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Extraits du document : la bionomie, l’écologie et les caractéristiques vectorielles des vecteurs de l’onchocercose, et en particulier celles du groupe simulium neavei, en Afrique orientale et au Yémen en annexe : notes sur les caractéristiques bionomiques, écologiques et vectorielles du groupe simulium neavei en Ouganda

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WORLD HEALTH ORGANIZATION ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ oNcHo/r{P/75.25 ORIGINAL : ANGI,AIS Pages 3 4 5 5 6 II \ COMITE DIEXPERTS DE LIEPIDEMIOLOGIE DE LIONCHOCERCOSE Genève, 1O-18 novembre 1975 IN ro EXTRAITS DES Dc'--' m o l !U o et drordre du our J. N. Raybould East African InstiÈute of Malaria & Vector-Borne Diseases Amani, Tanzanie NOTES SUR LES CARACTERISTIQUES BIONOMIQUES, ECOLOGIQUES ET VECTORIELLES DU GROUPE SIMULIITM NEA\EI EN OUGANDA LIONCHOCERCOSE, ET EN PARTICULIER CELLES DU GROUPE SIMULIT'M NEAVEI, EN AFRIQUE ORIENTALE ET AU YE}frNI : rrLA BIONOMIE, LTECOLOGIE ET LES CARACTERISTIQUES VECT0RIELLES Par "OU d ;jr EN ANNEXE Par A. I{. R. McCrae Medical Research Council Laboratories, Fajara, Nr. Banjul, Gambie Table des matières INTRODUCTION GEIIERALE TANZANIE .. MAIÂWI 1. Distribution de 1 | onchocercose 2. Les vecteurs ... The designations employed and Ehe Presentation of the material in this document do not imply the expression of any opinion whatsoever on the par of Èhe Director-General of the l'Iorld Health Organization concerning the 1egal status of any country or territory or of its authorities ' or concerning the delimitation of its fronÈiers. 1 ". do.,rrent intégral, en anglais, pourra être consulté sur demande lors de 1a réunion. i I Les désignations utilisées dans ce documenÈ et la présentation des données qui y figurent nrimpliquent de 1a part du Directeur général de I rOrganisation mondiale de 1a SanÈé aucune prise de position quant au statut juridique de tel ou tel pays ou terriEoire, ou de ses auEorités, ni quant au Èracé de ses frontières The issue of this document does not constitute formal publication. lt should not be reviewed, abstracted or quoted without the agreement of the World Health Organization. Authors alone are responsible for views expressed rn signed articles. Ce document ne constrtue pas une publlcation. ll ne doit faire I'objet d'aucun compte rendu ou résumé ni d'aucune citation sans l'autorisation de I'Organisation Mondiale de la Santé. Les opinions exprimées dans les artrcles signés n'engagent que leurs auteurs. oNcHo/r^rPl75. 25 Page 2 ZAMBIE ... MOZA},IBIQUE KENYA ..., OUGANDA 1. Les vecteurs des différents foyers i) LL) III,, iv) v) vi) vii) Pages 6 7 7 7 7 8 9 II 1 2 La lutte contre ltonchocercose et ses vecteurs .,. La situation dravant les mesures de lutte et raisons possibles du succès de cel1es-ci Nil Victoria ... . Forêt de Budongo Mont Elgon Nil à Murchison . Nil occidenEal .. Kigezi Ruwenzori 9 9 10 10 10 10 11 2. Autres aspects de la bionomie eE. de 1récologie des vecteurs en Ouganda RWANDA ET BUzuNDI ETHOPIE SOMALIE YEMEN REMERCIEMENTS REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES 11 l1 11 t2 L2 13 I I 0NcHo/r^rPl75 .25 Page 3 INTRODUCTION GENERALE Lronchocercose humaine est transmise par des espèces anthropophiles appartenanE aux comP lexes Simulium darnnosum Theo eE Simulium neavei Roubaud. On considérait autrefois S. damnosum sensu lato (s.1.) cormne une espèce unique variable. Dunbar (1969), Dunbar et Vajime(1972) et Vajime et Dunbar (f975) ont idenÈifié un nombre considérabIe de catéSories cytolo- 81ques distinctes detrS. daunosumrr, donÈ cerËaines piquent lrhorune. ILs esÈiment que ces caté-gories (quton peut distinguer à leurs différences chromosomiques ) sont des espèces proprement dites, et considèrent S. damnosum s.1. conrne un complexe dtespèces. En Afrique occidentale, presque tous les membres du complexe onÈ reçu des noms spécifiques (Vajime & Dunbar, 1975). Mais en Afrique orientale on les nomme parrrdes désignations conrmodes, trouvées sur les éti- quettes de collectett(Dunbar, L969). Pour éviter la confusion avec S. damnosum sensu stricto(s.str.), lesmembres non spécifiques du complexe seront désignés dans le présent document par S. damnosum s.1, ou bien par espèces du complexe de S. damnosum. Il serait bon drentreprendre drurgence de nouvelles études pour chercher à éËablir 1es différences morphologiques et/ou anatomiques qui peuvent exister entre 1es divers membres du comP lexe S. damnosum. A ltheure actuelle , on ne différencie que 1es larves (eE seuls quelques spécialistes y parviennent) et on ne sait pas idenEifier directement les femelles qui Piquent lrhonrne (particulièrement dans les zones infestées par des populations mêlées). Dans quelques cas on a cependant noÈé des différences dans lraspect de Ia cuticule des larves (Disney, 1970) et dans celui du mésonotum des mâles (Freeman & de Meillon, 1953). Des études détai1lées sur les caractéristiques hydrochimiques des gîtes larvaires de divers membres du comp lexe S. dannosum, récernment effectuées en Afrique orientale, ont faiË lrobjeE drune publication préliminaire (Grunewald, L974), On a observé la plupart du temps des valeurs de pII situées entre 6 et 7 et une conductivité de 10 à 1OO /;uhos/cm, mais les gîtes larvairesdifféraient dans leur composition ionique. On a pu observer jusqurici deux membres du complexe 'rKisiwani.rt et trKibwezirr dans des conditions hydrochimiques très caractéristiques : dans 1es deux cas la valeur du pH se situait entre 7,5 et 9,5 et IaconductivitéentreSOOet lOOO;rmhos/cm. On utilise ces données pour la mise au point de techniques drélevage de différentes espèces du complexe. Le complexe ou groupe S. neavei englobe touEes les espèces dont les larves et les nyuphes srattachent aux crabes fluviaux du gen re Potamonautes eÈ ce complexe ou groupe est normalement caractérisé par la phorésie. Dans sa classification nouvelle des simulidés africains, Crosskey(f969) a classé le complexe S. damrosum dans le sous-genre Edrsardsellum et le complexeS. neavei dans 1e sous-g enre Lewisellum. (0n a découvert depuis lors au Cameroun deux espèces praÈiquanE la phorésie sur les crevettes dreau douce et lrune drelles a égalemenÈ été classée dans le sous-8en re Lewisellum.) Dans 1e présent document de travail, on continuera néanmoins à utiliser les expressions complexe S. damnosum et complexe S. neavei. Plusieurs espèces du complexe S. neavei sont connues (Lewis & Hanney, 1965; McCrae, L969), mais la taxonomie du groupe présente néanmoi.ns des dlfficultés et, en beaucoup drendroits, on nta pas pu identifier les espèces présentes; il est probable que dans certains cas il sragit drespèces non décrites. Des études effecEuées au microscope électronique à balayage (en grande partie inédites) concernant Ia microsculpture cuticulaire des larves du complexe S. neavei font penser quren réalité 1e nombre des espèces esÈ plus élevé quton ne 1e supposait(Raybould et al., L97l; I{illiams et al., 1973; Iüilliams & Raybould, L974). La morphologie ne permet dridentifier facilement qurun petit nombre de membres du complexe, et on ne peut généralemenÈ le faire qurà certains stades du cycl-e vitaI. 11 serait urgent drentreprendre des éEudes cyto- taxonomiques (karyosystématiques) sur le conplexe S. neavei. Sl on parvenait à disEinguer 1es différenËs membres du complexe sur la base des chromosomes, on pourrait probablement établir un rapport entre les différentes strucÈures cuticulaires des larves et les diverses espèces et cyÈotypes. oNcHo/I^IP/75.25 Page 4 Si 1es complexes S. damnosum et S. neavei englobent un nombre considérabIe drespèces et Peut-être sous-espèces, i1 en est relativement peu qui piquent régulièrement lrhormne et trans- mettent lronchocercose humaine. Les seuls membres du complexe S. damnosum qui sont actuellement considérés coflIme vecteurs de lronchocercose en Afrique orientale sont S. damnosum s.str , les deux espèces appeléestrNyamagasanirretrrKetaketarret une forme peu connue qui nra été signalée qurà Jinrna, en Ethiopie (Dunbar, contmunication personnelle). I1 semble toutefois quren Tanzanie cenEralelrespèceNyamagasani ne pique pas lrhonrne. I1 pourrait stagir en fait drune population non anthropophile appartenant à une espèce autre que Nyamagasani (Dunbar, I974). Autrefoj-s, on croyait querrNkusiil piquait lrhonune (Dunbar, 1974) mais on estime à présent quril sragit drune espèce non anthropophile. I1 y a cependant dans divers pays drAfrique orientale des formes de S. damnosum qui piquenE lrhorune et qui nront pas encore été identifiées. Le vecteur S. neavei Roubaud, appartenant au complexe S. neavei, joue un rôIe important dans certaines parties de lrOuganda et était autrefois responsable de 1a transmission au Kenya, droù iI a été à peu près complètement éliminé. S. woodi ethiopiense Fain eE Oomen piquent lrhonrne en Ethiopie, alors qutau Malawi et en ta.rranfe g.-*ooa1 ae lteillon est Ie vecteur le plus importanÈ du complexe. En Tanzanie, toutefois, il est possible que drautres espèces soient égalemenÈ en cause (voir à Tanzanie). Ctest principalement pour des raisons de comodité que, dans 1e présent exposé, les ren- seignements relatifs aux vecteurs de lronchocercose en Afrique orientale sont présentés pays par pays. On dispose dtune quantité considérabIe drinformations sur certains pays de la région, et il n'a éEé possible de présenter ici qutun résumé des données essentielles les concernanÈ. En revanche, dans le cas drautres pays, les renseignements disponibles sont si rares quron a rapporté même des détails relativement insignifiants. TANZANIE t La distribution de lronchocercose en Tanzan(1974a). La fig. 1l présente une carte pl .ie a été décrite par l.Iegesa (1969) et Raybould us récente de cette distribution. S. darnnosumet al. s.1. est le principal vecteur dans touE le pays, sauf dans les montagnes Usambara orientales et occidentales et dans les montagnes Nguru, où 1a Eransmission est uniquement imputable à des espèces du groupe S. neavei. 11 existe pourtant, dans la plupart des grandes zones de trans- mission où S. damnosum s.l. prédomine, une ou plusieurs localités où une espèce du complexe S. neavei pique également lrhormne, contribuant probablement dans une certaine mesure, à la transmission. Dans quelques parties de la Tanzanie, on a constaté la présence drespèces de vecteurs qui piguent Ithonrme, mais non ce1le de Ia maladie. Ltabsence dtO. volvulus à Njombe et dans cerÈaines parËies des Ulugurus situées à une altitude de plus de 15OO mètres au-dessus du niveau de Ia mer paraît ne pouvoir stexpliquer que par une température locale trop basse pour que 1e parasite puisse achever son développement normal chez 1rhôte invertébré (I,rlegesa, 1969). L'effet de Ia température sur la transmission a été démontré expérimenEalement à Njombe par wegesa (1969) des larves drO volvulus observées chez des sirmrlies, la Eempérature étant maintenue artificiellement à des valeurs entre 23"C et 26oC, sonË devenues infectantes en 6jours, alors que les larves maintenues aux ÈempéraÈures qui règnent normalement à Njombedemeu- raient au stade de microfilaires 12 jours après le repas de sang infecÈant. De même, i1 y a en Tanzanie occidentale des endroiÈs où S. damnosum s.l. p ique 1 rhonrne alors qu to volvulus paralt absent (Raybould et a1.,1974). On nra pas encore trouvé drexplication à ce phénomène qui, cependant, ne peut pas être dû à des températures trop basses. Le membre du complexe S damnosum en cause est Nyamagasani, connu conme vecteur dans la région de Ruwenzori, en Ouganda Dunbar , L974), Simulium woodi transmet la maladie dans lesmontagnesUsambara orientales et occidentales; dans 1es Nguru, 1e vecteur nta pas encore été identifié exactement, mais on sait quril ne 1 'La figure 1 pourra être examinée lors de Ia réunion. ioNcHo/WP/75 .25 Page 5 sragit pas de S. woodi. Lewis et Raybould (1974a) ont fourni des renseignements sur la taxo- nomie et 1a distribution du sous-gen re Lewisellum (crest-à-dire du complexe S. neavei) enTanzanie, ainsi que des données concerrranÈ ses habitudes alimengaires. Dr '.rr,"ïâiEgénérare,les femelles de S. woodi peuvent être assez facilement identifiées grâce à la présence drunebande abdominale sombre; on a tendance à identifier cortrne S. nyasaland icum,les femelles neprésentant pas cette bande. (S. neavei s.sÈr. nl a pas été signalé en Tanzanie.) Cependant,S. nyasalandicum de Meillon diffère (au moins au stade larvaire) de la forme Amani de S. nyasa- landicum (Lewis, 1961a) quron observe souvent en Tanzanie. La situaEion se complique encore du fait que S. nyasalandicum s.I. semble piquer lrhonrne dans certaines régions, mais non dans drautres. Une nouvelle espèce ou forme du complexe a étédécouverte il y a quelques années en Tanzanie occidentale, mais on ne sait pas encore si e1lepique lrhonme (Lewis & Raybould, L974a). on peuÈ dire par conséquent que S. woodi est vecteurde lronchocercose humaine dans des régions qui comprennent 1es montagrr". GîZE orientales et occidenÈales. Dans drautres régions, y compris dans les monÈagnes Nguru, on trouve des femelles anthropophiles ne présentanÈ pas de bande abdominale eÈ qui peuvenË être soit la forme typique, soit la forme Amani de S. nyasalandicum, ou bien appartenir à des espèces nondécriÈes. Sauf en ce qui concerne S. woodi, une identification précise est rarement possible, faute dréléments concernant tous les sÈades de développement. Il faut espérer qurun jour d.es études cytotaxonomiques et. des éÈudes sur la structure cuËiculaire des larves apporteront des clartés en ce qui concerne la taxonomie du complexe S. neavei en Tanzanie. 11 est cependant tout à fait probable que lrapparente complexité du groupe résulte simplement du fait quron possède dans ce Pays en ce qui le concerne des renseignements plus abondants que ce nrest le cas ailleurs. Les problèmes que pose lridentification des espèces du complexe §. damnosum qui piquentlrhome ont été examinés dans lrintroduction. En Tanzanie, 1es seul". erpa"es i"crininéesjusqurici conme vecteurs sont les espèces Nyamagasani eE Ketaketa. Des renseigneoents decarac-tère général sur les membres du complexe en Tanzanie ont été également fournis par Lewi-s et Raybould (L974b), qui ont étudié des variants norphologiques (observés tout drabord chez des espèces drAfrigue occidentale par Lewis & Duke, 1966) en relation avec les formes ou espèces cytologiques décrites par Dunbar. On a montré quroutre les vecÈeurs naturels, s n landicun (forme Amani) , S. vorax etS. adersi sonÈ des vecteurs potentiels dr0. volvtrlus egesa, L967, l97O). Les insectes de cestrois espèces piquent occasionnellement lrhomne dans les monÈagnes Usambara orientales (et probablement ailleurs), mais sralimentent de préférence sur drauÈres hôÈes (voir plus loin) MAI.AT^II Distribution de I ronchocercose La présence de lronchocercose humaine avait déjà été signalée dans Ie districÈ de Cholo, au Malawi, par Gopsill (1939), mais ce n'est que récerunent qu'on a publié des renseignements sur sa distribuÈion ou sa prévalence au llalawi. Ben-Sira et al., (L972) ont fait de 1968 à 1970 une enquête sur 1a prévalence eÈ la distribution de la maladie et signalé la présence dtun foyer de transmission couvrant la plus grande partie du district de Cholo (situé au sud de Blantyre, près de lrextrémité méridionale du pays) alors que Èous Ies autres districts du Malawi étaient exempEs dronchocercose indigène. A Itintérieur du foyer, le taux dtinfection variait considérablement drun endroit à lrautre, avec une valeur moyenne de 33 %. Ce chiffre(les auteurs lront souligné) doit être considéré corune un minumum, car on srest borné à ne prendre sur chaque malade qutune biopsie cutanée du canthus externe de 1roeil. Ben-Sira et aI. ont esÈimé qutil sragissait drun grand foyer : cependant, la zone intéressée couvre une surface drenviron 50 kilomètres su1 lQ. 0NcH0/I.IP/75.2s Page 6 Les vecteurs Simullua !y asalandicum de l'lei11on et S. woodi de M. , tous deux membres du complexe S. neavei, ont été découverts à lrorigine au Malawi (Nyassaland à 1'époque); il ne semble pas qu'on ait cherché à en étudier la bionomie ou 1técologie avant 1960. Lronchocercose humaine paraît limitée au disÈrict de Cho1o, aussi on ne mentionnera que brièvemenÈ la présence de S. nyasalandicum observée ai11eurs. Lewis (1961b) qui a recherché S. nyasalandicum dans sa zone typique, près du mont Mlanje, a signalé que les insecEes de Itespèce étaient peu nombreux ou piguaient rarement lrhonrne. Des membres du complexe S. neavei ont été égalemenË observés dans les collines Namwera et près de Nchisi (Lewis, 1961b). La zone de Cholo représente lrhabitat typique de S. woodi, vecteur de Itonchocercose dans les montagnes Usambara, en Tanzanie. Pourtant, au cours dtune visite de 11 jours dans cette zone, Lewis (1971b) nra pu trouver qurune larve et un adulte; il pense que lrespèce pourrait être en voie de disparition à la suite du déboisement. Cette hypothèse présente un intérêt parEiculier eu égard aux observations récenrnent faites dans les montagnes Usambara (voir plus haut). S. damnosum s. 1. , dont la présence près de Cholo est connue, est probablement le princi- pal vecteur de ltonchocercose. Lewis (1961b) a affir:uré que cette espèce 1 ét.it r.r"*".,t obser- vée, sauf dans certains espaces ouverts près de cours dreau où on a pu, durant ltaprès-midi, en capturer environ 11 à ltheure. Il signale que Berner eÈ Carr (L954) onÈ trouvé au Nyassaland très peu drinsectes anthropophiles de cette espèce, alors qu'ils ont pu observer des nymphes en beaucoup drendroits de ce territoire. Cela pourrait faire penser quril existe au Malawi des formes de S. damnosum non anthropophiles, cofilme on en trouve fréquenrnent ailleurs, en Afrique méridionale et orientale. On peut dire, en bref, quton ne saiÈ à peu près rien au sujet de 1a transmission de lronchocercose au Malawi. Lewis (1961b) a été informé que dans le district de Cholo 1a'rsaison des simuliesrr dure à peu près de mai, ou peut-être de juillet, à septembre, ce qui correspond en gros à la saison sèche, mais on ne sait pas sril fauÈ incriminer S. woodi, ou ou les deux. S. damnosum I1 faudrait donc entreprendre des enquêtes sur la bionomie, 1récologie et la capacité vectorielle de S damnosum s.1. dans 1e districÈ de Cholo on pourrait aussi faire une enquête complémentaire sur S. woodi pour déterminer si cette espèce srest effectivement raréfiée ou a même disparu du district. ZAI'IBIE Lrauteur nra pas connaissance de rapports confirmés concernant la présence dtonchocercose indigène en Zambie. Fain et Hallot (1965) ont donné des références bibliographiques sur cette question allant jusqutà 1965. Eu égard au fait que 1'onchocercose affecte les régions du sud du Malawi et de 1rAngo1a, il ne faut pas négliger la possibilité drune transmission en Zambie. 11 ne semble pas quron aiË signalé de S. damnosum s.1. anthropophiles dans le pays, mais on sait qutun ou plusieurs membres non anthropophiles du complexe sty trouvent. De Meillon(1957) rapporte que des exemplaires de S. woodi piquant lrhonrne ont été capturés en Rhodésie du Nord (1ractue11e Zambie). 1 On croit maintenanÈ quril sragit drun complexe. oNcHo/r,rPl75 .25 Page 7 MOZA},IBIQUE 11 ne semble pas qutil exisEe de données sur 1a transmission de Itonchocercose au ÿlozam- bique. En Tanzanie, la transmission est observée jusqurà la frontière entre 1es deux Pays' et i1 paraîtrait éËonnant qurelle cesse à la ligne de séparation politique. CependanE, les taux drinfection Erès faibles observés chez des réfugiés du Mozambique vivant dans un foyer d'oncho- cercose en Tanzanie ntont permis de recueillir aucune donnée concernant 1révenEuelle transmis- sion de la maladie dans leur pays drorigine (lüegesa, 1968). KENYA La lutte contre lronchocercose eE ses vecteurs Le Kenya est le seul parmi les pays du monde affectés par ltonchocercose à avoir à peu près complètement éradiqué Ie vecteur de la maladie. On croit que S. neavei s.str. a étê lrunique vecteur à ltoeuvre dans les différents foyers anciens de ltouest du Kenya. En 1956, ce vecteur étaiÈ pratiquemenÈ éliminé dtune région couvrant environ 15 0O0 kmz (McMahon et al., 1958; McMahon, 1967). Le succès des progranmes de lutËe a étê confirmé depuis lors, grâce à des enquêtes de vérification effectuées par Ne1son et Grams (1958) et Roberts et al. (L967) . McMahon et al., ont utilisé du DDT à L8 "L en émulsion huileuseàdesconcentraEions deO,5à 1 ppm. Un peËit foyer situé à Riana a pu être éliminé grâce à un débroussaillage sélectif(Buckley, 1951). Cependant, un déboisement et un débroussaillage excessifs sonÈ déjà cause drune érosion grave dans cerËaines parties de ItAfrique orientale, et il nresË pas reconmandé dtappliquer une Ëelle uréthode de lutte à grande écheIle. Corme il paralÈ possible quril exisEe des foyers non repérés dtonchocercose en dehors du Kenya occidental, des équipes de ltlnstitut dtAfrique orientale pour le paludisme et lesmala- dies à transmission vectorielle effectuent de temps à auÈre des enquêtes par biopsies cutanées dans dtautres parties du pays. Ces enquêtes nront fait connaître jusqutici aucunttnouveautr foyer de la maladie. Roberts et al. ont écrit ea L967 rrle Kenya est à présent exempt de S neavei, si lron excepte un très peEit foyer couvrant deux vaIlées fluviales au pied du mont Elgon, à proximité de la frontière de lrouganda. Dans ce foyer, la densité des simulies esÈ extrêmexoent faible, et aucun cas dronchocercose nra été signalé jusquri-cirr. Highton (cormunication personnelle, aott 1975) a dit à lrauEeur du présent document que rrcetÈe description reste valable aujourdrhui. 0n trouve S. neavei le long des affluents du cours supérieur de la rivière Malawa, qui suit en partie la frontière'?. I^Iilliams et Hynes (1971) ont signalé Ia présence de quelques larves de S. neavei (en 1961) dans la rivière Sosion, sur les pentes sud-est du monË Elgon, à une altitude de 2O74 m. A cette exception près, ils nront recueilli drinsecÈes que sur les pentes occidentales, jusqurà une altitude de 1555 m. La plupart des auÈres cormunications publiées concernant la présence de S. neavei sur Ie monE Elgon (par exemple Hynes, Iüil1iams & Kershaw, 1961) intéressent pri.t"ip"T6Effi versant occidental de cetËe montagne, qui est située en Ouganda, et seront examinées dans la rubrique consacrée à ce pays. Les enquêtes annuelles onÈ confirmé que S. neavei resÈe absent de tous les foyers anciens, à lrexcepté du mont Elgon. Selon Roberts eÈ Highton (L974) "il nta été causé que peu de préju-dice à lrenvironnement coûne crest prouvé par le retour rapide de simulidés apparentés Èels gue @4i et S. nyasalandicum dans leurs anciens habitats. A la suite de ces opérations, seul S. neavei nta pas réapparu." (Le S. woodi dont parlent les auÈeurs est Itespèceautrefois connue sous le nom de'rKenya woo<!i" et dénormée par la suite S. goinyi; elle ne pique pas 1 thorune. ) La situation avant les mesures de lutEe et 1es raisons possibles du succès de ces mesures Le présent document ayant dû être préparé en peu de temps, on ne pourra pas donner une descripÈion déÈailIée de 1a situation qui prévalait avant les mesures de lutte. Roberts eÈ I I oNCHo/r^rPl 7 5 . 2 s Page 8 Highton (L974), dans un résumé consacré à f incidence de lronchocercose avant I,applicationdes mesures de lutte, ont récertrnent décrit lrutilisation du DDT pour 1rélimination du vecteuret fourni un comPte rendu à jour des résultats des enquêtes de contrôle. on pourra trouverdans le document en question ainsi que dans drautres documents cités dans la présente sect1ondes références sur les travaux effectués antérieurement. Une caractérisÈique notable de latransmission avant 1réradication était, dans certaines régions, le taux é1evé dragressivitédes simulies- Selon McMahon (L967), le taux d'agressivité variaiE de moins drune mouche/heure-hormte à 2oo-3oo mouches/heure-hormne sur Ie cours supérieur du yala, dans Ie district deKaimosi, et à 2OO mouches/heure-hormne dans la région de la rivière Kipsonoi, district deKericho. Le trait le plus remarquable des opérations de lutte menées au Kenya a peut-être étéleur succès. r1 est drune haute importance de chercher à déterminer 1es raisons de ce succès en vue des opérations analogues qui pourront être entreprises ai1leurs. Roberts et Highton (1974) rapportent : ,Avant 1e lancement du programme dréradication, on a Prospecté 1a plus grande Partie du Kenya occidental. 11 fallait à cet effet couvri.r une zone de quelque 36 ooo km2. on ne saurait trop insister sur lrimportance de ces prospections : el1es devaient être approfondies et détai11ées, sous peine de condamner leprograrmneà 1réchec. on a recherché aussi bien les stades préimaginaux que les formes adultes de S. neavei. Lesgîtes1arvairesontétéportéssurdescartesetonainscrit1'étendued.vF.*"h." adultes le long des cours dreau." Ces prospections détaillées faiÈes avant la mise en oeuvre des mesures de lutte semblent avoir été un facteur majeur du succès de ia campagne. Nelson (1970) énumère les raisons pour lesquelles, selon lui, le programtre a été couronnéde succès. Son opinion est dtun grand poids et mérite drêtre citée en entier : 'rle succès doitêtre attribué à lrextraordinaire résolution et aux capacités drorganisateur du chef dréquipe, M. J. P. McMahon. Celui-ci a exigé qu'on procède à une prospection préliminaire méticuleuse de tous les fleuves et autres cours dteau dans une région couvrant 36 OOO krn2 et, pendant lesdix ans qu?a duré la campagne, il a supervisé personnellement Ia mesure du débit des cours d'eau, lrapplication des larvicides et 1tévaluation de lteffet du larvicide. plusieurs facreurs ont facilité lrexécution du projet : 1) le vecteur 1oca1, S. neavei, nrayant qurune étendue de vol Èrès limitée, ne pouvait pas franchir des espaces ouverts entre les bassins fluviaux. 2) La zone affectée étant géographiquement isolée, il y avait peu de chances de voir se pro- duire une réinfestation à parEir de territoires proches. 3) Si les rivières et petits cours dteau où i1 aurait fallu faire des applications étaient innombrables, les gîtes larvaires de S. neavei se trouvaient principalement à des altitudes entre 1050 et 2100 m et, sragissant dtune région relativement prospère de culture du thé, il a été souvent possible de transporter lrinsecticide par la route jusqurà lrendroit de ltapplication.4) Tous 1es cours dteau étant Permanents, i1 a été possible de poursuivre la campagne pendant 1a plus grande partie de 1'année. 5) La découverte par Van Someren et McMahon (1950) de lrassociation obligatoire de S. neavei avec les crabes a favorisé lrexécution du prograrmre dréradication; en effet, la recherche de larves et de nymphes sur 1es crabes faite pour évaluer lteffet du larvicide a fourni un indice plus sensible du degré de succès des mesures de luEte que ne lravait fait la recherche de mouches adultes, de larves et de nymphes sur 1es racines et Ia végétation dans 1es zones infestées par S. damnosum.rl 1 OUGANDA Colbourne et Crosskey (1965) ont présenté un résumé exhaustif de tout ce que lron savaii en 1965 au sujet de ltonchocercose et de ses vecteurs en Ouganda et des acÈivités de lutte déjà entreprises à 1répoque et un bon exposé concis et presque à jour des opérations de lutte contre les vecteurs de lronchocercose en Ouganda a été récenrnent présenté par Prentice (I974). 11 convient de se rétérer au Eexte même de ces deux importants documenÈs, ctest pourquoi on ne cherchera pas à présenter ici dramples extraits de leur contenu, qui comprend des descrip- tions générales du pays, des cartes montrant 1a distribution des foyers dronchocercose en 1 Voir également 1'annexe. I t , oNCHo/I^IPl7 5 . 2 5 Page 9 Ouganda et des exposés détai11és concernant chaque foyer. CerÈaines observations de ces auteurs sur les différents foyers sonÈ discutées dans 1a section ci-après, quril faudrait lireen se référanÈ aux deux publications précitées. I. Les vecteurs dans les différents foyers dronchocercose en Ouganda i) Ni1 à la sorri-e du lac Vicroria CresÈ le foyer le plus important et égalemenÈ le biotope type de S. damnosum s.str.décrit pour la première fois en 1903. Les opéraÈions contre S. damnosum qui était le seul vecteur dans ce foyer, ont cortrnencé en L952. La plus ancienne mention de S. darnnosum s.1. (ta ''moucheMbwa||)piquant1lhorruredans1arégionaêtêfaiteparSpeke(t8o:ffi.,rse reproduit exclusivement sur un Eronçon de 70 km du Nil, enEre les lacs Victoria et Kyoga, etil n'y a pas de reproducEion dans les affluents du fleuve. Avant les opérations de lutte, les taux dragressivité étaient supérieurs à 3OO/heure-hormne, ce qui rendait impossible la culture des terres fertiles proches du Nil. Le succès des opéraÈions a fait de cetÊe région ltun des grands Èerritoires producteurs de denrées alimentaires de lrOuganda. Prentice (1974) fait un historique détai11é de lraction entreprise depuis 1951, année des premières asPersions, jusquren 1973, à son départ de lrOuganda. DuranE cette période, certains traitemenÈs ont abouti à une éradication qui srest mainÈenue plusieurs années, tandis que dans drautres cas, Pour des raisons inexpliquées, la réinfestation a été rapide. Depuisltentrée en activiEé complète de 1a centrale hydro-élecErique dtOwen Falls en 1970, Ies fluc- tuations quotidiennes du niveau de lteau ont égalemenÈ contribué à rendre lthabitat moins favo- rable aux larves. Une prolifération spectaculaire des algues épiphytes et épilithes, qui a réduit le nombre des gîtes possibles, a éÈé lrun des résultats majeurs desapplications dtinsec- ticides. Ce phénomène, qui se produit fréquenurent à la suite d'applications dtinsecticides,paraÎt suffisarment importanÈ pour justifier des études plus poussées. Come McMahon (L967) 1ta souligné, le cours supérieur du Ni1 se prête exceptionnellement bien aux opérations de lutte parce quril nty a pas de gîtes larvaires en amont du barrage nidraffluents infestés en aval. I1 suffit drappliquer le DDT en un seul point pour obteni.r un effet complet sur une zone étendue. Corme lront indiqué Colbourne et Crosskey (Loc. cit r-I suffit dans cette région, en ce qui concerne 1r action entomologique, drexercer une surveillance continue pour combattre une éventuelle réinfestation au moment où el1e se produit et déter- miner, si possible, 1a source de la réinfesËation. ii) Forêt de Budonso Lrhistorique de la lutte contre le vecteur dans ce foyer a été fait par prentice (1974). Cet historique présente un grand intérêt parce gu'il a trait à des mesures de lutte localisées et à des procédés sinplifiés qui onÈ permis dréliminer S. neavei de façon progressive. Après Ies opérations de lutte par des méthodes classiques en 1955, la repopulation avait été rapide. Par Ia suite, Prentice a mis au point un plan de lutte simplifié qui devait être appliqué parle département des forêts eÈ le personnel des scieries. Ce plan prévoyait de traiter Èrois réseaux fluviaux en appliquant une dose calculée pour Ie débit moyen de la saison humide, la dose étant réduite de moitié dans les périodes de sécheresse. 11 a suffi de traiter 14 points sur les cours dteau constituant 1es principaux gîtes larvaires pour obtenir une diminution constante de la populaÈion et, au bout de 12 mois, il nrétait plus possible de capturer ni des insectes adultes, ni des formes préimaginales du vecteur. Lrintervalle entre les applicaÈions a été progressivement augmenEé, puis stabilisé à 42 jours. En L962, on a pu conclure que S. neavei avait été élininê par un processus drusure. Prentice note que ce succèsaétéremporté bien quertlrintervalle entre les applications ftt plus long que la durée connue des stades préimaginauxrr. Toutefois, les observations faices récenunent dans les montagnes Usambara, en Tanzanie(voir la section pertinente du présenË document), fonE penser que la durée des stades initiaux de lrinsecte Pourrait êÈre beaucoup plus longue quton ne Ie supposait auÈrefois, ce qui expli-querait en parËie le succès de lropération. ) oNCHO/r^rPl 75 . 25 Page 10 iii) Mont Elgon Selon Colbourne et Crosskey loc. cit. rron est probablement mieux renseigné sur 1e vec- teur au mont Elgon quton ne ltest ai1leurs, drauLant plus que Bufumbo est la région de lrOuganda 1a plus connuepour I'agressivité de S. neaveirr. Cormne dans le cas de la plupart des autres foyers, Colbourne et Crosskey font un compte rendu exhaustif de la situaÈion entomologique et fournissent une liste complète de références. iv) Ni1 à Murchison Ce foyer pose à lrentomologiste des problèmes passionnants que Colbourne et Crookey (loc. cit.) ont décrits en détai1. Lrauteur nta pas trouvé dans la littérature drexposésplus récents à ce sujet et présume que les problèmes en question ne sont toujours pas résolus. En dépit de la présence drabondantes populations larvaires de S. damnosum s.1. sur le Ni1 et sur certains affluents, lrhorune nrest presque pas piqué à proximité du fleuve même; il lrest en revanche souvent à quelque 40 km au nord du fleuve, au-delà drun parc dranimaux inha- biEé. Des études cytotaxonomiques pourraient aider à découvrir I'origine des simulies qui piquent lrhonrne (Ni1 proprement dit ou affluenEs). v) Foyers du Nil occidental On sait peu de chose au sujet des vecteurs de ce foyer. Colbourne et Crosskey (1oc. cit.) ont présenté dtexcellente manière les renseignements limités dont on dispose. I1s préconis ent des enquêtes plus appronfondies pour délimiEer la zone des gîtes larvaires de S. neavei et déterminer les lieux et les moments où ce vecteur pique 1'honrne, aiosi qr'l" "o.,-EZii-Finfec-tion, et soulignent aussi la nécessité drobtenir une confirmation certaine du fait que S. damnosum s.1. nresÈ pas anthropophite sur le Nil occidental. Un projet pilote de lutte entrepris en 1955 et au cours duquel lrapplicaEion de DDT avair été limitée à huiE points sur six cours dreau importants a été suivie par une réinfestation 18 mois après, ce qui fait penser que dans cette région Ie taux de réinfesEation esE faible. vi) Kigezi Colbourne et Crosskey loc. cit ) ont exposé en détail tous les rensei-gnements dont on dispose au sujet des vecteurs infestant ce foyer en 1965 et ltauteur nra pas pu trouver de données plus récentes. On pense généralement que le vecteur est S. neavei, mais McCrae a recueilli des exemplaires dtune autre espèce pratiquant t. ptro.affiElui complique la situation. Les adultes piqueurs sont généralement difficiles à trouver, et McCrae nta pu en capturer un grand nombre quren un seul endroit. Quand il a prospecté la zone de Kayonza, en L962, ltlc0rae a eu 1a surprise de constater que quelques S. damnosum s.l ., pêu nombreux, piquaient lrhonrme. Dans ce foyer il nra pas été possible de découvri-r un seul S. damnosum s.1 infecté, tandis que sur un Ëota1 de 46 S. neavei disséqués, trois étaient infectés 6,5 7.) , donË un à Ia tête, par un Onchocerca à un stade infectant. Colbourne et Crosskef (19c. cig.) ont noté : rrEu égard à la rareté des renseignements disponibles, i1 reste hypothétique, conrne McCrae 1e souligne dans son rapport, que S. neavei soit le principal vecteur à Kigezi, et i1 est absolument nécessaire de déterminer dans cetEe région quel est Ie rô1e joué par S. damnosum dans la Eransmission, si tant est qutil en joue unrl . Selon ces auteurs, il faudrait entreprendre eE poursuivre pendant un an au moins une enquête entomologique exhaustive avant quril soit possible de mettre au point un plan d'opé- rations satisfaisant. JI ioNcHo/wPl75.25 Page 11 vii) Ruwenzori ( 1oc Les données de base concernant ce foyer ont été présentées par Colbourne eE Crosskey cit.). prentice (loc. cit.) a fait unrésumé de I'histoire des opérations dans ceEte région, q"i ""ndéj à permis une exploitation plus intensive des Ëerres; i I faudra néanmoins conEinuer indéfi-nimenE à appliquer les mesures de l-utte, parce que le foyer se prolonge dans le Zalre. Comme lront souligné Colbourne et Crosskey (loc. cit.) et Anderson et Fulgsang (1973), lrendiguemenE de S. damnosum s.l. rend drautant plus important dtétudier le rôIe éventuellemenE joué par S. neavei dans la transmission. Jusqurici, aucun élément ne permet dtaffirmer que S. neavei piq"" i tonrne dans cette région. RI"IANDA ET BURUNDI Des études concernant Simulium au Rwanda et au Burundi ont éËé publiées par Fain (1950a er b), et 1e même auteur (fli"T rf.llot (1965)) a réd.i-gé ultérieuremenE un documenE qui pré- sente Eous les renseignernenÈs disponibles sur ltonchocercose eE ses vecteurs dans les deux pays. Les données qui suivent ont été prises dans ce dernier document eE dans une lettre récente du Professeur Fain. Onchocerca volvulus n1a pas été observé sur la hauE plaEeau (altitude moyenne d'environ 1600-1800 m) mais seulement sur les pentes basses de la vallée de la Ruzi-zi- (altitude infé- rieure à 1OOO m), près de Bujumbura. (La rivière Ruzizi constitue la frontière entre le Burundi et le Zalre.) Aucune espèce du complexe S. neavei nra éEé découverte au Rwanda ou au Burundi. Fain et HalloE (1965) indiquent lremplacement précis de tous les endroits où des exemplaires de S. daunosum s.l. ont été recueillis. Fain a procédé lui-même à la collecEe des insectes en neuf de ces endroits, tandis quten deux autres endroits la collecEe a été opérée par deux de ses collaborateurs. Huit des neuf endroits où Fain a trouvé des insectes étaient situés à des altitudes enÈre 150O et 17OO m, tandis que le neuvième éEaiÈ situé beaucoup plus bas, cresÈ- à-dire enÈre 800 et 900 m, sur la rivière Panda, affluent de 1a Ruzizi. Les capEureurs ntont été atÈaqués pa r S. damnosum s.1. que lorsqurils ont travaillé sur la rivière Panda. AuBruanda et au Burundi, les insectes du complexe S. damnosum ne paraissenË pas piquer lrhorune aux alti- Èudes supérieures à 15OO m. ETIIIOPIE Lronchocercose est présente dans la partie sud-ouest du pays, entre Ia vallée du Nil au nord, la rivière Omo au sud, 1a frontière soudanaise à lrouest et 1e district des lacs à lrest (Schaller & Ku1s, 1972). Mais peut-être aura-Ë-on lieu de constater que la maladie est beaucoup plus répandue qurelle ne semble 1rêtre à lrheure actuelle. Parmi les publications contenant des renseignements sur lronchocercose en EÈhiopie, on peut citer: Jacono, GiaquinEo-Mira et Bucco (1940), dtlgnazio et Giaquinto-Mira (1949), Torrey (1966) et Oomen (L967a,1967b,1968). Drautres références sont données dans un vaste document faiÈ par Oomen (i969). Cependant, on ne sait pas grand-chose au sujeE des vecteurs de lronchocercose en Ethiopie. I1 faudrait entreprendre des enquêtes sur la bionomie, Itéco- logie, le potentiel vectoriel et la taxonomie des comp lexes S. damnosum et S. neavel dans Ie sud-ouest du pays, et enquêter également dans drauËres régions pour y déceler 1réventuelle présence de la maladie et de ses vecteurs. SOMALIE On ne possède aucune indlcation relative à une présence de lronchocercose humaine en Somalie, et il semble que le seul document sur les simulidés dans ce pays soit celui dans lequel van Someren (1944) a signalé la présence de S. ruficorne été rapporté qurelle pique lrhorme. , espèce dont il nra jamais oNcHo/wP/75.25 Page !2 Toutefois, dans une présent document que S. lettre du 9 damnosum s.1 Les données de 1'épidémiologie géographique font penser qu'i1 esE peu probable qu'il y ait de lronchocercose en Somalie. Néanmoins, puisque S. damnosum s.1., qui pique lrhonrne, y a volvulus. I1 faudraitété observé, il ne faut pas négliger la possibilité d'une p résence drO. entrePrendre des enquêtes pour déceler évenÈuellement Eant la présence du parasite chez lrhormne que celle de vecteurs. YE}TEN janvier 1974, le Dr Roger Crosskey a informé lrauteur du a été observé en Somalie. 1 ?onchocercose seraienË et continue peut-être Des études plus poussées sur 1a distribution et 1a prévalence de nécessaires, Il est probable que le foyer srétend tout au long du pays en Arabie Saoudite, au nord (Anderson & Fuglsang, L973). On a trouvé des larves et des nymphes de S. damnosum s.l. au yémen (Merighi, Parrinello & Rivosechi, 1969), mais on ne sait rien au sujet de I'agressivité des femelles adultes. (Merighi et a1. ont recueilli des larves et des nymphes à hladi a1-Bark et à Irtradi Hagma, respectivement à 56 et à 75 km de Taiz, deux endroits où Ie rrsohrda't est endémique. ) II est très probable que le vecteur est un membre anthropophile du comp lexe S. damnosum mais on nta pout'lrinstant aucun renseignement sur la question fondamentale de savoir quels sont les simulidés qui piquent lrhonune au Yémen. Anderson et Fuglsang (1973) signalent que, draprès la population Iocale, letrsowdartest transmis par les tiques des chameaux. Un tel mode de transmission ne paraît guère probable, mais il ne convient pas dren rejeter la possibilité sans vérification, parce que (courne lront souligné Anderson & Fuglsang, 1973) la taxomonie de I'Onchocerca locaIe nta pas été complètemerrt établie. Il faudrait étudier plus avant la distribution et la prévalence de ltonchocercose au Yémen eË déterminer quels sont les simulidés qui y piquent lrhonrne. Une fois 1es vecteurs connus, i1 resterait néanmoins à effectuer un travail entomologique considérable. Anderson et Fuglsang (1973) estiment cependant quten raison du caractère limiEé des gîtes larvaires, la lutEe antivectorielle pourraiE être facile. I1 devrait être possible dans un avenir proche de traiter convenablemenE des larves du complexe S. damnosum pour les expédier au Dr Dunbar, au Dr Vajime ou au Dr Quillévéré, qui en feraient lridentification cytotaxonomique. REMERCIEMENTS Lrauteur remercie le Dr J. Hamon de lui avoi-r fourni divers documents qui 1ui ont été précieux pour la préparation du présent document de travail; il remercie aussi 1e Professeur A. Fain, le Dr R. W. Crosskey, 1e Dr G. B. White et M. R. B. Highton qui 1ui ont respecËi- vement fourni des renseignements sur 1es simulidés anËhropophiles au Rwanda et au Burundi, en Somalie, en Ethiopie et au Kenya; il remercie enfin le Dr R. tü. Dunbar des renseignements quril lui a fournis sur 1e comp lexe S. damnosum 0NCH0/r^rPl7 5 .25 Page 13 REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES Anderson, J. & Fuglsang, H. (1973) lin a1 t o chocerciasis in U da and Arab Republic cmpared with a rainfgrest and sayaqna focus in Caoeroon document trHo/oNcHo/73.102 ) Ben-Sira, I., Ticho, U. & Yassur, Y. (1972) Onchocerclasis in Malawi: prevalence and dlsÈri- buÈion, Trans. roy. Soc. trop. l.!ed. Hyg. , g, 296-299 Berner, L. & Carr, A. F. (1954) Entmological reporË. Appendix to Vol. 2 of the Shire Valley Project by Sir l{illiao Halerow and Partners, London: Government of Nyasaland Buckley, J. J. C. (1951) Studies on human onchocerciasis and Simulium in Nyanza Province, Kenya. rr. Ttre disappearance of S. neavei frm a u.rstr-ffifocus, J. Helnlnth., Ë, 2t3-222 Colbourne, M. J. & Crosskey, R. Iü. (1965) Onchocerciasis and its control in Uganda (Miroeo- graphed document WHO/ONCHO/30.65 Rev. 1) Crosskey, R. W. 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Afr. med J., 23, 351-353 oNCHo/I4IP/75 .25 Page 18 ANNEXE NOTES SUR I.A BTONOMIE, LTECOLOGTE ET LES CARACTERTSTTQUES VECTORTELLES DU GROUPE SIMULIUM NEAVEI EN OUGANDA Par A. W. R. McCrae DONNEES DE BASE SUR LES ESPECES DU GROUPE S. NEAVEI PRESENTES EN OUCâNDA S. neavei Crest lrespèce la plus largement répandue du groupe. E1le esÈ associée à lronchocercose PartouË où la maladie existe, à ltexcepti-on peut-être de lrextrême sud-ouest du Kigezi. A 1a saison sèche' on Peut éprouver des difficultés à trouver des simulies adultes de ceËte espèce, notamment dans la région du Kigezi (Barnley, L949) et dans cel1e du Nil occidental (Barnley &Prentice, 1958), bien que dans ces régions la transmission - intensive, mais peuE-être sur ledéclin - soit certainement 1e fait de S neave]- et Nelson, 1958 pour ce1le du Ni1 occidental rarement des piqûres par S. neavei adulte, la s drune population largement répandue de S. damno pas trouvé de s neave]. donner des résultats di (voir BarnLey, L949 pour la région de Kigezi Dans 1e Ruwenzori, où on ne relève que très ituation est rendue confuse par la présence sum. outre les foyers dronchocercose transmise par S. neavei quronE signatée Colbourne etCrosskey (1965), on trouve un foyer de Ia malaaie aans fes monËagnes ImaÈong (voir carÈe), oùquelque 4OOO personnes sont probablement exposées. la présence de la maladie est confirmée pardes signes cliniques (état de 1a peau, nodules, etc.), mais on nra pas fait de biopsies cutanées- Le seul lieu où, à la connaissance de lrauteur, on rencontre couranrment 1es stades Préimaginaux du S. neavei Èypique, alors qutil nrest signalé aucun cas dronchocercose - setrouve dans le sud-ouesË du Kigezi. Dans le lieu en quesE.ion, situé à proximité de Ia rivièreKaku, non loin de sa so Sur les crabes, les formes préimaginales de S. neavei'ne sont observées(iIs ne se trouvent pas par exemple dans les "uritZ.Jr.n"hiales). rtie du lac Mutanda, à une altitude drenviron 1600-1g00 mètres, on nra adultes piquant lrhomme. une enquête plus détai1lée pourrait touËefoisfférents. qurà ltextérieur S. ovazzae Cette espèce nra été observée que dans la rivi ouesÊ de lrOuganda et le Zaîre, en association avec formes préimaginales se rencontrent couramment chez et dans les cavités branchiales. On nra pae capturé associée à S. neavei. ère Munyaga, sur la frontière enEre le sud- P a1o iisabaudiae . En cet endroiË, les les crabes, à ltextérieur, dans les orbites de formes adultes sur lrhomme. Lrespèce est S. goinyi Cet Ee Potamonaut espèce, observée sur le Nil occidenÈal et sur les mont agnes Imatong, est associée à es niloticus et S. neavei. Les larves et les nymphes ne se trouvent que dans 1es caviÈés branchiales, à lrexception de quelques exemplaires peu nombreux quron a observés dans1es orbites du crabe. On nta jamais capturé drexemplaires adultes sur lrhomme. S. hightoni Les formes préimaginales de cette espèce abondent sur P. niloticus dans les îles Kikagati et Kyansore, sur la rivière Kagera, à la frontière enrre l'oÇ;;;;-;-fa Tanzanie. rl n'y a pas en ces endroits de représentants drautres espèces du groupe. On ne trouve que très peu delarves et de nymphes dans les cavités branchiales et on les observe plus souvent dans les orbites. Les adulËes se Posent parfois sur les surfaces sombres, par exemple sur des vêtements ou une peau foncée, mais aucun ne pique lrhomme. , !oNcHo/r^tPl 7 5 . 25 Page 19 Annexe BIONOMIE ET ECOLOGIE DU GROUPE S. NEAVEI Morpho logie Les caracÈéristiques morphologiques de S. neavei sonÈ assez constantes à tous les sËades; il faut cependanE noter que des exemplaires capturés sur la rivière Munyaga (où se Èrouvaient éga lement des S. ovazzae , bien distincÈs) comprenaient une forte proportion de nymphes possé- dant une ramificacion centrale de la branche à base allongée. Ovipos i t ion On ne possède ni résultats drobservations ni aucun autre é1ément permettant dren déter- miner 1e lieu. Q§vetoppement des larves On nra JAMAIS trouvé de premier stade larvaire sur les "r"b""l bien quton ait très soi-gneusement examiné de nombreux exemplaires recueillis dans le Kigezi et dans 1e Ruwenzori, dans la forêt de Bugoma, sur le Ni1 occidenEal et au monÈ E1gon. De toute évidence ce stade larvaire vit en liberté, mais il paraît être très difficile à identifier; le deuxième stade larvaire possèdeunhypostomequiesttypiquede@,et1a1arveneprend1eEypeneaveiqu'au troisième stade (on a pu le vérifier en observant des spécimens en cours de mue présentant lrhypostome du deuxième et du Èroisième stades). I1 est manifeste gue 1a période de développement esE forêt de Budongo, 1es opérations de lutte menées avec des applications ont été couronnées drun succès complet en ce portent Ie plus grand nombre de larves et, de nymphes examiné en Ethiopie). Contrairement à ce qura suggéré excepEionnellement longue. Dans la intervalles de six semaines entre les qui concerne S. neavei , alors que les réapparaissent en granviki qui ce nrest pas cependant le cas du matériel Barnley (ciEé par Corbet, 1961), les slmulies drauEres espèces (y comp ris S. damnosum s.1. non anthropophile grand nombre entre les applications. Ce sont les plus gros exemplaires de P n loti s P. aloysiisabaudiae eÊ P. crabes ayant mué récemnent ne sont pas spécialement infestés par le plus grand nombre de larves au stade fina1. Les études exécutées sur Ie terrain dans les zones du Bugoma et de la forêt de Budongo ont permis de constater que les sEades préimaginaux de S. neavei ont Eendance à se laisser emporter par le courant, ce qui fait, que leur nombre diminue en amont. CeËte observation doit être rapprochée de celles qui ont été faites au mont Elgon et dans 1e secteur central de Kigezi, droù,il résulte que les plus importantes concentrations de S. neavei piquant Ithomme ont géné- ralement lieu au-dessus de la limite draltitude supérieure des gites larvaires. Gîtes larvaires 11 nry a pas de reproduction dans les grands cours dreau, en grand nombre, comme cfest 1e cas dans le Nil. même si P. niloÈicus sry trouve Comportement des adultes a) Dispersion Les données que nous possédons font penser que 1rétendue de vol de S. neavei est beaucoup plus limitée que ce1le de S. damnosum et en particulier, de S. damnosum s.sÈr. La dispersion 1 - La désignaÈionrrpremier sÈade larvairerrutilisée par Barnley et Prentice (1958) ntest pas tout à fait correcEe. t oNCHO/WP/75.25 Page 20 Annexe est plus forte par temps humide ou couvert et Ies simulies boisés relativement dégagés. Néanmoins, S. neavei pique la notamment, dans les galeries forestières. piquent alors sur des terrains plupart du temps dans les forêts et, b) Agressivité S. neavei pique généralement lrhomme aux membres inférieurs et aux endroits qui sont à ltombre, souvent sans quron sten aperçoive. c ) choix de lrhôte Des essais faiEs avec des pièges appâtés dans la forêt de Bugoma ont montré que S. neavei nrest pas attiré par 1es canards et les poulets. Lrexi-stence drhôtes autres que lrhomme nta pas été directement observée, mais e1le est prouvée par la présence de filaires nraffecËant pas lfhomme chez des femelles au mont Elgon (Nelson & Pester, 1962). Les informations selon les- quelles S. neavei piquerait les bovins nront pas été confirmées, pas plus que ce1le, provenanÈ du nord de la région de Toro, selon laquelle S. neavei serait particulièrement agressif à pro- ximité des éléphants. La présence de très nombreux S. neavei femelles de grande agressivité au fond de forêts inhabitées (par exemple, Kigezi cenfifl-i;;rait prouver soit que les simulies en question ont des hôtes non humains, soit qurelles sont très affamées I d) VariaEion de lragressivité au cours de la journée S. neavei pique tout au long du jour, mais son agressivité fléchit parfois vers le milieu de la journée, et elle est très réduiÈe au cours des deux dernières heures. Le pourcentage des femelles pares ne varie guère entre le matin et lraprès-midi. e) Autres activités des adulEes On sait très peu de chose sur les autres activités de S. neavei adulte. En ce qui- concerne lrutilisation du sucre des plantes, on a constaté que le jabot des femelles piqueuses est généralement plein, souvent drun liquide jaunâtre ou verdâtre. Des ana- lyses faites pour rechercher le pol1en sur des exemplaires provenanE de Ia forêt de Bugoma ont permis drobserver 1a présence drune quantité prépondérante de petits grains de po1len arrondis, qui ntont pas pu être identifiés. On nra fait aucune observation en ce qui concerne lraccou- plement. On nra jarnais Erouvé de mâle dans la nature, même lors de la capture drinsectes piqueurs. Les lieux de repos sont inconnus. (Garnham et McMahon, en utilisant des appâts humains, ont capturé un assez grand nombre dtinsectes sur des plates-formes insEallées sur 1es arbres dans la forêt de Kakamega, au Kenya.) La dispersion de S. neavei nra jamais été étudiée et son oviposition n'a jamais àtà observée (voir plus haut) Les crabes I1 est important dtétudier 1e comportement et la distribution des crabes, et non leur taxonomie, qui est excessivement compliquée en raison de lrexisEence de variations morpholo- giques, etc. I1 arrive que les larves ai-ent une prédilection pour une cerEaine espèce de crabe dans une région donnée (par exemple pour P. granviki au mont Elgon) mais non dans une autre(cas de P. granviki , dans ltouest du Kenya). Les caractéristiques chimiques des cours dreau peuvent affecter la distribution des crabes, mais 1a température paraît jouer un rôle encore plus importanË, aussi bien en ce qui concerne les crabes que les larves du groupe S. neavei qui leur sont associées. p. niloticus, absent de la zone du lac Edward, est associé au Sroupe S. neavei dans une partie au moins des autres Kigezi au Ni1 occidental, foyers de lt0uganda. TouE au long de la faille occidentale, du P. aloys iisabaudiae joue également un rôIe. Dans la rivière Kagera r S. hightoni vit presque exclusivement sur exceptionnellement trouver sur une petite P. niloEicus , à ltexception des individus quron peut espèce du comp lexe P. emini/mutandensis. Dans les oNcHo/r^rPl75.25 Page 2l Annexe ImaÈongs, seul P n i 1oÈ icus est utilisé par s. neavei, alors que cette simulie utilise aussibien P. niloticus que P. granviki au mont Elgon. On observe aussi P. niloticus sans associa- Eion avec une simulie dans Ie Nil et dans beaucoup de ses affluents (particulièrement dans les zones drAnkolé et de Madi) ainsi que dans le lac VicÈoria. , Déboisement On peuÈ imaginer qurau Kenya occidental 1e retour de S. neavei a été empêché par Ie déboi- semenE eE. non par lrisolement. 11 nrexiste cependant "rr",rrril. pratique de vérifier unetelle hypothèse. Dans la région relaÈivemenL dégagée du Nil occidental, où la plupart du temps il estdifficile de Èrouver des femelles de S. neavei piquant lrhonrne, les populations de vecteursdéclinent et la transmission se fait de façon Erès fragmentaire. I1 conviendrait drenquêter à nouveau dans les régions déjà éÈudiées par Nelson (1958). On a aussi des raisons de penser que la transmission a diminué dans certaines parties de la région drElgon. Dans le sud et le cenÈrede 1a zone de Kigezi le déboisement srest intensifié il y a quelques années et il conviendrait drenquêÈer à nouveau pour vérifier les données fournies par Barnley en 1949 et par McCrae en 1961. (on a observé une transmission intensive dans la zone de Budongo; toutefois dans ce1le de Bugoma, en dépit de la présence drun grand nombre de simulies, iI nry avait que relativement peu de cas dronchocercose, peut-être parce que 1a population humaine nty étalt installée que depuis peu de temps.) CAPACITE VECTORIELLE Par unité de piqûre, S. neavei parait être, sur 1a base des dissecÈions qui ont éÈéfaites, un vecteur bien plus efficace que les membres du groupe S. damnosum. La guestion est cependant compliquée par lrinsuffisance des données que lron possède en ce qui concerne lepourcentage des filaires présentes nraffectant pas lrhonme. Nelson (communication personnelle) a recueilli en 1960 certains élémenÈs qui nrétaient cependant Pas assez valables pour êÈre publiés - indiquant que O. volvulus atÈeint le stadeinfectant plus rapidement chez S. neavei que chez S. damnosum s.1. 11 ConvienaraiË de reprendre et drélargir cette étude. t"" pilEtions de S. neavei sont limirées par les besoins parti- culiers des larves, crest pourquoi il est rare qurelles augmentent au point de devenir dangereuses. II'{PORIANCE DES ACTTItrIIES DE LUTTE La décision drenËreprendre des activités de lutte contre S. neavei doit être prise enfonction a) de lraccessibilité des gîtes larvaires, b) des royâffiîciers et humains dispo- nibles, et c) de la connaissance de 1a biologie des vecteurs. Les espèces des groupes S. neaveiparaissent parÈiculièrement vulnérables en raison de leurs exi.gences particulières et5g-rrb1""t se prêter aux opérations de lutte biologique entreprises au moyen, par exemple, de prédateursdestructeurs de crabes et peut-être de truites. t BESOINS EN MATIERX DE RECHERCHE a) Nouvelles enquêtes, en particulier enquêtes parasitologiques. b) Etudes comparatives de la durée du développement drO. volvulus chez S. S. neavei. c) Etudes sur 1e choix de lrhôte. damnosum et chez I oNcHo/r^rPl75 . 25 Page 22 Annexe d) e) f) Amélioration des méthodes dréchantillonnage quantitatif. Evaluation de la possibilité dtéliminer progressivemenE le vecteur grâce aux insecticides. Etude des possibilités de lutte biologique. ? RE FER-ENCE S BI BLIOGRAPHIQUES Barnley, G. R. (1949) Onchocerciasis in Kigezi District, Uganda , E. Afr. med. J. 26,308-310 Barnley, G. R. & Prentice, M. A. (1958) Simulium neavei in U1ganda, E Afr med. J. , 35, 475-485 Colbourne, M. J. & Crosskey, R. W. (1965) Onchocerciasis and its control in Uganda Santé, document polycopié WH0/Oncho/30.65 Rev. 1) 0r . mond Corbet, P. S. (1961) The biological significance of the attachment of immature stages of Simulium to mayflies and crabs, Bull. ent. Res., 52, 695-699 Edwards, F. W. (1928) Simulium larvae and pupae found on a crab, Entomologist, §!,42 Nelson, G. S. (1958) Onchocerciasis in Èhe l.lest Nile District of Uganda, Trans. roy. Soc. E.rop. Y&., 2, 368-376 Nelson, G. S. & PesEer, F. R. N. (L962) The identification of infective filarial larvae in Simuliidae, Bu11. Org. mond. Santé , 27, 473-48L t REPARTITION DU GROUPE S. NEAVEI EN OUCANDA ioc é LEGENDE ?= Présence de S. damnosum piquant. 1r honrne x =-§-Æ.i; o= S. o zae H = S. hightoni; /-A.'= P. nilot icus nr existe S. neavei dans touÈes oNcHo/wP/75.25 Page 23 Annexe Aort 3o aO /. ê a d ê toC o ao il.lat 3f'Ë ion où S. damnosum piquant lrhomme a été éliminé o--__!_1 ,/rz'," rég G = Lg9i.gy.i pas dans le bassin du lac Edward, mais il est associé au groupe les auÈres régions. O La partie occidentale de 1a région drAnkole est 1a localité Èype de S. neavei. La forêt de I(alinzu est probablement aussi. une localité type du vecteur. @ Lrobservation drEdward (1928) au suj et de S. hirsutr:m sur P. niloticus dans Ia rivière Kagera concernait probablement S. hightoni, et non neavei. @ Localité où on trouve fréquenrnent des stades prélmagi.naux de S. neavei sans quril y aiÈ dronchocercose (voir texte) x I x ,l fxx x X:x' W. ^lttE I I I I t- I xG # I ,(IrIt )t âw*otE '21- t f .-' I I 'x 1, i -,{-À -t I If0,<O L. l'auegnr+(. T' t-- --t- I cOêr)lOtt 7'1.,4.Qé é0â,1 ? a 01/ e/r,, (, ta.lrrltç) -rg I I t @ * , xIrçatr o,l x I , lâpzt<ê I I , ,è + t in

Основные сведения
Тип документа Technical Documents
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения