EttrTr,,l{iiLrlüiuUES !' (tClr r-rflliililT],îirI I rr I r H -fi\tIt\ LLDt)lilJ'-)-/ Lt)DE\/LL1]TiiIiLAn^ErrlUuiiû}trITMit1TI1 û 11 /\li1lï /D ^ li /,1 irÀULri Y L,L/r IJltll,'Tl.,1;L/,ï\ïlt I INTR.]DUCTION A LA DEVOLUTION DES ACTIVITES ENTOMOLOGIAUES D'OCP Dans sa zone d'ite "centrale" (foyers du Burkina Faso, du Niger, du Nord et de I'Est maliens, du bassin du Bandama Blanc et du Nord-Est Ivoirien, du nord du Ghana et d'une partie du nord du Togo et du Bénin: cf carte), le Programme Onchocercose a depuis plusieurs années réal isé la première partie de ses objectifs: la transmissrony est soit interrompue soit ramenée à un n'iveau où la maladie ne constitue plus un problème de sanLé publ ique ni un risque socio- économique; Ies traitements larvicides y sont maintenus essentiellement pour prévenir la recrudescence de la maladre tantque l'infestation du réservo'i r huma'in n'a pas été abaissée au dessous d'un seur I de non-retour de la transmission. Le plan d'opérations d'OCP établ i pour la période 1989-1991prévoit, dans cette zone centrale, la cessation des traitementslar:v'icides aériens à partir de 1990-91. Cet arrêt marqueraévidemment une étape importante dans le processus dit de "dévolution" des actrvités d'OCP aux Etats participants. Au plan des activités cel les qui seront alors en i I faut identifier: entomo 1 og i ques , i 'l conv i ent de recense r cours dans la zone concernée; parmi elles - cel les qui seront à mainteni r, et défini r sous quel 1esformes et pendant combien de temps; que 1 'les - celles qui seront prises en charge par les Etats, selon modal ités et quel calendrier. Les pr i nc i pes généraux devant prés'ider à cette pr i se en charge dorvent être étab1is, en fonction des besoins du Programme et des moyens existants, avant de procéder à une étude de détail. D'ici 1990 les activités de lutte anttvectoriel le ne connaîtront pas de transformat'ions majeures et lorsqu'OCP mettra finà ses tra'itements aériens, ces activités seront réparties (comme el les I'ont toujours été) en deux ensembles bien distincts, mais comi:lémentai res et en interaction permanente: les opération aér'iennes de traitements larvicides; - les act'ivités d'évaluat.ion entomologique. Les ooérations larvicides seront réalisées, comme à présent,par une f 'lotte d'une quinza'ine d'avions et hél icoptères spécialementéquipés de systèmes complexes d'émissions de quantités ajustées etprogrammées de plusieurs insecticides; 1es cadres de gestion,pi'lotage et entretien compteront 25 à 30 personnes hautementqua'lifiées; deux bases aériennes équipées des infrastructures(hangars, bureaux, atel'iers, magas'ins, parkings) et matériels lourds seront nécessa'ires au maintien de cette flotte en état de vo]permanent. Grâce à une logistique au sol appropriée, à partir de chaquebase des équipes d'entomologistes du Programme assureront le suivi: - de I'approvisionnement d'un réseau de dépôts et seconda i res de kérosène et des d'ivers I arv i c i des ; principaux d'éche l l es contrôl és. de I a co I I ecte au mo'i ns hebdomada i re des I ectu res de crues sur l'ensemble des réseaux hydrographiques cEn fonctron des besoins sarsonniers de la stratégte adoptée et des résultats de l'évaluat,ion entomologique ces équipes procèderont aux calculs des débits et des quantités correspondantes de chaquelarvicide à appl iquer, à la planrf ication détai I lée des c'i rcurts hebdomadarres de traiLement, à leur encadrement, à la consignation de toutes les informations opérationnel les ch'iff rées recuer I I ies; elles fourniront auss'i les aéronefs nécessaires à l'év'aluationdirecte à grande échel le de I'efficacité des traitements (contrôle des gîtes larvaires au nivea'.r de bass'ins hydrographiques entrers). Il a éLé démont;é que cette structure, pour lourde et coûteuse r;rr'e11e soit, est la seule qui sort compatible avec I'exécutron d'un p rog ramme rég'i ona I comme OCP et avec I a réa I 'i sat i on de ses objectifs, essentiellement parce que la puissance de vol et le rythme de développement des vecteurs imposent la surveillance hebdomada'ire de très vastes surfaces et de kilométrages considérables de rivières d'accès souvent dif f ici le, voire imposs'ible par voie te r restre . Les açtivrtés d' évaluation ellqmq'losique Comme à présent elles comporteront le suivi régulier , surI'ensemble de I'ai re du Programme, des d'if f érents paramètres quipermettent d'appréc'ier l'eff icacité immédiate ou à moyen terme des opérations, de su'ivre I 'évolution de la transm'ission et de déf ini r et ajuster les tactiques de lutte ant'ivectoriel le. Elles comporteront un réseau décentralisé de bases reliéespar radio, chargées de su'ivre hebdomadai rement, en un grand nombre de s'ites témoi ns et grâce à une méthodo'log i e standard i sée ,l'évolution de la composit'ion spécifique des populations larvaires et adultes des'insectes c'ibles, la dynamique des populations vectrices et cel le de leur potentiel de transm'ission. Des centres de coordination assureront le suivi de la composit'ion spécifique du complexe S. damnosum; de la mesure dela sensibi'l ité des vecteurs aux insecticides usuels, une survei'l 'lance pér'iodique de la faune aquatique des livières traitées,la gentralisation, l' informatisat'ion, I' interprétation et1'exploitation à court et moyen terme des données recuei I l'ies. Le deven i r des opérat i ons I arv'ic i des OCP mettra fin à ses opérations aériennes antivectorielleslorsqu'elles ne seront plus nécessaires pour assurer le second volet de son mandat, qui est de prévenir une recrudescence de la transm'i ss i on . Cet arrêt sera défini par des critères épidém'io'logiques, c'est- à-di re I 'obtention d'un niveau d'infection du réservoi r humain deparasite qui ne puisse plus permettre la reprise rapide d'une transm'iss'ion de 1 'agent pathogène, 1aque1 1e serai t de nature à engendrer une recrudescence des manifestations graves de la maladie. La description sommaire des indispensables opérat'ions aériennesqui a précédé démontre clairement que I'exécution de campagnes antivectorielles du type de celle d'OCP est hors de portée des moyens logistiques et financiers des Etats-participants du Programme pr i s 'ind'i v'idue I 'lement ou même col I ect'ivement. Quand b'ien-même le seraient-el les, i I est peu probab'le que de ') Lelles campagnes contre un tnsecte qui ne sera plus un dangeréptdémtologique représenterarent une prrorrLé multrnationale:d'autres vecteurs plus importants en matière de santé publ ique ne sont pas 1'objet d'opérat'ions de grande envergure, êt des campagnespourtant plus saisonnières eL cr rconscrites contre des fléaux aux conséquences beaucoup plus immédratement tang'ibles (exemple de lalutt.e ant'iacridienne) rencontrent d'énormes difficultés de coordination et d'exécution. De toute façon, pâtr déf inrtron, puisque le réservo.lr deparasite ne permettra plus aux vecteurs d'assurer la transmission, ces campagnes ne seront plus nécessaires dans 1'esprit de latactique d'OCP. Devraient-'i ls affronter une recrudescence de l'infestation pursde la malad'ie, qu'on a tout lieu d'imagrner circonscrites dans 'l 'espace, guê les Etat,s auraient selon toute vraisemblance recours àl'ivermect'ine (fournie gratuitement et bénéf ic'iant des servicesd'OCP pour sa distribution) plutôt qu'à un processus de'lutte antivectorielle nécessairement lourd, lent et onéreux eui,rappelons-1e, a été mis en piace en son temps faute de chimiothérapre efficace en campagne de masse. Les traitements larvicrdes aérrens sont donc à exclure desactivités à transférer aux Etats participants. Leur arrêt par leProgramme sera en principe définit'if : s''i r devart y avojr une recrudescence imprévue de l'infestation et de la transmission sur de vastes zones, oD pourrait à la rigueur envisager une reprise destraitements aérrens par la flotte d'ocp qui sera encore opérationnelle jusqu'en 1gg7 dans les zones d'extensions. Mais ceretour n'est n'i souhaitable ni vraisemblable: il signifiera'it laréactivation de ces opérations pour plusieurs années, ce qui estcontraire à la stratégie du programme et imcompatible avec ses moyens. Les opérations larvicides à grande échelle (ut'i lisant des moyens aériens) étant exclues, est-il des activités de lutte ant'ivectoriel le de subst'itution qu''i I sera nécessa'i re depoursuivre et qu'i pourront être prises en charge par les Etatsind-ividuellement ? Les épandages par voie terrestre et fluviale sont nécessairement à vocation très locale. Ils sont d'ai I leurs pratiqués régu I 'ièrement actue'l I ement par ocp par souc i d'économi e dans uncerta'in nombre de foyers isolés, lorsque les cond'it'ions cl imatiquesle permettent, c'est-à-dire essentiellement en sa'ison sèche. Ils sont donc envisageab'les après I 'arrêt des trai tements aériens d'OCp sous 'l 'égide des services nationaux et des communautés rurales, àcondit'ion d'en connaltre les contra'intes et les I imitations. La prise en charge de la lutte antivectorielle par les communautés rurales nécessite d'abord un encadrement pour définir'le choix des larvicides, le rythme d'application, et pour faire lecalcul des doses à appliquer, sous peine d'échecs vo'ire d'acc'idents. Cela n'est app'l 'icable que dans les foyers de savane monovectoriels et cirsconscrits, où ne se posent pas de problèmed'identif icat'ion spécif ique des vecteurs ou de mesure de la sens'ib'i l ité aux insecticides, techniques généralement hors de portéedes communautés rura'les, vo'i re des services nationaux périphériquesde santé publ i que. Pratiquement aucun foyer simulid'ien n'est isolé en sa'ison des 4plutes, en ralSon de la capaCtté de vol des vegteurs: Sl uneprotection efficace contre la Lransmission et surtout la nuisancepeut être espérée dans les petits foyers en saison sèche où les traitements sont limités en nombre et en étendue, les efforts consenLrs pendant cette période seront réduits à néant en saison despluies, saison de recolonisation et de transmisston maximale où un réseau bien p]us étendu et plus dense de cours d'eau plus importants et diffici lement accessibles sera à traiter. Les essais de protectron par voie terrestre ou fluviale de foyers plus étendus ou plurivectoliels, avec une ou plusieurs espèces vectrices résistantes à certa'ins produits, risquent de poser des problèmes de tactique, de logist'ique et de surveil'lance incompatibles avec des équipes légères, ou d'entralner des coûts d'exécution exorbitants par rapport aux résultats à attendre. Ils sont donc déconsei I 1 és. Des mini-campagnes locales peuvent néanmoins être décrétées nécessaires par les services nationaux pour la protection de chantrers d'ouvrages ou de programmes d'aménagements hydrau'l tques ou agro-'industriels par exemple. Les traitements viseront alors essent'ie'l lement à protéger les riverains contre la nuisance due auxpiqtres des simu'l ies qui auront massivement reco'lonisé leurs gîtes antérieurs dans 'les val'lées où el les avaient été tenues en respectpendant 12 à 15 ans par les traitements larvicides (cf chapitre su'ivant ) . Il est en effet probable euê, dans de petits périmètres occupéspar des popu I at'ions bi en encadrées I a I utte contre une éventuel I e reprise de transmission serait beaucoup plus économique et faci le d'exécution avec'l'utilisation de l' ivermectine. Les trartements ant'i-nuisance ne nécessiteront par un nlveaud'efficacité aussi élevé et un effort larvicide aussi constant par rapport à la lutte contre la transmiss'ion, êt i'ls obéiront à d'autres règ1es en terme de périodic'ité d'app'l ication (un à c'inq cycles hebdomada'i res séparés par des périodes de suspensions plus ou moins 'longues); une même équ'ipe assurera traitements et éva'luation. I1 faut noter que, sur des gltes artificiels peu nombreux et intégrés dans des projets bien organisés, lâ lutte mécanique peutêtre efficace contre la nu'isance, soit par interruption périodique de l'écoulement (un jour par semainê), soit par nettoyage (brossage) ou destruction (désherbage) de supports larvai res potentie'ls. Dans certains cas 'la destruction mécanique (dynamitage, n'ivel lement au bu'l ldozer) de certa'ines ruines ( radiers, ponts désaffectés) peut entralner une réduct'ion sensi ble des piqtres de S. damnosum. Ma'is toutes ces mini-interventions constituent autant de casparticul'iers nécessitant chacun une étude spécif ique. Le deveni r des act'i v_i_t-és_dl1_ver_Luaüo_n_eolprno_l_a-s j_q-uc A la d'if f érence des opérations aér'iennes qui obéi ront à la loi du t,out ou rien, ce1'les-c'i pourront être relativement a1'légéesd'autant euê, compte tenu de ce qu'i précède, el1es perdront I'une deleurs princ'ipales raisons d'être: la mise au point et l'aiustement des tactiques de lutte antivectoriel le. L'amp'leur et 'les modal ités de cet al lègement sont cependant à étud'ier. I I f aut d'abord Se convai ncre du f a'it QUê, I ors de I a sai son des pluies qui suivra I'arrêt des épandages larvicides, tous lesgltes potentiels de la zone précédemment trattée seront 5inévitablement recolonrsés par s. damnosum s.1. Aucun foyer n'est en effet hors de portée de vol des simulres mrgrantes même les pluséloignées des cours non trait,és (cf Bandiagara, Yabo, Si rba, Yél imané), même s''i I n'est pas soum'is à une ré'invasion vrare. Partout se reconstitueront des populations piqueuses au moins aussi abondantes qu'avant le début du Programme; e'l 1es seront sansdoute d'istribuées géographiquement, à cond'itions cl imatiques ethydrologiques égaies, comme leurs consoeurs de 1'époque pré-ocp. Lesuivi de leurs f luctuations saisonn'ières, intéressant en soi, sera sans ut'i l ité pour la détection d'une reprise de transmission. La différence essentielle avec la srtuation des années 1960-70 sera évidemment que ces très fortes populat'ions ne seront pas ou seront très faiblement infectées par onchocerca volvulus. Dans ces cond i t'ions 1 'expér i ence prouve que I es chances dedétection de la transm'ission du parasite et de ses variations parles moyens conventionnels de la surveillance entomologique sont aléatoi res s'i un effort considérable de captures-dissect'ionsdes vecteurs n'est pas consenti. Par ai I leurs la relat'ion chiff réeparamètre le plus fac'i le à mesurer) et volvulus, déjà notoirement difficile à condit'ions naturel les de transmission,à établir dans la nouvelle s'ituation. entre dens'i tés et p i qû res ( I e taux de parasitisme par O, standardiser dans les deviendra extrêmement ardue D'autre part les correspondances entre les faibles valeurs destaux d'infestation des vecteurs et l'évolut'ion de la prévalence etde 'l 'intensité de l'infection chez l'homme, ou entre le rythme de croissance de ces taux et celui de la recrudescence de la maladie, sont encore i nconnues , même s i des progrès déc'isif s de nos conna'issances sont à attendre dans ce domaine d'ici 1gg0. Par conséquent, les taux d'infestation des vecteurs, aussid'ifficiles à établir qu'à prévo'ir, seront de très peu d'utilitédans le dépistage d'une recrudescence de transm'ission, âu moinspendant plus'ieurs années, s'i 1s ne sont pas mesurés per. un réseaudense étroitement survei I lé. Cela étant, i1 apparalt plus vraisemblable que la détectiond'une éventuel le reprise de transmission sera le fait de ]a surveillance médicale (parasitologique) plutôt que de la survei 1lance entomologique, surtout que la reprise éventue'l le de lalutte, ou plutôt la neutral isat'ion d'un foyer vraisemblablementlocalisé de recrudescence de l'infection chez I'homme, sera sansdoute conf ié à 'la chimiothérapie par l'ivermectine. Toutefois il convient de souligner euê, avec 1es moyens conventionnels de diagnostic, 'la détection de nouveaux casd''infect'ion chez 'l 'homme n'est guère possib'le pendant 'res deux ansqui suivent une reprise éventuel le de transm.ission. Durant cette période de deux années, 1'éva'luat'ion entomologique sera la méthode la plus fiable de détect'ion des risques de recrudescence de transm'ission; la recrudescence e'l 'le-même ne pourraêtre conf irmée que plus tard par la mesure de 'l 'incidenceparas i ta'i re chez 'l 'homme. Compte tenu dependant deux ans le qu'i , bien qu'a1'légé ce qur précède, cette évaluat'ion nécessrtera maintien d'un réseau de captures-dissections en terme de nombre de sites de surve'i I lance et 6d'espacement des séances de captures, nécessitera néanmorns desquantités de matériel entomologrque (s'imulies piqueuses) telles queles effectifs (techniciens, aux'i liaires, chauffeurs et captureurs)les moyens logistiques (transport), matériels (optique, etc ... ) etfinanciers (frais de fonctionnement) ne seront pas radicalementdifférents de leurs homologues du réseau d'évaluation d,ocp de tggo Par exemple au Burkina Faso quatre ou cinq équipes de deuxpersonnes chacune réparties entre deux bases avec 1e personnel etles moyens d'appui nécessaires pour desservir quelqùe-six stationsde su rve i I I ance hebdomada i re , autant de stat.i ons de captu resbimensuelles et autant de stat'ions visitées occasionnellement ousatsonnièrement; au N'iger une équipe opèrera à partir d'une seulebase pour survei I ler trois ou quatre stat'ions en raison des pluies Il semble exclu que les Etats participants puissent assumertel le survei I lance, eui devra être part.icul ièremânt préc.ise(utilisation des méthodes nouve'l les sensibles mais làngues decomptabi I ité des paras.ites) et emploiera du personnel spécial.iséplein temps pendant les deux années suivant i,interruption destraitements. Tout en intégrant progressivement des élément,snat'ionaux il est donc recommandé que l'évaluation entomologique dla zone centrale demeure en 1990-91 à son niveau de début lggo etreste par conséquent partie intégrante des activités d,ocp; Pendant cette période 'intér'imai re, outre leur .intéressementprogressif aux activ'ités du réseau d'oéP, 1es équipes entomologiquesnationales auront à assurer la surverllance des mini-campagnesponctuel les qui seront éventuel'lement entreprises sur leurterri toi re. cette survei I lance comprendra d,une part l,inspectionpériodique des gltes pré'imaginaux naturels ou artificie'ls et deleur peuplement par s. damnosun s. I . en particu'l ier avant etaprès les épandages larvicides; d'autre part des captures, necomportant pas nécessa'i rement des dissections, po;ilànt êtregllreprises, au mo'ins I ors du I ancement des opérati ons, pourdéfinir des seuils de nuisance et décider une série d,épânJages, àmo'ins que la reprise de ceux-ci ne soient simplement eéte.rminéspar 'empirisme, ^oY que le rythme des appl ications à"-f arvic.idesso'it fixé une fois pour toutes pour "i",aqre foyer à chaque saison. Les équipes réa'l isant cette survei I lance seraient peunombreuses et ne seraient certainement pas occupeés à plein temps,Ge qui favoriserait leur insertion dans les structures nationales desanté publ ieuê, voi re d'un service nat.iona'l polyva.lent de lutteant'ivectorie'l le. Pendant cette même période 'l ,équipe entomologique nationaleaura à réal'iser un important et dif f ici'le travai I de sensibi l.isationauprès des communautés rurales rivera'ines pour 'leur faire "orp.ànoi"et admettre le retour des vecteurs, de leurs piqOres et del'inconfort qui en résultera, ainsi que I'absence d'association entreles piqOres et la ma]adie, une re'lation que plusieurs décennies defréquentation des équipes entomo-méd'icales de projets successifsavaient fini par .inculquer. Au-delà de ces deux ans 'l 'équipe nationale, qui pourrait êtreappe'lée "brigade entomologique nationale oncho", poursuivra dans uncadre national, le travai I de tra'itement ant.i-nu.isance et desurvei'l lance assoctée sur les mini-foyers et s'ites prioritai res.Aucune autre surveillance, nécessa'i rement sophistiquée, lourde etonéreuse, ne sera nécessai re ai l'leurs ni pour suivre 'l ;évolution de une à e 7la transmisston ni pour évaluer des tratLements. Tout au plus peut-on recommander en un pet'it nombre de sites-c1és, une série normalisée de captures- dissections et de récoltes de stades préimaginaux par saison; mais ce contrôle de routine serait plus avantageusement assuré par I'antenne entomologique centrale, const'ituée par un entomologiste aidé de techniciens et captureurs, dont devront sedoter le Quartiers Généraux de 1'organisat'ion centrale de coordinat'ion de 1'après-OCP; tant qu'OCP restera opérationnel, ce même contrôle pourrait être confié aux équipes nat'ionales en p'lace dans le cadre du Programme dans sept des 11 pays particrpants. Ces équipes nationales, et plus tard l'équ'ipe "fédérale", seraient également appelées, dans le cas où une enquête entomologique qùelque peu approfondie serait uti le pour confi rmer ou expl iquer une recrudescence de I ' 'i nf ect i on chez I ' homme. Idéalement chaque brigade entomo'l.ogique nqtionale Onchopourràit-etiè èonsIituée pàr un technic]en sqpérlÇVr d'.entomologieâèëiste-dtun-auii iiaiie et d'une ou deux (selon l'étendue du territoire nat'ional concerné) équipes composées d'un chauffeur- captureur et d'un captureur rattachés aux Services de santé et pouvant participer à d'autres activ'ités entomologiques ou méd'icales. Le reCrutement de personnel ne devrait pas Se poser pour les Etats et ne nécessirera pas de stage de formation particul'ière: au fur et à mesure de la réduction de ses activités dans la zone centra'le, 'le Programme f ibèrera dans chaque pays part'icipant des agents nationaux de toutes les catégories, en nombre b'ien supérieur aux besoins des différents Etats; ces agents, après de nombreuses années au serv'ice d'OCP, seront rompus à tous les aspects des act'iv'ités relatives à la lutte contre I'onchocercose, êt, pendant les deux années qui suivront I 'arrêt des larvic'ides 'i 1s auront, dans le cadre ou Sous la d'i rection d'OCP, toute lat'itude de se fami I iariser avec l'adaptat'ion de ces travaux à un contexte de dévo'l ut i on . En bref , 1es activités d'OCP l'iées à la lutte antivectorie'l lequi devront être prises en charge par'les Etats part'icipants'lors de I'a.rrêt des tra'itements larvicides aér'iens par le Programme sont: 'la sensi bi I'isati on des srmul ies et de 'leurs P'iq0res; communautés rurales au retour des la réal'isation et I'évaluat'ion des mini-campagnes de traitements'larvic'ides anti-nuisance par voie terrestre sur des sites prioritaires pour Ie développement économique (avec l,assistance d'OCP pendant les deux premières années, dans un cadre str i ctement nati onal ensu i te ) ; pendant les deux premières années suivant I'arrêt des d'ocP, lâ participation à l'évaluation entomo'logique transmission onchocerquienne réal isée par OCP;trai tementsfine de la - à l'.issue de ces deux années, éventuel lement, une sér'ie de contrô'les entomologiques par saison de product'ion simulidienne en un nombre réduit de points-clés. Toutes ces act'ivités comportent des opérations qu'i sont bien connues des exécutants actue'ls d'OCP, Qui constitueront équipes nationales d' intervention: - méthodes de contrôle des gltes préimaginaux; toutes les a- méthodes de récol tes de matér t e I entomo'log t que pour examen, collect'ion ou envoi à des 'laboratoires cenLraux spécia'l isés; - méthodes d'examen du matériel récolté: - identification spécrfique morphologique des .larves et nymphes du complexe S. damnosum; - " identification" des imagos du complexe S' damnosum eL t,echn i que d' " é l evage " des nymphes ; - dissection des femelles capturées: - détermination de l'âge physiologique; - établissement de l'infestation par O- volvu /us et autres parasttes; - méthodes de traitement larvicide par voie terrestre ou fluviale: choix des insecticides; mesure et calcul des débits; calcul des dosages; choix des rivières, brefs et Points d'appl ication; techni ques d'aPPl i cati on; procédure simpl ifiée d'évaluation de faune cible et d'un impact adverse éventuel surl'eff icac'ité I a faune non sur la cible. méthodes de cons'i gnat i on des résu I tats . Les d'ivers aspects devront f ai re d' 'ici 1990 1 'objet de f i ches techniques simples et brèves; 1es généralités seront réduites au minimum nécessa'i re pour compremdre 1 'esprit des seules opérations à effectuer dans le cadre restre'int des activités dévolues, Pour nepas risquer d'égarer les agents nationaux de l'ère post-OCP vers des'activ'ités qu'i ne seront plus dans leurs attribut'iOns: /'lY/"6,/f3
Всемирная организация здравоохранения (ВОЗ / WHO) · Technical Documents
Introduction à la dévolution des activités entomologiques d'OCP
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