Всемирная организация здравоохранения (ВОЗ / WHO) · Journal articles

DRACUNCULIASIS SURVEILLANCE = SURVEILLANCE DE LA DRACUNCULOSE

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WklyEputtm. Rec No 32 - 12 August 1983

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Relné épidem. iubd. • N° 32 - 12 août 1983

DRACUNCULIASIS SURVEILLANCE Workshop on Opportunities for Control of Dracunculiasis1 2 A workshop on Opportunities for Control of Dracunculiasis (Guinea Worm Disease) was convened by the United States National Research Council’s Board on Science and Technology for Interna­ tional Development, in Washington, DC, on 16-19 June 1982, in collaboration with the World Health Organization (WHO), with funding from the United States Agency for International Develop­ ment (USAID). Approximately 30 experts in parasitic diseases, vector biology, epidemiology, communicable disease control, health education, and sanitary engineering participated in the workshop. In addition to 2 WHO staff members from Geneva and 1 from the WHO Regional Office for Africa, participants were drawn from Ghana, India, Ivory Coast, Nigeria, Togo, the United Kingdom and the United States of America. Two papers were also sent to the workshop by epidemio­ logists from the USSR. This was the first such international meeting ever devoted exclusively to dracunculiasis. The objectives of the workshop were: 1. To review current knowledge regarding dracunculiasis, its epi­ demiology, surveillance, control, and economic impact. 2. To review alternative methods of control, including special emphasis on cost-effectiveness, 3. To assess the economic, social, and administrative feasibility of mounting guinea worm control efforts in conjunction with primary health care and water and sanitation projects 4. To identify basic, field, and operational research needed to develop, implement, and evaluate control activities. Reports of the progress made to date by the Indian Guinea Worm Eradication Programme were encouraging. Among other highlights of the workshop were estimates that global losses of marketable goods, attributable to dracunculiasis, probably are as high as between US$ 300 million and USÏ 1000 million per year. Assuming that the present value of future benefits is discounted at 8%, one participant estimated that a successful programme to eliminate the disease would therefore j ustify on economic grounds alone an investment of at least US$ 6.0 billion, or about US$ 150 per person at risk. In Africa, national questionnaire surveys of the extent of the disease were recently conducted or initiated in Benin, Ghana, and Nigeria. Epi­ demiological field studies of the problem are being conducted by several university researchers in Nigeria, and are planned or already under way with support from the WHO Regional Office for Africa and the Organization for Coordination and Cooperation m the Struggle Against the Great Endemic Diseases (OCCGE) in Benin, the Ivory Coast, Niger, Togo, and Upper Volta. It was also reported that the Dimbokro health sector of the Ivory Coast, a well-drilling programme which provided safe drinking water to the inhabitants, was associated with a decrease of dracunculiasis incidence from 30% to less than 1%. In India’s Tamil Nadu State, transmission of dracunculiasis now appears to have been interrupted completely as a result of concerted control activities. A film which was screened at the workshop, “Avi­ cenna’s Thread”, vividly illustrates the medical and social impact of the disease.

SURVEILLANCE DE LA DRACUNCULOSE Journées d’étude sur les possibilités de lutte contre la dracunculose1

Un atelier consacré aux possibilités de lutter contre la dracunculose (filariose due au ver de Guinée) a été convoqué par le United States National Research Council's Board on Science and Technology for International Development, à Washington, DC, du 16au 19juin 1982, en collaboration avec l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), avec le soutien financier de la United States Agencyfor International Development (USAID). Quelque 30 experts en maladies parasitaires, biologie des vecteurs, épidémiologie, lutte contre les maladies transmissibles, éducation sanitaire, et ingénierie sanitaire ont participé à cet atelier. Outre 2 membres du personnel de l’OMS de Genève et 1 du Bureau régional OMS pour l'Afrique, les participants venaient de la Côte d'Ivoire, des Etats-Unis d'Amérique, du Ghana, de l’Inde, du Nigéna, du Royaume-Uni et du Togo. Des épidémiologistes d’URSS ont égale­ ment envoyé 2 communications à cet atelier. Cette réunion interna­ tionale était la première jamais consacrée exclusivement à la dracun­ culose. Les objectifs en étaient: 1. D’examinei les connaissances actuelles sur la dracunculose, son ' épidémiologie, sa surveillance, la lutte à lui opposer et son impact économique. 2. D’envisager d’autres méthodes de combattre cette affection tout en insistant spécialement sur le rapport coût-efficacité. 3. D’évaluer la possibilité, sur le plain économique, social et adminis­ tratif, de combiner les efforts de lune contre le ver de Guinée avec les soins de santé primaires et les projets touchant à l’eau et à l'assainissement. 4. De déterminer les recherches fondamentales, les recherches sur le ' terrain et les recherches opérationnelles nécessaires pour conce­ voir, réaliser et évaluer la lutte. Les rapports sur les progrès accomplis à ce jour par le Programme indien d’éradication du ver de Guinée sont encourageants. Parmi les principales conclusions de l’atelier, on peut citer les estimations selon lesquelles les pertes mondiales en produits commercialisables, attri­ buables à la dracunculose, s’élèvent probablement entre US$ 300 et U S$1000 millions par année. En admettant que la valeur présente des bénéfices futurs soit actualisée à 8%, un participant a estimé qu’un programme réussissant à élimmer la maladie justifierait donc pour des motifs économiques seuls un investissement d’au moins US$6 milliards, soit environ US$ 150 par personne exposée au risque. En Afrique, des enquêtes nationales par questionnaire, portant sur l’ampleur de la maladie, ont été récemment conduites ou lancées au Bénin, au Ghana et au Nigéria. Des études épidémiologiques de ce problème sont menées sur le terrain par plusieurs chercheurs univer­ sitaires au Nigéria, et sont planifiées ou ont déjà commencé avec le soutien du Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique et de l’Organi­ sation de coordination et de coopération pour la lutte contre les grandes endémies (OCCGE) au Bénin, en Côte d’ivoire, en HauteVolta, au Niger et au Togo. On a également signalé que dans le secteur sanitaire de Dimbokro en Côte d’ivoire, un programme de forage de puits fournissant une eau potable aux habitants était en rapport avec une réduction de l’incidence de la dracunculose de 30% à moins de 1%. Dans l’Etat indien de Tamil Nadu, la transmission de la dracunculose semble maintenant avoir été interrompue totalement grâce aux mesures concertées entreprises contre cette maladie. Un film intitulé «.Avicenna's Thread» a été projeté aux participants à l’ateher; tl illustre de façon vivante les conséquences médicales et sociales de la maladie. Recommandations

Recommendations

Workshop participants agreed that dracunculiasis was very easily diagnosed and that effective methods for controlling it were already well known. They concluded that the obvious next step was for endemic countries to start implementing control activities suited to their needs and resources immediately, and for international and bilateral agencies to assist them, especially during the special oppor­ tunities presented m the current International Drinking Water Supply and Sanitation Decade. Major recommendations are summarized below.1 For Government Authorities in Endemic Countries • Public health authorities m all countries with any reported (or suspected) cases o f dracunculiasis should assess the extent of the problem at the national level. • In each endemic country, appropriate steps should be taken to facilitate the reporting o f cases of dracunculiasis. 1See No. 22. 1983, pp. 166-168 2 The report of the workshop is available oq request from the Board on Science and Technology for International Development, National Research Council, 2101 Constitution Avenue, Washington, DC 20418, Untied States of America.

Les participants ont estimé que la dracunculose est de diagnostic très facile et que des méthodes efficaces pour lutter contre elle sont déjà bien connues. Ils ont conclu que de toute évidence la prochaine étape serait que les pays d’endémicité commencent immédiatement à appliquer des mesures de lutte adaptées à leurs besoins et à leurs moyens, et que les organismes internationaux ou bilatéraux les aident, surtout au cours des occasions spéciales fournies par la Décennie internationale de l’eau potable et de l'assainissement. Des recomman­ dations essentielles sont résumées ci-après.! Pour les pouvoirs publics des pays d'endémicité • Dans tous les pays où l’on signale ou soupçonne l’existence de cas de dracunculose, les services de santé publique devraient évaluer l’ampleur du problème au niveau national. • Dans chaque pays d’endémicité, des mesures appropriées devraient être prises pour faciliter la déclaration des cas de dracunculose. 1 Voir N° 22, 1983, pp. 166-168. 2 Le rapport de cet atelier peut être obtenu sur demande adressée au Board on Science and Technology fo r International Development. National Research Council. 2101 Constitution Avenue, Washington. DC 20418. Etats-Unis d*Amérique.

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• Chaque pays d’endémicité devrait choisir des stratégies de lutte contre la dracunculose et préparer un plan d’action écrit comportant un projet pilote et un plan relatif à la formation. • Les pays d'endémicité devraient tirer le meilleur avantage pos­ sible des moyens mobilisés pour la Décennie internationale de l’eau potable et de l’assainissement afin de fournir en priorité aux villages où la dracunculose est endémique des sources d’eau protégées. • Les efforts de lutte devraient comporter l’éducation sanitaire des sujets vivant dans les zones d’endémicité. • Un protocole normalisé de traitement devrait être établi à l'inten­ tion du personnel des dispensaires spécifiant les soins appropriés aux cas de dracunculose patente et soulignant le fait que les mesures de prévention devraient être considérées comme la plus urgente des priorités. • Le système scolaire des pays touchés devrait aider à étendre le • The school system of affected countries should help extend the programme à tout le pays en signalant les cas et en diffusant l’infor­ programme throughout the country by reporting cases and dissemi­ mation relative aux mesures de protection personnelle. nating information about personal protective measures. • Les pays d’endémicité pourraient peut-être désigner l’élimina­ • Endemic countries may wish to designate the elimination o f dra­ tion de la dracunculose comme un objectif national. cunculiasis as a national goal. • Pour la recherche appliquée, on donnera la priorité aux domaines • For applied research, the following areas should be given priority: suivants: — Mise au point et évaluation de prototypes de matériel éducatif — Development and evaluation of prototype health education mate­ sanitaire destinés aux collectivités touchées; rials for use m affected communities; — Mise au point et normalisation de méthodes opérationnelles pour — Development and standardization of field methods for species l’identification et le dénombrement des espèces de cyclopes vec­ identification and quantification o f cyclops vectors and D. mediteurs et de larves de D. medinensis\ nensts larvae, — Comparaison de l’efficacité et du coût de différentes méthodes — Comparison of the efficacy and cost o f different intervention d'intervention; methods, — Evaluation des techniques d’analyses des systèmes d'utilisation de — Evaluation of techniques for analysis o f patterns of community l’eau dans la collectivité; water use, — Etudes écologiques des conditions régnant dans les eaux de surface — Ecological studies of conditions in surface waters favourable or favorables ou défavorables à l’infestation des cyclopes. unfavourable to infestation o f cyclops should be conducted. • For biochemical research, priority should be given to the fol­ • Pour la recherche biochimique, on donnera la priorité aux points lowing areas : suivants: — Development of therapeutic (e.g., chemotherapy) or preventive — Mise au point de mesures thérapeutiques (par exemple, chimio­ (e.g, chemoprophylaxis) measures that are capable of either (a) thérapie) ou préventives (par exemple, chimioprophylaxie) capa­ destroying or sterilizing female D. medmensis worms in order to bles a) soit de détruire ou de stériliser les vers femelles de D. prevent subsequent patency and/or the release of viable larvae, or medmensis afin de prévenir tout signe patent ultérieur et/ou la lb) destroying the early stages o f the worms soon after infection. libération de larves viables, b) soit de détruire les vers à leurs Controlled clinical trials of antihelminthic drugs to find one that premiers stades peu après l’infection. D convient d’encourager will kill D medmensis larvae before the worms mature and énergiquement les essais cliniques contrôlés de médicaments emerge, with no harm to the human host, should be strongly anthelmintiques afin d’en trouver un qui tue les larves de D. encouraged. medmensis avant l’émergence des vers matures, sans effet nocif pour l'hôte humain. For International or Bilateral Assistance Agencies Pour les organismes d'aide internationale et bilatérale • International and bilateral assistance agencies should encourage • Les organismes d’aide internationale et bilatérale devraient endemic countries to give priority support to villages with dracuncuencourager les pays d’endémicité à accorder un soutien prioritaire aux hasis as part of national and regional potable water plans. villages atteints par la dracunculose dans le cadre des plans nationaux et régionaux relatifs à l’eau potable. • International and bilateral agencies should review rural develop­ • Les organismes internationaux et bilatéraux devraient revoir les ment projects under way or planned in countries with endemic dra­ projets de développement rural en cours ou planifiés dans les pays cunculiasis for opportunities to incorporate or initiate specific activ­ atteints de dracunculose endémique afin de trouver des occasions d’y ities designed to control the infection, especially m those instances incorporer ou de lancer des activités spécifiques conçues pour lutter where agriculture, health and education programmes in endemic areas contre l’infection, surtout dans les cas où les programmes agricoles, would not reduce the incidence o f dracunculiasis sanitaires et éducatifs des régions d’endémicité ne réduiraient pas l’incidence de la dracunculose. (Based on/D’après: A report from/Un rapport des Centers for Disease Control ; US Public Health Service.)

• Each endemic country should select strategies for controlling dracunculiasis and should prepare a written plan o f action that includes a pilot-project phase and a training component. • Endemic countries should take maximum advantage o f resources mobilized for the International Drinking Water Supply and Sanita­ tion Decade to provide dracunculiasis-endemic villages with pro­ tected water sources on a priority basis. • Control efforts should include health education of people living in endemic areas. • A standardized treatment protocol should be developed for health clinic personnel, specifying the appropriate care for patent dracunculiasis cases and emphasizing that preventive measures should receive first priority.

Основные сведения
Тип документа Journal articles
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения