Всемирная организация здравоохранения (ВОЗ / WHO) · Technical Documents

Rapport de mission

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It Présenté par D'' DEMBELE Massitan Bamako,le l7 Janüer 1997 2V INTRODUCTION Du 16 novembre au 11 décembre 1996, j'ai effectué une mission au Burkina Faso et en Guinée comme conseillère temporaire à oCP dans le cadre de la mise en place du traitement communautaire à I'ivermectine' Le séjour au Burhna Faso avait pour but, une prise de contact avec les responsables du Programme de lutte contre I'onchocercose pour une mise au courant sur les actiütés à mener et Ia preparation technique de la mission de formation en Guinée. Ma participation à la formation avait pour but essentiel d'aider la coordination nationale à former les infirmiers des centres de santé pour instaurer la distribution communautaire du Mectizan dans les üllages des préfectures des bassins de la Korenté, du Niandan et Nger - Mafou. cette formation des infirmiers des centres de santé a comporté 2 volets: - une formation théorique - et une formation pratique. Ces infirmiers seront chargés de sensibiliser les communautés et de former les distributeurs üllageois. ilt L'objectif de la mission etut de former le personnel médical de différents niveaux de la pyramide sanitaire dans les bassins de la Kolenté, du Niandan, du Nger et Mafou en vue de leur implication dans la mise en oeuwe du traitement communautaire de I'onchocercose par I'ivermectine. ilIt nnÉrnooor,ocm La formation s'est déroulée en deux sessions: une à Kindia elle a concerné 8 infirmiers - chefs de poste des centres de santé, les 2 directeurs préfectoraux de santé de Kindia et de Forecariah et I'inspecteur régional de la santé. la seconde à Faranah ' elle a concerné 19 infirmiers - chefs des centres de santé, les 2 directeurs préfectoraux de santé de Faranah et de Kouroussa, le médecin coordinateur régional du programme de santé de Kankan, un chargé des programmes de lutte contre la lèpre, la tuberculose et l,onchocercose (LTo) de Kissidougou Les actiütés de formation ont été assurées par le coordonnateur national, le médecin épidemiologiste de l'équipe d'évaluatioq deux techniciens de santé du programme de luue contre I'onchocercose en Guinée et moi - même. Le manuel de formation pour la distribution communautaire de I'ivermectine élaboré par OCp a été utilisé. 3a) Formation théorique. Avant de commencer la formation proprement dite nous avons fait un rappel sur le programme de lutte contre I'onchocercose, suiü d'un pré - test. A la fin de la formation un post - test a eté fait sur les mêmes questions du pré - test. ces tests avaient pour but de connaître le niveau d'information et d'acquisition des connaissances des infirmiers qui seront les formateurs des communautés sur I'onchocercose et le traitement au Mectizan. Dans le cadre de la formation théorique, la mehode de I'enseignement a eté faite sous la forme d,exposé en se reférant au manuel de formation, suM de débat. Son but essentiel était de : - permettre aux agents de santé de rafraîchir leur mémoire et ou de connaître davantage la maladie qu'est I'onchocercose: le vecteur, la transmissioq les signes cliniques, le traitement au Mectizan - d'assurer la sensibilisation des communautés et la formation des distributeurs üllageois qui seront choisis par les communautés elles mêmes. - de procéder au recencement de la population, à I'estimation des besoins en Mectizaq la distributioq I'enregistrement des informations relatives au traitement. - de donner les bonnes methodes d'organisation du traitement communautaire dans les villages. Il s'agit de I'approche communautaire, de la sensibilisation sur la maladie et le traitement de I'onchocercose. Tous les points du manuel de formation ont été présentés sous forme d'échange de point de vue. un certain nombre de questions ont été posees et discutees. - comment peut - on rompre la chaîne de transmission de la maladie ? - Pourquoi lenfant de moins de 5 ans ne doit pas prendre le Mectizan ? - Comment survient la cécité onchocerquiènne - Pourquoi le traitement de l'onchocercose se fera pendant 12 ans ? - Si la femme enceinte prend accidentellement le Mectizarq que faut - il fure? - La prise du mectizan fait-elle disparaitre les nodules onchocerquiens? Si les villageois choisissent un distributeur analphabète comment l'agent de santé doit le former. En fonction des réponses données les débats ont été plus orientés. Il a eté dit qu'on peut rompre la chaîne de transmission de la maladie en faisant un traitement larvicide (traitement des gîtes larvaires) et en faisant une distribution communautaire du Mectizan. A cause du coût élevé de la lutte anti - vectorielle et de la capacité de vol de la simulie il est difficile d,éliminer les vecteurs. 4Le traitement communautaire au Mectizan est un complément de la lutte anti -vectorielle pour atteindre les objectifs du Programme. ce traitement larvicide devra être anêté très prochainement. La transmission de la maladie : c'est d'une personne malade à une personne saine par piqûre de simulie. s,il n,y a pas de personne malade, la chaîne de transmission sera rompue mais à condition que Ia distribution communautaire dure à 12 ans ou plus. Le Mectizan étant un médicament microfilaricide, il ne peut pas tuer les vers adultes qui sont dans les nodules. Les vers adultes vont continuer à donner les microfilaires. ces microfiliaires constituent le danger de la maladie car ce sont elles qui vont jusqu,au niveau de la tête, des yeux et provoquent une lésion de la rétine, cornée, uvéite, nerf optique et la cecité s,installe progressivement. Les vers adultes meurent au bout de 14 à 15 ans sans traitement. Jusqu,à présent il n,y a pas de médicament macrofilaricide, donc il faut faire un traitement de durée égale ou supérieure à la duree de üe des macrofilaires. L'informatiorq l'éducation et la communication (IEC) est un élément important de cette stratégie de distribution communautaire de I'Ivermectine. Les agents de santé doivent donner des informations, sur I'onchocercose, sur le Mectizarq surtout insister sur les contre - indications du Mectizan et de sa gratuité. Tout le monde doit prendre le Mectizan sauf les enfants de moins de 5 ans, la femme en grossesse et la femme allaitante de moins d'une semaine,les personnes gravement malades. L'enfant de moins de 5 ans ne doit pas prendre le mectizan pilce que son organisme ne peut pas supporter le médicament. Le rôle de la mission était aussi d'apprendre aux infirmiers des techniques pour la formation des distributeurs analphabètes . un plan de rapport de traitement pour distributeur analphabète a été présenté (plan en Annexe) Les üllageois peuvent choisir des distributeurs qui ne savent ni lire, ni écrire. Cette situation est rare mais pourrait se rencontrer dans certains villages. pour le recensement du village, le distributeur analphabàe peut faire ce travail famille par famille en se servant de petits cailloux. Exemple: si dans la lère famille rty a20 personnes; il compte 20 petits cailloux qu'il ajoute au 15 petits cailloux de la 2è famille jusqu'à finir toutes les familles dans le village. Après il compte le nombre total de cailloux. Cela va correspondre à la population totale. L'infirmier au moment de la supervision du village, complètera le reste des informations sur le traitement. A partir du rapport de traitement I'infirmier peut calculer Ie nombre de personnes traitées à 2 comprimés,à I comprimé et demi, à I comprimé, Ie nombre de personnes traitees au demi comprimé, le nombre de comprimé utilisé, le stock restant. Il demandera au distributeur s'il y a eu des cas de refus , des pertes de comprimé, le nombre de femmes enceintes ayant accouché et traitées , les malades guéris et traités ; les absents de retour traités . 5Au cours de la formatiorq les participants ont avancé certains propos quant à la réussite du traitement communautaire. Nous rendons compte de certains de ces propos avant de présenter Ies éléments d,information complémentaire et d'argumentation pour faire obstacre à cette attitude. un participant à Ia formation a dit ceci :" II ne faut pas qu'on üenne nous imposer un système qui ne peut pas marcher " - un autre participant a dit :" Je connais ma zone ; j'ai participé au traitement de masse fait par l,équipe mobile' Les villageois ne vont pas accepter de prendre en charges les dépenses relatives au traitement. par exemple il y a un village ' Laya où les habitants de ce village ont refusé de prendre le Mectizan malgré la sensibilisation' Il a fallu I'intervention des autorités pour que ce village soit traité. Ils ne vont jamais accepté deprendre en charge les dépenses relatives au traitement,,. - un autre participant a dit . "l'achat de cahieq de bic, de toise va necessité des coûts que les villageois nepourront pas supporter". - un autre participant a dit : Il faut que ocP. donne la toisg le cahier, et le bic par village si non le système va échouer. En Guinée, moi je connais les villageois. - un autre participant a dit : " r y a des matrones dans certains üllages qui sont renumerées, si les distributeurs villageois ne sont pas renummerés, ils vont finalement refuser de faire le travail. Leurs copains ou leurs amis se moqueront d'eux. Ils vont se décourager finalement. - Un autre participant a dit comment un villageois peut-il avoir un cahier et un bic ?. un autre participant a dit : " rl y a des agents choisis par la communauté dans certains villages qui ont été formés et sont payes par res organismes de rutte contre MST/sida . ces distributeurs s'occupent de la distribution des condoms et des spermicides dans certains villages. Pour renforcer davantage la formation des explications complementaires ont eté données sur le traitement communautaire et sur I'auto - traitement communautaire. ce mode de traitement doit être integré au système des soins de santé primaire. Le traitement communautaire à l'ivermectine est l,une des principales stratégies de lutte contre la morbidité onchocerquiènne. cette stratégie repose essentiellement sur des actiütés, en particulier de I'approüsionnement en ivermectine, la distribution et à lenregistrement des informations sur le traitement et cela par la communauté elle même. Les agents de santé ont été informés que la faisabilité du traitement cornmunautaire a eté démontrée par des études faites dans beaucoup de pays du progrimlme ocP' Le traitement communautaire a été mise en oeuvre dans plusieurs villages. selon la coordination Nationale de la Guinée, ce système de traitement a révélé sa plus grande performance dans le cadre de Ia distribution du Mectizan. 6rl a eté dit que le traitement communautaire est basé sur la prise du Mectizan par les sujets malades et par les sujets exposés à la maladie . ce traitement est fait au niveau de la communauté par la communauté elle même sans I'intervention des équipes mobiles. cependant , malgré des explications sur les 2 systèmes de traitement, les infirmiers déclarent n'avoir pas compris la diftrence entre le traitement communautaire et I'auto - traitement communautaire. Les agents de santé ont eté informés que toutes ces 2 méthodes de traitement ont une même formation de base : information, éducation, communication sur I'onchocercose, I'efficacité de I'ivermectine et ses contre indications de sa gratuité. Le traitement est de I foiÿan et se fait en fonction de la taille. Dans le traitement communautaire I'approvisionnement en Mectizan du village est assuré par le personnel medical tandis que dans l'auto - traitement communautaire , le liveur villageois, ou les distributeurs iront chercher I'ivermectine dans un centre de santé et reüennent faire le traitement du village Dans le cadre du traitement, au moins 2 distributeurs bénévoles choisis par village feront le traitement soit porte à porte ou sur une place publique , selon I'aüs de la communauté elle même. Les distributeurs formés par les agents de santé sur la technicité de la distribution communautaire feront le rapport de traitement. La supervision des actiütés des distributeurs sera faite par le personnel médical . cette supervision se définit comme: - Une formation continue des distributeurs - Un recensement des facteurs d'échecs ; afin d'enüsager avec la communauté des solutions pour la pérennité du traitement communautaire. Dans tous les cas, la communauté prendra en charge les dépenses relatives au traitement. - La prise en charge des dépenses du traitement a été un sujet de discussion : cahier, bic, toise, approüsionnement. Parmi les formateurs, certains ont participé à la fois au traitement de masse fait par les équipes mobiles et assurent également le traitement passif dans leur centre de santé. Il a été dit que la sensibilisation est un élément important de cette stratégie de distribution communautaire du Mectizan. Pendant la sensibilisation dans le üllage, l'agent de santé doit tenir des propos qui vont insister la communauté à s'impliquer davantage dans le processus. - Il doit expliquer aux üllageois la graüté de l'onchocercose : une maladie invalidante, non mortelle entraînant la cécité. Cette cécité est inéüsible. - Il doit expliquer : pourquoi le traitement communautaire ? Les absents après leur retour ou village, les femmes enceintes, une semaine après l,accouchement les personne§ gravements malades après la guérison les cas de refus seront traités si la sensibilisation est effective et efficace. 1L'agent de santé doit expliquer le mode de transmission de la maladie : d'une personne malade à un personne saine par piqûre de simulie. Ces simulies vont revenir petit a petit et devenir plus nombreuses dans I'avenir. Il doit dire également que le retour de la simulie ne veut pas dire retour de I'onchocercose à condition que tout le monde soit traité. Il doit pader de la capacité de vol de la simulie, et parler des villages qui sont sous traitement communautùe. Dans ces villages, les distributeurs ont eté à la hauteur de la tâche, avec de bon résultat. La communauté sera désormais impliquée dans le traitement. Il a été dit qu'il faut au moins 2 distributeurs pa.r village pour qu'en cas d'absence ou de maladie d'un distributeur, le traitement soit continuel. L'échelle de la posologie peut être tracée à I'aide de la moitié d'un üeux banc, de 2 mètres à peu près, ou bien tracée au mur et protégee contre les intempéries (vent, pluie). A sur un arbre, un plancher en bois ou un bois rond (branche d'arbre bien droite ), taillé en surface plane L'agent de santé doit dire aux villageois que la distribution du Mectizan c'est une seule foiÿan et le médicament est gratuit. Dans certains üllages il y a une matrone. La matrone du village est occupée durant toute I'année et c'est son travail. Elle doit être remunerée tandis que le distributeur villageois fait la distribution du Mectizan I foiÿan Les distributeurs peuvent collecter des informations de 3 à 4 année de traitement et même plus dans un seul cahier. Il a été dit que le Mectizan est gratüt et sera toujours gratuit. Les premières üctimes de I'onchocercose sont des pauwes, des cultivateurs, des bergers. Le distributeur du condom et du spermicide travaille à tout moment et, le condom et acheté au besoin. Tandis que la distribution du Mectizan se fait une seule fois par an et est gratuit Le traitement des absents n'empêche pas le distributeur de mener ses propres actiütés. Il fait ce travail pour lui même car il est traité ; sa famille est traitee ; la communauté et tous ces parents et proches sont traités également. La prise du Mectizan par les sujets malades et par les personnes exposées à la maladie est obligatoire tandis que le condom est acheté au besoin. Un seul cahier acheté par la communauté peut faire 3 à 4 années de traitement. La formation étant un processus continu, I'agent de santé après sa formatioq doit former à son tour les distributeurs et leur apprendre comment confectionner une toise. Voyant la graüté de la maladie et voyant que l'équipe mobile ne traitait pas les absents, seul le traitement communautaire peut résoudre ce problème. La communauté doit désormais être impliquée dans le processus de traitement. Le rôle de la mission était aussi d'informer les agents de santé sur les conditions de réussite et les facteurs d'echecs de ce traitement communautaire. 8Dans la mise en application du traitement communautaire des problèmes peuvent subsister. parmi eux on peut citer le traitement des hameaux de culture. Pendant Ia sensibilisation le formateur doit poser un certain nombre de questions : - comment les villageois vont traiter les habitants des hameaux de culture ? - Compte tenu du mode de transmission de Ia maladie les habitants des hamearx de culture doivent être traités pour que le taux de couverture soit élevé - Le formateur doit insister sur Ie respect de posologie en fonction de la taille . I1 doit sensibiliser les villageois pour Ia prise en charge des dépenses relatives au traitement. læ distributeur doit être bien formé car il est aussi le sensibilisateur des absents et des cas de refus. Si Ie traitement communautaire à llvermectine est possible, les pertes de comprimés sont souvent énormes. Ces pertes de comprimés sont généralement dûes à la manière d'enlèver le comprimé de l,emballage, et de donner aux gens. Les agents de santé ont été informés comment les distributeurs doivent enlever le comprimé de I'emballage, comment donner les comprimés aux gens. I a eté dit que celui qui enlève le comprimé de I'emballage ne doit jamais se tenir debout le jour de la üstribution' Il doit être assis et le comprimé est mis dans la paume de la main de la personne qu,il va traiter. Le comprimé ne doit pas être jeté dans Ia bouche, mais le comprimé est mis dans la bouche et avalé devant les distributeurs. En remarque générale dans les villages, cette situation a eté la cause des pertes de comprimés. - Des conseils ont été donné également sur la manière d'organiser le travail dans les villages et sur les techniques de formation des distributeurs Après la formatiorq I'agent de santé doit apprendre au distributeur la manière de confectionner une toise. - Tâches a mener par les infirmiers chefs de poste dans les differentes zones. Iæs agents de santé ont été formés sur la manière d'organiser le traitement communautaire dans les villages. A cet effet le manuel de formation a dé expliqué point par point. læs agents de santé ont lu à tour de rôle les diftrents chapitres du manuel de formation. Tous les points à traiter ont eté présentés sous forme d'exposé, d'echange de point de vue. o Aoproche de la communauté L'agent de santé doit s'informer sur le village. Le premier contact permet de faire une petite monographie du village, et expliquer I'objectif de la mission. Le deuxième contact est consacré à la sensibilisation. L'agent de santé doit bien organiser le travail pour que le regroupement soit facile et pour que le maximum de personnes participent à la sensibilisation surtout les habitants des hameaux de culture. 9L'agent de santé doit faire Ia sensibilisation sous forme d'information débat. Il doit poser desquestions sur lbnchocercose, son mode transmissioq ses manifestations cliniques, Ia simulie et la capacité devol' II doit surtout insister sur le retour des simulies qü se fera progressivement, et dire que re retour desimulies ne veut pas dire retour de I'onchocercose. Il doit e4pliquer aux villageois que Ia chaîne detransmission de ra maradie sera rompue si tout le monde prend re Mectizan. o Sensibilisation sur le traitement II doit parler du Mectizaq les effets bénéfiques et les effets sécondaires qui sont minimes après laprise' dont la duree est de 72 heures au maximum. I1 doit beaucoup insister en expriquant aux communautés,Ies contre- indications du Mectizaq sa gratuité, la posologie en fonction de la taille et la prise regulière duMectizanune fois par an. L'agent de santé doit expliquer aux villageois, que certaines personnes ne présentent pas des réations après la prise du Mectizan ces réactions sont liées à la charge parasitaire indMduelle. ræs villageois doivent avoir assez d'information sur le traitement communautaire, et pourquoi cetraitement communautaire ?. L'agent de santé doit tenir compte de la disponibilité des villageois pour que le maximum de lacommunauté participe à la sensibilisation. La participation à la sensibirisation est importante car ene peutjouer sur le taux de couverture. Les agents de santé ont été informés que le traitement des hameaux de culture pose problème. unvillage est entièrement traité si les habitants de ses hameaux de curture sont couverts, compte tenu du modede transmission de Ia maladie et de la capacitéde vol de la simulie. Le non traitement dtrn hameau expose leshabitants du üllage mère' Les personnes ressources pour le traitement communautaire doivent participer à Ia sensibilisation' A l'assemblee au moins deux distributeurs seront choisis par chaque communauté vllageoise. r'a formation dans le cadre du traitement de l'onchocercose est un processus continu. A la fin de la sensibilisation les agents de santé vont apprendre aux distributeurs la gestion des activités relatives au traitement : la formation de ces distributeurs sur la manière de faire le traitement , traitement enfonction de la taille' respect des contres indications du Mectizan et de sa gratuité. tæs distributeurs doiverit avoir des connaissances sur l,onchocercose. L'agent de santé dès le retour à son poste, doit former ses autres collègues pour la mise en oeuwe dutraiternent communautaire. 10 b) Microplanification Il s'agit d'aprendre aux agents de santé des techniques pour élaborer un plan de mise en oeuwe de Iadistribution communautaire de l'ivermectine avec un prograrnme d,exécution des actiütés. chaque infirmier afutlamicroplanification en fonction du nombre de village qu,il doit couvrir dans sa zone.A partir des donnécs sur la population totale, nous avons calculé la population éligible au traitement qü correspond à85% de la population totale. - La distance totale à parcourir par zone - La quantité de Mectizan estimée par zone - Le nombre de litre de carburant qu,il faut par zone - Le plan d'action plus Ia prime forfaitaire. Les formules de base utilisees sont en annexe II. Les dates du dernier traitement et du prochain traitement ont été établies par üllage chaque infirmier a fait son plan d'action. cette formation théorique a duré 3 jours. Résultats et commentaires Bassin de Kolenté Nombre de village : ................ ............2g5 Population totale : ... 10g.60l Populationéligible: .. . ........... ... ..gZ.Og7 QuantitéMectizan: ...... ........ .....132.533 Distance totale : ................. . ..69.g06 km Montant pour carburant : ........... .... .......2.373.700 Fg Montant prime forfaitaire : ................. ..409.6g5,5 Fg MontantGlobal: ... .. ......... .2.7g3.3g71g Bassin Niandan - Niger - Mafou Nombre de village : ................ ........ ... ..631 Population totale : ................ .. . ....242.g65 Populationéligible: .. .. ..... .. . ... ..205.610 QuantitéMectizan:................. . 296.g40 Montant pour carburant : ................ 5 l2g 000 Fg Montant prime forfaitaire : ...,......... ... ...........7 6l .g6 I Fg Montant Global ; ................. . .5.g89.g61 Fg Le récapitulatifgénéral pour ces bassins est le suivant : Prise.en charge totale (prime et carburant) . ... .g 673.24g FgMectizanestimé:... ....... ......429.373 comprirneiNombre total de vilage . 916 pour une popuration totarË de 35 r.466 habitants. 11 La formation pratique a été faite dans le bassin de la Kolenté (préfecture de Kindia) et dans le bassin du Nandan - Nger - Mafou (préfecture de Faranah) Il s'agit de mettre en application sur le terrain ce que les agents de santé ont appris au cours de la formation théorique. Un échantillon de 9 villages a été retenu. Il s'agit de : Kola khouré, Lambeya, Kabeleya, Siguiton, sandeniya centrale, Nyaya Forita, Kombonya, Bontala üllage, Tacoudé. 9 groupes ont été constitués, chacun étant composé de 2 à 4 infirmiers, plus un superviseur des actiütés. l" contact dans le üllage : Le ler contact a eté fait par les infirmiers formateurs dans les 9 üllages. Cela a permis de faire une monographie des 9 üllages. Après ces informations recueillies auprès des notables, le lendemain chaque équipe s,est rendue dans son üllage. 2" contact dans le üllage C'est le regroupement sur une place publique le soir après le retour des champs, pour la sensibilisation, choix des distributeurs et le traitement. Nous avons décidé qu'après la sensibilisation du village, chaque équipe dorme dans son üllage. Le lendemain matin a été consacré à la formation des distributeurs sur les techniques du recensement, du traitement en fonction de la taille, et sur la manière de faire un rapport de traitement. - co.pte .erdu de Ia fo*ation p.atiqu" p* chaqu" gorpe de t.arail La sensibilisation a été faite par les formateurs dans chaque üllage. Il s'agit d'une information débat sur I'onchocercose, ses manifestation cliniques, le vecteur de la maladie, le mode de transmissioq le traitement. Au moins l0 familles ont été recensées et traitées par üllage. Dans chacun des 9 üllages des informations ont eté recueillies lors de cette actiüté pratique sur la taille de la populatiorq sur le nombre de hameaux qui relève du üllage, sur le nombre de familles, le nombre de distributeurs et leur antécedent de formation, sur la gestion du médicament, sur le sÿème de distribution (place publique ou porte à porte), sur les dispositions pour traiter les hameaux, sur I'approüsionnement en médicament assuré par le personnel médical, sur le nom de la simulie, sur les dispositions prises pour certains coûts comme I'achat de cahiers , de bics. L'information sur la quantité de mectizan donnée, la quantité distribuée et le stock restant a été collectee. Partout I'echelle de la posologie a été tracée sur un ou deux planchers en bois par I'agent de santé formateur, ensuite par les distributeurs. t 72 Analyse de la formation pratique critique et renforcement de la formation. En remarque générale certains aspects n'étaient pas mentionnés dans les rapports. L'approüsionnement : comment le üllage va s'approüsionner en Mectizan. - Comment les distributeurs vont traiter les habitants des hameaux de culture ? Le traitement des habitants des hameaux de culture pose problème - La gestion des médicaments dans le üllage. - comment ils se sont procurés du cahier, bic et d'échelle de la posologie. Il a eté dit que dans toutes les communautés villageoises ou il n'y a pas d'échelle de la posologie, après la formation , le village est considéré comme non formé. - Les formateurs ont donné des explications sur les causes de pertes de comprimés. Des conseils ont été donnés aux formateurs pour éüter les pertes de comprimés. TV. DIFFICULTES RENCONTREES DANS LE CADRE DE LA FORMATION (BErv[a]BouES): La Micro planification a posé quelques problèmes. Chaque infirmier n'avait pas à sa disposition le nombre de villages à couwir dans sa zone,lapopulation respective, et les distances de ces üllages par rapport au centre de santé. Les infirmiers se sont réferés au chiflre de la population disponible par üllage du demier recensement de 1993. Parmi ces agents de santé, 3 n'avaient pas d'information sur des données à fournir. Ils ont été obligés de retourner à leur base (au niveau du centre de santé). Certains ont eu des informations auprès du secretaire communautaire de lazone. Au départ on avait demandé à chaque agent de santé de dresser la liste des üllages. Les infirmiers ont fait la confusion entre village mère et hameaux de culture. Ils font donné la liste de tous les villages st hameaux. Il a été dit que tout village dont la population totale n. tpur*i pas 50 habitants et qui est distant d,un gros uilluge de I knL 2 km etc... est considéré comme un hameau. Cependant certaines communautés de 20-30 jusqu'à 40 habitants ont été considérées cornme des üllages mères à cause de leur stabilité et de leur situation géographique. Les formateurs ont été informés que les hameaux de culture instables peuvent disparaître spontanément et des informations sur le traitement ne sont pas connues. Le traitement du village peut être décentralisé à condition que les habitants des hameaux rendent compte de leur traitement dans le village mère. I 13 Après ces informations complémentaires, les agents de santé ont fourni une liste correcte des villages, en éliminant les noms de tous les hameaux de culture. Ces hameaux de culture pouvant disparaître spontanément et cela peut amener une perturbation à la longue. Les formateurs doivent toujours demander aux üllageois comment ils vont traiter les habitants des hameaux de culture. Chaque infirmier a etabli la liste des villages et les dates du dernier et prochain traitement ; ainsi que le plan d'action c'est - à - dire le calendrier de formation. A Faranah A cause de I'accessibilité difficile et de la distance à parcourir (plus de 190 km) distance séparant certains üllages et le centre de santé, des villages d'une sous - préfecture ont été affectés à d'autres. * Les üllages d'incidence ne figurent pas sur la liste des üllages où la formation aura lieu.. V. RECOMMANDATIONS - La formation des agents de santé et leur recyclage est une nécessité. En effet des pratiques diftrentes ont été constatées dans I'expérience des intervenants sur le terrain en Guinée telles que les Organisations non Gouvernementales, le Programme National . - Les ONG doivent travailler en collaboration avec le Programme National et OCP pour une meilleure harmonisation des pratiques sur le terrain. - Il est necessaire de faire à la fin de chaque actiüté de formation ou de suiü une rencontre avec les formateurs afn de connaître les obstacles dans la mise en oeuwe des actiütés. - Pour une bonne élaboration de la micro planification, les participants à la formation doivent être informés des éléments indispensables pour ce travail. Cela facilite la réalisation de cette actiüté et permet une meilleure évaluation des coûts. YI. CONCLUSION Dans I'ensemble le système pour la mise en oeuwe de la distribution communautaire à I'ivermectine a été compris par les formateurs et il leur reüent de le mettre en application sur le terrain. IANNEXES ÿAIINI-EXE I : PI-{N RAPPORT DE TRAITEMENT UTILISE PAR LES DISTRIBUTEURS ANALPHABETES (t IIIIr ruII 0(t IMI MII00 ù/ ANNEXE II. MICROPI.AI\-IF'ICATION population totale x 85 Population éligible au traitement : 100 A partir d'une formule de base, nous avons estimé la quantité d'ivermectine pour chaque zone population éligible x13o x 0,5 comprimé : Xl population éligible xlSoÂxl comprimé :X2 population éligible x34oÂx1,5 comprimé: X3 population éligible x35Yox 2 comprimé :X4 LaquantitédeMectizanestimeparzone :xl * x2+x3 +x4 : Chaque Infirmier disposait des informations sur la distance des üllages par rapport au centre de Santé . A partir de la distance totale, ,nous avons calculer le nombre de litres de carburant qu'il faut pour faire la formation par zone d'intervention. Dans chaque üllage I'agent de santé va faire 4 fois l'aller et retour : du 1ér contact dans le üllage jusqu'à la supervisiondonc4x 2:8 Ladistanceàparcourirparl'agentdesanté :distancetotalexS: xkm Le nombre de litres de carburant nécessaire: 5l pour parcourir 100 km pour l00km -_>51 I xkmxSl )«m -+ yllyl: 100 I litre de carburant : 850 F G Le prix du carburant : 850 F G x le nombre de litres nécessaires Au cours de la missioq il a été dit que I'agent de santé va recevoir une prime forfaitaire de l1 500FG X le nombre de üllages à couwir. 8

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Тип документа Technical Documents
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