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Procès-verbal de la sixième séance, jeudi 16 septembre 1999

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WPRlRC50/SRl6 PROCES-VERBAL DE LA SIXlEME SEANCE Hyatt Regency Ballroom, Macao Jeudi 16 septembre 1999 it 14hOO

PRESIDENT: Dr Sodov SONIN (MaJaisie) puis: Dr Jose AJarcao TRONI (Macao)

TABLE DES MATIERES

I. 2. 3.

Plan d' action sur Ie tabac ou la sante .... Developpement de la recherche en sante Sous-Comito du Comite regional pour les Programmes et la Cooperation technique: Rapport sur les criteres de qualification des candidats et les methodes et procedures de designation du Directeur regional .............. .. ........ .. Seance d'information technique et table ronde Nutrition chez Ie nourrisson et Ie jeune enfant et mise en oeuvre du Code international de Commercialisation des Substituts du lait rnaternel .............. ........ .. .................. . Plan strategique pour Ie developpement des systemes d'information dans la Region du Pacifique occidental Relations de travail avec les organisations non gouvemementales Annexe Table ronde ministerielle sur les systcmes de securit': sociale et Ie developpement du secteur de la sante ............................ ..

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4.

5.

200 204 208 211

6.

7.

- 187 -

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COMITE REGIONAL: CINQUANTIEME SESSION

I.

PLAN D'ACTiON SUR LE TABAC OU LA SANTE: Point II de l'ordre dujour (Document WPR/RC50/7) (suite) Le Dr ARIF (Malaisie) se dit profondement preoccupe par la progression du tabagisme chez

les jeunes de son pays. Les produits du tabac etant legaux, il serait difficile d'en interdire totalement la consommation ou la vente. Une reglementation antitabac a ete promuiguee il y a quelques annees et elle est regulierement mise en application. Des restrictions it la consommation de tabac dans les heux

publics ont ete adoptees recemment et la n:glementation devra etre plus eontraignante et plus complete. On s 'emploiera a collaborer avec les pays voisins pour lutter contre la contrebande de cigarettes. La Malaisie appuie energiquement Ie Plan d'action regional sur Ie tabac ou la sante et la convention-cadre internationale pour la lutte antitabac. M. SCOTTY (Nauru) note que non seulement les maladies Iiees au tabac sont une importante cause de morbidite

a Nauru, mais aussi qu'elles ponctionnent serieusement les ressources, etant donne

que les cas les plus graves doivent etre traites it I' 6tranger. Une legislation a etc mise en place pour augmenter la taxe

a !'importation des produits du tabac, decourager la publicite en faveur du tabac et

interdire de fumer dans les heux publics. Des campagnes d'edueation de la population sont egalement entreprises. Les strategies de lutte antitabac etablies par l'OMS sont appliquees et un plan d'action local a ere elabore. L . orateur regrette de signaler que l' augmentation spectaculaire des prix des produits du tabae n'a pas produit l'effet escompte. Par ailleurs, il est impossible d'interdire totalement l'importation de tels produits. Toutefois, Ie Ministre de la Sante poursuit ses efforts en la matiere et approuve

pleinement Ie Plan d'action regional sur Ie tabac ou la sante. Le Dr OTTO (Palaos) indique que, parmi les activites de lutte contre Ie tabagisme r';cemment entreprises dans son pays, une loi a ete promulguee en vue d'interdire de fumer et de chiquer du tabac dans les batiments publics et d'interdire la vente de tabac aux mineurs. Les taxes sur les produits du tabac ont ete augmentees, et une loi autorisant Ie Gouvernement a poursuivre en justice les compagnies de tabac pour les dommages causes aux citoyens a ete recemment votee. En outre, malgre de graves difficult';s financieres, les organisateurs des Jeux micronesiens ont refuse que ceux-ci soient parraines par l'industrie du tabac. Quoi qu'il en soit, des mesures supp1ementaires sont necessaires, en

particuher pour proteger les enfants.

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L'orateur se felicite du Plan d'action regional sur Ie tabac ou la sante, qui aide les pays Ii bien detinir leurs activites de lutte antitabac. II reconnalt que les efforts doivent aller au-delli de la simple interdiction de fumer et recommande que les activites portent sur toutes les formes de consonunation du tabac. Son pays soutient sans reserve rOMS et les autres organismes qui luttent contre Ie tabagisme et il souhaite participer activement Ii I'elaboration de la convention-cadre pour la lutte antitabac. M. ROKOV ADA (Fidji) se felicitc des progres realises ell vue de faire interdire Ie tabac sur les lignes aeriennes, ce qui avait ete recommande dans Ie premier plan d' action regional il y a presque dix ans. A son avis, Ie Plan d'action propose ne prevoit pas de dispositions specifiques Ii la consommation de tabac par les fenunes et les jeunes, meme s'il existe dans la Region des initiatives en matiere de recherche, d'cducation et de sensibilisation it I'intention de ces deux categories de perSOllnes. 11 appuie pleinement la mise en oeuvre de ce plan, qui servira de guide aux pays pour allouer des ressources et exereer des activit';s de lutte contre Ie tabagisme. Son pays a adopte recemment une loi qui interdit la publtcite en faveur du tabac, restreint la vente des produits du tabac aux mineurs, limite I'usage du tabac dans les lieux publics et exige que de nouvelles mises en garde soient apposees sur ces produits. bient8t en vigueur Le Dr LATIF (Brunei Darussalam) fait savoir que son pays a pris un certam nombre de mesurcs de lutte antitabac, notanunent l'obligation d'apposer des mises en gardc sur les produits du tabac, une augmentation des taxes sur Ie tabac, une education sanitaire, I'interdiction de fumer dans les bihiments publics et sur les vols de la compagnie d'aviation nationale et [,interdiction de faire de la publicite pour Ie tabac dans les programmes de la tclevision ct de la radio de I'Etat. Il appuie Une mterdiction du parrainage entrera

pleinement tant Ie Plan d'action regional que Ie projet de convention-cadre pour la lulte antitabac. Lc Dr PRETRICK (Etats feclercs de Micronesie). exprimant son appui sans reserve au Plan d'action regionaL dit que son pays soccupe actuellement de metlrc en place un programme complet de lutte contre Ie tabagisme. A cet egard, des conseils techniques seralent necessaires pour ameliorer la capacit'; de planification et de mise en oeuvre des progranunes. Le tabagisme est prevalent dans taus les groupes d'age et il cst indispensable de faire prendre conscience aux dceideurs de cet etat de chases. Des efforts sont d6ploycs pour que les milieux

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industriels et conunerciaux, les organisations non gouvernernentales et les organismes publics elaborent ensemble des politiques visant a creer un environnement qui decourage la consonunation de tabac. Le Dr MALAU (Papouasie-Nouvelle-Guinee) signale qu'il a ete difficile pour son pays de mettre en oeuvre et faire appliquer sa loi antitabac car les fabricants de tabac ont su tirer profit des lacunes de cette loi pour continuer de faire de la publicite pour leurs produits. Les activites de lutte

a organiser des campagnes en faveur de la sante publique et des campagnes de sensibilisation et a faire appel a des ecoles-sante, des villages-sante et des bureaux-sante. Bien que Ie champ d'application de ces progranunes s'elargisse peu a peu, ils n'ont pas eu les effets souhait':s. La consistent notanunent loi antitabac sera donc reexaminee aux fins d'imposer l'interdiction totale de toutes les formes de publicite pour Ie tabac, de controler les prix et d'augmenter les taxes sur Ie tabac. II fait sien Ie Plan d' action regional et considere, conune il est dit dans Ie paragraphe 4 du document WPRlRC50/11, qu'il faut collaborer activement avec les associations de sante publique pour aider les pays vulnerables it mieux riposter aux cigarettiers transnationaux. Le Dr SHEM (Vanuatu) deplore que Ie nombre de fumeurs et Ie volume des importations de tabac augmentent dans son pays. Les campagnes de sensibilisation doivent faire appel

a toutes

les Le

formes de conununication vu Ie faible niveau d'alphabetisation dans les conununautes isolees. Ministere de la Sante est toutefois parvenu sponsors.

a dissuader

les associations sportives de chercher des

Vanuatu appme sans reserve Ie Plan d' action regional et souhaite faire partie des pays insulaires du Pacifique dans lesquels on fait une analyse econornique du cOlit du tabagisme. II suggere aux responsables de la sante publique qui veulent faire changer les chases de montrer I' exemple en s' abstenant de fumer. Le DlRECTEUR REGIONAL estime qu'6tant donne que les cigarettiers ont pris la Region pour cible de leurs campagnes de promotion, Ie probleme a pris trop d'ampleur pour qu 'un pays puisse riposter tout scul. La convention-cadre est destini:e it aider les pays it faire face. Un groupe de travail compose de representants des Etats Membres se reunira au Siege de rOMS en octobre 1999 pour rediger Ie premier projet de convention et de protocolc, et rendra compte de ses travaux mondiale de la Sante en mai 2000.

a I' Assemblee Le Directeur regional engage les Etats Membres a participer a cette

reunion, conune les y a invites Ie Directeur general.

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Le CONSEILLER REGIONAL POUR L'HYGIENE DU MILIEU, n\capitulant les changements qu'il est propose d'apporter au Plan d'action sur Ie tabac ou la sante, suggere de modifier l'enonee de l'objectif 3 figurant iL la page 4, qui se lirait aussi : "Faire en sorte que les fumeurs soient suffisamment motives pour arreter de fumer et leur apporter un soutien." II a Gte fait remarquer que, si les Etats Membres s' entendent sur la necessite de prendre des mesures energiques au niveau national, ils ne pourront toutefois pas tous parvenir aux resultats deerits aux pages 6 et 7 du Plan. Dans ces deux pages, on emploiera done Ie conditionnel au lieu du futur. Dans l'encadre figurant it Ia page 10 du Plan, les deux sous-titres seront supprimes et remplaces par un titre general, II savoir "Exemples de strategies efficaces". Dans Ie meme encadre, Ie septieme point sera modifie de la fa~on

suivante :

"Apposition de serieuses mises en garde bien visibles sur les emballages et conduite d' essais sur Ies produits avec diffusion de toutes les informations, aux frais du fabrieant" Etant donne que la convention-cadre s' appuiera sur les plans d' action nationaux, il est indispensable que ceux-ci soient eIabores avant la convention. L'OMS se fera un plaisir de travailler en parallele avec les pays pour mettre au point des plans solides. II importera egalcment que les pays communiquent entre eux lors de l'elaboration des strategies de lutte antitabac et sur les questions commerciales et de dcveJoppement economique lices it la lutte antitabac. Etant donne qu'il n'y a pas d'autres commentaires, Ie PRESIDENT demande aux rapporteurs de preparer un projet de resolution.

2.

DEVELOPPEMENT DE LA RECHERCHE EN SANTE: Point 16 de fordre dujour (Document WPRlRC50/12) Lc DIRECTEUR, GESTION DES PROGRAMMES. prescntant ce point de I'ordrc du jour.

explique que Ie document donne des renseignements sur Ies principales activites du programme regional de coordination des politiques et des strateglCs de recherche, qui vise deux obJcctifs en etroit rapport run avec l'autre : soutenir la recherche quand e1le est pertinente et faisable. et renforcer Ie potentiel national de recherche. Le but de I'OMS est de promouvoir Ia coordination de Ia recherche au niveau national afin que celle~ci

porte sur les problemcs prioritaires. Meme si les mecanismes de coordination mis en place a

cette fin par Ies pays sont extremement differents, ce domaine suscite un interet croissant. Le Plall strategique pour la recherche en sante dans la Region du Pacifique occidental 1997-2001 continue

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d' orienter la recherche en rapprochant les objectifs de celle-ci de ceux exposes dans La sante: Nouvelles perspectives. Comme iI est dit dans Ie document, on s'efforce actuellement de diffuser plus largement Ie Plan strattig/que. L'OMS continue d'attribuer des bourses de recherche et d'assurer la formation de chercheurs afin d'encourager la recherche dans les domaines prioritaires pour la Region. Les 220 centres collaborateurs de la Region ont continue it jouer une rOle essentiel dans J' appui de I'OMS it la recherche en sante, conformement it la resolution WHA50.2 de J'Assemblee mondiale de la Sante, dans laquelle elle priait Ie Directeur general de resserrer la cooperation entre J'OMS et ses centres collaborateurs dans les domaines prioritaires. On etudie actuellement leur role au niveau

mondial, question qui sera examinee par Ie Conseil executif it sa cent cinquieme session, en janvier 2000. Le document contient aussi les recommandations formulees par Ie Comite consultatif de la Recherche en Sante du Pacifique occidental it sa dix-septieme session enjuin 1998. Le Comite regional examine d'ordinaire les recommandations du Comite consultatif et, si e1les lui semblent convenir, Ies approuve. M. LIU Peilong (Chine) attend avec inten!t Ie rapport du Conseil executif sur Ie r61e des centres collaborateurs de I'OMS. Soixante-neuf des 220 centres collaborateurs que compte la Region sont situes en Chine. Les directeurs de ces centres se rencontrent tous les deux ans ; un representant du Bureau regional a assiste it la demiere reunion et donne des orientations sur les travaux futurs. La plupart des centres sont actifs et apportent de precieuses contributions tant

a la

Chine qu'a J'OMS.

Lors de la demiere reunion, les directeurs ont estime que l'OMS devrait donner plus d'orientation et un plus grand soutien aux centres et qu'il fallait renforcer la communication dans les deux sens. II suggere que J'OMS regroupe les rapports etablis par les centres et leur donne une information en retour. II suggere aussi que rOMS fasse parvenir sa politique et son programme de travail en matiere de recherche it chaque centre collaborateur. II estime lui aussi que Ie Plan strategique pour la recherche en sante dans la Region du Pacifique OCCidental 1997-2001 devrait etre traduit en plusieurs langues. La Chine a constitue un comite de deontologie medicale et encourage d'autres Etats Membres a formuler des principes ethiques.

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Mme CHUNG (Etats-Unis d' Amerique) note avec inquietude que rien ne prouve que les Etats Membres utilisent Ie Plan strategique pour reorienter ou etoffer Ie programme de recherche dans leur pays. Elle suggere d' encourager les centres collaboratcurs

a travailler ensemble pour donner effet au

Plan strategique et que, Ie budget de la Region ayant diminue, les Etats Membres tirent parti des ressources des centres collaborateurs et d'autres institutions comme Ie Reseau international AsiePacifique de Biologie moIeculaire. On peut aussi communiquer les r';sultats de travaux de recherche et obtenir des informations recentes sur Internet. II est important de developper les moyens permettant d'effectuer des recherches plus fondamentales dans la Region. Mme ALALOTO (Tuvalu) demande qu'on envoie davantage de consultants

a court terme dans

son pays pour aider les professionnels de la sante et les administrateurs sanitaircs a fixer les priorites, effectuer des recherches, voire mettre sur pied un comite de deontologie medicale, commc l' a suggere Ie Representant de la Chine. Le Ministere de la Sante de son pays manque cmcllement de personnel quahfie et les consultants effectuant de courtes missions aident a combler ce manque. Elle demandc qu 'on remette des exemplaires du Plan strategique aux professionnels de la sante de Tuvalu. Le Dr ABU BAKAR (Malaisie) remereie Ie Directeur regional de veiller a ce que Ie Plan

strategique soit distribue en plusieurs langues car il sera utile aux pays qui determinent leurs priorites nationales en matiere de recherche ou reexaminent les priorites deja etablies. Les fonds consacres a la recherche etant limites, il convient de les concentrer dans les domaioes juges prioritaires. Les centres collaborateurs jouent un rOle determinant dans la mise en oeuvre du Plan stratc!gique et doivent done recevoir des orientations plus claires. Le Professeur WHITWORTH (Australie) souligne de nouveau que, dans Ie cadre du Plan

strategique, les Etats Membrcs doivcnt fixer leurs priorites et formuler leurs plans strategiques en matiere de recherche en fonction de leurs priorites et de leur SItuation sanitaires. Le Plan strateglqlle insiste sur Ie fait qu'il faut definir des priorites n:alistes et renforeer les strategies et les mClhodes. L' Australie estime que les echanges entre les instituts de recherche nationaux et Ie Comit'; consultatif de la Recherche en Sante du Pacifique occidental profitent aux deux parties ainsi qu' a la Region. Pour developper ces ';changes, il serait utile neanmoins d'avoir des rapports sur retat d'avancement des travaux de recherche. Pour M. MANOUHALALO (France), il est important de developper la rccherche fondamentale et surtout la recherche appliquee pour perfectionner les laboratoires nationaux et trouver des solutions

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aux grands problemes de sante publique dans la Region.

II est aussi important de developper les

recherches en socio-anthropologie pour mieux comprendre les determinants du recours aux soins alars que de nombreux pays connaissent un faible taux d'utilisation de leurs services de sante. L'OMS

devrait faire porter ses efforts sur la recherche en sante publique. D' importants travaux de recherche sont en cours dans la Region, mais on devrait s'interesser davantage aux applications de ces travaux. II est egalement primordial de programmer les travaux de recherche dans la Region afin de tirer Ie plus grand parti possible des ressources disponibles. Les pays et territoires fran9ais du Pacifique souhaitent voir integrer leurs instituts de recherche au reseau des centres collaborateurs de rOMS. Lc Dr LIU Guo-bin (Macao) indique que, faute de ressources suffisantes, il n'y a pas de recherche en sante ou de recherche fondamentale it Macao. Son pays serait heureux qu'on lui fournisse un appui pour renforcer son potentiel de recherche. Se referant au paragraphe 3.1.5 de r Annexe 3 du document sur Ie developpement de la recherche en sante (WPRJRC50112), il signale qu'un comite d'etJiique pour la recherche en sciences de la vie a recemment ete cree. Se rMcrant au

paragraphe 3.2.6, il precise que Ie projet villes-sante de Macao a alteint un stade critique et il espere que ce projet continuera de beneficier d'un appui pour Hre mene it terme. Mme EARP (Nouvelle-Zelande) demande instamment it I'OMS d'encourager tous les pays it etablir des comites d'ethique et aux centres de recherche de communiquer entre eux afin de resserrer les liens existant entre les pays developpes et ceux en developpement pour la mise en oeuvre du Plan strategique. Elle sollicite en outre, non seulement de rOMS mais aussi de sources externes, un appui financicr aux pctits pays insulaires du Pacifique pour les aider dans leurs travaux de recherche. Le DIRECTEUR, GESTION DES PROGRAMMES rappelle qu'un reexamen mondial du travail des centres collaborateurs de rOMS doit etre entrepris it la suite des deliberations d'un groupe de travail interne compose de representants du Siege de I'OMS et des bureaux regionaux. Leurs

recommandations, qui seront soumises au Conseil executif en janvier 2000, feront etat de la necessite d'appliquer des criteres plus rigoureux pour Ie choix des centres collaborateurs. Les centres qui ne satisferont pas it ces criteres seront fermes progressivement. Les methodes de designation des centres seront sirnplifiees, et la gestion de leur collaboration sera renforcee. L' application de ces criteres

devrait entrainer une diminution du nombre des centres collaborateurs dans la Region, ce qui permettra llne mellleUfe haison entre ceux qui resteront et Ie Bureau regional ainsi que les bureaux dans les pays.

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Le CONSEILLER REGIONAL POUR LA PROMOTION ET LE DEVELOPPEMENT DE LA RECHERCHE informe Ie Comite que les resultats des projets de recherche finances par Ie Bureau regional durant les cinq dernieres annees ainsi qu 'un resume des rapports annuels des centres collaborateurs de la Region sont disponibles sur papier et sur Ie site Internet du Bureau regional du Pacifique occidentaL II assure les representants que I'on pourra se procurer des exemplaires

supplementaires du Plan strategique, qui a deja ete distribue a tous les gouvernements de la Region, aux centres collaborateurs ainsi qu'a de nombreuses personnes. Des traductions en chinois, coreen et

japonais seront disponibles vers la fin de 1999. Des liens tres Ctroits sont maintenus avec I'Australian National Health and Medical Research Council (Conseil national australien pour la sante et la

recherche medicale) et des representants du Conseil ont ete invites aux reunions sur la recherche du Bureau regional. En l'absence d'autres observations, Ie PRESIDENT demande aux Rapporteurs de preparer un projet de resolution.

3.

SOUS-COMITE DU COMITE REGIONAL POUR LES PROGRAMMES ET LA COOPERATION TECHNIQUE: RAPPORT SUR LES CRlTERES DE QUALIFICATION DES CANDIDATS ET LES METHODES ET PROCEDURES DE DESIGNATION DU DIRECTEUR REGIONAL: Point 22 de I'ordre dujour (Document WPRlRC50/19) Le Dr OTTO (Palaos), President du Sous-Comite, declare que Ie fait que Ie ComM regional a

demande a deux reprises au Sous-Comite de reexaminer les criteres de qualification des candidats procedures de designation du Directeur regional souligne I'importance de cette tache.

~1:

les

II attire

I'attention sur les conclusions du Sous-Comite mentionnees dans Ie document WPRlRC50119, en particulier celles qui concernent les criteres en question, Ie recours reglcs de campagne. Le Dr ROMUALDEZ (Philippines), se felicitant du rapport, declare que sa dClegation appuie les conclusions et les recommandations du Sous-Comite. M. UEDA (Palaos) fait l'eloge du travail du Sous-Comite et appuie pleincment ses recommandations. Son gouvernement convient que les procedures actuelles de designation du Dirccteur general ont ete efficaces dans Ie passe et ont donne a chaque Etat Mcmbre dcs chances egales de proposer Ie meilleur candidat de son choix. Le recours

a des comites de prospection ot les

a un comite de prospection serait trop long et

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coiiteux. II estime que Ie fait que Ie Directeur regional ne peut etre nomrne pour plus de deux mandats permettra d'eviter les dissensions qu'a connues la Region lors des dernieres elections. M. MOON (Republique de Coree), ayant it I'esprit les dissensions lors des dernieres elections au poste de Directeur regional, appuie les conclusions du Sous-Comite. II estime que la procedure actuelle de designation est appropriee pour autant que les Etats Membres evitent de poursuivre leur interet national durant la periode des elections. M. RETZLAFF (Samoa) se joint aux autres representants pour appuyer les recomrnandations du Sous-Comite. II souligne que la Region du Pacifique occidental est composee d'une grande diversite de pays, allant des nations asiatiques tres peuplees aux petits Etats insulaires du Pacifique Sud. II est donc important que, quelle que soit la personne elue au poste de Directeur regional, elle soit consciente qu'un mandat c1airement defini lui a ete donne par tous les Etats Membres, grands et petits, et qu'elle mette tout en oeuvre pour repondre aux besoins particuliers de chaque pays. Lc Dr LlU Guo-bin (Macao) se declare satisfait du travail du Sous-Comite et dit que Macao adhere pleinement aux conclusions qu'il tire dans SOn rapport. M. BOYER (Etats-Unis d'Amerique) est de~u

qu'on ait conclu qu'il n'etait pas necessaire de

revoir la procedure actuelle. Lors de la quarante-neuvieme session du Comite regional, il s' etait dit favorable au recours it un comite de prospection; il pense toujours que cette solution est meilleure. II avait estime qu'il serait opportun de constituer un comite de prospection maintenant etant donne que c'est la premiere annee du mandat d'un nouveau Directeur regional et que, par consequent, cela ne nuirait pas it la prestation de ce dernier. Mais Ie Sous-Comite a examine Ie processus avec attention et l' orateur acceptera les recomrnandations contenues dans son rapport. M. ROKOVADA (Fidji) se dit satisfait des travaux du Sous-Comite. Sa delegation convient avec Ie Sous-Comite qu'un systeme de rotation geographique pour Ie poste de Directeur regional reduirait Ie nombre de candidats, et il accepte les conclusions du rapport. Au nom des autres membres, Ie Dr OTTO (Palaos), President du Sous-Comite, remercie les representants de leur adhesion aux recomrnandations du Sous-Comite.

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Repondant it une question de M. BOYER (Etats-Unis d' Amerique), Ie DIRECTEUR REGIONAL expJique qu'en vertu du Reglement interieur du Comite regional, Ie Comite peut decider soit de prendre note du consensus auquel i1 est parvenu, soit qu 'une resolution doit etre adoptee. Le Dr TAMARUA (lles Cook) pense qu'i1 faudrait adopter une resolution sUIte aUK recommandations du Sous-Comite. Le PRESIDENT demande aux rapporteurs de rediger un projet de resolution approprie.

4.

SEANCE D'INFORMATION TECHNIQUE ET TABLE RONDE MINISTERIELLE: Point 14 de I'ordre dujour (Document WPRlRC501l0) Le Dr CHAN (Hong Kong, Chine) resume ce qui s'est dit lors de la table ronde ministerielle de

la veille (voir Annexe). Le DIRECTEUR REGIONAL indique que la table ronde ministerielle sur les systemes de securite sociale et Ie developpement du secteur de la sante, organisee Ie 15 septembre 1999, apres la seance d'information technique, est la premiere de ce type. II remercie Ie Dr Margaret Chan de son excellente direction des debats et de son expose succinct des principaux points abordes, ainsi que tous ceux qui ont contribue

a cc

que 1a discussion soit de qualit6.

L 'expose teclUlique presente par Ie

Gouvernement de Macao a pennis de se faire une idee juste de I' excellent systeme de sante dont est dote Macao. Dans Ie Cadre d' action, i1 a exprirne Ie souhait de voir les sessions du Comite regional s' attacher davantage aux resultats ct devenir moins formelles. II cstirne que la table ronde ministerielle offre l' occasion aux ministres, aux chefs de delegations et it d' autres responsables de hau! rang de discutor de questions de politique importantes de fa~on

informelle ct active.

Les tables rondes ministerielles ont vu Ie jour lors de la Cinquante-Deuxicme Assemblee mondiale de la Sante en mai 1999. Un resume des conclusions a ete insere dans les proces-verbaux de l' Assemblee de la Sante. On a quelque peu modifie la formule utilisee lors de l' Assemblee de la Sante

pour organiser la table ronde regionale. On a nolamment retenu des criteres moins restrictifs pour Ie choix des participants et ]' animateur des debats a ete choisi parmi Ics membres du Comite.

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Le document WPRJRC50110 donne des renseignements d'ordrc general sur les seances d'infonnation teclmique et les tables rondes ministerielles. II y a longtemps que des seances

d'information ou des discussions teclmiques se tiennent parallelement aux sessions du Comite regional. Cependant elles n'entraient pas dans Ie cadre du Comite et etaient souvent repoussees au demier jour. Les participants montraient donc peu d'interet et etaient peu nombreux it y prendre part. Les tables rondes ministerielles peuvent rue considerees conune une etape supplementaire dans les dispositions prises pour faire en sorte que les sessions du Comite regional soient plus pertinentes et plus instructives et qu'elles aient un impact sur la sante dans la Region. Le Directeur regional est

fermement convaincu que si les tables rondes ministerielles sont maintenues, elles doivent faire partie du Comite regional. 11 propose done, premierement, que des tables rondes ministerielles soient organisees lors des futures sessions du Comite, deuxiemement, qu'elles remplacent les seances d'information technique, et troisiemement, qu' elles soient inscrites it I' ardre du jour du Comite regional. suggestions que pourrait lui faire Ie Comite pour ameliarer encore ces sessions. Le Dr TANGI (Tonga) se felicite de l'initiative qui a etc prise d'organiser des tabLes rondes ministerielles. II estime lui aussi qu'elles doivent avoir lieu dans Ie cadre des sessions du Comite II est ouvert it toutes

regional, qu'il juge trop formelles, et durant lesquelles les representants se repetent beaucoup, par exemple lorsqu'iLs conunentent Le rapport du Directeur regional - point de I'ordrc du jour qui occupe une part considerable du peu de temps imparti. II se demande s'iL ne serait pas possible de recueillir et d'anaLvscr ces conunentaires avant la session pour Les resumer brievement, cc qui permettrait de discuter plus longuement des questions de fond. Le Dr ROMUALDEZ (Philippines) exprime sa satisfaction au sUJet de La table ronde qui peut donner un nouvel eclairage sur les questions de politique ; peut-etre pourrait-on y consacrer plus de temps. II adhere aux propositions du Directeur regional et convient avec Ie precedent orateur que Ie temps est primordial. On pourrait peut-etre it I'avenir revoir l'ardre du jour du Comite regional pour en reduire Ie nombre de points et confier I' examen de certaines questIOns it un sous-comite.

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Le Dr TEMU (Papouasie-Nouvelle-Guinee) dit que ses craintes se sont evanouies it ['ecoute de l'excellent resume presente par Ie Dr Chan; il est d'accord pour que des tables rondes soient regulierement organises lors des sessions du Comite regional. II suggere de creer un sous-comite qui ferait des recommandations au Directeur regional concernant la modification des modalites d'organisation du Comite regional. Lc sous-comite pourrait faire parvenir ses commentaires par courrier pour un examen preliminaire. Le Directeur regional

pourrait a1ars aviser les Membres des modalites prevues pour Ie Comite regional it partir de l'an 2000. Pour M. RETZLAFF (Samoa), une fois qu'il est entendu que la presence des ministres aux sessions du Comite regional est utile, il s'agit d'en tirer pleinement avantage. Au Siege de [,OMS, les tables rondes ont attire des hauts responsables des mInisteres des Etats-Unis d' Amerique et du Royaume-Uni. 11 pense lui aussi que ['animateur doit etre choisi panni les membres du Comite. Faire appel it des specialistes des medias est, it son avis, contraire au but recherche. S'agissant de I'emploi du temps pendant la session, il pense qu'il serait utile de joindre aux rapports des exposes des positions des pays; celles-ci pourraient etre soumises par ccrit au Bureau regional deux mois avant la session du Comite regional. Mme LE THI THU HA (Viet Nam) exprime elle aussi sa satisfaction au sujet de la table ronde tenue parallelement au Comite regional, car elle a permis d' cchanger des donnees d' experience et des informations sur des questions d'interSt commun. Elle feIicite l'animatrice, Ie Dr Chan, et appuie les trois suggestions du Directeur regional. Le Professeur WHIlWORTH (Australie) salue les initiatives prises pour permettre aux membres du Comite d'echanger des informations et se dit interessee par les propositions tendant it rendre les sessions plus productives. Elle espere qu'il sera possible de leur donner une orientation plus concrete. II serait utile, par exemple, d' en savoir plus sur les activites et les changements au sein de l'OMS ; les seances d'information technique comme celles organisees it [' Assemblec mondiale de la Sante pourraient servir it cette fin. Elle propose qu'en plus une table ronde ministerielle, on envisage des debats en petits groupes et des seances publiqucs pour discuter de questions sans rapport direct avec I'ordre dujour.

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Un petit groupe de travail pourrait rue charge de faire des propositions tendant it rendre les reunions moins forrnelles et plus interactives it partir de I'an 2000. Le DIRECTEUR REGIONAL remercie les representants du soutien qu'ils lui temoignent. lis sont nombreux it considerer que I'on consacre trop de temps it des points de moindre importance. En ce qui concerne l' emploi du temps, tout groupe du type de celui que suggere de creer Ie Representant de la Papouasie-Nouvelle-Guinee pour etudier les questions avant la tenue d'une session serait tenu par Ie reglement de faire rapport au Comite regional, ce qui aurait pour consequence de retarder l' approbation de mesures pouvant etre cruciales pendant au moins un an, et la mise en oeuvre de ces mesures pendant encore un an. Sans vouloir enfreindre la Constitution, il cherche un moyen, comme it croit comprendre Ie souhait des Membres, d'obtenir l'approbation prealable des recommandations d'un tel groupe par Ie Comite. On pourrait avoir cours aux moyeus de communication modemes pour parvenir rapidement it un consensus. Les mesures pourraient alors etre mises en oeuvre it la cinquante et unieme session. Lors de cette session, Ie Comite serait evidemment libre de donner son avis sur toutes les innovations presentees et, si nccessaire, de proposer des changements. Les membres d'un groupe du type de celui qui est envisage devraient iltre choisis avec soin en fonction de leurs competences et de leur disponibilite. Le Dr ROMUALDEZ (Philippines) fait observer que les suggestions constructives du Dirccteur regional appcllent un plein et entier soutien. Le PRESIDENT demandc aux rapporteurs de preparer un projet de resolution.

5.

NUTRITION CHEZ LE NOURRISSON ET LE JEUNE ENFANT ET MISE EN OEUVRE DU CODE INTERNATIONAL DE COMMERCIALISATION DES SUBSTITUTS DU LAIT MATERNEL: Point 17 de l'ordre du jour(Document WPRlRC50/13) Lc DIRECTEUR, GESTION DES PROGRAMMES, presentant ce point au nom du Directeur

n\gional sur l'invitation du PRESIDENT, dit que Ie document est base sur les rapports fournis par les Etats Membres conforrnement it la resolution WPRlRC48.R8 du Comite regional. Sur Ie nombre total de pays et de territoires de la Region, 34 (soit 93 %) ont envoye des rapports.

PROCES-VERBAL DE LA SIXIEME SEANCE

201

II appelle r attention du Comite sur l' expansion continue de l'initiative des hopitaux "amis des bebes" dans la Region. Le nombre de ces hopitaux est passe

a plus de 7500, repartis dans dix pays.

Bien que l'impact de l'initiative ne se soit pas encore refl,;t,; dans les taux d' allaitement matemel exclusif dans de nombreux pays, des resultats encourageants ont ete signales par des Etats Membres. En outre, il est encourageant de noter que des pays, Ie Viet Nam notamment, commencent Ii introduire Ie conseil en allaitement matemel dans les cours de formation avant I' emploi. L 'OMS poursuivra sa cooperation avec d'autres institutions des Nations Unies teIles que I'UNICEF, ainsi qu'avec des gouvemements et des organisations non gouvernementales dans l'exercice d'activitcs visant a soutenir et encourager l'allaitement maternel et a ameliorer la sante du nourrisson et du jeune enfant. II convient de souligner non seulement Ie role des agents de sante qui soutiennent les meres qui allaitent dans les hopitaux et les services de sante communautaires, mais aussi celui des employeurs qui accordent aux interessees un conge de matemite paye ct d'autres types de soutien une fois qu' elles ont repris Ie travail. Le Comite devrait egalement noter que 24 pays ont desormais adoptc des politiques au niveau national concernant l'aIlaitement au sein et encourage l'application du Code international de commercialisation des substituts du lait maternel. Cependant, certaines des dispositions du Code ne sont pas respectees dans un certain nombre de pays. Ainsi, quatre d'entre eux ont signalC que des substituts du lait matemel au d'autres avantages sont offerts aux agents de sante, ce qui est contraire it l' Article 7 du Code. L' allaitement maternel necessite un soutien concerte permanent de la part des pouvoirs publics, du secteur prive et de la societe dans son ensemble, et il faut rclever l'importance de la poursuite de I'allaitcment maternel cxclusifet d'une alimentation de complement appropriee. Les mesures prises par les pays en application des dispositions du Code international dcvraient etre strictement mises en oeuvre. L'OMS continuera d'appuyer Ies Etats Membres dans leurs efforts visant :i ameliorer Ia

nutrition des nourrissons et des jeunes enfants dans Ia Region. M. LIU Peilong (Chine) se felicite du rapport exhaustif sur ce point de l'ordre du jour. Se rcferant au Tableau I, il fait observer que, pour Ia Chine, rien n'est indique concernant Ia mise en oeuvre de I'article II du Code. En fait, la Chine a cntrepris des activites au titre de cet article en juin 1995 et a publie une methode de mise en oeuvre et de controle. De bans resnltats ont ete obtenus malgre l'existence de nombreuses contraintes. Ainsi, malgre Ia creation de nombreux hopitaux "amis

202

COl'v!ITE REGIONAL. CINQUANTIEME SESSION

des bebes", il est difficile d'en assurer Ie developpement durable face it la commercialisation de substituts du lait materne!. Une reunion de rOMS sur les h6pitaux "amis des hebes" est prevue pour novembre 1999. Des hopitaux communautaires sont egalement implantes en milieu rural, en particulier dans les zones montagneuscs pauvres et reculees OU la pratique de I' allaitement au scin et de l'alimentation de complement doit etre intensifiee. M. Liu Peilong demande instamment que I'OMS et d'autres organisations internationales soutiennent les efforts deployes par la Chine dans Ie domaine en question. Le Dr TEMU (Papouasie-Nouvelle-Guinee) declare que SOli pays sOlltient energiquement l'allaitement maternel et qu'il a adopte une legislation en la matiere en 1977, soit quatre ans avant ['adoption du Code. Des recherches ont ete entreprises pour determiner si la legislation est

effectivement appliquee et un rapport recent sur l'allaitement maternel chez les femmes qui travaillent est en cours d'analyse. Etant donne l'importance accordee actuellement aux approches integrees, il suggcre que Ie concept des hopitaux "amis des bebes" comprenne egalement les meres. Se referant it des rapports pubJies recenunent dans Ie Lancet, il note que Ie rapport dont il est question ici ne fait nullement etat de I'infection it VIH et des risques qu'elle comporte pour I'allaitement maternel et il demande des conseils en la matiere. M. VILLAGOMEZ (Etats-Unis d'Ameriquc) fait observer que, d'apres Ie Rapport sur la Sante dans Ie Monde de 1999, les maladies diarrheiques sont au quatrierne rang des causes de morbidite it l'echelle mondiale et que les diarrhees d'origine alimentaire sont l'une des causes principales de la mortalite infanto-Juvenile dans les pays en developpement. D'apres I'UNICEF, 2,2 millions d'enfants meurent des suites d'une deshydratation due it la diarrhee qui a etc souvent aggravee par la malnutrition. Ces donnees accroissent la necessite de promouvoir I' allaitement maternel afm Dans une region si variee, les facteurs

d'ameliorer la sante des nourrissons et des jeunes enfants.

culturels jouent un role capital dans la promotion de I'alimentation au sein aupres des femmes. Grace it la collaboration de I 'OMS avec d'autres organismes et organisations et avec les gouvernements, les mesures prises dans les differents pays seront couronnees de succes. Le Comite pour la promotion de I' allaitement maternel des Etats-Unis a ete recemment mis en place; ses membres sont les principales

organisations nationales dispensatrices de soins, qui ont pour mission pour protege£' promouvoir et soutenir I'allaitement malerne!' En juillet 1999, les Etats-Unis comptaient 20 hopitaux appeles "amis des bebes" et 73 etablissements ayant rel'u un certiflcat d'intention. Malgr'; les credits limites,

PROCES-VERBAL DE LA SIXIEME SEANCE

203

rinitiative se developpe peu it peu sous la eonduitc d'une organisation it but non lucratif denommee Baby-Friendly USA. Lc Dr ROMUALDEZ (Philippines) note avec satisfaction que, pendant une dizaine d'annees au moms, Ie Code international de commercialisation des substituts du lait maternel a ete relativement bien observe, Une loi a Cle promulguee aux Philippines sur la base de ce Code L'initiative

OMS/UNICEF des h6pitaux "amis des bebes" - il s'agit en realM d'h6pitaux --amis des meres et des bebes" aux Philippines - a ete mise en oeuvre avec sucees et les recOlmnandations de la Deciaration d'innocenti ont etc presque integralement appliquees. Neanmoins, les taux d'allaitement matcrnel pour ks enfants ages d'unc semainc it six mois n'ont pas bcaucoup augmente et pourraient memc etrc en

diminution. Dc nouvelles methodes de promotion sont necessaires. Des associations professionnelles et d'autres organisations non gouvernementales ant ete invitees it partieipcr it la campagne de promotion. II a meme etc suggere de persuader les societes de production de lait pour nourrissons elles-memes d'encourager l'allaitement au seill plutot que de simplement s'abstenir de commercialiser leurs produits, Quoi qu'i! en soil, il est imperatif que rOMS ct les Etats Membres d'ameIiorer les pratiques d'alimentation du nourrisson dans la Region. Solon Ie Dr ARiF (Malaisie), Ie Ministere de la Sante de SOil

~tudient

de nouveaux moyens

pays, ell sa quahtc de principal

promoteur de l'allaitement au scin de la Malaisie, a introduit rinitiative des h6pitaux "amis des bebes" dans tous les hopitaux publics et services de maternite Cette mitiative se deveioppe plus lentement dans les hopitaux prives. Le Gouvernemcnt a ahgn6 Ie Code d' 6thique de 1979 pour les preparations pour nourrissons sur Je Code international de commercialisation des substituts du lait materncl.

L 'article 7.3(d)(lii) du Code national exige que so it notifie it rOMS les cas de non-respect de ce Code par rindustrie. L 'orateur demande

a rOMS

de prendre des mesures et de diffuser des intormations

afin d'empecher que ne se prodlllsent:i ravenir des cas d'inobservation du Code. MIle UNG Pui Kun (Macao) dit que, d'aprcs une etude portant sur 346 meres, -+6 % d'entre elles nourrisscnt ICLlr enfant au scin pendant deux mois ct 25 % sculcmcnt continuent de Ie fhirc au-deli

de cette periodc.

Cela s' cxplique par Ie fait que les meres sayent peu de chases, sur l'allaitement

matemel. En effet, mains de la moitie ant consult': des agents de sante it cc sUJet au cours de leurs vi sites prenatales et seule la moilie d'entre elles services d' obstetrique. re~oivent

des intonnatiolls en la matiere dans les

En outre, 15 \/0 seulement de cellcs qui eherchent une aide concernant

l'allaitement maternel la re,oivent du personnel medical.

La mal tie des meres rencontren! des

204

COMITE REGIONAL . CINQUANTIEME SESSION

problemes pour nourrir leur enfant au sein, Ia moitie des nouveau-nes ne sont pas Iaisses pres de leurs meres ct presque tous Ies h6pitaux et centres de sante fournissent gratuitement du Iait en poudre. La situation doit etre ameIion,e par l' observation des "Dix conditions pour Ie succes de

I'allaitement materneI" et l"application du "Code international de commercialisation des substituts du lait matemel". II faut poursuivre la promotion des h6pitaux "amis des bebes" et les meres qui

travaillent doivent apprendre cOll1ll1ent tirer leur lait et Ie conserver pour que les personnes qui les aident puissent alimenter leur enfant. Le DIRECTEUR REGIONAL accueille avec satisfaction la suggestion du representant de la Papouasie-Nouvelle-Guinee concernant les h6pitaux "amis des meres et des bebes" et indiquent que I'initiative pour des environnements sains englobera les h6pitaux-sank A propos de la question

techniquement difficile de savoir s'il faut promouvoir l"allaitement maternel chcz les meres seropositives et cOll1ll1ent Ie faire, il fait allusion aux facteurs socio-economiques it prendre en consideration. Quoi qu'il en soit, la premiere chose it faire lorsque I'on constate qu'une mere est

seropositive. c'est de Ie lui dire et de lui apporter un soutien psychologique. La question de savoir si elle doit allaiter au sein ou non dependra de ses possibilites d'aeheter des aliments de remplacement ; d'autre part, dans les pays ou la maladie est largement repandue, I'utilisation de substituts du lait maternel risque d'accroltre la morbidite et la mortaIite. Le PRESIDENT demande aux rapporteurs de preparer un projct de resolution appropric.

6.

PLAN STRATEGIQUE POUR LE DEVELOPPEMENT DES SYSTEMES D'INFORMATION DANS LA REGION DU PACIFIQUE OCCIDENTAL . Point 18 de rordre dujour (Document WPRlRC50/14) Le DIRECTEUR, GESTION DES PROGRAMMES, prcsentant ec point de rordrc du jour

rappello que, it la suite de la discussion sur les indicateurs de sante pour La sante: Nouvelles perspectives it la session de 1998, Ie Comite regional a demande

a rOMS d'etablir un plan strategique

pour Ie dCveloppement des systemes d'information dans la Region du Pacifique occidental. Le plan stratcgique faisant l' objet du document susmentionne est destine it aider les pays

a fonnuler des plans

d'action nationaux en ,ue de developper des systemes d'information sanitaire. La favon dont les pays donneront effet aux recommandations de ce plan dependra de la situation actuelle de leurs systemcs d'information. Certains pays devront peut-etre modifier sensiblement leurs systemes. tandis que

PROCES-VERBAL DE LA SIXIEME SEANCE

205

d'autres n'auront peut-etre qu'a en ameliorer certains elements. En tout cas, Ie plan devrait aider tous les pays a classer par ordre de priorite les taches qui devront etre accomplies pour que leurs systemes d'information sanitaire apportent une reelle contribution au processus de prise de decisions en matiere de gestion sanitaire. Etant donne qu'il faut plusieurs annees pour developper et mettre en oeuvre un systeme d'information, il n'est pas rentable d'apporter de frequentes modifications it ce systeme. II est donc recommande aux pays de proceder it une evaluation minutieuse des besoins et a une analyse des res sources disponibles avant d'effectuer des modifications importantes. Le document porte sur les themes specifiques ci-apres, qui ont etc enonces dans la resolution adoptee par Ie Comite regional a sa quarante-neuvieme session methodes de collecte des donnees, harmonisation des donnees, diffusion des informations, analyse et utilisation des donnees, et evaluation des ressources humaines. II est destine

a aider les pays a elaborer des plans d'action dans

Ie but de

developper leurs propres systemes d'information sanitaire, que ces systemes soient relativement nouveaux ou que seuls certains de leurs elements necessitent une amelioration. On ne saurait trop insister sur Ie fait qu'une planification rationnelle et bien coordonnee est la cle de la reus site de tout systeme d'information. Mme DAVIDSON (Australie) considere que Ie plan est une premiere .:tape utile, mais qu'il devrait etre plus detaille pour etre utilise comme plan generique, particulierement pour les pays ayant des systemes d'information limites. II faudrait etablir une liste recapitulative des caracteristiques d'nn bon systeme, des definitions communes, des methodes de formation et des formes de notification utiles. 11 faudrait egalement etudier des systemes d'information entre les pays du Pacifique occidental, et notamment la question de leur compatibilite. Mme ALATOLO (Tuvalu) sollicite raide du Bureau regional pour ameliorcr son systemc d'information sanitaire. Si celui-ci n'est pas approprie, il ne sera pas possible d'effectuer des recherches cfficaces en matiere de sante a Tuvalu. Le FNUAP a propose son aide mais seulement pour la partie du systeme touchant a la sante genesique. Le Dr CHERN (Singapour) souligne que Ie ministere de la sante de chaque pays devrait coordonner la mise au point de systemes d'information nationaux compatibles, car la mise au point simultanee de plusieurs systemes pourrait entrainer des chevauchements ou une certaine confusion. Il

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COMITE REGIONAL: CINQUANTIEME SESSION

suggere que la strategie 1.2 du plan strategique propose, "Examen des politiques et systemes nationaux pour la collecte et la gestion des donnees", couvre aussi les effets de la confidentialite ct d'autres questions d'ordre medico-legal. II remercie Ie Gouvernement de l'Australie de son appui

a la mise en

place du systeme Casemix, lequel devait commencer it fonctionner en octobre 1999. II s'agit d'un systeme de classification clinique qui contribuera au systeme d' infonnation sanitaire national et foumira des renseignements sur Ie financement des soins de sante. M. VILLAGOMEZ (Etats-Unis d'Amerique) appuie I'idee que la mise au point de meilleurs systemes d'infonnation sanitaire aidera a reduire les inegalites en matiere de soins et ameliorera la situation sanitaire. L'appui de I'OMS dans ce domaine est crucial et Ie plan strategique offre un outil de base utile. II presume que Ie Bureau regional a deja commence :i. evaluer les capacit';s en place au niveau des pays en ce qui concerne l'accessibilite et la completude des infonnations, l'etablisscment des priorites nationales et les res sources humaines. L' aide du Bureau regional serait particulierement utile pour assurer la compatibitite des methodes et la comparabilite de l'inforn1ation dans toute la Region. En outre, les Etats Membres doivent reconnaitre l'utilite de l'infonnation dans Ie processus de prise de decision. Le Dr QI Qingdong (Chine) dit que J'infonnation sanitaire est d'une Ires grande utilite pour les activites dans Ie domaine de la sante et il exprime son appui au plan slrategique. II espere que Ie

Bureau regional collaborera avec les Etats Membres a l' adoption de methodes pennettant la mise en oeuvre du plan. II demande instamment it I'Organisation d'aidcr les Etats Membres systeme unifie d'indicateurs pour pennettre la comparabilite des donnees et

a Claborer

un

a mettre en place, par des II cst

methodes modernes, des systemes d'infonnation medicale et d'echange d'infommtions.

indispensable de disposer de ressources humaines suffisantes et la plupart des pays en developpement doivent fonner des specialistes en infonnation sanitaire. Les pays ayant une experience en matiere de technologie de I'infonnation pouITont etre appeles systemes ne sont pas encore bien au point. M. MANOUHALALO (France) soutigne I'importance du plan, en particulier en ce qui concerne la surveillance epiderniologique associee

a assurer une fonnation a l'intention de ceux dont les

a un

systeme d' intervention pour pennettre une

riposte rapide aux epidemies. Une meilleure circulation de I'infommtion pennellra de faire face aux maladies et aux catastrophes naturelles. Le plan devrait egalement etre utile pour la planification des activites en matiere de soins de sante primaires et pour evaluer Ie travail accompli. Lcs donnees

PROCES-VERBAL DE LA SIXIEME SEANCE

207

devraient etre harmonisees grace au reCQurs a des indicateurs pertinents conununs pour simplifier la collaboration entre les pays et les organismes, les donateurs ainsi que diverses autorit,;s nationales. L'OMS devrait 61aborer un guide contenant des definitions des cas et une terminologie conunune. Les donnees sanitaires et sociales sur la Nouvelle-CaIedonie consultables sur Internet montrent I'utilite d'un systeme d'information au niveau des pays. Le Dr ABU BAKAR (Malaisie) exprime son appui au Plan strategique et aux six objectifs stratcgiques. Une bonne mise en oeuvre du plan peut faciliter l'integration des services de sante. L'61aboration de normes, y compris celles qui s'appliquent au transfert des donnees et a l'acces a celles-ci ainsi qu'a la securile de l'information, devra se faire a l'echelle intemationale. Notant (' absence de references a la telemedecine et a I' echange a distance de donnees sanitaires, (' orateur espere que ces questions pourront rue etudiees. Le Dr ALTANKHUYAG (Mongolie) se felicite de ('elaboration du plan strategique, qui aidera les pays a formuler des plans a long terme pour Ie developpement de systemes d'information et rationaliser leurs activites de developpement de l'information sanitaire. II remercie egalement I'OMS du soutien apport" a son pays au cours des annees passees pour ameliorer les divers elements de son systeme d'information sanitaire, ainsi que dans les domaines de l'elaboration d'indicatcurs sanitaires, de l'utilisation de l'information sanitaire, de la formation a l'utilisation de la CIM·JO ot de la creation de reseaux. Toutes ces activites ont grandement facilite I' Claboration de rapports sur la sante qui foumissent des informations utiles pour renforcer les processus de planification et d' evaluation dans Ie Mveloppement du secteur de la sante. Le Dr ROSS (lies Salomon) prend note des objectifs et strategies mis en place rnais souligne que tout systeme d'information doit reflerer les besoins et les politiques proprcs a chaque pays. Le Dr WOONTON (Nioue) approuve et soutient la formulation du Plan strafl!gique pour Ie dtiveloppement des systemes d'in/ormation dans la Region du Pacifique OCCidental. Elle note que, dans Ie cadre du quatrieme objectif strategique, Ie systeme devrait ameliorer

a

r utilisation

de

(,information pour la prise de decisions et suggere d'inc!ure dans cet objectif I'echange a distance de donnees sanitaires.

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COMITE REGIONAL. CINQUANTIEME SESSION

Le DIRECTEUR, GESTION DES PROGRAMMES, remercie les representants de leurs observations utiles. Les responsables de l'eIaboration du plan ant rencontr'; quelques difficultes dans leur travail en raison de la grande diversite des systemes d'information dans la Region. II sera tenu compte des suggestions tres constructives qui ant ete faites. rinformation telles que I'''echange Les applications de la technologic de

a

distance de donnees sanitaires" et la "telemedecine" font

actuellement I'objet d'une etude, et il sera peut-etre possible d'en inclure les conclusions dans une version ulterieure du plan. Le CONSEILLER REGIONAL EN INFORMATION SANITAIRE confirme que les applications telles que la "teJemedecine" et I"'echange

a

distance de donnees sanitaires" sont

actuellement it I'etude. L'attention est egalement appelee sur la formation

a l'utilisation de la dixieme

",vision de la Classification statistique internationale des maladies et des problemes de sante connexes (CIM-IO) dans Ie cadre de I'harmonisation des systemes de notification et pour faciliter la

comparabilite des donnees au niveau international.

Des cours ont ete organises

a I'intention

des

formateurs c1es de 16 pays et de personnels nationaux de six pays.

7.

RELATIONS DE TRAVAIL AVEC LES ORGANISATIONS NON GOUVERNEMENTALES • Point 19 de I'ordre dujour (Document WPRlRC50115) Le DIRECTEUR, GESTION DES PROGRAMMES, declare que Ie rapport a

ete

prepare

confonnement

a la resolution WPRlRC45.R9, qui priait Ie Directeur regional

de passer en revue les

relations de travail avec les organisations non gouvernementaJes (ONG) et de faire rapport au Comite regional en 1999. Depuis l'adoption de la resolution en 1994, les relations de travail se sont developpees regulierement tant avec les ONG en relations officielles avec I'OMS qu'avec celles qui ant 6tabli des relations non officielles avec l' Organisation, et ont permis la creation de nombreux partenariats novateurs au niveau officiel au non. Depuis longtemps, un certain nombre d'ONG collaborent

etroitement et avec succes aux progranunes teclmiques de l'OMS, comme Rotary International, qui a contribue it I' eradication de la poliomyelite dans la Region. Malgre les grands progres realises ces cinq dermeres annees dans l'instauration de partcnariats plus droits, tant rOMS que les ONG peuvent faire encore bien davantage pour renforcer leur

PROCES-VERBAL DE LA SIXIEME SEANCE

209

collaboration. Un certain nombre de contraintes et de problemes sont mis en evidence dans Ie rapport et plusieurs recommandations sont proposees aux representants pour examen. Dans Ie document L 'OMS dans la Region du Pacifique occidental: un cadre d 'action, Ie Directeur regional a souligne la necessite pour l'OMS de renforcer les partenariats. La consolidation des partenariats avec les organisations non gouvcrnementales constitue une part essentielle de la mission de I'OMS consistant a faire connaitrc son action aux autres entites qui cherchent it promouvoir la sante dans la Region. Le Directeur regional a deja commence it mettre en place des mecanismes destines a renforcer les relations avec les ONG en faisant des relations exterieures l'un des domaines d'action relevant du theme "Faire connaitre l'action de rOMS" et en nommant un responsable des relations exterieures. Cest la un premier pas qui montre bien que, pendant son mandat, Ie Directeur regional mettra tout en oeuvre, avec les membres du personnel, pour instaurer des partenariats plus etroits et plus efficaces avec les ONG a tous les niveaux. Sur I'invitation du PRESIDENT, les organisations non gouvernementales suivantes ont fait des declarations: Federation internationale du thermalisme et du climatisme Federation mondiale des ergotherapeutes.

La seance est levee it 17h30.

210

COMITE REGIONAL: CINQUANTIEME SESSION

PROCES-VERBAL DE LA SIXIEME SEANCE

211 ANNEXE

TABLE RONDE MINISTERIELLE SUR LES SYSTEMES DE SECURITE SOCIALE ET LE DEVELOPPEMENT DU SECTEUR DE LA SANTE (Resume du Dr Margaret Chan, animatrice) La table ronde ministerielle a porte sur la definition des Illets de sccurite sociale, tant sous la forme d'une protection sociale que sous celie d'une assistance sociale, et mis en evidence les raisons de I'importance que ces mecanismes revetent aetuellement. Elle a reuni les representants de 31 Etats

Membres, et 17 pays et territoires y ont echange leurs donnees d'expcrience par I'intermediaire de leurs ministres ou des representants de eeux-ci. Les experiences de ccs pays ct territoircs refletent leur Si rcchange

perception des problCmes, la diversite des situations et les solutions envisagecs.

d'informations sur de telles experiences est utile, Ie transfert de modeles dans ce domaine n' est toutefois pas simple, ni meme approprie. On trouvera exposes ci-apres les experiences et problemes importants qui ont etc evoques au cours des debats : La responsabilite des pouvoirs publics dans la creation de filets de securite socialc a etc largement reconnue. On a souligne I'importance de la volonte politique de mettre au point des mesures en la matiere et de mettre en oeuvre Ie processus ICgislatif necessaire, et on a releve l'utilite des filets de sccurite sociale dans Ie contexte plus large du developpement social. Plusieurs pays ont fait etat des progn\s realises it ce jour dans l'elaboration, I'extension et la reforme des mecanismes d'assurance sociale. Au nombre de ces pays figuraient les Philippines, ainsi que la Chine et Ie Viet Nam qui, en raison de leur passage it l'economie de marche, doivent aujourd'hui reamenager Icurs anCIens systemes de protection sociale. Un probleme commun it ces pays cst la L'tmc des solutions

COltVcrture du sccteur non structure, en particulicr dans les zones rurales. envisagees pour assurer une protection sociale au niveau local consisterait

a mettre

cn place des

programmes de financement des soins de sante communautaires. Toutefois, il faudrait assurer une plus large concentration au sein des grandes populations rurales, ce qui pose un important probleme.

212 Annexe

COMITE REGIONAL: CINQUANTlEME SESSION

Dans Ie cadre des efforts qu'ils deploient actuellement pour dargir la protection sociale, plusieurs pays se focalisent deliberement sur les populations economiquement defavorisees. Au

Viet Nam et aux Philippines, les pauvres beneficient d'allocations de l'Etat prevues par les systemes d'assurance maladie en vigueur. En cherehant la meilleure forme de protection sociale pour permettre de passer d'un financement entierement assure par les pouvoirs publics

a un partage

des couts, on a insiste sur la

garantie de l'egalite d'acces aux soins. Un point important a ete signale : parallelement aux droits aux soins de sante dont une personne beneficie, il convient de prendre en consideration l'obligation qu'elle a de contribuer au financement du systeme. A l' autre extremite de la gamme, on a relcve que, dans les pays OU les prestations de sante sont fournies gratuitcment, la population depend des services de l'Etat. Si la necessite de fournir des soins gratuits aux categories de la population les plus necessiteuses a ete consideree comme une responsabilite permanente des gouvernements, plusieurs pays, Samoa et Fidji, par exemple, ont fait observer que des efforts etaient deployes pour developper Ie secteur priv" par Ie biais de dispensateurs de soins et d'assureurs prives. On a toutefois note que seul un petit pourcentage de la population peut etre actuellement couverte par des regimes prives dans ces pays et, de fait, la Papouasie-NouvelleGuinee a releve que 2 % de la population seulement pouvait etre couverte par une assurance privee but lucratif. Un certain nombre de pays ont fait etat des consequences de la recente crise economique en

a

Asie. On a releve qu'il etait important de veiller

a ce que les budgets de la sante publique ne soient pas

affectes par des reduciions qui porteraient prejudice

a la foumiture des servIces essentiels, et on a note egalement qu'il fallait maintenir et developper les filets de securite qui assurent une protection a tous ceux qui piitisscnt de la crise economique. On a souligne que, dans lc cadre des politiques de reforme des systemes de sante, il faudrait renforcer les services de sante publique que l' on considere generalement comme des services publics plutot que personnels. L'exemple positif de Macao, qui met l'accent sur la prevention et l'ectucation pour la sante, a ete mentionne. II a me suggere que l'on recoure it une taxation speciale et que I'on verse des allocations provenant d'une assurance maladie it but social. II a ete signale qu'une 11' entrainent

augmentation des depenses et un plus grand recours aux soms de sante personnels

pas

necessairemcnt ulle amelioration de la sante pour I'ensemble de la population

PROCES-VERBAL DE LA SIXIEME SEANCE

213 Annexe

La grande maJorite des participants ont reconnu les problemes que pose actuellement 1a maltrise des couts des soins de sante et ont estime qu'ils faisaient partie integrante du developpement du secteur de la sante. Les problemes poses par les couts sont aggraves par I'augmentation des besoins en soins de sante lies au vieillissement de la population et par la difficulte de contr51er I'utilisation de certains elements des soins de sante et les depenses qui y sont associees, comme c' est Ie cas par exemple des medicaments et des services de diagnostic couteux. Pour faire face aux problemes de

couts, plusieurs pays encouragent I' amelioration des soins de sante primaires au niveau communautaire et Ie recours accm

a d'autres

types de soins peu couteux, dont la medecine traditionnelle.

La

reglementation du secteur prive a egalement ete citee comme mesure de contr6le des depenses de sante. En conclusion, les debats ont montre que les Etats Membres se preoccupaient de la necessite d'utiliser des filets de securite sociale efficaces pour Ie developpement du secteur de la sante et du r51e que ces mecanismes Jouent dans Ie developpement de la sanre et Ie developpement social en general Les cchanges d'opinions et de donnees d'experience sc sont traduits par une approche positive et constructive de 1a solution des problemes. Les problemes qui ont ete souleves montrent quels sont les domaines dans lesquels les Etats Membres ant besoin d'un appui pour mettre en place leurs propres filets de securite sociale. De toute evidence, il est necessaire de poursuivre Ie dialogue et l' echange de donnees d'experience, compte tenu de la situation particuliere de chaque pays.

Основные сведения
Тип документа Technical Documents
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения