APPUI AUX PAYS POUR LE RENFORCEMENT DES CAPACITÉS DE SANTÉ PUBLIQUE REQUISES EN VERTU DU RÈGLEMENT SANITAIRE INTERNATIONAL (2005) Département Capacités mondiales, alerte et action
BUREAU OMS DE LYON
OMS LYON
RAPPORT D’ACTIVITÉ
Janvier 2015 — Septembre 2016
© Organisation mondiale de la Santé 2016 Tous droits réservés.
WHO/HSE/GCR/LYO/2016.17
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BUREAU OMS DE LYON
OMS LYON
RAPPORT D’ACTIVITÉ
Janvier 2015 — Septembre 2016
ACRONYMES AFRO Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique AIEA Agence internationale de l’énergie atomique AMRO/OPS Bureau régional de l’OMS pour les Amériques/Organisation panaméricaine de la Santé EMRO Bureau régional de l’OMS pour la Méditerranée orientale EURO Bureau régional de l’OMS pour l’Europe FAO Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture IMO Organisation maritime internationale OACI Organisation de l’aviation civile internationale OIE Organisation mondiale de la santé animale OIT Organisation internationale du Travail OMM Organisation météorologique mondiale OMT Organisation mondiale du Tourisme ONU-Habitat Programme des Nations Unies pour les établissements humains PAM Programme alimentaire mondial PNUE Programme des Nations Unies pour l’environnement RSI (2005) Règlement sanitaire international (2005) SEARO Bureau régional de l’OMS pour l’Asie du Sud-Est UNESCO Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture UNFPA Fonds des Nations Unies pour la Population UNICEF Fonds des Nations Unies pour l’Enfance UNOPS Bureau des services d’appui aux projets des Nations Unies WPRO Bureau régional de l’OMS pour le Pacifique occidental
2 Département Capacités mondiales, alerte et action
TABLE DES MATIÈRES 5. 7. 13. 19. 20. 24. 27. AVANT-PROPOS LE BUREAU OMS DE LYON TEMPS FORTS DES ÉQUIPES TECHNIQUES : JANVIER 2015 – SEPTEMBRE 2016 I. CAPACITÉS DE SURVEILLANCE NOTAMMENT ALERTE PRÉCOCE ET DÉTECTION RAPIDE EN LABORATOIRE 1. Renforcement des laboratoires et gestion des risques biologiques 2. Appui à la surveillance nationale II. PROTECTION DE LA SANTÉ PUBLIQUE EN MATIÈRE DE VOYAGES, DE TOURISME ET DE TRANSPORTS, ET RENFORCEMENT DES CAPACITÉS DANS LES PORTS, AÉROPORTS ET POSTES-FRONTIÈRES III. SOUTIEN POUR LE DEVELOPPEMENT DES COMPETENCES DU PERSONNEL DANS LE DOMAINE DE LA SECURITE SANITAIRE ET L’APPLICATION DU RSI Solutions d’apprentissage et soutien à la formation PUBLICATIONS ET OUTILS DE RÉFÉRENCE PERSPECTIVES
33. 34. 39. 43.
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AVANT-PROPOS
L
es récentes épidémies de maladies à virus Ebola, de fièvre jaune et à virus Zika ont souligné la nécessité d’accélérer l’acquisition par les pays des capacités de santé publique essentielles qui sont requises afin de pouvoir prévenir, détecter et agir face à une gamme toujours plus large de risques infectieux et non infectieux. En 2015, le fait qu’un tiers seulement des pays répondaient aux exigences prévues par le Règlement sanitaire international (2005) a suscité une dynamique et un engagement politiques sans précédent au niveau mondial pour aider les pays à se conformer à ces exigences et rappelé le rôle de chef de file de l’OMS en matière de renforcement de la sécurité sanitaire mondiale.
La France, l’Union européenne et l’OMS ont accueilli la Conférence de haut niveau sur la sécurité sanitaire internationale : solutions pour contribuer au renforcement des capacités des pays dans le cadre du Règlement sanitaire international (2005), à Lyon (France), les 22 et 23 mars 2016. Les 200 participants représentant de nombreux pays autour du monde ont reconnu à l’unanimité la nature intersectorielle et transversale de la sécurité sanitaire et la nécessité d’avoir du personnel qualifié. Dans sa déclaration de clôture, le président François Hollande a souligné l’engagement de la France dans l’appui des activités de l’OMS notamment celles visant à détecter, prévenir et agir face aux urgences de santé publique et en particulier dans le travail du Bureau OMS de Lyon, dont la mission consiste à fournir aide et conseils aux pays afin qu’ils mettent sur pied des systèmes nationaux de santé publique plus efficaces. Comme le déclare le Communiqué de Kobe publié lors de la réunion des ministres de la Santé du G7, les 11-12 septembre 2016, « les principales capacités prévues par le RSI(2005) sont un élément essentiel du renforcement des systèmes de santé, et nous continuons à soutenir les pays et à responsabiliser les communautés qui en ont besoin en renforçant leurs programmes nationaux de santé publique, notamment en abordant les principales capacités requises par le RSI et en assurant des dispositifs régionaux optimaux et la création de synergies sur des structures déjà existantes, telles que le département OMS Capacités mondiales, alerte et action et son bureau de Lyon et avec d’autres initiatives pertinentes en matière de santé mondiale, telles que le Programme pour la sécurité sanitaire mondiale et l’Alliance pour les évaluations des pays concernant la sécurité sanitaire mondiale et l’application du RSI. » Dans ce contexte mondial, le Bureau OMS de Lyon constitue un élément essentiel du nouveau Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire, en particulier de son département Préparation aux situations d’urgence dans les pays & Règlement sanitaire international.
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LE BUREAU OMS DE LYON
Rapport d’activité 2013
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Le Bureau OMS de Lyon
LE BUREAU OMS DE LYON: Le pôle principal du Siège de l’OMS pour l’appui technique aux pays afin de renforcer leurs capacités intersectorielles et transversales et fournir un enseignement unique dans le domaine de la sécurité sanitaire et du RSI (2005). En février 2001, une vision partagée entre l’ancien premier ministre français Mr Raymond Barre et la Directrice Générale de l’OMS, Dr Gro Harlem Bruntland a abouti à la création d’un bureau OMS à Lyon, faisant partie du siège de l’OMS, et chargé de l’appui aux pays en développement dans les domaines du renforcement de la surveillance et des capacités de détection lors des flambées de maladies infectieuses. La Métropole de Lyon a été choisie pour héberger le Bureau, du fait de sa proximité géographique avec Genève et de sa stratégie scientifique, institutionnelle et dans le domaine du développement industriel. Lyon est en effet reconnue comme un lieu de regroupement international dans le domaine des sciences de la vie et de la santé et un centre pour la recherche et l’enseignement de haut niveau. Depuis sa création en 2001, de nombreux partenaires donateurs et organismes de coopération internationaux ont rejoint cet effort pour soutenir les activités de l’OMS menées au Bureau de Lyon et ciblant tous les États Parties au Règlement Sanitaire International (RSI) autour du monde, avec une priorité pour les pays hautement vulnérables et à faibles ressources. De 2010 à 2016, le Bureau OMS de Lyon a fait partie du département Capacités mondiales, alerte et action (GCR), qui appartient lui-même au Groupe chargé de la sécurité sanitaire au Siège de l’OMS, et dont le mandat consiste à rassembler les États Parties au Règlement sanitaire international (2005), des parties prenantes multisectorielles et des partenaires financiers pour aider les pays à développer des capacités plus solides afin de se conformer aux exigences du RSI (2005). Le Bureau OMS de Lyon est devenu un centre de référence largement reconnu par les Bureaux régionaux OMS et les partenaires internationaux pour renforcer la prévention, la détection et l’action des pays face aux urgences de santé publique. Au sein de l’OMS, le Bureau de Lyon travaille étroitement avec d’autres départements et unités du Siège, les six Bureaux régionaux, et les représentations de l’OMS dans plus de 150 pays. Le Bureau de Lyon comprend un groupe de 25 membres du personnel représentant 10 nationalités.
En février 2015, avec l’appui de la Métropole de Lyon, le Bureau OMS de Lyon a déménagé dans de nouveaux locaux au cœur du Biodistrict Lyon-Gerland, un périmètre qui regroupe un grand nombre de leaders mondiaux des universités, de la recherche et du développement dans le domaine des sciences de la vie. C’est également le district où se trouve le laboratoire français de confinement de haut niveau. Les quatre équipes techniques du Bureau de Lyon couvrent les capacités cruciales qui font souvent défaut dans les pays les plus vulnérables, comme suit :
soutient les États Parties au RSI pour le renforcement de leurs capacités, de la sûreté biologique et de la qualité dans les laboratoires.
2. Encourager le travail intersectoriel en matière de voyages, de tourisme et de transport avec le soutien des capacités aux points d’entrée. Unique au sein de l’organisation, l’équipe chargée des ports, aéroports et postes-frontières sert d’interface pour l’OMS dans un large éventail d’opérations et d’échange d’informations avec les partenaires issus d’autres secteurs, notamment l’Agence internationale 1. Capacités de surveillance, notamment alerte précoce de l’énergie atomique (AIEA), l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), l’Organisation maritime et détection rapide en laboratoire. a. Soutien à la surveillance nationale : cette équipe tra- internationale (IMO), l’Organisation mondiale du touvaille de manière transversale à travers l’OMS et risme (OMT) pour les Nations Unies sans oublier l’Assoappuie les bureaux régionaux et de pays pour le ren- ciation internationale du transport aérien (IATA) pour forcement de la surveillance épidémiologique au sein l’industrie du voyage. L’équipe joue un rôle central dans le renforcement des capacités de surveillance et d’action des systèmes de santé nationaux. b. Renforcement des laboratoires et gestion des risques dans les ports, aéroports et postes-frontières, dans la biologiques : il s’agit de la seule équipe OMS qui offre supervision de la délivrance des documents officiels en un appui transversal par le biais d’une approche sys- vertu du RSI (2005), tels que les certificats sanitaires de témique et intégrée des activités de laboratoire. Elle navire, la promotion de meilleures pratiques et la mise
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Le Bureau OMS de Lyon
en place de réseaux pour la préparation aux situations de ses partenaires dans son objectif de renforcement d’urgence à destination des opérateurs de voyage, de des capacités des pays et d’une meilleure préparation de la communauté internationale en matière de voyages, tourisme et de transport. tourisme et transport afin de répondre aux flambées 3. Soutenir le développement des compétences des per- épidémiques et autres urgences sanitaires. Le Bureau de Lyon contribue également à l’élaborasonnels de santé des États Membres sur la sécurité sanition et à la mise en œuvre de l’outil de suivi et d’évataire et l’application du RSI. Riche d’une expertise de longue date en matière de luation du RSI (2005). Ce nouveau cadre de suivi et conception pédagogique et d’enseignement à distance, d’évaluation pour les principales capacités associe des l’équipe chargée des solutions d’apprentissage et d’ap- approches qualitatives et quantitatives impliquant, sur pui à la formation travaille de manière transversale une base volontaire, une expertise externe pour évaluer à travers l’OMS et soutient les bureaux régionaux et les capacités réelles des pays. De nombreux gouvernenationaux avec la conception de programmes et d’ap- ments, organismes de développement, et partenaires plications ciblés sur une large gamme de disciplines privés ont exprimé un vif intérêt pour le soutien à l’élatechniques contribuant à la sécurité sanitaire – forma- boration ou au renforcement de plans d’action natiotion des équipes nationales d’intervention rapide, col- naux visant à combler les lacunes relevées et améliorer laboration intersectorielle à l’interface homme-animal, la préparation des pays aux situations d’urgence sanidiagnostics en laboratoire, surveillance, application taire. Le Bureau de Lyon œuvre afin que ces lacunes, du RSI aux points d’entrée, communication du risque, identifiées grâce à l’évaluation externe et reflétées dans santé au travail – par le biais d’approches d’apprentis- les plans d’action nationaux, soient rapidement traitées, sage mixtes, notamment des cours en présentiel, la en particulier dans les pays hautement vulnérables. conception d’outils en ligne et d’exercices de simulation. La combinaison de l’expertise intersectorielle et trans- Ce rapport présente certains temps forts des activités du versale réunie au Bureau de Lyon demeure un élément Bureau OMS de Lyon de janvier 2015 à septembre 2016. fondamental pour la conduite des activités de l’OMS et
LES BUREAUX DE L’OMS DANS LE MONDE 01 RÉGION AFRICAINE Bureau de la zone
02 RÉGION DES AMÉRIQUES Bureau de la zone
03 RÉGION DE L’ASIE DU SUD-EST Bureau de la zone
04 RÉGION EUROPÉENNE Bureau de la zone
05 RÉGION DE LA MÉDITERRANÉE ORIENTALE Bureau de la zone
06 RÉGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL Bureau de la zone
BRAZZAVILLE
WASHINGTON DC NEW DELHI
COPENHAGUE
LE CAIRE
MANILLE
04. COPENHAGUE HQ 02. WASHINGTON DC 05. LE CAIRE 03. NEW DELHI 06. MANILLE
01. BRAZZAVILLE
HQ SIÈGE
BUREAUX DES PAYS
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Le Bureau OMS de Lyon
L’ENVIRONNEMENT GLOBAL DU BUREAU OMS DE LYON : des partenariats et initiatives stratégiques de l’OMS visant à soutenir le développement des capacités au niveau des pays pour la sécurité sanitaire mondiale LE RÈGLEMENT SANITAIRE INTERNATIONAL (2005) Le Règlement sanitaire international, ou RSI (2005), représente un accord entre 196 pays comprenant l’ensemble des États Membres de l’OMS pour une collaboration dans le domaine de la sécurité sanitaire mondiale. Par le biais du RSI, les pays sont convenus de développer leurs capacités afin de détecter, évaluer et déclarer les événements de santé publique. L’OMS joue le rôle de coordination en matière de RSI et, avec ses partenaires, aide les pays à développer ces capacités. Le RSI prévoit également des mesures spécifiques pour les ports, aéroports et postes-frontières visant à limiter la propagation des risques sanitaires aux pays voisins, et éviter les restrictions non justifiées aux voyages et au commerce afin que le trafic et les échanges commerciaux soient affectés au minimum. À la suite de l’épidémie sans précédent d’Ebola en Afrique de l’Ouest, de 2013 à 2016, de nombreux études portant sur le travail de l’OMS dans le domaine de la santé et des situations d’urgence humanitaire et sur le rôle du RSI ont été menées. Un Plan mondial OMS pour la mise en œuvre des recommandations du Comité d’examen sur le rôle du Règlement sanitaire international (2005) au cours de la flambée d’Ebola et de la réponse à cette dernière sera présenté à l’Assemblée mondiale de la Santé en 2017. Ce plan constituera un cadre essentiel pour le travail du département Préparation aux situations d’urgence dans les pays & RSI, notamment le Bureau de Lyon. médicaments et vaccins essentiels qui soient sûrs, efficaces, de qualité et à un prix abordable. Des systèmes de santé renforcés et résilients sont au centre, et dépendent de la sécurité sanitaire. L’effort vers la couverture sanitaire universelle et les travaux liés à la sécurité sanitaire se renforcent mutuellement et apportent la durabilité et l’efficacité aux activités de préparation dans les pays, tout en évitant la création d’un silo vertical en matière de sécurité sanitaire. Des systèmes de santé solides, orientés vers les soins primaires, sont essentiels à la sécurité sanitaire tandis qu’à son tour une meilleure sécurité sanitaire renforce les systèmes de santé. Les domaines clés pour un travail conjoint sont notamment la prévention et la lutte contre les infections, l’engagement communautaire, le développement des personnels de santé, la capacité de diagnostic, la planification du redressement, etc.
LE CADRE DE PRÉPARATION EN CAS DE GRIPPE PANDÉMIQUE (PIP) Le Cadre PIP rassemble les États Membres, l’industrie, d’autres intervenants et l’OMS pour la mise en œuvre d’une approche mondiale de la préparation et de l’action en cas de grippe pandémique. Ses principaux objectifs comprennent notamment l’amélioration et le renforcement du partage des virus grippaux susceptibles de donner lieu à une pandémie humaine ; et un meilleur accès des pays en développement aux vaccins et autres fournitures liées aux pandémies. Le Cadre a été élaboré par les États Membres de l’OMS. Il est entré en vigueur le 24 mai 2011 lors de son adoption à l’unanimité par la SoixanteQuatrième Assemblée mondiale de la Santé.
L’INITIATIVE POUR UNE COUVERTURE SANITAIRE UNIVERSELLE D’ICI À 2030
Les objectifs des Nations Unies pour un développeL’ÉVALUATION DES PERFORMANCES ment durable, auxquels tous les États Membres ont DES SERVICES VÉTÉRINAIRES (PVS) souscrit, s’efforcent de réaliser une couverture sanitaire universelle à l’horizon 2030. Cela comprend la Le Processus PVS de l’OIE est un programme mondial protection du risque financier, l’accès à des services en faveur de l’amélioration durable de la conformité des essentiels de santé de qualité et l’accès pour tous à des services vétérinaires nationaux aux normes de l’OIE sur
LE PROCESSUS DE L’OIE POUR
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Le Bureau OMS de Lyon
la qualité de ces services. Il s’agit d’une base importante pour l’amélioration de la santé animale et de la santé publique et pour une meilleure application des normes de l’accord SPS aux niveaux national, régional, et international. Le PVS est au centre des travaux à l’interface homme-animal, un élément majeur de l’approche « Une seule santé ».
LE PROGRAMME POUR LA SÉCURITÉ SANITAIRE MONDIALE (GHSA) Le GHSA a été lancé en février 2014 ; il s’agit d’un partenariat croissant, de près de 50 nations, organisations internationales, et parties prenantes non gouvernementales destiné à aider à renforcer la capacité des pays à contribuer à créer un monde sûr et sécurisé face aux menaces que posent les maladies infectieuses et élever la sécurité sanitaire au rang de priorité nationale et mondiale.
LE PLAN D’ACTION DES NATIONS UNIES POUR LA RÉDUCTION DES RISQUES DE CATASTROPHE AUX FINS DU RENFORCEMENT DE LA RÉSILIENCE (UNISDR) L’UNISDR est le point focal du système des Nations Unies pour la coordination de la réduction des catastrophes et assure une synergie parmi les activités liées cette thématique menées par le système des Nations Unies et les organisations régionales. Par le biais des engagements définis dans le Plan d’action des Nations Unies, 13 organisations des Nations Unies, FAO, PNUD, PNUE, UNFPA, ONU-Habitat, UNICEF, UNOPS, PAM, OMM, OMS, UNESCO, VNU et la Banque mondiale ont priorisé la réduction des risques de catastrophe (RRC) dans le cadre de leurs plans de travail stratégiques 2014-2017.
LE PORTAIL POUR LES PARTENARIATS STRATÉGIQUES (SPP) Le SPP est un portail web pour le partage d’informations demandé par les États Membres et conçu pour améliorer la communication entre pays, donateurs et partenaires et l’OMS relative à l’appui financier et technique offert aux pays. Il s’agit d’un outil interactif basé sur le web, qui vise à suivre et à cartographier toutes les contributions des donateurs et des partenaires financiers, techniques, en nature pour faciliter l’alignement des activités menées dans les pays et révéler des possibilités de collaboration. Le SPP est un portail unique pour faciliter le partage d’informations au sujet des activités et des investissements présents et futurs pour permettre une approche plus cohérente et mieux coordonnée et des décisions en matière d’investissements mieux informées. Le site web du SPP est le suivant : SPP website: www.who.int/ihr/information_partnerships/en/
LE CADRE DE SENDAI POUR LA RÉDUCTION DES RISQUES DE CATASTROPHE 2015-2030 Le Cadre de Sendai est un accord volontaire, non contraignant, qui reconnaît que l’État joue un rôle majeur s’agissant de réduire le risque de catastrophe mais que la responsabilité devrait être partagée avec d’autres parties prenantes, notamment le gouvernement local, le secteur privé et d’autres intervenants. Il a pour objectif la réduction substantielle des pertes et des risques liés aux catastrophes en termes de vies humaines, d’atteinte aux moyens de subsistance et à la santé des personnes, et d’atteinte aux biens économiques, physiques, sociaux, culturels et environnementaux des personnes, des entreprises, des collectivités et des pays.
LE CADRE STRATÉGIQUE POUR LA PRÉPARATION AUX SITUATIONS D’URGENCE
Le Cadre stratégique pour la préparation aux situations d’urgence a été présenté lors de la réunion de haut niveau sur la Promotion de la sécurité sanitaire mondiale : des engagements à l’action, qui s’est tenue à Bali (Indonésie), les 27-29 juin 2016. Organisée conjointement par l’OMS et le Gouvernement indonésien, la réunion a rassemblé 250 participants et observateurs issus www.unisdr.org/we/coordinate/sendai-framework de 52 pays et 28 organisations engagées à contribuer activement à la sécurité sanitaire mondiale. Plusieurs manifestations parallèles ont également eu lieu, en parLE CADRE DÉTAILLÉ POUR LA ticulier une réunion du Groupe de la Banque mondiale SÉCURITÉ DES HÔPITAUX (OMS) sur le financement durable pour la préparation aux Les établissements de santé, en particulier les hôpitaux, situations d’urgence, une réunion de l’Alliance pour sont des atouts essentiels pour les communautés, à la l’évaluation externe conjointe ( JEE) des capacités des fois de manière courante et en réponse aux situations pays et une réunion sur les zoonoses convoquée par le d’urgence, aux catastrophes et autres crises. Et pourtant Gouvernement indonésien. les hôpitaux et les agents de santé sont souvent parmi les principales victimes des situations d’urgence, avec pour résultat le fait que les services de santé ne peuvent pas être dispensés aux communautés affectées lorsqu’elles en ont le plus besoin. Le Cadre détaillé pour la sécurité des hôpitaux présente une approche structurée pour les actions visant à renforcer la sûreté et l’état de préparation des hôpitaux et des établissements de santé pour tous les types de risques.
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Le Bureau OMS de Lyon
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TEMPS FORTS DES ÉQUIPES TECHNIQUES JANVIER 2015 — SEPTEMBRE 2016
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TEMPS FORTS DES ÉQUIPES TECHNIQUES
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REMERCIEMENTS Le soutien des partenaires financiers et techniques du Bureau est crucial pour le succès de ses activités, menées partout dans le monde, dans le but d’aider les pays à renforcer leurs systèmes de santé publique. L’OMS est très reconnaissante du soutien financier en faveur des activités du Bureau OMS de Lyon fourni, au fil des années, par de nombreux partenaires techniques et institutionnels : élaboration de publications techniques, directives, établissement de réseaux et outils pour le développement des ressources humaines concernant le renforcement des principales capacités. Gouvernements et leurs agences : · le Gouvernement allemand, · le Gouvernement brésilien, · le Gouvernement canadien, · le Gouvernement des États-Unis, · le Gouvernement de la Fédération de Russie, · le Gouvernement français, · le Gouvernement japonais, · le Gouvernement néerlandais, · le Gouvernement du Royaume-Uni, · l’Union européenne. Autorités françaises : · la Métropole de Lyon, · la Région Auvergne-Rhône-Alpes, · le Département du Rhône. Autres parties prenantes : · la Fondation Bill et Melinda Gates, · la Fondation Mérieux, · l’Institut Pasteur.
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TEMPS FORTS DES ÉQUIPES TECHNIQUES
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FAITS MARQUANTS
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JANVIER 2015
JUIN 2015
NOVEMBRE 2015
Lancement de la Plateforme d’apprentissage sur la sécurité sanitaire • voir page 34 JANVIER 2015
Inauguration des nouveaux locaux du Bureau OMS de Lyon au coeur du Biodistrict Lyon-Gerland, France • voir page 8
Renforcement des laboratoires de santé pour réduire les risques biologiques potentiels, exercices de simulation, Kazakhstan • voir page 22
Publication du guide, Coordination de la surveillance épidémiologique entre les points d’entrée et les systèmes nationaux desurveillance, principes et propositions pour la renforcer • voir page 25
JUILLET 2015
Réunion du Réseau international de ports, aéroports et postes frontières —PAGNet— sur le renforcement des capacités de santé publique pour les ports et les expéditions, Lisbonne, Portugal • voir page 31 DECEMBRE 2015-JANVIER 2016
Publication de l’Outil de mise en oeuvre par étape du système de gestion de la qualité en laboratoire en français, russe et turque • voir page 21
AVRIL 2015
Symposium mondial sur l’amélioration de la préparation aux urgences sanitaires dans le domaine de l’aviation, organisé conjointement par l’OACI et l’OMS, Montréal, Canada • voir page 29
OCTOBRE 2015
Programme de formations nationales d’intervention rapide (eProtect) destiné aux équipes nationales dans la Région OMS de l’Afrique • voir page 33
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TEMPS FORTS DES ÉQUIPES TECHNIQUES
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FAITS MARQUANTS JANVIER 2015 — SEPTEMBRE 2016 MARS 2016 JUILLET 2016
Conférence haut niveau sur la sécurité sanitaire internationale : solutions pour contribuer au renforcement des capacités dans le cadre du Règlement sanitaire international (2005), co-organisée par le Gouvernement français, la Commission Européenne et l’OMS, Lyon, France • voir page 5
Exercices de simulation en laboratoire, Afrique • voir page 21
AVRIL 2016
Consultation technique sur l’élaboration de politiques nationales sur les laboratoires de santé, Lyon • voir page 20 SEPTEMBRE 2016
Formation destinée aux équipes nationales d’intervention rapide, Région de l’OMS pour la Méditerranée orientale • voir page 37 MARS 2016
Consultation technique sur l’alerte précoce et réponse, Lyon, France • voir page 24
MAI 2016
Lancement de Argus, application électronique qui facilite la collecte, l’analyse analyse et la transmission des données de surveillance au sein de systèmes de santé • voir page 25
MARS, AVRIL, MAI 2016
Formations spécifiques destinées à renforcer la préparation face à la maladie à virus d’Ebola aux ports, aéroports et postes frontières • voir page 25
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TEMPS FORTS DES ÉQUIPES TECHNIQUES
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CAPACITES DE SURVEILLANCE NOTAMMENT ALERTE PRÉCOCE ET DÉTECTION RAPIDE EN LABORATOIRE
I
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TEMPS FORTS DES ÉQUIPES TECHNIQUES
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1. RENFORCEMENT DES LABORATOIRES ET GESTION DES RISQUES BIOLOGIQUES Les services de laboratoire sont essentiels pour identifier et confirmer les agents impliqués dans les événements de santé publique importants, notamment ceux qui peuvent provoquer des urgences de santé publique de portée internationale (USPPI). Pour répondre aux exigences du RSI, chaque État Partie doit avoir accès à des services de laboratoire, sur le plan domestique ou sur le plan international. Un accès rapide aux services de laboratoire doit s’appuyer sur une collecte d’échantillons et des systèmes de transport adéquats. De solides mesures de gestion des risques biologiques en laboratoire et des systèmes de qualité dans les laboratoires doivent faire en sorte que les laboratoires communiquent des résultats d’une manière sûre, sécurisée, rapide et fiable.
POLITIQUES DE LABORATOIRE ET PLANS STRATÉGIQUES NATIONAUX De nombreux pays à ressources limitées ont de faibles systèmes de laboratoire, et la supervision des laboratoires est souvent fragmentaire. En outre, l’accent mis sur des programmes spécifiques aux maladies, qui tous utilisent des laboratoires, a détourné l’attention du fait de traiter les laboratoires comme un élément du système global de santé. Pour répondre à ces défis, une Consultation technique sur l’élaboration de politiques nationales sur les laboratoires de santé s’est tenue au Bureau OMS de Lyon (France) les 26-28 avril 2016. Des experts ont partagé leurs expériences et identifié les points forts, les faiblesses, les opportunités et les menaces concernant l’élaboration de politiques de laboratoire et de plans stratégiques nationaux, et proposé des recommandations de haut niveau pour : soutenir les pays à ressources limitées dans l’élaboration de politiques de laboratoire et plans stratégiques nationaux, tels qu’un guide pratique OMS pour le développement de politiques de laboratoire, et la création d’un répertoire d’informations, et l’appui aux pays pour la mobilisation de ressources et l’encouragement de la collaboration avec des partenaires, tels que l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) et l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) dans ce domaine. L’équipe lancera la mise en œuvre de ces recommandations en 2016-2017.
AMÉLIORATION DE LA QUALITÉ DANS LES LABORATOIRES L’équipe a fourni un appui pour l’amélioration de la qualité dans les laboratoires au moyen d’une stratégie utilisant l’élaboration et la dissémination d’outils pour une
mise en œuvre par étape de normes reconnues sur le plan international, d’ateliers de formation et de fourniture de programmes d’évaluation externe de la qualité (EQA) ou d’essais d’aptitude (PT). Un panel d’échantillons négatifs et positifs pour le MERS-CoV et autres coronavirus humains a été préparé et expédié à 96 laboratoires dans le monde entier, pour leur permettre de mesurer leur performance en matière de diagnostic de cette maladie émergente. Le taux de participation et la satisfaction des participants ont été excellents, et la majorité des participants a démontré une bonne aptitude à détecter ce virus par PCR. Outre ce programme spécifique au MERS-CoV, l’équipe a poursuivi son soutien de longue date à l’organisation de programmes EQA en microbiologie de l’OMS en Afrique et dans la Région de la Méditerranée orientale qui mesurent la performance de plus de 100 laboratoires de référence de deux à trois fois par an pour de nombreuses maladies bactériennes et virales endémiques et épidémiques, telles que la méningite, le choléra, la peste ou l’hépatite. La participation à un programme EQA est un élément obligatoire de tout système solide de gestion de la qualité dans les laboratoires, notamment pour les laboratoires visant une accréditation ISO 15189 qui est la norme reconnue sur le plan international pour les laboratoires médicaux. Toutefois, il faut se conformer à de nombreuses autres exigences et pour appuyer les laboratoires concernant le respect de ces exigences, l’équipe a élaboré un Outil de mise en œuvre par étape du système de gestion de la qualité en laboratoire (LQSI) qui fournit des orientations, des modèles et des listes de contrôle pour aider tout laboratoire à se conformer à la norme ISO 15189 (voir https://extranet.who.int/lqsi/fr). Cet outil a été largement promu et disséminé en 20152016, par le biais d’initiatives nationales ou régionales en collaboration avec les Bureaux régionaux OMS pour
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l’Europe, l’Asie du Sud-Est, la Méditerranée orientale ou le Pacifique occidental. L’équipe a directement facilité des ateliers au Liban (novembre 2015), dans les Émirats arabes unis (octobre 2015) et en Inde (août 2015). En 2015-2016, l’équipe de Lyon a coordonné la traduction de l’outil en français, en russe, en turc (disponibles sur le site web de l’OMS), en arabe et en espagnol (en cours d’achèvement). En outre, une assistance technique et un mentorat ont été offerts à des laboratoires choisis, par ex. au Tadjikistan, au Kirghizistan et en Fédération de Russie par le biais de l’initiative OMS/EURO « De meilleurs laboratoires pour une meilleure santé », ou au Bénin, au Mali et au Togo grâce à l’appui financier du ministère français des Affaires étrangères. En 2016, l’accent a été mis sur la fourniture de programmes pour l’essai d’aptitude sur les arbovirus, avec le soutien des Centres des États-Unis pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) et l’Agence des ÉtatsUnis pour le développement international (USAID). Une réunion mondiale a été organisée à Porto Rico (ÉtatsUnis) les 16-17 février 2016 consécutivement à une réunion régionale OMS AMRO/OPS du Réseau régional sur la dengue (RELDA). Le concept et le processus pour l’établissement d’un programme mondial EQA pour les virus de la dengue, Chikungunya et Zika a été approuvé parmi les participants . Le panel d’essais d’aptitude sera distribué au cours du dernier trimestre de 2016 à plus de 100 laboratoires de référence pour les arbovirus dans le monde entier.
Plus de 150 laboratoires nationaux de référence dans 120 pays ont participé à des programmes d’évaluation externe de la qualité parrainés par l’OMS afin de mesurer leur performance en matière de diagnostic de maladies spécifiques à potentiel épidémique. SÛRETÉ ET SÉCURITÉ BIOLOGIQUES La sûreté et la sécurité biologiques ont été améliorées dans de nombreux pays, notamment dans la Région de l’Asie du Sud-Est où l’équipe a coordonné un ambitieux projet financé par l’Union européenne. Quatre pays (Bangladesh, Indonésie, Myanmar et Népal) ont reçu un financement important qui a permis d’élaborer des politiques, des manuels et des lignes directrices sur la sécurité biologique nationale, d’organiser des formations et des ateliers, ou de fournir des équipements essentiels. Un atelier régional sur la sûreté biologique a également été organisé en Thaïlande du 29 février au 4 mars 2016
pour passer en revue les réalisations aux niveaux régional et national ainsi que les enjeux en termes de sûreté et de sécurité biologiques et pour dispenser une formation pratique sur la sûreté biologique censée être reproduite par les participants dans leur propre environnement pour un public national. Cet atelier a été mené avec succès, avec un total de 24 participants issus de tous les États Membres, à l’exception d’un seul, dans la Région OMS de l’Asie du Sud-Est, à l’Institut national de la santé thaïlandais avec des formateurs de renom dans le domaine de la sûreté biologique de Public Health England. Une assistance technique a également été offerte aux autorités pakistanaises de la santé publique, en particulier par le biais de l’élaboration de politiques et règlements sur la sûreté biologique au moyen d’une série de missions d’évaluation et d’ateliers nationaux entre juin 2015 et juin 2016. En Afrique, l’équipe a appuyé l’élaboration d’un « Outil d’évaluation pour les processus clés associés à la conception, la construction, l’exploitation, le maintien et le règlement des laboratoires de confinement de niveau 3 (BSL-3) dans la Région africaine de l’OMS ». Cet outil a été mis à l’essai dans des laboratoires de confinement de haute sécurité en Ouganda, au Ghana et au Kenya, et une enquête est en cours avec d’autres pays possédant ce type d’établissement pour identifier les défis communs et orienter l’appui futur de l’OMS et de ses partenaires dans ce domaine. Une mesure particulière de sûreté biologique pour protéger le personnel des laboratoires mais également le grand public et les agents du secteur des transports consiste à emballer soigneusement et transporter les matières infectieuses telles que les échantillons biologiques, ou les isolats de virus et de bactéries qui sont échangés entre les laboratoires au sein des pays et à travers ces derniers. Une version mise à jour du Guide pratique de l’OMS sur l’application du Règlement relatif au transport des matières infectieuses (http://www. who.int/ihr/publications/who_hse_ihr_2015.2/fr/) ainsi que des supports de formation ont été publiés en janvier 2015 et traduits en espagnol, français et russe. Des personnels de laboratoire issus de laboratoires à ressources limitées ont été formés et certifiés pour l’expédition en toute sûreté des matières infectieuses dans de nombreux cas (Fidji, février 2015 ; Égypte, mai 2015 ; Inde, août 2015 ; Cambodge, septembre 2015 ; Arménie, novembre 2015 ; Ouganda, 7-11 décembre 2015), et l’équipe de formateurs de l’OMS a été élargie grâce à une formation de formateurs dispensée par l’IATA les 20-24 avril 2015 à Genève.
EXERCICES DE SIMULATION EN LABORATOIRE Les exercices de simulation sont un moyen utile de contrôler l’état de préparation des pays à répondre à des situations d’urgence, en particulier les événements de santé publique tels que les flambées épidémiques. L’OMS propose d’apporter un soutien aux pays pour mener des exercices de simulation dans l’optique du
1. Pour la couverture médiatique de cette manifestation, consulter : www.flickr.com/photos/pahowho/albums/72157664403119480 www.youtube.com/watch?v=pze5MyT_KT8&index=1&list=PL6hS8Moik7ku3DbBOSoK1p3_E_B_JBRAW
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nouveau cadre pour le suivi et l’évaluation du RSI. Les capacités des laboratoires sont régulièrement abordées au cours d’exercices de simulation de réponse aux flambées, toutefois souvent sur une base très superficielle. Bien que les capacités et la qualité des tests au sein des laboratoires soient bien évaluées à l’aide de programmes d’évaluation externe de la qualité ou d’essais d’aptitude, les phases pré- et post-analytiques (par ex. la collecte et le transport d’échantillons, l’interprétation des données et l’établissement des rapports) sont souvent mal évaluées, bien que ces étapes soient cruciales pour une détection initiale rapide et le suivi de toute flambée épidémique. L’équipe a donc lancé un projet d’exercice de simulation, en coordination avec l’équipe GCR chargée de la préparation à Genève, avec un soutien financier de l’USAID, qui vise à élaborer des scénarios et une méthodologie pour planifier, mener et évaluer des exercices de simulation en laboratoire. Une première mission exploratoire au Ghana (4-8 juillet 2016) a identifié avec succès les besoins et l’intérêt de la part des autorités sanitaires à mettre à l’essai les mécanismes pour la collecte et le transport d’échantillons autour de cas suspects de fièvre jaune. De ce fait, un exercice de simulation a été mené avec succès au Ghana le 14 septembre 2016, et a identifié des points forts mais aussi des lacunes qui devraient être abordées en priorité par les autorités sanitaires. Une mission exploratoire similaire a été organisée du 20 au 23 septembre 2016 en Côte d’Ivoire. D’autres bureaux régionaux ont exprimé leur intérêt pour ce programme, qui pourrait ainsi être élargi à d’autres pays et régions en 2017 si un financement pouvait être déterminé. Outre l’aspect éducatif d’un tel exercice, ce projet contribuera aussi à préciser les besoins qui peuvent difficilement être évalués au cours d’une mission d’évaluation statique, à améliorer la planification de l’action nationale et à mieux orienter l’assistance technique
étaient les pays suivants : Afghanistan, Arménie, Égypte, Iraq, Kirghizistan, Maroc, Ouzbékistan, République de Moldova, Soudan, Tadjikistan, et Tunisie. D’autres pays ont bénéficié d’un soutien par le biais d’activités régionales ou sous-régionales. Ce projet est coordonné par l’équipe OMS chargée des laboratoires à Lyon, et mis en œuvre conjointement par le Siège, les bureaux régionaux et les bureaux de pays. Des activités régionales clés ont été menées, telles que la première réunion inter-pays des directeurs de laboratoires de santé publique dans la Région de la Méditerranée orientale depuis 2004, qui a réuni 33 participants issus de 17 États Membres. Un exercice de simulation d’une flambée a été mené au Kazakhstan en novembre 2015. Cet exercice de simulation d’une durée de deux jours était conçu pour aider les États Membres à procéder à un examen critique et à mettre à jour leurs plans nationaux destinés à répondre à la détection de poliovirus sauvages importés et de poliovirus dérivés d’un vaccin, notamment l’utilisation des obligations prévues par le Règlement sanitaire international. Dans le cadre de l’initiative OMS/ EURO « De meilleurs laboratoires pour une meilleure santé » qui est largement soutenue par cette subvention de l’Union européenne, une Politique nationale sur les laboratoires a été élaborée et approuvée au Tadjikistan de février à septembre 2015. Des progrès ont été réalisés en 2015 dans l’élaboration de politiques nationales sur les laboratoires et/ou de plans stratégiques au Kirghizistan, en Ouzbékistan, et en République de Moldova, alors qu’une Politique nationale était élaborée et approuvée par le ministre de la Santé et viceprésident du Soudan entre mars et novembre 2015. Ce projet a également financé plusieurs activités susmentionnées, telles que le Programme EQA en microbiologie de l’OMS/EMRO, des formations sur le transport sûr des matières infectieuses ou des missions d’évaluation de la résistance aux antimicrobiens.
PARTENARIAT OMS-UNION EUROPÉENNE POUR « RENFORCER LES LABORATOIRES DE SANTÉ AFIN DE MINIMISER LES RISQUES BIOLOGIQUES POTENTIELS » Un projet de 6 millions de dollars des États-Unis, financé par la DG Coopération internationale et développement international de la Commission européenne (UE DEVCO), est mis en œuvre depuis janvier 2014 ; toutefois le taux de mise en œuvre a sensiblement augmenté depuis 2015. Des activités aux niveaux mondial, régional et national sont abordées, mais le projet accorde une attention particulière aux pays du Moyen-Orient et aux pays européens par le biais d’un ensemble d’activités régionales et au niveau des pays. Les bénéficiaires des activités au cours de 2015 pour le projet
RÉSISTANCE AUX ANTIMICROBIENS L’équipe soutient la mise en œuvre du Plan d’action mondial de l’OMS pour combattre la résistance aux antimicrobiens (AMR) adopté par l’Assemblée mondiale de la Santé en mai 2015. L’un des objectifs est d’améliorer la surveillance mondiale de la résistance aux antimicrobiens par le biais du Système mondial de surveillance de la résistance aux antimicrobiens (GLASS) qui s’appuie largement sur les données des laboratoires. Toutefois, les capacités en matière de bactériologie ont été cruellement négligées au cours de ces dernières décennies, et de nombreux pays n’ont ni la capacité ni la formation pour mener des tests de sensibilité aux antibiotiques selon les normes internationalement reconnues, telles que les directives CLSI et EUCAST.
1. Le résumé de la réunion est disponible sur : www.emro.who.int/fr/laboratories/lab-events/phl-directors-meeting-oman-2014.html 2. L’initiative « De meilleurs laboratoires pour une meilleure santé » pour renforcer les systèmes de laboratoires dans la Région européenne de l’OMS. Rapport d’activité. Janvier 2013-décembre 2015. http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0020/318260/Better-Labs-BetterHealth-initiative-activity-report.pdf 3. EUCAST: Comité européen sur les tests de sensibilité aux antibiotiques. Breakpoint tables for interpretation of MICs and zone diameters. Version 6.0, 2016. http://www.eucast.org ; CLSI: CLSI M100-S26:2016: Performance Standards for Antimicrobial Susceptibility Testing; 26th edition. 4. CLSI: CLSI M100-S26:2016: Performance Standards for Antimicrobial Susceptibility Testing; 26th edition. http://clsi.org/
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L’équipe a donc collaboré étroitement avec le secrétariat AMR pour apporter un soutien aux laboratoires à ressources limitées par le biais de l’acquisition et de la distribution des modes opératoires normalisés de l’Institut des Normes cliniques et de laboratoire (CLSI) pour effectuer et interpréter les résultats des tests de sensibilité aux antibiotiques (AST) et pour la production de cinq courtes vidéos de formation qui démontrent la méthode du Comité européen sur les tests de sensibilité aux antibiotiques (EUCAST) pour procéder à un test de sensibilité. Ces vidéos figurent sur www.eucast. org/videos_from_eucast/ et seront officiellement diffusées au cours de la Semaine mondiale de sensibilisation à l’usage des antibiotiques en novembre 2016. En outre, l’équipe a directement participé à trois missions pour passer en revue les systèmes de surveillance AMR, mener des visites sur site de certains laboratoires et faire des recommandations sur les manières d’optimiser les interactions entre les intervenants en matière de surveillance AMR pour renforcer les capacités de surveillance et de laboratoire, au Pakistan (21-29 novembre 2015), au Soudan (14-20 mai 2016), en Oman (27 mai au 3 juin 2016). Procéder à des tests de sensibilité aux antibiotiques exige tout d’abord d’identifier les bactéries. Ainsi, une capacité accrue à détecter une résistance aux antibiotiques non seulement améliorera les soins aux patients mais aussi la surveillance de la résistance aux antibiotiques afin d’orienter les directives relatives au traitement. Cela représente également une très forte incitation à renforcer les capacités globales des laboratoires de bactériologie et l’amélioration de la détection des maladies à potentiel épidémique d’origine bactérienne.
COORDINATION ET PLAIDOYER AUPRÈS DES PARTENAIRES ET DES PARTIES PRENANTES L’équipe est la plus grande équipe OMS, qui fournit un appui transversal en faveur du renforcement des capacités de laboratoire. En tant que telle, elle bénéficie d’opportunités pour apporter des conseils faisant autorité et des messages de plaidoyer à plusieurs partenaires internationaux clés dans le domaine des laboratoires, pour une meilleure coordination et une meilleure harmonisation sur le plan international. L’équipe a participé aux réunions du Comité d’experts des Nations Unies sur le transport des marchandises dangereuses (décembre 2015, juillet 2016) qui publie les recommandations des Nations Unies sur le transport des marchandises dangereuses, ainsi qu’à la réunion OACI du panel sur les marchandises dangereuses (octobre 2015) qui met à jour les Instructions techniques de l’OACI pour la sécurité du transport aérien des marchandises dangereuses. L’équipe collabore étroitement avec la FAO et l’OIE pour mettre en œuvre le point du programme tripartite axé sur le transport sûr des matières infectieuses. Les trois organisations se sont adressées à des partenaires clés tels que l’OACI, l’IATA, mais également le Conseil international des aéroports, des associations de la Fédération internationale des pilotes de ligne, la
Fédération internationale des associations de transitaires, l’Organisation maritime internationale, l’Organisation intergouvernementale pour les transports internationaux ferroviaires et l’Union postale universelle, afin de tenter d’obtenir une collaboration accrue pour assurer le transfert sûr et rapide des matières infectieuses et matériels biologiques. L’OMS les a invités à nommer un point focal pour faciliter l’interaction et la collaboration, dans le but d’organiser une consultation mondiale dans les années à venir. Une collaboration avec la FAO et l’OIE est également en vigueur pour de nombreux autres aspects, tels que l’élaboration de politiques sur les laboratoires, l’organisation d’exercices de simulation en laboratoire à l’interface homme-animal pour lesquels la FAO a exprimé son intérêt, ou la mise en œuvre d’un projet « Une seule santé » au Pakistan conjointement avec l’OIE, avec une évaluation conjointe prévue des laboratoires médicaux/ de santé publique et vétérinaires relative aux capacités en matière de zoonoses. L’outil de mise en œuvre par étape du système de gestion de la qualité en laboratoire (LQSI) a également été introduit auprès de la communauté des laboratoires vétérinaires à l’occasion du Séminaire régional OIE pour les points focaux des laboratoires vétérinaires (5-7 avril 2016 à Jeju, République de Corée) et une autre collaboration est prévue dans ce domaine pour harmoniser notre soutien vis-à-vis de la conformité de la mise en œuvre par étape avec les normes internationales de qualité. L’équipe collabore également étroitement avec l’Organisation internationale de normalisation (ISO) et en particulier avec son comité technique 212 sur les tests cliniques en laboratoire et les systèmes de test de diagnostic in vitro. L’équipe a participé à la réunion de l’ISO qui s’est tenue en Belgique en novembre 2015, et fournit des contributions sur une base régulière pour l’élaboration de la nouvelle norme ISO 35001 sur la gestion des risques biologiques pour les laboratoires et autres organisations qui y sont liées, ainsi que la révision de la norme ISO 15190 (Laboratoires de biologie médicale – exigences pour la sécurité). Les activités de l’OMS sur l’amélioration de la qualité des laboratoires ont également été présentées à un groupe important d’organes nationaux d’accréditation à l’occasion de la réunion annuelle de la Coopération internationale entre laboratoires (ILAC) à Milan (Italie), en octobre 2015. L’équipe s’est également réunie en juin 2016 avec des experts des États-Unis sur la sûreté biologique, notamment avec les Instituts nationaux de la santé qui sont engagés dans la révision du manuel sur la sûreté biologique dans les laboratoires microbiologiques et biomédicaux (BNBL) aux États-Unis. Ces activités de coordination sont d’une importance cruciale depuis que l’équipe a commencé la révision du Manuel OMS de sûreté biologique en laboratoire, avec deux réunions d’experts techniques les 28-30 septembre 2015 et 19-21 juillet 2016, et une autre qui se tiendra les 19-21 octobre 2016. Ces réunions, ainsi que le recrutement d’un rédacteur professionnel spécialisé dans les directives de sûreté biologique, ont accéléré l’élaboration de la 4ème édition de cette publication internationale de référence.
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2. APPUI À LA SURVEILLANCE NATIONALE Le RSI exige une détection rapide des risques de santé publique, ainsi qu’une évaluation du risque, une déclaration, et une réponse dans les meilleurs délais. À cet égard, les États Membres ont besoin de systèmes efficaces de surveillance de la santé publique avec une fonction d’alerte précoce. Pour assurer la détection précoce des urgences de santé publique et une réponse rapide, une approche multisectorielle s’impose. La contribution de chaque secteur et le partage des dispositifs doivent être promus, et des outils de soutien pour évaluer et renforcer les fonctions de surveillance doivent être élaborés ou actualisés. Pour assurer sa pérennité, la fonction de surveillance doit être intégrée et abordée dans les plans stratégiques nationaux, à l’appui du développement des systèmes de santé. L’équipe responsable du Soutien à la surveillance nationale est centrée sur la fourniture de conseils et d’appui aux pays les plus vulnérables pour renforcer leurs systèmes de surveillance. Ses activités sont fondées sur les priorités identifiées par les pays, à l’appui des stratégies régionales, et contribuent à l’amélioration de l’état de préparation nationale pour les futures flambées épidémiques potentielles. Les activités de l’équipe contribuent au rôle de chef de file de l’OMS visant à élaborer des concepts pour la surveillance qui soient reconnus et adoptés par les partenaires internationaux, faire en sorte que la surveillance de la santé publique soit bien intégrée au sein des systèmes de santé nationaux, encourager la collaboration avec les secteurs autres que celui de la santé qui peuvent fournir des informations liées à la santé, faciliter la collecte et la transmission des informations relatives à la surveillance au niveau des pays, officialiser les dispositifs prévus pour empêcher l’importation et l’exportation de maladies par le biais du renforcement de la collaboration entre les systèmes de surveillance nationaux et les points d’entrée, élaborer des stratégies pour renforcer les ressources humaines dans le domaine de la surveillance, et fournir un appui technique à la demande des États Membres. Renforcer la fonction Alerte précoce et réponse (EWAR) en tant qu’élément majeur du système de surveillance national est l’objectif global des activités menées par l’équipe. Le travail s’articule autour de quatre thèmes principaux.
FOURNIR UN SOUTIEN POUR LA MISE EN ŒUVRE/ LE RENFORCEMENT DES CAPACITÉS NATIONALES EN MATIÈRE D’ALERTE PRÉCOCE ET RÉPONSE (EWAR) L’objectif spécifique de ce domaine de travail consiste à aider les pays les plus vulnérables à élaborer un plan d’action national pour renforcer la surveillance nationale, avec un accent sur l’alerte précoce et la réponse, et pour appuyer sa mise en œuvre avec les partenaires. L’équipe anime un groupe d’experts représentant des organismes et institutions actifs dans le domaine de la surveillance, pour élaborer des conseils et outils sur l’EWAR et la Surveillance fondée sur les événements (EBS). La dernière consultation technique en présentiel s’est tenue à Lyon (France) en mars 2016. Le guide précédemment élaboré avec le groupe d’experts « Détection précoce, évaluation et réponse lors d’une urgence de santé publique – Mise en œuvre de l’alerte précoce et réponse, notamment la surveillance fondée sur les événements » a été mis à jour, et une feuille de route a été établie. Le guide a été traduit en espagnol, français et russe. 1. www.who.int/ihr/publications/WHO_HSE_GCR_LYO_2014.4/en/
La consultation a réuni 30 experts internationaux et nationaux de haut niveau et s’est axée sur l’alignement des concepts utilisés pour la détection et la réponse visà-vis des urgences humanitaires et des flambées de maladies transmissibles, comme l’exige l’actuelle réforme de l’OMS. Conformément à la feuille de route établie au cours de la consultation, l’équipe est en train d’élaborer une trousse pédagogique qui comprend un outil d’évaluation et des orientations pour l’élaboration d’un plan d’action, ainsi que des modes opératoires normalisés nationaux pour la surveillance de la santé publique, et des modules de formation. L’outil d’évaluation a été mis à l’essai en Gambie, en Inde, au Liban et au Togo, et est en train d’être finalisé.
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RENFORCER LA COORDINATION DE LA SURVEILLANCE ENTRE LES POINTS D’ENTRÉE (POE) ET LES SYSTÈMES NATIONAUX DE SURVEILLANCE DE LA SANTÉ PUBLIQUE (NHSS) L’objectif spécifique dans ce domaine est de fournir des orientations et un soutien pour la pleine intégration des unités sanitaires situées aux points d’entrée (PoE), au sein du système national de surveillance de la santé publique. En collaboration avec l’équipe chargée des points d’entrée, et avec le soutien d’un groupe d’experts, un guide intitulé Coordination de la surveillance épidémiologique entre les points d’entrée et les systèmes nationaux de surveillance – Principes et propositions pour la renforcer a été élaboré et est disponible en anglais, français et russe. Pour compléter le guide, l’équipe a élaboré un outil d’évaluation, Surveillance aux points d’entrée – trousse pédagogique pour la mise en œuvre : Partie I. Cet outil a été mis à l’essai au Kazakhstan et au Turkménistan, dans le cadre d’un projet auquel participaient les cinq pays d’Asie centrale. Du 25 au 27 novembre 2015, une consultation avec les cinq pays s’est tenue à Duchanbé (Tadjikistan). Par le biais de cette réunion, les pratiques et les besoins relatifs à la coordination de la surveillance entre les points d’entrée et les systèmes nationaux de surveillance de la santé publique dans les pays d’Asie centrale, des outils et dispositifs pour la coordination multisectorielle de la surveillance entre les points d’entrée et les systèmes nationaux de surveillance ont été identifiés. L’équipe s’emploie actuellement à l’élaboration de modules de formation qui y sont liés et d’orientations pour la mise en place d’un plan d’action et de modes opératoires normalisés nationaux.
FACILITER LA TRANSMISSION DES DONNÉES DE SURVEILLANCE AU SEIN DU SYSTÈME DE SANTÉ L’équipe a mis au point une application électronique, Argus, qui facilite la collecte, la transmission et l’analyse des données émanant de la surveillance nationale de la santé publique, relative à la Surveillance intégrée des maladies et la réponse (IDSR), la stratégie de surveillance du Bureau régional OMS pour l’Afrique. Les données et alertes hebdomadaires, quotidiennes ou mensuelles peuvent être gérées par Argus. Argus se compose de trois éléments principaux 1) une application SMS qui utilise une interface Android et qui permet la transmission des données, le traçage des rapports envoyés, et la réception des alertes en cas d’événements anormaux ; 2) un serveur pour la réception des données ; et 3) une plateforme web (plateforme d’administration et tableau de bord) pour la recherche d’une solution, la gestion des rapports reçus, l’analyse des données, et la production de rapports. En 2016, Argus a été testé en République centrafricaine grâce à une collaboration avec Médecins sans Frontières (MSF), et a été mis à l’essai dans deux régions du Togo. Les premiers résultats de l’évaluation pilote indiquent que l’application est bien acceptée par le personnel de surveillance, et que la qualité des données s’est considérablement améliorée. Le Bureau régional OMS pour l’Afrique a accepté d’inclure Argus dans son projet de e-surveillance, et des discussions sont en cours avec l’équipe de soutien informatique au Siège de l’OMS pour développer Argus en tant qu’application officielle potentielle à l’OMS.
L’équipe nationale chargée de la surveillance au Bureau OMS de Lyon a élaboré une application Android unique et conviviale accessible sur Internet et qui facilite la transmission des données de surveillance au sein du système de santé
1. www.who.int/ihr/publications/WHO_HSE_GCR_LYO_2014.4/en/
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RENFORCER LES RESSOURCES HUMAINES POUR LA SURVEILLANCE Le soutien au développement des compétences du personnel chargé de la surveillance au niveau des pays est un objectif de longue date de l’équipe par le biais de la mise en place de modules de formation pour le personnel travaillant dans les établissements de santé périphériques. Dans la Région africaine, des modules de formation ont été préparés en ce qui concerne l’IDSR, la stratégie régionale pour la surveillance. Les capacités en matière de surveillance et d’action sur le plan national exigent un personnel formé et motivé à tous les niveaux du système de santé. Les pays ont besoin d’orientations afin d’établir des plans pour le développement des compétences du personnel: outils, trousses de formation et conseils sur la planification stratégique. Gérer les mouvements de personnel dans les pays les plus vulnérables représente un défi majeur. Afin de se conformer à ces exigences, l’équipe a commencé à élaborer des orientations pour aider les pays à définir des stratégies en matière de renforcement des ressources humaines aux fins de la surveillance et de la réponse. Comme première étape, l’équipe a préparé un outil pour l’évaluation des besoins en formation, des exigences et des capacités pour la surveillance qui a été mis à l’essai au Malawi. Un document qui orientera les pays dans l’élaboration d’un plan d’action national pour la formation dans le domaine de la surveillance est en cours de développement et sera mis à l’essai au Malawi en octobre 2016. Ces plans d’action orienteront le soutien offert par les partenaires, et assureront l’appropriation et le leadership par les pays. Ce projet est mené avec la collaboration d’institutions œuvrant à l’élaboration de formations à l’intention des épidémiologistes, telles que les CDC des États-Unis ou l’ECDC. Dans le cadre de son approche de partenariat, l’équipe participe au comité consultatif du Réseau des programmes de formation à l’épidémiologie et aux interventions de terrain (TEPHINET) créé en 1997, qui est un réseau professionnel de programmes de formation à l’épidémiologie de terrain (FETP) dans plus de 90 pays autour du monde. TEPHINET vise à renforcer les capacités internationales en santé publique en formant des épidémiologistes de terrain au moyen d’un programme d’apprentissage appliqué. Les stagiaires FETP maîtrisent un ensemble de compétences de base qui sont vitales pour la pratique de la santé publique, tout en offrant un service précieux en santé publique à leurs pays et leurs régions.
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PROTECTION DE LA SANTE PUBLIQUE EN MATIERE DE VOYAGE, DE TOURISME ET DE TRANSPORTS ET RENFORCEMENT DES CAPACITES DANS LES PORTS, AÉROPORTS ET POSTES-FRONTIÈRES
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Voyages, tourisme et transports plus sûrs : Le RSI (2005) recommande aux organisations intergouvernementales et aux organes internationaux, tels que la communauté des voyages, du tourisme et des transports, de coopérer et de coordonner des activités pour améliorer les capacités dans le domaine de la santé publique mondiale et au niveau des pays pour maintenir des mesures de santé publique et des capacités de réponse efficaces dans les ports, aéroports, et postes-frontières désignés.
L’OMS ET SES PARTENAIRES INTERSECTORIELS : TRAVAILLER ENSEMBLE POUR RENFORCER LA SÉCURITÉ SANITAIRE La résolution de la 58e Assemblée mondiale de la Santé, tout en adoptant le RSI révisé (2005), a demandé au Directeur général de l’OMS, « … d’informer d’autres organisations intergouvernementales ou organismes internationaux compétents de l’adoption du Règlement sanitaire international (2005) et, le cas échéant, de coopérer avec eux à la mise à jour de leurs normes, et de coordonner avec ceux-ci les activités de l’OMS au titre du Règlement sanitaire international (2005), afin d’assurer l’application de mesures adéquates pour la protection de la santé publique et le renforcement de l’action mondiale de santé publique face à la propagation internationale des maladies. » La mise en œuvre effective du RSI (2005) exige une collaboration étroite entre tous les secteurs qui peuvent potentiellement être concernés par les risques de santé publique : santé animale, transports, tourisme, voyages, douanes, et défense. Dans ce contexte, l’OMS travaille activement avec des institutions internationales telles que l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), l’Association internationale du transport aérien (IATA), l’Organisation maritime internationale (IMO), l’Organisation mondiale des douanes (OMD), et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). L’OMS promeut des pratiques harmonisées et coordonnées pour le renforcement des capacités internationales en santé publique afin de répondre aux situations d’urgence liées aux voyages, au tourisme et aux transports en mettant l’accent également sur la fourniture de conseils pour l’établissement de normes et de meilleures pratiques pour les transports maritimes et aériens internationaux, par exemple, en étroite collaboration avec d’autres organismes des Nations Unies et associations dans le domaine de l’industrie. À la suite de l’analyse de l’application du RSI durant la flambée d’Ebola en Afrique de l’Ouest, le Comité d’examen du RSI a envisagé la nécessité pour l’OMS et les États Parties de continuer à renforcer la coopération avec les organisations, ministères et l’industrie du voyage pour faire en sorte que pendant une crise les voyages continuent, et que la mise en œuvre de recommandations temporaires de l’OMS pour les urgences soit cohérente avec toutes les obligations pertinentes en vertu du RSI, notamment celles qui ont trait aux lignes aériennes et aux transporteurs internationaux. Cette coopération a pour résultat la mise en œuvre de projets techniques communs élaborés par l’équipe du Bureau OMS de Lyon. Ces dernières années, la Commission européenne a rejoint le réseau des partenaires du Bureau, et fourni un appui financier pour des activités de grande envergure liées au renforcement des laboratoires à l’interface homme-animal, et dans le domaine du renforcement des capacités de santé publique pour la prévention, la surveillance et l’action dans les ports, aéroports et postes-frontières situés dans des zones géographiques autour du monde qui sont exposées à des risques sanitaires majeurs.
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SOUTENIR LES PAYS POUR RENFORCER LES CAPACITÉS DE SURVEILLANCE ET LA MAÎTRISE DES RISQUES SANITAIRES DANS LES PORTS, AÉROPORTS ET POSTESFRONTIÈRES L’équipe chargée des ports, aéroports et postes-frontières du Bureau OMS de Lyon est unique à travers l’OMS et est chargée d’apporter aide et conseils aux pays dans le domaine des voyages, des transports et du tourisme, identifiés en tant que capacité la moins développée parmi les États Parties au RSI qui attendent de plus en plus un fort soutien normatif et technique de la part de l’OMS. Du fait de sa nature intersectorielle, l’équipe a une solide approche transversale dans sa collaboration avec d’autres équipes à travers le Programme de gestion des situations d’urgence sanitaire (WHE) de l’OMS, les six Régions OMS et les nombreuses institutions, organisations des Nations Unies et partenaires dans le domaine des voyages et des transports. L’équipe fournit également une expertise technique au secrétariat RSI sur les questions liées aux voyages et les mesures qui y sont associées lors d’événements de santé. L’équipe travaille conjointement avec l’équipe chargée des solutions d’apprentissage et d’appui à la formation, qui se trouve également au Bureau de Lyon, pour l’élaboration de matériels d’apprentissage et de formation qui viseront les professionnels de la santé aux points d’entrée et qui seront ensuite déployés par les autorités nationales aux points d’entrée désignés par les pays. Depuis 2014, l’équipe a élaboré quatre programmes d’e-apprentissage liés aux points d’entrée. Ils sont disponibles dans les six langues officielles de l’OMS. Depuis le lancement du matériel d’apprentissage, environ 800 professionnels PoE dans le monde ont achevé les modules d’e-apprentissage. Des programmes d’apprentissage spécifiques ont également été élaborés et mis à disposition pour aider les pays à se conformer aux exigences en matière de certification sanitaire des navires. En 2015, 171 participants issus de 15 pays 1 ont acquis des certificats d’apprentissage sur l’hygiène à bord des navires ; un total de 391 certificats ont été délivrés depuis le lancement du cours en janvier 2014. Cette activité a contribué à accroître le nombre des ports désignés par les États Parties pour délivrer des certificats de contrôle sanitaire de navire, qui compte désormais 1961 ports dont la liste figure sur le site web de l’OMS, dans 105 pays appartenant à l’ensemble des Régions (au 5 août 2016).
ÉQUIPE CHARGÉE DES POINTS D’ENTRÉE : UNE ATTENTION PARTICULIÈRE SUR LA COLLABORATION ET DES PARTENARIATS INTERSECTORIELS DANS LES DOMAINES DES VOYAGES ET DES TRANSPORTS POUR UNE MEILLEURE SÉCURITÉ SANITAIRE La mise en œuvre des capacités de santé publique aux PoE n’est pas seulement déterminée par le secteur de la santé, mais dépend également de l’harmonisation des pratiques et de la collaboration avec différents intervenants, lorsque les normes et exigences liées à la santé et à la sûreté internationales sont sous la gouvernance d’autres organisations internationales. Il est donc important pour l’autorité sanitaire aux points d’entrée de travailler en collaboration avec d’autres secteurs. À cette fin, 13 ateliers de formation aux niveaux régional, sous-régional et des pays liés à la réponse face aux urgences de santé publique (par ex. maladie à virus Ebola), à l’hygiène et à la gestion des événements aux points d’entrée ont été organisés et dispensés en collaboration avec les bureaux régionaux OMS, avec la participation de 73 pays et en collaboration avec les bureaux de pays, ainsi qu’avec les organisations internationales et autorités nationales pertinentes.
COLLABORATION AVEC LES INSTITUTIONS RESPONSABLES DES VOYAGES ET DES TRANSPORTS INTERNATIONAUX Plusieurs activités conjointes avec l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) ont eu lieu, qui sont importantes pour dispenser des messages cohérents et encourager des pratiques normalisées à travers les secteurs de la santé et des transports. Un symposium mondial organisé conjointement par l’OACI et l’OMS à Montréal (Canada) du 28 au 30 avril 2015 a rassemblé 113 participants en provenance de 25 pays et de cinq organisations internationales (Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), Organisation mondiale de la Santé (OMS), Organisation mondiale du Tourisme (OMT), Association internationale du transport aérien (IATA), et Conseil international des aéroports (ACI)). Il visait à améliorer la planification de la préparation aux urgences de santé publique dans le secteur de l’aviation au niveau des pays, ou aux urgences potentielles qui peuvent survenir à la suite de flambées de maladies transmissibles telles que la maladie à virus Ebola. • 6e réunion conjointe OACI/OMS du projet CAPSCAAfrique et formation de conseillers techniques CAPSCA, Johannesburg (Afrique du Sud), 12-16 octobre 2015. • O rganisation de l’aviation civile internationale
1. https://extranet.who.int/hslp/training/?lang=en
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EUROPE et OMS (Siège et EURO), Paris (France), 11-12 février 2016. L’objectif consistait à lancer des discussions portant sur l’élaboration d’un programme de formation conjoint pour les experts internationaux (secteurs de l’aviation civile et de la santé publique) afin d’aider les pays à évaluer et mettre en place les principales capacités pour renforcer la réponse face aux urgences de santé publique. • Mécanisme de collaboration pour la prévention et la gestion des événements de santé publique dans l’aviation civile (CAPSCA), Projet Moyen-Orient, atelier CAPSCA et formation CAPSCA pour les conseillers techniques, Le Caire (Égypte), 29 février-3 mars 2016. • Visite sur site de l’Aéroport international d’Atlanta relative à l’appui OACI-CAPSCA et réunion pour identifier les domaines potentiels pour une collaboration multisectorielle au sein du cadre OACI-CAPSCA avec les CDC, la Federal Aviation Administration (FAA) et l’OACI, en particulier pour former le répertoire d’experts pour des visites d’assistance aux aéroports eu égard à l’état de préparation aux urgences de santé publique. Une série de formations sur la prévention et la gestion des événements de santé publique dans le secteur de l’aviation destinées au personnel de l’aviation civile et de santé publique a été organisée dans le contexte de la mise en œuvre des activités liées au Plan d’action de l’aviation concernant Ebola de l’OACI/OMS : • Formation OACI/OMS sur la prévention et la gestion des événements de santé publique dans le secteur de l’aviation civile destiné au personnel de l’aviation civile et de la santé publique, Nairobi (Kenya), 13-17 avril 2015. La formation a concerné 77 participants issus de 12 pays (Afrique du Sud, Angola, Botswana, Burkina Faso, Burundi, Comores, Kenya, Namibie, Ouganda, Seychelles, Tanzanie et Zambie) et certaines organisations internationales (Aviation civile et comité de surveillance (CASOA), OMS, CAPSCA/TA et OACI) ont participé à la formation. • Formation sur la prévention et la gestion des urgences de santé publique dans le secteur de l’aviation, Dakar (Sénégal), 9-13 mars 2015. La réunion a rassemblé 82 participants de 13 pays (Bénin, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée, Kenya, Libéria, Mali, Mauritanie, Ouganda, Sénégal, Sierra Leone et Togo) et deux organisations internationales (Commission africaine de l’aviation civile (CAFAC) et Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA)). Parmi les initiatives conjointes internationales/régionales supplémentaires visant à faciliter l’harmonisation des normes et des pratiques en réponse aux urgences de santé publique figurent notamment : • C ours européen de formation conjoint OMS-UE SHIPSAN ACT sur le Règlement sanitaire international – les certificats de contrôle sanitaire de navire, 7-13 juin 2015, à Ljubljana (Slovénie). Pays participants : Albanie, Allemagne, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Espagne, Estonie, Finlande, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Israël, Lettonie, Lituanie, Malte, Monténégro, Norvège, Pays-Bas, Portugal, Roumanie,
Royaume-Uni, Serbie, Slovaquie, Slovénie, Suède, et Turquie. • Réunion de consultation à huis clos pour les ministres africains du tourisme, le 30 janvier 2015, au Siège de l’Organisation mondiale du Tourisme (OMT), à Madrid (Espagne). • Réunion finale UE AIRSAN – Action coordonnée dans le secteur de l’aviation pour lutter contre les menaces de santé publique, 10-11 septembre 2015, à Berlin (Allemagne).
PARTENARIAT OMS-UNION EUROPÉENNE POUR « LE RENFORCEMENT DE LA SÉCURITÉ SANITAIRE DANS LES PORTS, AÉROPORTS, ET POSTESFRONTIÈRES » De juillet 2013 à novembre 2015, la Direction générale du développement et de la coopération de la Commission européenne (UE-DEVCO) a fourni un appui financier au projet « renforcement de la sécurité sanitaire dans les ports, aéroports et postes-frontières ». Les objectifs consistaient à : • encourager la collaboration, le partage d’informations et de connaissances, notamment la détection rapide et une réponse coordonnée face aux événements comportant un impact potentiel pour les voyages et le trafic internationaux, par le biais de réseaux multisectoriels aux niveaux régional et mondial (outils PAGNet, base de données sur les points d’entrée) • contribuer à l’élaboration de conseils, d’outils appropriés, de méthodologies à l’appui du domaine des points d’entrée • soutenir la mise en place de capacités de routine aux PoE dans le cadre du RSI pour maintenir les ports, aéroports et postes-frontières ainsi que les moyens de transport, exempts de sources d’infection ou de contamination, notamment vecteurs et réservoirs, et • soutenir la surveillance sanitaire, la gestion des événements et la préparation aux urgences de santé publique et la réponse en relation avec les voyages et les transports. En 2015, dans le contexte de la préparation à la maladie à virus Ebola, l’équipe chargée des ports, aéroports et postes-frontières a organisé quatre ateliers/réunions sous-régionaux (pleinement ou partiellement financés par l’UE – DEVCO) visant à aider les pays à élaborer des plans d’urgence en santé publique aux PoE désignés, ainsi que des modes opératoires normalisés sur la détection, la notification, l’investigation des cas suspects et le transfert des passagers malades, et l’adoption de mesures sanitaires aux PoE. • 16-18 mars 2015, Tunis (Tunisie). Pays participants : Djibouti, Liban, Libye, Maroc, Somalie, Tunisie. • 28-30 mars 2015, Amman ( Jordanie). Pays participants : Égypte, Jordanie, Territoire palestinien occupé, Soudan. • 6-8 avril 2015, Muscat (Oman). Pays participants : Arabie saoudite, Bahreïn, Émirats arabes unis, Koweït, Oman, Qatar.
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1-3 mai 2015, Islamabad (Pakistan). Pays participants : Iraq, République islamique d’Iran, Pakistan En outre, l’UE-DEVCO a soutenu trois autres réunions sur le renforcement des capacités dans le domaine de la santé et sur la surveillance des vecteurs aux points d’entrée : • Soutien à la participation des secteurs de la santé publique de l’Organisation internationale de l’aviation civile – Dispositif de collaboration pour la prévention et la gestion des événements de santé publique (CAPSCA) à la réunion régionale EURO, Amsterdam (Pays-Bas), 23-26 mars 2015, avec 13 représentants des pays suivants : Albanie, Arménie, Bosnie-Herzégovine, Géorgie, Kazakhstan, Kirghizistan, Macédoine, Monténégro, République de Moldova, Serbie, Tadjikistan, Turkménistan, Ukraine. • Consultation OMS informelle pour le Manuel sur la surveillance et la lutte anti vectorielles dans les ports, aéroports et postes-frontières, Lyon (France), 24-25 mars 2015, avec 13 représentants des pays suivants : Allemagne, Arabie saoudite, Brésil, Chine, France, Inde, Maurice, Maroc, Suisse.
AMÉLIORER LES CAPACITÉS DE SURVEILLANCE ET DE LUTTE ANTI VECTORIELLES AUX POINTS D’ENTRÉE DANS LE MONDE PAR LE BIAIS DE L’ÉLABORATION D’UN OUTIL BASÉ SUR LE WEB POUR L’ÉTABLISSEMENT DE RÉSEAUX Jusqu’à 60% de la population mondiale est exposée au risque d’infection par des maladies transmises par des vecteurs (comme le paludisme, la dengue, le chikungunya), avec plus de 500 millions de cas signalés par année. Les voyages et transports internationaux en rapide augmentation jouent un rôle important dans la propagation rapide des vecteurs et des maladies transmises par les vecteurs partout dans le monde ; en tant que telles, la surveillance et la lutte anti vectorielles sont soulignées comme une priorité dans le RSI (2005). Malgré les efforts réalisés dans les pays, l’actuel manque de capacités dans ce domaine est un important facteur limitant pour la réalisation de la mise en œuvre du RSI dans de nombreux pays. Pour aider les pays à renforcer les capacités de surveillance et de lutte anti vectorielles, l’élaboration d’un outil basé sur le web pour la mise en réseau au niveau mondial, soutenu par le département OMS Capacités mondiales, alerte et action, vise à établir un réseau durable pour l’apprentissage, un soutien à distance pour les laboratoires, une base de données mondiales pour l’entomologie et l’écologie des vecteurs, le partage d’informations et de connaissances et aptitudes parmi les États Parties. Cette activité sollicitera également les Bureaux régionaux OMS et les États Parties. Bien que l’outil élaboré soit destiné à être utilisé dans le monde entier, il sera d’abord mis à l’essai dans des pays africains et de l’Asie centrale. Le projet comprend l’élaboration d’outils pour
l’établissement de réseaux au niveau mondial et l’identification des vecteurs avec les activités suivantes : • Réunion de lancement organisée par l’OMS des agences et intervenants pour l’élaboration de l’outil pour la mise en réseau : conception et mise en page, configuration du site, contenu et outils analytiques. • Mise en place d’une plateforme mondiale sur les vecteurs trouvés aux points d’entrée – moustiques, rats, puces et tiques en Asie et dans la Région africaine notamment l’acquisition, les équipements et les logiciels. • Recrutement de programmateurs et élaboration de la plateforme. • Phase d’essai et application mondiale (deux pays choisis) : réunions techniques, ateliers de formation, élaboration d’un manuel, soutien et équipement informatiques. La plateforme mondiale pour l’identification des vecteurs et les outils pour l’établissement d’un réseau seront élaborés et mis à l’essai sur quatre sites. La Fédération de Russie offre un soutien financier pour ce projet et dans le cadre du projet a financé la consultation informelle sur une plateforme mondiale pour les points d’entrée, l’identification des vecteurs et la mise en réseau, qui s’est tenue en Suisse les 22-24 juin 2016. Les participants comprenaient des experts d’Allemagne, de Chine, des États-Unis, de la Fédération de Russie, du Royaume-Uni, de Suisse.
RÉSEAU INTERNATIONAL DE PORTS, AÉROPORTS ET POSTES-FRONTIÈRES – PAGNET PAGNet a été élaboré par l’équipe chargée des points d’entrée située à Lyon. Il s’agit d’un réseau basé sur le web qui rassemble les responsables de la santé publique en relation avec les voyages et les transports internationaux pour partager des informations sur les activités de santé publique dans les ports, aéroports et postes-frontières, notamment l’état de préparation et la réponse face aux urgences de santé publique affectant les voyages et les transports internationaux. L’équipe continue de faciliter le fonctionnement de ce réseau, qui réunit 480 membres/professionnels de la santé publique de 75 pays à travers les six Régions OMS. PAGNet vise à contribuer à protéger la santé des populations et la prévention, la détection et la lutte contre la propagation internationale des maladies et de ses agents pathogènes par le biais des voyages et des transports internationaux. Ses objectifs spécifiques consistent à : • faire appel à l’expertise technique des partenaires et réaliser une synergie concernant les activités de santé publique dans les ports, les aéroports et les postesfrontières ; • promouvoir des orientations et instruments techniques pour le renforcement des capacités de santé publique au niveau mondial ; • améliorer des capacités spécifiques pour se conformer aux exigences du Règlement sanitaire international (RSI [2005]) et faciliter la mise en œuvre du RSI dans les ports, aéroports et postes-frontières ;
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• coordonner la planification et faciliter le partage d’exSOUTIEN POUR LA MISE EN ŒUVRE périence liée à l’action face aux urgences de santé DE L’INSPECTION DES NAVIRES ET publique de portée internationale ; LA DÉLIVRANCE DES CERTIFICATS • faciliter la collaboration internationale, intersectoSANITAIRES DE NAVIRES rielle pour faire progresser les connaissances scientifiques dans le domaine de la santé publique et des Le soutien apporté par l’OMS a contribué à accroître le voyages et transports internationaux. nombre des ports désignés par les États Parties pour inspecter les navires et délivrer des « Certificats sanitaires PAGNet a contribué à faciliter le partage d’informations de navire » dans le cadre du RSI, avec un total de 1961 au cours d’urgences de santé publique et à promou- ports désignés par l05 États Parties qui sont autorisés voir les meilleures pratiques pour la mise en œuvre des à délivrer le Certificat de contrôle sanitaire de navire mesures recommandées qui conviennent afin de réduire (CCSN), le Certificat d’exemption de contrôle sanitaire les entraves inutiles aux voyages et aux transports. de navire (CECSN) et la Prolongation du certificat saniLa 5ème réunion PAGNet « Renforcement des capaci- taire de navire. tés de santé publique pour les ports et les expéditions » a été convoquée par le Secrétariat de l’OMS à Lisbonne (Portugal), les 7-9 juillet 2015, avec 26 représentants des pays/territoires suivants : Allemagne, Brésil, Canada, Chine, Espagne, Finlande, Géorgie, Gibraltar, Irlande, Maldives, Maroc, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, RoyaumeUni, Suède (ECDC), Suisse (OACI CAPSCA EUROPE), Tunisie, Turquie, Ukraine. La réunion a mis principalement l’accent sur la promotion de la collaboration, le partage d’informations et de connaissances, sur la pratique de la prévention, la détection et la gestion des risques et des événements de santé publique et des événements dans les ports et à bord des navires, en se fondant sur l’expérience et les enseignements tirés de la flambée d’Ebola en Afrique de l’Ouest.
• 800 spécialistes de la santé portuaire formés sur les principales capacités requises en vertu du RSI (2005) • 1961 ports désignés par 105 États Parties pour délivrer des certificats sanitaires de navire
PORTS AUTORISÉS À DÉLIVRER LE CERTIFICAT DE CONTRÔLE SANITAIRE DE NAVIRE, LE CERTIFICAT D’EXEMPTION DE CONTRÔLE SANITAIRE DE NAVIRE ET LA PROLONGATION DU CERTIFICAT SANITAIRE DE NAVIRE Répartition par Région OMS Région États Parties CCSN CECSN Prolongation AFRO 8 AMRO 28 EMRO 13 EURO 33 SEARO 6 WPRO 17 24 28 452 459 78 94 599 677 73 73 443 486 27 472 78 719 77 393
1. www.who.int/ihr/ports_airports/pagnet/en/
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SOUTIEN POUR LE DÉVELOPPEMENT DES COMPÉTENCES DU PERSONNEL DANS LE DOMAINE DE LA SÉCURITÉ SANITAIRE ET L’APPLICATION DU RSI
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SOLUTIONS D’APPRENTISSAGE ET SOUTIEN À LA FORMATION Renforcer les aptitudes et les compétences du personnel de santé publique est crucial pour le maintien de la surveillance et de la réponse dans le domaine de la santé publique à tous les niveaux du système de santé et pour la mise en œuvre effective du RSI (2005). Par le biais du RSI révisé, il est demandé que tous les États Membres aient la capacité de détecter et de signaler les événements pouvant constituer une possible urgence de santé publique de portée internationale. Le fait d’avoir des ressources humaines suffisantes est la clé de la réalisation de cet objectif.
RENFORCER LA SÉCURITÉ SANITAIRE PAR L’APPLICATION DU RSI : APPRENTISSAGE ET ENGAGEMENT L’équipe travaille en collaboration avec de nombreuses unités techniques à travers l’OMS sur la conception, l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation de programmes, d’activités et de matériels d’apprentissage ciblés pour établir les capacités minimales conformément au RSI (2005).
LA PLATEFORME D’APPRENTISSAGE SUR LA SÉCURITÉ SANITAIRE Dans le monde interconnecté d’aujourd’hui, la sécurité sanitaire est un enjeu mondial. Par le biais du Règlement sanitaire international (2005), l’OMS tient les pays informés des risques pour la santé publique, et travaille avec ses partenaires pour aider les pays à établir des capacités pour détecter, signaler et répondre face aux événements de santé publique. La Plateforme d’apprentissage sur la sécurité sanitaire (HSLP), lancée en 2015 par l’équipe chargée des solutions d’apprentissage et du soutien à la formation, est un environnement d’apprentissage virtuel créé pour aider les États Membres à préparer les générations futures de dirigeants et de professionnels dans le domaine de la santé publique. La plateforme d’apprentissage appuie les besoins en apprentissage des organisations et des individus avec des responsabilités en santé publique et autres secteurs qui y sont liés, responsables du renforcement de la sécurité sanitaire par l’application du RSI (2005) au moyen d’un large éventail de programmes, d’activités et de matériels d’apprentissage. Tous les modules et outils d’apprentissage sont disponibles sur la Plateforme d’apprentissage sur la sécurité sanitaire et globalement, en 2015, la HLSP a accueilli 1400 visiteurs et participants.
L’équipe chargée des solutions d’apprentissage et du soutien à la formation : la seule équipe OMS dotée d’une expertise spécifique pour la conception de programmes d’apprentissage adaptés destinés aux adultes, à l’appui du Siège de l’OMS et des équipes techniques responsables de la sécurité sanitaire au niveau régional 1. https://extranet.who.int/hslp/training/
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La Plateforme est conçue pour soutenir trois fonctions principales : 1. Apprendre : destinée aux professionnels de la santé publique, cette fonction soutient des modules d’autoapprentissage en ligne. Actuellement, la fonction « Apprendre » offre un accès à l’ensemble de cours suivants : • une introduction au RSI (2005) qui cible les responsables nationaux et autres professionnels y compris le point focal national RSI • un tutoriel pour l’évaluation des notifications conformément au RSI (2005) qui cible le personnel des points focaux nationaux RSI • un programme d’apprentissage sur l’inspection sanitaire de navire et la délivrance d’un certificat sanitaire de navire qui cible les inspecteurs de navire travaillant dans les ports qui sont autorisés à délivrer des certificats sanitaires de navire. Le cours a adopté une approche d’apprentissage mixte, notamment un cours en ligne, qui peut être suivi d’un cours en présentiel et un exercice pratique. Depuis le lancement de la seconde édition du cours (2014), 433 certificats ont été délivrés pour l’achèvement du cours en ligne. Ce programme est disponible dans sept langues (les six langues officielles des Nations Unies + le portugais). • e-Protect, une formation de base en ligne sur la santé et la sécurité au travail pour le pré-déploiement qui vise le personnel et les consultants de l’OMS se rendant en Afrique de l’Ouest dans le contexte de la flambée d’Ebola. Plus de 1000 certificats d’apprentissage ont été délivrés dans les pays pour la formation au pré-déploiement concernant la santé au travail à l’appui de la réponse face à la maladie à virus Ebola • un programme de gestion d’Ebola aux points d’entrée qui vise les points focaux nationaux RSI, les autorités de santé publique aux points d’entrée, les opérateurs aux points d’entrée, les opérateurs de moyens de transport, les membres d’équipage et autres parties prenantes participant à la gestion des événements de santé publique. En 2015, plus de 200 participants ont accédé à l’application d’apprentissage, Gestion de la flambée d’Ebola aux points d’entrée (disponible en anglais, français et portugais). Depuis le lancement de l’application en septembre 2014, 338 experts ont participé à ce cours. • un programme de formation pour l’équipe nationale d’intervention rapide (EIR) (https://extranet.who.int/ hslp/?q=content/national-rrt-training-package) qui est une collection complète structurée des ressources et outils de formation permettant aux institutions de formation pertinentes d’organiser, de mener et d’évaluer la formation des équipes d’intervention rapide.
Disponibles dans cette section : • Programme de formation pour les équipes nationales d’intervention rapide (EIR) : une collection structurée complète de ressources et outils permettant aux institutions de formation pertinentes d’organiser, de mener et d’évaluer une formation pour les équipes nationales d’intervention rapide. Cette trousse de formation a d’abord été élaborée avec l’accent sur la préparation des équipes d’intervention rapide face à la maladie à virus Ebola. L’équipe, œuvrant avec des partenaires dont les CDC des États-Unis et d’autres équipes au sein de l’OMS, a récemment achevé l’adaptation de cette trousse à une approche couvrant tous les risques. Dans l’attente d’une traduction complète, une adaptation de l’outil pédagogique RSI est disponible en arabe et en français. • L’outil de formation RSI : l’outil est un recueil de modules de formation sur des thèmes clés à l’appui de la mise en œuvre du RSI. En 2015, l’équipe a procédé à la conception d’un module sur la « Mise en œuvre du RSI à l’interface homme-animal » ; elle travaille actuellement sur la conception d’un module sur le « Cadre de suivi et d’évaluation RSI ». Dans l’attente d’une traduction complète de l’outil de formation RSI dans d’autres langues, une version résumée en arabe et en français est également disponible. 3. Le coin du partage : cette section offre aux institutions et professionnels engagés dans le renforcement et le maintien des principales capacités en vertu du RSI un environnement pour l’acquisition de connaissances et une formation collaborative facilitée par le biais de communautés de pratique partageant des objectifs techniques communs. Cette section soutient actuellement le travail de deux communautés de pratique : le réseau de connaissances des équipes nationales d’intervention rapide et PAGNet.
En 2015 la Plateforme d’apprentissage sur la sécurité sanitaire a accueilli 1400 visiteurs et participants PRÉPARATION À LA MALADIE À VIRUS EBOLA
En septembre 2014, à l’appui de la flambée de maladie à virus Ebola et à la demande d’équipes techniques spécifiques et des bureaux régionaux participant à la réponse 2. Concevoir et organiser un cours : face à la maladie, l’équipe chargée des solutions d’apdans cette section, des trousses et modules pédago- prentissage et de l’appui à la formation a encore élargi giques sont mis à la disposition des institutions de son champ d’action et élaboré des trousses de formation santé publique, des ministères et d’autres organisations en présentiel et en ligne spécifiques à la maladie à virus œuvrant dans le domaine de la sécurité sanitaire en Ebola, allant de la sécurité au travail pendant le prévertu du RSI. Les matériels d’apprentissage décrits dans déploiement à la prévention et la lutte, à la gestion des cette section peuvent être personnalisés et adaptés pour cas dans les ports et aéroports. refléter les besoins et contextes en matière d’apprentissage spécifiques aux pays.
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TROUSSE DE FORMATION DESTINÉE AUX ÉQUIPES NATIONALES D’INTERVENTION RAPIDE : UN TRAVAIL DE COLLABORATION EXEMPLAIRE À TRAVERS L’OMS ET SES PARTENAIRES POUR SERVIR LES BESOINS DES PAYS En 2015, pour soutenir l’état de préparation dans les États Membres pour la maladie à virus Ebola et autres flambées épidémiques importantes, l’équipe a élaboré, à la demande des Bureaux OMS pour l’Afrique (AFRO) et la Méditerranée orientale (EMRO), un programme de formation destiné aux équipes nationales d’intervention rapide, une collection complète de ressources et outils modulaires pertinents aux institutions de formation dans les Régions OMS et États Membres pour organiser, mener et évaluer une formation pour les équipes nationales d’intervention rapide (EIR), adaptés aux besoins spécifiques des pays. Le programme de formation national EIR est une collection complète et structurée de ressources et outils de formation permettant aux institutions de formation pertinentes d’organiser, de mener et d’évaluer une formation pour les équipes d’intervention rapide. Elle vise à renforcer les capacités et aptitudes des équipes d’intervention rapide multidisciplinaires et de leurs membres individuels pour détecter de manière précoce et agir efficacement face à une flambée potentielle. La formation nationale EIR a été conçue et élaborée par le Bureau régional OMS pour la Méditerranée orientale, le Bureau régional OMS pour l’Afrique et le département national Capacités mondiales, alerte et action, en collaboration avec la Société égyptienne d’épidémiologie. Son public cible comprend les professionnels nationaux (notamment épidémiologistes, cliniciens – médecins et infirmier(ère)s --, experts de laboratoire, responsables de la communication, experts de la mobilisation sociale/ anthropologues, logisticiens, experts du soutien psychosocial, gestionnaires de données, experts dans les domaines de la prévention et de la lutte/de l’environnement) qui sont susceptibles d’être déployés en tant que membres des équipes d’intervention rapide lorsqu’une alerte est donnée sur un cas suspect dans leur pays. Conçu en 2015 pour soutenir la préparation dans les États Membres pour la maladie à virus Ebola et autres flambées épidémiques importantes, le programme de formation a été récemment mis à jour pour refléter une approche couvrant tous les risques. Le programme de formation représente une approche modulaire et souple, permettant aux institutions de formation et aux États Membres concernés d’organiser, de mener et d’évaluer la formation destinée aux équipes d’intervention rapide, adaptée aux besoins des pays spécifiques. La trousse s’articule autour de quatre unités principales. L’Unité C s’articule autour d’un exercice pratique de trois jours, à l’aide d’un scénario progressif avec une série d’éléments formatés pour permettre aux équipes d’intervention rapide (EIR) multidisciplinaires et leurs membres individuels de pratiquer et de démontrer les connaissances et aptitudes nécessaires pour détecter précocement et agir efficacement face à tout événement de santé publique. En 2015, des formations destinées aux équipes d’intervention rapide ont été dispensées à 211 participants et facilitateurs nationaux issus de 21 pays du MoyenOrient et d’Afrique du Nord ; 151 participants et facilitateurs nationaux de trois pays (Niger, Mauritanie et Togo) d’Afrique francophone. En 2016, l’OMS, en collaboration avec les CDC des États-Unis, a conçu et facilité la tenue d’un programme de Formation pour les formateurs sur le programme de formation destiné aux équipes d’intervention rapide. Cette formation a été dispensée en Ouganda à 35 participants représentant les pays suivants : Éthiopie, Ghana, Libéria, Ouganda et Malawi. Du 26 au 30 septembre, la formation sera dispensée en français au Burkina Faso à des équipes de facilitation représentant les pays suivants : Bénin, Burkina Faso, Guinée, Mauritanie, République centrafricaine et Tchad. La formation EIR vise à renforcer les capacités et les aptitudes des équipes nationales d’intervention rapide et de leurs membres individuels afin de renforcer la détection précoce, la lutte et l’action face aux événements de santé publique au sein d’un système coordonné de gestion des incidents. Outre l’expertise technique, la formation EIR contribue à la coordination nationale des réponses d’urgence, et vise à renforcer l’esprit d’équipe. Un forum pour l’apprentissage continu après l’achèvement de la formation est également mis à disposition.
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PRESTATION D’UNE FORMATION POUR LES ÉQUIPES D’INTERVENTION RAPIDE DANS LES RÉGIONS OMS DE LA MÉDITERRANÉE ORIENTALE ET DE L’AFRIQUE, MARS 2015-SEPTEMBRE 2016 Région OMS Formation/pays/dates Formation des équipes d’intervention rapide à Khartoum (Soudan), 15 au 19 mars 2015 EMRO Mars à mai 2015 Formation des équipes d’intervention rapide à Dubaï (Émirats arabes unis), 11 au 15 mai 2015 Formation de l’équipe d’intervention rapide à Rabat (Maroc), 18 au 22 mai 2015 Formation de l’équipe d’intervention rapide à Amman ( Jordanie), 24 au 28 mai 2015 TOTAL EMRO Formation des équipes d’intervention rapide à Dosso (Niger), 16 au 21 novembre 2015 Formation des équipes d’intervention rapide à Nouakchott (Mauritanie), 22 au 27 novembre 2015 Formation des équipes d’intervention rapide à Lomé (Mali), 30 novembre au 5 décembre 2015 Formation des équipes d’intervention rapide à Sélingué (Mali), 11 au 18 juillet 2016 Formation des formateurs pour la formation des EIR, Entebbe, Uganda. 29 août au 2 septembre 2016. TOTAL AFRO TOTAL EMRO + AFRO Nombre de participants 38 Nombre de facilitateurs 17 Nombre de pays 2 Total
55
45
18
10
63
27
17
4
44
38 148 31
11 63 12
5 21 1
49 211 43
40
17
1
57
AFRO Nov. 2015 à sept. 2016
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PUBLICATIONS ET OUTILS DE RÉFÉRENCE
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PUBLICATIONS AND REFERENCE TOOLS
SOLUTIONS D’APPRENTISSAGE ET SOUTIEN À LA FORMATION • Programme de formation pour les équipes nationales d’intervention rapide Une collection complète de ressources et d’outils de formation modulaire permettant aux institutions de formation pertinentes dans les Régions OMS et les États Membres d’organiser, de mener et d’évaluer la formation pour les EIR au niveau national, adaptés aux besoins spécifiques des pays. Ce programme et d’autres programmes de formation sont disponibles sur la Plateforme d’apprentissage sur la sécurité sanitaire : https://extranet.who.int/hslp/training/
RENFORCEMENT DES LABORATOIRES ET GESTION DES RISQUES BIOLOGIQUES • Guide pratique sur l’application du Règlement relatif au transport des matières infectieuses, 2015-2016 Donne des informations sur l’identification, le classement, le marquage, l’étiquetage, le conditionnement, la réfrigération des matières infectieuses, ainsi que sur la documentation nécessaire pour leur transport et leur livraison dans de bonnes conditions de sécurité. Ce guide pratique est destiné à faciliter l’observance du Règlement international actuel pour le transport des matières infectieuses relatif à tous les modes de transport, tant au niveau national que sur le plan international. Il inclut des modifications qui sont entrées en vigueur au 1er janvier 2015. Disponible en arabe, espagnol, français et russe sur : www.who.int/ihr/publications/who_hse_ihr_2015.2/fr/
• Un guide pour les expéditeurs de matières infectieuses, 2015 Élaboré à l’origine en 2009 pour aider les expéditeurs dans le classement, la documentation, le marquage, l’étiquetage et le conditionnement des matières infectieuses, la version 2015 aborde également la réfrigération des matières infectieuses à l’aide de blocs réfrigérants, de glace sèche et en utilisant des boîtes de transport étanches. Accessible en ligne sur : www.who.int/ihr/infectious_substances/en/.
• Groupe consultatif élargi sur la sûreté biologique : Rapport de réunion Rapport sur la réunion du Groupe consultatif élargi sur la sûreté biologique, qui s’est tenue au Siège de l’OMS à Genève (Suisse) du 24 au 26 novembre 2014. L’objectif de la réunion était de passer en revue les progrès réalisés conformément au cadre stratégique pour la gestion des risques biologiques en laboratoire pour 2012-2016 : www.who.int/ihr/publications/WHO_HSE_GCR_2016.7/en/
PORTS, AÉROPORTS ET POSTES-FRONTIÈRES • Surveillance et lutte anti vectorielle dans les ports, aéroports et postes-frontières Ce manuel fournit des orientations aux États Membres sur les aspects pratiques liés au maintien des normes sanitaires aux frontières internationales dans les ports, aéroports et postes-frontières (points d’entrée) conformément au Règlement sanitaire international (2005). Il a été élaboré conjointement par l’unité Écologie et gestion des vecteurs des maladies tropicales négligées et le département Capacités mondiales, alerte et action (soutien pour le développement des capacités en vertu du Règlement sanitaire international). Accessible en ligne sur : www.who.int/ihr/publications/9789241549592/en Traductions en arabe, chinois, français et russe sous presse.
• Manuel pour la gestion des événements de santé publique dans les transports aériens Ce manuel vise les points focaux nationaux RSI et les autorités de santé publique aux points d’entrée, ainsi que les autorités de réglementation de l’aviation civile, les opérateurs et le personnel d’aéroport, les exploitants d’aéronef, les équipages d’aéronef et autres parties prenantes œuvrant dans les domaines du transport aérien et de la préparation et de l’action urgente face aux événements de santé publique. Accessible en ligne sur : www.who.int/ihr/publications/9789241510165_eng/en/ Traductions chinoise, française et russe sous presse.
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PUBLICATIONS AND REFERENCE TOOLS
• Manuel de gestion des évènements de santé publique à bord de navires Vise à fournir des conseils techniques aux autorités portuaires compétentes pour la gestion des événements de santé publique à bord des navires ; il est complémentaire d’autres publications de l’OMS traitant de l’évaluation du risque au niveau national, de l’élaboration de plans d’intervention dans les ports, aéroports et postes-frontières, de l’acquisition de capacités et de l’application des plans d’urgence au niveau des ports. Disponible en arabe, chinois, anglais, français et russe sur : www.who.int/ihr/publications/9789241549462/en/
• Gestion des événements aux points d’entrée – Étape par étape Élaborés pour fournir des orientations étape par étape à l’aide d’infographies, ces brochures exposent les étapes essentielles pour la protection de la santé aux points d’entrée : – Gestion des événements dans les transports aériens – Gestion des événements à bord des navires – Protection sanitaire aux points d’entrée : Surveillance et lutte anti vectorielles Accessibles en ligne sur : www.who.int/ihr/ports_airports/en/
SURVEILLANCE/ALERTE PRÉCOCE ET ACTION • Surveillance et alerte précoce et action – Étape par étape Ces brochures exposent les principales étapes prévues pour soutenir les autorités compétentes chargées de la mise en œuvre du RSI afin d’améliorer les capacités nationales pour la prévention, la détection et la lutte face aux événements, en renforçant la communication et la coordination entre les points d’entrée et le système national de surveillance sanitaire ; et offrent aux autorités sanitaires nationales, et aux parties prenantes qui les soutiennent, des orientations pour la mise en œuvre ou le renforcement des mécanismes d’alerte précoce et d’action couvrant tous les risques au sein des systèmes nationaux de surveillance : – Points d’entrée et systèmes nationaux de surveillance – Mieux détecter pour mieux protéger Disponibles en anglais, français et russe sur : www.who.int/ihr/lyon/surveillance/en/
NEWSLETTER POUR LES PARTENAIRES RSI ET PARTIES PRENANTES • Newsletter du Bureau OMS de Lyon Cette gazette semestrielle présente les faits marquants des activités techniques du Bureau OMS de Lyon et du département GCR, et des synergies avec la communauté scientifique de la Métropole de Lyon et de la Région Rhône-Alpes. Disponible sur : www.who.int/ihr/publications/oms_lyon_newsletters/en/ Désormais disponible en anglais, français et russe.
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PUBLICATIONS AND REFERENCE TOOLS
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PERSPECTIVES En 2015, le Conseil exécutif de l’OMS a suggéré que de larges réformes soient entreprises dans le travail de l’OMS concernant les flambées épidémiques, les situations d’urgence et les crises humanitaires. En conséquence, en 2016, l’Assemblée mondiale de la Santé a pris la décision d’établir un nouveau programme de gestion des situations d’urgence sanitaire. Cela a marqué un moment historique et représente un développement fondamental pour l’Organisation, qui complète le rôle technique et normatif traditionnellement joué par l’OMS par de nouvelles capacités opérationnelles pour son travail en cas de flambées épidémiques et de situations d’urgence humanitaire. Le nouveau programme (WHE) est conçu pour apporter un appui rapide et prévisible au travail de l’OMS dans les situations d’urgence à l’aide d’une approche couvrant tous les risques, promouvant une action collective, et englobant les activités de préparation aux urgences sanitaires, d’action et de redressement rapide. Le nouveau programme, avec à sa tête un Directeur exécutif, le Dr Peter Salama, qui a rejoint l’OMS en août 2016, sera aligné sur les principes d’un seul programme à travers les six Régions OMS avec un seul ensemble d’indicateurs de performance. Les Directeurs régionaux en charge de la gestion des situations d’urgence sanitaire au sein de ce nouveau programme auront un rôle essentiel à son succès et sa mise en œuvre, en particulier par l’exercice d’un leadership pour l’application et l’exécution des normes du programme, les relations gouvernementales et intergouvernementales dans les régions, les relations inter-institutions et avec les partenaires au niveau régional, et la gestion quotidienne des activités d’urgence dans leurs régions. La nouvelle structure reflétera les principales fonctions de l’OMS en matière de gestion du risque dans les situations d’urgence sanitaire, comme suit : • Informations sur les situations d’urgence sanitaire et les évaluations du risque, notamment détection et vérification des événements, suivi des opérations d’urgence sanitaire, et gestion et analyse des données ; • Opérations d’urgence, notamment fonctions de gestion des évènements, partenariats opérationnels et préparation, et soutien aux opérations et logistique ; • Gestion des risques infectieux, notamment les agents pathogènes à haut risque et, au Siège, le secrétariat du Cadre de préparation en cas de grippe pandémique ; • L’état de préparation des pays aux situations d’urgence sanitaire et le Règlement sanitaire international (2005), notamment le suivi et l’évaluation des capacités nationales de préparation, la planification et le renforcement des principales capacités et, au Siège, le secrétariat du Règlement sanitaire international (2005). L’actuel département GCR (Capacités mondiales, alerte et action) se transformera en un nouveau département : Préparation aux situations d’urgence sanitaire dans les pays et RSI (CPI). Le Bureau OMS de Lyon fera partie intégrante du Programme de gestion des situations d’urgence sanitaire (WHE) et du département CPI à l’appui de la préparation des États Membres et s’alignera sur les recommandations du Comité d’examen sur le rôle du Règlement sanitaire international (2005) dans la flambée et la réponse face à Ebola et du Cadre d’action de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe 20152030. Le travail du programme dans le domaine de la préparation sera structuré de manière à soutenir l’application par tous les États Parties du nouveau cadre de suivi et d’évaluation pour le Règlement sanitaire international (2005) et des évaluations à l’aide du nouvel outil pour l’évaluation externe conjointe comme exigé. Le soutien pour la planification de la préparation aux urgences sanitaires et le développement des capacités nationales sera accordé en priorité aux pays dont la vulnérabilité est élevée et les capacités sont faibles avec un accent mis sur l’établissement des capacités de base les plus cruciales pour l’alerte précoce, la gestion des incidents, la communication du risque et des hôpitaux sûrs. La mission du Bureau OMS de Lyon accordera son attention à la planification de la préparation aux urgences sanitaires et au renforcement des capacités des pays et sera étroitement intégrée au travail de l’Organisation en matière de renforcement des systèmes de santé.
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NOTES
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BUREAU OMS DE LYON 24 RUE JEAN BALDASSINI F-69007 LYON TEL: +33 4 72 71 64 70 FAX: +33 4 72 71 64 71 WWW.WHO.INT/IHR/LYON/ OMS – PLATEFORME D’APPRENTISSAGE SUR LA SÉCURITÉ SANITAIRE HTTPS://EXTRANET.WHO.INT/HSLP/TRAINING/
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