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Procès-verbal de la sixième séance, jeudi 19 septembre 2002

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WPR/RC53/SR/6 PROCES-VERBAL DE LA SIXIEME SEANCE Salle A du Palais des Congrès de Kyoto Jeudi, 19 septembre 2002, 9 heures PRESIDENT : Dr Eliuel PRETRICK (Etats fédérés de Micronésie)

TABLE DES MATIERES page 1. Table ronde ministérielle : alimentation, exercice physique et santé (suite) ........................................................................................ 1.1 Résumé par l'animateur de la table ronde ........................................... 1.2 Stratégie mondiale sur l’alimentation, l’exercice physique et la santé ... 2. 3. Infections sexuellement transmissibles, infection à VIH et SIDA (suite) ...... Examen des projets de résolutions ............................................................ 3.1 Projet de budget programme 2004-2005 ............................................. 3.2 Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme ................................................................................... 4. Paludisme, filariose et autres maladies parasitaires .................................... ANNEXE Table ronde ministérielle sur l’alimentation, l'exercice physique et la santé : résumé des débats .....................................

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1.

TABLE RONDE MINISTERIELLE : ALIMENTATION, EXERCICE PHYSIQUE ET SANTE : Point 18 de l’ordre du jour (document WPR/RC53/12)

1.1

Résumé par l’animateur Le Professeur M. JEGATHESAN, animateur de la table ronde ministérielle, résume les

débats de la veille (voir Annexe 1). 1.2 Stratégie mondiale sur l’alimentation, l’exercice physique et la santé Le DIRECTEUR, PREVENTION DES MALADIES NON TRANSMISSIBLES ET PROMOTION DE LA SANTE (Siège de l’OMS), signale que, conformément à la résolution WHA55.23, le travail d’élaboration d’une stratégie mondiale visant à promouvoir une alimentation saine et l’exercice physique, a commencé. Les données médicales montrent clairement qu’il est possible de prévenir bien des maladies non transmissibles et que l’on peut faire de grands progrès en matière de santé en seulement quelques années, grâce à des modifications relativement mineures de l’alimentation et de l’activité physique. Il cite trois exemples à ce propos. Le rôle de l’alimentation et de l’exercice physique dans la prévention du diabète a été étudié dans le cadre de trois essais bien contrôlés en Chine, en Finlande et aux Etats-Unis d’Amérique. Dans tous ces essais, l’intervention a abouti à une diminution de 60 % du nombre des cas de diabète en trois ans environ. Dans les essais sur la diminution du taux de cholestérol à l’aide de médicaments et de modifications de l’alimentation, on a enregistré sur deux à quatre ans une diminution du nombre des cas de cardiopathies coronariennes. Les études en Fin lande, en Pologne et dans d’autres pays ont montré que la modification des facteurs de risque dus aux maladies cardiovasculaires, dont l’alimentation, entraînent une diminution rapide du risque de mortalité. La stratégie mondiale doit être établie en étroite collaboration avec les Régions ; les consultations auront lieu au début de 2003. La stratégie, qui sera présentée à l’Assemblée mondiale de la Santé en 2004, s’appuiera sur les données scientifiques les plus récentes et fera appel à des experts de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, ainsi que d’autres institutions des Nations Unies et elle tiendra compte des observations faites par la société civile et le secteur privé. La présentation à l’Assemblée mondiale de la Santé constituera la base solide d’une action efficace. A l’invitation du PRESIDENT, des déclarations sont faites au nom de l’Agence internationale de Prévention de la Cécité, Vision 2020 et le Conseil international des Infirmières.

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2.

INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES, INFECTION A VIH ET SIDA : Point 11 de l’ordre du jour (document WPR/RC53/6) (suite) Le Dr HOFSCHNEIDER (Etats-Unis d’Amérique) rappelle la déclaration

d’engagement sur le VIH/SIDA faite lors de la vingt-sixième session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies et il réitère la nécessité d’un engagement politique et social, telle qu’elle est notée dans ce document. Il félicite le Bureau régional d'aborder la prévention du VIH et des autres infections sexuellement transmissibles, la sécurité transfusionnelle, les soins des patients atteints du SIDA, l’accumulation des données épidémiologiques et la coordination avec les partenaires, en s'appuyant sur des bases factuelles. Son pays est favorable aux interventions préventives cib lant les personnes dont le comportement les expose, eux et les autres, à des risques d’infections sexuellement transmissibles et il soutien les personnes VIH-négatives et VIH-positives. Il ne peut donc pas approuver complètement un plan d’action qui ne prévoit pas la modification des comportements. Comme le représentant des Palaos l’a mentionné, pour que la prévention du VIH/SIDA soit efficace la promotion des préservatifs doit s'accompagner de messages pour retarder l’activité sexuelle chez les jeunes, sur l’abstinence et la fidélité. Le plan proposé ne met pas non plus suffisamment l’accent sur des programmes globaux de prévention de la toxicomanie. Certains éléments pour la réduction des méfaits, comme les échanges de seringues, peuvent par inadvertance faire l’apologie de la consommation de drogue par injection ; il vaut mieux avoir des programmes reposant sur des bases factuelles pour le traitement des toxicomanies et des interventions pour éviter que les jeunes ne commencent à se droguer. Il faudrai t mettre à la disposition de la population toute une séquence d’interventions allant de la prévention aux soins, en commençant par la prévention de la transmission mère-enfant. Certains Etats Membres, comme le Cambodge et la Thaïlande, réussissent à diminuer la prévalence du VIH/SIDA, et d’autres pays pourraient bénéficier de cette expérience. La Chine a fait des efforts pour reconnaître et combattre l’épidémie. Les Etats-Unis d’Amérique soutiennent la formation de partenariats entre gouvernements, organisations internationales et organisations non gouvernementales. Les partenariats entre les secteurs public et privé, faisant aussi appel aux organisations non gouvernementales et religieuses, sont essentiels pour instaurer des interventions durables de prévention et de soins.

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Mme SURENCHIMEG (Mongolie) signale que le programme national qui vient d’être approuvé dans son pays pour lutter contre les maladies transmissibles comprend une composante révisée contre le VIH et les autres infections sexuellement transmissibles. De plus, compte tenu de la grande proportion d’adolescents dans la population mongole, un service téléphonique à leur intention a été proposé et sera testé dans certaines régions. On espère que la mise en service de ce standard téléphonique permettra une diminution importante de la prévalence des infections sexuellement transmissibles à long terme. Le troisième programme national sur la santé génésique prévoit la prévention du VIH et des autres infections sexuellement transmissibles chez les femmes enceintes et les mères. Elle remercie l’OMS pour son soutien à l’amélioration de la surveillance des infections sexuellement transmissibles, la formulation d’un projet pour le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme et le lancement d’un programme pour l’utilisation systématique des préservatifs dans les villes de Darkhan et d'Oulan Bator. Elle approuve totalement les mesures proposées dans le document WPR/RC53/6 mais souligne l’importance de la sécurité des transfusions et des injections ainsi que les problèmes transfrontaliers de prévention de la propagation du VIH et des autres infections sexuellement transmissibles. Le Dr LEI Chin Lon (Macao, Chine) explique qu’à Macao, les travailleurs migrants représentent 70 % de cas d’infections à VIH. Le taux d’incidence au cours des cinq dernières années a été de 0,2 pour 100 000 habitants, la plupart des infections (70,5 %), survenant chez les hétérosexuels et moins chez les toxicomanes et les homosexuels. Les dépistages chez les donneurs de sang, les femmes enceintes et dans l’industrie du plaisir montrent qu’il y a peu de cas de séropositivité, la plupart des cas étant constatés dans la population itinérante. Par conséquent, même si l'on pouvait arriver à inciter la population résidente de Macao à modifier ses comportements, la prévalence continuerait de monter. Selon les prévisions, le taux devrait être de 18 pour 100 000. Les priorités du Bureau de la Santé sont les suivantes : observation attentive, avec collaboration et lutte intersectorielles, éducation sanitaire, prise en charge des populations très vulnérables, dépistage précoce et traitement gratuit pour les personnes séropositives. Il se réjouit de partager l’expérience de l'OMS en matière de prévention et de traitement des infections à VIH. Le Professeur HUANG Jiefu (Chine) déclare que le rapport présenté au Comité analyse clairement les progrès réalisés en matière de surveillance du VIH /SIDA, de promotion des préservatifs et de collaboration intersectorielle. La prévalence du VIH augmente rapidement dans la Région. Compte tenu du volume de la population concernée, les conséquences seront catastrophiques si la pandémie échappe à tout contrôle.

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En Chine, la lutte contre le VIH/SIDA est devenue une urgence, les dernières estimations montrant qu'un million de personnes sont infectées par le VIH. Compte tenu de ce chiffre, il demande que l'on vérifie le nombre de 1,2 million indiqué dans le rapport pour les personnes infectées par le VIH dans la Région fin 2001. Il serait important d’étudier les caractéristiques et les tendances de l’infection à VIH en Chine, de façon à prendre des mesures efficaces. La consommation des drogues par injection est le principal mode de transmission. Bien qu’un certain nombre d’interventions efficaces aient été mises en oeuvre, il demande un appui technique pour surmonter les difficultés rencontrées. Son Gouvernement a adopté une attitude active, ouverte et responsable face à la question du VIH/SIDA. Néanmoins, la Chine est un grand p ays, très peuplé, qui compte 56 groupes ethniques, chacun ayant ses propres valeurs culturelles, économiques et religieuses, et certaines autorités locales ne souhaitent pas s’intéresser au problème du VIH/SIDA. Les rapports inexacts faits par les médias nationaux et internationaux ont eu un effet néfaste sur la lutte contre le VIH/SIDA et l’image des autorités. Il espère que les Etats Membres de la Région, le Bureau régional et d’autres organisations internationales aideront la Chine à sensibiliser les politiciens des autorités locales au problème du VIH/SIDA dans le but de diminuer la discrimination. Le Dr NGUYEN THANH LONG (Viet Nam) approuve les mesures proposées dans le document et se félicite de l’aide technique importante que l’OMS lui a fournie pour la prévention du VIH/SIDA et les programmes de lutte dans son pays. Plus de 52 000 cas d’infection à VIH ont été dépistés au Viet Nam ; 7000 d’entre eux ont évolué vers le SIDA et 4000 sont morts. Selon les projections, le nombre des infections à VIH passera à 200 000 d’ici à 2005, avec 51 000 cas de SIDA et 46 000 décès. Il est essentiel d'évaluer la situation du VIH/SIDA pour établir des stratégies rationnelles de prévention et de lutte et d'obtenir le soutien de l’OMS pour le renforcement des moyens de surveillance. L’Organisation doit continuer à appuyer les efforts des pays pour contrôler et évaluer l’efficacité de leurs programmes de lutte contre le VIH/SIDA ; elle doit assurer un appui technique pour la mise en oeuvre d’interventions comme "le p réservatif tout le temps" ; faciliter le partage des expériences dans la mise en oeuvre des interventions ; aider les Etats Membres à réviser les directives de traitement ; soutenir leurs efforts pour garantir l’accès aux médicaments antirétroviraux à des prix abordables. Le Dr DAYRIT (Philippines) assure le Comité que son Gouvernement reste vigilant même si la prévalence du VIH/SIDA reste encore faible aux Philippines avec 20 à 30 000 infections selon les estimations et un taux d’infection de 1 % dans les groupes très vulnérables

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comme les prostitué(e)s. Les toxicomanes par voie intraveineuse ne présentent pas un gros problème et les transmissions par voie sanguine sont encore négligeables. Les médicaments antirétroviraux ne sont pas fournis gratuitement et une organisation non gouvernementale représentant des personnes vivant avec le VIH/SIDA a demandé l’aide du gouvernement pour les obtenir à un prix abordable. Le projet que les Philippines préparent pour le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme fait donc référence aux besoins du pays de se procurer des antirétroviraux et des médicaments pour traiter les infections opportunistes, ainsi qu'un train complet de mesures de prévention à l'intention des groupes vulnérables, ainsi que des activités de soins et de soutien pour ceux qui vivent avec le VIH/SIDA. Il retient des débats de la veille qu'il est également possible de se procurer des antirétroviraux et d'autres médicaments à bas prix par l'intermédiaire du Groupe spécial de l'Association des Nations de l'Asie du SudEst sur le SIDA. Inquiet des répercussions possibles des accords de commerce international, il demande si l'observateur de l'ANASE et le Directeur exécutif de l'ONU/SIDA peuvent donner des informations complémentaires sur les mécanismes d'achat. M. KALPOKAS MASIKEVANUA (Vanuatu) approuve les mesures proposées dans le document et félicite l'OMS pour l'aide financière et technique qu'elle a apportée au Vanuatu pour le renforcement de la gestion du programme de lutte contre les IST, y compris le VIH/SIDA. Les résultats d'une enquête sur la prévalence, qui ont montré une forte prévalence des IST chez les femmes de 15 à 27 ans, ont poussé le Gouvernement à inclure lors de la première visite prénatale le traitement présomptif des IST chez les femmes. La participation au programme et l'observance des traitements ont été bonnes. Le Vanuatu mène des campagnes de sensibilisation du public depuis 1987. Il demande à l'OMS non seulement de continuer à apporter son aide aux Etats Membres pour le traitement et les soins des personnes vivant avec le VIH/SIDA, mais aussi d'identifier les organismes dans la Région qui peuvent assurer une formation à la gestion des programmes de lutte contre le VIH/SIDA et conseiller les pays pour l'achat des médicaments antirétroviraux à des prix abordables. Le Dr KIENENE (Kiribati) rappelle qu'il a déjà décrit la situation du VIH/SIDA dans son pays au cours des discussions relatives au point 10 de l'ordre du jour sur le Fonds mondial de Lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme. Il demande des éclaircissements sur la référence faite par le Directeur général dans son allocution au Comité, à la mise à disposition gratuite de la névirapine pour la prévention de la transmission du VIH mèreenfant. Cela s'applique-t-il à tous les Etats Membres ?

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Le Dr SELUKA (Tuvalu) se dit préoccupé du taux croissant d'infection à VIH dans son pays. Au début de 2002, six nouvelles infections ont été confirmées, dont deux cas de SIDA, ce qui porte le nombre total à neuf et place le Tuvalu au deuxième rang des taux de prévalence du VIH/SIDA dans le Pacifique. De plus, le traitement des IST par les guérisseurs locaux masque la véritable ampleur de leur prévalence. Les programmes de santé génésique destinés aux adolescents s'intensifient en partenariat avec les organisations nongouvernementales et avec l'appui de partenaires extérieurs, dont le Secrétariat de la Communauté du Pacifique, l'OMS et le FNUAP. Les partenariats avec la société civile, notamment les organisations non-gouvernementales, sont essentiels pour lutter contre l'épidémie de VIH/SIDA et il faudra mobiliser les ressources sanitaires suffisantes pour mettre en œuvre des interventions visant à modifier les attitudes et les comportements sexuels, notamment dans les groupes les plus vulnérables. Le Dr VUI (Samoa) déclare que son pays donne la priorité au budget de la santé et apprécie l'aide de l'OMS pour ses efforts de lutte contre les IST, y compris le VIH/SIDA, par exemple par le biais des programmes pour une maternité sans risque. Il témoigne également de sa gratitude à l'Agence australienne d'Aide pour le Développement international (AusAID) pour le renforcement des institutions. Samoa prend des mesures pour sensibiliser le public à la menace sérieuse des IST et de l'épidémie de VIH/SIDA et pour changer les attitudes et les comportements. Il pense que la force des valeurs chrétiennes dans la population samoane et sa culture traditionnelle aident les autorités sanitaires à faire passer le message. Le Gouvernement collabore avec succès avec les groupes religieux, les organisations de jeunes et les associations de défense des femmes, ainsi qu'avec les organisations nongouvernementales, pour assurer une éducation sanitaire dans ce domaine. Son pays n'a recensé que trois cas d'infection à VIH. Samoa travaille avec d'autres Etats insulaires du Pacifique pour soumettre une proposition au Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, notamment pour une aide en vue d'améliorer le matériel de laboratoire et de promouvoir la recherche sur l'efficacité des programmes éducatifs. Le DIRECTEUR REGIONAL, répondant aux observations des représentants, déclare qu'il limitera ses commentaires à l'accès à des médicaments abordables pour le traitement du VIH/SIDA et des infections opportunistes. Il confirme l'inscription des médicaments antirétroviraux dans la liste OMS des médicaments essentiels. Se référant à la complexité de la situation pour ce qui est de l'achat des médicaments et des accords de commerce internationaux, il attire l'attention sur la brochure A Briefing on TRIPS que le Bureau régional prépare et qui résume un document du Siège sur le sujet. Ce document a été distribué aux Etats Membres mais il a pris l'initiative d'en faire des exemplaires supplémentaires pour le

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Comité. Ces exemplaires seront mis à la disposition des représentants. Répondant aux demandes des Etats Membres, le Bureau régional est en train d'organiser une réunion d'experts pour étudier les différents mécanismes possibles d'achat des médicaments. Celle -ci devrait se tenir en mars 2003. Il informera le Comité lors de sa prochaine session des résultats de cette réunion et propose d'inclure ce point à l'ordre du jour de la prochaine session. Le Dr PIOT (Directeur exécutif, Programme Commun des Nations Unies pour le VIH/SIDA) dit qu'à l'allure où le VIH se propage, l'épidémie de SIDA va s'aggraver dans la Région du Pacifique occidental en raison des facteurs de vulnérabilité relevés par le Comité. On a pu constater en outre que des taux de prévalence faibles pouvaient augmenter rapidement. Il faut donc rester très vigilant. L'épidémie ne se limitera pas aux groupes vulnérables ; la recherche montre en effet que les personnes les plus exposées se trouvent au sein de la population générale, ce qui est très préoccupant. Il est possible de réussir, et les exemples ne manquent pas dans la Région, mais presque partout, les moyens mis en oeuvre sont insuffisants. L'épidémie avance plus vite que la riposte. Ainsi que l'a fait remarquer le Représentant de la Chine, les conséquences du SIDA sur le développement socioéconomique sont souvent mal comprises au niveau local. Le premier problème auquel il faut remédier est celui du leadership. Au niveau international, la session spéciale des Nations Unies sur le VIH/SIDA a débouché sur une déclaration d'engagement à combattre le VIH/SIDA à laquelle ont souscrit tous les Etats Membres. Comme l'a mentionné le Représentant du Brunei Darussalam, le SIDA a été reconnu comme l’un des grands problèmes de la Région lors du sommet de l'ANASE et par le Conseil économique et social de l'Asie et du Pacifique. Le Forum Asie -Pacifique sur le VIH/SIDA et le développement, créé en 2001, aidera les dirigeants dans les domaines de la sensibilisation, de la politique générale à mener et de l'information. Il est très encourageant de noter que le secteur privé est lui aussi prêt à combattre résolument le SIDA. Comme l'a souligné le Représentant du Japon, un ensemble de mesures sont nécessaires pour résoudre le problème de la prévention, notamment des interventions ciblées ayant fait leurs preuves et une action plus énergique auprès des jeunes afin que la nouvelle génération soit épargnée par le SIDA. Pour prévenir la transmission sexuelle, il faut une stratégie associant plusieurs approches. Celle qui est recommandée est triple : abstinence, fidélité et utilisation de préservatifs. On a vu en Thaïlande qu'il était possible de supprimer les risques dans le milieu de la prostitution grâce à un programme d'utilisation systématique du

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préservatif, mais actuellement la transmission se fait essentiellement parmi les jeunes et ailleurs que dans la prostitution. En réponse à la question du Représentant des Philippines sur l’achat de médicaments, il indique que, de la même façon, tout un éventail de mesures sont envisageables. L'une d’entre elles est l'acceptation des laboratoires de recherche-développement à baisser leurs prix. Le fabricant de la névirapime, médicament en dose unique qui sert à prévenir la transmission mère-enfant, a annoncé qu'il fournirait le médicament gratuitement aux pays les moins avancés et à tous les pays d'Afrique pendant cinq ans et pour cette seule indication. Une autre solution consiste, selon la législation nationa le, à importer des produits génériques, ce qui est tout à fait conforme aux accords de commerce international. Le Conseil des ADPIC est en train de discuter des termes de la Déclaration de Doha et l'on attend avec beaucoup d'intérêt les précisions qu'il d onnera. La production locale est encore une autre option. La Chine produit déjà un médicament antirétroviral. Les petits pays ou ceux ayant de faibles taux de prévalence peuvent participer à des systèmes régionaux d'achat pour obtenir de meilleurs prix. Cette solution est l'une de celles préconisées par l'ANASE et donne de bons résultats dans les Caraïbes. Autre problème encore, la stigmatisation et la discrimination associées au VIH qui empêchent de mener une action efficace. Il faut non seulement respecter les droits des personnes contaminées, mais aussi aborder l'épidémie dans la transparence, condition requise par le Fonds mondial pour l'obtention de subventions. Au sein du système des Nations Unies, bien que faisant partie des grandes priorités, le SIDA ne bénéficie pas encore de toutes les ressources de base nécessaires. Les ressources étant limitées, il faut agir collectivement pour offrir de bons services aux pays. Comme l’a dit le Représentant de la Chine, la situation dans la Région est particulièrement propice à une épidémie, mais surtout à la prévention et ce, plus qu’ailleurs. La prochaine conférence sur le SIDA en Asie et dans le Pacifique (Kobé, Japon, 2003) permettra de faire le point sur la situation et de mesurer les progrès accomplis. Le DIRECTEUR, LUTTE CONTRE LES MALADIES TRANSMISSIBLES, répond aux observations des représentants des Palaos et des Etats-Unis d'Amérique sur l'abstinence en disant que, même si l'abstinence extra-conjugale et la fidélité au sein du couple sont les seuls moyens de protection infaillibles contre les infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH/SIDA, et doivent figurer en tête des mesures recommandées, il faut faire preuve de réalisme. Utilisés correctement, les préservatifs préviennent les infections

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sexuellement transmissibles ; c'est pourquoi la promotion de l'usage du préservatif demeurera une composante essentielle de la politique de prévention de l'OMS. Il convient avec le Représentant du Vietnam que les enquêtes épidémiologiques et la surveillance sont capitales pour le succès des programmes anti-SIDA. Elles ont permis à des pays comme le Cambodge et la Thaïlande de prendre conscience de l’importance du SIDA dans leurs populations, de suivre la progression de leurs programmes et d'adopter des mesures efficaces. Il importe en outre de connaître l'ampleur du problème et la manière dont il évolue pour soumettre des demandes de subvention à des organismes de financement tels que le Fonds mondial. Le Bureau régional se félicite de la possibilité qui lui est offerte de collaborer avec les pays à l'instauration de systèmes de surveillance sentinelles et à la conception d'enquêtes et d'autres instruments de suivi des programmes anti-SIDA. S’agissant de l’accès aux antirétroviraux, il souligne que le coût des médicaments n’est pas, et de loin, l'élément le plus important pour qu'un programme de prévention de la transmission mère-enfant ou d’aide aux personnes vivant avec le SIDA soit efficace. L’OMS est disposée à aider les pays à mettre en place des systèmes pour l’utilisation d’antirétroviraux. Le CONSEILLER REGIONAL, INFECTIONS SEXUELLEMENT

TRANSMISSIBLES, Y COMPRIS LE VIH/SIDA, annonce que, face à la propagation de l’épidémie de l’infection à VIH/SIDA parmi certains groupes vulnérables, le Bureau régional du Pacifique occidental, en collaboration avec le Bureau régional de l’Asie du Sud-Est et avec l’appui de l’Agence australienne pour le Développement international (AusAID), va organiser une réunion sur la réduction des risques auxquels s’exposent les consommateurs de drogues par voie intraveineuse (Ha Noi, 7-9 octobre 2002). Cette réunion rassemblera des experts nationaux et des experts d’organismes bilatéraux et multilatéraux et d’organisations non gouvernementales pour leur permettre de se f amiliariser avec les outils mis au point par l’OMS et par le McBurnett Institute, en Autralie. Elle jettera les bases de plans d’action nationaux dans le cadre d’un partenariat efficace entre tous les intéressés. M. CHO KAH SIN (Assistant Director for Social Development, Association of South East Asia Nations), prenant la parole sur l’invitation du Président et répondant à la question posée par le représentant des Philippines sur les travaux entrepris par le groupe spécial de l’ANASE pour faciliter l’accès au traitement antirétroviral, dit que, lors du Sommet spécial de l’ANASE sur le VIH/SIDA, un programme de travail a été adopté pour 2002-2004 qui accorde une grande importance à la mise à disposition de ce traitement. Ce programme

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prévoit des négociations en vue d'obtenir des prix différentiels pour les médicaments utilisés dans le traitement et la prophylaxie des infections opportunistes, les antirétroviraux et les moyens de tests essentiels, ainsi que le développement des moyens dont disposent les Etats Membres pour faire face aux conséquences de l’Accord sur les aspects des droits de propriété intellectuelle touchant au commerce (ADPIC) sur l’accès aux antirétroviraux et à d’autres médicaments. Dans le cadre de l’exécution de ce programme de travail, le groupe spécial a organisé un atelier (Djakarta, juin 2002), en coopération avec l’OMS et d’autres, pour faire le point sur les stratégies mises en oeuvre en vue de faciliter l’accès au traitement antirétroviral, d’aider les pays à cerner et à atténuer les conséquences des ADPIC sur l’accès aux médicaments, et sur les stratégies destinées à élargir l’accès aux soins et au traitement. Une série de recommandations ont été formulées, la plus importante étant de recueillir, dans la perspective de la prochaine réunion (Vientiane, octobre 2002), davantage d’informations auprès des Etats Membres pour connaître plus précisément les besoins en antirétroviraux, le prix de ces médicaments, la législation s’y appliquant, les mesures prises par les pays à l'égard des dispositions de l’Accord sur les ADPIC, et le potentiel national de production d’antirétroviraux. Le groupe spécial définira des activités de suivi au nombre desquelles figureront peut-être les achats en gros, les négociations avec les sociétés pharmaceutiq ues et l'obtention de prix différentiels pour les médicaments. 3. EXAMEN DES PROJETS DE RESOLUTIONS Le Comité a examiné les résolutions suivantes. 3.1 Projet de budget programme : 2004-2005 (Document WPR/RC53/Conf.Paper N° 1 Rev.1) Décision : Le projet de résolution est adopté (voir la résolution WPR/RC53.R2). 3.2 Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme (Document WPR/RC53/Conf.Paper N°3) Le Dr WAQATAKIREWA (Fidji) demande l’ajout d’un quatrième paragraphe dans le préambule : "Notant avec appréciation les dispositions spéciales prises pour répondre aux besoins des pays à faible population, leur donnant notamment la possibilité de faire une proposition commune dans le cadre du statut particulier des petits Etats insulaires ;".

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M. MOOA (Kiribati) propose d’ajouter, à l’alinéa 1 du paragraphe 2 du dispositif, "d’autres organisations régionales", avant "d’autres institutions comme le Programme commun des Nations Unies sur le SIDA". Décision : Le projet de résolution, tel qu’amendé, est adopté (voir la résolution WPR/RC53.R3). 4. PALUDISME, FILARIOSE ET AUTRES MALADIES PARASITAIRES : Point 13 de l’ordre du jour (Document WPR/RC53/8) Présentant le rapport, le DIRECTEUR REGIONAL indique que le paludisme fait plus de un million de morts chaque année dans le monde et est l’une des grandes priorités de l’action internationale de santé publique. On sait pourtant très bien le prévenir et le soigner. Consciente de la nécessité d’intensifier la lutte antipaludique, l’OMS a lancé, en 1998, l’initiative Faire reculer le paludisme, qui a permis d’unir les efforts de la communauté internationale, de faire comprendre qu’il est indispensable de combattre la maladie, et qui a attiré des investissements supplémentaires dans la lutte antipaludique. Les efforts de lutte ont pris une dimension plus internationale encore avec la création du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme. La charge du paludisme a régulièrement diminué au cours des années 90 dans la plupart des pays d’Asie du Sud-Est grâce à l’effet conjugué de l’élévation du niveau de vie, de la stabilisation sociale, de l’amélioration des services de santé et du renforcement des programmes de lutte antipaludique. Même si la déforestation qui s’observe dans de nombreux pays d’Asie du Sud-Est n’est pas en soi une bonne chose, elle a contribué à réduire la transmission du paludisme. Toutefois, la polypharmacorésistance, l’utilisation anarchique des antipaludéens et, dans certains cas, l’usage de médicaments contrefaits ont fait obstacle aux progrès. En Asie du Sud-Est, vu que le paludisme est généralement concentré dans les zones reculées et touche les minorités ethniques et les migrants, les données de surveillance officielles sous-estiment peut-être l’ampleur de la ma ladie. Le nombre total de décès par paludisme dans les six pays d’endémie d’Asie du Sud-Est est d’environ 2000 par an, mais d’après certaines études, le chiffre réel pourrait bien être 10 à 20 fois supérieur. Dans les trois pays d’endémie situés dans le Pacifique, la Papouasie -Nouvelle -Guinée, les Iles Salomon et le Vanuatu, la transmission est généralisée et intense. Aux Iles Salomon et au Vanuatu, les taux d’incidence ont beaucoup diminué au cours des années 90 grâce aux mesures systématiques en vue de fournir à la plus grande partie de la population des

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moustiquaires imprégnées d’insecticide et d’offrir un traitement précoce efficace. Papouasie -Nouvelle -Guinée, pays beaucoup plus grand, les progrès sont plus lents.

En

Il n’existe toujours pas de vaccin efficace contre le paludisme. Les travaux de recherche donnent des résultats prometteurs, mais dans l’état actuel des choses, l’OMS et ses Etats Membres doivent se contenter des moyens existants qui, heureusement, sont efficaces. Les moustiquaires imprégnées d’insecticide ont été utilisées pour la première fois dans la Région du Pacifique occidental dans les années 80 et aujourd’hui, près de 20 millions de personnes très exposées en bénéficient. Les insecticides à effet longue durée en cours d’élaboration devraient rendre cette intervention plus rentable encore. De nouvelles

associations médicamenteuses à base d’artémisinine ont été mises au point, notamment en Chine, pour traiter le paludisme à falciparum chimiorésistant. Elles sont relativement chères, mais les tests diagnostiques rapides, expérimentés dans certains pays de la Région, peuvent partiellement compenser leur coût. Ces tests peuvent aussi améliorer la qualité des soins et la surveillance des zones reculées. Néanmoins, l’OMS et ses Etats Membres doivent être conscients que, pour efficaces qu’ils soient, ces outils ne donneront leur pleine mesure que si les systèmes de santé sont performants. Il est indispensable d’avoir de bons systèmes de distribution et de suivi. L’OMS met au point un système régional d’assurance de la qualité en coopération avec les programmes et institutions des Etats Membres, notamment dans la région du Mékong et aux Philippines. Les interventions de lutte antipaludique sont également un moyen de renforcer les systèmes de santé qui desservent les populations pauvres et défavorisées. En parvenant à circonscrire le paludisme dans ces populations, on fera aboutir les efforts déployés pour mieux les servir. Le paradoxe de la filariose lymphatique est que, malgré ses manifestations extrêmement visibles et dramatiques, cette maladie n’est pas parvenue à attirer plus d’attention. Due à des vers et transmise par les moustiques, la filariose est endémique dans 21 des pays et territoires de la Région du Pacifique occidental. Pendant longtemps, les armes dont on disposait pour la combattre étaient très modestes. Les choses ont complètement changé au cours des années 90. On s’est aperçu que l’administration annuelle à grande échelle, d’une association médicamenteuse pendant trois ou cinq ans pouvait interrompre la transmission du parasite. De plus, des tests diagnostiques rapides ont été mis au point. Au vu de ces progrès, l’Assemblée mondiale de la Santé, en 1998, s’est fixé pour but l’élimination de la filariose lymphatique en tant que problème de santé publique d’ici à 2020. La stratégie d’élimination mondiale repose sur l’administration annuelle massive de médicaments destinés

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à interrompre la transmission et sur un traitement correct des patients atteints d’éléphantiasis ou d’hydrocèle, qui sont les manifestations chroniques de la maladie. Dans la Région du Pacifique occidental, de grands progrès ont été accomplis ces dernières années sur la voie de l’élimination de la filariose, surtout dans les pays insulaires du Pacifique. Le Programme d’élimination de la filariose lymphatique dans le Pacifique (PacELF) est, à ce jour, le premier groupement régional de ce type dans le monde. Il estime qu’en créant le PacELF, la Région montre la voie en matière de lutte contre la filariose. Les Etats insulaires du Pacifique ont clairement montré leur volonté d’éliminer la maladie lors des réunions des ministres de la santé du Pacifique aux Palaos et à Madang en 1999 et 2001, volonté qui explique en grande partie que la date fixée pour l’élimination par le PacELF soit 2010, soit 10 ans plus tôt que la date fixée à l’échelle mondiale. Pour ce qui est du reste de la Région, la Chine a éliminé la filariose lymphatique dans les années 80. Les autres pays d’endémie d’Asie en sont à différents stades d’exécution ou de préparation des programmes d’élimination. Les programmes d’élimination nécessitent des ressources financières et humaines considérables. L’appui des dirigeants politiques, d’autres partenaires et de la communauté ne doit pas faiblir car l’administration massive de médicaments à 85 % au moins des populations touchées doit se poursuivre pendant trois à cinq ans. Pour rendre les programmes plus viables, il serait rentable d’associer l’élimination de la filariose à d’autres programmes d’instauration d’environnements sains tels que la lutte antihelminthique, la supplémentation nutritionnelle, la salubrité de l’environnement, la vaccination, les programmes de santé scolaire et la lutte contre les vecteurs du paludisme et de la dengue. Le Directeur régional aborde le sujet des helminthiases transmises par le sol. Il note que l’infestation par des helminthes intestinaux est l’une des infections les plus courantes dans le monde. La plupart des habitants des pays en développement sont, un jour ou l’autre, infestés par des ascaris, des trichocéphales ou des ankylostomes. La transmission est liée à l’insuffisance de l’assainissement et à de mauvaises conditions de vie. Les enfants d’âge scolaire et les femmes en âge de procréer sont presque toujours les plus touchés. Les enfants infestés sont généralement anémiques, en moins bonne forme physique que les autres et réussissent moins bien à l’école. Un traitement sûr, efficace et peu coûteux peut supprimer ces effets. Deux traitements par an peuvent grandement améliorer l’état de santé général des enfants.

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Dans sa résolution WHA54.19, l’Assemblée mondiale de la Santé demande aux Etats Membres de soigner les cas cliniques de schistosomiase et de géohelminthiase et d’administrer régulièrement une chimiothérapie à tous les enfants d’âge scolaire exposés au risque jusqu'en 2010. Le meilleur moyen d’y parvenir est d’appliquer des programmes scolaires de promotion de la santé, ce qui requiert la coopération des ministères de l’éducation. La solution idéale pour prévenir les géohelminthiases est d’encourager les pratiques d’hygiène et de salubrité comme l’utilisation de toilettes, le lavage des mains et la manipulation hygiènique des aliments. Dans les communautés pauvres, où ces mesures simples ne sont pas toujours faciles à appliquer, la prévention pourrait se faire par la vermifugation régulière des enfants d’âge scolaire et d’autres sujets à haut risque. radicalement changer les choses. En plus des trois catégories de parasitoses dont il vient d’être question, d’autres sévissent localement dans la Région, notamment la schistosomiase, les trématodes transmis par les aliments et la cysticercose, pour n’en citer que quelques-unes. Il existe des stratégies de lutte simples et économiques pour toutes ces maladies qu’il est possible d’appliquer de manière intégrée. Ces maladies ont pour autre point commun qu’elles sont toujours associées à la pauvreté, et souvent à l’ignorance. A différents égards, les pays de la Région du Pacifique occidental ont été en première ligne de la lutte contre les parasitoses pendant ces 100 dernières années. La Région du Pacifique occidental dispose de moyens humains et techniques exceptionnels pour s’inspirer d’initiatives telles que l’initiative Hashimoto de lutte mondiale contre les parasitoses, la mise au point de médicaments antipaludéens en Chine, le succès du programme vietnamien de lutte antipaludique alors que la situation s’annonçait très mal au début des années 90, et la recherche de terrain en vue de mettre au point des vaccins antipaludiques effectuée en coopération avec la Papouasie -Nouvelle -Guinée et l’Australie. Il conclut son introduction en disant qu’en dépit des avancées notables de la lutte contre les parasitoses, il reste encore beaucoup à faire. Nous sommes au XXI e siècle, à une époque où l’on sait séquencer les génomes et cloner l’ADN. Il paraît totalement incongru de devoir encore combattre des maladie s aussi élémentaires. Il ne doute pas qu’avec des investissements suffisants, la plupart de ces maladies pourraient être éliminées de la Région en tant que problèmes majeurs de santé publique dans les dix prochaines années. Le Dr WAQATAKIREWA (Fidji) annonce que son pays va lancer, en octobre 2002, son programme d’administration de médicaments à grande échelle et invite le Directeur régional à prendre part à la cérémonie publique d’inauguration. Il remercie l’OMS d’avoir Le déparasitage coûte environ US$ 0,06 par enfant et par an, investissement modeste qui pourrait

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fixé à 2020 l’élimination mondiale de la filariose, car c’est également l’année choisie par l’Agence internationale de Prévention de la Cécité pour éliminer la cécité évitable dans le cadre de l’initiative « Vision 2020 ». Les Fidji ont commencé à oeuvrer dans ce but en 2002. La date fixée par le Programme pour l’élimination de la filariose lymphatique dans le Pacifique (PacELF) est 2010, ainsi qu’il a été décidé aux Fidji en 1999, pour les 22 Etats et Territoires insulaires du Pacifique. Il juge le PacELF unique, en ce sens qu’il est dir igé par les pays, en association avec l’OMS, et géré par un conseil des représentants des pays, des sous-régions et des partenaires. Il considère le PAcELF comme l’agent d’exécution du réseau de surveillance de la santé publique dans le Pacifique, basé à Nouméa, qui s’occupe surtout de surveillance. Il remercie le Gouvernement du Japon pour son aide de US$ 2 millions qui a permis au PacElf d’acheter des médicaments et des trousses diagnostiques pour lutter contre la filariose. Il remercie également l’OMS, AusAID et d’autres institutions de leur aide dans le combat contre la filariose et d’autres maladies à transmission vectorielle. Le Dr OKAMOTO (Japon) rappelle qu'en 1997, son pays s'est engagé dans la lutte mondiale contre les maladies parasitaires, notamment le paludisme. Lors du Sommet mondial de Johannesbourg sur le développement durable, le développement des ressources humaines a été inclus dans le programme de lutte contre les maladies infectieuses. Cela concernait notamment les programmes mis en œuvre au Cambodge, en République démocratique populaire lao et au Viet Nam, où des séminaires de formation internationale sur la santé scolaire ont été organisés. Il se félicite du sentiment de responsabilité et de l'engagement des pays océaniens dans le PacELF et confirme que son pays continuera de coopérer avec l'OMS pour fournir des fonds, des médicaments et des trousses de diagnostic. La vermifugation dans les écoles est très importante mais elle doit être pratiquée régulièrement, en même temps que les séances d'éducation sur l'hygiène du milieu, pour éviter une réinfection. Il serait bon d'évaluer l'efficacité du programme de lutte. A cet effet, il demande à l'OMS d'organiser le partage des informations s'y rapportant. Le Dr QI Xiaoqiu (Chine) se félicite du rapport produit sur le paludisme, la filariose et les autres maladies parasitaires et des mesures proposées. La Chine se heurte à de nombreux problèmes dans sa lutte antipaludique : manque de fonds, système de santé publique inadapté, forte proportion de populations itinérantes et accroissement de la résistance aux antipaludéens. Comme indiqué dans le document, la Chine a éliminé la filariose et devrait achever son étude pour 2005, avec l'aide de l'OMS et d'autres organisations internationales. Il espère que cela contribuera à atteindre l'objectif d'élimination dans la Région du Pacifique occidental et dans le monde.

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Il prie instamment l'OMS de collaborer avec les hauts fonctionnaires et les ministères de la santé pour inclure la prévention des maladies parasitaires dans les plans de réduction de la pauvreté, de développement rural et d'éducation. Les programmes de coopération multipays sont importants. Six pays coopèrent avec succès au projet de surveillance des maladies dans le Bassin du Mekong pour renforcer les compétences nationales et locales en matière de surveillance des maladies et de riposte aux flambées épidémiques. Il réclame une surveillance de la résistance du parasite du paludisme et du bon usage des dérivés de l'artémisinine et d'autres antipaludéens. Pour renforcer la mise en œuvre et la recherche, il propose des projets pilotes dans le domaine du dépistage rapide, de l'usage d'associations de médicaments et de la mise au point de nouvelles molécules. Le Professeur LE NGOC TRONG (Viet Nam) remercie le Directeur régional et le secrétariat pour leur rapport exhaustif sur le paludisme, la filariose et les autres maladies parasitaires et approuve les actions proposées pour lutter contre ces fléaux. Bien que le Viet Nam ait obtenu en 1985 des résultats remarquables dans la diminution des taux de morbidité et de mortalité imputables au paludisme, la baisse du financement de ce programme a conduit à une résurgence de la maladie. A cette époque, son pays se trouvait confronté à une catastrophe sanitaire, des milliers de personnes mourant du paludisme chaque année. La situation s'est ensuite nettement améliorée. A son avis, l'expérience du Viet Nam démontre parfaitement qu'il faut impérativement maintenir le niveau des activités après avoir obtenu de bons résultats. Pourtant, comme indiqué dans le document, malgré les grands progrès accomplis dans les années 90, son pays est toujours confronté à de graves difficultés dans sa lutte contre le paludisme : zones d'endémie étendues, surtout dans les régions montagneuses où la morbidité et la mortalité restent élevées, migrations de populations, changements climatiques, construction de routes et de centrales hydro-électriques et industrie de culture de la crevette. Une autre difficulté est la réduction du financement, pourtant essentiel aux mesures de lutte, tout comme le maintien de la qualité et de la couverture des activités de lutte antivectorielle, la mise à jour des politiques pharmaceutiques et la formation des agents de santé dans les villages. Le Viet Nam prépare actuellement une proposition qu'il soumettra au Fonds mondial et qui, si elle est approuvée, permettra à son pays de conserver les acquis obtenus. Le Viet Nam met actuellement en œuvre un programme quinquennal d'élimination de la filariose lymphatique. La formation d'agents de santé dans les villages, les activités d'information, d'éducation et de communication et la collecte de données dans les provinces

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intégrées au projet sont organisées avec l'assistance de l'OMS. L'admin istration à grande échelle de médicaments est prévue à courte échéance. Pour lutter contre les helminthiases transmises par le sol, le Ministère de la Santé a collaboré étroitement avec le Ministère de l'Enseignement pour organiser des campagnes de vermifugation de masse sur les enfants de 164 écoles primaires, dans six provinces. Une telle collaboration est essentielle à la réussite de cette initiative et à son expansion future. M. KALPOKAS (Vanuatu) félicite le Directeur régional et son secrétariat pour l'excellence de leur rapport et constate avec plaisir que le rapport signale le fait que le Vanuatu n'a enregistré aucun décès dû au paludisme. Il approuve pleinement les propositions d'actions soumises au Comité. Aucun décès dû au paludisme n'a été signa lé dans son pays depuis 1998, malgré quelques morts suspectes enregistrées en 2002 et sur lesquelles une enquête est en cours. Le paludisme se place au cinquième rang parmi les dix premières causes de morbidité au Vanuatu et le nombre de cas est passé de 140 cas pour 1000 habitants en 1994 à 25-30 cas en 1998 et, plus récemment, à 10 cas. Il remercie l'OMS, le Rotary International, l'Agence japonaise de coopération internationale, l'Agence australienne pour le développement international et le Secrétariat de la Communauté du Pacifique pour le soutien apporté à son pays. Cependant, les efforts de lutte ont été entravés par une pénurie de moustiquaires imprégnées d'insecticide, la mobilité des populations, le manque de fonds et la faible participation des communautés. Pour tenter de relancer le programme, un projet s'appuyant sur les communautés a été lancé, qui confie aux femmes la responsabilité de ré-imprégner les moustiquaires. Ce projet sera appliqué dans la plus grande île du Vanuatu, la plus touchée par le paludisme, en collaboration avec Rotary Port Vila et le District Rotary 9910 de Nouvelle Zélande. Si cette expérience réussit, elle sera étendue à d'autres zones. Le Vanuatu s'est engagé dans la campagne d'élimination de la filariose et est très reconnaissant au PacELF et au Gouvernement de Fidji d'avoir créé un centre pour coordonner les activités anti-filariose dans les pays océaniens. Trois campagnes d'administration de masse de médicaments ont été réalisées jusqu'à la fin de juillet 2002, assurant une couverture d'environ 90 %. Il exprime sa gratitude à l'université de Liverpool et au Groupe GlaxoSmithKline qui ont fourni des médicaments gratuitement. Pour traiter le problème de l'infestation parasitaire dans les écoles, la collaboration avec le Ministère de l'Education sera poursuivie et l'OMS sera invitée à apporter des conseils techniques.

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Le Dr HASAN ABDUL RAHMAN (Malaisie) signale que l'incidence actuelle du paludisme dans son pays est très encourageante. En 2001, 12 780 cas étaient signa lés contre 59 208 cas en 1995, soit une baisse de 80 %. Toutefois, il subsiste des poches de forte endémie, principalement dans les régions reculées de l'intérieur du pays. En outre, l'afflux de travailleurs en provenance des contrées environnantes, et particulièrement des immigrés clandestins qui ne se sont pas soumis aux contrôles médicaux obligatoires, soulève une nouvelle difficulté dans la lutte antipaludique de la Malaisie. Les activités de lutte antipaludique déjà entreprises prévoient des pulvérisations dans les maisons d'insecticides à effet rémanent et l'utilisation de moustiquaires imprégnées. A l'avenir, ces mesures prévoiront l'utilisation de moustiquaires imprégnées d'insecticide, l'application d'initiatives favorables à l'environnement lorsque cela sera possible, l'intensification des activités de surveillance, notamment parmi les populations itinérantes et enfin le renforcement des moyens d'action grâce à des programmes de formation bien adaptés. A l'échelon régional, la Malaisie a soutenu sans réserve l'initiative Faire reculer le paludisme en faisant partager son expérience dans la lutte contre cette maladie et en apportant une assistance technique. Le programme de lutte contre la filariose, lancé au début des années 60, a permis de faire passer le taux de microfilaires de 6 % à 0,33 % en 2000 et à 0,28 % en 2001. Malgré cela, la maladie est toujours endémique dans certaines parties du pays où les taux de microfilaires varient entre 0,11 et 1,89 %. Le taux de prévalence globale était de 2,17 pour 100 000 habitants en 2000 et de 1,61 % en 2001. Le Brugia malayi reste la principale espèce parasitaire, responsable de 98,6 % de la totalité des cas en 2000. Les équipes de lutte contre la filariose qui ont été formées pour agir dans les régions d'endémie et les équipes multifonction des districts affectées aux régions sans endémie se chargent des activités suivantes : réalisation d'enquêtes pour déterminer toute nouvelle région d'endémie, tests sanguins nocturnes de masse, traitement des cas p ositifs avec des doses normales de DEC, suivi des cas, reprises d'enquêtes dans les zones d'endémie et éducation sanitaire. La Malaisie prévoit de renforcer davantage son programme de lutte avec pour objectif d'éliminer la filariose lymphatique dans la totalité du pays en 2010. Les objectifs consistent à réduire l'incidence de la maladie à moins de 1 pour 1000 habitants dans toutes les zones d'endémie et à réduire l'impact sur les patients des formes chroniques de la maladie, l'éléphantiasis ou l'hydrocèle.

La séance est levée à 12 heures.

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TABLE RONDE MINISTERIELLE : ALIMENTATION, EXERCICE PHYSIQUE ET SANTE RESUME DES DEBATS Toutes les délégations participant à la session du Comité régional sont représentées et la parole a été donnée au plus grand nombre possible dans le temps imparti. Toutes remercient le Directeur régional d'avoir décidé de centrer la table ronde ministérielle de cette année sur ce sujet essentiel. Pour de nombreux représentants, les deux exposés sont jugés très instructifs et intéressants et le document de travail a constitué un support précieux. Les Etats Membres se déclarent préoccupés par la prévalence des maladies chroniques dans la plupart des pays et par leur rapide expansion. L'accent est mis sur les coûts importants induits, en particulier par la forte prévalence du diabète de type 2. Plusieurs Etats Membres signalent l'accroissement rapide de l'obésité et du diabète chez l'enfant. D'autres rappellent le double fardeau dû à la coexistence entre la malnutrition et les carences en micronutriments d'une part et l'obésité, l'hypertension artérielle, le diabète et le cancer d'autre part, touchant souvent les mêmes individus à différents stades de leur vie. De nombreux pays constatent une accélération rapide des taux d'incidence de ces maladies. La profusion des exemples illustre parfaitement le fait que la Région du Pacifique occidental dispose d'un important volume d'informations sur la prévalence de ces maladies et sur les fardeaux qu'elles font peser sur la santé. Dans de nombreux pays, le problème est le fossé qui existe entre la reconnaissance de ces problèmes majeurs et les mesures prises pour faire changer les modes de vie des populations, mesures qui pourraient avoir un réel impact sur la santé publique : c'est le paradoxe entre le savoir et l'agir. Plusieurs Etats Membres soulignent les liens étroits qui existent entre la malnutrition transmise de génération en génération, le faible poids à la naissance et le risque accru de maladie chronique chez l'adulte, ce qui confirme le concept selon lequel les populations d'Asie et du Pacifique doivent être considérées comme particulièrement sensibles aux facteurs environnementaux à l'origine de l'épidémie des maladies non transmissibles. Les Etats Membres témoignent de nombreux exemples de stratégies actuellement appliquées pour faire face à ces maladies prévalentes, y compris les programmes scolaires spécifiques, les initiatives d'éducation sanitaire utilisant des modèles et les vidéos et programmes spéciaux destinés à relancer la pratique de l'exercice physique. Les principales initiatives de la Région sont également soulignées, comme la Déclaration de Vientiane sur les

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modes de vie sains dans l'Association des Nations de l'Asie du Sud-Est. Les pays océaniens se déclarent préoccupés par la nécessité de centrer les actions régionales à plusieurs niveaux, y compris au niveau du commerce et du rôle de l'OMC, et avec le soutien de l'OMS. Des institutions et des Conseils nationaux ont également été créés pour promouvoir des actions efficaces. Un certain nombre d'obstacles au progrès sont signalés. L'évolution des habitudes alimentaires, les jeunes s'éloignant des modes d'alimentation traditionnels asiatiques et l'impact de la restauration rapide et des boissons sucrées posent des problèmes et indiquent que de nouvelles approches doivent être clairement identifiées en faveur de la santé. Les Etats Membres soulignent la nécessité d'une large participation intersectorielle et insistent particulièrement sur l'importance d'impliquer l'in dustrie alimentaire dans une évolution sanitaire progressive. Il est convenu que les problèmes de salubrité des aliments doivent être intégrés dans les améliorations qui seront apportées dans le futur et qu'il faut souligner l'importance pour les ministères de la santé d'exploiter l'évaluation de l'impact sur la santé pour s'assurer du bien-fondé des évolutions politiques favorables à la santé. En examinant l'éventail des initiatives possibles, les Etats Membres apportent des exemples de nouvelles stratégies en cours d'élaboration mais ils demandent unanimement à l'OMS d'élaborer une stratégie mondiale homogène et, à la Région de l'OMS pour le Pacifique occidental, de se pencher sur ce problème et de le placer au rang des priorités. L'accent est mis sur l' importance d'une analyse scientifique approfondie de l'impact de l'alimentation et de l'exercice physique sur la santé, tout au long de la vie. Plusieurs Etats Membres font remarquer que les études menées dans la Région Asie -Pacifique apportent un grand n ombre de faits prouvant qu'il existe un lien entre alimentation et maladie et que les moyens permettant d'éviter les maladies non transmissibles sont disponibles. Il est également évident que des améliorations substantielles peuvent être apportées très rapidement. La question plus large de savoir comment impliquer d'autres secteurs de gouvernement et même des organismes internationaux comme l'OMC, pose un problème qui doit être abordé différemment. Aucun gouvernement ne peut se permettre d'ignorer la montée inéluctable des maladies non transmissibles et la nécessité d'agir le plus rapidement possible.

Основные сведения
Тип документа Technical Documents
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения