Onchoccrciasis Control PJogramme in the Volta River Basin area Programnrc dc Lutte contre I'Onchocercose dans la Région du Bassin de la Volta JOIN'I' PIIOCRAMME COMMII_I'EE Offrcc of tlrc Chairnran COMITE CONJOINT DU PROGRAMME Troisième session JPC. CCP COMITÉ CONJOINT DU PROCRAMMEBureau du Président JPC3 .8 ORIGINAL : FRANCAIS octobre 1982 t, Bamako 7-10 décembre 1982 Point 6 de 1?ordre du .j our provisoire Le Comité des Agences parrainantes (CAP) a examiné le rapport dtactivité sur 1e progranme de recherche accélérée sur 1es larvicides anti-simulies quril transmet au Comité conjoint du Progranrne pour étude à sa troisième session. Le CAP juge très encourageants 1es progrès importants enregistrés au cours de 1982 ainsi que 1es progrès accomplis vers ltidentification de plusieurs produits candidats. I1 reconnaît et appuie lraccent mis sur cette activité par 1e Comité consultatif drExperts(Documer't JPC3.3) et f inclusion de US $534 9OO destinés à certe activité dans la composante recherche du budget du Progrannne pour 1983. ÿ a {I @ WORLD HEALTH ORGANIZATIONORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ 0cP82 .5ORIGINAL FRANCAIS a PROGRÂMME DE LUTTE CONTRE I,IONCHOCERCOSE DANS LA REGION DU BASSIN DE LA VOLTA PROGRAMME DE RECHERCHE ACCELERE SUR LES II.RVICIDES ANTI-SIMULIES Edité par G. Quélennec Développement & Sécurité d'Emploi des Pesticides Division de 1a Biologie des vecteurs et lutte antivectorielle TABLE DES I'{ATIERES INTRODUCTION MISE EN OEUVRE DU PLAN DE REC}IERCHE ACCELERE . Revue de 1a littérateur ConÈacts avec lrindustrie création dtune unité ocp de recherche sur 1es insecticides consultation informelle sur 1e développement et 1révaluation deslarvicides anti-simulies pour 1a lutte contre Itonchocercose, Genève, mars 1982 REALISATION, RESULTATS OBTENUS, AOUT 1gg2 Réunion drévaluation à Ouagadougou, juillet 19g2 Surveillance de 1a résistance, résistance croisée Evaluation des insecricides chimiques (L9g2) Evaluation des agents biologiques (B.t. H-14) Evaluation de Itimpact de certains composés sur non-cib 1 e 1a faune aquatique Page 1. ) 2.1 a1 2.3 L-.+ 3. 3.1 J.Z 3.3 3.4 3.5 2 2 2 J 3 4 5 5 5 5 10 L2 3.5.1 Insecticides chimiques 3.5.2 Agenrs biologiques . 3.6 Recherche d'équipement pour formulation de B.t. H-14 4. CONCLUSION t REMERCITIIIENTS REFERENCES ANNEXE I Itapplication par aéronef s de T2 13 13 13 L4 15 16 I IocP82.5 pa9e 2 INTRODUCTION Le point des phénomènes de résistance au téméphos et au chlorphoxime de certaines espèces du complexe Simulium damnosum, survenus en 1980 et 1981 dans le Prograrmne de lutte contre du Bassin de la Volta (0CP) a été fait lors de 1a réunion duItonchocercose dans la Rég 10n Comité Consulrarif drExperrs (EAC) en ocrobre 1981 (OCp/EAC 2.4) Le document présenté à cette occasion décrivait également 1es mesures prises pour pallier cette situation, les recherches entreprises et lrimpact de cette résistance sur 1a transmission de lronchocercose. Enfin un certain nombre de reconrnandations pour des actions urgentes à entreprendre étaient proposées, En décembre 1981, le Comité Conjoint du Programme (CCP) était, lui même, saisi du problème et un plan draction à réaliser d'urgence en vue de 1a mise au point de larvicides de remplace- ment (OCP/81.I8) était approuvé par 1e CCP qui décidait de mettre à 1a disposition du Program- me une somme de $484.200 pour 1'éxécution de recherches accé1érées en matière de larvicides antisimulies (JPC/2). Le programme intensif proposé comprenait: - Ia préparation dtun document constitué par une revue exhaustive des données scientifi- ques existantes, publiées, ou en préparation concernant la lutte contre 1es simulies et 1es aspects de 1a biologie de ces diptères qui pouvaient jouer un rôle dans cette 1utte. - Ia mise au point dtun système informatisé permettant de retrouver les données qui pour- raient être employées pour 1a sélection de larvicides antisimulies. Ces données ont été accumu- lées au cours des 20 dernières années par 1e programne OMS drévaluation et dtessai des nouveaux pesticides mis en place par VBC. - la stimulation de f intérêt des fabricants de pesticides pour 1a préparation de nouvelles formulations et 1a fourniture dtéchantillons de composés nouveaux ou de composés plus anciens qui auraient été insuffisanrnent exploités. - 1'accé1ération des essais des nouveaux produits grâce à une collaboration plus étroite avec 1es Centres Collaborateurs de ItOMS et grâce à 1a création au sein dtOCP d'une unité de recherche spécialisée. - le renforcement de la surveillance des phénomènes de résistance aux insecticides dans 1e Prograurne 11 était aussi prévu des recherches sur le comportement alimentaire des larves du complexe S. damnosum, des recherches physico-chimiques sur 1es formulations, 1a détermination des carac- téristiques optimales des larvicides actifs contre 1es espèces appartenant au complexe S. damnosum, des essais à grande échelle des nouvelles formulations et Ia poursuite des études sur les mécanismes de la résistance. 2 MISE EN OEUVRE DU PLAN DE RECHERCHE ACCELERE 2.1 Revue de 1a littérature La première action prise en vue d'intensifier la sélection de larvicides présentant toutes garanties drefficacité et dtinnocuité pour 1'environnement a été de recruter un consultant. I1 a été chargé de faire une revue de 1a littérature scientifique se rapportant à 1a biologie des larves de simulies, aux essais dtinsecticides et aux opérations de grande envergure entreprises à ce jour contre les simulies. Ce travail avait pour but d'établir un bilan des connaissances et dren tirer les enseignements utiles pour 1e Progranmre. Outre que Ie document comporte une bibliographie constituant une source d'information complète et des plus à jour, il est ressorti de ce travail que 1es points suivants devaient être soulignés. i) Compte tenu des connaissances actuelles, 1a poursuite des études sur la biologie de lrali- mentation des larves ne mênerait pas à une amélioration rapide, comme cela est souhaité, de a 0cP82.5 page 3 1a technologie des larvicides. ii) Les recherches sur les larvicides doivent se faire sur 1es espèces du complexe vecteur et 1a faune associée. Ceci était dicté par Les difficultés dfextrapoler des résultats obtenus sur dtautres espèces, dans des conditions différentes aux espèces et aux conditions préva- lant dans la région du Prograurne. iii) Les activités de surveillance du milieu aquatique telle qu'el1es sont pratiquées dans 1e Programme ayant donné toute satisfaction, ce11es-ci devraient être étendues aux nouveaux larvicides dès leur sélection pour les opérations. 2.2 Contacts avec f industrie De novembre à février,27 compagnies fabriquant des insecticides chimiques et 3 compagnies produisanE entre autres choses des agenps biologiques de lutte contre 1es inectes ont été visi- tées. Douze firmes chimiques japonaiseslont été contactées par correspondance et seront visi- tées en 1983. Les responsables de ces entreprises se sont montrés intéressés par 1es problèmes rencontrés dans la lutte contre 1es insectes vecteurs de maladies, en particulier par 1e Pro- gramme de lutte contre lronchocercose et ont montré une volonté de coopérer avec ltOrganisation. Ces visites se sont soldés par la livraison «irun nombre important dréchantillons dont i1 sera fait état ci-après (cf. 3.3 et 3.4). on doit cependant constater, au moins en ce qui concerne Irindustrie des Etats Unis que à ltexception de quelques firmes, la lutte contre 1es vecteurs semblait avoir été perdue de vue ou 1e plus souvent mise en sormneil. En effet, 1e plupart des fabricants avaient abandonné 1es essais discriminatoires sur moustiques et mouches domestiques; essais qui constituaient la base de 1a sélection des nouveaux produits en vue de leur utilisa- tion en Santé Publique. Les visites ont eu lravantage dtattirer lrattention des responsables sur 1a nécessité de rétablir ce type de sélection non seulement etl vue dtapporter une aide aux pays en développement mais également en vue de satisfaire 1es besoins nationaux. Lrimpor- tance du sujet n'a pas échappé aux industriels dont plusieurs ont promis de rétablir leurs essais sur moustiques. Le Centers for Disease Control, Atlanta, Ga., srest offert à fournir les souches de moustiques nécessaires. Un certain nombre de nouveaux produits ont été inrnédiatement proposés notarment des pyréthroides et des inhibiteurs de croissance des insectes pour lesquels f industrie semble porter un intérêt tout particulier. La Société Penwalt, spécialisée dans 1a préparation de produits microencapsulés a proposé dfoffrir ses services à toute autre compagnie qui envisa- gerait de présenter des formulations microencapsulées. CeI1es-ci auraient en effet ltavantage de prévenir la toxicité des matières actives pour la faune aquatique non-cible, 2.3 Création d'une unité OCP de recherche sur 1es insecticides Lrunité de recherche insecticide a été éroffée. constituée début 1982 et srest progressivement E1le comprend maintenant 4 chercheurs. Les objectifs de lrUnité sont ltessai et 1a sélection des larvicides qui sont mis à 1a disposition et la recherche de résistance croisées de ces pro- ciuits avec Le témphos et lechlorphoximêchez 1es espèces vectrices devenues résistantes à ces deux derniers produits. 11 convient de noter à cet effet que Ie Programme dispose maintenant de 4 équipes chargées cie 1a surveillance permanente de la résistance. Le Centre de recherches sur les nouveaux larvicides a été étab1i à Kara, Togo. 11 procède à ses évaluation sel,on 3 types de méthodes: les gouttières décrites par Jamnback (Annexe I), 1es minigouttGres mises au point à ltlnstitut de Recherches sur la Trypanosomiase et 1'Onchocercose(IRTO) de Bouaké, Côte d'Ivoire et les essais en rivière. Les études sur 1es résistances croisées se font selon une méthode basée sur celle de Mouchet et al., L977. Ut nouvel appareil de mesure de la résistance des produits strictement insolubles dans lteau et nragissant que par ingestion a été mis au point par ltIRTO. 11 en est au stade des essais et sera opérationnel dans un très proche avenir. Un consultant procède à , I ocP82.5 page 4 I'étude des mécanismes de la résistance par des recherches sur 1es isoenzymes. oCp a établi des accords de recherche avec IrIRTO pour la poursuite de 1révaluation en phase L et 2 des nouveaux produits à base de Bacillus thuri8iensis H-14. La formulation de B.t. H-14 actuellement utilisée dans 1e Prograrmne présentent des caractéristiques physiques tout a fait différenLes de cel1es des formulaÈions à base de produits chimiques. Des recherches en vue d'adapter 1es équipements de traitement à ce type de formulation ont été entreprises et un contrat a été passé avec une firme spécialisée. Les hydrobiologistes dfOCP et de ItORSTOM apportent leur concours à 1révaluation de lteffet des nouveaux larvicides sur 1a faune aquatique non-cible. 2.4 Consultation informelle sur 1e dévelopPemen t et 1révaluation des larvicides anti-simulies pour 1a lutte contre ltonchocercose, Genève, mars 1982 (I^IHO/VBC/82.854) Le but de cette réunion était d'étab1ir, compte tenu des recormnandations du CCP, la con- duite à suivre pour assurer la sélection 1a plus rapide et la plus efficace de composés actifs sur les simulies et aussi peu nocifs que possible pour la faune aquatique non-cib1e. Le groupe a discuté des phénomènes de résistance, de 1a sélection des larvicides anti-simulies (méthodo- logie, choix des matières actives en fonction de leur innocuité pour 1es mammifères et lren- vironnement, et. des formulatiors. Le développement des larvicides anti-simulies fait partie dractivités plus générales de VBC en matière de sélections dtinsecticides utilisables en Santé Publique. Le prograume de développement de ces larvicides doit s'intégrer dans 1e Plan OMS d'Evaluarion des Pesticides (LIIiO Pesticide Evaluation Schene, I^IIIOPES) . Ce plan (I4IHO/VBC/82.846) nouvellement recorEnandé par 1es Directeurs des Centres Collaborateurs de ItOMS comporte quatre phases. Phase I Evaluation des nouveaux composés au laboratoire, Phæe 2 Evaluation des produits formulés sur le terrain, à petite éche1le, Phase 3 Essais sur le terrain à grande échelle, Phase 4 Etablissement de normes pour les produits techniques et les formulations retenues pour être utilisês en Santé Publique. Ltadoption de ce plan en remplacement du Progranrne OMS d'éva- luation et d'essai des pesticides mis en place i1 y'a une vingtaines d'années a pour but d'accé- lérer 1tévaluation des nouveaux produits, drexplorer et dtexploiter toutes 1es potentialités des nouveaux composés et dtinformer plus rapidement 1es fabricants des résultats obtenus. Au cours des trois premières phases du I\THOPES 1es informations recueilLies sont enregistrées sur ordinateur. Des progranme en vue de ltexploitation des données sont en cours drélaboration. 11s devraient permettre de retrouver parmi les quelques 2000 composés déjà testés dans le précédent programne ceux qui présenteraient 1es qualités requises pour 1a lutte contre les simulies. Prenant tous ces éIéments en considération, une stratégie pour 1'évaluation des larvicides anti-simulies a été étab1ie. Les pesticides fournis par f industrie au I^IHOPES sont éva1ués par ltintermédiaire de VBC dans 1es Centres Collaborateurs de 1tOMS. Stils présentent quelques pro- priétés qui en font des larvicides anti-simulies potentiels, VBC se charge dradresser les échantillons au Prograrrne onchocercose. Ces échantillons sont accompagnés des informations techniques disponibles. Le Prograrmne décide alors soit de 1es évaluer lui même soit de 1es faire évaluer par des Centres Collaborateurs, en phasel ou 2. Si 1es produits passent les cri- tères requis en phase 2, i1s sont évalués par OCP en phase 3. Dès Ia phase 2, 1es nouvelles formulations sont testées pour leur action sur la faune aquatique non-cible. A chaque étape <ie 1'évaluation 1es informations recueillies sont transmises à VBC qui 1es enregistre, avise 1e fabricant des résultats et convient avec lui des éventuels changements qui pourraient être apportés aux formulations pour en améliorer 1e rendement. Lorsqutun produit est accepté pour la lutte contre les vecteurs dtonchocercose, VBC se charge de Ia phase 4 qui est 1rétablisse- Llent des normes. Ce travail se fait en association avec ltindustrie et des Centres Collabora- teurs OMS spécialisés. Cette Consultation a été suivie en avril d'une réunion à Ouagadougou qui avait pour objec- tif de déterminer 1a mise en pratique des reconunandations précèdentes. t t ocP82 .5 page 5 3. REALISATION, RESULTATS OBTENUS, AOUT 1982 3.1 Réunion drévaluation à Ouagadougou, juillet 1982 A la demande du Directeur d'OCP, une réunion stest tenue à Ouagadougolr pour faire Ie point des progrès accomplis en matière de recherche sur 1es nouveaux larvicides. Le groupe a égale- ment étudié 1a stratégie de lutte qu'il convenait d'adopter compte tenue de la situation crée: i) par 1a au tr es présence dtespèces du comp lexe S damnosum résistantes au téméphos et à certains insecticides organophosphorés ii) par 1'absence de larvicides de remplacement entièrement satisfaisants pour la lutte durant la saison des pluies. Ont été invités à cette réunion le Dr. Gratz, Directeur de la Division VBC, 1e Dr. Mouchet, Consultant, Dr. Guillet de 1'IRTO et tous 1es cadres d'OCP impliqués dans 1a recherche sur 1es insecticides et 1es problèmes découlant de 1a présence d'espèces de simulies résistantes dans l t aire du Prograrrne. En ce qui concerne 1e développement des nouveaux larvicides, aspect auquel nous nous limi- terons ici, cette réunion a constaté avec satisfaction que ltindustrie avait répondu à ltappel de lrOrganisation en fournissant un nombre important de nouveaux produits aussi bien chimiques que dtorigine biologique et que 1e courant. paraissait devoir se poursuivre dans 1a mesure où lrindustrie serait rapidement tenue au courant des résultats obtenus. Dans cette optique i1 a été une fois encore souligné que 1es lignes de conrnunication entre 1es unités de recherche et f industrie par f intermédiaire de VBC, tel1e qu?e1les avaient été définies lors de la consulLa- tion du mois de mars à Genève devaient être strictement respectées. 11 a été de plus convenu que les résultats obtenus devaient être transmis, selon ces voies, dans 1es meilleurs dé1ais. Le Groupe a procèdé à une revue des résultats disponibles qui vont être décrits ci-après(3.3 et 3.4). Les travaux effectués depuis ont également été inclus dans le présent document. 3.2 Surveillance de 1a résistance résistance croisées. Un rapport spécial sur cet aspect des recherches a été préparé par OCP (OCP/EAC13.3). If apparait que les insecticides organophosphorés sont en généra1 inactifs sur 1es espèces vectrices résistantes du complexe S. damnosum. Toutefois, certains dtentre eux conservent une certaine efficacité, il est donc exclu de rejeter en bloc cette classe d'insecticides. Cependant, chaque fois qutun produit organophosphoré sera proposé au Programme, i1 devra, avant toute chose, faire 1'objet dtun test de sensibilité exécuté sur des larves d'espèces résistantes au téméphos. Il a été trouvé que 1es autres classes drinsecticides, organochlorés, carbamates et pvréthroîdes, testés sur 1es larves résistantes, conservaient toute leur activité. Les synergisants essayésjusqurà présent n'ont pas amé1ioré ltefficacité des produits contre lesquels des résistances se sont manifestées. 3.3 Evaluation des insecticides chimiques (),982) Les nouvelles formulations dtinsecticides chimiques r:btenues au cours du premier semestre 1982 sont essayées en laboratoire selon deux méthodes, 1es goÉrières décrites par Jamnback(cf. Ànnexe I) et les minigortrières mises au point par Guil1et. Les formulations les plus pro- metteuses sont essayées sur le terrain. Cependant, 1e temps ayant manqué pour achever 1es tests sur toutes les formulations reçues nous indiquerons 1a situation actuelle de ltévaluation de chacune des fonnulations. Afin drétablir une relation entre 1es nouveaux produits testés et 1e téméphos utilisé dans 1e Programme nous donnerons tresperformances de celles-ci en prerni-er. Les autres formulations seront présentées dans 1?ordre alphabétiques des compagnies qui 1es ont proposées. 11 convient toutefois de noter que pour un nombre important de formulations un seul essai a été pratiquéjusqurà présent et que des essais complémentaires seront nécessaires avant qutune décision ne soit prise. Ces données doivent donc être considérées cortrne préliminaires. I Les tableaux qui suivent résument 1es résultats obtenus à ce jour et 1es recommanrlations ocP82.5 page 6 faites pour ltavenir. En ce qui concerne les tests en minigouttières certains ont été faits en mélangeant la formulation avec 1r51 litre dteau alors que pour dtautres on a mélang-e la formulation à 1001 litres d'eau. Dans ce deuxième cas 1es mortalités sont plus élevés et se rapprochent plus de la réalité si l'on en juge dtaprès les résultats obtenus avec le téméphos standard et si lton compare ces résultats à ceux obtenus en gouttières et en rivière. { ocP82.5 page 7 q)p (ü H!lr d fl Jjti(!(J 0.) .o !i otl U \o) !à lt tràÊr \G) lr o ê.q o o. o d è0lr ll \aJ tr Ài Oc) o o(d\o èolr ,r oil O()CJO ô@ .d c)@!Éu 0,1 oÊroqd f.i rn oll c) .E(J o) 0, 0J !À(üoa)ÊÊ (É (!Ê0J0r0Jo> .i\o .oE o1, Ê ÉHd ÉÈ5.ooq, d âO!\È.r\O Jàlr Ù\ o o u ! è0É ÉÊ.d E (! 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UÊo 0J (üvÔO .H U(Éco > u@O tr (dO .5\o 'ooo Ir I §{ \o! .i c)Èô dËn oÊ q ! o 0,U N 0)è0NCüN oc) oÀ!o or o oN 14 (J q o o. \OJ E\o)u HêH b.{o Èi .J o tr .o tr >.À è.§ON O U o -o (-) tl À b.§ oN Èl (J o .È tr p oÀ à È-{ON Êl (J 0, à X oq a a o \(u \o a ocP82.5 Page 8 , \o) ! .F{ lr o 'rtlrÀ q) d .ô (ü r]] ! ,F{ (ü 0) t{U +J q,)É ,{ oz I .Fi o/(d 0,uÉ o \0i lJ .lJ (ü @a oFr!(d É \0.) o>zÉ \o) +J @ 0) rJ É oz tol ..rÉ(o t{ ,-1 Id J'.1Éit4{ E (,) É oJ\ !r o o@o O ata'.{\O É Fl tri El tr {J riN(o l(u À(0 o.lr(B+J oo ! o U,- .Èl! 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Éo0J/01 o o ÊP .i lr U@p/0Jû)0J p .i o É!5>O5 o .i > (ü < ô0lr (dH \o ! tr o tiÀ c, -o (n H \q) ! .d lr o trÀ o -o (d q \ouq q) ! É oz p op \o /d U 'iÊlr 0J o.d .iu lr!È(!À 0lÊu -ê 0) .iç r!çqr c) éo ogod\o ,-r, À uÿ^ oi^ o.i \o)p .Ê ll o .i IrÊ. 0) -ô (! q o o .ip(! trd o O q) & o 6,)!ta up a o(J ! !À tr o .d O.ugT 0loi \(u(!li I o 0,)UE Nso o0l vÀ oÊÊod.iuu a 0.)tiÀ OJp 5d u U(n, o lr /c) û q q) lrta p ! a\o tr(! CJ Ê.J\Odo lr@!q,OE dU o! @@(!Ê or .i NOO a C + @ o Ê,to \q) ! cd! d p (Jâ(J li(üÀJdto >dùàH! Dq tl oO ÉlJtl ts r!âZA oÊaH0dz4 =O a tdO 't1 ,-l .,]E o oHH =6 F-l F-l Irl a Fl rI]ô lrl(â< o(Jd> V OH Htsl ag oFlz< HF >oOHH<HC) EH FI <HHEE tr.I VU OJ o^^^ ror! ! o lr}<}( o.1 o p .iÊô o .ON\O f .oio o OJ è0dq o NOÈ o) \o)U H oÀ p \o 0,) ô0(d a o .o o oo I a q) -o\o .i!É 'ioiÈ rüo o o a!(! opô0i(!fq@ o \o) 'O t{ È-§ \o P^ (i0 uo lri o q) è0(!Lôooo- €o @ oNi p\o.dpÉ .d oÉÊ" d@ !€ oÉ,Éo o! 0Jpè0d ri3 a@o \o) §-{ \o) u .i c)ic) ddu li o qpq 0) u \o 0)ô0r(d\o oc) oâEO È..e \0J co .i coÊN(n p !^ opÉ6 OJ]J q) 60(!ca ûa Èo p§§É€J\O0J@\oN >U ..Ê ! .ir>ÉÈ\T ! O)(! r>uaa!o o@ÀuEoJq >o q,LAJ P i(ii P lrvq) @@0)ô0ox(do É o.i@ô, Jq o .o o qJE,È'-U tr !6.§ Ê (.)0Jo u.i! .a ca > ÊÈ@ ! q)(ü ,>Dq)troo@ÀuEOa >o q)lro u cü 'oddÊ u lrv0J@oojè00)xd É @ .doo r rqO .O O 0J .c,J.-! tr §{ I\O§.\O u . o.tr @ .do o 0)iô'{)@!(0 Sotru !>o! h Ea o@cd!ÉoÈuo lroO!(ü0Jo iÈJ @v0Joo0)ô0cO O O \q)($NÉp-( @o a, <)O -O O dm -.-k U êi o À o É :z t Cü q,È-( >OJNO rI] o Noo cô a ô (JÈ.{oô *i .i OJ tl (.) X o u\o d qJ! -o êr(nv B o H q, .i lf ! \q) É6pÈ o .o à.{§ N^ r:l .o a o. .d ! oÈ U d tr!\oU ,o tr(ü Q O Èl (.) OJp (Ë lr o(dp \o !lr(! 6(J rv - .i lr 0) cdi il .o(d3B lrO cdd(.) TH È o .d u lrN>' 6È \' E] (J ! .ç! \CJ ! oÀ c.)! q a NOô k-l U o æ a q I I ocP82 .5 Page 10 Le progranmoe d'essais en gouttières et en rivières pour 1e mois de septembre L982 sera 1e suivant: Essais en gouttières à dosage fixe pendant des temps variables (2r 4,6, 8, 10, 10, 10, 10 minutes) des insecticides. Ci-après azaméthifos 0,134 ri,glL, cypothrine O,067 mgl1-, méthio- carb 0,067 mg/!,oMS 3002 0,067 mg/1, perméthrine 0,067 mgll, téméphos 0,067 tïg/\, téméphos en eau distillée 0,067 mg/1. Essais en rivières avec contrôle de lteffet sur Ia faune non-cible par 1es hydrobiologistes. Les traitements seront faits par hélicoptère. azaméthifos 0,2 mg/1/1omn, méthiocarb 0,1 mg/1/lomn, OMS 3002 0,1 mg/1/10mn et perméthrine 0, 1 mg/1 /1Omn. 3.4 Evaluation des Agents biol ogiques (8. t. H-14) Trois firmes collaborent étroitement avec I'Organisation pour 1a mise au point de formu- lations de Bacillus thurigiensis H-14 applicables à 1a lutte contre les simulies. Ce sont Abbott, Sandoz et Solvay. Vectobac 6108 II ES Abbott (Guillet et al ., 1982 (a) La formulation considérée se présente sous forme dtun liquide brun qui srémulsionne en formant essent'ollement des agglomérats de spores et cristaux dtenvirons 50 microns. Le produit a été essayé en minigouttières à la dose de 0,4 mg/l pendant 10mn. Les résu1- taEs montrent qurà ce dosage, selon les conditions de ltessai, la mortalité peut varier de 5 à 987". Contrairement à d'auEres formulations la mortalité est proportionnelle au temps de contact. L'efficacité du produit diminue lorsque 1e taux de matières en suspension dans lteau augmente. Des agents tensioactifs ont été essayés en diverses proportions pour tenter draméliorer 1a formulation. Ltun dtentre eux a effectivement apporté une amélioration, loutefois, ltactivi- té du mélange reste encore sensible à la turbidité de lteau qui exerce un effet négatif. Le tensioactif utilisé n'a1tère pas la toxine à la concentration de 2r4Z dans 1a formulation. Des essais ont été conduits en rivière. i) A partir du sol 3 modes opératoires ont été employés: - a) La technique du fût percé fixe qui dispense 1es quantités dfinsecticide en 10mn. A 0,8 mg/l. L'effet toxique sur les larves de simulies a été de ltordre de 802 Pour un débit de 1,6 13/"... - b) La technique du traitement en bandes dans laquelle 1e fût percé, placé sur flotteurs, est tiré alternativement dtun côté à lrautre de la rivière. A 0,8 et l,6r'9/l pendant 10mn. L'effet a été partiel pour des débits respectifs de 2,3 et l,2 ro3/."". - c) Traitement par bateau dans une rivière débitant 6,5 m3/sec. Lteffet a êté très faible à 0,8 mg/1 et de nu1 à partiel à 1,6 ngl1. . Dans tous ces traitements des quantités variables dteau ont été ajoutées à la formulation. Malgrè 1?addition de 40 à 607" dteau 1e Vectobac se répartit très mal dans la rivière et forme des agrégats. ii) Traitement aériens Simultanément des traitement aériens ont été effectués dans 1a mfoe rivière que les traite- ments par bateau. Les dosages employés ont été 0,8;1,6;3,2 mg/l pendant 10mn. La formulation a été appliquée sans addition dreau. Pour chacun de ces dosages 1es résultats ont été respec- tivement nul, partiel (environ 5OZ de détachement), 90 à 952 de détachement mais sur certains supports seulement 1es autres ne semblent pas être touchés, ce qui indique une mauvaise disper- sion de la matière active. Les mauvaises performances du Vectobac sont attribuées à la tail1e troP grande des parti- cules de 1a formulation et cornme on vient de 1e voir à la mauvaise dispersion du produit dans I ) I IocP82.5 Page 11 Iteau. Cette mauvaise dispersion est insuffisarment corrigée par lradjonction de Èensi@ctifs. Lrinfluence de la turbidité de lreau sur cette formulation nrest pas expliquée. Teknar Sandoz i) sAN 402 r Ce produit est une suspension des spores et de cristaux de B.t. H-14 sa viscosité et élevée et ne Permet Pas une dispersion spontanée dans 1teat1 par contre !â-s,.rspensibilité est excellente. La formulation doit être mélangée à de Iteau avant dtêtre utilisée en traitement anti-simuli- d ien. En minigouttières ce produit provoque 1002 de mortalité à 1,6 mg/1/lOmn. La mortalité sur- vient dans les 3 heures suivant le traitecnent. Pour une même cqncentration la mortalité ntaug- mente avec le temps de contact. Un premier essai en rivière a été effectué par bateau dans des conditions idéale de mé- lange du produit à lreau de rivière (Lacey et al., L982). Le produit dilué avec un minimum de 807" d'eau a été appliqué à 1a dose de 1,5 mg/1/10mn. Le débit de la rivière érair 457m3/sec. Dans ces conditions la portée du Teknar 4O2 I a été de 19 Krn. Les traitements suivants exécutés dans les condiÈions opérationnelles, en rivière ont montré que 1a dose à employer était de 1,6 mg/1/10rnn. Le produit était alors préalablement dilué dans 202 dreau. En applications au so1 ce produit provoque 1'élimination totale des larves. Les traitements par hélicoptères bien que relativement efficaces permettent la survie de quel- ques larves. Ceci a été attribué à une mauvaise dispersion de larvicide.appliqué au moyen du système vide-vite mis au point pour le téméphos (Guil1et er al., Lg}z(b)y. Ces résultats ont été confirnés par des traitements au vide-vite effectués par OCp à une dose de 2,43 ng/l/10mn au cours desquels quelgues larves ont survécu dans certaines rivières. Des essais de traitement par avion avec 1e système rampe,/busesont donné les résultats suivants Pour un débit 6" 45p3/sec, le produit appliqué en bandes longitudinales de 150 m de 1ong., 20om en amont du gîte, à 1,6 mg/I/lhn, lteffet a étê total sur un gîte complexe faits de rapides et de bras mesurant 1.5 à 2lqn, en aval lreffet ntétait plus que de 5OZ environ sur 3rg[«n en raison de la présence dtun bief dteau stagnante séparant les 2 gîtes. Au cours d'essais comparatifs entre 1e téméphos,le chlorphoxime et deux formulations de B.t. H-14 (Cheke,1982) le Teknar SAN 402 I a êté testé à partir du sol er par hélicoprère. 11 a été trouvé des portées a11ant jusqutà 5r3I(m mais la formulation ne franchissait pas 1es zones d'eau calme. Ces essais ont été réalisés avec des fomulations additionnées de 207. dteau. Sansdilution la portée de cette formulation est nég1igab1e. ii) Teknar 2x Des essais pratiqués en minigouttières ont montré que ce produit 2 fois plus concentré en matière active est également environ deux fois plus efficace que 1e SAN 402 I. Des essais ont été réalisés en rivière avec ce produit selon_différents dosages. La ri- vière avait un débit de 12m3/sec. A 0,4 lg]elLlL}trlln lreffgt est nu1 sur 1es larves de simulies à 250m. A 0,6 mg/L/lomn on observe un effet partiel sur 400m environ. A 0,8 mg/l/lùnn 1a portée est de 2,5 à 3I(m, on constate un effet partiel jusqurà 5lful du point de traitement (Àgoua et al ., L982) . iii) Teknar 3x Testé en minigouttières ce produit en principe 3 fois plus concentré en matière active que le SAN 4OZ I,a montré qutil était environ 4 fois plus actif. Des résultats obtenus par ailleurs sur larves d'Aedes aegypti avaient fait apparaitre une augmentation du même ordre de lractivité de cette formulation. Malheureusement, 1e fabricanÈ senrble rencontrer des difficultés à produire cetEe formulation sur 1e plan industriel. , , ocP82.5 Page 12 Produits Solvay La Société Solvay avait fourni des échantillons dtun produit courmercial de Bactimos, em- ployé dans la lutte anti-larvaire contre les moustiques. 11 srest av-eté que cette formulation ntétait pas satisfaisante pour 1a lutte contre 1es simulies et qutelle était inférieure à 1a formulation Sandoz 4O2 T, Drautres formulations testées par la suite nront Pas non plus donné satisfaction. Cette société montrant un grand intérêt pour 1e Prograuure a décidé de reprendre 1es études à la base et a fourni un premier lot de 49 échantillons en avril puis 33 autres en juin et enfin 22 en juillet. Tous ces produits ont été envoyés à 1tIRTO pour évaluation. 11 est prévu que ltensemble de ces échantillons sera testé drici septernbre. Nous ne disposons actuellement de résultats que pour 21 drentre eux. Une étude menée en parallèl.C sur des larves dfAedes ae€Jllt devrait montrer sril existe une corrélation entre Itactivité de ces produits sur moustiques et leur activité sur 1es larves rle simulies. Si t.el était 1e cas, les tests sur moustiques, plus aisés à réaliser, permettraient de faire des prédictions sur la valeur des différents produits pour la lutte anti-simulidiennes. Sur les 21 échantillons pour lesquels des résultats nous ont été communiqués,4 semblent avoir une activité intéressante sur les larves de simulies. Ce ntest que lorsque tous 1es pro- duits auront été testés que lton pourra choisir celui ou ceux qui méritent drêtre développés. 3.5 Evaluation de ltiupact de certains composés sur la faune aquatiquc non-cible 3.5.1 Insecticides chimiques i) Au cours dtessais préliminaires le téméphos sulfone ayant montré ure certaine action sur les espèces résistantes au téméphos, une étude a étê menée par 1es hydrobiologistes afin de dé- terminer ltimpact de ce produit sur Ia faune invertébrée non-cible. Les essais ont été réa1isés en gouttières (Dejoux 1980), en para1lèle avec des essais utilisant du téméphos. Les dosages emt'oyées pour 1es deux insecticides ont été 0,2 et 0,07 mg/l pendant 10 minutes. Dans 1es conditions des gouttières qui ne se superposent pas exactement aux conditions naturel- 1es, mais qui permettent cependant de se faire une idée de lteffet probable des produits sur 1a faune non-cib1e il a été trouvé (Gibon et Troubat, 1982) que : a) lraction du téméphos sulfone est plus rapide et moins éta1ée dans 1e temps que celle du téméphos. b) Ies effets globaux sur la faune benthiquesontôr même ordre de grandeur que pour le téméphos. Lreffet drun léger surdosage est plus faible avec le téméphos sulfone qutavec Ie téméphos. c) la toxicité du téméphos sulfone pour 1es Ephémères Baetidae est plus importante que celle du ténéphos. I1 ne semble cependant pas, au vu de ces résultats prélininaires, que le téméphos sulfone pose de graves problèmes au niveau de la faune benthique. ii) Le mé re ayant montré une bonne activité sur 1es simulies en Amérique du Nord, t ses effets sur 1a faune aquatique non-cible Africaine rivière à 0,3 mg/I/10mn. On constate un effet toxique Toutefois, 1es poissons ne semblent pas souffrir drun tation instantanée maximale de la dérive: valeur maximale de lrindice de ont été éva1ués au cours dtun essai en irmédiat important sur les invertébrés. traitement unique. Le rapport draugmen- dérive après traitement est important, r9824) indice de dérive normal avant traitement 461 alors qu'il est de 43 pour lrAbate 200CE à 0,05 mg/1/10mn (Paugy et Coulibaly, iii) Les effets drun traitement en rivière au propoxur à 0,05 mg/1/10mn ont été également évalués sur la faune non-cible. On a constaté une augmentation de 1a dérive naturelle, mais pas de changeurent dans 1a composition qualitative de cette dérive. Le rapport draugmentaLion instan- tanée maximale de la dérive défini, ci-dessus, est faible 9,7. I1 est inférieur à celui du téméphos au même dosage (Paugy et Coulibaly, 19820). t \ I0cP82 .5 page 13 iv) Les rivières traitées à IrOMS 3002 ont fait ltobjet de prélèvements de faune non-cible A 0,2 mg/l/10mn lteffet de cet insecticide semble comparable à celui du méthoxychlore, effet irmrédiat et très important. A 0,05 mg/l/l0mn ltaction de 1'OMS 3002 n'apparait sur la faune non-cib1e qutau bout dtune demi-heure. A ce dosage la toxicité de 1'OMS 3002 est encore très forte. Les crustacés semblenÈ touchés dans les 2 cas. On nta cependant pas remarqué dtaction imnédiat sur les poissons. Le dépouillement des récoltes n'étant pas achevé ces informations sont données à titre préliminaire (Couliba1y, com. pers.). 3.5.2 Agents biologiques Les formulations de B.t. H-14 suscitenE de gros espoirs pour le contrôle des especes re- Gibon et al. ,sistantes du comp lexe Simulir:m damnosum Des études préliminaires (Dejoux, 1979; 1980) ont montré ltinnocuité de ce produit pour la faune aquatique non-cib1e. Le B.t. H-14 ayant été introduit dans 1e Progranrne Onchocercose pour des traitements opérationîJls, un progrâÿnme systématique de surveillance de ses effets sur 1a faune non-cible a été mis en place. Parallèlement 1es hydrobiologistes de 1rORSTOM, Bouaké, Côte d'Ivoire ont mené une étude concernant Itimpact sur ltenvironnement de ce produit au cours dtun essai réalisé dans la Marahoué en Côte dtlvoire. Le traitement a été fait par voie aérienne à la dose de 1,6 mg/l pendant 10 minutes dans 1es condition dtétiage. Cette expérimentation (Troubat et al., 1982) a confirmé que 1e décrochement de 1a faune benthique esr très faible, inférieur à 1a valeur maximum nocturne de la dérive témoin. On constate une absence d'effet sur 1es Hydropsychidae et 1es Chironomidae. On noÈe par contre une forte mortalité chez les Simuliidae. Crest dtail- leurs le seul effet mis en évidence lors de Itexpérimentation, en précisant toutefois qu'aucune conelusion ne peut-être avancée vis-à-vis des Ephéméroptères, ceux-ci se trouvant alors en nombre trop faible. Cependant ltabsence dtEphéméroptères dans la dérive laisse supposer qu'i1 nty a pas dteffeE toxique sur ce groupe. 3.6 Recherche d'é u1 t pour ltapplication par aéronefs de forrnulations de B.t. H-14q Ç La formulation de Teknar actuellement utilisée en opération présente une viscosité impor- tante, malgré lradjonction de 202 dteau avant son emploi. Appliquée avec Ie système vide-vite utilisé pour le téméphos, la formulation ne se disperse pas et coule au fond de la rivière. Saportée est très faible à nulle. I1 convenait donc de metÈre au point un système qui disperse le produit avant que celui-ci n'-atteigne 1 t eau. Le personnel drOCP et la compagnie Viking Helicopter ont réa1isé un appareillage constitué d'une r2mPe munie de buses qui a donné des résultats satisfaisants pour les traitements gîtepar gîte au moyen dthélicoptères. Le système débite 51 par seconde et grâce à des vols station- naires 1es hélicopÈères peuvent traiter des rivières ayant un débit a1lant jusqutà 4Om3/sec. Un sysrème semblable a été monté sur avion, son débit est de 151 par seconde. Ceci néces- site 1e traitement longitudinal en bandes parallè1es en amont des gîtres sur des distances plus ou moins grandes selon 1es dêbits. Un essai en rivière a démontré que 1'on pouvait obtenir une portée de 3 à 4 Km pour un débit de 5lm3/sec. Il convient drajouter 2OZ à la quantité nécessaire drinsecticide de façon à compenser les pertes dues à 1a dispersion d'une partie dela formulation sur les berges. Dfautres équipernents sont en cours d'étude par oCp/Viking. OCP a en outre passé un contrat avec une firme spécialisée pour la recherche d'équipements mieux adaptés. Un représentant de cette firme srest récemment rendu sur place pour s'infàrmer des problèmes. 4. CoNCLUSIONS Grâce à lteffort concerté diOCP et de ses Centres Collaborateurs ainsi que de VBC et grâceà la coopération active de Itindustrie un nombre important de nouveaux composés et de nouvelles ocP82.5 page 14 formulations ont pu être testés en laboratoire et sur le terrain, à petite et grande éche11e. 11 apparait déjà que certains composés présentent les qualités de larvicide anti-simulies. Parmi ceux-ci on peut citer ltazaméthifos, la cypothrine, IfOMS 3002, le B.t. H-14 et probable- ment 1e méthiocarb. 11 est certain que des recherches supplémentaires seront nécessaires avant la mise au point définitive de formulations opérationnelles. Crest pourquoi IteffaÈ ne doit en aucun cas se relacher. Des relations constantes, faites essentiellement dtéchange drinformations et de circulation des données, doivent donc être entretenues avec lfindustrie de façon qutelle continue à apporter son assist,ance au Programme et à lrOrganisation. Dans cette optique, les membres du Comité seront certainement satisfaits dtapprendre que VBC organise une réunion avec les représentants de lrindustrie Eant au niveau de 1a direction des compagnies qutau niveau technique. Cette réunion se tiendra à Genève en juin 1983. En ce qui concerne 1es recherches plus fondamentales te1les que 1tétude du comportement alimentaires des larves et 1es recherches sur les caractéristiques physico-chimiques des formu- lations actives sur les simulies, 1e recrutement de consultants et 1tétablissement de contrats avec des organisrires de recherches sont à l'étude. REMERCIEMENTS Nous tenons à remercier les chercheurs de lflnstitut de Ræ.herches sur 1a Trypanosomiase et 1'Onchocercose de Bouaké et du Service dthydrobiologie de IrORSTOM de Bouaké ainsi que tous nos collègues du Progranrne de lutte contre lrOnchocercose dans 1a Région du Bassin de 1a Volta qui ont bien voulu mettre à notre disposition toutes les données susceptibles dtêtre utilisées dans 1e présent rapport et qui nous ont apporté lrassistance matériel1e sans laquel1e cette mission n'aurait pu être accomplie. I I t ocP82 .5 Page 15 I Agoua, Rapport REFERENCES H., Ocran, M. et Aitchedji, C L982 - Etude de la portée du Teknar 2x sur 1a Bagbé 1 /OCP /VCU/0uest 1982, 6p. Cheke, R.A., 1982 Experimental treatment with Bacillus thur rens 1s H-14, temephos and .tion of larvae of theI chlorphoxim for the control of Simulium damno sum s.1. and the d s tr ibuS. soubrense/ S. sanctipauli subgroup in Togo Benin and Eastern Ghana. coPR/3l.02.1 91 p. Dejoux, C., 1980 - Effets marginaux de 1a lutte chimique contre Simulium damnosum. Techniquesd'étude Rapport ORSTOM,34,64 p. Gibon, F.M. et Troubat, J.J., L982 - Etude du téméphos sulfone sur Rapp. ORSTOM \o 49, 8 p. 1es invertébrés aquatiques. GuiIlet, P., Escaffre, H., Prudthom, J.M. et Ocran, M., ES (Abbott) contre 1es larves du courplexe S. damnosr:m. L9824 - Evaluation du Vectobac 6108 IITests en gouttières et traitments en r].vLeres, Rapp. OCCGE-ORSTOM , No 25lrRTo/RAP/82, 6 p. Gui11et, P., Escaffre, H. et Prudrhom, J.M., 1982b - Evaluation d.u Teknar (Sandoz 402 I I,IDC) contre les larves du comp lexe S. damnosr:m. Efficacité en gouttières et évaluation en rivière Rapp. oRSToM/oCCGE , 1 / rRTO/RAP / 82, 8 p. JPC/2, 1981 - Rapporr deuxième session - Comité Conioint du Programne , Genève 1-4 décembre 198145 p. Kurtak, D 1982 - Détermination de Ia sensibilité et recherche sur 1a résisrance, OCP/EAC/3.3 Lacey, L.4., Escaffre, H., PhilippoD, 8., Sékétéli, A. et Gui11et, P. - Large river treatment with Bacillus thurigiensis (H-14) for the control of simulium damnosum s.1. in the OnchocerciasisControt Progr aurne. Tropenmed. Parasit ., 33, 97-lol Mouchet, J., QuéIennec, G., Berl, D., Séchan, Y. et Grébaut,5., tg77 - Méthodologie pour tester la sensibilité aux insecticides des larves de Sinuliurn damnosum s.l. - Cah. oRSToM ser.Ent. med et. Parasitol , 25, 55-66. OCP/81.1B, 1981 - Proposition pour la sélcction accélérée de larvicides snti-Simulium - Comité Conioint du Prosramre Genève 1-4 décembre 1981, 7 p. OCP/8AC2.4, 1981 - Resistance to temephos in the Simulium damnosum complex current situation(August 1981). Eore 9eab1e entonological and epidemiological consequences. Effects on the vecÈor control strategy of the Prograrnme - Expert Advi Comrnittee. Geneva. 12-16 October, 1981. 25 P.s Paugy, D. et Coulibaly, 8., 1gïza -invertébrés benthiques du Mono (Togo Effets dtun tra.it€Dênt au méthorychlo). Rapp. OCP 0uagad o-ugou, avril 1982, re sur 1a dérive des5 p. Paugy, D. et Coulibaly, 8., 19g2b - Effets drun traitemdérive des invertébrés benthiques de 1a l{awa. Rapp. OCp ent au propoxur Ouagadougou, -j' (0,05 ppm/1 uilleÈ 1982, 0mn) sur 1a5 p.' a Troubat, J.J., Gibon, F.M., Wongbé, À.I., Bihoum, ü., 19g2 -Berliner H-14 sur 1es invertébrés aquatiques. rr Effets drun et les densités dtinsectes benthiques. Rapp. ORSTOM No 4g, g p WHO/VBC/82.846 - Meeting of Directors of üIHO Collabora Action du Bacillus rhur 181enS r S ép andage sur 1e cycle de dérive ting Centres on the Evaluation and 23 p. Développement et lrEvalua- Testing of New Insecticides. Geneva , 9-15 March 1982 wBo/vBc/82.854, L982 - Rapport sur 1a consultation rnformelle sur letion de Larvicides Anti-simuries pour 1a Lutte contre 1'onchocercose, 11 p. r Genève 16-18 mars 1982 ocP82.5 page 16 Annexe I Méthode de laboratoire dtessais en gouttière (Jamnback, H. ' 1982) Le système utilise trois jeux de gouttières: 1. gouttières Pour 1a fixation des larves 2. gouttières pour 1'exposition à ltinsecticide 3. gouttières Pour Itobservation après traitement Bien que ces 3 types de gouttières aient des fonctions différentes, el1es sont de construction semblable. E11es sont toutes en bois peint en blanc ayant 80 cm de 1ong, 15cm de large et 8cm de profondeur. Lteau est pompée à la partie supérieure stécoule à la partie in- férieure par une languette de bois de 14cm de long et 9cm de large. La languette est recouverte dtune plaque amovible servant à Ia fixation des larves. Les larves accrochées à 1a végétation, placées dans Ia gouttière migrent vers Ia plaque amovible de fixation où 1e courant dteau est le plus rapide. Lreau circule en circuit fermé à partir dtun réservoir grâce à une Pompe é1ec- trique. Le réservoir en plastique de 1a gouttière de fixation contient environ 60 litres d'eau et ia gouttière e11e même environ 6,4 litres.Les larves migrent vers 1a languette de fixation et sont prêtes pour 1e test en 24h environ, quoique la gouttière dtexposition ait 1es mêmes dimensions que 1a gouttière de fixation, son réservoir est un récipient émai11é de 10 litres. Au total 15 litres dteau sont placés dans 1a gouttière dtexposition et la circulation est mise en route. Le larvicide à tester est ajouté, à Ia pipette, à lteau du réservoir où il est mis en circulation pendant cinq minutes afin dtassurer un bon mé1ange. Une plaque amovible dtune des gouttières de fixation est transférée sur 1a languette de 1a gouttière dtexposition. Les larves iont exposées pendant un temps fixe à une concentration donnée du larvicide. Ensuite la plaque de fixation est transférée dans Ia gouttière dtobservation pour une période de 24 heures. Les populations des plus petites larves sont estimées selon 1e système +' ++r +++ avant et après le traiÈement. t t : ?
Всемирная организация здравоохранения (ВОЗ / WHO) · Technical Documents
Programme de recherche accéléré sur les larvicides anti-simulies
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