WORLD HEALTH ORGANIZATION .o+n . :. 7ry,Yr.ffru_*'*I;', .+ ORGANISATION MOMIbAL. - ,ï1 1; t.r ;,t. DffLA .+ 'l# t'x;{t ,:.. dffi 'sAtu.ïE . ri ., 'af ,* saq eE volume de Ia norbidlté dans les v d-Afrique de }'OuesE. È:*rt '.,. 'ft &* :ONCHOCERCIASIS CONTROL PROGRA}diC IN ÉSTpRocRAl.rME DE LUrrE CONTRE L-ONCHOCE-.}ffi EN AFRTQTTB Oftr.'OUnSt .*ot'' ) '' ' 'i'j''ï ',ffihfE' ,I' .1.r ' f *r r,c/ocplE iîrüat", Dêpenses annuelleê pour la sanÈe'fanillale 'd' *,r, .ÿJ : -, & t."" -r. r'& .*$' ri r. .t .{r , #" . -'! 1i l.r I i ù; tl+trÉ. .,' t'*,- ' ,/{t' $+|. âT'". rj I En Republiqud Togolalse. ,:'tràlÿ _# ,s t :$;', Par Dr. Oumar BA .': 'iJFi*" * ti I .{++ ', * o'. ' '1."' ,l{ $È Ï ,F T Jq t u le 2I mar .t '"i.. i. "L d;, ' '4r* r, . i.l :1,, :.s+4., *. T .-', j .!t I l ,d, 0uagadougo 1988. ,I . H, .+ {, " I t1- DEPENSES ANNUELLES POUR LA FAMILIALE ET VOLUI'TE LA MORBIDITE DANS LES VILLAGES DIAFRI QUE DE LIOUEST 1 l. E}I REPUBLIQUE TOGOLAISE Par IALj. Programne de LuE,te coDtre ,tlrOnchocercose en Afrlque de ItOuest B.p. 549, OUAGADOUGOU, (BURKINA FASO) INTRODUCTION Au cours de nos enquêtes diEvaluaElon Epldémlologlque dans le cadre du prog,ranne de Lutt'e contre lronchocercose en Afrlque de Itouest (OCP), nous avons à plueleurs reprlses étê frappês pour le polds des dépenses de sautÉ Ç!l pèseot sur les faullles vlllageolses des onze (lI) pays de lroCP. DêJà en l{h, dans une conmuolcatlon lnterne#r. nous aEtirerona I tattentlon sur la sl EuaEtoilsanl ralie précalre des zones Itbêrêes de Itonchocercose. Les progrès réallsêe sont lente ; tl est vral que les vlllages onchocerqulens êvaluês par les êqulpes de I|OCP sonE gén6ralemenE de petlEs vlllages (de 9O à 3OO habltanEs), perdus dans les conflne de la brousse, et draccès extrêmemen E dlff lclle. De janvler à mars 1987, nous avons lnterrogé cent vlngE quaE,re (124) fanilles sur leure dépenses annuelles de santê eE la norbldlEé fanlllale. Il sraglE de E,rentre (30) fanllles proveDant de cloq (5) vtllages en Répubtlque populalre du Bénln, vlngt, trols (23) famtlles de quaEre (4) vlllages en Rêpubllque de CôEe drlvolre, quarante (4o) famllles de hulE (8) vlllages en Républlque du Mali, Trent,e- une (31) famllles de quarre (4) vlllages en Réprrbrlque Togolalse. Les résultats qul sulvenE sont ceux récoltés auprè janvler 1987. fanllles togolaises, en * BA. O. Solns de Santê Prlnalres : Rêsultrt"..àrune enquête par questlonnalre réallsable pa les AgenEs de SanEê Vlllageols dans les zones llbérées de lronchocercose. Doc. Tech. OCP/EPI/81.52. s dest Dlsponlble auprès de I'auteur sur demande 'l METHODOLOGIE Page 2 L'enquête a porEê sur 31 farullles toEallsanE 231 personnes origlnalres de 4 vlllages togolals z 2 vtllages peuplée de EI,IE (Kesstbo-tJawa et Tokpo), I vlllage dtANA (f.onlgbo) et l vlllage de KABYE (YoEo-Kopè). Iel, la fanllle eet prlse dans sa conceptlon afrlcaloe du terne, creet-à-dlre pouvant conpreDdre : Épouses, enfants, frèree et soeurs, couslns et couslnes, Deveux et nlèces, êtc..., tous placés sous lrautorlté du chef de faullle, qul assune la charge et la gestlon de la fanllle. Dane ce contexte, la naladle drun uenbre de la fanllle nrest plus lndlvlduelle, uals faml llale. Lrenquête a concerné unlquemenE les faullles ayant en leur seln un ou plueleurs enfants de molns drun arr. Ce cholx llnltattf a êzé dlcL6, outre les contralntes de temps, par le soucl: t) de proflter de souveDlrs encore rêceote dane les eeprlts; 11) drharmooleer les renselgnenents en les enfermant, daos un eapace de tenps (1 an) de conceptlon presque ldenElque pour EouB, lrâge I an de lrenfanE étant prls comme répère de lrlntervalle de temps conaldéré ; 11f) drobtenlr des lnformat,lone sur IIacte de IIaceoucheuent. Les famllles soot lnterrog6es les unes après les autree., nals Jamala ensemble. Chaque fanllle est lnEerrogêe sur les cas de naladles aurveouea au cours druue annêe à chaque membre de la fanllle prle lsoleEenE, à parElr du recensement éEabll par lréqulpe drEvaluaElon Epldêmlologlque de lrOCP. La naladle, ei le coût afférant à §oD tral t,emen t son E cons lgnês. Les affectlons slgnalées mals non tralLées ne aont, pas prlses en conpte, nl leurs coûEs estlués. . Les Sacrlflces-Aumônes (chaplEre 5.) traltenE dee seuls Sacrlflces-Aumônes falEs part, la faullle, aur 6oD lnltlaElve propre, dans l'unlque cadre de la sanEê. En partlculler, ce chapltre ne prend pas en compEe les Sacrlflces-Aunônes falte dans le cadre drun traltenent, effecEué en Médeclne Tradltlonnelle. RESULTATS l Les résultat6 sonE cooslgnês dans les slx (6) tableaux, trols (3) annexes eE une (l) carte qul sulvent : Dans le texte, Eous les coûts transcrlEs en US § sont calculés aur la base de I US $ - 323 FCFA (taux de Janvler 1987). .Le Tableau Ia donne les dÉpenaes effectuêes par les 31 famllles réunles Pour des affectlons tralEées à la Mêdeclne Tradlt,lonnelle, au llarché, au Dlspensalre, à IrHôpltal eE les soûutes lnvestles en Sacrlflces-Aumônes. Les frals de transporE EonE lndexés par TRP eE stenEendent Aller et Retour (A/R). I1 ressort de ce tableau que ; , paee ) les faullles consacrenE 5O,OZ de leur budgeE, de santê eo Sacrlflces-Aumônes. Les soûrnes dévolues à la Médecloe TradlElonnelle et au Dlspensalre sont du même ordre de grandeur (respectlvenenE 16r2l eL L6r7l,». La d6pense ooyenne par persoone et par an est conprlse entre FCFA 42L4,2 eE 15963,2 (solt de us $ l3ro à 4914). La dépenee troyenne par affectlon EralEêe eE part an 8têtab11Ë de FCFA 1537,3 à 3939,7 (sott de US § 4,8 e l2r2). Dans ce cadre, lrHôpttal cooetttue la e'tructure la plus chère: de FCFA 3777t5 à 10951,5 (sotr de us $ 11,7 à 33,9) ; Médecrne Tratlonnelte, Dlspensaire et Sacrlflces-Auuônes sont du mêne ordre de grandeur. Au march6, le coûE rnoyen de la ualadle est envlron clnq (5) fols molndre. .La prêsence ou lrabsence drun Dlspensalre dans le vlllage a un tnpact sur les dépeoses de ean r,é : - lableau Ib : Dans le vlllage de YoEo-Kopé possedant un Dlspenealre (V.A.D.), t seulemenE 516Z du budgeE de santé farnlllale sont consacrés à Ia Mêdeclne Tradltlonnelle contre lSrll dans les vlllages sans Dlspensalre (V.S.D.), 28r7T au Dlspenealre contre l3r8Z. Par contre, la parE du Marché esE plue forte dans les V.A.D. (3162) que dans V.S.D. (2r5f). - Tableau Ic: Dans les V.S.D., la dêpense Eoyenne par persoDDe et par an est 3 fols plus élevêe que dans les V.A.D., eE 2 fole plue en ce qut coDcerDe la dépenee Eoyenne par affecLlon EratEêe et par an, eauf à lthôptEal où elle eet contralre 2 fols molndre. .Tableau IIa : Sur lrensemble des 411 affectloos slgnalées par les 3l famlIles, seulenent 30'97 oot étê Eraltêes au Dlspensalre. Mêdeclne Tradttloonelle et Marché sont du oêne ordre de grandeur (respectlvemeoE 27rlZ el 26132). Il eoovlent de noter que la Mêdeclne Tradltlonnelle esE consulEée prêalablement au Marchê et à IthôptEat dans lr5Z des cas et au Dlspensalre d,aos 2141. .Tableau IIb : En rêpartlssanE les affectloos par cas tralEés dans chaque sys Eène de tral temeD f,, on con6 Ea te : - dans les V.A.D., sur 145 cas d'affectlons EralEées, 46191 lroos été dans le Dlspensalre et 77r27. à 1a Médeclne Tradltlonnelle. - dans les V.S.D., sur 295 cas draffectlons tralÈêee, eeulenenL24r77. ltonE 6ré dans un Dlspensalre et 38r32 à la Mêdeclne Tradltlonnelle. - les consultaElons hospitallères sont molns lnporEanÈes dans les V.A.D. (2r17.) que dans les V.S.D. (14167). - Paradoxaleuent, le voluue des affectlons traltées par ltlntermédlalre du Ùlarché est beaucoup plus luportanE dans les V.A.D. (33rlZ) que dans les V.S.D. (22,42). .Tableau III donne le prlx unltalre de quelques prodults pharmaceutlques vendus sur les narchês togolals eE à Eltre lndlcatlf ceux dlsponlbles dans un Poste de Soins de Santé Prlmalres du Burklna Faso. Nous avons fal!, personnellement acheEer ces prodults par un vlIlageols. Pa.ge 4 .Lrannexe I dresse la llste des 144 affectlons du vlllage de YoEo-Kopè, vl1lage où exlste un Dlspensalre (V.A.D.). .Lrannexe II falt état des 267 af.f.ectlons des vIllages de Keselbo-lrlawa, Konlgbo et Tokpo, vlllages où nrexlsteot nl Dlspensalre, nl Poste de Solns de Santé Prlmalres(v.s.D.). {,,,, .Lrannexe III donne un a pergu de la nature des Sacrlflques-Auuônes consentls dans le cadre de la santé et leurs coûts. .La carEe l. sltue les formaElons sanlEalres auxquellee les vlllages oot recours. DISCUSSIONS Nous avons uoDtré que la dépense annuelle EoyenDe consent,le par peraonne est de FCFA 4 21412 à 15 963,2 (solt US $ l3r0 à 49,4). Ce Eontant est très élevê par rapport aux montants avancês par FRED T.SAI (3), chez qul "la pluparE des paye en développemenE consacreDE de US $ 3 à lO par habtEant pour lee solne de santê". Notre échanElllon, nalgré sa petlÈe tal1le, prêsente lravantage (ou lrloconvenlent selon les polnEe de vue de tout un chacun) de prendre en conpte les dÉpenaee effecEuêes en Sacrlflcee-Aumônes daos le cadre unlque de la sanEé fanlllale. Cependant, même en falsanE abstractlon de ce paranètre, notre'per caplEa- demeure eDcore très élevê: de FCFA 2 417, 9 à 7 683,3 (solt de US § 7,5 à 23,8). Icl, le système de È,raltetreDt (Médeclne Tradlonnelle, Marché, Dlspensalre, Hôpltal) eE Ia présence ou lrabsence de Dlspensalre dans le vlllage, onE un lnpact consldérable sur le coût de la santé. l. La Médeclne Tradl t,lonnel le La parL de la Mêdeclne TradlElopnelle dans le budget de sanEé famlllal esE de L6r27.. Les famllles ont recours à ce systèue de traltemeDt pour 31162'de leurs naladles. Mals ces taux varlent énornénenL dès lors que lron tlent conPte de la présence ou de lrabsence drun Dlspensalre dans le vlllage. 1.1. Inpact de la présence dtun Dlspen salre dans le vlllaee sur le coût des s affectlons traltées à la Mêdeclne Traditlonnelle. Dans le vlllage de YoEo-f\opè où exlste un Dlspensalre (A.V.D.), la part du budget de sanEé famlllal consacrée aux traltenenCs à la tt6decloe Tradltlonnelle nrest que 5r62, contre 18,71 dans les vl llages de Kesslbo-[,lawa, Konlgho et Tokpo, tous dépourvus de Dlspensalre (V.S.D.), solt un coût global 3 fols oolodre. (Tableau Ib). Falt remarquable, la dépense annuelle moyenne par meubre de faullle est l0 fols plus élevêe dans les V.S.D. que dans les V.A.D., et la dêpense annuelle unyeDDe Par affecglon 3 fols plus. (Tableau Ic). Ces donnêes tendenE à nonErer que la présene d'un Dlspeosalre dans un vIllage conr,rlbue à falre balsser d'au nolns 3 fols les pa6e I dépenses de san(ê consacrêes à la Mêdeclne Tradltlonnelle. Trols (3) arguments coocourent à expllquer ce coûE relatlvement élevé des tralEements effectués à la llédeclne Tradltloonelle: 1) blen que la consultaLlon propremenE dlEe y solt falble, une nême affectlon eet EralEée plusleurs fols à la Médeclne Tradltlonnelle et gênêralemenE pendant longÈemp6, eE à chaque fols, 1l faut donner quelque chose, en espèces et/ou eD nature; rr) les m6thodes de EraltemenE de la Médecine Tradltloonelle font appel à plusteurs facteurs, notan'''eDE planEes nêdlclnales et surtout forces oeculEes dont les coûts de consultatlon augurcnEenE généralement avec les revrsltes ; ttt) les bons guerlsseure sonE de plue en plus rares, car contralremeDt au epéclaltste de la Mêdeclne Moderne, plus conpÉEenE eet le guerlsseur, uoLns eher il est, de lravls général. 1.2. Inpact de la prés ence drun Dlspen salre dans le vlllage sur le volume des f, affec tlons tral tées à la Mêdeclne Tradl ElonnelIe. Dans les V.A.D., 17r27 des affectlona aont tralt6es à la MÉdeclne Tradltlonnelle coDtre 38r32 dane les V.S.D. La dlfférence est hautemenE atgnlflcatlve (p(OrOOOI). Deux (2) arguoents peuvent être avancés pour expllquer uoe dlfférence sl slgnlficatlve: 1) dans les V.S.D.; les faulllee connenceDt par coosulter ce qurelles oDt Eous la naln; 11) cerÈ,alnes naladles seublent relever'naturellenent'de la Mêdeclne Tradltlonnelle: cltons eDtre autres : éptlepsle, oedèmes des nembres loférleurs, convulslons (même el Ituolque cas de Yoto-Kopè a Été EralEê au Dlepensalre), épletaxls, €tc... Ces naladles sont enveloppées dans une'culture sanlEalre'(6) où lraffectlon est causée, solE par une tlerce peraonne couune dans lee syndrones oedemageux (lnformaElon personnelle), solE par un anlmal, en lroccurrence un olseau dans les ualadlee convulslvanEee (l). BonneE (f) retrouve ce llen méronynlque entre lrolseau et les syndromes convulslvaots au Burklna Faso (chez les BISA, les BAI,IBARA, les PEULH' Ies Bl{4, les GURUNSE-KASSENA, les GOI), au Congo sepEentrlonal, en Ouganda, en Auérlque du Nord (chez les Iroquols et les NavaJo). "Les plunes de lranlnal sopt confectloonêes sous forne dramulette6 eÈ porEêes en colller ou en celnEure par lrenfanE à des flns préventlves" 6crlE-elle. Nous avooa rencorrtrê plusleurs de ces enfants au Bênln et au Togo. 2. Le Marchê La parE du budget de sanE6 famlllal consacrê à lrachaE de prodults pharmaceuÈlques sur la place du Marchê ou avec les narchands ambulants est nodeste: 2172. La dépense annuelle rooyenne par membre de famllle nresE que de FCFA 15118 à 391rO (solE de US $ 0,5 à 1,2). Le coût noyen de lraffectlon varle de FCFA 375,0 à 72418 (US § 1,2 à 2,2>. La modesEle de ces somnes relève de la nature mêue du Marché vlllageo1s. Contralrenenf, aux offlclnes, le Marchê consEltue 1a strucEure qul répond Page 6 le mleux aux habltudes drachaE des paysans, DoEaoment des femmes : au }larché, on achète ce que Iron veut (sans ordonnance ou selon consells fournls gratulteoenE par le marchand) ; on achète ce que lron peut acheEer (vente au peElt dêtall, par conprlmé, par gelule, par dêpoE de pomnade dans les yeux eEc...); oD peut marchander le prlx; on peut payer solE en espèces, solt par elnple troc. Tous ces aepects donnent lrlupreselon du uolns cher, alors qu'en réalltê ce Dreat polnt le cas (Tableau III). 2.1. La présence drun Dlspenealre dans le vl11 age a-È-11 un lmpact sur les dêpenees de san Eé fat Ees au MarchÉ ? Le vlllage de Yoto-Kopè (V.A.D.) consacre 316l d,e son budget de saoté fanlltal à lrachat, de nédlcaments au Marchê conÈ,re 2r5l daoe les V.S.D. Toutefole, cee mêmee V.S.D. dépeneent annuellement 2 fols plus drargeoE par peraonDe conme par ualadle que a dane les V.A.D. Cela se Juetlfle par Ie falt que: 1) les V.A.D. BoDt gênÉralenent de gros vlllages possêdant structure admlnlstratlve, école, Dispensalre et surEout gros Marché, lleu draffluence des vlllages avolslnants, et ou les narchands de médlcamente Jouent le rôle de grosslsEes ; tt) les fanllles des V.S.D. vlenneDt se ravltalller dans ces gros vlllages seulemenE le Jour de March6 (en géoéral uoe fols par semaloe) eE le reste du Eenps, auprès des narchands anbulants qul flxenE les prix en conséquence. En réallEé, la prêsence drun Dlspensalre nra aucune lnfluence aur la veote des produlte pharnaceutlques sur Ia place du Marché. La floralson de nédlcanents aur la place du MarchÉ villageols se retrouve dans tous les onze (11) pays de ITOCP. Elle est Ie falt de la penurle de nêdlcaments daos les fornatlons sanltalres, et dans certalnes clrconstances, des AgenEs de sanEé y onc recours. Au Sênégal, 'rr, phénonène partlculler au moode rural esE lrachat, per des chefs de poste (Dlspensalre) ou par les secourlstes (cases de santé) de médlcamenEs sur le narché clandesEln" (2). TouJoura au Séoégal, -blen souvent, le cholx nre6t pa6 enEre le nédlcamenE des narchés et, le nédlcament des pharnacles, mals entre le uêdlcamenÈ vendu 1llégaleoent et lrabsence de nêdlcamenE" (2). 2.2. ImpacÈ du Marchê sur le volume des affec tlons tral f,êes au Dlspensalre Le llarché e6t un gros pourvoyeur de prodults pharmaceuElgues. A ce tltre, et surtout de par se nature, 11 peut êEre constdérÉ corme un centre prlvlllglé drautotralEenenE, doublé drun lmportanE'cablnet de déléguÉs nêdlcaux- que soot les marchands de prodults pharnaceutlques. En effeE : 2.2.1. Sl nous falsons iouer au Marché le rôle de prescrlpEeur de produl Es pharuaceutlques au même tltre que 1es formatlons sanltalres (Dlspeoealre et HôplEal), le volume des affectlons traltées dans upe telle strucEure (Dlspensalre + Hôpttal + [larché) devlent slgnlflcatlveuent plus lmportanE dans les V.A.D. que dans les V.S-D- (p(0,oool). 2.2.2. Sl nous consldérons le Marché comne une 6trucEure ldentlque à la rd6,c I Médeclne Tradltlonnelle, le voluue dee affectlons tralE,ées dans les fornaElons sanltalres (Dlspensalre + HôpItal) eE dans les formatlons autres que sanEalres (Médeclne Tradl Elonnelle + l,larché) es t lden Elque dans les V.A.D. e t dans les V.S.D. (p)0,05). 2.2.3. En couparanE le volume des affectlons traltÉes par Ie canal du Harché dans les V.A.D. (33.f2) et dans les V.S.D. (2214/), on aboutlÈ au falt que ce volume eBt slgnlflcatlvenenE plus lmportant dane les V.A.Do euê dans les V.S.D. (p(OrO2). En drautres termee, le Marché Joueralt, un rôle coosletant à détourDer une bonne parEle des affectlons dont le traltenent devralt loglqueuent revenlr aux formatlons eanltatrea eÈ à la Médeclne TradlElonnelle (ce dernler e uD degrê uolndre peu t-ê tre) . 2.2.4. Sl nous consldérons Ie t'tarchê comne uDe atructure batarde et lrexcluons arElflclellement du clrcult, Ie volume dee affectlone EralEêeB dans les fornatlone sanltalres devlent stgnlflcatlvenenf plus lnportant dans les V.A.D. que dane les V.S.D. (p(OrOOl). ED drautres t,ermes, dans les V.A.D, le déEournement drune bonne partle des affectlons par le Marché sreffectue au dêErlnent des formatlons eanl talres. 2.2.5. Or nous savons que s t) dans les V.A.D., seulenenE rrots (3) affectlong onE 6tê tralEées à IthôplEal (Tableau IIb) ; 11) eE ces trols (3) affecElons conslstent en I cesarlenne, I prématurê, I hêmoprysle (Annexe I), Eoutes affect,lons dont le traltement ne sauralt relever que de la seule compétence drun hôpl Eal. Force est donc de reconnaltre que dans les V.A.D., Ie dêtournement drune bonne partle des affecElons par le Marché sreffectue au dêtrlneot du seul Dlspensalre. Il y a 1à nanlfestement un problène de quallté de servlces offerts par le Dlspensalre. Tout se passeralt comme sl, dans certalnes clrconsEarrces donnêes, les famllles, lnsatlsfalEes de la quallté des servlces offerte par Ie DlspensaLre, 8e rabattralenE sur le Marché qul r6pondralt alors le mleux à leur attente. De nombreux facteurs nlllEent en faveur druo tel conûPorLemenE, enEre autres: 1) lraEElEude négatlve de cerEalns agenEs de santé cerEes, mals §urf,out la pênurle assez frêquente en produlEs pharmaceutlques eÈ, son corollalre, la déllvraoce quasl systênatlque drordonnances aouvent mal adaptêes et qurll faudralt preeque toujours aller acheger en vllle; lf) les nodalltés de venE,e des nédlcauenEs dans les pharuacles et les dépôts de pharnacies (par bolte eE Lube entlers etc...), cons t,ras r,an t, d I une par r. avec la pra tlque du pe tl t, dê tal I chère au vl I lageols, e t drautre parE avec IthablEude qu'à ce dernler de soulager ses uaux plutôf que de les tralter; ltl) lrhabllltê des marchands dans leur publlclré (de bouches à orellles dans un vernis de confldences secrèEes) ; 1v) la nature uême des affecElons Eraltêes par Ie canal du llarchê: paludlsme, céphalées, fébrlcules, fatlgue génêrale, certalnes formes de lonbalgles, de gonalgles et de naux de ventre, êtc"' Ces { Page B affectlons sont Ie lot quoEldlen du paysan et 1l esLlme sea connalssances médlcales sufflsantes pour les soulager; v) la mauvalse hablEude de la graLulEé des solns uédlcaux que nous avons nous-mêues lnculquêe aux paysans les anenant à poser lréquaÈ,lon: Dlspensalre - médlcaments, ou ce qul est plus graver SanEé - nêd I camen ts. 3. Le Dlspensalre 3.1. Le coûE des solns prodlgués par le Dispensalre Les 3t fanllles consacrent L6r77 de leur budgec de SanEé fanlllal en solns de Dlspenealre. La dépense annuelle Eoyenne par nembre de fanllle etétabllE de FCFA 901,5 à 2464,9 eE le coût de lraffecElon de FCFA 1611,9 A 3903,3 (Tableau Ia) solL reepectlveuent de US § 2rB à716 et, de US $ 5rO à 1211. Les fanlllee des V.S.D. ÿ d6pensent lr5 fols ptus par personne et 2 fols plus par affectlon que leurs homologues des V.A.D. Ces coûEs sont obJectlvement êlevés, conme Ie coneEate aussl lréEude falEe au Burklna Faso par le lltnls!ère de la SanEê eE lrUnlversltê de Heldelberg (4). Dans cette êEude, le coûe noyen des frals de solos (frats de dêplacenenE t mêdlcameDEs * soln6 proprement dlrs) sréÈabllt coome sult, en FCFA: rualadlee graves, 2 225 pour lee soloe et I 595 pour le traDsPorE ; llaladlee des 2 dernlères semalnes, | 125 pour les solns et I llo pour le transport ; maladles faEa1es, 4 698 pour les solns et 3 475 pour le trarrsporE,. Les auteure écrlvent, : -ceux qul ont payê ont eu à supporter des frals é1evé8... Quand on salt que certalns uénages ont eu jusqurà ctnq (5) malades dans cette pêrlode, on lnaglne le coût réel que ces nênages onE dû supporEer'. Le coûf éIevê des solns prodlguês par Ie Dlspensalre t,lenE dans une très large neaure au prlx drachaE Erès cher des produiEs pharnaceutlques au nLveau des pharnacles eE des dêpôrs de pharuacles. En effeE, les frals de consultatlon proprement dlte ne dépassent guère FCFA 5OO (US $ 1r5). Les frale de f,ransPort sont relatlvenenr négllgeables (OrlZ du budget de sanÈ.é fanlltat) ; les dlstances au Togo êEant génêralemept assez courtes, les villageols se rendent au Dlspensalre solt' à pleds, solE à vélos, solI en mobylettes, solE en charreE,te6. Le recours en Eaxls- brousse a lleu surtoug pour les consultatlons à lrhôpltal. Dans ce cadre, les EransporEeurs n'héslEent pas à mulElpller les prlx par 5, volre par lO. Exemple: de Yoto-Kopè à Afagnan (5O km), les transporteurs Prennent FCFA 10 OOO alors que le prtx normal est de ECFA 8OO à I OOO ; de Konlgbo à ALakpamé (33 ko)' FCFA I OO0 au lieu de FCFA 250-300, eÈ.c... Au Burklna Faso, le transport représente 427, à 5OZ des coûts eE nombreux soDE les nÉnages qul en fonE les frals: "dans les straEes"* II et ll * Srrate Il : * Strate III vlllage pourvu drun CSPS (Cenrre de Santé eE de Promotlon Soclale) vl1Iage pourvu dtun PSP (poste de solos de santô Prlmalre). Page ÿ III respecÈlvemenL 22,32 eÈ 52151, des malades ont parcouru entre I et, plus de 20 km pour rechercher les solns malgré la présence drun CSPS et drun PSP dans leur vlllage" (4). Cet.t,e exploltaElon de la naladle par les transporteurs est aussl nonnale couraDte dans les vlllages du Bênln, de la Côre dtlvolre eE du Mall (référence notre communlcaElon loterne, chaplEre lntroductlon). Ce comportement tout au plus slnguller du vlllageols vls-à-vls drun Dlspensalre qul ne lul procure pas enElère saÈlefactlon mals où 1l eoglouttt drênorues sommes drargent, at,teeÈ,e: 1) que pour les famllles vlllageolsee, la Sant6 est beaucoup plus une quesr,lon de qualttê de aervlces offerÈ,8 par le Dlspenealre qurune guestlon du coût de ces servtces ; tt) que le vlllageols, dans une certalne meEure, a effectlvenent, conflance en la Médeclne Moderne. 3.2. Le volune des affectlons tral Eées au Dls pensalre Le Eaux dee cas de maladles tralEéee au Dlspensalre est en géoÉral falble: 32rOZ Dans les V.A.D., malgré un taux de 461911 Ie volune eat encore falble, au regard des obJecÈ1fs asstgnês aux dlspensalres vlllageols. Deux argunents peuvenE être avancés pour expllquer la falblesee drun tel taux : 3.2.1. Ltlnsat,lsfact,lon des faml lles pour lee eervlces du Dls pensalre Nous lravons argumentée plus haut. De plus, Doua evoDe vu qurau Burklna Faso, de nombreux nénages, ualgré Ia présence dans leur vlllage dtun CSPS ou drun PSP, nrhêsltenE pas à parcourlr plus de 2O km à la recherche drune nellleure quatlEé de solns (4). 3.2.2. Le cholx ralsonné du système de traltement Dès qurune ualadle se déclare chez un de ses membres, la fanllle procède à un cholx ralsonné du syst,ème de tralEemenE : f) la maladle est Jugêe culturelle (6), le cholx porte alors sur la !,lêdeclne Tradltlonnelle; ff) la naladle est Jugée banale, PouvanE êE,re Eraltêe grâce aux seules connalsaances de la faullle en natlère de l'tédeclne Moderne, le cholx porte alora sur le llarchÉ; tlt) la naladle ne relève nl. de la Èlédeclne TradlÈ,lonnelle, nl du }larché, alore deux (2) atEltudes sont envlsagée : solE la fanllle consulte une formatlon sanltalre (crest le cas généralement dans les V.A.D.), solt elle falt drabord un essal à la tlêdeclne TradlElonnelle, puls se rabaE sur les formatlons sanltalres ou le Marché (crest le cas gÉnÉralenent dans les v. s.D. ). Il y a donc un cholx lmo6dlat que, selon 6on eDtendemenE, la fanllle Juge Juste, et un cholx secondalre qul en falt, eet une erreur comnlse sur le premler cholx. 3.2.2.1. Le reflexe de cholx tmnêdlat pour uD système de tralEeEenE Le reflexe de se rendre dlrecE,eoent dans Eel ou tel sysEème de tralteuenc dès qu'une ualadle se déclare chez un des membres de la fanllle lntervlenE pour beaucoup dans Ia rêparEltlon du volume des affecLlons du Tableau IIa. Ce reflexe concerne 27r72 des affecE,lons Eraltées à la Médeclne Tradltlonnelle, 26,32 au Marché, 3O,91 au Dlspensalre et 8rB 7. à l'Hôpltal. Comme on le volt, Ia parE du Dlspensalre est Erès ü Jr Pa6e 10 falble, surtouE lorsque le vlllage eD esE pourvu (46r9f) eu égard aux obJecE,lfs asslgnês aux Dlspensalres vlllageols. Toutefols, JueElce devralt êEre rendue à 1a Secglon Ma;ernlÈé du Dlspensalre de Yoto-Kopè' En effeL, dana la SecElon Maternltê du Dlspensalre de ce vlllage: 1) 100102 dee aecouchenenEe euLoclques y sonE pratlquês ; 11) IOOrOZ des menus problèmea lnhéranE à Ia pÉrlode Per-gesÈ,atlonnalre eE posE-parLuxû y sont rêsolus ; 111) les évacuatlol,B vere lrhôptEal y sonE plelnemenE JusElflées : césarlenne, prêmaturlEé (annexe I). A lroppoeé, dans les vlllages d6pourvus de Dlspensalre (donc de materntÈ,ê) eE de Poete de Solns de SanÈê Prlnalres, Eur uD EoEal de 22 parturlantee, seulemenE 3 (sott 13,6'l) ooÈ, accouché dans un dlspensalre, I (eotL 4157.) dans un hôplEal, conEre 18 (solE SlrBZ) à la Médeclne TradlElonnelle (Annexe II). La nère et Bon enfant, plerre angulalre de Ia famllle afrlcalne, consElr,uenE les clbles sur lesquelles dolvent srappuyer les acE,lons de santé, notanmenE dans la recherche des facEeurs uodlflables du cooporteoenE.. Lradage populalre Bambara ne dlE-ll pas i "ayez lrenfanE et vous avez sa mère i ayez la mère eE voue avez 6on enfant ; ayez la mère et son enfant et vous avez le chef de fanl11e". 3.2.2.2. Iterreur commlse sur Ie reflexe de cholx lmnédlaE La déctslon que prend la famllle de consulter la tlédeclne TradlEloonelle pour ensulte se rabattre sur un autre eystème de traltenenE se produlE dane 1r5Z des cae avec le Marchê, 2147 avec le Dlspensalre, 115Z avec IrHôpltal, eLOr77 avec le Dlspensalre et lrHôplEal. En faleant Ia parE des choees, on conatate: - Dans les V.A.D., sur 144 affectlons, I seule fols (0r7f) h Médeclne TradtElonnelle a été consulEê prêalablenenE, au Dlepensalre. I1 sraglssalt, en lroccurence dtuD cas dtoedèmes des membres lnférieure, syndrome relevanE génêralenenE de la Mêdeclne TradlElonnelle (Annexe I). - Dans les V.S.D., La Mêdectne TradlEionnelle a été coneulrée prêalablement : 1) au Marché 6 fols eoLL 2127. I1 etaglssalE drun cae de paludlsme, 2 d,e maux de ventre, I de dlarrhêe, I de eêphalêe, I de syndroue fébrlle; lt) au Dlspensalre 9 fols solL 3r4Z: I cas de maux de ventre, I de vouleseneDt, I de toux, I de dlarrh6e, 2 de syndrome fêbrlIe, 1 de crachat de serpenE dane les yeux, I dranalgrlssement, I de dyspnée ; tfl) à lrHôplral 6 fols eolL 2r2l: I cas de séquellee de pollomyellÈe, 1 de Eoux, I sourd-Buet, 1 de dysnenorrhêe, I de sLérlll86 prlnalre, 1 d'amalgrissenenE ; lv) aux formatlons sanltalres (Dlspenaaire f HôplEal) 3 fols solE solt lrll z I cas de séquelles de pollomyellte, I de nycoee cutanée, I drasEhénle. Sl nous adueEEons que les fornaElons sanltalres consElEuent, lee eErucEures les plus approprlêes pour le tralEenenE des affecf,loos, Dous Pouvone adnetEre du coup que Ies faullles, en consulEanE la M6declne TradlÈ,lonne1le prêalablemenE aux formatlons sanltalres, commeEEent, une erreur de JugenenE de lrordre de OrTZ lorsque dans le vlllage exlste un dlspensalre et une erreur de Jugenent de lrordre de 617Z lorsque dans Ie vlllage nrexlsEe nl Dlspensalre, nl Poste de Solns de Santé Prlmalres. I r d,drj IJ. Au cas où nous d6cldoos que les st,ructures sanltalres aont les seules valables, lrerreur devlent alors ênoroe: 51,02 pour les v.A.D. et 60,72 pour les v.S.D. S1 nous réusslssons à falre dlsparalEre lrachat, de prodult.s pharmaceuÈ,lques au t'larchê, lrerreur devlenE alors : pour les V.A.D. 17r 2l et pour les V.S.D. 38r3L. Il est curleux de constater que Jamals les famlllea ne consultent, un sysÈème de traltenent après le Marchê. Ce qul revlent à dlre quten coosulLant préalablenenr le Marché, les fanllles sont, sûres de leur falE: lraffectloD rle rélève nl drune fornatlon santtalre, nl de Ia Médeclne Tradlt,lonnelle. SlgnaloDs que le falt de conaulter une fornatlon sanlÈalre pour enaulte solllclter le secoure de la MÉdeclne TradlElonnelle est excepÈ,lonnel dans les vlllages. Ce conporteneot est surEout, le falt des gens de vllle. 4 L I Hôpl Eal Les sonnes engagées dans les EralË,enents hospltallers représenEenE 14r5Z du budget, de santé fanillal. Les frals de t,ransport fonE !162. En moyenne, les famllles y dépensent annuellement, par personDe de FCFA 44715 à 248516 (eott de US g 1r4 à 7r7). Les frals hosplEallers par affectlon traltée eonL Erèe êlevÉe: eo noyenne de FCFA 377715 a 10951,5 (solt de US $ 11,7 à 33,9). 4.1. Impact de la présence dtun Dlspensalre dans le vl11 age sur Ie coût, des tral tements à IIHôpltal Dans le vlllage de YoEo-Kopè (V.A.D.), les faullles dépensent, grOZ de leur budgeE de santé en solns hosplÈ,allers contre l5r9l dans les autres vlllages (V.S.D.). Les ressort,lssants de ces V.S.D. dépensent en Eoyenne 5 fols plus drargenE par uenbre de famllle que ceux des V.A.D., ce qul est, ênorme. Cependanr le coût, Eoyen de lraffect,lon ÈralÈêe à Ithôpital leur revlenr 2 fols molns cher (Tableau Ic). LrexpllcaE,lon en est, que: 4.1.1. Dans les V.A.D.1) seules sont t,ral t,ées à lrHôpl Eal les af fectlons a§aez graves, nécesslEanE généralemenE des EralEenenEs eÈ sêJours relatlvenenE longs ; lf) les frals de transporE par taxl brousse sont, preeque È,ouJours multlpllés par 5, volre par 10, consêquence des p6culaE.lons aur la naladle. 4.1.2. Dans les V.S.D. 1) soct t,raltées à IIHôplEal des affecEloos relaElveuenE bénlgnes, ne nécéssiEanE, pas généralemenÈ des solns eE séJours prolongés . Nous avons vu que les consultaLlons à lrHôplEal sonE dêcldées selon le propre JugeuenE de la famllle; 11) les spêculatloos sur les taux dréchanges nonét.alres aonE mlses à proflE par les vlllages frontallers. Alnsl, (cartel) Kesslbo-tJawa prêfère ae tralE.er à lrHôplral de Papase en EerrlEolre ghan6en (dlsEance envlron lO km) plutôE qu'à Badou, eD terrlEolre Eogolals (dlstance envlron 8 kn). On conçol E alsenent, pourquol Kesslbo{'lawa accuse le plus fort. taux de f réquen taE,lon hosplEallère : 19 parml 59 affectlons sott 32,21. Page 12 4.2. Impact de la présence drun Dlspensalre dans le vlllage sur le volume des af f ec t,lons E,ral rées à I 'Hôpl ral Yoto-Kopè falÈ t,ralter seulemenE 2rlZ de ses affect,lons à lrHôplEaI conLre L416l pour les V.S.D. La dlfférence esE haut,ement elgnlflcatlve (p(OrOO01). Plusleurs facteurs concourenE à favorlser ce falE, notamment: 1) Yoto-Kopè adresse ses affecElons à lrHôpttal gênêralemenE sur conselle du Dlspenaalre, ce qul contrlbue à en llnlter consldêrablement, le volume; tl) au nlveau des V.S.D., les affectlons sont adreesêes à lrHôpltal presque touJoure suivanE le JugenenE de la famllle rIa proxlnltê du vlllage, ea poslElon fronEallère, êtc... 5. Les Sacriflces-Aumônes Les Sacrlflces-Aumônee sont de pratlque courante dans toutes les soclétés afrlcalnes, sans dlsÈlnctlons drethnle, de rellglon, de mllleu soclal. LrobJectlf vlsé est lrobtenElon drun secours trancendanElel pour la soluÈlon druo problème prêoccupanE, ou la prêvent,lon ou lraÈtenuatlon des effets drun évènerenÈ devaot lnêlucEablemen t survenlr. Icl, nous Dravons Eralté que des seuls Sacrlflces-Aumônee coosentls par 1a fanllle, sur sa propre lnlElaÈlve exclusivenerlE dans lrunlque cadre de la sanEé. Icl, De soDt, pae prls en conpt,e les Sacrlflces-Aumônes déllvrés dans le cadre des t,raltenent,s ef fectuês en Mêdeclne TradlElonnelle. Les sommes engloutles par les faullles eo Sacrlflces-Aunônes dans le cadre de Ia sanÈé sont, exhorblÈanEes : 5OrOl du budgeE de sanEê fantltal. Pour chaque meubre de famllle, on dêpense en moyenne par an de FCFA 1456,8 à 861915 solE de US $ 4,5 à 26,7. Le coûE moyen afférent à lraffectlon va de FCFA 1156,9 à 4506,3 solt de US § 314 à l4rO. La naEure des Sacrlflces-Auuônes est, exErêment, varlêe (Annexe III). Mals elle se coupose presque EouJours dranlmaux, de cÉrêalea, de boleeons Ie plus aouvenE alcoollsêes. Drune façon générale, lrlnportaDce floaoclère, la naEure, la quallEé des Sacrlflces-Aunônes sont foncEloo, druoe parE, du rang quallEaElf de lrlndtvldu dans sa famllle eE/ou dans la conmunauté et de sa faullle dans la soclêEê, drauÈ,re part, de la culEure sanlEalre (6) de la naladle eD cause, touEe chose étroltenenE 11ée aux concepElons phllosophlques de lreEhnle. Aussl, la classl flca Elon ul sul t eE qul ne donne que quelques exeoPles lllusEraElfs esÈ manlfes temeo t arbl tralre. 5.1. Du rang qualltat.lf de lrlndlvidu dans la famllle Ce rang quallEaEIf conporEe plusleurs facetEe6 eE slEue le suJet généralenent, par rapporE. au chef de famllle. 5.1.1. La valeur affectlve .Une famllle de 14 menbres du vlllage de Yoto-Kopè (ethnle IGBYE) a d6peneê en Sacrlflces-Aumônes la somme de FCFA 40 250 repartle comne srrlE. : lO 5O0 francs pour le chef de famllle; 8OO francs pour sa premlère 6pouse; 1 70O fraocs pour sa Paee U deuxlème épouse; 14 60O pour sa Erolslène épouse; le resEe pour ses enfants et collatêraux. .Une famllle de 7 neobres du nêne vlllage a rêparEl ses FCFA 48 IOO comme sulL : 14 600 francs pour le chef de fanllle ; 25 9OO francs pour son unlque épouse, nère de clnq (5) gargons ; le resEe pour les enfants. .Une famllle de 3 personnes du vlltage de Kesslbo-l'lawa (eEhnle EtlE) a ocEroy6 la totallEê de ses Sacrlflces-Aumônes au seul chef de faullle. Il senbleralt que 1répouse ne JoulesalE, pas dtune bonne rêputaElon. .Pour une fanllle de 2 personnes du même vlllage (une fllle-uère eE §on enfant), le père de la ftlle a sacrlflé seulemenE FCFA I 9OO pour ceE,te dernlère, mals rlen pour lrenfaDt. 5.L.2. La valeur de renrablllté .Une fanllle du vlllage de Kesslbo-[,lawa (eEhnle El.lE) a conaenEl des Sacrlflces- Aunônes pour tous ses membres, à |texceptlon drun Jeune honme de 21 anst onchocerquien aveugle et crêt,ln. A notre quesElon, Ie chef de fanllle réPondlt "cer. enfaoE ne sert à rlen". 5.1.3. La valeur poEenÈlelle .Les parenEs dtune fanllle de 3 personnes du vlllage de T0KP0 (ethole El'lE)' aur FCFA lO7 OOO, ont con6enEl pour leur unlque enfaoE (un garçon) la soune de 7O 0OO francs (65147.» cont,re 30 OOO francs pour le père de 7 OOO francs pour la uère' 'CreBE, celul qul solgnera tneÊ vleux os eE perpétuera rnoD nom', dlE le père' 5.2 De la culEure sanlEalre de la maladle .pour une séquelle de pollonyellEe se EradulsaoE par un dêrobage à la marche chez une fl1lette, une famllle de 9 personnes du vlllage de Konlgbo (efhole ANA) a sacrlflê FCFA 61 3OO §ur un Eotal de 168 745 ftaocs (36,32). .pour une cachexle Erès marquée drorlglne tuberculeuse probalble sur onchocercose eE pyodermlEe générallsée chez un garçoo de 2O an6, une famllle de 5 personne6 du vlllage de Kesslbo{,Iawa (echnle EWE) nra absolument, rlep dêpensé' Selon le chef de faullle, 'cetEe méchanEe naladle lncurable esE la manlfesEaEloo du retour vengeur d,un anclen donE la u6chanceE6 légendalre avalE fal111 couproEettre de fagon lnÈolérable lréquillbre eE même le -devenlr de Ia grande fanllle" ; cet enfant nren est que ltenveloppe". llals on peut érlr cerÈe maladl e avons-Dous dlt ; -sl on combat ceE anclen , 1l a la faculté de revenlr; par conEre sl on le lalsse savourer sa vengeance Jusqutà saEtéEé, dêflnlt.lveoent, ll ne Pourra plus Jamals revenlr" rêpondl E le père. .Une famltle de Io personnes du nême vlllage coupt,ant.3 enfanrs épllepElques nra consentl que FCFA 3 OO0 par épllept.lque alors que le tralt'emect à la t'têdeclne Tradlrlonnelle a coûEé FCFA 21 OOO par ca8. Pourquol ceE écarE sl grand ? -Je ne puls vous le dlre Docteur... mals crest colDoe ga" dlt Ie père. Page I{ 5.3. Du cas pa rtlculler des iumeaux Les jumeaux, conme les jumelles, sont. ltobJet de beaucoup de convoltl6es- Ils sonE fréquemment malades. Le rlsque de les perdre esE élevê. En cas de morE de lrun , le dêfunt. sracharne à se falre rejolndre par le second. En cas de naladle de lrun, les Sacrlflces-Aumônes sonE falE pour les deux. Cee croyances profondes expllquenE pourquol les cérêmonles à lraEtentlon des Jumeaux coûEent ext,rêmenenE chères et revêEent, un caracEère prÉventlf et/ou curat,lf. Daoe de noubreux vlllagee du Bénln eE du Togo nous avons renarquê plusleurs fols des enfaots (eE mêne souvent, des femmes adulCes) porEant sur eux une staÈuet,te qul reprêsenEeralt le frère ou la soeur Jumelle defunce. Dans son étude sur les Moose du Burklna Faso, BonneE (1) écrtt: -lrautel de Klnklr6e est une auË,re lnsEance proEectrlce apparEenant aux Jumeaux et dêdfê aux esprlEs gemellalres de lrautre monde'. .Une fanllle de 6 personnes du vlllage de Tokpo (eEhnte Et'lE), sur les FCFA 79 825 de Eouf,e Ia famllle, a consacrê à ses Jumeaux la souue de 46 650 france (58142). .Sur un EoEal de FCFA t4 5OO, une faullle de 12 pereonnes du vlllage de Yoto- Kopè (erhnte KABYE) a prélevé 5 500 francs pour seÊ Juneaux (37r92). Rappelons que la prévent,lon nresE pas lrapanage des eeuls Jumeaux. Bonnec (l) écriC: 'la prlnclpale condulfe à tenlr afln drévlter la maladle, ouEre le falt de ne pas dormlr dehors, esE de déposer une calebasee dreau À côcé de la fenme pour que le reflet de lrolseau (et donc son sllga) se projetEe dans lreau. Les pluues de lranlmal sont, aus6l confecElonnêes sous forne dramuleEtes eE portées en colller ou en celnture par lrenfanE à des ftns prêvenElves". Ces quelques exemples nont,rent. comblen Ie chaplÈ,re des Sacrlf lces-Aumônes esE conplexe et, déllcar. Et pourÈanE, les famllles des V.S.D. dépensent 3 fols plus drargent, par personne et 2 fols plus par affecElon que celles des V.A.D. La prêsence du Dtspensalre en eat-elle pour quelque chose ?... Dotons qurune famllle de Yoto- Kopè (V.A.D.) eE une auEre de Kesslbo-{,lawa (V.S.D.) ntonE Pas faiE de Sacrlflces- Aumônes ; ces deux famllles onE en contrun le falE dtêt,re de rêIlglon chrêrlenne' En vérlE6, Erop de facteurs lnt,ervlenDenE, eE srltrbrlquent les uns dans les autres' Seul pourralE sty ret.rouver le nellleur anEhropologue du vlllage, eo Iroccurence lrhonologue du grloE, ou du forgeron des peuples soudano-sahellens' RECOMMANDATIONS 1. Les bases des recommandatlons l.I. Ltabsence dIun Dls salre dans uc vlll , d'une façon générale, conÈ.rlbue : 1) à mult.lpller par 3 1e coûr moyen des dépen6es par merobre de famllle et par 2 le coûE. moyen des tralt.emenEs de Ia maladle ; 11) à gonfler Itengorgement des hôpl taux. Page 1l 1.2. Le taux de fréquen tatlon manl fes Eemen r bas. très bas du Dlspensalre eu égard aux objectlfs asslgnés à cer. organisoe, résulE,e beaucoup plus de ltInsaÈlsfacElon des famllles pour la quallEé des servlces offerE6, et non du coû8, aussl êlevê solE-i1, de ces servlces. 1.3. Le volume des affectlons autoE,ralEé es par I I achat, de produl t,s pharmaceutlques sur la place du Marché sreffecEue au dêE,rlrnenE du seul Dlspensalre. 1.4. Les sommes engloutles en Sacrl f I ces-A[rnô Ieq par les fanllles dans lrespolr drun gecours t,ranscendanElel sont énormee :l SO Z du budget, de sanL6 faml11al. Certes, les famllles résldanE daos des vlllagee dêpourvue de ÈouE, servlce de saoté y consacrenr 3 fots plue drargent, par persoboe eE 2 fols plus par maladle gue leur homologues vlvanÈ, dane les vlllages pourvua drun Dlspensalre. CependanE, iI esE hasardeux de volr là lrlmpact, des effets du seul Dlspensalre. 2. Les reconmandaElons proprement, dl Èes Pour at,telndre lrobJecElf de la sant,É pour tous dttci lran 2OOO, la seule alternatlve est, de porEer les acÈlons de sanL6 au nlveau de la strucgure adnlnlsEraÈlve la plus pêrlphérlque du pays (5). CresÈ là que réstdenE 75 1, à gO f, de Ia populaElon. Pour pronouvolr la eanÈé, donc le dêveloppenent eoclo-économlque du pays, 11 fauÈ t t 2.1. Amêllorer de façon senslble la quallEé des servlces off erÈs par le Dlspensalre vlllageols en le dotanE de ressources sufflsanEes : 2.1.1. DotaÈloD en maEêrlel de travall eE en médecaments .Equlper le Dlspensalre avec uD maÈérleI elmple, adapÈé, mals surtout, standardlsé à parEir drune llsÈe comtrune à tous les Dlspensalres du paye. CeE,te sEandardlsaE,lon permet,, ent,re aut,res avantages, de rêdulre slgnlflcaEivement, les coûÈ,s par des commandes de gros et.la faclllté de Ia malntenance. .Approvlslonner le Dlspensalre en produlÈ,s pharmaceut.lques, mals unlquemenE, en ceux obJect,lvenent, nêcessalres eÈ lndlspensables. A ceÈ effet, pulser dans la llsEe des nêdlcanents easenElels éEablle par lrOrganlsat,loo Mondlale de la Santê. 2.1.2. DoEatlon en personnel Le persoonel affecré dans un Dlspensalre de vlllage, au regard des Eâches mul Elples eE, nul Elformes qul 1r att.enden E (5) dol t : 1) être nêcessalretren t, Eot.lvé ; 11) avolr reçu une fornaE.lon polyvalente, falsant une large parE à la Santé Publlque, Ir6ducaElon pour Ia sant.ê, Ia survelllance épldémlologlque et,la luEEe contre les naladles, DotammenE les maladles t.ransmleslbles, lrhyglène eE. l'assalnlesemenE du mllleu, en un moE, dlverslfler les actlons de santê du Dlspensalre ; lIl) réusslr à falre part.lclper les populatlons à la gest,lon de leur sanLé, et pour se falre, s'appuyer, drune parE sur le comlté de sant6 de vlllage (7), eE. drautre parE sur les Page 15 Organlsatlons DémocraElques qul exlsEenE dans la quasl rotallEé des vlllages des pays parE.lclpants de lrOCP: orgaalsatlons du ParE,I , des jeunes, des femmes, de développemenÈ, êconomlque, eE,c... (5) ; lv) êrre dlsponlble eo permanence, en part,lculler ae convalncre que Ie Jour de Marché du vlllage où esr, lnplantê son Dlspensalre esE n6cessairemenE un Jour ouvrable pour lul. 2.1.3. Do È,at,lon en ressources f lnanclères "Le développemenÈ êconomlque et soclal grâce à la sanEé... exlge dee efforEs, du na!érlel eE de l'argenE' (5). Face à la ulnceur du budgeE alloué aux l.llnletères de la SanEé de la plupart de nos EÈ,at,s, force est, de -falre beaucoup avec les moyens ItmtEÉe donE oo dlspose, de recourlr aux caplEaux extérteurs et drautres ressources provenanE, de6 GouvernemenEG, des Organlsmes non gouverDeuenEaux eE du secEeur prlvé' (5). TouE cecl exlge une bonne "préparat,lon à la gesE,lon des moyens du dlsrrlct, et, notanmenE à la planlflcaElon, à lrencadrenent, à l'observaElon eE à la 1révaluaÈlon dee observatlons' (5). La parElclpaElon communautalre eaE une oéceesltê, une obllgaÈlon : part,lclpat.lon flnanclère des populaElons pour les consultat,loas couvranE effecElvenenE lrachaÈ, des produlEs nêcessalres (2) ; exêcuÈlon de certalnes Èâchees de sanÈé pour les comlEés de sanÈ,ê de vlllagee eE les organlsatlone d6nocrat,lques; augnenEatton subeEantlelle du budgeE allouê au MlnleEère de la SanEé. 2.L.4. CoordlnaElon eÈ supervlslon des acElvlEês du Dlspensalre "Je travallle pour Euer Ie mêdecln- (8) : ceEEe bouEade du ltlnletre Algérlen de la Santé, le consÈ,at regreEEable qurll falt, en ces Eernea : 'nous aonmea déformês par le sysÈ,ène de solns français que nous avona coplé eans volr qurll étalr lnadapEê à lrAlgérle" (8), lrlnefflcacitê, que rapport,e Zeuor (8), des "25O hôpltaux, les 35o polycllntques, les mllller de dlspensalres, les l2 0OO nêdeclne lssus des facultês européennes ou algêrlennes, eE les quelques 2 mllllards de francs dépensée annuellement pour la santê, nronE pas résolu les problèmes lnhérents à une socléré qul garde, malgré ses revenus pêt.roI1ers, les sElgtratee du eous-développenent', aEEesÈenÈ, de Ia gravlEê de Ia s1ÈuaElon, du dllemme qul se pose à Èous oos gouvernetrent,s eE de la nécesslEê du changemenE. Il fauÈ le dlre: Pour les paysans' Ie médecln, même formé dans nos faculrés afrlcalnes, esE un prodult fint, réellemenE flni dès que flnlE sa formaElon unlverslÈalre. CresË pourquol les tâches de coordlnaÈ,1on et de supervlslon des Dlspensalres de vlllages doivenE êEre conflêes à uo t.ype nouveau de nédecln, le mêdecln spéclallsé en nédeclne de sanÈê rurale. Aura le Ettre de Mêdecln de Santé Rurale le médecln qul : 1) avant sa formatlon aura dél1bêr6nenE cholsl la ltédeclne de Santé Rurale, donc souuls à exercer en brouse; ll) aura sulvl une formatlon en Médeclne de Sanré Rurale couronnée par le dlplôme de nédecln spéclallsé en Médeclne de San E,é Rurale ; ceEte format.lon devral E. se f alre dans une Ecole Inter-Etats que les pays afrlcalns devralenE créer à cet effet. Cet,Ee école dlspensera un enselgnemenE essenElellemenÈ, axé sur la Santé Publlque' I'Educatlon pour la Sant6, la Survelllance Epldémlologlque et la LuE,te conEre les Page { maladles, noEaûuuenE les maladles transmlsslbles, 1a NuCr1t.1on, lrHygtène eC lrAssalnlssemenE du ml11eu, r'Econonle de la sanEé, la préventlon. 2.2. Doter chaque vltl age d'un Pos E.e de Solns de Santé Prlnalres et, L renforcer les posEes exlsEanEs Les crlEères drlnseallaE,lon drun posÈe de solns de sanEê prlnalrea sonE connus de tous. Èlals 1l nresÈ, pas lnuÈlle dtlnslster Bur: 2.2.1. Cholx de lragenE de sanEê vlll ageol e Au cours des évaluaÈ,lons de près de 450 vlllages des pays part,lclpants lnlElaux de lroCP* dont envlron l4o vlsttés 2 à 5 reprlees, noua avons notê les dlfflcultês easenElelles sulvantes : f) lrlnsaÈlsfact,lon des vlllageols pour le comporEement, de lrAgent, de SanÈ6 Vtllageols (alcoolleme, ab6eDtétsne) ; 11) lrlneaElsfacÈ,lon de lrAgenÈ de Santê Vtllageols pour lratEltude des vlllageole (refue ou nÉgllgence dans la rênuuéraElon de lragenË) ; 11f) rejet ou neuÈrallEé courtolse des vlllageols vls- à-vls de lragent, lmposê; lv) dêcouragemenE de lragenÈ face aux vlllageole qul nrexêcut,ent, Pas ou nêgltgenÈ les consells eE È,âches de eaoEé qui leur gont conflêes, noÈanment, dans le domalne sl lnporÈant de lrhyglène eE de lrassalnlasenenE; v) coupromleslon du Poste sulE,e au non renouvellement de la calsse à pharrnacle pour non palemenE des mêdlcamenEs. Le cholx de Iragent, de eanEÉ vlllageols dolc être nené avec tact, eÈ, dlscernemenE, au regard des nonbreuaea quallÈ6s aËEendues de lul (7). A parE,lr de noÈre Propre observaElon, on pourralE, dans les vlllages à problèmes, avec cependant beaucoup de diplomatie, porEer Ie choix sur lrune des deux personnallÈês cl-dessous assez lnfluenEes dans les socl6Èés soudano-sh6llennes, (sotE leurs houologues dans les aut,res pays) : 1) le forgeron du vlllage, déposltalre des secret,s les plus profonds de chaque famlIle, lnsErumenE de la Dourrlture eE de la d6fense du vlllage (fabrlcaElon de la houe, du couEeau eE de la lance), naltre du feu, celul à qul personne ne peuE, rlen refueer. La grande dlfftculté esE de pouvolr le convalncre draccepter ; 11) le grloE du vlllage, le vral, lrhlsEorlen, très lnsErult des raclnes er. de la vle de chaque fanllle, qul peuE dlre à qulconque ce qurll veuE. dlre, et, que dolE dlre à È,oute personne ce qul lul dott êEre dlE. La grande dlfflculf6 esÈ de pouvolr convalncre les auÈres de lraccepEer. Slgnalons que nulle parE nous nravons not,é de problèmes sêrleux au nlveau de ItAccoucheuse de Vlllage. *Au départ, OCP comprenalc 7 pays parElclpanEs (Bênln, Burklna Faso, CôEe drIvolre, Ghana, Mall, Nlger eÈ. Togo) qu1 furent. rejolnEs plus È.ard par la Guln6e, Gulnée Blssau, le Sén6ga1 eE la Slerra Leone. ;Page 18 2.2.2. Les râches du Poste de Solns de SanEé Prlmalres Ces tâches ruulrlples et. mult.lformes vlsenr. à promouvolr Ia sanEé du vlllage, donc amener t.ouE un chacun à concevolr Ia Santé non comme ltabsence de oaladle, mals coulme un êEaE de bien-êt.re physlque, nen tal eE soclat (7). A ce El tre, le Coml Èê de Santé du vlllage dolt avoir une composlt,lon harnonleuse permeE,EanE un foncElonnement, bênêflque (7). 2.3. Créer une dlrect.lon naElonale de 1rêducaElon pour la sant6 ou renforcer Ia dlrecElon exlstante Promouvolr le développenenE soclo-êconomlque par la sant,é exlge une dlrect,lon natlonale de lrêducat,lon pour Ia sacEé très dynamtque. Sa foncElon prlnclpale consleÈaoE à obtenlr des changemenEs de couportenents des populaElons obJecElvement vÉrlflables ,la dlrect,lon nat.lonale de lrEducatlon pour la Santê dolt, créer ses aDDexea au nlveau des st,ructures admlnlsEraÈ,lves lnternêdtalres eÈ pêrtphérlques. Une de ses tâches urgenEes devralE conslster à dêgager les facteure modlflables de conporÈ,enent, pour les rendre dlsponlbles eE explottables. Pour ce falre, lrEducaElon pour Ia Santê devralE È,rès rapldenenE meEEre eur pled un groupe loEerdlsclpllnalre couposé essent.lellemenE de I'lédeclns de SaoEê publlque, de Psychologuqes, drAnthropologues, de Théoriclens de la communlcat.loo, êEc... Ce groupe lnEerdlsclpllnalre srattelera lnmêdlaEemenE à 1rétude des causes qul déEermlnenÈ, les comportemenEs des populaE,lons. LrexplolEaÈlon Judlcleuse des facEeurs uodlflables de cotrporÈeEent rêsulEanE des êEudes de ce groupe lnterdlscipllnalre conErlbuera à rédulre de façon senslble les 6normes dépenses englouEles en Sacrlflces-Auuônes. Une Eâche pernanenEe de lrEducaË,lon pour la SanEé conslsEera à amener les populat.lons à abandonner leur concepE,lon : SanEê - uêdlcanenEs. 2.4. CombaEEre Ia vente de produlEs pharmaceuÈlgues 1ru UeIqlE LrlnporÈ,ance des produlEs pharnaceut,lques vendus sur le place du llarchê vlllageols ElenE du falt qu'objecrlvenenE, aucun des pays partlclpanrs à lrOCP nrest aujourdrhul en mesure d'assurer la couverture du Èerrltoire nat.lonal en médlcanenEs dans sa Èotallsé. Ce consEat, auEorlse Fassln (2) à écrlre: 'la venEe llllctEe nresE peuE-êE,re pas ce fIéau accusé par la presse de déErulre la sanEê des populatlons". Molns que les dêcreE,s eÈ la r6presslon, la jusEe soluÈ,lon à ce problèEe passe par: 2.4.1. Lr lnsEallatloc drun PosEe de Solns de SanÈ.é Prlmalres dans chaque vlllage du pays. En plus des recommandat.lons foruulées en 2.2 ec 2.3, 1l faudra nécessalretrenE doter Ies Postes eF o6dlcamenEs de prenlère nêcesslÈé: 1) mêdlcamenEs qu|achèt.ent les vlllageols pour les affect,lons qur1ls JugenE rélever de lrautoE,ralEemenE au March6 (vo1r chaplE.re Marchê en sa rubrlque 2.2.5) ;11) déllvrer aux vlllageols les nédlcaments du Poste à des prlx hauEement compêE,l Elf s : au t,ableau III, on note que les produlEs pharmaceuElques du PosEe de Kooporgou (Burklna Faso) sonE nettemenE t, Page 1ÿ oolns chers par rapport aux prlx de ces mêmes prodult,s vendus au Marchê (du Togo tl esE, vral) asptrlne = 7,5 FCFA au P.S.P. de Komporgou cootre I0 FCFA au Marché ; nlvaqulne = 2r5 francs conEre I0 francs ; solns des maux dryeux - 5 francs/seoalne contre 15 francs pour une appllcatlon; solns des plales - 5 francs/senalne cont.re 60O francs pour I tube de pomrnade pénlcllllne UNICEF. 2.4.2. Prendre des mesures 1) "mellleure gest,lon dans la prescrlpEton et la dl6ErlbuElon des médlcamenEs" (2); 11) mellleure dlffuslon de lrlnformaËlon aur les produlEs pharuaceuElques; lfl) éÈabllssement, eE, large dlffuslon de prospeccue sur la posologle de Eel ou Eel uédlcament ent,rant, dans le t,raltemenE des affecÈlons auEoEralÈées par le canal du ùlarchê ; tv) en dehors des éplsodes de famlne eE dréptdêmles, réserver les produlÈ.s pharnaceuElquee offerta aous forne de dons par les pays anls aux seules fornat,lons hospltallères. Les dlspenealres de vlllages, nals surtouE les Marchée vlllageols sont, lnondés de tels produlEs dont, les not,lces dtenplol sont gênéralement, nal couprlses et donE les origlnes (donc la langue) sonE des plus varlêes : produlÈs allenands, anglals, belges, canadlees, chlnols, françals, lEallens, nlgêrlaDs, eEc... v) lnclure la présence drun gros Marché dans les crltères de cholx de lleu dr lmplan È,aElon d'un Dlspensalre. 2.5. InsflÈ.ut,lon drun Consell PermaoenÈ, IntersecEorlel Ce Consell devra êrre crêé à Eous les échelons de la dtvlslon adulnleÈraÈ,lve du Pays, du nlveau cenÈ,ral à la pértphêrle. Le rôIe essenEiel de ce Consell sera de velller à lrlncorporaElon drun volet, Santé dans Eous les projets de développenenE soclo-économlques. CONCLUSIONS La dépense annuelle pour Ia Santê Fanlllale en nllleu rural Eogolals esE énorne : de FCFA 4 214,2 à 15 963,2 par personne eE de FCFA I 537,3 à 3 939,7 par maladle t,raitêe (sott respecrlvemenE de US § 13,0 à 49,4 et, de US $ 4,8 à L2,2). Dans ce budgeE de SanÈé fanlllal, jusqurà 5OZ sonÈ englouE,ls en Sacrlflces-Aunônes donE les vlllageols espèrenE un secours t,ranscendanÈ.1eI. Pour les famllles du m1lleu rural Eogolals, la SanEê esË, beaucoup plus une quesElon de quallEé des servlces offerÈs par les format,lons sanlEalres vlllageolses qutune quest,loe du coûf de ces servlces, nême sl lrlupacE du Dlspensalre se Èradult, par une réducElon subst,anElelle des frals. Cependant,, le volume des maladles auEoEralEées par 1'achaÈ de produlEs pharmaceuElques sur Ia place des marchés vlllageols esE, Erès lnporcanr (25,92 des affecE.lons). Pour promouvolr la sanEê des populatlons rurales, donc de Ia Natlon Eout. enElère, 11 est essenrlel de porE,er les act,lons de sanE6 au nlveau de la rr Page 20 ructure adolnlsE,ratlve la plus pêrtph6r1que, par lr lnstallaElon de Post.es de Solns de Sanré Prlmalres dans tous les vlllages; d'amé11orer Ia qual1Eé des servlces offerts par les formaElons sanlÈ,a1res vlllageolses par une mellleure format,lon des agenEs; eE, velller à 1r lncorporat.lon d'un VoleE SanEê dans Eous les pro jeE,s de développemenc soclo-économlques par l'1nsÈ.1 EuElon drun Consell PernanenÈ, Ict,ernaE,lonal. Ce t,raval l aura aEEeln t. son bu E s I 11 con E,rlbual E, Ean E sol t, Peu à une anélloratlon subst,antlelle du budget, du MtnlsEère de la Sanfé ec à 1'avènenenE de la SaoEê pour Eous drlcl lran 2O00. RESUME En Janvler 1987, trenEe-une (31) famllles toÈallsanC 131 Personnes de quaEre (4) vlllage du mllleu rural togolals onE été lnEerrogêes 6ur leurs dêpenses annuelles pour la sangê faulllale, pour des af fecË,lons t,ralÈées à la Mêdeclne Tradl tlonnelle, par achaE de nédlcament,s au Marchê, au Dlspensalre, à lrHôptÈal, et en Sacrlflces- Auoônes. Ces Sacrlflces-Aumônes coûEenE Jusqurà 5OrOZ du budget annuel de SanEê de la famille. La dêpense annuelle Eoyenne par menbre de famllle srêlève de FCFA 4 214,2 à 15 963,2 et la dépense annuelle moyenne par naladle EralEée de FCFA I 53713 à 3 939,7 solt, respectlvemenr US § 13rO à 49,4 4rB à 12,2 (pour I US § = 323 au taux OMS de Janvler f987). Lrabserce de servlces de sanÈé dans le vlIlage (Dlspensalre eE/ou Poste de Solns de SanEê Prlmalres), conErlbue à mulElpller Par Erols (3) fa dêpense annuelle moyenne par lndlvldu eE par deux (2) Ia dêpense annuelle noyenne Par maladle traltée. Pour les famllles vlllageolses, la sanEê esÈ avanE EouË, une 1 quesElon de quallEé de servlces offerÈs par les formaElons sanlEalres qu'une quesÈlon de coûÈ de ces servlces. LrauEoÈ,ralEenenE par achaE, de produlEs pharmaceutlques au Marché du village représenEe 25 r91 d,u total des affecE,lons t,raltées eÈ, sreffeclue au d6t.rinenE du Dispensalre. Pour promouvolr la sanEé des populaE.lons rurales, volre de la NaÈ,lon Eoute ent,lère, 11 esE recommandê: 1) dtloEenslfler Ies acElons de sanE6 au nlveau de la sÈructure admlnlsE,raglve la plus pérlphérlque; 11) d'aceelÉrer lrlnsEallaÈlon de PosEes de Solns de SanÈé Prlmalres au nlveau de Èous les vlllages ; ilt) d,anêIlorer la quallEé des servlces offerEs par le Dlspensalre; lv) de former des Médeclns de Santé Rurale et de créer uee Ecole Int,er-EE,aEs à ceE effeE I v) de met.t.re sur pted ue Consell PermanenE InEersectorlel, du nlveau cenE,ral à la p6rlphérle, quI veulllera à ce qurun voleE SanEê solt lnclus dans Eous les projeEs de développemen E soclo-économlque ; vl ) d'augmen Eer de f açon subs È'an t'lel Ie la par E' du budger du Mlnls È.ère de la Sar ré. Page 21 SUMI"TARY In January 1987, EhlrÈ.y-one famllles aruout.lng Eo 13I persons ln four vlllages 1e Togo were quest,loned abour thetr annual expendlr.ure on fanlly healÈh for dlseases t,reated E,radlonally, Ehrough the purchase of medlcament,B aE, the markeE, or aE Ehe dlspensary or hospltal or by neans of sacrlflces-alns. Theee sacrlflces-aIms cosc up Lo 5O'l of t,he annual famtly healÈh budger. The average annual expendtture per famlly nember amounEs to beEseen FCFA 41214.2 and FCFA 15r963.2 and the average annual expendlEure Per dlsease È,reated beÈween FCFA 11 537.3 and FCFA 31939.7, l.e. US $ f3.O Èo US § 49.4 and US $ 4.8 to US $ 12.2 respecÈlvely US § I - FCFA 323, January 1987 exchange rate). The absence of health servlces ln Ehe vlllages (dlepeneary and/or prlmary healch care post) coatrlbutes Èo mulEtpty by chree Ehe average annual expendiEure Per lndlvldual and by two Ëhe averabe annual expendlEure per dlsease treaEed. For Èhe vlllage fanllles, healEh ls above all a quesElon of Èhe quallty servlces offered by the health cent,res raÈ,her than a quesÈ,lon of Ehe cosÈ, of Ehese servlces. Self-uedlcaElon by means of the purchase of pharnaceuElcal product,s ln Ehe vlllage market, repregenEs 25.91 of Ehe ÈoEal of the dleeases treaEed and Ehls ls co the det,rluent of rhe dlspensary. To prouote Ehe healrh of Ehe rural populaË,lons, and lndeed EhaE of Ëhe nat,lon as a whole, lÈ ls reconmended : (I) Eo lnEenslfy healEh programmes aÈ Èhe level of Ehe mosE perlpheral adulnlsErat.lve sErucÈure; (fl) accelerate Èhe seÈElng up of prlnary healeh care posEs ln all Ëhe vlllages ; (11f) loprove Ehe quallty of Ehe servlces offered by Ehe dlspensary; (1v) Eraln rural healrh uedlcal offlcers and establlsh an lnÈercounÈ,ry school for EhaÈ purpose (v) seÈ uP a permanenC lntersecË,oral councll, frou Ehe cenEral level Eo the pertphery, whlch wlll see to 1E ÈhaÈ a healrh couponenÈ,ls lncluded 1r soclo-economlc developnent, ProiecEs (vl) lncrease the anoupE of Ehe budgeE allocaÈed È,o Èhe MlnlÈry of Health. Page 22 EIBLIOGRAPHIE 1. BONNET D. ReprêsenÈaË,1ons cult,urelles du paludlsme chez les Moose du Burklna Faso, 1986, mul rlgraph, ORSTOM, Ouagadougou, 64 p. 2. FASSIN D. La venEe tlllclEe des médlcanenEs au S6nêgal. Coneéquencea pour la sanÈ.é des po pu la Ë,1on s . Bull. Soc. 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H YÀ4 frÆOtr{E f,r çaHl! EiYtc(x6 HHêr\ a r.l g g atl(n a Èrl ooo)t{ r{ .o odÉ d'-loÉzd q{ ta\ tr\ O -'l -l Fl r{ fro sFfH Ê'lÀOOÉqv(JolHÀoB tç5tdE{}{ IO rqH(/) <ro= u* g, r(l, É F{o o E!o o oI +{ .P o oÇ{ç{d d o,do q) d o) H ,o E o E Q) r{ +, 6 .P E ut ao t{ P{ o t{ a o o tQ)§ +tÉ 0) t{ & o f{+ 6 o, o t{(.{ qr ...1§o a oFl .t Fql Ét frlÈ É r-1 IJ É ç'l E{ # s BI e B a E e H E H E rn tna E Èêl dH !l fi F-l Êq É O\ O\ O\ <+ 'r\tr-N+ -1 "{ r{d+ o E{ \or{È{ .+ tÉ + a + H c-- o Èd + ê F{ §, o-{ H + E{ rôr^ tr\ r{\o r.\ \o Ft !ta §lorl E + E{ ul d\o r^§tr{ÔJo\F-{Èd @a co \o r{ @ F{ §--t^ \oê Ot o ra\F§J F{ :fS§rco r{ §, §, -1. \o cv @O r{ r- c- N .1 F-{ a o h0 dd r{ +{ È F{I d!d =o)la{ooo ,DPsc ..{ tiC O I@.-lPrOl,c-!4Poooo \ô o\ o rl -l o) E b ..1 + +{ ddI{ O)É. tr ..-l odÉrlD.4 'dP 6 § O O Ê{ .r-{ 'rJ tr U, Êr\Od.-{O H nn[[ E{EÊl!Éo\ \o -f, r.(\Àrrcv a + B rl o .r{ .+J Éo t{\o(.{ .o f.{Ê .+J ! o)É o) + .r1 d t-{{Jl o d od o E o F{ Éo -{0) a o, o .ol 4rl .Ê{ d t{p d,É o +, o o(+< (+-{ d old o a 0)d É o ..{ .p ..{ .p Êj(Tp, q)É F d H H a dq) -l .od E{ I I I }J HoH o c.) F- uî .1 @ Cî r.- @ o o\ ..s O c.)(.l (\ rio HB EEdE u1 < ole rr\ Fa cî (1 .tlrr(\v obsoo\ @(.) 0\\o .1 ri obe hF{\oôOO\ c! -1O\v È H HÀo olq c?r c) o\Oor -1 v uî bq\o r^|.\@-f (Y)F{ (ÿ)v r^ ùs cî O.@ôr\ u\ O\ F{ ôlv tr1ÉH U)2 trlp. a Ho oler- r'-O r<@(71N où{Nr- @@\o @?i ôv oleh@ r\ f\ cl hrrÔ.lv frl iE()& h ùÈe@\O \.o\o c') OÈqOho\O (\ §v hÈc@F-\o ô,1 C..l rOv I r'1 B AH8Hs sÉE O^È- be 11 \O c!h oler/\ l.-O\ô oco cî v Qle§l c!§\o \o r\ FJ fî v Êl() F]È H tr] Fl (n z o ÊlÉ H tn2I{ o{(n H o JÙa ÉJ(J zlkllq ra i o frl(J z Td(n klù or -I zo rJÊtlql ÊlÈ HÉ HE t! Êl Hz <n È ü :)ô o. zl <l z 2Id l&U f! z JI] (n È:ÊI =H(J I4I!Ê.ÊI akl v))zl tJI o. Ifrlo q) o oo(0 ..{ § J tsoH o o. .v o+ts o+ -oo00 'À 'o(,)o0 O '-loc5zO vÿ, tlÉ H az td o.(n Ho az a <nÊl() }.]JH o o. oY ou o >{ lrl& H azkl o.(n Ho () kl td() ÈJ H p H tdJ EO F F]4 Er at-l tr\ .+ -{ tr\ o\ c\, o s §l §1 \ÔÈ §J c,\\o st .+ -{ \o o\tr\\o- -J' O -{ \o§* lr\@- .-{ C\J srt, l.rldta É o, B .FtÊ @§\o. \o -f E.: -fN È- \â r{ b' .+- FIN t l-clotk lg \o coÊi!+. \oô\\O -{-\o- §, C\J\/ \o .+ b\ -{ u-\N o -{r{ oÉ I 6 Jrk E ë O) 5 oodr0) :i \ô \o(\ fv' r-- .-{ \o R\ q) -lr{ O\ >itf\ \o r1 à r1 l(\ o, P. oV o .p o >< o t{ d v)É o)p. a rd C) o) d o Urd -1 -{ .,{ + o I, ._t c o !d + d3d I o .O^ ..{ og)p,g)Jc ooVE{ o) t{ d u)Éo Pi a .,{ d v, cd o O) tud .--{ r{ ..{ F{ d +) o E{ B,dd r.l ..{ o -l a, cd ..ri ol Ê{ .A d a o)g a ..{ .d o d Q) o É, à) ap d Fl o o oÉ 0) aro tup. dr{ c o Flq) a) +JÉq.) E op .-t d t{ +rl o d oÉ tQ) +) a |t) Hd9r o, o\o +) .r{ d t{+ al c o .F{ +) oq)qr (.-{ di el od o 0, o .d co .-t +) ap .A F{p a ..{ lÊl I p HH d 0) ?4p dÉ{ f{(\Jofrr J r-t .P C\NÉ:1QtDfilëJ.-{ CrIt Oeld q-{ ,() -(tilct\+ uroS .'( ddÉ6,)à Ê{(/) Oq{ .-l E q{o ..{Gr c§o()o r{O0) F{É O rf,ôÊ (I'cv6F-)'ô oO ..{ È{ Ei 4-' r{ ..{ oÉd c '§Ë+ F. ..tC -lro o.-{t{ C.t].O .-l cJ ^(û O tu+ ri oE- g) O\n)," ..{ o;i co .-tQod<.1o r-{ 0")lf\ -l 'd -{,fii .ô .Ë .É^.)l fl , (11 5d.; *Çr «dr{ qrrI' (,@ c1 -t.d, c.'{ O ..o 0J8-.9§# à .r{O o * tud -{ frc, it' - ..{ C'r O ..dG)0)(rtuo5 P{ fi q{ .O' in}( o ç{ -r-rt.; or.-t .-i c,\-/ (, -'- (\) ['] .-{ C) tr d ..t p-r a cd o a Êr -i(! ç ..J -1 O> JTJC ot{dc)(.{ (,/] Ft q{ 0)d «l-{(lr r{ I{ .-l +r(dt:O fl{nj(.{ o -+rç.'c(,ç.' U nro (lrr0ÿÊ{ (d n-'Ot- 5P{ d c.r o)trl cJ r-l -1 (!) 0) ,J, (D c  qJ +l a o) -{o o o {J +) olol * r{ r+ M\ (vt- cot.\tr\\r- r{ F] E f< r{ r{ O\ lf\O\ ?r\ c! tf\st r.\ -l ++ g)a Fl ,.-looq^t q{ r.\ cv U) 8gj EBt-{ =r,'i D()< â t(^\ tnta rl@r\o\f,\o C\l r{ O\ F{ -aÈ-- @s$È'- ,r\ ++ ao ..{ +{ooq{ q{ f c\J atO\rl c) §- *\c)t''\Ê{ tsf ÉHÉ\ C)l-r t^ .t rq v)c.- cvcv o\C\, \O + @ul oo(+{ C{ l.r\N f'] fi .': (_.) tt Or(e H ,l c--(r\ OÈ- r{ c!t'.\ o\È{ r{ \o@ t'- OAR r{ l{.\ + a+ Oo(r ..-l o(rrqr -{ cv O\ \O \o È.-\o \t -l Êr\ ET r_) f r{o -{ t'-l.r\o\r{\ \O ++ aa oo(.-{ Çl cv c\t t..tÈ tsf I-.1 laÊl (J EEËEÇaaÉl Êl C'-\O !+ o\ ra\ È.- cu o\ oco o\tt-* o\O r{C! M\ ++ a a/, oo(.{ (H O N-\ r{ o{) o C) lnÊlr n('>l r1 àîIfl,, fllË il-rl H(fl l- * f'l E ln r-1Ê,(,? l-l () a-aü El F t-t l.l '(,i ltlI, LîH r-l r1 t'l frl(Jl rILlH cl a 4a v?,ü ... ,l r-lH n T,l F] i-I ()r r,) l-{a f.lü ÈÈ rnÈf :1 Ér .!, !:l '4 êr f{ C) rl r.ü F,f,l CH t:: f,rl e() a oj ll. .-l tt) rl Ortd H nl t'l I v E'l r,J Ortnl.l oH 5 fl T' FJ I t::lf f^la.j lg§ TABIXAU LII : LISIE DE OUEITUES PROUJffi PHAR!.1ACU.rrIqJES rES T"TARCHES VILUCEoIS* PRD( r.lNrrArRE (rcrA) Nso cürærc{rt CooposlËlon essentlplle Indlcatlors prlncLpales au Marchê Asplrlne Aspro A.P.C. Aclde Acetyl sal{cyUque (A.A.s) A.A.S. AA.S. + cafêlne Strlfagrnnldlne Ctrloroqtrlre A.tuS. + cafêIne Paludlsre, frmhalg{es, Céphalêes, Asürerüe. CAphâtêes, analgrlsss'pnts Cêdulées, flèvre, gate Palrrr{ær lcnbalgles Paludlaæ, cêÊral-ees, flèwe, loôalgles Tor-o<, coryza, flèvre, lcobalgles Dlarrtrêe, dysenter{e, l'latx de venÈre, plâ{e (appllcatlon podre conEenre dans ]a gelute) $@enulEe corrp. - 1O frs I appllcatlon - 15 frs arbe - 6@ frs bolte - 30- 35O fts conp. - 7r! 1O frs gelu1e - 1È5O frs. I savon - I5G2O frs. au P.S.P de I(mpor8o.,il2) cûrp. - 7r5 frs Solns - 5frs/sonalne Solns - 5frs/sernaine NlvaquIrc Phen6lc PenlctIllne pümade rZ(UMCEF) PenlcllUne pounade 3Z(tNICEF) Fmade chlnclse Pactol Savm Robert (?) Paludlsæ,, cêphafêes ctrEp. - 3O frs Dlarrtrêe cory. - 2! 3O frs Paludlæ, cêphalêes, asthentes, lcnbalgles, aBlgrtsserænts cû[p. - 1O frs çry. - lO- cûDp. - l2r5 frs @mp. - l0 frs cûnpo - 2r5 frs cop. - IO- Ur5 frs Cory (coryphredrlne)I Ganldan Penlctlllne Iâtx yew PenlcILLI-ne Plale &ralypErrse, Itntlnlrcauphre FucnlWÈus, I{erËlnl Tqrx Tetracycllne Terraclellne 7 * De runbrernc auÈres produtts exl-stmt. : a) cosmétr4"os ; b) produtts rnn ldmÈIflables, faute drêctquettes ; c) prodults drobÈenE-ton lruposslble (psychorropes, anphetalræs) ; eEc... (1) Cory : crès vtet»r mêdlcanenEs d'avanE tes lrdépendances - retlré du cosærce deprls forc lorgterys. (2) Poste de Sotns de Sanrê Prlnratres 6r', r61]lage de htruporgor (hrrktna Faso) : les trdlcactons ne snÈ pas forcâænt celles du t,tarchê (données rearetlltes lors d'tme lrspecclon personnelle). +o + H :c + a + E{ o + H + H d F{ O Fl N ôl § ô{ F{ @ r{ ôl C!N c! ôl .t \o (?l l'- o.l ll.r N E{ N.t F- F{r< (Y) \î ,.1 HoH O c{ ôl F{ \o 71 l'- c!o\(?l r*ÔJ ôl 1r1 o ('t §l (1 trl&H U)z O{ v) H a () td IrI(J J FJ H ElJ o az o(â^ Z lr)oo.HO ts !,/(J trl I f&r!o <Ho(/.1 !Éfvo HzÊlE ÊJ Ér H ù ts frla Jlrl H F2r{ d rd ç4 frl d o. ÊlaO = (/) O) .d (! -o E oJ a o ! ..{ (U F{ U u tr (,) lf,J 0.) - oâ JDOa I(J H H& I O tr-l tsa o o o \o) (o \q)(J a (U (n E] trl() z Hz È-1 >i Io d ra tl]É fi-l c oa o .o o - o o, .À o o E 0, (J z <n Io Ho& C) I H o. <n tI]& o OJ L) .H ÉL OJ 'o o u) 0., \q,l o !)(J a) Ë o o lJ L) c o o ü tJ ! o. x n (n E <nÊlD H(, O ,lo ts & tdâ (l) o F{ oa o o o o o 0) 10J .Ë tJ tf (0 ..1 o td Ho l! ! o ç& HFa L](J Hâ td EO H tn a U -o o o o U l] OJ U oE oço o o o Nlr (0 E .d ca o\a, c .d I() o 'o L o x o c .il u o U ! c H o ! OJ (, E o ! o o. tt)ÊlÉ H H H a É o. I a t.l a tl.l H ts(J Ir-l l! z H \(L, tJ U o E \oJ tr o. E fJ t{ o o. I ! U) o o. c o ..{ !,(o LJ UI (U o c c o tr (U o(u() o u c o Eq, U I o o U a H d Fûl tsaÉl o Înzo H F(J rl] Iq Irr ! lJ (U (n c o .d o - É o(J D H Êlx IIJz x oH a! hl H v) I tJ o o. I :c +o + B + o + H a +B + E{ o F{r{ F (.) J HoH (?) F{ Cî F{ (1 I ll ll I I lt ll il I lt I I r-\o @§ de1(n r{ o -{ .-{ C) Éco ..{ + ..{ <J CJt{o(4 tl 'r{oo d(/)Fl .H\0Jtrqt O,tOU ooÊ.'r{ r{l(OO.\n-l (t 'r{ OË>.:oIÉ I ll ll il Hlt ll il ll ll lt il I il I ll Nll il il ll ll lt il ll ll lt ua lt Nll lt il ll ll il lt il I lt .Sll -1 il r{ ll I ll lt lt ll ll ll E{Ea:Ë uÉ o E OJ o o .,{ lr o 5 o ..-{ tr oEu (,) o o\c) o 'ri .{ o ! !q) c .0., (4 L{) o -.t oo ! (u Ü) .,.{ x o IJ o o ,il o(, z ii .l Ioz H :qd Iotso rt,zo H FO LI] t& t! (U u .r-t <1 H td lrj 7,z o\o) .i ..; E o o ro at) o E o .o oo a Td ÊJo rI]o o o tl fr rÊ tn G] d ts a tsz frloH(J tf o U) o 'rJ o !I o lJ o o, o ! oU cg.l .Êl ll Oll >il ollOrl il cll otl Z.tt I I ll ll ll il I lt lrI I il lt I tt -1 + n + l-a irl + r-) + E{ -{ + E{ r{ + E{ c! r{ §J r{ r{ r{ §J r{ É1 N È{ r{ N cv -{ N rl §J C\.1 .+ F{ -{ r{ cv $ tsl F-!ô E- O Èl r{ cv r1 a G) .+J ..-1 r-l n frq) O) (o eJ H f1OI,lf'. r'- E-{ a 0) -t o 0 i'l t--l Ofr Étr0) lo)lrt lil l:-- § a 0) +)ofl a .4 :1 ?-1 (d flr i'l E i-l H U) rr'l i,l t 13 co lirlr fl() r,l tr, il El Ë frt Ë i{l ; ç§l Or .1 T a 0) -t c)dÉ (r) 0r () f t, lfili lô I r1.! ig O l'.1 C)'H(5() 'li( rlÉ, I -l !l 0) t{ .p Èi c, (t) (t) --l l: O) Frll tü r) ol{ +) t(l) :, O) +> .-{o)I +tJ(U q) ..-{ 0) It a 0) .Cl !n o trtt o (lr t: rr(o r:l(l H a'l .n fr['r q) o --1 -]ct :1 ô(,) O) c) ..-{ ol o dD '0) r< a o) «t --l o. a ...1 tl oJ (fl Or a o .() q) Ir ü) -tJ 0l È1 m[] o) o ,l flrÿ;O Ë{ o EN CJH C) !< tn() rl rlH l> (n frl rl tn É t-r l-1 at.l .l Ir ll l1 1J H ^JËrl (n (.) 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J , t K , I Y LOHE TAB L IGBO AFAYAN I a ( \ .» j t. \ l !) I FORMATIONS SANITAIRES AU XOUELLES ONT LES FAMILLES DES VILLAGES SOULIGNES. Hopito I Dispensoir. CQURS @ o GARE Kot o9on ougbo ire I I ! I I I i i ) ! I I \ I ! ! ! ! I I I ! I ! ! II l H
Всемирная организация здравоохранения (ВОЗ / WHO) · Technical Documents
Dépenses annuelles pour la santé de la familiale et volume de la morbidité dans les villages d'Afrique de l'Ouest : 1. en République Togolaise
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