Всемирная организация здравоохранения (ВОЗ / WHO) · Journal articles

Weekly Epidemiological Record, 1979, vol. 54, 23 [full issue]

Всемирная организация здравоохранения
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Wkiy Epidem. Rec. « Rtlevé épidém. kebd.: 1979, $4, 177-184

No. 23 ORGANISATION MONDIALE D E LA SANTÉ GENEVE

WORLD HEALTH ORGANIZATION GENEVA

W E E K L Y E P ID E M IO L O G IC A L R E C O R D R E L E V É É P ID É M IO L O G IQ U E H E B D O M A D A IR E Epidemiological Surveillance o f Communicable Diseases Telegraphic Address: EPIDNATIONS GENEVA Telex 27821 Automatic Telex Reply Service Telex 28150 Geneva with ZCZC and EN G L for a reply in English Service de la Surveillance épidémiologique d a Maladies transm lsslbla Adresse télégraphique: EPIDNATIONS GENÈVE Télex 27821 Service automatique de réponso Télex 28150 Genève suivi de ZCZC et FRA N pour une réponse en français

8 JUNE 1979

54* Y E A R — 54° A N N É E

8 JU IN 1979

EXPANDED PROGRAMME ON IMMUNIZATION Poliomyelitis — In anticipation of expanding vaccine coverage to include poliomyelitis vaccine, the Indonesian EPI has recently reviewed the poliomyelitis situation in Java and Bali. This review emphasized the collection of incidence data using hospital and physiotherapy registers, provincial, municipal and Kabupaten data, prevalence data of surveys on residual paralysis, as well as inter­ views with pediatricians, neurologists and acupuncturists. I n d o n e s ia .

PROGRAMME ÉLARGI DE VACCINATION Poliomyélite Prévoyant l’extension à la poliomyélite de la cou­ verture vaccinale, les responsables du Programme élargi de Vaccina­ tion indonésien ont récemment examiné la situation de la polio­ myélite à Java et à Bali. il s’est agi surtout de recueillir des données sur l’incidence en faisant appel aux registres des hôpitaux et des instituts de physiothérapie, ainsi qu’aux renseignements communi­ qués par les provinces, les municipalités et les kabupaten, de rassem­ bler des données de prévalence résultant d’enquêtes sur la paralysie résiduelle, ainsi que d’interroger les pédiatres, les neurologues et les acuponcteurs. • Bali a connu un épisode de poliomyélite en 1976, avec 49 cas notifiés, groupés pour l’essentiel H ans deux régences proches de Denpasar. Les recherches opérées à l’époque sur le terrain ont montré que l’on pouvait compter 1,5 cas supplémentaire non notifié pour chaque cas hospitalisé. Une enquête porte à porte sur les infirmes conduite en février 1978 a permis de découvrir 31 cas de paralysie post-poliomyélitique parmi les 10 332 enfants examinés. Tous ces cas avaient contracté la poliomyélite avant l’âge de quatre ans. On trouvera au Tableau 1 la distribution des cas par âge au moment de l’enquête. Le taux de prévalence de 3,7 pour 1 000 dans le groupe d ’âge 0-4 ans laisse supposer une incidence annuelle d’environ 170 cas pour 100 000 chez ce groupe d ’âge. Les taux plus élevés observés pour le groupe d ’âge inférieur traduisent très proba­ blement les effets de la poussée épidémique de 1976. I n d o n é s ie . —

• Bali suffered an outbreak of poliomyelitis in 1976 when 49 cases were reported. The bulk of these cases were clustered in two Regencies located near Denpasar. Field investigations at the time of the epidemic showed that there were an additional 1.5 unreported cases for each hospitalized case. A house to house lame survey was done in February 1978 and 31 cases o f post-poliomyelitis para­ lysis were found among 10 332 children examined. All of these cases developed poliomyelitis before the age of four years. A distribution of the cases by age at the time of the survey is given in Table 1. A prevalence rate of 3.7 per 1 000 in the 0-4 age group suggests an annual incidence of about 170 cases per 100 000 in that age group. The higher rates in the younger age group most likely reflect the impact o f the 1976 outbreak.

Table 1. Results of Survey for Residual Poliomyelitis Paralysis in Regency Badung and Regency Tabanan (Bali), Indonesia, 1978 Tableau 1. Résultats d ’une enquête de dépistage de la paralysie résiduelle post-poliomyélitique dans les régences de Badung et de Tabanan (BaJi), Indonésie, 1978 Distribution o f Cases by Age — Distribution des cas par âge Age Group — Groupe d’âge No. Examined Nombre de sujets examinés Cases — Cas Prevalence Rate/1 000 Taux de prévalence/1 000

0-4 years — 0-4 a n s ................................................................... 5-9 years — 5-9 a n s ................................................................... 10-14 years — 10-14 a n s ...........................................................

4 313 3 935 2 084

16 12 3

3.70 3.08 1.43

T o tal..............................................................................................

10 332

31

3.00

Epidemiological noua contained in dus number:

Informations épidémieloaiquca contenues dans ce numéro:

Enzootic Bovine Leukosis, Health Advice to Travellers, Influenza Surveillance, Poliomyelitis, Rubella and Rubeola Surveillance, Yellow Fever Surveillance. List of Newly Infected Areas, p. 184.

Information sanitaire des voyageurs, leucose bovine enzootique, poliomyélite, surveillance de la fièvre jaune, surveillance de la grippe, surveillance de la rubéole et de la rougeole. Tinte des zones nouvellement infectées, p. 184.

Wkly Epidem. Sec.: No. 23 - 8 June 1979

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Relevé ipidém. hebd.: N" 23 - 8 juin 1979

• In Java a hospital-based disease surveillance system was found to be a relatively insensitive indicator of the incidence of poliomyelitis. In several cities acute poliomyelitis cases were not hospitalized and thus remained outside the surveillance network. These cases were treated as outpatients in pediatric, neurology or physiotherapy clinics. Additionally, interviews with families of poliomyelitis cases strongly implied that most children with acute poliomyelitis were initially brought to traditional health practition­ ers, particularly acupuncturists rather than physicians. Over 20 acupuncturists throughout Java were interviewed and all were familiar with the clinical manifestations and course of acute poliomyelitis. Almost all of their new poliomyelitis cases were young children who had just become ill with fever, seen a physician and received an injection. Shortly thereafter the child developed paralysis, usually in the same leg where the injection had been given, and the parents, now reticent about bringing the child back to the physician, sought treatment from an acupuncturist. For example, Bandung, with a population of about 1.5 million, had no cases of poliomyelitis reported during 1977. From outpatient physio­ therapy, pediatric and neurology data plus information from a group of acupuncturists, a conservative estimate of about 100 new cases for that year (seven cases/100 000 population) could be made. In central Java during 1977 a sharp increase in hospitalized polio­ myelitis cases was noted in Semarang while in Surakarta at the Centre for Crippled Children there had been a two to three fold increase in new cases. Similarly limited case-finding activities in Yogyakarta Special Province yielded attack rates of poliomyelitis in Yogyakarta and Sleman of 4.7 and 4.2 cases per 100 000 population. Serological surveys on the prevalence of antibody to poliovirus were conducted in Jakarta (Table 2) during 1977 and showed that 24 % of 110 children four to five year old were negative for antibody to all three poliomyelitis types (triple negative). Similar data has been compiled at the Biofarma Laboratories and show that in 1959 sera from fewer than 1 % of five year olds in Bandung were triple negative while in 1973 20% of such sera were triple negative. Other data which suggest a trend towards older groups at risk from poliomyelitis were found in Surabaya where 3 % of new poliomyelitis cases in 1968 were in the age group above five years whereas between 1975 and 1977, 27% o f new poliomyelitis cases were older than five years.

• A Java, un système de surveillance des maladies à base hospitalière s’est révélé être un indicateur relativement peu sensible de l'incidence de la poliomyélite. Dans plusieurs villes, certains cas aigus de poliomyélite n ’ont pas été hospitalisés et ont donc échappé au réseau de surveillance. Ces cas ont été traités à la consultation des dispensaires de pédiatrie, de neurologie ou de physiothérapie. En outre, l'interrogatoire des familles comptant des cas de poliomyélite donne fortement l’impression que la plupart des enfants atteints de poliomyélite aiguë ont d'abord été conduits chez des guérisseurs traditionnels, et notamment des acuponcteurs, plutôt que chez le médecin. Plus de 20 acuponcteurs de l’île de Java ont été interrogés, et on a pu constater que tous connaissaient les manifestations cliniques et l'évolution de la poliomyélite aiguë. La presque totalité des cas nouveaux de poliomyélite qui leur avaient été présentés étaient de jeunes enfants qui venaient de tomber malades avec de la fièvre, qui avaient vu le médecin et reçu une injection. Peu après, l’enfant contractait une paralysie, le plus souvent dans la jambe où l’injec­ tion avait été administrée, les parents, désormais peu enclins à ramener l’enfant chez le médecin, recourant alors aux soins de l’acu­ poncteur. C ’est ainsi qu’à Bandung, ville d ’environ 1,5 million d ’habitants, aucun cas de poliomyélite n ’a été notifié en 1977. En analysant les dossiers des dispensaires de physiothérapie, de pédiatrie et de neurologie, et en interrogeant un groupe d ’acuponcteurs, on a pu estimer qu’il y avait eu, au bas mot environ 100 cas nouveaux pour l’année considérée (sept cas/100 000 habitants). Dans la partie centrale de Java, en 1977, une forte augmentation des cas hospitalisés de poliomyélite était relevée à Semarang, tandis qu’à Surakarta, au Centre des Jeunes Infirmes, on constatait que les cas nouveaux étaient de deux à trois fois plus nombreux. De même dans la province spéciale de Yogyakarta, des opérations limitées de dépistage donnaient pour Yogyakarta et Sleman des taux d’at­ teinte par la poliomyélite de 4,7 et 4,2 cas pour 100 000 habitants. Les enquêtes sérologiques sur la prévalence des anticorps antïpoliovirus entreprises à Djakarta (Tableau 2) en 1977 ont montré que sur 110 enfants âgés de quatre à cinq ans, 24 % étaient dépourvus d ’anticorps dirigés contre les trois types de poliomyélite (Trois fois négatifs.) Les renseignements similaires recueillis dans les labora­ toires Biofarma ont montré qu’en 1959 les sérums de moins de 1 % des enfants de cinq ans de Bandung étaient trois fois négatifs, alors q u ’en 1973, 20% de ces sérums étaient trois fois négatifs. D ’autres données, qui semblent indiquer un glissement du risque poliomyéli­ tique vers des groupes plus âgés, ont été recueillies à Surabaya où 3 % des cas nouveaux de poliomyélite de l’année 1968 concernaient des plus de cinq ans, tandis qu’entre 1975 et 1977, c’était 27% des cas nouveaux de poliomyélite qui avaient plus de cinq ans.

Table 2. Serological Studies on Poliomyelitis, Jakarta,* Indonesia, 1977 Tableau 2. Etudes sérologiques sur la poliomyélite, Djakarta,* Indonésie, 1977 (Tandjungpriok and Kabayoran — Tandjungpriok el Kabayoran) Age No. Specimens Nombre de prélèvements Triple Positive Trois fois positifs Triple Negative Trots fois négatifs

6-11 months — 6-11 m o is.......................................................... 1-2 years — 1-2 a n s .................................................................. 2-3 years — 2-3 a n s .......................................................... 3-4 years — 3-4 a n s ...................................................... 4-5 years — 4-5 a n s ..................................................................

35 59 61 85 110

12 11 23 32 33

(34%) (19%) (38%) (38%) (30%)

7 18 13 22 27

(20%) (30%) (21%) (26%) (24%)

T o ta l.............................................................. * Serological studies done at tlie Biomedical Research Centre, Ministry o f Health, Republic o f Indonesia.

350

111 (32 %)

87 (25%)

• Etudes sérologiques pratiquées au Centre de Recherches biomédicales du Ministère de la Santé, République d ’Indonésie.

These data suggest that poliomyelitis in Indonesia presently may be a more important health problem than was originally suspected. Intensified surveillance efforts are being developed with p a r tic u la r attention to non-medical sources of information.

Ces renseignements laissent entendre qu’en Indonésie la polio­ myélite pourrait représenter un problème de santé plus grave qu'on ne le soupçonnait d ’abord. On s’attache à intensifier la surveillance, en privilégiant les sources d ’information non médicales.

ENZOOTIC BOVINE LEUKOSIS U nited K ingdom . — Enzootic bovine leukosis (EBL), a malignant neoplasia of the reticulo-endothial system, is a virus disease of cattle which, until recently, was not thought to exist in the United Kingdom. It is to be differentiated from sporadic bovine leukosis, a similar disease of unknown aetiology which, as the name implies occurs only rarely and in single cases within a herd, and is not thought to be transmissible.

LEUCOSE BOVINE ENZOOTIQUE R o y a u m e -U n i . — La leucose bovine enzootique, tumeur maligne du système réticulo-endothélial, est une maladie virale des bovins dont on croyait le Royaume-Uni exempt jusqu’à une époque récente. Elle est distincte de la leucose bovine sporadique, maladie analogue d ’étiologie inconnue, qui, comme son nom l'implique, ne se mani­ feste que rarement et dans des cas isolés au sein d 'u n troupeau et qui, pense-t-on, n ’est pas transmissible.

V/UyEpbkm. Rus.: No. 23 • 8 June 1979

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Relevé épldim . hebd.: N* 23 - 8 Juin 1979

The agent of EBL is an oncornavirus similar to other mammalian oncornaviruses. The disease produced in cattle is insidious, infec­ tion can exist within a herd for several years before clinical cases occur. This appears to be the situation in the United Kingdom at present, i.e., the virus has been isolated but no clinical disease has been reported. However, during a recent survey to assess the extent ofthe disease in imported animals, two clinical cases were found with a history suggesting a further two previous cases. Symptoms are rarely seen in animals under four years of age. Once they do appear the disease is invariably fatal. Tumour formation may involve the peripheral lymph nodes and so aid diagnosis. When internal organs only are affected, the main symptoms are vague ill health, anorexia, digestive upset, muscle weakness and loss of condition. As a result, many cases are discovered only in the abattoir.

Most infected animals show a persistent lymphocytosis from the early stages of the disease and this has led to the development o f a "key” to interpret cell counts—which correlates the age o f an animal with differential cell counting. This test is, however, inconsistent and more reliance is placed on serological tests, a variety of which may be employed, e.g. complement fixation (CF), agar gel immuno-diffusion (AGIDT), fluorescent antibody (FAT). Recently in the United Kingdom diagnosis has been based on the AGIDT and virus has been readily isolated from many of the reactors. The FAT may also be used but the AGIDT is likely to be adopted internationally as the standard test. Diagnosis may be complicated by the absence o f detectable antibody response in infected animals under IS months of age and, in infected adult animals, immune response may be slow with sero-conversion taking up to four months.

The disease does not spread rapidly and transmission is not yet fully understood. The virus may cross the placental barrier and is found in milk and colostrum. Although the role of the sire is uncertain in natural service, there is no evidence of transmission via semen used in artificial insemination. It is possible that direct inoculation may play a part, e.g., biting insects or the use of con­ taminated syringe needles. Disease is spread from herd to herd by the movement o f infected animals and it is thought that it is by this means that the virus has entered the United Kingdom in recent years. A recent survey has been undertaken to assess the extent o f EBL infection in imported animals and the likely spread to indigenous stock. Future policy will depend on the results of this assessment and other factors which are being studied by government departments. The enzootic bovine leukosis order, 1977, made the disease notifiable both in the live animal and carcass and the present posi­ tion is that any suspicion of disease must be followed by movement restrictions and veterinary investigation. At present there is no evidence that EBL is a zoonosis. Examina­ tion of sera from people likely to have been exposed to the virus has shown no detectable antibody, and sera from people suffering various leukaemias have likewise been negative for EBL virus. Experimental injection o f the virus into chimpanzees produced antibody formation but no detectable virus replication.

L'agent de la leucose bovine enzootique est un oncornavirus sem­ blable à d ’autres oncornavirus des mammifères. Il produit chez les bovins une maladie insidieuse, l’infection pouvant exister dans un troupeau pendant plusieurs années avant qu’on décèle des cas cli­ niques. Telle semble être la situation actuelle au Royaume-Uni car on y a isolé le virus sans toutefois signaler de maladie clinique. Cependant, au cours d’une récente enquête visant à déterminer l’ampleur de la maladie chez les animaux importés, on a découvert deux cas cliniques dont les antécédents donnent à penser qu’il y a eu encore deux cas auparavant. Les symptômes n ’apparaissent que rarement chez les bêtes de moins de quatre ans. Dès lors qu’ils se manifestent, la maladie a toujours une issue fatale. La formation de tumeurs peut s’étendre aux ganglions lymphatiques périphériques, ce qui facilite le diagnostic. Lorsque des organes internes sont seuls touchés, les principaux symptômes sont un incertain mauvais état de santé, de l’anorexie, des troubles digestifs, une faiblesse muscu­ laire et une détérioration de l’état général. Aussi de nombreux cas ne sont-ils découverts qu’à l’abattoir. La plupart des animaux infectés accusent une lymphocytose per­ sistante dès les premiers stades de la maladie, ce qui a permis de mettre au point un « code » pour interpréter la numération cellu­ laire, une corrélation étant établie entre l’âge de l ’a n im a l et la numé­ ration. Cependant, cette épreuve donne des résultats peu constants et l’on table davantage sur les épreuves sérologiques dont toute une gamme peut être appliquée, par exemple la fixation du complément, le test de diffusion en milieu gélifié ou l’épreuve d ’immunofluores­ cence. Récemment au Royaume-Uni le diagnostic a été basé sur le test de diffusion en milieu gélifié, qui a permis d ’isoler le virus faci­ lement chez nombre de sujets positifs. On peut aussi recourir à l’épreuve d’immunofluorescence, mais le test de diffusion en milieu gélifié a de fortes chances d ’être adopté comme épreuve type sur le plan international. Le diagnostic peut être compliqué par l’absence d'une réponse d’anticorps décelable chez les animaux infectés âgés de moins de 15 mois et, chez les animaux adultes infectés, il se peut que la réponse immunitaire soit lente, la séroconversion pouvant prendre jusqu’à quatre mois. Cette maladie ne se propage pas rapidement et l’on ne connaît pas encore parfaitement le mécanisme de transmission. Le virus peut franchir la barrière placentaire et on le trouve dans le lait et le colostrum. Le rôle du géniteur n ’est pas certain dans le cas de l’accouplement naturel, mais en ce qui concerne l’insémination arti­ ficielle il n ’y a aucun indice d’une transmission par le sperme. Il est possible que l’inoculation directe joue un certain rôle, par exemple les morsures d ’insectes ou l’emploi de seringues contaminées. Ce sont les déplacements d ’animaux infectés qui propagent la maladie d’un troupeau à l’autre et l’on pense que c’est ainsi que le virus a pu pénétrer au Royaume-Uni ces dernières années. Une enquête a été récemment entreprise pour déterminer l’ampleur de l’infection par la leucose bovine enzootique chez les animaux importés et la probabilité de transmission au bétail indigène. La politique adoptée à l’avenir dépendra des résultats de cette évaluation et d ’autres facteurs qui sont actuellement à l’étude dans les services ministériels. L ’arrêté de 1977 sur la leucose bovine enzootique rend obliga­ toire la déclaration de cette maladie tant chez l’animal sur pied que pour la carcasse et, en l’état actuel des choses, toute présomption de maladie doit être suivie de restrictions sur les déplacements et d ’une enquête vétérinaire. Rien ne prouve actuellement que la leucose bovine enzootique soit une zoonose. L ’examen de sérums prélevés sur des personnes qui risquaient d ’avoir été exposées au virus n ’a révélé aucun anticorps décelable; de même, des résultats négatifs en ce qui concerne le virus de la leucose bovine enzootique ont été obtenus avec les sérums provenant de personnes atteintes de diverses leucémies. L injection du virus à titre expérimental chez le chimpanzé a produit la forma­ tion d ’anticorps mais aucune reproduction décelable du virus

(Based on/D ’après: Communicable Diseases Scotland, 79/2.)

INFLUENZA SURVEILLANCE Singapore (1“ June 1979). — An epidemic of influenza associated with virus B is currently being observed. An increase in attendance rates for influenza-like illness at outpatient clinics was noted in mid-April and the increase for the week ended 19 May was 25%. A total of 31 strains of virus B have been isolated since mid-April. Mostly children and young adults are affected and the disease is unusually severe in preschool and primary school children.

SURVEILLANCE DE LA GRIPPE S ingapour (1er juin 1979). — On observe actuellement une épi­ démie de grippe associée au virus B. Aux consultations externes, le nombre des cas d ’affections d’allure grippale a augmenté depuis mi-avril, et cette augmentation était de 25% pour la semaine ter­ minée le 19 mai. On a isolé 31 souches de virus B depuis mi-avril. L ’épidémie atteint particulièrement les enfants et les jeunes adultes, et l’affection est d ’une gravité inhabituelle chez les enfants d’âge préscolaire et chez les enfants des écoles primaires.

Wkly Epldem. Ree.: No. 2 3 -8 Joue 1979

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Relevé épidénu hsbcL: N° 23 - 8 juin 1979

HEALTH ADVICE TO TRAVELLERS Health administrations have the responsibility, coopting as necessary the aid of the medical profession, tourist agencies, shipping com­ panies, airline operators, and other bodies, to advise travellers with respect to the risks that they might encounter when visiting other countries. As one of several approaches many health administrations have published information in various forms such as posters, pamphlets, etc. We have recently received copies of an excellent Canadian publication of which examples of some pages are shown below. This is a general guide covering many aspects of health, arranged to advise the traveller how to prepare for his voyage, what to do on arrival and how to react in the event of illness on return to his own country. This attractively coloured brochure could be o f considerable value to a health adminis­ tration which would like to use it as a basis for the preparation of a similar guide in the relevant language/s of the country concerned.1 Bon voyage

Staying healthy in warm climates A Guide for Canadian Visitors

During your flight you would be well advised to eat lightly and go easy on alcoholic beverages, notwithstanding the temptations put before you by your airline hosts.

2. When you get there You will be travel -u/ed when you arrive But il s more than just that. Varying in degree with die individual, you II a k n be a bit disoriented because you will have travelled through several ume zones. Your stomach will not realize that breakfast Ume there is really 3 a.m at home All your body rhythms require tone to adjust. (If you don't gel the rest you need it is rather like driving off in your car on a very cold day before letung the motor waim up.j

So you're off to visit the tropics! Wonderful! Your destination is a long way from Canada. It has cost you a sizeable amount to get there, and you have only two o r three weeks of precious annual vacation in which to make th e m ost of iL O r you may be nuking a quick business trip for an important meeting in a hot country With just a few personal health precautions, you can enjoy life as a visitor to the full and return With only pleasant memories, appearing to your friends the personifirauon of those picture post­ cards you sent off "Wishing you were here " There are some things you should know;

1

Before you leave.

Immunization protection You have had all your "shots" and they should certainly keep you from catching those epidemic diygJM* which have plagued mankind for cen­ turies. Right! Wrong! Vaccination ag a m i smallpox often better than 9B% protection, if you had a good "take", 4

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W hen you get there.

3

Bade hom e again.

PubUdwd by authorised the Minuter oi National Health andWellare

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3 . Wear shoes a t slippers. Bare feet o r sandals are not for you! 4. Avoid swimming or wading la, washing with o r drinking waters known to harbour parasites and tbeir intermediate

mosquito bites. Exposed parts o f th e body should be smeared with an insect repellent; this measure should be repealed every two to tiuee hours. There are several other rusty insect-borne dis­ eases to which you may possibly fall victim, but they are n ot commonly contracted by the short­ term visitor or businessman who stays in accom­ modation* pre-arranged for tourists.

These two points can greatly help you obtain early and accurate diagnosis and piopcr treatm ent

Sea bathing is normally safe* if the beach is one mile away from a sewage outlet or emptying fresh water stream. Enquire locally first

Insect-home diseases By far the most important insect-borne disease is Malaria. Malaria can kill, you are vulnerable no matter how brief your visit. You do not have the measure of local immunity the natives have xcquirud through repeated experience with the disease since childhood. The following precautions to avoid contracting malaria are essential 1. Prophylactic anti-malarial drugs are effective only if taken with unfailing regularity, begin­ ning before departure, continuing throughout the stay in malarious areas and for su luff weeks after returning home. The anti-malarial drug prescribed must be one that is effective in the area to be visited X Pregnancy is not a contra-indication to the use of anu-maianals. Malaria a real danger during pregnancy, 3.1/ you stay in the open after sunset, you should wear sufficient clothing Hong sleeves, long trousers, etc.) to protect the whole body from 9 finally, we repeat Be sure to keep up taking your anti-malarial pilb for the full s u weeks after your return to Canada. Since some diseases of waim climates have a long incubation penod and may not show up until sometime (six months o r morel after you are back home, the following symptoms warrant the attention of your d octoi. 1. Unexplained fever 2. Diarrhea winch persists for more than a week or recurs. 3. Recurrent skin itching. 4. Asthma-like cough, 5. Continued loss ui weigh! o r unexplained kft> of pep — that "dragged-out feeling."

Diseases of direct contact The most common of those diseases commonly categorized as anting from direct contact are die venereal diseases. Be aware Uut prostitution n widespread ui many tropical and sub-tropical countries. Venereal diseases are very common and fre­ quently resistant to treatment. Ollier diseases of direct contact, such as tuber­ culosis, lepiosy or meningitis, are much less likely to be a hazard to the visitor than they are to the people of th e warm climates, many of whom are malnourished and poor- living in over­ crowded and badly-venulaied accommodation.

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1A copy o f the brochure can be obtained from the Senior Consultant, Quarantine and Regulatory Medical Services Branch, Health and Welfare Canada, Tunney'a PasfdfCi Ottawa K.IA 0L3.

WUyRpiéem. Rtc.: No. 2 3 -8 June 1979

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Relevé èpldém. hebd.: N° 23 - 8 juin 1979

INFORMATION SANITAIRE DES VOYAGEURS Il appartient aux administrations de la santé, en sollicitant le cas échéant le concours du corps médical, des agences de voyage, des com­ pagnies de navigation, des compagnies aériennes et autres, d ’informer les voyageurs des risques auxquels ils s’exposent lorsqu’ils se rendent à l’étranger. Plusieurs formules peuvent être envisagées et de nombreuses administrations de la santé ont publié des renseignements sous diverses formes: affiches, brochures, etc. Nous venons de recevoir des exemplaires d ’une remarquable publication canadienne dont nous avons reproduit ci-dessous un certain nombre de pages. Il s’agit d ’un aide-mémoire qui aborde un certain nombre de questions de santé en vue d’indiquer au voyageur comment il doit se préparer à son voyage, ce qu’il doit faire en arrivant et quelle conduite il doit tenir s'il vient à tomber malade à son retour dans son pays. Cette brochure, fort bien illustrée, pourrait être d ’un grand secours à l’administration de la santé qui souhaiterait s’en inspirer en vue de mettre au point un aide-mémoire analogue dans la ou les langues employées sur son territoire.1

Comment rester en bonne santé dans les climats chauds Guide pour les voyageurs canadiens

Bon voyage Au cours du voyage, U convient de manger légè­ rement et d'absorber peu d'ak o o l, malgré toutes les tentations auxquelles vous serez soumisse) dans l'avion.

2. Sur place A votre arrivée vous serez fatiguéle) du voyage, e t de plus, vous serez plus ou moins désorientéfe) par le passage de plusieurs fuseaux horaires. Votre estomac ne saura pas, qu à l'heure du petit déjeu­ ner, il est seulement 3 heures du matin chez nous. Il faudra du temps pour que votre corps s'adapte à un nouveau rythme horaire. Vous devrez vous reposer afin de ménager vosénergies comme vous ménagez votre voilure par temps froid. Donnezvous Je temps d'une adaptation.

Vous partes en voyage dans les tropiques! Formi­ dable! C e voyage à l’extérieur du Canada vous coûte une somme considérable et vous voulez tirer le maximum d e vos deux o u trois semaines d e vacances annuelles. Vous avez peut-être un rendez-vous d'affaires dans un pays diaud. Grèce à quelques précautions personnelles, vous pouvez jouir au maximum de voue séjour e t ne rapporter que d e bons souvenirs tels ceux que vous évoquiez pour vos amis sur les cartes pos­ tales que vous leur adressiez. Vous devez observer certaines précautions:

1

avant départir

La protection de {'immunisation Ayant reçu toutes vos injections, vous êtes immu­ n i s e ) contre les maladies epidemiques qui affligent l'humanité depuis des siècles. Vrai ou faux! Non, c e n'est pas vrai! Le vaccin antivariolique, s'il est positif, vous donnera une protection évaluée à 98 p. 100 d'efficacité.

2 3

surplace

à votre retour.

■ üslM i*deb Saaiéaatiaulc «lduItM -teetedal

Dm * u n propre interet, le voyageur devrait ob­ server les précautions suivantes t , manger seulem ent des viandes et des poissons parfaitement cuits, 2. boire seulement de 1 eau bouillie ou stérilisée, 3. porter des chaussures ou des mules. Ne pas marcher pieds nus ou en sandales, 4. éviter de boire de l'eau contenant des parasites ou des lames de parasite et éviter de t'y baigner, d'y m archer o u de s'y b ver.

2. les medicaments anUnularia ne sont pas contreindiqué» pendant la grossesse. La malaria consti­ tue un reel danger pour le» femmes enceintes; j . y vous restez dehors après le coucher du soleil, portez suffisamment de vêlements (longues manches, pantalon long, etc.) pour vous pro­ téger complètement des piqûres de mousti­ ques. il convient d'enduire d un insecticide les parues du corps piposéei e t répétez l'appUcqUon toutes les deux o u trois heures. Il existe d e nombreuses autres maladies commu­ niquées par les insectes, mais on risque peu de les contracter au cours d'un bref séjour dans les etablissements frequentes par les touristes.

Ces deux conditions pourraient vous aider à ob­ tenir rapidement un diagnostic exact e t les soins appropries.

O n p eut _ sans danger seC baigner dans lu • mer si la plage se trouve a plus d ur nulle de l’em bouchure d'un vgout chj d'un cours d eau,1 1convient de se renseigner sur place.

Maladies provoquées par des insectes La m alara est de loin la plus importante maladie causée par un insecte Elle peut être mortelle Peu importe la duree de votre séjour, vous pouvez contracter la malaria, car vous n etes pas immunise comme le» autochtones qui côtoient cette maladie depuis l'enfance U s piecau tiens suivantes sont essentielles pour éviter de contracter U malaria ï. les médicament» prophylactique» contre la malaria ne sont efficaces que s il» sont pris avant le départ, pendant lu séjour dans les région» paludéenne» et pendant sia semaines apres le retour II faut s assuier que le» médi­ caments antipaludiques prescrits soient d'une variété efficace dan» le pay» visité. 9

Maladies transmissibles par contact direct Les plus courantes de ces maladie» transmissibles p ar contact direct sont les maladif» vénériennes, l a prostitution est très répandue dans de nom­ breux paye tropicaux «S subtropicaux. Les m 1 *'*1 '* vénériennes y sont très courantes e t résistent (rtq“ *'iun*tü i tout traitement. Q uant aux autres maladies transmissibles par contact direct, comme la tuberculose, 1a lèpre ou U méningite, le voyageur y est moins expoié que les habitants des pays chauds qui sont souvent mal nourris, pauvres e t vivent dans des milieux insalubres où régné 1a promiscuité.

Enfin nous vous rappelons. de ne pas om ettre de prendre vos medicament* anlimalaria six semaines après voire retour au Canada. Certaines maladies tropicales ayant une longue période d'incubation (six mois ou plus) peuvent se déclarer longtemps apres votre retour. Les symptômes suivants devraient vous m otor à faite appel à voire médecin: 1. fievre inexpliquée, 2. diarrhée persistante pendant plus d'une semaine ou se répétant périodiquement, 3. démangeaisons chroniques, 4. toux du genre asthmatique, {.amaigrissement continu ou apathie inexpli­ q u é e . .sentim ent d'indolence. 12

*On pourra & e la procurer à l’adresse suivante: «octal, Canada, Parc Tunney, Ottawa K1A 0L3.

m.i.ifg.it principal, Quarantaine et Réglementation, Direction générale des Services médicaux, Santé et Bien-Etre

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Relevé épidém. hebd.: N " 23 • 8 juin 1979

YELLOW FEVER SURVEILLANCE G ambia. — In October 1978 an epidemic suspected to be caused by yellow fever (YF) virus was recognized by physicians in the eastern region of the Gambia. In January 1979 with active surveillance and a review of hospital records it was possible to identify 271 suspected cases, from 131 of which diagnostic specimens were obtained. Eleven cases were confirmed (10 by > four-fold complement-fixing (CF) antibody rise and one by serology and YF virus isolation), and 83 were presump­ tively diagnosed by presence of CF antibodies in single convalescent phase sera. A total of 63 deaths were recorded. The first case with laboratory diagnosis occurred in June 1978 at the eastern extreme of the country. Cases were confined to the eastern half of the Gambia (McCarthy bland and Upper River Divisions) until December 1978 and January 1979 when scattered cases appeared in western Gambia (North Bank Division). The estimated attack rates in McCarthy Island and Upper River Divisions were 135 and 94/100 000 population respectively, but was only 5.5/100000 in the remainder of the country. Nearly all recognized cases occurred be­ tween September 1978 and January 1979, with a peak incidence in October.

SURVEILLANCE DE LA FIÈVRE JAUNE G ambie. — En octobre 1978, une poussée épidémique de maladie soupçonnée d ’être due au virus amaril a été constatée par des méde­ cins dans la partie orientale de la Gambie. On a pu, en janvier 1979, grâce à une surveillance active et â l’étude des dossiers hospitaliers, identifier 271 cas suspects, sur 131 desquels des échantillons ont été prélevés aux fins de diagnostic. Onze cas ont été confirmés (10 par un accroissement du taux des anticorps fixant le complément (FC) > à quatre fois et un par l ’examen sérologique et l ’isolement du virus am aril; dans 83 cas un diagnostic présomptif a été posé, fondé sur la présence d’anti­ corps FC dans les prélèvements uniques de sérum de la phase de convalescence. Au total 63 décès ont été enregistrés. Le premier cas diagnostiqué en laboratoire s’est produit en ju in 1978 dans la pointe orientale du pays. Les cas ont été circonscrits à la moitié orientale de la Gambie (McCarthy Island et U pper River) jusqu'en décembre 1978 et janvier 1979, époque où des cas sporadiques ont fait apparition en Gambie occidentale (N orth Bank). Le taux d ’atteinte estimatif a été de 135 et de 94/100 000 habitants dans les districts de McCarthy Island et d ’Upper River respectivement, et de 5,5/100 000 seulement dans le reste du pays. Presque tous les cas observés se sont produits entre septembre 1978 et janvier 1979, le pic de l'incidence se situant en octobre. Des enquêtes ont été menées dans neuf villages situés dans les districts gravement touchés de McCarthy Island et d ’Upper River pour recueillir des données démographiques, l’anamnèse de cas de maladie compatible avec la fièvre jaune ainsi que des échantillons de sérum. Les données d ’anamnèse et l’examen sérologique des survivants ont permis de situer le taux d’atteinte clinique dans ces villages (population totale 1 531) entre 2,6 et 4,4% (le premier chiffre étant basé sur les cas sérologiquement diagnostiqués, le deuxième sur les cas sérologiquement identifiés et les cas cliniquement suspects). C ’est chez les enfants de 0-9 ans que l’incidence était la plus élevée (6,7%), diminuant ensuite avec l’âge jusqu’à 1,7% chez les per­ sonnes de plus de 40 ans. Le taux d ’atteinte comme la prévalence des anticorps FC étaient légèrement plus élevés chez les hommes que chez les femmes. Le taux de létalité était de 19,4% et le taux de mortalité de 0,9 %. La prévalence générale des anticorps FC indi­ quant une infection récente par le virus amaril était de 32,6%. En se fondant sur le taux d’atteinte amarile dans ces neuf villages, on peut estimer que le nombre des cas survenus en Gambie orientale pendant l’épidémie s’est situé entre 5 000 et 8 000, dont 1000 à 1700 cas mortels. On a également observé une prevalence élevée des anticorps FC et plusieurs séro-conversions vis-à-vis du virus Orungo (orbivirus, probablement transmis par des moustiques du genre Anopheles, qui provoquerait une maladie humaine non spécifique). Il n’a cependant pas été prouvé que le virus Orungo soit responsable des épisodes morbides accompagnés d ’ictère observés au cours de l’épidémie. Des recherches entomologiques ont été menées jusque bien avant dans la saison sèche ( j a n v i e r ) , époque où les populations de vec­ teurs selvatiques du virus amaril étaient fortement réduites ou même absentes. Des études limitées consistant en captures de moustiques sur l’homme menées en novembre et la recherche, en janvier, de lar­ ves dans des trous d ’arbres artificiellement inondés, ont confirmé la présence du vecteur selvatique potentiel Aedes luteocephalus dans la zone d ’épidémie. Des enquêtes sut Aedes aegypti ont été menées en janvier 1979. Dans les districts de McCarthy Island et d ’Upper River, on a trouvé un indice de Breteau > 5 dans sept villages sur 21 et > 50 dans deux autres; les gîtes potentiels susceptibles d ’héberger de grands nombres d ’Ae. aegypti pendant la saison des pluies étaient nombreux. Dans le district de North Bank, plusieurs villages étaient positifs, dont un (Minteh Kunda) avait un indice de Breteau élevé (104). Dans ce village, le virus amaril a été isolé chez un malade en phase aigue le 12 janvier et deux isolements ont également été obtenus sur des spécimens d 'Ae. aegypti capturés sur l’homme. L’étude de singes capturés dans les districts de McCarthy Island et de North Bank a démontré l’existence d ’une transmission sel­ vatique de la fièvre jaune. Chez 16 Colobus badius et Cercopitheeus aethiops sur 19 l ’examen sérologique a fourni la preuve de l’infec­ tion amarile. On pense que pendant la saison des pluies l’infection a été trans­ mise à l’homme par des vecteurs selvatiques (Ae. luteocephalus et d ’autres espèces peut-être) ainsi que, dans certaines localités, par des populations domestiques et péridomestiques d 'Ae. aegypti. En décembre et janvier, où les populations de vecteurs selvatiques étaient fortement réduites, la transmission de la fièvre jaune s’est poursuivie dans des localités présentant un indice élevé à'Ae. aegypti, Minteh Kunda, par exemple. Une campagne de vaccination de masse par le vaccin antiamaril 17 D administré par injecteur sans aiguille a commencé en décembre et s’est terminée le 25 janvier après vaccination d ’environ 93% de

Surveys were conducted in nine villages in the severely affected McCarthy Island and Upper River Divisions to obtain demographic data, histories of illness compatible with yellow fever, and serological samples. On the basis of historical data and serological testing of survivors, the clinical attack rate in these villages (total population 1531) was between 2.6 and 4.4% (the first figure based on cases with serological diagnosis, the second on serologically defined plus clini­ cally suspected cases). The incidence was highest (6.7 %) in children 0-9 years and declined with age to 1.7% in persons over 40 years. Both the attack rate and CF antibody prevalence were slightly higher in males than in females. The case-fatality rate was 19.4% and the mortality rate 0.9%. The overall prevalence of CF antibodies indicating recent YF infection was 32.6%.

On the basis of the Y F attack rate in the nine survey villages, it can be estimated that between 5 000 and 8 000 cases occurred in eastern Gambia during the outbreak, with 1000-1700 deaths. High prevalences of CF antibodies and several séroconversions to Orungo virus (an orbivirus, probably Anopheles-bomt, reported to cause non-specific human illness) were also found. However, there was no evidence th at Orungo virus was responsible for the illness with jaundice encountered during this epidemic. Entomological investigations were conducted well into the dry season (January), when populations of sylvatic vectors of YF virus were markedly reduced or absent. However, limited studies consisting of mosquito on man captures in November, as well as the recovery of larvae from artificially-flooded tree holes in January, confirmed the presence of the potential sylvatic vector Aedes luteocephalus in the epidemic zone. Surveys for Aedes aegypti were made in January 1979. Breteau indices > 5 were found in seven and indices > 50 in two of 21 villages in McCarthy Island and Upper River Divisions; potential sites which would be expected to yield large numbers of Ae. aegypti during the rainy season were numerous. In the N orth Bank Division, several villages were positive, including one (Minteh Kunda) with a high Breteau index (104). In this village yellow fever virus was isolated from an acutely ill man on 12 January and two isolates were also recovered from Ae. aegypti collected on man. Evidence for sylvatic YF transmission was obtained from a survey of monkeys collected in McCarthy Island and North Bank Divisions. Of 19 Colobus badius and Cercopitheeus aethiops, 16 had serological evidence o f YF infection. It is believed that during the rainy season human infections were acquired by the agency of sylvatic vectors (Ae. luteocephalus and possibly other species) as well as, in certain localities, by Ae. aegypti breeding in domestic and peridomestic situations. In December and January, however, when the sylvatic vector populations were markedly reduced, Y F transmission continued in localities with high Ae. aegypti indices, such as Minteh Kunda. A Y F mass vaccination campaign was begun in December using 17 D vaccine administered by jet-injector and was completed by 25 January, when approximately 93% of the total population

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Relevé épidem. hebd.: N" 23 - 8 juin 1979

(534 458) had been immunized. A subsequent follow-up operation covered a further 2% of the population bringing the total coverage to about 95%. It is intended to include YF vaccine in the ex­ panded programme of immunization which is to begin in June 1979. Neutralization tests performed on pre- and postvaccination sera from 38 individuals showed a seroconversion rate of 93%. Vaccine lots returned to the Institut Pasteur, Dakar, after field use under cold chain conditions had retained adequate potency. Yellow fever 17D vaccine induced a significant ( > four-fold) CF response in 46% of persons without prevaccination YF neutralizing antibodies but with prior heterologous fiaviviral exposure (based on presence of haemagglutination-inhibition antibodies to one or more of the antigens tested, Zika, West Nile, Uganda S, Dengue-1, Spondweni, Ntaya). The C F response to YF was often quite marked (e.g. < 8 to 128) and would readily be misinterpreted as a wild-type YF infection. There was no CF response in 13 persons with primary immunization and therefore no evidence for increased immunogenicity of the D akar vaccine.

la population totale (534 458). Une opération complémentaire a permis de vacciner encore 2% de la population, ce qui a porté la couverture totale à environ 95 %, Il est prévu d ’inclure la vaccina­ tion antiamarile dans le programme élargi de vaccination qui doit débuter en juin 1979. Des épreuves de neutralisation faites sur les sérums prélevés des 58 sujets avant et après la vaccination ont mis en évidence un taux de séroconversion de 93%. L’étude de lots de vaccin, renvoyés à l’Institut Pasteur (Dakar) après avoir été conser­ vés sur le terrain selon les techniques de la chaîne du froid, a montré qu’ils avaient gardé une activité adéquate. Le vaccin antiamaril 17 D a induit une élévation importante des anticorps FC (> quatre fois) chez 46% des personnes qui ne possédaient pas d ’anticorps neu­ tralisants à l'égard du virus amanl avant la vaccination, mais avaient eu des contacts antérieurs avec d ’autres flavivirus (mis en évidence par la presence d'anticorps IH dirigés contre un ou plusieurs des antigènes testés: Zika, West Nile, Uganda S, Dengue-1, Spondweni Ntaya). La réponse en anticorps FC antiamarils était souvent très accusée ( < 8 à 128) et aurait pu facilement être attribuée par erreur à l’infection par le virus sauvage. U n ’y a pas eu de réponse en anticorps FC chez 13 personnes ayant eu une primo-vaccination et, par conséquent, pas de preuve que le vaccin de D akar ait un pouvoir immunogène accru. SURVEILLANCE DE LA RUBÉOLE ET DE LA ROUGEOLE E tats-U nis d ’Amérique. — D epuis le début de 1979, on a onnctatA une recrudescence de l’activité rubéoleuse dans l’Etat de Californie, et plusieurs poussées de cas ayant fait l’objet d ’un diagnostic clinique ont été signalées dans des établissements d ’enseignement secondaire.1Au cours de certaines de ces poussées, des cas de rougeole ayant également fait l’objet d ’un diagnostic clinique ont aussi été observés. Afin de maîtriser ces poussées et de protéger les femmes enceintes vulnérables, les autorités sanitaires ont recommandé la vaccination par un vaccin combiné anti-rubéole/anti-rougeole. Cette recommandation était motivée par le fait que les infections tant rougeoleuses que rubéoliques présentent des risques graves pour le fœtus en début de grossesse, que les indications et les modes d ’utili­ sation des deux vaccins sont très semblables, et que rien ne permet de penser que les sujets déjà immunisés courent un risque accru à être revaccinés contre l’une ou l’autre de ces maladies alors que le vaccin combiné procure l’immunité contre les deux maladies. Les vaccins antirubéoleux et antirougeoleux pouvant théorique­ ment avoir des effets nocifs sur le fœtus, les femmes enceintes ne doivent pas être vaccinées. Il faut donc, avant de les vacciner, demander aux femmes d ’âge postpubertaire si elles sont enceintes, les informer des risques que peut comporter la vaccination en cours de grossesse et leur conseiller d ’éviter de tomber enceintes pendant les trois mois suivant la vaccination. 1 Voir N° 22, p. 175.

RUBELLA AND RUBEOLA SURVEILLANCE — Since the beginning o f 1979, increased rubella activity had been noted in the State of California and several outbreaks of clinically diagnosed cases have been reported from junior and senior high schools.1 In some of the out­ breaks, clinically diagnosed cases of measles (rubeola) had also been reported. In order to control such outbreaks and protect suscep­ tible pregnant women, the health authorities recommended vaccin­ ation with a combined rubella-measles vaccine. This recommenda­ tion was based on the fact that measles, as well as rubella infections, present serious risks to the foetus in early pregnancy, that indica­ tions and procedures for the use of measles and rubella vaccines are very similar and that there is no evidence of enhanced risk from receiving measles or rubella vaccine for persons already immune, whereas the use of the combined product provides immunity against both diseases. U n it e d S t a t e s o f A m e r ic a .

Because of a theoretical possibility of harmful effects of rubella and measles vaccines on the foetus, pregnant women should not be vaccinated. Before vaccination, post-pubertal women should be asked if they are pregnant, informed of the possible risks o f the vaccine during pregnancy and advised to avoid pregnancy for the three months following the vaccination. 1See No. 22, p. 175.

(Based on/D ’après: California YELLOW-FEVER VACCINATING CENTRES FOR INTERNATIONAL TRAVEL Amendment to 1976 publication

idity, Weekly Report, No. 8, 1979.) CENTRES DE VACCINATION CONTRE LA FIÈVRE JAUNE POUR LES VOVAGES INTERNATIONAUX Amendement à la publication de 1976

Germany, Federal Republic of

Allemagne, République fédérale d’

Delete: I Supprimer: Stuttgart: DRK-Unfallrettungsdienst (Baden-Württemberg Vaccinating Centre No. 5) Insert: \ Insérer: Stuttgart: Gesundheitsamt — Impfzentrum (Baden-Württemberg Vaccinating Centre No.5) VACCINATION CERTIFICATE R E Q U IR E M E N T S FOR INTERNATIONAL TRAVEL Amendments to 1979 publication

CERTIFICATS DE VACCINATION EXIGÉS DANS LES VOYAGES INTERNATIONAUX Amendements à la publication de 1979

Burundi Delete information regarding smallpox and insert: Smallpox.— q A certificate Is required from travellers who. within the preceding 14 days, have > 1 year visited a smallpox-infected country and from Ethiopia, Kenya and Somalia. Supprimer les renseignements concernant la variole et insérer * Variole. — /yj U n certificat est exigé des voyageurs qui, ^ au cours des 14 jours précédents, ont visité s 1 an une région infectée par la variolé ainsi que l'Ethiopie, le Kenya et la Somalie.

Niue Insert — Insérer: Choiera — Choléra: © *

W kiy Epidem. Rec.: No. 23 - 8 June 1979

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Relevé épidtm . hebd.: N“ 23 - 8 juin 1979

REWARD

US$ 1000

RÉCOMPENSE

A reward has been established by the Director-General of W HO for the first person who, in the period preceding final certification of global eradication, reports an active case of smallpox resulting from person-to-person transmission and confirmed by laboratory tests. (Resolution WHA31.54, W orld Health Assembly, 1978)

Le Directeur général de l'O M S a institué une récompense à attribuer à la première personne qui.au cours de la période précédant la certification définitive de l'éradication mondiale, signalerait un cas actif de variole résultant de la transmission d'un être humain à l’autre et confirmé par des essais de laboratoire. (Résolution WHA31.54, Assemblée mondiale de la Santé, 1978)

W O R L D W ID E FREED O M F R O M E N D E M IC S M A L L P O X

84 w eeks/sem aln es

M O N D E E N T IE R E X E M P T D E V A R IO L E E N D É M IQ U E

D ISEA SES SUBJECT TO TH E REGULATIONS — M ALADIES SO U M ISES A U RÈGLEM ENT N otifications Received from 1** to 7 June 1979 — N otifications reçues du 1“ au 7 juin 1979 C D P A Cases — Cas Deaths — Décès Port Airport — Aéroport ... Figures not yet received — Chiffres non encore disponibles i Imported cases — Cas importés T Revised figures — Chiffres révisés j Suspect cases — Cas suspects

PLAGUE — PESTE Africa — Afrique SUDAN — SOUDAN C D 13-22.V

* This case of plague has no significance to inter* national travel/Ce cas de peste n ’a pas de conséquence sur les voyages internationaux.

c TANZANIA. UNITED REP. O F (contd) TANZANIE, RÉP.-UNIE DE (suite)

o

1-7IV

.................................. CHOLERA1 — CHOLÉRA1 Africa — Afrique C TANZANIA, UNITED REP. OP TANZANIE, RÉP.-UNIE DE D 29JV-5.V

70 c

6 a 1 C 1

Equatoria Province Juba Rural Council Equatoria Province Juba Rural Council .

Asia — Asie BURMA — BIRMANIE 20-21V

17 226*

0 0

5JH-22.V

..................................... INDONESIA — INDONÉSIE

31 6-12.V

* Revised total from beginning o f epidemic/Total révisé depuis le commencement de l'épidémie.

................................. .................................

52 34 52 26

1 1 0 0

..................................... THAILAND — THAÏLANDE

207 27

22-28JV

America — Amérique C UNITED SATES OF AMERICA ÉTATS-UNIS D’AMÉRIQUE D 30.V

2Û-21V

.....................................

15-21JV

................................. .....................................

California State Riverside County . .

8-14JV « O »

1 The total number o f cases and reported for each country occurred m infected areas already pub­ lished or in newly infected areas (see below) / Toai les cas et décès notifiés pour chaque pays se sont produis dans des zones infectées déjà signalées ou dans d e zones nouvellement infectées (voir ci-dessous).

Newly Infected Areas as on 7 June 1979 — Zones nouvellement infectées au 7 juin 1979 For criteria used in compiling this list, see No. 14, page 111 — Les critères appliqués pour la compilation de cette liste sont publiés Hans le N° 14, à la page 111. The complete list o f infected areas was last published in WER, No. 20, page 159. It should be brought up to date by consulting the additional information pub­ lished subsequently in the WER. regarding areas to be added o r removed. The complete list is usually published once a month. CHOLERA — CHOLERA Africa — Afrique TANZANIA, UNITED REP OF TANZANIE, RÉP.-UNIE DE Kilimanjaro Region Hai District Tabora Region Tabors District Tanga Region Handeni District Asia — Asia BURMA — BIRMANIE Irrawaddy Division Bassein District INDIA — INDE Delhi T erritory La lisle complète des zones infectées a paru dans le REH N° 20, page 159Pour sa mise à jour, il y a lieu de consulter les Relevés publiés depuis lois oh figurait les listes de zones à ajouter et à supprimer. La liste complète est généralement publiée une fois par mois. INDONESIA — INDONÉSIE Jawa Tengah (Central Java) Province Semarang Regency THAILAND — THAÏLANDE Ayutthaya Province Utbai District Bangkok (Phra Nakhon) Province Samphantha Wong District Chanthaburi Province Chanthabun District Chon Buri Province Ban Bung District Si Hacha District Prachin Buri Province Si Maba Phot District Ratchaburi Province Ratchabun District Ubon Raichatfumi Province Warm Chamrap D istria

Areas Removed from the Infected Area List between 1st and 7 June 1979 Zones supprimées de la liste des zones Infectées entre les 1er et 7 juin 1979 For criteria used in compiling this lût, see No. 14, page 111 — Les critère! appliqué! pour la compilation de cette liste sont publiés dans le N° 14, à la page 111. CHOLERA — CHOLERA Africa — Afrique TANZANIA, UNITED REP. OF TANZANIE, REP.-UNIE DE Arusha Region Arumeru District Dodoma Region Mpwapwa District Klgoma Region Kasulu D istria Tanga Region Korogwe District Asia — Alia SAUDI ARABIA ARABIE SAOUDITE THAILAND — THAÏLANDE Ayu tthaya Province Phak Hai District Chaiyaphum Province Chaiyaphum District Nakhon N ayok Province Ban Na District Nakhon Paihom Province Sam P bran District Narath! wai Province Narathiwat District Nonthüburl Province Bang Y ai District Palhm t Thani Province Thanyabun Dis tria Prachin Buri Province Prachin Buri District Surat Thani Province Kanchanadit District N a San District Thon Buri Province TaJing Chan District

O

Основные сведения
Тип документа Journal articles
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения