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Infections sexuellement transmissibles, infection à VIH et SIDA

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WORLD HEALTH ORGANIZATION

ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE

REGIONAL OFFICE FOR THE WESTERN PACIFIC BUREAU REGIONAL DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

COMITE REGIONAL Cinquante et unième session Manille 18–22 septembre 2000 Point 12 de l’ ordre du jour provisoire

WPR/RC51/6 14 août 2000 ORIGINAL : ANGLAIS

INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES, INFECTION A VIH ET SIDA

Dans la résolution WPR/RC50.R4, le Comité régional prie le Directeur régional de continuer à faire rapport chaque année sur la situation relative aux infections sexuellement transmissibles (IST), au VIH et au SIDA dans la Région, et sur la collaboration avec le Programme commun des Nations Unies sur le SIDA (ONUSIDA). Au niveau mondial, la Cinquante-Troisième Assemblée mondiale de la Santé a adopté une résolution en mai 2000 demandant aux Etats Membres de maintenir la prévention du VIH en tant que priorité, de surveiller l’ épidémie de VIH, d'améliorer les soins aux malades du SIDA, de poursuivre la recherche sur la prévention de la transmission du VIH de la mère à son enfant, et d’ intensifier la collaboration avec l’ ONUSIDA.1 Les Etats Membres doivent maintenant accroître leurs efforts pour renforcer la prévention primaire du VIH, par la promotion du préservatif, l’ amélioration des systèmes de surveillance et de l’ utilisation des données pour la planification et le suivi du programme, et pour prévoir les besoins en soins de santé des malades du SIDA dont le nombre augmente dans la Région. Le rôle de l’ OMS sera d’ identifier les meilleures pratiques internationales en matière de prévention du VIH et de soins aux malades du SIDA, de collaborer avec les Etats Membres en vue d’ élaborer des politiques et des stratégies nationales, de coordonner les plans et de mobiliser des ressources supplémentaires, notamment avec l’ ONUSIDA et d’ autres organismes coparrainants de l’ ONUSIDA, de renforcer la surveillance épidémiologique, et de préparer des rapports à l’ attention du Comité régional sur la situation des IST, de l’ infection à VIH et du SIDA dans la Région. Ce rapport annuel est présenté au Comité régional pour information et examen lors de sa cinquante et unième session.

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Résolution WHA53.14.

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1. SITUATION ACTUELLE

Lors de sa cinquantième session en septembre 1999, le Comité régional a demandé au Directeur régional de continuer à faire rapport chaque année sur la situation relative aux infections sexuellement transmissibles, à l’ infection à VIH et au SIDA et sur la collaboration avec le Programme commun des Nations Unies sur le SIDA (ONUSIDA).2 Une analyse détaillée de la situation relative aux IST, au VIH et au SIDA dans la Région se trouve dans le rapport Activité de l’ OMS dans la Région du Pacifique occidental: 1er juillet 1999–30 juin 2000 (pp. 40–48). Au niveau mondial, les questions relatives aux IST, à l’ infection à VIH et au SIDA ont été examinées lors de la Cinquante-Troisième Assemblée mondiale de la Santé en mai 2000. Les Etats Membres ont approuvé une résolution détaillée sur ces questions, laquelle est jointe en annexe 1.3 Les développements récents dans la situation relative aux IST, à l’ infection à VIH et au SIDA dans la Région comprennent notamment : des indications de l’ augmentation de la prévalence du VIH dans les groupes vulnérables (par ex. les prostitué(e)s et leurs clients) en Chine et au Viet Nam, et dans la population adulte générale dans certaines zones du Viet Nam ; une augmentation rapide du nombre des malades du SIDA au Cambodge, en Chine, en PapouasieNouvelle-Guinée et au Viet Nam, avec le risque dans certaines zones que les ressources et les services de santé locaux ne puissent plus répondre à la demande ; et l’ intention affichée par les cinq principales compagnies pharmaceutiques de baisser le prix des médicaments antirétroviraux, ce qui peut améliorer les soins aux malades du SIDA et réduire la transmission mère-enfant (malgré le coût encore élevé de cette thérapie et les contraintes liées à son utilisation). La collaboration de l’ OMS avec l’ ONUSIDA est décrite dans l’ annexe 2. Certaines stratégies qui ont été utilisées au niveau des pays pour la lutte contre les IST, le VIH et le SIDA sont résumées dans l’ annexe 3.

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Résolution WPR/RC50.R4. Résolution WHA53.14.

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Les aspects politiques et juridiques liés aux IST, au VIH et au SIDA sont traités dans l’ annexe 4.

2. ENJEUX

1. La proportion des cas de transmission du VIH dus aux contacts sexuels continue d’ augmenter. Les programmes doivent donc continuer de viser la prévention primaire de la transmission sexuelle du VIH dans l’ ensemble de la Région. Davantage d’ efforts sont nécessaires pour cibler les groupes vulnérables (par ex. les prostitué(e)s et leurs clients) grâce à des interventions ayant fait la preuve de leur efficacité. La promotion du préservatif, notamment le programme “le préservatif tout le temps”, devrait être la principale intervention dans ce domaine. Il est encourageant de noter qu’ au Cambodge, la promotion intensive du préservatif (par l’ intermédiaire du programme “le préservatif tout le temps”) et l’ amélioration du traitement des IST chez les prostitué(e)s ont contribué à réduire la prévalence du VIH dans ce milieu. La surveillance des comportements confirme l’ augmentation de l’ utilisation du préservatif chez les prostitué(e)s et leurs clients. 2. Davantage d’ efforts doivent être déployés pour améliorer la sécurité transfusionnelle et l’ utilisation de mesures de désinfection et de stérilisation appropriées, notamment dans le contexte de l’ augmentation de la prévalence du VIH dans certaines zones. La Journée mondiale de la Santé 2000 a été consacrée à la sécurité transfusionnelle, avec le slogan “la sécurité du sang commence par moi”. Les activités prioritaires dans le domaine de la sécurité transfusionnelle comprennent : la promotion des dons du sang non rémunérés, l’ utilisation appropriée du sang et des produits sanguins, et la gestion efficace des programmes de transfusion sanguine. 3. Compte tenu de la relation entre les IST et la transmission du VIH, il faut améliorer les services de diagnostic et de traitement des IST. Etant donné que de nombreux malades atteints d’ IST consultent dans le secteur médical privé ou pratiquent l’ automédication, les programmes de prévention et de prise en charge des IST ne doivent pas se limiter au secteur public. Il faut veiller à ce que la formation, les politiques et directives, la mise en oeuvre des programmes IST et leur suivi couvrent à la fois le système public et le système privé.

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4. Une attention plus grande doit être accordée à la prévention de l’ infection à VIH chez les consommateurs de drogues injectables. Dans certaines populations, la prévalence du VIH chez les consommateurs de drogues injectables est déjà extrêmement élevée, mais dans d’ autres, il est encore possible d’ éviter des épidémies de VIH à grande échelle. Les interventions en matière de protection de la santé, notamment les mesures visant à réduire les risques et les dommages et les programmes de substitution, se sont avérées efficaces dans de nombreux pays. Il faut que les Etats Membres et l’ OMS soutiennent les efforts déployés par l’ ONUSIDA et le Programme des Nations Unies pour le Contrôle international des Drogues (PNUCID) afin d’ élargir ces programmes. 5. Il est nécessaire d’ améliorer la collecte et l’ utilisation des données épidémiologiques et de surveillance. Des systèmes de surveillance efficaces, y compris la surveillance des comportements, permettent d’ identifier les personnes à haut risque, de cibler les programmes de prévention et de surveiller leur impact. Les systèmes de surveillance du VIH et des IST se sont améliorés au cours des cinq dernières années dans la plupart des pays, mais des améliorations sont encore possibles dans quelques pays. 6. Le nombre de malades du SIDA qui nécessitent des soins de santé augmente rapidement, en particulier au Cambodge, en Chine, en Papouasie-Nouvelle-Guinée et au Viet Nam. Dans certaines zones, les services de santé au niveau actuel ne pourront pas faire face à cette augmentation de la demande; par exemple, il y aura au total 30 000 nouveaux cas de SIDA chaque année au Cambodge d’ ici 2005. L’ augmentation du nombre de cas de tuberculose dans certains pays dont le Cambodge, la Malaisie et la Papouasie-Nouvelle-Guinée, représente un problème supplémentaire. Le traitement de brève durée sous surveillance directe (DOTS) pour la tuberculose est adapté aux personnes qui ont une co-infection tuberculose/VIH. Les pays devront prendre en compte cette augmentation de la demande de soins pour les malades du SIDA, notamment en élaborant des politiques pour les soins aux malades du SIDA dans le cadre du système de santé. Les familles et les communautés doivent recevoir un appui afin de dispenser des soins appropriés aux malades du SIDA. Il faut donner la priorité aux programmes visant à réduire la stigmatisation et la discrimination vis-à-vis des personnes vivant avec le SIDA. 7. Les gouvernements doivent élaborer des politiques en matière de médicaments pour le traitement de l’ infection à VIH et du SIDA, notamment les médicaments pour les traitements antirétroviraux et les médicaments pour le traitement des infections opportunistes. Suite aux négociations entre l’ ONUSIDA et les compagnies pharmaceutiques, et le recours aux dispositions des traités

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commerciaux internationaux sur l’ importation parallèle et l’ homologation obligatoire, les prix des antirétroviraux pourraient diminuer considérablement pour les pays en développement. Toutefois, même avec ces réductions, ces médicaments restent coûteux. En outre, les traitements par antirétroviraux sont complexes et nécessitent une supervision médicale spécialisée, ce qui rend la mise en place de ces thérapies encore plus difficile. Néanmoins, dans de nombreux pays, une pression politique est exercée dans le but de rendre les médicaments antirétroviraux disponibles ; aussi, les pays doivent élaborer des politiques relatives à l’ accès aux antirétroviraux et aux médicaments pour les infections opportunistes. 8. Il existe des interventions efficaces pour prévenir la transmission mère-enfant. Les antirétroviraux administrés aux femmes enceintes séropositives peuvent réduire la transmission du VIH aux nouveau-nés de 50% à 90%. Toutefois, le coût des interventions demeure élevé, du fait de la nécessité de procéder au test VIH à grande échelle chez les femmes enceintes. La rentabilité sera faible lorsque la prévalence du VIH est peu importante et les systèmes de dépistage anténatal sont sous-utilisés. Des efforts sont en cours pour aider les mères séropositives à prendre la meilleure décision en ce qui concerne l’ alimentation de leur bébé, notamment si elles doivent allaiter au sein ou non. Les pays doivent entreprendre des travaux de recherche opérationnelle sur ces programmes avant d’ élaborer des politiques et des stratégies nationales appropriées.

3. ACTIONS PROPOSEES

Les actions suivantes sont proposées aux Etats Membres pour examen: 1. Reconnaître que la prévention primaire du VIH demeure le besoin prioritaire. Pour qu’ elles aient le plus grand impact en vue de limiter l’ épidémie de VIH, les interventions devraient cibler les personnes les plus exposées à l’ infection au moyen de programmes de promotion du préservatif efficaces. Des efforts devraient également être faits pour maintenir, et si nécessaire renforcer ou améliorer, les systèmes permettant d’ assurer la sécurité transfusionnelle et l’ utilisation correcte des mesures de désinfection et de stérilisation. 2. Renforcer les systèmes épidémiologiques et de surveillance du VIH, du SIDA et des IST, y compris la surveillance des comportements. Une surveillance de haute qualité est nécessaire pour identifier

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les personnes les plus exposées à l’ infection à VIH, pour cibler les programmes de prévention, et surveiller l’ impact de ces programmes. 3. Prévoir l’ augmentation du nombre des malades du SIDA. Les pays doivent réduire la stigmatisation et la discrimination vis-à-vis des malades du SIDA et préparer les systèmes de santé à faire face à l’ importante augmentation de la demande de soins, en mettant l’ accent sur les soins dispensés à domicile. 4. Elaborer des politiques nationales en matière d’ accès aux médicaments pour le traitement de l’ infection à VIH et du SIDA. 5. Elaborer des politiques pour la prévention de la transmission mère-enfant. Ces politiques devraient être basées sur les résultats de la recherche opérationnelle. 6. Augmenter les ressources allouées aux programmes de lutte contre le VIH/SIDA et collaborer avec l’ ONUSIDA, l’ OMS, les autres organismes coparrainants de l’ ONUSIDA et d’ autres partenaires en ce qui concerne la coordination du programme et la mobilisation des ressources. L’ OMS fournira un appui aux Etats Membres pour: 1. identifier les meilleures pratiques internationales en matière de prévention du VIH et de soins aux malades du SIDA. L’ OMS aidera les Etats Membres à élaborer des politiques et stratégies nationales pour: mettre en oeuvre la prévention primaire par la promotion du préservatif afin de protéger les personnes les plus exposées à l’ infection à VIH par transmission sexuelle; garantir la sécurité transfusionnelle et l’ utilisation de mesures appropriées de désinfection et de stérilisation; planifier et élaborer des politiques eu égard au nombre croissant des malades du SIDA; améliorer l’ accès aux médicaments et aux traitements du SIDA, y compris les médicaments pour les maladies opportunistes; et évaluer la pertinence et la faisabilité de mesures visant à prévenir la transmission mère-enfant.

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2. coordonner des plans et mobiliser des ressources supplémentaires. Ceci devrait comprendre la collaboration avec l’ ONUSIDA, les autres organismes coparrainants et d’ autres partenaires. 3. soutenir les améliorations apportées à la surveillance épidémiologique. 4. faire rapport chaque année au Comité régional sur la situation et l’ évolution de l’ épidémie de VIH dans la Région.

WPR/RC51/6 page 8 ANNEXE 1

CINQUANTE-TROISIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE Point 12.2 de l’ ordre du jour

WHA53.14 20 mai 2000

VIH/SIDA : faire face à l’ épidémie

La Cinquante-Troisième Assemblée mondiale de la Santé, Ayant examiné le rapport du Directeur général sur le VIH/SIDA ; Notant avec une profonde inquiétude que près de 34 millions de personnes vivent avec le VIH/SIDA, dont 95 % dans des pays en développement, et que l’ épidémie de VIH/SIDA est en train de réduire à néant les acquis de cinquante années de développement, notamment l’ amélioration de la survie de l’ enfant et l’ augmentation de l’ espérance de vie ; Notant en outre qu’ en Afrique subsaharienne, où plus de 23 millions de personnes sont infectées et où plus de femmes que d’ hommes sont aujourd’ hui infectées, le VIH/SIDA est la première cause de mortalité et que l’ incidence de l’ infection à VIH augmente rapidement en Asie, en particulier en Asie du Sud et du Sud-Est, où 6 millions de personnes sont infectées ; Rappelant la résolution WHA52.19, qui prie entre autres le Directeur général de coopérer avec les Etats Membres qui le demandent et avec les organisations internationales pour surveiller et analyser les conséquences sur le secteur pharmaceutique et sur la santé publique des accords internationaux pertinents, notamment des accords commerciaux, afin que les Etats Membres puissent bien évaluer, puis mettre au point des politiques pharmaceutiques et sanitaires et des mesures réglementaires qui répondent à leurs préoccupations et à leurs priorités, et tirer le meilleur parti possible de ces accords tout en atténuant leurs effets négatifs ; Reconnaissant que la pauvreté et les inégalités entre hommes et femmes alimentent l’ épidémie et que le déni, la discrimination et la stigmatisation restent des obstacles majeurs à une riposte efficace ; Soulignant qu’ il est nécessaire de défendre le respect des droits de la personne humaine dans toutes les mesures prises contre l’ épidémie ; Considérant qu’ un engagement politique est essentiel pour faire face à un problème d’ une telle importance ; Reconnaissant que les ressources mobilisées face à l’ épidémie aux niveaux national et international sont sans commune mesure avec l’ ampleur du problème ;

WPR/RC51/6 page 9 Annexe 1 Rappelant la résolution 1999/36 du Conseil économique et social de l’ Organisation des Nations Unies sur le virus de l’ immunodéficience humaine et le syndrome d’ immunodéficience acquise (VIH/SIDA), qui souligne entre autres qu’ il incombe aux gouvernements d’ intensifier tous les efforts destinés à combattre le SIDA par une action multisectorielle ; Rappelant la session récente du Conseil de Sécurité de l’ Organisation des Nations Unies sur la crise du VIH/SIDA en Afrique, au cours de laquelle le Conseil de Sécurité a reconnu que le VIH/SIDA est un fléau moderne sans équivalent qui menace la stabilité politique, économique et sociale de l’ Afrique subsaharienne et de l’ Asie ; 1. DEMANDE INSTAMMENT aux Etats Membres : 1) de faire preuve d’ un engagement politique, tel qu’ en témoignent plusieurs initiatives récentes de responsables politiques d’ Etats Membres, en rapport avec l’ ampleur du problème en allouant des ressources appropriées – du budget national et de donateurs – à la prévention du VIH/SIDA ainsi qu’ aux soins et à l’ aide aux personnes infectées ou touchées ; 2) de mettre en place avec l’ appui des bailleurs de fonds des programmes de lutte contre la pauvreté, de les exécuter dans la rigueur et la transparence et de militer pour : – l’ annulation de la dette de manière à libérer des ressources pour, entre autres, la prévention et le traitement du VIH/SIDA comme l’ ont proposé les participants au Sommet du G8 à Cologne, – l’ amélioration des conditions de vie des populations, – la réduction du chômage, – le relèvement du niveau de la santé publique ; 3) d’ apporter un soutien accru à l’ ONUSIDA et à l’ OMS, en sa qualité d’ organisation coparrainante, dans leurs efforts contre le SIDA, notamment dans le cadre du Partenariat international contre le SIDA en Afrique ; 4) de renforcer l’ éducation du public sur le VIH/SIDA et d’ apporter une attention particulière aux plans stratégiques nationaux visant à réduire la vulnérabilité des femmes, des enfants et des adolescents, étant entendu que l’ éducation du public et les campagnes nationales devraient mettre l’ accent sur la prévention, sur la lutte contre la discrimination et la stigmatisation et sur la promotion d’ environnements propices à la santé pour prévenir et atténuer les problèmes liés au SIDA ; 5) de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les enfants infectés et/ou touchés par le VIH/SIDA contre toutes les formes de discrimination, de stigmatisation, de mauvais traitements et de négligence, et de protéger en particulier leur accès aux services de santé, d’ éducation et d’ aide sociale ;

WPR/RC51/6 page 10 Annexe 1 6) de tirer parti de l’ expérience acquise et de la somme toujours plus riche de connaissances scientifiques sur les actions de prévention et de traitement dont l’ efficacité est avérée afin de freiner la propagation du VIH/SIDA et d’ accroître la qualité et la durée de la vie des personnes infectées ; 7) de faire en sorte que les transfusions sanguines n’ exposent pas au risque de contracter l’ infection à VIH en veillant à ce que tout individu ait accès à du sang et à des produits sanguins sûrs, qui soient disponibles et adaptés à ses besoins, proviennent de dons volontaires non rémunérés, soient transfusés uniquement en cas de nécessité et soient fournis dans le cadre de programmes de transfusion sanguine permanents intégrés aux systèmes de santé ; 8) de constituer et de renforcer des partenariats entre les services de santé et les communautés, y compris les organisations non gouvernementales, afin que les ressources des communautés servent à financer des interventions ayant fait la preuve de leur efficacité ; 9) de mettre en oeuvre des stratégies clés de prévention du VIH/SIDA, en particulier la prise en charge des infections sexuellement transmissibles et la promotion de pratiques sexuelles à moindre risque, y compris en assurant la disponibilité du préservatif masculin et féminin ; 10) de renforcer les systèmes de santé qui fournissent des ressources humaines adéquates et qualifiées, des systèmes de prestations et des plans de financement pour répondre aux besoins de la lutte contre le VIH/SIDA ; 11) de prendre des mesures pour réduire l’ utilisation de substances illicites et protéger les consommateurs de drogues injectables et leurs partenaires sexuels contre l’ infection à VIH ; 12) d’ améliorer l’ accès aux soins et la qualité de ces derniers pour accroître la qualité de la vie, respecter la dignité de l’ individu et satisfaire les besoins médicaux et psychosociaux des personnes qui vivent avec le VIH/SIDA, notamment par le traitement et la prévention des maladies liées au VIH et la garantie d’ une continuité des soins au moyen de mécanismes efficaces d’ orientation-recours entre le domicile, le dispensaire, l’ hôpital et les établissements de soins ; 13) de réaffirmer leur adhésion aux précédentes résolutions sur la stratégie pharmaceutique révisée et de veiller à ce que soient prises les décisions nécessaires, dans le cadre de leurs politiques pharmaceutiques nationales, pour préserver les intérêts de la santé publique et garantir un accès équitable aux traitements, y compris aux médicaments ; 14) d’ utiliser les indicateurs mis au point par l’ OMS pour suivre les progrès réalisés ;

15) de collaborer avec le Secrétariat de l’ OMS et d’ autres organismes internationaux pour mettre régulièrement à jour les bases de données existantes afin de fournir aux Etats Membres des informations sur le prix des médicaments essentiels, y compris les médicaments contre le VIH ;

WPR/RC51/6 page 11 Annexe 1 16) d’ améliorer l’ accès au traitement et à la prophylaxie des maladies liées au VIH par différentes mesures garantissant par exemple l’ accès à des médicaments abordables ainsi qu’ un système de distribution et de prestations fiable, la mise en place d’ une politique énergique d’ utilisation de produits génériques, des achats en vrac, des négociations avec les compagnies pharmaceutiques, des systèmes de financement appropriés, des mesures d’ incitation à la production locale et des pratiques d’ importation compatibles avec les législations nationales et les accords internationaux adoptés ; 17) de définir et d’ affirmer leur rôle et, si nécessaire, de constituer des partenariats et de lancer des initiatives de solidarité pour que les médicaments employés à des fins prophylactiques et thérapeutiques deviennent accessibles et abordables et soient utilisés de façon sûre et efficace, qu’ il s’ agisse de la prévention de la transmission mère-enfant, de la prévention et du traitement des maladies opportunistes ou des traitements antirétroviraux pour les malades ; 18) de mettre en place ou de développer les services conseils et le dépistage confidentiel volontaire du VIH susceptibles d’ encourager les gens à se faire soigner et de servir de point d’ accès à la prévention et au traitement ; 19) de poursuivre les recherches sur la prévention de la transmission mère-enfant du VIH et d’ intégrer les actions de prévention dans les services de soins de santé primaires, y compris les services de santé génésique, dans le cadre de programmes de prise en charge globale des femmes enceintes infectées par le VIH et du suivi postnatal de ces femmes et de leur famille, en veillant à ce que cette recherche soit dénuée de tout intérêt particulier susceptible de biaiser les résultats et que toute participation commerciale soit clairement annoncée ; 20) de promouvoir des recherches sur les changements de comportement et les facteurs culturels qui influencent les comportements sexuels ; 21) de mettre en place ou renforcer des systèmes de surveillance et d’ évaluation comportant des activités de surveillance épidémiologique et comportementale et l’ évaluation de la riposte des systèmes de santé aux épidémies de VIH/SIDA et d’ infections sexuellement transmissibles en favorisant la concertation sous-régionale interpays ; 2. PRIE le Directeur général : 1) de continuer à renforcer l’ engagement de l’ OMS, en tant qu’ organisme coparrainant de l’ ONUSIDA, dans la lutte contre le VIH/SIDA menée par tout le système des Nations Unies, y compris au niveau des pays ; 2) de mettre au point une stratégie globale du secteur de la santé face aux épidémies de VIH/SIDA et d’ infections sexuellement transmissibles, dans le cadre du plan stratégique du système des Nations Unies pour le VIH/SIDA pour 2001-2005, et de faire rapport sur les progrès accomplis dans l’ élaboration de la stratégie au Conseil exécutif à sa cent septième session ; 3) de donner, dans le budget ordinaire de l’ Organisation, un rang de priorité élevé à la lutte contre le VIH/SIDA et d’ engager activement l’ OMS dans la mise en oeuvre d’ une

WPR/RC51/6 page 12 Annexe 1 stratégie transparente et commune de mobilisation des ressources, à l’ appui du budget et du plan de travail unifiés du Secrétariat de l’ ONUSIDA et de ses organismes coparrainants et d’ encourager activement la communauté des donateurs à accroître son appui aux interventions régionales et dans les pays ; 4) de continuer à mobiliser des fonds pour les programmes nationaux de lutte contre le VIH/SIDA ainsi que pour les soins et l’ appui fournis par l’ intermédiaire des programmes à domicile et dans la communauté ; 5) de continuer à appuyer la mise en place de systèmes de surveillance des prix des médicaments dans les Etats Membres, sur leur demande, de manière à promouvoir un accès équitable aux soins, y compris aux médicaments essentiels ; 6) de renforcer la capacité des Etats Membres à appliquer des systèmes de surveillance des médicaments pour mieux repérer les réactions indésirables et les cas de mauvaise utilisation de médicaments dans les services de santé et favoriser ainsi l’ usage rationnel des médicaments ; 7) de continuer à mettre au point des méthodes et prêter un appui pour suivre les répercussions des accords commerciaux sur le plan pharmaceutique et sur le plan de la santé publique ; 8) d’ engager pleinement l’ Organisation dans le Partenariat international contre le SIDA en Afrique, ainsi que dans les autres programmes contre le VIH/SIDA dans les autres Etats Membres, en particulier au niveau des pays, dans le cadre de plans stratégiques nationaux ; 9) de coopérer avec les Etats Membres pour la mise en place de services nationaux coordonnés de transfusion sanguine ; 10) de collaborer avec les Etats Membres pour renforcer la capacité des systèmes de santé à faire face aux épidémies par la prévention et la prise en charge intégrées des cas de VIH/SIDA et d’ infections sexuellement transmissibles, et de promouvoir des recherches sur les systèmes de santé conduisant à l’ élaboration de politiques sur la riposte des systèmes de santé au VIH/SIDA et aux infections sexuellement transmissibles ; 11) de demander que soient respectés les droits de la personne humaine dans toutes les mesures prises contre les épidémies ; 12) d’ intensifier l’ appui aux efforts nationaux de lutte contre le VIH/SIDA, en vue d’ apporter une aide aux enfants infectés ou touchés par l’ épidémie, en se concentrant particulièrement sur les régions du monde les plus durement frappées où l’ épidémie compromet sérieusement les acquis nationaux en matière de développement ; 13) de lancer un appel à la communauté internationale, aux organisations compétentes du système des Nations Unies, aux organismes et programmes donateurs ainsi qu’ aux organisations intergouvernementales et non gouvernementales pour qu’ ils accordent une attention suffisante au traitement et à la réadaptation des enfants infectés par le VIH/SIDA et de les inviter à envisager de faire intervenir davantage le secteur privé ;

WPR/RC51/6 page 13 Annexe 1 14) de veiller à ce que l’ OMS, avec le Secrétariat de l’ ONUSIDA et d’ autres organismes coparrainants de l’ ONUSIDA intéressés, poursuive de façon dynamique et efficace son dialogue avec l’ industrie pharmaceutique, en concertation avec les Etats Membres et les associations de personnes vivant avec le VIH/SIDA, pour rendre les médicaments contre le VIH/SIDA plus accessibles pour les pays en développement grâce au développement des médicaments, à la réduction des coûts et au renforcement de systèmes de distribution fiables ; 15) de renforcer et promouvoir les partenariats existants et explorer la possibilité d’ en constituer en vue de rendre les nouveaux médicaments contre le VIH/SIDA plus accessibles grâce à des prix abordables, des systèmes de financement appropriés et de bons systèmes de soins de santé, afin que ces médicaments soient utilisés de façon sûre et efficace ; 16) de coopérer, sur leur demande, avec les gouvernements et d’ autres institutions internationales au sujet des options qui s’ offrent, au titre des accords internationaux pertinents, y compris les accords commerciaux, pour améliorer l’ accès aux médicaments contre le VIH/SIDA ; 17) de promouvoir, d’ encourager et d’ appuyer la recherche-développement sur des vaccins dirigés contre les souches de VIH observées tant dans les pays développés que dans les pays en développement, sur les outils diagnostiques et les médicaments antimicrobiens efficaces contre d’ autres infections sexuellement transmissibles et sur le traitement du VIH/SIDA, y compris par la médecine traditionnelle ; 18) d’ intensifier les efforts pour prévenir le VIH et les infections sexuellement transmissibles chez les femmes, et notamment de promouvoir la recherche-développement de microbicides et de préservatifs féminins abordables de manière à fournir aux femmes et aux jeunes filles des moyens de protection dont elles puissent avoir l’ initiative ; 19) dans le contexte de l’ action engagée avec l’ UNICEF, le FNUAP et le Secrétariat de l’ ONUSIDA, de continuer à fournir un appui technique aux Etats Membres pour la mise en oeuvre de stratégies et de programmes de prévention de la transmission mère-enfant du VIH et à améliorer la capacité de collaboration intersectorielle ; 20) d’ apporter un soutien aux Etats Membres pour la collecte et l’ analyse d’ informations sur l’ épidémie de VIH/SIDA et d’ infections sexuellement transmissibles, l’ élaboration de méthodes de surveillance comportementale et la production de mises à jour périodiques ; 21) de fournir un soutien accru aux Etats Membres pour la prévention de la transmission du VIH chez les consommateurs de drogues injectables afin d’ éviter une explosion de l’ épidémie de VIH/SIDA dans cette population vulnérable ; 22) de plaider en faveur de recherches sur la nutrition dans le contexte du VIH/SIDA ;

23) de donner des avis aux Etats Membres sur le schéma thérapeutique approprié contre le VIH/SIDA et de donner des avis, en collaboration avec d’ autres organisations internationales compétentes, sur les problèmes gestionnaires, juridiques et réglementaires à résoudre pour rendre le traitement plus abordable et plus accessible ;

WPR/RC51/6 page 14 Annexe 1 24) de lancer un appel aux partenaires bilatéraux et multilatéraux pour qu’ ils simplifient les procédures d’ allocations des ressources.

Huitième séance plénière, 20 mai 2000 A53/VR/8 ===

WPR/RC51/6 page 15 ANNEXE 2

COLLABORATION ENTRE L’ OMS ET L’ ONUSIDA DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

En tant qu’ organisme coparrainant du Programme commun des Nations Unies sur le SIDA (ONUSIDA), l’ OMS a collaboré avec l’ ONUSIDA depuis sa création en 1996. Cette collaboration a compris la participation de l’ OMS aux réunions et activités des groupes thématiques de l’ ONUSIDA au niveau des pays, et la collaboration technique entre le Bureau régional et le Siège de l’ ONUSIDA sur la surveillance du VIH et la sécurité transfusionnelle, entre autres. Cependant, la collaboration entre l’ ONUSIDA et l’ OMS s’ est intensifiée l’ année dernière: Des réunions entre l’ ONUSIDA, l’ OMS et d’ autres organismes coparrainants au niveau régional se tiennent deux fois par an. Ces réunions permettent de surveiller les tendances de l’ épidémie dans la Région, et de chercher à parvenir à un accord entre les organismes coparrainants et l’ ONUSIDA sur les priorités et la division du travail. L’ OMS a été un partenaire actif de l’ ONUSIDA en ce qui concerne la planification et le suivi de ces réunions. L’ OMS assume une responsabilité primordiale dans l’ action sanitaire en matière de VIH et d’ IST, y compris les questions liées à la sécurité transfusionnelle, le diagnostic et le traitement des IST, et les soins aux malades du SIDA ainsi que les questions liées aux systèmes de santé. L’ OMS travaille également en étroite collaboration avec le FNUAP dans les domaines de la santé génésique et de la promotion du préservatif, et avec l’ UNICEF sur les questions concernant les jeunes et les IST. L'éducation pour la santé chez les jeunes et la promotion du préservatif auprès des groupes vulnérables ont été identifiées comme priorités clés pour les activités de prévention du VIH pour les deux années à venir. Il y a eu une division des responsabilités dans le Pacifique, l’ OMS travaillant avec les Etats Membres pour améliorer les prestations IST, et l’ ONUSIDA prenant en charge les activités médiatiques et d’ autres activités de plaidoyer. L’ OMS a fourni un appui technique important à l’ ONUSIDA et à d’ autres organismes coparrainants en assurant la

WPR/RC51/6 page 16 Annexe 2 présidence du groupe de travail technique de l’ ONUSIDA pour le Pacifique pendant les quatre dernières années. Un plan stratégique de promotion du préservatif pour la prévention de l’ infection à VIH et d’ autres IST en Asie: 2000–2003 (Strategic plan for condom promotion for HIV and other STI prevention in Asia: 2000–2003) a été préparé et sera mis en oeuvre par l’ OMS et le FNUAP avec le soutien de l’ ONUSIDA et d’ autres institutions partenaires. En ce qui concerne la planification de l’ action, le personnel de l’ OMS aux niveaux de la Région et du Siège a fourni un appui technique à l’ équipe spéciale régionale ONUSIDA/Fonds des Nations Unies pour l’ Enfance (UNICEF) consacrée aux jeunes et à la prévention du VIH. L’ OMS est aussi un membre clé du sous-groupe de l’ équipe spéciale pour les activités de plaidoyer et la réforme de la santé. Ces exemples illustrent la collaboration croissante entre l’ ONUSIDA et l’ OMS dans la Région du Pacifique occidental. Le but de cette collaboration est de coordonner la riposte des organismes coparrainants et de l’ ONUSIDA à l’ épidémie de VIH dans la Région. Dans les Etats Membres où l’ épidémie est en progression, comme en Chine, en Papouasie-Nouvelle-Guinée et au Viet Nam, l’ OMS s’ efforce de travailler avec d’ autres partenaires pour réduire la transmission du VIH par des interventions efficaces comme la promotion du préservatif et la réduction des risques chez les consommateurs de drogues injectables. Certains Etats Membres comme le Cambodge, la Chine et le Viet Nam connaissent une augmentation continue du nombre de malades du SIDA. La collaboration avec d’ autres partenaires est nécessaire pour élaborer des programmes en vue de réduire la discrimination, et de fournir des soins appropriés aux personnes vivant avec le SIDA par l’ intermédiaire des systèmes de santé et au niveau communautaire. Face à l’ augmentation de l’ épidémie de VIH dans un certain nombre de pays, la question de la mobilisation des ressources demeure une préoccupation majeure. Durant la dernière période biennale, l’ appui de l’ ONUSIDA a été réduit dans la plupart des Etats Membres. Dans certains pays, certains fonds supplémentaires ont été mis à disposition par des bailleurs de fonds bilatéraux au cours des deux dernières années, mais la plupart des Etats Membres ont dû financer les efforts de prévention du VIH et de prise en charge des cas avec leurs propres ressources. La nécessité d’ une augmentation des ressources est particulièrement aiguë dans des pays où la charge des soins aux malades du SIDA

WPR/RC51/6 page 17 Annexe 2 s’ alourdit, comme c'est le cas au Cambodge, en Chine, en Papouasie-Nouvelle-Guinée et au Viet Nam. L’ OMS et les autres organismes coparrainants de l’ ONUSIDA ont un rôle important à jouer pour aider les Etats Membres à mobiliser des ressources financières ainsi que d’ autres ressources afin de répondre à ces besoins croissants.

WPR/RC51/6 page 18 ANNEXE 3

EXEMPLES DE STRATEGIES NATIONALES POUR LA LUTTE CONTRE LES INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES, L’ INFECTION A VIH ET LE SIDA

L’ expérience en matière de lutte contre l’ infection à VIH s’ est accrue au cours des dix dernières années, les pays de la Région ayant identifié des stratégies qui conviennent à leurs situations nationales et locales. Les stratégies suivantes ont réussi à prévenir et à réduire l’ ampleur de la pandémie de VIH.

1.

Programmes “le préservatif tout le temps” pour prévenir l’ infection à VIH chez les prostitué(e)s Pour réduire la propagation du VIH, de nombreux pays se sont efforcés d’ accroître l’ utilisation

du préservatif dans le milieu de la prostitution. La plupart des interventions ont été axées sur l’ éducation des prostitué(e)s en matière de prévention du VIH, et la fourniture de préservatifs. Ces actions comprennent souvent des campagnes d’ éducation communautaire et le traitement des infections sexuellement transmissibles (IST). Ces programmes ont permis de sensibiliser les prostitué(e) à la gravité de l’ infection à VIH et du SIDA et l’ enseignement de techniques permettant de négocier l’ utilisation du préservatif avec leurs clients. Toutefois, de nombreux clients continuent d'avoir des relations sexuelles avec des prostitué(e)s sans utiliser de préservatif. Ceci entraîne une augmentation du nombre de séropositifs chez les prostitué(e)s et leurs clients, et la propagation de l’ épidémie dans la population générale. Afin d’ inverser cette tendance, la Thaïlande a mis en place avec succès un programme intitulé “le préservatif tout le temps” à l’ intention des établissements de prostitution, dont la contribution majeure à la réduction de la transmission du VIH est reconnue. Le programme exige des propriétaires d’ établissements de prostitution qu’ ils fassent respecter l’ utilisation du préservatif comme condition au commerce du sexe. En accord avec les règlements de la police thaïlandaise, s’ il est constaté à plusieurs reprises que des établissements permettent des relations sexuelles sans utilisation de préservatif, ces

WPR/RC51/6 page 19 Annexe 3 établissements sont alors fermés. Les deux éléments clés de ce programme sont: (1) la coopération active de la police, des responsables de la santé publique, des propriétaires des établissements de prostitution, et des prostitué(e)s; et (2) le fait que, l’ utilisation du préservatif comme condition requise pour le commerce du sexe, protège non seulement les prostitué(e)s et leurs clients mais l'ensemble de la population. Le programme “le préservatif tout le temps” pour la prostitution a été mis en place avec succès au Cambodge au cours des trois dernières années. Expérimenté à l’ origine dans deux zones, le programme est maintenant prêt à être appliqué au niveau national. Le Premier Ministre a approuvé une politique nationale exigeant la mise en oeuvre du programme dans tous les établissements de prostitution. Des éléments prouvent que le programme entraîne une augmentation de l’ utilisation du préservatif chez les prostitué(e)s (Figure A1), et ceci se reflète dans la réduction de la prévalence du VIH chez les jeunes prostitué(e)s des maisons closes (Figure A2). Des projets pilotes sur le programme “le préservatif tout le temps” sont en cours d’ élaboration en Chine, en Papouasie-Nouvelle-Guinée et au Viet Nam. Un plan d’ action stratégique pour la promotion du préservatif en matière de prévention de l’ infection à VIH et d’ autres IST en Asie: 2000– 2003 (A Strategic plan for condom promotion for HIV and other STI prevention in Asia: 2000–2003) a été mis au point par le Bureau régional, et sera mis en oeuvre en collaboration avec le Programme commun des Nations Unies sur le SIDA (ONUSIDA), le Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP), et d’ autres organismes coparrainants de l’ ONUSIDA.

WPR/RC51/6 page 20 Annexe 3 Figure A1. Prostituées cambodgiennes utilisant toujours un préservatif avec les clients, 1996–1999 Pourcentage 100

Démarrage du "préservatif tout le temps" 80 60 53.4 40 20 15.7 0 1996 1997 1998 1999 42 78.1

Figure A2 - Séroprévalence du VIH chez les prostituées cambodgiennes par âge, 1997–1999 Prévalence 50 43.41%

40.05% 40 37.7%

40.81% 36%

30 >20 ans <20 ans

26%

20 1997 1998 1999

Source: Ministère de la Santé, Cambodge, 2000

2.

Programmes de réduction des dommages et de prévention de la transmission du VIH chez les consommateurs de drogues injectables Les pays ayant une importante transmission du VIH due à la pratique d’ injection de drogues

dans la Région incluent la Chine, la Malaisie et le Viet Nam. La prévalence du VIH chez les

WPR/RC51/6 page 21 Annexe 3 consommateurs de drogues injectables peut augmenter rapidement en une période très courte. Par exemple, des augmentations de la prévalence de 20% à 80% dans certains groupes de toxicomanes peuvent se produire en quelques mois seulement, en fonction de la mobilité des toxicomanes et du degré de partage du matériel d’ injection. Certains pays, où les consommateurs de drogues injectables sont très nombreux, ont réussi à éviter des épidémies de VIH à grande échelle chez ces toxicomanes grâce au recours à des programmes de réduction des dommages. Par exemple, l’ Australie (Figure A3), Hong Kong (Chine) et la NouvelleZélande ont évité des épidémies de VIH à grande échelle chez les consommateurs de drogues injectables grâce à ces interventions, notamment les programmes d’ accessibilité aux aiguilles et seringues et les programmes de substitution des opiacées par la méthadone.

Figure A3. Infections à VIH notifiées chez les consommateurs de drogues injectables en Australie, 1989-1999

90 80 70 Nb de cas 60 50 40 30 20 10 0 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999

Source: Ministère de la Santé, Australie, 1999

WPR/RC51/6 page 22 Annexe 3 Ces programmes suscitent un intérêt toujours plus grand de la part des autres pays de la Région. Par exemple, la Chine expérimente un programme “aiguilles propres” dans une zone, et elle est en train d’ élargir ce programme à l'échelon provincial.

WPR/RC51/6 page 23 Annexe 3

Qu’ est-ce que la réduction des dommages causés par la consommation de drogues injectables? Les programmes de réduction des dommages ne sous-entendent pas la légalisation des drogues et/ou un quelconque laxisme vis à vis de la consommation de drogues injectables. Il s’ agit de fournir une assistance et de prendre des mesures pratiques afin de minimiser les dommages causés par la consommation de drogues (par ex. l’ infection à VIH). Les programmes de réduction des dommages mettent l’ accent sur une réaction pragmatique aux conséquences de la consommation de drogues injectables sur la santé. Ces programmes varient en substance et en étendue. Par exemple, l’ abstinence peut être le meilleur moyen de prévenir la transmission du VIH chez les consommateurs de drogues injectables. Toutefois, il existe des alternatives comme l’ arrêt de la pratique d’ injection de drogues, le non partage du matériel d’ injection, et la décontamination du matériel d’ injection s’ il est partagé. Diverses méthodes doivent être mises en oeuvre en même temps, leurs objectifs étant réalisables à divers degrés. La prévention de l'infection à VIH chez les consommateurs de drogues injectables nécessite de bonnes connaissances dans ce domaine et des aptitudes et des moyens qui pourront faire changer les comportements. Connaissances, moyens et aptitudes sont nécessaires et indissociables. Traitement médicamenteux Les services de désintoxication, de traitement et de réadaptation permettent d’ informer, d’ éduquer et de conseiller les personnes sur la consommation de drogues et la prévention du VIH. Toutefois, du fait des taux élevés de rechute chez les consommateurs de drogues et du coût impliqué par la mise en place de services de traitements médicamenteux adéquats, d’ autres activités d’ interventions devraient être mises en oeuvre parallèlement au traitement médicamenteux.

WPR/RC51/6 page 24 Annexe 3

Echange de seringues Ce programme vise à réduire la propagation du VIH et d’ autres infections chez les consommateurs de drogues injectables en permettant à ces derniers d’ échanger des seringues usagées contre des seringues propres, en encourageant le non partage du matériel d’ injection et en nettoyant le matériel d’ injection s’ il arrive qu’ il soit partagé, et en servant de relais avec d’ autres services liés à la santé. Distribution de désinfectant Ce programme vise à réduire la propagation du VIH et d’ autres infections chez les consommateurs de drogues injectables en leur procurant de l’ eau de javel (ou autre désinfectant disponible localement), en leur apprenant à nettoyer le matériel, en encourageant le non partage du matériel d’ injection, et en fournissant information, éducation et conseils sur les mesures de réduction des dommages causés par la consommation de drogues injectables.

3.

Planification des soins aux malades du SIDA Le nombre de malades du SIDA est en augmentation rapide dans certaines parties de la Région.

Au Cambodge, on estime qu’ il y aura 30 000 nouveaux malades du SIDA chaque année d’ ici à 2005. La Chine, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et le Viet Nam connaissent également des augmentations considérables du nombre de malades du SIDA. Dans plusieurs pays, il est urgent d’ élaborer des politiques, des plans d’ action et des directives techniques en ce qui concerne les soins aux malades du SIDA (par ex. des protocoles pour les soins dispensés aux malades et les soins aux malades du SIDA dans la communauté).

WPR/RC51/6 page 25 Annexe 3

4.

Amélioration des services IST La plupart des pays de la Région ont réussi à améliorer les services IST de manière

considérable au cours des dernières années, notamment: en rendant les services IST plus disponibles et accessibles en les intégrant aux soins de santé primaires; en améliorant le diagnostic et le traitement des IST grâce à des protocoles perfectionnés et en utilisant l’ approche syndromique pour la prise en charge des IST; en améliorant la surveillance et les données relatives aux IST, y compris la réalisation d’ études de prévalence des IST; en mettant en place des politiques IST; et en améliorant les activités de conseil et l’ éducation pour les malades atteints d’ IST. Au Cambodge, par exemple, un programme de formation de grande envergure consacré au diagnostic et au traitement des IST a été entrepris à l’ intention du personnel médical des services de santé des armées. Les prestations IST ont également été intégrées au système de soins de santé maternelle et infantile. Des directives techniques comme les protocoles de l’ OMS sur l’ approche syndromique pour la prise en charge des IST ont été traduites, adaptées et distribuées. Le Ministère de la Santé a élaboré une “Politique nationale et des stratégies prioritaires pour la lutte contre les infections sexuellement transmissibles”. Des activités de formation visant à améliorer les activités de conseil en matière d’ IST ont également été mises en place. Des efforts considérables ont été déployés pour améliorer les prestations IST dans d’ autres pays. La Mongolie va actualiser les protocoles IST, ainsi que les aptitudes du personnel médical en matière de diagnostic et de traitement. En Chine, le Ministère de la Santé en Chine a commencé à utiliser le système de l’ approche syndromique de l’ OMS pour le diagnostic et le traitement des IST, et établit des critères pour la formation de l’ ensemble du personnel médical en matière d’ IST.

WPR/RC51/6 page 26 Annexe 3 5. Amélioration de la sécurité transfusionnelle Tous les pays et territoires de la Région ont pris des mesures pour la prévention de la transmission du VIH par voie sanguine. Les principales stratégies ont consisté à : mettre en place des services nationaux de transfusion sanguine; effectuer des dépistages systématiques sur le sang et les produits sanguins avant leur utilisation; réduire l’ utilisation du sang et des produits sanguins; et mettre en oeuvre de programmes visant à promouvoir les dons de sang volontaires, non remunérés. D’ importants efforts doivent encore être faits dans certains pays. Par exemple, la plupart des dons du sang en Chine, au Cambodge, aux Philippines et au Viet Nam sont effectués par des donneurs rémunérés ou de remplacement. Tous ces pays ont mis en route des programmes visant à promouvoir les dons du sang volontaires, non remunérés, mais il reste beaucoup à faire.

6.

Surveillance épidémiologique Tous les Etats Membres de la Région sont dotés de systèmes de notification des cas d’ infection

à VIH et des cas de SIDA. Cependant, lorsque le diagnostic du VIH et du SIDA et la notification des cas sont limités, la surveillance du VIH par réseau sentinelle est nécessaire pour obtenir une image plus juste de la nature et de l'ampleur de la transmission du VIH, et pour mettre au point des estimations relatives au VIH et au SIDA. Pour améliorer la conception et le suivi des interventions, il faut continuer à mettre l’ accent sur la surveillance des comportements et en particulier des comportements sexuels. Des programmes de surveillance des comportements sont déjà en place au Cambodge et aux Philippines et ils sont mis sur pied en Chine, en République démocratique populaire lao et au Viet Nam.

WPR/RC51/6 page 27 Annexe 3 De bonnes informations sur la prévalence des IST sont également importantes pour : comprendre la nature et l’ ampleur des IST, planifier les programmes de prévention et de lutte, élaborer les protocoles de traitement, et contrôler l’ impact des interventions. Afin d’ améliorer les données sur la prévalence des IST, des enquêtes de prévalence de haute qualité (“critère-étalon”) ont été réalisées récemment en Chine (Nanjing et Yunnan), en Malaisie, aux Philippines, au Samoa, et au Vanuatu. La surveillance de la sensibilité antimicrobienne des gonocoques est maintenant en place dans la Région et s’ est avérée utile pour déterminer s'il est besoin d’ adapter les schémas thérapeutiques pour les gonococcies. Les données relatives au VIH, au SIDA et aux IST sont rassemblées et examinées par des experts nationaux et internationaux lors d'ateliers de consensus consacrés à la surveillance. Ces ateliers sont organisés régulièrement, et ont permis de parvenir à un accord sur la situation et les tendances de ces épidémies. Des ateliers de consensus se sont tenus récemment au Cambodge, en Malaisie, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, aux Philippines, et au Viet Nam.

WPR/RC51/6 page 28 ANNEXE 4

POLITIQUES ET LEGISLATION POUR LES QUESTIONS RELATIVES AUX IST, AU VIH ET AU SIDA

Compte tenu de l’ expansion de l’ épidémie de VIH dans un certain nombre d’ Etats Membres, les questions politiques et juridiques relatives aux IST, au VIH et au SIDA prennent de l'importance. Les Etats Membres sont en train d’ élaborer une série de lois, réglements et directives techniques pour la prévention, le traitement et la lutte contre les IST, y compris l’ infection à VIH et le SIDA. L’ OMS fournit entre autres un appui technique aux Etats Membres dans leurs efforts visant à élaborer et mettre en oeuvre des politiques appropriées en matière de lutte contre les IST, y compris l’ infection à VIH. Outre les visites techniques et les activités de formation, le Bureau régional a publié récemment un guide sur ce sujet, intitulé : The role of public policy in prevention and control of sexually transmitted infections : a guide to laws, regulations and technical guidelines.

1.

Programmes “Le préservatif tout le temps” pour l’ industrie de la prostitution Un projet pilote a été mis en place au Cambodge et l'on prévoit maintenant d'élargir le

programme à l’ ensemble du pays. Le Premier Ministre a approuvé une directive politique exigeant la mise en oeuvre du programme dans tous les établissements de prostitution. Des projets pilotes sont également mis au point en Chine, en Papouasie-Nouvelle-Guinée et au Viet Nam.

2.

Dépistage des IST chez les prostitué(e)s Les Philippines ont été un des premiers pays de la Région à exiger le dépistage régulier des

femmes travaillant dans les établissements de divertissement comme les bars karaoké, les saunas et les salons de massage. Des politiques similaires sont également mises en oeuvre aux niveaux national et local dans un certain nombre de pays et de territoires, notamment la Chine, Hong Kong (Chine) et Singapour. Le dépistage des IST chez les prostitué(e)s est une composante importante du programme “le préservatif tout le temps”. Au Viet Nam, certains responsables de la santé locaux ont préparé des directives pour surveiller les IST chez les femmes qui sont les plus exposées à l’ infection.

WPR/RC51/6 page 29 Annexe 4 3. Directives pour la prévention de l’ infection à VIH et d’ autres IST dans les populations vulnérables La nécessité d’ améliorer l’ éducation en matière d’ IST dans les groupes vulnérables comme les travailleurs émigrés a été reconnue dans de nombreux pays. Par exemple, étant donné que de nombreux philippins travaillent à l’ étranger, un programme du Gouvernement philippin fournit des matériels d’ information sur le VIH et d’ autres IST aux travailleurs qui partent sous contrat à l’ étranger. A Kiribati, des programmes d’ éducation spéciaux ont été conçus pour les marins. En Chine, le Centre national du VIH et du SIDA (Académie chinoise de Médecine préventive) joue un rôle de premier plan dans l’ élaboration des directives nationales pour la prévention du VIH et des IST dans les groupes vulnérables, y compris les prostitué(e)s. Ces directives sont comnuniquées aux services de santé provinciaux, et comprennent la promotion du préservatif, les services périphériques, et l’ amélioration des services IST.

4.

La prévention de la discrimination contre les personnes vivant avec le VIH et le SIDA La discrimination contre les personnes vivant avec le VIH et le SIDA subsiste dans de

nombreux pays de la Région. Aux Philippines, une loi renforçant la protection juridique des personnes vivant avec le VIH et le SIDA a été adopté.

5.

Rendre les préservatifs plus disponibles et plus accessibles Il y a parfois des barrières politiques qui limitent l’ accès des gens aux préservatifs pour la

prévention des IST. Celles-ci peuvent inclure: des restrictions sur la publicité en faveur des préservatifs et sur les lieux de vente des préservatifs, des droits de douane sur les préservatifs importés, et des taxes sur la vente des préservatifs. Les programmes de marketing social du préservatif au Cambodge, aux Philippines, en République démocratique populaire lao et au Viet Nam ont réussi à améliorer l’ accès aux préservatifs. La Chine a récemment mis en place une nouvelle norme nationale relative aux préservatifs qui a pour but d’ améliorer leur qualité. En outre, des efforts sont en cours pour améliorer l’ accessibilité des jeunes aux préservatifs dans certains pays océaniens.

WPR/RC51/6 page 30 Annexe 4 6. Améliorer la sécurité transfusionnelle Les récentes initiatives des Etats Membres visant à améliorer la sécurité transfusionnelle comprennent la fermeture des banques du sang privées aux Philippines, et une meilleure réglementation de la collecte du sang en Chine. L’ élaboration de politiques et de stratégies de prévention de la transmission du VIH par des programmes de sécurité transfusionnelle efficaces devrait être une priorité dans tous les pays.

7.

Améliorer la qualité des services IST dans le secteur public Etant donné que les IST augmentent la probabilité de la transmission du VIH, de nombreux

programmes de lutte contre les IST et le VIH ont élaboré des politiques et des directives visant à améliorer l’ efficacité et la qualité des prestations IST. Par exemple, la Chine a récemment adopté un plan et des directives pour la prévention du VIH. Ces directives exigent notamment que 85% des médecins soient formés au diagnostic et au traitement des IST d’ ici à 2002. Le Cambodge a mis au point des “politiques et des stratégies prioritaires pour la lutte contre les infections sexuellement transmissibles”.

8.

Réglementation relative aux honoraires à payer par l’ usager pour le traitement des IST Le financement des services de santé subit des réformes importantes dans un certain nombre de

pays. Les établissements publics et privés devront peut-être générer des revenus pour couvrir la plupart de leurs frais d’ exploitation. Dans quelques pays, ceci entraînent des frais excessivement élevés pour le traitement des IST, ce qui peut avoir des conséquences graves en matière de santé publique pour les groupes vulnérables comme les prostitué(e) mal rémunéré(e)s, les populations immigrées et les jeunes, qui ne pourront pas payer pour le diagnostic et le traitement des IST.

9.

Dépistage des IST chez les femmes enceintes La recherche de la syphilis et/ou de la blennoragie chez les femmes enceintes est une politique

de santé publique établie de longue date dans de nombreux pays de la Région, par exemple Fidji. Dans d’ autres pays où les STI, et notamment la syphilis, sont en augmentation depuis peu, il faut envisager l’ introduction du dépistage de la syphilis pour toutes les femmes enceintes. En Malaisie, cette politique

WPR/RC51/6 page 31 Annexe 4 inclut également le dépistage volontaire du VIH. La thérapie par antirétroviraux est proposée à toute femme enceinte dont la séropositivité au VIH a été confirmée afin d’ éviter la transmission du VIH aux nouveau-nés.

10.

Dépistage obligatoire du VIH pour des groupes spécifiques L’ OMS est opposée au dépistage obligatoire du VIH car ces pratiques n’ ont aucun fondement

sur le plan de la santé publique et constituent une violation des droits fondamentaux de la personne. Une loi adoptée récemment aux Philippines interdit explicitement de telles pratiques. Cependant, d’ autres pays de la Région exigent parfois le dépistage, par exemple, pour les étrangers qui font une demande de permis de séjour de longue durée. D’ autres exigent des résultats de test VIH à l’ entrée dans le pays.

Основные сведения
Тип документа Technical Documents
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения