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Comité Conjoint de Coordination, troisième session, Ouagadougou, 1er-2 décembre 1976 : rapport du président indépendant

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COMITE CONJOINT DE COORDINATION PROGRÂMI.{E DE LUTTE CONTRE LIONCHOCERCOSE DANS I.,A REGION DU BASSIN DE LA VOLTA Trolsième session, Ouagadoue ou Ier-2 décembre 1976 RAPPORT DU PRESIDENT INDEPENDANT La Eroisième session du Comité conjoint de Coordination du Progrannne de Lutte contre lrOnchocercose dans la région du Baesin de Ia Volta a eu lieu au Palais du Consell consultatif national pour 1e Renouveau (CCUn), à Ouagadougou, le ler et le 2 décembre Lg76. A cette ses- sion étalenÈ représentés Ia Belgique, le Bénin, le Canada, la Côte drlvoire, les Etats-Unis drAmérique, 1a France, 1e Ghana, la Haut.e-Vo1ta, 1e Japon, Ie Koweït, le Mali, le Niger, les Pays-Bas, 1a République fédérale dtAllemagne, 1e Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord et le Togo, alnsi que Ia Banque africaine de Développement (nAo), Ie progranrne desNations Unles pour le Développement (PNUD), ltorganisation des Nations Unies pour I'Allmenta-tion eE lrAgriculture (rAo), la Banque mondiale (BIRD) et ltorganlsarlon mondlale de la Sanré(OMS). Etaient également Présents 1e PrésldenE du Comité consultatif sclentifique et technique(ccsr), le Secrétalre du Groupe consultatlf sur 1e développement économique (cior), M. S. Kpognon, Administrateur suppléant de 1a Banque mondiale, ainsi que des observateurs dela Costrtrission des Co'rmunautés européennes (CCE), de lrOrganisatlon de Coordination eË de Coopération pour la Lutte contre les Grandes Endémles (OCCGE) er de 1'Office de Ia Recherche scienÈlfique eÈ techntque Outre-Mer (OnStOt't), relevant du Gouvernement français. (r11 ErouveraIa liste des partlclpants à lrannexe 2. La session a été ouverte par son Excellence le Généra1 El HadJ Aboubakar Sangoulé Lamizana, Président de la République de Haute-Volta, en présence de hautes personnalités dela République et du corps dlplornatlque. Le Dr M. G. Candau, Président lndépendant du CCC, a remercié le Président de la Répu-blique drhonorer le Comité de sa présence et a souhalÈ.é la bienvenue aux invltés eÈ aux parEi- ciPants. Dans sa déclaratlon limlnaire (annexe 4), Ie Dr Candau a souligné que les résultatsdes deux premières années des actlvlÈés de contrôIe prouvent les progrès saÈisfalsanEs réa1i- sés vers le dévelopPement htrmaln, social- et économique des zones 1ibérées de la transmission de Itonchocercose. Une vislte qut11 a faite récesrnent dans les sept Pays participants lra convaincu que drune manière générale les GouvernemenÈs sont satisfaits du Programnre. Toutefois 1a préoccuPation de certains GouvernemenEs en ce qui concerne une éventuelle extension de la zone du Prograune justifie que 1-a question soit réexaminée en détail dans un proclre avenir. Une auEre cause de soucl est la réinvasion dtune partie de la zone du prograrrne. J,e président indépendant a insisté pour conclure sur Ia nécessité d'intensifier 1es recherches en faisant appel à toute la coopéraÈion de 1a corrnunauté scientifique internaEionale. Son Excellence le Président de la République de Haute-Vo1ta a prononcé une allocution(annexe 3) dans laquelle il a défini le Prograrmre comme un bel exemple d'une action inEerna- tionale concertée, unique en son genre si lron tienÈ compte à la fois du voleE sanitaire et du volet économique. Les difficultés surmontées et les résultats obtenus auEorisent Itopti- misme quant à la possibilité dtinterrompre 1a transmission; aussi demande-c-i1 que beaucoup soit falt pour la chiniothéraple, pour que ceux qui sont déjà contaminés aient ltespoir deguérir. Rendant hoounage pour leur soutlen aux Partles contribuantes et aux Agences parrai- nantes, le PrésldenÈ de la République a soullgné que chacun des Pays partlclpants déterrinera Pour sa Part la voie à suLvre en ce qul concerne Ie développement économique et soclal des zones Ilbérées de 1a roaladie; 1e Comité, où Ia concertation est posslble, est un éIément. de supervislon du Progremg. [ la fin de lrallocutlon la séance a éÈé suspendue pour permet.Ereà son Excellence Ie Président de la République et aux autres invités de se reEirer. 2- A la reprise de la séance, le Président indépendanE a donné lecture drun télégramme du Gouvernement norvégien confirmant que, sous réserve de ltapprobation du ParlemenE, la Norvège versera au Fonds pour 1a LuEte contre lronchocercose une somne de 2r75 millions de couronnes norvégiennes en 1978 et autant en 1979 (soit au total environ US $1 million). Le Gouvernement norvégien a souligné dans ce même té1égramme le grand incérêt quril porÈe au Prograntrne eE Irimportance particulière qu'i1 attache au dévelopPement économique et à la justice sociale dans 1es zones 1ibérées de Itonchocercose. Le Président indépendanE a été chargé de Erans- mettre au Gouvernement norvégien ltexpression de la gratitude du Comité. ELECTION DU VICE-PRESIDENT DE LA SESSION Rappelant la procédure suivie lors de Ia première et de la deuxième session du Comité, le président indépendant a proposé de désigner conme vlce-Président de la session son Excellence M. Salia Sanon, MinisEre du Développement rural et PrésidenE du Comité national de LuÈte contre lrOnchocercose de Ia Haute-Volta. Cette proposition a été adoptée par acclamation. ADOPTION DE LIORDRE DU JOUR L'ordre du jour provisolre (document JCC3.1) a été adopté sans amendemenE (annexe l). RAPPORT D'ACTIVITE DE L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE POUR 1976 présentant le rapport dractivité de 1'OMS pour la période de douze mois se terminant en septembre lg76 (document JCC3.2), le Directeur du Progrannne a également rendu comPte des faits survenus depuis 1ors. Le Progranrne a mainEenu et développé toutes ses activités. Les Eraite- ments larvicides ont continué dans touEe la zone de la phase I, où 93 circuits hebdomadaires ont été accomplis, et depuis le 15 janvier 1976 1es oPérations ont été étendues à Ia phase II(46 circuits hebdomadaires). La transmission a été très considérablement réduite ou même inEer- rompue complètement dans la zone traiÈée, ce qui a permis de suspendre les épandages pendant une grande partie de L976 sur des secteurs éÈendus des bassins de la Volta Noire, de Ia Comoé et de la Léraba supérieure. Après 22 mois dtopérations larvicides, eE bien quron ignore encore I'origine des simulies adultes qui réinfestenL une petite ParEie de la zone de Ia phase I, Ie Directeur du Programme estime qutun optimisme raisonnable est justifié. Les préparatifs pour la mise en ÈraiEernenE larviclde de Ia zone de la phase III en février 1977 sont en cours depuis Ie début de L976. Les trois nouveaux secEeurs eE les dix nouveaux sous-secteurs sont mainEenant opérationnels, et on achève les collectes des données nécessaires - entomologiques, hydrologiques, eÈ données obtenues grâce aux ProsPections aériennes. Une nouvelle compagnie assumera en janvier L977 la responsabilité de toutes les opérations aériennes. Les deux équipes d'évaluation parasitologique et 1'équipe ophEalmologique ont atteint 1es objectifs fixés; les examens en évaluaEion simple ont Porté sur 156 villages et 38 521 per- sonnes e! les examens en évaluation détaillée sur 31 villages et.82OI Personnes. A la fin de L977, onaura stocké sur ordinateur au Siège de I'OMS des données nédicales suffisantes Pour évaluer les effets de 1a lutte antivecEorielle. L'Unité de Développement économique a étê constiEuée en février 1976, lors de lrentrée en fonction de son chef. A la suite de plusieurs voyages dans les sepE Pays ParEicipants, lrUnité a conrnencé un inventaire détaiIlé de tous les projets de développement économique et social, en cours ou prévus, dans 1a région du Programme; elle a préparé un questionnaire qui sera utilisé pour maintenir à jour cet inventaire. LtUnité des Services adminisEraEifs srest notamment occupée de 1a réorganisation du système des Eransports, qui comprend un réseau drentreEien et de réparation de quelque 2OO véhicules. Le Programme dispose maintenant de 35 professionnels eE de 57O employésdes services généraux répartis entre 2O nationalités; dans la zone du Programme, le personnel employé est coroposé pour 95,6 % d.e nationaux des sept Pays participants, Pour O,7 "L de naÈionaux drautres pays africains et pour 3,7 % drétrangers à lrAfrique. 3f)es renselgnemenEs déEai11ée eur 1es actlvitée de formatlon, qut restent une préoccupa- tion majeure du Prograrnrne, onc ét,é fournis au CCC. Les dlx Eechniciens en entomologie fomrés en 1975-1976 au tltre dtun contrat avec IrOCCGE ont été recrutés et sont maintenanE les chefs des sous-secteurs de la phase III. LTORSTOM a conEinué à Jouer un rôle important. dans la for- mation d'enEomologlstes et de techniciens en enEomologie venant des Pays parElclpanÈs. Des informaÈions concernanE le Progranrne sont diffusées grâce à des rapports trimest.riels eÈ au bulletin mensuel ONCHO-FLASH, qui tire plus de 1OOO exemplaires. Divers journalisEes et deux équipes de télévision ont couvert des activités de lrOCP durant lrannée. Le Ch':r de lrUnité de luÈEe contre le vecEeur a fourni des détails sur les acEiviEés entomologiques. En décrivant les différents circuiEs de traitements accomplis soit à la saison des pluies, soit à la saison sèche, il a signalé que dans Ia t.otalité des zones couverEes par la phase I et. par la phase II les résulEats obtenus onE été généralement encourageant,s; ainsi, sur certains tronçons de rivière, il a étê possible drinterrompre Eemporairement les traite- men ts . Le Chef de lrUnlté a montré à 1'aide de cartes murales t,out dtabord la situaE,ion épidé- miologique générale avanÈ le déclenchement des opéraÈions de lutte dans les zones des phases I et II, puis lractuel potenÈiel de transmission relevé dans ces zones par les équipes dtéva- luation. En 1976, dans Ia maJeure partie de la zone traitée, la transmission a étê soit, com-plètement interromPue, soiE rédu1te à un niveau d'hypoendénicité. Une siEuation de mésoendémi- cité n'a été observée que dans la zone de rélnvaston (annexe 7) et dans Ia région de Bui surla Volta Noire. Dans la partie nord de Ia zone de 1a phase II, les résultats ont été excel- lenr-s jusqu'à la fin de novembre. Ainsi, pendant tout le mois d'aott, on n'a pas capturé plus de trois simulies par semaine pour un Eotal de plus de 50 points de capture. Parlant. des progrès réalisés dans le domaine des études sur la réinvasion, iI a indiqué que Èoutes les possibilités offertes par les consultanÈs eE 1es laboratoires collaborateurs ont été exploitées. Des points de capture quotidienne ont été établis dans la zone suspecE.epour obtenir des informations régulières eE., afin d'établir I'identité des femelles migranres, on a fait éclore leurs oeufs et effectué lrexamen cytotaxonomique des larves. La différen- ciation des adultes a été faite ensuite en appliquant les connaissances récenrnenÈ acquises concernant leurs caractérisLiques morphologiques. Des Iarves, des nymphes et des simulies adultes ont ét.é collectées en vue d'analyses chimiques qui devraient aider à identifi.r la source des simulies trouvées dans les zones envahies. Des régions extérieures à celle du Progr:me onE. été prospecEées et un experE du vol desinsectes a étudié, en utilisant un aéronef équipé drun piège eÈ dtun radar Doppler, les condi-tions météorologiques locales affectanE.le vol des simulies. Le cours inférieur du Bandama aété traité pendant un certain temps mais, si des résultats remarquables ont été obtenss surle plan 1ocal, le problème de Ia réinvasion n'a pas été modifié pour autant. Lropération atoutefois montré quels résultaÈs i1 est possible d'obtenir pour un co3t minime contre une autre espèce du complexe S damnosum . On a déterminé que les si.mulies responsables de lrinva_ sion appartiennent à des espèces de savane, ce qui per:Inet drexclure cerEaines provenances. II a été conclu des études que ces simulies proviennent probablement de lrouest ou du nord-ouesE - c'est-à-dire du nord-ouest de la Côte drlvoire ou du Ma1i, dans 1a zone de la phase III, oude régions extérieures à la zone du Progra.mne siEuées au Mali ou même en Guinée. Les sect.eurs couverts par la phase rrI sont opérationnels depuis juin 1976_ et 1es t.raitements doivenE com- mencer dans 1a ParÈie occidentale eÈ dans le bassin ae 1,Oti/fendjari, à I'est, en février L971 . Le réseau de stations hydrologiques du Progranme a été étendu grâce à des conËrats con- clus avec des services naÈionaux ou avec 1'ORSTOM, afin dtobtenir des données pour 1a phaseIII et dtaméliorer la couverture dans les zones des phases I et II. La nouvelle compagnie aérienne sous contrat sremploie maintenant à résoudre les importanEs problèmes logistiquesque posent lrorganisation de ses opérations et la formation de son personnel. 4RAPPORÎ ANNUEL DU COMITE CONSULTATIF SCIENTIFIQUE ET TECHNIQUE Le Professeur Janssens, Président du Comité consultatif sciencifique et t.echnique (CCSf), a rendu compte au CCC des troisième et quatrième sessions du CCST et présenté le rapport(document JCC3.3) de la Eroisième session, au cours de laquelle une réunion conjointe du CCST et du Groupe écologique a été tenue pour préciser les fonctions respectives du Comité et du Groupe. Le contact établi à cette occasion a paru suffisanrnent utile pour justifier la tenue de réunions conjointes analogues tous 1es ans. Plusieurs membres du CCST, ayanE visité 1a zone du Programme, ont été impressionnés drune manière générale par les progrès réa1isés. Après examen de leurs rapports, le CCST a recommandé une plus forte participation du personnel technique, et en particulier des éléments Jeunes, aux travaux de recherche; et a suggéré drorganiser régulièrement des réunions inter- disciplinaires de membres du personnel drencadrement du Prograrmne, qui seraient consacrées à lrexamen des activités de recherche et de lutte. Les examens cliniques effectués par lrUnité d'évaluation épidémiologique ont été, estime-t-on, saEisfaisants, mais il y aurait lieu de perfectionner le dépistage des infections légères et, dans certaines études, dremployer des techniques parasitologiques plus sensibles. Les examens oPhtalmologiques ont été drune haute qualité, et on regrette que le Prograrrne ne disPose que dtun seul ophtalrnologiste. Lractivité des dispensaires ophtalmologiques mobiles a étê couronnée de succès. On estime drautre part que les sociologues de ltUnité seront appelés à jouer un rô1e important. Au sujet des recherches poursuivies dans des centres situés tant à ltintérieur quten dehors de la zone du Programme, 1e CCST a souligné la nécessité drentreprendre un effort majeur afin de Erouver des médicaments appropriés pour la thérapie de masse. Il a été recom- mandé de travailler en coordination éÈroite avec 1e progranrne sPécia1 OMS de recherche et de formation concernant les maladies tropicales (tOR), coparrainé par 1e PNUD, et avec 1e projet ous/reo/puUD de recherche sur 1a EryPanosomiase. Sans présenter une gravité de nature à compromettre le succès du Progranune, la réinvasion demeure le problème entomologique majeur. En octobre 1976, un groupe de travail du Groupe scienrifique consultaÈif (GSC) consacré à ce problème, présidé par le Dr Haskell, a attiré lratEention sur 1a nécessité de trouver des méthodes Pour entreEenir des populations des simu- lies au laboratoire, drenEreprendre des études cytotaxonomiques et de détermination de 1râge, et de mettre au point de meilleures techniques de caPture; il a en outre proposé la création d'une petiÈe sEaEion agro-météorologique sur le cours affeccé de la Léraba. Le CCST a aussi manifesté son intérêt pour des études visanE à trouver la formulation d'Abate convenant le mieux pour combagtre les larves de simulies. I1 a noté que, sur Ia base des enquêtes qui ont été faites, cet insecticide nra guère d'effet sur les organismes aquatiques non cibles, et insisté à nouveau sur la nécessité de disposer de larvicides de remplacement au cas où on observerait une résistance à lrAbate. Se félicitant des progrès accomplis en ce qui concerne Ie stockage eE lranalyse sur ordi- nateur des données intéressant 1e Programme, le CCST a souligné lrimportance drun financement adéquat de la formation à la recherche et de la formation générale des homologues nationaux. Les pays parÈicipants reconnaissent que pour rendre plus attrayante la carrière des chercheurs, i1 faut donner à celle-ci une structure aPProPriée. EXAUEN DES POINTS 5 ET 6 DE LIORDR.E DU JOUR Le CCC a fé1icité 1e personnel du Prograrmne, lrOrganisation chargée de lrexécution, 1es Gouvernements et 1es chercheurs travaillant au Progranrne pour les progrès encourageants réâ11- sés. I1 esE EainÈenant essentiel, a-t-i1 estimé, drassurer que les opérations soient étendues à la phase IrI selon 1e calendrier étab1i, tout en continuant 1e traitement des zones couvertes par les phases I et II; il faut éviter E.out relâchement des activiÈés de lutte antivectorielle. 5Divers représentanÈs ont falt part de leur inquiétude au suJet de la réinvasion des zones traltées. I1 faudralt entreprendre des études plus poussées pour détenniner Itoriglne des simulies responsables de la réinvasion et définir les llmites géographiquesdu phénomène. Autre- ment, on pourraiÈ Penser que ces simulies proviennent de lrintérieur de la zone traltée, cequi donnerait 1ri-mpression que les méthodes de lutte appliquées ntonE pas été efficaces. I1pourraiE même être nécessaire, pour des raisons entomologiques, dtétendre la zone du progranrne à de nouveaux Pays. Drautres représentants ont. exprimé le sentiment qu'il ne fallait pas exa-gérer I'ampleur de ce problème. I1 a été suggéré au CCC dratÈendre avânt dradopter une conclu- slon ferme; la réinvasion qui a eu lleu en 1975 a été constdérée comme exceptlonnelle, mais 1'ampleur et 1es caractéristiques de 1a réinvasion de 1976 pourraient être également excep- tionnelles. Le Comité s'est féliclté des études en cours sur le complexe drespèces de simulies, sur 1'élevage continu de colonies de laboraEoire, sur 1es insecticides et 1es formulations de remplacement et sur ItutilisaÈion des hormones inhibitrices de la croissance, et a attiré lrattenÈ1on sur des études entreprises ailleurs concernant la stérilisation chimique des vecteurs et les méthodes de lutte biologique. Le CCC a mentionné la nécessité de surveiller les populations, tant adulÈes que larvaires, et drentreprendre des études de longue haleine en ce qui concerne les effets du E.raitement sur les organismes non cibles. Les Pays participants attachent une grande importance à 1a quesÈion de ltextension de la zone du Programre et voudralent que des études soient entreprises dès que possible pour volr corEnent on pourraiÈ incorporer à la zone couverÈe 1es régions infestées situées à Itextérieur. L'idéaI serait dtétendre Ia zone de manière à englober tous les territoires infectés des pays Participants, puis toutes lês sources possibles de réinvasion. Mais 11 faut se garder de lierÈrop étroiEement le problème de la rélnvasion et celui des extensions. Ces dernières doivent être décidées en fonction de raisons spéclfiques, qul peuvent tenlr aussi blen à lrenEcmrologie qurà 1réconomie. Si lrextenslon des acÈivités à Ia totalité des Pays particlpants nrest pas réallsable, il faudrait au moins qurelle porte sur la totalité des zones destlnées à des pro- Jets de développement. Des représentants onÈ cité à ce propos le proJet du barragedeMananÈali, au Mali, ainsi qurun proJet concernant une raffinerle de sucre inunédiatement au sud de la zone du Prograrme, à Boroutou, Côte dtlvoire, contrne des exemples de projets qui seraient gra- veEent affectés Par lronchocercose. Drautres représentants, tout en se déclarant en principe favorables aux extensions, ont fait remarquer que le Programre nren eBt qurà ses phases pré1t- minaires, alors que sa durée esE de 2O ans; i1 serait opporÈun dtavancer prudenmrent, drassurer le succès, Pour coruoencer, dans la zone actuellement couverte, et de procéder à des études approfondies au sujet dréventuelles extensions. Quant aux asPect.s économiques du Progranrne, certains représentants ont souligné Ia néces- sité drune collaboration avec drautres progranmes en cours dans la région. L'importance dufacteur temPs est évidente; Ies pays ne peuvent pas plus attendre que ltonchocercose soit comPlètement malËrisée, qurils nront pu attendre dravoir Ia maltrise complète drautres mala- dies. Il fauE se garder du perfectionnisme; les Pays participants possèdent des progranrnes à mettre en oeuvre qui représentent souvenÈ des extensions de projets existants : ils veulent de ItacEion, et non des études prolongées. Un représenÈant a rappelé au CCC que les aspects médicaux du programme en sont la pre- mière priorité; on oublie parfois ltimportance de la santé en tarrt que condition préalable du développenent. I1 serait particulièrement. utile d'obtenir des fournitures et du matérie1, coûulle par exemple des seringues et des trousses dtinfirmière, des antibiotiques, des appareils drépandage, etc. Une ganrme drune vingtaine d'articles dtemploi courant permeÈtrait drassurer une couverture ralsonnable des zones de repeuplement. 11 serait important que ItOMS et le CCST fotrrulenÈ des criEères formels per:rnettant de déclarer qurune zone donnée est exempÈe de trans- mission, et par conséquent accesslble aux activités de développement. Le CCC a estimé que le présent rapport du CCST contient beaucoup plus dtinformations que les rapports passés et fournit un tableau clair des obJectifs des travaux de recherche. I1 Pense que les actlvités de recherche du Prograrme devraient être coordonnées avec 1e travail drautres éléments de 1toMS, en parÈlculler avec celui du progrannre spécial de recherche et de formation concernant 1es maladies Èropicales, et souligneque, malgré lrexl.stence du Prograrrne coume entlté distlncÈe, IrOMS ne doit pas oublier ltonchocercose. Le Prograrlme, a-t-on suggéré, devraic aider à équiper des centres et laboratoires nationaux en vue de travaux de recherche. Drautre part, des doutes ont été émls quant à la nécessité de créer un nouveau laboragoire cenÈra1 du Progranune; dans la zone, et les éÈudes décrites dans extérieurs. 6 on pourrait organiser un laboratoire en uÈilisant un centre existantinstitutions locales pourraient se charger d'une grande parE,ie desIe rapport du ccsr qui sont actuellement confiées à des laboratoires Soulignant lrimportance de 1a recherche, tant médicale que pharmaceutique, le CCC a expriné son intérêt en ce qui. concerne les résultats des essais sur le terrain de ta suramine et de la diéthylcarbamazine, et préconisé des recherches plus poussées visant à obtenir des médicaments plus efficaces. Drautre part, puisque Ie Progranrne compte uniquement sur 1es opé- rations antilarvaires Pour combaÈtre 1a transmission, le Comité a souligné la nécessité deposséder une subsÈance chimique de remplacement au cas où i1 se manifesterait une résistanceà lrAbate. Le CCC apProuve Ittmportance accordée dans le Programme aux activités de formaÈion, maisestime quril faudrait faire davantage à cet égard. Compte tenu des dimensions de 1rgCp, du norobre des Pays participants et des besoins fuÈurs de la phase drentretien, il esË suggéréque le Programne organise son propre plan de formation. Au sujet des rapports entre le Prograrune et le programne spécial de recherche et de for- mation concernanÈ Ies maladies tropicales, 1e DirecÈ,eur régional de ltAfrique a rappelé quela filario§ê, ÿ compris lronchocercose, est lrune des six maladies retenues pour être étudiées en priorité au titre du programme spéciaI. Le Comité consultatif régional africain de la Re-cherche médicale vient drinscrire cette maradie dans sa liste de priorités. Le prograrunefonctionne en contacE étroit avec TDR, et cette coordination sera poursuivie. A Ia suite duE'ransfert de Ia responsabilité du Programme au Bureau régional de 1toMS pour I'Afrique, lrUni-té de soutien au siège, à Genève, sera réduiÈe à un rninimum par des Eransferts à ouagadougou,et un petit noyau de personnel sera mis en place à Brazzaville. LroMs sait parfaiter0ent combien i1 importe de donner une formation à des nationaux desPays participanEs et à des ressortissants de pays extérieurs où lronchocercose pose un pro-blène grave. Ltobjectif du Programre est dtaider les pays à réaliser leur auto-suffisance.Malheureusement, dans 1e cas de beaucoup drunités, le travail à faire nroffre guère au person-nel Ia possibilité de participer à des actlvités de formation; on cherchera Ia meilleure ma-nière de développer cet aspect du prograrrne. Répondant aux questions des représentants, le Directeur du programme a rappelé que lesrapports trimestriels sur les opérations sont distribués depuis te àeuut de 1975. A lravenirces raPPorts seronÈ préparés à Ouagadougou, ce qui permettra dten disposer plus rapidement. rr a informé le couité que lron a toujours demandé, mais jusqurà présent sans succès, à rece-voir des copies des films de Eélévision concernant 1e Programne; une demande officielle a étéadressée à ce sujeÈ à 1'équipe de télévision de la British Broadcasting company acr.uellementà ouagadougou. En ce qui concerne Ie nouveau cont.rat pour les opérations aériennes, le con-trat conclu avec la cornpagnie actuellement employée venant à expiration à la fin de 1g76, unappel dtoffres a été lancé et 1toMS, compEe tenu de tous les facEeurs en cause, a accepté lameilleure offre qui a été présentée. Quant à la nature des relations entretenues avec des or-ganismes de recherche, des contrats ont été conclus par un comité chargé des questions de larecherche. Tous les organismes de recherche sont tenus de produire des rapports, qui sontensuite distribués, et, en particulier, comnuniqués au CCST. Le Directeur du prograrune a rele-vé que le centre drEÈudes sur la chimiothérapie à Tamale, Ghana, entrera en act.ivitê en L977;1es centres siÈués dans la zone du Prograrrne apportent une précieuse contribution à larecherche, et du matérie1 de recherche a été fourni à plusieurs drentre eux. La recommandaÈiondu ccsr concernant un dispensaire ophtalmologique mobile sera étudiée. A un représentant, quis'était inquiété du retard intervenu, pour des raisons budgétaires, dans ra construction dusiège de la Direction du Progranure à ouagadougou, le Directeur du programre a expliquéqu,aprèsétude de la situation, on se Propose maintenanE de consEruire un bâtiment plus *ode"te !r"celui prévu à ltorigine, et d'un coût à peu près moitié moindre. Les fonds nécessaires son.prévus dans le projet de budget L977; si les crédits sont approuvés, on pourra inurédiatementlancer un appel d'offres. Le Directeur du Progranune a également expiiqué que, sril avait étéquesÈlon drune base d'opérations à Bamako dans le rapport de la mission drassistance prépara-toire aux Gouvernements' en 1973, il est apparu par la suiÈe quril n,était pas nécessaire dedisposer drun nmbre lmporEant de bases aériennes. CependanE, Ia construction drune base, àBamako ou allIeurs, pourralt se jusÈifier si la zone du prograurne devait être étendue verslrouest du Mali. 7Le représentanÈ de 1|OMS a déclaré qutà son avis Ie problème de la réinvasion ne compro- mettralt pas le Progranune. Dans Ia zone de la phase I, sur un total de 6500 km de cours dteautraités, 2OO km seulement ont été réinfestés pendant les 11 premiers mois de L976, et il n'y a Pas eu de réinvasion dans la zone de la phase II. Les études faites sur les larves et lesfemelles adultes montrent que I'origine de Ia réinvasion se situe à I'extérieur de la zonetraitée, soit dans La zone couverte par 1a phase III, soit à lrextérieur de la zone du pro-gramme. Les femelles viennent de régions de savane non traitées, probablemenE au nord-ouest et à Itouest de la zone réinfesEée. Les résultats des traitements dans la région ouest de laphase Irr seront attenElvemenE observés. on travaille maintenant au tracé de la limite méri-dionale de cytotype de savane, eÈ on poursuivra les opérations de capture, ainsi que les recherches sur les populaEions de simulies dans les régions de la Côte d'Ivoire, dL Ghana etduMali situées à ltextérieur de la zone du Programme. si la provenance des simulies migrantespeut être déter:rninée, on étudiera 1téventualité d'inclure les régions incriminées dans la zone couverte Par le Progranrne. Le Prograrnrne reconnaît.la nécessité d,établir une zone Eampon,et ceLt'e question Pourra être étudiée quand 1a transmission sera maîtrisée dans la zone soustrai tement. Du point de vue opérationnel, il conviendrai-t avant Eoute extension de Ia zone du pro- Sralnme de poursuivre pendant Ëout un cycle annuel des études pour obt.enir les données entomo-logiques, médlcales eÈ hydrologiques nécessaires, ainsi que les renseignement.s requis sur latransmission- ces é1éments PermettraienE d'étudier sérieusement les questions des besoins enpersonnel, des opérations aériennes, des cotts, etc. Les renseignements indispensables pourune prise de déclslon pourraient être obtenus en 18 mois, mais peug-êgre en six mois seulemenEdans le cas des zones où les études nécessaires ont déjà été faites en grande partie. Quoiquril en soit, Ies extensions devraient obligaÈoirement avoir lieu dans des zones adjacentesà celle qui est actuellement couverte. Répondant à des questions de caractère Eechnique, le représenEant de I'oMS a parlé desenquêEes faiEes pour déterminer 1es qualités de 1'eau de rivière à utiliser pour 1rélevagedes simulies au laboratoire. Quant aux distances couverEes entre le lâcher et la capture, ona constaté au cameroun que des simulies adultes ont couvert 90 krn en 36 heures. rl a noté que1rétroite coopération entre le Progranrne et le comité rnter-Etats pour la Lut.te cont.re lasécheresse dans le sahel (crlss) a notanment. porté sur 1réchange dà données météorologiqueset hydrologiques. Dans le cadre de la collaboraEion inaugurée en lg72 avec lrocccE, IroRsToMet 1e centre canadien de Recherches pour 1e Développement international, on coû[nencera en1977 des tentatives de lutte biologique au moyen dlun parasiEe des simuries. Le représentantde lroMS ne peut citer aucun cas de résist.ance au marathion, et les tesÈs quron a effecÈuésnront pernis de déceIer aucune différence dans la sensibilité des larves à I'Abate entre 1eszones traitées et non traitées. outre de nouveaux insecticides, on va étudier un inhibiÈeurde la croissance' En ce qui concerne la surveillance chimique, les essais faiEs dans Ia zoneexpérimentale de la comoé et de la Léraba ont montré que ltAbate ne persiste que pendanÈ unbref laps de temps dans I'eau. Le Dr Haskell, Président du groupe de travail du GCS sur la réinvasion, a dit quril pré-férait au termerrréinvasionrrcelui detrredistributionr', s,agissanE par airleurs drun phéno-mène qui est tout à falt habituel. L'éradication des simuries nrest. pas possible; lrobjectifest de réduire la population Jusqurà ce que la E.ransmission soit interrompue. on a déjàbeaucoup appris à ce suJet, et drauÈ.res techniques prometteuses ont été décrites au cours dugroupe de Eravail du GCS. une fols les opérations de la phase rrr engagées, en 1977, le pro-blème de Ia redistrlbution se présentera sous un aspect différent, et on aurait Èort de boure-verser les actlvités actuellement poursuivies en agissant avec une hâte excessive. r1 pourraiÈêtre utile, pour obtenlr des données, drassocier aI travair du progranure res autorités deszones suspectes des pays llmitrophes. une réunion spéciale porrrraii être organisée dans envi-ron un an pour réexamlner ce problème. Le représenÈânt de lroMS a fait observer qu'il ntexiste pas de critère Eechnique penoeÈ-tant de déclarer qurune zone donnée est devenue suffisanrnent stre pour que des act.ivités dedéveloppernent puissent y être entreprises. Dtune manière généra1e, 1a réinstallaEion est pos-sible dans les régions où le niveau de transmission esE hypoendémique. L'oMs va s'efforcerd'élaborer des critères permettant de déterminer le moment où une région donnée nrest plusinfestée' ou bien ne connalt plus qurun niveau de transmission suffisanrment faible pour auÈo-riser les activltés de réoccupation et de développement. 8Quant aux asPects sanitaires de la réoccupation, ItOMS E,ravaille à Ia protectiondes popu- laEions contre Ia trypanosomiase eE la schisEosomiase. Elle participe avec la FAO et le PNUD à un Progranme de recherche sur le terrain englobant 19 pays, donÈ 1'objet esÈ de mettre au Point des techniques simples de lutte contre la trypanosorniase; un proJet en cours au Ghana concerne la lutte contre 1a schistosmriase dans les lacs artificiels. En matière de chimiothérapie de masse, des recherches sont en cours pour détenriner si la suramine peut être utilisée avec succès à des doses faibles, nrentratnant pas dteffets adverses graves, et 1roMS cherche à stimuler lrindust.rie pharmaceutique et à f inciÈer à coopérer à la mise au point de médicaments antiparasitaires. RAPPORT DU GROUPE ECOLOGIQUE En lrabsence du Président du Groupe écologique, 1e rapporE (document JCC3.4) a été pré- senté par le Professeur Janssens, qui avait représenté le CCST au Groupe. La dernière session du Groupe a été considérablement affecEée par le remplacement de deux de ses membres; i1 vaudrait peut-être mieux à lravenir organiser à 1'avance une séance de mise au courant pour les nouveaux membres, ou bien prolonger drun jour 1a session. Le Groupe comprend son mandaÈ dans son sens le plus large, et estime qu'il englobe, ouEre la surveillance biologique eE environnementale, 1es questions concernant Ia nutrition, la popu- laÈion, 1a réoccupation des terres et Ia protection sanitaire. Une importance partlculière est attachée à la gestion eE. au contrôle de lteau. A la suite drune visite sur le terrain dans la zone du Progranrne, le Dr Srnith a souligné Iturgence dtune planification du développement économique eE a soulevé diverses questions, notamnent celles de la fertilité des sols sur Ie plateau et 1e long des cours dreau, la stratégie de la réoccupation des terres, 1'emploi des engrais, 1a possibilité de développer des agro-industries et ltintroduction dtune race de bétail Èrypano- toIérante. Ayant pris connaissance drune revue des activités opérationnelles et des études entre- prises sur le sujet de Ia réinvasion, le Groupe a conclu à la nécessité dtétudier plus avant les habitudes du veiteur en matière de migration. Le Groupe a donné son approbation à un essai à grande échelle concernant. lradéquation opérationnelle de la Chlorphoxim en tant que larvi- cide, sous réserve que les précauÈions nécessaires soient prises lors de lressal. 11 a drautre part suggéré drentreprendre un échant,illonnage d'une durée de 24 heures dans un cours dreau non traité pour réfuter les allégations selon lesquelles lrAbate porterait préjudice à Ia vie aquatique; i1 a aussi préconisé 1a mise au point drun insecticide particulaire, de préférence agissant corrre poison dringestion, dont la taille des particules et 1a densité correspondent aux habitudes alimentaires des larves des simulies. 0n nra jamais noté d'effets préJudiciables des épandages sur 1es poissons. Le Professeur Janssens a précisé que Ia prochaine session du Groupe, prévue pour mars 1977, aura lieu à Ouagadougou, et non à Genève comme iI est indiqué dans 1e rapport. A une question concernant ltopinion formulée dans le rapport du Dr Smith au Groupe, selon laquelle les sols des hautes terres pourraient êEre plus fertiles que ceux des vallées mal drainées, l-e Professeur Janssens a répondu que cette opinion nrest pas corroborée par 1es résultats drétudes précédemment effectuées par IrORSTOM. Le représentant de la FAOa faitremar- quer que les études systématiques effectuées sur ce sujet sont peu nombreuses; ltidée du Dr Smith est quril ne faut. pas exagérer la différence de fertilité entre les deux types de sols. 11 a aussi informé le Comité que le Groupe écologique et le CCST se préoccupaient corrrne lui de la question de la surveillance chimique, qui devrait êEre développéesur place.Un repré- sentant a souligné lrimportance des aspects sociaux de la réoccupaEion et suggéré que les connaissances obtenues grece aux ét.udes sociales portant sur les populaEions qui réoccupent maintenant des zones non encore exempt.es dronchocercose pourraient être appliquées uItérieu- rement aux mouvements de population organisés. I1 lui a été répondu que le sociologue attaché à lrUnité de Développement économique du Progranrne est précisément chargé de ce genre drétude. 9RAPPORT ANNUEL DU GROUPE CONSULTATIF SUR LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE En 1'absence du Président du Groupe consultatif sur Ie Développement économique (GçDE),le premier rapport annuel du Groupe (documenÈ JCC3.5) a été présenEé par M. W. de Souza,Secrétaire du Groupe. Ce rapport expose les réflexions préliminaires du Groupe sur 1es princi-paux sujets qui ont écé discutés au cours des deux réunions qutil a tenues en 1976. Le GCDE attache, dans les zones libérées de Itonchocercose, une haute priorité aux pro-blèures de Ia santé et de ltorganlsation des services de santé; le Groupe reconmande la mise en place drune infrastructure sanitaire simple eE pratique, spécifiquement adaptée à lrenvi- ronnemenc rural, et prévoyant une parËiclpation de la populaÈion à ItaméIioratlon des condi-tions sanitaires en tant qurélénent du développement cotrmunautaire généraI. Le Groupe a examiné la question du rapport entre alimentation et sanÈé. pour augment.erlrapport moyen allmentaire, qui est actuellement insuffisant, eÈ pour compenser les inéga-lités, il faudrait entrePrendre une étude approfondie des besoins alimentaires dans la régionvisée. Si les pays veulent disposer de nouvelles zones de développement, ce nrest pas seule- ment Pour approvisionner leurs populations locaIes, mais aussi pour produire des excédenÈsqui iront aux populations des régions moins favorisées. Les problèmes délicats du régine foncier et du sysÈème d'exploitation des terres appel-lent des solutions qui sont principalement poliÈiques. Le Groupe estime néanmoins qu,il iau-drait garantir une certalne st.abitiÈé aux agriculteurs srinstallant dans les zonee libérées.Le Groupe a examlné assez en détail les avanEages comparés des grandes et des petites exploi-tations. Sous réserve des études techniques quril faudra entrepiendre, une combinaison Judi-cieuse des deux systèmes satlsferalt probablement aux exigences tanÈ sociales que politi.ques, et corresPondrait à la nécessiÈé draccroltre rapidemenE. la production. Le Groupe a suggéré une coopératlon avec l toffice du Nlger, au Ma1L, qui possède une expérience de 4o ans deproblèmes de ce genre. rl faudrait persuader les migrants de réoccuper les zones libérées, mais une migraEion spontanée et une occuPation indisciplinée des terres pourraient compromettre les projets dedéveloppement et causer une détérioraÈion écologique. Une fois installés, les fermieisdevraient être encouragés à rester sur place, eE on devrait leur assurer à ceE. effet un mini- mum drinfrastructure, des prix favorables à la production, et un minimum de revenu au moinségal aux salaires les plus faibles versés dans les zones urbaines. Les relations entre la planificaÈlon pour le développement des zones libérées de lroncho- cercose eÈ la Progrâÿmation du développement économique à long terme dans le Sahel ont été examinées, ainsi que les posslbilités drune coopéraEion entre pays participants dans 1e con-Èexte des priorités nationales en matière de développement., par exemple en ce qui concerne1rélevage du bétail eE ltexploitatlon des ressources en eau. En attendant une évaluaÈion des ressources minières, les projets de développement sont essentiellement basés, dans 1es zoneslibérées, sur ltagriculture et 1es agro-industries; 1a production des denrées alimentaires, actuellement assurée à un niveau artisanal, devrait être portée à un plan supérieur, de carac-tère lndustrlel. Le GCDE préconise dee liens plus étroits avec drauEres organismes lntéressés au progranme.11 se féliclte quton ait entrepris la collecte eÈ ItenregistremenÈ de données cmplètes surles régions à libérer, et note que les conclusions de recherches antérieures resEent souvent va1ab1es. Sl des études approfondies sont. nécessaires avant le lancement drun proJet, les membres du Groupe estiment qutil ne fauE pas chercher à se meEtre draccord sur Ëous les détails avant dragir. Ltappul de 1a PoPulation esÈ drune lmportance viE.aIe; crest pourquoi les pro-grames de dévelopPement devralent êcre précédés de pat,ienÈes campagnes d'infonnation, àeforuation et de consultaEion. Pour finir, le Groupe invite Ie ComiEé à lui faire savoir q,rel rang de priorité il convient. draccorder à 1tétude des problèmes qutil a soulevés. 10- ASPECTS DU PROGRAITME CoNCERNANT LE DEVELOPPEI,TENI ECONOMTQUE Le représentant du Prograrune des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a présenté au CCC un rapport. de situaEion sur la planification du développement économique dans les zones libérées de I'onchocercose. Ce rapport contient des détails sur lremploi fait jusqurici de la contribution du PNUD, drun montanE allant Jusqurà US $5OO OOO, fournie à chacun des sept Pays participants pour aider à prograrmer le développement des zones 1ibérées de Ia maladie, ainsi qutune revue pays par pays des plans et progranmes de développeurent intéressanE ces zones. Outre le PNUD, plusieurs organi.smes de financerrent bilatéraux ou nultilatéraux colla- borent avec les Pays participants. Le nombre croissanÈ des activlÈés impose une forÈe coor- dination, que chaque Gouvernement doit assurer au moyen dtun mécanisme de planification appro- prié. Le PNUD a souligné la nécessité de voir organiser dans chaque pays une unité de plani- fication représentant le Programme, de préférence dans le cadre du Ministère de la Planifica- Eion, pour assurer lrintégration et 1a coordination des efforts entrepris au niveau naÈionel. LtUnité de Développement économique du Prograrrne devraiE être en contact non seulement avec les comités nationaux de lronchocercose, mais aussi avec Ies Ministères de la PlanificaEion cu autres Ministères chargés de la coordination de ltaide internationale au développement Cans les pays. Selon le représentant du PNUD, le CCC devrait à lravenir prendre pour base de ses débats sur ce point de lrordre du jour le.registre des programmes de développement économique des zones 1ibérées actuellement préparé par 1'Unité de Développement économique, et qui sera pério- diquement communiqué aux pays pour contrôle et mise à jour. Une question fondamenEale qui se pose au CCC est celle de. savoir sril serait possible Jtadopter une approche générale cohérente pour la mise en valeur des zones libérées de lron- :hocercose, coû[ne on Ita fait pour les opérations de lutte. 11 esE clair que des problhes cels que ceux de Ia gestion des ressources en eau, du développement de 1rélevage et des mo- dèles de réoccupation des terres se posent par-dessus les frontières nationales. Des liaisons, par exemple avec IeCILSS au Sahe1, le progranmre régional de météorologie et dthydrologie financé parle PNUDet par d'autres sources, Ie progranrne OMS/FAO/PNIJD de lutte contre la trypa- nosomiase auquel participent 19 pays, le nouveau progranrme pour le développement du fleuve Niger et les activités entreprises dans le cadre du Club des Amis du Sahel, pourraient ÈouEes se révéIer profitables. Le Chef de lrUnité de Développement économique du Progranune a énuméré à f inÈent.ion du lomité les activités initiales de lrUnité: collecte de données de référence sur les régions à libérer de lronchocercose, tenue à Jour d'un registre des acÈivités de développemenE proJe- Eées, participation à lrorganisation de missions et à la mise au courant des chargés de nission, maintien de contacts étroits avec les représentants des organismes des Natlons Unles, des banques eE des missi.ons drassistance Eechnique. Les renseignements recueillis fourniront une base pour les projets de développement dans les zones 1ibérées. L'Unité a agi suivant trois approches principales : visites aux Pays participants pour fiscuter et observer les activités intéressant le Prograrmre; collecte trimesrrielle de données eormalisées grece à des quesEionnaires eÈ à des visites personnelles, pour alimenter 1a banque t'AO de données sur le développement écononrique de la zone du Programre; études spéciales sur des problèmes particuliers. Parmi 1es études projetées figure une enquête nuÈritionnelle axée sur la consournation eE les dépenses des ménages, qui aideraiE à préparer des projets de déve- loppernent agricole visant en partie à remplacer certaines importations. Le Chef de IrUnité a noté que chacun des Pays participants a adopté une approche particulière en ee qui concerne le léveloppement des zones 1ibérées, et que 1es études économiques financées grâce à la contri- buËion spécia1e fournie par le PNUD à chaque pays progressent favorablement. 11 EXAI-IEN DES POINÎS 8 ET 9 DE LIORDRE DU JOUR Ayant pris connaissance avec satisfaction du rapport sur la prernière année dtactivités du GCDE, les représentants se sont prononcés pour un développement des contacts et des consul-Eations entre le Groupe et 1es Pays participants. Pour éviter de travailler à vide, tous les organes consultatifs du Programme devraient fonctionner en liaison plus étroite. Le Comité constaEe avec satisfaction que le rapporE du GCDE meÈ au premier rang des quesEions priori- taires celles de Ia santé et. de ltalimentation, eE espère que la reconnaissance par le Groupede la nécessiÈé de passer rapidement de l'étude à 1'action, sans insister indtment sur lesdétails, ne sera pas siuplement un voeu pieux. 11 a été suggéré de préparer un inventaire des structures sanitaires qui existent déjàdans la zone du Prograrrne; plutôt que de faire du neuf, il vaudraiE mieux remodeler 1'ancien système, qui a été conçu il y a déjà longtemps pour les besoins de la population rurale. Des activités dréducation sanitaire eE. nutritionnelle seraient nécessaires avant, pendant et après la réoccupation des zones ribérées de lronchocercose. Un représentant a posé la question du rôle du GCDE et de 1'ensemble du prograrune dans ledéveloppement économique; en effet, la responsabilité de ce développement incombe aux Gouver- nements participanEs, dont chacun agiE suivanÈ, son approche particulière. La collecte drlnfor-mations sur tous les prograrmes de développemenE entrepris dans les pays, qui pourrait êtreéventuellemenE falte par Le PNUD, aurait un effet. stimulanE sur l,assistance. Divers représentants ont évoqué des problèmes concernant 1a réoccupation et Ie déverop-pement des zones libérées. on a souligné à ce propos qu'il seraiE difficile d,élaborer uneapproche standard, chaque pays suivant sa propre voie. Les régimes fonciers acËuellenerrt envigueur ne sonÈ pas nécessalrêmenË appropriés. Par ail1eurs, on auraic Eort de supposer que1es zones libérées seront vides dthabitants : beaucoup drentre e11es seront, au contraire,surpeuplées. un représenÈant a falt observer que 1e mouvement de migration vers les terreslibérées irait à ltopposé de lrexode rural, particulièrement en ce qui concerne les jeunes.Pour éviter que ces zones soient occupées par une population trop ajée, il faudralt prendredes mesures de nature à attirer les jeunes, par exemple mettre "r, pIr"" des agro-industries,assurer un enseignement primaire mettant lraccent sur lragriculturà, et créer des colIègestechniques locaux. coruae une discrimination en faveur des migrants serait injuste, i1 faudraitdécenEraliser 1téducation dans lrensemble du pays et, à part les mesures de protection spé-ciale contre la maladie, Ie système sanitaire devrait être le même que dans le resEe du pays;ir devrait être décentralisé grâce à I'organisation de postes de.r.,te et de peÈiÈs hôpitaux. un représentant a suggéré qutà lravenir les renseignements contenus dans le rapport duPNUD soient conmuniqués à lravance aux pays pour que les ministères de la planificationpuissent, après les avoir complétés, les conununiquer à leur Eour aux comités nationaux delronchocercose. Drune manlère générale, 11 seraii utile que les diverses sources d,aldepuissenÈ alder les pays à coordonner les prograrmes drassistance. Des représentants ont soullgné la valeur de la coopération inter-pays dans certainsdomaines' et ont cité à ce proPos la lutte contre les maladies animales et te développementdes ressources en eau. on a estlmé quril serait utile drassocier au travail du ccc et de sesorganes consultatifs des organismes Eels que Ie crLSS, 1a Liptako-Gourma AuthoriÈy, 1e comitéinterafricaindrEtudes hydraullques (crEH) et I'Aw (Autorité des Aménagemenrs des valléesdes voltas ' on a noté que Ie crEH, dont le siège est à ouagadougou, possède 1'équivalentdrune banque de données concernant lthydrologie eÈ drautres caractérisEiques de ra région; aulieu de partir de zéro, 11 serait préférabIe-de bâÈir sur ce qui exisÈe déjà. M' s' Kpognon, Administrateur supptéant de la Banque mondiale, a exprimé sa satisfactionau sujet des résultaËs obtenus jusqutici. rr esÈime qu'en ce qui concerne de possibles exÈen-sions de la zone du Programne, qui pourraient être acceptées quand e1les seraient justifiées,il conviendrait d'adopter une aÈtltude souple. La responsabilité de déveropper les zoneslibérées incombeauxGouverneEenÈsparticipants, et crest à eux de fixer les prlorités et decoordonner les plans, de préférence dans un ".d." régional, selon une forrnule à laquelre leGroupe de la Banque mondtale est de plus en plus favàrable. rr faut que les pays développenÈ L2- leur capacité dridentifier, d'évaluer, de préparer et de gérer les projets de développement des Èerres; le PNUD eÈ la Banque peuvent envisager une assistance préinvestissement à cet égard. A cause des limitations de lrassistance de 1'AID, toutes les possibilités de cofinan- ceEent doivent être étudiées. En ce qui concerne la dist.ribution dtun rapporE sur Ie développement éconornique avant chaque session, 1e représentant du PNUD a suggéré que lrUnité de Développement économique distribue tous 1es trois mois un rapport à jour, le plus récent en tant que documenE du CCC. I1 a confirmé que le PNUD aidera à renforcer la planificat.ion naEionale. A propos de ltenvergure des projets de développement économique, le représentant de la FAO a souligné que selon le ComiEé drOrientation ce seraient pour Ia plupart des proJeEs na- tionaux, mais qutune approche régionale pourrait être adoptée dans certains cas, par exemple en EaEière de recherche sur les cultures. 11 estime que Ia présence dtun médecin au sein du GCDE se jusEifie, puisque le rapport du Président accorde à la sant,é la priorité qurelle méri te. Le représentant. de la Banque mondiale a rappelé que le rôle du GCDE a été défini à la sectlon E.2 du Prot.ocole drAccord. Au cours des deux réunions quril a tenues jusqurici, le Groupe a réussi à identifier un cerEain nombre de secÈeurs eÈ de priorit,és. Le Groupe ayant demandé quton lui suggère des sujets dtétudes, le représenÈant, de la Banque mondiale propose comme sujet la planification en vue de Ia réoccupation des zones libérées et., plus particuliè- rexoent, 1télaboration de deux projeEs pour lesquels Ia lianque prête assistance à la Haute- Volta; le Gouvernement pourraiE s'inspirer des avis du GCDE eE échanger des vues avec lui sur une straEégie de dévelopPement. Répondant à une demande de renseignements, le représentant de la Banque a confirmé que le Groupe de la Banque mondiale financera un projet de production de coton eE de céréales dans la zone de la phase III, dans le sud du Mali, pour un monE.ant de US §15,5 miIlions, donE une somrne de US $5OO OOO sera consacrée à des études à exécuter dans les zones libérées. A une question concernant les tirages sur la contribuEion spéciale du PNUD au l'Iali, le représentant de 1a FAO a répondu en précisant qu'après les enquêtes initiales effectuées par trois experts (un sociologue, un planificateur agricole et un pédologiste), le MinisEère de la Planification se propose maintenant de poursuivre 1a réalisation drun plan draction préparé par la FAO et 1a BIRD. Ce plan, dont le cott est évalué à US $1,7 million, sera financé en partie sur le solde de US $477 0OO restant de la contribution du PNUD, et sur un montant de US $5OO OOO provenant du prograrnme de Ia Banque mondiale intéressant le sud du l'lali. EXAMEN DU PLAN D'ACTION ET DU BUDGET DU PROGRAMI'IE POUR 1977 présentant le plan draction et 1es prévisions budgétaires (documenE JCC3.6), M. M. L. Bazin, Directeur du Prograume désigné, a rappelé quren L977 La responsabilité de lrexécuEion du Progpme sera transférée du Siège de I'OMS au Bureau régional de 1'Afrique. En deuxième 1ieu, la toÈalité de la zone du Programme sera couverte par 1es épandages à partir du début de la phase III, en février 1977, Et troisiène lieu, il y aura changement de compagnie aérienne. Le monËant des ressources fournies au Programme continuera inévitablemenE à représenter le pla- fond des dépenses qui peuvent être encourues. Le montanr global requis pour le Progranrne en L977, estimé à US $13 L37 2OO, sera supé- rieur de quelque 22 % à celui de 1976; une augmentation de 18 7. est imputable à lraccroisse- ment des opérations antivectorielles et une augmentation de 4 "A à Itinflation. Le personnel comprendra 44 professionnels et 658 employés des services généraux. Les dépenses afférenÈes aux heures de vol et aux acEivités de formation et de recherche resteront à peu près au niveau de L976. Le Directeur désigné a donné aux représenEants ltassurance quril mettra Eout en oeuvre pour répondre à leurs préoccuparions, qu'il s'agisse du renforcement de la formaEion, du ren- forcemenÈ de Ia coordination enEre lutÈe antivectorielle et dévelopPement éconcmique, de l,intensification des recherches concernanE la chimiothérapie, de lramélioraEion des servlces _13_ de santé, de lrextenslon de la zone du Progranrne ou de la poursuite efficace des opérations antivectorielles. 11 a rendu homrage à lroeuvre du Dr ziegler, Directeur sorEant, ainsi quràla compétence et au dévouement de ltéquipe technique dont i1 va hériEer. Le Comité s'est féllcicé de la présentation améliorée du plan dracÈion et des prévisionsbudgétaires; ce docr-ment est plus clair eE plus complet que celui de lrannée précédànte, etles postes budgétaires sont, bien indiqués en fonction des activités prévues. LraccroissemenÈdu montant des prévisions pour 1977 est considéré conure justlfié. I1 a été suggéré que lesprévisions présentées au ccc en 1975 auraient pu être rappelées à côté des chiffres aJusréspour 1976' et que de grandes carÈes dépliantes auraient pu êt.re fournies pour conpléter lescartes jointes au document, qul ne sont pas très lisibles. on a suggéré dtaugmentàr 1'effecÈifprofessionnel de ItUnité de lutte contre le vecteur, eu égard a" fàit que cette unité va enÈrePrendre des opérations de plus grande envergure et a été, drautre part, invitée par le CCST et, par le Groupe écologique à jouer un rôle plus important dans le domaine de la recherche et de la foruation. I1 a été également suggéré que le CCST participe à Iravenir à 1révaluationdes progrmes. La nécessité urgente drentreprendre des recherches dans le donraine de la chimiothérapie a été soulignée, et on a suggéré de consacrer des fonds plus importants à ces recherches.Après lrarrêt de la transmisslon, les vers adultes continueronL pendant de nombreuses annéesà produire des microfllalres dans le corps des malades; aussi faudrait-il disposer drun macro-filaricide approprlé. Le représentant de I'OMS a rappelé que le programne spécial OMS de for- mation et de recherche concernant les rnaladies tropicales accorde uoe priorlté à lronchocer- cose, et que les SrouPes de travail de IIOMS sur lrinnnunologie et la chimiothérapie de ceEte maladie doivent se réunir prochainement. 11 y a des raisons drespérer un renforcement. de Ia coopération avec ltindusÈ,rie phannaceutique. La mise au point de nouveaux médicamengs anti-parasiÈaires esÈ une tâche exÈrêmement difficile, co0teuse et de 1ongue haleine; en attendantqurelle soit menée à bien, on poursuivra Ie travail sur les médicaments connus. Une importance particulière est attachée à 1a formation du personnel naEional, particu-1ièrenenÈ de niveau professionnel, non seulement pour Ie Progranrne mais aussi pour satisfaired'une manière plus générale les besoins des Pays part.icipants. Le Comité reconnait Irimpor- tance vitale de possibilités de carrière adéquaEes; ainsi, certains pays afrlcains offrenE,dans le domaine de 1a recherche, des carrières sit.uées au même niveau que les carrièresdrenseignement. La pénurie de cadres dans Eous les donraines est.ggr.u-é" par le fait que cerÈains spéclalistes fonûés à 1tétranger ne regagnent pas leur pays à ltachèvement de leursétudes, même quand lIs se sont, engagés à le faire. Une formation spécialisée peut êÈre acquise en Afrique dans certalns dornaines, mais le Comité douÈe que les Africains solent sufflsasment encouragés à étudier les disciplines dont Ie progra'nme a besoin. I1 serait utile drobtenirdes informations sur la ProPorÈion de nationaux travaillant au prograrune, à chaque nlveau, et sur les perspectives drune auto-suffisance future des Pays participants. Des représentants ont demandé que, si tout.es les bourses de formation offertes ne peuvent être attribuées, Ia chose solt slgnalée aux Gouvernements, qui pourraient ainsi présenter des candidats. Le repré- sentant dtun Gouvernement figurant parmi les Parties conÈribuantes a déclaré que, sl les paysparticipants trouvaienÈ des candidats qualifiés et leur réservaient des postes, llconvlendraitde renforcer coneidérablement Ies activités de forrrat.ion. 11 a été drautre part demandé que le Progr,me de formation soit exposé drune manière plus complète dans le document qui sera pré- senEé à La quatrlèoe session. Le représentant de lroMS a souligné dans sa réponse que le pro-grâme accordait une Part lmportante à la formation du personnel naEional, et que ie progranme emploiera les staglaires actuellement en fornat,ion. Un mécanisme spécial de fo6atiorr."t ".r-visagé pour ltavenir. Le Comité sresE étonné des propositions concernant I'augmenLation du parc de véhicules et des services dtenÈret.ien du Programe et a suggéré de recourir aux services drentreÈien nationaux, quril faudrait organiser 1à où ils nrexist.ent pas encore. Si ce ntétait pas pos- sible, le Progra*e devrait forter son propre personnel drentretien, en srabstenant drattirerle personnel drautres gervices dont les effecÈifs sont déjà insuffisants. 11 a été.noté que IeTogo possède un garage central pour tous les véhicules du FISE eÈ de I|OMS; crest porrrq,roiil paraltralt inopporEun dren créer un auE.re juste pour Ies besoins du progranune. DrautreparÈ, IrOMS a organisé à Lomé un centre de formation aux travaux drentreÈien et de réparationqui reçoit des staglaires drautres pays. L4- Le représentant de 1|OMS a déclaré au ComiÈé que le Progra.uure eut lieu de constater que les ateliers de réparation de véhicules sont déjà surchargés de travail, ce qui entralne de longs délais pour les réparat.ions. Crest la raison pour laquelle le Progranrne a créé son proPre réseau de garages et de stations-services; il forme son personnel, qui suit des cours au garage central à Ouagadougou, Pour travailler ensuite sous supervision une fois affecEé à drauEres bases. Répondant à une question concernant les travaux de construction au Béni-n, 1e représentanE de I|OMS a expliqué quril nra pas été nécessaire de construire à Kandi, parce quton a pu obtenir un ismeuble en location; drautre parE, la nécessité de disposer d'une base à Porga nra pas encore été définitivement établie. Divers participants ont déclaré au cours du débat que les programmes de développement économique devraient être 1iés aux progrès de la lutte antivectorielle eÈ de 1'organisaÈion des soins de santé. Quand 1es zones traitées seront suffisamment sûres pour que des activités de dévelopPement puissent y être enEreprises, iL se posera la quescion d'une coordination avec plusieurs ministères différents; il seraiÈ ut.ile à cet égard de disposer de rapports de lrUniÈé de DévelopPement économique sur 1e développement économique considéré en relation avec la planificati-on dans chacun des Pays part.icipants et avec ltaide provenant de toutes sources. Répondant à drautres question, Ie représentant de ItOMS a expliqué que 1es chiffres pré- vus des dépenses pour les insectictdes en 1977 sont inférieurs à ceux de L976 parce qutil a été possible de les acheÈer à un moindre prix; iI nry a pas eu de réducEion de quantité. Quant aux études épldémiologiques, outre Ia prévalence, on a toujours étudié l,incidence de la maladie, en exæinant les enfants nés depuis Ie déclenchernent des opérations de Iutte. ComPte tenu des débats prolongés sur lrextension de la zone du Progranrne qui ont eu lieu lors de ltexamen drauÈres points de lrordre du Jour, le Présldent indépendant a dit qu'à son avis le moment écait venu de chercher à srorienter vers une décision. tl a suggéré de préparer pour Ia prochaine session du CCC un rapport faisant éEat des besoins, des possibilités et des coûls. Le représentant de IrOMS a répondu que les dispositions nécessaires seraient prises à cet effet. Le Comité a exprimé au Dr ZiegLer sa reconnaissance pour le magnifique t.ravail de pion- nier quril a accompli en tant que premier Directeur du Progranrne et a chaleureusement souhaité 1a bienvenue à son successeur. Le plan d'acEion et Ie budget du Progranrne pour 1977 ont été adoptés par consensus. FINANCEI.{ENT DU PROGRAMME DE LUTTE CONTRE LIONCHOCERCOSE Le Vice-Président, Son Excellence M. Salia Sanon, a occupé 1a présidence pendant 1a pre- mière partie de la discussion sur ce point de 1'ordre du jour. Le Comité était saisi d,unétat, présenÈé sous forme de Eableaux, des recetEes et des décaissements depuis le lancement du Programme jusqu'au 31 octobre 1976, qui était distribué par la Banque mondiale en sa quali- té dtadministrateur du Fonds pour la Lutte contre lrOnchocercose. Le représentant de la Belgique a dit que son Gouvernement avait ltintention de maintenir sa contribution de 1977 au niveau de 1976, soit 15 millions de francs belges. La contribution de la Belgique pour 1976 ne figure pas dans 1tétat des recettes et des décaissements au 3l octobre, car e1Le nréÈait pas encore parvenue à 1a Banque mondiale à ceÈÈe date. Cet état est utile dans Ia mesure où il aide 1es représentants à fournir aux Gouvernements des rensei- gnements sur la situation. Crest pourquoi il conviendrait de mettre au point une méthode faisant aPParaltre toutes les contribuÈions versées au Prograrune, en espèces ou en nature. Lrimportan,te contribution du PNUD nrapparaît à lrheure actuelle sur aucun document. Le représentant du Royaume-Uni a fait observer que, depuis Ia date où avaiË été établi 1'état de la Banque mondiale, lemonËant total versé par son Gouvernement étaiE passé de US $1,4 million à Us $2,1 millions. I1 a suggéré que le doctment budgéraire fasse apparaitreà lravenir les contributions versées par 1es différents donateurs. Dans les Iimites du monganE indiqué dans ce documenE, de US $13 millions, le GouvernemenE du Royaume-Uni continuera de financer en L977 IO 7. des besoins du Progranrne, sous réserve de ltapprobation du parlement; cet engageoent représente une augmentation de quelque US $1,2 million. 15- Le représentanÈ du Kowett a signalé que sur les US $6 millions que son Gouvernement s'était engagé à fournlr pour la première phase du Progranure, US $2 millions avaient été versés en 1975 et 1976. Dtautre part, la contribution de US $2 millions pour 1977 qui a été demandée par la Banque rnondlale au Fonds du Kowett pour le Développement économique des EÈats arabes au Èitre de cet engagement devrait être bientôt approuvée. Le souÈien continu accordé par le Gouverneuent du KoweTÈ témoigne de sa satisfacÈion face aux progrès réalisés jusqutici. Les nmbreuses quesÈions qui ont été posées au sujet de la posslbiliËé d'étendre la zone du Progratmre signifient que les opérations ont été couronnées de succès dans les limit.esactuelles de la zone du Progranoe; si celui-ci avait été un échec, personne nraurait demandé drexEension. Le représentant du Japon a annoncé que son Gouvernement a décidé de fournir une conËri- bution drun montanÈ Èota1 de US $5 millions pour Ia période L974-L979. Le Gouvernement Japo- nais a versé US $5OO OOO en 1975 et US $75O OO0 en L976, ce qui laisse un solde de US $3,75 millions pour les Èrois années qui restent. Le montant de 1a contribution de L977 n'a pas encore été fixé, mais celle-ci sera certainement plus é1evée que celles des années précédentes. Le représentant des EtaEs-Unis drAmérique a déclaré que son Gouvernement verseraiE une contribution de US §1 nillion ea L977 sur le montant de US g6 millions quril s'est engagé à verser pour Ia première phase du Progranrne. Le représentant des Pays-Bas a demandé que des renseignements soienE coruruniqués Erès réguIièrement sur tous les types drassistance donE bénéficie 1a zone du progranrne, car sa mise en valeur exige une approche concertée. Sur Ie montant de US $6 millions que 1es pays-Bas se sont enga8és à verser pour la première phase, US 92,5 millions ont été dépensésjusqurici. Le Gouvernement srest mis en contact avec la Banque mondiale au sujeÈ des US §3,5mlllions qui restent à verser et il réservera un accueil favorable aux demandes présent.éespour 1977. Le représentant de la France a signalé que son Gouvernernent a versé jusqu'ici FF 13 mil-lions sur 1e total de FF 26 roillions qutil s'est engagé à fournir; son intenÈion est de verserFF 4 millions en 1977. Le représentant du Canada a dit que son Gouvernement envisageait de fournir une contri-bution de Can $3 mtllions pendant la période de six ans couverte. 11 a annoncé que sous réservede ltapprobaÈionduParlement, une contribution de CAN $SOO OOO sera versée pour 1977.Drautre Part, sa délégation esE prête à recorunander aux autorités compétent.es drOttawa une augmentation de la contributlon du Canada. Le représenÈant de la République fédérale drAllemagne a dit que sur le Èotal de DM 13 mil-lions que son Gouvernement srest engagé à fournir pour 1a période Lg74-Lg77 , D.M 9 millions onÈ déJà été versés, et que le solde de DM 4 milllons le sera en 1977. ' Le représentant de la Banque africaine de Développement a annoncé que Ia Banque mainÈe- nait sa contrlbution à 150 OOO unités de cornpte (soit environ US glgo OOO) et qrr'"11" avaitdécidé en outre de donner priorité au financement de progranmes de mise en valeur de régionslibérées de lronchocercose. Le représenEant de la Banque mondiale a informé le comité que les administraÈeurs duGroupe de la Banque nondiale avaient. récenment approuvé le versement drune contribution deUS $6 millions (soit environ 10 % du cott du prograrrne) pour 1es six premières années. Sur ceEotal, des subventions de US $1 million chacune pour les années 1976 et 1977 seront. financées sur le transfert des recettes nettes de la Banque à 1'Agence inEernationale pour le Dévelop-pement. Le total des engagements de contributions prévu pour la première phase, sous réserve,dans certains cas, de ltapprobation annuelle du Parlement concerné, ajouté aux us g6 millionspromis par Ia Banque mondiale et aux $6 nillions promis par la Norvège, sréIève à quelque uS $4o millions. Ltaide fournie annuellement par drautres pays devrait en ouEre se monter àus §13 millions. si lron ajoute à cette sortrtre le montanE de us $40 nrillions déJà mentionné,la contrtbutlon du PNUD au financement dtactivités de recherche et de formatior, "t Ie produitdrinvesEissements estiEés se montant à quelque US $600 ooo, le total des ressources dispo-nibles Pour 1es six années du Progræme esE 1égèrement supérieur au chiffre initialement fixé -16- de US $54 millions. loutefois, les prévisions révisées de dépenses pour cett,e périodes,é1èvenE maintenant à US §61 millions. En vue de combler ce déficit, Ia Banque a entamé des négocia-tions avec de nouveaux donat.eurs possibles, et un certain nombre de pays pargicipants ont adressé une demande dtassistance au Fonds européen de Développement. Aucun engagement ferme nra encore été obtenu, mais la situaÈion apparaît favorable. Drautre parç,, Ie Ghana a fourni î'2oo ooo pour financer les dépenses locales, en plus drune aide en.,"lrrr", et lron supposequravec lraide drautres Pays participants, au moins us $5oo ooo seront financés p.r dls "o.,-tributions 1oca1es. Les besoins en espèces de ltorganisation chargée de ltexécution seront de US $11,9 mil-lions pour 1977. Après avoir pris en considéraE.ion les contributions promises, mais non encore versées, les sommes en espèces et les produits drinvesEissements du Fonds pour la LuEte conEreI'Onchocercose totalisent environ US $4,7 millions, sur lesquels une nouvelle avance trimes- rrielle de US $2,7 millions sera prélevée pour être versée à 1'OMS avanr Ia fin de 1976; il restera alors US $2 millions à reporter sur 1977. Les contributions pour 1977 srélèvent àquelque Us $11 mil1ions. Par conséquent, les recettes devraient permettre de couvrir lesbesoins en espèces, laissant un modesee solde drun peu plus de US $1 million à reporEer. Il nten reste Pas moins que les sontrnes disponibles en espèces sont de plus en plus justes; Iesdépenses devront donc être maintenues dans les limites du budget et i1 conviendra de réaliserdes économies strictes lors de 1'exécution du progranune. Le représentant de Ia Banque mondiale a souligné que le Progranme devait êEre adapté aubudget. De nouveaux enga8emenEs financiers portant sur la période au-delà de 1979 seront demandés lors de Iacinquième session du Comité conjoint de Coordination au plus tard. Crest alors que Pourra être envisagée une extension import.ante de la zone du prograrrne, ce qui n'empêche Pas que des extensions plus modesÈes soient décidées avanE. ceÈte date. Si descréditsdevenaient disponibles ou si des économies se révélaient possibles, Ies gouvernements pour- raient. envisager de fournir une assistance technique en plus de leur contribution normale pour les études coûteuses qutentraineraient ces extensions. La Banque mondiale continuerait dtaider à obtenir des fonds pour Ie Programme, dont la durée prévue est de 20 ans; par ailleurs, Ia Banque nrest que lrune des organisations qui se sont engagées dans cette vaste entreprise. un tableau (annexe 6) faisant apparaîEre le monEant des contributions promises ou prévuespour 1977 a été distribué aux participants à la fin de la session. QUESTIONS DIVERSES Dispositions en vue de la quaErième se ssion du CCC Sur f invitation du Gouvernement du KoweTt, i1 a été convenu de tenir la quatrième sessiondu Comité au Kowelt au débuE de décembre 1977, à des dates qui seronÈ fixées d'un corrnun accordpar le Gouvernement et le Président indépendant. Le représenEant du KoweTE a expliqué que lebut de cette invitation était non seulement de témoigner de ltintérêt que son pays porte auPrograrrne, mais aussi de mieux faire connaître le Prograrune dans le monde arabe comme un excel-lent exemple de coopération internationale visant à soulager des souffrances humaines. LeComité a adressé ses remerciemenCs au Gouvernement du Kor,/ett. Le représentant du Togo a rappelé que son Gouvernement. a invité 1e Comité a tenir sa cinqulème session à Lomé en 1978. Remerciements adressés au DirecE.eur sortant du Progranrne FaisanÈ état de lradmiration et de la reconnaissance que lui inspire le remarquableËravail du Dr P, ZiegLer, Directeur sortant du Programne, qui a fait oeuvre de pionnler en meÈtanÈ le Programme sur pied, en organisant les opérations et, en recruEant Ie personnel néces- saire, le Coroité a demandé au Président indépendant dradresser ses remerclemenÈs au oi Ziegler et a souhaité à celui-ci un plein succès dans ses activités fuÈures. Le texte de la lettre que le Président indépendant a adressée au Dr zlegLer est Joint en annexe 5. L7 CLOTURE DE LA TROISIEI.{E SESSION Le PrésldenÈ indépendant a rernercié Ie Vice-Président de I'aide quril lui a apportée au cours de la sesslon, alnsl que le Gouvernement de la Haut.e-Volta pour sa splendide hospitallté et les renarquables instellatlons mises à la dispositlon du Conité. 11 a égalenent expriné sa reconnaissance à tous les partlctpants eÈ au personnel de conférence pour le concours qurlls lui avaienÈ apporté dans lraccomplissement de sa tâche. Après avoir souhaité à Èous les représentants un bon voyage de retour, le Président indé- pendanÈ a déclaré close Ia t.roisième session du Comité conJoint de Coordinatlon. EXCURSION ORGANISEE PAR LE GOUVERNEMENT DE LA HAUTE-VOLTA Sur Irinvitation du Gouvernement. hôte, un groupe de quelque 35 participants a visité, le vendredi 3 décenbre, une partie de la région mise en valeur par ltAutorité des Aménagements des Va11ées des VolÈas (AW), ce qui a permis dtobserver les progrès accomplis. \ 18 ANNE)G 1 PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L IONCHOCERCOSE DANS LA RXGION DU BASSIN DE LA VOLTA COMITE CONJOINT DE COORDINATION Troisième session Ouagado-ugou, ler-2 décembre 1976 ORDRE DU JOIIR Ouverture de la session Exposé du Président indépendant Election du Vice-PrésidenE de la session Adoption de lrordre du jour Rapport dractivité de lrOrganisation mondiale de la Santé pour 1976 Rapport annuel du Comit.é consultatif scientifique eE technique Rapport du Groupe écologique Rapport annuel du PrésidenE du Groupe consultatif sur le Développenent économique Aspects du développeoent économique du Prograuoe Examen du plan dractlon et du budget du Progrome pour 1977 Flnancement du Progrâme de Lutte contre lronchocercose QuesEions dlverses Clôture de la troisième session JCC3. 1 l. ) 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. lo. 11. L2. 13. 19 - COMITE CONJOINT DE COORDINATION Ouasadousou. 1er et 2 décembre 1976 LISTE DES PARTICIPANTS Dr M. G. Candau Présldent indépendant Comité conjoinÈ de Coordination (CCC) GOUVERNEMENTS PARTICI PANTS République popu lalre du Béntn Son Excellence Monsleur Isslfou Bouratma Ministre de la Santé publique Monsieur Nicolas Ahouansou Secrétaire Permanent du Comité national de LuEte contre lrOnchocercose CôÈe dtlvolre Son Excellence Monsleur J. B. Mockey Ministre de la Santé publique et de la populatlon Dr I. Kone DirecÈeur de la Médeclne soclale Ministère de Ia SanÈé publlque et de la population Ghana Colonel J. B. B. Asafu-Adjaye Executive DirecÈor National Onchocerciasis Secretariat Mlnistry of Economic planning Dr S. K. Prah Of ficer- in- charge InstiEute of Aquatlc Biology M. N. S. Belo-Glwa Principal Economic plannlng Off icer National 0nchocerciasis Secretariat Ministry of Economic plannlng Haute-Vo lta Son Excellence Monsi.eur Salia Sanon Ministre du Développement rural ANNE)G 2 Son Excellence Monsteur le Docteur Tinga DouembaMtnlstre de la Santé publlque et des Affalres sociales Son Excellence Monsteur Boubacar Soumana Ministre du plan 20- Annexe 2 M. Siméon Sorgho Secrétaire Permanent du Comité national de Lutte contre I t0nchocercose Dr Jean-Marie Kye1em SecréÈaire Permanent adJoint du Conité national de LuÈte contre lronchocercose MaIi Son Excellence Monsieur Mamadi Keita Ministre de la Santé publique et des Affaires sociales Dr Souleymane Sow Médecin Chef de Ia Division à la Médecine socio-préventive et des Maladies transmissibles Ministère de la Santé publique et des Affaires sociales Dr Garame Traore DirecÈeur, Conseiller technique Ministère du Développement rural Niger Son Excellence Monsieur le Chef de Bataillon Moussa Sala Miniscre de Ia SanEé publique et des Affaires sociales Dr Ibrahim Alfa Cissé Directeur des Grandes Endémies Togo Professeur KosEso Kokougan Nathaniels Directeur général de la Santé Dr A. Prince Agbodjan Médecin Chef du Service des Grandes Endémies Ministère de 1a Santé publique et des Affaires sociales Dr Mensah Robert Doté Aduinistrateur civi1, Conseiller technique Ministère des Finances et de l tEconomie PARTIES CONTRIBUANTES Banque africaine de Déve loppement (BAD) M. M. Bouzid Ingénieur Direction Opérations Be lgique lfue S. Vervalcke Directeur, Coopération multilatérale Affaires étrangères et Coopération au Développement 2L Canada Son Excellence Monsleur Michel de Goumois Ambassadeur du Canada en Côte drlvoire, en Haute-VolÈa, au MaIi eE. au Niger M. l. Llndsay Division des Sciences terrestres Centre de Recherches pour 1a Défense M. P. Racicot Conseiller à lrAnbassade du Canada à Àbidjan M. E. Gauvreau Prmier Secrétaire ReprésentaEion du Canada en Haute-Volta EtaÈs-Unis d'Amérique M. Dennis Conroy Director, African Regional Affairs Office Agency for International Development Dr Joe L. SEockard Tropical Medicine Adviser Health Office of the Bureau for technical AssisÈance Agency for International DevelopmenE France M. Henri Héliès Chargé de Mission à la Sous-DirecEion de la Santé publique et de lrAction sociale Ministère de 1a Coopération Japon M. Takateru Ohse Medical ExperÈ of the Japan Internatlonal Cooperatlon Agency Consultant at the United Natlons Economlc Conmrission for Africa Ethiopia Koweï.t Dr Galal E. Ahmed Amin Economic Adviser Kuwait Fund for Arab Economic Development Pa s -Bas M. W. Th. Six Deuxième Secrétaire Représentation des Pays-Bas en Haute-Volta République fédér ale drAllemagne Dr Winfried Pulst Federal Minlstry for Economlc Cooperatlon Annexe 2 22 Annexe 2 Royaume-Uni de Grande-Bre tagne et dtlrlande du Nord M. W. D. Maniece Head of West and Central Africa Department Ministry of Overseas Development Dr A. M. Baker Medical Adviser Ministry of Overseas DevelopmenE Dr P. T. Haskell DirecEor, Centre for Overseas Pest Research Ministry of Overseas Development AGENCES PARRAINANTES Banque mondiale ( srR-D ) M. E. Peter Wright Direct.eur des Programmes Région Afrique de lrOuest M. Stephen Denning Chef de Division Région Afrique de lrOuest M. M. J. SharpsEon Economis te Région Afrique de lrOuest M. Adrian Otten Economiste en Agriculture Région Afrique de lrOuest M. Abdallah E1 Maaroufi Représentant de 1a Banque mondiale 0rsanisation des Nations Unies pour en Haute-VoIta lrAlimentation et I'Agriculture (fAO) M. T. S. B. Aribisala Directeur, Division des Services agricoles M. C. G. Groom Chargé de Planification Division des Services agricoles Organisation mondiale de Ia Santé (oMS ) Dr Comlan A. A. Quenum Directeur régional pour lrAfrlque M. A. Groenendijk Directeur, Divlsion du Budget eE Finances Dr T. Lepès DirecÈeur, Division du Paludisme et autres Maladies parasitaires Dr P. Ziegler DirecÈeur, Programme de LutÈe contre lrOnchocercose )1 M. I'1. Ls Baz in Directeur dés igné Progranrne de LuEte contre I rOnchocercose Dr R. Le Berre Chef de IrUnité de Lutte contre le Vecteur Progranrne de Lutt,e contre lr0nchocercose M. .J . D. M. llarr Entomo logi s c e/B io logis te Progranrne de Lutte contre lrOnchocercose Proerasune des Nations Unies pour le DéveloppemenE (PNUD) M. Michel Doo Klngué Administrateur adjoint et Directeur Bureau régional pour ltAfrique à New York M. Gian Pennacchlo Chef, Division de lrAfrique de lrouest à New York l'1. Jean-Claude Petitpierre ReprésentanE du PNIID en Côte d'Ivoire M. Gregorio Feliciano Représentant du PNUD au Ghana M. Jens u/get Représentant du PNIID en HauEe-Volta M. Jean-Pierre Schellenberg Représentant du PNIID au Mali M. PeEer Molt Représentant p. i. du PNIJD au logo M. Alan Doss Représentant adjoint du PNIJD au Niger M. I{erbert A. Behrstock Adjoint au Représentant Bureau du Représentant du PNIID en République populaire du Bénin M. Jean Causse DirecÈeur IINDAT II au Niger AUTRES PARTICIPANTS M. Wilfrid de Souza secrétaire du Groupe consultatif sur Ie Développement économique (GCDE) Professeur P. G. Janssens Président du Groupe consultatif scientifique et technique (CCST) M. Stanislas Kpognon AdminisÈrateur suppléant Banque mondiale Annexe 2 24Annexe 2 OBSERVATEURS Organisation de CoordinaEion et de Coopération pour la Lutte contre les Grandes Endémies ( 0cccE ) Dr Cheick Sow Secrétaire généraI Office de la Recherche scientif tque e t technique Outre-Mer (ORSTOM) Professeur G. Camus Directeur généra1 Dr Jean MoucheÈ DirecÈeur des Services scientifiques centraux M. B. Philippon Chef de la Mlssion ORSTOM auprès de I|OCCGE à Bouaké Directeur, InstituE de Recherches sur lrOnchocercose à Bouaké Commission des Conmunautés européennes (CCg) MIIe Gabrièle von Brochowski Délégué de la Corrnission des Conrnunautés européennes en Haute-Vo1ta 25- ANNEXE 3 PROGRA}Ii.,IE DE LUTTE CONTRE L I ONCHOCERCOSE DANS IA REGION DU BASSIN DE I.A. VOLTA COMITE CONJOINT DE COORDINATION Troisième session 0uagadou Eou, ler-3 décembre 1976 ALLOCUTION DU CHEF DE LTETAT Monsieur 1e Président du Comité, Madame, Messieurs les membres du Comité, Messieurs 1es Présidents, Mesdames, Messieurs les Ministres, Mesd"mes, Messieurs , Monsieur Ie Président, mon pays est heureux dtabriter la troisième session du Comité conjoint de Coordination du Programme de LutEe conEre lrOnchocercose dans la région du Bassinde la Haute-Vo1ta. En venant ici en Haute-Vo1ta, siège du Progranune Onchocercose, Monsieur le président, Madame, Messieurs, vous venez dans un pays où lrhospitalité dans le sens africain du terme nresE Pas un vain mot. Vous êtes chez vous; soyez les bienvenus parmi nous. La lutte contre lronchocercose est pour nous, Etats de lrOuest Africain, un bel exempledrune acÈion internationale concertée et de façon désintéressée pour permettre la réalisationdrun programme unique en son Senre si lron tient compte à la fois du volet sanit.aire et du volet économique. Nous avons depuls décembre 1974 suivi de près, par nos Départements ministériels, lrévo-lution de lraction saniÈaire sur le terrain. Nous somnes donc au courant des succès remportés eÈ des difficultés rencontrées. Les succès répondenE déjà largemenË à noËre attente. Quant aux difficulcés, en regardantla soume drinstituts, de savants et de bonnes volontés concernés, nous sommes enclins à uncertain optimisme. Avec 1a mise en place future de Ia phase III du prograurne, la superficiedéfinie corlme zone onchocerqui.enne sera couverte eE 1a Direction du prograrr'ne Onchocercoselimitera ainsi ou dlminuera la transmission du mal qui fait fuir 1es honrnes, nos frères, deIeurs terroirs drorigine. Mais est-ce à dire qurune image reproduite sur un document assezlargement dlffusé, celle drun père aveugle tiré par son enfant, nese verra plus ? Cela ne nous est Pas SaranÈi eË cresÈ pourquoi, à f instar drun de nos pays frère participant au progranrne onchocercose et membre de ce Comité, la HauEe-Volta se permeE, au nom de Irensemble des sixpays de lrouest Afrlcain, de demander gue beaucoup soit fait pour la chimioEhérapie, afin que ceux de nos frères qui sont déjà contaminés aient ltespoir de guérir. Ainsi, Monsieur 1ePrésident, sera soulagée cette mlsère humaine que nous connaissons et qui ne peut que s,accom- moder très mal avec le développenent économique et social de nos pays. Notre appui enÈler est acquis à ce Progranune et Eous ceux qui ltaniment ou lranimeront recevront touJours de Ia Haute-Volta les encouragemenEs et lrassistance voulus. 26- Annexe 3 Docteur CANDAU, Monsieur le Président, la Haute-Volta stest réjouie en t9l4 d,e membres du Comité conjoint de Coordination, sursa proposition, approuver votre choix Eête de cet organe. Crétait 1à reconnaltre vos irrnenses qualités. Vous aviez accepté et il est réconfortant de voir un honrne se sacrifier ainsi à la cause humaine. VoEreà la tête de ce Comité est un gage de réussite pour Ie Progranrne. Je me joins à ceuxdéjà fait pour vous souhaiter plein succès dans votre mission voir les àla ce choix présence qui Iront Devant ce Comité, il me plalt de rendre également honrnage à un autre horrne qui, au postedifficile qu'i1 occuPe, reste attentif aux problèmes des pays en voie drémergence, .i e vl1r*parler du PrésidenE de la Banque mondiale, Monsieur MCNAMARA, donË le rôle a été déÈerminant dans 1rélaboration et ltexécution du Progranrne de LutEe conEre lronchocercose qui est Ia conti- nuation à une plus grande éche1le de Itaction entreprise par lrocccE, grâce à deux organismesqui nous sont très connus : le FED et 1e FAC. Je nroublie pas non plus lraction de ceux qui ont oeuvrédans 1e cadre de la mission PAG et ont ainsi fourni des données essentielles pour le progranrne. Je voudraisrnradressermaintenant à Messieurs les Ambassadeurs dont 1es pays concourent aufinancement du Programme onchocercose, et partant aux représentants des parties contribuances,pour leur demander de bien vouloir transmettre, à leurs gouvernements et aux organismes qurils représentent' nos sincères remerciements pour leur contribution. A lrheure où lion parle dedialogue Nord-sud, à ltheure où nous avons tous à f idée les données de 1réconomie mondiale,économie secouée par une inflation qui met la plupart des pays en difficulté, nous avons là un be1 exemple de solidariEé entre pays développés et pays en voie d'émergence. Notre souhait est de voir voEre nombre augmenter afin que 1e fardeau soit moins 1ourd et que la garantie de voir Ie Progranune aboutir soit meilleure. I1 revient aux agences parrainantes et aux groupes de travail qui ont été constitués de veiller à la réussite de ce Progranrne dont 1e but final est la mise en valeur de quelque 7OO OOO km2. Je vous ai déjà parlé du bilan sanitaire. Quant au développement économique et social,les contacts entre certaines de ces agences et nos services techniques permettront de déter- miner les voies à suivre; encore faut-il que la manière dont chaque pays africain conçoit sondéveloppement soit comprise. MradressanE aux Pays participanEs, je voudrais, Messieurs les Ministres, Messieurs IesReprésentants, dire que nous avons ensemble voulu de ce Progranrne et que nous avons, dans ce comité où Ia concertation est possible, un élément de supervision de ce progranrne et cela doitdéterminer noÈre action. voilà Monsieur Ie PrésidenÈ, Madame, Messieurs les membres du Comité, ce que nous avonsjugé utile dtévoquer avec vous à lrouverture de votre 3ème session, Je suis str que les conrnunications qui seront faites par certains groupes de Eravail devotre Comité, lors de cette session, dicEeront lrurgence qutil y a à metEre en oeuvre Iedéveloppement économique et social des zones onchocerquiennes. Je souhaite un plein succès à votre session. -27 ANNE)C 4 PROGRA}II'{E DE LUTTE CONTRE LIONCHOCERCOSE DÀNS IA REGION DU BASSIN DE IA VOLTA COMITE CONJOINT DE COORDINATION lroisième session OuagadouBou, ler-2 décembre 1976 ALLOCUTION DU PRESIDENT INDEPENDANT Monsieur le Président de la République de Haure-Vo1Ea, Messi.eurs les Présidents, Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement et du corps diplomatique, Mesdames et Messieurs les Membres du comité conjoint de coordination, Exce I lences , Mesdames et Messieurs, Permettez-moi, Monsieur le Président de la République, en ma qualiré de président indé-pendant du Comité conjoint de CoordinaEion, de saluer votre présence parmi nous ce matin et de vous exprimer nos remerciements pour Ithonneur que vous nous faites de présider cette séanceinaugurale de la troisième session du Comité conjoint de Coordination du programme de Luttecontre lronchocercose dans 1a région du Bassin de la volta. Ce Eémoignage de lrintérêt que vous-même, Monsieur le Président de la République, ainsique votre Gouvernement portez au Prograrme que nous avons entrepris en comnun, esE pour nousEous un encouragement précieux. crest grâce à ltinvitation de voÈre Gouvernement que nous tenons aujourdrhui ceÈEe troi- sième session dans la capitale de votre pays et je rne fais ltinterprèËe de tous pour vous direnoEre reconnaissance pour votre généreuse hospitalité. Mesdames et Messieurs, Lrannée 1976 représente une étape.importante dans 1révolution de noÈre programe de Lutt.econtre lronchocercose dans la région du Bassin de 1a vo1ta. Ltextension, dès Ie mois dejanvierde cette année, desopérations ds lutte antivectorielle à Ia zone rr, le commencemenÈ desenquêtes épidéniologiques, la mise en place des structures nécessai-res et lrentreprise desÈravaux de prospection liés au plan de lutte antivectorielle, dans la zone rrr, sont autantde preuves que le Programme suit 1révolution prévue par le plan drAction. Lorsque débutera,dans les premiers mois de 1977, 1répandage des insecticides dans la zone rrr, la lutte anti-vectorielle couvrira toute la région du programme. Lrexpérience des deux premières années dractivités et res résu Itats ob tenus dans les la maladle r nous Ie développement de nos efforts - zones I et II, de même que les connaissances a cquises sur le vecteur et sur social et économique des régions libérées de 1' onchocercos e ob ecEif réeIprend ra de plus en plus drampleur dans les années à venir donnent à croire que le programme progresse de manière satisfaisante et que Je me suis récemment rendu dans les sept Pays participants pour discuter avec chaqueGouvernement des problèmes concernant le Prograrmn" àt po,.r, un échange de vues sur les travauxde noÈre présente session. Jrai également rendu visite au siège du programrne pour m,informerde 1révolution des travaux et me suis rendu dans plusieurs secteurs et sous-secteurs où sepoursuit 1a lutte anÈivectorielle. Dans plusieurs paÿs, j'ai pris part à des réunlons desconltés nattonaux de Lutte contre lronchocer"or" "t 5'"l."r.i" diie lci l'inporÈance de cescomités dans la coordination du prograrroe au niveau gouverne'entar. 1ô Annexe 4 I1 mresr apparu, dans diverses discussions et réunions auxquelles jtai pris part, que les Pays parEicipants sont satisfaits, dans lrensemble, de 1révolution du Programme eE des résultats obtenus jusqurà présenE. 11 reste cependant des problèmes à résoudre et il en est un en particulier qui semble être conunun à plusieurs pays. Crest celui des limiEes de la région du Programme. Les argumenÈs sérieux qui ont été avancés en faveur drun réexamen des limites - tant du point de vue contrôle du vecteur que du point de vue économique - paraissent justifier que Ia question soit réouverte dans un proche avenir. Ainsi, la réinvasion - limitée il est vrai - de la partie sud-ouest de la région du Pro- gramme esE sujet de graves préoccupations pour Ies pays concernés. Dtautre part, du point de vue économique, plusieurs gouvernements regrettent que certaines zones, où des projets de nr.ise en valeur des terres ont été prévus mais où sévit lronchocercose, ne soient pas incluses dans les limites de la région. Le progrès réalisé dans 1es recherches sur 1a taxonomie et sur la biotogie des espèces qui forment Ie complexe Simulium damnosum et sur la possibilité drétablir en laboratoire des colonies de vecteurs montre combien il est important drintensifier nos efforts afin drobtenir des connaissances toujours plus précises sur la biologie des différentes espèces et sur le rô1e de celles-ci dans la transmission de lronchocercose. Par ailleurs, 1rérablissement de ces colonies en laboratoire conEribuera à faciliter et à amplifier la collaboration internationale dans les recherches sur le vecteur. Stil convient de souligner que notre Programme n'a cessé de bénéficier de Ia généreuse et précieuse coopération de la conrnunauté scientifique internationale, un effort plus grand encore doit être demandé aux chercheurs. Car, afin de tenter dra1léger les souffrances et la misère drune grande parEie des populations, iI est urgent drintensifier également les travaux de recherche sur 1a biologie du parasite, sur 1répidémiologie, la chimiothérapie et lrinmuno- logie de lronchocercose. Que lrinsalubrité et 1a maladie sont des obstacles au développement social et éconornique est un fait qui est aujourdrhui reconnu. En effet, iI est difficile de concevoir le développe- menÈ humai.n, social et économique drune région lorsque les carences nutritionnelles et 1es maladies y sévissent. Monsieur McNamara, Président de 1a Banque mondiale, écrivait récemment, je cite : 'ron consÈate que notre object.if central est de résoudre lrun des problèmes fondamentaux de tout développement humain: donner de meilleures chances à lrhomme de mettre pleinement en valeur son potentiel intrinsèque. Le développement serait vide de sens si sa finalité ntétait pas draméliorer Ia vie des hommes surtout de ceux donÈ les conditions de vie sont une insulte inaccepEable à 1a dignité humainerr. Fin de citation Le Programme de Lutte contre lrOnchocercose dans la région du Bassin de la Volta est un excellent exemple de ltaction internationale concertée en vue de soulager la misère humaine ec de permeEÈre 1e développement des régions concernées. Les projets de mise en valeur, suscités par la lutte contre lronchocercose, serviront à leur Èour de point drimplantation des services tels que ceux de Ia santé, de la nutrition et de 1réducation. Monsieur 1e Président de la République, Permettez-moi de vous réiÈérer nos remerciements dravoir accepté de présider cetEe séance inaugurale et de vous dire que voEre présence est un grand encouragement pour Ia poursuite de nos efforts, Et pour Eerminer, qutil me soit permis de remercier les auÈoriEés et les invités qui ont bien voulu honorer cette séance de leur présence et de leur dlre combien leur intérêt nous stimule à donner le roeilleur de nous-mêmes pour le succès de ce Progrannne. È-29- ANNE)G 5 JOINT COORDINATING COMMITTEE Onchoccrciasis Control hogramÉe in the Volta River Basin Area J.C.C._C.C.C. Ofice of thc Indepcndent Cholrman c/o World Healrh Organizrtion l2l I Geneva 27, Switzerlend T.t. 34606t TctcrMl 27821 COMITÉ CONJOINT DE COORDINATION Programme de I utte Contre l,Onchocercose dans la Régir,rn du Bassin de la Volta Bureau du Pré.çid<,nt lndëpendant c/o Organisation Mondiale «le la Sanré l2l I Genèvc 27, Sursse Tér -r1 60 6l rud 2tlY+\ 27 82.1 le 1O c'li'cemtrre lg76 Dr M.Ç Ca nrla rr Pr r"s I lrrrlripendarr t e.Ae-z A, Z;r6Q*. le comlté .con jolnt cle coordJnatldn de Lutte contre l,orrchocerr-.o.sL> <tans la réglon du Bassin de. Ia Volt a a (,té lnf ornrri, arr cour.s de satrolslème segslon la semalne passée, à Ouagadougou, qu,ayant 11ti,dés1gné pour assurer de nouverres responsabilit(,s à r,or.ganlsattorrmondlale de ra santé, vous alriez qurtter ra directio. cru pr.ogranrmt,. Le comlté m!a demandé de me falre son lnterprèto auprès cre vouspour vous dire notre reconnatssance à tous pour re travair que vous avezaccompll en mettant sur pied et en dlrigeant pe.cra.t trols ans ceProgramme et pour toute la pelne et tous Ies ef f or.ts que votrs I ui ar.r,zconsacrés. votre mlsslon a été particullèrement diff icllt, r,t clrillcateet vous pouvez être fier de la tâche que vous avez accomplie. Votre dévouernent et votre partlclpetion act ive aux rrlunion-s dllccc ont été hautement appréclés par res Membres cru comiti,qur votrsdlsent lcl lerrrs remerclements et leur satlsfaction. Au nom du CCO je vous souhaite pleilr succr\-s (Jâ1s vos noqvcl lesfonctlons et.ie vous présenter alnsl tyu'à *adame zieglr:r', mes voe.\Ies mellleurs. Ston* c-n L ( \--'- Monsleur Ie Docteur p. Zlegler Programme de Lutte contre I'Onchocercose B. P. 549 Or.ra gadougou Haute-Vol ta 30- ANNEXE 6 PROGRAMME DE LUTTE CONTRE LIONCHOCERCOSE DANS T,A REGION DU MSSIN DE iA VOLTA COMITE CONJOINT DE COORDINATION Troisième session Offrg"dougo",1".-2 d FINANCEI"IENT DU PROGRAMI,IE DE LUTTE CONTRE LIONCHOCERCOSE EN I977 (ESTIMATIONS ) (en millions de dollars des Erats-Unis) Total des besoins pour les avances à accorder à ItOI'1S plus dépenses de recherche eE de formation qui doivent être financées par le PNUD Total des besoins du programme en 1977 Contributions promises ou annoncées : Allemagne (DM 4 millions) Banque africaine de Développement (UA 150 0oo) Belgique (FB 15 millions) Canada (Can $5OO OOO) Etars-Unis (US $r million) France (rr 4 millions) Groupe de la Banque mondiale (US $1 million) Japon (US $1 rnillion) Kowelt (us $z millions) Pays-Bas (us $f,5 million) Programme des Nations Unies pour le Développement Royaume-Uni (10 % des besoins du Fonds) lotal des contributions plus report prévu de L976 Total des moyens de financement disponibles moins besoins du programme en L977 Report prévu sur 1978 ll,go o,57 L2,47 l, 60 o, l8 o,42 o,5o l,o0 o,8o 1,oo l,oo 2,OO l,50 0,57 l,19 LL,7 6 2,oo !_?-:.!=2 L2,47 1,29 Les contributions annoncées par Ie Japon, 1e Kowelt et les Pays-Bas sont indiquées sous réserve de confirmation. Les taux de change uÈiLisés pour 1a conversion des conEribu- tions exprimées en monnaies autres que le dollar sonE approximatifs eE pourraienE varier sensiblement au cours de I'année. Note .t A,-rnc < /Ann.xe 7 c ,l tl rl \__-_-' ,te '|I n È I Io I .! I I t. I ! :l' I1.- I I -t .t -t z 9 U) =uar U o al, UJ z oN z 9 ah =uÉ, q o o U c( ia i. ,;l oi.Ii, ( I vIt I ,.] t. ,' i,\ i \ :-l I. I ). \ 'it II I N , ItI .t .! ê. ) I I "t/ 1 ) o I .t 1,. I I É â ÈlAU H<>YÈE ËÉÉ §:E *-üi E 38 -tsu=ô iE-2 dSsB + I F-i E:ËÉ ::E -JÉ4c -<6 9ô9E B 8 9ô .o ., "") /_, { ( t' :,) l /'? t-.-t I \ L - I l- I r t l i. ( \

Основные сведения
Тип документа Technical Documents
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения