Onchocerciasis Control Programme in lVest Africa Programme de Lutte contre I'Onchocercose en Afrique de I'ouest rorNr pRocRAMME coMMrrrEE Jpc - ccP coMIrEcoNi?'xLBH PnRoGRAMMEOffice of the Chairman COMITE CONJOINT DU PROGRAMME Quinzième session Yamoussoukro. 2a nov.- I décembre l9a4 Point 6 de I'ordre du iour orovisoire JPCl5.3(ocP/EAc /94.t\ ORIGINAL: ANGLAIS Septembre 1994 COMITE CONSULTATIF D'EXPERTS Raooort de ta ouinzième session Ouaeadoueou. 6-10 iuin 1994 TABLE DES MATTERES Page Liste des participants . . . . Résumé analytique et recommandations . . 2 5 l. 2. 3. 4. 5. 6. 7. L 9. 10. Ouverture de la session . . . Adoption de I'ordre du jour Suite donnée aux recommandations de la quatorzième session du CCE Questions découlant de la quatorzième session du CCP Examen des questions opérationnelles et techniques Evaluation prospective à mi-parcours (Phase IV) ' ' ' ' Divers Date et lieu du CCEI6 Adoption du rapport Provisoire Clôture de la session . . . Annexe : Rapport de la quinzième session du Groupe écologique . . . 7 7 8 E l0 l9 20 2t 2l 2t 1) )t , IPC15.3 (ocP/EACt94.l) Page 2 LISTE DES PARTICIPANTS Membres professeur (Mme) Adenike Abiose, Medical Dircctor, The National Eye Centre, P.M.B.2?Â7, Kaduna, Nigeria Dr y. Aboagye-Ana, Residenr Medical Officer, Department of Health and Nuclear Medicine, Ghana Atomic Energy Commission, P.O. Box 80, Iægon, Accra, Ghana professeur D. Calamari, Istituto di Entomologia Agraria, Università degli Studi di Milano, Via Celoria 2, ?n133 Milano, Italie professeur A. Degrémont, Directeur, lnstitut Tropical Suisse, Socinstrasse 57, B.P' 4{Æ/2Bàle, Suisse Professeur J. Diallo, 5l Corniche Fleurie, [:-Roseraie, 06200 Nice, Frarrce Dr A.D. Franklin, 14 Impasse de la cave aux hérons, 771æ Meaux, France Dr Jorg Grunewald, Institut fi.ir Tropenmedizin, Wilhelmstrasse 27, 72074 Tübingen, Germany professeur D.H. Molyneux, Directeur, Liverpool School of Tropical Medicine, Pembroke Place, Liverpool L3 5QA, United Kingdom Dr J. Prod'hon, ORSTOM CS No 5, 213 rue l:fayette, 75480 Paris Cédex 10 Dr J. Frank walsh, 80 Arundel Road, Lytham st Annes, lancashire FY8 lBN, United Kingdom professeur G. V/ebbe, London School of Hygiene and Tropical Medicine (Universiry of London), Keppel Street, London WC1E 7HT, United Kingdom Organisation mondiale de la Santé Dr E.M. Samba, Directeur du Programme de Lutte contre I'Orrchocercose, Ouagadougou Dr H. Agoua, Unité de Dévolution, Programme de l,une contre I'Onchocercose, Otragadougou Dr C. Back, Unité de lutte antivectorielle, Programme de lltte contre I'Onchocercose' Bouaké Dr B.A. Boatin, Chef de I'Unité d'Evaluation épidémiologiçe, Programme de lutte contre I'Orrchocercose, Ouagadougou Dr O.W. Chrisænsen, cOnSultant, Programnre de lune contre I'Onchæercose, Genève Dr C. Ginger, Administrateur, Projet de chimiothérapie Macrofil, Programme de lutte contre I'Onchocercose, Genève Dr J.M. Hougard, Unité de lutte antivectorielle, Programme de lutæ contre I'Onchocercose, Bamako JPCl5.3 (ocPiEAC t94.t) Page 3 Dr I. Niambelé, unité d'évaluation épidémiologiçe, Programme de luBe coDtre I'Onchocercose' Bamako Dr K. Nimaga, Unité d'évaluation épidemiologiçe, Programme de lutte contre I'Oæhocercose' Ouagadougou Dr D. Quillévéré, Chef de l'Unité de lutte antivectorielle, Programme de lune contre t'onchocercose' Ouagadougou Dr P. de Raadt, Directeur de la Division de la lune contre les maladies tropicales' Genève Miss L. Ravelonanosy, Chargée de Programme, Bureau du Direcæur' Programme de lutte contre I'Onchocercose, Ouagadougou DrJ.H.F.Remme,ProgrammespécialdeRechercheetdeFormationcorrcernantlesMaladies tropicales, Genève DrA.Sékétéli,Chefdel,UnitédeDévolution,Programmedeluttecontrel,onchocercose' Ouagadougou Mr E.J. Senghor, Chargé de I'Information, Bureau du Directeur' Programme de lutte contre l'Onchocercose, Ouagadougou Dr E. Soumbey-Alley, chef de I'unité Biostatistique et Informatique, Prograrlme de lutte contre I'Onchocercose, Ouagadougou Dr A. Tiemtoré, Coordonnateur interpays de ta Dévolution, OMS/AFRO' Ouagadougou Mr J.M. Trudel, chef de l'unité Administration et services de soutien, Programme de lutte contre I' Onchocercose, Ouagadougou DrL.Yaméogo,Unitédelutteantivectorielle,Programmedelunecontrel'Orrchocercose' Ouagadougou Banque mondiale Dr Y. Genevier, specialiSte en santé publique, Division de la Population et des Ressources humaines' rù/ashington, D.C. Ms. A. Pradel, Département de la Santé, Washington D'C'' U'S'A Programme des Nations Unies pour le Développement Mlle Aissatou Cissé, chargée de Programme' PNUD' Abidjan Autres ParticiPants DrP.Brika,CoordonnateurnationaloNcHo,Bouaké,CÔted'Ivoire JPCr5.3 (ocP/EAC t94.r) Page 4 Dr G. Kadadé, Coordonnateur national ONCHO, Niamey Dr M.C. N'Dour, Coordonnaæur national ONCHO, Thiès, Sénégal Observateur Dr M. Pacçé, Sight Savers, c/o IOTA, B}. V\E, Bamako IPCl5.3 (ocP/EACt94.r\ Page 5 RF,SLTME AI{ALYTIQLTE ET RE'COMIvIANDATIONS l. L: çinzième session du Comité consuttatif d'Experts (CCE) §'est tcnrc à Ouagadotgol' Burkina Faso, au siège du Programme de luUe coilIE I'Onchæerco§e en Afri+re de I'Otrcst' du 6 au l0 juin lgg4, ro* ËpJsideËe d' Professeur David Molyæux. Uæ séarce d'information zur les operations du Programme aétÉ organisée le samedi 4 juin' Z. La grande partie de la session t été consacrée à l'élaboration ôr Rapport d'Evduation à mi- parcours (phase IV) dont le ccE a êté cbargé par le comité conjoint du Programme (ccP) (voir section 6). 3. Iæ Comité a été informé de la pÉsentation du raPport de la session de juin 1993 du ccE au ccp et des conclusions et décisions dudit comité à sa seision de décembre 1993 (voir section 4)' 4. Ir CCE a noté avec satisfaction que les opérations de lutte antivectorielle ont été effectuées sans problème durant les douze derniers m-ois et çe la situation entomologiçe reste très satisfaisante iparagraptre s 44 et51). L'utilisation de sondes à ADN pour différencier les espces d'Onclocerca est ,,"inir*nt devenue une activité de routine (paragraphes 48 et 53). 5. Lc Comité a u,pimé son inEiétttdc qu'un changement de compagnie aérienne pour la ffriode de L996llryz pourraii ,o.prorrtt , le bon déroulement de la lutte antivectorielle (paragnphe 62)' 6. I-e Groupe écologique a autorisé I'utilisation d'un larvicide zupplémentaire (l'etofenprox ou vectron) (paragraphe 65). Ir Programme ayant, de ce fait, sept insecticides à sa disposition' lc ccg soutient Ia recommandaion du Gràupe écotigique quc Ia reclurche dc noweatu larttictdcs nc soit pltts tne prioité pour le Prograrrune (paragraphe 66)' 7. Lc Comité a recommtlndé que le nwdat du Groupe écologique soit êtargi pour inclure la surveillance de I'effet du peuplement (paragraphes 70 et 71). g. L,évaluation épidémiologique, soutenue par sa conformité aux prédictions épidémiologiçes d,ONCHOSIM, a ,orrtriUre à ia décision d'arrêter la lutte antivectorielle dans cinq bassins fluvi1u1 situés dans l'aire initiale du Programme (paragraphe 72'1. k Comité a noté çe dans la région de Bui la sitnation épidémiologiçe n'est pas satisfaiüni. et a dqwdé à ce qu'utu not»ellc éAtdc iruensive soit fiecruée dans cette imponane zonÊ' 9. Après cinq ans de combinaison des traiæments larvicides avec le traitement à I'ivermectine en GuirÉe, les ençêtes ophtalmologiques ont montré une çasiétimirntion des microfilaires intra- oculaires et la disparition des lésiôns récentes du segment antérieur (paragraphe 74)' 10. Des progrès ont été Éalisés dans la recherche d'une épreuve immunodiagnostique fiable (paragraphe-76j pour la détection précoce de I'onchocercos€. 11. Deux millions de persorures sont actuellement sous traitement à I'ivermectine dans I'aire de l,OCp. L,acceptabilité ei l'observation du traiæment restent satisfaisarüs (paragraphes 77 et 78)' lZ. Une analyse comparative des coûs des différentes méthodes de distribution de I'ivermectine montre une variation de US $ 0,50 à US $ 0,06 par traitement (paragraphe E0)' JPCl5.3 (ocP/EAC t94.t) Page 6 13. Dix pays participants ont achevé la révision de leurs plans de dévolution et æuf d'entre eux ont conracté la Banque mondiale pour le financement (paragraphes 83 et 84)' 14. 116 villages ont été examines dans le contexte de la surveillance épidemiologiçe post-traitement; les résultats onl errcore confirrré I'absence de transmission (paragraphe E5)' 15. Un rapport sur les ésultas d'une mission d'évaluation épidémiologiçe au Niger a fait ressortir les aspecs essentiels de la dévolution (paragfaphe 9l). U ComitA a reconutandé rye dcs cadres gencàt1es pour l,æécwion des activitéi dc-üvotwion soierü üveloppés (paragraphe 93)' 16. I-e comité a accordé une attention particulière au( qrestions relatives à I'intégration, à la surveillance et à la lutte élargies à plusieurs rnaladies ainsi qu'à la relation entre les activités de dévolution et le système de santé de base (paragraphes 95 et %i' A ce propos' le CCE s'est déclaré satisfait de la contribution des coordo*Ëurr-*iionaux çi ont particicipe au( travau( du comité (paragraphe 98). 17. En ce qui concerne le Projet Macrofil, le comité a recomntandé que dcs essats cliüques sur l,Amocanine soient erurepis dès qu'un exâmen des données cliniques sur les-2O00 patiens traités.en Amérique latine le justifiÉra (paragraphe 109); toutefois, étant donne çe le fabricant de I'Amocarzine ne s,intéresse plus à ce médicament, r'analyse des stocks existants devra être effectuée avant d'entreprendre d'autres essais. 18. I-e Comité considère qu'étant donné les résultats signalés par Macrofil, on peut conclure qu'il est peu probable qu,un ,r..ôfil"ri.ioe appticaule sur le t ain et utilisable sur le plan communautaire soit disponible d,ici la fin du programme" I*s activités de MaÜofit devront être axées sur les essars sur l,Amocarzine (si tes stocl<s ,àt uioblrr), dcs études sur des doses élevées d'ivermectine eî sur l'uMF 078. 19. Des simulations par le modèle épidémiologique, oNCHOSIM, ont indiqué que I'ivermectine Éduit le niveau oe fécondité du vers femeile lparagrâpne 111) et que 12 ans de combinaison de la lune antivecrorielle/ivermectine réduisent le risque àe rJcrudescence à moins de l% (paragraphe 112)' Avec ce scénario, I'utilisation de l'ivermectine n. ,rr" pas nécessaire après 12 ans de lune combinée' Dix ans de lutte combinée (ivermectine/traitements larvicides) nécessitéront la distribution de I'ivermectine pendant l0 ans encore après l'arrêt des traitements larvicides pour réduire le risque de rccrudescence à moins de l% (ParagraPhe 113)' zo. I-e comité a noté avec satisfaction la réduction considérable dans les prévisions budgétaires pour la periode de 1992-1995 (paragraphe 114)' JPC15.3 (ocP/EACt94.r) Page 7 1 OI.IVERTT,]RE DE LA SF§SION 2L. L: quirzième session du Comité consultatif d'Experts (CCE) s'est tenue au siège du Programme de Lutte contre I',Onchocercose en Afriçe de I'ouest (ocP) à ouagadangou @urkina), du 6 au l0juin 194. 22. Dans son discours d'Otverture, le Président, le Professeur David Molyneux, a soutr'aité la bienvenue à deux nouveaux membres du Comité, à savoir les Drs Jacçes Prod'hon et Frank Walsh, dont la vaste exÉrience dans le domaine de la santé publiçe et de la lutæ contre I'orchocercose constitue une contribution précieuse à I'expertise dont dispose le Comité' 23. I-e professeur Molyrrcux a également souhaité la bienvenue au Dr A. Tiemtoré, qui a représenté le Directeur du Bureau iegionat Je I'OMS pour I'Afri+re (AFRO), au Représentant de I'OMS au Burkina Faso, aux participlnts de I'OMS/TDR, dt I'OMS/CTD, du PNUD' de la BanEre mondiale' de 'sight savers,, et au ctoordonnateurs nationaux de la côte d'ivoire, du Niger et du sénégal. u. I-e président a ensuite indiqué la nature particulière de la session de cette année, étant donné que le comité avait été ctrrge par te comité ,orpint du Programme (ccP) d'entreprendre I'Evaluation prospective à mi-parcouÀ (i't"r. IV) qui pr.ndo la grande partie du temPs du Comité' A cet égard' re professeur Moryneux a exprimé ra recànnaissance du ccE au Directeur du Programme et à. son personnel pour l'excellente séàrrce d'information organisée le week-end précédent, ce çi a permis au ccE de se passer de la rewe habituelle des ofratùns de lune et d'autres qLlestions, laissant ainsi du temps pour l'exercice d'évaluation. ADOPTION DE L'ORDRE DU JOIJR L'ordre du jour présenté ci-dessous a été adopté par le comité25. A. B. C. D. E. F. G. H. I. J. K. 26 27. un réaménagement des points de I'ordre du jour a étÉ, fait dans le raPport pour en faciliter la I-e rapport de la visiæ sur le ærrain effecnrée par les Dr Grunewald et Walsh sera considéré sous le point H (Divers) 2 Ouverture de la session Adoption de l'ordre du jour suite donnée aux recomrnandations de la quatorzième session du ccE Questions découlant de la quatorzième session du CCP Examen du rapport de la quirzième session du Groupe écologique Examen des questions operationnelles et techniques Evaluation prospective à mi-parcours (Phase IV) Divers Date et lieu du CCE16 Adoption du raPPort Provisoire Clôture de la session. présentation IPC15.3 (ocP/EACt94.t) Page 8 3. SUTIE DONNEE AI.IX RECOMMANDATIONS DE LA QUATORZIEME SESSION DU CCE 213. I-e Dr Ebrahim M. samba, Directeur du Programme, a ésumé les actions prises en réponse aux recornmandations faites par le CCE à sa session précédente comme suit: i) des efforu oil été deployés pour mainænir I'appui des donaæurs à I'OCP à travers ses propres contacts et ceux de la Bançe mondiale auprès des donaæurs individuels. [a réunion ministéristle sur le peuplement et le developpe6sal dans I'aire de I'OCP tenue à paris en avril 1994 et la-céÈbration du 20eme anniversaire du Prograrnme duranl I'Assemblée mondiale de la Santé ont offert d'excellentes occasions de renforcer I'appui au Programme; ii) un rapport sur les rôles respectifs de I'OCP et d'AFRO dans le domaine de la devolution iii) a été élaboré:' la collaboration avec TDR et CTD se poursuit de façon très satisfaisante. 4. QIJESTIONS DECOLILANT DE LA QUATORZIEME SESSION DU CCP Zg. En résumant les conclusions et décisions de la session de décembre 1993 du CCP, le Président du CCE s,est référé à son rapport au CCP14 qui a résumé les discussions de la réunion du CCE de juin lg3. Iæ rapport a été bàsé sur le résumé et les recommandations de la çatorzième session du Comité et a été actualisé d'après les rapports du Directeur, des Chefs d'unité et les progrès de Macrofil depuis juin 1993. læ présidènt du Groupe écologique a fait séparément un rapport. srrr les activités et les conclusions du Groupe ainsi qu'une présentarion préliminaire du projet pilote financé par le cAP sur l,utilisation et le repeïplem.nf d.r sois dans le basiin du cours supérieur de la lJraba et son impact sur l'hydrobiologie et l'habitat forestier riverain' 30. IJ CCp a souligné l,importance d'une étude sur I'impact de I'association du traitement larvicide avec la distribution àe l,ivermectine sur la durée de la lutte antivectorielle et les implications financières d'une telle stratégie Pour examen durant l'Evaluation à mi-parcours' 31. IJ CCp a approuvé I'avant-projet des Termes de référence de I'Evaluation prosPective à mi- parcours ., , .onu.n qu'une telle évâluation pourrait être effectuée de façon la plus efficace par le comité consultatif d'Experts. L'avant-projet dés Termes de référence de l'évaluation a été sournis aux Donateurs et aux pays iarticipants poui cômmentaires, avant que le CCE corlmenoe l'évaluation' 32. I-e CCp a demandé au Directeur de faire un rapport sur la collaboration entre le Programme et les autorités nigérianes suiæ à la préoccupation historigue exprimée concernail l'infiltration de simulies infectées dans la zone frontalière orienrale du Programme. l* CCP a demandé à ce ç'un observateur du Nigéria soit invité à assister à la prochairB session du ccP. Ir CCP a été informé ç'une distribution de l,ivermectine est effectuée dans certaines zorrs du Nigeria voisines de la frontière orientale, en Particulier dans I'Etat de Kwara' 33. l: Banque africaine de Développement a errcouragé les Pays Participants à soumetlre une proposition commune, à considérer pou. h*nrement l'an prochain, gui mettra l'accent sur la formation et le développement de ressources h-umaines appropriées, dans le contexæ des besoins de la dévolution' IPC15.3 (ocP/EACt94.t\ Page 9 34. IJ CCp a demandé à ce çe les rapports futurs zur les questions liées à la dévolution soient coordonnés de sorte qu'un rapport com-uo de synthèse soit pÉsenté aux réunions futures du CCP' IJ CCE a noté çe iette çéstion a éæ par la suiæ abordée à une réunion des Coordonnateurs nationaux en 1113rs au cours àb hquelle le ntodtts operandi d'un tel raPPort a êtÉ, arrêæ. Par ailleurs, le CCp a demandé au programmê de revoir le documenr sur les structures de la dévolution afin de préciser le rôle des différens acteurs. 35. I-e CCp a recommandé çe les futures déliHrations soient axées sur la zurveillance et la lutte contre I'orrchocercose dans le côntexte post-OCP, avec I'appui nécessaire de la surveillance et de la lutte contre plusieurs maladies liées aux activités se rapportant à l'onchocercose dans le contexte des systèmes *iio** de soins de santé. Pour ce faire, le CCP a estimé çe I'unité de Dévolution pourrait inviter un consultant ayant une expertise dans le domaine des soins de santé primaires et des services de santé de district. Ir CCE a noié çe I'OCP a organisé urrc réunion en mars pour discuter de cette question et des rapports sur ladiæ réunion ont été mis à sa disposition. I-e Président du CCE a assisté à cene réunion. 36. II a été souligné durant toute la session, en particulier dans les rapports et dans les déclarations du Directeur général et du président du CAP çe la poursuite de I'appui à I'OCP était critiçe, et on a exprimé t'inçietuOe qu'une fatigUe de la part des donateurs pourrait devenir un problème. 37. Ir CCp a exprimé son inçiétude sur la composition du CCE, sujet de la competence exclusive du CAp. [a nécessité d'une composition éçilibrée a été soulignée bien çe le CCP ait exprimé son désir de voir impliqués des experts dans les disciplines sociales et dans les systèmes de santé de district. 3g. I-a coliaboration effective et productive entre I'OCP et TDR a été soulignée tant par le Dr T. Godal, Direcreur de TDR, que par le Président du CCE. Cette collaboration ainsi çe celle qui existe entre TDR et les pays nê fàisant pas partie de I'OCP dans la recherche appliquée sur I'onchocercose sont un .*.èli.nt exemple de la valeur de tels liens. I-e programme Macrof,tl illustre davantage les liens importants entre l'OMS et les secteurs universitaires et industriels. 39. Læ présidenr du CCE a souligné I'importance pour le Programme de I'efficacité et du dévouement de la compagnie aérienne et de son personnel en particulier, I'aptitude et le zèle des pilotes d,hélicoptère qui doiveni manipuler des équipements complexes tout en volant dans des conditions difficilei "t e*i-gr"nt.r. Iæ president du CCE estime que le CCP doit connaître le rÔle critique joué par ce groupe -rlans le succès du Programme et en particulier comment l'efficacité des opérations aériennes s'est améliorée au cours de ces dernières anrÉes' N. IJ CCp a été informé du progrès satisfaisant de I'harmonisation, c'est-à{ire le transfert des anciers membres du personnel de loCP à des conditions nationales d'emploi. Ceci a créé des problèmes dans certaines zones, mais pour faire des économies, il a été essentiel d'initier ce processus. læ CCp a félicité le programme pour la délicaæsse avec laçelle I'harmonisation a été entreprise. 41. I-e CCP a estimé que ses futures réunions poulront être limitées à trois jours. 42. k CCp a été informé des préparatifs d'une réunion ministérielle sur le peuplement et le développement durables dans I'aire du Programme organisée par le CAP prévue à Paris en avril 1994' 43. IJ CCp a estimé que le progrès æchnique du Programme colnme I'ont rapporté les représentants du Programme et le Président du CCE est entièrement satisfaisant. JPCl5.3 (ocP/EAC t94.r) Page l0 5. EXAMEN DES QUESTIONS OPERATIONNELLES ET IECHNIQL]ES' l,trne antivectorielle Vue d'ensemble des oPérations et leurs résultats U. Durant la periode considérée, à savoir la saison des pluies de 1993 et la saison sèche de 1994' on a continué à effecnrer les traitements larvicides de façon satisfaisante. - Les biefs traités' essentiellement dans les zones d'extension, allaient de 3500 km à la fin du mois de mars à 11000 km en sePtembre. 45. Six larvicides ont été utilisés en roration. Iæ système d'épandage, I'ordinateur de bord et Itptitude des pilotes ainsi que les efforts du personnel de I'ocP ont permis urrc année de lutæ presque sans problème. 46. En outre, l,utilisation des données hydrologiçes en temps réel (à la minuæ) obtenues des 103 échelles de crue (balises) liées à un oÉlli,. à'permis I'utilisation rentable des larvicides' La collaboration avec le centie de satellite à Toulouse durant les quatre dernières années a abouti à une grande réduction du nombre de pannes. Par ailleurs, la comfftence des éçip'es hydrologiques de l'ocP a permis au Programme de rectifier rapidement la plupart des pannes sans rccourir à des consultants coûteux. 47. Dans toutes les zones sous lutte antivectorielle, les traiæments larvicides ont été accompagnés de la distribution d,ivermectine afin d'obænir une diminution rapide des taux de morbidité et la prévention des manifestations oculaires' 4g. [æ laboratoire de sondes à ADN et de réaction de polymérisation en chaîne de Bouaké, en Côte d,Ivoire, est actuellement entièrement fonctionnel et capable d'identifier toutes les larves infectantes collectées dans l,aire de l,ocp, pennettant ainsi de mesurer les indices de transmission effective des différentes souches d' Onchocerca' 49. lors de sa récente session, le Groupe écologique a approuvé l'utilisation d'un septième larvicide' l,etofenprox (OMS 3002 ou Vectron), "ppttt.*nt-a U famitte des pseudopyréthrinoïdes' pour des débits de 15 à 70 m3/s ou plus. Des étuàËs speciales sur I'effet à moyen terme de ce composé sur la faune non-cible seront entreprises au cours de I'année 1994. 50. Læ fabricant du B.r. H-14 a mis au point une nouvelle formulation huileuse de ce larvicide qui, si elle pouvait être produite sur le plan industriel, augmenterait son efficacité de quatre fois et le placerait au même niu."u çe les insecticides chimiquei sans en avoir I'inconvénient de la toxicité' 51. Suite aux traitements larvicides réussis, la sinrationenromologiçe est resée très satisfaisante' Ainsi, durant une semaine de la saison pluvieuse en sepæmbre, sur plus de 4000 simulies femelles capturées sur 153 points de capture, seules deux contenaient des larves infectantes d'orrclocerca volvufus. Même siia moyenne hebdomadaire avait, en 1993, a$eht six femelles infectieuses avec 14 larves infectantes, ceci Ést en fait une transmission résiduelle rÉgligeable dans une zone d'une superfrcie de Plus de 1 000 000 km2' Cene section résume les informations fournies aux membres du CCE durant la séance d,information organisée le week-end précédant la session du comité. JPC15.3 (ocP/EACt94.t) Page 11 SZ. Avant I'introduction de I'ivermectine, lorsçe seule la lutte antivectorielle était effectuée dans I'aire initiale du programme, le nombre de larves infectantes était éduit de 2l% sculement après cinq ans, alors çe la éduction correspondanæ dens utt échantillon de points de capture de la zone d'extension ouest est de 77% après trois à çatre ans d'association de la lune antivectorielle avec la distribution de I'ivermectine. 53. L'identification systérnatique par sondes à ADN a demontré çe les deux tiers des larves infectantes appartiennent aux especes-d'O . volvtitts, alors çe la majorité des autres sont des parasites des bovins (O. octungr). En ouire, en ce çi conoenre le poæntiel de transmission, il a été conclu çe la çasi-totalité de ta transmission résiduelle est due essentiellement aux espèccs forcstières du "o.plrr" Sinutliwn dannosum. Ainsi, aucun des 212 points de capture zuivis régulièrement n'a ,ontre des PAf de plus de 100 dus aux espèces savanicoles alors qtre dans 65% des poins tous les PAT étaient nuls en De comptant çe les simulies savanicoles. 54. Sur les 14 points où des études de post-traitement ont été effectuées, dix ont montré un tau( d,infectivité inférieur à une femelle infectieuse pour 1000 simulies pares - la limiæ du risque poæntiel de recrudescence - et deux environ l/1000 dans des zones abritant plusieurs mi$ants DoD traités, alors que le taux a dépassé 1/1000 dans deux points où il a fallu reprendre les traitements larvicides en attendant la mise en place d'un traitement à I'ivermectine. 55. IJ CCE a noté avec satisfaction la poursuite de l'excellente performance de la lutte antivectorielle et la guasi-absence de la transmission par les cytæsÈces savanicoles dans toute I'aire du Programme. 56. Iæ Comité a également exprimé sa satisfaction de I'utilisation operationnelle faiæ des sondes à ADN et a déclaré qu'il s'agit d'une importante innovation du Programme. 57. I-e Comité a convenu qu'avec la disponibilité de six larvicides chimiques, accePtables pour l,utilisation opérationnelle, il n'est plus nécessaire de chercher d'autres insecticides chimiques. Par contre le Comité appuie fermement la poursuite des études sur de nouvelles formulations du B.r. et d'éventuels nouveaux larvicides biologiques. 58. Dans la mesure où le contrat aérien actuel se terminera en décembre 1995, ne laissant çe deux ans jusqu'à la fin de la quatrième Phase, et étânt donné la performance très satisfaisante de la comiagnie aérienne détentrice du contrat actuel, le Comité recommande vivement de ne pas cornpràmettre le succès global du Programme par un changement de compagnie à partir de janvier 1996. 59. Iæ système d'épandage développé pendant huit ans, capable de larguer les sept larvicides en qgantités très précises et dans une variété de configurations d'épandage pratiquement sans pannes est É propriété dl h compagnie çi détient le contrat actuel et ne Pourra donc être transféré à un zuctesseur évennrel sans violation de brevet. Il faudrait pratiçement deux années entières Pour développer, par tâtonnements, un nouveau système d'épandage assez efficace. 60. De plus, I'ordinateur de bord qui commande le système d'épandage et doil la mise au point a demandé quatre ans, restera également la propriété de la compagnie actuelle' 2 Potentiel annuel de transmission rPc15.3 (ocP/EACt94.1) Page 12 61. En outre, une nouvelle compagnie aérienæ amènera de mrveaux pilotes inexprérimentés çi auront besoin d,un æmps considérable pour se familiariser et êEe capable de faire face à I'une des activités d'épandage pai neucopære les plus exigeanrcs du monde. 62. Compæ tenu des contraintes susmentioDnées, le comité a exprimé sa crainte. qu'utr shângement de compagnie aérienre pour la ffriode de lgg1nggT abortisse à oei echecs des traitcmens larvicides, ce qui conduirait à des épisodes de transmission, à des augmentations des heurcs de vol' et à des sous- dosages et des zurdosages de larvicides coûæux à un moment particulièrcment critiçe sur le plan épidemiologique3. Rapport de la quirzième session du Groupe écoloeioue 63. I-e rapport de la çirzième session du Groupe écologiçe est joint en annexe' &. I-e Groupe écologique a noté le criblage de ncnrve-lles forurüations de B'r' H-14 fournies Par l,industrie et ta cottabJraîion entre I'unité -d. R."hrr.he sur les insecticides et I'Institut Pasteur concemant l,identification des rôles respectifs des différenres toxines du B.t. H-14, l'évaluation de refficacité de nouveaux entomopathogènes sur les simulies et ra mise au point de nouveaux tests pour la mesure directe de I'activité larvicide du B'f' H-14' 65. Iæs tests ont montré çe le vectron est 10 à 20 fois moins toxiçe qot !t perméthrine-sur les crevettes et res insectes aquatiques et 200 fois moins toxiçe pour les poissons. Iæ Groupe écologique a par conséquent autorisé l'utilisation opérationnelle du Vectron, étant entendu çe des informations supplémentair., .ontrànt son impact â tnoy.n tenne sur la faune non+ible seraient recueillies' 66. Etant donné que sept larvicides - le téméphos, le phoxime' le pyraclofos' la perméthrine' le carbosulfan ,le B.t. H-14 et l,etofenprox (Vectron) - sont actuellement disponibles pour I'utilisation en rotation, le Groupe est d,avis que la recherche de nouveaux larvicides n'est plus une priorité pour le programme. Toutefois, les infr"rt*.t ies Pour I'amélioration des formulations des insecticides existants et le suivi de la sensibilité de Simuùwn darrutoswn devront être maintenues' En outre' le Groupe a demandé à ce que le système-.pour le t-tt 9: la sensibilité des larves aquatiques des insectes non..ibl.,auxinsecticidesanti-simulidienssoitfinalisé. 67. I-e comité a été informé que les densités de I'entomofaune étaient plus faibles en lDll1992 qu'en 1990/1991 dans toutes les stations de surveillance, suggérant un impact lié à dcs sources de pottution autres çe les traitements lanvicides par I'OCP' 6g. une baisse des prises de poissons a été observée dans les stations d'échantillonnâge sur les rivières où l'épandage a cessé depuis deux à trois ans' alors çe d'autres paramètres tels que la diversité specifique it les coefficiéns de condition n'ont morrtré aucune variation. ce phénomène pourrait etre attriuue à une augmentation de la pression de la peche et à la destruction de I'habitat engendré par une "rg..*,ùn-des activités nurnaires plutôt que Par les traitements larvicides' 69. Un rapport sur le 'Projet piloæ d'évaluation de l'impact environnemental dans le bassin de la haute Eraba,, financé par le cAp, a àté présenté à la_Éunion ministérielle sur le peuplement et le développement de l,aire de l,ocp ænue à p'-i, "n avril 1994. cene étude a démontré que des impacts 3 Un rapport technique détaillé a été soumis au Comité ,PC15.3 (ocP/EACt94.t) Page 13 sur les rivières non attribuables à I'OCP exisænt déjà et le document a indiçé une méthodologie pour l'cxécution d'études de cene nailre. 70. En réponse à une çestion corcernant le funrr de la surveillance de I'environnement Par I'OCP w dans le contexæ de la prochaine Evaluation prospective à mi-parcours (Phase [V) conduite par le CCE, le Groupe a conclu ç'il faut : soit a) I'abolir, car il est deveru de plus en plus difficile d'isoler I'impact potentiel sur le miligu aquatique des traiæments larvicides menés par I'OCP, de celui causé par È repeuplement dans les zones libérées de I'orchocercose; soit b) élargir son mandat pour y inclure des aspects plus globaux de la zurveillarpe environnementale' 71. En ce çi corrcerne le futur mandat du Groupe écologiçe, le CCE rccommande que ses termes de référence soient élargis pour y inclure la surveillance de I'effet du peuplement, les triavauJ( de ærrain devant être effectués par les éEripes nationales d'hydrobiologie après une formation supplémentaire. Iæs résultats seront présentés au CCP et devraient être signalés, chaçe fois çe cela est approprié, aux autorités nationales direcæment corrcernées par I'environnement. Ceci permettra d'éviær ç'une dégradation future de I'environnement ne soit attribuée aux offrations de I'OCP. Activités épidémioloeiques et lutte contre la maladie par I'ivermectine Evaluation 72. L'évaluation épidémiologique a été effectuée dans sept bassins fluviaux sinrés dans I'aire initiale du Programme afin d'appuyer la prise de décisions concemant l'arrêt des traiæments larvicides' La prévalence onchocerquienne dans cinq groupes de villages parmi ceu( examinés a diminué à un niveau auquel la lune antivectorielle pourrait prendre fin dans les bassins fluviaux concernés. [a prévalence pour deux groupes est restée supérieure à ce niveau, sans preuve de nouvelles infections dans un groupe et dans I'autre avec l'indication que la transmission continue. 73. Dans les zones d'extension où les traitements larvicides sont accompagnés de la distribution de I'ivermectine, 25 villages ont été examinés pour suivre I'effet des mesures de lutte. En Guinée, où I'analyse est terminée, aucune nouvelle infection n'a été détectée chez les individus apPartenant au( cohortes exclues des traitements à l'ivermectine. 74. L'évaluation ophtalmologique menée en Guinée après cinq ans de combinaison des traitements larvicides et du traitement à l'ivermectine a montré l'élimination quasi totale des microfilaires intra- oculaires, la disparition des lésions récentes du segment antérieur et la stabilisation de la kératite sclérosante et de I'iridocyclite avarrcée. Toutefois, il n'y a pas de différence stâtistique entre les résultats d'un an et ceux de cinq ans. Les lésions récentes du segment postérieur s'améliorent après un an alors qu'il y a une stabilisation des lésions avancées et une légère détérioration de quelçes cas après cinq ans. 75. En ce çi concerne l'impact de Ia migration, des réponses à des çestionnaires ont indiqué qu'une proportion considérable des nouvelles infections enregistrées dans les villages examines dans l;aire initiale de I'OCP concernent des individus venus de I'extérieur de la zone, ou çi ont séjourné hors de la zone pendant un certain temps. Immunodiaenostic 76. Des essais comparatifs avec les antigènes tri+oclrailg (Ov7, Ovll, Ov16) effectués par le laboratoire de Bouaké sur des échantillons prour*n, de 2000 enfants âgés de 5 à 15 ans ayant une biopsie cutarÉe positive, d'une zone d'hyperËndémicité (Sierra.Leone) et d'uæ zoæ où la transmission a cessé @urkina Faso), ont montré une séroprévalence ÿ EO% dans la première zone' Le niveau de l,anticorps des groupes cibles semble un uon inoicateur de I'endémicité. La possibilité de I'utilisation du æst sur le te.oi" sera rernte à une Éunion de TDR en mars 1995' Distribution de I'ivermectine 77. Environ deux milliors de personnes dans 7000 villages de I'aire de I'OCP ont été traitées à l,ivermectine de juin 1993 à mai 1994 comme zuit : 'ro% pæ la distribution à grande échelle, v|% par l,auto-traitement cornmunautâir, "t i* par les mécânismes spéciaux de traiteme1t sur le ærrain' parmi la population totale des villages traitéile taux d'observation du traiæment allait de70% à75%, ce dernier chiffre concern nt l'autetrairement communautaire. La disuibution a été effectuée par des équipes nationales, aidées dans certains cas Par des ONGa, avec un appui logistique de I'OCP' 7g. I-e Comité a noté avec satisfaction que I'acceptabilité et I'observation du traitement restent à un niveau satisfaisant. 79. Des essais effectués dans trois villages en Guinée pour la déæction d'une éventtrelle résistance microfirarienne in vivo àl,ivermectin. o'ont monrré aucune preuve d'une baisse de sensibilité' g0. Une analyse compararive des coûts de la distribution à grande échelle--de l'ivermectine et de l,autetraitement cofiImunautaire, excluant les salaires, a évalué à US $ 0'50 un traitement par la première méthode et à US $ 0,06 par la seconde' JPC15.3 (ocP/EACt94.t) Page 14 Impact de la distribution de I'ivermectine g1. Dans six villages du bassin de la Gambie/sénégal, où le traitement à I'ivermectine deux fois par an a êtéeffectué pendant cinq ans co,,rme seul moyàn de lutte contre lonchocercose, une évaluation six mois après la distribution du médicament a faiiressortir I'abserrce de norvelles infections dans le groupe d,âge de moins de cinq ans, et une réduction considérable des taux de prévalerce' D'autres études sont en cours. Activités de dévolution 82. De t974 à juin l(, !,4, le nombre de nationaux des Pays participants ayant beÉficié d'une formation financée par rocÉ s,élève à 403 dont 5% de femmes. I: formation d'épidémiologistes au niveau des districts est devenue actue[ement une priorité. A cera, il faut ajo'ær ra formation en cours d,emploi du personnel de I'ocp er des nationaui à l'évaluation épidémiologiçe, à ta distribution de l,ivermectine, à l'analyse de données, à la lune antivectorielle et en gestion' 1 Organisation non gouvernementale JPCl5.3 (ocP/EACt94.r) Page 15 g3. Dix des onze pays de I'oCp ont actuellement fiDatisé leurs plans de dévolution révisés ou ont fini leurs plans initiaux ; un pays est toujours eD train de frnaliser son plan initial. Les Comiæs Dationaux de dévolution ont faii des progrèi certains quant à leur forctioûEment même dans les pays çi n'ont pas elrcore confirmé leur Création Par un acæ administratif approprié' u. Neuf des dix pays çi ont achevé leurs plans ont contacté la Bançe mondiale pour le financement de leur mise en oeuvre alors çe les deux autres pays le feront lorsç'ils seront prêts' Des demandes de soutien ont égalemeni eC sotrmises à des organisations bilatérales et Don gouvenEmentales çi ont approuvé certaines d'entre elles' t5. En ce çi concerne la surveillance épidémiologrque axée sur ta dévolution,230 villages sentinels ont été choisis dans I'aire initial du Programme pour d"r enquêæs à intervalles de trois ans et, jusç'en mars 1994, l 16 villages ont été e*rrrinér rt ooi toujours montré I'absence de transmission' Quelçes cas positifs ont éré triuvés parmi des migranrs. Iæi éçipes mobiles collaborent déjà avec les services sanitaires locaux et la participation communautaire est satisfaisante. Des négociations sont en cours pour que les pays concernés hnaocent les équipes mobiles soutenues par I'OCP' E6. Toutes les éçipes nationales ont entrepris des activités de sensibilisation en utilisant les différents moyens oirponiut.s. Ces activitér sônt toujours renforcées par celles entreprises par les équipes de l'ÔCP durant leurs missions habituelles sur le ærrain. g7. A ce jour, seul le Burkina Faso dont le plan de dévolution est finarrcé par la Bançe mondiale a Éussi à mettre en oeuvre la surveillance active et passive des maladies associées à I'onchocercose dans le plan. Dans d'autres pays, la surveillance de ces maladies est basée zur des programmes nationaux de lutte contre des maladies spécifiques déjà existans ou sur la lutæ dans les centres fixes' gg. L'OMS/AFRO a récemment donné des instructions aux Représentations de I'OMS dans les Pays participants de menre à disposition leurs équipes OMS-pays et en particulier leurs exPerts en soins de Lnte pri-aires/ niveau disirict et en épidémiàtogie pour appuyer l'exécution des plans de dévolution' g9. Iæ Coordonnateur inter-pays de la dévolution de I'OMS/AFRO a organisé des aæliers pour la formation de formateurs dans quatre pays avec la participation de 79 médecins et infirmiers' un document intitulé'paquet santé pour tour ", niveau du district', élaboré conjointement Par I'oCPet AFRO, décrit les activités minimales en ce qui concerne la surveillance épidémiologiçe, la formation, la mobilisation des communautés, les soins aux malades, le suivi et l'évaluation. 90. En ce qui concerne la clarif,rcation des rôles respectifs des autorités nationales' dc I'ocP et d'AFRO dans la dévolution, le Comité a noté que le document élaboré par I'Unité de dévolution et examiné lors de la réunion entre I'oCP et les Ôoordonnateurs Dationaux en mars 1994' souligne la resporsabilité prépondérante des équipes nationales et des gouvernments. En outre, bien qu'il y ait des similarités entre les activités ménees par les différents partenaires, la nature et la gestion de leurs interventions respectives difGrent. 91. Le Comité a reçu un rapport d'une mission d'évaluation épidemiologigue effectuée au Niger dans le cadre de la dévolution. I-e Coordonnateur national du Niger a brièvement décrit la mission entreprise en collaborarion avec une oNG (Helen Keller International) et avec la participation de I'ocl pour des conseils et un contrôle de qualité. outre l'évaluation dans les onze villages sentinels concerïEnt l'onchocercose, la mission a également entrepris une évaluation de la situation de la schistosomiase et du vers de Guinée et a fait un rapport sur la cécité non onchocerçienne' I-e rappol de la mission a illustré le type d'évaluation épidémiologique simple nécessaire dans le cadre de la dévolution ; il a non seulemênt souligné la vileur d'une telle approche axée sur la surveillance de IPC1s.3 (ocP/EACt94.r) Page 16 plusieurs maladies pour les maladies traditionællement assæiées aux plans de dévolution, mais il a aussi démontré I'intérêt des oNG pour la ct/;itÉ due à des causes auüÊs çe I'orcbæercose : il a insisté sur la necessité de retracer i'historiçe de tous tes individus trcnrvés positifs zur le plan de l,@g@elEê, "o 1afpor, avec la migration êt a fourni un exemple de la façon dont la sensibilisation pourrait être effectueà par de telles eq,rip.r. En outre, la mission a souligæ la néccssité d'appliçer à l,évaluation des "rt ., maladies ênoemiç.s la même qualité çe celle de l'évaluation de I'onchocercose. ÿ2. une étude a été menée par I'unité de dévolution pour identifier les éléments critiques du processus de la dévolution et zuggérer des critères Pour llDe évaluation de la capacité des pays à déæcær la recrudescence et a n cômUaure. Il s'agit *rt*t des rcssources hr.rmaines qualifiées, d'u1e structure nationale de coordination, des ptars ie dévolution et de leur cxécution opporttrne' du financement, de la participatioo ,orru*rLire et des systèmes de sunreillarce épidémiologrque' En établissant des criteies pour chacun des élémenrs, il sera possible de mesurer à çel poinr les différentes composante, iont conformes à ces critères et, au moment opportun' de déterminer les lacunes. 93. IJ Comité a noté çe des plans d'exécution de la dévolution ont été soumis à différentes agences. IJ ccE considère çe de, cadres généralisés pour I'exécution des activités de dévolution pËurraient être précieux en fournissant des lignes directrices pour tes offrations et en s'assurail que les donateurs reconnaissent les liens entre Ies activités de dévolution et les strucnrres sanitaires existantes. il est egêle;ent approrprié à ce stade de définir ce çi est oÉrationnel à I'heure actuelle dans les services *tio** oé -sante et çi est pertircnt aux plans de dévolution; comment de ælles activités et structures sont liées au sysæme actuel de santé; çelle influence to.te rÉforme du secteur sanitaire pourrait avoir zur ces structures et leur fonctionnement futur; et une évalgation réaliste des besoins en formation-pertinente. I-a rÉcessité de soutenir de telles activités dans un contexte post-ocP dars le système saniàire est cruciale. IJ CCE considère çe les coordonnateurs nationaux devront jouer un rÔle majeur en élaborant des plans d'exécution et a demandé aux Parties concernées de fournir une série de lignes directrices pour que le cadre operationnel des activités de dévolution puisse être clairement vu. 94. Ir comité a été informé ç'aucun des pays participants n'a établi des systèmes de surveillance épidémiologique entièremenr opérationnels. I-e nojrt d'appgi à la zurveillance épidemiologiçe (Projet pAsE) est actuellement en toin d. formei oes epiâemiol'ogirrc, de ærrain dans quatre pays de I'ocP et d,établir un réseau de centres decentralisés d'information sanitaire axé zur les services ffriphériques de santé. I-e Comité a encouragé les comités nationaux de dévolution concerÉs et les autres partenaires de la dévolution à maintenir des liers et à collaborer avec le Projet PASE' Il faudra considérer la possibilité d,inclure des indicateurs essentiels de I'onchæercose dans de æls systèmes' A cet égard, le comité a noté avec satisfaction ç'un projet commun de formation en épidémiologie et en management comprenant les onze Pays participroL, basé essentiellement sur la méthodologie de pASE, est en préparation pour être soumis à ia Bançe africaine de DévelopPement pour financement' 95. L,intégration de l,onchocercose dans un prograrnme de zurveillance et de lune épidemiologiçes contre d,autres maladies endémiçes est faisablê h o, d'autres Programmet T-ti9P* de lutte existent' Il s,agit en fait d,une approche 'multi-endémies' guidée par dès activités et l'utilisation communes de ressources plutôt ç'une véritable tt "ægÈ O'intefiatioo Èi.n çe la politiçe de I'OCP s'oriente dâns cette direction avec I'appui de I'OMS/CTD' 96. En réponse à une çestion concernant les principes pour I'identification des maladies à inclure dans les plans de dévolutiôn, il a été expliçé çe'plusiéurs points sont considérés y compris la priorité de la lune sur la base de la gravité et oà t'èænàue d'une maladie donnée; la coirrcidence géographiçe JPCI5.3 (ocP/EACt94.r) Page 17 avec I'onchocercose; ta possibilité de combiner les rcssources ; la faisabilité économique; et évennrellement I'intérêt des donateurs. Dans tous les cas, la décision est prise au niveau national en forrction des sinntions et des priorités specifiçes de chaçe pays. 97. I-e Comité a noté dans ce contexte que le Programme accorde actuellemeil uDe attention particulière à I'intégration de la zurveillance et de la lutte contre I'orchocercs6s rlans les systèmes de soins de santé de base. Il faudra clarifier davantage I'approche et la méthodologie d'une ælle intégration en prenant également en compte une certaine résistarrce çi potrrrait exisær au niveau central. Ceci impliçera également que I'OCP dispose de I'expertise adéçaæ. gg. Le comité a félicité le Programme pour son appui aux coordonDateurs nationaux comprenant les réunions annuelles çi les regroupent tàus, et la participation de certains d'entre euJ( au( sessions du CCE. Dans le dernier cas, le Comité apprécie l'æcasion d'entendre les nationaux directement impliçés dans les activités de ærrain parler de leurs succès, difficultés et problèmes operationnels' Càe àpproche participative a été souligrrée car elle aide à transférer de I'OCP au( nationaux le mérite du succès, le prestige et le sens de la responsabilité. gg. A la fin de I'examen de ce point de I'ordre du jour, le Direcæur du Programme a exprimé sa satisfaction qu'un certain pessimisme çi prévalait dans certains milieux concemant la faisabilité de la dévolution peut maintenant être remplacé par un optimisme réaliste. Iæ processus est en fait pragmatique et opportuniste. Projet Macrofil 100. Un résumé de l'état actuel des candidats macrofilaricides potentiels applicables sur le terrain a été fait. On avait précédemment rapporré çe Ciba Geigy étudiait les données relatives au composé CGP 6140 (Amocarzine) pour obtenir I'approbation de I'Autorité Suisse d'homologation. 101. En fin de compte, la société a officiellement informé I'OMS qu'à la suite d'une rewe interne de tous les médicaments en cours de développement, elle a décidé de ne pas continuer les travaux avec l,Amocarzine pour son utilisation contre l'onchocercose. Toutefois, la société transférera toutes les informations concernant le médicament à I'OMS pour en faciliter Ia mise au point Par un autre collaborateu r. Le transfert à I'OMS des informations sur les résultats des essais cliniçes en Amérique latine, les méthodes de production et d'analyse du médicament, etc., a été aussitôt préw. Quelque 60 000 comprimés d'Amocarzine sont actuellement disponibles mais ne sont validés que jusç'en juin 1g4. Ii faudra donc effectuer ture nouvelle ârElyse des comprimés s'ils devaient être utilisés pour des essais cliniques. 102. Des sociétés prêtes et capables de synthétiser I'Amocarzine pour d'autres essais cliniçes ont été identifiées. On esSre reintroduire I'Amocarzine en Afriçe dans un proche avenir pour des essais cliniques en utilisant les doses oprimisées signalées en Amériçe latine. La mise à la disposition de I'OCP des données cliniçes pertinentes est un préalable à tout autre essai cliniçe. 103. Dans de récentes études sur des doses élevées d'ivermectine, des doses uniçes d'ivermectine, administrées par voie orale, jusqu'à 800 pglkg, ont été utilisées à I'OCRC à Hohoe au Ghana pour traiter des onchocerquiens légèrement infectés. Les données cliniques obtenues durant les essais seront discutées avec le fabricant avant de proposer des posologies multiples avec ces doses élevées. La reussite d'une telle étude sur l'innocuité permettra l'utilisation de doses plus élevées d'ivermectine Pour une éventuelle activité macrofilaricide ou pour juguler toute résistance à I'ivermectine si elle apparaissait à l'avenir. JPC15.3 (ocP/EACt94.t> Page 18 lM. Iæ composé UMF 078 est actuellement en phase de développement préclinigue, et des études sur la mutagénicité et la toxicologie aigüe §ont en cours. 105. Trois composés çi montrcnt une bonne activité contre onchocerca an Bntgia dans le criblage secondaire seront æstés contre B. patwtgi chez les chiens et o. gibsoni ou O. oclungi chez les bovins' Ces études dewont être achevées en 1994, et le potentiel de ces composés pour leur mise au point comme macrofilaricides sera alors évalué. 106. Une comparaison étalée sur deux ans, des composés Lt165 danq les éprcuvesinvitro contre O. gtttturosa ainsi qu'O. volvnltts a indiqué çe les Ésultats sont identiques que I'onutilise I'une ou l,aüre espece de vers adultes. Pour ie cribl"gt, à I'avenir on utilisera dorc essentiellement O. gwturàsa (vers disponibles chez les bovins) plutôt qu'O. volvulzs, parasiæs de I'homme' lO7. Les travaux se sont poursuivis sur le développement de sondes moleculaires capables d'identif,rer les vers gui individuellement montrent une sensibiiité réduite à I'ivermectine. I-es mécanismes de la résistance qui pourrait apparaître chez Onclocerca t'étant pas connus, il faudra énrdier toutes les formes corrmunes de résiitance identifiées chez les nématodes modèles, &ermorhabditis elegarc et Haemoræluu contorîus, afin de développer des æchniques çi pourraient être utiles pour la déæction d,une résistance à I'ivermectine si elle àpparaissait chez les malades traités contre I'onchocercose. Des travaux actuels sont axés également sur iô clonage des gènes résistant à I'ivermectine et I'identification des seçences des gènes homologues chez Onchocerca' l0g. I-e Comité a noré la liste des projets de recherche actuellement finarrcés par Macrofil à la date d,avril lgg4. Lagrande porrée stratêgique de I'obtention d'un macrofilaricide applicable sur le ærrain pour tous les pays touchéi par l'onchocer.ose a été soulignée une fois de plus, mais le CCE a noté gue ia probabilité dé réaliser céI" avant I'an 2000 devient maintenant de plus en plus faible' 10g. En conclusion, le comité a recommandé que les essais cliniques sur I'Amocarzine à entreprendre par I,OCRC, Hohoe, soient exécutés très tôt et dès qu'un exarnen des données cliniques sur les 2000 patients traités en Àmérique latine le justifiera. Læ CcE a réalisé qu'il est peu probable qu'un macrofilaricide soit disponibte pour urilisation par I'oCP lui-même dans les conditions de terrain' Toutefois, un macrofilaiicide, même s'il ne peui être administré que sous zupervision médicale, sera d,une grande utilité dans la lutte dans certaines zones à problèmes et dâns des cas localisés de recrudescence. Activités biostatistiques et informatiques ll0. L,unité chargée des activités biostatistiques et inforrratiques (BIS) a continué à faire des prédictions épidémlologiçes basées sur la modélisation qui contribuent bcaucoup à la prise de àécisions concernant I'arrêt des traitements larvicides' 111. L,effet de l,ivermectkE sur O. volvultts a, jusqu'à une date récente, été considéré comme étant limité à la destruction des microfilaires. Touæfoii, ur* analyse faite zur la base de la modélisation des données du foyer d'Asubende, où la population a reçu cinq traitements annuels du médicament, a conclu actuellement çe I'ivermectini prouoq,r. non seulement une Éduction passagère A: P production de microfilaires mais également un .ffrt irréversible sur la fécondité du parasite. Ai*-', àn a évalué qu'après chaque traitement, le niveau de la fécondité est en moyenne réduit de 30%, de façon permanente. L'implication de ce nouveau résultat pour I'impact prédit des stratégies de lune basées sur différentes combinaisons de la lutte anti'/ectorielle et du traitement à I'ivermectine est à l'étude dans des simulations détaillées avec I'ONCI{OI]IM' JPC15.3 (ocP/EACt94.r) Page 19 llz. Les premières simulations avec I'oNcHoSIM basees sur la çantification de I'effet du traitement à l'ivermectine zur la fécondité des parasiæs ont indiqué que 12 ans de combinaison des traitements larvicides avec les traiæments à I'ive-rmectine réduiront le risçe de rccrudescerce à moins de l%. ll3. L: combinaison de la lune antivectorielle et du traiæment à I'ivermectine pour uæ période de dix ans devra être suivie d'au moins l0 ans de traiæment à I'ivcrmectirc pour etteindre le même rÉzultat avec une couverture de û%. Touæfois, cette stratégie aura des implications opérationnelles spéciales. Administration et sestion ll4. Iæ Comité a été informé que des économies de I'ordre de US 33,2 millions, soit environ 11% du budget approuvé, ont été réalisées en 1993, plus de la moitié dans le dornaine de la lune antivectorielle. on irévoit çe les déperses totalei des çatre premières années (1992-1995) de la quâtrième phase fina'ncière ,'élèr.ront à US $ 107,9 millions par rapport au montant de US $ 120'9 millions, budgétisé et apProuvé dars le Plan d'ot'rations' I15. on s,attend à ce que la dévaluati on de 50% du ftanc CFA, au début de I'année 1994 aboutisse la même année à des écànomies, évaluées à US $1,5 million, étant donné rye N45% des dépenses de I'OCP sont effectuées en francs CFA. 116. Trente pour cent du budget est dépensé pour les ressources humaines et des Éductions importantes ont été faites ces dernières années concernant le nombre des membres du personnel de tori.t les catégories y compris ceux recrutés sur le plan international' ll7. Un principe fondamental appliqué à tous les niveaux de I'OCP est la transparence en matière de finances. Ceci a été très important pour le maintien de I'appui des donateurs' 6. EVALUATION PROSPECTTVE A MI-PARCOURS (PIIASE Tv) 11g. presque toute la session a été consacrée au travail lié à l'élaboration de propositions, d'une part pour les prêvisions offrationnelles et budgétaires pour le Programme jusqu'à sa.fin et d'un raPport traduisant ces prévisions, et d'autre p"i pout ies mécanismes requis Pour la porrsuiæ de fa collaboration inær-pays après I'arrêt Aei operations de I'OCP et conçus pour maintenir les acquis du Programme. 119. Iæs travaux du Comité ont été effectués par trois groupes de travail traitant de la lutte, de l,épidémiologie et rnacrofilaricide, et de la dévolütion. I: collaboration inter-pays après I'OCP a été abordée séparément. lZO. Iæ Comité a approuvé un rapport séparé sur ses résultats, conclusions et recomma8dations qui, après examen par te bep, sera pÉsenté à uo conférence des donateurs avant d'être scnrmis à la session de décembre 1994 du comité conjoint du Programme. l* CCP decidera s'il est Décessaire de faire examiner la revue du CCE par un autre groupe externe. Il a été convenu çe le Président finalisera Ie rapport sur la base des commentaires iaits-par les membres du CCE, le présentera au CAP er, enfin, y incorporera les modifications jugées rÉcèssaires par le CAP en we de son éventuelle approba.tion par le CCP. JPCI5.3 (ocPiEAct94.t\ Page 20 l2l. Après avoir arulysé toutes les options, le CCE a rucorrunandé ce çi suit: - les operations doivent être poursuivies jusgu'en I'an ?fr02, bien ç'à une échelle réduite durant la période de fermerure progressive, pour permettre au Programme d'abaisser la charge parasitaire à un niveau çi réduira le risçe de recrudesccnce à moins de l% avec une nécessité limitée de touæ distribution de I'ivermectine; - la stratégie et I'approche opÉrationrrclle actuelles doivent 693 maintenues jusqu'à la fin du Programme étant donné que la rËwe tE peut pas envisager des dévelo,ppements majeurs çi modifieront de façon siguifrcative les stratégies actuelles de luttc sontre I'oæhocercose; - le mandat du Groupe écologiçe et des éçipes nationales d'hydrobiologie doit être élargi pour y inclure la surveillance des effets du peuplement et d'autres activités çi ont des rÉpercussions sur les systèmes fluviaux; - I'OCP doit progressivement se retirer de la distribution de l'ivennectine très tôt, pour en laisser toute la responsabilité aux autorités nationales d'ici 1997; - I'implication de I'OCP dans le Projet Macrofil doit prendre fin d'ici 1997; - I'Unité de dévolution de I'OCP doit être renforcée conformément à la recomrnandation faite par l'équipe de la Revr.re externe de 1990 concenunt I'intégration des activités dans les services nationaux de santé en appliquant I'approche de lune contre plusieurs maladies. - un canevas d'un mécanisme proposé pour un organisme inter-pays post-OCP a été approuvé pour examen par le CCP, de même que le processus d'une collaboration ultérieure si les principes généraux sont acceptés. I-a rernre a conclu qu'un tel organisme est essentiel. 7. DTVERS 122. Concurremment avec leur participation à la présente session du CCE, deux membres du Comité ont visité la base des operations aériennes à Odienné (Côte d'lvoire) et ont élaboré un rapport qui a été distribué à tous les membres du CCE et résumé ci-dessous. I-es dcux membres ont été précédemment impliqués étroitement dans les offrations de lune antivectorielle dc I'OCP jusqu'au milieu des années 1990. 123. Il y a eu des amétiorations des operations aériennes depuis 1990, dont le remodelage des réservoirs d'épandage des hélicoptères afin de réduire le fronement et faciliter le démontage. I-cs Nyaux ont été rendus résistants à la corrosion et les buses d'épandage permettcnt le largage rapide des larvicides dans une variété de conliguratiors d'épandage. 124. L'ordinateur de bord est acruellement positionné pour perrnenre son utilisation sans gêner la vue en avant du pilote, et produit une sélection simple et rapide de configuratioru d'épandage. I* système de positionnement global permet aux pilotes d'assurer un maximum d'économie en déterminant leurs itinéraires. 125. I-a simplification des codes des biefs et le perfectionnement du système de transmission des données hydrologiques par satellite permettânt aux pilotes d'obtenir des données en temPs réel pour le calcul précis de la dose d'insecticides, ainsi que le renforcemen: du contrôle des stocks de carburant er de lan'icides représentent également des a:,élioralions remarquables. JPCI5.3 (ocP/EACt94.r) Page 2l 126. En conclusion, les auteurs du rapport se sont déclarés satisfaits des améliorations faites et ont souligné les contributions majeures à uJrapport coûUeffrcacité amélioré des ot'ratiorrs de luue ainsi ç. 16 performances exce[èntes tant des- àpérations de lutte antivectorielle que de la compagnie aérienne. 8. DATE ET LIEU DU CCE16 127. Le Comité a décidé de tenir sa prochaine session au siège de I'OCP du lundi 5 juin au vendredi 9 juin 1995, précédée par une séance d'information le samedi 3 juin. 9. ADOPTION DU RAPPORT PROVISOIRE l1g. I-e Comité a adopté un projet du rapport de la session étant entendu çe les modifications approuvées pendant ,on-.*a..n seront incorporées pour I'approbation finale du Président. 10. CLOTI,]RE DE LA SESSION l}g. Après l'échange habituel de compliments, le Président a déclaré close la çinzième session du Comité consultatif d'ExPerts. JPCr5.3 (ocP/EACt94.t) PaEe 22 ANNEXE RAPPORT DE LA QUINZIEME SESSION DU GROLTPE ECOI-OGIQUE Bamako, 31 janvier - 4 féwier 1994 TABLE DES MATIERES pege§ RESUME DES RECOMMANDATIONS A. INTRODUCTION B. ADOPTION DE L'ORDRE DU JOI.JR C. RAPPORT SUR LES ACTIVITES DE LUTTE ANTIVECTORIELLE D. RECHERCHE OPERATIONNELLE ET NOUVEAUX LARVICTDES E.RESULTATSDELASURVEILLANCEDUMILIEUAQUATIQUE 23 yl 25 25 28 30 F. G H ANALYSE INDEPENDANTE DES DONNEES DE LA SURVEILLANCE ICHTYOLOGIQUE SUITE DONNEE AUX RECOMMANDATIONS DE LA QUATORZIEME SESSION DU GROUPE ECOLOGIQUE PROGRAMME DE TRAVAIL POUR 199411995 DISCUSSIONS SUR LE DEVENIR DE LA SURVEILLANCE AQUATIQUE MISE EN PLACE PAR LE PROGRAMME . ARRANGEMENTS POUR LA PROCHAINE REUNION LECTURE ET APPROBATION DES PRINCIPAUX POINTS DE DISCUSSIONS ET DES RECOMMANDATIONS . . . . . . CLCTURE DE LA SESSION APPENDICE 1 APPENDICE 2 33 .34 .34 .34 .37 I J K. L. 37 38 39 40 JPC15.3 (ocP/EACt94.r) page 23 Annexe R.E§I.]ME DES RECOMIYIANDATIONS I-e résumé des recommandations du Groupe écologique est présenté ci-dessous : Recherche de nouveaux larvicides l. Maintien des facilités pour permettre I'amélioration des formulations de larvicides biologiques et la surveillance de la sensibilité de Sirrutium dawtoswn s.l. sur I'ensemble de la zone traitée (para' 33). Z. I-e Groupe écologique recommande la finalisation du système Pennettant de æster la sensibilité des larves aquatiques d'i-nsôcæs non cibles à différens insecticides antisimulidiens. Il souhaiterait que les résultats soient disponibles Pour sa prochaine réunion (para. 34 et 6l)' g. Utilisation de I'etofenprox (vectron ou oMS 3002) comme larvicide opérationnel mais récolte de données complémentaires iur I'impact à moyen terme du produit sur la faune non cible (para. 38). Surveillance de l'environnement aquatique 4. Maintien des séances de formation des hydrobiologistes en marge de leur réunion annuelle (para. 55b). 5. Mise à la disposition des hydrobiologistes nationaux d'un maximum d'informations pour leur permetrre de mesurei convenablement la qualité physico'chimique de I'eau (para. 55c). 6. I-e Groupe écologique interpelle le Comité des Agences parrainantes (CAP) sur les impacts autres que ceux de ta tuite larvicide antisimulidienne qui I'empêchent d'effectuer efficacement son travail dans la limite de son mandat actuel (para. 559)' 7 . Réalisation de six cycles consécutifs de perméthrine sur un cours d'eau pour en évaluer I'impact sur les populations de Caiürta africarta (para. 55f). g. participation de certains assistants hydrobiologistes à la prochaine réunion des hydrobiologistes (para. 9). Recherches complémentaires. formation et Publication des dorurées 9. poursuite des échanges d'expériences entre les équipes nationales de même çe des visites annuelles des hydrobiologistJs à Ouagadougou pour se familiariser avec le traiæment de leurs données (para. 55d). lO. I-e Groupe écologique recommande que le Comité des Agerrces parrainantes propose à la conférence ministériell. {ui'r" tiendra en awii 1994 à Paris zur le 'dévelopPement durable", qu'une enveloppe budgétaire soit dégagée pour la formation des hydrobiologistes dans le domaine plus général de l,évaluation de I'impact dés activités humaines sur les hydrosystèmes dans le contexte de la 'Dévolution" (para. 55e). 11. poursuite des travaux d'évaluation de la présence des caiüna sur les cours d'eau sous surveillance hydrobiologique et leur généralisation à I'ensemble des crevettes (para' 55f1' JPC15.3 (ocP/EAC t94.r) page u Annexe 12. Facilirer la participation de certains ichtyologues au symPosium organiÉ par la FAO sur-les peches continentales, ta pis"iculture et I'environnement prévu se tenil dans uD pays africain en octobre 1994 (para. 55j). 13. prise en cbarge de ta participation de deux hydrobiologistes au-cours intinrlé 'Btude d'impact environnemental, pri* frn tgg+ à Maroua, Cameroun, sou, tét"t e d'informations complémentaires sur le cotit de cette prise en charge (para' 6l)' Economie et environnement participation d,un membre du CAP aux réunions du Groupe écologiçe (9nn' 62)'t4. A. INTRODUCTION en annexes L et 2 Communications **t 1. I-e Groupe écologique a tenu sa quirzième session du 31 janvier au 4.féÏier 1994 à Bamako' Mali, sous la présidencJ âu Or C. I-évêque. [æs Professeurs D. Calamari (Président du Groupe écologique) et K.W. Cummins étaient ausents pour des raisons indépendantes de leur volonté et s,étaient fait excuser. I: liste des participants et .èll. d.s documents de travail figurent respectivement Séance d'ouverture 2.AunomduDirecteurduProgramme,leDrD'Quillévéré'Chefdel'Unitédelune antivectorielle a souhaité la bienvenue aux membres du Groupe écologique et leur a présenté à !'"ÿ de la nouvelle année les voeux les meilleurs du Programme. Il a fait ensuite un comPte rendu des principales conclusions de la réunion du comite conpint du Programme (ccP) tenue en décembre 1gg3 à Luxembourg, en mettant un accent particulier sur les pointi qui intéressent particulièrement le Groupe écologique. L ,"ppon présenté p.i t. Président du ôroupe écologique _sur les résultats de la surveillance aquatique, l'érude en cours iur la Wtaba pour appréôier I'impact des activites humaines sur l,enviro*.*rn,-.i ia prochaine conférence ministèrielle qui se tiendra à Paris en avril 1994 sur ie 'développement durable" ont ainsi été portés à la connaissance des panicipants' 3. læ Groupe écologique estime que certains poinls traités dans le raPport du CCP et se rapportânt aux effes des larvicid.r-"i à l'évolution temporelle de la faune non cible mériæraient actuellement d,être nuancés au w des conclusions des opports présentes par les hydrobiologisæs et celles des analyses de données faites cette année (cf.'points- E et F du rapçnrt)' Par ailleurs' le Groupe souhaiterait que l'aspect biologique de la guatité des eaux soit davantage pris en compte dans les études de l,impact des activites humaines sur le milieu aquatique. 4. Dans la journée du 3l janvier, quatre commuruc,af'ions ont été présentées au( hydrobiologistes par les membres du Groupe éôologique et- ie chef rJe I'L)nité de Reclterche sur les Insecticides (IRU) de I'OCP rPc15.3 (ocP/EACt94.r) P^Ee 25 Annexe 5. Iæ Dr C. Ilvêçe a expliçé aux hydrobiologisæs ce ç'est la diversité biologiçe, ses composantes, l,échelle æmporclle'et ipatiale dans laçelle chacurp des variables biologiques doit être prise en compre et "ri,n, la ÿpologie de cês variables. I-e Dr M. Yasuno a alors montré comment tes Chironomidae pouvaientttre utilisés comme indicaæurs biologiçes de ta quâlité de l'eau des lacs et des rivières. 6. Iæs communications se sont porrsrivies avec [a préscntation du Dr H. de Iongh des résultats d,une surveillance du fleuve Sanaga au Cameroun traité presgue sans intemrption à la perméthrine depuis 1987. L'impacr du pyraclofos sur les invertébrés aquatiçes non cibles du fleuve Mbam à Guérima, Cameroun a également été discuté. 7. Enfin le Dr C. Back a pÉsenté aux hydrobiologisæs les principes généraux qui guident la rédaction des articles scientifiçis. Il a également discuté de la manière de concevoir les tableaux et graphiques pour faciliter la lecture des résultats. g. I-es hydrobiologistes ont exprimé leur satisfaction pour les thèmes traités et les enseignements tirés de ces exposés. tÉ ont donné ensuite au Groupe écologique des informations sur les échanges d,expériences entre équipes nationales qu'ils ont jugé tres fructueux et fonnateurs. Ils ont remercié le prog'ramme pour leui àvoir donné cette opportunité et pour avoir facilité la participation des ichtyologisteJ au symposium sur la 'diversité biologique des poissons d'!aux. douces et saumâtres d'Afriqu;, tenu à p.t ar en novembre 1993. La participation d'assistanrs hydrobiologisæs à la Éunion annuelle des hydrobiologistes a été bien appreéiee également. I-es hydrobiologisæs ont remercié le Groupe écologiçe pourion initiative et soniouci permanent de l'effrcacité des différens intervenants dans la surveillance aquatique. g. Læ Groupe écologique félicite le Programme pour I'attention Portée aux hydrobiologistes et souhaite que les tfror6 roi*t maintenus poui t. participation des autres assistants hydrobiologistes à la prochaine réunion et pour la poursuite des échanges d'expériences. B. ADOPTION DE L'ORDRE DU JOIJR 10. L'ordre du jour tel que présenté dans la table des matières du présent raPPort a été adopté' C. RAPPORT SIJR LES ACTTVTTES DE LUTTE ANTTVECTORIELLE 11. I-e Chef de I'unité de lutte antivectorielle (vcu), en collaboration avec les cbefs des deux zones opérationnelles du programme, a indiçé que les ofrations larvicides se soil déroulées de façon satisfaisante en 1993. lZ. I-es six insecticides offrationnels ont été utilisés en rotation sur les divers bassins fluviaux traités en tenant compte du àébit, des qualités spéciflrques de chacun des larvicides et du raPport coûUefficaciæ. 13. En saison sèche (mars-avril 1993), les traitements ont pu être eilièrement suspendus durant trois semaines en zone Est et limités à 3 500 km de rivières seulement en zone Ouest du fait des bons résultats entomologiçes (une seule larve infecante d'onclncerca volvuhts pour 1502 femelles caprurées à la semaine 13 sur les 143 points de capture). Durant cette même période deux larvicides (le B.r. H-14 et le téméphos) ont été employés. rPc15.3 (ocPiEAc t%.1) page 26 Annexe 14. En saison des pluies (septembre lgg3), I I 000 km de rivières (E 000 en zone Est et 3 000 en zone Ouest) ont été traités. I-es résultats entomologiçes étaient bons également puisçe seulement deux femelles infectieuses avec trois larves infectanæi ônt été rencontrées sur un total de 4410 femelles capturées. I-es six insecticides opérationnels disponibles ont été utilisés, avec une pÉdominance du pyraclofos, du téméphos et du phoxime. 15. La sinration entomologiçe, dont le meilleur critère est la traDsmission moyenne, confinue de s,améliorer dans la zone du nrogom*e, passail de 34 femelles infectieuses et 109 larves infectantes par semaine en 1990, à neuf fem-elles infeôtieuses et2}lartes infectantes en 1993. Cette transmission ésiduelle est négligeable au regard des 30 millions d'habitants vivart sur une superficie d'un million de kilomètres carrés. Ces bons résultats devraient être maintenus suffisamment longemps si on veut voir disparaître le réservoir de parasiæs chez I'homme' 16. La baisse rapide de la transmission résiduelle est due non seulement aux bons résultats de la lutte larvicide mais éialement aux traitemenrs à I'ivermectine çi réduisent considérablement la source d,infection des simujies par une destruction massive des microfilaires dans la peau des patients' Toutefois, ces traitementjcombinés larvicides/ivermectine ne devraient théoriçement Pas Éduire la durée du programme car il n'y a pour I'instant aucune preuve de la réduction de la durée de vie des vers adultes par les traitements répetés à I'ivermectine' 17. L,utilisation des sondes à ADN permet désormais d'obænir régulièrement I'ideüification de toutes les larves recueillies dans la zône du Programme. Ainsi, globalement 65 % des larves appartiennent à I'espece O. volvultts, les 35 % restants étantO. ochengi qui estunparasite de bovins' Si l,identification oË ces espèces paraît dorénavant facile, en revanche la différenciation entre souches savanicoles et forestières demeure encore parfois difficile à interpréter' lg. En ce qui concerne les captures destinées à évaluer le taux d'infectivité des femelles dans les zones où les traitements larvicides ont été arrêtés, les résultats obtenus sont satisfaisants. sur 14 points étudiés ou en cours d'études, 10 ont une infectivité comprise entre 0 et 0,83 femelle infectieuse pour 1 000 pares. Deux points présentent un taux proche de I (1,08 et 1,17) et pour les deux autres' le§ traitements larvicides ont dfi être repris. 19. En zone Ouest, le régime hydrologique est resté sensiblement le même depuis trois ans, avec toutefois certe année un légei retard de la-môntée des eaux en côte d'Ivoire et au Mali, avec en plus un léger déficit pour ce de-rnier pays. Læ système de rotation des insecticides mis en æuwe est resté égale-ment le mêrne : le vectobic (8.t. n-i+l reste I'insecticide des faibles débis; le pyraclofos est utilisé à la montée des eaux et à la décrue; le téméphos demeure un insecticide largemcnt utilisé en toute saison en raison du retour quasi général de la sensibilité des simulies ; le phoxime garde son utilité lorsque des cas de résistanc. ,u tc*ept os sont signalés ; la perméthrine et le carbozulfan ne sont utilisés qu,aux hautes eaux mais compte t ^ 0., performances et du co{rt du carbozulfan, ce produit sera de moins en moins utilisé. L'etôfenprox çveôtron or oMS 3002) çi sera introduit cette année sera surtout utilisé là où des cas de résistance à I'Abate ont été signalés par le passé (cÔte d'Ivoire principalement) et de préférerrce entre 15 et 70 m3/s' zo. En ænant compte de ce çi précède, le schéma général d'utilisation des insecticides en fonction du débit des cours d'eaux traités peut être établi comme suit : - < lm3/s : B.t. H-14 : - 1-15 m3is z B-t. H-14, téméphos ou phoxime ; - 15-70 m3/s : téméphos, phoxime, pyraclofos ou Vectron ; IPC15.3 (ocP/EACt94.r) ÿge 27 Annexe - 7G150 m3/s - 15G300 m3s - 300*450 m3/s To,æfois des cas particuliers existent, liés essentiellemerü aux problèmes de résistance des simulies au téméphos, à l,importarce çantitaiive des débits et à l'étalems6 rlans le æmps des débits élevés. Zl. pour 1994, il ne devrait pas y avoir de modifications majeures Par raPport à 1993 à l'exception de çelques biefs du Bandama-Blarrc, du haut Baoulé et de la hauæ Bagoé qui æ sont plus sous traitement en raison des bons rézultats entomologiçes et épidémiologiçes. La suppression totale des traitements sur le resæ du Bandama Blarrc ainsique sur la baute Bagoé est certainement à envisager dès cette année. 22. Depuis le ler janvier 1994, les traiæments du Niger, du Fié, de la Faya et de la Djilemba sont réalisés exclusivemeni au sol par l'éçipe du sous secteur de Barnako. Iæs premiers ésultats sont encourageants et il semble ç'ils puissent être poursuivis pendant toute I'affÉe. Ccla p shange rien a u straiegie d'utilisation dei inseôticides çi esi simplifiée comme zuit : pyraclofos et perméthrine zur le Niger, Abate et Vectobac zur les affluents' 23. En zone Fst, la saison des pluies s'est installée assez tardivement Par rapport au schéyn classique. En mai et iuin la pluie etaii aencitaire, mais la situation s'cst rétâblie après de fortes pluies en juilet et aorit. t'ipport itoU"t sur I'année a dorrc en fait été du même ordre en 1993 gt'en 1992' De ce fait, les basses et moyennes eau( se sont prolongées plus çe d'accg1umée' En revarrche la montée des eaux a été assez brutale et les maximums de crue ont été en 1993 zuperieurs à ceux de 192. Enfin, la décrue, assez brutale, a été également plus précoce que I'anrÉe précédente' U. La couvernrre larvicide a été en 1993 du même ordre ç'en 1992. Sur les 11 000 kilomètres de rivières à surveiller, le maximum de traitement a corrcerné I 000 kilomètres. A I'inverse, durant l,étiage les traitements minimums n'ont concerné çe I 500 kilomètres de rivières. En raison des bons Ésultats entomologiques, les traitements ont égalément été entièrement arrêtés durant trois semaines (mars-avril) sur l,ensimble de la zone Est. Poui la deuxième année consécutive, I'oti principal n'a pas été traité. Le haut N'Zi et certâins affluents de la Comoe n'ont subi çe des traitemeDts épisodiques' dépendant de la situation entomologique. I-es traitements de ces biefs, plus ccrtains biefs de la volta Noire et de la Volta Blanche, seront arrêtés définitivement en 1994. 25. L,utilisation des larvicides a été dictée par la situation de la ésistance dans la zorrc Est' I-a stratégie globale Peut néanmoins se résumer comme suit : - emploi de tous les lanricides, y compris le téméphos, à I'est d'un axe séparant les bassins de la Volta Noire et de la Volta Blarrche ; - aucun emploi de téméphos et utilisation parcimonieuse des auhes organophosphorés à I'ouest Ae cet axe jusqu'à la frontière de la zone Ouest (bassin du Bandama). 26. I-es six insecticides operationnels ont donne chacun des résultas satisfaisants. I-e téméphos a même pu être réutilisé pou, t" troisième année consécutive darrs la Volta Blanche du fait du retour à la normale de la sensibitite oes simulies après les quatre anrÉes d'intemrption des traitements avec ce produit. A titre ex6rimental, la permêthrine a été utilisée dans le bas Mono. I-es six cycles d,utilisation durant ia saison des piuies ont ainsi permis de maîtriser les densités des populations : téméphos, pyraclofos, Vectron, perméthrine ou carbosulfan : téméphos, pyraclofos, Vectron ou perméthrine ; : téméphos otr Perméthrine. JPC15.3 (ocP/EACt94.t) PàEe ?-8 Annexe simulidiennes. cela montre également l'effrcacité de ce produit dans une zorrc cotonnière où les pyréthrinoides agricoles sont massivement employés' 27. Globalement, la consommation d'insecticides a été du même ordre çe I'anrÉe dernière' Touæfois, du fait des fréçentes flucnntions de débis durant la crue puis la décrue' les insecticides de tr,autes eaux 1peÀéthd; et carbosulfan) ont été l,uement moins employés ç A % par raPPort à LggZ). Enfin, du fait de retards d'ns les tivraisons de B't' H-14' I'Abate a dû parfois être exceptioruEllement employé (+ t9 %)' 2g. I-e Groupe écologiçe féliciæ le Programme pour.-fes cxcellents rézultas entomologiques enregistrés rnalgré les nombreuses suspensio*it la faibie utilisation des larvicides les moins sélectifs' Il I'Jncourage à persévérer dans cette voie' D.RECIIERCIIEoPERATIoNNELLEETNoI'I\æAI.IXLARVICIDES 29. I: sinration de la résistance au téméphos s'est nettement améliorée au cours des dernières années, grâce à l,apport de nouveaux tarvicioes et grâce à une rotation systématique de tous les rarvicides operationnËls. Afin de mainteni, "., "rçi-r, les activités de recherche de I'IRU ont été orientées selon deux axes prirrcipaux' - Recherche d,un insecticide non organophosphoré, utilisable à des debits inférieurs à 70 m3/s' cet insecticide est destiné aux traitJm.nt, .n zones de résistance (ou de risque de résistance) au téméPhos. - Développement et amélioration des formulations d'insecticides biologiques, aftn de minimiser l,impactdelalutteantivectoriellesurl,environnementainsiçelerisquederésistanceaux insecticides chimiques' 30. En ce qui concerne le premier axe de recherche en pseudopyréthrinoïdes' I'etofenprox (VectronouOMSfOOZladéjàétéévalué,etjugéassezPrometteurpo.lt-ptféderàdesessais opérationnels. son ;;;;, comparable.à celui d'ôrganopnosphorés déjà utilisés, laisse envisager une utilisation à faibre oéuit. son efficacité correspond-aux-besoins du Programme ; malgré une Portée faible, le dosage réduit (0,06 l/m3/sl ,rno po*ibre le traitement d'une large gamme de débits' Il est préw de l'utiliser d; ü foyers de résistance au téméphos tels çe le Bas-Bandama' 31. En ce qui cOncerne le deuxième axe de rccherche, les activités de I'IRU sc poursuivent à plusieurs niveaux. L'IRU couabore avec l,industrie par re criblage de no,veiles formulations de B.t. H-14, criblage dont les résultas ,ona pror.n"rir. L'IRU .àtuuote également avec I'lnstirut Pasteur, dans le cadre de recherches visant à : - élucider les rôles respectifs des différenæs toxines du B.l. H-14 ; -évaluerl'efficacitésursimuliesdenouveauxentomopathogènes; - mettre au point des æsts de mesure directe de I'activité larvicide du B't' H-14' 32, Enfin I,IRU poursuit la mise au point de méthodes plus efficaces pour,l'évaluation de l,effet des rarvicides sur les simulies. Deux n*r."u* systèmes performants ont été mis au point et sont rPc15.3 (ocP/EACt94.t) page 29 Annexe opérationnels en 1994 tant pour l'évaluation de I'efficacité des larvicides que pour æsær la sensibilité des larves a$Btiques d'insectes non cibles. 33. Le Programme s'achemine maintenant vers sa fin et les sept insecticides à sa disposition pennettent de iésoudre les principaux problèmes operationnels çi pourraient survenir (résistance, couverture larvicide des débis comprii entre 15 èt 70 m3/s). Ia rccherche de oouveaux larvicides n'est donc plus uæ priorité pour lô Groupe écologiçe. Touæfois, pots diminuer la pression des larvicides chimiçes sur I'environDemenr "qütiç., te Crorpe écologiçe recommande çe des facililés soient maintenués pour permeure l'amélioratiôn des formulations des larvicides biologiçes et la surveillance de la sensibiiite Oe Sbrutirm dornoston s.l. sur l'ensemble de la zoæ traitée. 34. par ailleurs, le Groupe écologiçe rccommande la finalisation du système pennettant de tester la sensibilité des larves aquatiques à'ios".te, non cibles à différcnts insecticides antisimulidiens. Il souhaiterait çe les résultats soient disponibles pour sa prochaine réunion' Effets de l'etofenprox (Vectron ou OMS 3002) sur la faune aquatique non cible 35. [.ors de la dernière réunion du Groupe écologique ænue à Cotonou, en janvier 1993, le programme avait été autorisé à utiliser le Vectron pour des traitements ofratioruæls piloæs après qu'in évaluation de I'impact du produit sur les insecæs non cibles en gouttières et des æsts sur les crevettes aient été réalisés. 36. Les résultats des tests conduits en gounières multiples en mai 1993 et mis à la disposition du Groupe écologique indiquent çe le produii induit une dérive de la faune totale (47 % de dérive) qui est inférieure à celle occasiànnée par la perméthrine (91 %) et comparable à celle due au pyraclofos (43 %).Iæ produit.rt moins toxique que le pyraclofos vis-à-vis des Chironomidae mais èit teger.1nent plus actif sur les Trichoptères. L'utilisation de l'indice mis au point par Elouard et Simiei en 1990 pour évaluer les modifi."iions que pourrait engendrer darrs les communautés benthiques I'emploi du produit donne une valeur théorique de 4,7 pour le Vectron contre une valeur observée de 4,7 pour le pyraclofos. 37. Par ailleurs, les tests réalisés en laboratoire sur Caidiru africana montrent que le Vectron est 10 à 20 fois moins toxique que la perméthrine' 3g. En rivière, aucune mortalité directe liée à l'utilisation du Vectron daété observée aussi bien sur les poissons que sur les &riüna etles Macrobrachiran pour des débits compris emre 19 m3/s' et 230 m3À. L'intensité de la dérive de la faurrc benthique non cible est multipliee par 140 dors çe dans les mêmes conditions, Ie chlorphoxime provoque une augmentation de I'intensité de la dérive de 100 à 200 fois, et la perméthrine une augnentation de plus de 600 fois. 39. Au vu des données çi lui ont été présentées en 1993 et de celles mises cette annee à sa disposition, le Groupe écologiçe estime çe l'etofenprox (Vecuon) ne devrait pas avoir un impact plus imiortant sur la faune non .iui. qu. le pyraclofos employé par le Programme à des débits supérieurs à i5 mrls. Il autorise donc I'utilisation operationnelle du Vectron mais recommande çe des informations complémentaires soient recueillies sur I'impact à moyen terme du produit sur la faune non cible. JPC15.3 (ocP/EACt94.t) page 30 Annexe E.RESI,]LTATSDELASI',RVEILLAi{CEDUMILIEUAQUATIQUE Entomofaune q. contrairement à 1991 où le début de I'année avait étÉ marçé par une longue série de traitements de la Marahoré au pyraclofos, en l9ÿ2 et 1993 c'est le B't' H'14 çi a été utilisé pendant la même période lorsçe les traiæments n'étaient pas suspendus. 4L. cependant, les densités de la faune en 1990/lD1 sont plus éllyées ç'en l99lll992 sw l,ensemble des stations surveillées, laissant donc supposer un impaôt lié à d'autres souroes de pollution çe la lutæ larvicide antisimulidienne entreprise par le Programme. 42. A Danangoro la baisse de densité est beaucoup plus marçée dans le temPs qu'à Ery9To^F: (station la plus en aval) où on rctrouve enl992tl993 une situation meilleure çe celle de l99lll992' 43. L,utilisation de l,évolution temporelle de l'indice de dérive (nombre d'individus récoltés par mètre cube d,eau firrée) ne nous a pas perrris de faire.ressortir les modifications de la situation écologiçe ae h f"faÀoué depuis fÉf . Ë, effet, en période non traitée, on enregistre des pics de dérive de jour qui sont parfois prus érevés çe de nombieuse-s valeurs des indices de ffriodes traitées' on pourrait alors se de'mander'si I'indice of oerive tel çe formulé est dans ce cas un bon outil pour évaluer l,impact à long terme des traitements sur la dérive. L'incidence de ccrtains facteurs n'est-elle p", ,i rorr. ç'u r"iuJles prendre en comPte dans la formulation de l'outil ? M. Parmi les facteurs environnementaux mesurés (pH, æmperature' débit' transparence) et susceptibles de jouer sur la dérive, re débit est cerui çi a présenté des relations claires avec l'indice de dérive (I.D.). En effet, l'indice de dérive est une fonction inverse du débit de la rivière : aux débits élevés correspondent de faibles indices de dérive et inversement' Dans la plupart des cas' la relation est du type y : axb avec un coefficient de corrélation compris entre 0,2 et 0,9' Il est proposé alors de considérer l,entité cours d'eau en calculant le nombre d'individus dérivant par seconde sur un cours d,eaudonné:ND:IDxeavece:àcui,(m3ls)ducoursd'eauàladated'échantillonnagedela dérive. Des analyses factorielles seront refaites à I'aide de ce nouvel outil pour voir si des typologies plusnettesdel'impactdeslarvicidesn'ensortirontpas' 4s. Sur les cours d,eau qui ne sont plus traités au Burkina Faso depuis 1989 (IJraba et Nazinon)' la sunreillan . "no.pri* o.pui, nn rggi inàrçe que la sinration écologiçe s'est amélioée sur la Nazinon (ex Volta Rouge) avec un retour Aes drmru et des indices de dérive de jo,r comparables à ceux de la period. "uini traiæmenr. Par corüre à la Léraba, au Pont-frontière' les indices de dérive se maintiennent au niveau de ceux de la période traitée avec néanmoins une préserrce plus régulière de-s Caiüna.l-a forte augmentation du nombre d'habitants du village de lJrabadougou pourrait être à I'origine de cette situation. 6. Enfin, la faisabilité de l'étude de la présence des c.aridina dans les cours d'eau §urveillés a permis de mettre en évidence le retour de cËs organismes zur le Bandama Blanc à Bèmâ' non traité depuis mars 1993. I-es résultats exprimés .o oorn6r. d'individus capturés/personne/heure et pour 100 mètres de berge r".ilii.ront leluivide l'évolution saisonnière et inter-annuelle de ces organismes dans les cours d'eau. 47. Selon Ies recommandations du Groupe écologique, la surveillance au Ghana n'a concerné çe la pru. D,une manière générale, il sembli çe U tâune soit assez pauvre, cela d'autant que les traitements se font au phôxime et au pyraclofos. Toutefois, la dérive semble s'être accrue dès mars- JPC15.3 (ocP/EAC t%.t) Page 31 Annexe awil lorsç e le B.t. H-14 a été utilisé. Il faut cependant être prudent quant aux coælusions lorsçe I'on preno en compte la relation çi semble exiiær entre le débit et l'indice de dérive' mars-awil èorrespond en effet à l'étiage et doDc à des débits faibles' 4g. ceue anrÉe, guatre insecticides oDt été employés sur les différentcs rivières guiÉenæs sotls surveillarrce. euel çe soit le moyen d'échamillonnage utilisé et çclles çre soient les rivièrcs' aucune importanæ modification faunistiçe, taot çalitative çe çantitative, n'a été/fritlÉ par raPport à I'année préédente. 49. Après deux années d'exffriences effectuées sur la Makona, la duée de vie larvaire des Tricorythidae a Pu être estimée : - 1992: 18 à 53 jours (temÉrature 2G30'C) - lgg3 :23 à 66 jours (æmpérature 23,5-?Â,5'C) Ichtvofaune 50. En Côte d'Ivoire, on note une diminution constante des captures globales concenlant toutes les espèces, notamment Alcstes baremoze auparavant extrêmement abondant. La diminution dans les ""ptur., des Mormyridae, déjà constatée lès années précédentes continue de s'accentuer. Toutefois, les captures par tailie de mailles montrent çe le recrutement reste à un niveau relativement acceptable' L: baisse dJs captures se poursuivant dans des rivières qui ne sont plus traitées depuis deux à trois années, il est probable que ies épandages d'insecticides soient étrangers à ce phénomène' Parallèlement, il n'est pas ,1oté de variations inter-annuelles significatives du coefficient de condition. I-es analyses des contenus stomacaux montrent qu'en dehors de la specificité alimentaire de chaçe espèce, il existe au cours de I'année des fluctuations qualitatives et quantitatives directement en rapport avec I'abondance relative des Proies. 51. Au Ghana, çelles çe soient les rivières, les prises par unités d'effort §ont du même ordre de grandeur que celles de I'année dernière bien çe dans la Pru les Éptures de décrue (octobre et àecemure) aient été en comparaison plus faibles. Par ailleurs le coeffrcient de condition des principales espèces montre presque toujours une ændance à la baisse par rapport aux années antérieures. I-es études sur la rrpioouôtion dès especes montrent çe la plupart d'entre elles se reproôrisent dans cene région entre juin et aorit. L'analÿse de la distribution des structurcs en taille des principales espces nJl"i5. apparaître aucune différence significative par rapport aux années précédentes. 52. En Guinée, les captures et la richesse sffcifiçe ont flucttlé à la hausse (+3 à 6% dans le Sankarani;+33àN%d^nsleDion)ouàlabaisse(-5à-4f %dansleMilo)parraPportaux années lggl-Lggz. Horrris Hippopotanrynts picttu dans le Milo, il n'a pas été constaté de baisse sensible des captures de MormÿriOae Oans cette région. En ce çri corceroe le coefficieru de condition, la reproduction et la répartition des stnrctures en t"iil., il n'a pas été relevé de phénomène Particulier par rapport aux annéei précédentes. A noter enfin, qu'en mars 1993, il a été observé à Téré sur le bior,'un" glort"lité catastrophique de poissons appartenant essentiellement à I'espèce Bryciruu macrolepidofies. Un zurdosagè accidentel- de pyraclofos ou une utilisation d'ichtyotoxiques par les villageois pourraient en être la cause. 53. En Sierra l-eone, les prises par unité d'effort sont du même ordre que celles de I'année dernière, bien que toujours en-deçà dès valeurs observées avant les premiers traiæments. Mais, sans çe I'on puisse Lxpliquer le phénomène, on sait par ext'rience que les premiers échantillonnages sont JPCt5.3 (ocP/EAC t94.r) page 32 Annexe toujours assez neBement superieurs à ceux effectués par la suite, çe les rivières-soient traitées ou non' cette particularité est donc indépendante de la préserce ou mn àe tarvicides. [a richesse spécifiçe et te ioefficient de condition demeurent stables dans toutes les rivières' 54. Le long des bassins sierra léonais, il a été constaté uæ recrudescelEe d'activités humaines çi pourraient à la longue avoir un impact non négligeable sur l'environrement aquatique: - un barrage est en cours de construction sur le Rokel ; - l,extraction minière devient de plus en plus importante, tant sur le cours principal çe sur les affluents ; . l,agriculture Paraît se développer de plus en plus le long des vallées ; - des pesticides très toxiçes sont de plus en plus employés -pour remplacer les ichty}oxiques traditionnejs lors des peches effectuées par les villageois' Réponses du Groupe écoloeique aux recommandations des hvdrobiolosistes 55. Iæ Groupe écologique a félicité les hydrobiologistes nour f tg1gg,lPnors présentés' Il les encourage à poursuivrJ Oans cette voie ,t tttot*"nde çe la zuperposition des séçences de traitements et des résurtats soit définitivement adoptée. Iæs recommandations forrrulées par les hydrobiorogistes ont ensuite été examinées par re Groupe écorogique qui a fait les suggestions suivantes: a) [.e programme de travail proposé pour la période lgg4ll995 est endossé par le Groupe écologique qui estime ôependant, comme_ en 1993, qu'il n'y a pas de raisons particlulière, à u sélection de stations supplémentaires sur la Kaba, le Mongo et la Kolenté, surtout à ce stade du Programme' b) En raison de l,intérêt manifesté par les hydrobiologistes pour les.communications faites par les membres du Groupe eôtogique et le Chef IRU, et zuite à leur demande' le Groupe écologique ,eco^nrnande- ie maintien des séarrces de formation des nyorôuiotogistei en marge de leur réunion annuelle. c) I-e Groupe écologique recommande la mise à la disposition des hydrobiologistes d'un maximum d,informations qui leur perrrettront de mesurer convenablement la qualité ptrysico-ct imique des ""ü. n sorhaiæ çe les mesues soient dtrpliçées pour améliorer la fiabilité des résultas' d) I-e Groupe écologiçe souhaite çe le Programme continue à favoriser les échanges O' "ip.riËoc.r rnùr -les éçipes narionales d' hydrobiologie . e) Dans le contexte de la 'Dévolution", le Groupe écologiçe souhaite çe le comité des at.nc., parrainantes (CAp) inclue dans les àeu"t de Ia Conférerrce ministérielle sur le 'développement durable; qui se tiendra à Paris en awil 1994' la question de la forrration en sciences de I'envirorurement des hydrobiologistes nationaux impliqués dans la sunyeillance aquatique mise en place par le Pro-gramme' Une enveloppe uuogeoir. pourrait ëtre dégigée par la conférence à cet effet. j) rPcl5.3 (ocP/EAC t94.1) page 33 Annexe Iæ Groupe écologiçe a noté avec intérêt les efforts déployés par les hydrobiologistes pour évâluer ta preserrce de @ridina $ricaru dans les cours d'eau zurveillés' Il iecommande la poursuiæ de ces travaux et leur généralisation à I'ensemble des crevettes. En outre, au w de la rccolonisation du Bandama Blanc par les en!ru après l'arrêt des traiæments, le Groupe écologique recommande la réalisation d'une .i6ri.rorrtion en rivière de six cÿcles consécutifs de perméthrine pour évaluer I'iàpact de ce produit sur les populations de C.ariütw si les conditions pour de ælles o$rations sont réunies. I-e Groupe écologiçe entérirrc les pÉoccupations des hydrobiologisæs relatives à I'inærférence entre I'impact des larvicides et oerD( d'autrcs facteurs sur la faune aquatique non cible. Il siinale cependant que ces préoccupations dépassent son mandat actuel èt interpelle dorrc ie CAP sur cette sinration (cf. point I du rapport)' A la demande des invertébrisæs d'entreprendre une étude des classes d'âges de certains taxons dans leurs échantillons, le Groupe écologique répond ç'il examinera avec beaucoup d'intérêt les résultats çi seront disponibles à leur prochaine session. I-e Groupe écologiçe anend la synthèse des résultats concernant la reproduction des principaËs especés àe poissons de la zone du Programme Pour sta$er sur la nécessité d'entreprendre des études complémentaires. I-e Groupe écologique préconise la participation de certains ichtyologues au séminaire organisé par la FnO sur "l'environnement, les peches continentales et I'agriculture en airique,, séminaire qui doit se tenir dans un pays africain en octobre 1994. Cette parri;ipation devra êtie conditionnée par la présentation de communications sur la surveillance aquatique. F. ANALYSE INDEPEI\IDANTE DES DONNEES DE LA SIJRVETLLANCE ICHTYOLOGIQLIE 56. I-es conclusions des études de l'évolution à long terme des peuplements de poissons dans les cours d,eau sous traitements larvicides (Lévêque et al., 1988 ; Hugueny 1990) indiquaient que les variations naturelles sont prépondérantes et que I'effet des insecticides, s'il existe, est minime' Toutefois, les deux études montraient une tendance à la baisse de I'abondarrce de çelçes espèces dont petroceplatus bovei. Le régime hydrologiçe était soupçonné d'avoir un effet important sur ces variations. Le Grogpe écologique a donc dèmandé de procéder à une anâlyse indépendanrc des données disponibles pour élucider la question. 57. L,analyse a porté sur cinq stations de surveillance établies en Côte d'Ivoire et Pour lesquelles le suivi s'étendait sur des ffriodes allant de 10 à 20 ans' 5g. Les premiers résultats montrent çe les effectifs captuÉs sont fonction du débit de la rivière' Ils sont génèratement plus faibles lorsquè les débis sont élevés. Toutefois, en tennes de variations temporelfus, il s'avère çe la composante annuelle représente une part importanæ de la composante saisànnière, en partie expliquée (comme cela a été dit) par le débit. 59. par contre, il n'y a pas de relation nette entre le débit mildmum de I'anrÉe et I'abondance un anplus tard des principalesLspèces étudiées. Eneffet, on note une réduction continue des abondances a Niau depuis igsz atorc què ta siruation hydrologique s'est améliorée depuis 1988. Cene r-en'lance f) s) h) i) JPC15.3 (ocP/EAC t94.r) PaEe 34 Annexe à la baisse de rabondance de la plupart des espèces est notée depuis le début de la zurveillance aux $ations de la lJraba et de la Comoe. Comme on ne disceme pas de ændances nettes à long terme des débits maximum .orn!"out.s à celles o"r àptur.s, il sembie peu probable çe I'hydrologie soit le pl".rpJ facteur qui jàue sur I'abondance des prirrcipales espèces dans les captures' 60. Bien qu'il existe certaines tendances, il n'a pas été mis très rettement et régulièrement en éviderrce une corrélation entre le débit de l'année preôeOente et I'abondance des juvéniles' læ Groupe écologiçe estime çe d'autres facteurs çe la valèur maximale du débit doivent être pris en comPte' L,époque de démarrage de la crue-et o i*e. Peuvent en gffet être des facteurs primordiaux dans le r.crutement des jeunes ; les effectifs capturés ne sont généralement Pas assez importants pour permettre une analyse statistique frable. ces facæurs devront -dorrc être considérés dans toute analyse zur les relations entre le débit et les captures' G. suTIE DONNEE ALIX RECOMMÀNDATIONS DE LA QUATORZIEME SFSSION DU GROLTPE ECOLOGIQUE 61. I-e Groupe écologique a exprimé sa satisfaction Pour la mise en application de la quasi+otalité des recommandations découlant de sa quatorzième session. Il sotrhaiterait néanmoins : - que soient poursuivis les tests de sensibilité des larves aquatiques de Clwwnatopsyche à différents larvicides antisimulidiens et qu'une synthèse des Ésultas soit présentée à sa Prochaine session' - que le programme facilite la participation_de deux hydrobiologistes au cours intitulé " Etude d'irnpact environnemental" pie* fin 1994 à Maroua' Cameroun' L'un de ses membres fournira à I'OCP les iniormations relatives à ce cours pour permettre de prendre les dispositions nécessaires dans la limite des disponibilités financières' 62. I-e Groupe écologique regrette que le CAP ou.la Banque mondiale n'ait pas envoyé un représentant à sa réunion de cette année'cornme préconisé lors àe sa session de 1993. Il souhaite vivement que le CAP se penche sur cette question' H. PROGRAMME DE TRAVAIL POI'JR 199411995 63. Læ Groupe écologique a approuvé le programme de travail proposé par les hydrobiologistes qui "'tpou'l'essentielidentiqueàceluidelapériodeprécédente. æ. Il a suggéré en outre ç,en 1995 certâins de ses membres présentent des communications sur des thèmes çi seront précisés plus tard' I.DISCUSSIoNSsI.jRLEDEVEI§IRDELASI'JRVEILLAi{CEAQUATIQI.]EIVIISEEN PLACE PAR LE PROGRAMME 65. I-es objectifs poursuivis par un prograrune de surveillance de I'environnement sont de fournir une évaluation des conditions de t'enviiorÀement et de leur évolution dans le temps et dans I'espace' afin de pouvoir prendre en temps utile les mesures nécessaires pour éviær la degradation de l'environnement résultant d'activités anthropiques. Par conséquent, son intérêt ne réside pas seulement dans le diagnostic d'une situation, mais éi"t.r.n dans la manière dont il Pourra aider la prise de décision en établissant des relations de causi à effet entre la (les) source(s) de pernrrbation et les effets observés. C'est dans cet esprit que le Prograrnme de surveiliance de I'environnement aquatique avait été mis en Place Par I'OCP' IPC15.3 (ocP/EACt94.L\ Page 35 Annexe «. Le Groupe écologiçe est amené à constater çe les rivières sont actuellement soumises à des sources de pemrrbations dè plus en plus nombreuses : rejets polhuns d'origine agreindustrielle ; utilisation croissante de pesticides pour des peches irrégulières; pression humaine sur les vallées modifiant l'occupation et I'utilisation des sols et favorisant une cxploitation plus inrcnsive des ressources aqgatiques ; pollutions diverses d'origirrc diffrrse, tiees ncramment eu développement agricole et à l'utilisation de pesticides ; apparition de plantes envahissanæs oomme les Pisnia et les jacinthes d'eau, etc. 67. I-e protocole de zurveillance çi a été mis en place il y a plus de 20 ans, selon un certain nombre de ôritères et de contraintes, s;est révêlé tout à fait satisfaisant durad de nombreuses années, et a permis au Groupe écologique de remplir son mandat sur la base d'informations indiscutables. Cependant, compre tenu de l'èvôlution écerüe et rapide des conditions de I'enviroilrement aqratique, il devient difficile de faire la part des impacts rézultant des insecticides uülisés par I'OCP, y compris lors de tests destinés à évaluei l'effet de nouveaux larvicides, de l'impact global rézultant de diverses sources de pernrrbation qui vont en s'intensifiant. C'est ainsi également ç'il devient difficile de surveiller la recolonisation des cours d'eau par les invertébrés, après l'arÉt des traiæments. 68. Le Groupe écologiçe est donc amené à constater objectivement, ç'en raison de l'évolution rapide et difficilôment prévisible des conditions écologiçes des rivières ouest africaines, il ne dispose plus avec le protocole actuellement utilisé, des moyens nécessaires pour mener à bien sa mission r6.ifiç., à savoir l'évaluation de I'impact des pesticides utilisés par I'OCP sur la faune aquatique non cible. Cette sinration ne peut ç'empirer dans les années çi viennent, si aucune mesure n'est prise pour contrôler les conséquences du développement socio-économique sur I'envirouEment. 69. Iæ Groupe écologique reconnaît : a) que les efforts consentis par I'OCP pour sélectionner des insecticides les moins toxiçes pour la faune non cible ont été particulièrement importants depuis le début des ôperations. Dans l'ensemble, pour un programme de cette ampleur, les impacts sur I'environnement ont été réduits au minimum et sont restés dans des limites tout à fait acceptables pour la faune non cible. En particulier, aucun impact n'a pu être mis en évidônce sui les stocks de poissons çi constituent une source de nourriture majeure pour beaucoup de populations riveraines. b) que I'OCP a fait preuve d'une activité tout à fait remarquable en matièrc de formation d'éguipes nationales chargées d'assurer la surveillance de I'environrpment. Il existe maintenant une expertise reconnue, et le Groupe écologiçe avait recommandé lors de sa dernière réunion que ce long travail de formation ne soit pas perdu. c) que I'OCp n'est donc pas direcæment responsable d'une degndation de I'environnement aquatique dont on perçoit actuellement des sigrrs avant coureurs. Les causes sont très vraisemblablement à rcchercher en priorité dans I'accroissement démographique, et la nécessaire mise en valeur de nouvelles telres agricoles pour nourrir cette PoPulation' 70. [æ Groupe écologique tient à rappeler : a) que la préservation de I'environnement et de la biodiversité est le grand enjeu des prochaines années ainsi çe I'a rappelé la Conférence des Nations Unies sur l'Environnement et le Dévelopirement, qui s'est tenue à Rio en L992. La Convention JPC15.3 (ocP/EACt94.r) Page 36 Annexe b) c) d) sur la Diversité Biologiçe çi est entée en application fin^-193, vise quant à elle' à garantir Ia mise an-*r"." d'une action inærnationale efficace pour préserver et sauvegarder la diversité biologiçe et prévenir la destruction des especes biologiques' des habitats et des écosYstèmes. que la prise en compte de l'environæment dans les çestions de développement est une priorité reeonnue sur le plan inlernational, et constitue le problème cæn'tral de ce ç'il est convenu d'appeler le'devetoppement durable. Dans ccs conditions' la protection de l,environner.n "ç"iiç. O"*'le cadre des activités liées au dévcloppement des vallées libérées de i'orchocercose, IE Peut être systématiçement négligée' çe la préservation de I'environrpment n'est pas seulement motivée par des asPects éthiçes et philosophiques, par ailleurs tout â fait respectables' mais constitue un i-po*n ,n;.u e.onoriiqu;.'Ir détérioration des sytèmes aquatiques peut coûter cher en tennes de qualité des eaux ou de ressources vivantes' A titre d'exemple' au moins 100 000 rorurcs de poissons sont Pechées chaque année,aa1s !^aire du Programme' cela ,.frer.nt. un équivalent en æ.*ès de valeur marchande de 100 millions de dollars des U§e p", an. Il iaudrait bien entendu ajouter les depenses çi scraient rÉcessaires pour le maintien d'une qualité des eaux répondant aux exigences de la sanfé publiçe' le processus de dévolution reçiert une Éorientation des objectifs et du rôle du prograrnme de surveillance de lienvironnement aquatiçe mis en place par I'OCP' 71. I-e Groupe écologique regrette donc : a) que le comité des Agence parrainantes (cAP) n'ait plus jugé utile. depuis plusieurs années de déléguer dJs participants aux réunions du Groupe écologique comme il le faisait par le pisse, alori que les questions d'environnement prennent de plus en plus d'imPortance. b) que les suggestions faites lors de la dernière reunion du Groupe écologiçe d'examiner de plus près les aspects économiques de I'environnement n'aient pas été suivies d'effet' c) ç,il n,ait accès qu'à des informations fragmentaires sur les études en cour§ concernant la recolonisation des vallées liberées de l'onchocercose, sacbant çe si ces énrdes sont rÉcessaires ii ,'"git néanmoins d'une réponse Partielle aux problèmes urxçels nous soflrmes confrontés. d) qu,après avoir aniré l'anention de I'OCP et du cAP depuis plusieurs années sur l'état et le devenir des milieux aquatiques d'Afriçe de I'Ouest, il n'ait reçu pour toute réponse çe celle de se limitér au rnandat sfcifiçe du Grotrpe écologiçe. Dans ces conditions, le Groupe écologiçe a envisagé le rôle qu'il pourrait jouer dans le furur: a) en raison des échéances préwes pour I'OCP et du nombre d'insecticides actuellement disponibles,iln'auraptusàsepréoccuperdelasélectiond'insecticidespourleur utilisation opérationne1e par t'dCp. Cé volet imporunt de ses activités va donc s'achever' 72 IJPCl5.3 (ocPiEACtÿ4.1) page 37 Annexe b) son mandat çi était à I'origirrc bien adapté à la çestion poeée .9tt lt contexte du développement sæieéco*riiç. de l'époque , rE coresPond plrs à la situation actuelle ", *-[-r.t plus d'aüeindre- t'objectif initial qni était de conserver des systèmes aquatiquesviablespourlesPaysparticipantsduProgramme. c) il lui est difficile de remplir son mandat dans la siuration actuclle, oompte tcnu de l,évolution de la sitrution sæioéconomiçe cn Afriçe de I'Ouest (en particulier dans les vallées tibérées de I'orchocercose) et de §cs conséçerccs aocrues §ur l,environnement aquatique qui masçerü dc manière évidente les impacts potentiels du seul Programme OCP. 73. Darrs ces conditiOnS les alternatives possibles sont olr bien de menre fin à I'exisærce du Grotrpe écologiçe ou bien de lui donne, ,o rrod"t plus élargi, sachant çe le maintien de la situation actuelle correspondrait à ffrenniser un comité servant beaucoup plus d'alibi que de comité d'experts' 74. Dans l,hypothèse d'une zuppression du Groupe écologiçe, ce dernier note néanmoins çe les activités de sélection des insecticides et de surveillarrce doivent être pourzuivies par I'unité d'hydrobiologie de VCU et les éçipes nationales' 75. Dans I'hypothèse où il serait envisagé d'élargir le mandat, il conviendrait de distinguer les Douveaux objectifs qui pourraient être assignés au Grotrpe écologiçe dans le cadre de l'OcP, et oeux çi pourraient lui être àssignés par le Ca! Oans la peispective plus large d'assurer le transfert vers d,autres objectifs, de l'expertise nationale actuellement mobilisée pour assurer le programme de surveillance. Il s,agirait dans ce dernier cas d'assurer le stade ultime de la dévolution en élargissant à d'autres aspects de la surveillance de l'environnement les comfterrces des éçipes nationales' On assurerait ainsi à la fois la pérennité de la dévolution et le rnaintien d'une capacité d'expertise concernant l'environnement dans les pays concernés par I'OCP, sactr'ant que cette question est une des préoccupations prioritaires de certains Pays participànts et des agences inærnationales soucieuses de mettre en place le développement durable' 76. Dans l'hypothèse d'une évolution du mandat du Groupe écologique' il-faudra organiser Uès rapidement une réunion extraordinaire pour redéfinir les termes du mandat et les stratégies à mettre en oeuvre. J. ARRANGEMENTS POI.JR LA PROCIIAINE REI.]MON 77. [: tenue de la réunion du Groupe écologiçe dépendra de la reponse du CAP aux observations faites au chapitre I du présent rapport. Au c"r o,r-".s observations seraient accueillies favorablement, la prochaine réunion du Grorp.'pou.rait se tenir à Bouaké les 26 et 27 janvier 1995' Urrc Éunion conjointe Groupe écologique-hydrobiologisæs pourrait avoir lieu le 25 janvier, juste après celle des hydrobiologistes çi se tiendrait alors les 23 et?/l janvier 1995. K. LECTI.]RE ET APPROBATION DES PRINCIPAI.X POINTS DE DISCUSSIONS ET DES RECOMMANDATIONS 7g. I-es observations du Groupe écologiçe sur les principaux points de I'ordre du jour ont été lues et approuvées par les participants à la quiri,iéme session du Gioupe écologique. E oppon sera soumis au président de la réunion pour approbation avant sa finalisation pour présentation au comité consultatif d'Experts. aJPCl5.3 (ocP/EAC t94.1) Page 38 Annexe L. CLOTIJRE, DE LA SF,SSION 79. Avant la clôture de la réunion, le Groupe écologique a remercié le personnel OCP de Bamako et de Ogagadougou pour les facilités çi ont été accordées à ses membres Pour un bon déroulement de la réunion ,, pou, sa parfaiæ organisation. Il a félicité d'une part les hydrobiologistes pour les ÉsultaS pésenréi et d'auire part leJsecrétaires pour la fraPpe du rapport de la réunion' JPCl5.3 (ocP/EACt94.t) page 39 Annexe APPENDICE I LISTE DES PARTICIPANTS Membres Dr H. de longh, Centre for Environmental Studies, University of I-ciden, P.O. Box 9518, æmRA læjllen, Netherlands Dr C. Ilvèçe, Délégué Permanerr à l'Environnement, ORSTOM, 213 rue [a Fayene, 75480 Paris Cedex 10, France Dr M. yasuno, Director, Global Environment Research Group, National Institute for Environmental Studies, 16-2 Onogawa, §kuba, Ibaraki 305 Japan Autre oarticipant Dr D. Paugy, ORSTOM, Département des Eaux Continentales, ORSTOM, 213 rue I.a Fayene, 75480 Paris Cedex 10, France Secrétariat Dr C. Back, VCU/OCP, B.P. L474, Bouaké, Côte d'Ivoire Dr J.M. Hougard, VCU/OCP, 8.P.2279, Bamako, Mali Dr D. Quillévéré, VCU/OCP, B.P. 549, Ouaeadougou, Burkina Faso M. E.J. Senghor, INF/OCP, B.P. 549, Ouasadousou, Burkina Faso M. J.M. Tapsoba, VCU/OCP, B.P. 549, Ouasadougou, Burkina Faso M. L. Yaméogo, VCU/OCP, B'P. 549, Ouaqadousou, Burkina Faso M. D.G. 7*rbo, VCU/OCP, B.P. 36, §414, Togo JPCI5.3 (ocP/EAC t94.1) page 40 Annexe APPENDICE 2 ocP/vcu/ssA/93.1 ocP/vcu/ssA/93.2 ocP/vcu/HYBIO/94.1 ocP/vcu/HYBIO 194 .2 OCP/VCU/HYBIO/94.3 ocP/vcu/HYBIO/94.4 ocP/vcu/HYBIO/94.5 OCP/VCU/HYBIO/94.6 OCP/VCU/HYBIO/94.7 OCP/VCU/HYBIO/94.8 OCP/VCU/HYBIO/94.9 ocP/vcu/HYBIO/94.10 ocP/vcu/HYBIO/94.11 LISTE DES DOCI.]MENTS -EvaluationponctuelledelasituationfaunistiçeduNige_rdansla relion de Bamato. I. I-es invertébrés benthiques non+ibles (Service de Sriveillarrce de I'environnemeff Aquatique)' -lmpactàcourt-ærrneduVectron(oMS3002)surlafaunedes invertebrés aquatiques (service de surveillarpe de I'environnement aquatique). - Resumé du rapport annuel (faune ichtyologique) de la Guinée (Moussa Elimane DioP). - surveillance écologique de I'entomofaune des cours d'eau guinéens traités aux larvicidei intisimulidiens dans la cadre de la lune contre I'onchocercose (Resumé) (F. Kondé et K' Nabe)' - Observaiions sur la faune benthique du bief de Song l'oulou après traitement à la permethrine. (F.M' Gibon)' - Summary of invertebrate monitoring report of Sierra læone (D. TholleY). - Influence de l'hydrologie sur la variabilité temporelle des abondances de poissons dans ia ,oné du Programme de lutte contre I'onchocercose en Afrique de l'Ouest (G. Poizat)' -Summaryoflrgg}tlÇ f/3invertebratemonitoringreportofGhana (J. Samman). -SummaryoftheresultsoffishmonitoringinriversotiandPruin Ghana during 1992193 (E.K. Abban)' - surveillance de l'entomofaune benthique non cible de cours d'eau traités en côte d'Ivoire et non traités au Burkina Faso (Resunré) (Service de Surveillance de I'Environnement Aquatique' OCP)' -ImpactduVectronsurlafaunebenthiquenoncible"lorsdel'essai operationnel réalisé sur le Bandama blanc en côte d'Ivoire' (service de Surveillance de I'environnement AqLlatique, OCP)' - Evaluation de I'impact des épandages des larvicides antisimulidiens sur I'ichtyofaune d., .outt d'eau ivoiriens (campagne 1993) (K. Traoré, L. Konan et T. Amangoua)' - Etude de la toxicité de nouveaux larvicides antisimulidiens sur les poissonsetlescrustacésenmilieucontrôléetsemi-contrôlé. tK. Traoré, S. Tidou et E' Mamadou)' - Hydrobiologicat (Ichthyology) monitoring in sieira Leone (1993 report) (Summary) (G. Ganda)ocP/vcu/HYBIO/94.12
Всемирная организация здравоохранения (ВОЗ / WHO) · Technical Documents
Comité Consultatif d'Experts : rapport de la quinzième session, Ouagadougou, 6-10 juin 1994
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