoir le développement des services de santé de base :

La Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport du Conseil exécutif relatif à son étude organique sur les méthodes à appliquer pour promouvoir le développement des services de santé de base; Rappelant les principes énoncés par l'Assemblée mondiale de la Santé sur le développement des services de santé et notamment les résolutions WHA22.61 et WHA25.17; Considérant que chaque Etat Membre devrait constituer un service de santé qui soit à la fois accessible et acceptable pour toute sa population et adapté à ses besoins et aux conditions socio- économiques du pays; Exprimant la conviction que l'application de ces principes a besoin d'être intensifiée dans le programme de l'Organisation, 1. RECOMMANDE au Directeur général que l'Organisation concentre ses efforts sur des programmes spécifiques qui aident les pays à 1) fournir des soins médicaux à l'ensemble de leurs populations, en faisant porter spécialement l'accent sur la satisfaction des besoins de celles des populations qui disposent de services de santé nettement insuffisants; 2) améliore sa capacité d'aider les administrations nationales à organiser des services de santé sur une base nationale; 3) établisse ses programmes de manière à encourager les Etats Membres à susciter une forte volonté nationale en vue d'entreprendre une action intensive pour répondre aux besoins du pays sous une forme permettant un développement ordonné et fasse en sorte que les ressources de l'OMS soient mises à la disposition tout particulièrement de ceux des Etats Membres qui manifestent une telle volonté et demandent une assistance; 4) élabore plus en détail des méthodes de gestion adaptées aux besoins en matière de services de santé et aide les pays à développer leur aptitude nationale à appliquer ces méthodes; et 5) contribue par ses encouragements et sa participation à réunir et coordonner les ressources locales, nationales, internationales et bilatérales, en vue de favoriser la réalisation des buts des services nationaux de santé; et 2. PRIE le Directeur général de faire rapport à ce sujet à une session ultérieure du Conseil exécutif et à une prochaine Assemblée mondiale de la Santé. :

- 446 -

COMMISSION B

:

CINQUIEME SEANCE

447

Les déclarations qui ont été faites tant au Conseil exécutif qu'à la présente Assemblée ont confirmé les auteurs du projet de résolution dans leur conviction que la structure et l'organisation des services de santé continueront à retenir sérieusement l'attention et à bénéficier d'une priorité élevée de la part de l'OMS et des Etats Membres pendant les années 1970 et au -delà.

Il est clair que l'étude entreprise ne constitue qu'un début. La tâche à accomplir est il s'agit non seulement de faire le point de la situation réelle, particulièrement immense en ce qui concerne les services de santé primaires à l'échelon périphérique, mais aussi d'essayer de coordonner dans un plan commun des ressources et moyens disparates, souvent dispersés, provenant de sources diverses Etat, autorités locales, institutions ou personnes privées, assistance bilatérale ou multilatérale. Il est indispensable d'adopter une approche holistique si l'on veut éviter de grands désastres dans la dernière partie du siècle. Le projet de résolution présenté vise à fournir au Directeur général l'appui énergique dont il a besoin pour que l'OMS puisse accomplir sa mission dans ce domaine. Un autre projet de résolution, dont l'objectif est très similaire, va être soumis à la Commission par d'autres délégations; c'est très volontiers que le Dr Ammundsen collaborera à une fusion des deux textes. :

:

Le Professeur KOSTRZEWSKI (Pologne) félicite le Conseil exécutif et son groupe de travail de l'excellente étude qu'ils ont présentée elle contribuera très certainement à accroître l'efficacité du rôle de l'OMS dans le développement des services de santé de base. Le problème dont elle fait l'objet devra rester au premier rang des priorités au cours des dix prochaines années. L'OMS devrait s'efforcer surtout d'aider les pays à préciser eux -mêmes les systèmes de services de santé les mieux indiqués dans leur cas particulier afin que les prestations offertes à l'ensemble de la population soient adaptées à ses besoins et aux conditions socio- économiques du pays. Ainsi que l'étude le souligne, les prestations proposées doivent être acceptables pour la population et celle -ci, aidée par l'éducation sanitaire, devra prendre conscience de ses droits en matière de protection de la santé, ainsi que des services dont elle dispose pour la prévention, le traitement et la réadaptation. La gratuité des soins médicaux en Pologne a entraîné un accroissement rapide du taux d'utilisation des services offerts; il apparaît nettement que cet accroissement est dû à la suppression des obstacles d'ordre administratif et pécuniaire. L'accroissement a été particulièrement marqué dans les zones où la conscience des besoins sanitaires était déjà très développée; dans d'autres zones, où elle était moins nette, l'accroissement a été plus faible. Dans beaucoup de pays, même .très avancés sur le plan socio- économique, les systèmes sanitaires ne sont pas exempts d'imperfections en raison du manque d'intégration et d'un certain déséquilibre entre les services de prévention, de traitement et de réadaptation. L'intégration constitue un élément essentiel de tous les aspects de la protection de la santé, qu'il s'agisse de la nature des services à offrir, de la planification et de l'administration ou encore de la concentration des moyens techniques et des ressources en personnel. La délégation de la Pologne et celles de la Finlande, de l'Inde, de la Roumanie, de la Suède et de l'Union des Républiques socialistes soviétiques proposent à la Commission d'approuver le projet de résolution suivant, qui devrait aider le Directeur général à poursuivre et à intensifier les efforts de l'OMS pour promouvoir le développement des services de santé de base dans l'ensemble du monde : :

La Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné l'étude organique du Conseil exécutif sur les méthodes à appliquer pour promouvoir le développement des services de santé de base, ainsi que les conclusions et recommandations de cette étude (Actes officiels N° 206, annexe 11); Rappelant les résolutions WHA23.49, WHA23.61, WHA25.17 et EB51.R41, et exprimant de nouveau sa ferme conviction que chaque Etat Membre devrait constituer un service de santé qui soit à la fois accessible à toute la population et acceptable par elle, adapté à ses besoins et aux conditions socio- économiques du pays, et atteignant le niveau de technologie sanitaire considéré comme indispensable pour faire face à tout moment aux problèmes du pays Persuadée que l'Organisation mondiale de la Santé devrait jouer un rôle essentiel auprès des Etats Membres en les aidant à exprimer en termes opérationnels leur conception du développement des services de santé nationaux et à développer les capacités nationales sous forme de compétences et de méthodes qui permettront d'appliquer avec succès les décisions prises; Considérant que ce problème devrait être placé au sommet des priorités de l'OMS pendant la prochaine décennie, que l'OMS devrait concentrer ses efforts sur des programmes cohérents qui aident les pays à assurer la protection sanitaire de leur population tout entière et qui soient conçus de manière à encourager les Etats Membres à se forger une ferme volonté nationale d'entreprendre une action intensive, et que l'OMS devrait déployer ses ressources en les concentrant sur ceux des Etats Membres qui le demandent;

448

VINGT- SIXIEME'ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Prenant note des nombreux travaux faits par l'OMS - et consignés dans divers documents et publications - pour étudier l'expérience acquise en matière de développement des services de santé dans diverses conditions géographiques, ethniques et socio- économiques, 1. FELICITE le Conseil exécutif de son étude sur les méthodes à appliquer pour promouvoir le développement des services de santé de base et prend note avec satisfaction de ses conclusions et recommandations; 2. APPELLE L'ATTENTION des Etats Membres sur les constatations, conclusions et recommandations de l'étude; 3. PRIE le Conseil exécutif 1) d'examiner le rapport du Directeur général sur l'application des conclusions et recommandations de l'étude dans les programmes futurs de l'Organisation (comme l'a demandé la résolution EB51.R41); 2) d'examiner le rapport du Directeur général sur un programme d'ensemble à long terme pour des recherches sur les systèmes d'organisations sanitaires au niveau local et à l'échelle nationale (comme l'a demandé la résolution WHA25.17); 3) de soumettre à la Vingt- Septième Assemblée mondiale de la Santé son résumé de l'examen et des conclusions relatifs aux rapports susmentionnés; 4) de soumettre périodiquement aux futures Assemblées mondiales de la Santé les résultats d'une revue régulière de cette question (comme il a été convenu dans la résolution EB51.R41). Toutefois, comme la Commission est également saisie d'un autre projet, peu différent de celui qui précède, le Professeur Kostrzewski suggère qu'un groupe de travail soit chargé de fondre les deux textes en un seul. :

Le Dr HENRY (Trinité -et- Tobago) indique que l'étude organique a appelé l'attention sur un certain nombre d'impératifs meilleure gestion des services de santé, participation plus significative de la collectivité, affirmation sur le plan national d'une volonté de renforcer les services de santé, nouvelle approche du problème par l'OMS. Les recommandations contenues dans l'étude se retrouvent dans les deux projets de résolution. Bien que la délégation de la Trinité -etTobago ait pris, avec d'autres, l'initiative de l'une d'entre elles, elle pourrait aussi appuyer l'autre. :

Le Dr SOOPIKIAN (Iran) souligne que, comme l'indique l'étude organique, les programmes au moyen desquels l'OMS s'est efforcée par le passé d'aider les ministères de la santé ont conduits de façon fragmentaire et dispersée et se sont révélés en grande partie inefficaces. Il y est dit aussi que l'absence de véritable changement dans l'orientation des services de santé semble devoir être imputée au rang de priorité très insuffisant qu'ils ont reçu dans les programmes par pays et à l'absence de vue d'ensemble à leur égard. Il est incontestable que l'échec du développement des services de santé s'explique souvent par le fait que l'on n'a tenté d'en améliorer qu'une partie. On s'est efforcé dans une région de l'Iran d'analyser le système sanitaire en fonction des besoins, des tâches exécutées et des idées des usagers, afin de déterminer le genre de service qui convient le mieux à cette région. Lorsque l'OMS aide un pays à analyser son système de services de santé, elle doit tenir soigneusement compte des contraintes qui pèsent sur l'action du gouvernement et s'assurer que ce qu'elle lui propose est compatible avec les grandes orientations de ce même gouvernement. Il arrive souvent que les responsables nationaux de la politique sanitaire aient peur de la recherche et s'imaginent qu'elle est réservée aux seuls pays riches. Il aurait été bon à cet égard que le rapport précise que l'OMS se doit d'apporter une aide dans ce domaine par le biais de projets de recherche convenablement structurés. Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) estime que les deux projets de résolution soumis à la Commission pourraient être fusionnés et que la proposition de constituer un groupe de travail doit être retenue. Malheureusement, aucune des deux résolutions ne fait ressortir qu'il n'existe ni organisation idéale des services de santé ni ensemble de priorités unique. Sir George suggère donc que la résolution révisée contienne une déclaration dans ce sens.

Le Dr SUMBUNG (Indonésie) estime que si l'étude fait bien ressortir les grandes lignes de la question, cette dernière mériterait d'être analysée plus en détail. La plupart des autorités sanitaires nationales ont pris la mesure des problèmes, mais c'est dans la manière de les résoudre que réside la difficulté. Ce n'est pas là une tâche facile, et une certaine expérimentation sera nécessaire. Avec l'aide de l'OMS, l'Indonésie espère rendre ses services plus efficaces et les développer de façon que la population entière soit convenablement desservie. Le Dr Sumbung espère qu'à l'avenir la promotion et le développement des services de santé de base bénéficieront de la même attention que celle qui a été accordée dans le passe aux maladies transmissibles.

COMMISSION B

:

CINQUIEME SEANCE

449

L'expression "services de santé de base" demeure la plus indiquée, puisqu'elle attire automatiquement l'attention sur les régions éloignées, si longtemps négligées. Dans les pays en voie de développement, où la priorité absolue est allée au développement économique, on commence à comprendre que les services de santé font partie intégrante de l'ensemble du développement socioéconomique. Les ressources humaines y sont considérées comme un investissement complémentaire des investissements de capitaux. Il appartient aux administrations sanitaires nationales de développer les ressources humaines et les services de santé de leur pays autant que leurs moyens le leur permettent. Les services de santé de base de certaines zones rurales fonctionnent encore à l'ancienne mode, sans qu'il soit tenu compte de l'évolution de la demande de la population et des progrès de la technique. La mise en place d'un système de prestations sanitaires qui soit à la fois équilibré et de bonne qualité, et qui touche aussi bien la population des campagnes que celle des villes est avant tout un problème national, mais l'aide de l'OMS peut être d'une grande valeur, Il reste qu'il faudrait engager une action plus positive et le Dr Sumbung cite un certain nombre d'activités dont l'OMS pourrait très bien se charger diffusion de renseignements sur les services de santé de base des différents pays; création de projets pilotes dans diverses régions du monde afin de rechercher de nouvelles solutions pour la mise en place des services de santé de base; renforcement des organismes de planification des Etats Membres, surtout en ce qui concerne la planification stratégique à long terme; mise au point de méthodes tactiques à utiliser aux différents échelons des services de santé; mise au point, enfin, de méthodes de gestion normalisées pour les différentes catégories de personnel sanitaire travaillant dans les divers établissements. :

Le Dr KLIVAROVA (Tchécoslovaquie) déclare que l'étude organique du Conseil exécutif contient beaucoup de choses intéressantes, mais ne tient pas suffisamment compte de l'expérience des pays socialistes. L'oeuvre accomplie en matière de développement des services de santé par les pays socialistes, et en particulier l'Union soviétique, ne doit pas être sous -estimée, En Tchécoslovaquie, des services de santé de haute qualité sont mis gratuitement à la disposition de toute la population au moyen d'un réseau d'établissements, les services étant intégrés dans un cadre régional. La Tchécoslovaquie est prête à mettre ses experts à la disposition de l'OMS pour contribuer à organiser l'aménagement des services de santé nationaux dans divers pays, et spécialement dans les pays en voie de développement, ainsi qu'à collaborer à la mise au point des programmes touchant les problèmes de santé les plus importants. En ce qui concerne les débats du Conseil exécutif, la délégation tchécoslovaque estime que les remarques du membre désigné par l'Union soviétique sont particulièrement pertinentes et qu'il doit en être tenu compte. Le projet de résolution présenté par les délégations de la Finlande, de l'Inde, de la Pologne, de la Roumanie, de la Suède et de l'URSS offre une manière rationnelle d'aborder le problème des services de santé nationaux. Particulièrement important à cet égard est le programme à long terme de recherche sur les systèmes d'organisations sanitaires au niveau local et à l'échelle nationale que mentionne cette résolution. Il faut espérer qu'un rapport sur ce genre de recherches sera présenté à la Vingt- Septième Assemblée mondiale de la Santé. Le développement des services de santé nationaux est l'un des aspects les plus importants de l'oeuvre de l'OMS et tous les Etats Membres devraient participer activement à la mise en oeuvre des résolutions adoptées sur ce sujet. ,

M. HASSAN (Somalie), se référant au projet de résolution proposé par les délégations de la Finlande, de l'Inde, de la Pologne, de la Roumanie, de la Suède et de l'URSS, suggère que l'esprit, sinon la lettre, des troisième et quatrième considérants soit incorporé dans les paragraphes du dispositif de toute résolution révisée. Le Dr KIVITS (Belgique) fait valoir qu'une grande partie de la population du monde ne dispose pas des services de santé qu'elle serait en droit d'exiger à l'époque moderne. En ce qui concerne la tuberculose, par exemple, on constate souvent un grave décalage entre les méthodes de traitement possibles et les moyens effectivement mis en oeuvre pour assurer ce traitement. Certains programmes prioritaires de l'OMS n'ont pas eu le succès espéré, faute de services de santé de base, le paludisme en étant l'exemple le plus connu. Du reste, ces déficiences ne sont pas uniquement le fait des pays en voie de développement; dans certains pays hautement industrialisés la population ne reçoit pas toujours des soins adéquats parce qu'il y a de moins en moins de médecins de médecine générale ou parce que les médecins délaissent les campagnes. Il faut que les divers pays recherchent des solutions originales à leurs problèmes, et l'on devrait recourir davantage au personnel auxiliaire. De plús, dans de nombreux pays, il est nécessaire de sensibiliser l'opinion publique sur les besoins de services de santé de base et sur les avantages qu'ils présentent. Les deux projets de résolution soumis à la Commission montrent l'intérêt que de nombreux Etats Membres portent à cette question. Ces résolutions ne sont nullement contradictoires, et le Dr Kivits souhaite qu'un groupe de travail se réunisse pour rédiger un texte unique.

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VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

M. QAYYUM (Pakistan) se déclare satisfait du projet de résolution très complet qu'ont soumis la délégation du Danemark et d'autres délégations. A son avis, toutefois, le paragraphe 1.3) du dispositif accorde la priorité aux besoins immédiats à l'exclusion à peu près totale des impératifs de la planification à long terme. Or, l'expérience du Pakistan montre que le problème fondamental est de concevoir pour les services de santé une infrastructure satisfaisante dont l'absence ne peut qu'aggraver les problèmes immédiats et, notamment, les épidémies lorsqu'il s'en produit. Aussi M. Qayyum demande -t -il aux auteurs du projet de résolution d'envisager de remanier ce paragraphe comme suit :

établisse ses programmes de manière à encourager les Etats Membres à susciter une forte volonté nationale en vue d'entreprendre une action intensive pour répondre aux problèmes de santé du pays ainsi qu'à ses besoins immédiats sous une forme permettant un développement ordonné. M. FINDLAY (Sierra Leone) appuie la suggestion tendant à ce qu'un groupe de travail rédige un texte unique à partir des deux projets de résolution, qui sont extrêmement voisins. Le PRESIDENT propose de suspendre l'examen de ce point de l'ordre du jour en attendant qu'un groupe sans caractère officiel, composé des auteurs des deux projets de résolution et des autres délégations intéressées, se réunisse pour combiner les deux textes. Il en est ainsi décidé. (Voir le procès -verbal de la sixième séance, section 1).

Prochaine étude organique

Ordre du jour, 3.12.2

Le Professeur VANNUGLI, représentant du Conseil exécutif, indique que le choix du sujet de la prochaine étude organique du Conseil exécutif a été discuté par le Conseil à sa cinquante et unième session conformément à la résolution WHA9.3O, laquelle stipule que le sujet de l'étude organique doit être choisi au moins un an à l'avance. Le Conseil exécutif a envisagé quatre sujets possibles, dont deux suggestions du Directeur général ( "Rapports entre les services techniques centraux de l'OMS et les programmes d'assistance directe aux Etats Membres" et "Effets des ressources extrabudgétaires sur les programmes de l'OMS") et deux suggestions de membres du Conseil ( "Etude sur l'établissement de programmes et de méthodes d'enseignement des sciences de la santé visant à préparer les personnels de santé à servir la collectivité" et "Coordination avec les organisations scientifiques internationales "). Par sa résolution EB51.R40, le Conseil a décidé de recommander à l'Assemblée de la Santé de retenir comme sujet "Rapports entre les services techniques centraux de l'OMS et les programmes d'assistance directe aux Etats Membres ". Le Dr ALY (Egypte) déclare que le sujet proposé pour l'étude organique présente une importance vitale et qu'il doit être lié, comme le suggère la résolution EB51.R54, avsc l'examen de la question du niveau optimal futur des effectifs au Siège par rapport au niveau des activités inscrites au programme et de la possibilité de régionaliser davantage le personnel et les activités. En effet, il est fréquemment apparu que la régionalisation constituait la solution aux problèmes de l'OMS. La délégation égyptienne attend avec intérêt de connaître le point de vue du groupe de travail qui se chargera de l'étude organique sur un certain nombre de questions, notamment dans quelle mesure il est possible de régionaliser les services de l'OMS, compte tenu du fait que certains de ces services doivent être mis en oeuvre à l'échelon central; si la régionalisation assurera une certaine protection des activités de l'Organisation contre des événements imprévus tels que l'instabilité monétaire; si la régionalisation aura un effet favorable sur la quantité et la qualité des programmes régionaux sans entraîner d'accroissement des dépenses administratives au Siège; si elle tendra à stabiliser ou à diminuer les effectifs du personnel au Siège et quels en seront les effets sur les prochaines prévisions budgétaires relatives au Siège; et si, enfin, en cas de renforcement de la régionalisation, il sera nécessaire d'agrandir encore les bâtiments du Siège. Le Dr Aly se déclare en faveur de l'approbation du projet de résolution contenu dans la résolution EB51.R40, mais il propose l'insertion, après le paragraphe 1 du dispositif, du paragraphe supplémentaire ci -après : :

RECOMMANDE que l'étude comprenne l'examen de la question du niveau optimal futur des effectifs au Siège par rapport au niveau des activités inscrites au programme et de la possibilité de régionaliser davantage le personnel et les activités, comme l'a demandé la résolution WHA25.37. 2.

Le paragraphe 2 du dispositif du projet de résolution original deviendrait le paragraphe 3. Le Professeur AUJALEU (France) estime que l'amendement proposé préjuge des conclusions de l'étude. Seule celle -ci permettra de déterminer si une régionalisation plus poussée s'impose.

COMMISSION B

:

CINQUIEME SEANCE

451

Le Dr ALY (Egypte) rte cherche aucunement à préjuger des conclusions de l'étude. Il voudrait simplement établir un lien entre les résolutions EB51.R40 et EB51.R54. Les questions qu'il a évoquées sont importantes aux yeux d'un certain nombre de délégations.

Le DIRECTEUR GENERAL déclare qu'il est difficile de conclure à première vue que le meilleur moyen d'organiser les activités de l'OMS serait d'accroître la régionalisation. Certaines activités ont intérêt à être centralisées. En outre, il faut veiller à ce que la régionalisation n'entraîne pas une augmentation des frais de fonctionnement. Cette question a d'ailleurs été mentionnée par le délégué de l'Egypte si l'on veut maintenir une unité de conception vis -à -vis des problèmes qui se posent, une régionalisation plus poussée exigera sans doute que l'on renforce les effectifs du personnel administratif à l'échelon central. Il est possible aussi que le développement de la régionalisation oblige à agrandir les bâtiments des bureaux régionaux. Il serait regrettable que l'OMS devienne une fédération d'organisations régionales qui, comme pourront en témoigner tous ceux qui ont une expérience des institutions fédérales, souffriraient d'un manque d'autorité centrale. Le Conseil exécutif doit être libre d'examiner le problème sous tous ses aspects et de choisir la solution qui lui paraîtra la meilleure. :

Le Dr SENCER (Etats -Unis d'Amérique) souligne qu'une régionalisation plus poussée poserait un autre problème, lié à la pénurie de personnel spécialisé s'il peut être relativement facile de trouver un spécialiste d'une maladie virale déterminée intéressant toutes les Régions de l'OMS, il sera sans doute plus difficile d'en trouver un pour chacune des six Régions. En outre, on constate que des personnes techniquement qualifiées obtiennent en général de meilleurs résultats lorsqu'elles forment un petit groupe que lorsqu'elles travaillent isolément. :

Le Dr ALY (Egypte) remercie le Directeur général de ses observations. Il n'a pas l'intention de proposer actuellement un amendement formel, mais il espère que ses propositions seront transmises au groupe de travail. M. RAMACHANDRAN (Inde) espère que le Directeur général veillera à adapter la structure de l'Organisation à l'évolution de la situation au cours des années à venir. L'OMS a, jusqu'à un certain point, accepté le principe de la régionalisation sur le plan de l'administration et de l'exécution des activités. Il serait utile de procéder à des évaluations périodiques afin de déterminer dans quelle mesure il conviendrait de développer ou au contraire de limiter la régionalisation. M. Ramachandran estime, comme le délégué de l'Egypte, que la question devrait être examinée à nouveau par le Conseil exécutif. A son avis, une régionalisation plus poussée dans certains domaines pourrait présenter des avantages. Décision Le projet de résolution proposé par le Conseil exécutif dans sa résolution EB51.R40 est approuvé.1 :

3.

POSSIBILITE D'ADOPTER UN PROGRAMME ET BUDGET BIENNAL; PROJETS D'AMENDEMENTS AUX ARTICLES 34 ET 55 DE LA CONSTITUTION

Ordre du jour, 3.8 et 3.9

Le PRESIDENT suggère que la Commission examine en même temps les points 3.8 et 3.9 de l'ordre du jour. Il en est ainsi décidé.

Le Professeur VANNUGLI, représentant du Conseil exécutif, se référant au point 3.8 de l'ordre du jour, indique que, comme suite à la demande formulée par l'Assemblée de la Santé dans sa résolution WHA25.24, le Directeur général a soumis au Conseil exécutif, à sa cinquante et unième session, un rapport sur la possibilité d'adopter un programme et budget biennal.2 Après avoir examiné ce rapport, le Conseil a adopté la résolution EB51.R51 qui contient un projet de résolution dont il recommande l'adoption par l'Assemblée de la Santé. M. GUTTERIDGE, Directeur de la Division juridique, présente le point 3.9 de l'ordre du jour. Il déclare qu'en application du paragraphe 3 du dispositif de la résolution WHA25.24, le Directeur général a communiqué à tous les Etats Membres de l'Organisation, le 20 octobre 1972, le texte des projets d'amendements à la Constitution en effet, aux termes de l'article 73 de la Constitution, les textes des amendements proposés à la Constitution doivent être communiqués aux Etats Membres :

1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le troisième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA26.36. 2

Actes off. Org. mond. Santé, 1973, N° 206, annexe 14.

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six mois au moins avant qu'ils ne soient examinés par l'Assemblée de la Santé. L'objet des amendements en question est de supprimer les mots "chaque année" et "annuelles" respectivement dans les articles 34 et 55 qui, ainsi modifiés, auraient la teneur suivante :

Article 34

Le Directeur général doit préparer et soumettre au Conseil les rapports financiers et les prévisions budgétaires de l'Organisation. Article 55

Le Directeur général prépare et soumet au Conseil les prévisions budgétaires de l'Organisation. Le Conseil examine ces prévisions budgétaires et les soumet à l'Assemblée de la Santé, en les accompagnant de telles recommandations qu'il croit opportunes. Ces projets d'amendements visent à supprimer de la Constitution toute mention d'une période budgétaire particulière. S'ils étaient adoptés par l'Assemblée de la Santé, puis acceptés par les Etats Membres de l'OMS, on disposerait d'un système souple grâce auquel l'Assemblée pourrait à l'avenir déterminer la période budgétaire qu'elle jugerait la mieux appropriée pour l'Organisation. Présentant le point 3.8 de l'ordre du jour, M. FURTH, Sous -Directeur général, rappelle que, dans sa résolution WHA25.24, la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé avait prié le Conseil exécutif d'examiner les répercussions et les modalités possibles d'établissement d'un budget biennal et de rendre compte de son examen à la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Le rapport présenté par le Directeur général à la cinquante et unième session du Conseil exécutif (Actes officiels N° 206, annexe 14) avait pour objet d'aider le Conseil dans cette tâche et n'abordait pas la question de la périodicité des sessions de l'Assemblée de la Santé. D'ailleurs, l'adoption d'un cycle biennal pour le budget n'implique aucunement celle d'un cycle semblable pour l'Assemblée. L'idée d'adopter un cycle budgétaire biennal dans le système des Nations Unies a été émise pour la première fois il y a quelques années par le Comité ad hoc d'experts chargé d'examiner les finances de l'Organisation des Nations Unies et des institutions spécialisées; ce comité avait alors recommandé que "les institutions spécialisées dont le cycle budgétaire est annuel adoptent un cycle budgétaire biennal ". La question a été aussi examinée sous un jour favorable par divers autres organes, notamment le Comité consultatif des Nations Unies pour les Questions administratives et budgétaires (CCQAB), le Comité administratif de Coordination (CAC) et le Comité consultatif pour les Questions administratives (CCQA). Quatre organisations ont d'ores et déjà adopté un cycle budgél'Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture (UNESCO) taire biennal depuis 20 ans, l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) depuis 1958, l'Organisation intergouvernementale consultative de la Navigation maritime (OMCI) depuis 1962 et l'Organisation internationale du Travail (OIT) depuis 1970. De son côté, l'Assemblée générale des Nations Unies a décidé que l'Organisation des Nations Unies adopterait un cycle budgétaire biennal à partir de 1974. Le tableau qui figure à l'appendice 1 du rapport du Directeur général au Conseil exécutif indique que seules l'Organisation des Nations Unies, l'Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA), l'Union internationale des Télécommunications (UIT) et l'OMS ont encore un cycle budgétaire annuel. Comme le budget total de l'UIT est fixé d'avance pour cinq ou six ans, constituant ainsi un cas spécial, et que l'Organisation des Nations Unies a maintenant décidé d'adopter le cycle biennal à partir de 1974, on peut dire que seules l'AIEA et l'OMS ont encore des budgets annuels. A l'appendice 2 du rapport du Directeur général sont reproduites les observations des organisations qui n'ont pas adopté le cycle budgétaire biennal et à l'appendice 3 celles des organisations qui ont adopté ce cycle. A l'appendice 4 figurent les commentaires sur la pratique du cycle budgétaire biennal que la FAO, l'UNESCO et l'OIT ont formulés en réponse à un questionnaire spécial du Secrétariat de l'OMS. La section 4 du rapport du Directeur général résume aussi objectivement que possible les différents avantages et inconvénients du cycle budgétaire biennal, tels que le Secrétariat se les représente et tels qu'ils ressortent des observations des autres organisations. L'adoption du cycle budgétaire biennal ferait gagner du temps à l'Assemblée de la Santé, au Conseil exécutif et aux comités régionaux, qui pourraient ainsi soit en consacrer davantage à l'examen et à l'évaluation des programmes techniques, soit abréger leurs sessions, soit même les deux à la fois. Elle réduirait le volume de travail du Secrétariat ainsi que le temps et les dépenses nécessaires à la préparation du budget. Comme la plupart des projets s'étendent sur plus d'un an, elle créerait des conditions favorables pour une planification à plus long terme des besoins à satisfaire et des ressources disponibles dans le domaine sanitaire. Elle permettrait aussi une plus grande souplesse dans la gestion et l'affectation des fonds entre la première et la deuxième année du cycle. D'autres avantages encore sont mentionnés dans la section 4 du rapport. En ce qui concerne le temps consacré à la préparation et à l'examen du budget annuel, la section 5 du rapport du Directeur général indique que, selon une analyse des travaux des dernières sessions de l'Assemblée, du Conseil et des comités régionaux, ces organes passent plus du quart de leur temps à étudier le projet annuel de programme ét de budget. Comme le montre le tableau 1 de l'appendice 6 du rapport, la préparation, par le personnel de l'OMS, du document budgétaire pour :

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1973 et du rapport du Conseil sur ce document a nécessité 1068 semaines /homme de travail pour le personnel professionnel et environ 648 semaines homme pour le personnel des services généraux. Naturellement, ces chiffres tiennent compte du travail demandé au personnel des bureaux régionaux. Toutefois, ces estimations, de même que le coût estimatif indiqué à la section 5 du rapport, ne doivent pas être considérés comme une indication des économies possibles car, pendant l'année "creuse" du cycle biennal, le personnel chargé de la préparation du document budgétaire et du rapport du Conseil exécutif ne pourra évidemment pas être mis en "chômage technique ". Cependant, certaines économies pourraient probablement être réalisées sur les heures supplémentaires payées au personnel des services généraux pendant la période où l'Assemblée, le Conseil et les comités régionaux examinent le document budgétaire. Le temps actuellement consacré à la préparation du document budgétaire annuel et du rapport du Conseil pourrait être employé à l'établissement d'un budget -programme, à la formulation des objectifs du programme, au développement de l'information de gestion, à une meilleure exécution des programmes et des projets et à l'évaluation des réalisations. Le système des budgets -programmes adopté par l'Assemblée de la Santé dans sa résolution WHA25.23, qui prendra effet à partir du projet de programme et de budget pour 1975, nécessitera davantage de temps et d'efforts de la part du Secrétariat; il serait donc beaucoup plus facilement applicable si l'on adoptait un cycle budgétaire biennal. Pour ce qui est des principaux inconvénients, énumérés à la section 4.2 du rapport du Directeur général, ils tiennent tous au fait que le cycle budgétaire biennal obligerait l'Organisation et les gouvernements à avancer leur planification d'un an. Il serait donc plus difficile de prédire exactement les besoins correspondant à la deuxième année de la période biennale et l'on s'exposerait donc davantage au risque d'avoir à réviser les prévisions budgétaires ou à opérer, pendant la période budgétaire, des virements entre sections de la résolution portant ouverture de crédits. Le Secrétariat estime que si l'on adopte le cycle budgétaire biennal, il faudra donner au Directeur général la latitude nécessaire pour parer à toute éventualité et prévoir un mécanisme de révision et d'évaluation périodique. En ce qui concerne les aspects et incidences pratiques de la mise en oeuvre d'un cycle budgétaire biennal (section 6 du rapport), la première question qui se pose est celle du choix d'une année paire ou impaire pour le début du cycle budgétaire. Toutes les organisations du système des Nations Unies ayant un cycle biennal ont commencé avec une année paire, à l'exception de l'UNESCO qui, maintenant que l'ONU a décidé que son cycle budgétaire biennal débuterait en 1974, devra à peu près certainement s'aligner sur les autres organisations. Comme la synchronisation entre les organisations du système des Nations Unies est souhaitable, le Directeur général recommande que, si l'OMS adopte un cycle biennal, celui -ci commence avec une année paire. L'adoption du cycle biennal obligera naturellement à aménager le Règlement financier, ainsi qu'à modifier certaines méthodes et procédures et à reculer l'horizon de planification. Il faudra donc un certain temps pour s'y adapter et pour préparer le premier budget biennal. Au plus tôt, le premier cycle budgétaire biennal ne pourra commencer qu'avec la période biennale 1976 -1977. Si la présente Assemblée de la Santé adopte les projets d'amendements à la Constitution, la préparation du budget biennal 1976 -1977 ne pourra être entreprise que si les amendements sont ratifiés à temps par les deux tiers des Etats Membres. Pour éviter toute incertitude quant à la date d'entrée en vigueur du nouveau cycle budgétaire et pour que les plans nécessaires puissent être établis suffisamment à l'avance, le Directeur général suggère que le cycle budgétaire biennal soit institué à titre transitoire, en attendant l'entrée en vigueur des amendements à la Constitution. Grâce à un arrangement de ce genre, les Etats Membres conserveraient leur droit constitutionnel de demander chaque année un examen complet du budget mais il serait entendu que ce droit serait exercé avec modération et seulement si des circonstances particulières l'exigeaient. Dans sa résolution EB51.R51, le Conseil exécutif a recommandé à la Vingt- Sixième Assemblée de la Santé d'adopter un projet de résolution qui, au paragraphe 2 de son dispositif, prévoit des mesures transitoires applicables pendant la période qui s'écoulera, avant l'entrée en vigueur des amendements à la Constitution. Si l'Assemblée de la Santé décide d'adopter un cycle budgétaire biennal, il faudra modifier le Règlement financier, en remplaçant, par exemple, les expressions "prévisions budgétaires annuelles" et "budget annuel" par "prévisions budgétaires" et "budget" afin d'éviter toute référence à une période déterminée, dont la durée pourra être fixée par une résolution de l'Assemblée de la Santé. Les modificàtions à apporter au Règlement financier seraient soumises à'l'approbation de l'Assemblée de la Santé en 1974. De même, si la proposition est adoptée, le barème des contributions et les contributions totales des Etats Membres seront approuvés par l'Assemblée de la Santé pour toute la durée de la période biennale, mais les contributions continueront d'être réglées chaque année sous la forme de versements annuels égaux-.

En ce qui concerne le mode de présentation du budget, le tableau figurant à l'appendice 9 du rapport du Directeur général indique que le futur document budgétaire, couvrant deux années civiles, pourrait comporter trois colonnes de chiffres correspondant chacune à une période biennale entière (la période biennale précédente, la période en cours et la période à venir), mais sans ventilation par année. Dans le document pour la période biennale 1982 -1983, par exemple, on trouvera dans la troisième colonne les chiffres proposés pour la période biennale à venir (1982- 1983), dans la deu-

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xième colonne les chiffres révisés de la période biennale en cours (1980 -1981) et dans la première colonne les chiffres du budget de la période biennale précédente (1978- 1979). Toutefois, dans le cas du premier cycle biennal (1976- 1977), les chiffres correspondant aux années 1974 et 1975 seront présentés séparément, leur somme permettant d'établir la comparaison avec le premier budget biennal. Par la suite, les chiffres seront toujours présentés sur une base biennale. Le cycle d'approbation du budget serait pratiquement inchangé, le budget étant préparé deux ans avant le début de la période biennale et approuvé dans le courant de l'année qui précède le début de la période biennale. Ainsi, c'est en 1975 que les propositions pour la période biennale 1976 -1977 seraient examinées par le Conseil exécutif et par l'Assemblée de la Santé. Il ne serait pas présenté de propositions budgétaires pendant les années paires. Comme indiqué précédemment, si le cycle budgétaire biennal offre notamment l'avantage de favoriser la planification à long terme, son principal inconvénient semble être d'ajouter peut -être à l'incertitude des prévisions puisqu'il oblige à reculer l'horizon de planification. 'Il semble cependant que l'OMS soit en mesure de remédier à cet inconvénient. En premier lieu, le Règlement financier autorise le Directeur général à présenter au Conseil des prévisions de dépenses supplémentaires chaque fois que les circonstances l'exigent, disposition qui pourrait être maintenue. En deuxième lieu, le Règlement financier permet également, dans des limites prescrites, de couvrir certaines dépenses imprévues ou extraordinaires au moyen du fonds de roulement. Troisièmement, toujours selon le Règlement financier, le Directeur général a la latitude voulue pour opérer des virements entre sections de la résolution portant ouverture de crédits sous réserve de l'assentiment préalable du Conseil exécutif ou de tout comité auquel le Conseil aura délégué ce pouvoir. Enfin, depuis quelques années, dans la résolution portant ouverture de crédits, l'Assemblée de la Santé autorise le Directeur général à opérer des virements entre les sections de la partie II de cette résolution jusqu'à concurrence d'un montant ne dépassant pas 10 % du crédit ouvert à la section qui subit le prélèvement, et l'on peut espérer que cette autorisation sera maintenue une fois adopté le cycle budgétaire biennal A titre complémentaire, le Directeur général propose de soumettre au Conseil exécutif, à sa session de janvier, dans la première année de chaque période biennale (soit en janvier 1976 si le premier budget biennal porte sur la période 1976- 1977), un document sur les révisions budgétaires qui informera le Conseil des changements les plus importants qu'il aura jugé nécessaire d'opérer, lui en exposera brièvement les raisons et signalera tous les autres faits nouveaux ayant des incidences sur le programme de l'exercice en cours. Cette communication serait faite même si le Directeur général n'avait pas à présenter des prévisions de dépenses supplémentaires ou à rendre compte de virements entre sections. Elle permettrait au Conseil et à l'Assemblée de la Santé de suivre l'exécution du budget et donnerait au Directeur général la latitude nécessaire pour remédier aux inconvénients résultant de l'incertitude des prévisions. Au cours de la deuxième année de chaque période biennale (en 1977, dans l'exemple choisi), le Conseil exécutif et l'Assemblée examineraient le document budgétaire pour la période biennale suivante (1978- 1979), qui, éventuellement, comporterait des révisions portant sur les crédits de la période biennale en cours. Un rapport financier continuerait d'être présenté chaque année. Au cours de la seconde année de chaque période biennale (par exemple, en 1977), ce serait un rapport exposant brièvement la situation financière de l'Organisation à la fin de la première année de la période en cours. Un autre rapport financier portant sur les deux années de la période budgétaire serait présenté l'année suivante (soit en 1978). Ces deux rapports financiers seraient accompagnés des rapports du Commissaire aux Comptes. En toute logique, il faudrait que les dates des programmes et budgets biennaux, qui sont en réalité les programmes à court terme de l'Organisation, coincident avec celles du programme général de travail pour une période déterminée, qui deviendrait alors le plan à moyen terme de l'Organisation. Le programme général de travail en cours a été approuvé pour une période de cinq ans, à savoir 1973 -1977. Si l'OMS adopte le cycle budgétaire biennal, il est recommandé de fixer à six ans la période couverte par le programme général de travail, afin que celui -ci englobe trois périodes biennales complètes. Par exemple, si la première commençait avec l'année 1976, les suivantes coîncideraient avec un programme de travail de six ans couvrant la période 1978 -1983. Toutefois, il n'est pas nécessaire que l'Assemblée de la Santé se prononce dès maintenant sur ce point. En effet, la question sera portée devant le Conseil exécutif et devant l'Assemblée de la Santé lorsqu'ils examineront le prochain programme général de travail pour une période déterminée. Un résumé des recommandations du Directeur général, qui sont devenues les recommandations et les conclusions du Conseil, figure à la section 7 du rapport. :

Le Professeur AUJALEU (France) présente le projet de résolution suivant, proposé par sa délégation :

La Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé, Vu la résolution WHA26... portant adoption d'amendements aux articles 34 et 55 de la Constitution;

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Considérant qu'il est souhaitable de passer le plus tôt possible à un cycle budgétaire biennal et de s'y préparer sans tarder; Estimant, toutefois, qu'il est impossible de mettre en oeuvre des mesures incompatibles avec les dispositions en vigueur de la Constitution, DECIDE qu'en attendant l'entrée en vigueur des amendements susvisés 1. à partir de 1975 et tous les deux ans, un projet de budget portant sur les deux années suivantes sera préparé par le Directeur général et porté à la connaissance du Conseil exécutif et de l'Assemblée; 2. soumise au Conseil exécutif et à l'Assemblée, conformément aux dispositions des articles 34 et 55 de la Constitution, la partie du budget biennal correspondant à l'année financière suivante sera examinée chaque année; 3. l'Assemblée mondiale de la Santé approuvera chaque année la résolution appropriée concernant l'année financière suivante; et 4. le barème des contributions des Etats Membres préparé pour l'ensemble de chaque cycle biennal visé ci- dessus fera chaque année l'objet d'une approbation limitée à l'année financière suivante. :

La délégation de la France est en faveur d'un cycle budgétaire biennal et, si l'Assemblée de la Santé adopte les amendements à la Constitution qui ont été proposés, le Gouvernement français les ratifiera le plus tôt possible. En revanche, il ne saurait accepter le projet de résolution recommandé par le Conseil exécutif dans la résolution EB51.R51, projet qui concerne la période transitoire précédant la ratification des amendements. Le projet de résolution comporte un vice de fond extrêmement grave, en ce sens qu'il considère explicitement que les dispositions de la Constitution donnent des droits aux Membres, oubliant qu'elles leur imposent également des obligations. Aucun Membre ne peut se soustraire à ces obligations tant que la Constitution n'a pas été amendée. Dans le projet de résolution proposé par le Conseil, l'Assemblée de la Santé est invitée à mettre en oeuvre des mesures qui seront légales une fois les amendements ratifiés, mais elle est invitée à le faire avant la ratification. En d'autres termes, on invite l'Assemblée de la Santé à agir dans l'illégalité. Les auteurs de la résolution s'en sont évidemment rendu compte, puisqu'ils ont précisé à la cinquante et unième session du Conseil que les mesures ne seraient pas appliquées si un pays soulevait une objection. Ainsi, la procédure serait abandonnée si un seul pays demandait que le budget soit examiné chaque année conformément à la Constitution. En l'espèce, on pourrait dire que la question n'a pas une très grande importance, mais le Professeur Aujaleu tient à en souligner les aspects juridiques. Dans ce cas particulier, les conséquences ne seraient peut -être pas très graves, mais une telle attitude constituerait un précédent extrêmement dangereux car on pourrait adopter exactement la même approche pour d'autres dispositions de la Constitution au cas où des amendements approuvés par l'Assemblée de la Santé n'auraient pas encore été ratifiés. La Constitution fait loi, et l'on ne doit en aucune façon s'en écarter. Si le texte proposé par le Conseil exécutif est adopté par l'Assemblée de la Santé, le Gouvernement français demandera chaque année, dans les délais imposés, que le budget soit examiné comme il est prévu par la Constitution. C'est pourquoi, dans un esprit de compromis, la délégation française a présenté un projet de résolution à propos duquel le Professeur Aujaleu désire dire quelques mots. Son gouvernement estime qu'il est inutile et probablement erroné, dans une résolution concernant un point de l'ordre du jour intitulé "Possibilité d'adopter un programme et budget biennal ", de parler de dispositions qui seront prises lorsqu'il ne s'agira plus de la possibilité d'adopter un cycle biennal, mais de l'obligation imposée par la Constitution, ou du moins par l'Assemblée de la Santé en conformité avec les dispositions de la Constitution, d'adopter un budget biennal. C'est la raison pour laquelle la délégation française n'a pas cru bon de reprendre dans son projet de résolution les dispositions de la résolution proposée par le Conseil exécutif qui ne concordent pas avec le titre du point de l'ordre du jour et ne seront valables que lorsque la Constitution aura été amendée. Deuxièmement, la délégation française a supprimé de la résolution tout ce qui touche au programme, car c'est une erreur de supposer que le Directeur général est tenu de proposer un programme pour une année. Aux termes de la Constitution, il a toute licence de présenter un programme pour deux ans ou pour cinq ans s'il le désire. Dans son projet de résolution, la délégation française s'est efforcée de n'employer aucune expression qui puisse être contraire à la Constitution tout en arrivant - lui semble -t -il - exactement au résultat souhaité par ceux qui se sont prononcés en faveur de la résolution EB51.R51 au Conseil exécutif. Ainsi, le projet de budget portant sur les deux années suivantes sera communiqué au Conseil et à l'Assemblée de la Santé, mais seul le budget de l'année financière suivante leur sera soumis conformément à.la Constitution. L'amendement au projet de résolution recommandé par le Conseil exécutif qui, d'après ce que le Professeur Aujaleu croit savoir, va être soumis par les délégations de la Belgique, des Etats -Unis d'Amérique et du Royaume -Uni traite du même problème, tout en différant quelque peu du texte présenté par la délégation française.

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VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Premièrement, cet amendement maintient les dispositions que le Professeur Aujaleu considère comme étrangères au titre de l'ordre du jour. Deuxièmement, il laisse supposer que les amendements à la Constitution pourront être ratifiés par les deux tiers des Etats Membres avant 1975; de l'avis du Professeur Aujaleu, c'est là une supposition tout à fait utopique. Troisièmement, le Professeur Aujaleu ne peut accepter l'expression "en même temps qu'un projet séparé de budget pour chacune des deux années ". La Constitution précise qu'un seul budget, celui de l'année suivante, peut être soumis au Conseil exécutif et à l'Assemblée de la Santé. Quatrièmement, la question des barèmes des contributions n'est pas abordée. Cinquièmement, enfin, le Professeur Aujaleu pense qu'il est très important de rappeler les obligations imposées aux Etats Membres par la Constitution, ce qui n'a pas été fait dans l'amendement proposé.

M. LAWRENCE (Etats -Unis d'Amérique), prenant la parole au nom des délégations de la Belgique, des Etats -Unis d'Amérique et du Royaume -Uni, présente l'amendement suivant au projet de résolution dont le Conseil exécutif a recommandé, dans la résolution EB51.R51, l'adoption par la Vingt Sixième Assemblée mondiale de la Santé, et qui consiste à remplacer le paragraphe 2 du dispositif par le texte suivant

DECIDE en outre que, si les amendements aux articles 34 et 55 de la Constitution ne sont pas entrés en vigueur à temps pour permettre la préparation du budget biennal pour les années 1976 -1977, le projet de programme et de budget du Directeur général sera présenté et examiné de la manière suivante un programme biennal sera préparé par le Directeur général, conformément à la 1) résolution WHA22.53, et soumis au Conseil exécutif en même temps qu'un projet séparé de budget pour chacune des deux années; le projet de budget pour chaque année sera examiné par le Conseil exécutif et 2) l'Assemblée mondiale de la Santé lors de l'année précédant l'exercice financier auquel il se rapporte; et l'Assemblée mondiale de la Santé adoptera chaque année une résolution portant 3) ouverture de crédits pour l'exercice financier suivant. 2. ;

Le Gouvernement des Etats -Unis est depuis longtemps en faveur d'un cycle budgétaire biennal dans les organisations du système des Nations Unies. C-'est pourquoi il a fait bon accueil au rapport présenté au Conseil exécutif par le Directeur général -, ainsi qu'à la résolution EB51.R51. Mais en même temps, il partage les préoccupations de la délégation de la France pour ce qui est des aspects constitutionnels de cette résolution. Aussi, afin de ne pas avoir à approuver une résolution qui risquerait de porter atteinte à la lettre ou à l'esprit de la Constitution, la délégation des Etats -Unis d'Amérique, avec les délégations au nom desquelles M. Lawrence présente l'amendement, a décidé de recommander une solution de compromis grâce à laquelle l'Organisation pourrait adopter un cycle budgétaire biennal tout en respectant la Constitution. Les délégations concernées ont toutes eu le sentiment qu'il fallait donner à l'Organisation les moyens de commencer à préparer et adopter un budget biennal le plus tôt possible. Il est tout aussi important que les amendements constitutionnels requis soient adoptés, puis ratifiés par les gouvernements le plus tôt possible. Ces délégations ont par ailleurs estimé qu'il fallait tenir compte de la décision de l'OMS de progresser dans l'établissement de budgets -programmes. C'est pourquoi elles ont décidé de conserver le plus possible du texte du projet de résolution proposé par le Conseil exécutif tout en remplaçant les paragraphes concernant les mesures transitoires par une formule simple qui permettrait à l'Organisation de s'engager aussi loin que possible dans l'adoption d'un cycle budgétaire biennal sans s'écarter de la Constitution. Elles ont estimé qu'il était important de conserver la période biennale 1976 -1977 comme point de départ du nouveau système afin d'harmoniser celui -ci avec les pratiques suivies par les autres organisations du système des Nations Unies. L'amendement proposé consiste à substituer au paragraphe 2 du dispositif de la résolution recommandé par le Conseil un texte nouveau précisant que les articles 34 et 55 de la Constitution ne seront peut -être pas entrés en vigueur à temps et que le Directeur général devrait donc soumettre au Conseil exécutif et à l'Assemblée de la Santé un programme biennal en même temps qu'un projet séparé de budget pour chacune des deux années. Le projet de budget serait examiné chaque année lors de l'année précédant l'exercice financier auquel il se rapporte, et l'Assemblée de la Santé l'approuverait comme l'exige la Constitution. Il y a une grande ressemblance entre le projet de résolution de la délégation de la France et l'amendement au texte proposé dans la résolution EB51.R51; M. Lawrence est convaincu qu'ils reposent tous deux sur le même principe. A son avis, toutefois, il est préférable de commencer par la période 1976 -1977 plutôt qu'en 1975. 1l pense également qu'il faut parler de programme biennal et non pas de budget biennal, puisque dans la Constitution il est question de budgets annuels.

Le Professeur AUJALEU (France) indique qu'il pense lui aussi, comme point de départ, à la période 1976 -1977, mais c'est en 1975 que le Directeur général devra préparer un budget biennal pour cette période.

COMMISSION B

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CINQUIEME SEANCE

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Le Dr ALY (Egypte) n'est pas opposé au principe d'un cycle biennal pour le programme et le budget. Néanmoins, il se demande si l'on a accordé suffisamment d'attention aux répercussions de l'instabilité monétaire sur l'établissement de programmes et de budgets à long terme. S'il a bien compris, il faudra prendre chaque fois en considération une période de six ans, et il ne voit pas comment on pourrait faire des prévisions pour une période aussi longue si la situation monétaire n'est pas stabilisée. C'est pourquoi le Dr Aly ne saurait approuver de changement du cycle actuel, étant donné la situation monétaire existante. Le DrSCHUMM (République fédérale d'Allemagne) se félicite que l'OMS ait l'intention d'adopter un budget biennal_ Cela permettra d'harmoniser le système avec celui de l'Organisation des Nations Unies, qui va introduire un budget biennal à partir de 1974. Le Dr Schumm pense que les avantages l'emportent de beaucoup sur les inconvénients. L'OMS pourra utiliser ses ressources de façon plus rationnelle, et il sera plus facile d'évaluer les activités des diverses organisations du système des Nations Unies. En outre, elle pourra profiter de l'expérience acquise -par l'Organisation des Nations Unies et d'autres institutions du système. En revanche, d'un point de vue strictement juridique, le Dr Schumm partage l'inquiétude de certains autres délégués concernant les mesures transitoires proposées dans le projet de résolution recommandé par le Conseil exécutif, au cas où les amendements à la Constitution ne seraient pas ratifiés à temps. Il espère que les amendements nécessaires pourront être apportés et ratifiés rapidement de manière à éviter toute difficulté constitutionnelle; à cet égard, il ne partage d'ailleurs pas le pessimisme de la délégation de la France. La délégation de la République fédérale d'Allemagne peut donner son appui au projet de résolution de cette délégation, lequel, à son avis, n'est nullement en contradiction avec l'amendement présenté par le délégué des Etats -Unis au paragraphe 2 du dispositif du projet de résolution soumis par le Conseil exécutif. Le Dr Schumm se demande si l'on ne pourrait pas fusionner les deux textes. Le PRESIDENT pense que c'est là une excellente idée; les délégations en cause pourraient se réunir pour essayer de mettre au point un texte commun. (Voir la suite du débat dans le procès -verbal de la sixième séance, section 2.) La séance est levée à 17 h.30.

SIXIEME SEANCE Jeudi 17 mai 1973, 15 heures Président :

Dr J. DE CONINCK (Belgique)

1.

ETUDE ORGANIQUE DU CONSEIL EXECUTIF (suite)

Ordre du jour, 3.12 Ordre du jour, 3.12.1

Etude organique sur les méthodes à appliquer pour promouvoir le développement des services de santé de base (suite de la cinquième séance, section 2)

Le PRESIDENT rappelle qu'à la séance précédente un groupe de travail a été prié de préparer un nouveau projet de résolution qui regrouperait les deux projets présentés, l'un par les délégations du Danemark et d'autres pays, l'autre par le délégué de la Pologne, au nom des coauteurs. Ce nouveau projet de résolution, dont la Commission est maintenant saisie, est conçu comme suit :

La Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport du Conseil exécutif relatif à son étude organique sur les méthodes à appliquer pour promouvoir le développement des services de santé de base; Rappelant les résolutions WHA23.49, WHA23.61, WHA25.17 et EB51.R41 et exprimant sa conviction que l'application des principes et des recommandations qui y sont contenus a besoin d'être intensifiée dans le programme de l'Organisation; Exprimant de nouveau sa ferme conviction que chaque Etat Membre devrait constituer un service de santé qui soit à la fois accessible à toute la population et acceptable par elle, adapté à ses besoins et aux conditions socio- économiques du pays, et atteignant le niveau de technologie sanitaire considéré comme indispensable pour faire face à tout moment aux problèmes du pays; Reconnaissant que le développement des services sanitaires doit bénéficier d'un degré élevé de priorité dans les activités de l'Organisation mondiale de la Santé au cours de la prochaine décennie, 1. FELICITE le Conseil exécutif de son étude sur les méthodes à appliquer pour promouvoir le développement des services de santé de base et prend note avec satisfaction de ses conclusions et recommandations; 2. APPELLE L'ATTENTION des Etats Membres sur les constatations, conclusions et recommandations de l'étude; 3. RECOMMANDE au Directeur général que l'Organisation 1) concentre ses efforts sur des programmes spécifiques qui aident les pays à développer leurs systèmes de prestations sanitaires pour l'ensemble de leurs populations, en faisant porter spécialement l'accent sur la satisfaction des besoins de celles des populations qui disposent de services de santé nettement insuffisants; 2) améliore sa capacité d'aider les administrations nationales à analyser leurs systèmes de prestations sanitaires par le moyen de projets de recherches organisés dans le dessein d'en accroître l'efficience et l'efficacité; 3) établisse ses programmes de manière à encourager les Etats Membres à susciter une forte volonté nationale en vue d'entreprendre une action intensive pour faire face à leurs problèmes de prestations sanitaires à long terme, de même qu'à leurs besoins immédiats, sous une forme permettant un développement ordonné des services de santé, les ressources de l'OMS étant mises tout particulièrement à la disposition de ceux des Etats Membres qui manifestent une telle volonté et demandent une assistance; 4) élabore plus en détail des méthodes de gestion adaptées aux besoins en matière de services de santé et aide les pays à développer leur aptitude nationale à appliquer ces méthodes; 5) contribue par ses encouragements et sa participation à réunir et coordonner les ressources locales, nationales, internationales et bilatérales en vue de favoriser la réalisation des buts des services nationaux de santé; 4. PRIE le Directeur général de faire rapport au Conseil exécutif sur un programme complet de recherches à long terme concernant les systèmes d'organisation des prestations sanitaires au niveau local et à l'échelle nationale, comme le demande la résolution WHA25.17, ainsi que sur les mesures à prendre pour donner effet aux conclusions et recommandations de l'étude et sur les répercussions que celles -ci comportent pour les programmes futurs de l'Organisation; et :

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COMMISSION B 5.

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SIXIEME SEANCE

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PRIE le Conseil exécutif de soumettre périodiquement à de futures Assemblées mondiales de la Santé les résultats de son examen régulier de cette question. :

Décision 2.

Le projet de résolution est approuvé.1 Ordre du jour, 3.8 et 3.9

POSSIBILITE D'ADOPTER UN PROGRAMME ET BUDGET BIENNAL; PROJETS D'AMENDEMENTS AUX ARTICLES 34 ET 55 DE LA CONSTITUTION (suite de la cinquième séance, section 3)

Le PRESIDENT rappelle qu'à la séance précédente le représentant du Conseil exécutif, le Directeur de la Division juridique et M. Furth, Sous- Directeur général, ont pris la parole sur les deux questions à l'étude. Un projet de résolution a été proposé par la délégation française, tandis que la délégation des Etats -Unis a présenté, au nom des coauteurs, un amendement au projet de résolution dont le Conseil exécutif a recommandé l'adoption par l'Assemblée de la Santé dans la résolution EB51.R51. A la suite du débat de la séance précédente, la délégation française a fait distribuer un texte révisé de sa proposition antérieure. Le Dr TRAZZINI (France) donne lecture du nouveau projet de résolution soumis par sa délégation :

La Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé, Vu la résolution WHA26... portant adoption d'amendements aux articles 34 et 55 de la Constitution; Considérant qu'il est souhaitable de passer le plus tôt possible à un cycle budgétaire biennal et de s'y préparer sans tarder; Estimant, toutefois, qu'il est impossible de mettre en oeuvre des mesures incompatibles avec les dispositions en vigueur de la Constitution, DECIDE qu'en attendant l'entrée en vigueur des amendements susvisés 1) à partir de 1975 et tous les deux ans, un projet de budget portant sur les deux années suivantes, préparé par le Directeur général, sera porté à la connaissance du Conseil exécutif et de l'Assemblée; 2) soumise au Conseil exécutif et à l'Assemblée, conformément aux dispositions des articles 34 et 35 de la Constitution, la partie du budget biennal correspondant à l'année financière suivante sera examinée chaque année; 3) l'Assemblée mondiale de la Santé approuvera chaque année la résolution portant ouverture de crédits concernant Vannée financière suivante. :

Outre quelques changements mineurs de forme, le texte révisé diffère du projet de résolution proposé antérieurement par la délégation française en ce sens qu'on a supprimé le quatrième paragraphe du dispositif puisqu'il a paru, au cours de la discussion, qu'il n'était pas indispensable. Le Dr Trazzini croit savoir que le texte révisé bénéficie de l'appui des délégations qui ont proposé un amendement à la résolution recommandée par le Conseil exécutif. M. LAWRENCE (Etats -Unis d'Amérique) indique que sa délégation est prête à accepter ce projet de résolution révisé, qui est identique pour l'essentiel à l'amendement que sa délégation, avec celles de la Belgique et du Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, a présenté lors de la séance précédente. Il est donc prêt à retirer cet amendement pour appuyer le nouveau texte soumis par la délégation française. Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord) et M. DELBUSHAYE (Belgique) sont d'accord pour retirer l'amendement qu'ils ont présenté conjointement. M. LAWRENCE (Etats -Unis d'Amérique) croit comprendre qu'on n'envisage nullement, en cas d'adoption d'un programme et budget biennal, de préparer un document budgétaire deux fois plus volumineux que le document actuel. M. FURTH, Sous -Directeur général, explique que la version révisée du projet de résolution de la délégation française viserait, selon l'interprétation du Directeur général, à confier à celui -ci le soin de préparer un programme couvrant deux années mais en évaluant séparément pour chaque année le coût des activités prévues dans ce programme. Le même document serait ainsi soumis au cours de chacune des deux années du cycle au Conseil exécutif et à l'Assemblée de la Santé, mais les prévisions budgétaires, qui sont en réalité les prévisions de dépenses, seraient approuvées chaque année pour l'exercice financier suivant seulement. Le document budgétaire ne devrait pas être beaucoup plus volumineux qu'il ne l'est actuellement puisque le texte relatif au programme s'appliquerait aux deux années et qu'il suffirait de disposer de deux colonnes au lieu d'une pour faire apparaître séparément les prévisions budgétaires afférentes à chacune des deux années de la période biennale.

Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le troisième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA26.35.

1

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VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Le Dr JAKOVLJEVIC (Yougoslavie) dit que sa délégation apprécie les efforts déployés par le Conseil exécutif en vue de déterminer la meilleure manière pour l'OMS d'adopter un cycle budgétaire biennal qui soit en harmonie avec la procédure appliquée par l'Organisation des Nations Unies. Il reconnaît la nécessité d'amender les articles 34 et 55 de la Constitution mais il n'a pas l'impression que la solution proposée par le Conseil soit la meilleure. Aussi appuie -t -il le projet de résolution révisé présenté par la délégation française. Le Dr SAENZ (Uruguay) juge inutile de souligner les avantages évidents du cycle budgétaire biennal et il se félicite de la fusion des deux textes initialement présentés, puisque ceux -ci différaient par la forme plutôt que par le fond. La délégation uruguayenne votera pour le projet révisé proposé par la délégation française. Le Dr SUMBUNG (Indonésie) rappelle que si l'on a discuté pendant des années de la question du cycle budgétaire biennal sans parvenir à une décision précise, c'est parce que les incidences de l'adoption d'un tel système n'apparaissaient pas tout à fait clairement. Il apprécie donc particulièrement le rapport complet présenté par le Directeur général,' d'où il ressort que les avantages d'un tel système l'emporteraient sur les inconvénients éventuels. Un inconvénient qui avait préoccupé certains Etats Membres est la difficulté de la planification à long terme que suppose le cycle budgétaire biennal. Toutefois, grâce aux efforts persévérants déployés sur le plan national, de nombreux pays, dont l'Indonésie, ont réussi à renforcer dans une certaine mesure leurs services nationaux de planification sanitaire. Comme l'adoption du cycle budgétaire biennal n'empêcherait nullement l'Assemblée de la Santé de se réunir tous les ans, les délégations auraient toujours la possibilité de procéder chaque année à un échange de vues. La question du mode de présentation d'un programme et budget biennal demande à être encore éclaircie. L'appendice 9 du rapport du Directeur général ne donne qu'un aperçu de ce que peut être la présentation du budget. Il faudrait que l'on dispose d'un document décrivant de façon plus détaillée le programme des activités et le budget- programme. Au sujet de la version révisée du projet de résolution proposé par la délégation française, le délégué de l'Indonésie suggère, à propos du paragraphe 1) du dispositif, que le cycle budgétaire biennal commence en 1976, ce qui l'alignerait sur ceux des autres organisations du système des Nations Unies. D'autre part, le texte serait plus explicite s'il y était fait mention du "programme et budget" et non simplement du "budget ". Le Dr Sumbung voudrait enfin savoir s'il serait vraiment nécessaire d'examiner le budget chaque année au cas où les articles 34 et 55 de la Constitution seraient amendés. M. NIELSEN (Danemark) estime que les renseignements dont on dispose au sujet de l'expérience acquise par d'autres institutions spécialisées et par les organismes responsables de l'établissement des budgets nationaux montrent clairement que la modernisation des méthodes budgétaires de l'OMS par l'adoption d'un cycle biennal est hautement désirable et devrait avoir lieu aussitôt que possible. La délégation danoise ne partage pas les vues de la délégation française concernant l'incompatibilité de la Constitution et des mesures transitoires proposées par le Conseil exécutif dans sa résolution EB51.R51, et elle n'hésiterait pas à voter en faveur du projet de résolution dont le Conseil a recommandé l'adoption à l'Assemblée de la Santé. Toutefois, comme un certain nombre de délégations partagent, au sujet des aspects constitutionnels, les doutes exprimés par la délégation française, et puisqu'un Etat Membre au moins semble vouloir, pour une question de principe, exiger comme il en a le droit qu'un examen du budget soit inscrit à l'ordre du jour de chaque Assemblée annuelle, il apparaît que les efforts déployés par le Conseil pour hâter l'application du nouveau système proposé n'ont plus maintenant qu'un intérêt académique. En conséquence, la seule attitude réaliste que puisse prendre la délégation danoise consiste à soutenir le projet de résolution révisé proposé par la délégation française. Le Dr ALAN (Turquie) voudrait avoir l'assurance que le projet révisé présenté par la délégation française permettra à chaque Assemblée de la Santé de prendre ses propres décisions concernant le budget sans être liée par des décisions prises l'année précédente. Sa délégation avait réservé sa position à la Vingt -Cinquième Assemblée de la Santé en ce qui concerne les amendements qu'il était proposé d'apporter à la Constitution, mais elle ne maintient pas cette réserve puisque la majorité des membres de la Commission approuvent ces amendements. M. MUHEIM (Suisse) déclare que sa délégation est favorable au principe du cycle budgétaire biennal. Elle n'a pas approuvé entièrement la proposition du Conseil exécutif, mais elle soutiendra le texte révisé soumis par la délégation française. Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) déclare que sa délégation comprend le désir du Secrétariat de l'OMS et de nombreuses délégations d'adopter un cycle biennal pour l'établissement des programmes et budgets. La question est étudiée de façon approfondie dans le rapport du Directeur général, qui décrit les avantages du système. Le Professeur Lisicyn désire toutefois souligner que les avantages n'effacent pas les inconvénients, sur lesquels on ne possède

1 Actes off. Org. mond. Santé, 1973, N° 206, annexe 14.

COMMISSION B

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SIXIEME SEANCE

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pas assez de renseignements précis. Il en est ainsi parce que l'on n'a pas une expérience suffisante du système proposé pour en tirer des conclusions valables. Certains des inconvénients sont examinés de façon tout à fait objective dans le rapport - en particulier, l'impossibilité de déterminer avec précision les besoins des Etats en raison des progrès rapides de la science médicale et de leurs possibilités d'application, le fait que les pays ne font pas tous des plans portant sur plus d'une année et que les gouvernements présentent généralement leurs demandes d'assistance année par année, et aussi le danger d'un certain relâchement dans l'examen et le contrôle de l'activité de l'Organisation. D'autres inconvénients pourraient aussi apparaître à l'usage. Lorsque l'Assemblée générale des Nations Unies a examiné la question en octobre 1972 et a décidé en principe d'adopter un cycle budgétaire biennal, des questions analogues à celles qui sont maintenant en discussion se sont posées. De l'avis du Professeur Lisicyn, la recommandation faite alors par la Cinquième Commission de l'Assemblée générale, à savoir que le cycle budgétaire biennal soit d'abord adopté à titre expérimental, était sage et l'OMS ferait bien de s'en inspirer. La délégation soviétique se félicite de ce que le projet de résolution révisé présenté par la délégation de la France contienne une clause prévoyant que l'Assemblée de la Santé continuera à examiner chaque année la partie du budget relative à l'année suivante. Elle soutiendra la proposition d'adoption d'un cycle budgétaire biennal, à titre expérimental, à condition que l'Assemblée de la Santé conserve la possibilité d'apporter chaque année les modifications qu'elle jugera nécessaires aux prévisions budgétaires relatives à l'année suivante. Le Dr HIDDLESTONE (Nouvelle -Zélande) déclare que sa délégation est favorable à toute proposition tendant à rendre le travail de l'OMS plus efficace et qu'elle soutiendra le projet de résolution révisé présenté par la délégation française.

M. HASSAN (Somalie) n'est pas opposé à l'adoption d'un programme et budget biennal, mais il souligne que, vu la rapidité des progrès dans bien des pays en voie de développement, il est souvent nécessaire de modifier les programmes. Il espère donc que l'adoption d'un programme biennal laissera subsister la possibilité de modifier les programmes qui auront été préparés deux ans à l'avance. M. FURTH, Sous -Directeur général, se référant à une observation faite par le délégué de l'Indonésie, dit que la présentation du budget pour la première période biennale sera plus détaillée que ne semble l'indiquer l'appendice 9 au rapport du Directeur général. Les prévisions budgétaires occupent environ 800 pages. La Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé a déjà décidé du mode de présentation du budget; il s'agit d'un budget -programme qui sera appliqué à partir de 1975 et portera sur la période biennale 1976 -1977. En ce qui concerne la remarque du délégué de l'Indonésie concernant le paragraphe 1) du dispositif du projet de résolution, M. Furth explique que ce paragraphe mentionne l'année 1975 parce que c'est celle au cours de laquelle le document budgétaire doit être soumis au Conseil exécutif et à l'Assemblée de la Santé, mais que le document portera sur la période 1976 -1977. Répondant à une autre question du délégué de l'Indonésie, M. Furth ajoute que l'Assemblée de la Santé devra continuer à examiner chaque année les prévisions budgétaires pour l'année suivante aussi longtemps que la Constitution n'aura pas été amendée. En ce qui concerne le programme, il appartient au Conseil et à l'Assemblée de la Santé de décider comment ils désirent l'examiner. M. Furth pense, comme le délégué de l'Union soviétique, qu'il est difficile d'établir des prévisions et des plans deux ans à l'avance. Toutefois, il sera toujours possible, comme par le passé, d'apporter des changements au programme et il est évident qu'une certaine souplesse est plus nécessaire encore pour un budget biennal que pour un budget annuel. A propos de la décision prise par l'Organisation des Nations Unies, il y a lieu de remarquer que, pour le moment, il n'est même pas question pour l'OMS d'adopter un cycle budgéL'amendement à la Constitution n'impose l'adoption d'aucune taire biennal à titre expérimental. période budgétaire déterminée, il ne fait que supprimer une référence spécifique à une période budgétaire. Une fois la Constitution amendée, il appartiendra à l'Assemblée de la Santé de décider si elle désire que l'OMS s'en tienne au cycle budgétaire annuel, qu'elle suive la procédure exposée dans le projet de résolution révisé présenté par la délégation française, ou qu'elle adopte un véritable cycle budgétaire biennal, avec une seule résolution portant ouverture de crédits pour les deux années.

Le Dr ALAN (Turquie) croit comprendre qu'à partir de 1975, le budget sera présenté chaque année en deux volumes séparés, et il demande s'il en sera bien ainsi. M. FURTH, Sous -Directeur général, précise que selon l'interprétation du Directeur général, un projet de programme et de budget sera préparé pour une période de deux ans en cas d'adoption du projet de résolution révisé soumis par la délégation française, c'est -à -dire qu'on établira un exposé du programme pour l'ensemble de la période biennale et des prévisions de dépenses distinctes pour chaque année. Le Conseil et l'Assemblée de la Santé seront saisis du même document la première et la deuxième année de la période biennale, et devront adopter chaque année une résolution portant ouverture de crédits distincte pour l'exercice financier suivant.

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VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Le Professeur AUJALEU (France) précise que, dans l'idée de la délégation française, le Directeur général devra établir un budget portant sur deux ans et un programme correspondant portant lui aussi sur deux ans. Au début de chaque période biennale, le Directeur général communiquera au Conseil et à l'Assemblée de la Santé le projet de programme et de budget portant sur deux années, mais ne leur soumettra que la partie de ce budget biennal qui concernera l'année suivante. C'est seulement sur cette partie du budget que, conformément à la Constitution, le Conseil et l'Assemblée auront à se prononcer, mais ils connaîtront le programme et le budget pour l'ensemble de la période biennale.

Le Dr ALAN (Turquie) remarque que l'Assemblée de la Santé examinera donc deux budgets chaque année, mais ne prendre de décision qu'au sujet d'un seul. Le Professeur AUJALEU (France) fait observer que, dans l'année précédant la période biennale, l'Assemblée de la Santé connaîtra deux projets de budget et en examinera un celui de l'année financière suivante. Dans la première année de la période biennale, par exemple 1976, le budget de 1976 aura déjà été voté et l'Assemblée de la Santé sera saisie du budget pour 1977, qu'elle devra voter. En 1977, l'Assemblée de la Santé connaîtra de nouveau deux projets de budget. :

Le PRESIDENT appelle l'attention de la Commission sur le projet de résolution suivant proposé par le Rapporteur et qui concerne les projets d'amendements aux articles 34 et 55 de la Constitution: La Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné l'opportunité d'adopter un système de programme et de budget biennal, comme il est exposé dans la résolution WHA25.24 et dans le rapport soumis sur cette question par le Directeur général à la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé; Considérant la résolution EB51.R51 dans laquelle le Conseil exécutif, à sa cinquante et unième session, a recommandé à la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé que l'on introduise le plus tôt possible un système de programme et de budget biennal et que l'on adopte les amendements proposés aux articles 34 et 55 de la Constitution; et Constatant que les stipulations de l'article 73 de la Constitution,, d'après lesquelles les textes des amendements proposés à la Constitution doivent être communiqués aux Etats Membres six mois au moins avant qu'ils ne soient examinés par l'Assemblée de la Santé, ont été dûment observées, I

ADOPTE les amendements à la Constitution figurant dans les annexes à cette résolution et qui en font partie intégrante, les textes anglais, chinois, espagnol, français et russe étant également authentiques; 2. DECIDE que deux exemplaires de la présente résolution seront authentifiés par la signature du Président de la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé et celle du Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé, qu'un de ces exemplaires sera transmis au Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, dépositaire de la Constitution, et l'autre conservé dans les archives de l'Organisation mondiale de la Santé; 1.

II

Considérant que les amendements à la Constitution susmentionnés entreront en vigueur pour tous les Etats Membres lorsqu'ils auront été acceptés par les deux tiers de ceux -ci conformément à leurs règles constitutionnelles respectives, ainsi qu'il est prévu à l'article 73 de la Constitution, DECIDE que la notification d'acceptation s'effectuera par le dépôt d'un instrument officiel entre les mains du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, comme le prévoit l'article 79 b) de la Constitution pour l'acceptation de la Constitution elle -même.

ANNEXE D - TEXTE FRANCAIS A l'article 34, supprimer les mots "chaque année" A l'article 55, supprimer le mot "annuelles" Les articles ainsi modifiés se liront comme suit Article 34 Le Directeur général doit préparer et soumettre au Conseil les rapports financiers et les prévisions budgétaires de l'Organisation. Article 55 Le Directeur général prépare et soumet au Conseil les prévisions budgétaires de l'Organisation. Le Conseil examine ces prévisions budgétaires et les soumet à l'Assemblée de la Santé, en les accompagnant de telles recommandations qu'il croit opportunes.

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COMMISSION B

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Le Président rappelle qu'aux termes de l'article 70 du Règlement intérieur de l'Assemblée, les décisions concernant les amendements à la Constitution doivent être prises à la majorité des deux tiers des Membres présents et votants. Le Professeur AUJALEU (France) attire l'attention sur le fait que, dans le texte français des amendements proposés, on a utilisé à l'article 34 l'expression "doit préparer et soumettre" et à l'article 55 "prépare et soumet ". L'intention étant la même dans les deux cas, il est préférable d'utiliser la formule "prépare et soumet ". M. GUTTERIDGE, Directeur de la Division juridique, dit que cette remarque soulève un problème qui s'est déjà posé lors de précédentes Assemblées de la Santé. Aux termes de l'article 73 de la Constitution et de l'article 117 du Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé, les textes des amendements à la Constitution doivent être communiqués aux Etats Membres six mois avant qu'ils ne soient examinés par l'Assemblée de la Santé; d'autre part, on a jugé qu'il n'est pas possible de modifier ces textes une fois qu'ils ont été communiqués aux Etats Membres. Or, avec la modification suggérée par le délégué de la France, le texte s'écarterait de celui qui a été communiqué aux Etats Membres. Telle est l'interprétation qu'a donnée l'Assemblée de la Santé de la manière dont doit être appliqué l'article de la Constitution relatif aux amendements. Le Professeur AUJALEU (France) aimerait voir préciser dans le procès -verbal qu'il n:y a aucune différence de sens, dans les articles 34 et 55, entre les expressions qu'il a mentionnées.

Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) désire également voir mentionner dans le procès -verbal qu'à son avis le texte russe de l'amendement proposé à l'article 55 ne correspond pas aux textes français et anglais. L'expression "pour examen" utilisée dans la première phrase du texte russe n'apparaît pas dans le texte anglais, et, dans le texte russe, l'expression anglaise "budget estimates" est au singulier. Le PRESIDENT met alors aux voix le projet de résolution proposé par le Rapporteur. Le projet de résolution est approuvé par 68 voix sans opposition, avec cinq Décision abstentions.1 :

Le PRESIDENT rappelle que les délégations de la Belgique, des Etats -Unis d'Amérique et du Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord ont retiré leur amendement au projet de résolution dont l'adoption par la:Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé est recommandée dans la résolution EB51.R51. Conformément à l'article 66 du Règlement intérieur de le projet de résolution révisé soumis par la délégation de la France qui sera maintenant mis aux voix.

Sur la proposition du Dr SUMBUNG (Indonésie), il est décidé que les mots "at the earliest possible moment" seront remplacés par "as soon as possible" dans le texte anglais du deuxième alinéa du préambule. Décision Le projet de résolution, tel qu'il a été modifié dans sa version anglaise, est approuvé.2 3.

PHARMACODEPENDANCE

Ordre du jour supplémentaire,

1

Le PRESIDENT, rappelant que le point relatif à la pharmacodépendance a été inscrit à l'ordre du jour à la demande du Gouvernement des Etats -Unis d'Amérique, invite le délégué des Etats -Unis à présenter la question. Le Dr JENNINGS (Etats -Unis d'Amérique) déclare que l'Organisation s'intéresse aux problèmes de la pharmacodépendance depuis ses débuts, puisque c'est en 1948 que la Première Assemblée mondiale de la Santé a créé le Comité OMS d'experts des Médicaments engendrant l'Accoutumance. Le Comité qui lui a succédé a poursuivi la tâche avec efficacité. En 1965, l'Assemblée de la Santé a adopté la résolution WHA18.47, dans laquelle elle recommandait de promouvoir de nouvelles recherches sur l'épidémiologie de la dépendance à l'égard des médicaments tout en priant le Directeur général d'étudier l'opportunité et la possibilité d'instituer des mesures internationales de contrôle des sédatifs et des stimulants. Si la notion d'épidémiologie de la pharmacodépendance avait apparemment été acceptée par les auteurs de cette résolution, elle n'a guère retenu d'attention au niveau international dans les années qui ont suivi. En revanche, les mesures de contrôle ont suscité un intérêt considérable, mais elles n'ont donné que des résultats limités. Même en développant considérablement ces mesures, il est peu probable que l'on arriverait à réduire dans des proportions comparables les sources d'approvisionnement en drogue.

1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le troisième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA26.37. 2 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le troisième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA26.38.

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VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Il y a quelques années seulement que l'on suit une approche plus équilibrée en accordant tout autant d'attention aux aspects socio- médicaux du problème. L'OMS est particulièrement bien placée pour diriger les efforts et apporter une aide technique dans ce domaine. La mise en place de moyens permettant la collecte et l'échange internationaux de données sur la prévalence et l'incidence de la pharmacodépendance ainsi que sur les facteurs humains et environnementaux qui sont en jeu dans l'étiologie de ce phénomène revêt une importance primordiale. La délégation des Etats -Unis d'Amérique note avec satisfaction que le Directeur général a préparé un programme de recherche et de rapports pour lequel il a demandé l'aide financière du Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues (FNULAD). Le Dr Jennings espère que le Fonds pourra satisfaire cette demande et qu'il utilisera les compétences de l'OMS lorsqu'il formulera les programmes qu'il est prêt à financer et en répartira les responsabilités. Le Dr Jennings se félicite également que la Commission des Stupéfiants ait récemment invité l'OMS, dans sa résolution 5 (XXV) (annexe au document A26/17), à lui prêter son concours en établissant en temps utile des rapports sur les caractéristiques épidémiologiques de l'abus des drogues. Cette invitation a été confirmée depuis par le Conseil économique et social et il faut espérer que l'Organisation y répondra. Au nom des délégations du Brésil, du Canada, des Etats -Unis d'Amérique, de l'Irlande, du Royaume -Uni de Grande -Bretagne et de l'Irlande du Nord, de la Suède, de la Turquie, de l'Uruguay et du Venezuela, le Dr Jennings soumet le projet de résolution suivant à l'approbation de la Commission :

La Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé, Exprimant de nouveau la vive inquiétude qu'elle éprouve devant les sérieux problèmes de santé publique qui résultent de l'auto- administration de drogues engendrant la dépendance; Réaffirmant ses résolutions WHA23.42, WHA24.57 et WHA25.62; Rappelant les utiles rapports publiés par l'Organisation mondiale de la Santé sur plusieurs aspects de la pharmacodépendance; Soulignant l'importance qu'elle attache à la mise au point de moyens permettant, à l'échelon international, la réunion et l'échange de renseignements sur la prévalence et l'incidence de la pharmacodépendance et sur les facteurs humains et les facteurs de milieu qui lui sont associés; Notant avec satisfaction que, conformément aux résolutions susmentionnées, le Directeur général a préparé un programme de recherches et de rapports sur l'épidémiologie de la pharmacodépendance et a demandé l'appui financier du Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues en vue d'en faciliter la mise en oeuvre; Notant que la Commission des Stupéfiants, approuvée par le Conseil économique et social, a demandé que l'Organisation mondiale de la Santé aide la Commission en préparant en temps utile des rapports sur les caractéristiques épidémiologiques de l'abus des drogues, ACCEPTE, sur l'invitation du Conseil économique et social, de prêter son concours à 1. la Commission; EXPRIME l'espoir que le Directeur général pourra mettre en oeuvre rapidement un 2. programme de recherches et. de rapports sur l'épidémiologie de la pharmacodépendance; et PRIE le Directeur général : 3. de prendre les dispositions nécessaires pour fournir les rapports analytiques i) demandés; et de continuer à rechercher une assistance financière pour mener à bien cette ii) activité, notamment de la part du Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues.

Le Dr LAMBO, Sous -Directeur général, présente le rapport du Directeur général (document A26/l7). Il rappelle que les trois dernières Assemblées mondiales de la Santé se sont vivement préoccupées de ce que l'OMS pourrait faire pour contribuer à la solution des graves problèmes médicaux et sociaux que pose la pharmacodépendance. Afin d'élargir le programme approuvé par la Vingt -Quatrième Assemblée de la Santé, le Directeur général a demandé en 1971 au Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues un soutien financier pour un certain nombre de projets à court terme. En mai 1972, le Fonds a alloué une somme de US $60 000 une étude sur les effets chroniques de l'usage pour le lancement de trois de ces projets prolongé du cannabis chez l'homme; une étude sur l'efficacité du "traitement continu" (maintenance) pour les sujets dépendants à l'égard des stupéfiants; et la préparation d'une brochure d'information destinée aux membres du corps médical et des professions apparentées. En juin 1972, le Directeur général a soumis au Fonds, en vue d'obtenir son appui financier, un programme intégré à long terme de recherche et de rapports sur l'épidémiologie de la pharmacodépendance. Le Fonds a donné son approbation de principe à ce programme pour une période de deux ans, à concurrence d'un montant total de US $311 000, sous réserve que les fonds nécessaires deviennent disponibles et qu'un exposé plus détaillé des activités envisagées soit présenté. L'OMS a alors soumis un plan d'action détaillé, mais le Fonds n'y a pas encore donné suite. :

COMMISSION B

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Un crédit de US $25 000 a été inscrit à ce titre au budget ordinaire de l'OMS pour 1973 puis de nouveau au budget de 1974. Ces fonds permettent à l'Organisation de financer uniquement une partie du vaste programme approuvé par la Vingt -Quatrième Assemblée mondiale de la Santé. Le document A26/17 donne des renseignements sur les projets entrepris par l'OMS avec l'appui financier du FNULAD et sur d'autres activités organisées par le Siège et par le Bureau régional de l'Europe. Il est à noter enfin que la Commission des Stupéfiants de l'ONU a invité l'OMS à préparer des rapports sur les caractéristiques épidémiologiques de l'abus des drogues; le texte de la résolution adoptée par la Commission est reproduit en annexe au document A26/17. Le Dr CAYLA (France) soutiendra le projet de résolution proposé par la délégation des Etats -Unis. Il suggère toutefois qu'avant de passer au vote, le Président donne la parole au Directeur de la Division des Stupéfiants de l'ONU afin que celui -ci fasse connaître dans quelle mesure le FNULAD pourra contribuer au financement du programme de recherches sur l'épidémiologie de la pharmacodépendance. Le Dr CASTILLO (Venezuela) dit que, très conscient du problème posé par la pharmacodépendance, le Gouvernement vénézuélien a entrepris une campagne nationale financée par le budget de l'Etat, à laquelle participent plusieurs départements ministériels. La Division de la Santé mentale du Ministère de la Santé et de l'Assistance sociale a entrepris une étude sur les moyens de prévention, de traitement et de réadaptation applicables notamment aux jeunes. Dans les villes où le problème se pose, l'opinion publique a été sensibilisée, et un certain nombre de séminaires auxquels participent non seulement des médecins mais également des sociologues, des psychologues, des juristes et des enseignants ont été organisés sur les aspects sociaux de la pharmacodépendance. Coauteur du projet de résolution, la délégation du Venezuela espère que la Commission approuvera le texte qui lui est proposé. La pharmacodépendance a des répercussions sérieuses sur le plan de la santé publique, et les administrations sanitaires ont évidemment des responsabilités particulières à assumer dans ce domaine. Les interventions de l'OMS seront utiles à tous les Etats Membres. Le Dr ALAN (Turquie) partage les vues de ses collègues des Etats -Unis et du Venezuela. Il se félicite que l'Organisation ait bien vu toute l'importance du problème et qu'elle s'y attaque avec beaucoup'de compétence. Il invite instamment les délégués à approuver le projet de résolution qui a été présenté par la délégation des Etats -Unis et dont la délégation de la Turquie est coauteur. Au paragraphe 5.6 du document A26/17, il est dit que de brefs rapports sur la pharmacodépendance dans différentes régions géographiques seront établis régulièrement. Comme ces rapports seraient extrêmement utiles aux administrations sanitaires, le Dr Alan voudrait savoir s'ils seront diffusés. M. DE GEER (Pays -Bas) indique que la délégation des Pays -Bas est favorable au projet de résolution présenté. Il souhaiterait toutefois qu'un point soit éclairci. Une étude sur l'épidémiologie de la pharmacodépendance suppose des recherches sur les causes de l'abus des drogues; elle devra donc tenir compte des facteurs sociologiques. L'OMS compte -t -elle, parmi son personnel, suffisamment de sociologues pour s'occuper de cet important aspect de l'étude ?

Le Professeur RUDOWSKI (Pologne) déclare que l'abus des drogues dans son pays est encore un fait relativement rare, mais que des cas sporadiques se sont produits et qu'un comité a été récemment constitué pour préparer des programmes de prévention. La délégation polonaise est donc prête à appuyer les efforts de l'OMS dans ce domaine. La tâche à accomplir est énorme et il faut espérer que le Directeur général poursuivra ses efforts pour obtenir la participation financière du FNULAD et d'autres organismes. Persuadée que le renforcement de la collaboration avec les autres institutions internationales qui s'intéressent àla lutte contre l'abus des drogues est d'une importance primordiale, la délégation de la Pologne souscrit aux paragraphes '1 et 2 du projet de résolution. Dans le programme de l'OMS, il faudra accorder une attention particulière à la coordination régionale et interrégionale des activités, ainsi qu'à l'évaluation des programmes existants. Les activités de formation professionnelle devront être intensifiées et la Pologne est disposée à participer à l'organisation de cycles d'études, comme elle l'a déjà fait dans le passé. L'augmentation de la consommation des médicaments psychotropes appelle aussi une attention particulière, car la consommation légale s'accroît régulièrement et le risque d'abus est de plus en plus grand dans beaucoup de pays. Les efforts de l'OMS pour coordonner les études sur la consommation des drogues sont donc les bienvenus. L'Organisation devrait encourager les pays à développer leurs recherches en psychopharmacologie fondamentale et clinique; la Pologne est prête à y contribuer en relançant les activités de son centre d'information sur les médicaments psychotropes. Le Dr SAUTER (Suisse) fait observer que le projet de résolution, s'il souligne bien l'importance des renseignements sur la pharmacodépendance, n'envisage qu'un programme de recherches et de rapports sur l'épidémiologie de la pharmacodépendance. Il laisse donc de côté un aspect extrêmement important de la question, à savoir la recherche stu. les effets pharmacologiques de

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certaines drogues. Peut -être les auteurs du texte ont -ils pensé que les recherches épidémiologiques englobent la recherche pharmacologique, mais la délégation suisse estime qu'il faudrait mentionner expressément ce dernier élément.

Le Dr HENRY (Trinité-et- Tobago) déclare que, dans son pays, l'augmentation du nombre des condamnations pour détention de drogues et les résultats d'une enquête faite parmi les élèves des écoles secondaires attestent que la consommation des drogues, notamment du cannabis, augmente parmi les adolescents. Le Ministère de la Santé a donc élaboré un programme d'information et préparé des brochures sur l'abus des drogues, y compris l'alcool. Pour favoriser une approche concertée du problème, des séminaires ont été organisés dans les zones urbaines à l'intention des cadres sanitaires, des enseignants et des dirigeants de mouvements de jeunesse. Le Gouvernement estime que tout programme éducatif dans ce domaine doit se borner à exposer des faits, en évitant de donner dans le sensationnel, car cela pourrait encourager plutôt que décourager le culte de la drogue. Il s'efforce de former des conseillers pour la lutte contre l'abus des drogues et envisage de modifier la législation de manière à établir une distinction entre les délinquants primaires et les trafiquants. Il a reconnu l'utilité des recherches sur les facteurs qui conduisent à faire usage de la drogue et il s'intéresse tout particulièrement au problème de la réadaptation. Le programme national de lutte contre l'abus des drogues, y compris l'alcoolisme, est combiné avec un programme de lutte contre les maladies vénériennes, dont l'incidence augmente également parmi les jeunes. Un programme d'éducation portant sur la vie familiale, organisé pour combattre l'abus des drogues et les maladies vénériennes, se déroule dans les écoles et les mouvements de jeunesse. Pour terminer, le Dr Henry remercie le Directeur général de l'excellent rapport qu'il a présenté. Le problème de la pharmacodépendance est vraiment international et c'est pourquoi l'OMS a, là, un rôle spécial à jouer. La délégation de la Trinité -et- Tobago donnera donc son appui total au projet de résolution. Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande- Bretagne et d'Irlande du Nord) se demande comment seront financés les projets, très louables, que la Commission examine. Où trouvera -t -on par exemple l'argent nécessaire pour que l'OMS puisse contribuer aux efforts de la Commission des Stupéfiants, comme le suggère le paragraphe 1 du dispositif du projet de résolution ? Pour bien faire comprendre quelle est la situation, Sir George estime qu'il conviendrait d'insérer à la fin du paragraphe les "sous réserve que des fonds deviennent disponibles ". mots suivants On a trop tendance à parler de la pharmacodépendance comme d'un problème unique, alors que ses manifestations et ses causes varient beaucoup d'un pays à l'autre; chez les jeunes gens du Royaume Uni,l'usage de l'héroine n'a souvent aucune explication apparente, mais il est compréhensible que, dans d'autres régions du monde, des gens contraints par la misère à faire de très longues journées de travail pour assurer leur subsistance puissent s'y adonner. Ainsi que l'a souligné le délégué de la Suisse, il est certainement nécessaire de pousser les recherches pharmacologiques; mais les travaux ne pourront se faire que dans un nombre assez limité d'institutions très spécialisées et le rôle de l'OMS sera de rassembler et diffuser les connaissances ainsi obtenues. Fort heureusement, le problème de la dépendance à l'égard de l'héroine n'a qu'une ampleur limitée au Royaume -Uni, mais Sir George ne peut toutefois se satisfaire de constater que la situation est restée stationnaire au cours des quatre ou cinq dernières années. D'autre part, un assez grand nombre de personnes sont devenues dépendantes de la méthadone qui a été souvent substituée à l'héroine pour éviter les dommages plus graves que causerait cette dernière drogue. Il faut également envisager le problème de l'escalade dans la consommation des drogues. Il serait utile, notamment, de déterminer si la consommation d'une première drogue telle que le cannabis peut donner le départ à une telle escalade ou s'il faut plutôt en chercher la cause dans les facteurs sociaux. Il convient aussi de tenir compte des conséquences de la prescription excessive de certains médicaments par les médecins; c'est là un problème réel dans beaucoup de pays, où des patients sont devenus dépendants des barbituriques après en avoir pris de trop fortes doses sur ordonnance médicale. :

Le Dr FUNKE (République fédérale d'Allemagne) dit que l'abus des drogues est un sujet de grave préoccupation depuis plusieurs années dans son pays et que le Gouvernement apprécie beaucoup les très utiles directives qui sont données dans les rapports de l'OMS sur ce sujet. L'Organisation est éminemment qualifiée pour organiser un programme sur la pharmacodépendance et il est surprenant de voir ce qu'elle a déjà pu réaliser jusqu'ici avec des crédits très limités. La délégation de la République fédérale d'Allemagne est favorable au projet de résolution proposé, car l'abus des drogues pourrait fort bien devenir un problème mondial dans les années à venir. Les travaux ne doivent pas porter uniquement sur les symptômes et le traitement de la pharmacodépendance; il faut aussi chercher à découvrir ses causes sous -jacentes. Par exemple, il faudrait étudier ses rapports avec le développement psychobiologique des enfants dans leur milieu social, dans le contexte général de la santé mentale. L'OMS a déjà entrepris des études dans ce domaine, mais il conviendrait d'en revoir l'orientation dans cette nouvelle perspective. Les délégués se souviendront sans doute de la résolution EB19.R23 dans laquelle le Conseil exécutif avait exprimé le voeu qu'on puisse un jour tirer des conclusions pratiques des études faites sur le développement psychobiologique de l'enfant.

COMMISSION B

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SIXIEME SEANCE

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Pour le Professeur FERREIRA (Brésil), si le problème de l'abus des drogues est apparu dans son pays, c'est notamment à cause de l'intensification de l'exode rural. L'usage des drogues a également augmenté parmi les élèves des écoles secondaires car il y a des gens qui n'hésitent pas à pousser les enfants dans cette voie, espérant en retirer un jour de grands profits. Il est parfois difficile d'obtenir certains médicaments pour l'usage médical car beaucoup de pharmaciens se refusent à en garder en magasin. Il convient certainement d'encourager les interventions de l'OMS dans la lutte contre la pharmacodépendance, car l'exemple de l'Organisation suffit souvent à convaincre les gouvernements d'allouer des crédits pour une action spécifique. (Voir la suite du débat dans le procès -verbal de la septième séance, section 2.)

La séance est levée à 17 h.35.

SEPTIEME SEANCE

Vendredi 18 mai 1973, 15 h.45 Président :

Dr A. W. AL -MUFTI (Irak)

1.

TROISIEME RAPPORT DE LA COMMISSION

A la demande du PRESIDENT, le Dr DE CONINCK (Belgique), Vice -Président, en l'absence du Rapporteur, donne lecture du projet de troisième rapport de la Commission. Décision 2. :

Le rapport est adopté (voir page 516). Ordre du jour supplémentaire, 1

PHARMACODEPENDANCE (suite de la sixième séance, section 3)

Le Dr DONA (Roumanie) note que les effets de la pharmacodépendance, notamment chez les jeunes, est un grave sujet de préoccupation dans la plupart des pays. D'après les statistiques officielles, la pharmacodépendance est à peu près inexistante en Roumanie, à l'exception de quelques cas résultant de traitements médicaux. Ces cas sont pris en charge par les services de psychiatrie des hôpitaux régionaux et doivent obligatoirement faire l'objet d'une désintoxication et d'une réadaptation. Cependant, bien que la pharmacodépendance ne pose pas de réel problème en Roumanie, elle fait l'objet de dispositions légales et administratives rigoureuses obligation pour les médecins et les pharmaciens de déclarer les cas, traitement et hospitalisation obligatoires des toxicomanes et spécification des méthodes de traitement et de réadaptation. La Roumanie a adhéré aux Conventions internationales sur les Stupéfiants de 1912, 1925 et 1931 ainsi qu'aux protocoles de 1946 et 1948. Des dispositions législatives ont été prises pour assurer l'application intégrale de la Convention sur les substances psychotropes de 1971. Il est de l'intérêt de tous que l'OMS, non seulement incite ses Membres à procéder à des recherches sur l'épidémiologie de la pharmacodépendance, mais s'emploie à persuader les autorités nationales de limiter l'usage des médicaments engendrant une dépendance.

:

Le Dr CHAPMAN (Canada) déclare que son pays suit avec intérêt les travaux de l'OMS sur la pharmacodépendance et qu'il a participé activement aux discussions qui ont eu lieu sur ce sujet au sein d- 'autres organismes des Nations Unies. L'accroissement de la consommation de drogues à des fins non médicales parait se ralentir au Canada, mais la pharmacodépendance y restera un sérieux problème social pendant de nombreuses années encore. Comme l'a indiqué dans ses conclusions le Comité OMS d'experts de la Pharmacodépendance qui s'est réuni en 1972,1 il serait utile d'entreprendre des recherches de caractère épidémiologique pour déterminer l'ampleur du problème de la pharmacodépendance, l'étiologie de l'abus des drogues et l'efficacité des programmes. En effet, aussi longtemps que ces éléments ne seront pas connus, il ne sera pas possible de tirer tout le parti possible des ressources limitées dont on dispose. Les rapports analytiques que le Conseil économique et social invite 1.'OMS à établir pour la Commission des Stupéfiants seront également très utiles. Il faut espérer que l'OMS disposera des moyens nécessaires pour établir ces rapports ainsi que pour financer le programme de recherches et de rapports sur l'épidémiologie de la pharmacodépendance. A ce propos, le Dr Chapman exprime le voeu que le Directeur exécutif par intérim du Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues approuvera le programme déjà présenté par l'Organisation. Les choses seraient sans doute plus faciles si les pays qui sont favorables à ce programme de recherches envisageaient de verser une contribution au Fonds. La délégation du Canada est l'un des coauteurs du projet de résolution présenté par la délégation des Etats -Unis à la séance précédente et elle est d'avis, comme la délégation du Royaume -Uni, qu'il conviendrait d'ajouter les mots "sous réserve que des fonds deviennent disponibles" à la fin du paragraphe 1 du dispositif. Le Professeur HALBACH (Union internationale de Pharmacologie) prend la parole sur l'invitation du Président. Il estime, comme les orateurs précédents, que l'épidémiologie ne doit pas faire oublier la pharmacologie. Le problème de la pharmacodépendance figure à l'ordre du jour de tous les congrès internationaux de pharmacologie et le nombre des rapports publiés sur ce sujet a beaucoup augmenté. Le Conseil de l'Union internationale de Pharmacologie prépare actuellement l'ordre du jour du prochain congrès, qui doit se tenir en 1975, et le Professeur Halbach lui signalera que l'OMS souhaite que les études soient poursuivies dans ce domaine. 1 Voir Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1973, N° 526.

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COMMISSION B

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Le Dr SUMBUNG (Indonésie) considère que la pharmacodépendance est l'un des maux qui se sont propagés des pays riches aux pays pauvres, bien que les substances en cause proviennent essentiellement de pays en voie de développement. Dans ces pays, les enfants de familles riches et influentes ont également contracté cette habitude, en quelque sorte par contagion, d'où des pressions politiques pour que priorité soit donnée aux programmes de lutte contre la pharmacodépendance. Il est nécessaire de coordonner les activités des divers organismes des Nations Unies, des organisations bénévoles et des gouvernements intéressés, et de répartir les tâches entre eux afin d'éviter toute confusion. L'OMS devrait se limiter aux aspects médico- sanitaires de la pharmacodépendance lorsqu'elle formule des directives intéressant les activités d'éducation, de prévention, de traitement, de réadaptation et de recherche. Le paragraphe 2 du dispositif du projet de résolution dont la Commission est saisie ne porte pas sur tous les aspects de la question; il n'envisage qu'un programme de recherches et de rapports sur l'épidémiologie de la pharmacodépendance; pour important qu'il soit, un tel programme ne présente que peu d'intérêt pratique pour la plupart des pays en voie de développement qui ne disposent pas des moyens financiers et des ressources en personnel nécessaires pour l'appliquer. La délégation indonésienne propose donc d'ajouter au paragraphe 3 du dispositif deux alinéas ainsi libellés :

de fournir des avis et une assistance technique aux Etats Membres pour leurs programmes d'éducation, de prévention, de traitement, de réadaptation et de recherche; iii) et

de fournir une assistance pour le développement des moyens de recherche et de formation professionnelle, notamment dans les pays en voie de développement. iv)

Le Dr M$.RTENS (Directeur exécutif par intérim du -Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues), prenant la parole sur l'invitation du Président, estime qu'il est manifestement nécessaire de disposer de données plus précises sur l'incidence et la prévalence de l'abus des drogues pour pouvoir agir efficacement. Il est également nécessaire de suivre constamment l'évolution de la situation mondiale dans ce domaine pour aider les organismes internationaux et les gouvernements à mettre en oeuvre des mesures appropriées. Les ressources, même limitées, dont dispose l'OMS et les contacts qu'elle maintient dans le monde entier peuvent utilement venir compléter le système de notification appliqué par les gouvernements qui ont adhéré aux diverses conventions internationales. Le FNULAD a donc accordé une haute priorité à la proposition de l'OMS concernant le programme de recherches et de rapports sur l'épidémiologie de la pharmacodépendance. Il faut rappeler toutefois que le coût estimatif du programme proposé à l'origine était de US $2 211 000 pour cinq ans. Sur proposition du FNULAD, il a été remplacé par un programme initial de deux ans évalué à US $311 000. En effet, au moment où la première proposition a été présentée, le FNULAD ne pouvait s'engager à assumer des dépenses aussi considérables; l'ensemble de ses ressources s'élevait alors à US $3 200 000 et ce montant était déjà totalement engagé. Le FNULAD a donc approuvé le financement du programme pour les deux premières années, sous réserve que les fonds nécessaires soient disponibles. Des fonds supplémentaires sont depuis peu devenus disponibles, mais il faudra un montant de US $3 000 000 pour financer en 1976 des programmes déjà en cours, et les demandes prioritaires dépassent de loin les ressources existantes. Le FNULAD a donc été contraint de se donner pour règle de limiter ses engagements financiers à la première année d'exécution des projets et de rester sur une prudente réserve à l'égard d'un vaste projet à long terme de recherche épidémiologique, puisqu'il n'était pas en mesure de garantir que des ressources suffisantes seraient disponibles pour mener à bonne fin les activités prévues. Le Conseil économique et social, dans sa résolution 1559 (XLIX), a invité les organes compétents de l'ONU, les institutions spécialisées et d'autres organisations intéressées à participer, avec une aide appropriée du FNULAD, à la planification et à l'exécution de programmes à long terme et à court terme concernant l'abus des drogues. Le FNULAD a interprété cette résolution comme signifiant que tous les organismes du système des Nations Unies devraient, dans les limites de leurs compétences respectives, prendre dûment en considération le problème de l'abus des drogues dans l'établissement de leurs programmes et budgets. Le FNULAD est prêt à compléter les moyens dont disposent les institutions spécialisées lorsque cela pourra être nécessaire, mais il est évident qu'en l'état actuel de ses ressources il n'est pas en mesure d'entreprendre seul une action efficace à l'échelle mondiale, ni de financer en majeure partie les dépenses encourues par les institutions spécialisées dans ce domaine. Le Dr Mártens a l'intention de soulever cette question lors de la première réunion du Comité consultatif du FNULAD, qui vient d'être constitué. Le Dr Martens exprime l'espoir que ce comité envisagera la possibilité de financer un vaste programme à long terme de recherches épidémiologiques. Entre -temps, le FNULAD se verra contraint

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d'appliquer aux propositions de projets présentées par l'OMS et d'autres organismes compétents 1) existence des fonds nécessaires pour assurer le financement du projet les critères suivants jusqu'à son terme, ou tout au moins jusqu'à la fin d'une première phase indépendante; 2) priorité du projet par rapport à d'autres projets proposés dans le cadre du mandat du FNULAD pour résoudre les problèmes que posent l'offre, la demande et le trafic illicite des drogues; 3) capacité de l'organisation intéressée de mener le projet à son terme sans aide extérieure; et 4) mérites du projet proprement dit. :

Le Dr MOYA (Cuba) indique que la pharmacodépendance ne constitue ni un problème social ni un problème de santé publique à Cuba. La délégation cubaine prend note toutefois avec satisfaction des activités de l'OMS dans ce domaine, car elle est consciente des dangers et des difficultés que comporte la pharmacodépendance. Puisque le problème a une dimension sociale, des mesures purement médicales ne sauraient suffire. La première teche que doit s'assigner l'OMS doit donc être d'entreprendre un programme mondial de recherches sur l'épidémiologie de la pharmacodépendance. Le Dr VASSILOPOULOS (Chypre) déclare qu'indépendamment des graves dangers de l'emploi du cannabis, un certain nombre d'études scientifiques ont démontré qu'il existait une indiscutable corrélation entre son emploi et celui des autres stupéfiants et que la consommation du cannabis aggravait le risque d'entraînement à l'emploi des hallucinogènes et des autres drogues. Il conviendrait de poursuivre les recherches scientifiques, médicales et sociales, afin de mieux comprendre l'étiologie de l'abus des drogues et de prendre les mesures appropriées de prévention et de traitement. Il faut déplorer les allégations sans fondement selon lesquelles le cannabis serait une substance anodine. Le Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues a approuvé un programme de recherches sur l'épidémiologie des diverses formes de pharmacodépendance, qu'il s'agisse du cannabis, des opiacés, des stimulants, des sédatifs ou des hallucinogènes. Pour être efficaces, la planification, la mise en oeuvre et l'évaluation des programmes internationaux relatifs à la pharmacodépendance exigent l'entière coopération des organisations internationales intéressées. Le Dr TONGUE (Conseil international sur les Problèmes de l'Alcoolisme et des Toxicomanies), prenant la parole à la demande du Président, déclare que, en s'acquittant de son programme visant à informer les milieux professionnels qui s'intéressent aux problèmes de l'alcoolisme et des toxicomanies, le Conseil international s'est maintes fois référé aux travaux de l'OMS, et notamment aux recommandations des comités d'experts de l'OMS. La recherche est l'un des principaux sujets qui sont abordés au cours des réunions du Conseil international, et notamment la recherche qui vise à découvrir les causes profondes et les circonstances de l'accoutumance et de l'usage abusif des drogues de toutes sortes, y compris l'alcool. On dispose ainsi, pour de nombreuses régions du monde, d'une somme d'informations considérable sur l'épidémiologie de l'abus des drogues. Pour étudier de manière plus approfondie certains problèmes particuliers, on a créé des groupes internationaux qui se réunissent au cours des conférences annuelles du Conseil international puis poursuivent leurs travaux par correspondance dans l'intervalle des conférences. Au nombre des questions traitées par ces groupes figurent l'épidémiologie de la pharmacodépendance, le traitement continu par la méthadone et les thérapies de comportement. Certains des groupes ont déjà publié des rapports intérimaires. Il devrait être possible de tirer parti de ces études et des résultats de ces recherches dans les études épidémiologiques examinées par l'Assemblée de la Santé. Le Conseil international sur les Problèmes de l'Alcoolisme et des Toxicomanies est tout disposé à resserrer encore ses liens avec l'OMS et avec les milieux professionnels au sens large du terme, et à apporter aux travaux de l'OMS toute l'assistance qui est en son pouvoir. Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) propose quelques modifications au projet de résolution qui est examiné par la Commission. Tout d'abord, au quatrième alinéa du préambule, les mots "les facteurs humains et les facteurs de milieu" devraient être remplacés par les mots "les facteurs internes et externes complexes, d'ordre psychologique et socio- culturel ". Deuxièmement, il conviendrait d'incorporer au dernier alinéa du préambule une allusion à la déclaration que l'on vient d'entendre sur les sommes dont dispose le Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues. Enfin, les alinéas i) et ii) du paragraphe 3 du dispositif devraient être fondus en un seul, comme suit :

PRIE le Directeur général de prendre les dispositions nécessaires pour fournir les rapports analytiques demandés, en utilisant les ressources fournies par le Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues. 3.

Le Dr FERNANDEZ -MURIAS (Espagne) explique que, bien que l'abus des drogues et la pharmacodépendance ne représentent pas un problème grave en Espagne, le nombre des cas a augmenté ces dernières années en raison du trafic international des stupéfiants. Des organismes gouvernementaux s'occupent de ce problème dans son pays, notamment les services de santé, qui sont chargés d'homologuer les stupéfiants et de réglementer leur distribution à des fins médicales.

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SEPTIEME SEANCE

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Cependant, la délégation espagnole estime qu'il faut s'efforcer de cerner et de résoudre les problèmes médicaux qui résultent de l'usage non médical des drogues engendrant la dépendance. Elle estime donc que l'appel de la Commission des Stupéfiants, approuvé par le Conseil économique et social, qui invite l'Organisation mondiale de la Santé à prêter son concours à la Commission en établissant en temps utile des rapports sur les caractéristiques épidémiologiques de l'abus des drogues, doit être entendu. En conséquence, la délégation espagnole appuie le projet de résolution et l'amendement au paragraphe 3 du dispositif proposé par le délégué de l'Union soviétique. M. QAYYUM (Pakistan) déclare que son pays est tout à fait conscient de la gravité de la pharmacodépendance et de l'abus des drogues tout récemment, à la demande du Gouvernement des Etats -Unis, le Pakistan a pris des mesures pour tarir l'offre des stupéfiants, dont certains sont cultivés et produits dans le pays. A son avis, il importe de ne pas perdre de vue certains aspects particuliers de la pharmacodépendance. Tout d'abord, on ne peut guère parler à son sujet de maladie; il s'agit plutôt d'un problème médico- social. Deuxièmement, on ne connaît pas encore assez bien la nature véritable et le degré de la dépendance. Troisièmement, on ne connaît pas avec précision la morbidité et la mortalité qui sont imputables à la pharmacodépendance et à l'abus des drogues. Quatrièmement, ce sont les pays relativement riches et les couches les plus aisées de la population qui sont les plus touchés. Etant donné ces caractéristiques particulières, la délégation du Pakistan estime qu'il existe des secteurs où les ressources limitées de l'OMS seraient mieux employées qu'à la recherche sur la pharmacodépendance, l'abus des drogues et les problèmes qu'ils posent. Dans ce domaine, les activités de l'OMS devraient se limiter pour l'essentiel au rassemblement et à la confrontation des renseignements transmis par les pays qui font des recherches sur cette question et à la communication de ces informations à tous les pays. M. Qayyum approuve l'amendement au paragraphe 1 du dispositif proposé par la délégation du Royaume -Uni et estime qu'un amendement analogue pourrait être apporté au paragraphe 2 du dispositif. :

Le Dr LAMBO, Sous- Directeur général, dit que les observations qui ont été faites au cours de la discussion sont très pertinentes, encourageantes et constructives et renseignent le Secrétariat sur les activités et les programmes actuellement en cours dans différents pays. Acceptant de jouer le rôle important de chef de file, l'Organisation a pris l'initiative de certains programmes, tandis. qu'elle en encourageait ou coordonnait de nombreux autres. Cependant, l'OMS ne peut pas se charger de tout, et il est des programmes dont il vaut mieux laisser le soin aux laboratoires nationaux, quitte pour l'OMS à en assurer la coordination. D'autres programmes ont dû être lancés et encouragés par l'Organisation, sans parler de ceux que sa Constitution lui fait obligation, pour des raisons techniques, de mettre en oeuvre elle -même, comme c'est le cas pour l'étude de l'épidémiologie de l'abus des drogues et de la pharmacodépendance, ainsi que pour le rassemblement, l'analyse et la diffusion des informations. Il faut espérer que les Etats Membres prendront le problème très au sérieux et lui accorderont l'attention qu'il mérite. Le Secrétariat est déçu de constater que lui fait défaut l'assistance, et singulièrement l'assistance financière, qui permettrait à l'OMS d'exécuter une partie de ces programmes qui, s'ils sont modestes, ne manquent pas d'imagination, de dynamisme et d'esprit d'innovation. Il y a encore de graves lacunes dans la connaissance des causes de la pharmacodépendance, de sa psychodynamique, du canevas de sa distribution au sein d'une population ou d'une collectivité, et des facteurs psychopharmacologiques liés à bon nombre des drogues qui engendrent la dépendance. Il reste en outre beaucoup à apprendre sur les facteurs écologiques humains, sur les facteurs psycho -sociaux, sur la vulnérabilité psychologique des individus qui prennent de la drogue et, tout spécialement, sur l'interaction entre la drogue, l'homme et la société. Le Dr Lambo espère que les délégués saisiront leur gouvernement de la question, particulièrement à la lumière de la déclaration du Directeur exécutif par intérim du Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues. L'OMS a besoin du soutien du fonds bénévole pour la promotion de la santé et d'autres sources de financement. Répondant aux observations et aux questions formulées au cours du débat, le Dr Lambo explique que l'OMS est bien décidée à diffuser les informations pertinentes dès que le Comité d'experts aura évalué les renseignements recueillis à ce jour. Au cours de ses recherches sur l'épidémiologie de la pharmacodépendance, le Comité accordera une place considérable aux aspects sociologiques du problème. Le Directeur général accepte avec plaisir l'offre du délégué de la Pologne de mettre à la disposition de l'Organisation les moyens dont son pays dispose pour l'étude des substances psychotropes. L'OMS fait appel aux installations et aux institutions nationales le plus souvent possible. Le Dr Lambo donne au délégué de la Suisse l'assurance que les aspects pharmacologiques de l'abus des drogues sont l'un des points les plus importants du programme consacré à l'épidémiologie de la pharmacodépendance. En ce qui concerne la formation du personnel, les ressources et l'assistance technique disponibles, le Sous -Directeur général indique que le programme élargi approuvé par les Vingt -Quatrième

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et Vingt- Cinquième Assemblées mondiales de la Santé porte sur tous les aspects de la pharmacodépendance - qu'il s'agisse de la prévention, du traitement, de la réadaptation ou de la formation ainsi que sur l'assistance aux Etats Membres.

Le Dr SACKS, Secrétaire de la Commission, déclare que, bien que la décision du Conseil économique et social sur la résolution mentionnée dans le projet de résolution soumis à la Commission soit imminente, elle n'est pas encore connue. La Commission ne peut donc pas passer au vote sur le projet de résolution avant que le Conseil économique et social ne se soit prononcé. De plus, les auteurs du projet de résolution souhaitent réviser leur texte à la lumière des nombreuses suggestions qui ont été faites. Le Secrétaire propose donc que la Commission renvoie à une prochaine séance la suite de l'examen de ce point de l'ordre du jour. Il en est ainsi décidé. (Voir le procès -verbal de la dixième séance, section 3.) 3.

COORDINATION A L'INTERIEUR DU SYSTEME DES NATIONS UNIES

Ordre du jour, 3.20

A la demande du PRESIDENT, qui signale que la Commission a déjà examiné le rapport du Directeur général sur la coordination à l'intérieur du système des Nations Unies en ce qui concerne le mode d'établissement du barème des contributions (voir page 433), le Professeur VANNUGLI, représentant du Conseil exécutif, présente un rapport sur les débats qui ont eu lieu à la cinquante et unième session du Conseil. Conformément aux résolutions WHA21.33 et EB45.R33, le Directeur général a fait rapport au Conseil sur les faits nouveaux intervenus dans la coordination en matière administrative, budgétaire et financière à l'intérieur du système des Nations Unies, ainsi que sur les décisions d'ordre administratif de l'Assemblée générale des Nations Unies qui intéressent l'Organisation. Le Conseil a été informé et a pris note des faits qui sont intervenus dans les domaines suivants uniformisation des règlements financiers (question déjà examinée par la Commission sous le point 3.14 de l'ordre du jour), création d'une école des cadres des Nations Unies, établissement d'un système d'évaluation des coûts. Le Conseil a également pris note de la résolution adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies au sujet du rapport du Comité consultatif pour les Questions administratives et budgétaires (CCQAB) sur la coordination administrative et budgétaire entre l'Organisation des Nations Unies, les institutions spécialisées et l'AIEA. Après avoir examiné la résolution de l'Assemblée générale sur le maintien du Corps commun d'inspection, le Conseil a adopté la résolution EB51.R44 dans laquelle il recommande que l'Assemblée adopte une résolution visant à ce que l'OMS continue de participer au Corps commun d'inspection sur la base expérimentale existante pour une nouvelle période de quatre ans au -delà de 1973. Le Conseil exécutif a également examiné le rapport soumis à l'Assemblée générale par le Comité spécial pour la révision du'régime des traitements des Nations Unies ainsi que les avis formulés à ce sujet par le Comité consultatif de la Fonction publique internationale (CCFPI), le CCQAB et le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies en sa qualité de Président du Comité administratif de Coordination. Dans sa résolution EB51.R45, le Conseil exécutif a noté avec satisfaction la décision de l'Assemblée générale concernant la création d'une commission de la fonction publique internationale et a recommandé à l'Assemblée mondiale de la Santé d'autoriser le Directeur général à participer aux consultations relatives à l'élaboration du statut de la commission. Le Directeur général a présenté au Conseil un rapport détaillé sur toutes les mesures prises par l'Organisation des Nations Unies et par les institutions spécialisées qui ont une incidence directe sur les activités de l'OMS. Dans la résolution EB51.R46, Le Conseil a recommandé au Directeur général de poursuivre ses efforts de coordination conformément aux indications données dans le rapport. :

Le Dr BELLERIVE, Directeur de la Division de la Coordination, déclare que le document A26/27 est une version révisée du rapport sur la coordination présenté par le Directeur général au Conseil exécutif à sa cinquante et unième session. Il contient des renseignements récents sur les sujets auxquels s'est référé le représentant du Conseil exécutif ainsi que sur le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Il porte sur vingt -six résolutions du Conseil économique et social et quarante -quatre résolutions de l'Assemblée générale des Nations Unies relatives aux activités du programme, ainsi qu'aux questions administratives et budgétaires. La première partie du document traite du problème des pays coloniaux et de l'apartheid. Depuis la réunion du Conseil exécutif, le Directeur général a pris les dispositions voulues pour que l'OMS participe à la conférence internationale d'experts pour le soutien des victimes du colonialisme et de l'apartheid en Afrique australe (Oslo, avril 1973). La coopération de l'OMS avec l'Organisation de l'Unité africaine (OUA) se poursuit et s'améliore et l'OMS est devenue membre à part entière du comité de coordination du bureau pour le reclassement et la formation des réfugiés africains. Le Directeur général prend actuellement des mesures, en coopération avec l'OUA, pour qu'une mission de l'OMS participe avec les autorités sanitaires des gouvernements qui accueillent les mouvements

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de libération reconnus par l'OUA, et avec les représentants de ces mouvements, à des discussions visant à mettre au point des programmes détaillés d'assistance qui seront exécutés en liaison avec le PNUD et le FISE. Des consultations importantes ont eu lieu entre les organisations membres du Comité administratif de Coordination et une délégation de l'OUA. Le document fait référence à la première évaluation biennale des progrès réalisés au cours de la deuxième décennie des Nations Unies pour le développement. L'OMS a déclaré qu'il ne serait pas possible d'évaluer avant 1975, les répercussions de la Stratégie internationale du développement dans le secteur de la santé. La coopération de l'OMS avec le coordonnateur des secours en cas de catastrophe progresse de manière satisfaisante. Au cours de sa cinquante et unième session, le Conseil exécutif a adopté une résolution priant le Directeur général d'envoyer au Nicaragua une mission consultative de haut niveau chargée d'élaborer, de concert avec le Gouvernement, un programme détaillé pour le relèvement et la reconstruction des services de santé à Managua. En liaison avec le Directeur régional pour les Amériques, une mission composée de sept spécialistes de la santé publique de haut rang s'est rendue au Nicaragua en avril 1973. Elle a déjà établi son rapport qui sera soumis au Conseil exécutif quand il aura été approuvé par le Gouvernement du Nicaragua. L'OMS a coopéré très étroitement avec le Haut Commissaire des Nations Unies pour les Réfugiés en ce qui concerne la mise en oeuvre de son programme ordinaire et à propos du rapatriement, de la réadaptation et du relogement des réfugiés dans le sud du Soudan. L'Organisation participe à la préparation du Congrès mondial de la Population de 1974. Avec l'aide du Fonds des Nations Unies pour les Activités en matière de Population, l'OMS a pu apporter une meilleure assistance aux gouvernements. Le Directeur général coopère avec toutes les organisations du système des Nations Unies et avec les organisations non gouvernementales intéressées pour que l'on prête toute l'attention voulue aux aspects sanitaires des questions de population. Parmi les nombreuses autres questions abordées dans le rapport figurent celles de l'exode du personnel qualifié des pays en voie de développement vers les pays développés et de la collaboration avec le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance et le Programme alimentaire mondial; ce dernier, au cours de ses dix années d'existence, a consacré quelque US $87 millions à l'exécution de quarante projets visant à promouvoir la santé. M. FURTH, Sous -Directeur général, présente le rapport du Directeur général concernant l'établissement d'une commission de la fonction publique internationale.1 Il rappelle que l'Assemblée générale des Nations Unies, dans sa résolution 3042 (XXVII), a décidé en principe de créer cette commission qui serait chargée de reprendre certaines des fonctions consultatives du Comité consultatif de la Fonction publique internationale (CCFPI) et qui assumerait en outre un certain nombre de fonctions statutaires. La commission fera des recommandations à l'Assemblée générale sur les principes qui doivent régir la détermination des conditions d'emploi du personnel, les échelles de traitement et les taux d'imposition du personnel. Elle établira des normes de classification des postes et des critères de recrutement et mettra au point des programmes de perfectionnement du personnel. L'Assemblée générale a prié les chefs de secrétariat des institutions du système des Nations Unies d'établir des propositions détaillées concernant la création de la commission, ainsi qu'un projet de statut. Les chefs de secrétariat ont établi un projet provisoire de statut qui sera, dans les prochains jours, soumis à l'examen du CCFPI, puis du CCQAB avant d'être présenté à l'Assemblée générale à l'automne prochain. Si le statut est adopté par l'Assemblée générale, il sera soumis au Conseil exécutif de l'OMS à sa cinquante- troisième session, puis à la Vingt Septième Assemblée mondiale de la Santé en mai 1974 pour ratification officielle. Le Directeur général pense que la création de la commission est une initiative heureuse et le Conseil exécutif a partagé son avis. Le rapport du Directeur général contient un projet de résolution qui est soumis à l'examen de la Commission. La séance est levée à 17 h.10.

1 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1973, N° 209, annexe 13.

HUITIEME SEANCE Samedi 19 mai 1973, 9 h.30 Président :

Dr A. W. AL -MUFTI (Irak)

1.

COORDINATION A L'INTERIEUR DU SYSTEME DES NATIONS UNIES (suite)

Ordre du jour, 3.20

A propos de la section 28 du document A26/27, M. HEINRICI (Suède) dit que la délégation suédoise attache beaucoup d'importance à la question de la coopération entre le PNUD et les organisations participantes et chargées de l'exécution. Leurs fonctions d'exécutants des projets du PNUD absorbent une part toujours plus grande de l'activité de bien des institutions spécialisées; c'est le cas notamment pour l'OMS, qui a été chargée jusqu'ici d'exécuter 81 projets au total et qui a reçu du PNUD des contributions s'élevant à environ US $63 millions. - et par conséquent l'oeuvre de l'OMS - est de Le développement des services de santé toute évidence un facteur essentiel du développement socio- économique; la Suède attache une importance toute particulière aux programmes intéressant la santé de la famille, notamment à ceux qui ont trait aux services de santé maternelle et infantile et de planification familiale. De l'avis de la délégation suédoise, l'action des institutions spécialisées est la clef de voúte du PNUD et de son système de programmation par pays. Etant donné la place croissante que les programmes soutenus par le PNUD occupent dans les activités des institutions (tendance dont la Suède se réjouit), le rôle directeur et centralisateur de l'OMS et des autres institutions dans leurs domaines de compétence respectifs ne pourra que se renforcer. Comme il sera fait, pour cette raison, de plus en plus appel aux services des organisations chargées de l'exécution des projets et à leurs organes directeurs, il apparaît que ces derniers auraient intérêt à examiner de manière très approfondie les activités opérationnelles dans le domaine de la coopération pour le développement. Rappelant la résolution WHA25.31 de la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé et la résolution 2975 (XXVII) de l'Assemblée générale des Nations Unies, M. Heinrici suggère que le Conseil exécutif soit périodiquement saisi de rapports sur les programmes de l'OMS soutenus par le PNUD; il disposerait ainsi des éléments de base nécessaires pour étudier plus à fond l'exécution des programmes en question, ainsi que le rôle de l'OMS dans les entreprises du PNUD et dans son système de programmation par pays, Un paragraphe à cet effet devrait être ajouté au projet de résolution pertinent. Le Dr HEMACHUDHA (Thallande) note avec satisfaction que le Rapport annuel du Directeur général (chapitre 9) et le document soumis à la Commission (section 13) soulignent l'un et l'autre que la planification familiale est de plus en plus largement considérée comme un facteur important de l'amélioration du bien -être de la famille et, à ce titre, comme partie intégrante des activités de santé maternelle et infantile et des prestations médico- sanitaires en général. La Thallande applique elle aussi cette politique qui a rendu nécessaire le renforcement de l'ensemble des structures sanitaires et du système de soins, en particulier des services de santé maternelle et infantile et de planification familiale. Il a fallu pour cela mobiliser des ressources nationales et internationales considérables dont l'utilisation judicieuse exige maintenant une coordination étroite. A l'échelon national, le Ministère de la Santé se charge pour l'essentiel de coordonner la planification avec les différents ministères et institutions intéressés. A l'échelon international, l'OMS et le FISE, dans le cadre de l'assistance qu'ils fournissent pour le développement des services de santé, ont aidé la ThaYlande à formuler des demandes d'aide adressées au FNUAP. C'est là un excellent exemple du caractère pluridisciplinaire de la planification familiale intégrée àla protection médico- sanitaire, et du rôle de plus en plus important que les ministères de la santé doivent assumer pour faire en sorte que les ressources disponibles servent à renforcer l'action de santé dans le cadre des plans nationaux de développement socio- économique, en évitant tout gaspillage d'efforts et de moyens. En ce qui concerne la question complexe de la coordination au niveau international, le Dr Hemachudha réaffirme que la mission de l'OMS dans ce domaine est si claire que l'on ne peut qu'encourager l'Organisation à jouer toujours plus pleinement son rôle directeur. Il félicite l'OMS de l'assistance qu'elle a fournie en 1972 à quelque cinquante pays et de tout ce qu'elle a fait pour assurer la coopération à l'intérieur du système des Nations Unies ainsi qu'avec les organisations non gouvernementales et les organismes bénévoles. Le Dr SAENZ (Uruguay), se référant à la section 9 du document soumis à la Commission ( "Catastrophes naturelles et autres situations critiques ") ainsi qu'à la résolution EB51.R43 du Conseil exécutif, demande si un rapport complet sur l'aide fournie au Nicaragua pourrait être présenté, de préférence en séance plénière.

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Dans la section 2 du document ( "Organisation des travaux du Conseil économique et social "), le Dr ALY (Egypte) note qu'après avoir examiné le rapport du Directeur général qui expose sommairement les activités de l'OMS - en précisant que les quatre grands secteurs prioritaires à l'échelle mondiale sont le renforcement des services de santé, le développement des personnels de santé, la lutte contre les maladies (y compris leur prévention) et la promotion de la salubrité de l'environnement -, le Comité de Coordination du Conseil économique et social a fait valoir que l'OMS devrait mettre davantage l'accent sur son rôle de centre international de coordination et d'échange de renseignements sur les questions relatives à la santé. La délégation égyptienne apprécie les efforts déployés par l'OMS dans ce domaine, mais espère qu'une attention plus grande encore sera accordée à cet aspect des activités de l'Organisation. Le Conseil économique et social a invité le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies à établir, en accord avec les institutions spécialisées intéressées et avec le Directeur du PNUD, des propositions sur la possibilité de créer un fonds des protéines. Malgré les divergences de vues qui sont apparues au cours des discussions sur le problème du manque de protéines (qui est commun à la plupart des pays en voie de développement), la délégation égyptienne demande instamment à l'OMS de faire tout ce qui est possible pour améliorer la situation. Il est inadmissible que des millions de gens souffrent de carence en protéines dans un monde qui produit plus d'aliments qu'il n'en faut pour la population totale et où d'énormes ressources en protéines restent inutilisées ou insuffisamment employées. Le Dr Aly appelle alors l'attention sur le paragraphe 16.5, qui mentionne la résolution 1687 (LII) du Conseil économique et social. Il ne s'étendra pas sur la manière dont l'agression dans le Moyen- Orient a privé nombre de femmes et d'enfants des nécessités fondamentales de la vie. Les détails en sont trop connus. Mais il invite instamment l'OMS à prendre les mesures voulues pour fournir toute l'assistance humanitaire possible aux femmes et aux enfants ainsi qu'à tous ceux qui, dans le Moyen- Orient, sont exposés à des dangers et à des risques semblables. C'est là une question fondamentalement liée à celle qui fait l'objet de la section 21 ( "Droits de l'Homme ") dont le paragraphe 21.4 en particulier évoque la résolution 3005 (XXVII) de l'Assemblée générale sur le "Rapport du Comité spécial chargé d'enquêter sur les pratiques israéliennes affectant les droits de l'homme de la population des territoires occupés ". Pour le Dr SUMBUNG (Indonésie), le fait que l'OMS coopère avec un si grand nombre d'organisations appartenant ou non au système des Nations Unies atteste clairement que la santé est maintenant considérée comme un facteur important et même essentiel du développement socio- économique. La délégation indonésienne espère que l'OMS continuera de jouer un rôle important dans certains des programmes évoqués par le document dont la Commission est saisie, en particulier ceux qui se rattachent aux secteurs suivants science et technique; rayonnements ionisants; production et consommation de protéines comestibles; éducation, notamment création d'une université internationale; catastrophes naturelles; réfugiés; environnement; pharmacodépendance; problèmes de population et planification familiale. Le Dr Sumbung s'arrêtera plus spécialement sur la planification familiale car elle a ceci d'important qu'elle offre le moyen non seulement de ralentir une croissance démographique trop rapide, mais aussi d'améliorer la qualité de la vie des enfants, des mères et de l'ensemble de la famille. Au cours des dernières années, un grand nombre d'Etats Membres ont adopté des programmes nationaux de planification familiale, d'autres ont attribué à la question un rang de priorité élevé. A l'échelon international, les questions de population et de planification familiale sont maintenant considérées comme un problème mondial d'importance majeure, exigeant une action concertée. L'aide fournie dans ce domaine au moyen des fonds nationaux et internationaux a dépassé de beaucoup celle qui est allée aux services de santé généraux, de sorte que l'équilibre entre les programmes de planification familiale et les services de santé auxquels ils sont intégrés risque d'en souffrir. Une pression considérable a été exercée sur les administrateurs de la santé publique pour qu'ils mènent à bien les programmes de planification familiale, mais le sujet étant relativement nouveau, ils ont souvent des doutes quant à la meilleure façon de procéder. A cet égard, l'OMS pourrait apporter une aide précieuse aux Etats Membres renforcement des services de santé généraux, plus spécialement des dans les secteurs suivants services de santé maternelle et infantile, à l'appui du programme de planification familiale; élaboration de méthodes assurant l'efficacité des services de planification familiale à tous les échelons; formation de différentes catégories de personnels de santé pour les programmes de planification familiale. Le Dr Sumbung note avec satisfaction (paragraphe 13.7) que l'OMS collabore aux préparatifs du Congrès mondial de la Population et de l'Année mondiale de la Population. Il espère qu'elle aidera ses Membres à préparer comme il convient les délégations envoyées au Congrès et qu'elle insistera pour que des administrateurs de la santé publique en fassent partie. : :

Le Dr ONYANGO (Kenya) appelle l'attention sur le paragraphe 13.6 où sont mentionnés les principes généraux énoncés par le Comité administratif de Coordination, à savoir que les services de santé généraux, notamment les services de santé maternelle et infantile, doivent continuer de constituer le cadre essentiel des prestations de planification familiale. La délégation du Kenya estime qu'il est extrêmement important que l'aide fournie pour la planification familiale tienne compte de

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l'état de développement des services de santé généraux et des services de santé maternelle et infantile et que le programme de planification familiale fasse partie intégrante de l'activité de ces services. Le Dr AVILES (Nicaragua) rappelle qu'en sa qualité de membre du Conseil exécutif, il a présenté au Conseil, à sa cinquante et unième session, un rapport sur le coût des dommages causés au secteur sanitaire par le tremblement de terre du Nicaragua (annexe du document EB51/SR /13 Rev.l, dans la série des procès- verbaux de la cinquante et unième session du Conseil exécutif). Près de 25 % des 2 millions d'habitants que compte le Nicaragua étaient concentrés à Managua. En l'espace de deux heures environ, le tremblement de terre a presque entièrement détruit la ville. Le taux de mortalité a été de 25 pour 1000 habitants, le taux des blessures de 250 pour 1000 et le coût total pour le secteur de la santé a été estimé à US $200 millions, les dégâts subis par les hôpitaux et centres de santé se chiffrant à US $33 millions. L'OMS a fourni une assistance d'urgence très efficace. Dans sa résolution EB51.R43, adoptée à l'unanimité, le Conseil exécutif a prié le Directeur général d'envoyer une mission consultative de haut niveau chargée d'élaborer, de concert avec le Gouvernement du Nicaragua, un programme détaillé pour le relèvement et la reconstruction des services de santé à Managua, et de faire lancer par le Siège de l'OMS et par le Bureau régional des Amériques un appel à tous les Etats Membres, les invitant à fournir une aide pour la construction d'un hôpital national universitaire et d'un centre national de santé. Le Dr Avilés remercie l'OMS et tous ceux qui ont participé à cette mission. Un rapport a été établi qui sera présenté, soit à l'Assemblée, soit au Conseil exécutif. En attendant, le Dr Aviles sera heureux de fournir des détails complémentaires à une séance plénière de l'Assemblée. A la section 17 du document A26/27, le Dr ADESUYI (Nigéria) note avec satisfaction que l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution invitant le Secrétaire général à entreprendre une étude sur l'exode du personnel qualifié des pays en voie de développement vers les pays développés. Il espère que cette étude permettra d'apporter des solutions convenables au problème. La création d'établissements d'enseignement dans les pays en voie de développement serait des plus utile car l'exode en question tient en grande partie au fait que les études, et surtout les études postuniversitaires, ne peuvent se faire qu'à l'étranger. Toutefois, il faudra un certain temps avant que les efforts entrepris dans ce sens portent leurs fruits. En attendant, les pays développés peuvent faire beaucoup non seulement en aidant à améliorer les possibilités de formation dans les pays en voie de développement, mais aussi en adoptant une politique telle que les étudiants ne soient pas tentés de rester travailler dans le pays où ils ont fait leurs études. En fait, certains pays développés s'y emploient déjà et insistent pour que les étudiants retournent dans leur pays d'origine une fois leurs études terminées. Il faut espérer que d'autres pays suivront cet exemple.

Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) a trouvé dans le document A26/27 un exposé complet et intéressant de la situation, mais il aimerait cependant avoir quelques précisions sur certains points. Il constate avec inquiétude que, d'après le paragraphe 1.4 du rapport, très peu de mesures concrètes ont été prises pour donner suite aux résolutions concernant les pays et les peuples coloniaux ainsi que l'apartheid. Par exemple, qu'a fait l'OMS pour appliquer ces résolutions ? Et quelle aide a -t -elle apportée aux 17 territoires non autonomes mentionnés au paragraphe 1.5.3 ? Se référant à la question de l'établissement d'un fonds spécial des protéines, évoquée au paragraphe 5.2, le délégué de l'URSS demande quel rôle a joué l'OMS à ce sujet et quelle a été sa contribution aux activités du Groupe consultatif des Protéines. A propos de la section 6 du rapport ( "Science et technique "), il aimerait savoir dans quelle mesure les autres organisations coordonnent leurs activités en matière de recherche biomédicale et quelles relations l'OMS entretient avec ces organisations. En ce qui concerne la section 13, il demande des précisions sur ce que fait l'OMS pour préparer sa participation au Congrès mondial de la Population qui aura lieu en 1974. S'agissant de la section 15, le Professeur Lisicyn dit ne pas ignorer que l'OMS collabore activement à la mise en place d'un système international d'information médicale dans le cadre d'un système unifié d'information scientifique et technique. Il serait intéressant de savoir quelles sont les institutions nationales qui participent à ce projet et de quelle manière l'OMS entend aborder les problèmes que doit étudier le Bureau inter -organisations pour les systèmes d'information et activités connexes. En outre, quelles sont exactement les mesures prises par le Directeur général pour faire face au problème mentionné à la section 17 du rapport, à savoir l'exode du personnel qualifié des pays en voie de développement vers les pays développés ? C'est avec beaucoup d'intérêt que le Professeur Lisicyn a pris connaissance du paragraphe 28.7, d'où il ressort que le PNUD manque de fonds. Il demande si les crédits affectés par le PNUD à l'action de santé ont été réduits; il lui semble que les demandes de crédits présentées par les gouvernements pour le développement de leurs services de santé ont considérablement diminué et il aimerait savoir quelle est exactement la situation actuelle. Les engagements du FISE au titre de l'action sanitaire (paragraphe 29.1 du rapport) ont -ils également tendance à diminuer ? Au sujet de la section 33, le Professeur Lisicyn demande si des plans ont déjà été établis pour l'Ecole des Cadres des Nations Unies et s'il est possible d'avoir des précisions à cet égard.

COMMISSION B

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HUITIEME SEANCE

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Enfin, le Professeur Lisicyn note que le paragraphe 36.5 fait mention de la résolution du Conseil économique et social priant les secrétariats des organismes intergouvernementaux de communiquer à ceux -ci des rapports systématiques succincts sur la mise en oeuvre des principales recommandations du Corps commun d'inspection. Il demande si le Secrétariat de l'OMS a soumis un rapport de ce genre et, dans l'affirmative, il désirerait en connaître le contenu. Le Dr BELLERIVE, Directeur de la Division de la Coordination, remercie les membres de la Commission de leurs observations sur le document A26/27. En réponse au délégué de la Suède, il fait remarquer que le Secrétariat présente régulièrement des rapports au Conseil exécutif et à l'Assemblée de la Santé sur la coopération de l'OMS avec le PNUD. Quoi qu'il en soit, si la Commission le désire, le Directeur général pourra préparer un rapport plus détaillé. Le délégué de la Thallande a appelé l'attention de la Commission sur l'aide que son pays aimerait recevoir pour le développement de la planification familiale dans le cadre des services de santé de base. Le Dr Bellerive peut lui donner l'assurance que l'approche qu'il a esquissée correspond à celle que suit l'Organisation. En ce qui concerne la catastrophe qui a frappé le Nicaragua, le Dr Bellerive déclare ne pouvoir fournir d'autres renseignements que ceux qu'il a donnés en présentant le point de l'ordre du jour. Le délégué de l'Egypte peut être certain que les questions qu'il a évoquées sont constamment présentes à l'esprit du Directeur général. Enfin, les problèmes mentionnés par le délégué de l'Indonésie font partie des priorités définies dans le programme de travail de l'Organisation. Le Dr SACKS (service de la Coordination des programmes) signale aux délégués qui se sont référés à la résolution 3017 (XXVII) de l'Assemblée générale des Nations Unies, concernant l'exode du personnel qualifié, que l'Organisation des Nations Unies s'emploie à créer un "point central" pour l'échange de renseignements à ce sujet au niveau des secrétariats. Plusieurs organisations du système des Nations Unies prépareront des études approfondies sur la situation dans leurs domaines respectifs; la Commission peut être assurée que ces études ne feront pas double emploi. Répondant au délégué de l'Egypte, le Dr Sacks dit que le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies est entré en rapport avec l'OMS au sujet de la résolution du Conseil économique et social sur la protection des femmes et des enfants en période d'urgence et de conflit armé. L'OMS prépare, sur les aspects sanitaires de la question, un document qui sera présenté à la Commission de la Condition de la Femme et, par son intermédiaire, à d'autres organes des Nations Unies. En réponse à la question du délégué de l'URSS concernant l'application de la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, le Dr Sacks rappelle que le Directeur général a présenté à la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé un document détaillé pour l'informer des mesures prises à ce sujet' et qu'il a été prié de poursuivre son action dans ce sens. Le Dr Bellerive a déjà donné des indications sur les mesures prises au cours de l'année écoulée. Bien qu'elle n'ait pas pris position au sujet de la création d'un fonds spécial des protéines, l'OMS a tenu l'Assemblée générale des Nations Unies et le Conseil économique et social informés de l'importance qu'elle attache au problème des protéines, donnant suite ainsi à la demande que le Conseil exécutif avait formulée en janvier 1972 après avoir examiné un rapport sur le problème de la nutrition et notamment des protéines. L'OMS a pris une part active à la première session du Comité de la Science et de la Technique au Service du Développement, récemment créé par le Conseil économique et social. En outre, un membre du Comité consultatif sur l'Application de la Science et de la Technique au Développement a participé aux réunions du Comité consultatif de la Recherche médicale de l'OMS. Le Bureau inter -organisations pour les systèmes d'information et activités connexes n'est pas appelé à collaborer avec les organisations nationales. C'est un organe inter-organisations du système des Nations Unies. Les relations que l'OMS entretient avec ce bureau sont évoquées au paragraphe 15.3 du document A26/27. Les activités du Bureau inter-organisations feront l'objet d'un rapport détaillé du CAC en 1974, mais le Conseil exécutif et l'Assemblée de la Santé seront entre -temps tenus au courant de ses travaux. Les types de cours que sera appelée à donner l'Ecole des Cadres des Nations Unies sont indiqués au paragraphe 33.1; on ne dispose pour le moment d'aucun autre renseignement á ce sujet. A sa vingt- huitième session, l'Assemblée générale des Nations Unies examinera la question de la création de l'Ecole des Cadres et ses décisions seront communiquées au Conseil exécutif et à l'Assemblée de la Santé. Pour terminer, le Dr Sacks rappelle que des rapports concernant les activités du Corps commun d'inspection sont régulièrement présentés au Conseil exécutif. Le Dr BELLERIVE, Directeur de la Division de la Coordination, répondant au délégué de l'URSS, déclare que le montant des crédits alloués par le FISE pour des projets sanitaires n'a pas été réduit en valeur absolue. Toutefois, il a diminué en pourcentage à mesure que le FISE élargissait son programme de développement socio- économique. Pour ce qui est de la coopération de l'OMS avec le PNUD, le Dr Bellerive signale que depuis 1972, ce sont les pays eux -mêmes qui décident des programmes qu'ils souhaitent voir exécuter, conformément au principe de la programmation par pays. Dans ces conditions, on ne peut pas dire que le

1

Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1972, N° 201, annexe 11.

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PNUD a réduit ses allocations de crédits à l'OMS mais les pays peuvent évidemment demander ou ne pas demander des projets d'action sanitaire. M. FURTH, Sous -Directeur général, ajoute que la part de l'OMS dans les crédits alloués par le PNUD est restée constante en pourcentage mais que son montant en dollars a augmenté. Si l'on considère les trois années qui ont précédé la fusion des éléments Assistance technique et Fonds spécial du PNUD, les crédits alloués à l'OMS se sont montés à environ US $12,5 millions en 1969, US $13 millions en 1970 et US $15 millions en 1971. Depuis le ler janvier 1972, date de la fusion des éléments Assistance technique et Fonds spécial, le PNUD applique un nouveau système de programmation. D'après les chiffres indicatifs de planification du PNUD, il est maintenant prévu que, pour l'ensemble des pays, une somme de US $1523 millions sera allouée aux organisations participantes pendant la période de cinq ans comprise entre 1972 et 1976; la part qui revient à l'OMS représente au total US $79 240 663 qui seront répartis entre 402 projets. Cette somme, correspondant aux projets de l'OMS qui ont déjà été approuvés par le PNUD, représente environ 5,20 % de l'ensemble des crédits qui seront alloués pour la période de cinq ans en question et l'allocation annuelle moyenne est d'environ US $15,5 millions pour l'OMS.

Le Dr ZAHRA, Directeur de la Division de la Santé de la Famille, répond à des questions posées au cours de la discussion. Selon toute vraisemblance, les activités de planification familiale vont se développer dans les services de santé généraux et en particulier dans les services de protection maternelle et infantile. Alors qu'en 1969, 23 pays avaient demandé une assistance dans ce domaine, on compte maintenant 55 pays pour lesquels ont été approuvés des projets qui bénéficieront d'une aide financière complémentaire du Fonds des Nations Unies pour les Activités en matière de Population et du FISE. Plusieurs délégués ont dit comment les ministères de la santé de leurs pays s'emploient à renforcer la planification, l'organisation et l'évaluation de leurs systèmes médico- sanitaires afin d'assurer leurs nouvelles responsabilités sur une base pluridisciplinaire et multisectorielle. Les délégués de la Thailande et de l'Indonésie ont mis en lumière l'interdépendance de la santé maternelle et infantile et de la planification familiale; dans ces conditions, il paraît nécessaire de mettre en place des services sanitaires polyvalents où seront coordonnés les différents secteurs d'activité. A propos des inquiétudes exprimées par le délégué du Kenya, le Dr Zahra précise que l'assistance fournie par l'OMS et par les différents organismes de financement a pour objectif le renforcement général des services de santé de base. Bien entendu, il appartient aux ministères de la santé de continuer à faire preuve d'initiative pour coordonner leurs activités avec celles des autres ministères. Pour ce qui est de l'effort déployé à l'échelon international, il tient à assurer au délégué de la Suède que l'action de planification familiale bénéficie d'une assistance dans le cadre des programmes soutenus par le PNUD et que tous les organismes compétents, au sein et à l'extérieur du système des Nations Unies, collaborent à ces activités. De l'avis de l'OMS, il est très important que les pays puissent bénéficier, grâce à une coordination efficace, d'une assistance équilibrée et systématique qui leur permette de développer leurs activités de planification familiale dans le cadre des services de santé de la famille et des autres services sociaux. Le Congrès mondial de la Population se tiendra en 1974, sans doute à Bucarest. Le Secrétaire général du Congrès est déjà désigné et l'OMS a chargé un conseiller médical, qui sera affecté au secrétariat du Congrès, de veiller à ce que la place voulue soit faite aux questions de santé dans l'ordre du jour du Congrès. En réponse à la question du délégué de l'URSS, le Dr Zahra donne des précisions sur le projet d'ordre du jour du Congrès et confirme que l'OMS a préparé, pour le Congrès, trois documents de base comme l'indique le paragraphe 13.7 du document A26/27. Le PRESIDENT suggère que le Rapporteur prépare un projet de résolution tenant compte des opinions exprimées au cours de la discussion,' Il invite la Commission à examiner le projet de résolution sur le maintien du Corps commun d'inspection, que le Conseil exécutif recommande dans sa résolution EB51.R44.

Décision

:

Le projet de résolution est approuvé.2

Le PRESIDENT invite alors la Commission à examiner le projet de résolution suivant sur la commission de la fonction publique internationale :

La Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé, Notant avec satisfaction l'initiative prise par l'Assemblée générale des Nations Unies dans sa résolution 3042 (XXVII) concernant l'établissement d'une commission de la fonction publique internationale; et Notant que les chefs de secrétariat de l'Organisation des Nations Unies et des institutions spécialisées se sont mis d'accord sur un projet provisoire de statut pour ladite commission,

1 Voir p. 2

491.

Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le quatrième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA26.50.

COMMISSION B 1.

:

HUITIEME SEANCE

479

SE FELICITE de la décision de l'Assemblée générale des Nations Unies de créer en principe une commission de la fonction publique internationale en vue d'améliorer davantage encore la coordination administrative entre les institutions du système commun; et 2. AUTORISE le Directeur général à continuer de collaborer pleinement à la préparation de propositions détaillées destinées à être soumises à la vingt -huitième session de l'Assemblée générale pour la création de la commission. M. MUHEIM (Suisse) fait observer qu'un certain nombre de questions importantes restent encore en suspens à la suite de la décision de l'Assemblée générale des Nations Unies relatives à l'établissement d'une commission de la fonction publique internationale. Ces questions concernent notamment les attributions, le mandat et la composition de la future commission. Le Secrétariat pourrait -il donner quelques indications complémentaires sur le projet de statut qui a été préparé par le CAC ? Il semble, en effet, que l'OMS n'aura plus l'occasion de donner son avis sur ce statut avant que celui -ci soit adopté par l'Assemblée générale puis soumis à l'Organisation pour approbation. M. FURTH, Sous -Directeur général, dit qu'en dehors des indications données dans le rapport du Directeur général,1 le Secrétariat dispose de très peu de renseignements sur le statut de la commission. De toute évidence, aucun texte définitif n'a encore été rédigé. Le projet tout à fait provisoire qui a été préparé par le CAC sera examiné par le Comité consultatif de la Fonction publique internationale à sa session de mai 1973. Le Conseil exécutif et l'Assemblée de la Santé seront tenus amplement informés de la situation à leurs sessions de 1974. Si, d'ici là, l'Assemblée générale des Nations Unies adopte un nouveau texte, l'Assemblée de la Santé pourra décider si elle désire le ratifier. Décision :

Le projet de résolution est approuvé.

2

La séance est levée à 10 h.50.

1 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1973, N° 209, annexe 13.

Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le quatrième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA26.51.

2

NEUVIEME SEANCE Lundi 21 mai 1973, 9 h.30 Président :

Dr A. W. AL -MUFTI (Irak)

1.

CAISSE COMMUNE DES PENSIONS DU PERSONNEL DES NATIONS UNIES

Ordre du jour, 3.21 Ordre du jour, 3.21.1

Rapport annuel du Comité mixte de la Caisse commune des Pensions du Personnel des Nations Unies pour 1971

M. FURTH, Sous -Directeur général, indique que la Commission doit se borner à prendre acte du rapport du Directeur général (document A26/29). Le rapport annuel du Comité mixte de la Caisse commune des Pensions du Personnel des Nations Unies pour 1971 a déjà été soumis à l'Assemblée générale des Nations Unies à l'automne de 1972; les délégués qui le désirent peuvent se procurer un exemplaire de ce rapport, mais l'essentiel de son contenu figure dans le document A26/29. Le Comité mixte s'est surtout préoccupé de maintenir la valeur des pensions face à l'inflation et à la dévaluation du dollar des Etats -Unis. En 1971 et 1972, la pension des retraités vivant en Suisse et dans un certain nombre d'autres pays a subi une diminution du pouvoir d'achat de l'ordre de 15 à 25 %, ce qui a amené le Comité des Pensions à recommander, à titre de mesure exceptionnelle, un ajustement des pensions versées. Au printemps de 1973, de nouvelles fluctuations monétaires ont fait sentir leurs effets sur les retraites. Les associations du personnel des organisations internationales ont constaté cette évolution avec une inquiétude croissante et ont examiné le problème avec les chefs de secrétariat desdites organisations. Le Secrétariat de l'OMS a estimé qu'il convenait d'informer l'Assemblée de la situation dont sont victimes tant de fonctionnaires internationaux à la retraite.

Le PRESIDENT appelle l'attention de la Commission sur le projet de résolution suivant

:

La Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé PREND NOTE de l'état des opérations de la Caisse commune des Pensions du Personnel des Nations Unies, tel qu'il apparaît dans le rapport annuel du Comité mixte de la Caisse pour 1971 et dont le Directeur général lui a rendu compte.

Décision

:

Le projet

résolution

Nomination de représentants au Comité des Pensions du Personnel de l'OMS

Ordre du jour, 3.21.2

Le PRESIDENT appelle l'attention de la Commission sur le document A26/30, dans lequel est brièvement exposé le système de nomination des représentants de l'Assemblée au Comité des Pensions du Personnel de l'OMS. Le Dr DE CONINCK (Belgique), tenant compte des remarques faites par M. Furth à propos du point précédent, propose que le mandat des représentants actuels de l'Assemblée au Comité des Pensions du Personnel de l'OMS soit reconduit pour un an, car ces représentants sont au courant de la situation et mieux à même que quiconque de régler les problèmes posés par les fluctuations monétaires. Le Dr MIKEM (Togo), Rapporteur, donne lecture du projet de résolution suivant :

La Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé, Considérant l'importance inhabituelle des questions dont le Comité des Pensions du Personnel de l'OMS et le Comité mixte de la Caisse commune des Pensions du Personnel des Nations Unies ont à s'occuper en ce moment; et Estimant donc qu'il est important d'assurer la continuité de la représentation de l'Assemblée au Comité des Pensions, DECIDE, à titre exceptionnel, de prolonger d'une année le mandat des personnes qui représentent actuellement l'Assemblée au Comité des Pensions du Personnel de l'OMS. Décision :

Le projet de résolution est approuvé.2

1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le quatrième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA26.44.

Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le quatrième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA26.45.

2

-480-

COMMISSION B 2.

NEUVIEME SEANCE

481

BATIMENT DU SIEGE

:

BESOINS FUTURS

Ordre du jour, 3.17

Le Professeur VANNUGLI, représentant du Conseil exécutif, rappelle que la Vingt- Cinquième Assemblée de la Santé, dans sa résolution WHA25.37, a pris acte avec satisfaction de l'acquisition par l'Organisation de la parcelle de terrain sur laquelle doit être construit le bâtiment supplémentaire du Siège, a tenu compte des projections d'effectifs qui ont été faites jusqu'en 1982, et a autorisé le Directeur général à conclure avec l'architecte choisi un contrat portant sur la préparation des plans et des devis estimatifs préliminaires. Un contrat a donc été signé en juin 1972 avec M. A. Bugna, de Genève, et les plans préliminaires ont été examinés lors de la troisième session du Comité spécial du Bâtiment du Siège, dont le rapport (publié à l'annexe 10 des Actes officiels N° 206) a été soumis au Conseil exécutif en janvier 1973. Dans sa résolution EB51.R38, le Conseil a partagé l'opinion du Comité spécial que les plans et devis proposés par l'architecte représentent une solution acceptable pour couvrir les besoins prévisibles du Siège en locaux supplémentaires et a prié le Comité spécial d'étudier le plan de financement du nouveau bâtiment. Simultanément, dans la résolution EB51,R39, le Conseil exécutif a prié le Directeur général de poursuivre ses négociations avec la Fondation des Immeubles pour les Organisations internationales (FIPOI) - organisme suisse dont la mission est de financer la construction de bâtiments pour les organisations internationales - et a prié le Comité spécial de faire rapport à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé sur l'évolution de la situation à cet égard.

Le Professeur AUJALEU (France), Président du Comité spécial du Conseil exécutif sur le Bâtiment du Siège, présente le rapport de la cinquième session du Comité spécial' et indique les progrès accomplis depuis la Vingt- Cinquième Assemblée de la Santé. Les plans préliminaires prévoient la construction d'un bâtiment de huit étages sur rez -de- chaussée, et de trois étages sous rez -dechaussée, dont deux niveaux de garages. Ce bâtiment communiquera avec le bâtiment actuel par le sous -sol. Le module de base aura une largeur de 1,32 m et la largeur minimale des bureaux sera de deux modules afin d'éviter l'étroitesse excessive des bureaux actuels. Le bâtiment sera équipé d'une cafeteria destinée au personnel des deux bâtiments, tandis que la cafeteria actuelle deviendra un prolongement du restaurant. D'autre part, il y aura une salle de réunion pouvant recevoir soit 100 personnes assises à des bureaux, soit 200 personnes assises sur des chaises. Enfin, l'architecte a prévu la possibilité d'agrandir le bâtiment, soit en construisant au- dessus de la cafeteria, soit en prolongeant le bâtiment en direction du nord. Le coût du nouveau bâtiment a été estimé à environ Fr.s. 68 millions en novembre 1972, mais les prix de la construction en Suisse augmentent d'environ 10 % par an et il faut s'attendre que cette tendance se maintienne. Le Directeur général avait été prié d'entrer en pourparlers avec la FIPOI au sujet du financement, mais le Gouvernement suisse a récemment pris un certain nombre de dispositions tendant à limiter la construction de nouveaux bâtiments, de sorte que la FIPOI n'est pas disposée pour l'instant à prêter les fonds voulus. Toutefois, cette décision n'est pas définitive et pourrait être reconsidérée. D'une façon générale, l'Assemblée a le choix entre trois solutions ou bien décider d'aller de l'avant, c'est -à -dire continuer les études et construire le bâtiment; ou bien décider de tout arrêter; ou, enfin, adopter une solution intermédiaire consistant à poursuivre les études, qui ne sont pas encore terminées. Les délégués ne seront probablement pas disposés pour l'instant à opter pour la première solution. La question qui se pose est donc la suivante : est -il plus avantageux pour l'OMS de tout arrêter pour le moment ou vaut -il mieux aller au moins jusqu'à l'établissement du projet définitif ? Le Comité spécial est d'avis qu'il serait plus judicieux d'achever les plans car il se pourrait que l'équipe d'architectes et d'ingénieurs soit difficile à reconstituer d'ici un certain temps. Les crédits pour l'établissement du projet définitif existent déjà dans les avoirs du fonds immobilier et il ne serait pas nécessaire d'apporter des fonds supplémentaires. Une fois les plans achevés, on pourra, s'il le faut, renvoyer à plus tard la décision de construire. :

Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) estime avec le Professeur Aujaleu que les délégués ne sauraient envisager de poursuivre la construction du ou bien achever les plans, ce qui représente une bâtiment; restent donc deux possibilités dépense de $725 000, ou bien tout arrêter. Il fait remarquer qu'une révision ultérieure du projet n'est pas exclue et qu'elle serait coûteuse si elle doit être apportée à un projet définitif. En outre, l'Assemblée pourrait prendre d'autres décisions au cours des trois ou quatre prochaines années. Il se demande si l'on ne pourrait pas trouver d'autres solutions pour satisfaire aux inévitables besoins de locaux, par exemple louer des bureaux dans le futur bâtiment de l'OIT qui sera achevé en 1975. Nul ne sait exactement comment l'OMS évoluera; il est donc difficile de se prononcer en faveur de l'établissement du projet définitif, Il est vrai que le financement de ce travail est assuré, mais ces crédits pourraient être consacrés, en cas de :

1

Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1973, N° 209, annexe 11.

482

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

besoin, à quelque tâche urgente, et il conviendrait par conséquent de garder cet argent en réserve. Sir George Godber pense que l'Organisation devrait arrêter le projet qui en est au stade préliminaire, et ne pas passer à l'étape des plans définitifs.

Le Dr RAMZI (République Arabe Syrienne) rappelle que l'Organisation connaît de grandes difficultés financières et que le Conseil exécutif se livre à une étude sur la réorganisation du personnel du Siège. Aussi partage -t -il l'opinion du délégué du Royaume -Uni. Il faudrait, dès à présent, tout arrêter et ne pas établir les plans définitifs. Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) signale que la Vingt Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, dans sa résolution WHA25.37, a non seulement demandé la préparation d'un rapport sur les aspects financiers du projet mais a encore prié le Conseil exécutif d'entreprendre une étude sur le niveau optimal futur des effectifs au Siège. Le Directeur général a soumis au Conseil, lors de sa cinquante et unième session, un rapport préliminaire sur le niveau optimal futur des effectifs par rapport au niveau des activités de l'OMS, mais les données fournies ne sont pas suffisantes pour permettre de prendre une décision définitive. En outre, dans ce rapport, le Directeur général reconnaît que l'étude organique que le Conseil a recommandé d'entreprendre sur les rapports entre les services techniques centraux de l'OMS et les programmes d'assistance directe aux Etats Membres pourrait influer sur la décision finale. Cette étude permettra en effet de déterminer avec plus d'exactitude le niveau optimal futur des effectifs au Siège dans l'optique d'une future régionalisation possible. Il semble que les autorités suisses ne puissent fournir l'assistance financière nécessaire à la construction du nouveau bâtiment, sur laquelle l'Organisation comptait. Comme l'a précisé le Président du Comité spécial, le montant estimatif de Fr.s. 68 millions, fixé en 1972, doit déjà être augmenté de 10 %. Le prix définitif du bâtiment sera, selon toute vraisemblance, très supérieur aux estimations préliminaires. Or, en raison des fluctuations monétaires, le budget de 1973 a dû être accru de US $6 millions et toutes les recettes occasionnelles disponibles ont été absorbées par cette hausse. Le budget de 1974 dépasse déjà de 13 % celui de 1973 et il est évident que les prévisions supplémentaires augmenteront encore ce pourcentage. D'autre part, la décision de l'Assemblée de réduire le pourcentage de la contribution maximale dans le barème OMS des contributions signifie que, tôt ou tard, les contributions des autres Etats Membres devront être révisées en hausse. Par conséquent, compte tenu des inconnues qui affectent la situation financière de l'Organisation en raison de la crise monétaire internationale, la délégation soviétique appuie la sage proposition du délégué du Royaume -Uni de ne pas pousser plus avant l'étude du projet de construction. L'Assemblée de la Santé pourrait revoir la question lorsque l'horizon se sera éclairci. Le Dr SUMBUNG (Indonésie) est d'avis que les délégués ont besoin d'informations supplémentaires avant de pouvoir prendre une décision. Il voudrait notamment être mieux renseigné sur les contraintes financières et sur les raisons qui motivent l'urgence des travaux. Lorsque la décision sera prise, elle devra se fonder sur une projection du programme de travaux de l'OMS et sur l'augmentation correspondante des effectifs, car l'aspect financier n'est pas le seul à devoir être pris en considération. Le Dr Sumbung se demande si l'on ne pourrait pas agrandir le bâtiment existant. Et à supposer qu'il soit vraiment indispensable de construire d'urgence un nouveau bâtiment, quelle est la date ultime à laquelle il devra être prêt ?

Le Dr VASSILOPOULOS (Chypre) reconnaît l'urgence de construire des locaux supplémentaires mais, compte tenu de la situation financière, il soutiendra la proposition du délégué du Royaume Uni.

Le Dr SAENZ (Uruguay) précise qu'avant que les besoins de l'Organisation ne puissent être estimés avec précision, il faudra que l'étude sur la redistribution du personnel soit terminée. Entre -temps, il serait judicieux d'achever l'établissement des plans du bâtiment même s'il en coûte $725 000 car, si le travail est interrompu, son achèvement sera beaucoup plus coûteux par la suite. Il propose donc que l'on mette au point le projet définitif et que la question soit de nouveau examinée à une date ultérieure, à la lumière de la situation financière qui prévaudra à ce moment. Le Dr EHRLICH (Etats -Unis d'Amérique) estime qu'il s'écoulera au moins cinq ans avant la construction du nouveau bâtiment et qu'après un pareil laps de temps les plans devront probablement être modifiés; dans ces conditions, il vaudrait mieux ne pas procéder trop tôt à l'établissement des plans définitifs. Il ne serait pas rationnel de consacrer près de trois quarts de million de dollars à un projet dont on voit mal l'issue. Le Dr Ehrlich propose que le Secrétariat étudie la possibilité de louer des locaux dans le nouveau bâtiment de l'OIT et présente un rapport à ce sujet à la cinquante- troisième session du Conseil exécutif. Il appuie la proposition du délégué du Royaume -Uni d'arrêter les travaux jusqu'à ce que la situation se soit éclaircie. Le DIRECTEUR GENERAL rappelle à la Commission que le sujet qu'elle étudie est d'importance. Les observations qui ont été formulées par le délégué du Royaume -Uni et approuvées par plusieurs autres délégués ne manquent pas de poids et tiennent compte de la situation financière de

COMMISSION B

:

NEUVIEME SEANCE

483

l'Organisation, mais, à son avis, et eu égard à l'évolution probable des activités de l'OMS, un nouveau bâtiment est absolument nécessaire. Même si une décision est prise en 1974, le nouveau bâtiment ne pourra pas être prêt avant 1978 ou 1979. Des fonds ont déjà été investis dans les études préliminaires l'Assemblée doit décider s'il convient d'achever ces études ou de perdre l'argent qui a déjà été dépensé. Louer des locaux à l'OIT, comme l'ont proposé deux délégués, coûterait très cher, car cette location se ferait sur une base commerciale. Le Siège de l'OMS occupe actuellement deux bâtiments provisoires l'un d'eux est situé sur un terrain qui a été mis à la disposition de l'OMS pour cinq ans par les autorités suisses; celles -ci récupéreront le terrain et démoliront le bâtiment lorsqu'elles feront construire la voie de raccordement à la route de Ferney. Il est peu probable que les plans, s'il est décidé de les achever, exigent de grands remaniements ultérieurs puisqu'ils ont été établis en fonction d'un terrain déjà acquis dont la nature, de même que le projet de réseau routier envisagé par les autorités suisses, imposent de sérieuses contraintes au parti architectural. Le Directeur général suggère donc que l'Organisation soit autorisée à poursuivre l'établissement des plans du nouveau bâtiment et que la décision finale concernant sa construction soit prise en 1974. :

:

Le Dr ALY (Egypte) appuie avec force la proposition du délégué du Royaume -Uni parce que la situation monétaire actuelle est instable et que l'on ignore combien de temps dureront les difficultés auxquelles se heurte l'Organisation. De plus, il est impossible de prévoir ce que seront les futurs besoins en personnel; ce point doit du reste faire l'objet d'études supplémentaires, conformément aux résolutions adoptées par le Conseil exécutif et l'Assemblée. Le Dr Aly estime qu'il convient d'interrompre l'établissement des plans du nouveau bâtiment et de poursuivre l'examen de cette question à la Vingt -Septième Assemblée mondiale de la Santé. Pour le Dr ONYANGO (Kenya), il est certain que les programmes de l'OMS connaîtront une expansion et que le personnel va augmenter en raison des activités nouvelles réclamées par de nombreux pays. Sans doute l'Organisation doit -elle faire face actuellement à des difficultés financières, mais le prix de la construction ne peut qu'augmenter et il n'est guère probable que les problèmes financiers disparaissent. Par conséquent, le Dr Onyango soutient la proposition visant à poursuivre l'étude des plans du nouveau bâtiment.

Le Professeur AUJALEU (France), intervenant en sa qualité de délégué de la France, rappelle avec force que le besoin d'un nouveau bâtiment existe dès à présent puisque les bâtiments provisoires suffisent à peine à loger les effectifs actuels et sont destinés à être démolis tôt ou tard. Plus la décision sera reportée, plus la dépense sera élevée puisque les prix augmentent d'environ 10 % par an. On a toujours intérêt à emprunter pour construire; en fait, le principal problème qui se pose est celui du prêt. Le Professeur Aujaleu sait qu'il est impossible de commencer la construction aussi longtemps que ce prêt n'aura pas été consenti, mais si les crédits devenaient subitement disponibles, il serait très préjudiciable pour l'Organisation de devoir attendre un an ou plus la mise au point des plans définitifs avant de faire usage de ces capitaux. Il espère donc que la Commission recommandera que les plans soient achevés et les travaux de construction ajournés jusqu'à ce que la position financière de l'Organisation s'améliore et qu'un prêt lui- soit accordé. Il ne pense pas que le fait d'attendre, même trois ans, la mise en chantier du bâtiment puisse modifier profondément les plans définitifs en effet, les besoins quantitatifs seront les mêmes et il est peu probable qu'il y ait beaucoup de modifications qualitatives. :

Le Professeur FERREIRA (Brésil) souligne que des sommes importantes ont déjà été dépensées pour atteindre le stade actuel de préparation des plans et qu'il serait plus difficile de reprendre le travail après une interruption. Il partage donc les vues exprimées par le délégué de la France et espère que, lorsqu'on passera au stade de la construction, l'OMS ne se verra pas obligée de construire plus petit mais au contraire plus grand. Le Dr TAYLOR (Nouvelle- Zélande) reconnaît qu'un second bâtiment permanent est nécessaire. Aussi prend -il position en faveur de la poursuite des études. Il fait remarquer que les plans prévoient des possibilités d'extension au cas où les prévisions actuelles concernant les besoins en effectifs seraient dépassées. Toutefois, sa délégation voudrait que l'OMS mette plutôt l'accent sur la régionalisation et l'expansion régionale.

Le Dr MORA (Colombie) juge lui aussi nécessaire la construction d'un nouveau bâtiment. Il estime que les plans doivent être achevés, vu les sommes déjà dépensées, et qu'il faut reporter à une date ultérieure la décision de construire. M. ARMSTRONG, Directeur-de la Division du Personnel et des Services généraux, se réfère à la suggestion faite par les délégués du Royaume -Uni et des Etats -Unis d'Amérique de louer des locaux dans le nouveau bâtiment de l'OIT, dont l'achèvement est prévu pour la fin de 1974. Il précise que l'Organisation mondiale de la Santé a eu des pourparlers avec l'OIT en vue de louer des bureaux en attendant que le nouveau bâtiment du Siège soit construit. L'Organisation des Nations Unies avait déjà demandé une option sur tous les bureaux libres dont disposerait

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VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

l'OIT mais cette dernière institution a néanmoins réservé une suite favorable à la demande de l'OMS visant à la location de 100 bureaux. Ce chiffre correspond aux besoins estimatifs pour la période automne 1974 -été 1978, cette dernière date étant celle où le nouveau bâtiment de l'OMS pourra être terminé dans la meilleure des hypothèses. L'OIT n'a pris aucun engagement quant à la durée de la location; le loyer est actuellement fixé à environ Fr.s. 750 000 pour 100 bureaux, soit un prix comparable aux tarifs commerciaux pratiqués à Genève. Certains délégués voudraient savoir si les plans du nouveau bâtiment devraient subir de grands remaniements au cas où un laps de temps s'écoulerait entre leur achèvement et le début des travaux de construction. Le délégué du Royaume -Uni a fait remarquer à cet égard que les besoins de l'Organisation pourraient se modifier. Le Directeur général a déjà répondu à cette objection, mais M. Armstrong voudrait rappeler à la Commission que le Secrétariat a prié l'architecte d'établir des plans préliminaires souples, prévoyant des possibilités d'extension, ou, le cas échéant, une réduction du nombre des étages. Par conséquent, il ne sera pas nécessaire de changer le plan initial pour l'adapter aux besoins de l'Organisation lorsqu'on entamera la construction. Le PRESIDENT déclare que deux projets de résolution relatifs au point en discussion ont été présentés. Il propose que l'examen de ce point soit différé jusqu'à ce que le texte de ces projets de résolution ait été distribué. (Voir le procès -verbal de la dixième séance, section 1.) 3.

FONDS IMMOBILIER

Ordre du jour, 3.18

Le Professeur VANNUGLI, représentant du Conseil exécutif, rappelle à la Commission que, selon l'usage établi, le Directeur général a présenté au Conseil, à sa cinquante et unième session, un rapport sur l'état des projets financés sur le fonds immobilier. Ce rapport est reproduit à l'annexe 13 des Actes officiels N° 206. A la date de la cinquante et unième session du Conseil, le coût probable de certains projets dépassait les prévisions antérieures tandis que d'autres projets semblaient devoir coûter moins que prévu, mais l'excédent total était compensé par les intérêts accumulés du fonds. Il n'est donc pas nécessaire de demander des crédits en 1973 pour couvrir les besoins immédiats du fonds. Lorsque le Conseil s'est réuni en janvier 1973, on espérait qu'une fois prélevées les sommes affectées au financement du budget de 1974 et des prévisions budgétaires supplémentaires pour 1973, il resterait, au compte des recettes occasionnelles, un solde disponible qui pourrait être viré au fonds immobilier afin d'accroître les réserves constituées pour financer, le moment venu, une part importante du coût total du nouveau bâtiment du Siège, conformément aux dispositions de la résolution WHA25.38. La résolution EB51.R50 du Conseil reflétait cette façon de voir. Malheureusement, comme les délégués s'en sont rendu compte lors de l'examen du point 3.3 de l'ordre du jour, il n'y a pas de recettes occasionnelles disponibles qui puissent être affectées au fonds immobilier. Dans sa résolution WHA23.14, qui portait création du fonds immobilier, l'Assemblée mondiale de la Santé priait le Conseil exécutif d'examiner l'état du fonds tous les trois ans, le premier examen devant être fait à la cinquante et unième session du Conseil. Le Conseil a donné suite à cette demande et, dans sa résolution EB51.R50, s'est déclaré satisfait de la façon dont le fonds avait fonctionné au cours de ses trois premières années d'existence.

M. ARMSTRONG, Directeur de la Division du Personnel et des Services généraux, présentant le nouveau rapport du Directeur général,1 déclare que très peu de faits nouveaux se sont produits depuis que le Directeur général a présenté son rapport complet au Conseil exécutif (Actes officiels N° 206, annexe 13). Certains chiffres ont dû être révisés en raison des fluctuations monétaires qui se sont produites depuis janvier. Il y a eu une certaine hausse, en dollars, du coût des activités financées par le fonds immobilier mais on prévoit que le supplément de dépenses pourra être compensé en 1973 par les intérêts du fonds et qu'aucun crédit supplémentaire ne sera nécessaire pour l'exécution des projets en cours. Dans le paragraphe 7 du rapport, il est question de l'éventuelle nécessité de construire des bâtiments à usage d'habitation pour le personnel affecté à des projets dans le sud du Soudan. Le PNUD a fait savoir qu'il pensait régler ce problème en se chargeant de la construction et de la gestion de logements pour tout le personnel des projets réalisés dans cette région, Il faut donc espérer qu'il ne sera pas nécessaire de faire appel au fonds immobilier. Le Dr MIKEM (Togo), Rapporteur, donne lecture du projet de résolution suivant, relatif aux logements pour le personnel en poste dans le sud du Soudan

1 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1973, N° 209, annexe 12.

COMMISSION B

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NEUVIEME SEANCE

485

La Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé, Notant d'après le rapport du Directeur général sur le fonds immobilier que l'Organisation pourrait avoir à assurer des logements pour son personnel affecté à des projets dans le sud du Soudan s'il n'était pas possible de conclure des arrangements avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) pour que celui -ci y pourvoie, 1. PRIE le Directeur général de poursuivre ses négociations avec le PNUD pour que celui -ci se charge de la construction et de l'entretien de bâtiments à usage d'habitation destinés au personnel de toutes les institutions spécialisées exerçant leur activité dans le sud du Soudan; et 2. AUTORISE le Directeur général à financer, si cela devenait nécessaire, la construction de logements à l'intention du personnel de l'OMS affecté à des projets dans le sud du Soudan, au moyen de tous crédits disponibles au fonds immobilier qui ne seraient pas réservés à d'autres fins, ainsi que, le cas échéant, sur les budgets des projets en cause.

Décision ::Le projet de résolution est approuvé.1 Le Dr MIKEM (Togo), Rapporteur, donne lecture du projet de résolution suivant, qui remplace la proposition énoncée au paragraphe 2 du dispositif de la résolution EB51.R50 du Conseil exécutif La Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé, Notant le rapport du Directeur général à la cinquante et unième session du Conseil exécutif sur l'état du fonds immobilier et des projets financés au moyen dudit fonds; Notant les informations supplémentaires soumises par le Directeur général dans son rapport à l'Assemblée; et Notant qu'il ne subsiste actuellement aucun solde de recettes occasionnelles susceptible d'être affecté au fonds immobilier et que l'Assemblée se trouve donc dans l'impossibilité de donner suite à la recommandation formulée par le Conseil exécutif au deuxième paragraphe du dispositif de la résolution EB51.R50, EXPRIME sa satisfaction pour la manière dont le fonds immobilier a fonctionné au cours de ses trois premières années d'existence.

Décision 4.

:

Le projet de résolution est approuvé.2 Ordre du jour, 3.13

AIDE SANITAIRE AUX REFUGIES ET PERSONNES DEPLACEES DANS LE MOYEN -ORIENT

Le Dr BELLERIVE, Directeur de la Division de la Coordination, fait remarquer que le rapport sur l'aide sanitaire aux réfugiés et personnes déplacées dans le Moyen- Orient (A26/21) se distingue, par le fond et par la forme, de ceux qui l'ont précédé il se veut concis tout en restant complet et aussi objectif que possible. Sa forme actuelle découle de la résolution WHA25.54 qui priait, notamment, le Directeur général de préparer un rapport d'ensemble sur l'état de santé physique et mentale de la population des territoires occupés et de le soumettre à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé. Les démarches qui ont abouti à l'envoi sur place d'un représentant personnel du Directeur général, chargé de recueillir les éléments nécessaires à la préparation du rapport, sont résumées au paragraphe 3 du document A26/21 et dans les annexes 1 et 2 du même document. La seconde partie du document A26/21 est exclusivement consacrée aux divers entretiens que le représentant personnel du Directeur général a eus au cours de ses visites en Jordanie occidentale, dans la bande de Gaza et le désert du Sinaf ainsi qu'aux renseignements qu'il a obtenus et à ses observations personnelles. Elle ne contient aucune information sur l'état de santé des réfugiés et des personnes déplacées, cette question étant traitée dans la troisième partie du rapport, sur la base d'informations fournies par l'UNRWA. Le représentant du Directeur général n'a pu visiter tous les endroits au sujet desquels des observations auraient pu être faites, mais il croit avoir visité les lieux les plus représentatifs et pouvoir formuler quelques conclusions générales. Il convient de noter que le rapport concerne la situation en mars 1973. Cette situation peut sans doute être diversement interprétée mais la partie II du rapport présente les faits tels que les a constatés le représentant du Directeur général. Le Dr Bellerive souligne que le rapport n'a pas été établi à l'aide de renseignements fournis par un Etat quelconque mais bien sur la base d'observations faites sur place et de discussions avec des médecins arabes et d'autres membres du personnel arabe, avec lesquels le représentant du Directeur général a eu des relations suivies. Le Directeur de la Santé de l'UNRWA, le Dr Sharif, va donner d'autres renseignements sur l'état de santé des réfugiés. :

Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le quatrième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA26.48. Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le quatrième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA26.47, 2

1

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Le Dr SHARIF (Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche -Orient) rappelle que les réfugiés palestiniens inscrits sur les listes de l'UNRWA - actuellement au nombre d'environ 1 523 000 - s'accrochent tenacement à l'espoir qu'une solution équitable finira par être apportée à leur problème et poursuivent en attendant, dans les pays d'accueil arabes et autres, un séjour qu'ils veulent croire temporaire. En assurant des services médico- sanitaires de base à quelque 1 329 000 réfugiés, l'UNRWA obéit aux principes humanitaires de l'OMS et aux lois des pays arabes qui abritent les réfugiés. L'Office est reconnaissant à l'OMS pour l'assistance qu'elle continue de lui accorder sous forme de directives techniques et de supervision de ses services de santé. Les prestations sanitaires de l'UNRWA, si simples soient -elles, reposent sur le principe d'un programme sanitaire d'ensemble bien intégré, visant à maintenir et à améliorer la santé des réfugiés dans la mesure permise par des ressources limitées. Un exposé sommaire des services fournis en 1972 figure dans les documents A26 /WP /5 et Corr.l. La publication du rapport annuel détaillé du Directeur de la Santé de l'UNRWA pour 1972 a été retardée pour des raisons indépendantes de la volonté de cet organisme. La partie III du document A26/21 traite de la santé des réfugiés et des personnes déplacées en Jordanie orientale et en République Arabe Syrienne ainsi que de la santé de la population réfugiée vivant dans les territoires occupés de Jordanie occidentale et de la bande de Gaza, desservis par l'UNRWA. D'importantes lacunes doivent encore être comblées pour améliorer les services de santé et les que le service régulier d'inspection sanitaire rendre plus efficaces. Il faudrait notamment puisse examiner un plus grand nombre d'enfants d'âge préscolaire; que les enfants nécessiteux d'âge préscolaire et scolaire bénéficient de soins psychiatriques et médicaux; que la vaccination contre la rougeole soit introduite dans le programme ordinaire de vaccination; que les quelques locaux encore peu satisfaisants des centres de santé soient reconstruits; que de nouveaux laboratoires cliniques et dispensaires spécialisés soient créés dans un certain nombre de centres de santé; que soient créés de nouveaux services dentaires et que l'on fournisse du matériel, notamment des autoclaves; enfin, que de nouvelles améliorations soient apportées dans le domaine de l'hygiène du milieu. Malheureusement, pour indispensables qu'elles soient, ces diverses améliorations ne peuvent être réalisées sans argent. son déficit actuel est Une fois de plus, l'UNRWA connaft des difficultés financières estimé à environ $4 500 000 sur un budget total, pour 1973, d'environ $61 millions. Il faut espérer que les difficultés financières seront résolues, comme dans le passé, grâce à la générosité des donateurs, L'UNRWA éprouve une grande reconnaissance pour l'aide qu'il a reçue de divers gouvernements, d'organismes bénévoles, d'associations philanthropiques et de philanthropes privés, sans lesquels il ne pourrait remplir ses obligations et, singulièrement, mener à bien le programme sanitaire. Le Dr Sharif est également très reconnaissant pour la compréhension, la collaboration et l'aide accordées par les gouvernements des régions où l'UNRWA exerce ses activités; sans eux, l'Office ne pourrait pas s'acquitter, dans des conditions souvent très difficiles, du mandat qui lui a été confié. : :

Le Professeur MAHFOUZ (Egypte) souligne que l'OMS a une grande responsabilité en ce qui concerne l'état de santé des réfugiés et personnes déplacées dans le Moyen- Orient ainsi que de la population des territoires occupés. Tout d'abord, en ce qui concerne le problème des réfugiés et personnes déplacées palestiniens, le Professeur Mahfouz exprime sa gratitude pour l'oeuvre réalisée par le Département de la Santé de l'UNRWA. Toutefois, se référant au document A26/WP/5, il estime que le problème fondamental des réfugiés reste le problème du déracinement, pour lequel il n'existe qu'une le retour dans leurs foyers. Leur situation sanitaire est encore aggravée par les solution attaques continuelles des Israéliens contre leurs camps et leurs abris. A ce propos, le Professeur Mahfouz renvoie les délégués aux paragraphes 6 et 29 du document A26/WP/5 et au document A26/21 Add.2. Le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies et le Commissaire général de l'UNRWA ont protesté l'un et l'autre contre les attaques israéliennes et l'Assemblée générale des Nations Unies a déploré leur caractère inhumain. La crise financière de l'UNRWA est due en partie à ces attaques israéliennes et à la démolition des camps, qui ont obligé l'Office à consacrer à la reconstruction des sommes importantes qui auraient dû être utilisées pour assurer aux réfugiés le minimum nécessaire. Le Professeur Mahfouz espère que l'Assemblée de la Santé mettra l'accent sur la nécessité de permettre aux réfugiés de rentrer chez eux et, en attendant, condamnera avec force la destruction de leurs abris par les Israéliens. Le paragraphe 16 du document A26/WP/5 et le tableau figurant à l'appendice 1 du même document montrent que les infections diarrhéiques et gastrointestinales sont nombreuses chez les réfugiés palestiniens, ce qui met en évidence le grand besoin d'une modification radicale de leur environnement. Pour ce qui est des habitants des territoires occupés depuis 1967, à savoir le Sinai, la bande de Gaza, la rive occidentale du Jourdain, la zone occupée de Jérusalem et les hauteurs :

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du Golan, ils auraient dû, sur le plan juridique, être protégés par la Convention de Genève de 1949, qui a été ratifiée par les Etats arabes et par Israel. Mais Israel a refusé d'appliquer la Convention et a été condamné par l'Organisation des Nations Unies et par d'autres institutions pour les destructions d'habitations, les transferts massifs de populations et les châtiments collectifs infligés aux habitants des territoires occupés. Ces actes inhumains ont créé de graves problèmes de santé physique et mentale. Ces problèmes, s'ajoutant à celui de la dégradation et de la dislocation des services de santé dans les territoires occupés, ont engendré une situation telle que l'OMS a été priée de prendre des mesures pour sauvegarder la santé des populations de ces territoires, faute de quoi celles -ci seraient à la merci des occupants. C'est pourquoi la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé a prié le Directeur général de préparer un rapport d'ensemble sur l'état de santé physique et mentale des populations des territoires occupés. Le Professeur Mahfouz passe à la situation sanitaire au Sinai et dans la bande de Gaza et établit une comparaison entre les services médicaux existant au Sinai avant l'occupation et la situation actuelle deux hôpitaux seulement sont encore en service et l'hôpital général d'El Arish, qui est l'hôpital principal, n'a plus qu'un personnel squelettique. En ce qui concerne les postes sanitaires desservant les villages, la situation est tout aussi déplorable par rapport à ce qui existait avant 1967, et les services assurés à la population nomade ont diminué de la même manière. La situation des hôpitaux de la bande de Gaza se dégrade et les neuf banques de sang dont disposaient les hôpitaux du Sinai et de la bande de Gaza ont disparu. Les effectifs médicaux dans le Sinai ont fortement fléchi. Le Professeur Mahfouz renvoie les délégués au document A26/21 Add.l et à la carte qui figure à la page 8 de l'annexe; ils y trouveront des détails complémentaires sur la détérioration des services de santé dans les territoires occupés. En raison des conditions qui règnent dans le territoire égyptien occupé du Sinai et, en particulier, en raison des déficiences nutritionnelles et de la dégradation des services médicaux, l'incidence de la tuberculose est élevée. Cependant, le nombre de lits á l'hôpital pour tuberculeux de Burejj, qui dessert à la fois la bande de Gaza et le Sinai, a diminué et il n'y reste qu'un seul médecin. Dans le village de Sheikhzweid, au nord du Sinai, où fonctionnait avant 1967 un poste sanitaire rural, on observe une prévalence élevée des maladies de la peau, des diarrhées infantiles et des ophtalmies. A l'heure actuelle, on ne trouve plus ce type de service dans les villages du Sinai. Le paludisme pose un problème dans la région de Salmana; comme les laboratoires locaux manquent dans le Sinai, les malades sont envoyés en traitement à l'hôpital d'El Arish mais les analyses de laboratoire sont effectuées en Israel. :

La délégation égyptienne aurait aimé être saisie de données complètes et scientifiques sur la population dans les territoires occupés, analogues aux renseignements dont on dispose sur la situation sanitaire des réfugiés. De telles données auraient permis à l'Assemblée de la Santé d'évaluer la situation sanitaire dans ces régions. De toute évidence, des informations précises sont nécessaires. Lors de la dernière Assemblée, la délégation égyptienne a cité le cas des 10 000 habitants du Sinai qui ont été transférés de force en janvier 1972 dans une région aride. Une organisation internationale compétente, qui a envoyé une mission dans cette région en septembre 1972, a établi que ces personnes y étaient parquées depuis de nombreux mois sans soins médicaux et que leur santé physique et mentale s'en ressentait gravement. Or, à la dernière Assemblée, le délégué d'Israël avait déclaré que ces populations avaient été déplacées momentanément à l'occasion de manoeuvres militaires mais que, depuis, elles avaient toutes rejoint leur résidençe habituelle. Au cours du même débat, le délégué d'Israël avait promis de présenter un rapport complet sur les conditions sanitaires dans les territoires administrés par son pays, mais cette promesse n'a pas été tenue. La délégation égyptienne avait espéré que le rapport du Directeur général contiendrait un exposé beaucoup plus détaillé sur les conditions sanitaires dans lesquelles vivent les habitants des territoires occupés en général. De par sa Constitution, l'OMS est tenue de se préoccuper du sort qui a été réservé à une partie des populations de trois de ses Etats Membres, qui vivent dans de mauvaises conditions sanitaires et dont la santé physique et mentale est compromise par les agissements de la puissance occupante. Le Dr EL -YAFI (République Arabe Syrienne) déclare qu'une organisation qui veut être une institution vraiment internationale doit se montrer réellement impartiale et équitable dans ses jugements et, pour cela, elle doit recueillir des renseignements objectifs et exacts. Le document A26/21 se fonde sur deux grandes sources tout d'abord, les informations fournies par le représentant personnel du Directeur général après sa visite en Palestine occupée et dans certains des territoires arabes occupés; et, en second lieu, les renseignements donnés par le Directeur de la Santé de l'UNWRA, qui concernent uniquement la santé des réfugiés et personnes déplacées. :

Une simple lecture de la partie du texte qui se fonde sur les observations du représentant du Directeur général montre immédiatement qu'elle est pleine de vues personnelles injustifiées.

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Le Dr El -Yafi voudrait, par exemple, demander au représentant du Directeur général s'il considère ou non comme des territoires syriens occupés les hauteurs occupées du Golan. Dans l'affirmative, pourquoi ne les a -t -il pas visitées ? Pourquoi l'hôpital de Quneitra ne dessert -il plus que les troupes d'occupation ? Qu'est -il advenu des dispensaires qui desservaient la population du Golan avant 1967 ? Et pourquoi n'a -t -il pas visité la Syrie afin de constater par lui -même la détérioration de la santé mentale des personnes déplacées ? La délégation syrienne est extrêmement déçue que le rapport soit si incomplet et elle espère que la Commission recommandera des mesures appropriées afin de permettre au Directeur général de donner effet à la résolution WHA25.54 d'une manière qui soit acceptable.

Le Dr MASADEH (Jordanie) souligne que le sujet traité dans le rapport abrégé du Directeur de la Santé de l'UNWRA sur la santé physique et mentale de la population des territoires occupés et des populations dont l'UNWRA s'occupe dans le Moyen -Orient (documents A26/WP/5 et Corr.l) intéresse particulièrement la Jordanie où vivent actuellement la majorité des réfugiés. Le Gouvernement de Jordanie a remarqué la dégradation progressive, depuis 1967, des services de santé fournis aux habitants de la rive occidentale occupée. Il a constaté notamment les faits suivants transformation en poste de police d'un hôpital de la partie est de Jérusalem; fermeture totale ou partielle de dispensaires, dont celle, totale, du dispensaire de Salfeet qui desservait 10 000 personnes; diminution du nombre de lits d'hôpitaux par suite d'une pénurie de médicaments et de matériel; refus des fournitures et des vaccins anticholériques envoyés par le Gouvernement jordanien, par l'intermédiaire de la Croix -Rouge, lors des épidémies de choléra survenues sur la rive occidentale occupée; déportation de spécialistes vers la rive orientale, ce qui contraint la population à se rendre dans les dispensaires et hôpitaux israéliens pour recevoir les soins médicaux spécialisés; nouveaux règlements obligeant les malades arabes, soignés gratuitement au titre de la législation jordanienne, à payer pour leur traitement; et, enfin, transfert dans une autre ville du Département de la Santé qui, installé dans la partie est de Jérusalem, offrait des services préventifs et curatifs à la population arabe. Le but du Gouvernement d'Israël est d'obliger la population arabe à recourir aux hôpitaux israéliens et de créer un état de confusion et d'incompréhension au sein de cette population. Les autorités israéliennes cherchent aussi à amener la population arabe à accepter cette situation, ce qui pourrait aboutir à une sorte de collaboration, de sorte que la personnalité arabe n'existerait plus dans la région. Le Dr Masadeh adresse un appel à l'Assemblée pour qu'elle mette fin à de telles mesures et sauvegarde la santé et le bien -être des habitants arabes de tous les territoires occupés. :

M. AL- ADHAMI (Irak) rappelle que, lorsque dans une organisation du système des Nations Unies on charge une personne d'exécuter une mission importante, comme cela a été le cas lorsqu'on a désigné un représentant personnel du Directeur général qui a eu pour mission de rendre compte de la situation sanitaire dans les territoires occupés, il est d'usage de consulter les Etats Membres, et en particulier les Etats intéressés. Or, en l'occurrence, cela n'a pas été fait et M. Al- Adhami juge inacceptable la procédure qui a été adoptée, étant donné que plusieurs Etats arabes étaient directement intéressés et auraient dû être consultés aussi bien au sujet de la nomination de l'enquêteur qu'à propos des modalités d'application de la résolution WHA25.54 de la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé. Le rapport est d'ailleurs incomplet il ne porte pas sur les territoires syriens occupés ni sur le Sinai, à quelques exceptions près. M. Al- Adhami ne comprend pas pourquoi le représentant personnel du Directeur général n'a pas visité ces parties des territoires occupés. Il aurait eu le temps de le faire puisque la résolution WHA25.54 a été adoptée en mai 1972; mais peut -être la puissance occupante s'y est -elle opposée ? Dans ce cas, il fallait le dire clairement. La demande de renseignements adressée à certains Etats arabes ne l'a pas été avant le 23 février1973. En outre, le rapport est superficiel car il aborde la question de la santé physique et mentale des populations en prenant pour critères les moyens existants en personnel et en matériel. Or, si ces facteurs sont importants, il en est d'autres qui ne le sont pas moins. Le représentant du Directeur général le reconnaît du reste lorsqu'il signale que le prix actuel des services médicaux et hospitaliers sur la rive occidentale pourrait bien empêcher les malades de se faire soigner. De plus, le représentant du Directeur général a reconnu qu'il y avait une grave pénurie d'infirmières diplômées dans les territoires occupés. Le paragraphe 19 du rapport donne l'impression que les occupants de la bande de Gaza vaquent à leurs occupations quotidiennes comme ils l'ont toujours fait et qu'il n'y a pas de tension entre eux et les occupants. Pour M. Al- Adhami, cette déclaration est superficielle et hâtive, comme l'attestent d'une part le rapport pour 1971 du Comité international de la Croix -Rouge, qui fait état de la destruction des habitations, et d'autre part la demande faite par cet organisme au Gouvernement d'Israël de mettre fin à de telles pratiques. Israel a répondu que ces mesures étaient indispensables au maintien de la sécurité dans les territoires occupés, Le Comité spécial chargé d'enquêter sur les pratiques israéliennes affectant les droits de l'homme de la population des :

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territoires occupés, dans son rapport à la vingt- septième session de l'Assemblée générale des Nations Unies, a cité le témoignage du CICR et a conclu que, si la communauté internationale ne parvenait pas à mettre un terme aux agissements de la puissance occupante, la population autochtone disparaîtrait totalement. En résumé, la délégation irakienne rejette le rapport du représentant du Directeur général, qu'elle juge incomplet, superficiel et partiel. Elle espère que l'Assemblée de la Santé prendra des mesures pour empêcher que la santé physique et mentale de la population des territoires arabes occupés ne se dégrade davantage et qu'elle condamnera les agissements d'Isradl.

M. HYSENAJ (Albanie) déclare qu'il est bien connu que la santé de la population arabe des territoires occupés s'est détériorée en raison de l'insuffisance des services de santé et de personnel médical. Plongée dans une situation économique grave et privée de tous ses droits nationaux, politiques et sociaux, la population arabe a vu augmenter le nombre des malades et la mortalité des enfants et son avenir est devenu incertain. Les sionistes israéliens, poursuivant leurs visées expansionnistes aux dépens des pays arabes, pratiquent une politique d'extermination en masse de la population arabe en rendant extrêmement difficiles les conditions de vie et de logement, en chassant les gens de leurs foyers, en pillant et en multipliant les arrestations, les emprisonnements et les tortures. La détérioration de la santé de la population arabe des territoires occupés est la conséquence directe de l'agression impérialiste d'Israël en juin 1967 contre les trois Etats arabes. Aussi longtemps que cette agression se perpétuera, il n'y aura pas de solution au grave problème que pose la santé de la population arabe de ces territoires. L'Albanie n'a cessé de répéter que la justice était du côté des populations arabes et devrait être restaurée et que les agresseurs israéliens devraient quitter sans condition tous les territoires arabes occupés et reconnaître les droits légitimes du peuple palestinien. Les super -puissances, qui cherchent à renforcer leur présence politique, économique et militaire au Moyen- Orient, sont responsables du maintien de la guerre froide dans cette région. Mais les peuples arabes ont déjà tiré les conclusions qui s'imposent et sauront déjouer les complots qui visent à les priver de leurs droits souverains. Le peuple et le Gouvernement de l'Albanie ont toujours soutenu la juste cause des peuples arabes et du peuple palestinien et approuvé leur détermination de rentrer en possession de chaque pouce de leur territoire. C'est pourquoi M. Hysenaj appuiera toute mesure qui soit vraiment conforme aux intérêts du peuple arabe et aux droits incontestables du peuple palestinien et qui puisse améliorer les conditions sanitaires déplorables de la population arabe dans les territoires occupés par les agresseurs sionistes. (Voir la suite du débat dans le procès -verbal de la dixième séance, section 4.) La séance est levée à 12 h.30.

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Lundi 21 mai 1973, 14 h.30 Président :

Dr A. W. AL -MUFTI (Irak)

1.

BATIMENT DU SIEGE section 2)

:

BESOINS FUTURS (suite de la neuvième séance,

Ordre du jour, 3.17

Le PRESIDENT invite la Commission à examiner les deux projets de résolution présentés au sujet du point de l'ordre du jour considéré. Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) soumet, au nom des délégations de l'Egypte et de la République Arabe Syrienne, ainsi que de sa propre délégation, le projet de résolution suivant :

La Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport du Comité spécial du Conseil exécutif sur le Bâtiment du Siège,1

REMERCIE le Comité spécial de l'utile travail qu'il a accompli dans l'intérêt de l'avenir de l'Organisation; DECIDE de ne pas poursuivre l'élaboration de plans pour l'extension du bâtiment du 2. Siège à l'heure actuelle; et PRIE le Conseil exécutif de réexaminer la situation à sa cinquante -troisième session 3. et de faire rapport à la Vingt- Septième Assemblée mondiale de la Santé. 1.

Le but des délégations présentant le projet de résolution est de faire en sorte, compte tenu des incertitudes de la situation financière dans l'avenir immédiat, que les ressources dont peut disposer l'OMS ne soient pas dispersées dans des entreprises qui peuvent raisonnablement être ajournées. Le Dr SÁENZ (Uruguay) soumet à la Commission le projet de résolution suivant :

La Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé, Prenant note des rapports sur les troisième, quatrième et cinquième sessions du Comité spécial du Conseil exécutif sur le Bâtiment du Siège; Notant que dans sa résolution EB51.R38 le Conseil exécutif est parvenu à la conclusion que les plans et devis établis par l'architecte désigné en application de la procédure approuvée par la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé représentent une solution acceptable pour couvrir les besoins prévisibles du Siège en locaux supplémentaires; Notant le montant auquel l'architecte estime le coût du projet aux prix en vigueur en 1972; et Notant que le Directeur général, vu la situation financière qui résulte des modifications récentes des tpux de change et l'absence de toute indication de la part des autorités fédérales suisses et de la Fondation des Immeubles pour les Organisations internationales qu'un prêt pourra être obtenu pour la construction d'un nouveau bâtiment, n'est pas en mesure de présenter à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé un plan de financement de cette construction, AJOURNE à la Vingt- Septième Assemblée mondiale de la Santé toute décision concernant 1. la construction du nouveau bâtiment permanent; SOUSCRIT à l'opinion exprimée par le Comité spécial du Conseil exécutif qu'il y 2. aurait néanmoins intérêt à poursuivre l'établissement d'un projet définitif pour ce bâtiment; et en conséquence AUTORISE le Directeur général à négocier avec l'architecte une extension du contrat 3. passé avec ce dernier pour l'établissement du projet définitif; AUTORISE le financement de cette extension du contrat de l'architecte, ainsi que 4. celui des honoraires des ingénieurs et des dépenses afférentes au service du Siège "Planification et Construction des Bâtiments ", par prélèvement sur les réserves déjà constituées dans le fonds immobilier pour couvrir, le moment venu, les frais de construction du nouveau bâtiment permanent; PRIE le Directeur général de poursuivre ses consultations avec les responsables de 5. la Fondation des Immeubles pour les Organisations internationales et avec les autorités fédérales suisses en vue de soumettre à la Vingt- Septième Assemblée mondiale de la Santé les renseignements nécessaires pour lui permettre de prendre une décision définitive au sujet de la construction du nouveau bâtiment permanent. 1

Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1973, N' 209, annexe 11. - 490 -

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Le PRESIDENT invite la Commission à voter d'abord, conformément à l'article 66 du Règlement intérieur, sur le projet de résolution présenté par la délégation de l'Uruguay. Décision :

Le projet de résolution est rejeté par 43 voix contre 31, avec 15 abstentions.

Le PRESIDENT met alors aux voix le projet de résolution présenté par les délégations de l'Egypte, de la République Arabe Syrienne et du Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord. Décision 2. :

Le projet de résolution est approuvé par 50 voix contre 17, avec 21 abstentions.1 Ordre du jour, 3.20

COORDINATION A L'INTERIEUR DU SYSTEME DES NATIONS UNIES (suite de la huitième séance)

Le PRESIDENT invite la Commission à examiner le projet de résolution suivant, que le Rapporteur a établi en tenant compte des différentes opinions exprimées par les membres de la Commission à la huitième séance :

La Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport du Directeur général sur la coordination au sein du système des Nations Unies et ayant pris note de la résolution EB51.R46; Rappelant les résolutions EB49.R45, WHA24.51, WHA25.31 et WHA25.32; Prenant note des résolutions pertinentes du Conseil économique et social et de l'Assemblée générale des Nations Unies, ainsi que des décisions du Conseil d'administration du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et du Conseil d'administration du Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (FISE), qui ont été portées à son attention par le Directeur général, 1. EXPRIME sa satisfaction au sujet des mesures que le Directeur général prend pour donner suite à ces diverses résolutions conformément aux principes et aux programmes de l'Organisation; 2. PREND NOTE des mesures que le Directeur général adopte au sujet des résolutions de l'Assemblée générale relatives à l'application de la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, ainsi qu'à l'apartheid, et accueille avec satisfaction les renseignements fournis sur les dispositions prises depuis l'examen de cette question par la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé et par le Conseil exécutif à sa cinquante et unième session; PRIE le Directeur général de poursuivre son étroite collaboration avec le PNUD, le FISE 3. et d'autres programmes qui apportent leur appui aux activités sanitaires et, compte tenu de la résolution 2975 (XXVII) de l'Assemblée générale, de présenter périodiquement au Conseil exécutif des rapports sur les activités bénéficiant de l'assistance du PNUD et sur la participation de l'Organisation à la planification et à la mise en oeuvre de programmes nationaux; FELICITE le Programme alimentaire mondial à l'occasion de son dixième anniversaire, exprime 4. à ce Programme ses remerciements pour l'assistance qu'il a fournie au cours des années en vue de l'exécution d'un grand nombre de projets visant la promotion de la santé, et exprime l'espoir que la coopération instituée entre l'Organisation mondiale de la Santé et le Programme alimentaire mondial se poursuivra; NOTE avec satisfaction l'assistance croissante accordée par l'Organisation aux gouver5. nements en vue de leur permettre de développer davantage leur infrastructure sanitaire pour la fourniture de prestations de planification familiale dans le cadre des services de protection maternelle et infantile et d'autres services sanitaires et prie instamment l'Organisation d'intensifier le rôle directeur qu'elle joue en ce qui concerne les aspects médicaux de la santé des familles en collaboration avec le FISE et le Fonds des Nations Unies pour les Activités en matière de Population, ainsi qu'avec d'autres organisations compétentes appartenant ou non au système des Nations Unies; et APPROUVE les mesures prises par l'OMS pour préparer le Congrès mondial de la Population et 6. l'Année mondiale de la Population et exprime l'espoir que les ministères de la santé apporteront leur participation active pour faire ressortir le rôle important des programmes et des recherches intéressant la santé dans ces initiatives.

Décision 3.

:

Le projet de résolution est approuvé.2 Ordre du jour supplémentaire, 1

PHARMACODEPENDANCE (suite de la septième séance, section 2)

Le PRESIDENT appelle l'attention sur un projet de résolution révisé proposé par les délégations de la République fédérale d'Allemagne, du Brésil, du Canada, des Etats -Unis d'Amérique, de l'Irlande, du Mexique, de la Suédé, de la Turquie, de l'Uruguay et du Venezuela. Ce texte, préparé à la lumière des débats des sixième et septième séances de la Commission, a la teneur suivante :

1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le quatrième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA26.46. Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le quatrième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA26.49. 2

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VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II La Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé, Exprimant de nouveau la vive inquiétude qu'elle éprouve devant les sérieux problèmes de santé publique qui résultent de l'auto- administration de drogues engendrant la dépendance; Réaffirmant les résolutions WHA23.42, WHA24.57 et WHA25.62; Notant avec satisfaction que, conformément aux résolutions susvisées, le Directeur général a préparé un programme élargi dans le domaine de la pharmacodépendance, y compris un programme de recherches et de rapports épidémiologiques, et a demandé l'appui financier du Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues en vue d'en faciliter la mise en oeuvre; Soulignant qu'il est nécessaire que l'Organisation mondiale de la Santé encourage et appuie l'institution de programmes plus efficaces de prévention, de traitement, de réadaptation et de formation, de même que l'amélioration des connaissances dont le besoin se fait sentir en matière de pharmacodépendance; Insistant sur l'importance particulière qu'elle attache à la mise au point de moyens permettant, à l'échelon international, la réunion et l'échange de renseignements sur la prévalence et l'incidence de la pharmacodépendance, ainsi que sur les facteurs internes et externes complexes, d'ordre psychologique et socio- culturel, qui s'y rattachent; Notant aussi que la Commission des Stupéfiants, approuvée par le Conseil économique et social, a demandé que l'Organisation mondiale de la Santé aide la Commission en préparant en temps utile des rapports sur les caractéristiques épidémiologiques de l'abus des drogues; Rappelant les utiles rapports publiés par l'Organisation mondiale de la Santé sur plusieurs aspects de la pharmacodépendance, 1. ACCEPTE, sur l'invitation du Conseil économique et social, de prêter son concours à la Commission, sous réserve que des fonds deviennent disponibles; 2. EXPRIME l'espoir que le Directeur général pourra mettre en oeuvre rapidement un programme de recherches et de rapports sur l'épidémiologie de la pharmacodépendance; et PRIE le Directeur général 3. a) d'intensifier ses efforts pour exécuter le programme élargi approuvé par la Vingt -Quatrième et la Vingt -Cinquième Assemblées mondiales de la Santé; b) de prendre les dispositions nécessaires pour fournir les rapports analytiques demandés par le Conseil économique et social; et c) de continuer à rechercher une assistance financière pour mener à bien ces activités, notamment de la part du Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues et sous forme de contributions au fonds bénévole pour la promotion de la santé. :

Décision 4,

:

Le projet de résolution est approuvé.1 Ordre du jour, 3.13

AIDE SANITAIRE AUX REFUGIES ET PERSONNES DEPLACEES DANS LE MOYEN -ORIENT (suite de la neuvième séance, section 4)

M. YEH Cheng -pa (Chine) dit que la délégation de la République populaire de Chine estime que pendant plus de vingt ans les sionistes israéliens ont commis des agressions armées répétées contre les pays arabes avec ce résultat que plus d'un million et demi de Palestiniens ont été chassés de leur foyer. Les sionistes israéliens ont imposé la domination fasciste dans les territoires occupés, les conditions médicales se sont sérieusement dégradées et la population a été persécutée. Une conduite aussi inadmissible n'a été possible qu'avec l'appui des super -puissances, qui ont délibérément maintenu un état de choses qui n'est ni la guerre ni la paix. En conséquence le peuple palestinien mène une existence errante et misérable et souffre d'une grande pénurie de services médicaux et de fournitures médicales. La République populaire de Chine soutient résolument les peuples arabes dans leur héroique combat contre l'agression et le peuple palestinien dans sa juste lutte pour recouvrer ses droits nationaux; elle éprouve la plus profonde sympathie pour leur cause. Elle en appelle donc à l'OMS pour que celle -ci soutienne la justice, dévoile la situation réelle des habitants des territoires occupés et accroisse l'aide sanitaire aux personnes déplacées et aux réfugiés dans le Moyen -Orient.

Le Dr PRIDAN (Israel) déclare qu'en tant que médecin et délégué à l'Assemblée mondiale de la Santé, il s'abstiendra de répondre aux remarques des délégués de l'Albanie et de la Chine puisqu'elles ont un caractère politique. Il a été surpris de la déclaration faite par le délégué de l'Egypte à la séance précédente au sujet d'une prétendue non -observation de la Convention de Genève par Israel. En fait, le plus récent rapport annuel du Comité international de la Croix-Rouge indique que les articles 55 et 56 sont observés dans le Sinai. Le Dr Pridan pense que la délégation égyptienne devrait citer le texte intégral de rapports de ce genre de façon à présenter une image réelle de la situation. En ce qui concerne toute prétendue dégradation des services médicaux, le Comité international de la Croix -Rouge a signalé que 37 médecins et 7 dentistes étaient responsables des services sanitaires dans le Sinai et, à ce propos, la Commission pourrait se fier aux constatations du représentant personnel du 1 Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le quatrième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA26.52.

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Directeur général qui a pu observer la situation lui -même, plutôt qu'à la carte annexée au document A26/21 Add.l, qui ne correspond pas à la réalité. Le Dr Pridan ne comprend pas ce qu'a voulu dire le délégué de la Jordanie. Par exemple le dispensaire de Salfeet, loin d'être fermé, s'est développé et est maintenant desservi par deux médecins. En ce qui concerne le paiement par la population des services médicaux, Israel ne fait en cela que s'en tenir à la loi jordanienne aux termes de laquelle les services médicaux ne sont pas gratuits; Israël se conforme également à la loi jordanienne en appliquant un système d'assurances médicales qui couvre maintenant une partie plus étendue de la population. Les services médicaux qui fonctionnent dans la partie est de Jérusalem n'ont pas été supprimés, ils se sont plutôt développés. Sur les 300 000 visiteurs venant de Jordanie et des pays voisins, 270 ont été admis dans les hôpitaux pour y subir des traitements comprenant des opérations chirurgicales à coeur ouvert et l'utilisation de reins artificiels; on ne peut certainement pas soutenir qu'on a obligé ces personnes à venir. En tant que médecin, le Dr Pridan ne peut s'empêcher de penser que des allégations de ce genre ne peuvent être faites que pour des raisons purement politiques.

Le Dr NALUMANGO (Zambie) présente un projet de résolution proposé par les délégations de l'Afghanistan, du Congo, de la Guinée, du Mali, de Maurice, de la Mauritanie, du Niger, du Nigéria, de l'Ouganda, de la République -Unie de Tanzanie, du Sénégal, de la Sierra Leone, de la Somalie, de la Yougoslavie, du Zaire et de la Zambie; la teneur en est la suivante :

La Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé, A

Tenant compte du principe selon lequel la santé de tous les peuples est une condition fondamentale de la paix et de la sécurité; Considérant que le fait pour les réfugiés et les personnes déplacées de Palestine de ne pas retourner dans leurs foyers affecte gravement leur santé physique et mentale; Ayant examiné le document A26 /WP /5,

REAFFIRME que la protection de la vie et de la santé physique et mentale des réfugiés et personnes déplacées exige qu'ils aient immédiatement le droit de retourner dans leurs foyers, conformément aux résolutions pertinentes de l'Organisation des Nations Unies; FAIT APPEL à Israel pour qu'il s'abstienne de toutes mesures telles que la destruction des 2. abris de réfugiés et la dispersion des réfugiés; et PRIE le Directeur général d'intensifier et de développer dans la plus grande mesure 3. possible le programme de l'Organisation concernant l'assistance sanitaire aux réfugiés et personnes déplacées dans le Moyen -Orient; 1.

B

Consciente des responsabilités qui lui incombent d'assurer des conditions sanitaires appropriées à tous les peuples, notamment à ceux qui sont victimes de circonstances exceptionnelles telles qu'une occupation militaire; Ayant examiné le document A26/21; Considérant que la nécessité de réunir et de contrôler des données de fait sur les conditions sanitaires dans lesquelles se trouvent placés les habitants des territoires occupés exige une enquête complète sur place et des contacts avec toutes les parties directement intéressées, DECIDE de créer un comité spécial composé d'experts représentant trois Etats Membres 1. ( ) pour étudier les conditions sanitaires des habitants des territoires occupés du Moyen- Orient sous tous leurs aspects et pour faire un rapport complet sur ses constatations à la Vingt -Septième Assemblée mondiale de la Santé; 2. PRIE le comité spécial d'entrer en relations avec les gouvernements et les institutions intéressés et d'obtenir de ceux -ci tous les renseignements pertinents nécessaires sur la situation; PRIE les gouvernements intéressés de coopérer avec le comité spécial et, en particulier, 3. d'en faciliter les libres mouvements dans les territoires occupés; et PRIE le Directeur général de fournir au comité spécial toutes les facilités nécessaires 4. pour l'accomplissement de sa mission. Le projet de résolution est présenté pour des raisons purement humanitaires. La partie A se rapporte à la situation sanitaire des réfugiés et personnes déplacées de Palestine. Il est clair qu'une solution permanente du problème ne peut être trouvée que dans l'application des résolutions des Nations Unies soulignant le droit qu'ont ces réfugiés et personnes déplacées de retourner dans leurs foyers. Le projet de résolution prie le Directeur général d'intensifier et de développer dans la plus grande mesure possible le programme de l'Organisation concernant l'assistance sanitaire; la modération des termes employés devrait permettre à tous de voter en faveur du projet. La partie B a trait aux territoires occupés et propose qu'un comité spécial composé d'experts représentant trois Etats Membres soit créé pour faire une enquête sur place, visiter tous les territoires occupés depuis juin 1967 et étudier les conditions de santé

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aussi bien mentales que physiques de la population ainsi que le fonctionnement des services médicaux disponibles, en accordant une attention particulière aux groupes spécialement défavorisés. Il est bien entendu essentiel qu'un tel comité spécial ait accès à tous les territoires occupés et puisse se déplacer librement. Le Directeur général avait bien envoyé son représentant personnel sur place pour faire rapport sur la situation, mais celui -ci, du fait qu'il était seul, et qu'il ne disposait pas de suffisamment de temps a certainement été gêné dans son travail et n'a donc pas été en mesure de préparer un rapport aussi complet qu'on le souhaitait. La pénurie de services sanitaires pour les réfugiés et les personnes déplacées dans le Moyen- Orient est un problème dont la Zambie apprécie pleinement l'importance, puisqu'une situation explosive analogue est en train de s'établir rapidement entre la Zambie et les régimes coloniaux de l'Angola, du Mozambique et de la Rhodésie. Le Dr Nalumango espère sincèrement que le projet de résolution trouvera auprès de la Commission le plus large appui. M. ROSENNE (Israël) remarque que le projet de résolution, bien qu'il bénéficie du parrainage de délégations distinguées, a été notoirement rédigé et présenté sous l'influence arabe. Il s'agit visiblement d'une tentative pour atteler l'OMS au char de la guerre politique que les Arabes mènent contre Israel, tentative qui n'est pas isolée puisqu'elle fait suite à des actions analogues entreprises sans succès auprès d'autres institutions internationales. Rien ne peut justifier objectivement le type de résolution dont la Commission vient d'être saisie et il ne faut certes pas s'attendre qu'Israel coopère à cette entreprise inconsidérée. Le projet de résolution, sous une apparence à première vue innocente, reflète l'hostilité intransigeante et le cynisme qui président aux efforts visant à capitaliser sur le plan politique la majorité dont disposent automatiquement les Etats arabes et qui caractérise actuellement tous les débats sur les divers aspects de la situation dans le Moyen- Orient. Au lieu d'une analyse clinique de la situation sanitaire des réfugiés et des personnes déplacées dans le Moyen- Orient, ainsi que des populations assistées par l'UNRWA, la Commission a devant elle la communication indigne présentée par 18 délégations arabes dans le document A26/21 Add.3, qui n'observe même pas le minimum de décence vis -à -vis des membres du personnel de l'Organisation et qui témoigne une fois de plus de la complète indifférence des délégations arabes pour la véritable situation des populations en cause. L'OMS se préoccupe essentiellement des gens et non des territoires en tant que tels. Les délégations arabes ne montrent toutefois que du mépris pour ces faits qui ne les intéressent pas et ne répondent pas à leurs visées politiques, La question qui se pose est celle de savoir si les conditions sanitaires, sur le plan physique et mental, sont aussi bonnes dans la population des Etats arabes. M. Rosenne pense que les nombreux Arabes qui viennent de leur plein gré en Israel pour se faire traiter dans des hôpitaux israéliens fournissent la vraie réponse. L'action entreprise par les délégations arabes a véritablement pour base le sentiment de complète frustration que celles -ci ont éprouvé à la suite de la publication du rapport présenté par le Directeur général dans le document A26/21, et aussi du résumé du rapport annuel du Directeur de la Santé de l'UNRWA pour l'année 1972 (A26 /WP /5), puisque ce dernier document ne contient aucun élément justifiant que des reproches soient adressés à Israel au sujet des services sanitaires qu'il fournit à la population en question; en conséquence, la mention du rapport de l'UNRWA qui figure dans le troisième paragraphe du préambule de la partie A du projet de résolution donne une impression fausse. Quant à la lettre distribuée par le Gouvernement de l'Egypte dans le document A26/21 Add.2, elle contient des citations tirées de divers documents et se rapportant toutes, sauf une, aux années 1969, 1970 ou 1971, et elle ne peut donc guère être considérée comme une contribution opportune à un débat tenu en 1973. Le deuxième alinéa du préambule et les paragraphes 1 et 2 du dispositif de la partie A du projet de résolution répètent simplement en d'autres termes des propositions politiques qui n'ont rien à voir avec l'Assemblée mondiale de la Santé. En ce qui concerne le paragraphe 1 du dispositif, il n'y a pas une seule résolution des Nations Unies qui confère à qui que ce soit un droit de retour absolu et inconditionnel. La technique de propagande employée conduit à des répétitions sans fin et ne tient aucun compte de la vérité. La partie B du projet de résolution reproduit, sous une forme déguisée, le contenu des communications faisant l'objet du document A26/21 Add.3. Elle calomnie grossièrement le Directeur général, met en doute la compétence professionnelle et l'intégrité de son représentant personnel et constitue une attaque personnelle contre des membres du Secrétariat de l'OMS. Elle reprend la technique, utilisée dans d'autres institutions, consistant à décider d'avance de ce que devra contenir le rapport du comité spécial. L'OMS est présente et active dans la région depuis 1948 et elle a tiré tout le parti possible des excellentes sources d'information dont elle disposait. Le Gouvernement d'Israel a accueilli favorablement la suggestion du Directeur général d'envoyer un haut fonctionnaire de l'OMS en Israel et dans les territoires pour observer et étudier sur place la situation en 1972 -1973. L'interposition entre Israel et le Directeur général d'un comité orienté et constitué sous des influences politiques, quelle que soit sa composition, réduirait les possibilités de dialogue fructueux à l'avenir et n'apporterait aucun avantage à la population intéressée. Il est notoire que les normes des services de santé publique qui fonctionnent en Israel et dont bénéficient les réfugiés et la population des territoires ont atteint un niveau élevé.

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L'adoption d'un projet de résolution tel que celui qui est proposé, et qui dément l'intérêt professé par les délégations arabes à l'égard de l'OMS, constituerait un vote de défiance envers les échelons supérieurs de la direction de l'OMS au Siège et dans la zone considérée. La délégation d'Israël votera donc contre le projet de résolution dans toutes ses parties, parce qu'elle le juge absolument inacceptable. Pour le Dr CAMARA (Guinée), l'OMS, qui s'occupe de la santé physique et mentale des êtres humains, ne peut rester indifférente devant le problème en discussion, car il s'agit d'une question de justice et d'humanité. Le peuple de Guinée, qui connaft le prix de la liberté et de la dignité, compatit fraternellement avec tout peuple qui lutte pour conquérir ou maintenir sa liberté, en quelque partie du monde qu'il se trouve. Il s'agit de permettre à des gens qui ont été humiliés de vivre ou de survivre. La délégation de la Guinée appuie sans réserve le projet de résolution, qui est objectivement apolitique et ne contient aucune attaque contre le Directeur général ni contre aucun de ses représentants. Sir George GODBER (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord) dit que sa délégation, qui a vivement apprécié le rapport du représentant personnel du Directeur général ainsi que celui du Directeur de la Santé de l'UNWRA, ne veut pas prendre parti dans la controverse. De plus, elle ne veut s'associer en aucune façon aux critiques adressées au Directeur général ou aux fonctionnaires supérieurs qui s'occupent du problème. Toutefois, Sir George Godber suggère, s'il est donné suite au projet de résolution, que les termes en soient légèrement modifiés pour qu'il devienne applicable. La question de savoir si la résolution pourra ou non prendre effet dépendra des points que vient de soulever le délégué d'Israël. En ce qui concerne le paragraphe 1 du dispositif de la partie B du projet de résolution, il serait très difficile pour l'Assemblée de choisir non pas simplement trois Etats Membres mais trois personnes ayant toutes les compétences voulues, puis de rechercher les dispositions qui leur permettraient de s'acquitter de leur tâche. Le projet de résolution n'indique pas en vertu de quel pouvoir cela pourrait être fait. Il semble que ce serait en vertu de l'article 2 d) de la Constitution et Sir George suggère donc qu'un nouvel alinéa ayant la teneur suivante soit inséré dans le préambule Rappelant l'article 2 d) de la Constitution de l'OMS; Le paragraphe 1 du dispositif de la partie B pourrait ensuite être amendé comme suit DECIDE de créer, sous réserve de l'acceptation des gouvernements intéressés, un 1. comité spécial pour étudier les conditions sanitaires dans lesquelles se trouvent placés les habitants des territoires occupés du Moyen- Orient sous tous leurs aspects et pour faire un rapport complet sur ses constatations à la Vingt- Septième Assemblée mondiale de la Santé; Le paragraphe supplémentaire suivant pourrait ensuite être inséré dans le dispositif PRIE le Conseil exécutif de recommander à sa cinquante -deuxième session trois Etats 2. Membres qui seraient invités à désigner chacun un expert à cette fin, en consultation avec le Directeur général; Cette dernière modification est proposée parce qu'il faut laisser le temps au Conseil de trouver trois Etats Membres qui soient en relation avec les deux parties, et à ces Etats de choisir trois experts. Il sera très difficile de trouver trois pays pouvant fournir trois experts entre lesquels il n'y ait pas incompatibilité, qui soient capables de parler la même langue et qui réunissent toutes les compétences voulues - car ils doivent être experts en diverses matières, notamment en matière de nutrition, d'épidémiologie et d'administration médicale. : : :

Le DIRECTEUR GENERAL se voit dans l'obligation de rejeter formellement l'accusation de partialité portée contre lui par le délégué de l'Irak. Il a passé 23 ans à l'OMS et n'a jamais entendu personne dire qu'il se soit montré partial dans ses décisions. Il est très difficile de comprendre exactement ce que l'Assemblée désire. Le Directeur général fait de très sérieuses réserves sur les communications reçues des Etats arabes et reproduites dans le document A26/21 Add.3. Il souscrit toutefois pleinement à la déclaration, contenue dans ce document, selon laquelle toute mission de recherche des faits devrait avoir un mandat clairement défini et gardé bien présent à l'esprit, et il suggère que les délégués lisent les procès -verbaux de la Vingt- Cinquième Assemblée mondiale de la Santé pour essayer de déterminer exactement ce qu'était le mandat confié au Secrétariat. Il espère que, si la création d'un nouveau comité est décidée, le mandat de celui -ci sera mieux défini. Le Directeur général remarque que le document lui reproche aussi de n'avoir pas consulté d'autres pays; or, il n'a jamais eu l'intention de le faire. D'autre part, il est dit au paragraphe 2 du document qu'une la lettre lettre avait été envoyée par le Directeur général le 22 février. C'est là une erreur du 22 février est une lettre signée du Directeur régional pour la Méditerranée orientale demandant des renseignements sur les personnes déplacées se trouvant dans des territoires dont la responsabilité incombe aux gouvernements qui sont représentés autour de la table. Il n'y a là aucune référence aux territoires occupés. Le Gouvernement de la République Arabe Syrienne a interprété la lettre tout à fait correctement en donnant des renseignements sur les personnes déplacées se trouvant dans le territoire placé sous sa responsabilité (document A26/21, annexe 4). :

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En revanche, le Gouvernement de l'Egypte a parlé des territoires occupés, mais dans une lettre datée du 10 mai, c'est -à-dire d'une date postérieure à la diffusion du rapport du Directeur général. Le Directeur général n'essaiera pas de se défendre car il est sûr d'avoir fait de son mieux dans une situation pour laquelle il n'y a pas de solution facile. Il désire simplement expliquer pourquoi il a pris certaines décisions. En premier lieu, il a dû tenir compte de la position constitutionnelle de l'Organisation, en raison de laquelle, on en conviendra certainement, l'OMS ne peut rien faire contre la volonté des pays intéressés. D'ailleurs, l'Organisation des Nations Unies est paralysée, depuis plusieurs années vis -à -vis de la même question et a été incapable de faire le moindre progrès vers une solution de la situation politique. Le Directeur général a interprété les instructions de l'Assemblée comme concernant purement la santé des populations des territoires occupés, et, eu égard à la situation, il a fait de son mieux pour aborder le problème de façon personnelle. Il a voulu éviter que la porte ne se ferme; avec un peu d'imagination, il est possible de continuer à faire quelque chose de positif pour la santé des populations des régions en cause. Son attitude n'a rien de nouveau; c'est celle qu'il a adoptée dans beaucoup d'autres régions du monde lorsque des problèmes analogues se sont posés. On se rappellera que, dans l'allocution qu'il a prononcée à l'occasion du vingt- cinquième anniversaire de l'OMS, de même que dans les exposés qu'il a faits au cours des quatre ou cinq dernières années pour présenter ses Rapports annuels à l'Assemblée, il a toujours souligné l'importance qu'il y a à maintenir un dialogue. Peut -être a -t -il fait une erreur en envoyant un représentant personnel, mais il est lui -même entièrement responsable des actes de son représentant, lequel, à son avis, a agi au mieux dans les circonstances présentes. Comme l'a remarqué le délégué de la Zambie, le temps a manqué pour en faire davantage. Le Directeur général a le sentiment d'avoir fait de son mieux. Il espère que, dans toute résolution qu'elle pourrait adopter, la présente assemblée pensera à la santé des populations des territoires occupés et qu'elle ne prendra pas une décision politique rendant impossible toute action de l'OMS dans les régions en question décision qui ne pourrait être appliquée. Le Dr WANED (Afghanistan) dit que sa délégation s'est associée à la présentation du projet de résolution en raison du souci que lui cause le sort des personnes déplacées, où qu'elles se trouvent. L'intérêt pour le bien -être physique et mental de l'humanité est l'un des principes de base.de l'Organisation et de tous ses Membres. La délégation de l'Afghanistan est très préoccupée par l'insuffisance des services sanitaires mis à la disposition de la population des territoires occupés dans le Moyen -Orient. L'Afghanistan estime que les responsables d'actes d'agression dans la région doivent respecter les conventions internationales et toutes les résolutions concernant cette question. Il est extrêmement déçu qu'Israel n'ait jamais tenu compte comme il se doit des résolutions pertinentes, notamment de celles qui ont trait à la fourniture de services sanitaires aux populations des zones occupées. Dans l'intérêt de la justice, la délégation de l'Afghanistan en appelle à tous les Membres pour qu'ils adoptent une position digne de l'Organisation. M. EL REEDY (Egypte) a écouté avec plaisir les paroles stimulantes et apaisantes du Directeur général. Celui -ci a parlé avec conviction et M. El Reedy apprécie particulièrement le fait que le chef d'une organisation internationale aussi difficile à diriger que l'OMS possède les qualités et le courage requis pour défendre ses collaborateurs. Il n'y a pas de différend entre le Directeur général et les pays arabes, qui ont toujours coopéré avec l'OMS et lui ont envoyé leurs meilleurs talents. Ils maintiendront leur association avec l'OMS et garderont toujours le meilleur souvenir du travail accompli par l'Organisation sous la direction du Dr Candau. Il convient de considérer dans un sain esprit de discussion le simple désaccord qui s'est produit au sujet de l'interprétation d'une certaine résolution. Les délégués arabes sont conscients des difficultés que le Directeur général a rencontrées dans la préparation du rapport. Ils auraient voulu l'aider en lui fournissant des informations. Mais rédiger un rapport sur les conditions sanitaires dans les territoires occupés est manifestement une tache très difficile, surtout si l'on tient compte du fait que la puissance occupante n'a pas fourni les renseignements complets promis l'année précédente. M. El Reedy donne au Directeur général et à ses collaborateurs l'assurance que les résultats qu'ils ont obtenus ont été vivement appréciés, de même que la franchise dont le Directeur général a fait preuve en faisant sa déclaration. M. El Reedy voudrait faire quelques observations au sujet des déclarations des deux délégués d'Israël. Un rapport de la Croix -Rouge a été mentionné et le délégué d'Israël a laissé entendre que son pays respectait la Convention de Genève. En fait, le rapport en question ne contient aucune déclaration dans ce sens. Comme le rapport n'est pas public, le délégué de l'Egypte ne peut pas le citer mais il demande au délégué d'Israël de dire devant la Commission si Israel se considère comme lié par la Quatrième Convention de Genève et l'applique. Dans le numéro d'août 1970 de la Revue internationale de la Croix -Rouge - document dont tout le monde peut prendre connaissance - il est dit que les efforts du Comité international de la Croix -Rouge se sont heurtés aux réserves générales faites par Israël quant à l'applicabilité de la Quatrième

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Convention de Genève et il est fait mention d'une déclaration du Gouvernement israélien selon laquelle celui -ci désire laisser ouverte la question de l'applicabilité de la Quatrième Convention de Genève dans le territoire occupé - déclaration qui a incité la Croix -Rouge à formuler certaines réserves. Le délégué d'Israël a exprimé des doutes au sujet des chiffres énoncés dans le mémorandum égyptien (document A26/21 Add.l) et dans la déclaration du chef de la délégation de l'Egypte. Dans les deux cas, il a été dit qu'il n'y avait que 5 médecins, 1 dentiste, 36 infirmières et 24 auxiliaires travaillant dans la zone. Il ressort clairement du contexte que ces chiffres se réfèrent à la zone du SinaS. Le délégué d'Israël a dit que des chiffres supérieurs étaient donnés dans un rapport confidentiel de la Croix- Rouge, mais en fait ce rapport concerne une autre zone et non le Sinal. En ce qui concerne le projet de résolution, le délégué d'Israël a indiqué que le paragraphe 1 du dispositif de la partie A constituait une innovation. En fait il n'y a rien de nouveau dans le droit des Palestiniens de rentrer dans leurs foyers conformément aux résolutions pertinentes de l'Organisation des Nations Unies. Les actes de l'Organisation des Nations Unies font état de ce droit depuis 25 ans, d'autant qu'au cours des 25 dernières années aucun d'eux n'a été autorisé à rentrer chez lui. Est -ce que le délégué d'Israël voulait dire qu'il n'y avait pas de résolution des Nations Unies, ou qu'Israël avait autorisé les réfugiés à rentrer chez eux ? S'il voulait dire qu'Israël avait autorisé ou autorisait le retour des réfugiés, c'est là une intéressante et utile clarification. La façon dont le délégué d'Israël a attaqué le projet de résolution est regrettable. Les parrains du projet estiment que celui -ci était le plus anodin que l'on puisse proposer. Il ne contient en effet que trois propositions que les réfugiés soient autorisés à rentrer chez eux; qu'Israël n'attaque pas les abris des réfugiés; et que les faits de la situation soient tirés au clair. Israël a déclaré que les conditions sanitaires dans les territoires occupés étaient bonnes et a promis en 1972 de distribuer un rapport sur la question (Actes officiels N° 202, page 550). Le rapport n'a jamais été reçu. Ce qu'il faut, c'est établir les faits de la situation et cela doit être fait d'une façon scientifique et consciencieuse par un groupe représentatif disposant de l'autorité et du temps nécessaires pour constater et vérifier les faits. Les délégués pourront alors disposer de renseignements détaillés tels que ceux que le Directeur de la Santé de l'UNRWA a fournis en présentant des tableaux, des statistiques et des chiffres et non pas des impressions générales. :

Le Professeur LISICYN (Union des Républiques socialistes soviétiques) déclare que l'URSS a adopté une attitude très claire au sujet de la question actuellement en discussion, ainsi qu'il a été dit à de précédentes Assemblées. Sa position est toujours la même. La délégation soviétique comprend les aspirations des pays arabes et leurs demandes légitimes, qui se reflètent dans les résolutions du Conseil de Sécurité, particulièrement les résolutions 237 et 242. Les arguments d'Israël concernant la santé et le bien -être des Arabes vivant dans les territoires occupés ne sont pas convaincants. Il vaudrait mieux se conformer aux résolutions de l'Organisation des Nations Unies et de l'Assemblée mondiale de la Santé, libérer les territoires et donner aux Arabes la possibilité de prendre soin de leur population. La délégation soviétique appuie donc sans réserve le projet de résolution, qui s'accorde parfaitement avec la Constitution de l'OMS. Son but est d'obtenir des renseignements objectifs complémentaires qui puissent être étudiés par les délégués à la Vingt -Septième Assemblée mondiale de la Santé afin qu'une décision appropriée puisse être prise. Les termes du projet de résolution sont mesurés, objectifs et judicieux - contrairement à la rhétorique du délégué d'Israël qui amis en question l'esprit de coopération et les décisions constructives de l'OMS. Le Dr CAYLA (France) est heureux de relever le ton objectif du préambule du projet de résolution-, qui s'abstient de toute affirmation excessive ou inexacte. La délégation française félicite le Directeur général de la qualité et de l'objectivité des documents présentés. Elle n'accepte pas les critiques adressées au Directeur général et à son représentant personnel qui s'est acquitté au mieux d'une tache très difficile. Certains pays estiment qu'un complément d'information est nécessaire. La délégation française n'y'voit pas d'objection mais considère que le Directeur général doit être associé à toute nouvelle enquête. Ainsi qu'on l'a déjà dit, une telle enquête ne peut être faite qu'avec l'accord des Etats intéressés. La délégation française appuie donc les amendements proposés par le délégué du Royaume -Uni, lesquels prévoient d'une part l'accord du Gouvernement intéressé et d'autre part le mode de désignation des experts. Il appartient au Conseil exécutif de désigner trois Etats chargés de désigner les experts, et cela en accord avec le Directeur général. Le Dr EHRLICH (Etats -Unis d'Amérique) félicite le Directeur général de la netteté de son exposé.

La délégation des Etats -Unis note que des informations sur la situation sanitaire dans les territoires occupés et parmi les réfugiés et personnes déplacées ont été fournies par 1'UNRWA, par les services réguliers de la Croix -Rouge et, plus récemment, par le représentant personnel

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du Directeur général. Compte tenu des circonstances actuelles, elle juge ces rapports entièrement satisfaisants. La question qui se pose est de savoir s'il est nécessaire de constituer un nouveau comité ou groupe d'étude pour examiner la situation dans la région, et si un tel groupe réussira mieux dans sa tâche que les institutions existantes. N'ayant rien vu ou entendu qui donne à penser que les organismes internationaux existants aient failli à leur tâche, et jugeant improbable qu'un autre groupe donne satisfaction à tous les intéressés, la délégation des Etats -Unis se verra obligée de voter contre le projet de résolution. M. BOUDEHRI (Algérie) remarque que la Commission examine depuis plusieurs années la question de l'aide sanitaire aux réfugiés et personnes déplacées dans le Moyen -Orient. Plusieurs résolutions ont été adoptées et des progrès considérables ont été enregistrés mais le problème demeure. La délégation algérienne ne s'attend pas que l'OMS règle cette question car il appartiendra aux populations arabes intéressées de le faire avec les moyens qu'elles jugeront opportuns. Toutefois l'OMS a des responsabilités à assumer en raison des problèmes humanitaires et sanitaires qui sont la conséquence de la domination coloniale et de l'agression sioniste contre des Etats souverains Membres de l'Organisation. Le projet de résolution soumis à la Commission vise à obtenir des informations supplémentaires sur la situation sanitaire des réfugiés et des personnes déplacées dans le Moyen Orient. La procédure demandée est raisonnable et objective. La délégation algérienne appuie le projet de résolution. M. ONKELINX (Belgique) remercie le Directeur général d'avoir envoyé son représentant personnel dans les territoires en cause. Son gouvernement a pris note avec intérêt des renseignements obtenus. Sa délégation approuve l'esprit dans lequel ont été formulées les propositions du Royaume -Uni visant à améliorer le projet de résolution mais elle souhaite que celles -ci soient présentées par écrit. Comme le projet de résolution n'a été distribué qu'au début de la séance et que certaines délégations ont besoin de plus de temps pour l'examiner, le délégué de la Belgique demande au Président de reporter au lendemain la mise aux voix du projet, conformément à l'article 51 du Règlement intérieur. Le PRESIDENT déclare que la Commission peut poursuivre la discussion du point considéré et examiner la question du vote plus tard. M. HASSAN (Somalie) dit que sa délégation s'associe à la déclaration faite par le délégué de la Zambie lorsqu'il a présenté le projet de résolution. Toutefois, au nom des coauteurs du projet, il modifie comme suit le paragraphe 1 du dispositif de la partie B :

DECIDE de créer un comité spécial composé d'experts désignés par trois Etats Membres 1. que le Conseil exécutif choisira à sa cinquante- deuxième session, en consultation avec le Directeur général, pour étudier sous tous ses aspects la situation sanitaire des habitants des territoires occupés du Moyen- Orient et faire à la Vingt- Septième Assemblée mondiale de la Santé un rapport complet sur ce qu'il aura constaté; M. Hassan pense que le paragraphe 3 du dispositif de la partie B couvre parfaitement les autres points soulevés par la délégation du Royaume -Uni et par d'autres délégations, sans qu'il soit nécessaire d'apporter au projet d'autres amendements. M. AL- ADHAMI (Irak) signale que le mot "partiel" qu'il a employé dans son intervention à la séance précédente a donné lieu à un malentendu. Il a dit que le rapport était incomplet, superficiel et "partiel ", ce qui signifie "fragmentaire ". Sa remarque ne s'appliquait qu'au rapport et sa délégation n'a mis en doute ni la compétence ni l'intégrité du Directeur général qui a rendu de précieux services à l'OMS.

Le Dr LEBENTRAU (République Démocratique Allemande) déclare que sa délégation se félicite de la mise en discussion du point 3.13 de l'ordre du jour. Cette question demandait à être examinée sur le forum de l'OMS et sa délégation appuie le projet de résolution proposé. Elle se fonde pour cela sur le fait que la République Démocratique Allemande a toujours été favorable à l'application des résolutions adoptées par le Conseil de Sécurité en 1967. Le Dr MOYA (Cuba) indique que sa délégation soutient les efforts des pays arabes visant à obtenir pour les réfugiés et personnes déplacées des services sanitaires satisfaisants et qu'elle est favorable à l'adoption du projet de résolution. Le Dr FAKHRO (Bahrein) rappelle, au sujet des points soulevés par le délégué d'Israël, que celui -ci s'est défendu de vouloir être mêlé à une discussion politique, mais qu'il a en fait émis des paroles diffamatoires non seulement contre les Arabes, mais aussi contre les coauteurs du projet de résolution. Le délégué d'Israel qui a parlé est un politicien et non pas un médecin et c'est lui -même qui a introduit la politique dans le débat. Il a parlé de l'hostilité intransigeante du peuple arabe mais il ne parait pas comprendre la raison de cette hostilité. Le délégué d'Israel voudrait une hostilité conciliante qui tolérerait l'occupation continue de terres volées, la démolition de maisons, la dispersion d'un beaucoup

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plus grand nombre de Palestiniens et l'acceptation des méthodes d'assassinat politique récemment inaugurées. Le délégué d'Israël a parlé aussi des excellents services médicaux qui existent, mais ces services ont été créés pour les occupants qui sont venus déplacer de nouveaux groupes de Palestiniens. Sa thèse est analogue à celle des impérialistes du dix -neuvième siècle et des fascistes du vingtième siècle. La politique d'Israel est similaire à la philosophie de l'apartheid de l'Afrique du Sud. Le délégué d'Israël doit avoir été horrifié d'entendre des délégations autres que les délégations arabes réclamer l'arrêt de la destruction d'abris et de la dispersion de réfugiés. Israel ne veut pas s'entendre rappeler les actes inhumains qu'il a commis contre les Palestiniens et d'autres peuples arabes. Le délégué d'Israel a prétendu que les Arabes n'ont pas confiance dans le Directeur général. Il n'en est pas ainsi. Il ne faut pas confondre désaccord et manque de confiance; les délégations arabes demandent simplement des renseignements complémentaires. M. GONZALEZ PALACIOS (Espagne) remercie le Directeur général de son exposé et déclare que sa délégation appuie le projet de résolution tel qu'il a été amendé par les coauteurs. Le Dr HACHICHA (Tunisie) dit que sa délégation a pris connaissance du rapport du Directeur général et a noté que certains renseignements faisaient défaut. Si les informations dont on a besoin avaient été obtenues, il n'aurait pas été nécessaire de poursuivre la discussion. Il apparaît que la mission du représentant personnel du Directeur général a été entravée par les autorités d'occupation. Il appartient donc à la présente Assemblée mondiale de la Santé de reprendre le problème sur d'autres bases pour obtenir des renseignements complets et impartiaux sur l'état sanitaire des réfugiés et des personnes déplacées dans les territoires occupés. La délégation tunisienne déplore l'obstination dont font preuve les autorités d'occupation devant les recommandations du Conseil de Sécurité. Il est temps que l'Assemblée mondiale de la Santé se prononce contre les injustices flagrantes qui sont commises dans les territoires occupés. Le Dr TARCICI (Yémen) rend hommage à la façon dont le Directeur général s'est acquitté d'une tâche difficile et délicate. Il apprécie aussi l'attitude prise par le représentant personnel du Directeur général qui s'est rendu dans les territoires occupés. Les termes de la résolution adoptée à la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé ne laissaient au représentant personnel du général choix que de s'adresser au geôlier pour obtenir des renseignements - procédure qui ne permet certainement pas d'obtenir des renseignements dignes de foi. Les auteurs du projet de résolution s'efforcent donc de donner au comité spécial proposé une plus grande liberté d'action pour obtenir les informations nécessaires. Le Dr Tarcici rappelle aux délégués que, voici trois semaines seulement, la presse mondiale a signalé que deux Palestiniens prisonniers avaient été tués par des Israéliens emprisonnés avec eux. Il est impossible de savoir par quelles tortures les prisonniers palestiniens sont passés avant de mourir. Il est évident qu'il ne servirait à rien de le demander aux geôliers. En ce qui concerne l'acceptabilité des membres du comité spécial proposé, il n'est pas d'usage de demander à l'accusé de choisir son juge ou son jury. M. ROSENNE (Israel) fait observer que personne ne passe en jugement, surtout pas la délégation d'Israël, et qu'il n'y a pas de juge ni de jury. L'un des principes fondamentaux des organisations internationales est l'égalité des Etats. Le délégué de l'Egypte a dit qu'Israel n'avait pas mis de renseignements adéquats à la disposition du Directeur général ou de son représentant personnel. A ce sujet, M. Rosenne se reporte à la lettre du Ministère de la Santé d'Israel au Directeur général, en date du 22 décembre 1972 (document A26/21, annexe 2), dont le quatrième paragraphe indique clairement l'engagement pris par le Gouvernement d'Israël. Les interventions des délégués de l'Egypte et de Bahrein confirment que les Etats arabes sont décidés à s'assurer un gain politique et ne se soucient pas de la santé des populations en cause. S'ils s'en préoccupaient vraiment et voulaient en discuter avec la délégation d'Israël, M. Rosenne est sûr que l'accord pourrait se faire sur un texte qui donnerait satisfaction à tous, qui permettrait de promouvoir si nécessaire le bien -être des personnes intéressées et qui protégerait l'Organisation elle -même. Au sujet des renseignements supplémentaires qu'il a spontanément fournis à la Vingt Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, il indique que les rapports sur les services sanitaires fonctionnant en Judée, en Samarie, à Gaza et dans le Sinai en 1972 ont été publiés au début de 1973 et que des exemplaires en ont été envoyés au Directeur général et peuvent être obtenus à la bibliothèque de l'OMS. Un nombre suffisant d'exemplaires en anglais est à la disposition de toutes les délégations et la délégation d'Israel fera volontiers le nécessaire pour que des exemplaires dans les autres langues officielles puissent être obtenus si besoin est.

500

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

En ce qui concerne les événements dramatiques rapportés par le délégué du Yémen; les deux prisonniers palestiniens ont, en réalité, été tués par deux codétenus arabes. Le Dr KEITA (Mali) remarque que la discussion s'écarte de plus en plus de la question des recherches que l'OMS doit entreprendre. La situation dans les territoires occupés doit être éclaircie. Le Dr Keita approuve la proposition de former un comité spécial chargé d'obtenir les renseignements nécessaires et il rappelle que sa délégation est l'un des auteurs du projet de résolution. Il se déclare toutefois en faveur des amendements proposés par le délégué du Royaume -Uni. Le PRESIDENT propose que, conformément à la demande du délégué de la Belgique, tout vote au sujet du point 3.13 de l'ordre du jour soit ajourné au lendemain. Il en est ainsi décidé.

Le Dr SACKS, Secrétaire de la Commission, annonce que la délégation du Burundi a exprimé le désir d'être inscrite sur la liste des auteurs du projet de résolution. D'autre part, le Secrétariat croit savoir que des suggestions d'amendements au projet de résolution pourraient être présentées à la prochaine séance. (Voir la suite du débat dans le procès- verbal de la onzième séance, section 4.) La séance est levée à 17 h.25.

ONZIEME SEANCE

Mardi 22 mai 1973, 9 h.40 Président :

Dr A. W. AL -MUFTI (Irak)

1.

ACCESSION DE LA REPUBLIQUE POPULAIRE DEMOCRATIQUE DE COREE A LA QUALITE DE MEMBRE

Le PRESIDENT annonce que le Directeur général vient d'être informé par l'Organisation des Nations Unies que la République populaire démocratique de Corée, admise en qualité de Membre de l'Organisation aux termes de la résolution WHA26.28 du 17 mai 1973, est devenue effectivement Membre de l'OMS en déposant auprès du Secrétaire général, le 19 mai 1973, un instrument officiel de ratification de la Constitution. Le Président souhaite la bienvenue à la République populaire démocratique de Corée au sein de l'Organisation mondiale de la Santé. 2.

QUATRIEME RAPPORT DE LA COMMISSION

A la demande du PRESIDENT, le Dr MIKEM (Togo), Rapporteur, donne lecture du projet de quatrième rapport de la Commission B. Décision 3. :

Le rapport est adopté (voir page 516).

BAREME DES CONTRIBUTIONS (suite de la quatrième séance, section 9)

Ordre du jour, 3.6

Contributions des nouveaux Membres (suite)

Ordre du jour, 3.6.2

A la demande du Président, M. FURTH, Sous -Directeur général, présente le rapport du Directeur général (A26/56) sur le taux de la contribution de la République populaire démocratique de Corée. Comme le taux de la contribution de cet Etat Membre doit faire l'objet d'une recommandation du Comité des Contributions des Nations Unies et que c'est seulement lorsqu'elle connaitra cette recommandation que l'Assemblée mondiale de la Santé pourra fixer définitivement la contribution de la République populaire démocratique de Corée, lq Directeur général recommande que la contribution de ce Membre soit provisoirement calculée au taux de 0,10 % pour 1973 et 1974, sous réserve d'un ajustement, en augmentation ou en diminution, lorsque le taux définitif aura été fixé par l'Assemblée mondiale de la Santé. Conformément à la pratique suivie par l'Organisation des Nations Unies, la contribution pour 1973 - année d'admission - sera réduite à un tiers de 0,10 %. Le projet de résolution suivant est soumis à l'approbation de la Commission :

La Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé, Notant que la République populaire démocratique de Corée .a été admise en qualité de Membre de l'Organisation le 17 mai 1973; Rappelant que la Vingt- Deuxième Assemblée mondiale de la Santé, dans sa résolution WHA22.6, a décidé qu'à partir de 1968 les contributions dues par les nouveaux Membres pour l'année durant laquelle ils ont acquis la qualité de Membre seront calculées selon la pratique suivie par l'Organisation des Nations Unies, DECIDE que le taux de la contribution de la République populaire démocratique de Corée pour 1) les années 1973 et 1974 sera fixé par l'Assemblée mondiale de la Santé sur la base d'une recommandation du Comité des Contributions des Nations Unies; que la contribution de la République populaire démocratique de Corée sera provisoi2) rement calculée, pour ces deux années, au taux de 0,10 %, sous réserve d'ajustement au taux définitif qui sera fixé par l'Assemblée mondiale de la Santé; et que la contribution pour 1973 sera réduite à un tiers de 0,10 %. 3) :

Décision 4.

:

Le projet de résolution est approuvé.' Ordre du jour, 3.13

AIDE SANITAIRE AUX REFUGIES ET PERSONNES DEPLACEES DANS LE MOYEN -ORIENT (suite de la dixième séance, section 4)

Le PRESIDENT rappelle que les coauteurs du projet de résolution présenté à la séance précédente par le délégué de la Zambie ont modifié leur texte à la lumière du débat. Le projet de résolution révisé est ainsi libellé :

' Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le cinquième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA26.53. - 501 -

502

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II La Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé, A Tenant compte du principe selon lequel la santé de tous les peuples est une condition fondamentale de la paix et de la sécurité; Considérant que l'impossibilité de retourner dans leurs foyers affecte gravement la santé physique et mentale des réfugiés et personnes déplacées de Palestine; Ayant examiné le document A26 /WP/5, 1. REAFFIRME que la protection de la vie et de la santé physique et mentale des réfugiés et personnes déplacées exige qu'ils aient immédiatement le droit de retourner dans leurs foyers, conformément aux résolutions pertinentes de l'Organisation des Nations Unies; FAIT APPEL à Isra9l pour qu'il s'abstienne de toutes mesures telles que la destruction 2. des abris de réfugiés et la dispersion des réfugiés; et 3. PRIE le Directeur général d'intensifier et de développer dans la plus grande mesure possible le programme de l'Organisation concernant l'aide sanitaire aux réfugiés et personnes déplacées dans le Moyen- Orient; B

Consciente des responsabilités qui lui incombent d'assurer des conditions sanitaires adéquates à tous les peuples, notamment à ceux qui sont victimes de circonstances exceptionnelles telles qu'une occupation militaire; Ayant examiné le document A26/21; Considérant que la nécessité de réunir et contrôler des données de fait sur les conditions sanitaires dans lesquelles se trouvent placés les habitants des territoires occupés exige une enquête complète sur place et des contacts avec toutes les parties directement intéressées, DECIDE de créer un comité spécial composé d'experts désignés par trois Etats Membres que 1. le Conseil exécutif choisira à sa cinquante- deuxième session, en consultation avec le Directeur général, pour étudier sous tous ses aspects la situation sanitaire des habitants des territoires occupés du Moyen- Orient et faire à la Vingt- Septième Assemblée mondiale de la Santé un rapport complet sur ce qu'il aura constaté; 2. PRIE le comité spécial de se mettre en rapports avec tous les gouvernements et toutes les institutions intéressés et d'obtenir de ceux -ci tous les renseignements pertinents nécessaires sur la situation; 3. PRIE les gouvernements intéressés de coopérer avec le comité spécial et, en particulier, de lui faciliter le libre mouvement dans les territoires occupés; et PRIE le Directeur général de fournir au comité spécial toutes les facilités nécessaires 4. pour l'accomplissement de sa mission. i

Le Dr SAENZ (Uruguay) propose qu'au paragraphe 2 du dispositif de la partie A, le texte le membre de phrase "acciones como las que espagnol du projet de résolution révisé soit modifié resultan en la destrucción" serait remplacé par "actos como la destrucción". Aucun changement n'est nécessaire dans les autres langues. :

Le Dr CAYLA (France) dit que sa délégation souhaite présenter un amendement au projet de résolution révisé. Il demande donc à la Commission de suspendre la discussion en attendant que le texte de l'amendement soit distribué. Il en est ainsi décidé. (Voir la suite du débat à la section 6 ci- après.) 5.

DIX -SEPTIEME RAPPORT DU COMITE DE LA SURVEILLANCE INTERNATIONALE DES MALADIES TRANSMISSIBLES (suite de la troisième séance, section 4)

Ordre du jour, 3.19

Le PRESIDENT rappelle que la Commission, à sa troisième séance, avait constitué un groupe de travail officieux chargé d'étudier ce point de l'ordre du jour. Il invite le Président du groupe de travail à présenter son rapport.' Le Dr GRANT (Ghana), Président du groupe de travail, indique qu'à ses réunions des 18, 19 et le groupe a étudié le dix -septième rapport du Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles sur la première année d'application du Règlement sanitaire international (1969) et notamment sur l'aptitude du Règlement à atteindre son objectif - c'est -à -dire assurer le maximum de sécurité contre la propagation des maladies d'un pays à l'autre moyennant le minimum d'entraves au trafic mondial. Le groupe de travail a examiné toutes les modifications que le Comité a proposé d'apporter au Règlement sanitaire international (1969), mais n'a envisagé dans son rapport que celles de ces modifications sur lesquelles il désirait formuler des observations. Le Dr Grant appelle l'attention de la Commission sur les deux projets de résolutions contenus dans le rapport du groupe de travail. 21 mai 1973,

1

Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1973, N° 209, annexe 15.

COMMISSION B

;

ONZIEME SEANCE

503

Le premier projet de résolution, concernant le dix -septième rapport du Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles, est ainsi conçu :

La Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le dix -septième rapport du Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles,1 REMERCIE les membres du Comité du travail qu'ils ont accompli; 1. ADOPTE le dix -septième rapport du Comité de la Surveillance internationale des Maladies 2. transmissibles; APPELLE L'ATTENTION de tous les Etats Membres sur la nécessité d'une prompte notification 3. des cas de maladie tombant sous le coup du Règlement sanitaire international (1969), base indispensable de l'application efficace dudit Règlement; et 4. SOULIGNE qu'il est important de maintenir, dans le trafic aérien international, un niveau élevé de qualité de l'eau de boisson et des aliments et, à ce sujet, appelle l'attention de tous les Etats Membres sur les dispositions de l'article 14 du Règlement sanitaire international.

Le deuxième projet de résolution, qui a trait à la modification du Règlement sanitaire international (1969), est ainsi conçu :

La Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé, Considérant qu'il est nécessaire de modifier certaines dispositions du Règlement sanitaire international (1969); et Vu les articles 2 k), 21 a) et 22 de la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé,

ADOPTE, ce ... 1973, le Règlement additionnel ci -après ARTICLE I TITRE I.

:

DEFINITIONS

Article 1 Remplacer la définition de 1' "aéroport" par ce qui suit "Aéroport signifie tout aéroport que l'Etat Membre dans le territoire duquel il est situé a désigné comme aéroport d'entrée et de sortie destiné au trafic aérien international et où s'accomplissent les formalités de douane, de contrôle des personnes, de santé publique,2 de contrôle vétérinaire et phytosanitaire et autres formalités analogues." :

TITRE III.

ORGANISATION SANITAIRE

Article 21 Paragraphe 1 TITRE V. :

Supprimer les alinéas b) et c).

DISPOSITIONS PROPRES A CHACUNE DES MALADIES SOUMISES AU REGLEMENT Choléra

Chapitre II.

Article 63 A supprimer.

Article 64 Lui donner le numéro 63 et le modifier comme suit "1. :

Si, à l'arrivée d'un navire, aéronef, train, véhicule routier ou autre moyen de transport, un cas de choléra est constaté, ou si un cas s'est produit à bord, l'autorité sanitaire a) peut soumettre les passagers ou les membres de l'équipage jugés suspects à une surveillance ou à un isolement pendant une période qui ne doit pas dépasser cinq jours à compter de la date de débarquement; b) est responsable du contrôle de l'enlèvement et de l'élimination, dans des conditions hygiéniques, des réserves d'eau, des aliments (à l'exclusion de la cargaison), des déjections humaines, des eaux usées, y compris les eaux de cale, des matières résiduaires et de toutes autres matières considérées comme contaminées, ainsi que de la désinfection des réservoirs d'eau et du matériel servant à la manipulation des aliments.

Une fois appliquées les mesures prescrites sous b), le navire, aéronef, train, véhicule routier ou autre moyen de transport est admis à la libre pratique." 2.

1

Voir Actes off. Org. mond. Santé, 1973, N° 209, annexe 14. 2

Les moyens des services de contrôle sanitaire comprennent ceux qui sont énumérés aux articles 14 et 19 du Règlement sanitaire international (1969).

504

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II Articles 65 -69

A supprimer.

Article 70

Lui donner le numéro 64 et le modifier comme suit "Les denrées alimentaires faisant partie de la cargaison qui se trouvent à bord d'un navire, aéronef, train, véhicule routier ou autre moyen de transport sur lequel un cas de choléra s'est produit en cours de voyage ne peuvent être soumises à un examen bactériologique que par les autorités sanitaires du pays de destination finale." Article 71

A maintenir sans changement, mais en lui donnant le numéro 65. TITRE VI.

DOCUMENTS SANITAIRES

Article 92 Dans le paragraphe 1, remplacer "Appendices 1, 2, 3 et 4" par "Appendices 1, l'appendice 2 étant supprimé et les suivants renumérotés. 2,

et 3 ",

Modifier comme suit le paragraphe 3

;

"3. Les certificats internationaux de vaccination doivent être signés de sa propre main par un médecin ou une autre personne habilitée par l'administration sanitaire nationale, un cachet officiel ne pouvant être considéré comme tenant lieu de signature."

Dans le paragraphe 5, remplacer "Appendices 2, 3 et 4" par "Appendices 2 et 3 ".

Appendice 2. A supprimer, les appendices suivants étant renumérotés. ARTICLE II

Le délai prévu conformément à l'article 22 de la Constitution de l'Organisation pour formuler tous refus ou réserves est de trois mois à compter de la date de notification, par le Directeur général, de l'adoption du présent Règlement additionnel par l'Assemblée mondiale de la Santé. ARTICLE III

Le présent Règlement additionnel entrera en vigueur le ler janvier 1974. ARTICLE IV Seront applicables au présent Règlement additionnel les dispositions finales suivantes du paragraphe 3 de l'article 100, paragraphes 1 et 2 et Règlement sanitaire international (1969) première phrase du paragraphe 5 de l'article 101, article 102, article 103 (la date du ler janvier 1971 étant remplacée par celle indiquée à l'article III du présent Règlement additionnel), et articles 104 à 107 inclusivement. :

EN FOI DE QUOI nous avons apposé nos signatures et sceau ce

mai 1973, à Genève,

Président de la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé

Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé Le Dr TAYLOR (Nouvelle -Zélande) croit comprendre, d'après ce qui est dit à la fin du rapport, lue le groupe de travail suggère d'incorporer l'appendice 2 au Règlement. Il se demande s'il convient bien d'inclure dans le Règlement un modèle de certificat international de vaccination ou de revaccination contre le choléra, ou s'il s'agit de quelque erreur.

Le Dr ALAN (Turquie) précise que le groupe de travail est convenu que l'appendice 2 devrait être supprimé mais que, l'application de l'article 97 pouvant comporter la vaccination anticholérique, il convient de conserver le modèle de certificat, qui pourrait être reproduit dans une annexe non officielle, sans faire partie du Règlement. En ce qui concerne le paragraphe 4 du dispositif du premier projet de résolution; le Dr SENCER (Etats -Unis d'Amérique) rappelle que le groupe de travail a reconnu qu'il est important de maintenir un niveau élevé de qualité de l'eau de boisson et des aliments non seulement dans les transports aériens internationaux, mais bien dans tous les transports internationaux. Le groupe avait donc modifié le paragraphe à cet effet.

COMMISSION B

;

ONZIEME SEANCE

505

Le Dr BUSTAMANTE (Mexique), se référant à la proposition d'amendement relative à l'article 70, indique que, selon le texte espagnol, seul le pays de destination pourrait soumettre les aliments à un examen bactériologique, et non le pays producteur. La délégation mexicaine ne saurait admettre pareille restriction à l'initiative des autorités sanitaires des pays producteurs. Le Dr BERNARD, Sous -Directeur général, souscrit à l'opinion du délégué des Etats -Unis et lui donne l'assurance que la modification proposée sera effectuée. En réponse au délégué du Mexique, il explique que le nouveau texte de l'article 70 a pour objectif d'empêcher que les autorités sanitaires des pays de transit exigent l'examen bactériologique des aliments faisant partie de la cargaison de navires, aéronefs, trains, véhicules routiers ou autres moyens de transport sur lesquels un cas de choléra se serait déclaré au cours d'un voyage international. Ces pays seraient en revanche autorisés à exiger l'examen des aliments transportés pour être consommés pendant le voyage. Le texte n'implique nullement qu'aucun examen bactériologique ne pourra être effectué dans le pays d'origine.

Le Dr BUSTAMANTE (Mexique) accepte l'amendement proposé, étant entendu qu'il n'interdira pas aux autorités sanitaires des pays producteurs d'aliments de procéder à des examens bactériologiques si elles le désirent. Le Dr YEH Cheng -pa (Chine) tient à préciser que, son pays ne participant que depuis peu aux travaux de l'OMS, il se réserve le droit de présenter des observations sur les questions en rapport avec ce point de l'ordre du jour après un examen plus approfondi.

Le Dr RAINSFORD (Australie) déclare que son pays, continent isolé par les mers et exempt de nombreuses maladies exotiques, est enclin à une rigueur d'autant plus grande dans l'application des mesures sanitaires visant à prévenir l'importation des maladies. C'est pourquoi son gouvernement n'a pas encore été en mesure de signer le Règlement sanitaire international (1969) qu'il applique pourtant à quelques réserves près. La délégation australienne s'abstiendra donc de voter sur les deux projets de résolutions. Le Dr ALAN (Turquie) souhaiterait que le libellé exact du paragraphe 4 du dispositif du premier projet de résolution soit précisé avant que la Commission ne se prononce. Le Dr BERNARD, Sous -Directeur général; indique que si le mot "aérien" était supprimé dans la version française et si, dans la version anglaise, les mots "international aviation" étaient remplacés par "international traffic", les deux versions seraient parfaitement concordantes et tiendraient compte de la modification proposée. Le Dr ALAN (Turquie) accepte cette suggestion. Décision :

Le premier projet de résolution, ainsi amendé, est approuvé.1

Le Dr TAYLOR (Nouvelle -Zélande) souligne que le Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles, dans l'appendice 4 de son rapport (Désinsectisation des aéronefs), a recommandé que, pour les aérosols, deux nouvelles préparations de référence soient ajoutées à la liste figurant dans l'annexe VI du Règlement. L'Assemblée de la Santé a -t -elle son mot à dire à ce sujet, ou bien ces deux nouvelles préparations seront -elles inscrites automatiquement à l'annexe VI ? Le Dr BERNARD, Sous -Directeur général, indique que cette adjonction suivra automatiquement l'approbation du rapport du Comité par l'Assemblée de la Santé. 2

Décision 6.

:

Le deuxième projet de résolution est approuvé. Ordre du jour, 3.13

AIDE SANITAIRE AUX REFUGIES ET PERSONNES DEPLACES DANS LE MOYEN -ORIENT (suite de la section 4)

Le PRESIDENT fait connaître que l'amendement annoncé plus têt par le délégué de la France vient d'être distribué. La délégation française souhaite amender la section B du projet de résolution révisé en supprimant les quatre paragraphes du dispositif et en insérant le texte suivant Rappelant l'article 2 de la Constitution et, en particulier, les paragraphes a), b), d), i) et v), ainsi que l'article 18 m), 1. DECIDE de créer un comité spécial d'experts pour étudier sous tous ses aspects la situation sanitaire des habitants des territoires occupés du Moyen- Orient et faire à la Vingt -Septième Assemblée mondiale de la Santé un rapport complet sur ce qu'il aura constaté; 2. PRIE le Conseil exécutif, à sa cinquante- deuxième session, de recommander trois Etats Membres de l'Organisation parmi les ressortissants de chacun desquels le Directeur général, d'accord avec chacun de ces Etats Membres, désignera un expert;

:

1

Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le cinquième rapport

de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA26.54. 2

Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le cinquième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA26.55.

506 3.

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

PRIE les gouvernements intéressés d'accepter de coopérer avec le comité spécial et, en particulier, de lui faciliter le libre mouvement dans les territoires occupés; PRIE le comité spécial de se mettre en rapport avec tous les gouvernements et toutes les institutions intéressés. et d'obtenir de ceux -ci tous les renseignements pertinents nécessaires sur la situation; et 5. PRIE le Directeur général de fournir au comité spécial toutes les facilités nécessaires pour l'accomplissement de sa mission. 4.

Le Dr CAYLA (France), présentant l'amendement proposé par sa délégation, indique qu'il lui parait indispensable que la résolution fasse mention de l'article 2 de la Constitution, et notamment des paragraphes a), b), d), i) et v), ainsi que de l'article 18 m). Aux termes du paragraphe 1 du dispositif, l'Assemblée de la Santé déciderait de créer un comité spécial d'experts pour étudier sous tous ses aspects la situation sanitaire. Aux termes des paragraphes 2 et 3, le Conseil exécutif serait invité à choisir, à sa cinquante -deuxième session, trois Etats Membres parmi les ressortissants de chacun desquels le Directeur général désignerait un expert et les gouvernements intéressés seraient priés d'accepter de coopérer avec le comité spécial et de lui faciliter le libre mouvement dans les territoires occupés. Dans la version anglaise figurent les mots "agree to cooperate with the special committee", mais le Dr Cayla pense que le mot "accept" serait préférable. Certains délégués lui ayant demandé que soient ajoutés les mots "dans l'accomplissement de sa mission ", il est disposé à accepter cette modification. Les paragraphes 4 et 5 du dispositif ne présentent aucune difficulté. Au moment où le Dr Cayla a présenté son amendement, il ignorait que certaines réserves s'étaient manifestées au sein de la Commission. Il serait donc très désireux que l'on accorde aux délégués un temps de réflexion. Aussi propose -t -il formellement que la Commission renvoie au lendemain matin le vote sur l'amendement présenté par la délégation française, en exprimant l'espoir qu'il sera accepté par les coauteurs du projet de résolution. Le Dr SACKS, Secrétaire de la Commission, indique que la motion du délégué de la France est conforme aux dispositions de l'article 59 du Règlement intérieur qui stipule que, au cours de la discussion de toute question, un délégué peut demander la suspension ou l'ajournement de la séance. Une motion de ce genre n'est -pas discutée, mais est immédiatement mise aux voix. L'expression "suspension de la séance" signifie la remise temporaire à plus tard du travail de ladite séance; l'expression "ajournement de la séance" signifie la cessation de tout travail jusqu'à ce qu'une nouvelle séance soit convoquée. Si le Dr Sacks a bien compris le délégué de la France, c'est l'ajournement de la séance qui est demandé. Le Dr CAYLA (France) confirme que c'est bien le cas. Décision :

La motion d'ajournement est adoptée par 43 voix contre 13, avec 35 abstentions. La séance est levée à 11 heures.

DOUZIEME SEANCE

Mardi 22 mai 1973, 15 h.55 Président :

Dr A. W. AL -MUFTI (Irak)

1.

AIDE SANITAIRE AUX REFUGIES ET PERSONNES DEPLACEES DANS LE MOYEN- ORIENT (suite)

Ordre du jour, 3.13

Le PRESIDENT rappelle à la Commission qu'au titre du point 3.13 de l'ordre du jour, il ne lui reste plus à examiner que le texte révisé du projet de résolution présenté à la séance précédente ainsi que l'amendement audit texte proposé par le délégué de la France, à la demande duquel le débat avait été ajourné. Le Dr CAYLA (France) déclare que sa délégation retire l'amendement qu'elle avait proposé car il ne semble pas devoir réunir une majorité. Le Dr SCHIRMER (République fédérale d'Allemagne) dit que sa délégation peut accepter, pour l'essentiel, le texte révisé du projet de résolution mais qu'elle a des doutes au sujet du paragraphe 2 du dispositif de la partie A, dont voici la teneur :

FAIT APPEL à Israel pour qu'il s'abstienne de toutes mesures telles que la destruction des abris de réfugiés et la dispersion des réfugiés; 2.

Si le projet de résolution est adopté, il servira de base au mandat du comité spécial; or, ce mandat ne saurait contenir de critiques à l'égard de l'une ou l'autre des parties en cause. Il conviendrait donc de supprimer le paragraphe 2 du dispositif de la partie A. M. HASSAN (Somalie) annonce qu'afin de réunir une plus forte majorité les coauteurs du projet de résolution sont prêts à reprendre l'idée qui était à la base de l'amendement proposé par la délégation française. Au nom des coauteurs, M. Hassan modifie donc le début du paragraphe 1 du dispositif de la partie B du projet de résolution qui se lira désormais comme suit :

1.

DECIDE de créer un comité spécial d'experts désignés par trois Etats Membres

...

En outre, les coauteurs reprennent le considérant qu'avait proposé la délégation de la France, à savoir :

Rappelant l'article 2 de la Constitution, et en particulier les paragraphes a), b), d), i) et v), ainsi que l'article 18 m),

qui deviendra le quatrième alinéa du préambule de la partie B de leur projet de résolution. Le Dr SACKS, Secrétaire de la Commission, explique que, conformément au Règlement intérieur, la Commission sera d'abord appelée à se prononcer sur l'amendement proposé par le délégué de la République fédérale d'Allemagne. Le DIRECTEUR GENERAL attire l'attention de la Commission sur le paragraphe 13.1 de l'article XIII du Règlement financier de l'OMS, où il est dit :

Ni l'Assemblée de la Santé, ni le Conseil exécutif ne peuvent prendre une décision entraînant des dépenses sans avoir été saisis d'un rapport du Directeur général sur les incidences administratives et financières de la proposition examinée. Or, il lui est impossible de donner à la présente précision sur le coût réel de la proposition parce que toute une série d'éléments inconnus. Si l'As emblée de financières du projet de résolution feront l'objet d'un troisième session du Conseil exécutif. Assemblée de la Santé la moindre le projet de résolution fait intervenir la Santé le veut bien, les incidences rapport qui sera présenté à la cinquante -

M. EL REEDY (Egypte) propose que le quatrième alinéa du préambule de la partie B, dont le délégué de la Somalie vient de demander l'insertion, soit modifié comme suit :

Ayant présents à l'esprit les principes consacrés par la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé, M. HASSAN (Somalie) accepte cet amendement au nom des coauteurs du projet de résolution.

Se référant aux observations du délégué de la République fédérale d'Allemagne, M. KHATTABI (Maroc) fait remarquer que le paragraphe 2 du dispositif de la partie A du projet de résolution n'a rien à voir avec la création du comité spécial d'experts il a trait uniquement aux réfugiés placés sous l'autorité de l'UNRWA. :

- 507 -

508

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

M. DE GEER (Pays -Bas) rappelle que les résolutions de l'Organisation des Nations Unies.: prévoient soit le retour des réfugiés palestiniens dans leur foyers, soit leur indemnisation. Pour tenir compte de cette alternative, le paragraphe 1 du dispositif de la partie A devrait se lire ainsi :

1. REAFFIRME que la protection de la vie et de la santé physique et mentale des réfugiés et personnes déplacées exige qu'ils aient immédiatement le droit de retourner dans leurs foyers, ou qu'ils soient indemnisés, conformément aux résolutions pertinentes de l'Organisation des Nations Unies;

M. EL REEDY (Egypte) estime que les auteurs du projet de résolution ont eu raison de faire état du droit des réfugiés "de retourner dans leurs foyers, conformément aux résolutions pertinentes de l'Organisation des Nations Unies ", la résolution fondamentale étant en l'occurrence la résolution 194(III) de l'Assemblée générale des Nations Unies. A propos de ce paragraphe, les délégués devront également se souvenir qu'à plusieurs reprises dans le passé, l'Assemblée mondiale de la Santé a adopté des résolutions rédigées dans les mêmes termes. On aurait tort de parler d'indemnisation, notamment parce que l'Assemblée mondiale de la Santé se préoccupe uniquement de la situation sanitaire des réfugiés. M. DE GEER (Pays -Bas) indique qu'il ne souhaite pas proposer formellement de modifier le texte.

Le PRESIDENT met aux voix l'amendement proposé par le délégué de la République fédérale d'Allemagne, c'est -à -dire la suppression du paragraphe 2 du dispositif de la partie A du texte révisé du projet de résolution. Décision :

L'amendement est rejeté par 54 voix contre 6, avec 24 abstentions.

Le Dr TARCICI (Yémen) aurait souhaité un vote par appel nominal afin que l'on connaisse les noms des pays qui approuvent la destruction des abris de réfugiés. Le PRESIDENT met alors aux voix le texte révisé du projet de résolution tel qu'il a été amendé en cours de séance. Décision Le projet de résolution, ainsi amendé, est approuvé par 57 voix contre 4, avec 26 abstentions. :

Répondant au délégué du Yémen, le Dr SCHIRMER (République fédérale d'Allemagne) déclare que les raisons pour lesquelles il avait demandé que l'on supprime le paragraphe 2 du dispositif de la partie A du projet de résolution n'ont rien à voir avec les répercussions que les actes dont il est fait état dans ce paragraphe peuvent avoir sur la situation sanitaire des populations des régions occupées. Le délégué du Maroc l'a d'ailleurs bien compris. Le Dr HUSAIN (Irak) indique que sa délégation a voté la résolution, non parce qu'elle est convaincue que les mesures proposées sont les plus appropriées, mais parce que ce sont les moins rigoureuses que puisse prendre une organisation humanitaire comme l'OMS. M. HEINRICI (Suède) explique que, si la délégation suédoise, tout en approuvant les fins humanitaires de la résolution, s'est abstenue de voter, c'est parce que la résolution a des implications politiques et que l'Assemblée mondiale de la Santé n'est pas l'endroit indiqué pour adopter des résolutions de caractère politique.

M. URQUIOLA (Philippines) déclare que sa délégation s'est prononcée en faveur de la résolution, mais que cela ne doit pas être interprété comme une quelconque prise de position du Gouvernement des Philippines à l'égard des problèmes politiques soulevés. Le Dr MORK (Norvège) explique que sa délégation s'est abstenue pour des raisons analogues à celles indiquées par le délégué de la Suède. Le Professeur FERREIRA (Brésil) dit que, si sa délégation s'est abstenue, alors qu'elle est toujours favorable aux actions visant à protéger les populations de l'oppression raciale, religieuse et politique, c'est parce que des considérations politiques viennent compliquer le problème. M. DE GEER (Pays -Bas) déclare que sa délégation a voté contre le projet de résolution à cause de ses incidences politiques. Elle n'en est pas moins très sensible aux difficultés des réfugiés palestiniens. 1

Ce projet de résolution a été transmis à l'Assemblée de la Santé dans le cinquième rapport de la Commission et adopté sous le numéro d'ordre WHA26.56.

COMMISSION B 2.

;

DOUZIEME SEANCE

509

CINQUIEME RAPPORT DE LA COMMISSION

Le PRESIDENT indique que le projet de résolution qui vient d'être approuvé par la Commission sur le point 3.13 de l'ordre du jour sera joint au projet de rapport lorsque celui -ci sera soumis au Bureau puis à l'Assemblée plénière. Le Dr MIKEM (Togo), Rapporteur, donne lecture du projet de cinquième rapport de la Commission. Décision 3. :

Le rapport est adopté (voir page 516).

CLOTURE DES TRAVAUX

Après les remerciements et félicitations d'usage, le PRESIDENT déclare clos les travaux de la Commission B.

La séance est levée à 16 h.40.

RAPPORTS DES COMMISSIONS

Les textes des résolutions recommandées dans les rapports des commissions et ultérieurement adoptées sans changement par l'Assemblée de la Santé ont été remplacés par les numéros d'ordre (entre crochets) sous lesquels ils sont publiés dans la partie I (Actes officiels N° 209, pages 1 à 36).

COMMISSION DE VERIFICATION DES POUVOIRS

PREMIER RAPPORT

[26/38 - 8 mai 19737 La Commission de Vérification des Pouvoirs s'est réunie le 8 mai 1973. Les délégués des pays suivants étaient présents Canada, Colombie, Cuba, Hongrie, Iran, Japon, Pays -Bas, République Arabe Libyenne, Sénégal, Sri Lanka, Suède, Zambie. M. G. Buick (Canada) a été élu président, M. M. Tsunashima (Japon) vice -président, et M. D. J. de Geer (Pays -Bas) rapporteur. La Commission a examiné les pouvoirs communiqués au Directeur général conformément aux dispositions de l'article 22 du Règlement intérieur de l'Assemblée. :

Les pouvoirs des délégués et représentants des Membres et Membre associé énumérés ci -après ont été trouvés en bonne et due forme; la Commission propose donc à l'Assemblée d'en reconnaître la validité Afghanistan, Algérie, Allemagne, République fédérale d', Arabie Saoudite, Argentine, Australie, Autriche, Bahrein, Belgique, Birmanie, Bolivie, Brésil, Bulgarie, Burundi, Cameroun, Canada, Chili, Chine, Chypre, Colombie, Congo, Costa Rica, Côte d'Ivoire, Cuba, Danemark, Egypte, El Salvador, Emirats arabes unis, Equateur, Etats -Unis d'Amérique, Ethiopie, Fidji, Finlande, France, Gabon, Gambie, Ghana, Grèce, Guatemala, Haiti, Haute -Volta, Honduras, Hongrie, Inde, Indonésie, Irak, Iran, Irlande, Islande, Israel, Italie, Jamaique, Japon, Jordanie, Kenya, Koweit, Laos, Lesotho, Liban,,Libéria, Luxembourg, Madagascar, Malaisie, Malawi, Malte, Maroc, Maurice, Mauritanie, Mexique, Monaco, Mongolie, Népal, Nicaragua, Niger, Nigéria, Norvège, Nouvelle -Zélande, Oman, Ouganda, Pakistan, Pays -Bas, Pérou, Philippines, Pologne, Portugal, Qatar, République Arabe Libyenne, République Arabe Syrienne, République Centrafricaine, République de Corée, République Khmère, République -Unie de Tanzanie, Roumanie, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Rwanda, Samóa- Occidental, Sénégal, Sierra Leone, Singapour, Somalie, Souaziland, Soudan, Sri Lanka, Suède, Suisse, Tchad, Tchécoslovaquie, Thailande, Trinité -et- Tobago, Tunisie, Turquie, Union des Républiques socialistes soviétiques, Uruguay, Venezuela, Viet -Nam, Yémen, Yémen démocratique, Yougoslavie, Zaire, Zambie, ainsi que Papua- Nouvelle- Guinée. 1. :

La Commission a examiné les notifications reçues des pays suivants Albanie, Bangladesh, Dahomey, Espagne, Guinée, Mali, Panama et Togo qui, bien que donnant la composition de leur délégation, ne peuvent être considérés comme constituant des pouvoirs officiels conformément aux dispositions du Règlement intérieur. La Commission recommande-à l'Assemblée de la Santé de reconnaître provisoirement à ces délégations le plein droit de participer à ses travaux en attendant l'arrivée des pouvoirs officiels. 2. :

Le délégué de Cuba a fait des réserves au sujet des pouvoirs présentés au nom de la République de Corée, de la République Khmère et de la République du Viet -Nam, estimant que les peuples de ces trois pays n'étaient pas représentés de façon légitime. 3.

1 Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa sixième séance plénière.

- 511 -

512

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

DEUXIEME RAPPORT1 2Tà.-2643

- 10 mai 19727

La Commission de Vérification des Pouvoirs s'est réunie le 10 mai 1973. La Commission a accepté les pouvoirs officiels présentés au nom de l'Albanie, du Bangladesh, du Dahomey, de l'Espagne, du Mali, du Panama, du Paraguay, de la République Démocratique Allemande et du Togo, et propose par conséquent que l'Assemblée de la Santé reconnaisse la validité des pouvoirs présentés par ces pays.

TROISIEME RAPPORT2

LA26/52 - 16 mai 19727 La Commission de Vérification des Pouvoirs s'est réunie le 16 mai 1973. La Commission a accepté les pouvoirs officiels présentés au nom de la Guinée et de la République Dominicaine. La Commission propose par conséquent que l'Assemblée de la Santé reconnaisse leur validité.

3

QUATRIEME RAPPORT

2712662 - 22 mai 19727 Au cours de sa quatrième réunion, tenue le 22 mai 1973, la Commission de Vérification des Pouvoirs a examiné les pouvoirs présentés par la délégation de la République populaire démocratique de Corée et les a trouvés en bonne et due forme. Elle propose à l'Assemblée d'en reconnaître la validité.

COMMISSION DES DESIGNATIONS

PREMIER RAPPORT4

2-4635 - 7 mai 19727 Australie, Brésil, La Commission des Désignations, composée des délégués des pays suivants Etats -Unis d'Amérique, Chine, Egypte, France, Honduras, Inde, Irlande, Liban, Madagascar, Maroc, Mongolie, Ouganda, Pakistan, République Arabe Syrienne, Roumanie, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Sierra Leone, Suisse, Togo, Trinité -et- Tobago, Union des Républiques socialistes soviétiques et Venezuela, s'est réunie le 7 mai 1973. Le Dr J. Anouti (Liban) a été élu président. Conformément à l'article 25 du Règlement intérieur de l'Assemblée, la Commission a décidé de proposer à l'Assemblée la désignation du Professeur Julie Sulianti Saroso (Indonésie) pour le poste de président de la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé. :

1 Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa huitième séance plénière. 2 3 4

Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa treizième séance plénière. Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa quinzième séance plénière. Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa deuxième séance plénière.

RAPPORTS DES COMMISSIONS DEUXIEME RAPPORT1

513

[2636 - 7 mai 19737 Au cours de sa première séance, tenue le 7 mai 1973, la Commission des Désignations a décidé de proposer à l'Assemblée, conformément à l'article 25 du Règlement intérieur de l'Assemblée, les désignations suivantes :

Dr J.Anouti (Liban), Professeur J. Prokopec (Tchécoslovaquie), Vice -Présidents de l'Assemblée Dr K. Camara (Guinée), Dr M. Machado de Lemos (Brésil), Dr J. Sumpaico (Philippines). Président, Dr S . Phong Aksara (Thallande); Commission A Président, Dr A W. Al-Mufti (Irak). Commission B :

:

:

.

En ce qui concerne les postes de membres du Bureau à pourvoir par voie d'élection conformément à l'article 31 du Règlement intérieur de l'Assemblée, la Commission a décidé de proposer les déléBahrein, Chine, Etats -Unis, d'Amérique, France, Ghana, Haute -Volta, gués des quatorze pays suivants Malawi, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Soudan, Togo, Trinité -et- Tobago, Turquie, Union des Républiques socialistes soviétiques et Venezuela. :

TROISIEME RAPPORT2

[2637 - 7 mai 19737 Au cours de sa première séance, tenue le 7 mai 1973, la Commission des Désignations a décidé de proposer à chacune des commissions principales, conformément à l'article 25 du Règlement intérieur de l'Assemblée, les désignations suivantes pour les postes de vice -président et de rapporteur :

Commission A Commission B

:

:

Vice -Président, Dr R. Pereda Chávez (Cuba); Rapporteur, Dr Gurmukh Singh (Malaisie Vice -Président, Dr jur. J. de Coninck (Belgique); Rapporteur, Dr P. Mikem (Togo).

BUREAU DE L'ASSEMBLEE

RAPPORT3

f26/49 - 14 mai 19737 Election de Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif Au cours de sa séance du 14 mai 1973, le Bureau de l'Assemblée, conformément à l'article 100 du Règlement intérieur de l'Assemblée, a établi la liste suivante de douze Membres, dans l'ordre alphabétique anglais, liste qui doit être transmise à l'Assemblée de la Santé en vue de l'élection annuelle de huit Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif: Chine, Yémen démocratique, Egypte, République fédérale d'Allemagne, Iran, République Khmère, Malawi, Pologne, Suisse, Turquie, République -Unie de Tanzanie, Etats -Unis d'Amérique. Le Bureau de l'Assemblée a recommandé ensuite les noms des huit Membres suivants, dont l'élection assurerait, à son avis, une répartition équilibrée des sièges au Conseil exécutif

:

Etats -Unis d'Amérique, Suisse, Malawi, Chine, Iran, Pologne, Yémen démocratique, Turquie.

1 Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa deuxième séance plénière. 2 3

Voir pages 281 et 415.

Voir le compte rendu in extenso de la douzième séance plénière, sections 1 et 6.

514

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

COMMISSION A

PREMIER RAPPORT'

24653 - 17 mai 19737 La Commission A a tenu ses première, deuxième, troisième, quatrième et cinquième séances les 14, 15 et 16 mai 1973, sous la présidence du Dr S. Phong Aksara (Thatlande). Conformément aux propositions de la Commission des Désignations, le Dr R.Pereda Ch4vez(Cuba) a été élu vice -président et le Dr Gurmukh Singh (Malaisie) rapporteur. La Commission a décidé de recommander à la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption des résolutions se rapportant aux points suivants de l'ordre du jour 8, :

2.3 2.4.1

2.4.2

Eradication de la variole LWHA26.29 Qualité, sécurité et efficacité des médicaments 2FHA26.30 et WHA26.317 Etalons internationaux et unités internationales pour les substances biologiques LWHA26.3 7

DEUXIEME RAPPORT'

[2654 - 18 mai 1973 Au cours de sa septième séance, tenue le 18 mai 1973, la Commission A a décidé de recommander à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé la résolution suivante se rapportant au point 2.2.2 de l'ordre du jour :

Budget effectif et niveau du budget pour 1974 r}A26.37

TROISIEME RAPPORT

LA26/57 - 22 mai 19737 Au cours de ses huitième, neuvième, dixième et onzième séances, tenues les 18, 19 et 21 mai 1973, la Commission a décidé de recommander à la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption des résolutions se rapportant aux points suivants de l'ordre du jour :

2.2.3 2.2.4 2.5 2.6

Fonds bénévole pour la promotion de la santé LWHA26.397 Examen détaillé du projet de programme et de budget pour 1974 `HA26.427 Résolution portant ouverture de crédits pour l'exercice financier 1974 ¿ HA26.47 Rôle de l'OMS dans le développement et la coordination de la recherche biomédicale LWHA26.427 Recherche en épidémiologie et en informatique ¿ HA26.47

3

QUATRIEME RAPPORT

1i,2661 - 23 mai 19717 Au cours de ses douzième, treizième et quatorzième séances, tenues les 22 et 23 mai 1973, la Commission a décidé de recommander à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption des résolutions se rapportant aux points suivants de l'ordre du jour :

2.7

2.8

Nécessité urgente de la suspension des essais d'armes nucléaires LWHA26.577 Programme de l'OMS pour la santé et l'environnement de l'homme LWHA26.57 Formation des personnels de l'environnement [HA26.57 Problèmes de l'environnement de l'homme LWHA26.627 Planification à long terme de la coopération internationale en matière de recherche sur le cancer 2WHA26.617

1

Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa quatorzième séance plénière. Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa quinzième séance plénière. Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa seizième séance plénière.

2 3

RAPPORTS DES COMMISSIONS COMMISSION B

515

PREMIER RAPPORT

24650 - 15 mai 19727 La Commission B a tenu ses première et deuxième séances les 9 et 14 mai 1973, sous la présidence du Dr A. W. Al -Mufti (Irak). Sur la proposition de la Commission des Désignations, le Dr jur. J. de Coninck (Belgique) a été élu vice- président et le Dr P. Mikem (Togo) rapporteur. Elle a décidé de recommander à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption des résolutions qui se rapportent aux points suivants de l'ordre du jour :

3.5.1

3.5.2

Rapport financier sur les comptes de l'OMS pour l'exercice 1972, Rapports du Commissaire aux Comptes et observations y relatives du Comité spécial du Conseil exécutif `WHA26.7 Etat du recouvrement des contributions annuelles et des avances au fonds de roulement Deux résolutions ont été adoptées sur ce point de l'ordre du jour Etat du recouvrement des contributions annuelles et des avances au fonds de :

roulement `HA26.12/ Etat du recouvrement des contributions annuelles et des avances au fonds de roulement :Contributions non acquittées de la Chine incluses dans la réserve non 3.2

répartie [HA26.117 Révision du texte de la résolution portant ouverture de crédits pour 1973 LWHA26.17

DEUXIEME RAPPORT

2

§26/51 - 16 mai 19227 Au cours de ses troisième et quatrième séances, tenues le 15 mai 1973, la Commission B a décidé de recommander à la Vingt -Sixième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption des résolutions qui se rapportent aux points suivants de l'ordre du jour :

3.5 3.5.3 3.3 3.6 3.6.1

3.6.2

Examen de la situation financière de l'Organisation Membres redevables d'arriérés de contributions dans une mesure pouvant donner lieu à l'application de l'article 7 de la Constitution [HA26.17 Prévisions budgétaires supplémentaires pour 1973 [HA26.17 Barème des contributions Contribution du Pakistan LWHA26.1Z7 Contributions des nouveaux Membres pour 1972 et 1973 Trois résolutions ont été adoptées sur ce point : : :

Emirats arabes unis - Qatar `HA26.17 Souaziland [ HA26.17 République Démocratique Allemande 2WHA26.27 3.20 3.6.3 3.7 3.7.1 3.10 3.11 3.14 3.16

Réexamen du mode Coordination à l'intérieur du système des Nations Unies d'établissement du barème des contributions WHA26.217 Barème des contributions pour 1974 LWHA26.27 Fonds de roulement Réexamen du fonds de roulement 2iHA26.227 Fonds bénévole pour la promotion de la santé CWHA26.27 Fonds de roulement pour le matériel d'enseignement et de laboratoire destiné à : :

l'enseignement médical `HA26.27 Amendements au Règlement financier [WHA26.27 Nomination du Commissaire aux Comptes ¿11A26.2 7

1 2

Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa douzième séance plénière. Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa treizième séance plénière.

516

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II TROISIEME RAPPORT 1

24655 - 21 mai 19727 Au cours de ses cinquième et sixième séances, tenues les 16 et 17 mai 1973, la Commission B a décidé de recommander à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption des résolutions qui se rapportent aux points suivants de l'ordre du jour :

3.12 3.12.1

3.12.2 3.9 3.8

Etude organique du Conseil exécutif Etude organique sur les méthodes à appliquer pour promouvoir le développement des services de santé de base ¿HA26.357 Prochaine étude organique du Conseil exécutif LWHA26.3! 2WHA26.3Z7 Amendements aux articles 34 et 55 de la Constitution gHA26.37 Possibilité d'adopter un programme et budget biennal :

QUATRIEME RAPPORT'

24658 - 22 mai 19727 Au cours de ses septième, huitième, neuvième et dixième séances, tenues les 18, 19 et 21 mai 1973, la Commission B a décidé de recommander à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption des résolutions qui se rapportent aux points suivants de l'ordre du jour :

3.21 3.21.1

3.21.2 3.17 3.18

Caisse commune des Pensions du Personnel des Nations Unies Rapport annuel du Comité mixte de la Caisse commune des Pensions du Personnel des Nations Unies pour 1971 rHA26.417 Nomination de représentants au Comité des Pensions du Personnel de l'OMS [WHA26.47 Besoins futurs [HA26.47 Bâtiment du Siège Fonds immobilier Deux résolutions ont été adoptées sur ce point de l'ordre du jour Fonds immobilier LWHA26.4L Logements pour le personnel en poste dans le sud du Soudan Fonds immobilier : :

:

:

5HA26.4 7 3.20

Coordination à l'intérieur du système des Nations Unies Trois résolutions ont été adoptées sur ce point de l'ordre du jour Coordination au sein du système des Nations Unies Questions générales 5HA26.497 Maintien du Corps commun d'inspection .WHA26.5Q7 Commission de la fonction publique internationale [HA26.57 Pharmacodépendance [HA26.57 Point supplémentaire 1 : : :

2

CINQUIEME RAPPORT

[2660 - 23 mai 19727 Au cours de ses onzième et douzième séances, tenues le 22 mai 1973, la Commission B a décidé de recommander à la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé l'adoption des résolutions qui se rapportent aux points suivants de l'ordre du jour :

3.6 3.6.2

3.19

3.13

Barème des contributions Contributions des nouveaux Membres pour 1972 et 1973 République populaire démocratique de Corée 541HA26.527 Dix -septième rapport du Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles Deux résolutions ont été adoptées sur ce point de l'ordre du jour Comité de la Surveillance internationale des Maladies transmissibles Dix -septième rapport rHA26.57 Règlement additionnel du 23 mai 1973 modifiant le Règlement sanitaire international (1969), en particulier les articles 1, 21, 63 à 71, et 92 2WHA26.55 Aide sanitaire aux réfugiés et personnes déplacées dans le Moyen- Orient 7 HA26.57 :

:

:

:

'

Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa quinzième séance plénière. Approuvé par l'Assemblée de la Santé à sa seizième séance plénière.

2

RAPPORTS DES COMMISSIONS

517

RAPPORT DE LA COMMISSION B A LA COMMISSION Al

[26/A/1 - 15 mai 19727 La Commission B a examiné à la lumière d'un rapport du Directeur général2 le montant des recettes occasionnelles disponibles au titre des recettes diverses et du solde en espèces du compte d'attente de l'Assemblée. Elle a également considéré le montant estimatif du remboursement attendu du Programme des Nations Unies pour le Développement. A la suite de son examen, et compte tenu des recommandations du Comité spécial du Conseil exécutif, la Commission B a conclu qu'il ne restait pas de recettes occasionnelles disponibles pour aider au financement du budget de 1974. En conséquence, la Commission B recommande à la Commission A que le montant estimatif de US $2 000 000 dont le remboursement est attendu du Programme des Nations Unies pour le Développement soit affecté au financement du budget de 1974.

1

Voir procès- verbaux de la Commission A, septième séance.

Voir procès- verbaux de la Commission B, deuxième séance, section 5, et troisième séance, section 2.

2

INDEX

ABDALLAH, A. (Egypte), 6, 212, 303 ABDULAHAD, J. (Tchad), 19 ABDULHADI, A'. M: (République Arabe Libyenne), 15, 356

ABDUL RAHIM, A. B. (Malaisie), 12 ABEBE, K. (Ethiopie), 7 ABEIDY, 0. G. (Mauritanie), 13, 102 -103 ABHAY, K. (Laos), 11, 77 -79 ABRAHAM, Mme S. (Ethiopie), 7 Accidents, 142, 186, 352 Activités interrégionales, 359 ACUNA MONTEVERDE, H. (Mexique), 13, 305, 327 ACZÉL, G. (Hongrie), 9 Additifs alimentaires, cancérogénicité, 405, 409 ADEOYE, P. O. (Nigeria), 13, 337, 389, 411 ADESUYI, S. L. (Nigéria), 13, 435, 476 ADHAMI, R. H. AL- (Irak), 10, 488, 498 ADJEITEY, J. C. (Ghana), 8, 49 -50 Adolescents, problèmes de santé, 190, 323, 352, 378 ADWANI, A. -R. AL- (Kowelt), 11, 216 -217, 305, 309 Aéroports, mesures sanitaires, 503 -505 Afghanistan, 123 -124, 153, 284, 297 AFI, L. EL- (Tunisie), 19 Afrique, Région, 64 -66, 215, 227 -228, 267 -268, 345 -346, 385

ALAN, T. (Turquie), 19, 307, 332, 369, 402, 460, 461,462, 465, 504, 505 Albanie, 154 ALCAMBAR PEREIRA, F. DE (Portugal), 15 Alcool et alcoolisme, 116, 122, 167, 352, 470. Algérie, 182 ALIHONOU, E. (Dahomey), 6 ALLGULANDER, Mme E. (Suède),-18 ALY, A. M. (Egypte), 6, 417 -418, 420, 427, 436, 442 -443, 450, 451, 457, 475, 483 ALZAMORA TRAVERSO, C. (Pérou), 15, 393 American Medical Association, 374 Amériques, Région, 66 -71, 269 -270, 327, 346 -349, 423

troisième réunion spéciale des ministres de la santé, 67, 70, 114, 171, 270, 346, 349,381 université panaméricaine de la santé, projet, 349

Amiante, cancérogénicité, 407, 408 AMIN, M. (Népal), 13 AMIRAHMADI, A. N. (Iran), 10 AMMUNDSEN, Esther (Danemark), 6, 344, 390, 446447

Afrique, vague de sécheresse, 102 -103, 203, 204, 216, 399 -402, 412 -413

Anémies, 147, 148 Animaux d'expérience, 295, 301, 303, 306 Année. mondiale de la Population, 475, 491 Anniversaire de l'OMS, vingt -cinquième, célébration, 57 -84

Agence canadienne de Développement international, 171

Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA), 314, 452 Agency for International Development des EtatsUnis d'Amérique (AID), assistance, maladies transmissibles, 92 paludisme, 117 planification familiale, 49 rougeole, 102, 105, 120, 121, 202, 214 variole, 92, 283, 290 AGERSNAP, T. (Danemark), 6 AGHBARI, M. K. (Yémen), 20, 199 -200 ÁGOSTON, K. (Hongrie), 9 Agronomie, 105 AHMED, B. M. (République Arabe Libyenne), 15, 200 -201

ANOUTI, J. (Liban), Vice -Président de l'Assemblée de la Santé; Président de la Commission des Désignations, 12, 27, 85,,145 -146 ANSARI, A. M. (Pakistan), 14, 291, 302, 328, 337, 355

ANTEQUERA Y ARCE, F. (Espagne), 6 Apartheid, 95, 472, 476, 491, 499 Arabe, langue, emploi à l'OMS, 344, 345 ARCHIBALD, Ch. H. (Trinité -et- Tobago), 19 ARELLANO, R. (Venezuela), 20 Argentine, 113 -115 ARIM, R. (Turquie), 19, 211 ARIYADASA, W. P. G. (Sri Lanka), 18, 146 -148 Armes nicléaires, essais, 55, 116 -117, 177, 384, 385 -393

AHN, S. K. (République de Corée), 16 AHN, Y. C. (République de Corée), 16 Aide d'urgence, 44, 130, 132, 153, 199, 287 -288, 335, 349, 358, 399 -402, 412, 441, 473, 475, 476, 477 AIEA, voir Agence internationale de l'Energie atomique Air, critères de qualité, 374, 382 pollution, 116, 219, 350, 374, 377, 382, 383, 388, 394, 408 AKASHEH, F. (Jordanie), 11, 164 -165 AKHMISSE, M. (Maroc), 12 AKIM, N. B. (République -Unie de Tanzanie), 17, 444

ARMSTRONG, B. A. (Organisation mondiale de la Propriété intellectuelle), 23 ARMSTRONG, J. (Directeur de la Division du Personnel et des Services généraux), 483 -484 ARNAN, A. (Isra8l), 10, 213, 264, 39d ARNAUDOV, D. (Bulgarie), 3, 238 -239, 333 ARQUA, A. (Algérie), 1 ARRIETA PERALTA, E. (El Salvador), 6 ARTEAGA, C. G. (Honduras), 9, 306, 308, 325, 363, 392, 400 Asie du Sud -Est, Région, 71 -73, 252, 266, 349 -351'

AKOTE, L. (Togo), 19 - 519 -

charte de la santé, projet, 88, 351 Assainissement, 50, 65, 74, 96, 113, 114, 144, 191, 198, 205, 357, 382, 385, 394 Voir aussi Génie sanitaire; Hygiène du milieu Assemblée mondiale de la Santé, émploi de la langue arabe, 344, 345

520

VINGT- SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Assemblée mondiale de la Santé (suite ) méthodes de travail, 36 -37, 62, 110, 136, 397 organe ad hoc chargé d'examiner les priorités de la recherche biomédicale, proposition, 318, 321, 322, 323, 327 périodicité des sessions, 452 Vingt- Septième, lieu de réunion, 265 Association européenne de Libre Echange, 301 Association internationale des Registres du Cancer, 409 Association internationale de Standardisation biologique, 312 Association médicale mondiale, 374 ATEEK, A. A. R. AL (Emirats arabes unis), 6 ATEEK, A. W. (Yémen), 21, 355 Athérosclérose, 158, 378 AUDEOUD- NAVILLE, Anne (Fédération mondiale pour la Santé mentale), 25 AUGER, R. D. (Canada), 4 AUJALEU, E. J. (France), 8, 155, 257, 390 -391 392, 396, 398, 409 -410, 412, 450, 454 -456, 462, 463, 481, 483 AUJOULAT, L. P. (France; Union internationale d'Education pour la Santé), 8, 26, 324, 354, 400 AUNG THEIN (Birmanie), 3 Australie, 116, 357 -358 Autriche, 305, 328 AVILÉS, O. (Nicaragua), 13, 335, 422, 423, 476 Avortement, 221 AVRAMIDIS, D. (Grèce), 8, 391 AWADI, A. R. AL- (Koweft), 11, 342, 355, 361, 370, 382 -383

BELLERIVE, A. (Directeur de la Division de la Coordination), 472 -473, 477, 485 BELLI, Mlle V. (Italie), 11 BELLINGHEN, J. P. VAN (Belgique), 3 BELTAIEF, A. (Tunisie), 19 BEN ACHOUR, H. (Tunisie), 19, 337 BENADOUDA, A. (Algérie), 1, 182 BENEDIKTSSON, E. (Islande), 10 BENUSSI, G. (Fédération internationale des Associations d'Etudiants en Médecine), 25 BERENYI, Mme I. (Hongrie), 9 BERNARD, L. (Sous- Directeur général), 282 -283, 292, 505

BERNARD, Mme J. (Union internationale contre la Tuberculose), 26 BERNARD, P. L. (Malte), 12, 354, 384 BERNDT, H. (République Démocratique Allemande), 16, 377, 408 -409

BERNHEIM, J. (Association internationale de Médecine des Accidents et du Trafic), 24 BERTSCHINGER, J. -P. (Suisse), 18 Bibliothèques médicales, 348 RICA, A. N. (Brésil), 3, 283 -284 BIRD, voir Banque internationale pour la Reconstruction et le Développement BISHOP, A. S. (Organisation des Nations Unies), 22 BITARIHO, C. (Burundi), 4, 177 -178 BJORKLUND, Mlle M. (Union internationale pour la Conservation de la Nature et de ses Ressources), 26

AYE, H. (Côte d'Ivoire), 5

BA, M. A. (Mauritanie), 13 BADDOO, M. A. (Ghana), 8, 304, 336 BAHRI, M. (Tunisie), 19 BAIDYA, B. R. (Népal), 13, 266, 287, 350, 369, 401 BAINGANA, N. (Ouganda), 14 BAK- MORTENSEN, P. (Danemark), 6 BALAKIREV, E. P. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 20 BALENCIE, Mlle J. (France), 8 BALOUS, Mme S. (France), 8 BANA, T. (Niger), 13 BANDINI, M. (Italie), 11 BANERJEE, P. K. (Inde), 9 BANGHAM, D. R. (Société internationale d'Endocrinologie), 26, 313 -314 Bangladesh, 161 -162, 285, 350, 351 contribution, 431 Banque internationale pour la Reconstruction et le Développement (BIRD), 45, 85, 121

BJURSTEDT, H. A. (Fédération internationale d'Astronautique), 25 Blennorragie, 148 BLOOD, B. D. (Etats -Unis d'Amérique), 7 BOÇKA, A. (Albanie), 1, 108, 237 BOElI, E. (Monaco), 13 BOJAD1EVSKI, T. (Yougoslavie), 21, 108 BOLECH, R.P. P. (Saint- Siège), 22 Bolivie, 205 -206

BOLKANY, A, EL- (Ligue des Etats arabes), 23 BONHOFF, R. W. (Association du Transport aérien international), 24 BONI, A. S. (Côte d'Ivoire), 5, BORRAYO REYES, J. L. (Guatemala), 9 BOSQUET, F. (Belgique), 3 BOUDEHRI, A. (Algérie), 1, 498 BOUDJAKDJI, R. (Algérie), 1, 242 BOURSAC, V. DE (Association du Transport aérien international), 24 Bourses d'études, 187, 191, 219, 249, 283, 341, 345, 398, 403 BRAVO MORATE, F. (Espagne), 6, 136 -138 BREIE, L., voir Commissaire aux Comptes Brésil, 138 -140, 283 -284, 399, 467 BROTHERSTON, Sir John (Royaume -Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord), 17, 300, 314, 323, 354, 366

BANZER LÓPEZ, Mme V. (Bolivie), 3 Barbituriques, 466 BARIA MOUKOKO, T. (Cameroun), 4 BAROUM, J..(Tchad), 18 BARRAUD, A. (Haute -Volta), 9 BARTON, W. H. (Canada), 4 BASSIN, J. (Etats -Unis d'Amérique), 7 Bâtiment du Siège, plans pour l'extension, 481484, 490 -491

BROTOSENO, R. (Indonésie), 10 BROWNE, S. G. (Société internationale de la Lèpre), 26

remboursement des prêts, 429 BAUME, L. -J. (Fédération dentaire internationale), 25 56, 95, 102, 103, 126, 129, 138, 146, 165, 170, 181, 196, 203, 218, 350, 358 BEDAYA- NGARO, S. (République Centrafricaine), 15 BEER, H. (Ligue des Sociétés de la Croix -Rouge),

BCG, 51,

25

Belgique, 128, 296

Bruit, 374, 377 BRUNET, J. (Canada), 4 BRUTO DA COSTA, V. (Union internationale d'Hygiène et de Médecine scolaires et universitaires), 26 BTESH, S. (Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales), 24 BÜCHEL, Mlle A. (Fédération internationale de l'Industrie du Médicament), 25 Budget, coûts standard, proposition, 417, 418, 419 crédits provenant du compte pour les paiements de fin de contrat, 333, 335, 337, 338, 425, 426, 427, 430, 439 cycle biennal, 36, 335, 451 -457, 459 -463

INDEX

521

économies, 331, 335, 339, 426, 430 exercice 1972, 416 exercice 1973, 482 exercice 1974, 42, 107, 156, 329 -339, 364 -365, 423, 482, 517 exercice 1975, 339 prévisions supplémentaires, 42 -43, 330, 331, 332, 333, 338, 418, 423, 424 -427, 429 -431, 439, 454 charges imputables à la situation monétaire internationale, 329, 330, 331, 424 -425, 426, 429 taux d'accroissement, 91, 136, 164, 175, 183, 330, 331, 332, 334, 337, 339, 347, 354, 418, 431, 482

Voir aussi Programme et budget; Résolution portant ouverture de crédits BUDOWSKI, G. (Union internationale pour la Conservation de la Nature et de ses Ressources), 26

BUGNION - SECRETAN, Mme P. (Société internationale pour la Réadaptation des Handicapés), 26 BUICK, G. (Canada), Président de la Commission de Vérification des Pouvoirs, 4, 27, 435 -436, 439, 440 Bulgarie, 106 -107 Bulletin de l'Organisation mondiale de la Santé, 322 Bureau de l'Assemblée, 273 -279 constitution, 36 rapports, 513 Bureau inter -organisations pour les systèmes d'information et activités connexes, 477 Bureaux régionaux, 136, 345, 362 Burundi, 178 BUSTAMANTE, M. E. (Mexique), 13, 261 -262, 412, 505 BUSTAMANTE, T. (Equateur), 6, 393

registres hospitaliers, 408 Cancérogénicité, détection, proposition d'un accord international, 408 -409 CANDAU, M. G., Directeur général émérite, 222 -223 Voir aussi Directeur général Cannabis, 464, 466, 470 CANSECO GONZALEZ, C. (Mexique), 13 Cardiopathies ischémiques, 147, 352, 368, 378 CARE (Cooperative for American Relief Everywhere, Inc.), 147 CARÎAS, M. (Honduras), 9 CARVAJAL, J. (Equateur), 6, 176 -177 CASSON, P. (Organisation des Nations Unies), 22 CASTELO -BRANCO, A. (Portugal), 15 CASTILLO, D. (Venezuela), 20, 465 Catastrophes naturelles et autres situations critiques, voir Aide d'urgence; Sécheresse en Afrique CAYLA, J. -L. (Comité international de la Croix Rouge), 24 CAYLA, J. -S. (France), 8, 336, 465, 497, 502, 506, 507 Cécité, 111, 162 Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC), 403, 404, 405, 406, 407, 408 série de monographies sur les substances cancérogènes, projet, 409 Centre latino- américain d'Administration médicale, 348 Centre latino- américain de Classification des Maladies, 349 Centre latino- américain de Technologie pédagogique, 349 Centre mondial de la grippe, 137 Centres et laboratoires de référence, 32, 53, 190, 322, 403 cancer, 404, 407, 408, 409 environnement, 398 grippe, 137 recherche, 326 standardisation biologique, 312, 315 Centres panaméricains, 69, 327, 348 Centres universitaires des sciences de la santé, 52, 113, 324 Certificats internationaux de vaccination, 285, 503, 504 CESKA, F. (Autriche), 2 Chagas, maladie de, 176, 347 CHAÏEB, S. (Tunisie), 19 CHAIGNEAU, H. (Fédération mondiale de l'Hémophilie), 25

CADOGAN, Mlle J. (Trinité -et- Tobago), 19 CAIRES R. DE (Etats -Unis d'Amérique), 7, 341, 342, 345, 353, 361 Caisse commune des Pensions du Personnel des

Nations Unies, 426, 480 CALLWAY, E. W. (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord), 17 CAMARA, J. S. (Guinée), 9 CAMARA, K. (Guinée), Vice -Président de l'Assemblée de la Santé, 9, 27, 64 -66, 160, 227 -228, 241242, 291, 360, 361, 385, 399 -400, 401, 410, 495 Cameroun, 112 -113, 290 Canada, 140 -142, 289, 304 -305 CANAPERIA, G. A. (Italie; Union internationale contre le Péril vénérien et les Tréponématoses),. 10, 26, 336, 390 Cancer, 82, 101, 104, 135, 136, 147, 158, 167, 171, 176, 182, 183, 324, 350, 352, 375, 392 classification et nomenclature des tumeurs, 403, 406, 407, 408 diagnostic, 405, 406, 411 information du public, 408 pathologie géographique, 378, 391, 405, 407, 408, 410 pharmacothérapie et immunothérapie, 408 recherche, 175, 179, 183, 190, 317, 321, 323 cancérogénicité de l'amiante, 407, 408 coordination au niveau national, 410, 411 épidémiologie, 403, 404, 407, 408, 409, 410 financement, 403, 406, 407 formation, 408 origine virale du cancer, 405, 408 planification à long terme de la coopération internationale, 403 -412 service d'information, 404, 406, 410

CHAPMAN, R. A. (Canada), 4, 140 -142, 304 -305, 308, 310, 315, 332, 349, 359, 361, 389, 396, 468 CHARBONNEAU, P. (France), 8 CHAU VAN MUOI (Viet -Nam), 20 CHEID, Mme M. A. (Confédération internationale des Sages -Femmes), 24 CHEN Hai -feng (Chine), 4, 108, 391 CHENG Wen -to (Chine), 5 CHESTNOY, Y. (Organisation internationale du Travail), 23 CHIKWANDA, A. B. (Zambie), 21, 129 -130 Chili, 168 -169 Chine, 143 -145, 290 -291, 379 -380 contribution, 421 -422 Chisholm, Brock, portrait, 56 CHITIMBA, N. M. (Malawi), 12 Choléra, 56, 74, 85, 88, 89, 92, 95, 98, 102, 103, 105, 116, 119, 123, 125, 136 -137, 144, 146, 156, 160, 196, 219, 346, 400, 503 -504 recherche, 126, 224, 225 -226 CHOPRA, N. N. (Organisation internationale de Normalisation), 25 CHOUIREF, B. (Algérie), 1

522

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

CHRISTENSEN, O. W. (Comité du Siège pour le Programme/Développement des systèmes d'information), Secrétaire de la Commission A, 27, 364,'397, 413 CHRISTODOULIDES, J. (Chypre), 5, 300, 378 -379 CHU Chang -keng (Chine), 5 CHU Chi -ming (Chine), 5, 290 -291

Commission B, bureau, 27, 36, 415 mandat, 36 -37

CHUA Sian Chin (Singapour), 18, 97-98 CHUNG, W. Y. (République de Corée), 16 Chypre, 101 -102, 379 CICR, voir Comité international de la Croix -Rouge Cigarette, voir Tabac CILIA, Mlle M. (Malte), 12 CIRC, voir Centre international de Recherche sur le Cancer Classification histologique internationale des tumeurs, 406 '

ordre du jour, 30 rapports, 223, 229, 252, 253 -254, 260 -262, 428, 446, 468, 501, 509, 515 -516 à la Commission A, 428, 517 Commission de la Condition de la Femme, ONU, 477 Commission de la fonction publique internationale, 472, 473, 478 -479

Commission des Désignations, bureau, 27 élection, 33 -34 rapports, 35 -36, 512 -513

Commission des Stupéfiants, ONU, 464, 465, 466, 468, 492 Commission de Vérification des Pouvoirs, bureau, 27

Classification internationale des Maladies, 344, 349 '

CODAS, L. S. (Paraguay), 1,4 Codex Alimentarius, Commission mixte FAO /OMS, 42 COIMBRA, R. DE SALVO (Brésil), 3, 420 COLE, T. P. H. (Papua- Nouvelle- Guinée), 21 Collectivités, rôle dans l'action de santé, 99, 142, 147, 158, 169, 248, 250, 347 Voir aussi Médecine communautaire Colonialisme, 95, 143, 154, 385, 472, 476 Voir aussi Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux Comité ad hoc d'experts chargé d'examiner les finances de l'Organisation des Nations Unies et des institutions spécialisées, 430, 452 Comité administratif de Coordination (CAC), 338, 340, 364, 373, 419, 441, 452, 473, 475, 479 Comité consultatif de la Fonction publique internationale (CCFPI), 472, 473, 479 Comité consultatif de la Recherche médicale, 41, 316, 317, 319, 321, 323, 324, 326, 327, 366, 477 Comité consultatif des Nations Unies pour les Questions administratives et budgétaires (CCQAB), 338, 362, 452, 472, 473 Comité consultatif des Nations Unies sur l'Application de la Science et de la Technique au Développement, 477 '

constitution, 33 rapports, 108 -110, 160, 230, 252, 511 -512 Commission du Désarmement, ONU, 387 Commission du Pacifique sud, 386 -387 Commission internationale de Protection radiologique, 116, 386, 387, 392 Communauté économique européenne, 76, 296, 318, 353, 395 COMPAORE, K. P. (Haute -Volta), 9 Compte d'attente de l'Assemblée, 421, 422, 424 Compte pour les paiements de, fin de contrat, crédits affectés au financement du budget, 333, 335, 337, 338, 425, 426, 427, 430, 439 Conférence internationale du Travail, 387 Conférence sur l'environnement, Stockholm (1972),' ONU, 32, 90, 117, 120, 122, 124, 127, 336, 348, 350, 373 -397

Comité consultatif pour les Questions administratives, ONU, 452 Comité de Coordination pour l'Environnement, 373 Comité de la Science et de, la Technique au Service du Développement, Conseil économique et social, 477 Comité de la Surveillance internationale des. Maladies transmissibles, dix - septième rapport, 428, 502 -505

Congo, 202 Congrès mondial de la Population (1974), 151, 473, 475, 476, 478, 491 CONINCK, J. DE (Belgique), Vice- Président de la ' Commission B, 2, 27, 430, 441, 458 -459, 480 Conseil d'Aide économique mutuelle, 297, 377 Conseil de la Population, 49 Conseil de l'Europe, 76, 301, 353, 378 Conseil d'Entraide économique, 76 Conseil de Sécurité,'497, 498, 499 Conseil économique et social, 44, 101, 464, 468, 469, 472, 475, 476, 477, 492 Conseil exécutif, cinquantième et cinquante et unième session, rapports, 40-44, 46 -56, 85 -86, 87 -107, 110 -158, 160 - 184, 185 -206, 214-222, 262 -263

composition, 212, 228, 262 -263 élection des Membres habilités à désigner une personne devant en faire partie, 211 -214, 227 -228, 275 -276, 513

Comité des Pensions du Personnel de l'OMS, 480 Comité du Siège pour le Programme, 342, 343 Comité international de la Croix -Rouge (CICR), 169, 488, 489, 492, 496 -497

examen des programmes PNUD /OMS, 474 méthodes de travail, 136 répartition géographique des membres, 211, 212, 227 -228

Comité scientifique des Nations Unies pour l'Etude des Effets des Radiations ionisantes, 116, 386, 391

Comités d'experts, 41, 313, 314, 317, 321, 323, 344, 468, 470, 471 Comité spécial pour la révision du régime des traitements des Nations Unies, 472 Commissaire aux Comptes, mandat, 416 nomination, 441 rapports, 416, 417-420, 454 Commission A, bureau, 27, 36, 281 mandat, 36 -37 ordre du jour, 29 -30 rapports, 246, 250 -251, 253, 264 -265, 321, 339,

Voir aussi Etudes organiques Conseil international sur les Problèmes de l'Alcoolisme et des Toxicomanies, 470 Constitution de l'OMS, amendements, articles 24 et 25 (composition du Conseil exécutif), 262 -263 articles 34 et 55 (système biennal de programme et budget), 451 -457, 459 -463

377, 413, 514

Contributions, 201, 330, 331, 333, 335, 336, 337, 338, 339, 426 -427, 430, 435, 453 barème, 339, 362, 418, 453, 455, 456, 482 pour 1974, 331, 339, 433 -439, 444 -445 réexamen du mode d'établissement, 433 -439 Membres redevables d'arriérés, 416, 421, 422 -423, 428 monnaies de paiement, 332, 334, 336, 338, 340, 359, 362 -363, 364, 418, 419, 431 non acquittées, Chine, 421 -422

INDEX

523

recouvrement, 416, 418, 419, 420 -422 taux, Membres associés,434, 436, 437 nouveaux Membres, 432 -433, 501 Pakistan, 424, 431 Convention relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre (Genève, 1949), 231, 487, 492, 496 -497 Convention sur les substances psychotropes (1971), 468 COOPER, H. N. (Libéria), 12, 185 Coordination avec d'autres organisations du système des Nations Unies, 355, 373, 456, 457, 469, 472 -479, 491 systèmes d'information et activités connexes, 476, 477 Corps commun d'inspection, 472, 477 CORRADETTI, A. (Italie), 11, 323 -324, 341 -342 Cosmétiques, système international d'information et de surveillance toxicologique, proposition, 54

Diabète, 142, 171, 328, 371 Diagnostic précoce, 77, 151, 191 Voir aussi Cancer, diagnostic; Substances diagnostiques DÎAZ COLLER, C. (Mexique), 13, 423, 435 DIBA, A. (Iran), 10 DILL -RUSSELL, P. (Royaume -Uni de Grande- Bretagne et d'Irlande du Nord), 17 DIMBAMBU /KINKANDA (Zayre), 21 DINA LOBE, M. (Organisation des Nations Unies), 22 DIOUF, C. D. (Sénégal), 17, 156 -157 Diphtérie, 163, 352 Directeur général, 27, 44 -46, 80.83, 222, 223, 242, 243, 264, 274, 319 -320, 330 -331, 337 -338, 339, 345, 360 -361, 401, 402, 411, 413, 451, 482 -483, 495 -496, 507

nomination et contrat, 207, 216 Voir aussi Rapport annuel pour 1972 Directeur général adjoint, 132, 208, 224, 253, 258, 373 -374, 385 -386

COTTIER, F. (Union internationale des Villes et Pouvoirs locaux), 26 COTTMAN, J. S., Jr (Etats -Unis d'Amérique), 7 COTTON, R. D. (Etats -Unis d'Amérique), 7 COUI1 , J. (Tchad), 18 CRESPIN, J. P. (Sénégal), 17 Croix -Rouge, voir Comité international de la Croix -Rouge

CRUTCHLEY, Mme V. R. (Nouvelle -Zélande), 14 Cuba, 142, 298, 377 CUMMING, R. W. (Australie), 2, 295 -296 CUMPLIDO, F., Jr (Brésil), 3 CVETKOV, S. (Bulgarie), 3 Cytologie, formation en, 171, 406

Discussions techniques, 41, 104, 217, 246 -250, 354 DITTERT, J. (Organe international de Contrôle des Stupéfiants), 23 DJANG Kwang Seun (République populaire démocratique de Corée), 16 DJIBRIL MORIBA, M. (Dahomey), 5, 171 -172 Documentation médicale, services aux Etats Membres, 174, 440 DOLGOR, P. (Mongolie), 13, 412 DOLLINGER, A. (Organisation des Nations Unies; Organisation des Nations Unies pour le Développement industriel), 22, 23 DONA, D. (Roumanie), 17, 172 -173, 468 Dons ou legs, 43 DOROLLE, P. M., hommage de l'Assemblée de la Santé, 256 -258

Dahomey, 171 -172 DAIMER, J. (Autriche), 2, 124, 305, 328, 353 DAVIES, Marcella (Sierra Leone), 18, 410.411

DDT, résistance des vecteurs, 74, 147 DEANE, D. (Fédération mondiale pour la Santé mentale), 25 DECAZES DE GLÜCKSBERG, Comte E. (Ordre de Malte), 22

Décennie des Nations Unies pour le développement, deuxième, 122, 148, 473 Déchets, élimination et traitement, 51, 101, 138, 152, 215, 357, 374, 384, 385, 394, 503 Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, 477, 491 DELAFRESNAYE, J. F. (Union internationale contre le Cancer), 26, 407 -408 DELBUSHAYE, J. P. (Belgique), 3, 436, 459 DELVA, H. (Hatti), 9 DELVAUX, R. (Belgique), 3 Démographie, problèmes de, voir Populations, dynamique des DENNIS, Mme F. (Fédération internationale pour le Planning familial), 25 Denrées alimentaires, critères de qualité, 374, 382

Voir aussi Directeur général adjoint DRAGA$EVIC, V. (Yougoslavie), 21, 121 -122 Drogues, abus, voir Pharmacodépendance DUARTE MUNGI, L. (Pérou), 15 DUBOIS -POULSEN, A. (Fédération internationale des Sociétés d'Ophtalmologie), 25 DUHR, A. (Luxembourg), 12 DUHR, E. J. P. (Luxembourg), 12 DUMONTET, G. (Programme des Nations Unies pour le Développement), 22 DY, F. J. (Directeur régional pour le Pacifique occidental), 357 -358

Eau, approvisionnement, 152, 204, 374, 378, 388,394 Régions, africaine, 51, 90, 92, 121, 149, 171, 215

hygiène, 42, 90, 126, 181, 198, 219, 357, 374, 394, 503, 504, 505 système international d'information et de surveillance toxicologique, proposition, 54 Déontologie, problèmes de, 155, 221, 317, 325, 326 DESLOUCHES, G. ( Hayti), 9, 422 Développement socio- économique et santé, 65, 67, 77, 101, 118 -119, 120, 126, 139, 164, 190, 202, 247, 396, 449, 474, 475 DEVILLIERS, A. J. (Canada), 4 DHLADHLA, E. E. S. (Soudan), 18, 128 -129

Amériques, 348 Asie du Sud -Est, 147, 219 européenne, 137, 138, 384 Méditerranée orientale, 53, 200 Pacifique occidental, 96, 357, 358, 384, 385 qualité, 126, 382, 503, 504 pollution, 219, 374, 377, 382, 383, 388, 394 Eaux usées et égouts, 96, 101, 121, 137, 147, 215, 219, 348, 358, 377, 383, 385, 388, 503 ECHEZURIA, E. (Venezuela), 20, 349 Ecologie humaine, 173, 348, 398 Education sanitaire, 53 -54, 92, 99, 290, 359, 408, 444, 447, 469 Régions, africaine, 50, 51 -52, 65, 90, 92, 113. 166, 172, 202 Amériques, 70, 348 Asie du Sud -Est, 147, 161 européenne, 76, 137 Méditerranée orientale, 127, 181, 192 Pacifique occidental, 357, 358 EDWARDS, Ch. C. (Etats -Unis d'Amérique), 7, 47

524

VINGT- SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

EGLI, J. (Fédération internationale de l'Industrie du Médicament), 25 Egouts, voir Eaux usées et égouts Egypte, 192 -195, 303, 443 EHRLICH, S. P., Jr (Etats -Unis d'Amérique), 7, 238, 258, 333, 339, 435, 438, 482, 497 -498 EJMA -MULTANSKI, M. (Pologne), 15, 240 -241 ELOM NTOUZOO, E. (Cameroun), 4, 290, 324, 346 Emirats arabes unis, contribution, 432 EMPANA, C. A. (Congo), 5, 201 -202 Encéphalomyélite, 176 Endocrinologie, 313 -314 ENE, C. (Roumanie), 17, 231 -233, 241 Enfants, 352, 378, 380, 407, 466 Voir aussi Santé maternelle et infantile Enseignants, formation, 355, 357, 358 Enseignement médical, 54, 122, 151, 155, 180, 248, 250, 267, 299, 341, 354, 443, 475, 476 Régions, africaine, 49, 65, 92, 149, 166, 167, 172, 178, 198, 204, 215 Amériques, 348 Asie du Sud -Est, 226, 350 européenne, 353 Méditerranée orientale, 126, 208, 209, 355 Pacifique occidental, 86, 224, 358 Entomologie médicale, formation, 219 Environnement de l'homme, 77, 106, 116 -117, 122, 124, 127 -128, 141, 152, 155, 157, 162, 164, 182, 186, 191, 201, 324, 353, 475 cancérogènes, 404, 405, 408 -409 collecte et diffusion d'informations, 106, 164, 375, 376 essais d'armes nucléaires, 55, 116 -117, 177, 384, 385 -393

FAIN, M. G. AL- (Qatar), 15 FAKHRO, A. M. (Bahrein), 2, 217 -218, 270, 306, 498 -499

Famine, 102, 135, 399, 400, 401, 412 FAO, voir Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture FARADI, L. (Hongrie), 9, 163 -164, 239 -240 FARDAN, A. A. (Emirats arabes unis), 6 FARGELJ, A. (Yougoslavie), 21, 297 -298 FATTORUSSO, V. (Directeur de la Division des Substances prophylactiques et thérapeutiques), 309

FAURIS, R. (France), 8 Fédération internationale pour le Planning familial, 49 Fédération mondiale des Sociétés d'Anesthésiologistes, 44 Fédération mondiale pour l'Enseignement de la Médecine, 358 FELKAI, D. (Hongrie), 9, 313, 336, 383, 408 FERNAND -LAURENT, J. (France), 8 FERREIRA, M J. (Brésil), 3, 334, 399, 402, 467, 483, 508 Fièvre hémorragique, 95, 219 Fièvre hémorragique dengue, 111 Fièvre jaune, 56, 92, 176, 346, 347 Fièvre typholde, 352 Filariose, 85, 88, 146, 173, 358 FINDLAY, M. A. O. (Sierra Leone), 17, 50 -52, 267 -268, 337, 450

programme à long terme en matière d'hygiène, 373 -376, 377 -397

recherche, 173, 323, 375, 378, 394, 396, 398 système de surveillance, projet, 375, 380 Risques pour la santé du fait de l'environnement, publication de l'OMS, 368, 369 Voir aussi Hygiène du milieu; Pollution du milieu Epidémiologie et informatique, 79, 227, 270, 353, 404, 410 recherche, 76, 82, 179, 190, 255, 322, 325, 327 -328, 367 -372, 403

Finlande, 186 FISE, voir Fonds des Nations Unies pour l'Enfance FLANAGAN, P. W. (Irlande), 10 FLEURY, C. (Suisse), 18, 301 Fluoration de l'eau, 378 FNUAP, voir Fonds des Nations Unies pour les Activités en matière de Population FNULAD, voir Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues FOKAM KAMGA, P. (Cameroun), 4, 112 -113 Fondation des Immeubles pour les Organisations internationales (FIPOI), 481, 490 Fondation Dr A. T. Shousha, attribution de la Médaille et du Prix, 208 -210 Fondation Ford, 49 Fondation Léon Bernard, attribution de la Médaille et du Prix, 223 -227

r8le du médecin, 370 Voir aussi Services épidémiologiques; Surveillance épidémiologique Equateur, 176 -177

ERICHSEN, S. (Comité international sur les Animaux de Laboratoire), 24 ERMAN, A. (Turquie), 20 Espagne, 136 -138, 304, 375, 470 ESPEJO, C. V. (Philippines), 15 ESPINO GONZÁLEZ, J. M. (Panama), 14, 241, 390, 401 ESSIMENGANE, S. (Gabon), 8, 165 -167 Etalons internationaux et unités internationales pour les substances biologiques, 41, 311 -315 Etats-Unis d'Amérique, 326, 406 ETCHATS, R. P. (Programme des Nations Unies pour le Développement), 22 Ethiopie, 160 Etudes organiques, 63, 173, 419, 440 méthodes à appliquer pour promouvoir le développement des services de santé de base, 42, 442 -444, 446 -450, 458 -459

Fondations nationales pour la santé mondiale, 440 Fonds bénévole pour la promotion de la santé, 359, 416, 440 Fonds de roulement, état du recouvrement des avances, 420 -422 prélèvements, 439, 441 -442, 454 réexamen, 43, 439 -440, 441 -442 Fonds de roulement pour le matériel d'enseignement et de laboratoire destiné à l'enseignement médical, 363, 416, 440 Fonds des Nations Unies pour la Lutte contre l'Abus des Drogues (FNULAD), 464, 465, 468, 469, 470, 471, 492 Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (FISE), assistance, 71, 113, 148, 150, 218, 473, 476, 477, 491 approvisionnement en eau, 90, 215, 384 education sanitaire, 202 enseignement infirmier, 52 fournitures et matériel, 149, 188 lèpre, 197, 214 maladies transmissibles, 202 malnutrition, 202 personnels de santé, développement, 202 planification familiale, 49, 474, 478 poliomyélite, 103 rougeole, 103 santé maternelle et infantile, 188

rapports entre les services techniques centraux de l'OMS et les programmes d'assistance directe aux Etats Membres, 42, 361, 362, .

450 -451, 482 Europe, Région, 75 -77, 211, 266 -267, 351 -354, 381

Exode des cerveaux, 49, 52, 71, 130, 148, 166, 187, 191, 196, 198, 327, 328, 405, 443, 473, 476, 477

INDEX

525

services de santé, 50, 51, 112 -113, 134, 149, 167 -168, 202, 443 statistiques sanitaires, 52 tuberculose, 51, 214, 358 typhus, 178 vaccin BCG lyophilisé, 196 Fonds des Nations Unies pour l'Environnement, 373,395 Fonds des Nations Unies pour les Activités en matière de Population (FNUAP), assistance, 49, 71, 85, 134, 147, 347, 357, 473, 474, 478, 491 Fonds des protéines, projet, 475, 476, 477 Fonds européen de Développement (FED), 121, 188, 204 Fonds immobilier, 481, 484 -485, 490 Fonds monétaire international, 363, 419 Food and Drug Administration, Etats -Unis d'Amérique, 296

FORSTING, 0. (Danemark), 6 Fournitures et matériel, 50, 129 -130, 191, 219, 283, 285, 358, 3Q1, 400, 401 approvisionnement sur les marchés locaux, 419 FRALEIGH, W. N. (Programme alimentaire mondial), 23 FRANCESCHETTI, T. (Organisation internationale pour la Lutte contre le Trachome), 25 FRIEDMAN, Fanny (Souaziland), 18 FROMENT, G. (France), 8 FUNKE, Elisabeth (République fédérale d'Allemagne), 1, 466 FURTH, W. W. (Sous- Directeur général), 331, 339, 361 -363, 416 -417, 418 -419, 420, 421, 423 -424, 426, 429 -430, 431, 432, 433 -434, 436 -437, 438439, 441 -442, 444 -445, 452 -454, 459 -460, 461-

462, 473, 478, 479, 480, 501

Gabon, 165 -166

GODBER, Sir George (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord), 17, 157 -158, 257 -258, 275, 285 -286, 333 -334, 378, 388, 393, 401 -402, 441, 444, 448, 459, 466, 481 -482, 490, 495 GOERKE, W. (République fédérale d'Allemagne), 2, 384 Goitre, 118 GOMEZ, N. (Colombie), 5 GONIK, A. (Conseil international des Services juifs de Bienfaisance et d'Assistance sociale), 24 GONZÁLEZ, A. J. (Argentine), 2, 113 -116 GONZALEZ PALACIOS, C. (Espagne), 7, 422, 499 GOONASEKERA, A. C. (Sri Lanka), 18 GRABER -DUVERNAY, Marie -Thérèse (Saint -Siège), 22 GRACHT -CARNEIRO, Mme E. VAN DER (Comité international catholique des Infirmières et Assistantes médico- sociales), 24 GRAFFAR, M. (Belgique), 3 GRAHAM, O. (Norvège), 14 GRANT, F. C. (Ghana), 8, 286 -287, 502 -504 Grèce, 162 -163 GREEN, Mme E. (Etats -Unis d'Amérique), 7 GREINACHER, R. (Fédération internationale d'Astronautique), 25 GREVILLE, R. W. (Australie), 2, 318 -319 Grippe, 98, 137, 154, 158, 214, 352 Groupe consultatif des Protéines du Système des Nations Unies, 476 GUERRERO, G. A. (El Salvador), 6 GUEVARA ACHAVAL, Mlle, R. (Argentine), 2 GUIBBERT, J. (Fonds des Nations Unies pour l'Enfance), 22 Guinée, 214- 216, 307, 360, 385 GUNARATNE, V. T. Herat (Directeur régional pour l'Asie du Sud -Est), 349 -350, 351 GURMUKH SINGH (Malaisie), Rapporteur de la Commission A, 12, 27, 308 GUTTERIDGE, F. (Directeur de la Division juridique), 451 -452, 463

GAILLARD, P. (Comité international de la Croix -Rouge), 24

GALAHOV, E. V. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 20, 292 GALLIMBERTI, L. (Fédération internationale des Associations d'Etudiants en Médecine), 25 Gambie, 197 -198

GUTZWILLER, F. (Fédération internationale des Associations d'Etudiants en Médecine), 25 GUZMÁN, R. (Mexique), 13, 93 -94

GARCES, D. (Colombie), 5 GARCÎA BURGOS, A. (Colombie), 5 GARRIDO GARZON, R. (Espagne), 7 GASHAKAMBA, M. (Rwanda), 17, 290 GASPARI, R. (Italie), 10 GAVRILESC'U, N. (Organisation internationale du Travail), 23 GECIK, K. (Tchécoslovaquie), 19 GEER, D. J. DE (Pays -Bas), Rapporteur de la Commission de Vérification des Pouvoirs, 14, 27, 427, 465, 508 GEKONYO, J. M. (Kenya), 11 GEMPERLE, M. (Fédération mondiale des Sociétés d'Anesthésiologistes), 25 Généralistes, 151, 155, 182 Génétique humaine, 324, 352 effets génétiques des rayonnements ionisants, 387, 391 Génie sanitaire, 172 GENTZ, J. (République fédérale d'Allemagne), 2 GEORGIEVA- BACVAROVA, Stefanka (Bulgarie), 3, 361 GERBER, C. (Fédération mondiale des Associations polir les Nations Unies), 25 GERRITSEN, W. B. (Pays -Bas), 14 Gestion, méthodes modernes, 36, 165, 371 -372, 449 discussions techniques, 41, 104, 217, 246 -250, 354

HAAS, M. (Autriche), 2 Habitat, 374, 384 HACHICHA, T. (Tunisie), 19, 308, 370, 499 HAILE -GIORGIS, S. (Ethiopia), 7 Hatti, 198 -199

HALBACH, H. (Union internationale de Pharmacologie), 26,

299, 468 -469

Hallucinogènes, 470 HALTER, S. (Belgique), 2, 75 -77, 127 -128, 262 -263, 296, 307, 318, 335 -336, 353, 360, 361, 365 -366, 369, 374, 388, 390, 393, 396, 397 -398, 399

terminologie, 249 Ghana, 49 -50, 304, 384 -385

GIANNICO, L. (Italie), 11 GILBERT, M. (Ordre de Malte), 22

HAM, T. H. (République de Corée), 15 Handicapés, réadaptation, 96, 162, 358 HAN Hong Sop (République populaire démocratique de Corée), 16, 230 -231, 259 HANTCHEF, Z. S. (Société internationale de Transfusion sanguine), 26 MARC), A. S. (Finlande), 8 HASEEB, M., lauréat de la Médaille et du Prix de la Fondation Dr A. T. Shousha, 208, 209 -210 HASSAN, A. (Ouganda), 14 HASSAN, A. M. (Somalie), 18 HASSAN. O. A. (Somalie), 18, 118 -120, 234, 291, 436, 443, 449, 461, 498, 507 HASSOUNA, W. A. (Egypte), 6 HATEM, J. (Liban), 12, 356 Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés, 189, 473 Haute -Volta, 120 -121

HAVLASEK, R. (Autriche), 2

526

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II Inde, 88, 285, 287, 288, 383 -384, 400

HCH, insecticide, 74 HEGBOM, R. (Norvège), 13 HEINRICI, S. -E. (Suède), 18, 435, 474, 508 HEJAILAN, J. (Arabie Saoudite), 2 HELD, A. -J. (Fédération dentaire internationale), 25

299 -300, 318, 369,

Indonésie, 111, 153 Industrialisation, 50, 119, 133, 147, 162, 173, 201, 350, 354, 355, 356, 376, 377, 385 Infirmières, voir Soins et enseignement infirmiers Information, 99 -100, 317 Voir aussi Epidémiologie et informatique; Systèmes d'information Insecticides, 45, 74, 147, 153, 383 Institut de la Nutrition de l'Amérique centrale et du Panama, 327 Institut de Recherche sur les Virus d'Afrique orientale, 90 Institut Walter Reed, 347 Irak, 52 -53

HELLBERG, J. H. (Commission médicale chrétienne), 24

Helminthiases, 148 HELMIS, G. (Grèce), 8 HEMACHUDHA, C. (Thaîlande), 19, 328, 391, 474 HENDERSON, D. A. (Eradication de la Variole), 292 -293

HENRY, M. U. (Trinité -et- Tobago), 19, 69 -71, 292, 337, 406, 448, 466

Hépatite virale, 92, 352 Herbicides, 147, 383 HERBST, A. (République fédérale d'Allemagne), 1, 390 Héroine, 466 HERRERA-ROA, F. (République Dominicaine), 16 HEUZE (Belgique), 3 HIDDLESTONE, H. J. H. (Nouvelle- Zélande), 14, 332, 387, 388, 461 HLA PE (Birmanie), 3 HODONOU, E. (Togo), 19 HOFGAARD, S. M. (Norvège), 13 Hongrie, 300, 313, 321, 383 HOOD, T. R. (Fédération mondiale des Associations de la Santé publique), 25 Hôpitaux, 96, 97 administration, 348, 349, 359 registres du cancer, 408 statistiques hospitalières, 344 HORWITZ, A. (Directeur régional pour les Amériques), 346 -349 HOUSTON, R. (Association internationale des techniciens de Laboratoire médical), 24 HRISTOV, N. (Yougoslavie), 21 HRKOTAC, S. (Tchécoslovaquie), 19 HUANG Chia -azu (Chine), 4, 337 HUANG Shu -tsê (Chine),' 4, 143 -145, 275

Iran, 371 IRIARTE RODRIGUEZ, S. A. (Bolivie), 3 ISLAM, S. (Arabie Saoudite), 2 ISLAS BONY, A. (Mexique), 13 Italie, 306, 382

HUHTANIEMI, P. (Finlande), 8 HUSAIN, R. I. (Irak), 10, 508 HUSBUMRER, C. (Thaîlande), 19 HUTCHINSON, E. R. (Association internationale des Techniciennes et Techniciens diplômés en Electro- Radiologie), 24

JAAG, 0. (Association internationale de la Recherche sur la Pollution de l'Eau), 24 JASER, K. A. M. AL- (Qatar), 15 JADAMBAA, Z. (Mongolie), 13, 401 JAKOVLJEVIC, D. (Yougoslavie), 21, 285, 336, 460 JAMALI, A. AL- (Oman), 14 JANSSENS, P. G. (Belgique), 3 JANZ, G. (Portugal), 15 Japon, 196, 226, 367 -368 JATIVA, H. (Equateur), 6 JEANES, C. W. L. (Canada), 4, 328 JEANRENAUD, L. (Fédération mondiale de l'Hémophilie), 25 JENNINGS, J. (Etats -Unis d'Amérique), 7, 305, 309, 463 JENSEN, E. (Danemark), 6 Jeûne, effets sur la santé, 370 JEWETT, W. R. (Fédération mondiale de l'Hémophilie), 25 JIRÓN VARGAS, A. (Chili), 4, 168 -169, 391 JOHNSON, M. E. (Etats -Unis d'Amérique), 7 Jordanie, 165 Journée mondiale de la Santé, 50, 54, 75, 102, 173

HWANG Djoun Mo (République populaire démocratique de Corée), 16 Hygiène dentaire, 176, 341, 346, 378 Hygiène du milieu, 48, 54, 118, 160, 162, 183, 199, 267, 336, 341, 342, 370, 374, 384, 410 critères, guides et normes, 127, 152, 179, 374, 375, 376, 378,381, 382, 394, 395, 398 formation, 128, 374, 381, 396, 397 -399 Régions, africaine, 65, 104, 113, 167, 171, 188, 345

JOYCE, J. C. (Irlande), 10

Kala -azar, 144 KALONDA LOMENA (Zayre), 21, 55 -56 KANO, A. (Nigéria), 13, 91 -93 KAO Chang -lieh (Chine), 5

Amériques, 139, 199, 347, 348, 381 -382 Asie du Sud -Est, 147, 219, 220, 349, 350 européenne, 77, 138, 163, 353, 398 Méditerranée orientale, 181, 200 Pacifique occidental, 358, 359 terminologie, 375, 381, 395 Voir aussi Environnement de l'homme; Pollution du milieu, lutte contre Hygiène industrielle, voir Médecine et hygiène du travail HYSENAJ, K. (Albanie), 1, 489

KAPLAN, M. (Directeur du Bureau de la Science et et de la Technologie), 316, 327, 366 KAPRIO, L. A. (Directeur régional pour l'Europe), 351 -353, 354

KARADSHI, T. (Jordanie), 11 KAREFA- SMART, J. (Commission médicale chrétienne), 24

IBRAHIM, A. G. M. (Soudan), 18, 188-189 IBRAHIM, M. (Irak), 10, 336, 356 IDRIS, A. M. (Soudan), 18 IMAM, I. Z. E. (Egypte), 6, 286 IMAN, M. I. EL (Soudan), 18, 328

KARKINEN, Mme S. (Finlande), 7, 186 KASUGA, H. (Japon), 11, 290, 336, 367 -368 attribution de la Médaille et du Prix de la Fondation Léon Bernard au Professeur K. Nobechi, 223 -227 KAWASHIMA, Y. (Japon), 11 KAYA, H. (Japon), 11 KEITA, D. (Mali), 12, 500 KEITA, S. (Guinée), 9 KEMPE, Mme I. (Union internationale de Protection de l'Enfance), 26

KENDI, Y. M. AL- (Emirats arabes unis), 6 Kenya, 167 -168

INDEX

527

KETOKOSKI, Mlle A. -R. (Finlande), 7 KHADILKAR, R. K. (Inde), 9, 87 -88

KHALEQUE, K. A. (Bangladesh), 2, 351 KHAN, M. J. (Pakistan), 14 KHATTABI, M. A. -A. (Maroc), 12, 98 -100, 261, 507 KHIAMI, M. EL- (République Arabe Syrienne), 15, 89 -90

KHOSHBEEN, A. M. (Afghanistan), 1, 123 -124 KHUDHAIRI, T. AL- (Irak), 10 KILGOUR, J. L. (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord), 17, 345, 360 KIM, C. H. (République de Corée), 16 KIM Hi Soun (République populaire démocratique de Corée), 16 KIM Hyeung Ryoul (République populaire démocratique de Corée), 17 KIM, S. K. (République de Corée), 16 KIM Tcheul Su (République populaire démocratique de Corée), 16 KITAHARA, H. (Japon), 11 KIVITS, M. (Belgique), 3, 339, 400, 402, 449 KLIVAROVÁ, Eliska (Tchécoslovaquie), 19, 287, 300 -301, 321 -322, 334, 340, 380, 397, 409, 449 KNORRING, H. VON (Suède), 18 KOHLER, '. (Fédération internationale des Hôpitaux), 25

LEGNANI, A. (Uruguay), 20 Legs, 43 LEKIE, B. (Zaire), 21, 288, 325, 346 LE MEITOUR-KAPLUN, Mme A. (Union internationale d'Education pour la Santé), 26 LEMOS, M. MACHADO DE (Brésil), Vice -Président de l'Assemblée de la Santé, 3, 27, 66 -69, 138140, 185 LENNERS, Mlle M. (Luxembourg), 12 LEÓN, R. C. (Argentine), 2, 261 LEON SIMANCAS, J. R. (Venezuela), 20 LEOWSKI, J. (Pologne), 15, 354, 360, 368, 375 Lèpre, 51, 56, 85, 88, 103 -104, 105, 118, 147, 148, 167, 174, 176, 197, 202, 214, 219 formation et recherche, 90, 348 Lesotho, 303 LEUENBERGER, M. (Association mondiale vétérinaire), 24

KOMIVES, I. (Hongrie), 9 KONE, I. (Côte d'Ivoire), 5 KOSTRZEWSKI, J. (Pologne), 15, 447 -448 KOURDI, Mme R. (République Arabe Syrienne), 15 KOUROUMA, Y. (Guinée), 9, 307 Kowelt, 382 KRASNOV, G. A. (Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement), 23 KRASSNIGG, A. (Autriche), 2 KUKADA, G. G. (Malawi), 12 KUPFERSCHMIDT, H. -G. (République Démocratique Allemande), 16, 289, 296 -297, 307 Kwashiorkor, 148 KWA Soon Bee (Singapour), 18, 359

LE VAN LOI (Viet -Nam), 20 Libéria, 185 LI Chuan-chieh (Chine), 5 LIMANN, H. (Ghana), 8 LIN Ch'iao -chih (Chine), 4 LIN Wei (Chine), 4, 422 LISICYN, Ju. P. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 20, 418, 426, 429, 430 -431, 437, 438, 439, 443 -444, 460 -461, 463, 470, 476 -477, 482, 497 LISSITSKY, V. (Organisation des Nations Unies), 22 LIVCHEN, R. (Organisation internationale du Travail), 23 LOBO DA COSTA, A. (Portugal), 15 Logement, voir Habitat LOON, P. C. J. VAN (Pays -Bas), 14 LOPES DIAS, J. (Portugal), 15

LOULIDI, M. (Maroc), 12 LUHULIMA, Mlle P. M. (Indonésie), 10 LUKE, T. (Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés), 23 LUONI, Mgr S. (Saint- Siège), 22, 220 -221 Lymphosarcome bovin, 408

Laboratoire, techniciens de, formation, 181, 208 Laboratoires de santé publique, 70, 76, 90, 96, 102, 105, 126, 130, 170, 171, 200, 208, 219, 356, 357, 358 Voir aussi Centres et laboratoires de référence LAMBO, T, A. (Sous -Directeur général), 294 -295, 306 -307, 309, 311 -312, 315, 343, 403, 411 -412, 464 -465, 471 -472

Madagascar, 187 -188 MAHFOUZ, M. M. (Egypte), 6, 75, 190 -195, 486 -487 MAHLER, H. (Sous- Directeur général), 327, 342 -343, 371 -372

élection à la fonction de Directeur général, 207, 254 -256

LANG, E. (Fédération internationale de l'Industrie du Médicament), 25 LARAQUI, A. (Maroc), 12 LAREK, M. (Algérie), 1 LARI CAVAGNARO, A. (Pérou), 15 LASCURAfN, J. A. (Venezuela; Association interaméricaine de Génie sanitaire), 20, 24, 315, 381382

Lassa, fièvre de, 98 LAWRENCE, E. W. (Etats -Unis d'Amérique), 7, 423, 456, 459 LAYTON, B. D. B. (Canada), 4, 31 -34, 35 LEAVITT, M. D. (Etats -Unis d'Amérique), 7, 326327, 406 -407

LEBENTRAU, K. -H. (République Démocratique Allemande), 16, 432, 445, 498 LEBOVICI, S. (Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions affiliées), 24 LECHAT, M. F. (Belgique), 3 LECLAIR, M. (Canada), 4 LEE, K. H. (République de Corée), 15, 133 -134 LEE, S. Y. (Malaisie), 12, 85 -86 LEE, S. Y. (République de Corée), 16 LEGAULT, L. H. J. (Canada), 4

MAHMOUD, S. A. AL- (Emirats arabes unis), 6 MAISARI, A. A. (Yémen démocratique), 21, 196 -197 MAKA, G. (Guinée), 9, 214 -216 MAKHUMULA NKHOMA, P. L. (Malawi), 12, 103 -104 Maladies à virus, 98, 135, 356 Maladies bactériennes, 208, 341 Maladies cardio -vasculaires, 76, 82, 125, 126, 135, 141, 163, 182, 183, 186, 350, 351, 352, 353, 354, 368, 375, 378, 411 recherche, 179, 190, 323, 324 Maladies chroniques et dégénératives, 70, 76, 101, 134, 163, 170, 182, 191, 217, 269, 317, 319, 352, 354, 375, 378 recherche, 142 Maladies des voies respiratoires, 69, 102, 141, 148, 169, 193 Maladies diarrhéiques et intestinales, 102, 137, 148, 169, 193, 196, 203, 358, 486 Maladies iatrogènes, 298, 302 Maladies mentales, voir Santé mentale Maladies non transmissibles, 269, 317, 324, 336, 341, 353, 358 Maladies parasitaires, 68, 69, 114, 134, 139, 144, 190, 203, 341, 342, 352, 358, 400 recherche, 190, 208, 319 -320, 323, 324, 342 Maladies transmises par l'eau, 126, 385

528

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Maladies transmissibles, 100, 126, 135, 146, 160, 179, 186, 190, 191, 201, 269, 317, 324, 325, 341 -342, 370, 405, 410, 411 recherche, 190, 323, 328 Régions, africaine, 50, 92, 94, 103, 104, 120, 149, 156, 167, 178, 202, 345, 346 Amériques, 69, 70, 114, 115, 139, 142, 170, 199, 205, 347 Asie du Sud -Est, 118, 266 européenne, 154, 352 Méditerranée orientale, 355, 356 Pacifique occidental, 80, 134, 144, 357, 358 Voir aussi Comité de la Surveillance internationale des maladies transmissibles; Surveillance épidémiologique Maladies vénériennes et tréponématoses, 82, 85, 96, 100, 101, 144, 147, 148, 154, 162, 170, 174, 202, 368 Malaisie, 85 -86, 369, 385 Malathion, insecticide, 74 Malawi, 103 -104

Médicaments, cancérogénicité, 408 cytostatiques et préparations hormonales, 409 dénominations communes internationales, 152, 296 étiquetage, 297, 306 limitation du nombre, 296, 297 pharmacopées traditionnelles locales, 324 publicité, 296, 299, 302 Médicaments, qualité, sécurité et efficacité, 294311

critères et normes, 294, 296, 297, 298, 301, 306, 343

MALEEV, A. (Bulgarie), 3 Malnutrition, 50, 52, 68, 101, 102 -103, 115, 118, 126, 135, 147, 148, 153, 162, 167, 178, 199, 202, 219, 269, 299, 348 Voir aussi Nutrition Malte, 384 MALYSEV, L. I. (Union des Républiques socialistes

contrôle, 54, 74, 90, 96, 119, 124, 134, 135, 219 centres internationaux, propositions, 296, 308 fonds de roulement pour le matériel, proposition, 300 laboratoires, 297, 303, 356 règles de bonne pratique, 343 Médicaments, système d'information, 41, 294 -311 accords bilatéraux et internationaux, 296, 301 caractère confidentiel des données, 297, 300, 304, 306 certificat d'homologation, 310 date limite d'utilisation, 297, 301 -302 évaluations pharmacocinétiques, 299 expériences sur l'animal, 295, 301, 303, 306 incidences financières, 298, 305, 307 traitement des données, 295, 298 Méditerranée orientale, Région, 73 -75, 208 -210, 270, 354 -356 séminaire sur les problèmes de santé des nomades, 119 MEDVE, L (Hongrie), 9 MEILLON. J. (France), 8

soviétiques), 20 MANA, K. M. AL- (Qatar), 15, 180 -181 MANGALAMURTHI, M. K. (Inde), 9 MANGER -KOENIG, L. VON (République fédérale d'Allemagne), 1, 53 -54, 211, 298 MANNAN, A. (Bangladesh), 2, 161 -162 MANTOVANI, A. (Fédération mondiale des Parasitologues), 25 MANUILA, A. (Chef du Bureau des Publications et Traductions), 344 MARIJNEN, M. J. H. (Pays -Bas), 14 Maroc, 100 MARQUET, J. -Ch. (Monaco), 13 MARTENS, S. (Organisation des Nations Unies), 22, 469

MELAMED, M. (Israël), 10 MENA, M. A. (Costa Rica), 5 MENG Ching -yu (Chine), 4 Méningite cérébro- spinale, 92, 203 MENOKPOR, H. K. (Ghana), 8, 384 -385, 413 MERMOD, A. (Organisation mondiale pour la Promotion sociale des Aveugles), 25 Mers, pollution, 179, 384, 391 Méthadone, 466, 470 Mexique, 93 -94, 305

MARTINEZ RODRIGUEZ, R. (Cuba), 5, 298, 334, 377378

MASADEH, A. (Jordanie), 11, 488 Matériel médical, entretien et réparations, 51, 348

MATTEI, E. DI (Italie), 11 MATUNDU NZITA ( Zaire), 21, 243 Maurice, 125 Mauritanie, 102 -103 MAYZ LYÓN, J. J. (Venezuela), 20 MBAILAO, P. (Tchad), 18, 202 -203 McGILVRAY, J. C. (Commission médicale chrétienne), 24

MECKLINGER, L. (République Démocratique Allemande), 16, 39 -40, 189 -190

Médecine communautaire, 62, 95, 166, 167, 174, 180, 198, 203, 349, 355 Médecine comparée, 42 Médecine et hygiène du travail, 53, 144, 181, 328, 341, 355, 358, 359, 374, 377, 394, 409 critères et normes, 374, 382, 408 Médecine préventive, 77, 147, 148, 151, 158, 166, 172, 175, 179, 180, 182, 202 Médecine sociale, 151 Médecine traditionnelle, 65, 144, 172, 215, 248, 290, 324 Médecine tropicale, 341, 347 Médecins et professions apparentées, nouvelle orientation, 54, 151, 247, 248 Medical Research Council, Londres, 197, 348

MEZU, J. (Gabon), 8 Microbiologie, recherche, 347 MIDDLETON, R. W. (Organisation internationale de Normalisation), 25 MIDWINTER- VERGIN, Mme K. (Conseil international de l'Action sociale), 24 Migrants, problèmes de santé, 177, 219, 401 MIRO, A. (Albanie), 1, 154 -155 MIKEM, P. (Togo), Rapporteur de la Commission B, 19, 27, 179 -180, 420, 446 Ministres de la santé des Amériques, troisième réunion spéciale, 67, 70, 114, 171, 270, 346, 349, 381 MIRONOVA, Mme Z. V. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 20 MIRO QUESADA BAHAMONDE, F. (Pérou), 14, 54 -55 MOFIDI, C. (Iran), Président général des Discussions techniques, 10, 246 -250 MOLAPO, C. D. (Lesotho), 11 MOLAPO, J. L. (Représentant du Conseil exécutif), 22, 36, 40 -44, 62 -64, 208, 222, 282, 294, 311, 316, 329, 340, 364 MONEKOSSO, G. (Cameroun), 4 Mongolie, 175 -176

Monkeypox, 283, 286, 291, 292 Monnaies, de financement des activités de l'OMS, 136, 340, 360, 361, 373 de paiement des contributions, 332, 334, 336, 338, 340, 359, 362 -363, 364, 418, 419, 431 MONTERO RUIZ, R. (Pérou), 14, 390

INDEX

529

MORA PATIO, G. (Colombie), 5, 336, 483 MORET, P. (Société internationale de Cardiologie), 25

MOREY, R. D. (Etats -Unis d'Amérique), 7 MORE, R. (Conseil international des Unions scientifiques; Union internationale de Chimie pure et appliquée), 24, 26 MORGAN, R. E., Jr (Fédération mondiale des Associations de la Santé publique), 25 MORK, T. (Norvège), 13, 334, 508 Mortalité infantile, 51, 114, 118, 142, 169, 190, 192, 193, 219, 323, 348, 351 -352 MOSCOSO DE LEVIN, Sylvia (Association internationale des Femmes médecins), 24 MOSSI, A. (Niger), 13, 203 -205 MOTTOLA, C. DI (Costa Rica), 5 MOULAYE, A. M. (Mauritanie), 13 MOYA ALBA, M. A. jCUba), 5, 470, 498 Moyen -Orient, voir sous Réfugiés et personnes déplacées MUALLA, Sheikh Sultan bin Ahmad AL- (Emirats arabes unis), 6 MUBARAK, A. B. (Egypte), 6 MUFTI, A. W. AL- (Irak), Président de la Commis sion B, 10, 27, 415, 428 -429, 433 MUHEIM, F. (Suisse), 18, 436, 441, 460, 479 MUKHTAR, A. (Soudan), 18 MUSTAFA, I. (Irak), 10, 52 -53, 344 MUZIRA, E. G. N. (Ouganda), 14 MWAIKAMBO, J. S. D. (République -Unie de Tanzanie), 17, 431 MWINYI, A. H. (République -Unie de Tanzanie), 17, 94 -95, 212, 237 -238

Nutrition, 52, 70, 77, 85, 113, 135, 139, 156, 185, 198, 200, 220, 348, 357, 358, 477 recherche, 179, 188, 321, 324 Voir aussi Additifs alimentaires; Denrées alimentaires; Malnutrition NWOKOLO, C. (Nigeria), 13 NYDELL, C. C. (Etats -Unis d'Amérique), 7

MZALI, M. (Tunisie), 19, 125 -127

OACI, voir Organisation de l'Aviation civile internationale OCDE, voir Organisation de Coopération et de Développement économiques Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche Orient (UNRWA), 485, 486, 487, 488, 494, 495, 497, 507 OGOE, I. E. (Ghana), 8 OIT, voir Organisation internationale du Travail OLAFSSON, O. (Islande), 10, 389 OLMEDO VIRREIRA, A. (Bolivie), 3 OLSEN, E. (Danemark), 6 OMCI, voir Organisation intergouvernementale consultative de la Navigation maritime OMM, voir Organisation météorologique mondiale Onchocercose, 45, 50, 121, 171, 173, 201, 203, 214 ONDAYE, G. (Congo), 5, 389 ONKELINX, A. (Belgique), 3, 498 ONYANGO, Z. (Kenya), 11, 475 -476, 483 ONYONKA, Z. (Kenya), 11, 167 -168 OPELZ, Mme M. (Agence internationale de l'Energie atomique), 23 Ophtalmologie, 76 OPS, voir Organisation panaméricaine de la Santé Ordre du jour, 29 -30 adoption et répartition des points, 38 -39, 273274

NADERI, A. (Iran), 10, 301, 308 -309, 310, 311 NALUMANGO, M. M. (Zambie), 21, 436, 444, 493-494 NARGOUNGOU, A. (Niger), 13 N'DIAYE, M. A. (Haute -,Volta), 9 NDIKUMANA, P. (Burundi), 4 N'DOW, P. J. (Gambie), 8 NEE, C. J. (Etats -Unis d'Amérique), 7 Népal, 117 -118, 287, 369, 401 Néphrite endémique, 328 NEUGEBAUER, B. (République Démocratique Allemande), 16

Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE), 395 Organisation de l'Aviation civile internationale (OACI), 435 Organisation de l'Unité africaine (OUA), 472 -473 Organisation des Nations Unies, aide d'urgence, 401

armes nucléaires, suspension des essais, 386, 389, 392, 393 budget, 430 -431, 452, 457, 460 contributions, arriérés dus par la Chine, 421, 422

NEY, C. (Luxembourg), 12 NGOH, J.-C. (Cameroun), 4 NGUYEN LE DUNG, Mlle (Viet -Nam), 20 Nicaragua, 44, 130 -132, 335, 349, 473, 476 NICHOLLS, F. G. (Union internationale pour la Conservation de la Nature et de ses Ressources), 26 NICOLAS, G. (Saint -Siège), 22 NIELSEN, F. (Danemark), 6, 460 Niger, 203 -204

Nigeria, 92 NING Shou -pao (Chine), 5 NIOUPIN, B. (Côte d'Ivoire), 5 Nobechi, K., lauréat de la Médaille et du Prix de la Fondation Léon Bernard, 223 -227 Nomades, problèmes de santé, 119, 165 NORO, L. (Finlande), 7 NOTHOMB, S. P. (Institut des Nations Unies pour la Formation et la Recherche), 23 NOUE, Comte DE (Ordre de Malte), 22 Nouvelle-Zélande, 387 NOVIKOV, N. V. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 20 NTABOMVURA, V. (Rwanda), 17

barème, 433 -434, 435, 436, 439 monnaies de paiement, 340, 359, 360, 361, 362, 363, 364 école des cadres, projet, 472, 476, 477 environnement, 168, 204, 373, 374, 387, 388, 393 exode des cerveaux, 476, 477 message du Secrétaire général à l'occasion du vingt -cinquième anniversaire de l'OMS, 57 -58 réfugiés, 189, 473, 475, 486, 493, 494, 496, 497, 502, 506 Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), 42, 45, 105, 121, 374, 399, 400, 401, 412, 452 Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture (UNESCO), 421, 430, 452, 453 Organisation intergouvernementale consultative de la Navigation maritime (OMCI), 452 Organisation internationale du Travail (OIT), 202, 387, 393, 430, 441, 452 Organisation météorologique mondiale (OMM), 105 Organisation panaméricaine de la Santé (OPS), 139, 140, 170, 176, 283, 381, 382, 423 Organisations non gouvernementales, 44, 136, 315316, 317, 398, 408, 469, 473

530

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II Amériques, 55, 68, 71, 140, 170, 347, 348 -349 Asie du Sud -Est, 148, 349, 350, 351 européenne, 76, 182, 353 Méditerranée orientale, 101, 165, 181, 192, 197, 200, 354 -355, 356 Pacifique occidental, 78, 80, 96, 174, 357, 358, 359 Peste, 95, 144, 176, 219 Pesticides, 147, 179, 382, 408, 409 PETROVA, Maria (Bulgarie), 3 PFLANZ, M. (Association internationale de Sociologie), 24 PRAM VAN (Viet -Nam), 20 Pharmacodépendance, 77, 82, 86, 101, 116, 135, 170, 267, 352, 354, 475 aspects pharmacologiques, 465 -466, 468, 471 programme de recherches et de rapports sur l'épidémiologie, 463 -467, 468 -472, 491 -492 Pharmacologie, clinique, 54, 300, 304 psychopharmacologie, 465 -466, 468, 471 Pharmacopée internationale, 343 Pharmacopées traditionnelles locales, 215, 324 Pharmacovigilance, voir Médicaments, qualité, sécurité et efficacité Philippines, 80, 196, 226, 358 PHONG AKSARA, S. (ThaTlande), Président de la Commission A, 19, 27, 218 -220, 279, 281 PHOOKO, M. (Lesotho), 11, 303 PHOUTTHASAK, P. (Laos), 11, 420 Pian, 51, 95, 148, 202, 218 PICTET, F. (Suisse), 18 PIMENTEL PANTOJA, W. (Brésil), 3, 349 PINEDA PAVÓN, J. C. (Venezuela), 20 PIRRELLI, Mlle M. (Fédération internationale des Associations d'Etudiants en Médecine), 25 Planification à long terme, 107, 135, 136, 183, 323, 353, 357, 449, 450, 452, 454, 460 Planification familiale, 32, 45, 82, 125, 155, 192193, 368, 474, 475 -476, 477, 478, 491 formation et recherche, 323, 350, 475 Régions, africaine, 51 Amériques, 67, 171, 348 Asie du Sud -Est, 72, 88, 111, 118, 147, 161, 162, 220 Méditerranée orientale, 127, 192 Pacifique occidental, 85, 97 -98, 134, 357, 358 Planification sanitaire, 92, 191, 217, 354, 369, 372, 443 Régions, africaine, 187 Amériques, 70, 346 -347, 381 Asie du Sud -Est, 350, 351 européenne, 76 Méditerranée orientale, 200 Pacifique occidental, 86, 357 Plomb, polluant, 378 PNUD, voir Programme des Nations Unies pour le Développement PNUE, voir Programme des Nations Unies pour l'Environnement POCCHIARI, F. (Italie), 10 Poliomyélite, 45, 103, 114, 137, 163, 169, 170, 201, 214, 347, 348 Polluants, effets sur la santé, 375, 376, 378, 380, 388, 394 niveaux de concentration, 374, 377, 378, 384, 394 recherche, 127 -128, 395 systèmes pour la détection et la surveillance, 394 Pollution du milieu, 73, 79, 87 -88, 93, 101, 119 -120, 269, 385, 396 critères, 162, 378, 381, 383 lutte contre, 76, 128, 133, 162 -163, 354, 355, 357, 375, 377, 380, 383-384, 396, 398

ORLICH, J. L. (Costa Rica), 5 ORLOV, D. A. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 20 ORTIZ RODRIGUEZ, F. (Cuba), 5 OTERO MORAGUES, Mme A. I. (Cuba), 5, 420, 436 OUA, voir Organisation de l'Unité Africaine Ouganda, 90 OUILLON, H. (Union internationale d'Hygiène et de Médecine scolaires et universitaires), 26 OUTSCHOORN, A. S. (Standardisation biologique), 315 OVALLE, J. M.

(Chili), 4

PACCAGNELLA, B. (Italie), 11, 353, 370, 382 Pacifique occidental, Région, 77 -80, 212, 269, 357-359 0 PAHLSSON, Mlle I. (Fédération mondiale des Ergothérapeutes), 25 PAK In Ho (République populaire démocratique de Corée), 16 Pakistan, 152 -153, 291, 302 contributions pour 1972 et 1973, 424, 431 Paludisme, chimiothérapie, 119 formation et recherche, 324, 341 -342, 368 insecticides, 74, 153 programme d'éradication, 45, 94-95, 100, 117, 151, 153, 172, 183, 197, 216, 292, 340, 341 attestation de l'éradication, 142 Régions, africaine, 125, 129, 130, 148, 156, 171, 188, 197, 214, 290 Amériques, 69, 205, 347 Asie du Sud -Est, 85, 88, 117, 147, 161, 218, 351

européenne, 100, 137, 154 Méditerranée orientale, 119, 123, 126, 153, 165, 181, 197, 354, 356 Pacifique occidental, 95, 174, 196 PANCHAUD, J. B. (Association internationale de Lutte contre la Mucoviscidose), 24 Papua- Nouvelle- Guinée, 174

PARADE, P. (France), 8 Parasitoses, voir Maladies parasitaires PAREJA, E. A. (Argentine), 2, 389, 392 PARK, K. (République de Corée), 16 PARK, S. M. (République de Corée), 16 PARK, T. J. (République de Corée), 16, 109, 235236, 243, 244 PARMALA, M. (Finlande), 7, 297 PATASSÉ, A. (République Centrafricaine), 15, 104106

PATHMARAJAH, A. (Sri Lanka), 18 PATRNOGIC, J. (Comité international de Médecine et de Pharmacie militaires), 23 PAVLOV, A. S. (Sous- Directeur général), 342, 344 Pays -Bas, 151, 292, 395 PEASE, C. (Conseil de la Population), 24 PENSO, G. (Italie), 11, 306, 310, 343 PEREDA CHAVEZ, R. (Cuba), Vice -Président de la Commission A, 5, 27, 142 -143 Pérou, 54 -55 PERRET, J. -P. (Suisse), 18

Personnel auxiliaire de santé, 71, 151, 449 formation, 55, 129, 248, 341, 347, 348, 370, 444 Personnel de l'OMS, effectif, 331, 450, 482, 483 Voir aussi Traitements, indemnités et prestations Personnels de santé, développement, 33, 45, 48, 81 -82, 87, 104, 135, 151, 160, 183, 201, 217, 250, 267, 269, 326, 354, 370, 449, 475, 476 Régions, africaine, 65, 90, 92, 104, 113, 130, 149, 166, 167, 178, 201, 202, 204, 345, 346

INDEX

531

Voir aussi Environnement de l'homme; Hygiène du milieu; Polluants Pologne, 375, 465 POLVANI, C. (Association internationale de Radioprotection), 24 Populations, dynamique des, 67 -68, 69, 72 -73, 77, 97 -98, 135 -136, 151, 192 -195, 219, 269, 350,

354, 355, 385 Voir aussi Planification familiale POSTERNAK, J. (Organisation internationale de Recherche sur le Cerveau), 25 POSTERNAK, Mme Y. (Commission mixte sur les Aspects internationaux de l'Arriération mentale), 24 POUATY, R. (Congo), 5 Président de la Vingt -Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, allocution, 31 -33 Voir aussi LAYTON, B. D. B. Président de la Vingt-Sixième Assemblée mondiale 'e la Santé, 27 discours, 59 -62, 271 -272

financement et exécution technique, 417, 418419, 420, 431 Protection maternelle et infantile, voir Santé maternelle et infantile Protéines, carence en, 102, 118, 147, 153, 400 fonds des, projet, 475, 476, 477 Protozoologie, recherche, 342 Psychopharmacologie, 465 -466, 468, 471 Psychotropes, 465, 471 Publications de l'OMS, 63, 295, 322, 344 gestion administrative (discussions techniques), publication de la documentation, 249 pharmacodépendance, brochure d'information, projet, 464 variole, monographie, proposition, 292 Voir aussi sous les titres des publications Publicité, médicaments, 296, 299, 302 tabac et alcool, 122 PUIU, V. (Roumanie), 17

élection, 35 Voir aussi SULIANTI SAROSO, Julie PRIDAN, D. (Israël), 10, 492 -493 PRIETO ESPINOSA, Mme M. (Mexique), 13 PROKOPEC, J. (Tchécoslovaquie), Vice -Président de l'Assemblée de la Santé, 19, 27, 133, 182 -184 Programmation par pays, 177, 343, 346, 351, 448, 474, 477 Programme alimentaire mondial, 32, 71, 113, 124, 360, 399, 400, 412, 473, 491 Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), assistance, 107, 331, 338, 347, 354, 399, 412, 473, 474, 491 approvisionnement en eau, 96, 149, 384 éducation sanitaire, 202 enseignement médical, 171,357 hôpitaux, 349 hygiène du milieu, 104, 162 -163, 188, 348, 349, 354, 376, 380, 382, 396 personnels de santé, 113, 178, 354, 357 -358 planification familiale, 478 réadaptation des handicapés, 96 recherche, 357 rougeole, 121 services de santé, 112 -113, 149, 167 -168, 202 tuberculose, 214 coopération avec, 45, 177, 346, 355, 395, 472, 474, 475, 477 crédits alloués aux projets sanitaires, 346, 354, 416, 425, 478 logements pour le personnel en poste dans le sud du Soudan, 484, 485 Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE), 348, 373, 374, 384, 388, 394, 395, 396 Programme et budget, cycle biennal, 36, 335, 451457, 459 -463

Qatar, 181 contribution, 432 QAYYUM, A. (Pakistan), 14, 73 -74, 152 -153, 450, 471

QUARANTA, A. (Italie), 10 Quarantaine, 141 QUENUM, A. A. (Directeur régional pour l'Afrique), 345 -346

QUINTANA, P. DE LA (Espagne), 7

RABUNO, E. (Fidji), 7, 388 RACOVEANU, N. (Roumanie), 17, 110, 322, 335, 353, 369, 376, 398 RADI, A. S. (Ligue des Etats arabes), 23 RADOVANOVIC, M. (Yougoslavie), 21, 328, 353, 374375, 390 Rage, 105, 116, 176, 196, 347 RAHHALI, S. M. (Maroc), 12 RAHMAN, W. (Bangladesh), 2 RAINSFORD, F. G. (Australie), 2, 505 RAJABALLY, M. -H. (Organisation de l'Unité africaine), 23 RAKOTOARIVELO, J. (Organisation de l'Unité africaine), 23 RAMACHANDRAN, C. S. (Inde), 9, 243, 264, 435, 438, 439, 443, 451 RAMAY6N, R. A. (Argentine), 2 RAMZI, N. (République Arabe Syrienne), 15, 224, 337, 482 RANDRIANASOLO RAVONY, H. (Madagascar), 12, 187188

Rapport annuel du Directeur général pour 1972, 4456, 85 -86, 87 -107, 110 -158, 160 -184, 185 -206, 214 -222

mode de présentation, 340, 360, 361, 362, 363, 373, 418, 424, 453 -454, 459, 460, 461 pour 1974, examen et approbation, 42, 329 -339, 340 -364, 373

projets additionnels, 96, 418, 436 système des budgets -programmes, 453, 456, 460, 461

Programme général de travail pour une période déterminée, 63 -64, 70, 106, 107, 183, 190, 333, 343, 424, 444, 454 Programmes, coordination, 345, 350, 351 planification et évaluation, 91, 136, 164, 173, 182, 326, 331, 342 -343, 369, 418, 419 priorités, 48, 353, 355, 357, 417, 418 Projets, additionnels, 96, 418, 436 analyse et évaluation, 327, 343, 358, 359, 370

Rapport financier, 416, 417 -420, 454 RAVELOJAONA, H. (Madagascar), 12 Rayonnements ionisants, 116 -117, 341, 374, 377, 386, 387, 388, 391, 392, 405, 475 Réactifs, standardisation, 314 Réadaptation médicale, 77, 96, 162, 358 pharmacodépendance, 466, 469, 472, 492 Recettes occasionnelles, utilisation, 416, 424, 484, 485 pour le budget de 1974, 330, 333, 335, 338, 423, 517 pour les prévisions supplémentaires de 1973, 42, 330, 332, 423, 424, 427, 430, 439, 482 Recherche biomédicale, 33, 41, 62, 68, 77, 90, 105, 175, 190, 191, 209, 342, 353, 410, 476, 477 aspects financiers, 317, 318, 319, 321, 322, 324, 331, 337, 341

532

VINGT -SIXIEME ASSEMBLES MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Recherche biomédicale (suite) développement et coordination, 135, 136, 140, 164, 183, 217, 316 -320, 321 -327, 365 -366, 367

diffusion et échanges d'information, 249, 317, 318, 322 formation, 321, 323, 324, 325, 326, 403 priorités, proposition pour la création d'un organe ad hoc de l'Assemblée de la Santé, 318, 321, 322, 323, 327 Voir aussi Cancer, recherche; Epidémiologie et informatique, recherche REEDY, E. A. R. EL (Egypte), 6, 260, 262, 496 -497, 507, 508 REFSHAUGE, Sir William (Australie), 2, 116 -117, 256 -257, 357, 386 -387, 388, 389, 390, 392 Réfugiés et personnes déplacées, 130, 189, 473, 475, 494 dans le Moyen- Orient, aide sanitaire, 53, 90, 121 -122, 127, 164 -165, 181, 189, 191, 197, 200, 217, 261, 475, 485 -489, 492 -500, 501502, 505 -508

ROSSI, E. (Association internationale de Lutte contre la Mucoviscidose), 24 Rougeole, 51, 92, 102, 103, 105, 114, 120, 121, 148, 149, 169, 193, 197, 201, 202, 214, 347 ROUHANI, M. (Iran), 10 Roumanie, 295, 376, 468 Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, 285 -286, 378 RUDOWSKI, W. (Pologne; Fédération internationale des Collèges de Chirurgie), 15, 25, 298, 321, 465 RUFF, J. (France), 8 RUYTER, J. J. DE (Pays -Bas), 14 RWAKIHEMBO, U. K. (Ouganda), 14, 90 Rwanda, 148 -150 RKELS, D. K. (Pays -Bas), 14

REGAMEY, R. H. (Association internationale des Sociétés de Microbiologie), 24 Régionalisation de l'OMS, 65, 345, 450 -451, 482, 483

SACKS, M. R. (Coordination des programmes), Secrétaire de la Commission B, 27, 422, 423, 439, 441, 472, 477, 500, 506, 507 SAENZ SANGUINETTI, A. (Uruguay), 20, 269 -270, 292,

306, 344, 409, 422, 460, 474, 482, 490, 502 Sages -femmes, 177, 204, 215 SAI, F. T. (Fédération internationale pour le Planning familial), 25 SAIDI, I. A. (Yémen démocratique), 21 SALAZAR BUCHELI, J. M. (Colombie), 5 SAMI, G. (Oman), 14 Samoa- Occidental, 358 SAMPAIO, A. A. DE CARVALHO (Portugal), 15, 195 -196 SAMPAIO, A. AMARAL DE (Brésil), 3 SANCHEZ DOMÎNGUEZ, A. (Espagne), 7 SANCHEZ FERNANDEZ- MURIAS, B. (Espagne), 6, 375, 470 -471

Règlement du Personnel, 43 Règlement financier, 440 -441, 453 Règlement sanitaire international, 98, 163, 224, 285, 286, 502 -505 REID, J. J. A. (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord), 17 REIJ, W. C. (Pays -Bas), 14 RENGER, F. (République Démocratique Allemande), 16, 323

REOL TEJADA, J. M. (Espagne), 7, 304 Reproduction humaine, 45, 321, 326, 350 République Arabe Syrienne, 89 République Centrafricaine, 105 République de Corée, 133 -134 République Démocratique Allemande, 190, 296 -297, 323, 377, 409 admission à la qualité de Membre, 39 -40, 86 -87

contribution, 432, 433, 445 République Khmère, 95 -97, 358 République populaire démocratique de Corée, admission à l'OMS, 230 -245, 259, 377, 501 contribution, 501 rattachement à une Région, 252 Résolution portant ouverture de crédits, 455, 456, 459, 461 pour 1973, modification du titre de certaines sections, 424 pour 1974, 364 -365, 424 virements entre sections, 453, 454 REXED, B. (Suède), 18, 296, 307 -308, 325 -326, 389, 397, 410

RHEE, S. H. (République de Corée), 16 RICHTER, D. (Organisation internationale de Recherche sur le Cerveau), 25 RI Djeung Kouk (République populaire démocratique de Corée), 17 RIFAI, A. -M. AL- (Koweit), 11 RIVOIRE, A. (Union internationale des Architectes), 26

SAND, E. A. (Belgique), 3 SÁNDOR, L. (Hongrie), 9 Santé de la famille, 32, 51, 70, 82, 85, 147, 351, 353, 358, 359, 474, 491 Santé maternelle et infantile, 190, 269, 323, 474, 475, 476, 477, 478, 491 Régions, africaine, 50, 51, 120, 156, 167 Amériques, 68, 70, 115, 139, 142, 169, 171, 176, 348 Asie du Sud -Est, 72, 118, 220 Méditerranée orientale, 165, 181, 192, 357 Pacifique occidental, 80, 96, 134, 358 Voir aussi Enfants Santé mentale, 82, 167, 182, 183, 186, 217, 270, 354, 411, 466 Régions, africaine, 104, 129, 346 Amériques, 68 Asie du Sud-Est, '350 européenne, 76, 77, 352, 353 Méditerranée orientale, 74 rôle du médecin généraliste, 155, 182 Santé publique, administration, 68, 107, 136, 248, 348 formation, 181, 204, 249 Voir aussi Planification sanitaire; Services de santé Santé publique vétérinaire, 41 -42, 90, 105, 349

ROASHAN, G. R. (Afghanistan), 1, 284, 297, 355 ROCHON, J. (Canada), 4 RODRIGUEZ LARRETA DE PESARESI, Mme R. (Uruguay), 20 RODRIGUEZ TORRES, A. (Espagne), 7, 286 ROOS, Susy (Suisse), 18 ROSENFELD, G. B. (Canada), 4 ROSENNE, S. (Israel), 10, 261, 494 -495, 499 ROSSBOROUGH, R. J. B. (Organisation des Nations Unies), 22

Santé rurale, voir Services de santé ruraux SAUTER, A. (Suisse), 18, 178 -179, 396, 397, 465 SAWADOGO, R. (Haute -Volta), 9, 120 -121 àL`EPIN, 0. P. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 20 SCHAMIS, G. J. (Organisation des Etats américains), 23

SCHATZMANN, Mlle D. (Fédération internationale de l'Industrie du Médicament), 25 SCHEGGIA, M. (Chili), 4

INDEX

533

SCHIRMER, H. (République fédérale d'Allemagne), 1, 507, 508 Schistosomiase, 50, 94, 114, 129, 171, 173, 196, 200, 201, 203, 214, 347 SCHOU, C. (Comité intergouvernemental pour les Migrations européennes), 23 SCHUMACHER, M. (Luxembourg), 12 SCHUMACHER, W. (République fédérale d'Allemagne), 1, 286 SCHUMANN, G. (République Démocratique Allemande), 16

SHRIVASTAV, J. B. (Inde), 9, 288, 299 -300, 314, 317 -318, 331, 339, 342, 351, 360, 361, 368369, 383-384, 400, 401, 412, 413 SIAGURU, A. M. (Papua- Nouvelle- Guinée), 21 SIDERIUS, P. (Pays -Bas), 14, 334 Siège de l'OMS, bâtiment, 429, 450, 481 -484, 490491

SCHUMM, S. (République fédérale d'Allemagne), 2, 457

Sciences de la santé, 52, 92, 113, 171, 172, 324, 397

Sciences psycho -sociales, 246, 368, 369 Sécheresse en Afrique, 102 -103, 203, 204, 216, 399 -402, 412 -413

Sécurité sociale,'101 SEGHIRATE, A. (Algérie),

1

SEMOUKHA, V. (Ligue des Sociétés de la Croix Rouge), 25 SENAULT, R. (France), 8, 291, 307 SENCER, D. J. (Etats -Unis d'Amérique), 7, 288 -289, 388, 389, 392, 451 Sénégal, 156 Série de Rapports techniques, 41, 179 SERRATE AGUILERA, J. (Bolivie), 3, 205 -206

structure, 136, 342, 372 Sierra Leone, 51-52 SIFAF, M. 0. (Ethiopie), 7, 160 -161, 436 SIGURDSSON, P. (Islande), 10 SILVA, M. A. DE ANDRADE (Portugal), 15 SILVA, Marianne A. (Nigéria), 13 SIMBANDUMWE, L. (Burundi), 4 SIMOLA, H. (Finlande), 8 SINDIKUBWABO, T. (Rwanda), 17, 148 -150 Singapour, 97 -98, 359 SINGH, D. (Fidji), 7, 323 SINGHA SUWAL, P. R. (Népal), 13, 117 -118 SINGHATEH, K. (Gambie), 8, 197 -198 SISSAY, B. (Ethiopie), 7 Situation financière de l'OMS, 46, 136, 331, 338, 418, 482, 483, 490 examen, 416 -420

SERVANT, J. (Agence internationale de l'Energie atomique), 23 Services administratifs, 91, 164, 191, 334, 416 Services de santé, 33, 45 -46, 48, 62, 70, 76, 82, 87, 90, 92, 104, 107, 122, 141, 151, 160, 175, 183, 269, 323, 324, 342, 372, 410, 474, 475, 478 discussions techniques, 41, 104, 246 -250, 354 études sur l'utilisation, 99 -100, 111, 354, 370 recherche en organisation sanitaire, 62, 71, 86, 195 -196, 216, 249, 321, 368 -369, 370, 371372, 448, 449, 458 Régions, africaine, 50, 51, 92, 112, 130, 149, 156, 167, 171, 178, 187, 188, 202, 214, 345, 346 Amériques, 69, 70 -71, 346, 347, 348, 349 Asie du Sud -Est, 111, 118, 349 -350, 448 européenne, 124, 353 Méditerranée orientale, 119, 200, 355 Pacifique occidental, 78, 134, 174, 357, 358, 359 Voir aussi Personnels de santé; Planification sanitaire; Santé publique, administration; Services de santé ruraux Services de santé de base, méthodes à appliquer pour promouvoir le développement, étude organique, 42, 442 -444, 446 -450, 458 -459

Situation monétaire internationale, répercussions sur le budget de l'OMS, 329, 330, 331, 424425, 426, 429 SIWABESSY, G. A. (Indonésie), 9, 111 SIWALE, S. H. (Zambie), 21 SKALLI -FETTACHI, M. (Maroc), 12 SLEIJFFERS, P. D. M. (Comité international catholique des Infirmières et Assistantes médicosociales), 24 SLIM, T. (Tunisie), 19 SLIWINSKI, M. (Pologne), 15, 90 -91 SMITH, R. J. (Australie), 2 SOBOTKOVA, Anna (Tchécoslovaquie), 19 Société internationale d'Endocrinologie, 313 -314, 315, 317 Soins et enseignement infirmiers, 49, 52, 70, 92, 113, 115, 123, 129, 166, 167, 176, 181, 192, 204, 215, 341, 346, 350 Soins médicaux, coût, 157, 443, 444 Sol, qualité, 374, 394 Somalie, 119, 291 SOM SOMOUTH (République Khmère), 16 SONG, Kyon Ho (République populaire démocratique de Corée), 16 SOOPIKIAN, G. (Iran), 10, 322, 335, 342, 355, 371, 448 SO SATTA (République Khmère), 16, 95 -97, 211 -212 Souaziland, 128 -129 contribution, 432, 433 Soudan, 189, 208 -209, 401, 473 logements pour le personnel en poste dans le sud du, 484 -485

Services de santé ruraux, 55, 65, 86, 96, 97, 101, 167 -168, 328, 346 -347, 348, 350, 351, 369, 444, 449 Services épidémiologiques, 85, 92, 149, 219 Voir aussi Surveillance épidémiologique Services techniques centraux de l'OMS et programmes d'assistance directe aux Etats Membres, étude organique, 42, 362, 450 -451 SHAADAI, S. (Mongolie), 13, 175 -176 SHAHGHOLI, M. (Iran), 10 SHAIBANI NOOR, A. J. M. AL- (Emirats arabes unis), 6

SOW, 0. (Mali), 12 SPAANDER, J. (Pays -Bas), 14, 292, 306, 312 -313, 315 -316

SPEK, J. -E. (Suède), 18

SPIEGEL, A. (Comité international sur les Animaux de Laboratoire), 24 SQUADRILLI, A. (Organisation des Nations Unies), 22

SREY SENG (République Khmère), 16 Sri Lanka, 146 -148, 298 -299, 359

SHARIF, M. (Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche -Orient), 22, 486 SHILLETTO, Mlle F. -M. (Jamaique), 11 SHOURA, M. AL- (Arabie Saoudite), 2

$TAHL, J. (Tchécoslovaquie), 19 Standardisation biologique, 179, 312 -316 STANISSIS, P. (Organisation des Nations Unies), 22 STAROVA, V. (Yougoslavie), 21 .§'FASTNI,

J. (Fédération internationale de Gynécologie et d'Obstétrique), 25

534

VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

Statistiques démographiques et sanitaires, 52, 71, 79,E 72, 181, 341, 344, 346, 351, 354 STEPCZYNSKI, S. (Organe international de Contrôle des Stupéfiants), 23 STEUBER, F. (Banque internationale pour la Reconstruction et le Développement), 23 STUYT, L. B. J. (Pays -Bas), 14, 150 -152, 266 -267, 309,,324 -325, 354, 368, 390, 395, 396 SUARES LOPEZ, L. (Pérou), 14 Substances chimiques, standardisation, 313 cancérogénicité, 405 Substances diagnostiques, 166, 343 standardisation, 312 -313, 314, 315 Suède, 296 Suicides, 352 Suisse, 301 SULIANTI SAROSO, Julie (Indonésie), Président de l'Assemblée de la Santé; Président du Bureau de l'Assemblée, 10, 27, 35, 38 -39, 46, 57, 5962, 110 -111, 209, 224 -225, 250, 254 -255, 271272

TCHON Djai Hong (République populaire démocratique de Corée), 17 TERADA, K. (Japon), 11 Thailande, 218 -220, 474 Thalassémie, 101 -102 THF,ARD, A. (Haiti), 9, 198 -199, 309 THIEME, J. C. (Samoa- Occidental), 17, 269, 358,

384, 436 THOMSON, D. (Union internationale contre la Tuberculose), 26 TIGYI, J. (Hongrie), 9, 288, 300, 321

SUMBUNG, P. P. (Indonésie), 10, 418, 423, 424, 430, 438, 448 -449, 460, 463, 469, 475, 482 SUMPAICO, J. (Philippines), Vice -Président de l'Assemblée de la Santé, 15, 27, 79 -80, 196, 358, 401 SUON BOPHF.AK (République Khmère), 16, 109, 358 Surpopulation, voir Populations, dynamique des Surveillance épidémiologique, 70, 85, 100, 103, 112 -113, 163, 170, 347, 349, 357 variole, 282, 284, 286, 287, 288, 289, 290, 292, 293

Voir aussi Services épidémiologiques SUWARNARAT, K. ( Thailande), 19 SVINDLAND, Aud Bleger (Norvège), 14 Syphilis, 96, 148, 202 recherche, 224, 225 Systèmes d'information, 54, 190, 247 -248, 249, 327, 353, 376, 476, 477 médicaments, 41, 294 -311 Voir aussi Epidémiologie et informatique SZABÓ, Z. (Hongrie), 9 SZASZKIEWICZ, Mlle B. (Organisation des Etats américains), 23

TINCA, G. (Roumanie), 17 TODOROV, A. (Bulgarie), 3, 106 -107 Togo, 180 TONGUE, A. (Conseil international sur les Problèmes de l'Alcoolisme et des Toxicomanies), 25 TONGUE, Eva (Conseil international sur les Problèmes de l'Alcoolisme et des Toxicomanies), 25, 470 TOPA, S. (Pologne), 15, 332 TOTTIE, M. (Suède), 18, 335, 353 TOUHAMI, A. (Maroc), 12 Tourisme, problèmes sanitaires liés au, 138 TOW, S. Y. (Malaisie), 12, 46, 287, 359, 369, 385, 390 Toxicologie, 54, 179, 299 Toxoplasmose, 342 Trachome, 88, 154, 203 Traité interdisant les essais d'armes nucléaires dans l'atmosphère, dans l'espace extra- atmosphérique et sous l'eau (Moscou, 1963), 386, 388, 391 Traitement de l'information, voir Epidémiologie et informatique; Systèmes d'information Traitements, indemnités et prestations, 42, 43, 130, 191, 330, 337, 424, 425, 426, 429, 431, 441 -442, 480

Voir aussi Compte pour les paiements de fin de contrat TRAN MINH TUNG (Viet -Nam), 20, 109, 358 Transports internationaux, 98, 191, 503 -505 TRANT, R. C. (Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord), 17 TRAZZINI, M. (France), 8, 459 TRESKOV, V. G. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 20 Trinité -et- Tobago, 170 -171, 292, 406, 466 TRUONG MINH CAC (Viet -Nam), 20

TABA, A. H. (Directeur régional pour la Méditerranée orientale), 354 -355, 356 Tabac, publicité, 122 usage, 141, 157, 352 TABBAA, A. S. AL- (Arabie Saoudite), 2, 236 -237 TABIBZADEH, I. (Iran), 10, 396, 397 Tableaux d'experts, 41, 225, 312, 314, 315 TAIBA, M. (Arabie Saoudite), 2 TAITT, T. C. (Trinité -et- Tobago), 19, 169 -171 TAJELDIN, A. (Qatar), 15, 355 TAJIR, M. R. AL- (Bahrein), 2 TALLAWY, Mme M. (Egypte), 6 TANIGUCHI, M. (Japon), 11, 423 TARCICI,.A. (Yémen), 21, 499, 508 TARIMO, E. (République -Unie de Tanzanie), 17, 436 TATOtENKO, V. K. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 20, 305, 309, 311, 313, 331 -332, 340, 342, 360, 363 -364, 366, 367 TAUREKA, R. (Papua -Nouvelle- Guinée), 21, 174 TAYLOR, C. N. D. (Nouvelle -Zélande), 14, 430, 483, 504, 505 TAYLOR, H. Q. (Libéria), 12 Tchad, 202 -203

Trypanosomiase, 56, 105, 148, 167, 173, 202, 214 TSCHERNING, T. (Suède), 18 TSCHUDI, H. P. (Conseiller fédéral), 58 -59 TSUNASHIMA, M. (Japon), Vice -Président de la Commission de Vérification des Pouvoirs, 1l, 27, 306, 359, 389 Tuberculose, 172, 179, 255 chimiothérapie, 103, 119 recherche, 41, 45, 119, 179, 224, 225, 226 -227, 368 Régidns, africaine, 51, 56, 102, 103, 125, 148, 149, 156, 167, 203, 214, 346 Asie du Sud -Est, 88, 118, 146, 160, 218 -219 européenne, 100, 137 -138, 352 Méditerranée orientale, 123, 126, 197 Pacifique occidental, 85, 95, 134, 196, 358 Voir aussi BCG Tumeurs, classification et nomenclature, 403, 406, 407, 408 Tunisie, 126 -127 TUVI, J. (Papua- Nouvelle- Guinée), 21 TYDEMAN, E. (Pays -Bas), 14

Tchécoslovaquie, 183, 321, 380, 409, 449

Typhus, 148, 149, 178, 290

INDEX

535

UCLES RAMIREZ, J. T. (Guatemala), 9, 110 UIT, voir Union internationale des Télécommunications UNESCO, voir Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture

recherche, 283, 291 Régions, africaine, 51, 56,

UNGAR, J. (Conseil international des Sociétés d'Anatomie pathologique), 24 Union des Républiques socialistes soviétiques, 305, 352, 405 Union internationale contre la Tuberculose, 231 Union internationale contre le Cancer, 403, 404, 405, 406, 407 -408, 409

103, 121, 129, 130, 149, 167, 171, 178, 202, 214, 282, 287, 346 Amériques, 69, 114, 139, 282, 283, 287, 347 Asie du Sud -Est, 88, 118, 146, 161, 219, 282, 285, 290, 350, 351, 400 européenne, 282 Méditerranée orientale, 89, 119, 123, 160, 189, 197, 282, 354, 355 Pacifique occidental, 95, 144, 174, 282 vaccination systématique, interruption ou maintien, 45, 283, 285, 286, 288, 289, 290, 291, 292

Union internationale de Pharmacologie, 299, 468 Union internationale des Télécommunications (UIT), 452

Universalité de l'OMS, 82 -83, 422 Université panaméricaine de la santé, projet, 349 UNRWA, voir Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche -Orient Urbanisation, 93, 133, 147, 162, 173, 321, 350, 354, 376 URQUIOLA, R. A. (Philippines), 15, 233 -234. 436, 508

Uruguay, 292, 306 USAID, voir Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique

VAANANEN, I. (Finlande), 8 Vaccin, production de, 196, 283, 284, 291 Vaccins et vaccinations, 93, 103, 137, 181, 198, 205, 220, 312, 400 BCG, 51,56, 95, 102, 103, 126, 129, 138, 146, 165,

surveillance épidémiologique, 282, 284, 286, 287, 288, 289, 290, 292, 293 Variole du singe (monkeypox), 283, 286, 291, 292 VASIL'EV, L. Ja. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 20 VASSILOPOULOS, V. P. (Chypre), 5, 100 -102, 336, 355, 435, 470, 482 Vecteurs, biologie et lutte contre, 45, 144, 219, 324, 347, 357, 358 résistance aux insecticides, 74, 147 VELISSAROPOULOS, D. C. (Grèce), 8 VENEDIKTOV, D. D. (Union des Républiques socialistes soviétiques), 20, 134 -136, 222, 243, 244, 258, 274, 275, 316 -317, 392, 396, 397, 398, 399, 400, 402, 404 -406, 411, 412 Venezuela, 381 -382, 465 VICARI, G. (Italie), 11 Vice -présidents de la Vingt- Sixième Assemblée mondiale de la Santé, 27 élection, 35 Vieillissement, 181, 319, 378 Viet -Nam, 95, 145 VIGNES, C. -H. (Questions constitutionnelles et

170, 181, 196, 203, 218, 350, 358 choléra, 56, 156, 196, 209, 224, 226 diphtérie, tétanos et coqueluche, 147, 163, 176, 181

dysenterie, 328 fièvre jaune, 56, 202 fièvre typholde, 209 grippe, 158 méningite cérébro -spinale, 92, 203 poliomyélite, 45, 93, 163, 170, 176, 179, 181, 348

juridiques), Secrétaire de la Commission de Vérification des Pouvoirs, 27 VILLARINHO PEDROSO, L. (Brésil), 3 VIOLAKIS -PARASKEVAS, Meropi (Grèce), 8, 162 -163, 284 -285, 336, 354, 371, 380 -381

rage, 209 rougeole, 92, 102, 114, 181, 299 variole, 45, 56, 88, 102, 170, 176, 178, 209, 214, 282, 283, 285, 289, 291, 292, 350 interruption ou maintien de la vaccination, 45, 283, 285, 286, 288, 289, 290, 291, 292 Voir aussi Certificats internationaux de vaccination VALLE LÓPEZ, F. (Nicaragua), 13, 130 -132 VANDER ELST, E. (Société internationale de Chirurgie orthopédique et de Traumatologie), 26 VANNUGLI, R. (Représentant du Conseil exécutif), 22, 417, 422, 423, 424 -426, 431, 439, 440 -441, 442, 450, 451, 472, 481, 484 Variole, complications postvaccinales, 285, 286, 288, 290 diagnostic, 286, 291, 292 diffusion et échanges d'informations, 284, 285, 291, 292 matériel audio- visuel, 291, 293 notification des cas, 282, 284, 287, 288 programme d'éradication, 32, 43, 45, 56, 116, 153, 158, 160, 170, 172, 183, 197, 201, 216, 267, 282 -294, 340, 341, 370 attestation de l'éradication, 282, 284

Virus et virologie, 286, 292, 312, 356 Vitamines, carence en, 102, 111, 148 VOLUTER DE LORIOL, Renée (Association internationale des Femmes médecins), 24 VONCKEN, J. (Comité international de Médecine et de Pharmacie militaires), 23 VOSSENAAR, T. (Association médicale mondiale), 24 VUYLSTEEK, K. (Belgique), 3

WAHED, G. H. (Afghanistan), 1, 496 WALLACE, A. B. (Société internationale de Soins aux Brûlés), 26 WALLEN, C. C. A. (Organisation météorologique mondiale), 23 WALTER, Sir Harold (Maurice), 12, 48, 49, 124 -125 WANG Chung -li (Chine), 4, 234 -235 WARBURTON, Mlle A. M. (Royaume -Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord), 17 WASER, P. (Union internationale de Pharmacologie), 26

WATANABE, O. (Japon), 11 WATKINSON, E. A. (Canada), 4, 289 WEERATUNGE, C. E. S. (Sri Lanka), 18, 71 -73, 298299, 359, 381 Wellcome Trust, 347 WEVER, A. DE (Belgique), 3 WHANG, H. E. (République de Corée), 16 WHITLAM, S. Ch, (Australie), 2 WILSON, W. A. (Ghana), 8

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VINGT -SIXIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE, PARTIE II

WILSON, W. J. -S. (Jamaique), 11 WINDELL, V. W. (Organisation météorologique mondiale), 23 WINSPEARE GUICCIARDI, V. (Directeur général de l'Office des Nations Unies it Genève), 57 -58 WONE, I. (Sénégal), 17, 306, 307, 310, 311, 399, 400, 401, 412, 413 WONG Shiu Leung, A. Y. (Maurice), 13. WORM -PETERSEN, J. (Danemark), 6, 302, 312 WU Cheng -tsien (Chine), 5

YO0, C. H. (République de Corée), 16 Yougoslavie, 122, 297 -298, 328, 374

ZAHRA, A. (Directeur de la Division de la Santé de la Famille), 478 Zaire, 55 -56, 346 Zambie, 129 -130 ZAMFIRESCU, M. (Roumanie), 17, 294 -295, 312

YAFI, M. A. EL- (République Arabe Syrienne), 15, 5, 379-380 YASAR, O. (Turquie), 19 YATES, P. Lamartine (Fédération internationale pour le Planning familial), 25 YEH Cheng -pa (Chine), 4, 492, 505 Yémen, 200 Yémen démocratique, 197 YIN Yu -chou (Chine), 5 YOKO, Y. (Zaire), 21 487 YANG Ming -ting (Chine),

ZANDER, E. (Fédération mondiale des Sociétés de Neurochirurgie), 25 ZECENA FLORES, R. (Guatemala), 9 ZIELINSKI, H. (Ligue des Sociétés de la Croix Rouge), 25 ZOLLER, B. E. (République fédérale d'Allemagne), 1, 335, 359 ZONJIC, S. (Yougoslavie), 21 Zoonoses, 42, 90, 105, 116, 347 ZOUPANOS, T. S. (Organisation des Nations Unies), 22

I. A. (Jordanie), 11 ZUBIRIA, R. DE (Colombie), 5 iu ZUNIGA, M. (Chili), 4, 336 ZUPPINGER, A. (Société internationale de Radiologie), 26 ZYLMANN (République fédérale d'Allemagne), 1

ZREIKAT,

Основные сведения
Тип документа Publications
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения