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Procès-verbal provisoire de la deuxième séance, lundi 5 septembre 1983

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WORLD HEALTH ORGANIZATION

ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE

REGIONAL OFfiCE FOR

THE WESTERN PACIFIC

BUREAU R~GIONAL DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

COMITE REGIONAl. Trente-quatri~me

;n>R/RC34/SR/2 5 septembre 1983 session ORIGINAL: ANGLAIS

Manille

COMPTE RENDU ANALYTIQUE PROVISOIRE DE LA DEUXIEME SEANCE Salle de conf~rences de l'OMS, Manille Lundi 5 septembre 1983, A 14 h 30 PRESIDENT: Datuk (Dr) Abdul Khalid Sahan (Malaisie) SOMMAlRE

1.

D~signation

du Direeteur

r~gional

•••••••••••••••••••••••••••••

J 4

2.

Rapport du Directeur

r~gional

••••••.••••.•••.•.•.•.•••.•.•..•.

Note:

Toute rectification au communiqu~e

pr~sent

compte rendu analytique devra

~tre

A l' administratrice responsable du programme et des rapports, bureau 326, ou remise au guichet de renseignements situ~ A l' entr~e de 1a salle de conf~rences dans 1es 24 heures suivant sa distribution •

•

WPR/RC34/SR/2 Page 2

La

liste des

repr~sentants

11 la trente-quatrieme session est donnee

s~par~ment dans le document WPR/RC34/DIV/l.

IoIPR/RC34/SR/2 Page 3

1.

DESIGNATION DU DIRECTEUR (Document IoIPR/RC34/2) La r~union

REGIONAL

Point

8

de

l'ordre

du

Jour

en

s~ance

s'est tenue a huis clos de 14 h 30 pub1ique a 15 heures.

a

14 h 55

et a reprLs

A la demande du PRESIDENT, Ie Dr DA PAZ (Portugal), Rapporteur, donne lecture de la r~solution qui vient d'@tre adopt~e a huis clos par Ie Comit~ r~gional.

"Le

Comit~ r~gional,

Vu l'article 52 de la Constitution; et Conform~ment

a

l'article 51 de son Reglement

int~rieur; r~gional

1.

DESIGNE Ie Dr Hiroshi Nakajima en qualite de Directeur pour Ie Pacifique Occidental; et

2.

PRIE le Directeur g~n~ral de proposer au Conseil ex~cutif la nomination du Dr Hiroshi Nakajima pour une nouvelle p~riode de cinq ans a compter du ler juillet 1984".

Le PRESIDENT participants.

invite

Ie

Directeur

r~gional

s'adresser

aux

Le DIRECTEUR REGIONAL exprLme ses remerciements sinceres aux peuples et aux Etats Membres de la R~gion du Pacifique Occidental pour leur appui, lequel devrait permettre a tous, y compris a lui-meme, de poursuivre l'oeuvre entreprise ensemble afin de parvenir a l'objectif de la sant~ pour tous d'ici l'an 2000 sur lequel l'OMS et ses Etats Membres se sont collectivement accordes. 11 souhaite formuler quelques observations sur la situation sanitaire dans la R~gion en utilisant comme cadre les questions et les obstacles principaux relev~s dans la matin~e par Ie Directeur g~neral.

La Region nla cease de connattre une situation de tensions politiques toujours accrues dans les pays memes et entre les pays. A l'heure actuelle, nombre de pays en d~veloppement parmi ceux qui la composent sont gravement affectes par 1a recession mandiale et n'ont encore pu se redresser un tant soit peu. Toutefois, 1a Region dans son ensemble connate un developpement e.conomique et social continu. Les gouvernements portent une attention accrue a la sante et au bien-@tre de leurs peuples. C'est ainsi que Ie monde voit dans Ie Pacifique occidental l'exemple d'une Region qui se d~veloppe rapidement tant du point de vue ~conomique que du point de vue politique. Elle dispose de personnel qualifie et d~veloppe actuellement ses capacit~s technologiques au plus haut niveau. En depit des tensions politiques et des contraintes economiques, 1a situation annees. parvenir pays en sanitaire slest relativement amelioree au cours de ces quelques derni~res 11 demeure neanmoins que beaucoup reste 11 faire si l' on veut

l'objectif de de ind~pendants, ne sont pas sanitaire satisfaisante et d~veloppement

a

la sant~ pour tous d'ici l'an 2000. Nombre de la R~gion, en particulier les pays nouvellement encore parvenus ~ se doter d'une infrastructure notamment de personnels de sant~.

WPR/RC34/SR/2 Page 4 Ces pays devraient continuer de travailler ensemble a 1a resolution des probl~mes actuels de la sant~ et 11 faire en sorte que la manifestation de courants l 1a fois sains et puissancs d'~nergie humaine permette d'assurer la promotion du d~veloppement social et ~conomique de 1a R~gion. et partant J d I encourager une cooperat ion pacifique dans 1e domaine de 1a .ant~. C'est le but ultime de l ' OMS tel qu'il est d~fini dans le texte du pr~ambu1e de sa Constitution "La sant~ de taus les peuples est une condition fondamenta1e de la paix du monde et de la s~curit~; elle d~pend de la coop~ration la plus ~troite des individus et des Etats." Le compte 11 rebours pour la sant~ pour taus d'ici l'an 2000 vient 11 peine de commencer et beaucoup reste encore 11 faire.

Sa reconduction dans ses fonctions d~pend de 1a do!cision que prendra le Conseil ex~cutif lars de sa session de janvier 1984; i1 n'en souhaite pas moins exprimer s~ance tenante sa profonde gratitude aux amis et aux coll~gues avec lesquels il a travaill~ en ~troite association 11 la promotion du d~veloppement de la sant~ dans les pays de la R~gion. 11 se f~licite de leur appui et de leur collaboration ainsi que de ceux de l'ensemb1e de ses co11~gues de l'OMS travai11ant sur le terrain et au Si~ge sans 1esque1s i1 n'aurait pas ~t~ en mesure de r~a1iser 1e travail qu'i1 a accompli dans 1a Ro!gion du Pacifique occidental. 11 souhaite ~ga1ement remercier le Directeur g~n~ral pour ses qualit~s d'animateur, l'appui personnel qu'il lui a apport~ et 1a sympathie qu ' i1 a t~moign6e 11 son 6gard ainsi que pour sa contribution personnel1e au d~veloppement de 1a sant~ et ses conseils en 1a mati~re. 2 RAPPORT DU DIRECTEUR REGIONAL: Point 9 de l'ordre du jour (Document WPR/RC34/3 , Corr.l et Corr.2) (suite de la premi~re s~ance, section 8)

Le Or TARANTOLA (Conseiller r~gional pour les maladies transmissibles) I r~pondant 11 une question du repr~sentant du Viet Nam , d~clare qu' une epid~mie de cho16ra s' est d~clar~e en aoat 1982 et en mai 1983 dans l' archipel de Truk I qui compte mains de 40 000 habitants, au cours de laquelle on a d6nombr~ 16 morts parmi les 2200 cas enregistres. Les mesures prises pour enrayer cette ~pid~mie n'ont pas donne les rt!sultats escomptes. Pour situer le probl~me dans une perspect ive d'ensemble, si, en 1982, 3000 cas de cholera ant ete signales par 12 pays differents, on a enregistre 600 000 cas de maladies diarrh~iques dans l'ensemble et 3900 d~ces dus 11 ces maladies contre 48 d~ces imputables au cholera. De recentes ~tudes ecologiques entreprises dans l'eotuaire de la Chesapeake aux Etats-Unis d'Amerique font apparattre que le vibrion du cholera pourrait survivre assez longtemps dans les conditions de salinit~ qu' on rencontre dans cette zone. Au Queensland, l' apparition d' une s~rie de petites epid~mies a montr~ que le vibrion ~tait capable de survivre dans cet environnementj des scientifiques australiens font actuellement des recherches pour savoir de quelle fa~on il en est ainsi.

L'apparition du cholera dans l'archipel de Truk a conduit A utiliser de maniere plus coh~rente la th~rapeutique par les sels de r~hydratation par voie orale dans taus leo cas de maladies diarrh6iques et non seulement de cholera; il faudrait saisir toutes les occasions qui se pr~sentent afin d'~duquer le public et les pouvoirs publics en leur montrant comment utiliser les m~thodes de lutte correctes et une hygiene appropri~e.

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Jusqu'a present, les vaccins n'ont pas donne les resultats escomptes. La recherche est axee sur 1a determination de la correlation existant entre les aspects serologiques, la mobilite du vaccin et son degre de penetration dans la muqueuse intestinale ou de survie sur la surface de 1a muqueuse. On esp~re pouvoir mettre au point d'ici deux ou trois ans un vaccin buccal attenue comprenant un antigene bacterien et un antigene extrait de la toxine et qui permettrait de reproduire les conditions naturelles de l'infection due au cholera sans sa pathogenicite. L'OMS convoquera au debut de 1984 une reunion des pays de la Region appelee a tirer les le~ons de l' epidernie survenue dans l' archipel de Truk et a examiner les moyens a mettre en oeuvre afin de prevenir de telles epidemies a l'avenir. Le Dr UMENAI (Conseiller regional pour les maladies transmissibles), repondant a une question du representant de Tonga sur le syndrome immuno-deficitaire acquis (SIDA) et l'herpes genital, declare que le SIDA detruit les defenses immunologiques contre les infections et contre les tumeurs telles que 1e sarcome de Kaposi. Divers virus ont ~t~ mis en cause mais on n'est parvenu a en identifier aucun avec certitude. La plupart des cas ont ete enregistres aux Etats-Unis d'Amerique. Des deux types de virus herpes simplex, c'est le type 2 qui en general attaque la partie inferieure du corps et notamment les organes genitaux. L'infection est etroitement liee au degre d'exposition sexuelle et on a pu enregistrer un taux allant jusqu' a 12% chez les jeunes prostituees aux Etats-Unis. Des rapports officieux font etat de la presence de l'herpes genital dans la Region du Pacifique occidental. En depit de la menace que represente l'apparition de souches de gonocoques offrant une grande resistance aux antibiotiques, les gouvernements de la Region n' accordent pas l' attention voulue au probleme que posent les maladies transmises par voie sexuelle. Le Dr GEIZER (Conseiller regional pour la technologie de laboratoire) declare qu'entre Ju~n 1981 et le ler aoat 1983, les rnedecins et les services de sante des Etats-Unis d' Amerique et de Porto Rico ont signale 1972 cas de SIVA; 381. des personnes touchees sont decedees. Dans la Region europeenne, on a enregistre 153 cas au 30 Ju~n 1983, et un taux de mortalite de 301.. Dans la Region du Pacifique occidental, on a enregistre 5 cas confirmes ou suspects de SIDA en Australie chez des homosexuels de sexe masculin qui avaient tous s~journe

aux Etats-Unis et un autre cas de

deces chez un bisexuel de sexe masculin a Melbourne. Le probleme des maladies transmises par voie sexuelle est grave dans la Region, notamment en ce qui concerne la blennorragie, puisque 30% des souches isolees se sont revelees offrant une resistance a la penicilline et que ce pourcentage a atteint 60% dans certains pays. La plupart des souches resistantes sont du type dit NGPP qui produit de la penicillinase, laquelle est une enzyme destructrice de 1a p~nicilline, rnais un certain nambre de Bouches r~sistent auasi h 1a spectinomycine. Le fait qu I il est possible de se procurer ais~ment des antibiotiques en pharmacie sans ordonnance, ce qui explique leur mauvaise utilisation, constitue 11 un des principaux facteurs de l'accroissernent de 1a resistance. Un groupe de travail scientifique doit ~tre reuni a Manille en fevrier 1984; il sera charge d'etudier la question de la resistance bacterienne, en particulier chez les gonocoques, et de formuler des directives concernant Ie contrale et l'utilisation appropri~e des antimicrobiens.

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DIRECTEUK REGIONAL, l' inquietude accrue expri,nee par les au sujet de certains aspects de la Iutte contre les maladies transmissibles est un signe du developpement rapide de leurs pays. Nul doute que l'eradication de la tuberculose d'ici l'an 2000 fasse partie des aspirations de la Region du Pacifique occidental et que la lutte doive se poursuivre; a cet egard, il faudrait prendre des mesures particuli~res appropri~es afin de proteger les populations nouvellement exposees au bacille de la tuberculose. repr~8encants

Pour

Ie

Le virus de l'hepatite B soul~ve des probl~mes de plus en plus graves tant dans les pays industrialises que dans les pays en developpement, ainsi que Ie montrent les statistiques qui font apparaitre que, pour Ie monde entier, 75% des porteurs de l'antig~ne de surface de l'hepatite B (HBsAG) se trouvent ~tre des Asiatiques ou des ressortissants des pays de la Region du Pacifique occidental. Deux nouvelles methodes ont ete mises au point dans la Region. Tout d'abord, un pro cede diagnostique nouveau, peu onereux et simple faisant appel a la teChnique ELISA a ete mis au point a Melbourne (Australie). Cette technique, qui evite d'avoir recours au coGteux titrage radio-immunologique et qui peut aisement s'appliquer a tous les niveaux des services de sant~t connatt actuellement un d~veloppement rapide dans l'ensemble de la Region ou l'on utilise aujourd'hui la technique ELISA non seulement sur l'antig~ne de surface mais aussi sur l'antigene e et l' anticorps. En deuxi~me lieu, on esp~re d' ici un an pouvoir isoler les porteurs d'hepatite B qui sont transmetteurs. 11 est bien conou que tous les porteurs de l'HBsAg ne transmettent pas la maladie et que la transmission se fait sans douce uniquement par les porteurs de l'antigene e et plus precisement par les malades DNA positifs. De l'avis du Directeur regional, Ie recours a une technique diagnostique precise et simple et a 1 'analyse dll sang permettrait de reduire Ie coGt de la fabrication des

vaccine

d'origine

sanguine

A l'avenir.

Une

reunion

sur

Ie

vaccin

de

l'hepatice B se tiendra en novembre 1983; elle sera chargee de recommander au Directeur general d' attirer I' attention sur la situation particuliere que connatt l'Asie. La mise au point d'un vaccin fabrique par recombinaison du DNA dont s'occupent actuellement divers institllts de Chine et dll Japon est encollragee bien que certaines difficultes continuent d'etre rencontrt!es. Le Directeur r~gional attire i'attention sur les avant ages que pourraient retirer les programmes de formation a la recherche et d' octroi de bourses de l' OMS de l' introduc tion des techniques de pointe utilisees dans d'autres pays et de l'adaptation de ces techniques aux conditions locales. Le probl~me du cholera dans la K~gion du Pacifique sud appelle une surveillance continue et une grande vigilance si l'on veue pouvoic traiter les manifestations resultant non seulemenc. du contact avec des r~servoirs de reproducciod non humains mais aussi de l'existence de conditions sanitaires inappropriees et de pratiques d'hygi~ne alimentaire inadequates.

Le probleme du syndrome immuno-deficitaire acquis (SIDA) souleve par Ie repr~sentant de Tonga a fait 1 'objet d'une vaste publicit~ dans la presse, m@me dans les pays en developpement de la R~gion, ce qui a suscite une inquietude injustifi~e. Le Directeur regional souligne que Ie SIDA est un syndrome dont Ie virus n' a toujours pas ete definitivement isole. En tht!orie, 1e cytomegalovirus existe dans certains pays. Le virus de 1a leuc~mie humaine des cellules T a dejA ete isole au Japon ou un grand nombre de porteurs ont ete decouverts dans Ie sud du pays mais La methode diagnostique utilis~e n' a ete mise au point que tout recemment, ce qui explique qu'il n'a pas encore ete possible d'exercer une surveillance epidemiologique. 11 conviendrait de faire une etude des infections virales

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transmises au cours de transfusions sanguines, de s~ances d'acupuncture et de rapports sexuels. Ii souligne qu' en raison de l' ~tendue des possibilit~s de transmission, le SIOA n'a pas ~t~ d~fini comme une maladie uniquement transmise par voie sexuelle. I i conviendrait a l' ~vidence d' adopter a l' avenir une approche plus en ce qui concerne la surveillance ~pid~miologique dans 1a R~gion en tenant compte notamment des aspects sociaux et culture1s des maladies ainsi que du d~veloppement des m~thodes de diagnostic et de surveillance. diversifi~e

Le Dr GALVEZ (Philippines) aimerait savoir au en est la situation du point de la lutte contre les infections aigues des voies respiratoires dans la R~gion; aux Philippines, un programme national est en pr~paration et i1 serait done extr@mement utile d'avoir 1es avis d'experts afin de donner aux mesures de pr~vention et de lutte un plus grand impact. Le Dr TARANTOLA (Conseiller r~gional pour les maladies transmissibles) prt!cise que, peu apres la mise en place du programme de lutte contre les infections aigues des voies respiratoires en 1976-1977, on a entrepris en 1979 dans lea zones montagneuses de Papouasie-Nouvelle-Guinee un projet qui a permis de mieux comprendre les impt!ratifs et les possibilitt!s. Un certain nombre de r~unions au Bureau r~gional et au niveau mondial - en particulier une reunion qui a rassemblt! a Manille en aoat 1982 des chercheura principaUl< - ant permis d' arriver a cette conclusion frappante que l'on connatt auffisamment bien le probleme et qu'il existe des techniques suffisantes pour que les pays puissent entreprendre une action de prt!vention et de lutte une ~chelle limit~e. Cette rt!orientation vers la mise en place de programmes, alors qu'on insistait avant sur la recherche, a constitue une ~tape importante. Un groupe consultatif teChnique mondial, reuni a Gen~ve en mars 1983, a confirm~ les conclusions de la reunion regionale.

a

Des progr~s ant ~galement ant et~ realises dans le cadre du projet de recherche en milieu urbain men~ aux Philippines. La Chine a elle aussi entrepris des programmes, tandis que la Malaisie et le Viet Nam ant soumis des proposltlons. Le projet mene aUK Philippines consiste a v~rifier l'impact de diverses methodes. Le groupe consultatif technique mondial a reconnu que les mesures vis ant A r~duire la mortalite ~taient prioritaires, et que les enfants, qui sont particuli~rement exposes, doivent faire l'objet d'une protection speciale. Les pays utiliseront des approche. s t appuyant sur une meilleure connaissance des maladies au niveau comm.unautaire, sur les modalit!§s de traitement des cas et sur un syst~me d'orientation/recours bien structur~. Le traitement pr~coce est n~cessaire, d'ou le role important des agents de sant~ peripherique, et de techniques diagnostiques simples et efficaces. Le groupe mondial a egalement insistt"; sur la n~cessite d'une liaison avec le Progranune eiargi de vaccination, en particulier pour 1a rougeole. Le Dr DE SOUZA (Australie) fait t";tat de l'appui apport~ par le Bureau australien d I assistance au developpement a un projet mene aux Philippines en vue de pr,evenir et maitriset les infections aigues des voies respiratoires en milieu rural grAce aux soins de sant!§ primaires. II est pr~vu de creer un centre dana la province de Bohol pour un montant de quelque US$300 000.

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Le PRE:HDENT fait observer que les infections aigues des VOles respiratoires sont l'un des themes du rapport du Sous-comite de la cooperation technique entre pays en developpement (document WPR/RC34/S) qui sera examine au titre du point 11.1 de l'ordre du jour. Chapitre 9: Lutte contre les maladies non transmissibles (pages 67

a

70)

Le Dr SUNG WOO LEE (Republique de Coree) declare que les maladies non transmissibles prennent peu 1 peu 1a place des maladies transmissibles en tant que principale cause de deces dans la plupart des pays de la Region; aussi sQuhaiterait-il VOlr une r~orientation, notamment en faveur des maladies cardio-vasculaires et de leur prevention, dans le cadre des soins de sante primaires. Le Dr THONG (Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord) dit qu 'un projet de prevention des maladies bucco-dentaires est mene 11 Hong K.ong parmi les enfants des ecoles primaires dans le cadre de mesures de promotion de la sante bucco-dentaire axees sur la prevention et la planification nationale des personnels. Ce projet, qui comprend des contr81es, des detartrages et des obturations periodiques, insiste tout particuli~rement sur l'~ducation en sant~ bucco-dencaire. Les services sont fournis presque gratuitement 11 ceux qui veulent se joindre au projet, auquel participent plus de 70% des enfants concernes. Le Dr Thong comprend que l'OMS souligne la n~cessite des auxiliaires dentaires) qui permettent aUK agents hautement qualifih d' accomplir les taches specialisees necessaires. Une ecole de formation de therapeutes dentaires et des cours pour hygienistes dentaires ont ete crees a Hong K.ong. le cancer et les maladies particuliere. En Chine, Ie cancer est desormais la troisieme cause de d~ces, avec une incidence de plusieurs centaines de milliers de cas chaque annee, et les maladies cardio-vasculaires sont au premier OU au deuxieme rang. Un s~minaire sur l'~pidemi010gie des maladies cardio-vasculaires a eu lieu recemment en Chine, et une etude d' epidemiologie comparee au nord et au sud du pays a montre que le regime alimentaire des gens du nord, qui contient davantage de sel, de poisson et autres proteines animales, .hait lie 11 des taux beaucoup plus elev~s de maladies cardio-vascu1aires et d'hypertension. En d~gageant des facteurs de risques tels que celui du regime alimentaire, on devrait pouvoir arriver h determiner les mesures qui permettraient de prevenir et combattre ces maladies. Le Dr cardio-vascuiaires m4ritent une attention

XU

SHOUREN

(Chine)

pense

que

Le Dr Xu Shouren es p~re que la Region accordera une priorite elevee h la lutte contre les maladies non transmissibles d'une generale.

plus fa~on

M. OKAWA (Japan) pense qu'il faut une r~elle concentration des efforts 8i 1 t on veut ace order A la Lutte anticanc~reuse 1 t attention prioritaire qu'elle merite. Le taux de mortalit~ due au cancer au Japon s'est elev~ a 142 paur 100 000 en 1981, ce qui place cette ma1adie au tout premier rang, devant les maladies c~r~bro-vasculaires et cardio-vasculaires. Le Japan a r~cemment adopte une vaste strat~gie decennale pour la lutte anticancereuse qui prevoit diverses recherches et une etroite cooperation internationale. Le Japon coopere dej~ sur le plan bilateral et multilateral 11 des travaux de recherche et se propose de poursuivre la collaboration internationale en matiere de lutte anticancereuse avec l'OMS, en privilegiant la prevention primaire, le depistage pr~coce, l'education et l'integration dans les soins de 9ant~ primaires.

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Le Dr CHRISTMAS (Nouvelle-Z,Hande), s' associant A Ce qu I ont dit les orateurs precedents, fait observer que les maladies cardio-vasculaires elles aussi sont l'un des th~mes du rapport du Sous-comite de la coop~ration technique entre pays en d~veloppement qui sera examin~ au point 11.1. Le Dr SIALIS (Papouasie-Nouvelle-Guinee) indique que son pays m~ne un programme de sante bucco-dentaire axe sur la prevention qui comporte notamment des contrales dans les ecoles. Un centre de formation de therapeutes dentaires a ete cree. La Papouasie-Nouvelle-Guinee a besoin d'aide pour trouver des methodes moins coateuses de lutte contre les maladies cardio-vasculaires et contre lea problemes specifiques de cancer que ce pays a en cornmun avec les pays developpes et les pays en developpement. Le DIRECTEUR REGIONAL declare que les maladies non transmissibles prennent de plus en plus d' importance dans la R~gion, non seulement dans les pays d~veloppes mais aussi dans les pays en developpement. C'est ainsi que lea maladies cardio-vasculaires sont aujourd'hui une preoccupation majeure pour les pays du Pacifique sud. L'etude concertee de 1 'OMS sur 1 'epidemiologie des accidents cardio-vasculaires et leur corr!lation avec la nutrition en Chine a vite donne des renseignements interessants. L'incidence des maladies cardio-vasculaires et de l'apoplexie est beaucoup plus elevee au nord qu'au sud. Dans le nord de la Chine, les gens consomment chaque jour entre 17 et 20g de sel, contre 7-8g dans le sud. La consommation de proteines et d' acides amines, de poisson et de graisse animale differe consid~rablement. Fait etonnant, la faible absorption de cholesterol ne constitue pas necessairement un facteur de protection. Des etudes independantes faites au Japon ont montre qu'une forte consommation de sel augmentait l'incidence des troubles cardio-vasculairea chez le rat. D'autres recherches seront entreprises A la suite d'une reunion qui doit se tenir prochainement A Kyoto. S'ils sont confirmes, les resultats constitueront un outil precieux d' education sanitaire pour la prevention primaire des maladies cardio-vasculaires. Une importance tres nette est accordee au programme de lutte anticancereuse, question qui a ete inscrite plusieurs fois AI' ordre du jour du Comite. Comme i'ont dit les representants, le premier object if est de savoir quels cancers peuvent @tre pr~venusJ ce qui permettra de comprendre les mecanismes des difUrents types de cancer. Au Japon, des progr~s ont ete realises dans le depistage precoce du cancer de l'estomac. Le cancer du foie est frequent dans les pays en developpement OU l' on enregistre une forte incidence de l'hepatite B, maladie dont on connatt la correlation avec le cancer du foie. De meme, on sait que le cancer de 1 'uterus est lie a 1 'herpes. On a cons tate que le canCer du nasopharynx ~tait

beaucoup

plus

fr~quent

chez

les

Cantonnais

que

dans

les

autres

populations chinoises. Tous ce9 renseignements pourraient aider A mettre en place des programmes de prevention et de lutte.

WPR/RC34/SR/2 Page 10 Les modes de vie sont un facteur important dans l'~tiologie du cancer comme des maladies cardio-vasculaires. 8i lion ne commence pas d~s maintenant l Lutter cantre 1e8 maladies non transmissibles, la sante pour taus restera une utopie. Dans la mise en place de son progranune en la

matiere, l'OMS a besoin d'un appui technique et financier plus important de la part des pays. Le Directeur r~gional remercie l'Australie, le Japon et lea diverses organisations internationales et non gouvernementales pour la coop~ration

qu'elles ont

d~jA pr@t~e.

Le Dr TERAO (Maladies cardio-vasculaires et maladies du m~tabolisme), au repr~sentant du Samoa, donne un aper~u des activit~s r~centes de l'OMS dans le Pacifique sud concernent les maladies non transmissibles. Une visite faite par un consultant de l'OMS au Samoa en 1978 et A Fidji en 1980 a montr~ que les maladies cardio-vasculaires et les maladies du m~tabolisme - diabete sucre en particulier - commen~aient A poser de graves problemes. A la suite de la creation en 1980 d'un service responsable des maladies cardio-vasculaires au Bureau r~gional, un medecin s' est rendu 11 Fidji, au Samoa et aux Tonga pour envisager les possibilites de collaboration entre l'OMS et les autorit~s sanitaires. En juillet 1983, un medecin a ete envoye en poste 11 Suva pour intensifier les activites de lutte contre les maladies non transmissibles dans le Pacifique sud. En octobre 1983, l'OMS et la Commission du Pacifique sud vont organiser une mission sur les maladies non transmissibles 11 Fidji, aux Iles Cook et 11 Kiribati. r~pondant

Le Dr Terao remercie les repr~sentants de la Chine, de la Nouvelle-Z,Hande, de la Papouasie-Nouvelle-Guin~e et de la Republique de Coree pour les encouragements qu'ils ont prodigues 11 l'OMS. Un appui extrabudgetaire suppU!mentaire aiderait l' Organisation A collaborer avec les pays. 11 faut esperer que chaque pays disposera d'un service de lutte contre les maladies non transmissibles au Ministere de la Sante afin de pouvoir entreprendre sur une base nationale des programmes de lutte c~ntre

les maladies cardio-vasculaires. Le WONG HEE DEONG (Sante bucco-dentaire) rappelle, pour repondre aux observations faites par les representants du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord et de la Papouasie-Nouvelle-Guinee, que dans un certain nombre de pays en developpement il n'y a pas de services de sant~ bucco-dentaire ~ cause du manque de personnel. En fait, un personnel moins qualifi~ peut faire beaucoup sur le plan de l'hygiene bucco-dentaire; c'est ainsi qu'on a consid~rablement developpe les prestations en ayant recours 11 des infirmieres dentaires en Malaisie, en Nouvelle-Zelande et 11 Singapour ainsi qu'A des therapeutes dentaires en Australie et en Papouasie-Nouvelle-Guin~e.

davantage I'accent sur 1a pr~vention.

11 existe des techniques pour prevenir la deterioration actuelle de la sante bucco-dentaire. Onze pays ont introduit la fluoruration, encore que la couverture ne soit pas totale; l'~ducation et le rin~age de bouche figurent parmi les autres techniques. En Nouvelle-Z~lande, en insistant beaucoup plus sur la prevention, les services dentaires scolaires ont r~duit de 50% le nombre des obturations necessaires. L' education peut fa ire beaucoup et lea services de sant~ bucco-dentaire doivent mettre

WPR/RC34j:;R/2 Page 11

M. LAVEA LIO (Samoa) precise que Ie developpement des personnels de sante constitue le principal probl~me de son pays. En raison du manque de personnel medical, le Samoa, qui utilise par ailleurs des expatries et des volontaires des Nations Unie., a reemploye 30% des medecins ayant depasse l' Age ob1igatoire de 1a retraite. 11 a suffisamment d' infirmi~res, mais manque d'inspecteurs de La sant~ et de techniciens pour l'entretien du materiel medical. Le PRESIDENT declare que Ie Secretariat repondra lors de l' examen du chapitre pertinent du rapport. M. NGUYEN DUY CUONG (Viet Nam) appelle l'attention du Secretariat Sur le probl~me grave de la malnutrition, A propos duque1 il souhaiterait qu'un document soit prepare. Le DIRECTEUR REGIONAL precise que 1 'etat nutritionne1, qui est un facteur important dans 1a ma1adie, peut egalement refleter 1a situation socioeconomique d' un pays ou 1e mode de vie d' un individu. Peut-@tre la question pourrait-elle @tre examinee au point 13.1 de 1 'ordre du jour; un indicateur re1atif ~ 1a nutrLtLon figure dans le rapport sur La surveillance continue des progr~s realises dans 1a mise en oeuvre des strategies de la sante pour tous d'ici l'an 2000 (document WPR/RC34/7).

La seance est levee

~

17 heures.

Основные сведения
Тип документа Technical Documents
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения