Synergie entre secteurs : oeuvrer ensemble à de meilleurs résultats dans les transports et la santé La politique Santé 2020 a été adoptée par tous les États membres de la Région européenne de l’OMS afin de relever les énormes défis que l’Europe affronte sur le plan social et sanitaire. Elle exhorte le sec- teur de la santé à se rapprocher des divers secteurs et parties et à poursuivre avec eux le travail d’amélioration de la santé et du bien-être de la population. L’investissement dans les transports joue un rôle important dans la détermination de la santé tout au long de la vie. Le secteur des transports est crucial pour la participation à la société, le développement durable, la prévention des traumatismes et des maladies, la promotion de la santé, et la qualité et la viabilité de l’environnement. Par leur collaboration, la santé et les transports peuvent apporter beaucoup aux personnes, aux populations et aux sociétés, diminuer les inégalités, soutenir le développement humain et fa- voriser un environnement vivable de qualité, en améliorant la santé et le bien-être, mais aussi en encourageant les transports dura- bles, la solidité et la résilience des groupes et de l’économie. Le secteur des transports peut aider à améliorer la santé des personnes et des populations en : • assurant la disponibilité et l’accès à des emplois et des services essentiels, à une éducation et à des loisirs; • créant un milieu de vie sûr et favorable, qui soutienne le bien-être des groupes et des personnes; • fournissant des options de transport durables et respectant mieux la santé, qui réduisent la pollution, le bruit et les embouteillages, tout en soutenant des modes de vie actifs, et en améliorant la sécurité routière et la qualité de l’air • encourageant l’insertion sociale par la lutte contre les inégalités en matière de salubrité de l’environnement, en préve- nant l’éloignement et la solitude et en réduisant la criminalité et la violence; • soutenant les personnes et les économies grâce à de nouveaux emplois et métiers liés aux nouvelles options de transport, et en améliorant la qualité et la viabilité de l’environnement ; et • collaborant avec le secteur de la santé pour responsabiliser les populations et renforcer leurs capacités à participer à des décisions influant sur leur environnement et leur santé. Synthèse Santé 2020 : les transports et la santé Juillet 2015 5 La meilleure façon de mesurer le progrès social est d’utiliser des indicateurs objectifs de santé, d’équité en santé et de bien-être, qui incluent notamment les conditions dans lesquelles les personnes naissent, vivent et travaillent. 1 La santé et le bien-être sont des biens publics et des atouts pour le développement humain, qui contribuent à bâtir des sociétés fortes, dynamiques et créatives. 2 La meilleure façon de garantir la santé et le bienêtre est de mener une action pangouvernemen- tale, et Santé 2020 encourage des approches pangouvernementales et pansociétales. 3 La santé et le bien-être peuvent être améliorés et les inégalités de santé peuvent être réduites si l’on mène les bonnes politiques et que l’on oeuvre avec les autres secteurs. 4 Les pays, villes et populations sont à des stades différents, chacun est unique et pourra réaliser des objectifs communs en choisissant des voies diverses. Messages clés Le but de Santé 2020 consiste à « améliorer de manière significative la santé et le bien-être des populations, réduire les inégalités de santé, renforcer la santé publique et mettre en place des systèmes de santé universels, équitables,durables, de qualité et axés sur la personne ». 2 Santé 2020: les transports et la santé En 2012, les 53 États membres de la Région européenne ont adopté Santé 2020, le nou- veau cadre politique commun de la santé en Europe, et se sont engagés à élaborer des politiques intégrées, qui incitent tous les secteurs à agir sur les déterminants économiques et sociaux de la santé et du bien-être. La promotion d’options de trans- port respectueuses de la santé, durables et non discriminantes peut jouer un rôle essentiel dans ce processus et contribuer à améliorer la santé humaine. Le secteur des transports est un acteur important de la vie des personnes, car il donne accès à des emplois, des services, une éducation et des loisirs et soutient la croissance économique ; il possède également la capacité d’in- fluencer l’environnement et la santé des personnes. Dans le contexte actuel de l’Europe, les voitures, les poids lourds et les motocycles sont les principaux moyens de transport routier. La croissance rapide de ce dernier influe sur la santé et sur l’environnement, engendrant des embouteillages, des acci- dents de la circulation, de la pollution de l’air et du bruit. Elle contribue à sédenta- riser les modes de vie, en particulier dans les zones urbaines, et à l’émission de gaz à effet de serre. Un grand nombre de ces facteurs de risque sont liés à l’apparition de maladies respiratoires, de l’hypertension, de l’obésité, de maladies cardiovasculaires, du diabète de type 2, de cancers et de troubles de la santé mentale. L’amélioration de la sécurité des villes pour les piétons et les cy- clistes, de même qu’une offre de transports publics adaptés, accessibles et aborda- bles auront un effet positif sur la santé et permettront de s’attaquer aux inégalités de mobilité au sein de la population. En oeuvrant ensemble, nous avons le pouvoir d’intervenir pour lutter contre les effets négatifs évitables, compenser les situations inégales et nous assurer que les personnes les plus vulnérables reçoivent l’attention supplémentaire dont elles ont besoin. Renforcer le lien entre la santé et la politique des transports 3Organisation Mondiale De La Santé Tous les États membres de la Région européenne de l’OMS ont convenu de suivre les progrès accomplis dans la réalisation de six cibles communes : 1. Réduire la mortalité prématurée dans la Région européenne d’ici à 2020 2. Prolonger l’espérance de vie dans la Région européenne 3. Limiter le manque d’équité en matière de santé dans la Région européenne 4. Améliorer le bien-être des popula- tions de la Région européenne 5. Assurer une couverture sanitaire universelle et jouir du plus haut niveau de santé possible 6. Définir des cibles et des buts na- tionaux en rapport avec la santé dans les États membres. Ce qui permet aux sociétés de prospérer et de s’épanouir permet également aux populations de jouir d’une bonne santé, et les politiques qui en tiennent compte ont davantage d’impact. Une tâche essentielle consiste à sensibiliser et à renforcer les capacités pour que les objectifs sanitaires fassent partie du développement socioéconomique et humain d’ensemble. Tous les domaines politiques, dont la santé, doivent revoir leur mode de fonctionnement et avoir recours à de nouvelles formes et méthodes politiques. Et cela s’applique à tous les niveaux : local, national et mondial. Le but de Santé 2020 consiste à « améliorer de manière significative la santé et le bien-être des populations, réduire les inégalités de santé, renforcer la santé publique et mettre en place des systèmes de santé universels, équitables, durables, de qualité et axés sur la personne ». Santé 2020 : un cadre d’action 4 Santé 2020: les transports et la santé Renforcer le lien entre les transports et la santé Il est connu que les transports sont un déterminant et un levier importants de la santé et de l’équité en santé. La satisfaction des besoins de la société actuelle en matière de transports influe sur la santé de multiples façons ; les pratiques de transports durables sont également fondamentales pour la protection et la promotion de la santé humaine. Par exemple, le manque d’activité physique adéquate est corrélé d’après des estimations, à environ 900 000 décès par an dans la Région européenne, où environ 20 % à 30 % des adultes sont estimés obèses. La marche et la bicyclette peuvent aider à intégrer l’activité physique dans la vie quotidienne, avec l’aide de modèles de transports urbains qui rendraient cela réalisable. En effet, la marche et la bicyclette sont aisément disponibles à presque tout le monde, peuvent avantageusement rem- placer les déplacements courts en voiture et être facilement intégrées dans les emplois du temps serrés des personnes, et leur vie quotidienne. Les traumatismes résultant des accidents de la circulation sont la première cause de décès parmi les jeunes âgés de 5 ans à 29 ans, et entraînent souvent des incapacités graves qui peuvent être permanentes. Le rapport intitulé Transport for health [Des transports favorables à la santé], et publié en 2014 par la Banque mondiale, indique que « les traumatismes et la pollution engendrés par les véhicules contribuent à six des dix principales causes de décès dans le monde ». Il constate également que « les traumatismes des accidents de la route ont des conséquences importantes sur la santé de la mère et de l’enfant ». Parmi les personnes décédées en raison d’accidents Synergie entre secteurs : la politique des transports comme outil au service de la santé de la circulation dans la Région européenne, 43 % d’entre elles étaient des usagers vulnérables de la route (27 % de piétons, 12 % de conducteurs de deux-roues ou de trois-roues motorisés et 4 % de cyclistes), et 50 % étaient des personnes roulant en vo- iture. Les environnements routiers dangere- ux dissuadent les populations d’utiliser les moyens de transport physiquement actifs et les transports publics. Le transport routier est également une source importante de pollution de l’air extérieur. D’après les estimations, l’expo- sition aux particules de l’air ambiant, dont les transports sont une source majeure, en particulier en milieu urbain, entraîne une diminution de 9 mois de l’espérance de vie, et causerait 482 000 décès prématurés par an dans la Région européenne. Selon le rapport intitulé Economic cost of the health impact of air pollution in Europe: Clean air, health and wealth [Coût économique de l’impact de la pollution de l’air sur la santé en Europe. Pureté de l’air, santé et richess- es], publié en 2015, le coût économique de ces impacts sur la santé est évalué à plus de 1,2 billion USD par an. La promotion du développement durable, par la réduction de la pollution de l’air et des gaz à effet de serre émis par les transports, l’amélioration de l’efficacité énergétique et le passage à une économie à faible empreinte carbone, contribueraient aussi, indirectement, à agir sur les résultats sanitaires liés au change- ment climatique. La mise en place d’infrastructures et de sys- tèmes de transport permettant à toutes les composantes de la société de participer aux activités de transport réduira les inégalités et renforcera de ce fait l’insertion sociale. Pour réduire les inégalités en santé dues aux transports, notamment l’exposition à des routes dangereuses, il est nécessaire de se préoccuper des groupes à haut risque, no- tamment les enfants, les personnes âgées, les pauvres et les personnes à mobilité réduite. La marche et la bicyclette sont par- ticulièrement accessibles aux groupes exclus des autres formes d’activité physique pour des raisons économiques, sociales ou cul- turelles ; par conséquent, elles recèlent un potentiel inexploité de réduction des inégal- ités de santé dans le domaine de l’inactivité physique. Pour rendre les routes plus sûres, il est capital que l’infrastructure routière et la conception des véhicules soient modi- fiées en tenant compte de cet objectif, de recourir à une législation complète et de l’appliquer, et d’éduquer les conducteurs afin qu’ils changent leurs comportements. L’intégration des thèmes communs à la santé et aux transports peut apporter des bénéfices mutuels, notamment la diminu- tion des embouteillages et des émissions, le passage à une économie à faible empreinte carbone et à faible consommation d’éner- gie, la hausse des activités physiques, et par conséquent, une meilleure santé pour tous. D’autres effets sociétaux positifs peuvent être espérés, grâce aux nouvelles opportu- nités d’emploi et de métiers liés aux nou- velles options de transport, à la qualité et la viabilité accrues de l’environnement urbain pour chaque enfant, homme et femme, prévenant de ce fait l’éloignement et la solitude, réduisant la criminalité et stimulant l’économie locale. 5Organisation Mondiale De La Santé Comment la poli- tique des transports peut-elle changer la santé? Santé 2020 offre une plateforme pour l’action commune entre les secteurs des transports et de la santé. Grâce à cette col- laboration, nous pouvons intervenir, nous attaquer à certains des plus importants problèmes de santé actuels, notamment les inégalités et l’exclusion sociale, et soutenir le développement durable, tout en veillant à ce que les personnes et les groupes puissent réaliser leur plein potentiel. La collaboration intersectorielle encourage et soutient les objectifs des transports en réduisant les em- bouteillages et les émissions, et en adoptant des économies à faible empreinte carbone et faible consommation d’énergie. Synergie entre secteurs : une collaboration pour promouvoir le développement durable et la santé LES PRINCIPAUX DOMAINES À EXPLORER ENSEMBLE SONT LES SUIVANTS : • Les moyens d’harmoniser les politiques de santé et de transport pour qu’elles bénéficient aux deux secteurs et soient au service de la personne dans sa globalité ; • Les moyens de parvenir à des bénéfices mutuels, tels que la diminution des embou- teillages et une sécurité routière accrue, et de développer les options de transport durable ; • Les modes de collaboration entre les secteurs de la santé et des transports dans un contexte de pressions économiques ou externes, en utilisant les plateformes politiques existantes telles que le Programme paneuropéen pour les transports, la santé et l’environnement, et en s’engageant spécifiquement à réaliser une vision visant la mise en place d’une mobilité et de transports respectueux de l’environnement et de la santé pour tous ; et • Les moyens propres à obtenir les meilleurs résultats possibles dans le domaine la santé et de l’équité en santé, par le renforcement des partenariats entre les secteurs de la santé, des transports et de l’aménagement de l’espace et de la ville. • En investissant dans des transports respectueux de l’environnement et de la santé, et dans des carburants propres • En soutenant des politiques des transports et de subventions qui réduisent les émissions de gaz à effet de serre dues aux transports, les polluants atmosphériques et le bruit • En encourageant des actions adaptées, communautaires et axées sur les besoins locaux, de mise en place de moyens de transport sûrs, non discriminants et respectueux de la santé, tels que la marche, la bicyclette et les transports publics • En renforçant le suivi et l’établissement de rapports sur les moyens de transport sûrs et respectueux de la santé • En créant des cadres permettant aux autorités locales d’agir en faveur de transports dura- bles et respectueux de la santé • En internalisant tous les effets et les coûts sociétaux dus aux transports non respectueux de la santé et non durables, pour promouvoir des transports durables et respectueux de la santé, à l’aide d’incitations commerciales concrètes • En reliant directement les populations locales (notamment dans les zones rurales) à l’infrastructure sanitaire et sociale Comment les secteurs peuvent-ils oeuvrer ensemble? 6 Santé 2020: les transports et la santé Comment la santé peut-elle changer le secteur des transports? Collaborer pour améliorer le bien-être des personnes et des populations LES DIFFICULTÉS Les transports influent sur l’environnement et la santé humaine, localement et à distance L’état de santé des personnes et de l’environnement se détériore, en raison de la hausse des transports motorisés dans les villes. Les pauvres, les sans-abri, les enfants et les personnes âgées sont davantage affectés, ce qui augmente les inégalités de santé Les problèmes sanitaires et environnementaux complexes nécessitent une cohérence des politiques et de nouveaux partenariats • En évaluant les implications sur la santé des politiques de transport, en termes de pressions sur la santé, de viabilité et d’opportunités de gains pour la santé • En intégrant dans la formation des professionnels de la santé, les con- naissances de base dans le domaine du lien entre politiques de transport et santé • En augmentant l’instruction en santé de toute la population, et en met- tant l’accent sur les bénéfices sanitaires, sociaux et environnementaux de l’activité physique, par les moyens de transport actifst • En actualisant les connaissances scientifiques des implications des transports sur la santé, et en développant des ressources et des outils de soutien au dialogue intersectoriel LES RÉPONSES NÉCESSAIRES Comprendre les effets, élaborer et mettre en oeuvre des politiques de transport respectueuses de la santé, par la collaboration intersectorielle et l’usage d’outils tels que les évaluations de l’impact sur la santé. L’élargissement des acteurs impliqués contribue à la légitimité et à l’ac- ceptabilité de ces politiques Renforcement du rôle de direction des transports dans l’environnement urbain, par une alliance avec les organisations et les militants de la santé. La prise en compte complète de la santé et du bien-être de tous les groupes de population dans les politiques de transport, y compris les groupes vulnérables ou marginalisés, aide à préserver, voire relever la qualité de l’environnement, notamment urbain. L’investissement accru dans les transports publics et le soutien aux moyens de transport durables sont bénéfiques pour la santé, et offrent la possibilité de réduire les inégalités sanitaires et sociales Collaboration à tous les niveaux de gouvernance, et plaidoyer pour des approches pangouvernementales et la coopération avec d’autres secteurs pour intégrer les transports, la santé et les objectifs environnementaux dans les politiques d’aménagement de l’espace et de la ville, notamment les infrastructures en milieu rural. Collaboration visant à démontrer que les bienfaits des transports durables et respectueux de la santé ne se limitent pas à l’environnement et à la santé, mais s’étendent également aux secteurs de l’économie et du tourisme et au secteur social 7Organisation Mondiale De La Santé La politique-cadre Santé 2020 a une mission politique. Tous les États membres européens l’ont adoptée, et elle peut être adaptée aux différents contextes et réalités qui composent la Région européenne. Elle décrit les moyens d’améliorer la santé et le bien-être, de les inscrire dans la durée et de les mesurer, grâce à des actions qui instaurent une cohésion sociale, une sécurité, un équilibre entre travail et vie personnelle, un bon état de santé et une bonne éducation. Elle demande au secteur de la santé de tenter de toucher les acteurs nombreux et variés évoluant tant au sein qu’à l’extérieur des instances gouver- nementales et fournit une inspiration et des orientations sur la manière de mieux relever les défis sanitaires complexes du XXIème siècle. Cette politique-cadre confirme des valeurs et se fondant sur des données scien- tifiques, définit des orientations stratégiques et des interventions essentielles. Elle s’inspire des données d’expérience glanées lors de la mise en oeuvre des précédentes politiques de la Santé pour tous afin d’orienter à la fois les États membres et le Bureau régional de l’OMS pour l’Europe. Les données scientifiques relatives aux effets directs et indirects des transports sur la santé offrent une base solide pour élaborer et mettre en oeuvre des politiques impli- quant le secteur des transports, favorisant la santé et le bien-être, réduisant les inégalités, bénéficiant aux transports aussi bien qu’à l’environnement, et contribuant de ce fait à la viabilité. La Région européenne possède de solides plateformes politiques, qui offrent une structure de gouvernance pour la collabora- tion des secteurs des transports, de la santé et de l’environnement. Ces plateformes comprennent notamment le Programme paneuropéen pour les transports, la santé et l’environnement, qui implique des en- gagement spécifiques à réaliser une vision visant la mise en place d’une mobilité et de transports respectueux de l’environnement et de la santé pour tous ; elles compren- nent également le processus européen Environnement et santé, qui s’efforce entre autres choses, d’offrir aux enfants des op- portunités d’être physiquement actifs tout en réduisant les risques de traumatismes. Ces plateformes, de même que les outils qui ont été élaborés par leur intermédiaire, peuvent être utilisés pour faciliter l’intégra- tion des transports et de la santé. Les données scientifiques relatives aux liens entre transports et santé sont en expansion continuelle ; mais le savoir déjà disponible offre une base solide au lancement d’un dialogue entre secteurs, dans le but de tirer profit de l’important potentiel des transports dans le domaine de la santé et du bien-être pour tous. Les bienfaits des transports durables et respectueux de la santé ne se limitent pas à l’environnement et à la santé, mais s’éten- dent également aux secteurs de l’économie et du tourisme et au secteur social. Par la collaboration intersectorielle, des solutions favorables à tous peuvent être trouvées et appliquées, ce qui consolidera leurs bienfaits au moyen d’une approche globale. L’ob- jectif de la Décennie d’action des Nations Unies pour la sécurité routière 2011-2020, qui prévoit de diviser par deux le nombre de décès dus à des accidents de la circula- tion, ne sera atteint que par des approches intersectorielles complètes ; sa réalisation sera bénéfique pour la santé de toutes les générations, tout au long de leur vie. Santé 2020 considère que le secteur des transports est un coproducteur de santé ; un espace politique extrêmement important pour la société, qui influe sur les détermi- nants essentiels de la santé ; un employeur de main d’oeuvre et un contributeur majeur d’une économie à faible empreinte carbone ; un secteur exerçant une influence capitale sur l’environnement physique et social, qu’il soit proche ou éloigné ; et un partenaire de la lutte pour l’investissement dans des politiques publiques en harmonie avec ses objectifs. L’accent mis sur la santé et le bien-être peut aider à s’attaquer à des problèmes complex- es tels que l’intégration des questions de santé et de transport dans l’aménagement de l’espace et de la ville, grâce à la consulta- tion participative. Utiliser Santé 2020 comme plateforme d’action commune : une mission politique et des données scientifiques ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ | BUREAU RÉGIONAL DE L’EUROPE UN City, Marmorvej 51, DK-2100 Copenhague Ø, Danemark Téléphone : +45 45 33 70 00 Fax : +45 45 33 70 01 Courriel : contact@euro.who.int Site web : www.euro.who.int © Organisation mondiale de la Santé 2015. Tous droits réservés. Numéro de document : WHO/EURO:2015-6166-45931-66212 TOUT AU LONG DE LA VIE • Protection sociale pour les femmes, les futures mères et les jeunes familles • Éducation et système de soins dès le plus jeune âge, abordables économiquement, de qualité et universels • Éradication des emplois dangereux et accès à des emplois de qualité • Action intersectorielle cohérente et efficace pour s’attaquer aux inégalités dont sont victimes les personnes âgées LA SOCIÉTÉ DANS SON ENSEMBLE • Meilleure protection sociale, en fonction des besoins • Création conjointe et partenariat avec les personnes ciblées, la société civile et des partenaires citoyens • Action de réduction de l’exclusion • Égalité des sexes DANS UN CONTEXTE ÉLARGI • Allègements fiscaux et transferts sociaux pour promouvoir l’équité • Planification à long terme, grâce à des liens avec les autres politiques SYSTÈMES • Cohérence accrue entre les secteurs • Interventions globales • Établissement régulier de rapports et examen public Limiter les inégalités en santé Pour limiter les inégalités en santé, les éléments suivants sont un bon point de départ:
Всемирная организация здравоохранения (ВОЗ / WHO) · Technical Documents
Santé 2020 : les transports et la santé
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