ACTES OFFICIELS DE
L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ GENEVE, 8 - 25 MAI 1962
PARTIE I RESOLUTIONS ET DECISIONS ANNEXES
ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ GENÈVE Septembre 1962
Liste des abréviations employées dans les Actes officiels de l'Organisation mondiale de la Santé : AIEA BAT BIT BSP
Agence internationale de l'Energie atomique
- Bureau de l'Assistance technique
- Bureau international du Travail - Bureau sanitaire panaméricain
CAC CAT CCTA CEA
- Comité administratif de Coordination Comité de l'Assistance technique
- Commission de Coopération technique en Afrique au sud du Sahara Commission économique pour l'Afrique
CEAEO - Commission économique pour l'Asie et l'Extrême- Orient CEE
- Commission économique pour l'Europe Commission économique pour l'Amérique latine
CEPAL
CIOMS CSEP DOAT
- Conseil des Organisations internationales des Sciences médicales
CIUMR - Commission internationale des Unités et Mesures radiologiques
- Compte spécial pour l'éradication du paludisme - Direction des Opérations d'Assistance technique
FAO FI SE
- Organisation pour l'Alimentation et l'Agriculture
- Fonds des Nations Unies pour l'Enfance Fédération mondiale des Associations pour les Nations Unies FMANU FSP IMCO OACI
Fonds spécial du paludisme de POPS - Organisation intergouvernementale consultative de la Navigation maritime
- Organisation de l'Aviation civile internationale - Office international d'Hygiène publique
OIHP OIT
- Organisation internationale du Travail Organisation météorologique mondiale
OMM OPEX OPS
Programme (des Nations Unies) concernant l'envoi de personnel d'exécution, de direction et d'administration
- Organisation panaméricaine de la Santé - Union internationale des Télécommunications
UIT
UNESCO - Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture UNRWA - Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche -Orient
Les désignations utilisées dans ce volume et la présentation des données qui y figurent n'impliquent de la part du Directeur général aucune prise de position quant au statut juridique de tel ou tel pays ou territoire, ou de ses autorités, ni quant au tracé de ses frontières.
IMPRIME EN SUISSE
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, tenue au Palais des Nations, à Genève,
du 8 au 25 mai 1962, a été convoquée conformément à la résolution WHA14.33 de la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé et à la résolution EB28.R19 du Conseil exécutif (vingt -huitième session).
Le compte rendu des débats de la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé est
publié en deux parties. Les résolutions et les annexes sont reproduites dans le présent volume. Les comptes rendus des séances plénières et des séances des commissions paraîtront,
avec la liste des délégations, l'ordre du jour et d'autres documents, dans les No 119.
Actes officiels
Dans le présent volume, les résolutions sont reproduites dans l'ordre de leur adoption. Toutefois, pour faciliter l'utilisation du volume concurremment avec le Recueil des résolutions et décisions, elles ont été groupées,
dans la table des matières, d'après leur titre et sous des rubriques correspondant à celles du Recueil. Chaque résolution est, d'autre part, accompagnée d'une référence à la section du Recueil qui contient les résolutions antérieures sur le même sujet. La sixième édition du Recueil - oíù l'on trouvera un index des matières et un index numérique des résolutions - contient la plupart des résolutions adoptées jusqu'à la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé et la vingt -huitième session du Conseil exécutif (comprises). La liste ci -après des sessions de l'Assemblée de la Santé et du Conseil exécutif indique la cote des résolutions adoptées lors de chacune des sessions, ainsi que le volume des Actes officiels où ces résolutions ont été publiées à l'origine. Cote de la Date résolution Actes officiels N° 13 14 14 17 21
Première Assemblée mondiale de la Santé Conseil exécutif, première session Conseil exécutif, Conseil exécutif, Deuxième Assemblée Conseil exécutif, Conseil exécutif, Troisième Assemblée Conseil exécutif, Conseil exécutif, deuxième session troisième session
mondiale de la Santé quatrième session cinquième session
mondiale de la Santé sixième session septième session
Quatrième Assemblée mondiale de la Santé Conseil exécutif, huitième session. Conseil exécutif, neuvième session Cinquième Assemblée mondiale de la Santé Conseil exécutif, dixième session Conseil exécutif, onzième session Sixième Assemblée mondiale de la Santé Conseil exécutif, douzième session Conseil exécutif, treizième session Septième Assemblée mondiale de la Santé Conseil exécutif, quatorzième session Conseil exécutif, quinzième session Huitième Assemblée mondiale de la Santé Conseil exécutif, seizième session Conseil exécutif, dix -septième session
Neuvième Assemblée mondiale de la Santé Conseil exécutif, dix -huitième session Conseil exécutif, dix -neuvième session
Dixième Assemblée mondiale de la Santé Conseil exécutif, vingtième session Conseil exécutif, vingt et unième session Onzième Assemblée mondiale de la Santé Conseil exécutif, vingt -deuxième session Conseil exécutif, vingt- troisième session
Douzième Assemblée mondiale de la Santé Conseil exécutif, vingt -quatrième session Conseil exécutif, vingt- cinquième session Treizième Assemblée mondiale de la Santé Conseil exécutif, vingt- sixième session Conseil exécutif, vingt- septième session Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé Conseil exécutif, vingt- huitième session Conseil exécutif, vingt- neuvième session Quinzième Assemblée mondiale de la Santé
24 juin -24 juillet 1948 16 -28 juillet 1948 25 octobre -11 novembre 1948 21 février -9 mars 1949 13 juin -2 juillet 1949 8 -19 juillet 1949 16 janvier -2 février 1950 8 -27 mai 1950 ter -9 juin 1950 22 janvier -5 février 1951 7 -25 mai 1951 ler -8 juin 1951 21 janvier -4 février 1952 5 -22 mai 1952 29 mai -3 juin 1952 12 janvier -4 février 1953 5 -22 mai 1953 28 -30 mai 1953 12 janvier -2 février 1954 4 -21 mai 1954 27 -28 mai 1954 18 janvier -4 février 1955 10 -27 mai 1955 30 mai 1955 17 janvier -2 février 1956 8 -25 mai 1956 28 -30 mai 1956 15 -30 janvier 1957 7 -24 mai 1957 27 -28 mai 1957 14 -28 janvier 1958 28 mai -13 juin 1958 16 -17 juin 1958 20 janvier -3 février 1959 12 -29 mai 1959 ler -2 juin 1959 19 janvier -ler février 1960 3 -20 mai 1960 25 octobre -4 novembre 1960 30 janvier -2 février 1961 7 -24 février 1961 29 mai- ler juin 1961 15 -26 janvier 1962 8 -25 mai 1962
WHA2.-
-
WHA3.EB6.REB7.RWHA4.EB8.REB9.RWHA5.EB10.REB11.RWHA6.EB12.REB13.RWHA7.EB14.REB15.RWHA8.EB16.REB17.RWHA9.EB18.REB19.RWHA10.EB20.REB21.RWHA11.EB22.REB23.R-
22 25 28 29 32 35 36 40 42 43
46 48 49 52 55 57
60 63 65 68 71 73 76 79 80 83 87 88 91 95
WHAl2.EB24.REB25.RWHA13.EB26.REB27.RWHA14.EB28.REB29.RWHAIS.-
96 99 102 106 108 110 112 115 118
- IV -
Index des résolutions : page 196
TABLE DES MATIÈRES
RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS Page
Résolutions concernant le programme WHA15.39 WHA15.22 WHA15.18
Ordre de priorité des activités comprises dans le programme Maintien de l'assistance aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance Rapport sur l'assistance à la République du Congo (Léopoldville)
17 10 8
BIOLOGIE ET PHARMACOLOGIE
WHA15.41
Evaluation clinique et pharmacologique des préparations pharmaceutiques
.
.
18
PALUDISME
Eradication du paludisme WHA15.19 Rapport sur l'état d'avancement du programme d'éradication du paludisme . WHA15.20 Etat d'avancement du programme d'éradication du paludisme : Accélération des . .
9 9
opérations à l'aide de nouvelles contributions volontaires MALADIES TRANSMISSIBLES
Maladies à virus et rickettsioses WHA15.53 Programme d'éradication de la variole Quarantaine internationale Périodicité des réunions du Comité de la Quarantaine internationale WHA15.36 WHA15.37 Comité de la Quarantaine internationale : Neuvième rapport WHA15.38 Comité de la Quarantaine internationale : Dixième rapport PROTECTION ET PROMOTION DE LA SANTÉ
26
16 16 17
WHA15.51
Rôle du médecin dans le maintien et le développement de la paix Problèmes de santé des gens de mer
25
Hygiène sociale et médecine du travail WHA15.21 10
RECHERCHE
WHA15.52
Programme de recherches médicales de 1958 à 1961
26
FOURNITURES ET MATÉRIEL
WHA15.30
Avances du fonds de roulement pour la livraison de fournitures d'urgence à des Etats Membres 14
Page
RAPPORTS ET EVALUATION DU PROGRAMME
Rapport annuel du Directeur général Rapport annuel du Directeur général pour 1961: Questions de programme WHA15.17
8
Evaluation de la situation sanitaire dans le monde Deuxième rapport sur la situation sanitaire dans le monde WHA15.43
20
Résolutions concernant le programme et le budget EXAMEN ET APPROBATION DU PROGRAMME ET DU BUDGET
WHA15.23 WHA15.42 WHA15.46
Budget effectif et niveau du budget pour 1963 Résolution portant ouverture de crédits pour l'exercice financier 1963 Résolutions portant ouverture de crédits pour les exercices financiers 1962 et 1963 : Jamaïque et Ouganda Prévisions budgétaires supplémentaires pour 1962
12 19
21
Exercice 1962 WHA15.10 WHA15.12
4 5
Additif au tableau A annexé à la résolution portant ouverture de crédits pour l'exercice financier 1962
Résolutions concernant l'Assemblée mondiale de la Santé et le Conseil exécutif ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ
Date et lieu de réunion Communication du Gouvernement de l'Argentine concernant la tenue d'une AssemWHA15.27 blée mondiale de la Santé en Argentine WHA15.28 Choix du pays où se tiendra la Seizième Assemblée mondiale de la Santé . .
13 13
Règlement intérieur WHA1 5.50
Amendements au Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé Mandat des commissions principales
23
Méthode de travail WHA15.1 CONSEIL EXÉCUTIF 1
Membres du Conseil WHA15.6 Election de Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif Procès -verbaux, résolutions et rapports WHA15.60 Rapports du Conseil exécutif sur ses vingt- huitième et vingt- neuvième sessions.
3
.
30
Résolutions concernant les questions régionales DÉLIMITATIONS DES RÉGIONS ET RATTACHEMENT AUX RÉGIONS
Décisions intéressant certains pays et territoires WHA15.48 Rattachement de la République populaire de Mongolie à une Région
22
- VI -
Page
RÉGIONS
Afrique
WHA15.14 WHA15.15
Locaux du Bureau régional de l'Afrique Logement du personnel du Bureau régional de l'Afrique
7 7
Résolutions concernant les questions constitutionnelles et juridiques MEMBRES DE L'OMS
Décisions concernant divers Etats et territoires WHA15.16 Admission de nouveaux Membres : Samoa -Occidental WHA15.25 Admission de nouveaux Membres associés : Jamaïque WHA 15.26 Admission de nouveaux Membres associés : Ouganda WHA 15.24
Demande d'admission à la qualité de Membre : Sultanat de Mascate et Oman
8 13 13 12
Résolutions concernant les questions financières et administratives QUESTIONS FINANCIÈRES
Contributions WHA1 5.13 WHA15.11 WHA15.45 WHA1 5.9
Barème des contributions pour 1963 Contributions des nouveaux Membres pour 1961 et 1962 Contribution du Samoa -Occidental pour 1962 et 1963 Etat du recouvrement des contributions annuelles et des avances au fonds de roulement
6 5 21
4
Financement du programme d'éradication du paludisme - Compte spécial pour l'éradication du paludisme Compte spécial pour l'éradication du paludisme WHA15.34 Critères à utiliser pour la détermination du droit à des crédits applicables au paieWHA15.35 ment des contributions destinées au financement des programmes antipaludiques WHA15.47 Timbres -poste de l'éradication du paludisme
15 15
22
Comptes de l'OMS et vérification extérieure des comptes WHA15.7 Rapport financier de l'OMS pour 1960 et Rapport du Commissaire aux Comptes WHA15.8 Rapport financier de l'OMS pour 1961 et Rapport du Commissaire aux Comptes
3
3
QUESTIONS RELATIVES AU PERSONNEL
Statut et Règlement du Personnel WHA15.31 Amendements au Règlement du Personnel Traitements, indemnités et prestations WHA1 5.5
14
Traitements du Directeur général adjoint, des Sous- Directeurs généraux et des Directeurs régionaux 3
Caisse des Pensions du Personnel Rapport annuel du Comité mixte de la Caisse commune des Pensions du Personnel WHA15.32 des Nations Unies pour 1960 WHA15.33 Nomination de représentants au Comité de la Caisse des Pensions du Personnel de l'OMS
14 15
-VII-
Page
Directeur général WHA15.4 SIÈGE DE L'OMS
Contrat du Directeur général (traitement et indemnités)
2
Construction d'un bâtiment propre à l'OMS WHA15.29 Locaux du Siège : Rapport sur l'avancement des travaux ETUDES ORGANIQUES
14
WHA15.40 WHA1 5.58
WHA15.59
Etude organique du Conseil exécutif sur la coordination avec l'Organisation des Nations Unies et les institutions spécialisées Etude organique : Méthodes de planification et d'exécution des projets Prochaines études organiques à confier au Conseil exécutif
17
29 30
Résolutions concernant la coordination et les relations extérieures ORGANISATION DES NATIONS UNIES ET INSTITUTIONS APPARENTÉES
WHA15.56 Généralités WHA 15.49
Programme alimentaire mondial
27
Décisions de l'Organisation des Nations Unies, des institutions spécialisées et de
l'AIEA intéressant l'activité de l'OMS dans les domaines administratif et financier WHA15.55 23 .
Décisions de l'Organisation des Nations Unies, des institutions spécialisées et de l'AIEA qui intéressent l'activité de l'OMS : Questions de programme . . .
27
Questions sociales et économiques WHA15.3 Prix des Nations Unies destiné à encourager, sur le plan international, la recherche WHA15.57
scientifique dans le domaine de la lutte contre les maladies cancéreuses Décennie des Nations Unies pour le développement
.
.
2 28
Action en faveur de l'enfance - Coopération avec le FISE WHA15.54
Faits nouveaux concernant les activités bénéficiant de l'assistance commune du FISE
et de l'OMS ORGANISATIONS NON GOUVERNEMENTALES
27
Coopération avec diverses organisations non gouvernementales WHA15.44 Communication de l'Association internationale de la Fertilité
21
Divers DISTINCTIONS
Fondation Léon Bernard WHA15.2 Attribution de la Médaille et du Prix de la Fondation Léon Bernard
2
Décisions de procédure i)
ii) iii)
Composition de la Commission de Vérification des Pouvoirs Composition de la Commission des Désignations Vérification des pouvoirs
31 31 31
- VIII -
Page
iv) v)
vi)
vii)
Election du président et des vice -présidents de la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé Election du bureau des commissions principales Constitution du Bureau de l'Assemblée Adoption de l'ordre du jour et de points supplémentaires ANNEXES
31
32 32 32
1.
2. 3.
4. 5.
6. 7. 8. 9. 10.
1. Neuvième rapport du Comité de la Quarantaine internationale 2. Dixième rapport du Comité de la Quarantaine internationale Décisions de l'Organisation des Nations Unies, des institutions spécialisées et de l'Agence internationale de l'Energie atomique intéressant l'activité de l'OMS : Questions de programme Décennie des Nations Unies pour le développement Maintien de l'assistance aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance Rapports du Comité de la Fondation Léon Bernard Prix des Nations Unies destinés à encourager, sur le plan international, la recherche scientifique dans le domaine de la lutte contre les maladies cancéreuses Accord supplémentaire modifiant l'Accord relatif aux conditions d'emploi du Directeur général Rapport financier pour l'exercice 1961 et Rapport du Commissaire aux Comptes : Premier rapport du Comité spécial du Conseil exécutif .
35 61
63
75 84 98
99 101
102 104 109
11. 12. 13. 14.
Prévisions budgétaires supplémentaires pour 1962: Deuxième rapport du Comité spécial du Conseil exécutif Locaux du Bureau régional de l'Afrique Logement du personnel du Bureau régional de l'Afrique Assistance à la République du Congo (Léopoldville) Accélération du programme d'éradication du paludisme par le maintien des contributions volontaires
110 112 116
15. 16. 17.
18. 19.
Problèmes de santé des gens de mer Bâtiment du Siège Compte spécial pour l'éradication du paludisme Résumé des prévisions budgétaires pour l'exercice financier ler janvier -31 décembre 1963 Examen et approbation du projet de programme et de budget pour 1963: Troisième rapport du Comité spécial du Conseil exécutif Etat d'avancement du programme d'éradication du paludisme en 1961
118
120 121
126 130 132 196
Index des résolutions et décisions
CORRIGENDUM
Page 29, résolution WHA15.58, 3e ligne au lieu de impose lire
imposent
RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS WHA15.1
Mandat des commissions principales
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Considérant l'article 33 du Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé, lequel dispose notamment que «les commissions principales de l'Assemblée de la Santé sont : a) la Commission du Programme et du Budget; b) la Commission des Questions administratives, financières et juridiques », DÉCIDE que : 1)
le mandat de la Commission du Programme et du Budget est le suivant : a) examiner si le programme annuel est conforme au programme général de travail pour une période déterminée; b) examiner les points principaux du projet de programme; c) présenter des recommandations sur le niveau du budget; d) examiner en détail le programme d'exécution; e) recommander la résolution portant ouverture de crédits, après avoir inséré dans le texte les montants afférents aux sections du programme d'exécution recommandé par la Commission des Questions administratives, financières et juridiques; et f) étudier toutes autres questions que pourra lui renvoyer l'Assemblée de la Santé; le mandat de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques est le suivant : a) examiner la situation financière de l'Organisation, notamment : i) le Rapport financier et le Rapport du Commissaire aux Comptes pour l'exercice précédent; ii) l'état des contributions et des avances au fonds de roulement; iii) la situation du compte d'attente de l'Assemblée et de tous autres fonds de nature à influer sur la situation financière de l'Organisation; b) recommander le barème des contributions; c) recommander, s'il y a lieu, la résolution relative au fonds de roulement, notamment le montant à fixer pour ce fonds; d) examiner les parties du budget qui concernent les prévisions autres que celles qui ont trait au programme d'exécution, et faire rapport à ce sujet à la Commission du Programme et du Budget; e) examiner le texte de la résolution portant ouverture de crédits, y insérer les montants afférents
2)
aux sections autres que celles du programme d'exécution et adresser un rapport, à ce sujet, à la Commission du Programme et du Budget; et
f) étudier toutes autres questions que pourra lui renvoyer l'Assemblée de la Santé; lorsque la Commission du Programme et du Budget discutera les questions mentionnées aux points b) et c) du paragraphe 1), il n'y aura pas de réunion de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques et, lorsque le point d) du paragraphe 2) sera examiné par la Commission des Questions administratives, financières et juridiques, il n'y aura pas de réunion de la Commission du Programme et du Budget; 3)
les points b) et c) du paragraphe 1) ne seront pas examinés par la Commission du Programme et du Budget tant que la Commission des Questions administratives, financières et juridiques n'aura 4)
pas terminé son examen des points a) et b) du paragraphe 2); et enfin, 5) si, exceptionnellement, les installations existant lors d'une session de l'Assemblée de la Santé ne permettent pas que le débat sur le Rapport annuel du Directeur général ait lieu en séance plénière, l'examen du Rapport annuel (non compris le Rapport financier) aura lieu à la Commission du Programme et du Budget et sera ajouté au mandat de cette commission.
Rec. resol., 6e éd., 4.1.7
Troisième séance plénière, 9 mai 1962
2
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
WHA15.2
Attribution de la Médaille et du Prix de la Fondation Léon Bernard
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé PREND ACTE des rapports 1 du Comité de la Fondation Léon Bernard; FAIT SIENNE la proposition unanime de ce comité concernant l'attribution de la Médaille et du Prix de la Fondation Léon Bernard pour 1962; 3. DÉCERNE la Médaille et le Prix à Sir John Charles; et 4. REND HOMMAGE à Sir John Charles pour son inlassable dévouement et son éminente contribution à la cause de la santé publique et de la médecine sociale. 1.
2.
Rec. résol., 6e éd., 9.1.2.2
Troisième séance plénière, 9 mai 1962
WHA15.3
Prix des Nations Unies destinés à encourager, sur le plan international, la recherche scientifique dans le domaine de la lutte contre les maladies cancéreuses
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport 2 du Directeur général sur les mesures prises depuis la Quatorzième Assemblée
mondiale de la Santé au sujet des prix des Nations Unies destinés à encourager, sur le plan international, la recherche scientifique dans le domaine de la lutte contre les maladies cancéreuses; et Ayant considéré les recommandations contenues dans la résolution EB29.R17 adoptée par le Conseil exécutif à sa vingt- neuvième session, 1. ACCEPTE les recommandations faites par le Conseil exécutif à sa vingt -neuvième session au sujet de
l'attribution des prix des Nations Unies dans le domaine de la lutte contre le cancer; et PRIE le Directeur général de transmettre au Secrétaire général par intérim de l'Organisation des Nations Unies le nom des personnes auxquelles il est recommandé de décerner ces prix. 2.
Rec. résol., 6e éd., 8.1.2.8
Septième séance plénière, 16 mai 1962 (deuxième rapport de la Commission du Programme et du Budget)
WHA15.4
Contrat du Directeur général (traitement et indemnités)
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé,
Reconnaissant l'accroissement des responsabilités qui incombent au Directeur général par suite du développement de l'Organisation et de l'élargissement de son programme, 1. DÉCIDE qu'à compter du let janvier 1962 son traitement est de $24 000 et son indemnité de représentation de $10 000; 2. PRIE le Conseil exécutif d'examiner, à sa trente et unième session, s'il y a lieu d'accorder au Directeur
général soit une indemnité de logement, soit un logement approprié, et de faire rapport en conséquence à la Seizième Assemblée mondiale de la Santé; et 3. AUTORISE le Président de la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé à signer, au nom de l'Organisation, un avenant modifiant en conséquence les paragraphes 1 et 2 de l'article II du contrat du Directeur général.' Rec. résol., 6e éd., 7.3.10.2
Septième séance plénière, 16 mai 1962 (section 1 du deuxième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques)
1 Annexe 5.
' Annexe 6. 3 Voir annexe 7.
RESOLUTIONS ET DECISIONS
3
WHA15.5
Traitements du Directeur général adjoint, des Sous -Directeurs généraux et des Directeurs régionaux
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé FIXE comme suit, avec effet à compter du ler janvier 1962, les traitements afférents aux postes non classifiés indiqués ci -après : a) pour le Directeur général adjoint - $19 500 par an; b)
pour les Sous -Directeurs généraux et les Directeurs régionaux - $17 900 par an. Septième séance plénière, 16 mai 1962 (section 2 du deuxième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques)
Rec. résol., 6e éd., 7.3.4
WHA15.6
Election de Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Après avoir examiné les propositions du Bureau de l'Assemblée,' ÉLIT les Etats suivants comme Membres habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif : Canada, Ceylan, Colombie, France, Haïti, Madagascar, Tunisie et Union des Républiques socialistes soviétiques. Rec. résol., 6e éd., 4.2.1
Septième séance plénière, 16 mai 1962
WHA15.7
Rapport financier de l'OMS pour 1960 et Rapport du Commissaire aux Comptes
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le Rapport financier du Directeur général pour la période comprise entre le leT janvier et le 31 décembre 1960, ainsi que le Rapport du Commissaire aux Comptes pour le même exercice, tels qu'ils figurent dans les Actes officiels No 109; et Ayant pris connaissance du rapport 2 établi par le Conseil exécutif après examen de ces rapports, ACCEPTE le Rapport financier du Directeur général et le Rapport du Commissaire aux Comptes pour l'exercice financier 1960. Rec. résol., 6e éd., 7.1.11.3
Huitième séance plénière, 16 mai 1962 (section 1 du
premier rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques) WHA15.8
Rapport financier de l'OMS pour 1961 et Rapport du Commissaire aux Comptes
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le Rapport financier du Directeur général pour la période comprise entre le leT janvier et le 31 décembre 1961, ainsi que le Rapport du Commissaire aux Comptes pour le même exercice, tels qu'ils figurent dans les Actes officiels No 117; et
Ayant pris connaissance du rapport 8 établi par le Comité spécial du Conseil exécutif après examen de ces rapports, ACCEPTE le Rapport financier du Directeur général et le Rapport du Commissaire aux Comptes pour l'exercice financier 1961. Rec. résol., 6e éd., 7.1.11.3
Huitième séance plénière, 16 mai 1962 (section 2 du
premier rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques) ' Voir le rapport du Bureau de l'Assemblée dans Actes off. Org. mond. Santé, 119. ' Actes off. Org. mond. Santé, 112, annexe 6. 8 Annexe 8.
4
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
WHA15.9
Etat du recouvrement des contributions annuelles et des avances au fonds de roulement
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport du Directeur général sur l'état du recouvrement des contributions annuelles
et des avances au fonds de roulement à la date du 30 avril 1962; Prenant acte du recouvrement des contributions afférentes au budget de 1962 et des avances au fonds de roulement; et Prenant acte avec satisfaction des versements effectués par les Membres pour s'acquitter de leurs arriérés de contributions, L
APPELLE L'ATTENTION des gouvernements des Etats Membres sur l'importance qu'il y a à prévoir dans
les budgets nationaux le versement régulier des contributions annuelles au cours de l'exercice pour lequel elles sont dues; PRIE instamment les Membres redevables d'arriérés de s'acquitter de ces arriérés en temps voulu, afin que l'Assemblée n'ait pas dans l'avenir à envisager, aux termes de l'article 7 de la Constitution, s'il y a lieu ou non de suspendre leur droit de vote; 2. 3.
DÉCIDE qu'en raison des dispositions prises par la Bolivie pour le versement de ses arriérés, il n'est pas
nécessaire de faire jouer les dispositions du paragraphe 2 de la résolution WHA8.13; et 4.
PRIE le Directeur général de communiquer la présente résolution aux Membres intéressés.
Rec. résol., 6e éd., 7.1.2.4; 7.1.3.3
Huitième séance plénière, 16 mai 1962 (section 1 du troisième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques)
WHA15.10
Prévisions budgétaires supplémentaires pour 1962
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné les propositions du Directeur général et les recommandations du Conseil exécutif concernant les prévisions budgétaires supplémentaires pour 1962,1 1.
APPROUVE les prévisions budgétaires supplémentaires pour 1962; :
2. DÉCIDE d'amender la résolution portant ouverture de crédits pour 1962 (résolution WHA14.43) en augmentant (ou en diminuant) comme suit les montants votés au titre du paragraphe I
Section
Affectation des crédits PARTIE I: RÉUNIONS CONSTITUTIONNELLES
Montant US S
1.
2.
Assemblée mondiale de la Santé Conseil exécutif et ses comités
7 3
000 950
Total de la partie I PARTIE II: PROGRAMME D'EXÉCUTION
10 950
4. 5.
7.
Mise en ceuvre du programme Bureaux régionaux Autres dépenses réglementaires de personnel
967 920 174 763 (133 823)
Total de la partie II 1 Voir annexe 9.
1
008 860
RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS
5
Section
Affectation des crédits PARTIE III: SERVICES ADMINISTRATIFS
Montant US $
8. 9.
Services administratifs Autres dépenses réglementaires de personnel
210 312 26 498
Total de la partie III
236 810 1
Total des parties I, II et III 3.
256 620
DÉCIDE en outre d'amender le paragraphe III de la résolution WHA14.43 en augmentant le montant prévu à l'alinéa iii) et en ajoutant un nouvel alinéa iv), comme suit : iii) du montant de $ 475 049 représentant les recettes diverses disponibles à cet effet iv) du montant de $ 781 571 disponible par virement du montant en espèces du compte d'attente de l'Assemblée Total $1 256 620 Rec. résol., 6e éd., 2.1.15
Huitième séance plénière, 16 mai 1962 (section 2 du troisième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques)
WHA15.11
Contributions des nouveaux Membres pour 1961 et 1962
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Notant que plusieurs Etats sont devenus Membres de l'Organisation en 1961 et 1962 en déposant auprès du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies un instrument officiel d'acceptation de la Constitution de l'OMS,
DÉCIDE que les contributions de ces Membres sont fixées comme suit : Etat Membre 1961
1962
République du Congo (Léopoldville) Sierra Leone Mongolie Tanganyika Rec. résol., 6e éd., 7.1.2.2
0,04 0,04
-
0,04 0,04 0,04 0,04
Huitième séance plénière, 16 mai 1962 (section 3 du troisième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques)
WHA15.12
Additif au tableau A annexé à la résolution portant ouverture de crédits pour l'exercice financier 1962
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé DÉCIDE que la Mongolie, la République du Congo (Léopoldville), le Sierra Leone et le Tanganyika, qui ont entrepris des programmes antipaludiques, ont droit en 1962 à des crédits dans les mêmes conditions que les Membres énumérés dans le tableau A annexé à la résolution portant ouverture de crédits pour l'exercice financier 1962 (WHA14.43). Rec. résol., 6e éd., 2.1.15
Huitième séance plénière, 16 mai 1962 (section 4 du troisième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques)
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
WHA15.13
Barème des contributions pour 1963
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé I
DÉCIDE que le barème des contributions de 1963 sera le suivant : Membres Barème
Membres
Barème
(Pourcentage)
(Pourcentage)
Afghanistan
Afrique du Sud Albanie
0,05 0,48 0,04 5,21
Allemagne, République fédérale d' Arabie Saoudite Argentine Australie Autriche Belgique
Liberia Libye Luxembourg Madagascar
Biélorussie, RSS de Birmanie Bolivie Brésil
Bulgarie Cambodge Cameroun
Canada Ceylan Chili Chine Chypre Colombie Congo (Brazzaville) Congo (Léopoldville)
Corée, République de Costa Rica Côte- d'Ivoire Cuba Dahomey
Danemark El Salvador Equateur Espagne Etats -Unis d'Amérique Ethiopie Fédération de Rhodésie et de Nyassaland . Finlande France Gabon Ghana Grèce Guatemala Guinée Haiti Haute -Volta
Honduras Hongrie Inde Indonésie Irak Iran Irlande Islande Israel
0,06 0,92 1,52 0,41 1,10 0,47 0,06 0,04 0,94 0,18 0,04 0,04 2,85 0,08 0,24 4,17 0,04 0,24 0,04 0,06 0,17 0,04 0,04 0,20 0,04 0,53 0,04 0,05 0,78 31,12 0,05 0,02 0,34 5,43 0,04 0,08 0,21 0,05 0,04 0,04 0,04 0,04 0,51 1,85 0,41
Malaisie, Fédération de Mali Maroc
Mauritanie Mexique Monaco Mongolie Népal
Nicaragua Niger Nigeria Norvège Nouvelle -Zélande Pakistan Panama Paraguay Pays -Bas
0,04 0,04 0,05 0,04 0,12 0,04 0,13 0,04 0,68 0,04 0,04 0,04 0,04 0,04 0,19 0,41
Pérou Philippines Pologne Portugal République Arabe Syrienne *
0,37 0,38 0,04 0,04 0,92 0,09 0,37 1,17
0,15 *
République Arabe Unie * République Centrafricaine République Dominicaine Roumanie Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord Ruanda -Urundi Sénégal
0,27 0,04 0,05 0,29 6,92 0,02 0,05 0,04 0,04 0,06 1,19
Sierra Leone Somalie Soudan Suède Suisse Tanganyika Tchad Tchécoslovaquie Thailande Togo Tunisie Turquie
0,87 0,04 0,04 1,07 0,15 0,04 0,05 0,37 1,81
Ukraine, RSS d' Union des Républiques socialistes soviétiques Uruguay Venezuela
13,67
Italie Japon Jordanie Koweït Laos Liban
0,08 0,18 0,13 0,04 0,14 2,05 2,07 0,04 0,04 0,04 05
Viet -Nam, République du Yémen Yougoslavie
0,10 0,47 0,15 0,04 0,35
Total 100,00 Les contributions de la République Arabe Syrienne et de la
République Arabe Unie sont comprises dans le montant total figurant au titre de la République Arabe Unie et la répartition entre ces deux Membres reste à déterminer.
RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS II
7
Considérant que le barème des contributions de l'OMS pour 1963 est fondé sur le dernier barème connu
de l'Organisation des Nations Unies, conformément aux dispositions de la résolution WHA8.5, paragraphe 2.5), adoptée par la Huitième Assemblée mondiale de la Santé; Notant que l'Assemblée générale des Nations Unies, dans sa résolution 1691 (XVI), après avoir fixé au paragraphe 1 le barème des quotes -parts des Nations Unies pour les exercices 1962, 1963 et 1964, dispose, au paragraphe 5, que « au cas où l'Assemblée générale remanierait, lors de sa dix -septième session, le barème des quotes -parts figurant au paragraphe 1 ci- dessus, le montant des contributions pour 1962 sera modifié en conséquence », DÉCIDE que, si l'Assemblée générale des Nations Unies remanie avec effet rétroactif le barème des quotes-
parts des Nations Unies pour 1962, le barème des contributions de l'OMS pour 1963 devrait être ajusté en conséquence; toutefois, il sera tenu compte de ces ajustements pour le calcul des contributions dues par les Membres au titre du budget de l'Organisation pour l'exercice 1964. Rec. résol., 6e éd., 7.1.2.1
Huitième séance plénière, 16 mai 1962 (section 1 du quatrième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques)
WHA15.14
Locaux du Bureau régional de l'Afrique
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport 1 du Directeur général sur les locaux du Bureau régional de l'Afrique; Ayant noté avec satisfaction que le Gouvernement français a généreusement cédé à l'OMS ses droits de propriété sur l'immeuble du Djoué; Heureuse de constater qu'un certain nombre de Membres de la Région africaine, parmi lesquels le pays hôte, ont participé généreusement aux frais d'agrandissement des locaux du Bureau régional; Reconnaissant qu'il importe de fournir sans retard au Bureau régional des locaux suffisants qui facilitent le fonctionnement efficace des services ainsi que l'assistance aux Membres de la Région, 1.
ADRESSE ses sincères remerciements au Gouvernement français pour son geste généreux;
AUTORISE le Directeur général à faire agrandir les locaux dont dispose actuellement le Bureau régional de l'Afrique; 2. 3. INVITE tous les Membres de la Région africaine qui ne l'ont pas encore fait à verser des contributions pour le financement des travaux d'agrandissement des locaux du Bureau régional;
AUTORISE le Directeur général, nonobstant les dispositions de la partie II, paragraphe 1.2) de la résolution WHA13.41, à prélever sur le fonds de roulement une avance ne dépassant pas $300 000 qui sera portée au crédit du fonds du bâtiment du Bureau régional de l'Afrique pour financer les travaux envisagés, étant 4.
entendu que le remboursement de cette avance au fonds de roulement sera couvert, si nécessaire, par un crédit inscrit dans le projet de programme et de budget pour 1964. Rec. résol., 6e éd., 5.2.1.2
Huitième séance plénière, 16 mai 1962 (section 2 du quatrième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques)
WHA15.15
Logement du personnel du Bureau régional de l'Afrique
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport du Directeur général sur le logement du personnel du Bureau régional de l'Afrique; Notant que la pénurie de logements appropriés a freiné le recrutement de personnel supplémentaire pour ce bureau et que ce supplément de personnel est nécessaire pour fournir les services accrus dont les
Membres de la Région ont besoin; ' Annexe 10. 2 Annexe 11.
8
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I I
Consciente de la nécessité de prendre d'urgence certaines mesures pour alléger la situation; Notant que le Directeur général estime nécessaire de poursuivre l'étude de ce problème avant d'essayer de répondre aux besoins à long terme, AUTORISE le Directeur général à acheter le terrain et les quatre bâtiments existants et à construire les logements supplémentaires dont il est fait mention dans son rapport, pour répondre aux besoins urgents dans l'immédiat, moyennant une dépense maximum de $482 000; II
Notant d'autre part que le Directeur général étudie le problème de la gestion des biens immobiliers de l'Organisation dans la Région africaine, en vue de déterminer les méthodes de gestion les plus efficaces; Notant en outre que le Directeur général envisage la création d'un fonds de roulement à cet effet et adressera un rapport complet sur la question au Conseil exécutif lors de sa trente et unième session, AUTORISE le Conseil exécutif, s'il le juge à propos, à approuver, au nom de l'Assemblée, la création d'un tel fonds. Rec. résol., 6e éd., 5.2.1
Huitième séance plénière, 16 mai 1962 (section 3 du quatrième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques)
WHA15.16
Admission de nouveaux Membres: Samoa -Occidental
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé ADMET le Samoa -Occidental en qualité de Membre de l'Organisation mondiale de la Santé, sous réserve du dépôt d'ùn instrument officiel entre les mains du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies conformément à l'article 79 de la Constitution. Rec. résol., 6e éd., 6.2.1.1
Huitième séance plénière, 16 mai 1962 (section 4 du quatrième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques)
WHA15.17
Rapport annuel du Directeur général pour 1961: Questions de programme
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé,
Ayant examiné le Rapport du Directeur général sur l'activité de l'OMS en 1961,1 NOTE avec satisfaction la manière dont le programme a été conçu et exécuté en 1961, conformément 1. aux principes établis de l'Organisation; et 2.
FÉLICITE le Directeur général du travail accompli.
Rec. résol., 6e éd., 1.14.1
Huitième séance plénière, 16 mai 1962
WHA15.18
Rapport sur l'assistance à la République du Congo (Léopoldville)
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport 8 du Directeur général sur l'assistance à la République du Congo (Léopold ville), 1.
PREND NOTE du rapport avec satisfaction;
FÉLICITE le Directeur général en particulier pour la manière dont est mis en oeuvre le programme de l'Organisation mondiale de la Santé relatif à l'enseignement et à la formation professionnelle du personnel sanitaire congolais; 2.
1 Actes off. Org. mond. Santé, 114. 2 Annexe 12.
RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS
.9
3.
EXPRIME l'espoir que les pays qui se proposent d'accorder une assistance au Congo dans le domaine
de la santé profiteront du rôle coordonnateur de l'Organisation; et EXPRIME l'espoir que les ressources des Nations Unies continueront d'être mises à la disposition du Congo pour l'affectation de personnel sanitaire à des missions d'enseignement et à des activités opération4.
nelles dans ce pays, jusqu'à ce que le Gouvernement de la République soit en mesure de se charger lui -même du recrutement de son personnel. Rec. résol., 6e éd., 1.1.4.1
Dixième séance plénière, 21 mai 1962 (section 1 du troisième rapport de la Commission du Programme et du Budget)
WHA15.19
Rapport sur l'état d'avancement du programme d'éradication du paludisme
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport 1 du Directeur général sur l'état d'avancement du programme d'éradication du paludisme; Notant les progrès satisfaisants dus au fait que, dans de vastes territoires, l'exécution des programmes entrepris a permis d'arriver à la phase de consolidation ou de se rapprocher de la réalisation de l'éradication; Notant en outre que des pays qui commencent à se développer entreprennent des programmes de pré éradication; Reconnaissant que s'il est, en règle générale, nécessaire de confier à un service spécialisé l'exécution d'un programme d'éradication du paludisme, la participation active des services de santé prend une importance de plus en plus considérable à mesure que le programme se rapproche de ses objectifs et devient capitale au moment où il atteint la phase d'entretien puisque, à partir de celle -ci, les services de santé doivent assumer la responsabilité de la vigilance contre la réinstallation de l'infection, 1.
DEMANDE instamment aux gouvernements qui exécutent des programmes d'éradication du paludisme
de faire participer d'une manière active leurs services de santé à ces programmes, en particulier dans le domaine des travaux épidémiologiques; 2. PRIE instamment les pays dans lesquels certaines zones sont entrées dans la phase de consolidation et se rapprochent par conséquent de la phase d'entretien de veiller à ce que les services de santé soient prêts à assumer la responsabilité des opérations de vigilance pendant cette phase; et 3.
RECOMMANDE que les pays qui entreprennent des programmes de pré- éradication organisent leurs ser-
vices de santé de manière à établir dans les zones impaludées une infrastructure permettant d'exécuter le plus rapidement possible un programme d'éradication du paludisme. Rec. résol., 6e éd., 1.4.2
Dixième séance plénière, 21 mai 1962 (section 2 du troisième rapport de la Commission du Programme et du Budget)
WHA15.20
Etat d'avancement du programme d'éradication du paludisme: Accélération des opérations à l'aide de nouvelles contributions volontaires
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Consciente du fait que les progrès des connaissances, des méthodes et des techniques applicables à l'éradication du paludisme permettent maintenant à l'OMS d'aider à la solution des problèmes techniques et opérationnels de l'éradication dans toutes les parties du monde; Estimant que la prompte mise en oeuvre de nouveaux programmes d'éradication du paludisme, l'accélération des projets en cours et l'intensification des programmes de pré- éradication en Afrique sont d'une importance capitale pour se rapprocher du terme de l'éradication totale du paludisme; Ayant examiné le rapport 2 du Directeur général sur les peasibilités d'accélération du programme d'éradication du paludisme, 1.
PREND NOTE de ce rapport; 2 et
1 Annexe 19. 2 Annexe 13.
10
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
PRIE le Directeur général d'entreprendre les activités indiquées dans son rapport dans la mesure où elles sont conformes aux principes qui régissent normalement l'assistance accordée par l'Organisation, où des ressources financières deviendront disponibles au titre du compte spécial pour l'éradication du paludisme et où le personnel approprié pourra y être affecté. 2. Rec. résol., 6e éd., 1.4.2; 7.1.8
Dixième séance plénière, 21 mai 1962 (section 3 du troisième rapport de la Commission du Programme et du Budget)
WHA15.21
Problèmes de santé des gens de mer
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Vu la résolution WHA13.51 de la Treizième Assemblée mondiale de la Santé relative aux problèmes de santé des gens de mer; Ayant examiné le troisième rapport du Comité mixte OIT /OMS de l'Hygiène des Gens de mer,' les obser-
vations et recommandations faites par le Conseil exécutif à sa vingt- neuvième session,2 et le rapport du Directeur général sur ce sujet,' 1.
PREND ACTE du rapport ' du Comité mixte OIT /OMS;
2.
APPROUVE les recommandations du Conseil exécutif, soulignant en particulier la nécessité de mettre à la disposition des gens de mer des services de santé satisfaisants; 3.
APPELLE L'ATTENTION des gouvernements sur les bons résultats obtenus par les centres de santé créés PRIE le Directeur général :
dans certains grands ports à l'intention des gens de mer; 4.
de poursuivre les efforts entrepris par l'Organisation pour aider les pays à améliorer d'une façon 1) générale la santé des gens de mer, le cas échéant avec la précieuse coopération de l'Organisation internationale du Travail, de l'Organisation intergouvernementale consultative de la Navigation maritime, et d'autres organisations ou institutions intéressées; et d'entreprendre en 1965, conjointement avec l'OIT, une étude sur le développement des services sanitaires fournis aux gens de mer dans l'ensemble du monde, et de faire rapport à ce sujet au Conseil exécutif et à l'Assemblée mondiale de la Santé en 1966. 2) Rec. résol., 6e éd., 1.7.1.2
Dixième séance plénière, 21 mai 1962 (section 4 du troisième rapport de la Commission du Programme et du Budget)
WHA15.22
Maintien de l'assistance aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Après avoir examiné le rapport 4 du Directeur général sur le maintien de l'assistance aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance, et notamment après avoir considéré, d'une part, le programme envisagé pour aider ces Etats à élaborer des plans sanitaires nationaux et à accélérer l'enseignement et la formation professionnelle de leur personnel national et, d'autre part, l'attribution éventuelle d'une assistance opérationnelle auxdits Etats; Tenant compte des discussions consacrées par le Conseil exécutif à cette question lors de sa vingt neuvième session; 5 Consciente du fait qu'il est urgent de développer les services sanitaires des Etats ayant récemment accédé à l'indépendance, en raison de l'importance de ces services pour la santé et pour le progrès social et économique des peuples intéressés; ' Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn. 1961, 224. 2 Voir procès- verbaux des deuxième, troisième et quatrième séances de la vingt- neuvième session du Conseil exécutif (EB29/ Min /2 Rev. 1, section 3; EB29 /Min /3 Rev.1, section 2; EB29 /Min /4 Rev. 1, section 1); et résolution EB29.R10. 3 Voir annexe 14. 4 Voir annexe 4. 5 Voir procès- verbaux des cinquième, septième et douzième séances de la vingt- neuvième session du Conseil exécutif (EB29 /Min /5 Rev.1, section 3; EB29 /Min /7 Rev.1, sections 5 et 7; EB29 /Min /12 Rev. 1, section 1).
RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS
11
Consciente aussi du fait que ce développement, pour être réalisable, doit s'insérer dans le plan de développement général de ces Etats, 1. NOTE avec satisfaction l'assistance que l'OMS apporte à l'élaboration des programmes sanitaires des Etats ayant récemment accédé à l'indépendance et la place importante qui est accordée, dans le projet de programme, à l'établissement de plans sanitaires nationaux ainsi qu'à l'enseignement et à la formation du personnel national;
2. 3.
PRIE le Directeur général de continuer de faire rapport à l'Assemblée mondiale de la Santé et au Conseil
exécutif sur l'assistance aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance; DÉCIDE que l'assistance à ces pays doit être accélérée dans le sens préconisé par le Directeur général dans son rapport et, à cette fin, approuve les dispositions relatives au programme et les arrangements financiers ci -après : I. DISPOSITIONS RELATIVES AU PROGRAMME
AUTORISE le Directeur général à mettre en oeuvre un programme accéléré d'assistance aux Etats qui ont récemment accédé à l'indépendance ou sont sur le point d'y accéder, particulièrement en Afrique, ce programme portant essentiellement sur les points suivants : a) élaboration de plans sanitaires nationaux et activités connexes de formation; b) développement et accélération de l'enseignement et de la formation professionnelle du personne national dans le domaine médical; 4.
c) 5.
octroi d'une assistance opérationnelle conformément aux principes énoncés ci -après au paragraphe 6;
PRIE le Directeur général d'étudier la question du rôle coordonnateur de l'OMS en ce qui concerne l'assistance aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance pour les aider au premier chef dans la formation de base et le perfectionnement de leur personnel médical national; 6.
DÉCIDE que l'octroi d'une assistance opérationnelle par l'OMS sera régi par les principes suivants : a) le rôle de l'OMS consiste à combler les lacunes de façon à maintenir le minimum de personnel indispensable pour franchir une période critique dans le développement d'un service sanitaire de base et à améliorer les services sanitaires dans les pays où ils sont d'un niveau insuffisant; on recherchera tout particulièrement les possibilités de combiner cette forme d'assistance avec les activités de formation du personnel médical et auxiliaire à tous les échelons; b)
l'Organisation doit être certaine que les pays font tout leur possible pour parvenir, dans le plus
bref délai, à financer au moyen de leurs ressources propres le coût du personnel médical et paramédical essentiel; c) les membres du personnel opérationnel en question seront mis à la disposition du gouvernement intéressé et s'acquitteront des fonctions qui leur seront assignées sous l'autorité administrative dudit gouvernement;
la prise en charge de ce personnel sera réglée par des conventions particulières entre l'OMS et chaque gouvernement bénéficiaire, étant entendu que la participation financière des Etats pourra, en cas de besoin, être limitée à une contribution convenue; e) l'assistance opérationnelle de l'OMS pourra être fournie soit i) par le recrutement de personnel en coopération avec le gouvernement intéressé, soit ii) par un système de subventions destinées à répondre aux besoins urgents en personnel opérationnel, chaque subvention étant régie par les dispositions d'un accord entre l'OMS et le gouvernement bénéficiaire, aux termes duquel l'OMS conservera un droit de regard approprié, proportionné à ses engagements financiers. d)
II. ARRANGEMENTS FINANCIERS
Constatant que les dispositions législatives qui régissent présentement le Fonds spécial des Nations Unies et le programme élargi d'assistance technique ne permettent pas d'utiliser ces sources de fonds pour financer les dépenses relatives au personnel opérationnel; Constatant que les disponibilités actuelles du programme élargi et du Fonds spécial sont limitées; Constatant en outre que, même à échelle réduite, le financement par l'Organisation des dépenses relatives au personnel opérationnel prévu ci- dessus au paragraphe 6 est impossible sans un apport important provenant de sources supplémentaires,
12
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
FAIT APPEL à l'Assemblée générale des Nations Unies pour qu'elle prenne des mesures afin que des ressources suffisantes soient mises à la disposition du programme élargi, du Fonds spécial et de l'OPEX 7.
et pour que les modifications législatives nécessaires soient adoptées, afin de permettre de faire face aux besoins
sanitaires définis dans la partie I ci- dessus; de plus, en attendant que des ressources soient disponibles au titre du Fonds spécial, du programme élargi et de l'OPEX, 8.
AUTORISE la création d'un compte spécial pour l'assistance accélérée aux Etats ayant récemment accédé
à l'indépendance et aux Etats en voie d'y accéder, qui fera partie du fonds bénévole pour la promotion de la santé et qui sera régi par les dispositions de la résolution WHA13.24; DECIDE que le programme défini dans la partie I de la présente résolution pourra être financé au moyen des fonds de toute origine dont l'Organisation disposera, étant entendu que, pour 1963, les dépenses à imputer sur le budget ordinaire pour le personnel opérationnel prévu ci- dessus au paragraphe 6 ne dépasseront pas $700 000; 9.
10. PRIE le Directeur général et le Conseil exécutif de poursuivre l'étude des méthodes et des formules permettant de fournir une aide efficace aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance, et d'étudier en particulier les aspects financiers de cette aide, compte tenu des critères exposés dans la partie I de la présente résolution; et 11. PRIE le Directeur général de porter cette résolution et son propre rapport à l'attention des Membres et Membres associés.
Rec. résoI., 6e éd., 1.1.4 ; 7.1.9
Dixième séance plénière, 21 mai 1962 (quatrième rapport de la Commission du Programme et du Budget)
WHA15.23
Budget effectif et niveau du budget pour 1963 1
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé DECIDE 1)
que le budget effectif pour 1963 sera de US $29 956 000;
que le niveau du budget de 1963 sera égal au montant du budget effectif indiqué ci- dessus au paragraphe 1), augmenté du montant des contributions qui correspondent à la réserve non répartie; et 2) 3)
que le budget de 1963 sera couvert au moyen des contributions fixées pour les Membres après
déduction :
du montant de US $721 000 disponible par remboursement provenant du compte spécial du programme élargi d'assistance technique, et ii) du montant de US $500 000 disponible au titre des recettes occasionnelles pour 1963. i) Rec. résol., 6e éd., 2.1
Dixième séance plénière, 21 mai 1962 (cinquième rapport de la Commission du Programme et du Budget)
WHA15.24
Demande d'admission à la qualité de Membre: Sultanat de Mascate et Oman
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné la demande d'admission à la qualité de Membre de l'Organisation mondiale de la Santé présentée par le Sultanat de Mascate et Oman, DECIDE d'ajourner l'examen de cette demande. Rec. résol., 6e éd., 6.2.1.1
Dixième séance plénière, 21 mai 1962 (section 1 du cinquième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques)
1 Voir annexe 18.
RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS
13
WHA15.25
Admission de nouveaux Membres associés: Jamaïque
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé ADMET la Jamaïque en qualité de Membre associé de l'Organisation mondiale de la Santé, sous réserve que l'acceptation de la qualité de Membre associé soit notifiée au nom de la Jamaïque conformément aux articles 111 et 112 du Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé. Rec. résol., 6e éd., 6.2.1.2
Dixième séance plénière, 21 mai 1962 (section 2 du cinquième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques)
WHA15.26
Admission de nouveaux Membres associés: Ouganda
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé ADMET l'Ouganda en qualité de Membre associé de l'Organisation mondiale de la Santé, sous réserve que l'acceptation de la qualité de Membre associé soit notifiée au nom de l'Ouganda conformément aux articles 111 et 112 du Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé. Rec. résol., 6e éd., 6.2.1.2
Dixième séance plénière, 21 mai 1962 (section 3 du cinquième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques)
WHA15.27
Communication du Gouvernement de l'Argentine concernant la tenue d'une Assemblée mondiale de la Santé en Argentine
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Notant la communication du 10 mai 1962 par laquelle le Gouvernement de l'Argentine annonce qu'il surseoit à son invitation à tenir l'Assemblée mondiale de la Santé dans son pays; Comprenant les circonstances qui ont amené cet ajournement, 1.
REMERCIE sincèrement le Gouvernement de l'Argentine de son désir d'accueillir l'Assemblée mondiale EXPRIME l'espoir qu'une suite favorable pourra être donnée à cette affaire dans les circonstances appro-
de la Santé; 2.
priées. Rec. résol., 6e éd., 4.1.1
Dixième séance plénière, 21 mai 1962 (section 4 du cinquième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques)
WHA15.28
Choix du pays où se tiendra la Seizième Assemblée mondiale de la Santé
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Vu les dispositions de l'article 14 de la Constitution relatives au choix du pays ou de la Région où se tiendra la prochaine Assemblée de la Santé, DÉCIDE que la Seizième Assemblée mondiale de la Santé aura lieu en Suisse. Rec. résol., 6e éd., 4.1.1.2
Dixième séance plénière, 21 mai 1962 (section 5 du cinquième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques)
14
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
WHA15.29
Locaux du Siège: Rapport sur l'avancement des travaux
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé 1.
NOTE le rapport 1 du Directeur général sur les faits qui se sont produits depuis la Quatorzième Assemblée
mondiale de la Santé en ce qui concerne les locaux du Siège; et 2.
FÉLICITE le Directeur général pour les efforts déployés et les bons résultats déjà obtenus.
Rec. résol., 6e éd., 7.4.2.1
Onzième séance plénière, 23 mai 1962 (section 1 du sixième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques)
WHA15.30
Avances du fonds de roulement pour la livraison de fournitures d'urgence à des Etats Membres
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport présenté par le Directeur général,' en application de la résolution WHA13.41, au sujet des fournitures d'urgence livrées à des Etats Membres, PREND ACTE de ce rapport. Rec. résol., 6e éd., 1.12.1; 7.1.3.2
Onzième séance plénière, 23 mai 1962 (section 2 du sixième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques)
WHA15.31
Amendements an Règlement du Personnel
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé PREND ACTE des amendements au Règlement du Personnel apportés par le Directeur général et confirmés par le Conseil exécutif.' Rec. résol., 6e éd., 7.3.1.2
Onzième séance plénière, 23 mai 1962 (section 3 du sixième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques)
WHA15.32
Rapport annuel du Comité mixte de la Caisse commune des Pensions du Personnel des Nations Unies pour 1960
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé PREND NOTE de la situation de la Caisse commune des Pensions du Personnel des Nations Unies telle
qu'elle ressort du rapport annuel pour l'exercice 1960 et dont il lui a été rendu compte par le Directeur général. Rec. résol., 6e éd., 7.3.7.2
Onzième séance plénière, 23 mai 1962 (section 4 du sixième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques)
1 Annexe 15.
2 Le Directeur général a indiqué dans son rapport que des avances s'élevant au total à $17 984 avaient été consenties en 1961 pour la fourniture d'urgence de vaccins, soit : $6861 à la Birmanie, $8980 à Hong Kong et $2143 au Sarawak. Les trois gouvernements ont signalé que des dispositions étaient prises en vue du remboursement. ' Actes off. Org. mond. Santé, 115, résolution EB29.R13 et annexe 9.
RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS
15
WHA15.33
Nomination de représentants au Comité de la Caisse des Pensions du Personnel de l'OMS
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé DÉCIDE que le membre du Conseil exécutif désigné par le Gouvernement du Canada est nommé membre du Comité de la Caisse des Pensions du Personnel de l'OMS et que le membre du Conseil exécutif désigné par le Gouvernement de l'Union des Républiques socialistes soviétiques est nommé membre suppléant de ce comité, ces nominations étant valables pour trois ans. Rec. résol., 6e éd., 7.3.7.3
Onzième séance plénière, 23 mai 1962 (section 5 du
sixième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques) WHA15.34
Compte spécial pour l'éradication du paludisme
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport 1 du Directeur général sur le compte spécial pour l'éradication du paludisme;
Compte tenu du rapport 2 du Directeur général sur l'accélération du programme d'éradication du paludisme et de la décision prise à ce sujet par l'Assemblée de la Santé dans la résolution WHA15.20; Notant que les contributions reçues, promises ou attendues sont suffisantes : a) pour couvrir les sommes à fournir par le compte spécial pour le financement du programme d'éradication du paludisme, aux termes des dispositions transitoires prévues par la résolution WHA14.15, et
pour commencer dès 1962 à accélérer l'exécution du programme en fournissant une aide supplémentaire dans les conditions envisagées par le rapport du Directeur général; 2 Compte tenu des dispositions de la résolution WHA8.30, b) 1.
PREND ACTE du rapport; 1
2. 3.
REMERCIE les gouvernements et autres donateurs qui ont versé des contributions en espèces et en nature
au compte spécial pour l'éradication du paludisme; EXPRIME à nouveau sa conviction que des contributions volontaires, en espèces et en nature, demeurent
indispensables pour accélérer le programme d'éradication du paludisme; EST CONVAINCUE que les Membres qui sont en mesure de le faire verseront des contributions au compte spécial pour l'éradication du paludisme afin de permettre une exécution plus rapide du programme mondial d'éradication du paludisme; et 4. 5.
PRIE le Directeur général de poursuivre comme par le passé ses efforts visant à obtenir des contributions
volontaires plus importantes pour le compte spécial pour l'éradication du paludisme et de faire rapport régulièrement à l'Assemblée de la Santé sur cette question. Rec. résol., 6e éd., 7.1.8
Onzième séance plénière, 23 mai 1962 (section 6 du sixième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques)
WHA15.35
Critères à utiliser pour la détermination du droit à des crédits applicables au paiement des contributions destinées au financement des programmes antipaludiques
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport' du Conseil exécutif sur la question de la fixation de critères pour déterminer quels sont les Membres exécutant des programmes antipaludiques, dont le revenu par habitant est faible mais dont la contribution est supérieure à 0,50 %, qui auront droit à des crédits applicables au paiement des contributions destinées à financer les opérations antipaludiques dans le cadre du budget ordinaire pendant la période de transition comprise entre 1962 et la fin de 1964, 1 Annexe 16. 8 Annexe 13.
8 Actes off. Org. mond. Santé, 115, résolution EB29.R18 et annexe 11.
16
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
DÉCIDE que les Membres qui auront droit à des crédits en vertu des dispositions de la résolution WHA14.15, paragraphe 2.1) b), seront ceux qui ont demandé à en bénéficier et qui reçoivent une assistance au titre du programme élargi d'assistance technique des Nations Unies. Rec. résol., 6e éd., 7.1.8
Onzième séance plénière, 23 mai 1962 (section 7 du sixième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques)
WHA15.36
Périodicité des réunions du Comité de la Quarantaine internationale
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné la question de la périodicité des réunions du Comité de la Quarantaine internationale,1 ainsi que la résolution EB29.R4 adoptée par le Conseil exécutif à sa vingt- neuvième session, 1.
AUTORISE le Directeur général
à renvoyer, à partir de 1963, lorsqu'il l'estime opportun, la réunion annuelle du Comité de la Quarantaine internationale jusqu'à l'année suivante, sous réserve que le Comité soit réuni au moins tous les deux ans; b) à réunir le Comité à tout autre moment s'il l'estime nécessaire, le pouvoir qui lui est ainsi conféré s'ajoutant à celui qui lui est octroyé par l'article 9 du Règlement applicable au Comité de la Quarantaine internationale; 2 et a)
PRIE le Directeur général de soumettre en 1966 à l'examen du Comité de la Quarantaine internationale la question de la périodicité de ses réunions et de présenter le rapport et les recommandations du Comité à la Vingtième Assemblée mondiale de la Santé. 2.
Rec. résol., 6e éd., 1.5.7.6
Onzième séance plénière, 23 mai 1962 (section 1 du sixième rapport de la Commission du Programme et du Budget)
WHA15.37
Comité de la Quarantaine internationale: Neuvième rapport
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé,
Ayant examiné le neuvième rapport du Comité de la Quarantaine internationale,3 1.
REMERCIE les membres du Comité du travail qu'ils ont accompli;
2.
PRIE le Directeur général de transmettre au Comité de la Quarantaine internationale à sa prochaine a)
réunion : le compte rendu des débats consacrés par la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé au neuvième
rapport du Comité de la Quarantaine internationale; b) la section 74 du rapport pour nouvel examen; et ADOPTE, à l'exception de la section 74, le neuvième rapport du Comité de la Quarantaine internationale, sous réserve des dispositions de la résolution WHA1 5.36 qu'elle a adoptée sur la périodicité des réunions du Comité de la Quarantaine internationale. 3.
Rec. résol., 6e éd., 1.5.7.6
Onzième séance plénière, 23 mai 1962 (section 2 du sixième rapport de la Commission du Programme et du Budget)
1 Voir annexe 1, neuvième rapport du Comité de la Quarantaine internationale, section 18. 2 Actes off. Org. mond. Santé, 56, 72. 3 Voir annexe 1, partie 1.
RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS
17
WHA15.38
Comité de la Quarantaine internationale: Dixième rapport
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le dixième rapport du Comité de la Quarantaine internationale,' concernant les relations existant, aux termes du Règlement sanitaire international, entre l'infection par le vibrion El Tor et le choléra classique, 1.
REMERCIE les membres du Comité du travail qu'ils ont accompli;
ACCEPTE la recommandation contenue dans le dixième rapport et tendant à ce que l'avis, exprimé par le Comité dans son cinquième rapport et entériné par la Onzième Assemblée mondiale de la Santé (dans sa résolution WHA11.44) au sujet de l'infection El Tor, soit modifié de manière à concorder avec l'avis exprimé dans le dixième rapport du Comité; et 2. 3.
ADOPTE le dixième rapport du Comité de la Quarantaine internationale. _
Rec. résol., 6e éd., 1.5.7.6
Onzième séance plénière, 23 mai 1962 (section 3 du sixième rapport de la Commission du Programme et du Budget)
WHA15.39
Ordre de priorité des activités comprises dans le programme
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné la résolution EB29.R6 du Conseil exécutif et le rapport du Directeur général sur l'ordre de priorité des activités comprises dans le programme,2 1. DÉCIDE de réaffirmer l'ordre de priorité indiqué dans le troisième programme général de travail pour une période déterminée; 8 et
PRIE le Directeur général de continuer à élaborer ses propositions annuelles de programme conformément aux principes et critères de sélection des activités, tels qu'ils figurent dans le programme général de 2.
travail pour une période déterminée soumis de temps à autre par le Conseil exécutif et approuvé par l'Assemblée mondiale de la Santé, conformément à l'article 28 g) de la Constitution. Rec. résol., 6e éd., 1.1.3
Onzième séance plénière, 23 mai 1962 (section 4 du sixième rapport de la Commission du Programme et du Budget)
WHA15.40
Etude organique du Conseil exécutif sur la coordination avec l'Organisation des Nations Unies et les institutions spécialisées
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné l'étude organique du Conseil exécutif sur la coordination avec l'Organisation des Nations Unies et les institutions spécialisées,' I 1.
PARTAGE la satisfaction manifestée par le Conseil exécutif, à la suite de son étude, au sujet du mécanisme
actuel de coordination; PRIE le Directeur général de continuer à assurer la coordination et la coopération avec les autres institutions internationales, compte tenu des impératifs constitutionnels et techniques de l'Organisation mondiale de la Santé et de la nécessité de l'économie et de l'efficacité dans la coordination entre les institutions internationales; 2.
'Voir annexe 1, partie 2. 2 Actes off. Org. mond. Santé, 115, annexe 5. 8 Actes op: Org. mond. Santé, 102, annexe 2. Actes off. Org. mond. Santé, 115, annexe 19.
18 3.
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
PRIE le Directeur général de faire rapport au Conseil exécutif dans le cas où le résultat des études en cours dans d'autres organismes serait de nature à entraîner d'importantes modifications de la pratique suivie par l'Organisation; 4.
DÉCIDE que le Conseil exécutif procédera à un réexamen de la question dans son ensemble dans cinq ans,
ou à une date plus rapprochée si le Directeur général le lui demande; 5.
RECOMMANDE au Conseil exécutif que, lors de son examen annuel des décisions de l'Organisation des
Nations Unies, des institutions spécialisées et de l'Agence internationale de l'Energie atomique qui intéressent l'activité de l'OMS, il s'attache à étudier certains aspects particuliers de la question; et II
6.
SOULIGNE que des mesures pour assurer la coordination à l'échelon national sont désirables. Onzième séance plénière, 23 mai 1962 (section 5 du sixième rapport de la Commission du Programme et du Budget)
Rec. résol., 6e éd., 7.5.7; 8.1.1.4
WHA15.41
Evaluation clinique et pharmacologique des préparations pharmaceutiques
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Considérant que : 1)
le nombre des préparations pharmaceutiques nouvelles qui sont introduites sur le marché
s'accroît constamment;
beaucoup de ces préparations peuvent allier à une forte activité thérapeutique de graves effets secondaires, ce qui exige des précautions particulières dans leur administration; 2) 3) 4)
des faits récents ont montré que les mesures actuelles de contrôle de l'innocuité présentent ces déficiences sont surtout liées à l'insuffisance des essais cliniques;
certaines déficiences; 5) l'évaluation clinique représente l'élément final d'appréciation des préparations pharmaceutiques et le principal moyen de déceler les effets secondaires fâcheux qui résultent d'un emploi prolongé;
6) les essais cliniques prennent beaucoup de temps, nécessitent l'observation d'un nombre considérable de sujets selon des principes universellement acceptés, et seraient souvent facilités par la coopération internationale; 7) il doit incomber aux autorités sanitaires nationales de s'assurer que les médicaments mis à la disposition du corps médical sont thérapeutiquement efficaces et que leurs dangers potentiels sont
pleinement connus, PRIE le Directeur général de poursuivre, avec l'assistance du Comité consultatif de la Recherche médicale, 1. l'étude des questions scientifiques que pose l'évaluation clinique et pharmacologique des préparations pharmaceutiques;
PRIE le Conseil exécutif et le Directeur général d'étudier s'il est possible ou non pour l'OMS : a) d'établir des normes minimums fondamentales et de recommander des méthodes standard pour l'évaluation clinique et pharmacologique des préparations pharmaceutiques; b) d'assurer l'échange régulier de renseignements sur l'innocuité et l'efficacité des préparations pharmaceutiques; et, en particulier, c) d'assurer la prompte transmission aux autorités sanitaires nationales des renseignements nouveaux sur les effets secondaires graves des préparations pharmaceutiques; et les prie de faire rapport à la Seizième Assemblée mondiale de la Santé sur le progrès de cette étude. 2.
Rec. résol., 6e éd., 1.3
Douzième séance plénière, 24 mai 1962 (section 1 du septième rapport de la Commission du Programme et du Budget)
RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS
19
WHA15.42
Résolution portant ouverture de crédits pour l'exercice financier 1963 1
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé DÉCIDE d'ouvrir, pour l'exercice financier 1963, un crédit de US $32 105 570 se répartissant comme suit : I. Section
Affectation des crédits PARTIE I: RÉUNIONS CONSTITUTIONNELLES
Montant US $
1.
2. 3.
Assemblée mondiale de la Santé Conseil exécutif et ses comités Comités régionaux
329 310 191 290 80 600
Total de la partie I PARTIE II: PROGRAMME D'EXÉCUTION
601 200
4. 5. 6. 7.
Mise en ceuvre du programme Bureaux régionaux Comités d'experts Autres dépenses réglementaires de personnel
14 683 328 2 463 225
220 400 4 768 630
Total de la partie II PARTIE III: SERVICES ADMINISTRATIFS 8. 9.
22 135 583
Services administratifs Autres dépenses réglementaires de personnel
1
722 427 527 790
Total de la partie III PARTIE IV : AUTRES AFFECTATIONS 10. 11. 12 13.
2 250 217
Bâtiment du Siège : Remboursement des prêts Contribution au compte spécial pour l'éradication du paludisme Fonds du bâtiment du Bureau régional de l'Afrique Bureau régional de l'Afrique : Logement du personnel
387 000 4 000 000 100 000
482 000 4 969 000
Total de la partie IV Total des parties I, II, III et IV PARTIE V : RÉSERVE 14.
29 956 000
Réserve non répartie
2 149 570
Total de la partie V TOTAL DE TOUTES LES PARTIES
2 149 570
32 105 570
II.
Conformément aux dispositions du Règlement financier, des montants ne dépassant pas les crédits votés au paragraphe I de la présente résolution seront disponibles pour faire face aux obligations contractées pendant la période comprise entre le lQr janvier et le 31 décembre 1963. Nonobstant les dispositions du présent paragraphe, le Directeur général limitera les obligations à assumer pendant l'exercice financier 1963 au montant effectif du budget établi par l'Assemblée mondiale de la Santé, à savoir : parties I, II, III et IV. 1 Voir annexe 18. Pour la ventilation de ces crédits en chapitres, voir annexe 17.
20
QUINZI&ME ASSEMBLE MONDIALE DE LA SANTA, PARTIE I
III.
Les crédits votés au paragraphe I seront fournis par les contributions des Etats Membres, après déduction : i)
du montant de $ 721 000 provenant du compte spécial du programme élargi d'assistance technique à titre de remboursement
ii)
du montant de $
195 040
représentant les contributions des nouveaux Membres pour les
iii) du montant de $
années précédentes 304 960 représentant les recettes diverses disponibles à cet effet
Total $ 1 221 000
Les contributions à verser par les Etats Membres s'élèvent donc à $30 884 570. IV.
Le Directeur général est autorisé à prélever sur le solde disponible en espèces dans le compte spécial pour l'éradication du paludisme une somme ne dépassant pas US $282 470 afin de couvrir les crédits utilisables par certains Etats Membres pour le paiement de leurs contributions, conformément au tableau A ci- après. TABLEAU A
ANNEXE A LA RÉSOLUTION PORTANT OUVERTURE DE CRÉDITS POUR L'EXERCICE FINANCIER 1963 Membres ayant droit à des crédits de 50 % 1 applicables au paiement de leurs contributions pour la fraction de ces contributions
qui correspond au montant total voté à la section 11 dans la partie IV (Autres affectations) du paragraphe I de la résolution portant ouverture de crédits : 2 Afghanistan
Afrique du Sud Albanie Arabie Saoudite * Argentine Birmanie Bolivie * Brésil Bulgarie Cambodge Cameroun Ceylan * Chine Colombie Congo (Brazzaville) Congo (Léopoldville) Corée, République de
El Salvador Equateur * Espagne Ethiopie Fédération de Rhodésie
Laos Liban Liberia Libye Madagascar
et de Nyassaland Gabon Ghana Grèce Guatemala Guinée Haiti Haute -Volta Honduras
Malaisie, Fédération de Mali Maroc Mauritanie * Mexique Mongolie Népal Nicaragua Niger Nigeria Pakistan Panama Paraguay Pérou Philippines
Portugal République Arabe Syrienne République Arabe Unie République Centrafricaine République Dominicaine Roumanie Ruanda -Urundi Sénégal
Sierra Leone Somalie Soudan Tanganyika Tchad Thailande Togo Tunisie Turquie Venezuela
* Inde Indonésie Irak Iran Israel Jordanie
Costa Rica Côte- d'Ivoire Cuba Dahomey
Viet -Nam, République du Yémen Yougoslavie
Rec. résol., 6e éd., 2.1
Douzième séance plénière, 24 mai 1962 (section 2 du septième rapport de la Commission du Programme et du Budget)
WHA15.43
Deuxième rapport sur la situation sanitaire dans le monde
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé 1. PREND ACTE du deuxième rapport sur la situation sanitaire dans le monde, préparé par le Directeur général en application de la résolution WHA11.38;
REMERCIE les Etats Membres de l'aide qu'ils ont fournie en communiquant de la documentation pour ce rapport ; 2.
1 En vertu de la résolution WHA14.15. 2 Voir aussi résolution WHA15.46. Membres remplissant les conditions requises aux termes de la résolution WHA15.35.
kiSOLUTIONS ET DiCISIONS 3.
21
PRIE les gouvernements des Etats Membres de déposer avant le 31 août 1962 les amendements qu'ils désireraient voir apporter à ce rapport avant qu'il ne prenne sa forme définitive; PRIE le Directeur général de préparer un questionnaire revisé sur les données intéressant la santé publique et la démographie, qui puisse servir de guide aux Etats Membres dans la préparation de leurs futurs rapports; 4. 5.
INVITE les Membres de l'Organisation mondiale de la Santé à fournir, en exécution des obligations qui leur incombent aux termes de l'article 61 de la Constitution, des renseignements pour la préparation d'un troisième rapport englobant si possible la période 1961 -1964;
PRIE le Directeur général de préparer, pour la Dix -neuvième Assemblée mondiale de la Santé le troisième rapport sur la situation sanitaire dans le monde; et 6. 7.
PRIE le Directeur général de préparer tous les deux ans, des suppléments aux rapports quadriennaux, qui contiendront : a) des modifications et une amplification des renseignements précédemment publiés; b) c)
un exposé de la situation sanitaire dans les nouveaux pays; et un exposé sur un sujet spécial. Douzième séance plénière, 24 mai 1962 (section 1 du huitième rapport de la Commission du Programme et du Budget)
Rec. résol., 6e éd., 1.14.5
WHA15.44
Communication de l'Association internationale de la Fertilité
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé PREND NOTE de la résolution EB29.R21 adoptée par le Conseil exécutif à sa vingt- neuvième session
au sujet du IVe Congrès mondial de la Fertilité et de la Stérilité. Rec. résol., 6e éd., 8.2.5
Douzième séance plénière, 24 mai 1962 (section 2 du huitième rapport de la Commission du Programme et du Budget)
WHA15.45
Contribution du Samoa -Occidental pour 1962 et 1963
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé,
Notant que le Samoa -Occidental a été admis en qualité de Membre de l'Organisation, DÉCIDE que sa contribution sera fixée à 0,04 % pour 1962 et 1963, étant entendu que, par suite des difficultés auxquelles doit faire face cet Etat devenu récemment indépendant, sa contribution pour 1962 sera réduite de 50 %. Rec. résol., 6e éd., 7.1.2.2 Douzième séance plénière, 24 mai 1962 (section 1 du septième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques)
WHA15.46
Résolutions portant ouverture de crédits pour les exercices financiers 1962 et 1963: Jamaïque et Ouganda
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé DÉCIDE que la Jamaïque et l'Ouganda, qui ont entrepris des programmes antipaludiques, ont droit à des crédits en 1962 et en 1963 dans les mêmes conditions que les Membres énumérés au tableau A annexé aux résolutions portant ouverture de crédits pour les exercices financiers 1962 et 1963 (résolutions WHA14.43 et WHA15.42). Rec. résol., 6e éd., 2.1
Douzième séance plénière, 24 mai 1962 (section 2 du septième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques)
22
QUINZIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
WHA15.47
Timbres -poste de l'éradication du paludisme
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé,
Ayant examiné le rapport du Directeur général sur les timbres -poste de l'éradication du paludisme; Notant avec satisfaction que l'émission de timbres -poste de l'éradication du paludisme a une importante
valeur publicitaire, contribuant ainsi à faire mieux connaître et apprécier par le public le programme d'éradication du paludisme, et qu'elle permettra d'apporter une certaine assistance financière au programme
d'éradication du paludisme, au compte spécial pour l'éradication du paludisme ainsi qu'à certains programmes nationaux; Estimant désirable que les timbres -poste de l'éradication du paludisme et les articles philatéliques connexes soient émis en quantités suffisantes pour permettre l'ample distribution qu'exige l'effet publicitaire de cette opération, 1.
PREND NOTE avec satisfaction des progrès qui ont été réalisés et des arrangements qui ont été pris; EXPRIME sa reconnaissance aux nombreux gouvernements qui participent à l'opération;
2. 3.
REMERCIE les gouvernements qui ont fait des dons de timbres et d'autres articles philatéliques; PRIE instamment les gouvernements qui ne l'ont pas encore fait d'émettre des timbres -poste consacrés
4.
au programme d'éradication du paludisme, à titre de manifestation supplémentaire de leur intérêt pour la campagne mondiale contre le paludisme et de leur appui aux efforts de participation à la campagne « Le monde uni contre le paludisme »; FAIT APPEL aux gouvernements intéressés pour qu'ils émettent et distribuent en grande quantité tous les timbres -poste antipaludiques et articles philatéliques connexes, afin de donner un caractère aussi international que possible à cette opération philatélique; 5.
EXPRIME l'espoir que les gouvernements seront en mesure de faire don à l'Organisation de quantités suffisantes de timbres -poste antipaludiques et de tous articles philatéliques connexes en vue de leur mise en 6.
vente sur le marché philatélique, ce qui contribuera en outre à donner aux philatélistes la certitude de pouvoir acquérir des timbres antipaludiques; RÉAFFIRME que, conformément aux dispositions précédemment annoncées, tous timbres -poste antipaludiques qui seraient émis après le 31 décembre 1962 ne feront pas partie du plan d'émission de timbres poste de l'éradication du paludisme mis sur pied par l'Organisation; 7.
FÉLICITE le Directeur général des efforts constants et fructueux qu'il a accomplis pour réaliser le plan d'émission de timbres -poste antipaludiques conformément à l'éthique de ce plan. 8.
Rec. résol., 6e éd., 7.1.8
Douzième séance plénière, 24 mai 1962 (section 3 du
septième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques)
WHA15.48
Rattachement de la République populaire de Mongolie à une Région
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné la demande de la République populaire de Mongolie tendant à l'inclusion de ce pays dans la Région de l'Asie du Sud -Est, DÉCIDE que la République populaire de Mongolie fait partie de la Région de l'Asie du Sud -Est. Rec. résol., 6e éd., 5.1.3.1
Douzième séance plénière, 24 mai 1962 (section 4 du
septième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques)
RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS
23
WHA15.49
Décisions de l'Organisation des Nations Unies, des institutions spécialisées et de l'AIEA intéressant
l'activité de l'OMS dans les domaines administratif et financier
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé PREND ACTE du rapport 1 sur les décisions relatives à des questions administratives et financières que l'Organisation des Nations Unies, les institutions spécialisées et l'Agence internationale de l'Energie atomique ont prises depuis la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé et qui intéressent l'activité de l'Organisation mondiale de la Santé. Rec. résol., 6e éd., 8.1.1.5
Douzième séance plénière, 24 mai 1962 (section 5 du
septième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques)
WHA15.50
Amendements au Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné les amendements au Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé proposés par le Conseil exécutif lors de sa vingt- neuvième session et les amendements additionnels soumis ultérieurement, ADOPTE les amendements suivants au Règlement intérieur de l'Assemblée : 2 Article 3. Au premier paragraphe, à la septième ligne, remplacer les mots «reliées à» par les mots «admises à des relations avec ». Au second paragraphe, supprimer les mots « ou encore des Etats représentés de quelque manière que ce soit à la Conférence internationale de la Santé tenue à New York en 1946 ». En conséquence, il convient,
à la quatrième ligne, de remplacer la virgule par « et ». Article 5 a). Amendement concernant seulement le texte anglais. Article 5 b). Amendement concernant seulement le texte anglais. Article 5 f). Remplacer les mots « a formellement conclu un accord, sous réserve des dispositions correspondantes dudit accord » par « a établi des relations effectives ». Article 8. A la deuxième et à la douzième ligne, supprimer le mot « autres ». Insérer le mot « des » à la douzième ligne.
Article 10. A la quatrième ligne, supprimer le mot « autres ». Article 12. Amendement concernant seulement le texte anglais. Article 13. A la deuxième ligne, supprimer le mot « éventuelles ». Article 14. A la dernière ligne, supprimer les mots « reliées à » et remplacer par les mots « admises à des relations avec ».
Article 16. A la première ligne, remplacer les mots « fait fonction de » par les mots « est de droit ». Article 19. A la fin du premier paragraphe, remplacer les mots « reliées à » par les mots « admises à des relations avec ».
Article 20. Nouveau texte : Article 20 Les séances plénières de l'Assemblée de la Santé sont publiques à moins que celle -ci ne décide, en raison de circonstances exceptionnelles, de se réunir en séance privée. Dans ce cas, elle détermine quels
sont les participants qui pourront y être admis indépendamment des délégués des Etats Membres, des représentants des Membres associés et du représentant de l'Organisation des Nations Unies. L'Assemblée de la Santé fait connaître sans tarder en séance publique les décisions prises en séance privée. Article 20 bis Sous réserve des décisions de l'Assemblée de la Santé, le Directeur général prend les dispositions utiles
pour que le public, la presse et les autres organes d'information soient admis aux séances plénières de l'Assemblée de la Santé. 1 Actes off. Org. mond. Santé, 115, annexe 18. 2 Documents fondamentaux, 120 éd., 101 -127.
24
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
Article 21 a). A la troisième ligne, remplacer les mots «reliées à l'Organisation» par le mot «invitées ». Article 26. Nouveau texte : « Sans préjudice des pouvoirs qui lui sont conférés par d'autres dispositions du présent Règlement, le Président prononce l'ouverture et la clôture de chaque séance plénière, dirige les discussions des séances plénières, assure l'application du présent Règlement, donne la parole, met les questions aux voix et proclame les décisions. Il statue sur les motions d'ordre et, sous réserve des dispositions du présent Règlement, règle
les débats à chaque séance et y assure le maintien de l'ordre. Le Président peut proposer à l'Assemblée de la Santé, au cours de la discussion d'une question, la limitation du temps de parole ou la clôture de la liste des orateurs. » Article 32 a). Nouveau texte : «a) décide du lieu et de la date de toutes les séances plénières, des séances des commissions principales et de toutes les réunions des commissions instituées au cours des séances plénières de la session. Dans la mesure du possible, le Bureau de l'Assemblée fait connaître plusieurs jours à l'avance les dates et les heures des séances de l'Assemblée de la Santé et des commissions. »
Article 32 b). Amendement concernant seulement le texte anglais. Article 32 c). Amendement concernant seulement le texte anglais.
Article 32 e). Ajouter, après « coordonne les travaux », les mots « des commissions principales et ». Article 33. Amendement concernant seulement le texte anglais.
Article 45. Amendement concernant seulement le texte anglais. Article 48. Amendement concernant seulement le texte anglais. Article 49. Amendement concernant seulement le texte anglais.
Article 51. A la cinquième ligne, supprimer les mots « et de publication ». Article 52. Ajouter immédiatement à la suite du texte les dispositions complémentaires suivantes : Article 52 bis
Aucun délégué ne peut prendre la parole devant l'Assemblée de la Santé sans avoir au préalable obtenu l'autorisation du Président. Le Président donne la parole aux orateurs dans l'ordre où ils l'ont demandée. Le Président peut rappeler à l'ordre un orateur dont les remarques n'ont pas trait au sujet en discussion.
Article 60. Ajouter immédiatement à la suite du texte les dispositions complémentaires suivantes : Article 60 bis
Sous réserve des dispositions de l'article 60, toute motion tendant à ce qu'il soit statué sur la compétence de l'Assemblée de la Santé à adopter une proposition qui lui est présentée est mise aux voix avant le vote sur la proposition en cause. Article 62. A la huitième ligne, ajouter, après les mots «mis aux voix », la phrase ci -après : «Lorsque l'adoption d'un amendement implique nécessairement le rejet d'un autre amendement, ce dernier n'est pas mis aux voix. » Article 70. Ajouter immédiatement à la suite du texte les dispositions complémentaires suivantes : Article 70 bis
A partir du moment où le Président a annoncé que le scrutin commence, aucun délégué ne peut interrompre le scrutin, sauf s'il s'agit d'une motion d'ordre ayant trait à la manière dont s'effectue le scrutin en question.
Article 71. Supprimer la note de bas de page et ajouter un nouveau paragraphe ainsi rédigé : « La décision de l'Assemblée de la Santé sur la question de savoir si le vote a lieu ou non au scrutin secret ne peut être prise qu'à main levée; si l'Assemblée a décidé de voter au scrutin secret sur une question
donnée, aucun autre mode de scrutin ne peut être demandé ou ordonné. »
RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS
25
Articles 84 d 87. Nouveau texte : Article 84
Les comptes rendus sténographiques de toutes les séances plénières et les comptes rendus sommaires des séances du Bureau, des commissions et des sous -commissions sont établis par le Secrétariat. Sauf décision expresse de la commission intéressée, il n'est pas établi, pour les débats de la Commission des Désignations
ou de la Commission de Vérification des Pouvoirs, de comptes rendus autres que le rapport présenté par la commission à l'Assemblée de la Santé. Article 85
Les comptes rendus sommaires mentionnés à l'article 84 sont adressés aussitôt que possible aux délégations, aux représentants des Membres associés ainsi qu'aux représentants du Conseil; ces délégations et représentants doivent faire connaître au Secrétariat, par écrit, dans les quarante -huit heures au plus tard, toute correction qu'ils désirent y voir apporter. Article 86
Aussitôt que possible après la clôture de chaque session, tous les comptes rendus sténographiques et sommaires ainsi que les résolutions, recommandations et autres décisions formelles adoptées par l'Assemblée de la Santé sont transmis par le Directeur général aux Membres, aux Membres associés, à l'Organisation des Nations Unies et à toutes les institutions spécialisées avec lesquelles l'Organisation a établi des relations effectives. Les comptes rendus des séances privées sont transmis aux seuls participants à ces séances. Article 87
Les comptes rendus sténographiques et sommaires des séances publiques ainsi que les rapports de toutes les commissions et sous -commissions sont publiés dans les Actes officiels de l'Organisation. Rec. résol., 6e éd., 4.1.4.5
Douzième séance plénière, 24 mai 1962 (section 6 du
septième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques)
WHA15.51
Rôle du médecin dans le maintien et le développement de la paix
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé,
Considérant les responsabilités internationales qui incombent à l'Organisation mondiale de la Santé et consciente de l'étroite relation qui existe entre la santé et le maintien de la paix; Rappelant les dispositions du préambule de la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé qui déclare notamment que : « La santé de tous les peuples est une condition fondamentale de la paix du monde et de la sécurité; elle dépend de la coopération la plus étroite des individus et des Etats »; Soulignant les liens étroits qui unissent la santé - définie comme « un état de complet bien -être physique, mental et social» - et le bonheur, l'harmonie et la sécurité de tous les peuples; Considérant qu'une amélioration constante de la santé dans le monde contribuera de façon importante à la paix et que, d'autre part, la paix est une condition fondamentale pour le maintien et l'amélioration de la santé des peuples du monde entier, DÉCLARE que les médecins et tous les autres membres de la profession médicale ont, dans l'exercice 1. de leur profession et grâce à l'assistance et au secours qu'ils apportent à leurs malades, un rôle important à jouer pour préserver et développer la paix, en contribuant à faire disparaître ou du moins à atténuer les facteurs d'angoisse et de désarroi; INVITE tous les Membres à promouvoir la cause de la paix en intensifiant leurs efforts pour mettre en oeuvre les principes et atteindre les objectifs énoncés dans la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé. 2.
Rec. résol., 6e éd., 1.7
Douzième séance plénière, 24 mai 1962 (huitième rapport de la Commission des Questions administratives, financières et juridiques)
26
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
WHA15.52
Programme de recherches médicales de 1958 à 1961
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé,
Ayant examiné le rapport du Directeur général sur le programme de recherches médicales de 1958 à 1961; Tenant compte de la résolution EB29.R7 adoptée par le Conseil exécutif à sa vingt- neuvième session; Considérant l'importance de la recherche médicale dans le programme de l'Organisation, 1.
EXPRIME sa satisfaction de la marche de ce programme; SOULIGNE l'importance que présente la formation de chercheurs;
2. 3.
PRIE le Directeur général:
de continuer à promouvoir les recherches dans les domaines d'intérêt majeur pour la santé publique; et b) de faire rapport à la Dix -septième Assemblée mondiale de la Santé sur le déroulement du proa)
gramme de recherches. Rec. résol., 6e éd., 1.11.2
Treizième séance plénière, 25 mai 1962 (section 1 du neuvième rapport de la Commission du Programme et du Budget)
WHA15.53
Programme d'éradication de la variole
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé,
Ayant examiné le rapport du Directeur général sur l'éradication de la variole; Notant la lenteur des progrès accomplis depuis que la Onzième Assemblée mondiale de la Santé a décidé, en 1958, d'entreprendre un programme mondial d'éradication de la variole; Reconnaissant que les pays situés dans les zones d'endémicité éprouvent des difficultés à organiser des campagnes nationales, faute de fonds, de personnel, de moyens de transport, de vaccins et d'équipement; Réaffirmant que la persistance de la maladie cause une morbidité et une mortalité élevées dans les zones d'endémicité et expose le reste du monde au risque d'importer l'infection, 1.
SOULIGNE l'urgence de l'éradication;
2. 3.
LOUE les efforts accomplis dans les pays qui ont entrepris des campagnes d'éradication;
INVITE instamment les administrations sanitaires des pays où la variole est endémique à organiser et à exécuter, si elles ne l'ont pas déjà fait, et de concert avec les pays voisins, des campagnes d'éradication à l'échelon national utilisant un vaccin actif et stable;
INVITE les pays qui en ont les moyens à faire des contributions bénévoles, en espèces ou en nature, qui serviront à faire face à des besoins essentiels (vaccins lyophilisés, moyens de transport, équipement de laboratoire et matériel de réfrigération) et qui seront distribuées par l'Organisation aux pays situés dans les zones d'endémicité qui ont entrepris des programmes rationnels d'éradication et qui demanderont cette 4.
aide; et 5.
PRIE le Directeur général: a) de continuer à fournir des avis et des directives techniques aux pays intéressés; b) de prévoir, dans ses projets de programme et de budget à venir, les activités et l'aide matérielle nécessaires; c) de préparer, avec l'aide des gouvernements, un bilan de leurs besoins et une estimation ferme du coût de leurs programmes d'éradication; et d) de faire rapport à la Seizième Assemblée mondiale de la Santé sur les progrès du programme d'éradication.
Rec. résol.,
6e éd., 1.5.4
Treizième séance plénière, 25 mai 1962 (section 2 du neuvième rapport de la Commission du Programme et du Budget)
RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS
27
WHA15.54
Faits nouveaux concernant les activités bénéficiant de l'assistance commune du FISE et de l'OMS
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport du Directeur général sur les faits nouveaux concernant les activités bénéfi-
ciant de l'assistance commune du FISE et de l'OMS; Reconnaissant que l'action du FISE contribue de façon inestimable au succès des programmes sanitaires intéressant les mères et les enfants, 1.
PREND ACTE du rapport du Directeur général;
2.
REMERCIE le Conseil d'administration du FISE d'avoir décidé de maintenir le plafond annuel de $10 000 000 pour les allocations aux programmes de lutte antipaludique;
EXPRIME l'espoir que, compte tenu des effets néfastes qu'exerce la variole sur la santé des mères et 3. des enfants, le FI SE jugera possible de fournir un appui maximum au programme d'éradication de la variole mis en oeuvre sous les auspices de l'Organisation mondiale de la Santé; 4. ESTIME que les problèmes de nutrition doivent toujours être envisagés dans le contexte de tous les autres problèmes sanitaires auxquels ils sont intimement liés ; et, en conséquence, 5.
RECOMMANDE que les activités relatives aux questions médicales que pose la nutrition soient intégrées
de façon aussi complète que possible aux autres activités en faveur de la santé, en particulier dans les domaines de l'éducation sanitaire, de l'assainissement et de la lutte contre les maladies transmissibles, ainsi qu'à celles des services d'hygiène maternelle et infantile et d'hygiène scolaire; et 6.
SE FÉLICITE de la collaboration étroite et efficace qu'entretiennent les deux organisations pour fournir
une assistance aux pays dans les domaines de la lutte contre les maladies transmissibles, de l'élévation des niveaux de nutrition et d'assainissement et de la formation de personnel national, ainsi que dans le domaine plus particulier de la promotion de l'hygiène maternelle et infantile. Rec. résol., 6e éd., 8.1.4.1
Treizième séance plénière, 25 mai 1962 (section 3 du neuvième rapport de la Commission du Programme et du Budget)
WHA15.55
Décisions de l'Organisation des Nations Unies, des institutions spécialisées et de l'AIEA qui intéressent l'activité de l'OMS: Questions de programme
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport 1 du Directeur général sur les décisions de l'Organisation des Nations Unies, des institutions spécialisées et de l'Agence internationale de l'Energie atomique qui intéressent l'activité de l'OMS pour les questions de programme, PREND ACTE de ce rapport. Rec. résol., 6e éd., 8.1.1.6
Treizième séance plénière, 25 mai 1962 (section 1 du dixième rapport de la Commission du Programme et du Budget)
WHA15.56
Programme alimentaire mondial
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé,
Ayant examiné le rapport du Directeur général sur le programme alimentaire mondial; Reconnaissant les liens étroits qui existent entre l'état de santé et le niveau du nutrition des individus; Ayant connaissance de la collaboration instituée entre l'Organisation mondiale de la Santé et l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture dans le domaine de la nutrition, 1. EXPRIME sa satisfaction de la compréhension croissante qu'ont les populations du problème de la faim dans le monde;
' Annexe 2.
28
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
APPUIE l'initiative prise par l'Organisation des Nations Unies et par l'Organisation pour l'Alimentation et l'Agriculture en vue d'adopter des mesures correctives pour résoudre ce problème; 2. 3.
CONSIDÈRE que le programme en question devrait aussi provoquer une intensification de l'assistance visant à améliorer la santé et la capacité de travail des populations rurales des pays en voie de développement, tout en élevant leur niveau de nutrition, leur revenu et leurs conditions de vie en général; RAPPELLE que les maladies endémiques aggravent la malnutrition et sapent la vitalité des collectivités agricoles; et 4. 5.
RECOMMANDE que les Etats Membres, s'ils l'estiment opportun, demandent l'assistance de l'OMS :
pour exécuter des enquêtes de base sur la nutrition, afin de déterminer l'état nutritionnel de leur 1) population; 2) pour créer des services nationaux de nutrition ou renforcer ceux qui existent; 3) pour organiser des services de distribution et d'utilisation des denrées alimentaires, en appuyant cette action par un effort d'éducation sanitaire et d'assainissement; 4) pour assurer l'enseignement et la formation de personnel dans ce domaine; et 6.
PRIE le Directeur général d'aider, dans la mesure des disponibilités financières, les Etats Membres qui en feront la demande. Treizième séance plénière, 25 mai 1962 (section 2 du dixième rapport de la Commission du Programme et du Budget)
Rec. résol., 6e éd., 8.1.6.2; 1.7.3
WHA15.57
Décennie des Nations Unies pour le développement
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé,
Vu la résolution 1710 (XVI) de l'Assemblée générale des Nations Unies qui proclame la présente décennie « décennie des Nations Unies pour le développement », pendant laquelle les Etats Membres intensifieront leurs efforts pour accélérer le progrès économique et social; Connaissant les profondes répercussions qu'exerce le niveau de santé des familles, des communautés et des pays sur leur progrès social et économique, en particulier dans les régions en voie de développement; Consciente des bienfaits que comportent pour la santé les programmes nationaux d'accélération du développement socio- économique général; Ayant examiné le rapport du Directeur général 1 et, en particulier, le programme de santé à appliquer au cours de la décennie pour le développement 2 que le Directeur général a transmis au Secrétaire général
de l'Organisation des Nations Unies à la demande de ce dernier; Tenant compte des opinions exprimées par le Conseil exécutif à sa vingt- neuvième session, 1. EXPRIME sa satisfaction de la décision prise par l'Assemblée générale des Nations Unies d'instituer une décennie pour le développement visant notamment à « accélérer l'élimination de l'analphabétisme, de la faim et de la maladie, qui affectent gravement la productivité des habitants des pays peu développés »; FAIT SIENNE la recommandation 8 aux termes de laquelle le Conseil exécutif invite les gouvernements, en ce qui concerne les aspects sanitaires de développement économique et social accéléré, à participer aux programmes en question, avec l'assistance de l'Organisation mondiale de la Santé s'ils le désirent, en entreprenant un programme de santé publique de dix ans orienté vers l'élévation du niveau de santé des populations, notamment par les mesures suivantes : 2. 1) établir des plans nationaux de développement des programmes de santé publique pour la décennie, en coordonnant ces programmes avec tous autres plans apparentés dans les domaines social et éco-
nomique;
concentrer les efforts sur l'enseignement et la formation de personnel professionnel et auxiliaire afin de renforcer les services de santé, avec fixation d'objectifs précis et mesurables pour chaque catégorie de personnel selon les besoins déterminés à l'avance dans chaque cas; 2) 1 Voir annexe 3 2 Voir p. 76. 3 Voir résolution EB29.R44.
RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS
29
3) adopter comme base de référence certains indices de la situation sanitaire actuelle à l'aide desquels on pourra évaluer les progrès réalisés vers certains objectifs déterminés à l'avance comme devant être
atteints à l'issue de la décennie; consacrer une proportion accrue des ressources nationales à la lutte contre la maladie et à l'amélioration de la santé; 4) 3.
APPELLE L'ATTENTION des Etats Membres sur les propositions formulées et les objectifs quantitatifs
indiqués par le Directeur général pour un programme de santé à appliquer au cours de la décennie, tel qu'il l'a esquissé dans son rapport', et ceci en vue de développer les mesures sanitaires énumérées ci- dessus; 4.
ESTIME que, dans les pays en voie de développement, la création d'un réseau minimum de services sani-
taires de base doit être considérée comme une opération essentielle de pré- investissement, sans laquelle le développement agricole et industriel serait à la fois périlleux, lent et antiéconomique; 5. PRIE le Directeur général de communiquer son rapport aux Etats Membres en même temps que la présente résolution;
RECOMMANDE que les Etats Membres étudient les propositions et les objectifs envisagés dans le rapport du Directeur général et les adoptent dans leurs programmes afférents à la décennie pour le développement dans la mesure où ils le jugeront opportun, en faisant appel s'il y a lieu à l'assistance de l'Organisation mondiale de la Santé; 6.
PRIE instamment les pays donateurs, qui sont en mesure d'accorder une assistance aux pays en voie de développement, d'augmenter l'assistance financière, technique et matérielle fournie dans le domaine de 7.
la santé, afin de hâter le progrès économique et social; PRIE le Directeur général de transmettre la présente résolution au Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies avec prière de la communiquer à l'Assemblée générale, au Conseil économique et social, au Comité de l'Assistance technique et au Conseil d'administration du Fonds spécial; et 8.
9. PRIE le Directeur général de continuer à collaborer avec l'Organisation des Nations Unies et autres institutions à la mise en oeuvre de la décennie des Nations Unies pour le développement. Rec. résol., 6e éd., 8.1.2
Treizième séance plénière, 25 mai 1962 (section 3 du dixième rapport de la Commission du Programme et du Budget)
WHA15.58
Etude organique: Méthodes de planification et d'exécution des projets
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Considérant que l'extension des activités de l'Organisation et les tâches nouvelles dues à l'augmentation du nombre des Membres et à la nécessité de renforcer l'assistance aux Etats impose aujourd'hui plus que jamais de rechercher les méthodes d'action les plus efficaces aux moindres frais;
Reconnaissant qu'un examen des méthodes de planification appliquées par l'Organisation pourrait faire ressortir des possibilités d'utilisation plus efficace des ressources, ESTIME qu'il est constamment nécessaire d'examiner en détail les méthodes et les plans, ainsi que 1. l'efficacité des travaux accomplis par l'Organisation dans les pays; et PRIE le Conseil exécutif de consacrer sa prochaine étude organique à l'examen de ce problème au moyen d'une enquête qui portera sur les méthodes, l'ampleur et la qualité d'exécution des projets, de même que sur l'efficacité de la coordination des activités de l'OMS avec celles des gouvernements des Etats Membres, des institutions spécialisées des Nations Unies et des organisations ou associations non gouvernementales. 2. Rec. résol., 6e éd., 7.5; 1.1
Treizième séance plénière, 25 mai 1962 (section 4 du dixième rapport de la Commission du Programme et du Budget)
' Voir p. 80.
30
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
WHA15.59
Prochaines études organiques à confier au Conseil exécutif
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé,
Ayant examiné la recommandation 1 du Conseil exécutif au sujet de la prochaine étude organique et la décision adoptée par la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé dans sa résolution WHA15.58, 1.
DÉCIDE que les sujets de ces prochaines études seront: a) «Moyens d'apporter une assistance efficace en matière d'enseignement et de formation du personnel médical aux pays ayant récemment accédé à l'indépendance ou nouvellement constitués, de façon à répondre à leurs besoins les plus urgents »; b) «Méthodes de planification et d'exécution des projets »; PRIE le Conseil exécutif de faire rapport sur les progrès de ces études à la Seizième Assemblée mondiale
2.
de la Santé. Rec. résol., 6e éd., 7.5
Treizième séance plénière, 25 mai 1962 (section 5 du dixième rapport de la Commission du Programme et du Budget)
WHA15.60
Rapports du Conseil exécutif sur ses vingt - huitième et vingt- neuvième sessions
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé 1.
PREND ACTE des rapports du Conseil exécutif sur ses vingt -huitième 2 et vingt -neuvième $ sessions; et
2.
FÉLICITE le Conseil du travail qu'il a accompli. Treizième séance plénière, 25 mai 1962
Rec. résol., 6e éd., 4.2.5.2
1 Voir résolution EB29.R53. 2 Actes off. Org. mond. Santé, 112. $ Actes off Org. mond. Santé, 115; 116.
RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS
31
DECISIONS DE PROCEDURE i) Composition de la Commission de Vérification des Pouvoirs
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé a nommé une Commission de Vérification des Pouvoirs comprenant les délégués des douze Etats Membres suivants : Arabie Saoudite, Argentine, Autriche, Belgique, Ethiopie, Honduras, Libéria, Mali, Mexique, Philippines, Roumanie, Thaïlande.
Première séance plénière, 8 mai 1962 ii) Composition de la Commission des Désignations
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé a nommé une Commission des Désignations comprenant les délégués des vingt- quatre Etats Membres suivants : Afghanistan, Brésil, Colombie, Congo (Brazza-
ville), Equateur, Etats -Unis d'Amérique, Finlande, France, Haïti, Inde, Irak, Iran, Italie, Japon, Libye, Madagascar, Nigéria, Nouvelle -Zélande, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Sierra Leone, Soudan, Suisse, Tchécoslovaquie et Union des Républiques socialistes soviétiques. Première séance plénière, 8 mai 1962 iii) Vérification des pouvoirs
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé a reconnu la validité des pouvoirs présentés par les délégations suivantes : Membres:
Afghanistan, Afrique du Sud, Albanie, Arabie Saoudite, Argentine, Australie, Autriche, Belgique, Birmanie, Bolivie, Brésil, Bulgarie, Cambodge, Cameroun, Canada, Ceylan, Chili, Chine, Chypre, Colombie,
Congo (Bra77aville),1 Congo (Léopoldville), Côte -d'Ivoire, Cuba, Dahomey, Danemark, El Salvador, Equateur, Espagne, Etats -Unis d'Amérique, Ethiopie, Fédération de Malaisie, Finlande, France, Gabon, Ghana, Grèce, Guatemala, Guinée, Haiti, Haute -Volta, Honduras, Inde, Indonésie, Irak, Iran, Irlande, Islande, Israël, Italie, Japon, Jordanie, Koweït, Laos, Liban, Libéria, Libye, Luxembourg, Madagascar, Mali, Maroc, Mauritanie, Mexique, Monaco, Mongolie, Népal, Nicaragua, Niger, Nigéria, Norvège, Nouvelle Zélande, Pakistan, Paraguay, Pays -Bas, Pérou, Philippines, Pologne, Portugal, République Arabe Unie,
République Centrafricaine, République de Corée, République Dominicaine, République du Viet -Nam, République fédérale d'Allemagne, Roumanie, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Samoa -Occidental, Sénégal, Sierra Leone, Somalie, Soudan, Suède, Suisse, Syrie, Tanganyika, Tchad, Tchécoslovaquie, Thaïlande, Togo, Tunisie, Turquie, Union des Républiques socialistes soviétiques, Venezuela, Yémen, Yougoslavie. Membre associé: Ruanda -Urundi.
Première, quatrième, septième, neuvième, douzième et treizième séances plénières, 8, 9, 16, 18, 24 et 25 mai 1962
iv)
Election du président et des vice- présidents de la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, après examen des recommandations formulées par la Commission des Désignations, a élu : Président:
Dr S. V. Kourachov (Union des Républiques socialistes soviétiques); Deuxième séance plénière, 8 mai 1962
Vice -Présidents: Dr M. K. Afridi (Pakistan), Dr D. Castillo (Venezuela) et Dr P. Lambin (Haute -Volta)
1 Pouvoirs acceptés à titre provisoire.
32
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
v)
Election du bureau des commissions principales
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, après examen des recommandations formulées par la Commission des Désignations, a élu présidents des commissions principales : COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET :
Président, Dr W. D. Refshauge (Australie);
COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES : Président, Dr M. López Herrarte
(Guatemala) (jusqu'au 12 mai); ensuite, Dr B. D. B. Layton (Canada). Deuxième et septième séances plénières, 8 et 16 mai 1962
Les commissions principales ont ultérieurement élu vice -présidents et rapporteurs : COMMISSION DU PROGRAMME ET DU BUDGET :
Vice- Président, Professeur F. Widy -Wirski (Pologne); Rap-
porteur, Dr J. A. Montalván (Equateur); COMMISSION DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES, FINANCIÈRES ET JURIDIQUES :
Vice- Président, M. T. J. Brady (Irlande); Rapporteur, Dr Le Cuu Truong (République du Viet -Nam).
vi)
Constitution du Bureau de l'Assemblée
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, après examen des recommandations formulées par la Commission des Désignations, a élu les délégués des quatorze pays suivants pour faire partie du Bureau de l'Assemblée : Brésil, Cameroun, Danemark, Etats -Unis d'Amérique, France, Inde, Japon, Madagascar, Nigéria, République fédérale d'Allemagne, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Soudan, Tunisie et Turquie. Deuxième séance plénière, 8 mai 1962 vii) Adoption de l'ordre du jour et de points supplémentaires La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé a adopté l'ordre du jour provisoire établi par le Conseil exécutif à sa vingt- neuvième session, avec inclusion de quatre points supplémentaires. Troisième et dixième séances plénières, 8 et 21 mai 1962
ANNEXES
Annexe 1 1. NEUVIÈME RAPPORT DU COMITÉ DE LA QUARANTAINE INTERNATIONALE 1 [WHO/IQ/121 - 16 nov. 1961] TABLE DES MATIÈRES Pages
Pages
Composition du Comité Introduction Questions générales Règlement sanitaire international Titre I. Titre II. Définitions Notifications et renseignements épidémiologiques Organisation sanitaire Mesures et formalités sanitaires Dispositions propres à chacune des maladies quarantenaires
35
36 36 39 39
Titre VI. Documents sanitaires Titre VII. Droits sanitaires Titre VIII. Dispositions diverses Annexes
52
52 52 53
Appendice 1 - Aéroports internationaux : Lutte contre les moustiques vecteurs de maladies (Lettre circulaire C.L.14,1961) 56
39
Titre III. Titre IV. Titre V.
42 43
Appendice 2 - Approvisionnements en eau de boisson dans les ports et aéroports internationaux (Lettre circulaire C.L.17,1961) 58
45
Appendice 3 - Cas de maladies quarantenaires (variole) importés par navires et aéronefs
60
Composition du Comité
Le Comité de la Quarantaine internationale a tenu sa neuvième réunion au Palais des Nations, à Genève, du 6 au 10 novembre 1961. La composition du Comité était la suivante : Membres
D'' J. N. Robertson, Médecin principal, Division des Relations publiques, Ministère de la Santé, Accra, Ghana
Représentant de l'Organisation de l'Aviation internationale
civile
Dr M. K. Afridi, Vice -Chancelier de l'Université de Peshawar, Pakistan
M. N. Detière, Bureau Europe- Afrique, Paris Secrétariat
Dr J. C. Azurin, Directeur du Bureau de la Quarantaine, Département de la Santé, Manille, Philippines.
Dr J. A. Bell, Chef de la Section d'Epidémiologie, Laboratoire des Maladies infectieuses, Instituts nationaux de la Santé, Bethesda, Maryland, EtatsUnis d'Amérique M. R. W. Bonhoff, Représentant chargé des questions de facilitation, Deutsche Lufthansa A.G., Francfortsur -le -Main, République fédérale d'Allemagne
Dr R. I. Hood, Médecin en chef, Quarantaine internationale, Division des Maladies transmissibles (Secrétaire)
Dr W. M. Bonne, Directeur de la Division des Maladies transmissibles. Le Comité a tenu sa première séance dans la matinée du 6 novembre 1961. Le Dr P. M. Kaul, Sous -Directeur
Dr W. A. Karunaratne, Directeur des Services de Santé, Colombo, Ceylan Dr L. H. Murray, Médecin principal au Ministère de la Santé, Londres, Royaume -Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord
général, a ouvert la réunion au nom du Directeur général. Le Dr J. C. Azurin a été élu président à l'unanimité et le Dr J. N. Robertson vice -président. Le Président a été prié de remplir les fonctions de rapporteur.
Le projet d'ordre du jour a été adopté. Le Comité a examiné le neuvième rapport annuel du Directeur général sur l'application du Règlement sanitaire international. Ce rapport est reproduit ciaprès et ses diverses sections sont suivies, le cas échéant, des observations et des recommandations du Comité (en italique).
Dr H. M. Penido, Chef du Service spécial de Santé publique, Rio de Janeiro, Brésil i Voir résolution WHA15.37.
- 35 -
36
QUINZIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
INTRODUCTION 1.
Le rapport présenté ci -après est établi confor-
tement intéressées à l'application du Règlement. Pour
mément aux dispositions de l'article 13, paragraphe 2,
du Règlement sanitaire international. C'est le neuvième rapport annuel traitant de l'application du Règlement et de ses effets sur le trafic international. 2. Les rapports précédents 1 couvraient la période écoulée depuis le ler octobre 1952, date d'entrée en vigueur du Règlement. 3. Le présent rapport, qui a trait à la période allant
plus de commodité, ces trois points de vue ont été présentés simultanément dans l'ordre numérique des articles du Règlement. Certaines questions, en raison de leur importance ou de la procédure conduisant à leur examen, ont dû faire l'objet de documents spéciaux. Elles sont néan4.
moins mentionnées brièvement dans le présent rapport. 5. Le huitième rapport du Comité de la Quarantaine internationale a été adopté par la Quatorzième
du ler juillet 1960 au 30 juin 1961, suit, dans leurs grandes lignes, les rapports qui l'ont précédé; l'application du Règlement y est examinée de trois points de vue : celui de l'Organisation en sa qualité d'agent administratif chargé d'appliquer le Règlement; celui des Etats Membres d'après les rapports qu'ils ont présentés conformément à l'article 62 de la Constitution de l'Organisation et à l'article 13, paragraphe 1, du Règlement; et celui d'autres organisations direc-
Assemblée mondiale de la Santé le 22 février 1961 (résolution WHA14.41). Le rapport et les débats de l'Assemblée de la Santé relatifs à la quarantaine internationale ont été publiés respectivement dans les Actes officiels N0s 110 et 111. II a été fait un tirage à part du huitième rapport du Comité de la Quarantaine internationale.
QUESTIONS GÉNÉRALES Règlement additionnel du 19 mai 1960 6.
Administration du Règlement 10. Le 24 mai 1961, le Directeur général a annoncé une nouvelle centralisation des activités de l'Organisation relatives à l'administration du Règlement. Le ler juillet 1961, les tâches qui incombaient, en vertu du Règlement, aux services de quarantaine établis à Alexandrie, Singapour et Washington ont été trans-
Le Règlement additionnel du 19 mai 1960 (partie
relative aux questions sanitaires de la Déclaration générale d'aéronef) est entré en vigueur le ler janvier 1961 pour tous les pays liés par le Règlement sanitaire international de 1951, à l'exception de la République fédérale d'Allemagne.2 Le Comité a été informé que, d'après les renseignements dont dispose l'Organisation, l'utilisation, sous sa forme amendée, de la partie relative aux questions sanitaires de la Déclaration générale d'aéronef n'a donné lieu à aucune difficulté.
férées au Siège de l'OMS, à Genève, sauf pour ce qui est des renseignements épidémiologiques. Le transfert intégral sera chose faite le 31 décembre 1961.
L'une des conséquences de cette réorganisation est qu'à partir du let' janvier 1962 les administrations sanitaires devront adresser directement à Genève toutes les notifications prévues par le Règlement. Les fonctions de diffusion de renseignements hebdoma-
Position des Etats et territoires quant au Règlement sanitaire international 7.
Des renseignements sur la position des Etats et
territoires quant au Règlement à la date du let' janvier 1961 ont été donnés dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire NO 3 de 1961; d'autre part, la situation
au ler mai 1961 est indiquée dans l'annexe I de la deuxième édition annotée du Règlement sanitaire international parue en juillet 1961.
daires déléguées aux trois services de quarantaine d'Alexandrie, de Singapour et de Washington prendront également fin à cette date. Cette décision du Directeur général ne modifie en rien les attributions confiées à l'Organisation panaméricaine de la Santé (OP S) par le Code sanitaire panaméricain de 1924, dont certaines dispositions restent en vigueur.$ S'il a été décidé de centraliser l'administration du Règlement, c'est à cause des profonds changements qui sont intervenus, à divers égards, dans les opérations
Pays non liés par le Règlement 8.
de quarantaine internationale au cours des dix dernières années. Ces changements résultent, en particulier, des progrès techniques qui ont facilité les radiocommunications (notamment par ondes courtes), du développement et de la rapidité croissante des trans-
L'Australie, la Birmanie, le Chili et Singapour,
bien que n'étant pas parties au Règlement, l'appliquent
à presque tous égards. 9. Voir également les sections 83 et 118. 1 Actes off. Org. mond. Santé, 56, 3; 64, 1; 72, 3; 79, 493; 87, 397; 95, 471; 102, 35; 110, 31. 2 Actes off. Org. mond. Santé, 110, 32, section 6.
ports aériens internationaux, et du recul - parfois même de la disparition - des maladies quarantenaires dans beaucoup de régions. Les renseignements épidés Article 105, paragraphe 2, du Règlement.
ANNEXE 1
37
miologiques sur les maladies quarantenaires doivent
être recueillis et diffusés par les moyens les plus rapides dans tous les continents. Toute une série de pratiques recommandées pour l'application du Règlement ont été mises au point et les plaintes sont devenues moins nombreuses. Le Comité prend note de la décision susmentionnée du Directeur général. Cette importante modification des méthodes d'administration du Règlement semble
le paludisme. Il recommande, en outre, que ces experts examinent notamment les points suivants: a) l'application des recommandations présentées en
1956 par le Groupe OMS d'étude de la Protection internationale contre le Paludisme et la pertinence de ces recommandations dans les conditions actuelles; b) la pertinence des dispositions actuelles du
correspondre à une évolution logique. Il y a lieu de rendre tout spécialement hommage aux trois services de quarantaine établis à Alexandrie, à Singapour et à Washington pour l'ceuvre utile qu'ils ont accomplie en aidant les Etats à adopter des pratiques efficaces en matière de quarantaine internationale pour l'application du Règlement. Protection internationale contre le paludisme 11. Des données sur l'éradication du paludisme sont présentées dans un document distinct.' Le Directeur général a continué de signaler aux administrations sanitaires les territoires où une résistance aux insecticides est apparue chez des vecteurs du paludisme, de
Règlement sanitaire international, y compris les interprétations et recommandations antérieures du Comité qui ont été ensuite adoptées par l'Assemblée de la Santé, en ce qui concerne la protection internationale contre le paludisme; c) la pertinence des méthodes actuellement employées pour recueillir et diffuser des renseignements sur: i) l'existence de cas de paludisme, ii) les zones où se trouvent des vecteurs résistant aux insecticides; et iii) les pratiques de désinsectisation des aéronefs. 12. Des renseignements mis à jour et méthodiquement classés sur les territoires oí1 l'on a signalé une résistance aux insecticides chez des vecteurs du paludisme ont été publiés dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire No 28 de 1960.
les conseiller au sujet des préparations insecticides qui peuvent être employées et de leur donner des avis sur
la désinsectisation des aéronefs, en particulier pour qu'elles n'aient à y procéder qu'en cas de nécessité. Le Comité a été informé du développement rapide des programmes d'éradication du paludisme dans le monde entier. Il note, en particulier, que des zones étendues ont atteint, ou atteindront prochainement, la phase de consolidation ou d'entretien.
Désinsectisation des aéronefs 13.
Les recommandations applicables à la désin-
Le Comité rappelle l'opinion exprimée dans son cinquième rapport, à savoir « que les administrations sanitaires des pays qui sont sur le point d'atteindre ou qui ont déjà atteint les phases de la consolidation ou de la continuation d'un programme d'éradication du paludisme peuvent se trouver dans la nécessité de prendre des mesures pour empêcher l'importation du paludisme et que l'administration sanitaire de tout pays où le paludisme est présent, ou risquerait de se dévelop-
sectisation des aéronefs, tirées des septième et onzième rapports du Comité d'experts des Insecticides, ont été incorporées à la deuxième édition annotée du Règle-
ment, dont elles constituent l'annexe VII.4 14. Un document distinct donne des renseignements sur les essais de désinsectisation par la méthode dite « cales enlevées », appliquée à des avions de ligne transportant des passagers en service régulier. Le Comité prend note avec gratitude de la coopéra-
per, peut être obligée de prendre des mesures contre l'introduction d'espèces étrangères de vecteurs dangereux ainsi que d'espèces résistantes aux insecticides. » 2
tion que l'Association du Transport aérien international et les compagnies aériennes ont apportée à l'OMS pour les essais de désinsectisation «cales enlevées» de cabines
de passagers dans des aéronefs assurant des services réguliers, essais que le Comité avait demandés dans son huitième rapport.' Il estime que les résultats des expériences faites au moyen de diffuseurs d'aérosols action-
Dans son cinquième rapport, le Comité a noté et approuvé les recommandations du Groupe OMS d'étude
de la Protection internationale contre le Paludisme (1956) et a pris note du sixième rapport du Comité d'experts du Paludisme.3 Il a souligné la nécessité de soumettre ces recommandations à un constant examen, compte tenu des connaissances futures et de l'expérience
nés à la main et à utiliser en une seule fois, dans des aéronefs de six types différents, montrent que, d la dose recommandée de 35 g par 100 m3 (10 g par 1000 pieds cubes), l'aérosol standard de référence 6 est biologiquement efficace contre les moustiques sensibles
acquises au cours de leur application.3 Le Comité recommande que l'Assemblée de la Santé
et acceptable pour les passagers, l'équipage et
les
prie le Directeur général de réunir, à une date rapprochée, un groupe approprié d'experts du paludisme
compagnies quand il est employé « cales enlevées » dans une zone tempérée. 4 Voir les observations du Comité à la section 14. 5 Actes off. Org. moud. Santé, 110, 33, section 8 d). 6 Voir le onzième rapport du Comité d'experts des Insecticides,
et de la quarantaine internationale pour étudier la situation en matière de protection internationale contre ' Non publié. 2 Actes off. Org. mond. Santé, 87, 413, section 85. 8 Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1957, 123.
Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1961, 206, 12 (passage reproduit dans la deuxième édition annotée (1961) du Règlement sanitaire international, p. 105).
38
QUINZIEME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
Le Comité note que l'on organise des recherches pour trouver des préparations qui soient efficaces contre les moustiques résistants et qui ne provoquent pas d'effet irritant chez les passagers. Le Comité prie le Directeur général d'étudier plus avant la question de la désinsectisation des aéronefs,
le transport de moustiques vecteurs de maladies par la voie aérienne consiste à entourer les aéroports d'une protection rigide, au moyen de mesures anti- moustiques, et que les administrations sanitaires devraient prendre à cette fin toutes les mesures raisonnablement possibles.
Il note, d'autre part, qu'il n'a été reçu que peu de réponses à la lettre circulaire No 14. Il demande donc instamment aux administrations sanitaires de poursuivre
en vue de la mise au point d'une méthode standard recommandée pour la désinsectisation de tous les compartiments des appareils: cabines de passagers, cabine
de l'équipage, soute à bagages, logement du train d'atterrissage. Le Comité insiste vivement pour que d'autres essais de désinsectisation «cales enlevées» aient lieu dans des zones tropicales où règne une forte humidité ou une extrême sécheresse. Il demande instamment que les administrations sanitaires expérimentent dans la pratique cette méthode de désinsectisation des aéronefs et portent les résultats à la connaissance de l'Organisation. Il souligne l'intérêt d'accords bilatéraux entre administrations sanitaires concernant l'emploi de cette technique et invite celles -ci à envisager la conclusion de tels accords de manière
leurs enquêtes sur la présence d'Aedes aegypti ou d'autres moustiques vecteurs de maladies dans les aéroports internationaux et de faire part de leurs constatations à l'Organisation. Il prie le Directeur général de fournir au Comité, lors de sa prochaine réunion, des renseignements à ce sujet et de tenir toutes les administrations sanitaires au courant de la situation.
Périodicité des réunions du Comité de la Quarantaine internationale 18. Par sa résolution WHAl2.19, la Douzième Assemblée mondiale de la Santé a fait sien l'avis exprimé par le Comité dans son sixième rapport et elle a prié le Directeur général de soumettre au Comité de la Quarantaine internationale en 1961,
que, lorsque la méthode en question se scra révélée efficace et acceptable, on puisse éviter de pratiquer à l'arrivée une désinsectisation supplémentaire. 15.
Voir également les sections 52 et 53.
Comité d'experts des Insecticides 16. Le Comité d'experts des Insecticides (Toxicité
des pesticides pour l'homme) s'est réuni à Genève du 23 au 30 octobre 1961. Son rapport donne des renseignements sur les progrès accomplis en matière de désinsectisation des aéronefs en vol par diffusion de produits volatils.' Le Comité a été informé que, pour la désinsectisation des aéronefs, le DDVP employé pendant 30 minutes, à la concentration de 0,2 - 0,3 microgrammes par litre, s'est révélé efficace et sans toxicité pour les passagers,
pour nouvel examen, la question de la périodicité de ses réunions et de présenter le rapport et les recommandations du Comité à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé. L'étude du Directeur général sur cette question fait l'objet d'un document distinct.' Le Comité a pris note de la résolution de la Douzième Assemblée mondiale de la Santé, libellée comme suit: La Douzième Assemblée mondiale de la Santé,
Après avoir examiné la question de la périodicité des réunions du Comité de la Quarantaine internationale, 1. SOUSCRIT à l'opinion exprimée par le Comité que, pour le moment, les réunions du Comité de la Quarantaine internationale doivent continuer à être annuelles mais que, dans
et qu'on effectue des essais pour s'assurer qu'il n'a pas d'effets défavorables pour les pilotes et, notamment, ne compromet pas l'acuité visuelle. Le Comité prie le Directeur général de le tenir au courant de l'évolution
l'avenir, l'intervalle entre les réunions pourrait être accru sans compromettre l'application du Règlement sanitaire international et que, pour le moment, le Règlement applicable au Comité ne devrait pas être modifié; et 2.
de la question. Moustiques vecteurs de maladies 17. Par lettre circulaire NO 14, du 5 mai 1961,2 les
PRIE le Directeur général de soumettre en 1961 au Comité
de la Quarantaine internationale, pour nouvel examen, la question de la périodicité de ses réunions et de présenter le rapport et les recommandations du Comité à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé.
Etats ont été priés d'indiquer périodiquement dans quelle mesure leurs aéroports internationaux sont maintenus exempts d'Aêdes aegypti ainsi que de moustiques vecteurs du paludisme et d'autres maladies. Les renseignements reçus au lQ2 septembre 1961 sont
reproduits dans un document distinct.' Le Comité note la tendance à un accroissement rapide du trafic aérien. Il rappelle qu'il a déjà émis précédemment l'opinion 4 que la meilleure défense contre 1 Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1962, 227, 18 -20. 2 Voir appendice 1.
Le Comité a examiné la question en tenant compte de ses fonctions actuelles, telles qu'elles sont définies dans le Règlement qui lui est applicable.5 Parmi les points importants abordés au cours de réunions récentes et qui demandent à être étudiés par lui plus avant, d une date rapprochée, figurent la désinsectisation des aéronefs, la redélimitation des zones d'endémicité
amarile, la protection internationale contre le paludisme et les problèmes que soulèvent les rapports récents signalant des cas de paracholéra dû au vibrion El Tor dans plusieurs pays d'Asie. 5 Actes of Org. mond. Santé, 56, 70 -73, 92, 116.
' Non publié. 4 Actes off Org. mond. Santé, 87, 413, section 85, et 110, 33, section 8 a).
ANNEXE 1
39
Le Comité a noté que l'Assemblée de la Santé a inscrit au budget le crédit nécessaire pour une réunion du Comité en 1962. Le Comité considère que les réunions annuelles tenues
jusqu'ici ont permis de mettre au point, à l'intention des administrations sanitaires, des recommandations et des interprétations du Règlement portant sur la majeure partie des questions susceptibles d'être soulevées par les Etats. Le Comité estime qu'il devrait être en mesure de réexaminer, de façon périodique et systématique, les dispositions du Règlement pour s'assurer qu'elles sont adaptées à l'évolution de la situation en ce qui concerne la fréquence des maladies quarantenaires et les nouveaux moyens scientifiques de lutte contre ces maladies. Le Comité recommande que, à titre d'essai, pendant
une certaine période après la réunion de 1962, il soit convoqué tous les deux ans, le Directeur général étant habilité à convoquer une réunion dans l'intervalle si besoin en était. Le Comité appelle l'attention de l'Assemblée de la Santé sur le fait que, si ces recommandations sont adoptées, le Règlement qui lui est applicable devra être modifié.' Les Etats Membres devraient continuer à adresser à l'Organisation les rapports annuels prévus par l'article 62 de la Constitution et par l'article 13 du Règlement
sanitaire international. Le Comité recommande que le Directeur général continue à établir chaque année un résumé analogue à ses rapports actuels et mette ce résumé à la disposition du Conseil exécutif et de l'Assemblée de la Santé.
RÈGLEMENT SANITAIRE INTERNATIONAL TITRE I. DEFINITIONS
Article 1
Cas importé. La notification par la République fédérale d'Allemagne et par l'Union des Républiques socialistes soviétiques des premiers cas de variole importés dans ces pays a été immédiatement diffusée dans le bulletin épidémiologique radiotélégraphique quotidiennement émis de Genève, sous la section 3, l'information étant précédée des mots « circonscription non infectée ». Les notifications ont été en outre 19.
20. Circonscription. La revision de l'index géographique du CODEPID (Code épidémiologique télé-
graphique de l'OMS) a porté notamment sur les circonscriptions désignées; l'édition revisée de cet index a été publiée en juillet 1961. Le CODEPID est en service depuis 1953. L'analyse des télégrammes transmis en code avait fait apparaître la nécessité d'in-
troduire plus de détails pour certaines régions du globe, tandis que, pour d'autres, les rubriques chiffrées désignant des subdivisions administratives, des ports et des aéroports étaient si rarement utilisées
publiées dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire et, sous la rubrique « Informations épidémiologiques »,
on a inséré la note suivante : « Il est rappelé qu'aux termes du Règlement sanitaire international, ... ne saurait, en raison de ce cas importé, être considéré comme une circonscription infectée de variole. » D'après les indications dont l'Organisation dispose, il ne semble pas qu'aucune administration sanitaire ait pris des mesures antivarioliques contre ces circonscriptions uniquement sur la base du premier cas importé. Le Comité souligne l'intérêt que présentent pour les administrations sanitaires la notification du premier cas importé d'une maladie quarantenaire et la diffusion ultérieure de ce renseignement, dans les conditions indiquées ci- dessus, par les soins de l'Organisation. Le Comité demande instamment à toutes les administrations sanitaires de notifier par télégramme à l'Organisation, dans les vingt -quatre heures, le premier cas importé de maladie quarantenaire, introduit dans leur territoire en provenance d'un autre territoire. Le
qu'on pouvait les supprimer. L'édition de 1961 de l'index géographique ne donne donc pas de détails pour les pays européens, l'Union des Républiques socialistes soviétiques, le Canada, les Etats -Unis
d'Amérique, l'Australie et la Nouvelle -Zélande. Pour des raisons pratiques, les détails concernant la Chine continentale ont été également supprimés. Le nouvel index géographique est devenu applicable le ler octobre 1961. Le Directeur général continue de se renseigner sur les circonscriptions désignées par les administrations sanitaires. 21.
Maladies quarantenaires - Typhus. Dans le Règlement, le mot « typhus » désigne le typhus à
poux. On sait que les personnes atteintes de la maladie
Comité prie le Directeur général de continuer à en informer les autres administrations sanitaires par les moyens qui paraîtront appropriés selon les circonstances.
de Brill peuvent infecter les poux et, probablement, constituer des foyers d'épidémies nouvelles dans les collectivités infestées par les poux. Le Comité ne dispose pas d'informations indiquant que des problèmes de quarantaine se soient posés à ce sujet.
TITRE II. NOTIFICATIONS ET RENSEIGNEMENTS ÉPIDÉMIOLOGIQUES
Aucune notification prescrite par le Règlement (articles 3 à 6 et 9) n'a été reçue des pays suivants : 22.
République populaire démocratique de (depuis 1956); République démocratique du Viet -Nam (depuis 1955);
Corée
Chine (continentale) (depuis mars 1951); Roumanie (depuis 1949) (la Roumanie envoie un rapport annuel); Yémen (depuis mars 1958). 1 Pour la décision prise à ce propos par l'Assemblée de la Santé, voir résolution WHA15.36.
40
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
Articles 3 à 6 23. Deux pays ont signalé l'apparition de cas de choléra ou de variole qui avaient leur origine ailleurs dans leurs propres territoires, sans toutefois indiquer la circonscription d'où ils provenaient; ils ont fourni par la suite ce renseignement, mais parfois avec un retard de trois semaines. Le Comité voudra peut -être examiner si, lorsque la circonscription d'origine n'est pas nommée, il conviendrait de modifier la liste des territoires infectés publiée dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire de façon à indiquer que l'ensemble du pays en cause est infecté par la maladie en question,
Congo (Léopoldville) (la partie
située au nord du 10e degré de latitude sud) 11 décembre 1956 Gambie ler octobre 1956 Ghana ler octobre 1956 Nigéria ler octobre 1956 Ruanda -Urundi 3
11 décembre 1956 Sierra Leone ler octobre 1956 Soudan (la partie située au sud du 12e degré de latitude nord) 17 décembre 1956 c) En dehors des territoires susindiqués, la fièvre
ou si en pareille circonstance on devrait laisser les autres pays libres de considérer le pays tout entier comme infecté. Le Comité demande qu'en pareil cas le Directeur général indique dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire que la circonscription n'a pas été spécifiée.
jaune a été signalée pendant l'année en Bolivie, au Brésil, en Colombie, en Ethiopie, au Pérou et au Venezuela. En Colombie, la circonscription désignée est le municipio. En Bolivie, au Brésil, en Ethiopie, au Pérou et au Venezuela, les circonscriptions dési-
De l'avis du Comité, le pays en cause n'aurait pas motif de se plaindre si d'autres pays considéraient le territoire tout entier comme infecté. 24.
gnées ne sont pas encore connues. En Ethiopie, le territoire infecté par la fièvre jaune était la province de Gamu -Goffa, dont la superficie est d'environ 39 000 km2. Le Directeur général poursuit ses efforts pour connaître les circonscriptions désignées dans les autres pays où se produisent des cas de fièvre jaune. d) Le Directeur général a communiqué aux admi-
L'épidémie de choléra qui a éclaté dans le
Pakistan occidental en mai 1960 et qui n'a été officiellement notifiée à l'Organisation que le 30 juillet 1960 a créé une situation un peu confuse et suscité des difficultés pour l'application du Règlement. 25.
nistrations sanitaires dont relèvent les territoires à réceptivité amarile les renseignements fournis en 1960 par d'autres administrations sanitaires sur leurs recherches du virus amaril chez des vertébrés autres que l'homme.
Les seules informations dont on dispose au
sujet de la variole au Brésil concernent les territoires
Le Comité note que le Directeur général poursuit ses efforts pour connaître les circonscriptions désignées comme infectées par la fièvre jaune dans plusieurs pays de l'Amérique du Sud. Le Comité a été informé que, dans un pays, le virus amaril est considéré comme largement présent de façon permanente ches des vertébrés autres que l'homme dans les zones de jungle. Il prie le Directeur général de s'enquérir auprès des
énumérés dans la liste des territoires infectés qui ments pour le reste du pays. 26.
figure dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire: le Gouvernement ne communique pas de renseigne-
a) A sa huitième réunion, le Comité avait fièvre
examiné une proposition tendant à modifier la défi-
nition d'une circonscription infectée par la
jaune pour permettre aux administrations sanitaires de considérer la subdivision administrative immédiatement supérieure comme circonscription infectée par la fièvre jaune si le cas était notifié sans mention de limites territoriales. Après en avoir délibéré, le Comité était convenu que la liste des territoires infectés publiée dans le Relevé épidémiologique hebdo-
Etats de l'étendue des zones où le virus se rencontre chez des vertébrés autres que l'homme, et il rappelle
aux Etats intéressés qu'ils sont tenus de notifier à l'Organisation que ces zones sont infectées par la fièvre jaune. En effet, parmi les circonscriptions définies comme infectées dans le Règlement, figurent celles où
madaire devrait être modifiée de façon à indiquer clairement quelles zones ont été désignées comme circonscriptions par les administrations sanitaires, et
la présence du virus de la fièvre jaune se manifeste chez des vertébrés autres que l'homme.' e) Voir également la section 75. Des notifications envoyées en application des articles 4 et 5 ont été reçues plus fréquemment que 27.
avait prié le Directeur général d'étudier cette proposition et de lui faire rapport à sa prochaine il
réunion.' b) Les territoires africains suivants ont figuré, à partir des dates indiquées en regard de chacun d'eux, sur la liste des territoires infectés par la fièvre jaune qui paraît dans chaque numéro du Relevé épidémiologique hebdomadaire:
par le passé au sujet des conditions afférentes à l'extension de la maladie, des mesures prophylactiques
appliquées et des mesures adoptées pour éviter que la maladie ne se propage à d'autres territoires. Ces renseignements ont été publiés dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire sous la rubrique «Informations épidémiologiques ». 3 Ce pays a été déclaré zone de réceptivité amarile; en conséquence, son nom a été rayé, au 21 septembre 1961, de la liste des territoires infectés. 4 Paragraphe c) de la définition de «circonscription infectée » (deuxième édition annotée (1961) du Règlement sanitaire international, p. 8).
Angola
Cameroun du sud 2
.
.
27 mai 1959 ler octobre 1956
1 Actes off Org. mond. Santé, 110, 36, section 17 a).
2 Province occidentale du Cameroun depuis le 3 novembre 1961.
ANNEXE 1
41
Les notifications reçues en vertu de l'article 6 n'ont été diffusées de Genève dans le bulletin épidémiologique radiotélégraphique quotidien que si la circonscription en cause était un port ou un aéroport ou si elle était la dernière circonscription infectée par la maladie dans le pays. Les autres notifications reçues en vertu de l'article 6 ont été, bien entendu, publiées 28.
32.
Le
Relevé épidémiologique
hebdomadaire de
Genève, sous la rubrique « Informations épidémiologiques », a présenté un résumé, accompagné de cartes, des cas de peste,' de choléra,2 de fièvre jaune' et de variole 4 signalés en 1960. La publication de résumés des rapports sur la grippe
dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire.
se poursuit sous cette même rubrique. Des renseignements sur l'apparition en Indonésie de cas de paracholéra (vibrion El Tor) ont été également publiés sous le titre « Informations épidémiologiques ».
Article 8 29.
Bien que le Règlement ne contienne aucune
disposition prévoyant qu'une administration sanitaire puisse déclarer circonscription infectée une circonscription située hors des frontières de son territoire, de nombreuses administrations sanitaires n'en continuent pas moins à faire de telles déclarations et à les
Lors de la discussion du huitième rapport du Comité par la Quatorzième Assemblée mondiale de 33.
la Santé, il avait été proposé de donner dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire dhs indications
notifier à l'Organisation. Ces déclarations ont été interprétées comme signifiant que des mesures sanitaires seraient appliquées aux personnes en provenance
sur chaque cas de maladies quarantenaires importé, notamment sur le certificat de vaccination, sur les personnes responsables de l'absence éventuelle de certificat valable et sur les mesures prises pour prévenir
de la circonscription désignée. Le Comité rappelle que le Règlement ne contient aucune disposition prévoyant qu'une administration sanitaire puisse déclarer circonscription infectée une circonscription située hors des frontières de son territoire; il demande instamment aux Etats de ne pas continuer à faire de telles déclarations. Le Comité
approuve la pratique suivie par l'Organisation et note, en particulier, que celle -ci ne publie pas les déclarations en question.
le renouvellement d'une telle situation.' Le Directeur général s'efforce sans cesse d'obtenir des renseignements détaillés sur chaque cas de maladie quarantenaire importé, en particulier sur la possession ou la non -possession par le malade d'un certificat de vaccination valable; ces renseignements sont publiés sous la rubrique « Informations épidémiologiques » dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire. Les
circonstances relatives à l'absence de certificat de vaccination valable pour les cas importés sont examinées directement avec le ou les pays en cause, mais ces renseignements ne sont pas publiés. Le Comité approuve cette pratique. 34. A partir du Relevé épidémiologique hebdomadaire NO 4 de 1961, la note suivante sur les unités géographiques a figuré dans le Relevé :
Article 11 30. En exécution des obligations que lui impose l'article 11, l'Organisation a continué à diffuser des
renseignements épidémiologiques et des rapports
hebdomadaires à partir de ses quatre services de quarantaine de Genève, Alexandrie, Singapour et Washington, ainsi qu'à émettre des bulletins épidémiologiques radiotélégraphiques quotidiennement de Genève et des bulletins radiotélégraphiques deux fois par semaine d'Alexandrie et de Singapour. Douze stations radiotélégraphiques d'Asie retransmettent
Il ne faudrait pas conclure de la présentation adoptée dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire
gratuitement les radiobulletins épidémiologiques de l'OMS, la plupart hebdomadairement. Le Comité tient à souligner combien il apprécie les services rendus par les douze stations d'Asie qui retransmettent gratuitement les radiobulletins miologiques quotidiens de l'OMS. 31.
que l'Organisation mondiale de la Santé approuve ou reconnaît officiellement le statut ou les limites des territoires mentionnés. Ce mode de présentation n'a d'autre objet que de donner un cadre géographique aux renseignements publiés. La même réserve vaut également pour toutes les notes et explications relatives aux pays et territoires qui figurent dans les
épidé-
La liste des territoires infectés publiée dans chaque
numéro du Relevé épidémiologique hebdomadaire a été modifiée, à partir du No 15 du 14 avril 1961, de la manière suivante : a) dans la liste, les noms des territoires infectés depuis la parution du dernier numéro sont précédés d'un astérisque; b) une liste des « territoires redevenus indemnes »
tableaux. Les « circonscriptions » (voir définition de ce terme dans le Règlement sanitaire international) sont présentées suivant les notifications reçues des administrations sanitaires. Une note analogue a été ajoutée dans la publication intitulée Certificats de vaccination exigés dans les voyages internationaux: Situation au 20 décembre 1960,
pour les voyages internationaux: Situation au 28
dans Centres de vaccination contre la fièvre jaune
juillet 1961 et dans la deuxième édition annotée du Règlement sanitaire international. ' Relevé épidém. hebd., 1961, 8, 84; 10, 105. 2 Relevé épidém. hebd., 1961, 14, 150. s Relevé épidém. hebd., 1961, 11, 116. 4 Relevé épidém. hebd., 1961, 16, 174, 177. 5 Actes off. Org. mond. Santé, 111, 288.
(c'est -à -dire des territoires rayés de la liste des territoires infectés de la semaine précédente), selon
les critères adoptés pour l'établissement de cette liste, est 'publiée immédiatement après celle des territoires infectés.
42 35.
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
Les publications spéciales suivantes ont paru
pendant la période considérée : deuxième édition annotée du Règlement sanitaire international; index géographique revisé du CODEPID; Certificats de vaccination exigés dans les voyages internationaux; Centres de vaccination contre la fièvre jaune pour les voyages internationaux. Les modifications apportées à ces deux dernières publications ont été signalées, comme d'habitude, dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire. Article 13
En exécution des dispositions de l'article 13, paragraphe 1, du Règlement et de l'article 62 de la 36.
Constitution, les 128 Etats ou territoires suivants ont fourni des renseignements sur l'apparition de cas de maladies quarantenaires provoqués par le trafic international ou observés dans celui -ci, et sur l'application du Règlement et les difficultés rencontrées à ce sujet : Aden, Colonie Afghanistan Afrique du Sud Albanie Allemagne, République fédéCayman, îles Ceylan Chili Chine Chypre Comores, îles Congo (Brazzaville)
rale d' Angola Antilles,
des (Bar-
bade, Grenade, Jamaïque, Montserrat, Saint- Christophe- Nevis -Anguilla, Sainte Lucie, Saint -Vincent, Tri-
Corée, République de Costa Rica Côte- d'Ivoire Cuba Dahomey
nité et Tobago) Argentine Australie Autriche Bahamas, îles Basutoland Bechuanaland Belgique Bermudes Birmanie Cambodge Cameroun Canada Cap -Vert, îles du
Danemark El Salvador Etats -Unis d'Amérique Falkland, îles Fédération de Rhodésie et de Nyassaland Féroé, îles Fidji, îles Finlande
Gambie Ghana Gibraltar Gilbert-et- Ellice, îles Grèce Groenland Guam Guatemala Guinée Guinée portugaise Guyane britannique Haïti Honduras Honduras britannique Hong Kong Hongrie Iles du Pacifique (territoire sous tutelle des Etats -Unis d'Amérique) Inde Inde portugaise Indonésie Irak Irlande Islande Israël Italie Japon Jordanie Kenya Koweït Laos Liban Libye Luxembourg Macao Madagascar Mali Maroc Maurice, île Mauritanie Mexique Monaco Mozambique Niger Nigéria Norvège
Nouvelle -Calédonie Nouvelle- Zélande
Ouganda Pakistan Pays -Bas, Royaume des (comprenant les Pays -Bas, le Surinam, les Antilles néerlandaises, ainsi que la Nouvelle- Guinée néerlandaise) Pérou Philippines Pologne Polynésie française Porto Rico République Arabe Unie République Centrafricaine Roumanie Royaume -Uni de Grande -Bre-
tagne et d'Irlande du Nord Sainte -Hélène Saint -Pierre et Miquelon
Salomon, Protectorat britannique des îles Samoa américain Samoa -Occidental
São Tomé et Principe Sarawak Seychelles
Sierra Leone Somalis, Côte française des Soudan Suède Suisse
Swaziland Tanganyika Tchad Thaïlande Timor portugais Togo Tunisie Turquie Union des Républiques socialistes soviétiques Venezuela Viet -Nam, République du Yougoslavie Zanzibar
France (y compris l'Algérie, la Guadeloupe, la Guyane française, la Martinique et la Réunion)
37.
tenaires provoqués par le trafic international ou observés dans celui -ci sont données sous le titre V et dans l'appendice 3.
Des précisions sur les cas de maladies quaran-
TITRE III. ORGANISATION SANITAIRE 38.
Etats -Unis d'Amérique. Le Gouvernement signale
ce qui suit (traduction de l'anglais) : « Il a été consacré plus de temps et plus de soin à l'inspection et à l'amélioration des conditions géné-
question des recommandations qui pourraient être
formulées au sujet des conditions d'hygiène à observer dans la construction et l'exploitation des navires. Le Comité envisage la possibilité d'un rapport qui ferait
rales d'hygiène et de propreté à bord des navires effectuant des voyages internationaux. Il paraît nécessaire de mettre au point et de faire appliquer des
pendant à celui du Comité d'experts de l'Hygiène et de la Salubrité dans les Transports aériens. République du Viet -Nam. Le Gouvernement signale que les améliorations suivantes ont été apportées durant l'année : Port maritime de Saigon. Aménagement et équipement de deux infirmeries; installation de ratières aux 39.
normes internationales dans ce domaine. » Le Comité rappelle qu'il a recommandé dans son huitième rapport 1 que le Directeur général étudie la 1 Actes off. Org. mond. Santé, 110, 42, section 44.
ANNEXE 1
43
alentours des magasins de marchandises et le long de l'embarcadère; envoi périodique des rats capturés vivants ou morts à l'Institut Pasteur de Saigon pour examen.
Aéroport de Saigon. Aménagement d'une salle climatisée protégée contre les moustiques pour les passagers en transit; aménagement d'une salle d'isolement temporaire munie de trois lits réservés aux passagers
638 ports ont été agréés, en vertu de l'article 17, pour la délivrance de certificats de dératisation et /ou de certificats d'exemption de la dératisation. Parmi ces ports, 139 ont été agréés uniquement pour la délivrance de certificats d'exemption de la dératisation.3 44.
Quatre- vingt -seize administrations sanitaires ont
adressé à l'OMS des notifications relatives à 221 aéroports sanitaires. Le nombre des aéroports possédant des zones de transit direct s'élève à 27, répartis dans 20 Etats ou territoires.4 Article 22 Cameroun. Le Gouvernement signale ce qui suit : « ... des passages de frontières difficiles à contrôler, entre le Cameroun et certains territoires voisins, peuvent être à l'origine de l'éclosion d'épidémies telles que l'épidémie de variole du Nord -Cameroun actuel45.
malades ou suspects, avant leur transfert à l'hôpital
de Choquan pour contagieux. Ces travaux seront probablement achevés vers la fin de l'année (1961).
Aéroport de Dalat. Une ligne aérienne Saigon / Dalat /Phnom- Penh /Bangkok et retour vient d'être instituée. Le contrôle sanitaire de l'aéroport est assuré par le médecin -chef de la ville de Dalat qui est également agent principal de la santé à Dalat. Article 14 40.
Par lettre circulaire No 17 du 18 mai 1961,1 le
lement en voie d'extinction. Des cas semblables relèvent plus, semble -t -il, d'une surveillance aux fron-
Directeur général a demandé aux administrations sanitaires si les ports et aéroports internationaux étaient pourvus d'un service d'eau potable de la qualité définie dans la publication de l'OMS intitulée Normes internationales applicables à l'eau de boisson,
tières que du Règlement ... [nous vous demandons] cependant de bien vouloir nous faire parvenir toutes directives utiles que vous pourriez préconiser sur cette question. » 46.
en ce qui concerne particulièrement les conditions bactériologiques (section 2), ainsi que les conditions chimiques et physiques (sections 3.1, 3.2.1 et 3.2.2). Un résumé des renseignements reçus par le Directeur général au let' septembre 1961 figure dans un document distinct.2
Ghana. Le Gouvernement signale que l'applica-
tion du Règlement dans les ports et aéroports ne présente aucune difficulté, mais que, comme indiqué dans les rapports précédents, il n'a pas été possible de contrôler effectivement les personnes voyageant par la route, en particulier les piétons qui pénètrent au Ghana ou qui sortent du Ghana par les nombreux
Le Comité prend note de la décision prise par le Directeur général et des réponses reçues. Il demande instamment aux Etats de fournir les renseignements demandés afin que ceux -ci puissent être communiqués à toutes les administrations sanitaires. Article 16 41. Voir les sections 62 et 63. Article 20 42. Voir la section 17. Article 21
sentiers reliant le pays aux territoires voisins. Des fonctionnaires du Ministère de la Santé sont postés aux passages officiels sur les frontières; ils examinent
les personnes qui les traversent et procèdent à leur vaccination et à leur désinfection. 47.
Côte -d'Ivoire. Le Gouvernement signale que la
mise en place de postes de contrôle sanitaire aux frontières est envisagée.
Les administrations sanitaires de 104 Etats ou territoires ont fait connaître à l'Organisation que 43.
Nigéria. Le Gouvernement signale que l'application du Règlement se heurte à des difficultés à la frontière entre le Nigéria et le Dahomey, car de nombreux voyageurs venant de ce dernier pays ne sont pas porteurs de certificats de vaccination contre la variole et doivent être vaccinés à la frontière. 48.
TITRE IV. MESURES ET FORMALITÉS SANITAIRES
Article 23
maritime, des personnes effectuant des voyages inter-
Bien que les plaintes officielles émanant d'administrations sanitaires et relatives à des mesures prises en vertu du Règlement aient été moins nombreuses au cours des dernières années, des pratiques irrégulières 49.
nationaux et par la presse. En outre, il est probable que bien d'autres irrégularités n'ont pas été signalées. Certaines administrations sanitaires ont persisté à 3 Relevé épidém. hebd., 1959, 16, Suppl. 1. Ports agréés et désignés pour la délivrance des certificats de dératisation et d'exemption de la dératisation (renseignements mis à jour au 30 septembre 1961). Organisation mondiale de la Santé (1960) Aéroports notifiés
ont encore été signalées par des compagnies de transports aériens, des compagnies de navigation 1 Voir appendice 2. 2 Non publié.
en application du Règlement sanitaire international, Genéve (renseignements mis à jour au 30 septembre 1961).
44
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
refuser d'annuler des mesures injustifiables, alors même qu'elles avaient été invitées plusieurs fois à le faire. 50. a) A la suite de l'épidémie de choléra qui s'est déclarée dans le Pakistan occidental, sept pays ont fait connaître à l'Organisation qu'ils exigeaient des
la fièvre jaune un certificat de vaccination contre cette maladie. Deux autres territoires déclarés zones de réceptivité amarile continuent d'exiger un certificat de vaccination des voyageurs venant de régions plus étendues que les territoires infectés. f) Voir également la section 108. Le Comité rappelle que les mesures sanitaires autorisées par le Règlement constituent le maximum de ce
certificats de vaccination anticholérique de toutes les personnes arrivant d'un point quelconque du Pakistan
occidental et l'Iran a interdit l'entrée des trains en provenance de ce territoire. b)
qu'un Etat peut exiger, en ce qui concerne le trafic international, pour la protection de son territoire contre les maladies quarantenaires.
Six autres
pays ont décidé de considérer
l'Afghanistan, la Birmanie, l'Inde, le Pakistan oriental et le Pakistan occidental comme territoires infectés par le choléra. L'Afghanistan a été indemne de choléra depuis le 10 décembre 1960, la Birmanie depuis le 25 septembre 1960,1 le Pakistan occidental depuis le 19 janvier 1961 et seules quelques circons-
Ces mesures ont été conçues en vue d'assurer le maximum de sécurité contre la diffusion internationale des maladies en apportant le minimum d'entraves au trafic mondial.
criptions de l'Inde et du Pakistan oriental ont été infectées. c) Au moment où des cas de choléra ont été signalés en Afghanistan et dans le Pakistan occidental, une administration sanitaire a imposé les conditions
Le Comité rappelle, en outre, que les Etats ont eu la possibilité de refuser le Règlement ou de formuler des réserves. Ayant accepté volontairement d'être liés juridiquement par le Règlement, les Etats sont tenus, à l'égard de toutes les autres parties au Règlement, de ne pas aller au -delà des dispositions de celui -ci. Le Comité prie instamment les Etats d'annuler les mesures sanitaires qui vont au -delà des dispositions du Règlement.
suivantes aux voyageurs en provenance de l'Afghanistan, de l'Inde et du Pakistan : possession d'un certificat international de vaccination contre le choléra attestant que deux injections avaient été faites
à intervalle d'une semaine, la validité du certificat étant de six mois au maximum. Seuls les porteurs d'un tel certificat pouvaient recevoir un visa d'entrée.
Article 24 51.
Répondant
à une question posée par une
administration sanitaire, le Directeur général a fait savoir qu'appliquer les mesures sanitaires « sans qu'il soit fait aucune discrimination » signifie que rien dans le Règlement ne prévoit ou n'implique un traitement
En outre, les voyageurs n'étaient autorisés à entrer dans le pays que si cinq jours s'étaient écoulés depuis qu'ils avaient quitté les circonscriptions infectées. S'ils pénétraient dans le pays avant l'expiration de ce
spécial des voyageurs internationaux porteurs de passeports diplomatiques. Le Comité fait sienne l'opinion exprimée.
délai, ils étaient mis à l'isolement jusqu'à ce que cinq jours se soient écoulés depuis leur départ d'une circonscription infectée par le choléra, et cela même s'ils étaient en possession d'un certificat de vaccination
anticholérique attestant que deux injections avaient été faites. Des navires sans malades à bord ont dû subir une quarantaine de cinq jours alors même qu'ils avaient quitté depuis plus de cinq jours une circonscription infectée par le choléra. d) L'obligation imposée par deux territoires aux voyageurs en provenance de la Chine (continentale) de présenter des certificats de vaccination anticholérique outrepassait peut -être les mesures prévues par le
Article 25 52.
France. Le Gouvernement signale ce qui suit :
« Conformément aux recommandations faites par Comité d'experts des Insecticides,2 plusieurs expériences ont été effectuées du 12 au 15 septembre le 1960 à l'aéroport de Marseille- Marignane sur des aéronefs du type conventionnel et à réaction pour
l'étude de la désinsectisation dite « cales enlevées ». » Nouvelle- Zélande. Le Gouvernement signale ce qui suit (traduction de l'anglais) : 53.
Règlement, mais, en l'absence de toute information officielle émanant de l'administration sanitaire de la Chine (continentale), l'attention des deux territoires considérés n'a pu être appelée sur la question. Les mesures prises par ces deux territoires ont été signalées à l'administration de la Chine (continentale) par la voie du Relevé épidémiologique hebdomadaire et par une communication spéciale demandant des précisions sur la situation réelle. Aucune réponse n'a été reçue. e) Trois territoires, qui pourtant n'ont pas été déclarés zones de réceptivité amarile, continuent
« ... la méthode de désinsectisation des aéronefs dite « cales enlevées » a été adoptée par l'une des compagnies étrangères de transports aériens qui dessert la Nouvelle -Zélande. D'autres compagnies de transports aériens ont adopté une méthode modifiée selon laquelle les pulvérisations d'insecticides se font au moment de l'atterrissage, cinq minutes s'écoulant ensuite avant l'ouverture des portes de l'aéronef. » 54.
d'exiger des personnes arrivant de zones infectées par Voir également la section 14. et un aéroport) le 17 juin 1961. 1 Un cas a été signalé à Akyab (ville desservie par un port 2 Voir Actes off. Org. mond. Santé, 110, 33, section 8.
ANNEXE 1
45
Article 27 55.
Canada. Le Gouvernement signale ce qui suit
(traduction de l'anglais) :
circonscriptions infectées, sans certificat de vaccination antivariolique. La majorité de ces voyageurs venaient de Bombay.
« ... nous continuons à éprouver certaines difficultés à propos des personnes soumises à surveillance, selon l'article 27 du Règlement sanitaire international. Au cours de l'année écoulée, 22 % des personnes ainsi placées sous surveillance par les agents du service de quarantaine au port d'arrivée ne se sont pas présentées aux médecins de la santé à leurs lieux de destination.
Article 34 58.
L'administration sanitaire du Sarawak a fait
connaître à l'Organisation que la division de Kuching (première division) était déclarée circonscription
Nous éprouvons également de grandes difficultés à
infectée par le choléra à partir du 14 juillet 1961. Quand l'Organisation a appris que les passagers d'aéronefs en provenance de Brunéi et transitant à l'aéroport de Kuching seraient tenus de présenter un
retrouver ces personnes pour nous assurer que la surveillance est effective. » Le Comité rappelle que les moyens employés pour assurer la surveillance relèvent de la législation nationale. Etant donné le petit nombre de cas où des diffi-
certificat de vaccination contre le choléra à leur arrivée à Singapour, elle a suggéré que l'administration sanitaire du Sarawak applique des mesures de ségrégation aux passagers d'aéronefs transitant par Kuching, dans les conditions prévues à l'article 34. Les mesures
cultés ont été signalées à ce sujet, le Comité estime qu'il n'est pas nécessaire, pour le moment, de recommander une modification des dispositions du Règlement relatives à la surveillance.
de ségrégation ayant été prises, Singapour a retiré l'obligation susmentionnée. Cette information a été publiée dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire NO 30 de 1961, sous le titre : « Organisation sanitaire
Article 30
Neuf Etats oh la variole est présente exigent un certificat de vaccination antivariolique des voyageurs quittant le pays. 56. 57.
- Aéroports (situés dans un territoire infecté), non encore pourvus d'une zone de transit direct, dans lesquels les passagers en transit sont soumis aux mesures de ségrégation prévues à l'article 34 ». Le Comité prend note avec satisfaction des mesures spéciales prises pour faciliter le transit direct des passagers dans le trafic aérien international; il recommande cette solution aux autres administrations sanitaires.
Kenya. Le Gouvernement signale qu'au cours
de la période considérée dix -sept personnes sont
arrivées à l'aéroport de Nairobi, en provenance de
TITRE V. DISPOSITIONS PROPRES A CHACUNE DES MALADIES QUARANTENAIRES 59.
Des données sur la fréquence des maladies
rongeurs sauvages le 7 juillet 1960. Ce territoire avait
quarantenaires au cours des cinq dernières années sont présentées dans un document distinct,' où sont examinées aussi les tendances de la morbidité due à ces maladies.
été déclaré infecté le 14 mai 1957, à la suite de la découverte de puces pesteuses sur des rongeurs sauvages.
Le Comité recommande que les renseignements contenus dans le document en question soient portés, par les moyens appropriés, à la connaissance des autorités sanitaires. Peste 60.
» Le comté de Chaves, dans l'Etat du Nouveau Mexique, a été déclaré indemne de peste le 25 novembre 1960. Ce comté avait été déclaré infecté au mois de mars 1960 à la suite de cas de peste apparus chez deux chasseurs qui avaient été en contact avec des lapins de garenne. » République du Viet -Nam. Le Gouvernement signale qu'au cours de la deuxième quinzaine de mai 1961 sept cas sporadiques de peste, dont cinq suivis de décès, ont été enregistrés à Câm -My (district de 61.
Etats -Unis d'Amérique. Le Gouvernement signale
ce qui suit (traduction de l'anglais) :
montagneuse isolée du Nouveau -Mexique, un cas mortel de peste transmis par des rongeurs sauvages, sans importance pour le trafic international. Etant donné le temps nécessaire pour l'identification de la cause de décès, ce cas n'a été signalé qu'après la fin de l'année administrative. Des mesures ont été prises pour organiser une enquête et un contrôle épidémiologiques.
« Le 30 juin, on a enregistré, dans une région
Xuân -Lôc, province de Longkhanh), à 81 km de Saigon. Le port et l'aéroport de Saigon sont demeurés indemnes. Article 51 62.
L'article 51 oblige notamment les Etats à se
» Le district de Hamakua, dans l'Etat d'Hawaï, a été déclaré indemne d'infection par la peste des 1 Non publié.
tenir constamment renseignés, par la collecte systéma-
tique et l'examen régulier des rongeurs et de leurs ectoparasites, sur la situation existant dans les circonscriptions - les ports et aéroports notamment infectées de peste des rongeurs ou suspectes de l'être.
46
QUINZIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
Les Etats ne sont pas tenus de présenter à l'Organisation des renseignements sur ces opérations, mais un certain nombre le font. Des détails ont été fournis par quatorze Etats ou territoires au sujet de cinquante -
Article 52
neuf ports ou aéroports et vingt -deux villes d'Asie, ainsi que de deux ports d'Afrique. Sauf pour deux cas de rats pesteux signalés à Rangoon les ier et 16 novembre 1960, tous les rapports, concernant près de 1 665 000 rats capturés, dont 265 000 examinés, ont été négatifs. 63.
France. Le Gouvernement signale ce qui suit : « La généralisation de la dératisation permanente des navires par les anticoagulants permet de délivrer plus fréquemment des certificats d'exemption. Dans tous les cas, les autorités sanitaires françaises ne délivrent les certificats de dératisation qu'après utilisation des produits gazeux ... » 64. 65.
Haïti. Le Gouvernement signale que certains
navires transportant divers types de marchandises ne Etats -Unis d'Amérique. Le Gouvernement signale
ce qui suit (traduction de l'anglais) : « L'importance de la lutte contre les rongeurs dans les zones portuaires et à bord des navires a été mise en lumière par la notification faite au mois de novem-
font escale dans des ports haïtiens que pendant le
temps nécessaire - une heure ou deux - pour
décharger une faible partie de leur cargaison. Il arrive souvent que les certificats d'exemption de la dératisation dont ces navires sont munis soient périmés et que, les cales étant pleines, une inspection
bre - la première depuis deux ans - d'un port international infecté par la peste. Dans le port maritime
de Rangoon (Birmanie), on a découvert ... deux rats infectés par la peste.
minutieuse soit impossible. Pour ne pas gêner la navigation internationale, on délivre un certificat d'exemption de la dératisation en priant le capitaine de prendre les mesures d'hygiène et d'assainissement appropriées; on lui recommande notamment de faire procéder à des fumigations dans le premier port od sera déchargée la cargaison. Après avoir acheminé et débarqué ses marchandises, le navire revient sur lest dans un port haïtien pour en prendre d'autres. L'autorité sanitaire peut alors exiger une nouvelle inspection des cales et compartiments et, si elle le juge nécessaire,
» Des rats n'ont été trouvés en grande quantité que sur un petit nombre de bateaux représentant un faible pourcentage de ceux qui entrent dans les ports
des Etats -Unis. Cette situation a été attribuée à l'amélioration des conditions sanitaires, à une plus large utilisation d'éléments de construction à l'épreuve des rats et à la généralisation du piégeage permanent
des rats tant en mer qu'au mouillage dans les ports. » Les résultats d'une comparaison faite aux EtatsUnis entre des navires systématiquement dératisés, dépourvus d'emplacements pouvant servir de gîtes aux rongeurs, et d'autres navires viennent à l'appui
faire pratiquer des fumigations (article 52, paragraphe 4). Dans le cas des navires affrétés, cela entraîne des difficultés car les taux de fret sont élevés. Le Comité rappelle que les certificats d'exemption de la dératisation ne peuvent être délivrés que dans les conditions expressément énoncées à l'article 52, paragraphe 4 b). Il ressort que, dans les cas cités plus haut, on n'aurait pas dû délivrer de certificats d'exemption. 66.
de la recommandation tendant à prévoir, dans le Règlement sanitaire international, une prolongation de six mois, sans inspection complète, de la validité d'un certificat d'exemption de la dératisation délivré à un navire exempt de rats, à condition : 1)
ratières et que des opérations préventives de piégeage y soient méthodiquement exécutées; 2) que les inspections précédentes aient démontré
qu'il existe à bord un nombre suffisant de
Irlande. Le Gouvernement déclare ce qui suit M/V ACHAEAN. Le
(traduction de l'anglais) : 2 « 1.
6 janvier
1960, ce
que le navire est bien exempt de rats. » Cette question devrait faire l'objet d'un accord international général, car il y a trop peu de navires circulant principalement entre deux pays pour que des accords bilatéraux puissent être efficaces. » Le Comité relève une diminution marquée du nombre
navire, en provenance d'Avonmouth (Angleterre), est arrivé à Cork venant de Buenos Aires. Il était muni d'un certificat d'exemption de la dératisation délivré le 29 juillet 1959 à ... Le renouvellement de ce certificat ayant été demandé, il a été procédé à une
inspection qui a permis de découvrir des traces de rats dans tous les emplacements destinés à recevoir des marchandises. Le renouvellement demandé a donc été refusé.
des cas de peste signalés. Il prie le Directeur général d'étudier plus avant la question des accords bilatéraux
évoquée dans le septième rapport,' où le Comité a suggéré que les Etats envisagent la possibilité de conclure des accords bilatéraux en vue de renoncer à
certaines dispositions du Règlement ou de les assouplir,
en ce qui concerne par exemple la présentation, à l'arrivée, d'un certificat de dératisation ou d'exemption de la dératisation. Il va sans dire que les clauses des accords de ce genre doivent tenir dûment compte des dispositions des articles 24 et 104. I. Actes off. Org. mond. Santé, 102, 43, section 48.
» Au début de mai 1960, ce navire est revenu à Cork. Il était muni d'un certificat d'exemption de la dératisation délivré le 23 janvier 1960 à ... A l'inspection, des indices d'infestation par les rats ont été de nouveau relevés dans tous les emplacements de marchandises. Des fumigations ont été recommandées,
mais le capitaine n'a pas voulu en faire pratiquer et le navire est reparti pour Buenos Aires vers la fin de mai 1960. Le certificat d'exemption était valable jusqu'au 22 juillet 1960. 2 Ce rapport a été reçu en novembre 1960, trop tard pour que le Comité l'examine à sa réunion de 1960.
ANNEXE 1
47
» Le 12 août 1960, le même navire, en provenance d'Avonmouth, est de nouveau arrivé à Cork venant de Buenos Aires. Il possédait un certificat d'exemption
aspects épidémiologiques de cette maladie, étant mal connus, le Comité estime que des recherches s'imposent d'urgence pour déterminer les caractéristiques de cette affection et les mesures propres à l'enrayer. Le Comité
de la dératisation délivré le ler juillet 1960 à
...
L'inspection a révélé des traces d'infestation marquée
constate avec satisfaction que le Directeur général compte réunir au début de 1962 un groupe scientifique
par les rats. Des fumigations ont été pratiquées le 17 août 1960 et 214 rats ont été tués. Un certificat de dératisation a été délivré.
des recherches sur
le
choléra chargé d'étudier les
» 2. M/V Cuo. Le 17 août 1960, ce navire est arrivé à Cork, venant de Buenos Aires. Il était muni d'un certificat de dératisation délivré le 25 janvier 1960 à ... et dont la validité avait été ultérieurement prolongée d'un mois. Des traces de rats ont été trouvées dans les emplacements destinés aux marchan-
questions qui se posent au sujet du choléra et du para choléra, notamment la valeur des vaccins. Le Comité
prie le Directeur général de lui présenter, lors de sa prochaine réunion, les résultats des recherches et les recommandations du groupe scientifique.2 68.
Afghanistan. A Kandahar, les premiers cas -y
dises et dans la soute à vivres. Deux rats ont été piégés et l'on a appris que douze autres l'avaient été au cours du voyage dans la soute à vivres. Comme
compris ceux importés de Quetta (Pakistan occidental)
- ont été signalés dans la semaine qui s'est terminée
le 20 août 1960. L'Afghanistan a été de nouveau déclaré exempt de choléra le 21 décembre 1960. Hong Kong. Les deux premiers cas de choléra ont été signalés le 17 août 1961. Le dernier cas précédent 69.
(avant d'aller à Oslo, où des fumigations étaient prévues) le navire devait se rendre à Dublin pour y décharger une autre partie de sa cargaison, le médecin
de ce port a été avisé. » L'inspection effectuée à Dublin a confirmé les constatations du médecin du port de Cork. Voici un extrait du rapport du médecin du port de Dublin : « L'enquête a permis d'établir que la validité du certificat de dératisation avait été prolongée le 21 juillet 1960 à ... Comme il s'agissait du premier port de chargement, les cales étaient vraisemblablement vides. Je considère donc que la prolongation d'un mois qui a été accordée n'était pas conforme aux dispositions de l'article 52, paragraphe 2, du Règlement.
- un cas importé - avait été enregistré en 1947. 70. Macao. Un cas de choléra s'est produit
le
11 août 1961; il a été confirmé par examen de laboratoire le 14 août. Le dernier cas précédent avait été enregistré en 1946. 71. Sarawak. Le choléra, qui avait disparu depuis 1902, a été signalé à nouveau dans deux divisions administratives du Sarawak, le 14 juillet 1961. Des mesures spéciales de ségrégation ayant été appliquées
à l'aéroport de Kuching, comme il est dit dans la section 58, le trafic international n'a été que très peu gêné.
» Nous avons, d'autre part, noté qu'à ..., c'est un certificat de dératisation (et non d'exemption) qui avait été délivré. Ce certificat indiquait que le navire avait été dératisé à l'aide de poison, mais
Pakistan. Le choléra a été signalé dans le Pakistan occidental le 30 juillet 1960; ce territoire a été déclaré 72.
aucun détail n'était donné et le nombre de rats tués n'était pas précisé. » » Choléra
exempt de choléra le 19 janvier 1961. Fièvre jaune 73.
Ethiopie. Une épidémie exceptionnellement im-
Donnant suite aux demandes formulées par le Comité dans son huitième rapport,1 le Directeur général a prévu la réunion d'un groupe scientifique 67.
du choléra, spécialement chargé de le conseiller au sujet
portante de fièvre jaune a eu lieu dans la province de Gamu -Goffa, dans le sud -ouest du pays, vers la fin de 1960 et pendant les premiers mois de 1961. D'après les estimations, le nombre des décès s'est élevé à 3000 au minimum. Une campagne de vaccination de masse a été exécutée dans cette province avec
d'études sur l'épidémiologie de cette maladie et sur la standardisation du vaccin anticholérique. Le Comité rappelle l'opinion exprimée lors de sa cinquième réunion et selon laquelle le choléra quarantenaire ne comprend pas le paracholéra dû au vibrion
divers vaccins 17D - à savoir le vaccin injectable agréé et un vaccin 17D applicable par scarification,
fabriqué au Nigéria - et avec le vaccin agréé de souche Dakar, applicable par scarification. L'administration sanitaire éthiopienne projetait d'entrepren-
El Tor.2 Le Comité note que le paracholéra du type El Tor s'est récemment manifesté dans plusieurs pays d'Asie. Les modes de propagation, de même que d'autres 1 Actes of Org. mond. Santé, 110, 42, sections 47 et 48. 2 Actes off Org. mond. Santé, 87, 400, section 17, et deuxième
dre, avec l'assistance de l'OMS, des études approfondies sur la fièvre jaune dans cette région, vers la fin de 1961. s Voir dixième rapport du Comité, p. 61.
édition annotée (1961) du Règlement sanitaire international,
p. 9, note b.
48
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
74.
France. Le Gouvernement signale ce qui suit : « Beaucoup de voyageurs en provenance directe
de la Réunion se voient imposer par les autorités sanitaires égyptiennes de l'aéroport du Caire la présentation d'un certificat de vaccination antiamarile
dans l'édition de 1961 de la brochure Certificats de vaccination exigés dans les voyages internationaux (situation au ler décembre 1960); dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire No 3 de 1961 (situation au 20 janvier 1961); et dans l'annexe V de la deuxième
ou la mise en quarantaine lors de leurs passages aériens en transit ou escales au Caire. Or, les exigences
édition annotée du Règlement sanitaire international (situation au ler mai 1961). Article 70 (non amendé)
en matière de certificats de vaccination notifiées à l'Organisation mondiale de la Santé par la République Arabe Unie ne considèrent pas le département de la
Réunion comme zone endémique ou infectée. La présentation du certificat ne devrait donc pas être exigée des voyageurs en provenance directe de la Réunion et effectuant un simple transit par l'aérodrome de Nairobi (Kenya) dans les conditions prévues par les articles 34 et 75 du Règlement sanitaire international. » Le Comité note que le département de la Réunion n'est pas un territoire infecté par la fièvre jaune, que la circonscription de l'aéroport de Nairobi (Embakasi) a cessé de faire partie de la zone d'endémicité amarile conformément aux dispositions du paragraphe 2 de l'article 70 non amendé, et que cet aéroport comprend une zone de transit direct. En conséquence, le Comité estime que les mesures prises au Caire vont au -delà des dispositions du Règlement. 75.
77. A la demande du Comité,' le Directeur général a présenté dans un document distinct 2 des renseigne-
ments sur la redélimitation des zones d'endémicité amarile. a) Le Comité considère qu'il incombe au Directeur
général de tenir à jour le tracé des limites des zones d'endémicité amarile telles qu'elles sont définies dans le Règlement de 1951 aux fins d'application des dispositions de cet instrument qui ont trait à la fièvre jaune. Lorsqu'il s'agit de déterminer la présence ou l'absence d'Aëdes aegypti en vue de délimiter les zones d'endémicité amarile conformément à l'article 70, paragraphe 1, du Règlement de 1951, le Comité recommande d'adopter,
en accord avec les Etats intéressés, les principes dont s'inspire la pratique suivie par le Bureau sanitaire
panaméricain ' pour s'assurer de l'éradication d'Aëdes aegypti. Toutefois, le Comité considère que les Etats qui ont
République Arabe Unie. Le Gouvernement signale
fait des réserves parce qu'ils n'approuvaient pas les critères adoptés pour la délimitation peuvent, pour le moment, ne pas accepter une nouvelle délimitation en raison de ses conséquences pratiques. Il espère, néanmoins, qu'ils seront en mesure, avec le temps, d'admettre une nouvelle délimitation. A cette fin, le Comité recommande que le Directeur général envisage des échanges de vues, sur place, entre les Etats intéressés, pour déterminer si les divergences actuelles peuvent être conciliées, en totalité ou en partie,
ce qui suit (traduction de l'anglais) : « En 1960, aucun pays africain n'a notifié de cas
de fièvre jaune à l'exception du Congo (Rapport épidémiologique et démographique No 4, 1961). Même
les années précédentes, très peu de pays avaient signalés des cas. Nous avons donc été surpris par l'apparition d'une grave épidémie (112 cas) dans la circonscription d'El -Fong (province du Nil Bleu, Soudan). Elle a été annoncée le 27 novembre 1959. Une autre épidémie s'est également déclarée, en février 1961, dans la province de Gamu -Goffa (Ethio-
et pour faciliter ainsi l'acceptation d'une nouvelle délimitation et le retrait, total ou partiel, des réserves qui existent actuellement. Le Comité recommande donc au Directeur général de demander à ces Etats leur avis sur cette opinion du Comité.
pie), limitrophe du Soudan et du Kenya. » Notre pays étant zone de réceptivité amarile, nous pensons que sa sécurité n'est pas suffisamment
garantie si l'on subordonne l'exécution des mesures prévues par le Règlement sanitaire international au dépistage de cas de fièvre jaune par les pays compris dans les zones d'endémicité amarile; c'est là une des difficultés auxquelles donne lieu, pour nous, l'application du Règlement. » Article 70 La liste des zones de réceptivité amarile notifiées à l'Organisation en vertu des dispositions de l'article 70 a été publiée dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire. Des listes complètes de ces zones figurent : 76.
Le Comité considère également qu'il incombe au Directeur général de tenir à jour la liste des territoires infectés par la fièvre jaune, établie d'après les critères définis dans le Règlement additionnel de 1955, aux fins d'application des dispositions de cet instrument relatives à la fièvre jaune par les Etats dont les réserves tendent à maintenir la notion de «zone d'endémicité amarile ». b) ' Actes off. Org. mond. Santé, 110, 43, section 52. ' Non publié. 8 Bureau sanitaire panaméricain (1956) Guide for the reports on the Aëdes aegypti eradication campaign in the Americas
(Miscellaneous Publications, N° 27, édition revisée du No 8), Washington, D.C.
ANNEXE 1
49
Le Comité recommande donc que le Directeur général
Article 75
continue à communiquer aux Etats ayant fait des réserves aux dispositions du Règlement additionnel de 1955 relatives à la fièvre jaune les renseignements fournis
par d'autres administrations sanitaires sur la recherche du virus amaril chez des vertébrés autres que l'homme, afin de leur permettre d'orienter leur action en conséquence. c) Pour l'application des dispositions du Règlement
Les gouvernements responsables ont informé l'Organisation - les 19 mai, 23 juillet et 8 août 1960, respectivement - que les arrangements conclus entre l'Inde et les Philippines, d'une part, entre l'Inde et le Sarawak, d'autre part, avaient pris fin. 82.
actuel relatives à la fièvre jaune par les Etats qui sont liés sans réserve par ces dispositions, le Comité recommande que: i) en ce qui concerne la présence de virus amaril chez des vertébrés autres que l'homme, le Directeur général encourage les Etats Membres à s'acquitter des obligations qui découlent pour eux du Règlement en notifiant l'étendue des zones ainsi infectées dans les limites de leurs territoires et à tenir ces renseigne-
L'arrangement conclu entre le Gouvernement de la Birmanie et ceux de l'Inde et du Pakistan demeure en vigueur. 83.
Article 76 84.
Indonésie. Le paragraphe 2 de l'article 76 est
ainsi libellé :
A l'arrivée, un aéronef est considéré comme infecté s'il a un cas de fièvre jaune à bord. Il est 2.
ments à jour selon l'évolution de la situation, et qu'il publie les renseignements reçus; ii) en ce qui concerne la présence de cas de fièvre jaune humaine, le Directeur général continue de publier les notifications à mesure qu'elles lui parviennent.
considéré comme suspect si l'autorité sanitaire n'est pas satisfaite de la désinsectisation effectuée confor-
mément au paragraphe 2 de l'article 73 et si elle constate l'existence de moustiques vivants à bord
de l'aéronef. Tout autre aéronef est considéré comme indemne.
Des données, accompagnées de cartes, sur les zones d'endémicité amarile en Afrique et dans les Amériques ont été publiées dans la brochure Certificats de vaccination exigés dans les voyages internationaux, édition de 1961. Des rapports trimestriels sur l'indice d'Aëdes aegypti dans les circonscriptions exclues des zones d'endémicité amarile précédem78.
Le Gouvernement de l'Indonésie demande si les deux conditions susénoncées doivent être remplies simultanément ou si un aéronef doit être considéré
comme suspect au cas où l'une seulement de ces conditions le serait. Le Comité est d'avis que les deux conditions mentionnées sont complémentaires, c'est -à -dire qu'elles doivent être remplies l'une et l'autre pour qu'une autorité sanitaire puisse considérer un aéronef comme suspect. Variole 85.
ment existantes sont publiés dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire.
Article 73
Voir la section 17. 80. Haïti. Le Gouvernement fait état de difficultés dues à l'ignorance ou à la négligence de commandants 79.
Répondant à la demande formulée par le Comité
dans son huitième rapport,' le Directeur général a présenté dans un document distinct 2 des renseignements sur l'âge auquel il peut être procédé sans danger à la vaccination et sur les complications qui risquent de se produire. Le Comité prend note du rapport qui lui a été présenté
de petits avions de transport ou d'aéronefs privés, dont les horaires de vol ne sont pas connus. Ces aéronefs n'étant pas dotés de l'équipement nécessaire
pour la désinsectisation à l'arrivée et au départ, il est possible que des Aëdes aegypti se trouvent à bord. Le Gouvernement haïtien suggère que l'Organisation fasse diffuser, à l'intention des intéressés, par l'intermédiaire de la presse, des clubs aéronautiques, etc., des renseignements sur les formalités sanitaires exigées. Le Comité estime que le problème soulevé doit être réglé à l'échelon local ou par entente entre les administrations sanitaires intéressées. Le Comité considère qu'il incombe aux exploitants d'aéronefs de se renseigner sur les formalités sanitaires exigées dans les aéroports étrangers. Philippines. Le Gouvernement déclare ce qui suit (traduction de l'anglais) : « L'inspection des aéronefs à l'arrivée révèle encore 81.
et prie le Directeur général d'étudier la question plus avant et de lui faire rapport lors d'une de ses réunions ultérieures. 86. 87.
Voir également les sections 118 à 120.
Une étude sur la période d'incubation de la
variole a fait l'objet d'un document distinct 2 présenté par le Directeur général. Le Comité prend note de ce rapport et des renseignements fournis par un Etat. Il considère que les éléments d'information dont on dispose ne suffisent pas à justifier
une modification de l'article 82 qui stipule: « Aux fins du présent Règlement, la période d'incubation de la variole est fixée à quatorze jours ». ' Actes off. Org. mond. Santé, 110, 45, section 61. 2 Non publié.
des cas d'infestation par les insectes, ce qui prouve que les méthodes de désinsectisation employées par les compagnies aériennes laissent toujours à désirer. »
50 88.
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
Le Directeur général, dans un document distinct,'
a rendu compte des progrès de l'éradication de la variole. Le Comité note les progrès encourageants de l'éradication de la variole dans les trois continents intéressés. 89.
Ce cas de variole est particulièrement intéressant, car le malade, à son entrée en République fédérale, était manifestement en bonne santé. Il avait été régulièrement vacciné en 1958 et était en possession d'un certificat valable de vaccination. Au moment de l'enquête, il n'était plus possible d'obtenir des précisions sur la prise du vaccin. A l'arrivée du voyageur à Francfort- sur -le -Main, la validité du certificat de vaccination avait été dûment contrôlée. Ainsi, toutes les dispositions réglementaires destinées à prévenir
Colonie d'Aden. Le Gouvernement signale qu'un
malade atteint de variole a débarqué à Aden du navire SAUDI, le 18 février 1961.2 90. Basutoland. Le Gouvernement signale qu'une épidémie de variole s'est produite pendant les mois de mars à juin 1961; l'origine de l'infection n'a pu
l'importation de la variole avaient été strictement observées. 92.
être découverte. République fédérale d'Allemagne. Le Gouvernement signale ce qui suit : 91.
Ghana. Le Gouvernement signale qu'au cours de
l'année les quatre cas suivants de variole ont été introduits au Ghana par le trafic international : 1) Enfant ghanéen, du sexe masculin, âgé de huit mois, résidant en Côte -d'Ivoire. La variole était apparue le 8 avril 1960. Arrivé par la route dans le
Quatre cas de variole, dus au trafic international, se sont produits en République fédérale d'Allemagne. Le 11 mars 1961, un photographe, âgé de 28 ans,
a débarqué à l'aéroport de Francfort -sur -le -Main, arrivant de l'Inde où il avait fait un séjour prolongé.2 Il ne'présentait aucun signe de maladie, et il a produit un certificat valable de vaccination contre la variole. A Francfort- sur -le -Main, ce photographe et l'ami qui
district de Sefwi (Ghana) le 13 avril, l'enfant est mort le 17 avril.
l'accompagnait - et qui avait travaillé avec lui en Inde - ont rencontré une de leurs connaissances venue
Dahoméen, âgé de 17 ans, arrivé le 7 août 1960 dans le district d'Anlo (Ghana), venant du Dahomey par la route. La variole est apparue le 9 août; le cas a été isolé le lendemain. 2)
d'Ansbach en voiture. Ils se sont d'abord rendus à Bensheim (Bergstrasse), où l'ami du photographe a son domicile permanent. Le photographe, qui devait tomber malade plus tard, est arrivé à Ansbach dans
Togolais âgé de 17 ans. Avait quitté le Togo le 3 octobre 1960 pour se rendre par la route dans le 3)
district d'Akwapim -New Juabeng (Ghana). La variole
la soirée du 11 mars 1961. Les premiers symptômes sont apparus le 18 mars. Deux jours plus tard, le malade a consulté un médecin
est apparue et il a été isolé le 12 octobre. 4)
Togolais âgé de 18 ans. Avait quitté le Togo pour se rendre par la route à Accra, le 6 janvier 1961. La
qui, le 25 mars, l'a envoyé au service des maladies infectieuses de l'hôpital municipal d'Ansbach, où la maladie a été considérée comme un cas de varicelle. De l'hôpital, le malade a écrit à son ami, à Bensheim,
variole est apparue le 11 janvier; il a été isolé le 21 janvier.
A l'exception du premier, tous ces cas ont guéri et ont été renvoyés dans leurs foyers. 93. Afrique du Sud. Le Gouvernement signale que les seuls cas de maladies quarantenaires dus au trafic
lui expliquant qu'il souffrait d'une sorte d'affection cutanée, probablement une varicelle. Cet ami connaissait le médecin principal de l'institut d'hygiène d'une université voisine : il l'a informé que son compagnon de voyage était atteint d'une affection de la peau. Le médecin principal s'est inquiété; il a avisé le médecin de l'aéroport de Francfort- sur -le -Main qui,
international ont été les cas de variole signalés le 19 décembre 1960. La source de la maladie a été retrouvée : il s'agissait d'un mineur bantou, recruté au Nyassaland, chez qui la maladie est apparue sept jours environ après qu'il eut quitté son pays d'origine. Espagne. Le Gouvernement communique les renseignements suivants au sujet de l'épidémie de variole 94.
à son tour, a fait part de ses soupçons au médecin de la santé publique d'Ansbach. Des examens de laboratoire effectués immédiatement ont permis de confirmer le diagnostic de variole dès le 29 mars à 9 heures du matin. Des mesures ont été prises sur -le-
champ pour arrêter cette épidémie. La mère du malade est tombée malade le 4 avril et son père le 7 avril 1961. La mère est décédée de la variole le 10 avril. Le 22 avril, le médecin qui traitait les varioliques et vivait avec eux en quarantaine est également tombé malade. ' Non publié. 2 Voir appendice 3.
qui a eu lieu à Madrid en février et mars 1961: Le cas importé était en possession d'un certificat de vaccination antivariolique délivré le 16 février 1959 par les services sanitaires espagnols.
Les cas secondaires observés ont été : deux cas à Madrid, contacts directs du cas importé; ces cas ont été isolés à l'Hôpital del Rey le 18 et le 23 février 1961. Les treize autres cas sont survenus à l'Hôpital del Rey.
ANNEXE 1
51
Parmi les cas secondaires observés à l'hôpital, il se trouvait une infirmière, une laborantine et un employé subalterne. Le dernier cas secondaire observé à l'hôpital a été isolé le 5 mars. Mesures prises: Surveillance sanitaire des passagers
Pour surmonter ces difficultés, le Gouvernement essaie, lorsque cela est possible, de baser les campagnes
ayant voyagé dans l'aéronef en compagnie du cas importé. Communication aux ambassades d'informations sur les passagers en transit ayant voyagé avec le cas importé. Placement sous surveillance de tous
de vaccination sur le recensement; il a mis à l'étude la création d'un groupe mobile de vaccination et le lancement de campagnes d'éducation de masse. Le Gouvernement signale qu'il n'y a pas eu de cas de maladies quarantenaires en liaison avec le trafic international à proprement parler (bateaux, avions); pourtant, le Togo est un territoire assez étroit, traversé par de nombreuses personnes, venant notamment du
les contacts du cas importé et des cas secondaires habitant Madrid. Vaccination de tout le personnel
Ghana et du Dahomey. 97. 98.
de l'Hôpital del Rey et interdiction des visites; suspension de la délivrance de certificats autorisant les malades à quitter l'établissement. Interdiction de tout contact avec l'extérieur au personnel de l'hôpital.
Voir également les sections 45 à 48. Union des Républiques socialistes soviétiques. Le
Gouvernement signale que quelques heures après l'arrivée à Moscou, le 6 avril 1961, d'un avion en provenance de Delhi (Inde), vol SU 054, on a décou-
Tous les cas de variole ont été diagnostiqués par identification du virus en laboratoire. Campagne de vaccination: Une campagne intensive de vaccination a été immédiatement exécutée à Madrid : elle a couvert 82 % de la population de la ville. En même temps, des opérations importantes ont été entreprises dans le reste du pays : les services sanitaires officiels ont ainsi effectué cinq millions de vaccinations antivarioliques. Compte tenu des vaccinations faites par des médecins privés, près des deux tiers de la population du pays ont été vaccinés contre la maladie. Soudan. Le Gouvernement signale qu'un cas de variole a été découvert dans un groupe de pèlerins à Geneina, le 25 mars 1961. Il s'agissait d'une femme 95.
vert que l'un des passagers était atteint de variole.' L'aéronef a donc été considéré comme infecté. A l'exception de trois passagers qui avaient déjà quitté Moscou, tous les autres ont été mis à l'isolement à Moscou pendant quatorze jours. Ce cas a été notifié télégraphiquement le 8 avril 1961 à l'Organisation qui
a ultérieurement été informée par lettre, en date du 26 mai, des mesures appliquées. Aucun cas secondaire
n'a été signalé. 99.
République Arabe Unie. Le Gouvernement signale
que deux cas de variole atténuée ont été importés par navire.' Royaume -Uni. Le Gouvernement signale ce qui suit (traduction de l'anglais) : « Au mois d'octobre [1960] un cas de variole atté100.
âgée de 38 ans, qui n'avait pas suivi l'itinéraire officiel.
Elle venait de Bamko (Mauritanie), ne possédait ni passeport ni documents sanitaires et n'avait jamais été
nuée a été diagnostiqué chez un homme d'affaires, deux
vaccinée. Un autre cas, qui en était à la phase de dessication, a été détecté le 7 avril 1961. Le malade était un enfant de deux ans, venant du Mali. Toutes les mesures nécessaires ont été prises et aucun cas secondaire n'a été observé. Togo. Le Gouvernement signale que 292 cas de variole (avec dix -huit décès) se sont produits au Togo 96.
jours après son retour d'Extrême- Orient par avion.'
Le malade a été mis à l'isolement le même jour. Des notifications appropriées ont été adressées aux autorités sanitaires des autres pays intéressés. Aucun cas secondaire ne s'est produit. » 101. Etats -Unis d'Amérique. Le Gouvernement signale ce qui suit (traduction de l'anglais) : « Une enquête a été faite parmi plusieurs groupes
pendant la période indiquée. Il donne à ce sujet les renseignements suivants :
échantillons de voyageurs arrivés par avion aux Etats -Unis; ces voyageurs ont été interrogés sur les pays où ils s'étaient trouvés, en plus du pays d'embarquement, au cours des quatorze jours précédant leur arrivée. Les résultats de l'enquête vont être publiés incessamment. Il en ressort que de nombreux voyageurs, en provenance de divers pays comprenant des zones où des cas de maladies quarantenaires existaient
L'épidémie d'Atakpamé, région oí1 la vaccination
avait cependant été pratiquée, a fait l'objet d'une enquête. Voici quelles ont été les principales difficultés rencontrées :
difficulté de diagnostic devant certaines éruptions mal caractérisées; b) difficulté de mener à bien des campagnes de vaccination systématique, les habitants, par ignorance, n'étant pas toujours prêts à collaborer; c) pour la même raison, difficulté de la campagne de vaccination accélérée en cas de recrudescence d'une épidémie. a)
à l'époque de leur voyage, arrivent aux Etats -Unis pendant la période d'incubation de la variole, à bord
d'avions n'ayant touché que des aéroports non infectés. » ' Voir appendice 3.
52
QÚiNZgME ASSEMBLE MONDIALE DE LA SANTE, PAkTIE I
TITRE VI. DOCUMENTS SANITAIRES
Article 96 102. Haïti. Le Gouvernement fait état de difficultés concernant la Déclaration maritime de santé. Certains capitaines de navires déclarent ne pas avoir la formule voulue ou ne pas savoir comment la remplir.
104.
Philippines. Le Gouvernement signale que, dans
bien des cas, la partie de la Déclaration générale d'aéronef qui a trait aux questions sanitaires n'est pas correctement remplie. Article 100 105.
Article 97 103.
France. Le Gouvernement signale que des
Haïti. Le Gouvernement signale que certains
difficultés continuent à être rencontrées, les Déclarations générales d'aéronef n'étant pas toujours remplies ou étant remises tardivement après l'arrivée.
capitaines demandent encore aux autorités portuaires, lorsqu'ils partent, une patente de santé ou un certificat sanitaire .
TITRE VII. DROITS SANITAIRES
Article 101 106.
Des plaintes répétées ont été reçues, tant de
gouvernements que d'associations internationales d'armateurs, signalant que des droits non autorisés par le Règlement continuent d'être perçus dans certains ports pour l'application de mesures quarantenaires. Quelques plaintes font état de droits non conformes aux dispositions du Règlement, notamment de droits
pour examens effectués en dehors des horaires normaux; dans d'autres, il est question de mesures ou de services spéciaux qui ne sont pas clairement visés par le Règlement. Le Directeur général s'est efforcé de faire la lumière sur le véritable objet de ces plaintes et, lorsqu'il est manifestement apparu que les mesures critiquées n'étaient pas conformes aux dispositions du
Règlement, il a invité les gouvernements à en faire cesser l'application.
TITRE VIII. DISPOSITIONS DIVERSES
Article 103
être considérées comme pèlerins. Les équipages d'avions transportant des pèlerins échappaient donc aux dispositions du Règlement non amendé relatives aux pèlerins. c)
Une administration sanitaire a soulevé la question de l'application de mesures sanitaires additionnelles aux équipages d'aéronefs qui transportent des voyageurs en Arabie Saoudite pour le Pèlerinage de La Mecque. Comme il est indiqué ci- après, le 107.
« Pèlerinage » s'entendait du pèlerinage aux
Directeur général, dans sa réponse, s'est référé au cas général des accords prévus à l'article 103. Il est d'avis que les mêmes principes s'appliquent aux dispositions légales et réglementaires édictées en vertu de l'article 103.
lieux saints du Hedjaz. Les voyageurs internationaux ordinaires, qui n'accomplissaient pas le Pèlerinage
ou qui n'accompagnaient pas des pèlerins ou ne voyageaient pas avec eux sur un navire n'étaient donc pas visés par les dispositions du Règlement non amendé relatives aux pèlerins; en conséquence, les dispositions de l'article 103 amendé ne s'appliquent manifestement pas à de tels voyageurs internationaux. d)
a) Lors de l'adoption du Règlement additionnel
de 1956 relatif au contrôle sanitaire du mouvement des pèlerins (résolution WHA9.48), l'article 103 a
été amendé et les « personnes prenant part à des rassemblements périodiques importants » ont été ajoutées aux autres catégories de personnes visées, à savoir les migrants et les travailleurs saisonniers.
Il découle de ce qui précède que tout accord
conclu ou toute réglementation édictée en vertu de
l'article 103 amendé ne peut s'appliquer qu'aux catégories suivantes de personnes : les migrants, les travailleurs saisonniers, les personnes prenant part au Pèlerinage aux lieux saints du Hedjaz et, si ces
Ainsi qu'en témoignent clairement pèlerins de La Mecque.
les procès -
verbaux de la Neuvième Assemblée mondiale de la
Santé, le membre de phrase ajouté désigne les
derniers voyagent sur un navire, également les personnes qui les accompagnent ou voyagent avec elles.
b) A l'article 1, non amendé, on trouvait du pèlerin de La Mecque la définition suivante : «toute personne qui accomplit le Pèlerinage; en ce qui concerne les passagers d'un navire à pèlerins, ce terme désigne également quiconque accompagne des personnes accomplissant le Pèlerinage ou voyage
Par conséquent, si l'administration sanitaire de l'Arabie Saoudite devait soumettre à l'examen (ce qui ne s'est pas produit) un accord à conclure en vertu des dispositions de l'article 103, pour l'applie)
cation de mesures sanitaires additionnelles aux équipages de la compagnie
avec elles ». Il est à noter que nulle part dans le texte du Règlement non amendé il n'était dit que les personnes accompagnant les pèlerins ou voyageant avec eux et se déplaçant par avion devaient
ledit accord ne serait pas conforme au Règlement,
...
de transports aériens,
à condition naturellement que les membres des équipages en question ne soient pas eux -mêmes des pèlerins.
ANNEXE 1
53
Le Comité fait sienne l'opinion exprimée par le Directeur général. Le Comité a été informé de la conclusion récente, entre les administrations sanitaires de l'Arabie Saoudite et du Pakistan, d'un arrangement ayant trait principa-
Les Etats liés par le présent Règlement additionnel s'engagent à exiger l'observation de normes appropriées d'hygiène et d'installation matérielle à 2.
lement aux pèlerins de La Mecque. Il estime qu'il s'agit d'un accord prévu d l'article 103 et que, si les dispositions relatives aux voyageurs internationaux autres que les pèlerins de La Mecque étaient éliminées du texte de l'accord, celui -ci serait conforme aux
bord des navires et des aéronefs qui transportent des passagers prenant part à des rassemblements périodiques importants, et ces normes ne doivent pas être inférieures à celles qui étaient appliquées en vertu du Règlement sanitaire international antérieurement à l'entrée en vigueur du présent Règlement additionnel. République Arabe Unie. Le Gouvernement signale ce qui suit (traduction de l'anglais) : « Nous avons constaté qu'en 1960 quelques pèlerins ont utilisé des bateaux à voile ne satisfaisant pas aux normes d'hygiène appropriées et qui n'avaient jamais
dispositions du Règlement. Le Comité reconnaît les avantages que de tels accords présentent pour les Etats et il exprime l'espoir que l'instrument en question sera revisé à la lumière des observations qui précèdent.
Le Pèlerinage de La Mecque de 1961 (année de l'Hégire) a été exempt de maladies quarantenaires; environ 1 185 950 personnes y ont pris part. Les exigences suivantes de l'administration sanitaire 108.
1380
été autorisés à transporter des pèlerins. Parmi ces bateaux, nous citerons les suivants : a) AL BASHIR, arrivé à la station de quarantaine
de l'Arabie Saoudite en matière de vaccination, applicables entre le 19 décembre 1960 et le 13 juin
1961 (saison des grands rassemblements périodiques) ont été annoncées le 23 janvier 1961 et régulièrement observées au cours de cette période : Variole. Certificat de vaccination antivariolique exigé des voyageurs en provenance de tous pays. Choléra. Certificat de vaccination, attestant l'administration de deux injections à une semaine d'intervalle, exigé de tous les voyageurs. En outre, les voyageurs en provenance d'une circonscription infectée devaient présenter un certificat attestant qu'avant leur arrivée ils avaient passé cinq jours dans un territoire indemne
d'El -Tor le 9 juillet 1961 avec 10 pèlerins à bord; b) DAR -EL- SALAM, arrivé à la station de quarantaine d'El -Tor le 9 juillet 1961 avec 20 pèlerins à bord. » Article 104 110.
Les arrangements suivants sont en vigueur :
a) arrangement conclu entre le Congo (Léopold -
de choléra (le temps de séjour à bord d'un navire
ville) et l'Ouganda, en vigueur depuis le leT février 1954; b)
pouvant être considéré comme passé dans un territoire indemne de choléra.) Fièvre jaune. Un certificat de vaccination antiamarile était exigé des voyageurs en provenance de circonscriptions infectées ou de zones d'endémicité amarile. Un certificat était également exigé des voyageurs en
arrangement entre les Gouvernements du
Danemark, de la Norvège et de la Suède, conclu le 19 mars 1955 et rendu applicable à la Finlande le ler décembre 1959 et aux îles Féroé le leT décembre 1960; c)
provenance d'un pays dont une partie seulement était comprise dans la zone d'endémicité. Pendant la période comprise entre le 14 juin 1961 et le 8 décembre 1961, les exigences en matière de certificats de vaccination applicables aux personnes effectuant un voyage international ont été ramenées aux dispositions prévues par le Règlement.' 109. Il est rappelé que l'article I, paragraphe 2, du Règlement additionnel du 23 mai 1956 (contrôle sanitaire du mouvement des pèlerins) est ainsi conçu :
arrangement entre l'Italie et la Yougoslavie,
conclu le 20 août 1955 et amendé le 22 avril 1959; d) arrangement entre les Etats Membres de l'Union
de l'Europe occidentale et l'Irlande, en vigueur depuis le 15 juin 1956; e) arrangement entre la Bulgarie, la Grèce et la Yougoslavie, conclu le 12 juin 1957. 111.
Voir également la section 83.
ANNEXES
Annexe 1 Indonésie. Le Gouvernement signale qu'un 112. certificat d'exemption de la dératisation a été envoyé,
siennes depuis sept mois. Le certificat déclarait que l'inspection avait été faite en mer. L'autorité portuaire indonésienne n'a pas reconnu la validité de ce certificat.
par courrier aérien, d'un pays étranger à un navire qui n'avait pas quitté les eaux territoriales indoné1 Voir les observations du Comité à la section 107.
Le Comité approuve l'attitude prise par l'autorité portuaire. La délivrance d'un certificat d'exemption de la dératisation dans les conditions décrites ci- dessus n'est manifestement pas conforme au Règlement.
54
QUINZIME ASSEMBLE MONDIALE DE LA SANT, PARTIE I
Annexe 2 113.
interprétations qu'en a données l'Assemblée de la
Le Comité a été informé qu'un Etat exige des
Santé, et pour veiller en particulier à ce que les certificats soient entièrement remplis et que toutes les inscriptions qui y figurent soient lisibles.$ iii) Il convient de ne s'écarter en aucun cas des modèles de certificats de vaccination reproduits dans les annexes 2, 3 et 4 du Règlement, et aucune photographie ne doit être apposée sur les certificats.4
voyageurs arrivant d'un autre Etat la présentation d'un certificat attestant l'administration de deux injections de vaccin anticholérique à une semaine d'intervalle. Le Comité se rend compte que la mention « la validité de ce certificat couvre une période de six mois commençant six jours après la première injection du vaccin...»,
qui figure à l'annexe 2, peut avoir donné lieu à malentendu. Il rappelle les dispositions de l'article 61, paragraphe 2, selon lesquelles «les étalons de vaccins anticholériques en vigueur dans les territoires où les vaccinations sont effectuées sont reconnus valables par toutes les administrations sanitaires. » Le Comité reconnaît que tout territoire où la vaccination anticholérique est pratiquée a le droit de décider
S'il n'est pas imprimé dans la forme réglementaire, ou s'il n'est pas rempli en anglais ou en français, iv)
le certificat n'est pas valable aux termes du Règlement. 5
Annexes 2 et 3 116.
s'il faut deux injections ou si une seule suffit. Par contre, le Règlement n'autorise aucun territoire à
Comme l'avait recommandé le Comité,6 le
exiger que, dans un autre territoire, la vaccination anticholérique au moyen de deux injections soit de règle.
Annexes 2, 3 et 4 114. France. Le Gouvernement signale qu'un certain nombre de passagers sont dépourvus des certificats de vaccination internationaux qu'ils devraient pos-
Directeur général a poursuivi son enquête sur l'exemption des nourrissons de l'obligation d'être munis d'un certificat de vaccination contre le choléra et contre la fièvre jaune. a) Cent huit Etats ou territoires exigent des personnes en provenance d'une circonscription infectée un certificat de vaccination contre le choléra; 74 d'entre eux exemptent les enfants de moins d'un
séder. 115.
an de cette obligation; 10 autres en exemptent les enfants de moins de six mois (proportion des Etats accordant des exemptions : 77,7 %). b) Sur 106 Etats ou territoires qui exigent un certificat de vaccination contre la fièvre jaune,
Philippines. Le Gouvernement signale qu'il y a
toujours des passagers arrivant sans certificats de vaccination. Ils affirment que l'agence de voyage, la compagnie aérienne ou la compagnie maritime en
cause ne leur a pas fait savoir que ces certificats étaient exigés ou les a assurés qu'ils ne l'étaient pas. Il se trouve encore des voyageurs qui présentent des certificats de vaccination établis sur papier à en -tête de praticiens privés et non sur formule internationale. Très souvent, les dates portées sur les certificats sont
68 exemptent de l'obligation les enfants de moins d'un an et trois les enfants de moins de six mois (proportion des Etats accordant des exemptions : 67 %).
Annexe 3 117.
écrites à la main de façon illisible; en outre, elles ne sont pas données dans l'ordre « jour, mois, année ». On ne voit pas clairement quand la validité du certi-
Des renseignements sur la vaccination anti-
amarile des singes transportés en trafic international sont donnés dans un document distinct.'
ficat expire; d'autre part, les mois sont indiqués en chiffres et non en lettres. Certains certificats de vaccination (sur formule internationale) ne portent pas le cachet d'authentification prescrit par l'autorité sanitaire du territoire où la vaccination a été pratiquée. Le Comité rappelle les opinions qu'il a précédemment exprimées 1 et suivant lesquelles: i)
Le Comité prend note de la communication du Gouvernement des Etats -Unis d'Amérique relative à la vaccination antiamarile des singes transportés dans le trafic international; il estime que le meilleur moyen de résoudre ce problème consiste, pour les Etats intéressés, à conclure entre eux des accords bilatéraux, en dehors des dispositions du Règlement. Annexe 4
La date doit être portée sur les certificats de
vaccination dans l'ordre des indications suivantes: jour, mois, année - le mois étant indiqué en lettres et non en chiffres.2 ii) Les administrations sanitaires doivent prendre toutes mesures raisonnables pour faire en sorte que les certificats délivrés sur leur territoire soient
Australie. Le Gouvernement signale ce qui suit (traduction de l'anglais) : « D'une façon générale, l'application du Règlement ne donne lieu à aucune difficulté, sauf les exigences 118. 3 Actes off. Org. mond. Santé, 102, 50. 4 Actes off. Org. mond. Santé, 56, 49. 5 Actes off. Org. mond. Santé, 102, 48. 6 Actes off Org. mond. Santé, 64, 36; 102, 45, section 54.
conformes aux dispositions du Règlement et aux 1 Deuxième édition annotée (1961) du Règlement sanitaire international, p. 43, notes a 2), 4), 5) et 6). 2 Actes off. Org. mond. Santé, 56, 54.
' Non publié.
ANNEXE 1
55
de certains pays en matière de vaccination contre la variole.
sous la rubrique « Exemption de la vaccination », deux
observations sont formulées que nous répétons ici : 1. Pour raison d'âge : certains pays n'exigent pas de certificats de vaccination des enfants en bas âge. 2. Pour raisons médicales : si le vaccinateur estime qu'une vaccination est contre -indiquée pour raisons médicales, il doit donner à l'intéressé un certificat
» Cette question a déjà été portée à votre attention, mais elle est devenue encore plus compliquée pendant l'année en cours.
» Il semble que des pays d'Europe méridionale persistent à penser que la vaccination antivariolique n'est pas souhaitable avant l'âge de douze mois et que, récemment, des pays d'Europe centrale aient pris la décision de renoncer à la vaccination après l'âge de trois ans. » Pour les personnes qui effectuent des voyages internationaux, cette diversité d'attitude crée beaucoup de confusion et d'embarras. Il est donc indispensable
indiquant les raisons qui motivent son opinion, mais la décision finale d'exemption de la vaccination
appartient uniquement à l'autorité sanitaire du lieu d'arrivée.
que l'Organisation mondiale de la Santé publie très prochainement une déclaration faisant autorité sur les exigences en cette matière, afin que des directives
» Comme c'est l'autorité sanitaire du pays d'arrivée qui décide de la validité de tout certificat, ainsi que de l'acceptation de toute contre -indication médicale
à la vaccination, ce sont les règlements du pays
d'arrivée qui font loi. Ainsi, les voyageurs qui arrivent
puissent être données à tous les services 119.
officiels
ayant à s'occuper de voyageurs internationaux. » République du Viet -Nam. Le Gouvernement signale ce qui suit :
dans certains pays ont parfois à supporter des frais d'isolement, des pertes de temps, etc., lorsqu'il y a divergence d'opinion entre ces pays et le pays de provenance.
«Une passagère ..., venant du Japon sur le S/S CAMBODGE, arriva à Saigon le 21 septembre 1960,
» Il n'existe aucun ouvrage généralement agréé où soient exposés les arguments pour et contre la primo vaccination à différents âges.
non munie du certificat international de vaccination. Dès son embarquement, au Japon, l'intéressée,
» L'OMS rendrait un grand service au CIME et à ses Membres en publiant un document faisant autorité sur les âges auxquels il est possible de procéder
invitée par le médecin de bord à se faire vacciner contre la variole, a refusé de remplir cette formalité, prétendant appartenir à une secte religieuse prohibant l'emploi de médicaments et toute intervention médicale humaine. Lors de son arrivée à Saigon, le 21 septembre 1960, l'agent principal de la santé, médecin arraison-
en toute sécurité à la primovaccination et sur les risques de complications.
» Toute étude ayant pour objet de préciser et de simplifier le régime des voyages internationaux serait extrêmement utile au CIME. » 121.
Voir les sections 85 et 87.
neur du port de Saigon, a de nouveau invité cette passagère à se conformer au Règlement sanitaire international, mais ce fut toujours en vain, malgré d'instantes recommandations. » 120.
Annexe 6 122.
Danemark.
Le
Gouvernement signale que
Comité intergouvernemental pour les Migrations
européennes. Le CIME a adressé la communication suivante (traduction de l'anglais) : « Bien que le Règlement sanitaire international
comprenne un article visant spécifiquement les migrants (l'article 103), tous les pays où le CIME envoie des migrants formulent à l'égard de ceux -ci les mêmes exigences en matière de certificats de vaccination antivariolique, anticholérique et antiamarile qu'à l'égard des voyageurs internationaux non
l'abolition des listes de passagers n'est pas de nature à faciliter le dépistage des voyageurs internationaux suspects de variole. Le Comité a été informé que, lorsqu'en raison d'un cas de maladie quarantenaire il est nécessaire de retrouver les voyageurs après l'arrivée, les noms des voyageurs dont il s'agit peuvent facilement être obtenus auprès des compagnies de transport aérien.
migrants. En conséquence, dans son instruction générale interne NO 208.2 (Migrant Movements : Vaccination Requirements and Medical Restrictions),
Le Comité tient à remercier tout particulièrement de leur collaboration les membres du personnel de l'Organisation dont les noms suivent:
le CIME a simplement repris les dispositions de la
brochure ... Certificats de vaccination exigés dans les voyages internationaux. » Malheureusement, il existe entre certains pays des divergences d'opinion au sujet des dangers de la
Dr J. M. Barns, Consultant, Service de la Lutte contre
les Vecteurs, Division de l'Hygiène du Milieu; Président du Comité d'experts des Insecticides (1961)
M. F. Gutteridge, Chef du Service juridique Dr A. Lysenko, Division de l'Eradication du Paludisme
primovaccination antivariolique à différents âges. » Dans l'avant -propos de la publication Certificats de vaccination exigés dans les voyages internationaux,
M. J. W. Wright, Chef du Service de la Lutte contre les Vecteurs, Division de l'Hygiène du Milieu.
56
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
Appendice 1 AÉROPORTS INTERNATIONAUX: LUTTE CONTRE LES MOUSTIQUES VECTEURS DE MALADIES
Lettre circulaire C.L.14, en date du 5 mai 1961, adressée aux gouvernements par le Directeur général de l'Organisation mon-
leurs aéroports internationaux sont maintenus exempts d'Aëdes
diale de la Santé J'ai l'honneur d'appeler votre attention sur le onzième rapport
aegypti et de moustiques vecteurs du paludisme et d'autres maladies. Le Comité a en outre prié le Directeur général de tenir toutes les administrations sanitaires au courant de la situation et de l'informer de son évolution. En conséquence, et
du Comité d'experts des Insecticides (Désinsectisation des Aéronefs), paru en 1961 dans la Série de Rapports techniques sous le No 206. Je me permets de me référer notamment aux recommandations qui concernent, d'une part, la protection des
pour faciliter les transports aériens internationaux, je vous serais très obligé de me communiquer trimestriellement les renseignements qui font l'objet du questionnaire ci-joint. [reproduit à la page suivante] En outre, dans le même rapport, le Comité de la Quarantaine
aéroports contre les vecteurs et, d'autre part, les méthodes utilisées pour la désinsectisation des aéronefs.
A la section 2.1, le Comité a souligné : a) que trop nombreux sont les aéroports internationaux dont la situation sanitaire, pour satisfaisante qu'elle soit du point de vue des risques d'infection amarile, ne saurait être consi-
internationale a noté et fait sienne l'opinion exprimée par le Comité d'experts des Insecticides dans son onzième rapport, selon laquelle la désinsectisation des aéronefs en cours de vol au moyen d'aérosols, telle qu'on la pratique actuellement, n'est pas biologiquement efficace. Le Comité d'experts a même déclaré
que la désinsectisation des aéronefs « en l'air » au moyen d'aérosols ne doit pas être considérée comme répondant à tous les objectifs du Règlement sanitaire international, en ce sens qu'elle ne peut à la fois être suffisante et occasionner aux passagers et à l'équipage un minimum de gêne.
dérée comme telle pour ce qui est des moustiques vecteurs d'autres maladies humaines, et b) qu'aussi longtemps que cette situation demeurera inchangée, il subsistera un danger grave et constant d'introduction par transport de moustiques dangereux dans les zones réceptives.
Le Comité de la Quarantaine internationale a noté que la désinsectisation « cales enlevées », dont le Comité d'experts des Insecticides fait mention dans la section 2.2 de son onzième
En conséquence, j'aimerais insister sur les recommandations suivantes figurant à la page 6 du rapport, à savoir : que les Etats Membres soient instamment invités à prendre des dispositions pour remédier à la situation peu satisfaisante i)
rapport, est recommandée à titre de solution provisoire en attendant qu'il soit possible d'appliquer de meilleurs procédés. Cette désinsectisation est considérée comme une solution de remplacement techniquement acceptable pour diffuser des aérosols dans la cabine des passagers et les autorités sanitaires, de même que les compagnies de transport aérien, pourraient en explorer plus complètement les possibilités pratiques, étant donné qu'elle permet d'abréger sensiblement la durée du transit. En ce qui concerne l'aérosol lui -même, les gouvernements sont priés de se référer aux normes recommandées pour ce type
actuelle; et ii)
que les autorités sanitaires s'efforcent, dans toute la
mesure possible, non seulement d'appliquer les dispositions du Règlement sanitaire international qui exigent que la superficie comprise dans le périmètre de tout aéroport soit maintenue exempte d'Aedes aegypti, mais également de maintenir cette zone indemne d'autres moustiques.
Le Comité a énuméré, à la page 7 (a - d), les mesures qui permettraient d'obtenir ce résultat et, dans la mesure des possibilités budgétaires de l'Organisation, je suis prêt à envisager de fournir aux gouvernements qui le demanderaient des conseils
de produit par le Comité d'experts des Insecticides dans la section 2.3 de son onzième rapport, ainsi qu'à la méthode provisoire d'essai biologique des aérosols proposés pour la désinsectisation des aéronefs (annexe 2). Les recommandations
faites par le Comité d'experts dans son septième rapport au sujet de la dose d'aérosol standard à diffuser demeurent inchangées. Cette dose est de 35 g de préparation pour 100 m3 d'espace
techniques concernant la planification et l'exécution de programmes anti- vecteurs dans les aéroports internationaux. Sans doute vous intéressera -t -il de savoir que le Comité OMS de la Quarantaine internationale a examiné le rapport ci- dessus mentionné et qu'il a, dans son huitième rapport, qui a été adopté
clos à traiter. Dans ce domaine également, l'Organisation est maintenant en mesure de fournir une assistance à tout Etat Membre désireux d'évaluer l'efficacité de la préparation actuellement utilisée sur son territoire pour la désinsectisation des
par la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé et qui paraîtra dans l'annexe 1 des Actes officiels No 110, prié le Directeur général de demander aux gouvernements dans quelle mesure
aéronefs, en mettant à sa disposition l'aérosol standard de référence et les souches standard de mouches dont il est question
dans le rapport du Comité d'experts.
ANNEXE 1
57
INSPECTION DES AÉROPORTS INTERNATIONAUX POUR LA RECHERCHE DES MOUSTIQUES VECTEURS DE MALADIES : RELEVE TRIMESTRIEL Nom de l'aéroport Ville
Province
Pays
Période considérée du au
1.
Périmètre (superficie délimitée par une ligne entourant les bâtiments de l'aéroport et toute aire ou plan d'eau servant ou destiné à servir au stationnement des aéronefs) A.
Gîtes larvaires (Spécifier la méthode et la fréquence des inspections)
Signaler d'une croix la présence de : Aëdes AnophéDivers aegypti linés
Remarques (Décrire le type d'emplacement et l'importance des gîtes)
B.
Adultes (Voir parenthèse ci- dessus)
Remarques (Décrire l'emplacement et l'importance)
2.
Zone de protection (zone s'étendant sur 400 mètres au moins au -delà du périmètre) A.
Gîtes larvaires
Signaler d'une croix la présence de : Aëdes aegypti
Remarques (Voir parenthèse ci- dessus)
(Voir parenthèse ci- dessus)
Anophélinés 1
Divers
B.
Adultes
(Voir parenthèse ci- dessus) I 1
l
1 FONCTIONNAIRE RESPONSABLE :
DATE :
58
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
Appendice 2 APPROVISIONNEMENTS EN EAU DE BOISSON DANS LES PORTS ET AÉROPORTS INTERNATIONAUX Lettre circulaire C.L.17, en date du 18 mai 1961, adressée aux gouvernements par le Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé
tabes si leurs ports et aéroports internationaux sont approvisionnés en eau pure de la qualité indiquée ci- dessus.
Or, vous le savez, aux termes de l'article 14 du Règlement sanitaire international, les administrations sanitaires sont tenues
J'ai l'honneur d'appeler votre attention sur le paragraphe 30 du huitième rapport établi par le Comité de la Quarantaine internationale. Ce rapport, je le rappelle, a été adopté par la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé (résolution WHA14.41).
Pour des raisons de commodité, je reproduis ici un extrait du paragraphe précité : Le Comité a été informé de plusieurs cas dans lesquels de
de faire en sorte que tout port ou aéroport soit pourvu d'un service d'eau potable. Aussi vous serais-je reconnaissant, en vue d'aider les transporteurs internationaux à assurer l'approvisionnement en eau potable des passagers et des équipages, de bien vouloir m'informer de la mesure dans laquelle vos ports et aéroports internationaux disposent d'une telle eau. Peut -être le questionnaire et les critères d'interprétation figurant sur l'imprimé ci-joint vous seront -ils de quelque utilité pour évaluer la qualité de l'eau de boisson fournie. Des exemplaires de cet imprimé pourraient être envoyés à chaque port ou aéroport international. Les renseignements que l'on recueillerait ainsi permettraient de porter un jugement définitif sur la qualité des approvisionnements en eau assurés. Il suffit que vous me transmettiez une liste de tous vos ports et aéroports internationaux, en indiquant pour chacun d'eux, selon le cas,
l'eau bactériologiquement contaminée avait été distribuée dans des ports. Il rappelle son opinion antérieure selon laquelle la qualité de l'eau de boisson ne devrait jamais être inférieure à celle qui est définie dans la publication de l'OMS intitulée Normes internationales applicables à l'eau de boisson, en ce qui concerne particulièrement les conditions bactériologiques (section 2), mais aussi les conditions chimiques et physiques (sections 3.1, 3.2.1 et 3.2.2). Il recommande que l'Assemblée mondiale de la Santé prie le Directeur général de demander aux administrations sani-
soit que la qualité de l'eau (déterminée d'après les résultats d'examens effectués en laboratoire) est satisfaisante, soit qu'elle laisse à désirer, soit que vous manquez de renseignements.
SCHÉMA PROPOSÉ POUR L'ÉTABLISSEMENT DES RAPPORTS SUR LA QUALITÉ DES APPROVISIONNEMENTS EN EAU DE BOISSON DANS LES PORTS ET AÉROPORTS INTERNATIONAUX Il y a lieu de rassembler les renseignements indiqués ci -après Rubriques
concernant les échantillons prélevés dans chaque port ou aéroport aux sorties d'eau normalement utilisées ou simplement
QUALITÉ BACTÉRIOLOGIQUE 5.
accessibles pour l'approvisionnement en eau de boisson des navires ou des aéronefs, ainsi que des équipages et des passagers en transit. Seuls doivent être communiqués les renseignements
Intervalle maximum entre deux prélèvements consécutifs effectués pour l'analyse bacté-
relatifs aux échantillons qui ont été prélevés soit par l'autorité sanitaire du port ou de l'aéroport, soit par un organisme officiel de santé publique, et qui ont été analysés dans un laboratoire officiellement agréé. Il convient de soumettre un rapport distinct pour chaque port ou aéroport international et d'insérer dans ce rapport les renseignements relatifs aux diverses installations appartenant à la zone du port ou de l'aéroport qui est desservie par un même réseau de distribution d'eau. Si l'eau est distribuée dans différentes parties de la zone d'un port ou aéroport, par plusieurs réseaux distincts, il faut soumettre un rapport pour chacun des réseaux. Tout réseau simultanément alimenté en eau traitée et en eau non traitée doit être considéré comme débitant de l'eau non traitée. Le terme «traitement» est défini dans la section 1.6 des Normes internationales applicables à l'eau de boisson. Rubriques 1.
6.
riologique au cours des 12 derniers mois Nombre minimum d'échantillons prélevés pour l'analyse bactériologique dans un mois quelconque au cours des 12 derniers mois
7.
Nombre d'échantillons prélevés pour l'analyse bactériologique au cours des 12 derniers mois
S'il s'agit d'eau traitée 8.
Nombre d'échantillons sans bactéries coliformes ou dont l'indice MPN * de bactéries coliformes est inférieur à 1,0
9.
Nom et emplacement du port ou de l'aéroport
Pourcentage d'échantillons satisfaisants rubrique 8 ( 100x rubrique 7 )
Identification du réseau de distribution 2. 3.
d'eau auquel a trait le présent rapport Nombre d'employés régulièrement présents Nombre de personnes en transit (équipages et passagers) ayant utilisé les installations au cours des 12 derniers mois Nombre moyen de personnes desservies quo rubrique 3 tidiennement ( rubrique 2+ 365 )
10. 11.
Nombre d'échantillons dont l'indice MPN * de bactéries coliformes est supérieur à 10 Nombre de paires d'échantillons consécutifs dont les indices MPN * de bactéries coliformes sont compris entre 8 et 10 . .
4.
* Indice MPN : nombre le plus probable d'organismes présents dans 100 ml d'eau.
ANNEXE Z Rubriques
59 Intervalle maximum entre deux prélèvements consécutifs Nombre minimum d'échantillons à prélever chaque mois
S'il s'agit d'eau non traitée 12.
Population desservie
Nombre d'échantillons sans bactéries coliformes ou dont l'indice MPN * de bactéries coliformes est inférieur à 10
Jusqu'à 20 000 habitants
1 mois 2 semaines
de 20 001 à 50 000 habitants de 50 001 à 100 000 habitants plus de 100 000
13.
Pourcentage d'échantillons satisfaisants rubrique 12 (100x rubrique 7
4 jours
1 jour
14.
Nombre d'échantillons dont l'indice MPN * de bactéries coliformes est supérieur à 20 Nombre de paires d'échantillons consécutifs dont les indices MPN * de bactéries coliformes sont compris entre 15 et 20 . . 2.
habitants
Un échantillon par 5000 habitants Un échantillon par 5000 habitants Un échantillon par 5000 habitants Un échantillon par 10 000 habitants
15.
S'il s'agit d'eau traitée
Le pourcentage (rubrique 9) d'échantillons sans bactéries coliformes, ou dont l'indice MPN * de bactéries coliformes est inférieur à 1,0, ne doit pas être inférieur à 90 (paragraphe 2.3.2.1).
QUALITÉ CHIMIQUE
Aucun échantillon (rubrique 10) ne doit avoir un indice MPN * de bactéries coliformes supérieur à 10 (paragraphe 3.
16.
Intervalle maximum entre deux prélèvements consécutifs effectués pour l'analyse chimiquc au cours des 12 derniers mois
2.3.2.1). 4. Deux échantillons consécutifs (rubrique 11) ne doivent jamais avoir l'un et l'autre un indice MPN * de bactéries coliformes compris entre 8,0 et 10,0 (paragraphe 2.3.2.1).
Valeurs maximums (en milligrammes par litre), signalées à un moment quelconque dans un échantillon quelconque pendant la période susmentionnée, de la teneur en : 17.
S'il s'agit d'eau non traitée 5. Le pourcentage (rubrique 13) d'échantillons sans bactéries coliformes, ou dont l'indice MPN * de bactéries coliformes est inférieur à 10, ne doit pas être inférieur à 90 (paragraphe 2.3.2.2).
Plomb (évalué en Pb) Sélénium (évalué en Se) Arsenic (évalué en As)
18. 19.
Aucun échantillon (rubrique 14) ne doit avoir un indice MPN * de bactéries coliformes supérieur à 20 (paragraphe 6.
2.3.2.2). 7. Deux échantillons consécutifs (rubrique 15) ne doivent jamais avoir l'un et l'autre un indice MPN * de bactéries coliformes compris entre 15 et 20 (paragraphe 2.3.2.2).
20. 21.
Chrome (évalué en Cr hexavalent) Cyanures (évalués en CN)
Note: Pour le calcul des indices MPN, se reporter à l'annexe 2 des Normes internationales applicables à l'eau de boisson.
Analyse chimique 8. En ce qui concerne les échantillons prélevés dans un réseau
CRITÉRES D'INTERPRÉTATION
de distribution pour l'analyse chimique d'une eau traitée ou non traitée, l'intervalle maximum entre deux prélèvements consécutifs (rubrique 16) doit être rapporté au nombre moyen de personnes desservies (rubrique 4), conformément au tableau suivant (paragraphe 3.1.3) : Population desservie Intervalle maximum entre deux prélèvements consécutifs
(Les cotes de paragraphes renvoient aux Normes internationales applicables à l'eau de boisson, 1958. Les cotes de rubriques renvoient aux rubriques [ci- dessus] du Schéma proposé pour l'établissement des rapports sur la qualité des approvisionnements en eau de boisson dans les ports et aéroports internationaux.)
Les Normes internationales applicables à l'eau de boisson exigent: 1.
Jusqu'à 50 000 habitants Plus de 50 000 habitants 9.
6 mois 3 mois
En ce qui concerne les échantillons prélevés dans les réseaux
de distribution pour l'analyse bactériologique, que l'intervalle maximum entre deux prélèvements consécutifs (rubrique 5) et que le nombre d'échantillons à prélever chaque mois (rubri-
que 6) soient rapportés au nombre moyen des personnes desservies quotidiennement (rubrique 4), conformément au tableau suivant (paragraphe 2.2.6) :
Les teneurs maximums en substances toxiques ne doivent pas dépasser les valeurs suivantes, exprimées en milligrammes par litre (paragraphe 3,2.1) : Rubrique 17 - Plomb (évalué en Pb) : 0,1 mg /1 Rubrique 18 - Sélénium (évalué en Se) : 0,05 mg /1 Rubrique 19 - Arsenic (évalué en As) : 0,2 mg /1 Rubrique 20 - Chrome (évalué en Cr hexavalent) : 0,05 mg /1 Rubrique 21 - Cyanures (évalués en CN) : 0,01 mg /1
* Indice MPN : nombre le plus probable d'organismes présents dans 100 ml d'eau.
60
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
Appendice 3 CAS DE MALADIES QUARANTENAIRES (VARIOLE) IMPORTÉS PAR NAVIRES ET AÉRONEFS 1 e juillet 1960 au 30 juin 1961 1 Nombre de cas et source probable de l'infection
ou aéronef
Navire
Date d'arrivée
Port d'arrivée
Provenance
Observations
1960
Aéronef
3 oct.
Londres (Royaume -Uni)
Kuala Lumpur, Singapour, Colombo Macassar, Surabaya
1 cas
Variole atténuée (diagnostic clinique); hospitalisé le 5 octobre.
GANA
8 oct.
Tandjungpriok (Indonésie)
1 cas 2
Migrant de 28 ans, embarqué à Macassar, le 28 sept.; cas signalé à Tandjungpriok le 21 oct.; hospitalisé à Djakarta; décédé le
26 oct.; était en possession d'un certificat de vaccination non valable. 1961
Crry OF BROOKLYN
20
janv.
Cochin (Inde)
Calcutta, Trincomalee
1 cas; 2
Membre de l'équipage; apparition
Calcutta
de la maladie le 18 janv.; pas de document relatif à la vaccination du malade. Cas diagnostiqué et isolé le 6 févr.; certificat de vaccination délivré en Espagne le 16 févr. 1959. Membre de l'équipage atteint de variole atténuée; avait quitté Bombay le 26 janv.; certificat de vaccination délivré à Bombay le 9 janv. 1961.
Aéronef
27 janv.
Madrid (Espagne)
Bombay, Rome
1 cas; Inde
KAZIMAH
17 févr.
Port-Said (République Arabe Unie)
Mena al Ahmadi
1 cas; Bombay
SAUDI
18 févr.
Aden
Bombay
1 cas; Bombay
Passager de pont âgé de deux ans et
demi; apparition de la maladie le 17 févr. (fièvre); variole diagnostiquée le 21 févr.; primovaccination réussie à Aden le 21 janv. 1959.
Aéronef
11 mars
Francfort- sur -le -Main
(République fédérale d'Allemagne) 24 mars Suez (République Arabe Unie)
Calcutta, Karachi
1 cas; Inde
Apparition de la maladie le 18 mars;
hospitalisé à Ansbach le 25 mars; cas diagnostiqué le 29 mars; avait été revacciné à Ansbach en 1958. Membre de l'équipage atteint de va-
STRATHNAVER
Bombay, Aden
1 cas; Bombay
barqué à Bombay
riole atténuée; âgé de 44 ans; emle 17 mars;
apparition de la maladie le 22 mars;
certificat de vaccination délivré à Bombay le 14 mars 1961. Aéronef 6 avril
Moscou (URSS)
Delhi
1 cas ;
Certificat de revaccination délivré en 1960.
Inde
1 Voir également sous « Variole », pp. 49 -51. 2 Etant donné l'importance du trafic maritime dans la région, ce cas est mentionné bien qu'il ne s'agisse pas d'un cas importé
ANNEXE 1
61
2. DIXIÈME RAPPORT DU COMITÉ DE LA QUARANTAINE INTERNATIONALE 1 [WHO /IQ /123 - 3 mai 1962]
Le Comité de la Quarantaine internationale a tenu sa dixième réunion au Palais des Nations, à Genève, le 3 mai 1962. 11 s'agissait d'une réunion spéciale convoquée par le Directeur général pour examiner un problème urgent en vue de formuler des recommandations à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé. Le Directeur général avait invité les mêmes experts qu'à la neuvième réunion du Comité, étant donné que
dations à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé) a été approuvé. Le Comité rappelle que, lorsqu'il a tenu sa cinquième
réunion (c'est -à -dire en 1957), depuis des dizaines d'années, les seuls cas déclarés d'infection à vibrion El Tor avaient été enregistrés aux Célèbes. C'est en considération de ce fait qu'il avait émis l'avis que cette
le problème à l'ordre du jour avait déjà été examiné à titre préliminaire lors de cette neuvième réunion. La composition du Comité était la suivante : Membres
maladie ne devrait pas être comprise dans le terme choléra, maladie quarantenaire au sens du Règlement sanitaire international.2 La Onzième Assemblée mon-
diale de la Santé avait entériné cet avis.3 Le Comité rappelle qu'à sa neuvième réunion, tenue en novembre 1961, il avait estimé que, les modes
Dr M. K. Afridi, Honorary Consultant (Paludologie) à la Division de la Santé du Ministère de la Santé, du Travail et de la Prévoyance sociale, Pakistan Dr J. C. Azurin, Directeur du Bureau de la Quarantaine, Département de la Santé, Manille, Philippines Dr J. A. Bell, Chef de la Section d'Epidémiologie, Laboratoire des Maladies infectieuses, Instituts nationaux de la Santé, Bethesda, Maryland, EtatsUnis d'Amérique M. R. W. Bonhoff, Représentant chargé des questions de facilitation, Deutsche Lufthansa A.G., Cologne, République fédérale d'Allemagne Dr L. H. Murray, Médecin principal au Ministère de la Santé, Londres, Royaume -Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord Dr J. N. Robertson, Médecin principal, Division des Relations publiques, Ministère de la Santé, Accra, Ghana
de propagation de même que d'autres aspects épidémiologiques de cette maladie étant mal connus, des
recherches s'imposaient d'urgence pour déterminer les caractéristiques de cette affection et les mesures propres à l'enrayer. Le Comité constatait avec satisfaction que le Directeur général comptait réunir au début de 1962 un groupe scientifique des recherches sur le choléra chargé d'étudier les questions qui se posaient au sujet du choléra et du paracholéra, notamment la valeur des vaccins. Le Comité priait le Direc-
teur général de lui présenter, lors de sa prochaine réunion, les résultats des recherches et les recommandations du groupe scientifique.' Le Comité note que le Directeur général a convoqué le groupe scientifique des recherches sur le choléra à Genève du 2 au 6 avril 1962 et organisé des échanges de
vues sur l'infection à vibrion El Tor, qui ont eu lieu à la mi -avril 1962 au Bureau régional du Pacifique occidental. Il félicite le Directeur général de la rapidité remarquable avec laquelle il a ainsi mis le problème à l'étude et soumis des renseignements et des recom-
Le Dr W. A. Karunaratne et le Dr H. M. Penido ont été empêchés d'assister à la réunion. Secrétariat
mandations à la réunion spéciale du Comité. Le Comité a étudié les rapports détaillés concernant
Dr R. I. Hood, Médecin en chef, Quarantaine internationale, Division des Maladies transmissibles (Secrétaire)
plusieurs poussées d'infection à vibrion El Tor (en Indonésie, au Sarawak (juillet 1961), à Macao (août 1961), à Hong Kong (août 1961), aux Philippines (septembre 1961) et dans le Bornéo du Nord (janvier 1962)) et il a examiné les opinions des experts à ce sujet, y compris les conclusions et recommandations du groupe scientifique des recherches sur le choléra et les constatations de la réunion susmentionnée de Manille. 1 Voir résolution WHA15.38. 9 Actes off. Org. mond. Santé, 87, 400. 3 Résolution WHA11.44. 4 Voir section 67 du neuvième rapport du Comité, p. 47.
M. F. Gutteridge, Chef du Service juridique Dr B. Cvjetanovic, Service des Maladies bactériennes
Le Comité s'est réuni le matin du 3 mai 1962. Le Dr P. Dorolle, Directeur général adjoint, a ouvert la réunion. A l'unanimité, le Dr J. C. Azurin a été élu président et le Dr J. N. Robertson vice- président. Le Président a été prié de remplir les fonctions de rapporteur. Le projet d'ordre du jour (Examen de la question
de l'infection à vibrion El Tor et de ses rapports
avec le Règlement sanitaire international: reconunan-
62
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
Le Comité note que le groupe scientifique des recherches sur le choléra « après avoir examiné soigneusement toutes les données disponibles sur l'épidémiologie et le tableau clinique de l'infection El Tor, recommande que cette maladie soit considérée comme essentiellement identique au choléra classique et traitée en conséquence ». Il conclut donc que, dans l'état actuel de la science, le choléra El Tor ne diffère du choléra classique ni dans ses aspects épidémiologiques, cliniques et pathologiques, ni dans sa thérapeutique. Le Comité fait sienne la recommandation du groupe scientifique des recherches sur le choléra, à savoir qu'il y a lieu d'utiliser, pour la prophylaxie, les vaccins anticholériques habituels jusqu'à ce que des études expérimentales ou des essais sur le terrain .
Le Comité est d'avis que des mesures urgentes s'im-
posent pour protéger les pays exposés au risque d'importation du choléra El Tor. Le Comité est donc maintenant d'avis que le choléra,
au sens où il figure dans la définition des maladies quarantenaires donnée à l'article 1 du Règlement, doit
comprendre le choléra El Tor et recommande que l'avis qu'il a donné à sa cinquième réunion et qui a été entériné par la Onzième Assemblée mondiale de la Santé soit modifié en conséquence. Le Comité reconnaît qu'il reste des lacunes dans nos connaissances fondamentales relatives au choléra classique comme au choléra El Tor. Il constate que l'Organisation mondiale de la Santé a entrepris des études sur les deux maladies, notamment en vue de
aient apporté la preuve de l'absence de protection croisée entre vaccins contre le choléra classique et contre le choléra El Tor. Du point de vue micro biologique, le vibrion El Tor diffère seulement sur des points de détail des vibrions du choléra classique.
fixer des normes pour le vaccin et de déterminer l'efficacité de celui -ci. On espère que ces travaux fourniront au Comité les données nécessaires et lui permettront ainsi de garder la question à l'étude.
Annexe 2 DECISIONS DE L'ORGANISATION DES NATIONS UNIES, DES INSTITUTIONS SPÉCIALISÉES ET DE L'AGENCE INTERNATIONALE DE L'ÉNERGIE ATOMIQUE INTÉRESSANT L'ACTIVITÉ DE L'OMS : QUESTIONS DE PROGRAMME [A15 /P &B /13 - 9 mai 1962] RAPPORT DU DIRECTEUR GÉNÉRAL
TABLE DES MATIÈRES Pages Pages
Introduction
63
III. Programmes inter -institutions prévoyant une action concertée 70 70 71 71
I. Décentralisation et renforcement des activités des Nations Unies A. Commissions économiques régionales B. Instituts régionaux de développement 63 63
A. Enseignement et formation B. Développement industriel C. Ressources hydrauliques
64 . . .
C. Renforcement de l'action de l'Organisation des . Nations Unies dans le domaine social II. Questions intéressant la participation de l'OMS au programme élargi d'assistance technique
64 65 65
D. Développement rural E. Administration publique
71 71
A. Etude sur la centralisation et l'intégration des programmes
F. Urbanisation G. Autres programmes d'action concertée
72 72
B. Coordination à l'échelon local C. Travailleurs bénévoles
67 70
IV. Autres questions intéressant les activités de l'OMS
72
INTRODUCTION 1. Le présent rapport du Directeur général a trait aux questions de programme; les décisions de l'Assemblée générale des Nations Unies qui intéressent
Quelques -unes des principales résolutions de l'Assemblée générale des Nations Unies et du Conseil 2.
les domaines administratif et financier sont examinées
économique et social intéressant l'OMS sont reproduites en annexe.3 3. Deux additifs concernent respectivement les décisions de l'Assemblée générale des Nations Unies
séparément. Le rapport se divise en quatre parties. La première est consacrée à la décentralisation et au renforcement des activités des Nations Unies, la deuxième à la participation de l'OMS au programme élargi d'assistance technique, la troisième aux programmes inter -institutions, y compris l'action concer-
et de la Conférence de l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture relatives au programme alimentaire mondial z et la résolution 1710
tée, et la quatrième à d'autres décisions intéressant l'activité de l'OMS. Il est fait mention, en outre, des principaux accords intervenus au Comité administratif de Coordination (CAC). I. A.
(XVI) de l'Assemblée générale des Nations Unies instituant une décennie pour le développements
DÉCENTRALISATION ET RENFORCEMENT DES ACTIVITÉS DES NATIONS UNIES missions économiques régionales, tout en exécutant les programmes adoptés par les organes directeurs centraux, assument des responsabilités croissantes en matière de planification et de coordination. L'effectif 1 Voir résolution WHA15.55.
Commissions économiques régionales
4.
Dans sa résolution 1709 (XVI) sur la décentrali-
sation des activités de l'Organisation des Nations Unies dans les domaines économique et social et le renforcement des commissions économiques régio-
nales, l'Assemblée générale des Nations Unies a approuvé les mesures prises ou envisagées à cette fin par le Secrétaire général. En conséquence, les com-
2 Textes non reproduits dans la présente version imprimée. 3 Voir annexe 3.
- 63 -
64
QUINZIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
de leur personnel augmente et les représentants résidents de l'assistance technique travaillent en liaison plus étroite avec elles. Le rôle des représentants résidents sera examiné plus loin (paragraphe 26). Au paragraphe 8 de cette résolution, l'Assemblée générale «invite les chefs des secrétariats des institutions spécialisées intéressées... à coordonner davantage les arrangements de coopération dans la mesure où l'exige la décentralisation des activités ». Après avoir examiné le rapport du Directeur général sur la question, le Conseil exécutif a, dans sa résolution EB29.R45, rappelé que la Charte des Nations Unies a prévu une décentralisation fonctionnelle par les dispositions précises qu'elle contient au sujet de la création d'institutions spécialisées et que l'OMS a assuré une décentralisation effective grâce à laquelle la planification, l'exécution et l'évaluation des projets par pays et des 5.
vernements une assistance dans ce domaine. Ils s'occuperont à la fois des techniques de programmation économique et de questions fondamentales pour
la planification du développement - statistiques, administration publique, aspects sociaux du développement économique et développement économique et social équilibré a -à l'égard desquelles les institutions spécialisées ont des attributions précises.
En avril 1962, le Conseil économique et social a approuvé à l'unanimité la création par la Commission économique pour l'Amérique latine d'un 9.
Institut latino- américain de Planification économique
projets régionaux ont été transférées aux organisations régionales. Il a prié le Directeur général de faire
rapport à la trentième session du Conseil exécutif sur les moyens de poursuivre la coordination entre l'OMS et les commissions économiques régionales des
Nations Unies, en vue de mieux préciser l'interrelation entre la santé et le développement économique,
compte tenu des dispositions de la Constitution et des exigences techniques de l'Organisation.
Comme il a été signalé au Conseil exécutif, le Comité administratif de Coordination a réaffirmé en mai 1961 le principe selon lequel les accords entre l'ONU et les organisations qui lui sont reliées s'appliquent aux rapports à l'échelon régional non moins qu'aux relations entre sièges. Ces accords, l'ensemble 6.
et sociale, installé à Santagio du Chili.a Le Conseil d'administration de l'Institut se compose de représentants de huit pays latino- américains, de la Commission économique pour l'Amérique latine, de la Banque interaméricaine pour le Développement et de l'Organisation des Etats américains. Le Bureau sanitaire panaméricain /Bureau régional de l'OMS pour les Amériques, qui est représenté indirectement à ce Conseil par le représentant de l'Organisation des Etats américains, a participé à l'établissement des plans relatifs à l'Institut. En juillet 1961, le Conseil économique et social avait pris acte des rapports des Commissions économiques pour l'Afrique et pour l'Asie et l'Extrême- Orient, qui envisageaient l'établissement d'instituts analogues.4 Dans sa résolution 1718 (XVI) relative au développement économique de
l'Afrique, l'Assemblée générale des Nations Unies a demandé instamment la création de l'institut prévu pour cette Région. 10.
d'arrangements qui en résulte et la répartition des tâches qui en découle pour l'ONU et les autres organisations ne devraient en aucune manière se ressentir des mesures de décentralisation que pourrait prendre l'ONU elle- même.1 B. 7.
Des consultations ont eu lieu, par l'intermédiaire
du Comité administratif de Coordination, touchant la participation des institutions spécialisées aux activités de l'Institut latino- américain ainsi qu'à celles de l'Institut africain de Développement et de Planifi-
cation économiques qui doit être créé à Dakar
(Sénégal) en 1962, et de l'Institut asien de DévelopInstituts régionaux de développement
pement économique pour lequel des dispositions à la
Dans sa résolution 1708 (XVI) relative
doivent être prises en 1962 par un comité spécial de la Commission économique pour l'Asie et l'Extrême -
planification en vue du développement économique, l'Assemblée générale des Nations Unies s'est prononcée en faveur de la création d'instituts régionaux de développement et de planification économiques pour l'Afrique, pour l'Asie, pour l'Amérique latine et pour des groupes d'Etats qui ne font partie d'aucune commission
Orient. Une invitation à coopérer avec cet institut ayant été adressée aux institutions spécialisées, l'OIT la FAO et l'UNESCO ont offert d'aider à organiser les secteurs relevant de leur compétence, et l'OMS a exprimé son intérêt pour la question. C.
économique régionale. Elle a décidé que ces instituts seraient créés à la demande des gouvernements, avec l'assistance du Fonds spécial des Nations Unies, et qu'ils seraient étroitement liés aux commissions économiques régionales.
Renforcement de l'action de l'Organisation des Nations Unies dans le domaine social
Les nouveaux instituts doivent permettre d'intensifier les activités de formation théorique et pratique de fonctionnaires nationaux chargés d'élaborer des programmes de développement; ils poursuivront l'oeuvre des groupes consultatifs qui, au cours de missions d'assez longue durée, ont apporté aux gou8.
11. L'Assemblée générale des Nations Unies, dans sa résolution 1675 (XVI), a pris acte avec satisfaction d'une série de mesures décidées par le Conseil économique et social en vue de renforcer l'action de l'Orga-
1 Document ECOSOC E/3495, paragraphe 123.
2 Résolution 1674 (XVI) de l'Assemblée générale et résolution ECOSOC 830 H (XXXII). a Résolution ECOSOC 867 (XXXIII). 4 Résolutions ECOSOC 822 B (XXXII) et 822 D (XXXII).
ANNEXE 2
65
nisation des Nations Unies dans le domaine social. En août 1961, le Conseil avait approuvé 1 « la décision
bilité et la grande utilité d'aider, par l'intermédiaire de l'Organisation des Nations Unies et des institutions
prise par la Commission des Questions sociales, conformément à son mandat et compte tenu de l'activité d'autres organes de l'Organisation des
spécialisées, les pays en voie de développement à exécuter des enquêtes sociales permettant de déterminer leurs besoins en matière de développement et à former du personnel » pour les programmes nationaux de développement. 13.
Nations Unies et des institutions spécialisées, selon laquelle la Commission : a)
sociales de caractère général et apportera une attention particulière aux politiques destinées à promouvoir le progrès social, à la fixation d'objectifs sociaux et de priorités pour les programmes
donnera au Conseil des avis sur des politiques
au Conseil des recommandations concernant un
La Commission des Questions sociales fait aussi
certain nombre de programmes à l'exécution desquels
et à la recherche sociale dans les domaines qui touchent au développement social et économique; b) donnera au Conseil des avis sur les mesures pratiques qui pourraient être nécessaires dans le domaine social en ce qui concerne les questions de protection sociale, de développement communautaire, d'urbanisation, de logement et de défense sociale. »
l'OMS coopère. Certains d'entre eux (réadaptation des personnes diminuées, études sur la délinquance juvénile) ne demandent qu'une intervention limitée de la part de l'OMS. En revanche, les programmes d'action coordonnée et concertée dans les domaines du développement rural et communautaire, de l'urbanisation, de l'habitation et des installations collectives connexes, ont des aspects sanitaires qui relèvent des activités importantes menées par l'OMS en application de son programme ordinaire. La Commission des
Il avait, d'autre part, été d'accord quela Commission
des Questions sociales se réunisse tous les ans et non plus tous les deux ans, et avait exprimé l'espoir que les dispositions nécessaires seraient prises pour
Questions sociales s'occupe aussi de la politique relative aux services sociaux et de l'assistance que, dans ce domaine, les Nations Unies prêtent aux gouvernements pour des programmes de protection de la famille et de l'enfance. On peut citer notamment, à cet égard, les enquêtes nationales sur les services en
permettre à l'Organisation des Nations Unies de mener à bien les programmes découlant de son action plus étendue dans le domaine social. 12.
faveur de l'enfance, qui sont entreprises avec l'aide
du FISE et auxquelles participent l'ONU et
les
On sait que la Commission des Questions sociales
institutions spécialisées intéressées; l'Assemblée géné-
fait au Conseil des recommandations sur un certain nombre de questions à propos desquelles des accords de coopération ont été passés entre l'Organisation
rale des Nations Unies et le Conseil économique et enquêtes dans leurs résolutions de 1961 intéressant le FISE.2 14.
social ont exprimé leur vive approbation de ces La variété et l'ampleur de ces activités concertées
des Nations Unies et les institutions spécialisées intéressées. Il s'agit notamment de questions de politique sociale telles que le développement économique et social équilibré, la définition d'indicateurs statistiques des niveaux de vie et d'autres problèmes de développement social étudiés dans les rapports sur la situation sociale dans le monde, à la préparation desquelles travaillent l'OIT, la FAO, l'UNESCO et l'OMS. Dans sa résolution 830A (XXXII) sur le rapport de 1961, le Conseil a, entre autres dispositions, appelé l'attention des gouvernements « sur la possiII. A.
témoignent bien du rôle que l'ONU et certaines
institutions spécialisées, dont l'OMS, jouent dans le développement social. Le renforcement de l'action des Nations Unies dans ce domaine ajoute à l'importance des délibérations du Conseil, auxquelles prennent part les chefs des institutions spécialisées, sur les problèmes sociaux et sur le développement et la coordination des activités économiques et sociales de l'Organisation des Nations Unies et des institutions spécialisées.
QUESTIONS INTÉRESSANT LA PARTICIPATION DE L'OMS AU PROGRAMME ÉLARGI D'ASSISTANCE TECHNIQUE de huit Etats Membres 8 choisis parmi les membres du Comité de l'Assistance technique ou du Conseil d'administration du Fonds spécial; son mandat est défini dans la résolution. Il est à noter que l'Organisation des Nations Unies, les institutions spécialisées, l'Agence internationale de l'Energie atomique et le Fonds spécial devaient présenter leurs observations avant le 31 décembre 1961 au comité, lequel était prié de faire rapport au Conseil d'administration du Fonds spécial et au Comité de l'Assistance technique. Les observations de ces deux organes seront jointes
Etude sur la centralisation et l'intégration des programmes
15. Par sa résolution 851 (XXXII), le Conseil économique et social a créé un comité spécial chargé
de faire rapport sur la coordination des activités d'assistance technique. Il se compose des représentants 1 Résolution ECOSOC 830 J (XXXII). 2 Résolution 1678 (XVI) de l'Assemblée générale et résolution ECOSOC 827 (XXXII).
$ Brésil, Etats -Unis d'Amérique, Ethiopie, France, Japon, République Arabe Unie, Royaume -Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord, Union des Républiques socialistes soviétiques.
au rapport dont le Conseil sera saisi à sa trente quatrième session, en juillet 1962. En outre, les auteurs de la résolution ont indiqué qu'en soulignant
66
QUINZIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
le rôle des représentants résidents de l'assistance technique, le texte visait des relations plus étroites entre organismes rattachés aux Nations Unies et non la préparation technique des projets et programmes dont l'ONU et les diverses institutions ont la respon-
ments dans les divers domaines du développement économique et social devraient coordonner entre elles
leurs propres activités, et rendre compte de leurs décisions à leurs organes exécutifs respectifs ainsi qu'à un organe central conçu sur le modèle du Comité de l'Assistance technique, ou si la coordination
sabilité. 16.
devrait être assurée directement par un organe exéSelon toute vraisemblance, la principale question cutif extérieur. 20. Pour résoudre les deux problèmes qui se posent -à savoir la fusion se justifie -t -elle et, dans l'affirmative, comment organiser dès lors la coordination des activités d'assistance - il importe en dernière analyse
que devait étudier le comité spécial était celle d'une coordination plus étroite, voire d'une unification éventuelle, des activités relevant du programme élargi d'assistance technique et du Fonds spécial des Nations Unies. Le Directeur général a jugé nécessaire
de consulter le Conseil exécutif au sujet de cette importante question; aussi a -t -il informé le Comité de l'Assistance technique qu'il ne serait pas en mesure de présenter ses observations à la date fixée. 17. En bref, la situation appelle les observations suivantes. Si on le compare au Fonds spécial, qui a
de voir quel est l'intérêt des pays assistés et quelle serait la formule qui permettrait le mieux d'assurer une aide technique efficace, une action rapide et une harmonisation des activités entreprises dans le cadre du programme de coopération technique par les diverses institutions. De l'avis du Directeur général, il existe certaines différences fondamentales entre le Fonds spécial et le programme élargi d'assistance technique, tant en ce qui concerne les conceptions qui ont présidé à leur établissement que la façon dont ils sont gérés. Il convient certainement d'étudier tous les moyens possibles de venir en aide aux pays de la façon la plus simple, la plus efficace et la plus économique, en tirant parti des possibilités qu'offrent ces deux sources de crédits parmi l'ensemble des ressources disponibles pour la coopération internationale. Cependant, l'expérience acquise 21.
été créé plus récemment et qui finance des entreprises
d'assez grande envergure dans le domaine du pré -
investissement et de la formation, on voit que le programme élargi d'assistance technique a une portée plus large, qu'il est utilisé pour des projets financièrement plus modestes et qu'il est plus adaptable, plus
souple que le Fonds spécial. En outre, leur fonc-
tionnement diffère en ceci : la coordination des
activités entreprises au titre du programme élargi est assurée par le Bureau de l'Assistance technique, qui se compose des chefs des organisations participantes ou de leurs représentants et qui fait rapport au Comité de l'Assistance technique, tandis que le Fonds spécial est géré directement par un conseil d'administration où siègent les représentants des Etats Membres et où les institutions spécialisées ne prennent aucune part à l'élaboration de la politique à suivre ou des programmes à mettre en oeuvre. 18.
jusqu'ici ne semble pas indiquer qu'il y ait intérêt à se lancer dès à présent dans l'entreprise complexe que représenterait l'intégration de deux mécanismes différents par leur conception, leur portée, leur gestion et leur fonctionnement.
22. A sa trente -troisième session, tenue en octobre 1961,
le Comité administratif de Coordination a
Le Conseil exécutif a étudié la question de savoir
si en principe il est souhaitable, au stade actuel ou à une date ultérieure, d'opérer la fusion proposée ou s'il ne suffirait pas de rechercher plutôt les moyens d'assurer une coordination plus étroite entre les deux programmes - qui resteraient des entités distinctes en vue de simplifier et de rendre plus efficace et plus économique la gestion centrale des deux principales sources de fonds dont la famille des Nations Unies
estimé « que les institutions éprouveraient des difficultés à l'heure actuelle pour formuler des conclusions fermes et définitives au sujet du principal problème
qui se pose au comité spécial et qui est celui de l'unification possible du Fonds spécial et des opérations d'assistance technique ».1 Certains membres du Comité administratif de Coordination ont toutefois estimé « qu'aucune unification immédiate... n'est souhaitable ».1 Le Comité administratif de Coordination a préconisé une intégration plus poussée et il a recommandé que l'on commence par étudier avec soin les moyens d'établir entre le Fonds spécial et l'assistance technique des liens plus étroits propres à accroître l'efficacité de l'action internationale. Le Comité administratif de Coordination a réaffirmé cette opinion
dispose pour financer ses activités de coopération technique et de pré- investissement. 19.
Le Conseil exécutif a tenu compte aussi d'un
autre élément. Au cas où la fusion semblerait justifiée, il y aurait intérêt à examiner si l'organisation unique devrait suivre le modèle actuel du programme élargi d'assistance technique, avec coordination des activités
à sa session de mai 1962 et a exprimé l'espoir qu'il
serait possible à ses membres de présenter leurs observations sur les conclusions du Comité spécial avant que le Conseil économique et social ne prenne de décision à ce sujet. 1 Document ECOSOC E/3625, paragraphe 27.
par un organe inter -secrétariats, ou celui du Fonds spécial, avec un conseil d'administration composé de représentants d'Etats Membres. En pratique, il s'agirait de déterminer si les institutions responsables de l'assistance internationale accordée aux gouverne-
ANNEXE 2
67
23.
La participation de l'OMS aux activités du
programme élargi d'assistance technique a été profitable aux pays et elle a clairement démontré l'utilité de cette source de crédits. Les échanges de vues entre organisations, que le Bureau de l'Assistance technique
(BAT) a facilités, ont été extrêmement précieux. L'expérience a montré tout le profit qui pouvait être tiré d'une collaboration générale entre le personnel de l'OMS et les représentants résidents lorsqu'ils s'appuient mutuellement pour l'élaboration des plans et leur mise en oeuvre dans les pays. Cependant, il devrait être possible de coordonner les activités sans passer par un dispositif central compliqué et l'on peut soutenir que l'intégration soulèverait certainement des problèmes insolubles. L'essentiel, en matière de coor-
programmes de coopération technique entrepris ou envisagés par l'Organisation des Nations Unies, les institutions spécialisées et l'Agence internationale de l'Energie atomique, que ces programmes soient financés par des contributions volontaires, y compris le programme élargi d'assistance technique, le Fonds spécial et le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance, ou sur le budget ordinaire de leurs organisations. Enfin, il a prié le Comité administratif de Coordination de communiquer ses propositions au comité spécial dont il a été question ci- dessus. Les auteurs
de la résolution ont précisé que le paragraphe 4 intéressait les activités de « coopération technique » entreprises dans le cadre du programme élargi, du Fonds spécial, des programmes ordinaires des organisations, ainsi que du Fonds des Nations Unies pour l'Enfance. Il n'était pas prévu d'étendre ces dispositions aux activités de la Banque internationale et du Fonds monétaire international, sauf pour ce qui est des projets d'assistance technique. En ce qui concerne la recommandation formulée au paragraphe 4, d'après laquelle les représentants résidents pourraient « dans l'intérêt de la coordination, être informés des enquêtes et négociations - et, le cas échéant, y être associés - qui portent sur les programmes de coopération technique », les auteurs ont demandé que le Comité précise nettement dans son rapport qu'il ne s'agissait pas d'intervenir dans les négociations de caractère technique auxquelles des agents professionnellement qualifiés des organisations doivent seuls procéder. L'insertion des mots « le cas échéant » indique que les gouvernements et les organisations peuvent associer aux négociations les représentants résidents quand ceux -ci sont en mesure d'apporter un réel concours, et que cette disposition ne constitue
dination centralisée, est de faire en sorte que les organisations puissent entreprendre d'un commun accord une action concertée à la faveur de consultations mutuelles régulièrement organisées sur toutes les questions intéressant leurs attributions et les activités de leur compétence. La coordination centralisée a donné ses meilleurs résultats lorsque les institutions qui sont responsables en dernier ressort des opérations à mener ont pris conscience de la nécessité de tirer le meilleur parti possible des ressources limitées dont elles disposent, face aux taches immenses et complexes qui leur incombent et se sont résolument employées à trouver les meilleurs moyens d'y parvenir.
Les conclusions du Conseil exécutif à ce sujet figurent dans ses résolutions EB29.R47, intitulée « Etude sur la centralisation et l'intégration des pro24.
grammes : Résolution 851 (XXXII) du Conseil économique et social », et EB29.R52, intitulée « Etude
organique sur la coordination avec l'Organisation des
Nations Unies et les institutions spécialisées ». Le texte en a été communiqué au comité spécial après la vingt- neuvième session du Conseil; il a été précisé que les conclusions de l'étude organique du Conseil restaient sujettes à la décision de l'Assemblée mondiale de la Santé. B. 25.
pas une obligation pour les gouvernements et les
organisations et ne désigne pas un service auquel ils doivent nécessairement recourir.2 26. A sa trente -troisième session, tenue à New York en octobre 1961, le Comité administratif de Coordination a approuvé les propositions suivantes à transmettre en temps voulu aux diverses institutions intéressées: Les membres du CAC participant au programme élargi d'assistance technique (PEAT) sont convenus que la politique de leurs organisations respectives
Coordination à l'échelon local
Dans sa résolution 856 (XXXII), le Conseil économique et social a prié instamment le Comité administratif de Coordination, en consultation avec le Président -Directeur du Bureau de l'Assistance techni-
que et le Directeur général du Fonds spécial, de
veiller à maintenir un niveau élevé de représentation
dans tous les pays desservis par des représentants résidents et à apporter à ceux -ci un soutien adéquat, tant sur le plan technique que sur le plan administratif. En outre, au paragraphe 4, il a prié le Comité admi-
est de suivre les principes énoncés ci -après et de prendre les mesures nécessaires pour que ceux -ci soient pleinement appliqués : a) Les représentants résidents devraient être informés à l'avance de toutes les discussions relatives à la programmation dans le cadre du PEAT entre les fonctionnaires des organisations participantes et les représentants du gouvernement intéressé et
nistratif de Coordination de présenter au Conseil, pour sa trente -quatrième session, des propositions aux termes desquelles le Conseil autoriserait les représen-
tants résidents, dans l'intérêt de la coordination, à être informés des enquêtes et négociations - et, le cas échéant, à y être associés - qui portent sur les 1 Actes off. Org. mond. Santé, 115, annexe 19.
devraient, le cas échéant, y prendre part. b) Aucune demande de modification du programme approuvé du PEAT pour un pays donné 2 Rapport du Comité de l'Assistance technique au Conseil économique et social (document ECOSOC E/3547, paragraphe 156).
6g
QUINZgME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANT, PARTIE I
ne devrait être adressée par une organisation participante au siège du BAT sans consultation préalable avec le représentant résident et, par son intermédiaire, avec le service de coordination du gouvernement intéressé.
s'occupant d'assistance technique et être tenus discussions à l'échelon national. »
au courant des objectifs et des résultats des Les représentants de l'OMS dans les pays y sont envoyés avec l'accord des autorités sanitaires et autres du gouvernement intéressé. Leurs rôles varient selon les besoins des différents pays et selon les pouvoirs 27.
Tous les chefs de mission ou représentants des organisations dans les pays devraient être informés par les services du siège de leur organisation du nouveau rôle de coordination qui c)
incombe au représentant résident et recevoir pour instructions de collaborer étroitement avec celui -ci
que leur délègue le directeur régional dont ils dépendent. En vertu de leurs attributions, ils doivent notamment : a)
en le tenant au courant de toute proposition ou de tout fait nouveau important concernant la programmation dans le cadre du PEAT. d) Les représentants résidents devraient être
assister et conseiller les autorités sanitaires pour
déterminer quelles sont les zones qui posent des problèmes particuliers et recommander des mesures permettant de circonscrire et de résoudre ces problèmes; b)
chargés par le Président -Directeur du BAT de tenir chaque organisation au courant des questions qui peuvent l'intéresser, et notamment de toutes les discussions qu'ils peuvent avoir au sujet de ces questions avec les autorités. e) Les représentants résidents et les chefs de mission devraient agir en étroite coopération, et les chefs de mission devraient servir de conseillers techniques aux représentants résidents dans leurs domaines respectifs, les autorités nationales compétentes étant informées de cet arrangement.
aider à dresser les plans des projets et à les
mettre en oeuvre, notamment en prêtant leur assis-
tance et en donnant des conseils pour définir la nature, la portée, la durée et le coût des projets, et aider à élaborer un plan d'opérations précisant les objectifs à atteindre, les mesures à prendre, les engagements des signataires, ainsi que les dispositions nécessaires pour évaluer le travail accompli et assurer le continuation des activités par le gouvernement quand l'assistance internationale aura pris fin; c) aider les autorités sanitaires à rédiger les documents qu'elles doivent envoyer, le cas échéant, au comité national de coordination ou de planification
f)
Le Président -Directeur du BAT et les représentants résidents intéressés devraient être informés promptement de la nomination de chefs de mission. Les chefs de mission nouvellement nommés dans des pays où. se trouve un représen-
lorsqu'elles soumettent un projet, en vue d'en
tant résident devraient recevoir pour instructions
de rendre visite à celui -ci dès leur arrivée. Ils devraient également faire dûment appel au représentant résident pour prendre contact avec le gouvernement. g) Les représentants résidents devraient être pleinement informés, dès le stade de la «demande»,
justifier l'inclusion parmi les activités financées au titre du programme élargi d'assistance technique; d) donner l'impulsion nécessaire et participer, avec les pouvoirs publics et, le cas échéant, le représentant résident du Bureau de l'Assistance technique, à l'évaluation périodique des travaux réalisés, en
vue de vérifier que les objectifs fixés sont bien atteints; e) exercer les fonctions de conseiller technique
de tous les programmes d'assistance technique du même ordre exécutés par une organisation participante, et leur coopération devrait être recherchée
auprès du représentant résident du Bureau de l'Assistance technique et du Fonds spécial des Nations Unies dans l'accomplissement général de ses tâches en ce qui concerne l'établissement des
en vue d'assurer une pleine coordination entre ces programmes et les programmes entrepris dans le cadre du PEAT.
plans et les négociations, et lui donner des avis ainsi que toutes informations utiles sur les questions relatives aux activités sanitaires dans le pays;
Les représentants résidents et tous les chefs de mission devraient tenir périodiquement des réunions sous la présidence du représentant h)
f) prêter assistance et donner des conseils aux un organisme gouvernemental, intergouvernemental,
résident pour favoriser la compréhension mutuelle
et la coordination à l'échelon national. i) Les organisations participantes devraient tenir les représentants résidents au courant de la
autorités sanitaires pour leur permettre de coordonner toutes les activités d'assistance dans le domaine de la santé, qu'elles soient financées par bilatéral ou non gouvernemental; collaborer avec les représentants des institutions internationales et, si le gouvernement le demande, g)
préparation et de l'exécution de projets régionaux participer.
auxquels les pays où ils résident pourraient
avec des organismes non gouvernementaux ou bilatéraux, pour toutes questions d'ordre sanitaire; 1 Document ECOSOC E/3625, paragraphe 31.
j) Les représentants résidents devraient être informés à l'avance de toutes les visites de fonctionnaires du siège des organisations participantes
ANNEXE 2
69
diriger et coordonner les activités menées dans le pays avec l'aide de l'OMS. h) 28.
L'objectif essentiel de la coordination est d'améliorer l'assistance apportée aux gouvernements. C'est pourquoi les meilleurs résultats s'obtiennent par une coordination à l'échelon national. Il s'agit, à ce niveau, de veiller non seulement à éviter les doubles emplois, mais aussi, d'une manière plus positive, d'unir tous les efforts déployés pour réaliser des buts interdépendants ou connexes. 29. Parmi les principes généraux dont s'inspire le programme élargi d'assistance technique en vue du développement économique, l'un des principaux est que les organisations participantes ne fourniront leur
nationales de prêter leur concours à chaque ministère du pays pour lui faciliter la coordination des activités de sa compétence dans leur ensemble et avec celles des autres ministères intéressés. L'expérience de l'OMS montre que, là aussi, les services des représentants de l'Organisation dans des pays ou des zones présentent
la plus grande utilité. 32.
Il ne fait pas de doute que le représentant résident
assistance qu'avec l'accord du gouvernement intéressé
a un rôle important à jouer en coordonnant l'action des institutions internationales selon les modalités définies par le Comité administratif de Coordination. En outre, il est clair que le représentant de l'OMS doit, lui aussi, jouer le rôle de coordonnateur indiqué au paragraphe 27 du présent rapport. En fait, loin de s'exclure, les fonctions du représentant résident du Bureau de l'Assistance technique et celles du représentant de l'OMS dans le pays s'appuient réciproquement et sont complémentaires. Les problèmes généraux de coordination sont du ressort du représentant
et sur la base des demandes qu'il aura présentées. De même, dans son article 2, la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé stipule que l'Organisation, pour atteindre son but, exercera notamment les fonctions suivantes : « Aider les gouvernements, sur leur demande, à renforcer leurs services de santé » et « fournir l'assistance technique appropriée et, dans les cas d'urgence, l'aide nécessaire, à la requête des
résident, tandis que le représentant de l'OMS est pleinement responsable de la coordination des activités techniques d'ordre sanitaire. Il importe de se souvenir
gouvernements ou sur leur acceptation ». Les programmes de l'Organisation tiennent compte des priorités établies par chaque gouvernement et sont, à tous égards, axés sur le pays. Si l'on veut qu'elle soit efficace, c'est à l'échelon national qu'il faut organiser la coordination d'activités 30.
de cette distinction entre la coordination générale et la coordination technique lorsqu'on examine les relations qui doivent s'établir à l'échelon national. 33.
Les auteurs de la résolution 851 (XXXII) avaient
aussi nettement centrées sur le pays. Aucune des institutions internationales n'a un caractère ou un rôle supranational; toutes n'ont d'autre raison d'être que de servir à assurer la coopération entre les nations.
tout d'abord employé les mots « intégration plus étroite » au paragraphe 1 b) de la résolution, mais ils ont finalement remplacé le mot « intégration » par le mot «coordination ».1 Le Directeur général juge
ce changement important, car à son avis c'est la coordination à l'échelon national qui est particulièrement souhaitable et efficace. Toute intégration centralisatrice avec, le cas échéant, direction à distance du
Pour qu'elles puissent atteindre cet objectif dans les meilleures conditions, il faut qu'elles puissent coor-
donner leur action sur le territoire même du pays bénéficiaire, à l'échelon national, tout en conservant leurs propres contacts avec les gouvernements pour les questions de leur compétence. L'expérience que l'OMS a acquise depuis sa fondation montre que les
travail d'élaboration des plans de développement serait voué à l'échec : en effet, les activités à organiser
varient énormément et doivent être menées à bien dans des pays dont les conditions peuvent être, et sont effectivement, fondamentalement différentes. En
représentants de l'Organisation dans un pays ou une zone ont un rôle important à jouer : assurer
la coordination technique des activités d'ordre sanitaire à l'échelon national et remplir les fonctions de conseillers techniques auprès des représentants résidents de l'assistance technique. 31.
fait, l'adaptation des principes et des méthodes aux besoins et aux ressources ainsi qu'aux conditions du pays bénéficiaire fait partie intégrante du travail de coordination et, pour être réaliste, on ne peut assurer cette adaptation qu'à l'échelon national. Comme à 1 Le paragraphe en question est ainsi conçu : 1. Décide de créer un comité spécial ... pour étudier ... les nouvelles mesures qu'il conviendrait de prendre pour les fins suivantes :
La coordination que les représentants résidents
de l'assistance technique et les représentants des institutions peuvent assurer est de caractère essentiellement extérieur; elle vise à harmoniser et à faciliter dans les pays l'assistance venant du dehors. Il est capital que les gouvernements organisent eux -mêmes la coordination interne indispensable à la préparation, à l'exécution et à l'évaluation des activités qui bénéficient d'une assistance internationale. La meilleure façon d'aider de l'extérieur un gouvernement à réaliser cette coordination interne est de permettre aux représentants des institutions inter-
b) Assurer, chaque fois qu'il sera possible, une coordination plus étroite des travaux de coopération technique et de préinvestissement de l'Organisation des Nations Unies, des institutions spécialisées, de l'Agence internationale de l'Energie atomique et du Fonds spécial, en vue de faciliter la réalisation des objectifs nationaux de développement;
o
QUINZIÈME ASSEMBLE MONDIALE DE LA SANTA, PARTIE I
bien d'autres égards en matière de coordination, le représentant résident a ici, sans aucun doute, un rôle à jouer en accordant une assistance et un appui général pour les activités techniques inscrites au programme du pays. 34. Le Directeur général est persuadé que, sans la coordination à l'échelon national, les gouvernements ne pourraient pas tirer le meilleur parti de l'assistance
technique bénévole peut jouer un rôle important dans le développement économique et social des pays en voie de développement, a approuvé, sous réserve de l'accord du gouvernement du pays bénéficiaire, que soit pris en considération l'emploi de personnel technique bénévole pour les activités d'assistance
internationale et bilatérale mise à leur disposition. Mais, si importante qu'elle soit, la coordination géné-
technique de l'Organisation des Nations Unies; il a prié les organisations apparentées d'examiner la question de l'emploi des travailleurs bénévoles, non seulement pour leurs programmes de coopération
rale, assurée du point de vue extérieur par le représentant résident, doit avoir sa contrepartie dans les efforts déployés par le gouvernement bénéficiaire pour
technique qui sont financés grâce à des fonds de l'Organisation des Nations Unies, mais aussi pour leurs activités d'assistance technique financées à
assurer la coordination intérieure des activités des divers ministères ou départements s'occupant d'assistance technique. 35. A cet égard, chaque institution devrait être en
l'aide des crédits prévus à leurs budgets. Dans une annexe à cette résolution, le Conseil économique et social a défini certains principes régissant l'emploi et l'affectation de personnel technique bénévole. 39.
mesure de fournir une assistance technique directe aux ministères ou départements intéressés, par l'intermédiaire de ses représentants ou de son personnel sur place, pour les aider à définir les domaines qui demandent une coordination intérieure et à mettre au point les meilleurs moyens de l'assurer. 36. Ainsi, la coordination comporte, d'une part, un aspect technique et un aspect administratif et, d'autre
Le Comité administratif de Coordination a
étudié plusieurs des répercussions que cette résolution pourrait avoir sur l'action des institutions spécialisées.
Afin d'éviter toute différence importante dans la pratique des organisations qui décident d'employer des travailleurs bénévoles, le Comité a pris, en mai 1962, des décisions préliminaires concernant l'application de certains des principes énoncés par le Conseil
part, un élément intérieur et un élément extérieur. Il y a lieu de donner aux représentants résidents du Bureau de l'Assistance technique tout l'appui nécessaire pour réaliser la coordination extérieure, mais le gouvernement et les institutions doivent chercher directement, par une collaboration étroite, à assurer
et a résolu de continuer à étudier la question. 40.
Le Directeur général pense que, dans certains
cas, on pourrait faire appel à des travailleurs bénévoles
la coordination technique et interne indispensable pour élaborer et exécuter dans les conditions les plus harmonieuses, les plus efficaces et les plus économiques
pour aider à la mise en oeuvre de projets d'ordre sanitaire, en particulier pour renforcer soit le personnel homologue du pays bénéficiaire, soit les équipes
le programme général de développement économique et social du pays bénéficiaire. 37.
de fonctionnaires internationaux, mais qu'en tout état de cause les institutions intéressées devraient suivre des règles uniformes pour le recrutement et l'emploi de ce personnel. Il a présenté un rapport sur
Après avoir examiné le rapport du Directeur
général sur la question, le Conseil exécutif a adopté la résolution EB29.R48: Coordination à l'échelon local : Résolution 856 (XXXII) du Conseil économique et social. C. 38.
la question au Conseil exécutif dont l'opinion est exprimée dans la résolution EB29.R49: Emploi de travailleurs bénévoles.
41. A sa
seizième
session (1961),
l'Assemblée
Travailleurs bénévoles
Dans sa résolution 849 (XXXII), le Conseil III.
générale des Nations Unies, à laquelle la résolution 849 (XXXII) du Conseil économique et social avait été transmise, a décidé d'en reporter l'examen à sa dix -septième session.
économique et social, reconnaissant que le personnel
PROGRAMMES INTER -INSTITUTIONS PRÉVOYANT UNE ACTION CONCERTÉE et social (résolution 837 (XXXII)) ont invité les
A.
Enseignement et formation
42.
L'Assemblée générale des Nations Unies a
adopté une série de résolutions relatives à l'enseigne-
gouvernements et les organisations internationales intéressées à appliquer les recommandations et les
ment. Dans sa résolution 1677 (XVI), l'Assemblée générale a invité l'UNESCO, en tant qu'institution responsable de la campagne de lutte contre l'analphabétisme et de l'assistance à fournir dans tous les domaines de l'éducation, à présenter des recommandations relatives à la coopération en vue de supprimer l'analphabétisme dans le monde. L'Assemblée générale (résolution 1717 (XVI)) et le Conseil économique
décisions de la conférence d'Etats africains sur le développement de l'éducation en Afrique, organisée en 1961 par l'UNESCO et par la Commission économique pour l'Afrique, et à intensifier l'assistance qu'ils fournissent à ce continent dans le domaine de l'éducation. Dans sa résolution 1697 (XVI), l'Assemblée générale a prié le Secrétaire général de lui présenter
en 1962 un rapport spécial sur la question de la
ANNEXE 2
71
formation de cadres administratifs et techniques autochtones dans les territoires non autonomes, question qui se rattache à l'objet de la résolution EB27.R21 du Conseil exécutif sur la formation de personnel administratif et technique. L'Assemblée générale a également créé, par sa résolution 1705 (XVI), un programme spécial d'enseignement et de formation pour les autochtones du Sud -Ouest africain,
et activer les efforts déployés par les Nations Unies en vue du développement industriel.' Le CAC a noté que les institutions spécialisées intéressées seraient consultées à ce sujet. C. 46.
Ressources hydrauliques
Après avoir examiné le deuxième rapport du
en particulier pour ceux qui ne résident pas dans le territoire, et elle a invité les institutions spécialisées à collaborer à ce programme. Dans sa résolution EB29.R46, le Conseil exécutif a recommandé que l'OMS y participe. 43. En août 1961, le Conseil économique et social a adopté la résolution 838 (XXXII), dans laquelle il
Centre des Nations Unies pour la mise en valeur des Ressources hydrauliques, le Conseil économique et social a demandé, dans sa résolution 876 (XXXIII),
que cet organisme formule, avec le concours des organes intéressés, des propositions concernant un programme prioritaire à entreprendre dans le cadre de la décennie des Nations Unies pour le développement. Comme suite à la même résolution du Conseil, le CAC a décidé en mai 1962 que le Centre, tout en continuant d'être installé au siège de l'Organisation des Nations Unies et de relever du Secrétaire général représenté par le Sous - Secrétaire aux Affaires économiques et sociales, deviendrait un bureau indépendant ayant son propre chef et son propre personnel fournis par l'Organisation des Nations Unies et les institutions spécialisées intéressées. En outre, l'Organisation des Nations Unies fournira des spécialistes des questions dont s'occupe le Centre. A partir de l'automne 1962, la FAO et l'OMS détacheront chacune un administrateur qui, en plus de ses compétences propres, aura une expérience approfondie des problèmes intéressant le Centre. Des prêts de personnel seront ensuite faits en fonction des besoins par toutes les institutions intéressées. Ces fonctionnaires aideront à établir le programme
a noté avec satisfaction les mesures prises par le Comité administratif de Coordination pour harmoniser l'action des organisations s'intéressant aux questions d'enseignement et de formation professionnelle et pour mettre au point un programme intégré, d'abord en Afrique, puis dans d'autres parties du monde. En mai 1961, le CAC a renforcé ses organismes auxiliaires
chargés de s'occuper de ces questions en créant un sous -comité de l'enseignement et de la formation. Sur la demande du Conseil, il a établi en mai 1962 un rapport sur l'avancement du programme intégré en Afrique et en Amérique latine,
ainsi que sur les mesures à prendre dans la pratique pour coordonner l'assistance fournie dans le domaine de l'enseignement, notamment par les organisations régionales qui ne sont pas rattachées aux Nations Unies et par les organismes bilatéraux. B. 44.
Développement industriel
Dans sa résolution 1712 (XVI) relative à l'action de l'Organisation des Nations Unies dans le domaine du développement industriel, l'Assemblée générale des Nations Unies a approuvé les conclusions formulées par le Conseil économique et social dans sa résolution 839 (XXXII) sur les moyens d'intensifier l'action entreprise dans ce domaine. Tout en soulignant l'importance des fonctions de coordination exercées par le Centre de Développement industriel des Nations Unies, elle
de la décennie pour le développement, collaboreront aux travaux ordinaires de coordination du Centre et prendront part aux consultations avec le Fonds spécial et avec toutes les organisations participantes. D. 47.
Développement rural
a demandé qu'il lui soit présenté un rapport sur l'opportunité de créer une institution spécialisée ou
tout autre organisme approprié pour favoriser le développement industriel. 45. En avril 1962, le Conseil économique et social a approuvé une extension du programme de l'ONU dans ce domaine et un accroissement de personnel, ainsi que la nomination d'un Commissaire au Développement industriel et le mandat du Centre de l'ONU, qui facilitera la coordination par un échange de renseignements sur les activités des institutions des
Dans sa résolution 840 (XXXII) sur le développement rural, le Conseil économique et social a prié le CAC de s'efforcer de réaliser l'intégration aussi complète que possible des activités entreprises dans ce domaine, notamment de celles qui intéressent le développement communautaire, les coopératives et la réforme agraire, et de faire rapport sur la possibilité de donner plus d'extension aux programmes régionaux de formation professionnelle et de recherche destinés à élever le niveau de vie des populations rurales. Il a noté avec satisfaction la proposition du CAC, qui a pris effet en octobre 1961, tendant à élargir le mandat de son groupe de travail du développement communautaire, afin de permettre aux secrétariats d'examiner de concert tous les programmes de développement rural et de développement communautaire qui exigent une action conjuguée. E. 48.
Nations Unies et représentera l'ensemble de ces organisations auprès des organismes extérieurs. Le Conseil a prié le Secrétaire général de constituer un comité consultatif de dix experts chargés d'examiner, en fonction des activités actuelles des organismes des Nations Unies, si de nouveaux changements d'organisation seraient nécessaires pour intensifier, concentrer
Administration publique
Dans sa résolution 796 (XXX) sur les program-
mes relatifs à l'administration publique, le Conseil économique et social a exprimé le désir de recevoir ' Résolutions ECOSOC 872 et 873 (XXXIII).
72
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
un rapport sur les mesures qui permettraient de rendre
F. 51.
Urbanisation
plus efficace l'action internationale entreprise dans ce domaine, avec des recommandations sur l'opportunité d'un programme d'action concertée. Le Comité administratif de Coordination a examiné, en mai 1962,
Les propositions d'action concertée dans
le
le rapport rédigé à ce sujet par le Secrétaire général en consultation avec les institutions spécialisées. Il a fait sienne la conclusion exprimée dans ce rapport, selon lequel une action concertée, sous les auspices
domaine de l'urbanisation, dont le Conseil exécutif a pris acte dans sa résolution EB27.R22, ont été approuvées par l'Assemblée générale des Nations Unies dans la résolution 1676 (XVI) et par le Conseil économique
du CAC, ne serait nécessaire que pour certains aspects de l'administration publique auxquels s'intéressent un grand nombre d'organismes. Le rapport recommandait, d'autre part, que le Secrétaire général charge périodiquement un groupe d'experts d'examiner et d'évaluer le travail accompli par les organismes des
et social dans la résolution 830 B ( XXXII). Cette dernière invite l'Organisation des Nations Unies et les institutions spécialisées intéressées à renforcer leur activité en ce qui concerne divers aspects de l'urbanisation et recommande aux gouvernements d'envisager de formuler une politique nationale en matière d'urbanisation dans le cadre des plans généraux
Nations Unies dans ce domaine. 49.
de développement et dans le sens des propositions du Comité administratif de Coordination.' G. 52.
Le CAC a reconnu que chaque institution spé-
Autres programmes d'action concertée
cialisée et l'AIEA a, dans sa propre sphère, des attributions déterminées intéressant l'administration publique, mais que toutes dépendent dans une large mesure de l'impulsion que peut fournir l'ensemble des
Le Conseil économique et social a examiné en août 1961 les progrès de l'action concertée dans les domaines du développement communautaire,' de l'habitation et du développement urbain.4 Il a autorisé
organismes des Nations Unies dans le sens d'une amélioration constante. Il s'est mis d'accord sur des
l'Organisation des Nations Unies à convoquer des groupes spéciaux d'experts chargés de conseiller la Commission des Questions sociales sur des problèmes déterminés se posant dans ces deux domaines. On se rappellera que le rapport sur l'administration publique
problèmes appelant une étude spéciale; plusieurs d'entre eux intéressent l'OMS. Les membres du CAC
ont exprimé le voeu que le groupe d'experts des Nations Unies, s'il vient à être établi, travaille en étroite collaboration avec les institutions spécialisées.
propose la création d'un groupe analogue. Dans une certaine mesure, ces groupes d'experts, tout comme le Comité permanent de la Protection sociale et du Développement communautaire de la Commission économique pour l'Afrique et le Comité consultatif du Développement industriel qu'il est proposé de créer, ont un caractère intergouvernemental et s'occupent de coordination aussi bien que de problèmes techniques.
Le CAC a décidé d'autre part d'appeler l'attention du Conseil économique et social sur l'accroissement notable du nombre des demandes de personnel d'exécution et de personnel de direction de diverses catégories qui émanent de beaucoup de pays en voie de développement, notamment d'Afrique; pour ré50.
pondre à ces demandes, il serait nécessaire d'augmenter sensiblement les ressources financières dont disposent
actuellement à cet effet l'Organisation des Nations Unies et les institutions spécialisées, en particulier pour le programme OPEX.1
Du fait que les Nations Unies font un usage grandissant de la formule des groupes d'experts, il est important que les institutions spécialisées intéressées participent pleinement aux arrangements co53.
respondants. Tel a toujours été le cas pour les groupes
d'experts qui se sont réunis jusqu'ici.
IV. AUTRES QUESTIONS INTÉRESSANT LES ACTIVITÉS DE L'OMS 54.
Dans ses résolutions 1721 C (XVI) et 1721 D
générale a invité les pays à profiter des services de laboratoires offerts par les Etats Membres, l'Organisation mondiale de la Santé et l'Agence internationale de l'Energie atomique.
(XVI), l'Assemblée générale des Nations Unies a prié le Comité des Utilisations pacifiques de l'Espace extra atmosphérique (créé par la résolution 1472 (XIV)) de
faire rapport au Conseil économique et social et à l'Assemblée générale sur les études que les institutions spécialisées intéressées étaient chargées d'entreprendre
Après avoir examiné un rapport sur le développement de la coopération scientifique et technique 56.
en 1962 au sujet des problèmes météorologiques et des problèmes de télécommunications. 55.
Dans sa résolution 1629 (XVI) sur le rapport
du Comité scientifique des Nations Unies pour l'Etude
et des échanges d'expériences, le Conseil économique et social a décidé en août 1961 (résolution 834 (XXXII)) d'organiser une conférence technique internationale sous les auspices de l'Organisation des Nations Unies, ' Document ECOSOC E/3495, paragraphes 99 -102. ' Résolution ECOSOC 830 F (XXXII). 4 Résolution ECOSOC 830 C (XXXII).
des Effets des Radiations ionisantes, l'Assemblée 1 Programme concernant l'envoi de personnel d'exécution, de direction et d'administration.
ANNEXE 2
73
en consultation avec le Comité consultatif scientifique des Nations Unies et en collaboration avec les institutions spécialisées intéressées et l'Agence internatio-
nale de l'Energie atomique. La conférence doit se tenir à Genève en mars -avril 1963. Le CAC a approuvé
sur la participation de la femme à la vie publique 1 et particulièrement sur les paragraphes 60, 61 et 62; 2. Prie l'Organisation mondiale de la Santé de lui faire savoir si elle n'estime pas devoir répondre
les dispositions prévues en matière de coopération, qui confient à l'OMS la responsabilité technique de la
aux voeux nettement exprimés par les femmes africaines, en envisageant une étude des aspects médicaux des opérations fondées sur la coutume, dont beaucoup de femmes sont encore victimes.
partie de la conférence consacrée aux problèmes sanitaires.
60. A l'issue de son débat sur ce sujet, le Conseil le
Sud -Ouest africain, l'Assemblée générale a été informée des mesures prises par l'OMS comme suite à la résolution 1566 (XV) sur l'aide des institutions spécialisées et du FISE pour le développement du Sud -Ouest africain dans les domaines économique et social et dans celui de l'enseignement. Elle a proclamé solennellement, dans la résolution 1702 (XVI), le droit inaliénable du peuple du Sud Ouest africain à l'indépendance et à la souveraineté nationale et a décidé de créer un Comité spécial des Nations Unies pour le Sud -Ouest africain. Le Comité spécial poursuivra le travail du Comité créé en 1953 par la résolution 749 A (VIII) de l'Assemblée générale et, en consultation avec la Puissance mandataire, prendra 57.
Dans son débat sur
exécutif a adopté la résolution EB29.R50 : Opérations fondées sur la coutume : Résolution 821 (XXXII) du Conseil économique et social. 61.
Le rapport du Conseil économique et social à
l'Assemblée générale des Nations Unies 2 contient le compte rendu suivant des délibérations consacrées à cette question :
Le rapport du cycle d'étude de 1960 sur la participation de la femme à la vie publique (ST/ 628.
TAO /HR.9), tenu à Addis -Abéba (Ethiopie), montre
une série de mesures pour préparer le territoire à l'indépendance. Le Comité spécial est notamment autorisé à coordonner l'assistance que les institutions spécialisées fourniront à la population du Sud -Ouest africain dans les domaines économique et social pour l'amélioration de son bien -être moral et matériel.
que les participantes à cette réunion ont condamné très explicitement certaines opérations fondées sur la coutume. Le Conseil a examiné une recommandation de la Commission [E/3464, par. 47, résolution 2 (XV)] tendant à ce que le Conseil prie l'OMS
de lui faire savoir si elle pouvait envisager une étude des aspects médicaux de ces pratiques. Le Conseil a rappelé que la Commission avait formulé
une demande analogue à sa quatorzième session [E/3360, par. 18, résolution 5 (XIV)] et qu'il avait décidé [résolution 771 D (XXX)] de préciser qu'il appuyait les efforts déployés par les gouvernements en vue d'abolir les pratiques de ce genre. Certains représentants ont fait valoir que le Conseil ne devait pas aller au -delà des dispositions de cette résolution ni s'adresser encore à l'OMS. La majorité a toute-
58. A la suite de ses débats sur la question de la reconduction du Comité des Renseignements relatifs aux Territoires non autonomes, l'Assemblée générale
a décidé (résolution 1700 (XVI)) de maintenir ce comité en fonctions dans les mêmes conditions qu'auparavant, jusqu'à ce qu'elle ait décidé que les principes énoncés au chapitre XI de la Charte des Nations Unies et dans la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux ont été pleinement appliqués. Elle a créé, par sa résolution 1654 (XVI), un comité spécial chargé d'étudier l'application de la Déclaration et de faire rapport à la dix septième session de l'Assemblée générale. 59.
fois estimé que l'attitude des femmes africaines réunies à Addis -Abéba apportait un élément nou-
veau et qu'il fallait appeler l'attention de l'OMS sur la section du rapport du cycle d'étude d'Addis-
Abéba consacrée aux opérations fondées sur la coutume. Conformément à la recommandation de la Commission, le Conseil a adopté une résolution [821 Il (XXXII)], intitulée « Opérations fondées sur la coutume », dans laquelle il prie l'OMS de lui faire savoir si elle peut envisager une étude des aspects médicaux des pratiques coutumières dont trop de femmes sont encore victimes. 62.
Le Directeur général a sollicité l'avis du Comité
exécutif sur la demande adressée à l'Organisation mondiale de la Santé par le Conseil économique et social des Nations Unies dans sa résolution 821 (XXXII), du 19 juillet 1961 intitulée «Opérations fondées sur la coutume ». La résolution est ainsi conçue :
Le rapport de la Commission de la Condition
de la Femme au Conseil économique et social s contient le compte rendu suivant des débats qui ont eu lieu au sujet de ces opérations : 1 Document ONU ST /TAO /HR.9. 2 Document ONU A/4820.
Le Conseil économique et social 1. Appelle l'attention de l'Organisation mondiale de la Santé sur le rapport du cycle d'étude de 1960
3 Commission de la Condition de la Femme : Rapport sur la quinzième session, document ONU E/3464.
74 39.
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
Au cours de la discussion, plusieurs représentants ont fait allusion au voeu qu'ont nettement et fermement exprimé les femmes africaines qui ont pris part au cycle d'étude d'Addis -Abéba de voir abolir la pratique des opérations rituelles auxquelles sont soumises les femmes et les jeunes filles dans leur pays. Elles ont estimé que l'unanimité des vues des Africaines à cet égard témoignait de l'urgence Commission devrait prendre des mesures pour aider
43.
La représentante des Pays -Bas a présenté oralement un amendement tendant à modifier
comme suit le paragraphe 2 du dispositif du projet de résolution proposé au Conseil économique et social: «Prie l'Organisation mondiale de la Santé de lui faire savoir si elle n'estime pas devoir répondre aux voeux nettement exprimés par les Africaines en envisageant une étude sur les pratiques coutumières.»
et de l'importance de cette question, et que la les femmes d'Afrique à obtenir qu'il soit mis fin à ces pratiques. Elles ont noté avec regret l'absence d'une représentante de l'OMS au cycle d'étude en question et ont exprimé l'avis que cette institution spécialisée - à laquelle l'Organisation des Nations Unies avait demandé d'entreprendre une étude du
Les auteurs du projet de résolution ont accepté l'amendement verbal proposé par la représentante des Pays -Bas. 44.
Plusieurs représentantes ont indiqué leur appui
pour le projet de résolution ainsi amendé. Elles ont estimé qu'il était du devoir de la Commission d'aider les femmes africaines, dont le désir de voir abolir les pratiques en question avait été exprimé unanimement et de façon très nette.
problème - devrait être invitée à prendre connaissance du rapport du cycle d'étude (ST /TAO/ HR.9).
40. La représentante de l'OMS s'est référée à la résolution WHAl2.53, adoptée lors de la Douzième
Assemblée mondiale de la Santé en mai 1959, et aux termes de laquelle l'Assemblée a estimé que les opérations rituelles (à présent dénommées « opérations fondées sur la coutume ») relevaient de conceptions sociales et culturelles en dehors de la compétence de l'OMS. Elle s'est également référée à la résolution 771 D (XXX) du Conseil économique et social et a indiqué qu'en accord avec cette réso-
D'autres représentantes, cependant, ont été d'avis que cette question ne devrait être examinée que lorsque la Commission compterait parmi ses 45.
membres des représentantes des pays africains, étant donné que ce problème les intéresse directement. Elles ont rappelé les vues qu'elles avaient exprimées à la quatorzième session de la Commission, et ont souligné qu'à la trentième session du Conseil économique et social le représentant d'un pays africain avait recommandé au Conseil de ne pas prendre de décision à cet égard. Elles ont noté avec satisfaction que le rapport sur le cycle d'étude d'Addis -Abéba indiquait que le moment était proche où les femmes africaines prendraient elles mêmes des mesures, et jugé que c'était sans doute là la meilleure solution.
lution l'OMS était disposée à répondre à la demande de tout gouvernement et à lui fournir les
services qui entrent dans ses attributions, mais que jusqu'à présent elle n'avait reçu aucune demande de cette nature.
ANNEXE 3
75
Annexe 3 DÉCENNIE DES NATIONS UNIES POUR LE DÉVELOPPEMENT [A15 /P &B /13 Add. 2 - 9 mai 1962] RAPPORT DU DIRECTEUR GÉNÉRAL
1.
Introduction
1.1 Dans sa résolution 1710 (XVI), l'Assemblée générale des Nations Unies, considérant que le développement économique et social des pays économiquement peu développés est non seulement d'une impor-
général de l'Organisation des Nations Unies à la mise au point des propositions envisagées dans la résolution 1710 (XVI) de l'Assemblée générale en vue d'intensifier
l'action dans le domaine du développement économi-
que et social; d'autre part, en ce qui concerne les aspects sanitaires du développement économique et
tance capitale pour ces pays, mais aussi essentiel pour la paix et la sécurité internationales, a proclamé
social accéléré, le Conseil a recommandé que les gouvernements participent à des programmes - avec l'assistance de l'Organisation mondiale de la Santé s'ils le désirent - en entreprenant un programme de santé publique de dix ans qui ait certains buts précis orientés vers l'élévation du niveau de santé des populations. Le 29 janvier 1962, le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, en vertu du paragraphe 4 de la résolution 1710 (XVI) de l'Assemblée générale, 3.
la présente décennie «décennie des Nations Unies pour le développement »; pendant celle -ci, les Etats Membres intensifieront leurs efforts pour accélérer le progrès économique et le progrès social. L'Assemblée générale a également adopté la résolution 1715 (XVI)
au sujet de la décennie des Nations Unies pour le développement, mais elle a trait à un programme de coopération économique internationale qui n'intéresse qu'indirectement l'OMS. 1.2 A la vingt- neuvième session du Conseil exécutif,
a invité l'OMS à formuler des propositions ou des suggestions en vue de l'intensification de l'action dans le domaine du développement économique et social
le Directeur général a appelé l'attention du Conseil sur ces résolutions et, en particulier, sur la première, en raison de l'importance qu'elle présente pour l'acti-
et concernant notamment des méthodes et mesures permettant d'atteindre les objectifs envisagés qui inté-
vité de l'Organisation. Il y a lieu de noter qu'au paragraphe 4, cette résolution prie le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, agissant en consultation, selon le cas, avec les chefs des institutions internationales qui ont des attributions financières, économiques ou sociales, de mettre au point des propositions en vue de l'intensification de l'action internationale pour le développement économique et social. Ces propositions seront transmises
ressent directement l'OMS. Il a, en outre, demandé des suggestions de caractère plus général touchant les propositions qu'il doit présenter. En conséquence, le Directeur général a envoyé á l'ONU des propositions relatives à un programme de 4.
par le Conseil économique et social à l'Assemblée générale lors de sa dix -septième session. 2.
santé à appliquer au cours de la décennie pour le développement. Le texte de sa réponse constitue la partie I du présent document : Grandes lignes d'un programme de santé à appliquer au cours de la décennie pour le développement. Le 9 mars 1962, l'Organisation des Nations Unies a prié le Directeur général de fixer les objectifs pour la décennie en se fondant sur certaines hypothèses quant aux moyens financiers qui seraient disponibles. 5.
Décisions du Conseil exécutif
A sa vingt- neuvième session, le Conseil exécutif, ayant examiné le rapport du Directeur général sur la question, a adopté la résolution EB29.R44, qui prie le Directeur général de coopérer avec le Secrétaire 1 Voir résolution WHA15.57.
6.
Le texte de la réponse du Directeur général
constitue la partie II du présent document : Objectifs quantitatifs du programme de santé à appliquer au cours de la décennie pour le développement.
76
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
PROGRAMME DE SANTÉ A APPLIQUER AU COURS DE LA DÉCENNIE POUR LE DÉVELOPPEMENT PARTIE I. GRANDES LIGNES D'UN PROGRAMME DE SANTÉ
Préambule
La résolution de l'Assemblée générale des Nations Unies sur la décennie pour le développement présage une ère de développement socio- économique élargi et accéléré dans lequel l'action de santé a nécessairement une place importante. Les conditions sanitaires sont si variables qu'on ne peut fixer de normes uniformes
maintes reprises, le Conseil avait déjà souligné « que les facteurs sociaux, économiques et sanitaires sont
inséparables » et « que le facteur humain joue un rôle fondamental dans le développement social et économique et que la protection et l'amélioration de
la santé doivent être à la base de tout programme visant à relever le niveau de vie ».1 1.2 Opinion de l'Assemblée mondiale de la Santé. De même, la Cinquième Assemblée mondiale de la Santé, « consciente du fait qu'il y a étroite interdépendance entre la valeur des services sanitaires et les questions
pour tous les peuples, ni même pour l'ensemble de la population d'un même pays. Il reste que chaque collectivité a un niveau de vie qui évolue selon les modifications de la situation économique et sociale, lesquelles influent considérablement sur les niveaux de santé et en subissent également l'influence. Le fait a été reconnu par le comité d'experts que l'Organisation des Nations Unies avait réuni à New York en juin 1953, en application de la résolution 527 (VI) de l'Assemblée générale et de la résolution 434 B (XIV) du Conseil économique et social, pour examiner
économiques et sociales plus vastes dont s'occupent les diverses organisations des Nations Unies, parmi lesquelles figure l'Organisation mondiale de la Santé », avait prié le Conseil économique et social d'envisager
l'exécution d'études « en vue de faire apparaître plus
clairement les principes de la structure sociale et économique et de les faire connaître aux organismes
la définition et l'évaluation des niveaux de vie du point de vue international; ce comité a recommandé de prendre en considération douze éléments, dont le premier doit être l'état de santé, y compris la situation démographique. Si la première place est ainsi accordée aux conditions
nationaux et internationaux auxquels incombe la responsabilité des décisions de politique générale ».2 En mai 1955, la Huitième Assemblée mondiale de la Santé a souligné « l'étroite relation des facteurs économiques, sociaux et sanitaires dans le développement économique des pays insuffisamment développés ».3 Plus récemment, le Conseil exécutif a rappelé
sanitaires dans toute évaluation des niveaux de vie, il est manifeste, compte tenu de la définition adoptée par l'OMS ( «la santé est un état de complet bien -être
«le programme antérieur de l'OMS pour les territoires non autonomes d'Afrique et d'ailleurs, avant et
depuis leur accession à l'indépendance, ainsi que l'influence de ce programme sur la situation sanitaire de ces territoires, dans le cadre de leur développement général d'ordre économique et social ».4 1.3 Aspects sanitaires de la décennie pour le développement. Le Conseil exécutif de l'Organisation mondiale de la Santé a exprimé sa satisfaction de voir que, dans
physique, mental et social... »), que tous les autres éléments du développement socio- économique intéressent la santé dans une mesure plus ou moins grande. Aussi la décennie pour le développement aura -t -elle des conséquences profondes pour la santé et le bien -
être de millions de personnes dans le monde. Voici quelles pourraient être les grandes lignes d'un
programme de santé à appliquer au cours de la décennie pour le développement; ce programme suppose une planification appropriée, attribuant l'importance
qui convient à l'enseignement et à la formation du personnel, définissant avec précision les objectifs à atteindre et prévoyant un financement et un appui suffisants sur le plan international. 1.
sa résolution sur la décennie des Nations Unies pour le développement, l'Assemblée générale des Nations Unies avait mentionné parmi les mesures et activités destinées à hâter le rythme du progrès économique et social, celles qui sont propres « à accélérer l'élimination de l'analphabétisme, de la faim et de la maladie, qui affectent gravement la productivité des habitants
Introduction
des pays peu développés » et celles qui visent à «donner une impulsion plus grande encore à l'enseignement en général, à la formation de spécialistes et de techniciens dans les pays en voie de développe-
1.1 Opinion du Conseil exécutif de l'OMS. A sa vingt- neuvième session, tenue en janvier 1962, le Conseil exécutif de l'OMS a examiné la résolution 1710 (XVI) de l'Assemblée générale des Nations Unies sur laquelle le Directeur général avait appelé l'attention dans son rapport concernant les décisions de l'Organisation des Nations Unies, des institutions
ment... dans les domaines... de la santé », ainsi qu'à intensifier les recherches et à améliorer les services statistiques. 1 Résolution EB11.57.6. 2 Résolution WHA5.78. a Résolution WHA8.33. 4 Résolution EB28.R22.
spécialisées et de l'Agence internationale de l'Energie
atomique qui intéressent l'activité de l'OMS. A
ANNEXE 3
77
1.4 Politique de l'OMS. L'esprit et les objectifs de la résolution de l'Assemblée générale (en particulier dans les passages cités au paragraphe précédent) sont d'un intérêt direct et immédiat pour l'Organisation mondiale de la Santé. Ils correspondent à la politique
de santé publique, coordonné avec les autres plans apparentés dans les domaines social et économique. 2.2
But. L'établissement d'un plan de ce genre
qu'ont toujours suivie le Conseil exécutif et l'Assemblée
mondiale de la Santé et s'harmonisent avec le troisième programme général de travail pour une période déterminée I que la Treizième Assemblée mondiale de la Santé a adopté et dans lequel les problèmes sanitaires sont envisagés dans le contexte socio- économique approprié. 1.5 Résolution du Conseil exécutif. Après avoir examiné la question, le Conseil exécutif a adopté, le 25 janvier 1962, la résolution EB29.R44 dans laquelle
exigerait l'étude et l'analyse des besoins sanitaires ainsi que des ressources en personnel, matériel et installations, afin que l'on puisse fixer des objectifs prioritaires et déterminer les moyens les plus économiques et les
plus efficaces de les atteindre. L'objet principal d'un plan national de santé est évidemment d'employer les ressources de la manière qui permettra le mieux de résoudre les problèmes sanitaires les plus pressants. Le plan servira de guide pour développer ou renforcer les
services sanitaires indispensables, apporter les
ajustements nécessaires en cours d'exécution et,
il a prié le Directeur général de coopérer avec le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies
finalement, évaluer les résultats obtenus. Il fournira également toutes les indications utiles non seulement
à la mise au point de propositions concernant la décennie pour le développement et recommandé que les gouvernements entreprennent, avec l'assistance de l'Organisation mondiale de la Santé s'ils le désirent, un programme de santé publique de dix ans qui ait certains buts précis orientés vers l'élévation du niveau de santé des populations, tels que : 1)
pour le personnel d'exécution mais aussi pour le gouvernement et les collectivités intéressées. En outre,
il aider les organisations internationales et autres institutions à orienter leur assistance vers la réalisation
d'objectifs prioritaires établis à l'échelon national, garantissant ainsi que les maigres ressources disponibles
seront utilisées avec le plus grand profit. 2.3
établir des plans nationaux de développement
Données essentielles. Rares sont les pays qui
des programmes de santé publique pour la décennie,
possèdent déjà tous les éléments d'appréciation et tous
en coordonnant ces programmes avec tous autres plans apparentés dans les domaines social et économique ;
les renseignements statistiques sur lesquels fonder valablement un plan décennal de développement de
la santé publique. Dans certains pays, on pourra rassembler les données voulues en puisant à différentes sources existantes. Dans la plupart des cas, toutefois,
concentrer les efforts sur l'enseignement et la formation de personnel professionnel et auxiliaire 2)
il faudra entreprendre des enquêtes spécialement à cette fin. Il est probable que des enquêtes seront nécessaires
afin de renforcer les services de santé, avec fixation d'objectifs précis et mesurables pour chaque caté-
gorie de personnel selon les besoins déterminés à l'avance dans chaque cas;
adopter comme base de référence certains indices de la situation sanitaire actuelle à l'aide 3)
dans des domaines autres que celui de la santé; par conséquent, toutes les enquêtes gagneraient à être exécutées simultanément par une équipe de spécialistes des principaux secteurs du développement social et économique plutôt que par des experts travaillant
desquels on pourra évaluer les progrès réalisés vers certains objectifs déterminés à l'avance comme
isolément, à des moments différents. En outre, le travail de ces équipes permettrait aux gouvernements
devant être atteints à l'issue de la décennie; consacrer une proportion accrue des ressources nationales à la lutte contre la maladie et à l'amélio4)
ration de la santé. En outre, le Conseil a prié instamment les institutions et les gouvernements d'accroître l'aide fournie en matière de santé, de manière à accélérer le progrès économique et social. 2. 2.1
de formuler pour les différents secteurs techniques des plans rationnels qui pourraient s'insérer dans un plan général équilibré de développement social et économique à l'échelle nationale. Chaque fois qu'il y aurait lieu, l'Organisation mondiale de la Santé participerait à ces enquêtes. 2.4
qui interviendront dans le plan national de santé varieront selon les conditions culturelles et socioéconomiques et selon la structure des services publics,
Echelons intéressés. Les échelons administratifs
Plan national de santé Objet. Le premier des quatre éléments principaux
mais, d'une façon générale, les autorités intéressées seront les autorités centrales, les autorités provinciales
du programme de santé publique que les gouvernements, pour suivre la recommandation du Conseil exécutif, pourraient entreprendre pendant la décennie pour le développement afin d'élever le niveau de vie des populations est la préparation d'un plan national 1 Actes off. Org. mond. Santé, 102, annexe 2.
et les autorités locales. La fonction principale des autorités centrales est de décider, tandis que les autorités locales ont essentiellement des fonctions opérationnelles. A l'échelon intermédiaire, les autorités sanitaires provinciales ont des fonctions qui relèvent des deux ordres. La coordination entre les trois
échelons sera indispensable pour mettre au point un plan homogène et assurer son exécution harmonieuse.
78
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
2.5
Décentralisation. Historiquement, l'action de santé publique a été organisée d'abord dans les centres
urbains, et elle a toujours été lente à s'étendre aux zones rurales. Il importera donc de n'épargner aucun effort pour accélérer cette expansion centrifuge, mais il faudra toujours tenir compte du fait que les objectifs prioritaires varient selon les pays et que ces objectifs
mondiale de la Santé consiste à agir en tant qu'autorité coordinatrice des activités sanitaires de caractère international, la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé a appelé instamment l'attention des Etats
font intervenir de nombreux facteurs biologiques, sociaux et économiques, parmi lesquels les voeux de la population elle -même ne sont pas l'élément le moins important. Pour que la décentralisation donne de bons résultats, il faut qu'elle comporte un renforcement des administrations sanitaires à l'échelon local, afin que celles -ci puissent s'acquitter efficacement de leurs fonctions opérationnelles. En outre, la coopération et la participation actives de la population sont indispensables au succès et au fonctionnement économique des services locaux de santé publique. Pour les obtenir, le mieux sera d'organiser l'éducation sanitaire du public, avec ou sans l'assistance et les conseils des organisations internationales, à la faveur de programmes de développement communautaire faisant intervenir tous les départements techniques de l'administration. L'Organisation mondiale de la Santé estime qu'il est
Membres sur l'intérêt qu'il y a à favoriser la coordination en encourageant les institutions qui fournissent une assistance technique à collaborer avec l'Organisation mondiale de la Santé lors de l'élaboration de leurs plans d'activités.' 3. 3.1
Enseignement et formation
Objet. Le second élément du programme de
santé publique recommandé pour la décennie pour le
développement consiste en une concentration des efforts sur l'enseignement et la formation de personnel professionnel et auxiliaire, afin de renforcer les services de santé, avec choix d'objectifs précis pour chaque catégorie de personnel, selon les besoins déterminés à l'avance. 3.2
Besoins à pourvoir. L'efficacité des services de santé
dépend essentiellement de la qualité de leur personnel,
lequel doit être convenablement formé. Dans la plupart des pays, on constate aujourd'hui qu'il y aurait lieu de former d'urgence du personnel qualifié pour faire fonctionner les services de santé publique et étendre leur action à l'ensemble de la population. L'enseignement et la formation de personnel sont donc un des éléments essentiels de tous les programmes
de la plus haute importance qu'elle participe à ce genre de programmes. 2.6
Considérations techniques, économiques et sociales.
L'élaboration d'un plan de santé publique bien étudié du point de vue technique, tenant compte des réalités, bien conçu et reposant sur des bases solides sera le meil-
d'assistance technique entrepris par 1'Organisaton
mondiale de la Santé en faveur des pays qu'elle assiste. 3.3
leur moyen de convaincre les autorités gouvernementales de fournir les moyens indispensables pour atteindre les objectifs fixés. Un pareil plan sera fondé non seulement sur une analyse des facteurs techniques (épidémiologiques et autres, par exemple), mais aussi
Personnel clé. Tout programme sanitaire bien conçu et bien établi s'appuie essentiellement sur le corps médical, les infirmières de la santé publique, les ingénieurs sanitaires, les techniciens de l'assainissement, les dentistes, les pharmaciens et les spécialistes de laboratoire. Afin que ces professionnels hautement
des facteurs économiques (état des ressources et prévisions de dépenses), ainsi que des avantages que l'on peut attendre de son exécution et des différents
qualifiés puissent être employés de la façon la plus utile, il est nécessaire de former du personnel auxiliaire qui puisse les aider à mettre leurs services à la dispo-
éléments d'ordre social, en particulier de l'attitude et des aspirations des collectivités intéressées. 2.7 Assistance de l'OMS. En dernière analyse, c'est aux gouvernements que l'établissement de ces plans incombe intégralement. Cependant, nombreux sont les pays qui manquent encore des moyens matériels
sition du plus grand nombre possible de personnes. 3.4 Catégories de personnel. Le Comité OMS d'experts de l'Administration de la Santé publique, qui s'est réuni en décembre 1951,2 a dressé comme suit
ou techniques indispensables pour la planification rationnelle de l'action de santé publique. Par conséquent, l'Organisation mondiale de la Santé continuera
la liste des catégories de personnel requises pour l'exécution d'un programme sanitaire complet : 1. Personnel médical et paramédical: Médecins spécialistes, médecins de la santé publique (toutes spécialités), praticiens de médecine générale; infirmières - infirmières d'hygiène publique, infirmières générales, aides -infirmières; pharmaciens; nutritionistes; statisticiens sanitaires; infirmières sages femmes; sages- femmes; physiothérapeutes; diététiciens. 2.
de prendre les mesures nécessaires pour renforcer ceux de ses services qui peuvent répondre aux demandes d'assistance dans cet important domaine oh les besoins sont si pressants. L'Organisation envoie un nombre croissant de conseillers en matière de santé publique dans les pays pour les aider à mettre au point leurs plans sanitaires nationaux par des enquêtes appropriées et le rassemblement des données de base sans lesquelles on ne saurait fixer les priorités, coordonner les services intéressés et adapter l'expan-
Personnel des services d'assainissement: Ingé-
sion de l'appareil sanitaire au développement socioéconomique général. 2.8 Coordination. En mai 1951, reconnaissant que l'une des fonctions essentielles de l'Organisation
nieurs sanitaires; inspecteurs sanitaires (hygiénistes); hygiénistes (produits laitiers et denrées alimentaires); vétérinaires. ' Résolution WHA4.23. 2 Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1952, 55.
ANNEXE 3
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Personnel dentaire: Dentistes; infirmières dentaires; mécaniciens -dentistes. 4. Personnel de laboratoire: Spécialistes de laboratoire - biologistes, cliniciens, microbiologistes, bactériologistes, parasitologistes, entomologistes, 3.
du personnel. Cependant, il faudra que ces objectifs
tiennent compte du rythme de développement de l'enseignement général. 3.9
Financement. Pour accorder une priorité de pre-
chimistes, physiciens; techniciens de laboratoire; 5.
radiologistes. Autres catégories de personnel: Educateurs sani-
taires; assistants sociaux; assistants administratifs - services hospitaliers, services généraux. 3.5
mier rang à un problème urgent, il faut se baser, non pas sur des notions préconçues, mais sur un inventaire objectif des besoins et des ressources. L'élaboration d'un plan de formation réaliste, proposant des objectifs raisonnables pour la dotation en personnel des services sanitaires essentiels, sera le
meilleur moyen d'assurer la mobilisation des fonds nécessaires. 3.10
Auxiliaires. Lorsqu'on étudie la dotation en
personnel des services de santé publique, il est néces-
Assistance de l'OMS. Les organismes interna-
saire d'accorder de plus en plus d'attention à la formation d'auxiliaires. Cette nécessité résulte en partie de l'élargissement du champ d'action de ces services
tionaux peuvent soutenir les efforts nationaux en intervenant à l'échelon régional et interrégional et en assurant la coopération entre pays d'une même
- qui englobent aujourd'hui la nutrition, la santé mentale la pharmacie et la science vétérinaire ainsi que de l'essor pris par les techniques d'assainissement; elle est aussi, dans une certaine mesure, la conséquence inévitable de la spécialisation croissante des services sanitaires et sociaux. En outre, bien des pays sont encore obligés de faire appel à des auxiliaires qui, s'ils sont convenablement dirigés et surveillés peuvent, il est vrai, apporter une contribution inestimable à l'action de santé publique. L'idéal serait de pouvoir employer des professionnels pleinement qualifiés, mais beaucoup de pays devront se contenter
Région ainsi que la collaboration entre institutions. L'Organisation mondiale de la Santé, pour sa part, continuera d'aider les pays à faire l'inventaire de leurs besoins en matière d'enseignement et de formation, à dresser l'état de leurs ressources présentes et futures
en personnel, et à déterminer les moyens les plus efficaces et les plus économiques d'organiser ou de réorganiser leurs écoles de médecine et autres établissements pour la formation de personnel professionnel, paramédical et auxiliaire par des programmes et des cours spécialement adaptés aux besoins natio-
naux. Pour favoriser la formation de spécialistes appelés à occuper des postes clés et celle des futurs enseignants, on accordera également des bourses d'études. Pour les pays de même langue, de traditions culturelles communes et de structures socio- économi-
d'auxiliaires pendant la plus grande partie des dix années à venir. 3.6.
Niveaux de formation. Le programme d'ensei-
ques analogues, on pourra intervenir sur le plan régional afin d'accélérer la formation d'agents compétents pour les services sanitaires nationaux. L'Orga-
gnement et de formation devra par conséquent comporter deux niveaux, l'un pour le personnel
médical professionnel et technique, l'autre pour le personnel médical auxiliaire. Etant donné que bon nombre de pays n'ont pas les moyens d'assurer sur place la formation de tous le personnel dont ils ont besoin, les programmes locaux devront être complétés,
nisation mondiale de la Santé jouera un rôle utile en organisant, à l'échelon inter -pays, des séminaires et conférences -ateliers pour des échanges d'expérience entre travailleurs originaires de pays ayant les mêmes problèmes sanitaires. Dans ce domaine essentiel de l'enseignement,
du moins au début, par l'attribution de bourses pour des études à l'étranger. 3.7
Structures et effectifs. Lorsque les pays auront
l'Organisation mondiale de la Santé continuera de collaborer avec l'UNESCO, l'OIT et la FAO, afin d'aider les pays à élaborer des programmes de formation médicale qui tiennent dûment compte des autres besoins dans les domaines social et économique. 4.
terminé les enquêtes de base servant à établir les plans nationaux de santé, dont il est question dans la section 2 ci- dessus, il sera possible de déterminer les structures à donner aux services sanitaires pour répondre le mieux aux besoins constatés, puis d'évaluer
Objectifs du développement de l'action de santé publique
les effectifs à prévoir pour chaque catégorie de personnel. Sur cette base, les pays pourront élaborer des plans d'enseignement à long terme qui correspondent à l'état de leurs ressources et aux objectifs de leurs programmes de développement social.
Le troisième élément d'un programme de développement de l'action de santé publique serait l'adoption,
Objectifs. Pour que la constitution d'un personnel sanitaire convenablement formé et organisé suscite l'intérêt soutenu qu'elle mérite, on pourra envisager de fixer des objectifs numériques précis, aussi bien pour la formation que pour l'utilisation 3.8
comme base de référence, de certains indices de la situation sanitaire actuelle, à l'aide desquels on pourrait évaluer les progrès réalisés vers certains objectifs déterminés à l'avance comme devant être atteints à l'issue de la décennie, par exemple dans les domaines mentionnés ci- après; la réalisation de ces objectifs aurait pour effet d'élever le niveau de vie des populations et les progrès accomplis seraient mesurés, si
possible,
d'après l'augmentation
de
l'espérance de vie.
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QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
a)
Mortalité infantile - Déterminer son niveau Maladies transmissibles - Déterminer l'inci-
actuel et chercher à l'abaisser dans des proportions qui varieront selon les pays. b)
dence du paludisme, de la variole et d'autres maladies transmissibles importantes et s'efforcer de les éliminer ou du moins de ramener leur fréquence à un niveau tel qu'elles cessent d'être une menace
il est indispensable qu'ils y consacrent les ressources appropriées. Pour que le développement des services de santé publique soit convenablement financé pendant la décennie, il serait raisonnable de chercher à augmenter d'environ 10 à 15 % les sommes affectées annuellement aux services de santé, l'augmentation
« normale » de 5 à 7 % étant insuffisante. Dans le cas de certains pays économiquement peu développés, il faudra que d'autres nations augmentent l'assistance
grave pour la santé publique. c) Nutrition - Déterminer, à la faveur d'enquêtes par sondage, le niveau nutritionnel de la population
et, si besoin est, mettre en oeuvre un programme propre à améliorer la nutrition, les progrès accomplis étant mesurés d'après des indices pris comme base de référence. d) Assainissement - Mettre en place les installations essentielles (par exemple adductions d'eau potable et systèmes privés ou publics d'évacuation des matières usées) pour un pourcentage déterminé des populations urbaine et rurale. 5.
qu'elles fournissent soit directement, soit par l'intermédiaire des institutions internationales, afin que ces pays puissent eux aussi bénéficier suffisamment des
découvertes de la science moderne, en particulier dans le domaine de la santé où l'on peut faire beaucoup pour le bien -être des populations, à condition de disposer de moyens financiers suffisants. A cette fin,
il incombe à l'Organisation mondiale de la Santé de s'employer de plus en plus à coordonner l'assistance
multilatérale et bilatérale accordée aux pays dans le domaine de la santé, afin que cette assistance soit
utilisée au mieux. L'Organisation mondiale de la Santé devra notamment faire un effort de plus en plus grand pour donner aux gouvernements les conseils qui les aideront à intégrer toutes les activités sanitaires entreprises sur leur territoire, quel que soit leur financement, et à trouver les meilleurs moyens de coordonner l'action de santé avec les efforts des autres organismes nationaux qui travaillent au développement social et économique. 6.
Financement du développement de l'action de santé
Le dernier élément du programme en quatre points
que le Conseil exécutif a esquissé dans ses recommandations aux gouvernements est d'ordre financier. Il est recommandé aux gouvernements de consacrer une proportion accrue des ressources nationales à la lutte contre la maladie et à l'amélioration de la santé. Il ne faut jamais perdre de vue l'importance fondamen-
Conclusions
tale de la santé dans la vie de l'individu, pour le bien -être de la collectivité et pour la prospérité d'une nation.
La misère et l'ignorance que connaissent aujourd'hui beaucoup de pays sont, pour une grande part, directement ou indirectement imputables à la maladie, elle -même due à un milieu biologique défavorable, aux insuffisances de l'assainissement, à la médiocrité des revenus et d'une façon générale à un niveau de vie
Ainsi peuvent être brièvement définis les quatre points du programme de santé publique que les pays intéressés devraient entreprendre pendant la décennie pour le développement. Pour quiconque connaît bien la situation présente dans le monde, l'importance et l'opportunité de ce programme de santé publique sont évidentes et il n'est pas nécessaire d'insister sur les avantages immédiats et futurs que les nations pour-
très bas. Toute action ayant pour effet d'élever les niveaux de vie d'une collectivité devrait, en principe, se traduire aussi par une élévation du niveau de santé,
ront en retirer. Si l'on considère l'ensemble des activités soutenues par les Nations Unies et les institutions internationales en général, il apparaît que l'on ne tient pas suffisamment compte de l'importance de l'action sanitaire pour le développement économi-
mais il faudra que les gouvernements s'engagent à faire toutes les dépenses nécessaires pour que l'effort de développement des services de santé publique soit soutenu. Si les gouvernements veulent qu'au cours de la décennie la mortalité infantile soit réduite, la nutrition améliorée, la propagation des maladies enrayée et les ouvrages d'assainissement développés, PARTIE II. 1.
que et social. Si l'on veut que la décennie pour le développement soit une période de progrès équilibré,
il importe donc de donner à la santé publique un rang élevé parmi les objectifs que les gouvernements
doivent se fixer pour améliorer la condition des peuples.
OBJECTIFS QUANTITATIFS D'UN PROGRAMME DE SANTÉ
Introduction
paragraphes qui suivent, un certain nombre d'objectifs
On a vu, dans la partie I, que le programme de santé à appliquer au cours de la décennie pour le développement selon les propositions formulées par
quantitatifs sont fixés pour chacun des éléments en question.
l'OMS se compose de quatre éléments. Dans les
Il faut bien se rendre compte qu'étant donné la nature de l'action sanitaire et le caractère très fragmentaire des renseignements dont on dispose pour
ANNEXE 3
81
de vastes régions du globe, les objectifs exposés ci-
3.
Enseignement et formation professionnelle
après représentent davantage des évaluations très approximatives de situations désirables que des buts définis mathématiquement. Ils devraient néanmoins donner d'utiles indications sur ce que les pays devraient,
Dans sa collaboration technique avec les pays, l'OMS accorde déjà une haute priorité à l'enseignement et à la formation professionnelle en assurant des services consultatifs aux gouvernements, aux universités et aux établissements d'enseignement, en prenant à sa charge la rémunération de personnel enseignant
dans l'ensemble, s'efforcer de réaliser sur le terrain sanitaire dans le cadre de l'effort spécial envisagé pour accélérer le progrès social et économique au cours de la décennie pour le développement. 2.
Planification sanitaire nationale
Le programme de l'OMS pour la décennie prévoit l'établissement, d'ici à 1965, d'un plan sanitaire de base qui s'inscrirait dans l'effort de développement social et économique de chacun des pays participant à la décennie. L'établissement de ce plan comporterait les étapes suivantes : a) examen des ressources sanitaires et de la
temporaire ou permanent, en accordant des bourses d'études, en organisant des programmes de formation à l'intention d'un ou de plusieurs pays, en envoyant des missions de professeurs éminents et en organisant une formation pratique, des projets de démonstration
et des mesures de formation en cours d'emploi à divers échelons. Au cours de la décennie, il conviendrait d'envisager en priorité la création dans chaque pays: a) de cadres sanitaires à l'échelon national; b)
de services médicaux supérieurs à l'échelon
situation épidémiologique existantes; b) détermination du cadre structurel pour le déve-
loppement des services de santé, ainsi que des moyens techniques et financiers requis pour l'orga-
nisation des soins médicaux en fonction de l'état actuel et de l'état projeté du développement agricole et /ou industriel;
intermédiaire (région, district); c) d'un minimum de services curatifs et préventifs accessibles à toute la population; d) de moyens de formation pour les médecins, les infirmières, le personnel d'assainissement, les techniciens et le personnel auxiliaire
estimation des besoins en personnel sanitaire de toutes catégories et élaboration d'un programme d'enseignement et de formation destiné à répondre à ces besoins; d) établissement proprement dit du plan, qui doit être coordonné avec les plans généraux (ou les tendances générales) du développement social et économique de chaque pays. c)
Pour les activités d'enseignement et de formation à entreprendre dans les pays insuffisamment développés, il faudrait fixer les objectifs minimums suivants,
Note concernant l'Afrique Dans de nombreuses parties du monde, mais tout
spécialement en Afrique et en particulier dans les pays de ce continent qui viennent d'accéder à l'indé-
à atteindre en 1970: 1 médecin pour 10 000 habitants; 1 infirmière pour 5000 habitants; 1 technicien (technicien de laboratoire, technicien de radiologie, etc.) pour 5000 habitants; 1 auxiliaire sanitaire pour 1000 habitants; 1 technicien de l'assainissement pour 15 000 habitants; 1 ingénieur sanitaire pour 250 000 habitants. Les difficultés que rencontrera la réalisation de cet objectif dans le cas des pays en voie de développement varieront, par exemple, selon la proportion des méde-
pendance ou qui sont en voie d'y accéder, la mise en valeur des ressources naturelles dépend en fin de compte de la possibilité pour les populations intéressées de réaliser pleinement leurs capacités; or, cette possibilité leur sera refusée tant que subsisteront les
obstacles majeurs résultant de la maladie, d'une mauvaise situation sanitaire et d'un assainissement défectueux.
cins qui obtiennent leur diplôme dans différentes parties du globe. Ainsi, d'après des estimations fondées sur des statistiques relatives à la période 1955 -1956, alors qu'en Europe il y a chaque année environ 6 ou 7 nouveaux docteurs en médecine pour 100 000 habitants, dans les Amériques et en Océanie,
La lutte contre les conditions biologiques et am-
biantes insalubres a toujours été la première préoccupation en Afrique, même pour les entreprises privées
désireuses de développer leurs activités dans ce continent. Il est indispensable que la situation soit évaluée d'une manière réaliste et que les instances chargées de dresser des plans de développement social
cette proportion est comprise entre 3,5 et 5 et, en Afrique et en Asie, elle tombe à 0,8 et 0,5 respectivement.
Une considération importante est que le rythme auquel se recrutent les médecins et autres profession-
et économique en Afrique se rendent compte qu'il importe, avant toute opération d'investissement, d'étudier et d'établir un réseau minimum de services
nels dépend finalement du nombre d'élèves qui achèvent leurs études secondaires et possèdent une instruction suffisante pour pouvoir entreprendre des études universitaires. Un autre élément est d'ordre financier. D'autres facteurs jouent encore un rôle important, notamment la nécessité de répartir plus uniformément le personnel sanitaire, qui a tendance
de santé de base, faute de quoi le progrès social et économique sera nécessairement lent et le développe-
ment agricole et industriel sera à la fois précaire et économiquement peu satisfaisant.
82
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
à trop se concentrer dans les régions urbaines et qu'il y aurait lieu de décentraliser dans une mesure variable selon les cas. Note concernant l'Afrique Pour des raisons économiques, il faut envisager, en Afrique, des moyens de formation inter -pays, car il
la mesure où ce résultat s'accompagnera d'une action coordonnée de mise en valeur agricole et économique en général.
A cet égard, l'un des principaux objectifs de la décennie est de réduire la mortalité infantile de 25 à 50 %, étant entendu qu'il faudra d'abord déterminer
les taux de mortalité existants dans les pays pour lesquels on ne dispose pas de statistiques de base. 4.3
ne serait pas raisonnable d'attendre de toutes les jeunes nations africaines qu'elles possèdent leurs propres universités. Pendant des années, l'un des meilleurs services que pourront rendre les institutions internationales consistera à organiser, en fonction de la communauté des langues, ou sur une base géographique, des centres destinés à accélérer la formation d'élites professionnelles africaines, si nécessaires pour guider les destinées de leurs nations. 4.
Nutrition. Une analyse de la consommation ali-
mentaire dans le monde, fondée sur la quantité moyenne de calories reçue par chaque habitant, a montré que la situation s'est considérablement détériorée entre 1938 et 1953. Cette constatation ressort des chiffres ci -après : DISTRIBUTION (EN POURCENTAGE) DE LA POPULATION MONDIALE D'APRÈS LA CONSOMMATION JOURNALIÈRE MOYENNE DE CALORIES
Objectifs sanitaires I. Moins de 2200 calories par jour II. 2200 -2700 calories par jour . . .
Estimations 1938 1953
Quantitativement, on peut envisager les objectifs suivants: Maladies transmissibles. Le progrès social, l'assainissement du milieu, l'amélioration de la formation professionnelle et d'autres facteurs ont entraîné une 4.1
III. Plus de 2700 calories par jour
.
.
.
.
49 24 27
66 22 12
diminution notable de la mortalité due à quelques maladies transmissibles courantes, telles que la tuberculose, la scarlatine, etc. Il serait cependant
L'Organisation mondiale de la Santé estime que, dans les deux premiers groupes, il y a beaucoup à faire pour éliminer la malnutrition sévère chez les enfants (par exemple le kwashiorkor et les carences nutritionnelles en général), ainsi que pour combattre l'anémie, en particulier ches les femmes enceintes. Au cours de la décennie, l'OMS aidera les pays à déterminer l'état de nutrition de leurs populations au moyen d'enquêtes par sondage; le cas échéant, elles les aidera à mettre en oeuvre des programmes tendant à améliorer
faux d'en conclure qu'il s'est produit une régression correspondante de l'incidence de ces maladies. A l'heure actuelle, dans un grand nombre de pays peu développés, la forte fréquence globale de certaines
maladies transmissibles freine le progrès social et économique et, dans plusieurs régions, ce handicap biologique est le principal responsable des bas niveaux
de productivité et de vie que l'on constate toujours. L'expérience de l'Organisation prouve amplement que la meilleure manière de rompre le cercle vicieux maladie /faible productivité /paupérisme
cet état nutritionnel, et les progrès réalisés seront ensuite appréciés par rapport aux données de la première enquête. Dans un monde où plus de la moitié de la population souffre de sous -alimentation ou de malnutrition, les aspects médicaux de la situation doivent être pris en considération. L'OMS appelle de ses viceux une collaboration étroite et efficace avec
consiste à
s'attaquer intensivement et méthodiquement à ses composantes biologiques en organisant d'énergiques campagnes de masse contre les maladies transmissibles les plus répandues.
Comme objectifs pour la décennie, l'OMS estime
l'Organisation des Nations Unies et l'Organisation pour l'Alimentation et l'Agriculture dans la mise en oeuvre du Programme alimentaire mondial. Hygiène du milieu. On ne dispose pas de chiffres précis sur la situation des approvisionnements en eau dans tous les pays et dans toutes les villes du monde. Or, l'eau est importante non seulement pour la santé mais aussi pour le développement industriel. 4.4
qu'il faudrait réunir dans les pays intéressés des données de base sur la fréquence globale du paludisme,
de la variole et autres maladies transmissibles, particulièrement répandues, le but visé étant de les éliminer ou, du moins, de les réduire au point où elles cesseront de poser un problème sanitaire et économique sérieux.
Mortalité infantile. L'intérêt économique de la prévention des décès prématurés est partout trop évident pour qu'il soit nécessaire d'insister. En réalisant 4.2
On estime que dans l'ensemble du monde - sauf l'Amérique du Nord et l'Europe - une centaine de millions de personnes vivent dans des agglomérations où l'eau courante n'existe pas. En outre, 150 millions de personnes habitent des villes partiellement desser1 Pirie, N.W. (1960) Roy. Soc. Hlth J., 80, 198 -203.
une composition par âge plus satisfaisante parmi les populations dont le rythme d'accroissement augmente, on ajoutera une condition favorable au développement et à l'amélioration du bien -être social, dans
ANNEXE 3
83
vies par un réseau de distribution mais n'ont pas elles -mêmes l'eau courante. Il y a donc dans le monde
Pour ce qui est des réseaux d'égouts, on ne possède
de statistiques que pour un petit nombre de pays et il n'existe aucune donnée relative à l'ensemble du monde. Dans la plupart des régions, le nombre des habitants qui bénéficient d'une adduction d'eau est supérieur à celui des habitants desservis par le tout à- l'égout.
environ 250 millions de citadins qui sont obligés de
se procurer de l'eau autrement que par le réseau d'adduction municipal. On pense qu'en mobilisant des ressources suffisantes, on parviendrait à une situation satisfaisante en l'espace de quinze ans. Il faudrait pour cela construire, chaque année, les ouvrages nécessaires à 20 millions de consommateurs, ce qui coûterait environ 400 mil-
Le problème du ravitaillement en eau et de l'évacuation des excreta en milieu rural a été étudié dans
quelques pays, mais on ne dispose pas encore de données pour l'ensemble du monde. Cependant, l'OMS
lions de dollars par an. Région géographique
examine la question et sera probablement en mesure de publier sous peu quelques données de base. Coût de construction annuel (millions de $) (millions) 5
Nombre de nouveaux consommateurs par an
5.
Amérique latine Asie Afrique Extension . .
12 . . . .
1
150 220 20 10
Objectif financier national pour la mise en oeuvre du programme sanitaire
Il est difficile de déterminer le total des sommes que les particuliers et les collectivités consacrent, dans
.
2 .
un pays donné, à la préservation de la santé et à la prévention et à la guérison des maladies. Il est évident que ces sommes varient selon les systèmes administratifs, les milieux culturels et les ressources financières et autres des différents pays et que ces facteurs influent d'une manière déterminante sur le volume des dépenses nationales dans le domaine sanitaire. La charge que les services de santé nationaux repré-
Totaux .
20
400
Ces estimations ne tiennent pas compte de l'Amérique du Nord et de l'Europe où la situation est en général satisfaisante et où, dans l'ensemble, des dispositions sont déjà prises pour l'entretien et l'extension
des adductions d'eau urbaines.
sentent pour les fonds publics dépend de plusieurs facteurs, en particulier : 1) le degré de développement des services de santé; 2) la mesure dans laquelle ces services assurent les soins médicaux; 3) l'étendue du territoire sur lequel ces services exercent leur action
Des investissements de cet ordre permettraient d'améliorer considérablement les approvisionnements
en eau; bien gérés, les services des eaux pourraient être exploités et entretenus au moyen des redevances perçues des consommateurs, compte tenu des remplacements et agrandissements nécessaires. Il est difficile de prévoir les progrès qui seraient réalisables à l'échelle mondiale au cours d'une décen-
et, par conséquent, la proportion de la population qui a recours à eux; 4) l'accroissement démographique
nie. A supposer que tous les pays entreprennent simultanément un programme de quinze ans, on pourrait espérer que 50 à 60 % des travaux nécessaires seraient accomplis au cours des dix premières années. Toutefois, le facteur déterminant est la mesure dans laquelle chaque pays est prêt à se mettre à l'ceuvre; or, beaucoup de pays très peuplés ne sont guère préparés actuellement à une action de ce genre, pour laquelle leurs possibilités de gestion technique, leurs disponibilités financières et leurs ressources matérielles sont éminemment insuffisantes.
et les modifications de la composition par âge de la population. Pour ces raisons, il est difficile de fixer un objectif financier unique pour l'action de santé à entreprendre dans tous les pays participant à la décennie pour le
développement. La manière la plus commode de définir un objectif de ce genre consisterait à l'exprimer sous forme de pourcentage de l'ensemble des dépenses
générales de consommation des pouvoirs publics.' Le pourcentage recommandé pour la décennie serait de l'ordre de 10 à 20 %. 1 Ces dépenses s'entendent de toutes celles qui sont engagées aux divers échelons (national, provincial et local), à l'exclusion des subsides, subventions et autres modalités d'aide financière accordée par le gouvernement, et se rapportant donc exclusivement aux dépenses afférentes à la prestation de services.
84
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
Annexe 4 MAINTIEN DE L'ASSISTANCE AUX ÉTATS AYANT RÉCEMMENT ACCÉDÉ À L'INDÉPENDANCE 1 [A15 /P &B /11 - 7 mai 1962] RAPPORT DU DIRECTEUR GÉNÉRAL
SOMMAIRE Pages Pages
Introduction
84
Partie 1. Rapport présenté par le Directeur général à la vingt- neuvième session du Conseil exécutif . .
1. Préambule 2. Introduction 3. Eradication du paludisme a) Programmes de pré -éradication
85 85 85 85 86
b) Centres de formation pour l'éradication du paludisme 4. Lutte contre les maladies transmissibles .
86 86
1. Programme de l'OMS pour l'élaboration de plans sanitaires nationaux 2. Schéma pour la détermination des coûts des plans sanitaires nationaux dans les pays africains Partie 4. Grandes lignes du programme d'enseignement et de formation professionnelle de l'OMS pour les pays ayant récemment accédé à l'indépendance ou en voie d'y accéder 1. Programme élargi et accéléré d'enseignement et de . .
91
.
92
92 92 93 93 93 93
formation professionnelle
5. Enseignement et formation professionnelle 6. Administration de la santé publique 7. Hygiène du milieu 8. Promotion et protection de la santé 9. Assistance opérationnelle 10. Conclusions Partie 2. [Omise]
87 88 89 89
90 91
2. Le problème à résoudre 3. Formation de médecins 4. Formation d'infirmières 5. Formation d'auxiliaires sanitaires 6. Les éléments du programme 7. Programmes de formation soutenus par l'OMS (coûts)
94 94 95 95 95 95 96 96
Partie 3. Programme de l'OMS visant à aider les Etats d'Afrique et d'autres continents qui ont récemment accédé à l'indépendance, ou qui sont en voie d'y accéder, à élaborer leurs plans sanitaires nationaux 91
Partie 5. Assistance opérationnelle 1. Nature du problème 2. Caractéristiques du personnel opérationnel . 3. Etendue et forme de l'assistance opérationnelle 4. Durée de l'assistance 5. Financement 6. Conclusions
.
97
INTRODUCTION Bien que le présent rapport concerne les Etats ayant récemment accédé à l'indépendance, il y est également
Le Conseil exécutif a également décidé de transmettre à l'Assemblée le procès -verbal des débats qu'il
tenu compte des besoins des pays qui sont engagés dans cette voie. La plupart sont situés en Afrique et c'est donc surtout d'eux qu'il sera question dans les pages qui suivent. Il faut toutefois souligner que des plans analogues sont envisagés pour tous les pays qui ont récemment accédé à l'indépendance ou qui sont en voie d'y accéder, quelle que soit leur situation géographique. Le présent rapport se compose de cinq parties. La partie 1 comprend le rapport que le Directeur général a présenté au Conseil exécutif à sa vingt- neuvième
a consacrés au maintien de l'assistance aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance.2
Le Conseil exécutif a en outre prié le Directeur général de fournir des informations sur la manière dont la conception et la réalisation de programmes sanitaires (insistant en particulier sur l'enseignement et la formation professionnelle) dans les Etats nouvellements indépendants peuvent être mises en harmonie avec les buts et le contenu des résolutions de l'Assemblée générale des Nations Unies sur la décennie 2 Le compte rendu de ces débats, qui constituait la partie 2 du présent document, a été omis ici, ruais il est reproduit dans les procès -verbaux de la vingt -neuvième session du Conseil exécutif (EB29 /Min /5 Rev. 1, section 3; EB29 /Min /7 Rev. 1, sections 5 et 7; EB29 /Min /12 Rev. 1, section 1).
session et que le Conseil exécutif, par sa résolution EB29.R32, a décidé de transmettre à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé. 1 Voir résolution WHA15.22.
ANNEXE 4
85
des Nations Unies pour le développement,1 sur le développement économique de l'Afrique 2 et sur le développement de l'éducation en Afrique,3 en indiquant, lorsqu'il y a lieu, les ressources techniques et financières dont il faudra disposer à cet effet. Pour répondre à cette demande, le Directeur général expose, dans la partie 3, l'essentiel d'un programme de l'OMS visant à aider les Etats nouvellement indépendants et taires nationaux; dans la partie 4, il indique les grandes
Enfin, le Conseil exécutif a étudié très attentivement un problème transitoire qui se pose dans certains des
Etats nouvellement indépendants du fait de leur accession à l'indépendance et à propos duquel ces pays ont demandé l'assistance opérationnelle de l'OMS. Les données de ce problème sont exposées
dans le rapport du Directeur général au Conseil, lequel, comme on l'a déjà indiqué, constitue la partie 1
d'autres Etats d'Afrique à élaborer des plans sanilignes d'un programme élargi et accéléré d'enseignement et de formation professionnelle pour les Etats nouvellement indépendants.
du présent rapport. Le Conseil a prié le Directeur général de poursuivre l'étude de la question et de présenter un rapport à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé. C'est ce nouveau rapport qui cons-
titue la partie 5 du présent rapport.
PARTIE 1. RAPPORT PRÉSENTE PAR LE DIRECTEUR GÉNÉRAL A LA VINGT -NEUVIÈME SESSION DU CONSEIL EXÉCUTIF Préambule
1.
Par sa résolution WHA14.37, la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé a prié le Directeur général « de continuer à fournir cette assistance rapide
développement de leurs programmes de santé publique un rôle actif, qui lui a valu une expérience extrêmement précieuse des problèmes qui s'y posaient, et notamment
de ceux que ces pays seraient appelés à résoudre lorsqu'ils assumeraient l'entière direction de leurs propres affaires. Pendant toute cette période, c'est -àdire pendant près de treize ans, l'OMS a orienté son
à tous les Etats ayant récemment accédé à l'indépendance qui deviennent Membres de l'OMS» et « de faire rapport sur ces questions à la vingt -huitième session du Conseil exécutif et à la Quinzième Assemblée sa résolution WHA14.58, mondiale
assistance vers un triple objectif: lutte contre les national dans chaque pays grâce à des programmes d'enseignement et de formation professionnelle.
maladies transmissibles, développement des services
elle a en outre prié le Directeur général « de faire
nationaux de santé et constitution d'un personnel Le programme qu'elle exécute actuellement dans les
tous les efforts possibles pour fournir cette assistance aux Etats Membres ayant récemment accédé à l'indépendance et de coopérer avec eux en vue de former le personnel médical techniquement qualifié qui assu-
mera la responsabilité de combattre les maladies infectieuses et parasitaires et d'améliorer les services sanitaires nationaux ». Le Directeur général a fait rapport à ce sujet à la vingt- huitième session du Conseil, qui, après examen, a adopté la résolution EB28.R22, par laquelle il prie le Directeur général de lui faire à nouveau rapport, lors de sa vingt- neuvième session, sur l'évolution des
nouveaux Etats est identique sur bien des points à celui qui concerne les autres pays, à ceci près que, dans les premiers, on fait une place spéciale aux besoins spéciaux qu'a créés le passage à l'indépendance. Le rapport d'activité que le Directeur général a présenté à la vingt- huitième session du Conseil, en
mai 1961, expose la méthode adoptée à cette fin. Elle consiste essentiellement à aider les pays à faire fonctionner leurs services nationaux de prévention et de traitement, à élaborer leurs plans d'expansion suivant un ordre de priorité déterminé par des enquêtes, à coordonner toutes les formes d'assistance technique
programmes de l'Organisation dans ces nouveaux Etats. Le présent rapport est soumis au Conseil en exécution des dispositions ci- dessus. Les Etats ayant récemment accédé à l'indépendance appartiennent en majeure partie au continent africain,
qu'ils reçoivent dans le domaine de la santé et à
mais on compte aussi parmi eux Chypre, Koweït et le Samoa -Occidental. Le présent rapport traite surtout des pays africains, mais l'attention accordée aux pays situés hors d'Afrique n'est pas moindre. 2.
accélérer l'exécution des programmes d'enseignement et de formation professionnelle, sur place et à l'étranger, afin de constituer le personnel national nécessaire. 3.
Eradication du paludisme Dans la plupart des pays nouvellement indépendants,
Introduction
Bien longtemps avant que les nouveaux Etats n'accèdent à l'indépendance, l'OMS a joué dans le 1 Résolution 1710 (XVI) de l'Assemblée générale. 2 Résolution 1718 (XVI) de l'Assemblée générale. 3 Résolution 1717 (XVI) de l'Assemblée générale.
la lutte antipaludique se limitait avant la seconde guerre mondiale à la protection des agglomérations et des entreprises industrielles. L'avènement des nouveaux insecticides à effet rémanent a donné la possibilité de lutter contre le paludisme dans les régions rurales, mais à partir de 1955 ont surgi des obstacles techniques malaisés à surmonter. La trans-
mission intense du paludisme dans certains Etats
86
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
d'Afrique occidentale, l'apparition d'une résistance d'Anopheles gambiae à la dieldrine dans le Nigéria septentrional, le comportement exophile de ce vecteur, ainsi que d'autres difficultés encore, ont montré qu'il faudrait de gros efforts pour lutter efficacement contre
a)
Programmes de pré- éradication. Un pro-
gramme de pré- éradication est une opération qu'un pays insuffisamment pourvu exécute avec l'intention
principale de se constituer, à l'échelon national, une infrastructure technique, opérationnelle et administrative, ainsi que les moyens matériels
le paludisme dans les zones rurales de la plupart de ces Etats. Dès 1959, l'expérience pratique permettait de conclure que ces problèmes techniques n'interdisaient pas
correspondants, de manière à assurer, à chaque étape du programme d'éradication, y compris la phase d'entretien, une mise en oeuvre opportune et efficace. A cette fin, l'OMS aidera les gouvernements
l'éradication du paludisme dans les pays d'Afrique tropicale, mais qu'ils en accroissaient la difficulté. On retint donc, pour les étudier dans tout leur détail, certains points essentiels : rôle du porteur asymptomatique de parasites, importance du critère fébrile dans le dépistage des sujets africains immuns, longévité de Plasmodium falciparum africain chez l'hôte humain
à renforcer leur organisation antipaludique et à créer le réseau de services sanitaires ruraux nécessaire pour les opérations d'éradication en fournissant
une aide consultative, des bourses d'études, une partie des moyens de transport et des fournitures, et en contribuant au financement des traitements locaux de certains techniciens affectés à ces projets. b) Centres de formation pour l'éradication du paludisme. Des dispositions sont prises pour ouvrir au début de 1962 deux centres régionaux de for-
en l'absence de transmission récente, adoption d'un traitement efficace par dose unique pour les immigrants entrant dans les zones protégées et questions entomologiques diverses. En résolvant toutes ces difficultés on ferait un grand
pas vers l'objectif final; mais le programme le mieux conçu techniquement serait promis à l'échec s'il ne s'appuyait pas sur une saine organisation financière et administrative. Antérieurement, les projets antipaludiques exécutés dans ces nouveaux Etats visaient
mation pour l'éradication du paludisme, l'un de langue anglaise dans le Nigéria, et l'autre de langue française au Togo. D'autre part, tout pays où s'exécute un programme de pré- éradication devra créer son propre système de formation. On envisage également de former du personnel africain de niveau professionnel et des techniciens de l'assainissement
seulement à contenir la maladie. Le principe de exigences beaucoup plus l'éradication a imposé strictes en matière d'administration, de budget, de transport, de matériel et de personnel. Le paludisme holoendémique africain est caractérisé principalement par le remarquable degré d'immunité
dans des centres internationaux fonctionnant sous les auspices de l'OMS (Kingston, à la Jamaïque; Le Caire, en République Arabe Unie; Belgrade, en
Yougoslavie). Enfin, en 1962, des cours sur les techniques d'éradication seront donnés en anglais et en français à Moscou, en Union des Républiques socialistes soviétiques. 4.
acquis par l'individu à un âge très précoce. Cette immunité a été autrefois considérée comme suffisante
pour permettre de reléguer le paludisme à un rang secondaire dans les plans de développement des services de santé publique. Mais l'expérience a montré que ces nouveaux Etats, fermement décidés à assurer leur expansion économique et l'exploitation de leurs
Lutte contre les maladies transmissibles
La plupart des Etats ayant récemment accédé à l'indépendance sont situés en Afrique tropicale et subtropicale, où certaines maladies posent des problèmes d'une telle urgence et d'une telle gravité que ces pays ont dû consacrer une part notable de leurs ressources à les résoudre. Du point de vue de la santé publique, la Région africaine en est encore en majeure partie à un stade où la lutte contre les grandes maladies transmissibles
ressources, trouvent dans le paludisme un grave obstacle à leur développement, du fait qu'il mine la santé et abaisse le niveau de vie des populations. En outre, la vaste organisation qu'exigent les programmes
d'éradication du paludisme, du fait qu'elle affecte la vie de la population dans tous ses détails, fournit un cadre considéré comme utile et souhaitable pour l'extension des activités de santé publique dans d'autres domaines.
- et, en fin de compte, leur éradication - doivent figurer au premier plan des préoccupations. Les activités qui bénéficient d'une assistance de l'OMS
Il n'y a donc aucune raison de douter de l'intérêt que présente l'éradication du paludisme dans la plupart de ces Etats nouvellement indépendants et dans d'autres pays d'Afrique; il est d'ailleurs encourageant de noter que les derniers résultats obtenus sur le terrain continuent à justifier l'optimisme sur le plan technique. On peut résumer comme suit les grandes lignes des prochains programmes antipaludiques de l'Organisation dans ces pays :
dans ce domaine sont axées sur la recherche de méthodes qui permettraient d'appliquer les dernières découvertes scientifiques. L'emploi massif de la vaccination, de la chimioprophylaxie, des insecticides
et d'autres moyens d'action similaires ont permis d'éliminer dans de vastes régions d'Afrique tropicale des maladies qui les rendaient autrefois presque
inhabitables. Toutes ces opérations ont exigé une connaissance approfondie de l'épidémiologie de ces maladies, car il fallait exploiter au mieux les ressources
ANNEXE 4
87
relativement minimes dont on disposait pour résoudre des difficultés souvent considérables. La fièvre jaune ne constitue pratiquement plus un danger; elle n'apparaît plus que très sporadiquement dans des régions où elle était auparavant un des plus graves fléaux. La variole sévit encore et des épidémies
1) L'assistance accordée aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance pour la lutte contre
les maladies transmissibles consistera essentiellement
à renforcer leurs services de santé publique, de façon qu'ils soient en mesure d'établir et d'exécuter leurs programmes et d'arrêter un ordre de priorité. Il convient donc à cette fin de continuer à développer les services épidémiologiques tout en renforçant dans la mesure du possible les services de laboratoire et de statistique. Les instituts de recherche recevront une aide qui
sont signalées, notamment en Afrique occidentale, mais elle a été jugulée dans la plus grande partie du continent.
La trypanosomiase demeure un problème grave, notamment lorsqu'elle frappe les animaux, car elle se traduit pour les pays africains par une pénurie de viande et de lait, faisant ainsi obstacle au développement matériel et économique. Chez l'homme toutefois, elle est en grande partie maîtrisée. La bilharziose
leur permettra de poursuivre leur activité et de former les homologues nationaux nécessaires. 2) L'OMS maintiendra son aide pour l'exécution
constitue, elle aussi, un problème dont on essaie de
des projets déjà entrepris dans le domaine des maladies transmissibles et la priorité leur sera accordée sur les nouveaux programmes. La coordination inter -pays de ces programmes mérite d'être constamment encouragée et de recevoir une aide internationale suivie. Avant d'entreprendre de nouveaux projets de lutte contre les maladies transmis-
déterminer l'ampleur tout en s'efforçant par des recherches intensives de mettre au point des méthodes efficaces de lutte. L'épidémiologie de l'onchocercose est à l'ordre du jour et les simulies vectrices ont déjà été totalement régions.
éliminées d'un grand nombre de
sibles, on devra les mettre en balance avec les autres nécessités de la santé, et tenir compte du matériel et du personnel qualifié dont on dispose. La mise en oeuvre devra toujours être précédée de la formation d'un personnel national capable de prendre la relève du personnel international. 3) Pour enrayer les poussées épidémiques de certaines maladies transmissibles comme la variole, la fièvre jaune, la peste, la trypanosomiase, il faut une vigilance constante et, au cas où les services préventifs seraient menacés d'effondrement, l'Organisation devra intervenir d'urgence en envoyant du
La tuberculose a fait l'objet de larges enquêtes destinées à réunir les données épidémiologiques
indispensables à l'établissement de programmes de lutte et les travaux ont déjà commencé dans certains des nouveaux Etats. La lutte contre la lèpre se poursuit
à un rythme très encourageant; la souplesse des nouvelles méthodes et l'efficacité du traitement par les sulfones devraient permettre de juguler rapidement la maladie.
Les tréponématoses - telles que la syphilis endémique et le pian - ont fait l'objet de vastes enquêtes et de traitements de masse. Il semble que le pian puisse
personnel, du matériel et des fournitures, d'éviter que les épidémies ne s'étendent. 5.
afin
être complètement éliminé de la plupart des régions dans un avenir prochain. Certaines autres maladies, dues à des bactéries, à des protozoaires, à des virus ou à des helminthes, posent des problèmes de santé publique d'une certaine
Enseignement et formation professionnelle
importance. Dans la mesure où les ressources le permettent et où la situation l'exige, les plus graves d'entre elles retiendront l'attention. On peut donc résumer la situation actuelle comme suit. Malgré l'importante tâche qui reste à accomplir, les effets cumulatifs des nombreuses campagnes natio-
Etant donné la rapide évolution d'un grand nombre de pays ayant récemment accédé à l'indépendance, leur pénurie grave de personnel qualifié de toutes catégories et l'insuffisance des données nécessaires pour
l'établissement rationnel de programmes d'enseignement, on se trouve devant la nécessité d'évaluer les
besoins et les possibilités dans ce domaine. Des enquêtes ont été menées à cette fin dans douze Etats; on compte que les rapports et les recommandations qui en résulteront indiqueront la voie dans laquelle devront s'engager les plans à long terme. L'Organisation mondiale de la Santé a pris part à la réunion inter -secrétariats du Sous -Comité de l'En-
nales entreprises avec l'aide de l'OMS contre le paludisme, la fièvre jaune, le pian, la variole, l'onchocercose, la bilharziose, la lèpre et la tuberculose ont
permis d'éliminer ou de réduire notablement la plupart de ces maladies dans la majorité des zones urbaines et suburbaines du continent africain. Les zones rurales, par contre, exigent des moyens plus considérables et présentent des difficultés qui restent à résoudre et qui font actuellement l'objet de recherches. L'orientation prochaine des activités peut se résumer comme suit :
seignement et de la Formation professionnelle du Comité administratif de Coordination. Pour la confé-
rence d'Etats africains sur le développement de l'éducation en Afrique, organisée par l'UNESCO et la Commission économique pour l'Afrique à AddisAbéba en mai 1961, l'Organisation a rédigé une étude sur les éléments d'enseignement général nécessaires pour la formation technique et professionnelle spécia-
88
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I Pays
lisée, ainsi qu'une étude sur la formation de personnel sanitaire en Afrique de 1960 à 1970. Cette conférence a mis au point un plan général de formation professionnelle, notamment pour le personnel sanitaire en
Projet .
Congo (Léopoldville)
Personnel enseignant de l'Ecole de Médecine de l'Université Lova nium
Afrique. L'OMS se dispose aussi à participer à de larges enquêtes pilotes inter -organisations sur les besoins de main- d'oeuvre. Un groupe inter -secrétariats s'occupe actuellement de leur organisation. Comme le système des groupes de consultants s'est révélé extrêmement efficace pour préparer la création
Gabon Guinée
Moniteur pour la formation de techniciens de laboratoire Monitrice pour la formation d'infirmières
Madagascar Nigéria
Moniteur pour la formation techniciens de l'assainissement
de
Moniteurs de soins infirmiers de santé publique et de pédiatrie pour
d'écoles de médecine au Maroc et en Tunisie, on espère que cette méthode permettra d'aider utilement d'autres Etats nouveaux, complétant ainsi l'assistance
les services ruraux de santé Conseiller en santé publique et ingé-
nieur sanitaire pour la formation d'auxiliaires
actuellement fournie à cet égard par le personnel régional et le personnel affecté aux projets. Certaines activités de l'OMS consistent à fournir une aide consultative pour le développement des programmes d'enseignement et de formation professionSierra Leone
nelle de tous les pays, y compris des Etats ayant récemment accédé à l'indépendance. On peut citer notamment le groupe d'étude chargé de recommander des normes minimums admissibles sur le plan international pour la formation des médecins, ainsi que la
Professeur extérieur pour l'Université d'Ibadan Moniteur pour la formation de techniciens de l'assainissement Monitrice pour la formation d'infirmières Conseiller en santé publique et
Somalie
moniteurs pour la formation d'auxiliaires
conférence interrégionale sur la formation du personnel sanitaire auxiliaire qui a eu lieu à Khartoum en décembre 1961. Un crédit a permis aux pays ayant
Les observations ci- dessus montrent de quelle façon l'assistance actuellement accordée aux nouveaux Etats s'efforce d'accélérer l'effort de formation professionnelle qu'ils doivent faire pour pourvoir leurs services
récemment accédé à l'indépendance d'envoyer des participants à cette conférence, qui s'est efforcée
nationaux de santé. En résumé, tout en satisfaisant, dans la mesure des ressources disponibles, les besoins urgents grâce à des bourses accordées pour des études
d'adapter aux besoins variés des divers pays les recommandations formulées par le comité d'experts convoqué en septembre 1960 pour étudier cette question.' Le nombre des bourses déjà accordées aux nouveaux
de base à l'étranger, on aide à créer et à développer sur place les moyens permettant de former des auxiliaires pour les services médicaux, les soins infirmiers,
les laboratoires, l'assainissement et les travaux de statistique. Il est hautement désirable que les nouveaux Etats, grâce à une assistance internationale constamment accrue, se constituent dans les plus brefs délais un système national de formation professionnelle pour
Etats s'élève à 213, et 228 autres font actuellement l'objet de négociations. On estime que, pour l'année 1961, les pays d'Afrique auront bénéficié de plus de 300 bourses, y compris celles octroyées au titre du programme spécial concernant la République du Congo (Léopoldville). La majorité d'entre elles ont été accordées pour des études de base à l'étranger, notamment en médecine, en soins infirmiers et en génie sanitaire, domaines dans lesquels aucun enseignement n'est donné sur place. Des moniteurs aident à résoudre les difficultés dans tous les cas où l'on craint que les boursiers n'aient à faire, durant leurs études à l'étranger, une adaptation trop brusque à des conditions trop nouvelles. Cette forme d'aide est ainsi fournie à des groupes de boursiers étudiant en Israël et en France. En 1961, la plupart des projets visant à développer les établissements nationaux d'enseignement en étaient
les catégories de personnel qui doivent comprendre un important effectif et qu'il y a avantage à instruire dans le milieu d'origine. Ce plan à long terme et à double objectif s'inspire des besoins déterminés par de récentes enquêtes. Au fur et à mesure que les boursiers regagneront leur pays d'origine après des études supérieures à l'étranger, on espère que l'augmentation du personnel enseignant permettra de donner un nouvel essor à ces programmes de formation. 6.
Administration de la santé publique
encore au stade des plans. Les résultats de ce travail préparatoire apparaîtront au cours des deux prochaines
Dans les limites des possibilités budgétaires, des administrateurs de la santé publique sont envoyés dans les Etats ayant récemment accédé à l'indépendance pour les aider à faire le point de leurs besoins et de leurs ressources et à établir un ordre de priorité d'après les données réunies. Il s'agit d'harmoniser les progrès des services de santé avec le développement économique et social, et, en général, d'assurer la coordination indispensable entre toutes les formes d'aide sanitaire qu'ils reçoivent, quelle qu'en soit la source - internationale, bilatérale, gouvernementale ou non gouvernementale.
années. On trouvera ci -après une liste de projets choisis comme exemples des activités pour lesquelles
l'Organisation fournit du personnel et souvent du matériel. Dans certains cas, des bourses sont également accordées pour le personnel enseignant. ' Voir Org. mond. Santé Sir. Rapp. techn., 1961, 212.
ANNEXE 4
89
Douze des Etats africains ayant récemment accédé à l'indépendance ont demandé l'aide de l'OMS dans le domaine de l'administration de la santé publique. Dans les cas où l'Organisation n'a pu leur affecter un administrateur de la santé publique, l'aide et les avis nécessaires leur sont fournis par le personnel du Bureau régional de l'OMS à Brazzaville, qui organise des tournées régulières. Il convient également de rappeler qu'il existe actuellement trois représentants
d'un département d'hygiène du milieu au Ministère
de la Santé et à l'élaboration d'un plan détaillé d'approvisionnement en eau et d'évacuation des matières usées pour la ville d'Accra. Ces brèves remarques sur l'assainissement seraient incomplètes si elles ne mentionnaient pas l'importance
de zone, résidant à Dakar, Lagos et Nairobi, qui prêtent leur concours à la plupart de ces nouveaux Etats. De nouveaux postes d'administrateurs de la santé publique ont été créés au Ghana, dans la République Centrafricaine, dans le Niger, en Mauritanie, au Congo (Brazzaville), à Madagascar, dans la
que l'OMS attache à l'établissement ou au développement aussi rapide que possible des programmes de formation professionnelle du personnel. Il y a place pour une expansion considérable des services d'assai-
nissement dans les nouveaux Etats; mais, au stade actuel, la formation de personnel doit avoir le pas sur la création des services, car elle constitue une indispensable étape préparatoire. La pénurie générale
Côte -d'Ivoire, au Gabon, au Cameroun, au Togo, au Mali et en Haute -Volta. En outre, l'OMS envoie auprès des ministères de la santé des consultants à court terme qui participent aux efforts d'organisation
d'ingénieurs est en elle -même un facteur limitatif grave et, pour le moment, l'OMS doit consacrer l'essentiel de ses ressources à la formation des auxiliaires. 8.
administrative. Ce programme est complété par l'octroi de bourses à des médecins africains, qui peuvent ainsi se rendre dans divers pays étrangers pour y étudier l'administration de la santé publique. 7.
Promotion et protection de la santé
Hygiène du milieu
A en juger par l'évolution récente, l'hygiène du milieu semble appelée à faire de rapides progrès. Les nouveaux Etats ont en effet formulé de nombreuses demandes d'assistance technique dans ce domaine, car ils savent que l'assainissement est l'une des conditions fondamentales de l'amélioration de la situation sanitaire. Deux ingénieurs sanitaires affectés au Bureau régional de l'Afrique s'efforcent, en se rendant fréquemment dans les pays, de suivre les progrès réalisés. Mais il a fallu envoyer également, outre des ingénieurs, des experts en matière juridique, financière et administrative, pour aider à organiser l'approvisionnement en eau. Des consultants spécialisés dans ce domaine se sont rendus au Ghana, à Madagascar et au Nigéria
et l'on pense détacher des équipes dans plusieurs autres pays en 1962. Ces travaux, pour lesquels les fonds ont été prélevés en grande partie sur le compte spécial pour l'approvisionnement public en eau, ne manqueront pas d'aboutir prochainement à la création de systèmes d'approvisionnement en eau et contribueront puissamment à
élever le niveau sanitaire d'un grand nombre des nouveaux Etats. L'alimentation en eau et l'évacuation des matières usées sont deux problèmes fort anciens dans nombre de pays africains et ils ont pris encore
La rapide industrialisation signalée ci- dessus, avec l'exode vers les villes dont elle s'accompagne, a fait naître plusieurs problèmes de santé publique qui sont progressivement résolus grâce à des plans inspirés du développement communautaire et dans lesquels les efforts du gouvernement sont complétés et appuyés par les initiatives de la population locale. L'éducation sanitaire s'intègre dans ces efforts de coopération, qui visent à résoudre simultanément certains problèmes fondamentaux auxquels doivent faire face les collectivités des nouveaux Etats africains, notamment dans les régions semi- urbaines et rurales. Des programmes de protection maternelle et infantile sont également mis au point et des services permanents prennent progressivement en charge les tâches qui revenaient antérieurement à des services plus mobiles. On peut citer à cet égard un exemple typique emprunté au Sénégal, où les services de protection maternelle et infantile de Dakar sont étendus graduellement à la zone suburbaine et aux autres grandes agglomérations. On forme en même temps du personnel grâce aux ressources propres du Gouvernement, au matériel fourni par le FISE et aux directives et avis techniques de l'OMS. De même, au Nigéria, les services de protection maternelle et infantile font un gros effort dans les campagnes. Là encore, le FISE fournit du matériel et du lait écrémé et l'OMS du personnel consultatif technique. Dans le domaine de la santé mentale, l'aide accordée
- sous forme de services de consultants -à certains de ces nouveaux Etats est un modeste commencement.
plus d'acuité depuis le récent et rapide mouvement d'urbanisation et d'expansion démographique. Les administrations sanitaires nationales, de même que l'OMS, ont d'innombrables occasions de prendre des mesures radicales, comme le montre bien ce qui a été fait au Ghana où une enquête a abouti à la création
Un consultant à court terme s'est rendu au Niger pour conseiller le Gouvernement au sujet de la création
d'un hôpital de neuro -psychiatrie à Niamey et de l'organisation des services de santé mentale en général.
Une bourse de dix -huit mois est accordée pour des
études à l'étranger en matière d'organisation des services de santé mentale et un plan a été établi à
90
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
l'intention du boursier intéressé. On se propose, d'autre part, d'envoyer un consultant en 1962 auprès du Gouvernement de la Côte -d'Ivoire, qui a demandé des avis sur l'organisation des services de santé mentale.
ou d'aggraver la pénurie déjà plus ou moins grave de personnel médical qualifié. Les nouveaux Etats adressent de plus en plus de demandes d'assistance pour faire face à cette succession
Ce n'est que tout récemment que l'on a pu établir une distinction nette entre la pathologie de la nutrition et celle des maladies parasitaires et infectieuses auxquelles elle est très souvent associée. On connaît
d'événements et tout indique que le nombre de ces demandes et leur diversité iront en augmentant.
Il importe de noter que ces demandes diffèrent quant à leur nature de celles que reçoit normalement l'Organisation en matière de services consultatifs ou de celles qu'accepte actuellement l'Organisation des Nations Unies au titre de l'OPEX.1 Les demandes dont il s'agit ne concernent ni des conseillers, ni des cadres dirigeants. Ce que demandent les nouveaux Etats, ce sont des médecins qui puissent assurer le maintien des services sanitaires essentiels (curatifs et préventifs).
bien maintenant les effets de la carence protéique - seule ou associée à d'autres formes de maladie et l'importance des diverses anémies, notamment des anémies ferriprives. Des enquêtes sur la nutrition aident les gouvernements africains à dépister les carences nutritionnelles et à en déterminer la distribution, le degré de gravité et les manifestations cliniques. On étudie actuellement,
dans divers pays, les relations qui existent entre la malnutrition et les maladies infectieuses et parasitaires. Une aide consultative est également accordée dans ce domaine en ce qui concerne la thérapeutique, la prophylaxie et la diététique. On s'attache également à vérifier sur le plan clinique l'efficacité des aliments de
L'Organisation des Nations Unies, même si elle disposait des fonds nécessaires, ne serait pas en mesure de satisfaire des demandes de cette sorte, puisque la politique régissant l'OPEX est de nommer seulement des personnes pouvant occuper des postes
clés dans l'administration. De son côté, l'OMS se trouve placée devant une difficulté du fait que sa politique actuelle est de prêter plutôt une assistance consultative qu'une assistance opérationnelle. Le dépeuplement plus ou moins soudain des services de santé de certains des Etats ayant récemment accédé
complément et l'OMS collabore avec la FAO et le FISE à l'organisation de cours pour la formation de nutritionnistes et à l'enseignement de l'hygiène alimentaire au personnel auxiliaire. L'OMS cherche à stimuler l'intérêt pour l'hygiène dentaire; les trois projets indiqués ci -après montrent comment est actuellement accordée une aide dans ce domaine aux nouveaux Etats indépendants. Le Soudan, peuplé de plus de dix millions d'habitants,
à l'indépendance, lequel s'est traduit par un besoin de praticiens étrangers, crée des difficultés administratives et financières. Sur le plan administratif, on a de la peine à recruter un personnel suffisamment qualifié. Sur le plan financier, la plupart des jeunes Etats n'ont
ne compte que trente dentistes et n'a pas d'école dentaire. Le Gouvernement soudanais a donc décidé de créer une école d'assistants dentaires et un conseiller
pas assez de devises étrangères pour verser des traitements susceptibles d'attirer des individus capables. Etant donné l'urgente nécessité d'éviter une paralysie des services sanitaires existants, qui provoquerait
d'hygiène dentaire de l'OMS a aidé à organiser un programme d'enseignement pour lequel l'Organisation a également fourni du matériel. Les services du conseiller de l'OMS seront maintenus jusqu'à ce que son
dans les pays intéressés un recul néfaste, le Conseil exécutif désirera peut -être examiner si, du point de vue de la politique générale de l'OMS, il n'y aurait pas lieu d'étendre l'assistance de l'Organisation, quand
homologue national ait acquis une formation suffisante pour prendre la direction de cet enseignement. Le second projet concerne le Ghana; un consultant en hygiène dentaire de l'OMS a visité le pays pour donner des avis au Gouvernement sur l'aménagement
les gouvernements le demandent, à des activités d'ordre opérationnel aussi bien que consultatif. Si le Conseil estime que les besoins actuels d'un nombre important d'Etats Membres justifient cette extension de l'assistance accordée par l'OMS, c'est à -dire l'envoi de médecins et de chirurgiens chargés d'assurer des services cliniques et préventifs, il voudra peut -être déterminer les conditions dans lesquelles cette extension se justifie et envisager les arrangements administratifs et financiers qu'il conviendrait de prendre.
de ses services dentaires. Le troisième projet est exécuté au Nigéria, où un consultant à court terme enquête sur la fréquence des affections dentaires, notamment des parodontopathies. 9.
Assistance opérationnelle
Le fait que de si nombreux Etats ont accédé à l'indépendance a eu pour leurs services de santé, et donc pour l'Organisation mondiale de la Santé, une conséquence extrêmement importante. Il s'agit du départ des médecins dont les services étaient autrefois
Le Directeur général estime que les circonstances paraissent suffisamment justifier l'envoi de personnel
opérationnel sur la demande des gouvernements, à condition que ces demandes soient étudiées compte
tenu des services préexistants, des avantages que 1 Programme concernant l'envoi de personnel d'exécution, de direction et d'administration.
assurés par la métropole et, par suite, du vide qui menace de paralyser les services sanitaires existants
ANNEXE 4
91
pourrait offrir leur maintien et des effets néfastes de leur suppression. 10.
rendant capable de fixer lui -même ses objectifs et l'ordre de priorité de ses activités et de constituer son propre personnel pour accomplir ses desseins. En un mot, ils visent à leur donner progressivement l'indépendance technique. Ces plans doivent s'étendre sur une période de dix
Conclusions
L'assistance actuellement accordée par l'OMS aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance, qu'il s'agisse d'une collaboration antérieure à cette indépendance ou d'une association plus récente, n'est au fond qu'un modeste début. Des échanges de vues avec les gouvernements
à vingt ans et porter essentiellement sur quatre
intéressés, des observations faites sur place et de l'analyse des données réunies lors de récentes enquêtes, une seule conclusion se dégage : les problèmes qui se
domaines d'activité : instruction et formation professionnelle du personnel national, création et développement de bonnes administrations sanitaires nationales et locales, aménagement de services sanitaires essentiels, maintien et extension des services de soins médicaux.
posent dans l'ensemble des Etats ayant récemment accédé à l'indépendance et chez ceux d'Afrique en particulier ont une ampleur assez impressionnante. La promotion des services de santé, qui est indispensable pour le développement économique et social de ces nouveaux Etats, doit tenir compte à la fois des
Il est capital que l'OMS reconnaisse que le très gros volume des demandes dont elle est actuellement saisie du fait de l'accélération du développement de
tant d'Etats récemment devenus indépendants augmentera probablement encore à l'avenir. Le Directeur
besoins quantitatifs et des besoins qualitatifs - ces derniers devant être à leur tour évalués en fonction de ce qu'exige le développement d'ensemble et des ressources plutôt maigres dont on dispose pour y faire face.
général, conscient de l'importance de l'assistance technique de l'OMS pour la situation présente et à venir des peuples de ces nouveaux Etats, fait tous ses
efforts pour satisfaire au maximum ces demandes d'assistance.
Il apparaît que tous ces nouveaux Etats Membres se tournent de plus en plus vers l'OMS afin d'obtenir son aide pour évaluer leurs ressources et leurs besoins,
Toutefois, il est tout aussi important de veiller à ce que cette politique générale n'exerce pas d'effets défavorables sur la nature, la qualité et la quantité
pour établir un ordre de priorité et préparer une extension du champ d'activité des services sanitaires existants, ainsi que pour créer les nouveaux services dont ils ont le plus grand besoin, et, enfin, pour procéder à une estimation des besoins en personnel et en installations, ainsi que des investissements et des dépenses courantes nécessaires. Les plans qui sont actuellement en cours d'élabora-
de l'aide qui a été et doit continuer d'être fournie
d'une manière générale aux pays en voie de développement. Or, les demandes supplémentaires des nouveaux
Etats doivent, pour aboutir en temps utile à un bon résultat, être financièrement satisfaites aussitôt et aussi
complètement que possible. Il faut donc que la prévoyance, l'imagination, le rassemblement des données
tion, adaptés à l'état du milieu et aux conditions culturelles existant en Afrique, ainsi qu'aux aspirations
sociales et aux conceptions et tendances nouvelles suscitées par l'indépendance, sont des plans à long terme. Ils visent essentiellement à permettre à chacun
de ces jeunes Etats de « se tenir debout » - en le
et l'établissement de plans objectifs soient soutenus par des ressources internationales suffisantes, si l'on veut que l'Organisation soit autorisée à modifier son programme de travail de façon à consacrer le maximum d'attention aux grandes questions que posent les besoins des Etats ayant récemment accédé à l'indépendance, tout en maintenant un équilibre adéquat dans son programme d'ensemble.
PARTIE 3. PROGRAMME DE L'OMS VISANT A AIDER LES ÉTATS D'AFRIQUE ET D'AUTRES CONTINENTS QUI ONT RÉCEMMENT ACCÉDÉ A L'INDÉPENDANCE, OU QUI SONT EN VOIE D'Y ACCÉDER, A ÉLABORER LEURS PLANS SANITAIRES NATIONAUX 1.
Programme de l'OMS pour l'élaboration de plans sanitaires nationaux
et ont considérablement gêné leur développement agricole et économique. Cette planification suppose des études et des
Le programme de l'Organisation mondiale de la Santé prévoit l'élaboration, dans chaque Etat qui a récemment accédé à l'indépendance ou qui est en voie d'y accéder, d'un plan sanitaire national établi en fonction de son degré actuel de développement économique et social et de son programme futur dans ce domaine. Ce développement planifié des services sanitaires de base présente, en Afrique, encore plus d'importance qu'ailleurs, étant donné que, sur ce continent, les facteurs biologiques et autres éléments du milieu qui influent sur la santé ont été traditionnellement défavorables au bien -être des peuples africains
enquêtes sur les besoins sanitaires en matière de bâtiments, de matériel et de personnel, afin d'établir un ordre de priorité et de déterminer les méthodes les plus économiques et les plus efficaces. Il va sans dire que l'objectif principal est d'assurer une utilisation
aussi rationnelle que possible des ressources en vue de résoudre les problèmes sanitaires les plus pressants.
Le plan sert de guide pour le développement ou le renforcement des services sanitaires indispensables, pour les retouches qu'il est nécessaire d'apporter en cours d'exécution, finalement pour l'évaluation des
92
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
résultats obtenus. Il fournit d'autre part les données nécessaires, non seulement au personnel chargé de son exécution, mais aussi au gouvernement et aux collectivités intéressées. En outre, il facilite l'assistance
internationale et autre en lui permettant de se porter sur les secteurs prioritaires définis par chaque pays, ce qui permettra de tirer le meilleur parti des ressources disponibles. La méthode à appliquer pour l'élaboration des plans
bien -être des populations mais aussi sur le plan économique, on voit que ces dépenses seront extrêmement productives, rendant possible un développement socioéconomique accéléré des peuples africains, auxquels le monde porte à juste titre un si grand intérêt. 2.
Schéma pour la détermination des coûts des plans sanitaires nationaux dans les pays africains Uss Dépenses
sanitaires nationaux devra être adaptée aux besoins
et aux circonstances propres à chaque pays. On
Uss
prévoit qu'une période de douze mois sera nécessaire pour cette élaboration; elle sera consacrée à l'exécution d'une enquête détaillée visant à définir les besoins de chaque pays, ainsi que le mode de développement et le type de services sanitaires qui lui conviennent le mieux.
Le coût de cette planification comprendra les éléments suivants : dépenses afférentes au personnel, à plein temps et à temps partiel, travaillant dans le pays; dépenses afférentes au matériel et aux moyens de transport qui doivent être fournis à ce personnel si l'on ne veut pas risquer de gêner considérablement le déroulement des opérations, ce qui entraînerait des frais inutiles ; coût des mesures de soutien prises à l'échelon régional et dépenses administratives. Pour qu'elle ait des chances de succès, cette planification doit s'accompagner de mesures minimums de formation sur le plan local et, à cette fin, des crédits doivent être prévus pour l'octroi de bourses et pour l'organisation de cours à l'échelon national, ainsi que pour l'intérieur du pays. En chiffres globaux, on estime que l'élaboration
Enquête et plan sanitaires nationaux Conseiller pour la santé publique, en mission dans le pays pendant douze mois . . Secrétaire, en mission dans le pays pendant douze mois Personnel à temps partiel: infirmière de la santé publique, ingénieur sanitaire, épi démiologiste, etc.
17 500
4 500
15 000
Appui régional (principalement pour les déplacements) 3 500 5 000
Matériel et fournitures, y compris une automobile
Montant total des dépenses opérationnelles
Dépenses administratives (environ 10 %)
45 500 4 500 50 000
Activités d'enseignement et de formation pro-
fessionnelle liées à l'enquête et au plan sanitaires nationaux
faciliter la fourniture de matériel et les voyages à d'un plan sanitaire national pour un pays africain d'étendue moyenne coûterait environ $50 000 et les activités connexes de formation $40 000, soit un
Personnel enseignant pendant douze mois Personnel enseignant venu de l'extérieur Bourses locales et compléments de salaires versés aux stagiaires autochtones recevant une formation en cours d'emploi pendant la période considérée Echanges inter -pays de personnel à des fins administratives et de formation . . . .
17 500 10 000
3 000
total de $90 000 environ. Dans l'hypothèse où ce programme serait étendu à une trentaine de pays, dès que l'on disposera des crédits et du personnel nécessaires, le coût global serait approximativement de $2 700 000.
6 000 36 500
Coût total des activités d'enseignement . Dépenses administratives (environ 10%)
3500 40 000
Si l'on tient compte de l'importance énorme de la planification sanitaire en Afrique et si l'on songe à tous ses avantages, non seulement du point de vue du
Total général des dépenses par pays et par an
90 000
PARTIE 4. GRANDES LIGNES DU PROGRAMME D'ENSEIGNEMENT ET DE FORMATION PROFESSIONNELLE DE L'OMS POUR LES PAYS AYANT RÉCEMMENT ACCÉDÉ A L'INDÉPENDANCE OU EN VOIE D'Y ACCÉDER Programme élargi et accéléré d'enseignement et de formation professionnelle
1.
mement urgent d'assurer la formation théorique et pratique de personnel autochtone à tous les échelons. Etant donné l'état actuel des ressources en personnel médical dans la plupart des pays indépendants et des
sud du Sahara ont dû, jusqu'à une date récente,
A de très rares exceptions près, les pays situés au
autres pays d'Afrique, il ne peut y avoir, en fin de
avoir recours aux services de personnel médical non autochtone, en particulier aux échelons supérieurs. Les pays qui accèdent à l'indépendance ne bénéficiant plus des services de ce personnel, il est devenu extrê-
compte, d'autre solution que de rendre ces pays capables de subvenir à leurs propres besoins en formant, sur place ou à l'étranger, un nombre suffisant de leurs ressortissants. L'envoi de personnel étranger
ANNEXE 4
93
ne peut constituer qu'une coûteuse mesure de fortune, qui ne doit être envisagée que pour combler temporairement des lacunes urgentes. 2.
lectif que sur le plan individuel. Il est par conséquent indispensable qu'au cours de ses études prémédicales
Le problème à résoudre
et médicales l'étudiant africain soit préparé au rôle qu'il sera appelé à jouer dans le pays jeune auquel il appartient. L'OMS fournit son assistance pour l'élaboration de programmes d'études ainsi orientés et
Dans les pays qui ont récemment accédé à l'independance ou qui sont en voie d'y accéder, les problèmes que posent l'enseignement et la formation profession-
pour la désignation d'enseignants capables de faire comprendre à leurs étudiants que le meilleur service médical possible doit être assuré là oi7 il est le plus nécessaire, c'est -à -dire aux premières lignes de l'offensive contre la maladie. Ce service doit être assuré par
nelle varient considérablement d'un pays à l'autre suivant le degré de développement du programme d'enseignement dans son ensemble et des services de santé en particulier. 1l est nécessaire, pour élaborer des programmes d'enseignement et de formation professionnelle, de se fonder sur un plan sanitaire
tous les praticiens de médecine générale et ceux -ci devront avoir compris, pendant leurs études, toute l'importance de la méthode épidémiologique dans l'étude de la maladie et dans l'action préventive et curative. Entre -temps, l'Organisation continuera d'exa-
national prévoyant le nombre des hôpitaux et des autres établissements qui seront nécessaires pour assurer dans tout le pays un réseau minimum de services sanitaires essentiels. Ce n'est que sur cette base qu'il sera possible d'évaluer de façon réaliste les besoins en personnel de toutes catégories. Il est donc proposé que, pour ces pays, l'Organisation mondiale de la Santé intègre un programme d'enseignement et de formation professionnelle dans le plan national de développement des services de santé. On estime que, dans le seul continent africain, les pays qui ont récemment accédé à l'indépendance et ceux qui sont en voie de le faire auront besoin chaque année de quelque 1100 médecins pendant vingt ans pour répondre à leurs besoins minimums, qui sont évalués à un médecin pour 10 000 habitants. Si l'on tient compte toutefois du nombre relativement faible des ressortissants de ces pays qui terminent leurs études
miner la possibilité de créer de nouvelles écoles de médecine, car ce problème soulève de nombreuses difficultés d'ordre technique, administratif et financier
et mérite d'être résolu en priorité. 4.
Formation d'infirmières
Ce qui est vrai du médecin africain l'est aussi de l'infirmière destinée à exercer en Afrique : il est particulièrement important que celle -ci soit orientée
au cours de ses études vers les questions de santé publique. Dans le domaine de l'enseignement infirmier, l'OMS continuera de mettre surtout l'accent sur la planification d'ensemble des services infirmiers et sur l'enseignement infirmier à l'échelon national,
secondaires, nombre qui détermine à son tour celui des étudiants qui peuvent entreprendre chaque année des études de médecine, on se rendra compte que, même si l'on fait abstraction de la pénurie de moyens de formation universitaire, il est difficile d'espérer atteindre chaque année un tel objectif. Au cours des dix ou quinze prochaines années, il faudra donc envisager le programme d'enseignement et de formation professionnelle à deux niveaux distincts : celui du personnel médical professionnel et technique et celui du personnel médical auxiliaire de toutes catégories. Il faudra, d'autre part, donner la priorité à la formation du personnel dont les pays ont le plus besoin - médecins, infirmières, sages -femmes et techniciens de l'assainissement - sans pour autant négliger leurs besoins en dentistes, ingénieurs sanitaires,
ainsi que sur l'amélioration des services infirmiers hospitaliers et de santé publique; à cet effet, elle établira, à l'échelon national et régional, des cours de perfectionnement pour infirmières diplômées et aidera à améliorer l'enseignement infirmier de base en y introduisant une formation en soins infirmiers de santé publique. Il est également indispensable d'apprendre aux infirmières qualifiées à diriger le travail des infirmières et sages- femmes auxiliaires. 5.
Formation d'auxiliaires sanitaires
Du fait de la pénurie de personnel professionnel médical et paramédical, il existe un besoin considérable d'auxiliaires qualifiés capables de remplacer des médecins, des infirmières, des inspecteurs de la santé
publique et d'autres catégories de personnel. En Afrique, le succès des programmes sanitaires dépend
pharmaciens, spécialistes des statistiques sanitaires, vétérinaires, entomologistes, techniciens de laboratoire, etc., ainsi qu'en personnel auxiliaire correspondant. 3.
souvent d'auxiliaires qui travaillent à une certaine distance de leur chef professionnel, qui ne peut donc que rarement contrôler leur travail. On compte que
les auxiliaires qui seront formés au cours des dix prochaines années seront un des éléments les plus solides des services sanitaires locaux. Cette situation particulière, et les problèmes qu'elle
Formation de médecins Le Directeur général estime qu'il est urgent d'étudier
la tâche qui incombera aux médecins africains et de souligner les aspects particuliers de la pratique médicale
dans cette partie du monde. L'Afrique a besoin d'un grand nombre de médecins ayant reçu une formation de praticiens, mais une formation nettement orientée vers la prévention des maladies, tant sur le plan col-
pose, nécessitera souvent la promotion à l'échelon professionnel de personnel auxiliaire ayant reçu la formation voulue. Aussi souvent que possible, par conséquent, les administrations sanitaires devront choisir les assistants médicaux les plus doués et leur donner toutes facilités pour faire des études de médecine complètes.
94
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
6.
Les éléments du programme
7.
Programmes de formation soutenus par l'OMS (coûts)
Dans ses grandes lignes, le programme d'enseigne-
ment et de formation pour les Etats qui viennent d'accéder à l'indépendance et pour ceux qui y accéderont prochainement se présenterait comme suit. On commencerait par faire une enquête pour déterminer la situation de l'enseignement général et par conséquent les possibilités de former du personnel, ainsi que pour fixer des objectifs concernant chacune des catégories de personnel à former, compte tenu du nombre des établissements médicaux et sanitaires dont chaque pays aura besoin. Autant que possible, la formation serait organisée
Les activités comprises dans les programmes de formation esquissés ci- dessus peuvent se résumer comme suit :
Information et planification : Enquêtes générales et études individuelles de certaines institutions, pour faire le point de la situation et aider à élaborer des plans qui permettent d'améliorer ou de développer méthodiquement les établissements d'enseignement et 7.1
de formation grâce à la coordination des efforts locaux et de l'assistance extérieure. Coût estimatif- 4 équipes de 2 consultants, chacune
sur place et en fonction des besoins sanitaires de chaque pays. Dans bien des cas, toutefois, il faudra inévitablement que les cadres supérieurs
soient
pendant 3 mois 7.2
$38 400
formés à l'étranger. Les programmes post- universitaires seraient réservés
Envoi de professeurs extérieurs dans certaines
aux pays qui possèdent déjà du personnel médical et paramédical parmi lequel on puisse trouver des éléments particulièrement aptes à recevoir une formation spécialisée. L'assistance internationale à l'échelon inter -pays et à l'échelon régional pourra venir aussi compléter les efforts des gouvernements intéressés. L'Organisation
institutions, pour remédier aux insuffisances constatées,
créer des conditions satisfaisantes et former le personnel local qui prendra la relève des experts étrangers. Coût estimatif: Détachement de 8 médecins et 12 infirmières, pendant 24 mois chacun 7.3 . .
.
.
$512 000
continuera notamment de donner des avis aux pays
pour les aider à évaluer leurs besoins en matière d'enseignement et de formation, ainsi que leurs ressources en personnel, et à rechercher les meilleurs moyens de relever le niveau de leurs écoles de médecine
Envoi, pour une courte période, de groupes de conseillers et de groupes de démonstration formés de professeurs d'une ou plusieurs disciplines scientifiques. Coût estimatif: 3 équipes de 2 consultants, chacune
pendant 2 mois
$19 200
et des établissements formant du personnel professionnel, paramédical et auxiliaire. Entre -temps, des bourses d'études seront accordées à des candidats appelés à ocuper des postes clés ainsi qu'à de futurs instructeurs et professeurs. Etant donné qu'il s'écoulera plusieurs dizaines d'années encore avant que chaque pays d'Afrique ait sa propre université, l'Organisation s'emploiera à
Fourniture de quantités limitées d'ouvrages et de matériel d'enseignement, cette aide n'étant qu'un des éléments d'un plan d'assistance plus vaste. 7.4
Coût estimatif: Matériel d'enseignement et de formation (achat d'ouvrages, de matériel clinique,
d'appareils de laboratoire, etc) 7.5
$80 000
faire mettre en place des moyens que pourront utiliser ensemble plusieurs pays de même langue, de traditions culturelles communes et de structures socioéconomiques analogues. En outre, l'Organisation conti-
Organisation de cours sur des sujets d'études nouveaux, en pleine évolution ou jusqu'à présent négligés, ou assistance en la matière à des établissements d'enseignement existants. Coût estimatif de deux séminaires /cours de formation:
nuera d'encourager, à l'échelon inter -pays, les séminaires et conférences -ateliers pour les échanges d'expé-
rience entre travailleurs sanitaires de différents pays. Dans cette vaste entreprise, l'Organisation collaborera comme à l'accoutumée avec d'autres institutions internationales, en particulier l'Organisation des
2 consultants pendant 2 mois chacun; 24 participants pendant 4 -5 semaines et frais d'organisation
$60 000
Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture (UNESCO), l'Organisation internationale du
Bourses d'études supérieures et de voyage pour l'étranger (exceptionnellement bourses d'études professionnelles de base si le pays d'origine du boursier ne possède pas les moyens d'enseignement voulus), et 7.6
Travail (OIT) et l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), afin d'aider les pays intéressés à élaborer leurs programmes
subventions pour la participation à des réunions d'échanges scientifiques organisées par l'OMS. (Pour montrer l'importance de cette forme d'assistance, il suffit de rappeler que, de 1947 à la fin de 1960, l'OMS a accordé 11 833 bourses à des candidats originaires de 166 pays et territoires différents.)
d'enseignement général et de formation médicale en tenant dûment compte de leurs autres besoins dans les domaines social et économique.
ANNEXE 4
95
Coût estimatif des bourses: 36 bourses d'études supérieures (médecins et infir-
veaux Etats indépendants d'Afrique entraînerait les dépenses suivantes: $114 000 $684 000 $342 000 Activité
mières) - 12 en Afrique et 24 hors d'Afrique (1 an) 36 bourses pour étudiants en médecine - 12 en Afrique et 24 hors d'Afrique (6 ans) 36 bourses pour élèves infirmières - 12 en Afrique
Coût US $ 38 400
Enseignement et formation
et 24 hors d'Afrique (3 ans) 7.7
Réunion et diffusion d'avis collectifs d'experts sur les questions d'enseignement et de formation des médecins et du personnel paramédical, par la convocation de comités d'experts et de groupes d'études. Coût estimatif de deux conférences: Frais d'organisation, frais de voyage et indemnités journalières des participants 7.8 $30 000
1. Enquêtes sur les établissements 2. Détachement de professeurs 3. Equipes de démonstration 4. Matériel d'enseignement et de formation . 5. Séminaires et cours de formation 6. Bourses d'études 7. Conférences 8. Documentation
512 000 19 200 80 60 140 30 8
1
000 000 000 000 400
1
888 000
Réunion et publication de renseignements sur les $8 400
écoles existantes et sur l'enseignement de certaines matières. Coût estimatif (consultants et fournitures) .
Ces prévisions comprennent les sommes nécessaires
pour toute la durée des bourses. Après la période initiale de deux ans, les fonds à prévoir pour financer le programme, sur une base bisannuelle par exemple,
.
.
seraient un peu moins importants et dépendraient En résumé, la phase initiale du programme élargi et accéléré d'enseignement professionnel pour les nou-
surtout du nombre de bourses accordées et de postes d'enseignants pourvus.
PARTIE 5. ASSISTANCE OPÉRATIONNELLE 1.
Nature du problème
Comme on l'aura vu en lisant la partie I du présent
rapport, le Directeur général a fait rapport à la vingt -neuvième session du Conseil exécutif sur le problème de l'assistance opérationnelle. Il a appelé l'attention sur une répercussion importante que l'accession à l'indépendance a eue dans certains pays sur la situation sanitaire : les médecins naguère fournis
nécessairement interdit de donner des conseils et de s'occuper de formation, le personnel opérationnel a pour tâche principale d'éviter toute interruption dans les soins médicaux dont bénéficient les particuliers plutôt que de prêter une assistance technique pour l'organisation et le renforcement des services de santé. En second lieu, quant à leur situation, ces travailleurs sont au service du gouvernement et n'ont pas qualité
par la métropole sont partis et le vide qui en est résulté a menacé de paralyser les services de santé. Cette réduction plus ou moins soudaine des effectifs soulève des problèmes administratifs de recrutement ainsi que des difficultés financières, la plupart des nouveaux Etats manquant de devises pour offrir des
de fonctionnaires internationaux de l'Organisation. Normalement, il s'agira surtout de médecins, mais, dans certaines conditions déterminées, il devrait y avoir aussi des infirmières, des ingénieurs sanitaires, des techniciens de l'assainissement et, éventuellement,
des agents d'autres catégories. 3.
traitements propres à attirer le personnel dont ils auraient besoin. Devant les avantages que présente le maintien des services sanitaires préexistants et les effets néfastes
Etendue et forme de l'assistance opérationnelle
Toute généralisation concernant l'étendue et la forme de l'assistance que l'OMS devrait accorder dans
qu'aurait leur disparition, le Directeur général s'est donc jugé autorisé par la situation à faire droit, dans certains cas, aux demandes de personnel opérationnel formulées par les gouvernements en leur envoyant des
ce domaine aux Etats nouvellement indépendants apparaît difficile. Il est manifeste que les besoins de chaque pays sont à étudier séparément. Le Directeur général suggère d'admettre comme critère essentiel, pour l'instruction des demandes de personnel opérationnel, le risque de paralysie d'un service sanitaire existant.
médecins et des chirurgiens chargés d'assurer les activités préventives et curatives essentielles. 2.
Caractéristiques du personnel opérationnel
L'Organisation ne peut envisager de fournir des effectifs importants; elle doit se limiter au minimum que suppose « l'ossature » de médecins, de chirurgiens et d'agents paramédicaux qui sont nécessaires, comme
Deux caractéristiques sont à souligner. Tout
d'abord, quant à ses fonctions, sans qu'il lui soit
96
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
l'a dit le Conseil exécutif dans sa résolution EB29.R32,
«pour maintenir les services sanitaires au niveau qu'ils avaient atteint au moment de l'accession à l'indépendance ». Il s'ensuit que la plupart des médecins envoyés deviendraient, selon toutes probabilités, des chefs de départements cliniques (chirurgie, médecine, obstétrique et gynécologie) ou occuperaient
différence entre la participation du gouvernement et la somme nécessaire pour régler les traitements et indemnités d'un personnel de recrutement international. 5.2
Ordre de grandeur des dépenses de l'OMS
des postes clés analogues. Dans quelques cas, il y aurait lieu d'envisager la désignation d'une infirmière en chef ou d'autres agents d'encadrement du personnel
Etant donné que les services sanitaires des Etats nouvellement indépendants sont plus ou moins développés et que les effectifs métropolitains qui restent au service d'un pays lors de son accession à l'indépendance sont très variables, il n'est pas possible actuellement d'évaluer avec précision les fonds dont l'Organisation aurait besoin pour prêter aux Etats nouvellement indépendants une assistance opérationnelle selon
paramédical. En bref, le rôle de l'OMS consisterait
à combler des lacunes et à porter les effectifs au minimum indispensable pour faire face à une situation critique menaçant de paralyser les services sanitaires fondamentaux qui existaient au moment de l'accession à l'indépendance. 4.
Durée de l'assistance
On ne peut non plus poser de règle générale quant au temps pendant lequel les pays intéressés auront besoin d'assistance opérationnelle. Ce temps variera suivant les disponibilités en personnel national, les ressources auxquelles pourront faire appel les services
les critères recommandés dans le présent rapport. Du reste, une évaluation précise ne pourra être faite que lorsque l'Assemblée de la Santé aura pris une décision définitive sur les critères à observer, et il faudra alors se fonder sur des enquêtes concernant les besoins à satisfaire dans chaque pays selon les critères fixés. En outre, il faudra savoir quelle fraction du coût du personnel international les gouvernements supporteront. Néanmoins, si l'on en juge par les demandes reçues jusqu'ici et par les quelques données de fait qu'il a été possible de recueillir depuis que le Conseil exécutif s'est occupé de la question à sa vingt- neuvième session, on peut dire qu'il faudrait $700 000 à $1 000 000 à l'Organisation pour fournir en 1963 une assistance opérationnelle efficace. Pour 1964, le Directeur général présenterait des estimations plus précises, basées sur des informations plus complètes que celles dont on dispose actuellement. 5.3
nationaux et le degré de développement de ces services. On peut admettre que les pays ne négligeront aucun effort pour parvenir le plus rapidement possible à l'autonomie dans ce domaine, mais dans la plupart
des cas, l'assistance sera nécessairement de longue durée - peut -être de cinq à quinze ans. 5.
Financement
Dans sa résolution EB29.R32, le Conseil exécutif a prié le Directeur général de soumettre à l'Assemblée mondiale de la Santé un rapport indiquant notamment « l'assistance susceptible, de l'avis du Directeur général, d'être obtenue de sources autres que l'Organisation mondiale de la Santé ». Il n'a pas encore été possible de savoir si d'autres sources seraient prêtes à fournir l'assistance envisagée. 5.1
Modalités
Pour aider les Etats récemment parvenus à l'indépendance à obtenir du personnel opérationnel compétent en nombre suffisant pour maintenir les services
de santé, l'OMS pourrait avoir recours à l'un des moyens suivants : 1)
Recruter le personnel prévu et le mettre à la
Responsabilités des gouvernements et de l'Organisation
Si l'Assemblée de la Santé décide qu'en principe l'Organisation doit aider les Etats qui viennent d'accéder à l'indépendance en leur fournissant du personnel
disposition des gouvernements. Il conviendrait alors de définir la nature des responsabilités que l'OMS et les gouvernements assumeraient ou partageraient en ce qui concerne ce personnel.
opérationnel, elle voudra sans doute examiner la question des responsabilités financières à assumer par l'Organisation. De l'avis du Directeur général,
Instituer un système de subventions pour faire face aux besoins urgents de personnel opérationnel. Cette formule permettrait de satisfaire les demandes 2)
puisque le personnel en question s'acquitterait de fonctions normalement dévolues à des employés du gouvernement en cause, celui -ci devrait prendre à sa charge les mêmes frais que s'il s'agissait de ressortissants du pays. Si l'Assemblée de la Santé souscrit à cette idée, l'Organisation n'aurait qu'à couvrir la
de façon plus uniforme; elle serait plus souple et offrirait devantage de possibilités d'adaptation, les engagements et le financement étant régis par des accords entre l'OMS et les gouvernements intéressés, aux termes desquels l'OMS conserverait les moyens de contrôle correspondant à sa participation financière.
ANNEXE 4
97
6.
Conclusions
La fourniture de personnel opérationnel est essentiellement différente de l'assistance que prête habituellement l'OMS, mais l'objet est le même : renforcer
les services sanitaires nationaux et aider les pays intéressés à parvenir le plus rapidement possible à l'autonomie dans ce domaine. La question est d'ailleurs indissolublement liée à celle de la formation professionnelle : en effet, la durée de l'assistance requise
ment prévues dans le programme ordinaire de l'OMS pour les pays qui souffrent d'une pénurie de personnel médical et sanitaire. Il arrive que des Etats nouvellement indépendants soient en mesure de financer intégralement le recrutement de personnel étranger pour leurs services de
santé, sans posséder l'appareil administratif nécessaire. En pareil cas, le mieux serait que l'Organisation
se charge des opérations de recrutement pour le compte des Etats qui en feraient la demande. En fait,
dépendra dans une large mesure du développement des activités d'enseignement et de formation actuelle-
elle a déjà dans le passé rendu des services de cet ordre à des gouvernements qui l'avaient sollicitée.
98
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
Annexe 5 RAPPORTS DU COMITÉ DE LA FONDATION LEON BERNARD 1.
RAPPORT FINANCIER SUR LE FONDS DE LA FONDATION LÉON BERNARD
à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé un candidat au Prix de la Fondation Léon Bernard en 1962.
[A15/2 - 1er mars 1962]
Le Comité de la Fondation Léon Bernard,2 qui s'est réuni le 25 janvier 1962, a pris note de la situation
Le Comité a pris connaissance des réponses envoyées par les gouvernements à la lettre circulaire du 10 juillet 1961, par laquelle le Directeur général avait demandé des propositions de candidatures; il a
financière du fonds, présentée par le Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé en sa qualité d'administrateur de la Fondation Léon Bernard. Solde total Montant disponible pour l'attribution d'un prix
également examiné la réponse reçue de l'une des personnalités habilitées à proposer des candidats et il a étudié en détail la documentation soumise à l'appui des candidatures. Le Comité a décidé de recommander à l'Assemblée
Fr. s.
Fr. s.
Solde au ter janvier 1960: Capital Intérêts accumulés
mondiale de la Santé que le Prix de la Fondation Léon Bernard soit attribué en 1962 à Sir John Charles,
13 000, 632,20 13 632,20 417,50
Intérêts acquis en 1960 1960
.
.
.
Montant total au 31 décembre Intérêts acquis en 1961 1961 . .
.
14 049,70 417,50
Montant total au 31 décembre 14 467,20
A déduire: Capital
13 000,-
1 467,20
Le Comité a noté que le montant des intérêts accumulés était suffisant pour couvrir les frais d'attri-
bution d'un prix en 1962. 2. RAPPORT SUR LA RÉUNION DU COMITÉ DE LA FONDATION LÉON BERNARD
[A15/3 - 1er mars 1962]
pour ses travaux et ses réalisations remarquables en matière de médecine sociale. Sir John Charles a eu une éminente carrière dans le domaine de la santé publique et de la médecine sociale. En sa qualité de Medical Officer of Health de Newcastle -on -Tyne, il a joué un grand rôle dans le développement des services locaux de prévention et d'assistance, en ce qui concerne notamment l'hygiène de l'enfance, les services sanitaires à domicile et les prestations aux malades et aux indigents. Il a également joué un rôle décisif dans l'organisation du Service national de la Santé de son pays et, lorsqu'il a été nommé Chief Medical Officer au Ministère de la Santé en 1950, il a été à même de poursuivre et de développer l'ceuvre qu'il avait entreprise. Son nom restera toujours associé à l'évolution, au développement et à la consolidation de ce service, pendant les années difficiles de la phase de début. Sir John Charles s'est également intéressé à l'action
Le Comité de la Fondation Léon Bernard s'est réuni le 25 janvier 1962, conformément aux Statuts de la Fondation Léon Bernard, en vue de proposer 1 Voir résolution WHA15.2 et Actes off Org. mond. Santé, 119 (compte rendu in extenso de la troisième séance plénière).
menée, sur le plan international, en faveur de la santé et il a consacré à cette action de nombreuses années de son existence. Il a, de bien des façons, apporté une précieuse et substantielle collaboration aux travaux de l'Organisation mondiale de la Santé. Sir John Charles a ainsi contribué, pour une large part, au relèvement des niveaux sanitaires, d'abord dans sa ville, puis dans son pays et, enfin, dans le monde tout entier.
Castillo, Professeur J. García Orcoyen, Dr S. Sigurdsson, Dr K. Suvarnakich. Le Professeur García Orcoyen n'a pas pu assister à la réunion.
Membres :
Dr A. O. Abu Shamma (Président), Dr D.
ANNEXE 6
99
Annexe 6 PRIX DES NATIONS UNIES DESTINES A ENCOURAGER, SUR LE PLAN INTERNATIONAL, LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE DANS LE DOMAINE DE LA LUTTE CONTRE LES MALADIES CANCÉREUSES [A15 /P &B /14 - 7 niai 1962] RAPPORT DU DIRECTEUR GÉNÉRAL 1.
Introduction
Par sa résolution WHA14.54, la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé a pris acte du rapport du Directeur général sur la résolution 1398 (XIV) de l'Assemblée générale des Nations Unies relative aux
Directeur général a fait rapport 2 au Conseil exécutif, à sa vingt -neuvième session, sur les mesures prises, dont le paragraphe ci- dessus donne le résumé, et il
a soumis au Conseil, en session privée, le rapport confidentiel du Comité d'experts du Cancer. 2.
mesures tendant à encourager, sur le plan international, la recherche scientifique dans le domaine de la lutte contre les maladies cancéreuses; 2 rappelant la résolution EB25.R68 du Conseil exécutif et la résolution WHA13.68 de la Treizième Assemblée mondiale de la Santé, elle a autorisé le Directeur général à donner suite, conformément à la procédure approuvée par la Treizième Assemblée mondiale de la
Décisions prises par le Conseil exécutif it sa vingt neuvième session
L'attention de l'Assemblée est appelée sur la résolution EB29.R17 que le Conseil exécutif a adoptée à sa vingt- neuvième session et dont le texte est le suivant: Le Conseil exécutif,
Santé dans sa résolution WHA13.68, à toute
demande de désignation de candidats aux prix émanant de l'Assemblée générale et a prié le Directeur général de présenter un rapport sur les mesures qu'il prendrait à cet égard. La résolution WHA14.54 a été transmise au Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, lequel a répondu qu'il serait heureux de soumettre à l'Assemblée générale des Nations Unies toute recommandation faite par l'OMS. En application de cette résolution, et conformément à la procédure élaborée par le Directeur général, de concert avec le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, les Etats Membres de l'OMS et
Ayant examiné le rapport du Directeur général sur les mesures prises à propos de l'attribution des prix des Nations Unies destinés à encourager, sur le plan international, la recherche scientifique dans le domaine de la lutte contre les maladies cancéreuses; 2
Ayant étudié le rapport confidentiel du Comité d'experts du Cancer convoqué pour formuler des recommandations concernant l'attribution de ces prix, 1.
REMERCIE les membres du Comité d'experts du
travail qu'ils ont accompli; 2. 3.
instituts nationaux recommandés par eux, les membres des tableaux OMS d'experts du cancer et de domaines connexes, les membres du Comité les
FAIT SIENNES les recommandations formulées
par le Comité d'experts; SOUMET ces recommandations à la Quinzième
consultatif OMS de la Recherche médicale et l'Union
Assemblée mondiale de la Santé, dans l'ordre alphabétique des noms des personnes recommandées; 4 4.
internationale contre le Cancer ont été invités à présenter des candidatures aux prix offerts par les
Nations Unies. La date limite pour le dépôt des candidatures a été fixée au ler novembre 1961. Un Comité d'experts du Cancer a été réuni du 19 au 21 décembre 1961 pour étudier les désignations présentées et dresser sur cette base la liste des personnes
PRIE le Directeur général de consulter le Secré-
qui, à son avis, mériteraient d'être prises en considération pour l'attribution d'un prix des Nations Unies. Comme le demandait la résolution WHA14.54, le 'Voir résolution WHA15.3. 2 Actes off Org. mond. Santé, 110, annexe 11.
taire général de l'Organisation des Nations Unies au sujet des questions suivantes : a) montant de ces prix; b) intervalles auxquels les prix pourront être décernés à l'avenir; 5.
PRIE en outre le Directeur général de soumettre
à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé 2 Actes off. Org. mond. Santé, 115, annexe 10. 4 Voir appendice.
100
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
un rapport sur le résultat de ces consultations, en l'accompagnant de toutes observations et recommandations qu'il désirerait présenter. Conformément au paragraphe 3 de cette résolution, les recommandations formulées en vue de l'attribution
le Directeur général indiquait brièvement les recom-
mandations du Comité d'experts, lequel suggérait d'accorder six prix d'un même montant, dont cinq seraient accordés à cinq chercheurs différents, le sixième étant attribué conjointement à deux chercheurs
des prix par les Nations Unies seront soumises aux délégués à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé dans un document de conférence confidentiel qui sera distribué au moment où l'Assemblée examinera ce point de l'ordre du jour. 3.
qui recevraient chacun la moitié de la valeur d'un prix. Le Directeur général exposait ensuite les questions soulevées par le Comité d'experts sur différents points tels que l'importance des prix, les intervalles auxquels ils devraient être accordés et leur nombre, et il soumettait les propositions suivantes au Secrétaire général par intérim : a) Chacun des six prix actuellement recommandés
Consultations avec le Secrétaire général par intérim
de l'Organisation des Nations Unies
s'élèverait à $10 000, ce qui donnerait un total $60 000, le solde de des prix ultérieurs.
En application du paragraphe 5 de la résolution reproduite ci- dessus, le Directeur général a l'honneur de soumettre à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé le rapport suivant sur les consultations aux-
de b)
$40 000
étant réservé pour
La prochaine attribution de prix se ferait en
1964.
quelles il a procédé avec le Secrétaire général par intérim de l'Organisation des Nations Unies au sujet des questions soulevées par le Conseil exécutif. Le Directeur général a écrit au Secrétaire général par intérim de l'Organisation des Nations Unies le 16 mars 1962 pour l'informer des décisions prises à ce jour au sujet des prix du cancer que les Nations Unies se proposent de décerner; il a joint à sa lettre le texte de son rapport au Conseil exécutif,1 celui de la résolution EB29.R17, et celui du rapport confidentiel du Comité d'experts du Cancer. Dans sa lettre, Le Secrétaire général par intérim de l'Organisation des Nations Unies a répondu au Directeur général, 2 avril 1962, qu'il était heureux d'accepter ces deux propositions, qu'il informerait l'Assemblée générale
le
des Nations Unies, à sa dix -septième session, de l'accord intervenu sur ces points entre lui -même et le Directeur général et qu'il soumettrait à l'Assemblée générale les propositions que formulerait la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé concernant les personnes auxquelles les prix devraient être décernés.
Appendice RAPPORT CONFIDENTIEL DU CONSEIL EXÉCUTIF SUR LES PROPOSITIONS DE CANDIDATURE POUR LES PRIX DES NATIONS UNIES DESTINÉS A ENCOURAGER, SUR LE PLAN INTERNATIONAL, LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE DANS LE DOMAINE DE LA LUTTE CONTRE LES MALADIES CANCÉREUSES
Le Conseil exécutif, lors de sa vingt- neuvième session, a recommandé que les prix des Nations Unies destinés à encourager, sur le plan international, la recherche scientifique dans le domaine de la lutte contre les maladies cancéreuses soient décernés aux personnes suivantes : Le Dr W. R. S. Doll (Royaume -Uni), membre du British Medical Research Council (Londres), pour ses études épidémiologiques sur le cancer chez l'homme, notamment sur les rapports entre le cancer du poumon et l'usage du tabac et sur la relation dose /effet entre l'exposition aux rayonnements et
Chef de la Section de l'Etude des Cancers imputables au milieu
ambiant, à l'Institut national du Cancer (Bethesda), et le Professeur Shabad est Chef du Département de Recherches sur le Cancer, à l'Institut d'Oncologie expérimentale et clinique de l'Académie soviétique des Sciences médicales. Le Professeur A. Lacassagne (France), Directeur de Recherche
à l'Institut du Radium de Paris, pour l'ensemble de son oeuvre accomplie au cours d'une longue et brillante carrière de recherche
l'apparition de la leucémie, ainsi que pour sa contribution générale au développement de la théorie de l'expérimentation dans l'étude épidémiologique du cancer. Le Dr Ludwick Gross (Etats -Unis d'Amérique), de l'Institut Sloan -Kettering de Recherche sur le Cancer, pour ses recherches sur l'étiologie virale de certaines tumeurs de la souris et sur les
dans le domaine du cancer, et comprenant d'importantes contributions intéressant la radiobiologie en liaison avec le cancer, le rôle des oestrogènes dans l'étiologie des tumeurs mammaires et celui des hydrocarbures dans la carcinogenèse. Le Dr George N. Papanicolaou 2 (Etats -Unis d'Amérique),
Directeur de l'Institut Papanicolaou des Recherches sur le Cancer à Miami, pour la mise au point d'une technique cytolo-
particularités de leur mode de transmission - travaux auxquels on doit en grande partie l'élan prometteur qui anime la recherche moderne dans le domaine de l'oncologie virale.
gique du diagnostic précoce de certaines formes de cancer, grâce à laquelle il a été possible d'organiser le dépistage de masse, notamment du cancer de l'utérus. Le Dr Peyton Rous (Etats -Unis d'Amérique), de l'Institut Rockefeller, New York, pour l'ensemble de son oeuvre, accom-
Le Dr William H. Hueper (Etats -Unis d'Amérique) et le Professeur Léon M. Shabad (Union des Républiques socialistes soviétiques), pour leurs recherches fondamentales sur les élé-
plie au cours d'une longue et brillante carrière de recherche dans le domaine du cancer, et plus particulièrement pour sa découverte de l'étiologie virale du sarcome aviaire, qui a ouvert un important domaine à la recherche scientifique, ainsi que pour sa contribution à l'étude du mécanisme biologique de la carcinogenèse chimique. 2 Le Dr Papanicolaou est décédé le 19 février 1962.
ments cancérogènes existant dans le milieu ambiant et pour la mise au point de méthodes efficaces permettant de prévenir le cancer par l'élimination de ces éléments. Le Dr Hueper est 1 Actes off. Org. mond. Santé, 115, annexe 10.
ANNEXE 7
101
Annexe 7 ACCORD SUPPLÉMENTAIRE MODIFIANT L'ACCORD RELATIF AUX CONDITIONS D'EMPLOI DU DIRECTEUR GENERAL LE PRÉSENT ACCORD SUPPLÉMENTAIRE est conclu ce
vingt- deuxième jour de novembre mil neuf cent cinquante -sept et une deuxième fois par l'Accord du seizième jour de décembre mil neuf cent cinquante -
vingt et unième jour de mai mil neuf cent soixante -
deux entre l'Organisation mondiale de la Santé (ci -après dénommée «l'Organisation ») d'une part, et le Dr M. G. Candau (ci -après dénommé « le Directeur général ») d'autre part. ATTENDU 1.
neuf, sont modifiés de telle manière que leur texte s'établit comme suit : II.
1) A compter du premier jour de janvier
mil neuf cent soixante -deux, le Directeur général
que l'article 31 de la Constitution de l'Organi-
reçoit de l'Organisation un traitement annuel, payable mensuellement, d'un montant de vingt quatre mille dollars des Etats -Unis ou son équivalent en telle autre monnaie que les parties pourront d'un commun accord arrêter; 2)
sation prévoit que le Directeur général de l'Organisa-
tion est nommé par l'Assemblée de la Santé, sur la proposition du Conseil exécutif, aux conditions que l'Assemblée de la Santé pourra fixer; 2.
qu'à la suite des recommandations formulées
En plus des indemnités normalement accor-
par le Conseil exécutif dans sa résolution EB29.R24, adoptée lors de sa vingt- neuvième session, la Quinzième Assemblée de la Santé a décidé, par sa résolution WHA15.4, de porter le traitement du Directeur général à la somme de vingt -quatre mille dollars des
dées aux membres du personnel aux termes du Règlement du Personnel, il reçoit, à compter du premier jour de janvier mil neuf cent soixante -deux, une indemnité annuelle de représentation, payable
Etats -Unis et son indemnité de représentation à la somme de dix mille dollars des Etats -Unis, et ce à compter du premier jour de janvier mil neuf cent soixante -deux;
mensuellement, d'un montant de dix mille dollars des Etats -Unis, ou son équivalent en toute autre
monnaie arrêtée d'un commun accord par les parties. Il utilise le montant de cette indemnité uniquement pour couvrir les frais de représentation qu'il estime devoir engager dans l'exercice de ses fonctions officielles. Il a droit aux allocations versées
que, par sa résolution WHA15.4, la Quinzième Assemblée de la Santé a également autorisé le Pré3.
à titre de remboursement, telles que celles qui se rapportent aux frais de voyage ou de déménagement
sident de la Quinzième Assemblée de la Santé à signer, au nom de l'Organisation, un Accord supplémentaire modifiant en conséquence les paragraphes 1 et 2 de l'article II de l'Accord relatif aux conditions d'emploi du Directeur général, EN CONSÉQUENCE, AUX TERMES DU PRÉSENT ACCORD,
entraînés par sa nomination, par un changement ultérieur de poste officiel, ou par la fin de son mandat, de même que celles qui concernent les frais de voyage officiels et de voyages pour congé dans les foyers. EN FOI DE QUOI, nous avons apposé nos signatures et sceaux le jour et l'année indiqués au premier alinéa ci- dessus.
il a été convenu ce qui suit : 1. Les paragraphes 1 et 2 de l'article II de l'Accord du quatorzième jour de mai mil neuf cent cinquante trois, entre l'Organisation et le Directeur général, tel
(signé) M. G. CANDAU
(signé) S. V. KOURACHOV
que renouvelé une première fois par l'Accord du 1 Voir résolution WHA15.4.
Le Directeur général
Le Président de l'Assem-
blée de l'Organisation mondiale de la Santé
102
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
Annexe 8 RAPPORT FINANCIER POUR L'EXERCICE 1961 ET RAPPORT DU COMMISSAIRE AUX COMPTES 1 [A15 /AFL /7 - 8 mai 1962] PREMIER RAPPORT DU COMITÉ SPÉCIAL DU CONSEIL EXÉCUTIF
1.
Le Conseil exécutif a (par la résolution EB29.R59)
vérificateurs des comptes et j'ai eu l'occasion de passer
institué au cours de sa vingt- neuvième session un Comité spécial composé du Dr A. O. Abu Shamma, du
en revue leur travail, qui m'a donné complète satisfaction. » 3 5.2
Dr H. van Zile Hyde et du D' G. E. Godber; ce comité devait se réunir le 7 mai 1962 pour examiner
Dans les paragraphes 2 et 3 de son rapport, le
le Rapport du Commissaire aux Comptes sur les comptes de l'Organisation pour l'exercice 1961 et soumettre à la Quinzième Assemblée mondiale de la
Santé, au nom du Conseil, les observations qu'il jugerait nécessaires. 2.
Commissaire aux Comptes déclare : 2. En 1961, je me suis rendu au siège du Bureau régional des Amériques et, à l'occasion d'un voyage entrepris pour d'autres raisons, j'ai passé quelque
temps au siège du Bureau régional de l'Europe. Après avoir examiné sur place le travail financier et
Le Comité s'est réuni le 7 mai 1962 au Palais des
Nations; il a élu président le Dr van Zile Hyde. M. Uno Brunskog, Commissaire aux Comptes, a présenté son rapport et formulé diverses remarques sur les principaux points contenus dans celui -ci ainsi que dans le Rapport financier du Directeur général.$ 3.
administratif de ces bureaux, je suis arrivé à la conclusion qu'il était effectué de façon satisfaisante. 3. En vérifiant à Genève les comptes du Siège et ceux des autres bureaux régionaux, j'ai pu constater que l'opinion exprimée au paragraphe 2 ci- dessus
était applicable à l'ensemble de l'Organisation. Comme les années précédentes, j'ai été amené en 1961 à adresser aux services intéressés des notes officieuses relatives à quelques légères erreurs découvertes au cours de la vérification; il a été tenu compte immédiatement de ces observations et les erreurs ont été rectifiées. Il convient de souligner ici que, dans toute organisation, de petites erreurs de calcul, etc., sont inévitables : c'est leur fréquence
Le Comité a examiné ensuite de façon détaillée le Rapport du Commisaire aux Comptes et il a reçu, soit du Commissaire aux Comptes, soit des représentants du Directeur général, des explications en réponse 4.
à diverses questions posées par les membres du Comité.
Se fondant sur l'examen auquel il a procédé, le Comité désire appeler l'attention de l'Assemblée sur les points suivants : 5. 5.1
qui importe. Or, à l'Organisation mondiale de la Santé, leur nombre est négligeable. 5.3
Dans le paragraphe 4 de son rapport, le Com-
Dans le paragraphe 1 de son rapport, le Com-
missaire aux Comptes déclare ce qui suit au sujet de la nature et de l'étendue de ses vérifications : « Il n'y a eu de modifications notables ni dans l'étendue ni dans
missaire aux Comptes formule les observations suivantes :
la nature de ma vérification par rapport aux années précédentes. J'ai examiné les transactions, les comptes
et les inventaires dans toute la mesure requise pour m'assurer de la régularité des comptes et de l'exactitude des états financiers qui m'étaient soumis pour vérification. J'ai également examiné les rapports des 1 Voir résolution WHA15.8. 2 Actes off. Org. mond. Santé, 117.
En ce qui concerne la vérification des comptes de 1961 et ses résultats, je tiens à déclarer expressément que je n'ai constaté ni irrégularité ni présomption d'irrégularité. Les transactions financières ont été effectuées d'une façon conforme aux procédures, règlements et principes de l'Organisation. Je considère que la gestion des divers fonds de l'Organisation a été bonne et que la situation financière de l'Organisation est saine. 4.
8 Actes off. Org. mond. Santé, 117, 75.
ANNEXE 8
103
Dans le paragraphe 8 de son rapport, le Commissaire aux Comptes note ce qui suit : 5.4 8.
La Treizième Assemblée mondiale de la Santé
tées à $1 672 651; toutefois, si l'on tient compte de tous les fonds au titre desquels l'Organisation octroie des bourses, on obtient les chiffres suivants : us$ Montant disponible au lei janvier 1961 au titre de bourses accordées antérieurement. . Bourses octroyées en 1961 .
avait arrêté à $17 586 620 le montant total des contributions des Membres actifs. Les recouvrements ont représenté 94 % de cette somme. Les pourcentages correspondants pour 1959 et 1960 avaient été respectivement de 95,6 et 96,1. Les arriérés de contributions des Membres actifs
1
3
984 520 105 450
Total. Dépenses effectives en 1961
.
non visés par la résolution WHA9.9 se montaient
5 089 970 2 995 122
à $1 214 978 au 31 décembre 1961. Le chiffre correspondant au 31 décembre 1960 était de $812 535.
Solde au 31 décembre 1961 dont :
2 094 848
Le Comité a noté que, par suite de difficultés d'ordre législatif, l'un des pays payant les plus fortes
449 474 au titre de 1960 et d'exercices antérieurs 1 645 374 au titre de 1961 2 094 848
contributions n'a pas été en mesure de régler sa contribution avant la fin de l'année 1961, et que le versement avait été fait au début de janvier 1962. Si cet Etat Membre avait pu effectuer le versement comme d'habitude avant la fin de l'année, le recouvrement des contributions aurait été aussi satisfaisant qu'à la fin de 1960. 6.
Total
Dans la partie II de son rapport, relative aux
opérations concernant le programme élargi d'assistance technique, le Commissaire aux Comptes a pris note, au paragraphe 4, d'un versement à titre gracieux. Après avoir reçu des explications au sujet de ce paie-
Dans le paragraphe 10 de son rapport, le Commissaire aux Comptes relève ce qui suit : 5.5 10.
ment, le Comité a souscrit à la décision prise dans ce cas. 7.
En 1961, il y a eu un découvert de trésorerie
Le Comité tient à féliciter le Commissaire aux
(c'est -à -dire un excédent des obligations contractées pour l'exercice sur les recettes budgétaires en espèces) qui s'est élevé à $468 294. Ce découvert a
été comblé par prélèvement sur le fonds de roulement. En 1960, le découvert de trésorerie avait été de $301 775.
Comptes de son rapport et à dire combien il apprécie les explications qui lui ont été données par celui -ci et par les représentants du Directeur général au cours de l'examen du Rapport. 8.
Le Comité recommande à la Quinzième Assem-
blée mondiale de la Santé d'adopter la résolution suivante :
Le Comité a noté que l'accroissement du découvert
de trésorerie était dû au retard dans le paiement de la contribution dont il est question ci- dessus et que l'avance faite par le fonds de roulement avait été intégralement remboursée en janvier 1962, au moment de l'encaissement des contributions dues. 5.6
La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le Rapport financier du Directeur général pour la période comprise entre le ler janvier
et le 31 décembre 1961, ainsi que le Rapport du Commissaire aux Comptes pour le même exercice, tels qu'ils figurent dans les Actes officiels N° 117; et
En raison de l'importance du programme de
bourses d'études, l'Assemblée notera avec intérêt les observations faites par le Commissaire aux Comptes
Ayant pris connaissance du rapport établi par le Comité spécial du Conseil exécutif après examen
dans le paragraphe 15 de son rapport: 15. En 1961, les dépenses afférentes aux bourses d'études financées au moyen du budget ordinaire de l'Organisation mondiale de la Santéyse sont mon-
de ces rapports, ACCEPTE le Rapport financier du Directeur général
et le Rapport du Commissaire aux Comptes pour l'exercice financier 1961.
104
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
Annexe 9 PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES SUPPLÉMENTAIRES POUR 1962 1 [A15 /AFL /8 - 8 mai 1962 DEUXIÈME RAPPORT DU COMITÉ SPÉCIAL DU CONSEIL EXÉCUTIF 1. Le Conseil exécutif, par la résolution EB29.R59, a créé lors de sa vingt- neuvième session « un Comité
plus rapide atteint ou dépasse neuf heures, le membre du personnel a droit à un arrêt en cours de route ou,
spécial du Conseil exécutif, composé des membres suivants : Dr A. O. Abu Shamma, Dr H. van Zile
Hyde, Dr G. E. Godber » et l'a invité à se réunir « le lundi 7 mai 1962... pour faire rapport à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé sur les légères
s'il s'agit d'un voyage en mission, il peut organiser son déplacement de façon à arriver à destination un jour franc avant de prendre ses fonctions. Le Comité a estimé que la décision du Directeur général était tout à fait louable. Il a noté qu'elle ne s'appliquait pas à l'indemnité prévue pour les voyages des délégués à l'Assemblée de la Santé et des membres du Conseil exécutif, celle -ci étant régie par les décisions de l'Assemblée de la Santé, et qu'elle ne s'appliquait pas
modifications que le Directeur général signalera en ce qui concerne les estimations de dépenses du budget supplémentaire de 1962... ».
Le Comité s'est réuni le 7 mai 1962 au Palais des Nations, à Genève, et le Dr van Zile Hyde a été élu 2.
non plus aux voyages des membres des comités d'experts.
président. 3.
En étudiant les modifications signalées par le
Après avoir examiné le rapport du Directeur général, le Comité a estimé que les modifications 6.
Directeur général, le Comité a constaté qu'elles résul-
taient des décisions et recommandations formulées par le Conseil exécutif à sa vingt- neuvième session et de faits ultérieurs, dont le détail est donné dans le rapport du Directeur général (voir l'appendice ciaprès). 4. En ce qui concerne plus particulièrement le relèvement du niveau des traitements du personnel des
envisagées étaient satisfaisantes et a décidé en conséquence de recommander à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé d'approuver les prévisions budgétaires supplémentaires pour 1962, dont le montant est de $1 256 620. 7.
le montant des recettes occasionnelles qu'il a été recommandé d'affecter au financement du budget de
Le Comité a également noté qu'une fois prélevé
services généraux à Genève (dont il est rendu compte au paragraphe 3.1 du rapport du Directeur général),
le Comité spécial a noté que les organisations intéressées s'étaient mises d'accord pour charger un comité,
composé de trois experts indépendants, d'examiner sous ses différents aspects la question des traitements de ce personnel et de formuler des recommandations, au sujet notamment d'une formule qui permettrait à l'avenir de rajuster périodiquement ces traitements. Le rapport du comité d'experts devrait être prêt dans quelques semaines.
1963 il restera suffisamment de recettes occasionnelles pour couvrir les prévisions supplémentaires de 1962. Dans son rapport au Comité, le Directeur général a proposé que le financement des prévisions supplémentaires soit entièrement assuré au moyen des recettes occasionnelles et le Comité a décidé de recommander ce mode de financement à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé.
Le Comité, agissant au nom du Conseil exécutif, recommande en conséquence à la Quinzième Assem8.
En ce qui concerne les modifications apportées par le Directeur général aux principes régissant les 5.
blée mondiale de la Santé d'adopter la résolution suivante, en remplacement du texte qui figure au paragraphe 2 de la résolution EB29.R30: La Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné les propositions du Directeur général et les recommandations du Conseil exécutif concernant les prévisions budgétaires supplémentaires pour 1962, 1.
voyages des membres du personnel de l'Organisation, il a été signalé au Comité qu'elles visaient l'extension de la classe touriste /économique à tous les voyages
par avion des membres du personnel ayant un rang inférieur à celui de directeur. Lorsque la durée
APPROUVE les prévisions budgétaires supplémentaires pour
prévue du voyage par l'itinéraire le plus direct et le 1 Voir résolution WHA15.10.
1962;
DÉCIDE d'amender la résolution portant ouverture de crédits pour 1962 (résolution WHA14.43) en augmentant (ou en diminuant) comme suit les montants votés au titre du paragraphe I : 2.
ANNEXE 9 Section
105 Affectation des crédits
Affectation des crédits PARTIE I: RÉUNIONS CONSTITUTIONNELLES
Montant
USS
Section 9.
Montant US S
Autres dépenses réglementaires de personnel
26 498
1.
2.
Assemblée mondiale de la Santé Conseil exécutif et ses comités
7 3
000 950
Total de la partie III
236 810
Total des parties I, Il et III 1 256 620 DÉCIDE en outre d'amender le paragraphe III de la résolution WHA14.43 en augmentant le montant prévu à l'alinéa iii) et en ajoutant un nouvel alinéa iv), comme suit : iii) du montant de $ 475 049 représentant les recettes diverses disponibles à cet 3.
Total de la partie I PARTIE II: PROGRAMME D'EXÉCUTION
10 950
4. 5.
7.
967 920 Mise en oeuvre du programme 174 763 Bureaux régionaux Autres dépenses réglementaires de personnel (133 823)
effet iv)
du montant de
$
Total de la partie II PARTIE III: SERVICES ADMINISTRATIFS 8.
1 008 860
781 571 disponible par virement du montant en espèces du compte d'attente de l'Assemblée
Total 210 312
$ 1 256 620
Services administratifs
Appendice
RAPPORT DU DIRECTEUR GENERAL AU COMITÉ SPECIAL DU CONSEIL EXÉCUTIF 1. 1.1
Introduction
d'adopter une résolution modifiant le contrat du Directeur général; celle -ci entraînera, si elle est approuvée, une augmentation de $7400 du montant des prévisions supplémentaires de 1962.
Le Conseil exécutif, ayant examiné les prévisions supplémentaires pour 1962 - d'un montant de $1 705 450 - présentées par Directeur général, recommande dans sa résolution EB29.R30 « à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé l'approbation des prévisions budgétaires supplémentaires pour 1962 et de leur financement selon les propositions du Directeur général ». En formulant cette recommandation, le Conseil note « qu'il y aura peut -être lieu de modifier légèrement les estimations de dépenses à la suite des décisions et recommandations adoptées
3. 3.1
Modifications résultant de l'évolution de la situation jusqu'à l'ouverture de l'Assemblée mondiale de la Santé
Dans son rapport du 21 décembre 1961 t au Conseil
exécutif sur les prévisions budgétaires supplémentaires de 1962, le Directeur général déclarait (au paragraphe 1.4) : Des études sont menées conjointement par les organisations internationales de Genève sur les niveaux des traitements du personnel des services généraux de Genève et il parait vraisemblable qu'il en résultera une augmentation supplémentaire des dépenses. Sans préjuger les conclusions de ces études, le Directeur général inscrit dans les prévisions supplémentaires,
par le Conseil exécutif à la présente session et aussi pour tenir
compte de l'évolution de la situation jusqu'à l'ouverture de l'Assemblée mondiale de la Santé ». 1.2 Par la résolution EB29.R59, le Conseil exécutif a institué
un Comité spécial chargé de se réunir avant la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé afin, notamment, de « faire rapport à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé sur les légères modifications que le Directeur général signalera en ce qui concerne les estimations de dépenses du budget supplémen-
à titre indicatif, un montant de $86 250 destiné à couvrir cet accroissement de dépenses. 1l y a lieu de souligner que le
montant estimatif actuellement proposé est susceptible de faire l'objet de rectifications et le Directeur général informera
taire de 1962 et du projet de programme et de budget pour 1963 ». 1.3 On trouvera ci -après les modifications aux estimations de dépenses du budget supplémentaire de 1962 que le Directeur général présente conformément aux dispositions des résolutions
le Conseil exécutif s'il devait apparaître que le montant prévu exige une modification quelconque.2 A la suite d'un accord entre les organisations ayant des bureaux
à Genève, le Directeur général a procédé à une revision des niveaux des traitements du personnel des services généraux du Siège, avec effet du 1eT janvier 1962 et suivant des pourcentages divers selon les catégories. Pour le personnel de l'OMS, cette revision s'est traduite par une augmentation moyenne de 9,4% et le crédit supplémentaire nécessaire pour 1962 s'élève à
ci- dessus mentionnées. 2. 2.1
Modifications résultant des décisions et recommandations adoptées par le Conseil exécutif à sa vingt -neuvième session
Le Conseil exécutif, dans sa résolution EB29.R25, a approuvé « la proposition du Directeur général tendant à fixer..., à compter du 1er janvier 1962, les frais de représentation des fonctionnaires de l'OMS qui occupent des postes non classifiés ». Le montant total approuvé à cette fin s'élève à $29 000, alors que le montant inscrit dans les prévisions supplémentaires
$135 020, soit $48 770 de plus que le montant de $86 250 inscrit initialement à titre indicatif dans les prévisions supplémentaires. 3.2 Depuis la vingt- neuvième session du Conseil exécutif, le Directeur général a examiné les principes régissant les voyages des membres du personnel de l'Organisation. Cet examen était
du Directeur général pour 1962 était de $34 000. En conséquence, ces prévisions peuvent être diminuées de $5000. 2.2
motivé par le fait que l'usage des appareils à réaction s'est Actes off Org. niond. Santé, 115, 102. 2 Les résultats de ces études n'étaient pas encore connus lors de la vingt- neuvième session du Conseil. t
Le Conseil exécutif, dans sa résolution EB29.R24, a
recommandé à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé
106
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
maintenant répandu dans le monde entier, ce qui réduit notablement la durée des voyages aériens. En conclusion, le Directeur général a décidé de procéder à certains changements et notamment d'étendre, pour les voyages par avion, l'usage de la classe touriste /économique. On peut admettre, si l'on prend pour base
la Santé l'approbation du financement des prévisions budgétaires supplémentaires de 1962 selon les propositions du Direc-
teur général. Pour éviter d'avoir à demander aux Membres des contributions additionnelles, le Directeur général avait proposé que les prévisions soient financées au moyen des recettes occasionnelles disponibles à cet effet et d'une avance spéciale qui serait prélevée sur le fonds de roulement, avec l'autorisation de
le montant des dépenses effectivement encourues durant une période de douze mois pour les voyages des fonctionnaires, que cette décision, qui a pris effet en février 1962, permettra de réduire de $500 000 les dépenses de 1962 afférentes à ce poste. Le Directeur général propose de tenir compte de cette diminution dans les modifications des prévisions supplémentaires de 1962. 4.
la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé. 5.2 Le montant des recettes occasionnelles figurant dans le Rapport financier pour 1961 1 ainsi que le solde en espèces du compte d'attente de l'Assemblée au 30 avril 1962 s'établissent au total à $1 784 319, répartis comme suit : US $
Résumé des modifications aux prévisions supplémentaires de 1962
Contributions des nouveaux Membres pour les années précédentes Recettes diverses 195 040 780 009 .
Compte tenu des modifications indiquées aux paragraphes 2 et 3 ci- dessus, les prévisions supplémentaires de 1962 proposées
par le Directeur général s'établissent à $1 256 620, se répartissant comme suit : Us S
Somme disponible par virement du montant en espèces du compte d'attente de l'Assemblée 1
809 270
784 319
Montant initial des prévisions présentées par le Directeur général Augmentations : Paragraphe 2.2 (ci- dessus) Paragraphe 3.1 (ci- dessus) 1
705 450
Le Directeur général, s'inspirant du principe institué par la Onzième Assemblée mondiale de la Santé, a proposé de 5.3
400 48 770 7
prélever sur les recettes occasionnelles disponibles un montant
de $500 000 qui serait affecté au financement du budget de 1963. Le Conseil exécutif a recommandé à la Quinzième Assem-
Total partiel Diminutions : Paragraphe 2.1 (ci- dessus) Paragraphe 3.2 (ci- dessus) . .
1
761 620
blée mondiale de la Santé d'approuver cette proposition. Si l'Assemblée approuve la proposition, il restera suffisamment de recettes occasionnelles pour couvrir les prévisions budgétaires supplémentaires de 1962, compte tenu des modifications énoncées au paragraphe 4 ci- dessus et sans que la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé ait à autoriser le prélèvement d'une avance spéciale sur le fonds de roulement. 6.
. .
.
.
.
.
5 000 500 000
505 000 1
Total
256 620
Les prévisions supplémentaires modifiées sont présentées à l'annexe 1 ci- après, par sections de la résolution portant ouverture de crédits et par numéros du code des dépenses. L'annexe 2 contient les prévisions approuvées, les prévisions supplémentaires modifiées et le total des prévisions revisées pour 1962. 5. 5.1
Recommandation à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé
Tenant compte des modifications ci- dessus énoncées pour les
Mode de financement proposé pour les prévisions supplémentaires de 1962
prévisions supplémentaires de 1962 et du nouveau mode de financement proposé à ce sujet par le Directeur général, le Comité spécial désirera sans doute étudier la recommandation qu'il doit adresser à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé au nom du Conseil et notamment un texte de résolution appelé à remplacer celui qui figure au paragraphe 2 de la résolution EB29.R30.
Ainsi qu'on l'a vu au paragraphe 1 ci- dessus, le Conseil exécutif a recommandé à la Quinzième Assemblée mondiale de
ANNEXE 1
PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES SUPPLÉMENTAIRES DE 1962: RÉSUMÉ PAR SECTIONS DE LA RÉSOLUTION PORTANT OUVERTURE DE CRÉDITS ET PAR NUMÉROS DU CODE DES DÉPENSES Prévisions de dépenses US S
Prévisions de dépenses US $
PARTIE I: RÉUNIONS CONSTITUTIONNELLES SECTION 1
Chapitre 20 25
ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ
Voyages et transports Voyages des délégués
4 000 4 000 7 000
Chapitre 00 Services de personnel 01
Traitements et salaires (personnel temporaire) 3 000
Total du chapitre 20 Total de la section 1 1 Actes of Org. mond. Santé, 117, 25.
Total du chapitre 00
3 000
ANNEXE 9 Prévisions de dépenses US $
107 Prévisions de dépenses ITS $
SECTION 2
CONSEIL EXÉCUTIF ET SES COMITÉS
Chapitre 60 61
Charges fixes et créances exigibles
Chapitre 00 01
Services de personnel Traitements et salaires (personnel temporaire)
Remboursement de l'impôt sur le revenu 8 233
3 950 3 950 3 950
Total du chapitre 60
8 233
Total du chapitre 00
Total de la section 7 TOTAL DE LA PARTIE II
(133 823) 1 008 860
Total de la section 2 TOTAL DE LA PARTIE I
10 950 PARTIE III: SERVICES ADMINISTRATIFS
PARTIE II: PROGRAMME D'EXÉCUTION
SECTION 4
SECTION 8 MISE EN OEUVRE DU PROGRAMME
SERVICES ADMINISTRATIFS
Chapitre 00 01
Services de personnel Traitements et salaires
Chapitre 00 1 189 920 1 189 920 01
Services de personnel
Traitements et salaires
227 312 227 312
Total du chapitre 00 Chapitre 20 21
Total du chapitre 00 Chapitre 20
Voyages et transports Voyages en mission (diminution)
(149 000) (73 000)
22
Voyages des consultants à court terme (diminution)
Voyages et transports 21 Voyages en mission (diminution)
.
(17 000)
Total du chapitre 20 Total du chapitre 20 Total de la section 4 SECTION 5 BUREAUX RÉGIONAUX
(17 000) 210 312
(222 000)
Total de la section 8 967 920 SECTION 9 193 763 193 763
Chapitre 00 01
Services de personnel Traitements et salaires
AUTRES DÉPENSES RÉGLEMENTAIRES DE PERSONNEL
Total du chapitre 00 Chapitre 20 Voyages et transports 21 Voyages en mission (diminution)
Chapitre 10 12 13 14 15
Indemnités du personnel Caisse des Pensions Assurances du personnel
.
(19 000) (19 000) 174 763
Frais de représentation Autres indemnités (diminution)
.
44 469 5 025 9 000 (23 216) 35 278
Total du chapitre 20 Total de la section 5
Total du chapitre 10 Chapitre 20 23
Voyages et transports
SECTION 7
AUTRES DÉPENSES RÉGLEMENTAIRES DE PERSONNEL
Voyages lors du recrutement et du rapatriement (diminution). . .
(3 000)
24 168 895 31 139 23 400 (134 490)
Chapitre 10 Indemnités du personnel
Voyages pour congés dans les foyers (diminution)
(8 000) (11 000)
Caisse des Pensions Assurances du personnel 14 Frais de représentation 15 Autres indemnités (diminution) 12 13
Total du chapitre 20 Chapitre 60 61
.
Charges fixes et créances exigibles
Total du chapitre 10 Chapitre 20 23
88 944
Remboursement de l'impôt sur le revenu 2 220
Voyages et transports
Total du chapitre 60 (76 000)
2 220 26 498 236 810 1 256 620
Voyages lors du recrutement et du rapatriement (diminution). . . (diminution)
Total de la section 9 TOTAL DE LA PARTIE III
24 Voyages pour congés dans les foyers (155 000)
Total du chapitre 20
(231 000)
TOTAL DES PARTIES I, II ET III
108
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
ANNEXE 2 PREVISIONS APPROUVÉES, PRÉVISIONS SUPPLÉMENTAIRES MODIFIÉES ET TOTAL DES PRÉVISIONS REVISÉES POUR 1962 (PAR SECTIONS DE LA RÉSOLUTION PORTANT OUVERTURE DE CRÉDITS) Montant des Section
Affectation des crédits
Prévisions par la supplémentaires Quatorzième modifiées Assemblée mondiale
crédits votés
de la Santé 1
prévisions revisées
Total des
US$
US$ 7 000 3
US$ 303 010 188 050 114 000
PARTIE I: RÉUNIONS CONSTITUTIONNELLES 1.
2. 3.
Assemblée mondiale de la Santé Conseil exécutif et ses comités Comités régionaux
296 010 184 100 114 000
950
-
Total de la partie I PARTIE II: PROGRAMME D'EXÉCUTION 4. 5. 6. 7.
594 110
10 950
605 060
Mise en oeuvre du programme Bureaux régionaux Comités d'experts Autres dépenses réglementaires de personnel
11
996 475 2 260 915
967 920 174 763
222 000 4 307 728
(133 823) 1
-
12 964 395 2 435 678
222 000 4 173 905 19 795 978
Total de la partie II PARTIE III: SERVICES ADMINISTRATIFS 8.
18 787 118
008 860
9.
Services administratifs Autres dépenses réglementaires de personnel
1
465 998 462 954 928 952
210 312 26 498 236 810
1
676 310 489 452
Total de la partie III PARTIE IV : AUTRES AFFECTATIONS 10. 11.
1
2 165 762
Fonds du bâtiment du Siège Contribution au compte spécial pour l'éradication du paludisme
297 000 2 000 000
Total de la partie IV
2 297 000 23 607 180 1
256 620
297 000 2 000 000 2 297 000
Total des parties I, H, III et IV PARTIE V : RÉSERVE 12.
24 863 800
Réserve non répartie
1
683 140
1
683 140 683 140
Total de la partie V TOTAL DE TOUTES LES PARTIES
1
683 140 1
256 620
1
25 290 320
26 546 940
A déduire : Remboursement en provenance du compte spécial du programme élargi d'assistance technique A déduire :
642 000
475 049 781 571 1
642 000
Recettes occasionnelles
Contributions des nouveaux Membres pour les années précédentes Recettes diverses
.
.
.
51 720 448 280
-
51 720 923 329
Somme disponible par virement en provenance du montant en espèces du compte d'attente de l'Assemblée Total des recettes occasionnelles
500 000 1
781 571 1
256 620
756 620
Montant total des déductions
142 000
1
256 620
2 398 620
Montant total des contributions à verser par les Etats Membres
24 148 320
-
24 148 320
1 Compte tenu des virements entre sections de la résolution portant ouverture de crédits pour 1962 (WHA14.43) auxquels le Conseil exécutif a donné son assentiment dans la résolution EB29.R9.
ANNEXE 10
109
Annexe 10 LOCAUX DU BUREAU RÊGIONAL DE L'AFRIQUE 1 [A15 /AFL /16 - 12 mai 1962] RAPPORT DU DIRECTEUR GÉNÉRAL
1. 1.1
Introduction
sement de l'immeuble du Djoué et de faire connaître
Des transformations et une évolution considérables se sont produites ces dernières années dans la Région de l'Afrique. Au 31 décembre 1951, il y avait dans cette Région deux Etats Membres et un Membre associé. Au 30 avril 1962, l'Organisation comptait en Afrique vingt -deux Etats Membres et deux Membres associés. Cet accroissement du nombre des Membres dans la Région s'est accompagné d'une augmentation correspondante des besoins à satisfaire et des tâches du Bureau régional. Alors qu'en 1956 les ressources de la Région atteignaient à peine un million de dollars, elles sont en 1962 voisines de six millions de dollars,
au Directeur régional le montant en espèces de la contribution qu'ils seraient disposés à verser à cet effet; 2.
CHARGE le Directeur régional d'inviter le Direc-
teur général à introduire dans le prochain budget effectif une rubrique spéciale se rapportant aux travaux envisagés.
Avant que le Comité n'adopte cette résolution, un certain nombre de délégations avaient annoncé
qu'elles s'engageaient à participer aux frais. 1.3
compte tenu des fonds provenant de sources autres que l'Organisation. Les locaux dont dispose actuellement le Bureau régional à Brazzaville sont devenus nettement insuffisants et il s'impose de les agrandir d'urgence si les activités prévues pour la Région doivent se dérouler conformément aux plans. 1.2
Le Directeur général a présenté à ce sujet un
rapport au Conseil exécutif à sa vingt- neuvième session,' et le Conseil a adopté la résolution EB29.R29. 1.4 Dans son projet de programme et de budget pour 1963, le Directeur général a inscrit un crédit de $100 000 destiné à couvrir une partie des frais
Après avoir examiné un rapport sur la question
d'agrandissement des locaux du Bureau régional. 2.
qui lui a été présenté à sa onzième session par le Directeur régional, le Comité régional de l'Afrique a adopté à l'unanimité la résolution suivante : Le Comité régional de l'Afrique, Après avoir débattu les problèmes concernant les locaux supplémentaires pour le Siège régional d'Afrique; Ayant examiné le rapport du Directeur régional sur ce sujet;2 Conscient du développement considérable des activités de l'Organisation mondiale de la Santé
Faits nouveaux intervenus depuis la vingt- neuvième
session du Conseil exécutif
Conformément à la résolution EB29.R29, qui donnait pouvoir au Directeur général d'accepter 2.1
l'offre généreuse du Gouvernement français concer-
nant la cession à l'Organisation de ses droits de propriété sur l'immeuble du Djoué, l'Organisation a acquis ces droits le 10 avril 1962 moyennant le versement d'une somme symbolique (NF 100). Depuis
dans cette partie du monde; et Reconnaissant l'urgente nécessité de mettre à la disposition du Bureau régional des bâtiments lui
cette date, l'Organisation est donc propriétaire de l'immeuble du Djoué qui abrite les locaux du Bureau régional de l'Afrique. 2.2
permettant de mener à bien les tâches qui lui incombent, 1.
Dans la section 2 de son rapport à la vingt -
RECOMMANDE aux Etats Membres ou Membres
neuvième session du Conseil exécutif,' le Directeur général indiquait que des contacts avaient été pris à
associés de la Région d'Afrique de participer volontairement, dans la plus large mesure possible, aux
titre officieux avec l'architecte qui avait dirigé la construction de l'immeuble et que les frais d'agrandissement pouvaient être évalués à environ 140 millions de francs CFA ($560 000). Cependant, les prix ayant ' Actes off. Org. mond. Santé, 115, annexe 13.
dépenses qu'entraîneraient les travaux d'agrandis'Voir résolution WHA15.14. 2 Document AFR /RC11 /5.
110
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
tendance à augmenter et l'exécution des travaux devant prendre un certain temps, il serait prudent de constituer une réserve pour imprévu de 10 millions de francs CFA (soit approximativement l'équivalent
de budget pour 1963, ainsi que des contributions d'un
montant total de $182 393 qui ont été versées ou promises, il reste à fournir $317 607 pour couvrir l'ensemble des prévisions relatives aux frais de construction. Le Directeur général continuera d'intervenir auprès des gouvernements de la Région qui n'ont pas encore versé ou annoncé de contributions pour obtenir d'eux une participation qui aiderait à financer l'agrandissement des locaux du Bureau régional. 3. 3.1
de $40 000), ce qui porterait l'estimation totale à $600 000. 2.3
Les résolutions adoptées par le Comité régional à sa onzième session et la résolution EB29.R29 du
Conseil exécutif ont été portées à la connaissance des Membres de la Région de l'Afrique par circulaire du 15 février 1962. La majorité des gouvernements ont
annoncé qu'ils donneraient une suite favorable à l'appel de contributions volontaires. En outre, les représentants du Directeur général ont eu à ce sujet des entretiens avec les gouvernements intéressés.
Financement
Etant donné qu'il est indispensable de faire en-
treprendre des travaux sans retard, le Directeur général
2.4 A ce jour, cinq gouvernements ont versé, ou se sont fermement engagés à verser, les sommes indiquées ci -après : Equivalent en US $
Cameroun (1 000 000 de francs CFA) Madagascar (500 000 francs CFA) Mauritanie (500 000 francs CFA) Tanganyika (1000 livres sterling)
.
.
Congo (Brazzaville) (42 000 000 de francs CFA)
4 082 171 429
2041 2041 2 800
estime que le meilleur moyen de mettre les fonds nécessaires à la disposition de l'Organisation serait pour la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé d'autoriser le Directeur général à avancer selon les besoins, par prélèvement sur le fonds de roulement, une somme ne dépassant pas $300 000; le montant de cette avance pourrait être réduit dans la mesure où de nouvelles contributions volontaires seraient annoncées et versées. Le Directeur général propose en outre que le remboursement de la somme à prélever
182 393
Compte tenu du crédit de $100 000 inscrit par le Directeur général dans le projet de programme et 2.5
sur le fonds de roulement soit couvert par un crédit inscrit dans le projet de programme et de budget pour 1964, sous réserve des contributions supplémentaires qui pourraient être reçues.
Annexe 11 LOGEMENT DU PERSONNEL DU BUREAU REGIONAL DE L'AFRIQUE [A15 /AFL /17 - 12 mai 1962] RAPPORT DU DIRECTEUR GÉNÉRAL
Dans le rapporta du Directeur général relatif au point 3.19.1 de l'ordre du jour - Locaux du Bureau régional de l'Afrique - il est fait état de l'expansion considérable des travaux dans la Région, ce qui oblige l'Organisation à agrandir d'urgence les locaux du Bureau régional et à recruter du personnel supplémentaire pour lequel il faudra trouver des loge1.
tant qu'il ne disposera pas de ce personnel, le Bureau régional ne sera pas en mesure de fournir aux Membres de la Région tous les services dont ils ont besoin. Le logement du personnel du Bureau régional de l'Afrique pose d'ailleurs un problème à l'Organisation depuis le jour même où le Bureau régional a été créé. Toutefois, les difficultés se sont atténuées lorsque le Bureau régional a été transféré dans la propriété du 3.
ments.
Il serait possible de recruter immédiatement des candidats qualifiés pour les nouveaux postes mais, vu la grave pénurie de logements qui sévit à Brazzaville, il a fallu remettre l'opération à plus tard. Or, 2. 1 Voir résolution WHA15.15. 2 Annexe 10.
Djoué, où le Gouvernement français avait mis à la disposition de l'OMS vingt -cinq villas pour le personnel, moyennant un loyer symbolique, et lorsque l'Organisation, un peu plus tard, a pris en location, au même endroit, vingt autres villas appartenant à l'Energie électrique. Les vingt -cinq villas précédem-
ANNEXE 11
111 US $
ment louées au Gouvernement français sont maintenant la propriété de l'Organisation. Cependant comme les tâches du Bureau régional sont devenues beaucoup plus lourdes, il a fallu loger temporairement de nouveaux membres du personnel dans des maisons, des appartements et même des chambres d'hôtel loués à des prix très élevés; en outre, les besoins ne cessent d'augmenter. Actuellement, c'est l'Organisation qui est locataire des logements qu'elle sous -loue au personnel. En ce qui concerne les vingt villas louées à l'Energie électrique, l'Organisation rentre dans ses frais, mais, pour les autres logements temporaires, le prix de sous -location ne couvre qu'environ 50 % du loyer. Le but de ces arrangements est d'assurer que les membres du personnel paient des loyers équivalents pour des logements comparables. Les loyers demandés
Valeur du terrain et des quatre villas actuelles
Construction de 50 logements Ameublement
Honoraires d'architecte Réserve
151 100 754 000 120 500 46 000 51 400
Total
1
123 000
Cette solution ferait économiser à l'Organisation environ $64 000 par an car, comme on l'a dit au paragraphe 5 ci- dessus, la location de locaux équivalents s'élèverait à $128 000 par an, dont environ 50 %,
soit $64 000, seraient récupérables sous forme de loyers payés par les membres du personnel. Au bout d'environ dix -huit ans, les dépenses à la charge de l'Organisation, à l'exclusion des frais d'entretien, seraient équivalentes à l'investissement en capital,
au personnel sont fixés à un niveau raisonnable correspondant à l'indemnité d'ajustement de poste pour Brazzaville. Toute variation des loyers aurait donc des répercussions directes sur l'indemnité de poste.
mais, dans l'hypothèse de l'achat, l'Organisation aurait acquis un avoir durable sous forme de terrains et de bâtiments. Cette solution suppose que l'Assemblée de la Santé ouvre en 1963 un crédit de $1 123 000. 7. Le Directeur général estime qu'un complément d'étude est nécessaire avant d'entreprendre le programme exposé ci- dessus au paragraphe 6. Des mesures immédiates doivent être prises pour faire face à l'actuelle situation d'urgence, mais il faut étudier de façon plus complète les besoins à long terme et les moyens d'y satisfaire. 8.
Une étude préliminaire sur les meilleurs moyens de résoudre le problème permet d'envisager un certain 4.
nombre de solutions qui sont exposées ci- après. Il s'agirait dans tous les cas d'utiliser le terrain disponible
à proximité du siège actuel du Bureau régional, y compris les quatre villas qui s'y trouvent, et d'y faire construire de nouveaux locaux d'habitation. Avec les logements mentionnés dans le paragraphe 3 ci- dessus,
l'Organisation pourrait ainsi pourvoir à tous nécessaires.
les
besoins prévus jusqu'à la fin de 1964. Ultérieurement,
des logements supplémentaires pourraient devenir La première solution consisterait pour l'Organisation à demander à une entreprise immobilière de 5.
Dans ces conditions, le Directeur général incline
à penser qu'on pourrait envisager dès à présent un début modeste d'exécution. Il s'agirait d'acquérir le terrain sur lequel les quatre villas sont actuellement situées et d'y construire des bâtiments comportant vingt -quatre appartements. Le terrain est assez grand pour permettre la construction ultérieure de nouveaux
construire des habitations supplémentaires que l'OMS prendrait en location pour une longue durée. Comme l'entreprise tiendrait à amortir les frais de construction en quelques années, le loyer serait extrêmement élevé
appartements. Le coût de ces opérations serait le suivant: us
et atteindrait probablement $128 000 par an dont la moitié environ serait couverte par le prix de sous location demandé aux membres du personnel. L'entre-
Valeur du terrain et des quatre villas actuelles
Construction d'appartements Ameublement
prise exigerait dès le départ une avance de trois ans (soit $384 000) et une avance analogue au début de la quatrième année. Si cette formule était retenue, il faudrait que l'Assemblée ouvre pour 1963 un crédit de $384 000 pour couvrir l'avance de loyers. L'Organisation pourrait d'autre part décider d'acheter le terrain et les quatre villas qui s'y trouvent 6.
Honoraires d'architecte Réserve
98 265 55 36 28
000 000 000 000 000
Total 482 000
et de faire construire pour son propre compte des locaux d'habitation supplémentaires. Les dépenses à prévoir dans ce cas sont évaluées comme suit :
La location de locaux équivalents sur le marché du logement coûterait environ $57 000, dont environ la moitié, soit $28 500, serait récupérable sous forme de loyers versés par les membres du personnel. Au bout
d'environ dix -huit ans, les dépenses à la charge de
112
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
l'Organisation, à l'exclusion des frais d'entretien, seraient équivalentes à l'investissement en capital, mais,
autres, s'en trouveront augmentés. Le Directeur général
dans l'hypothèse de l'achat, l'Organisation aurait acquis un avoir durable sous forme de terrains et de bâtiments. Si l'Assemblée de la Santé adopte cette solution, qui est conçue pour faire face uniquement aux besoins immédiats et urgents, elle devra ouvrir en 1963 un crédit de $482 000.
continuera d'étudier les moyens les plus efficaces d'assurer cette gestion immobilière. Il envisagera entre autres la création d'un fonds de roulement spécial. Si cette solution se révèle souhaitable, c'est vraisembla-
blement le 1er janvier 1963 qu'elle devrait entrer en vigueur. Le Directeur général présentera à la trente
et unième session du Conseil exécutif un rapport complet sur cette question, y compris la constitution
Quelle que soit la solution adoptée pour obtenir des logements supplémentaires, les travaux de gestion immobilière de l'Organisation, qui possède actuellement vingt -cinq villas et en loue ou sous -loue vingt 9.
éventuelle d'un fonds de roulement. L'Assemblée voudra peut -être déléguer au Conseil exécutif le pouvoir d'approuver en son nom la création d'un tel fonds, si le Conseil l'estime opportun.
Annexe 12 ASSISTANCE A LA RÉPUBLIQUE DU CONGO (LÉOPOLDVILLE) I [A15 /P &B/16 - 8 mai 1962] RAPPORT DU DIRECTEUR GÉNÉRAL 1.
Introduction
2. 2.1
Personnel de l'OMS au Congo Les trois groupes: consultatif, enseignant et opérationnel
Le présent rapport est le sixième que le Directeur
général présente sur ce sujet, conformément à la demande de l'Assemblée mondiale de la Santé et du Conseil exécutif qui ont désiré être tenus au courant de l'évolution de l'assistance de l'Organisation à la République du Congo (Léopoldville). Il analyse les faits survenus depuis janvier 1962. Les rapports précédents ont été présentés en octobre 1960 a à la vingt -sixième session du Conseil exécutif, en janvier 1961 3 à la vingt- septième session du Conseil exécutif, en février 1961 8 à la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé, en mai 1961 4 à la vingt- huitième
Le personnel de l'OMS affecté au Congo se répartit en trois groupes : un groupe consultatif, composé des membres du personnel mis à la disposition du ministère central et des ministères provinciaux pour les fonctions consultatives habituellement dévolues aux services
d'assistance technique, un groupe restreint de personnel enseignant affecté à l'Université Lovanium, et un personnel opérationnel nombreux comprenant des médecins, des chirurgiens, des anesthésistes, des spécialistes de différentes disciplines médicales, des techniciens de laboratoire et de radiologie, des
session du Conseil exécutif et en janvier 1962 5 à la vingt- neuvième
session du
Conseil exécutif.
Le
pharmaciens et des biochimistes. En outre, une équipe
Directeur général y a indiqué comment l'OMS s'est efforcée d'assurer le fonctionnement des services médicaux et sanitaires menacés d'effondrement pendant la crise qui a suivi l'accession du Congo à l'indépendance. Les derniers rapports indiquaient en
de l'OMS assure la liaison avec l'Organisation des Nations Unies à Léopoldville. 2.2 Effectif du personnel en service au Congo au 3 mai 1962
Dans le cadre de son budget ordinaire, l'OMS assure les services d'une équipe consultative centrale composée de quatre membres de son personnel, ainsi que d'un professeur mis à la disposition de l'Université Lovanium. En outre, une équipe de liaison, comprenant cinq personnes, est financée par l'ONUC (Opérations des Nations Unies au Congo) S. Un fonctionnaire affecté au Siège pour les questions de personnel fait partie de cette équipe. services administratifs centraux des opérations civiles des
outre les premiers résultats de la politique qui a consisté à entreprendre, même au plus fort de la crise, l'exécution de programmes à long terme en vue de fournir des services consultatifs et d'organiser des activités d'enseignement et de formation professionnelle. 1 Voir résolution WHA15.1.8.
2 Actes off. Org. mond. Santé, 106, annexe 7. 3 Actes off. Org. mond. Santé, 110, annexe 5. 4 Actes off Org. mond. Santé, 112, annexe 5. 5 Actes off Org. mond. Santé, 115, annexe 4.
8 L'ONUC couvre, par exemple, les coûts afférents aux
Nations Unies et au personnel enseignant qui y est directement associé.
ANNEXE 12
113
Dans le cadre des opérations financées par le Fonds
3.2
des Nations Unies pour le Congo,' l'Organisation mettra à la disposition des autorités sanitaires centrales ou provinciales 24 membres de son personnel
Services consultatifs de santé publique
Des membres des équipes consultatives affectées à
et deux consultants qui exerceront des fonctions consultatives. Sur ce nombre, 16 membres du personnel avaient déjà été désignés au 3 mai 1962. Enfin, l'Organisation s'est engagée à affecter aux services de santé du Congo 200 personnes comme effectif opérationnel (personnel médical et paramédical). Le financement est assuré par le Fonds des
Léopoldville et aux provinces se sont rendus à de nombreuses reprises dans les provinces, et jusque dans les régions les plus reculées pour conseiller sur place le personnel de l'OMS et le personnel national.
Les membres de l'équipe consultative en poste à Léopoldville collaborent étroitement avec les services
compétents du Ministère central de la Santé. Il en est de même dans quelques provinces. La coopération entre le personnel de l'OMS et les fonctionnaires du Ministère provincial de la Santé est particulièrement poussée dans le Kasaï. 3.3
Nations Unies pour le Congo.' Au 3 mai 1962,
l'Organisation avait déjà envoyé à ce titre 129 agents sanitaires, plus 7 professeurs qui enseignent à l'Uni-
versité Lovanium. Vingt autres personnes doivent entrer en fonctions au cours des prochaines semaines. Soins médicaux
Le recrutement se poursuit. 2.3
Répartition géographique du groupe opérationnel Le personnel sanitaire (personnel opérationnel)
Le fonctionnement des services de soins médicaux a été assuré dans la plupart des hôpitaux et dispensaires
existants; le personnel disponible a été réparti en fonction de l'effectif de la population desservie et du
affecté au Congo constitue une ossature de services de soins médicaux, mais il va sans dire que l'on est encore loin du chiffre de 450 médecins naguère consi-
volume relatif du travail. Un système de liaisons aériennes a été établi par l'ONUC entre Léopoldville et les provinces Orientale et de l'Equateur. Les fournitures médicales urgentes sont expédiées de Léopoldville aux capitales provinciales et, de là, acheminées par avion aux hôpitaux de brousse qui
déré comme indispensable. Au 3 mai 1962, les 129 membres du personnel opérationnel étaient répartis comme suit : Equateur 24, Kasaï 25, Katanga 4, Kivu 26, Léopoldville 28, Province -Orientale 20; une personne attendait son affectation; enfin, un technicien
de radiologie s'occupe de l'entretien des appareils dans l'ensemble du pays. Parmi les membres du personnel médical et paramédical (personnel opérationnel) recruté en 1960 et 1961, 85 personnes ont accepté de rester en fonctions jusqu'à la fin de 1962. Elles sont comprises dans les 129 membres du personnel opérationnel (effectif total au 3 mai 1962). Le Gouvernement suisse a mis à la disposition de
disposent d'un terrain d'atterrissage pour les petits appareils. Les avions de l'ONUC transportent aussi des fournitures médicales dans plusieurs provinces en
fonction de la « place disponible ». C'est ainsi que plusieurs tonnes de fournitures médicales ont pu être livrées par avion à Kabalo (Katanga septentrional) et dans la plupart des capitales provinciales. Une aide et des conseils techniques sont assurés à un nouveau centre de santé qui dessert une collectivité de 50 000 personnes en dehors de Léopoldville. Un soutien est également accordé aux activités de protection maternelle et infantile. 3.4
l'ONUC une équipe de 20 médecins qui assure le fonctionnement de l'Hôpital Kitambo à Léopoldville. Cette équipe collabore étroitement avec l'OMS. 3. 3.1
Assainissement
Opérations de l'OMS au Congo Difficultés opérationnelles
Les demandes de médecins affluent de toutes les provinces et tout particulièrement de la province du
Dans le domaine de l'assainissement, les ingénieurs de l'OMS continuent de se préoccuper avant tout de l'approvisionnement en eau potable des différentes zones urbaines et semi- urbaines, tout en contrôlant
les réseaux de distribution, tant à la source qu'au stade de la consommation. L'attention se porte aussi sur la nécessité de former du personnel sanitaire et des techniciens de l'assainissement. Partout où c'est possible, des activités d'éducation sanitaire sont
Kivu où la situation sanitaire est aggravée par la présence de réfugiés du Ruanda. Si la sécurité s'est améliorée dans l'ensemble, il s'est encore présenté des situations difficiles : médecins restés isolés dans des hôpitaux de brousse et, dans les régions périphé-
organisées avec la participation de toute l'équipe sanitaire consultative. Les ingénieurs sanitaires ont provinces qui ont souffert des inondations. 3.5
riques, médecins privés de moyens de transport et dans l'impossibilité d'obtenir du carburant. Une situation particulièrement pénible a été créée par les inondations dans les provinces Orientale et de l'Equateur : certains médecins sont restés isolés pendant des semaines dans des hôpitaux de brousse sans pouvoir communiquer avec le centre provincial ni recevoir de denrées alimentaires ou de médicaments. ' Ce fonds finance les dépenses relatives aux projets approuvés d'assistance au Gouvernement.
apporté leur concours aux services des eaux des Situation épidémiologique générale Epidémie de variole.
3.5.1
L'événement le plus
marquant, du point de vue épidémiologique, a été l'épidémie de variole de Léopoldville. L'épidémie a débuté en septembre 1961 avec 15 cas et a atteint son point culminant à la fin de février 1962, mois au cours duquel 300 cas ont été enregistrés. Elle semble main-
114
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
tenant en régression puisqu'il n'y a eu que 262 cas en mars. Depuis le début de l'épidémie jusqu'au 31 mars 1962, il a été déclaré en tout 943 cas. La mortalité a été de 24 %. L'OMS a aidé les autorités sanitaires congolaises à planifier, à organiser et à exécuter la campagne de vaccination de masse commencée le 26 février. La décision de lancer cette campagne de masse a été prise après qu'il est apparu que les 540 000 vaccinations pratiquées de septembre à fin décembre n'avaient pas donné les résultats escomptés. Le vaccin employé dans la nouvelle campagne est du vaccin lyophilisé. L'Organisation a fourni
dans la mesure où les conditions le permettent. Il ne sera néanmoins pas possible, avant longtemps, de redonner à la lutte antilépreuse une efficacité compa-
rable à celle qu'elle avait atteint auparavant. On a cependant réussi à entretenir un modeste service de soins médicaux et de traitement ambulatoire dans la plupart des centres antilépreux du pays. 4.
Programme de l'OMS pour le Congo en matière d'enseignement et de formation professionnelle
un million de doses. La Croix -Rouge congolaise a assuré les services de 162 vaccinateurs formés par les autorités sanitaires locales avec le concours de conseillers techniques de l'OMS. D'autre part, l'OMS a coordonné les divers services intéressés et a envoyé le personnel d'encadrement nécessaire. L'équipe médicale suisse a activement participé à la campagne
On trouvera ci -après un résumé du dernier état de ce programme, exécuté en partie sur place et en partie
par l'attribution de bourses pour études à l'étranger. 4.1
Formation au Congo
Université Lovanium. Depuis son accession à l'indépendance, le Congo a reçu une aide en personnel enseignant pour l'Université Lovanium. Sept profes4.1.1
et l'ONUC a fourni des moyens de transport. Les vaccinations sont opérées par 27 équipes qui couvrent l'un après l'autre tous les districts de la ville et qui, en l'espace d'un mois, ont pratiqué 350 865
seurs envoyés par l'OMS enseignent actuellement l'anatomie pathologique, la gynécologie, l'oto- rhinolaryngologie, l'anesthésiologie, la bactériologie, la radiologie et la dermatologie. Le financement est assuré par le Fonds des Nations Unies pour le Congo (voir le paragraphe 2.2 ci- dessus), sauf dans un cas,
vaccinations. La réaction de la population est des plus satisfaisantes. Ce résultat est à porter au crédit des efforts conjugués du Ministère provincial de la Santé, des autorités municipales, des associations bénévoles, de la radio et de la presse.
qui est imputé au budget ordinaire de l'OMS. Un technicien de cardiologie a également été nommé et des dispositions sont prises pour recruter trois infir-
Maladie du sommeil. Dans la province du Kasaï, on compte plus de 400 cas anciens, et plus de 200 cas nouveaux ont été récemment dépistés. 3.5.2
mières monitrices au titre du Fonds des Nations Unies. L'affectation du personnel médical enseignant a été prolongée jusqu'à la fin de 1962, et l'on espère que des dispositions financières pourront être prises pour assurer sans discontinuité la poursuite de ses activités.
L'insuffisance actuelle de personnel familiarisé avec les techniques de santé publique paraît rendre difficile l'application des mesures préventives auxquelles on pourrait recourir. Pour remédier à la situation, l'établissement d'un programme de formation pour l'Afrique est envisagé. 3.5.3
Paludisme. Un plan tendant à unifier
les
mesures de lutte antipaludique et d'éradication a été établi. 3.5.4
Le nombre des étudiants congolais qui se sont fait inscrire en novembre 1961 pour la première année de médecine a été très satisfaisant; 38 ont été admis en première année. La Faculté de Médecine de l'Université Lovanium compte 87 étudiants, dont 65 Congolais qui se répartissent comme suit : première année 38 deuxième année 13 troisième année 3 quatrième année 3 cinquième année sixième année . . septième année . .
3
. .
Kwashiorkor. L'épidémie de kwashiorkor qui
3 2
a éclaté dans le Sud -Kasaï a été en grande partie enrayée, mais la situation continue d'être suivie de très près.
Lèpre. Un consultant de l'OMS a entrepris une enquête qui l'a conduit dans les léproseries de Léopoldville, des provinces de l'Equateur, du Kasai, 3.5.5
Il est à prévoir que le nombre des admissions augmentera à l'avenir. L'OMS a accordé 50 bourses d'études à des étudiants en médecine congolais. L'Université
a prévu 60 étudiants en médecine pour l'année universitaire 1962/1963 et 100 étudiants à partir de 1963/ 1964. (On trouvera en appendice une analyse détaillée des étudiants qui ont fréquenté la Faculté de Médecine
du Kivu et de la province Orientale. Il n'a pu en revanche se rendre au Katanga. Il a fait savoir que les trou-
bles politiques qui sont suivi l'accession du pays à l'indépendance ont sérieusement compromis les activités de dépistage et de traitement. Il a formulé plusieurs recommandations auxquelles il est donné effet
de l'Université Lovanium pendant l'année universitaire 1961/1962.)
L'Organisation va donner une impulsion nouvelle et importante au programme d'enseignement et de
ANNEXE 12
115
formation professionnelle pour le Congo en envoyant trois infirmières monitrices à l'Ecole d'Infirmières de Lovanium et en accordant une bourse d'études à son directeur. En effet, la formation des infirmières, dans le plein sens du terme, a été jusqu'ici l'un des points
faibles du programme. Cependant, il est permis d'espérer que cette aide facilitera la formation du personnel infirmier indispensable aux services de santé du Congo avec les mêmes heureux effets que l'assistance fournie pour la formation de médecins a eus sur le recrutement du personnel médical. 4.1.2 Autres moyens locaux de formation professionnelle. Les membres de l'équipe consultative
lisée de un à deux ans dans les domaines suivants : techniques de laboratoire (12); radiologie (2); dentisterie (6); entomologie (5). Une subvention de la Croix -Rouge norvégienne a permis d'accorder une bourse supplémentaire pour les études de kinésithérapie. Les cinq bourses d'études en entomologie sont financées par le compte spécial pour l'éradication du paludisme et les vingt autres par l'ONUC. Bien que les examens n'aient pas encore eu lieu, les résultats de ces études paraissent encourageants. Pour
remédier à la grave pénurie d'administrateurs des hôpitaux au Congo, un instructeur a été recruté et va prochainement commencer à en former sur place.
On se propose également d'accorder des bourses d'études pour un cours qui doit commencer en Suisse au mois de septembre 1962.
continuent de participer à la formation de diverses catégories de personnel auxiliaire. 4.2 4.2.1
Formation de Congolais d l'étranger Assistants médicaux. A la fin de leur première 5.
Questions financières
année d'études en France (1960/1961), 58 des 60 assistants médicaux qui faisaient leur quatrième année de médecine ont réussi à leurs examens. Les deux autres devront redoubler. A la suite de ces bons résultats, le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies a accepté de porter de 30 à 55 le nombre des nouvelles bourses financées par le Fonds des Nations Unies pour le Congo en 1961/1962. La Croix -Rouge norvégienne prend une
La charge pour le budget ordinaire de 1961 s'est élevée à $112 119. Les sommes remboursées par les Nations Unies ont été de $1 588 202 et les engagements
non liquidés de $1 190 195. On prévoit en 1962 des dépenses de $113 100 imputables sur le budget ordinaire et de $3 724 500 qui seront remboursées par l'Organisation des Nations Unies. 6.
bourse à sa charge. Les étudiants, qui sont arrivés en 1960, reçoivent un enseignement spécial les préparant à l'examen qu'ils subiront en été 1962 pour leur Certificat général d'éducation. Des cours supplémentaires de médecine tropicale, et peut -être de chirurgie d'urgence, leur seront donnés au cours de leur dernière année d'études. Il ne s'agit cependant pas d'une spécialisation, qui serait actuellement prématurée. 4.2.2
Aide bilatérale
Plusieurs pays ont fourni à la République du Congo
une assistance sanitaire directe, qui a consisté en général à envoyer des fournitures médicales et autres,
à former du personnel ou à développer les services de soins médicaux. La plupart de ces pays ont eu recours à l'OMS en tant qu'organisme coordonnateur, et ont demandé ses avis techniques. Le plus souvent,
Etudiants ordinaires. Sur les 7 bourses pour
cette aide a très utilement complété les efforts faits
études à l'étranger accordées à des étudiants congolais,
6 seront maintenues pendant l'année universitaire 1961/1962. Il n'y aura pas de nouvelles bourses pour des études hors du territoire congolais, puisque l'Université Lovanium peut désormais faire le nécessaire et que l'OMS accorde son aide sur place. Cinq des six étudiants inscrits à l'étranger ont réussi à leurs examens de première année; on espère que le sixième fera de même à la session d'été de 1962. 4.2.3
par le Gouvernement et par l'Organisation pour assurer le fonctionnement d'un réseau de services sanitaires essentiels. Chaque fois qu'elle a été consultée,
l'OMS s'est efforcée de conseiller les intéressés sur
l'emploi qui devrait être fait de cette aide pour la faire cadrer au mieux avec le plan général conçu pour l'ensemble du pays. L'OMS tient à souligner qu'il serait prématuré de former des spécialistes congolais dans certains domaines avant que le pays ne possède le nombre minimum de médecins dont il a besoin. C'est dans ce sens que doivent actuellement s'orienter tous les efforts, d'oÚ qu'ils viennent.
Infirmiers diplômés. Vingt -cinq infirmiers diplô-
més ont reçu des bourses pour une formation spécia-
116
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
Appendice
ÉTUDIANTS INSCRITS A LA FACULTE DE MÉDECINE DE L'UNIVERSITÉ LOVANIUM DURANT L'ANNÉE UNIVERSITAIRE 1961/1962 Etudiants originaires
Classe
Etudiants congolais
d'autres pays africains 2 3
Etudiants asiatiques
Etudiants européens
Total
Première candidature en sciences naturelles et médicales Deuxième candidature en sciences naturelles et médicales Troisième candidature en sciences naturelles et médicales Premier doctorat (quatrième année) Deuxième doctorat (cinquième année) Troisième doctorat (sixième année) Quatrième doctorat (septième année) TOTAL .
38 13 3 3 3 3
2 1 1 1 1
42 17 8 5 3
4
3
2 65
4 16 1
6 6 5
.
.
87
Annexe 1.3 ACCELERATION DU PROGRAMME D'ÉRADICATION DU PALUDISME PAR LE MAINTIEN DES CONTRIBUTIONS VOLONTAIRES [A15/P&B/19 - 10 mai 1962] RAPPORT DU DIRECTEUR GÉNÉRAL 1.
Introduction
1.1 La Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé, dans sa résolution WHA14.27, a exprimé notamment
rapportent à aucune année en particulier, mais, pour la raison qui vient d'être énoncée, les estimations ont
été dans certains cas établies pour une période de cinq ans. 1.3
«la conviction que des contributions volontaires demeureront indispensables pour la réussite du programme si l'on veut a) maintenir le programme et fournir des ressources supplémentaires qui permettront de
Le programme accéléré décrit ci -après vaut pour
l'ensemble du monde, mais la plus grande part de l'aide supplémentaire pourrait aller à l'Afrique.
poursuivre plus rapidement et plus largement l'exécution du programme ». Conformément à cette disposition, le Directeur général présente ci -après quelques renseignements sur les activités qui pourraient être entreprises ou développées afin d'accélérer l'exécution du programme mondial d'éradication du paludisme. 1.2
2.
Assistance en vue de l'accélération du programme d'éradication du paludisme Programmes de pré- éradication
2.1
En présentant cet exposé, qui comporte égale-
ment une première estimation des prévisions de dépen-
2.1.1
Dans le rapport sur l'état d'avancement du
ses, le Directeur général tient à souligner que toute nouvelle assistance accordée par l'Organisation, dans la mesure où des contributions volontaires au compte spécial pour l'éradication du paludisme le permettraient, devrait être maintenue pendant plusieurs années. Les données contenues dans cet exposé ne se 1 Voir résolution WHA15.20.
programme d'éradication du paludisme présenté à la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé, on
peut lire qu'à en juger par le résultat des projets
pilotes exécutés jusqu'à présent il est techniquement possible d'arrêter la transmission de la maladie dans la majorité des zones impaludées de l'Afrique tropicale.
Cependant, ajoutait le rapport, la possibilité d'arrêter
la transmission n'est qu'une des conditions de la
ANNEXE 13
117
réussite d'un programme d'éradication du paludisme; parmi les autres facteurs indispensables, figurent notamment : des moyens administratifs et opération-
2.1.5.
En plus de l'aide mentionnée ci- dessus au
nels appropriés, un personnel qualifié, des crédits suffisants, etc. Enfin, le rapport indiquait que pour faciliter l'extension du dispositif de soutien nécessaire - en particulier la mise en place d'un bon réseau de
services ruraux de santé - il faudrait fournir un
paragraphe 2.1.3, il sera nécessaire de renforcer le personnel des services consultatifs fourni par l'Organisation afin d'accélérer l'exécution des programmes de pré -éradication dans les vingt -deux pays en question. Ces programmes exigeront la création de vingt deux nouveaux postes, qui coûteront $1 375 000 pour
nouveau type d'assistance sous la forme de « programmes de pré- éradication » qui préluderaient aux opérations d'éradication proprement dite. Les pays d'Afrique qui viennent d'accéder à l'indépendance ont montré beaucoup d'intérêt et d'enthousiasme pour les programmes de pré- éradication. Il est également fait mention de cet aspect particulier de la question dans
une période de cinq ans. Il reste dans la Région africaine vingt pays et territoires qui pourraient entreprendre prochainement 2.1.6
la partie I du rapport sur l'état d'avancement du programme d'éradication du paludisme qui est pré-
senté à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé.1
Sans aucun doute, un accroissement des ressources de l'Organisation lui permettrait d'apporter 2.1.2
des programmes de pré- éradication si des fonds suffisants devenaient disponibles. Pour ces pays, il faudra prévoir des équipes complètes de conseillers internationaux ainsi que le type d'assistance indiqué au paragraphe 2.1.3 ci- dessus. On estime à $87 000 environ le coût annuel de cette aide pour chacun des pays en question. La somme nécessaire pendant les cinq ans à venir sera de $5 000 000 à $6 000 000. 2.2
une aide plus efficace, qui accélérerait l'exécution des projets déjà entrepris et la mise en train des nouveaux programmes, ce qui raccourcirait les délais à prévoir
Assistance opérationnelle
pour l'éradication complète du paludisme. 2.1.3 En ce qui concerne plus particulièrement les programmes de pré- éradication, il apparaît, vu les
Parmi les pays qui viennent d'accéder ou vont prochainement accéder à l'indépendance, il en est quelques -uns qui auront peut -être besoin de l'aide
d'un personnel spécialisé qui pourrait se charger d'assumer la responsabilité des opérations sur le plan national en organisant et en dirigeant provisoirement les nouveaux services nationaux du paludisme jusqu'à ce que le personnel national ait été recruté et dûment formé. On estime que vingt techniciens (paludologues, ingénieurs, etc.) suffiraient pour répondre à ces
difficultés et les besoins des pays en voie de développement qui veulent lancer des campagnes d'éradication, que les formes d'assistance définies ci -après contribueraient à hâter l'exécution de ces programmes : a)
Pour les zones pilotes (au minimum 100 000
habitants) que devront organiser les pays qui entreprennent un programme de pré- éradication, il conviendrait de livrer des quantités limitées de fourni-
tures et de matériel à des fins de formation et de démonstration et d'accorder des subventions pour le paiement du personnel recruté sur place. Des subventions devraient être également accordées pour relever les traitements du personnel national de niveau professionnel et semi- professionnel chargé des programmes de pré- éradication, afin qu'il soit disposé à consacrer tout son temps à ces programmes. b)
besoins. Comme chacun d'eux devrait être nommé pour une durée moyenne de deux ans et demi, l'opération reviendrait à environ $600 000. 2.3
Formation professionnelle
Dans le domaine de la formation professionnelle, les besoins sont permanents et ils ne cessent 2.3.1
d'augmenter. Maintenant que de nombreux programmes en arrivent à la phase de consolidation ou y sont entrés, une partie du personnel international
Des bourses supplémentaires devraient enfin être accordées pour la formation sur place ou dans c)
(un tiers au moins) aura besoin de cours d'entretien sur l'épidémiologie du paludisme en voie de disparition et sur les procédés spéciaux utilisés pour sa détection.
des centres internationaux, ainsi que pour des stages de courte durée permettant d'initier aux techniques de l'éradication les agents professionnels et auxiliaires des services de santé publique. 2.1.4 Il faudrait environ $53 000 par an et par pays pour atteindre les objectifs énoncés aux paragraphes
De même, la moitié au moins des paludologues nationaux devrait recevoir une nouvelle formation (il y a à l'heure actuelle plus de 1000 paludologues qui travaillent à plein temps dans leurs pays respectifs).
a), b) et c) ci- dessus. Si l'on admet que cette assistance serait accordée à vingt -deux pays, le coût approximatif
de l'opération serait de $5 830 000 pour une période de cinq ans. 1 Voir annexe 19, p. 133.
Il faudra en outre que le personnel des services de santé publique, au niveau professionnel comme au niveau semi- professionnel, soit rapidement initié à quelques -unes des méthodes d'éradication du paludisme afin qu'il puisse apporter un concours efficace
pendant la phase de consolidation et assumer la responsabilité des opérations dès le début de la phase d'entretien.
118
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
Indépendamment du personnel spécialisé qu'il faudrait former pour les programmes de pré- éradication (voir paragraphe 2.1 ci- dessus), l'intensification des activités de formation professionnelle préparant 2.3.2
3.
Financement
à d'autres phases du programme entraînerait une dépense d'environ $1 500 000 pour une période de cinq ans.
Le Directeur général présente d'autre part à l'Assemblée, à propos du point 3.10.1 de l'ordre du jour, un rapport sur le compte spécial pour l'éradication du paludisme. Dans ce rapport, il est fait expressément
mention des besoins à prévoir pour le programme accéléré exposé ci- dessus.'
Annexe 14 PROBLÈMES DE SANTÉ DES GENS DE MER 2 [A15 /P &B /5 - 30 mars 1962] RAPPORT DU DIRECTEUR GÉNÉRAL 1.
La Onzième Assemblée mondiale de la Santé,
dans sa résolution WHA11.49, avait invité le Directeur
l'analyse du problème dans les cas où des services existaient déjà; les résultats de cette étude seraient soumis au Comité mixte OIT /OMS de l'Hygiène des Gens de mer. Les conclusions du Comité pourraient ensuite être examinées par le Conseil exécutif avant d'être présentées à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé.
général « 1) à entreprendre une étude sur la nature et l'ampleur des problèmes sanitaires des marins et sur les services sanitaires disponibles; 2) à indiquer les autres besoins éventuels ainsi que les moyens par lesquels des services sanitaires plus larges qu'à l'heure actuelle pourraient être fournis dans les grands ports
aux marins de toutes nationalités; et 3) à présenter à la Douzième Assemblée mondiale de la Santé un rapport préliminaire ». En présentant un rapport préliminaire à la Douzième Assemblée mondiale de la Santé, le Directeur général a expliqué que le manque de renseignements ne permettait de connaître suffisamment ni les problèmes de santé des gens de mer, ni les services mis à 2.
La Treizième Assemblée mondiale de la Santé, dans sa résolution WHA13.51, a prié le Directeur 5.
général
« de soumettre un rapport définitif à la
première session de 1962 du Conseil exécutif et à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé ». 6.
Les réponses des gouvernements ont été classées
la disposition de ces derniers et que l'on ignorait même l'importance numérique exacte du personnel navigant. Il apparaissait donc utile de commencer par
et analysées, et un consultant de l'OMS s'est rendu dans les ports de Liverpool, Londres, Marseille, Athènes, Alexandrie, Bombay, Singapour, Manille, Hong Kong, Tokyo, San Francisco, Montréal, Helsinki, Goteborg et Hambourg pour analyser les problèmes qui s'y posent, se documenter sur les services existants et compléter le cas échéant les renseignements recueillis au moyen du questionnaire.
recueillir des données de base auprès des Etats Membres de l'OMS par l'envoi d'un questionnaire. La Douzième Assemblée mondiale de la Santé, dans sa résolution WHAl2.23, a prié le Directeur 3.
général « de poursuivre cette étude et de présenter un rapport de situation à la Treizième Assemblée mon-
diale de la Santé ». 4.
Des précisions sur les résultats de l'étude ont été données dans un rapport qui a été soumis au Comité mixte OIT /OMS dè l'Hygiène des Gens de mer et examiné par celui -ci lors de la réunion qu'il a tenue 7.
au Bureau international du Travail, à Genève, du lez au 4 mai 1961. Le Comité était saisi de la documen-
En soumettant un rapport de situation à la
Treizième Assemblée mondiale de la Santé, le Direc-
teur général indiquait qu'un questionnaire avait été établi et envoyé aux Etats Membres. Il précisait que les renseignements tirés des réponses des gouvernements seraient complétés par une étude portant sur un certain nombre de ports et visant à approfondir 1 Voir annexe 16, section 5. 2 Voir résolution WHA15.21.
tation suivante : réponses des Etats Membres au questionnaire de l'OMS, rapport du consultant de
l'OMS, note du Secrétariat de l'OMS sur la lutte antivénérienne chez les gens de mer et l'Arrangement
de Bruxelles de 1924 et document de l'OMS relatif aux dangers pour la santé des navires marchands à propulsion nucléaire, déjà soumis à la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé. Le Comité a également pris connaissance de cinq documents de travail établis par le Secrétariat de l'OMS.
ANNEXE 14
119
Le Comité a étudié la nature et l'ampleur des problèmes de santé des gens de mer, les services sanitaires mis à leur disposition et les moyens par 8.
l'OMS devrait étudier les moyens d'améliorer les méthodes actuelles de constitution de dossiers h)
médicaux; i)
lesquels des services sanitaires plus larges pourraient
être fournis dans les grands ports aux marins de toutes nationalités. Son rapport, le troisième consacré
l'OIT, l'OMS et l'IMCO devraient établir
à cette question, a paru dans la Série de Rapports techniques de l'OMS sous le N° 224. 9.
d'urgence un plan coordonné portant sur les trois formes d'assistance médicale en mer, c'est -à -dire les pharmacies de bord, les guides médicaux et
Le Comité exprime l'avis que : tous les pays maritimes devraient instituer des examens médicaux du type indiqué ci- dessous, car ils forment une partie essentielle de leurs services a)
l'usage de la radio, afin d'assurer les nécessaires aux navires en mer;
services
j) le Comité devrait désormais être désigné sous le nom de «Comité mixte OIT /OMS de la Santé des Gens de mer »; k) l'intervalle entre la réunion de 1961 et la pro-
médicaux :
examen médical avant l'enrôlement; 2) examen médical périodique ou avant l'engagement; 1)
chaine réunion devrait être beaucoup moins long que la période écoulée depuis la réunion précédente. 10.
la liste des médicaments et des objets d'équipement des pharmacies de bord devrait être revisée b)
Le rapport du Comité mixte OIT /OMS a été
et mise à jour à des intervalles réguliers et les
soumis au Conseil exécutif, à sa vingt- neuvième session,
inspections de ces pharmacies devraient être effec-
tuées d'une manière rigoureuse et à des périodes déterminées, ainsi qu'il est prescrit par la recommandation N° 105 de l'OIT; c) le moment est opportun pour adopter un livret type d'instructions médicales à l'usage des navires;
de même que l'exposé général rédigé par le consultant et les recommandations contenues dans le rapport de celui -ci. 11. Par sa résolution EB29.R10, le Conseil exécutif a prié le Directeur général « de faire en sorte que les
d) il conviendrait d'améliorer les services de radio-
recommandations formulées par le Comité mixte OIT /OMS dans son troisième rapport soient - à titre de rapport définitif demandé - transmises à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, en même
téléphonie pour les consultations médicales par radio aux navires en mer, malgré les difficultés techniques de transmission et les difficultés présentées par l'emploi de langues différentes;
temps que les observations formulées au Conseil exécutif ». 12. Le présent rapport est soumis à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé conformément à
la présence d'un membre de l'équipage spécialement formé pour donner des soins aux malades e)
à bord en l'absence du médecin de bord est à préconiser;
cette décision. Les procès- verbaux des débats consacrés
à la question par le Conseil exécutif sont joints en annexe.1 13. Le Directeur général tient à appeler particulièrement l'attention de l'Assemblée sur la recommandation faite au paragraphe 4 de la résolution susmentionnée et par laquelle le Conseil exécutif «recommande que
f)
la liste des fonctions des centres médicaux pour
les gens de mer énumérées dans le rapport de l'OMS pourrait aider les pays désireux de créer ou de développer de tels centres dans les plus importants de leurs ports, étant entendu que les questions administratives et financières pourraient être réglées d'après les conditions locales; g)
les services sanitaires mis à la disposition des gens
de mer continuent d'être adaptés aux besoins et situations propres aux différents pays et soient de la même qualité que ceux qui s'adressent à l'ensemble de la population ». 1 Non reproduits dans le présent volume. Voir les procès verbaux revisés du Conseil exécutif, vingt -neuvième session, deuxième, troisième et quatrième séances (EB29 /Min /2 Rev. 1, section 3; EB29 /Min /3 Rev. 1, section 2; EB29 /Min /4 Rev. 1, section 1).
il y a lieu de donner au marin, à sa sortie de
l'hôpital, un certificat détaillé indiquant l'affection pour laquelle il y a été admis ainsi que le traitement suivi et éventuellement à poursuivre pour assurer
sa complète guérison; autant que possible, les dénominations des médicaments employés devraient être conformes à celles de la pharmacopée internationale;
120
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
Annexe 15 BÂTIMENT DU SIÈGE 1 [A15 /AFL /13 - 10 mai 1962] RAPPORT DU DIRECTEUR GÉNÉRAL
1.
huitième 2 et vingt- neuvièmes sessions du Conseil
Le Directeur général a fait rapport aux vingt -
exécutif sur les événements qui ont eu lieu entre la clôture de la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé et la vingt- neuvième session du Conseil exécutif
en ce qui concerne la construction du bâtiment du Siège. La Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé, dans sa résolution WHA14.9, a prié le Directeur
Une seule soumission a été reçue pour les installations sanitaires, mais elle a été jugée trop élevée et rejetée. De nouveaux appels d'offre ont été lancés et les soumissions ouvertes le 17 avril. Sept entreprises ont présenté des soumissions qui sont actuellement étudiées par les ingénieurs -conseils. 5.
général de faire un nouveau rapport à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé. Tel est l'objet du présent document, qui met à jour les renseignements
Voies d'accès 6. La construction de la première voie d'accès a commencé en janvier 1962. Cette voie est presque terminée sous sa forme provisoire, qui suffira pour l'accès au chantier.
contenus dans les rapports des deux sessions du Conseil exécutif.4
Soumissions et attribution des contrats
Les soumissions pour la première tranche de travaux ont été ouvertes comme prévu le 5 février, 2.
Dons des gouvernements 7.
en présence des ingénieurs- conseils et d'un nombreux public. Une soumission portait sur l'entreprise géné-
Le 9 février 1962, le Directeur général a adressé à tous les Etats Membres une lettre circulaire portant
rale, onze sur le gros ceuvre, neuf sur la totalité ou des parties diverses des installations électriques et téléphoniques, cinq sur le chauffage et la climatisation, quatre sur l'ensemble ou sur une partie des ascenseurs
à leur attention les dispositions de la résolution WHA13.46 relatives aux contributions volontaires au fonds du bâtiment et aux dons en nature.5 Les réponses reçues au 30 avril 1962 étaient les suivantes : 7.1
et une sur les installations sanitaires. Toutes les soumissions reçues ont été soumises à l'étude des ingénieurs- conseils qui ont présenté des recommandations.
Contributions en nature
Le contrat relatif au gros ceuvre a été attribué le 20 avril à la Compagnie française d'Entreprises. 3.
Cette firme doit commencer les travaux dans quelques j ours. 4.
La Mauritanie a offert de meubler un salon. Chypre a offert la parqueterie et des rideaux pour une pièce. Les Pays -Bas ont offert une contribution d'une valeur
En outre, les contrats suivants ont été attribués :
de 25 000 florins (US $6900) pour la décoration intérieure. Plusieurs autres Etats ont demandé des précisions sur la nature des dons souhaités. 7.2
Schindler S.A., Genève. Installation électrique. Saunier -Duval et Clemançon, Ascenseurs.
Contributions en espèces
Paris (installation électrique principale); Téléphonie S.A., Genève (téléphone); Siemens- Schuckertwerke A.G., Erlangen (groupe électrogène auxiliaire). Chauffage et climatisation. York.
Ghana : 1000 livres ghanéennes (US $2800); Jordanie : 500 dinars jordaniens (US $1400).
Kerby Saunders, New
Désignation de l'architecte Au cours de la vingt- neuvième session du Conseil exécutif, le Directeur général a été informé le 25 janvier 8.
1 Voir résolution WHA15.29. 2 Actes off Org. mond. Santé, 112, annexe 10. ' Actes off. Org. mond. Santé, 115, annexe 16.
1962 de la mort subite de M. Tschumi, qui était l'architecte désigné. En communiquant cette triste ' Voir le texte dans Actes off. Org. mond. Santé, 120, 24.
4 On trouvera de plus amples détails dans les troisième, quatrième et cinquième rapports du Comité permanent du Bâtiment du Siège (Actes off. Org. mond. Santé, 120, annexe 6).
ANNEXE 16
121
nouvelle au Conseil, le Directeur général a déclaré qu'il avait l'intention de poursuivre néanmoins sans délai l'exécution des plans préparés par M. Tschumi. 9. le
remplacer M. Tschumi. Le Comité a approuvé la désignation de M. Pierre Bonnard, de Lausanne, qui avait collaboré avec M. Tschumi à d'autres travaux.
Le 3 mars, le Directeur général a soumis au Conseil exécutif le nom d'un architecte pour
Comité permanent du Bâtiment du Siège désigné par
C'est lui qui est chargé de mener à bien les plans établis par M. Tschumi. Il a pris ses fonctions le 5 mars.
Annexe 16 COMPTE SPÉCIAL POUR L'ÉRADICATION DU PALUDISME [A15 /AFL /15 -10 mai 1962] RAPPORT DU DIRECTEUR GÉNÉRAL 1.
Introduction
Us s
Aux termes de la résolution WHA14.27, le Directeur
général est prié « de faire rapport à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé sur l'état du compte spécial pour l'éradication du paludisme et sur l'affectation des fonds du compte aux différents objets, y compris ceux qui sont énumérés ci- dessus au para-
Contributions volontaires reçues Contributions promises mais non reçues
17 576 651
En espèces
En nature Participation du budget ordinaire de 1962 Autres recettes
116 113 157 898
274 011
graphe 3 ». Dans ce paragraphe, la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé « exprime la conviction que des contributions volontaires demeureront indispensables pour la réussite du programme si l'on veut :
2 000
000
672 835
a) maintenir le programme et fournir des
Total (y compris les contributions promises en nature) A déduire:
20 523 497
ressources supplémentaires qui permettront de poursuivre plus rapidement et plus largement l'exécution du programme; et b) fournir des fonds pour le paiement des crédits; ». 2. 2.1
Total des dépenses engagées, 1956 -1961 (y compris les cré-
dits pour 1962) Prévisions de dépenses pour 1962
14 573 566
Etat du compte spécial pour l'éradication du paludisme
(y compris les augmentations des traitements et indemnités du personnel de la catégorie professionnelle) 5
416 667
Les contributions reçues ou promises depuis
Réserve correspondant au montant approximatif des crédits
l'ouverture du compte spécial jusqu'au 30 avril 1962 sont indiquées dans l'appendice 1 (page 123). 2.2 Afin de compléter les renseignements relatifs aux
pour 1963, dans l'hypothèse où la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé donnerait effet aux recommandations de la résolution WHA 14.15
contributions volontaires versées pour le financement du programme mondial d'éradication du paludisme,
270 000
20 260 233
on a joint en appendice 2 un tableau donnant l'état au 30 avril 1962 des contributions reçues ou promises
Solde estimatif au 31 décembre 1962 263 264
au fonds spécial du paludisme de l'Organisation panaméricaine de la Santé (page 125).
A déduire: Contributions promises mais non reçues Déficit
274 011 (10 747)
Au 30 avril 1962, la position du compte spécial pour l'éradication du paludisme était la suivante : 2.3 1 Voir résolution WHA15.34.
2.4 Le Gouvernement des Etats -Unis d'Amérique
a fait savoir au Directeur général qu'il avait l'intention
de promettre une nouvelle contribution au compte
122
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
spécial pour l'éradication du paludisme s'élevant à $2 500 000, dont $1 000 000 pour le programme de 1962 et $1 500 000 pour le programme de 1963.
citée au paragraphe 5.
1
ci- dessus et à nouveau au
paragraphe 5 ci- après. Ressources supplémentaires devant permettre de poursuivre plus rapidement et plus largement l'exécution du programme
3. 3.1
Besoins en 1963
Le coût des opérations d'éradication du palu-
disme dans les pays est évalué à $5 322 728 pour 1963, y compris les augmentations des traitements et
Conformément aux dispositions de la résolution WHA14.27, le Directeur général présente à l'Assemblée un document distinct 1 sous le point 2.3 de l'ordre
indemnités du personnel de la catégorie professionnelle. Le compte spécial doit couvrir la partie de ces dépenses qui n'est pas à la charge du budget ordinaire, soit $1 322 728, puisque le Directeur général a proposé d'inscrire un crédit de $4 000 000 au budget ordinaire, conformément à la résolution WHA14.15 de la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé. 3.2
du jour (Rapport sur l'état d'avancement du programme d'éradication du paludisme). Ce document expose les activités supplémentaires qui pourraient être
entreprises par l'Organisation pendant un certain nombre d'années
pour accélérer l'exécution du programme d'éradication du paludisme, sous réserve que des fonds continuent d'être versés volontairement
Le montant approximatif des crédits pour 1964
soit $200 000, devrait être garanti dès 1963, dans l'hypothèse où la Seizième Assemblée mondiale de la Santé donnerait effet aux recommandations contenues dans la résolution WHA14.15. 4.
au compte spécial. Comme l'indique ce document, on estime qu'environ $14 000 000 à $15 000 000 pourraient être utilisés efficacement à cette fin en cinq ans. Etant donné les perspectives financières, le Directeur général serait en mesure d'entreprendre dès 1962 certaines activités supplémentaires qu'il considère comme urgentes, dans le ferme espoir que des contributions volontaires seront versées au compte spécial pour permettre à l'Organisation de poursuivre l'exécution de ce programme accéléré. 6. 6.1
Perspectives financières Comme l'indiquent les paragraphes 2.3 et 3 ci- dessus,
les sommes à fournir par le compte spécial pour l'éradication du paludisme jusqu'au 31 décembre 1963 sont les suivantes : US $
Efforts faits pour obtenir des fonds Comme il en a précédemment rendu compte dans
Déficit actuellement prévu au 31 décembre 1962 (paragraphe 2.3 ci- dessus)
10 747
ses rapports sur ce sujet,2 le Directeur général a poursuivi ses efforts en vue de recueillir des contributions volontaires à toutes les sources possibles, notamment auprès des gouvernements, des organisations bénévoles, des fondations, des industriels, des organisations particuliers. 6.2
Coût estimatif de la partie du programme qui n'est pas à la charge du budget ordinaire de 1963 (paragraphe 3.1 ci- dessus) 1
322 728
Montant estimatif des crédits pour 1964 (paragraphe 3.2 ci- dessus) 1
200 000 533 475
syndicales, des institutions
et des
Compte tenu de la nouvelle contribution volontaire des Etats -Unis d'Amérique dont il a été question au paragraphe 2.4 ci- dessus, des fonds suffisants seront disponibles pour couvrir cette somme jusqu'au mo-
Comme par le passé, seul un petit nombre de gouvernements a répondu à ces appels. C'est grâce à
leur générosité qu'il a été possible de financer les opérations prévues dans les pays, conformément aux dispositions transitoires prévues par la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé, et d'envisager dès 1962 une aide supplémentaire destinée à accélérer l'exécution du programme. 1 Annexe 13.
ment oû le coût total du programme sera mis à la charge du budget ordinaire en 1964. En outre, environ
$1 000 000 seront disponibles au crédit du compte spécial et pourraient être utilisés pour « poursuivre plus rapidement et plus largement l'exécution du programme », comme l'envisage la résolution WHA14.27
2 Actes off. Org. mond. Santé, 79, annexe 11; 87, annexe 6; 95, annexe 4; 102, annexe 11; 110, annexe 6.
Appendice 1 CONTRIBUTIONS AU COMPTE SPÉCIAL POUR L'ÉRADICATION DU PALUDISME Situation au 30 avril 1962 (En dollars des Etats -Unis) Reçues en Pays 1956 1957 1958 1959
Du P. janvier au 1960 1961
30 avril 1962
30 :avril 1962
reçu au
Total
Promises
encore versées
mais non
Afghanistan Allemagne, République fédérale d' Arabie Saoudite Argentine Australie Autriche Belgique Birmanie Brunéi Bulgarie Cambodge Canada Ceylan
2 000
47 619
47 619 4 500
178 571 5
125 000 * 5 5
000
000 000 27 916
398 809 14 500 5
000
1
936
78 166 2 885
23 077 25 000
2 093 9 901
4 412 1 000 2 012
2 206 1 500 103 193 4 134
7 353
106 082 27 898 25 000 2 093 9 901 13 971 3
580
080 2
103 193 2 012 8 268
016
Chine (en nature) Chypre Danemark Etats -Unis d'Amérique Ethiopie Fédération de Rhodésie et de Nyassaland Finlande Ghana Grèce Guinée Inde Indonésie Irak
4 134 10 135 5
280 144 781 3
72 390
000 000
6 000 000
4 000 000
000
2 800 70 000
2 805 1
5 600 1
000
1
000 31 499 .
000
3
000 000
4 100 21 000 21
10 000 8 400 15 000
4 200
8 401 5
4 201
Iran Irlande Islande
000 1
500
280 227 306 15 000 000 3 000 2 800 70 000 8 405 6 000 4 100 73 499 10 000 25 202 15 000 5 000 1 500
50 673
* Dont $37 500 en nature.
Reçues en Pays 1956 1957 1958
1959
1960
1961
Du 1 "r janvier au 30 avril 1962
Total reçu au 30 avril 1962
mais non
Promises
encore versées
Israël Italie Japon Jordanie Kowelt Laos Liban Libye Luxembourg
5 3
000 10 000 10 000 10 000 19 500
5
000 7 200
200
9 600
12 800
20 000 10 000 19 500 2 262 2 11 1
750 2 242 1 1
577 500
1
581
2 262
1
598
000
2 8
Malaisie, Fédération de Maroc Népal Nigéria Norvège Nouvelle -Zélande Pakistan Pays -Bas
4 257 2 000
4 217 1
2
280 28 000 100 140 28 000 10 000
8
000 512
1
8
750 522 500 000 474 000 000 792
3
000
2 800
100 140 58 800 10 000 10 000
27 624 83 333 10 000
Pologne (en nature) Portugal République Arabe Unie Roumanie Sierra Leone Soudan Suède Suisse Tchécoslovaquie
22 523 20 000 280 3
83 333 10 000 22 523
20 000 280 10 881 135 318
012
2 869 19 331 23 256
5
000 46 296
34 722 1
Thaïlande Tunisie Turquie Union des Républiques socialistes soviétiques (en nature) Viet -Nam, République du Yougoslavie Saint -Siège
507 2 000
2 000
35 714
2 000 7 111
2 007 2 000
154 649 69 552 34 722 3 514 8 000 42 825 450 824 3 000 30 000 2 000
82 500 2
250 000 3 1
118 324
103 898
000 000 000 1
25 000 1
000 2 000 1
000 4 356 495 107 599
1
000
Total des contributions reçues des pays Dons divers TOTAL GÉNÉRAL
68 096
5 046 003
167 620 1
6 260 880
157 570
333 616 7 347
17 390 280
207 411 66 600 *
906 68 096 5
886
23 886 6 284 766 1
44 747 202 317
186 371 17 576 651
046 909
169 506
4 464 094
340 963
274 011
TOTAL des contributions reçues ou promises
17 850 662
* Dont $54 000 en nature.
Appendice 2 CONTRIBUTIONS AU FONDS SPÉCIAL DU PALUDISME DE L'ORGANISME PANAMÉRICAINE DE LA SANTÉ Situation au 30 avril 1962 (En dollars des Etats -Unis) Reçues en Pays 1956 1957 1958 1959
Total reçu 1960 1961
1962
au 30 avril 1962
encore versées
mais non
Promises
Colombie 1
5 3
000
5
000
Etats -Unis d'Amérique Haïti République Dominicaine Venezuela
500 000 5
5
000 000
1
500 000
10 000 000 5 000 200 000 299 400
000
100 000 299 400 3
100 000
300 000
Total en espèces TOTAL GÉNÉRAL des contributions reçues ou promises
899 400
105 000
5
000 000
1
505 000
10 509 400
300 000
10 809 400
1 Cette contribution a été annoncée à la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé comme destinée au compte spécial de l'Organisation mondiale de la Santé pour l'éradication du paludisme, mais il est apparu par la suite qu'elle avait été faite à l'intention du fonds spécial du paludisme de l'Organisation panaméricaine de la Santé.
126
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
Annexe 17 RÉSUMÉ DES PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES POUR L'EXERCICE FINANCIER ter JANVIER - 31 DÉCEMBRE 1963 telles qu'elles ont été approuvées par la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé 1 1963
Prévisions de dépenses US $
1963
Prévisions de dépenses US $
PARTIE I : RÉUNIONS CONSTITUTIONNELLES SECTION 1: ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ
Chapitre 80 82
Acquisition de biens de capital Matériel
1 500 1 500 329 310
Chapitre 00 01
Services de personnel
Total du chapitre 80 TOTAL DE LA SECTION 1
Traitements et salaires (personnel temporaire) Honoraires des consultants à court terme 54 000 900
02
SECTION 2:
CONSEIL EXÉCUTIF ET SES COMITÉS
Total du chapitre 00 Chapitre 20 21
54 900
Chapitre 00 01
Services de personnel
Traitements et salaires (personnel temporaire) 47 800
Voyages et transports Voyages en mission
12 500 1 200 98 000 15 500 26
Total du chapitre 00 Chapitre 20 21 25
47 800
22 25 26
Voyages des consultants à court terme Voyages des délégués Voyages et transports Voyages en mission 13 300
Voyages et indemnités de subsistance du personnel temporaire
Total du chapitre 20 Chapitre 30 31
127 200
Voyages et indemnités de subsistance des membres Voyages et indemnités de subsistance du personnel temporaire
61 500 13 400
32
Services des locaux et installations Loyer et entretien des locaux . Loyer et entretien des installations
Total du chapitre 20 6 800 2 200 9 000
88 200
Chapitre 30 31
Total du chapitre 30 Chapitre 40 43
32
Services des locaux et installations Loyer et entretien des locaux . . Loyer et entretien des installations
4 840 1 100 5 940
Total du chapitre 30 44
Autres services Autres services contractuels . . . Transport de matériel et autres frais
22 300 2 100 24 400
Chapitre 40 43
Autres services
de transport
44
Total du chapitre 40 Chapitre 50 51
Autres services contractuels . Transport de matériel et autres frais de transport . .
18 150 800
Total du chapitre 40 Fournitures et matériel Impression Moyens visuels d'information Fournitures 108 350 1 500 2 400 112 250
18 950
Chapitre 50 51
52 53
53
Fournitures et matériel Impression Fournitures
28 900 800 29 700
Total du chapitre 50 Chapitre 60 62
Total du chapitre 50 Chapitre 60 Charges fixes et créances exigibles Assurances
Charges fixes et créances exigibles Assurances
60
62
700
Total du chapitre 60 1 Voir résolution WHA15.42.
60
Total du chapitre 60 TOTAL DE LA SECTION 2
700 191 290
ANNEXE 17 1963 1963
127
Prévisions de dépenses US S
Prévisions de dépenses
USs
SECTION 3:
COMITÉS RÉGIONAUX
Chapitre 40 41
Chapitre 00 01
Services de personnel
Autres services Communications
Traitements et salaires (personnel temporaire) 17 000
42 43 44
Total du chapitre 00 Chapitre 20 21
17 000
Frais de réception Autres services contractuels . . Transport de matériel et autres frais de transport .
147 807 10 200 465 324
68 280 691 611
Total du chapitre 40 Voyages et transports Voyages en mission 28 600
26
Voyages et indemnités de subsistance du personnel temporaire
Chapitre 50 51
23 020 51 620
53
Fournitures et matériel Impression Fournitures
373 734 216 072
Total du chapitre 20 Chapitre 30 32
Total du chapitre 50 Chapitre 60 62 63
589 806
Services des locaux et installations Loyer et entretien des installations
70
Total du chapitre 30 Chapitre 40 43
70
Charges fixes et créances exigibles Assurances Indemnités, prestations et créances spéciales
16 321
160 000
Autres services Autres services contractuels
Total du chapitre 60 .
176 321
.
.
4 870 4 870
Total du chapitre 40 Chapitre 50 53
Chapitre 70 71
Subventions et services techniques contractuels
Fournitures et matériel Fournitures
7 040
72 73
Bourses d'études Services techniques contractuels . Participants aux séminaires et autres réunions éducatives
1 385 808 1 297 778 355 146
Total du chapitre 50 TOTAL DE LA SECTION 3
7 040 80 600 601 200
Total du chapitre 70 Chapitre 80 81
3 038 732
TOTAL DE LA PARTIE I
82
Acquisition de biens de capital Ouvrages de bibliothèque . Matériel
.
29 195 167 751 196 946
PARTIE H : PROGRAMME D'EXÉCUTION SECTION 4: MISE EN OEUVRE DU PROGRAMME
Total du chapitre 80 Assistance aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance 1
500 000
Chapitre 00 01
Services de personnel
02
Traitements et salaires Honoraires des consultants à court terme
7
749 758
TOTAL DE LA SECTION 4
14 683 328
409 400
SECTION 5:
BUREAUX RÉGIONAUX
Total du chapitre 00 Chapitre 20 21
8
159 158
Chapitre 00 01
Services de personnel Traitements et salaires
1 938 481 1 938 481
Voyages et transports Voyages en mission
577 597
Total du chapitre 00 Chapitre 20 21
22 25 26
Voyages des consultants à court terme Voyages des conseillers temporaires 444 900 80 070
Voyages et transports Voyages en mission
79 629 79 629
Voyages et indemnités de subsistance du personnel temporaire
23 890 1
Total du chapitre 20 Chapitre 30 31
Total du chapitre 20 Chapitre 30 31
126 457
32
Services des locaux et installations Loyer et entretien des locaux . . Loyer et entretien des installations
32
Services des locaux et installations Loyer et entretien des locaux Loyer et entretien des installations . .
91 219
22 783 114 002
175 249 29 048
Total du chapitre 30
Total du chapitre 30
204 297
1 Le numéro du code des dépenses n'est pas encore déterminé.
128
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I 1963
Prévisions de dépenses US
1963
Prévisions de dépenses US
Chapitre 40 41
Autres services Communications
SECTION 7: 86 969 9 . . .
AUTRES DÉPENSES RÉGLEMENTAIRES DE PERSONNEL
42 43
Frais de réception Autres services contractuels
000
40 808 25 744
Chapitre 10 11
Indemnités du personnel
44
Transport de matériel et autres frais
de transport
12 13
Total du chapitre 40 Chapitre 50 51
162 521
14 15
Allocation de rapatriement Caisse des Pensions Assurances du personnel Frais de représentation Autres indemnités
33 872 1 158 440 220 215 23 400 2 283 011
52 53
Fournitures et matériel Impression Moyens visuels d'information Fournitures
Total du chapitre 10 8 901
3 718 938
43 191 62 424
Chapitre 20 23
Voyages et transports Voyages lors du recrutement et du rapatriement Voyages pour congés dans les foyers
Total du chapitre 50 Chapitre 60 62
114 516
24 27 28
Transport des effets personnels. . Indemnité journalière d'installation
164 693 477 066 43 582 53 011
Charges fixes et créances exigibles Assurances
9
654
Total du chapitre 20 Chapitre 60 61
738 352
Total du chapitre 60 Chapitre 80 81
9 654
Charges fixes et créances exigibles
Remboursement de l'impôt sur le revenu 97 340
82
Acquisition de biens de capital Ouvrages de bibliothèque . Matériel .
.
6 011
38 411
Total du chapitre 60 Assistance aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance 1 TOTAL DE LA SECTION 7
97 340
Total du chapitre 80 TOTAL DE LA SECTION 5
44 422 2 463 225
214 000 4 768 630 22 135 583
SECTION 6:
COMITÉS D'EXPERTS
TOTAL DE LA PARTIE II
Chapitre 00 01
Services de personnel
Traitements et salaires (personnel temporaire) 34 760 34 760
PARTIE IH : SERVICES ADMINISTRATIFS SECTION 8: SERVICES ADMINISTRATIFS
Total du chapitre 00 Chapitre 20 25
Chapitre 00 01
Voyages et transports
02 128 000
Voyages et indemnités de subsistance des membres
Services de personnel Traitements et salaires Honoraires des consultants à court terme
1 355 599 1
400
Total du chapitre 00 Total du chapitre 20 Chapitre 40 43 128 000
1 356 999
Chapitre 20 Autres services Autres services contractuels 21
Voyages et transports Voyages en mission
71 000 1
22 . . .
19 800 19 800
Voyages des consultants à court terme 800
Total du chapitre 40 Chapitre 50 51
Total du chapitre 20 Chapitre 30 31
72 800
Fournitures et matériel Impression
35 200 35 200
32
Services des locaux et installations Loyer et entretien des locaux . Loyer et entretien des installations .
62 142 8
064
Total du chapitre 50 Chapitre 60 62
Total du chapitre 30 Chapitre 40 41
70 206
Charges fixes et créances exigibles Assurances
2 640
Autres services Communications
51 210
42
Total du chapitre 60 TOTAL DE LA SECTION 6
2 640
43
44 220 400
Frais de réception Autres services contractuels . . Transport de matériel et autres frais de transport
4 800 49 152 22 070 127 232
Total du chapitre 40 1 Le numéro du code des dépenses n'est pas encore déterminé.
ANNEXE 17 1963
129 1963
Prévisions de dépenses
USs
Prévisions de dépenses
US$
Chapitre 50 51
52 53
Fournitures et matériel Impression Moyens visuels d'information Fournitures
SECTION 11 :
CONTRIBUTION AU COMPTE SPÉCIAL
926 53 900 20 480 75 306
POUR L'ÉRADICATION DU PALUDISME
Chapitre 70 72
Total du chapitre 50 Chapitre 60 62
Subventions et services techniques contractuels Subventions
4 000 000 4 000 000 4 000 000
Charges fixes et créances exigibles Assurances
4 224 4 224
Total du chapitre 70 TOTAL DE LA SECTION 11
Total du chapitre 60 Chapitre 80 82
Acquisition de biens de capital Matériel
15 660
SECTION 12: FONDS DU BÂTIMENT DU BUREAU RÉGIONAL DE L'AFRIQUE
Total du chapitre 80 TOTAL DE LA SECTION 8 1
15 660
Chapitre 80 83
Acquisition de biens de capital Terrain et bâtiments
100 000 100 000
722 427
Total du chapitre 80 SECTION 9: AUTRES DÉPENSES RÉGLEMENTAIRES DE PERSONNEL
TOTAL DE LA SECTION 12
100 000
Chapitre 10 11
12 13
Indemnités du personnel Allocation de rapatriement Caisse des Pensions Assurances du personnel
12 228 194 278 30 445 15 600 171 111
SECTION 13: LOGEMENT DU PERSONNEL DU BUREAU RÉGIONAL DE L'AFRIQUE
14 15
Frais de représentation Autres indemnités
Chapitre 80 83
Acquisition de biens de capital Terrain et bâtiments
482 000 482 000 482 000 4 969 000 29 956 000
Total du chapitre 10 Chapitre 20 23
423 662
Total du chapitre 80 TOTAL DE LA SECTION 13
Voyages et transports Voyages lors du recrutement et du rapatriement Voyages pour congés dans les foyers
24 27 28
Transport des effets personnels. Indemnité journalière d'installation
19 345 45 291 14 623 6 078
TOTAL DE LA PARTIE IV TOTAL PARTIEL DES PARTIES I, II, III et IV
Total du chapitre 20 Chapitre 60 61
85 337
PARTIE V : RÉSERVE SECTION 14: RÉSERVE NON RÉPARTIE 2 149 570
Charges fixes et créances exigibles
Remboursement de l'impôt sur le revenu 18 791
TOTAL DE LA PARTIE V TOTAL DE TOUTES LES PARTIES A déduire:
2 149 570 32 105 570
Total du chapitre 60 TOTAL DE LA SECTION 9
18 791
527 790 2 250 217
TOTAL DE LA PARTIE III
Remboursement provenant du compte spécial du programme élargi d'assistance technique A déduire: Recettes occasionnelles Contributions fixées pour les nouveaux Membres au titre d'exercices antérieurs Recettes diverses TOTAL DES RECETTES OCCASIONNELLES
721 000
PARTIE IV : AUTRES AFFECTATIONS SECTION 10: BÂTIMENT DU SIÈGE : REMBOURSEMENT DES PRÊTS
195 040 304 960
Chapitre 80 83
Acquisition de biens de capital Terrains et bâtiments
500 000 1
387 000 TOTAL DES DÉDUCTIONS
221 000
Total du chapitre 80 TOTAL DE LA SECTION 10
387 000
TOTAL DES CONTRIBUTIONS FIXÉES 387 000
POUR LES MEMBRES
30 884 570
130
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
Annexe 18 EXAMEN ET APPROBATION DU PROJET DE PROGRAMME ET DE BUDGET POUR 19631 [A15 /P &B /17, A15 /AFL /9 - 8 mai 1962] TROISIÈME RAPPORT DU COMITÉ SPÉCIAL DU CONSEIL EXÉCUTIF
1.
Dans la résolution EB29.R59 qu'il a adoptée à
sa vingt- neuvième session, le Conseil exécutif a cons-
membres du personnel de l'OMS qui occupent des postes non classifiés et la modification du contrat du Directeur général.
titué un Comité spécial du Conseil composé du Dr A. O. Abu Shamma, du Dr H. van Zile Hyde et du Dr G. E. Godber, qui devait se réunir le lundi 7 mai 1962 «pour faire rapport à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé sur les légères modifications que le Directeur général signalera en ce qui concerne les estimations de dépenses ... du projet de programme
et de budget pour 1963 ». 2.
Le Comité a examiné l'augmentation de $51 600 des prévisions de dépenses, qui résulte de la revision du barème des traitements du personnel des services généraux de Genève, revision qui est entrée en vigueur en janvier 1962; la diminution, estimée à $550 000, résultant de la refonte du régime des voyages appli5.
Le Comité s'est réuni le 7 mai 1962 au Palais
cable au personnel de l'Organisation à partir de février 1962; et la suppression du crédit de $700 000
des Nations, à Genève, et le Dr van Zile Hyde a été élu président.
prévu dans le projet de programme et de budget pour 1963 pour le « remboursement au fonds de roulement », puisque ce crédit ne sera plus nécessaire avec le nouveau mode de financement des prévisions budgétaires supplémentaires pour 1962. 6. En approuvant les modifications apportées au projet de programme et de budget pour 1963 selon le rapport du Directeur général, le Comité a noté que le Directeur général saisit la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé de divers rapports concernant les questions mentionnées au paragraphe 6 de l'appendice et que les décisions que l'Assemblée de
Pour examiner les modifications apportées aux prévisions de dépenses figurant dans le projet de programme et de budget pour 1963, le Comité était saisi d'un rapport présenté par le Directeur général conformément aux dispositions de la résolution EB29.R59. Ce rapport est reproduit dans l'appendice 3.
ci- après. 4.
Le Comité a pris note de l'augmentation nette
de $2400 des prévisions de dépenses qui résulte des décisions et recommandations de la vingt- neuvième session du Conseil exécutif; ces décisions et recommandations concernant l'approbation, à compter du ter janvier 1962, des frais de représentation des
la Santé prendra à leur sujet, de même que sur d'autres points de son ordre du jour, pourront avoir des répercussions sur le montant du budget effectif pour 1963.
Appendice RAPPORT DU DIRECTEUR GENERAL
1. 1.1
Introduction
Après avoir examiné le projet de programme et de budget pour 1963, le Conseil exécutif, à sa vingt -neuvième session, a adopté la résolution EB29.R57 dans laquelle il recommande à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé «d'approuver pour 1963 un budget respectif de $29 956 000, conformément
mondiale de la Santé, par l'intermédiaire du Comité spécial du Conseil exécutif qui se réunira le 7 mai 1962 ». 1.2 Aux termes de la résolution EB29.R59, portant création du Comité spécial du Conseil exécutif, le Comité a notamment pour tâche de «faire rapport à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé sur les légères modifications que le Directeur général signalera en ce qui concerne les estimations de dépenses ... du projet de programme et de budget pour 1963 ». 1.3
aux propositions du Directeur général ». En faisant cette recommandation, le Comité a noté que les prévisions de dépenses étaient sujettes à des modifications mineures « dont le Directeur général rendra compte à la Quinzième Assemblée 1 Voir résolutions WHA15.23 et WHA15.42.
Les modifications au projet de programme et de budget
pour 1963 dont le Directeur général rend compte en application des résolutions précitées sont exposées ci- après.
ANNEXE 18 2. 2.1
131
Modifications résultant des décisions et reconunandations de la vingt -neuvième session du Conseil exécutif
monde entier, ce qui réduit considérablement la durée des voyages. En conséquence, le Directeur général a décidé d'apporter au régime des voyages certaines modifications qui se traduiront par une augmentation du nombre des voyages par avion en classe touriste /économique. Cette décision, qui a pris effet en février 1962, devrait entraîner une diminution de dépenses évaluée pour 1963 à $550 000, d'après les comptes d'une période
Dans sa résolution EB29.R25, le Conseil exécutif a approuvé «la proposition du Directeur général tendant à fixer ..., à compter du lB7 janvier 1962, les frais de représentation des fonctionnaires de l'OMS qui occupent des postes non classifiés ». La somme totale qui sera nécessaire à ce titre en 1963 est de $29 000, contre $34 000 selon le projet de programme et de budget du Directeur général pour 1963. Ainsi les prévisions en question peuvent être réduites de $5000. Dans sa résolution EB29.R24, le Conseil exécutif a recommandé à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé d'adopter 2.2
de douze mois. Ainsi, le crédit demandé au titre des voyages dans le projet de programme et de budget pour 1963 peut être réduit d'autant. 5. 5.1
Remboursement au fonds de roulement
une résolution modifiant le contrat du Directeur général; si l'Assemblée fait sienne cette résolution, il faudra majorer de $7400 le montant des prévisions de dépenses présentées dans le projet de programme et de budget pour 1963. 3. 3.1
Afin de ne pas avoir à demander des contributions addi-
Traitements du personnel des services généraux de Genève
Dans son rapport 1 au Conseil exécutif sur les prévisions budgétaires supplémentaires pour 1962 (en date du 21 décembre 1961), le Directeur général s'exprimait ainsi : Des études sont menées conjointement par les organisations internationales de Genève sur les niveaux des traitements du personnel des services généraux de Genève et il paraît vraisemblable qu'il en résultera une augmentation supplémentaire des dépenses. Sans préjuger les conclusions de ces études, le Directeur général inscrit dans les prévisions supplémentaires,
tionnelles aux Etats Membres, le Directeur général avait proposé au Conseil exécutif, à sa vingt -neuvième session, que les prévisions supplémentaires pour 1962 soient couvertes au moyen des recettes occasionnelles disponibles à cet effet ainsi que d'une avance spéciale qui serait prélevée sur le fonds de roulement avec l'assentiment de la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé. Il avait proposé en outre que cette avance spéciale, d'un montant
de $700 000, soit remboursée au fonds de roulement à l'aide d'un crédit inscrit dans le projet de programme et de budget pour 1963. Dans sa résolution EB29.R30, le Conseil exécutif
«recommande à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé l'approbation des prévisions budgétaires supplémentaires
pour 1962 et de leur financement selon les propositions du Directeur général ».
à titre indicatif, un montant de $86 250 destiné à couvrir cet accroissement de dépenses. Il y a lieu de souligner que le montant estimatif actuellement proposé est susceptible de faire l'objet de rectifications et le Directeur général informera le Conseil exécutif s'il devait apparaître que le montant prévu exige une modification quelconque. Note. Les résultats de ces études n'étaient pas encore connus lors de la vingt -neuvième session du Conseil.
Le montant inscrit à titre indicatif dans le projet de programme et de budget pour 1963 était de $90 000. Lorsque le Conseil a examiné ces prévisions, le Directeur général lui a fait savoir « que les études entreprises en commun par les organisations internationales au sujet des traitements du personnel des services généraux à Genève n'avaient pas encore donné lieu à une décision définitive, si bien qu'on ignore les incidences budgétaires précises à prévoir pour 1963. En consé3.2
Comme il est précisé dans le rapport distinct dont le Comité spécial est saisi au sujet des modifications à apporter aux prévisions budgétaires supplémentaires pour 1962, le Directeur général recommande maintenant que les prévisions revisées soient couvertes intégralement au moyen des recettes occasionnelles, ce qui éviterait de prélever, avec l'assentiment de la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, une avance spéciale sur le fonds de roulement. Si la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé approuve la proposition du Directeur général concernant le financement des prévisions budgétaires 5.2
supplémentaires pour 1962, le crédit de $700 000 demandé dans
le projet de programme et de budget pour 1963 au titre du remboursement au fonds de roulement pourra être supprimé. 6.
Autres questions examinées par le Conseil exécutif qui peuvent avoir des incidences budgétaires en 1963 et qui sont inscrites à l'ordre du jour de la Quinzième Assemblée mon-
quence, il a proposé, et le Conseil a accepté, que les modifications
diale de la Santé Pour l'information du Comité spécial, le Directeur général appelle l'attention sur les questions ci- après, au sujet desquelles la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé sera saisie de dif6.1
qu'il pourrait se révéler nécessaire d'apporter au projet de budget de 1963 du fait de l'évolution de la situation entre la vingt -neuvième session du Conseil et la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé soient signalées à celle -ci par l'entremise du Comité spécial du Conseil exécutif qui se réunira le 7 mai 1962». S
férents rapports et qui, selon les décisions de l'Assemblée, pourraient avoir des incidences budgétaires en 1963.
3.3 A la suite d'un accord entre institutions, le Directeur général a rajusté les traitements du personnel des services généraux de Genève à compter du let janvier 1962. Les dépenses
supplémentaires à prévoir à ce titre pour 1963 sont évaluées à $141 600, soit $51 600 de plus que le montant initialement prévu à titre indicatif ($90 000). 4.
Dans sa résolution EB29.R32 concernant le «maintien de l'assistance aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance », le Conseil exécutif a pris note du rapport du Directeur général sur cette question, transmis ce rapport à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé, en même temps que le compte 6.2
rendu de la discussion du Conseil sur ce sujet à sa vingt neuvième session, et, sous réserve des observations formulées dans la partie II sur l'assistance opérationnelle, souscrit
Modifications résultant de la refonte du régime des voyages
pleinement aux vues et aux conclusions contenues dans le rapport. En exécution des paragraphes 3 et 6 de la résolution, le Directeur général soumet un rapport à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé. Dans le paragraphe 7 de sa résolution, le Conseil a prié «la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé d'examiner, du point de vue de la politique générale, l'étendue, les modalités et la nature de l'assistance que l'Organisation pourrait fournir aux Etats nouvellement indépendants sous forme de personnel opérationnel, cette assistance étant
Depuis la vingt- neuvième session du Conseil, le Directeur général a réexaminé les règles applicables aux voyages effectués par le personnel de l'Organisation, en tenant compte de l'exten-
sion des lignes desservies par des avions à réaction dans le 1 Actes off Org. mond. Santé, 115, 102 -103. 2 Actes off. Org. mond. Santé, 116, 73.
132
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I 7. 7.1
limitée à l'aide nécessaire pour maintenir les services sanitaires
au niveau qu'ils avaient atteint au moment de l'accession à l'indépendance ».
Recommandation à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé
Les modifications exposées dans les paragraphes 2, 3, 4 et 5 ci- dessus peuvent être récapitulées comme suit:
6.3 A sa vingt -neuvième session, le Conseil exécutif a examiné
en outre un rapport du Directeur général sur les locaux du Bureau régional de l'Afrique. Dans sa résolution EB29.R29, le Conseil a notamment constaté « qu'il importe que le Bureau régional dispose le plus tôt possible de locaux appropriés qui facilitent le bon fonctionnement des services mis à la disposition
Budget effectif pour 1963 proposé par le Directeur général et dont le Conseil recom-
US $
mande l'approbation à l'Assemblée mondiale de la Santé Augmentations
29 956 000
des Etats de la Région »; il a remercié « les Membres de la Région de l'Afrique qui ont annoncé leur intention de contribuer
Paragraphe 2.2 Paragraphe 3 Diminutions
7 400 51 600
59 000
au financement des dépenses entraînées par l'agrandissement des bâtiments du Bureau régional », et invité « tous les autres Membres de la région de l'Afrique à contribuer au financement desdites constructions ». Le Directeur général présente à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé un rapport sur les
30 015 000
faits nouveaux intervenus à cet égard depuis la vingt -
Paragraphe 2.1 Paragraphe 4 Paragraphe 5
5 000 550 000 700 000
1 255 000
neuvième session du Conseil 1. Compte tenu de ce rapport, des engagements fermes qu'ont pris les Etats Membres et du crédit de $100 000 qui a été inscrit dans le projet de programme et
28 760 000
de budget pour 1963, «en vue de financer la construction desdits locaux supplémentaires »,2 il appartiendra à la Quinzième
En formulant ses recommandations à la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé sur les modifications ci- dessus, 7.2
Assemblée mondiale de la Santé de déterminer les modalités
le Comité spécial voudra peut -être appeler l'attention de l'Assemblée sur les questions examinées par le Conseil exécutif
de financement du coût total de l'aménagement de locaux appropriés pour le Bureau régional de l'Afrique et de décider s'il serait prudent d'inscrire à cet effet une somme plus importante dans le budget de 1963.
qui sont mentionnées plus haut dans le paragraphe 6 et qui, selon les décisions de l'Assemblée sur ces questions et sur d'autres
points de son ordre du jour, pourraient avoir des répercussions sur le montant du budget effectif pour 1963.
Annexe 19 ETAT D'AVANCEMENT DU PROGRAMME D'ÉRADICATION DU PALUDISME EN 1961 8 [A15 /P&B /2 - 19 mars 1962] RAPPORT DU DIRECTEUR GENERAL
SOMMAIRE Pages Pages
Introduction I. Progrès et perspectives d'ensemble
133
IV. Problèmes de résistance 4.1 Problèmes posés par la résistance des parasites
144 144 145 151
Tableau d'ensemble 1.2 Evaluation épidémiologique mondiale 1.1
134 134 135
du paludisme aux médicaments 4.2 Résistance aux insecticides V. Nouveaux insecticides VI. Recherches 6.1 Parasitologie et immunologie 6.2 Chimiothérapie 6.3 Entomologie VII. Terminologie VIII. Enregistrement des zones où l'éradication du
II. Formation professionnelle de personnel
pour les programmes nationaux d'éradication du paludisme 137 139 139 139 140 141
III.
Questions opérationnelles 3.1 Planification, organisation et administration 3.2 Pulvérisations 3.3 Evaluation épidémiologique et opérations de surveillance 3.4 Entomologie 3.5 Administration de médicaments
152 152 153 154 155
paludisme a été réalisée
155
143
IX. Maintien de l'état d'éradication X. Services consultatifs
156
157
1 Voir annexe 10. 2 Actes off. Org. mond. Santé, 113, 100.
3 Voir résolution WHA15.19.
ANNEXE 19 Pages
133 Pages
XI. Coordination XII. Etat des programmes d'éradication du paludisme par Région 12.1 Région africaine 12.2 Région des Amériques
158
159 159 162
12.3 Région de l'Asie du Sud -Est 12.4 Région européenne 12.5 Région de la Méditerranée orientale 12.6 Région du Pacifique occidental Appendice
.
166 170 176 180 184
INTRODUCTION
Le présent rapport annuel sur l'état d'avancement du programme mondial d'éradication du paludisme a pour objet non seulement de passer en revue les progrès accomplis pendant l'année écoulée mais aussi de faire l'examen critique des réussites et des échecs enregistrés depuis le début de la campagne. L'année 1961 a marqué un tournant dans l'effort mondial d'éradication du paludisme. Nous en citerons
dans des pays ayant récemment accédé à l'indépendance, à savoir l'organisation de programmes pré éradication ayant pour objet d'aider les gouvernements à mettre progressivement en place les moyens opérationnels nécessaires pour une campagne d'éradication ainsi qu'à constituer une infrastructure appropriée de services sanitaires ruraux. La nécessité de cette étape préparatoire est désormais pleinement admise et, grâce à une série de programmes pré- éradication, l'Afrique
trois indices. En premier lieu, l'importance relative des opérations a changé pour tous les programmes entrepris peu après la résolution historique (WHA8.30) adoptée à Mexico par la Huitième Assemblée mondiale de la Santé en 1955. Les forces gigantesques mises en oeuvre pour détruire le vecteur par de vastes opérations de pulvérisations ont perdu de leur ampleur; les zones
tout entière se trouve graduellement amenée à participer à l'effort mondial d'éradication. Là où des enquêtes de pré- éradication ou même des programmes
d'éradication avaient été prématurément décidés, on
a revisé les plans pour adopter en définitive des programmes plus réalistes. Une fois mené à bien le travail de pré -éradication dans des zones convenable-
parvenues à la phase de consolidation étant de plus en plus étendues et de plus en plus nombreuses, la partie se joue désormais dans les laboratoires : c'est là que des milliers de techniciens s'attachent à déceler
les réservoirs résiduels du parasite et une véritable opération policière est alors lancée pour découvrir l'origine et les causes des cas positifs. Même dans les
ment choisies, on disposera de bases solides pour exécuter avec plus de certitude et d'efficacité, le moment venu, des programmes d'éradication proprement dits. Il suffit de rappeler brièvement les progrès accomplis pendant l'année pour montrer que la campagne
programmes qui n'en sont encore qu'à la phase d'attaque, on a tendance à s'intéresser davantage à l'évaluation épidémiologique qu'à la statistique des personnes protégées ou des habitations traitées. A juste titre, les responsables se préoccupent de plus en plus de suivre la transmission et, le cas échéant, de
mondiale porte ses fruits. En 1961, les opérations intéressant vingt -quatre millions de personnes vivant
principalement dans des zones tropicales et subtropicales ont passé de la phase d'attaque à celle de la consolidation, et les opérations portant sur plus de cent millions de personnes feront sans doute de même en 1962. Au registre officiel des zones on l'éradication est réalisée, la première inscription a été
déceler rapidement les zones où les opérations ont échoué. S'il s'agit de programmes très avancés, la découverte d'une seule lame de sang positive déclenche
une réaction en chaîne d'enquêtes épidémiologiques
celle d'un vaste secteur du territoire vénézuélien; l'attestation voulue a été délivrée après une inspection destinée à vérifier que toutes les conditions techniques étaient remplies. Trois autres pays ont demandé
et de mesures de lutte, comme s'il s'agissait d'une maladie pestilentielle.
En deuxième lieu, on prend de plus en plus conscience de la nécessité d'une planification rationnelle.
Une entreprise comme l'éradication du paludisme exige, pour réussir, des compétences techniques exceptionnelles, une connaissance approfondie des problèmes et une saine administration. Ces critères essentiels ont été exposés dans des documents qui constituent la doctrine déclarée de l'Organisation. De nombreux plans d'opérations vont être mis au point
l'envoi d'une équipe d'attestation. Des conférences régionales sur le paludisme ont permis aux participants de consulter leurs collègues de pays voisins; les opérations d'éradication ont ainsi fait l'objet d'une critique serrée, parfois même sévère,
qui a conduit à des améliorations sensibles. Dans diverses régions, des réunions groupant des spécialistes de pays ayant des frontières communes mais qui, dans certains cas, n'entretiennent pas de relations diploma-
dans ce sens et les anciens plans sont l'objet d'une revision qui les alignera sur la politique de l'OMS. Nous mentionnerons en troisième lieu la nouvelle formule de préparation des campagnes d'éradication
tiques officielles ont été organisées pour coordonner les activités, échanger des renseignements et garantir
134
QUINZIÉME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
une protection mutuelle. Du Mexique aux Philippines, des Etats -Unis à l'Argentine, de l'Union des Républi-
aux programmes d'éradication le caractère d'une entreprise concertée de portée véritablement universelle.
ques socialistes soviétiques à l'Afrique du Sud, les paludologues s'emploient à unifier la terminologie technique et conjuguent leurs efforts pour donner
L'Organisation mondiale de la Santé peut envisager l'avenir avec confiance.
I. PROGRÈS ET PERSPECTIVES D'ENSEMBLE 1.1
Tableau d'ensemble
La progression régulière vers l'éradication totale du paludisme s'est poursuivie en 1961. Le tableau A donne un aperçu, par Région, de l'état d'avancement de l'éradication au 31 décembre 1961. Il en ressort
du moins en grande partie, aux besoins de personnel technique qui sont particulièrement sensibles en Afrique, on compte ouvrir prochainement deux centres
que, sur une population totale de 1420 millions d'habitants dans les zones actuellement ou antérieurement impaludées
de formation dans cette Région. Dans la Région des Amériques, les deux seuls pays qui, en 1960, n'avaient pas encore de programmes
d'éradication - Cuba et Haïti - ont entrepris en 1961 les travaux de la phase préparatoire. Dans cette désormais un programme d'éradication du paludisme.
pour lesquelles on dispose de renseignements, 317 millions, soit 22,4 %, vivent maintenant dans des secteurs d'où le paludisme a été extirpé, et 710 millions, soit 50 %, sont protégés
Région, par conséquent, tous les pays poursuivent
Deux autres faits importants sont à signaler : au Brésil, où le programme est de très grande envergure, presque tous les Etats impaludés en sont maintenant à la phase préparatoire; au Venezuela, l'éradication a été attestée dans un vaste secteur. Dans la Région des Amériques, on continue de s'occuper activement des aspects administratifs et financiers des programmes dans un certain nombre de territoires et à donner aux opérations d'évaluation épidémiologique toute l'exten-
par des programmes d'éradication plus ou moins avancés.
que dans deux pays du sud du continent, ainsi
En Afrique, il n'y a de programmes d'éradication
que dans l'île Maurice, à Zanzibar et à Pemba, mais ils donnent partout des résultats assez satisfaisants. C'est dans cette Région que la formule des programmes de pré- éradication aura son application la plus large, et plusieurs plans prévoyant des activités de ce genre avaient été établis à la fin de 1961. Pour répondre,
sion voulue afin de pouvoir répondre aux besoins croissants.
TABLEAU A. APERÇU DE L'ÉTAT D'AVANCEMENT DE L'ÉRADICATION, PAR RÉGION, AU 31 DÉCEMBRE 1961 (population en milliers d'habitants) Population des zones
n'a jamais Région
paludisme été indigène
où le
où sont en cours des programmes d'éradication l'éradicaoù
Population totale
disparu sans mesures antipaludiques spéciales
ou a
primitivement impaludées
tion aurait
sans
été réalisée (phase d'entretien)
Phase de consolidation
d'attaque
Phase
préparation
Phase de
Total
programme d'éradication
Afrique Amériques Asie du Sud -Est . Europe Méditerranée orientale Pacifique occidental *
167 078 413 881 616 222 691 746
14 521
267 289 45 463 389 326 37 221 134 214
152 557 146 592 570 759 302 420 172 284 75 311 1 419 923
3 022 56 279 1 427 240 196 1 852 14 215 316 991
1 559 17 879 6 646 30 167
1 407 39 021 501 322 13 890
33 413 20 870
71
2 966 90 313 528 838 44 057 26.723 16 790 709 687
146 569
40 494 18 167 143 709 44 306 393 245
-
209 505 209 525
12 569 6 052
9 101 10 667
5 053
Total Pacifique occidental ** .
2 307 957 694 722 3 002 679
888 034
74 872
575 408
59 407
.
.
Total
* Pays ou territoires pour lesquels on dispose de renseignements. ** Pays pour lesquels on ne dispose pas de renseignements : Chine continentale, Corée du Nord, Mongolie, Nord Viet -Nam. (La Mongolie a été rattachée par la suite il la Région de l'Asie du Sud -Est.)
CARTE 1.
ÉVALUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE DE L" ÉTAT DU PALUDISME (DÉCEMBRE 1960
JAM,4ÎQUE
PORTO RICO GUADELOUPE DOMINIQUE ZONE
ILES DU CAP -VERT
!/ COLONIE D'ADEN SINGAPOUR
RYU-KYU
ca2==. MARTINIQUE -
DU CANAL
}(JJJ
STELUCIE BARBADE GRENADE
vp dOo
*,,tTOBA GO TRINITÉ
ILF MAURICE
RÉ UNION
RÉGIONS DANS LESQUELLES LE PALUDISME A DISPARU OU N'A JAMAIS SÉVI RÉGIONS IMPALUDÉES N'AYANT PAS ENCORE ATTEINT LA PHASE DE CONSOLIDATION
RÉGIONS A LA PHASE DE CONSOLIDATION
RÉGIONS D'OÙ LE PALUDISME A ÉTÉ ÉRADIQUÉ
PAYS POUR LESQUELS ON MANQUE D'INFORMATIONS CONCERNANT
L'ÉTENDUE EXACTE DE LA ZONE IMPALUDÉE ET LA SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE WHO 1160
CARTE 2.
EVALUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE DE LÉTAT DU PALUDISME (DÉCEMBRE 1961)
r-___41) RYU-KYU JAMAÏQUE
PORTO RICO GUADELOUPE
0 IDOMINIQUE
®
MARTI NIQUE
STE -LUCIE
BARBADE GRENADE TOBAGO
v COLONIE D'ADEN ILES DU CAP -VERT
TRINITÉ
- ZANZIBAR
--fr) ILE MAURICE
. RÉUNION
SWAZILAND
RÉGIONS DANS LESQUELLES LE PALUDISME A DISPARU OU N'A JAMAIS SÉVI
RÉGIONS IMPALUDÉES N'AYANT PAS ENCORE ATTEINT LA PHASE DE CONSOLIDATION RÉGIONS A LA PHASE DE CONSOLIDATION
ap RÉGIONS D'OÙ LE PALUDISME A ÉTÉ ÉRADIQUÉ PAYS POUR LESQUELS ON MANQUE D'INFORMATIONS CONCERNANT L'ÉTENDUE EXACTE DE LA ZONE IMPALUDÉE ET LA SITUATION ÉPIDÉMIOLOGIQUE WHO 2156
,ANNEXE 19
135
Des programmes d'éradication sont en cours dans toute la Région de l'Asie du Sud -Est, sauf au Bhoutan
1.2
Evaluation épidémiologique mondiale
et aux îles Maldives qui ne représentent qu'un très faible pourcentage de la population des zones impaludées de la Région. Des progrès appréciables ont été réalisés dans nombre de pays et l'éradication paraît en vue à Ceylan. Dans la plupart des autres cas, on s'efforce principalement de constituer un personnel qualifié suffisamment nombreux et de mettre au point l'appareil administratif de la campagne antipaludique. C'est dans cette Région que l'on trouve le programme
Un grand nombre des programmes relevant de la campagne mondiale d'éradication ont été mis en train au cours des années 1956 et 1957. La durée moyenne de la phase d'attaque étant en général de quatre ans,
on pouvait s'attendre à voir de vastes territoires groupant des populations considérables parvenir à la phase de consolidation en 1961.
Ces espoirs ont été confirmés en grande partie, sinon en totalité. Le tableau B indique, pour chaque
d'éradication le plus important du monde, celui de l'Inde, dont l'évolution peut être considérée comme satisfaisante.
Région, la population des zones od l'on est passé de la phase d'attaque à la phase de consolidation en
1961; au total, plus de vingt -quatre millions de personnes, dans dix -neuf pays, sont intéressées par ce mouvement. TABLEAU B. POPULATION DES ZONES Où L'ON EST PASSE DE LA PHASE D'ATTAQUE A LA PHASE DE CONSOLIDATION EN 1961, PAR RÉGION (population en milliers d'habitants) Population des Région
Dans la Région européenne, seuls l'Algérie et le Maroc n'ont pas encore entrepris de programme d'éradication. Sur le continent européen proprement dit, tous les pays comprenant des zones impaludées travaillent à l'éradication de ces zones, et 90 % de la population intéressée sont désormais à l'abri de l'infection. Les problèmes opérationnels, administratifs ou techniques sont chose pratiquement inconnue et le paludisme devrait avoir totalement disparu des zones en question d'ici quatre ou cinq ans. Dans les pays de la Région qui sont situés en dehors de l'Europe continentale, des progrès ont été enregistrés aussi en
se trouvait à la phase d'attaque en janvier 1961
pays où l'on
Population des est passé de l'attaque
zones où l'on en 1961
à la consolidation
Turquie, ot le programme d'éradication est assez avancé, ainsi qu'au Maroc oí1 l'on a commencé de former du personnel. La moitié des pays impaludés de la Région de la Méditerranée orientale sont engagés dans des programmes d'éradication. Le plus important de ces pays
Amériques
Mie du Sud -Est Europe
.
.
23 761 23 267 5 174 13
12 767 3 1
586 661
Méditerranée orientale Pacifique occidental
.
.
7
065 556
3
777
2 612
du point de vue population est le Pakistan, où 94 millions de personnes vivent dans des zones impaludées; autrement dit, 55 % de l'ensemble de la population de la Région est exposée au paludisme. Lancé au début de 1961, ce programme se développe, mais avec quelque retard par rapport aux prévisions initiales.
Total Pays intéressés:
72 823
24 403
En ce qui concerne le Pacifique occidental, des programmes d'éradication sont en cours dans 25 des pays, comptant ensemble 35 % de la population des zones impaludées de la Région. Là aussi, il a fallu reviser les projets, et des programmes de pré- éradi-
Amériques : Bolivie, Jamaique, Mexique, Pérou, Surinam. Asie du Sud -Est : Afghanistan, Birmanie. Europe: Roumanie, Union des Républiques socialistes soviétiques, Yougoslavie. Méditerranée orientale : Irak, Iran, Liban, Libye, Syrie. Pacifique occidental : Bornéo du Nord, Chine (Taiwan), Philippines, Sarawak.
Quelques explications sont nécessaires pour bien faire comprendre la portée du tableau B. Il n'a été tenu compte exclusivement que des populations qui
cation ont été entrepris dans un certain nombre de pays. Pour l'ensemble de la Région, toutefois, des progrès notables ont été accomplis sous le rapport de l'extension des activités, de l'élévation des normes
sont passées de la phase d'attaque à la phase de consolidation et non des variations de population dues au passage de certaines zones à la phase d'entre-
tien, ni des modifications dues à une nouvelle déli-
techniques et de l'amélioration des services administratifs.
mitation des zones initialement impaludées ou à l'accroissement naturel des populations. Les pays o1 1
On peut considérer que 1961 a été à la fois une année de progression et une année de consolidation des résultats déjà acquis. De nouveaux problèmes se posent sans doute chaque jour, mais les perspectives d'avenir sont favorables.
la population des secteurs « de consolidation » n'a varié que pour l'une de ces dernières raisons n'ont pas
été pris en considération. Les chiffres du tableau B ne peuvent donc pas être comparés avec ceux qui figurent au tableau A (page 134), ou au tableau J de l'appendice du présent rapport (voir page 184).
136
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
Quant à l'augmentation, en 1961, des superficies intéressées, elle ressort des cartes 1 et 2, qui indiquent la situation épidémiologique en 1960 et 1961. Si, dans l'ensemble, les progrès que fait apparaître
traitement pratiqué à ce rythme, quel que fût
le
le tableau B sont encourageants et satisfaisants, il convient néanmoins de souligner que, selon les prévisions, des populations plus nombreuses et un
produit, était rendu inefficace par les pertes importantes de dépôts d'insecticide au cours d'un intervalle aussi long ou par la construction d'un grand nombre d'habitations ou de cases nouvelles pendant l'année. Aussi, dans tous ces programmes, a -t -on remplacé le
plus grand nombre de programmes auraient dû atteindre le cap de la consolidation en 1961. Les causes principales du retard enregistré dans toutes les Régions résident toujours dans des difficultés administratives, opérationnelles et financières; toutefois, ces difficultés
ont été en partie surmontées au cours de l'année considérée. Dans certaines zones, ce sont des problèmes
cycle unique de dieldrine par deux cycles de DDT par an, à partir de 1959 -1960. Etant donné que la transmission n'avait pas encore été interrompue à ce moment, il faut considérer que la phase d'attaque a recommencé à la date du changement; il n'était donc pas possible d'arriver à la phase de consolidation en 1961. Cependant, les évaluations effectuées cette année -là montrent que l'interruption de la transmission est désormais acquise dans la plupart de ces programmes. Ce progrès est dû non seulement à la modification
techniques qui ont empêché d'accéder à la phase de consolidation ou même d'interrompre la transmission.
On peut citer notamment la résistance à l'un des groupes d'insecticides (DDT et dieldrine), et parfois aux deux, manifestée par des espèces vectrices comme Anopheles albimanus dans quelques secteurs d'Amérique centrale et A. stephensi dans le sud de l'Iran. Un autre obstacle d'ordre entomologique à l'interruption de la transmission est l'exophilie totale ou partielle du vecteur principal ou d'un vecteur secondaire, qu'elle soit naturelle ou acquise sous l'effet de la pression des insecticides. C'est ce qui explique,
du rythme des pulvérisations, mais encore à l'intensification considérable des travaux d'évaluation (dépistage des cas), qui ont permis de constater que la transmission persistait anormalement dans certains secteurs et de prendre à temps les mesures correctives appropriées.
A n'en juger que par les données du tableau B, les progrès n'auraient pas été aussi marqués en Europe. Il
s'agit là toutefois d'une impression erronée; la
grande majorité de la population du continent euro-
la persistance de la transmission dans quelques zones du Mexique et d'Amérique centrale semble -t -il,
péen en était déjà, depuis deux ou trois ans, aux opérations de la phase de consolidation ou de la phase d'entretien et, pour apprécier les remarquables résultats obtenus en 1961, il faut considérer l'amélioration de la situation épidémiologique, c'est -à -dire la réduction considérable du nombre de cas résiduels de paludisme. Sur le continent européen, seules les populations de quelques zones de faible étendue (en
oû sévissent A. albimanus et A. pseudopunctipennis, et
dans des secteurs d'Amérique du Sud infestés par A. nufiez- tovari; le même problème se pose dans certaines régions d'Indochine à propos de A. balabacensis, ainsi que dans les territoires du Pacifique méridional et en Nouvelle- Guinée néerlandaise 1 à propos des vecteurs du groupe punctulatus. Il ressort du tableau B que la Région oû les populations entrées dans la phase de consolidation
Albanie, en Roumanie et en Yougoslavie) en sont encore aux opérations de la phase d'attaque et l'on peut compter fermement qu'elles parviendront toutes,
en 1961 ont été le plus nombreuses est la Région des Amériques. Une très forte proportion du total revient au Mexique. Des populations importantes ont aussi passé à la phase de consolidation (c'est à -dire
comme prévu, à la phase de consolidation avant la fin de 1962. D'après les critères épidémiologiques, 1961 a été une année de progrès satisfaisants dans différents pays de la Méditerranée orientale (Irak, Iran, Israël, Jordanie, Liban, Syrie), comme le montrent clairement
que l'on a pu cesser et
les
pulvérisations)
au Surinam. En plus des programmes entrepris dans ces pays, bon nombre d'autres programmes avaient été lancés dans la Région des Amériques en 1956 et 1957, mais aucun d'entre eux n'est encore parvenu au point od l'on peut renoncer aux pulvérisations. Dans la plupart des cas, le retard tient à ce que, au en Bolivie, à la Jamaïque
les données du tableau B relatives à cette Région. C'est dans le sud de l'Iran que se posent encore les problèmes les plus ardus; un ensemble de facteurs défavorables, tels que de forts courants de nomadisme
et une double résistance aux insecticides chez A. stephensi, y rend impossible pour le moment l'interruption de la transmission par les méthodes courantes. Les premiers renseignements recueillis sur le nouveau programme important du Pakistan, où la phase d'attaque n'a commencé qu'en 1960, paraissent indiquer que la transmission est pratiquement interrompue.
début de la phase d'attaque, on avait pratiqué un seul
cycle annuel de traitement à la dieldrine. En 1958 ou 1959, il est apparu clairement qu'il n'était pas possible d'interrompre ainsi la transmission, soit parce que le vecteur principal acquérait une résistance
physiologique à cet insecticide, soit parce qu'un i Maintenant désignée sous le nom de Nouvelle -Guinée occidentale (Irian occidental).
Sur les 3 586 000 habitants de l'Asie du Sud -Est qui se trouvent dans les zones où les opérations sont entrées dans la phase de consolidation en 1961 (voir
ANNEXE 19
137
tableau B), 3 500 000 sont en Birmanie et 86 000 en Afghanistan. Il y a de bonnes raisons d'espérer qu'en Birmanie 1a situation des secteurs nouvellement « consolidés » pourra être maintenue et améliorée, mais on ne doit pas oublier que, dans ce pays, des zones où vivent plus de dix millions de personnes en
sont toujours à la phase « d'attaque » et que le succès du programme d'éradication ne semble pas encore y être assuré, en raison surtout de difficultés opérationnelles. En Afghanistan, la conduite des opérations s'est beaucoup améliorée au cours de l'année écoulée, et l'on compte fermement qu'en 1962
Dans la Région du Pacifique occidental, la transmission a été interrompue dans une grande partie des zones du programme au Bornéo du Nord et au Sarawak et certaines de ces zones se trouvent déjà à la phase de consolidation (voir tableau B). Aux Philippines, l'exécution du programme d'éradication est en perte de vitesse depuis 1958 et, d'après les critères épidémiologiques, la situation ne s'est pas améliorée sensiblement en 1961. Dans de vastes zones où la phase d'attaque a pourtant commencé il y a plus de quatre
ans, il n'a pas encore été possible d'interrompre la transmission. Les difficultés rencontrées sont surtout d'ordre administratif et opérationnel. Taiwan se trouve en totalité, soit à la phase d'entretien, soit à la phase de consolidation, et comme les années précédentes, des progrès satisfaisants ont été accomplis en 1961. On a détecté en juin 1961 un foyer nouveau de peu d'importance, mais il a été possible
il sera possible de cesser les pulvérisations dans de nouvelles zones comportant une population d'environ 1 500 000 personnes. A Ceylan, la progression régulière enregistrée en 1959 et 1960 s'est poursuivie en 1961. Les pulvérisations ont continué dans la zone qui en est actuellement
à la phase d'attaque (il n'est donc pas tenu compte de ce pays dans le tableau B), mais la situation épidé-
de l'éteindre rapidement. L'éradication sera probablement réalisée dans l'île tout entière d'ici deux ans.
miologique y est très satisfaisante et les pulvérisations cesseront dans la quasi -totalité de cette zone en 1962.
En Afrique, si l'on excepte la République Sud Africaine d'où le paludisme a pratiquement disparu, soit spontanément, soit grâce à des opérations de lutte poursuivies depuis des années, on ne compte, à proprement parler, que trois programmes d'éradication du paludisme : ceux du Swaziland, de l'île Maurice
Le gigantesque programme de l'Inde (424 millions
de personnes intéressées) semble progresser d'une manière satisfaisante dans l'ensemble. Lorsqu'il a été
lancé en 1958, on avait envisagé d'interrompre les pulvérisations dès 1961 dans des zones de grande étendue. Toutefois, l'analyse des données d'évaluation (dépistage des cas) a permis de constater l'existence
et de Zanzibar. Le Swaziland en est à la phase de consolidation, mais l'importation de cas en provenance
inattendue d'un certain nombre de foyers résiduels. D'autre part, en raison de retards dans l'exécution du programme de dépistage et de surveillance, les opéra-
tions n'avaient pas atteint, dans quelques états et secteurs, le niveau d'efficacité requis par les autorités compétentes pour l'arrêt des pulvérisations, lequel a, en conséquence, été renvoyé à une date ultérieure. Les données recueillies en 1961 laissent penser néanmoins que les pulvérisations pourront cesser en 1962 dans des zones habitées par 125 millions de personnes.
de territoires limitrophes a provoqué des difficultés. Zanzibar en est encore à la phase d'attaque : l'interruption complète de la transmission n'est pas réalisée mais paraît en vue. A l'île Maurice, où l'ensemble du territoire est réputé avoir atteint la phase de consolidation depuis 1957, l'accident survenu en 1960 s'est malheureusement reproduit en 1961 : de nombreux cas nouveaux de paludisme ont fait leur apparition au cours du premier semestre de l'année. Aussi, des zones comptant 316 000 habitants (sur une population totale de 649 000 personnes) ont -elles été soumises à nouveau au régime de la phase d'attaque.
II. FORMATION PROFESSIONNELLE DE PERSONNEL POUR LES PROGRAMMES NATIONAUX D'ÉRADICATION DU PALUDISME Les centres internationaux de préparation à l'éradi-
cation du paludisme ont continué de fournir un contingent important de techniciens de l'éradication
du paludisme. Le tableau C indique le nombre de personnes qui ont suivi les cours réguliers de ces centres en 1961.
138
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
TABLEAU C. COURS SUIVIS DANS LES CENTRES DE FORMATION PAR DES MEMBRES DES SERVICES NATIONAUX D'ÉRADICATION DU PALUDISME EN 1961 Langue dans laquelle l'enseignement
stagiaires venant des différents pays de la Région. C'est ainsi que deux cours ont été fréquentés par soixante -quinze médecins comprenant, outre des citoyens indiens, des ressortissants de l'Afghanistan,
du Népal et de la République du Viet -Nam. Un Centre de formation Type de cours
Nombre de
Nombre d'élèves
cours
est donné
autre cours a été suivi par cinquante -quatre inspecteurs des opérations antipaludiques. En Indonésie, où l'effectif du personnel national s'est considérablement accru
pendant l'année, la formation professionnelle a pris Belgrade, Yougoslavie
supérieur moyen moyen
1
1
Français Français Anglais et arabe Anglais Anglais Anglais
13 21
une grande importance. Une centaine de micro scopistes ont été formés dans l'est et dans l'ouest de Java et vingt -cinq assistants d'administration à Djakarta; en outre, un centre tout nouveau de formation a été inauguré en septembre à Tjiloto. Avant la fin de l'année, trente chefs de zone et vingt et un chefs de sous -zone avaient été méthodiquement préparés à leur tâche. Si les centres internationaux et les grands centres nationaux mentionnés ci- dessus assurent et continueront d'assurer la formation de base des cadres techniques supérieurs et moyens, les stages pratiques et la formation du personnel subalterne doivent
Le Caire, République Arabe Unie
2 1
53
supérieur
20 36 13 11
La Jamaique Maracay, Venezuela
supérieur moyen supérieur entornologie moyen
3 1
1
Espagnol Portugais Anglais
São Paulo, Brésil
1
18
se faire dans les pays d'origine des intéressés. C'est 1
Tala, Philippines
17
passé en 1961. Ainsi, en Turquie, tout le personnel de l'OMS a collaboré aux divers cours qui ont été donnés dans ce pays. Au Ghana, ce qui s'est
Total
12
Total
202
le personnel opérationnel s'est consacré principalement
à des travaux de formation, notamment en matière de reconnaissance géographique. Au Cameroun, où
s'est tenu un stage pour microscopistes et aides Cinquante -sept nationalités étaient représentées
dans les cours mentionnés au tableau C. Le centre de Tala aux Philippines, dans la Région du Pacifique occidental, a dû être momentanément fermé par suite de difficultés administratives, mais des
entomologistes, les difficultés de recrutement ont été particulièrement grandes, vingt -sept seulement des
quarante participants ayant réussi à atteindre le niveau requis. Les problèmes de reconnaissance géographique ont fait l'objet d'un séminaire en Iran et occupé une grande place dans les cours de formation donnés en Somalie et en Birmanie. Dans ce
négociations sont en cours pour le rouvrir en 1962 (voir aussi page 182). En plus du cours mentionné dans
le tableau ci- dessus, il a été donné à Tala, au début de 1961, un cours pour ingénieurs qui a été suivi par une quarantaine de personnes. Les premières dispositions ont été prises pour créer en Afrique occidentale deux centres internationaux de
dernier pays, l'ingénieur de l'OMS a organisé un cours pour environ vingt -cinq ressortissants birmans. En Jordanie, on a surtout formé, avec l'aide de conseillers de l'OMS, des agents de surveillance pour les
formation qui s'ouvriront en 1962 et où l'enseigne-
ment sera donné respectivement en anglais et en français. D'autre part, on a fait le nécessaire pour organiser à Moscou (URSS), en 1962, deux cours pour cadres supérieurs, l'un en langue anglaise et l'autre en langue française. On s'est également beaucoup préoccupé de favoriser la création et l'organisation de centres nationaux de formation. C'est ainsi que deux centres nationaux ont été ouverts au Pakistan (l'un à Dacca et l'autre à Lahore); des cours pour microscopistes y ont déjà été organisés. Il faut signaler d'autre part un cours supérieur pour quinze participants à Peshawar. Dans la même Région (Méditerranée orientale), le centre de formation '
opérations de dépistage actif et de dépistage passif. En Birmanie, des travailleurs sociaux ont été initiés aux techniques de la surveillance. En outre, l'OMS a aidé à former trente -sept inspecteurs subalternes en Afghanistan, des microscopistes, des aides- entomologistes, des agents de surveillance et des chefs d'équipe
au Cambodge, ainsi que des techniciens, des aides techniciens et des microscopistes dans le Bornéo du Nord. Au Cambodge et dans le Bornéo du Nord, une centaine d'agents du service national de lutte antipaludique ont profité des cours. A Sarawak, l'entomologiste de l'OMS a organisé un cours préliminaire pour techniciens d'entomologie, à la fin duquel les stagiaires les plus doués ainsi que deux agents venus du Bornéo du Nord ont été initiés aux techniques entomologiques plus poussées avec l'aide de l'entomologiste régional. Les conseillers de l'OMS participent également aux activités de formation en aidant les services nationaux
d'Ethiopié a organisé deux cours qui ont été suivis chacun par vingt -cinq personnes environ. Des progrès en matière de formation ont été également enregistrés dans la Région de l'Asie du Sud -Est. L'Institut indien
du Paludisme, à Delhi, a continué de recevoir des
à préparer du matériel d'enseignement tel que le
ANNEXE 19
139
manuel pour assistants utilisé au Maroc, où il faudra former plus de mille personnes. L'Organisation continue d'encourager la préparation -à laquelle parti-
manuels et autres aides à l'enseignement qui soient à la fois d'une haute qualité technique et bien adaptés aux conditions locales.
cipent les conseillers de l'OMS dans les pays - de
III. QUESTIONS OPÉRATIONNELLES 3.1
Planification, organisation et administration
L'expérience acquise continue de montrer que le lancement de tout programme d'éradication exige l'élaboration de plans détaillés et réalistes. Pour faciliter cette
créés
Birmanie, où des conseils de l'eradication ont été à un échelon élevé de l'administration. Le
programme d'éradication relève directement du Ministre de la Santé en Indonésie et d'un Sous - Secrétaire
tâche, il a été établi un ensemble très complet de critères et de méthodes 1 dont on s'est largement inspiré, surtout depuis le début de l'année 1961. Divers échecs avaient prouvé qu'il est imprudent de
d'Etat à la Santé en Thaïlande. En Inde, oh l'action sanitaire est décentralisée, une bonne coordination entre les états a été rendue possible par les interventions énergiques d'une direction technique centrale et par l'appui très efficace que le gouvernement central apporte au programme.
commencer, ne serait -ce qu'une enquête de pré éradication, avant d'avoir la certitude qu'on dispose d'une méthode d'attaque applicable dans toutes les zones impaludées d'un pays, qu'il existe ou qu'il sera créé des services de santé suffisants pour assurer les opérations
Dans la Région de la Méditerranée orientale, de nouveaux plans d'éradication ont été mis au point dans six pays et sont à l'étude dans trois autres. Les aspects administratifs des programmes retiennent de
de surveillance et la vigilance une fois l'éradication réalisée, et que les fonds nécessaires pour exécuter intégralement le programme peuvent être et seront fournis. En conséquence, les gouvernements de toutes
plus en plus l'attention dans plusieurs pays de la Région.
En Europe continentale, où les programmes étaient
les Régions ont réexaminé leurs plans d'opérations et revisé ceux qui ne répondaient pas aux critères rigoureux qui sont maintenant définis. Dans la Région africaine, des progrès considérables
déjà très avancés, de nouveaux progrès en matière d'organisation et d'administration ont permis d'accroître encore le rendement des opérations. Au Maroc,
on s'emploie activement à mettre en place le réseau de services d'hygiène rurale qui servira d'infrastructure au programme d'éradication. Dans la Région du Pacifique occidental également, on s'est attaché à réviser les programmes et à mettre au
ont été réalisés en matière de planification, compte tenu de l'expérience acquise. On s'y est notamment préoccupé de préparer les activités antipaludiques avec
un soin extrême et d'installer le réseau nécessaire de services d'hygiène rurale. Ainsi, de nombreux pays de la Région sont en train de mettre sur pied des programmes de pré- éradication. La reconnaissance géographique est, en Afrique, un élément particulièrement important du travail préparatoire, étant donné l'extrême complexité des modes de vie et des mouvements de population de ce continent. Il est à noter d'autre part que, dans la Région des Amériques, de nouveaux plans d'opérations ont été élaborés à Cuba et à Haïti, où les travaux préparatoires sont en bonne voie. Au Brésil, le service national
point de nouveaux plans d'opérations. Toutefois, les salaires très bas versés aux agents de la lutte antipaludique dans quelques pays de la Région provoquent des mouvements de personnel et des difficultés de recrutement qui gênent beaucoup les services antipaludiques. 3.2 Pulvérisations
En 1961, il n'y a pas eu de changements notables dans la méthodologie du traitement des habitations par les insecticides, mais partout on a veillé davantage à la qualité des opérations. C'est le DDT en suspension
d'éradication du paludisme a été réorganisé, et un décret présidentiel introduisant plus de souplesse dans ce service a permis d'étendre la phase de préparation à presque toutes les zones impaludées du pays, si bien
que la phase d'attaque pourra être abordée plus tôt qu'on ne le pensait. La situation s'est améliorée dans certains pays de l'Asie du Sud -Est, notamment en Thaïlande et en l'établissement des programmes d'éradication du paludisme, Genève (document polycopié).
qui a été employé dans la plupart des programmes, les émulsions ou les solutions de DDT et les préparations de dieldrine n'ayant été utilisées que lorsque des circonstances spéciales l'exigeaient. Le pulvérisateur à main à pression préalable est toujours considéré
comme l'instrument de choix dans la plupart des situations et remplace de plus en plus les autres types de pulvérisateurs. La politique suivie depuis longtemps en Amérique pour l'exécution des programmes et qui consiste à laisser aux opérateurs beaucoup d'initiative
1 Organisation mondiale de la Santé (1961) Manuel pour
et de responsabilité commence à être adoptée dans
140
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
d'autres Régions. En outre, afin d'améliorer le rendement et l'exactitude des pulvérisations, on pratique
de plus en plus largement la pesée et le conditionnement préalables des charges d'insecticide pour chaque pulvérisateur. La consommation d'insecticide par tête et par habitation a généralement tendance à augmenter : en effet, on s'efforce de plus en plus
tien des pulvérisations » sont chargées de traiter les nouvelles maisons et les habitations non encore traitées pendant que se déroulent les pulvérisations normales.
Une grande importance a été accordée pendant l'année au perfectionnement du matériel de pulvérisation. Il est apparu sur le marché de meilleurs dispo-
d'assurer l'intégralité des traitements et d'atteindre tous les abris possibles de moustiques gorgés. Malgré la nécessité évidente d'une forte direction technique pour mener à bien des opérations de grande envergure, beaucoup de programmes n'ont pas encore
sitifs de régulation du débit et des ajutages moins sujets à l'érosion. On a cherché aussi à mettre au point des lances facilement extensibles pour le traitement des pièces à plafonds hauts. De 1959 à la fin de 1961, une équipe spéciale OMS pour l'évaluation des pulvérisateurs a procédé à de vastes essais pratiques
de responsables spécialement désignés à cet effet. L'intérêt qu'il y aurait à faire appel à des ingénieurs, nationaux et étrangers, est loin d'être universellement reconnu. Dans un certain nombre de programmes, une amélioration du rendement a été enregistrée en 1961, grâce à la réorganisation des opérations de pulvérisations et au renforcement du personnel réalisés l'année précédente. A l'échelon opérationnel, on a constaté
concernant ces innovations, dont certaines pourront sans doute être mises à profit sur le terrain dans un proche avenir. 3.3 Evaluation épidémiologique surveillance
et
opérations
de
qu'il importe d'organiser des stages de formation fréquents pour résoudre le problème des engagements temporaires qui ont lieu chaque année et, dans certains
Comme on le fait depuis 1959, on a continué, en 1961, à s'intéresser de plus en plus aux opérations épidémiologiques dans les programmes d'éradication du paludisme. Le dépistage des cas, qui constitue la
programmes, les mesures voulues sont déjà prises. De nombreux manuels d'enseignement et livrets d'instructions pratiques ont été publiés au cours de l'année. En 1961, on s'est de plus en plus rendu compte que l'établissement de bonnes cartes et une reconnaissance
base de l'évaluation épidémiologique dans les dernières étapes de la phase d'attaque et, surtout, dans la phase de consolidation (opérations de surveillance),
géographique complète sont des conditions importantes du succès des programmes d'éradication. Dans la Région de la Méditerranée orientale, un séminaire sur la reconnaissance géographique a été organisé en Iran, et il est maintenant admis dans cette Région que le travail de reconnaissance est nécessaire même dans les zones qui en sont déjà à la phase de consoli-
s'est fortement développé, comme le prouvent l'accroissement sensible du personnel affecté à cette tâche dans tous les programmes d'éradication du paludisme
dation. En ce qui concerne la Région africaine, plusieurs tentatives ont été faites pour trouver, à la faveur d'essais sur le terrain, un moyen satisfaisant d'établir des cartes et de réunir des renseignements complets sur la distribution des habitations. Presque partout, les pulvérisations ont été achevées dans les délais prévus. A mesure que la reconnaissance
et l'augmentation considérable du nombre de lames de sang examinées, lequel est passé de 9 253 704 en 1960 à 24 370 226 en 1961. Ce progrès a été particulièrement marqué dans la Région de l'Asie du Sud Est, où le nombre des prélèvements examinés s'est élevé de 2 722 000 en 1960 à 11 843 000 en 1961, l'augmentation étant due pour une grande part au développement rapide des activités de dépistage en Inde et en Indonésie. De plus en plus, on a tendance à recourir à l'expérience des cadres et du personnel d'exécution des campagnes de pulvérisations pour la planification et l'organisation logistiques des enquêtes
géographique progressait, on s'est appliqué de plus en plus à réaliser une couverture totale et à vérifier que cet objectif était bien atteint. Dans un certain nombre de programmes, on a réussi à mieux définir et à surmonter les obstacles que constituent les maisons fermées, les constructions nouvelles, les abris
épidémiologiques. Dans certaines zones, où la persistance de la transmission rend nécessaires des visites fréquentes, des agents ont été chargés à la fois d'opérer
des pulvérisations complémentaires et de faire du dépistage. Au Mexique, dans de vastes zones qui ont atteint la phase de consolidation en 1961, les activités
temporaires, les cultures de ver à soie, la réfection des parois intérieures, etc. C'est ainsi que dans certains pays, où l'on se contentait de pratiquer au printemps un cycle annuel de pulvérisations de courte durée, les services compétents ont institué un cycle d'été spécia-
courantes de dépistage ont été confiées, à tous les échelons, aux services opérationnels qui, pendant la phase d'attaque, étaient chargés des pulvérisations.
lement destiné à traiter les abris saisonniers et les maisons où des pulvérisations n'ont pas été faites. Dans une autre région, où le cycle unique opéré au printemps est la règle, des équipes spéciales d'« entre-
Les normes pour le dépistage et la surveillance que le Comité d'experts du Paludisme a fixées à sa huitième réunion, en juillet 1960, ont été universellement acceptées, et de gros efforts ont été faits pour les 1 Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1961, 205, 16.
ANNEXE 19
141
atteindre dans la pratique. Il n'est pas exagéré de dire que l'amélioration de l'évaluation épidémiologique a été le principal facteur de l'accroissement du rende-
que logistique. Aussi a -t -on entrepris, dans l'Inde, des études complémentaires pour préciser les conditions
ment général des opérations d'éradication. C'est elle qui a permis de détecter à temps, pendant la phase d'attaque, les cas localisés où les pulvérisations n'avaient pas réussi à interrompre la transmission et de prendre les mesures correctives qui s'imposaient (voir les remarques concernant les programmes américains à la section 1.2 - Evaluation épidémiologique mondiale); très souvent, c'est elle aussi qui a permis de fixer avec plus de certitude le moment oí1 l'on
dans lesquelles ce changement pourrait être adopté sans danger. Un autre problème sur lequel ont porté les études expérimentales de Mysore et de Ceylan est la proportion des cas asymptomatiques qui échappent au dépistage reposant sur la technique ordinaire de la détection des cas fébriles et le danger épidémiologique que ces cas représentent. On a procédé pour cela à de vastes enquêtes hématologiques
de contrôle. Pour une des deux régions au moins (Ceylan), les observations recueillies montrent que les cas de ce genre sont peu nombreux et peu dangereux
pouvait arrêter les pulvérisations et d'obtenir un meilleur rendement pendant la phase de consolidation.
Le progrès général accompli dans ce domaine se reflète également dans la qualité et le nombre des rapports trimestriels de surveillance (établis sur les formules standard élaborées par l'OMS), qui sont parvenus aux bureaux régionaux et au Siège. Huit nouveaux pays participent depuis 1961 à ce système d'établissement et d'acheminement des rap-
et que l'on arrive à détecter la plupart d'entre eux par l'examen épidémiologique des « contacts » (collaté-
raux) de cas fébriles sans avoir à recourir à des enquêtes hématologiques de masse. Une autre consta-
tation fort nette qui a été faite à Ceylan, dans les régions où le dépistage passif s'appuie sur un réseau assez dense de dispensaires ruraux, c'est que l'examen des cas repérés par dépistage passif est d'un meilleur rendement que le dépistage actif. L'étude épidémiologique approfondie des cas dépistés et leur classement selon l'origine de l'infection paraît de plus en plus importante, et la formation de personnel compétent pour l'application des techniques nécessaires ne cesse de s'intensifier. L'un des principaux
ports, ce qui porte le total de pays à trente -cinq. Les rapports en question offrent aux bureaux régionaux et au Siège une excellente base d'évaluation épidémiologique et fournissent en outre de précieuses indications
sur l'évolution des structures opérationnelles dans la phase de surveillance. Grâce à ces rapports, il a été possible d'effectuer récemment une analyse de la structure des effectifs et des besoins en personnel pour le dépistage actif. Cette analyse a montré que les
facteurs principaux à prendre en considération sont la densité de la population et l'accessibilité des locaux à traiter. A en juger par le rapport entre le nombre de lames de sang prélevées annuellement et le chiffre de
la population, il semble que, dans l'hypothèse d'un cycle mensuel de tournées de dépistage actif, un agent de surveillance peut efficacement couvrir une popula-
tion d'environ 10 000 personnes si la densité de population se situe entre 100 et 200 habitants par kilomètre carré (cas assez fréquent dans les régions rurales), qu'il ne peut guère s'occuper de plus de 7000 habitants environ si la densité de population est
critères de l'éradication du paludisme définis par le Comité d'experts du Paludisme réside dans le fait qu'aucun cas indigène n'a été découvert pendant une période déterminée, la preuve en étant fournie par un registre attestant que les cas découverts pendant la période considérée étaient tous soit des rechutes, soit des cas importés, soit des cas introduits, soit des cas provoqués. C'est dire toute l'importance d'un classement exact et sûr des cas dans la phase de consolidation. L'Organisation a publié à ce sujet un document spécial intitulé « Classement des cas de paludisme », qui donne des instructions et des explications détaillées
inférieure à 100 habitants au kilomètre carré, et qu'il peut lui être confié jusqu'à 15 000 habitants si la densité de population est supérieure à 200 habitants au kilomètre carré. En mai 1961 ont été achevées à Mysore, Inde, et à Ceylan deux études expérimentales sur la surveillance,
et qui expose les problèmes et les difficultés les plus communément rencontrés. 3.4
Entomologie
Une importante réorientation des méthodes, qui se reflète de plus en plus dans les opérations sur le terrain, continue de se dessiner dans ce domaine. Il est en effet apparu que les données entomologiques les plus usitées
patronnées par l'OMS. Il en ressort que, dans les conditions épidémiologiques des zones étudiées, des tournées mensuelles de dépistage actif permettraient une surveillance presque aussi efficace que des tournées
dans le passé (densité dans les gîtes de vecteurs, densité des adultes se reposant à l'intérieur pendant la journée, recherche de sporozoïtes par des dissections,
bimensuelles. En revanche, l'adoption d'un intervalle
de six ou huit semaines entre les tournées nuirait nettement à l'efficacité de la surveillance. En Inde, où le programme couvre une population de plus de 420 millions d'habitants et repose presque exclusivement sur le dépistage actif, le remplacement des tournées bimensuelles par des tournées mensuelles aurait des réper-
etc.) sont de peu d'utilité pour évaluer la possibilité de persistance d'une faible transmission dans les zones
traitées. C'est pourquoi on a recours de plus en plus à d'autres données : densité des vecteurs capturés à
la sortie dans les pièges de fenêtres (cette densité indique le niveau de l'activité nocturne des vecteurs
cussions considérables sur le plan financier aussi bien
142
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
dans les habitations humaines); nombre absolu et relatif des survivants trouvés dans les pièges ; indice d'engorgement sur l'homme à l'extérieur et à l'inté-
logiques. Etant donné l'importance du problème, un point intitulé « Entomologie et éradication du palu-
rieur; densité des insectes en repos à l'extérieur; composition, par âge, des populations de vecteurs. Ces indications devraient permettre de mieux apprécier
disme » a été discuté par le Comité d'experts du
les possibilités de transmission occasionnelle à un moment et en un lieu quelconques pendant la phase d'attaque. Il n'existe cependant aucun indice entomologique qui permette de conclure avec certitude à la persistance d'une transmission de très faible degré et
l'on est donc obligé de rechercher directement les nouvelles infections chez l'homme au moyen d'enquêtes sur les indices parasitaires des nourrissons et de campagnes de dépistage. L'évaluation entomologique peut fournir au maximum des indications qui, rappro-
chées des données parasitologiques, permettront de se rendre clairement compte des progrès réalisés vers l'interruption de la transmission. Quand une nouvelle infection, qui constitue un foyer de transmission, a été mise en évidence, l'évalua-
tion entomologique prend une importance capitale, puisqu'il y a toujours (même dans des cas de défaillances opérationnelles) un facteur entomologique à élucider. Pour les enquêtes sur les foyers de transmission au cours de la phase d'attaque, on a recours à diverses combinaisons des méthodes traditionnelles et des méthodes nouvelles mentionnées plus haut, choisies par l'entomologiste en fonction des tendances observées dans l'ensemble de la zone épidémiologique intéressée. Une précaution supplémentaire, systématiquement prévue dans presque tous les programmes, consiste à pratiquer, dans les foyers découverts, des essais de sensibilité aux insecticides, même s'il n'en
Paludisme lors de sa réunion en avril 1962. L'essai des insecticides sur le terrain est un autre problème essentiellement entomologique sur lequel on s'est penché au cours de 1961. Il s'agit notamment de déterminer les essais à prévoir pour obtenir, dans un ensemble donné de circonstances et du double point de vue des doses et de la fréquence des pulvérisations, la plus grande économie compatible avec l'efficacité souhaitée dans les cas oh l'insecticide employé (ou destiné à être employé) est un produit éprouvé comme le DDT ou la dieldrine. A cet effet, l'Organisation a proposé une méthode provisoire qui a été essayée, telle quelle ou modifiée, dans plusieurs programmes d'éradication. Les résultats obtenus indiquent dans quel sens il conviendrait de la modifier et permettront à l'Organisation, dans un avenir assez proche, de donner, à tout pays lançant un programme d'éradication, des conseils touchant l'opportunité et les modalités d'un « essai de doses ». Indépendamment des essais portant sur les insecticides classiques, il convient d'éprouver les nouveaux produits mis au point au laboratoire qui paraissent capables de remplacer les hydrocarbures chlorés là oh ceux -ci se sont révélés ou sont devenus inefficaces
pour l'éradication du paludisme. Dans ce cas aussi, des expériences sur le terrain sont nécessaires pour fixer des doses et des fréquences standard, mais les méthodes à suivre sont plus compliquées parce qu'elles
est pas fait dans les autres secteurs. Trois autres
méthodes (les essais biologiques, le test d'irritabilité et l'indice d'anthropophilie déterminé sur des frottis stomacaux d'anophèles) peuvent fournir des indications complémentaires, encore que les résultats demandent à être interprétés avec prudence et que les
doivent tenir compte, d'une part, des procédés qui ont été employés pour l'étude préliminaire des nouveaux produits et, d'autre part, des techniques d'évaluation opérationnelle auxquelles les préparations nouvelles pourront être ensuite soumises. Si l'on disposait de méthodes qui puissent être valablement utilisées dans ces diverses situations, il serait beaucoup
limitations de chacune de ces méthodes employée isolément soient maintenant largement reconnues. Cet enrichissement considérable de l'arsenal méthodologique exige, de la part de l'entomologiste chargé d'évaluer sur le terrain une attaque insecticide, une
plus facile d'expliquer pourquoi un insecticide qui donne de bons résultats dans un cas est inefficace dans d'autres cas. Le problème de la résistance physiologique des vecteurs aux insecticides est traité à la section 4.2. Le phénomène s'étant quelque peu stabilisé (sans être devenu pour cela moins inquiétant), on peut désormais
formation beaucoup plus poussée que naguère; il doit en outre faire preuve de beaucoup de discernement
consacrer plus de temps à l'étude d'autres faits, par exemple à celle de l'effet irritant du DDT. Théorique-
dans le choix de ses méthodes de travail et dans l'interprétation des résultats. C'est la raison pour laquelle se multiplient les cours d'initiation aux techniques entomologiques, sur l'initiative de plusieurs services
ment, cet effet peut être d'abord favorable dans la mesure oh il empêche les vecteurs de pénétrer dans les maisons ou de piquer à l'intérieur des habitations.
Mais, à partir d'un certain moment, il peut être néfaste en ce sens qu'il est trop faible pour prévenir l'entrée des vecteurs, mais suffisamment fort pour empêcher l'insecte de se poser sur une surface traitée et d'absorber une dose mortelle. Comme il est important de déterminer ce qui se passe effectivement, au long des semaines, dans les locaux traités, on attache de plus en plus d'intérêt, du point de vue opérationnel, aux indices d'engorgement dans les habitations et aux captures et taux de mortalité dans les pièges de fenêtres. Parallèlement, il est capital de pouvoir apprécier avec exactitude le danger de transmission
nationaux d'éradication du paludisme et de l'OMS elle -même. Par exemple, un cours d'entretien spécialement destiné aux entomologistes de l'OMS et portant en particulier sur les aspects épidémiologiques de leur travail s'est déroulé au centre de formation à l'éradi-
cation du paludisme du Caire en mai et juin 1961. D'autre part, il s'est tenu à Alexandrie, du 22 au 27 mai 1961, une réunion d'entomologistes de l'OMS (groupant tous les conseillers entomologistes régionaux) au cours de laquelle a été discutée la nécessité d'une standardisation des nouvelles méthodes entomo-
CARTE 3. RESISTANCE AUX INSECTICIDES CHEZ LES PRINCIPAUX VECTEURS DU PALUDISME (OCTOBRE 1961 FIG. I
A. ALBIMANUS
FIG. II
A_ GAMBIAE
FIG. III
A. SACHAROVI
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FIG. V A. CULICIFACIES
, 0 ,,.. O III'
i (I) "0 2.3.
DISTRIBUTION APPROXIMATIVE DE L'ESPÈCE
CIRCONSCRIPTIONS ADMINISTRATIVES DANS LESQUELLES DES TESTS ONT RÉVÉLÉ L'EXISTENCE OU L'APPARITION D'UNE RÉSISTANCE AU DDT CIRCONSCRIPTIONS ADMINISTRATIVES DANS LESQUELLES DES TESTS ONT RÉVÉLÉ
L EXISTENCE OU L'APPARITION D'UNE RÉSISTANCE A LA DIELDRINE
\
MMCIRCONSCRIPTIONS ADMINISTRATIVES DANS LESQUELLES DES TESTS ONT RÉVÉLÉ
L'EXISTENCE OU L'APPARITION D'UNE RÉSISTANCE AU DDT ET A LA DIELDRINE M H0 7155
r
ANNEXE 19
143
en dehors des habitations. Bien que ce problème relève
essentiellement de l'écologie humaine, c'est à l'entomologiste qu'il appartient de mesurer dans les zones traitées la fréquence effective des contacts entre l'homme et le vecteur à l'extérieur des habitations et
de calculer la probabilité pour les moustiques de parvenir à un âge dangereux. L'expérience semble montrer que là où l'hôte humain est régulièrement à la portée du vecteur en plein air pendant les heures oY celui -ci prend ses repas de sang, le traitement insecticide des habitations, même s'il est pleinement
efficace, peut parfois ne pas interrompre la transmission. 3.5
Administration de médicaments
Le rôle de la chimiothérapie au cours des diverses phases de l'éradication du paludisme a déjà été exposé dans deux rapports antérieurs sur l'état d'avancement du programme mondial d'éradication du paludisme - à la vingt- cinquième session du Conseil exécutif, en janvier 1960,' et à la Quatorzième Assemblée mondiale de la Santé, en février 1961.2 Il apparaît que la situation n'a pas subi de changements notables au cours de l'année considérée. Dans presque tous les programmes d'éradication, les pulvérisations d'insecticides à action rémanente
jamais pu être remplie, sauf dans de très petites
il peut y avoir lieu d'interrompre le traitement. D'une manière générale, l'expérience montre cependant qu'aux doses recommandées il est rare que la prima quine provoque des symptômes toxiques. Dans des circonstances exceptionnelles où les pulvérisations d'insecticides à action rémanente sont inefficaces ou impraticables, les antipaludiques peuvent constituer la seule arme d'attaque. Il faut alors administrer régulièrement et à intervalles rapprochés (au moins une fois par semaine) un médicament donné (ou une association de médicaments) à chaque habitant de la zone intéressée pendant une période prolongée. Comme dans le cas des pulvérisations d'insecticides à action rémanente, seule une couverture totale de la population, à chaque distribution, permettra d'interrompre la transmission. Jusqu'ici, cette condition n'a
collectivités. En effet, mêmç dans des programmes couvrant une zone relativement peu étendue et menés dans les conditions les plus favorables, pendant un temps limité, la fraction de la population traitée lors d'une distribution quelconque n'a jamais dépassé 90 à 93 %.
Etant donné les difficultés pratiques presque insurmontables qui empêchent de réaliser une couverture
totale par la distribution régulière de comprimés, l'emploi de sel médicamenteux paraît particulièrement tentant. Cette médication indirecte, consistant à
restent l'arme clé au cours de la phase d'attaque.
C'est dans la phase de consolidation que la chimiothérapie devient le principal moyen de lutte, appliqué alors à des individus ou à de petits groupes de personnes auxquels le médicament n'est administré que pendant de courtes périodes et pour une guérison radicale.
mélanger le médicament à un condiment d'usage universel comme le sel de cuisine (méthode de Pinotti),
est souvent plus commode, plus économique et plus efficace que la méthode classique des comprimés. Son gros avantage est qu'elle permet de toucher chaque
Pendant la phase de consolidation, c'est -à -dire à partir du moment od les pulvérisations ont cessé et où les vecteurs ne sont plus contenus par un barrage insecticide, les rechutes d'infections résiduelles à vivax peuvent entraîner une reprise de la transmission
foyer sans astreindre les gens à la discipline de la distribution et de l'ingestion régulières des médicaments, tout en évitant les dépenses considérables qu'entraînent normalement les traitements médicamenteux individuels.
si les malades ne sont pas soumis à un traitement radical le plus tôt possible après avoir été dépistés. Pour le traitement radical de ces rechutes, la plupart des pays ont maintenant adopté le traitement standard de quatorze jours par une amino -8 quinoléine, en général la primaquine. Il convient toutefois d'ajouter que, dans les régions rurales non encore desservies par
Des projets antipaludiques reposant sur l'emploi exclusif de sel médicamenteux ont été entrepris au Cambodge, au Ghana, en Guyane britannique et en Nouvelle- Guinée néerlandaise; un projet analogue a été interrompu au Brésil en novembre 1961. Les observations faites à l'occasion de ces projets montrent toutefois que cette méthode soulève elle aussi différents
problèmes, dont certains n'ont pas encore reçu de solution.
un réseau de stations antipaludiques ou de services efficaces d'hygiène rurale, le traitement radical rapide de tous les cas dépistés soulève de grandes difficultés opérationnelles. Des visites régulières au domicile de
Tout d'abord, dans beaucoup de régions sous développées qui se trouvent être aussi fortement impaludées, le sel de cuisine ordinaire n'est pas encore devenu un condiment d'usage universel, soit parce qu'il est difficile à obtenir, soit parce que son prix est relativement élevé. La distribution gratuite de sel médicamenteux est la solution qui vient aussitôt à l'esprit. Mais, dans les régions ot le commerce du sel
chaque malade ou l'hospitalisation obligatoire sont les seuls moyens d'assurer que chaque dose est effectivement absorbée. C'est une mauvaise formule que de
remettre les comprimés aux intéressés, car le plus
souvent ils ne les prendront pas ou en feront un mauvais usage. En outre, un contrôle est souhaitable pour détecter l'apparition possible d'effets toxiques chez des sujets sensibles à la primaquine, auquel cas 1 Document polycopié EB25/40, décembre 1959. 2 Document polycopié A14 /P &B /2, décembre 1960.
est déjà fortement implanté, il n'est en général pas possible de distribuer le sel médicamenteux sans passer par le circuit commercial. Le succès de la méthode dépendra donc largement de la condition économique de la population; dans les régions écono-
miquement faibles, un système de subvention à la
consommation ou à la distribution pourrait être nécessaire pour assurer que tous les habitants, quel
144
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
que soit leur revenu, puissent se procurer une ration complète de sel médicamenteux.
Avant de lancer un projet de distribution de sel médicamenteux dans quelque région que ce soit, il est indispensable d'examiner divers problèmes techniques et opérationnels. Parmi les conditions essentielles figurent en particulier les suivantes : il faut que la population consomme régulièrement du sel de cuisine,
L'inconvénient sans doute le plus important de la méthode de Pinotti est que le sel est absent ou ne figure qu'en quantité minime dans la ration alimentaire des nourrissons et des jeunes enfants, qui constituent
précisément le groupe d'âge le plus infecté. L'indispensable couverture totale est donc irréalisable, si bien que, dans les régions fortement endémiques, le recours exclusif à la distribution de sel médicamenteux a peu de chance de permettre d'interrompre la transmission,
que l'on puisse exercer un contrôle sur toutes les sources de sel non médicamenteux, et que le sel local se prête à la préparation d'un bon mélange médicament -sel qui reste stable et soit du goût de la population. L'un des principaux obstacles à l'application en grand de la méthode de Pinotti était précisé-
à moins que la médication directe ne soit pratiquée pour les nourrissons et les jeunes enfants. Le
sel additionné de médicament peut fort bien être indiqué dans les cas où il viendrait compléter les pulvérisations d'insecticide là où celles -ci ne suffisent
ment la difficulté de préparer un mélange qui soit stable dans les conditions de forte humidité régnant sous les tropiques. En 1961, des progrès considérables
pas à interrompre la transmission. En collaboration avec plusieurs gouvernements, l'Organisation s'efforce d'évaluer les promesses réelles de cette méthode et de
ont été réalisés vers la solution de ce problème, soit par l'emploi des composés moins solubles du médicament antipaludique, soit par l'enrobage de la forme soluble dans un revêtement spécial (tel que l'alcool cétyl -stéarylique).
déterminer comment l'appliquer au mieux dans les diverses conditions locales. Il a déjà été établi un guide, dont les directives sont suivies dans tous les programmes où le sel médicamenteux est employé.'
IV. PROBLÈMES DE RESISTANCE 4.1
Problèmes posés par la résistance des parasites du paludisme aux médicaments
de P. falciparum et P. malariae à la pyriméthamine et, depuis lors, le nombre de cas signalés n'a cessé de croître d'une année à l'autre. Il s'agit le plus souvent de cas de P. falciparum rencontrés en Afrique. En dehors
La résistance aux médicaments est l'aptitude d'une
souche de parasites du paludisme à survivre à des doses de médicament qui, normalement, détruisent les représentants des autres souches de la même espèce ou les empêchent de se multiplier. Si, après administration d'une dose suffisante du médicament approprié, les parasites ne disparaissent
pas du sang du sujet infecté, le fait peut être dû à un échec de la médication ou à une résistance des parasites au médicament. L'échec de la médication peut s'expliquer par un défaut d'absorption ou par
de l'Afrique tropicale, on a remarqué une résistance à la pyriméthamine chez P. vivax au Venezuela et chez P. falciparum en Nouvelle- Guinée néerlandaise. Au Venezuela, les rapports proviennent d'une région relativement vaste située dans la partie ouest du pays et où vivent 38 000 personnes auxquelles on a admi-
nistré pendant plus d'un an une dose pour adultes de 50 mg de pyriméthamine à raison d'une fois par semaine au début, puis d'une fois tous les quinze jours
la rapidité inhabituelle de la dégradation ou de l'excrétion du produit. Par contre, il y a résistance
au bout d'un certain temps. En Nouvelle- Guinée néerlandaise, la résistance a été constatée après que l'on eut distribué pendant six mois du sel médicamenteux contenant de la pyriméthamine. Par contre, on n'a pas observé de résistance à la pyriméthamine ou
lorsque l'absorption et la dégradation du médicament ne présentent aucune anomalie mais que le parasite lui -même ne subit pas l'effet du médicament. On avait déjà observé autrefois que certaines souches
au proguanil en Roumanie ou en URSS, où ces produits ont été largement utilisés, en même temps que d'autres médicaments antipaludiques, pour la « prophylaxie de masse ». Au cours des dix dernières années, la chloroquine s'est révélée être l'un des antipaludiques les plus sûrs pour le traitement des atteintes aiguës et la suppression
de parasites du paludisme étaient devenues moins sensibles à la quinine, à la pamaquine et à la mépacrine, mais c'est surtout depuis 1948 -1950 que le problème de la résistance des parasites humains aux médicaments a pris de l'importance, car c'est alors que l'on a constaté, en Malaisie, la multiplication des
de la parasitémie. Ce produit présente le double avantage d'être à la fois très actif et dépourvu d'effets secondaires graves et de n'avoir suscité aucune résis-
infections à falciparum et à vivax présentant une résistance au proguanil. D'autres cas de résistance au
proguanil ont été par la suite observés en Assam, en Indonésie, en Nouvelle- Guinée néerlandaise, dans la République du Viet -Nam et dans plusieurs régions de Malaisie.
Dès 1952, on a observé en Afrique orientale que certaines souches de P. falciparum résistant au pro guanil présentaient une résistance croisée à la pyriméthamine. En 1954, on a constaté sur le terrain, au Kenya et au Tanganyika, une résistance de souches
tance jusqu'à présent. Des chercheurs de l'Inde avaient bien démontré, il y a quelques années, que l'on pouvait augmenter expérimentalement de deux cents fois la tolérance de P. berghei à la chloroquine, mais en tenant générale1 Organisation mondiale de la Santé (1960) Guide -lines for the use of medicated salt (Pinotti's method) in malaria eradication programmes, Genève (document polycopié, version anglaise seulement).
ANNEXE 19
145
ment pour négligeable la possibilité d'un tel phénomène dans le paludisme humain.
L'apparition récente d'une tolérance accrue de P. falciparum à la chloroquine a été observée chez une souche provenant sans doute de Colombie; la question a été étudiée par une équipe des Instituts nationaux de la Santé des Etats -Unis d'Amérique. Cette souche a été isolée chez un malade non immun qui avait travaillé en Colombie et qui avait souffert d'atteintes répétées de paludisme à P. falciparum en dépit de plusieurs traitements par la chloroquine. Le Bureau sanitaire panaméricain /Bureau régional OMS
les régions où des programmes d'éradication sont en cours d'exécution. Ces méthodes se sont également révélées utiles pour les recherches fondamentales de génétique et de biochimie sur la nature et les origines de la résistance.
La pression exercée par un insecticide sur une
population de moustiques peut provoquer chez celle -ci des modifications de comportement aussi bien que des modifications physiologiques. Lorsque, par un chan-
gement apparent de comportement, un vecteur est capable d'éviter l'absorption d'une dose mortelle d'insecticide, les opérations sont parfois rendues difficiles. Cette modification, appelée parfois «résistance de comportement », est plus difficile à étudier
pour les Amériques a organisé une enquête épidémiologique sur le terrain pour rechercher le foyer éventuel de cette résistance en Colombie, mais rien n'a permis d'établir l'existence de souches sauvages résistant à la chloroquine. Une étude récente a révélé que la souche colombienne de P. falciparum présentant une tolérance à la
au moyen d'épreuves uniformes et il faudra, pour apprécier exactement son importance, étudier de façon plus approfondie les données rassemblées sur le terrain. Le tableau D fournit un état récapitulatif revisé de la résistance aux insecticides chez les vecteurs du paludisme. La présentation en est la même que celle adoptée pour le rapport de 1960, sauf qu'on a éliminé, pour plus de clarté et de brièveté, les insectes non vecteurs et les espèces chez lesquelles la situation à cet égard n'est pas confirmée. On trouvera dans le présent
chloroquine en présentait également une à l'amodiaquine et à l'hydroxychloroquine. La situation actuelle permet de tirer les conclusions suivantes : pratiquement, la résistance aux médica-
ments n'oppose encore nulle part un obstacle à
l'éradication du paludisme. On n'a observé de résistance nette qu'à l'égard de deux produits : le proguanil et la pyriméthamine. Le proguanil, étant donné son être recommandé pour les programmes d'éradication.
action de courte durée, ne saurait de toute façon Quant à la pyriméthamine, il est facile d'empêcher l'apparition d'une résistance si l'on prend soin de ne pas utiliser le produit isolément pour le traitement des infections sanguines installées. La pyriméthamine ne doit être utilisée dans les opérations d'éradication que pour ses propriétés étioprophylactiques et sporontocides,
rapport (carte 3) des indications sur la situation des six principaux vecteurs. Les figures I à VI montrent
le rapport entre les zones où l'on a constaté une
résistance à l'un ou l'autre des insecticides (DDT ou dieldrine) et la distribution des espèces en cause. On constatera que dans chaque cas la « zone de résis-
tance » ne représente qu'une petite fraction de la «zone de distribution ». Il peut y avoir à cela trois raisons : 1) dans les zones où l'on n'a pas effectué de
et toujours en association avec des doses
pulvérisations, la population de moustiques n'a été soumise à aucune pression qui puisse favoriser l'apparition d'une résistance; 2) la structure générale de la population de moustiques exclut dans certaines zones l'apparition d'une résistance; 3) s'il y a résistance, elle
appropriées de chloroquine ou d'amodiaquine.
Une tolérance plus élevée ou une résistance de certaines souches de P. falciparum à la chloroquine pourrait avoir des incidences graves si la présence de ces souches se confirme sur le terrain. Il est évident qu'avant d'apporter quelque modification que ce soit aux opérations il convient de soumettre à un examen
approfondi tous les cas de prétendue résistance à la chloroquine. Ainsi qu'on l'a déjà signalé au début de la présente section, l'« échec de la médication»
n'a pas encore été décelée. Cette dernière raison ne doit pas être sous -estimée, car dans beaucoup de programmes les entomologistes sont trop peu nombreux pour assurer une couverture suffisante. Compte tenu de tous ces facteurs, il semble que, depuis la rédaction du dernier rapport, on note une certaine tendance à la stabilisation, résultant peut -être
peut être dû à des circonstances diverses et, très souvent, au fait que le médicament n'a pas été ingéré
par le sujet.
en partie d'une extension de l'emploi du DDT au détriment de la dieldrine. On sait en effet que la résistance au DDT est beaucoup plus lente à se manifester, qu'elle est moins accentuée et qu'elle tend à disparaître assez rapidement lorsque la pression de l'insecticide sur la population de moustiques est supprimée. Ce phénomène pourrait être dû en partie à l'action irritante du produit, qui permet souvent à certains sujets sensibles de survivre et diminue ainsi la pression sélective favorisant la résistance. C'est le
4.2
Résistance aux insecticides
C'est la mise au point par l'Organisation de méthodes uniformes permettant de déterminer la sensibilité des moustiques aux insecticides qui a permis de découvrir que certains échecs des opérations étaient imputables à une résistance physiologique des vecteurs aux insecticides. Depuis quelques années, on pratique dans
cas, semble -t -il, pour A. sacharovi en Grèce. Par contre, il n'est pas douteux que la sélection favorable à la résistance est particulièrement intense là où l'on utilise des larvicides ou des pesticides agricoles : les larves, même irritées, ne peuvent échapper au contact. On notera dans le tableau D des exemples apparents de retour à la sensibilité au DDT chez A. stephensi
le monde entier des épreuves à l'aide des trousses standard fournies par l'OMS et l'on a pu ainsi déterminer le degré exact de la résistance constatée dans
146
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
dans les régions d'Ahwaz, en Iran, et de Bassora, en
résistance d'A. sundaicus (fig. VI) ne se sont pas étendues et l'on n'a découvert aucun cas de population résistante aux deux insecticides. Pour cinq des principaux vecteurs ci- dessus mentionnés, la résistance aux insecticides a joué un rôle décisif en empêchant l'interruption de la transmission
Irak, ainsi que chez A. sundaicus à Semarang, en Indonésie. Les seuls cas nouveaux de résistance sont
deux vecteurs qui jouent un rôle localisé dans la transmission du paludisme : A. nuffez- tovari a manifesté une tolérance accrue au DDT dans le district de Táchira, au Venezuela, et l'on a signalé en Colombie
et à la Trinité une résistance à la dieldrine chez A. neomaculipalpus.
Les zones de résistance avérée des principaux vecteurs se sont quelque peu étendues, mais cette extension n'est nullement en rapport avec la quantité de pulvérisations effectuées ni avec le nombre des épreuves en cours. La situation est en effet la suivante : pour A. albimanus (carte 3, fig. I), la résistance
au moyen de l'insecticide ou des insecticides eiI question. Pour le sixième, A. culicifacies, cela ne semble pas s'être produit; dans les zones où il a
manifesté une résistance au DDT, comme aussi dans l'ensemble du secteur couvert par le programme de
l'Inde, la phase d'attaque par le DDT est presque achevée avec succès malgré des densités de vecteurs demeurant souvent élevées et des taux de mortalité apparemment faibles à l'intérieur des habitations. De nombreuses zones de ce programme entrent dans
n'a gagné qu'un seul autre pays (Costa -Rica, un district seulement); pour A. culicifacies (fig. V), on a constaté que la résistance au DDT est actuellement en progrès dans une vaste région de l'Inde couvrant partiellement trois états; en Afrique, une résistance à la dieldrine est apparue récemment chez A. gambiae (fig. II) dans certains districts du Ghana, du Mali, du Sierra Leone et du Congo (Brazzaville). Ce dernier exemple a ceci d'inquiétant qu'il est le premier à être signalé au sud de l'Equateur; en revanche, aucune manifestation de résistance n'a été constatée dans la partie orientale du continent. La situation d'A. sacharovi demeure inchangée (voir
la phase de consolidation en 1962. Un heureux ce résultat, notamment une forte diminution des
concours de circonstances semble avoir contribué à contacts entre l'homme et le vecteur et une très faible incidence parasitaire au moment où la résistance au DDT s'est manifestée. L'exemple d'A. culicifacies montre combien la
Huitième Assemblée mondiale de la Santé a été
fig. III), mais on a eu la preuve d'une résistance à la dieldrine chez certains représentants du même groupe en Bulgarie (groupe A. maculipennis, non spécifié) et en Algérie (A.m. labranchiae), outre le Maroc où elle avait été précédemment signalée. Pour A. stephensi (fig. IV), la situation demeure également à peu près inchangée; toutefois, la souche résistante à
prévoyante quand elle a recommandé aux gouvernements d'entreprendre d'urgence des campagnes d'éradication du paludisme avant que l'apparition prévue d'une résistance aux insecticides chez les vecteurs ne devienne suffisamment grave pour compromettre tout progrès.
Dans le tableau D, on a conservé les catégories commodes (sensible, intermédiaire, résistant) figurant
déjà dans le rapport précédent, avec les mêmes significations. « Résistant » signifie que, d'après les épreuves exécutées, plus de la moitié des moustiques
la dieldrine a maintenant gagné la plaine située à l'extrémité du golfe Persique, alors que l'espèce considérée y avait été signalée comme absente depuis 1958, année où l'on avait entrepris des opérations de couverture totale par la dieldrine. Enfin, les zones de
peut survivre à un contact qui détruirait tous les représentants d'une souche normalement sensible; « intermédiaire » indique que la population de moustiques supporte ce contact dans une proportion appréciable, mais inférieure à 50 %.
TABLEAU D. RESISTANCE DES VECTEURS DU PALUDISME AU DDT ET A LA DIELDRINE
Espèce
Pays
et district
Province
Réaction
au DDT
à la dieldrine
Réaction
Date de la première observation
la plus récente
confirmation
Date de la
A. aconitus
Indonésie
Centre -Java :
Djokjakarta Subah A. albimanus Colombie
sensible sensible sensible sensible sensible
résistant résistant résistant résistant intermédiaire
mars -avril 1960
oct. 1959 nov. 1959 sept. 1960
Córdoba
(voir carte 3, fig. I) Costa Rica
Norte de Santander Puntarenas oct. 1960
ANNEXE 19
147
Espéce
Pays
et district
Province
Réaction
au DDT
Réaction A la dieldrine
Date de la première observation
la plus récente
confirmation
Date de la
A. albinrauus (suite)
Cuba
Camagüey Oriente
sensible sensible
résistant résistant
avril -mai 1960
juin juillet 1959 nov. 1958 nov. 1959
DDT déc. 1960 Dln mars 1960
El Salvador
Cabañas Chalatenango :
J
1 intermédiaire sensible résistant sensible
-
résistant
-
Nueva Concepción
La Libertad La Paz : Herradura La Unión San Miguel San Salvador Santa Ana San Vicente Sonsonate
résistant résistant résistant
juillet 1958 juillet 1958 juillet 1958 sept. 1960 juillet 1958 sept. 1959 juillet 1960 février -sept. 1959
février -mai 1959
Usulután
résistant résistant intermédiaire intermédiaire résistant intermédiaire résistant résistant sensible
sept. 1960
résistant résistant
juillet 1958 avril 1961 août 1959
aoflt 1961
Equateur
El Oro Esmeraldas Guayas Los Rios Manabi
sensible sensible sensible
-
résistant juin 1959 intermédiaire juillet 1960 intermédiaire juillet 1959 intermédiaire mars - avril 1960 résistant avril 1960
juin 1960 février 1960 déc. 1960
Guatemala
Chiquimula El Progreso Escuintla
sensible résistant résistant sensible I sensible
résistant résistant résistant
avril juin 1959 sept. 1959 mars juillet 1959
mai 1960
DDT mars 1960 DIn déc. 1960
Guatemala Retalhuleu Suchitepéquez
l résistant sensible sensible sensible
résistant juin juillet 1959 intermédiaire juillet 1959 mars. 1960 résistant juillet 1959 résistant résistant sept. 1958 nov. 1958
oct. 1960
Zacapa: Teculután Zacapa Haiti Artibonite Grande Saline Nord : Pitobert Ouest
sensible sensible
intermédiaire sept. 1960 résistant sept. -oct. 1960 février 1960 résistant intermédiaire sept. 1960
sensible sensible
Honduras
Atlántida Choluteca : Namasigue Comayagua Cortés
intermédiaire intermédiaire résistant sensible intermédiaire
résistant résistant résistant résistant
oct. 1960 nov. 1959 nov. 1958 janvier 1959 juillet 1960 janvier -avril 1959 sept. 1960
El Paraíso Francisco Morazán Valle
résistant intermédiaire sensible sensible sensible
-
oct. 1960 DDT nov. 1960
nov. 1960
Honduras britannique Jamaique
Belize
Punta Gorda
résistant résistant résistant
février 1959 mai 1959
nov. 1958
février 1959
148
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
Espèce
Pays
et district
Province
Réaction
au DDT
à la dieldrine
Réaction
Date de la première observation
la plus récente
confirmation
Date de la
A. albimanus (suite)
Mexique
Chiapas : Suchiate Guerrero Michoacán : Apatzingán Puebla
sensible sensible
résistant intermédiaire résistant intermédiaire résistant résistant résistant résistant résistant résistant résistant résistant intermédiaire résistant résistant intermédiaire résistant intermédiaire résistant résistant
sensible
-
déc. 1959 mai 1960
Dln sept. 1960
mai 1959 oct. 1960 nov. 1959 oct. 1959 oct. 1958 février 1960 oct. -nov. 1959 avril -sept. 1959 février -mars 1961 février -mars 1961
Nicaragua
Carazo Chinandega Esteli
intermédiaire résistant l
-
mai 1960 déc. 1959
résistant sensible
Granada León Madriz Managua Masaya Nueva Segovia Rivas République Barahona Dominicaine Benefactor
résistant résistant résistant intermédiaire sensible sensible
-
oct. 1958 juillet 1959 oct. 1958 avril 1959 oct. 1959 août 1959 juillet -sept. 1959 mai 1960 sept. -oct. 1959 oct. 1959 août 1959 sept. -nov. 1959 -mai 1959
déc. 1960
Julia Molina Libertador Samaná San Rafael Santiago Trujillo A. aquasalis Brésil
sensible sensible sensible sensible sensible sensible sensible sensible
oct. 1960
DDT oct. 1960 DDT juillet 1960 DDT juin 1961 Dln février 1960
Para : Belem
sensible sensible
Fédération des Trinité Antilles Venezuela
résistant
août 1958
février juillet 1959
Sucre: Irapa
San Juan de las Galdonas Yaguaraparo A. culicifacies
sensible
-
résistant résistant résistant intermédiaire
août 1959 sept. 1959 août 1959
Inde
(voir carte 3, fig. V)
Andhra Pradesh : Khrishna Goudjerate : 1 Ahmedabad Ahwa
sensible
nov. 1960 mai 1961 1961
Baroda Broach Dangs Kaira Panch Mahals Surat Madhya Pradesh:1 Betul Maharashtra : 1 Chanda East Khandesh Thana West Khandesh Mysore :
intermédiaire intermédiaire intermédiaire intermédiaire intermédiaire intermédiaire résistant intermédiaire intermédiaire intermédiaire résistant sensible intermédiaire intermédiaire sensible
sensible sensible sensible sensible
janv. 1961 intermédiaire 8 oct. 1958 déc. 1960 février 1961
Mandya Rajasthan : Udaipur
-
sept. 1959 1961 1961
déc. 1959 sept. 1959 1961
avril 1961 avril 1961
janv. 1961 1961
déc. 1959
intermédiaire
mars 1959
1 La réaction au DDT s'est nettement modifiée dans ces Etats, mais le degré de développement de la résistance est incertain, les échantillons d'épreuve ayant été prélevés dans les habitations après pulvérisations. 2Etat « résistant » en octobre 1958, mais « intermédiaire » en décembre 1959.
ANNEXE 19
149
Espèce
Pays
et district
Province
Réaction
au DDT
à la dieldrine
Réaction
Date de la première observation
la plus récente
confirmation
Date de la
A. culicifacies (suite)
Népal
Bara Parsa Diamaré : Kaélé Nyong et Kelle : Eséka Nyong et Sanaga : M'Balmayó
sensible
-
résistant résistant
mai juin 1960 juin 1960
A. gambiae (voir carte 3, fig. II)
Cameroun
sensible
résistant résistant résistant
juillet 1959 déc. 1960
sensible sensible
déc. 1960 février -avril 1961
Djoué: Congo Brazzaville (Brazzaville) Kouilou : Pointe -Noire Côte- d'Ivoire
résistant résistant
avril 1961
Abidjan :
Dabou Grand -Bassam : Aboisso Man : Man
sensible
résistant
février 1958 février 1958 février 1961
juin 1958
sensible
résistant résistant intermédiaire
Dahomey
Cotonou Volta
sensible sensible
février 1959 juillet -sept. 1960
Ghana Haute -Volta
résistant
Banfora Bobo -Dioulasso : Bobo -Dioulasso
Houndé Boromo Nouna Liberia Mali Nigeria :
-
intermédiaire juillet -août 1957
résistant résistant intermédiaire intermédiaire résistant
juillet 1957 juillet -août 1957 juillet 1958 août 1958 oct. 1957
janvier 1960
Province centrale Bougouni Koutiala Kano :
sensible sensible sensible
juin juillet 1959
résistant intermédiaire résistant résistant résistant résistant résistant
août 1960 août 1958 1956 1958 1958
Kano Sokoto: Argungu
sensible
sensible
nov. 1955 1958
Sierra Leone Togo
Freetown Lomé
sensible sensible
août -sept. 1959
A. maculipennis labranchiae
Algérie
Mostaganem
sept. 1960 juillet 1960
Maroc
Rabat Marten Mindanao
sensible
intermédiaire juin -sept. 1959
Groupe A. maculipennis A. minimus flavirostris A. neomaculipalpas
Bulgarie
sensible
intermédiaire août 1960 résistant
Philippines
sensible
juillet 1959
Colombie Antilles
Córdoba
sensible sensible
résistant résistant
juin 1960 sept. 1959 juillet -août 1960
Fédération des Trinité
150
QUINZIÉME ASSEMBLk MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
Espèce
Pays
et district
Province
Réaction
au DDT
à la dieldrine
Réaction
Date de la première observation
la plus récente
confirmation
Date de la
A. nuñez -tovari
Venezuela
Táchira Ashkelon Beheira Fayoum Foadieh Gharbieh Gizèh Ismailia
intermédiaire intermédiaire intermédiaire intermédiaire intermédiaire intermédiaire intermédiaire intermédiaire intermédiaire intermédiaire intermédiaire intermédiaire intermédiaire sensible
sensible
août 1961 nov. 1959 sept. 1959 août 1959 sept. -oct. 1959 sept. 1959 sept. 1959 sept. 1959 août 1959 sept. 1959 sept. 1959 sept. 1959
A. pharoensis
Israel
résistant résistant résistant résistant résistant résistant résistant résistant résistant résistant résistant résistant résistant intermédiaire
République Arabe Unie
oct. -nov. 1960 oct. -nov. 1960
Le Caire Menoufieh Calioub Charkieh
Soudan
Nil Bleu: Sennar
déc. 1959 avril 1959 avril 1959
oct. 1961
A. pseudopunctipennis
Guatemala Mexique
Chiquimula Colima :
Coquimatlán Jalisco : Mezquitic Mexico : Tejupilco Michoacán : Apatzingán
-
juillet 1959
résistant résistant
juillet 1959
intermédiaire sensible intermédiaire sensible
août 1959 sept. 1959 sept. 1959
Lombardia Parácuaro Morelos :
intermédiaire avril 1959 intermédiaire avril 1959 intermédiaire sept. 1958
Cuautla Puente de Ixtla Tepalcingo Temixco Tlaquiltenango Puebla Nicaragua A. punctimacula Colombie León Chocó : Ríosucio Georgie :
sensible
-
résistant résistant intermédiaire résistant intermédiaire résistant
juillet 1959 août 1959 août 1959 juillet 1958 août 1959 oct. 1959
août 1959 sept. 1958
intermédiaire
intermédiaire mai 1959
intermédiaire
résistant
février 1959
A. quadrimaculatus
Etats -Unis
d'Amérique
Clark Hill Maryland :
résistant
sept. 1959
United States Army Chemical Center Mississippi : Bolivar
résistant sensible
résistant résistant
1958
août 1954 juillet 1959
juin juillet 1959 août 1959
Mexique
Tamaulipas :
San Fernando A. sacharovi Grèce
résistant
résistant
(voir carte 3, (fig. III)
Grèce centrale : Etolie- Acamanie Phthiotide Macédoine : Drama Imathia Piérie Thessalonique
sensible
intermédiaire intermédiaire intermédiaire intermédiaire résistant
résistant résistant résistant résistant résistant
août 1960 août 1959 juin 1960 sept. 1960 juillet 1957 juin juillet 1960
août 1960
-
juin 1959
ANNEXE 19
151
Espèce
Pays
et district
Province
Réaction
au DDT
à la dieldrine
Réaction
Date de la première observation
la plus récente
confirmation
Date de la
A. sacharovi (suite)
Grèce (suite)
Péloponnèse : Laconie Thessalie Thrace :
résistant intermédiaire résistant résistant résistant résistant sensible
résistant résistant
août 1956 juillet 1960 août 1959 juin 1958 août -sept. 1959
juillet 1960
Xanthi Turquie Içel: Tarsus Maras : Maras Seyhan :
sensible sensible sensible
juillet -août 1960
Adana A. sergenti A. stephensi
juin 1958 nov. 1958 février 1961
Jordanie Arabie Saoudite Inde
mer Morte Hasa :
résistant
(voir carte 3, fig. IV)
Dharan Madras : Salem Bassora 1 Muntafiq 1
résistant résistant
sensible
nov. -déc. 1955
mai 1958 1961
sensible
sept. 1957
Irak
f résistant l intermédiaire résistant
sensible
résistant sensible
oct. 1957 oct. 1961 oct. 1957 oct. 1957 nov. 1960
Iran
Chechom : Ahwaz 1
f résistant 1 intermédiaire
sensible
résistant sensible résistant sensible résistant
juin 1961 juin 1961 juin 1961
Haftom : Chiraz Hashtom : Kerman A. sundaicus Indonésie Centre -Java :
j résistant l résistant J résistant résistant sensible sensible
oct. 1957 janv. 1959 oct. 1957 janvier 1959
(voir carte 3, fig. VI)
Djokjakarta Puworedjo Semarang 2
Tjilatjap Est -Java :
résistant sensible résistant résistant résistant
résistant mars -avril 1960 intermédiaire nov. 1959 juin 1955 sensible intermédiaire mai 1961 sensible sensible sensible
nov. 1960 sept. 1961 mars 1960
Surabaya Ouest -Java :
juin 1956 1954 1954
Djakarta Tjirebon
juin 1956
1 A. stephensi a complètement disparu de l'Irak et de la plaine d'Ahwaz (Iran) en 1958, à la suite d'un traitement par la dieldrine. Sa réapparition a été signalée en 1960 en Iran et en 1961 en Irak. 2 Des pulvérisations de dieldrine ont été effectuées dans la zone de 1956 à 1958. Les épreuves pratiquées en mars 1960 ont montré que la population de A. sundaicus était, à cette époque, sensible au DDT. On ignore si cette modification provient d'une dilution progressive du facteur de résistance ou si la souche originale a été détruite par la dieldrine et remplacée à partir de 1958 par une souche sensible venant d'ailleurs.
V. NOUVEAUX INSECTICIDES Depuis qu'on a observé chez les anophèles l'apparition d'une résistance physiologique aux hydrocarbures chlorés utilisés dans les campagnes d'éradication
Le programme de recherche, d'évaluation et d'essai d'insecticides entrepris par l'Organisation en 1958 a
du paludisme et qu'on a pu rattacher ce phénomène à un processus de sélection, il était urgent que l'on trouve des insecticides de remplacement.
permis de mettre au point un certain nombre de composés organo -phosphorés, qui ont fait l'objet
d'épreuves sur le terrain. Parmi ces produits, ce sont le malathion et le fenthion (Baytex) qui semblaient les
152
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
plus prometteurs. En 1960, à la suite d'expériences faites en Grèce par une équipe spéciale de l'OMS pour
l'essai des insecticides, on a constaté qu'aux faibles doses employées (0,3 -0,6 g /m2) le malathion et le fenthion n'étaient pas efficaces contre les moustiques, mais qu'ils n'avaient eu, dans les locaux traités, aucun effet toxique pour l'homme ou pour les animaux. Cependant, les travaux d'une autre équipe opérant en El Salvador, en collaboration avec l'International Co- operation Administration des Etats -Unis d'Amérique (remplacée maintenant par l'Agency for Inter-
national Development) et le Ministère de la Santé
de l'El Salvador, ont montré qu'à des doses de 1 à 2 g /m2, ces insecticides provoquaient chez A. albimanus, pendant huit à douze semaines, une mortalité de plus de 70 % à l'essai biologique. L'Organisation a donc jugé utile de poursuivre à l'échelle du village l'étude des effets de ces produits
restrictions liées au risque de toxicité, il a été recommandé que le fenthion soit expérimenté, , à petite échelle, seulement dans les cas où le malathion s'était révélé sans effet. Cependant, un projet d'utilisation expérimentale de ces deux insecticides est prévu pour 1962 et 1963, afin que leur intérêt éventuel pour des programmes d'éradication puisse être déterminé; les essais se feront dans des secteurs où règnent les conditions habituelles des zones de paludisme endémique. Pour l'évaluation, on se prononcera d'après le critère épidémiologique d'interruption de la transmission; des observations entomologiques seront faites concurremment dans le cadre de l'évaluation épidémiologique et une attention toute particulière sera prêtée, dans le cas du fenthion, au problème toxicologique.
Les zones expérimentales de recherche devront offrir les conditions techniques ci -après :
à des doses plus fortes. Les recherches effectuées en 1961 dans la région de Lagos, au Nigéria, par l'équipe spéciale de l'OMS pour l'essai des insecticides ont fourni assez de données pour qu'on puisse en dégager un certain nombre de conclusions.
a) endémicité forte ou moyenne et longue saison de transmission; b) mouvements minimums de population; c) nombre minimum de gens dormant à l'extérieur parmi la population locale; d) intervention d'une ou deux espèces au maximum dans la transmission du paludisme à l'intérieur des habitations.
A la suite des observations les plus récentes, il semble que le malathion, en raison de son innocuité et de son activité biologique, puisse remplacer le DDT
pour la destruction des anophèles adultes lorsque la résistance au DDT s'est installée. Le malathion, toutefois, ne doit pas être employé sur des surfaces sorbantes, où il devient rapidement inactif, mais il est aussi persistant que le fenthion sur des surfaces non sorbantes et il présente, en outre, l'avantage de
Le DDVP diffère des autres composés organophosphorés en ceci qu'il produit une vapeur à concentration d'insecticide mortelle pour les moustiques. Pour étudier les possibilités de la méthode des fumigations à effet rémanent, l'équipe spéciale de l'OMS a procédé au Nigéria à des essais limités sur le terrain, avec une préparation solide et une préparation liquide. Les résultats obtenus jusqu'à présent sont si encou-
n'avoir tout au plus qu'un très léger effet irritant. Malheureusement, son prix de revient au mètre carré
est actuellement beaucoup plus élevé que celui du DDT. Quant au fenthion, qui s'est montré efficace pendant
rageants, à la fois du point de vue de l'efficacité contre les moustiques et de la non -toxicité pour les mammifères, qu'on envisage d'utiliser prochainement le produit dans un projet de recherches sur le terrain. Les recherches effectuées jusqu'ici dans divers laboratoires indiquent que les concentrations normalement requises pour une action efficace contre les moustiques n'atteignent pas le cinquantième de celles qui provo-
des périodes allant jusqu'à cinq ou six mois sur des surfaces perméables ou imperméables, il ne faut encore l'employer qu'avec précaution pour s'assurer de sa non -toxicité pour les pulvériseurs et pour les habitants des maisons traitées. A cette fin, on soumettra les uns et les autres, avant les pulvérisations et, par la suite, à intervalles réguliers, à des dosages de la cholinestérase dans le sang. En raison de ces
queraient un abaissement perceptible du taux de cholinestérase dans le sang, ce qui assure une marge de sécurité largement suffisante.
VI. RECHERCHES
Pour la commodité de l'exposé, nous grouperons les diverses recherches entreprises sur le paludisme sous trois rubriques : parasitologie et immunologie, chimiothérapie, entomologie. Quant aux recherches épidémiologiques, elles se poursuivent constamment dans le cadre des opérations et les résultats obtenus dans les trois domaines que nous venons d'indiquer y contribuent indirectement.
6.1
Parasitologie et immunologie
Le moyen de cultiver les parasites du paludisme sous leurs formes erythrocytaires est connu depuis 1912, soit depuis un demi -siècle. Malheureusement, les méthodes actuelles ne sont ni assez pratiques, ni assez sûres pour qu'on puisse entretenir une souche avec toutes ses caractéristiques pendant un nombre
ANNEXE 19
153
indéfini de générations. L'Université Hadassah, à Jérusalem, cherche, avec l'assistance de l'OMS, à cultiver in vitro des formes exo- érythrocytaires de P. gallinaceum. Ces recherches aideront peut -être à mettre au point des médicaments étioprophylactiques, c'est -à -dire capables de tuer les parasites avant qu'ils n'envahissent les globules rouges.
un membre du personnel de l'hôpital pour lui permettre de venir consulter à Genève la documentation disponible et d'étudier les rapports qui peuvent exister entre l'endémicité dans certaines zones et la fréquence de la carence en G -6 -PD. Une autre question, qui n'est pas moins importante que l'appréciation du rôle des facteurs génétiques dans l'incidence et la gravité des infections paludéennes,
La durée limitée de l'infection par les diverses espèces de parasites du paludisme humain est à la
base de la théorie de l'éradication. Si les connaissances acquises grâce à la paludothérapie ont fait des progrès
impressionnants entre les deux guerres mondiales, il n'en reste pas moins beaucoup à découvrir, notamment au sujet des infections à P. falciparum en Afrique,
est celle de l'évaluation quantitative de l'immunité acquise au paludisme; l'OMS prête son assistance pour deux projets de recherches dans ce domaine, l'un à l'Université de Malaisie, et l'autre au Liberian Institute of the American Foundation for Tropical Medicine. Il ressort de ce bref aperçu des recherches entreprises
pour des recherches sur la durée de l'infection à falciparum chez des immigrants qui ont quitté une région fortement impaludée pour venir s'établir dans une zone non impaludée (Merseyside en Angleterre, projet exécuté par la Liverpool School of Tropical Medicine).
qui semblent plus tenaces que les infections dues à des souches non africaines. L'OMS accorde son aide
en matière de parasitologie et d'immunologie que la diversité des souches existantes de parasites du paludisme peut influer dans une certaine mesure sur les activités d'éradication. Aussi importe -t -il de conserver une collection de « souches -types » dans un laboratoire
Il est techniquement difficile d'identifier les différentes souches par les méthodes habituelles in vivo
de référence. Le Gouvernement des Etats -Unis a accepté que le Laboratory of Parasite Chemotherapy du National Institute of Allergy and Infectious Diseases, à Bethesda (Maryland), soit désigné comme laboratoire de référence de l'OMS pour les parasites du paludisme. Ce laboratoire est dirigé par un membre
ou in vitro et l'on compte beaucoup, à cet égard, sur les anticorps fluorescents. Le département de parasitologie de la London School of Hygiene and Tropical Medicine procède à des recherches dans ce domaine avec l'assistance de l'OMS. Jusqu'ici, on n'a pas encore étudié de souches de P. falciparum à l'aide de colorants immunofluorescents.
du Tableau OMS d'experts du Paludisme; il sera chargé d'entretenir un certain nombre de souches de différents plasmodes, humains et animaux, de déterminer les indices de base de la sensibilité de certaines
Aussi l'OMS a -t -elle accordé une subvention au biologiste qui, ces deux dernières années, était respon-
souches aux médicaments et d'étudier le degré de tolérance des souches moins sensibles. Ces deux dernières années, on a fait du bruit autour de la découverte d'infections humaines accidentelles par le parasite du singe P. cynomolgi bastianellii, et la presse, tant professionnelle que profane, a publié
sable des recherches de ce type à la London School, afin de lui permettre de poursuivre ses travaux sur des souches de P. falciparum au Liberian Institute of the American Foundation for Tropical Medicine. Bien des observations sur la fréquence de l'hémoglobine drépanocytaire (hémoglobine S) dans les
régions très impaludées semblent indiquer que la multiplication de P. falciparum est quelque peu inhibée chez les nourrissons porteurs du caractère S,
ce qui réduit leur parasitémie et augmente leurs chances de survie. L'OMS prête son assistance à l'Ibadan University College, au Nigéria, pour des travaux sur les rapports existant entre la fréquence de ces facteurs génétiques et l'endémicité paludéenne. Ces activités vont pénétrer dans le domaine chimio-
des articles selon lesquels le paludisme du singe pourrait opposer de graves obstacles à l'éradication de la maladie. Dans son huitième rapport, le Comité OMS d'experts du Paludisme a ramené le problème à ses véritables proportions, mais il a recommandé d'entreprendre des recherches sur le paludisme du singe et sa transmissibilité à l'homme.' 6.2 Chimiothérapie
thérapique : on se propose en effet de comparer en 1962 l'action hémolytique de deux amino -8 quinoléines (la primaquine et le quinocide, médicaments largement utilisés pour l'éradication du paludisme) sur des sujets qui présentent une carence en glucose -6 phosphate déshydrogénase (G- 6 -PD). Cette carence
On a grandement besoin de nouveaux médicaments ayant un plus large spectre d'activité et des effets plus durables que les préparations actuelles, mais, cela va
sans dire, la mise au point d'antipaludiques de ce genre est généralement une entreprise très onéreuse qui dépasse les capacités de l'Organisation. Malheureusement, aucun institut ou firme pharmaceutique ne s'est lancé dans cette entreprise à laquelle, bien entendu, ''OMS ne pourrait apporter qu'une assistance symbolique; les travaux dans ce domaine se sont donc limités à la recherche appliquée. 1 Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1961, 205, 49.
enzymathique, fréquente en Afrique tropicale, prédispose à un effet secondaire hémolytique lorsqu'on administre certains médicaments, tels que les amino-8
quinoléines. L'étude entreprise devrait permettre de
choisir le médicament le moins toxique pour les programmes d'éradication du paludisme. D'autres instituts, notamment l'Hôpital Tel Hashomer, en Israël, travaillent également sur cette question. L'OMS
a accordé une bourse d'études de deux semaines à
154
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
Un essai de grande envergure (bénéficiant d'une subvention de l'OMS), avec administration systématique d'un médicament antipaludique associant des amino -4 quinoléines et des amino -8 quinoléines, a été
ou de leurs larves aux insecticides, ou pour des essais biologiques, ont été fournis aux bureaux régionaux,
qui en ont assuré la distribution. L'Organisation a également livré un grand nombre de papiers imprégnés de rechange.
effectué au Tanganyika dans trois zones d'holoendémicité choisies pour leurs analogies. On s'est efforcé d'y interrompre la transmission de la maladie en utilisant uniquement le médicament. Des agents dûment formés et dignes de confiance l'ont administré à chaque habitant individuellement, en se fondant sur un recensement (chaque zone comptait entre 5000 et
Depuis que l'on a signalé pour la première fois la résistance d'A. gambiae à la dieldrine au Nigéria, en 1955, l'OMS a encouragé et appuyé de diverses manières l'étude du mécanisme de cette résistance, en coordination avec les recherches sur les insecticides; depuis 1959, elle prête son concours au Ross Institute of Tropical Hygiene de Londres pour des recherches
7000 habitants). Le comprimé renfermait 75 mg d'amodiaquine -base et 15 mg de primaquine -base. On a donné un comprimé à chaque enfant jusqu'à six ans,
sur la génétique de la résistance à la dieldrine, puis au DDT. Il importe de mettre au point les meilleures méthodes pour l'évaluation entomologique des effets des pulvérisations d'insecticides, et l'Organisation a favorisé de
et deux aux sujets de plus de six ans. Dans les deux zones où l'on a administré ces médicaments à 93
au moins des habitants, à raison d'une fois par semaine ou par quinzaine, les indices parasitaires sont tombés respectivement de 70 à 3 % et de 87 à 1,3 %, et ils sont restés à ces derniers niveaux pendant toute la durée du traitement. Dans la zone où l'administra-
diverses manières les travaux entrepris dans ce domaine. Il serait extrêmement souhaitable de disposer
d'un indice entomologique de référence que l'on utiliserait, dans tous les programmes ou dans la plupart d'entre eux, pour établir le moment où la transmission peut être présumée interrompue. Les équipes de l'OMS sur le terrain recueillent actuellement des observations
tion du médicament ne s'est faite qu'une fois par mois, les doses étant les mêmes qu'ailleurs au début, mais plus élevées au bout d'un certain temps, l'indice parasitaire n'a que légèrement diminué et de nombreux sujets présentaient une récurrence de la parasitémie quelques jours avant la nouvelle prise. On a entrepris à titre d'essai, avec l'assistance de l'OMS, la distribution de sel médicamenteux à 3000 personnes dans une région d'holo- endémicité de l'Afrique orientale, en vue de comparer l'efficacité, sous cette forme, de trois antipaludiques courants : biphosphate de chloroquine, amodiaquine -base et naphtoate de chloroquine. Les deux derniers médicaments cités, qui ne sont que très légèrement solubles dans l'eau, ont le grand avantage de ne pas présenter les deux principaux inconvénients du sel chloroquiné : le phénomène de « lessivage » et le goût amer. La résistance des parasites du paludisme aux médicaments antipaludiques est l'un des problèmes que pose l'éradication de la maladie. On connaît encore mal le mécanisme d'apparition de la résistance; il y aurait lieu de l'étudier sur le paludisme des oiseaux
et des données qui seront analysées et évaluées en vue de l'établissement d'un tel indice. Le Centre Muraz, à Bobo Dioulasso, en Haute -Volta, étudie la question depuis quelque temps, avec l'assistance de l'OMS. La longévité des vecteurs est l'un des facteurs qui présentera probablement une grande importance pour l'évaluation entomologique des effets des pulvérisa-
tions d'insecticides. L'OMS fournit son assistance pour des études dans ce sens, entreprises sur les deux principaux vecteurs africains, A. gambiae et A. fun est us,
à l'East African Institute of Malaria and Vector -Borne Diseases d'Amani, au Tanganyika, et sur A. koliensis,
A. farauti et A. punctulatus en Nouvelle- Guinée néerlandaise par la Division de Paludologie du Département de la Santé publique. Des études sur l'irritabilité des moustiques à l'égard de différents insecticides sont également faites avec l'aide de l'Organisation.
et des rongeurs et surtout sur celui du singe et de l'homme. On a confié l'exécution d'un projet dans ce sens à l'Institut du Paludisme dans l'Inde. 6.3 Entomologie
L'Institut Bernhard Nocht de Médecine maritime et des Maladies tropicales, à Hambourg, procède, avec l'assistance de l'OMS, à des études sur les moustiques et les insecticides, au moyen de huttes expérimentales installées dans des zones impaludées.
La détermination de la sensibilité des vecteurs aux insecticides est devenue une opération courante depuis
Le South African Institute for Medical Research a entrepris des recherches sur les différences génétiques
que l'Organisation l'a rendue possible en mettant au point des trousses d'épreuve et en les fournissant aux intéressés. En 1961, 283 trousses d'épreuve pour la détermination de la sensibilité des moustiques adultes
que présentent les populations domestiques et
les
populations sauvages de l'espèce A. gambiae dans le sud -est de l'Afrique.
ANNEXE 19
155
VII. TERMINOLOGIE
Un sous -comité créé par la Commission du Paludisme de l'Organisation d'Hygiène de la Société des
Un comité de rédaction, de langue anglaise, com-
Nations avait élaboré en 1940 un rapport sur la terminologie employée en paludologie. Plus tard, deux comités de rédaction ont mis au point, en anglais et en français respectivement, un exposé sur
prenant quatre membres du Tableau d'experts du Paludisme et deux membres du personnel de la Division de l'Eradication du Paludisme, a été nommé;
il vient de terminer un nouveau document, intitulé «Terminology of Malaria and of Malaria Eradication», qui est actuellement mis au point en vue de sa publication. Comme dans les deux ouvrages précédents, un glossaire constitue la partie principale du document, précédé d'un commentaire. Dans ce dernier, on s'est efforcé de classer en catégories cohérentes les notions et principes fondamentaux appartenant aux domaines bien définis de la paludologie et de l'éradication du paludisme, et de rédiger un texte suivi utilisant les termes du glossaire. Le glossaire de 1953 contenait environ 250 termes, celui de cette année en contient à peu près le double; il donne la définition de plus
la terminologie du paludisme, qui a paru dans la
Série de Monographies de l'OMS en anglais 1 en 1953 et en français 2 en 1954. Du fait de l'apparition ultérieure d'un grand nombre de notions épidémiologiques et de termes opérationnels nouveaux relatifs à la théorie et à la pratique de
l'éradication du paludisme, ces monographies ont cessé de répondre aux besoins. Des néologismes s'employaient dans diverses régions
du monde avec des acceptions différentes; or, la confusion des termes représentait un handicap pour les efforts visant à normaliser les méthodes d'éradication, l'évaluation des résultats et leur communication. Aussi le Comité d'experts du Paludisme a -t -il recom-
de 400 termes, les autres étant des synonymes ou étant expliqués dans le commentaire. Celui -ci représentera environ soixante -six pages imprimées, contre quarante -huit dans la monographie de 1953. Le commentaire de l'ouvrage précédent se composait de trois chapitres, le nouveau en compte sept, dont deux consacrés aux méthodes de l'éradication du paludisme.
mandé, dans son huitième rapport, en juillet 1960, que toutes les nouvelles notions et les termes qui les désignent soient définis et normalisés et que la terminologie soit mise à jour.$
VIII. ENREGISTREMENT DES ZONES OÙ L'ÉRADICATION DU PALUDISME A ÉTÉ RÉALISÉE En 1960, la Treizième Assemblée mondiale de la Santé, dans sa résolution WHA13.55, paragraphe 5,
une annexe intitulée « Attestation et enregistrement des zones oik l'éradication du paludisme a été réalisée ». Il y mettait les gouvernements au courant des méthodes
a prié «le Directeur général d'établir un registre
officiel dans lequel, après contrôle et attestation par une équipe d'évaluation de l'OMS, seront inscrites
les zones où l'éradication du paludisme aura été réalisée ». L'Organisation a commencé à s'acquitter
techniques qu'appliquera l'Organisation et des dispositions administratives qui ont été prises pour tenir, au Siège de l'OMS, un registre officiel de l'éradication
de cette nouvelle tâche. Le Comité d'experts du Paludisme, lors de sa huitième réunion, en juillet 1960,
du paludisme et pour donner suite aux demandes d'attestation et d'enregistrement. Un gouvernement peut prier l'Organisation d'attester qu'il a réalisé l'éradication du paludisme avant même que celle -ci
a clarifié et développé les critères épidémiologiques de l'éradication du paludisme 4 sans toutefois s'écarter de la définition fondamentale donnée à l'origine. Il a, en outre, étudié les méthodes de contrôle et d'attes-
soit acquise sur toute l'étendue de son territoire. Il faut toutefois, pour cela, que le territoire pour lequel l'attestation est demandée ait une superficie s'agisse d'une île ou que l'ensemble du territoire national n'ait une superficie inférieure. D'autre part,
tation aux fins d'enregistrement et fait des recommandations quant aux principes techniques à respecter en la matière.5 En février 1961, le Directeur général
égale ou supérieure à 50 000 km2, à moins qu'il ne le Directeur général a donné des instructions détaillées quant aux méthodes techniques et administratives que devra appliquer l'Organisation; il a notamment précisé les conditions minimums dans lesquelles l'éradication
a adressé à ce sujet aux gouvernements des Etats Membres une lettre -circulaire à laquelle était jointe 1 Covell, G., Russell, P. F. & Swellengrebel, N. H. (1953) Malaria terminology, Geneva (World Health Organization: Monograph Series, N° 13). 2 Vaucel, M., Roubaud, E. & Galliard, H. (1954) Terminologie du paludisme, Genève (Organisation mondiale de la Santé: Série de Monographies, NO 25) 3 Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1961, 205, 33, 53 4 Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1961, 205, 34. 5 Org. mond. Santé Sér. Rapp. techn., 1961, 205, 36.
pourra être attestée et les méthodes de contrôle à employer pour s'assurer qu'elles sont remplies.
Au cours de l'année examinée l'OMS a attesté et enregistré pour la première fois la réalisation de l'éradication du paludisme dans une zone importante
(comptant plus de quatre millions d'habitants) du Venezuela. Les enquêtes et les contrôles nécessaires
156
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
ont été effectués par le Bureau régional des Amériques en 1959, 1960 et 1961, c'est -à -dire avant que les der-
nières recommandations du Comité d'experts et les instructions du Directeur général n'aient été publiées. Les critères et méthodes appliqués n'en ont pas moins
été très stricts et l'attestation répond à toutes les exigences des dispositions actuelles. Outre sa valeur
historique, le document établi à ce sujet par le Bureau régional des Amériques représente une contribution extrêmement précieuse à la méthodologie de l'attestation. Trois pays d'Europe continentale ont présenté une demande analogue d'attestation et d'enregistrement d'éradication du paludisme.
IX. MAINTIEN DE L'ÉTAT D'ÉRADICATION Bien que quelques pays, situés dans différentes Régions, aient déjà reconnu la nécessité de planifier sérieusement les activités de vigilance, le problème du
maintien de l'état d'éradication n'a pas jusqu'ici suffisamment retenu l'attention. L'Organisation a souligné l'importance croissante de ce problème et les bureaux régionaux ont pris des dispositions pour encourager et faciliter la planification dans ce domaine.
la situation en matière de protection internationale contre le paludisme.' Comme on le verra ci- après, l'année 1961 a été
marquée par un certain nombre d'événements et d'activités qui touchent au problème général du maintien de l'état d'éradication. L'équipe d'évaluation inter -pays de l'OMS dans la Région de la Méditerranée orientale a notamment été chargée, lors de ses visites d'inspection des programmes, d'inciter les
La question présente deux aspects principaux : a) Planification et mise sur pied par les autorités nationales, dès le début de la phase de consolidation,
autorités responsables à intégrer les activités de surveillance et de vigilance antipaludiques dans l'action
des activités qui devront être assurées pendant la phase d'entretien. Il est nécessaire à cet effet d'établir rapidement une coordination avec les services généraux de la santé publique afin que ceux -ci soient parfaitement instruits du rôle qu'ils seront appelés à jouer dans l'organisation et la direction des opérations de vigilance pour le dépistage des cas pendant la phase d'entretien. Dans les pays oh les services de santé ruraux et, plus généralement,
générale de santé publique; dans les quatre pays - Irak, Jordanie, Liban et Syrie - od opère cette équipe, de vastes zones ont atteint la phase de conso-
lidation et certaines d'entre elles ont pratiquement réalisé l'éradication complète. Dans la Région européenne, la question du maintien de l'état d'éradication tient une grande place dans le
Plan prioritaire coordonné pour l'éradication du paludisme en Europe continentale. Les mesures à prendre pour empêcher la réintroduction du paludisme ont été longuement étudiées à la deuxième conférence
l'équipement médical rural sont très insuffisants, il faut aussi accélérer l'exécution des mesures prises pour remédier à cette situation.
Etant donné que le programme mondial d'éradication du paludisme se développe régulièrement et que le nombre des pays et des zones ayant réalisé l'éradication s'accroîtra prochainement, il est nécesb)
saire d'examiner et de contrôler l'efficacité des méthodes qui sont déjà ou vont être adoptées contre la réintroduction du paludisme dans des zones où il a été éradiqué, aussi longtemps que la
sur l'éradication du paludisme en Europe, qui s'est tenue à Tanger du ler au 8 mars 1962. En Italie, où l'éradication est chose faite depuis plusieurs années, l'Institut de Paludologie de Rome publie des cartes spéciales indiquant les régions primitivement impaludées et celles où, du fait de la densité actuelle des anophèles vecteurs, une reprise de la transmission serait à craindre si des cas de paludisme étaient importés. Ces cartes sont destinées à faciliter le renforcement des opérations de vigilance dans les régions considérées. A Taiwan, l'Institut national du Paludisme (qui est le siège du service national d'éradication du paludisme) a créé en 1961 une section spéciale chargée de planifier et de préparer les opérations d'entretien en collaborant étroitement avec les responsables des services généraux
maladie sévira dans une partie quelconque du monde.
Ces deux aspects du problème ont été étudiés lors de la récente réunion du Comité d'experts du Paludisme qui s'est tenue à Genève du 2 au 10 avril 1962. Le Comité de la Quarantaine internationale, lors de sa neuvième session - qui s'est tenue à Genève du 6 au 11 novembre 1961- s'est lui aussi penché sur cette
de protection de la santé. En Guyane britannique, l'éradication complète est chose faite depuis 1951 dans la région côtière peuplée
question et il a recommandé de réunir, à une date rapprochée, un groupe approprié d'experts du paludisme et de la quarantaine internationale pour étudier
de 450 000 habitants, mais il n'a pas été possible 1 Voir l'annexe 1 au présent volume, partie 1, section 11.
ANNExE 19
157
d'arrêter la transmission dans l'intérieur du pays, qui
service de vigilance assuré par un réseau bien organisé
est d'accès difficile. En juillet et août 1961, on a enregistré, dans une zone peu étendue de la plaine côtière qui compte environ 24 000 habitants, une petite poussée de paludisme qui a atteint quatre- vingt -cinq personnes. Cette poussée, dont il a été prouvé qu'elle
de dispensaires ruraux montre l'importance qu'il convient d'accorder aux activités de vigilance. Les autorités locales ont à cette occasion reconnu que les régions intérieures, qui étaient récemment encore incontrôlées, constituaient un danger permanent et elles ont établi un programme d'administration de sel médicamenteux, seule méthode qui permette d'assurer l'éradication dans ces régions.
était imputable à des cas importés de l'intérieur du pays, a été efficacement et rapidement maîtrisée. Le fait qu'elle ait pu être décelée à temps grâce à l'efficace
X. SERVICES CONSULTATIFS Pour assurer le succès des projets d'éradication du paludisme, il est nécessaire d'organiser et d'exécuter des activités très diverses appliquant des normes extrêmement élevées. Il est impossible de maintenir et d'améliorer ces normes sans le concours des meilleurs services consultatifs, qui s'étendent de la planification
gigues applicables à l'interruption de la transmission, à la détermination du moment auquel les opérations de pulvérisation doivent prendre fin et à l'attestation d'éradication.
centrale de la stratégie pour l'ensemble du monde aux
avis courants concernant un programme particulier sur le terrain. L'Organisation fournit ces services consultatifs à trois échelons différents mais interdépendants : au Siège, au bureau régional et dans le pays.
Au Siège, la planification et la coordination d'en-
semble du programme mondial d'éradication du paludisme ont continué d'être assurées en 1961 par les trois services de la Division de l'Eradication du Paludisme.
Pendant l'année, la dotation en personnel des services du paludisme dans les bureaux régionaux a été modifiée afin que ces services puissent accroître l'assistance qu'ils fournissent en matière d'évaluation épidémiologique et d'évaluation des programmes. On s'est efforcé de recruter des techniciens possédant les titres requis pour exercer des fonctions consultatives dans ce domaine. Il s'est toutefois révélé de plus en plus difficile de recruter du personnel possédant
suffisamment d'expérience dans le domaine de l'épidémiologie du paludisme et il sera peut -être nécessaire
Le Service de Planification et d'Exécution du Programme, qui est chargé de promouvoir les programmes
de donner une formation intensive en matière d'épidémiologie à certains membres du personnel qui sont actuellement affectés à l'exécution de projets de l'OMS
d'éradication du paludisme en général, a continué de
s'occuper de la définition des différents types de projets d'éradication et de la délimitation de leur contenu, ainsi que de l'élaboration des critères auxquels doivent répondre les plans d'opérations afférents à chaque type de projet. Comme nous l'avons déjà indiqué (voir page 139), un manuel sur l'élabora-
dans les pays. Pour remédier à cette pénurie de personnel expérimenté et répondre au besoin croissant de personnel
consultatif pour les programmes dans
les pays,
tion des programmes d'éradication du paludisme a été établi. Le Service des Recherches et Informations techni-
l'Organisation a continué à recruter des stagiaires et à organiser pour eux des programmes intensifs de formation. Elle s'est, d'autre part, efforcée de recruter des médecins qui possèdent une solide expérience de
ques se divise en deux éléments : a) recherches et perfectionnement des techniques; b) rapports et informations techniques. Le premier a continué de stimuler et de coordonner les recherches nationales et internationales sur diverses questions relatives à la paludologie et à des disciplines connexes. Le deuxième est demeuré responsable de la promotion de systèmes efficaces pour
l'administration de la santé publique et qui, après avoir été formé aux techniques de l'éradication du paludisme, pourront remplir avec compétence les fonctions de conseillers. On compte que les conseillers
ainsi formés seront particulièrement utiles dans les programmes de pré- éradication pour aider à mettre sur pied l'infrastructure sanitaire rurale qui est indispensable pour l'exécution d'un programme d'éra-
dication. Poursuivant l'action entreprise en vue de conseiller les gouvernements sur les questions administratives que soulèvent les projets d'éradication du
l'établissement des rapports et fournit des services consultatifs à cet égard. C'est l'étude critique des rapports généraux réguliers qui permet d'évaluer les progrès réalisés et d'élaborer des plans pour l'avenir. Le Service de l'Evaluation épidémiologique a
paludisme, l'OMS a organisé en 1961 un nouveau stage de formation pour dix administrateurs. Sept d'entre eux, une fois leur formation terminée, ont été affectés à des équipes consultatives de l'OMS opérant
continué en 1961 de mettre au point des méthodes permettant, grâce à une notification uniforme des résultats essentiels des opérations de dépistage, de procéder à une évaluation réaliste de l'évolution de la situation épidémiologique. Seule une analyse critique
à l'échelon des projets dans les pays. Les besoins en personnel suffisamment qualifié pour les opérations sur le terrain sont particulièrement aigus
dans les quelques programmes d'éradication où il se révèle impossible d'interrompre la transmisssion sans
de ces résultats peut permettre de reviser et de perfectionner de façon continue les critères épidémiolo-
qu'on puisse expliquer pourquoi. Pour faciliter la solution des problèmes que posent de telles situations,
158
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
une équipe a été chargée de procéder à des études épidémiologiques spéciales. De concert avec le Service de l'Evaluation épidémiologique, elle a repéré les cas
scientifiques et techniques, numéros spéciaux du
de persistance ou de reprise de la transmission, qui seront étudiés conformément à un plan établi avec la collaboration des bureaux régionaux. Le tableau E indique l'effectif, la désignation et la répartition du personnel technique international affecté au programme antipaludique de l'Organisation
Bulletin consacrés au paludisme, etc. -, l'Organisation fait paraître des documents polycopiés, de distribution limitée, qui sont destinés à son personnel, aux instituts nationaux, aux responsables des programmes natio-
en décembre 1961. On y a mentionné, aux fins de comparaison, les chiffres correspondants pour décembre 1958. TABLEAU E. PERSONNEL CONSULTATIF DE L'OMS AFFECTE A L'ÉRADICATION DU PALUDISME Décembre 1958 Décembre 1961
naux d'éradication du paludisme, aux agents de la santé publique et aux chercheurs qui s'intéressent particulièrement au paludisme. Ces documents sont de trois types : premièrement, ceux concernant des renseignements d'intérêt immédiat qui doivent être communiqués rapidement au personnel du paludisme avant leur publication normale; deuxièmement, des rapports d'opérations et d'autres communications présentant un intérêt particulier, qui n'ont pas normalement place dans les publications de l'OMS; troisiè-
mement, des comptes rendus de l'évolution
des
Personnel affecté à des projets * Médecins Ingénieurs Entomologistes Techniciens de l'assainissement Techniciens Administrateurs Divers ** Conseillers régionaux . . .
74 19 31
105
34 53
recherches sur le paludisme, des progrès réalisés en matière d'éradication et des problèmes qui se sont posés. En 1961, quarante -quatre documents de ce genre ont été établis - six sur des questions générales relatives au paludisme, onze sur la chimiothérapie, douze sur l'entomologie, quatre sur les insecticides, deux sur la parasitologie et neuf sur d'autres aspects de l'éradication du paludisme. Il s'agit, dans la plupart des cas, d'études individuelles
68
31
100 33 16
publiées sous le nom de leur auteur. Toutefois, une
21 17 9
40 30 12
masse de renseignements d'un vif intérêt pour le personnel d'éradication se trouve également dans divers rapports et documents que l'Organisation reçoit, notamment des membres de son personnel qui participent aux opérations sur le terrain; une grande partie de ces renseignements concernent les opérations d'éradication, car les constatations faites à ce sujet dans
Division de l'Eradication du Paludisme, Siège . .
.
Total
270
423
Y compris les conseillers affectés aux projets, les équipes d'évaluation et les équipes spéciales. Assistants paludologues, parasitologistes, statisticiens, éducateurs sanitaires, etc. NOTE : Les postes sont imputés sur les fonds suivants : budget ordinaire, programme élargi d'assistance technique, compte spécial pour l'éradication du paludisme et fonds spécial du paludisme de l'Organisation panaméricaine de la Santé.
une région du monde présentent souvent beaucoup d'intérêt pour le personnel qui travaille dans d'autres régions. Afin d'assurer la diffusion de ce type de renseignements, l'Organisation publie périodiquement des documents contenant des extraits des communications reçues et des notes relatives à ces communica-
tions. Treize documents de ce genre, contenant des notes sur une soixantaine de communications, ont été publiés en 1961. En dehors des membres du personnel de l'Organi-
Une autre tâche importante des services consultatifs fournis par l'Organisation consiste à tenir au courant
des progrès de la technique, des découvertes et des méthodes nouvelles intéressant l'éradication du paludisme tous les travailleurs qui, dispersés dans la quasi -
sation, plus de 800 destinataires qui participent à l'action antipaludique reçoivent ces deux séries de documents polycopiés en anglais et plus de 200 les
totalité des pays du monde, participent dans tous les domaines à la lutte contre cette maladie. En dehors de ses publications habituelles - rapports
reçoivent en français. Le fichier des expéditions comporte 112 pays et territoires. Les bureaux régio-
naux publient également des documents d'intérêt régional et des bulletins d'information.
des comités d'experts du paludisme et de groupes
XI. COORDINATION L'éradication du paludisme nécessite une coordination des activités à tous les échelons. Cette coordination est absolument indispensable à l'échelon des pays, où le succès dépend de la collaboration de nombreuses administrations publiques, ainsi que de l'appui de la population. La coordination entre pays voisins revêt
grammes atteignent la phase de consolidation, puis la phase d'entretien. Dans ce domaine, la coordination repose sur les échanges de renseignements concernant l'état d'avancement du programme dans tous les pays intéressés, aucune action coordonnée ne pouvant être
entreprise en l'absence de ces renseignements. La nécessité d'établir une coordination sur le plan national
de plus en plus d'importance à mesure que les pro-
ANNEXE 19
159
est mise en lumière par les critères relatifs aux plans d'opérations dont il a déjà été question (voir section 3.1). L'Organisation continue de favoriser la coordination entre pays, ainsi que la coordination régionale
pour l'éradication du paludisme. Afin de garantir que
l'assistance fournie de toutes parts pour la mise en oeuvre du programme mondial d'éradication du paludisme soit utilisée aussi efficacement que possible,
et interrégionale, en aidant à mettre sur pied des programmes concertés inter -pays et en organisant et
l'Organisation a continué de collaborer étroitement avec le FISE, ainsi qu'avec l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique. Se fondant sur un rapport d'évaluation très complet
patronnant des réunions et des conférences. Nous pouvons citer comme exemples de programmes concertés le Plan prioritaire coordonné pour l'éradication du paludisme en Europe continentale (qui vise à permettre à tous les pays impaludés d'atteindre la phase de consolidation à la fin de 1962 au plus tard), ainsi qu'un plan, actuellement en préparation, qui doit permettre de coordonner les activités d'un groupe de
qui lui avait été présenté par l'OMS, le Conseil d'administration du FISE a décidé de maintenir pour le moment à US $10 000 000 par an le plafond
des crédits pour l'éradication du paludisme. Il a, d'autre part, précisé sa politique quant aux caractéristiques des programmes d'éradication qui pourront bénéficier à l'avenir de l'assistance du FISE et fixé les conditions dans lesquelles cette assistance pourra être accordée. Pour les programmes de pré- éradication,
pays de la Région de la Méditerranée orientale. Différentes réunions et conférences ont eu lieu en 1961 : Première conférence sur la coordination de la lutte antipaludique
à la frontière de l'Inde et du Népal Réunion Guatemala /Mexique sur la lutte antipaludique dans les régions frontières
les gouvernements pourront recevoir, sur leur demande, une aide du FISE, à condition qu'il soit prouvé dans chaque cas que le paludisme représente une grave
Première réunion du Conseil de Coordination antipaludique pour le sud -est de l'Afrique Réunion de coordination antipaludique pour l'ouest de l'Afrique
Neuvième réunion annuelle des directeurs des services antipaludiques d'Amérique centrale, du Mexique et du Panama Deuxième conférence interterritoriale sur l'éradication du paludisme dans le sud -ouest du Pacifique Réunion Argentine /Brésil /Paraguay /Uruguay sur la lutte antipaludique dans les régions frontières
menace pour la vie ou la santé des enfants et que le pays s'engage à réaliser un développement progressif des services ruraux de santé. Au sein des services techniques de l'Organisation, la coordination est assurée par des réunions annuelles des conseillers régionaux pour le paludisme, qui se
tiennent au Siège, par l'échange de rapports et de correspondance concernant des problèmes techniques et des questions de politique générale, ainsi que par des visites périodiques de membres du personnel du Siège dans les Régions. En dehors de la réunion des conseillers régionaux pour le paludisme, une réunion spéciale des entomologistes principaux de l'OMS s'est
Cinquième conférence sur la coordination de la lutte antipaludique aux frontières de la Birmanie, de l'Inde et du Pakistan
Réunion du Conseil de Coordination antipaludique pour la Birmanie, le Cambodge, le Laos, la Malaisie et le Viet -Nam Réunions intergouvernementales sur les régions frontières entre services nationaux de l'éradication du paludisme de l'Ethiopie
et du Soudan et entre ceux de l'Irak et de l'Iran
tenue en 1961. La coordination entre les bureaux régionaux et les membres des équipes consultatives de
Il est également indispensable d'assurer une coordination entre les différents organismes internationaux et bilatéraux qui fournissent une assistance aux pays
l'OMS dans les pays est également assurée par des visites du personnel des bureaux régionaux, ainsi que,
bien entendu, par l'échange de rapports et de correspondance.
XII. ÉTAT DES PROGRAMMES D'ÉRADICATION DU PALUDISME, PAR RÉGION 12.1 12.1.1
Région africaine
La nouvelle politique des programmes de pré éradication intéresse tout spécialement la majorité des
Progrès et perspectives d'ensemble
projets antipaludiques de la Région africaine. La plupart des pays de la Région ont besoin de construire les bases techniques, opérationnelles et administratives
Dans la Région africaine de l'OMS, la politique d'éradication du paludisme a été sérieusement revisée à la lumière de l'expérience acquise ces dernières années.
qui sont indispensables pour le déroulement satisfaisant, dans les délais voulus, de chacune des phases
A la suite de la réunion sur les problèmes de l'éradication du paludisme en Afrique, tenue à Genève en août 1960 par des membres du Secrétariat et au cours de laquelle il avait été établi que l'éradication
d'un programme d'éradication du paludisme; 11 a fallu, en conséquence, réorganiser en Afrique un certain nombre de projets pilotes d'éradication, certains
du paludisme, d'après les observations recueillies, était techniquement réalisable dans la plupart des zones de l'Afrique au sud du Sahara, une grande partie de l'année 1961 a été consacrée à l'établissement
ont été réduits ou supprimés, tandis que d'autres ont été groupés en programmes plus vastes de pré éradication. Les insecticides restent l'arme essentielle mais, dans certains cas, les médicaments antipaludiques se sont révélés utiles pour accélérer l'interruption de la trans-
des types de programmes les mieux adaptés aux conditions locales.
160
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
mission. Si A. gambiae continue d'être résistant au groupe dieldrine -HCH dans divers pays de l'Afrique occidentale, rien n'indique en revanche qu'il soit devenu résistant au DDT. La grave pénurie de personnel national des catégories professionnelles et auxiliaires ralentit les progrès, mais le lancement d'une campagne dynamique de recrutement permet d'espérer une certaine amélioration en 1962.
du Sud, Bechuanaland, Swaziland et zones impaludées de l'Afrique du Sud) et l'autre dans le centre de l'Afri-
que occidentale (Dahomey, Togo, Ghana, la partie méridionale du Nigéria et, plus tard, Cameroun), ont dû être revisés en 1961 sur la base d'une analyse objective des possibilités de mise en oeuvre.
La notion de programme de pré -éradication est issue du désir de renforcer les services de santé publique
La population totale de la Région, estimée à 167 millions d'habitants au milieu de 1961, est dispersée sur 20 450 000 km2 et répartie entre une cinquantaine d'Etats et de territoires. Plus de 90 % de cette population sont constamment exposés au risque de contracter le paludisme. Il a été calculé que 200 000 à 500 000
de certains pays pour que des programmes d'éradication puissent y être lancés utilement. Les programmes de pré- éradication prévoient notamment, dans des régions spécialement choisies, des opérations pilotes
visant à la fois à former du personnel et à montrer l'organisation et le système administratif qu'exigent les techniques de l'éradication du paludisme. Le rôle de l'OMS dans ces programmes doit être clairement défini. A l'heure actuelle, et simplement dans un but d'encouragement, une fraction considérable des fonds limités dont dispose l'Organisation pour l'exécution des projets antipaludiques dans les pays africains a été affectée à l'achat d'insecticides et de moyens de transport; or, cette livraison de fournitures rentrerait davantage dans les attributions d'une institution autre que l'OMS. Les impératifs de l'éradication du paludisme en Afrique exigent que l'on accorde la première place à la formation professionnelle et aux services consultatifs, lesquels correspondent d'ailleurs à l'ordre de priorité établi pour l'assistance de l'OMS. Mais il convient de souligner que le programme ne pourra se dérouler avec succès dans l'ensemble de la Région que moyennant un soutien puissant, sous forme de fournitures et de financement des dépenses locales,
nourrissons et enfants africains succombent chaque année aux effets directs du seul paludisme. En ce qui concerne la mortalité due aux effets indirects de cette maladie et le taux de la morbidité paludéenne, ils sont si mal connus qu'une estimation même très approximative est impossible.
Les doutes qui auraient pu subsister quant à la possibilité technique d'interrompre la transmission en Afrique occidentale ont été dissipés lorsque des études sur le terrain ont montré que les échecs enregistrés étaient souvent dus à des facteurs non techniques. On a en effet obtenu des résultats satisfaisants
chaque fois qu'on a amélioré la planification et l'organisation des projets quand celles -ci laissaient à
désirer. C'est ainsi qu'en 1959 deux zones, qui n'y étaient jusqu'alors pas parvenues, ont pu annoncer l'interruption de la transmission. Il s'agit du Libéria et du district avoisinant Yaoundé, au Cameroun, qui pourtant n'ont recouru l'un et l'autre qu'aux pulvérisations d'insecticides à action rémanente mais en prenant soin d'améliorer l'organisation et le contrôle des opérations pour réaliser une couverture totale. En 1961, des résultats encourageants ont été communiqués par l'Ouganda, oh. un projet pilote associant les pulvérisations d'insecticides à action rémanente et la
pendant un certain nombre d'années. Cependant, l'Organisation ne peut détourner ses ressources limitées vers cette forme d'aide sans compromettre sa mission essentielle d'organisme consultatif technique. Indépendamment des programmes de pré- éradication, il y a, en Afrique, quatre programmes d'éradica-
tion (en Afrique du Sud, au Swaziland, dans l'île Maurice et à Zanzibar, y compris Pemba), une enquête pré- éradication et un essai de méthodes de surveillance (Rhodésie du Sud); enfin, un projet pilote (au Ghana),
distribution de médicaments a permis d'interrompre la transmission dans une partie de la zone impaludée. Il serait cependant dangereux de sous -estimer quelques -unes
qui peuvent retarder l'interruption de la transmission dans cerdes difficultés techniques
destiné à explorer les possibilités d'emploi du sel médicamenteux dans l'éradication du paludisme en Afrique. Les programmes de l'Afrique du Sud, du Swaziland et de Zanzibar progressent d'une manière satisfaisante. Dans file Maurice, en revanche, faute d'avoir fait le nécessaire en 1960 pour réduire des foyers isolés à partir desquels la transmission s'est propagée en 1961, il a fallu reprendre les pulvérisations
taines zones, en particulier dans les zones de savane.
En Afrique, plus que partout ailleurs, le facteur humain a une importance capitale. Il est de plus en plus évident qu'il faut tenir compte à cet égard non seulement de l'instabilité de la population (importance,
structure et époque des déplacements), mais encore de la façon dont la population est distribuée et groupée, des types d'habitation, des pratiques agricoles, des
pour près de la moitié de la population. La troisième conférence africaine du paludisme, qui devait avoir lieu en 1961, a été renvoyée à juillet 1962 et siégera à Yaoundé au Cameroun. L'ordre du jour, très chargé, porte notamment sur de nombreux aspects
moyens de communication et des ressources en eau. Les plans provisoires qui avaient été prévus pour deux vastes programmes d'éradication inter -pays, l'un dans le sud -est de l'Afrique (Mozambique, Rhodésie
de la coopération entre les services d'éradication du paludisme et les services généraux d'hygiène rurale.
ANNEXE 19
161
La première réunion du Conseil de Coordination antipaludique pour le sud -est de l'Afrique a eu lieu
à Salisbury, Rhodésie du Sud, les 25 et 26 janvier 1961; au cours d'une réunion de coordination tenue à Lomé, Togo, du 20 au 22 avril 1961, il a été recom-
sonnes de langue française appartenant aux catégories tant professionnelles que non professionnelles ont la possibilité de s'initier efficacement aux techniques de l'éradication. Un centre analogue pour des personnes de langue anglaise est en cours de création à Lagos,
mandé que soit institué un conseil de coordination analogue pour l'Afrique occidentale. Le Comité du Paludisme du Comité consultatif scientifique de l'East African Council for Medical Research s'est réuni au début de 1961; il s'est occupé de la coordina-
au Nigéria, avec le concours du Gouvernement fédéral du Nigéria, et il en sera créé un autre, pour celles qui sont de langue française, à Lomé, au Togo, dans le courant de 1962. Les cours donnés dans ces centres seront complétés par des stages sur le terrain. On a préparé un manuel d'entomologie 1 donnant des instructions sur tous les aspects des techniques entomologiques applicables dans les opérations d'éradication en Afrique. 12.1.3
tion des programmes antipaludiques au Kenya, en Ouganda, au Tanganyika et à Zanzibar. Une réunion d'entomologistes collaborant aux projets d'éradication entrepris dans le sud -est de l'Afrique s'est tenue à Lourenço Marques en avril 1961. On y a discuté des questions suivantes : comportement des vecteurs dans les régions non traitées et dans les régions traitées du sud -est de l'Afrique; réapparition d'A. gambiae endophiles et anthropophiles au Swaziland; persistance de la transmission du paludisme dans des régions où A. gambiae s'était révélé exophile et principalement
Questions opérationnelles
Au cours de 1961, le Bureau régional de l'Afrique a fait un grand pas en avant dans le domaine de la planification. A la lumière de l'expérience acquise dans
zoophile; effet des pulvérisations de DDT sur les vecteurs au Swaziland, en Rhodésie du Sud et au Mozambique; épreuves de séro- précipitation. 12.1.2 Formation professionnelle de personnel pour les
les divers projets de la Région, l'ensemble des problèmes qui se posent après que les opérations ont
débuté a fait l'objet d'une étude et d'une analyse approfondies; celles -ci ont révélé un certain nombre de points faibles, concernant notamment le personnel d'encadrement, les fonds disponibles, l'infrastructure sanitaire, ainsi que les données démographiques et topographiques. L'existence d'un seul de ces points faibles a de telles incidences sur la planification tout entière qu'elle constitue une raison suffisante de
programmes nationaux d'éradication du paludisme
La formation de personnel national bénéficie d'une priorité absolue. En effet, aucune campagne ne peut réussir sans un service antipaludique national efficace. Des crédits ont donc été affectés à un programme de longue durée pour la formation de techniciens subal-
ternes et de cadres; ce programme, exécuté à la fois
dans des centres régionaux et dans les pays, sera énergiquement poursuivi jusqu'à ce que chaque pays dispose du personnel qualifié dont il a besoin.
décider de s'en tenir à des travaux préparatoires ou à des activités de formation professionnelle. Comme la plupart des régions visées par l'éradication sont non développées ou sous -développées, la politique de l'OMS commande d'orienter les activités entreprises dans la Région africaine principalement vers la création, dans les pays intéressés, des bases techniques, administratives et opérationnelles, et vers l'amélioration de celles -ci jusqu'au niveau nécessaire
En ce qui concerne les cadres supérieurs, onze médecins nationaux, un ingénieur, sept chefs d'opérations et deux entomologistes formés par l'OMS participent déjà aux activités d'éradication du palu-
pour la réalisation intégrale de chaque phase des programmes d'éradication dans les délais voulus. Dans la planification des programmes d'éradication du paludisme, on accorde la plus grande attention à la reconnaissance géographique, étant donné que, dans la Région africaine, la distribution de la population, les types d'habitations, les types d'agglomérations, les techniques agricoles, les moyens de communication, l'approvisionnement en eau, les mouvements de popu-
disme. Vingt autres spécialistes seront formés en 1962. Ces chiffres marquent un progrès notable par rapport aux années précédentes. A Zanzibar, le personnel de l'OMS donne un cours spécial pour la formation de dix-huit assistants antipaludiques locaux. A la suite des demandes reçues de chefs d'équipe et de gouvernements, des techniciens de laboratoire locaux ont été formés par des techniciens de laboratoire venant de pays voisins. C'est ainsi qu'il a été formé vingt -deux microscopistes au Cameroun,
lation autres que ceux des nomades, les rapports sociaux, les croyances religieuses, les activités écono-
douze au Togo, dix au Dahomey, seize au Ghana, douze au Nigéria et quatorze en Rhodésie du Sud. D'autre part, un technicien de recrutement international forme actuellement six microscopistes au Swaziland.
miques et les divers autres facteurs écologiques ou humains sont des facteurs déterminants. Dans tous les projets existants, le soutien populaire a été satisfaisant, mais en général les activités d'édu1 Meillon, B. de, Réd. (1961) A practical guide for malaria entomologists in the African Region of WHO (version anglaise
Depuis l'ouverture en Yougoslavie d'un centre de préparation à l'éradication du paludisme, des per-
seulement, manuel non publié).
162
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
cation sanitaire ont été insuffisantes, bien que dans certaines zones, par exemple au Ghana, un très bon travail ait été accompli en 1961. La principale constatation épidémiologique au cours des deux dernières années est celle des résultats frappants obtenus dans l'île Maurice après l'introduction de techniques de surveillance efficaces. On s'y était contenté, dans le passé, d'opérer des enquêtes classiques
12.1.4
Coordination
Ainsi qu'il a été dit précédemment, le Conseil de Coordination antipaludique pour le sud -est de
l'Afrique a tenu sa première réunion, les 25 et 26 janvier 1961, à Salisbury, en Rhodésie du Sud. Des représentants du Bechuanaland, de la Fédération de
par sondage qui ne révélaient qu'un petit nombre de cas chaque année et engendraient un sentiment trompeur de sécurité. En 1960, toutefois, de véritables
Rhodésie et de Nyassaland, du Mozambique, du Swaziland, de l'Afrique du Sud et de l'OMS y ont participé.
mesures de surveillance ont été instituées sous la direction d'un paludologue de l'OMS. En trois mois, il a été dépisté plus de 1000 cas, qui ont fait l'objet d'enquêtes épidémiologiques. On a décelé de nombreux
A la réunion de coordination antipaludique pour l'ouest de l'Afrique, qui s'est tenue à Lomé, au Togo, du 20 au 22 avril 1961, assistaient des représentants du Cameroun, du Dahomey, du Ghana, du Nigéria
et du Togo, ainsi que du FISE, de l'UNESCO, du Bureau de l'Assistance technique des Nations Unies
petits foyers, qui ont nécessité la reprise des pulvérisations dans certaines zones. En 1961, on a trouvé 955 autres cas, la plupart indigènes et provenant d'une zone bien circonscrite occupant le sud -est et l'est de
et de l'Agency for International Development des Etats -Unis d'Amérique.
l'île. Un nombre relativement élevé de rechutes à P. vivax s'est produit dans les groupes d'âges inférieurs
Les Gouvernements du Kenya, de l'Ouganda, du Tanganyika et de Zanzibar ont créé un Comité est africain du Paludisme, qui se réunit périodiquement sous les auspices du Comité consultatif scientifique de 1'East African Council for Medical Research. L'OMS se fait représenter à ces réunions soit par son repré-
malgré l'application d'un traitement radical, ce qui ne pouvait s'expliquer que par l'insuffisance du contrôle pendant les quatorze jours d'administration de primaquine.
Par suite du nombre insuffisant des dispensaires ruraux et des centres de santé dans de nombreuses parties de l'Afrique tropicale, le dépistage actif est appelé à y jouer un grand rôle. Toutefois, dans l'île Maurice, à Zanzibar et dans les parties septentrionales
sentant de zone en Afrique orientale, soit par un fonctionnaire du service du paludisme du Bureau régional. 12.2 Région des Amériques 12.2.1
de l'Afrique du Sud, où les conditions sont assez différentes, l'existence d'un réseau très complet de dispensaires a rendu possible le recours au dépistage passif. Il ne fait aucun doute que, là od il est applicable et aux confins de la zone de transmission de la Région africaine où les porteurs asymptomatiques ne posent pas de problème trop grave, le dépistage passif donne
Progrès et perspectives d'ensemble
Des progrès notables ont été enregistrés en 1961. Les deux derniers pays de la Région qui n'avaient pas encore entrepris de programmes d'éradication en
1960 - Cuba et Haïti - sont entrés dans la phase préparatoire. Au Brésil, la phase préparatoire a été étendue à presque tous les états impaludés. La population des zones se trouvant dans la phase de consolidation a augmenté de 79 % en 1961 par rapport à 1960, certaines zones ayant dépassé la phase d'atta-
de meilleurs résultats tout en étant beaucoup plus économique en personnel et en argent. Le calcul du coût du dépistage actif dans deux pays a montré qu'il existait une relation très nette entre le coût par tête et par an et la densité de la population. En Rhodésie du Sud, où la densité de la population est de 4,3 habitants au km2, le coût était d'US $0,35
que. En ce qui concerne la phase d'entretien, une zone du Venezuela s'étendant sur 407 945 km2 et comptant 4 271 271 habitants a été inscrite au registre des zones d'où le paludisme a été éradiqué.
par habitant, tandis que dans l'île Maurice, où la densité de la population est de 353 habitants au km2, le coût n'était plus que de US $0,08 par habitant.
Le problème du traitement des immigrants par administration d'une dose unique fait l'objet d'études sur le terrain dans plusieurs endroits de la Région. Des doses uniques de chloroquine et de primaquine, d'amodiaquine et de primaquine, ainsi que de chloroquine et de pyriméthamine, sont administrées aux immigrants en des points de contrôle déterminés le long des frontières nationales. Il faut toutefois bien
Il faut toutefois ajouter que les progrès n'ont pas été uniformes dans toute la Région. Des difficultés administratives et financières ont ralenti les travaux dans plusieurs pays et ont même obligé à revenir à la phase préparatoire dans certaines zones de la République Dominicaine et du Paraguay. A mesure que la phase d'attaque progressait et que le dépistage des cas
s'intensifiait, des problèmes techniques
se rendre compte qu'une fraction des immigrants, d'importance variable suivant les zones, évitera toujours les points en question et traversera illégalement
découlant de la persistance de la transmission ont surgi; ils appellent des mesures spéciales et auront peut -être pour effet de prolonger la phase d'attaque dans certaines zones.
les frontières. En pareil cas, il est essentiel que les techniques de surveillance soient suffisamment efficaces
Pour ce qui est de l'évaluation des divers programmes d'éradication du paludisme dans les Amériques, ceux -ci peuvent être groupés, par zones, de la manière suivante :
pour permettre la découverte des immigrants illégitimes.
ANNEXE 19
163
a)
Programmes dont le succès semble assuré.
Argentine, Bolivie, Dominique, Grenade, Guadeloupe, Guatemala, Honduras, Honduras britannique, Jamaïque, Mexique, Panama (Zone du Canal), Pérou, Sainte -Lucie, Surinam, Trinité et Tobago, et Venezuela.
une partie des zones se trouvant à la phase d'attaque, au début de 1962. Les problèmes techniques posés par la persistance de la transmission se voient accorder une attention croissante. Les facteurs en cause peuvent être nombreux et complexes. On a renforcé en 1961 les activités
b) Programmes dont les perspectives paraissent bonnes mais dans lesquels il reste à surmonter des obstacles techniques ou administratifs. Colombie : la couverture totale n'a pas encore été réalisée dans toute la zone impaludée. ii) Costa Rica : un foyer de transmission subsiste le long du littoral du Pacifique et l'application de mesures complémentaires est en cours. iii) El Salvador : il reste à étudier le moyen de réaliser l'interruption de la transmission dans les zones côtières où le vecteur est résistant aux deux i)
entomologiques pour obtenir des renseignements de base plus précis sur l'écologie des vecteurs et pour établir un rapport entre celle -ci et le comportement des insectes dans les zones qui continuent à donner des ennuis. On s'efforce d'autre part de déterminer le
rôle exact de la résistance dans le phénomène de persistance de la transmission. Par ailleurs, on a cherché à analyser de plus près les problèmes posés
par les groupes migratoires vivant dans des abris rustiques, dans les zones où l'on a pensé que ce phénomène avait compliqué le tableau épidémiologique. Enfin, on a intensifié les efforts pour réunir des renseignements épidémiologiques de base sur les cas dépistés, le plus rapidement possible après leur découverte, afin d'adapter efficacement les opérations
groupes d'insecticides à base d'hydrocarbures chlorés. iv) Nicaragua : des mesures antilarvaires spéciales
de la phase d'attaque à cette situation. 12.2.2 Formation professionnelle de personnel pour les programmes nationaux d'éradication du paludisme
sont appliquées dans quatre zones où le vecteur est
résistant aux deux groupes d'insecticides à base d'hydrocarbures chlorés. y) Panama : on s'efforce d'obtenir un appui financier suffisant et d'introduire la souplesse administrative nécessaire. Paraguay : on s'efforce d'obtenir un appui financier suffisant. vii) République Dominicaine : un soutien financier complémentaire est recherché. vi)
Les quatre centres de formation de la Région ont continué de fonctionner en 1961, mais de façon plus limitée dans deux cas. Le dix -septième cours international sur le paludisme et les maladies hétéroxéniques a eu lieu pendant l'année à Maracay, au Venezuela. Il n'y a pas eu de cours réguliers au centre de Mexico, mais celui -ci a accueilli un certain nombre de visiteurs,
c) Programmes dont les perspectives paraissent bonnes
venant pour la plupart d'autres Régions. A São Paulo
mais dans lesquels il est encore trop tôt pour pouvoir procéder à une évaluation convenable.
non plus, il n'y a pas eu de cours d'éradication du paludisme en 1961, mais la Faculté d'Hygiène et de
Santé publique a organisé de nouveau un cours
Brésil (où la phase préparatoire n'a débuté dans de nombreux états qu'en 1961) : le succès semble i)
spécial d'entomologie portant principalement sur les
vecteurs du paludisme. A la Jamaïque, au centre patronné à la fois par le Gouvernement de la Jamaïque,
assuré dans l'Etat de São Paulo, où la phase d'attaque se déroule d'une manière satisfaisante. ii) Cuba : la phrase préparatoire ne s'est achevée qu'en 1961. iii) Equateur : la réorganisation du programme n'a été terminée qu'en 1961. iv) Guyane britannique : la phase d'attaque dans
l'Agency for International Development des EtatsUnis et l'OMS /OPS, trois cours pour cadres supérieurs
et un cours pour cadres subalternes ont eu lieu en 1961 (voir tableau C, page 138). Comme par le passé, la majorité des élèves ayant suivi des cours de formation à la Jamaïque venaient d'autres Régions. Chaque service national d'éradication du paludisme
l'intérieur, qui repose sur la distribution de sel
organise des activités de formation à l'intention de son personnel. Suivant l'ampleur de cette activité, un
médicamenteux, n'a débuté qu'en 1961. v) Guyane française : la phase d'attaque n'a été reprise que récemment dans une partie du territoire. vi) Haïti : la phase préparatoire n'a pris fin qu'en 1961.
service spécial est parfois créé. Comme la plupart des besoins en personnel se trouvent maintenant satisfaits, la formation donnée s'adresse le plus souvent,
désormais, aux agents recrutés en remplacement de ceux qui ont quitté le service pendant l'année; toutefois,
l'organisation de stages d'entretien pour les
Des progrès satisfaisants ont été réalisés en 1961
dans un certain nombre de zones se trouvant à la phase d'attaque et, dans plusieurs des pays intéressés, notamment au Honduras britannique, à la Jamaïque et au Guatemala, on prévoit qu'il sera possible
d'arrêter les pulvérisations, dans la totalité ou dans
pulvériseurs dans l'intervalle des cycles de pulvérisations est la règle plutôt que l'exception. Le pays où íl reste le plus à faire en matière de formation professionnelle est le Brésil, où un nouveau plan adopté en 1961 a permis d'accélérer le déroulement de la phase préparatoire et de la phase d'attaque. La plus grande partie du personnel des catégories profession-
164
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
nelles recevra sans doute sa formation à São Paulo, et des activités de formation professionnelle intensive sont en cours d'organisation au sein du service du paludisme. 12.2.3
pression préalable, avec le concours du Gouvernement
du Guatemala et du Centre des Maladies transmissibles du Service de la Santé publique des Etats -Unis d'Amérique. Les essais relatifs aux effets de différents cycles et doses d'application des insecticides se poursuivent : deux équipes, en El Salvador et en Bolivie, étudient sur le terrain l'efficacité du DDT à différentes doses
Questions opérationnelles
L'établissement de plans pour l'éradication du paludisme a été achevé à Cuba et à Haïti en 1961, à mesure que les phases préparatoires de ce programme
et sur différents types de parois.
approchaient de leur terme. Au Brésil, le service du paludisme a fait l'objet d'une réorganisation, qui a commencé par un décret présidentiel en juillet 1961. L'accroissement des crédits affectés à ce service et l'introduction d'une plus grande souplesse administrative ont permis d'étendre la phase préparatoire à presque tous les états impaludés, si bien que la phase d'attaque pourra être abordée dans certains d'entre
Le malathion a été employé dans deux zones
pilotes en 1961. Au Nicaragua, il a été utilisé dans une
plantation de canne à sucre située dans une zone où le vecteur est résistant aux deux groupes d'insecticides à base d'hydrocarbures chlorés. Les habitations sont principalement en bois. En El Salavador, il a été
eux plus tôt qu'on ne l'avait d'abord pensé. Dans deux pays, à savoir le Paraguay et la République Dominicaine, des difficultés techniques et administratives ont nécessité une revision des plans, cependant
employé dans une zone de la région côtière où le vecteur est également résistant à ces deux groupes d'insecticides. L'évaluation des résultats se fera sur le double plan entomologique et épidémiologique. Un vieil insecticide, le vert de Paris, a été réemployé
dans des opérations antilarvaires autour du lac
qu'au Panama des difficultés d'ordre administratif ont empêché l'achèvement des pulvérisations dans les délais prévus. Toute une série de problèmes ayant surgi, il a fallu renforcer en 1961 l'assistance fournie à la Région en matière d'éducation sanitaire. L'un de ces problèmes vient de ce que les occupants des habitations s'opposent
Managua et en plusieurs autres endroits du Nicaragua. Le chlorthion a été utilisé au Guatemala comme larvicide, avec de bons résultats dans la zone de Sanarate, cul A. albimanus résiste au DDT et à la dieldrine, et à la Finca Mocá, plantation de café située hors de la
région impaludée mais où des cas importés ont été observés parallèlement à une forte densité anophélienne, ce qui a déclenché une flambée de paludisme. Dans le bassin de la rivière Valdeflores, Etat d'Oaxaca,
à ce qu'on traite celles -ci, parce qu'ils ont constaté que les pulvérisations ne détruisaient pas les insectes
autres que les anophèles, ou entraînaient la mort d'animaux domestiques. Une intensification de l'édu-
Mexique, le chlorthion a été essayé comme agent antilarvaire.
cation sanitaire sera d'autre part nécessaire chez certains groupes autochtones dont les habitudes en matière de logement et de travail ont empêché jusqu'ici la réalisation d'une couverture insecticide totale. Des services spéciaux chargés de la planification, de
L'organisation des opérations d'évaluation épidémiologique et de surveillance est en gros la même,
dans les Amériques, que celle des opérations de pulvérisation. A mesure que la phase d'attaque avance, les services épidémiologiques peuvent tirer de plus en plus parti de l'expérience acquise pendant les pulvérisations pour l'organisation des itinéraires,
l'exécution et du contrôle des opérations de pulvérisations existent dans tous les programmes, à l'exception
de ceux de faible envergure qui ne justifient pas une telle spécialisation. Lorsque les programmes sont suffisamment vastes pour nécessiter une division du travail entre bureaux de zone, ces derniers possèdent ordinairement des services spéciaux pour les opérations de pulvérisations. La proportion des maisons traitées a été en général supérieure à 90%. Dans le Honduras britannique, les dévastations entraînées par un
le déploiement du personnel et la réalisation d'un contrôle efficace. Dans certains cas, du personnel bivalent a été affecté à des zones spéciales de transmission persistante, oí1 la situation exige des visites fréquentes et l'application des deux sortes de techni-
ques. Au Mexique, le soin d'assurer le dépistage courant des cas a été transféré au département des opérations sur le terrain, qui ne s'occupait à l'origine que des opérations de pulvérisation. Un progrès général a été enregistré dans les opérations épidémiologiques en 1961. Une attention toute
ouragan vers la fin de 1961 n'ont permis de traiter qu'un faible pourcentage des habitations, mais aucun indice d'un retour du paludisme n'a heureusement été observé. On se préoccupe, de plus en plus souvent,
particulière a été accordée à la détermination de l'origine de l'infection dans les zones où la transmission
de faire traiter les zones de colonisation intense à intervalles rapprochés (chaque mois ou plus souvent),
est réduite ou interrompue et au problème du classe-
ainsi que de protéger les nouvelles constructions et les parois qui ont été modifiées dans les habitations
ment rapide des cas. Il est parfois fait appel à du personnel non professionnel pour le triage préliminaire des cas. On s'efforce de réduire le temps qui s'écoule entre la confirmation d'une lame de sang positive au laboratoire et l'enquête sur le cas. Le tableau F donne une idée de la façon dont les méthodes de dépistage ont évolué au cours des trois dernières années :
déjà traitées. Dans de nombreux cas,
les agents
chargés des pulvérisations sont également entraînés à des activités d'évaluation, ce qui permet de développer le dépistage des cas. On a procédé, en 1961, à une évaluation des dispositifs de régulation de pression des pulvérisateurs à
ANNEXE 19
165
TABLEAU F. ÉVOLUTION DES MÉTHODES DE DÉPISTAGE, 1959 -1961: RÉGION DES AMÉRIQUES Nombre et origine des lames Année Dépistage actif Dépistage passif
choisis, mais le recul manque pour pouvoir se prononcer sur l'efficacité de cette technique. Dans tous les cas, les quantités de médicaments administrées et la
durée du traitement correspondent aux posologies Total
recommandées. On a renforcé, en 1961, les opérations de surveillance dans les zones qui en sont à la phase de consolidation, afin de réaliser une couverture complète de ces zones,
1959 1960 1961
. .
. . .
. .
. . .
.
.
1 815 845 2 533 709 2 844 099
869 774 1 306 936 2 032 953
2 685 619 3 840 645 4 877 052
et les différents points du réseau de dépistage passif des cas ont fait l'objet d'inspections régulières. Le personnel à plein temps des services du paludisme reçoit des itinéraires soigneusement établis et le
contrôle a été renforcé. Le tableau G donne les L'efficacité et le rendement du dépistage varient d'un pays à l'autre. Dans un certain nombre de pays, il a permis de constater, avant le délai prévu dans le plan, l'absence de transmission et le bas niveau du réservoir résiduel de parasites dans tout ou partie de la zone impaludée, ce qui a permis d'arrêter les pulvérisations. Ailleurs, faute d'avoir réuni des indications suffisantes, il a fallu poursuivre les pulvérisations
variations dans les examens de lames de toutes origines
dans les zones à la phase de consolidation. TABLEAU G. EXAMEN DE LAMES DANS LES ZONES A LA PHASE DE CONSOLIDATION : RÉGION DES AMÉRIQUES (exprimés en pourcentage de la population de ces zones en 1961) Population echantillonnée Population échantillonnée
jusqu'à ce que les données fournies par les activités de dépistage se soient quantitativement et qualitativement améliorées. Les échecs dans l'interruption de la transmission font l'objet d'études spéciales de la part des services nationaux du paludisme et de l'Organisation. Au Mexique,
on accorde une grande attention aux zones où la transmission persiste après quatre années de phase d'attaque. Au Guatemala, des études spéciales sont en cours dans quatre zones qui, bien qu'elles représentent moins de 2 % de la zone impaludée totale, ont
Bolivie
Guyane française Mexique
.
Trinité et Tobago Guadeloupe Surinam .
. .
.
.
fourni 70 % des cas dépistés en 1961. D'autre part, en collaboration avec le Gouvernement de l'El
2,6 4,4 5,8 5,8 6,4 8,8 14,6
Jamalque Grenade Sainte -Lucie . . . .
17,4 18,6
Pérou Venezuela
Zone du Canal de Panama
Dominique Argentine
.
.
.
23,4 27,8 28,4 65,8 103,3
Salvador, l'OMS a entrepris en 1961 une étude
spéciale pour analyser les facteurs épidémiologiques
dans une zone où. la transmission persistait. Deux emplacements ont été choisis pour cette étude; l'un se trouve situé dans une zone ol1 le vecteur est résistant
Dans les zones à la phase d'entretien, les Etats -Unis
entrepris dans le bassin de l'Amazone une étude destinée à déterminer l'efficacité de la méthode de Pinotti et l'existence éventuelle d'une souche de parasites pharmaco- résistante. En général, le traitement radical des cas confirmés est tenté dans les dernières étapes de la phase d'attaque de tous les programmes. Très souvent, c'est le person-
aux deux groupes d'hydrocarbures chlorés et l'autre dans une zone où il est encore sensible. Ces études s'étendront vraisemblablement sur la saison des pluies et sur la saison sèche. Au Nicaragua, on étudie des mesures complémentaires, y compris des opérations antilarvaires, dans quatre zones où la transmission persiste, cependant que se déroulent au Costa Rica des études entomologiques spéciales visant à déterminer les raisons pour lesquelles la transmission persiste sur la côte du Pacifique. Au Venezuela, les études se poursuivent dans les zones de paludisme réfractaire. Au Brésil, le Gouvernement et l'OMS ont
d'Amérique et le Venezuela ont découvert des cas, sans toutefois observer de reprise de la transmission. En Guyane britannique, une petite épidémie a éclaté
en 1961 dans la zone à la phase d'entretien; les
autorités ont rétabli les pulvérisations à l'intérieur et autour du foyer et administré des médicaments antipaludiques. En 1961, après une étude approfondie des données présentées par le Gouvernement du Venezuela (mentionnée ci- dessus à la section 12.2.1), une zone de ce pays a été inscrite au registre comme zone dans laquelle le paludisme a été éradiqué. Elle couvre 407 945 kma
et sa population était estimée à 4 271 271 habitants au 31 décembre 1961. Ces chiffres représentent
respectivement 68 % de la superficie et 75 % de la population de la zone primitivement impaludée. A sa XIIIe réunion, le Conseil directeur de l'OPS/ Comité régional OMS pour les Amériques, qui a pris note de l'inscription de cette zone au registre, a demandé instamment aux Etats Membres d'intensifier
nel du service d'évaluation épidémiologique qui est chargé de cette tâche. Plusieurs pays font des expé-
riences de traitement radical administré par des volontaires dans des postes de déclaration spécialement
activités de surveillance pendant la phase de consolidation de leurs programmes et de présenter les
leurs données épidémiologiques de manière à faciliter, le moment venu, l'enregistrement des zones remplissant
166
QUINZIhME ASSEMBLE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
les conditions requises. Le Conseil directeur a recom-
12.3 Région de l'Asie du Sud -Est 12.3.1
mandé, d'autre part, la mise en place de services d'hygiène rurale satisfaisants, élément essentiel dans la Progrès et perspectives d'ensemble
phase d'entretien une fois l'éradication réalisée.
Au Brésil, un programme de distribution de sel médicamenteux s'est déroulé dans le bassin de l'Amazone (voir aussi page 165). On l'a toutefois suspendu en
La situation générale, en matière d'éradication du paludisme dans la Région de l'Asie du Sud -Est, s'est améliorée au cours de l'année considérée.
novembre, en attendant les résultats d'une étude spéciale sur l'efficacité de la méthode de Pinotti et sur une éventuelle pharmaco- résistance chez P. falci-
parum. En Guyane britannique, un programme semblable a été entrepris en 1961; en outre, l'administration directe de médicaments composés est opérée par le personnel d'évaluation à l'occasion de visites de porte en porte dans le nord -ouest du pays. Au Venezuela, plusieurs posologies sont appliquées dans les zones où le paludisme est réfractaire. A la
Sur 570,8 millions d'habitants que comptaient à l'origine les zones impaludées de la Région, 94 vivent maintenant dans des secteurs où des programmes d'éradication sont en cours. Des résultats appréciables ont été enregistrés dans un certain nombre de pays de la Région, notamment en Afghanistan, à Ceylan, et en Inde, où quelques zones en
sont déjà à la phase de consolidation, ainsi qu'en Indonésie. En Birmanie, au Népal et en Thaïlande, les progrès ont été lents, en raison surtout de difficultés administratives et opérationnelles.
Trinité, bien que la proportion des personnes qui acceptent de se faire traiter dans la région où sévit A. bellator soit tombée au- dessous de 50 %, la méthode semble donner des preuves de son efficacité, puisqu'il
n'a été observé qu'une seule rechute en 1961. Une résistance à la chloroquine chez une souche de P. falciparum a été signalée en 1960 dans la vallée de la Magdalena en Colombie. On s'est ensuite aperçu que cette souche était réfractaire également à l'amodiaquine et à l'hydroxychloroquine. Ces observations ont été confirmées par le National Institute of
En Afghanistan, les choses ont évolué en 1961 de façon satisfaisante. D'après les enquêtes pré- éradication effectuées en 1960 -1961, la population des secteurs impaludés du pays s'élève à 4,26 millions d'habitants. La reconnaissance géographique a commencé; les intéressés seront protégés en 1962 par des pulvérisations de DDT et des activités de surveillance.
En 1961, on a pu mettre fin aux pulvérisations dans certaines zones où la population atteignait 86 000 personnes, et en 1962 on pense faire de même pour d'autres zones comportant une population de 515 184 personnes. Aucun problème technique sérieux ne se pose dans ce pays. La brièveté de la saison de trans-
Allergy and Infectious Diseases du Service de la Santé publique des Etats -Unis d'Amérique, qui fait office de laboratoire de référence pour l'OMS. Les observations signalant une résistance ou une tolérance accrue à la chloroquine chez P. falciparum dans la vallée de l'Amazone, au Brésil, ont fait l'objet
mission et la sensibilité persistante des vecteurs au DDT constituent des facteurs favorables. Le nomadisme reste, il est vrai, un sujet de préoccupation, mais il ne devrait pas faire obstacle à l'éradication, une fois
d'une étude comparative spéciale opérée par le Gouvernement brésilien et l'Organisation au cours du deuxième semestre de 1961. Une enquête a été faite dans vingt -sept localités, et celles où P. falciparum accusait une fréquence particulièrement élevée ont été réexaminées; en outre, des études ont été faites sur des
que la couverture totale sera assurée par les moyens susmentionnés.
La Birmanie tout entière, qui comprend 21,5 millions d'habitants, est considérée comme impaludée, à
cas positifs. 12.2.4
l'exception des centres urbains de la zone sèche et des territoires peu peuplés situés à plus de 1200 m d'altitude, où vivent au total 2,5 millions d'habitants. En 1961, on a protégé 10,07 millions d'habitants au moyen de pulvérisations; celles -ci ont pris fin dans un secteur comptant près de 3,5 millions d'habitants et bénéficiant des mesures de surveillance. Aucune extension notable de la consolidation n'est envisagée avant qu'un système efficace de surveillance n'ait été
Coordination
La neuvième réunion annuelle des directeurs des services antipaludiques de l'Amérique centrale, du Mexique et du Panama s'est tenue à Guatemala du 8 au 12 mai. Une réunion des consultants de l'Orga-
nisation dans les zones II et III s'est déroulée la semaine suivante. D'autre part, des réunions communes pour l'examen des problèmes du paludisme entre
pays limitrophes ont eu lieu les 13 et 14 janvier entre le Guatemala et le Mexique, et du 20 au 24 août entre l'Argentine, le Brésil, le Paraguay et l'Uruguay. Une coordination étroite a été maintenue avec les
mis sur pied. Il n'y a pas de problèmes techniques sérieux mais, le manque de sécurité dans certaines zones empêchant d'y appliquer effectivement les mesures voulues, il est difficile de déterminer le temps
nécessaire pour achever l'éradication. D'après l'évaluation à laquelle s'est livré récemment un consultant
organismes multilatéraux et bilatéraux d'assistance qui collaborent au programme d'éradication du
à court terme de l'OMS, les méthodes normales d'éradication ne peuvent actuellement être utilisées que dans la partie centrale du pays, qui compte 15
paludisme dans les Amériques.
ANNEXE 19
167
millions d'habitants; pour les 4 millions restants, il faudra attendre que la sécurité des zones en question soit rétablie. L'exécution du programme de Ceylan pour l'éradication du paludisme en cinq ans se poursuit conformément aux plans. En 1961, des zones de près de 1,4 million d'habitants sont parvenues à la phase d'entretien et des progrès satisfaisants ont été réalisés
en 1962, pour plus de 125 millions de personnes. La plupart des localités en cause appartiennent aux zones initialement hypo- endémiques. Une tolérance accrue d'A. culicifacies au DDT a été signalée dans quelques secteurs et l'on a fait des enquêtes très étendues pour délimiter l'aire de diffusion du phénomène qui, j usqu'ici,
n'a d'ailleurs pas empêché l'interruption de la transmission.
en ce qui concerne les autres zones qui comptent 3,5 millions d'habitants, dont 2,25 millions sont soumis aux opérations de la phase d'attaque et 1,25 million aux opérations de la phase de consolidation. Les perspectives d'avenir demeurent favorables, comme
En Indonésie où, d'après les résultats du recensement de décembre 1961, vit une population de 95,885 millions d'habitants répartis entre de nombreuses îles, l'éradication doit être réalisée par étapes. Le premier objectif visé est d'étendre le programme à la totalité de Java, à Bali et à la partie méridionale de Sumatra,
en témoigne la diminution dù nombre total des cas confirmés à l'examen microscopique, qui est tombé de 345 en 1960 à 110 en 1961; Ceylan paraît plus proche de l'éradication qu'aucun autre pays de la Région. En dehors de quelques cas isolés, que la surveillance a permis de dépister et qui ont été traités immédiatement, il n'y a pas eu de recrudescence de la
soit à 70 % de la population totale. Au cours de l'année considérée, quatorze secteurs de Java sont entrés dans la phase d'attaque, si bien qu'en tout vingt -sept secteurs, dans lesquels vivent 46 millions
d'habitants, sont maintenant protégés; dans neuf d'entre eux, comprenant 14 millions d'habitants, la surveillance a commencé. La phase préparatoire a com-
maladie. Le renforcement des services existants de surveillance active et passive pour garantir une couverture totale permettra probablement de cesser les pulvérisations en 1962 dans une grande partie de la zone d'endémicité. L'absence d'obstacles géographiques importants, le bon état des voies de commu-
mencé dans les quinze derniers secteurs de Java et, lorsque les pulvérisations y seront entreprises en 1962,
le nombre des personnes protégées approchera de 65 millions. Dans l'ensemble, en dépit de retards dus à des pénuries temporaires de fournitures, les travaux
nication, l'efficacité de la direction centrale et la compétence des agents « subprofessionnels », qui connaissent bien les secteurs dont ils sont chargés, ont grandement contribué à faciliter les opérations. En Inde, le programme national d'éradication du paludisme, qui vise à assurer la protection de 424 millions de personnes (recensement de 1961) vivant dans les zones impaludées du pays, est entré en 1961
préparatoires ont pris fin aux dates prévues, et les progrès réalisés sont satisfaisants. Lorsqu'on étudie le programme, il convient de distinguer des îles périphériques le groupe central constitué par Java, Bali et le sud de Sumatra. Ce territoire a une population relativement dense et il est doté d'un assez bon réseau de voies de communication; l'épidémiologie du paludisme et la répartition du vecteur y sont
dans sa quatrième année d'exécution. Le pays est divisé en 390 secteurs d'un million de personnes environ chacun; 230 se trouvent dans des zones d'endémicité et deux cycles de pulvérisations de DDT
connues et des moyens permettant de former du personnel d'exécution y existent. Des opérations d'attaque seront en cours dans la totalité de ce groupe central en 1962. Le principal problème qui se posait était le nombre insuffisant des agents qualifiés et expérimentés. Un centre national de formation a été ouvert dans l'ouest de Java et des centres subsidiaires fonctionnent à Semerang, Sourabaya et Tandjang Kerang. Les cadres techniques supérieurs
y sont pratiqués chaque année; les 160 autres se trouvent dans des zones hypo- endémiques, où un seul cycle par an suffit. Les mesures énergiques prises pour
renforcer le contrôle à tous les échelons ont permis d'améliorer les opérations de façon très sensible tant qualitativement que quantitativement. L'étendue même du programme, qui intéresse quinze états et sept territoires administrés par le pouvoir central, fait que l'efficacité de l'action varie selon le cas; en fait, mieux vaudrait peut -être parler de vingt -deux programmes
sont envoyés dans les centres internationaux de formation de la Jamaïque et des Philippines. Quant aux îles périphériques, les premières mesures de pré éradication seront prises à l'occasion du développe-
coordonnés par un organe de direction générale. La surveillance active, pratiquée dans 345 secteurs, donne d'excellents résultats dans plusieurs états et l'on s'efforce de la compléter par une surveillance passive. En 1961, seul un groupe de 1,8 million d'habitants de
ment des services de santé ruraux, en vue de créer des conditions favorables à l'éradication. Des enquêtes préliminaires à cette fin ont été menées à Kalimantan
et dans l'ouest de Nusa Tenggara. Au Népal, les activités d'éradication du paludisme
l'Etat de Mysore en était effectivement à la phase de consolidation, mais les mesures de surveillance exercées et les données épidémiologiques disponibles laissent espérer que les pulvérisations pourront cesser,
sont pour l'instant limitées à la partie centrale du pays, où près de deux millions de personnes ont été
protégées à l'aide de pulvérisations de DDT. La transmission a été interrompue dans les plaines et les
r
168
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
montagnes, mais elle persiste plus ou moins dans les
En Afghanistan, le principal centre de formation est
zones naguère hyperendémiques de forêts et de lisières de forêts, notamment dans la vallée du Rapti. Le fait s'explique par divers facteurs, dont les princi-
l'Institut du Paludisme, à Kaboul, mais, pour augmenter l'effectif du personnel paramédical, des centres
secondaires ont été ouverts à Kunduz, Jalalabad, Kandahar et Khost en 1961. En Birmanie, c'est l'Institut du Paludisme de Rangoon qui forme du personnel pour le programme national.
paux sont l'afflux d'un grand nombre de personnes venant de secteurs impaludés environnants non traités, la construction de nouvelles maisons et le recrépissage des habitations existantes dans des loca-
lités où A. fluviatilis est l'un des vecteurs présents pendant la majeure partie de l'année. On compte maintenant étendre les opérations du centre vers l'ouest, jusqu'à une chaîne de montagnes formant barrière naturelle, et procéder à deux cycles de pulvérisations dans les secteurs infestés par A. fluviatilis. 1958
A Ceylan, il n'existe pas d'institut spécial de formation, mais le personnel nécessaire au programme peut être formé au siège des campagnes antipaludiques.
Le Gouvernement de la Thaïlande a accepté en le principe de l'éradication du paludisme.
En outre, des conférences avec démonstrations concernant divers aspects de l'éradication y sont données à l'intention des médecins, des étudiants en médecine et du personnel des services généraux de santé publique. En Inde, avant le lancement du programme d'éradi-
Toutefois, le programme de lutte, qui a donné dans le
passé des résultats très appréciables, n'a pas encore été modifié de façon à répondre aux fins de l'éradication. Sur une population totale d'environ 26 millions de personnes, 16,4 millions habitent des zones impaludées et doivent bénéficier du programme. On avait cessé les pulvérisations dans quelques secteurs, mais
cation, les agents techniques, paludologues, entomologistes, inspecteurs de la lutte antipaludique, etc., étaient formés à l'Institut indien du Paludisme. L'expansion du programme a obligé à décentraliser les activités, mais la tâche principale incombe toujours à l'Institut. Celui -ci assure actuellement la formation
on n'y a pas pris de mesures de surveillance appropriées pour évaluer la situation. En 1961, des zones comprenant près de trois millions de personnes étaient considérées comme se trouvant dans la phase de préparation et le reste comme se trouvant dans la phase d'attaque. Le programme est actuellement en voie de réorganisation. La responsabilité en incombe désormais directement au Ministère de la Santé publique et non plus au Département de la Santé, et le Gouvernement a créé un conseil de l'éradication du paludisme. 12.3.2
des paludologues et organise des stages pour les inspecteurs du paludisme et les techniciens de labora-
toire des divers états. En outre, les six organismes régionaux de coordination et les gouvernements de quelques -uns des états parmi les plus importants forment aussi des techniciens de laboratoire. A la fin de 1961, la majorité des agents nécessaires avaient été formés; toutefois, étant donné l'envergure des opérations et le renouvellement du personnel par suite des mises à la retraite, démissions, etc., il y aura assez de stagiaires pour occuper, jusqu'à la fin du programme d'éradication, l'Institut du Paludisme et les centres de formation existant dans les états. En 1961, le Gouvernement indonésien a ouvert un
Formation professionnelle de personnel pour les programmes nationaux d'éradication du paludisme
Tous les pays de la Région manifestent un intérêt croissant pour la formation de personnel spécialisé. L'Inde a depuis longtemps un centre spécial, l'Institut indien du Paludisme, mais les autres pays envoient leurs futurs cadres dans l'un des centres internationaux,
centre national de formation dans une station de montagne sise entre Djakarta et Bandoeng, qui se recommande par un climat sain, par l'existence d'installations appropriées et de logements pour les étu-
diants et par la proximité des zones d'opérations. Cette entreprise bénéficie à la fois de l'assistance de l'Agency for International Development des Etats-
grâce aux bourses accordées par l'Agency for International Development des Etats -Unis ou par l'OMS. Le personnel «subprofessionnel» est formé dans les pays eux- mêmes; l'enseignement théorique et pratique peut ainsi être adapté aux besoins locaux et les cours sont donnés dans la langue maternelle des stagiaires. Le personnel de lutte antipaludique envoyé par
Unis et de celle de l'OMS; cette dernière compte accroître sa participation en 1962 en envoyant un consultant à court terme. L'Agency for International Development a affecté au centre un conseiller employé
l'OMS en Afghanistan, en Birmanie, en Indonésie et au Népal a aidé à y former du personnel national.
à temps complet. Le Népal n'a pas d'institut central de formation; les cadres sont formés à l'Institut indien du Paludisme ou dans les centres internationaux. Un poste de res-
ANNEXE 19
169
ponsable de la formation a été créé et le Gouvernement compte organiser un service spécialisé.
des évaluations. On a insisté tout particulièrement sur la nécessité d'assurer de façon continue une évalua-
En Thaïlande, il existe deux centres de formation pour l'action antipaludique, l'un à Chiengmai dans le nord, l'autre à Prabudabad dans le centre. Bien qu'un nombre considérable d'agents aient été formés,
tion épidémiologique convenable. En Inde et en Indonésie, le service chargé du programme national
il reste encore beaucoup à faire. 12.3.3
d'éradication du paludisme comprend un service spécial d'épidémiologie. Dans ces deux pays, les méthodes appliquées pour les évaluations reposent désormais sur des bases solides. A Ceylan, l'organisation des activités épidémiologiques est satisfaisante.
Questions opérationnelles
Les Gouvernements thaïlandais et birman ont décidé
de créer des conseils de l'éradication du paludisme où seront représentés les principaux ministères; ces organes doivent commencer à fonctionner en 1962. En Indonésie, le programme relève désormais directement du Ministre de la Santé et on a créé un service exécutif efficace dont la structure a été modelée sur celle de l'armée; ces réformes ont notablement accru l'efficacité opérationnelle. Dans le cas de l'Inde,
Le réseau de dépistage actif des cas doit couvrir l'ensemble du pays en 1962. En Afghanistan, en Birmanie et en Thaïlande, il y a lieu de reviser l'en-
semble des méthodes d'évaluation. Le Népal ne dispose pas encore d'un service épidémiologique approprié; jusqu'à présent, les évaluations se sont fondées sur des enquêtes paludométriques courantes. Les activités de dépistage des cas intéressent actuellement 78 % des habitants de la Région exposés au paludisme; 71 % d'entre eux se trouvent en Inde, où près de 400 millions de personnes sont ainsi surveillées. En général, le principal problème qui se pose en matière d'évaluation épidémiologique tient à l'insuffisance des moyens de dépistage des fiévreux, comme le montre la faible proportion de la population examinée chaque année. Le taux annuel des cas positifs dépistés
où la responsabilité de l'exécution incombe aux autorités des divers états fédérés, le soutien sans réserve accordé au directeur du programme national d'éradication par le Gouvernement central et les précieux services rendus par les organismes régionaux
de coordination rattachés au pouvoir central ont contribué à stimuler l'action des états. En Thaïlande, comme il est dit plus haut, les opérations, naguère
contrôlées par le Département de la Santé, ont été placées sous la direction du Sous - Secrétaire adjoint au Ministère de la Santé publique, ce qui a considérablement raccourci le processus administratif. L'Afghanistan a été divisé en trois secteurs, dépendant chacun d'un paludologue assisté de fonctionnaires de l'OMS, afin d'assurer la couverture totale et de mieux coordonner les activités techniques et l'administration.
est, en Inde, d'environ 0,1 pour mille habitants. En Afghanistan, il a été de 0,19 pour mille habitants en 1961. Le système de surveillance des fiévreux dans ce pays doit être considérablement amélioré si l'on veut obtenir le nombre de lames minimum qu'exige l'évaluation. En Birmanie, le nombre des habitants intéressés, la fréquence des tournées et le contrôle de la surveillance laissent beaucoup à désirer. On a noté que les intervalles entre tournées de visites dans les
Le service du paludisme au Bureau régional a étudié en 1961 la question de l'éducation sanitaire, de concert avec le service responsable de celle -ci. Bien que tous les gouvernements reconnaissent l'importance que présente pour le succès du programme une action dans ce domaine, les réalisations demeurent jusqu'ici très modestes. Au cours de l'année, 88 % des habitants de la Région exposés au paludisme ont été protégés par des pulvé-
maisons variaient de un à trois mois. D'autre part, les enquêtes épidémiologiques sur les cas positifs n'ont
pas non plus répondu aux besoins. A Ceylan, le dépistage passif est assuré par des agents rémunérés qui se rendent dans les établissements hospitaliers pour y recueillir des échantillons de sang de fiévreux. En raison du fait que 328 établissements collaborent avec le service national d'éradication du paludisme, il y a un centre de surveillance passive pour 19 500 habitants dans les zones naguère hyperendémiques et endémiques.
risations d'insecticides à action rémanente. On a surtout recouru au DDT, mais la dieldrine a été employée dans quelques zones côtières d'Indonésie et de Birmanie, où une tolérance accrue de A. sundaicus au DDT avait été observée. Un service d'évaluation épidémiologique a été créé en 1961 au Bureau régional et chargé de coordonner les travaux épidémiologiques, de rassembler les données pertinentes et d'aider les pays à procéder à
Dans tous les pays de la Région sauf à Ceylan, où existe un service de santé bien développé et comptant de nombreux hôpitaux et dispensaires, la surveillance a principalement revêtu la forme d'un dépistage actif des cas. En Indonésie, un système de dépistage passif a été expérimenté mais les résultats ne peuvent être considérés comme satisfaisants; on a donc
170
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
décidé de revenir à la surveillance active, complétée
par l'emploi de méthodes de dépistage passif. En Inde, le dépistage actif est très efficace dans un certain
contre A. minimus. En revanche, dans les zones infestées par A. fluviatiles, il ressort des enquêtes entomologiques qu'un second cycle de pulvérisations s'impose pour obvier aux conséquences du recrépissage des habitations et venir à bout de ce vecteur, qui est
nombre d'états. Les paludéens reconnus sont soumis à un traitement
de quatorze jours dans toute la Région, excepté en
présent pendant la majeure partie de l'année. En Indonésie, les études sur la dynamique de la résistance fournissent aussi des données entomologiques intéres-
Inde où un traitement radical de cinq jours à la primaquine est appliqué pour les cas de paludisme à
P. vivax ou à P. malariae. En ce qui concerne le paludisme à P. falciparum, le traitement radical consiste dans l'administration, pendant trois jours, d'amino -4 quinoléine, la dose totale étant de 1500 mg
de la base. Une équipe spécialisée enquête depuis trois ans dans
santes pour la détermination des doses de DDT et de la fréquence des applications utiles contre A. sundaicus. Dans les zones nouvellement traitées de l'est de Java, on observe les effets du premier cycle de pulvérisations de DDT sur le comportement, la densité et les habitudes d'alimentation et de repos d'A. sundaicus. 12.3.4
les états indiens du Goudjerate et du Maharashtra, où la transmission a été interrompue et n'a pas repris en dépit de l'apparition d'une résistance au DDT chez le vecteur. Il ressort des recherches effectuées jusqu'à présent qu'en dépit de la résistance le DDT demeure irritant, ce qui peut suffire à réduire les contacts entre l'homme et le vecteur et donc à prévenir la transmission. Il semble aussi que le moustique résistant vive moins longtemps, mais ce fait demande
Coordination
Au cours de l'année se sont tenues les conférences inter -pays suivantes, destinées à permettre des échanges
de vues et à coordonner les activités dans les zones frontières : Première conférence sur la coordination de
à être confirmé. Une autre équipe d'entomologistes étudie le rôle des vecteurs secondaires dans une zone de l'Assam, où la transmission persiste après quelques années de pulvérisations. En Indonésie, une enquête importante se poursuit,
la lutte antipaludique à la frontière de l'Inde et du Népal, Lucknow, Inde . .
3-5 janv. 1961
avec l'assistance d'un consultant à court terme; elle a trait à la dynamique de la résistance (influence de la pression exercée par les insecticides sur la sélection de souches résistantes à l'un ou l'autre des principaux produits utilisés pour l'éradication du paludisme). Il
Cinquième conférence sur la coordination de la lutte antipaludique aux frontières de la Birmanie, de l'Inde et du Pakistan, Aijal, Etat d'Assam, Inde Cinquième réunion du Conseil de Coordination antipaludique pour la Birmanie, Cambodge, le Laos, la Malaisie, et le Viet -Nam, Pnom -Penh, Cambodge le
27-29 nov. 1961
s'agit surtout d'une entreprise à long terme visant à fournir des indications pour le choix d'insecticides permettant d'éviter ou de retarder l'apparition d'une résistance; ces recherches pourront ainsi éclaircir des problèmes connexes d'intérêt plus immédiat, tel celui de l'efficacité du DDT contre A. sundaicus dans les zones où la dieldrine est contre -indiquée à cause d'une résistance avérée ou soupçonnée. En Indonésie et au Népal, on s'emploie à déterminer
12 -15 déc. 1961
Pour un programme aussi vaste que celui de l'Inde, auquel participent vingt -deux entités administratives,
la coordination entre états revêt une importance considérable. L'OMS a prêté une aide financière pour la mise sur pied de cinq des six organismes régionaux de coordination de l'Inde. Elle a, en outre, patronné, en 1961, deux réunions inter -états d'agents du programme national d'éradication du paludisme. 12.4 12.4.1
les doses convenables d'insecticides par cycle. Dans le cas de l'Indonésie, où l'on s'est fondé principalement
sur des relevés mensuels de l'indice parasitaire des nourrissons, on a constaté qu'une application tous les six mois de 1 g de DDT par mètre carré n'interrompait
Région européenne
Progrès et perspectives d'ensemble
pas totalement la transmission dans une zone expérimentale où le vecteur était A. aconitus. Au Népal, les observations entomologiques ont confirmé les résultats des recherches épidémiologiques : une dose annuelle de 2 g de DDT par mètre carré y est efficace
Les données dont on dispose sur l'état général d'avancement du programme d'éradication du paludisme dans la Région européenne figurent dans le
tableau J de l'appendice du présent rapport. Le tableau H en fournit un résumé.
ANNEXE 19
171
TABLEAU H. RÉSUMÉ DE L'ÉTAT GÉNÉRAL D'AVANCEMENT DU PROGRAMME D'ÉRADICATION DU PALUDISME DANS LA RÉGION EUROPÉENNE 1960 1961
Zones
Population (en milliers d'habitants)
Pourcentage de population des zones primitivement impaludées
Population (en milliers d'habitants)
Pourcentage de population des zones primitivement impaludées
Où l'éradication est achevée . A la phase de consolidation . . A la phase d'attaque Sans programme d'éradication . .
.
224 922 27 755 15 905 16 432
78,9 9,8 5,6 5,7 100,0
240 196 30 167 13 890 18 167
79,4 10,0 4,6 6,0 100,0
Primitivement impaludées
.
.
.
.
285 014 *
302 420 *
* La différence entre le chiffre de 1960 et celui de 1961 résulte de l'accroissement démographique normal et de la nouvelle évaluation en Turquie.
Quantitativement, on le voit, la progression a été très modérée, les passages d'une phase des opérations à la suivante ayant été rares en 1961, mais la qualité des opérations s'est notablement améliorée. Pour examiner l'évolution du programme d'éradication dans la Région européenne, il est plus rationnel
tituée par l'Europe continentale, où huit pays Albanie, Bulgarie, Espagne, Grèce, Portugal, Roumanie, Union des Républiques socialistes soviétiques
d'envisager séparément l'entité géographique cons-
et Yougoslavie - procèdent à des campagnes d'éradication. Ces dernières sont près d'aboutir, ainsi qu'il ressort des chiffres du tableau I.
TABLEAU I. RÉSUMÉ DE L'ÉTAT GÉNÉRAL D'AVANCEMENT DU PROGRAMME D'ÉRADICATION DU PALUDISME EN EUROPE CONTINENTALE 1960 1961
Europe continentale
Population (en milliers d'habitants)
Pourcentage de population des zones primitivement impaludées
Population (en milliers d'habitants)
Pourcentage de population des zones primitivement impaludées
Où l'éradication est achevée * A la phase de consolidation .
. .
.
A la phase d'attaque Sans programme d'éradication .
224 922 15 324 5 522
-
91,5 6,2 2,3
-
240 196 12 208 3 349
93,9 4,8 1,3
-
-
100,0
100,0
Primitivement impaludées
.
.
.
.
245 768
255 753
réalisé l'éradication du paludisme sur tout leur territoire national.
RSS de Biélorussie, France (Corse), Hongrie, Italie, Pays -Bas, Pologne, Tchécoslovaquie et RSS d'Ukraine, pays qui ont déjà
Dans cette partie de la Région, il ne se pose pratiquement aucun problème opérationnel ou administra-
tif et seules quelques difficultés techniques sont à signaler. Dans certains pays, les programmes en sont arrivés à un stade critique : celui où les opérations de la phase de consolidation étant fort avancées, les
gouvernements et la population risquent de se désintéresser d'une campagne qui ne donne plus de résultats évidents. Cependant, les autorités ont partout continué de soutenir les programmes. En Albanie, la campagne progresse de façon très satisfaisante; 1961 a été la quatrième année de trai-
172
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
tement insecticide complet dans les circonscriptions
où l'on en est arrivé au dernier stade de la phase d'attaque; ces circonscriptions passeront vraisembla-
blement à la phase de consolidation en 1962. En Bulgarie, le programme d'éradication approche de son terme : en 1961, seule une circonscription peu étendue et peu peuplée (55 000 habitants) en était encore à la phase de consolidation; les opérations doivent y être achevées en 1963. L'Espagne ne comp-
empêché d'exécuter le programme d'éradication établi par le Gouvernement; entre -temps, des enquêtes paludologiques sont effectuées dans toute la mesure du possible et l'on s'emploie à former du personnel.
Au Maroc, un programme de pré- éradication
a
débuté en 1961, l'effort portant principalement sur la
formation de personnel et sur la mise en place de l'infrastructure de santé publique; la phase préparatoire pourrait débuter en 1964 et la phase d'attaque en 1965. Conformément au Plan prioritaire coordonné pour
tait, en 1961, que six petites circonscriptions où les opérations en étaient toujours à la phase de consolidation; dans le reste du pays, le paludisme est considéré
comme éradiqué. L'année 1962 sera la dernière de la
l'éradication du paludisme en Europe continentale, l'interruption de la transmission doit être réalisée à la fin de 1962. L'analyse des données pour 1961 montre que
phase de consolidation et, en 1963, l'ensemble du pays passera à la phase d'entretien. En Grèce, la campagne progresse régulièrement; 45,7 % de la population des circonscriptions primitivement impaludées sont couverts par les opérations de la phase
cet objectif pourrait être atteint dans le délai prévu. Trois des huit programmes entrepris en Europe - ceux d'Albanie, de Roumanie et de Yougoslavie - comprennent des circonscriptions où les opérations en sont
de consolidation. Dans tous les autres secteurs, la phase d'entretien est atteinte. Les opérations de la phase de consolidation devront se poursuivre au moins jusqu'à la fin de 1963. En Roumanie, les opérations de la phase d'attaque ont continué en 1961, englobant 16 % de la population des circonscriptions primitivement impaludées; les autres circonscriptions
à la phase d'attaque. En Albanie et en Roumanie, le réservoir de parasites est déjà extrêmement réduit et aucun cas indigène n'a été enregistré en 1961 dans les circonscriptions en phase d'attaque. En Yougoslavie,
quelques rares cas de paludisme indigène ont été signalés en Macédoine, mais le nombre total des impaludés est très faible. 12.4.2
en sont à la phase de consolidation depuis deux ans au moins. On compte qu'en 1963 la dernière circonscrip-
tion parviendra à la phase de consolidation et que la majeure partie de la zone primitivement impaludée en sera à la phase d'entretien. En URSS, 99 % de la population de la zone impaludée étaient couverts par les opérations de la phase d'entretien à la fin de 1961. En Yougoslavie, les opérations de la phase d'attaque se sont poursuivies en 1961 dans des circonscriptions englobant 43,5 % de la population des zones primitivement impaludées; 51,6 % de cette population se trouvent dans des circonscriptions où la campagne
Formation professionnelle de personnel pour les programmes nationaux d'éradication du paludisme
Les besoins de personnel pour l'éradication du paludisme dans la Région varient naturellement suivant le degré d'avancement des programmes et suivant que les services d'éradication sont autonomes ou incorporés aux services généraux de santé publique.
en est à la phase d'entretien et 4,9 % habitent des secteurs en phase de consolidation; la phase d'attaque s'achèvera à la fin de 1962 dans la dernière circonscription où les opérations en sont encore à ce stade. Le Bureau régional n'a reçu que peu d'informations
En Europe continentale, où les programmes sont particulièrement avancés, on n'a pas jugé nécessaire d'organiser des cours spéciaux sur l'éradication du paludisme pour former du personnel, en particulier de catégorie professionnelle. Il n'y a donc aucun cours préparatoire national de ce genre dans les pays de cette partie de la Région; le seul centre de formation
sur la situation en Albanie et au Portugal à la fin de 1961, mais on a de bonnes raisons de penser que les campagnes entreprises parviendront à la phase de consolidation en 1962 sur l'ensemble du territoire de ces deux pays. Les pays de la Région européenne situés à l'extérieur de l'Europe continentale sont la Turquie, l'Algérie et le Maroc. En Turquie, l'exécution du programme d'éradication a été énergiquement poursuivie en 1961. Les opérations de la phase d'attaque, qui durent depuis quatre ans, englobaient encore, à la fin de 1961, 52,1 de la population totale de la zone impaludée, le reste
qui ait fonctionné en 1961 est le centre interrégional de Belgrade, organisé conjointement par le Gouvernement yougoslave et l'OMS. A ce centre, des cours
d'une durée de trois mois sont donnés en français par des spécialistes yougoslaves, avec le concours de conférenciers envoyés par l'OMS, pour former des
professionnels et des assistants aux techniques de l'éradication du paludisme. (Voir aussi tableau C.) Des boursiers de l'OMS ont également suivi ces cours.
Au Maroc, le projet de pré- éradication est lié à un plan d'aménagement de services de santé ruraux. Le futur service d'éradication sera du type « intégré », c'est -à -dire que le personnel affecté à la campagne se composera essentiellement des médecins, des infirmières et des assistants sanitaires appartenant aux
de cette population vivant dans des circonscriptions où le programme en est à la phase de consolidation. Qu'il s'agisse de la phase d'attaque ou de la phase de consolidation, les opérations devront se poursuivre en 1962 dans les mêmes zones qu'en 1961. Le programme a été freiné par des difficultés budgétaires et opérationnelles, qui sont peu à peu surmontées avec l'aide de l'OMS; des progrès certains ont été accom-
cadres de santé des districts ruraux. L'effectif de personnel prévu par le plan d'aménagement des services de santé ruraux ne permettra pas d'entreprendre la campagne d'éradication avant 1964, année
envisagée pour le début de sa phase préparatoire. D'ici là, il sera nécessaire de donner à ce personnel la formation indispensable pour qu'il puisse participer
plis en 1961. En Algérie, la situation politique a
ANNEXE 19
173
aux opérations. Cet enseignement technique a été organisé avec la collaboration de l'OMS. En 1961, au titre de ce plan, des conférences ont été données à quatre- vingt -huit médecins et membres des services sanitaires de district et un cours a été organisé pour
l'éradication est considérée comme réalisée, on trouve des paludologues qui appartenaient à l'ancien service
d'éradication ou aux équipes antipaludiques, mais leurs postes sont en cours de suppression. Les fonctions
20 instructeurs. Des cours pratiques, spécialement destinés à démontrer l'application sur le terrain des méthodes d'éradication, ont également été donnés à l'intention des infirmières diplômées et des assistants sanitaires des cinq centres ruraux de santé. Ces cours ont été suivis en 1961 par 253 assistants sanitaires et
spéciales que les paludologues auront à remplir une fois incorporés dans les services généraux de santé publique devraient être définies dans chaque pays, afin que soit maintenu partout un noyau de spécialistes prêts à intervenir en cas de réapparition du paludisme. 12.4.3
135 infirmières; la plupart des enseignants et des instructeurs étaient des Marocains. L'OMS a envoyé deux consultants à court terme qui ont fait des conférences et collaboré à la préparation de manuels. Des bourses d'études ont également été mises à la disposition du Gouvernement pour permettre à un entomologiste et à quatre instructeurs marocains de suivre les cours de Belgrade.
Questions opérationnelles
Dans la Région européenne - mis à part les pays
d'Afrique du Nord - l'état d'avancement et de maturité des programmes d'éradication est maintenant tel qu'il est rarement nécessaire de modifier beaucoup les plans d'opérations ou l'appareil administratif des campagnes. Néanmoins, un petit nombre d'améliora-
En Algérie, aucun cours n'a encore été organisé pour le personnel de la future campagne, mais l'OMS
a offert au Gouvernement des bourses d'études qui permettraient d'envoyer des stagiaires suivre les cours
tions de ce genre ont été apportées à quelques programmes en 1961. En Espagne, le dépistage actif n'était pratiqué en 1960 que dans trois circonscriptions en phase de consolidation sur les six existantes; il englobe aujourd'hui la totalité de ces circonscriptions (environ 62 000 habitants). En Yougoslavie (Macédoine), après une réduction de la décentralisation administrative et technique des services d'éradication, les programmes des communes ont été mieux coordonnés et les opérations mieux surveillées. En Roumanie, une meilleure
du centre de Belgrade. En Turquie, l'ampleur du programme avait nécessité, en 1960, l'organisation de nouveaux cours pour la formation de diverses catégories de personnel. En 1961, des cours d'une durée d'un an - pour médecins, microscopistes et entomologistes - ont été donnés à l'Institut de Paludologie d'Adana par des spécialistes turcs et par les membres de l'équipe antipaludique de
coordination entre les activités du Ministère de la Santé et celles du Ministère de l'Agriculture a permis
l'OMS opérant en Turquie. On a pu ainsi préparer à leurs futures tâches quinze médecins, vingt -cinq microscopistes et dix entomologistes. L'OMS a accordé des bourses à trois médecins pour suivre dans un cas les cours de Belgrade et dans les deux autres
de mieux planifier les opérations de pulvérisation dans les circonscriptions séricoles. En Turquie, le plan de 1960 a été remanié en 1961; on a, en particulier, procédé à un nouveau dénombrement des populations
ceux de la Jamaïque. Un statisticien a également bénéficié d'une bourse pour suivre un cours de perfectionnement à Beyrouth. En Europe continentale, les besoins en personnel de
bénéficiant de la campagne; grâce à une meilleure reconnaissance géographique, leur effectif s'est considérablement accru. D'autres modifications appor-
tées au plan ont fait passer les zones de Bursa et de Çanakkalé (1 379 000 habitants) de la phase d'attaque à la phase de consolidation, tandis que la
toutes catégories sont en général satisfaits, mais les spécialistes de l'entomologie sont peu nombreux. Etant donné le degré d'avancement des programmes, il
est rare que l'on doive faire appel à des ingénieurs sanitaires. Hors de l'Europe continentale, de sérieux problèmes de personnel ne se posent actuellement qu'en Turquie, pays qui souffre d'une pénurie chronique de personnel de toutes catégories : les besoins ne sont couverts qu'à 22 % environ pour les médecins, à 26 % pour les assistants sanitaires, et l'on manque totalement d'entomologistes et d'ingénieurs sanitaires. La principale raison de cette pénurie est l'insuffisance des ressources budgétaires, qui ne permettent ni de créer le nombre de postes indispensables, ni d'offrir des traitements suffisamment élevés pour attirer ou conserver le personnel. Le moment est venu d'envisager quels seront les besoins en personnel spécialisé pendant la période d'entretien dans les pays où l'éradication est presque achevée. Dans la plupart des pays de la Région où
phase d'attaque débutait dans la région de Van (478 000 habitants), exclue du programme jusqu'en 1961.
Les activités d'éducation sanitaire orientées vers l'éradication du paludisme ne se sont que peu développées en 1961 dans la Région européenne. L'OMS a envoyé en Turquie un consultant qui a évalué les besoins en matière d'éducation sanitaire et proposé un plan d'action. A la suite de ses recommandations, une section pilote d'éducation sanitaire a été créée. Au Maroc, un plan d'éducation sanitaire, qui serait lié au programme de pré- éradication, est à l'étude. En 1961, la campagne en était encore à la phase d'attaque dans diverses circonscriptions de quatre pays
de la Région : l'Albanie, la Roumanie, la Turquie et la Yougoslavie. Dans ces quatre pays, les opérations
de pulvérisation ont été exécutées dans les délais
174
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
prévus. Les pourcentages de bâtiments traités situent entre 91,4 en Turquie et 98 en Yougoslavie.
se
en 1961, dix -huit étaient des cas provoqués. En Espa-
gne, il ne subsiste qu'un seul foyer - très restreint et
L'efficacité des pulvérisations insecticides n'a été compromise par aucune difficulté technique dans aucun pays de la Région. En Turquie, où A. sacharovi est résistant au DDT dans une circonscription située au sud du pays (Adana), cet insecticide a été remplacé
bien défini - dans la province de Cáceres ;
son
existence semble due au fait que l'on a négligé d'em-
ployer la primaquine pour le traitement radical en 1960 (le médicament n'a été adopté qu'en juin 1961). En Grèce, des foyers d'importance variable persistent
par la dieldrine, à laquelle le vecteur est encore sensible. En Grèce, où A. sacharovi manifeste, dans plusieurs circonscriptions, une certaine résistance tant à l'égard du DDT que de la dieldrine, on a réussi à obtenir des résultats suffisants en alternant les insec-
dans plusieurs districts où la campagne en est à la phase de consolidation. La plupart de ces foyers existaient déjà en 1960 et, en 1961, leur étendue a été considérablement réduite. Leur persistance est sans doute due en grande partie aux migrations de travailleurs agricoles, qui sont difficiles à contrôler. Dans les circonscriptions déclarées en phase d'entretien, la situation épidémiologique est partout demeurée calme; malgré quelques rares cas classés comme indigènes (Grèce, Espagne), aucune reprise de la transmission n'a été observée. Faite de données d'évaluation épidémiologique pour l'URSS, qui n'a pas suivi la recommandation de la Treizième Assemblée mondiale de la Santé (résolution WHA13.55), il n'a pas été possible d'analyser la situation dans ce pays. Toutefois, d'après ce que l'on sait, on peut admettre que l'évolution de la situation épidémiologique y est favorable.
ticides et en multipliant les applications. Dans les circonscriptions séricoles de Roumanie, les pulvérisations opérées avant le début de la période de reproduction n'ont été faites que dans les locaux occupés par les animaux; l'expérience a montré que le traite-
ment des habitations humaines est superflu. Dans d'autres pays, où la sériculture est également pratiquée, les pulvérisations insecticides ont été simplement différées. A la suite des recommandations faites par le Comité
d'experts du Paludisme lors de sa huitième réunion, des essais ont été entrepris en Turquie, en 1961, pour interrompre la transmission par application de DDT ou de dieldrine à des doses plus faibles que celles ordinairement utilisées : on a expérimenté sur le terrain des traitements aux doses de 1 g/m2 de DDT et de 0,30 g /ma de dieldrine dans une circonscription où le paludisme existe actuellement à l'état endémique. Pour connaître l'effet, sur le vecteur, d'aspersions à des doses ainsi réduites, on s'en est remis essentiellement
En dehors de l'Europe continentale, la Turquie affronte toujours de nombreux problèmes épidémiologiques. Dans plusieurs circonscriptions en phase d'attaque - situées, pour la plupart, dans le sud -est ou le sud -ouest du pays -, la transmission continue; dans les circonscriptions en phase de consolidation, un système de dépistage amélioré a permis de découvrir
à l'emploi de pièges de fenêtres qui retiennent les moustiques à la sortie des habitations. Organisé par le Gouvernement, qui en a supporté les frais, l'essai a malheureusement échoué à cause de la mauvaise volonté des habitants et d'une surveillance insuffisante du personnel chargé de l'expérience.
des foyers résiduels étendus. Cette situation est la conséquence de difficultés administratives et opérationnelles; néanmoins, les méthodes d'administration
et la conduite des opérations ont été nettement améliorées en 1961.
Trois pays de l'Europe continentale - l'Albanie, la Roumanie et la Yougoslavie - comptaient encore, ces deux dernières années, des circonscriptions en
L'organisation de la surveillance dans les pays où le service national d'éradication est incorporé aux services généraux de santé publique (Albanie, Bulgarie,
Roumanie et URSS) n'est pas la même que dans les
phase d'attaque. A la fin de 1961, la transmission pouvait y être considérée comme interrompue dans les deux premiers, aucun cas de paludisme indigène n'ayant été observé durant l'année. Pour ce qui est de la Yougoslavie, quelques cas indigènes ont été déclarés dans la République de Macédoine en 1961,
pays où il est plus ou moins autonome (Espagne, Grèce, Portugal, Turquie et Yougoslavie). Dans les pays du premier groupe, le médecin de district est directement responsable des opérations exécutées par les assistants sanitaires polyvalents du district; toutefois, le travail de surveillance est coordonné par des organismes spéciaux : stations antipaludiques ou, à défaut, stations antiépidémiques (Sanepids). Ce sys-
mais il ressort d'une comparaison avec les années précédentes que la transmission a extraordinairement
diminué dans cette zone. Le réservoir de parasites qui, à la fin de 1961, existait dans les circonscriptions
tème donne de très bons résultats. Le nombre des agents de surveillance affectés au dépistage actif est particulièrement élevé (Albanie - 1 agent pour 2200 habitants; Bulgarie - 1 agent pour 540 habitants; Roumanie - 1 agent pour 1185 habitants). Dans ces
en phase d'attaque des trois pays considérés était très faible et le taux annuel de morbidité inférieur à 0,5 cas nouveaux pour 1000 habitants. Dans les pays d'Europe continentale dont certaines circonscriptions sont entrées en phase de consolidation au début 1961 (Albanie, Bulgarie, Roumanie et Yougoslavie), la transmission est restée interrompue pendant toute l'année dans la partie « consolidée » du
pays, le dépistage passif atteint un très haut degré d'efficacité : non seulement la densité des postes de notification est très forte, mais les médecins directement occupés au dépistage passif (médecins de district) sont également responsables de l'ensemble des opéra-
territoire. En Roumanie, sur vingt -cinq cas dépistés
tions de surveillance sur le plan local. En ce qui
ANNEXE 19
175
concerne le dépistage actif, on fait jusqu'à une visite tous les dix jours dans de nombreuses localités. Dans le deuxième groupe de pays (Espagne, Grèce, Portugal, Turquie et Yougoslavie), les opérations de surveillance sont exécutées, contrôlées et coordonnées par le personnel du service national d'éradication du paludisme. La Grèce fait toutefois exception, en ce sens que, si le personnel d'exécution appartient bien au service national d'éradication, en revanche la surveillance et la coordination sont assurées, à l'échelon du district, par le médecin de district (nomiatre) et, pour le pays tout entier, par deux paludologues ayant rang d'inspecteurs. Dans les pays de ce groupe, le personnel affecté au dépistage actif est, en moyenne,
Turquie, le nombre de lames de sang examinées en 1961 correspondait à 10,6 % de la population. En Europe continentale, dans les circonscriptions en phase d'entretien, la vigilance est exercée par des institutions qui dépendent des services généraux de santé publique (dispensaires, hôpitaux); en outre, la déclaration des cas est obligatoire dans tous ces pays. Là où le service national d'éradication du paludisme est incorporé aux services généraux de santé publique, c'est le personnel précédemment employé au dépistage
passif qui est maintenant chargé des opérations de vigilance, la différence étant que l'examen des cas fébriles est désormais limité aux sujets nettement soupçonnés de paludisme, d'où une diminution correspondante du volume de travail. Ailleurs (Espagne, Portugal), les anciennes stations antipaludiques subsistent avec un personnel occupé à temps partiel qui
moins nombreux par rapport à la population surveillée (1 agent pour 7253 habitants en Grèce, 1 pour
5000 habitants en Yougoslavie et 1 pour 6900 en Turquie). Le dépistage passif n'est pas aussi efficace et, dans quelques pays, les résultats obtenus ne sont pas satisfaisants. Ces divers pays possèdent néanmoins une infrastructure sanitaire rurale bien développée et suffisamment de formations sanitaires pouvant servir
procède à l'examen du sang des suspects et qui, chaque semaine, adresse au service antipaludique central un rapport indiquant le nombre de lames de sang examinées et celui des cas positifs. En Grèce, chaque médecin de la santé publique responsable d'un district en phase d'entretien établit un rapport mensuel
de postes de notification. En général, ces formations échappent au contrôle du service national d'éradication du paludisme, alors que les postes de notification devraient être en principe organisés, animés et surveillés par ce service. En Turquie, le dépistage passif, inconnu jusqu'alors, est en voie d'organisation, mais son développement est freiné par la rareté des dispensaires ruraux, ce qui nécessite l'emploi de collaborateurs bénévoles. Dans tous les pays, les cas confirmés sont soumis à un traitement radical. En 1961, on a adopté partout un traitement comportant l'administration de quatorze doses quotidiennes de primaquine (15 mg base) ou de doses correspondantes d'une autre amino -8 quinoléine,
sur le nombre de lames de sang recueillies dans les différentes formations sanitaires du district, le nombre
des cas positifs et le nombre de cas déclarés par le corps médical.
La plupart des pays se soucient davantage de l'avenir du personnel spécialisé de la campagne d'éradication que de l'organisation même de la vigilance. Là où le service d'éradication du paludisme est intégré aux services généraux de santé publique, aucun
problème ne se pose car la vigilance succédera sans transition au dépistage passif. Parmi les autres pays, il en est un (le Portugal) qui se propose de transformer
sauf en Roumanie, où l'on a continué de traiter les impaludés par l'administration, pendant trois jours, de doses quotidiennes de primaquine (15 mg base) et de chloroquine, suivie pendant toute la saison d'épidémie d'un traitement suppressif consistant à administrer une dose de 300 mg de chloroquine chaque semaine et une
les anciennes stations antipaludiques en formations sanitaires rurales, dotées du même personnel. Peu de pays ont jusqu'ici défini avec précision les principes directeurs à suivre en matière de vigilance : tous, cepen-
dant, ont conscience de la nécessité d'organiser la vigilance pour empêcher la réintroduction du paludisme ou pouvoir intervenir sans retard si la chose se produisait; l'infrastructure indispensable existe dans tous ces pays, mais il reste à décider de quelle manière elle devrait être utilisée. 12.4.4
dose de 25 mg de pyriméthamine toutes les trois semaines. Ce traitement n'ayant pas empêché un certain nombre de rechutes, le Gouvernement se propose d'adopter en 1962 le traitement radical usuel et de l'appliquer à tous les malades dépistés depuis 1959. L'administration espagnole a introduit ce
Coordination
Le Bureau régional a assuré la coordination des programmes régionaux, en envoyant des fonctionnaires
même traitement à partir de juin 1961. Les opérations de surveillance se déroulent de façon satisfaisante, sauf dans les quelques secteurs de
en visite dans les différents pays et en y diffusant le Bulletin d'informations sur l'état d'avancement des programmes d'éradication du paludisme dans la Région
Turquie où il y a pénurie de personnel. En Europe continentale, où la période de transmission est généralement de six mois au moins et où le paludisme existe d'ordinaire à l'état hypo- endémique, la proportion de la population examinée annuellement est comprise entre 3 % (Espagne) et 5 % (Roumanie). En
de l'Europe, qui paraît en moyenne deux fois par an. Le Plan prioritaire coordonné pour l'éradication du paludisme en Europe continentale peut être cité comme
exemple d'une coordination inter -pays qui comporte
des engagements précis pour une date limite bien déterminée, une normalisation de la
procédure
176
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
d'évaluation et l'envoi régulier de renseignements sur les opérations (à une exception près, tous les pays de l'Europe continentale établissent le rapport type trimestriel sur les opérations de surveillance).
sanitaires de base et le développement de la surveillance passive dans les zones qui en sont actuellement à la phase de consolidation permettra d'obtenir en fin de compte l'attestation officielle de l'éradication du paludisme. Au Liban, les opérations de consolidation, qui consistent essentiellement en une surveillance active, s'étendent à l'ensemble du territoire. L'infrastructure sanitaire rurale n'étant pas encore complète ni entièrement satisfaisante, on s'efforce actuellement de la développer en y incorporant l'appareil de surveillance, de manière à pouvoir, d'ici deux ans, passer sans heurt à la phase d'entretien. En Iran, près de 40 % de la population des zones impaludées en sont à la phase de consolidation et une autre fraction de 40 % à la phase d'attaque. Les collectivités intéressées sont concentrées principalement
12.5 12.5.1
Région de la Méditerranée orientale Progrès et perspectives d'ensemble
La Région de la Méditerranée orientale comprend vingt -cinq pays ou territoires totalisant 209,5 millions
d'habitants, dont 172 millions (soit 82 %) vivaient à l'origine dans des zones impaludées. Les projets ou programmes d'éradication s'étendent à quatorze pays. Koweït n'a jamais connu le paludisme et l'éradication
de la maladie est maintenant réalisée à Chypre et dans trois autres pays. Des campagnes antipaludiques
sont en cours au Yémen et dans cinq autres pays. Il est encourageant de noter que le Pakistan, dont 94 millions d'habitants sont menacés de paludisme (ce
dans la moitié septentrionale du pays, où les perspectives d'éradication sont très encourageantes. On prévoit que, d'ici trois à quatre ans, la presque totalité de cette zone entrera dans la phase d'entretien. Toutefois, l'insuffisance des services sanitaires de base,
qui représente 55 % de l'ensemble de la population de la Région vivant dans les zones impaludées), a mis en train son programme antipaludique au début de 1961. L'ensemble du bloc septentrional de la Région se trouve ainsi engagé dans une campagne d'éradica-
dont la réorganisation se poursuit activement, présente de sérieuses difficultés. Dans le sud du pays, la
tion qui sera menée, soit par étapes, comme en Iran et au Pakistan, soit à l'échelon du pays tout entier, comme en Irak, en Israël, en Jordanie, au Liban et en Syrie.
situation n'est pas aussi satisfaisante; une double résistance chez l'une des espèces de vecteurs et le comportement mal défini d'une autre espèce - à quoi s'ajoutent le nomadisme d'une grande partie de la population et le manque de moyens opérationnels - entravent la mise en oeuvre du programme. Un programme de pré -éradication est recommandé, afin de faciliter à la fois la mise en place de moyens opérationnels appropriés et le développement des services sanitaires de base dans la partie méridionale du pays.
En ce qui concerne les trois pays d'Afrique du Nord qui font partie de la Région, la Libye entreprend un programme d'éradication pour venir à bout des problèmes mineurs qui se posent dans les oasis du Fezzan, tandis que la République Arabe Unie et la Tunisie ont déjà lancé d'importantes campagnes de lutte. Les autorités de ces deux derniers pays préfèrent renforcer l'appareil sanitaire des régions rurales, dont l'organisation s'est poursuivie activement en 1961, avant de songer à un véritable programme d'éradication. La nouvelle politique de l'Organisation, qui préconise des programmes de pré -éradication pour les
En Irak, près des trois quarts de la population vivant dans les zones impaludées en sont à la phase
de consolidation et un quart à la phase d'attaque. Certaines déficiences administratives empêchent de conduire les opérations au rythme prévu. En 1961, l'apparition d'une résistance à la dieldrine chez A. stephensi a pu susciter des inquiétudes, mais la zone où elle a été observée est déjà exempte de paludisme, puisqu'elle a atteint la phase de consolidation;
pays en voie de développement, a été adoptée en Ethiopie et en Somalie; il en sera bientôt de même en Arabie Saoudite et au Soudan.
Pendant la période considérée, le paludisme a exercé une fois encore ses effets catastrophiques sur la situation sanitaire et le développement économique général de la Somalie, à la suite des inondations qui ont frappé le pays vers la fin de 1961. Les secours d'urgence fournis par l'OMS et les autres organismes ont permis de sauver des milliers de vies humaines et
de plus, des mesures, comprenant notamment une action coordonnée avec l'Iran, ont été prises pour intensifier l'effort de consolidation et empêcher la réintroduction de la maladie. A part cela, les perspectives sont satisfaisantes. En 1962, la totalité du pays
entrera dans la phase de consolidation, sauf une fraction de 11 % de la population vivant dans certaines zones impaludées du nord, où les opérations d'attaque devront se prolonger en raison du nomadisme pendant
se sont révélés la meilleure forme d'assistance en pareilles circonstances. La Colonie d'Aden, Chypre, la Côte française des
les mois d'été.
Somalis et la bande de Gaza ont atteint la phase d'entretien et n'attendent plus que la confirmation officielle pour être classés parmi les territoires où l'éradication du paludisme est réalisée. Plus du tiers de la population d'Israël est actuellement soumise aux mesures qui caractérisent la phase d'entretien. Le pays possède un bon réseau de services
En Jordanie, les opérations de consolidation menées dans l'ouest du pays et dont bénéficie la moitié de la population menacée par le paludisme, se déroulent de façon très satisfaisante grâce à la coopération du public et du corps médical; cette zone entrera probablement dans la phase d'entretien d'ici deux ans. Dans la vallée du Jourdain et en Jordanie orientale, la phase d'attaque prendra fin en 1962.
ANNEXE 19
177
En Libye, le paludisme ne pose guère de problèmes.
Sur les 31 000 habitants qui, à l'origine, étaient menacés de paludisme, près de la moitié en sont maintenant à la phase de consolidation; l'autre moitié
ques années. L'Arabie Saoudite, la Somalie et le Soudan pourraient être prochainement en mesure d'entreprendre un programme d'éradication. L'Ethiopie, en revanche, à cause de sa topographie et d'autres
y parviendra en 1963. Etant donné l'absence de difficultés techniques et la résolution du Gouvernement,
facteurs, ne pourra y songer que plus tard. L'interruption de la transmission a été obtenue dans presque tous les pays de la Région où des programmes d'éradication sont en cours, et cela pour 15 % environ de l'ensemble de la population menacée de paludisme
qui ne ménage pas son appui financier et accélère la formation de toutes les catégories de personnel antipaludique, on peut dire que les perspectives d'éradication sont très encourageantes.
Le programme pakistanais, bien conçu et bien organisé, est dirigé par un conseil national de l'éradication du paludisme jouissant d'une complète autonomie administrative et financière. En 1961, grâce à l'assistance de l'OMS qui a pourvu à la plus grande partie des besoins de fournitures, l'exécution du plan s'est déroulée de manière très satisfaisante. Toutefois, certaines difficultés pourraient surgir en 1962 en ce qui concerne le soutien financier attendu des organis-
dans la Région. Dans deux cas, cependant, cette interruption n'a pu être maintenue. Il s'agit, d'une part, de la zone sud de l'Iran, où. la résistance d'A. stephensi au DDT puis à la dieldrine a provoqué une reprise de la transmission et, d'autre part, des zones montagneuses du nord de l'Irak, où la transhumance suscite certaines difficultés. Un problème analogue se pose aussi dans les zones montagneuses du sud de
l'Iran, où des tribus nomades viennent s'installer pendant les mois d'été. Les opérations de consolidation s'étendent maintenant à la totalité du Liban, aux deux tiers d'Israël,
mes internationaux ou bilatéraux, ce qui risque d'entraver la réalisation du plan d'action initial. Le programme d'éradication sera exécuté par étapes, sur
à la moitié de la Jordanie, aux trois quarts de la Syrie, aux trois quarts de l'Irak et à la moitié environ
une période de quatorze ans; dans l'intervalle, le développement des services ruraux de santé se poursuit.
de la population menacée de paludisme en Iran. En 1961, plus de douze millions de personnes se sont trouvées en phase de consolidation. Outre la Colonie
Il n'existe aucune difficulté technique importante; la coordination de ce programme avec ceux de l'Afghanistan, de la Birmanie, de l'Inde et de l'Iran retient
toute l'attention du Gouvernement et des bureaux régionaux intéressés.
d'Aden, Chypre, la Côte française des Somalis, la bande de Gaza et une partie d'Israël, qui en sont actuellement à la phase d'entretien, de vastes secteurs
En Syrie, plus des deux tiers de la population des zones impaludées ont atteint la phase de consolidation et la fraction qui en est encore à la phase d'attaque sera réduite, en 1961, à moins d'un cinquième. La
de l'Irak, du nord de l'Iran, d'Israël, de la Jordanie occidentale, du Liban et de la Syrie, où la phase de consolidation a été atteinte, entreront probablement dans la phase d'entretien d'ici deux ou trois ans. 12.5.2
mise en place d'un réseau de surveillance passive fera beaucoup pour l'heureux aboutissement du programme et devrait permettre de passer sans heurts à la phase d'entretien, étant donné surtout l'absence de difficultés techniques. L'implantation de services de Formation professionnelle de personnel pour les
programmes nationaux d'éradication du paludisme
santé ruraux dans les zones où il n'en existe pas encore se poursuit activement. La République Arabe Unie et la Tunisie ont entrepris de vastes campagnes de lutte qui, de l'avis des experts sanitaires de ces pays, font passer au second
A part le centre régional du Caire, qui est également
utilisé pour la formation du personnel national de la
rang les problèmes du paludisme. Cependant, les efforts déployés pour créer des services sanitaires ruraux efficaces (en République Arabe Unie, l'objectif
République Arabe Unie, l'OMS soutient, dans la Région, trois centres nationaux de préparation à l'éradication du paludisme. Les deux centres du Pakistan occidental et du Pakistan oriental, dont l'activité relève du programme national d'éradication du paludisme, donnent des cours pour cadres moyens
est d'ouvrir, pour chaque circonscription de 5000 habitants, un centre sanitaire rural dirigé par un médecin et doté de personnel paramédical) faciliteront,
et cadres supérieurs analogues à ceux du centre régional du Caire, ainsi que des cours pour auxiliaires,
le moment venu, la mise en oeuvre d'un programme d'éradication approprié. Des programmes de pré- éradication sont en cours
conformément aux normes internationales. Le troisième centre, celui d'Ethiopie, forme des cadres moyens pour le service antipaludique, en organisant des stages d'enseignement théorique et de formation
ou à l'étude en Arabie Saoudite, en Ethiopie, en Somalie et au Soudan. Leur objet est de mettre sur pied des moyens opérationnels et de développer le réseau des services sanitaires de base, afin qu'une campagne d'éradication puisse être lancée d'ici quel-
pratique d'une durée de cinq mois. L'Institut de Parasitologie et de Paludologie de l'Université de Téhéran prépare à l'éradication du paludisme des cadres nationaux supérieurs et moyens ainsi que divers spécialistes : entomologistes, microscopistes,
178
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
chefs de secteur et chefs de laboratoires antipaludiques.
Pendant l'année considérée, ces centres de formation ont organisé sept cours de niveau supérieur et treize de niveau moyen; quarante -cinq agents des cadres supérieurs et six cent vingt et un des cadres moyens des services nationaux d'éradication du paludisme en ont bénéficié. En plus de ces cours organisés à l'échelon central des services d'éradication, des stages de forma-
les agents de surveillance ont été mis à contribution dans toute la mesure possible, mais, dans plusieurs pays, il existe encore des zones où la reconnaissance géographique n'est pas complètement terminée. On a procédé en 1961 à des essais de doses de DDT
réduites dans trois pays (Arabie Saoudite, Iran et Pakistan). En Iran, dans la région du Khorassan, où le climat est extrêmement sec, un seul gramme de DDT pulvérisé sur des murs de boue a conservé son efficacité pendant toute la saison de transmission, soit quatre mois. Au Liban et en Jordanie occidentale, où les réseaux de surveillance, plus développés que dans d'autres pays de la Région, couvrent près de 60 à 70 % de la population vivant dans les zones en phase de consolidation, la situation épidémiologique semble très satisfaisante et aucune difficulté n'est rencontrée pour le moment.
tion ont lieu dans les diverses zones à l'intention du personnel subalterne travaillant sur le terrain, tel que les agents de surveillance, les chefs d'équipe, etc.
Le centre régional du Caire a aidé à améliorer les programmes d'enseignement destinés aux cadres moyens et supérieurs; il a mis au point un manuel pour la formation d'entomologistes spécialisés dans
l'éradication du paludisme, ainsi qu'un plan type d'organisation et de travail pour une zone de forma-
tion sur le terrain, rattachée au centre, où l'on fait la démonstration de tous les moyens d'éradication actuellement en usage. De 1959, date de sa création, à 1961 inclusivement, ce centre a donné onze cours (six pour cadres moyens, trois pour cadres supérieurs,
Du point de vue épidémiologique, on s'inquiète notamment de n'être pas arrivé à interrompre la transmission dans les zones où A. stephensi manifeste
un pour entomologistes et un pour techniciens de l'assainissement) et formé cent quatorze professionnels (quinze membres du personnel de l'OMS, vingt -trois boursiers de l'OMS venant de sept pays différents, et soixante -seize stagiaires de la République Arabe Unie) et cent trente -huit agents des cadres moyens (cinquante -
une double résistance, en particulier dans le sud de l'Iran. Malgré tout, le problème serait resté sans gravité si l'on avait disposé de moyens opérationnels pour une surveillance efficace, comprenant une reconnaissance géographique complète, un système de dis-
tribution approprié de médicaments et des mesures pour éteindre les foyers localisés. A mesure que s'étendent les zones en phase de con-
huit boursiers venant de onze pays et quatre -vingts stagiaires de la République Arabe Unie). 12.5.3
solidation, on a pu constater, dans certains programmes, que la surveillance active ne permet pas
Questions opérationnelles
à elle seule de dépister tous les cas, même si les tournées se font tous les mois, et qu'il convient par conséquent de développer la surveillance passive en faisant appel, soit aux services sanitaires ruraux, soit aux hôpitaux, soit à des collaborateurs bénévoles. En Syrie, par exemple, la surveillance passive a été étendue à l'ensemble du pays, avec le concours de plus de 1500 collaborateurs bénévoles. Dans les zones de consolidation, des enquêtes épidémiologiques sont régulièrement entreprises afin de déterminer l'origine des cas positifs. En 1961, sept cas ont été signalés au Liban, dont cinq importés; la même année, en Jordanie occidentale, on a enregistré trente -deux cas positifs, dont treize importés de l'étranger et dix -sept de la zone qui se trouve encore
En Irak, en Israël, en Jordanie, au Liban et en Syrie, les plans d'éradication ont été remaniés pour tenir compte de l'expérience acquise au cours des cinq dernières années. Tous ces pays ont maintenant dressé des plans d'opérations complets répondant aux vingt -deux exigences fondamentales énoncées par l'OMS et donnant des indications détaillées sur chaque
tranche annuelle, ainsi que sur les besoins de personnel et de fournitures, jusqu'au terme de la phase de consolidation. Un nouveau plan d'opérations est actuellement mis sur pied en Iran, les accords précédents étant arrivés à expiration à la fin de 1961.
Les nouveaux plans d'opérations font une place importante aux réformes administratives intéressant la direction des programmes. L'envoi, par l'OMS, d'administrateurs spécialisés dans l'éradication du paludisme a considérablement renforcé l'appareil administratif des services nationaux. Actuellement,
en phase d'attaque. Dans les secteurs à population
nomade - on en trouve notamment en Iran et en Jordanie - les enquêtes épidémiologiques peuvent être difficiles à réaliser. A l'heure actuelle, le traitement radical est systéma-
plusieurs de ces administrateurs sont en poste en Iran, en Irak, au Pakistan et en Syrie. Les opérations de reconnaissance géographique font l'objet de soins tout particuliers. Pour les nouveaux programmes et les nouvelles tranches des programmes plus anciens qui viennent d'être élargis, le travail de reconnaissance a été achevé avant le début de la phase d'attaque. Dans les autres programmes,
tiquement appliqué dans les zones qui en sont à la phase de consolidation. En Jordanie, les malades sont
hospitalisés, tandis que dans d'autres pays on se contente du traitement ambulatoire. En général, les cas positifs sont, pendant un an, suivis de mois en mois par les agents de surveillance et considérés, à chaque visite, comme des cas suspects justiciables d'un examen de sang et du traitement présomptif.
ANNEXE 19
179
Le traitement présomptif est administré à tous les fiévreux et cas suspects auxquels on fait un prélèvement
de sang. Tous les cas positifs reçoivent un traitement
radical: administration d'une dose de 1500 mg de chloroquine ou d'amodiaquine (dose pour adulte) dans les cas à P. falciparum, suivie, sauf chez les nourrissons, d'un traitement de quatorze jours à la primaquine (15 mg par jour, dose pour adulte) dans les cas à P. vivax et à P. malariae. Le traitement peut cependant varier selon les pays; en Syrie, par exemple,
conditions prévues pour la reconnaissance officielle de l'éradication du paludisme, avant que le service national de l'éradication ne soit incorporé aux services généraux de santé publique. A. stephensi, chez qui l'on a observé en 1960 une double résistance aux hydrocarbures chlorés à
Kerman, en Iran, manifeste maintenant une résistance analogue à Abadan et dans les zones voisines.
On avait signalé la disparition de A. stephensi en Arabie Saoudite et en Irak depuis que les habitations avaient été traitées par pulvérisations de dieldrine à action rémanente (le vecteur était devenu résistant au DDT en 1958), mais, en août et septembre 1961, ce moustique a fait sa réapparition dans la province de Bassora en Irak et dans la province orientale d'Arabie
le traitement présomptif se fait exclusivement à la pyriméthamine (50 mg pour les adultes dans les cas suspects), à l'exclusion de la chloroquine. En Israël, le traitement radical du paludisme à P. falciparum comporte l'administration, répartie sur trois jours selon les recommandations, d'une dose de 1500 mg
d'amodiaquine, suivie d'une dose de 100 mg de pyriméthamine le quatrième jour. La chimioprophylaxie n'est pratiquée qu'en Israël, où les étudiants et visiteurs venant des pays africains reçoivent chaque semaine une dose de 25 mg de pyriméthamine, tandis que les personnes résidant dans la région de la mer Morte sont tenues de prendre chaque semaine 400 mg d'amodiaquine ainsi que 25 mg de pyriméthamine une
Saoudite. Les épreuves de sensibilité effectuées sur A. stephensi dans ces trois zones ont révélé une résistance accrue du moustique à la dieldrine; en revanche, sa résistance antérieure au DDT s'est atténuée. En République Arabe Unie, A. pharoensis est devenu résistant à la dieldrine en 1959; le fait a été confirmé par les
épreuves de sensibilité faites en 1960 et 1961. Une augmentation progressive de la tolérance de ce moustique au DDT est signalée depuis 1959. Les indications pros enant des épreuves de sensibilité effectuées sur A. pharoensis à la fin de la saison de 1961 laissent
fois par mois pendant la période avril- décembre. Dans les régions d'Iran où A. stephensi manifeste une
double résistance, des distributions de masse sont organisées depuis la fin de 1961 afin de réduire la morbidité paludéenne. Pendant la première série de visites, on a remis de la chloroquine et de la pyriméthamine à toute la population, mais ce traitement a été réservé aux fiévreux lors des visites ultérieures. Toujours en Iran, partout où une reprise locale de la
craindre l'apparition d'une véritable résistance au DDT; toutefois, pendant les deux premiers mois qui ont suivi les pulvérisations effectuées avec cet insecticide, un effet létal satisfaisant a été observé sur les spécimens capturés à l'aide de pièges de sortie installés aux fenêtres des habitations des cases expérimentales traitées par pulvérisations. 12.5.4
transmission est signalée, on administre une dose unique de 50 mg de pyriméthamine (dose pour adulte) et l'on fait un prélèvement de sang à tous les habitants des villages. En vue d'une étude sur la possibilité d'employer le
Coordination
sel médicamenteux dans les régions du Farsistan et de Kerman, en Iran, des enquêtes sont en cours sur les sources d'approvisionnement en sel et les habitudes alimentaires de la population; des résultats encourageants ont déjà été obtenus lors d'essais préliminaires effectués en 1961 dans une petite collectivité. Une étude
Le service de coordination des programmes d'éradication du Bureau régional a encouragé les services nationaux d'éradication du paludisme de l'Ethiopie et du Soudan, ainsi que de l'Irak et de l'Iran, à tenir des réunions communes pour examiner les questions
intéressant les zones frontières. Ces réunions ont donné des résultats très satisfaisants; il a été décidé notamment d'échanger des renseignements sur les activités antipaludiques dans les régions frontières et de tenir de nouvelles réunions à intervalles réguliers. Sur proposition du Bureau régional, l'Arabie Saoudite a envoyé une équipe antipaludique au
analogue a été recommandée en ce qui concerne la population nomade de Somalie. Dans tous les pays qui vont très prochainement atteindre la phase d'entretien, les services nationaux d'éradication du paludisme sont en liaison étroite avec les services généraux de santé, tant au niveau ministé-
Yémen afin d'enquêter dans les zones frontières. A la
demande du Gouvernement du Yémen, l'équipe d'Arabie Saoudite a étendu ses activités à de nom-
riel qu'à l'échelon de la province ou du district. Malheureusement, certains districts ne possèdent pas de services sanitaires, ce qui oblige à y prolonger la surveillance active jusqu'à la création d'une infrastructure sanitaire. L'équipe OMS d'évaluation inter -pays, qui a sa base au Liban mais dessert aussi l'Irak, la Jordanie et la Syrie, a été renforcée d'un entomologiste et d'un technicien de laboratoire qui aideront les pays où la
breux secteurs de l'arrière -pays. Le Pakistan a participé à la cinquième conférence sur la coordination de la lutte antipaludique aux fron-
tières de l'Inde, de la Birmanie et du Pakistan, qui s'est tenue à la fin de 1961 sous les auspices de l'OMS.
Des préparatifs sont en cours en vue de la troisième réunion technique régionale sur le paludisme, qui comprendra deux sessions : la première pour les pays d'Orient ayant affaire aux mêmes vecteurs et aux mêmes difficultés, et la seconde pour les autres africain.
phase de consolidation va s'achever à remplir les
pays de la Région, y compris ceux du continent
180
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
12.6 12.6.1
Région du Pacifique occidental Progrès et perspectives d'ensemble
En général, des progrès notables ont été enregistrés en 1961 dans le développement des opérations, l'élévation des normes techniques et le fonctionnement de l'appareil administratif. Sur un total de 75 millions de personnes vivant dans les zones présentement ou anciennement impaludées pour lesquelles on possède des statistiques, 14,2 millions (18,9 %) habitent maintenant des secteurs d'où le paludisme a été éradiqué, et plus de 16 millions (21,3 %) sont couvertes par des programmes d'éradication.
Development. Les recommandations de ce groupe sont actuellement à l'étude dans les services compétents du Gouvernement. Au Sarawak, le programme d'éradication a débuté en 1961. Il est maintenant établi que l'interruption de la transmission a été réalisée dans de nombreux sec-
teurs. A la fin de 1961, 571 000 habitants au total étaient touchés par les opérations de la phase de consolidation.
Dans les îles Ryu -Kyu, les opérations de surveillance et l'évaluation épidémiologique laissent à
désirer. Néanmoins, on espère aboutir prochainement à l'éradication, car la population est relativement peu
Pour plus de commodité, nous distinguerons ici cinq groupes de pays: a) Pays où des programmes d'éradication sont en cours
importante et le vecteur local, A. minimus, extrêmement sensible aux insecticides. b)
Pays où des opérations préliminaires d'éradication sont en cours
En 1961, le programme d'éradication de la Chine (Taiwan) est resté le plus prometteur de la Région et
l'éradication totale est déjà en vue. Toutefois, au cours de l'année, on a encore découvert de petits foyers de transmission bien délimités. D'autre part, la réintroduction du paludisme, principalement par les immigrants, risquait aussi de compromettre la campagne, mais de judicieuses contre- mesures ont été
Au Cambodge, en Nouvelle -Guinée néerlandaise, dans la République de Corée et dans la République du Viet -Nam, il est prouvé que, d'une manière générale, la transmission peut être interrompue. Toutefois, un nouvel examen de la situation a révélé dernièrement une insuffisance générale des moyens opérationnels et de l'appareil administratif. Il faudra donc que, dans ces pays, des programmes de pré- éradication précèdent le lancement d'un programme d'éradication complet.
prises afin d'y parer. En 1961, on s'est employé surtout à mettre en place un système approprié de dépistage passif. Dans le Bornéo du Nord, une évaluation épidémiologique générale faite en 1960 et en 1961 a confirmé que, dans les conditions locales, il est techniquement possible d'interrompre la transmission par les moyens employés ces dernières années. Le dispo-
sitif opérationnel a donc été renforcé et le projet transformé en programme d'éradication à compter du ler juillet 1961. Une évaluation périodique des opérations a été assurée et les résultats obtenus jusqu'ici indiquent qu'il sera sans doute possible d'aboutir à l'éradication dans les délais prévus. Aux Philippines, le programme d'éradication a marqué un sérieux recul à la suite de l'interruption des pulvérisations en 1957 et 1958. La lutte antipaludique a été entravée aussi par la décentralisation des services de santé publique, lancée en 1959 sans qu'il soit tenu compte du programme d'éradication. Outre les difficultés administratives dues au passage d'un régime centralisé à un régime décentralisé, divers problèmes techniques, dont l'apparition d'une résistance à la dieldrine chez le vecteur local, Anopheles minimus flavirostris, et les déplacements de population de la plaine côtière exempte de paludisme vers l'arrière -pays, ont favorisé la persistance de la transmission. En conséquence, le programme a été revu au début de 1961 par un groupe d'experts nationaux et de spécialistes internationaux de l'OMS et de la Mission américaine de l'Agency for International
Au Cambodge, un programme de pré -éradication doit être mené à bien en 1962 et 1963. Si l'on arrive ainsi à mettre en place l'appareil administratif et les moyens opérationnels indispensables, un programme d'éradication pourra commencer en 1964. Dans la République de Corée, le projet antipaludique a débuté en juin 1959. En 1961, les opérations en étaient encore au stade préliminaire et visaient principalement à déterminer l'étendue du problème. Les résultats obtenus indiquent que le paludisme est très répandu, avec des foyers de transmission bien délimités. Un programme de pré -éradication doit être exécuté en 1962 et 1963. Après 1963, les opérations antipaludiques dépendront de la mesure oh les objec-
tifs du programme de pré- éradication auront été atteints.
En Nouvelle -Guinée néerlandaise, les opérations antipaludiques - pulvérisations, dépistage et distribution de sel médicamenteux - se sont poursuivies activement en 1961. La moitié des 400 000 personnes
vivant dans les zones impaludées était couverte par les mesures de protection. La possibilité technique d'interrompre la transmission existe dans certaines zones, mais pas dans d'autres et une sensible amélioration de l'appareil administratif et des moyens opérationnels sera indispensable avant que l'éradication puisse être entreprise. Un programme de pré- éradication sera mis en train en 1962. On estime que le
ANNEXE 19
181
programme d'éradication ne pourra pas commencer avant 1965.
e)
Pays où le paludisme est en train de disparaître sans qu'il y ait à proprement parler de programme antipaludique
Dans la République du Viet -Nam, la lutte antipaludique est compliquée par les difficultés d'accès à certaines régions. Des pulvérisations généralisées ont été faites en 1961. L'interruption de la transmission semble possible, avec les techniques actuelles, dans
On peut ranger dans cette catégorie l'Australie et le Japon car, si le paludisme y était répandu autrefois,
il a progressivement disparu ces dernières années; son importance est désormais négligeable et ne nécessite plus de mesures systématiques de lutte. En Chine (Taiwan), aux îles Ryu -Kyu et dans la plus grande partie du Bornéo du Nord et du Sarawak, l'interruption de la transmission a été réalisée après la période de deux à quatre ans pendant laquelle les pulvérisations à action rémanente ont été effectuées à l'intérieur des habitations. Néanmoins, dans certains pays, notamment en Nouvelle- Guinée néerlandaise et aux Philippines, la transmission n'est pas encore interrompue dans tous les secteurs des zones qui en sont à la phase d'attaque, bien que les opérations de pulvérisation durent déjà depuis quatre ans ou même davantage. Aux Philippines, l'échec s'explique principalement pas des déficiences administratives, tandis qu'en Nouvelle -Guinée néerlandaise, il provient surtout de difficultés techniques. De même, dans certaines parties du Cambodge et de la République du Viet -Nam, où le vecteur local est A. balabacensis, il n'est pas encore possible de confirmer l'interruption de la transmission,
les zones infestées par A. minimus, mais non dans celles où sévit A. balabacensis. Un programme de pré- éradication sera entrepris en 1962 afin de définir
exactement le problème et de mettre sur pied les moyens opérationnels et administratifs qu'exige une campagne d'éradication. Si ces conditions sont remplies et les fonds nécessaires obtenus, un programme d'éradication complet pourrait être lancé en 1964. Deux pays de la Région - la Fédération de Malai-
sie et les îles Salomon britanniques - travaillent à l'exécution de projets pilotes d'éradication. Dans les îles Salomon britanniques, le paludisme, transmis par les vecteurs du groupe A. punctulatus, est la principale cause d'hospitalisation. Commencé vers la fin de 1961, le projet pilote doit couvrir les îles de Guadalcanal et du groupe de la Nouvelle -Géorgie, qui comptent au total 35 000 habitants. Dans la Fédération de Malaisie, le projet pilote d'éradication en était à sa seconde année en 1961. Les progrès réalisés ont été encourageants. c)
alors que la campagne de pulvérisations à action rémanente se poursuit depuis plusieurs années. Dans ce cas, l'échec paraît imputable à des facteurs techniques, et une étude spéciale des problèmes épidémiologiques et entomologiques en rapport avec les moyens de lutte employés semble s'imposer. En outre, il reste à surmonter une difficulté technique en ce qui
Pays où les projets antipaludiques en sont à la phase de planification
Au Brunéi et dans le Condominium des Nouvelles Hébrides, il est prévu que les enquêtes de pré éradication pourront commencer en 1962 et 1963 respectivement. Des mesures de lutte antipaludique sont
appliquées depuis quelque temps au Brunéi et l'on espère qu'un programme d'éradication pourra être lancé dès qu'un plan général d'opérations aura été dressé à l'issue de l'enquête de pré -éradication. Jusqu'ici, aucune opération antipaludique n'a eu lieu dans le Condominium des Nouvelles -Hébrides; toutefois, le Gouvernement a exprimé son désir de lancer
concerne l'interruption de la transmission due aux moustiques du groupe A. punctulatus dans le Pacifique du Sud (en Nouvelle- Guinée néerlandaise et aux îles Salomon britanniques). Pour ces dernières, l'objectif principal du projet pilote d'éradication est de découvrir un moyen d'interrompre la transmission. La population des zones de la Région du Pacifique
une campagne d'éradication dans un proche avenir. d) Pays où les autorités prennent certaines mesures contre le paludisme
occidental qui ont atteint la phase de consolidation dépasse maintenant six millions d'habitants, répartis entre les pays suivants : Bornéo du Nord, Chine (Taiwan), Philippines, îles Ryu -Kyu et Sarawak. La plus grande partie de la Chine (Taiwan), avec dix millions d'habitants, est entrée dans la phase d'entretien. 12.6.2
Formation professionnelle de personnel pour les programmes nationaux d'éradication du paludisme
Au Laos, un vaste programme de pulvérisations à
action rémanente à l'intérieur des habitations a commencé en 1957, mais a dû être interrompu en 1961 à cause des troubles politiques. En Papouasie et en Nouvelle -Guinée, les autorités ont pris des mesures de lutte très étendues. Pour ce qui est de Hong Kong
En 1961, l'OMS a octroyé vingt -trois bourses d'études, qui ont permis à des ressortissants de la Région de suivre des cours dans les centres de préparation à l'éradication du paludisme. Des bourses de voyage, d'une durée limitée, ont été également accor-
et de Macao, la possibilité d'éradiquer le paludisme dépend en grande partie du succès de l'éradication dans les territoires voisins du continent.
dées à dix candidats afin qu'ils puissent suivre sur place le déroulement de programmes d'éradication spécialement choisis.
182
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
Un centre de préparation à l'éradication du paludisme a été ouvert en 1959 à Tala, aux Philippines (voir aussi page 138). De la fin de 1959 à 1961, un cours
pour professionnels (paludologues, entomologistes, ingénieurs et éducateurs sanitaires) et cinq cours pour cadres moyens (techniciens principaux, agents de surveillance sur le terrain, etc.) y ont été donnés à l'intention de stagiaires de la Région du Pacifique
l'efficacité des opérations s'en ressent plus ou moins. La situation paraît satisfaisante dans six pays ou territoires : Bornéo du Nord, Fédération de Malaisie, Nouvelle - Guinée néerlandaise, îles Ryu -Kyu, îles Salomon britanniques et Sarawak. Au Cambodge et
dans la République de Corée, des améliorations s'imposent, de même qu'aux Philippines, oí1 l'on se heurte à de sérieuses difficultés d'organisation. Il n'est pas inutile de dire ici quelques mots de l'aspect législatif du problème. Dans le Bornéo du Nord, au Cambodge, en Nouvelle- Guinée néerlandaise, dans la République du Viet -Nam et dans les îles Salomon britanniques, des dispositions spéciales accordent cer-
occidental et d'autres Régions. Au total,
il
a été
formé ainsi vingt et un agents supérieurs et soixante six agents des cadres moyens. A la suite d'une enquête effectuée en 1961, il a été décidé de fermer provisoirement le centre de Tala et d'en ouvrir un à Manille en 1962.
Des boursiers de la Région ont également suivi des
cours dans des centres de formation à l'éradication du paludisme, ceux de la Jamaïque et de Belgrade en
taines facilités aux agents du service national d'éradification dans l'accomplissement de leur tâche. Au contraire, on trouve encore, dans plusieurs pays, des règlements désuets qui, parfois, compromettent le déroulement satisfaisant des opérations.
particulier. Des voyages d'étude spéciaux ont été organisés en Chine (Taiwan) pour la formation de cadres supérieurs et moyens venant d'autres pays de la Région.
En 1961, des cours d'une durée limitée ont été offerts au personnel national dans plusieurs pays de la Région : cours accélérés destinés principalement au
Dans certains pays, tels que le Bornéo du Nord, le Cambodge, la Nouvelle -Guinée néerlandaise, les îles Salomon britanniques et le Sarawak, la difficulté du terrain complique beaucoup les transports. Les endroits indispensables. Ailleurs, il n'existe aucun moyen spécial en matière
hélicoptères, avions largueurs et bateaux sont par
personnel subalterne dans le Bornéo du Nord, au Cambodge, en Chine (Taiwan), en Nouvelle -Guinée néerlandaise, dans la République du Viet -Nam et au Sarawak; cours d'entretien pour paludologues et ingénieurs sanitaires aux Philippines, et cours pour techniciens entomologistes à Sarawak, avec l'assistance du personnel OMS opérant sur le terrain et du personnel du Bureau régional. La pénurie générale de personnel professionnel dans les services antipaludiques nationaux continue d'entraver la plupart des projets de lutte antipaludique de la Région. Les Philippines sont le seul pays à disposer d'un grand nombre de paludologues qualifiés. Dans la République du Viet -Nam, le manque de médecins
d'éducation sanitaire, sauf dans la Fédération de Malaisie et dans les îles Salomon britanniques, od le
service national d'éradication possède des équipes spéciales d'éducateurs sanitaires qualifiés. Les opérations de reconnaissance géographique ont beaucoup retenu l'attention. Pour les programmes en
cours, la mise à jour de la documentation a fait des progrès considérables. Dans plusieurs pays, toutefois,
des restrictions budgétaires ont rendu très difficile l'achèvement des travaux. Quant aux nouveaux plans d'opérations, la. reconnaissance géographique y est soigneusement prévue.
Le dépistage se fait généralement sous ses deux formes : active et passive. Aux Philippines, un groupe spécial de quatre cents enquêteurs a été constitué en 1961, avec mission de dépister les cas nouveaux parmi les personnes venant temporairement séjourner dans
a été en grande partie comblé vers la fin de 1961, lorsqu'un groupe de médecins militaires ont été détachés auprès du service national de lutte antipaludique. Les entomologistes et les ingénieurs de la santé publique sont encore plus rares et, en l'absence de professionnels qualifiés, on est souvent contraint de confier divers travaux d'entomologie et de génie
les zones frontières, en provenance de régions plus développées du pays. A Sarawak, l'effectif des agents
de dépistage actif s'est considérablement accru en 1961, mais on s'est efforcé en même temps de multiplier les stations de dépistage passif et d'augmenter leur efficacité. Dans la République de Corée, où le service antipaludique national n'est pas encore complètement organisé, le travail de dépistage passif effectué par les dispensaires et les services généraux de
sanitaire aux techniciens et agents de surveillance opérant sur le terrain. Sauf pour deux projets privilégiés (Fédération de Malaisie et îles Salomon britanniques), il n'y a pratiquement pas d'éducateurs sanitaires. 12.6.3
santé a beaucoup aidé à découvrir les cas nouveaux de paludisme.
Questions opérationnelles
En 1961, l'un des faits les plus marquants sur la plan épidémiologique a été l'entrée massive en Chine (Taiwan) de porteurs de parasites venant de l'étranger. Au début de 1961, quelque 5000 Chinois des régions frontières de Birmanie et de Thaïlande ont été évacués vers Taiwan, et 506 parasités ont été décelés à
En Chine (Taiwan) et dans la République du VietNam, le service national d'éradication du paludisme est désormais pleinement autonome ou presque. Pour tout ce qui touche au personnel, à l'équipement, aux fournitures, aux transports, au budget, etc., l'administration est unifiée et le contrôle centralisé. Dans d'autres pays, l'autonomie du service d'éradication n'est que partielle et, selon les conditions locales,
leur arrivée. Au stade actuel du programme d'éradication, cela constitue un sérieux obstacle à l'éradication définitive du paludisme dans l'île : toutefois, de judicieuses mesures de surveillance strictement
ANNEXE 19
183
appliquées aux immigrants ont empêché la propagation de la maladie.
Pendant l'année, les examens de lames de sang, effectués dans les zones en phase de consolidation du Bornéo du Nord, de Chine (Taiwan) et du Sarawak, ont porté sur plus de 10 % de la population. C'est à
450 mg de chloroquine et, la cinquième semaine, une dose identique à la dose initiale. L'examen des résultats fait ressortir un abaissement des indices parasitaires, mais la transmission n'a pas été interrompue. Des essais de sel médicamenteux ont lieu dans deux
l'occasion du dépistage actif que sont recueillies la plupart des lames, le dépistage passif comptant à peine pour le quart du total. Dans plusieurs programmes d'éradication, notamment ceux du Bornéo du Nord, de la Chine (Taiwan), et du Sarawak, le traitement radical est administré à
pays de la Région : le Cambodge et la Nouvelle Guinée néerlandaise. Au Cambodge, le projet couvre une population de 20 000 personnes dans la zone de Battambang. En Nouvelle- Guinée néerlandaise, le sel
médicamenteux est distribué dans quatre localités totalisant environ 10 000 habiants. 12.6.4
tous les cas confirmés de paludisme. La formule adoptée dans la plupart des projets de la Région est la suivante : administration de chloroquine pendant trois jours, puis de primaquine pendant quatorze jours pour les cas à P. vivax et P. malariae; administration Coordination
La deuxième conférence interterritoriale sur le palu-
disme pour le sud -ouest du Pacifique a eu lieu à Hollandia, en Nouvelle- Guinée
de chloroquine pendant trois jours, puis de pyriméthamine pendant cinq jours pour les cas à P. falci-
néerlandaise, du
parum. Les résultats obtenus par ce traitement à Taiwan se sont révélés très satisfaisants. D'une manière générale, le traitement présomptif comporte une dose
31 juillet au 5 août 1961. Elle a été suivie par des représentants de la Nouvelle- Guinée néerlandaise, du
Papua et de la Nouvelle- Guinée, des îles Salomon britanniques et du Bureau régional de l'OMS pour le Pacifique occidental. Le Condominium des Nouvelles -
unique d'amino -4 quinoléine. Des associations de médicaments, telles que chloroquine -pyriméthamine, sont également employées dans certains projets (Sarawak). En Chine (Taiwan), dans les foyers résiduels de transmission de certains secteurs en phase de consoli-
dation, le traitement médicamenteux de masse est pratiqué comme mesure d'urgence, en plus des pulvérisations à action rémanente à l'intérieur des habitations. L'association chloroquine -pyriméthamine y est également utilisée à raison de 450 à 600 mg de chloroquine
Hébrides n'était pas représenté. La cinquième réunion du Conseil de Coordination antipaludique a eu lieu à Pnom -Penh, au Cambodge, du 12 au 15 décembre 1961. Y ont participé la Birmanie, le Cambodge, la Fédération de Malaisie, le Laos et la République du Viet -Nam. La Thaïlande n'était pas représentée. Cette réunion a été également suivie par des membres du personnel des Bureaux
et de 50 mg de pyriméthamine (doses pour adulte administrées chaque mois ou chaque quinzaine). En Nouvelle - Guinée néerlandaise, un schéma de traitement spécial a été mis à l'épreuve dans une zone comptant 6000 habitants environ où la transmission était particulièrement intense. Cinq doses hebdomadaires de médicaments antipaludiques ont été administrées comme suit pendant cinq semaines : première semaine, une dose pour adulte de 450 mg de chloroquine
régionaux de l'OMS pour l'Asie du Sud -Est et le Pacifique occidental et par des représentants des missions antipaludiques au Cambodge, dans la Fédération de Malaisie et dans la République du Viet -Nam. A l'origine, un paludologue de l'OMS, en poste à Saigon, avait été désigné comme secrétaire à plein temps du Conseil. Toutefois, étant donné l'augmentation des effectifs de l'OMS dans les pays membres du Conseil et dans les Bureaux régionaux de l'Asie du Sud -Est et du Pacifique occidental, on a estimé que le poste de secrétaire à plein temps ne s'imposait plus et l'on a décidé de le supprimer en 1962.
et 50 mg de pyriméthamine, puis, de la deuxième à la quatrième semaine, une dose hebdomadaire unique de
Appendice TABLEAU J.
ÉTAT DÉTAILLÉ DE L'ÉRADICATION DU PALUDISME AU 31 DÉCEMBRE 19611 RÉGION AFRICAINE (population en milliers d'habitants)
Population des zones
Pays ou territoire
Population totale
n'a jamais été indigène ou a disparu pazu sans mesures
paludisme
où le
l'éradication Primitivement impaludées du paludisme aurait été
où
où des programmes d'éradication sont en cours sans programme Phase Phase de
Phase de
antipaludiques spéciales
réalisée (phase d'entretien)
consolidation
d'attaque
préparation
Total
d'éradication
Autres programmes antipalud cours en cours
Afrique du Sud Afrique équatoriale espagnole Afrique occidentale espagnole Basutoland Bechuanaland Cameroun Comores, îles Congo (Brazzaville) Congo (Léopoldville) Côte-d'Ivoire Dahomey
Espagne - Possessions en Afrique du Nord Fédération de Rhodésie et de Nyassaland . Gabon Gambie Ghana Guinée Haute-Volta Kenya Libéria Madagascar Mali
. . .
.
.
15 841 d 220 a 75 d 696 a 343 a 4 093 a 191 a 828 a 14 464 a 3 200 d 1 835 a 148 a 8 538 a 440 b 301 c 6 691 d 3 000 d 4 000 d 6 652 a 1 250 e 5 500 a 4 300 C
11 650 75
696
129 97
367
-
4 191 220
2 886
343 4 093 191
-
828 14 464
3 200 1 835 19
8 441
440 301
-
1 012
140
-
293
311
6 691
3 000 4 000 6 285 1 250 5 500 4 300
-
-
-
1 305
451
-
220
343
-
4 093 191
ECEP PPE
828 14 464
3 200 1 835 19
PPE EPE
7 990 440 301
6 691 3 000
PPE : PRT
4 000 6 285 1 250 5 500 4 300
-
Maurice, île Mauritanie Niger Nigéria Ouganda
649 a 667 a 2 850 d 35 760 a 6 850 a
649 667
264
385
649 667 2 850 35 760 6 850
2 850 35 760 6 850 4 644 203 577 6 600 1 247 340 4 500 64 2 300 41
PP
Portugal - Provinces d'Afrique Angola Cap -Vert, îles du Guinée portugaise Mozambique République Centrafricaine Réunion Ruanda -Urundi Sainte -Hélène 4 644 a 203 a 577 a 6 600 a
4 644 24
94
94
85 577
1 247 a 340 a
4780e 5e
280 5
6 600 1 247 340 4 500 64 2 300
PPE
Sáot Tomé et Principe Sénégal Seychelles
64c
2 300 f 41 d 2 120 d 598 d 265 a 9 404 a 2 679 a 1 515 a 314 a TOTAUX
Sierra Leone Sud -Ouest africain Swaziland Tanganyika Tchad Togo
320 861
2 120 278 265 8 543 2 679 1 515 314
2 120 278 112 143 10
153
8 543 2 679 1 515 314 314_
PPE
Zanzibar et Pemba
167 078
14 521
152 557
3 022
1
559
1
407
2 966
146 569
a Estimation provisoire au milieu de l'année 1961. b Chiffre indiqué par le gouvernement. c Estimation 1959. d Estimation ou recensement 1960. e Estimation 1956. i Estimation 1958.
= Sans application ici ou néant. ECEP = Equipe consultative pour l'éradication du paludisme. PRT = Projet de recherche sur le terrain. PPE EPE PP
= Programme de pré- éradication. = Enquête pré -éradication. = Projet pilote.
1Les termes «préparation», «attaque» et «consolidation» s'appliquent exclusivement aux programmes d'éradication du paludisme; les chiffres qui figurent dans les colonnes correspondantes de ce tableau ne comprennent donc pas les opérations antipaludiques, souvent considérables, menées dans les pays et territoires qui n'ont pas encore mis en oeuvre de programme d'éradication à proprement parler. Les chiffres de population qui figurent dans la deuxième colonne sont fondés sur les données les plus autorisées dont on disposait au moment de la préparation du tableau, mais certains d'entre eux sont des évaluations qui présentent un caractère approximatif.
RÉGION DES AMÉRIQUES (population en milliers d'habitants) Population des zones paludisme primitivement impaludées
00 ON
où le
Pays ou territoire
In Population t
ou a disparu ou paludiques
été indigène
n'a jamais
où l'éradication du paludisme
où des programmes d'éradication sont en cours -
sans mesures antispéciales
aurait été réalisée (phase
Phase de consolidation
Phase d'attaque q
S
Phase de préparation
Total
programme d'éradication
sans
Autres programmes anti-
pudiques en cours
d'entretien)
Antilles, Fédération des Antigua Barbade Dominique Grenade Montserrat Saint-Christophe-Névis-Anguilla Sainte-Lucie Saint-Vincent Trinité et Tobago Antilles néerlandaises Argentine Bahamas Bermudes Bolivie Brésil ,.. .
59 a 232 a 59 89 a 15 a 60 b 86 84 a 868 190 a
59
4 49 52 15
228
10 37 72
228
60 14
21 746 105 a 47 b 3 538 70 528 17 814 a
Canada Chili
Colombie
Costa Rica Cuba
El Salvador Equateur Etats-Unis d'Amérique Falkland, îles Guadeloupe Guatemala Guyane britannique Guyane française Raîti Elonduras EIonduras britannique lamaîque Vlartinique %/lexique
7 802 14 446 1 225 6 827 2 706 4 743 180 000 2
190 19 383 105 47 2 288 33 571 17 814 7 677 4 258 816 4 991 821
-
84
868
-
37
72 197
f 37
634 1 398
2 363
1 250 36 957 125
-
924
3 622 125
270 3 886 575 32 4 247 2 018 93
2 516 137 000 2 26 2 116
10 188 409 1 836 1 885 2 227
43 000 244 1 770 575 32 3 276 1 409 93
-
43 000 58
971
609 605 101
1 650 277 a 35 572
-
515
16 980
1 045 176 18 592
176
-
461
4 000
41 e
789 3 831
10 188 c 409 1 885 2 227
-
10 f
25 504
186
761
11 721
27
-
1 770 60 5
93
1 836
3 276
1 409
284 6 871
-
-
831
10 37
72
1 439
1 250 33 335
10 188 409 1 836 1 885
-
2 227
186
93
1 770 60 32 3 276 1 409 1 045 18 592
-
-
-
-
Nicaragua Panama
1552 1076 42 1 808 11 191
66 43
Panama, Zone du Canal Paraguay Pérou
287 8 172 15
-
1486 1033 42 1 521 41
1 486 1 033 d 1
521 d
Porto Rico République Dominicaine Saint -Pierre -et- Miquelon
2 406 3 137
585 5
3 019 2 391 2 552 185
47
2 972 1 276 1
1 486 1 033 42 1 521 3 019
2 391 276
5b 300 2 827 a 7 604 34
Surinam Uruguay Venezuela Vierges, îles (Etats -Unis d'Amérique) Vierges, îles (Royaume -Uni) TOTAUX
115
2 827 1 908 34 8
5 696
gb 413 881
-
2 552 185
115
70 320
5 203 e
173
493
267 289
146 592
56 279
17 879
39 021
33 413
90 313
1 Estimation du milieu de l'année 1961, sauf indication contraire. 2 La répartition de la population entre les zones qui se trouvent à la phase d'attaque, etc., indique l'état de l'éradication du paludisme au 30 septembre 1961. a Estimation milieu 1960. b Estimation milieu 1959. c Les pulvérisations sont suspendues dans quelques quartiers des grandes villes qui ne sont pas
d 135 000 habitants protégés pendant trois mois, compris sous « phase de préparation ». e 4 271 271 habitants dans la zone de réalisation de l'éradication du paludisme, inscrite au registre de l'Organisation panaméricaine de la Santé. f Chiffre compris sous « phase d'attaque ».
- - Sans application ici ou néant.
considérés comme étant à la phase de consolidation.
RÉGION DE L'ASIE DU SUD -EST (population en milliers d'habitants) Population des zones
Pays ou territoire
Population totale
été indigène ou a disparu primitivement sans mesures antipaludiques spéciales
n'a jamais
paludisme
où le
l'éradication paludisme
où
où des programmes d'éradication sont en cours sans programme d'éradication
Autres programmes paludiques
impaludées
aurait été
réalisée (phase d'entretien)
Phase de consolidation
Phase
d'attaque
Phase de préparation
en cours
Total
Afghanistan Bhoutan Birmanie Ceylan
Goa, Daman et Diu Inde Indonésie Maldives, îles Népal Thaïlande TOTAUX
13 800 a 660 b 21 527 c 9 836 c 645 c 438 000 e 95 889 c 89 b 9 407 C
9 533 560 2 527 3 430 465 14 000
4 267 100 19 000 6 406 180
1 407 20 e
-
424 000 95 889 77
12
26 369 c
4 979 9 957 45 463
4 428 16 412 570 759
-
3 500 1 260 1 800
86
3 681
10 070 3 739 d 66 422 200 46 175
-
500
17 325
2 024 13 367 501 322
3 045
-
4 267
13 570 4 999 66 424 000 63 500
-
100
5 430
2 024 16 412 538 838
-
32 389
94 77
2 404
-
PRT
616 222
1 427
6 646
20 870
40 494
-
a Estimation de 1960. b Estimation de 1959. c Recensement ou estimation de 1961. d y compris la population des grandes zones urbaines (1 471 000 habitants) où aucune pulvérisation n'est effectuée.
= Sans application ici ou néant. PRT = Projet de recherche sur le terrain.
e Population de zone déclarée à la phase d'entretien; pas de dépistage des cas.
RÉGION EUROPÉENNE (population en milliers d'habitants)
Population des zones
où le Pays ou territoire Population totale
ou a disparu sans mesures
n'a jamais été indigène antipaludiques spéciales
paludisme
où
où des programmes d'éradication sont en cours sans programme
l'éradication du primitivement impaludées réalisée (phase d'entretien)
aurait été
isme
Phase de consoli-
Autres programmes antipaludiques en cours
dation
d'attaque
Phase
Phase de
préparation
Total
d'éradication
Albanie Algérie
Allemagne, République démocratique d' Allemagne, République fédérale d' Andorre Autriche Belgique
1 507 a 10 930 17 298 55 584 b 7
207 1 211 17 298
1 300 9 719
278
55 584 7
Biélorussie, RSS de Bulgarie
Danemark Espagne Finlande France (sans l'Algérie) Gibraltar Grèce Hongrie Irlande Islande Italie Liechtenstein Luxembourg
7 049 9 104 8 226 a 7 728 a 4 581 30 900 a 4 456 b 45 540 b 26 8 322 b 10 002 b 2 834 b 172
7 049 9 104 10
6 023 4 581
8 216 1 705
-
8 216 1 650
9 200 4 456 45 395 26 3 819 8 502 2 834 172
21 700
21 406
145
145
4 503 1 500
2 066 1 500
49 368 b 16
45 368 16
4 000
4 000
324 328 b 11 598 b 23
Malte et Gozzo Maroc Monaco Norvège Pays-Bas Pologne Portugal Roumanie Royaume-Uni de Grande -Bretagne et d'Irlande du Nord Saint-Marin Suède Suisse
324 328 3 150 23
8 448
3 587 11 48013
29 731 b 8 529 a 18 403 a
3 587 9 633 29 626 6 464 10 982
1 847
1 847
-
786
294
2 437
105
105
2 065 7 421
1 434
631
55
236
5 747
1 674
52 314 15
52 314 15
7 480 b 5 411 b
7 480 5 411
-
-
-
1 022
2 437
631
55
9 719
8 448
7 421
-
-
EPE
PPE
-
Population des zones
O Autres programmes antipaludiques en cours
;
où le Pays ou territoire Population t totale
n'a jamais été indigène ou a disparu primitivement impaludées sans mesures
paludisme
où l'éradication du paludisme aurait été
où des programmes d'éradication sont en cours sans
paludiques spéciales
anti-
réalisée (phase
d'entretien)
Phase de con on dation
d'attaque
Phase
Phase de préparation
programme
Total
d'éradication
Tchécoslovaquie Turquie
Ukraine, RSS d' Union des Républiques socialistes soviétiques c Yougoslavie .
13 649 b 28 644 a 43 091 a 164 834 a 18 655 b
13 499 544 3
150
150
11 607 13 474
28 100 43 088 153 227 5 181
43 088 151 137 3 174 240 196
-
17 959
2 000
-
10 141
258
90 1 749 13 890
-
TOTAUX
691 746
389 326
302 420
30 167
-
28 100 2 090 2 007
-
-
18 167
44 057
-
t Estimation de 1959, sauf indication contraire. a Derniers chiffres de 1961 communiqués par les gouvernements. b Estimation de 1960.
- = Sans application ici ou néant. PPE = Programme de pré -éradication. EPE = Enquête pré -éradication.
c Non compris la RSS de Biélorussie et la RSS d'Ukraine qui sont indiquées à part.
RÉGION DE LA MÉDITERRANÉE ORIENTALE (population en milliers d'habitants)
Population des zones
où le Pays ou territoire Population totale
n'a jamais été indigène ou a disparu sans mesures antipaludiques s spéciales
paludisme
primitivement impaludées
où l'éradication du paludisme
où des programmes d'éradication sont en cours sans
aurait été
réalisée (phase d'entretien)
Phase de consolidation
d'attaque 4
Phase
Phase de Préparation
Total
programme d'éradication
Autres programmes antipaludiques en cours
Aden, Colonie d' Aden, Protectorat d' Arabie Saoudite Bahrein Chypre Ethiopie
150 a 660 a
5 000 c 147 b
1 000
Gaza, Bande de Irak [ran Israël Jordanie
Katar Koweït Liban Libye
Mascate et Oman Oman sous régime de traité Pakistan
République Arabe Unie Somalie
Somalis, Côte française des Soudan Syrie Tunisie Yémen TOTAUX
581 e 20 000 b 350 c 6 500 b 21 500 c 2 200 c 1 700 40 a 219 a 1 880 c 1 250 c 550 a 86 a 93 808 e 26 080 b 2 000 c 70 a 11 39013
10 000 1 900 8 500 794 5
-
150
150
660 4 000 147 581
581
10 000 350 4 600 13 000 2 200
350
701
219 1 197 1 219
683 31
35 86
5 821 224
4 561 b 3 783 b 5 000 b
2 973 1 869 1 500 37 221
-
550
93 808 20 259 1 776 70 11 390 1 588 1 914 3 500 172 284
70
3 300 5 500 1 499 450
-
1 300 5 500
-
683 14
1 123
-
456
1 363
465
17
2 000
3 053
-
-
4 600 13 000 1 499 906
-
660 4 000 147
-
EPE PPE
10 000
683 31
4 416
1 588
-
550 86 89 392 20 259 1 776
-
35
11 390 1 914 3 500 143 709
-
PPE EPE
209 505
1 852
12 569
9 101
5 053
26 723
-
a Estimation de 1959. b Estimation ou recensement de 1960. c Estimation ou recensement de 1961.
- = Sans application ici ou néant. PPE = Programme de pré- éradication. EPE = Enquête pré -éradication.
REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL (population en milliers d'habitants)
Population des zones paludisme
où le
où
où des programmes d'éradication sont en cours sans
Pays ou territoire
Population totale t
n'a jamais été indigène ou a disparu
l'éradication
iitivement p,rm impaludées
sans mesures an[ipaludiques é spéciales sp
du paludisme p
aurait été réalisée (phase
Phase de consolidation
Phase
d'attaque
Phase de préparation
Total
programme d'éradication
Autres programmes antipaludiques en cours
d'entretien)
Australie Bonin, îles
11 292 a *
11 282 *
Bornéo du Nord Brunéi Cambodge
458 a 85 a 5 197 a *
4 147 *
Canton et Enderbury, îles Chine-Taiwan Christmas, île Cocos, îles Cook, îles Corée, République de Fidji Gilbert-et-Ellice, îles Guam Hawaï
10 800 a 3 1
54 3 1
404 85
10
1 050
10 800
18
24 994 a 381 45 39
Hong Kong Japon Laos Macao
Malaisie, Fédération de Midway, îles Nauru Niue
613 2 981 93 419 b 1 800 a 207 a 6 698 *
381 45 39 613
-
18
24 994
93 419 7 *
4 5 1
2 981
1 800 200 6 698
-
10 000
-
800
2 581
4 5 1
Norfolk, île Nouvelle-Calédonie Nouvelle-Guinée néerlandaise Nouvelles- Hébrides Nouvelle-Zélande
Pacifique, îles du (Territoire sous tutelle) Papua et Nouvelle- Guinée Philippines Pitcairn, îles
.
.
.
70 736 a 61 a 2 372 b 76 b 1 880 a
70 300
27 067 a *
2 372 76 700 18 108 *
-
436 61
1 180 8 959
-
4 648
13
238
-
3 611
-
-
71
322
800
8 259
-
82 85 1050
-
10
PPE : PRT
24 994
PPE
400 1 800 200 6 698
436
61
PPE
1 180 700
-
PP
Polynésie française
Portugal -Timor Ryu -Kyu, îles
Salomon, îles britanniques Samoa américain Samoa -Occidental Sarawak Singapour
1
80 500 a 868 b 124 a 21 a 104 745 b 634 b 2
80 100
400 68 124
400 20 48 68
800 21
-
124
PP
104
Tokelau, îles Tonga Viet -Nam, République du Wake, île TOTAUX
62 14 082 a s 1
2 62 400
-
1
745 634
571 1
174
745
634
12 682
6 596
6 596
6 086
209 525
134 214
75 311
14 215
6 052
10 667
71
16 790
44 306
On ne possède aucun renseignement concernant les pays suivants, dont la population atteint au total 694 722 000 habitants : Chine (continent), Corée du Nord, Viet -Nam du Nord et Mongolie (qui a été rattachée à la Région de l'Asie du Sud -Est par décision de la Quinzième Assemblée mondiale de la Santé). 1 Estimation de 1959, sauf indication contraire. a Estimation ou recensement de 1961. b Estimation ou recensement de 1960. Chiffre inférieur à 500.
= Sans application ici ou néant. PRT = Projet de recherches sur le terrain. PPE = Programme de pré -éradication. PP = Projet pilote.
194
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I
TABLEAU K. NATURE DES PROGRAMMES D'ÉRADICATION DU PALUDISME ET CALENDRIER DES OPÉRATIONS Programme réalisé simultanément
dans tout le pays Début de la phase
Programme réalisé par étapes successives
Début de la phase
Pays ou territoire préparation attaque
consolidation (dernière zone)
entretien (dernière zone)
attaque préparation
(première
zone)
consolidaft (dernière zone)
entretien (dernière
zone)
Région africaine
Afrique du Sud Fédération de Rhodésie et de Nyassaland Maurice, île Portugal, Provinces d'Afrique : Iles du Cap -Vert Swaziland Zanzibar
1948
1959
-
1949
-
-
1965
1959
1965
-
.... .... .... .... .... .... 1966 .... .... ....
1949 1963
1950 1964
1962
1965
-
-
....
-
....
-
.... 1950
.... 1951
.... 1962
.... 1965
Région des Amériques Argentine Bolivie 1947 a 1956 1958 1957 1956 1959 1955 1956 1958 1957 1958 1955
Brésil (sauf São Paulo) São Paulo Colombie
-
1959 1958
1964 1965 1964 1965 1963 1966 1965 1965 1963 1960 1959 1962 1961 1964
Costa Rica Cuba
El Salvador Equateur Fédération des Antilles : Dominique Grenade Sainte -Lucie
1960 1958 1957 1962 1956 c 1957 1959 1957 1956 1958 1957
-
-
1958
Trinité et Tobago Guadeloupe Guatemala Guyane britannique Guyane française Haïti Honduras Honduras britannique (amalque Mexique Nicaragua Panama
.... .... ....
1966 1963 1963 1965 i
-
1956 f 1948 e 1962 g 1959 1957 e 1958 c 1957 1958 1957 1956 1963 g 1962 d 1958
-
Panama (Zone du Canal) Paraguay Pérou République Dominicaine Surinam Venezuela
1960 1956 1956 1957 1955 1957 1956 1955 1956 1958 1957
1964 1966 1965 1962 1962 1965 1965 1966
-
.... .... .... .... ....
-
1947
1965 1965
-
-
....
1966 1966 1965
-
.... .... .... .... .... .... ....
-
1957
1945
-
1959
1947
-
.... -
b
-
b
1965
....
1957
1945
-
1965
1965
.... -
.... h
a Début d'un programme de lutte qui a permis d'interrompre la transmission dans les provinces de Santiago del Estero, Tucumán, Catamarca, la Rioja, Córdoba, San Juan et San Luis, parvenues maintenant aux phases d'entretien ou de consolidation. La phase d'attaque (traitement intégral par les insecticides) a commencé dans le reste des zones impaludées en août 1959. b Les premières zones parvenues aux phases de consolidation et d'entretien sont le résultat de l'ancien programme de lutte antipaludique antérieur à 1959. c L'attaque par le DDT a commencé en 1959. d Une partie du pays est revenue à la phase préparatoire en 1960 et 1961. e Le paludisme a été réimporté et une nouvelle attaque a été déclenchée en 1954. f L'attaque par le DDT a commencé en 1958. g L'ancien programme a été ajourné; un nouveau programme est en cours d'élaboration. h En 1961, une zone de 407 945 km2 a été inscrite au registre des zones d'où le paludisme a été éradiqué. i Depuis la mise en train du programme d'éradication en 1958, aucun cas de paludisme n'a été signalé à Tobago; on considère maintenant que l'éradication de cette maladie a été réalisée à Tobago.
ANNEXE 19 Programme réalisé simultanément Programme réalisé par étapes successives
195
dans tout le pays Début de la phase
Début de la phase
Pays ou territoire préparation attaque dati dation (dernière zone))
(dernière zone)
préparation
attaque (première zone)
consolidation (dernière zone)
entretien (dernière zone)
Région de l'Asie du Sud -Est Afghanistan Birmanie Ceylan
Goa, Daman et Diu Inde Indonésie Maldives, îles Népal Thailande Région européenne
1965
.... .... .... ....
1959
1966
-
.... -
1963
.... -
1956
....
19621
1950 1958 1959 1962
-
1957 1957
1950 1958 1958 1959 1962
-
1967 1970
-
.... 1973
.... 1970 1970 1971
-
-
1967 1967 1968 1966
-
-
....
Albanie Bulgarie Espagne Grèce Maroc Portugal Roumanie Turquie Union des Républiques socialistes soviétiques Yougoslavie
1949 1945 1964
1959
-
1958 1950 1947 1946 1965 1956
1960
-
1960 1955 1959 1957 1968 1959
1965 1963 1963 1965
....
1963
-
1965
1966
-
.... 1956 1950
1955 1957
1963 1965
-
1966 1968
-
-
....
1964
1966
Région de la Méditerranée orientale
Irak Iran Israël Jordanie Liban Libye Pakistan
1956 1949 1958 1956
-
1957
1957 1959 1957
-
1963
1960 1962 1960
-
1966
1956
1964 1966 1964
République Arabe Unie Syrie
1959 1960 1959 1952
-
1957
1959 1961
-
1966 k
....
1962 1973
-
.... 1965
....
.... ....
1956
1963
1966
Région du Pacifique occidental
Bornéo du Nord Brunéi Chine (Taïwan)
1962 1952
Fédération de Malaisie Philippines Ryu -Kyu, îles Salomon, ides britanniques Sarawak i Début de la phase dans la première zone. k Seulement pour le secteur non réfractaire.
1956 1963
-
1963 1953
-
1957 1964
-
.... 1958
.... 1964 1966
1955
1963 1952
1964
-
....
....
-
1952
-
1961
1964 1952
-
1967
1961
-
.... ....
1965
-
.... .... -
1968
1968
INDEX DES RESOLUTIONS ET DECISIONS Les résolutions sont reproduites, dans l'ordre numérique de leurs cotes, aux pages 1 à 30. Les décisions de procédure, qui portent des numéros en chiffres romains, figurent aux pages 31 et 32.
Résolution N°
Résolution N°
Afrique, Bureau régional locaux,
logement du personnel, Afrique, Région, fonds de roulement pour la gestion des biens immobiliers, WHA15.15 Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA), WHA15.49 WHA15.55 coordination avec, étude organique, WHA15.40
WHA15.14 WHA15.15
Commission des Questions administratives, financières et juridiques, mandat, WHA15.1 Commission de Vérification des Pouvoirs, composition, I) Commission du Programme et du Budget, mandat, WHA15.1
Compte d'attente de l'Assemblée, virement au budget de 1962, WHA15.10 Compte spécial du programme élargi d'assistance technique, prélèvements, WHA15.23 WHA15.42 Compte spécial pour l'assistance accélérée aux Etats ayant récemment accédé à l'indépendance, WHA15.22
Argentine, communication concernant la tenue d'une Assemblée mondiale de la Santé, WHA15.27 WHA15.48 WHA15.54 WHA15.56
Asie du Sud -Est, Région, rattachement de la République populaire de Mongolie, Assainissement,
Assemblée mondiale de la Santé amendements au Règlement intérieur, WHA15.50 communication du Gouvernement de l'Argentine, WHA15.27 Assemblée mondiale de la Santé, Quinzième élection des présidents et vice -présidents, v) mandat des commissions principales, WHA15.1
Compte spécial pour l'éradication du paludisme, WHA15.34 prélèvement pour les crédits utilisables par certains Etats Membres, WHA15.42 Congo (Léopoldville) assistance au, WHA15.18
ordre du jour, adoption, Assemblée mondiale de la Santé, Seizième, choix du pays, Association internationale de la Fertilité, Budget de 1962, prévisions supplémentaires, de 1963
vii)
contribution pour 1961 et 1962, WHA15.11 droit aux crédits pour l'éradication du paludisme, WHA15.12 Congrès mondial de la Fertilité et de la Stérilité, quatrième, Conseil exécutif Comité spécial, rapport, études organiques coordination, enseignement médical, assistance aux nouveaux Etats, WHA15.44 WHA15.8 WHA15.40 WHA15.59 WHA15.58 WHA15.59
WHA15.28 WHA15.44
WHA15.10
crédit pour l'assistance aux pays ayant récemment accédé à l'indépendance, WHA15.22 montant effectif et niveau, WHA15.23 Bureau de l'Assemblée, constitution, vi)
méthodes de planification et d'exécution des projets, Membres habilités à désigner une personne devant
Caisse commune des Pensions du Personnel des Nations Unies, rapport annuel du Comité mixte pour 1960, WHA15.32 Cancer, attribution des prix des Nations Unies, WHA15.3 WHA1 5.38 Choléra,
Comité consultatif de la Recherche médicale, Comité de la Caisse des Pensions du Personnel de l'OMS, nomination de représentants, Comité de la Quarantaine internationale dixième rapport, neuvième rapport, périodicité des réunions, Comité mixte de la Caisse commune des Pensions
WHA15.41
WHA15.33
WHA15.38 WHA1 5.37 WHA15.36
en faire partie, élection, WHA15.6 rapports sur ses vingt- huitième et vingt -neuvième sessions, WHA15.60 Contributions barème pour 1963, WHA15.13 nouveaux Membres Congo (Léopoldville), WHA15.11 Mongolie, WHA15.11 Samoa -Occidental, WHA15.45 Sierra Leone, WHA15.11 Tanganyika, WHA15.11 recouvrement, WHA15.9 Coordination des activités avec l'Organisation des Nations Unies, étude organique, WHA15.40 Développement économique et social accéléré, WHA15.57 aspects sanitaires, Directeur général Rapport annuel pour 1961, WHA15.17 traitement et indemnités, WHA15.4 Directeur général adjoint, traitement, WHA15.5 Directeurs régionaux, traitement, WHA15.5
du Personnel des Nations Unies, rapport annuel pour 1960, Comité mixte OIT /OMS de l'Hygiène des Gens de mer, troisième rapport, Commissaire aux Comptes, rapport pour 1960, pour 1961, Commission des Désignations, composition, WHA15.32 WHA15.21
WHA15.7 WHA15.8 ii)
- 196 -
INDEX DES RÉSOLUTIONS ET DÉCISIONS Résolution N°
197 Résolution N°
Education sanitaire, en matière de nutrition,
El Tor, infection par le vibrion, Enseignement et formation professionnelle
WHA15.54 WHA15.56 WHA15.38
Médecins (suite)
rôle dans le maintien et le développement de la paix, Membres admission Samoa -Occidental, WHA15.51
personnel médical dans les nouveaux Etats, étude organique, questions de nutrition, Etudes organiques WHA15.59 WHA15.54 WHA15.56
WHA15.16
coordination avec l'Organisation des Nations Unies, WHA1 5.40
Sultanat de Mascate et Oman, demande, WHA15.24 ayant droit à des crédits pour leurs programmes antipaludiques WHA15.12 en 1962, en 1963, WHA15.35 WHA15.46 WHA15.42 WHA15.46 WHA15.22 WHA15.59
enseignement médical, assistance aux nouveaux WHA15.59 Etats,
méthodes de planification et d'exécution des projets, WHA15.58 WHA15.59
ayant récemment accédé à l'indépendance, assistance,
FAO, voir Organisation pour l'Alimentation et l'Agriculture FISE, voir Fonds des Nations Unies pour l'Enfance WHA15.2 Fondation Léon Bernard, attribution du prix, WHA15.22 Fonds bénévole pour la promotion de la santé, Fonds de roulement avances pour livraison de fournitures d'urgence, WHA15.30 pour la gestion des biens immobiliers dans la
pour l'enseignement médical, contributions des nouveaux, voir Contributions
habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif, WHA15.6 Membres associés, admission Jamaïque, WHAI 5.25 WHA15.26 Ouganda, Mongolie, République populaire de contribution pour 1962, WHA15.11 crédits pour l'éradication du paludisme, WHA15.12 rattachement à la Région de l'Asie du Sud -Est, WHAI 5.48
Région africaine, recouvrement des avances, virement au fonds du bâtiment du Bureau régional de l'Afrique, Fonds des Nations Unies pour l'Enfance, collaboration avec l'OMS, Fonds spécial des Nations Unies, assistance pour
WHA15.15 WHA15.9 WHA15.14
Nutrition assistance du FISE, programme alimentaire mondial, OPEX, voir Programme concernant l'envoi de personnel d'exécution, de direction et d'administration Organisation des Nations Unies coordination avec, étude organique, décisions intéressant l'OMS décennie pour le développement, programme alimentaire mondial, questions administratives et financières, questions de programme, prix destinés à encourager la recherche scientifique sur les maladies cancéreuses, attribution, Organisation intergouvernementale consultative de la Navigation maritime (IMCO), Organisation internationale du Travail, étude sur le développement des services sanitaires four-
WHA1 5.54 WHA15.56
WHA15.54 WHA15.22 WHA15.30 WHA15.21
les besoins sanitaires des nouveaux Etats, Fournitures d'urgence aux Membres de l'OMS, Gens de mer, services de santé aux, Hygiène maternelle et infantile, Hygiène scolaire, Institutions spécialisées,
WHA15.40 WHA15.57 WHA15.56 WHA15.49 WHA15.55 WHA15.3 WHA15.21
WHA15.54 WHA15.54 WHA15.49 WHA15.55 WHA1 5.40
coordination avec, étude organique,
Jamaïque admission en qualité de Membre associé, WHA15.25 crédits pour le paiement de sa contribution aux programmes antipaludiques, WHA15.46 Locaux
nis aux gens de mer, WHA15.21 Organisation pour l'Alimentation et l'Agriculture, collaboration avec l'OMS pour les questions de nutrition, WHA15.56 Organisations non gouvernementales, relations avec, WHA15.44 Ouganda admission en qualité de Membre associé, WHA15.26
Bureau régional de l'Afrique, Siège, rapport,
WHA15.14 WHA15.29
Maladies transmissibles, WHA15.54 Mascate et Oman, Sultanat, demande d'admission en qualité de Membre, WHA15.24 Médecins formation dans les pays ayant récemment accédé à l'indépendance ou nouvellement constitués, étude organique, WHA15.59
crédits pour le paiement de sa contribution aux programmes antipaludiques, WHA15.46 Paix, rôle du médecin dans le maintien et le développement de la, WHA15.51 Paludisme, programme d'éradication accélération des opérations, WHA15.20 assistance du FISE, WHA15.34 WHA15.54
198
QUINZIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ, PARTIE I Résolution N° Résolution N°
Paludisme programme d'éradication (suite)
Rapport sur la situation sanitaire dans le monde, WHA15.35 WHA15.12 WHA15.46 WHA15.42 WHA15.46 WHA15.19 WHA15.47
Membres ayant droit à det crédits critères applicables, en 1962, en 1963,
participation des services de santé nationaux, timbres -poste, émission,
Voir aussi Compte spécial pour l'éradication du paludisme Pays ayant récemment accédé à l'indépendance, WHA15.22 assistance aux, personnel médical, étude organique sur les moyens
deuxième et troisième, WHA15.43 Recettes diverses pour 1962, WHA15.10 pour 1963, WHA15.42 Recettes occasionnelles pour 1963, WHA15.23 Recherches médicales, programme de 1958 à 1961, WHA15.52 Règlement du Personnel, amendements, WHA15.31 Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé, amendements, WHA15.50 République populaire de Mongolie contribution pour 1961 et 1962, WHA15.11 crédits pour l'éradication du paludisme, WHA15.12 rattachement à la Région de l'Asie du Sud -Est, WHA15.48
de formation, Personnel médical, voir Médecins Pouvoirs, vérification, Commission, composition, Préparations pharmaceutiques, évaluation clinique et pharmacologique, Programme de santé à appliquer au cours de la décennie des Nations Unies pour le développement,
WHA15.59 iii) i)
Résolution portant ouverture de crédits pour 1962 additif au tableau A, amendement, pour 1963,
WHA15.41
additif au tableau A, WHA1 5.57
WHA15.1z WHA15.46 WHA15.10 WHA15.42 WHA15.46
méthodes de planification et d'exécution des projets,
ordre de priorité des activités, Programme alimentaire mondial, Programme concernant l'envoi de personnel d'exé-
WHA15.58 WHA15.59 WHA15.39 WHA15.56
Samoa -Occidental admission,
cution, de direction et d'administration (OPEX), WHA15.22
contribution pour 1962 et 1963, Siège de l'OMS, locaux, Sierra Leone contribution pour 1961 et 1962, crédits pour l'éradication du paludisme, Sous -Directeurs généraux, traitements, Sultanat de Mascate et Oman, demande d'admission
WHA15.16 WHA15.45 WHA15.29 WHA15.11 WHA15.12 WHA15.5
Programme élargi d'assistance technique des Nations Unies, assistance pour les besoins saniWHA15.22 taires des nouveaux Etats, WHA15.14 Programme et budget pour 1964, Voir aussi Budget
en qualité de Membre, Tanganyika contribution pour 1962,
WHA15.24
Quarantaine internationale, voir Comité de la Quarantaine internationale
crédits pour l'éradication du paludisme, Traitements et indemnités Directeur général, postes hors catégorie, Variole, programme d'éradication, assistance du FISE,
WHA15.11 WHA15.12
Rapport annuel du Directeur général pour 1961, WHA15.17 questions de programme, Rapport financier pour 1960, pour 1961, WHA15.7 WHA15.8
WHA15.4 WHA15.5 WHA15.53 WHA15.54