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Progrès dans la lutte contre les vecteurs du paludisme

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Bulletin de lOrganisation mondiale de la Sante, 59 (5): 665-675 (1981) Progrds dans la lutte contre les vecteurs du paludisme* C. P. PANT,1 N. RISHIKESH,1 Y. H. BANG,2 & A. SMITH1 Sauf en Afrique tropicale, la lutte antipaludique restera probablement fond6e pour une grande partie sur l'utilisation des insecticides pendant de nombreuses annees. Neanmoins, le developpement de la resistance chez les vecteurs souleve de serieuses difficult0s et il est necessaire de modifier la strategie de l'application des insecticides afin d'en rendre l'efficacite maximale. Ilfaut acquerir une connaissance approfondie de l'ecologie et du comportement de chacune des especes vectrices avant de pouvoir adapter la strategie de lutte aux diverses situations epidemiologiques. Les differences comportementales entre les especesjumelles ont e constatees depuis plusieurs annees, mais l'etude de ce probleme a ete recemment simplifie par une amelioration des moyens d'identification, notamment l'aspect des bandes chromosomiques et l'analyse electrophoretique. Des differences comportementales ont ete egalement associees d certains remaniements chromosomiques. De nouvelles manifestations de resistance aux insecticides parmi les anophelines continuent d etre enregistrees et l'impact de cefait sur les operations antipaludiques a ete serieusement ressenti en Amerique centrale (multiresistance chez Anopheles albimanus), en Turquie (A. sacharovi), en Inde et dans plusieurs pays asiatiques (A. culicifacies et A. stephensi), ainsi que dans quelques autres pays. On poursuit les travaux de selection et d'epreuve de nouveaux insecticides susceptibles dT'etre utilises comme substituts, mais le DDT, le malathion, le temephos, le fenitrothion et le propoxur continuent d etre employes comme insecticides principaux dans de nombreux projets de lutte antipaludique. La recherche d'approches plus simples et novatrices en vue de l'application des insecticides se poursuit egalement. La lutte biologique contre les vecteurs retient de plus en plus l'attention, car elle pourrait devenir une importante composante de strategies integrees de lutte antivectorielle; la plupart des progres ont e realises avec une bacterie sporulee, le serotype H-14 de Bacillus thuringiensis. Des poissons larvivores, tels que Gambusia spp. et Poecilia spp., sont toujours utilises dans certains programmes. L'application de mesures d'amgnagement de l'environnement, telles que reduction et elimination des sources de moustiques, curage des rigoles d'ecoulement ou d'irrigation, ainsi qu'irrigation intermittente, a ete reexaminee et l'on accorde actuellement un grand interet a ces approches. On ne s'est que moderement interesse d la lutte genetique contre les moustiques et au phenomene d'etat refractaire chez certaines souches des vecteurs de la maladie (en vue de remplacer l'espece vectrice par la souche refractaire). Il est necessaire de poursuivre les recherches avant que cette methode puisse devenir un outil pratique. Il est evident qu'd l'avenir une approche plus integree devra etre employee pour la lutte antivectorielle dans le contexte des programmes antipaludiques. A cette fin, la formation du personnel, la recherche et la cooperation d tous les niveaux seront des besoins essentiels. Sauf en Afrique tropicale, la lutte contre le paludisme sera tres probablement fondee, dans les annees A venir, pour une grande partie sur l'utilisation d'insecticides. Cependant, * La version originale en anglais de cet article a e publiee dans le Bulletin de l'Organisation mondiale de la Sante, 59 (3): 325-333 (1981). 1 Division de la Biologie des vecteurs et lutte antivectorielle, Organisation mondiale de la Sante, 1211 Geneve 27, Suisse. Unite OMS de recherche sur la biologie des vecteurs et la lutte antivectorielle, Djakarta, Indonesie. 4102 - 665 - 666 C. P. PANT ET AL. le developpement lent mais constant de la resistance aux insecticides parmi les vecteurs du paludisme peut empecher, A long terme, de lutter contre la transmission de cette maladie exclusivement par cette methode. I1 faudra donc modifier la strategie de l'emploi des insecticides pour ralentir le developpement de la resistance, et si l'on veut tirer le meilleur parti des composes existants il sera necessaire de les utiliser conjointement avec d'autres methodes de lutte contre les vecteurs et les parasites, en tenant compte de l'aspect local de l'epidemiologie de la maladie et des conditions socio-economiques existantes. REVUE DES RECHERCHES RICENTES Du fait que l'objectif de nombreux programmes antipaludiques est passe de l'eradication A la lutte, et avec l'introduction d'une approche plus souple, les etudes sur la biologie, l'ecologie et le comportement des vecteurs ont connu un regain d'interet, meme si, dans de nombreuses zones d'endemie, la penurie d'entomologistes convenablement formes rend leur realisation difficile. Habitudes du vecteur en matikre d'alimentation et de repos L'efficacite des pulverisations A effet remanent A l'interieur des habitations depend, entre autres, des habitudes du vecteur en matiere d'alimentation et de repos. On ne dispose pas de renseignements suffisants anterieurs A la pulverisation pour pouvoir determiner si l'exophilie et l'exophagie observ&es parmi certaines especes vectrices sont inherentes, ou suscitees par le traitement insecticide. Toutefois, on a signale des modifications de la penetration dans les maisons, le passage A l'agressivite en plein air en vue d'eviter les surfaces traitees par les insecticides, ainsi que des tendances exophiles et exophages chez Anophelesfarauti dans les Iles Salomon britanniques, A. balabacensisa et A. minimus en ThaYlande, A. balabacensis au Bangladesh, ainsi que A. philippinensis en Inde. II s'est egalement revele que des changements de l'environnement, accompagnes ou non d'applications d'insecticides A effet remanent, modifiaient l'ecologie de diverses especes vectrices. Par exemple, l'urbanisation, les activites de developpement et l'utilisation d'insecticides ont amene un declin de la densite de A. culicifacies A Pattukotai en Inde, tandis que d'autres etudes ont montre qu'au voisinage de Delhi l'importance de cette espece a augmente apres l'incorporation de la ceinture riveraine et d'autres secteurs irrigues A la ville grandissante. A. stephensi a acquis une importance particuliere dans les zones oui le stockage de l'eau se fait dans des citernes et des puits et, bien qu'elle soit essentiellement endophile, on a observe que cette espece se reposait au dehors dans le sud de l'Iran et de l'Inde. L'exophilie a ete egalement enregistree pour A. d'thali en Iran. En Afghanistan, le developpement agricole a conduit au remplacement de A. pulcherrimus, un vecteur etabli, par A. hyrcanus qui a ete trouve resistant au DDT et egalement exophile et exophage. D'autres etudes effectuees en Afghanistan ont montr6 que A. pulcherrimus presente une exophilie partielle et evite les surfaces traitees. Des observations faites A Kisumu (Kenya) ont revele que, avant pulverisation de fenitrothion, insecticide A effet remanent, A. gambiae etait l'espece dominante et se montrait plus endophile que A. arabiensis, sans pourtant que les deux esp6ces different dans leur pouvoir infectant et leurs preferences trophiques. Apres pulverisation, la densite des deux especes s'est trouvee reduite, mais il y avait augmentation du degre d'exophilie a Reemment, A. dirus a ete identifie, ce qui indique qu'il s'agit en fait d'un complexe d'esp&es. Voir PEYTON, E. L. & HARRISON, B. A. Anopheles (Cellia) dirus, a new species of the Leucosphyrus group from Thailand (Diptera: Culicidae). Mosquito systematics, 11: 40-52 (1979). LUTTE CONTRE LES VECTEURS DU PALUDISME 667 ainsi que de la proportion relative de A. arabiensis. Dans la meme region du Kenya, les tendances exophiles et zoophiles de A. arabiensis, par comparaison avec A. gambiae, aboutissent A un abaissement des indices sporozoitiques pour la premiere espece.b En Ethiopie, A. gambiae s.l. et A.funestus se sont montres partiellement exophiles, alors que A. pharoensis ainsi que A. nil l'etaient fortement. On a considere qu'une correlation entre la valeur de l'indice spiraculaire et l'humidite environnementale etait la base de la tolerance de A. funestus A la secheresse, de la situation intermediaire de A. gambiae et de l'hygrophilie de A. pharoensis.c Un argument A l'appui de l'influence dominante de l'humidite sur les habitudes en matiere de repos est constitue par l'observation que, chez A. gambiae comme chez A. arabiensis, des remaniements chromosomiques r6gissaient l'adaptation A l'humidite ambiante. Des populations presentant des remaniements chro- mosomiques favorables A un environnement plus sec se reposaient A l'int6rieur des habitations (ouf le deficit de saturation est plus eleve, pendant la nuit, qu'en plein air), alors que celles qui presentaient des types chromosomiques adaptes A des conditions d'humidite relativement plus grande se reposaient au dehors. Il est probable que l'influen- ce de l'humidite sur les habitudes en matiere de repos explique egalement le mouvement frequent et le renouvellement eleve parmi les A. gambiae s.l. et A. funestus se reposant A l'interieur des habitations, observes dans un village non pulverise du Nigeria. Les groupes sanguins ABO ont e utilises comme marqueurs pour des etudes de l'agressivite des moustiques et on a observe que dans le sud de la Gambie le nombre de piqflres de A. gambiae s.l. chez les femmes etait superieur de plus de sept fois A celui sur les enfants. Dans une autre etude faite pres de Brazzaville, il a e montre que les nombres de piqflres de A. gambiae s.s. sur les nourrissons, les enfants, les adolescents et les adultes etaient dans les proportions de 1:2:2:5:3 et que, lA encore, l'agressivite des moustiques etait en rapport avec l'Age des sujets. Des analyses par reaction des precipitines dans des echantillons de repas de sang d'anophelines ont 6galement fourni des renseignements pr6cieux sur les pr6f6rences trophiques.d Les donn6es relatives A A. funestus confirment qu'il a des habitudes hautement endophiles et anthropophiles. A Jirima (Nigeria), l'indice moyen d'anthropo- philie 6tait de 0,92 chez A. gambiae et de 0,50 chez A. arabiensis. Quand un petit nombre d'animaux 6taient pr6sents au cours de l1'chantillonnage dans l'Etat de Bendel (Nig6ria), les deux esp&ces se nourrissaient exclusivement sur l'homme. Au Kenya, la proportion de moustiques s'6tant nourris sur l'homme 6tait plus 6levee parmi les A. gambiae s.l. que parmi les A. arabiensis. En IndonEsie, la proportion de A. aconitus s'etant nourris sur l'homme 6tait plus faible dans les maisons trait6es que dans les biotopes de plein air non pulv6rises. Dans le centre de Java, en Indon6sie, on a observe que A. aconitus se reposait surtout en dehors des habitations et que la fraction endophile se posait seulement sur les parties inf6rieures des murs, si bien qu'on pouvait accomplir une lutte efficace en ne pulv6risant selectivement que le bas des murs. Complexes d'espkces et ginktique des vecteurs L'identification specifique d'un moustique est importante non seulement pour les etudes de biologie fondamentale, mais 6galement pour des programmes de lutte car b HIGHTON, R. B. ET AL. Studies on the sibling species Anopheles gambiae Giles and Anopheles arabiensis Patton (Diptera/Culicidae) in the Kisuma area, Kenya. Bulletin of entomological research, 69: 43-53 (1979). c VINOGRADSKAJA, 0. N. & DETINOVA, T. S. The value of the spiracular index as an indication of hygrophily and xeroresistance of Anopheles mosquitos. Communication I. Mosquitos of Africa. Medicinskaja parazitologija i parazitarnye bolezni, 40: 4045 (1978). d GARRETT-JONES, ET AL. Feeding habits of anophelines (Diptera: Culicidae) in 1971-78, with reference to the human blood index: a review. Bulletin of entomological research, 70: 165-185 (1980). 668 C. P. PANT ET AL. certaines especes sont des vecteurs de maladie, alors que d'autres ne le sont pas. Maintes especes presentent des variations morphologiques intraspecifiques considerables, ce qui rend difficile leur identification precise. Le probleme des especes jumelles chez Anopheles a e constate depuis plus d'un demi-siecle, c'est-A-dire depuis les premieres observations sur l'<anophelisme sans paludisme>> en Europe, ce qui a conduit A elucider le complexe A. maculipennis. Actuellement, on utilise des methodes modernes de cytotaxonomie et des epreuves biochimiques, notamment 1'e1ectrophorese des enzymes et des epreuves sero- logiques, pour determiner les complexes d'especes et pour identifier individuellement leurs membres. Parmi les complexes d'especes d'Anopheles, des methodes morphologiques classiques ont e utilisees pour les complexes A. annularis, A. barbirostris, A. funestus, A. hyrcanus, A. leucosphyrus, A. maculipennis, A. minimus, A. subpictus et A. umbrosus, mais les caracteres taxonomiques seuls se sont reveles insuffisants pour les membres du complexe A. gambiae. Les six especes maintenant reconnues a l'interieur du complexe A. gambiae (A. arabiensis, A. gambiae, A. melas, A. merus, A. quadriannulatus, et l'espece D-nom provisoire) ont e d'abord decelees en raison de leurs caracteristiques de croisements, et ulterieurement confirmees par des etudes sur la morphologie des chromosomes. Des etudes intensives de chromo'somes polytenes au Nigeria ont aide A elucider les divergences comportementales entre A. gambiae et A. arabiensis, les deux especes du complexe les plus anthropophiles et les plus efficaces comme vecteurs.eA. gambiae predomine dans la foret et la savane humide, alors que A. arabiensis est plus frequent dans la savane et la steppe. Neanmoins, l'un et l'autre sont capables de coloniser des environnements aussi opposes que la foret ombrophile typique et la savane sahelienne, grace A un degre de plasticite remarquable dans les remaniements chromosomiques lies aux conditions micro- climatiques, en particulier l'humidite, qui sont influencees par l'activite de l'homme (par exemple, gites larvaires de saison seche grace A l'irrigation ou au deboisement; et urbanisation favorisant les populations isolees de A. arabiensis). Neanmoins, la technique cytogeneique ne peut etre appliquee qu'A des larves ayant atteint leur croissance complete ou a des femelles avec des ovaires au stade IV. Des experiences de laboratoire recentes portant sur A. stephensi ont mis en evidence des relations entre une inversion chromosomique unique et divers caracteres biologiques et morphologiques. I1 a e montre que cette inversion 2Rb influait sur le temps de pupaison et d'emergence des adultes, la taille des ceufs, le temps d'activite circadienne de vol, la frequence des accouplements avec les males heterospecifiques et l'alimentation. Des techniques electrophoretiques fondees sur les systemes d'enzymes geniques ont 6galement ete mises au point pour le complexe A. gambiae et elles peuvent etre appliquees A des males et A des femelles pris individuellement. Neanmoins, les membres du complexe A. gambiae pr6sentent seulement un faible degrb de divergence electrophoretique des alleles et la cle biochimique ne permet pas de distinguer avec certitude A. gambiae s.s. de A. arabiensis! A. beklemishevi est la premiere espece de moustique qui ait jamais ete denomm&e et decrite des le debut A partir d'etudes cytotaxonomiques.9 Parmi les autres complexes d'especes d'Anopheles, dans lesquels on a etudie les croisements et la sterilite des hybrides, figurent le complexe A. maculipennis (comprenant sept especes palearctiques reconnues, A savoir atroparvus, beklemishevi, labranchiae, e COLUZZI, M. ET AL. Chromosomal differentiation and adaptation to human environments in the Anopheles gambiae complex. Transactions of the Royal Society of Tropical Medicine and Hygiene, 73: 483-497 (1979). f MILES, S. J. A biochemical key to adult members of the Anopheles gambiae group of species (Diptera, Culicidae). Journal of medical entomology, 15: 297-299 (1979). g STEGNI, V. N. & KABANOVA, V. M. Cytoecological study of a natural population of Anopheles in the territory of the USSR. Report 1. Isolation of a new species of Anopheles in the maculipennis complex by the cytodiagnostic method. Medicinskaja parazitologija i parazitarnye bolezni, 45: 192-198 (1976). LUTTE CONTRE LES VECTEURS DU PALUDISME 669 maculipennis, melanoon, messeae et sacharovi, ainsi que certaines autres especes nearctiques), le complexe A. punctulatus (A. punctulatus, A. koliensis, etA. farauti 1 et 2), ainsi que le complexe A. claviger (claviger et petragnanii). La plupart des especes du complexe maculipennis sont caracterisees par des aspects differents des bandes des chromosomes polytenes; en raison des applications pratiques realisees avec plusieurs especes du complexeA. gambiae (mentionnees ci-dessus), on esp6re qu'A l'avenir cette technique sera applicable dans les conditions du terrain pour le complexe A. maculipennis. Les deux especes de A. farauti du complexe A. punctulatus presentent des chromosomes qui different seulement par deux inversions fixees sur le chromosome 2. Aucun polymorphisme n'a ete decouvert dans cette paire d'esp6ces." Dans le sous-genre neotropical Nyssorhynchus, de nombreuses especes jumelles existent evidemment parmi celles qui ont une importance medicale. Des preuves chromosomiques de speiation existent dans au moins quatre especes nominales: nuneztovari, darlingi, albitarsis et evansae. Dans toutes celles-ci, les larves possedent des chromosomes polytenes salivaires clairement visibles. En Amerique du Sud, les populations colombiennes et venezueliennes de A. nuneztovari (qu'on sait etre des vecteurs de paludisme) different de celles du Bresil (non vectrices) par une inversion fixee du bras long du chromosome X.h De meme, trois types chromosomiques de A. albitarsis ont ete recemment identifies dans le sud et l'est du Bresil ainsi qu'en Colombie et au Venezuela (B1, B2, et C, respectivement). Les etudes genetiques se sont revelees precieuses non seulement pour l'identification d'especes jumelles, mais egalement pour la lutte contre les moustiques, l'elucidation des mecanismes de resistance et les etudes de la capacite vectorielle ainsi que des changements possibles dans le comportement sous l'action de la pression de selection exercee par les insecticides. L'etablissement de colonies hautement productives et la separation precoce des sexes sont des conditions prealables essentielles aux operations de lacher de males steriles. Par exemple, on a obtenu une augmentation de 800o dans la production de pupes de A. albimanus en contrblant plus precisement la temperature de l'eau et le nombre d'ceufs introduits dans chaque plateau d'6levage.' Un systeme de sexage genetique a ete mis au point en vue de l'elimination preferentielle des femelles au cours de n'importe lequel des quatre stades du cycle biologique; il est fonde sur la sensibilite au propoxur utilisee comme caractere letal recessif conditionnel.? Parmi les facteurs qui influent sur le developpement de la resistance aux insecticides, les facteurs genetiques tels que la presence de genes de resistance, leur frequence, leur nombre et leurs combinaisons, leur dominance et leur capacite d'etre transmis A la descendance sont tres importants. La resistance A la dieldrine chez de nombreuses souches, quelques cas de resistance au DDT et la resistance aux inhibiteurs de la cholinesterase chez A. albimanus sont dus A un gene unique. I1 a ete demontre que les facteurs biochimiques et genetiques regissant la resistance peuvent etre determines par une variete de mecanismes. Resistance aux insecticides Le nombre d'especes d'anophelines presentant une resistance aux insecticides a augmente et, de plus, la resistance s'est propagee geographiquement. Dans le rapport Resistance des vecteurs de maladies aux pesticides d'un recent Comit6 OMS d'experts de h Species complexes in insect vectors of disease (blackflies, mosquitos, tsetse flies). Report of a WHO informal consultation, 1976. OMS, document non publie WHO/VBC/77.656. i DAME, D. A. ET AL. Improved rearing techniques for larval Anopheles albimanus: use of dried mosquito eggs and electric heating tapes. Mosquito news, 38: 68-74 (1978). i KAISER, P. E. ET AL. Development of a genetic sexing system for Anopheles albimanus. Journal ofeconomic entomology, 71: 755-771 (1978). C. P. PANT ET AL. la biologique des vecteurs et de la lutte antivectorielle, il est reconnu que 51 esp&ces sont resistantes A au moins un insecticide. Des cas de resistance double, au DDT et A la dieldrine/HCH, sont maintenant tres frequents; au moins 10 especes sont egalement r6sistantes aux insecticides organophosphores (OP) et 4 le sont en outre aux carbamates. En Asie, A. culicifacies, A. stephensi, et A. sinensis resistants aux organochlores, et dans certaines regions egalement aux OP, continuent A poser de serieux problemes en ce qui concerne la lutte antipaludique. Ailleurs, A. albimanus en Amerique centrale, A. sacharovi en Turquie et en Syrie, ainsi que A. arabiensis au Soudan, posent des problemes similaires. La resistance multiple chez les vecteurs du paludisme a souleve une grande inquietude ces dernieres annees, en particulier dans les regions ofu des pesticides ont ket largement utilises pour l'agriculture. Chaque fois qu'un vecteur acquiert une resistance A 1'egard de l'insecticide utilise pour lutter contre lui, il est d'usage d'etudier la resistance croisee dans les conditions du terrain, et cela a ete fait pour A. albimanus en Amerique centrale et A. sacharovi en Turquie. Apres l'avoir quelque peu negligee ces dernieres annees, les specialistes de la toxicologie des insectes et de la genetique des populations accordent A nouveau A la resistance aux insecticides l'attention qu'elle merite. La biochimie de la resistance est egalement l'objet de travaux considerables. Parmi les mecanismes bien connus de la resistance, on peut citer un accroissement du metabolisme de l'agent toxique par differentes enzymes et une reduction de la penetrationjusqu'au site cible ou de la sensibilite de ce dernier. MESURES POUR PARER A LA RESISTANCE: PERSPECTIVES SeIection de nouveaux insecticides et larvicides La methode suivie habituellement pour remedier A la resistance consiste A passer A un autre insecticide, mais cette methode n'est possible que s'il existe des substituts appropries. L'OMS a procede A un programme d'evaluation et d'epreuve de nouveaux insecticides pendant environ 20 ans et 1737 composes avaient, A la mi-1977, e 6valu6s quant A leur efficacite contre les vecteurs de maladies et leur innocuite envers les mammiferes. Malheureusement, le nombre de nouveaux composes soumis A ce projet a diminue progressivement au cours des dernieres ann6es et cette situation est trbs preoccupante. En 1978, aucun nouveau compose n'a ete recu et en 1979 seuls six composes ont ete soumis pour &tre evalues. Produits chimiques disponibles Outre les anciens insecticides ou ceux qui sont actuellement employes, tels que DDT, HCH, malathion, fenitrothion, fenthion, propoxur et temephos, les composes ci-apres sont maintenant disponibles contre les moustiques: Imagocides: landrine (OMS 597), chlorphoxime (OMS 1197), pirimiphos-methyl (OMS 1424), permethrine (OMS 1821) et deltamethrine (OMS 1998). La duree de l'efficacite de ces composes va de 8 A 14 semaines aux doses d'application recommandees, mais des facteurs locaux, le cofit ou la disponibilite peuvent les rendre plus ou moins appropries pour des operations de lutte dans des secteurs particuliers. Le bendiocarbe (OMS 1394) fait actuellement l'objet d'epreuves pratiques en Indonesie. Larvicides: chlorpyrifos (OMS 971), iodofenphos (OMS 1211), pirimiphos-methyl (OMS 1424), methoprene (OMS 1697) et diflubenzuron (OMS 1804). Les deux derniers composes sont des regulateurs de la croissance des insectes. 670 LUTTE CONTRE LES VECTEURS DU PALUDISME 671 Parmi les nouveaux insecticides, des pyrethroides de synthese (perm&hrine et deltamethrine) manifestent une activite elevee, mais la resistance aux pyr&hrolides pourrait apparaitre rapidement dans les populations sur le terrain, car elle semble souvent associee A la resistance au DDT. ScuritM des pesticides et des formulations Les programmes antipaludiques sont les principaux consommateurs d'insecticides en sante publique, et du fait de la resistance des vecteurs aux pesticides il est necessaire d'employer une plus grande variete de produits. Les nouveaux composes doivent etre non seulement efficaces et bon marche mais egalement sfirs, particulierement lorsque les insecticides seront utilises A l'interieur des habitations pour des pulverisations A effet remanent. Pendant des annees, l'OMS, en collaboration avec la FAO, a distribue des fiches de donnees fournissant des renseignements sur la chimie, l'utilisation et la toxicologie d'environ 50 pesticides comprenant la plupart de ceux qui sont utilises dans la lutte antipaludique. La Classification OMS recommandee des pesticides en fonction des dangers qu'ils pr6sententk enumere et classe les composes faisant courir un danger plus grand que modere. Des petites quantites de certaines impuretes contenues dans les composes organophosphores peuvent influer sur la toxicite de ces derniers et de ce fait, pendant la fabrication et le stockage, les formulations doivent etre soigneusement surveillees. Apres l'episode d'empoisonnements survenu en 1976 au Pakistan, au cours duquel 5 personnes sont mortes, les recherches collectives effectuees ont montre que, dans ce cas, le principal composant toxique du malathion etait l'isomalathion. Cette impurete peut potentialiser la toxicite du malathion chez les mammiferes en inhibant les mecanismes normaux de detoxication. En consequence, dans son rapport Pesticides: chimie et normes, le Comite OMS d'experts de la biologie des vecteurs et de la lutte antivectorielle a fixe de nouvelles normes pour la poudre de malathion dispersable dans l'eau, et a impose des limites strictes pour l'isomalathion. De meme, en 1978, dans le rapport ScuritM d'emploi des pesticides, le Comite OMS d'experts de la biologie des vecteurs et de la lutte antivectorielle a recommande de nouvelles recherches sur la toxicite des formulations de pesticides et des composes organophosphores purs, ainsi que l'examen des formulations contenant des residus d'esters carboxyliques afin de rechercher la presence d'impuret'es. Le Comite d'experts a egalement recommande des mesures de securite applicables au personnel participant aux pulverisations, par exemple les melangeurs, les ensacheurs et les pulv6risateurs. Des suggestions particuliRres ont ete faites en vue d'enseigner aux operateurs les moyens de se proteger d'une exposition superflue. Coiut des principales formulations d'insecticides destinees a la lutte contre le paludisme C'est en 1976 que le malathion a commence A remplacer le DDT et l'on estimait en 1980 que la quantite de poudre de DDT A 75%7o dispersable dans l'eau, utilisee dans les operations de lutte antipaludique, s'etait abaissee de pres de 30% par comparaison avec 1973, alors que l'utilisation de poudre de malathion A 500o dispersable dans l'eau s'etait accrue de 40 fois au cours de la meme periode. Neanmoins, on a calcule que la depense mondiale pour la poudre de DDT A 75% dispersable dans l'eau en vue de la lutte antipaludique s'est accrue pour passer de US$18 millions en 1974 A US$35 millions en 1980, en raison d'une augmentation moyenne des prix de US$750/tonne A US$1960/ tonne; on estime que la depense pour la poudre de malathion A 50% dispersable dans l'eau k Directives pour l'utilisation de la Classification OMS recommandee des pesticides en fonction des dangers qu'ils presentent. OMS, document non publie, VBC/78.1 Rev 2. 672 C. P. PANT ET AL. destinee A la lutte antipaludique s'est accrue pour passer de pres de US$1 million en 1974 A US$53 millions en 1980,surtout A cause de l'augmentation de la quantite utilisee mais aussi, en partie, du fait de l'augmentation du prix, passe en 7 ans de US$1580/tonne A US$2200/tonne. Le DDT demeure le moins cher des insecticides employes pour la lutte antipaludique et probablement le plus utilise. On pense qu'il continuera A l'etre en grandes quantites au cours de la prochaine decennie, les concentres emulsifiables (CE) tendant A remplacer les formulations de poudre dispersable dans l'eau (pde). On considere egalement que pendant les dix prochaines annees la demande de malathion demeurera elevee, car il reste efficace contre de nombreux vecteurs du paludisme. Le fenitrothion peut etre utifise A la place du malathion dans certains pays et l'on s'attend A voir son emploi augmenter, mais pas de facon marquee sur le plan mondial, car son cotlt de base est superieur A celui du malathion. Le propoxur sera probablement utilise A une echelle limitee, mais croissante, en raison de l'augmentation du nombre de vecteurs du paludisme qui deviennent resistants au malathion et au fenitrothion. On a estime comme suit les quantites des cinq principales formulations d'insecticides utilisees en 1980 dans la lutte contre le paludisme: DDT A 75%o, pde - 17 941 tonnes malathion A 50%, pde - 24 260 tonnes t6m6phos 500, CE - 38 500 litres f6nitrothion A 40%o, pde 500 tonnes propoxur A 50%, pde 523 tonnes Ces quantites representent une depense totale mondiale d'environ US$ 97 millions. Recherche de methodes d'application simplifiees Pour remplacer l'application classique d'insecticides remanents, on a essaye d'autres methodes de lutte antivectorielle et notamment l'application sous volume ultra-faible (VUF) d'insecticides en aerosols ou brouillards, A partir du sol ou d'aeronefs, ainsi que la brumisation thermique. Lorsque le vecteur est exophile ou peridomestique dans son comportement en matiere d'agressivite et de repos, on peut avoir recours A des applications successives d'aerosols et de brouillards. Cela a ete realise avec succes avec le malathion en vue de lutter contre une epidemie de paludisme.' Des essais effectues dans le centre de Java ont montre que des applications echelonnees de fenitrothion sous VUF A partir du sol, A des intervalles d'environ deux semaines, permettaient de lutter contre A. aconitus de maniere satisfaisante.m I1 est possible de tirer avantage des habitudes du vecteur en matiere de repos, par exemple appliquer l'insecticide selectivement sur les parties inferieures des murs, ainsi que cela a e fait dans le centre de Java par l'unite OMS de recherche sur la biologie des vecteurs et la lutte antivectorielle, lorsqu'il a e note que c'est A cet endroit que la grande majorite des A. aconitus se reposaient. Ainsi on peut couvrir partiellement les murs, ce qui permet des economies d'insecticide et de travail, bien qu'il faille peut-etre faire des applications plus frequentes. On peut envisager l'utilisation de larvicide dans certaines conditions, particulierement dans des zones suburbaines, des villages cbtiers proches de lagunes ou de berges de rivieres, de tres grands reservoirs d'eau, des complexes industriels ou des stations touristiques. Les larvicides disponibles ont deja ete 6numer6s page 670 et ils comprennent / KROGSTAD, D. J. ET AL. A prospective study of the effects of ultra low volume (ULV) aerial application of malathion on epidemic Plasmodium fakciparum malaria. IV. Epidemiologic aspects. American journal of tropical medicine and hygiene, 24: 199-205 (1975). m PRADHAM, G. D. ET AL. A village scale trial of ground ULV fenitrothion (OMS 43) for the control of Anopheles aconitus in the Semarang area of Central Java, Indonesia (OMS, document non publie WHO/VBC/79.739). LUTTE CONTRE LES VECTEURS DU PALUDISME des composes ayant des modes d'action nouveaux. Par exemple, le methoprene (OMS 1697) perturbe le systeme hormonal de l'insecte, et le diflubenzuron (OMS 1804) les processus de mue. Certains de ces larvicides sont coLiteux en raison de la necessite d'applications frequentes, des vastes etendues concernees et de la possibilite d'une contamination de l'environnement. Lutte biologique On accorde une attention croissante A la lutte biologique contre les vecteurs, car elle pourrait devenir une composante importante des strategies de lutte integrees et offrir des outils nouveaux pour lutter contre des vecteurs resistants aux insecticides classiques. Par ailleurs, il est possible que des collectivites puissent produire elles-memes certains agents de lutte biologique A l'echelle d'industrie familiale. Les recherches sur la lutte biologique portent desormais sur des agents pathogenes comme sur des predateurs, tels que des poissons. Agents pathogenes Les principaux progres ont ete realises avec une bacterie sporulee, Bacillus thuringiensis du serotype H-14, ainsi qu'avec un nematode, Romanomermis culicivorax, ces deux agents atteignant le stade de l'essai operationnel. Par ailleurs, on place de grands espoirs dans une autre bacterie sporulee, la souche 1593 de Bacillus sphaericus, ainsi que dans le nematode Romanomermis iyengari, de meme que dans une s6rie de champignons (Culicinomyces, Coelomomyces, Lagenidium, Leptolegnia et Metarhizium). PrOdateurs La resistance aux insecticides a eu pour consequence de susciter un interet accru pour l'emploi de poissons larvivores dans la lutte antipaludique. Bien qu'on utilise Gambusia en Amerique du Nord depuis le debut du siecle, il n'y a pas, de maniere generale, de preuve epidemiologique nette de l'efficacite de cette methode, excepte dans les regions oil le paludisme est instable ou hypoendtmique. Les r6ponses fournies A un questionnaire envoye par l'OMS en 1974 ont r&v6l1 que les especes les plus communement utilisees etaient Gambusia, suivie de Tilapia et Poecilia. Neanmoins, l'efficacite des poissons dans la lutte contre les moustiques a ktk principalement determinee de maniere empirique, des resultats remarquables 6tant signalts par certains pays et des r6sultats d6cevants par d'autres. On trouvera ci-apres quelques exemples de l'application satisfaisante de poissons pour la lutte anti- anophelienne. Poecilia reticulata et deux autres especes ont W etudiees contre A. tessellatus et A. subpictus dans la Republique des Maldives, et des observations faites au laboratoire A Pondichery (Inde) ont montre que P. reticulata presente un interet potentiel pour lutter contre A. stephensi et A. subpictus dans les puits. P. reticulata a egalement W employe en Indonesie. Cette espece se developpe bien dans diverses conditions environnementales, en particulier dans les eaux polluees. En Somalie, on envisage d'utiliser Nothobranchius et Tilapia zillui contre les vecteurs du paludisme. Lorsqu'on songe A avoir recours A des poissons en vue de la lutte biologique, il convient d'evaluer les facteurs ci-apres: efficacite de l'espece en question contre les larves de moustiques tolerance du poisson aux conditions environnementales possibilites de produire le poisson en grandes quantites 673 674 C. P. PANT ET AL. - tolerance aux insecticides - consequences ecologiques de l'introduction de ce poisson. On estime que la valeur potentielle de Poecilia reticulata est considerable, mais certaines autres especes de carpes, Nothobranchius et Tilapia, semblent egalement interessantes. Amknagement de 1'environnement Depuis l'introduction des insecticides A effet remanent, on a neglige l'application de mesures d'amenagement de l'environnement, telles que la reduction et l'elimination des gites larvaires au moyen de drainage, remblayage, curage, contrble de la salinite, irrigation intermittente, etc., mais recemment il y a eu un regain d'interet pour ces methodes. D'autres approches concernant l'amenagement de l'environnement sont notamment la deviation zoophile par action sur la population bovine, la protection individuelle contre les piqflres de moustiques par l'emploi de moustiquaires et d'ecrans, l'amelioration des logements, etc. Lutte gknktique Des progres recents dans le domaine de la genetique ont suscite un certain interet pour la lutte genetique contre les moustiques. Une population de A. albimanus a et reduite de 99!0/ dans une region lacustre isolee d'El Salvador, en 1972, par le lacher de males chimiosterilises. Dans de tels cas, des etudes sont toujours necessaires pour evaluer lheterogeneite genetique de la population cible, ainsi que pour assurer le contrble de la qualite des miles eleves A grande echelle de maniere qu'ils puissent reussir A s'accoupler avec les femelles cibles. La separation mecanique des males en vue du lacher est habituellement effectuee A un stade avanc6 du cycle biologique (pupes) et n'est pas toujours suffisamment efficace. Les techniques de sexage genetique maintenant mises au point permettent de tuer selectivement les femelles aux stades de l'ceuf ou de la larve, permettant ainsi une economie enorme sur le coOt de l'elevage. De tels systemes existent actuellement pour A. albimanus," A. gambiae,° et A. arabiensis.P La suppression ou l'eradication des populations de moustiques peut etre suivie de la reoccupation du vide ecologique, soit par l'espece originale, soit par d'autres. Une telle possibilite peut etre evitee par un remplacement de population. Des souches refractaires ont e obtenues au laboratoire, mais A l'heure actuelle il n'en existe aucune qui soit refractaire au paludisme humain. De nouvelles recherches sont necessaires avant qu'une de ces methodes puisse etre utilisee dans des operations sur le terrain. APPROCHE INTEGREE Quelles sont donc les perspectives en ce qui concerne la lutte contre les vecteurs du paludisme? II est evident qu'il n'existe aucune methode qui, A elle seule, soit capable de repondre A toutes les situations et il sera necessaire d'associer les methodes convenant le mieux au paysage epidemiologique local. Cela necessitera une participation accrue des specialistes locaux et nationaux A des etudes initiales tres completes destinees A determiner n SEAWRIGHT, J. A. ET AL. Genetic method for the preferential elimination of females of Anopheles albimanus. Science, 200: 1303-1304 (1978). 0 CURTIS, C. F. ET AL. A genetic sexing sytem in Anopheles gambiae species A. Mosquito news, 36: 492-498 (1976). P CURTIS, C. F. (1978) Genetic sex separation in Anopheles arabiensis and the production of sterile hybrids. Bulletin de l'Organisation mondiale de la Sante, 56: 453-454 (1978). LUTTE CONTRE LES VECTEURS DU PALUDISME 675 la combinaison de methodes la plus appropriee pour conduire aux meilleurs resultats; cela exigera egalement la cooperation technique entre pays en developpement, l'auto- assistance et une meilleure education pour la sante. Dans les pays ofu les compeences necessaires n'existent pas au niveau national, il faudra ameliorer les moyens de formation. REMERCIEMENTS Les auteurs tiennent 'a exprimer leur reconnaissance pour son aide au Dr G. Quelennec, Division de la biologie des vecteurs et lutte antivectorielle, OMS, Geneve, ainsi qu'a remercier le Dr J. Hamon, Sous-Directeur general, OMS, Geneve, de ses precieuses suggestions, et le Dr N. G. Gratz, Directeur de la Division de la biologie des vecteurs et lutte antivectorielle.

Основные сведения
Тип документа Journal articles
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения