Всемирная организация здравоохранения (ВОЗ / WHO) · Journal articles

Japanese encephalitis = Encéphalite japonaise

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Japanese encephalitis A u stralia. Three persons from Badu Island, a community of approximately 780 inhabitants in the Torres Strait and situated about 70 km north of the Australian mainland, have been diagnosed with Japanese encephalitis. The onset of illness was in March and April; 2 cases were fatal. All 3 patients had a rise in ntre of IgM to Japanese encephali­ tis virus by haemagglutination inhibition. A flavivirus iso­ lated from the sera of 2 asymptomatic residents of the island is consistent with Japanese encephalitis on prelimi­ nary testing with a panel of monoclonal antibodies in an indirect immunofluorescent assay. Serological screening of 212 persons on the island was IgG positive for flavivirus by enzyme immunoassay (EIA) in 59 persons and EIA IgM positive for flavivirus in 22 persons. With more specific testing of the IgM-positive sera, most specimens were positive for Japanese encephalitis when compared with other flaviviruses. Polymerase chain reaction tests per­ formed at the Armed Forces Research Institute of Medical Science in Bangkok, Thailand have confirmed Japanese encephalitis in 2 of the cases. Serological surveillance has been initiated among hu­ man and animal populations on other Torres Strait islands, sentinel pigs and chickens in the northernmost part of the Australian mainland, as well as on wild bird populations. All 12 pigs and 9 out of 10 horses tested on Badu Island were seropositive for Japanese encephalitis. Badu Island is in a preexisting quarantine zone that prohibits the movements of live animals to mainland Australia. (Based on: Communicable Disease Intelligence, Vol. 19, No. 9, 1995; Commonwealth Departm ent of Human Services and Health.) 166

Encéphalite japonaise A u stralie. U n diagnosuc d ’encéphalite japonaise a été posé chez 3 habitants de ltle de Badu, une communauté d'environ 780 per­ sonnes, située dans le détroit de Torres à environ 70 km au nord de l'Australie. La maladie s’est déclarée en mars et avril; elle a eu une issue fatale dans 2 cas. La réacnon d’inhibition de l'hémagglutina­ tion a révélé chez les 3 malades une augmentation du titre des anticorps IgM dingés contre le virus de l’encéphalite japonaise. Il semble, d ’après une première série d ’épreuves d’immunofluores­ cence indirecte au moyen d'une batterie d'anticorps monoclonaux, que le flavivirus isolé du sérum de 2 habitants asymptomatiques de l*île soit celui de l’encéphalite japonaise. Les épreuves immunoen­ zymatiques pratiquées sur 212 habitants ont révélé chez 59 d’entre eux la présence d'IgG antiflavivmis et chez 22 celle d lg M dirigées contre ces mêmes virus. Des épreuves plus spécifiques pratiquées sur les sérums IgM-positifs ont montré que la plupart des échan­ tillons étaient positifs pour le virus de l’encéphalite japonaise par comparaison avec d’autres flavivirus. Les épreuves d'amplification génique (PCR), effectuées à l'Institut de Recherche médicale des Forces armées de Bangkok, Thaïlande, ont confirmé le diagnostic d’encéphalite japonaise chez 2 des cas. Une surveillance sérologique a été mise en place dans les populauons humaines et animales des autres fies du détroit de Torres, chez des porcs et des poulets sentinelles dans l’extrême nord de l'Australie ainsi que chez les populations aviaires sauvages. Dans ra e de Badu, les examens sérologiques à la recherche du virus de l’encéphalite japonaise se sont révélés positifs chez 12 porcs sur 12 et 9 chevaux sur 10. L’île de Badu se trouve déjà dans une zone de quarantaine où est interdit tout transport d’animaux vivants vers l’Australie. (D’après: Communicable Disease Intelligence, Vol. 19, N “ 9, 1995; Commonwealth Department o f Human Services and Health.)

WEEKLY EPIDEMIOLOGICALRECORD, No. 2 3 ,9 JUNE 1995 • RE1EVÉ EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE N» 2 3 ,9 JUNE 1995

E d itorial N ote: Japanese encephalitis occurs in Western Pacific islands, from Japan to the Philippines, and in many areas of Asia (China, India, Indonesia and Republic of Korea). These are the first cases reported from Australia and thought to be the first evidence of this virus south of the Wallace Line, which separates the Oriental and Australasian biogeographiçal realms. T he virus is transmit­ ted by the bite of an infected mosquito and is amplified in a cycle between mosquitos and vertebrate hosts mainly domestic pigs and wading birds that develop high levels of viraemia. Epidemics among humans commonly occur in irrigated areas where humans live in close proximity to domestic pigs. Less than 1% of human infections are clini­ cally apparent, but the case-fatality rate among persons with clinical disease is 25-50%. Control measures include vaccination of persons in endemic areas; reduction of mosquito populations; per­ sonal protection against mosquitos such as window screens, insect repellents and bed nets; and possibly vacci­ nation of pigs to decrease amplification of the virus.

Note de la Rédaction: L ’encéphalite japonaise est présente dons les îles du Pacifique occidental, du Japon aux Philippines, ainsi que dans de nombreuses régions d’Asie (Chine, Inde, Indonésie et République de Corée). Il s’agit id des premiers cas signalés en Australie et l’on pense que ce sont également les premiers signes de la présence de ce virus au sud de la lig n e de Wallace, qui sépare deux domaines biogéographiques, l'Oriental et l’Australasien. Ce virus se transmet par la piqûre de moustiques infectés et se multi­ plie au cours d'un cycle où les hôtes, moustiques et vertébrés (essentiellement parcs et échassiers), acquièrent une très forte virémie. Chez l’homme, les épidémies éclatent généralement dans des zones irriguées où hommes et porcs vivent à proximité immé­ diate l'un de l'autre. Moins de 1% des infections humaines don­ nent lieu à des manifestations cliniques mais, dans les cas clinique­ ment déclarés, le taux de létalité atteint 25% à 50%. Les mesures de lutte sont de plusieurs ordres: vaccination des habitants dans les zones d’endémie, démoustication, protection individuelle contre les moustiques par pose de grillages aux fenê­ tres, utilisation de répulsifs et de moustiquaires, et enfin vaccina­ tion éventuelle des porcs pour réduire la multiplication du virus.

Основные сведения
Тип документа Journal articles
Дата принятия
Источник Всемирная организация здравоохранения