WPR/RC59/SR/1
PROCES-VERBAL DE LA PREMIERE SEANCE (Philippine International Convention Center, Roxas Boulevard, Manille) Lundi 22 septembre 2008, à 9 h 30 et 14 h 00 PRESIDENT : Dr Chang Jin MOON (République de Corée) puis : Dr Francisco Duque III (Philippines)
TABLE DES MATIERES Pages 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. Cérémonie d’ouverture ........................................................................................... Ouverture de la session ........................................................................................... Allocution du Président sortant ............................................................................... Election du bureau : Président,Vice-président et Rapporteurs ............................... Adoption de l’ordre du jour .................................................................................... Allocution du Directeur général ............................................................................. Désignation du Directeur régional ........................................................................... ANNEXE 1 Allocution de bienvenue de M. Alfredo Lim, maire de la ville de Manille, lors de la cérémonie d’ouverture ........ ANNEXE 2 Allocution du Dr. Margaret Chan, Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé, à la cérémonie d’ouverture ........................................... ANNEXE 3 Allocution du Dr Shigeru Omi, Directeur régional de l’Organisation mondiale de la Santé pour la Région du Pacific occidental, à la cérémonie d’ouverture ............................................................... ANNEXE 4 Allocution du Dr Chang Jin Moon, Président sortant, à la cérémonie d’ouverture ................................... 73 74 74, 95 74 75 75,99 78
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Pages ANNEXE 5 Allocution du Dr Francisco Duque III, Ministre de la Santé, à la cérémonie d’ouverture ............................ ANNEXE 6 Discours de M. Noli de Castro, Vice-président de la République des Philippines, à la cérémonie d’ouverture .............................................................. ANNEXE 7 Allocution du Dr Chang Jin Moon, Président sortant, à l’ouverture de la session .................................... ANNEXE 8 Allocution du Directeur général ......................................................
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1.
CEREMONIE D’OUVERTURE
La cérémonie d’ouverture commence à 9 h 30 dans la salle de réunion 4, au deuxième étage du Centre international de Conférences des Philippines. Le Maire de la ville de Manille, M. Alfredo Lim, souhaite la bienvenue aux participants et leur offre l’hospitalité des villes de Manille et de Pasay. Il dit que l’évolution de la situation au XXIe siècle exige un accès équitable aux soins de santé et une défense collective contre les maladies transnationales. L’éminente tradition de coopération entre les Etats Membres de la Région OMS du Pacifique occidental est un point de départ pour trouver des solutions pratiques et réalisables que tous puissent adopter. Il souhaite le succès au Comité dans ses délibérations et attend avec intérêt l’issue de la réunion (annexe 1). Le DIRECTEUR GENERAL remercie le Gouvernement des Philippines d’avoir organisé la cérémonie d’ouverture. Elle souligne que les réalisations récentes dans la Région témoignent du dévouement et de l’aptitude à diriger des ministres de la santé et du Directeur régional. Elle note que le renforcement des systèmes de santé est un point de l’ordre du jour important pour le Comité régional et que c’est aussi un domaine d’importance pour les organismes internationaux et les partenariats pour la santé. Elle salue le programme des « centres de vitalité » des Philippines, qui a permis d’améliorer les services assurés dans les centres de santé, grâce à un système mesurable de normes, de concurrence, de récompenses et d’inspections. Ce programme est une approche novatrice dont d’autres pays pourraient s’inspirer (annexe 2). Le DIRECTEUR REGIONAL remercie de leur hospitalité le Gouvernement des Philippines et la ville de Manille, où est situé le Bureau régional du Pacifique occidental. Il note que des progrès considérables ont été réalisés dernièrement dans le domaine de la santé publique aux Philippines, qu’un partenariat public-privé a permis des avancées dans la lutte contre la tuberculose et que les réformes entreprises dans le secteur de la santé portent leurs fruits. Il remercie les membres du Comité régional de leur clairvoyance et des orientations qu’ils ont données pendant son mandat et il attend avec intérêt leurs contributions lors de l’examen des points importants de l’ordre du jour pendant la semaine qui vient (annexe 3). Le PRESIDENT du Comité régional, le Dr Chang Jin Moon (cinquante-huitième session), remercie le Gouvernement des Philippines de son hospitalité. Il rappelle l’engagement pris à la session de l’année dernière de renforcer les systèmes de santé pour de meilleurs résultats sanitaires. Cet engagement est fidèle au rôle moteur que joue souvent la Région au sein de l’OMS. Il remercie les représentants de leur soutien pendant son mandat et leur demande de maintenir ce soutien face à des problèmes de santé de plus en plus importants (annexe 4). Le Ministre de la Santé, le Dr Francisco Duque III, accueille les participants à Manille pour la cinquanteneuvième session du Comité régional. Il évoque la remise à l’ordre du jour de la Déclaration d’Alma-Ata, adoptée il y a 30 ans, dans laquelle était affirmée la nécessité fondamentale d’un niveau de santé acceptable pour tous. Des innovations comme les principes des soins de santé primaires énoncés à Alma-Ata, le leadership collectif de dirigeants dévoués et une alliance solide entre pays qui transcende les frontières mettront à notre portée les objectifs de développement durable, de santé universelle et de justice sociale (annexe 5). Le Vice-président des Philippines, M. Noli de Castro, dit que c’est un plaisir et un honneur pour son pays d’accueillir les participants à la cinquante-neuvième session du Comité régional. Il note le rôle joué par l’OMS et la coopération internationale à long terme face aux menaces qui pèsent sur la santé humaine et la
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sécurité, et l’utilité d’aligner les objectifs du gouvernement sur les objectifs et les stratégies définis par l’OMS et sur les objectifs de développement de la Déclaration du Millénaire des Nations Unies. Aux Philippines, les investissements et les réformes atteignent leur apogée et le Gouvernement est résolu à réaliser les objectifs qu’il s’est fixés : de meilleurs résultats sanitaires, des systèmes de santé mieux adaptés aux besoins et un financement plus équitable des soins de santé. Il espère que la réunion du Comité régional sera productive et que les participants apprécieront leur séjour dans son pays (annexe 6). Une fois la cérémonie d’ouverture terminée, les participants se réunissent de nouveau dans la salle de conférences du Bureau régional de l’OMS pour le Pacifique occidental. 2. OUVERTURE DE LA SESSION : Point 1 de l’ordre du jour provisoire
Le Président sortant, le Dr Chang Jin MOON (République de Corée), déclare ouverte la cinquanteneuvième session du Comité régional du Pacifique occidental. 3. ALLOCUTION DU PRESIDENT SORTANT : Point 2 de l’ordre du jour provisoire
Le Président sortant, le Dr Chang Jin MOON (République de Corée), s’adresse au Comité (annexe 7). 4. ELECTION DU BUREAU : PRESIDENT, VICE-PRESIDENT ET RAPPORTEURS : Point 3 de l’ordre du jour provisoire Election du Président
4.1
Le Dr WANG Guoqiang (Chine) propose que le Dr Francisco Duque III (Philippines) occupe le poste de Président ; cette proposition est appuyée par Pehin Dato SUYOI OSMAN (Brunéi Darussalam). Décision : Le Dr Francisco Duque III (Philippines) est élu à l’unanimité. Le Dr Duque prend la fonction de président. 4.2 Election du Vice-président
Le Dr Victor YANO (Palaos) propose que M. Iakoba Italeli (Tuvalu) occupe le poste de Vice-président ; la proposition est appuyée par le Dr NGUYEN QUOC TRIEU (Viet Nam). Décision : M. Iakoba Italeli (Tuvalu) est élu à l’unanimité. 4.3 Election des rapporteurs
Le Dr Takashi TANIGUCHI (Japon) propose que le Professeur Chew Suok Kai (Singapour) occupe le poste de rapporteur de langue anglaise ; cette proposition est appuyée par Mme Gatoloaifaana GIDLOW (Samoa). Mme Jane HALTON (Australie) propose que le Dr SOK TOUCH (Cambodge) occupe le poste de rapporteur de langue française ; la proposition est appuyée par le Dr Myriam ABEL (Vanuatu).
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Décision : Le Professeur Chew Suok Kai (Singapour) et le Dr Sok Touch (Cambodge) sont élus à l’unanimité. 5. ADOPTION DE L’ORDRE DU JOUR : Point 5 de l’ordre du jour provisoire (document WPR/RC59/1 Rev.2) sur l’ordre du jour provisoire
Le PRESIDENT appelle l’attention de l’assemblée (document WPR/RC59/1 Rev.2) et propose son adoption.
Décision: En l’absence de tout commentaire, l’ordre du jour est adopté. 6. ALLOCUTION DU DIRECTEUR GENERAL : Point 6 de l’ordre du jour Le DIRECTEUR GENERAL prononce son allocution devant le Comité (annexe 8). Le Dr WANG (Chine) dit que les immenses progrès accomplis en santé publique dans la Région auxquels le Directeur général fait référence sont le résultat de la coordination et du rôle moteur de l’OMS et en particulier du Bureau régional, sous la conduite du Directeur régional. La santé de l’homme constitue le fondement et un objectif important du progrès social. Les soins de santé primaires garantissent une couverture universelle et une amélioration des résultats sanitaires et rendraient possible l’accomplissement des objectifs du Millénaire pour le développement liés à la santé. L’accès aux soins de santé primaires dans les zones rurales et reculées est l’une des priorités de son Gouvernement. La mondialisation a généré de nouvelles difficultés, avec une augmentation des taux de prévalence des maladies et une population vieillissante. Il serait important d’enrichir le concept de soins de santé primaires et de trouver des moyens novateurs pour les prodiguer. Le but du système de soins de santé de la Chine est d’assurer un accès universel à ces soins d’une façon à la fois équitable et d’un prix abordable pour le Gouvernement comme pour les individus. Le Dr Wang accueille avec satisfaction le rapport de la Commission sur les déterminants sociaux de la Santé, qui souligne le fait que la responsabilité de la santé incombe à de nombreux secteurs. Pour résoudre le problème actuel que pose le lait en poudre frelaté dans son pays, il faudrait le soutien de nombreux autres secteurs et une coordination entre eux. De même, la mise en oeuvre du Règlement sanitaire international (2005), de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac, de la réforme des systèmes de soins de santé et de la riposte au changement climatique, sont des sujets auxquels on s’est attelé par le biais d’une coordination interministérielle. Son pays continuera de supporter les travaux de l’OMS. Mme Deborah ROCHE (Nouvelle-Zélande) constate avec satisfaction que le Directeur général a mis l’accent sur les déterminants sociaux et économiques de la santé, la nécessité de réduire les inégalités en matière de santé et de moderniser le concept de soins de santé primaires pour l’inscrire au coeur des services de santé. Elle indique que son pays est honoré que son Directeur de la Santé, M. Stephen McKernan, ait été invité à s’exprimer sur la stratégie de soins de santé primaires de la Nouvelle-Zélande lors de la conférence internationale dédiée au trentième anniversaire de la Déclaration d’Alma-Ata, qui doit se tenir à Almaty, Kazakhstan, en octobre 2008. Mme HALTON (Australie) reprend les propos du Directeur général sur la conduite que le Directeur régional a su assurer et qui a contribué pour une grande part à l’amélioration de la santé dans la Région. Elle
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réaffirme l’engagement de son pays en faveur de la santé dans la Région. Elle réaffirme aussi l’engagement de son pays en faveur des soins de santé primaires qui se justifient autant dans les pays développés que dans les pays en développement. Elle accueille avec satisfaction le rapport de la Commission sur les déterminants sociaux de la santé qui mérite d’être étudié de manière approfondie par tous les gouvernements. Elle approuve par ailleurs l’accent mis par le Directeur général sur l’importance de la collaboration dans la Région pour assurer l’équité dans la santé. Mme Brigitte ARTHUR (France) exprime les remerciements de sa délégation au Directeur régional pour les actions qu’il a menées au cours de ces dix dernières années. Les résultats obtenus contre la tuberculose, le tabac, les maladies transmissibles et non transmissibles et la grippe aviaire ont été exemplaires, dans une Région comptant un tiers de la population mondiale et regroupant une grande variété de pays en termes de démographie et de niveau de développement. Le Dr TANIGUCHI (Japon) dit que le Directeur général a montré une direction et une vision claire sur les problèmes de santé de la planète et a encouragé des actions concrètes. Il convient que certains problèmes comme les crises liées à l’insalubrité des aliments, les effets du changement climatique et la pandémie de grippe ne peuvent pas être résolus par le seul secteur de la santé mais exigent une collaboration de tous les secteurs concernés. Les défis que le VIH/sida, la tuberculose et les maladies non transmissibles nous obligent à relever n’appellent pas seulement une démarche scientifique mais doivent aussi être abordés sous un angle culturel, socio-économique et politique. En juillet 2008, au Sommet du Groupe des huit qui a eu lieu à Toyako, Hokkaido (Japon), un cadre d’action sur la santé mondiale a été approuvé par consensus et les Huit se sont engagés à atteindre tous les objectifs du Millénaire pour le développement liés à la santé en pratiquant des approches plus exhaustives. Le Japon poursuivra sa contribution à l’amélioration de la santé dans la Région par l’intermédiaire de l’OMS. Mme Gatoloaifaana GIDLOW (Samoa) accueille aussi favorablement l’élan impulsé par le Directeur général pour relancer et renforcer les soins de santé primaires, meilleur moyen d’améliorer les services de santé et de rendre les soins de santé plus efficaces. Elle demande au Directeur général de parler pour le compte des pays insulaires du Pacifique, dont les populations sont décimées par les maladies transmissibles mais aussi non transmissibles. Les incidences sociales et économiques sont effrayantes et cette situation doit être gérée, contrôlée et inversée si l’on veut assurer l’avenir des îles du Pacifique. La prévalence croissante de l’obésité et du diabète, par exemple, et l’insuffisance des ressources nécessaires pour s’attaquer à ces problèmes sont de plus en plus préoccupantes et elle demande à l’OMS une augmentation des ressources techniques et financières. Les insulaires du Pacifique transmettent leurs meilleurs souhaits au Directeur général pour son périple qui lui donnera une idée claire de la situation et lui permettra ainsi d’orienter les activités de l’OMS tout au long de son mandat. Le Dr Liow Tiong LAI (Malaisie) explique que le Directeur général a donné une nouvelle orientation pour intégrer la santé dans toutes les politiques des gouvernements, en particulier celles portant sur le changement climatique. Les ministres de la santé ne peuvent pas à eux seuls régler certaines crises, comme celle que traverse la Chine actuellement. D’autres ministres et d’autres Etats Membres doivent agir de concert pour empêcher tout mouvement de panique et faire en sorte que de telles situations ne se reproduisent pas. Le Dr LAM Pingyan (Hong Kong, Chine) félicitant le Directeur général pour son allocution qui incite à la réflexion, reprend à son compte le point de vue de cette dernière concernant l’importance de la prévention
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et de l’équité, qui doivent être le coeur et l’âme des soins de santé primaires. Malgré la promotion vigoureuse de ces derniers pendant plusieurs décennies, leur rôle dans le système des soins de santé n’a pas toujours été pleinement reconnu. Ceux qui oeuvrent dans le secteur de la santé ont souvent un sentiment de solitude lorsqu’il s’agit de promouvoir la santé. Toutefois, l’expérience récente faite par Hong Kong (Chine) pour promouvoir une alimentation saine a montré que les partenaires étaient plutôt bien disposés, qu’il s’agisse des pouvoirs publics ou de la communauté. Cette expérience a donné l’impulsion nécessaire pour l’élaboration d’une stratégie-cadre de lutte contre les maladies non transmissibles. Le Dr Lam attend avec intérêt de recevoir des orientations complémentaires de l’OMS. M. TEREPAI MAOATE (Iles Cook) reconnaît les réalisations rapportées mais fait part de ses préoccupations concernant les activités et les pratiques qui ont cours dans les pays développés et qui sont contreproductives pour les efforts des programmes de santé des pays en développement. Dans le cas de la lutte antitabac, par exemple, des pays comme le sien voient s’exercer une pression pour produire des résultats, mais la diffusion de publicités depuis les pays développés ne va pas dans le même sens et constitue un obstacle que les pays en développement ont dû surmonter. Le forum de haut niveau tenu récemment au Ghana a accompli bien des choses, mais M. Terepai Maoate regrette que l’assistance des pays développés n’ait pas toujours été utile. Les pays en développement n’ont souvent pas disposé des moyens leur permettant de satisfaire à toutes les exigences spécifiées pour l’assistance au développement. La croyance qui veut que les progrès, par exemple dans les soins de santé primaires, reposent sur une assistance des pays développés est décevante ; les pays en développement ont besoin de plus de prospérité pour pouvoir soutenir les progrès accomplis dans le secteur de la santé et dans d’autres secteurs, plutôt que de dépendre d’aides financières. Le mode de réflexion devrait évoluer, passant de l’inclusion de la santé dans les politiques des autres secteurs à celle de l’économie et des autres secteurs dans les politiques de santé – une approche plurisectorielle dans laquelle la santé ne dépend pas des autres secteurs. Le DIRECTEUR GENERAL accepte les questions soulevées par le représentant des Iles Cook. Elle souligne que la ratification rapide de la Convention-cadre pour la lutte antitabac n’a constitué que le début d’un processus de mise en oeuvre difficile. Si certains pays peuvent avoir accompli des progrès remarquables dans la lutte contre le marketing du tabac à l’intérieur de leurs frontières, ils y sont toujours soumis par le biais des liaisons mondiales ; la collaboration internationale a été importante pour gérer tout cela. Le forum du Ghana a constaté que les partenaires dans le développement demandent souvent aux pays en développement plus qu’ils n’ont la possibilité de fournir ; mais ces partenaires comme les donateurs en sont conscients et s’efforcent de réduire les coûts de transaction. Le Partenariat international pour la santé, auquel appartient un pays de la Région, est un exemple d’instrument qui aide les pays à élaborer des plans de santé validés au moyen de mécanismes simplifiés de notification et de financement. Cependant, le Directeur général incite à la prudence, le changement ne pouvant s’opérer du jour au lendemain et rappelle qu’il existe plusieurs mécanismes par lesquels une assistance peut être acheminée. L’OMS et d’autres institutions des Nations Unies pourraient fournir un appui technique aux pays en développement afin de leur permettre d’optimiser l’aide de leurs partenaires dans le développement.
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Le Directeur général prend acte des remarques sur les soins de santé primaires ; le Rapport sur la santé dans le monde, 2008 pourrait établir la liste des réalisations de l’Initiative La santé pour tous au cours des 30 dernières années et offrirait des suggestions pratiques pour aller de l’avant. Elle attend avec intérêt les discussions sur ce sujet lors du Conseil exécutif et de l’Assemblée mondiale de la Santé et les indications des Etats Membres sur la façon dont l’Organisation pourrait soutenir leurs efforts pour faire progresser les soins de santé primaires. Mme O’love JACOBSEN (Nioué) invoque avec le Directeur général le fait qu’il faut se pencher d’urgence sur le changement climatique. Une conférence tenue récemment en Malaisie a souligné son importance. La question ne peut être laissée de côté et il faut agir rapidement. A ce jour, l’urgence de la situation a été minimisée ; de petits atolls du Pacifique tels que son pays sont susceptibles de disparaître au cours des 15 à 20 prochaines années. Un plan d’action pour les petits atolls constituerait un point de départ essentiel. Le DIRECTEUR GENERAL rappelle que lors de la cinquante-huitième session du Comité régional pour le Pacifique occidental, elle avait évoqué l’importance du rapport entre changement climatique et santé et la façon dont il touche la Région du Pacifique occidental. Il est primordial de se concentrer sur ce qui peut être fait pour réduire l’effet de changements qui ont déjà eu lieu. Si une collaboration multisectorielle et inter-pays est nécessaire pour faire face à ces problèmes, elle encourage également les Etats Membres à se concentrer sur la planification au niveau national. La Conférence des Nations Unies sur le changement climatique, qui doit se tenir à Copenhague (Danemark) en 2009, fournira également un forum où les dirigeants du monde pourront discuter d’une stratégie mondiale pour faire face à ce problème. 7. DESIGNATION DU DIRECTEUR REGIONAL: Point 7 de l’ordre du jour (document WPR/RC59/13) La réunion se tient à huis clos de 15 h 30 à 17 h 10 et elle reprend en public à 17 h 30. Sur la demande du PRESIDENT, le Rapporteur de langue anglaise lit à haute voix la résolution qui vient d’être adoptée par le Comité régional à huis clos. Le Comité régional, Considérant l’Article 52 de son Règlement intérieur, Conformément à l’Article 51 de son Règlement intérieur, 1. DESIGNE le Dr Shin Young-soo en qualité de Directeur régional pour le Pacifique occidental, et PRIE le Directeur général de proposer au Conseil exécutif la nomination Dr ShinYoung-soo pour une période de cinq ans à compter du 1er février 2009. du
2.
Les représentants des Etats Membres énumérés ci-après, à leur tour, félicitent le Dr Shin pour sa désignation et font l’éloge des deux autres candidats à ce poste pour leur dévouement envers le travail de la Région du Pacifique occidental : Etats-Unis d’Amérique, Australie, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Chine, Japon, Singapour, République de Corée, Tonga, Iles Fidji, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du
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Nord, Iles Cook, Nouvelle-Zélande, Samoa, Iles Marshall, Tuvalu, Nauru, Hong Kong (Chine), Philippines, France, Malaisie, République démocratique populaire lao, Kiribati, Brunéi Darussalam, Etats fédérés de Micronésie, Nioué et Iles Salomon. Le DIRECTEUR GENERAL se joint aux Etats Membres pour féliciter le Dr Shin, déclarant qu’il lui a suffi de 20 mois à peine, période qui s’est écoulée depuis son entrée en fonction, pour apprécier le grand intérêt pour l’Organisation de son étroite collaboration avec tous les directeurs régionaux, ainsi qu’avec le Directeur général adjoint. Le DIRECTEUR REGIONAL félicite le Dr Shin, qu’il connaît depuis de nombreuses années en sa qualité d’expert de la santé publique et de membre du Conseil d’administration de l’OMS. Le nouveau Directeur régional devra relever de nombreux défis dans les années à venir, mais le Dr Omi ne doute pas qu’il saura les relever brillamment. Il félicite également le Dr Tangi et le Dr Tee pour leur campagne, qui leur a donné l’occasion de montrer l’engagement de leur pays envers l’amélioration de la santé publique. Le Dr Shin Young-soo exprime sa profonde gratitude aux Etats Membres et accepte humblement l’immense responsabilité que représente la fonction de Directeur régional. Il fait l’éloge des autres candidats qui, forts de leur grande expérience, étaient en lice avec lui, et il les invite à continuer avec lui leur action visant à protéger et à promouvoir la santé publique dans la Région. Le Dr Shin s’est rendu dans de nombreux Etats Membres pour avoir une meilleure idée des problèmes de santé publique et il s’est entretenu avec de nombreux dirigeants nationaux ; il continuera à le faire. Il a toujours admiré l’OMS et il a eu l’honneur de servir en tant que fonctionnaire permanent dans ce qu’il considère comme l’Organisation internationale la plus performante dans l’histoire, une organisation où la Région du Pacifique occidental tient le rôle de chef de file sur tous les fronts des programmes sanitaires dans le monde. Le Bureau régional peut s’enorgueillir d’avoir eu des responsables efficaces en la personne des précédents directeurs régionaux. Il rend particulièrement hommage au Directeur régional émérite, le Dr Sang Tae Han et à l’actuel Directeur régional, le Dr Shigeru Omi, qui ont été aux prises avec de nombreux défis de taille, tels que les épidémies de SRAS et de grippe aviaire, et la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme, et qui ont été le fer de lance de la riposte de la santé publique à de nouveaux problèmes, comme le changement climatique. Il est déterminé à réussir en s’appuyant sur l’héritage que lui ont légué ses prédécesseurs. Encore jeune étudiant en médecine dans les années 1960, il a pu voir ses compatriotes souffrir d’un manque de services de santé. Pendant trois décennies, il a oeuvré pour améliorer les soins de santé primaires, obtenir une assurance-maladie pour tous et moderniser le système de santé. Son rêve aujourd’hui est de préserver la santé et de promouvoir un accès universel à la santé publique à tous les habitants de la Région. Les Coréens croient que les rêves peuvent se réaliser, et il fera véritablement en sorte que les efforts déployés pour protéger et promouvoir la santé soient couronnés de succès. Il se sent fier de faire partie de cette population de 1,8 milliard de personnes qui vivent dans cette magnifique Région de l’OMS, à la fois stimulante et dynamique, et il remercie les Etats Membres de l’avoir désigné pour être le prochain Directeur régional pour le Pacifique occidental. La séance est levée à 18 h 05.
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ANNEXE 1 ALLOCUTION DE BIENVENUE DE M. ALFREDO LIM, MAIRE DE LA VILLE DE MANILLE, LORS DE LA CEREMONIE D’OUVERTURE DE LA CINQUANTE-NEUVIEME SESSION DU COMITE REGIONAL DE L’OMS POUR LE PACIFIQUE OCCIDENTAL Bonjour et bienvenue à tous à Manille et à Pasay (Philippines). Notre Gouvernement est ravi d’accueillir cette cinquante-neuvième session du Comité régional de l’Organisation mondiale de la Santé pour le Pacifique occidental. L’une des caractéristiques de notre pays dont nous sommes les plus fiers est son hospitalité et son peuple chaleureux. Nous espérons donc que vous vous sentirez à l’aise ici à Manille et à Pasay, qui tout comme cette réunion régionale, sont fières de leur diversité culturelle. Nous souhaitons également que vous preniez le temps au cours de votre séjour de profiter de la beauté de notre pays. Au XXIe siècle, la santé est une responsabilité partagée, qui suppose un accès équitable aux soins essentiels et une défense collective contre les menaces transnationales. La session de cette semaine est l’un des forums les plus importants de la Région et de nos pays pour l’élaboration des politiques et pratiques sanitaires. Elle nous donnera l’occasion de repousser les limites de la vie en travaillant main dans la main avec l’Organisation mondiale de la Santé, afin de délivrer nos frères humains des fléaux de la maladie qui les assaillent encore. Les questions qui représentent de grandes difficultés à l’échelle mondiale seront évoquées et devront être attaquées de front. Toutefois, ces difficultés ne pourront être résolues avec efficacité par des pays agissant seuls ; c’est pourquoi, pour pouvoir faire face, nous avons besoin d’institutions multilatérales et c’est là que l’OMS intervient. L’OMS a été en première ligne pour conduire la riposte mondiale. Elle est l’autorité mandatée pour diriger et coordonner les questions de santé au sein du système des Nations Unies. Il lui incombe d’assurer le rôle de chef de file face aux problèmes de santé d’importance mondiale, de définir le programme de recherche en santé, de fixer des normes et des étalons, de présenter des options politiques reposant sur des bases factuelles, de fournir un soutien technique aux pays et de surveiller et d’évaluer les tendances observées en santé. En d’autres termes, l’OMS est la conscience du monde pour les questions de santé. Elle guide les nations afin qu’elles fournissent des systèmes de santé qui utilisent à bon escient les ressources pour le plus grand bien de tous. Pendant de nombreuses années l’OMS a montré et elle montre encore aujourd’hui son engagement pour un meilleur niveau de santé universel. Personnellement, je remercie l’OMS et ses Etats Membres pour l’aide importante accordée à notre pays et à ma ville de Manille. Les Etats Membres de l’OMS estiment que les améliorations apportées à la santé constituent un élément essentiel de la lutte contre la pauvreté. Ils pensent que les plus démunis ne pourront sortir de la pauvreté et prospérer que s’ils jouissent d’une meilleure santé. En réalité, nous, Philippins, avons un dicton qui dit que « la santé, c’est la richesse ». Les Etats Membres de la Région du Pacifique occidental de l’OMS ont déjà établi une tradition de coopération bien connue en matière de santé. Cette éminente réputation de coopération nous donne un point de départ solide pour la session de cette année. On nous a dit qu’il y avait de la chaleur et de la sympathie dans cette famille régionale. De nombreux participants se connaissent très bien les uns les autres parce qu’ils ont régulièrement participé à ces réunions depuis des années. A cause de cette sympathie et de cet intérêt mutuel pour la santé, nous pouvons partir du principe que les discussions qui vont se tenir lors de cette réunion seront
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Annexe 1 couronnées de succès. Les participants et les représentants travailleront ensemble pour veiller à ce que la solution retenue soit à la portée de tous, que nous puissions tous l’approuver et jouer un rôle dans le cadre de la communauté mondiale, en tant que Région et en tant qu’Etats Membres. Plus l’OMS parlera d’une seule voix, plus son orientation sera claire et plus elle jouera le rôle de chef de file pour les questions de santé internationale. Lors de cette session, chaque pays aura l’occasion de prendre des initiatives importantes. Tous nos souhaits vous accompagnent dans vos délibérations puisque vous vous efforcez de traduire les décisions prises lors de l’Assemblée mondiale de la Santé en mesures et ripostes pratiques, efficaces pour la Région. Nous attendrons avec intérêt le résultat de cette session, comme le reste du monde. Bonne conférence et profitez de votre séjour à Manille et à Pasay. Je vous remercie et Mabuhay !
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ANNEXE 2 ALLOCUTION DU DR MARGARET CHAN, DIRECTEUR GENERAL DE L’ORGANISATION, MONDIALE DE LA SANTE, A LA CEREMONIE D’OUVERTURE DE LA CINQUANTE-NEUVIEME SESSION DU COMITE REGIONAL DE L’OMS POUR LE PACIFIQUE OCCIDENTAL Laissez-moi tout d’abord me joindre aux autres pour remercier le Gouvernement de la République des Philippines pour le coparrainage de la cérémonie d’ouverture. J’évoquerai au cours de la journée certaines des réalisations obtenues dans cette Région sur le plan de la santé, qui constituent un hommage au travail des ministères de la santé accompli avec dévouement, mais aussi à la remarquable direction du Dr Omi. Les systèmes de santé figurent à l’ordre du jour de cette cinquante-neuvième session. Le renforcement des systèmes de santé figure également en bonne place dans les programmes des organismes et partenariats internationaux de la santé. Le Fonds mondial et l’alliance GAVI accueillent dès à présent avec satisfaction les propositions de financement qui visent à améliorer les infrastructures de base destinées à la fourniture des services. Le mois dernier, la Conférence internationale sur le sida qui s’est tenue à Mexico a mis fortement l’accent sur la nécessité de renforcer les systèmes de santé. Le succès de la distribution d’antirétroviraux à trois millions de personnes a fait apparaître que les principaux obstacles sont dus à la défaillance des systèmes de fourniture et de délivrance des médicaments, au soutien insuffisant des laboratoires et au manque d’effectifs. Comme nous le savons maintenant, les interventions puissantes et l’argent qui sert à les obtenir ne produiront pas de meilleurs résultats sur le plan de la santé en l’absence de systèmes de soins efficaces. Au début du mois, un forum de haut niveau sur l’efficacité de l’aide a été réuni à Accra (Ghana). Les participants à cette réunion ont reconnu que les politiques et pratiques des donateurs pouvaient empêcher l’utilisation efficace de l’aide dans les pays. Ils ont adopté un plan d’action qui engage les donateurs à assurer une aide à long terme, acheminée de manière à renforcer les capacités nationales, plutôt qu’à les surcharger. Cet engagement est particulièrement important pour la santé, puisque notre secteur plus que les autres a une proportion élevée de coûts récurrents destinés à l’entretien des installations, à la formation du personnel et au versement de leurs salaires. Des flux financiers prévisibles et à long terme constitueront une amélioration des plus satisfaisantes, surtout pour plusieurs pays de cette Région. Mesdames et Messieurs,
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Annexe 2 Aujourd’hui, dans ce pays si beau et si accueillant, laissez-moi féliciter le Département de la Santé pour son programme exceptionnel et novateur visant à améliorer la qualité des services de santé, et connu sous le nom de «Sentrong Sigla Movement». Il s’agit d’un programme unique en son genre destiné à institutionnaliser les améliorations apportées dans les centres de santé publique, grâce aux mesures normalisées de la qualité, à l’esprit de compétition, à l’attribution de récompenses et à une inspection continuelle des installations. Les normes portant sur l’amélioration de la qualité ne prennent pas simplement en compte la qualité technique des soins, mais aussi la satisfaction des malades. Ces normes mettent en avant non seulement les traitements curatifs, mais aussi la promotion de la santé, la prévention, l’engagement et l’adhésion des communautés. Elles visent avant tout à faire en sorte que des soins de qualité et d’un prix abordable soient mis à la disposition de chaque Philippin, conformément aux besoins et aux attentes de la population. En évaluant l’exécution des tâches et en attribuant des récompenses, vous avez mis de votre côté l’esprit de compétition de la nature humaine. Cet esprit de compétition a désormais gagné le champ politique puisque les maires, les gouvernements et les parlementaires réalisent que des services de santé de qualité font partie de ce que le public attend d’un bon gouvernement. Ces expériences sont riches d’enseignements pour tous les pays du monde. Le logo de ces centres de vitalité, et le trophée récompensant les établissements certifiés, est un soleil d’or. Je suis bien certaine que le soleil d’or qui brille sur les aspirations de qualité pour les soins de santé dans ce pays, baignera également de ses rayons les délibérations de cette session. Je souhaite à tous les participants une réunion des plus fructueuses.
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ANNEXE 3 ALLOCUTION DU DR SHIGERU OMI, DIRECTEUR REGIONAL DE L’OMS POUR LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL, A LA CEREMONIE D’OUVERTURE DE LA CINQUANTE-NEUVIEME SESSION DU COMITE REGIONAL DE L’OMS POUR LE PACIFIQUE OCCIDENTAL J’aimerais tout d’abord vous remercier sincèrement, Monsieur le Vice-président, de nous honorer de votre présence malgré un emploi du temps bien chargé. J’aimerais aussi vous remercier, vous et vos collègues du Gouvernement, pour les longues heures consacrées ces derniers mois à l’organisation de cette cérémonie d’ouverture de la cinquante-neuvième session du Comité régional de l’OMS pour le Pacifique occidental. Le Gouvernement des Philippines, sous votre direction et celle de Madame la Présidente, Gloria Macapagal Arroyo, a réalisé un travail admirable dans la lutte contre de nombreux problèmes majeurs de santé publique. En effet, votre Gouvernement a servi de modèle à d’autres gouvernements de la Région en montrant comment un partenariat public-privé pouvait améliorer les taux de détection et de guérison des cas de tuberculose. En outre, les mesures prises par votre Gouvernement dans la réforme du secteur de la santé – centrées sur la gouvernance, le financement et la prestation des services – commencent à porter leurs fruits. La direction dont votre administration et le Ministre de la Santé, le Dr Francisco Duque, ont fait preuve ont été source d’inspiration pour beaucoup d’entre nous. J’aimerais également vous souhaiter la bienvenue, Monsieur Alfredo Lim, Maire de Manille, qui avez pris sur votre temps déjà très chargé pour vous joindre à nous. Cet après-midi, nous allons nous réunir au Bureau régional, avenue des Nations Unies où nous résidons depuis 1959. Metro Manila et ses habitants ont toujours fait en sorte que nous nous sentions chez nous. Monsieur le Maire, je vous remercie de votre formidable coopération. Maintenant, mesdames et messieurs les ministres de la santé de la Région, je voudrais vous accueillir, vous et vos collègues, à cette cinquante-neuvième session de notre Comité régional. La sagesse de vos conseils et de votre assistance a contribué pour une grande part, toutes ces années, à faire progresser la Région dans le domaine de la santé publique. J’attends avec impatience les commentaires que chacun de vous formulera dans les jours prochains, tout au long de notre programme de travail. Je voudrais aussi saisir cette occasion pour remercier notre Directeur général, Madame Margaret Chan, pour l’excellente direction qu’elle sait impulser à la santé publique internationale. Les sessions annuelles du Comité régional sont des manifestations importantes qui nous permettent de débattre des grands problèmes de santé publique et de définir les orientations politiques pour l’année à venir. Le programme de ces prochains jours, bien chargé, va nous permettre d’examiner des sujets essentiels de santé publique comme le renforcement des systèmes de santé, la dengue et la tuberculose, la grippe aviaire et la pandémie grippale, le changement climatique et la lutte antitabac. Et comme vous le savez, mon second mandat de Directeur régional touche à sa fin. Un peu plus tard dans la journée, nos Etats Membres voteront pour désigner un nouveau Directeur régional.
