1Dr Bissek Anne-Cécile, Dermatologue (Cameroun) Mr Gonda Benoît, Sociologue (RCA) Dr Gaba Ekué Julius, Médecin de Santé Publique (Bénin) Dr Ngima Mawoung, Godefroy Sociologue-Anthropologue (Cameroun) Dr Banyombo François, Sociologue (RCA) Mr Naliké Assoula Rémy, Économiste (RCA) RAPPORT DE LA MISSION D’EVALUATION DE LA DURABILITE DU PROJET TIDC ADAMAOUA II – CAMEROUN Du 15 au 30 Avril 2003 2RESUME Du 15 au 30-04-03, une équipe d’évaluateurs a eu pour mission d’évaluer la durabilité du projet Adamaoua II, situé dans la province de l’Adamaoua au Cameroun. Quatre instruments étaient à la disposition des évaluateurs afin d’examiner tous les niveaux d’exécution du TIDC. A l’issue de cet exercice, il ressort que : • Le gouvernement montre un engagement certain. Il planifie, budgétise et décaisse des fonds de plus en plus importants pour les activités du TIDC. • Les moyens de transport sont certes disponibles en quantité limitée mais ils sont utilisés de manière intégrée au niveau de la province, du district et des FSPL. Leur entretien au niveau du district et des CSI est assuré par le Gouvernement. • La supervision se fait de manière intégrée. • L’approvisionnement en Mectizan se fait selon un circuit simple superposable á celui des autres médicaments. Cependant, le Mectizan connaît encore des ruptures de stock, liée particulièrement á : une mauvaise exploitation du dénombrement, l’existence d’une population flottante mal estimée, l’abandon du recouvrement de coût sur l’Ivermectine. • Les communautés s’approprient lentement le programme et ignorent encore la notion de durabilité. En conclusion, le projet TIDC de l’Adamaoua II a fait des progrès significatifs vers la durabilité. Cependant, un plan de durabilité devrait être élaboré au niveau provincial puis national sur la base des propositions faites par les chefs de service des districts et les recommandations de l’équipe d’évaluateurs. 3REMERCIEMENTS L’équipe des évaluateurs de la durabilité du projet TIDC Adamaoua II remercie : • Le Gouvernement Camerounais pour avoir autorisé la réalisation de cette évaluation ; • Les autorités sanitaires du Cameroun pour leur accueil et leur franche collaboration ; • L’équipe provinciale de la santé publique de l’Adamaoua pour sa disponibilité. Ces remerciements s’adressent aussi : • Aux équipes des districts sanitaires de Tignère, Banyo, Meiganga ; • Aux chefs des centres de santé visités ; • Aux communautés visitées. 4LISTE DES ABREVIATIONS APOC : African Program for Onchocerciasis Control CAPP : Centrale d’Approvisionnement Pharmaceutique Provinciale CBS : Chef Bureau Santé CSI : Centre de santé Intégré CSSD : Chef Service Santé de District DC : Distributeur communautaire DPSP : Délégué Provincial de la Santé Publique ECD : Équipe Cadre District ESPM : Éducation Sanitaire Plaidoyer Mobilisation FSPL : Formation Sanitaire de Première Ligne IEF : International Eye Foundation MDP : Mectizan Donation Program OMS : Organisation mondiale de la Santé ONGD : Organisation Non Gouvernementale de Développement PA IEF : Project Advisor IEF PEV : Programme Élargi de Vaccination PFA : Paralysie Flasque Aiguë POC : Provincial Onchocerciasis coordinator R CSI : Responsable Centre Santé Intégré SSD : Service de Santé de District TIDC : Traitement à l’Ivermectine sous Directives Communautaire 5INTRODUCTION L’onchocercose est un problème de santé publique au Cameroun. Sur le plan administratif, le pays est divisé en 10 provinces parmi lesquelles la province administrative de l’Adamaoua dans laquelle s’est déroulée l’évaluation. La province de l’Adamaoua regroupe 7 districts sanitaires : Ngaoundéré- Meiganga- Tignère- Tibati- Banyo- Djohong- Bankim. Dans l’Adamaoua, la lutte contre l’onchocercose est soutenue par 2 projets : Le projet Adamaoua I qui bénéficie de l’appui de Sight First et International Eye Foundation et le projet Adamaoua II, objet de la présente évaluation qui est financé par APOC et IEF. Le projet Adamaoua II concerne les districts de santé de : Meiganga- Tignère- Banyo- Bankim. International Eye Foundation est une ONGD américaine basée à Washington, qui se consacre à la prévention et à la guérison de la cécité dans 10 pays en développement en Afrique, Amérique Latine et Albanie. IEF est l'une des premières ONGD à avoir mis en œuvre le programme de Distribution d'Ivermectine de masse. De 1991 à 1994, IEF a participé au Programme de Distribution de l'Ivermectine dans la province du Sud-Cameroun (département du Dja et Lobo). Depuis 1996, cette ONGD apporte sa contribution au programme de lutte contre l’onchocercose dans la province de l’Adamaoua. Elle fait partie de la coalition nationale des ONGDs. 6MEMBRES DE L’ÉQUIPE D’ÉVALUATION Dr Bissek Anne-Cécile, Dermatologue du GTNO (Cameroun) Mr Gonda Benoît, Sociologue (RCA) Dr Gaba Ekué Julius, Médecin de Santé Publique (Bénin) Dr Ngima Mawoung, Godefroy Sociologue-Anthropologue (Cameroun) Dr Banyombo François, Sociologue (RCA) Mr Naliké Assoula Rémy, Économiste (RCA) Cette équipe a été assistée durant cette mission par : Mr Nkwelle Patrice, Project Advisor IEF Mr Nouhou Alim, POC Mr Djoulde Daniel, Assistant POC 7METHODOLOGIE La méthodologie appliquée était celle recommandée par APOC. 1- Préparation de la visite d’évaluation (voir en annexe le rapport de la visite préparatoire de l’évaluation) : Du 14 au 16 avril 2003, la mission préparatoire de l'évaluation du Projet TIDC d’ADAMAOUA II s’est rendue dans les Districts de Santé de Tignere (Nord–Ouest de la province), Banyo (Sud–Ouest) et Meiganga (Sud). Le but cette mission était d’échantillonner les sites à visiter et de planifier tous les détails pratiques. Les membres de l'équipe étaient : Dr François BANYOMBO (Précurseur), Mr Patrice NKWELLE (PA IEF), Mr Marius ONGUENE (Chauffeur). Echantillonage Dans le souci de minimiser les risques de biais dans la collecte et l'analyse des données, le précurseur a écarté le District de Bankim parce qu'il existe dans ce site une co-endémicité onchocercose – loase. Par ailleurs, le District de Meiganga a été retenu pour faire l'objet d'une évaluation à mi-parcours car il ne fonctionne que depuis 2 ans. Les critères retenus pour l'échantillonnage étaient les suivants : - Critères primaires • Couverture géographique • Couverture thérapeutique - Critères secondaires • Endémicité : zone hyper endémique et zone méso endémique • Étendue géographique (isolement) • Accessibilité : zone accessible, zone moyennement accessible et zone difficilement accessible. Outre les critères recommandés pour la détermination de l'échantillonnage, nous avons également retenu le critère "densité de la population" par souci de représentativité. 8Les sites suivants ont été retenus : DISTRICTS AIRES DE SANTE VILLAGES/COMMUNAUTES TIGNERE - 160 Km - 69 % Garbaya – Yelwa - 67 % - Hyper-Endémicité - 36 Km de Tignère Garbaya – Yelwa (70 %, 33 Km) Wouldé (66 %, 40 Km) Garbaya Djiré (55 %, 25 Km) Libong - 75 % - Meso-Endémicité - 55 Km de Tignère Libong II (74 %, 60 Km) Karédjé (81 %, 49 Km) Camp SODEPA (69 %, 55 Km) BANYO - 500 Km - 60 % Mayo - Darlé - 48 % - Hyper-Endémicité - 57 Km de Banyo Horé-Mayo (57 %, 7 Km) Ribao (65 %, 20 Km) Mayo Djinag (62 %, 12 Km) Libong - 75 % - Méso-Endémicité - 35 Km Banyo Labaré II (52 %, 20 Km) Makam (78 %, 30 Km) Mbamti Katarko (70 %, 30 Km) MEIGANGA - 130 Km - 66 % Beka -Guiwang - 62 % - Hyper-Endémicité - 70 Km de Meiganga Béka- Guiwang (62 %, 0 Km) Komboul (62 %, 35 Km) Mbalé (62 %, 7 Km) Gunbela - 84 % - Méso-Endémicité - 25 Km Meiganga Horé Koni (128 %, 42 Km) Garga (79 %, 5 Km) Gunbela (66 %, 0 Km) 92- Déroulement de la mission d’évaluation sur le terrain Les évaluateurs ont débuté les travaux le 14-04-03 avec les interviews de la vice- présidente de la coalition nationale des ONGD, Mme Naz Hiegane. Le lendemain, 15-04-03, l’équipe a rencontré le Secrétaire général du Ministère de la Santé en la personne du Pr Ndam. Le but de cet entretien était de présenter l’équipe des évaluateurs au plus haut niveau possible de la hiérarchie du Ministère de la Santé et de faire un plaidoyer en faveur de la durabilité. Cet entretien s’est déroulé sans encombre. Le Dr Yélé, en sa qualité de Sous-Directeur chargé des soins de santé primaires, nous a entretenus sur la structure du système de Santé au Cameroun. Le 06-04-03, l’équipe a rencontré le Dr Kamgnio (responsable national de la loase), puis le Dr Ntep Marcelline (responsable du programme national de lutte contre l’onchocercose) ont fait l’objet d’une interview. Par la suite une séance de briefing a eu lieu à l’OMS avec le Dr. Mbam Mbam. Le 17-04-03, L’équipe a rendu une visite de courtoisie à Mr L’inspecteur Général du Ministère de la Santé Dr Yaou. Celle-ci s’est prolongée d’une courte interview et de quelques mots de plaidoyer en faveur de la durabilité. Cette visite nous avait été fortement recommandée par le Secrétaire Général afin de recueillir le maximum d’informations au plus haut niveau de la hiérarchie. L’équipe a quitté Yaoundé pour Garoua (le vol Yaoundé-Ngaoundéré ayant été annulé) après 6 heures d’attente. L’arrivée à Garoua a eu lieu à minuit après une escale à Ndjaména. L’équipe a effectivement pu regagner Ngaoundéré le 18-04-03 à 4h du matin. Ce vendredi saint jour férié, le délégué provincial de la santé a bien voulu se livrer à notre interview. Après une séance de briefing avec l’éclaireur, nous avons pu organiser notre départ sur le terrain pour le lendemain 19-04-03. La collecte des données a débuté dès le dimanche de pâques pour ceux dont les médecins chefs de district avaient bien voulu répondre aux questions car ces derniers avaient un séminaire d’une semaine prévu à partir du 21-04-03 à Ngaoundéré. La collecte des données s’est déroulée jusqu’au 23-04-03. Le soir du même jour, les équipes d’évaluation se sont retrouvées à Tibati. Tibati ayant été identifié comme un point central pour toutes les équipes d’évaluation et les participants conviés à celle-ci. La restitution des résultats de l’évaluation au niveau du district a pu se faire le 24-04-03. Le voyage du retour sur Ngaoundéré s’est déroulé le même soir. La journée du 25-04-03 a été consacrée à la préparation de l’atelier de restitution au niveau provincial. Le 26-04-03 a eu lieu l’atelier de restitution du niveau provincial en présence des médecins chefs de districts retenus pour la circonstance à Ngaoundéré où ils avaient déjà séjourné toute la semaine durant. Le 27-04-03, l’équipe a pu regagner Yaoundé en passant à nouveau par Garoua, le vol Ngaoundéré-Yaoundé ayant à nouveau été annulé. Du 28-04-03 au 02-05-03, l’équipe s’est attelée à rédiger le rapport de l’évaluation de la durabilité du projet TIDC Adamaoua II. La séance de débriefing à l’OMS a eu lieu le 29-04-03 en présence du Dr Mbam Mbam. 10 Calendrier des évaluations 1. TIGNERE Lundi 21 : - Interview Équipe Cadre - Visite de courtoisie - Interview Equipe cadre Mardi 22 : - SODEPA - Libong II - Karedjé Mercredi 23 : - Garbaya – Yelwa - Wouldé - Garbaya - Djiré Equipe N° 1 : - Dr BISSECK - M. GONDA - M. NOUHOU ALIM 2. BANYO Lundi 21 : - Interview Équipe Cadre - Visite de courtoisie - Interview Équipe cadre - Horé Mayo Mardi 22 : - Ribao - Mayo Djinga Mercredi 23 : - Makam - Mbamti Katarko - Labaré Equipe N° 3 : - Dr BANYOMBO - M. NALIKE - M. NKWELLE 3. MEIGANGA Lundi 21 : - Interview Équipe Cadre - Visite de courtoisie - Interview Équipe cadre Mardi 22 : - Komboul - Beka Guiwang - Mbalé Mercredi 23 : - Horé-Kori - Garga - Gunbela Equipe N° 2 : - Dr NGIMA - Dr GABA - M. DJOULE 3- Collecte des données : Les sources d’information ont été exploitées selon les instructions de APOC. Il s’agissait de documents divers, des enquêtes / interviews menées, et des focus group discussions. Quatre Instruments ont été exploités : • Instrument I : Niveau National/Provincial • Instrument II : Niveau District • Instrument III : Niveau Formation Sanitaire de première ligne/Centre de santé intégré • Instrument IV : Niveau Communautaire. 4- Obstacles á la collecte des données : Quelques difficultés se sont posées à nous pendant cette période : • Mr le Directeur Régional de l’OMS (Afrique) était en visite à cette période au Cameroun, et tous les responsables du Ministère de la Santé et le staff du bureau de l’OMS Cameroun faisaient partie de sa suite. • D’autre part, l’irrégularité des vols Yaoundé-Ngaoundéré et vice-versa nous à imposé plusieurs contraintes dans notre agenda. 11 • Par ailleurs, notre mission coïncidait avec la fête de pâques • Le réseau routier non bitumé en particulier dans le district de santé de Banyo où la voiture de l’équipe a effectué un dérapage de plusieurs mètres sur une colline abrupte. • La structure de la société qui ne facilite pas le contact avec les femmes. 12 RESULTATS ET RECOMMANDATIONS 1- Résume de l’analyse qualitative des principaux résultats 1.1- Niveau provincial (État) a) Indicateurs des processus et des activités : Le plan annuel de lutte contre l’onchocercose a été introduit comme composante du document de planification provincial depuis 1998. Le plan d’action 2003 montrait les détails des activités du TIDC programmées pour l’année en cours. Outre la délégation provinciale de la santé de l’Adamaoua, plusieurs partenaires avaient pris part à l’élaboration de ces plans (Sigth First, IEF, UNICEF, Coopération Française…..). Aucune planification spécifique pour la durabilité n’était disponible. Cependant, le gouvernement, conscient de la durée limitée du financement de l’APOC, avait mis sur pied dès le début du projet, un système de recouvrement de coûts lors de la distribution du Mectizan (100f/adulte, 10f/enfant de 5 à 15 ans). Les sommes recouvrées devaient couvrir : les médicaments essentiels pour la prise en charge des effets secondaires mineurs, le fond de réserve onchocercose, la motivation des DC, les activités onchocercose de l’infirmier de la FSPL, la contribution au fonctionnement, la contribution à la supervision par le district de santé. Depuis la campagne de distribution du Mectizan en 2002, ce recouvrement de coûts a été supprimé. Le gouvernement, en contre partie, a décidé d’assurer la durabilité du TIDC en prenant en charge la motivation des DC. L’intégration des activités des différents programmes contribue à cette durabilité. La supervision provinciale est assurée tous les 3 mois au niveau du district. Celle- ci est intégrée, prenant en compte les activités des autres programmes [Programme Elargi de Vaccination (PEV), la Paralysie Flasque Aiguë (PFA), le paludisme….]. Selon les programmes, la supervision peut aller jusqu’aux centres de santé. En ce qui concerne le programme national de lutte contre l’onchocercose, la province est particulièrement vigilante et effectue des supervisions lors des périodes de distribution dans des zones de coendémicité onchocercose-loase (notamment dans le district de santé de Bankim). Une grille de supervision des activités du TIDC était disponible, permettant de mettre en évidence les problèmes et succès et d’établir un plan de résolutions des problèmes. En 2000 et 2001, le Mectizan a été commandé, stocké, distribué en quantité suffisante au sein du circuit de la Centrale d’Approvisionnement Pharmaceutique Provinciale (CAPP). Cependant, lors de la campagne de distribution 2002, l’on a observé une rupture de stock dans tous les districts. Plusieurs raisons en sont probablement à l’origine : Le dénombrement effectué en 2000 n’a pas été correctement actualisé. D’autre part, il existe dans cette zone une population flottante (migrants, nomades, orpailleurs, réfugiés) mal estimée. Probablement jusque-là, le recouvrement de coûts qui constituait un facteur limitant pour certaines familles a dû camoufler cette réalité si bien que l’afflux de populations qu’il a provoqué s’est traduit par une rupture de stock. La durabilité du TIDC 13 est menacée ici car, le but de celui-ci est d’abord de procurer de l’Ivermectine à chaque membre de la communauté. Les membres du personnel au niveau provincial forment le personnel du district. Dans le but d’épargner aux activités du TIDC le discrédit que pourraient entraîner les effets secondaires graves, parfois le personnel du niveau provincial apporte un appui lors des formations des responsables des FSPL. Ces formations ne sont pas intégrées mais constituent l’occasion d’une mise au point sur les activités des autres programmes. Des activités de ESPM sont planifiées et exécutées, par le personnel du niveau provincial. Le plaidoyer du personnel à ce niveau concerne les rares opérateurs économiques de la région qui ne comprennent pas encore le rôle qu’ils pourraient jouer dans le TIDC. A la demande, cette équipe apporte son appui aux niveaux inférieurs pour donner du poids aux activités du TIDC et en assurer la pérennisation. Les activités d’appui au TIDC ne se font pas de manière isolée. Elles sont toujours intégrées. b) Indicateurs des ressources : Les coûts de chaque activité de lutte contre l’onchocercose sont bien budgétisés dans le plan annuel. Le budget n’a pas augmenté dans sa globalité en 2003 par rapport à l’année antérieure. Les budgets sont bien planifiés à 80%. Depuis l’exercice budgétaire 2001-2002, il y a un engagement de la part du gouvernement qui se matérialise par la budgétisation et le décaissement effectif des fonds nécessaires aux activités de lutte contre l’onchocercose. La prise en charge de la motivation des DC en est une preuve, de même que la suppression du recouvrement de coûts concernant le Mectizan. Le financement par le gouvernement va croissant puisque l’enveloppe globale réservée aux activités de lutte contre l’onchocercose en 2001-2002 était de 95 millions pour toute l’étendue du territoire dont 75 réservés au matériel (14 millions effectivement décaissés) et 50 millions de Fcfa aux DC (39millions effectivement décaissés au cours du dernier semestre de l’année 2002). Pour ce qui concerne les projets de lutte contre l’onchocercose (Adamaoua I et II) 6 millions de francs ont été réservés à cet effet. Pour ce qui est les districts qui nous intéressent plus particulièrement, les sommes dépensées étaient les suivantes : Bankim 454 600Fcfa, Tignère 907 875Fcfa, Meiganga 1 340 000Fcfa, Banyo 970 000Fcfa. En 2003, 48 320 000Fcfa sont déjà disponibles, 9.24 millions sont prévus pour les primes du personnel, 75 millions pour les DC, et 20 millions pour les enquêtes épidémiologiques, 454 millions sont attendus dans le cadre des fonds PPTE. Les procédures d’engagement des fonds budgétisés par le gouvernement sont lentes et laborieuses. En cas de dépassement budgétaire au niveau provincial, on recherche des financements auprès d’autres partenaires que l’APOC qui est le principal bailleur. Les fonds disponibles pour les activités de lutte contre l’onchocercose bénéficient d’une co-gestion Délégation Provinciale de la Santé-ONGD. Des moyens de transport sont effectivement disponibles. Il s’agit de 2 véhicules Land Cruiser(fourgonnette et de luxe) fournis par APOC (5 ans), d’une Toyata Hilux double cabine (7 ans) ainsi qu’une Nissan double cabine (3 ans) fournies par Sight First. 14 Les véhicules de 3 et 5 ans sont bien entretenus et en bon état de marche. Celui de 7 ans est fonctionnel mais complètement amorti. De l’équipement de bureau et de matériel de formation et de ESPM était disponible. Il s’agissait notamment de 2 ordinateurs et imprimantes (5 ans), un photocopieur (5 ans), un rétroprojecteur (5ans), un téléphone/fax (5 ans), un climatiseur (3 ans), un téléviseur (fourni par IEF, 3ans). Il n’existe pas de magnétoscope. Dans le cadre de l’intégration, ce matériel est emprunté en cas de besoin aux autres programmes. Tout ce matériel est largement amorti. L’entretien des véhicules Land Cruiser étaient à la charge de APOC. Récemment, celui-ci a demandé à la délégation de s’occuper entièrement de la fourgonnette Land Cruiser. De l’an 1 à 4, les véhicules étaient entretenus dans un garage agréé à Garoua. Depuis un an, ils sont entretenus à Ngaoundéré. Les véhicules fournis par APOC n’ont jusqu’à ce jour subi aucune panne grave. Leur entretien est régulier en ce qui concerne les vidanges (tous les 3000km) et les révisions (tous les 10000km). Lorsque la Délégation Provinciale de la Santé effectue une mission, si la vidange du véhicule est nécessaire, la délégation se charge des frais de celle-ci. La délégation reconnaît avoir profité de la présence des véhicules APOC dans le cadre de l’intégration. En effet, ceux-ci ont servi pour les supervisions du district (fourgonnette) et au niveau provincial (Land cruser de luxe). Par ailleurs, ces véhicules ont été sollicités pour d’autres activités d’autres programmes tels que, les Journées Nationales de Vaccination etc…. Actuellement, la délégation dispose de 5 autres véhicules et les districts sont tous pourvus en véhicules, ce qui réduit considérablement la sollicitation des véhicules APOC vieillissants. Dans le cadre de la durabilité du projet TIDC, l’utilisation de façon intégrée des autres véhicules de la délégation ne fait pas de doute en cas de panne avérée afin de ne pas immobiliser les activités du TIDC. Les moyens de transport sont gérés de manière appropriée. Pour chaque déplacement, un ordre de mission est délivré par le délégué. Copies de ces documents ont pu être examinés. Un autre type d’ordre de mission est délivré par le projet dans le but de justifier la sortie de la voiture auprès de APOC. Lorsque la mission ne concerne pas une activité onchocercose, seul l’ordre de mission du délégué provinciale est délivré. Le chauffeur quant à lui tient une feuille de bord qui permet de retracer son parcours sur le terrain. Le remplacement des véhicules ne dépend pas de la délégation bien qu’il y ait des besoins exprimés à ce niveau. Au niveau de la délégation, 3 personnes sont en charge du TIDC : Mr Nouhou Alim, coordinateur provincial onchocercose (POC), technicien supérieur en Santé Publique, basé à Ngaoundéré. Mr Djoulde Daniel, assistant POC, infirmier diplômé d’état spécialisé en soins de santé primaires et ancien chef bureau santé au niveau du district, basé à Meiganga. Mr Atikou Atikou, assistants POC, infirmier diplômé d’état spécialisé en soins de santé primaires et ancien chef bureau santé au niveau du district, basé à Banyo. Ces personnes sont qualifiées pour les différentes activités du TIDC à savoir la planification, la rédaction des rapports, la formation et ESPM, le monitorage et la supervision, la gestion des données, la commande et distribution du Mectizan. L’ordinateur est un instrument de travail familier pour ceux-ci. Cette équipe est engagée, ce d’autant plus que son salaire est assuré par le gouvernement et qu’elle n’hésite pas à descendre sur le terrain, même si à l’issue de ces missions, il n’y a aucun perdiem 15 disponible (une motivation leur est versée mensuellement par le projet). Ils font souvent preuve de beaucoup d’initiative pour assurer les activités du TIDC par exemple lorsqu’ils vont à la rencontre des opérateurs économiques pas toujours commodes pour leur parler du partenariat qu’ils pourraient entretenir dans le cadre du TIDC. Le personnel à ce niveau est stable. Des dispositions sont prises pour assurer et transmettre les compétences en TIDC aux nouveaux arrivants. Cependant, les mouvements du personnel sont décidés par le ministère qui doit tenir compte de la couverture géographique en personnel de santé et est parfois obligé de redéployer son personnel. c) Indicateurs d’impact : Tous les districts ont eu un taux de couverture thérapeutique abaissé en 2001, ceci était probablement dû au chevauchement qu’il y a eu entre les activités du PEV et la distribution du Mectizan. Tous les districts ont des taux de couverture en hausse par rapport à 2001. Seul Banyo, bien qu’en hausse demeure en de ça de 65% avec notamment 60% de taux de couverture en 2002. Les difficultés du district de santé de Banyo ne semblent pas uniques au programme onchocercose. Ceci trouverait une explication dans le fait qu’il s’agit d’une zone dépourvue en personnel aussi bien en quantité (un personnel/centre de santé intégré alors qu’il en faudrait 5) qu’en qualité (le personnel en poste étant souvent vieillissant). D’autre part, il s’agit d’une zone où le HCR est présent à cause du nombre croissant de réfugiés venant du Nigeria. Cet afflux de population difficilement contrôlable altère les taux de couverture thérapeutique. 1.2- Niveau District a) Indicateurs des processus et des activités : Le plan annuel de lutte contre l’onchocercose est une composante du plan global annuel des activités du district. Le plan d’action 2003 montrait les détails des activités du TIDC programmées pour l’année en cours. Il a été élaboré au niveau du district par l’équipe cadre de district, il tient compte des doléances de la communauté puisqu’il résulte des microplans établis au niveau des centres de santé intégrés. L’équipe cadre du district a l’entière responsabilité de la mise en œuvre des activités clés planifiées annuellement. La personne focale pour les activités du TIDC est l’assistant POC qui est en charge de plusieurs districts ou le chef bureau santé (CBS). Les données concernant la couverture, les campagnes de distribution, les formations sont transmises au niveau provincial. En ce qui concerne les rapports financiers, bien souvent, le niveau provincial se charge des payements et ramène les états. Une supervision du district est prévue tous les 2 mois au niveau CSI elle est intégrée, prenant en compte les activités des autres programmes. Le véhicule utilisé pour ces supervisions n’est pas fourni par APOC. Cette utilisation intégrée du véhicule œuvre en faveur de la durabilité. Les rapports de supervisions disponibles témoignent de l’intégration de ces supervisions puisqu’on peut y voir les problèmes posés par les différents programmes [PEV, PFA, le paludisme….]. En dehors de ces supervisions/monitorage intégrées, des supervisions spécifiques du TIDC ont lieu lors des périodes de distribution, au début et à 16 la fin de celles-ci. Elles sont dictées par la surveillance des effets secondaires graves qui pourraient survenir en cas de coendémicité onchocercose-loase. Les problèmes relevés lors de ces supervisions (les rumeurs : «le Mectizan qui tue », le choix arbitraire d’un DC par le chef de village…..) faisaient l’objet d’un plan de résolution tel qu’on pouvait le voir dans les rapports de supervisions disponibles. Malheureusement, les succès ne faisaient pas l’objet de félicitations. Ce qui est une motivation non négligeable dans le cadre de la durabilité. En 2000 et 2001, le Mectizan a été commandé, stocké, distribué en quantité suffisante. Cependant, lors de la campagne de distribution 2002, l’on a observé une rupture de stock dans tous les centres de santé. Plusieurs raisons en sont probablement la cause : - Le dénombrement effectué en 2000 n’a pas été correctement actualisé. - L’existence dans cette zone d’une population flottante mal estimée (migrants, nomades, orpailleurs, réfugiés). - La gratuité de la distribution. Le recouvrement de coûts jusque-là avait dû constituer un facteur limitant pour certaines familles. La principale mesure envisagée est, la reprise du dénombrement qui d’ailleurs est à l’ordre du jour dans le cadre d’un recensement général de la population. Le Mectizan est contrôlé par le système gouvernemental, ce qui est en faveur de la durabilité. Il est commandé sur la base du dénombrement effectué au sein de la communauté par le DC et le chef de centre. Ces chiffres sont envoyés au district pour synthèse et réajustement. La commande est ensuite traitée au niveau de la délégation provinciale en coopération avec l’ONG. Le Mectizan commandé arrive à la délégation par avion, il est stocké au CAPP d’où il est acheminé par voiture jusqu’au district où il est stocké pendant 24-48h. Du district, il arrive au CSI par la voiture du SSD. Le DC récupère le Mectizan au CSI à l’issue de sa formation ou recyclage périodique. Ce système est efficace et pas compliqué ce qui est en faveur de la durabilité. Les membres du personnel au niveau du district forment les chefs de CSI. Bien souvent le personnel du niveau provincial apporte un appui lors des formations des responsables des FSPL. Ceci pour assurer une meilleure prise en charge des effets secondaires graves. En effet, la prise en charge inadaptée des effets secondaires graves a généré des rumeurs qui pourraient être néfastes au TIDC. Toutes les formations relatives aux différents programmes sont mises en œuvre au niveau du district de manière efficiente. Cependant, elles ne sont pas intégrées, mais constituent l’occasion d’une mise au point sur les activités des autres programmes. Des activités de ESPM sont planifiées et exécutées, par le personnel du niveau district. Le plaidoyer du personnel à ce niveau concerne les personnalités politiques, administratives et les rares opérateurs économiques de la région qui ne comprennent pas encore le rôle qu’ils pourraient jouer dans le TIDC. Parfois, l’équipe cadre du district assure un appui aux séances de sensibilisation effectuées au niveau communautaire afin de donner plus de poids aux activités du TIDC et en assurer la pérennisation. Ces activités sont efficaces car la plupart des autorités rencontrées(Préfets, Sous-préfets, maires….) Lors des visites de plaidoyer étaient déjà informées du TIDC. 17 b) Indicateurs des ressources Les coûts de chaque activité de lutte contre l’onchocercose sont bien budgétisés dans le plan annuel même si les bailleurs de fonds ne sont pas toujours identifiés. Jusqu’en 2002, il n’existait pas de rubrique spécifique concernant le TIDC dans le budget du gouvernement. Seule la rubrique budgétaire intitulée « fonctionnement divers » pouvait servir à appuyer des activités du TIDC. Le montant de cette rubrique n’a pas varié depuis 3 ans, il se situe entre 1 000 000 et 1 500 000Fcfa selon les districts. Depuis l’année budgétaire 2001-2002, il y a un engagement de la part du gouvernement qui se matérialise par la prise en charge de la motivation des DC et la suppression du recouvrement de coûts concernant le Mectizan. Le financement par le gouvernement va croissant. Les procédures d’engagement des fonds budgétisés par le gouvernement sont lentes et fastidieuses. En cas de dépassement budgétaire, il n’est pas prévu des sources de financement non gouvernementales autre que l’APOC. Pour le moment, aucune disposition n’est prise pour améliorer la situation. Ce qui n’est pas en faveur de la durabilité. Des moyens de transport sont effectivement disponibles, il s’agit des véhicules Toyota Hilux (double cabine) de 3 ans d’âge fournis par l’UNICEF (1 voiture par district). Par ailleurs, des motos (1 à 3 par district) sont aussi disponibles également fournies par l’UNICEF. Les moyens de transport ne sont pas toujours disponibles en quantité suffisante. D’autre part, ceux-ci ne sont par toujours adaptés au relief accidenté. Des dispositions sont prises par le gouvernement pour trouver une solution aux carences des véhicules. Actuellement, un inventaire des besoins en matière de véhicules est en cours à la demande du gouvernement. D’autre part, un stock de motos (origine : UNICEF) est disponible au niveau de la délégation provinciale prêt à être distribué. Le matériel roulant est entretenu de manière appropriée. L’entretien est assuré par l’État. Les rubriques budgétaires réservées à cet effet sont les suivantes : rubrique « carburant, lubrifiants » et rubrique « entretien véhicule ». Dans le cadre de la durabilité du projet TIDC, l’utilisation intégrée des véhicules UNICEF est un point positif, au même titre que la prise en charge des frais d’entretien par le gouvernement. Ces véhicules ne possèdent pas de carnet de bord. Pour chaque déplacement, un ordre de mission est délivré par le chef de service du district; des copies de ces documents ont pu être examinées. Le remplacement des véhicules ne dépend pas du service du district bien qu’il y ait des besoins exprimés à ce niveau. Au niveau du district. L’équipe cadre comprend un médecin chef du service, un POC ou un assistant POC (qui peut avoir en charge plusieurs districts), un chef de bureau santé, un chef de bureau des affaires financières. Ces personnes sont qualifiées pour les différentes activités du TIDC à savoir la planification, la formation et ESPM, la commande et distribution du Mectizan. La stabilité de ce personnel varie de 3 à 5 ans. Le nouveau personnel affecté est formé en TIDC. Cette équipe est engagée, ce d’autant plus que leurs salaires sont payés par le gouvernement. Ils reçoivent des motivations financières (perdiem, indemnités), décorations, lettres d’encouragements, diplômes de participation aux séminaires. 18 c) Indicateurs d’impact : En ce qui concerne le taux de couverture géographique, celui-ci est de 100% depuis 2 ans. Le taux de couverture au niveau du district, un district n’a jamais atteint 65% de taux de couverture thérapeutique. Il s’agit du district de santé de Banyo. Tous les districts ont eu un taux de couverture thérapeutique abaissé en 2001; ceci était probablement dû au chevauchement qu’il y a eu entre les activités du PEV et la distribution du Mectizan . Tous les districts ont des taux de couverture en hausse par rapport à 2001. Seul Banyo bien qu’en hausse demeure en deçà de 65% avec notamment 60% de taux de couverture en 2002. 1.3- Niveau formation sanitaire de première ligne (FSPL) ou centre de santé intégré (CSI) a) Indicateurs des processus et des activités : La lutte contre l’onchocercose est une composante du microplan qui concerne des activités prioritaires telles que le PEV, la consultation prénatale, le planning familial, la communication pour le changement de comportement etc…. Il a été finalisé au niveau du district en présence de l’équipe cadre de district, il tient compte des doléances de la communauté. L’équipe de la FSPL met en œuvre des activités planifiées annuellement. Les chefs de villages et autorités religieuses participent aux activités de mobilisation sociale avec enthousiasme. Les rapports concernant la couverture, les campagnes de distribution, les formations, sont transmis au niveau du district. Ces données étaient accessibles au niveau du service de santé de district. Une supervision par trimestre est prévue au niveau des communautés. Elle est intégrée car, prenant en compte les activités des autres programmes [PEV, PFA, le paludisme, lutte contre le VIH/SIDA….]. Une supervision plus spécifique du TIDC est faite au moment de la distribution, dans le but de dépister des effets secondaires graves. Les rapports de supervisions pourtant disponibles au service de district, n’étaient pas visibles au niveau des FSPL. En effet, les chefs des CSI ne semblent pas comprendre la nécessité d’archiver toutes les correspondances qui sont transmises au niveau du district. Ceci n’est pas en faveur de l’autonomie recherchée en matière de durabilité du TIDC. Les supervisions sont formatives car les problèmes rencontrés lors de celles-ci font l’objet d’un plan de résolution. Parmi les problèmes rencontrés, on notait : les cahiers mal tracés, la difficulté de rédaction des statistiques du Mectizan, etc….. En 2000 et 2001, le Mectizan a été commandé, stocké, distribué en quantité suffisante. Cependant, lors de la campagne de distribution 2002, l’on a observé une rupture de stock dans tous les centres de santé. Outre les raisons évoquées plus haut, d’autres facteurs ont probablement favorisé ce fait. En effet, les fiches de commande du Mectizan n’étaient disponibles dans aucun CSI. Ceci montre que les chefs de CSI se limitent à communiquer au district les chiffres du dénombrement, et ne participent pas de 19 manière plus active à l’estimation des besoins en Ivermectine ni au processus de commande. Ceci n’est pas en faveur de la durabilité. Les médecins chefs de service de district pensent que le niveau intellectuel des chefs de centre ne permet pas de leur confier cette tâche délicate. Par ailleurs, aucun rapport de pénurie n’a été rédigé par les chefs de FSPl, alors qu’il s’agissait d’un incident majeur en ce qui concerne la durabilité du TIDC et que les solutions ne peuvent être trouvées qu’à partir d’incidents bien documentés. Le Mectizan est contrôlé par le système gouvernemental et selon les recommandations de APOC, ceci est en faveur de la durabilité. Du district, il arrive au CSI par la voiture du service de santé de district (SSD) comme tous les autres médicaments livrés par le CAPP. Le DC s’approvisionne en Mectizan au CSI à l’issue de sa formation ou recyclage périodique quel que soit le lieu de sa formation. Ce système est efficace et pas compliqué, ce qui est en faveur de la durabilité. Les chefs de CSI forment les DC systématiquement avec l’appui de l’équipe cadre de district, pour assurer une meilleure prise en charge des effets secondaires graves. Les ressources disponibles pour la formation sont utilisées de manière efficiente. Une des preuves en est la formation par « pools ». La constitution de ces pools visant à réduire les coûts de celle-ci. Cependant, les rapports techniques des formations ne sont pas disponibles alors que les chefs de CSI animent celles-ci. Le contenu des formations n’est pas connu, et des modifications qui pourraient y être apportées dans le cadre d’une meilleure gestion des recyclages des DC en vue de la durabilité le seraient difficilement. Des activités de ESPM sont planifiées et exécutées, par le personnel du CSI, les leaders, les DC. Leur efficacité s’est démontrée lors des focus groups au cours desquels l’on a pu apprécier le niveau de connaissance de la communauté à propos du TIDC, d’autre part, ces activités ont rehaussé de manière appréciable l’acceptabilité du Mectizan dans certaines communautés (exemple de Sadek dans le district de Tignère). b) Indicateurs des ressources Les coûts de chaque activité de lutte contre l’onchocercose sont bien budgétisés dans le plan annuel. En 2003, d’après le microplan mis à notre disposition, le gouvernement a planifié une somme d’environ 50 000Fcfa pour les activités onchocercose. Malheureusement, les procédures d’engagement des fonds budgétisés par le gouvernement sont lentes et laborieuses. Les prévisions budgétaires réservées à la lutte contre l’onchocercose sont en hausse puisqu’elles n’existaient pas les années précédentes. Des moyens de transport sont effectivement disponibles. Il s’agit de motos (1 par CSI) qui sont généralement en bon état de marche quoique certaines soient amorties (5 ans d’âge). Elles sont fournies par l’APOC (13 motos) et l’UNICEF. Les moyens de transport ne sont pas toujours disponibles en quantité suffisante (1 moto pour 2 ou 3 membres de l’équipe du CSI). D’autre part, ceux-ci ne sont pas toujours adaptés au relief accidenté. Très peu de matériel est disponible pour la formation et l’ESPM. Dans chaque FSPL, l’on pouvait voir une boîte à image et un autocollant. Le niveau central reconnaît la carence en matériel IEC et a pris des dispositions pour la multiplication et la diffusion prochaine de ce matériel qui a déjà été pré testé. 20 Le matériel roulant est entretenu de manière appropriée. L’entretien est assuré par l’État, parfois avec quelques lenteurs. Les rubriques budgétaires réservées à cet effet sont les suivantes : rubrique « carburant, lubrifiants » et rubrique « entretien véhicule ». Dans le cadre de la durabilité du projet TIDC, l’utilisation intégrée du matériel roulant est un point positif, au même titre que la prise en charge des frais d’entretien par le gouvernement. Ces motos ne possèdent pas de carnet de bord. Pour chaque déplacement coordonné par le service du district, un ordre de mission est délivré. Le remplacement des véhicules ne dépend pas de la FSPL bien qu’il y ait des besoins exprimés à ce niveau. Au niveau du CSI, l’équipe comprend en moyenne 1 à 2 personnes. Le chef du CSI est bien souvent un infirmier breveté. Les chefs de services du district pensent justifié de les assister un peu plus souvent pour un certain nombre de tâches bien que ces personnes soient qualifiées pour la plupart des activités du TIDC. Ainsi, pour certaines d’entre elles à savoir la planification, la formation et la commande du Mectizan, l’équipe cadre du district intervient. Cette situation de dépendance n’est pas favorable à la durabilité du TIDC. La stabilité de ce personnel varie de 3 à 5 ans. Leur affectation dépend du niveau central. Cette carence qualitative et quantitative du personnel a trouvé une solution dans le recrutement national du personnel de santé effectué récemment dans le cadre des fonds PPTE. Le nouveau personnel affecté est formé en TIDC. d) Indicateurs d’impact : En ce qui concerne le taux de couverture géographique, celui-ci est de 100% depuis 2 ans. Quant au taux de couverture thérapeutique, la plupart des communautés atteignent 65% et sont en hausse. Le feed back du REMO n’est malheureusement pas assuré. Les chefs de CSI n’étaient pas en mesure de nous informer de la situation épidémiologique de leur district. Ce qui est préjudiciable à la durabilité. 1.4- Niveau communautaire a) Indicateurs des processus et des activités : Les DC planifient et gèrent leur travail de manière efficiente, en général. En 2002, le recensement et la distribution ont été fait de manière simultanée. La plupart des DC travaillent en collaboration avec les chefs de villages pour résoudre les problèmes. Les difficultés du terrain telles que le relief accidenté, les multiples hameaux, le phénomène de la transhumance ne facilitent pas la tâche aux DC. Aucune mesure n’est prise à cet effet, la durabilité pourrait être affectée dans le cas où ces personnes volontaires viendraient à se décourager de la rudesse du travail. Les leaders ne prennent pas encore la responsabilité de la distribution. En effet, ils n’ont pas le feed-back des taux de couverture. Peu de leaders ont signalé des problèmes survenus lors de la distribution. Nombreux sont ceux qui se limitent aux activités de 21 sensibilisation, ignorant les autres activités. La durabilité pourrait en être affectée dans la mesure où ils encouragent très peu les DC dans leur travail. La communauté est généralement impliquée dans le choix du DC, et le choix du mode et du moment de la distribution bien qu’en 2002, la période de distribution ait été modifiée sans leur avis et pour des raisons qui leur étaient inconnues. Néanmoins, les femmes demeurent écartées de ce processus de décision. Les cahiers de traitement sont transmis aux FSPL. Ils sont biens tenus. La plupart des DC sont dans l’incapacité de remplir la fiche de distribution du Mectizan à cause de l’illettrisme en français. Ils sont le plus souvent aidés dans cette tâche par les chefs de CSI. Quelques DC ont des vélos en bon état de marche (fournis par APOC) qui leur permettent de porter les cahiers au CSI. Toutes les personnes éligibles pour le traitement n’ont pas reçu leur traitement en particulier pendant la distribution 2002. Dans certaines zones de TIDC plus récentes (Meiganga), contrairement aux autres, la campagne 2001 avait aussi connu une rupture de stock. Le calcul de la quantité de Mectizan nécessaire est effectué au niveau du district. Le fait de ne pas être impliqué dans ce processus n’encourage pas l’implication communautaire, ce qui est néfaste à la durabilité. Les DC rapportent le Mectizan du CSI à l’issue de leur formation, quel que soit le site de celle-ci. Aucun moyen de transport n’est organisé à cet effet par la communauté. Probablement parce que l’enlèvement du Mectizan est toujours jumelé avec le retour de la formation donc ne pose pas de problème à proprement parler. Le fait de ne pas prendre en charge le transport du DC pourrait constituer un problème dès que ce dispositif sera défaillant (pas de recyclage pour le DC…..). b) Indicateurs des ressources La communauté n’a pris aucune disposition pour financer les coûts locaux de la distribution. Elle semble penser que l’administration doit financer ces coûts. Après un plaidoyer, les communautés ont promis de fournir le nécessaire à concurrence de ce que peut donner chacun. Les DC sont submergés. Parfois ceux-ci ne savent pas combien de ménage ils ont en charge. Parfois un DC peut être responsable de 3 communautés. Les ménages sont par conséquent éloignés de leur DC. L’illettrisme en français joue un grand rôle dans cette situation. l’État a entrepris de rendre les études primaires gratuites. La durabilité pourrait être affectée si ces rares DC disponibles venaient à abandonner le TIDC. Les DC sont qualifiés dans leur travail. Il est prévu un recyclage ou une formation annuel des DC. Certains parmi eux qui sont à leur quatrième année de distribution n’ont pas été conviés à la formation de 2002, car jugés désormais aptes. En général, les DC ont exprimé leur désir de continuer leur travail malgré les difficultés rencontrées, ce d’autant plus qu’ils sont identifiés comme des relais communautaires pour plusieurs programmes (PEV, surveillance de la paralysie flasque aiguë, surveillance de la rougeole, traitement intermittent du paludisme…. ). Tous ces programmes tendent à les valoriser malgré que la plupart d’entre eux ne les « motivent » pas encore. Une opportunité pour la durabilité du TIDC est que chacun de ces programmes apporte une petite part de motivation pour dissuader les DC de l’abandon de leur tâche. 22 c) Indicateurs d’impact D’une manière générale la couverture géographique était de 100% en 2002, 2001, 2002 malgré la rupture de stock observée pendant cette dernière campagne. 2. Notation des indicateurs Figure N° 1 : Projet Adamaoua II : Notation de la durabilité au niveau Provincial 0 0,5 1 1,5 2 2,5 3 3,5 4 4,5 Co uv ert ure Pla nif ica tio n Le ad ers hip Su pe rvi sio n e t su ivi Me cti zan Fo rm ati on – sen sib ilis ati on m ob ili. .. Tr an spo rt Re sso urc es hu ma ine s Fin an ces Groupe d’indicateurs 23 Figure N° 2 : Projet Adamaoua II : Notation de la durabilité au niveau District 0 0,5 1 1,5 2 2,5 3 3,5 4 4,5 Co uv ert ure Pla nif ica tio n Le ad ers hip Su pe rvi sio n e t s uiv i Me cti zan Fo rm ati on – sen sib ilis ati on m ob ili. .. Tr an spo rt Re sso urc es hu ma ine s Fin an ces Groupe d’indicateurs 24 0 0,5 1 1,5 2 2,5 3 3,5 4 4,5 Co uv ert ure Pla nif ica tio n Le ad ers hip Su pe rvi sio n e t s uiv i Me cti zan Fo rm ati on – sen sib ilis ati on m ob ili. .. Tr an spo rt Re sso urc es hu ma ine s Fin an ces Figure N° 3 : Projet Adamaoua II : Notation de la durabilité au niveau FSPL Groupe d’indicateurs 25 0 0,5 1 1,5 2 2,5 3 3,5 4 4,5 Co uv ert ure Pla nif ica tio n Le ad ers hip Su pe rvi sio n e t su ivi Me cti zan Fo rm ati on – sen sib ilis ati on m ob ili. .. Re sso urc es hu ma ine s Fin an ces Figure N° 4 : Projet Adamaoua II : Notation de la durabilité au niveau Communautaire Groupe d’indicateurs 26 3. Recommandations 3.1- Niveau National/ Provincial Élaborer un plan de durabilité au niveau central et inciter les autres niveaux a le faire. Assurer le feed back financier a tous les niveaux. Augmenter le nombre de matériel roulant pour faciliter la diversification des activités du TIDC dans le cadre de la durabilité. Un seul véhicule limite les activités du TIDC particulièrement au niveau central. Élaborer un plan de remplacement des véhicules surtout au niveau central. Saisir l’opportunité vision 2020 et nouvelle restructuration de PNL contre les maladies ceci tantes. Assurer la circulation de l’information du niveau central vers la périphérie et vice- versa, particulièrement en ce qui concerne la durabilité. Motiver le personnel à tous les niveaux par des félicitations 3.2- Niveau district Faire le dénombrement des populations en tenant compte des migrants, réfugies, nomades et transhumants. Former les DC au niveau des CSI pour minimiser les coûts afin de garantir la durabilité. Envisager une formation en langues locales et/ou en arabe des DC si leur niveau ne permet pas de les former en français. Renforcer l’ESPM dans les districts, en particulier dans celui de Meiganga. Rechercher d’autres sources de financement non Gouvernementales. Réviser à la hausse le Budget de fonctionnement /divers. Poursuivre le décaissement des fonds destines a motiver les DC. Confectionner, adapter et fournir le matériel d’ESPM aux centres de santé. Respecter le choix de la période de traitement déterminée par les populations. Éviter le chevauchement de la distribution d’Ivermectine et les journées nationales de vaccination JNV. Dénombrer des populations de réfugiés de Banyo en collaboration avec le HCR. 3.3- Niveau FSPL/CSI Confectionner, adapter et fournir du matériel d’ESPM aux centres de santé. Archiver les supports de supervision au niveau de FSPL. Multiplier les supervisions dans les communautés a problème. Faire les commandes du Mectizan sur la base des besoins des communautés. Comptabiliser les distributions passives effectuées entre les campagnes de TIDC. Rendre disponibles les fiches de commande du Mectizan dans les FSPL. Évaluer les besoins réels de formation des DC. 27 3.4- Niveau communautaire Impliquer le plus tôt possible les leaders de la communauté dans le processus de distribution du Mectizan. En effet, dans le district de santé de MEIGANGA qui vient d’accéder au TIDC depuis deux ans, ces derniers ne sont pas encore bien impliqués. Doter les distributeurs communautaires de vélos afin de leur permettre d’exécuter dans les bonnes conditions la distribution du Mectizan. 4. Notation de l’ensemble du projet D’une manière générale le projet TIDC de l’Adamaoua II a fait des progrès significatifs vers la durabilité. 28 RAPPORTS DES ATELIERS DE RESTITUTION/ PLANIFICATION 1. Rapports de l’atelier de restitution/ planification au niveau du district Le Jeudi, le 24 Avril 2003 de 10 H à 16 h 30, s'est tenue dans la grande salle de conférence de la Mairie du District de Tibati l’atelier de Restitution/Planification du Niveau District de Santé. Cet Atelier de restitution était placée sous la Présidence de M. Jean ABA, Représentant du Chef de Service de Santé du District de Tibati à côté duquel on pouvait noter la présence du Dr Anne Cécile BISSECK, Chef de l'Equipe d'Evaluation et de M. Patrice NKWELLE, Coordinateur du Projet TIDC de l'Adamaoua II à Ngaoundéré. La liste des participants se trouvent annexe du présent compte rendu. Deux discours ont été prononcés à l'ouverture de cet atelier respectivement par le Dr BISSECK qui a présenté le but de l'évaluation, les objectifs assignés à cet atelier et a insisté sur la participation active des participants afin de mettre à la disposition de l'équipe des évaluateurs des informations utiles qui seront consignées dans le rapport d'évaluation. Le représentant du Médecin Chef de Tibati a, dans son discours d'ouverture, invité les participants à être attentifs pour tirer profit de cet atelier en prenant en compte les faiblesses qui seront identifiées afin de les corriger dans l'intérêt de la population de l'Adamaoua. Il a terminé son propos en souhaitant plein succès aux travaux. Après la cérémonie d'ouverture, un bureau de l'Atelier a été mis en place et se compose de la manière : • Présidente : Dr Anne Cécile BISSECK (Cameroun) • Rapporteur : M. Jean Benoît GONDA (RCA) Après l'adoption du Programme de l'Atelier par les participants, le Dr Anne Cécile BISSECK a présenté la notion et l'historique de la Durabilité. Le Dr BANYOMBO a présenté, quant à lui la Méthodologie qui a permis de sélectionner l'échantillon aux niveaux District, Formation Sanitaire de Première Ligne et Villages. Après ces deux communications qui ont éclairé les participants sur le processus de l'évaluation, les principaux résultats par district ont été présentés par les trois équipes des évaluateurs. Il s'agit de : Equipe N° 1 : Composée de Dr Anne Cécile BISSECK et M. Jean Benoit GONDA qui ont travaillé dans le District Santé de Tignère. Equipe N° 2 : Composée des Docteurs Julius GABA et Godefroy NGIMA qui ont travaillé dans le District Santé de Meiganga. Equipe N° 3 : Composée de Dr François BANYOMBO et Remy NALIKE ASSOULA qui ont travaillé dans le District Santé de Banyo. La méthodologie adoptée était de présenter aux participants les points positifs et les points négatifs recensés au cours de la collecte des données sur le terrain. La grille de présentation ci-après donne un aperçu de la manière dont les résultats ont été présentés par équipe. 29 Equipe N° 1 ► Forces et faiblesses du Niveau District M. GONDA ► Forces et faiblesses du Niveau FSPL et Communautés DR BISSECK Equipe N° 2 ► Forces et faiblesses du Niveau District DR GABA ► Forces et faiblesses du Niveau FSPL et Communautés DR NGIMA Equipe N° 3 ► Forces et faiblesses du Niveau District M. NKWELLE ► Forces et faiblesses du Niveau FSPL M. NALIKE ► Forces et faiblesses du Niveau Communautés DR BANYOMBO Les principaux points positifs et négatifs recensés au cours de la collecte dans les trois districts se trouvent en annexe du présent rapport. Toutes ces communications ont été suivies de débats au cours d'une plénière animée par M. jean Benoît GONDA qui s'est révélée très riche en enseignements parce que la plupart des intervenants sont des praticiens et responsables ayant une longue expérience de terrain. Les points soulevés lors de cette plénière concernaient : • La rupture de stock de Mectizan en 2002 • La sous estimation des besoins lors des commandes • Le changement de la période de distribution par le Gouvernement • Le problème d'archivage des différents rapports au niveau des Centres de Santé • La non utilisation des fiches de rapport de distribution par les Distributeurs Communautaires • Le mauvais dénombrement des ménages A ces différentes questions soulevées par les participants, M. ALIM NOUHOU, Program Oncho Coordinator (POC) de l'Adamaoua II et M. Patrice NKWELLE, Responsable du Projet ont apporté des réponses appropriées qui ont éclairé l'équipe des évaluateurs. Après une pause observée de 12 h à 13 h, les participants ont été répartis en 3 groupes de travail représentant les Districts qui ont été visités au cours de la collecte en vue de se pencher sur les problèmes identifiés et de leur trouver des solutions. A l'issue de ce travail de groupe qui a fait l'objet d'une restitution en plénière, les suggestions suivantes ont été faites : 1. Appropriation du Programme à tous les niveaux avant la fin d'APOC, 2. Amélioration du taux de scolarisation des populations dans les zones sous traitement 3. Renforcement de la sensibilisation sur la strategie de TIDC à tous les niveaux 4. Renforcement des supports visuels 5. Implication effective des leaders 6. Elaboration d'un plan d'amortissement du matériel roulant 7. Amélioration de la qualité des supervisions 8. Décentralisation des points de formations des DC 9. Responsabilisation des Chefs de CSI dans la formation des DC 30 Le Dr GABA a pris la parole pour donner des orientations relatives à la planification de la durabilité et les participants sont de nouveau repartis dans leur groupe de travail pour l'élaboration des plans de durabilité. Ce travail de groupe a également été suivi de plénière pour la mise en commun. A la fin de la journée, M. Patrice NKWELLE a pris la parole pour donner les grandes lignes des perspectives qui s'offrent pour le projet dans la Province de l'Adamaoua II. Comme à l'ouverture, la cérémonie de clôture a été placée sous la Présidence de M. Jean ABA qui s'est déclaré satisfait des résultats obtenus. C'est sur une note de satisfaction générale que l'atelier a pris fin et que la séance a été levée. LA PRESIDENTE : LE RAPPORTEUR : Dr. Anne Cécile BISSECK M. Jean Benoît GONDA 31 2. Rapport de l’atelier de restitution/planification au niveau provincial Le 26-04-03, s’est tenu l’atelier de restitution/planification, dans les locaux de l’école des infirmiers de Ngaoundéré, sous la présidence du Délégué Provincial de la santé, le Dr Sepde Oumarou. Tous les médecins chefs des services des districts de santé de la province étaient présents il s’agissait notamment des districts de : Meiganga, Banyo, Tignère, Bankim, Tibati, Djohong, Ngaoundéré rural et urbain. Ceux-ci avaient été invités à cette réunion pour 2 raisons. • Aucun médecin chef de service de district n’avait pu assisté à l’atelier de restitution/planification de Tibati, car tous occupés par un séminaire sur le VIH/SIDA organisé au niveau provincial. • Les chefs de service des districts Sight First, avaient aussi été convié à la demande de Mr le Délégué qui a pensé que la notion de durabilité est un concept à inculquer à tout acteur d’un projet. D’autre part, il lui semblait utile d’informer tous les districts concernés par la distribution du Mectizan, des forces et faiblesses observées dans les districts APOC afin d’en tirer profit pour l’avenir. Le séminaire qui avait déjà occupé toute la semaine durant les participants n’a clos ses travaux que le 26-04-03 à 13 heures. Dès 14h, les travaux de notre atelier de restitution ont pu débuter. Après le discours d’ouverture de Mr le Délégué (voir annexes), la présentation du programme de l’atelier et la clarification des questions administratives par le Dr Ngima, le Dr Bissek a expliqué les objectifs de l’atelier. Elle a ensuite défini la notion de durabilité selon APOC puis, elle a remis cette notion dans son contexte historique. Plus tard, le Dr Banyombo a décrit la méthodologie employée lors de l’évaluation. Cette première partie de l’atelier s’est terminée par la restitution des résultats de l’évaluation, successivement présentés par : • Dr Ngima pour le niveau communautaire • Mr Naliké pour le niveau FSPL • Dr Banyombo pour le niveau District. Une séance plénière très riche en information a suivie la restitution. Celle-ci était menée par Mr Gonda. Une des questions abordées concernait les causes de la rupture de stock de la campagne 2002. A ce propos, une des causes d’après les participants semblait être la distribution passive effectuée entre les campagnes, et non prise en considération lors du décompte des comprimés effectivement en stock au moment de la commande du Mectizan. A propos du moment de la distribution non conforme aux souhaits de la communauté, le Délégué a répondu que le problème ne se situe pas au niveau de la province. En effet, les campagnes de distribution sont programmées généralement en saison sèche et d’autre part, en tant que partenaire participant à la commande du produit, il pense que les commandes sont passées à temps au MDP. Mais, l’arrivée du Mectizan se fait souvent de manière tardive au niveau de la délégation, ceci les obligeant à modifier leur calendrier. Ainsi, selon lui, se sont peut être les procédures de délivrance de l’Ivermectine par le 32 donnateur qui sont un peu compliquées. Ce à quoi un des participants a proposé que tous les projets du Cameroun fassent une commande groupée chaque année afin de palier aux tracasseries individuelles. Le problème de l’absence d’archivage des divers documents au niveau des CSI a été reconnu par les chefs de district. Il s’agit d’y apporter une solution. Concernant le fait que les chefs de CSI ne sont pas autonomes pour une activité telle que la formation des DC, les chefs de district ont évoqué la carence qualitative et quantitative en personnel. Le Délégué a promis de leur laisser progressivement leur autonomie. Après 15 mn de débats, le Dr Gaba a repris les travaux en présentant les suggestions faites par les chefs de CSI en réponse aux points forts et faibles qui avaient fait l’objet de la restitution lors de l’atelier de Tibati (cf rapport de l’atelier de restitution au niveau du district). Par la suite, il a expliqué la nécessité d’élaborer un plan de durabilité sur la base des forces et faiblesses identifiées par l’équipe d’évaluation. Les éléments indispensables à une planification ayant été énnonçés, les participants se sont répartis en 3 groupes et ont élaboré leur plan de durabilité durant deux heures d’horloge (voir annexes). Une courte séance de restitution dirigée par Mr Gonda a suivi les travaux de groupes et la clôture de l’atelier a eu lieu à 18h30mn en présence du Délégué Provincial de la Santé. LE PRESIDENT : LE RAPPORTEUR : Dr. SEPDE Oumarou Dr. Anne Cécile BISSECK 33 PLAN DE DURABILITE DU PROJET TIDC DE L'ADAMOUA II (élaboré lors de l’atélier de restitution niveau provinciale) PROBLEMES ACTIVITES (Solutions) RESP PERIODE D'EXECUTION DISTRICTS CONCERNES RESSOUCES / SOURCE Les commandes de médicaments ne sont pas faites de manières concertées avec les Aires de Santé - Élaborer une fiche de commande - CSSD Novembre Tous les district MSP (budget état) - Exprimer les besoins par Aire de Santé - Chef CSI - Synthèse des besoins au District de Santé - CSSD La situation des réfugiés n'est pas maîtrisée - Dénombrer les réfugiés - Chef CSI Décembre 2003 - Tignere APOC - Banyo - Bankim - Djohong Le personnel du niveau inférieur n'est pas encouragé - Instituer un système de motivation (lettre de félicitation) - CSSD Fin campagne Tous MSP (budget état) L'Équipe Cadre du District est surchargée - Affecter le personnel en quantité et en qualité DPSPA Continue Tous MSP Le mécanisme de rattrapage n'est pas mis en place - Mettre en place un système de rattrapage - CSSD Fin campagne Tous MSP Le dénombrement des populations est approximatif - Organiser le dénombrement des populations par les Aires de Santé Au début de chaque campagne Tous APOC 34 Ressources financières insuffisantes - Faire le plaidoyer en faveur de l'augmentation des crédits de fonctionnement - GTC/PNLO Août-Sept 2003 Tous Absence du carnet de bord - Mettre en place un carnet de bord pour chaque matériel roulant - CSSD Mai 2003 Tous Crédit SSD - CBS Insuffisance du support et matériel éducatif - Doter les Aires de Santé en support et matériel éducatif en quantité suffisante - GTC/PNLO Avant le début de chaque campagne Tous Personnel insuffisant - Recruter et redéployer le personnel qualifié - Ministre de la santé En permanence Tous Minsanté et partenaires Faible taux de couverture thérapeutique dans les districts - Faire un plaidoyer auprès des autorités et leaders d'opinion ECD, Chef CSI Avant la campagne Tous Crédit de l'état - Renforcer la sensibilisation des communautés Chef CSI Avant et pendant la campagne Tous Minsanté APOC - Dénombrer la population DC Avant et pendant la campagne Tous APOC - Sélectionner un DC pour 50 ménages Chef CSI, chefs traditionnels 3 mois avant début campagne Tous Crédit de l'état - Former les DC Chef CSI Au début de la campagne Tous APOC - Améliorer la qualité de la supervision ECD, Chef CSI Avant et pendant la campagne Tous APOC 35 RAPPORT DES VISITES DE PLAIDOYER MENEES Toutes les équipes d’évaluateurs ont eues à mener de actions de plaidoyer lors des visites de courtoisie qu’ils ont dû faire aux autorités administratives (Préfets, Sous-Préfets, Maires), aux représentants des structures de dialogues, aux chefs de villages et lors des focus group discussions. L’entretien avait pour but : - D’expliquer ce que signifie APOC. - D’expliquer son rôle dans la lutte contre l’onchocercose au sein de leur communauté, et le TIDC. - D’expliquer que les fonds APOC devraient s’arrêter au bout de 5 ans - D’expliquer la notion de durabilité D’une manière générale, ces personnes étaient bien informées du TIDC. Cependant, ils n’avaient pas encore été sensibilisés sur le fait que APOC pourrait se retirer. Ils pensent que le Gouvernement devrait assurer les coûts étant donné la pauvreté dans laquelle les communautés vivent. Après leur avoir expliqué le rôle primordial qu’ils ont à jouer en dépit de leur ressources limitées, ils ont promis d’aider le programme chacun dans la mesure de ses moyens. 36 CONCLUSION D’une manière générale le projet TIDC de l’Adamaoua II a fait des progrès significatifs vers la durabilité. Cependant, un plan de durabilité devrait être élaboré au niveau provincial puis national sur la base des propositions faites par les chefs de service des districts et les recommandations de l’équipe d’évaluateurs. 37 ANNEXES Annexe N° 1 TABLEAU SYNTHETIQUE DES FORCES ET FAIBLESSES OBSERVEES LORS DE L'EVALUATION DES DISTRICTS DE SANTE N° Indicateur Libellé Forces Faiblesses I Indicateurs de processus et d'activités 1. Planification * Bonne gestion des Formations Sanitaires * Existence d'un plan annuel qui prend en compte tous les Programmes de Santé * Activités planifiées et budgétisées mises en œuvre par l'Equipe du District * TIDC est une stratégie intégrée dans le PMA fiées et menées (planifi- cation, supervision, moni- torage, ESPM) 2. Leadership * Les chefs des villages mobi- lisent et sensibilisent 3. Monitorage / supervision * Supervision faite de manière intégrée et étagée * Manque d'encouragement du personnel du niveau inférieur * Existence de rapport de Supervision et de fiche de Supervision Oncho * Surcharge d'activités pour l'Equipe cadre * Rapports d'activités disponibles (2 sur 3) et acheminés à la Délégation Provinciale * Réunions de coordination ECD, CSI tous les trois mois 38 4- Obtention et distribution du Mectizan * Circuit d’approvisionnement en Mectizan simple et identique à celui des médicaments essentiels * Les commandes de médicaments ne sont pas faites de manière concertée avec les Aires de Santé * Distribution médicalisée * Non maîtrise de la situation des réfugiés * Pénurie du Mectizan en 2002 * Absence de mécanisme de rattrapage * Commande du Mectizan des FSPL initiée au niveau des Districts * Dénombrement approximatif des populations au niveau des Districts 5- Formation et ESPM * Formation de qualité dispensée par le District * Recyclage systématique des anciens DC (illettrisme, Anglais, Français) * Appui aux FSPL pour les séances de formations des DC * Formation et Recyclage annuels des DC * Distribution médicalisée II Indicateurs des ressources 1-Financières * Activités du District budgétisées * Budget invariable depuis 2 ou 3 ans * Décaissement effectif des fonds inscrits dans le budget * Ressources financières hypothétiques en dehors de celles d’APOC * Ressources financières fournies par le Gouvernement intégrées (carburant, entretien …) * Ressources financières insuffisantes et difficilement décaissables (fournisseurs) * Croissance dans le budget de l’Etat 39 * Décaissement effectifs des fonds destinés aux motivations des DC 2- Transport et autres ressources * Véhicules et motos en nombre suffisant et en état de fonctionnement * Moyens insuffisants pour l’entretien des véhicules et motos * Moyens de transport intégrés et entretenus sur le budget de l’État * Absence de carnets de bord * Véhicules et motos bien gérés de manière intégrée (ordres de mission disponibles) * Insuffisance de supports et matériels éducatifs 3- Humaines * Personnel qualifié et apte * Personnel insuffisant * Engagement du personnel * Mobilité du personnel formé dans le cadre du TIDC (Zone Oncho à zone non Oncho) * Personnel recruté sur Fonds PPTE III Indicateurs de couverture 1- Couverture * Taux de couverture géographique réalisés à 100 % 40 Annexe N°2 TABLEAU SYNTHETIQUES DES FORCES ET FAIBLESSES OBSERVEES LORS DE L'EVALUATION DES FORMATIONS SANITAIRES DES COMMUNAUTES N° Indicateur Libellé Forces Faiblesses I Indicateurs de processus et d'activités 1. Planification * Les DC ne choisissent pas les itinéraires qui pourraient leur alléger la tâche. * Beaucoup de villages sont enclavés. 2. Leadership * Les communautés connaissent les avantages et les limites (contre indications) du Mectizan et sont disposées à la prendre une fois par an pendant 10 à 15 ans. * Les leaders d’opinion ne prennent pas encore la responsabilité de distribuer le Mectizan (ne sont pas informés du faible taux de couverture thérapeutique de leurs communautés). * Les communautés s’organisent et s’impliquent dans la résolution des problèmes. 3. Monitorage / supervision * Les DC rendent convenablement compte au niveau CSI (envoi des rapports…). 4- Obtention et distribution du Mectizan 41 * Les DC vont s’approvisionner en Mectizan au niveau du CSI * Les DC ne savent pas et ne remplissent pas les fiches de distribution du Mectizan. * Le Mectizan est distribué gratuitement aux populations par les DC. * Les cahiers de Recensement/Traitement ne sont pas disponibles au niveau des DC. * En 2002, le recensement et la distribution ont été faits au cours de la même période. * Il y a eu rupture de stock du Mectizan en 2002. * Il y a un fort taux d’analphabétisme des communautés * Phénomène migratoire important. 5- Formation et ESPM * Les DC identifient les situations où les populations ont besoin d’information et apportent ces informations (refus de prise du Mectizan). * La communauté manque d’information sur le circuit de distribution du Mectizan. II Indicateurs des ressources 1-Financières * Le Gouvernement a pris en compte en 2002 la motivation des DC. * 4. Les communautés ne prennent pas de disposition pour faciliter des moyens financiers et matériels nécessaires à la mise en œuvre des activités de distribution du Mectizan (les DC se déplacent par leurs propres frais …). 42 2- Transport et autres ressources * Véhicules et motos en nombre suffisant et en état de fonctionnement * Moyens insuffisants pour l’entretien des véhicules et motos * Moyens de transport intégrés et entretenus sur le budget de l’État * Absence de carnets de bord * Véhicules et motos bien gérés de manière intégrée (ordres de mission disponibles) * Insuffisance de supports et matériels éducatifs 3- Humaines * Les DC sont disposés à poursuivre les activités de distribution malgré les difficultés et le bénévolat. * Il y a insuffisance des DC sur le terrain. * Les DC sont bien formés et qualifiés pour exécuter le travail de distribution du Mectizan (compter les comprimés, etc..). * Le recensement est mal fait par les DC. * Les DC sont dévoués. * Les DC sont prêts à continuer leur travail, et sont devenus des relais communautaires (PEV, Palu, etc…) III Indicateurs de couverture 1- Couverture * Couverture géographique 100 % * La proportion des villages ayant une couverture thérapeutique > ou = 65 % est faible. * Pas de feedback de distribution en terme de couverture géographique et thérapeutique. 43 Annexe N°3 N° Indicateur Libellé Forces Faiblesses I Indicateurs de processus et d'activités 1. Planification * Les DC ne choisissent pas les itinéraires qui pourraient leur alléger la tâche. * Beaucoup de villages sont enclavés. 2. Leadership * Les communautés connaissent les avantages et les limites (contre indications) du Mectizan et sont disposées à la prendre une fois par an pendant 10 à 15 ans. * Les leaders d’opinion ne prennent pas encore la responsabilité de distribuer le Mectizan (ne sont pas informés du faible taux de couverture thérapeutique de leurs communautés). * Les communautés s’organisent et s’impliquent dans la résolution des problèmes. 3. Monitorage / supervision * Les DC rendent convenablement compte au niveau CSI (envoi des rapports…). 4- Obtention et distribution du Mectizan * Les DC vont s’approvisionner en Mectizan au niveau du CSI * Les DC ne savent pas et ne remplissent pas les fiches de distribution du Mectizan. 44 * Le Mectizan est distribué gratuitement aux populations par les DC. * Les cahiers de Recensement/Traitement ne sont pas disponibles au niveau des DC. * En 2002, le recensement et la distribution ont été faits au cours de la même période. * Il y a eu rupture de stock du Mectizan en 2002. * Il y a un fort taux d’analphabétisme des communautés * Phénomène migratoire important. 5- Formation et ESPM * Les DC identifient les situations où les populations ont besoin d’information et apportent ces informations (refus de prise du Mectizan). * La communauté manque d’information sur le circuit de distribution du Mectizan. II Indicateurs des ressources 1-Financières * Le Gouvernement a pris en compte en 2002 la motivation des DC. * 4. Les communautés ne prennent pas de disposition pour faciliter des moyens financiers et matériels nécessaires à la mise en œuvre des activités de distribution du Mectizan (les DC se déplacent par leurs propres frais …). 2- Transport et autres ressources * Véhicules et motos en nombre suffisant et en état de fonctionnement * Moyens insuffisants pour l’entretien des véhicules et motos 45 * Moyens de transport intégrés et entretenus sur le budget de l’État * Absence de carnets de bord * Véhicules et motos bien gérés de manière intégrée (ordres de mission disponibles) * Insuffisance de supports et matériels éducatifs 3- Humaines * Les DC sont disposés à poursuivre les activités de distribution malgré les difficultés et le bénévolat. * Il y a insuffisance des DC sur le terrain. * Les DC sont bien formés et qualifiés pour exécuter le travail de distribution du Mectizan (compter les comprimés, etc..). * Le recensement est mal fait par les DC. * Les DC sont dévoués. * Les DC sont prêts à continuer leur travail, et sont devenus des relais communautaires (PEV, Palu, etc…) III Indicateurs de couverture 1- Couverture * Couverture géographique 100 % * La proportion des villages ayant une couverture thérapeutique > ou = 65 % est faible. * Pas de feedback de distribution en terme de couverture géographique et thérapeutique. 46 Annexe N°4 EVALUATION DU PROJET TIDC DE L’ADAMAOUA II COMPTE-RENDU DE LA VISITE PREPARATOIRE Du 14 au 16 avril 2003, la mission préparatoire de l'évaluation du Projet TIDC d’ADAMAOUA II s’est rendue dans les Districts de Santé de TIGNERE (NORD– OUEST de la Province), BANYO (SUD–OUEST) et MEIGANGA (SUD). Le but cette mission était d’échantillonner les sites à visiter et de planifier tous les détails pratiques. MEMBRES DE L'EQUIPE : 1- Dr François BANYOMBO, Précurseur 2- M. Patrice NKWELLE, PA IEF 3- M. Marius ONGUENE, Chauffeur RESULTATS Dans le souci de minimiser les risques de biais dans la collecte et l'analyse des données, nous n'avons pas pris en compte le District de Bankim parce qu'il se développe dans ce site une co-endémicité ONCHOCERCOSE – LOASE. Par ailleurs, le District de MEIGANGA a été retenu pour faire l'objet d'évaluation à mi-parcours car il ne fonctionne que depuis 2 ans. Outre les critères recommandés pour la détermination de l'échantillonnage, nous avons également retenu le critère "densité de la population" par souci de représentativité. 47 Les sites suivants ont été retenus : DISTRICTS AIRES DE SANTE VILLAGES/COMMUNAUTES TIGNERE - 160 Km - 69 % Garbaya – Yelwa - 67 % - Hyper- Endémicité - 36 Km de Tignère Garbaya – Yelwa (70 %, 33 Km) Wouldé (66 %, 40 Km) Garbaya Djiré (55 %, 25 Km) Libong - 75 % - Meso- Endémicité - 55 Km de Tignère Libong II (74 %, 60 Km) Karédjé (81 %, 49 Km) Camp SODEPA (69 %, 55 Km) BANYO - 500 Km - 60 % Mayo - Darlé - 48 % - Hyper- Endémicité - 57 Km de Banyo Horé-Mayo (57 %, 7 Km) Ribao (65 %, 20 Km) Mayo Djinag (62 %, 12 Km) Mbamti – Katarko - 75 % - Méso- Endémicité - 35 Km Banyo Labaré II (52 %, 20 Km) Makam (78 %, 30 Km) Mbamti Katarko (70 %, 30 Km) MEIGANGA - 160 Km - 66 % Beka -Guiwang - 62 % - Hyper- Endémicité - 70 Km de Meiganga Béka- Guiwang (62 %, 0 Km) Komboul (62 %, 35 Km) Mbalé (62 %, 7 Km) Gunbela - 84 % - Méso- Endémicité - 25 Km Meiganga Horé Koni (128 %, 42 Km) Garga (79 %, 5 Km) Gunbela (66 %, 0 Km) 48 CALENDRIER DES EVALUATIONS 4. TIGNERE Lundi 21 : - Interview Equipe Cadre - Visite de courtoisie - Interview Equipe cadre Mardi 22 : - SODEPA - Libong II - Karedjé Mercredi 23 : - Garbaya – Yelwa - Wouldé - Garbaya - Djiré Equipe N° 1 : - Dr BISSECK - M. GONDA - M. NOUHOU ALIM 5. BANYO Lundi 21 : - Interview Equipe Cadre - Visite de courtoisie - Interview Equipe cadre - Horé Mayo Mardi 22 : - Ribao - Mayo Djinga Mercredi 23 : - Makam - Mbamti Katarko - Labaré Equipe N° 3 : - Dr BANYOMBO - M. NALIKE - M. NKWELLE 6. MEIGANGA Lundi 21 : - Interview Equipe Cadre - Visite de courtoisie - Interview Equipe cadre Mardi 22 : - Komboul - Beka Guiwang - Mbalé Mercredi 23 : - Horé-Kori - Garga - Gunbela Equipe N° 2 : - Dr NGIMA - Dr GABA - M. DJOULE Il faut préciser que, de manière générale, les sites retenus sont accessibles ou moyennement accessibles. Dans ce dernier cas, les membres de l'équipe seront obligés de parcourir de petites distances à pied. Des directives ont été données aux principaux responsables des Districts pour la préparation matérielle de l'évaluation en cours. La mission s'est déroulée dans de bonnes conditions. Fait à Ngaoundéré, le 17 Avril 2003 Le Précurseur Dr BANYOMBO 49 Annexe N°6 MOTS DE MONSIEUR LE DELEGUE PROVINCIAL DE LA SANTE PUBLIQUE DE L'ADAMAOUA Le programme APOC prendra effectivement fin en Novembre 2003. Seul le District de Santé de Tignère sera au 5ème cycle de traitement. Ceux de Bankim et Meiganga seront à leur 3ème cycle. Il est à souligner que les Districts de Santé de Bankim et Meiganga viennent de bénéficier d'une évaluation à mi-parcours. Dans l'ensemble, cette évaluation nous a permis d'avoir une vue globale sur les forces et faiblesses du Programme. Ainsi, au moment où APOC s'apprête à se retirer nos perspectives d'avenir à cours terme sont donc : 1. L'élaboration d'un plan de durabilité réaliste avant Novembre 2003 impliquant les Aires de Santé et les districts. 2. L'amélioration les compétences du personnel sur la REOOSSP. 3. Le renforcement de la Mobilisation/Sensibilisation par la mise en place des supports d'IEC (Affiches, posters, dépliants …). 4. L'élaboration d'un plan d'amortissement des équipement et matériels roulants. 5. L'identification des ressources éventuelles de financement local (Association, ONG, hommes d'Affaires). 6. L'organisation des réunions de revue périodique avec les ECD élargies aux structures de dialogue. 7. L'organisation d'une recherche opérationnelle : impact de la scolarisation sur la couverture thérapeutique. 50 Annexe N°7 PROGRAMME ATELIER DE RESTITUTION/PLANIFICATION NIVEAU DISTRICT DE SANTE Date : 24/04/03 HEURES ACTIVITES FACILITATEURS 8h 00 – 8h 30 Arrivée et inscription des Participants 8h 30 – 8h 45 Cérémonies d'ouverture M. Nkwelle, Dr Bisseck, Dr Vola 8h 45 – 9h 00 Présentation des Participants 9h 00 – 9h 10 Objectifs de l'atelier et notion de durabilité Dr Bisseck 9h 10 – 9h 15 Historique de durabilité Dr Bisseck 9h 15 – 9h 20 Méthodologie de l'évaluation Dr Banyombo 9h 20 – 10h 20 Présentation des principaux résultats : • Niveau Communautaire • Niveau Formation Sanitaire • Niveau District de Santé Equipe 1 Equipe 2 Equipe 3 10h 20 – 10h 50 PAUSE CAFE 10h 50 – 11h 00 Remplissage du questionnaire M. Gonda 11h 00 – 11h 15 Travaux de groupe 11h 15 – 11h 45 Restitution des travaux de groupe en plénière 11h 45 – 12h 00 PAUSE 12h 00 – 13h 00 Planification de la durabilité Dr Gaba 13h 00 – 13h 30 Restitution des travaux de groupe en plénière 13h 30 – 14h 00 Perspectives d'avenir M. Nkwelle 14h 05 Informations administratives et Clôture 51 Annexe N°8 PROGRAMME ATELIER DE RESTITUTION/PLANIFICATION NIVEAU PROVINCIAL/PROJET Date : 26/04/03 HEURES ACTIVITES FACILITATEURS 14h 00 – 14h 30 Pause café 14h 30 – 14h 45 Cérémonies d'ouverture M. le DPSP/Ad 14h 45 – 15h 00 Présentation du Programme de l'atelier et questions administratives Dr Nguima 15h 00 – 15h 10 Objectifs de l'atelier et notion de durabilité Dr Bisseck 15h 10 – 15h 15 Historique de durabilité Dr Bisseck 15h 15 –15h 20 Méthodologie de l'évaluation Dr Banyombo 15h 20 – 15h 50 Présentation des principaux résultats : • Niveau Communautaire • Niveau Formation Sanitaire • Niveau District de Santé Dr Nguima M. Nalike Dr Banyombo 15h 50 – 16h 20 Plénière M. Gonda 16h 20 – 16h 30 Planification de la durabilité Dr Gaba 16h 30 – 17h 30 Travaux de groupe 17h 30 – 17h 40 Perspectives d'avenir Nkwelle/DPSP 17h 40 – 17h 50 Informations administratives et Clôture 52 Annexe N°9 : Liste des documents consultés lors de l’évaluation : - Document d’évaluation des activités PNLO 2002 au niveau du district. - Document montrant la tendance évolutive de la distribution de 1996 à 2002 - Document concernant le financement de l’état du Cameroun exercice 2003 - Document de politique nationale de lutte contre l’onchocercose - Rapport technique de la 4ème année 2002 du projet Adamaoua II - Carnets de bord des véhicules APOC du projet Adamaoua II - Ordres de missions fournis aux chauffeurs par le DPSP - Ordres de missions fournis par le projet aux chauffeurs - Rapport technique du REA dans le district de santé de Meiganga - Document de stratégie sectorielle de la santé 2003-2007 - Statistiques de la distribution du Mectizan dans l’Adamaoua 2002 - Fiche d’entretien annuelle des véhicules APOC de l’Adamaoua - Documents de planification des activités TIDC à tous les niveaux dans la province de l’Adamaoua (province, district, CSI) - Budget de la réunion de planification des activités du TIDC à tous les niveaux dans la province de l’Adamaoua 2003 - Budget des médicaments pour la prise en charge des effets secondaires graves (appui médicaments) dans l’Adamaoua 2003 - Budget suivi/évaluation des activités du TIDC pour le niveau provincial et intermédiaire dans l’Adamaoua 2003 - Budget supervision des équipes cadres des districts de santé à la prise en charge des effets secondaires graves dans l’Adamaoua 2003 - Fiche de supervision des activités du TIDC niveau provincial - Rapports des visites de supervision du niveau provincial et district - Rapport financiers des formations - Rapports des formations au niveau district et provincial - Cahiers de traitement des DC - Fiches de commandes du Mectizan au niveau provincial - Fiches de livraison du Mectizan au niveau district.
Всемирная организация здравоохранения (ВОЗ / WHO) · Technical Documents
Rapport de la mission d’évaluation de la durabilité du projet TIDC Adamaoua 2 - Cameroun : du 15 au 30 avril 2003
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