@) 0rganisationmondiale de la Santé REGION DE L'AFRIQTIEProgramme africain de lutte contre I'Onchocercose (ApOC)0l B.P. 549, Ouagadougou 01, Burkina Faso Tel: (226)503429 53;50 3429 59;SO3429 60; 50 3436 45/46 Fax: (226) 50 34 ZB 75; 50 34 36 47 RAPPORT DE I DEI.XIEME REUNION POST SIZ DE REVUE ET DE PI.,ANIFIGATION DES AGTIVITES DANS I."ES PAY§ DE L'il-OGP Ouagadougou, du 11. au 13 noaembre 200g Septembre 2009 TABLE DES MATIERES A. OITyERTURE DE LA RErINrON............ ..............7 B. II\-FORMATIONS GENERALES STJR L'EVALUATION FINALE DES SIZ ..........8 C. SUTYI DES RECOMMANDÀTIONS DE LA 6è" REIIiüON DE REYI]E ET DE PLAI\IIFICATION ET DE LA 5è.. SESSION DU CONIITE CONSULTATIF SPECIAL DES SIZ ..............T0 DISCUSSTONS SURLE POrNT C................ ...........13 D. INFORMATIONS SITR L'OOAS EN RELATION AYEC LA LUTTE CONTRE l) Généralités..... 2) Informations en relation avec la lutte contre l'onchocercose......... l3 DrscussroNs suR LE PorNT D................ ........... 14 E. INFOR]VIATIONS SUR LES ACTIYITES DU CENTRE DE STTRVEILLAI\CE l) Introduction l5 ....................... l7 ................ l8 2) Soutien aux activités de surveillance............ 2. I Identification des parasites..... 2.2 Surveillance entomologique dans les pays de l'ex-OCP 3) Recherche 3. I Mouvements simulidiens .............. 3.2 Faisabilité de l'élimination de l'onchocercose......... 4) Formation et recyclage au MDSC .... DrscussloNs SIIR LE POINT E................ ........... l8 F. REvtiE DES ACTTYITES DE SIIRVEILLANCEÆVALUATION ET DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE DAI\S LES pAyS DB L'EX-OCP EN 2008, DES MOYENS MIS EN (E[rVRE, Y COMPRIS LA COLLABORATION AVEC D'AUTRES PROGRAMMES DONT LES MALADIES BENIN 18 6 6 6 La revue du Programme ............. Le TIDC et les activités de soutien................. La surveillance épidémiologique..... La surveillance entomologique........ La reprise des activités de traitement larvicides au sol... Soutien administratif, logistique et financier. Rappel...... Surveillance/évaluation épidémiologique............. Surveillance entomologique ............... Traitement à l'ivermectine sous directives communautaires (TIDC)..... Renforcement des capacités des services de santé et des communautés........ Collaboration avec les organismes et autres pays impliqués dans la lutte contre l'onchocercose Di ffi cultés/Contraintes oNCHO^4TN............. Constats Conclusion Planification des activités en 2009. l) 2) 3) 4) s) 6) t9 t9 t9 t9 20 20 20 2t 2t 2t 2t 2t 22 22 22 22 23 l) 2) 3) 4) s) 6) 7) 8) e) l0) I l) COTE D'fVOIRE 2 23 Introduction .... La création du programme national de lutte contre la cécité..... Relance des activités de lutte contre l'onchocercose.............. 3.1 Evaluation épidémiologique de l'onchocercose de juin 2007 à mars 2008 3.2 Formation des acteurs du TIDC.... 4) Autres activités menées dans le cadre de la lutte contre l'onchocercose..... 5) Plan d'actions pour 2008....... 6) Partenariat et mobilisation des ressources.. l) lntroduction ,...,.....27 2) Réunions..... l) 2) 3) l) 2) 3) 4) s) ,.,,........'........,.. 27 23 23 24 24 25 25 26 26 30 30 30 30 3l 3l 3l 3l 2.1 Réunions de concertation avec Sight-Savers (Ghana) 2.2 Réunion de Revue et Planification.............. Concernant le TIDC :.................. Concernant la surveillance entomologique .......... Concernant la surveillance épidémiologique Concernant la supervision, Monitorage et soumission de rapports.... 3) Suivi desrecommandations......... 4) ActivitésTIDC......... 4.1 Réunions régionales de formation et de revue.......... 4.2 Livraison de Mectizan .............. 4.3 Education et mobilisation communautaire.... 4.4 Distribution du médicament aux populations éIigibles............ 5) Activités de surveillance............. 6) Défismajeurs................ 7) Perspectives 27 28 28 29 29 29 ..30 Evaluation Epidémiologique .......... Surveillance entomologique ............... Activités de Formation ................ Autres activités Approvisionnement des Districts sanitaires en Mectizan pour 2008.. ...31 ...31 ...32 ...32 ...32 GUINEE BISSAU... 32 l) lntroduction 2) Activités conduites en 2008...... 2. I Evaluations épidémiologiques 2.2 Activités TIDC....... 3) 4) I\[IGER l) Autres activités Approvisionnement du PNLO en équipements par les partenaires (APOC et SSf . 34 3) 4) s) 6) Introduction Détection précoce de la recrudescence.... a. Surveillance épidémiologique.. b. Surveillance entomologique..... Sensibilisation .............. Renforcement des capacités .... Prise en charge des cas Suivi / Evaluation J 32 JJ J5 JJ JJ JJ 34 34 34 34 34 35 35 7) Lutte contre la nuisance 8) Collaboration avec les autres Programme de Santé..9) Financement.... l0) Perspectives. DISCUSSIONS SIIR LE POINT F (suite) ...............3S l) lntroduction... ....35 .....35 .....35 .....35 2) Bilan des activités... 2.1 Chimiothérapie préventive de masse à l'ivermectine selon la stratégie du TIDC .... 2.2 La survei llance entomo-épidémiologique ! Lesévaluationsépidémiologiques ! Les évaluations entomologiques Difficultés et contraintes.................. 36 36 36 37 37 ..37 ..373) TOGO l) 2) 38 3) 4) s) 6) 7) 8) e) l0) lnformations générales Activités menées en 2008 2.1 Activités de sensibilisation 2.2 Monitorage des activités du TIDC 2.3 Activités de suivi/supervision....... 2.4 Briefing des Médecins des districts endémiques sur la gestion des activités du PNLO.... Résultats TIDC 2008 Surveillance épidémiologique Test d'acuité visuelle.... Surveillance entomologique ............... Activités réalisées par l'Equipe d'appui basée au niveau de l'antenne OMS/Kara. Revue annuelle des activités de 2007 Célébration de la journée internationale de la vue.............. Moyens mis en ceuvre Introduction Surveillance/évaluation épidémiologique............. Traitement à l'ivermectine sous directives communautaires (TIDC)..... Surveillance entomologique ............... Renforcement des capacités des services de santé et des communautés Moyens mis en ceuvre......... a. Finances b. Ressources humaines c. Logistique ................ Contraintes. Conclusion. 38 38 38 38 38 38 39 39 39 39 39 40 40 40 4) 1) 2) 3) s) 6) 7) 8) ...........43 .,..,.,....43 ...........43 ...........43 ,.,........43 ,.,....,...44 ...........44 ....,.,....44 ...........44 ,.,.,......44 ,..'.,....'44 DISCUSSIONS SIIR LE POINT F (suite) ...............44 G. FINAI\CEMENT DES ACTTVITES DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE : CONTRIBUTION DES PARTBNAIRES ...................45 DISCUSSIONS SI'R LE POINT G 46 H. PLA}IS D'ACTIONS ET BI]DGET 2OO9 DANS LE CADRE DU MAINTIEN ET DU RENFORCEMENT DES ACQUIS DE LA LUTTE .....................46 4 DISCUSSTONS SUR LE pOrNT H............... ...........46 I. CO.IMPLEMENTATION COMME ELEMENT DE DTIRÀBILITE DU TIDC ET RENFORCEMENT DES SERVICES DE SAIYTE...... ..................47 l) Introduction 2) Co-implémentationetdurabilité l) Introduction 2) Partenariat.. Circuit d' approvisionnement et de distribution ............ Supervision Réunions du GTNO... Succès/Réalisations Défis.......... 8) Opportunités l) Résumé de la présentation 2) Situation actuelle 3) Plans futurs l) lntroduction..... 2) Co-impléme*",1*..... Situation actuelle de la co-implémentation Plan d'action 2009 ........ Conclusion. ,,.,.47 .....47 3) 4) s) 6) 7) 3) 4) s) l) 2) 3) 4) s) 6) ...51 ...51 ...51 ...52 ...52 48 48 48 48 48 49 49 49 49 50 50 2) La stratégie de l'Ouganda pour assurer l'élimination : ................. .................52 3) La mise en ceuvre conjointe avec les « journées de l'enfant » en 2008... .......52 5) Principales questions à prendre en compte :.................. .............. 53 DISCUSSIONS SUR LE POINT I................. ...........53 J. APPUI DES PARTENAIRES AUX ACTIVITES DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE EN 2008 ET PREVTSION POUR LA PERIODE 2009-2012............... ...................54 54 lntroduction Axes d'intervention Orientations stratégiques Programmes prioritaires ................. Appui aux activités de lutte contre l'onchocercose ..54 ..54 ..54 ..54 ..54 Priorités - Perspectives...... ...................... 55 ssI HKI 55 56 5 DISCUSSIONS STIR LE POINT J 56 K. COLLABORATION INTER PAYS POI]R LE REI\FORCEMENT DE LA STIRVEILLAhICE ET LA LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE ET LES AUTRES MALADIES TROPICALES I\TEGLIGEES........57 DISCUSSIONS ST]R LE POINT K 58 Recommandations aux coordonnateurs nationaux Recommandation aux pays............ Recommandations au MDSC et aux pays........... Recommandations à APOC, MDSC, OOAS, Partenaires Recommandations à I'OMS/AFRO... ........60 Burkina Faso Cote d'Ivoire et Pays. Togo58 l) 2) 3) 4\ s) 58 59 59 60 57 57 57 57 57 57 57 57 67 7l 74 77 79 ANI\-EXES Erreur ! Signet non défini ANNEXE I : LISTE DES PARTICIPANTS -...........i.r.. ...........63 ANNEXE 2 : ORDRE DU JOUR PROVISOIRE ANNEXE 3 : RESULTATS TIDC ANNEXE 4 : RESULTATS DE LA SURVEILLANCE EPIDEMIOLOGIQUE ANNEXE 5 : RESULTATS DE LA SIIRVEILLANCE ENTOMOLOGIQIIE AI\NEXE 6 : PLAlrlS D'ACTIONS ET BUDGET DES PAYS DE L'EX-OCP 6 A. OTIYERTITRE DE LA REI]NION La cérémonie d'ouverture a été marquée par frois (3) allocutions La première intervention a été celle du Docteur Uche V. Amazigo, Directrice APOC, qui a commencé son allocution par une chaleureuse bienvenue à tous les participants à la première réunion post SZ des Coordonnateurs des I I pays de l'ex-OCP, plus particulièrement à SSI, OOAS et aux délégués des pays APOC (Cameroun, Malawi, RCA et Nigeria). Par la suite, elle a rappelé que la réunion de revue et de planification est d'une grande importance dans le suivi des activités menées dans les pays de I'ex-OCP, mais aussi pour le développement d'un plaidoyer dynamique afin de maintenir les résultats des efforts entrepris depuis plusieurs années de lutte. Aussi a-t-elle souhaité que la présence des pays APOC à la réunion soit mise à profit pour établir une interaction entre les pays de I'ex-OCP et de I'APOC car les simulies n'ont pas de frontière. Elle a insisté sur les défis majeurs à relever, à savoir : l) le financement des activités par le budget national ;2) la surveillance de la maladie ; 3) la reprise de la transmission dans certains villages dont la prévalence était jadis en dessous du seuil tolérable. Elle a attiré l'attention des participants sur la conjoncture actuelle d'insuffisance de ressources qui impose à tous les acteurs de la lutte contre l'onchocercose, plus de performance pour renforcer et maintenir les acquis de l'ex-OCP. A cet effet, elle a invité les coordonnateurs nationaux, notamment ceux de la Côte d'ivoire, du Ghana et de la Sierra Leone, à élaborer en 2009, des plans d'actions solides, pratiques et réalisables dont le financement proviendra majoritairement du budget national et non des partenaires. Elle a donc demandé aux coordonnateurs de trouver une stratégie qui leur permettrait d'obtenir un engagement financier des gouvernements. Concernant la co-implémentation, Dr Amazigo a indiqué que c'est l'une des voies stratégiques pour assurer non seulement la dishibution durable de l'ivermectine, mais aussi apporter aux populations rurales en plus du mectizan, d'autres médicaments et des moustiquaires imprégnées. Elle a terminé son intervention, en réitérant l'appui de I'APOC aux pays aussi longtemps que les fonds mis à la disposition des coordonnateurs seront utilisés de façon judicieuse en faveur des populations victimes de l'onchocercose. La seconde intervention fut celle du Directeur a.i. du Centre de Surveillance Pluripathologique (MDSC), le Professeur M. Kader Kondé. Dans son intervention, le Professeur M. Kader Kondé a rappelé aux participants que le centre de surveillance pluripathologique avait dans sa mission d'apporter un appui aux pays pour renforcer la surveillance de l'onchocercose. Le centre n'a malheureusement pas joué pleinement son rôle comme espéré à cause des problèmes institutionnels et de disponibilité de ressources, mais a toutefois dans la mesure de ses modestes moyens, assisté certains pays dans le cadre de la surveillance entomologique et épidémiologique et mis à leur disposition le laboratoire de biologie moléculaire. Toutefois, le Professeur M. Kader Kondé a indiqué que le MDSC n'a pas pu organiser cette année la réunion annuelle des coordonnateurs des pays de l'ex OCP, à cause des contraintes budgétaires et surtout parce que le centre a consacré le maximum de ses efforts à une réforme institutionnelle. En effet, le Directeur Régional de I'OMS pour l'Afrique (RD) lui-même a insufflé la vision du développement et de la mise en place de centres d'excellences de prévention et lutte contre la maladie dans la région africaine et le MDSC est proposé pour être transformé et figure parmi ces centres d'excellences proposés. Le Professeur Kondé a ensuite réitéré ses remerciements à I'OOAS, au management de I'APOC, à la représentation de I'OMS au Burkina et aux pays qui ont su faire confiance au MDSC et comprendre ces diffrcultés. La troisième allocution fut celle du Représentant de I'OMS au Burkina Faso. Dans son discours d'ouverture, elle a, au nom du Directeur Général de I'OMS et du Directeur Régional de I'OMS pour l'Afrique, souhaité la bienvenue à tous les participants à cette importante réunion. 1 Elle a salué l'initiative du management de I'APOC et de I'OOAS pour la co-organisation de cette importante rencontre qui se tient juste un an après la fermeture des Zones d'lnterventions Spéciales (SZ). Car cette réunion permettra aux différents acteurs de passer en revue les actions menées, les moyens mis en æuvre et les résultats obtenus en 2008 dans le domaine de la surveillance et de la lutte contre l'onchocercose. Elle a souligné que de tels forums permettent de maintenir en éveil les consciences et l'intérêt des partenaires pour éviter que I'onchocercose ne redevienne un problème de santé publique et ainsi un frein au développement socio-économique des zones concernées. Elle a salué cette conjugaison d'effort qui démontre I'engagement de I'APOC et I'OOAS dans le développement d'un partenariat pour assurer une plus grande efficacité dans la mise en ceuvre des interventions mais aussi dans la coordination et l'harmonisation de l'appui qui est apporté aux pays. Le Représentant de I'OMS a également noté une nette amélioration des paramètres entomo-épidémiologiques et des taux de couverture du TIDC dans la plupart des zones concemées après cinq années d'interventions dans les SIZ en Guinée, au Ghana, au Bénin, au Togo et en Sierra Leone. Toutefois a-t-elle prévenu, le contrôle des foyers résiduels au niveau des affluents du Lac volta Est au Togo et le maintien des bons résultats obtenus en vue de sauvegarder les acquis de I'OCP sont autant de défis qui nécessitent toujours une attention particulière. Pour terminer, elle a invité tous les participants à une revue sans complaisance des résultats enregistrés en 2008, et la planification réaliste des activités à conduire en 2009 et au-delà qui devront tenir compte des défis suivants: l) renforcement de la surveillance épidémiologiqueet entomologique ;2) organisation de réunions transfrontalières entre les pays partageant les mêmes frontières ;3) intégration effective des activités de lutte contre l'onchocercose dans les structures et programmes sanitaires des zones endémiques ;4) développement d'un partenariat local avec tous les secteurs et communautés concernés ;5) co-implémentation du TIDC avec d'autres interventions sanitaires ;6) diversification des sources de financement à tous les niveaux (local, régional, central);7) augmentation des subventions nationales au profit des Programmes nationaux . Après le discours du représentant du WR/Burkina Faso, les participants ont été invités à se présenter les uns aux autres (la liste complète des participants figure à l'annexe 1). Puis le Dr Yaméogo, Coordonnateur du bureau du Directeur, a pris la parole pour organiser la constitution du bureau des travaux. Au terme des échanges le Dr Franck Sintondji, Coordonnateur du PNLO du Bénin, a été désigné président ; le Dr Salissou, Coordonnateur a.i du Niger, comme rapporter principal ; le Dr Sarr Dieng, Coordonnateur du Sénégal, comme rapporteur adjoint ; M. Assi Aké, APOC est chargée d'apporter un appui aux rédacteurs. L'ordre du jour adopté figure à l'annexe 2 B. INF'ORMATIONS GENERALES SUR L'EVALUATION FINALE DES SIZ Une synthèse du rapport sur l'évaluation finale des SZ a été présentée par le Dr Laurent Yaméogo (COORD) et a porté sur les points suivants : La réussite des activités de lutte antivectorielle dans les SZ au Togo et au Bénin, avec une forte réduction des potentiels annuels de transmission (PAT) dans les zones traités. Toutefois, il est difficile de dissocier l'impact de la distribution de l'ivermectine de celui des traitements larvicides ; La nécessité de trouver une solution au problème institutionnel et aux difficultés financières du MDSC est incontournable en vue de garantir la surveillance de l'onchocercose; La bonne conduite des activités TIDC comme planifiées : Traitement biannuel (Togo, Benin, Guinée) et annuel (Ghana et Sierra Leone); approvisionnement régulier des programme en ivermectine; 8 recensements exhaustifs des villages et hameaux d'accès difficiles, des populations y compris les groupes spécifiques. L'équipe d'évaluation a noté toutefois une faible participation des femmes ; Trois (3) pays sur les 5 que comptent les SZ ont atteint les objectifs fixés à savoir des taux de couvertures géographique de 100% et thérapeutique de 80-85%. Pour les 2 autres pays, on note un progrès mais beaucoup d'effort reste à faire pour I'atteinte des objectifs ; La nécessité de consolidation des acquis à cause des risques de réinvasion de simulies contaminées en provenance de zones qui ne sont pas encore complètement assainies. Il y a un besoin de maintenir la pression pendant un certain temps (même dans les pays ou les objectifs sont atteints, le TIDC doit continuer jusqu'en 2012 au moins). L'équipe d'évaluation a donc demandé aux pays de redoubler d'effort, et à la communauté internationale d'accompagner les pays dans leur effort pour maintenir les acquis de I'OCP ; La nécessité que tous les partenaires se mettent ensemble pour trouver une solution aux problèmes de motivation de manière à ce qu'il y ait une harmonisation des politiques et que cela ne devienne pas un frein à la mise en Guvre correcte de la sfatégie de lutte contre I'onchocercose et d'élimination du risque d'onchocercose dans les pays ; La faible participation des femmes aux activités ; l'équipe a estimé que l'implication des femmes était une question assez délicate liée aux us et coutumes dans les différents pays. Il y a nécessité de tenir compte de ses contraintes culturelles lors des sensibilisations et plaidoyers en faveur de l'implication des femmes; Le besoin de formation de techniciens en matière de surveillance pour assurer la relève à cause du vieillissement des cadres ; Les leçons apprises et qui pourraient servir à d'autres programmes notamment, (l) les évaluations épidémiologiques périodiques qui sont conduites dans les pays SIZ et qui devront être poursuivies, (2) l'atteinte de couvertures thérapeutiques de 80-85% dans les SIZ, qui pourrait être expérimenté ailleurs ; L'amélioration et le maintien des registres de recensement, outil important et intéressant que d'autres programmes sont entrain d'utiliser ; La poursuite des réunions annuelles, qui sont un véritable forum d'échanges d'expériences ; L'organisation de réunions des DC après les séances de distribution d'ivermectine ; c'est une pratique à encourager car cela est non seulement une source de motivation pour les DC, mais leur démontre que l'on s'intéresse à ce qu'ils font. Ces réunions permettent également de leur faire un feedback sur les activités menées et les éventuelles corrections à faire ; L'utilisation de carte pour les nomades est une pratique intéressante qui pourrait permettre de mieux gérer les traitements de ces personnes nomades dans les zones traversées. DISCUSSIONS SIJR LE POINT B Les discussions qui ont suivi la présentation du Dr Laurent Yaméogo (COORD) ont tourné autour des points suivants : Des résultats encourageant ont été obtenus dans les pays de l'ex OCP. Mais il semble que certains défîs demeurent et nécessitent qu'on s'y attarde afin de voir comment les relever pour parvenir à l'élimination de l'onchocercose dans la région africaine de I'OMS. Un des défis les plus importants est la question des ressources. Il faudra donc trouver des stratégies innovantes en vue de mobiliser des fonds pour le financement des activités Oncho, y compris la motivation des distributeurs communautaires. Cette dernière question se pose d'ailleurs à toutes les activités à base communautaire. L'approche intégrée pourrait être l'une des solutions, c'est-à-dire la nécessité de l'intégration de l'onchocercose dans les programmes déjà en cours dans les pays. Concernant la participation des femmes aux activités de lutte contre l'onchocercose, il a été suggéré que chacun acteur de terrain devrait mener une sensibilisation et un plaidoyer auprès des populations pour une plus grande implication des femmes tout en respectant les us et coutumes des communautés. DIR/ APOC a saisi l'occasion pour annoncer qu'APOC aura le mandat (si la proposition est approuvée) d'attribuer des bourses d'études d'un montant global de US$ 500 000 par an de 2008 à 2Ol5 pour les 9 études de Masters, épidémiologie, entomologie, manager de programme, santé publique, etc.. La priorité sera accordée aux femmes. Nécessité de maintenant les activités transfrontalières (études de mouvements simulidiens, réunions transfrontalières etc.) Les réunions transfrontalières demeurent une priorité pour I'APOC. Le Bénin et Togo (à l'exception d'une poche à la frontière Togo-Ghana) peuvent être considérer comme ayant atteint les objectifs des SZ. C. SUTYI DES RECOMMAI\TDATIONS DE LA 6èMC RETINION DE REVUE ET DE PLAI\IF'ICATION ET DE LA 5è" SESSION DU COMITE CONSULTATIF SPECIAL DES SIZ RECOMMANDATIONS ACTIONS DE SUTVI Pays Ex OCP : Les pays de l'ex-OCP encouragés à poursuivre de façon efficace : Le TIDC dans les zones SZ et hors-SZ ; Les activités de monitorage et de surveillance adéquates sur le long terme après cessation des SIZ pour veiller à la détection précoce d'une éventuelle recrudescence afin d'éviter toute réapparition de la maladie. Actions en cours Les gouvernements sont encouragés à poursuivre le déploiement du personnel et le déblocage des fonds du budget national en vue de poursuivre les activités TIDC et de surveillance. Voir présentation des coordonnateurs pour les actions prises Eu égard au fait que plusieurs gouvernements et des sociétés privées ont élaboré des plans et ont alloué des budgets à la lutte contre la nuisance, le CCS recommande que les pays sollicitent auprès de I'APOC des conseils relatifs aux produits appropriés (afin d'éviter les conséquences écologiques néfastes, et se conformer aux bonnes pratiques en matière de lutte). Voir présentation des coordonnateurs pour les actions prises Poursuite des réunions transfrontalières routinières en yue d'évaluer la situation épidémiologique et prendre les actions correctives nécessaires (à titre d'exemple, entre le Ghana et le Togo, entre la Sierra Leone, la Guinée et le Liberia, et entre le Bénin et le Nigeria, et entre le Burkina et la Côte d'Ivoire....). Togo-Benin:l9lll. SLeonne-Liberia-Guinée : fait;Bénin-Nigéria en cours La menace que pose la situation entomo-épidémiologique peu satisfaisante du Ghana, du Togo (frontière avec le Ghana) et le Burkina Faso (dans quelques villages de certains districts) a fait l'objet de discussions approfondies et le besoin de plaidoyer à un haut niveau en vue d'améliorer le TIDC pour juguler le problème a été réitéré. Actions en cours Pour ce qui concerne la collaboration inter-pays, le groupe recommande, afin d'éviter toute intemrption et en attendant la formalisation d'une instance de coordination, qu'APOC, le MDSC et I'OOAS co-organisent le forum annuel des coordonnateurs nationaux avec l'appui du groupe des ONGD... Ce forum se tiendra au mois de novembre comme de coutume. Action prise. Présente réunion Co-organisée et cofinancée par APOC et OOAS Bénin : Recherche d'autres partenaires : Le plan d'actions pour les années à venir prévoit un budget dont environ le tiers serait assuré par le budget national, et les deux autres tiers par une seule ONG. Cette situation est jugée préoccupante. LION's Club Parakou envisage d'appuyer les activités TIDC dans le Nord du Pays (14 communes) t0 Devenir de la base de Parakou et des agents actuellement en poste après la fermeture des SZ. Reversement à la fonction publique des agents béninois employés jusqu'ici par l'OMS. Le comité recommande d'entreprendre une réflexion ou des travaux sur des approches nouvelles permettant de maintenir la mobilisation des communautés dans le cadre du TIDC, notamment dans les zones où les populations n'ont plus la mémoire de la maladie, un problème qui ira croissant dans tous les anciens pays d'OCP. Discussions toujours en cours Voir présentation des coordonnateurs pour les actions prises Ghana: L'équipe doit redoubler d'efforts pour réaliser des couvertures géographique et thérapeutique respectivement de 100% et de 80-85% en utilisant la même stratégie de distribution annuelle de Mectizan dans l'ensemble des communautés endémiques à l'onchocercose au Ghana. Le Comité recommande également à l'équipe du Ghana d'intensifier le plaidoyer auprès des décideurs et des partenaires en vue de bénéficier davantage de soutien pour ses activités. Agents de santé formés au recensement des petits villages et hameaux autour des villages plus importants et souvent oubliés. Recrutement de DC En cours (réunions et ateliers faits) Relance des activités de lutte contre l'onchocercose au Ghana avec le soutien de I'APOC en raison des conséquences que la situation entomo- épidémiologique peu satisfaisante au Ghana peuvent avoir sur les pays voisins et dans la région. Mise à jour de la carte REMO; Mise en place et le renforcement du TIDC pour réaliser des couvertures géographique et thérapeutique maximales; Plaidoyer au plus haut niveau à mener par la Directrice d'APOC auprès des autorités ghanéennes. Une réunion nationale de revue et de planification a eu lieu pour discuter des défis dont fait face le Ghana et développer des plans stratégiques pour les prendre en compte. Des réunions transfrontalières doivent être tenues comme prévu avec le Togo pour juguler les problèmes frontaliers entre les deux pays. La proposition de budget doit être examinée et il y a lieu d'indiquer clairement la source prévue de financement du plan d'action. Prévue pour 19/l l/08 Consignes prises en compte dans Ie Budget 2008-2009 Togo : Le comité recommande: Une documentation plus claire de la transmission sur la basse Kara, la basse Mo et la Kpaza Koué La poursuite des recherches de communautés pouvant échapper aux traitements Une évaluation épidémiologique et une surveillance entomologique (pool screening) bien représentatives des foyers, particulièrement durant le prochain cycle triennal d'évaluations. Actions prises; différentes activités déjà menées. Actions en cours Actions en cours Le comité souhaite une présentation des résultats de TIDC moins globalisée, faisant apparaître les disparités éventuelles et permettant d'apprécier les régions, bassins, communautés qui ne satisfont pas aux critères de tolérabilité fixés. Résultats seront présentés en conséquence ll Considérant Ia proximité des régions à problèmes avec la frontière du Ghana, le comité soutient la demande du coordonnateur du Togo pour des concertations périodiques régulières avec son homologue ghanéen. Prévue pour l9ll l/08 Sierra Leone : Le CCS invite le PNLO à obtenir avec le soutien de I'APOC, les données restantes nécessaires à l'achèvement de la carte de REMO. Le Comité recommande au PNLO de redoubler d'effort pour s'assurer que le personnel de santé et les DC ont les compétences requises pour mener les activités TIDC, y compris le rapportage des données. Le PNLO doit également étudier la fusion du matériel et des stratégies d'IEC pour déterminer s'il y a besoin de mettre à jour le matériel eVou les stratégies de I'IEC. Carte REMO faite Actions voir présentation du PNLO Actions voir présentation du PNLO Togo-Benin: Le CCS recommande qu'à la fermeture définitive des SIZ les compétences entomologiques rendues disponibles ne soient pas perdues et puissent être employées dans les nombreuses régions d'Afrique où elles pourraient être utiles. Actions en cours au Togo et au Bénin Guinée Bissau : Le CCS recommande que APOC fournisse tous les moyens nécessaires au PNLO Guinée Bissau pour reconstruire et réactiver complètement le dispositif du TIDC et de relancer la surveillance épidémiologique selon les normes et protocoles adoptés pour les pays d'OCP. La seconde tranche d'évaluation épidémiologique de 2007 doit être réalisée dès à présent et inclure les villages du bassin du Rio Corubal qui n'ont pas été visités depuis 2001 ou 2004. Formation techniciens faite. Financement des activités EPI et Entomologie Evaluation épi faite Côte d'Ivoire : Le CCS recommande : que soient investiguées les conditions dans lesquelles des traitements par l'ivermectine ont éventuellement été assurés pendant la période de perturbations/interruptions du TIDC, pour expliquer le maintien d'une situation épidémiologique globalement satisfaisante.. Investigation faite Une évaluation et réhabilitation du TIDC sur tout le territoire La reprise des évaluations épidémiologiques régulières selon le rythme trisannuel de couverture de tous les bassins, particulièrement sur ceux où les paramètres de surveillance pourraient indiquer une tendance à la recrudescence. La mise en place d'un réseau d'évaluation entomologique par le MDSC en fonction des résultats d'évaluations épidémiologiques et de l'histoire des foyers. Une évaluation épidémiologique spécifique comprenant une enquête ophtalmologique doit être menée courant 2008 pour évaluer l'ampleur de l'extension pressentie de l'onchocercose cécitante dans les zones naguère forestières (basses latitudes) de Côte d'Ivoire. Tous les moyens nécessaires à ces opérations devront être fournis par APOC. Evaluation faite Evaluation Epi faite Actions prises Actions prises Actions prises t2 DISCUSSIONS SIIR LE POINT C Les discussions ont toumé autour des points suivants : L'IEC devra être renforcée à cause des multiples observations faites sur la nécessité de maintenir la vigilance et l'intérêt des communautés, du personnel de santé et des gouvernements par rapport à la lutte contre l'onchocercose à travers les maladies transmissibles et /ou maladies tropicales négligées selon le cas. Il faudra que les coordinations nationales et les pays élaborent effectivement des plans qui devront être soutenus par tous les partenaires pour que cette activité puisse être menée réellement afin de corriger ceffe impression que l'oncho a été éliminé et que les financements ne sont plus nécessaires. Par rapport à l'appui de I'APOC, le Management s'est excusé du fait de la lenteur de la mise à disposition des fonds à cause du lancement du nouveau système de gestion de I'OMS (GSM). Toutefois, il est à noter que certaines des recommandations n'ont pas été mise en Guvre parce que les requêtes de budgets et les justificatifs n'ont pas toujours été soumises à APOC pour pennettre au Management de prendre action. Dans le cadre de la soumission des projets de recherche sur les répulsifs, le Coordonnateur national du Burkina a informé l'assistance qu'un projet sur les répulsifs a déjà été élaboré et sera soumis au Management de I'APOC. D. INFORMATIONS SUR L'OOAS EN RELATION AVEC LA LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE l) Généralités L'OAAS est l'agence spécialisée de la santé de la CEDEAO qui regroupe l5 pays en Afrique de l'Ouest. L'OOAS a été créée en 1987, par la fusion de I'OCCGE pour les pays francophones et le WAHC pour les pays anglophones. Elle est fonctionnelle seulement depuis 2000 avec son siège à Bobo-Dioulasso au Burkina Faso. L'OOAS s'est dotée d'un plan stratégique quinquennal2003-2007 dans lequel la prévention de la cécité figurait parmi les domaines prioritaires d'intervention. Le programme de prévention de la cécité a choisi comme stratégie Ia mise en ceuvre de l'initiative « vision 2020Le droit à la vie » avec comme objectif général, éliminer les causes de cécité évitables d'ici l'an 2020. Cette initiative cible un certain nombre de maladies prioritaires parmi lesquelles l'onchocercose. L'onchocercose est endémique dans l3 pays membres de la CEDEAO sur les l5 que compte l'organisation I I pays sont membres de l'ex-OCP. 02 pays font partie du programme APOC. 2) Informations en relation âvec la lutte contre I'onchocercose En matière de lutte contre I'onchocercose, I'OOAS s'est fixé les objectifs suivants : Objectif général Assurer le maintien, la durabilité et l'expansion des programmes de lutte contre l'onchocercose en cours dans la sous région, focalisés sur la participation communautaire. l3 Objectifs spécifiques ' Collaborer avec APOC et les autres partenaires pour la coordination de la lutte contre l'onchocercose dans la sous région. ' Appuyer les programmes de lutte contre l'onchocercose en cours à travers l'assistance technique et la gestion de l'information. . Faire le plaidoyer pour la mobilisation des ressources. ' Faire le plaidoyer pour que la lutte contre l'onchocercose reste une priorité dans les politiques et programmes de santé des pays. Actions menées . Participation aux activités de coordination et travaux de groupe thématique : CCT, SIZ, FAC . Participation aux réunions du groupe de coordination des ONGDs. . Dans le cadre de l'appui aux programmes en cours, I'OOAS n'a pas encore mené d'action véritable. Elle souhaite que toute activité dans ce domaine se fasse dans un cadre de concertation et de consensus avec l'ensemble des acteurs : APOC, les pays et les autres partenaires techniques et financiers. . Dans le domaine du plaidoyer * Les Ministres de la Santé de la CEDEAO ont adopté en 2006 une résolution sur le maintien des acquis et la pérennisation des programmes de lutte contre l'onchocercose en Afrique de l'Ouest. * Inscription de la lutte contre l'onchocercose au programme de la 9ème session annuelle de l'Assemblée des Ministres de la Santé de la CEDEAO, tenue à Cotonou au Bénin en juillet 2008. Une présentation intitulée : Point sur la lutte contre l'onchocercose en Afrique de l'Ouest a été faite au cours de cette session. Deux recommandations ont été formulées, adressées à l'OOAS 1. Collaborer avec APOC et MDSC pour la surveillance de l'onchocercose dans les pays ex-OCP. 2. Collaborer avec APOC pour mener des études en vue d'identifier les zones dans les pays ex-OCP où le traitement à l'ivermectine pourrait être anêté sans risque de réinfection ou de transmission. DISCUSSIONS STJR LE POINT D Les discussions qui ont suivi cette présentation, ont tourné autour du rôle que pourrait jouer I'OOAS:l) dans l'organisation des réunions transfrontalières ; 2) pour amener les pays à appuyer les activités de lutte contre l'onchocercose. Les réponses suivantes ont été données par le représentant de l'Organisation : La position stratégique de I'OOAS lui permet de jouer un rôle important de plaidoyer au niveau des pays. En effet, l'organisme a ce mandat politique et aussi l'avantage en matière de plaidoyer, de pouvoir toucher les différentes hiérarchies au niveau des états. Ainsi par exemple, comme I'OOAS est chargé de porter toutes les questions de santé prioritaires pour la sous région à la connaissance des ministres de la santé des pays lors des réunions annuelles, elle pourrait profiter de ce forum pour défendre les volets de la lutte contre I'onchocercose qui méritent d'être financés. Si la proposition est entérinée par les Ministres de la santé, elle est alors transmise au conseil des ministres (regroupant les ministres des finances et de la planification) qui décident de toutes les questions de financement. S'il s'agit d'une décision politique à prendre, ce conseil peut l'amener au niveau du sommet des chefs d'états. t4 L'OOAS a mandat de gérer toutes les questions de santé transfrontière entre les états membres. A ce titre l'organisme est intéressé à appuyer les réunions transfrontalières mais souhaite que cela se fasse dans le cadre de concertation et de consensus avec l'ensemble des partenaires. E. INFORMATIONS SI]R LES ACTTVITES PLURTPATHOLOGTQTTE (MDSC) DU CENTRE DE STIRYEILLAI\CE 1) Introduction Le MDSC a été crée en 2003 pour apporter un appui de qualité aux pays pour la surveillance des maladies prioritaires y compris l'onchocercose. Dans son allocution d'introduction, le Directeur ai, le Pr Kondé M. Kader, a présenté le MDSC, son évolution institutionnelet un résumé des activités de surveillance renforcée de la méningite, celles relatives à l'introduction du vaccin conjugué et enfin des activités de recherche sur les tests de diagnostic des fièvres hémorragiques virales. Les activités menées par le MDSC en2007 et en 2008 ont été présentées selon le plan suivant : Soutien aux activités de surveillance Recherche Formation 2) Soutien aux activités de surveillance 2.1 Identification des parasites Un réseau de surveillance entomologique a été mis en place dans les bassins fluviaux de l'Oti, de la haute Ouémé depuis 2003, et en Sierra Leone. Les simulies capturées sont disséquées et les parasites trouvés sont envoyés au laboratoire du MDSC pour y être identifiés. L'évaluation de l'impact des activités de lutte conffe la maladie dans les zones d'intervention spéciale se fait en calculant l'indice entomologique qui est le potentiel annuel de transmission (ATP). Pour le faire, il est indispensable d'identifier les parasites pour ne retenir que ceux qui donnent l'onchocercose humaine. Cette responsabilité est celle du Laboratoire de biologie Moléculaire du MDSC. Les larves de l7l7 femelles infectieuses ont été reçues en provenance du Bénin, de la Sierra Leone et du Togo (Tableau l). L'effectif le plus important provenait de Sierra Leone dont 42%o des larves infectantes étaient O. volvulus. On observe vers la fin des SIZ que parallèlement à la réduction des effectifs le long des année, le nombre des simulies infectées avec des parasites d'origine humaine s'est réduit et est nul dans Ia plus part des points de surveillance. En 2006 et en 2007, aucune larve infectante d'O. volvulus n'a été identifiée dans les points du réseau d'évaluation entomologique. Tableau I : Identification des parasites Année Pays Autres parasites O.volvulus savane O.volvulus foret O.ochengi Total 2003 SLEONE 253 264 20 t2 549 Total2003 253 264 20 12 549 2004 BENIN l8 22 0 0 40 SLEONE 221 ll6 ll 6 354 TOGO 8 l5 I I 25 Total 247 r53 t2 7 419 15 BENIN 20 26 0 46 2005 SLEONE 290 265 0 7 s62 TOGO 5 8 0 0 t3 Total 315 299 0 7 621 2006 BENIN 35 0 0 0 35 TOGO l0 0 0 0 l0 Total 45 0 0 0 45 2007 BENIN 58 2 0 3 63 SLEONE 0 1 0 0 I TOGO l8 1 0 0 l9 Total 76 4 0 3 83 Grand Total 936 720 32 29 17t7 0 2.2 Surveillance entomologique dans les pays de I'ex-OCP Pour la première fois, tous les résultats de la surveillance entomologique menés dans les pays de 2003 à 2008 ont été présentés. La surveillance n'a pas été conduite de la même façon dans tous les pays avec la même régularité et la même intensité. Ainsi la Cote d'Ivoire, la Guinée Bissau et la Sierra Leone n'ont pas eu d'activités à cause de la situation de conflit. Les résultats des 8 autres pays de l'ex-OCP ont été présentés et commentés. Les observations suivantes s'imposent à l'analyse des six années de surveillance : I une faiblesse dans la régularité de l'organisation. Il est difficile de faire le suivi des points de surveillance année par année ; 2 la non application du principe de la rotation des points de surveillance au regard des taux d'infectivité observés. De nouveaux points de surveillance pourraient être choisi en remplacement de ceux qui ont des taux d'infectivité satisfaisants, et qui ne doivent être visités que tous les trois ans ; 3 la faiblesse des effectifs de simulies capturées. La valeur des taux d'infectivité n'est statistiquement significative que si le minimum de 6000 simulies requis est atteint. Un effort particulier doit être fait par les coordinations pour atteindre cet objectif; 4 L'acheminement des simulies collectées au MDSC : Le retard mis pour le transfert des simulies au MDSC et le choix du moyen de transport ont toujours posé un problème pour lequel chaque coordination devra résoudre en collaboration avec le MDSC. Un schéma sera proposé par le MDSC. Chaque pays devra l'adapter à son contexte national. 3) Recherche 3.1 Mouvements simulidiens Deux études ont été menées : l'une à l'ouest de l'aire de I'OCP, entre la Sierra Leone, la Guinée et le Mali ; l'autre sur la frange Est de l'aire de I'OCP, entre le Bénin et le Nigeria. Ces études comportent plusieurs aspects dont les principaux sont les suivants : L'étude de la dynamique des populations simulidiennes L'évaluation de l'impact des mouvements simulidiens sur la transmission Les résultats obtenus ont été présentés. Ils ont comportés les analyses morphologiques des vecteurs, les analyses de biologie moléculaire, la transmission des parasites. De ces résultats, il ressort que pour l'étude transfrontalière Nigeria-Benin : a) b) Simulium beffa est présent dans les échantillons collectés au Bénin et au Nigeria ; t6 les résultats partiels ne permettent pas de conclure définitivement sur le mouvement des simulies et son ampleur; La transmission de I'onchocercose humaine est en dessous du seuiltolérable. Cependant on note une faiblesse des effectifs collectés de vecteurs. La seconde partie de l'étude devra être conduite avec une stricte application du protocole et un appui technique conséquent. 3.2 Faisabilité de l'élimination de I'onchocercose L'étude sur la faisabilité de l'élimination de l'onchocercose par le traitement à l'ivermectine a été lancée en 2005 à travers la collaboration TDR-MDSC-APOC. Elle bénéficie d'un financement de la fondation Bill & Melinda Gates à laquelle le Projet a été soumis par TDR en2004. Cette étude consiste en des investigations entomologiques et épidémiologiques détaillées sur le terrain, ainsi que des analyses en laboratoire par les techniques de biologie moléculaire pour la détermination du taux d'infectivité des populations de vecteurs et l'identification des parasites collectés. L'objectif visé est de déterminer avec précision où, quand et comment les programmes de traitement par l'ivermectine pourront être arrêtés sans risque de reprise de la transmission. Les zones d'étude ont été choisies d'une paft dans des foyers d'onchocercose de l'Ouest du Mali et l'Est du Sénégal où les traitements de masse annuels et semestriels par I'ivermectine sont respectivement en cours depuis presque 2 décennies consécutives. Au Sénégal, les zones retenues pour cette étude se situent dans les bassins de la Gambie et de la Falémé où les activités entomologiques (collecte et dissection de vecteurs) sont respectivement menées sur 4 points (Bantakocouta, Sekoto, Soukouta et Yamousa) et 2 points (Saroudia et Bambadji). Au Mali, les zones se situent dans le bassin du Bakoye et de la Falémé. Dans chacun de ces bassins, les activités entomologiques (collecte et dissection de vecteurs) sont menées sur 4 points, à savoir : Badala, Tieourou- Santankoto-barrage, Kolontan et Toufinko pour le Bakoye, Manankoto, Satadougou-Tintimba, Fadougou et Mahina mine pour la Falémé. Conformément au protocole initialement établi en 2004, les investigations devront se poursuivre jusqu'en fin 2009, date à laquelle une conclusion définitive pourra être clairement formulée en ce qui concerne la faisabilité de l'élimination de l'onchocercose. A l'issue de l'atelier tenu en mars 2008 pour l'analyse des résultats obtenus en2007 dans les zones tests ainsi que dans le reste des zones d'étude, les décisions suivantes ont été prises : 3.2.1. Sur la Gambie : Arrêt des traitements dans toute la zone d'étude du bassin de la Gambie au Sénégal 3.2.2. Sur le Bakoye : Arrêt des traitements dans toute la zone d'étude du bassin du Bakoye au Mali. 3.2.3. Sur la Falémé: - Maintien de l'arrêt des traitements dans tous les villages de la zone test choisi en 2007 sur la rive malienne; - Arrêt des traitements dans 2 nouvelles zones tests choisies dans la partie sud du bassin, sur les rives sénégalaise et malienne ; - Poursuite des traitements partout ailleurs dans la zone d'étude du bassin. Ces dispositions particulières prises sur la Falémé ont conduit à un léger amendement du protocole initial en ce qui concerne ce bassin. Cet amendement consiste à poursuivre les investigations jusqu'en fin 2010 (au lieu de fin 2009) sur les deux rives (malienne et sénégalaise). t7 4) Formation et recvclase au MDSC En 2007 et en 2008, le MDSC a procédé au renforcement des capacités des pays de l'ex-OCP et de I'APOC à différents niveaux : Au niveau des cadres de conception et de gestionnaire de programme : le Cours rapide en épidémiologie appliquée de terrain et de laboratoire (FELTP) a intégré un module sur la surveillance de l'onchocercose. 0l Burundais et 0l Centrafricaine ont participé à ce cours ; Au niveau des cadres des programmes : il a été procédé à la formation d'un entomologiste senior de Sierra Leone ; Au niveau des agents d'exécution des programmes et des agents de terrain : le MDSC a formé 5 techniciens entomologistes du Nigeria et recyclé 8 techniciens entomologistes de Sierra Leone ; Au Laboratoire de biologie moléculaire : une étudiante « US » en santé publique a été encadré dans ses travaux sur la surveillance des maladies et au TIDC. DISCUSSIONS St]R LE POINT E Les discussions ont toumé autour des points suivants A la question récurrente du transport des échantillons biologiques (L3T, simulies, etc.) des pays vers le MDSC remise à l'ordre du jour par les coordonnateurs, il a été décidé de faire des propositions réalistes et concrètes en vue de trouver une solution définitive. Ainsi, un groupe de travail APOC/I\4DSC a été mis en place pour faire des propositions et le suivi pour la mise en place effective d'un réseau commun de transfert des échantillons en accord avec les coordonnateurs nationaux. La nécessité de procéder à la formation de techniciens dans le domaine de la surveillance entomologique et de l'évaluation épidémiologique en vue d'assurer la relève des techniciens âgés. L'utilisation combinée de la biopsie cutanée et de le DEC patch test dans l'étude d'élimination de l'onchocercose : Il a été indiqué que les deux techniques ont leur importance à cause des faibles charges parasitaires dans les zones d'étude. Leur utilisation combinée permet enfin de compte de comparer leur sensibilité et de valider définitivement la technique du DEC patch test. Notons que les populations sont de plus en plus réfractaires à la biopsie cutanée exsangue alors que le DEC patch test est indolore et pourrait remplacer progressivement la biopsie cutanée. F. REVTJE DES ACTTVITES DE SURVEILLANCEÆVALUATION ET DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE DA}IS LES PAYS DE L'EX-OCP EN 2008, DES MOYENS IVtrS EN (EUVRE, Y COMPRIS LA COLLABORATION AVEC D'AUTRES PROGRAMMES DONT LES MALADIES TROPICALES NEGLIGEES BENIN La république du Bénin est administrativement subdivisée en 77 communes organisées en 12 départements. Les communes sont subdivisées en arrondissements. Le système de santé est calqué sur le découpage administratif : Les Centres de Santé d'Arrondissement(CSA) sont dirigés par des infirmiers. Les Centres de Santé de Communes (CSC) qui coiffent un ensemble de CSA en plus du CSC central sont dirigés par un médecin. Plusieurs communes font partie de la même zone sanitaire dirigée par un médecin coordonnateur de zone sanitaire. Le présent rapport rendra compte de la revue du programme qui s'est tenue en avril 2008, des activités de soutien au TIDC et des résultats obtenus à ce jour, des activités de surveillance épidémiologique et entomologique, des efforts qui sont fait pour rendre effectif le traitement larvicide au sol. l8 1) La revue du Programme La revue du programme s'est tenue du 28 au 30 avril 2008 à Lokossa et a permis de remettre sur la table des préoccupations dont : La difficulté à mobiliser les ressources disponibles sur le budget national ; l'alternative est de penser à un mécanisme de décentralisation de ces fonds ; L'éternel question de motivation des DCs est revenue sur le tapis et il est demandé au ministère de mettre en place un mécanisme de mise en commun des motivations données par les programmes du ministère; L'intégration effective du TIDC aux services de prévention et de promotion sanitaire (SSP) est une préoccupation et les responsables au niveau périphériques sont invités àjouer leur partition. 2) Le TIDC et les activités de soutien Le TIDC est la principale activité résiduelle de lutte contre l'onchocercose ; sa mise en ceuvre passe par la conduite d'un certain nombre d'activités de soutien. Ainsi nous avons procédé cette année à: o La formation de 52 agents de santé au TIDC dans les zones sanitaires de Pobé, Natitingou ;o La formation recyclage de 1670 distributeurs communautaires dans les départements de l'Alibori, de l'Atacora et du Plateau ; . La prospection des villages et hameaux éligibles au TIDC dans la commune de Kétou et Adja-Ouere (mise à jour de la liste des villages/hameaux susceptibles d'être traités) ; o La supervision des activités du TIDC dans la zoneSlZ du 3 au 9 août 2008. Toutes les communes ont été visitées par les équipes de supervision qui se sont assurées de l'effectivité du TIDC ;o La mise en Guvre du premier tour du TIDC dans les SIZ avec le traitement de 662 327 personnes dans 1804 communautés dans les onze communes (couverture géographique :97o et thérapeutique: 85%) (Annexe 3b). 3) La surveillance épidémiologique Deux sorties de surveillance épidémiologique ont eu lieu cette année (une dans la zone SV, et une hors de la SrZ): Hors de la SIZ : l6 villages visités dont 7 ont une prévalence nulle, 7 avec une prévalence entre 0 et 5 % ; 2 villages avec une prévalence au dessus de 5%o avec des tendances à la baisse et des CMFL inférieures à 0,5. Dans la SIZ : l0 villages visités sur l2 programmés ont montré des prévalences nulles. On peut en conclure que la situation épidémiologique est globalement bonne. 4) La surveillance entomologique Sur le plan de la surveillance entomologique, les efforts ont été concentrés dans la SIZ en vue de confirmer les bonnes tendances observées à la fermeture SV. Ainsi les points de Bétérou, \ù/ari Maro et Kouporgou ont été visités et les mouches récoltées seront acheminées au LABO ADN du MDSC. Il faut mentionner que l'étude des mouvements simulidiens entre le Nigeria et le Bénin, qui a été en bute à des difficultés d'ordre administrative et financière au début, est en cours en ce moment. a a o a a l9 5) La reprise des activités de traitement larvicides au sol Dans le cadre de cette reprise, des ressources ont été mises à disposition pour acquérir du matériel. Ainsi 1800 litres de BT H 14 ont été acquises en2007 et2500litres acquis en 2008. Mais la question du reversement du personnel de la base de Parakou dans les structures de l'état pour la conduite des opérations sur le terrain n'est pas encore réglée. Par ailleurs la cérémonie officielle de fermeture de la base de Parakou, reporté à plusieurs reprises est programmée à nouveau pour le 28 novembre 2008. 6) Soutienadministratif,Iogistiqueetfinancier En dehors du budget national, SSI demeure le seul partenaire de la lutte contre l'onchocercose au Bénin. C'est ce partenaire qui a financé la revue du programme, les activités de formations citées plus haut. SSI a mis à notre disposition en 2008, un véhicule de supervision. Le Budget national accorde également un soutien substantiel au programme pour la gestion des autres maladies. Ce budget a permis l'acquisition de deux véhicules de supervision en 2008. Il convient de signaler l'appui exceptionnel du programme APOC à travers la mise à disposition de 50 vélos pour les DCs et un véhicule de supervision à venir. Nous sommes en discussion très avancée avec le LIONS CLUB qui voudrait appuyer la mobilisation sociale en faveur du TIDC dans les départements du Borgou et de l'Alibori. Une cérémonie officielle de lancement de ce partenariat est prévue pour se tenir avant la fin du mois de novembre 2008. Enfin, en perspective, nous espérons pouvoir soumettre à RTI en décembre de cette année, notre plan de lutte contre les maladies tropicales négligées qui prend en compte l'Onchocercose. BI]RKINA FASO l) Rappel Au Burkina Faso, l'onchocercose sévissait dans tous les bassins fluviaux et 34 Districts Sanitaires étaient concernés avec des prévalences, des charges microfilariennes communautaires, des taux mensuels de piqûres et des potentiels annuels de transmission au-delà des seuils tolérables. En fin 2002, les paramètres entomo-épidémiologiques étaient satisfaisantes : taux d'infectivité des simulies proches de 0 ; taux de prévalence inférieurs à 5%; taux d'incidence presque nuls ; Potentiel Annuel de Transmission proche de zéro sur tous les bassins du pays ; Charges Microfilariennes de la Communauté (CMFL) insignifiantes. Notons que le TIDC est fonctionnelle dans tous les bassins. L'onchocercose n'est donc plus un problème de santé publique au Burkina Faso. Toutefois 85 villages sentinelles et l0 points de captures ont été retenus en accord avec I'OMS pour une surveillance épidémiologique longitudinale de la maladie. Ces villages sont répartis dans les bassins fluviaux de la Bougouriba, le Bas Mouhoun, le Bambassou, le Nai'mo, le Haut Mouhoun, la Dienkoa, laLéraba,la Comoé, la Sissili, le Nazinon, le Nakambé, le Koulpéologo, Arly-Oti-Pendjari, la Tapoa, la Sirba et al Paga. Les activités de surveillance et de lutte contre l'onchocercose au Burkina Faso ont porté en 2008 sur la surveillance épidémiologique, la surveillance entomologique, le traitement à l'ivermectine sous directives communautaires (TIDC), le renforcement des capacités des services de santé et la collaboration avec les autres pays ou/et les organismes impliqués dans la lutte contre l'onchocercose. 20 2) Surveillance/évaluation épidémiologique Grâce à un financement de l'Etat, une évaluation épidémiologique de l'onchocercose est programmée en 2008 dans les régions sanitaires de l'Est, du Mouhoun et des Cascades. L'enquête est achevée dans la région de l'Est où les villages de Kpanliangou et de Nianla ont été visités. Les travaux sont en cours et devraient être achevés pour le l0 novembre 2008. Les résultats indiquent des prévalences de 0% à Kpanliangou et de2,08%o Nianla. Pour ces villages, les prévalences étaient respectivement de l3%o et ll,zyo en 2003, date de la dernière évaluation épidémiologique. Les Charges microfilariennes de la Communauté (CMFC) qui étaient pratiquement nulles en 2003, demeurent au même niveau en 2008 (Annexe 4b). 3) Surveillance entomologique Aucune surveillance entomologique n'a été conduite en 2008. En rappel, les dix sites sentinelles du Burkina Faso ont été visités en 2006 et les taux d'infectivité étaient partout inférieurs au seuiltolérable de 0,5/1000. Il est à noter que les taux d'infectivité étaient les plus élevés (maximum : 0,39/1000) aux points (Loaba, Zambo, Pont Léraba, pont Dan) où les captures de simulies ont été les plus faibles (moins de 6000 simulies). 4) Traitement à l'ivermectine sous directives communautaires (TIDC) Comme chaque année, le TIDC a été conduit dans la région sanitaire du Sud Ouest. Ce dernier comporte quatre Districts Sanitaires qui sont : Batié, Dano, Diébougou et Gaoua. Ces Districts sont traités en Juin et en Décembre, respectivement pour I'onchocercose et la Filariose lymphatique. En 2008, le taux de couverture thérapeutique moyen de la région sanitaire est de 84,6%o pour le premier passage (Annexe 3d). 5) Renforcement des capacités des services de santé et des communautés Deux sessions de formation/recyclage ont été organisées à l'intention de techniciens Biomédicaux, d'infirmiers et de Médecins. Au total une soixantaine de personnes ont été formés, à raison d'une vingtaine par corps, pour la mise en ceuvre des activités de surveillance et de lutte contre I'onchocercose. Ces formations avaient entre autre pour objectif, de renforcer l'intégration de la lutte contre I'onchocercose dans les activités des régions et des districts. Ces derniers, au travers de leurs Plans Opérationnels, sont à même de recevoir directement les ressources nécessaires à la lutte contre l'onchocercose (TIDC notamment). Ces ressources peuvent provenir de l'Etat ou des Partenaires. 6) Collaboration avec les organismes et autres pays impliqués dans la lutte contre l'onchocercose En 2008, la collaboration a été réduite à des demandes de financement adressées à I'APOC et au MDSC. Toutefois, un agent du PNLO a participé à une mission OMS/APOC d'évaluation épidémiologique et de formation en Guinée Bissau. En 2007 par contre, le Coordonnateur du Programme National de lutte contre l'onchocercose (PNLO) avait participé à différentes réunions statutaires de I'OMS/APOC, de l'OMS/SIZ et de I'OMSA{DSC. Un projet intitulé « Promotion d'une dynamique communautaire pour l'élimination de la Filariose lymphatique, le contrôle de l'Onchocercose et la supplémentation en Vitamine A au Burkina » est en cours d'élaboration. Ce projet qui ambitionne de garantir I'accès des gens vulnérables eUou pauvres à des soins de santé primaires, devrait contribuer directement à l'atteinte des objectifs du « Cadre Stratégique de lutte contre la pauvreté » du Pays et plus particulièrement à l'axe 2 qui vise à « Garantir l'accès des pauvres aux services sociaux de base ». Il est prévu pour couvrir la période 2008-2012 et les partenaires impliqués sont : les ONG Helen Keller lnternational, Handicap international, le Ministère de la santé (DLM, PNEFL, PNLO, DRS Sud Ouest et Centre Est et les Districts sanitaires concernés), les personnes affectées et les malades. 2t 7) Difficultés/Contraintes Elles peuvent être résumées comme suit la mobilisation des ressources; la rareté des partenaires financiers pour ce programme; le recensement de la population liée aux flux migratoires ; l'instabilité des agents de santé consécutive aux affectations et aux admissions aux concours professionnels; le refus de la biopsie cutanée exsangue dans certains villages ; les insuffisances dans le traitement informatique des données ; le retard dans l'acheminement des rapports de traitement. 8) ONCHO/IVITN En 2008 le personnel du PNLO a participé à des activités financées par le Projet MTN: i) des missions de supervision du traitement de la Schistosomiase, du Trachome et de la FL; ii) des missions de supervision de la Cartographie du Trachome et iii) différentes rencontres dans le cadre des MTN. Toutefois, le personnel du PNLO n'a réalisé aucune activité Oncho sur financement MTN. Par contre en 2007, une mission conjointe avec la schistosomiase et financé par les MTN avait été l'occasion de réaliser une évaluation épidémiologique couvrant des villages des régions sanitaires des Cascades et des Hauts bassins. 9) Constats L'évaluation épidémiologique de 2007 a révélé des prévalences au delà du seuil de 5% à Bodadiougou et Sakora sur la Comoé. Il serait utile de bien délimiter la zone concernée pour y instaurer le TIDC. La dernière évaluation entomologique date de 2006, or chaque site doit être visité au moins tous les 3 ans. Certes la couverture thérapeutique demeure bonne, mais il est nécessaire de maintenir la pression et la vigilance. La dernière supervision réalisée par la Coordination du PLNO date de 2005. Le développement des ressources humaines permet d'assurer la continuité dans la lutte. Certes le dernier séminaire de formation/recyclage a été réalisé en août 2008, mais le nombre d'agents formés demeure encore insuffisant. Au regard de ce qui précède, nous préconisons de conduire des activités de surveillance de routine pour détecter à temps toute recrudescence de la maladie; il s'agit des activités de surveillance épidémiologique et entomologique, le TIDC, la supervision et la formation/recyclage. 10) Conclusion La situation épidémiologique générale de l'onchocercose demeure satisfaisante au Burkina Faso, mais la surveillance doit êûe de rigueur pour détecter à temps toute recrudescence de la maladie. Pour 2009, il est notamment souhaitable de: - Evaluer les villages dans un rayon de l5km autour Bodadiougou (CSPS Toumousseni) et Sakora (CSPS Kankounna); - Instituer le TIDC dans la région des Cascades, si nécessaire ; - Maintenir et accentuer la surveillance de l'onchocercose dans le bassin de la Comoé-Léraba 22 Activités Région Sanitaire Coût (FCFA) Source de financement Former/ recycler des infirmiers et des techniciens de laboratoire au contrôle de l'onchocercose Hauts Bassins/ Est Cascades 9 052 500 ETAT Evaluation épidémiologique Cascades tt 202 750 OMS/APOC Surveillance entomologique Sud Ouest /Cascades l 930 000 3 000 000 OMS/IvlDSC ETAT Appui à la mise en æuvre et supervision TIDC (1"' tour) Sud Ouesÿ Cascades 8 000 000 ETAT Supervision TIDC (2'"'" tour) Sud Ouest Intégrée avec LF ETAT MTN Formation de 40 DCs par ICP Cascades I 600 000,0 Appui à la mise en Guvre et supervision TIDC (passage Oncho) Cascades 4 000 000,0 Recherche opérationnelle sur l'efficacité des répulsifs à base d'huiles végétales (grande échelle) Pô (NazinonÆanfora (Comoé)/lvlouhoun l7 000 000,0 IECjournée nationale, affiches, tee-shirts, radio Sud Ouesÿ Cascades 4 000 000,0 Total 59 785 250,0 Planilication des activités en 2009 Tableau 2 : Plan d'actions et budget 2009 COTE D'IVOIRE l) Introduction La lutte contre l'onchocercose en Côte d'Ivoire a été marquée par deux événements : l).La création d'un Programme National de Lutte contre la Cécité (PNLCé) intégrant la lutte contre l'onchocercose;2) La mise en Guvre d'une évaluation épidémiologique sur l'ensemble du territoire national. Le présent rapport traitera de la mise en æuvre de ces deux événements ainsi que de la formation complémentaire du personnel de santé impliqué dans les activités de lutte qui s'est déroulée au mois de décembre 2007. 2) La création du programme national de luffe contre la cécité La problématique du passage à l'échelle de la lutte contre la cécité dans le cadre de l'initiative vision 2020 constitue, depuis l'année 2000, une préoccupation constante dans la politique sanitaire mise en place par le Ministère de la Santé et de l'Hygiène publique. Ainsi dès 2000, le Ministre de la Santé Publique a manifesté le désiré de créer un programme de lutte contre la cécité. Grâce à I'appui des organisations telles I'OMS, I'OOAS et HKI, le Ministre de la santé et de l'Hygiène Publique a mis en place le 13 décembre2007, un groupe technique de finalisation du programme nationàl de lutte contre la cécité. Le groupe technique s'est réuni de façon bimensuelle avec l'appui technique et logistique de HKI qui a organisé un atelier d'élaboration du plan stratégique du Programme National de Lutte contre la Cécité. 23 A l'issu des travaux du groupe technique, le Ministre de la Santé et de l'Hygiène Publique a signé, en juin et aout 2007, deux arrêtés : l'un , portant création du PNLCé (Programme National de Lutte contre la Cécité) intégrant les activités de lutte contre l'onchocercose, et l'autre portant nomination du Directeur Coordonnateur du PNLCé. En outre le plan stratégique du Programme National de Lutte contre la Cécité et le plan vision 2020 élaborés par le groupe de travaille, ont été soumis à une validation internationale au cours d'un atelier organisé du 12 au 14 septembre par le MSHP au travers du PNLCé avec l'appui technique et financier de I'OOAS, de HKI et de I'OMS. Ainsi pour la Côte d'Ivoire, il a été adopté l'objectif de réduire de 30%o l'incidence de l'onchocercose d'ici l'an 2012. La Direction de Coordination du PNLCé a été complètement constituée en 2008. Elle comprend 5 services / Service onchocercose ;/ Service des pathologies oculaires autres que l'onchocercose; ./ Service de la promotion de la santé et des relations publiques ; '/ Service chargé de l'épidémiologie, du suivi-évaluation, de la formation et de la recherche Service des affaires administratives et financières. Chaque service est dirigé par un Chargé d'études. 24 agents dont l0 contractuels, y travaillent. La Direction de coordination du PNLCé a disposé en 2008 de son premier budget de fonctionnement de FCFA 78 870 000. Elle a acquis un siège pour le programme qui a été réhabilité et entièrement équipé sur le budget de l'état. 3) Relance des activités de lutte contre I'onchocercose Rappel Initialement limitée à la partie septentrionale de la Côte d'Ivoire, la lutte contre l'onchocercose a été progressivement étendue à la partie médiane du pays (aire d'extension SUD) en 1986 puis à la zone de forêt en 2001, englobant pour l'essentiel le massif forestier du SUD et de l'OUEST où sévissait une maladie à morbidité à peine perceptible et relativement moins cécitante. A la fin du mandat de I'OCP, la maladie avait été pratiquement éliminée dans l'aire initiale, et les taux de prévalence oscillaient entre 5%o et l5o dans l'aire d'extension SUD, et entre 30o et 600 en zone de forêt. Le TIDC, stratégie reconnue par les experts comme l'alternative idéale pour maintenir et renforcer les acquis de la lutte, venait d'être instaurée en zone d'extension Sud. Malheureusement de septembre 2002 à décembre 2004, la distribution de l'Ivermectine aux populations exposées de même que les activités de surveillance ont été interrompues du fait de la crise sociopolitique qu'a vécu le pays. Aussi malgré une reprise du traitement en 2005 et 2006 dans la partie gouvernementale de l'aire d'extension sud, une évaluation épidémiologique de la maladie restait nécessaire. Le TIDC n'a pas été mis en ceuvre en Côte d'Ivoire au cours de l'année 2007, par manque d'Ivermectine durant toute l'année, et surtout en prévision de l'évaluation épidémiologique sur toute l'étendue du territoire national. 3.1 Evaluation épidémiologique de I'onchocercose de juin 2007 ù mars 2008 Avec l'appui de la représentation de l'OMS, de l'OMSIAPOCISIZ, et de HKI, une évaluation épidémiologique a été réalisée dans 53 villages (dont 38 villages en juin-juillet2007 et dans l5 villages en mars 2008) de l'aire initiale, de la zone d'extension sud, et de la zone de forêt. Les résultats obtenus indiquent que : 24 i) La situation de l'onchocercose dans le territoire autre fois blanchi de I'aire initiale reste stable quoique dans certaines localités on note des prévalences de la maladie allant jusqu'à 8olo comme à Bawé. ii) Les acquis du üaitement de masse mis en Guvre dans la zone d'extension sud pendant sept ans, n'ont pas été maintenus, certaines prévalences allant à 18,72yo. iii) La situation de I'onchocercose dans la zone de forêt continue de s'aggraver, les prévalences allant de 31,88% à 47,4l%o dans cette zone. Au vu de ces résultats, il a été recommandé de relancer le TIDC et que des efforts soient faits dans la zone forestière. En outre, que les enquêtes épidémiologiques soient menées régulièrement et quelles soient accompagnées de l'évaluation locale du TIDC, et du recueil d'informations cliniques (recensement de symptômes oculaires et cutanés), sociologiques et démographiques. 3.2 Formation des acteurs du TIDC Dans le cadre de la mise en ceuvre du TIDC et en vue de préparer le prochain traitement prévu au deuxième trimestre de l'année 2008, quatre (3) sessions de renforcement des capacités des acteurs à la mise en æuvre du TIDC ontété organisés, du l0 au 23 décembre2007, àAbengourou, Daoukro, SéguélaetYamoussoukro, avec l'appui matériel, logistique et financier Helen Keller lnternational (HKD. Ces quatre sessions ont vu la participation des agents de santé n'ayant pas bénéficié de formation au TIDC au cours de l'année 2006 et issus des districts sanitaires de : Abengourou, Agnibilékrou, Tanda-kounfao, Bondoukou, Adzopé, Daoukro, Bongouanou, Dimbokro, Bocanda, M'bahiakro, Séguéla, Mankono, Yamoussoukro, Didiévi, Toumodi, Tiébissou, Zuénoula, Bouaflé, Daloa, Divo, Tiassalé et Oumé, soit 22 districts sanitaires. Ces différentes sessions ont permis de formés l8 médecins,88 IDE/SF et 5 aides soignants, tous acteurs du niveau intermédiaire et périphérique en vue de la prise en charge efficiente du TIDC. La session de formation de Séguéla des agents de santé du Worodougou, financée par HKI a permis de former 6 médecins et I infirmiers. Notons que compte tenu de l'absence de personnels qualifiés dans certains établissements de premier contact de cette partie de la Côte d'Ivoire, 5 aides soignants assurant les soins, ont été admis à participer à la formation. En 2008, une formation sur la Philosophie d'APOC et la stratégie du TIDC de 42 cadres supérieurs (6 Directeurs régionaux et 22 Directeurs départementaux) de la santé de des zones onchocerquiennes a eu lieu du 22 au 24juillet 2008 à Yamoussoukro. Elle a été assurée par des experts de I'OMS/APOC. Cette formation a été cofinancée par l'OMS et l'APOC. 4) Autres activités menées dans le cadre de la lutte contre I'onchocercose ,/ Janvier 2008 : finalisation et diffusion du plan d'action 2008 du PNLCé ; '/ Participation à la réunion transfrontalière de la lutte contre l'onchocercose de MANO River à Freetown en Sierra-Leone les 7 et 8 février 2008; '/ Elaboration de tous les termes de référence et des requêtes des activités de lutte contre l'onchocercose à financer par OMS/APOC; '/ Elaboration d'un projet de lutte contre la nuisance simulidienne sur le bassin de Ia Comoé. Un autre projet est en cours d'élaboration pour les trois autres principaux fleuves de Côte d'Ivoire. 25 5) Plan d'actions pour 2008 / Formation des infirmiers/sages-femmes de l9 districts sanitaires en zones d'extension Sud sur le DITC./ Formation des distributeurs communautaires de 19 districts sanitaires en zones d'extension Sud sur le TIDC.{ Organisation de la distribution de l'ivermectine dans les l9 districts sanitaires en collaboration avec les communautés concernées. ,/ Supervision de la formation des IDE/sages-femmes. ./ Supervision de la formation des distributeurs communautaires./ Supervision de la distribution de l'ivermectine. 6) Partenariat et mobilisation des ressources Dans le cadre de la lutte contre l'onchocercose, le partenaire naturel de la Côte d'Ivoire est I'OMS/APOC. Il est secondé par Helen Keller International avec la signature cette année d'un protocole d'accord avec le Ministère de la Santé et de l'Hygiène Publique. Dans le cadre de la mobilisation des ressources pour la lutte contre l'onchocercose, deux projets d'activités ont été proposés à MedicalAssistance Program (MAP) International et à la Standard Chatered Bank. Une procédure pour un partenariat avec Sight Savers lnternational (SSI) en Côte d'Ivoire est en cours actuellement. DISCUSSIONS SUR LE POINT F Les discussions qui ont suivi ces présentations ont porté sur La difÏiculté d'organiser la réunion transfrontalière entre le Bénin et Ie Nigéria : A ce propos, le Coordonnateur du Bénin est revenu sur l'épineuse question de décaissement dans le délai du budget national pour le financement de cette réunion et surtout des activités de terrain qui sont menées sur une base saisonnière. La détection de deux villages avec des prévalences élevées au Bénin lors des dernières évaluations épidémiologiques. Le Coordonnateur a indiqué que ces deux villages sont situés dans une commune otr les couvertures TIDC n'étaient pas les meilleures. De plus le PNLO s'est aperçu après investigations que certaines communautés ont été exclues du traitement. Une prospection des villages/hameaux a été conduite et a permis d'établir une nouvelle liste qui sera prise en compte lors des prochains traitements. L'intégration des ex-agents SIZ du Bénin dans la structure nationale : Le Coordonnateur a indiqué que le processus traîne en longueur à cause des multiples changements de Ministres dans le pays qui ne permettent pas de finaliser ce dossier. La transmission à l'APOC des dossiers villages des évaluations épidémiologiques réalisées au Bénin en 2008. La détection de prévalences au dessus du seuil tolérable dans deux villages de la région des cascades (Burkina Faso) : La coordination envisage de conduire en 2009 des enquêtes épidémiologiques complémentaires dans la zone et y instaurer le TIDC si nécessaire. La lutte contre la nuisance simulidienne en Côte d'Ivoire : Le Coordonnateur a signalé que des projets de lutte ont été élaborés à la demande de certaines autorités administratives et politiques. Le projet de lutte sur la Comoé intéresse la CSB (société agro-industrielle implantée dans la zone) qui envisage de le financer. Notons que la CSB fait déjà la lutte contre la nuisance simulidienne dans les bassins du Bas- Bandama et du N'zi avec le vectobac. Le retard dans la relance des activités en côte d'Ivoire qui était dû au retard de décaissement des fonds par les partenaires APOC, HKI et Standard Chater Bank. La recherche d'autres partenaires pour appuyer le TIDC se poursuit. Des projets de financement ont été soumis à Medical Assistance Program (MAP) lnternational, et une demande d'appui a été adressée à SSI. 26 La destination du budget alloué par I'Etat de Côte d'Ivoire: Le budget de l'Etat alloué au PNLCé sert au fonctionnement et à I'investissement. Il n'y a pas de volet pour financer les activités de terrain. Face à cette situation, il a été suggéré qu'une lethe spécifique soit adressée au Ministère de la santé pour expliquer la nécessité pour le pays de créer une ligne budgétaire pour la prise en charge des activités de terrain. Car après plusieurs années d'arrêt des activités de surveillance et de lutte, les risques de recrudescences de la maladie sont très élevés si des mesures urgentes ne sont pas prises. Il a été également suggéré que le programme APOC avec l'appui d'autres partenaires fassent un plaidoyer auprès du Ministre de la santé et du gouvernement afin que l'Etat s'approprie effectivement les activités de lutte contre l'onchocercose. GHANA l) Introduction L'année 2008 a vu le démarrage d'un certain nombre d'activités préwes dans les zones SZ et hors SZ, conformément aux recommandations des activités de surveillance et de recherche menées en2007 comme suit : o Identifier tous les villagesÆrameaux, et communautés de pêcheurs pour les inclure dans les traitements à l'ivermectine; . Veiller à ce que le TIDC soit intégré dans la stratégie de luffe contre les MTN ; o Assurer la surveillance de la recrudescence de l'onchocercose à travers : o Le renforcement des activités transfrontalières avec le PNLO du Togo ; o Mise en ceuvre des activités limitées de traitements larvicides dans les gites à forte reproduction pour réduire les populations simulidiennes et la nuisance ; o Améliorer la supervision et le suivi des activités TIDC à tous les niveaux du système de santé ; . Renforcer le partenariat avec les partenaires et collaborateurs tels que Sight Savers International (SSI) et les communautés afin de faciliter l'appropriation du programme et la durabilité ; . Renforcer les capacités du personnel régional en vue de conduire les activités de surveillance pour l'évaluation des programmes ; . Conduire une recherche opérationnelle sur la motivation des DC. 2) Réunions 2.1 Réunions de concertation avec Sight-Savers (Ghana) Dans le cadre du renforcement des activités de lutte contre l'onchocercose au Ghana, un groupe de travail, composé de 7 membres dont le personnel technique de SSI et du PNLO du Ghana, a été mis en place sous la tutelle de M. Simon Bush, directeur régional de SSI en Afrique de l'ouest. Les termes de référence étaient : o Identifier les faiblesses dans la lutte contre l'onchocercose et proposer des solutions ; o Chercher d'autres alternatives d'amélioration de la lutte contre l'onchocercose au Ghana. Le groupe s'est réuni 6 fois et a fait le point des faiblesses décelées dans la mise en ceuvre des activités comme suit : Sur le plan de la planification : Il a été noté que la planification des activités de lutte contre l'onchocercose n'était pas intégré à tous les niveaux, étant donné qu'aucune politique ou accord n'est disponible au niveau du système sanitaire du Ghana pour évaluer la performance des régions et des districts en ce qui concerne l'atteinte du seuil de 85% de couverture thérapeutique comme c'est le cas dans les autres programmes. Fusionner les programmes de lutte contre I'onchocercose et les MTN peut être la conduite à tenir à l'avenir. Sur le plan de la supervision : La supervision est l'une des principales faiblesses du programme. Plusieurs DC, après leur formation initiale, n'ont pas de soutien conséquent de la part des agents de santé durant la o 27 ô amise en ceuvre des activités. La démoralisation et le non engagement des agents de santé sont à l'origine de cette faible performance. Retard dans la soumission des rapports 2.2 Réunion de Revue et Planification La deuxième réunion nationale de revue et de planification s'est tenue à l'Hôtel Splendor à Kumasi du 26 au 30 mai 2008. Ont pris part à cette réunion, les directeurs régionaux de la santé, leurs adjoints et leurs représentants, les coordonnateurs régionaux des programmes de lutte contre l'onchocercose, les représentants des institutions de recherche, les directeurs centraux du ministère de la santé et les responsables du Programme de lutte contre I'ulcère de Buruli et celui du Programme d'Eradication du Pian. Ont pris part également à la réunion, SSI, APOC et I'OMS pays. L'objectif de la réunion était de : Examiner avec soin, de concert avec les parties prenantes, les défis auxquels font face le PNLO dans la mise en ceuvre de ses activités et proposer des approches pour améliorer leur mise en ceuvre ; Elaborer des plans stratégiques prenant en compte les questions clés identifiées au niveau des régions et des districts. Au cours des discussions en plénière, les participants ont discuté des principales questions issues des présentations et ont élaboré des étapes à suivre pour relever les défis identifiés comme suit : Concernant le TIDC : l. Les DC travaillant dans plusieurs communautés : Il a été convenu de recruter autant de DCs que possible pour chaque communauté afin de diminuer le volume de travail des DCs qui a un lien avec les demandes de plus d'incitations. La recommandation actuelle veut qu'un DCs s'occupe d'une population d'environ 100 personnes. Les DCs mariés, spécialement les femmes sont préférables aux hommes car sont beaucoup plus sédentaires dans les communautés. 2. Les communautés ayant des liens avec les hameaux : Les participants ont convenu que tous les hameaux et les communautés de pêcheurs devront être rapidement cartographiés en vue d'être pris en compte dans le TIDC. Ceci comporte l'identification et le recensement de tous les villages/ hameaux, des communautés de pêcheurs, le recrutement de DCs et la mise à disposition de registres et d'autres moyens logistiques pour faciliter la mise en æuvre des activités TIDC telles que le recensement, la distribution de l'ivermectine, etc. Les communautés qui n'avaient aucun lien et étaient regroupées autrefois devront être pris en compte séparément pour les traitements. 3. Incitations pour les DC:Les motivations des DC est une question très sensible, d'où la nécessité de discussions approfondies et de consultations. Les membres ont convenu que la voie à suivre était d'entrer en discussions avec les communautés afin de décider de la forme d'incitations à octroyer aux DCs. En attendant, les programmes devront collaborer avec les programmes plus nantis tels que les programmes de lutte contre le paludisme, la Tuberculose et le VIIVSIDA etc. en vue de l'harmonisation des mesures de motivation. 4. Taux élevé d'absentéisme en raison de l'émigration des paysans : La période du traitement doit êhe modifiée pour cadrer avec le mode de vie des communautés, notamment avant la saison des pluies. 5. Taux élevé de refus de l'ivermectine : En plus de l'intensification des activités de mobilisation sociale, les participants ont proposé qu'il y ait une recherche opérationnelle sur les raisons de refus et aussi le renforcement des messages clés. Il a été également suggéré que le programme collabore avec des organisations ayant une expertise en matière de communication et de changement de comportement pour qu'elles assistent les régions concernées. 6. Manque d'ivermectine : Les régions et les districts ont été encouragés à faire des estimations exactes des besoins en comprimés d'ivermectine pour le traitement de toutes les personnes éligibles afin d'éviter de a a 28 telles situations à I'avenir. En conséquence, il a été suggéré que les régions revoient les estimations de leurs populations et envisagent d'utiliser les données de recensement. Les distributions ad hoc d'ivermectine effectuées par les responsables régionaux devraient également cesser et des mesures devront être prises pour récupérer le restant des comprimés en vue de leur stockage dans les magasins au niveau régional. 7. Mauvaise gestion de données : ll a été convenu de renforcer les capacités opérationnelles de tous les gestionnaires de données afin d'assurer qu'il existe des mécanismes de collecte, d'analyse, de stockage, de recherche facile et de ventilation d'information. Il faudra nécessaire prévoir la sauvegarde des informations. 8. Des toises non standardisées : la responsabilité de fabrication et de distribution de toises doit être attribuée aux régions. La coordination nationale doit collaborer avec les régions pour assurer la standardisation au niveau national. 9. Distribution de l'ivermectine dans les centres urbains : Il y a besoin de subdiviser les zones en petites unités et d'en confier la responsabilité aux DCs. L'exemple du Congo Brazzaville a été partagé comme étant un exemple à suivre. 10. Manque de financement pour les zones hors SIZ : La coordination nationale a été encouragée: l) à collaborer etlou à intégrer le programme oncho avec d'autres programmes ; 2) à renforcer le plaidoyer en vue d'accroître le soutien financier. Concernant la surveillance entomologique l. Lutte contre la nuisance : Il a été recommandé à la coordination nationale d'apporter son soutien aux régions pour conduire des traitements larvicides limités dans les zones où des plaintes de nuisance simulidienne ont été signalées. Des gîtes spécifiques de la Volta blanche et de la Volta noire, de l'Asukawkaw, du Pra, de la Pru et du Kulpawn devront être identifiés pour les traitements larvicides. 2. Renforcement des capacités du personnel régional : Il a été recommandé de donner une formation en entomologie médicale aux biologistes régionaux afin de leur permettre d'appuyer leurs régions respectives dans la conduite des activités de surveillance entomologique notamment la collecte et la dissection des simulies. 3. Partenariat avec les institutions locales de recherche: Nécessité d'une collaboration véritable avec les institutions locales de recherche, telles que Noguchi et KCCR en vue de fournir aux programmes nationaux l'appui en matière de recherche dans le domaine des activités de surveillances. Concernant la surveillance épidémiologique l. Non implication des régions dans les activités de surveillance épidémiologique et entomologique: Il a été noté que l'expertise en matière de surveillances abonde. Il a été suggéré donc d'entreprendre des démarches pour faire recours à cette expertise et notamment celle des institutions telles que Noguchi et KCCR. 2. REMO dans les zones forestières : La réunion a recommandé la conduite immédiate du REMO afin d'établir la situation réelle de la maladie dans les zones forestières en vue du traitement. 3. Nombre insuffisant de pinces scléro-cornéens:Le PNLO a été encouragée à se doter d'un équipement adéquat pour la biopsie cutanée afin de faciliter la conduite des enquêtes épidémiologique dans les régions. Concernant la supervision, Monitorage et soumission de rapports l. Habilitation des communautés: Il a été suggéré que les communautés soient formées afin qu'elles aient la capacité de faire le suivi et la supervision des activités TIDC, communément appelé << I'auto-monitorage communautaire (AMC) ». 2. Monitorage intégré : Les régions et disfficts ont été encouragés à promouvoir le suivi intégré dans Ie cadre des efforts à faire en vue de l'intégration des programmes et de I'utilisation judicieuse des ressources de l'ensemble des programmes. 29 3. Non existence d'indicateurs et de liste de contrôle standards de suivi : Il a été demandé à la coordination nationale d'élaborer des indicateurs de suivi et une liste de contrôle standards pour aider les régions et les districts dans leurs activités de supervision. 4. Manque de retro-informations des activités nationales de surveillance : Il a été suggéré à la coordination nationale d'explorer différents mécanismes pour la ventilation et le partage des rapports issus des activités menées dans les régions. Des suggestions telles que la retro-information par écrit ou par des rapports ont été faites. 3) Suivi des recommandations Pour faciliter la mise en Guvre en temps réel des recommandations, le personnel du programme national a effectué plusieurs visites de terrain dans les régions et districts en vue de : . Fournir des lignes directrices et la logistique pour la cartographie des huttes, hameaux, et des communautés de pêcheurs ainsi que les communautés éloignées dans la région de Brong-Ahafo ; . Apporter de l'assistance dans le recrutement et la formation des DCs ; r Assurer la mise à jour du registre et le suivi ainsi que le traitement des communautés. 4) Activités TIDC 4.1 Réunions régionales de formation et de revue Dans le cadre du plan de mise en æuvre du programme élargi des MTN, le personnel du programme national a procédé à une série de revue et de formations à I'intention des superviseurs au niveau régional et de disfrict dans tout le pays. Les réunions ont constitué le fondement du démarrage des activités ayant mené à la réussite de la mise en ceuvre de la distribution de masse du médicament en 2008. La session a réuni les points focaux régionaux, les superviseurs, les directeurs des services de santé au niveau district, les infirmiers, les responsables de la lutte contre la maladie et les statisticiens médicaux pour discuter, passer en revue les activités précédentes et élaborer des stratégies pour l'année 2008. D'autres sujets dont la nécessité de mettre à jour le registre communautaire avant la distribution de masse du médicament, les stratégies de mobilisation sociale, la communication effective des messages IEC, la prise en charge et l'orientation vers des spécialistes des cas d'effets secondaires graves etc... ont été discutées. La réunion a également évalué les activités menées au cours de l'année précédente et a convenu des stratégies d'intégration et de mobilisation de fonds supplémentaires pour la lutte contre l'onchocercose dans les régions. La nécessité d'une collaboration étroite avec d'autres parties prenantes a été soulignée. 4.2 Livraison de Mectizan Le magasin médical central a foumi à toutes les régions les quantités requises de médicament et la logistique pour leur livraison aux districts endémiques au mois de juin. 4.3 Education et mobilisation communautaire Les communautés dans leur majorité ont démané les activités de sensibilisation en vue d'atteindre toutes les personnes éligibles pour améliorer la couverture. Les activités ont été axées sur les réunions et rencontres de dignitaires communautaires pour solliciter la pleine coopération et participation des populations en vue d'une campagne de traitement réussie. Les régions ont également enhepris des briefings à travers les médias ainsi que des débats radiophoniques, notamment dans les régions dotées de stations radio. Des moyens traditionnels de communication tels que le gong-gong, les crieurs villageois etc. ont été également utilisés. 30 4.4 Distribution du médicament aux populations éligibles Tous les districts (y compris ceux des zones SZ et hors-SZ), ont démarré les traitements, mais sont à differentes étapes du processus de distribution. Le suivi du traitement et des effets secondaires graves se poursuit toujours (Annexe 3c). 5) Activités de surveillance Les activités de surveillance entomo-épidémiologiques de 2008 ont été suspendues suite aux enquêtes générales réalisées en2007, particulièrement la surveillance épidémiologique. Les activités entomologiques n'ont pas eu lieu en raison de la non- réception de rapports sur les lots de simulies acheminés au MDSC depuis 2006 pour le pool screening. La coordination du programme envisage de mettre en place des stratégies pour focaliier les interventions sur les foyers nouvellement identifies, en attendant de recevoir le rapport définitif du MDSC/ Ouagadougou. 6) Défis majeurs La mise en æuvre des activités TIDC, comme tout autre programme, rencontre toujours des difficultés dont certaines sont listées ci-dessous : o La rude compétition entre les programmes pour la mise en Guvre des activités au niveau des dishicts ;e Les retards enregistrés dans le financement des activités dans les zones endémiques à l'onchocercose uniquement. 7) Perspectives Dans les mois à venir, le PNLO envisage de réaliser les activités suivantes : o Terminer le haitement dans les deux zones : SZ et hors SIZ et soumettre un rapport ; . Poursuivre le plaidoyer auprès des autorités sanitaires du pays et des différentes parties prenantes pour faire l'apologie de la tenue de la « journée nationale des MTN ». GUINEE Résumé des activités menées en 2008 : 1) Eyaluation Epidémiologique Suivant les recommandations de la Réunion tripartite du « Mano River » en Février 2008, dans Ie cadre du suivi et évaluation des villages transfrontaliers de la Guinée, du Libéria et de la Sierra Léone, le PNLOC a identifié l2 villages qui ont été évalués en Avril-Mai 2008 avec l'appui financier de SSL Trois villages sur les l2 villages évalués ont une prévalence supérieure au seuil de 5%o (Annexe 4c). 2) Surveillance entomologique Une surveillance entomologique a eu lieu dans le bassin du haut Niger-Mafou à Yalawa et Diaragbéla et sur le Milo à Morigbédougou. 5083 simulies ont été disséquées parmi lesquelles deux femelles infectiéuses avec l5 larves dans la tête ont été enregishées. 31 239 femelles en alcool ont été envoyées au MDSC pour analyse(Annexe 5b). 3l 3) Activités de Formation Dans le cadre de la lutte contre l'onchocercose, il a été organisé respectivement à Dabola et à Faranah, les 04 et 06 août 2008, un atelier de formation/recyclage des Médecins chargés de la lutte contre la maladie (MCM) et des chefs de centre de santé (CCS) sur I'onchocercose et le TIDC. Au total 39 agents ont été formés dont : o 3 Médecins chargés de lutte contre la maladie; o 31 chefs de centre de santé de Faranah, Dabola et Dinguiraye; o 3 Directeurs Préfectoraux de la Santé, 6 techniciens oncho et les r 2 Techniciens Spécialisés en Ophtalmologie de Dabola et Faranah; A Koundara également, un atelier de formation /Recyclage sur l'onchocercose et le TIDC a été organisé le 31 octobre 2008 et a regroupé : o 2MCM o 24 CCS des Directions Préfectorales de la Santé (DPS) de Gaoual et Koundara ' . I DPS; . I technicien spécialisé en ophtalmologie de Koundara; o I technicien Oncho de Gaoual ; o I MCM Régional de Boké Toutes ces activités ont été réalisées avec l'appui financier de SSI 4) Autres activités L'atelier d'élaboration du plan stratégique national de lutte contre les MTN s'est tenu à Mamou du 08 au 12 Avril 2008 dans la salle de conférence de I'ACAUPED dans l'enceinte de la DRS de Mamou. Organisé par le Ministère de la Santé Publique en collaboration avec ses partenaires (Plan Guinée et I'OMS), il a regroupé I I cadres du niveau central, 8 cadres régionaux, I consultant de I'OMS et 5 partenaires. Soit, au total 25 présents sur 29 invités 5) Approvisionnement des Districts sanitaires en Mectizan pour 2008 Un total de 2 634 500 comprimés d'ivermectine a été utilisé en mai 2008 pour approvisionner tous les districts sanitaires en prévision des traitements des 8229 villages sous TIDC en Guinée. GUINEE BISSAU 1) Introduction Les activités de lutte et de surveillance de l'onchocercose ont été perturbées par les différentes crises sociales dans le pays. Dans le cadre de la relance des activités TIDC, des évaluations entomo-épidémiologiques ont été menées dans les bassins du Rio Corubal et Rio Geba en 2007 pour apprécier le niveau d'endémicité de la maladie. Les résultats des évaluations entomologiques étaient inexploitables car le PNLO n'avait pas suivi le protocole de l'étude. En revanche les évaluations épidémiologiques conduite dans 33 villages sous la supervision de conseillers techniques APOC ce sont bien déroulées et ont données d'excellents résultats. En effet sur les 33 villages évalués, 27 villages avaient une prévalence nulle, 4 villages avec une prévalence variant de 1,1 o/o à 4,5yo. Un seul village sur le Rio Corubal avait une prévalence de l0%o et une CMFL de 0,54. 32 2) Activités conduites en 2008 2.1 Evaluations épidémiologiques En 2008, une évaluation épidémiologique complémentaire a été conduite dans 26 villages. 24 villages évalués ont présenté des prévalences nulles. Des prévalences de l,3o et 5,7%o ont été enregistrées dans deux villages sur le Rio Corubal. Notons que les CMFL sont nulles dans tous les villages évalués. 2.2 Activités TIDC L'endémie onchocerquienne touche 15 aires de santé sur les 19 que compte la direction régionale de la Santé (DRS) de Gabu et 2 aires de santé sur 14 dans la Direction régionale de la santé (DRS) de Bafata. Un total de 848 communautés (dont 644 dans la DRS de Gabu et 204 dans la DRS de Bafata) sont concernées par le TIDC. En revanche, la filariose lymphatique touche tout le pays. La co-distribution de I'ivermectine et de I'Albendazole dans les villages des DRS de Gabu et de Bafata a été effectuée du 05 Mai au 30 Juin 2008. Les Résultats partiels du TIDC 2008 (à l'exception des résultats de l'aire sanitaire de Contuboel), indiquent des taux de couvertures géographiques variantde22%o àlOO% et des taux de couvertures thérapeutiques variant de 30% à88% (Annexe 3a). En attendant de recevoir les données de traitements de l'aire sanitaire de Contuboel, les stocks résiduels d'ivermectine et d'Albendazole en décembre 2008 sont respectivement de 747 877 et 491364 comprimés. Notons que par manque de financement, la co-distribution de l'ivermectine et de I'Albendazole dans les zones non- oncho du pays n'a pas été possible en 2008. 3) Autres activités Des séances de sensibilisations à travers les radios communautaires de Gabu, Contubel et Bafata suivi de la formation des formateurs (Infirmiers chefs des postes des districts sanitaires de Gabu et Bafata) ont été réalisées en mars 2008. La supervision des DCs par les infirmiers chef de poste a été faite pendant la période de traitement du 05 mai au 30juin 2008. Le PNLO a également effectué des missions de supervision au niveau des districts sanitaires et des villages et procédé à la récupération des médicaments restants et des données de traitements. 4) Approvisionnement du PNLO en équipements par les partenaires (APOC et SS!. Dans le cadre de la relance du Programme, le PNLO a reçu de ses partenaires le matériel et équipements suivants en 2008 : o un véhicule 4x4 marque Nissan Hard Body, donation du (SSf o (2) Deux mobylettes marque Wolf 125 (SS| o (l) un Frigo congélateur (SSI) o (3) trois secrétaires de bureau (SS! o (3) Trois armoires en bois (SSf o (6) six chaises de bureau (SSI) o (l) un appareil Fax (SSf o (l) un Coffre fort (SS! o (l) un Projecteur (SSf o (l) une Vidéo Cassette (SSf o 124 bicyclettes (APOC) o (965 000 comprimés d'ivermectine de 3 mg (MERC CHARP & DoHoME CHIBRET) o Le véhicule prévu par APOC est toujours attendu 33 Notons que le bâtiment qui abrite le PNLO à Gabu a été entièrement rénové par SSI. I\tIGER 1) Introduction L'onchocercose a été pendant longtemps responsable de plusieurs milliers de cas de cécité au Niger. L'impact économique de cette maladie débilitante, invalidante et appauvrissant fut énorme. Toutes les zones fertiles et favorables à l'agriculture de la région du fleuve Niger ont été abandonnées par les paysans. Les efforts fournis par la communauté internationale dans la lutte antivectorielle ont permis de réduire très significativement la nuisance simulidienne et la maladie. Les terres jadis abandonnées sont alors reconquises. L'Onchocercose ne constitue plus de nos jours un problème de santé publique au Niger grâce aux actions menées par I'OCP. Cependant des risques de recrudescence existent et dans le cadre du transfert des activités OCP aux pays, un Programme National dévolution Onchocercose (PNDO) a été crée en 1992. L'arrêt de la lutte antivectorielle, a entrainé ces dernières années, une augmentation de la densité simulidienne et le retour de la nuisance qui gène énormément les activités agricoles. Avec le phénomène de la migration simulidienne saisonnière du sud au nord pendant la saison des pluies et l'exode des nigériens vers les régions infestées, le risque de réapparition de la maladie demeure d'où l'importance de maintenir un système de surveillance constant et efficace. Pour ce faire, plusieurs stratégies sont développées par le PNDO en 2008. 2) Détection précoce de la recrudescence Elle se fait par la surveillance épidémiologique et entomologique a. Surveillance épidémiologique Au total de l0 villages ont été évalués sur le plan épidémiologique. La prévalence et le CMFL sont nuls. b. Surveillance entomologique En 2008, il n'y a pas eu de financement pour la conduite de cette activité. Toutefois, les derniers résultats des tests d'ADN sur les simulies collectées indiquent un taux d'infectivité nul. 3) Sensibilisation Des sorties actives sur le terrain ont été organisées cette année. Cependant le manque de supports IEC a été une entrave dans la conduite de cette activité. L'IEC permet à la communauté de garder en mémoire les tristes souvenirs imputables à l'onchocercose. 4) Renforcement des capacités Les formations/recyclages du personnel impliqué dans la surveillance de l'onchocercose n'ont pas été réalisées En revanche une dotation du PNDO en matériel de bureau a été faite sur le budget de l'Etat. 34 5) Prise en charge des cas Le Niger ne répondant pas aux critères nécessaires pour la mise en Guvre du TIDC, l'Ivermectine n'est utilisé que pour le traitement des cas diagnostiqués. La prise en charge des malades n'est devenue effective qu'avec la distribution massive de l'Ivermectine organisée dans le cadre des maladies négligées. 6) Suivi / Evaluation L'évaluation des activités se fait par la supervision du niveau central vers les districts, les districts vers les CSI et les inf,rrmiers chefs vers les ASC (agent de santé communautaire). Cette activité aété organisée de manière intégrée avec le Programme de lutte contre les MTN. 7') Lutte contre la nuisance Des tentatives de taitement au sol de certains gîtes de la Tapoa et de la Sirba ont été faites avec l'appui de certains leaders politiques. Mais cela reste très limité. 8) Collaboration avec les autres Programme de Santé La plupart des activités du PNDO sont réalisés en collaboration avec d'autres programmes de santé mais essentiellement avec le PLMTN (programme de lutte contre les maladies tropicales négligées). D'autres actions sont menées avec le Programme paludisme surtout dans le cadre de l'appui en ressources humaines. 9) Financement La mobilisation des ressources est faible. Il est de l3,9yo en 2008. Ce qui constitue une situation préoccupante surtout avec la négligence des activités Oncho par le Programme de Lutte contre les Maladies Tropicales Négligées (PNLMTN). Le seul financement disponible à ce jour est celui de l'Etat dont l'essentiel est destiné à l'achat des fournitures de bureau. 10) Perspectives o Renforcement de la collaboration avec le PNLMTN DISCUSSIONS SIJR LE POINT F (suite) Les discussions ont pofté sur les points suivants : La mauvaise application de la stratégie du TIDC en Guinée Bissau : En effet, le PNLO a procédé à la réduction du nombre de DCs en écartant les DCs illettrés, à la motivation financière des DCs restants ect. Cette situation est due au fait que le plan de relance des activités préparé par APOC de concert avec le partenaire SSI n'a pas pu être mis en Guvre. En effet le coordonnateur national était injoignable de sorte que le Management de I'APOC n'a pas pu se mettre d'accord avec le pays pour Ia réalisation de ce plan. Ainsi la formation des formateurs prévue à cet effet n'a pas été faite. Les dispositions seront donc prises avec le coordonnateur afin qu'une formation de l'équipe du PNLO sur la stratégie du TIDC et la philosophie de l'APOC soit dispensée. Au Ghana, la journée de la lutte contre les maladies tropicales négligées a été instituée pour sensibiliser tous les leaders d'opinion, administratifs, politiques et coutumiers en vue d'avoir leur adhésion totale pour la lutte contre l'onchocercose. ll a été demandé au PNLO du Ghana d'envoyer au labo ADN de Ouagadougou, toutes les larves infectantes (L3T) récoltées lors des dissections pour identification. Les questions de motivation des DCs : la Directrice de I'APOC a fait remarquer que lors du lancement du TIDC de 1996 à 1998, la motivation n'était pas à l'ordre du jour. En effet, il n'avait pas à l'époque cette 35 multitude de programmes comme présentement qui donnent beaucoup d'argent aux distributeurs communautaires. Malheureusement, avec l'avènement de tous ces programmes qui financent fortement les communautés pour avoir des résultats, les DCs acceptent de moins en moins le bénévolat. Cette situation est entrain de prendre de l'ampleur et pourrait à terme détruire toute la structure du TIDC mise en place. Il faudra donc que les programme oncho et MTN trouvent une approche innovatrice pour régler définitivement cette question de motivation. En Guinée, les traitements TIDC et la surveillance entomologique sont en cours. Les résultats seront présentés lors de la réunion de revue 2009. Concernant la chute drastique des prévalences épidémiologiques entre 2005 et 2008, il a été demandé au coordonnateur de s'assurer que les évaluations ont été faites au moins onze mois après les derniers traitements. SEN'EGAL f) Introduction Le programme national de lutte contre l'onchocercose au Sénégal (PNLO) existe depuis 1986 dans le cadre de l'extension du programme de luffe contre l'onchocercose en Afrique de l'Ouest (OCP). Au Sénégal l'endémie est focalisée dans la région Sud-est du pays intéressant ainsi huit (8) districts sanitaires répartis dans trois (3) régions médicales suivant le nouveau découpage administratif et sanitaire. Ces districts se répartissent comme suit : 3 districts sanitaires dans la région de Kédougou (Kédougou, Saraya et Salémata), 4 districts sanitaires dans la région de Tambacounda (Tambacounda, Dianké Makhan, Goudiry et Kidira) et enfin I district sanitaire dans la région de Kolda (Vélingara). Les bassins fluviaux de la Gambie et de la Falémé et leurs affluents constituent le lit de cette affection cécitante Le recrutement des villages éligibles au traitement TIDC s'est effectué d'une manière progressive pour atteindre en fin 2003, le nombre de 606 villages pour une population totale exposée (recensée) de 185.000 personnes environ à ce jour. Cette population exposée est inégalement répartie sur l'ensemble des huit (8) districts sanitaires concernés. L'objectif du programme, à savoir l'élimination de tout risque de cécité due à l'onchocercose dans la zone du programme à travers le traitement de masse des populations à l'ivermectine (Mectizan) est de parvenir à une couverture thérapeutique annuelle d'au moins 65%o de la population de chaque village éligible. Cet objectif de couverture thérapeutique a été revu à la hausse à 80% dans les villages co-endémiques à la filariose lymphatique et qui sont sous traitement contre cette endémie. L'impact de cette distribution annuelle de Mectizan est suivi par l'étude régulière de la prévalence et de l'incidence de l'affection au sein des communautés ciblées par la réalisation des évaluations épidémiologiques périodiques. 2) Bilan des activités 2.1 Chimiothérapie préventive de masse à I'ivermectine selon la stratégie du TIDC Le nombre de villages concemés par cette campagne de distribution de masse de l'ivermectine se répartit comme suit : - District de Kédougou : 238 villages - District de Saraya : 84 villages - Dishict de Kédougou + District de Salémata : 238 villages - District de Tambacounda : 6l villages - District de Kidira : 76 villages - District de Goudiry + District de Dianké Makhan : 48 villages 36 En 2008, la distribution de l'ivermectine a été programmée dans l'ensemble des 8 districts sanitaires endémiques du pays. Actuellement le TIDC a démarré dans 4 districts (Saraya, Kédougou, Salémata et Vélingara) et les 4 autres districts (Tambacounda, Kidira, Dianké Makhan et Goudiry) attendent le mois de décembre 2008 pour effectuer la distribution intégrée avec le programme d'élimination de la filariose lymphatique. Ces districts sanitaires co-endémiques ont effectué en 2007 un traitement intégré avec le programme d'élimination de la filariose lymphatique. Le système de collecte des données qui a été mis en place n'a pas permis d'enregistrer les données de traitement aussi détaillées que le système en vigueur dans le TIDC. Aussi les taux de couverture enregistrés correspondent au taux de couverture thérapeutique moyen du district concerné. Les résultats TIDC de 2007 des districts sanitaires montrent des taux de couvertures thérapeutiques variant de 79% à85,90 (Annexe 3f). Notons que dans les districts sanitaires de Kédougou, Saraya et Salémata, un projet d'étude sur la faisabilité de l'élimination de I'onchocercose par le traitement à l'ivermectine est en cours depuis 2006. Le but de ce projet est de fournir les preuves que I'onchocercose peut êfre éliminé par le traitement à l'ivermectine dans les foyers endémiques d'Afrique et de fournir des directives sur où, quand et comment les programmes de traitement à l'ivermectine peuvent être arrêtés sans risque. Ainsi, il a été déterminé dans le cadre de ce projet des zones d'arrêt expérimental du traitement à l'ivermectine. A cet effet, 9 villages du district sanitaire de Saraya ne recevront pas de fraitement en 2008 et 92 autres villages répartis entre les districts sanitaires de Kédougou et Salémata ne seront pas également traités cette année. Cette étude est menée conjointement avec TDR/OMS Genève, le MDSC/OMS de Ouagadougou et APOC et se déroule sur 5 ans 2005-2009. 2.2 La surveillance entomo-épidémiologiq ue Les évaluations épidémiologiques Les évaluations épidémiologiques se poursuivent dans le cadre du projet d'étude sur la faisabilité de l'élimination de l'onchocercose par le traitement à I'ivermectine. Ces évaluations utilisent les méthodes d'enquête habituelles notamment la biopsie cutanée exsangue et le test utilisant le pansement à le DEC. Elles concernent toutes les personnes âgées de I an et plus dans tous les villages ciblés. Cette activité est prévue pour le mois de janvier et décembre 2008. En 2007, les enquêtes épidémiologiques réalisées dans l0 villages selon la méthode de la biopsie cutanée et le test utilisant le pansement à le DEC ont montrées des prévalences nulles (Annexe 4a). Les évaluations entomologiques a a Les évaluations entomologiques sont en cours dans les bassins de la Gambie et de la Falémé depuis le mois d'août 2008 et se poursuivront jusqu'au mois de décembre 2008 toujours dans le cadre de cette étude. De septembre à décembre 2007, la surveillance entomologique a concerné les points de Sékoto, Soukouta, Bantankokouta et Thiabécaré dans le bassin de la Gambie. Un total de 13 020 femelles a été disséqué au niveau des quatre points de capture et aucune infection n'a été détectée. 106 093 femelles ont été mises en alcool pour le labo ADN du MDSC (Annexe 5a). 3) Difïicultés et contraintes Problèmes de ressources humaines (majeure partie des techniciens sont à la retraite) Difficultés pour la mobilisation des ressources de l'Etat Insuffisance des moyens logistiques 37 TOGO 1) Informationsgénérales La cérémonie de clôture officielle du projet OMS/SZ a eu lieu au Palais des Congrès de Kara le 28 janvier 2008. La cérémonie a été présidée par son Excellence Monsieur le Ministre d'Etat Ministre de la Santé du Togo. L'animation de la cérémonie a été assurée par un orchestre de non voyants et les témoignages du chef village de Landa Pozanda, village jadis durement frappé par l'onchocercose. Le Coordonnateur du PNLO a participé du 25 au 27 février 2008 à Ouidah (Bénin) à un atelier organisé par I'OMS sur les maladies hopicales négligées dans le cadre de la formation des compétences nationales en matière de mise en æuvre de la lutte intégrée contre les maladies tropicales négligées Une séance de travail a eu lieu le 13 mars 2008 entre l'équipe des évaluateurs du projet OMS/SV composée des Docteurs Bernard Philippon et Marc Karam et les membres du PNLO. Cette évaluation a été marquée par des visites de terrain dans les préfectures de la Kozah, Dankpen et Bassar du 14 au 18 mars 2008, suivie de plusieurs séances de travail à Lomé du 19 au 26 mars, avec son Excellence Monsieur le Ministre d'Etat Ministre de la santé, le Directeur Général de la Santé, le Directeur des Soins de Santé Primaire, le représentant de I'OMS et le chef projet SSI pour le Togo et le Bénin. 2) Activités menées en 2008 2.1 Activités de sensibilisation Elles ont été menées dans 33 villages et fermes de l'Ouest Fazao dans le bassin du Kpaza- Koué. Au total 155 distributeurs communautaires, 33 chefs de villages et leurs populations ont été sensibilisés sur la distribution et la prise effective de l'ivermectine du premier tour de 2008 2.2 Monitorage des activités du TIDC La Coordination a organisé en septembre 2008 deux sessions de monitorage sur les données du TIDC dont une à Dapaong et l'autre à Kpalimé. L'intérêt de cette activité est de contribuer à l'amélioration des indicateurs du TIDC sur la base des données fiables. Au total 33 participants dont 28 chargés préfectoraux du TIDC et 5 chargés régionaux. 2.3 Activités de suivi/supervision Quatre supervisions renforcées et ciblées ont été réalisées dans les bassins de la haute Kéran, la basse Kara, la Mô et leKpaza Koué. Au total : ,/ 37 USP et 70 villages ont été visités ; '/ 37 ICP et 76 distributeurs communautaires ont été rencontrés. L'accent a été mis sur la gestion et la prise effective des comprimés, la promptitude et complétude des rapports. 2.4 Briefing des Médecins des districts endémiques sur Ia gestion des activités du PNLO Ce briefing des médecins des districts endémiques s'est avéré nécessaire pour le partage des informations sur la gestion décentralisée et intégrée des activités du PNLO avec les nouveaux fonctionnaires nouvellement affectés. Au total 5 Directeurs Régionaux de la santé et 28 Directeurs Préfectoraux de la Santé (DPS) et 5 chargés régionaux du TIDC ont pris part à ce briefing. a a a 38 3) Résultats TIDC 2008 Lors du l"' tour du TIDC, 2882 villages avec une population de 2 611783 ont été recensés. 2855 villages avec une population de 2 231 ll0 ont été couverts. Les couvertures géographique et thérapeutique obtenues sont respectivement de 99Yo et 85%. Un total de 6 280 947 comprimés a été distribué. 4) Surveillance épidémiologique Les enquêtes épidémiologiques se sont déroulées dans les bassins de la Volta Blanche, de l'Oti, de la Kara, l'Asukawkaw, le Ghan Hoou et le rvly'awa. Elles ont concemées l6 villages frontaliers Togo-Ghana et 4 villages ciblés sur la base des prévalences de 2005 au dernier passage. Au total : / Villages évalués 23 (dont 3 villages avec le financement de l'Etat) ,/ Personnes recensées :6949/ Personnes examinée : 4l0l/ Nombre de cas positifs : 90 ,/ Prévalence standardisée varie de 0 à9,2|yo/ Charge Microfilarienne Communautaire varie de 0.00 à 0.08 Les prévalences dans tous les villages frontaliers évalués sont inférieures à 60 Elles varient entre 0,00 et 5,80lo 5) Test d'acuité visuelle Sur 6682 personnes recensées, 3682 ont été examinées soit 60,04yo. Parmi les 3682 personnes examinées :/ 3633 ont une vision normale soit98,67 oÂ/ 28 personnes soit 0,76010 ont une vision moyenne ./ l0 personnes soit0,27yo ont une vision faible '/ I I personnes (adultes) soit 0,30% sont aveugles avec les stigmates d'onchocercose NB : 3307 personnes non examinées sont les absents à l'examen et les enfants de moins de 5 ans présents à l'examen. 6) Surveillance entomologique Cinq points de capture ont été retenus. Il s'agit de Sikan sur la Kara,Tintsro sur L'Asukawkaw, Fazao sur Anié, Adéda Kopé sur I'Amou et Kati sur le Zio . La sensibilisation des communautés autour des sites de capture (449 personnes sensibilisées) suivie d'une formation/recyclage de 20 captureurs villageois , de 5 lnfirmiers Chefs de Poste (ICP) et de 5 techniciens entomologistes des régions ont été organisées avant le début des activités. Lors des séances de sensibilisation, l'accent a été mis sur la nuisance simulidienne, le traitement et la prise effective de l' ivermectine. A ce jour 16 984 simulies ont été capturées pour être envoyées au laboratoire ADN de Ouaga.. 7) Activités réalisées par I'Equipe d'appui basée au niveau de l'antenne oMSÆfura De juillet à septembre 2008, des captures dissections ont été réalisées au niveau de 5 points de captures (Landa Pozanda, Titira, Tapounté, Baghan et Oti Titionga). 39 Au total, 23 987 simulies ont été capturées et 23 466 femelles mises en alcool. Les 521 femelles restantes capturées à Tapounté ont été disséquées. Trois femelles infectieuses avec 4 larves infectantes ont été enregistrées. 8) Revue annuelle des acüvités de 2007 L'organisation de la revue a permis de : l) dresser le bilan des activités réalisées en cours d'année ;2) discuter des stratégies d'intervention utilisées en matière de TIDC;3) analyser les problèmes identifîés et les diffrcultés rencontrées ;4) proposer des approches de solution. Au total 54 personnes ont pris part à cette revue dont: - Le Directeur de Cabinet du ministère de la santé représentant son Excellence Monsieur le Ministre d'Etat Minishe de la Santé, - La Directrice Générale Adjointe de la santé, - Les Directeurs Centraux, - Les chefs de programmes, - Les partenaires (OMS pays, Sightsavers lnternational, APOC), - Les Directeurs régionaux et préfectoraux de la santé - Les chargés régionaux du TIDC 9) Célébration de la journée internationale de Ia yue Elle a été célébrée le 23 octobre 2008 dans la zone de Tchitchira Maison (dishict sanitaire de la Kéran). Le thème retenu était « la cécité chez les enfants ». La journée a été marquée par des consultations ophtalmologiques et soins oculaires dans sept écoles primaires. Les autorités administratives, traditionnelles et scolaires ont été sensibilisées sur les maladies cécitantes évitables (Trachome, cataractes, glaucome, avitaminose A, onchocercose). 10) Moyens mis en æuvre Le coût des activités réalisées de janvier 2008 à ce jour s'élève à 34 091 030 FCFA (tableau 3). Tableau 3 : Ressources allouées ACTIVITES ETAT ET PARTENAIRES SSI ETAT oMs PAYS/APOC TOTAL Suivi/Supervision 4 726 400 3 547 000 8 273 400 Réunion de monitorage 2 638 s00 2 638 500 Survei llance entomologique 3 146 100 2 566 000 s 712 100 Revue du PNLO 7 515 750 7 515 750 Formation sur les procédures de SSI 264 000 2 64 000 Briefing des Médecins 2 674 000 2 674 000 Célébration de la JIV s73 280 573 280 Evaluation épidémiologique 2 t49 500 2 l5l 000 2 149 500 6 450 000 TOTAL 23 104 250 6271280 4 715 500 34 091 030 40 SIERRA LEONE La principale stratégie de lutte contre l'onchocercose en Sierra Leone depuis l'année 2003 demeure l'administration de masse du médicament (AMM) à travers le traitement par I'ivermectine sous directives communautaires (TIDC), qui se veut un projet d'auto-assistance destiné aux pauvres. L'AMM pour le traitement de I'onchocercose doit, en principe prendre en charge une population d'environ 2,3 millions de personnes dans l2 des 13 districts sanitaires endémiques à l'onchocercose que compte le pays. Le PNLO n'a pas été en mesure de conduire les traitements en 2003 et2004. Toutefois, à partir du mois d'août 2005, le PNLO a mené trois tour de distribution de I'ivermectine: en mai 2006, environ 1.300.000 personnes (54,8yo de la population cible) ont été ftaitées ; en février 2007, environ 1.700.000 personnes ont été traitées (74,3yo de la population cible) ; en février 2008, environ 1.770.000 personnes ont été traitées (75,30 de la population cible). Le PNLO couvre actuellement 8.451 villages dans tous les 12 disüicts provinciaux endémiques. Au total, 16902 DCs assurent la distribution de l'ivermectine (2 DCs en moyenne par village). Selon les simulations Onchosim de I'ex Programme de lutte contre l'Onchocercose (OCP), pour interrompre la transmission de I'onchocercose, il est nécessaire d'atteindre une couverture thérapeutique d'au moins 65% et une couverture géographique de 100% pendant plus de 14 ans. Cet objectif a été atteint pour les traitements de 2007- 2008 et doit être préservé pendant les 13 années à venir. Les activités du PNLO menées en2007 ont été passées en revue en avril 2008. Tous les représentants des 12 districts endémiques à l'onchocercose ont fait des présentations sur : les activités menées en 2007 et début 2008, les résultats de la distribution de masse de I'ivermectine, les problèmes rencontrés et les éventuelles solutions à ces problèmes. Environ 2.352.586 personnes ont été ciblée et 1.770.757 ont reçu le traitement à l'ivermectine, soit une couverture thérapeutique de75,3oÂ. Tous les 8.451 villages TIDC ont été traités pour la première fois en 3 ans, soit une couverture géographique de 100%. Au total, 5.183.488 comprimés d'ivermectine ont été utilisés pour le traitement de 1.770.757 personnes et 1.090 cas d'effets secondaires bénins ont été signalés au niveau des l2 districts. Quelques contraintes ont été décelées lors de la revue : o Des zones difficiles d'accès, notamment des zones riveraines ; o Certains DC ont toujours des difficultés pour le remplissage des fiches de rapport annuel ; . Certains DC demandent des incitations pour le service rendu. Les recommandations de la revue l. Motiver les DC à travers l'attribution de certificats, le don de T-shirts, de prospectus et de badges etc., et les utiliser pour la prise en charge des MTN, du paludisme et d'autres interventions de santé.2. Mise à disposition de motos, de préférence le modèle XL l25s qui sont adaptées aux mauvaises routes et aux terrains difficiles. 3. Etendre les réunions communautaires à toutes les populations. 4. Organiser des réunions de plaidoyer avec les nouveaux bureaux des conseils municipaux et de districts.5. Poursuivre la formation du personnel de santé à tous les niveaux et des DC.6. Renforcer la supervision à tous les niveaux. Le PNLO bénéficie du soutien financier de l'état Siena Léonais, du Programme africain de lutte contre l'onchocercose (APOC) et de Sight Savers lnternational (SSf depuis décembre 2007. La lutte contre les maladies tropicales négligées (MTN) en Sierra Leone a été confiée au PNLO en 2007. Le PNLO/TvITN reçoit également des financements de la part de la « Research Triangle Institute (RTI) » à travers I'ONG Helen Keller lnternational Gil(I) pour le traitement intégré des autres maladies tropicales négligées, notamment la filariose lymphatique (FL), les géo-helminthes (STH), la Schistosomiase et le Trachome, y compris l'onchocercose. Toutes les activités sont donc menées de manière intégrée pour prendre en compte l'onchocercose et toutes les autres MTN. 4l Le PNLO a procédé à la mise en ceuvre de nouvelles activités TIDC pour l'année 2008 ; c'est ainsi qu'il a pu réaliser entre juillet et octobre 2008 les activités suivantes : Deux sessions de recyclage à l'intention des formateurs sur le TIDC ont été organisées par le PNLO à Makeni (07 - 09107/08) et à Bo (10 - 12107108). Quatre (04) membres des équipes cadres de district (incluant les médecins chefs de district et les points focaux Oncho de district) de Kono, Port Loko, Kambia, Koinadugu, Bombali et Tonkolili, ont été invités à participer au recyclage tenu à Makeni du 7 au 9 juillet 2008. Les groupes de 4 personnes par équipe cadre de district en provenance des districts de Kailahun, Kenema, Bo, Bonthe, Pujehun et de Moyamba ont été invités à participer au recyclage tenu à Bo du l0 au 12 juillet 2008. Des représentants du groupe de travail Oncho/IVITN ont pris part aux 02 sessions de formation. Il s'agit: des représentants de HKI et SSI, de « Eye Care >>, de l'école de santé, des programmes de santé et d'éducation pour la santé du ministère de la Santé et de l'assainissement, de 12 membres du personnel du PNLO/TvITN dont 8 techniciens entomologistes. Chaque session de formation a duré 3 jours. Le programme de formation était axé sur les questions opérationnelles telles que les problèmes soulevés au niveau des districts lors de la conduite des activités TIDC précédentes et les dispositions à prendre pour éviter ces difficultés à l'avenir. De nouvelles questions relatives à l'intégration du traitement de l'onchocercose et de la FL au niveau des districts, ont fait l'objet de discussions. Les formulaires utilisés pour le TIDC ont également été révisés pour tenir compte du traitement de la FL. Le PNLO a formé, du 12 au 22 juillet 2008, tous les 800 agents des unités de soin de santé périphérique travaillant dans les 12 districts où l'onchocercose est endémique grâce aux financements de I'APOC, SSI et RTVHKI. La formation des agents des unités de soin de santé périphérique au niveau des differents districts a duré 3 jours par session etaété assurée par les membres de l'équipe cadre de district ayant pris part aux séances de formation des formateurs. Le programme mis en æuvre et la méthodologie utilisée étaient identiques à ceux utilisés pour la formation des formateurs. Les formulaires qui avaient été révisés pour tenir compte du traitement de la FL lors de la formation des formateurs ont fait l'objet de discussions. Les membres du PNLO ont assisté à toutes ces séances de formation entant que facilitateurs complémentaires. Etant donné que le TIDC vient d'être mis en place pour la première fois en Sierra Leone, ily a nécessité de tenir des réunions dans les villages TIDC. Ceci dans l'optique de renforcer les connaissances des différentes communautés sur le TIDC et de les impliquer à jouer le rôle principal dans la distribution de l'ivermectine qui doit se faire une fois l'an, pendant au moins l5 ans. A cet égard, le PNLO a organisé entre le 23 juillet et le 6 août 2008 des réunions dans 7.645 villages au niveau de I I districts endémiques. De nombreux problèmes concernant les communautés ont été découverts au cours du dernier cycle du TIDC: - Un taux élevé de refus en raison de l'attitude de « attendons voir » des populations provoquée par les effets secondaires qui sont survenus dans certaines communautés ; - Les DC demandent maintenant qu'on leur octroie des incitations sous une forme quelconque, car les promesses faites par les communautés lors des précédentes distributions n'ont pas été tenues. A ce propos, les agents de santé des districts ont organisé des réunions communautaires dans les villages pour tenter de trouver des solutions à toutes ces difficultés et s'assurer que de nouveaux DC ont été sélectionnés dans les communautés où certains DCs avaient refusé de distribuer l'ivermectine lors de la dernière distribution. Ces activités se sont déroulées sous la supervision et le suivi des responsables des districts, des représentants des organisations de soutien telles que HKI et SSI, ainsi que le PNLO. 42 Les agents ne relevant pas du ministère de la santé mais affectés au PNLO ont reçu des salaires pour les mois de janvier à mai 2008. Des rémunérations forfaitaires ont également été versées au responsable du Programme et à certains membres du PNLO pendant la même période. Les quatre (04) véhicules de I'OMS/SZ dont dispose toujours le PNLO ont fait l'objet de dépannage et d'entretien. MALI 1) Introduction Les activités de surveillance et de lutte contre l'onchocercose au Mali ont porté essentiellement en 2008 sur la surveillance/ évaluation épidémiologique, le traitement des communautés par l'ivermectine, la surveillance entomologique, le renforcement des capacités des services de santé et la recherche : 2) Surveillance/évaluation épidémiologique Une trentaine de villages indicateurs ont été suivis en 2008 sur les bassins suivants: Niger et affluents, Banifing II et fV, Baoulé Est et Ouest, Bagoé. 5996 personnes ont été examinées sur l'ensemble des bassins. Les prévalences et microfilariennes obtenues sont nulles au niveau des communautés (Annexe 4d). les Charges 3) Traitement à I'ivermectine sous directives communautaires (TIDC) 3425 sur 3524 villages sous TIDC ont été traités par l'ivermectine dans le cadre de la mise en æuvre des activités de lutte contre les Maladies Tropicales Négligées (MTN). Notons que 99 villages tests retenus les besoins de l'étude sur la faisabilité de l'élimination de l'onchocercose par l'ivermectine n'ont pas reçu de traitement. Le taux global de couverture thérapeutique obtenu en 2008 est de 78,7Yo (Annexe 3e). Plus de 6000 Distributeurs communautaires d'ivermectine sont disponibles. Environ 4946 046 comprimés d'ivermectine ont été distribués pour le traitement des communautés. 4) Surveillance entomologique Des captures normalisées suivies de dissections et des captures en vrac de simulies ont été faites dans le bassin du Niger aux points de capture de Tienfala et de Pont Faya du l"' juillet au 31 octobre 2008. Sur un total de 38873 simulies capturées, 5369 ont été disséquées et 30 femelles infectieuses ont été enregistrées avec 58 larves infectantes (L3 Tête). 34504 femelles ont été mises en en alcool et envoyées par DHL au labo ADN du MDSC. Les taux d'infectivité et les résultats d'identification des larves infectantes sont attendus (Annexe 5c). 5) Renforcement des capacités des services de santé et des communautés Des sessions de formation/recyclage ont été organisées à l'intention du personnel socio-sanitaire et des agents communautaires dans le cadre de la mise en æuvre des MTN. Les supervisions, les revues périodiques après les campagnes de traitement des MTN et la revue annuelle organisées ont permis d'évaluer les activités. Le PNLO a été équipée en matériel technique et informatique pour la surveillance de l'onchocercose 43 6) Moyens mis en æuvre a. Finances L'Etat et ses Partenaires habituels (OMS/AFROPOC, SSI, OPC) ont contribué à la lutte contre l'onchocercose pourenviron 24744 380 FCFA. L'USAID/HKI a mobilisé 540 000 0000 FCFA pour soutenir le traitement de masse intégré contre les MTN. b. Ressources humaines Les équipes du PNLO ont collaboré avec les équipes des régions, des districts et des communautés pour la mise en æuvre des activités. c. Logistique Les véhicules hérités de l'ex OCP et ceux disponibles pour les études sur la faisabilité de l'élimination de l'onchocercose par l'ivermectine ont été mis à profit. Une Toyota Hilux tout terrain et une soixantaine de vélos viennent d'être fournis au PNLO par l'APOC. 7) Contraintes Elles sont essentiellement : -L'insuffisance et le retard de mobilisation des fonds de l'Etat et de certains partenaires pour la mise en ceuvre des activités de surveillance de l'onchocercose aux périodes indiquées dans les plans opérationnels ; -L'insuffisance et la vétusté de la logistique au niveau de la coordination du Programme national de lutte contre l'onchocercose ; -L'instabilité de certains distributeurs communautaires, la réticence de certaines communautés à la biopsie cutanée et le retard dans l'acheminement des résultats de traitement à l'ivermectine des communautés aux services de santé 8) Conclusion Les résultats obtenus dans le cadre de la surveillance et la lutte contre l'onchocercose sont encourageants en 2008. Cependant, des efforts restent toujours à fournir pour la levée des contraintes sus mentionnés en vue de sauvegarder les acquis de l'ex OCP. Pour ce faire, le financement de l'ensemble des activités programmées dans les différents plans opérationnels (P.O.) des services de santé pour lutter contre l'onchocercose devra être assuré et rendu disponible à tous les niveaux. DISCUSSIONS SIIR LE POINT F (suite) Les points suivants ont été relevés suite aux débats qui ont suivi les différentes présentations - La Directrice de I'APOC a fait remarquer que les présentations globalisées des résultats du TIDC masquent les villages qui ont de faibles taux de couvertures et suggéré qu'à l'avenir les coordonnateurs fassent ressortir lors de leurs présentations, les villages et hameaux qui ont de faibles taux de couverture thérapeutique et les zones qui ont un faible taux de couverture géographique. Ceci permettra de cibler les communautés qui ont besoin d'un appui supplémentaire pour relever leurs taux de couvertures. - Les dernières évaluations épidémiologiques au Togo ont montré une tendance générale à la baisse des prévalences dans tous les villages frontaliers du Ghana où la situation n'était pas bonne auparavant. Dans le 44 village de Mô à Mô, 8 nouvelles personnes positives ont été trouvées lors de la dernière évaluation. Il a été demandé au Coordonnateur de vérifier si ce sont des cas incidents ou non. - Suite au vieillissement des techniciens entomologistes et au nombreux départs à la retraite dans les pays de l'ex OCP, APOC et le MDSC sont entrain de préparer des formations de courtes durées à la base de l'antenne des Nations Unies à Kara pour assurer la relève. Un certain nombre de pays ont été contactés pour présenter des candidats. Il a été demandé aux managements de I'APOC et au MDSC de bien planifier ces formations de sorte que tous les pays endémiques APOC et OCP puissent en bénéficier. Notons que seuls le Togo et le Bénin disposent d'un pool de techniciens entomologistes formés par I'OMS I SV de 2003 à2007 . - Au Sénégal, tous les villages TIDC prévus ont été traités et le taux de couverture géographique est de 100%. Concernant l'évaluation épidémiologique, seules 68,2yo des populations ont pu être examinées. En 2009, il a été prévu d'inclure une activité de sensibilisation avant I'organisation des prochaine évaluations afin d'augmenter le taux de participation des populations. G. FINAI{CEMENT DES ACTTVITES CONTRIBUTION DES PARTENAIRES DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE: La Directrice de I'APOC a introduit sa présentation par un rappel à l'intention des nouveaux coordonnateurs les concepts clés en matière de TIDC que sont: Le plein pouvoir aux communautés dès le commencement de la lutte, l'appropriation communautaire, la nécessité d'établir un partenariat entre tous les acteurs (Communautés, personnel médical, partenaires, ONGD), l'engagement des Etats qui ne doit plus se limiter à la simple signature de protocoles, mais au respect des engagements pris. Car tout ceci contribue à la durabilité des interventions. Elle a parlé également du rôle bien défini et des responsabilités des donateurs. Ainsi pour jouer pleinement leur rôle, les donateurs ont mis en place le fonds fiduciaire qu'ils alimentent de sorte qu'en cas de défaillance d'un membre, les fonds sont toujours disponibles pour la conduite des activités. Concernant l'adoption de la stratégie du TIDC, la Directrice de l'APOC a expliqué qu'avant 1994 beaucoup de programmes ont mené des activités au profit des communautés sans que celles-ci soient véritablement impliquées. Mais avec l'avènement de l'ivermectine, il fallait distribuer le médicament à plusieurs milliers de personnes. On s'est alors rendu compte de l'insuffisance du personnel de santé qui ne peut pas à lui seul atteindre toutes les communautés bénéficiaires souvent difficiles d'accès, de la faiblesse des systèmes de santé, de la durée des traitements de masse dans le temps, des moyens limités des ONGD et de la fatigue des donateurs. Ainsi à travers des activités de recherche opérationnelle, l'on s'est rendu compte que des communautés organisées et autorisées à faire la distribution du médicament ont enregistré d'excellents taux de couverture. En d'autres termes, les interventions sanitaires entreprises au niveau communautaire sous la direction de la communauté elle-même était plus efficace. Cette façon de procéder était donc plus durable, la seule faiblesse notée concernait l'élaboration des rapports de traitement. Ceci a justifié l'adoption de cette stratégie par l'APOC et l'OCP pour la distribution de l'ivermectine. Que doivent financer les gouvernements ? Chaque Gouvernement a signé un protocole d'accord avec les autres partenaires qui lui impose un cofinancement des activités. Dans ces conditions, les systèmes de santé des pays devraient pouvoir allouer des fonds pour les activités TIDC dans leur budget courant. Les Coordonnateurs oncho sont donc invités à faire le plaidoyer auprès des responsables sanitaires des districts, régions et gouvernements locaux pour l'intégration des activités de surveillances et de lutte contre l'onchocercose dans leur plan d'actions et budget. Concernant le financement des Projets TIDC des pays APOC, APOC cofinance le projet pendant les 5 premières années. Durant cette période de 5 ans, le fonds fiduciaires de I'APOC finance au moins 75% du budget annuel du projet. Les Etats et les NGDOs Partenaires prennent en charge les 25%o. Après cette période de 5 ans, l'évaluation du projet est faite et 3 années supplémentaires sont accordées pour assurer la durabilité. Ces 3 ans sont capitales car la sauvegarde des acquis dépend de l'engagement des gouvernements. 45 En effet la contribution des états est destinée à un certain nombre d'activités dont l'acquisition et la livraison du Mectizan, l'appui à la formation et au recyclage du personnel de santé et des DCs, la supervision, le monitorage et l'évaluation par le personnel de santé, le recensement et la mise à jour des données, le cofinancement des réunions oncho-MTN, la prise en charge des cas d'effets secondaires, I'IEC et le développement du matériel d'IEC etc. Notons que les fiois groupes d'indicateurs essentiels pour garantir la durabilité d'un projet TIDC sont: l) la formation/recyclage, l'éducation pour la santé, la sensibilisation et Ia mobilisation ; 2) l'approvisionnement et la dishibution du Mectizan; 3) le monitorage et la supervision. La contribution des états aux activités essentielles de lutte contre l'onchocercose de 2005 à 2007 aété très en deçà des attentes en ce sens qu'en 2005, pour un montant de 6,891,137 US$ prévu, seuls 1,638,933 U$ ont été débloqués, en 2006 pour un montant de 9,070,484 US$ prévu, seuls 1,570,107 US $ ont été débloqués et en2007 pour un montant de 7,314,283 prévu, 1,450,886 US$ ont été débloqués. En revanche, le salaire du personnel est régulièrement payé et est même en augmentation. Il apparaît très clairement que si le nombre du personnel de santé est en augmentation, les gouvernements ne leur donnent pas suffrsamment de moyens pour la conduite des activités clés du TIDC. On note toutefois, un accroissement de 38% de la contribution des Etats entre 2005 et2007. DISCUSSIONS SUR LE POINT G Les débats qui ont suivis cette présentation ont porté sur : - La nécessité de présenter la communication de la Directrice APOC aux Ministres de la Santé en vue de les sensibiliser. II a été suggéré que le Forum d'Action Commune (FAC) prévu au mois de décembre constitue une bonne opportunité car à l'avantage de réunir tous les ministres de la santé et les donateurs. A cet effet, la Directrice de I'APOC a recommandé aux coordonnateurs de s'accorder avec les représentants de I'OMS de leurs pays respectifs afin que ceux-ci sensibilisent les ministres pour assister effectivement à cette rencontre. Aussi, en accord avec l'Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS), la tenue de l'assemblée des Ministres de la Santé pourrait également constituer une autre opportunité. - Le financement de quatre pays de l'ex-OCP par I'APOC : La Directrice de I'APOC a assuré les coordonnateurs oncho de la Côte d'Ivoire, du Ghana, de la Siena leonce et de la Guinée Bissau du soutien du programme jusqu'en 2012 et a indiqué que cela constitue une opportunité pour ces pays de revitaliser les activités TIDC. - Concernant le financement des projets APOC, la Directrice a expliqué que le programme donne le maximum de support les 5 premières années. Pendant cette phase de 5 ans, les financements APOC diminuent graduellement pour permettre aux pays de prendre progressivement la relève. Au cours des 3 dernières années complémentaires (6"'" à la 8"'" année), seuls les équipements sont pris en charge. Le programme ne finance plus les trois groupes d'indicateurs essentiels parce qu'il recherche la durabilité. Il appartient aux pays d'assurer le financement de ces activités clés. Mais lorsqu' on observe une baisse des taux de couverture de certains projets, on initie ce qu'on appelle « l'initiative spéciale avec le pays « (the special country initiative) qui permet au programme de financer un certain nombre d'activités dont la sensibilisation, la formation/recyclage des DC pour augmenter leur nombre et leur efficacité etc. Ceci pour aider le projet à ne pas s'effondrer complètement. H. PLAI\S D'ACTIONS ET BUDGET 2OO9 DANS LE CADRE DU MAINTIEN ET DU R"ENFORCEMENT DES ACQUIS DE LA LUTTE Tous les Coordonnateurs nationaux des pays de l'ex-OCP, à l'exception du Mali et de la Sierra Leone absents, ont tour à tour présenté leurs plans d'actions et budget (Annexe 6). DISCUSSIONS SUR LE POINT H Les discussions suite à ces présentations ont porté sur les points suivants : 46 - La nécessité de faire approuver les budgets par les partenaires ciblés, mais également de faire inscrire par les districts sanitaires les activités du TIDC dans leurs plans d'action. - La nécessité de tenir compte des points faibles notés en 2008 pour mieux planifier les activités 2009. Si on procède de la sorte, on a des éléments forts pour convaincre les diftrents partenaires. Ceci, permet également d'envisager des actions correctrices à travers les plans d'action pour régler ces problèmes. - Le Dr Yaméogo a rassuré les coordonnateurs que le progiciel de gestion des données TIDC initié par lesSZ est toujours d'actualité et que le progamme APOC prendra les dispositions pour Ie mettre à la disposition des pays dès sa finalisation. - II a été demandé au représentant du Ghana d'évaluer le coût de la mise à jour de la carte REMO dans le pays. - La Coordonnatrice du PNLCé de la Côte d'Ivoire a indiqué que le budget du PNLCé est composé d'une rubrique fonctionnement et d'une rubrique équipement. Les activités de terrain ne sont pas prises en compte. - La structure de coordination de la lutte contre l'onchocercose au Niger n'existe pratiquement pas. En effet, le programme de dévolution de la lutte contre l'onchocercose ne fonctionne pas depuis ces trois dernières années par manque de financement. - La Directrice de I'APOC à poser le problème de la gestion des vélos octroyés aux distributeurs communautaires. Elle a demandé aux participants de définir des critères transparents d'affectation de ces vélos aux distributeurs pour ne pas créer des frustrations prejudiciables aux activités TIDC. plusieurs suggestions ont été faites : l) attribués les vélos aux DCs des districts sanitaires les plus méritants; cet esprit de compétition pourrait alors inciter les autres districts à s'améliorer; 2) aux DCs les plus anciens ; 3) âux DCs ayant plusieurs communautés à charge ;4) aux DCs éloignés des structures sanitaires. I. CO-IMPLEMENTATION COMME ELEMENT DE DURABILITE DU TIDC ET RENFORCEMENT DES SERVICES DE SANTE CAMEROUN 1) Introduction L'onchocercose est la troisième cause de cécité au Cameroun. Plus de 9 000 000 personnes vivent dans les zones à risque d'onchocercose dont environ 6000 000 de personnes infectées. Un total de 15 projets TIDC couvre 105 districts sur les 174 que compte le Cameroun. Toutes les dix provinces du pays sont endémiques à l'onchocercose à des niveaux d'endémicité variable. 2) Co-implémentation et durabilité Les activités TIDC dans une région donnée sont jugées durables lorsqu'elles se poursuivent de façon efficace, qu'elles assurent un taux élevé de couverture, qu'elles s'intègrent au sein des services de santé existants, qu'elles reflètent une forte appropriation communautaire et ce, tout en utilisant les ressources mobilisées par la communauté et le gouvernement. Au Cameroun,22 508 DCs ont été recensés en 2008 dans les l5 projets TIDC. Concernant la distribution du Mectizan, le gouvernement a opté depuis 2002 pour la motivation des DC. Mais ces motivations n'arrivent pas toujours à temps. En revanche, les DCs dans les autres programmes de santé à base communautaire bénéficient de la motivation allouée par ces programmes. La co-implémentation permet donc de favoriser la durabilité du TIDC et des autres programmes de santé. 47 MALAWI l) Introduction Le Programme de lutte contre l'onchocercose du Malawi a démané en 1984. Durant les premières années, le programme a mis l'accent sur le recensement des personnes touchées par la maladie, les taux d'infection, l'identification des espèces de vecteur impliquées dans la transmission de la maladie et la formulation de recommandations relatives aux mesures de lutte à soumettre au Ministère de la Santé (MinSan). Avec l'introduction de I'ivermectine (Mectizan@) suite aux essais entrepris de 1987 à 1990, la distribution de masse a débuté dans le district de Thyolo en 1991 et dans celui de Mwanza en 1993. Avec l'appui de I'APOC, la Cartographie épidémiologique rapide de l'onchocercose (REMO) a été conduite en 1997. Les résultats de cette enquête ont montré qu'en dehors de Thyolo et de Mwanza/Neno, la maladie sévissait dans les environs des districts de Mulanje, de Phalombe, de Blanÿre, de Chiradzulu et de Chikwawa. En 2000, les activités du programme de lutte contre l'onchocercose se sont étendues à partir de Thyolo et Mwanza aux projets d'Extension comprenant les districts de Mulanje, Phalombe, Blantyre, Chiradzulu, et Chikwawa. 2) Partenariat Le GTNO du Malawi, qui coiffe le programme est constitué du Ministère de la Santé et d'autres partenaires tels que Sight Savers International (SS!, l'association des sociétés de culture de thé du Malawi, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Pendant les 8 dernières années, les sociétés de culture de thé dans les districts de Mulanje et de Thyolo ont fait de manière active le traitement au niveau de leurs domaines. La distribution du Mectizan au niveau des domaines des sociétés de culture de thé se fait par des volontaires formés par le personnel de santé des cliniques des différents domaines avec l'assistance du coordonnateur Oncho du District. 3) Circuit d'approvisionnement et de distribution La commande du Mectizan est faite auprès de Merck par le secrétariat du GTNO. Après réception du Mectizan à la Coordination nationale, les comprimés sont acheminés à la pharmacie de Blanÿre (DHO). Notons que c'est auprès de la pharmacie de Blanÿre que tous les districts s'approvisionnent en quantité d'ivermectine nécessaire pour les traitements dans leurs zones respectives. A partir du niveau district, le Mectizan est distribué aux différentes structures sanitaires les plus proches des communautés. Les assistants sanitaires (qui sont les superviseurs directs des DC) prennent livraison du Mectizan au niveau des structures sanitaires et les DC à leur tour enlèvent le mectizan auprès de ces demiers qui se trouvent dans les communautés. 4) Supervision Les supervisions se font aux niveaux national, districts, des centres de santé et au niveau des DC 5) Réunions du GTNO Les réunions du GTNO se tiennent trimestriellement. En ce qui concerne l'année 2008, les réunions seront tenues en janvier, avril, juillet et en octobre (à tenir en novembre en raison de la présence des visiteurs d'APOC). 48 6) Succès/Réalisations ' Les couvertures géographique et thérapeutique sont maintenues respectivement à 100% et ù 65% depuis 200a @ig.l). Fig. l: Couvertures géographique et thérapeutiques des projets TIDC du Malawi (2004-2007) il o 7l) âm ESgut !19 Therap rullc covuagr p cr d btrlcl 12001.2007) (Cwverturc geqraph I que) § "C "."-§".§ §"".". 0rdIds ' Les traitements se poursuivent sans interruption depuis 1997 pour Thyolo/Tvlwanza et 2000 pour les projets d'extension. . La contribution financière de l'état est assurée. ' Les districts sont à même de planifier et de financer les activités de lutte contre l'onchocercose (intégration) ' La détermination des coordonnées géographiques de tous les villages sous TIDC est achevée. 7) Défis Turnover du personnel de santé; I DC au service d'une population d'un peu plus de 100 personnes ; Formation des nouveaux agents de santé. 8) Opportunités Disponibilité d'agents des structures sanitaires de première ligne au niveau communautaire qui augmentent le niveau de supervision des DC. Partenaire ONGD NIGERIA l) Résumé de la présentation a Les programmes de lutte/élimination/éradication uni-pathologique mis en Guvre de façon verticale étaient la norne par le passé. Bien que des succès aient été enregistrés, la mise en Guvre des programmes auraient pu être réalisée de façon efficace et plus rentable avec plus d'interventions accessibles aux ultimes bénéficiaires. La mise en æuvre conjointe dans le pays a été facilitée par les facteurs suivants : o La mise en place et l'adoption de la stratégie du TIDC ; o Le changement par la communauté donatrice d'orientation allant de programmes à maladie unique à un programme intégré avec plusieurs pathologies comme approche; o Le Pool des ONGDs (ajouter d'autres programmes pour soutenir les programmes actuels bénéficiant d'assistance à mesure que les donateurs montrent des signes de lassitude) ; tThÿn. tExtrmrn T hcrap cutlc coyrr.g. (2004.2007)(CanrctuuetlÉnpafique) 20M 2m5 æ05 2007 Y0ilg 100 80 a P60 5aog !20 0 49 I r o L'initiative de l'APOC à convoquer differentes réunions sur l'intégration et la co-implémentation ;r Les réformes du secteur de Ia santé au Nigeria a vu la mise en place d'une DivisionÆranches à vocation de promouvoir l'intégration/co-implémentation (à titre d'exemple: MTN; l'élimination de la filariose lymphatique fusionnée avec le programme Oncho) ainsi que la mise en place du comité de pilotage des MTN (avec ses termes de réference). Le Ministère de la Santé, notamment au niveau fédéral, est actuellement la force motrice de la co-implémentation. 2) Situation actuelle l. La FL et I'Oncho sont conjointement mises en ceuvre dans 3 états du pays (Ondo, Osun, Ekiti). 2. La supplémentation en Vitamine A (SVA) et la lutte contre l'Oncho sont conjointement mises en æuvre (de façon sporadique dans certain cas) dans 12 états. 3. La Flll'Onchocercose /la Schistosomiase /la SVA /la MI sont co-implémentées dans 2 états (Plateau & Nasarawa). 4. L'IDC est en cours d'expansion (SVA/ Oncho /PCDP/I\4D dans 3 états (Taraba, Kaduna, Oyo). 5. La Schistosomiase/l'Onchocercose sont conjointement mises en æuvre dans l'état du Delta.6. Des enquêtes de base sont en cours de réalisation sur la FL/ la Schistosomiase /les géo-helminthes dans 3 états. 7. La cartographie intégrée de la Schistosomiase/du Trachome /de la FL est effectuée dans 2 états (Plateau & Nasarawa). Les succès enregistrés comprennent . L'augmentatiotÿmaintien des taux de couverture de la lutte contre l'onchocercose ; o Un regain d'intérêt des populations cible qui se lassent de la même histoire de prise de Mectizan ; . Implication de plus d'agents de santé dans le processus du TIDC ; . Une sensibilisation accrue sur la stratégie de I'IDC qui est le moteur des interventions à base communautaire. . Accès accru des populations pauvres aux services de santé; o De grosses économies faites dans la mise en æuvre du programme. 3) Plans futurs Nos plans pour l'année 2009 sont axé sur l. la co-implémentation du paludisme et la distribution de l'ivermectine dans 9 états assistés par la Banque Mondiale dits'Booster states' (MyPCPD/Oncho) 2. Distribution de masse du médicament pour l'OnchoÆL en faveur de l2 états (OAT: 7,5 Millions) 3. L'IDC à mettre en æuvre dans toutes les régions des 3 états focaux, et éventuellement à initier dans 3 autres états contigus. 4. La co-implémentation du traitement de la Schisto et les géo-helminthes avec la lutte contre la FL/Oncho dans 3 états 5. La mise en æuvre conjointe du programme Trachome (distribution du Zithromax) dans 2 états supplémentaires. Les défis à relever sont . La disponibilité des approvisionnements en quantités suffisantes et en temps opportun ; . La difficulté de gestion lorsque plusieurs programmes sont conjointement mise en æuvre dans différentes parties d'un projet ; . Le volume du travail et la demande d'incitations à tous les niveaux ; o L'insuffisance de financement. 50 En dépit de ces difficultés, il existe des opportunités que nous envisageons de saisir dans le cadre de I'intégration et de la co-implémentation, notamment : l. La politique relative aux MTN devant être présentée au conseil national de la santé du 17 au 2l novembre 2008 ; 2. Les MTN, notamment I'ulcère de Buruli, la Trypanosomiase humaine africaine, la Schistosomiase, les géo-helminthes et le Trachome font actuellement partie du système intégré de riposte et de surveillance des maladies. 3. Les DC ont été utilités au cours des journées de vaccination pour la recherche intensive de cas de ver de guinée dans plus de 50.000 communautés. 4. La campagne annuelle de vaccination contre la rougeole est capitalisée pour la distribution des MI en engageant les DC. 5. Manuel de formation intégrée pour les MTN (en cours d'élaboration) 6. Plan stratégique de 5 ans pour les MTN (en cours d'élaboration) CENTRAFRIQTIE l) Introduction L'onchocercose est endémique dans l0 des 16 préfectures de la RCA. I 500 000 de personnes sont à risque et 5014 communautés sont sous TIDC. Suite aux troubles militaro-politiques entre 2001 et2003,les activités TIDC ont connus des perturbations. Ainsi les bases de durabilité du TIDC n'ont pu être instaurées. Entre 2003 et 2006, tous les partenaires ont suspension leur financement. C'est seulement après la visite du Directeur APOC en 2007 que les partenaires ont repris les financements pour relancer les activités. 2) Co-implémentation La co-implémentation d'autres interventions de santé avec le TIDC a été expérimentée en RCA entre 2001 et2002 avec I'UNICEF. Elle a concerné l'administration de la vitamine A couplée à l'Ivermectine dans les communautés sous TIDC. Les évènements militaro-politiques entre 2001-2003 ont entraîné un changement de shatégie et de cibles pour l'Unicef, notamment les interventions d'urgence dans les zones touchées par les conflits jusqu'à ce jour. La co-implémentation a été abandonnée au profit des journées nationales de vaccinations où la vitamine A est administrée. 3) Situation actuelle de la co-implémentation Un Plan stratégique de mise en æuvre de la lutte contre les MTN en RCA par le PNLO (onchocercose, filariose lymphatique, trachome, schistosomiase et géo-helminthes) a été élaboré en 2007. Le programme National de Lutte contre les Maladies Tropicales Négligées a été crée en juillet 2007 . Ce programme a été piloté par le Coord.Nat.lPNLO avant la nomination d'un Coord.Nat.À4TN. En juin 2008, une cartographie partielle des MTN dans 8 des 16 préfectures de la RCA a été réalisée. Des modules de formation sur la chimio-prévention des MTN ont été également élaborés selon l'approche TIDC. 5l 4) Plan d'action 2009 ll est prévu : . de finaliser la cartographie des MTN dans les 8 autres préfectures ; . I'administration conjointe de la chimio-prévention contre les MTN. 5) Conclusion Avant de co-implémenter d'autres interventions de santé, il faut un TIDC bien installé. C'est à cela que s' atèle la République Centrafr icaine aujourd' hui. OUGANDA 1) Historique L'endémie onchocerquienne sévit dans 27 districts de l'Ouganda. Plus de 2 millions de personnes sont à risque et S. neavei s. s. est à l'origine de 85%o de la transmission. 2) La stratégie de I'Ouganda pour assurer l'élimination : ' Le traitement semi-annuel et annuel à l'ivermectine en utilisant l'approche sous directives communautaires; L'élimination du vecteur là où cela est faisable ; La lutte antivectorielle ciblée là où cela est nécessaire, en vue de mettre la pression sur le vecteur 3) La mise en æuvre conjointe avec les << journées de l'enfant » en 2008 ' Le traitement à l'Albendazole : dans les districts de Mbale, Kanungu, Kisoro, Kabale et de, Manafiva ; ' Le traitement de la FL par l'Albendazole : 144.325 personnes ont été traitées dans le district d'Adjumani eI149.896 personnes traitées dans le district de Moyo avec des couvertures respectivement de 82,9Yo et de 76,0 Yo. ' La supplémentation en Vitamine A à Kabale, Kanungu, Kisoro, Mbale et à Manafiva. Le nombre d'enfants traités était respectivement de 4.090; 7.138; 5.607;6.907; et 5.186 ' D'autres domaines d'intervention étaient, entre autres l'épidémiologie et le programme Paludisme. 4\ Réalisations L'élimination par la lutte antivectorielle du foyer de Victoria Nile ; L'élimination du vecteur réalisée dans certains foyers isolés (Itwara dans les districts de Kabarole et de Kyenjojo) avec l'assistance du GTZ et de I'APOC. L'élimination du vecteur réalisée dans le foyer de Mpamba-Nkusi à Kibaale, avec l'assistance de I'APOC. La couverture thérapeutique est maintenue à >70yo de la population totale pendant les l0 dernières années. L'onchocercose n'est plus un problème de santé publique (prévalence de nodules <z\yo, et de mf <40%). a a 52 r..tro)+Xltod FoC[t W.t o o -ÿ I oail o o o&D FErt o o o ooW [üor Fe[ro o M. Fæor ArL hiranioLrt4rc dt l'oacloæ* a A.tan& nrfmtlalo1æ'ub Ombcccrdrdr Epldcdolcjcd lrlep olUgrrrlr shorlry lrohbd lod KEY Légende Nr Pædt turird.E ltwn lrms DtPs 2@5 Crmù Forr ish.d fri wll æu4 N.afüb ù;bco1.*irntüi.r ,-sûtalbn cotryùlruntu \ndori! llih Iru .liliDts{ Ehæû ou prior lfir 19æ 5) Principales questions à prendre en compte : Après une décennie de traitement annuel à l'ivermectine : o Il existe toujours des enfants de plus de 10 ans et des adultes qui sont infectés; o de ieunes enfants sont toujours infectés, preuve que la transmission se poursuit ;o Il existe toujours de vers femelles inséminés ; . Et il existe un pourcentage important de vers mâles et femelles vivants, ce qui indique que cesser le traitement annuel peut provoquer la recrudescence de I'onchocercose. DISCUSSIONS ST'R LE POINT I Obseruations et discutions suites aux présentations des pays ApOC : Chaque pays dans sa présentation a fait un rappel de la situation épidémiologique des maladies tropicales négligées, le point sur le niveau d'intégration des activités de l'onchocercose avec d'autres programmes de santé et les résultats enregistrés, les difficultés et les contraintes rencontrées. Il ressort de ces présentations que les pays sont à différents niveaux d'avancement par rapport à la co-implémentation. Là nature des activités intégrées varie d'un pays à l'autre. Il est également apparu que la stratégie de co-implémentation des activités est beaucoup plus répandue qu'on ne le pensait et que le TIDC en a servi de locomotive généralement. Les discussions ont permis d'apporter des clarifications par rapport au système de motivation des distributeurs communautaires mis en place par le Gouvernement du Cameroun, l'état d'avancement des activités prévues par le gouvernement du Malawi dans la zone de Zomba, et celles prévues par la République centrafricaine (RCA) dans les zones de Zinga et Bwale. La Directrice de I'APOC a demandé au représentant du Malawi de faire parvenir à APOC les données de base sur les prévalences de l'onchocercose dans les zones de Mwanza et Thylo, ainsi que le début des traitements à l'ivermectine dans ces zones. Elle a en outre informé le coordonnateur du programme de la RCA que son pays fera désormais partie des pays « post conflit ». 53 l ,'_'-,.',,1 J. APPII DES PARTENAIRES AIIX ACTTYITES DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE EN 2OO8 ET PREVISION PO[]R LA PERIODEaOO9-20I? OOAS 1) Introduction La lutte contre I'onchocercose reste une priorité pour I'OOAS, qui souhaite qu'elle le soit également pour les pays. Pour cela, I'OOAS est prête à faire le plaidoyer nécessaire à tous les niveaux pour : . Une meilleure appropriation par les pays ; . La mobilisation des ressources ; . Le maintien de l'engagement des partenaires. 2) Axes d'intervention L'OOAS vient d'élaborer un second plan stratégique pour la période 2009-2013. Ce plan met surtout l'accent sur l'appui aux membres de la CEDEAO et cible par opposition au premier plan stratégique des programmes et non des maladies. 3) Orientations stratégiques Le plan stratégique 2009-2013 est bâti autour de quatre orientations stratégiques : l. Appui à l'amélioration de la qualité dans les systèmes de santé ;2. Appui à l'amélioration de la couverture sanitaire dans la sous région ;3. Appui au développement d'un financement durable de la santé ;4. Développement institutionnel de l'OOAS. 4\ Programmes prioritaires Les orientations stratégiques ont été traduites en 9 programmes prioritaires : . Programme - Coordination et Harmonisation des politiques de santé ; . Programme - Information sanitaire ; . Programme - Développement de la recherche ; . Programme - Promotion et Diffusion des bonnes pratiques ; . Programme - Développement des ressources Humaines en santé ; . Programme - Médicaments et Vaccins ; . Progtamme - Médicine traditionnelle ; . Programme - Diversification des mécanismes de financement de la santé ; . Programme - Renforcement des capacités institutionnelles de l'OOAS. 5) Appui aux activités de lutte contre l'onchocercose Depuis 2005, I'OOAS a eu une seule ligne budgétaire pour la lutte contre I'onchocercose : Collaboration avec APOC et les autres partenaires pour la coordination de la lutte contre l'onchocercose en Afrique de l'Ouest. Ligne budgétaire qui a permis la participation de I'OOAS aux différentes rencontres et pour le cas spécifique de 2008 au co-financement de la première réunion postSIZ des coordonnateurs des pays ex-OCP. 54 6) Priorités - Perspectives L'OOAS s'est particulièrement intéressé . Au développement des ressources humaines ; ' Au renforcement des capacités en particulier dans le cadre de la formation et le recyclage des entomologistes ; la formation à I'utilisation du Système d'lnformation Géographique (SIG) ; ' A la coordination et au suivi de la tenue régulière des réunions transfrontalières pour les activités de surveillance de l'onchocercose. L'établissement d'un cadre formel de collaboration avec I'APOC et le MDSC est une priorité pour I'OOAS pour la diversification des activités avec I'APOC et multiplier avec le MDSC les domaines de collaboration au-delà de la lutte contre l'onchocercose. Déjà avec le programme OCP, un niveau de contrôle satisfaisant de l'onchocercose avait été obtenu dans le sous région. Ces résultats ont été consolidés dans le cadre des SZ par I'APOC. Les résultats bien que préliminaires sur l'élimination de l'onchocercose par l'utilisation de l'ivermectine est une nouvelle source d'espoir pour que l'onchocercose ne soit plus qu'un souvenir. L'OOAS souhaite donc aller avec l'ensemble des partenaires au-delà du contrôle, pour s'engager résolument dans une dynamique d'élimination de l'onchocercose. MDSC Le Directeur du MDSC a précisé que le rôle du MDSC est la surveillance. Il est revenu sur le rôle du laboratoire de biologie moléculaire, la collaboration avec TDR pour l'étude de la faisabilité de l'élimination de l'onchocercose en Afrique de l'Ouest, la collaboration avec I'APOC pour la conduite des études de mouvements simulidiens transfrontalières Nigéria-Bénin et le développement des outils de surveillance. Il a souligné le rôle que pourrait jouer le Centre dans la formation et le recyclage des techniciens entomologistes en cours de programmation. Toutefois, le Directeur du MDSC a indiqué que le centre est dans une phase de transition institutionnelle. Mais dès que ces réformes institutionnelles pour l'établissement d'un nouveau centre seront terminées, le MDSC sera alors dans une meilleure position pour servir les pays. SSI Le représentant de SSI a fait une présentation sur les contributions financières de SSI aux pays dans lesquels il intervient. Les montants dans le tableau 4 ci-dessous sont exprimés en Livre Sterling : Tableau 4 : Contribution de SSI de 2007 à2008 Pays Contribution200T Contribution 2008 Benin 54 500 55 000 Cameroun 83 000 84 400 Ghana 43 500 50 400 Guinée Conakry l8 800 l8 800 Guinée Bissau 2t 700 2t 700 Liberia 24 900 24 900 Mali l5 300 l5 300 Nigeria 50 500 39 600 Sierra Leone 91 000 59 500 Togo 58 900 54 500 Total 462 100 424 s00 55 HKI La représentante d'Helen Keller lnternational (HKI) a indiqué que cette association fondée à Paris en 1915 a pour mission de sauver la vue et la vie des plus vulnérables et des plus défavorisés. HKI intervient dans la lutte contre l'onchocercose (appui au TIDC, plaidoyer, IEC), le trachome, la cataracte et les froubles de réfraction. HKI a une aire d'intervention très étendue et couvre certaines zones de l'ex-OCP et de I'APOC. En plus de ses activités traditionnelles, HKI vient d'intégrer la supplémentation en Vitamine A, la filariose lymphatique et le dépistage de la cataracte. HKI va également intervenir dans le domaine des maladies tropicales négligées. HKI éprouve des difficultés actuellement parce que les fond Nippons ont été brusquement interrompus et dirigé vers les pays asiatiques. Toutefois la représentante a rassuré l'assistance que certains financements sont déjà acquis et que I'ONGD continue le plaidoyer auprès des bailleurs pour la mobilisation d'autres ressources. HKI a commencé ses interventions en Côte D'Ivoire en 2000. Ces interventions ont été interrompues de 2002 à 2004 suite à la rébellion dans le pays. HKI a repris ses engagements en Côte d'Ivoire avec I'appui à la relance du TIDC dans 1079 sites en 2005 et dans l7l8 sites répartis dans 16 districts en2006.E,n2007, HKI a contribué à l'élaboration du plan stratégique de lutte contre la cécité (initiative vision 2020) avec l'intégration de la lutte contre l'onchocercose. En perspective, HKI envisage de financer la mise en æuvre du TIDC dans 8 District avec le renforcement de la mobilisation communautaire grâce au financement de la Standard Chatered Bank à concurrence de 29 000 USD dans la zone gouvemementale et dans 2 districts en zone des forces nouvelles grâce au financement du Mectizan Donation Program à concurrence de 19000 USD. D'autres financements sont en cours de mobilisation auprès de Afrijapan/ Fond Japonais pour la mise en ceuvre du TIDC dans 45 autres districts sanitaires du pays. DISCUSSIONS SUR LE POINT J Les observations et contributions suivantes ont été faites lors des discussions qui ont suivi les differentes présentations : - Le Dr Yaméogo a félicité au nom de la Directrice d'APOC, les différents partenaires pour leur engagement à la lutte contre l'onchocercose et surtout pour la présentation très claire de leurs contributions financières et insisté auprès des coordonnateurs afin que dans les différents pays, les montants alloués par les autres partenaires figurent sur les projets envoyés à I'APOC. Il a également remercié I'OOAS qui est disposé à appuyer les pays en matière de recherche opérationnelle et de formation. Sur ce dernier point, le Dr Yaméogo a indiqué qu'il y aura une concertation entre les 3 entités (MDSC, OOAS et APOC) pour faire aboutir l'objectif de formation en entomologie et en épidémiologie. - Le Dr Sacko a été indiqué que pour approcher I'OOAS pour un appui, les correspondances doivent être adressées aux ministres de la santé des pays qui ont habilité à faire la requête auprès de I'OOAS. Notons que l'aire d'intervention de I'OOAS se limite aux pays de la CEDEAO. -L'assistance a été informée qu'il n'y a pas de critères particuliers pour solliciter le soutien de SSI en ce qui concerne l'onchocercose, mais il est toujours préférable de faire la requête par le canal de l'APOC. - La représentante de HKI est revenue sur le fait que les états doivent s'engager d'avantage dans la lutte contre l'onchocercose. Face au désintérêt des bailleurs, l'engagement des états constitue un encouragement et une motivation pour tous les partenaires. Elle a noté que les maladies tropicales négligées pourraient servir d'opportunité pour la lutte contre l'onchocercose. 56 K. COLLABORATION INTER PAYS POI]R LE RENT'ORCEMENT DE LA SIIRYEILLAIYCE ET LA LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE ET LES AUTRES MALADIES TROPICALES I\TEGLIGEES Benin Le représentant du Benin a indiqué qu'il y aura une réunion transfrontalière avec le Togo cette année 2008. Les autres rencontres n'ont pas pu avoir lieu en raison des problèmes financiers et d'organisation. Il a également évoqué l'étude des mouvements simulidiens qui se fait en collaboration avec le Nigeria. Burkina Faso Le Burkina Faso n'a participé à aucune rencontre inter pays, mais reste disposé. Des contacts ont été établis avec la Cote d'Ivoire et le Ghana dans ce sens. Cote d'Ivoire Du 7 au 8 février 2008 s'est tenue à Freetown une rencontre de la Mano fuver Union financée par SSI et HKL Cette rencontre a connu la participation de la Cote d'Ivoire, la Guinée, le Libéria, la Siena Léone. Pendant cette réunion, il y a eu la revue des activités de lutte contre l'onchocercose transfrontalière, la formation au dépistage des maladies oculaires, le plaidoyer pour les réunions annuelles de coordination, la synchronisation des traitements et de surveillances ento-épidémiologiques de part et d'autre des frontières, le traitement des enfants avec l'ivermectine et les cartographies communes. Ghana Au Ghana il n'y a pas eu de réunions transfrontalières avec les autres pays. En début d'ann ée 2007 , il y a eu un projet de rencontre avec le Togo initié par SSI, mais cette rencontre n'a pas pu avoir lieu. Des contacts ont cependant été pris avec le Togo et les autres pays frontaliers et d'ici 2009, le Ghana pense pouvoir concrétiser cette rencontre transfrontalière. Guinée Bissau Il n'y a pas eu de rencontre transfrontalière avec la Guinée et le Sénégal. Mais un projet de rencontre avec la Guinée est en cours. Guinée La Guinée a participé avec le Liberia et la Cote d'Ivoire à la rencontre de Freetown. Cette rencontre a abouti à la réalisation d'évaluations épidémiologiques et entomologiques à la frontière avec le Liberia. Niger Au Niger il n'y a pas eu d'échanges transfrontaliers avec les autres pays. Le coordonnateur reconnaît la nécessité de ces rencontres et précise que dans le cadre de la lutte contre les MTN, il existe une Plate-forme avec les pays voisins. Sénégal Le Sénégal et le Mali participent conjointement à l'étude de faisabilité de l'élimination de l'onchocercose et se retrouvent dans le cadre de cette étude. 57 Togo Il y a un projet de rencontre avec le Ghana et le Benin. DISCUSSIONS SIIR LE POINT K Les observations et contributions suivantes ont été faites lors des discussions qui ont suivi les différentes présentations : - Le représentant de I'OOAS a indiqué que l'organisation peut apporter son appui dans la tenue des rencontres transfrontalières. Il propose, dans un souci d'équité et de durabilité, qu'il y ait une plate forme de discussion entre l'ensemble des pays sur le financement, l'organisation concrète et le suivi de ces rencontres transfrontalières. - La Directrice du programme APOC a insisté sur la nécessité de ces rencontres transfrontalières et conseillé de potentialiser les moyens disponibles pour éliminer véritablement l'onchocercose dans les pays de la sous région. Elle a indiqué que I'APOC est disposé à cofinancer ces réunions transfrontalières à concurrence de 75%. Aussi comme I'OOAS voudrait également cofinancer ces rencontres, La Directrice du programme APOC a suggéré aux différents coordonnateurs l'élaboration d'un calendrier pour la tenue des ces différentes réunions de façon à les institutionnaliser en vue de faciliter leur cofinancement. A la suite des discussions, ilaété demandé aux pays de I'ex-OCP de se retrouver pour réfléchir sur l'organisation des ces rencontres transfrontalières. Aux coordonnateurs des pays de l'ex OCP bénéficiant des financements d'APOC, la Directrice a recommandé l'utilisation judicieuses des fonds et la soumission dans le délai des pièces comptables pour continuer de bénéficier de ces financements. L. RECOMMANDATIONS Suite aux discussions, les recommandations suivantes ont été faites l) Recommandations auxcoordonnateurs nationaux Présentation des résultats TIDC et des évaluations épidémiologiques. La réunion a noté à la suite des interventions des Coordonnateurs Nationaux, qu'une présentation globalisée des résultats du TIDC et des évaluations épidémiologiques ne fait pas toujours apparaître les disparités éventuelles permettant d'identifier les régions, bassins, communautés ou les problèmes de taux de couverture et de niveaux d'endémicité se posent. Pour mieux suivre l'évolution des indicateurs TIDC et épidémiologiques dans les zones ciblées, la réunion recommande aux coordonnateurs: de faire ressortir lors de leurs présentations, les villages et hameaux qui ont de faibles taux de couverture thérapeutique et les zones qui ont un faible taux de couverture géographique ; de montrer les tendances épidémiologiques des villages concernés. Financements des activités La durabilité du TIDC dans les pays de l'ex-OCP passe par l'appropriation des activités par tous les acteurs de terrain, une bonne compréhension de la philosophie du TIDC par les autorités administratives et politiques des pays et la mobilisation des ressources financières conséquentes a a La réunion recommande aux Coordonnateurs nationaux 58 d'intensifier le plaidoyer à I'endroit des Gouvernements en faveur du renforcement de l'appui financier aux Programmes de lutte contre I'Onchocercose ; de poursuivre la sensibilisation en direction des Ministères concernés, notamment en invitant les représentants des services en charge de I'exécution des budgets au niveau des Ministères de la Santé et des Finances lors des réunions pour l'élaboration des Plans d'Actions et Budget. Ceci permettra de les tenir informer de l'évolution de la situation de I'onchocercose dans le pays et facilitera le décaissement du Budget de l'Etat alloué pour la lutte ; de poursuivre la sensibilisation auprès des Directeurs de la Lutte contre la Maladie et des responsables des districts sanitaires afin que les activités TIDC soient effectivement prises en compte dans leur plan d'actions et budget. 2) Recommandation aux pays Financements des activités La réunion a noté que les résultats présentés par l'ensemble des pays sont globalement satisfaisants. Toutefois, quelques foyers résiduels de transmission persistent encore et pourraient constituer une menace pour les zones déjà assainies. En vue de maintenir les acquis de plus de 30 années de lutte contre l'onchocercose et son élimination comme problème de santé publique, La réunion recommande aux Gouvernements d'investir davantage de fonds dans les activités de lutte contre l'onchocercose, eu égard aux engagements pris (Déclaration de Yaoundé 2006, Résolution de la 57è'" Session du Comité Régional de I'OMS, Résolution de la 7è'" Assemblée de la CEDEAO) ; que les fonds alloués aux programmes nationaux de lutte contre l'onchocercose soient régulièrement décaissés à temps pour être effectivement utilisés pour les activités de lutte ; aux pays dont le système financier ne permet pas au budget national de financer des activités de terrain (formation, suivi, supervision et sensibilisation), d'ouvrir dans le budget alloué aux équipes nationales de lutte contre I'onchocercose, une ligne budgétaire destinée aux financements de ces activités dans le cadre de la mise en æuvre du TIDC. 3) Recommandations au MDSC et aux pays Transport des échantillons au LABO ADN du MDSC à Ouagadougou La réunion a noté que la plupart des pays rencontrent des difTicultés dans l'acheminement des simulies, des larves de simulie et des parasites au Laboratoire du MDSC. Pour palier à cette difliculté, la réunion recommande : aux pays (Benin, Ghana, Niger, Togo, Mali) desservis par l'une des sociétés de transport terrestre (SKV, TCV, STC, TSR, STMB...) à partir de Ouagadougou, de négocier avec cette compagnie pour le transfert des échantillons à Ouagadougou ; aux autres pays de l'ex-OCP (Siena Leone, Sénégal, Guinée Bissau, Guinée Conakry, Côte d'Ivoire), d'identifier au niveau local tous les moyens de transport disponibles pouvant leur permettre d'envoyer les simulies au MDSC. au MDSC, de contribuer à la mise en place d'un circuit sûr et fiable pour l'acheminement des échantillons vers le laboratoire du MDSC en concertation avec les coordonnateurs dans les différents pays d'ici mars 2009. Les frais de transfert des échantillons vers le laboratoire du MDSC à Ouagadougou, seront à la charge des pays. a a a a o a a a a 59 4) Recommandations à APOC, MDSC, OOAS, Partenaires et Pays Organisation des réunions transfrontalières Afin de partager les résultats des évaluations entomologiques, épidémiologiques, du TIDC et pour trouver des solutions aux problèmes dans les zones frontalières entre les pays, la première réunion de revue et de planification post-SZ recommande : la tenue annuelle des réunions transfrontières entre les pays de l'ex-OCP pour échanger les expériences sur les problèmes spécifiques de terrain ; aux Gouvernements de contribuer aux budgets de ces réunions transfrontalières. Formation La réunion a noté dans la plupart des pays, un vieillissement et des départs à la retraite des entomologistes, des techniciens en entomologie et épidémiologie : Afin d'assurer la disponibilité constante des ressources humaines requises, la réunion recommande la formation d'agents des différentes catégories professionnelles pour garantir la relève et la bonne exécution des programmes dans les pays (MDSC/APOC). 5) Recommandations à I'OMS/AFRO La réunion a pris connaissance avec intérêt des informations fournies par le Directeur ai du MDSC et des importants efforts de recherches et d'appui aux pays. Afin de permettre au MDSC de jouer son rôle sous-régional d'appui au contrôle de l'onchocercose à la hauteur des ambitions annoncées, la réunion recommande : . d'accélérer le processus d'institutionnalisation du MDSC en centre de référence ; . de doter le MDSC de moyens techniques, humains et Financiers adéquats pour mener à bien sa mission. M. CLOTURE La cérémonie de clôture a été marquée par plusieurs interventions Le Dr Sintondji, Président de la réunion, a remercié tous les participants pour le travail accompli. Il a indiqué que les conclusions et recommandations étaient la propriété du groupe et qu'il appartenait à tout un chacun de les mettre en application. Puis il a remercié les ONG qui ont toujours été aux côtés des pays pour apporter leur appui matériel technique etlou financier. Il a terminé en remerciant les lnterprètes qui ont accepté de travailler souvent en dehors des heures convenues. Le Dr L.Yaméogo a à son tour remercié le Dr Sintondji, pour avoir accepté de présider la première réunion post SIZ. Il a indiqué que la réunion a été co-organisée et co-financé par APOC et I'OOAS et remercié tous les partenaires (gouvernements, ONG) pour leur appui aux activités de lutte contre l'onchocercose. Le Dr Sacko a insisté sur la nécessité de maintenir à tout prix les acquis de plusieurs années de lutte contre l'onchocercose et I'OOAS à l'instar des autres partenaires continuera d'apporter sa modeste contribution pour la sauvegarde des acquis de I'OCP. Il a souligné l'importance des réunions des coordonnateurs des pays de l'ex OCP qui est un forum de revue des activités et d'échanges d'expériences pour le renforcement des acquis et de la lutte dans les pays. Il a réaffirmé, au nom du Directeur général de l'OOAS, la disponibilité de I'OOAS à collaborer avec l'ensemble des partenaires 60 a a pour la poursuite de la lutte dans la sous région. Pour terminer, le Dr Sacko a lancé un appel afin que les 3 entités (APOC, MDSC, OOAS) établissent un cadre formel de partenariat pour une synergie des actions à entreprendre dans le domaine de la lutte conte I'onchocercose. Le Dr Tanoh a remercié le Management de I'APOC d'avoir associé HKI à cette importante réunion. Elle a encouragé les coordonnateur à poursuivre le plaidoyer pour la mobilisation des ressources nécessaires aux financements des activités et réitéré le soutien de HKI aux pays. Mr Ouattara, a remercié à son tour le Management de I'APOC et I'OOAS pour l'organisation de cette première réunion post SZ. Après avoir réitéré le soutien de SSI aux pays, Il a saisi cette opportunité pour informer l'assistance que SSI est en pleine restructuration. Ceèi a débuté en 2007 èi te ptan intérimaire sera bouclé en décembre 2008. Un nouveau plan shatégique débutera en janvier 2009 iourprendre fin en 2013. Mr Ouattara a également informé la réunion que depuis le l; octobre 200'8, il occupe à SSI, la fonction de Directeur de l'Afrique Francophone pour le partenariat, le plaidoyer et les Alliances. Le Dr Amazigo, Directrice de I'APOC, a pris la parole pour remercier le Dr Sintondji pour la direction exemplaire de la réunion. Elle a ensuite felicité les coordonnateurs des pays de liex OCp pour leur persévérance et l'excellent travail accompli pendant plusieurs années pour sauvegarder les âcquis de I'OCP. Elle a rassuré les autres pays ne bénéficiant pas du support de iApOC, qué l. programÀe a le mandat de les assister financièrement en cas de problèmes majeurs qui pourraient mettre en cause les acquis de plusieurs années de lutte. Le Dr Amazigo a adressé égalément ses remerciements aux coordonnateurs des pays APOC qui ont accepté de participer à cette lè'è réunion post SIZ. Elle a souhaité que cette initiative soit maintenue par le management de I'APOC. Car ces rencontres constituent un cadre idéal de discussions et d'échanges d'expériences et elle espère que cela débauche à terme sur une collaboration transfrontalière dans le domaine de la lutte contre l'onchocercose entre les coordonnateurs des pays de l'ex OCP et ceux des pays de I'APOC. Elle a remercié particulièrement I'OOAS pour avoir accepté de co-organisé et co-financé cette lè'" réunion post SIZ uuecl'APOC. Elle a égalemeni remercié SSI et HKI au nom des pays pour leur indéfectible soutien depuis plusieurs années de lutte. Ses remerciements ont également été au MDSC qui a co-facilité la réunion, aux interprètes et à tout le personnel d'appui. Elle a terminé en souhaitons bon retour à tous les participants. 6t ANNEXES 62 AITTNEXE I : LISTE DES PARTICIPAITITS Première session Ouagadougou. du I I au 13 novembre 2008 PAYS DE L'EX-OCP BEI\IN l. Dr Paul Franck Roland Sintondji, Coordonnateur National Adjoint/PNLO, 0l B.P. 882, Cotonou, Bénin, Tel. : (229) 21 33 87 17, Cell: (229) 90 93 53 05, Fax : (229) 21 33 87 17, E-mails : sedjros@hotmail.com et sintofranck@yahoo.fr BT]RKINA FASO 2. Prof. Soungalo Traoré, CoordonnateurÆrogramme Oncho, Direction de la Lutte conre la Maladie, B.P. 7009 Ouagadougou 03, Burkina Faso, Bureau: (226) 50 30 87 90, Cell: (226) 78 85 24 56 ou (226) ?8 84 79 84, E-mail : pefoungo@yahoo.fr COTE D'IVOIRE 3. Dr Kouakou-Ilunga Marie Madeleine, Directeur Coordonnateur PNLCé Côte-d'Ivoire, Cocody-Danga à Abidjan, Côte d'Ivoire, Tel. : - Secretariat: (00 225) 22 44 37 Ol, Ligne direct du Coordonnateur/ FAXa(99 225) 22 44 37 83, Portable: (00 225) 07 08 38 03, E-mail : magdy_koua@yahoo.fr GHANA 4. Mr. Odame Asiedu, Programme Officer of the National Onchocerciasis Control Programme of the Ghana Health Service, Accra, Ghana, Tel. : (00233) 21 670 102, Mobile: (00233) 244 761357, Fax: (OOZ33) 21 22 39 67, E-mail: odame_l l4@yahoo.com GUII\"EE BISSAU 5. Dr Ramalho Joâo Correia, Coordonnateur National du PNLO, Cabu, Guinée Bissau, Tel.Æax : (245) 5l l8 45, Cell: (245) 677 19 16 I 596 65 69, E-mail : rantonia2006@yahoo.es GUINEE CONAKRY 6. Dr Sylla Mohamed Sako, Epidémiologiste du PNLOC, Guinée Conakry, Tel.: (00224) 60 27 ZZ 87 I 64 49 60 6 l, E-mail: syllamohamed0T@yahoo.fr NIGER 7. Dr Salissou ADAMOU BATHIRI, Entomologiste National Onchocercose, Ministère de la Santé Publique, BP: 623 Niamey, Niger Tel. : (00227) 20 72 28 79, Cell. : (00227) 96 96 03 76, Fax: (227) Z0 72 32 24, E- mail: sadamouba@yahoo.fr SENEGAL 8. Dr Moussa Dieng Sarr, Coordonnateur National du PNLO, BP 4024, Ministère de Ia Santé et de la Prévention, Fann Résidence, Sénégal, Tel. : (221) 33 869 43 09 ou (221)33 869 42 91, Cell : (2Zt)77 533 78 24,Fax: (221) 33 869 42 06, E-mail : mdiensarr@,yahoo.fr TOGO 9. Dr Karabou K. Potchoziou, Coordonnateur National/PNLO, B.P. 487,Kara, Togo, Tel. : (ZZS) 660 17 lO I 660 00 35, cell. : (228) 902 47 95, Fax : (228) 660 04 14, E-mail : karaboup@yahoo.fr 63 PAYS APOC CAMEROI]N 10. Dr NTEP Marcelline, Coordonnatrice Nationale du Programme de lutte contre I'Onchocercose, Ministère de la Santé Publique, B.P. 155, Yaoundé, Cameroun Té1. / Fax (237)2222 69 l0 (ligne Directe); Portables (237)99 8l 08 0l / (237)77 30 0160, E-mails : mangamar200l@yahoo.fr & sgoa@camnet.cm ll. Dr Joseph Kamgno, Centre de Recherche sur les FilariosesÆNlo, BP 526l,Yaoundé, Cameroun, Tel. (237) 22 20 24 42, Portable: (237) '77 78 97 36, Fax: (237) 22 20 24 43, E-mail : jkamgus@yahqe.fr NIGERIA 12. Dr Olufemi Ajumobi, Secretary of the National Steering, Committee on NTDs, Federal Ministry of Health, Abuja - Nigeria, Tel.: (234) 070 35 59 03 29, Mobile: (234) 080 85 85 36 71, Fax: (234) 95 23 70 99, E- mail : femiajumobi2002@yahoo.com 13. Mr Chukrvu Okoronlrwo, Programme Officer, NOCP Headquarters, Federal Ministry of Health, Abuja - Nigeria, Mobile: (234) 80 33 61 98 94/ 80 73 49 93 8l , Fax: (234) 95 23 70 49, E-mails: chukoro_christ@yahoo.co.uk & chukwu@gmail.com MALAWI 14. Dr Malangizo Mbewe, District Health Officer, Chikwawa, Malawi, Tel.: (265) 014 20 266, Mobile: (265) 9 369 688, Fax: (265) 014 20 264,B-mail: mmalangizo@yahoo.co.uk REPTIBLIOUE CENTRAFRICAINE 15. Dr Bénoît Kemata, Chef de Service, Coordonnateur National du Programme de lutte contre l'Onchocercose, BP 1772,Bangui, République Centrafricaine, Cell.: (236) 70 40 26 01, Fax : s/c V/R (236) 21 61 0137 ; E-mail : bkemata@yahoo.fr TCIIAD 16. M. Hassan Guialoungou, Chef de Service de l'Unité Epidémiologique, Programme National Tuberculose / Division des Maladies transmissibles et non transmissibles (PNT/DMTNT), N'Djamena, Tchad, Tel.: (235) 252 60 10, Cell.: (235) 626 47 43, E-mail: guialoungouhassan@yahoo.fr UGANDA 17. Dr John Bosco Rwakimari, National Coordinator, P.O. Box 7272,Kampala, Uganda, Tel.: (256) 414 34 83 32, Mobile : (256)712 04 21 29, Fax : (256) 414 34 83 39, E-mail : dùbr@yahoo.com ONG HKI 18. Dr Marie Brou-Tanoh Adjoba, Directrice Nationale HKI pour la Côte d'Ivoire, Abidjan, Té1. : (22522 4l ll 14 I 22 4l l0 97, Cell. : (225) 22 4l ll 14, Fax : (225) 22 4l l0 97,B-mail: mtanoh@hki.org Orsanisation Ouest Africaine pour la Santé (OOAS) 19. Dr Doulaye Sacko, Coordonnateur de Vision 2020 enAfrique de l'Ouest, OOAS Burkina Faso, Tel: 22620 97 57 75, Cell.: (226) 76 53 35 73, Fax: 226 20 97 57 72, E-mails: bayesacko2000@yahoo.fr, dsacko@wahoo.org & wahooas@wahooas.org 64 Sieth Savers International (SSI) 20. Dr Aboubacar Ouattara, Directeur de l'Afrique Francophone pour le Plaidoyer et les Alliances, P.O. Box : KLA 18190 - Accra, Ghan4 Tel.: (233) 2177 4210 Fax: (233)21 77 42 09 - E-mail : abouattara@SightSavers.org OMS/ MDSC 21. Prof Mandy K. Kondé, Directeur a.i. MDSC, Ouagadougou, Burkina Faso, Té1. : 50 34 38 18, CelL : 70 20 02 63, Fax : 50 34 28 75, E-mails : kondek@bf.afro.who.int & kondek@oncho.afro.who.int 22.Dr Laurent Toé, MDSC, Ouagadougou, Burkina Faso, Té1.: 50 36 38 18, Fax: 50 34 28 75, E-mail : toee@oncho.afro.who. int 23.1v1. Moussa Sanfo, MDSC, Ouagadougou, Burkina Faso, Té1.: 50 36 38 18, Fax: 50 342875, E-mail sanfom@oncho. afro. who. int 24.Dr Bissan Yiriba, MDSC, Ouagadougou, BurkinaFaso, Té1.50 36 38 l8/60, Fax:50 342875, E-mail b issany@oncho. afro. who. int OMS/APOC 25. Dr Uche V. Amazigo, Directrice du Programme APOC, Ouagadougou, Burkina Faso, Té1. : (226) 34 29 53 - Fax : (226) 34 28 75, E-mails : amazigouv@oncho.afro.who.int et dirapoc@oncho.afro.who.int 26. Dr Laurent Yaméogo, Coordonnateur du Bureau de la Directrice, APOC, Ouagadougou, Burkina Faso, Té1. : (226) 34 29 53 - Fax : (226) 34 28 7 5, E-mail : vameogol@oncho.afro.who.int 27. Dr Mounkaila Noma, Chef de l'Unité Epidémiologie et Elimination du Vecteur, APOC, Ouagadougou, Burkina Faso, Té1. : (226) 34 29 53 - Fax : (226) 34 28 75, E-mail : nomam@oncho.afro.who.int 28. M. Honorat Gustave Zouré, Chargé de la Biostatistique et de la Cartographie, APOC, Ouagadougou, Burkina Faso, Té1. : (226) 34 29 53 - Fax : (226) 34 28 75, E-mail : zoureh@oncho.afro.who.int 29. M. Sai'dou N'Gadiaga, Chargé des Technologies de l'Information, APOC, Ouagadougou, Burkina Faso, Té1. : (226) 34 29 53 - Fax : (226) 34 28 75, E-mail : ngadjagas@oncho.afro.who.int 30. M. Issaka Yacouba Niandou, Chargé du Système Té1. : (226) 34 29 53 - Fax : (226) 34 28 75, E-mail , APOC, Ouagadougou, Burkina Faso, Lo.afro.who.int de l'Information niandouv(Eon 31. Dr Grace Fobi, Chargée de l'Appropriation Communautaire et du Partenariat, APOC, Ouagadougou, Burkina Faso, Té1. : (226) 34 29 53 - Fax : (226) 34 28 75, E-mail : fobie@oncho.afro.who.int 32. M. Koffi Agblewonu, Administrateur du Budget et des Finances, APOC, Ouagadougou, Burkina Faso, Té1. : (226) 34 29 53 - Fax : (226) 34 28 75, E-mail : agblewonuk@oncho.afro.who.int 33. Mlle Nène Oumou Keïta, Administrateur des Finances, APOC, Ouagadougou, Burkina Faso, Té1. : (226) 34 29 53 - Fax : (226) 34 28 7 5, E-mail : keitano@oncho.afro.who.int 34. M. Assi Ake, APOC, Ouagadougou, Burkina Faso, Té1. : (226) 34 29 53 - Fax : (226) 34 28 75, E-mail: akea@oncho.afro.who. int 65 35. M. Samuel Odame Bamfo, Traducteur, APOC, Ouagadougou, Burkina Faso, Té1. : (226) 34 29 53 - Fax : (226) 34 28 75, E-mail : bamfos@oncho.afro.who.int INTERPRETES 36. Mme Safiétou Barry, Traductrice/Interprète de conférence (français-anglais-français), 09 B.P. 526 Ouagadougou 09, Burkina Faso, Tel : (226) 50 46 02 82, Portable (226) 70 21 41 14, E-mail: barrysafietou@yahoo.fr 37. M. Douramane Sidibé, Traducteur/Interprète, 09 B.P. 1136, Ouagadougou 09, Burkina Faso, Tel: 50 36 08 38, Portables (226) 76 60 08 42 / 70 51 64 59, E-mail : doursid@yahoo.fr 38. M. Sita Djerma, Traducteur/lnterprète, Ouagadougou, Burkina Faso, Tel. : 50 46 46 64, Portable :70 20 00 58176 20 00 58, E-mail : sitadjerma@vahoo.fr 66 AI\NEXE 2 : ORDRE DU JOUR PROYISOIRE Première session Ouagadougou. du I I au 13 novembre 2008 OUVERTURE DE 1.,4 SESSION A. Allocutions, élection du Président de séance et des rapporteurs. INFORMATIONS GENERALES B. Informations générales sur l'évaluation finale des SZ. C. Suivi des recommandations de la 6è'" réunion de revue et de planification (6-10 novembre2007)et de la 5è'" session du Comité Consultatif Spécial des SZ (12-14 novembre 2OO7). D. Informations Sur I'OOAS en relation avec la lutte contre I'onchocercose E. Informations sur les activités du Centre de Surveillance Pluripathologique (MDSC). SITUATION DE LA LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE DANS LES PAYS DE L'EX-OCP F. Revue des activités de surveillance/évaluation et de lutte contre l'onchocercose dans les pays de l'ex- OCP en 2008, des moyens mis en æuvre, y compris la collaboration avec d'autres programmes dont les maladies tropicales négligées. G. Financement des activités de lutte contre I'onchocercose : Contributions des partenaires H. Plans d'actions et budget 2009 dans le cadre du maintien et du renforcement des acquis de la lutte. LUTTE CONTRE L' ONCHOCE, COSEDANSLESPAYS APOC l. La co-implémentation comme élément de durabilité du TIDC et de renforcement des services de santé. COLLABORATION INTER-AGENCES J. Appui des partenaires (OOAS, MDSC, SSI, HKI, OPC) aux activités de surveillance et de lutte contre l'onchocercose en 2008, et prévisions pour la période 2009-2010. AATRES SUJETS K. Collaboration inter pays pour le renforcement de Ia surveillance et la lutte contre l'onchocercose et les autres maladies tropicales négligées. REDACTION DES RE COMMANDA ET CLOTURE DE LA ^§E^SSION L. Approbation des recommandations. M. Clôture de la réunion. 67 ORDRE DU JOUR DETAILLE MARDI I 1 NOWMBRE 2OO&!|TOAR;1 ,, -r- ;t$r:i.,:r'È,-.:.i -<,;1:*:;,, - OWERTTIRE DE LA SESSION Point A: . Allocution du Dr Uche V. Amazigo, DIR /APOC . Allocution du Prof. M. Kader Kondé, DIR a.i. MDSC . Discours d'ouverture du Représentant de I'OMS au Burkina Faso . Election du Président de séance, des rapporteurs et adoption de l'ordre du jour (COORD) INFORMATIONS GEI\IERALES Point B : lnformations générales sur l'évaluation finale des SZ (COORD). Discussions sur les points B Pause-café : 10h10 -10h25 Point C : Suivi des recommandations de la 6è-" réunion de revue et de planification (6-10 novembre 2007) et de la 5è'" session du Comité Consultatif Spécial des SIZ (12-14 novembre 2007). (M. Aké Assi) Discussions sur les points C Point D : Informations sur l'OOAS en relation avec la lutte contre l'onchocercose . Représentant OOAS Discussions sur le point D Point E : Informations sur les activités du Centre de Surveillance Pluripathologique (MDSC) . Introduction DIR a.i.À4DSC . Activités liées à I'onchocercose (Dr Y. Bissan /Dr L. Toé) Discussions sur le point E Pause- déjeuner: 12h30 - 15h00 SITUATION DE LA LUTTE C L'ONCHOCERCOSE DANS LES PAYS DE L'EX.OCP Point F : Revue des activités de surveillance/évaluation et de lutte contre l'onchocercose dans les pays de l'ex-OCP en 2008, des moyens mis en Guvre y compris la collaboration avec d'autres programmes dont les maladies tropicales négligées. Coord. Nat (20mn chacun) : Bénin, Burkina Faso, Côte d'IvoireI (09H - 9H40) 09h00 - 09h10 09h10 - 09h20 09h20 - 09h30 09h30 - 09h40 (09H40 - 12H30) 09h40 - 10h00 10h00 - 10h10 10h25 - t0hs0 10h50 - I lhl0 I lhl0 - llh30 llh30-llh45 llh4s-llh55 I lh55 - 12h10 12h10 - 12h30 (15H00 - 18H30) 15h00 - 16h00 Discussions sur le point F 16h00 - 16h25 68 Pause-café: 16h25 - 16h40 Point F Revue des activités de surveillance/évaluation et de lutte contre l'onchocercose (Suite) dans les pays de l'ex-OCP en 2008, des moyens mis en æuvre y compris la collaboration avec d'autres programmes dont les maladies tropicales négligées . Coord. Nat (20mn chacun) : Ghana, Guinée, Guinée Bissau, Niger Discussions sur le point F 16h40 - 18h00 18h00 - 18h30 JOUR'2 Point F Revue des activités de surveillance/évaluation et de lutte contre(suite) l'onchocercose dans les pays de l'ex-OCP en 2008, des moyens mis en Guvre y compris la collaboration avec d'autres programmes dont les maladies tropicales négligées Coord. Nat. (20mn chacun) : Mali, Siena Leone, Sénégal, Togo Discussions sur le point F Point G Financement des activités de lutte contre I'onchocercose : Contribution des partenaires DIR/APOC Discussions sur le point G Pause-café : 10h20 - 10h35 Point H Plans d'actions et budget 2009 dans le cadre du maintien et du renforcement des acquis de la lutte. Coord. Nat. (15 mn chacun) : Benin, Burkina Faso, Côte d'ivoire, Togo, Guinée, Guinée Bissau, Niger, Sénégal I (8h00- 12h35) 08h- th20 th20 - thso thsO- 10h05 10h05 - 10h20 10h35- 12h35 (15h-r6hl5) l5h- 15h45 l5h4s - l6hl5 û6H1s-18H15) Pause déjeuner: 12h35 - 15h00 Point H Plans d'actions et budget 2009 dans le cadre du maintien et du renforcement(Suite) des acquis de la lutte . Coord. Nat. (15 mn chacun) : Mali, Sierra Leone, Ghana Discussions sur Ie point H Pause-café: 16h15 - 16h30 LATTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE DANS LES PAYS APOC Point I Co-implémentation comme élément de durabilité du TIDC et renforcement des Services de santé . Cameroun, Nigeria, Malawi, République Centrafricaine, Tchad, Ouganda 69 (15 mn chacun) Discussions sur le point I 16h15- 17h45 17h45 - l8hl5 Lltj" COLLABORATION INTER-AGENCES (08H00 - 9H35) Point J: Appui des Partenaires aux activités 8h - 9hl5 de lutte contre I'onchocercose en 2008 et prévisions pour la période 2009-2012: OAAS (15 mn) ; MDCS (15 mm) ; SSI (15 mn) ; OPC (l5mn) ;HKI (15mn) Discussions sur le point J thl5 - th35 AUTRES SUJETS Point K : Collaboration inter pays pour le renforcement de la surveillance et la lutte contre l'onchocercose et les autres maladies tropicales négligées (5mn par pays ex-OCP) Pause-café : 10h30 - 10h45 REDATION DES RECOMMANDATIONS ET CLOTT]RE DE LA SESSION tr Rédaction du rapport et des recommandations Pause- déjeuner: 12h30 - 15h ! Rédaction du rapport et des recommandations Point L : Approbation des recommandations Point M : Cérémonie de clôture (9H35 - 10H) th35 - 10h30 (10H45 - 18H45) 10h4s - 12h30 15h00 - 17h00 17h00 - 18h00 18h00 - 18h45 70 t- ltz s o (o ÿ, §l(o o)l\ (o(o @ o)c/, (o o o (o(q €E o.oË EOFO ,PS æ!t t- ôt q) l\ @|lt r*(O ôlF) §l o «,t ts €N -9.A9EË - E,oo ôtT(o l-l f, D @(7'la, ul* l§ t- l!i- c.,lôI\ l=l* @(oÿ) §F- o o o (ot- \o\ê o() o z -l o o o o o o o o o o ê tr E9Ë-- ;ËE$5 Ë o oo o o o o o o o ËËËË o-l o o o o o o o o o o o9 €9 ;-d o s r F € N r o\ € N F- æ o o €6r €h ocÈ,EÉa5Eotso E 6 d o o I N q d o o d ! o I=l§ 6ô N r\o N I N € o\ ts ts € 9t< €16 €lô ol^ -l € d § o N N r No €rÇ; o q-, SZ €9c.9 ooÉF7ÀcrÈ, d o N I oI =l= r o o € ææâ o ÈoÂ. r §I .= v^i rE s .EËJt s € sd s€ € ê\ots ssor s s sô sr s so s sNn T EÀ EÈ9ood oI ô o € ts o 6 N 6 Nrr o rô € € F- 3n e E iQI F &3E€<Éeo X EË E'8 .9 oEc Fo I N O N €N 6ôr r r N r F 6rô N O r dNo Nh oüd > .o a €É1 oQ o9= i Esî iË 10 00 æ s o a oO ss s6 sâ € sN sr sNô soO s sNN s h B:gf6 ;Èio zZiiAÈæÉ€ o> rN N rN N =l= o r N NN .3 I râ EES*gÊ = 9?<.!f * E -È"-Ë .E o>ô Nr d d = rd eEd Eh q æNqN N og§ <'E Êe ElË =lEË1.! EIE5lr rnlQ C !I t Câ o n ê(t) =lll r-lrl Eilcl >l 6 N () Q)L 6lo q) t- L 6l t, o) CE () U)ot c§ o a) OJ C,) U) .q) f-l o) U) o) q) cll- t< çr, c)L tr o) oo q) ),1 6l t-r (n U) Êe ri f-l z ? €É(.) o) ,,1 o) UI ÊlilI-I fl HI EI EI XI HI 4t sô ulur o 0 o t dà Èl Annexe 3b: BENIN Résultats du premier tour TIDC dans les ex -SIZ (2008) Annexe 3c: GHANA Résultats provisoires du traitement dans les zones SIZ et hors SIZ de la région Brong-Ahafo COMMUII"ES Total villages Nbr. villages traités Couv. Géoqrap Pop. Recensée Pop. Traitée Couv. Therap. Refus fverm. reçus Iverm. utilisés Natitinsou 224 224 100 52606 40890 '77,7 0 120000 l I 0403 Boukoumbé 202 201 99,5 69154 61210 88,5 0 148000 139544 Tchaourou 135 135 100 48468 44209 91,2 I 132000 1 I 1468 N'dali 266 240 90,2 139333 I 14848 82,4 92 205000 2t1430 Bassila 97 97 100 63149 50210 79,5 2 l s0000 120276 Parakou l6l t6t 100 7397t 64084 142 175000 156765 Toucountouna 90 90 100 26278 2t505 81,8 0 60000 57954 Ouaké 77 77 100 29001 21408 73,8 2l 85000 71224 Kouandé 178 168 94,3 59414 45565 76,69 0 100000 96500 Diougou 108 100 92,5 64815 54287 83,75 0 130000 124204 313 311 99,3 15260s t44tt1 94,4 0 215000 178998 Total 1851 I 804 97,46083 778794 662327 85 258 I 520000 t378766 DISTRICT Populatio n totale Comp. distribués Nbr pers traitées % couvert Non - Eligibles Nbr. Comp. utilisés Femmes Enceintes Malades Taille insuff. Asutifi 4.970 13.000 12.474 4.317 86.86 0 0 0 Kintampo North 0 0 0 Kintampo South 0 0 0 Sene 20.128 49.030 44.254 15.579 77.40 487 60 1,525 Tano North 5.106 12.500 9.973 3.795 74.32 1l 0 790 Tain 17.808 38.36s 34.306 r1.336 63.66 0 0 0 TOTAL 48.012 112.895 10r.007 3s.027 72.95 498 60 2315 72 Annere 3d: BURKINA FA§O Résultats du ler tour du TIDC (2008) Annere 3e : MALI Résumé des traitements TIDC 2006.12008 Annexe 3f : SEIIIEGAL Résultats TIDC2007 Districts Pop. Recensées Pop.Traitées Couvert. Thérapeutique Diébougou 23534 20338 86,60yo Batié 64447 570s5 84,00yo Dano 39653 33320 87,00yo Gaoua 40702 32610 80,00% Région t69336 143382 84.60% Années Villages Population Mectizan Nbre DC formésPrévus Traités Couv.Thérap. (o/o) Recensée Traitée Couv.géograp. (%) utilisé 2006 3 524 3 t32 88 2 189 000 1762300 80,5 4 945 024 6 600 2007 3 524 3 524 100 2 164 252 I 685 s32 77,8 5 047 3s9 6 550 2 008 3 524 3 425 97 2 t6t 584 I 70 1298 78,7 4 946 046 6 150 Districts Nbr. de villages Populations Recensées Populations Traitées Couverture Thérapeutique Kédougou + Salémata 226 5t 645 41 520 80,30oÀ Saraya 97 38 984 30 741 79,00yo Vélingara 92 24 090 l9 098 79,30yo Tambacounda 6t 23 527 l8 892 80,30yo Goudiry 48 t2 590 r0 337 82,1Ùyo Kidira + Dianké Makhan 76 18 506 t5 897 85,gÙyo Totaux 600 169 342 137 336 8l,lÙyo 73 ANNEXE 4 : RE§I]LTATS DE I STIRVEILLATTCE EPIDEMIOLOGIOIIE Anncre4a:SEITIEGAL Résultetr des évaluations Epi 2007 du Sénégal Annere 4 b: BIIRKINAFASO Résultats des évaluations Epi 2008 Annere4c: GIIINEE l-Résultats Evaluation épidémiologique sur les bassins du Niger, Mafou et Tinkisso Mars 2007 Villages (Yillages) Recensés (registered) Skin snip Test DEC Nbre + et % Samal 183 99 99 00% Baraboye t22 82 82 00% Oussounkala 226 t78 178 00% Tinoni 6 5 5 00% Kourounkhoto 166 125 t25 00% Soukouta 159 120 120 00% Bomboya 53 23 23 00% Habi Soubakhouna 42 35 35 00% Tikankali t24 82 82 00% Kolon 5s 26 26 00% Totaux des l0 villages I 136 775 (68,2%) 775 (68,2%) 00% Bassins Villages Examiné Positifs Préval.(%) en 2008 Préval.(%) en2D3 Oti-pendjari Kpanliangou 204 0 0 l3 Oti-pendjari Nianla 288 6 2,08 ll,2 Mouhoun Tangouma 279 ll 3,94 8,5 Comoé/Léraba Bossobougou 199 l3 6,53 Comoé/Léraba Sankara 173 0 0 Totaux lt43 30 2,62 2162 No Village Bassin Recensée Prés Eraminée Taux participation o//o positifs Prév brute o/to Prév Stand CMr.L I Kondian Niger 272 227 t34 59 0 0,00 0ro 0,0000 2 Mamouria Niger 148 126 92 73 J 326 416 0,0904 3 Méliboum Bogora Niger 342 291 145 50 0 0,00 0r0 0,0000 4 Béléyani Niger 193 155 108 70 I 0,93 0B 0,03738 5 Walia Dabourou Niger 78 57 33 58 3 9r09 517 021901 6 Sansanbou Niger 262 198 144 73 I 0,69 o'9 0,01465 7 Hafia Niger 64 56 26 46 2 7169 3rg 024s90 8 Sérékoroba Niger 244 229 204 89 3 lr47 1J 0,06826 9 Filako Doula Niger t2r lt7 lll 95 0 0,00 0r0 0,00000 10 Bélinkoro Niger 270 266 230 86 0 0,00 0,0 0,00000ll Djin{q Niger 3s6 321 2s6 80 4 1,56 1§ 0,o77gg t2 Hérako Niger 442 413 306 74 4 13r 113 0,08797 74 l3 Iélinko Tinkisso 188 t73 164 95 0 t4 Sakola Tinkisso 369 336 28s 85 2 0,70 0.7 0,ü1251l5 Bohéré Tinkisso 2t2 205 t97 96 2 1,02 0J 0,03511 16 Sérèfoula Badé Tinkisso 27t 2M 220 90 0 0,00 0r0 0,qn00t7 Boroto Tinkisso t32 128 t23 96 I 0,81 0.5 o,ou3ll8 Sounsoun Tinkisso 202 189 t24 66 I 0,81 r,6 0,02154l9 Tinkisso 142 tt7 76 65 0 0,fi) 0,0 0,00000 20 Foula Tinkisso 248 198 t34 68 2 l,4g 1,1 0,0fi27 2-Résultats Eveluation Eors §IZ Mei 2fi)7 No Village Bassin Rec. Prés. Eram. Taur part o, ,o Oncho + Prév brute o//o Prév. §tand (%l CMTLI Dalagnan Milo 397 32t 159 50 I 0,6 013 0,u22 2 Narina Milo 288 251 212 u 0 0 0 0 3 Koumana Milo 162 153 t28 84 0 0 0 0 4 Lele Milo ll8 lt3 93 82 0 0 0 0 5 Bassikoro Niandan 203 188 148 79 0 0 0 0 6 Niandan scièrie Niandan 212 192 80 42 0 0 0 0 7 Yradou Niandan 230 206 175 85 I 0,Sl 0,6 0,012 8 Djifoua Sankarani 291 274 212 77 0 0 0 0 9 Oulo-Ouloko Sankarani 546 48t 374 78 0 0 0 0l0 Lèbala Sankarani 137 t2t I06 88 0 0 0 0ll Wandjiladou Sankarani 338 326 286 88 0 0 0 0t2 Woroworodou Sankarani 350 315 240 76 0 0 0 0l3 Orossia Sankarani 699 641 510 80 0 0 0 0l4 Gbenkoro Sankarani 252 240 195 81 0 0 0 0l5 Damba Makona 168 134 96 72 5 s2r 55 0,136l6 Kondodou Makona 365 336 261 78 10 3,83 3 0r13t7 Sokotoro Bafing 267 225 174 77 0 0 0 0l8 L+goh Bafing 168 t4t 96 68 0 0 0 0l9 Bantanko Bafing 128 97 63 65 I 15e 1,1 0,044 20 Balabori Bafing 165 il6 99 85 0 0 0 02t Kissi I et II Mongo 271 252 150 60 0 0 0 0 5 755 5 123 3 857 75 18 0,47 3-Résultats Evaluation sur le bassin Koliba Août 2007 No Yillages Bassin Rec. Prés. Eram Taux part. o//o Oncho + Prév brute o//o PÉv. Stand (%l CMFLI Kanthié Koliba 149 135 t20 89 0 0 0 0 2 Kambala Koliba 418 401 351 88 0 0 0 0 3 Kirimani Koliba 278 215 172 80 0 0 0 0 4 Kankonka Koliba 242 160 150 94 0 0 0 0 5 Koliba Bac Koliba 84 4t 38 93 7 18,42 18 0,7431 6 Goumbanbel Koliba 176 100 83 83 0 0 0 0 7 N'Galloukadé Koliba 511 367 306 83 0 0 0 0 8 J(oumbagni Koliba 66 59 56 95 0 0 0 0 1924 t 478 1276 86 7 0§ 4-Résultats Evaluation en 2008 75 No Village Bassin Recensée Présent Examinée Taur participation o//o Oncho + Prév brute o//o Prév stand a/te CMFL Yalamban Makona 8l 80 72 Annexe4d:MÀLI Résultats des évaluations épidémiologiques de 2008 90 6 8% 2 Gbéssé Makona 236 219 195 89 I lYo 0J0 0,or87g 3 Soumayéréya Mongo/Ihba 274 208 164 79 2 lYo 2,60 0,o8659 4 Kouroubon Mongo/Kaba 378 310 267 86 2 lYo 050 0,o1695 5 Falandian Kolenté 313 t45 tt7 8t 28 24Yo 21.00 1,8E299 6 Kouyéya/Botokoly Kolenté 288 226 199 88 3 zYo r50 0,o24ll 7 Badékanti Kolenté 433 380 251 66 2 l%o 0,70 0,o1956 E Malifou Kolenté 120 83 57 69 22 39o/n 28:t0 l,826Eg 9 Kondédakha Kolenté 284 2t5 144 67 t6 ll%o 950 0i34515 l0 MBendiaDianéa Kolenté 193 174 128 74 I lYo 1,80 0,02304 ll Daffira Kolenté 454 401 236 59 5 zYo 2,10 0,o5245 12 Sakhoya Kolenté 185 130 80 62 t6 20Yo 0.70 0,o1956 3239 2 571 I 910 74 104 sYo Bassins Villages Population Examinée Nbr. Positifs Prévalence (%) Niger et affluents t7 3 749 0 0 Banifing tr etlV 3 723 0 0 Baoulé Est et Ouest 9 1295 0 0 Bagoé I 229 0 0 Total 30 s996 0 0 76 I ANIIIEXE 5 : RESULTATS DE LA SIIRVEILLANCE ENTOMOLOGIOUE Annexe5a:SEIYEGAL Résultats entomologiques partiels dans le bassin de la Gambie de septembre à décembre 2008 Sékoto Soukouta Bantankokouta Thiabécaré Sept Oct Nov Dec Totaux Jours de capture t6 20 t6 r6 68 Femelles capturées 7627 5889 I l3l5 6055 30886 Femelles disséquées 800 841 800 763 3204 Femelles pares 699 741 677 671 2788 Taux parité 87% 88% 85% 88% 87% Femelles infectées 0 0 0 0 0 Femelles en alcool 6827 5048 10515 5292 27682 Sept Oct Nov Dec Totaux Jours de capture l6 20 l6 L6 68 Femelles capturées 7037 10715 9077 14165 4099 Femelles disséquées 800 1000 800 800 3400 Femelles pares 680 837 654 667 2838 Taux parité 85% 84% 82% 83% 83,500/0 Femelles infectées 0 0 0 0 0 Femelles en alcool 6237 9715 8277 r3365 37s94 Sept Oct Nov Dec Totaux Jours de capture t6 20 l6 t6 68 Femelles capturées 5499 12989 76t4 6t6t 32263 Femelles disséquées 800 1000 800 772 3372 Femelles pares 740 894 726 620 2980 Taux parité 93% 89% 9t% 80% 88,40yo Femelles infectées 0 0 0 0 0 Femelles en alcool 4639 I 1989 6814 5389 2883 1 Sept Oct Nov Dec Totaux Jours de capture t6 t9 t7 t6 68 Femelles capturées 4103 3314 3821 3792 I 5030 Femelles disséquées 545 776 936 787 3044 Femelles pares 469 629 657 537 2292 Taux parité 86% 8t% 70% 68% 75,30yo Femelles infectées 0 0 0 0 0 Femelles en alcool 3558 2538 2885 300s I 1986 77 Annexe5b:GUII\IEE Résultats des dissections et mise en alcool des simulies capturées d'aout à décembre 2007 Annexe5c:MALI Résultats des captures et dissections de simulies de juillet à octobre 2008 Point de capture Bassin Total capt. .nq) .q) F\q) U' U)ô Pare o,/o pare Oq) ro o eÉ çn o) çh q) () etr Nbr. L3T Espèces Simulies en alcool (LaboADN)6 7 8 Yalawa Mafou 5 043 I 792 I 189 66% 0 0 0 803 972 t7 15 020 Diaragbela Niger 2 712 I 891 929 49% 2 2 15 I 891 0 0 9 381 Morigbedou Milo I 452 I 400 935 67% 0 0 0 I 391 9 0 6 838 Total 9 207 5 083 3 053 60"/" 2 2 15 4 085 981 t7 31239 NO Points Bassin Nbr. capturées Nbr. disséquées Nbr infectieuses Nbr. L3Tête Nbr. Simulies Envoyées au MDSC I Tienfala Niger 13323 2319 t7 39 I 1004 2 Pont Faya Niger 25550 30s0 l3 t9 22500 Total 38873 5369 30 58 34504 78 o\ c-!t- rlF x X êlt- X X X X x () 6l qa o o U F X X X X X €Ë sgtqlêE(â ta Qo ê{ s(r) z o () oÀ a §g () o o. (n o H Eg !-rrI eÿ 2 () otU) o o ,() ct k o æ o N o\ æ cô Ooo o à o. oo o o oo æ c.l o OoO oo o oÉ a)o rc 6, 2 (.) l= 99 cË:o() !i'5r.:3 ui !q 'É s,.È E<bL oÈ Es ç 0) F'E -r'E3/îG'ÉbzËà0 .= d <bb 6)èo () ào oào §lLEL o: e'E<ê \o() Jz U() J 7 uO .]z * s() J? s OJ 7 .{)(-)J 7 .o OJzô. oO!E -,6ü.9 6È(n> c)- 'oH odo-Éo.trq-o o- -o o(ÉÊ.ÉÊ.tr§€ ot o= Y6 o-E dLd () ô= É.9o.É dF& () a, aÇ =6 ù oE ü.9b§ Êa o! =Eü.9bs!> Êa o L': =6tOE 6L00 t,LE& C)àô EÈotr .oÈ z oèo -^ -'-.o!E ots -où z o)6EOO .. Ésts o-o -ô'= ÈÉ=d o'9 ryZ^o oèoo €L .r Où:o É c!, o 7)aE@o9 EË -ô'= cÉ=d5q sZ-o .o oO flE -ood28 ;oA'Ë o o .() >q o 'q) vo C)t -83 o z o t) ê oü oz q) \o U 11 z ù § § ft .T t ȧ Ë § ü ù ù§ § § .8 ȧ § ù{ È § § (t) HF FU C) oo ooo o o C) ! ooÉ(t () o () -(€ Ë E,.Eé,xqlD-ooi3 E;3 >od 'É àO- ,€Ëi-8Ë ()!lU:q E E" B'€ /vro -ll! E E.:r9= r.ü tÈ= o é,d o o- âËPE .9'to 9 ô aÉ 6Èo a trv! () -§À c9î ËË€ â €Eg B g a-- o.) 9.olE;=-ëôl3ra33=l § â B* §l Ëi§E il .9 d -^ ë ,lE !) 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Rapport de la deuxième réunion post SIZ de revue et de planification des activités dans les pays de l'ex-OCP : Ouagadougou, du 11 au 13 novembre 2008
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