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Cette élection et les autres sujets importants portés à l’ordre du jour rendent cette session du Comité régional très spéciale et je ne doute pas qu’elle sera réussie et fructueuse. Une fois encore, j’aimerais remercier le Gouvernement des Philippines et particulièrement vous, Monsieur le Vice-président, pour l’organisation de cette cérémonie d’ouverture.
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ANNEXE 4 ALLOCUTION DU DR CHANG JIN MOON, PRESIDENT SORTANT, A LA CEREMONIE D’OUVERTURE DE LA CINQUANTE-NEUVIEME SESSION DU COMITE REGIONAL DE L’OMS POUR LE PACIFIQUE OCCIDENTAL Il y a de cela douze mois et deux semaines, nous étions réunis à Jeju, une province pittoresque et accueillante de la République de Corée, pour définir l’orientation des mesures qui seront prises dans la Région du Pacifique occidental en faveur de la santé, tâche essentielle et permanente. Aujourd’hui, nous voici de retour dans le Manille historique des Philippines, pays reconnu pour le sourire, la chaleur et l’hospitalité de ses habitants et Siège du Bureau régional de l’OMS pour le Pacifique occidental. Au nom de tous les représentants ici présents, je voudrais exprimer mes chaleureux remerciements au Gouvernement des Philippines par l’intermédiaire de son Vice-président, Monsieur Noli de Castro, qui nous fait l’agréable surprise de nous convier dans ce lieu prestigieux, le Philippine International Convention Centre, pour notre cérémonie d’ouverture. Je suis certain que tous les représentants seront d’accord avec moi pour dire que les Philippines sont une terre riche, par sa culture et son histoire, et renferme des merveilles que chacun souhaite visiter et revisiter. Merci, donc, de nous recevoir dans votre pays. Lorsque je regarde en arrière, je me sens très fier et réellement réconforté de voir tout le chemin parcouru. En effet, nous avons préparé le plan stratégique à moyen terme sur lequel nous allons appuyer nos travaux pendant les cinq prochaines années. Nous avons tous reconnu la nécessité de renforcer les systèmes de santé pour obtenir de meilleurs résultats sanitaires. Durant cette cinquante-neuvième session, nous allons débattre des plans et des politiques qui ont été élaborés pour aider les Etats Membres à résoudre les grands problèmes de santé auxquels la Région est confrontée – changement climatique, maladies non transmissibles et dengue notamment. Nous avons réitéré notre engagement, pour le compte de tous les pays de la Région, à développer les moyens d’action en cas d’épidémie. Cet engagement a permis à la Région de continuer à assumer sa longue tradition de prévoyance et de mobilisation dans la famille de l’OMS. Cet après-midi, je passerai le flambeau à un nouveau président. Mesdames et messieurs les représentants, je vous remercie sincèrement de l’aide que vous m’avez apportée tout au long de l’année écoulée. Je vous demande de ne pas relâcher votre soutien pour que notre Région continue de s’attaquer aux problèmes sanitaires de plus en plus lourds qui se posent à elle, avec cette détermination et ce sens de la solidarité qu’on lui connaît. Je garde précieusement au fond de moi l’expérience et le sens de la camaraderie dont je m’inspirerai tout au long de ma lutte en faveur de la santé. Je voudrais une fois encore exprimer mes sincères remerciements au Gouvernement des Philippines pour son hospitalité. Je vous souhaite à tous une bonne session.
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ANNEXE 5 ALLOCUTION DU MINISTRE DE LA SANTE DE LA REPUBLIQUE DES PHILIPPINES LE DR FRANCISCO DUQUE III, A LA CEREMONIE D’OUVERTURE DE LA CINQUANTE-NEUVIEME SESSION DU COMITE REGIONAL DE L’OMS POUR LE PACIFIQUE OCCIDENTAL Nous sommes très heureux de souhaiter la bienvenue à nos hôtes dans notre pays, qui a l’honneur d’accueillir la cinquante-neuvième session du Comité régional de l’OMS pour le Pacifique occidental. La tenue de cet évènement aux Philippines marque deux jalons importants à l’OMS, non seulement pour la Région du Pacifique occidental, mais aussi pour l’action en faveur de la santé et du développement au niveau mondial. Il s’agit du nouvel élan donné à la Déclaration d’Alma Ata 30 ans après son adoption et de la nomination d’un nouveau directeur régional pour le Pacifique occidental. Nous avons l’honneur de jouer un rôle crucial dans cet évènement aux côtés des délégations venues nombreuses de toutes les parties de la Région et avec lesquelles nous partageons la responsabilité commune de veiller à la santé de nos nations et de nos communautés. Nous nous réunissons de nouveau cette année à un moment qui devrait marquer un tournant dans la mise en place de systèmes de santé plus équitables pour faire valoir le droit le plus fondamental de tout être humain : le droit à une vie saine, productive et épanouissante. Après des décennies de beaux discours et de déclarations mondiales, « la santé pour tous » demeure aujourd’hui le défi le plus difficile à relever. Pour que la santé pour tous devienne une réalité, il faudra que des avocats et des dirigeants talentueux et dévoués fédèrent le monde entier dans la conviction que cet objectif est maintenant à notre portée. Parmi ces dirigeants se trouve le Dr Shigeru Omi. Pendant dix ans, il a consacré sa vie et sa carrière à la mission de l’Organisation mondiale de la Santé. Pendant dix ans, nous avons eu l’honneur de collaborer étroitement avec lui pour placer nombre de problèmes qui concernent la Région au premier rang des préoccupations sanitaires de portée mondiale. Il a été à nos côtés dans les combats que nous avons menés et dans les réformes que nous avons entreprises ces dix dernières années. Je suis impatient d’entendre le Dr Omi s’exprimer devant nous tous. Ses années d’expérience au poste de Directeur régional peuvent certainement nous éclairer sur la façon dont nous pouvons guider la Région dans les années qui viennent face aux défis qui nous attendent, et sur la façon dont, en tant que dirigeants de l’action sanitaire, nous pouvons peser sur d’autres domaines déterminants pour contribuer au développement durable et au bien-être de nos peuples. Diriger la Région dans le combat commun pour la santé et la justice sociale universelles est en effet une formidable prouesse. La Région du Pacifique occidental rassemble des nations très diverses par leur culture, leur géographie, leur gouvernement et leur économie. Les disparités de développement entre nos pays font qu’il est particulièrement urgent de résoudre les problèmes de santé. Dans une certaine mesure, nos pays ont ressenti les effets de la crise économique mondiale qui sévit actuellement. Il est devenu plus urgent et plus indispensable encore d’instaurer des systèmes de santé plus performants et plus efficaces, surtout pour les gouvernements qui ont très peu de ressources pour la santé.
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Annexe 5 Les réformes sanitaires ont progressé dans de nombreux pays, mais d’autres peinent encore à fournir les services de santé les plus essentiels à leurs habitants. C’est un problème de plus en plus préoccupant sur lequel nous devons concentrer notre attention au cours des débats. Nous devons conjuguer nos efforts pour trouver des voies nouvelles face aux problèmes de santé les plus difficiles à résoudre et mettre en place des systèmes de santé équitables et abordables financièrement qui soient adaptés à la situation et aux besoins locaux, en prenant bien évidemment pour pierre angulaire les soins de santé primaires. Les problèmes dont nous allons traiter cette semaine sont complexes et nombreux. Ils entraînent de profonds changements démographiques et environnementaux, qui, à leur tour, transforment le tableau des maladies dans notre Région. Nous mettons l’accent sur la charge des maladies non transmissibles, problème prioritaire qui s’ajoute aux cibles de réduction de la maladie dont sont assortis les objectifs du Millénaire pour le développement. Prévoyant que les conséquences du changement climatique vont s’aggraver au cours des prochaines décennies et contribuer à l’extension géographique de maladies comme le paludisme et la dengue, nous devons ensemble concevoir et mettre en place une riposte collective plus puissante pour en atténuer les effets. Je ne saurais trop insister sur l’importance d’une meilleure collaboration à l’échelle de la Région face aux problèmes que nous sommes de plus en plus nombreux à partager par delà les frontières. Faisons donc en sorte que cette semaine débouche sur une alliance forte et fructueuse entre nos ministères de la santé et nos gouvernements. Célébrant la renaissance des familles et des communautés en tant que fondements des soins de santé primaires, nous devons nous aussi agir avec plus de force en tant que famille et communauté de nations pour réaliser le grand dessein de l’OMS pour la santé. Une direction collective nous donne plus de chances d’atteindre le plus haut niveau de santé possible dans l’ensemble de la Région. Je vous remercie, je vous souhaite de nouveau la bienvenue aux Philippines et j’espère que votre séjour y sera des plus agréables, des plus relaxants et des plus productifs.
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ANNEXE 6
DISCOURS DU VICE-PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DES PHILIPPINES, M. NOLI DE CASTRO, A LA CEREMONIE D’OUVERTURE DE LA CINQUANTE-NEUVIEME DU COMITE REGIONAL DE L’OMS POUR LE PACIFIQUE OCCIDENTAL
J’ai le plaisir de vous souhaiter la bienvenue aux Philippines pour la cinquante-neuvième session du Comité régional de l’Organisation mondiale de la Santé pour la Région du Pacifique occidental. C’est assurément un grand honneur pour notre pays d’avoir été choisi pour la tenue de votre session cette année. J’espère que ce ne sera pas la dernière fois que nous vous accueillerons ainsi. Nous serons toujours heureux de vous recevoir avec toute la chaleur et l’hospitalité dont les Philippins sont coutumiers. L’Organisation mondiale de la Santé est l’institution la plus importante pour ce qui est de promouvoir le développement et la sécurité sanitaires dans le monde et je salue le rôle qu’elle a joué dans la conduite du développement sanitaire dans le Pacifique occidental. Ce qui s’est passé récemment avec de nombreuses maladies transmissibles montre qu’un effort international concerté, multisectoriel et à long terme est nécessaire pour venir à bout avec succès des menaces qui pèsent sur la sécurité et la santé de l’homme. Je note avec satisfaction que les plans et stratégies de l’OMS pour faire face à ces préoccupations d’ordre sanitaire, ainsi qu’aux autres difficultés auxquelles nous sommes confrontés, qu’il s’agisse de nouvelles pandémies, de marchés délétères ou d’une crise environnementale qui couve, sont à la fois très complets et intégrés. En effet, s’agissant des questions de développement et de sécurité sanitaires, aucun pays ne peut agir seul. Nous sommes tous unis dans cet effort et c’est la seule façon de l’emporter. Harmoniser nos objectifs Je constate que cette semaine votre conférence va couvrir de nombreux domaines importants pour l’avenir – comme par exemple, mais pas seulement, les systèmes de santé et les soins de santé primaires, les activités de lutte contre les maladies transmissibles, la protection contre les effets du changement climatique, le plan stratégique de lutte contre la dengue et les rapports d’activités de divers programmes techniques. Pour ce qui concerne les Philippines, nous souhaitons renforcer nos efforts afin d’aligner notre programme de santé sur les objectifs des systèmes de santé définis par l’Organisation mondiale de la Santé, sur les objectifs du Millénaire pour le développement et sur le plan de développement à moyen terme des Philippines. Le Gouvernement des Philippines investit massivement dans les éléments constitutifs essentiels de notre nation. Ces deux dernières années, le secteur de la santé a bénéficié des plus fortes augmentations de l’investissement public dans le secteur social. Cette progression de l’investissement dans le secteur de la santé
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Annexe 6 est sans précédent et devrait permettre d’élargir la couverture des soins de santé aux familles indigentes grâce à notre programme national de sécurité sociale, qui couvre désormais 77 % de la population. De même, nous progressons dans nos réformes du secteur sanitaire en assurant une aide et une assistance technique aux provinces les plus pauvres, afin de leur permettre de mettre en place des systèmes de santé locaux efficaces et réactifs. Nos objectifs sont très clairs : obtenir de meilleurs résultats sanitaires, des systèmes de santé mieux adaptés aux besoins et un financement plus équitable des soins de santé. Un pari difficile : le faire ensemble Mais comme pour toute initiative publique, la difficulté réside dans la mise en oeuvre. Aux Philippines, nous avons appris que l’application efficace de nos programmes de santé repose sur quatre éléments déterminants. Le premier consiste en une bonne administration de la santé aux niveaux national et local et concerne l’encadrement à tous les échelons de nos institutions de santé, qu’elles soient publiques ou privées. Une gestion efficace permet de clarifier les objectifs pour toutes les personnes concernées, de mettre à disposition une information fiable en temps voulu, de distribuer les ressources le plus efficacement possible et de faire en sorte que les organisations fonctionnent efficacement. Le deuxième est la création d’un environnement propice aux investissements sanitaires. L’Etat et le secteur privé doivent être prêts à regrouper des ressources pour les programmes sanitaires. Pour les organismes publics, cela exige des activités génératrices de revenus qui ne mettent pas en péril la fourniture de services aux plus démunis. Le financement des activités de santé publique de notre pays devrait provenir de dotations budgétaires publiques nationales et locales, de subventions étrangères et l’assistance technique et le soutien d’organismes de financement internationaux. La coordination permanente avec la société civile constitue le troisième élément. Les mouvements de la société civile sont assez forts aux Philippines, ayant été des acteurs importants de nombreux débats politiques par le passé. J’espère qu’à l’avenir ces groupes de la société civile pourront consacrer la même énergie et la même passion à des préoccupations d’ordre sanitaire. Enfin, le quatrième élément est constitué par les gens eux-mêmes. Il y a plus de vingt ans, vous avez entendu parler de la révolution du peuple aux Philippines. Cela a été une époque glorieuse pour nous Philippins, parce qu’à ce moment-là nous étions tous unis ; nous voulions le changement et nous avons agi ensemble. Aujourd’hui, je pense qu’il est toujours possible de mobiliser le même esprit pour promouvoir notre programme de santé. Mais ici pas de politique… Il s’agit simplement de travailler ensemble pour le bien de nos populations et leur futur.
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Annexe 6 Ensemble, aller de l’avant Permettez-moi une fois encore de vous souhaiter à tous la bienvenue de la part du Gouvernement des Philippines et du peuple Philippin. J’espère que cette réunion du Comité régional sera véritablement productive. Je vous demande, mesdames et messieurs les ministres et les délégués, de concentrer vos efforts sur notre objectif, qui est d’améliorer la santé et de favoriser l’équité en matière de santé de tous les peuples de la Région. Ensemble, allons de l’avant et réclamons pour nous-mêmes et pour les générations futures un monde dans lequel tous les peuples peuvent vivre ensemble – en bonne santé, en sécurité et heureux. Enfin, je vous souhaite à tous un agréable séjour aux Philippines. J’espère que vous en apprécierez les paysages, les sons et le sourire de leurs habitants.
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ANNEXE 7 ALLOCUTION DU DR CHANG JIN MOON, PRESIDENT SORTANT, A L’OUVERTURE DE LA CINQUANTE-NEUVIEME SESSION DU COMITE REGIONAL DE L’OMS POUR LE PACIFIQUE OCCIDENTAL Je tiens à remercier personnellement le Comité régional pour l’honneur et le privilège que j’ai eus d’exercer les fonctions de Président à sa cinquante-huitième session à Jeju, en République de Corée, en septembre 2007. J’ai retracé la contribution de mon pays à l’action sanitaire dans la Région et, conformément à la tradition coréenne d’hospitalité, nous avons fait tout notre possible pour garantir le succès de la cinquante-huitième session du Comité régional du Pacifique occidental et pour rendre votre séjour agréable et mémorable. Une fois de plus, je suis extrêmement heureux et honoré de me joindre à vous ici à Manille pour vous parler de nos réalisations dans la Région pendant la période très intéressante qui a précédé cette cinquanteneuvième session. Mais j’éprouve aussi un vif intérêt pour l’événement important qui va marquer aujourd’hui l’histoire de l’OMS dans la Région du Pacifique occidental : la désignation d’un nouveau directeur régional. Je suis certain que notre sagesse et notre expérience collectives nous seront très utiles dans ce processus important. Je souhaite maintenant souligner certains des éléments dont nous avons débattu, que nous avons décidés et approuvés à Jeju l’année dernière. Le Comité régional a pris note de l’augmentation des fonds de toute origine alloués à la Région et a approuvé le plan stratégique à moyen terme 2008-2013 de la Région, qui reflète les nouvelles méthodes de travail de l’OMS fondées sur des objectifs stratégiques intersectoriels. Nous avons résolu d’oeuvrer ensemble pour atteindre l’objectif de la Stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique (SMEAP), à savoir que, d’ici à 2010, tous les pays et territoires de la région Asie-Pacifique devront avoir le potentiel minimum d’alerte et d’action en cas d’épidémie. Il faudrait examiner avec attention le budget programme 2008-2009 et au moins le budget pour la première année de l’exercice suivant, 2010-2011, pour nous assurer que nous sommes sur la bonne voie. Nous avons fait le point sur les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement et, notant que ces progrès étaient inégaux, nous avons réaffirmé notre volonté de renforcer l’action collective, notamment pour améliorer la survie de l’enfant, combattre le VIH/sida et la tuberculose et renforcer les systèmes de santé. Notant avec une grande inquiétude que le manque d’accès à des soins de qualité pouvait entraîner des inégalités sur le plan sanitaire et entraver les efforts déployés pour réaliser les objectifs liés à la santé, nous avons approuvé le cadre directeur pour des soins centrés sur la personne, qui tient compte des déterminants psychosociaux, culturels, éthiques et sociaux de la santé. Nous étions clairement convaincus que, pour progresser plus vite, il faudrait renforcer à la fois l’adhésion des pays et la direction par les pays, mettre clairement l’accent sur l’équité, améliorer les systèmes de santé, consentir des investissements plus importants et intersectoriels dans la santé et faire participer de nombreux acteurs. A cette fin, nous avons décidé d’augmenter nos ressources et d’intensifier notre action concertée à tous les niveaux.
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Annexe 7 Le rapport du Directeur régional montre que nous avons beaucoup avancé. Je vais m’appesantir ici sur les progrès importants que nous avons faits au cours de l’année écoulée. En application du cadre mondial élaboré par le Secrétariat de l’OMS et exposé dans le document intitulé L’affaire de tous : renforcer les systèmes de santé pour de meilleurs résultats sanitaires, la Région a conçu un plan stratégique de renforcement des systèmes de santé dans la Région du Pacifique occidental qui orientera la collaboration avec tous les partenaires et toutes les parties concernées dans la Région. Au moment même où le plan d’action mondial pour la mise en oeuvre de la stratégie mondiale de lutte contre les maladies non transmissibles était présenté au Conseil exécutif de l’OMS et ultérieurement soumis à la Soixante et unième Assemblée Mondiale de la Santé pour approbation, la Région avait déjà entrepris des consultations avec des experts et des homologues dans les Etats Membres pour approfondir et étoffer un document d’orientation initialement mis au point en réponse à une demande urgente des pays insulaires du Pacifique. Le document d’orientation de plus vaste portée a été révisé pour rendre le plan d’action mondial opérationnel dans le contexte du Pacifique occidental, suivant de près l’adoption de la résolution WHA61.14 dans laquelle le plan d’action mondial a été approuvé. L’année dernière à Jeju, le Dr Alistair Woodward nous a sensibilisés à des questions très graves liées au changement climatique et l’on ne peut que se réjouir à l’idée d’examiner plus à fond ce point très important de l’ordre du jour pendant la cinquante-neuvième session. Je pense que chacun d’entre nous se souvient des quatre constats qu’il a dressés alors : le changement climatique présente des risques réels ici et maintenant, les conséquences sur les systèmes physiques et écologiques sont déjà manifestes, le changement climatique a aussi des conséquences sur l’homme et il a des effets négatifs sur la santé. Des consultations avec les Etats Membres des Régions de l’Asie du Sud-Est et du Pacifique occidental ont débouché sur un projet de cadre régional d’action pour la protection de la santé humaine face aux effets du changement climatique dans la région Asie-Pacifique. Aucun pays ni aucune population n’est à l’abri du changement climatique et nous devons réfléchir ensemble à un bon cadre régional qui garantisse un avenir durable. La dengue est un grand problème de santé publique de portée internationale. Cette maladie pourrait prendre de l’importance dans l’application du Règlement sanitaire international révisé qui est entré en vigueur en 2007 ; les Bureaux régionaux de l’Asie du Sud-Est et du Pacifique occidental ont élaboré ensemble le projet de plan stratégique de lutte contre la dengue dans la région Asie-Pacifique 2008-2015 en vue de mobiliser l’engagement politique et les ressources nécessaires pour mener une action résolue et efficace. De son côté, la Région a également élaboré un cadre conceptuel complémentaire (outil de conception et de planification) qui permet non seulement de suivre les progrès accomplis pour chacun des principaux éléments de la stratégie intégrée, mais aussi de mobiliser les ressources financières indispensables. D’importants progrès ont aussi été faits dans d’autres programmes techniques, le plus notable étant que la Région continue d’enregistrer des taux de dépistage et de succès thérapeutique supérieurs aux cibles fixées et se traduisant par une baisse sensible de la prévalence de la tuberculose et de la mortalité due à cette maladie. En ce qui concerne la lutte antitabac, le Pacifique occidental demeure la seule Région de l’OMS dont tous les Etats Membres ont ratifié la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac.
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Annexe 7 Le cadre directeur pour des soins centrés sur la personne que nous avons approuvé à Jeju a pris une dimension concrète avec la publication d’un ouvrage de sensibilisation grand-public intitulé People at the Centre of Health Care: Harmonizing Mind and Body, People and Systems (Soins centrés sur la personne : harmoniser le corps et l’esprit, les personnes et les systèmes) lors d’un symposium international organisé à Tokyo en novembre 2007. Je suis heureux de lire dans les documents que des actions sont entreprises pour y donner suite, en particulier pour sensibiliser et mobiliser les principales parties concernées. Ce ne sont là que quelques-unes des très nombreuses informations dont nous disposons au moment de nous mettre au travail sous la direction d’un nouveau président. Je ne doute pas que la Région continuera à faire beaucoup d’efforts pour mettre en oeuvre les plans et les activités qui conduiront nos peuples à la santé pour tous. J’aimerais conclure en espérant que le double projet de renforcement des systèmes de santé et de soins centrés sur la personne se réalisera le plus tôt possible au cours de ce siècle. Je souhaite l’accès universel à des services de qualité permettant d’obtenir de meilleurs résultats sanitaires pour tous. J’espère que les individus, les familles et les communautés seront desservis par des systèmes de santé fiables auxquels ils peuvent participer. Je réclame des systèmes de santé de conception globale et empreints d’humanisme qui répondent aux besoins des parties concernées. Je suis convaincu que cette conception sera un fondement solide et se répandra partout dans notre Région et partout dans le monde. Pour terminer, j’aimerais remercier le Vice-président, Monsieur le Ministre Victor Yano des Palaos, les Rapporteurs, les Dr Mark Jacobs de la Nouvelle-Zélande et Mareva Tourneux de la Polynésie française, ainsi que vous tous, Mesdames et Messieurs les représentants, pour votre soutien. Je vous remercie et je souhaite que cette session soit fructueuse.
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ANNEXE 8 ALLOCUTION DU DIRECTEUR GENERAL Je souhaite tout d’abord rendre un hommage particulier au Dr Omi à l’issue des dix années pendant lesquelles il a remarquablement dirigé l’action sanitaire dans la Région. Les réalisations dans le domaine de la santé publique ont été très nombreuses pendant ces dix années. Permettez-moi d’en évoquer quelques-unes. Quand le Dr Omi a pris ses fonctions en 1999, il a fait de la lutte contre la tuberculose le programme phare de la Région. A cette époque, environ un millier de personnes mouraient de la tuberculose chaque jour et les ministres de la santé étaient inquiets à juste titre. Aujourd’hui, l’incidence de la tuberculose diminue dans la Région. Vous ne vous êtes pas contentés d’atteindre les cibles mondiales, vous les avez dépassées. Le taux de dépistage des nouveaux cas atteint aujourd’hui 78 %, tandis que le taux de guérison atteint 92 %, chiffre le plus élevé de toutes les Régions du monde. Félicitations ! Grâce à ses programmes nationaux de lutte antituberculeuse établis de longue date, la Région est dans une position favorable pour développer les soins contre la tuberculose multirésistante, assumant de nouveau un rôle de chef de file. Vous vous y prenez de façon à renforcer la capacité globale des systèmes de santé, en particulier les services de laboratoire. Vous avez également mis au point des méthodes novatrices pour associer les services antituberculeux à ceux dirigés contre le VIH/sida dans le cadre des soins de santé primaires. C’est une solution judicieuse à la fois pour l’efficacité des prestations et pour les patients. Le Pacifique occidental est la première et la seule Région dans laquelle tous les pays ont ratifié la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac, comme l’a fait entendre le Président sortant. Cela montre ce qu’il est possible de faire quand les dirigeants politiques mettent leur pouvoir de réglementation au service de la santé. Le monde microbien a fait connaître un sort difficile à la Région et a porté des coups sévères à son économie. C’est dans cette Région que le SRAS est apparu, qu’il s’est rapidement propagé et qu’il a été rapidement maîtrisé. C’est là aussi que se sont produits les premiers cas humains de grippe aviaire à virus H5N1 et que persiste la menace d’une pandémie de grippe. L’aptitude à mettre l’expérience à profit pendant une situation de crise pour élaborer une stratégie de protection est la marque d’une direction prévoyante des activités. La Stratégie de lutte contre les maladies émergentes pour l’Asie et le Pacifique offre une base solide pour assurer une meilleure protection en vertu du Règlement sanitaire international révisé. C’est un modèle de meilleure pratique pour les autres Régions. Ces réalisations et bien d’autres encore révèlent une efficience et une efficacité étayées par un véritable esprit de coopération et de collaboration au sein de la Région, mais aussi avec les collègues de l’Asie du Sud-Est. Mais les activités régionales entreprises sous la direction du Dr Omi sont aussi l’expression d’un coeur chaleureux et d’une âme secourable. Souvenons-nous de la déclaration faite par le Dr Omi il y a cinq ans sur la nécessité d’une approche plus globale de la santé. Le moment est venu, avait-il déclaré, de redonner un coeur à la pratique médicale.
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Annexe 8 J’attire votre attention sur une publication parue à la fin de l’année dernière et cosignée par le Dr Omi et le Dr Samlee, Directeur régional pour la Région OMS de l’Asie du Sud-Est, dans laquelle ils appellent des réformes qui centrent les soins sur la personne. Le rapport se fonde sur des données factuelles pour attester l’ampleur des besoins qui ne sont pas satisfaits. Et il fait appel à la compassion pour préconiser le changement. Comme il y est clairement dit, les avancées scientifiques, le perfectionnement des technologies et le progrès économique ne suffisent pas pour améliorer la santé. Les systèmes de santé doivent changer pour mieux répondre aux besoins et aux attentes des populations. La prévention est le coeur de la santé publique. L’équité est son âme. Les documents soumis au Comité traitent de différentes questions : systèmes de santé, lutte contre la dengue, maladies chroniques ou encore changement climatique. Mais ces quatre points de l’ordre du jour ont une caractéristique commune : ils montrent que les soins de santé primaires n’ont rien perdu de leur actualité. Il y a trente ans, la Déclaration d’Alma-Ata présentait les soins de santé primaires comme une série de valeurs de base pour le développement de la santé, une série de principes pour l’organisation des services de santé et un ensemble d’approches permettant de répondre aux besoins de santé prioritaires et aux déterminants fondamentaux de la santé. L’équité en matière d’accès aux soins et l’efficacité dans la prestation des services étaient des buts primordiaux. Mettant l’accent sur l’adhésion pleine et entière au niveau local, les soins de santé primaires honoraient la résilience et l’ingénuité de l’esprit humain et autorisaient des solutions imaginées, réalisées et perpétuées par les communautés. Surtout, les soins de santé primaires offraient un moyen d’organiser tout l’éventail des soins de santé, du ménage jusqu’à l’hôpital, en considérant la prévention comme aussi importante que le traitement et en prônant l’investissement rationnel des ressources en faveur des différents niveaux de soins. L’approche a presque immédiatement été mal comprise. On y a vu une attaque radicale contre l’ordre médical établi. On l’a qualifiée d’utopie. On l’a accusée de mettre exclusivement l’accent sur les soins au premier niveau. Pour certains milieux du développement, il s’agissait de proposer un système au rabais, des soins au rabais pour les pauvres, une solution au rabais pour les pays en développement. Aujourd’hui, les soins de santé primaires sont moins mal compris. En réalité, ils apparaissent de plus en plus comme un moyen intelligent de relancer le développement sanitaire. Les soins de santé primaires reposent sur les valeurs d’équité, de justice sociale et de couverture universelle. La Déclaration du Millénaire et les objectifs qui y sont fixés ont donné un nouveau souffle à ces valeurs, dans le but cette fois-ci de répartir plus équitablement les avantages de la mondialisation. L’Assemblée générale de l’ONU débutera à New York la semaine prochaine et de nombreux chefs de gouvernement et chefs d’Etat parleront de l’importance d’intensifier l’action pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement. Les principes des soins de santé primaires découlent d’une approche globale de la santé qui élargit le modèle médical aux facteurs sociaux et économiques et qui accorde autant d’importance à la prévention qu’au traitement. La véritable prévention s’attaque aux causes profondes des problèmes de santé et de la maladie, y compris aux causes relevant d’autres secteurs que celui de la santé. Les approches pratiques
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Annexe 8 découlent logiquement de ces valeurs et principes : l’action multisectorielle, la participation communautaire et les choix technologiques basés sur les besoins prioritaires. La lutte contre la dengue, dont vous allez traiter, repose sur l’engagement communautaire, l’action multisectorielle et davantage de prévention. Les principaux facteurs de risque de maladies chroniques se situent en dehors du secteur de la santé. La prévention repose sur l’action multisectorielle. De plus, comme l’indique le document dont vous êtes saisis, les soins de santé primaires offrent le meilleur cadre pour passer, dans les systèmes de santé, d’un modèle axé sur les soins aigus à un modèle qui concilie prévention et prise en charge de la maladie à long terme. En ce qui concerne le changement climatique, tous les experts nous disent que les pays en développement seront les premiers et les plus durement touchés. Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat est clair sur ce point : la protection contre les facteurs sociaux qui exposent tout particulièrement les populations pauvres et démunies est bien plus importante que la protection structurelle. La protection sociale des pauvres doit être une priorité importante pendant que le secteur de la santé se prépare à une recrudescence inévitable des événements climatiques extrêmes. Fin août, la Commission des Déterminants sociaux de la Santé a publié son rapport final. Les disparités criantes de résultats sanitaires sont sa principale préoccupation, l’objectif étant une plus grande équité. Le rapport remet en question l’idée que la croissance économique suffira à réduire la pauvreté et à améliorer la santé. D’après les tendances actuelles, la prospérité économique profite généralement aux populations déjà aisées et laisse les autres de plus en plus dans le besoin. Comme il est indiqué dans le rapport, les déterminants de la santé les plus importants sont liés aux conditions sociales dans lesquelles les gens naissent, vivent, travaillent et vieillissent. Or, ces conditions sont déterminées par les politiques gouvernementales. La croissance économique n’apportera des améliorations à la santé des plus démunis que lorsque des politiques seront en place pour faire face à ces situations sociales sous-jacentes. Les écarts observés dans les résultats en matière de santé ne sont pas le fait du destin. Ce sont des marqueurs de l’échec des politiques. Le rapport renvoie clairement aux responsables de l’élaboration des politiques, y compris vous-mêmes, la responsabilité de réduire les inégalités de santé. Et il le fait dans les secteurs qui vont bien au-delà de la santé. La Commission demande une stratégie de l’ensemble des pouvoirs publics qui inscrive la santé dans toutes les politiques publiques de tous les secteurs. En d’autres mots, la santé doit être visible partout. Le rapport s’intéresse également aux systèmes de santé. Il reconnaît que la façon dont ces derniers sont organisés, financés et gérés a une forte incidence sur l’équité. Comme il fallait s’y attendre, les soins de santé primaires sont salués en tant que modèle d’un système qui agit sur les causes sociales, économiques et politiques sous-jacentes de la mauvaise santé. Ainsi qu’on l’a indiqué, les systèmes de santé peuvent faire beaucoup pour améliorer la santé lorsque les services sont organisés autour des principes de couverture universelle.
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COMITE REGIONAL : CINQUANTE-NEUVIEME SESSION
Annexe 8 Lorsque nous réfléchissons aux conclusions de la Commission, nous devons également penser au paradoxe fondamental suivant. A l’échelle internationale, la santé s’est hissée à une place importante dans le programme de développement. Cependant, dans la plupart des pays, le ministère de la santé dispose en général de moins de poids et de pouvoir de négociation que les autres instances du gouvernement. Soyons francs. Dans la plupart des pays, un appel en faveur de la valeur que constitue l’équité en matière de santé ne suffira pas à obtenir un engagement politique de haut niveau. Il est naïf de penser que les ministres des finances, du logement, du transport, de l’éducation et autres feront figurer la santé dans leurs programmes pour des raisons éthiques ou morales. Le secteur de la santé doit fournir des éléments solides et des arguments politiques et économiques qui amèneront les gouvernements à estimer qu’il serait avisé d’inclure la santé dans l’ensemble de leurs politiques. Les responsables et les gestionnaires de la santé à tous les échelons devront acquérir le savoir-faire et les compétences voulues pour faire valoir leurs arguments. Vos gouvernements ont tous ratifié la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac, et c’est au secteur de la santé qu’en revient le mérite. Mais ce n’est qu’un début et les ministres des finances n’augmenteront les taxes sur un produit de consommation comme le tabac ou l’alcool que si le secteur de la santé avance des arguments convaincants. Permettez-moi de féliciter cette Région qui organise cette réunion de haut niveau sur la promotion de l’équité en matière de santé et de saluer l’attention particulière portée aux bases factuelles, aux politiques et aux initiatives. Il s’agit incontestablement d’un mouvement dans la bonne direction. En octobre, le Rapport sur la santé dans le monde consacré aux soins de santé primaires sera publié pour marquer l’anniversaire d’Alma-Ata. Ce rapport donne des indications pratiques et techniques pour réformer les systèmes de santé de façon qu’ils puissent répondre aux problèmes d’une complexité sans précédent. Tout comme le rapport du Dr Omi sur les soins de santé centrés sur la personne, le Rapport sur la santé dans le monde invite les responsables politiques à être très attentifs à la montée des attentes sociales en matière de soins de santé. Comme le montrent de plus en plus les faits, les gens veulent des soins qui soient justes et efficaces. Les gens veulent des soins de santé qui fassent leurs bon nombre des valeurs, principes et stratégies si brillamment exprimés à Alma-Ata il y a 30 ans. Les dirigeants politiques seraient avisés de tenir compte de ces attentes sociales grandissantes. Celles-ci pourraient également venir s’ajouter à l’arsenal des arguments de cette Région, puisque tous ensemble nous nous efforçons de redonner un coeur à la pratique médicale. Je vous remercie. Et merci à vous, Dr Omi, pour votre direction éclairée.