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HEPATITIS B SURVEILLANCE = SURVEILLANCE DE L’HÉPATITE B

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HEPATITIS B SURVEILLANCE U nited Kingdom. — Reports o f patients with Hepatitis B (HB) confirmed by serological tests have been received from laboratories in England, Wales and Ireland since 1972. The annual total rose from 617 in 1973 to 1014 in 1975 but changes afterwards were not large or sustained. The substantial increase in the early years probably reflected growing awareness among clinicians of type B virus as a causal agent of sporadic hepatitis and increasing availability and improved sensitivity o f laboratory tests. In general, routinely collected reports o f acute infections underes­ timate incidence and special studies are needed for more accurate assessments. However, the evidence of detailed investigations sug-

SURVEELLANCE DE L’HÉPATITE B R oyaume-Unl — Depuis 1972 des rapports faisant état de cas d’hépatite B (HB) confirmés par les épreuves sérologiques ont été communiqués par les laboratoires anglais, gallois et irlandais. Le nombre total annuel des cas est passé de 617 en 1973 à 1 014 en 1975 ; ensuite, il n’y a pas eu de changement marqué ou soutenu. La hausse importante enregistrée de 1973 à 1975 est probablement due à une meilleure connaissance par les cliniciens du virus de type B, agent causal d’hépatites sporadiques; et à la disponibilité accrue et la plus grande sensibilité des épreuves de laboratoire. D’une manière générale, les notifications systématiques d’infec­ tions aiguës sous-estiment l'incidence des cas; pour obtenir des éva­ luations plus précises, des recherches spéciales sont nécessaires. D

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gests that most acute HB infections are included in the Communicable Disease Report (CDR). The widespread facilities for serological diag­ nosis of HB probably ensure that a high level of laboratory identifi­ cation exists throughout the country. During the years 1975-1979 there were no large changes in the number of patients, their age and sex distribution or in the epidem­ iological evidence ; therefore the reports for the five years are analysed together. More than two-thirds of the patients were male and about three-quarters were young adults (Table 1).

apparaît toutefois que la plupart des hépatites aiguës de type B sont incluses dans le Communicable Disease Report (CDR). Les moyens étendus de diagnostic sérologique de l’HB assurent, dans tout le pays, un degré élevé d’identification en laboratoire. Le nombre des malades, leur distribution par âge et par sexe et les données épidémiologiques ayant peu varié de 1975 à 1979, on a ana­ lysé ensemble les rapports de ces cinq années. Plus des deux-tiers des malades étaient de sexe masculin et les trois-quarts environ étaient de jeunes adultes (Tableau 1).

Table 1. Hepatitis B in CDR by Age and Sex of Patients, United Kingdom, 1975-1979 Tableau 1. Cas d’hépatite B, par âge et par sexe, selon le CDR Royaume-Uni, 1975-1979 Male

Age(Yeais) Age («m ies)

Female Sexe féminin Number Nombre 1.6

Number Nombre

< 5 ...................................... 5 - 1 4 ...................................... 1 5 - 2 4 ................................... 25-34 ................................... 35-44 ................................... 45-54 ................................... 55-64 ................................... > 6 5 ................................... T o ta l* ..................................

7 47 1281 1 163 383 295 152 83 3311

38.7 32.1 11.6

5 34 826 353 110

16 54.3 23.2 7.2 4.9 4.8 19 100.0

8.9 4.6 15 100.0

75 73 44 1520

* Excluding 451 for whom age or sex not stated — A l’exclusion de 451 cas dont l’âge ou le s a c n’étaient pas

As HB is rare among children and the elderly, incidence rates in the population, based on CDR reports 1975-1979, have been estimated for men and women of 15-64 years The average annual rate was 4.0 and 1.8 per 100 000 for men and women respectively. Eight per cent of the reports did not include details of age and/or sex so that these rates slightly underestimate the laboratory report rate. The CDR hepatitis reports also include specific information about health service occupation and recent history of drug abuse, bleeding disorders, transfusions, tattooing, patients in institutions for the men­ tally subnormal (MSN) or renal units, injections, dentistry, travel abroad and contact with cases or carriers. Other information may also be reported. The histories reported are not necessarily causally asso­ ciated. O f the 5 282 reports. 51% included details o f one or more o f these histories. Drug abuse was the most common history, reported for 18%. Health service staff and patients in institutions are not included among 416 patients with a history of contact with a case or carrier. O f these 416 patients, 217 of the exposures were sexual, 64 were household contacts and the type of exposure was not specified in the rema&der. Most of the infections were sporadic but 28 reports were of patients infected in an acupuncture clinic outbreak in 1977 ; six patients were infected in a tattoo parlour outbreak in 1978 and seven patients in a cluster associated with gynaecological surgery in 1978. There was more than one report from 3 5 families in which there were 7 3 patients. In each of 21 families the two patients were husband and wife. In three of the 35 families one of the patients was known to be a drug abuser. The endemic pattern of HB infection persisted in many institutions for the MSN. The infections of 49 patients and 46 staff were usually sporadic and were associated with carriers rather than with other acute infections. There were no reports o f HB associated with out­ breaks in renal units. Thirty-seven (0.7%) deaths were reported; hepatitis was the cause in 23 (0.4%) and a contributory cause in five (0.1 %) ; the cause was not stated for six and other causes were recorded for three. Case fatality rates were similar among men and women but they increased with age i.e. 0.3% at 15-34 years, 0.6% at 35-44 years, 2.2% at 45-64 years and 6.3% at > 65 years. The corresponding percentage rates for deaths caused, or contributed to, by hepatitis were 0.3,0.4,1.4 and 4.7.

L’HB étant rare chez les enfants et les personnes âgées, les taux d’incidence, basés sur les rapports CDR des années 1975 à 1979, ont été calculés pour les hommes et les femmes de 15 à 64 ans. Le taux annuel moyen était de 4,0 pour 100 000 chez les hommes et de 1,8 pour 100 000 chez les femmes. Huit pourcent des rapports n’indi­ quaient pas l’âge et/ou le sexe de sorte que ces chiffres sont légèrement inferieurs à ceux des rapports de laboratoire. Les rapports CDR sur l’hépatite fournissaient aussi certaines infor­ mations sur l’emploi dans un service de santé et sur l’abus des drogues, les troubles de la coagulation, les transfusions, le tatouage, les patients des institutions pour déficients mentaux et des unités pour malades rénaux, les injections, la'stomatologie, les voyages à l’étranger et les contacts avec des cas ou des porteurs etc. D n’y a pas nécessairement de rapport causal entre l’HB et les faits signalés. Cinquante et un pour­ cent des 5 282 notifications reçues donnaient des informations sur un ou plusieurs de ces faits. L’abus des drogues était le fait le plus cou­ ramment signalé (18%). Les personnels des services de santé et les malades en institution n’étaient pas compris dans les 416 malades ayant eu un contact avec un cas ou un porteur. Pour 217 de ces 416 malades, le contact avait été sexuel et pour 64 cas autres, domestique; sa nature n’était pas spécifiée pour les 135 malades restants. La plupart des cas étaient des cas sporadiques; toutefois, en 1977, une épidémie de 28 cas s’était produite dans un centre d’acupuncture et en 1978, six malades avaient contracté l’infection dans un institut de tatouage et sept autres dans un service de chirurgie gynécologique. Trente-cinq familles avaient totalisé 73 cas d’hépatite. Dans 21 d’en­ tre elles, les deux époux étaient atteints et, dans trois cas, le malade abusait des drogues. L’hépatite était endémique dans beaucoup d’ins­ titutions pour déficients mentaux. D’une manière générale, les cas — soit 49 chez des malades et 46 chez des membres du personnel — étaient sporadiques et transmis par des porteurs plutôt qu’associés à d’autres infections aiguës. Aucun cas d’HB n’a été signalé dans les services pour malades rénaux. Trente-sept décès (0,7%) ont été enregistrés. L’hépatite en était la cause principale dans 23 cas (0,4%) et la cause contribuante dans cinq cas (0,1%). Pour six décès, la cause n’était pas indiquée et trois autres décès étaient imputés à d’autres causes. Les taux de létalité étaient les mêmes chez les hommes et les femmes mais ils augmentaient avec l’âge (0,3% de 15 à 34 ans ; 0,6% de 35 à 44 ans; 2,2% de 45 à 64 ans ; et 6,3% à partir de 65 ans). Les pourcentages correspondants des décès attribués à l’hépatite comme cause principale ou contribuante étaient de 0,3%; 0,4%; 1,4%; et 4,7%. L’hépatite B chez les personnels des services de santé Au Royaume-Uni, l’hépatite virale est une maladie professionnelle officiellement reconnue. Le principal facteur de risque est le contact avec le sang: les personnels dont le travail n’entraîne pas de contact direct avec les liquides organiques des malades ou avec des spécimens ou des réactifs biologiques ne courent pas de risques accrus. De 1975 à 1979, le nombre annuel des cas parmi les personnels de santé ou dans la faction des cas totaux qu’üs représentent n’a guère varié. De même, il n’y a guère eu de difference entre cette période et les deux ans et demi qui l’ont précédée sauf chez les personnels de labo­ ratoire où le nombre moyen des cas est passé durant cette période

Hepatitis B in Health Service Staff Viral hepatitis is a prescribed occupational disease in the UK. The principal risk factor is exposure to blood; staff whose employment does not involve direct contact with patients’ body fluids or with biological specimens or reagents are not at increased risk. During 1975-1979 there was tittle change in the annual number of cases among health service staff or in the portion they formed of the total reports. Also there was little difference between this period and the previous two and a half years except among laboratory staff for whom the average number of reports decreased in 1975-1979 to less

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than half o f that in the previous years. During the five years, 287 staff with HB were reported. The only large group according to unit, department o r type o f hospital in which staff worked was formed by the 46 personnel o f institutions for the mentally subnormal Only five o f the 287 were renal unit staff and each had worked in a different u n it One was employed in a private unit in which HBsAg carriers from overseas are treated. Three infec­ tions were probably acquired as follows: in an infected renal unit abroad in which one nurse had been working; in an intensive care unit; during a visit to a high prevalence area abroad. A probable source was not found in one case. Some o f the staff acquired their infections while working abroad, Le. five (3%) o f 148 nurses, four (36%) of 11 surgeons, 12 (27%) o f 45 physicians and one (6%) o f 18 laboratory staff The sources o f infection in five staff were probably not occupational. Most of the staff with HB had either failed to report or were unaware of their exposure and only nine had used immuno­ globulin for prophylaxis. Three deaths were reported among the 287 staff. Two were female nurses and one was a male dental surgeon.

The average annual attack rates estimated for the various staff groups in England show that, as might be expected, HB is more common among relevant health service staff groups than among the whole population and range between 7 and 36 cases per 100 000 staff However, comparisons between the estimated rates for staff groups and for the population provide only rough approximations of occu­ pational risk : assessments o f relative or attributable risk require more detailed information about several variables, including rusk factors other than occupation, for standardisation o f the rates. Similar estimates of HB incidence among health service staff in other countries are not available for comparison but in several Wes­ tern European countries, with populations similar in size to the UK, the large number of acute HB infections reported in renal unit staff alone during 1975-1979 suggests much h ig h » attack rates among health service staff in general than those found in the UK. Nevetherless, even the low rates in the UK could be reduced by observance of recommended precautionary measures, prompt reporting o f relevant accidental exposures to obtain specific immunoglobulin prophylaxis and, when HB vaccines are available, by active immunization.

1975-1979 à moins de la moitié du nombre des années ‘ précéden­ tes. Deux cent quatre vingt-sept cas d’HB ont été enregistrés chez des personnels de santé durant ces cinq années. Le seul groupe important par service, département ou type d’hôpital était constitué par 46 agents des institutions pour déficients mentaux. Sur les 287 cas enre­ gistrés, cinq seulement concernaient des agents des services pour malades rénaux et il s’agissait de personnes ayant travaillé dans des unités differentes. L’une d'elles était employée dans un service privé traitant des porteurs d’antigènes de surface de l’HB (HBsAg), venant de l’étranger. Trois infections avaient probablement été contractées dans les conditions suivantes; l’une dans un service pour malades rénaux, la deuxième dans une unité de soins intensifs et la troisième durant une visite à l’étranger dans une zone à forte prévalence d’HB. Un cas n’a pu être associé à aucune source probable. Certains des personnels atteints avaient contracté l’HB lors d’un travail à l’étran­ ger: soit cinq infirmières sur 148 (3%); quatre chirurgiens sur 11 (36%); douze médecins sur 45 (27%) et un agent de laboratoire sur 18 (6%). Dans cinq cas» l’infection n’était probablement pas d'origine professionnelle. La plupart des personnes atteintes d ’HB avaient négligé de signaler la présence de l’infection ou ignoraient qu'elles étaient exposées. Cinq d’entre elles seulement avaient absorbé des immunoglobulines à titre préventif. Trois décès ont été enregistrés chez les 287 agents atteints, à savoir deux infirmières et un chirurgiendentiste. Les taux d’atteinte annuels moyens relevés en Angleterre pour les divers groupes de personnels montrent, comme il fallait s’y attendre, que l’HB est plus fréquente dans les groupes de personnels de santé exposés que dans l’ensemble de la population. Ces taux se situent entre 7 et 36 pour 100000. Cependant, les comparaisons entre les taux estimatifs pour les groupes de personnels et pour la population ne fournissent que des approximations grossières du risque profession­ nel. L’évaluation du risque relatif ou attribuable exige pour la nor­ malisation des taux de plus amples informations sur diverses varia­ bles, notamment sur les facteurs de risque autres que profession­ nels. On ne dispose pas d’éléments permettant de comparer l’incidence de l’hépatite B chez les personnels de santé d’autres pays, mais dans plusieurs pays d’Europe occidentale ayant une population approxi­ mativement égale à celle du Royaume-Uni, le nombre élevé d’HB enregistré en 1975-1979 chez les personnels des seuls services pour malades rénaux donne à penser que les taux atteints de l’ensemble des personnels de santé sont beaucoup plus élevés dans ces pays qu’au Royaume-Uni. Cependant, même les taux peu élevés du RoyaumeUni pourront être réduits si l'on applique les précautions recomman­ dées, et si l’on notifie rapidement les expositions accidentelles pour obtenir des immunoglobulines spécifiques préventives et, lorsque des vaccins anti-HB seront disponibles, si l’on procède à la vaccina­ tion.

(Based on/D’après: Communicable Disease Report, No. 82/14; Public Health Laboratory Service.)

Основные сведения
Тип документа Journal articles
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения