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Procès-verbal provisoire de la septième séance, jeudi 8 septembre 1983

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WORLD HEALTH ORGANIZATION

ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE

REGIONAL OffICE FOR THE WESTERN PACIfIC BUREAU ReGIONAL DU PACIfIQUE OCCIDENTAL

COMITE REGIONAL Trente-quatri~me

WI'R/RGJ4/!;1{/7 8 septembre 1983

session ORIGINAL: ANGLAIS

Manille

COMPTE RENDU ANALYTIQUE PROVISOIRE DE LA SEPTIEME SEANCE Salle de conf~rences de l'OMS, Manille Jeudi 8 septembre 1983, A 9 heures PRESIDENT: Datuk (Dr) Abdul Kha1id Sahan (Maiaisie)

SOMMAIRE

1.

Examen des projets de Corr~lation Sant~,

r~solution

...................................... l'Assembl~e Comit~ r~gional

J

2.

entre les travaux de du Conseil ex~cutif et du

mondiale de la •••••••••••••••••

8

2.1 Examen des Aasembl~e

r~solutions adopt~es par la Trente-Sixi~me mondiale de la Sant~ et par le Conseil ex~cutif A sa soixante-et-onzieme session

..............................

8

Note:

rectification au present compte rendu analytique devra ~tr~ ~ l'administratrice responsable du programme et des rapports, bureau 326, ou remise au guichet de renseignements situ~ A I' entr~e de la salle de conf~rences dans les 24 heures suivant sa distribution. Toute communiqu~e

WPR/RC34/SR/7 Page 2

La

s~par~ment

liste des repr~sentants ~ 1a trente-quatri~me session est dans 1e document WPR/RC34/DIV/l.

donn~c

WPR/RC34/SR/7 Page 3 EXAMEN DES PROJETS DE RESOLUTION

1.

Le PRESIDENT propose de reporter ~ plus tard l' examen du proJet de resolution contenu dans le document WPR/RC34/Conf. Paper No 1 relatif au recrutement du personnel pour les projets sur Ie terrain, de fa~on 1 donner aUK repr~sentants plus de temps pour en examiner lea incidences et, Ie cas ~ch~ant, consulter leur gouvernement. 11 en est ainsi decide. 1.1

Rapport du Directeur regional (Document WPR/RC34/Coni. Paper No.2) Dt!:cision: Le projet de resolution est adopte sans r~Bolution

observations

(voir

WPR/RC34.R2). des voies respiratoires (Document WPR/RC34/Cont.

1.2

Infections algUeS Paper No.3) M. BOYER Comit~

(Etats-Uni. d' Amerique) souligne que, dans 1a resolUtion regional comme dans d 'autres, Ie Directeur regional est invite A faire davantage ~ certains egards. 11 faudrait consigner dan. le proc~s-verbal qu'en formulant de telles demandes, 1e Comite ne songeait pas A une augmentation du budget ordinaire. Tout effort additionne1 devra etre impute sur les ressources dejA disponibles. soumise au

Decision: Le projet de resolution est adopte sans autre observation (voir r~solution WPR/RC34/RJ).

1.3

D~cennie

internationale de l'eau potable (Document WPR/RC34/Conf. Paper No.4)

et

de

l'assainissement

Le Dr CHRISTMAS (Nouvelle-Zelande) pense que le paragraphe 1. 3( c) du dispositif ne s 'applique pas entierement A tous les pays de la Region, notamment ceux qui ont des systemes e1abores. Peut-etre pourrait-on ins4rer lea mots "se10n lea besoing" apres IIsyst~mes". Dt'!cision: Le projet de resolution, resolution WPR/RC34.R4). 1.4 ainsi modii,t'!, est adopt~

(voir

Paludisme (Document WPR/RC34/Conf. Paper No.5)

Le Dr OGATUTI (Iles Salomon) aimerait savoir pourquoi l'on considere que les pulvt'!risations de DDT sont sans eftet dans les zones oil l' esp~ce vectrice est Anopheles farauti. Le Dr SUNG WOO LEE (Republique de Coree) propose d'aJouter quelques mots dans la resolution afin de redonner un peu de l't'!lan qui a autrefois caracteris~ la lutte antipaludique, comme l'a soulignt'! le Conseiller regional pour le paludisme lors d'une seance precedente. Le PRESIDENT, prenant la parole en sa qualite de reprt'!sentant de la Malaisie, se demande si l'on a vraiment des preuves Bolides pour ~tayer

l'affirmation selon laquelle l'impact des applications systt'!matiques de DDT A effet remanent sur la transmis8lon du paludisme diminue. 11 "st egalement g!nt'! par certaines recommandations tr~s splkifiques. car "lies semblent restreindre la liberte des Etats Membres de choisir les methodes les mieux adaptt'!es A leur situation. En Malaisie pt'!ninsulaire, les

WPR/RC34/SR/7 Page 4

pulv~risations A eifet r~manent ge sont montr~e9 tr~s etficaces m~me 81, A me8ure que 1a maladie est maitrisee dans un plus grand nombre de zones J Le cont du d~pistage et du traLtement des cas individuels de paludisme augmente inevitablement.

Le Dr CHRISTMAS (Nouvelle-Zelande) fait siennes les observations des orateurs precedents. Lorsqu'on prepare un projet de resolution, il faut s'efforcer de prendre en compte de l'ensemble des opinions exprim~es et non pas formuler des recommandations trop sp~cifiques ou qui ne s' appl iquellt pas A certains pays. Le Dr PAIK (Chef de la promotion et du developpement de la recherche), au representant des lIes Salomon, expose lea raisons pour lesquelles les pulverisations de DDT sont inefficaces: la capacite vectorielle de A. farauti, et son homologue au nord, A. balabacensls, est tr~s grande; A. farauti, qui est anthropophile, se reproduit dans bien des points d'eau y compris lea eaux saumatres; sa densite est forte, notamment sur l'ile de Guadalcanal ou la reproduction du moustique est tr~s importante dans la :t;one cOti~re; lea contacts entre 1 '@tre humain et Ie moustique sont done fr~quents et Ie Dr Palk a personneilement Buivi des captures de vecteurs ou lIon a compte pluBieurs centaines par heure et par individu apr~s le coucher du 901eil; l' espece ge repose " I' exterieur de sorte que les pulv~risations a l'interieur des habitations sont sans effet; enfin, cette esp~ce a un tr~s grand pouvoir d' infection par les parasites du paludisme. Un cycle de trois mois de pulverisations A l'int~rieur des habitations pratiqu~es sous surveillance etroite sur la totalit~ de l'ile de Guadalcanal au d~but des annees 1970 dans le cadre du programme national de lutte antipaludique des Iles Salomon n'a pas permis d'mterrompre la transmission du paludisme. Des mesures compl~mentaires telles que les dispersions A volume ultra faible sont elles aussi rest~es sans effet. 11 faut proceder a un bilan d 'ensemble de tous les facteurs afin de savoir slil faut ou non poursuivre les pulverisations de DDT. r~pondant

Le repr~sentant de la Republique de Coree a tout a fait raison de dire qu'il faut redonner de l' elan A la lutte antipaludique. Malheureusement, les probl~mes techniques qui se posent aujourd'hui sont compliques par des problemes tho'!oriques et administratifs lLo'!s au caract~re horizontal du progratmlle et A l'introduction de l'approche "soins de sante primaires". 11 ne fait aucun doute que, lorsque Ie progra~ne aura ete reoriento'!, le climat psychologique s'am~liorera. Le Dr Paik souscrit aux points de vue du repr~sentant de la Malaisie pour ce qui est de lfefficacite des pulverisations de DDT A effet remanent en Malaisie po'!ninsulaire. M@me dans des zones telies que la M~lanesie ou 1" ou A. balabacensis est le vecteur principal, les pulverisations de DDT pratiqu~es sous surveillance peuvent encore ~tre utiles. Toutefois, dans 1 fEtat de Sabah (Malaisie), l' eparpiliement des cases A l' ext~rieur des villages, s 'ajoutant aux difficult~s de terrain, rendent les op~rations de pulverisation plus difficiles. Dans ces cas, des postes de d~pi8tage par examen au microscope, equipes de moyens de traitement, seraient peut-etre la meilleure solution. Les activit~s classiques de depistage comportant des visites bi-mensuelles dans les habitations sont tr~s coQteuses et ne peuvent done @tre recommandees. Toutefois, on a essay~ au Sabah de pratiquer Ie depistage passif des cas au moyen de postes strategLques dot~s d' un microscopiste e teet te formule pourrai t sans douce convenir A la Papouasie-Nouvelle-Guinee et aux 11es Salomon.

WPR/RC34/SR/7 Page 5

M. BOYER (Etats-Unis d'Amerique) propose que l'on garde en r~serve Ie projet de r~solution jusqu'A ce que 1e Comit~ ait fini d'examiner Ie point 18 de l'ordre du jour Cooperation regionale dans la lutte antivectorielle. II serait alors possible de pr~parer une r~solution traitant des deux sUJets de fa~on A eviter tout chevauchement. Le PRESIDENT pense qu' il est prHerable de rediger une resolution distincte sur le paludisme etant donne la serieuse preoccupation exprimee par les repr~sentants au cours du long d~bat sur cette question, lors de l'examen du rapport du Directeur regional. Pour Ie Dr SUNG WOO LEE (Republique de Cor~e), pUlsque la lutte antivectorielle recouvre un vaste domaine, il est preferable d'avoir des r~solutions distinctes. Le Dr DE SOUZA R~publique de Coree. (Australie) souscnt aUK vues du representant de 1a

Le Dr THONG (Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d' lrlande du Nord) approuve la proposition tendant A rediger des resolutions distinctes et soUligne la necessite d'eviter les cnevauchements. Le DIRECTEUR REGIONAL declare que Ie programme mondial d'action antipaludique rev@t encore une importance considerable. II reconnatt avec les representants que Ie paragraphe 1 du dispositif du projet de resolution est peut @tre trop fort mais il voudrait toutefois appeler leur attentlon sur Ie dilemme auquel se heurtent les paludologues: i l y a une certaine confusion au niveau des mesures de lutte et Ie dialogue fait defaut entre les responsables des operations et les administrateurs de haut niveau. Le Secr~tariat, seconde par les Rapporteurs, reverra Ie paragrapne 1 du dispositif qui, il faut Ie reconnattre, est quelque peu d~s~quilibre du point de vue des operations de pulv~risation. Le Directeur reglOnal note qu 'en revanche Ie paragraphe 2 du dispositif est oriente vers i'action

sociale et ne mentionne que tr~s peu les op~rations de pulv~risatlon. La lutte antipaludique fait intervenir plusieurs niveaux~ celul de l'op~rateur de terrain, celui du responsable administratif de la 8ant~ et celui de l'homme politique. Les pulverisations sont une activit~ tout autant politique que sanitaire. Les paludologues sont conscients du fait que tr~s peu de pays peuvent continuer A assumer 1e coat croissant - situe entre US $ 5 et US $ 20 par habitant - que supposent des pulverisations de DDT a effet remanent souvent inefficaces. Le projet de resolution illustre bien cette situation conflictuelle et il faut esp~rer que les repr~sentants entendront l'appel des agents du paludisme sur Ie terrain. Le Dr DE SOUZA (Australie) rappelle qu' au cours de deoats ant~rieurs sur le paludisme, i1 a ete fait mention des progres realises aux Etats-Unis d I Am~rique et en Austral ie dans la mise au point d' un vaccin par lea techniques de recombinaison du DNA. Lorsqu'on reverra Ie libelle du proJet de r~solutionJ peut-@tre pourrait-on ajouter h la fin un nouveau paragrapne sur la poursuite de la collaboration OMS pour la mise au point d'un vaccin ainsi que de nouveaux insecticides. Cette ref~rence A des techniques nouvelles pourrait contribuer h susciter un certain optimisme.

Le PRESIDENT propose que les Rappor reurs, aid~s par Ie Secr~tar iat, revoient Ie projet de resolution arin de trouver un point d 'equilibre et d'integrer le point soulev~ par Ie representant de l'Australie. 11 en (Pour l'examen ultl!rieur est ainsi decide. voir WPR/RC34/Conf. Paper No 5 Rev.1). du projet de

r~801ution,

WPR/RC34/SR/7 Page 6

1.5

D~veloppement

de la recherche sur les services de (Document WPR/RC34/Conf. Paper No 6)

sant~

Le Dr SUNG WOO LEE (Republique de Cor~e) pense que la discussion qui a eu lieu auparavant sur cette question a mis en relief la ni!cessiti! de disposer d'experts en recherche sur les serv,ces de sant~. Peut-@tre pourrait-on, apr~s Ie paragraphe 2 du dispositif, ajouter un paragraphe demandant au Directeur r~gional d' envisager d I attribuer des bourses pour des I!tudes post-universitaires en ~pid~miologie, en biostatistique ou en

6conomie sanitaire. Le PRESIDENT propose d'ins~rer Ie membre de phrase "pour dispenser une formation A la recherche sur les services de sant~l1. M. BOYER (Etats-Unis d' Ami!rique) propose d' ajouter a phrase le8 mots "dans la limite des ressources disponibles". ce membre de

Le DIRECTEUR REGIONAL d"'c lare que, puisque Ie budget prpgramme pour 1984-1985, qui comprend des crldits pour la recherche sur les services de sant~, a d~ja ~t~ approuv~ par l'Assembl~e mondiale de la Sant~, les reprl!sentants comprendront - i1 nlen doute pas - que l'un des princlpaux objectifs de la r~solution est de permettre un rlamlnagement des ressources dans Ie cadre des allocations existante.. Si un pays tel que la R~publique de Cor~e souhaite utiliser les cr~dits qui lui sont allou~s pour la formation l la recherche sur les services de sant~, cette r~solution fournira l'appui et la justification d'une telie demande. M. BOYER (Etats-Unis d'Am"'rique) se d"'clare satisfait de qui, il l'esp~re, figurera dans Ie rapport de la session. "y cette

d~claration

Le PRESIDENT propose d'insi!rer Ie membre de phrase formation de personnel A La recherche sur les services de mot "m~thodologie" au paragraphe 2.2 du dispositif.

compris apr~s

sant~"

la Ie

Le Dr HAN (Directeur de la gestion des programmes) pense que l'espr't de la proposition avanc~e par Ie repri!sentant de la R~publique de Cor~e se trouve d~ja dans Ie paragraphe 2.2 du dispositif. Neanmoins, pour @tre plus explicite, on pourrait peut-Iltre ajouter lea mots "et dans les disciplines apparent~es" aprl!:s "m~thodologie de la rechercne sur lea services de sant~". D~cision:

r~.olution

Le projet de WPR/RC34.R5).

rholution,

ainsi modifie,

est adopte

(von

1.6

Programme sp~cial de recherche et de formation concernant les maladies tropicales: Conseil conjoint de coordinat,on (Document WPR/RC34/Conf. Paper No.7) D~cision:

r~solution

Le projet de rholuuon est adopte sans observations (voir WPR/RC34.R6). en d~veloppement

1. 7

Sous-Comit~ de la coop~ration technique entre pays (Document WPR/RC34/Conf. Paper No.8)

Le Dr CHRISTMAS (Nouvelle-Z~lande) rappelle qu'il a mis l'accent dans son introduction verbale sur 11 importance des maladies cardio-vasculaires et sur la n~cessite d'adopter une r~solut,on. II demande qu'on lui confirme que cette question sera traitee ~ un stade ult~rieur.

WPR/RCJ4/SR/7 Page 7

M. MONTEIRO (Singapour) et le Dr HAN (Directeur de la gestion <lea programmes) confirment que la question a etl! examinl!e par le groupe de r~daction

qui

est

convenu

de

repousser

la

pr~paration

d 'une

r~solutlon

jusqu'A WHA36. 32.

l'examen

du

point

14.1

et

plus

precisl!ment

de

la

resolution

D~cision~ Le WPR/RC34/R.7J

projet

de

r~solution

est

adopt~

(voir

r~solution

1.8

Composition du Sous-Comite de 1a coopl!ration technique entre pays en deve10ppement (Document WPR/RC34/Conf. Paper No.9) Decision: Le projet de resolution est adopte sans observations (voir resolution WPR/RC34.R.8)

1.9

Sous-Comite du programme gl!neral de travail (Document WPR/RC34/Conf. Paper No. 10)

Le Dr CHRISTMAS (Nouvelle-Zl!lande) note avec intl!r@t le proJet de rl!solution et exprime sa satisfaction devant le terme appui apporte par les repr~sentants ~ la trente-troisii!me session du Camite regional qUl avait Bussi examin~ Ie r81e des infirmi~res dans lea soins de sante primaires ~ II estime neanmoins qui i1 conviendrait de completer dans une certalne mesure le paragraphe 2 du dispositif, etant donne que le poste de Conseiller regional en soins infirmiers au Bureau r~gional est toujours vacant. Pour que la resolution WHA36.11 prenne tous son sens, i 1 es t evident que quelqu'un devrait ~tre nomm~ A ce poste, compte tenu notamment de l'inter@t considerable qui se manifeste dans la Region dans le domaine des soins de sante primaires. De plus, le paragraphe 2 pr~te quelque peu A confusion ~tant donn~ que, si les conclusions et les recommandations du Sous-Comite sont tout ~ fait prl!cises, la reference qui y est faite dans le projet de resolution est fort peu claire. 11 serait bon que l'on se retere de maniere plus detaillee A ces conclusions et Aces recommandations. Le Dr TAPA (Tonga) propose l'adjonction d'un nouveau paragraphe du dispositif, ainsi libele: "4. REMERCIE ie Sous-Comitl! pour son travail". Le PRESIDENT prie le Rapporteur d'inclure dans le projet de resolution les points souleves par les representants de la Nouvelle-Zeiande et de Tonga, en vue de leur adoption ~ un stade ult~rieur de 1a session.

1.10 Surveillance continue des progr~s realises dans 1a mise en oeuvre des strate ies de la sante our tous d'ici l'an 2000 (Document WPR/RC34 Conf. Paper No.ll) Notant qu'il y avait une diff~rence importante entre Ie texte ang1ais et le texte fran~ais du paragraphe 3 du dispositif, le PRESIDENT propose de reporter A plus tard l'examen du projet de resolution. i.ll Composition du Sous-Comite du programme general de travail (Document WPR/RC34/Conf. Paper No. 12) D~cision: Le projet de r~so1ution est resolution WPR/RC34.R.9). adopt~

sans observations

(voir

WPR/RC34/SR/7 Page 8

2.

CORRELATION ENTRE LES TRAVAUX DE L'ASSEMIlLEE MONDIALE DE LA SANTE, DU CONSEIL EXECUTIF ET DU COMITE REGIONAL: Point 14 de l'ordre du jour Examen des mondiale de r~so1utions adopt~es

2.1

et .oixante-et-onzi~me session: (Document WPR/RCl4/8)(suite) Sant~ ~solution

la

par la Trente-Sixi~me Assemol~e Ie Conseil ex~cutif A sa par 14,1 de l'ordre du jour Point strat~gie

2.1.1

la

8ant~

WHA36.14 - La sant€ bucco-dentaire dans la pour tous

de

Le DIRECTEUR REGIONAL attire l'attention sur les paragraphes 1 et 2 du diapositif • M. LAVEA LIO (Samoa) d~clare que, du fait essentiellement de l'o!volution du r~gime alimentaire, 1a carie dentBire soul~ve depuls quelques annAes un rAel probl~me A Samoa. Devant faire face A une p~nurie de peraonnel suffisament qualifiO!, Ie Gouvernement a estim~ que la solution a long terme consiste A utiliser davantage les services d'auxiliaires dentaires, comme cela avait ~t~ fait dans des pays plus d~velopp~s tels que la Nouvel1e-ZAlande, la Malaisie et Singapour. Un ~tablissement de formation destin.!e aux th.!rapistes dentaires a donc ~t~ cr~~ en 1982 avec la collaboretion de l'OMS. Le Gouvernement, qUi se f~licite de cette coopo!ration, esp~re qu'elle se poursuivra jusqu'A ce que l'~tablissement en question soit en mesure de fonctionner de manillre autonome. Une f018 r,t-olu Ie probl~me de la po!nurie de personnel, Ie programme de Samoa en .ati~re de sant~ bucco-dentaire devrait @tre grandement rentorc~. 11 demande instamment que la collaboration du Bureau ro!gional A la formation des auxilisires dentaires soit renforc~e et ~largie Ad' autres pays du Pacifique sud connaissant des probillmes analogues de fa~on de faciliter la mise en oeuvre de leurs programmes destinh aux enfants et ayant par ail leurs trait A la pr~vention. La collaboration de l'OMS pourrait prendre la forme soit d'un appui direct aux programmes de formation soit d'un appui indirect, par l'octroi de bourses d'~tudes. Un recours ~largi aux services de. auxiliaires dentaires semble ~tre pour ces pays 1a seule fa~on de parvenir, dans Ie domaine de la sant~ bucco-dentaire, aux objectifs oe la sant~ pour tous d'ici l'an 2000. Le Dr XU SHOUREN (Chine) souscrit au progr~e de sant~ Ducco-dentaire et se f~licite de ce que ia r~solution place I'accent sur 1a sant~ bucca-dentaire dans Ie cadre de la strat~gie de la sant~ pour tous, ajoutant que les mesures pr~ventives concernant les enfants rev@tent une importance particulillre. La Chine accorde une attention sp~cia1e A l'enaeignement de la sant~ bucco-dentaire dans les ~tablissements scolaires ainsi qu'au traitement et II la pr~vention des maladies dentaires et aux 'tudes 'pid~iologiques parmi les enfants scolaris~s. Un nouveau type de bro •• e A dents A ~t~ Mis au point. La formation du personnel dentaire s'o!tend aux th'rapistes et aux hygi~nistes dentaires des ~tablis.ements scolaires. La coop~ration avec l' OMS dans Ie domaine de la est satisfai.ante; il esp~re qu'e11e sera renforc~e. sant~

bucco-dentaire

WPIl./RC34/SR/7 Page 9

Le Dr SPOONER (Vanuatu) d~clare que les Boins de sante bucco-dentaire dispensl!s aux 200 000 habitants ~parpil1~s dans 1es differentes villes de son pays sont extr~ement insatisfaisants; Ie pays ne compte en effet qu'au deux dentistes et un therapiste dentaire. Le Gouvernement a demande a La France de I'aider l creer un etablissement d'enseignement pour auxiliaires dentaires; i1 Sf est egalement mis en rapport avec la Chine. II cherche actuellement a recruter des ,Heves en fin de scolarite pour les envoyer suivre un stage de formation dentaire a l'~tranger. 11 exprime sa gratitude l'OMS pour 1a cooperation dont elle fait preuve dans le doma1ne de l'octroi des bourses d'etudes mais i1 y a peu de candidat a ces bourses.

a

Le Dr TETARIA (France) declare qu'en Polyn~Bie Fran~aise, le taux de prl!valence de la carie dentaire etait de 12 dents car11!s par entant 1L y a 15 ans. Ce taux est actuellement tombe a 5 ou 6 par enfant et devrait en quelques ann~es tomber au niveau de 3 dents caries consid~r~ par 1 'OMS comme Ie niveau acceptable a atteindre, grace A la formation et au recours aux services d'auxiliaires dentaires ainsi quia l'enseignement de la sant~ bucco-dentaire dans les ecoles. On envisage actuellement une campagne de fluoruration de l'eau en ut11isant Ie xylothol comme substitut dans certaines villes. A cet egard, i1 a etl! demandl! a la Nouvel1e-Ze1ande d'apporter sa coopl!ration. Le Dr OGATUTI (lIes Salomon) dl!clare que Ie r~ve de son pays de disposer de ses propres dentistes n'a jamais pu ~tre realise. 11 a dO se contenter de thl!raphistes dentaires; i1 ne dispose toutefois pas des moyen. de formation pour assurer la reU'lVe. Il demande a l'OMS d'apporter une coopl!ration sous la forme de bourses d'l!tudes ainsi que de la fourniture de trousses utilisables dans 1e cadre de la sante bucco-dentaire dans les vi 11ages. Le Dr GALVEZ (Philippines) fait etat des rl!alisations de son pays dans le cadre de son programme de sante bucco-dentaire et demande ~ l'OMS de lui apporter sa coopl!ration. Le Dr NGUYEN VAN DONG (Viet Narn) declare que prh de 90% de la population vietnamienne souffrent de caries dentaires ce qUI les rend vulnl!rables aux autres maladies dentaires. 11 a donc fallu accorder la priorit~ aux soins curatifs. Ii 5e declare convaincu de la necessite d'adopter une nouvelle politique ou une nouvelle dl!marche permettant de se concentrer sur certaines mesures de base dans Ie cadre des soins de sante primaires, en privil~giant 1a prl!vention. 11 estime que 1'importance de la question appelle l'organisation d'une conference-atelier sur la sante bucco-dentaire et 1a formation. Le Dr SUNG WOO LEE (Rl!publique de Cor~e) declare que les activites de son pays men~es dans l'esprit de la resolution de l'Assemblee mondiale de la Sant~ portent notamment sur I' enseignement de la sante bucco-den taire dans les ~coles et l'integration de la santI! bucco-dentaire de base ou des soins de sante primaires, aSBacies a l'emploi d'equipes mobiles. Ii remercie 1 'OMS pour sa collaboration aux essais de fluoruration effectues dans les canalisations dleau de ville. Le Dr CHRISTMAS (Nouvelle-Zelande) declare que son pays comptait Jad1s parmi les plus defavorises dans Ie domaine de la santI! bucco-dentaire; it n'etait en effet pas rare de rencontrer des gens totalement edentl!s a i'age de 20 ans. Il y a 50 ans, son pays a commencl! a former des infirmi~res

WPR/RC34/SR/7 Page 10

11 des activit~s analogues 11 celles des futurs hygi~nistes et dentaires; crest ainsi que 1 200 infirmieres devraient recevoir une formation, pour trois millions d'habitants. II y a vignt aos, 1e pays .'est lanc~ dans la formation de dentistes en sant~ publique, cette formation aboutissant 11 un dip13me d~livr~ dans une universit~. Le renforcement de l' ~ducation bucco-dentaire et la surveillance de la sant~ bucco-dentaire s test traduit par des am~l iorations progress ives chez les enfants; toutefois J les r~sultats sont insatisfaisants. Dans Ie m~me temps, une campagne de fluoruration de l'eau a ete lanc~e et les resultats obtenus ont ete encore renforces grAce 11 l'application locale de fluorure par les infirmii!!res dentaires dans les ~coles, l' adminis tration de comprim~s au fluorure e t l' utilisation de pAte dentifrice au fluorure. dentaires th~rapiste9

Une nouvelle m~thode de gestion de la sante a ~t~ adoptee avec, en 1976, la d~finition d 'obJectifs de sante bucco-dentaire atin de remplacer les mesures fond~es sur Ie nombre d I enfants trait~s au sur les activites entreprises. L'indice global de trois dents cari~s, absentes au obtur~es (indice CAO) 1l l'Age de 13 ans a et~ adopt~ comme objectif pour 1~88. L'adoption de cette politique a entrain~ certains changements de strat~gie et notamment un usage plus rationnel du personnel infirmier, La formation n'etant plus dispensee qu'll un tiers du nombre des infirmii!!res form~es deux ans p1utat. Ces mesures ant done conduit A une r~duction des services et en 1982, l'indice CAO a atteint 4.4, ce qui fait que l'objectif pourrait ~tre d~pass~ d'ici 1988. Lors d'une r~cente conf~rence-atelier sur la sant~ dentaire a 1aquelle ont particip~ des dentistes de 1a sante publique, des dentistes cliniciens et des universitaires, une s~rie d'objectifs ont et~ d~finis pour d'autres groupes d'Age. On peut raisonablement penser qu'une fois que Ie premier objectif aura ~t~ atteint, i1 sera possible de d~finir et de r~aliser des objectifs pour les groupes d'Age adu1te. Le Dr KITAGAWA (Japon) declare que si la sant~ bucco-dentaire n'est peut-etre pas une question de vie ou de mort, le caractere p~nible des maux de dents et le cont des soins dentaires exigent que l'accent soit suffisament plac~ sur les mesures definies dans la resolution, 1l laquelle son Gouvernement souscrit. II demande instamment que l'attention SOl.t davantage accord~e 11 la sant~ bucco-dentaire dans 1e cadre de l'ensemble de la sant~. Le Dr TAPA (Tonga) convient qu' il faut placer l' accent sur la sante bucco-dentaire dans 1a strategie de 1a sant~ pour tous, comme 11 est dit ~ la section 3 du document WPR/RC34/8. La formation de th~rapistes dentaires a commenc~ a Tonga en 1982; cLnq stagiaires se sont qualifi~s en 1982 et six autres candidats ont cooonenc~ a suivre une formation~ II mat~riel

coop~ration

constate avec satisfaction que I'OMS axe d~sormais davantage sa sur les activit~s du terrain et notamment sur la fourniture de et d'~quipement plut3t que sur l'octroi de bourses d'~tudes.

Le PRESIDENT d~clare qu'en Malaisie, les soins de sante bucco-dentaire sont assur~s dans Ie cadre des services fournis dans les hepitaux, les cliniques, les centres de sant~ ainsi que dans les cliniques dentaires des ~tablissement. scolaires et que des ~quipes mobiles se rendent dans les petites ~coles.

WPR/RC34/SH/7 Page 11

En mati~re de prevention, des progres sont actuellement r~alises au moyen de 1a fluoruration de 1leau. Le traitement des caries, qui constitue Ie principal objectif, re<;oit toute i'attention necessaire; toutefois, les services 5e concentrent actuellement aussi sur les p~riodontopathies. A l'instar de la Nouve11 e-ZtUande, la Malaisie a deSOrmalS recours A des therapistes dentaires et A des infirmieres dentaires. Les petits enfants et les m~res constituent la populatlon cib1e essentielle; toutefois, on a con5tat~ r~cemment un accroissement de 1a demande de services de la part de la population adulte. Le President resolution.

demande

aux

Rapporteurs

de

preparer

un

projet

de

2.1.2

Resolution WHA36.15 - Substances de reference pour 1e contr61e de la qualite des medicaments; Mesures visant A faciliter leur sortie des Etats Membres et leur entree dans ces Etats

Ii n1y a pas d'observation. 2.1.3 Resolution WHA36.21 - Collaboration dans le syst~me des Nations Unies; Questions generales Contribution de l'Organisation mandiale de 18 Sant~ en ce Qui cone erne la participation des femmes A la promotion de la paix, de la cooperation et de la sante A l'echelle internationale REGIONAL attire l'attention sur le paragraphe 1 du

Le VIRECTEUR dispositif.

11 a ete propose que la question concernant les femmes, la sante et le dl!veioppement soit inscrite a l'ordre du jour des prochaines sess~ons annuelles de tous les comites regionaux. Le Comite Jugera peut-~tre uttle de formuler des observations sur cette propositl0n. Le Dr CHRISTMAS (Nouvelle-ZHande) est de I 'avis que les pays et Secretariat devraient conjuguer leurs efforts en vue d'accroitre representation femlnine en leur sein. le la

Le Dr (Mme) NGUYEN THI NHU LE (Viet Nam) se felicite de la r~solutlon, aux noms des femmes vietnamiennes. Elle cons tate avec satisfaction que Ie Comit~ regional envisage d'appliquer si rapidement cette r~solution. Viet Nam, le personnel de sante feminin est conscient de la de proteger la sant~ des femmes tout comme leurs droit. a 1 'egalite, A 1a sante et A la paix. Les femmes ont joue un role capital dans la reconstruction du pays, notamment dans Ie secteur de la sant~, dans lequel la moitie des medecins, 60% des pharmaciens et la totalit~ du personnel infirmier, notamment A La base, est du sexe f~minin. necessit~

Au

Les services destin~s aux femmes sont tout A fait conscients des besoins particul iers des fennnes enceintes) tout comme de la n~cess i t~ des soins A apporter aux entants et celle d 'une hygi~ne pratique quotidienne ainsi que des besoins relatits A la sante des femmes dans le travail et A la planification familia1e. Les femmes jouent Ie r61e qui leur est d~volu et occupent A juste 1e titre la place qu'elles ont dans La societ~ jouissant de L'entiere confiance de L'administration.

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Les re~oivent

Boins

particuli~rement

de 9ant~ primaires aux femmes dans des services.

sont consideres comme convenant tout 1a mesure au celles-cl donnent et

Sa delegation, qui appuie la Decennie des Nations Unies pour la femme, croit en 1a volont~ des services nationaux de sante de mener des activit~s ayant trait ~ la Decennie. Le Dr BANZON (Philippines) declare que depuis deux ans, un organisme charge dans son pays des questions relatives au role de la femme etudie la situation et les preoccupations des femmes. Une etude actuellement en cours fait ressortir une tendance analogue a celIe decrite par 1a repr~sentante du Viet Nam en ce qui concerne l'etat de sante des femmes, leur rale dans l'industrie et dans l'education, entre autres. Cette etude est preparee en vue de la Conference mondiale des Nations Unles de 1985. 2.1.4 Resolution WHA36.30 - La lutte antituberculeuse dans analyse de 1a situation REGIONAL attire l'attention sur le le monde -

Le DIRECTEUR dispositif.

paragrapne

1

du

Le PRESIDENT fait observer que la question a ete debattue ass .. z longuement lors de 1 'examen du rapport bl.ennal du Uirecteur rE!:gional. It prie Ie Comit~ de lui faire savoir s'il souhaite qulun projet de r~solutlon soit pr~par~ ~ cet egard. Le Dr CHRISTMAS (Nouvelle-Z~lande) estime qu' il suffirait de prendre note de la resolution de WHA36.30 etant donn~ que les principaux points d' interllt d~coulant de la discussion sont la necessit~ de placer l' accent sur des activit~s de lutte antituberculeuse et d'instaurer, en matiere de tuberculose, une coop~ration plus ~tro1te entre les pays voisins. 11 en est ainai 2.1.5 d~cid~.

Resolution WHA36.32 - Lutte contre les maladies cardio-vasculaires

Le DIRECTEUR REGIONAL attire l'attentlon sur les paragraphes 2 et 3 du dispositif. Le Dr BIUMAIWAI (FidJi) demande au Secretarlat de renseignements sur 1a situation actuelle en ce qU1 concerne cardio-vasculaires dans la Reglon. fournlr des les maladies

Le Dr DE SOUZA (Australie), se referant 1< la section 7 du rapport, declare que le diab~te sucre 1< de profondes incidences sur les aborig~nes australiens ainsi que sur les habitants des tIes du Pacifique sud qui ant adopte un style de vie non traditionnel; i l souligne que cette maladie devrait @.tre examin~e en m@:me temps que les maladies cardio-vasculaires J tr~s frequentes chez les individus atteints de diab~te. II convient qu'il faudrait intensifier 1a recherche op~rationne11e et les etudes ~pidemiologiques.

En Australie, le Centre regional collaborateur de l'OMS sur Ie diab~te il Melbourne joue un r6le important. Il exerce une surveillance continue de diab~te au moyen de recherches sur Ie terrain et d~tinit des criteres portant sur les complications cardio-vasculaires. Le Centre a men~ sucr~

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une importante etude a Kiribati sur les malad1es cardio-vasculaires et Ie diabete; il collabore actuellement avec Fidji et 1 'OMS a un programme de surveillance du diabete et des maladies cardio-vasculaires dans ce pays. Il collabore aussi 11 des ~tudes sur Ie tra.tement du diabete dans d' autres regions du Pacifique ains i qu' au programme de 11 ASEAN sur La prevent ion l! l la lutte contre le diabete et mene par ail leurs des activites en Papouasie-Nouvelle-Guinee. Le Dr GHRISTMAS (Nouvelle-Zelande) propose, afin de traduire les vues de Sous-Gomite sur la cooperation technique entre pays en developpement et celles du Gomite regional, de preparer un projet de resolution portant sur les deux points suivants: (1) prier instamment les pays de mettre au point et d' intensifier des programmes de prevention et de lutte; (2) encourager les pays a mettre en place des projets de recherche operationnelle et, ~ventuel1ement, elaborer des modeles pouvant @tre utilis~s ail leurs comme projets de formation.

Le Dr TERAO (Maladies cardio-vasculaires et malad.es du metabolisme), repondant au representant de Fidji, declare que les maladies cardio-vasculaires soulevent de plus en plus un grave probleme de sante dans la Region. Le taux de mortalite et de morbidite dues aux maladies cardio-vasculaires et en particulier a l'hypertension, a l'apoplexie et aux maladies des voies coronariennes, augmente rapidement dans nombre de pays en developpement tandis que le rhumatisme articulaire aigu et les cardiopathies rhumatismales continuent dt~tre une cause importante de mortalite, alors qu'il est possible de pr~venir la plupart de ces maladies. Le service des maladies cardio-vasculaires du Bureau regional n'a ete qu'en juillet 1980 et il n'en est actuellement qu'au premier stade de ses activit~s qu'un certain nombres de contraintes entravent. En premier lieu, les statistiques relatives 11 la nature et 11 l' ~tendue des maladies cardio-vasculaires dans de nombreux pays en d~veloppement sont impr~cises ou inexistantes. En deuxi~me lieu, dans 1a plupart des pays en d~veloppement les minis teres de la sant~ charg~s de la prevention et de la lutte contre lea maladies cardio-vasculaires ne disposent pas de services specialises dans ce domaine, ce qui fait qu'il est difficile de mettre en place un programme national relatif aux maladies cardio-vasculaires. En troisi~me lieu, l'accent n'est pas toujours suffisament p1ac~ sur les maladies cardio-vasculaires dans les plans nationaux de sant~. En quatrieme lieu, de nombreux pays accordent la priorite 11 la medecine curative au d~triment de 1a m~decine pr~ventive. Entin, i1 y a une penurie d'~pid~miologistes qualifies, d'administrateurs de sante publique voire de cardiologues capables d'~tudier les maladies cardio-vasculaires. cr~~

Le programme OMS de lutte contre les maladies cardio-vasculaires comprend cinq sous-prograrmnes pr~ncipaux. En ~pid~miologie, c lest-h.-dIre l'etude de la prevalence et de l'incidence, les pays de la Region, au l.eu de faire de coQteuses enqu@tes epidemiologiques sur leur territoire, pourraient entreprendre des enqu1!tes a une echelle limitee dans le cadre d'~tudes pilotes. Deuxiemement, dans le cadre de la prevention et des programmes de lutte A assise communautaire, 1a pr~vention primaire pourrait 1!tre axee sur le regime alimentaire approprie, l'exercice physique, la lutte anti-tabac et l'att~nuation des tensions de la vie quotidienne. Le troisieme aspect est celui de la recherche, principalement sur les facteurs de risque dans cardio-vasculaires. D'autres centre collaborateurs OMS vont qu. les est axe maladies

~tre d~signes

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dans la Region pour mener des activit~s concert1\es. Une Hude multinationale coordonnee par l'OMS a debute en 1983 dans 36 centres de 24 pays en vue de 9uivre les tendances et les ~l~ments d~terminant. des maladies c3rdio-vasculaires; les tendances Ilu point de vue de 11 inc ldence

notamment des affections coronariennes et des maladies seront me.ur~es dans certains personnes dans chaque pays. L'~change

c~r~brovasculaires,

groupes

de

population

d'environ

300

000

d'information et 1a coordination est un

quatri~roe

sujet.

Le

Dr Terao se f~licite de l'information fournie par lee repr~sentants durant 1a session. Le cinqui~me sous-programme - la formation de personnel de sant~ - est un facteur indispensable au succes. Le Dr Teraa remercie Ie repr~sentant des Etats-Unis pour sa proposition concernant les materiels p~dagog~ques des National Institutes of Health.

Un accent tout particulier est mis sur les programmes de pr~vention et de lutte 1 assise communautaire~ des proJets pilotes sont en cours en Chine et aux Philippines. Dans ce dernier pays, un programme de lutte contre Ie rhumatisme articulaire aigu et les cardiopathies rhumatismales a d~but~ au milieu des ann~es 1970 dans 1a province de Pangasinan avec i'aide d'agents des soins de sant~ primaires. Par ailleurs J un programme de lutte contre l'hypertension a ~t~ entrepris en 1979 par le Centre philippin des maladies cardiaques pour 11 Asie en collaboration avec Ie Minist~re de la Sant~ et le Bureau national de 1a science et de la technIque. Le proJet comporte trois etapes: d~pistage initial dans la population, ~tude approfondie et enregistrement des hypertendus; traitement et sUlvi des cas. Tout au long du projet, on dispense une ~ducation sanitaire A la population et l'on assure la formation des agents des soins ne sant~. En Chine, un programme a et~ mis sur pied dans une zone ouvriere de Beijing sur la base du syst~me de soins de sant~ existant. Des ~tudes sur

l'hypertension, l'apoplexie et lea affections coronariennes ont essentiellement par l' Institut des maladies cardio-vasculaires,

ete qui

faites d~pend

de

l'Acad~mie

chinoise

des

sciences

m~dicales,

en

collaboration

avec

local. Il s' est surtout agi de rasseml>ier des donn~es sur la pr~valence de l'hypertention, sur 1a morbidit~ et 1a morta1it~ par apoplexie et par affection coronarienne Blnsi que sur la prl!valence de certains facteurs de risque tel que le tabac. On a ~ga1ement proc~d~ A un l'h6pital

contrale de la pression sanguine et

enregistr~

lea cas d'infarctus aigu du

myocarde, de mort subite par dysfonctionnement coronarien et d'apoplexie.

Cee deux projets pilotes sont int~ressants en ce sens qulils sont ax~s sur la prevention et non sur Ie traitement et qu' ils s' appuyent. sur une approche communautaire utilisant le systeme de sa ins de sant~ existant. De plus, ils ne coOtent pas cher. Compte tenu de tout ceci, le Dr Terao invite instamment les pays 1) A intensifier leurs efforts pour entre prendre et d~velopper des programmes destin~s II pr~venir et combattre les maladies cardio-vasculaires dans le cadre de leurs plans sanitaires nationaux et 2) de cr~er au Minist~re de

la

Sant~

un service respansable ou tout au mains un point focal. r~alistes

11 faut pourront

que des proJets maintenant atre lanc~s.

esp~rer

sans

ambitions

excessives

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BIUMAIWAI (Fidji) remercie 1 'Austra1ie pour le travail que ce pays a fait a Fidji sur les maladies cardio-vasculaires et leurs rapports avec le diab~te. Avec l'aide de l'h6pita1 Prince Alfred de Sydney, une autre enqu~te sur le diab~te est actue1lement taite par une equipe de m~decins, d'infirmieres et de dieteticiens dans le but de mettre sur pied un dispensaire anti-diabete A FidJi. int~ressant

Le

Dr

Le Dr REYNES (France) souligne qu'il faudrait accorder l'attention voulue aux complications cardiaques du rhumatisme articulaire algu qu~ constituent un probleme de sant~ important et coOteux en diff~rents endroits de 1a Region, dout la Polynesie fran~aise. I l est possible de pr~venir ces complications en appliquant les techniques standard l travers Ie syst~me de soins de sant~ primaires. En l'absence d'autres observations, le PRESIDENT Rapporteurs h preparer un proJet de resolution sur la question. invi te

les

La

s~ance

est

lev~e

A 12 h 05

Основные сведения
Тип документа Technical Documents
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения