h Onchocerciasis Control Programme in West Africa Programme de Lutte contre I'Onchocercose en Afrique de I'Ouest COMITE CONJOINT DU PROGRAMME Bureau du Président COMITE CONJOINT DU PROGRAMME Vingt-troisième session Ouaeadouqou. 4-6 décembre 2002 CCP - JPC JOINT PROGRAMME COMMITTEE Office of the Chairman JPC23.4 (a) ORIGINAL : ANGLAIS Septembre 2002 t { J Point 8 de I'ordre du jour provisoire LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE DAI\S DES ZONES D'INTERVENTION SPECIALE Y COMPRIS LA SIERRA LEONE DANS L'AIRE DE L'OCP PLAN D'ACTION ET BUDGET I iI LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE DANS DES ZONES D'INTERVENTION SPECIALE Y COMPRIS LA SIERRA LEONE DANS L'AIRE DE L'OCP PLAN D'ACTION ET BUDGET RESUME ANALYTIQUE a. Le Programme de Lutte contre l'Onchocercose en Afrique de l'Ouest fermera ses bureaux le 3l décembre2002 après avoir atteint son objectif, à savoir, éliminé l'onchocercose en tant que maladie d'importance pour la santé publique et obstacle au développement socio- économique dans pratiquement toute l'aire du Programme. b. Il y a, cependant, quatre zones limitées définies comme "zones d'intervention spéciale" (ZIS) où la situation entomo-épidémiologique demeure insatisfaisante après plusieurs années de lutte antivectorielle combinée au traitement à I'ivermectine, même si les tendances épidémiologiques dans ces bassins sont en baisse. Cette situation est partiellement due à la migration saisonnière et occupationnelle de la population dans les communautés concemées tandis que dans un des bassins (celui de fOti), les traitements larvicides ont été difficiles et interrompus pour différentes raisons. c. Les quatre zones concernées sont le bassin de la Pru au Ghana (population 85.000. prévalence 7,8oÂ, CMFC presque zéro en 2001), le bassin de I'Oti et ses affluents au Togo (population 185.000, prévalence 21,7 oÂ, CMFC 0,90 en 2001), le bassin du Mafou (population 85.000, prévalence l6,2yo, CMFC 0,73 en 1999) et le bassin du Tinkisso (prévalence 7,3oÂ. CMFC 0,09 en 2001) en Guinée (voir également le paragraphe 2l ci-dessous). d. Sur la base des informations disponibles au Groupe de travail mis en place par le CCE pour étudier la situation dans ces quatre foyers spécifiques et à la lumière des simulations et des prévisions du modèle ONCHOSIM, le Comité consultatif d'Experts a recommandé ce qui suit pour ces Zones d'Intervention spéciale: Que dans tous les quatre bassins spécifiques, la distribution de l'ivermectine soit renforcée dans le but de réaliser une couverture géographique de 100% (lo couverture géographtque indique la proportion de villages traités por rapport au nombre de vtllages à traiter). Pour le bassin de Ia Pru, le traitement devrait être donné annuellement dans le but d'atteindre une couverture thérapeutique de 85% (la couverture théraleutique est définie comme étant le pourcentage des personnes qtti reçoivent le traitement par ropport à la population totale de la zone concernée). tandis que pour les bassins du Mafou, du Tinkisso et de l'Oti, le traitement semestriel en vue d'atteindre une couverture thérapeutique de 85o devrait être préconisé. Le traitement à I'ivermectine recommandé devrait être appliqué jusqu'en 2012 En plus du traitement à I'ivermectine dans le bassin du haut Oti, les traitements larvicides aériens devraient se poursuivre pendant 5 ans après décembre 2002, c-à-djusqu'en 2007. Le but de ce traitement combiné étant de réduire le risque de recrudescence dans la zone à un niveau très faible et d'éliminer la transmission telle que prévue par le modèle ONCHOSIM. a ll e. En plus des quatre zones d'intervention spéciale (ZIS), 1l y a une cinquième, la Sierra Leone où, pour des raisons d'insécurité, les opérations de lutte contre I'onchocercose ont été suspendues depuis les huit dernières années, et où la situation épidémiologique est insatisfaisante (prévalences comprises entre 19,8 et 73,3 o/o ; CMFC entre 0,61 et 19,1 mf/b). f. Le présent document est préparé à la lumière des recommandations du CCE ci-dessus citées, de leur approbation par le Comité conjoint du Programme (CCP) lors de sa session tenue à Washington DC en décembre 2001, ainsi que pour répondre à la demande faite par le CCP d'un document décrivant les approches stratégiques préconisées pour les activités résiduelles à mener dans l'aire de I'OCP après 2002, y compris les aspects financiers, institutionnels et juridiques. Annexé à ce document est un document séparé IPC23.4 (b) portant description des activités de lutte en Sierra Leone après 2002. g. L'objectif général est d'amener les paramètres entomo-épidémiologiques dans ces zones à un niveau qui puisse être facilement maintenu par les Pays participants. h. La principale stratégie préconisée dans les quatre Zones d'Intervention spéciale et la Sierra Leone sera la distribution de l'ivermectine par la méthode de Traitement sous Directives communautaires (TIDC) visant à une couverture géographique totale (100 %) dans toutes les zones et une couverture thérapeutique d'au moins 65 o en Sierra Leone et de 80-850% dans les autres zones. i. Des traitements larvicides aériens combinés au TIDC seront appliqués dans les bassins du haut Oti et de ses affluents ainsi que dans les bassins contigus situés à I'est du haut Oti. j. Le troisième élément de la stratégie sera le renforcement des capacités. Il y aura des formations de personnel spécialisé principalement en ce qui conceme le TIDC et pour rendre les entomologistes nationaux responsables de l'évaluation post-traitement. Un tel personnel fournira également I'assistance inter- pays nécessaire. k. Une recherche opérationnelle focalisée sera menée dans le but de s'assurer que les couvertures géographiques et thérapeutiques les plus élevées et une bonne assiduité au traitement sont obtenues. Les investigations se poursuivront également dans le but de mieux comprendre la situation entomologique (mouvements des simulies, type d'infection, origine de ces infections, etc.). l. Comme appui à ces stratégies, la mobilisation et la sensibilisation seront menées sous forme de campagnes dans les communautés visées, le monitoring et la supervision seront également une activité principale afin d'augmenter rapidement les couvertures thérapeutiques et géographiques à 80-85% et à l00yq respectivement. Des réunions transfrontalières seront organisées et la tendance de la situation ento-épidémiologique sera étroitement surveillée au moyen d' évaluations systématiques. m. Le TIDC sera en grande partie effectué par le personnel national avec un cadre supérieur international expérimenté responsable de la supervision de tous les aspects du programme TIDC, et un sociologue de renommée internationale auquel on fera appel selon le besoin. En outre, des points focaux pour la distribution de I'ivermectine et les aspects épidémiologiques seront identifiés dans chacun des pays concemés et utilisés dans le cadre d'Accords spéciaux. Un personnel intemational et local hautement spécialisé sera nécessaire pour les activités de lutte antivectorielle. t llt n Les prévisions budgétaires pour la période 2003-2007 sont de US$ 12 098.732 o. Une équipe inter-pays d'intervention spéciale (EIS) sera responsable des activités du TIDC et de la lutte antivectorielle (lorsque de besoin). p. Puisque I'OMS continuera d'être I'agence d'exécution des activités résiduelles de I'OCP, des dispositions pour la gestion de ces activités devront être prises par OMS/AFRO. Etant donné qu'il existe déjà un secrétariat pour le Programme africain de Lutte contre l'Onchocercose (APOC) à Ouagadougou, il serait des plus raisonnable d'un point de vue administratif que le personnel de I'OMS qui sera chargé de mettre en æuvre les activités de lutte dans l'aire de I'OCP après 2002 soit centralement soutenu et supervisé par quelques cadres désignés de I'OMS travaillant à la mise en ceuvre du Programme APOC, mais ces activités seront exécutées comme activités de I'OMS et non sous I'autorité de I'APOC en tant que tel. Un ajustement sera opéré entre les comptes de I'OMS pour ces activités et le Fonds APOC. Les éléments financiers et opérationnels appropriés de I'Accord juridique actuel régissant I'OCP seront maintenus, c-à-d I'accès inter-pays, les droits de survol des pays etc. q. A la lumière de ce qui précède, des dispositions administratives appropriées sont déjà en train d'être prises par OMS/AFRO pour la nomination d'un coordonnateur du Bureau du Directeur du Programme APOC, basé à Ouagadougou. En tant que Chef d'Equipe (TL) il sera le Responsable chargé de l'équipe. Il sera sous la supervision générale du Directeur APOC et sera directement soutenu dans son travail par un Chef d'Equipe adjoint (DTL) et un logisticien (LTO) également basé à Ouagadougou; un Chef de la Distribution du Médicament et de la Formation (CDDT) et un Chef de I'Equipe de Lutte antivectorielle (CVCT) tous deux basés à Kara. Le reste du personnel de soutien sera essentiellement basé à Kara et Parakou (voir Figure 3). r. Les opérations de I'EIS seront financées, avec I'accord des Donateurs de I'OCP, sur la Réserve du Fonds fiduciaire de I'OCP. s. L'EIS travaillera en étroite collaboration avec le MDSC/AFRO selon les besoins et pourrait également, en cas de détection d'une recrudescence, jouer le rôle général d'appui à I'intervention par I'ivermectine. t IA. INTRODUCTION 1. A la date de fin décembre 2002,1'OCP pourra clore ses bureaux avec la satisfaction d'avoir atteint son objectif dans toute I'aire du Programme, à I'exception de la Sierra Leone, c-à- d laisser derrière lui la morbidité onchocerquienne à un niveau épidémiologiquement insignifiant. La maladie n'est plus un problème d'importance pour la santé publique ni un obstacle au développement socio-économique dans pratiquement tous les pays de I'OCP à I'exception de la Sierra Leone. Les demiers résultats de la surveillance/évaluation épidémiologique dans l'aire initiale du Programme indiquent que les taux de prévalence et les charges microfilariennes ont régulièrement et considérablement régressé, et sont maintenant à zéro ou proches de zéro dans la plupart des bassins. Cette évolution à la baisse a été confirmée en 2001 après l'évaluation de 590 villages. Les résultats étaient généralement satisfaisants dans la majorité des bassins avec une prévalence autour de 0o dans la plupart des villages. Les résultats dans les Zones d'Extension étaient dans I'ensemble satisfaisants dans I'ensemble et, même lorsqu'ils étaient toujours au-dessus de zéro, montraient une tendance à la baisse. En Sierra Leone cependant, les résultats ne sont pas satisfaisants. 2. De même, les résultats de l'évaluation entomologique effectuée durant l'année 2001 étaient excellents en Zone Ouest avec le potentiel annuel de transmission (PAT) de I'espèce savanicole d'Onchocerca volvulas bien en,dessous de 100, limite au-dessus de laquelle la transmission pourrait avoir comme conséquence des manifestations oculaires de la maladie. Il en est de même enZone Est où, cependant, les PAT dans quelques bassins étaient proches de 100 mais avec une tendance à la baisse avec le temps. Par conséquent, dans presque toute la zone, la transmission a été interrompue ou réduite à un niveau tel que les Pays participants pourront maintenir ces acquis sans appui extérieur. 3. Ainsi donc, bien que la cessation des opérations de I'OCP à la fin de l'année 2002 soit pleinement justifiée dans de loin la majeure partie de l'aire du Programme, il subsiste quelques foyers où les résultats entomo-épidémiologiques n'ont pas encore atteint un niveau tel que les opérations de lutte peuvent être arrêtées et ont besoin d'être poursuivies pendant encore quelques périodes bien définies après 2002. B. ZONES D'INTERVENTION SPECIALE Y COMPRIS LA SIERRA LEONE 4. Il existe quatre de ces bassins appelés "Zones d'Intervention spéciale" (ZIS) qui sont l'objet d'une préoccupation particulière en raison de leur situation entomo-épidémiologique après plusieurs années de lutte antivectorielle et de traitement combiné à I'ivermectine, même s'il apparaît que les tendances épidémiologiques dans ces bassins soient en baisse. Ce sont les bassins de la Pru au Ghana (population 85.000, prévalence 7 ,8oÂ, CMFC presque zéro en 2001), de I'Oti et de ses affluents au Togo (population 185.000, prévalence 21,7o/o, CMFC 0,90 en 2001), du Mafou (population 85.000, prévalence l6,2yo, CMFC 0,73 en 1999) et du Tinkisso (prévalence 7,3oÂ, CMFC 0,09 en 2001) en Guinée. Dans tous ces bassins, la prévalence initiale avant I'intervention de I'OCP était autour de 80%. Malheureusement, une poursuite de la transmission est observée dans ces bassins et même dans certains d'entre eux, on observe une discordance entre les données épidémiologiques et les données entomologiques. Une cinquième zone d'intervention, c-à-d. Sierra Leone, est décrite dans un document séparé JPC23.4 (b) joint à celui-ci. 5. Les études socio-démographiques effectuées en 2001 dans chacun de ces bassins confirment I'existence de mouvements migratoires saisonniers significatifs. Ces phénomènes 1 1L migratoires, qui varient d'un bassin à I'autre, sont dus aux intérêts occupationnels, c-à-d le travail agricole et la recherche d'or dans les rivières pendant la saison sèche, qui semblent être à la base de ces mouvements de population. 6. Le recensement et le traitement des populations sont rendus difficiles par l'état très dispersé des peuplements, leur isolement, I'installation répétitive de nouveaux villages ou leur disparition. Des mesures appropriées doivent être prises aussitôt que possible en vue d'assurer une couverture optimale de ces bassins avec le TIDC et pour une surveillance épidémiologique adéquate. En outre, il sera important d'entreprendre une étude géographique active et des études socio-démographiques complémentaires, et d'intensifier la surveillance épidémiologique ainsi que la distribution de I'ivermectine dans les zones concernées. Le but de ces mesures est d'atteindre dans ces zones d'intervention spécifique une couverture géographique de 100% et une couverture thérapeutique de 85% pendant les deux années à venir. Après quoi, tout devrait être mis en æuvre pour maintenir ces résultats. 7. Les traitements larvicides ont été commencés dans le bassin de l'Oti au Togo en 1977 par le Programme de Lutte contre l'Onchocercose en Afrique de I'Ouest (OCP), suivis de la distribution de I'ivermectine à partir de 1988. La transmission a été substantiellement réduite par rapport à ce qu'elle était au début du Programme mais les potentiels annuels de transmission (PAT) sont demeurés supérieurs à 100 jusqu'en 1999. Avec les mesures spéciales prises depuis 1997, les résultats entomologiques se sont améliorés en 2000 et 2001. Depuis lors, les PAT ont été inférieurs à 100 dans tous les bassins des affluents de I'Oti; cependant, ces bons résultats entomologiques ne seront ressentis au niveau des paramètres épidémiologiques que dans les années à venir. Avec la fin prochaine du Programme et compte tenu de l'évolution positive de la situation ces dernières années, ce serait une grande perte de réduire ces efforts et courir ainsi le risque de revenir à la situation jusque là insatisfaisante et déplorable, annihilant de ce fait les sacrifices consentis par la communauté internationale pendant un quart de siècle pour soutenir le programme. 8. En outre, il y a une cinquième zone d'intervention spéciale (la Siena Leone) où, en raison de la suspension des opérations de lutte depuis 1996,la situation épidémiologique (la fourchette des prévalences et la CMFC) n'est pas insatisfaisante. Le détail du plan d'action et du budget pour la Sierra Leone est contenu dans le document IPC23.4b ci-joint. C. OBJECTIF ET CALENDRIER 9. L'objectif général de I'intervention post-2002 dans I'aire de I'OCP est de réduire les paramètres entomo-épidémiologiques dans ces zones à un niveau tel qu'il puisse facilement être maintenu par les Pays participants. Le temps maximum envisagé pour cette intervention est de cinq ans pour les activités de lutte antivectorielle. Le traitement à l'ivermectine se poursuivra sous la responsibilité exclusive des Pays jusqu' en 2012 et au delà pour ce qui est de la Sierra Leone. D. STRATEGIE 10. Il y aura 4 composantes dans la stratégie de lutte contre l'onchocercose dans les ZIS proprement dites, et dans d'autres parties du Programme qui pourraient avoir besoin d'une intervention spéciale de gestion du risque. Ces composantes sont les suivantes: distribution de l'ivermectine par le TIDC 3traitement combiné distribution de I'ivermectine/traitements larvicides (là où cela est particulièrement indiqué) formation spécialisée en vue d'accroître la capacité nationale recherche opérationnelle ciblée en vue de renforcer et de mieux ajuster les mesures de lutte. E. ACTIVITES El. Distribution de I'ivermectine I l. Comme recommandé par le CCE, la distribution renforcée de I'ivermectine sera la principale composante des stratégies à appliquer dans les Zones d'Intervention spéciale. Elle comprendra i) une sensibilisation renforcée, ii) le monitoring et la supervision, iii) la formation et le recyclage et iv) des études socio-démographiques. En outre, une base de données complète sera constituée et des réunions transfrontalières organisées. Sens ibilisation renforcée 12. La mobilisation et la sensibilisation seront faites sous forme de campagnes dans les corrmunautés visées pour la distribution de l'ivermectine. Les services nationaux d'éducation, communication et information (IEC), leS spécialistes en approche et communication communautaires (sociologues, professionnels des médias, travailleurs sociaux), les autorités politiques, administratives, religieuses, haditionnelles, les organisations locales non gouvernementales de développement (ONGD) et toute autre personne ressource disponibles et pouvant transmettre les messages d'une manière appropriée, seront invités à participer à ces campagnes. Toutes les voies de communication existantes seront utilisées pour atteindre le plus grand nombre de personnes parmi la population visée. La sensibilisation visera à promouvoir une plus grande acceptation et l'appropriation du TIDC dans tous ses aspects (assiduité au traitement et participation à la distribution du médicament, ce qui résoudra le problème de motivation des distributeurs corlmunautaires (DC), etc.) par les populations. Monitorins et suoervisron 13. Il sera capital d'accroître rapidement les couvertures thérapeutiques et géographiques à 80-85% et 100% respectivement dans les bassins concernés. Par conséquent, la distribution de l'ivermectine sera faite avec une supervision renforcée, particulièrement dans les zones où ces couvertures sont les plus basses. Le personnel de santé et tous les autres acteurs travaillant sur le terrain soutiendront les (DC) pendant leurs tournées de distribution. Formation/Recyclage 14. La formation et Ie recyclage seront entrepris non seulement au profit du personnel de santé du niveau district, particulièrement ceux des centres de santé des ZIS, et des DC, mais également au profit des autres acteurs impliqués sur le terrain, à savoir les enseignants, les travailleurs sociaux, les superviseurs et conseillers agricoles, etc... Constitution d'une base de données 15. L'enregistrement des données sur support électronique ainsi que leur analyse et leur interprétation seront les principales composantes des activités à mettre en æuvre dans les ZIS.La 4base de données comprendra toutes les données entomologiques, épidémiologiques et du TIDC. Elle permettra ainsi une meilleure surveillance de l'évolution des tendances épidémiologiques; des prises de décisions rationnelles et en temps réel; et une évaluation convenable de I'impact des efforts déployés. Organisation de réunions transfrontalières 16. L'organisation de réunions entre le personnel des ZIS et les pays voisins est d'une importance capitale. Les zones proches des ZIS feront également l'objet d'une stricte surveillance. Cela aura un double intérêt, celui de s'assurer qu'il n'existe aucune menace potentielle aux résultats atteints dans les ZIS provenant des zones adjacentes situées dans les pays voisins et vice versa. En outre, ces réunions seront des occasions d'échanges de points de vue et d'expériences et d'harmonisation des stratégies de lutte des deux côtés de la frontière. Ces réunions seront organisées une fois par an sous l'égide de I'Equipe d'Intervention spéciale (EIS). Etudes socio-démosranhioues 17. Les études déjà effectuées ont mis en lumière ceftains des facteurs probablement responsables de la situation insatisfaisante dans les ZIS. Des études complémentaires seront nécessaires afin de découvrir, si possible, d'autres facteurs déterminants et établir une corrélation entre de tels facteurs et la couverture thérapeutique et la situation épidémiologique dans ces zones. Ces études comprendront également des enquêtes KAP. Elles feront partie de la recherche opérationnelle en cours pour la lutte antivectorielle. 82. Traitement combiné ivermectine et traitements larvicides 18. En plus de la distribution de l'ivermectine, des opérations de traitements larvicides aériens seront entreprises sur les affluents de I'Oti au Togo et au Bénin (Kara, Kéran et Mô) ainsi que sur le haut Ouémé au Bénin (Figure 1) qui est également colonisé par des simulies de savane et constitue une source de contamination des affluents de I'Oti. Par ailleurs, prenant en compte de I'expérience acquise depuis 1998, I'Oti principal (depuis sa confluence avec le Oualé jusqu' à sa confluence avec le Mô), devra être traité pendant quelques semaines durant la période des basses eaux en octobre et au début de la saison des pluies (avril-mai) afin de retarder la recolonisation de ses affluents à partir de son cours principal. Larvicides 19. Afin de prévenir le développement de toute résistance, la stratégie de rotation des insecticides mise en place par I'OCP continuera d'être appliquée. Toutefois, un accent particulier sera mis sur I'utilisation du B.t. H-I4, l'insecticide d'origine biologique dont les performances ont été améliorées ces dernières années, permettant son emploi à la dose de 0,54 l/m3x s-l et à des débits supérieurs à 50m3/s si la situation entomologique l'exige. Le téméphos, la perméthrine/l'étofenprox et le pyraclofos sont les autres insecticides qui seront utilisés. 20. Dans la mesure ou I'unité de commande des insecticides est le conteneur, alors que la consommation annuelle moyenne dans ce bassin n'atteint pas cette unité pour les insecticides chimiques, les commandes varieront d'une année à I'autre. Le coût annuel des commandes d'insecticides a été estimé sur cette base, avec une prévision d'augmentation de 5% du prix du litre de produit. Les pays s'engagent à autoriser I'importation, sans frais de douane, des insecticides qui seront utilisés dans le cadre du projet. 583. Opérations aériennes 21. La longueur totale maximale de rivières qui seront traitées chaque semaine dans le cadre du projet est de 2 835 km environ. Un seul hélicoptère pleinement opérationnel sera donc suffisant pour la conduite de ces opérations qui nécessiteront un maximum de 636 heures de vol/an. En raison de ce nombre relativement peu élevé d'heures de vol, le coût de I'heure de vol sera en toute probabilité plus élevé par rapport à celui pratiqué actuellement. Une augmentation d'environ 24 % a été envisagé pour le contrat avec la compagnie qui sera en charge des opérations aériennes. 84. Evaluations épidémiologiques (TIDC) et entomologiques 22. Des évaluations épidémiologiques seront effectuées systématiquement tous les trois ans dans les villages témoins de chaque zone d'intervention en vue d'évaluer I'impact des activités entreprises. Toutefois, ces évaluations couvriront autant de villages que possible dans chacune des ZIS, et seront précédées d'enquêtes géographiques actives dans le but de découvrir tous les nouveaux villages éventuels. Les méthodes parasitologiques standard seront utilisées pour ces évaluations épidémiologiques pour lesquelles l'équipement et des moyens de transport adéquats seront fournis. 23. L'évaluation de la mise en æuvre du TIDC sera effectuée chaque année en vue d'évaluer les progrès accomplis dans ce domaine. Ces investigations couvriront I'administration du traitement, particulièrement Ia couverture des villages et des populations. Cette évaluation sera effectuée par le canal des activités de surveillance. 24. Une évaluation finale du programme du TIDC sera effectuée à la fin de la période préwe pour la mise en æuvre de ses activités afin de mesurer leur impact. Pour ces évaluations. les indicateurs suivants seront utilisées: a) Indicateur d'exécution et de gestion - Les activités effectivement effectuées (dans la période de temps prévue) / par rapport aux activités prévues. - Les ressources utilisées / par rapport aux ressources reçues b) Indicateurs d'impact sur l'épidémiologie et le TIDC - Prévalence de la maladie, Charge microfilarienne colnmunautaire, Incidence Couverture géographique (Nombre de villages effectivement traités ,' nombre de villages à traiter) et Couverture thérapeutique (nombre de personnes effectivement traitées / population totale de la zone à traiter): doivent être données par bassin et par village Nombre de DC formés et assurant effectivement la distribution de I'ivermectine, Nombre d'années (ou de mois) durant lesquels chaque DC a assuré la distribution: Méthodes de motivation des DC utilisées par chaque communauté; Source de f,rnancement du TIDC dans chaque communauté 6Le réseau d'évaluation de la lutte antivectorielle (figure 2) 25. Ce réseau sera pratiquement le même que celui établi par I'OCP dans ce bassin pour ses opérations. Un total de I I points de capture régulièrement visités (7 sur les affluents de I'Oti et 4 sur le haut Ouémé) permettront de surveiller l'évolution des densités simulidiennes et la situation de la transmission dans la zone soumise aux traitements larvicides. Par ailleurs, quatre points de capture test seront maintenus sur l'Oti principal afin de permettre un suivi ciblé de la situation entomologique et la mise en ceuvre à temps d'interventions larvicides héliportées dans cette zone (voir liste des points de capture ci-dessous). Bassin Rivière Point de capture Catégorie oti Kéran A B Essai A B Essai A B B A Mô Kara Koumongou oti Haut Ouémé Yérou-Maro Wewe Titira Tapoundé Tipaoti Landa-Pozanda Kpélou Sikan Bagan Aléhéridè Mô Kouporgou Panseni Oti-toutionga Bétérou Barérou Wewe Ouémé Essai Essai B B A 26. Quant à I'efficacité directe des traitements, elle sera également suivie chaque semaine, et de manière intensive, par des équipes au sol qui ne se contenteront pas seulement de visiter les points habituels de contrôle larvaire, mais tout gîte qui pourrait être actif en fonction des conditions hydrologiques. Deux équipes seront nécessaires à la bonne conduite de ces activités sur les affluents de I'Oti, et une équipe sur le haut Ouémé. 27. Ces équipes, de même que celles qui assureront les dissections, seront sous la tutelle de deux bases "nationales", une à Kara (Togo) et I'autre à Parakou (Bénin). E5. Recherche opérationnelle 28. D'une manière générale, les activités de recherche se limiteront à des travaux d'investigation pour une meilleure compréhension de la situation dans la zone. I[ s'agira principalement de poursuivre et finaliser les études des mouvements migratoires des simulies et I'identification des parasites par les sondes d'ADN initiées par I'OCP. Cette activité nécessitera Ia provision de ressources pour la fourniture des produits nécessaires et la collaboration du Laboratoire de Biologie moléculaire du Centre AFRO de Sun,eillance pluripathologique. 7E6. Les contrats de service 29. Pour le suivi des changements socio-démographiques continuels dans les ZIS, qui affectent négativement I'efficacité du TIDC, il sera fait appel aux services d'un consultant sociologue dans le cadre des études socio-démographiques périodiques ci-dessus mentionnées. Des Lettres d'Accord seront également signées avec les gouvernements du Bénin et du Togo pour la participation de leurs techniciens dans les activités de lutte et d'évaluation du projet. 30. Dans le domaine de I'hydrologie, afin d'assurer une efficacité maximale des traitements larvicides tout en évitant les surdosages et sous-dosages, le maintien en bon état de réseau d'échelles de cme est essentiel dans la zone. Cette activité sera confiée aux services hydrologiques nationaux qui effectueront des missions de surveillance et éventuellement de remise en état sur les sites déjà connus. Des dispositions ont également été prises pour une certaine surveillance de I'environnement aquatique comme recommandé par le Groupe écologique du CCE lors de sa session ad hoc en mars 2002. 87. Formation 31. La troisième stratégie sera centrée sur la formation de spécialistes en we de créer une capacité nationale pour la mise en æuvre des opérations. Cette formation sera assurée principalement dans le domaine des activités concernant le TIDC. En ce qui concerne la lutte antivectorielle, certaines des activités au sol, par exemple l'évaluation post-traitement, seront confiées aux entomologistes nationaux formés à cet effet pour effectuer de telles activités. Le personnel formé sera également utilisé pour I'assistance inter-pays, lorsque de besoin. E8. Comité ad hoc d'Experts 32. Conformément à I'une des recommandations de la 23è*' session du Comité consultatif d'experts de I'OCP qui a été endossée par la réunion des donateurs en octobre 2002, l'équipe d'intervention spéciale bénéficiera des avis et conseils techniques d'un groupe restreint d'experts tant sur les questions de surveillance/évaluation, de lutte (distribution de l'ivermectine et lutte antivectorielle), qu'environnementales. Les membres de ce groupe resteront en contact avec I'EIS (par les différents moyens de communication), et pourront se réunir une fois par an en un lieu proposé par I'OMS. RELATION AVEC LE CENTRE AFRO DE SURVEILLANCE PLURIPATHOLOGTQUE (MDSC) 33. L'EIS travaillera en étroite collaboration avec le MDSC/AFRO comme équipe de soutien non seulement pour faciliter la surveillance épidémiologique (ce qui rentre tout à fait dans le mandat du MDSC) dans la zone des opérations de I'Equipe, mais encore plus pour l'évaluation de l'impact épidémiologique. L'Equipe pourrait en cas de détection d'une recrudescence jouer le rôle général d'appui à I'intervention par I'ivermectine. G. PERSONNEL Distribution du médicament 34. Le personnel nécessaire pour effectuer les activités dans les ZIS comprendra du personnel local aussi bien qu'international. Le TIDC qui sera renforcé dans toutes les quatre ZIS F I 8sera presqu'exclusivement effectué par le personnel local (médecins chefs de districts, infirmiers et techniciens qui superviseront la distribution du médicament aux communautés) et un médecin de grade supérieur spécialiste en epidémiologie/santé publique de niveau international. Il/elle devra justifier d'une expérience avérée en matière de TIDC, de formation et de recherche ainsi que d'une expérience pratique antérieure dans le domaine de la lutte contre I'onchocercose. Il/elle sera le Chef de la distribution du médicament et de la formation (CDDT) basé à Kara et sera recruté en tant que professionnel à court terme (STP) sous la supervision directe du Chef d'Equipe adjoint (DTL) basé à Ouagadougou. Il/elle sera épaulé(e) au Bénin, Ghana et en Guinée par des points focaux pour Ia distribution de I'ivermectine et les activités d'évaluation épidémiologiques. Ces points focaux devront être du personnel national auquel le projet accorderait des bonus dans le cadre de Lettres d'Accord spéciaux. Lutte antivectorielle (Opérations de traitements larvicides) 35. En raison de la délicatesse des actions à mener et de la nécessité d'une surveillance maximale des opérations de lutte antivectorielle, il sera nécessaire d'avoir une supervision de haut niveau pour cette opération. Il est donc prévu qu'une personne de ce niveau, basée à Ouagadougou, supervise les opérations. IVelle sera responsable de la gestion des activités administratives (relations avec les services nationaux, gestion du personnel recruté par le projet, supervision d'autres activités administratives) et de la coordination générale des opérations aériennes et des activités entomologiques. Ille1le sera le Chef d'Equipe général (TL). 36. Le DTL devra être un entomologiste expérimenté, connaissant bien I'environnement et les conditions de travail (rigueur, discipline, enthousiasme pour le travail et persévérance) de programmes comme I'OCP. IVelle sera responsable des activités quotidiennes de lutte antivectorielle et de la liaison directe avec l'équipe de gestion à Kara. Il/elle se référera au TL pour la planification générale des activités et I'ajustement entre les activités de terrain et les actions administratives. Un Assistant en Gestion des Données du niveau Services Généraux, également basé à Ouagadougou, compilera toutes les données entomologiques, épidémiologiques, de distribution de I'ivermectine et socio-démographiques disponibles en vue d'aider à I'analyse de la situation et à la prise de décision. Un autre entomologiste sera le Chef de I'Equipe de Lutte antivectorielle (CVCT) à Kara et Parakou. Il/elle sera responsable des opérations de terrain et aériennes et supervisera les évaluations entomologiques. Illelle sera basé(e) à Kara. Tous ces deux entomologistes, le DTL et le CVCT, auront le statut international du niveau professionnel à court terme (STP). 37. Pour faire face à la lourde charge de travail de l'évaluation entomologique et des opérations aériennes, il est préw de nommer un Assistant au Chef des Opérations de lutte antivectorielle. Ce sera un technicien du niveau Services Généraux et il sera basé à Kara. Il entreprendra et dirigera les activités de terrain aux deux bases de Kara et de Parakou. 38. Huit techniciens (4 de laboratoire et 4 entomologistes) seront nécessaires pour mener à bien les travaux entomologiques des activités de lutte antivectorielle. Quatre - dans la bonne combinaison - seront basés à Kara et Parakou. Ils seront recrutés et recevront un traitement d'agents temporaire des Services Généraux, tandis que les quatre autres seront fournis par les gouvernements du Togo et du Bénin et recevront des allocations spéciales payées sous Lettres d'Accord entre I'OMS et les gouvernements concernés. Ces agents auront été de préférence formés, eu une expérience de travail avec I'OCP et démontré leur efficacité et leur probité, leur rigueur au travail et leur engagement. 939. D'autres agents dont on aura besoin seront: un logisticien qui aura le statut international du niveau professionnel à court terme (STP) responsable de Ia gestion des véhicules et du carburant dans I'ensemble des cinq zones, un Assistant administratif et un Chef Mécanicien du niveau agent temporaire des Services Généraux. Deux secrétaires/opératrices radio, 2 assistants au Chef Mécanicien, 7 chauffeurs et 26 capturers villageois (16 pour le Togo, l0 pour le Bénin) seront fournis par les gouvernements du Bénin et du Togo et payés sous Lettres d'Accord avec I'OMS comme indiqué ci-dessus. H. ORGANISATION ET GESTION 40. Puisque I'OMS continuera d'être I'agence d'exécution des activités résiduelles de controle, des dispositions pour la gestion de ces activités devront être prises par l'OMS/AFRO. Etant donné qu'il existe déjà un secrétariat pour le Programme africain de lutte contre l'Onchocercose (APOC) à Ouagadougou, il serait des plus raisonnable d'un point de vue administratif que le personnel de l'OMS qui sera chargé de mettre en æüvre les activités de lutte dans les zones d'intervention spéciale après 2002 soit centralement soutenu et supervisé par quelques cadres supérieurs désignés de I'OMS travaillant à la mise en Guvre du Programme APOC, mais ces activités seront exécutées comme activités de I'OMS et non sous I'autorité de I'APOC en tant que tel. Un ajustement sera opéré entre les comptes de l'OMS pour ces activités et le Fonds APOC. Les éléments financiers et opérationnels pertinents de I'Accord juridique actuel régissant I'OCP seront maintenus, c-à-d l'accès inter-pays, Ies droit de survol des pays, etc. 41. A la lumière de ce qui précède, des dispositions administratives appropriées sont déjà en train d'être prises par I'OMS/AFRO pour la nomination d'un Coordonnateur du Bureau du Directeur du Programme APOC, basé à Ouagadougou. En tant que Chef d'Equipe (TL) il sera le Responsable chargé de l'equipe. Il sera sous la supervision générale du Directeur APOC et sera directement soutenu dans son travail par un chef d'équipe adjoint (DTL) et un logisticien (LTO) également basés à Ouagadougou; un chef de distribution du médicament et de la formation (CDDT) et un chef de l'équipe de lutte antivectorielle (CVCT), tous deux basés à Kara. Le reste du personnel de soutien sera basé à Kara et Parakou essentiellement dans le cadre de la lutte antivectorielle. La Figure 3 illustre la composition de l'EIS ci-dessus présentée. I. BUDGET 42. Le budget minimum requis pour une exécution harmonieuse des activités dans les zones d'intervention spéciale y compris la Siena Leone durant les cinq ans est de US$ 12.098.732 (t'oir tableau la, lb et 1c). Alors que le texte ci-dessous relatif au budget susmentionné ne concerne que les quatre zones d'intervention spéciale, le texte et le budget pour les activités à mener en Sierra Leone sont contenus dans le document JPC23.4b ci-joint. Personnel 43. Voir tableau la et lb. Déplacements 44. Le TIDC renforcé proposé nécessitera une supervision et un nronitoring intensifs dans les pays par les points focaux, ainsi qu'une supervision régulière et périodique par le Chef de Distribution du Médicament et de la Formation. Ce travail nécessitera de fréquents ct longs déplacements à effectuer par le personne[. 10 45 L'intensification des prospections et des traitements larvicides complémentaires au sol (nécessitant de nombreux déplacements des agents en charge de ces volets), au détriment de I'utilisation des hélicoptères (en raison du coût élevé de I'heure de vol), et I'accompagnement des pilotes pour une efficacité maximale des traitements constitueront la partie essentielle de cette rubrique budgétaire. La participation du Chef d'Equipe adjoint et du Chef de I'Equipe de Lutte antivectorielle à des échanges en dehors de leurs bases ainsi que les missions de supervision des activités sur le terrain sont prises en compte dans cette rubrique. Cette rubrique prend également en compte l'organisationn des réunions entre le personnel de I'EIS et les pays voisins, de même que des déplacements du logisticien pour régler des problèmes ponctuels ou assurer des missions de suivi/supervision de routine. Les dépenses prévisionnelles de cette rubrique s'élèvent à us$ 262.000. Opérations aériennes 46. En raison du coût élevé d'utilisation des hélicoptères, les périodes favorables d'accessibilité des gîtes sont mises à profit pour entreprendre des traitements au sol conformément aux conclusions des ateliers sur les traitements au sol (Rapport no 0lll}2NCUlADM/14.2). Le nombre d'heures de vol ayant servi à calculer le coût indiqué ci- dessous n'est donc qu'indicatif et dépendra du coût du nouveau contrat qui sera négocié.Mais d'ores et déjà, le coût estimatif des opérations aériennes représente 5l ot'o du budget total du projet avec le coût des opérations aériennes e§timé à US$ 4.674.600. Frais de fonctionnement 47. Cette rubrique qui concerne aussi bien le fonctionnement des véhicules que les autres dépenses obligatoires de fonctionnement (téléphoneifax, etc.) ne peut être chiffrée de façon précise. Dans la mesure où la structure devant être installée à Kara et à Parakou sera installée dans les bâtiments des services nationaux de santé, les dépenses d'eau et d'électricité seront principalement à la charge de ces services. Par contre, le coût de la participation des équipes techniques des gouvernements du Bénin et du Togo travaillant sous des Lettres d'Accord avec I'OMS fait également parlie de cette rubrique. Il en est de même du TIDC et des activités hydrologiques. Ce coût est estimé à US$ 357.500. Larvicides 48. La nature et la quantité de chacun des insecticides nécessaires au succès des activités de lutte antivectorielle ont été déterminées en tenant compte de I'expérience acquise pendant les années précédentes. Le coût auquel on a abouti est de US$ 1.255.052 après ajustement des commandes annuelles en fonction de la capacité des conteneurs. Appui d'APOC 49. Le Directeur de I'APOC et le Coordonnateur du Bureau du Directeur d'APOC (Chef d'Equipe de l'EIS) passeront quelques temps à organiser, guider et coordonner l'ensemble des activités de I'EIS comme indiqué aux paragraphes 40 et 41. Un montant de US$ 100.000 est prévu pour couvrir le coût de cet appui administratif et technique reçu du personnel assigné à APOC. 1l Comité ad hoc d'exoerts 50. Les charges prévisionnelles afférentes aux activités du Comité ad hoc restreint sont estimées à US$ 125 000. Aoorovisionnements 51. Les fournitures et petits matériels nécessaires aux activités sont disponibles. Il est néanmoins judicieux de prévoir US$ 85.000 pour I'achat d'au moins une partie de ces fournitures ainsi que pour les premiers achats de certains matériels à partir de la troisième année des opérations. Immobilisations 52. Les immobilisations proposées sont celles qui permettront d'améliorer ou d'optimiser les conditions de travail des équipes, et de maintenir ainsi leurs performances. a) Bâtiments AménagemenUadaptation des bâtiments administratifs qui abriteront les bases de manière à optimiser leur fonctionnalité b) Véhicules. équipement de bureau. matériel informatique Il ne sera pas nécessaire d'acheter de nouveaux véhicules ni d'équipement de bureau vu que ceux-ci sont déjà disponibles. La liste des besoins en matière est donnée en Annexe 1. De même, on n'aura pas besoin d'acheter de nouveaux ordinateurs. Néanmoins, nous recommandons qu'un montant de US$ 10.000 soit mis de côté pour parer à toute éventualité. En effet, il pourrait être nécessaire de remplacer du matériel qui tomberait en panne (imprimante ou ordinateur) ou bien, l'évolution technologique actuelle pourait nécessiter, avant la fin des cinq ans, I'acquisition de matériel informatique plus performant. c) Autres éouinements technioues Voir I'annexe I DEPENSES DE CLOTURE L'OCP fermera ses bureaux à la fin de l'année; cependant, suivant I'expérience vécue avec d'autres clôtures de programmes de l'OMS, il faudra clôturer certaines questions administratives avec leurs coûts afférents, et entre autres, probablement des frais légaux à régler. Par conséquent, un montant ne devant pas dépasser US$ 2 100 000 a été mis de côté pour ces frais de clôture. Ainsi donc, le montant total estimé des dépenses pour les activités dans les ZIS et pour Ia fermeture de I'OCP s'élève à US$ 14 198 J32 comme indiqué au tableau lc. t2 Tableau lc : Total estimé des coûts (en US$) des activités dans les zones d'intervention spéciale: (affluents de I'Oti (Togo) et bassins adjacents (Bénin); bassins de la Pru (Ghana); du Tinkisso et Mafou / haut Niger (Guinée), (Sierra Leone) et pour la clôture de l'OCP. 2003 2004 200s 2006 2007 Total 4 Zones d' Intervention spéciale 1 s83 352 | 942 064 1 851 450 l 842 884 l 880 250 9 100 000 Sierra Leone 993 750 36t 24t 608 750 373 166 66t 825 2 998 732 Total 2 577 102 2 303 30s 2 460 200 2 216 0s0 2 542 075 t2 098732 Coûts de clôture 2 100 000 GR,4.ND TOTAL t4 198 732
13 Table 1a: ESTIMATEO COST (lN US$) OF ENHANCED IvERMECTIN DISTRIBUTION AND VECTOR CONTROL ACTIVITIES lN THE SPECIAL INTERVENTION ZONES (OTl RIVER TRIBUTARIES lN TOGO AND ADJACENT RIVER BASINS lN BENIN; PRU lN GHANA; TINKISSO ANO MAFOU-UPPER NIGER RIVER BASSINS IN GUINEA) (Special lntervention Team)-SlT 2003 2004 2005 2006 2OO7 TOTAL Staff srr (wHo) I Deputy, Team Leader - DTL (STP4) I Chref Vector Control Team - CVCT (STP3) I Chief Drug Distributron and Trainrng-CDDT (STP3) I Logrstrcs/Transport Officer - LTO (STP2) I Assrstant Chief VCT(Entomo. + Aerops)- SG7 I Data Managemcnt Asststant -SG7 I Secretary for DTL I ADM/A (Fin + Sec) to be recuted 2 Entomo technrcrans to be recrurted 2 Laboratory technrcians to be recruited I Chrefmechanics to be recnrited 85000 65000 65000 50000 r 4000 r 4000 8800 8800 l 2000 I 7600 8800 85000 65000 65000 50000 l 4000 I 4000 8800 8800 l 2000 I 7600 8800 SIT (National steff) 3 Focal points for CDTI in Benin, Ghana and Gurnea 2 Sec/Radio. Op. from the governments 2 Entomo technicians from the govemments 2 Laboratory technicians from the govemments 7 Drrver/capturers from the govemments 26 Village capturers 2 A/Mechanrcs from the govemments Larvicides (0lc ofetofenprox to be ordered rn 2002) Aerial operations (1450S/h/helicopter for three yerrs, then 1500$ for two years) Supplies CDTI operations Training CDTI Operating costs Operationrl trâvel Hvdrology Operational reseârch (including hydrobiologl') Ad hoc Expert edvisory Committee including Ecology Support from APOC: Management of activities through Director APOC and COORD/OPD (TLlSIT) TOTAL FOR ENHANCED IVERMECTIN DISTRIBUTION AND VECTOR CONTROL 45000 2880 2880 2880 7 560 4680 2880 45000 2880 2880 2880 7560 4680 2880 225 000 l4 400 l4 400 l4 400 37 800 23 400 l4 400 85000 65000 65000 50000 r 4000 r 4000 8800 8800 l 7600 I 7600 8800 85000 65000 65000 50000 14000 I 4000 8800 8800 r 2000 r 7600 8800 45000 2880 2880 2880 7560 4680 2880 4t03t2 922200 r 6000 30000 29300 52400 r 000 l 8092 25000 20000 85000 65000 65000 50000 I 4000 I 4000 8800 8800 I 2000 I 7600 8800 425 000 325 000 325 000 250 000 70 000 70 000 44 000 44 000 65 600 88 000 44 000 I 255 040 I 674 600 7t 000 I 50 000 60 000 147 500 262 000 5 000 r 60 460 r 25 000 r 00 000 9 100 000 45000 2880 2880 2880 7560 4680 2880 922200 14000 30000 20000 27300 52400 l 000 48092 25000 20000 45000 2880 2880 2880 7560 4680 2880 I 583 352 1 942 064 I 85 r 450 r 842 884 28 l 698 922200 I 5000 30000 20000 28300 52400 l 000 38092 25000 20000 28t337 954000 I 4000 30000 29300 52400 r 000 I 8092 25000 20000 28 r 698 954000 I 2000 30000 20000 28300 52400 I 000 18092 2500( 20001) | 880 250 il I §t(ÿ) F- @ o) o,ôl ooooooooooooooooooooolÔo)oroçrot$o, ôl o @Nlo G) oooloÈ- ooo tô @ o ro o)@ ro(0 oooooôt 14 ooo @@ oooo ro ooo u,§ ooc,lo(9 ooooIt ooolô(t ooo rf,t §llr,(\ ro o) olo ô{ c) u')§l @ r @ @ (0(o a) F-(1 oto F- @o(o It(t @(Y' olol'- c.) o, o) ooooooooooota) -(r)- oooooooooc)oo F(r)- ooooooorôÉ) ooooooooc)oooooêoooooo|l)oro -trôc{rfr@ oooo oocl c, oooo .t) root\ (o l{)ot- ro root\ rô c)ï@ rô o(o (Y) lô o(0 c,lô rô(tt(o rô o(o(., u) octo c» !Û ootf) o, e) c,o c» c,(o oooo oooo ooc,o oooo tl lo6llool loàl l9 "l-loololoololo :l-l:ottoollo§l lP -ll-ol lêol loôl llr) "1.1" ulElË sElsE laË EflËËlËE .E -uli: lR E E*IËËlËs' ËËlËElËËË ËËl;Ë,lr˧ 6ul r.E o6 c3 .§Ë >t >.:cocG- i s.§ E 'a Pq 'EÈÈ $E i6t, - siË E ÉËËôq o.E t oorgt5';'' e.g Ë c.IË EEË ! L.-Eb ec(J:o*-ooo oLtôt(o c{ o ra)(l ai)ôt olo c{(o ôt oooo @lô o ls @ rô ot\ oolô(o(, ooot c) olrtN @(l ê(, c{ @ c.{ oooê o i) IE CL .E(,E o o(, § '6o >0, )ol2-ctrog,Ëe Ë! à˧to!POE ôs,À.2 J F. oF oz É. o nÉs ËF 6@=ctrY -o.^@str rr ü o)=f;i'coüo €Ë BrË9, c o o:î € E H âE ; à â4ËË *9ËeIE o o o, oE trËËË5EEOOOo>F tr o o o I È oê f U' o) c o = o = Es oDc o_g .9'6EPo= 9. tio.>9ôotc6 o=:(uL>lUo jFooj E CL(E o) o E 0)? .9 o o9c OOËo3sozÉ,o u, a, o od oË c, o. q, (E o o ô .9Ë o. =U' o .9! o E(,, o o-o à c f o o o l= E o F -g.EE 8E3;!oz c oo.9 .E oP 9'a. 9. 9o9 sË!ooaE 6(E4, .ot o.EE!;îTE; iB€âF 6EEP B5 9 =Ë.eIËE t-E E .,yE oLO =cloiE ET ottÿcëtE E8 .gq É.99Ë OU' Ëo sBËE Itt oo:EÉ ooo> 9EôEb PEËËe E H IgËu tr .=âG(!x0' > oro o E f .88 .PO3e cE bÈ I8o9 EË EE>,co '-o -Ee or, ÿ _9:P; =- .e€ceOG .qpoootcLcOa I(§ o (§ E(J IU ! (, Éo o o) ,= 'Ë !-^Eà =o ,=o ÉcFO =6 c o Gc 0, =oo tr G .9 oll t§r .9 o 0)F rô o -o.EL .a (EOo,F>r i-ooôt F-oo§l a(Y)oo§t L o o, ol E' J co E o o o o- o o- @ooN l.)ooôt \fooôl (e ooôl o o := .J o E o =
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