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Rapport d’évaluation 1974-1979 : première partie

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Jtffif itir+ltrtrGÉiÈ4",,:^;EnvrZlr : :rF!FF' Y ÿriG f,- I I ': : I ocPl78.2 i'I :f r t. ! tl, PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE DANS LA REGION DU BASSIN DE LA VOLTA RAPPORT D'EVALUATIOTU PBEMIERE PARTIE présenté par L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE { t : I ocPf78.2 PROGRAMME DANS IÀ DE LUTTE CONTRX L'ONCHOCERCOSE REGION DU BASSIN DE IA VOLTA RAPPORT DIEVALT]ATION L97 4-L97 9 PPüMIERE PARTIE présenté par L'ORCâNISATION MONDIALE DE TA { R 879 © Copyright Programme de Lutte contre l'Onchocercose dans la Région du Bassin de la Volta (OMS/OCP) Tous droits réservés. -1- Table des matières RESI'ME EÎ CONCLUSIONS . Chapitre I : Rappel général Chapitre II : Le problème de lronchocercose . Chapitre III : La lutte contre ltonchocercose et ses résultats .. Chapitre IV : Développement économi.que Pages 1i I 7 L7 4L Chapitre V : Recherche et protection de lrenvironnement 42 Chapitre VI : Chapitre VII : ChapiËre VIII : Annexe I : Formation Exécution et coûts Plan drAction et Budget 1980-1985 Réinvas ion 51 59 61 83 89Annexe II : Evaluation épidémiologique - bilan au Ier octobre 1978 Annexe III : Recherche .... Annexe IV : Estimation du coût drune extension au Bénin, Ghana eÈ Iogo 93 L02 Lrobjet du présent rapport est de passer en revue les réalisations du Programe de lutte contre 1 tonchocercose au cours des quatre dernières années. Le financement initial couvrait une période de six ans : 1974-L979. Pour la seconde période de financement - 1980-1985 - 1e Comité Conjoint de Coordination réuni au Koweî.Ë a approuvé une recoûmandation du Comité drOrientation en 1977 visant à obtenir qurune évaluation soit présentée à sa cinquièue'session. Le rapport qui suit tient compte des observations reçues des agences parrainantes, du Comité Consultatif Scientifique et Technique (SfeC)1 et des Coroités Nationaux pour la lutte contre lrOnchocercose. ' Le Programe a comencé eo L974 par lrorganisation de 1a structure administrative, le recruteoent et 1a fotmation des personnels techniques essentiels. En 1975, les opérations de luÈte ont déoarré en phase I. Conformément au calendrier établi par la mission drAssistance préparatoire aux Gouvernements (PAG)2 , la phase II a suivi en 1976, et a fait place à 1a phase III en 1977. Le contrôle du vecteur a été conduit partou! avec succès et les résultats obtenus jusqutàprésent sont conformes à ceux qui avaient été annoncés par la mission PAG. 11 nry a que certains sites à configuration hydrologique particulière qui nront pas été complèteoent nettoyéspar les épandages de larvicides. Ils sont rapidemenË identifiés par les équipes de surveillance et des mesures correctrices sont prises. Llauélioration des Ëechniques drépandage réduitdrailleurs progressivement le nombre de situations de cet ordre. La seconde tournée drinvestigations effectuées drévaluation épidéoiologique indique déjà que 1e niveau de contrôle atteint dans les secteurs où les applications de larvicides sepoursuivent de manière continue depuis troi.s ans se traduit par une diminution notable de Iaprévalence de la naladie chez les jeunes enfants eE une stabilisatlon des symptômes chezles personnes déjà infectées. Le phénonène de réinvasion continue de se produire dans la zone périphérique de Ia régiondu Progra*e. Les recherches ont montré que la plupart des simulies envahisseuses arrivent dans les secteurs clés à 1rétat gravide. Beaucoup sont porteuses de O.volvulus infectant. Bien gue les traitenents hebdomadaires des cours dreau empêchent les sinulies de stétablir, e11es nren font pas ooins Peser une menace saisonnière sur la population humaine. Toutefois, 1 reneeuble de la zone réinfestée représente seulement 20 % de la région totale du prograrme, soit une superficie comparable à ce1le qui avait été prévue dans le rapport de 1a oission pAG, encore que le schéma de distribution diffère. Les lieux drorigine des simulies envahisseuses Peuvent être distants de 3OO ko. Le traitement des cours dteau du sud de 1a Côte dtlvoire opéré en 1978 a notableaent auélioré la situation dans certains des sites les plus touchés. Les méthodes entomologiques et épidémiologiques eoployées dans 1e Programe se sont avérées satisfaisantes. Les épandages aériens de larvicides sur les gltes larvaires demeurent jusquricile seul moyen efficace de lutte contre 1e vecteur. Les équipes drévaluation entomologique ontfourni des informations utiles sur la distribution du vecteur, sur le Eaux annuel de piqtres et sur Ie potentiel annuel de transmission. De même des données ont peu à peu été rassembléespar 1'Unité drEvaluation épidéniologique sur Ies aspects clinique, ophtalmologique et épidémio- logique de la oaladie dans plus de 3OO villages pris come échantillons. Ces données serviront de base à 1rétude ultérieure de 1tévolution de la maladie après la lutte antivectorielle. STAC = Scientific and lechnical Advisory Co@ittee. PAG = Preparatciry Assistance to Governments Mission. I _iii_ Le Programme de recherche a été préparé et exécuté confornénent aux besoins des opérations.Des progrès notables ont été réalisés dans lridentification et le tracé de la distribution desdifférentes espèces_du complexe S.damnosum, ainsi que dans la déterninaÈion des principaux vecteurs infestant lraire du Programe. Lrépidéniologie de la mal-adie est malntenant oieux connue. Les progrès ont été plus lents en ce qui concerne la mise au point drinsecticides etde ruédicaments nouveaux mais des megures ont été prises en 1978 pour accélérer ces travaux.Une chimiothérapie appropriée venant compléter les activités de lutte antivectorielle estdtune grande importance dans la mesure où elIe pourrait atléger le sort des personnes infectées, mais non frappées de cécité, et contribuer en outre à écourter la durée du prograrnroe. Les recherches dans ce domaine sont éÈroitemenÈ coordonnées avec le Progrannne spécial de Rechercheet de Formation concernant les maladies tropicales (IDR) La fornation de personnels nationaux a constitué une grande part de lractivité du prograume.Après avoir formé des techniciens pour répondre à ses propres besoins, le prograEme a fourni desbourses dfétude à des médecins, à des ophtaloologistes et à des entornologi"t"à d"" pays parti- cipants afin de renforcer les structures natlonales. A cet égard lfannée 1978 a été marquée par une coopération encore Plus nette entre les gouvernenents et le progranme. En outre, uneformation sur les tas aux méthodologies employées a été aseurée à dÀs scientifiques drautres Pays. Un des principaux buts du Progranrme est drouvrir les vallées fluvlales au développementéconooique, 9ui'est 1a responsabilité des Etats. Lractivité de 1'Unité de DéveLopp.r.rrl écono- mique a consisté à suivre les actions dans ce domaine, variables dtun pays à ltauire, et àétablir un inventaire des projets en cours dans Ia région du programe. L. a"rr.r" coroplète dupotentiel et du développenent économiques de la zone du PrograumÀ faiE lrobjet de la partie rIdu présent Rapport drévaluation. Ltévaluation de ces premières années dractivités fait égaleoent ressorti.r que 1es résultats obtenus par le Progranrne sont conformés aux objectifs définiÀ par 1e STAC. Tel que défini par le STAC, lrobjectif du Progranme est de réduire lrimpact de la maladieà un niveau suffisaruoent bas Pour qurelle ne constitue plus un problème de santé publique ou unobstacle au dévelopPement socio-économique et, en outre, de mainEenir et dradapter Ies opérations de contrôle afin de stabiliser la oaladie à un niveau tolérable. Ce niveau tolérab1e est atteint lorsque 1a densité de piqtres du vecteur dans 1e secteur couvert par les opéraÈions de lutte est réduite, slnon à zéro, du moins dans des proportionstelles que la transmission de o.volvulus tombe au-dessous du seuil auquel se produisent leslésions sérieuses de 1roncho""ËilET"ire. Afin de quantifier les critères entoxûologiques,le srAC a adopté Ia reconnnandation drun Groupe de travail du Groupe scientifique consultatifselon 1aquelle une vallée fluviale pouvait être repeuplée sans danger lorsque Ie potentiel annuel de transmission est ramené au-dessous de 1oo larves infectantes de o.volvuius, ou letaux annuel de piqtres au-dessous de 1OOO simulies. ces niveaux ont été atteints sur environ 75 % de la région du progrgmme, et chaque année aoène des progrès suppléuenÈaires à mesure quron attaque 1es zones dtoù provlennent Ies simuliesenvahisseuses. Le srAC a conclu que, sur la base des connaissances et des techniques actuel-leoent disponibles, i1 conviendra de poursuivre sur vingt ans, coûme prévu, les àctivités decontrôle. 11 nrest pas possible au stade acÈuel de prévÀir avec précision la nature ou le niveaude ces activités, du fait que le Programne ne couvre 1a totalité de la région initialementfixée que depuis un Peu plus dtun an, ce qui est insuffisant pour perrDettre de recueillirlrensemble des données de base qui permettraient de prévoir lrorientation à venir. Le Progra'me a Pu suspendre 1es épandages systématiques de larvicides sur certaines desrivières pérennes de la Partie centrale de la zone traltée pendant la saison sèche. La mesuredans laquelle cette réduction des épandages pourra être généralisée dans re temps et dansltespace ne Pourra être déterminée quravec piudenee, si lron veut éviter de re.ettre en cause1es niveaux de potentiel annuel de transmission eE de taux annuel de piqtres déjà acquis, et dépendra aussi de lreffet des traitenents entrepri.s au-delà des limites actuelles. Le STAC Pen§e quron pourra faire une estimation raisonnable de lrampleur des réductions possibles danslraire actuelle ttois ans après que le contrôle aura été assuré sur lrensemble des trois phases, crest-à-dire à 1a fin de 1980. A la fin de la période de 20 ans, 1'".pl.,r, et la durée de ltopération drentretien dépendront du succès de la campagne actuelle et de lrintroduction éventuelle de nouvelles techno-logies. La durée du Programe dépendra également des résultats de la recherche dtappui prévue. Les efforts se poursuivront pour déterminer la longévité du parasite chez lthôte humain, pour mettre au Point une chimiothérapie adéquate pour réduire lrimpact de la réinvasion, et pour changer les méthodes de contrôle par lrapplication de technologies appropriées ainsi que 1a mise au point drautres insecticides et drautres foruulations. Le coùt du Progra"me pour 1a période L974-L979 est de lrordre de US §55 OOO OOO. Les esEioations budgétaires pour la continuation du Progreme au niveau actuel d 1opération sur la prochaine période de six années, 1980-1985, y compris lrext.ension au sud Côte drlvoire, sont de lrordre de US §133 000 OO0. Ces chiffres tiennent compÈe drune augmenÈation annuelle de 11,5 7. des traitements des personnels, - 3r5 7. pour lraugmenÈation régleoentaire, et 8 % pour lrin- flation - et de 8 7" pour tous les auEres cotEs opérationnels, sauf pour les opérations aériennes et le coût du remplacement annuel drun tiers du parc automobile ocPf 78.2 Page I CHAPITRE I RAPPEL GENERAI L'onchocercose, ou cécité des rivières, est transmi-se en Afrique occtdentale par des simulies du complexe Slmulium damno111g, qui se reprodulsent dans 1es biefs à courant rapldedesrivières.La*.t"àffi|Eut.particuric'.,o",.tdans1eszonesdesavanesouda- nienne et guLnéenne' est une cause de débilité et de cécité. Dans certai4es partles de la savane ouest-africaine, 1'onchocercose constitue un important obstacle au peuplement humain :t, 91 conséquence' au développement économique de nombreuses vaIlées qui restent désertes etimproductives. Et L974, au début des opérations du Programne de Lutte contre l'Onchocercose sur 1es 7oO ooo km2 du bassin de la Volta, on estimait que 10 % des habitants de Ia région étaient Porteurs d'Onchocerca volvulus, le parasite qui cause la nraladie, et que ce1le-ci étalt à1'origine de 1a cécité de 70 o0O personnes. 11 n'est pas posslble d'évaluer le nombre exactdes aveugles dans La zone couverte par le Progranune, mais on peut se faire une idée de L'impactde la maladie, en considérant la concentration géographigue de 1a cécité dont elle est respon- sable dans certaines régions. Le tableau épidémiologique de 1'onchocercose oculaire, cerac-térisé par des taux de cécité extrêmement é1evés parmi des groupes d'âge relatlvement jeunedans de Petites populations rurales, expligue les conséquences socio-éàonomLgues importantesde 1'affection. A partir des années 40, on a pris de plus en plus clairement conscience de 1'ampleur duproblème. Des enguêtes systématiques visant à en mesurer 1'étendue et des études dont l.objetétait de mettre au point et d'évaluer d'éventuelles mesures de lutte ont eu lieu dans pl.usleursdes pays concernés au début des années 50, ce qui a permis d'obtenir de mellleures données debase sur 1'épidéuriologie et f importance socio-économique de 1a uraladie. Des opérations delutte visant à détruire le vecteur ont été entreprises au cours des années 60. Modestes pour coEmencerr ces opérations ont atteint le maximum d'ampleur lors d'une campegne menée dans une région de 60 ooo kn2 sous 1'égide des Gouvernements de 1a côte d'Ivoire, de Ia Haute-volta etdu Mali et en association avec 1e Fonds européen de Développement (FED) et 1'Organisation deCoordination et de Coopération pour la Lutte contre les Grandes Endémies (OCCGE). En 1968, 1'Organisation mondiale de la Santé (OMS), conjointement avec 1'Agence pour le Développemen? international des Etats-Unis d'Amérique (USAID) et avec ltOCCGE, a convoqué à Tunis une conférence technique sur 1e problème de 1'onchocercose. La conférence a abouti à la conclusion qu'il était techniquement possible de combattre 1'onchocercose au moyen de larvi- cides et que les chances de succès seraient plus grandes si la lutte était menée dang une zoneécologique suffisanunent vaste pour qutil ne soit pas nécessaire d'effectuer sur 1'ensemble de 1a zone une lutte Permanente contre la réinvasion par les simulies vectrices. 11 a été recotn- mandé d'accorder la priorité au lancement d'un progranrne de lutte de grande envergure dans la région du bassin de 1a Volta englobant des parties du Bénin, de la Côte drlvoire, du Ghana, dela Haute-Volta, du Mali, du Niger et du Togo, pour protéger 1es populati-ons gravement affectéespar la maladie et créer aussi 1a base d'une future action coordonnée contre 1'onchocercose etd'un développement concerté en Afrique, au sud du Sahara. En 1969, le Bureau régional de 1'OMS pour 1'Afrique a organisé à Brazzaville une nouvelle réunion pour préciser 1a politique à suivre dans la préparation de la future campagne. Des représentants du Gouvernement du Ghana, de 1'OCCGE eÈ 1'USAID ont participé à cette réunion enplus de ceux de I'OMS. Peu après, en 1969 et en 1970, les plus hautes autorités de plusieurs des pays en cause ont présenté des demandes officielles d'aide à des sources de coopération technique et de financement tant internationales que bilatérales, jugées susceptibles de s'in- téresser à un projet aussi ambitieux. Parmi les organismes en queôtion figuraient 1'grgani- sation des Nations Unies pour 1'Alimentation et 1'Agriculture (FAO), la Bangue internatlonalepour la Reconstruction et 1e Développement (BIRD), 1'USAID et 1'OMS. De son c6té, 1e prograrrne des Nations unies pour le Développement (PNtD) a manifesté de f intérÊt pour un élargissement de sa participation aux études sur 1'onchocercose et à 1a lutte contre cette maladie dans la région du bassin de la Volta. ocPf 78.2 Page 2 La phase préparatoire Comme suite aux demandes reçues et à 1a suggestion de la BIRD, 1'OI,!S et 1e PNIID ont patronné conjointement en 1970, à Genève, une réunion des parties intéressées qui a défini le mandat d'une mission chargée d'effectuer des études complémentaires dans les septpays intérebsés, de préparer les plans du futur programme de lutte contre 1'onchocercose et d'en estimer les coOts. Cette mission d'Assistance préparatoire aux gouvernements (PAG)1 a étê financée par le PNIJD, avec Ia FAO comme agence associée. Entre-temps, en L972, ei égard à f importance et à la complexité du projet, le Directeur général de la FAO, le Président de 1a BIRD, l'Administrateur du PNIID et le Directeur général de 1'OMS ont décidé de créer un Comité d'orientation comprenant un représentant de chacune des quatre agences parrainantes pour coordonner leur participation à la planification et à 1'exé- culion du Progranrme. Les conclusions de la mission PAG et celles auxquelles ont abouti 1es auÈres études préli- minaires ont été combinées dans un rapport2 qui a été soumis en L973 aux Gouvernements du Bénin, de la Côte dtlvoire, du Ghana, de la Haute-Volta, du Mali, du Niger et du Togo; ce raPPort définissait un plan de travail pour Ia lutte contre 1'onchocercose dans 1a région du bassin de la Volta qui pourrait mener au repeuplement, à f installation et au développement économique des zones d'endémie. Le document a égalernent été présenté à divers organismes, institutions et gouvernements. Le Plan d'Opérations proposé dans Le rapport de la mission PAG a été approuvé en novembre L973 à Accra lors d'une conférence qui a réuni 1es sept gouvernements intéressés et les quatre agences parrainantes, et au cours de laquelle 1'Accord-cadre pour 1e Programre a étê officiel- lement signé par les gouvernements participants et 1'OMS. Cet accord, couvrant 1eg dispositions fondamentales prises pour la gestion du Prograrrme, a étê complété en L974 par des protocoles nationaux définissant les contributions individuelles de chaque gouvernement. En tant qu'agence chargée de 1'exécution, I'OMS s'est vu assigner la tâche de metÈre en oeuvre le Progranme qui a été officiellement installé le ler janvier L974, avec siège à Ouagadougou, Haute-Volta. La première année d'activité a été entièrement consacrée à 1'organi- sation des services, au recrutement et à I-a formation du personnel, au développement de f in- frastructure, à I'achat de matériel et de fournitures, à 1'exécution d'enquêtes complémentaires et à f intensification de 1a recherche. Les opérations de lutte proprement dites ont comnencé en févrler 1975. Le dispositif rnis en place pour permettre la gestion du Programme comprenait, au niveau des pays, les Comités nationaux pour Ia lutte contre 1'onchocercose (CNO), réunissant les représentants des principaux services nationaux intéressés; 1e rô1e de ces Comités est princi- palement de coordonner 1'action de tous 1es services nationaux appelés à jouer un rô1e dans 1e Progranrne et dans les projets de développement économique ultérieurs et d'assurer 1a liaison entre les divers gouvernements et le Siège du programme. Au niveau des agences, I'OMS a créé le Groupe scientifique consultatif (SAp)3 composé deprès de 2OO spécialistes techniques et scientifiques auxquels on pouvait faire appel en tant que de besoin pour avis sur tous Ies aspects de la maladie et des opérations de 1utte. - PAG : Preparatory Assistance and Governments Mission. .) 'PNUD, FAo, BIRD et oI'{S (1973) Contrôle de I'onchocercose dans 1a région du bassin de la Vo1ta. Rapport de 1a mission d'assistance préparatoir,e aux Gouvernements de : Côte d'Ivoire, Dahomev' Ghana. Haute-Volta, Ma1i. Niger, Togo - OCP/73.1 * annexes O-f à W-5, Z OO p.g.". 3 SAP : Scientific Àdvisory Panel. ocPf78.2 Page 3 Pour garantir une protectlon satisfaisante de 1'envi.ronnement, le Comité d'orientation aétabli 1e Groupe écologique, corposé d'un petit nombre d'experts possédant une vaste expé- rlence en matière d'écologie des bassins fluviaux, d'épidémiologie des naladies dans les basslns fluviaux et d'effets écologiques des pesticides. Lors dtune réunlon de gouvernements donateurs et participants et d'agences parrainantes,qui a eu lleu en Juin L974 à Paris, 11 a été décidé d'élargir les structures de gestlon du Prograutme. Les nouvelles structures comprenaient en particulier te Comité conjoint de coordi- natlon (CCC), composé de représentants des sept pays, de toutes 1es parties contribuantes et des quatre agences.r Le rôIe du CCC est d'exercer un contrôle général sur Ies politlques à adoPter dans Ia planiflcatlon et 1'exécution du Programne et de suivre Le déveJ.oppement des activltés. Le Costité, présldé per un Présldent indépendant et disposant d'un secrétariat mixte OMS/Banque mondiale, se réunlt au moins une fois par an. Aftn de fournlr au CCC une évaluation lndépendante permanente des aspects techniques du Progranme, 1'Ol'lS a créé le Cosrlté consultatif scientifigue et technique (STAC),2 composé de L2 meobres du Groupe scientlflque consultatif. Ce comité se réunit deux fois par ân pour exarninerles aspects scientifiques et techniques du Prograuune et préparer un rapport annuel présentant ses concluslons et ses reconlnandatlons à soumetÈre au CCC par f intermédiaire de 1'OMS et du Courité d' orientation. Enfin, lq Cmlté d'orientatlon a créé Le Groupe consultatif sur le développement écono- mique (EDAP),'chargé d'étudier constrrrnent 1es informations concernant 1es aspects de déve- loppeoent éconmique du Programe. Ce groupe, composé d'économistes et de spécialistes du développement agricole et rural, devait se réunir deux fois par an et présenter au CCC, par1'lntermédlaire de la Banque mondiale et du Comité dtorientation, un rapport annuel contenant ses conclusi.ons et ses reconrtnandations. Ces structures nouvelles ont été décrites dans un Protocole d'accord que Le CCC a adoptélors de sa première session, tenue en février 1975 à Abidjan, Côte d'Ivoire. A la suite des assurances reçues des parties contribuantes lors de cette première sessiondu CCC, 1'Accord Portant création d'un fonds pour la lutte contre 1'onchocer"o"", "o.rrrant lefinancement des six premières années d'opérations, a été signé 1e 7 mai 1975 par neuf Gouver- nements doneteurs14 ainsi que par la Banque africaine de Développement, la BIRD, 1'Associationinternationale de Développement, le pNIID et 1'OMS. En 1976, après 1a consolidation des activités sur 1e terrain, et dans 1'esprit de La nouvelle orientation de 1'0I1S, le Directeur général a décidé de transférer la responsabilitédu Prograurme du Stège au Bureau régional de l'Afrique. Cette mesure impliquait à la fois une nouvelle approche dans 1a direction du Progranrne et une réorganisation des services de soutien.En décembre L976, un nouveau Directeur a donc été nommé et le Siège de Ouagadougou a pris1'entière responsabll'ité de 1'exécution du Prograrme sous 1'autorité du Directeur régional pourl'Afrique. Le Bureau du Directeur du Prograrune à ouagoudougou a été renforcé par le transfertde personnel de 1'unité de soutien de Genève et un bureau de liaison a été établi àBrazzaville. 1 M.rbr"" du Conlté conjoint de coordination en décembr e L977 : Belgique, Bénin, CanadaCôte d'Ivoire, EtaÈs-Unis d'Amérique, France, Ghana, Haute-volta, rraq, Japon, Kowelt, Ma1i,Niger, Norvège, Pays-Bas, Républlque fédérale d'A1lemagne, Royaume-Uni de Grande-Bretagne etd'rrlande du Nord, Togo, Banque africaine de Développement, programme des Nations unies pour 1eDéveloppement (PNUD), organisation des Nations Unies pour 1'Alimentation et lrAgricuLturl(FAo), Banque mondiale (BrRD), organisation mondiale de la santé,2 ,rOa : Sclentific and Technical Advisory Commitree.3 AOgp : Economic Developuent Advisory panel. 4 République fédérale d'Allemagne, Royaume de Belgique, Canada, Etats-Unis d'Amérique,République française, Japon, Kowelt, Royaume des Pays-Bas, Royaume-Uni de Grande-Bretagne etd'Irlande du Nord ocPf78.2 Page 4 L'expérience à ce jour montre que la centralisation des activités de terrain a eu pour effet de resserrer les liens avec les autres niveaux de la structure, y corrpris avec les pays participants, et d'introduire une plus grande souplesse de gestion. Le Comité d'orientation, qui avait ete p"rti.ulièrement actif pendant la phase prépa- ratoire, s'est révélé au stade de 1'exécution un instrument très utile de concertation et de décision. Les Comités nationaux pour la lutte contre 1'onchocercose Vers la mi-1974, chacun des Etats participants avait officiellement créé son Comité national. Ces comités ont en particulier joué un rô1e très important dans la solution des problèmes logistiques qui se sont posés au début. A 1a première réunion conjointe des Comités nationauxrtenue à Abidjan en juin L977, iL a été décidé à I'unanimité que les Comités et le Progranrme se réuniraient désormais chaque année. La seconde réunion s'est tenue à Cotonou en juin 1978 à f invitation du Gouvernement du Bénin. Organes consultatifs Le Progranune, âu cours de ses quatre premières années, a bénéficié du concours et des avis des organes consultatifs. Au début, des membres du Groupe écologique et du Comité consultatif scientifique et technique (STAC) visitaient la zone du Prograunne pour discuter avec le personnel et pour se faire une idée directe des opérations et de leur contexte. A 1'expiration du mandat des membres du STAC, à la fin de 1976, la composition du Groupe était légèrement modifiée pour teni"r compte des besoins du Progrartrne en évolution continue. Après le transfert de la gestion, une réunion conjointe des deux comités se tenait à Ouagadougou en L977; eLLe était suivie en 1978 par une réunion du STAC à BrazzavLlle, au Siège du Bureau régionaI. Le Groupe écologique a examiné 1es données recueillies par les unités hydrobiologiques du prograrnme de surveillance aquatique et a attiré 1'attention sur les él"ément qul pourraient se révé1er défavorables à 1'environnement. Le STAC a joué un rô1e non moins important en ce qui concerne 1'évaluation technique du Programre et plus particulièrement 1'orientatlon de la recherche. Malgré les efforts faits pour réduire 1es double emplois entre le STAC et Ie Groupe écologique, notamment par 1a tenue de réunions conjointes et 1a représentation de chaque Groupe aux réunions de 1'autre, un certain chevauchernent n'a pas pu être complèterrent évité et des solutions continuent d'être recherchées. En sa qualité d'Administrateur du Fonds pour 1a lutte contre 1'onchocercose, la Banque mondiale mobiLise et gère les fonds requis pour 1'exécution du Progranrme. Les avances du Fonds à 1'OMS sont faites sur une base trimestrielle, sur réception d'une estimation écrite des décaissements à effectuer au cours du trimestre suivant. Deux fois par an, la Banque comnunique à chacune des parties contribuantes et au Comité drori.entation une situation des contributions, des recettes et des décaissements du Fonds. Au 31 décembre L977, Le montant des avances faites par la Banque mondiale s'élevait à §3O 2OO O0O dont $20 2OO OOO pour la période L974-L976 et 910 OOO OOO pour 1977. ôt(Drn r\-\- o A{ ôI) ()qt O P{ q6NoTÈ oÊ, ulIz UI= ol-zJt-z Ë<:UIjc) o æll|gz q,E .9z § \- o\ \!-" \t\ æct)É.ut= z,o,=UJ==É,0oÉÀ=ctUJz.oN Jgll. i oJ.EEo ÉUJ_É o I\iit\ 6 I Jta- Ë»(e/u/L)i{i., !k! oUJzUJal, UJ2cÊ,f= t ocPf 78.2 Page 6 oour i-'! I STRUCTURES DE GESTION COIiIITÉ CONJOINT DE COORDINATION corvltTE D'ORIENTATION FIG. I-2 r-------l Fonds Soécral F; ,n.[à1"..0." ! IBRD ) | r_ _____J 1^ Septembre 1978. I Grorpe| Écologiquer-l t-------l t______i I I I Servr ces Administratrfs Directeur du Progrannme Relatrons Exiérreures et lnformation Eprdémrologre de l'0nchocercose et Santé Publ r que Opératrons de Lutte contre les srmulres Unrté de D ével oppement Economi que ocPf78.2 Page 7 CHAPITRE II LE PROBLH'IE DE LIONCHOCERCOSE La maladie et le parasite Lronchocercose est une parasitose causée par un némaÈode du groupe-des filaires, Oncho- cerca volvulus. Le parasite est strictement inféodé à lthonrne et on ne iui connaît p"sE- réservoir animal. I1 est transmis par plusieurs dipEères de 1a famille des simuliidae àlaque1le appartiennent 1es vecteurs ouest africains qui sont les espèces du complexe Simulium damnosum s.1. La simulie est à la fois vecteur et hôte intermédiaire : Iamicrofilair.-filérée chez un malade doit accomplir chez e1le un cycle évolutif la conduisant en sept jours environ au stade de larve infectant.e qui seule peut infecter 1'homme. 11 nry a pas possibilité de transmission de la maladie si ce nrest par des formes parasitaires ayant. accompli I'obliga-toire cycle intra-vectoriel. Les Onchocerca volvulus adultes, mâ1es et feme1les, vivent dans les tissus humains soit à1rétat 1ibre, soit pelotonnés dans les formations fibreuses appelées onchocercomes, kystes ou nodules. Les vers libres et 1es nodules profonds sont indécelables normalemenÈ. Les nodules superficiels, visibles et palpables, siègent électivement dans le tissu sous-cutané en regard des plans osseux: gril costal, épines iliaques, trochanters, sacrumr genoux, tibias, crâne. Chaque kyste héberge une ou plusieurs paires de vers. Les malades ont en règle généraleplusieurs kystes ou amas de kystes et lors de campagnes de oodulectomies on a pu enlever plusde 4O kystes au même individu. Durant leur vie (estimée à 10-15 ans), les onchocerques femelles produisent des nillions drembryons, les microfilaires, qui se répandent dans tous les tissus de ltorganisme avec un tropisme Particulier pour la peau et les yeux. A partir de Ia peau elles pourront être absor- bées par une simulie au cours de son repas sanguin. Les microfilaires chez lthourne ont une durée de vie de 1 à 2 ans à ltissue desquels elles meurent si elles ntont pas été prélevées Par une simulie, ce qui les met en mesure de poursuivre leur cycle de développement. Les principales manifestations cliniques de la maladie sont dues à des réactions contrela présence de microfilaires. Leur gravité est directement 1iée à lrintensité du parasitisme. Les plus éléuentaires sont les lésions de la peau, dtabord à type de lésion de grattage, puisdréruption papuleuse prurigineuse. PIus tard, le revêtement cutané peut être profondément remanié : épaississement et sclérose sous forme de pachidermie ('rpeau de crocodilerr), atrophie cutanée localisée ou étendue, dépigmentation. La répartition de lronchocercose Lronchocercose est essentiellement une maladie de ltAfrique tropicale où elle sévit à des degrés divers entre le 15ème degré nord et 1e 15ème degré sud. Mais elle atteint deux autres continents : lrAmérique avec 1es foyers du Guatemala et du Mexique, du Venezuela et du nord du Brési1, de la colombie enfin; 1'Asie avec le foyer localisé du nord yémen. Grosso modo, Ia limite septentrionale africaine de la maladie va de la Gambie au sud du lac Tchad; puis elle remonte au Soudan sur 1e Nil jusqurà la région drAbou Hamed (19"15t nord) et redescend en Ethiopie sur les affluents du Ni1. Les états situés entre cette ligne et 1téquateur sont 1es plus atteints : toute ltAfrique occidentale (sauf la Mauritanie), leÇameroun, le sud du Tchad, ltEmpire Cent.rafricain, 1e sud du Soudan, ItEthiopie occidentale, le nord du Zatre. Plus au sud, la maladie est connue de Guinée équatoriale, du Gabon et du Congo, du Rwanda et du Burundi, de 1a cuvette centrale et du sud du Zafue, de ltOuganda, de ltouest du Kenya, de Tanzanie, dtAngola et du Malawi où e1le atteint. son point extrême, 1e 17ème degré sud. ocPf 78 .2 Page 8 Le vecteur et la transmission Espèces vectrices Les vecteurs connus de lronchocercose humaine appartiennent à 1a famille des Simuliidae. Les vecteurs africains sont des membres des complexes Simulium damnosum (dans toute lraire de répartition de la maladie) et silqqliqm neavei (d.n. "uEE@:r" d-tAfrique cenÈrale er Le complexe §-jêtrggsgtrq On sait depuis quelques années que S. damnosum, considéré jusquralors comûe espèce homo- gène, constitue en réalité un complexe drespèces. Des études effectuées récement ont permis dfidentifier 24 ségrégats cytologiques distincts à travers 1'Afrique tropicale. Pour lrAfrique de lrOuest, neuf ségrégats ont été décrits, dont six (ttl{iletr,rrsirbarr, ItBandamatr, trsoubrérr, rrYahrr,ttBillerr) présentent un intérêt irmédiat parce qutils se trouvent dans Ia zone du Pro- granme ou qutils lui sont direcrement associés. Lors de la réunion drun Groupe consultatif scientifique sur les complexes de vecteurs, on a approuvé 1a décision de considérer ces ségré- gats corme des espèces portant. les noms suivants déjà utilisés dans 1es publications : S. squamosum, S. yahense, S. soubrense, S. sanctipâuli, S. damnosum s.s., S. sirbanum. Le tableau II-1 et la figure II-1 montrent la répartition de ces six espèces principales respectivement pour 1'ensemble de ltAfrique occidentale et pour 1a région du Progr:nrme ainsi que les zones limitrophes. Chaque espèce a un schéma de di.stribution caractéristique qui est en rapport,avec la répar- titlon des zones bioclimatiques drAfrique de ltOuest : S. sanctipauli nra jamais été trouvé en dehors des zones de forêts; S. squamosum et S. yahense, plus ubiquistes, sont principalement localisées à certains types de cours dteau au couverE végétal dense; S. soubrense peuple princi- palement les grands cours dreau des zones forestières et de savane guinéenne; S. damnosum s.s. se rencontre surtout dans les zones de savane guinéenne; S. sirbanum a pu être mise en évidence en forêt mais crest principalement en zone de savane soudanienne et au nord de 1a savane gui- néenne que cet.te espèce est largement répartie. orientale). En ce gui concerne S. damnosum s.1 au sud, celle de lronchocercose. Des différences dans le à lrautre et en fonction des TABLEAU II-1 son aire de répartition déborde, au nord et potentiel de transmission ont été mises en évidence drune espèce zones bioclimatiques. REPARTITION DES ESPECES DU COMPLEXE S. DAMNOSIM Espèces Aire de dist.ribution Habitat squamosum yahense soubrense sanctipauli damnosum s. s. s irbanum Cameroun, Bénin, Togo, Ghana, Côte drlvoire, Haute-Vo1ta Togo, Ghana, Côte drlvoire, Guinée, Libéria Bénin, Togo, Ghana, Côte dtlvoire, Libéria, Guinée, Haute-Vo1ta Ghana, Côte drlvoire, Libéria Cameroun, Nigéria, Bénin, Togo, Ghana, Côte dtlvoire, Libéria, Guinée, Ma1i, Niger-, Haute-Volta Cameroun, Nigéria, Bénin, Togo, Ghana, Côte drlvoire, Guinée, Gambi.e, Haute-Volta, Mali, Niger Forêt humide et forêt fluviale de 1a savane guinéenne Forêt humide et forêt de montagne; en Guinée, égalemenÈ savane Forêt humide fluviale en Guinée, éga1e- ment savane Forêt humide Forêt humide et savane guinéenne égale- ment savane soudanienne Savane soudanienne, également savane guinéenne et même forêt ocPf78.2 Page 9 Bio-écologie du vecteur Conrne toutes les simulies, S. damnosum s.1. se développe, à 1tétat larvaire e! nymphal, dans les eaux courantes. Le développement préimaginal (oeufs, larves et nymphes) dure une quin- zaine de jours dans les conditions Eropicales de Eempérature des eaux courantes. Les diverses espèces du complexe ont des exigences quelque peu différentes en ce qui concerne les condiÈions physico-chimiques des eaux de leurs gîtes larvaires. De lrensemble des particularités biologiques retenir car elles déterminenE 1a stratégie et la , deux caractéristiques fondamentales tactique à mettre en oeuvre contre S. sont à damnosr:m i) les exigences de larves du complexe sont relativement draconiennes, parÈiculièrement en ce qui concerne la nourriture larvaire. Ceci se traduit par une répartition spatiale restreinte des lieux de reproduction et rend possible, après un recensement minutieux de ceux-ci, Eoute campagne qui vise à détruire, dans une zone déterminée et de manière suffi- samrent spécifique, les populations larvaires de lrespèce; ii) ce facteur, favorable à la réalisation dtune campagne coordonnée, est malheureusement contrebalancé par la puissance de vol des femelles, ce qui, dtune part, entraîne 1a néces- sité de poursuivre 1es traitements sur une période très longue permettant seulement une réduction satisfaisante de la population parasitai.re hébergée par lthorune et non 1réradi- cation totale, et, drautre part, ltobligation de soumettre au traitement une zone suffi- sarmnent vaste et protégée afin dry réduire les conséquences de réinvasions possibles. La t.ransmission Les microfilaires d'O. volvulus, agent pathogène de 1'onchocercose humaine, doivent obli- gaEoiremenEPasser"h",.,i@ourPoursuivre1eurdéve1oppement.cesmicrofi1aires, ingérées au cours d'un repas sanguin effectuent plusieurs mues au cours d'un cycle qui dure en moyenne sept jours. A f issue de ce cyc1e, les larves infectantes quittent. leurs hôtes par effraction au cours d'un repas sanguin ultérieur. Compte tenu de la durée du cycle reproduc- teur de la femelle de S. damnosum, il est peu vraisemblable que le parasite atteigne le stade infectieux entre deux repas sanguins. Ainsi, une femelle infectée ne deviendra donc épidénio- logiquement dangereuse que lorsqu'eIle effectuera un troisième repas sanguin. La dynamique de la t.ransmission dépend de nombreux facteurs, dont 1es principaux sont : - la quantité absolue de simulies vectrices potentielles; - 1râge moyen des populations vectrices; - ltespèce vectrice envisagée (adaptation au parasite, degré dranthropophilie, etc.); - la saison de transmission; - le degré de contact enlre les populations humaines et vectrices, dépendant des activités humaines (âge, sexe) et des facteurs précédents; - Ie degré drinfestation des populations humaines, seul réservoir de virus. Epidémiologie de lronchocercose On ne connaît pas encore tous t-es é1éments déterminants de 1révolution spontanée de 1a maladie onchocerquienne. Mais certaines lois générales se dégagent des observations. L I accumulation parasitaire Ltonchocercose est une parasiLose se développant lentement selon un processus accumulatif. Sa latence clinique après contaminat.ion est longue (1 an en moyenne). La guérison spontanée est tardive, fonction de la durée de vie des vers adultes (1O à 15 ans). Dans des conditions de transmission stables, la charge filarienne augmente progressivement chez lrindividu au fi1 ocPf 78.2 Page IO des ans. La gravité des Iésions est en relation c'est-à-dire 1e nombre de vers adultes hébergés qutils émett.ent. Intensité de la Eransmission et sont les deux éléments du contact hornme-vecteur Lronchocercose se manifeste en foyers, centrés aux abords desquels 1a maladie sévit sous sa forme obéit aux caractéristiques hydrogéographiques de la foyers seront plus ou moins étendus et compacts, ou une véritable mosatque. directe avec ltintensité du parasitisme, par lrorganisme et le nombre de microfilaires durée drexposition aux piqtres de la simulie qui règlent lraccr:mulation parasitaire. sur un gît.e ou une ligne de gîtes larvaires la plus i-ntense. La distribution des foyers région. Selon la densité des gîtes, 1es au contraire séparés et limités, formant Dans quatre villages de la zone du Programme, des potentiels annuels de transmission (ATp)1 de précampagne ont pu être établis sur une période suffisannnent longue pour quron ait une bonne idée des variations annuelles. Lrexamen médical de différents villages soumis à des ATp de plus en PIus élevés montre que cette exposition entraîne dans la population des 1ésions d'onchocer- cose de plus en plus sévères (Cf. tableau Il-2). Les disparités géographiques Au sein dtun même foyer, la gravité de ltendénie décroit au fur 1a périphérie. cette stratification en plusieurs niveaux (vi1lages de troisième ligne) dépend de la fréquence du contact hormne-vecteur qui 1réloignement du gîte et de la distance de vo1 que doivent accomplir Niveaux drendémie et à mesure quton en gagne première, deuxième et diminue en fonction de les simulies. Lrétude réalisée dans la zone du Prograrune sur 364 villages montre que deux types de situation sont nettement individualisés. a) Un niveau de gravité majeure de 1a maladie, correspondant à ce que 1es entomologistes onÈ appelé le niveau de désertion, et que nous préférerons appeler niveau dt inÈolérabilité : à ce stade, 1a survie de la communauté en tant que groupe constitué est en jeu. Ceci paraît survenir chaque fois que le taux de cécité excède 4 à 5 % de La populaÈion totale. 11 y a alors régres- sion démographique au moins relative et par 1e jeu combiné des facteurs sanitaires et sociaux,1a densité droccupation du sol tend à baisser au-dessous de 5O habitants au km2 jusqurau seuil critique de 35 habitants au km2 où 1es villages de première ligne paraissent n'être plus qu'en sursis. Tous ces villages ont aussi : - plus de 60 % dronchocerquiens; - plus de 20 % drindividus porteurs de parasites au niveau de ltoei1; - plus de 10 % de porteurs de complications oculaires graves; - une densité microfilarienne moyenne supérieure à 10-15 mf. Toutes les communautés comptant plus de 60 "L dt onchocerquiens ne sonÈ pas dans cette situation et e11es associent ces différents paramètres à des degrés divers. Mais i1 paraît raisonnable de considérer ce taux comme le seuil au-de1à duquel i1 existe un risque majeur drapparition drune situation intolérab1e. Crest ltexistence de ce risque que nous définissons comme lrhyperendémie. b) A lrinverse, en dessous dtun certain niveau dtinfestation, 1a maladie est socialement inapparente. Dans ces co[trnunautés : --1_ - ATP = annual transmission de piqûres (Afn = annual biting potential : pour une explication de I|ATP et du taux annuel rate) voir notes en bas de la page 23 du chapitre III. ocPf7s.2 Page 11 une part minime, comme facteur de cécité dont Ie sril existe une auEre endémie majeure connre le - lronchocercose ntintervient pas, ou pour taux est en règle inférieur à I Z. (sauf trachome ) ; - moins de 10 "/" de La population héberge des parasi.tes au niveau de lroeiI et Ies cas delésions oculaires irréversibles se comptent par unités (toujours moi-ns de 2r5 % de tapopulation); - la densité microfilarienne moyenne du groupe des positifs est inférieure à 1o. ce nj-veau de tolérance parfaite se retrouve pratiquement dans tous les vilrages où nous avonsdénombré moins de 40 7" de malades. l'lais dès ce seuil de 40 %, des signes draggravation rapideaPParaissent. Aussi définlssons-nous lrhypoendémie, niveau toLérable de Ia naladLe, par lrexis-tence de moins de 35 7. de malades dans une cormunauté. c) Entre ces deux limltes - moins de 35 7-p1us de 60 % - toutes 1es siÈuaEions existent. Desfacteurs de résistance collective (clensité humaine par terroir) ou de senslbilité lndividuelle,des différences drexposition au rlsque selon le sexl, les catégories professionnelles ouethnique§, la répartttion sociale des tâches, ou le mode de mise en r"l",ra du terroir, fontquraucune loi générale ne peut caractérlser ce quril est convenu drappeler la méso-endénie. sadéfinition est donc Purement négative : est méso-endânique touÈe sltuation où ra maladie cesaedrêtre soclalement inapparente et nra pas atteint un niveau intolérabLe pour le groupe qurellefrappe. La cécité La concentration des cas de cécité dans Ies petites collectivités rurales, avec des taux exÈrêmement élevés dans les groupes drâge relaÈi.vement jeunes (cf. figure rr-2i a des répercus-si'ons sérieuses sur la capacité de travail drune partie inporÈante de la populaÈion. Lrotser-vation récente dtune surtortalité des aveugles par rapport aux adulÈes sains des mêmes classesdrâge laisse Penser que lrestimation actuelle de plus de 1oO oOo aveugles vivant dans 1a zonedtocP ntest Pas une approche exacte du phénomène. Le risque de cécité encouru par une popula-tion vivant en zone drhyperendémie peut être deux ou trois fois plus élevé que le taux de céciÈé observé à un moment donné. I ocef te.z Page 12 \o) xrJ5 (u .t --(§E o --,FI \OJ o N N o È'e È ô.1 N N \, à< \o N (, \c) ü) d 0, o o tl o J .(ü U(,)O orJ .lJ)ÿÉo .r{ .r{É+J (§ od(ÿ') a o.o'o\o O. F.id(t, .J: TJÜJr{ ..F{aêr '(, at) C)OA.\o) orF{ 'UCrF{alfvoot!XF{Éo01(6É ..{ (.)oouUÀOX(ao0r5 ..{ oÉ.oU)Ho .'{ .r{ li rJfJ (ü ..{ J .ûÀ!.,{F{ .r{ (Uao-oÀOF1OF{t{ÀF{.4oooorgF{il!'r1J .r{ (! .r{ /(ü>F{O 'r{ ) É,o€ooÉo5É.d(uoolrOr,É\0J0rOOt+tl.lO..{§0)'.{!O !$cr..irro>!..{OGU)-coo.§o'or{Éo(u0(uxÀ-ÉoËÂ)lr'J(,oOJON c)@(§--\JIrOF{ t!- +J-dx.1,0roa (U(âqrod @oo.r{GüTOO -ÉÉJOO 5}lt{t{ C, \oJ (t a.J.i+rÀO lr \0)ÀrJtrO\0J 'à(/)Él]É .O O $ .È.1rJ\0)Àr1l oèolo)JO,)E,O \0)t§ÉF{\o)ÉJ!XOo.r{ ,xio(!0(U\0) EiEoc) F{ c.l CO § v v v o -U,0)à Ei .J Y J"I e 'â'âX'ol ôYdo 9.5IottrHE tl .J È{ C1 @ ô='9 r\§ F{ ȧ o\ o N N rô N €Ë ËfiÏb H§ §Eu à'e æ .t F{ N c1 c1 à{ o^ trl È{ o\ r^ o ,Hôq9 .il9U.o! od9 o, '-l q H EiÈI X:oË æ N ôJæ J \o N t @ôl Pi or 9g,aÿç{I ! É^ ËïË â" É o\ ô: \o (rl d o oôl @ \o ôt sËq;jË E!i6 ar -. à{ co§ rô ô{ ô o N à§ F\ co\o N \o N o - 'rl ,*. b q9 'rYu \o'^aÉYo."{'1U E ''E*Ë OJË ô. @o r^ -i.ô N c{d c-l § rô H Êr ôJ oN o.l ooN oo\o o N o @(, I F{ .',{ o v) r§z 0,d ,d É(,À o ô0 o co (§ @É (Uâ olr ii C)! Cjh zoAV)Ei F{4,2 .1 <D(,)P{ Cr) oHP{O&lrl ()z -oâH <nzu) oHF{EF(âNZ ch<opafuHxr{rll -ô FJ .J) fd FlO f:l aZEjZ rI]<hl\ v)ÈI Fl Ê1H F{ .zôt trlrHF-i OF{À !r (/) <É1ÊlâÈÊa< Ê{ = = uJ A !{ i 2â = 92ËËia e a = 3 A = r o() .< * ÿ".ti Z.aJ6<( '\ÿ 4r,à §ao-, o <{f );'.----_ Tl4 f..-" 6f,Y oiuna O uéaé *ÿ a _ ") o sfu liono, §§ _ r.Qoo /' >t - -l^ù r ffiàt^cnl§l\"ÿr§\r JÂ\t^^3 I \ ffi',J -\v/ \l-\ « ')--^-à3Ë |"Htrè1)--/lur=)aoatLhar-rt_ üÉ/ .o\2\\,u^o*o \os é olzisE) r< o\§{v , = -\O r I <(i7ê =J \.. -ül-2- - . -^ .Jÿ . 'È i=F q{'(-DE' 4-- Ell)t| . -; wq/ \x§i \ ^lt-,( - " * - (ao(,'oIÉ.oY) s,È )l-ov-E<.o- ( \_.- 'gr^ÿ:' .u0 /' r"§,zlÈ'r!ltrrÈ\ lO - '- - -z'. (9Jz/F\F\i?rq.- Vet ,I J -1 t ) :â^-c, I1e-*\z(^' ,)\YJo!ço"/(Â)Lâll{ 1"% à§!-, )," \ 'rZ1'à l-\ É #-./ (9a .\ ^3L^ '\g "^ ./ -/("ur / 1../:* J -/*trv " lo0 .*Ê---dr - J4 ^ € r3jo ' ' E<l J ,/1 àr' T-- - . ' 1< / o , -l" a o -( 'gt- \ (-(< 2æofL )zo ôazY o(,ooo!ZzulFJ .co *§/ /< < u "tt: ao\rt\É \\6\'r'6 lo(, oBo(, - - -{lo tr §\èlo\9ù§§"aC§ \o/ 9_a_ ôt.(ÿ.} @ Fl t\\\oê{ è0 (.)qt OÊ{ =l=l3/rlolzl=I<lôl";lllJxtlJJè=o(J)ôar.,llJo{l,lèa^!uU'Lr.lo ,z otsFoÉ,è. 'uJ0c'-{IHHoHh ocPf 78.2 Page L4 FIG. II-2 DISTRIBUTION PAR AGE DES AVEUGLES (HOMMES) DANS 15 VILLAGES I{YPERNNDEMIQUES Cécité due a l'onchocercose Cécité due a d'autres maladies 40 Age 20 r5 c o,o , o o- t0 5 r0 70 /l \ / /r- - --/ \ \ \/ " '12 ocP/78 .2 Page 15 zrtSz oHA ü I 0,fc c(E q, f .s o.(§ E't o E\0)! G)oc E Eo { a 5 Fti 1ô ? o.,-,gr6 = êG ,g s* fiF .g(!(§ o; ûZY!, oo E'I§.9 IIJ æ. @. F(\ VV o -v -v .!a VV V V OoJo-cü Ooo. §)erJ)No)E')§)- r.lJ È .: - êgo Eb 3 EE)u .o;i8 - ru §Pd9 EPEd g§E d6 ^6 t- ts'EIFL o qrë - oo, o. o.6É. ,o ,o '6 rn9 (q o 'o) cq,ô €I o ô Àt *'as § R o ô g o r3aa - - r- -'.r/i. ,,/ il {-1,-*i r .ôr .t, 8l tô -t .l ÀlOr I ô 3ôô eo o 5 at 5 a ô a o sa;6nany ocPf 78 .2 Page 16 t I oI àQÈ o cn 8.e§ :,(J o 0)c 6.9 ,-o (o (E CL f o!+E cg 6 i .0, LlÈc)l a) boF oo o-(J o: r.u Iz o N J IIJ o U) uJ(9 JJ ;(orc)lals z l= ÉI .rtUlo zE<l- :)() t! ul æ. aJ :)oo u.l =U) E U' É È ooa(Elrrsf guelno atustlgseled nP ecuele^?Jd ocPf 78.2 Page L7 CHAPITRE III IA LUTTE CONTRE LIONCHOCERCOSE ET SES RESULTATS Données de base - Èlét,hodes et techniques de lutt.e En lrabsence de touEe arme thérapeutique acEuellerent applicable en campagne de masse, la seule méthode possible reste la lutte contre le vecteur. Prenant en considération les caractéristiques génétiques, biologiques et écologiques de S. dannosum s.1., la lutte contre 1e vecteur peut srenvisager, en théorie, sous de nombreux aspects. LutEe écologique La suppression des rapi-des, lieux de reproduction et de développeoent du vecteur dans les cours dteau, constitueraiÈ la solutlon ldéale, puisque définitive, au problème de lronchocer- cose. Creet ainsi que les grands barrages africains (Assouan, Akosombo, KainJi, Kossou) ou en cours de réalisation ou de planlftcation (Sélingué, Manantali, Nouobiel, Jebba, Bui) par Iefait qurils supprirent à lramont toute posalbilité de reproduction de S. dannosuo ont eu, ou auront, sur lronchocercoae un effet extrêmement bénéftque. Une étude entreprise par OCp a per- mis de préciser que la construcÈion du seul barrage hydro-électrique de Noumbiel, situé sur Ia Volta noire entre la Haute-Vo1ta et le Ghana, se traduirait, en plus de la suppression défini-Èive des populations vectrices locales sur une parÈie importante (12O ko) du cours de ce fleuve et de ses affluents, pâr une économie de §150 OOO lran par rapport aux Eechniques convention- nelles de lutte contre le vecÈeur, La construction de Èels ouvrages dans le seul but de lutter contre une maladie, ftt-elle inPortant.e du Point de vue économigue, eat cependant hors de question, 1a topographie des zones de savane africaine ne pertrettant pâs de lrenvisager partout où el1e serait. souhait,able et les cott.s de ces ouvrages éÈant généralenent très élevés. A lrinverse, Ia mllÈiPlication de petits barrages destinés à constituer des réserves dreauà proximité des populations rurales srest souvent traduite, du fait de la créat,ion de déver- soirs propices au développenent de S. damnosum, par une aggravation du problène de lroncho- cercose. LuÈte génétique Ltutilisation de nâles sÈériles introduits dans 1es populations naturelles vectrices a faitltobjet de nombreuses expérimentaLions et de campagnes réussies contre cert,ains insectes. Le fait que les femelles de S. damrosum ne sraccouplent qutau début de leur vie adulte etqu'elles aient ensuite, étant fé;o"déut- pouvoir de migrer sur de longues distances, inter-dit drenvisager lrutilisation de cette oéthode qui se heurterait, pâE aiIleurs, à des problèmes actuellemenÈ insurmontables (élevage en masse, fécondation, alimentation sanguine et oviposi-tion difficiles ou irnpossibles en captivité). Lutte biologique De nombreux parasites infestent S. dannosum dans les conditions naturelles et, actuellement,les recherches srorientent sur les possibilités de les utiliser en vue de réduire ou de sup-primer les populations vectrices. I1 est encore trop tôt. pour conclure à Itemploi possible de cette Èechnique en campagne de masse. Lutte chimique CetÈe méthode Peut être envisagée sous deux formes : lutte contre l,adulte; lutte contreles formes aquatiques de développemenË (oeufs, larvei, nyrnphes). ocPf 78.2 Page 18 Lutte anti-adultes Une des premières campagnes contre S. damnosum avait utilisé ce principe sans qutil ait. étépossib1ededéterminer1apartd.,triffirvicide(partiede1linsecticidetoDbant directement dans Ies rapides) dans le succès obÈenu. En fait, compte t.enu des possibilit.és de dispersion des femelles de S. damrosum autour de leurs lieux de reproduction, principalement durant la saison des pluies, il ntest pas possible drenvisager une acti-on adulticide sur une vasEe superficie. Des recherches sont toutefois en cours visant à mett.re au point une technique de lutte permettant Ia protection de sites loca- lisés, notanment. dans des secteurs où il y a eu réinvasion. Lutte contre 1." fo.r"" d" dérr"Iopp. Les oeufs et les nymphes de simrlies tiellement protégés de leur environnement pour ce qui est des nymphes. Comme aucune provenant de leur environnement., elles ne contact assez violents. Aucun insecticide sont solidement fixés à leurs supports et sont par- par un Eucus dans le cas des oeufs et par le cocon de ces formes préimaginales ntabsorbe de particules pourraient être détruites que par des poisons de ut.ilisé actuellement ne les détruit valableurent. devant être inférieur à la sept jours, ce qui concilie Par cont.re, les larves, du fait de leur relaEive concentration et de leur mode dralimenta- tion par filtration des particules en suspension dans lteau, constituent les formes les plus sensibles aux insecticides agissant principalement par ingestion. En lrabsence de toute alÉer- native, crest donc sur le principe de la lut.te antilarvaire quta été effectuée Ia rnajorité des campagnes dirigées conEre 1es simulies vectrices dronchocercose en Afrique. Largement utilisée lors des campagnes précédentes et reprise par 1e Programe, la lutte antilarvai-re obéit. aux principes suivants : - la solution larvicide doit être épandue en amont de chaque gîte ou série de gîtes, afin de détruire les larves de tous stades. La Portée de la vague insecticide t.ransporÈée par le courant dépend essentiellenent des caractéristiques hydrologiques et topographiques du cours dreau sous traitement; - ces épandages doivent être réalisés périodiqueuent, 1e rythme durée de vie larvaj-re de lrespèce. La périodicité est fixée à Ies impératifs biologiques et logistiques; - ces épandages doivent être effectués, en une zone déterminée, aussi longteops gue les capacités de reproducÈi.on des populations de simrlies résiduelles constitueront un danger sur les plans épidéniologiques (t.ransmission trop importante) ou entomologique (réinstal- lation trop rapide de populations simulidiennes locales). Les techniques Jusquren 1971, lrinsecticide utilisé était le DDT, produit très efficace mais dont la rémanence et les effets sur lrenvironnement nrétaient pas adaptés aux besoins écologiques du moment. Les recherches entreprises depuis 1967 ont permis de sé1ecÈionner plusieurs-composés appartenant à 1a famille des organophosphorés, 1'un dtentre eux, le Téméphos (Abater, OMS 786) combinant sous une formulation particulière 1es caracEéristiques essentielles qui sonE : une grande efficacité contre les larves de S. danrrosum de tous stades, une faible t.oxicité pour lrenvironnement, compte tenu de son action relaEivement spécifique, de sa rémanence rest.reinte eÈ des rrès faibles doses épandues. Cet insecticide est utilisé depuis le début des opérations du Programe, mais des recher- ches se poursuivent en vue de metÈre au point de nouveaux composés sous de nouvelles formu- lations. ocPf 78.2 page 19 La plupart des campagnes anÈérieures au Prograrune onchocercose basées sur le principe dela lutte chimique antilarvaire, avaient mis en oà,r*r." des techniques drépandage adaptées àleurs faibles dimensions géographiques. Les dispositifs de traitenent statiques (ftts percéslaissant écouler lrinsecticide en un temps donné) ou mobiles (embarcations de tout.es dimen_sions) se sont révéIés très rapidement impropres au traitemenÈ de larges zones, compte tenu delrinpossibilité de les utiliser en toutes circonstances. Ltaccès aux rivières en toutes saisons représent.e, principalement durant la saison despluies qui consÈitue généralement la période de haure rransmission dans-i;-;i";;..-â"]"r.,.ru""onchocerquiennes, Ie problème majeur, souvent insoluble, auquel les équipes de traitenent ont àfaire face' Les circuits drépandage sonÈ alors faits de r..riè." impariaite, selon un ry.hmeparfois capricieux et au prix dtefforts incessants. Draut.re part, pour une efficacité touterelati've, les moyens à mettre en oeuvre sont considérables. p-our dànner un exemple, le trai-lemenr de la Comou-Léraba dans la zone de Banfora (25 OOO mâ nCces.ii"ra enrre 1969 et L972la présence, cinq jours par semaine, de quatre fortes équipes, comprenant chacune un t.echni-cien qualifié, deux nanoeuvres, un chauffeur, équipés de véhicules toug terrain et. de matérieIdrépandage (enbarcat,ion, moteurs hors-bord). ces équipes nraccédaient à tous les points d'épandage quren saison sèche, malgré lrentre-tien permanent de 300 kn de pistes spécialernent construites à cet effet. Les résultats se ressentaient de ces contraintes eÈ le niveau de transmission, dans IaparÈie méridionale de cett,e zone, largement inaccessible, nra pas pernis re naintien ou leretour de populations humaines. conpte tenu des impéraÈifs stratégiques en grande partie liés à la biologie du vecteur etnécessiEant le traitement, de larges zones, ces méthodes par voie Èerrestre nrétaient plus envi-sageables et, dès 1967, des essais drépandage par voie aérienne étaient entrepris. crest ainsique furent expérimentés, successivement, un avion du type utilisé pour les traitements agri-coles et un hélicoptère, drabord de petit gabarit puis de gabarit.oy"rr. Lravion srest révé1é très efficace sur les cours dreau de moyenne et grande dimensi_on,pour lesquels la végétation des galeries forestières ne fait. pas obstacre à la navigat.ion erau traitement' Limité sur les rivières plus peEites cachées par 1a canopée, il y est Èrès avan-tageusement remplacé par 1rhélicoptère, dont les possibilités de manoeuvre sont pratiquementillinirées. . Les cinq premières années dropérations Opérations de lutte antivectorielle Crest donc après analyse de ces différents principes, néthodes et Èechniquesbasant sur ltexpérience des campagnes antérieures que le progranme onchocercose apuis exécuEé selon les critères suivanÈs : eE en se été planifié - lutt'e contre les larves du vecteur, formes de développement les plus concentrées eÈplus sensibles; - emploi drinsecticide faiblemenÈ rémanent, efficace à faible dose et conditions dr utilisationl peu polluant dans les - traitement. Par voie aérienne, 1a seule actuellement applicable et se révélant, pour uneefficacité quasi toÈa1e, 1a moins coûteuse. OpéraE.ions aériennes un appel dtoffres concernant un contraÈ pour lrexécuÈion des opérations aériennes préci-sait les conditions exigées des soumissionnaires et donnaiE. des indications pour la mise auPoint drun disposiÈif dtépandage de quantités soigneusement mesurées drinsecticide, tant pourles hélicoptères que Pour 1es avions. r1 précisaiE aussi Ie type dtappareil considéré commeapproprié pour 1e travail à faire et le nombre drheures de vol à fournir. on pensait quril les ocPf 7s.2 Page 20 serai-t possible de traiter les grands cours d'eau avec lravion t.andis que des hélicoptères con- viendraient mieux pour les petites rivières. Fin juillet L974 le contrat a été at.tribué à la firre Evergreen Helicopters Inc. de McMinnville, Etats-Unis drAmérique, gui disposait drhé1i- coptères Be11 206 eE dtun avion Pilatus Porter. Les opéraEions aériennes onE commencé en février 1975 uniquement dans Ia zone de 1a Phase I. Les appareils étaient sEationnés à une base située à Bobo-Dioulasso. Au cours de la saison, it a été largué 75 630 litres drAbate par avion et par hélicoptère, colme suit : Phase I - 1975 En janvier 1976, comnençaient les opérations de la phase II, avec des épandages par héli- coptère sur 1e cours inférieur de la Volta blanche, tandis que les épandages se poursuivaiênt dans la zone de 1a phase I. L'appareil venait tous 1es mardis de Bobo-Dioulasso. Au début des pluies, en mai, le même hélicoptère traitait toutes les autres rivières de 1a zone de la phase 1I où les eaux avaient comnencé à monter. 11 a été secondé par I'avion.r.r.'1. Volta blanche quand 1'écoulement dans ce cours d'eau a été suffisant pour permettre 1'utilisation d'un te1 appareil. A la fin de L976, 1es zones des phases I et II étant en traitement, le tableau des heures de vol était le suivant : Phases I et II - 1976 Au cours de ces deux premières années a été mis au point un système souple qui permet de procéder aux ajustements constants qui s'imposent. Le contrat conclu avec Evergreen Helicopters Inc. venant à expiration à la fin de L976, un appel d'offres international pour le contrat suivant était lancé dès la mi-juin de 1a même année. Ce contrat a été attribué le 6 août 1976 à la firme Viking Helicopters Ltd., d'Ottawa. Ce changement de sous:traitant a fourni une excellente occasion d'améliorer 1e matériel et 1es techni-ques sur la base de 1'expérience acquise au cours des deux premières années d'opérations Evergreen avait mis au point, pour foncti-onner sur hélicoptère, un système d'alimentation par Sravité qui, très efficace à la saison humide, posait néanmoins des problèmes pour 1'épandage d'insecticides sur des gltes larvaires difficiles à atteindre à 1a saison sèche. 11 a donc Epandages Prospections Vols pour raisonsadministraÈives Total Abate lleures d'hélicoptère Heures d'avion 1 911 366 782 80 89 94 2 782 540 Total 47 369 28 26t 75 630 Epandages Prospections Vols pour raisons adminis tratives Total Abate Heures d 'hé 1 icoptère Heures d'avion 3 011 488 t92 95 155 4t 4 358 624 Total 79 862 50 085 tzz=2lt ocPf 78.2 page 2l été demandé au nouvel adjudicataire de mettre au point un système double grâce auquel 1epilote, en actionnant une coûulande, pouvait choisir d'effectuer 1'épandage soit par le systèmeà alimeotation par gravité, soit au moyen d'une buse unique alimentée par pression. Ce nouveau système, ou rrrestricteur de déblt[, s'est révélé très efficace, en particulier au cours de 1a saison sèche. Des modifications ont également été apportées à 1'équipement des avions. Le premier sous- traitant utilisait un cylindre placé sous 1'appareil où la quantité requise d'insecticide était admise et expulsée au moyen d'un plston flottant. Ce système a été remplacé par undispositif dont toutes 1es parties sont placées à f intéri.eur de 1'avion, à I'exception du tube d'émission. Ce dispositif, fonctionnant à 1'air comprimé, s'est révé1é précis et sûr. Au cours de la première année d'activité du nouveau sous-traitant l-a totalité de 1'airedu Programme a été, Pour la première fois, couverte par les épandages. A 1a fin de L,annéeL977, le tableau des opérations aériennes se présentait corme suit : Phases I. II et III - 1977 Les traitements étaient effectués par six hélicoptères aménagés pour épandage et par deuxavi-ons, opérant à partir de lamale et Bobo-Dioulasso. 54 % d,e ta quaniité totale d,insecti-cide étaient déversés Par les hélicoptères tandls que les deux avions, à eux seu1s. en déver-saient 46 %. Le débit moyen d'insecticide à 1'heure dans le ca.s des avions (Bo litresfn.ur"1est quatre fois supérieur à celui des hélicoptères (20 litres/ttewe). D'autre part, le coûtd'exploitation d'un avion représente à peu près la moitié de celui d,un hélicoptère. Les changements de niveau des eaux causent le déplacement des gîtes larvaires deS. damnosum, d'9ù La nécessité de modifier les circuits d'épandage. r1 est rare qu,une mêmerivière puisse être traitée deux semaines de suite avec la iôr" [rr".rtité d,inseciicide et,selon que le niveau des eaux monte ou descend dans une rivière, cel1e-ci est inscrite dans uncircuit donné, ou enestéliminée. Il est donc nécessaire de meitre au point chaque semaine denouvelles cartes de traitement, aux deux bases de Bobo-Dioulasso et de Tasrale. Après la miseau point des cartesr les pilotes reçoivent leurs instructions au sujetdu circult à traiterau cours de l-a semaine. Les pilotes emportent les cartes de traitement à I'échelle det/soo ooo, où.o.a.pr?I!é:^1". cours d'àau à traiter et 1es doses d'insectlcide requises, ainsique des cartes au t/zoo ooo, où sont^indlqués 1es emplacements précis des gltes larvaires etles points où les épandages doivent être effectrré". un circuit est nor:urarement couvert entrois ou quarre jours (fig. III-1 et III-2). 11 y a dans 1'aire du Prograrmre six endroits (surtout aéroports) où les pilotes peuventobtenir du carburant en vrac et, en outre, 8o dépôts supplémentaires de carburant et d,insec-ticide en fût (fig. rrr-3). L'approvisionnement de ces ààpôtr en srocks adéguats er la tenued'une comptabilité exacte des stocks représentent une partie importante de 1a logistique desopérations de traitement. Surveil lance ent.omologique Le plan initial d'évaluation entomologique (rapport de mission pAG annexe V-3) envisa-geait un réseau de sept secteurs et de 24 sous-secteurs à partir de chacun desquels devaientfonctionner envi-ron deux éguipes de captureurs. Des équipes supplémentaires devaient être Epandages Prospections Vols pour ralsons admlnistratlves Iotal Abate Heures d'hé1 icoptère Heures d'avion 4 424 8s4 685 57 249 LL4 5 350 L o25 Total 84 318 7L 297 155 515 ocPfl8.2 Page 22 attachées à chacun des secteurs, ce qui devait donner un total de 58 équipes. Chaque équipedevait comPorter trois caPtureurs, un chauffeur, un véhicule. 141 points de ""ptrri" devaientâtre visités à intervalles de 15 jours. A chaque visite, les captuies devaient être effectuéesdeux jours consécutifs (11 heures). Des captures devaient également être effectuéesend'autres sites moins importants et des recherches de larves opérées sur des gîtes larvaires connus etprésumés. Ce plan de base a été modifié sur plusieurs points : a) 1'équipe a été ramenée de trois à deux captureurs; b) les captures aux points de collecte réguliers ont étéjours au lieu de quinze jours; c) le nombre de points de capture a été considérablement captures sont opérées sur 1a période de 11 heures. opérées à lntervalles de huit augmenté et presque toutes les I I .' ; I1 est aPParu nécessaire d'apporter ces modifications au plan initial pour obtenir des informations opérationnelles satisfaisantes. Cosme 1e cycle des contrôles est hebdomadaire,les données hydrologiques rassemblées par les équipes de surveillance doivent âtre transmises chaque semaine par radio à partir des sous-secteurs. La plupart des stations hydrologiques sont des points de collecte importants qu'i1 faut visiter chaque semaine, qu'une capture soit opérée ou non. De même, chaque éguipe doit retourner à la base chaque semaine afin de trans- mettre les informations hydrologiques importantes. On voit donc 1'utilité d'adopter un cycle hebdomadaire pour le réseau de surveillance. A cela s'ajoute que les données entomologiques concernant les recherches de larves et 1es collectes d'adultes sont très précieuses pour la préparation des opérations de contrôle aérien. Ces informations doivent être suivies d'action dans un dé1ai de moins de 15 jours, puisque le vecteur parvient à maturité en moins de 15j ours . Outre ce rô1e opérationnel, 1'évaluation entomologique à ce stade est conçue pour fournir i) une mesure de 1'efficacité du Progr:r'rme avant que les modifications épidémiologiques ne puissent être mises en évidence; ii) des données statistiquement valables afin de comparer les taux d'agressivité et de transmission avec 1es constatati.ons parasitologiques et ophtalmolo- giques humaines; iii) des données utilisables dans les recherches sur le phénomène de réin- vasion. Cinquante équipes ont été employées à ces tâches en 1975 et 86 en 1976 et L977; le chiffre est tombé à 78 en 1978. En outre, 20 autres équipes ont été employées à titre temporaire en L977 et 1978 à un prograrrne intensif destiné à 1'étude des problèmes de réinvasion. Lorsqu'on a mis en place le réseau d'évaluation entomologique, 525 points de capture ont été étudiés de manière plus ou moins détai1lée et les résultats ont été mis en mémoire d'ordi- nateur au Siège. Les points de capture s'établissent ainsi : Phase I 227 Phase II 108 Phase IIl O 70 Phase 'I1I E l2O I1 semble maintenant qu'il est plus efficace, quand i1 s'agit d'étudier 1es problèmes de Ia réinvasion, de concentrer les captures sur un plus petit nombre de sites. EnL977, une moyenne de 27O (écart,2L3-3O2) points de capture ont été visités chaque mois et on a compté plus de 14OO lotrs/capture chaque mois, soit une moyenne de 5r3 lours/ capture par site et par mois. Etablissement de critères L ' interprétation 1'absence complète de des données entomologiques vecteurs i1 n'y a plus de ne va pas sans problèmes. Il est clair qu'en transmission. Mais dans le cas d'un vecteur ocP/7 8.2 Page 23 conme S. dasnosum, qui dans certaines circonstances peuE migrer (voir page 25) une situa-tion d'absence complète peut être difficilement réaIisée ou maintenue de longues périodes surdes vastes étendues. 11 est donc apparu nécessai.re de rechercher la densité de la-populationde siurulies piqueuses et le niveau potentiel de transmission de O. volwlus qui peut être considéré comne acceptable tant du point de vue médical que du p;ilae; "". économique. Afin de mesurer f impact de I'action du Programme et pour mettre au point les critères d'installa-tion de populations dans des zones de forte endémie, OCP réunissait en juin L977 un groupede travail scientifique. Après avoir soigneusement examiné les données entomologigues dispo- nibles sur la transmission avant les activités antivectorielles et ce qui est connu des niveaux de morbidité en résultant, Ie groupe concluait qu'un potentiel annuel de transmission(ATP) 1 de loo pouvait très difficilement produire des effets adverses du poinr de vue médical ou socio-économique. Les données disponibles font également penser qu'un ATp de 8OO ou plus s'accompagne probablement d'une morbidité onchocerquienne grave. 11 fallait d,autre part, dansle cas des zones précédenurent désertes à repeupler, déterminer 1e niveau de populaÈion de simulies piqueuses auquel 1'ATP atteint une valeur inacceptable. Le groupe a conclu qu'un taux annuel de piqûre (Ann)2 inférieur à looo ne provoquerair que très difficilemenr un ATp supé- rieur à 100 et pouvait donc âtre considéré corule sûr, tandis qu'un ATp de plus de gooo provo-querait probablement une situation d'hyperendémie dans une population qui comprendrait des Porteurs d'onchocercose. Le groupe a souligné que 1es connaissances qui seront acquises aprèsle deuxième ou le troisième passage des équipes d'évaluation épidémiologique pennettront éventuellement de relever sans danger 1es niveaux acceptables de 1'ATp et de 1'ABR. L'analyse des résultats obtenus en trois ans dans la zone couverte par les phases I et II montre une amélioration constante de la situation. En 1975 la zorLe de la phase I était mise sous traitement et la zone de la phase II ne 1'était pas. 11 semble cependant extrêmement vraisemblable que les opérations menées dans 1a phase I ont influencé 1es résultats de 1a phase II, puisque aux quelques points de capture pour lesquels ont disposait de données couvrant plusieurs années, on a enregistré les ATp et 1es ABR les plus faibles qu'on n'ait jamais observés. Les résultats supérieurs obtenus les années suivantes dans 1a zone de 1a phase II viennent du fait que la réinvasion par des nourbres épidémiologiquement significatifs de sirmrlies venant de 1'extérieur y est exception- ne1le, alors qu'e1le se produit dans environ 40 7. de 1a zone de la phase r. 1 partir L'ATP représente le total annuel des potentiels mensuels de transmission obtenus à de la formule : Nombre de iours du mois x nombre de larves infectantes ,,. Nombre de si,mulies capturées Nombre de jours de travail Nombre de simulies disséquées Le calcul de I'ATP dans la région du Prograrmne est uniquement basà sur le nombre de larves infectantes trouvées dans la tête des simulies et qu'il n'est pas possible de distinguer de O. volvulus. Aux endroits où, cortxme dans 1'aire de 1'OCP,1e taux d'agressivité des sirmrlies est faible, I'ATP calculé selon 1a formule indiquée est sujet à d'amples fluctuations qui dépendent du nombre de larves infectantes observées dans chaque simulie prise individuellement.) - C'est le total annuel des taux d'agressivité individuels mensuels obtenus par 1a forrmrle : Nombre de sianrlies capturées x nombre de iours de mois Nombre de jours de travail t97 5 197 6 1977 7" d'ATP au-dessous de lOO 7. d'ABR au-dessous de 1OOO Phase I Phase II Phase I Phase II 68 81 86 70 85 92 61 72 79 50 80 85 ocPf78.2 Page 24 Les résultats obtenus au Centre du ProgratrEne sont généralement excellents. Ainsi à hlayen(point O4O7) situé sur la Volta blanche à 1'est de Ouagadougou, aucun vecteur n'a été capturé depuis le début de la campagne, alors qu'avant cel1e-ci 1'ABR dépassait 80OO et 1'ATP 2OO. Dans la plupart des val1ées des Voltas Noire, Blanche et Rouge et de 1a Sissili en Haute- Vo1ta, la transmission de 1'onchocercose a presque certainement cessé depuis le début de la campagne. Plus au sud, dans la va11ée de la Volta Noire, 1'amélioration s'est poursuivie chaque année et à Chache (point 1303)11 la situation pour les trois années de lutte se présente de la manière suivante : Les données de L977 concernant les ATP et 1es ABR sur 157 points bien étudiés ont analysées et reportées sur les figures III-4 et III-5. De urême, toutes 1es données pré- c€rmpagne utilisables ont été reportées sur les figures III-6 et III-7. Les données A3R été reportées pour 114 points et les données ATP pour 96 points. r97 3-7 4 t97 5 L97 6 1977 ABR ATP 34 t2 1 ooo 015 957 657 sans objet 825 80 15 ATP t97 7 Pré-campagne Nombre de points de points Nombre de points de points o-99 100- 199 200-399 400-7 99 +800 91 20 19 16 11 58 13 L2 10 7 L2 6 19 L2 47 l3 6 20 L2 49 I57 loo 96 100 été ont Les opérations de la zone en phase III ouest nront été mises en oeuvre quren'mars 1977 et, Pour certaines parties de la phase III est, en août 1977 seulement; aucune opération nra été cornmencée dans la va11ée la plus orientale : la val1ée de la Sota. Dès lors, Ies données pour 1977 des figures III-4 et III-5 comprennent trois mois ou davantage de pré-campagne dans ces régions. Lranalyse des ATP en pré-campagne et ea L977 montre 1a répartition suivante : Le schéma des résultats supplémentaires enregistrant ( 1000) . en ce qui concerne les ABR est très semblable, des résultats qui ne tombent pas au-dessous du quelques points seuil critique t uoi. fig. rrr-8. ocP/78.2 page 25 Le phénomène de réinvasion Peu après le début des opéraÈions menées dans La zone de 1a phase I, 1es population de simulies ont accusé une chute brutale et, dans la plupart des cas, 1es chiffres sont tombés à 0 en trois ou quatre semaines. Ioutefois, avec le débuE de 1a saison des pluies les simulies ont fait leur réapparition en nombres importants en certains lieux situés au sud-ouest de la région du Programme. Des investigations minutieuses ont montré que : a) les simulies ne se reproduisaient pas dans 1a zone; b) pratiquement toutes les simul-ies étaient pares (avaient enfait plusieurs jours eË avaient déjà pris au moins un repas de sang avant dtêtre capturées); c) les simulies étaient dans de nombreux cas porteuses de stades infectants du parasite Onchocerca volvulus. 11 est apparu quril sragissait drune réinvaslon par une population de sinulies se dépIaçant dans la mêne direction que 1es vents de mousson dominants. Chaque année une réinvasion semblable srest produite dans 1es mêmes zones qui sonÈ indiquées à lafigure III-9. Ce sont les zones où iL y a un influx épidémiologiquement significatif de simulies infectantes. Les simulles pénètrent probablement dans Loutes les parties de la région du Prograrune, mais Ie plus souvent en nombres qui ne sont pas importants sur le plan épidé- miologique. Les résultats de 1rétude de réinvasion figurent à lrannexe r. Les sources de simulies de réinvasion sont probablement, situées au sud-ouest des zones réenvahies. Les épandages expérimentaux effectués dans les vallées de la Marahoué et du Sassandra en juin-juil1et 1977 ont semblé réduire considérablement 1a réinvasion des cours supérieurs du Bandama et de la Léraba. Les opérations de contrôLe executées sur les rivières de Marahoué et Sassandra en Côte drlvoire ont confirmé ces observations. Les populations de réinvasion consistent exclusivement en cytotypes de savane. Les acti- vités menées en Côte drlvoire devanE couvrir Èoutes 1es régions de savane devraient améliorer la situation dans la vallée du Bandama, colnme il a déjà été indiqué, ainsi que dans 1a région du Bui sur la Volta noire. Une confrontation de la carte de réinvasion (figure III-9) avec la carte des ATp en L97l(figure III-4) mont.re que la plupart des points de capture donnant des chiffres ATP défavorables sont situés dans la zone de réinvasion. La zone affectée par la réinvasi-on représente moins de 30 % d,e Lraire originelle du Programrne; avec des modifications apportées à lrextension méridionale de la région du pro-grarme en Côte drlvoire, cetÈe proportion devrait être considérablement réduite. Eva luation ép idémio logique But et méthodes Le rapport de la mission drassistance préparatoire aux gouvernements recommandait àltintention de lrocP 1e canevas de travaux épidémiologiques suivants : a) Mise sous surveillance de Or33 % de l-a population de la région du prograrnme, soit33 ooo Personnes réparties dans les sept EEats participants, si lton estime 1a population concernée à 1O millions drindividus environ. b) StratificaËi:1_P!. niveau drendémie des localités ou régions où celui-ci est connu,de façon que les.2/3 de 1réchantillon soient situés dans des zones drendémie moyenne ouélevée carrril sragit essentiellement de déterminer 1es effets du programme dans les régions à forte endémicitétt. c) Tirage au sort sur la base des données précédentes drun échantillon aléatoire composéde N grappes de 3OO personnes jusqutà obtention de lreffectif requis dans chaque état. d) Surveillance longitudinale, au fil des années du Programme selon un rythme triennal,de chacun des individus constituant les grappes d'évaluation. e) Examen annuel sous forme détaiIlée de 8 à 10 % de lréchantillon : examen ophtalmo-logique complet, épreuves complémentaires de raboratoire, etc. ocP/78.2 Page 26 La déterroination de 1réchantillon 11 est aPParu dremblée que la distribution focalisée de lronchocercose ne pernettait pasle tirage drun échantillon aléatoire valable. 11 fut considéré que dans une endémie dont la répartition nrétait pas homogène et où on assistait à une localisation en fonction du profil des cours dreau, un choix raisonné srimposait, et dès 1975 il fut proposé et accepté par 1e STAC dtutiliser les critères suivants : a) Les itvillagestr doivent être représentatifs pour toutes les zones écologiques, hydro- logiques et géographiques des bassins et des cours dteau présentant des gîtes. Les villages séLectionnés doivent être représentatifs de tous Les foyers connus. Par suite, ils sont disséminés et stéchelonnent le long des 14 OOO kilomètres des cours dreau du . Progranrtne. b) Ils seront interdépendants avec 1e prograrnne drévaluation entomologique, crest-à- dire qurils seront choisis à proximité des points de capture permanents, en particulier lorsque des considérations entomologiques lrexigeront. c) Les facteurs sociologiques retiendront toute lrattention. En effet des enquêtes longitudinales, incompatibles avec un absentéisme trop iûportant, présupposent une homo- généité sociale et. une certaine stabilité de 1a population. A cet effet, les centres administratifs et comnerciaux, qui comptent une proportion trop élevée drétrangers, de résidents Eemporaires et mobiles, 1es entreprises et projets agricoles ou agro-industriels tributaires de main-droeuvre migrante et saisonnière, ainsi que les communautés nomades ont été excl-us. d) 11 faut que les divers niveaux de prévalence soient représentés. En partant de la recormandation du rapport PAG que Zfl aes villages retenus devraient avoir un taux de prévalence supérieur à 33 %, on a jugé préférable de sélectionner 75 % de 1réchantillon- nage dans des villages hyperendémiques (prévalence)60 7.) et 1es autres 25 7. dans des villages où la prévalence est plus faible. e) Le chiffre de 3OO personnes a été retenu corme lteffectif souhaitable de chaque grappe. 11 a donc fa1lu, soit réunir plusieurs petits vilLages en une grappe, soit limiter lrenquête dans les villages de trop grande taille à un ou plusieurs quartiers. f) Le choix des viLlages se fera dans la mesure du possible en rapport avec 1es zones de développement économique. g) Le choix au hasard a éEé remplacé par un choix logique basé sur des critères valables pour 1révaluation. h) 11 a fa1lu inclure dans 1e programne drévaluation 1es conmunautés originaires des régions non endémiques venant stinsEaller dans des zones de repeuplement par exemple, 1es Èerritoires de lrAutorité des Aménagements des Va1lées des Volta (AW), constituant une population témoin non prévue dans le rapport PAG. Méthodologie appliquée Depuis le début de la campagne, des données de base ont été réunies dans 1es sept Etats du Programme. En fonction des critères mentionnés ci-dessus on peut en tirer les conclusions suivantes : Dissémination géographique : Tous 1es bassins fluviaux traités par lrunité de contrôle des vecteurs sont représentés dans 1réchantillon. Relation avec ltentomologie : Dans 1a mesure du possibl,e, 1es villages les plus proches drun point de capture permanent de simulies ont été retenus dans 1e but drestimer 1e degré de corrélation. Dans certains cas, des enquêtes ont été réalisées à la demande des entomologistes. Les différents niveaux de transmission (ATP) sont représentés dans 1réchanti1lon. ocP/7 8.2 page 27 Migrants Sur le territoire de lrAutorité des Aménagements des Va1lées des Volta (AW) où se trouve une populatlon drimmigrants non infectés, 36o0 individus ont éÈé enregistrés pour être soumisà une étude spéciale qui visera à contrôler 1a persistance drune transmission résiduelle. Agpect.quantitatif : Lréchantillon de base constitué pour les sept Etats dans 1es limitesinitiales drocP srélève à 80 ooo sujets. sur une population de 11 ooo ooo drhabitants, ceci représenEe un échantillon de ot75 % de la population concernée, ce qui est beaucoup plus quelreffectif initialement envisagé (0,33 %). cette décision a été motivée par les considérations suivanEes : - Nécessité dravoir un échantiLlon suffisarnment important pour obtenir des résultats signi-ficatifs dans les enquêtes longitudinales effectuées dans Les villages sur une périodede dix ans ou pIus, en raison du taux dtabsentéisme élevé (zo %) à chaque "*"r"n. Enoutre, 1réchantillon plus important choisi au déparE contient maintenant un nombre suffisant de villages Pour quton puisse tirer des conclusions valables sur la transmissionpar des simulies infectées importées de lrextérieur de lraire du prograrnme. - NécessiEé drassurer 1a couverture géographique adéquate exigée par 1e contrôIe entomolo-gique. - Nécessité drétablir la cartographie des foyers eÈ essais chimiothérapeutiques. Pour des raisons opérationnelles, 1révaluation épidéniologique a été menée à deux niveaux: enquête simple eÈ enquête détai11ée. Lrévaluation simple consiste en une estimation parasi-tologique de la prévalence et de ltintensité de lronchocercose par lrexamen de deux biopsies cutanées plus une procédure de dépistage de lthandicap visuel et de la cécité. Lrévaluationdétaillée comPorte en outre un examen clinique et ophÈalmologique minutieux. pour gagner duteoPs, les examens détaillés nront été effectués que sur 15 % de Lréchantillon tot;l; ce qui Permettra néanmoins dreffectuer certaines études sur les lésions oculaires. Les données chiffrées concernant lractivité de 1'Unité d'Eva1uaEion épidémiologiquefigurent en annexe II. Résultats médicaux des opérations entomologiques a) Résultat's des campagnes préliminaires 1962-1974 dans la zone OCp La région de Sikasso (Ma1i) Le bassin du important eË grave que 2OOO kmz, sans lement protégée et proches. Farako, petit affluent secondaire du Banifing dans ltest malien, était un foyer dronchocercose. Son traitement fuÈ entrepris dès 1962. Ne couvrant limites biologiques ni naturelles, La zote traitée ne put jamais être tota- fuÈ constaûtrnent réenvahie par des simulies migrantes venant de bassins Dans 1a zone centrale de ce foyer, la mieux protégée, le nombre Ehéorique de piqûres par honrre et Par an (Agn) a éLé maintenu aux environs de 1OOO en période de contrôIe (valeurs extrêmes 350 et 25OO) tandis que durant lrinterruption de 1965 il stétablissait à 12 OOO. Les constaËations médicales faites dans 4 villages suivis depuis dix ans montrent que ce niveau imparfait de cont,rôle du vecteur a suffi pour ramener 1e niveau drendémie de plus de 50 % à LO % et moins. Le maintien drune transmission résiduelle est attesté par lrexistence drun enfant positif âgé de neuf ans; mais le très faible niveau de cette transmission est conformé par le fait que la prévalence de lronchocercose chez 1es moins de.15 ans a chuté de 15 7" à o,4 % enrre 1968 et 1976. Après treLze ans dtun contrôIe imparfait du vecteur dans cette région, alors que nulle Part 1réradication de Ia simulie nra été obtenue, on constate lrimpossibilité pour Ia maladie de se maintenir, partout où I'ABR a êté réduit à une valeur moyenne éga1e ou inférieure à mi1le piqûres/ho*"f^n depuis dix ans. I1 nrexiste plus dans ces villages que des cas résiduels Èémoins drun parasitisme en cours drextinction et des cas sporadiques indiquant la persistance drune faible transmission résiduelle. ocP/7 8.2 Page 28 La région de Banfora Au sud-ouest de la Haute-Volta, cette zone frontalière du l"Iali eL de 1a Côte drlvoire avait été mise sous contrôle anti-simulidien en 1969 car elle représentaiE un prolongement naturel des campagnes contiguës du Mali (Farako depuis L962) et de l-a Côte d'Ivoire (Haut Bandama 1969). Malheureusement, pour des raisons financières, lropération dut être arrêtée en octobre 1973. Jamais, au cours des six ans de campagne, la protection ne fut totale. Durant ltinterruption ITABR nrest pas précisément connu mais i1 oscillait sans doute autour de 15 OOO piqûres/an. par rapporr à la situation de pré-campagne (L967-Lg6g) 1es enquêtes réa1isées fin Lg73 - début 1974 montraient quren six ans le niveau d'endémie avait diminué de 15 à 20 % dans tous les villages, passant de 7O-8O % à 55-60 % en hyperendémie et de 60-65 7" à 35-40 % en méso- endémie. La baisse de prévalence était nette chez les moins de 30 ans, Presque imPerceptible au-delà, confirmant que 1a réduction de la transmission était la cause du phénomène. Fin 1975, une nouvelle série dtenquêtes révélait que le niveau dtendémie étaiL Presque revenu à sa valeur drorigine. Ltaggravation était particulièremenL nette chez Les hormnes de 10 à 30 ans, et le taux drinfestation des enfants de moins de 10 ans stétait légèrement accru au lieu de poursuivre sa baisse rapide. Une année drinterruPtion du contrôle entomologique' amenant une quantité massive de simulies à 1a rencontre drun réservoir de parasites insuffi- samment réduit, avait suffi à annihiler presque complètement 1e bénéfice de six années dreffort. b) Résultats préliminaires du Progransne Le premier contrôle du résultat des opérations en phase I a débuté en 1978. Seize villages voltaîques ont été réexami-nés et 1a fiabilité des méthodes drenquête et de diagnostic utilisées a été confirmée : la maladie a été retrouvée chez plus de 99 % des sujets chez qui'e11e avait été mise en évidence t.rois ans plus tôt; les quelques cas'rnégatifst'correspondent soit à une erreur d'identification ou de manipulation, soit à des individus Porteurs drune très faible charge parasitaire rendant aléatoire la mise en évidence de la microfilaire (risque drerreur de diagnostic inférieur à 1 %). Huit villages hyperendémiques ont Noire, dans une zone où le contrôle du dans le village de Mabere) mais où dès 1oo larvesfto^ .f^n. été réexaminés le long de la Bougouriba et de La Volta vecteur nra pas été parfait en 1975 (efp = 183 en 1975 1976 LrATP était partout inféri.eur au seuil de Dans la tranche drâge O-4 ans, 1a prévalence de lronchocercose est passée de 5r3 % à Lr6 "/" en trois ans et sur 140 enfants nés depuis 1e début des opérations, deux seulement ont été trouvés infectés (nés début 1975). Une faible diminution tend même à se manifester entre 5 et 9 ans. Sept autres villages ont été revus à la fin de 1977 dans 1e bassin de 1a Haute Comoé, où la protection est théoriquement excellente depuis janvier 1975, soit presque trois ans. Aucun enfant né depuis cette date nta êlé trouvé positif. Aucun des 277 enfants de moins de 5 ans examinés nta lronchocercose, alors que 3 sur 267 (LrL %) lravaient avant la campagne. Dans le même temps la prévalence passait de 9 % à 6 % chez les 5-9 ans. Enfin à Dangouadougou, si-tué sur 1e trajet du phénomène de réinvasion, IrATP est toujours resté supérieur à 1OOO. La maladie dans le viltage sraggrave : prévalence globale en faible hausse, mais charges microfilariennes individuelles augmentées en moyenne drun tiers (32 mf au lieu de 20), atteinte de deux nouveaux enfants de moins de 4 ans et prévalence passant de 3,5 à 7 % dans cette tranche d'âge. Ces résultats médicaux confirment de façon très nette la validité des indications de lrévaluation entomologique. La tendance au reflux de la maladie est drautant plus net.te que la transmission a été réduite à un niveau plus faible. Les valeurs de I|ATP établies depuis 1976 ocPf 78.2 page 29 Permettent de bien augurer des résultats épidémiologiques dtensemble qui seront observés apràs 5 ou 6 ans de contrôle. Alors 1e vieillissement des vers adultes entratnera une baisse sensible de la charge parasitaire et ajoutera ses effets à ceux du renouvellement des générations dans La popul-ation. Sur le plan ophtalmologique, quatre villages en Haute-Volta (Mouvieto, Kinpeo, pendie et Dangouadougou) ont été réexaminés, après une période de Èrois ans. Les résultats préliminaires nrindiquent aucune dlfférence significative concernant la prévalence de lronchocercose oculaire ou le nombre de cas graves, mai.s 1es taux globaux ont légèrement diminué dtune façon générale. Cependant, dans trois de ces villagesr(Mouvieto, Kimpeo et Pendie) où les résultats entomo- logiques sont satisfalsants, i1 y a une tendance des charges microfilariennes oculaires àdécroître en 1978, par rapport aux données de L975. Aussi, le nombre de malades avec aggrava-tion lésionnelle oculaire est remarquablement bas. Cela explique probablement que Le taux de céciÈé dans un village hyperendémique (Dangouadougou) ait fortement diminué, de l2r3 % à g,Z %,le nombre de cas nouveaux de cécité étant faible, et une mortalité é1evée ayant frappé les aveugles de ce vi1lage. Tous ces résultats, et en particulier lrhypothèse que lrinterruption de la. transmission de lronchocercose puisse avoir déjà après trois ans un effet favorable de stabilisation sur les 1ésions oculaires, sont à vérifier sur un échantillon statistiquemenE valable pendant les années à venir. Une étude des facteurs de risque de cécité chez 1es onchocerquiens dans une zone Protégée représentera un grand int.érêt pour une estimation future du nombre draveugles dans la zone du Progranune. Pour l-révaluation des opérations de lutte antivectorielLe dans 1a zone du prograrune, un sous-échantillon de 150 à 200 villages a été choisi en fonction des critères définis par le STAC et constituera 1réchantillon de référence pour 1révaluation longitudinale. Ces villages seront revus à intervalles fixes indépendenunent de tout facteur conjoncturel susceptible dren a1térer la représentativité. Les autres villages constitueront une banque de données pouvant servir soit à des évalua-Èions Particulières (nécessité drun effectif pLus important dans certaines zones, transmission résidue1le locale, réinvasion, aménagements agricolesr etc.) soit à certaines études spé- cifiques (essais thérapeuÈiques, transmission monovectorielle). Enfin, drautres villages pourronE être inclus dans 1e futur échantillon si les limites du Progranrne sont modifiées. En première approche, 1réchantillon retenu pour 1révaluation régu1ière du ?rograrnme dans 1e temps se composera de : Haute-Vo lta Mali Côte drlvoire Niger Togo Bénin Ghana Total viLlages vi 1 lages vi llages vi 11ages villages vi l1ages vi 1 lages 117 visités 65 visités 57 visités 17 visités 27 visités 27 visités 54 visités 56 36 39 sur sur sur sur sur sur sur 8 15 23 30 207 villages 364 visités \-.-.-.-,-1-,1l. _ _1- -/ ,t, -L-{ \I /,'{ -] \ i' r' . - - - - - ôt.o @ (n N-. - o Èô0 9c' o o r .ul #ûÉ(âË> z-4 iEdr ixs ÉEH §ir==2H?Ëa1àÉ28pe7. 286 IÉ8q E - . utÉJ l NO O = Z lJJvrÈ) . a O rtzr :j alËa i= ËËËi tH o0o .e.J i' , . tt.r'''-') t.t' !t.: t'rlo lr.rÀ L 5r ,i \i\\\\ I *r \;\ÿ\.\ zgÉ.rlJ.lz e llJ .t. = EËdaEFFUJooF:)(JE6 ao aa _ . _ _ _ ,i,l; I\ ['t I F.\.- z'r..1 .L ll- .c) Ë.Ë := u ruJ .)7^a . = 'H ,"q 8e! l"fi? J < .i! <if z< < O o !u 'Hà < -ü, 353 . a ut() l- É.<tt = 3Êü z çrclouJ J îr=E-r â a2i,8 I =9rf uJ ry. Ë3É= t 3 EUJUJ< F-j* * r Èo§. - .?r-. .1 r\ olI,lol .G ô,t @ (1 |.\-\\ o À ôt) (J(ü O O{ L\.----i. I iî-* ? . '^ . i r'' \^.-. ?I /:aa r §tEfo-, I - "II ,!, 2otÉÉ ,SE oE< 55r =g'7 o -à6 9urtoa < oF ut tZ <25 JUJ = <É9 u rJ= cJ= Ë5= aLr-< q-ri luJ-lra IFG rÉa qu4 Jaû 9SË çô= ltt v, ) O ulr eïa .Éf#Es: IIrfI \i\\\\ '\.\ ir)/ zITJÉ.ruJFzLu o rEluJ Ël-TAo(rEFUJoU'FfoÉ,6 J § o ''- '.t^.l'-'-'- \-.-.-.-.-\-,o N .N o (Y'r È\_oO.- à0 oq, O ê{ .e.J Fz xEffSEo g3EHe.??P^ rllJ EOIo J§ aa - - - . - .J'-'_'-'_ N a 'o 'n T ;,\O ;T; is F ItI^ O r. ,EI !, JIt!)s \a'J- ut==É.(,oEo-lourE3v)zoF o z t-{ E eË(JzutFzUJ= UJatÉ,UJôa]-zoè | - *^ tEl lJll§l* lÉl -tL-t? *H § ta - _ . _ - . - ,i= r-,.^-----H I rliltEt \\ léJ oafooIo@oo \(i\rY'-'-. , '- .!^) ôlæc) t\-'\ o) O{ ô0 (.)6 O ê{ .e o)CDO) g) c» o) FCDN Ertt+ roO oO ,o o o o oF§tslc(l o o co o NoEI t..VIi{l-i (I I\ItIt \ taaaaa a a a - , \.\\ \i\ Fr\o,Izo6I= ÎnzE iFl-l UJ Flo g3tr uJlzzU'Jtr.ltrzIJJoo- t( s(ILI,ti È .l\ 2 .I À \\\\ 71:iâ,' - ' aI1 -/\jEl ,i.dII C eit ^ *--,_/-.i. J)--ot-."'î -r" /^\-- -!, ôt.{' d) . .r t\-'\ O O{ ôO ()ql ôo. b.-.-.r._\- CD CD CD c» o) c» o) cD cn FclN Btrt+ cD oooo rO O O O o o o oôtrtæ \!t'I, .e G , o o co o NaN 02 ,j .J '€ .* / I.^ \.t2 . '^ . ! r'' \'^.-' u ,/ o a rÊÉ o < -3 3 lo.--1. it, '\.-.)PIü'-.-'1 -L.E \i- L-z'^'Ë.1. '4.\\ ) I( "(rlti arla,3!aaat § 3. I I UIEfq u) o - lut ljô\,nedll.f,zzxlF !l . i -4' , -i al UÉ I)l'.\ Jl ; tit \ u . . u ..r,u f)--".'l"'{_in - . -r-t-._u 'e î.^ E E E @ ô' (n l- §, Ëi I I I + ê{ô0 I O O O O (J6 0 0 0 OÀ O F §l sf 6 o o co o qarqIQ - . - . - ,J'- i§ i { e l.a, , UJ 02 o EIÀ. I riâ - .t\ \Ii\\ '1.1 :J -3 -t o :^Ë È- t!.IÀi.t,iiiiiI '-t . '9 i- IdIrÈ )(IJ \ ttttaaa.a a a a ^ ,t t!==G(,oEo-UJJFzzo to În la/) ù-H='antàzËÉFr.lJov,u.llzzU»JultrzLUt-oo- aaaItt 'F ,oo §E f-'s'-. 9.-.-.-.-\- /Ë... % ri N@(1 >$(')(üoor iut'^t'- -e EEE 9BR Brrr+ JEH§H o o co o tê!! , - , .aJ ,É: o t 3r. rJ a aa a a . o o ot/a lAi _) Iii I Ir ,I!^F E'd \\\ .\\E\. :' \\ .\ i\[- ,t\ \Ii\lrI \i\ llJ==É.(9oÉ.o-UJz ,:. s J<Fl - s5rL rOlaUJclU'Ju.lfzzxf a .i l. G ,U, \a.r'''-') '\._.).àI t a a '- ocPf 78.2 Page 37 FrG. rrr-8 zoNES DE RÉlNVAStot\, srATtoNS DE cApruRE ET couRS D,EAU TRAtrÉs A TITRE EXPERIMENTAL. t i6 i '" \ phase il Phase I \ Niompourou Kouoro Radier ,.ÿ \ F ou rkou ra Ngapie §."1/ Ë KPn::Gor Massadougou /\q ! uoo ..1 \-É Gite erà GÈ .§t§ =''":)\ [*= )t fuo I"r, §'\ l^-; i !MAN f SEGUELA\f M Points de captures quotidiennes Zones de réinvasion grave Zones de réinvasion légêre Traitement insecticides éxpérimentaux Frontières nationales Limites de l'aire du Programme !.. O cÊ^fz.f t)û2 Cayaly l) 1976 197?tq\q\o Tiassale ABIDJAN r tot^o;?l.ouLASSo wgo 78 101 ocPf78.2 Page 38 Id a .. .l\ : t\ .----'$^-^)/ .G Nr"--. ,/l ltl i /.:.I .\- - \\ ..r- \.u.r) _,)"-ÿiJ? f i-Vo§! ,i ùl-g:/ lt{ t}P!fl -o!h-9q"-t-)o/21- , <c(J2 /)l\oÈ\ â/'o ".\ot"2.. \8. '2 ('u \\ t \ \. \. :l\'r /-... z o 6 z \Lu É. ul o a uJ zoN ! t -?iJ-' o\ IH HH o !vHElrc o 6 ô9 60 >! sç!c =oJE:3lo C,'6; oB o!co NE i.\ | ÿ?:s: s'. . §/ ..q I !\ :/- :( .\| 1..i t'.t'1 i(.-r i' IL '-"'. .......i...."i Iq -\ r.. \--'1 § :I )ù (\ro c 'a .ç c l f c o EI! ! o q c oN \'-.-.-.-.^g .e INffiI (,2 f'/'n'r.n.-. aaott 'l - -z'-'-. './ / N \(\ .4 I -/.. _i liAo\tlo/l?rl.(t.3 :.\ i rL' o /l a r'\ i^'-'' I :. oaoa raI .3 tl . IL a aaaaaa\ '\, "a - - '/ \ \.-'-' :- \ , . , ,V .A- i o : f \i'I\ il! \ iI '\.\ : \ '\. i^ \.3I \j,f'./ \i\. '. . \._ i. \.-.) : i?ii .{""§"""":--' ";'"" + .t'l )' 61'!t.- N .6 6ôN \-oÀi- @ (J6oo . àeo@aa UO O N o@ G r(p loo JOÀü.- <ôôu u u u z , 'u .u ru (9 ,u 'cr lb lb.À FU u u - - 9E -u Eu Eu !4<( 31 a = q= x? Ë6 ;6 E6 â; z_ = oF ôÉ xô - '5 G S A1 ;ts iE .EÉ EË Ë.8 rG zÀ rÀ r_ uJt-=llroU'zoFCEûuÈoaâ!uêFzllJ= ltlL)zJlJ.lJFzllJ o = i=*<HÉ. (.:, (9oEÉô-)ollJCE3Jar7zou,U'o(JÉtJJ(-)o-(Jz.Ilr,ctrllJFg= LlJoz,lll N .o æ§N \\otuü (J6oÀ coÈ-oFo-oo oô o o o o o o o o o o oô §ltOFNor o!'oo 0 O O O O O cc)ooooooo ';oooooooooo :o o o o o rôtrrlJ,lJ) tr N k) F N 6 FF O NF coEoËG.oo!o,.ËE !Pl ,o Il\ 9l o o , "l ËÉ; 't 9*_à :l Ë˧ .l ÊE+ rl 8 l5 "lBJ 'oO '@ ! - . . - - -r.._ .-..".' -ëf-n__, p i, \ j.t o ',t,,t.,f à\ i ::": * § i ''. ' G ...'\: ! t?. it::rt'.f* \ ) i ii i § i . . ''. . .a ' i i :-::--::;r'' ''?. I " '.:.,. ' à . . '' '( o i '. " '':--"'-".( .r ji . ' f-.- . .i : .ii , _ , , , _ . . . -r'' i'i._.-..:,..,.,.j ,i",,\i;,., .:.: i - , i i' 1'd'",/-r- L. " , ',) .ill' i 'r''' , ,i, . , i ,2 I .I: . .J . r ,i'-'-.. . . , . , i' , . , . . . .i.'.j, l]i.. L- : , '.:) ';...... .r,.'.. - '). - " i. :>\ , - '),^ . " , '" . , . - î,....','..O ..-l..,'.,;-,--..'::... 1.._.':i::a.- - 'it it--t ;-i . , c'-;r- . , o .! .:'-*-- , ,* " itî!, i;f i' t' , '* .,ï , '- ?( :'i'l . "N ; FV r'V li'f", 41,'ffiffi lï: ,i,ji:'::ï ,ti':;"'i"j i:ii* i.''"'.:.ir., .i.$ rhi:: l* - -:;.k : {i..:. ii:ii,î;ï ;:r:.#$ o , - I l_i: t::ùi:. ,t i. 3 :;iei6?i . - -ii#Irè],*.ti ; iili.:i.:d;t :ll ; J-- iq." . ' ,t - ''' - 't]'ttf t.;'',- t-.> t ^ ^(-Qlft. r ,t=ïrr:'.. .a ^ i ('".:r'.? . . ' t.i. - .;7:t:j).; i . i*i,: .i,;Ë,[t.it;\,;' r'il* ;, : ],,'l ut,'.i*;;.:'.i ' ti ';'.: 'l-hJ t .i:'.k i.,' ./1' ^ u ' j.*fi"'.:'?""'i.. . . - ,;..i;,..,: { f\:»»!-. ' '.i-.,....r. ,a q. .:'à. . '. . . . ti r-: . , '^ - . , ' '::1i - : , . o ]. 'o /a.-,. . .i '. o .1 - . .Il ' . ,L '{; ;',',{fi . , . . ' ÿ-\1,§i{.. "ffi 1"' ;.,-,,.ttt tr:;,t.:-ï§üNri' i - '\ : . t'.*.*.;1.,';' .i t'ti'- . . \ .r'?. . . -:\:-*-,i -] 'f ,it.,..'; 'rr/. . 1.., .;' ' - '''. , '.: . . :. . 'r'.'§§-f'--'t1 tlL, t 1i.).''- , - ',n '. r.\' , - ', ', '', '. " . , ' i;' ;irj'i:i * t i' f,':..*lÿ . . 'a FJolrJ=II _2oL =k tJr+=Fl o - .o (9ÀE<JgJozol-@É,FIô oi.' 'l ocP f7 8.2 Page 41 CHAPITRE IV DEVELOPPEMENT ECONOMTQUE LrUnité de Développement. économique a cormencé de fonctionner en février 1976. Les pre-miers mois ont été consacrés à des tournées dans Ia zone du Prograrnrne, établissant des conÈactsavec les minisEères et les foncti-onnaires sroccupant dractiviÈés et. de projeE.s de développementdans les zones onchocerquiennes des pays respectifs, avec les représenÈants du prograrune desNations unies pour le Développement, de la FAo, de 1'oMS eE drautres institutions spécialiséesdes Nations unies, ainsi que drautres organismes d'alde multinationale aussi bien que bilaté- rale. Des relations éEroites ont été instaurées avec les organisations de développement régio-nal dans la zone du Programme, nolamment, celles qui ont leur siège à Ouagadougou, ainsi qu,avecle Couité Inter-EtaÈs Pour Ia lutte contre Ia Sécheresse (CILSS) et le centre int.er-africain d rEtudes hydrauliques. Au cours de lrannée, les fonctions de 1'Unité ont été plus spécifiquement définies com4eétant des fonctions drinformation eE de liaison et consistant à: - rassembler et diffuser des données socio-économiques de base pouvant être utiles pour laplanification et la mise en route de uesures par Ies pays bénéficiaires et. donateursl - sur la base des données rassemblées, aider à établir une banque de données socio-économiquespour la zone du Programme; - étudier et donner des avis, à la demande des pays, sur les projets de développemenË en cours drexécution ou de préparation pour la zone onchocerquiennel - maintenir les contacts avec toutes les parties du prograrxme et organisoes intéressés (béné-ficiaires, organismes parrainants, des organismes dtaide et, de financement bilatéral et multinational). A la suite de cette définition, un questionnaire standard pour la collect.e eE la Èransmis- sion périodique drinformat.ions à destination du Prograrrrne a été écabli eÈ distribué aux EtaEs. En 1976, la responsabilité de la préparation du rapport annuel sur les développements socio- économiques dans la zone du Progranme, jusquralors confiée au progranme des Nations Uniespour 1e Développement, a éÈé transférée à 1'Unité. A ceÈ effet, le personnel a été structuré(sociologie, agro-économie, développement économique et sanÈé publique) sur une base multi-disciplinaire afin d'assurer f intégration des différents aspects du développement. Le question- naire et 1es visites personnelles effectuées par les membres de I'Unité ont permis de rassembler régu1ièrement les informations qui ont servi à établir 1e rapport socio-économique pour 1977 etpour 1978. ocPf 7 8.2 Page 42 RECHERCIIE CHAPITRE V ET PROTECTION DE L,ENVIRONNEMEM Recherche L'effort de recherche du Prograrure a surtout porté sur 1es domaines suivants : i) Ecologie du vecteur ii) Lutte contre le vecteur iii) Recherche épidémiologique, clinique et Parasitologique iv) Chimiothérapie. Cette recherche a été fortement orientée vers les aspects opérationnels. Alors que la plus grande partie du travail a été confiée à des institutions et universités sous contratsrl deux chercheurs et un certain nombre de consultants à court terme ont été également employés directemenÈ par 1e Prograurne. Un montant d'environ $2 300 OO0 a êté dépensé en recherche, ce qui équivaut à presqrte 7 % des dépenses totales du Prograrure. Ecologie du vecteur On savait, dès le début, que 1e vecteur S. damnosum n'était pas une espèce unique mais un complexe de différentes espèces étroitement liées. Au départr les espèces ne pouvaient être identifiées qu'au stade larvaire, par I'examen des chromosomes géants de leurs glandes salivaires; dès lors on s'est particulièrement attaché à rechercher 1es caractéristiques morphologiques permettant à 1'entomologiste de classer sur 1e terrain 1es adultesr lesnlm.phes et 1es larves à l'aide d'un microscope norural. Des clefs ont été mises au point pour f iden- tification des adultes; un groupe de travail s'est réuni pour étudier 1es conditions d'utili- sation de tel1es clefs sur 1e terrain et d'adoption par le Programne. Des recherches sont aussi effectuées sur le polymorphisme enzymatique des adultes du comp1exeS.damrrosrro.cetteméthodeapermisdedistinguerentreS.squamosumet.@., mais e1le ne se prête pas aussi bien que 1es c1és morphologiques à 1'utilisation sur le terrain. Ont été mises au point des méthodes permettant d'élever en laboratoire une génération de simulies à partir d'oeufs pondus par des femelles gorgées de sang et capturées dans 1a nature. Jusqu'à ce qu'il ait été possible d'identifier les adultes, ce sont ces méthodes qui ont été utilisées au cours de 1'étude sur la réinvasion pour obtenir des larves devant serrrir à I'identification taxonomique. Les techniques d'élevage ont été conunrniquées au personnel technique pour application sur le terrain. Des tentatives ont été faites pour créer une colonie en laboratoire. Malheureusement, la plupart du temps il s'est révélé impossible d'envoyer du matériau vivant - notarurent des oeufs - à des laboratoires en dehors de I'Afriqüe de 1'Ouest sauf quand ce matériau éEait transporté à la main. Des techniques d'élevage, d'administration de repas de sang et d'accou- plement qui fournissent une base pour la poursuite de ces études ont cependant été mises au point. Les variations du comportement et de 1a capacité vectorielle des différentes espèces onÈ été étudiées. Des inforrrations intéressantes à cet égard ont été obtenues, à 1a fois par des travaux de recherche et, directement, grâce aux opérations de lutte. Certaines sources de réinvasion ont pu être'identifiées grâce à la technique de 1a spectroscopie de fluorescence. Une étude à long terme sur les déplacements des adultes en fonction des vents dominants a êté entreprise. I Une liste des accords de recherche financés par OCP est donnée en annexe III ocP/ 7 8.2 page 43 L'importance épidémiologique de chaque espèce du complexe S. darurosum a été étudiée. cetravail semble confirmer les constatations antérieures selon t""c""rr"r 1"s espèces de savanedu complexe S. darrrosuo et S. sirbanum sont incapables de transmettre efficacement la variétéforestière de 0. volvrrlus, et vice versa. Pour évaluer la population de s. dauurosum s.1. présente et 1'efficacité des opérations delutter le Prograûme rePose entièrement sur les captures de simulies. Un prograurne détaillé de recherches a éxé entrepris Pour mettre au point de nouvelles méthodes acceptables de captureet un substrat artificiel Permettant d'évaluer 1es populations larvaires. Deux pièges pour adultes ont été essayés avec succès. Le premier, un piège-fenêtre qui intercepte les insectes en vo1, s'est révé1é utile pour la recherche, mais a été loin de donner des résultats quanti-tativement comparables à ceux obtenus par les captureurs hr.rsrains. Le piège a cependant démontréque les simulies se déplacent généralement d'aval en amont, inmédiateoent au-dessus du 1it descours d'eau. L'autre piège, à feuille d'aluminium, s'est rÉvélé plus efficace que les captu-reurs' particulièrement dans les zones de réinvasion, mais cette efficacité déjend pour beau- coup de 1'endroit où on place le piège. 11 présente 1'avantage de capturer 1es insectes adultes à des stades physlologlques autres que celui où 1a mouche recherche un repas de sang,partlculièrement des femelj.es gravldes. I'lais ces sùmrlles ne convlennent pas pour une évalua-tion épidémiologigue des opératlons de lutte. sur 1e plan opérationnel, ce piège donne nonseulement des résultats moins utlles 'nâis son utilisation exlgeralt un personnel plus no,mbreuxque celui dont dispose à présent le réseau d,évaluation. Après de no'mbreux essais, 11 a été conclu que des bandes de plastique de couleur cLairefournissaient le meilleur substrat artificiel pour les larves. Toutefois, elles ne se sont pas révélées plus attrayantes pour 1es lanres que le substrat naturel - ceciquelque.soiË1'endroit où on 1es place - mals leur utillsation a permis d'obtenir quelques renseignements compléuen-taires utiles sur la distribution des lartces dans I'eau à des piofondeurs d,au moins trois mè tres . Lltte contre le vecteur Etant donné que le Programte ne dispose que d'une seule formrlation lanricide, - 1econcentré d'Abate éunrlsifiable - la recherche d'un insecticide de remplacement a été considéréeprioritaire. Les travaux de recherche sont poursuivis en association étroite avec 1a Divisionde la Biologie des Vecteurs et de 1a lutte antivectorielle de 1,oMS, à Genève. une méthode très pratique, faisant appel à une cage flottante, qui permet d'essayer denouveaux insecticides et de nouvelles forrmrlations contre les larves de S. damnosum ".t. "td'observer leurs effets sur les organismes non cibles a été mise au point. Les résultats deces essais, effectués à échelIe réduite, sont analogues à ceux que 1-'on obtient lors d,essaisdans 1es cours d'eau. ceci représente un net progrès par rapport aux précédentes et permetd'évaluer rapi.dement une g€Imne de produits. Toutàfoi.s, on ne dispose lue a,un nombre trèslimité de composéf qui répondent aux strictes spéciflcatj.ons fixées par re prograrmne, etassurent un contrôIe maximal du vecteur tout en ayant un effet minimal sur res autres orga-nismes aquatiques. Jusqu'ici, seul le Chlorphoxim a atteint Ie stade des essais à grande échell-e sur leterrain' utilisée à concentration plus faible que 1'Abate, elle s'est avérée efficace contreles larves de s. damnosum maj-s aussi plus toxique pour les organismes non cibles. De 1a mêmefaçon,1es autres insecticides se sont révélés trop toxiques pour les organismes non cibles,et on recherche actuellement des forrmrlations plus séleciives de ces produits. Les recherchesconcernant 1e fonctionnement de 1'appareil digestif des larves de §lrnrrium ont montré que leslarves filtrent des particules d'eau ayant généralement une taille-e;Erdre de s a 1i m,r;le transit de ces particules dans 1e tube digestif dure de 18 à 30 minutes. on adoncentreprisdes essais de forrnrlations particulaires de différents insecticidêsr ÿ compris 1,Abate, pouren éprouver 1'efficacité. une soluti.on-qui présente davantage d'intÉrât est cependant celledes fonrn'rlations micro-encapsulées, grâce auxquelles des insecticides généralement toxiques ne ocP /7 8.2 Page 44 ne le sont que pour l'organisme cible. A cet égard, le Methyl unrlations a échoué, est à 1'essai sous 1e nom de Reldan 1O-IO la taille est calculée de telle façon qu'e1les se brisent une possibilité d'utiliser des pyréthroides dans des formulations 1 ' étude. Dursban, qui sous d'autres for- présenté dans des capsules dont fois ingérées par les larves. La similaires est également à On procède aussi à des essais sur lnsectes, Dimilin et Altozid, dans la 1'utilité des produits régulateurs de croissance des lutte contre Simulium. Pour connaltre la sensibilité des larves de Simulium à 1'Abate et à tout autre insecti- cide qu'on envisagerait d'utiliser dans les opérations de lutte, on a mis au point une méthode qui a permis d'effectuer des tests de sensibilité dans des conditions de terrain et d'obtenir des résultats cohérents. La méthode est maintenant opérationnelle et, jusqu'à présent, rien n'indique 1'apparition d'une résistance à l'Abate dans 1'aire du Prograurne. En revanche, on a enregistré une résistance au DDT chez des larves recueillies dans des cours d'eau où ce pro- duit n'avait pas été utilisé pour combattre les siunrlies; on pense qu'il peut s'agir d'une lixiviation, dans 1es cours d'eau, de DDT appliqué en agriculture. Avant que 1'on pui-sse envisager 1'utilisation opérationnelle d'un insect.icide, i1 est nécessaire de 1e tester à grande écheIle, en cours d'eau. Ces tests couvreût une période de 1 an afin de faire entrer en ligne de compte 1a variété des conditions aquatiques et clima- tiques existantes dans I'aire du Progranrme. Un Groupe de travail scientifique s'est réuni à Genève en juillet 1978 pour faire un bilan détai11é de 1a situation actuelle de la recherche sur les insecticides de remplacement. Cette réunion, à 1aquel1e ont participé 1es représentants de diverses firmes pha::rraceutiques, a abouti à la recoumandation qu'i1 convient de travailler à 1a production d'un produit de réserve qui puisse remplacer 1'Abate, au cas où cela devien- drait nécessaire. Recherche épidémiologique. clini-que et parasitologique Sur le plan médical, 1a plupart des recherches, entreprises au cours des activités d'évaluation épidémiologique, ont été orientées vers une meilleure cmrpréhension des implica- tions de la maladie. Une étude a été entreprise au Nord Cameroun afin de comparer les données sur la dynamique de 1a transmission et sur la pathogénie de la maladie en zone identique mais non protégée. La recherche appliquée effectuée par 1'unité d'Evaluation épidémiologique a essentielle- ment porté sur 1es aspects épidémiologiques opérationnels de 1'onchocercose dans 1e but d'améliorer les techniques d'investigation employées sur 1e terrain. En matière de parasito- logie, on a comparé différentes méthodes d'examen des prélèvements cutanés afin de déterminer une technique applicable à la fois aux enquêtes de terrain de grande envergure et au dépis- tage des infecËions onchocerquiennes nouvelles et bénignes. 0n a étudié la microfilarurie, qui est un signe important d'onchocercose systémique, et mis au point une technique de dépistage simple par filtrage de 1'urine. Des examerls histologiques de biopsies cutanées ont été pratiqués pour aider à identifier 1es lésions cutanées dues à 1'onchocercose. Bien qu'il soit admis depuis un certain temps qu'il y a en apParence des différences entre O. volvulus de forêt et de savane et que les parasites aux stades infectants trouvés chez le vecteur ne sont pas forcément Lvolvulus, on ne possédait pas jusqu'à ces derniers temps de technigues permettant d'a11er plus 1oin. Les récents progrès des techniques de colo- ration histochimique pourraient avoir des conséquences sur le plan opérationnel et peut-être aboutir à une évaluation entomologique plus précise des potentiels de transmission. Des techniques de coloration ont également été mises au Point pour la différentiation de microfilaires d'O. volvulus et de D. streptocerca. Cette méthode a permis de mettre en évi- dence une prévalence sensible de D. streptocerca dans Ia région de Ia Volta au Ghana. ocPf 78.2 page 45 La technique de digestion des préIèvements cutanés par 1a Collagenase est actuellement à1'étude. Cette méthode Permet de compter la totalité des microfilaires présentes dans unebiopsie contre environ 50 7. pour la technique standard. Dans le domaine ophtalmologique, différents tests d'acuité visuelle ont été comparés sur1e terrain afin d'améliorer la fiabilité des résultats des villages exasrinés. L'utilisationd'optotypes séparés et sous forme de test de 1a main s'est avérée préférable dans 1es coodi-tions opérationnelles du Progranune A la suite de certains rapports en provenance d'autres régions onchocerquiennes et qui mentionnent une prévalence é1evée de glaucome - spécialement parmi les jeunes, - 1a mesure dela tension intra-oculaire a été prise pendant deux ans. Cette recherche a montré que l,oncho- cercose oculaire grave est fortement associée au glaucome secondairer lequel représente un stade final d'une pathologie oculaire sévère. Un autre asPect opérationnel important de 1'onchocercose est 1a définition des cas à risgue é1evé de cécité. On a étudié à cette fin la relation entre la charge parasitaire et les 1ésions oculaires Sraves ainsi que f importance d'une atteinte du nerf optique dans 1'oncho- cercose et son influence sur le champ visuel. A 1a suite d'études sur la relation entre le nombre de microfilaires dans la cha.rrbre antérieure de 1'oeil et f i,ntensité de I'infection onchocerquienne i1 a été démontré que la présence d'un nombre importanÈ de microfilaires dans 1'oei1 est associée avec 1es lésions graves et irréversibles. Un système de notation de la charge microfilarienne oculaire a été mis au poiat. 11 a également été démontré qu'une déficience du champ visuel dans 1'onchocercose cons-titue un handicap important et courant, qui équivaut souvent à la cécité. Les données épidémiologiques et ophtalmologiques recueillies par les équipes d'évaluaÈion du Prograurne ont servi de base, en combinaison avec d'autres données, en particulier géogra- phiques et démographiques, à une redéfinition de la notion de niveau d'endémie. Le niveau précédeument qualifié de rrsporadiquetr a par suite été abandonné. Chimiothérapie Un essai a êtê réalisé dans la zone du Prograrmne pour déterminer 1es avantages possibles de la nodulectomie. Les premiers résultats indiquent qulune te1le intervention pourrait être profitable dans certains cas, par exemple chez 1es enfants qui ont des nodules céphaliques. En lrabsence de produit adéquat pour un traiEement de masse, un programme de recherche en chiroiothérapie a progressivement été comrnencé. Pour des raisons éthiques évidenÈes, les essais entrePris nront concerné que les produits utilisés couramment ainsi que ceux dont ltefficacité, les effets secondaires et 1a toxiciÈé sont déjà bien connus mais dont Itactivité et 1â rnéthodedrutilisation chez 1es naladies onchocerquiennes de la zone du prograrme demandent à être spécifiées. Le microfilaricide de référence, 1a diéthylcarbamazine (DEC) a été testée à la fois dans des communautés restreintes et, pour des traiÈements de rnasse, dans des villages entiers. Divers protocoles ont. ét.é tesÈés; les patients ont été suivis nÉdicalement pendant plusieurs mois au moins et. parfois plusieurs années. Les résultaEs peuvent être résunÉs comne suit : i) En cas d'infection faible ou modérée les effets secondaires peuvent être contrôlés PaI lradministration de doses progressives et par I'addition'de produiE,s anÈiallergiques etf ou anti- inf lamma toires . ii) Parmi les paEients ayanE une charge parasitaire élevée, les effet.s secondaires sont extrêmement gênants mais ici encore ont été réduit.s par lrutilisation drune dose initialefaible et de produits antiallergiques. iii) Les effets sur la charge parasiÈaire oculaire sont excellent.s. Les réactions ocu- laires du produit. sont soit ni dangereux soit contrôlables par des corticoTdes. ocPf 78 .2 Page 46 iv) Lraddition à la DEC drautres antihelminthiques comme 1e lévamisole, ntest draucune aide. v) Les collyres à la DEC causent de violentes réactions oculaires et, à ce tiÈre, ne Peuvent être reconmandés en praE.ique. La surami-ne, 1e macrofilaricide reconnu, a été prescrite avec 1es précautions habituelles en ville à des malades de consultati-on externe ainsi que dans des conmunauEés villageoises méso et hyPerendémiques; cerEains de ces patients ont été suivis pendant trois ans. Les observations suivantes ont été faites : i) la toxicité et les effets secondaires de la suramine sont plus vi-olents chez les sujets ayant une charge microfilarienne élevée de telle sorte qurune surveillance médicale stricte est nécessaire; ii) I'activité ParasiÈologique est plus marquée parmi 1es patients modérément infectés que parmi ceux qui le sont. fortement.; iii) les effets sur 1a charge parasitaire oculaire sont excellents mais iI y a certains ri-sques de développement. de 1ésions irréversibles. Une bibliographie de la suramine L97O-L915 a éré publiée. Drautres essais cliniques utilisant 1e métrifonate, le lévamisole et le nifurtimox ont été réalisés dans Ia zone du Programme et au Cameroun. Le métrifonate a été administré à diffé- rentes doses dans un village hyperendémique mais les résultats ne seront pas disponibles avant 1a fin de 1978. Afin de renforcer et d'accé1érer les étudespriés, un centre de Recherche en chimiothérapie a Pour lravenir, la recherche chi.miothérapique t.erme et à long terre. des produits actuels et. été établi à Tamale au potentiellement appro- Nord Ghana en 1976. court Eerme, à moyenvisera des objectifs à La réduction du risque de cécité parmi 1es populations infecÈées avant le début du pro-grarrne est un objectif à cour! terme. Le groupe cible drune intervention éventuelle est composé des individus ne présentant pas encore de 1ésions oculaires irréversibles, rnais suffisarnnrenE infectés pour que persiste un risque drapparition de telles lésions au cours des mois ou des années à venir. Dans quelques années ce groupe initial ne comportera plus que deux types dtindividus : dtune Part., ceux pour lesquels il est trop tard pour intervenir et de lrautre ceux qui nrévo- lueront jamais vers la cécité. A ce moment aucune intervention de type préventive ne sera plusjustif iée. Les critères dridentification du groupe à risque doivent non seulement être acceptables Èechniquement (sensibilité, spécificité, reproductiviEé, etc.) mais aussi être utilisables dans des conditions de terrai-n et par du personnel auxiliaire; ces derniers facteurs constituent. actuellement un obstacle majeur au diagnostic de masse dtun groupe cible éventue1. En matière de thérapeutique, les filaricides classiques utilisés aux doses habituelles,précipitent Peut-être 1es 1ésions oculaires; leur utilisation en campagne de masse nécessite donc la mise au point de nouveaux protocoles thérapeutiques, moins toxiques et mieux tolérés par les populations. A moyen terme, lrutilisation possible de filaricides par voie locale (gouttes oculairespréparations transcutanées, etc.), ainsi que les interventions telles la nodulectomie cépha- lique chez 1es enfants de moins de quinze ans doj-vent êLre étudiées davantage. ocPf 78.2 page 47 Egalernent, Ie contrôle de la transmission par Ia lutte antivectorielle a créé des condi- tions épidémiologlques nouvelles qui peuvent changer complètement 1es indications drune inter- vent ion chimiothérapeutique. Ltévolution des Iésions oculaires est peut-etre spontanéDent ralentie - voire arrêtée - dès le moment où la zone est protégée; la nécessité de traiter les groupes risques se feraiE, dès lors, beaucoup moins ressentir. Drautre part le problèroe de la t,oxicité nrest pas encore résolu. Une inEervention de une zone protégée, nrest donc pas clairement pour 1roeil des filaricides utilisés act.uellement masse, visant à diminuer le risque de cécité dans indiquée. Les études longitudinales visant à comparer les risques de cécité i) en zone contrôlée et non contrôlée eÈ ii) en ltabsence et après traiÈement doivent être réalisées avant qurune déci- sion drint,ervention puisse être prise. Ces objectifs à moyen terme impliquent une réduction du réservoir humain de parasites. Cette réduction ne peut être obtenue que par intervention chimiothérapeut.ique visant ltensemble de la population. La contrainte de temps esÈ rigoureuse puisque, par définition, ces objectifs perdront progressivement de leur sens au fur et à oesure que lron se rapproche de la fin du programne entooologique. Ici encore, il ne peut donc guère etre question de spéculer sur la découverte de nouveaux produits dont la mise au point peut prendre de 5 à tO ans à partir du moment où lron dispose drun produit candidat, ce qui ne semble pas être le cas actuellernent. La recherche doit êEre orienÈée vers les possibilités drutilisat.ion, en campagne de masse, des filaricides disponibles act.uellement ou en voie drêtre testés cliniquement. Leur action doit être étudiée en t.ernes de réduction du réservoir humain de parasites ce qui signifie qurils doivenÈ pouvoir être administrés à lrensemble de la population infectée et non pas seulement à un groupe cible restreint coûme ce serait. le cas dans une action de prévention de la cécité. Enfin un Progranrme de recherche en chimiothérapie répond également à des objecEifs à long terme. Le plus important de ces object.ifs est lié à Ia nécessité de prévoir une méthode de con- trôle de la maladie qui puisse prendre le relais de la lutte ant.ivecÈorielle et maintenir après Ia campagne, la transmission à un niveau acceptable. Plusieurs solutions à ce problème de larrphase de consolidationrrdu Prograurne sont à 1tétude; la plupart visenÈ à cont.rôler 1e vecteur : cont.rôle biologique, utilisation drinsec- ticides sous forme encapsulée, réorganisation de la lutte antivectorielle sur 1a base de res- sources loca1es, nouvelles urét.hodes opérationnelles dtépandage, etc. Aucune de ces solutions ne semble toutefois aussi satisfaisante, autant sur le plan scientifique que financier eE opéraÈionnel, que celle qui consisterait à contrôler 1a trans- mission par une action chérapeutique sur ltensemble de la population. Une telle intervention, visanE à sÈériliser ou à réduire périodiquement.Ie réservoir humain de parasites (de cinq en cinq ans par exemple), ne seraiE possible que grece à un macrofilaricide efficace et utilisable en camPagne de masse. Par contre, 1e temps pour atteindre cet objectif - une quinzainedrannées environ - Permet drenvisager la mise au point par les firmes pharmaceutiques drun nouveau macrofilaricide pouvant répondre aux normes drefficacité et de sécurité requises. La collaboration avec lrindustrie PharmaceuÈique Le cott sans cesse grandissant de 1a mise au point de touE produit nouveau et lrincerti- Èude concernant le profit qui pourrait être retiré de la product.ion drun médicament pour lronchocercose défavorisent la participation de lrindustrie pharnaceutique à 1a recherche en matière de chimiothérapie de lronchocercose. ocPf78.2 Page 48 Le cott élevé de la mise au point dtun médicament est principalement dt aux facteurs suivants: obligation de maintenir en pernanence des facilités de recherches propres aux produitspotentiellement intéressants dans 1e contrôle de lronchocercosel nécessité de disposer, dans les régions endémiques, de facilités cliniques adéquates eÈ de personnel compétent en matière de recherche clinique; existence de normes nationales de plus en plus rigoureuses dans beaucoup de pays en maÈière drefficacité et de sécurité des produits; ceci est particulièrement vrai pour un produit. destiné à être utilisé en campagne de masse; possibilité qutun produit candidat, intéressant cliniquement, soit coûteux à synthétiser initialement eÈ Ie demeure ensuite sril nrest produit quren faible quantité; Ie temps nécessaire à la découverte drun produit qui soiÈ touÈ à fait nouveau en la mat ière. Les bénéfices Potentiels drun nouveau produit tel qurun macrofilaricide pourraient appa- raltre colTme davantage de nature sociale qutéconomique et iI senble nécessai.re, pour assurer la particiPaEion de ltindustrie à ce type de recherche de supporter celle-ci financièrement. Un programe accé1éré en chimiothérapie de ltonchocercose qui viserait à augmenter les chances de découvert.e drun nouveau macrofilaricide par 1es firmes pharmaceutiques en encoura-geant certaines étapes déterminantes dans 1a mise au point. du nouveau produit serait justifié par lrassociation des trois facteurs exposés plus haut : i) importance de prévoir la phase de consolidation du programme antivectoriel actuel; ii) intérêt de Ia découverte drun nouveau macrofilaricide, str et efficace, pouvant servir drarme de choix au cours de cette phase; iii) nécessité draider financièrement les firmes pour obtenir leur participat.ion à ce type de recherche. Lrexécution de ce Progrânme de recherche se fera en étroite collaboration avec 1ePrograme spéciaL de recherche et de fo:mation concernant les maladies tropicales (TDR). Actuellement les activités de TDR en matière de chimiothérapie de 1 ronchocercose sontsurtout orientées dans trois directions : - encourager l-a synthèse, par 1es firmes pharmaceutiques, de nouveaux produitsfi1 aricides ; - encourager l texistence de centres de screening pour ces produits; - encourager les essais cliniques, en zone endémique, de produits ayant monËré une activité filaricide et autorisés à être utilisés en médecine humaine. De son côté, 1e personnel médical du Prograrnme occupe une position unique pour réaliserdans 1es meilleures conditions techniques et matériel1es possibles toute une série drétudesIiées directement aux objectifs opérationnels du progranrme, notrnment : - l-es essais thérapeutiques destinés à tester, à 1 réchelle de comrunautés villageoises,drune part les filaricides classiques et de lrautre 1es divers produits déjà utilisés en médecine humaine pour drautres affecEions que lronchocercose mai,s ayant montré uneactivité filaricide; - 1rétude cLinique, morphologique, etc. de 1a réaction deliazzottil un essai de classi-fication de cetEe réaction entre égalernent dans ce cadre de màne que 1 rétude des méthodes permettant de diminuer 6on intensité; - des études épidémiologiques expérimentales visant surtout à définir divers groupes depopulation (groupes cibles de certaines interventions, groupes à risque élevé, etc.) ou encore à établir la relation entre certains traitements et 1 tévolution de la maladie. ocPf78.2 Page 49 Protection de 1 renvironnement Ltapplication hebdmadaire du larvicide uttlisé pour combattre Ie vecteur, Ie concentré énulsifiable d'Abate, pourrait avoir un effeÈ adverse sur les organlsmes non cibles. Crest pourquoi, dès le début des opératlons on a mls en route un progranrnre de surveillance aquatlque. Malheureusement on ne dlsposalt pas de données de référence utilisables par 1a eulte aux flns de comparalson. Ainsi, 1rétude des cours dreau couverts par la preolère phase dtopération a cmencé presgue en même temps que Ies épandages de larvicldes. 0n a pu obtenlr des données pré-traltement pour deux rivières seulement où aucun épandage nra été effectué avant la troisième phase. Malgré ces difficultés, le protocole de surveilLance aquatigue appllqué régulièrement sur huit cours dreau, princlpalement dans Ia section sud de la zone du Progrr"'me, est apparu satisfaisant et sufftsatrment sensible pour refléter toute modlfication lmportante de la composition de 1a faune des rivières. Les résultats ont indiqué, conme on sry attendalt, une certaine diminution de la quantité générale des organlsmes invertébrés non cibles dans 1es cours dreau soumis à un traitement continu. La diminution est de lrordre de 3O %, mais ne semble pas affecter les poissons. Lreffet initial de lrinsecticide sur la faune aquatique parait p1.us inportant au cours des premiers traitements, mais même sans interruptlon des épandages hebdomadairesrla faune est capable de remonter progressivement à un niveau cmparable à celui des autres cours dreau de 1a région. Les éÈudes sur les populations de poissons nront pas révélé de disparition drespèces souslreffet des applications régulières de larvicides; dtautre part, le nombre des poissons jeunes demeure é1evé, ce qui donne à penser que 1a fonction de reproduction nrest pas affectée. Les données rassernbLées sont enregistrées sur des formuLaires spécialement conçus et mis en oémoire drordinateurs pour analyse ultérieure. En raison des énormes différences, non seule- menÈ saisonnières, mais aussi annuelles, que présentent les rivières pâr suite des variations des chutes de pluie qui influent sur le courant et 1e débit, il faudra plusieurs années dtétudes avant quton puisse tirer des conclusions définitives. Toutefois, on a déJà noté une cert,aine hmogénéité des résul"tats qui a permis de reoplacer les tournées de surveiLlance mensuelles par des tournées trimestrielles. En association avec ces activités de surveillance, on entreprend un progrâmme de recherche de soutien qui pennet de mieux comprendre 1 réquilibre écologique naturel- existant dans les cours dreau et les interrelations entre les différents organismes. c\.o Q'^ N\\r o) ê{ ôI) ()(U oP{ lrJ=sz co , EIa0,co.2oootI sà=!gËE8c0,§r,=6oo)>2 coEgfo.o,-ooo,.s(l)g,E".o,tl,()csoÈ=U' o {).o.o,c).=cI.2oo0,p= o{tq)(,cgoÈ5.J,{r I su oN , tno ;"4 \ \I - , )'. \ i"_ -7t- "o{ *q.t ,rf I -^r-l a j \J* :,r. / \- t 'JY\l->-,J u *û y+z)*'9 " *rù o .r"t') "ro a\ +r"4 rlo 3'o ) , .il'-' '-t r\ u , I= .o ul(J2!u.lÉ=ct)UJclînu.tU'F{'J()Hh ocPf78.2 Page 51 CHAPITRE VI FORMATION Une fois que, en 1973, le raPPort de la mission APG avait été adopté, une mise en oeuvre rapide du Programe et 1e lancement des opérations ont irunédiatemenE exigé 1e recrutement drun effectif important en Personnel de divers niveaux et de diverses discipl-ines. Le programeétant essentielleltrent axé sur lrentomologie, crest naturellement drengomologisges eÈ de techni- ciens entomologistes dont on avait Ie plus grand besoin. La demande à cet égard était netÈement supérieure à lroffre, et il a fallu sans attendre passer des conEraÈs avec lrOrganisation deCoordination et de Coopération pour 1a Lutte contre les Grandes Endémies en vue de former dupersonnel à lrlnstitut de Recherche sur lrOnchocercose, à Bouaké. Crest ainsi que de Lg74 àL977, oa a pu former quatre entomologistes, un assistant. drentomologie et 26 techniciens, cequi suffisait en fait à pourvoir Ia plupart des postes budgétaires autorisés. A lfaide de fondsdestinés aux bourses drétudes, un médecin a pu recevoir une formation en ophtalmologie et un autre une formation en sanEé publique. A mesure que le Progranme srest développé, il est apparu nécessaire de recruÈer du person- nel suppléuentaire qui recevrait une formation sur Ie tas et de fournir une possibilité deformation plus avancée aux éléments déjà en service. Une formation sur place correspondanÈ auxbesoins ProPres aux différentes sections du Prograrme a donc été assurée1 deux techniciens par exemple ont reçu une formation spéciale en matière drélevage de colonies dtune seule géné- ration de simulies aux fins dridentification Èaxonomique et plusieurs entomologisÈes onE puêtre initiés aux techniques nouvelles mises au poinÈ pour identifier les différentes espècesdu cooplexe S. damnosum. Enfin, un assistant entomologiste a pu bénéficier drune formation drentomologiste qualifié au niveau universitaire. Dans 1e dooaine de 1répidémiologie, où les besolns étaient moindres, la parÈ de formationqui srimposait a été dispensée en cours dremploi. Des techniciens ont ainsj. appris à pratiquer des biopsies cutanées et à les examiner pour y rechercher 1a présence de microfilaires, et des préposés aux recensements se sont initiés au classemenE des renseignements sur 1a population des villages vislEés par 1es équipes épidémiologiques. Pour ce qui est des act.ivités adminisE,raÈives, un effort conti.nu a étê fait soit sur place à Ouagadougora, soiÈ au Siège à Genève, particulièrement dans le domaine de la gestion des stocks, la tenue des livres, les méthodes dtétablissement des projections de dépenses, ainsi que la préparation eÈ lrexécution du budget. Une attention a également é8,é accordée à la formation des mécaniciens, dont le rôle est important pour Itexécution du Programe. De mêoe, des cours de langue, français ou anglais, ont été régulièrement donnés Èandis gue les diffé- rentes tâches de secrétaria! ont éEé ltobjet drun recyclage permanent. Les méthodes et les Èechniques mises au poinÈ par OCP pour étudier, contrôler et évaluer le vecteur et la maladie ont été utilisées coûme modèle pour les entomologistes, les parasito- logistes et les ophtalmologisÈes étudiant lronchocercose dans drautres régions. CresE dans ceE esprit que des médecins et spécialistes scientifiques ont participé aux act.ivités du Programe pendanE des périodes variables; jusqurà présent un entomologiste soudanais, deux médecins, ltun malien et lrautre brésilien, un ophtalmologiste et un inspecteur sanitaire nigérians onÈ ainsi bénéficié drune formation dans le cadre du Prograrme. A la demande du Gouverneoent du Ghana, deux entomologistes ghanéens ont été affectés au secteur de Tamale pour une période de quatre mois de formation pratique, avanE drètre désignés par le GouvernemenË pour participer aux études préliminaires dans la zone proposée pour lrextensj"on. Le programme a égalemenË été impliqué dans Ies cours de recyclage pour entomologistes de 1'OMS; onze y sont venus en 1976 et dix en L977. A sa réunion de décembre L977 au Kowett, le CCC a confirmé lrintérêt particulier quril porte à la guestion de la formation. Les pays participants ont notanment fait valoir qutils souhaiteraient pouvoir utiliser ltensemble des possibilités dont 1e Prograume dispose dans ce domaine. Durant lrannée 1978, le Directeur du Prograrnme a visité chacun des EtaÈs et a pu ocPf 78 .2 Page 52 procéder avec les autorités à un échange de vues très large sur la question. Ces discussions, qui ont porÈé naturellement sur le bilan de ltaction entreprise jusgurici, ont permis de mieux siEuer ce problème de 1a formation en onchocercose dans le cadre dtensemble des actions de formation de ITOMS et du Bureau régional pour lrAfrique. Les domaines précis dans lesquels lIOCP peut contribuer à la formation des cadres nationaux sont : parasitologie-ophtalmologie appliquées à 1a collecte de données de base sur lronchocercose et à lrévaluation épidéniiologique drune campagne de lutte contre la maladie; écologie et contrô1e des vecEeurs de ltonchocercose appliqués à la reconnai-ssance géogra- phique des lignes de gltes, à lrorganisation des enquêtes entomologiques détai11ées, la conception et la mise en place de réseaux drévaluation entomologique; écologie et contrô1e des vecteurs de lronchocercose appliqués à la planification, au chiffrage et à la rnise en oeuvre des opéraEions de contrôIe des vecteurs (logistique aérienne, équipement et réseaux de support au sol); cytotaxonomie du complexe S. damnosum en Afrique de lrOuestl techniques de collecte et de classification et de présentation des données sur les projets de développement économique de la zone onchocercose; planification de lrinfrastructure, gestion financière et administration drenseoble drune campagne de lutte contre lronchocercose. A la date de septembre 1978 lraction menée par OCP en matière de formation était conme suit (tableau VI-1). æP/78.2 Page 53 Éc6d Ni É d ç6 dP9960oËioErri;;nËgBEE ô6diN ooooo dldddloüüoooooooodro rdüOooQoooo Eliur8Àaos606!9EBÊiki5!!sE6ÀÀàAçarEO!ÉEEÀ o a!d60§o o0 r! ,did o !0 oo o;i O Od i *!o r !! d Âqooôri : sB. Ë ôFOxÉoe H do o ur ! 6! u EEàÉÉôHiÉ<Éo o oooi JOooEiÏB .É!ÀÉOE 00a Écr 0Ér € o o iiü I g o O0 o r o É o àrr a q d i !€ a! r I i o s6 6 ts ' q- râ 6 0 0''6.ir .U O q U à ê S T EÉA O .I O t ! O IÀ { a é ô a odr oo àEl a o a ) É ^ç! !à o É o o o o=od d I Ê É lQ o F I! o4 6 0 . ts o5Ë& il ; E "i d 8o9É >!l > 6 O F O O O ç.itE{àOoOOÉ!à r É9 d ô o d 0 0 ô o aDo i& ô O O O "I É o aq i !1 rÀ olsÿuado6a@ioE o oado!ÉI 66 a ,E 0d 0 H od 60 rE 6q! d ts 6 !Od  o É . oI O OO Eào to i o 6!r o ! É ork q . 6 cl .t6 6 ÉO 1l. os d ôO{ H É O>8 sÉ roi { aÀ o! Àq{ o ! o u5= 9< E O 60soÉ ,s v@{ooü. o ùOI Q Éra { 6oI ! sEI ts E dêt.s0 à o xtÉ Ë I ÉÀEdCo0 0 i o!EOEoi lÀ7tû5! B "i Eq> H U Fir q o 6Àc ü o ca5 0 0 0 { 6 0sÀo a o t o 6 0 € oo!iÉ É0 E o o o â6!É u o 50oo os o o!6 oÀoÉ) o! Éoo!ÉÿlE a6 o {â oÿ a2 'q!3,É É il. rE6 { E O 0 9; 9 o {! r d é4É * ig 3 E3 Ëqo q Ed i Od o O dd I 4l o c o !! - { o a 6u d ! I É û t § À, e! o o É oEç Eo gl I O. ! E o O 66 Ho g a au 'i tsOo tsOO (L r ooL di aa É O Oa:Ê O{ rU oi O O 5 O ! 6 É u€ € u i, 6 0 h o É 6 eErq, ggü ugo lEôd o o ô E i F É< È do r io 6 gdE d@ d@o s ! oÉ dd >sc o a Ét o oo !EN q dO H ü6 :'e. { il 6 qué i{oÀ {s ! ùi o6H6 É aÉ . H r 6 É .q r É - o z û q s é o ôù o I ô 6 É o o - ô Èi q É o d O O Od É O Or d éÉ 6 q o 6 !iÉ o o o o - dd !d od o Q4É> qFE sdE O()ki O ! Or ÊE o . HO ,d!, u EO O O E ! O E { O , El à c' o - 6 i É u { o ô o ô É à9oaz 0i o ui ts ts é o Ô d ! É o 5 o o{ u, r! kd o h od 6 Hi | ts r , - I d U . ! d ! É d 6 ! - d É O E O 6 ! ! U ô 5 ô 6 , üê ! ! 'ooO 6oÉ6 dgoq oou6d ood ooo !! 6iloÉ oE o!d. 6o! oo! oEÉt oÉrg uook{ r*! oO, q$i ourr? !ô qaio {dr(J9ts orHO Or€9 9É@!= EÉO !tO 0=Ê ooO! o! Oér! a E9ào oo 0 00éo oo odo ud- ! ô oÉdo ôc & oo ai9itu E() < EoH< âE tE< =oê o È ÉHE< êH È uÉ <E< q i EE, oO.dt6ætocod!or! dt!0 oi 606 dÉ Éi! É6 d o<o H O- Oq odr !oÉo !!oü odo koi o >il8 !ôH oÉn k o o 6i > - 5! ü oqi o o 6 0oE.e !q > q! o o o o o{, É o!r HE6< Â()E c. H a, EdgôûÈ Dâ ts E Eâ Ej @H =ÀIê zoHH Éoh E EcE H É zE ftoo 2 o FI IF à EIÉ H d o ad od o!t oti olinkÉ 6ÉC6édiÉâÉÉû!so!oÉÉo aÉd66 odiÉÉÉi ocÉd66rÊ 8 H 6 6 5§ Ii 6 6ê§Ëqëo! oilé+ÉëËütsFÿA êé e:E. .5i--aEiéÈiiuoA Z E Ë6ûaÿ N !É rdi oo6 E{k6roaoo !k!Âââ Éd4ÉÀa oE@ aoo 6;1 o HFÉà(, ô44A É{à!6. rkaÿddEOEÔ.ko6< r.Co9!ÉÉ!ÉEÀ9iioo6à906É <600 "àià'3â. h.Z. ^ÊO=<È@-EHda4É!Hd5=0ÿtdooo<HûÉ0vEz ôtÉl æ,Pf 78.2 Page 54 3 t Ë,i Ëiso-o@od*ooEɧs {|ooo *EBË oool888É!u!:ÉÈe--EEqË oodieooo ooTEuù EH o @ o o E o É {,lse od6?AA'; oooxEÉÉÀ Àôoi8ÉÉÉ a o ü H a@t!66aaooÉÉ ooÉü I o&H d6 t oo ElsÉ611a6*ʧ 6 o o a E oo FÈ d.iloo HH;aqoUP(o aooo o o È t o! @ a 00!F .i .d oo l5!E o-o !!@oa0 o o OO@/ d6éàÉÿdùoosiisje:i -ozô É BZ.it#3§ o E $ o o o Ë éE o E§ o E§ 0 @ o oI ÉH oÉ o& oɧ o o oÉ o ÉE ) o dü H luoEÉÉohrË ,r . H i,: I I s -s §qÉ aa ts o { !,i , 6 " c "1 9:1 E4Ë 3E ËisË flÉ€.: t;.9igs".ÈÏ"i ?E .53 sB&,riE8:dE! bs-üü!iÊE!g E,EÈÈ Ëo o @il À -. drj t oÀ <.qp oit !ÉÈ É 5-É" $s .Ë9 5,s,1 a:s r É; -:s'§ ÈrÉ üci i Ë; ÉI 5Ho <6 E Eo o Eli kô! o 6à o -9k - o {- o6! --ôo Ar o; - 6 à ôËt,iotl ü o" ^-: .i!! E€ O!É@! E O !E' squÊod _di_;!ss;,sÈ, i;fë -s"sÈ lsr;:*Ë;§;Ën:Ësi rT*& Ë;i lgËË'. ri;g iËiË; ËË$t:s:iË Ë*$ ËËËi Ëi!ÉÀou odo6é ué!d ooÉÀi d@>é oo dE; qùÉ ôÈa-à ë;ËE33 {5 ü§ EË * *E*  3E Ë 3 EÉÊ E€§ r-SE ii'6 o !HO oooÉ>ÉoHo6Q - oQop E 6! .iÉo.àÉÉ6É O É6 .io E p 'i@600666u Q O6@A ç -OO-OEE -Oh EE o Ét! o td, ! oE I e.à ô É I6@t oo 6du!iào!p oo!85 oo .iil r- o d.il6 É À! E @ Éoi 6 @.t <= > d= o tsÈIdoôcÀ â F Eo HÈ À tsl zoÈF4 a H a E HHF àE ÀI zo H0 t H 5 EÉÉ H  o o E z z ÉÀ o !oÉûo9 a. :E ÉooÈFÿOH a @6É = H ô É o o j ÉEâ EHô É6 o) a 2t olHlôHIH <lô =t+l I 6 Àq o 6 E u € o € oF6 Éo o Â6!E É o 50 o@ o oÀo € o! coo ir6ilgH 6â o 6z æ,P/78.2 Page 55 o6i{.i o! E o ôEOO E Ê!i§ô o E o 0 o ot çE j € a oÉ oÉ o o I o)6 o aq 6 x z oâ OGQ6{tdt9888 dNNÔ a o I 66dOÉAéu66q'EâTOo0(,!E oadl{OU É OÊoo É!dd o o E§ ooodldoilooô oo8tE ÉçcEEd oooo{{i{ESOO ooooBBBÊ!!uuqÉÉeEHNE oo d{oüooÀaooEÉoôÉÉEE o 6 o o g §E I! a oÉ oÉ ûs9Ë*˧§§ EEEi 9999J!t&!E{d )a3833 oooo 4édd HHHH I 99JJala1ooÉé e8HH 0u âa E EId ts *È Èâ F. =EE E rr oH EDê 2oHHIIt E Ec ET k 7 2E ÀUô àoH eio IH 5 ÈjÉ H .! o o o 0 0 0 Éda o t s{ o 6 { a 6 a 6 o 6 ôdû s 5 !!q - ; d !o ; è ; é à ; ;ôà ôoT .Éo 9 É> ( oo é> { > É > d u to 9 adt é ç?r u .F E a. .e E e É ÿ ! 06> gdeu ô .giQ C d o g O ÿ d 0 O o (, 0 (, É É I Èd;, ;AÉ e oo! Éd 9@É @É qE ôkÔ jdià É oE a!_.OO @ I s. Oqo d !. e. u. s ta u u ôtrE ! .iu tg!d EiodÉ !!o ÉqaÉ GrÉ qÀé É aa É Èe, d éÀ o!E!0r Er60 GÉd E{do deô i6ô; oEo.- ÈÂ. o Eo si!en; oto;.iHo É a!ù; !ù; tsdi cjcÈ-È <jcnÈ-o ô îd:-9!0 -o€Eo !r- E { o6Eo {Eo 6Éo;6 u- ;6o' st i di !1!o o! Hr el - ! o É ?a q d 0 d q !È o o . !;4, o o d F o e o"!ooo- xlit o;Ë *,gid osiÈ o§iù ô"ËË;B i3€irs r:Ë.t.'Ë!ôi É o r So F- - d ! ô ô l- - d ô- - c i- - o lE o 3 & r os o o j 6 ! ! m F9a{ O F qg Or À! Od - Oi à! id àU td àU O{ h d, Og E ! É O ; àg O àô o Es|oq!OilF !a!r .loO , sd!d o{hi o{!H d 0;O d -dô; 0! Èi.É 4 -{!Éùd 6È!o éeé ô eÉ!o;Èuo;È,iio ÈoùJÈ âoorlÉô;ir -;iJ- É!lI.E Eo4 - 9Oa> FÉÉEE tsO6> qOo> EO6> gEood !E!o I é6d !6. Fi9Eq- {r{ orr iro00 0{{ É44 !in {d{rL {Æ!{ro -e{É ông r::00!Erg â9É. q9!9! ÂuE. 9!É. o!É - q§cê6 q+ÉÉ;4 0eo Àée sH{re6 § S SEÉ8 ,!Ê€t8 SrËÊ ,Er33 E*ig E § I ,5 3i 3 ,e3.T s*S §üë 6 o I -o!^! .EFËOH6ÉEdaË!s(9Éooots v oo o,ol èH u =rq'tÿ ɧjÉ.0tdEo.tr 422HOôk()ÿ .,;J. à<HH oÉd!oo$O!E6Jil{ j-,: t- .E E@-O4@É&ÀH4ÉâïÉÉ II I il o!{àÉ(,6ô. E- H .h EêHEN!Ëâo4HEH 6 ts o E ztioIoHI 2HloÉ1., ts eldl o o Àq cl o É o I o! oIt o eoi66 â ag E É o À! ,o90 o§ o ou6 oÀo € ao! Éoo9â!O{É? a o I 6É o 6z æPf 78.2 Page 56 660É E -fs§6 6 aû .il 'tooEÉ §6 o6i*i o!É oEOO EÉÔô ooo OaÉooo oooE8r uu!âÉçEEÉ oo .ld ooooÀa ooEEooU!ÉÉdo ooad@ooo ooEEoo!!âÉEÈ o o É !ÉE oo .i .i{ooo dd ooEÉoô !!ÉÉHN Ùoo9!9ddÉ ,aa ooôÉEÉ ooôÉ&d HH a9&yQOa)ooÉÉ ooÉÉ HH 9AJJg9 ooÉÉ ôô&É HH I ) E & H o9éaf.Ed ooEÉ ooÉ&HH d6!9Hi oo ôü !!d2)rE§§ oÉ s o æ ,o oÉ o É EI It6 a oÉ dd o a§ ood.iooÉE§ô o ! d I!oo! €, .il6 o oEO :i " I s !!d a 4 d o dd6d & t t<!ks o o ô .r d6ro I Q u FÈ q a)Ed a, od o r oé I o oui ! =:.:g8E 5"8 5EÈ g - @ @! ! a o 6 6 6 6 6 . É6 OÉÉÉ HÈ! { -F Hi O O ts r rH F O I q§ oOO - 9>OO oE{ qd .i E o, d d> { . 66 g o ^É O É oÀ r E o G uiE!ÈÉE&HtOkts{! dÉ900 d!ôu {!6Esoo!!sÉ!5qÉÉÀ6 E 9éO qOO6 E OO OÉ H ô<o HOÉE Ha, ô .5 E gE NO o6i otsü É ,o u é>i o { od ! ! oÊ,.r Hoo!oÉ - osssÉooÉ Éa d oO O !JÉU ^ Ooo, q H -C O El O,EÉE KE'Og o o iÆ ! o ! ! qN o aÉo É oÔ<o H @ oo rEi 0 ilO(,E É Od99 O _. É o{9€ - H u o Oioo E E o , o o 6 or- H e F U a x o O ! or d o i i e o< , o !.dEl O oq 5 .r.i uE dH oo o o o F ç, I 6i ou > o i o!É! o 6 .r >o oH 6 il !É c e E ! 6 ' ! Âo ts q Ç ( ao6 u Fo 6 - HgN 'rÀ - .d F O o d H u aÀ d.À o IEO()ts E! .--O d dQÉ @ôü 90O O 4, ! o , O t - 6 O o ÊtoioooooE,rHEoo!!oÉioolood F Ed u6 6r 'r oôd o@uaz l4 5È o o= Fi!iÈ ud.J 6 kd4.e o 6 o o F É O I 6 O 6 5 o ! = O Ot o o - H o ! d O - { o o= O o 6 { É66qà ElÉ oO!Eo EOc.r'- dits - Éôdtsqo Ho aÉq i !CloË. É89, k! o6>E iê !4'rod i@Àoo a(pÊo.rÉI Âk 6 q o ÉÔ ÉÈ É qN 6 E k 060 ü q oÈ o{ t!{ O i 6 É 0l { E s É6 @Z àâ O = É H ü J H 6 H o a H =ëÉoôùÀ ê HDÉ E a HJ H ÀEâ zo F Éo rx Hê EdHHF zE oo zoÈFa I H H JÉ F Idd dç60 -É Édi aÉ6s:ɧ oét x6 .E Hà .! 6Ed!tE.<=É !>oo I .o3Ér FlÀ4 <E!HPHÂO@ o6âÉÉoËà EE iriü& *ÉEËJ<oôÉ60§8 o!! 'o .iÈ ooûXooa >?. =j" H -âÉ5Éo HÉ ôO o66 È ct rJ * o !oooà>660raO ,9Ê o,Éoo!H6<! o- .dl =À !E=È zt'À z Zl 4 Hl6 - O Hl HÈ{lva;ÉHli$l-, E S Sl.r BBlàl :i ts 5là' ôEtrt *t-il É z I oÀ ç o É! o 6 oE I o H6É g É Eo o d tsI É o 50oo oo o!d oooÉ ao! Éoo!t -iE H d @ d z æP/7E.2 Page 57 oé§ o ü o o Ë ÉE 9! e a oÉ oÉ H o É)o 6o !l 6ootOi*dO1BÊ8ÉNNiôNÈ oodiooEÉ Nd OQ oo o 6qd -. c { -{O '-i o'TE E Eoo o § o000 d{dd!o{ooooooio aÀiÂJ 9ooooÉ!uoÉidr6àQ6oo6 !d6kùEKFOEtÊÂÉt oo d{oooo oo!!ii oo66k&66ÀÀ o oEo lÔocoooorx o60tËE!!!ÉàçHOE doÉ d! !dao ,>Eirdg60ù o >o! o oEilA o - d6 ô o ldiÉ o .6 O_ .6NO OO - No O6 d sd, d a xFn d o o !d d a-a EtO aa É -o 5Et -o 6d - so i É oÊ H99 0êB r il6 9 r Éâ È46 ÉA H oo o , oo oOÉ O c) UE H ÉÉ o06t{ 660 Hll{60 > 0 > o!E' HA) - q - CÉr! d É d Eoü9O 90. O!i ua, ÿdo ioo 6sË ÉËi E - I - 9ô Ér€ dlEi i6 - ^À .OO 4Èo À{ 6 IaI t8 I 6 §. û sI j I I60 6 dâ2 a isË 3 3 Ào o oéÉ d é OH H H o ) o P E edoôÉÀ tê H EEê EÈr HDÀEê 2oHH Eo DI Bd EI H - 2E Àoô zoHFo É o *odË" 3 ! .; o -àü ; r Ë - ! Ë 3T Ëdo o o o { E d I E E6 I E É od ! A É E È ô ù ô ô ôù ô ô' 6 Eou À 6 ô - ô a ;u! ô rr;sr: - ù € -. q n I o d r i o 0d t o o oi , o o r o .. I O d S I { o ! o a u o o 9 0 o .E q O o o o * o C O g o o o É o!H E ns ! I odE os uOe d5E us09 6dEE: !o0 - É 6{,Éoe - o o rE s E OOo ÉÉ o!oÉ o ouuC oo a eOs ooOÉrC!N9- lii È dE!Ë E rt oo;É ; Àr!; ;c " rrÉ; a;E - ù ,È- éddôo;u o oÈ douot, a au oo, {i0, Éoa o}-lo, eoa 3 ior {o!;-iG.d re ,i6dào E (, 6oditso , oO O;ô o aO àô;ô E - ai ,o{ü564o.z 4 t çfloÉ..,1_6 o iuÈ!i aoô r!sù:oô- i.'ÈsÉ 6Èoè5 É;Èio-!4 9 oq-.lÀ-^ '{!-. d Éo - @!.É. or{) ovg - o;d, La.È ao-ôÀ -.rdoo à É!oà aloOOuà- oàriÀrO u oà eÀrO ço o --eOt à<:1à !q Éqo>!! iodk €6o>6! !!EF ENH€ *uli. quàO issÈÉ !nô5si'! 9q oI Ed9OJ OOOj r{9FJ OOt ! 56 oOOt ts 66 0OOô6 Or!olaloE e{ qo>!1r{ oÀo6 qd>Ho6 qn- { d.>@ 6n- d o.>6 ooEj, qd>À;E!o{ 9E q!taqE !eEE 0À!À3C OOrÉ qÀEo 9orE ÀÀE{ E!OdÉ OÉi.''O-È{ i o 6 E É o ! o I É o E o 6 o ! E o Éo , { ! ô 60 j o{ ! d ! 6 o É â4 Z q É UH@ ÀA -H O g O J0 0À O HO O ÀÀ O irc) O têÀ ÿ 9À@ À(j !É o F. dü É oÿj H-zou EO oo oroto9O909çucuÉ4a4a{ ,drdaoEoto o0{9 cÉdia1oo ouÉ{oiÉoÉi+o)zaoIH 5 EÉÉ H oÉÈ o FÉ-o IÉ odo!p06Éibà lo6d!.> =F .ê à>ê- -EOZEE@=<6dodE63É3§§ }{ a ,ooÉJ6oÉ64, !'ÂE ;ddJ <Jz4 <Haê qqÉi!a !Éo6i€E06 o6ÉEàd ir ô:EztolD-HIO<Ekt=5ô <t<oJEtRt e ? ÉÊl3l o o Ê É o € E o d oÉ Io!d I é oÉ o o ê{ E É o )aoo og o !{ oÀoE ao! Éootsg!ÔiÉH a o 6É o u{z oI H ô §sr O6 ddrg 88 o1o!oo rE I 88 §d$§: Oo@6E.l.ii -E t g I 06$o ooEEô§ I Il.: tiifî"Ël"i"tiËË*l§.ts::sE.E F î B B B § ËEÉ,sËEËÈÈ"lÉÉ B. oi1t8.YiE € s T s Ë Ë Ë Ï ! iooldp5çaaE,g T Ë Ë ; g g E Ë 3 ˧EËE-_Ë E cs E ee t âe IÈl$Ë , io pü É I E ËË I É r I.9, . S §' o ô iis ft* ilii ii, *Ël*; ïaiË;,Ë,Ë ;liËË IiË ïaiËËl 6 À E o oÉF o § ot Io tsI É oé o o H 9dÀ!5Ooo o9 o o !Io! Éoo9EUOnÉH a o 6 a o ! 62 ^r.3qü,933&r..=ËrÈ.:È3E,3Ê.3.3,?,8 o Éo60 NÉÉr65tso Ëz o I v t É 6 !io r34É zù tll !!E9_üüsÉB o d >o oox@ oa. =! -€<5Éô <d =5<oa! >!Op!OO93,j8ilo.i6;t3rsàürZo-=. _E 214>==-ol , p E ËlRl e s s g *ol6lklil æYf te.z Pege 58 É o Ék oç a 6 ! 6 É o! o oé a 6 o ! E o o oN 1É o d É o ok o h o É a d dz) E I é 6 o! o Ë =oj o 5 Ê âd 8dÀ 5ê !ÉE EÉ H Hê zo li Ëo Hâ Eû F =2H Àoô zo H U I H 5 EJÉ H ocPf 78.2 page 59 CHAPITRE VII E(ECUTION ET COUTS Exécution du budget 1974-1979 Les dépenses pour la période Lg74-Lg79 devraient être d'environ $55 360 OOO, 1 ce qui représente une économie de quelque $7 2OO OOO par rapport aux premières estimations. La comparaison entre les estimations de la Mission PAG par activiËé pour 1974-L979 et les dépenses toEales estiûées en mai L978 pour 1a même période donnent la répartition suivante Activité PAG Pourcentagedu total Es timatl-ons actuelles Pourcentage du toEal Economi.es ( excédents) Lutte anti- vectorielle Evaluation épi- démtologique Développement économique Bureau du Directeut ADMIN., soutien de 1'oI{S, réunions Recherche/Formation ccc Total $35 O83 OOO 3 406 000 1 399 000 13 390 000 282 000 $62 560 OOO 56 5 2 22 15 100 $35 175 OOO 2 979 000 827 000 11 583 000 317 000 479 000 s55 360 OOO 64 5 1 2l 8 1 Loo ($e2 ooo) 427 000 572 000 1 807 000 4 965 000 (479 ooo) s7 200 000 Ce poste nrétait pas prévu dans Ie rapport PAG. La comparaison entre Les estlmations L979 et la dépense aEtendue pour 1a même de Ia Mission PAG période donne les par poste de dépense pour 1974- résultats suivants : Poste PAG Pourcentagedu total Estimations actuelles Pourcentage du Eotal Economles ( excédents) Personnel ConErat aérien Insecticlde Rechercher/Formation Opérations f nr.*"- tieÿVoyages Inunobi 1 isations Autres (CCC, réu- nions consulÈants) lota1 s20 566 000 11 236 000 7 7L2 000 9 282 000 4 611 000 153 000 $62 s60 000 15 ; 33 18 L2 15 7 $2o 099 ooo 10 509 000 5 818 oOO 4 317 000 8 067 000 4 616 000 1 934 000 s55 360 000 36 19 11 8 15 I 5 100 467 000 727 000 I 894 000 4 965 000 (3 4s6 ooo) 4 537 000 (1 934 ooo) $7 200 000 Poste non prévu au rapport PAG. 1 r". dépenses réelles pour 1974-L977 s'élèvenr à §29 2gg 147. ocP / 7 8.2 Page 60 D'après les comparaisons ci-dessus, les dépenses effectives devraient être inférieures de 25 % pour les insecticides, de 53 7. pour Ia recherche/formation et de 50 7" pour les irmnobi-lisations. Au cours de la période L975-L977, Ies cotts toEaux du Progrrm-e par krn de cours d'eau ont diminué de 32 % passant de $31,48.en L975 à $ZLr52 ea L917. Les projections à fin 1979 suggèrent, en outre, des diminutions du cott total par km dépassant 1e taux de 1977. Ces réductions viennent du fait qu'on a pu maintenir les dépenses administratives à un niveau relativement constant et qu'on a attentivement surveillé 1es variables 1es plus importantes deIa lutte antivectorielle te1les que 1es insecticides et les équipes drévaluaÈion. A partir de L975-L977, les heures de vol garanties minimum ont été dépassées de 7,3 %pour les avions et de 3,6 % pour les hélicoptères. En L977, 1es épandages d'insecticides en phase I et en phase II se sont soldés pâr des diminutions de 5 7" et de 46 7. de litres par kmde cours d'eau protégé par rapport à 1975 et à 1976. En mai 1978, le nombre des équipes de surveillance entomologique par km de cours d'eau protégé dans_ 1es phases I, II et III a été réduit de 16 %, de ZB % et de 11 7. respectivement Par raPPort à la première année dropérations (1975, Lg76,1977 respectivement). Si 1'on ne tient pas compte du changemenE radical des conditions climatiques observé au cours des trois dernières années, 1e rapport cott/efficacité des opérations devrait rester saEis-faisant au cours de la période 1980-1985, puisque 1'utilisaÈion optimale des ressourcesfinancières du Programre reflète une meilleure connaissance des conditions du terrain et une efficacité améliorée. oæf te.z page 61 CHAPITRE VIII PLAI{ DIACTION ET BUDGET 1980-1985 A. PLAI{ D IACTION Au cours de 1a période considérée, la stratégie de 1 tocp .demeurera inchangée par rapportau plan initial' Le Progranure continuera à avolr pour objecrif de réduirà i;iri."a'J" --'lronchocercose à un niveau suffisamoent bas po.ra q,rre1le ne représente plus soit un problèmede santé publique majeure, soit un obstacle du développement socio-économique et drautre partdradapter les activités de contrôLe afin de stabiliser la maladie à un niveau tolérable. Lesméthodes épidémioLogiques et entomologiques demeureront inchangées. Ces activités bénéficierontdu soutien drun programme de recherche appliquée. Lrinfrastructure actuelle de lroCp resterapour lressentiel inchangée : 48 professtonneis, 643 personnels des services généraux,2 bases aériennes et environ six secteurs et 22 sous-secteurs. LuEte antivectorielle Le plan des opérations de Lutte antivectorielle pour la période 19go-19g5 prévoit Ietraitement annuel cumulé de 3 552 438 lqn de cours dreau contre 2 og5 2o7 km pendant lapériode 1974-1979, soit une augmentation de 7o%. Ceci esÈ dû à lraugmentation progressive desactivités pendant 1a période L974-L979 (les activités de traitement comnençant seulementen 1975) comparée à la période 1980-1985, au cours de laque1le on envisage de maintenir chaqueannée un niveau dractivités semblable à celui prévu pour 1979. DISTANCES DE RIVIERES PROTECEES "n k*l par phase et par an En temte de nombre drheures par kilornètre de rivière protégée, les heures d'hélicoptèrevont diminuer de 112 à 109 heures par 1O OOO km (-3 %) et les hàures de travail des équipesde captureurs de 15 à 13 heures par 1OO OOO km (-13 %). Voir tableaux aux pages 63 et 64. Cependant le taux drheures-avion augmentera de 23 à 27 par lo Ooo km de rivière protégée(L7 "L) tandis que la quantité drinsecticide utilisée par 1oo km de rivière traitée augmenterade 39 à 42 lj-t'res (8 %). ceci est dû au taux de consonrnation supérieur à Ia moyenne de ces deuxdonnées dans la zone drextension de côte drrvoire, les rivières plus importantes dans le sudnécessitant un usage plus fréquent des avions et. une guantité drinsecticide plus grande quedans 1es petites rivières situées plus au nord. Au total lrimpact de ces augûentations sur lecoût unitaire pour 1a période 1980-1985 est grand étant donné qurelles affectenÈ toutes Iesannées de la période 1980-1985. Phase I . Phase II Phase III Extension en Côte drlvoire 1974 L97 5 L97 6 L977 t978 L979 TOTAI t97 4- 197 9 PAR ANNEE 1980 1 985 ÏOTAI 1 980- 198s 191 143 t91 59 L43 894 191 59 258 L43 894 908 191 59 258 4L t43 894 908 o64 1 91 143 59 894 58 908 82 L28 2 9s5 7L5 239 s76 776 724 t23 L92 191 14: 59 894 258 90t 82 L28 1 146 858 359 364 1 553 448 492 768 TOTAI 191 143 257 037 509 94: 551 oo9 592 073 2 o95 207 592 073 3 552 438 Calculés en multipliant 1es longueurs de traitement hebdomadaire et (ii) en hebdomadaire. de rivière (i) saison sèche : en saison humide par 34,5 circuits par L7,5 circuits de traitement ocPf 78.2 Page 62 Ltexécutiop du Prograrmne pendant 1a période 1980-1985 nécessitera chaque annéer 6430heures de vol drhélicoptère et 1583 heures de vo1 dravion, ce qui représentera un total de3858Oheures de vol d'hélicoptère et de 9498 heures de vol dravion. Par rapport à L979, i1 nry a donc pas dtaugmentation des heures de vol draéronef par km de cours dreau protégé. Ces heures se distribuent annuellement de 1a manière suivante : Phase I Phase I1 Phase III Extension de la CôÈe drlvoire Total Hélicoptère 1 800 898 582 150 6 430 2 1 Avion 367 200 516 500 1 583 ocP/78.2 Page 63 É o tô @ Fl o\ tÛF{ lJIooH@ o\ F{ \to\OOo\§o\T È'{F{ OcoNOO@o\o@ É) \t O\ O r/\ r^ \o :J I t{ o @lô @ o FldOva Eq ÉI<ÊI C)fsl È1dHÉo EÉz fsl .^É rc rI]U)H Idl-{ê{ pd & lrl *â HEÊl ozo<oÉo <Fi P{ &z<Oê{ t-{>x<= âH (âH 14 ÊIû!r ts t-{\o ooo O'r (Y'r OÀ('] N NO\oOOcôrNo ôl Fl (n l\ N æ o\ .t d\ û q -@ô9 À§ o§ F{ o tt.t Fi Fl .tcOO\.+O F.l F{ OcoNOo\æ co@rô '-{ N IÊl o(n .if \o O\ cl O '-'lF.l É) 6t \O r.-O\OO\oodO(nNrôr^ r ôt (1 æ rô F{ ü o o\ F- o\ F{ I\t N o\d \o ri o F.lo ôl Nor\Or\o\ F{ Ê{ o\l^(1(1\o(1 æOr^ O\ \T 1\ N t{ F{ r\ \T N O\ § ô (ÿ')F.l (ÿt È{ \O o\$NOF{N\T@@@\Tr\ t N ol\ @ \a d o o\ l\ o\ o .s -1 o rô F.l Fa .tcÀOO\.SOJ I OcoNOôooco@r^ F{ ôl d\o F{ o(ÿ) \1 \o O\ôOF{ '-{ (1 N \O NO\OO\oOÊ{O(1 ôl rô l^ r\ ôt 00 r^ J ü o @r\ o\ F{ d\oôt o\o æ .fo\OOi\TO F{ F{ O@NOo\coo co Iti N - F{ F{ o\t F{ \o d\(1 0@ '-.1 (Y.} ôl \O F\O\OO\oOF{@ôNrnôl lnN \o(ÿ) F.l ü g F\r\ o\ F{ OôrO\to\ r\ O\ ('\Or^\Oo\@cl §lF{ o r/)(ÿ) t{ o\ (1 \o '-{ (n F{ F\Otô\OOF{(ÿ) N .+ o Fl ôt @ o\ É o \o r\ o Fl Nt^ôl(1 F{N oo N '-'l -1 $ll ôt F{ rr1 Fa o(1 æ 00 |.\ F{(ÿ] N\1lôNtt(1 ôl (n N \or\ r^ ü o r.r)r\ o\ ooÈ{ Nd('1 ltl Fl oo '-l ôt F| Ol F{ o\ F{ \o\orr(1 o\ F{ \o\o (ÿ) \Tü F\ o\FrC/ ttt I OFI!<É.F{ HOo o >trH ÉHH H O-H H H .r.'lEl6oooÉoÜtu)oo!(ü (ü q, u<o .É -É -É xc)Ê{ÈêrEl OFlt{<ÉY{ Hooo >HH ÉF-IH H O-H H H .r{EI th o o o,r É0, vrr/)oo+Jd (ü (Û rJ<O .c .É .Ë x(.)êrÀÈrd o ÊoU)sAü{v È1 ltlÉr{Êq9E rrloHzoû .- P{ EIU) trl4ûIÉtcfuF{ üt-,l.<ÉÀ lcHQtd zy oüo<o A1 o rcJüfrl dts{<Àê{o(J}(H>È<ÊrH .H QÊ1 (h rr1ü5Êl ,t û o rô @ r{ o\(ü -{+JlooHæ Or F{ N Or oooo rô\:f O\ (r) r-{(f)(n(1 ooooooooorôoo\tc{@F{ \+ N \T ooooo rô q FIoaÊa& l.I ÊIû lt]Êe(, = lr]OE{zoûÈIrl(r)ÊI IE EIÊrH dF{ È Ê1tsê trl zv o&o pr ou)o&-{Ér& pÈ ErPrX HÉlAts Ê1 u) trl êrH q Êl o d co \T .f(1N F{ c{ F< \T§N -T@Oi F{ F{ (1 ti æ\o .$ û o @Éo\tü -lIl'{o(ü@ ÈrotÊ{ N Ol ooo rô N o\ôF{(ô cî ô.) ooooooooorôoo F\ôl 6 N\T oo 8 rô c\ o '-l @ §C.)NJôI: §.tc{ c!F{ô CÉ) F.l @N & q o\ FT Or F{ I ! F\ o\ ?.1 ô o\ ooo(1 F{ F{ OF-@\Tc1N o.t@ o\ (fl \oO\ r{ O\r^iF\@O\tr(7) ôt o\ c1 §t o\o@o @ tô F\ (1 (1 FIC{Hi{ F{.fO\O .i'\ooF{ F{ F{ ltl F{ r{ôl(n d o OrF\ Or F{ st o\ oootôN o\(1Fr cî(1(1 ooooooooorôoo r\N@ .+ otrô o ri @ .d. (f) ôld N i .ü§ôl NFI('] (1â @l'- û @r\ o\ F{ Cî o\ ooo @ô O\ (f) F-{(f)cl(ô ooooooooo11 00 r\N@ o\ô o 8(f) Flôt o\ oo \o (1 ôt HÔId .ü \t ôt ôt F{ (a .f @F\ ù q r\ t-\ o\ F{ 0O O\ ôl c1 ôl ôt \ocîæF{N\ol F{ tô O\ e.l l\ r\ F\J6 o\ ôl FTo\o F\ .+ É{ \ON\' F{ô.{ F{O\\Ol ôF{ô F\ F{ \o æ É o \o|.\ o\ F{ Cî Ê.1\T rrôt\olt@Cî(Dc1 \O \T\T rô Or\t§ @ r-.1ôl F{ \ON F{ô F{O\ll o c! o rô É q r^|.\ o\ F{ o$ F{lll c1\o rô N o .+ F{(1\o tô N \o F{ F{lllô \o (1 ü F\ o\ t I «) tr .JEnC'; HH É- Fl HHH.r{-Ér u)â, oo o o É; Ho o 1À o,^(B rü (! +r)x .Ë .É .d x-êrA{Àfd q) ! _.Jhos> HH É- È HHH..{-Er (,)â,o o c) a, É; Fr1A O (/) 0);.(ü (d (ü !)x ,É É .É x-ÊrÀp{trl ocPf 78.2 Page 64 o tÈo U) Êa ElÉüfrv fqHÊ]EÊ1()(, Ê1HÊ1 0tÂü ÈÉÀ{E]üÉrd HHÉ fsl Ê1zâ4 ü!z A{O ofrl É{ÊHÉ HÈ Hc)x fEI P ZHH -HâEl ÉI tsH tsz q I 't { ocPf 78.2 Page 65 Environ deux cent cinquante mille litres drinsecticide seront nécessaires annuellernent.Bien que lron note pour les phases I et TI une tendance à La diminut,ion des quanÈités drinsec-ticide utilisé par km de rivières protégées, i1 est difficile de déterminer avec précision La consornmation à 1a phase rII. Egalement, lreffet que Le traitement des zones drextànslon de laCôte drrvoire aura sur 1a consonmaÈion drinsecticide dans les zones intérleures et septen-trionales des phases I et II ne peut pas être déEerminé avec précislon. Un total de 27O points de capture sera desservi par 78 équipes opérant à partir de ir.1 ,ro:"-secteurs et de six secÈeurs. 11 nty a donc pas ataugmentation dés rrorrrbres respectifs' d'êqulPes de caPtureurs, de secteurs et de sous-secteurs par km de cours dreau protégl par rapport à Ia situation prévue à la fin de 1979. Evaluatlon épidémiologlque _ - Ev+luaÇion sur 1e terrain : le nombre total de viLLages cornpris dans la precrièreéval'uation était de 313, dont 45 étalenr des villages drévaluatlon dérall.Lée isn). c".villages ne seront Pas tous sortrnis à un contrôle u1térieur pour diverses ralsons, tel1esque changeuent de la populatlon et très falble endémlcité onchocerquienne. Environ 50 % des villages ayanE fait lrobjet drune évaluation simple (ES) seront régu1.ièrement réexaminés, alors que Presque tous 1,es villages couverts paï 1révaLuation détaillée, soit environ 45,feront lrobjet dtun conÈrôle uLtérieur. L féchantll1on sur 1eque1 portera 1a future étude longitudinale comprendra donc environ 150 villages ES et 45 villages ED, répartis en principe de façon égale enÈre lesttois phases du Programme. 11 est possible que dans certains villages ES on procède à une stratiftcation de1réchantlllon afln de confirmer lrabsence de transmission dans certaines zones et quron examtne, par exemple, uniquement 1es enfants nés depuis le lancement du prograrune. pour la même raison, on incorporera éventuellement dans 1révaLuation des populations non infectéesfalsant partie des groupes de repeuplement des zones libérées de la rnaladie. Echelonnement des contrôles ultérleurs : 1es villages choisis seront réexamlnés tousles Èrols ans. Les zones de grande stabllité, où Le contrôle du vecteur est partlculièrement réussl, pourralent être contrôlées tous les clnq ans, par une évaluatlon slmpLe, pour conflmer Lrabsence de transmission, alors qutil peut se révé1er nécessaire dtopérer des Pas§ages plus fréquents dans les zones où 1a lutte antivectorielle aurait donné des résultats noins certains. ler passage 2ène passage 3ème passage 4ème passage Les criEères applicables à 1a sélection seront principalement fondés sur : Phase I t97 5 t97 I 129l t2gi des villages Phase II t97 6 L979 129? 12gs= à retenir Phase IIl t977 1980 1983 pour un futur contrôle - 1a durée des opérations antivectorielles - 1e niveau de 1a transmission, si ce11e-ci subsiste. ocPf 78.2 Page 66 Un troisième facteur à considérer sera de nature statistique : i1 faudra en effet, pour aboutir à des conclusions valables, examiner un nombre suffisant de villages choisis avec soin. Les villages à contrôler seront donc groupés sur la base des critères indiqués ci-dessus, et en tenant compte de caractéristiques géographiques et épidéuriologiques, te11es que 1es niveaux dtendémicité. Les activités de recherches entreprises par l-rUnité sont décrites à la page 67. Développement économique Lrexpérience acquise par lrUnité au cours de ses trois premières années fait ressortir que certains facteurs jouent un rôle important pour 1e développement de La zone de lutte contre ltonchocercose : a) infrastructure socio-économique de base, notamment services sanitaires de base, écoles et routes, en particulier dans 1es zones de repeuplement I b) nécessité d'intégrer les composants santé publique dans 1es projets de développement c) intégration de la zone dtendémicité onchocerquienne dans 1réconomie nationale de chaque pays par 1e développement et la planification régionale; d) nécessité dtanticiper sur les problèmes de développement en les soumettant en per- manence à 1rétude et à lranalyse afin drempêcher qurils ne deviennent critiques. Lrévolution de ces différents facteurs méritera dtêtre particulièrement suivie au cours de la période 1980-1985. Par ai1Ieurs, 1e rapport sur les aspectsl économiques du Programme a suggéré qrr" ftUnité pourrait étendre ses activités dans 1e domaine de 1a recherche et de lranalyse de la politique économique en entreprenant eIle-même des recherches et des analyses et en organisant les rechet'ches devant être effectuées par drautres organismes. E11e devrait essentiellement se spécialiser dans des sujets à caractère socio-économique directement associés au progranme de lutte contre le vecteur. Ainsi, la réinstallation et la migration sont des domaines dans lesquels la nécessité drun programme eE drune politique se fait cruellement sentir dans plusieurs pays. Les programnes sanitaires et de distribution des soins de santé sont également suggérés conme un autre domaine possible de recherche soci-o-économique. Enfin, à diverses occasions, 1es pays participants ont également suggéré que lrUniÈé accorde une attention particulière à 1a mise en évidence des bénéfices économiques résultant, pour les pays, des activités de contrôle du vecteur. Formation Le prograrmne de formation restera axé sur trois objectifs : a) améliorer les capacités du personnel; b) préparer Ies personnels nouveaux selon les besoins; c) former du personnel ,itautres pays africains aux méthodes dtenquête, de lutte et drévaluation concernant lronchocercose et son vecteur. Recherche t{ 'î En 1980-1985, 1es activités continueront à être étroitement constante. de recherche entreprises ou patronnées par le Programne Iiées aux besoins du Programme, eux-mêmes en évolution 1 Voir 1a deuxième partie du Rapport drEvaluation. IocPf 78.2 page 67 Les objectifs principaux des recherches entomologiques futures sont 1es suivants : i) trouver une série dtalternatives de larvicides et de formulations qui puissent remplacer lrAbate; li) localiser les sites où se reposent les adultes afin de déterminer la valeur delrutilisat.ion dradultlcide cotune moyen draméLiorer les mesures de contrôle; . iii) préparer une clef pouvant convenir à lridentification des adultes femelles etI mâtes, des pupes et des Larves des différentes espèces de S. damnosum connunes dans lraire du Programmel tv) étudier 1es mouvemente de S. damnosum s.1. et les facteurs influençant la mlgratlon; cecl permeÈtralt au Prograrnrne de prédlre quand et droù la réinvasion ee feralt et alnside prendre les meeures appropriées avant pLutôt quraprès et pendant; v) mettre au Point une technologie appropriée qui faciliterait 1e contrôle du vecteur; ceci impLiquera 1a recherche dralternatives de contrôle, y comprts les lnterventlons surlrenvtronnement, pour rédulre lee sources du vecteur. Les opérations de surveilLance du miLleu aquatlque se poursuivront. On entreprendra dee essais tendant à déterminer LrefficaciÈé d'expériences de manlpulat.ion de lrenvironnement, par exemple de modification de certains gites larvalres, ce qui devralt condulre à une diminutionde 1a quantité drinsectictdes nécessalres. Suite à ces expériences, un groupe de travail scientifique sera organisé pour examiner Les possibllités drune plus large appllcation de 1atechnique, spécialement dans les zones dtinstallation intensive de populations. En matière de recherche médicaLe, les efforts continueront à porter sur les éÈudes con- cernant 1répidémiologie de faîîÏâEIe et Ia recherche drrrn agent tirérapeutique sûr et e fficace . Le rôIe de lrUnité EPI sera avant tout drévaluer les essais de médlcaments alnsi que leuradministration à des populations choisies et, dans le domalne de la recherche appliquée, dedéfinir les cas à risque de cécité et nécessltant un Èraitenent. Un auLre aspect imporÈant dela recherche sera 1rétude de techniquee drévaluation plus raffinéee qui permett,raient d'amé-liorer le diagnostlc ou le traitenent de lronchocercose. Par ailleur§ r un certaln nombre drinst.itutlons spéclalisées ou même de chercheurs privés seront contactés afln drexécuter les études qul apparaissenË priorltalres pour 1a poursüitedes adJectlfs opérationnels de OCP et qui ne peuvent pas être réalisés par 1e personnel scien-tif ique du Prograrnme. Une étroite coordlnatlon sera malntenue avec le Programrne spécial de Recherche et deFormatlon concernant les l,laladtes tropicales (TDR) pour 1es études fondamentales sur 1a maladie. ocPf 78.2 Page 68 B. BIIDGET Le montant nécessaire pour Ia période'est estimé à §132 646 3oo; ce chiffre a été calculé sur 1a base des estimations de dépenses en capital, du coût possible des contrats pour 1es opérations aériennesr et des autres dépenses de fonctionnement (estimées dtaprès Lg79). Les suppositions suivantes ont été faites : i. ' une augmentation annueLle de 11,5 7. pour 1e personnel (soit 3r5 % pour lraugmentaEion )statuaire plus 8 7" pour lrinflation); une augmentation de 8 % Pour tous les autres coûts opérationnels (à ltexclusion des opérations aériennes ) ; le remplacement au Lf3 du parc automobile total par an. Lraugmentation de coût sur 1980-1985 par rapport à 1974-1979 est de §77 286 7O3, dont ç49 275 100 (64 %) sont dus à lrinflation et $28 O11 603 (36 %) à une augmentation des acti- vités. Toutefois, à la fin de 1985, on aura atteint un niveau de contrôle suffisamment élevé pour pouvoir réduire considérablement 1e niveau des acÈivités. I1 en résultera presque certai- nement une diminution des coûts. 'I - Les coûts estimatifs des contrats pour les opérations aériennes de la période 1980-1982 ont été calculés sur 1a base du nombre drheures de vo1 escompté et drun tarif horaire estimé draprès les soumissions refusées en 1976, plus 7 % drinflation par an plus 9 % pour facteurs inconnus (soit soumissions 1976 + 30 %). Les coûts pour 1983-1985 représentent ltestimation des heures de vo1 aux taux de 1980-1982 plus 30 % (augmentation de 10 % par an pour inflation) Ces calculs sont résumés comme suit : 1980- 1982 Nombre drheures Taux Total Hé licoptère Avion Hélicoptère Avion L9 29C 4 749 1983- 1 98s Nombre drheures Taux $6s9 $594 §8s7 ç772 Total Total général L2 7L2 LtO 2 820 906 Total S15 533 016 Total 16 531 530 3 666 228 t9 290 4 749 s20 $35 758 774 L97 730 Ces tarifs sont bien entendu provisoires. tes tarifs rée1s De seront connus qutavec les résultats des appels droffres internationaux qui seront lancés en 1979 pour la période 1980-1982 et en 1982 pour la période 1983-1985. ocPf 7 8.2 Page 69 Ci-après la l-iste des tableaux présentés : IA OCP 1980-1985 par acr.iviÈé prograrnmarique. rB comparaison entre 1974-L979 et 1980-1985 par activité progranrnatique. IC Diagranune 1980-1985 par activité prograrnrnatique. IIA OCP 1980-1985, par posre de dépense IIB Diagrarme OCP 1980-1985 par posre de dépense. rrr unité de lutre anrivectorielle 19go-19g5 par posre de dépense. rv unité drévaluation épidémiologique 19go-19g5 par posre de dépense. v unité de développement économique, 19go-19g5 par posre de dépense. VI ProËection de lrenvironnement, recherche appliquée et formation, 19gO-19g5 parposte de dépense. vII Bureau du Directeur du Prograrme et souÈien administratif/Ouagadougou 1980-19g5par poste de dépense. VIII Soutien administratif, Genève, Rome, Btazzavi-lle 1980-1985, par poste de dépense. IX Réunions 1980-1985. x comité conjoint de coordination, 19go-19g5 par poste de dépense. XI Dépenses totales 1974-1985 soulignant 1a période de rransirion 1979, 19gO, 19g1. ocPf 78.2 Page 70 rÔ @JO\ tür{ JJIooH@Oi .{ oooooooooooooo Oc!-tF\l.\OJ \T\OF-æ\O\OJ rf Or O\ -T lt\ cO \ON \O r--{ \O : -T O\ @æHi J ooooooôncô O\Ocr)ô\ @o\F-\trtrlO\nc{ o cô \o \o N (^ co Ord ooooooooooooNOF\+ôo\ OrO\Or^-tOi.lr)cnooO\§lcndN ro\N11Ot^O\.Jôlcl\oN oooooooo or{c{N rn \t co \o c! \T æ o\ H O\ôJ\ONclN\OôlJCnO\cO r]ôtcôJ cô ooo \o J r{ oooooooooooa rôF-{@N§ oooooo\-o \O c'l \tO-t11ÿlalJÔ]\O F\J N\o o r\ N ooN CN co o\ 14 \.o\Ot^$O-Tr^O\NO@(1 æ\O $NC{Nd oooooo F\ l-- F\ O\Cî N Cî c1 \.o c!JL.] \OF{ i ooooooooooooooN-T\OO\C1 ir\ J oo C1 o\ c{ .i. r.)N N co cr\ I r^cOO\O@t^O æilô\rlc{rr) côcr\r{(\À oooooot^ \O \O JOIl.\ÿtNo coor^ Cîi J ooooooooooooao\O-)\TcOi\Tr F.{ o§ o\ô oN co o\ oooooooooooo@c1LôO\OO J\OJ\OF\F\ -tF\clN\Ocô\OJNJ N ooo ô @N oooooo6NO o\ocoO\ cî rôOor-t À ooo\ r\\t o Ol I o\ oooooooooooocô-)F\Ir\\T oclco-to-tN\OON\Oôl -tdc!H c! oooooooo\OcîOO r^ocîæ r^HCO5æ-+J N: o 3 @r) æ N ÉÉ oq)É .F{ .r{ O)OUUO: ..{(üJ>J uÉortO'.{(J o}.ooÉ>C) cJooô0o)q)$(J , lrH u a c) E NdoooooN! .J J tr! '1, | û ct c)ôO d O.O qi c! -'\ }r oO..{Éô0q{O-cou HOO0JÉ(!ru14lCsO ..r É .OJ 0J !O (d ! 'I lr .o o doJ O ^ ! a à o ûO É \O .r{ É lr(H o cr (! À Él +J ...,l H É À 'r{ .r{ 'rl É 'O Zo o. ! o.o ! É É o € rllo .o É O.rr J r! ...1 -d 'r{ É C) >ai(ü.Jol{Eoôo.il .réÉ,>!to.(rJ É .r{ o. .( o a.e o É Er(o ! O. O- O É É É É É oJ O <ü O ti; !...| O 0J CJ O ! FlO,ilOOE"'{.r.{'F{o'.{! J O -d 0, oÉ É +J ! ..t ü)u (ü > OÉ tr (d ) ) , (ü \O))>\OqJ...l\oOO.Él!J!I]a&âüu)|,)Èêr rd q HH sÊ fl() oüÀ frl HH H tsq) ü Or oo o\ I o æ Orâ À(J o I 1 H = frl F-l Êo H ocPf 78.2 Page 71 ùe rôNO\O\æt\âôr^r^ COO\OF{O\ÿlF{rôF{a)!^À! AOJNôLôO\ëF{FlôdJF{vN= \o Ol É^OE .Ê{ o rJ .r{du{J, O 'F{EI EIào 'i5Ê <v I\ôN(no\\OG'N\îÉ)NJrô\O\Ool\rôlJ.]\T Orôr\()HæF{O\@|.\ .ifO\TNcl\o(')ôlF{È{ N@$O\O\\Or\\O\OoO|\ lô !t) (Y] F{ \O N Ctl \t t^<ÿ')N.f,Ovltl F{ ô ol\ \o æN r\t\ rô co o\ F{ I oo o\ J ooooooooooooooooooooO\tô@O(\\TF\r\O; @ O\ l-- \T \O r.\ 0o \O \O F{\t!ôrnJO\o\\TF-@\OO\r^N1..\OJ\OF{\TO\ ô\O(1æ@JJô\H oo(ô \o -f\o c{ (f) A o\È ,ch "-tI\tr\ o\ É.1 ôl.:@rrF{-1 \OOO\Or:F\ @ \, (r) (1 O\ r\ -1 \t u1@o\oo\or^or\Jô -tco(f)\o\ooJc1-to\r\r\Jr{()CîNc-lNF{O\l\É)tôtô.f,JJ\, IÔN\T@Nô t\ o rô cl\ltl(1 LA rô q,oÉ (uÉ.ilq)OÉrJoli .r{o)>r !J ..{ O , 'A ...1 C)(r!JûoÉ>(J o(u(üô0oo,l (UC) a uÉ LJa C) E NcrooloooNrJ '..rrtro€tü(dojô0 d O.(H O tü -t\ tr o o ..{ Ebo q{ o- Êê rJ roooo(('rukrt(\, c,l ..{ É .o tro 6 É Fl t{ \O O eÉ O ^ !, a ,-1 O üO t, \O ..{ 0, !'+{ o U (ü ê. Èfrr .d F{Ei À.J ..1 ..{ É \O zo À !, Àq, rr É d o É Bto .o É ùd ,(i .r{ .c ..t É g) >o(üÉ€t{Eioèo.i ..rÉeoljÉo.cJ-r É .È{ À .Ë.r a.A o É, HG1JÀo>0JÉÉÉéÉoO(ü O ti É u.r.| O O q, O É Hq, J F{ q, o o E:'.{'.{'i o'r{!J J O E- 0.,'U É !J !, 'r{ û]J (! > OF.l li (ü a a , (d \C) a>to)o.F{\OOO.r{,{JE1 AüAüA'AJÈ f:l g HHg t a(, oüÈ ÈlH r-{ H H() ü A{ r/1 @ o\J I co o\ F.t H o\È o\ F{ I -Tr\ o\J fr]d HzH z (n H a À o C) I t H lc Fl Êo ts ocPf 78.2 Page 72 TABLEAU I. C PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE 1980_1985 PAR ACTIVITÉ PROGRAMATIOUE Lutte antivectoriel le 68,6% Evaluation épidémiologîgue 4,9% Développement économique 2,57o Recherche appliquée, protection de l'environnement et formation 6,6% Bureau du Directeur du Programme et soutien administratif 14,1% Président indépendant et CCC 0,7% Réunions 0,9% Liaison régionale Brazzaville O,4o/o Soutien administratif Genève 1,2% I FAO/Rome, soutien technique 0,1% ocPf 78.2 Page 73 Ff EioH oooocoooooooooooôô .t \O \, O rô O\ §l \T F.l NOO§O(nôr\H r\rlo\F{.+æNO\\ONl\Nr\Cor^lt'l'io\ OtôN@O$r{t-{u1 (1 F{ F{ oo rô ô '{r-{ \o NJ ooooooooooæo ooNo(n(nôtrô(nN\T t/1 oo@ ôl(ÿ) \o oorl \o\t\o N(fl !ô æ o\ J oooooooooooooooooo .f,tô\ONOF{O@O\ F{ôlllôF{@IôO\OF{(n\O.tNF{Oaî O æN\Tr\'-{O\ôNN O \O sl '-{ ôl oo rô !ô ær^ ln N oooooooooooo Otôo\r^t/]cll\ '{ J 8o o\\o N ?-{ oo !,,1 $ Iô æ \o N .t o o\ J oooooooooo(Y] '-l !ô O \T OONNNF.r!ô@NæOæslô,t'r N oooooooo\t|ô(nc) \ONO\\OO\ (n r\ '{\O r\ §l \O O\ \O N '-{ (1N oo rô l\ @ 8888OOt\O O!ôOu,!lô\oN o F{ ool\ o o\ r{ oôN ôt\oo !nN (n @ o\ aaooooooooooooôôôô .rrôl/]Nr^orô\oN \ONO\OF{NFI !ôrô01 ô'iO\\Ooo\OO\O\ON'{§æNNNr{ O \O ôt F{ Él oo o\ \o '{(n C\ N ooooooooOO\TO Ol^N!n!n@r\ o\ oo\t N F{ I oo(n o\ N\t (1(\ ôt æ o\ J O\r..\trô(7)@ôtOOO\NIô@clN§O\rl NdO\Cî F\NC\-4 F{ t-- tô F{ F{ F{ 449900000ooooooôôôl^r\ôt\oF\@N.ÛF\ ooco ôt rô cf) o F.l ooooooooOOôrO OtôF{rôlô Fl f\ o\ ooN F{ o i ooo \T Cî oN H € o\ 99Aooooooooooooooô rt-\§odoc7)c1ô |rlF\O\ô\Or^\T\OF\ O\r\O@O\F\§lr\ôO\ F{ @ e{ !ô \O N '-.1 r{ \OtôrlÈF{ oo o\ (f) F\o @ Fl oooooooooooo Ou1\Trnrô \f r\ @ ooo + l\ o\ oo o\ F-§o o\ F{ o æ o\ aa9aoooooaoo9000ôô\ol.-\ToO\ôr-cî+ c.)F\tôCOF.\Tl\a1\T F\r\F\@r\NO\OC! NF{\Od.t\oôlF{'t \O r/) F{ F{ F{ oo o\ §t F{ o\ \o F{ ooooooooOO!ôO O tô tô rr)co co r\ l\ oo !ô rô\t o\ oo\f @ rn @ r\ F{ oÉ o .r{ U oC)xIt q;\o()rÀxÉou'50É^'ÉEiOo@uOÈ o.r.{odÉÉa oorrt{OrAFr oÉÉuÉÈF1ÈôE..rqqi,riéÉ.noÉ.F{Àbor:lO lr rs t{É rJ \O Z -ll - Znr -,3.e§. Ez Él a 3@l o o o txu \o (a .; ,rrcLotgÊu?Èl uv)ÈIrdl Ê .,{ or -i o E r, Ë Al v, -É Ë Apl o o o -É Éy !q q É 5 dl s ô ô c Frzt o ..{ .r{ o ôç U, .i È 0 6 -l ô j Ë 6 bzt o rJ t, L .-r(u g- F{ ô € ù Zl x ; E ô o H<l ..{ o o o.J ôo 5.;; El , J 5 LI > t] o ,É (üu !d q c o I (ü .,.{ ..{ .,_{çâl lr \or o o oo É É a.o @l ü s Ë -iFl oÀÉooô'ô.6Èe.l ô66ü otüt 8l Ê1 ahzÊl Ê{frlâ ÊIê trlFU'o ê. ü È rô @ o\ J Io @ o\ F{ ê{() o I -<H H rÈ Êa E{ ocP f 7 8.2 Page 74 TABLEAU tr. B PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE 1980_1985 PAR POSTE DE DEPENSE Opérations aériennes 26,9% lnsecticide 9,37o Recherche et formation 6,6% / Voyages opérationnels 3,5% Services personnels 37,97o Comité conjoint de coordination 0,7olo Réunions 0,9% Consultants 1,'l% Locâtion, fourniture et entretien 8,2y" / \\ ocPf 7 8.2 Page 75 F.l rü IJ oH aaaooooooooooooôOi\O§|/\O\OO@ o\OOr@lôo\\oNttF\(îO\\O@\T\T\OF{NNôl(1\TOrô Nt^N\O(1ôlôF{ rô@ oo @ N '-.1Or ooooooooOOF.O ONorc)@t-{.1 OF{ rô (n .t oo 'i F{ (f) o r^ o Oi 00 ! o\ o c'\ r^ @o FI aaaooooooooooooô(nrô\ocoJooF{r\ !r'1 NF{t(nNF{Oôtt .iÎ d1 \O r^ r\ ol\ F{ tt æN.ifN\oF{ rô\ONFt oo Or ti @ r-{ T\ ooooooooOOF{O oôto\o(n(1rô Or oo Fl F{ No F{ ooo l\oN 00 r{ \T @ o\ F{ 9AOOOOOo9AOOOOôô .il rô (1 qf .if F{ Or (Yl ryryq,tq\F{\O\Trôtt .ü(ÿ)N\TNO!\OO Nr\NF{r^; t^ \O N '-{ ooN F.l \TN \ot ooooooooOOo\O oôtoo(ÿ) (n u'! @ o o\ N F{ Ot oo\o \T lô '-{ r\ F{ (ÿ) @ o\ aaaooooo -oaaoooôôNl^r^F{'-{rôOtô nNOl\O\or\(lNttOtîF{.g\OONO\ î\l:FIF{rô \T \o ôl oo Ol @(n rô F{ oooooooooocoo oNNO(ÿ) r\ l']r\ oo æ ! r^ @ o N Ol(1 ôl \o N co o\ 'i 888 88888@ÈNr\ôlrôf,l ô \of-§lc{F{rô§O,rH]\t^\T\OôtæÀôlHO\O§ §rr)'ir oor\ Nl^ o (1 '-.1 ooooooooao0oo ON\oO(n F{ rôr\ oo6 @ Or l\ oorrl t{ r^ @ (') H @ o\ r-{ 888 88888O\l\\trôNL^tÀ\O ilr\o\tcN\0cI\6(1 rr@l\O(nt^\r§ôNÈ(oo\§ (nr^F{ oo æ \o\T(1 §t ooooooooOOr\o ONFIc}(n \o rr\o ooî\ cl ! FT o rô Or (n Fl o @ o\ 888 88888æF\\f\Otôôl(.l§ dr\l^l\ONO\!ôF-rr O\F\N(N!']i\JN(1 F{\O@.(l (v.)n.l r oo@ tt) ot\ Fl J oooooooooocoo OôrNOan F{ l^\o oo @ o\ Ol\o oo\o rô o\T N r-{ tr6O+{(,){Jo.iorrF{ÉxoOr)\OOO6?F{É(o!trq!xHoËË..ruEc5oÉqrr]€Éô0<HÉ'doôO;o.É{osr+{Éu.ô-ô,il Èor0rE+r(d ,!(0uoorEHÉl 3ull ooôooioo.:ch;jl HÈl o..a.d o - s? éü J Cl +r E dPl u, o o -É i o 6 - G o E 5 ùl 1. o o q; iir4t 3 ! 5 s : x ,i 3 i É ,Ëg a 4 H i Ë E. ; E<l .drüoqrË=oàoi.;._l>rro-cii6r{d: èËl r Ë Ë r § s B § s s Ë; H Ël s s § 3 Ë §EI Èt U)zf:lÈ r.Ia Êl frl tsU'o Or & À tô @ o\ F{ Io æ o\d fr: FllJ rcHüots() Él H Erz t{ ts t-r Fl Êlê ÊlHHzD t; HH ÉÈ Êq FT ocPf 78.2 Page 7 6 Ê1 <r)zt{ êrtrlÀ 14ê Èl Er v) È & êr tr) æ o\ F{ I 00 o\ F{ 14Dq H(J oÈloH 1I1êHÈ Ir1 z OH H Fl -â Êl tsHz ;H ÉË Êq tr F{(§ rJ oH E 888 88\OO\§tt\lôô F{ I I I Fl \O . ô.t ,-{ t. I I(ÿ)C)cl\(Y)\0(') .S:r\O.ilF.t \T oo o\ o\o o\ rô ooooooO\oO t\oNo \T tr1 .J t{ o \o co o\ r^ oor^ o\ rô rtl \o @ o\ oooo .if \T ôlF\rt O\ ôl Aooooooôd\t(nF\ c1 ttsOO\\OtôN(nc! O\ F{ oo aî o\ ôt J ooooooo000 H(1rô NN oo @ o\ o c,\ d \1 co o\ aaooooaoooôôcOO\\t(ÿ)\O§ ÿlrr@\oNrô!r1ttIôÊ{(ÿ)dOON @F{ oo -1 @(ÿ) r{ J oooooooNo lF{\Orf 6N N N H oo\o o r^ c! (f) @ o\ F{ aoooooaoooôô\O ra\ F\ \O N !À O\(nttF\ C!\Otttf\(n@\OF{tYl OFr F{ oo F{ o\No H ooooooO\oA tdoorn r\N oo\o \î o J ooÈ d ôt @ o\ aoooooooooôôrôc{§l\o+co N .l I ! \O F{ O (ÿ.) F{ I I æF{ôOF\N\or o N o(,) o\ ooooooOo\O lFlNltl F- ô.1 oo o\ co o\ \o o\N * F{ @ o\ F{ aooooooooôôo\oOorc\ON \Otttr^@(')@OttF{F{NO\\ON\o oo o\ F{ -T@ oooooooôo lFl@tô \o c\t ooô o\ ôl \o(ÿl o\ o @ OlJ ooooor r\ NCOtt\OJ ooooooooOo\F\cn (nrt|(1\O\O rnF{N@ r^ o r^ Ft\o N eee9UUo@o tdNr/1 \ON oo co @ co oo o r^ @ HoH Fl H HÈd lJ-{ÉûÉrII!0, 0l-ZoF{É,*trX.riaorOJdoo.(ü.J.J.JU)op.crHdooroo.?H ()È i§ È HHÀ z td aF)o(J Ét/]oroo! o.r.{rJJÉ ocr!..{O(d r-{É(ü1rÉEX oÉEo!rçd5ÉOtrEoOo<É.AoE.r{ÀHOlrq{OlrJ\0)O(,)\ooÉ(!!H trdrJotrËOOOU|üIÉ\OU,.AV)ÀoqooojoÀrJÈÉ '.{ O ! ÉÉ O Ê lJ Ê1q? o o -c É 5 É o (ü (/) ÉU) Dq, ..{ .r{ o o lJ o.rr o rJ É où zO lJ {J ! .r{ .H rl lJ q, -{ O €- 2, > t]O-C(dtrolrdoÉ(D!)l]\Ou)oO5ÉuhÉArOorct)OO,ÉoOOOÉOO\oJti-ti o(J (n Fl 14 z 4 v)Hp oL) ocP/78.2 Page 77 È H H Aooo90ôôO\ \O CO .O nlllsltO\\OttlO\Tf\lô31 ,_{ <rl N oo o\ a @J (a oo o\ t\ot N oo o\ \ol\ oo æ l\lnN @ o\ tl 9oaoE I gS {lllOt\Otittt@ôrr1 rô o o\ \oÈ\o oo c') rl^t '-'l oo(n J o N N c'\\o \t æ o\ 8 8 88tO\(n\O dtttN!(nNttt Nÿ)§ rô o o\ o\o\o o ! t§'l o \T \T oo(Y) \TN\o (n o o\ F{ aoooooôô .if (n O\ O l\rrlNto§ttt\O(ÿl§\T o \o o\ \Tÿ1 oa t(1 I o F{ F.l oor\ N\o r^ ôl æ o\ F{ I a 99400()N@\Oæ o\ltt\otcootttilN\T$ oo§ r^ o\ \T oN l§lr ooôl C{ ao\o l\otl d co' o\ ooooo..i(1 rô co \Ollt\Ot\OI\ttr ôlô 8\o \o \T\T oo\t 1'-{l F{ o \t É{ F{ ooO @t^ \T @ o\ oooooo00r^o î\tttr/)t.J.rt'tttt ôlô oo rn No\T o r^ lOl Ê{ oo l/1 o ooo F. \T c)É(JOJ C) .!}JE oo4EtrXHo!o!bô(a...{l,ÉrÉ<É oo!\oooJ$HiÉ(n!Êto-IgFE.r{pÉÉFAEo!lOOOHÉ.AOO.rrÀ.,)r-{Èol.q{e,u!{)FiÈl Àïo{JÉÉorrl]<l ïù, Al oooJooEgq;Zrrl àÈlÀo!ooÀu2ÈllzE =f ., O o -É a O É rÉ o É, (.)l lr O, OVl o .d .r u rJ O o +J C o U) I Ol : É vt È4l q +.,l ! I ..1 x .r 0J- o ! Er zl.À 5 0 È ï<l .a !d !,1 qr F ) u ô0 a .À .F.r D i,il -{ o À b H| > ! qJ E ! d o d q É (a o l.,r .r{ .;l o -o9!l! g I 9 ? 9 E à É a ro o qla .É 5 ù trEll o !r É o -O O O O O \0, rr Frl O i{) cr ot ôt '-(Jl ùl Èr U)z I.1AHâ 14â È1H(/) oÈ{ É À L.t @ o\ F{ Io co o\ F{ Eo t-.{Eo v C) È1 Hz tdE frfp{ÈoÈ rI] 14 ÈIê E]F F.lz ) H FO H F] HoËr ooo æ @ F{ oor^ rn \o$ F{ oo r-.i N o\r\ oo(n \T @ rô oo o\ F{§ @ cl ooN o o\ o cl oo F{ oN r{ @ oo O! C1 o\ r^ ooo $ Fl F\ co co o\ oo o\ F\ 11(\ oo rô r@cô Fi t^ O\ ôF{(\ oo\o oo oo .J Ol\o F\ ooo o\ FI\o oo c.) \oN\o -1 oo @ r{ F{ o c{ rô \T F- Fi .J co o\ oo(f) oN c\ oo co (r) \O Fl O\ \t F\ôlÈc\ o o\ oo @ oon ôl Flr ooN c1 F\ o \oo ooo oÉ| oo \o F.l\o (ÿ.) co o\ I oo -ToN oo\o C\\OH t\ (t) t^(\iN oooo oo\o o\ r^\o oo\o o c1 ooN \T o\ CÉ) ooo N oJ oo C.l \o o\\t N @ Fl oo o\ @ co Ooo c.) C{ ooo \oN oo o\ N oo o\ o Fl\o oo c.) J Or .s oo Fl o\ôl oo r^ Or o\o (ô co cô È{ co Or F{ oo o\ râ oo co (\ ae cr) \O Cl \OC1 : C{ F{ oor\ rô\o oo o\ \t \T oo rô o\ oolr1 F\ co ooo (1 6N o co o\ F{ oao(\ \o F{ o co o\ o\ ooo @o ooo \o c{ oo æ (1(\ n ooN F{ c{ .t e o N o O C)o H æ ooo @ co HH H ! q) H H H È ü tdzÈl(J È Ho Ei rI] L)üErÊ )QZlxla È&t4 ÉHotrÈv .r{ Z14lrI.1Hçr] (n =HF] E Ê]ê(> rr Ë<cr o ElÀH f! vÈ FlÀ I <ÊiH< HAHtsH ê z 0r ol Eril z(dl tll ./l rilEI J .0r I rllEl - OJ qJ =iG),o0.J.i:\o !o ! q) a Pà ! O !d fn r/ 5: J! 5-{ !É .J-.,iooooo(J! È 9l .rr À 0J À.n ûÉ, o. )l 0J lr > tr rll oôo.9'l'ooddo!Ë!E(d'IJ!oqro!(J o T H O J.i t O Iid c q, Lll o o ! ô0 u o Ê(Èl oc.Éal ç>uoo>D(/]l .r O o 9l É.H (iÊ (!.; FIO' ,-11 ! ! ! El olJ tr o lr rJ rdFriifl o .d o el o É !J o rJ Ê Fi ()5l o,> E !l lrtt Ê\qJ Êru Ero zl u ç, o -ql o o o Ê( Èzl o o or rrrl È c, ., < o<l [r- d ÀEI ÈH I O u)l I ^ r]FHl | < .F{ .i ..r <Z >l .r{ ..r H rI]OI H.;O(JI FTliF ocP f 78.2 Page 78 z Hts E&oh H rI1 E] t4pq H FlÀ FÉ trlOU)&z ats QtI] & rd -oFZ ç'1lil Fr2a rI]QZo4zo&û< Fl êr z.ht{@ -o\ F.] Êi I rI]oêco ol\zÀoH F(J t{HoÉÀ H rd ,lÊo H ocPf 78,2 Page 79 t{ q, IJ oH o oooooo oooooO (1ôrocor\ rr l.rf CO.t O\F{ - æ | I 1ôc)!ôF{§ t . O $F|l\@\O \T t{ ooo ol\ @ r\ J ooooooOOôr ON§lôÊ{\O .F{ \O ooN \o N@ ooN \o o\\o æ F.l rô @ Or oooooôôôooF{\Od] Ntô , , ,à§ilü§ , '(1 F{ Fl ooN o§to oo cÀ \o @l\ ooooooOoco oôro ôl t{ oo æ ôt '-.,1 ool\ o\ F{ o\ \T @ o\ '{ o oooooo oooooo È\0(100 ! r ' ' $RRil3 , ,l\ aÿ! 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Ë < Àl Ufrll o o O (a o E\O (, ; dl rhPl O.(âÉ O O O.r, a (:)l r, tsr -lAl eBt.85ËEoHnË g zl ,.36 B É<l odï{o+r oqlJÉo Ç) r,:l oÈ{É c) ô -_l oquL,'lx.n!.t-.{ô€ o -lx;rô Èi!41 .d!ü!?qFI!à0rdd (/)l 3i -rerÀill ?8ott{(!o6oÉo Hl ô.r-rà- EI JBËJE§§§§§§ EI §Ê§É co Ol Fl Io æ OlH p o C3 I(, o fÈ l-{H ü .H u) Hzça l{ (â EE <ê{lrlZA È1H frlHA oÈr(/)H aHOl{ Êr &ûp< rdÀH C) r.lû Hê ô Ê1d É l-{ H rdÉ Êa H d(d !, oFi ooooo r'\ c! \oO\ Lô(f) c{ F{ oo|'} co .t\o '-{ oor\ \oF.il ooo \o co .+ r^ æ Or oooo(n$ O\ F{O\ rôN o |.\ ô o .+ rôô oo 1^ \To F{ \T @ o\ r{ oooo]n \Ô @î\\O .t N oo F{ \o FI oo @ C!(ÿ! ooF- (ÿ) o\ (Y) @ o\ r-l oooo 6F{ \T \T N oo o\ -T@ N oo(ÿl oô oo rl .t co N @ orI ooooo@ \ooF{ \t§t o @ \o rô c\l ood @ôt o§ rô r- F{ @ o\È oooor\@ (ÿ.)F- o\ (ÿ) F{ or^ F{(') ôl ooo \o N oo\o l.\\o o co o\ ooooF\O (1r^F-ô F{ oor- @ c! oo Fl $N oo F\ o\o É c) .r{ +'^oru)otio+J +i\O ÉÉÉ (ü(aOÉ+Jo F{OrlF{F{ ÉoHÊll (,J9l ÉÉr,oElÉâ,lÉO!oHOI or'11 o 14 o E ., zl o r'll o')rll p À ôrÉ Êrl 1, Èl À>l ZEOFTI FrlÈll ZoÊEtsl oHl o Êll o .r{r, Ol o <l o(Jl .h .r{ r, .É{ U)l ..{ Nl .F{|r')lDlrÉl{Ol Li<l liEl o o orJ <l o P<l q)Ol (f u) çq v rql (n Êôl <n ocPf 78.2 Page 80 rô @ o\ I æ o\ Fl filÈÈ t-.,l NN fl Êq H r:] E]to ,_,ûü; ^vÊrFàË2À5a "El tr.H H^ts{Y ü-,Hi F{Hz F-{ E zftlH H oa ;H H D lElÈ Êq H ocPf78.2 Page 81 Fl ÉrcH oooooooo cî riN\o co e{ (1 \o\O-)Orô !Ô -1 (\ oo: i\oô ral co o\ i ooooooooNrô@§ e{\OOF{ e{ c-t r^ oo o\ ooN .r æ o\ oooooooo\oON\o ô\ocN od§ oo .+ c! @ I c) æ o\Fr oooooooo(f)\06ô @rôF\\TO\ F.l \T 8 F\ \o F{ N 66 ooooooooNNLAO @(^\OO0oÈ-l. oor\ o lô J æ o\ ooooooooicoô@ O\§rôNNHCf) ooo N cî d o co o\ oooooaooo\\rJO O\r\:ttô Nd oo\t \T c.l i o oo) iÉ0rÉÉoc.AOuo(iklr(J </)loo\o(JÈ frll t{ O tspl .rraoô Zlo!QÉtrZIO'r{Oô <l .t É ÔI) .rl>t(0é@lÿa>,aHlooo.o) ot CJI È EToH oo .i. N o\ J rrl @ o\ d ooo o\ a/) ôl \1 æ o\ ooo NNôl c1 00 o\ F{ oo\o !ô oôt N @ o\ oo\t o\ æ o\t oo(7.) \oÈ o 00 o\ J oo -) aî\o a rt æ o\ F{ Io co o\ F{ zoHH z r-lô lrl .d .t)oz 8Ht{Êlââo: trâV- PH;o6È C) É rll< HÀH zoo x t{ FlÊo F !^ @ o\ F{ Io @ o\ F{ azoliz frl& xH r4 Fl FA H o .rt \0)û rô 00Fl ol <dtslo\r HN Oti clcO:ÿ\O@\ON N@\t(1 (f)9N-t\trôÈ\§cOo:\Neru.l\rJ\t .i)€()OC{F\OOOONcôNr)Oryro\\THrlo\Oc{Oc{\o$ \OO\cî-)Ni-rÀ c{Hc!é N o\ @ !^ oo @ æ r] co O! J I N co o\ d 999UUUooooooJOrrl\Or\r _TN@\ONO\ c1 LôONr^o\\O@c.lJ(1\O Cîi oooooooocooæo NCI\OCl r1 l-- cO \:l\TNclN r1-fN\o oao o -TF\ r^ o\ J co o\ ooooooooooooO(1tr)O\OO Fl\.o;\OF\t\ \tF\-)N\OCn\oHNJ N oooooor)No O\o@ O\ Cî LôOor-t -)H ooo cl 6(\ oo o\ F\\to o\ 14 o6 Or ooo co @ oooooooooooo côa.)N:F\-I C)cîco-,O.+c{ \o o c{ \o ô.t\Tàc{: N oooooo\ocîo r]C)cîOr]r -tco§ NI oo$ æ r^ co N i OrÈ o\ oooooooooooo -tNNcl\tN \oHæN-tcl OtrloOc.trrtHi H d il c! oooooooo -TNO\O OôrO\OO\O\\OOO\O.ôH ooN rl o\ @ c1I @N ori I -1r o\ CINCONJ-1\.o@\ON Næ\+c1 -)ol\N\t\tuÔ§Nior\o.r)\o.*NÈ -TO\cr)\OO\cl\-)HolI\O6N-1-dclrNCIo|\\o\OOc{coc{(f)cr)Nc1 \OC{C1\ON r OrCî -t\o .f, J$ ro-g<.l(.)>H(J oo,oo.rr(, eooÉoq)0(0! .Fl-fL,q(!OüNA)ô0 cÉ O.E o'i < \\ No o 'n 0J Eu q- O- (! u d O O qr C (d t{ ! t; Êa (0qr'dÉ.Ootr!$\-! .-r E o J ! ôOo È o o- Él. .O O e.-l O.r u A ) O,)O!\O..r>frÉgrtrro.ÀF_l u ..{ È Ê É Ê{.J .J .i .t \o) 4o o. ! o.o o E a É É É ! Èo .o É À- .d f t o .d -Ë -d É ô>9,(diu.u$ô0Eoo.rrÈ 'iÉEsftoq,!OOOc)EliÉO(üu!!Ê "{ À .C'O ! , O.o u, É(0 ! À o O o.-{(n É ç É É q,(d o ! Éq tr ! ô0 o o o o.) !O 5 i O O O 5 <i ..1 .rl ..{ .J .r{rJilO§..lUOOrÉ!tJUo ! § > olJ q, ! oO ) a ) a \qrA>\O0,.;\OOOOÈÈrllêûê&U)(N@À ocPf 78.2 Page 82 Frz z Èi Fl@to\Oi U) r^o@coO\ ct\ I .$t-\ o\O\N :o\ U)lzl ZFto <HHFOF{?V)zU)<rÀ&U)FzEt ÊlÀÊÊIQÊ] o H .& H frlXê.p< <ÈÊlË ço Êi ocPf 78.2 Page 83 ANNEXE I REINVASION Le traitement insecticide des cours dreau en phase I, qui a commencé en février L975, a entralné, dans Ies trois semaines suivantes, une réduction générale des taux dfagressivité de S. damnosr.rn s.1. sur toute 1a zone traitée. Ioutefois, à La fin dtavril 1975, des nombres inquiétants de simulies sont apparues le long de l-a Bandama et de 1a Léraba à Pont Léraba. On a dfabord pensé quril sragissait dtune déficience du contrôle due à lraugmentation des populations de simulies résultant de la saison des pluies et on a alors intensifié 1a supervision des traiÈements. Malgré cette mesure, l-es taux dtagressivité ont augmenÈé pendantles mois de juin, juillet et aott (fig. I). Au même moment, des prospections i.ntensives, ausol et Par hélicoptère, des cours dreau affectés et des cours dreau voisins nront rapporté deslarves que très occasionnellernent. Les populations de simulles se caractérisaient par des taux de parité proches de LOO 7. et de fortes infections avec des larves de filalres quton ne pouvait pas différencier deslarves dtO. volvulus. Ce dernier facteur a êté considéré comne indtquant que les simuliesprovenaient de la forêt où ces infections sont chose courante. En avriL 1976, des membres du personnel de 1 iOCP et de l tlnstitut de Recherches sur lrOnchocercose (IRO) de Bouaké se sont réunis à Bobo-Dioulasso pour planifier Les études à entreprendre sur 1e terrain et déterminer Ia nature et lrorigine de 1a réinvasion pour Le cas où Ie phéncmène se reproduirait. Pour ceËte étude, on a appliqué autant de méthodes de caPture et drobservaÈion quril était possible et on a procédé à des déteruinations cytotaxonomiques dradultes et. de larves issus droeufs pondus par des simulies piqueuses. Drautres simulies de réinvasion ont été mises en situation de sralimenter sur des porteurs dronchocercose afin de voir si el1es pouvaient transmettre 0. volvulus. Les adultes capturées dans Ies zones affectées ont été ccnnparées à des larves "t ffiffiil"enant de cours dreau§usPects situés à lrextérieur de Itaire du Programne par spectroscopie de fluorescence X aflnde déterminer si elles avaient un lien avec des cours dreau bien précis. Ona récolté quoti-diennement des simulies à huit points de capture et des captureurs et .des chauffeurs supp1.é- mentaires ont été recrutés spécialement à cet effet. Les résultats des études faites entre avril et octobre peuvent être ainsi résgmés : i) Lraugrnentation du nombre de simulies piqueuses a repris en avril et a continuépendanÈ tout 1e mois de septembre, non seulement 1e long de 1a Bandama et à pont Léraba mais aussi, dans une moindre mesure, en divers points du bassin de 1a Volta Noire. Aucuneprolifération locale nta été observée qui pourrait expliquer les populations dradultes pré sentes. ii) Les captures faites quotidiennement en des points straÈégiques ont montré que lessimulies ne pouvaient être capturées que tout près des rives à." "o,rr" dreau et qureLlesapparaissaient Par vagues successives dont 1es sornmets étaient synchrones en des pointstrès distincts (par exempLe : Pont Léraba et Niaka), ce qui laisse supposer que desfacteurs météorologiques interviennent. Plus de 97 % des femelles étaient pares, et5 à 15 % étaient Porteuses de larves infectantes ressemblant à 0. volvulus. Relativenentpeudesimu1iesprésentaient1esstadesdedéve1opPementa'o.,iffio*eque1ques-unes des zones drarrivée étaient inhabitées, i1 semble que t.s iiffis aient été ""qrri"",à quelque distance et au moins 7 jours avant 1a capture. iii) Des simulies de PonE Léraba étaient porteuses de larves dro. volvulusaprès srêtrenourries sur un caPtureur infecté. Des oeufs ont été obtenus dtarrEes sim,r]:ies gorgéeset 1es larves qutils ont produites par la suite ont été reconnues comne appartenant auxcytoespèces de savane S. damnosum s.s. et S. sirhanum. PI-us tard en saison, 1-es techniquesd'identification d"" "ffiGfe.,t s.rtri.G6Ç:o-gr"."é ;;;; ;;" 1'on puisseidentifier directernent 1es adultes capturés. Ces identifications ont confirmé qu'ilsragissait en grande rnajorité des deux cytoespèces de savane déjà norunées, avec quelquesrares exemplaires de S. soubrense. ocPf 78 .2 Page 84 Annexe I iv) Les études de spectroscopie de fluorescence X ont montré quren généra1 il y avait une corrélation raisonnable entre les caractéristiques des larves et des adultes de même origine géographique. Pratiquées sur des simulies capturées dans 1a zone de réinvasion, elles montraient que celles capturées à Pont Léraba et sur la Bandama étaient similaires, ce qui suggère une origine commune. Il- semble qurelles venaient de zones situées dans le sud-ouest en phase I, en avril et mai, et dans lrouest et le nord-ouest en juin. Dans cette dernière zone, i1 y avait des cours dreau non traités de la phase III ouest de lraire de 1rocP. v) En raison de ce signe évident drune réinvasion qui paraissait due à des simul-ies, probablement dtorigine forestière, on a procédé à des applications expérimenÈales drinsec- ticides sur 1e bas Bandama du lac Kossou à Tiassale. Entre le 4 juin et 1e 7 juillet 1976, six cycles de traitement ont été faits qui ont réduit le taux dragressi"vité à Tiassale drenviron 1OOO à moins de l-O par jour. On nra pas constaté dreffet équivalent sur 1es taux dragressivité observés l-e long de la Bandarna et à Pont Léraba, bien que de faibles réductions aient été observées à certains points de capture Bandama/Bou tels que Marabadiassa. Les traitements sur 1e bas Bandama ont commencé avant quton nrait les résultats des études cytotaxonouiques, lesquels ont confi:mé quren généra1 les simulies de réinvasion nrétaient pas drorigine forestière. A partir de ces résultats, on a conclu que : i) 1es simulies exceptions près il. piqueuses §. damnosum ntétaient pas drorigine locale et qurà quelques sragissait de cytoespèces de savane; ii) elles étaient pares; elles avaient donc pris un repas de sang avant leur arrivée et importaient O. vo1vu1us, qurelles transmettaient; iii) e11es provenaient probablement de gîtes larvaires des espèces donc venir du sud-ouest, de lrouest ou du nord de 1a zone en phase de I; savane et pouvaient iv) lrorigine exacte des simulies nrétait pas connue" Cornme L977 a été 1a première année où 1es gîtes de 1a phase III ouest, qui fait partie de la région soupçonnée drêtre lrorigine de la réinvasion, ont été traités régulièrernent, les études sur 1a réinvasion ont été étendues pour Lrenglober. Seize points de capture quotidienne ont été choisis et dotés de captureurs. Les études sur 1es simulies femelles capturées dans 1es zones de réinvasion et les zones drorigine comprenaient lridentification cytotaxonomique et 1a dissection pour déte:miner 1râge, 1es taux drinfection et 1es caractéristiques morpho- logiques. Des spécimens ont également été recueillis pour 1a caractérisation par spectroscopie de fluorescence X. La 8âmrne des techniques de capture a été élargie pour inclure des plaques Bellec à Pont Léraba afin de recueillir des adultes arrivant et également des pièges à aspiration de Johnson à Korhogo, Banfora, Sikasso et Bougouni afin de capturer des insectes en vo1. La figure II fait une comparaison des techniques enrployées en 1975-1977. Les régions qui sont des sources potentielles drinvasion sur les systèmes de la Marahoué et de la Sassandra supérieure ont été prospectées par hélicoptère. Lorsquron a été certain que les traitements de routine dans la zone en phase IIl ouest ntempêchaient pas Ia réinvasion de 1a Bandanra et de La Léraba, on a appliqué des traitements insecticides à titre dtessai, sur les systèmes de la Marahoué supérieure (ds 22 juin au 1O août) et de la Sassandra supérieure(du 5 juill-et au 1O août). æPf 78.2 Page 85 Annexe I Les résultats des études de L977 ont montré que : i) La rélnvasion de la Bandama et de la Léraba srest produite comtre dthabitude en dépltdes traltements de routine des cours dreau en phase rrr ouest; il) 1es observations de 7976 sur le statut cytotaxonomique et 1rétat physiologtque des simulies envahlsseuses ont été confirmées. ili) Les récoltes de simulies sur les plaques de Bellec à pont Léraba enregistraient des Polntes un ou deux jours avant Les récol-tes des captureurs et la plupart des simuliesétaient gravides. On observait une augmentatlon de lrhr.rmidité le jour où les plaques capturaient leurs preruiers spécimens de S. damnosuto. iv) Sur les systèrmes de la Marahoué et du Haut Sassandra, il y avait des gîtes larvairesde cytoespèces de savane au début de 1a saison des pluies. v) Les si-mulies surprises au moment où elles piquaient sur la Léraba, la Bandama et la Bou avaient en généraI les ailes plus longues que celles attrappées sur la Bagoé, 1e Baoule et lt0uassoulou, ce qui semble indiquer des origines différentes. vi) A 1a suite du deuxième cycle de traitements expérimentaux sur 1a Marahoué, on a observé une chute irmrédiate des densités à Pont Léraba et le long de la Bandana (fig. f). Au système du I{auE Sassandra, on nta pas pu déterminer si lrextension permettait drobtenir de plus fortes réductions des densités bien que les densités Locales (par exemple à Massadougou) aient été très fortement abaissées. Après exaoen des résu1taÈs drétudes étalées sur trois ans, le Comité consultatif scienti-fique et technique, J.ors de sa sixième réunion en novembre L977, a adopté 1es conclusions suivantes : i) Ltaire du Progranrne est envahie par des femelles S. damnosum s.1. dtorigine extérieure et on peut srattendre à ce que ce phénomène se r"prodt-tilË1@année. Des populations de réinvasion sont comPosées de cytoespèces de savane. La direction sud-ouest à nord-est de la réinvasion correspond à 1a direction des vents dominants, ce qui confi:me 1'hypo- thèse drune migration aidée par 1es vents. De grands nombres de fernelles se déplacent sur 2OO-25O km, des quantités moindres peuvent se déplacer jusqurà 3OO ou 4OO km du gîte drorigine. La plupart arrivenE après un repas de sang et pondent dans lraire de IiOCP avant de prendre un autre repas de sang. Lorsquril y a une forte proportion de simulies Pares piqueuses, on Peut donc dire qurune réinvasion est en cours. Les études ont montré que les simulies irmigrantes Peuvent apporter O. volvulus de leur zone drorigine. Le traitement expérimental de la Marahoué a beaucoup réduit la population de simulies dans les zones envahies. On ne sait pas encore si les migrations des cytoespèces forestières suivent les mêmes règles. ii) Toute zone située à 250 km sous le vent des principaux gltes larvaires est exposée à 1a réinvasion par des simulies qui peuvent être infectantes. 11 srensuit donc que 1es opérations localisées de lutte antivectorielle, même lorsqurelles sont efficaces, nrentraînent Pas nécessairement une situation épidémiologique entièrement satisfaisante. Stratégie pour 1978 Avec 1e début de lrextension des activités en Côte drlvoirer.un nouveau sous-secÈeur a été créé à Seguela au début de mars L978. I1 est devenu le centre des études de réinvasion pour 1978. Quatorze points de capture quotidienne ont été instal-lés dans 1es sources drarrivée et les sources drorigine. ocPf78.2 Page 86 Annexe I Sur 1a base des résultats du traiternent insecticide expérimental de 1977, iL a été décidé de traiter 1a Marahoué dès qurelle coûEnencerait à couler et drobserver les effets sur 1es captures de 1a Bandana et de l-a Léraba. Après un laps de tmrps raisonnable, 1e Sassandra sera Erâité pour voir si on peut ainsi obtenir drautres réductions. Les observations faites à ce jour indiquent que les simulies commencent à arriver à Pont Léraba et le long de la Bandama avant que 1a Marahoué corunence à couler. Les Èraitements ont commencé 1e 25 avri1- lorsque 1e cours des eaux a repris et i1s ont entraîné un abaissement des densités de simulies dans' 1a zone de réinvasion par rapport aux années précédentes. 11 est encore trop tôt pour cofl[Denter lteffet des traitements sur le Sassandra qui onË cormnencé le 7 juin 1978. ocP/78.2 ( Page 87 Annexe I =o G o. .E = .E c,lC o lt E oz 140 ln 100 80 æ 40 20 ltO ræ 100 80 60 40 20 140 120 100 80 CAPTURES OuOrrorer.rr'rES MoYENNE, ,I,§..Jo,*o.,n, A DES ENDfioITS PRESENTANT UNE IMPORTANCE STRATECIOUE DANS LES ZÔNES DE RÉINVASION JJASO Mois 60 40 20 Pont Léraba 1975 v2 Ch. Badikaha Ch. Niaka Gite 3 O*7 3t'4 Marabadiassa 1976 Traitement de Lower Bandama V%v%,,o %, Traitement de Marahoué et Sassandra @ st N 2s6 @ ss! AMJJASO AMJJASO AMJJASO AMJJAS ocPf78.2 Page 88 Annexe I U)zoH U) zH É1& U) rJ]ê tdê F !,r a CJ) EI oÊ (J lrl E-r HH (JÉ egPrê1 aIecoT ogf gÿ,1 rr-i + + + anbrfdou.{s ogtgÿ{ \oJ + + + (caT1ag) sanbeld sa8g16 r^F{ + + + (uosuqof) uorccns sa8g16 -TF{ I + ( rreuuag; 591çg c.)F{ I + + (dêuTeU) a8ea891d ogtgur uoT^V C!J I + + saTTaTtuefod sarnalrgfxa sacrnos fueuralTe.Il F{ TB^? BrrrBPueg fuol[P BTPUESSÈS f,sano 111 aseqd fuauratre.rtr o + a9fTBrf auoz rnaTrgfxê uollcadsor4 cI\ + + + aglTerf êuoz rnaTrgful saSgB uorlcadso:6 æ + + + aIÉco1 uoTssTnrsuerl glTTTqTssod a1gr1uo3 r + + saITêural rns uoltrercedg \o Ê.+. + sa^:BI rns uotlelcadg tt) + + + U)oÜ)l'. I C) =..1 É!U Éê.o 0)(ür.F{ c) r, .o auoz rnaT:glxg auoz.rnaT.r?lul \a c1 I + + I sêIeuuou sarnlde3 N + 1 + o \q) r] N o\ \o F\ o\ F{ F-F\ o\ F{ en zone 0cP hors zone OCP Total Vl1Iages évalués par EPI 307 28 335 ViJ.lages évalués par dr autres équlpes 26 26 TotaI 333 28 361 ocPf78.2 Page 89 ANNEXE II SISUATION DES DONNEES PAR L'I'NITE D'EVALUATION Villages et passages ler ocToBRE 1g7g(EPI) DU PROGRAMME d'enquêtes conduites selon la méthodologie disponibles pour ces villages. archivées et contrôlées par un passage ENREGISTREES AU EPIDB{IOLOGIQUE 1. Données non recueillies par EpI Dans 26 villages ont été archivées 1es données d'OCP et en liaison avec EPI. Elles sont les seules Dans 24 villages de semblables données ont été ulÈérieur d'EPI. Passages successifs (dans 335 villages évalués par EpI) Dans plusieurs vi,llages, EPI a déjà procédé depuis 1975 à plusieurs passages : 1 seul passage 311 villages 2 passages 21 villages 3 passages 2 villages 4 passages 1 vlllage Tvpe d'évaluaÈion (dans 335 villages éva1ués par EpI) Evaluation simple = 272 villages Evaluation détai11ée = 63 villages ocPf78.2 Page 90 Annexe II 2. Activité globale et par année 3. ToÈal de 1 réchantillon (population recensée) 4. BiLan par Etat et par niveau drendémie au 1.10.78 Pays Composition de 1' échantillon Sujets examinés au moins une fois par EPI Nombre de sujets examinés en EffecEif recensé Evaluation simple Evaluation détai11ée L97 5 L976 L977 19 78 ( au 1 .10) Niger Togo Côte d'Ivoire Bénin Mali Ilaute- Vol ta Ghana 3 578 to 764 14 186 8 931 16 440 32 562 t8 972 L 246 7 43L 7 637 5 929 11 480 23 743 13 084 794 1 797 3 168 I 436 L 256 4 L77 3 336 174 260 422 4 11 3 560 3 966 3 480 s 444 9 223 8 175 L 469 5 L97 2 375 2 68t 7 99L 6 268 4 662 4 442 4 885 Total 105 433 70 550 Ls 964 18 8s6 30 848 25 981 13 989 86 514 89 674 Nombre de villages Population concernée Zone du Prograrune Ilors des limites actuelles d'OCP 333 28 96 625 8088 Total 361 105 433 Niveau d'endémie Prévisions PAG Réalisation Effectif examiné par EPINombre degraPPes EffecEif Nombre de villages Effect i f recensé actuel Niger Ilypo l'Ie s o Hyper 2 2 2 600 600 600 5 3 6 1 268 563 2281 581 L79 875 Total 6 I 800 L4 3 059 1 635 ocPf 7s .2 Page 91 Annexe II Niveau d'endémie Prévisions PAG Réal is ation Effectif examiné par EPI Nombre de graPPes Ef,fec ti f Nombre de villages Effec ti f recensé actuel Togo HyPo Meso Ilyper 2 2 2 600 600 600 5 l2 2 5 9t2 o49 2 540 4 257 TotaL 6 1 800 L7 7 96L 6 797 Ghana HyPo I"le s o Ilyper 5 5 6 1 500 1 500 1 800 3 8 30 2 I1 648 605 084 2 9 605 311 458 Total 16 4 800 4L L4 337 L2 374 HauEe-VoIta Hypo I'Ies o Hyper T L6 L7 L7 rroirs d' 1m 4 800 5 100 5 100 migration 19 28 64 6 5 480 8 399 15 083 3 600 4 326 6 990 13 208 3 396 Total 50 15 000 tL7 32 562 27 920 Ma1 i HyPo Meso Hyper 4 5 5 I 200 1 500 1 500 L4 T4 35 4 26L 4 486 7 693 3 249 3 817 5 670 Total t4 4 200 63 L6 44C L2 736 Côte d'Ivoire HyPo Meso Hyper 4 4 4 I 200 1 200 1 200 1 5 51 1 l2 189 725 272 I 9 172 501 L32 Total L2 3 600 57 14 186 to 805 ocPf78.2 Page 92 Annexe II Part respective de chaque Etat dans I'échantillon Part respective des différents niveaux d'endémie dans 1a zone d'ocp Hypoendémie Ivles o Hyper L2 23 57 355 L92 478 L3% 25% 62% Total 93 025 loo 7" ( terroirs d' immigration exclus) Activités dans la phase d'extension envisagée et hors des limices du programme Etat Nombre de vi I 1 ages Population recensée Niger Ghana Togo Bénin 3 L2 IO 3 4 2 519 635 803 85r Total 28 8 808 Niveau d' endémie Prévisions PAG Réalisation Effectif examiné par EPINombre de SraPpes Effec ti f Nombre devi 1 I ages Effectif recens é actuel Bénin Hypo Meso Hyper 2 2 2 600 600 600 1 8 15 509 2 502 5 069 444 2 069 4 L35 lota1 6 I 800 24 8 080 6 648 Niger Haute-Volta Mali Côte o lvo]-r( Ghana Togo Bénin Selon PAG Réalisation EPI 5,5 % 3% 45,5 % 33,5 % L2,5 17,5 % LL% Ls% L4,5 % L4,o % 5,5 % 8,5 % 5,5 8,5 ocP/ 78.2 Page 93 ANNEXE TII D§r c a çI I 888 È J§Ô § 6O0 gg oo 888ooô8N + 88ôô 88 oE o oo tt§ 6È@ o ÂoE!oo9OÀs 6Ô Èo IÈÈ o D EoI ô qo tt§ hÈ6 o 60ÉkoÂ!o ooûo ô I o ! Eo z N@ 6 a 9! a o o o o À rioqé é !ûéd o 6 6:r ô I o LO0!Noo:É{oÀi o o ! x E ! E o Ë o16, - {, c o > ,>!ro!o!!oû!d9 o ts çE d k Q!- oo o o !osdq AC EEI!O9UEd o 6 0 0d > 6û É éE6!!éÿda d dr{ !s o! 6 !Ol d É .Ô g 6 6 u , q o o èd À 6 , o o oÉ dèEooJdH!6!EOr O5Cu E 6 O O I X .- 9iéayu!{56di- oi, É oq 6 o !r c o o odil ! o k t od!clE !!rc6!OE!*êF!dE6À6!.rotE5d6r! Àii Es 6 qi ot 6 Ô èc e o ô o o!- ! X o 6 6.r o o! ü6!ÀO O9!O> d .-I ! 6 d F O O!O!OÈ{oOdE6. ,rE!È!D siEdo o@ o Eo r r 6d 6 À9À! Êl dd o 6 o æ d o! o oso o! o E r r é É c, o€ dÉ, oo4000>eE J u æ rq r d o xaôcda Àu.sÉa.)d orrq 6 o o o 6 o 69Àd o o > o 6 0 s ! !ddO- h!dÉdg O xÀ9crorÀo!9k) u) oa - 9dau o o 6- o!€ o, oi o Éâ È À! € o 6 E C > Or O att!d oo 5 !o!o! !o Q I cÉ sx0 ÈocÉ d ol e q H êo q o o > 0 .{dHOOO-!6Oild !ê dEorod!r!E o - elr ô o6 0 0 0 6d o o E kiooÉo o oroddoo{oo.ioÉ .at9çÉgOE!À o!À o 6 cE s qO ! F! 6 s o O, ,oXoauÉil./6d eorq6ôoq .il o d q q o .i * 6 oÉ4) odgoeo!oo o Èoô! ! X É Ê EÉdÉ 6s ! O 0, O, O ooroo6È! !!{X ,Éo{OÉC+$El6 0 0 0J oEdd- uoaNoo-dÈ@!I ! d . F Oi È Oi0ÉoÉ!É !djÀ! o d É o rd o sàts9 6 ! ! O . o9!.oC0 u 9oOqa€É!oÉoÉ00 oq osEdr.i!ÉÉ.r 6 ! ! d o !t 6o!@il!dd!oi!.à EIO > É 0 , O! É o o q )la É o * , o ! d o oE O 6l O O ! 6 ê0t ol- o q a E o é dq Éla Fo6u900dÈ oElrl aat.À àir- o!o6ldoes60!iio .rÉl ud 6 !d 6 oF ! lH o ü o ! À o é k o6 ' .lH o o , o E r o , oÈ-olH oi O E oqq o! , uY q o6 I o û é= O ! . o Q o 6: ô@6 6! OS! < O OÀtsd |.d x C c:, F C6 ,6!O{ôEÉrOi o!qsdq4uoo o o - Àq 6 0 u è! Éo o€ E 6 ! O o! ot o oÀ o9 0 € ! o9 rQ d o oooo !ào9oÉti àuî59  ! o46@4! F90 ildio eu6 É.ÉQ 6 ê- ô É ! ô9 ' O ! - E i o o o c- o o . O 0 è6 O!!! o 6 0 u d o À9o d èo 6 ào u, o ,oo6O! OiÉ!U eSEqooc>od6uI rE ! I É* ô O6*600! o!ôoo6 É 40 0ûd d o6ô)9eO6r!!r90dÉo{!do u!Edoooo6ÉêL sÈ od à! o od ooo9J!!50dqÉ r .r q O o i 9 q o9 ! oq . o E d d ^ aÉ d glu É o a- o o o è! 5l o o Æ o d rI À! ! 6l É ! OqO 6 o o ol - d M > { ê o o É É o çlo o o 6 ! 'ao o d r EIN o ! É 6d O ! 6 dl6 À d - O !! ! o N tld 6 È t ukoô!o I6d- @E .l E O O6- ÉÀEruool ot!dÈo too ooor u E qE o Eilu o o 6 0 0 rl od o 5 d > o r olo E O O i d s 6 0lUoaUCl .Co oooEll6,6o o o o € d o 6le'! >É! i E @!l.ii 6lo 5 o o o 6 0 Elr .lE o E ,! oÈt olo É od ! 6 ! ô*io{Ei !00090!! a 6 0 0i €q ddÉd! k qE{E od d d ol6d 5 0 hlq ri 6 o oE oNiO(Jgn>!^oÉ>ÿ oidr!oo ooorânorÉÈ6d!.iu 9oô oçE JrdqEl iooo ! o a q ç 1é ÿ ûÀ é4qoo60000doo .ali É lEd !éâ oo.o o!!I N>!À!!9i90 6 0 040 0 É d, o E !.ioE o o@ É! É o o!- q É ! o o or o o fo o ol s ô o .t - o ,l ! o I d ! ô d !@ o ilo É O O iO d ,É o c rlq Àr o r ! o , o >l o o ! o r ià d k il é e 6 > É .a u o.i s olô o o s o o d oE E q >l: N ' ! > ! > E .d q lo q a a d 4tli.ls0doQU!- < o ! OIL ! E ! À$ ! r o o{ d0 o E ! oa oÉ oo ,o! o! !.-oE o d oi c o €6ErO OO e rt >! !! oo d!oÀ od ! 6 0 06 ÀC Ail o ! OÉor0 osÀÉoo€o!Éo o À oa o Fr o or,d o, o !.-odD 6 d E d ôEu o, o c o o oo 6 > o6O!9ÀOkO aau4 Eds o eu Àd id odoQ!o - u E od c 6 €6 tOOOo a.^ d EE O6 CÉl9q o o 6 ,ld d u ÉÉ 6I! ! I O ! o e olÀ H o i t! o Élo d Àu o! Éle É 6 s 6 6Iô! O ! Og o €lÊ 6 a c o9 ld k @ É@d.l!oEo o r@lq oÈd ts €€ i! dodo!rF6.é '! Xd G O- O 6 o 6 0 0 >É o odoroE!F!E! Àôt o oJ 6 E o o€ 6,!!oiu400!d o o€ o o EE d au ! oo o ts ! Od . sorEo o!>eLo o É !.d 04 u.i o Ù! ÀÉ- o o9 @ oÈôÈÉ o! oo\od 3..Oq.-dO,q ÉlÈ k o e .i 5lo o o 6É@loÉaÉ ol ôo o EII É o o oÉ dlÔ o É!I N É OÉ I ooo o .l 6 F È id@ld@!qoo , o oq !i!r(É.r!k .ro €Éo!rk o!! ô5 0 0 oE!0o6o 'J OdÊ O >Eo! a9 H ÿ9dr!oi!d ! x ! oi o!ook o- 6r 6 o or* o  .e o eo 6 €dd o9 0)ù r!o!É!d E O O O Or É o 6 oE o! o À Èa : 'o É 5t ôlÉlÉl ot .l @l o r( o À E o ! I ooEO @ @À00 ,oq o6 6 o o aÊo 6!o9!! Éoo5 OE !dtouÉE o dÉ do s o oq !!. rcoo6t, H! Edsi .a o É! o Ào oÀ> o! o ru É o À.rd> ÉÊa @k! ! 6 o ,o! o o! t o! d I >s eÊi! El o o ,l 6! o Hl o o ÉiliI É rl o o Él !t.a.dl dO9ol À ç oÉo Dd E o o ! o oÉ _8 a o ol o !l c4l o ol!>l 3-l ol o Idl d OlÉl sldl o Ol r:l ! ol EI . 5^E oo o 4ÉH gHüÉc,H o aÉ À o d o! oEOIilrl €ôd9rl -ol EI €-É ,o !Àio oÉÉ TI TI sl el J,I :I Ël ;l@t .ol H 0690oüOH !6 o a H É !6 o o& d odl eÉl odlàEl odl ool E ol ,lùl .il rl Êl3el ,,iI a o É E -î501U ÉI 'r èdu 6lo ÉlÉ ol : -ol ôl zal rdlÉ dl!Fl !!l c olkql É ÉEl{() E gê !rÈoôrtôIB I E IrtoIo F.2E HIoldl EIol Ël :l flol9l <l ocPf78.2 Page 94 Annexe III E É6uÉ s 886Ô 88 NN E§ oo@ o! o PI I N 6 I oI! o ao @F NF 6ô o F I 6 ra o @ N I È o ( ! a o !o o!À 3.t - ol o 6 '.; Él ! !É; ol ! o d ; r!l !o .uÉj- o 6lo É o d rÉXooCllouoÀ ld o ,lD o EN O .l olo É E uoo@l@oolÉoôc s & É o Eli o 5 oo À k 6 0 dl! o ! É tl o o d d@ d'r d arlr € rio i o o ô olËi.5ü..1 "i5;:: ! Fr O@lOHd EE S èO O- d dqcqÉéÿaaiË 4 q,q or o Àddoo à.il o 6 ts o 6 i sq! s9oJÈ,! E t F! t;, lt O.r b -rÀ o@o@rcu< o É!d oôE 60.O E d o. oooolioütE4S EOOoo.oÀdoÈlô.i! o 6 0É L ôB -O r{ O d 5 oà Elo s d É é .N rl@ @sq ol o.f * olÉ ol( o ol€ o d 6lO OIU ! od él ô s êlÉl , u ! Ol! o ! dl oElEsf,O!l!odElN 6l o 6 o ! dls d o dlÉllo h, >lE >Id lro!! I oo I , tld o E d .ld j É .lq@loEoÉolÈerol oo o.ok oÊ o od o I (o o.i o o, ! .iH E 0 ui r! d ÉdgÉ9u66ô@\o.r o É ! o ts o oF o! d d ! ô! Êo r k a qÀ É .i d 5 oÀO d o E > 0 o!.JOO.tO!t6É>9.rkooi! o, ts! o o uÊ !d À o È o ooq @ o, ëqooH!oo. ^q O ts ! ÀH \oo.r !d É ! d o ôH!.i'dooo!!@ x d > ts > é! d o>.n@rooeÉE O H kq o oi odEdqk.d6ÉuÀ Êo.audo o = aÉ o, o o o o o q k E.itoo.i!d@.itaà!.i! o, o d o ôi u oo 5 À >.i !d{ q o E É 6E E O .d 6 0 0 ! !doÈ!! tsod - À É 6 E ts è=È o F o.il o o! o.il ! É o d @d! > 6! , É ! o on.i ko É o o o o'iÊ rdq d ts > G ! ! o e.il(d: u O kd o- t!- q k d.r- , o.f,gr ! ÀOir;d L e'r! 5tÉal d o otEl o s@ EI a é- o 614 0 5 i , Et É * -o ld É , ! dO.l Odiol àO I5d od eEOàOH566!d! dE, - ! oî6@50Ék o o e Ê o Àû É49td o ô o ô!i oÈd o o90300.I Od O OÀo.iko5!X o H o r d!O i q u qi @d 6+ ! oo!ElÈo, oo qBa!E > d o<<d;:- - d - !€! o9 F OÉ o É o 6 0!O9ÉUEilCil!o!ocôt ÉE Oi5 o .Ào o! I od!9@iao!ÿ aÉ €!rÈa9 ( d c 6 5 5 ,!!ko!q€E9E!UHO6 o o d o! s ok o! É oÉÉ okÀ 5l EI 3lrl ..1 o o ! aE d o É o o o o o a!d ! 6 ! ;e a o o: aÀ od Ét xt al xl dl :l ol ! E] ts1 o1 ol rl .l ol ts o À o o ! a @d o @ a o h É d3 éj ! o oÉ do ! RÀ o É o a À o o. oi o 5 ,ê o o 6 t a qdr @il oÂd ! d É - o -5ao!ô.rÉr oqqEiloeo!d 9<oo!6OoHtdCo EE60k! 6!dE Ât ! Àd . s o 6d o o É d o 6 6-! o os o I o d o@ Elo O E e 6 ù ô É É! ,l o i s o { 5 E ddt o ! o E o ô!ilrr9!9dkoLd orldeùdcÉrodè oEI-ixo000cd - .il , ! o u @ o !o@l dq o* Ei o > < @ üd o kH ! 0ios- ts6!d d!d!E9r>ssosôÀ É oo dôë o{600ddt6!o!É ootuosdo!éc6E O a )- - È O O.r .dd!onErÉ6dgë! ! Àq o q qo o 0 o 6 ÉÂoo Q 0!uici; _ o!9q.E9 .duq,9o :à*.993ËlE6EEÀ I : Oo u Hi O É,Eoo!qàok 5Éà6o Or o g o d d o dk d d àO O E O ! . oo > ! od t o o! o c o.rEoÉ>dO ! OO!Eqd o É< o d É o > >d - 9n o .d É tsi r$q -. r - É o É 6 d 6 o.d aÈEOdO€OEr!r!§9 o Ia6 ë o oÉok o o od 9,; oorY o !q1: ou!q:r E EE U .r El o! ll! o o É ôld éX Él ! ! oN EI ! É !É dl5 d § o dlô u q lÂ!q o .l od E-l 3 Eo EO E oÉ ooEÔK!! JOO5o, > EÉÂE d d oo o od 5 0 F ÀO É K o o-di oi o o o.rt ! Ào ,oo é! o-ë, oEr 0 d ts E o r.xo ô-!tsÉr!o , o.à € 6.roÉ o aÉÉ x o) sp o o o o a oÉÉ6 @ o € !é G! @ E o! d !d o ü o o ts o& o É o o oÉ ts o @ ts o o € @ aélo ,lôolold él *El ol rolt!o HE o o o n a oIk o oE s -. 6 Eltorlôolol d EldI!Élol Éql)uoE€ oé o o6 E d o É o :É 6 À okH o o o 4!l - .11 3glÀ61 ool >Él J ! o a o oÉ6 É H Ix 6 o d !Él o ÉlÉ dlEolo É G aâo EOuë ooFÉQO É4 t Ëtel 3l ililIIâl ;l et 6aé: H o! a É H oÉ N E o ad o H H o É aHF o H Hâ HHooJo0H I HH(j o 'lc oHzE ocP / 78.2 Pâge 95 Ànnexe III p ç6 É E Iô o8 ! o @ I o I 6 \o 6 o! o 4 @ okÀ oÉo! o! o .É!9d Elx6, E; k q6 À6É!oo o!ts ! o Éd o-È À: $ EllÀd 5ld!!*l - ôcrlÈ o o ,lÉ EtO d o .il! o ol o 0.t o o!!69! .acÉ , od @ 6OE E O ' r$9ÀÉ - koo <r oo o oo! a ; c!o o 6 00ûa > o t*oà O , -.i i ! cdÊ! o ! dc u d *e EcodÉÉÉ! o!Éoo o d o o o >! q 6É .r àF F O Àdksd1la6ê!rroo!!oo op oà É a oI À.t o o.r o o od-Eo!.d!oi o ! I ÿ É o- É o .roor!dÉ50.i o tsd o É k o E Er >o€ Ào, Nd o .dÉ o ooqo!oduco6'dc0 uldoo aqÀ > 'r x o oE.ru d ! Êl! , o r E ô !Ê E 'ld d ! o .iO ! 6 oli À O - Co c ôlo c g Él ! u ts ÿÊ cqo o o El ! É d i n oE E o 610.r {o d 6tÀ E É !l o & s u ! ed d o I . À- d ! æ o! ! O .l O À u O éO ü @lÉ q o o o o o o o I od ë t'J9loo Ê oÉ 6üÀM!IOO' o E { ! É oi .À a É o i o o É u c o4!OO! EIOE@É! ! ( o E- oi oxo:u!dH!io açûa9c, @O O O!- O Oi O O Oâ Nd d! E coq€È ooa6 Éo cE eÉ oÉ Ét ,l o 5 0lL ô dI s À El o o ÉlHo I - Éold.J 60@Éx ooo oÀÊDé!Éo gÉ aa o 6! oa4 oÉ F k, oooÉ@d oooÉ.Ér o ô€ o t9 r,À! ! E o OE À a ùa É e6 d o o .ri !, EI qOÀo o.r >6E ! @'F !OO{@@i EOE O ! o o! ! r! o.i É o ! E o ! o9 ci6>!É>3 0 r9 0 .i o Êl.n 5@qa!! ! ! Él o o o a o ala e â! g ol d.r d s ol'i ! E6 Élu o o Él o d o i dl.i Ê 5t rl ! r o o .l ! 6 oh 6l o! g 6!.dÉootso, o cÉ d t!.i O -ÉÂElÉ ad o!ooo! o'r o9 oU!UÉÉ!É9' 6!H!!d!@ É oÉo o6 EIdl 6t ; o @ oj j ÉdÉo a ! o dD ; ogÉ oj É o o o oû ( o ô ÉlLilô ol *El o dl!,! olçül o o a û H tso I{ Hâ EH oÉoo 9: I a g ojIoHàE ocPf 78.2 Page 96 Annexe IIl E 6 É oË o oooo oôô6 6ÔO I ôo6 oo @ ooooÊo ooo o o & & ÈN lt§ 6N@N NNN o!êoEts o!!oÀ! ao ô e 6 I NÈ ( ) a o o oI @ oF Êo o!| .io ddoÊo..i or.{Elloo : d oE @q ! È u o l ot ..i Ào Eog A !r g E u oH O o o :r E o op É ! o Hd F Éq do6podoÈ.ioo'Ù !q.( H quHoodro!, Eq o 6 . 6 E ' d etsQ5iÀoOusooE od Ê ts€ C E@ O o o ololood olÉ !r!ouo!!9.ruEloo !..rjo Ê'i > o;H!o èo oEOO!d k!É! ouqq'r!E!qeodaoÉ.i 'i.ns o oÀoH À a6e!.1 -66EXÈ{! d!qr!roo i,io{ ÉÉ o9oq!@ o- @ÆoôpkoqÉÉro.iE .rÉÀ!.adÉÉ! doo!i!X o ! o d o! .n É d > X1ùq!u!oo6qd.i.;ràq, qOê o.-Oo.r5rôHr!iO@EPo!ÉoCip À q s.r o o o d ! k > e _S @u-- o- ÊorpIdOqrurEHi!kqOôÉ .d @6 o d o ÊEÊ!6!90uooqo of O ( oH )4 kd a ) ÉÉ a oo ! J op d q>.i oE .ç O @ Eq 6 o o al o Es @ Ô o É o è@ !! E E , k .r É u ! o o XH E .'ld'ddÉo!da) ,ukdooËooor@!6!aa ooi ,EoooÉà ÀÈ i o 6 o o n ! i o o6 o X O u É û *A ai oÂoXko{oE!os 2- À5roi- tOrots <!!oedo!dÀÉoQô ooÉ uÉ !o o, d c E .ii! ioo odF tsO H!' .iroo @odo>o!!u>.i oi!.d.J9cEtso!Ê, É!.d!, o! 5 d -d4! E o - d Eud.to I :É >!ou !oôd ts.i ! È d É pÈurFr6.idd6 t!I d i o @i Éooêtsr!rl!uEO .do! nd00 o.ào!\o(o.rdti oÊ! p g ! o ii d ! ! o d.dtri! oo 5 ,oÉ oo do -JodJÀ.ro! o E os ! !OO -.o!!!u j oÈ!ooÉdao!oO .l F O.d! t O èÉ{d.d.ix<!.ilÊ o ! ! 6, o- É d ,u.ou!Ètiod> o d ÀÀ k û .r!!E!do3uù oÊÉooo !ooÀ oo(!oH!.iè6 >nÉÉ 1a -o{ooutdouàoÉÉ.ato.iL 9.OO!O.r!ôO E.r O oi o Vs ô o E N 6.d p o ! ô > o- d d.i, o o d d <FZAoooQÉÉ! cE ooo o ! Éa -O.o o, I Ë dloÊtiOA.aOÀ .d ! 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OÀ. =so 60üÉ oHilEo0 0 ! o o-6 €!!É6 d 600ü6 !H Eao !E 6 0 'o o -P O @ Àod aa o élo aort!d É dl!6 0dlÉ oÉ al 6 c{ glo o dsold o! 56 urçÿÉoordd>o!É iorots I O9 d 0d ts o!Edoi , od G oud!- E É o Eo o â6 E ..i oIo6N o( E EI oÉ ok oiI odol dl o>l!dt i ôl uddrl s ôl o trl cH Il olot >lol HlÉl - Iil :l . <ol -utô[r.@Oücc)H illêl ?t ol sl 3tx et ôÉ 6 oÉ oE 9 F o c o a 5 FrEHÉoHoE H Hz Ek?5Èr I E:H(, oJ BoÊrzE 'j ocPf 78.2 Page 98 Annexe III Ë c o ooôooô §§ 8809 oô E oE o ts IÀ IN I 6ô o!ê E o2 È 6 I90NÈ § a ô I d a \o H a o o o tso o À !ù I . c û I sr q gd l!,-g "SB* Ets îi, lËiËi :r-; ii:TËsË;;ËË ct: : -E Ë UÊ,q si ü !.i ':.tr,'453 s eCË g* ù SÈ ag:üE-E*'6r@p, ! 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FodÉ53;s " E oËijà ùü ù!.d6rod)aÉ6d!Xr06o.e-otÉ Eo!oFkroEre- ruÀ4oEio E6oir;oo@, Éood.r.iod.ilr re;- ;!oôrio ijiioJ C6Ê o >q !È > oÿd o€! o o À! o9Àd 6 g Éri"o i ô o uio r .rs o o E! o o oi , 'r u ao! <uo.ioo -oJ É @d É o o o o6I d o . o @i 5 È !o o! u 6 u d É c06 ÉÀ OOOrstOHdd É .r Âd ! o€ E o o or d É ô, o ÉÉo'iu5o>oiuoO oru9E: - oSÉ!. , o.r 6E ! ÉO O ^9â/ O k O ! O 6- ' o E.iÈ o! x ào- o É s.r ts o @i llod iÉE!OOr@6 o!É!o EoÉob 'ooÊdOdd dd>ÉO!sO9Éio6EÈO9rÉ9 c9 00 É.iqoctsÉdd, É uE!oÉd È eroo;6 00 .d.9'iÀiu!-!q E6sEu @é Erdodooi9(doQo dEuk o: o E 'r ts o oEÀdoosÉ89 ÉEFori!!ooq6 00!6d a À@ Éq o o Àodi o à -drE O O . > !oÉkE ,!À6q -o 6! CeÉ@OE@O C u OdOf,9oFooÉoEd!!!É oiro.ir!6!o> Ek ! ! u- u o Elid d ,9 ê.J O ! È É E n ' o É d d o o o or @ É @ oÉo>qPa@HoFQd o korÉo ,qo5+O6.rOÉFE!Oq'k < u ! H E 4 d ô O O ôq s o ogcooocto oo 6 .{ E d dÈ dE o6 ! ooo drE>Ê>! r oE600 AAA>6 E 6d o - oE aÉ dÉ @ ^ o€ cBi ,d s 6 o- CE!OE5 sFo o oi ok i-g .ôÉdô o oa>o>aO - düN Od iÉoo Éô o.c!É!oo0 ddil . !d!OÈ 6 Cq ddNod FÉôr90oO n ta! Ào -!4ro{Éo6!oÀHÉEOOO ooo d é o oÉ aF oE oÉ to6Er.I d H 096 6 O O > a -5 !Ào o ! ! r o !.rE5>ouO I ouo@ ed @ É É o.i o o É @0 @.i r! d 5 oEtE 6 Oi É E o O É ÉE{ ci(ü69h HÈllÉts! oElEroOd! 3O5!d dooo @@o !! 6 0 Àà d @ É il O O ,otOÉo'il6P@5UTO..FOOO(>(OOqiqÀÉo d!! !Éo@r à, s o ! ! d c.iÉ O.C O I o d o o i d o k oo Fok!!o r!d È u o À.J d E ! ! o ooEÀdpÉ!ooo!@ E 6 Gn @ O O.r! od r o ts, É H € @ @ € 6 0 0 0 Ào, o q F ,9OrOOOOEpO.i'!EO!! !H9i @ O a À E u X ! E , o!O ! O o , É ( .^! O o@ .H, d o ! x O.r (o!ro>o5!é!q!otsÉOo..od o Ër6O ooOO o 6 È, o qo a 6 > o o Ets o à! .i o , r , ! ! 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ÀÉ o xd o  {s o 0 0q c o oo oO a, Éor€,O E> o6 Oi d o 6 O{9 ÉÿO5 -Odo!e.oE!9iÈo{dd o !0, o rd , 6 O ds o !d F- { À9,À Ât ! 6 k è ooÉ6U Éo od 6 É!6È)>,966aÿ- I É .9d!oo "rrtEI 09 É dO 'Hc ë oÉ ô oa) I - o oÀod o€6 0d oÀo€ 6d! l- - k0 6É1 0 0 o 6l od e ol > !d o kld c o ot o o>ol@Ei olNo EEoldoECI O - O OIC ! aÉE oo ! 9ror! o600, Àr 90ÊoooÈ o o Àt ç6E 6 gâ o o) el À 5l6lôl EI6tÉl .tol "; e É o oÀ 6ÉÉo Edoktot,o50! o!r oo60 1Aq qo oo 90i€ kda)!6o9O- oo! É oc9{o o! !D O , o{3- €dr E {60 €qE 6r! oco ÀFl,660Êtdq a ,ÉÉ oI o6Ê É o o oÉ o H a0 a o oJ NÉoÉ ol o1 .l ol k!,À! o o sil sol{rl o5l aEt rlÉ.1ÂOt o ol o!l dl6rl6rl Edl 8EtdlolÉ.1oold dld6l rol 9l - ol osl o!lôilH è'I ,.1 <ol o! a À E o o 6 c o ! 6 o6 À À6 ol :l >t 5l oÉ È d o a 6 o06 o ooOO ! 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Oe O x rrÈr d o É, É@d o ÿoô u s ô ô Èi od o o x d i ê 6 ! o o oc oq r 6 u -a000É>qol65No!âdNo60Ee!6dÀo 6 a o ÉÀ6 tsoo. !6 I d oÉo ,È Éa É0o€ 90 dÉ dE !k)) oO.lÊl .o!! ,{r 6 o ksi , 9,o 60 o r 6\À I ,i o o À6ro 6 À6 Àka x Ho!!o uo o.r , r99J 6ÿ€ ! ! !d 99 . >Eo xo!o!!J! o>ÉÉ6 otsoooo .e o >Ed61 6L o ilo É I o o cld IÉ E cl6 od olÉ o o rÉilÉu!!ô{l 6ôuÈô d dlo i o ÈÈ u kli d o aÀo 6lHq i , >ld  o € l! o o o O .1 tsÉq!E !9lo dÀ od u É o N d.dF d oruilqÀil!il, oÉ o or6 o! oé r ci o o6Ed!66Éo4aéÉv oo!ooioÉ Àoo€s > o o(, 6 É o oÉ oI o3I oÉ I oE!o ! dr o!t É o o!000 o o 6i O ,oqu! e 60 oo rd oo! oq!t 0 Àd oo 6E!aÀoo6 09 6- É >- o od d or 6Eg oi o o !É oÉÀ u,6 0 0dXoÉo00Eo9NOO o É {9 o66uÉ! !a 6 6 , o!d o oi,Éq ol6 i ooo90!{OEÉ s oÉ o o o À6!{ o oii o À! Eii toû) oé i q! d 6 oxÀ &6 rO 6o . odOouxE- 6 o, oddi d o0 c El ki!doo6!ÉÉoo oo o oH O O H Oq4aÉ!qÉ,6 0 ii É o éÿ6 o.É d o o o > oâ odEÉ q6d o o{i s - o!r!od9 eÉ >o ook 5 0 6É o o o ood! 6!>i!6 o ,oooF 6id o aÉ olo Élt!I r 3lr o ol! o ôld! ol0 É oloôl * cldFElo É Elo o olo ! dl3 s tl, o9lÀEOle! lHo- do .lots€!9olE o 6 oF E oo ol !t!l :l:l o ,l!àp oln>l qdl 6 Fl -31 Hol o!l{olEcli9lEÉ 6nÉ d a 1 0 0i! !! El F o o 6d o sEo lio! oooE>{ o oo o d oo6Éts!É ri o c, Âo o-urr À o €d{ 6 o IÉ > > o€ É6i 9i ord 6lE oi o É À6 0I!ddoo ,o66d6È oo9rÉrxE! do60 0 F 6d o!9iil>o9À I OÉ E o! o oEÉ àE 6! Oôod! Éd t E9 06 ,ôF ooo..eÉoqr o 6r o€E O É Éi9!o6d9oI O FEH d Od oOor! ro0 aùtuor0Âdi!!!o.. o o o { Ào , d ÉE > ç .0 H o F 6 @ ü9 o d- ô I odqdÀÊÉ4€do oE 0 oo +É É o6ÉF aa 6ÉÀ 6dé ooo É6 FÉoo!o 60 oot! tr o6tÉ 6taaPO O6 É6Â6 0koo o .Éld ÀolEÀ ,l bo o ul okd 6l o > rlrloo otétE.!l5l o o doli 6 éldld ,l{l . a rl6ldlod*ldlil6dl êl l, o 9lol6loé dldl oldd tl llÉl ! " hlEl:lËH Ol Ols o l.dlÉ c .lorldi olr ,lE d 9lok Éd o I ÿO { 6êa o6r Éo E o D6 t{ 6 ü o o 6ol Hdl o6l!ldHl E-ooi.téÉ EO oo!oaÀ!o !6 oÀdH o € o o) 6ç o I o o : € dol cÉt {Hl!klÉÀ o é4 ,tsa6oÈ aE o! o é 6É ; ! oo>)4qÉ4 =! I oEÉ4 l€À o6É4 éobÉtÉûo!à6!OEÉH tÉ E oÉ I o o o a É 6 !{l o lrlEtl 8Et6t dolàÉtôd É o ûÉ oÉ o ü-OE oo 6!6AKE69 to atu,ip 6ÉÉ I d E 6 c6 ! oÊa o , EDo I >a P H @ a À HE 5 6 Hê E E(,É ts()E& EI âEzE(, EHIJ() :E À a{ H H H ocPf78.2 Page 10O Annexe III E É d É c 88o6 o9 ooôôoo 88ôo oo 8 o € o F ro NÈo6 N6 6ô 9ÈNÈ oNôd ! ! 6 ts a ! o H @ o o! r u!É 'a ÉoaG!q oq! É.rq É Éq r a É 5 0 0u oF 0E !- o ! ào o ! 6 oO É O KE É À o E È.r ar s É.i! o > o ouOo-O.i.AÉ!O O q H , .d O@ k! 6 0 0 NÂd d . d k u o Nil 6 É OH ' É ' d5 é O O q ô O üEy.nu!oÀÊl I E'i É F ii o q .d ts o o o o.iE oduFd6.iE o999 É E d É! EIq @w 6 o9À qÉoE!.r o o{, o !h odË É o .Ooo oooÉo o o o ts.i ! oo oÉoopFu.rts!o>.i@o5! o.r 6 @ Ào d d! Oo X- dn69 0Èd oE oÀo o9 0 k ox60>ooooh od o@ o o 6l e kÀFÈ>6ÉÉoÀ 6 A oooo!. cu aÉts{oo@o!duoQ9tsoO d É !- 6ô!-Jro900do€ a oE I o o c oa .ÉÈo@È 6 El .oôoooÉ ,dE !É ud 6@ ^6 Én!go É o ÀE o '^É o.il@:l0 ds= ts ôE Yâ oUXEO .éYÔUd o: d oY!. o o I É oôI O H.r! o 6 0 0ô o É o!id o or P oq.d o ts Éqtsko!o o9 0 - ùé É é 66 *.d t o.il oÊl d>i ! ! O.i{ôo!656 0! o @ >ɧ!o6.r t À§ !H O O! É!!kt.ilotsr6É! ooo ko o o Àd p @ I@@ I .lO O É À^ | | . t ! O I Io I o x 6 0s I o d É 6 ,o ,É Éil o o Ào dds ù o i É 6OOU- o .riO ÉdodEkd * s È E o d o.J o o o û é4 aFli 9ÉiEq{!!Éo.i o .E!) o ! o O E i oEt o-qÀoxo@oxria!6 ÉX X @ o CsE.il o >il H d d o CdOo@EOd @.i9dlSidiUN6douÉ EÈ, ts )4U.l.r-ÉO!OEOd!Ék.tÉqO@O{to!U6! orrd HudEl .r Éiq qq d Q { il o é o o { u o oil od o o!dii Éq é oadz o9 0 É o I É u Û o oO O O o u d O > @ ÀÉ d d k Ér 6 0 0 0 É €< d 6 d ô d o oO {.t I É ! d O É E ü{ u oEE o6>od.ùoo-aEli o 6 d o u 6 >d oddH d du>>ood < @900ducHOo9>oro -o6Éo ÉO!kdd 6 O 6 O .! 6i i O O{À o9dÉÉ!iÉEl!Éuc o o 4 ! hê o o u, d i 6,ôHdOO d.iÉ!O >ÉElF{oO@Éuoitso@ok96 ouuÊkoO6!6oidDoÊ@k o o o ÀH À , d F d o .i ! 3 !! { 6r d 5 Er O do d À aa H c o.r 6 ts o !i H! 6 oHH{od!>!El 9À d >êQÀ.i6 I Oso!dor!k XuEo- OEdOO ! É od606 6til ots É.iloo oHi ! -À o É Og O kE Éâ ^ E^ O o É O ÀQn I iDooooo!eEoÉ€ â!@É! oo cl Éo90 É 600dÉ > > ! il ! o.i Êd d ô d d I i d o o 6 0 ts o k k ( ts i oÈ o Ê u É @6 o oÉ o! oÉ0 oÉ t)t , oO r ilO H XA!À 6 Q I À@(o oxÉÉF€ d.e o oa rÈ É oÉu @ o, u@ . k O H Oo o rÉ !do@o )oÊ o o À! 6r .i€ o o- ,E !o OOoooo - oP OA G OOÉ O 6 O O -E É!{d > xoooH!d5ts H.É r o doÀo!eoot o- ,- o >O UJ É U J o u. ,! d ÔkéoÉorÉoÉ oÉÉo x o É!tuo0Eooo.i o ooÀ!oF O d O r! Épd ts é o É oÉ 6Adr o{ .o Ér E! ts e Éod!ÉooÉoH O F H o (ilÉ À ) ! ! ,d E o É o o 6 .ioo!.1F Ot O k O É Oo J od ÀÉ o ood EoEokid!ôi60a!dookod o5 rE6 oo@qro ô 5! o .l .eaÀÉ, çro€.i! Ép060,Éooo6  ,EUGy9 É F ÉalÉ!EO! ! Éd Eo riO E E!oo o cÉadHoo! odEo>60drttsoooooOeto Àoa@o,o o k^do@ ,ooo,il!E o ioHooÉ É O E€ts É!u r , o o É.no.r o o o I l IO od.i o r D u o o o É.iioorod6 ÉOF@ts . i.r e ! o!oo o EÊi !6 06 od'd 0 0EilHEI 6n! (dE o o E 'F H d Oq O !) a d ÿ q Êl o ê ooo!odooÊ ! E OE Ed! o o9 0 oÊ o o k ts >H E Oi ' 6ô H d do ! o d or k É o o À.r 6 0 { o! @>, o9 t ooolrÉ !oF oÈ 09..ÉÀoouu!o!OOÉ!EEÉÉ h o.r 6 o.il o ,oÀ- EIHEI o rd 6@ o! o 6 0 ÀÉÉÉdpÉixÉ .d o É o! o o o É p d o@ àÀôÉodEl!o - d @q É É aa.À c , o6 q o oo F o otr€ o@ oEEO @o!F Ôts6O O u!ÉAÉkPo u ç o.i ÊH o o É É.i 6 0 ÉtEoo!!E'r À! El HO!9q IÉÉa ot .À û2Éo E dd o d! É o É o;!E o od o oE o ! É Ni€ ooEdd cr 6ko>o Àod o xo o oooo ôI O oo -! € oo ÀOHts.Éâo oo o , É dÉ i- é!i o o a oéo ê6 E oF 6l Édl odto ut.d o -ts6dlo oo<ü .dH d)60 oÀ!Ed! o.É ào o ts Elr!o6ûÉéiodÉvÈ = o o E o = d À EF -B *t -?l iol o Elô ,lÂdlH>l o ôl>üt J 6 Àoo !- o 0 olÉA olo 6 Élo o 6l! 'r klÀtr|ooE!.!o UÉOÉ6o E"gÉ€ oo> É oÈoÉ | EOOOE9€ O .r EltÉp o 6 o ê 6t 3 ol 6Ël 3?l - ol N!l 6 ,I Hdl , !Ël E .o H!O! oÉ aooo E H &E Ho lt H E i ocP / 78-2 Pate lOI Annexe III àE é6 çI 8888Ô66À Ôd§6 oo60 ggs 8 ts 88 o! o ! ÈN tt6€È@ÈÈÈÀo60ôldJr !0 EH4§ € ô I6ÈO ! .t @ 6 § ô I 6ô o 6 - a a a ! a o\- ! o aaIo o! o É r o qio ^ L3g o o do > L d Â!E!l sossior;ort e i 3 i ! 6 - " .? Ë E 3ii3-"E"3gPE.E€;4 6 o rd Ào6 ôs o oEiti.3"Ë.o-!ooÉ| !-.iq 6 E E É9 Éd o!Ëgï5-ei*,3-ô!39É o !OAa.-dÉ'EliAü:i5s3."953 3I g3B o " "â 319 --11 <d E o o o E ÀO . .Ë3 5 3ai:' !.Ë.!: igg . I t! o aDr€ ô 6 A E.! 5 Er o- 6:Ë! E " j! o a o a É aq É >, u r di! 9or0orok ÉAà .l os â 9i o o i É o 06e ioq.rO6 côÉ i: E E S s 3. Ë ^,1^i " " I t in 9c E qQ. u Hi É 6; ôPQa.otEo o ri6i: - s ! Ë " - s P g . â 5 3 - o!rÉ1éo ê rô!è!Ê{oQrrr. oo xaa E a a 16 6 oq o oiÉ! ç 6 s I o É o j d .tl9 od, 6!!oo!!r:Hr qil I0 ar o 5I os ilodrdEoudu!dso !! !r- r Ee*ar a* è L -_ tr O ri O 6q d ! 5 d ô tÈoqeÿEo!aqqeÉ-6 .oI É 60 0Éra Éé r ür6E- ! 6 iU ÀdÉd ! É 6i g, od au oi 6aro 6qn O ÉÊ 6 É L! sq É 6 o s ô IÉd0s6o.uÉ ùË9:'o-Ë-gE"I OO90dOdÉr6O9!Êg o6id t a 6 0 0 d É oo q! ô É ! o d -  a o < o É d É À! EO!9-OOôdEtôÉ ad É À!i O o Io .9 é u À - 6Eo>dod {o!oE9 ! e ' o o L odto o!>oFÂO O I o- ! ,dE9{Or!rpo, r É6 Êoo!6d 6 ôE ! o{u 6.rCl6Éo6Od 6 E o ô -d d ô0 , ol od o - !9>6!!6ÉOdrô o Êâ o o o! ! Àts{ os{E 6 !a 6 É ùd E o d o oo d od Ô o ô o o o o ! 9d o Éq ! a9!OÉOO O daÉ 8O65050dÉE E odd!!o or!or9 p!É!.I 6 0 ! d k u ! d o6 ôE d o c9 i E o6 I o 6 > a d ÿt u é0- Sris>6 dé6êÉ0sca{ddÀor c u-É 6 dô! o5! a o! , o .6ô o ! o o oÈÉd E é!6 o6eo EUÈdcÉ 0 d! o ,Ed!É a é Ôakdud6!qùaÉÉcÊÀ! o od ,r9- Éoo! âa6 oo E{oÉooEF!{t!ÔÀ{- O o!dd9È9 ! da!!dsdsÉ o 69 o 6rÀ os 6 É €90, ô u! o É 0 .g JÔOO ori € oÉ r 6! i e , .d o u! sr! 6 Ed hitdo!ôo!€*! À,I É 6 É ÈO - GUO60j so o L ! t0 .r a )È6 6rÿ 6 E É! o o od O 6 - !i o > oE É!o 6r ! 6E O o or .EOd!Éo!ç a ÿ6, ooi4 4 00F'q si . O ÀôÉ > o c èL66{!OO65do9!H ôO , .E À4d6JIUôÉÀ , ! oo ok oood6I t oÉ qqÉ OE u uiq 6 É N O É a Éé ooËôtsg 0 0 EI 6 Éor*Èooud!quuÈ6d! rd6d9ÉrF{!ô6!r!9ud6!I E t À{ O s !E o o E ElI60 doto o(6 o àoraoE9 dod6o ,EO U A! oo 6 d é o d sÀ o oéÀÉku!r6 o 6 0 ÀÉ o 6r! k o { 0 HqEliec 006so866gd!dUlr! o609 ,da o Id5*q FÀ!q Ouo{€ocq À> é o a{9!o!!>É! É o9 0 0é a diO o ! 6dE! Éi- ÀÉr o!i906> u ,! o 6 od od o t -oeoEE o o oô o o oÈElEle6 oohd o B o À600 ç69hO60)ouÉaûEi X o>ooud!r o o o!9ôo À o Ço oô ô Â! 6 oo6660!! o oâr ! ! Ô o- Oi ! Àod, . a 6 ! e!@ Ào h É9 r! 0 É o o!È É À! gÀé, ! o6 0 0 0 Éd o 6i rs o 6Èr!<sEE çoo t o od É t 6! E6!.r t É Ei E 6 I dE O 860 o I5« o€@ eoËqisB oIi "-O Éà 'o É 6 o c ElÉéod!l , Ô ! s É ol u d c é ôl .L0oÉl " 5.5 Ei El uÀq69tl!oq!É I o I d ô ô .l0 À! ê o @l o ô a, o a o o3 'o F o o o d , i-f nEE..N; ÿE o É 6t: 9 a É :9 r 6 o ' I r!oooq! t 6 06O Àdo .do H 6r !!êo * I O O9q ol up > -S I ILodsod ,!Èd t Iodrdu ,E 6ij oa a é! o 5 ro o - ! éé oE d,E"Ë-.8Ëdts Htr{roôoo9a€0 o od gk ô6!!Ào> 0 0i o t! É ,r o I6l a !!Ér!roôl r a! 6 6 o.Ë o 6 o! ti II O { k OC9 rd ÀdOE 6 >tsi o o oiÀ!ÉÉÉ! I6)e6 odoÉE6qÉ rg i,0€ !,56oo o!E ot ET60FéookF!À6 aae6 T'oo € oaor È! or!o iÀ 4a!! !!o ts,06e , Âi io6u66 a! {Eà Éo ,oo6ÉÉ 6 rd oFÀ >oo !Éo aÉ6ooÀçor oE É6Ê Éd ÉEd EÉ ü to! Éroo4ûÉddo oo o !46a4 ao>6Ed,o 90 d -, 6 0! oo ,È!d 6! !doO O> . o 6! Idro o d6 o oiEt ! oE o {600Eô!! ,<40 Ed d À OE!ro o! 860du o rrE ooo dh,ioo 900 @E > od!! É!! oÉÉ600 oÉo o! !Ài Àd 0! o IH À EéJ96! qoE 6E rÉ>6tda- dÉ - É0069 ! À6 iaÉo! q aÉq or0 , ÿ9 {!d >6>ari qk . o oÉo! oÿç É ofoÜ , É6!60tsHd É! Éo E o o 06 É J. a , oÉ a; , oi"r !ôl o >l E-làdtÉl ol :81 s Ët - P üo 6 oÉ âo o o o É 6 a o o 561uêld6luEl6olç o ts6 Éo o o o 6 = o ddl ! dl o Él >61 rOl c a oo a oE 6 ao . 6lEUI rol = tl . ulÉ516loEl 5 TI Ël ?I ol!l el rÉl i oü a o €Éa6 a ;6Éôü ci ô sl l,l EI dt àidt .j o 6 o! o H g E22IH Ë j EA zo BEF e ocP/78.2 Page 1O2 ÀNNEXE IV ESTIMATION DU COUT D IUNE EXTENSION AU BENIN GHANA ET TOGO Une extension Ie document JCC4.4 du Comité Conjoint des opérations au Bénin, Ghana ,^ dépendra des conclusions des de Coordination. et Togo, couvrant les régions études actuellement en cours décrites dans et des décisions Les calculs iniEiaux indiquent qurune telle extension impliquerait la protection annuellede 97 935 kn de rivière rePrésentanE 17 % de ce que sera lraire t,otale du progra,me en décenbre 1979. Les estimations préliminaires pour une extension des opérations au Bénin, au Ghana et au Togo sont actuellement les suivantes : 1) Un total de 5760 heures drhélicoptère et de 3OOO heures dravion serait nécessalre. 2) Deux hélicoPtères supplémentaires pour la période 198O-1981, représentanr un supplé- menE évalué à 1440 heures de vol garanties par an. On estime que 5OO heures dtavion seraient nécessaires en utilisant. les aéronefs qui fonctionnent actuellemenE pour le Programe. 3) 11 sera peut-être possible de réduire les épandages au bout de deux ans; dans ce cas, on PourraiÈ se dispenser drun des deux héli.coptères supplémentaires au cours de 1apériode 1982-1985. PendanÈ cette période 960 heures drhélicoptère er 5OO heures dravionpar an seraient nécessaires. Lrextensi.on proPosée entralnerait une activité aérienne beaucoup plus importante danslrangle sud-est de lraire du Progranrme. Pour traiter cette zone à partir de la base de Tamale,il faudrait faire un vol de deux heures avant mème que le traitement ne connence, ce qui signifie que les deux hélicoptères devront voler quatre heures chaque semaine pour pouvoir atteindre 1a zone de traitemenÈ. En gros, cela représenterait 2O8 (52 x 4) heures de vol par an, soit 416 heures de vo1 pour les deux premières années. Sur la base du cott actuel drheures de vol (§394), ceci représente un monÈant de US §163 9o4 uniquemenE pour ces vols supplé- mentaires. Le transfert de 1a base de Tamale vers un endroit plus central serait vrai.sem- blablement à envisager. La consomation annuelle drinsecticides dans les zones drextension du Bénin, du Ghana et du logo serait de 110 OOO litres, mais on estime que ces opérations réduiront de 3O OOO litres les besoins en insecticides des phases I, II, III. Ainsi 1es besoins annuels totaux en insec- ticide seraient-ils de 8O O@ litres soit 48O O0O litres pour la période de 6 ans. La surveillance entomologique seraiE réalisée par 2L équipes opérant à partir de certains des sous-secteurs ori.ginaux, ainsi que de trois sous-sect.eurs nouveaux. Au total, i1 faudrait 88 personnes des services généraux eÈ deux professi.onnels. Affectation Services Professionnels Unité de LutEe antivectorielle (VCU) Secteur de Tamale Sous-secteur de Bolé Secteur de Lama-Kara Sous-secteur de Porga Secteur de Parakou (antérieurement Natitingou) Sous-secEeur de Parakou Sous- secteur d rAtakpamé Sous-secteur de Hohoé Services administratifs Total ,| - EEude porËant sur ltextension géographique de la zone du Progranme GouvernemenEs du Bénin, de la Côte drlvoire, du Ghana, du Mali et du Togo. ? - Opérations aériennes, surveillance entomologique. généraux 4 7 3 5 3 6 18 20 20 2 88 )2' 2 demandée par les ocPf 78.2 Page 1O3 Annexe IV Les augmentations prévues en heures dthélicoptère, en heures dtavion, en insecticides et en équipes de captureurs sont respectivemenE de lrordre de 15 %, 32 %, 32 7. et 27 % du totalpour le Progranrme. Ces estiuations ont principalement. été basées sur lrexpérience des annéesde démarrage dans drautres régions du Prograrme : elles seront utilisées jusqutà ce que les résultats des études démontrenE que des niveaux ooindres seraient plus appropriés. Une évaluation médicale simple et détaillée sera réalisée par 1'équipe drévaluationépidémiologigue mais, à lrheure actuelle, 1e coût additionnel de cette activité ne peut être estimé. BUDGET LrexÈension des activités du Programe au Bénin, Ghana et Togo pendant Ia période I98O-1985 coûterair environ §16 239 8OO. Cette esÈimation est Presgue entièreoent calculée à partir des besoins du prograrme de contrôle vectorlel soit 5760 heures dthélicoptère, 3OOo heures dravion,4gO ooo litres drinsec-ticides, deux postes professlonnels supplémentaires, 88 postçs de services généraux supplé- mentaires et le rernplacement de 18 véhicules en 19g1 et 19g4r. Les tableaux suivants sont présentés : Descript ion I - 1980-1985 par acrivité programarique. II - 1980-1985 par posre de dépense. III - Unité de Lutte antivecÈorielle par poste de dépenses.IV - Bureau du Directeur du Progratrme et soutien adoinistratif 1980-19g5 par poste dedépenses. coûÈs ont ét.é calculés sur 1es mêmes bases que re Budget lggo-19g5. ocPf 78.2 Page 1O4 Annexe IV 11 @F{ o\(Û -{rJIoc) H@ cll Ê.1 ooF- rôltttt o oo F{ -1 lt(n d \o F{ o o\ §t \o æ o\ F{ ooF- tNttttl N oo(n l-- Iôt æ ôt oo or.l æ N -T@ o\ F{ oooo\O$ cltttorttttde{ o\ ôt ooo (1 o\ N (1 co o\ oo(n Irtcotttrr F{ o r-. oor^ §t ooo o\ F{ r^ N §l cO cÊt ooooJ§ O\ttt\!)tttltÉ{J(n c! N oI r^ôô F{ @ c'\È{ o F\ -TJ oo(n ôttrt æ æ N ooo F\ o\ æ N o æ o\ ooôt (f)lttt FI oo Fl Nttt o\\o c-l oo C1 or\ c{ ULooé.A ..{ oOrJ tJ Q.' J .r.t(!1>r rr Ei O , r<l) ..{ CJOtrooÉ>CJ ooo@(u01(!(J , {J'].{ u a () Ei NÿOOOOONIJ .r{ , !u O | ü tü o@ e ÀO O q, --\ lrOO.'{E@IHOÊOU roooÉ(0r!irJrr(ü o ..1 É \o o Ho (Ü É È ! \O O o.oJ O â !J a A O ÉO .O \0J .Él É kll (,) trr (ü È È1 U .r{ F{ É Êr 'F{ 'r{ '.{ É 'O Zo o. rJ Ào rJ É É o É rI]O 1() É Àt{ ,(0 '.'l g 'r{ É (J > o tü'r{ t H Ei o ô0 'r{ .HÉÉ>rr1ro'oÈ É .é À E o a.A 6 É F(ü rr o. o' o É É É É É o o(Û O l{,-{ !..{ o oJ 0, o € H o, , i o, oÉ '.i ..1 .J o 'A! F{ o ,C o, O€ É u u 'É{ tt) u (ü > o'O r{ (ü a a , d to a>\OO.r{rOOO.r{l] -1 rdê&aüv)c./lFlÀ B H F{ E É(J oÿ,È É1HH HF c) É À !ô æ o\ F{ Io @ o\ F{ P{q) o I zoH <f)z 14Êrx tEJ ; 14È Êê Ei acp/rc.2 Page 1O5 Annexe IV Fl HoH ooooôl r\ rô@tttl^ §l F.$ : ooos8s Ê{ôl\OlO\F{Ol^@\O ô\O(n oo § o\ rô l{ oooooocoor- OIO\tôlô lrt ('i F{ \T oo ;\T\o \o F{ oI o ôt rôo Ol F{ N(1ilt\OJtttNO§l\tO\ r\Ol\ôt Fa oooooooooo(îF{\O\OÀ| oI§(n @ ôt oI oo\o l\ttr\ ooN tn F{ ooo I @ N \To Or r{ ooooooooooI\F{COdF{ N(î€læ,illl O\O\OÊ1 @\OO\ON F{ oI \o\o ô,1 oooI 88 \Otrô\O tô^l ooô,t o\\o N ôl ooo o\ @ o\ d oooooooooo(1 F{ ôI dr t^ É.4(1 O\tôlÉ{tttôloJo\î\\OO\OF{ F{ o 3 ,\ o ôl oI r^ttl/\ oI oo\o J ôt ooo o\ Fl ôt æ o\ ooooooooooôl r/1 \o co \o l\J(ît\Ot^ltlln l^ r\ l\ \OrôCÀLrrF{ oot\ .+ôl (\,1 o 3 oo .J. tr.|ttr^ oI o F{ oI rô ôl d @ o\ F{_ O\r^Jtr/1 Faltto\ ôI (n \o \o$\TtôFa F{ ooooooooooÈcôId(1 ooôl (n @\l, ôt ooooooôl .i' ôl ÿ1 | (') r/1oÀt oI (1 F{ôt o 8 r\ o\ @ ôt I o\ ooooooooooôto\o(1o @!^Nt\o@tlt§No\tôrtl .J'\T$ê{ oo -ï I ôl oooooo\ Oll-1N éa oI \1N oo ot\ ôl Fi âÉIzÉl(, J4HoH X =HoH Èl ts{ l-{ êr () ,z uÈloÉIrOO|r')Or r El E-.X'r{ro=)-.OÀOt! .n{ ..{ .Fa C)o.ô,Éa ooloJd L o .r,l u(ü(-)t{ (,\o()ÀOu tr^t§ o.'{qrÉlÉHoOuLOdOF.EqraçiOErq,ÊEl uÉêÉOk.".lOoutÉ.âOE..lÀÈ1O tr r+{ t{ É rJ \(,) Êf È }r 6 o u O.r{ t{ É Z ts <hl O O O HrJ .O o .Fl Z H 5l (a O O ,l: É!' rÛ (a É U) (J21 o..{.r{(roÉg)rJÉoH zlo!rut.'{ooroopz <f .F{ (, O O r, @ a .A'r{ O È1I > t{ o.} .É (llu (l o ç, u, q)al t 'o o o oO à É, a !o .t)Ê{l oê.Éoooo.ol{H ot ool () trI cnzÈI P{t{â Ê1â f:lHü)o êr ü Êr rô @ o\ '{Io @ o\ '{ p{()o I zoH U)zlrtHx&I l-.,1 H t{ÈÉ ts ocP/78.2 Page 106 Annexe IV Èl U)zfrl P{f.Iê Ê1a É1Êi(h oÈ ü P{ @ c r{ Io æ o\ E] Fl Fl f&lHÉ,oHQ Êr H Hz ÊIHH Ff È:a Êr tsHz I zo H ü)zfrltiXÉI ";HH rI1 FlÊa ts È HoH ooooC{ F. r^cott rô ôl r-T ooooooF\ \'o \T t^ôl\Ot @É.O .f,@\O (1 \O (f) oo\o @ @ .t rô F{ oooooo@oÈ c)lo\tôtô r^ (1J.t oo r'1 rô\1\o oo F{ \1ô F{ \o J @ o\ J l\OF{ll \, o\ N oooooooooo\Od\O\ON O\ôF{\roôlr-Or\ I ooJ §tÉ{ @ N oo\o oo\o F\llr\ ooN rô F{ oo(1 r\N 00 e{ ! @ o\ ôrô@F-O\O\oo\o J ooooooooooÔJCOJJ lcOF{lll J@ c{ o .f, \t\o ôl oooooo æ\OO \O I ltl \O rn ôl oo(\ o\\o ôl oo\o c!J o\ ôt (Y') æ o\ ôlF{lllO\l\ oooooo oF{N(1ôo\t OOF{\oo\o oooo(1tn ooF.l o\ æ .s §t oo6 oI rôttn oI F{ F{ oot\ oorô c! ôl @ o\ ooooooooooært\\.o@\O Od(nt\Or.rttlt .J. r^ f\ r\ \O t^ O\ t^ F{ o ô 6 o(v) ôt ooSE rôtlr^ oo@ o F{ oo F{ o\Ê{(1 c\,1 J co o\ F{ rrF{ttt\O \O d ooooôooo\N l^rrldt coN(fi \t -1 t1 J oooo aItt 6\o\o N ooooooN\Tôt Lôt(ÿ)rô oôI oo00 (Y) F{ôt (\ I(Y) N @ @ o co o\ d oooooooooooo\oôo t^t^c..ll\O@lll(7.) ôl or\ Itt rf\, .t \t r-.r ooôJ r\\o ôl oooooo\ Oll\Tôl ooo\ \t c{ -l o J N o\\o ôt É o ..{ U(ÜC) tr (Jro()xO.D É.o'xE<oU..J'u?go.'{olrEtsooulrqr(ü0.l oÉE!ÉÉHÉO!'rlOOu)HFf o\oJrqrcütD<l ()rI1lr O o u O.F{ rr É Z Hl Z(/:l O 0,) o (H! \O ü, .A Z r-{l Z in tdl É, .A (, ^H O É u <l o É, =:)l o O o -d Éu (ü (, É îh (Jl H 0, O (l) J zl o J-r rJ s .,{o o- r o ! D zl x ..{ 5 0, p H <l .F{(üoOuo0a..1 .r{OÊIl ,-{oÀôôI > lr O ,Ë (t,u $ o É, o (J I q, .F{ .,{ .r{ c) Fi(/)l l{ \o o o oo >| É a \o, (nl o -ô .Ë aHl o o. É o o o o \0J ! Hl o o \o r, ol ol(Jl C)l ocPf 78.2 Page 1O7 Annexe IV Èl HoH Itltt oot\ o F{ oo o tttt oor\ o rô co o\ ttttl ool\ N N oo Nôl tltt oor\ Nôl \a co o\ Fa llttt o e oôt oo .n' oôt tttt I o s oôI @ o\ tltlt oô @A oo @J lltt I og æ J §lôo F. tlltt oI \o H oo .t \o tttt I o 3 \o Fa @ o\ ttltt oô ,\ .i. oo $ lttl I oot\ \t I cÀ tttrt ooN ooN ltrt ooôt (n F{ x HoH EI Ht-{ Fl (,) ÈIzztcuf::() a, é,t{OOcâ-l x.irtuDts?FroÀOOq!| .'{.'{C)Ho'ôÉa OO!q)d o Ëxlr5vrJ-,.dd ct, É1 É{oo!0roroF.ÉrrEioE,{r,ÉoEqrs)É?aOJ3Ë E Ë s ct{to(l,2Ètalo{roooÊlz:'{ lrll OÉu}{É4Dl o6(urÉcrfJciZIOotJrJOH zloOF.X'{.r{Ètz <fç{ô0aaEUOell>.!ql6t{()c)urfFàÉoaÉ./)Hl OOOOOOÊ{ ot ôQl o frf chz BTÊ{ trIâ frlÊ frlHU'oê{ ü Ê. tô æ o\ IIô hH F{§H v, Hz -â zfrlt{H o rJ) F È1 Haà§(Joüp{ 5a dp tqH()Êlü Ê Dâ EIÉ5 Êq t zoHtt)z IrIt{x E1 ÊlFl ao H ti t I

Основные сведения
Тип документа Technical Documents
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения