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Mauritania - Livestock Development Project : Mauritanie - Projet de Développement de L'elevage

Mauritanie Banque mondiale
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RETURN To DIFFUSION RESTREINTE REPORTS DESK Ra,,o,tN.. PA-102a WITHIN ITNE W EK TRADUCTION NON-OFFICIELLE A TITRE D'INFORMATION Ce rapport ne peut être utilisé que par le Groupe de a Banque et les orpnisatians ou personnes spécialement autorisées, et à des fins officielles seulement. Il ne peut être ni publié ni cité sans l'autorsaion du Groupe de la Banque, lequel ne garantit en aucune manière son exactitude ou son caractère exhaustif, BA QUE INTERNATIONALE POUR LA RECONSTRUCTION ET LE DEVELOPPEMENT ASSOCIATION INTERNATIONALE DE DEVELOPPEMENT PROJET DE DEVELOPPEMENT DE L'ELEVAGE MAURITANIE 15 octobre 1971 Departement des projets agricoles TAUX DE CONVERSION 1 dollar des Etats-Unis ($EU) = 277,71 francs CFA 1.000 francs CFA (FCFA) = 3,60 dollars EU POIDS ET MESURES Systéme métrique ABREVIATIONS FAC Fonds d'aide et de coopération FED Fonds européen pour le développement USAID United States Agency for international Development MAURITANIE PROJET DE DEVELOPPEENT DE L'ELEVAGE TABLE DES MATIERES Pages RESUME ET CONCLUSIONS .................................... i-i I. INTRODUCTION ................. ................................. 1 II. APERCU D'ENSEMBLE .................... ....................... 1 A. Généralités ......................... .......... 1 B. Le secteur agricole ..................................... 2 L'industrie de l'élevage .............................. 2 Contrôle vétérinaire ............... . .......... ... .... 4 Abreuvement du bétail ................................. 4 Commercialisation des produits de l'élevage ........... 5 Le service de lélevage ............................... 6 Perspectives du secteur de llélevage .................. 7 III. LA ZONE DU PROJET .................... ....................... 7 IV. LE PROJET ................... ................................. 8 A. Dléfinition .............................................. 8 B. Caractéristiques détaillées ....................... 9 C. Estimation des coûts .................................... 12 D. Financement envisagé ..................... ............. 14 E. Organisation et gestion ........ ............. ......... 14 F. Achats ....,........................ 15 G. Décaissement ..............................,........... 15 H. Vérification des comptes ................................ 16 V. AVANTAGES, JUSTIFICATION ECONOMIQUE, MARCHES ET PRIX .......... 16 VI. RECOMMANDATIONS .................................... 16 Ce rapport se fonde sur les conclusions d'une mission d'évaluation de l'IDA composée de MM. D.N. Sutherland et C. Megas (IDA) et 0. Siegert (Consultant, spécialiste de la construction des puits), qui a séjourné en Mauritanie en mars/avril 1971. -2 - ANNEXES 1. Puits pastoraux de la région du projet Tableau 1 - Echelonnement des dépenses relatives à l'élément puits Schéma explicatif - Plan de construction d'un puits 2. Brigades d'entretien des puits 3. hésumé du mandat des consultants chargés de l'élément puits .. Elément de contr8le vétérinaire Tableau 1 - Dépenses d'investissement Tablea', 2 - Dépenses de fonctionnement 5. Elément de tranchées pare-feu Tableau 1 - Dépenses d'investissements Tableau 2 - Dépenses de fonctionnement 6. Echelonnement des dépenses 7. Calendrier prévisionnel des versements trimestriels 8. Projecti!ons de l'effectif du cheptel bovin Tableau 1 - Avec le projet Tableau 2 - Sans le projet 9. Production des troupeaux ovins et caprins Tableau 1 - Avec le projet Tableau 2 - Sans le projet 1C. Mouvements de liquidits et taux de rentabilité économique du projet 11. Sensibilité du taux de rentabilité du projet pour l'économie CARTE MAURITANIE PROJET DE DEVELOPPEMENT DE L'ELEVAGE RESUME ET CONCLUSIONS i. Le présent rapport constitue l'évaluation d'un projet visant au développement de l'élevage dans les troisième, quatrième et cinquième ré- gions administratives de la Mauritanie oui couvrent la partie sud-ouest du pays. Cette zone compte à peu près la moitié de la population et 40 % du troupeau du pays. Ce sera le premier projet financé par le Groupe de la Banque dans le secteur agricole de la Mauritanie. ii. L'industrie de llélevage représente le sous-secteur le plus impor- tant de l'économie de la Yauirtanie. Elle fait vivre directement 70 % environ de la population et contribue pour approximativement 27 e au PIB. Les trou- peaux sont soumis au régime du nomadisme, ce qui se traduit chaque année par des mouvements saisonniers sur une grande 4chelle. Dans l'avenir immAdiat, il ne semble ni faisable ni souhaitable de modifier ce rAgime, tout au moins pour l'ensemble du troupeau national. iii. Toutefois, à l'intérieur de ce régime, il est possible d'adopter un certain nombre de mesures fondamentales pour d-fendre et améliorer la productivitA des troupeaux. Ce sont: i) l'amélioration du r'1seau des puits fournissant l'eau d'abreuvement du bétail, ii) la protection du b-tail contre les maladies responsables du taux élev' de la mortalité, iii) la protection des pâturages contre les destructions par le feu. Le projet envisagé com- porte trois -'léments dont chacun est en liaison avec l'une des mesures men- tionn;es ci-dessus. iv. L'tlýment puits a trait: aux travaux de r'aration et de réfection d'un ensemble de quelque 300 puits pastoraux existants, à la création et à la formation de trois brigades d'entretien des puits, à des forages de prospec- tion en vue de trouver de l'eau dans un secteur situ, dans la zone du projet ainsi qu'à la construction de 15 nouveaux puits pastoraux selon les rAsultats des forages de prospection. v. Lléjlment de contrdle vétérinaire prAvoit que le bétail dans la zone sera vaccin' chaque année contre la peste et la pleuropneumonie bovines, qui sont les deux grandes épizooties infectieuses survenant en Afrique de l'Ouest. L'on envisage 'galement d'organiser la vaccination contre un cer- tain nombre d'autres maladies infectieuses qui frappent la Mauritanie de façon sporadique, et le traitement normal du b.-tail contre des maladies para- sitaires. vi. Dans le cadre du troisième '1lýment du projet, il est prAvu de re- mettre en état et d'entretenir un réseau de 6.500 km environ de tranch'es pare-feu destinées à protéger les pâturages contre les destructions r5sul- tant des incendies de prairie oui éclatent chaque année pendant la saison sèche. - ji - vii. Las marchés des travaux de reconstruction et de réparation des puits seront attribuée sur appels d'offres internationaux. Il en sera de mâce pour l'achat de véhicules et de matériel représentant un montant évalué à 500.000 dollars environ. viii. L'administration globale du projet relèvera du Ministère du développement rural. Le Service de l'élevage, rattaché à ce Ministère, s'occupera de l'élèment vétérinaiire du projet; l'entretien des tranchées pare-feu sera confié au Ministère de l'équipement et la responsabilité du programme d'entretien des points d'eau appartiendra au Service de l'hy- draulique du Ministère de l'équipement. ix. L'on estime à 6 millions de dollars environ le coùt total du pro- jet dont 4,1 millions -de dollars - soit 69 % de l'ensemble - constituent l'élément en devises. Il est prévu que le crédit de l'IDA couvrira le cott du projet à concurrence de 4,1 millions dë dollars. x. L'on estime que la production de viande et de lait fournie par les troupeaux dans la zone du.projet devrait augmenter d'environ 30 % par rapport à son niveau actuel, grâce à la réduction de la mortalité du bétail et des superficies de pâturages détruites par le feu. Toutefois, l'évaluation de la rentabilité économique du projet laisse penser que l'effectif des troupeaux et la production sont appelés à décliner au-dessous de leur niveau actael si l'on n'adopte pas de mesures comparables à celles que pr-onise le projet. L'on- estime à 19 % environ le taux de rentabilité du projet pour l'économie.\ xi. Le projet justifie l'octroi d'un crédit de l'IDA de 4,1 millions de dollars étalé sur quatre ans. La République de Mauritanie sera l'emprunteur et assumera les risques de change. MAURITANIZ PROJET DE DEVELOPPEMENT DE L'ELEVAGE I. INTRODUCTION 1.01 Le Gouvernement mauritanien a sollicité l'aide de 8lIDA pour le financement d'un projet de développement de l'industrie de l'élevage dans le sud-ouest du pays. Ce projet sera le premier que le Groupe de la Banque financera dans le secteur agricole en Mauritanie. 1.02 L'aide au développement de l'agriculture est fournie en Mauritanie par un certain nombre d'institutions bilatérales et multilatérales. Le Fonds d'aide et de coopération (FAC) fournit une assistance pour la construc- tion à Nouakchott d'un laboratoire de diagnostic vétérinaire qui bénéficiera également de son assistance technique pendant sa première année de fonction- nement. Le FAC prête aussi son concours à l'établissement d'un projet pilote de lutte contre les épizooties dans la quatrième région et dans certaines parties de la cinquième région. Ea s'appuyant sur une étude du FAC, la Mauritanie cherche à obtenir une assistance pour la constitution d'un cer- tain nombre de brigades qui seront chargées de lfentretien des puits dans tout le pays. Le FAC a accepté de financer deux de ces brigades et fournira également trois experts qui prêteront leur concours à l'instruction des bri- gades et à la surveillance de leurs opérations. 1.03 La République populaire de Chine a accordé une assistance pour la construction d'environ 50 puits pastoraux dans la région sud-est du pays et une étude des ressources en eau du sous-sol est actuellement en cours dans le cadre dlun projet PNUD/FS qui prévoit la construction d'un petit nombre de puits. Un autre projet PNUD/FS, exécuté par la FAO, qtudie actuellement les possibilités de développement de l'irrigation dans le bassin de la ri- vière Gorgol. 1.04 Le présent projet a été établi avec l'assistance de plusieurs mis- sions du Programme de coopération FAO/BIRD. Une étude des puits a été réa- lis ée pendant environ six semaines en février/mars 1971 par un consultant en- gagq par le Programme de coopération FAO/BIRD sur la demande de l'IDA. Le présent rapport est fondé sur le rapport du Programme de coopération FAO/BIRD et sur les conclusions d'une mission d'évaluation compos4e de MM. D.N. Suther- land et C. Megas (IDA) et 0. Siegert (consultant, spécialiste de la construc- tion des puits). II. APERCU D'ENSEMBLE A. Généralités 2.01 La Mauritanie, pays situé sur la côte occidentale de l'Afrique entre le 15ème et le 25ème degr4 de latitude nord, a une superficie de quel- que 1,1 million de km2 et une population dtenviron 1,1 million d'habitants -2 - dont le taux annuel de croissance est de 1,9 %. Au nord, les deux tiers du pays sont désertiques ou subdésertiques et pratiquement inhabités en dehors de quelques centres miniers isolés et d'agglomérations de pêcheurs éparpil- lées sur la côte. Quelque 80 % de la population, y compris tous les culti- vateurs et les éleveurs, résident dans une zone qui s'étend sur environ 180 km de largeur du nord au sud, le long de la frontière méridionale. Cette région couvre environ le tiers de la superficie du pays et a un climat sahé- lien!/ qui convient à l'élevage extensif. 2.02 Environ 15 % de la population dépend directement ou indirectement pGur son existence du .secteur moderne de l'économie qui comprend des itines de fer dans la région de Zouerate, une entreprise d'extraction du cuivre en cours de développement à Akjoujt, un centre d'industrie de la pêche à Nouadhibou et les services publics et l'administration centralisés à Nouakchott. Les 85 % restants vivent du produit de l'élevage (70 %) et de l'agriculture (15 %). 2.03 Ces dernières années, le PIB a été de l'ordre de 170 millions de dollars, dont environ 55 i#illions provenaient des mines, 45 millions de l'élevage, 10 mi.lions de la production agricole, 5 millions de la pêche et le reste, du bâtiment, des transports, de l'administration et des services. On estime que le revenu moyen par habitant est de l'ordre de 180 dollars, mais ce chiffre est inégalement réparti entre les secteurs moderne et tradi- tionnel: environ 510 dollars dans le premier et 52 dollars dans le second. B. Le secteur agricole 2.0h Au sein du secteur agricole, l'élevage est. de loin, l'activité la plus importante. La production agricole proprement dite est circonscrite dans un secteur restreint du Sud où les précipitations annuelles moyennes sont de 300 mm ou plus. C'est le long du fleuve S-iégal, qui constitue la frontière méridionale de la Mauritanie avec le Sénégal, qu'elle est la plus intensive. Les principales cultures sont le sorgho et le mil. Il s'agit de culture en zone aride et les rendements sont bas - environ h00 kg à l'hec- tare en moyenne. Des expériences réalisées au Sénégal permettent de penser que l'introduction de charrues attelées pourrait améliorer sensiblement leg rendements. La construction de barrages et de digues en vue d'irriguer de plus grandes superficies permettrait de diversifier la production et d'accroi- tre les rendements. Cependant, les investissements réalisés à ce jour dans ce domaine n'ont pas donné de bons résultats financiers. L'industrie de l'élevage 2.05 L'élevage du bétail est pratiqué sur une superficie d'environ 300.000 km2 dans la partie sud du pays. Cette région est délimitée au nord 1/ La zone sahélienne est une région smni-aride qui s'étend à travers l'Afrique de l'Ouest au sud du Sahara; la plus grande partie du troupeau de l'Afrique de l'Ouest est élevée dans cette zone. - 3 - par l'isohyète de 200 ma qui suit approximativement le 18ème parallèle de latitude Nord. En 1970, l'effectif du troupeau était évalué à 2 millions de bovins, 5,5 millions d'ovins, 2,5 millions de caprins, 700.000 chameaux, 230.000 ânes et 16.000 chevaux, soit.au total l'équivalent de quelque 3,4 millions de têtes de bovins. Cet effectif représente, dans la région d'éle- vage, une densité moyenne d'une tête de bovin pour 9 hectares. 2.06 Environ 95 % des troupeaux sont soumis à un élevage nomade ou de transhumance. On estime que les troupeaux appartiennent à environ 200.000 familles comptant en tout quelque 820.000 personnes. Pendant la saison des pluies (de juillet à septembre), les troupeaux sont conduits sur les pâturages de la région sèche du nord de la zone pastorale. A mesure que l'on avance dans la saison sèche, ils sont ramenés dans les régions méridionales et dans certains cas, traversent la frontière sud pour aller paître au Sénégal et au Mali. Les propriétaires de bétail ont tendance à faire parcourir chaque an- née à leurs animaux le même itinéraire et à les faire paître autour des mêmes points d'eau du Sud à chaque saison sèche. Les pâtres nomades ne pratiquent en général aucune culture. Leur alimentation est à base de lait, auquel s'associent du sorgho. et du riz achetés aux cultivateurs du sud du pays. 2.07 Les conditions climatiques de la zone pastorale sont telles que l'herbe n'y pousse que pendant trois à cinq mois par an. Le reste de l'année, le bétail doit se contenter pour sa nourriture d'une herbe sèche et mûre. La longueur de la saison des pluies et la hauteurdes précipitations varient beau- coup d'une année sur l'autre. Les quantités de fourrage disponibles pour l8levage suivent ces variations et sont périodiquement réduites par des sécheresses sévères. 2.08 Les pâturages sont pour la plupart couverts d'une herbe annuelle à cycle de maturation rapide, qui grène en septembre. Les pâturages de ce type ne risquent guère d'être détériorés par une utilisation excessive et leur régénération à la saison suivante est assurée par l'abondance des graines qu'ils produisent. Comme l'herbe ne pousse pratiquement pas de la fin d'une saison humide au début de la suivante, il est capital, pendant cette période, de protéger contre le feu les pâturages couverts d'herbe mûre. On a estimé qu'en 1968-1969, environ 20 % de l'ensemble du cheptel bovir a pAri à la suite de précipitations infArieures à la moyenne et de la destruction de pâtu- rages dans le feu. 2.09 Les bovins appartiennent à deux espèces de zébu - Maure et Peuhl - dont le poids sur pied à maturité est respectivement de 330 à 380 kg et de 400 à 420 kg. Les deux races sont bien adaptées aux conditions de subsis- tance de la zone sah-lienne. On ne dispose pas d'indications dignes de con- fiance sur la productivité du troupeau, mais en extrapolant les donnAes re- latives d'autres régions sahéliennes de l'Afrique de l'Ouest, on peut évaluer, pour les bovins, le taux annuel d'extra.tion à environ 10 < de l'effectif du troupeau. Le principal facteur de limitation de la productivité est le taux de mortalité élevé: environ 40 % chez les veaux dans la première année de leur vie. Le phAnomène est dû en grande partie à la malnutrition des veaux, privés du lait de vache qui est utilisé pour la consommation des familles ou vendu. La productivité annuelle des troupeaux de moutons et de chèvres est estimée à environ 30 % de l'effectif, ce qui est un chiffre assez satisfaisant. -4 ContrOle vétérinaire 2.10 Jusqu'à ces dernières années, la maladie la plus grave qui me- naçait le bétail en Mauritanie était la peste bovine, maladie infectieuse extraement violente qui peut faire des ravages parmi les bovins. Il est cependant possible de lutter efficacement contre elle par la vaccination qui imunise pendant un certain nombre d'années les animaux sur lesquels elle est pratiquée. Au cours de la période 1966-1968, la campagne financée con- jointement par le FED et l'USAID (campagne de JP 15) a été exécutée en Mau- ritanie, au Mali et au Sénégal. Dans le cadre de cette campagne, tout le troupeau bovin du pays devait être vacciné chaque année pour trois ans contre la peste bovine. Elle a effectivement abouti à une réduction spectaculaire de l'incidence de la maladie en Mauritanie: il n'y a eu qu'un cas d'épidémie en 1970 contre 86 en 1966. A partir de 1968, les vaccinations ont été pour- suivies par le Service de l'élevage mauritanien, mais les activités dans ce domaine ont dû être considérablement réduites en raison d'un manque de véhi- cules et de matériel et faute des fonds nécessaires pour financer les d4- penses de fonctionnement. 2.11 La vaccination ayant réduit les pertes causées par la peste bovine, c'est la lutte contre la pleuropneumonie bovine contagieuse (PPBC) qui est devenue le principal souci du Service de l'élevage. Les cas d'épidémie en- registrés aont passés de 134 en 1966 à 195 en 1970, causant la perte de 4.000 têtes de bétail. Jusqu'en 1970, le ervice de l'élevage a vacciné les animaux contre la PPBC avec un vaccin de la souche KH3J dont l'effet préven- tif ne se prolonge que six mois. Depuis peu, il a commencé à utiliser la souche TI/44 qui confère au bétail vacciné une immunité d'environ 12 mois. 2.12 Le charbon symptomatique et la fièvre charbonneuse sort deux autres maladies infectieuses qui touchent les bovins en Mauritanie, main leur inci- dence est plus sporadique que celle de la peste bovine et de la PPBC. Elles peuvent être prévenues par vaccination. En 1969, de lourdes pertes ont été causées dans certaines localités par le botulisme. Cette maladie va de pair avec une malnutrition qui engendre chez les animaux -me dépravation de l'ap- pétit les poussant à manger de la charogne qui contient la toxine du botu- lisme. On peut vacciner les animaux pour les prot4ger contre les effets de cette toxine. On connai't en Mauritanie des cas de fièvre aphteuse, mais elle n'affecte que d'une manière assez bénigne les bovins de race Maure et Peuhl. 2.13 Les ovins et les caprins ne sont pas aussi exposés que les bovins aux maladies infectieuses de la zone sahélienne. Moutons, chèvres et veaux sont sujets à des infections internes par des parasites qui, combinées aux effets de la malnutrition, sont la cause de morts nombreuses. Abreuvement du bétail 2.14 Hormis quelques modestes ressources en eau de surface et l'eau de mer dessalée qui sert à approvisionner la capitale, Nouakchott, la Mauritanie doit compter à peu près partout sur les eaux souterraines pour la survie des hommes et du bétail. Dans le secteur ouest de la zone pastorale, on trouve en général l'eau souterraine à des profondeurs variant de 8 à 70 mètres. Dans le secteur est, on est moins bien renseigné sur les nappes souterraines et le manque de ressources en eau est une contrainte qui pèse lourdement sur la production d'élevage. -5- 2.15 Les nappes souterraines sont exploitées au moyen de puits creusés d#où l'eau est tirée dans des seaux, à la main, par des ânes ou par des cha- meaux. On n'utilise nulle part des moulins à vent ou des moteurs pour le puisage. La qualité de la construction des puits est des plus variables. Certains ont été creuaés par des éleveurs locaux et sont de conception pri- mitive, dépourvus de cuvelage, de colonne filtrante ou d'installations de surface convenables. Avant l'indépendance (1960), un certain nombre de puits avaient été creusés avec les fonds de l'Etat. Depuis lors, beaucoup ont été construits avec l'aide du FED et du FAC, et l'Etat a aidé des col- lectivités à en construire d'autres en leur fournissant des matériaux. On estime qu'il y a en tout quelque 3.000 puits pastoraux en Mauritanie. 2.16 La charge globale des pâturages dans la zone pastorale est en gé- ntral de l'ordre d'une bête pour 6 à 10 hectares, et les troupeaux peuvent paître dans un rayon pouvant aller jusqu'à 8 km et plus autour d'un point d'eau. A raison d'une bête pour 8 ha, une surface de 8 km de rayon nour- rirait environ l' équivalent de 2.000 bovins consommant au total environ 40 m3 d'eau par jour. Cela supposerait un débit d'environ 3 m3 à l'heure à raison de 13 à 14 heures de puisage par jour. Il existe d'ores et déjà dans bon nombre de régions beaucoup plus de puits qu'il nten faudrait pour répondre à des besoins de cet ordre. Ce endant le débit de la plupart des puits est très largement inférieur à 3 m à l'heure en raison de leur mau- vais état, lui-même dû à une conception initiale défectueuse, à un manque d'entretien ou à ces deux facteurs réunis. Avant 1960, quatre brigades dtentretien des puits étaient à l'oeuvre mais il n'en reste plus qu'une au- jourd'hui, et encore manque-t-elle de matériel et de fonds pour financer ses activités. Commercialisation des produits de l'élevage 2.17 En général, les éleveurs vendent des bêtes lorsqu'ils ont besoin d'argent pour payer leurs impôts ou acheter de quoi se nourrir et se vêtir. Il n'y a pas d'organisation officielle de commercialisation mais il existe un système de vente reconnu fonctionnant par l'interm4diaire des marchés lo- caux. Les principaux mouvements de bétail se font en direction du sud, en particulier vers Dakar. Il y a aussi traditionnellement des mouvements de bovins qui partent des régions orientales du pays pour aller jusqu'en Côte d'Ivoire en traversant le Mali. 2.18 Le prélèvement annuel sur l'ensemble du cheptel national est éva- lué à environ 240.000 bovins, 2 millions d'ovins et de caprins et 65.000 cha- meaux, dont 45 % sont export4s sur pied. Ce prélèvement représente environ 70.000 tonnes de viande en carcasse. Les prix offerts pour la viande de boeuf sont de 70 à 80 francs CFA le kg de viande en carcasse dans les régions de l'Est. et de 80 à 100 francs CFA le kg dans les régions de l'Ouest. Les prix de la viande de mouton et de chèvre sont plus élevés: environ 1CO à 120 francs CFA le kg de viande en carcasse. 2.19 Un abattoir moderne doté d'installations frigorifiques a été construit à Kaédi avec l'assistance du FAC. Géra par une socipté nationale (la Compagnie de commercialisation des viandes de Mauritanie (COVIMA), il a -6- été conçu en vue de produire de la viande de bonne qualité destinée à appro- visionner les principaux centres de population de Mauritanie ainsi que les marchés qui s'offrent à l'exportation, notamment les iles Canaries. Aucun marché d'exportation n'a encore été obtenu, mais une société française d'ex- perts-conseils, la SEDES, étudie actuellement les débouchés possibles de la viande de Kaédi. Des études de justification ont également été réalisées en vue de l'aménagement d'un ranch au nord de Kaédi pour l'engraissement de bo- vins devant être traités pour l'exportation à l'abattoir de Kaédi. Faute de débouchés suffisants, ltabattoir fonctionne très en dessous de sa capacité, ne traitant qu'environ 400 tonnes de viande par an destinée aux marchés in- térieurs mauritaniens. Sa capacité théorique de traitement est de 3.000 tonnes de viande par an. Le Service de l'élevage 2.20 Le Service de l'élevage fait partie du Ministère du développement rural. Ce service emploie trois vétérinaires mauritaniens, à savoir le directeur, le chef du laboratoire de diagnostic de Nouakchott et le directeur de 1sabattoir de Kaédi. .11 bénéficie en outre du concours d'un vétérinaire français, fourni dans le cadre de l'assistance technique française, qui rem.. plit la fonction de conseiller du directeur. Par ailleurs, il Gmploie au total une centaine d'assistants d'élevage, de techniciens vétérinaires et de vaccinateurs. Les techniciens et les assistants sont formés au Centre de formation de Kaédi qui bénéficie de l'appui d'un projet PNUD/FS. 2.21 Depuis quelques années, le Service de l'élevage est sévèrement handicapé dans sa tâche d'assistence à l'industrie par une pénurie de fonds et un manque d'équipement. Le budget annuel du service était à peine infé- rieur en 1970 à celui de 1960, mais les frais de personnel ont considérable- ment augmenté, à la suite de quoi les fonds disponibles pour d'autres frais de fonctionnement se sont trouvés réduits de 50 %. L'activité du service est maintenant pratiquement limitée à la vaccination contre les principales mala- dies, et le budget actuel ne suffit même pas à en assurer l'exêcution effi- cace. 2.22 Le gouvernement perçoit, sur le bétail exporté et celui qui est abattu à l'intérieur du pays, des impôts qui lui rapportent chaque année un revenu de l'ordre de 50 millions de francs CFA (180.000 dollars). En outre, les autorités locales perçoivent diverses taxes sur l1élevage, notamment l'imDdt par tête, la taxe de marché et la taxe d'abattage, qui rapportent en tout environ 345 millions de francs CFA (1,24 million de dollars) par an. L'évasion fiscale est considérable si l'cà en juge par le fait que le montant perçu au titre de l'impft par tête représente seulement le tiers de celui qui devrait être payé. Les crédits budgétaires alloués au Service de l'élevage, en 1970, se montaient à 113 millions de francs CFA (0,46 million de dollars) et les dépenses effectuées par les autorités locales pour soutenir les pro- priétaires de bétail sont évaluées à environ 88 millions de francs CFA (0,32 million de dollars) par an. -7- Perspectives du secteur de Lélevage 2.23 Le régime nomade de p4ture des troupeaux ne se prête guère à l»in- troduction de méthodes améliorées di élevage, mais il constitue cependant à loheure actuelle. dans la zone sahéliene, la seule forme d'utilisation des terres qui soit praticable sur une grande échelle. La migration des troupeaux vers les piturages et les points d'eau des régions plus sèches du lord pendant et imdatement après la oaison des pluies allège la charge des pÊturages des régions méridionales vers lesquelles le bétail revient à la saison sèche. Les pertes ckes à la sécheresse seraient beaucoup plus élevées i, d'essentielle- ment nomade qui il est actuellement, le mode de pÊture devait devenir sédentaire. 2.24 L'aménagement de ranches coumerciaux pour 1fengraissement du bétail ne serait justifi4 que dans la mesure où ils pourraient desservir des marchée offrant des prix plus élevés pour de la viande de meilleure qualité. Si des 4tudes de march, en dA(montraient la justification, des projets de ce genre pourraient Otre financés par des sources bilatérales. En particulier, on pense que le ranch de Kaedi sera vraisemblablement financé par le ED. Sa production ne représentera d'aÎlleures qu'une très petite fraction de la pro- duction mauritanienne de viande de boeuf, 2.25 Dans de nombreuses régions de la zone sahélienne de l'Afrique de iOuest oÙ lion pratique la p4ture collective, la surpiture commence A poser un s rieux problème car elle entraine une détérioration des piturages et une érosion des sols. Des pays de l'Afrique de 1'uest ont tenté d'appliquer diverses mesures de contrôle de l'utilisation des piturages, mais ils nfont obtenu quiun succès très limité. Fort heureusement, la surçlture ne smble pas pour le moment constituer un problème sérieux en Mauritanie. Les études qui ont été faites donnent au contraire à penser que les piturages disponibles pourraient nourrir plus de bétail qu'à l'heure actuelle. Quoi qu'il en soit, il est douteux qu'au stade actuel un système quelconque de contrôle de l'uti- lidation des pîturages puisse dtre accepté par les éleveurs de bétail ou ap- pliqué par les pouvoirs publics en Mauritanie. 2.26 Au cours des prochaines années, toute proposition visant A dévelop- per le secteur de l'élevage ou à lui prêter assistance devra partir du prin- cipe que l élevage continuera A fonctionner selon un système de pîture col- lective caractérisé par de vastes migrations saisonnières des troupeaux. Dans ces conditions, les mesures pouvant être prises pour assister le sous- secteur de 114levage sont pratiquement limitées à ltamélioration du réseau de pu4ts, A la lutte contre les maladies des animaux at A la protection des p4turages contre le feu. III. LA ZONE DU PROJET 3.01 La zone du projet comprendra la quatrième région administrative, toute la cinquime région 1'exception du département de Tichitt, et la partie de la sixième région située au sud (u 19ème parallèle. Elle est bordée A l'ouest par l'océan Atlantique et au sud par le fleuve Sénégal qui constitue la frontière avec le Sénégal. Cette zone, où vit la moitié de la population, est la région la plus fortement peuplée de tout le pays. Les villes de Rosso, Boutilimit, Aleg, Boghé et Kaédi sont reliées à la zone du projet par des routes en terre qui sont inondées pendant plusieurs mois de l'auée. Une route bitmée construite dans le cadre d'un projet de l'» relie Rosso à Nouakchott, et de bonnes routes joignent Rosso à Kaédi-et - Dakar. 3.02 Bien que la zone du projet couvre moins d'un tiers de la région pastorale du pays, on y trouve plus de 40 % du troupeau de bovins et environ 25 % du troupeau d'ovins et de caprins. Près des trois quarte des bovins et des deux tiers des ovins et des caprins exportés vers le Sénégal provieinent de cette zone ou la traversent, et on y trouve, à Kaédi, le seul abattoir mo- derne du pays. La zone possède un réseau de plus de 1.000 puits dont la plu- part n'ont pas été entretenus depuis plusieurs années et sont en très mauvais état. L'on compte environ 57 centres de vaccination qui ont été construits à l'occasion de la campagne de vaccination JP 15 contre la peste bovine. Faute d'avoir été entretenu, le réseau de tranchées pare-feu qui existait dans la zone a pratiquement disparu. 3.03 Le climat de la zone est de type sahélien avec une pluviométrie annuelle moyenne allant de 200 m au nord à 500 mm sur une étroite bande mé- ridionale longeant le fleuve Sénégal. La saison des pluies dure de trois à quatre mois entre juin et septembre, mais V'on ne peut guère se fier à sa régularité d'une année sur l'autre. La capacité de charge des piturages va- rie entre 4 et 11 hectares par tête de bovin pendant la saison sèche. La partie de la zone située à proximité lmédiate du fleuve Sénégal constitue la région agricole la plus importante du pays. On y cultive principalement le sorgho et le mil. 3.04 Compte tenu de la densité relativement forte de la population et du troupeau qui y vivent, et du fait qu'elle dispose d'un réseau de pointe d'eau et de centres de vaccination, cette région est, de tout le pays, celle qui se prête le mieux à un projet pilote de développement de l'élevage. IV. LE PROJET A. Définition 4.01 Le projet vise à améliorer la production de bétail nomade de trois régions administratives de la Mauritanie grice à la mise en place et à l'entretien dfinstallations d'abreuvement, à l'adoption de mesures de lutte contre les épizooties et à la remise en état et l'entretien d'ouvrages de protection contre les incendies. Son exécution, qui incombera au Ministère du Plan et du développement rural, sera étalée sur une période de quatre ans. -9 - 4.02 Le projet comprend les éléments suivants: a) Puits. Il s'agit i) de procéder aux travaux de reconstruction t73-i de réparation d'à peu près 300 puits pastoraux; li) de créer trois brigades d'entretien des puits et appliquer un pro- gramme d'entretien régulier des puits pastoraux; et iii) de pro- céder à des forages de prospection en vue de trouver de l'eau en 10 emplacements situés dans un secteur de la zone du projet dont on connaft mal les ressources en eau souterraine; et de con- struire 15 puits nouveaux si les résultats des forages de pro- spection le justifient. b) Contrôle vétérinaire. Il s'agit de renforcer le Service de liéle- vage du.Ministère du Plan et du développement rural pour lui per- mettre, dans le zone du projet, de procéder à une campagne de vac- cination du bétail contre les grandes maladies endémiques et diof- frir un traitement régulier des bovins, des ovins et des caprins atteints par des parasites internes et externes. c) Tranchées pare-feu. Ce poste prévoit la fourniture du matériel et la mise sur p ed de l'organisation nécessaires à l'entretien régulier de quelque 6.500 km de tranchées pare-feu dans la zone du projet. B. Caractéristiques détaillées 4.03 Puits. En février/mars 1971, une enquête portant sur plus de 400 puits situ«gs=ans la zone du projet a été effectué par un expert engagé dans le cadre du programme de cdopération FAO/BIRD à la demande de 1lIDA. Cette enquête a permis de répertorier quelque 300 puits nécessitant des travaux de réparation ou de reconstruction. Trente de ces 300 puits ont besoin d'être entièrement refaits. Lton trouvera à l'Annexe 1 le détail des réparations à effectuer ainsi que le plan des puits qui doivent être refaits. 4.04 La plus grande partie des travaux de réparation et de reconstruc- tion de ces 300 puits feront leobjet de marchés. Quinze pour cent de ces travaux au maximum pourront être exécutés en régie. Au cours des négocia- tions, lIDA a obtenu l'assurance que des consultants agréés par elle se- raient recrutés à des conditions soumises à son approbation, pour: i) pro- céder à une enquête détaillée sur les puits exigeant des travaux de répara- tion ou de reconstruction; ii) préparer les documents d'appels d'offres, y compris les plans et cahiers des charges relatifs aux travaux devant être exécutés aux termes du marché portant sur la réparation et la reconstruction de 300 puits; iii) aider à déterminer les travaux de réparation et de re- construction qu'il conviendra de faire exécuter sous contrat; iv) donner des conseils et formuler des recommandations sur les offres soumises; et y) assurer la surveillance de l'exécution des travaux. On trouvera à l'An- nexe 3 un résumé du mandat des consultants. - 10 - 4.05 Le projet prévoit la création, la dotation en matériel et la forma- tion de trois brigades d'entretien des puits qui auront la responsgbilité de ltentretien dans la zone du projet. Par ailleurs, le FAC a accepté de finan- cer la création de deux brigades du mue genre dont l'une sera basée dans la zone du projet et desservira certaines parties des quatrième et cinquième régions. Le FAC fournira également trois spécialistes - un ingénieur, un spécialiste des puits et un mécanicien - qui seront attach*s au Service de l'hydraulique du Ministère de l'équipement. Ces spécialistes auront pour mission d'assurer la formation des brigades d'entretien des puits et de sur- veiller leurs activités. 4.06 Chaque brigade d'entretien des puits comprendra un responsable, trois puisatiers, trois ouvriers qualifiés, un mécanicien et trois ou quatre chauffeurs. Le personnel non spécialisé sera fourni par les collectivités locales utilisant les puits. Il est prévu que chaque brigade sera en mesure de se charger des réparations et de l'entretien de 30 à 40 puits par an (voir Annexe 2). Lors des négociations, on a obtenu l'aosurance que les puits situés dans la zone du projet seraient entretenus en bon état et, qu'à cette fin, on établirait préalablement à l'achèvînent des travaux de r4paration et de reconstruction effectués dans le cadre du projet un »ýanuel et un calen- drier des travaux d'entretien jugés satisfaisants par les autritAs zamri- taniennes et V' IDA. Ces documents seront préparés par les consultants (par. 4.04). par le personnel détaché par le FAC au Service de l'hydraulique (par. 4.05) ou à la faveur d'autres arrangements sur lesquels le gouvernement et l'IDA pourraient se mettre d'acqord. 4.07 La zone du projet comprend un secteur proche de Mal, où il n'existe pratiquement aucun puits et dont on connait très mal les ressources en eau souterraine. Dans le cadre du projet, il sera procédé en dix emplacements différents de ce secteur à des forages de prospection de six pouces de dia- mètre et de 100 mètres de profondeur. Ces forages feront l'objet de marchés dont les conditions et modalités seront soumises à l'approbation de I'IDA. Selon les, résultats des forages, on pourra envisager, dans le cadre du pro- jet, de construire jusqu'à 15 nouveaux puits à l'intérieur de la zone. Une fois achevé cet élément du projet, la zone sera équipée d'un réseau d'au moins 300 puits bien construits, dont l'entretien ne devrait pas poser de problèmes aux brigades basées dans la région. 4.08 Contrdle vétérinaire. Cet élément du projet prévoit le lancement dans la zone ¯du projet d'une campagne portant sur les traitements suivants: a) vaccination de tous les bovins contre la peste bovine au cours de chacune des deux premières années du projet; b) vaccination annuelle contre la peste bovine de tous les bovine dgésdemoins d'un an après la deuxième ann"e du projet; c) vaccination annuelle de tous lee bovins contre la pleuropneumonie bovine contagieuse; d) vaccination de tous les bovins contre le botulisme et les dif- férentes formes de charbon dans les zones sujettes aux épizooties; et e) traitement régulier des moutons, chèvres et veaux contre toutes les infections parasitaires. 4.09 Lors de la campagne JP 15 de vaccination contre la peste bovine, le service vétérinaire avait été renforcA dans la zone du projet et dans diautres régions du pays afin d'exécuter chaque année une campagne de vac- cination de tous les bovins. On avait acheté des véhicules et du matériel vétérinaire et construit des enclos de vaccination. Mais ce service est aujourd'hui incapable de procéder à la vaccination annuelle de tout le bétail car son matériel et ses véhicules n'ont été ni entretenus ni remplacés. Dans le cadre du projet, on procédera à l'achat des véhicules et du matériel néces- saires, on construira un certain nombre d'enclos de vaccination supplémentaires et on renforcera le service vétérinaire de manière à lui permettre d'assurer la campagne décrite en détail ci-dessus (par. 4.08). La liste des articles à acheter et le devis figurent à l'Annexe 4. 4.10 Tous les animaux seront soumis en même temps à chacune des vaccina- tions envisagées. Il suffira donc d'une opëration annuelle pour traiter tout le bétail. Chaque équipe de vaccination comprendra deux vaccinateurs et un technicien. L'expérience acquise lors de la campagne du JP 15 a permis d'or- ganiser le projet de telle manière que chaque équipe vaccine annuellement 85.000 tétes de bovins environ, soit 3.300 têtes approximativement par semaine sur une période de huit mois pendant la saison sèche. Lors des négociations, l'assurance a été obtenue que le programme ci-dessus (par. 4.08) serait pour- suivi pendant dix ans au moins à partir du début du projet, et que les mesures appropriées pour lutter contre les grandes maladies infectieuses qui frappent le bétail continueraient d'être appliquées par la suite. 4.11 Un vé4trinaire compétent et expériment1, dont la candidature et les conditions d'emploi seront soumises à l'approbation de l'IDA, viendra s'installer à demeure dans la zone du projet pour surveiller 11élsent de contrôle vAtérinaire du projet. Le projet devra prévoir la construction d'un logement destiné à ce vétérinaire. Le projet pilote de lutte contre les maladies animales financé par le FAC sera également mis en oeuvre dans la zone du projet.» Toutefois, il portera essentiellement sur la lutte contre les parasites internes qui stattaquent au bétail. Des changes de vues ont eu lieu avec les responsables du FAC en vue d'assurer la coordination de la lutte contre les maladies dans le cadre des deux projets. Aucune d4pense au titre de l'él ent de contrôle vitérinaire du crédit de 1'IDA ne pourra faire l'ob- jet d'un remboursement tant que le vétérinaire n'aura pas été nommé. 4.12 Pare-feu. L'on devra prendre des dispositions pour la remise en état et l'entreten annuel de l'ancien réseau de pare-fm qui s'étend sur 6.50 km environ. Certaines parties devront en être rouvertes au bulldozer. L'entretien annuel sera assuré à l'aide de niveleuses. Cinq niveleuses, un bulldozer, trois camions et trois véhicules à quatre roues motrices seront achetés dans le cadre du projet. 4.13 On estime qu'une niveleuse sera en mesure de dégager chaque jour une moyenne de 15 km environ de tranchées de six à sept mètres de largeur. Pour protéger efficacement les pâturages contre l'incendie, ces tranchées -12 - doivent etre complètement dégagées dans les deux à trois mois suivant la fin de la sp,aon des pluies. C'est pourquoi cinq niveleuses sont nécessaires pour dégager les 6.500 km de tranchées pare-feu de la zone du projet. Le matériel sera confié au Ministère de l'équ,pement qui possède le personnel, les ateliers et les installations voulus pour l'utiliser et en assurer l'en- tretien. Ce ministère procédera chaque année en toute priorité aux travaux d'ouverture et d'entretien des tranchées pare-feu situées dans la zone du projet, conformément à un calendrier préétabli. Ce calendrier sera préparé par le Service des eaux et for6ts du Ministère du développement rural et ap- prouvé par la Commission de coordination du projet (par. 4.20). Lors des négociations, on a obtenu l'assurance que les méthodes <l'exécution du program- e annuel d'entretien des tranchées seraient établies conformément à ces dis- positions. 4.14 Dépenses initiales de fonctionnement. Les estimations, Atalée8 sur quatre ans, des dàpenses de ronctionnaient afférentes aux brigades d'entre- tien des puits, à la campagne de vaccination et à l'entretien des tranchées pare-feu dans la zone du projet figurent aux Annexes 2, 4 et 5 respective- ment. Les montants seront prévus au titre du projet pour couvrir ces dé- penses pendant la période quadriennale de décaissement. Il est encore plus important de veiller à ce que des dispositions soient prises pour assurer le financement de ces activités de manière ininterrompue après l'achèvement du projet. Cette question est abordée de manière plus d4taillée au paragraphe 4.18. C. Estimation des coit 4.15 Le coüt total du projet est évaluA à 6 millions de dollars dont un Lment en devises de 4,1 millions de dollars, soit 69 ' du coilt total. L'estimation comprend les dépenses de fonctionnement relatives à 1'élânent de contrdle vétérinaire, aux tranchAes pare-feu, ainsi quîaux trois brigades d'entretien des puits pour les quatre premières années. La ventilation par postes principaux des dépenses au titre du projet est indiquée ci-après: - 13 - ESTIM.TION DES COUTS En millions de En milliers de francs CFA dollars EU Monnaie Monnaie Postes locale Devises Total locale Devises Total en devises Puits TWaration de 270 puits 71,9 287,7 359,6 259 1.036 1.295 80 Reconstruction de 30 puits 25,2 101,4 126,6 91 365 456 80 Construction de 15 nou- veaux puits 12,8 50,5 63,3 46 182 228 90 Forages de prospection 3,3 30,0 33,3 12 108 120 90 Matériel des brigades - d'entretien des puits 11,3 45,4 56,7 ho 164 204 80 Services des consultants 6,9 62 5 69h 25 225 250 9 Total partiel 120,1 588,8 708,9 433 2.120 2.553 Services vétérinaires - matériel 16,5 58,5 75,0 ho 230 270 78 Tranchées gare-feu - matérIel - 59,7 59,7 - 215 215 100 17,8 81,6 99,h 6h 294 358 8h Prix 12,269,5 _44 205 250 8h Total partiel des investissements 172j1 840.L1.012,5 621 0 3.6h Dépenses de fonctionnement (Années 1 4 >) Brigade d'entretien des puits 104,1 12,5 144,4 475 45 520 9 Services vétérinaires 127,5 158,3 285,8 459 570 1.029 55 Tranchées pare-feu 51,9 50,0 101,9 187 180 367 h9 s 22,2 31,9 54,1 80 115 195 59 Prix 22,2 31,9 5h1 80 115 195 59 Total partiel des dépenses initiales 355.7 L84&7 640,4 1.281 1.025 2.306 h de fonctianement - - - - Total des coûts du projet 1,124x7 1.652,9 1.900 4.050 5.950 69 15 octobre 1971 - 14 - D. Financement envîsaé 4.16 Le financement du projet sera assuré comme suit: --- ---- Milliers de dollars E ------------ Postes Etat IDA Total (montant> (montn (montant> Investissements 646 17 3.000 83 3.646 Dépenses initiales de fonctionnement 1.15 50 1.150 50 2.306 Total 1.802 28 4.150 70 5.952 4.17 Le crédit de l'IDA servira à financer l't e Alit en devises des codts d'investissement. Sa contribution au financement des dépenses de fonc- tionnement ira en d4croissant pendant la période de dàcassement. Le crédit couvrira 80 % des dépenses de fonctionnement au cours de la première année, 60 % la deuxiéme année, 40 % la troisième année et 20 % la quatrième année. Cet arrangement donnera à l'Etat le temps d'adopter des dispositions budgé- taires et fiscales lui permettant de faire face à 100 % des coüts après la quatrième année. Le gouvernement a donn4 l'assurance qu'il veillerait à l'entretien des puits et des tranchées pare-feu ainsi qu'au maintien des ser- vices vétérinaires et ouvrirait régulièrement à cet effet les crAdits budgé- taires nécessaires. 4.18 Etant donné que les propriétaires de bâtail sont appelés à être les bén**ficiaires des travaux à effectuer et des services à fournir, il serait raisonnable d'envisager de leur faire prendre en charge une partie des frais en leur faisant acquitter des droits d'usage. Toutefois, il est malaisA, dans le cadre d'un régime de p4ture collective, de mettre en appli- cation un système de contributions directes en contrepartie du bAnéfice des installations d'abreuvement, des ouvrages de protection contre le feu et des services vétérinaires; et il n'est guère plus réaliste de demander aux pou- voirs publics d'organiser la perception d'impdts supplAmentaires pour récupé- rer le coùt des services fournis dans le cadre du projet. Dans ces condi- tions, on a obtenu au gouvernement l'assurance qu'il prendrait des mesures en vue d'améliorer la collecte des impdts perçus sur le sous-secteur de l'élevage (par. 2.22) et qu'il communiquerait régulièrement à l'IDA des rap- ports sur le rendement de 1'impdt dans ce sous-secteur. E. Organisation et gestion 4.19 L'exécution du projet sera gérée par le Ministère du développement rural. Le Service de l'élevage et le Service des eaux et forêts dépendent du Ministère du développement rural. Le Département de l'infrastructure et le Service de l'hydraulique qui dépendent du Ministère de l'équipement seront responsables de certains aspects du projet. 4.20 Avant l'entrée en vigueur du crédit, il sera nom.&e une Commission de coordination du projet pour conseiller le MInistre du Plan sur certains aspects du projet relatifs aux puits et aux tranchées pare-feu. Cet organisme conseillera le Ministre sur les conditions et modalit&s d'engagement des con- sultants spécialistes des puits (par. 4.04), sur le choix des puits à réparer ou reconstruire, sur les documents d'appel d'offres et sur l'attribution des marchés. 4.21 Le Directeur du Service de l'élevage sera liagent d'exécution de la Commission de coordination du projet. Celle-ci comprendra, entre autres mem- bres, des représentants a) du Ministre du Plan (Président), b) du Service des eaux et forêts, c) du Service de l'hydraulique, d) de la Direction de l'infrastructure et e) du Directeur du budget. 4.22 Le Directeur du service de l'élevage aura la responsabilité complète de l'exécution de l'élément de contrôle vétérinaire du projet. F. Achats 4.23 La candidature des consultants qui seront engags au titre de l'élément puits (par. 4.04) ainsi que leurs conditions d'emploi devront re- cevoir l'approbation de 'IDA. Les documents d'appel d'offres pour les tra- vaux de r4paration et de reconstruction des puits ainsi que pour les forages de prospection des ressources en eau seront soumis à l'approbation de 1'IDA avant qu'ils ne soient rendus publics. Les marchés relatifs à ces diffé- rents éléments, qui portent sur 2,3 millions de dollars environ, seront ac- cordés après appel à la concurrence internationale conformément aux direc- tives de lIDA en matière d'achats. 4.24 Dans le cadre du projet, il est prévu de procéder à l'acquisition dtenviron 27 véhicules à quatre roues motrices, 12 camions, un bulldozer et cinq niveleuses, ainsi que de différents matériels et machines faisant partie de l'équipement des brigades d'entretien des puits. Ces fournitures qui re- présentent une dépense approximative de 500.000 dollars seront achetées sur appel à la concurrence internationale. En dehors des véhicules, la valeur des autres matériels nécessaires à l'élément services vétérinaires du projet ne justifie pas l'appel à la concurrence internationale. Les vaccins prévus par le projet peuvent être obtenus auprès du laboratoire vétérinaire de Dakar et l'on pense en effet que c'est celui-ci qui en assurera la fourniture. - G. Décaissement 4.25 Le crédit de l'IDA sera décaissé pour financer: a) l' élément en devises des dApenses correspondent aux objectifs approuvés du projet et relatives à l'engagement des ingénieurs- conseils, aux travaux de reconstruction et de réparation des puits, aux forages de prospection de l'eau et aux achats du matériel destiné aux brigades d'entretien des puits ou devant servir à assurer l'exécution des éléments du projet relatifs aux services vétérinaires et aux tranchées pare-feu; et - 16 - b) 80 % des cordts de fonctionnement du projet pour la première année, 60 % pour la deuxième année, 40 % pour la troisième et 20 % pour la quatrième, sous réserve d'un certificat du vétérinaire (par. 4.11) prouvant que ces dépenses corres- pondent à des objectifs approuvés dans le cadre du projet. 4.26 Les décaissements du crédit de l'IDA seront étalés sur une période de quatre ans. L'Annexe 7 présente le calendrier des décaissements trimes- triels envisagés. H. Vérification des comptes 4.27 On a obtenu des autorités l'assurance que le projet ferait l'objet d'une comptabilité distincte, que celle-ci serait vérifiée conform*ent à des arrangements jugés satisfaisants par l'IDA, et que les comptes ainsi vé- rifiés seraient soumis à l'IDA dans les quatre mois suivant la cldture de chaque exercice. V. AVANTAGES, JUSTIFICATION ECONOMIQUE, MARCHES ET PRIX 5.01. Lorsque le projet sera achev', sa zone d'application comportera un réseau d'au moins 300 puits bien construits sans compter plusieurs centaines de puits creuss par des particuliers ou des collectivitës locales, princi- palement dans la partie sud du périmètre du projet oÙ l'eau se trouve à de faibles profondeurs. Les brigades d'entretien des puits qui seront créées dans la zone du projet devraient suffire à maintenir ce réseau de puits en bon état de fonctionnement. 5.02 La poursuite de la vaccination du bétail contre la peste bovine est essentielle si l'on veut empêcher le retour périodique de cette maladie qui est capable de tuer jusqu'à 50 % des bêtes d'un troupeau. Etant donn, la grande efficacité du vaccin contre la peste, la campagne devrait avoir une rentabilité élevée en termes de prévention de la mortalité des bovins. Le rendement de la vaccination contre la pleuropneumonie bovine contagieuse (PPBC) n'est pas aussi net parce que l'immunité conférée par ce type de vac- cination dure moins longtemps et que la maladie elle-même est moins virulente et ne se traduit pas par une mortalité aussi élevée. Toutefois, la vaccina- tion contre la pleuropneumonie bovine sera assurée en conjonction avec la vac- cination c itre la peste bovin. la botulisme, la fièvre charbonneuse et le charbon se ptomatique peu susceptibles d'éclater sur l'ensemble du pqys, la vaccinati4 i contre ces maladies ni est cvisagée qu' aux endroits où -es maladies se manifestent. Le traitement des maladies parasitaires qui atteignent moutons, chèvres et veaux devrait aboutir à une réduction notable de la mortalité qui frap- pe régulièrement ces catégories de bétail. - 17 - 5.03 On estime qu'à l'heure actuelle les incendies de prairie détruisent en moyenne 40 % environ des pâturages disponibles pendant chaque saison sèche. La remise en état et l'entretien du réseau des tranchées pare-feu de la zone du projet devraient contribuer de manière appréciable à diminuer ces destructions. Justification économique 5.04 Les coûts des différents éléments du projet peuvent être évalués avec une relative certitude, mais les avantages qui en découlent sont moins faciles à mesurer d'avance. Dans le cas de l'élément puits du projet, les avantages résultent du fait que le programme de reconstruction, de réparation et d'entretien des puits empêchera l'effondrement de la quasi-totalité des puits existants. .L'enquête relative aux puits situés dans la zone du projet (par. 4.03) a montré que presque tous les puits avaient besoin de sérieuses réparations et que leur dégradation s'accélérait faute d'entretien. Si l'on n'entreprenait pas un programme de réparations, de reconstruction et d'entre- tien de ces puits, on peut considérer que tous les puits profonds seraient hors service dans une vingtaine d'années, et qu'il ne resterait plus que quelque 200 puits de faible profondeur dans la partie sud de la zone du pro- jet, ce qui nécessiterait une réduction d'environ 60 % de l'effectif du trou- peau élevé dans la zone. 5.05 On estime, à l'heure actuelle, que pendant la saison sèche les in- cendies de prairie détruisent chaque année environ h0 % des pâturages dispo- nibles. Un programme d'entretien régulier des tranchées permettra de diminuer ces pertes de manière appréciable et d'augmenter ainsi les pâturages utili- sables pendant la deuxième moitié de la saison sèche qui constitue la période critique en matière d'affouragement. On estime qu'un tel programme permet- trait aux propriétaires de bétail d'accroître leurs troupeaux d'environ 20 % dans la zone du projet. 5.06 Présentement, la modicité (10 1 environ) du taux d'extraction du troupeau de bovins s'explique en grande partie par le niveau A-levé de la mortalité qui est due à un certain nombre de causes, notamment les maladies infectieuses et les parasites internes. Le taux global de mortalité est évalué à l'heure actuelle à 13,4 Y par an de l'effectif des troupeaux, et l'on estime qu'il pourrait être ramené à 8,8 % grâce aux mesures de contrdle vétérinaire qui seront appliquées dans le cadre du projet. Le taux d'extrac- tion des troupeaux de bovins serait alors majoré de 30 % et atteindrait donc 13 %. 5.07 Les hypothèses Iormulles ci-dessus ont permis d'établir des pro- jections de production avec -et sans le projet; les chiffres relatifs aux bo- vins figurent à l'Annexe 8 et ceux relatifs aux ovins et aux caprins à l'An- nexe 9. Sur la base de ces projections et des estimations de colt du projet, le taux de rentabilité du projet pour l'économie est Avalu' à 19 ý (Annexe 10). Toutefois, l'obtention d'un tel taux est fonction du maintien pendant 10 ans au moins de la campagne de vaccination et pendant 30 ans au moins de l'entre- tien des puits et tranchAes. Si l'on ne continue pas d'observer ces dif- férentes prescriptions après la quatrième ann'e, le taux de rentabilité re- tombera à environ 14 %. Bien qu'il faille admettre que l'analyse distincte des effets des différents éléments du projet présente un certain nombre de - 18 - difficultés, on évalue à 15 % le taux de rentabilité de 1l élément puits et à 28 % celui des éléments services vétérinaires et tranchées pare-feu en- visagés conjointement. 5.08 Lion s8attend que, pour cette zone, la production totale de viande en carcasse passe de 17.000 à 23.000 tonnes à la suite du projet, alors que sans le projet elle tomberait à 7.500 tonnes. La valeur brute de la pro- duction supplémentaire attribuable au projet est estimée à 7,9 millions de dollars. Environ 50 % des bovins, owins et caprins prélevés sur les trou- peaux de la zone du projet sont écoulés sous forme d'exportations vers le Sénégal dont les recettes s'élèvent à 3,3 millions de dollars environ. Sans le projet, ce commerce d'exportation est, presque à coup sar, condamné à dis- paraitre. Marchés et prix 5.09 Dans la zone du projet, on estime que la production de viande en carcasse provenant des troupeaux augmentera d'environ 6.000 tonnes, ctest-à- dire de 30 %. Ce chiffre- représente un accroissement de 15 % environ de la production totale de viande de la Mauritanie. Cette production pourrait être facilement absorbée par le marché intérieur et le marché du Sénégal. La de- mande progresse sur ces deux marchés au fur et à mesure de l'augmentation de la population et des revenus. Les prix obtenus devraient au moins se main- tenir à leurs niveaux actuels (par. 2.18). VI. RECOMMANDATIONS 6.01 Lors des négociations, les autorités ont donné des assurances sur les points suivants: a) il sera fait appel à des ingénieurs-conseils dont la candi- dature et les conditions d'emploi seront approuvées par ltIDA; leur mission sera de procéder à une enquête sur les puits situés dans la zone du projet, de préparer les documents d'apnl d'offres portant sur les travaux de réparation et de reconstruction des puits, de donner leur avis sur la me- sure dans laquelle il conviendra de passer des marchés pour ces travaux, de formuler des avis et des recommandations sur les offres reçues et de surveiller 1'exécution des travaux (par. 4.04); b) pendant 10 ans au moins lion poursuivra la vaccination annuel- le de tous les animaux élevés dans la zone du projet contre la pleuropneumonie bovine, de tous les animaux de moins d'un an contre la peste bovine et dtun certain nombre d'animaux contre le botulisme, la fièvre charbonneuse et le charbon symptoma- tique dans les zones où éclatent ces maladies; l'on assurera le traitement régulier des moutons, chèvres et veaux atteints par des maladies parasitaires et lion continuera ultérieure- ment à appliquer des mesures satisfaisantes pour lutter contre ces maladies (par. 4.10); - 19 - c) l'on mettra en oeuvre une procédure d'intervention approuvée par l'IDA, dans le cadre de laquelle le Ministère de l'équipe- ment procédera chaque année en toute première priorité à l'ou- verture et à l'entretien des tranchées pare-feu de la zone du projet conformément à un calendrier préétabli (par. 4.13); d) ltEtat entretiendra les puits et les tranchées pare-feu, maintiendra les services vétérinaires et ouvrira à cette fin, sur une base régulière, les crédits budgétaires nécessaires (par. 4.17); e) le gouvernement prendra des mesures visant à améliorer la collecte des impôts perçus sur le sous-secteur de l'élevage et communiquera régulièrement à l 'JIDA des rapports sur le rendement de l'impôt dans ce sous-secteur (par. 4.18); f) les biens et services nécessaires au projet seront acquis selon des procédures jugées satisfaisantes par 'IDA (par. 4.22 et 4.24), notamment par appel à la concurrence inter- nationale pour la réparation et la reconstruction des puits, les forages de prospection de la nappe aquifère et les achats de vêhicules, de camions, de niveleuses et de bulldozers; g) le projet donnera lieu à la tenue dtune comptabilité séparée; cette comptabilité sera vérifiée conformément à des arrange- ments jugés acceptables par l'IDA, et les comptes ainsi véri- fiés seront soumis à V'IDA dans les quatre mois suivant la cldture de l'année budgétaire (par. 4.27); et h) l'engagement dfun vétérinaire approuvé par l tIDA constituera une condition nécessaire pour le décaissement des fonds au titre de l'élément de contrdle vétérinaire du projet (par. 4.11). 6.02 L'entrée en vigueur du crédit sera subordonnée à la désignation d'une Commission de coordination du projet dont la composition et le mandat devront être jugés satisfaisants par 'IDA (par. h.19 et 4.20). 6.03 Le projet justifie l'octroi d'un crédit de l'JIDA de 4,1 millions de dollars. Le Gouvernement mauritanien sera l'emprunteur. 15 octobre 1971 ANNEE 1 Page 1 MAURITANIE PROJET DE DEVELOPPI4ENT DE L'ELEVAGE PUITS PASTORAUX DE Ià REGION DU PROJET 1. On évalue à un millier le nombre des puits pastoraux existant dans la région du projet. Entre le 8 février et le 22 mars 1971, environ 400 de ces puits ont été inspectés par un consultant spécialiste de la question, engagé par le programme de coopération FAO/BIRD sur la demande de l'IDA. La profondeur des puits va de moins de 5 mètres à environ 75 mètres. Le tiers approximativement des puits inspectés avait moins de 20 mètres de profondeur. La plupart de ces puits peu profonds sont situés dans le secteur sud-ouest de la région du projet, ý. proximité du fleuve Sénégal. Une proportion importante des puits situés dans les secteurs plus secs du nord, à savoir sur le territoire des préfectures de Bouti- limit, Mededra et Aleg, ont des profondeurs délassant 5(- mètres. 2. Il y a des centaines d'années que l'on construit des puits en Mauritanie et les méthodes de construction ont varié au cours des âges. Beaucoup d'entre eux ont été creusés par des éleveurs individuels et par des collectivités locales, avec ou sans appoint de matériaux et de con- seils techniques fournis par l'Etat. Le service de l'hydraulique de l'Etat a construit environ 550 puits entre 1950 et 1960. Depuis lors, bon nombre de puits ont été construits par des entrepreneurs privés,en- gagés a cette fin dans le cadre de projets d'aide extérieure. Récemment, une cinquantaine de puits ont été construits dans le sud-est de la Mauri- tanie, en dehors de la zone du projet, dans le cadre d'un projet d'aide extérieure de la République populaire de Chine. 3. Beaucoup des puits qui ont été creusés par des individus sont de construction très primitive et ne peuvent être considérés que comme essentiellement temporaires. Tel est en particulier le cas des puits creusés dans les régions où la nappe souterraine se trouve à une profon- deur inférieure à 15 mètres. 4. Pour juger de l'état d'un puits et déterminer les réparations nécessaires, on inspecte trois parties essentielles. Ce sont la colonne filtrante immergée dans la formation aquifère, le cuvelage du puits de- puis le sommet de la colonne filtrante jusqu'au niveau du sol et finale- ment les installations de surface. 5. La colonne filtrante a pour fonction de nermettre é l'eau de s'écouler dans La cavité du puits tout en emêchant la terre et les dé- bris d'y pénétrer. Dans les puits bien construits, elle consiste en un tube, de préférence en ciment armé, percê d'une série de trous Dar les- quels l'eau peut s'écouler à travers un filtre. Dans les cuits de la région du projet, le diamètre de la colonne filtrante varie de 0,à à l,4 mètre. La colonne filtrante doit de préférence être entourée à sa base et sur les côtés d'une couche de gravier. ILNNEE 1 Page 2 6. Le cuvelage du puits sert à «mpêcher les parois de s'effondrer. Il doit de préférence être construit en ciment armé, cculé dans den mou- les en bois ou en métal. Un grand nombre de puits ont été construite en- tre 1900 et 1950 à l'aide d'une technique mise au point par le capitaine Friry, du Génie de l'Armée française, et sont revêtuà d'un mortier étendu à la main. Le diamètre interne du cuvelage des puits de la région du pro- jet varie de 1i 4 mètres, mais il est généralement compris entre 1,6 et 2 métres dans les puits construits par des entrepreneurs privés ou selon la technique "Friry". 7. Les installations de surface doivent répondre à un certain nom- bre de fonctions. La margelle, qui est un prolongement en ciment armé du ouvelage jusqu'à 1 mètre environ du niveau du sol, sert principalement à emp6cher des débris de tomber dans le puits et à protéger le cuvelage lui- méme. Elle doit être entourée d'une plate-forme de ciment de plusieurs mé- tres de largeur qui protège le sol aux abords du puits et empêche que le revgtement ne travaille et finisse par s'effondrer. Il doit y avoir éga- lement une superstructure quelconque à laquelle puissent être accrochées les poulies qui portent .ps cordes à l1aide desquelles les seaux à eau sont descendus dans le puits et remontés. Dans les puits de Mauritanie, les poulies sont généralement fixées sur des montants soutenus par deux fourches de bois. Certains puits de la zone du projet sont dotés d'abreu- voirs, et ceux-ci sont installés à très peu de distance du puits lui-méme, si bien que les animaux s' agglutinent autour du puits et transforment les abords en bourbier. 8. Les défauts les plus graves qui ont été constatés dans les puits insoctés affectaient les installations de surface et les colonnes fil- trantes. Zn ce qui concerne les installations de surface, les principaux lroblémes sont attribuables,comme on vient de le dire, au fait que les abreuvoirs sont trop près des puits. Dans )(j % des puits, on a constaté que les colonnes filtrantes s'étaient séparées du ouvelage. Dans de nom- breux puits, les colonnes filtrantes sont partiellehAt remplies de sable et de débris, Outre les défauts ci-dessus, d'imbortantes fissures et ca- vités ont été découvertes dans un grand nombre de cuvelaGes et de colonnes filtrantes. Réparations à effectuer 9. Une dos difficuatés sérieuses que présente la réparation des puits existants tient au fAit qu'ils ont été creusés sans plan ni dessin d'aucune sorte, à l'exception de ceux qui ont été construits par des so- ciétés privées sous contrat au cours des dernières années. Il s'ensuit, en particulier dans le cas de la réparation du cuvelage et de la colonne filtrante, un danger d'effondrement des parois pendant les travaux qui pourrait cofter la vie aux réparateurs. Il sera donc indispensable de prendre des précautions particulières pour effectuer les réparations à I' intérieur des puits. ies différentes catégories de réparations à effec- tuer sont brièvement énumérées ci-après. AHNEKE 1 Page 3 10. Installations de surface. Pour tous les puits, il conviendra de reconstruire la margelle en y incorporant des réservoirs destinés à emmagasiner l'eau qui sera transportée par des tuyaux enterrés jusqu'aux abreuvoirs situés à 20 mètres du puits. Une plate-forme en ciment devra être construite autour de chaque puit. 11. Cuvelage: La réparation du cuvelage comprend le colmatage des crevasses, fissures et cavités et l'établissement d'un massif d'ancrage a l'extrémité inférieure du cuvelage pour empêcher celui-ci de s'enfon- cer et de déplacer la colonne filtrante. Ce massif d'ancrage devra avoir la forme d'un bourrelet latéral en ciment disDosé à la base du cuvelage. Etant donné le danger d'effondrement du cuvelage au cours des réparations, il est proposé de remplir les puits de sable jusqu'au niveau des travaux à exécuter, puis 'de pomper le sable une fois les réparations ter7inées. Une technique analogue sera également appliquée dans le cas des réparations de la colonne filtrante. 12. Colonne filtrante: Avant d'exécuter ces réparations, il sera nécessaire de retirenp les débris des puits et d'en pomper l'eau et le sable. Comme dans le cas du cuvelage, les fissures, crevasses et cavités devront être réparées. En outre, nombre de puits exigeront des réparations plus complexes: démolition partielle du tube filtrant et reconstruction de nou- volles sections; construction et mise en place d'une nouvelle dalle de fond dotée d'une crépine; approfondissement du puits au moyen d'une deuxième co- -lonne filtrante téléscopique;lorsque le diamètre de la colonne filtrante existante est insuffisant pour permettre cette solution, on peut faire des- cendre le nuits jusqu'au niveau inférieur de la nappe aquifère au moyen d'un forage à ercussion avec un tuyau muni de crépines; dans les cas où l'écoulement de l'eau est bloqué par de l'argile et où il n'est pas possible de capter l'eau de la formation aquifère a un niveau inférieur, on adaotera à la colonne de petits tuyaux filtrants rayonnant dans la formation aquifère. Puits à reconstruire 13. Les observations que l'on a pu faire à pro.os des puits existants conduisent à formuler un certain nombre de recommandations particulières applicables a la conception des puits à reconstruire. Il convient que ces puits soient bien adaptés aux besoins de leurs utilisateurs. En particulier, ils devraient être construits de manière à permettre de puiser l'eau rapide- ment, moyennant un équipement simple, et leurs abords devraient être protégés afin de n'âtre pas défoncés par un bétail trop nombreux; il faudrait aussi prévoir un dispositif permettant aux utilisateurs de récupérer les objets, tels que des seaux, qui peuvent tomber dans les puits. Mais surtout, il est indis- pensable que les puits soient faciles à entretenir et à réparer. Voici donc une brève description des principales caractéristiques retenues. APNNEE 1 14. Installations de surface. La margelle devra avoir de 1,8 à 2,0 mètres de diamètre interne, 0,25 m. d'épaisseur de ciment armé et 0,80 m de hauteur au-dessus du sol. Elle devra être munie de deux réservoirs d'eau, également en ciment, ayant les dimensions internes suivantes: 0,6 x 0,7 x 0,3 m, et reliés A deux abreuvoirs par des tuyaux enterrés; les abreuvoirs devront se trouver à au moins 20 mètres de distance des puits et avoir une dimension interne de 5,8 x 0,8 x 0,25 mètres, ce qui est suffisant pour abreuver 20 boeufs à la fois; la margelle sera entourée d'une plate-forme en ciment d'un diamètre externe de 5,5 m. 15. Cuvelage: Le cuvelage aura en général un diamètre interne de 1,8 à 2 mètres, mais dans le .cas de certains puits peu profonds, le dia- mètre pourra être réduit à 1,4 m. Il sera fait de ciment armé, de 0,2 m d'épaisseur au moins. Au niveau du sol, le cuvelage sera rattaché a la plate-forme en ciment entourant le puits. 16. Colonne filtrante: Dans la plupart des puits existants, la colonne filtrante pénètre la formation aquifère sur une profondeur maximum de 3 mètres. Il est prop*osé de porter cette profondeur à 4 à 5 mètres dans les puits reconstruits. La structure enfoncée dans la nappe aquifère comprendra une colonne comportant 4 tuyaux filtrants montés les une sur les autres, percée au total de 30 ouvertures munies d'écrans de 15 x 15 ca pour permettre à l'eau de pénétrer dans le puits, et une dalle de fond également perforée et munie d'écrans. Le diamètre interne sera en général de 1,4 à 1,6 mètre, l'épaisseur du ciment étant de 0,2 mètre. La colonne filtrante sera tout entière entourée par une couche de gravier. Un cadre métallique sera fixé à 1,5 maw-dessous du niveau supérieur de la colonne filtrante, afin de retenir les objets tels que les seaux qui pourront tom- ber dans le puits. Ce dispositif permettra aux utilisateurs de récupérer ces objets. Lorsque les piits ne sont pas munis d'un tel cadre, les uti- lisateurs les remplissent souvent jusqu'à î,5L mètre au-dessous du niveau statique de l'eau afin de pouvoir récupérer les objets qui y tombent. Problèmes liés à l'emplacement des puits 17. La difficulté des travaux de réparation et de reconstruction à effectuer dépendra beaucoup des problèmes plus ou moins grands que posera le transport des matériaux et du matériel. ïn conséquence, et pour faci- liter l'évaluation des qoûts: la région du projet a été divisée en quatre zones d'un rayon moyen d'environ 50 ign, en fonction de la difficulté du transport: Zone I - Conditions normales - régionade Rosso, Rkiz et Borghe Zone II - quelque difficultés d'accès dues à un petit nom- bre de pistes et à la nature du terrain - régions de Kaedi et Mbout; Zone III - Terrain très difficile, grandes dunes de sable et très peu de pistes - régions de Beyla, Mededra Boutilimit et Aleg. Zone IV - Puits située dans des régions isolées. ANNEXE 1 a=ge Estimation des coûte 18. Le coût de la réparation de 270 puits et de la reconstruction de 30 autres est estimé comme suit: COUT ESTIKATIF DE Ià RECONSTRUCTION DE PUITS i) Coût estimatif des éléments (profondeur moyenne du puits jusqu'à la nappe d'eau-: 40 mètres) Elément Zone I Zone II Zone III Zone IV -------------illiers de frans FA------- Installation de surface 670 830 1.000 1.170 Cuvelage 1.670 2.u80 2.500 2.920 Colonne filtrante 420 52u 620 730 Dalle de fond 84 100 125 150 Essai de débit 84 100 125 150 Imprévus: Quantité 590 770 910 1.040 Prix 302 3bG 450 55o Coût total par puits 3.820 4.780 5.730 1.560 ($14.000) ($17.210) ($20.630) ($24.U50) ii) Coût estimatif de la reconstruction de 30 nuits Zone Nombre de puits Coût unitaire Coût global -milliers de francs CFA----- I 13 3.820 49.700 II - 4.780 - III 12 5.730 68.80G IV _5 6.68o 33.400 Total 30 151.900 (4547.00c) 15 octobre 1.971 AmIUM 1 COUT ESTINATIF DES REPRATIONS DE PUITS WePIACcNM Zone I Zone II Zone III ZoneIV Total partiel Coût Coût Coût Coût Coût uni- uni- uni- uni- uni- Rubrique Nombre tai re NEmbre taire Nombre tai re Nombre taire Nombre taire - -- caw o niMe e fincôs« --- -- Mparation colonnes filtrantes 51 360 10 455 183 545 26 630 270 136.800 Mparation cuvelages 17 180 2 225 33 270 17 315 69 17.600 Réparation instal- lations de surface 51 545 10 670 183 820 26 940 270 205.00 Total partiel - - - - - - - - - 369.600 Imprvus: Quantités - - - - - - - - - 42.000 Prix - - - - - - - - - Total des coûts (milliers de francs CFA) - - - - - - - - -00 Total des coûts (milliers de dollars) - - - - - - - - - . .000 15 octobre 1971 MAURIAMETablean 1 PROJE Z DEVELOIT IZ L' EfAGE m~nt puits Eohelannement den d~ *uen.e -------------------Ann6e -------------- Elåmfnts en deviseo Catågorie 1bota 2l_otmt --- -- ----- --alliers de $ --- -- ------- DPSES D' IMVTISDIT R6paration de 270 puite Recoatructien de 30 puite Conetruaction de 15 nouveaux pults Services de consultante Forage de proopection Trolo brigade. d'entratirin den pulte Imprvu i Prix Quantit6s Total DEFMSES DE FONCTIONNDMIT Equipes d'entretien des puit Imprå,uw Total 15 octobre 1971 miî;e-«picatif MAURZTANIE PROJET DE DEVELOPPEMUT DE L'ELEVAGE PLAN DE CONSTMCTrMN D'UN PUITS . Abreuvoir 2 e Tuyau d'adduction d'eau l'abreuvoir 2 1/2 pouces 3. Niveau de l'eau h. Ecrans incorporée A la colonne filtrante 5. Gravier 6. Support en bois pour les poulies 7. Réservoir 8. Acrage 9. Dalle de fond ANNEXE 2 Page 1 MAURITANIE PR0JET DE DEVELOPP34DIT DE L'ELEVAGE BRIGADES D'ENTRETIM DES PUITS 1. Le Service de l'hydraulique de la Mauritanie a été créé en 1950 avec pour mission dexécuter les travaux concernant les puits vil- lageois et pastoraux. - En 1959, dix brigades d'intervention s'occupant à la fois de construction et d'entretien des puits étaient à l'oeuvre au sein de ce service. 'ntre 1950 et 1960, quelque 550 puits représen- tant une profondeur totale de 12.000 mètres ont été construits moyen- nant une dépense d'environ 900 millions de francs CFA (3,6 millions de dollars). on estime que les dépenses annuelles consacrées à l'entretien des puits se sont situées pendant cette période entre 40 et 70 millions de francs CFA (0,16 à 0,28 million de dollars). 2. Depuis 1960, les crédits de fonctionnement de ce service sont insuffisants. Il ne reste plus aujourd'hui qu'une seule brigade d8entre- tien des puits dont la capacité d'intervention est fortement limitée par le manque de matériel et de fonds. 3. S'il est régulièrement entretenu, un puits bien construit de- vrait avoir une vie utile d'au moins 50 ans. Lorsque tel est le cas, les puits n'ont besoin que de réparations mineures qui peuvent être ef- fectuées par une équipe d'entretien dotée dfun matériel relativement sommaire. Il s'agit principalement de colmater des fissures et des crevasses dans le cuvelage cu la colonne filtrante, de retirer des débris ou du sable de la cavité des puits, de réparer les superstructures, y compris la plate.-forme et les abreuvoirs. h. Selon une étude effectuée par le FAC en 1970, il faudrait cons- tituer six brigades d'entretien des puits pour entretenir le réseau de puits pastoraux et villageois de l'ensemble du pays. Ces brigades seraient basées a Atar, Nouakchott, Rosso, Aleg, Kiffa et Nema. Le FAC a accepté de financer la constitution des brigades d'Aleg et d'Atar. La formation et le fonctionnement des brigades seront placés sous la responsabilité d'une section du inistère de l'équipement, composéo d'un ingénieur, d'un spécialiste des puits et d'un mécanicien, qui seront toue, à l'origine, des étrangers affectés dans le cadre de l'assistance technique du FAC. 5. Chaque brigade comprendra: un chef, trois puisatiers, trois ou quatre chauffeurs, trois ouvriers qualifiés et un assistant mécanicien, tous Mauritaniens. Chaque brigade se subdivisera en deux demi-brigades, une pour les réparations de caractère mineur, qui effectuera de 20 à 30 opérations par an, et l'autre pour les travaux de laLs grande envergure qui réalisera environ une douzaine d'opérations par an. ANNFUE 2 Page 2 6. Le coût annuel des opérations de chaque brigade est évalué comme suit : Perscnnel contre-valeur de $ 11.500 Entretien et renouvelle- ment du matériel ' ' ' ' 10.500 Fonctionnement des ateliers ' ' ' ' 17.300 inprévus (20 %) ' ' 8.000 Total $ r7.7MO C estime en outre que les autorités ou les collectivités locales contri- bueraient au coût des opérations de chaque brigade en fournissant chaque année la valeur de 18.000 dollars en main-d:oeuvre et en matériaux. 7. Il est proposé dtiassurer, dans le cadro de ce projet, le finan- cement de trois brigades.Le. coft di matériel à fournir est évalué comme suit: 1) h véhicules, h roues motrices $ 16.oho ii) 3 camions, 5 tonnes 38.280 iii) 6 camions, 2,5 tonnes, h roues motrices, 65.630 pièces détachées pour les véhicules 30.000 iv) 6 citernes mobiles (à eau) 5.0 v) 6 compresseurs 21.870 vi) 9 marteaux pneumatiques 1.640 vii) 9 excavateurs 1.650 viii) 5 moules pour cuvelage 2,280 ix) 5 pompes à air comprimé 4.550 x) 3 pompes à eau 1.920 xi) 6 pyl8nes de forage 5.80 Articles divers 8.3L0 Imprévus (20 %) ho.930 Total $24h.Oho ANNEME 3 Page 1 MAURITANIE PROJET DE DEVELOPPEMENT DE L'ELEVAGE RESUME D MANDAT DES CONSULTANTS CHARGES DE L'ELEMENT PUITS Des services d'ingénieurs-conseils sont nécessaires pour: A. - effectuer.loinspection détaillée des puits pastoraux dans la région du projet; - conseiller le gouvernement sur la composition d'une liste d'environ 270 puits à réparer et 30 puits à reconstruire; - conseiller le gouvernement sur la proportion des tra- vaux ci-dessus qu'il conviendra de faire exécuter sous contrat; - déterminer dans la région de Mal 10 emplacements appro- priés pour le forage de dix trous de sonde d'environ 100 m de profondeur et d'un diamètre final de 6 pouces; B. - préparer les documents d'appels dfoffres, y compris les plans et les cahiers des charges; C. - surveiller les opérations de construction des puits et les forages de prospection et certifier la qualité et la quantité des travaux. Il incoibera aux consultants de fournir le personnel et le matériel nécessaires pour exécuter le travail décrit en A, B et C ci-dessus dans un délai de six mois. I. L'étude comprendra les éléments suivants: a. Visite d'environ 350 puits situés dans la région indiquée ci-dessus. l conviendra de descendre dans chaque puits pour en inspecter ltintérieur; b. Etablissement d'un rapport détaillé donnant une description précise de chaque puits; c. Etablissement dtune carte au 1:500 000 indiquant liemplace- ment de chaque puits et sa désignation; ANNEXE 3 Page 2 d. Inventaire des installations de surface et des réparations dont elles ont besoin; e. Description des éléments supplémentaires à incorporor aux installations de surface; f. Etat de la cheminée de chaque puits et méthodes de répara- tion proposées; g. Etat de chaque colonne filtrante et méthodes de réparation proposées; h. Profondeur de chaque puits et niveau de l'eau; i. Epaisseur de la couche de limon au fond de chaque puits et proposition en vue du d6sensablemenrt du puits; j. Exécution d'essais de débit pour chacun des 350 puits, y compris dédensablement le cas échéant; k. Devis estimatif des réparations et améliorations nécessaires; 1. Devis estimatif de la construction de 30 puits nouveaux d'environ hO m de profondeur, entièrement aménagés et dotés de toutes les installations de surface; et m. Devis estimatif de l'exécution de 10 trous de sonde explo- ratoires d'environ 100 m de profondeur et d'un diamètre final de 6 pouces. II *La préparation des documents d'appels d'offres comprendra: A. La description générale de la région du projet comprenant notamment des détails relatifs à la situation géographique, à l'hydrologie, à la végétation, à la qualité de l'eau, etc. La description générale sera complétée par des cartes et des plans correspondants; B. Les conditions générales applicables aux marchés; C. La liste technique détaillée des travaux de réparation, tels que: Réparation du cuvelage a) Réparation des fissures b) Ancrage du cuvelage c) Démolition et reconstruction des parties endommagées d) Colmatage des trous e) Prolongement du cuvelage dans le cas où le niveau de l'eau s'est abaissé. ANNEME 3 Page 3 Colome filtrante a) Réparation des fissures au-dessus du niveau de l'eau b) Désensablement c) Pompage d) Démolition totale ou partielle des crépines et recons- truction des parties endommagée' e) Fabrication et pose d'une dallc -a fond a crépine f) .Approfomdissement du puits au moyen d'une colonne téles- copique A crépine g) Exécution dfun forage par percussion h) Pose de drains à crépine rayonnants i) Essais de pompage et de débit. Installations de surface a) Réparations des margelles des puits et des abreuvoirs b) Nivellement du sol. Les spécifications techniques relatives aux travaux ci-dessus doivent comprendre une description complète des moyens et méthodes à mettre en oeuvre pour exécuter le travail. Toutes les modifications techniques a apporter aux puits pour augmenter leur débit et améliorer le cuvelage et les installations de surface doivent être illustrées par des schémas techniques détaillés. Construction de puits nouveaux Des spécifications techniques détaillées devront être four- nies pour: a) Margelles des puits b) Plate - formes c) Abreuvoirs d) Ancrages e) Cuvelages f) Colonnes filtrantes Ces spécifications doivent être accompagnées de plans de constr.iction. Forage de trous de sonde exploratoires Les spécifications techniques comprendront: a) Méthodes de forage b) Diamètre des forages c) Diamètre des tubages et des crépines d? Essais de débit e Mesure de résistivité et PS ANNEXE 3 Page 4 Etablissement du devis quantitatif de l'exécution de tous les travaux de réparation, construction et forage. Etablissement de la liste des prix afférents aux travaux ci-dessus. Planification des travaux ci-dessus. Estimation des coûts afférents à la préparation des documents d'appels dfoffres ci-dessus. Estimation du coût de l'affectation d'un ingénieur qualifié à la surveil- lance des travaux de réparation et de construction ci-dessus (par an). ANNiiEE Yabeau MAURIlANI ROJET DE DEVELOPPEMT DE LIELEVAGE Elément de contr8le vétérinaire Dépenses d'investissement Elément en Prix Année devises Poste Nombre unitaire Total 1 2 3 4 Montant ------ -------------------- -MLlliers de FCFA--------------------------------- Véhicules, 4 roues motrices Camions, 3 i 5 tonnes Enclos de vaccination Réfrigérateurs Congélateurs Machines à glace Citernes Bouteilles-thermos Matériel vétérinaire Matériel de campement Résidence Divers Imprévus: Quantités Prix Total Contre-valeur en milliers de dollars 14 juillet 1971 ftOJWt DE 1DKV9OPfDMIT DE L'BV0 flåmnt de ontr814 Matä±rl Dpnsm da tncmotineiint --------ålliea-d--An V --------------- 1 k oieTo t. e - ---uiflisra de IOI----------------- ---Miflieri da --------- Exploitation et enttret4n dag vdhiculse mitratien dom enolom dc vaccination Vaooinu rhdicamnto Vourniture diverse Alairemj locaux étrangerls aprävum I Quantitåg Prix Total Octre-valur en $EU 1! octobre 1971 ANNEXE 5 Tableau 1 MAURITANIE PROJET DE DEVELOPPE<ENT DE L'ELEVAGE XL6ment de tranchées pare-feu Dipenaes d 'investissement Prix Coet Eliment en deviues Poste Nombre unitaire total I/ Montant % ------¯ =iers de FCFÂA--------- Nivelleuses 5 7.450 37.250 37.250 100 Bulldozers 1 9.150 9.150 9.150 100 Véhicules, 4 roues motrices 3 900 2.700 2.700 100 Camions, 3-5 tonnes 3 3.500 10.500 10.500 100 imprévus (prix) - -1.190 1190 100 Total 60.790 60.790 100 aumun mummuum Umm Contre-valeur en $EU 219 219 1/ Tout le matériel est acheté pendant la première année du projet. 14 juillet 1971 Km_UrrANIE . PRWT DE DEVEOPPEMT DE L'ELEVAGE plI.nt trnohdes Pare-feu mépanses de fonotionnemient ---------------Annde d'x6cution du projet------- zlàmento en 1 2 3 4 Total devises catégorie --------------- Wlliere de FOFA------------------ ---- nliee de oU-- () litratien v6hicules et matériel Carburants, huile, graisse Salaires Dprévus Quantit6a Prix Total Centre-valeur en $Vj 15 octobre 1971 UNEXE 6 xMMrANIE PROJET DE DEVE.OPPEWDIT DE LIELEVAGE Eoheloremu-t des d6Rpenae ---------------------Amie--------------------------- ¶ 2 à Total Z ------------= -..-------.. - r de E----- ------------------ DEPM4SES D' DVSTISSENT Eément puits EérAnt de contr8le v6térinaire Elment tranch6es pare-feu Total partiel IDA Etat DEPERSES D'EPLOITATION ELment puits E6ment de contrôle vit6rinaire E6ment tranchées 'pare-feu Total partiel IDA Etat Total IDA Etat 15 octobre 1971 ANNE 7 PROJET DE DEVLOPPDMT DE L'ELEVAGE Calendr±sr pråvilonnel des versemnte trimestriels Veraemmnte cumulatifs AÅnée d'ex6cution du proJet Trimeatre en fin de trimestre (miliers de $) 1100 2 b78 3 855 4 1.233 2 i 1.511 2 1.789 3 2.067 4 2.352 3 i 2.586 2 2.820 3 3.054 >4 3.287 i 3.503 2 3.719 3 3.885 >4 4.100 15 octobre 1971 .____ITA_I T-bleu 1 PROJET DE DEVEMPPIMM DE L'ELEVAGE Projections de l'effectif du cheptel bovin (avec le projet) Avant le dévelop- ------------------------------Fin de 'ennée d'erécution du projet --------------------- C-téaprie pement du projet 1 2 6 Comouition du troupeAu (nombre) Taureeux Vaches reproductrices Veeux génisses: 1-2 -ns 2-3 ans Bouvillons: 1-2 ans 2-3 mne 3-'ê ana k-5.ana Total Nortalité (Nombre) Taureaux Vaches reproductrices Verux Génises: 1-2 ans 2-3 -n- Bouvillon-. 1-2 -nu 2-3 nr 3-h *ne Tot-l Venter (Nombre) Vaches de réforme BOuvilloný Production Nortelité - veaux () - Bouvifloný et génisses: 1-3 ans - Autres Taux de vêlage Valeur des ventes 1/ (millions de FCFA) Production l"itiére 2/ (milliers de litres) Valeur de la production laitkre 3/ (millions de FCFA) Valeur de la production totale (millions de FCFA) j Bouvillone - poids en crresre:160 kg 1 100 FCFA le kg; vechee - poids en carcasse:100 kg b 80 FCFA le kg. Année- 1-5, 60 % des vocher en Iactation, 200 litres per veche; années 6 et suivantes, 63 % des veches en lAct-tion. 10 FCFA le litre. 31 PoÛt 1971 Tebleeu 2 KAURITANIE POT DE D PPE DE WELVAGE Prmjectiona de la troduction bovine *se le ipojet Av*nt le ------------------------ ------- ----------------------------- nn aft 'ann d'e.d6ution du projet -----------------------------------------------------------------------. C1td<ori. ddve2om,nt i 2 3 1 5 6 7 8 9 10 ul 12 13 14 15 16 17 1 19 20 21 f re de bovins dens la mne du projet (,iIiUers) Ventes de bovin.: 1 (=illers) 1o3uvlllns: 4-5 ns 2-4 ane Valeur des vente. ?J (mållion de FCFA) Productin laiti>re }1 (zillier. de litre) Valeur de la production laitire Yl (millIons de PCFA) Valeur totale d. le prodsction (illions de FCA) Les chilfres de prodution et le tau d' extraction sant les es cu'avwnt le d&v1eopp t du projet (vcir Annere 8, Tablesa 1), mais n n~re supplentmire de b6tes est vendu eb"oue nnée pour réduire 1'effectif du tr~upemu. Vaches - polds en sr.sre : 100 kg, % 8 FCFA le kg. Bouvillons 4-5 ans - Polds en csrcsse: 160 kg, I 100 FCFA le kg; bo.villon.s 2-4 -ns - Pold- en -srcsu.e: 100 kg, k 100 FFA le kg. 60 % dez vmdhes en lact~mio, poduasnt .ch o,e 200 litres de i1t par an. k/ 10 FCF le litre. 31 oût 1971 NAURITANIE AMOE Tobleeu 1 PRIJE DE DEVEMPPW3T DE L'EAVAGE Production des troupeaux ovins et caprine (avec le projet) Nombre d'ovins Nombre de Valeur des Production Valeur de la produc- Veleur totale de et de caprins bêtes vendues ventes Z/ laitière }Y tion laitibre y la production (milliers) (milliers) (millions de FCFA) (milliers de litres) <ullions de FCFA> (millions de FCFA) Avant le développement du projet Fin de l'année d'exécution du projet Au taux d'extraction de 30 pour cent, moins les bêtes conservées pour accrottre l'effectif des troupeaux. Poids en carcasse: 12 kg, k 120 FCIA le kg. 85 des brebis en lactation, donnant 30 litres de lait par an. 10 A le litre 14 juillet 1971 W-URITANIE N Tableau 2 PRWJET DE DEVELOPPEMMIT DE L'ELEVAGE Production des troupeaux ovins et caprins (sans le projet) Nombre d'ovins Nombre de Valeur des Production Valeur de la produc- Valeur totale de et de caprins bêtes vendues ventes 2 laitière ý/ tion laitibre _/ la production (milliers) (milliers) (millions de EfFA) (milliers de litres) (millions de FFA) (milliona de FCFA) Avant le développement du projet Fin de l'année d'exécution du projet Taux d'extraction de 30 %, plus ventes destinées à réduire l'effectif du troupeau. Poids en carcasse: 12 kg, h 120 FCFA le kg. 85 % des brebis en lactation, produisant chacune 30 litres par an. 10 FCFA le litre. 14 juillet 1971 lau ~ITAIE A1NUE 10 PROJET DE DEVELOP~|T DE L'Et~VAOE >uvent de liqidités et t=ue de rentabilité éc=ngue da projet --- ---------------P ~tion awve le pJet------------------ ---------..-----odntion Bans le pjet- ----------------- Ymleur .ttibu6e COnt Aerosaemet Troupeaux bovins 1/ Troupeux ovins et caprins ?/ ------Total ----Tupeaux bovins ý/ Troapesux ov~ns et caprn y/ -----Total ----- au pZojet / pojt 6j du Uquid1t46 ----------- illions de FCFA--------------------- - ilIons de $ -U -----------------lo=a de FC1A------------------ LIn dE~ de $Eu (zåi1lU=s5 de $XE) (idliA de $M) foill~ s I Avant le développent V.leur réiduelle du troupeau (ennée 30) Taux de rentabilité éccmque: 19,6 % Cf.. Tableau 1, Inu=ec 8 Cf. Tableau 1, Anne 9 Cf. Tableau 2, A~nbee 8 Cr. Tableau 2, Annoe 9 eProdution avec le projet moi=s production sans le projet. Ies edte d' Investisseent copennent neu afférente 1 trois brigdes d' entretien des paits; les coûts d' exploittion compRnnent ~uooi ceux afftets s la q1atrine brigade fin~née pSr le FAC. ANNEXE 11 SENSIBILITE DU TAUX DE RENTABILITE DU PROJET PUR L 'ECONOMIE 1. L'un des principaux objectifs du projet est de créer un système dans le cadre duquel l'entretien des puits, la vaccination du bétail et l'entretien des tranchées pare-feu seront poursuivis après le versement du crédit. Le projet comporte des dispositions relatives au financement de ces activités d'une manière permanente. 2. Le taux de rentabilité du projet pour l'économie tel qu'il a été calculé ne vaut que si ces activités sont poursuivies. Si elles ne l'étaient pas, on peut calculer ce que deviendrait le taux de rentabilité en posant les hypothèses suivantes: a) itretien des puits non assuré. Les 300 puits réparés ou reconstruits devraient continuer à être utilisables effi- cacement jusqu'à l'année 10, mais ensuite ils commenceront à se dégrader s'ils ne sont pas entretenus. Il est supposé que la proportion des puits devenant inutilisables serait de 5 % par an, et qu'elle serait accompagnée d'une réduc- tion proportionnelle du nombre de bêtes abreuvées. b) Vaccination du bétail non poursuivie. Le troupeau resterait iununisé contre la peste bovine après la cessation de la vaccination, mais cette immunité diminuerait dfannée en année à mesure que la proportion de jeunes animaux non vaccinés augmenterait dans le troupeau. Dans le cas de la PPBC, l'innunité résiduelle ne durerait pas plus d'un an. On peut considérer que l'immunité à ces deux maladies aurait disparu vers l'année 12 et que les taux de mortalité auraient augmenté jusqu'aux niveaux enregistrés avant le développement du projet. c) Entretien des tranchées pare-feu non assuré. Le feu détrui- rait de nouveau des superficies de pâturages aussi importantes qu'avant le projet. d) Coûts. Si le programme ci-dessus ntétait pas poursuivi, les coët-s du projet deviendraient nuls après l'année 4. 3. Sur la base des hypothèses qui précèdent, le taux de rentabilité du projet pour l'économie tomberait à 4h,6 %. 7 octobre 1971 TUNISIE MAROC LIBYE ALGERIE REPUBLIQUE ISLAMIQUE DE MAURITANIE SAHARA ESPAGNOL PROJET D'ELEVAGE MAURITANIE GAMBIE GUINEE P. Routes bitumées COTE DtIVOIRE Routes bitumées en construction HAUTE-VOLTA Routes en terre CAMEROUN Pistes REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE Voies ferrées TCHAD Aérodromes Cuivre Fer Palmiers dattiers Pêche MAROC Digue Précipitations annuelles (mm) Frontières internationales Zone du projet d'élevage SAHARA ESPAGNOL OCEAN ATLANTIQUE - - - - - _ - _ - - - - - - - - - TROPIQUE DU CANCER CHAMEAUX CHAMEAUX MOUTONS ET CHEVRES CHAMEAUX MOUTONS ET CHEVRES MOUTONS CHAMEAUX BOVINS BOVINS BOVINS GOMME MOUTONS ET CHEVRES CEREALES MOUTONS GOMME GOMME CEREALES BOVINS CEREALES OCTOBRE 1971 BIRD 3557R ISLAMIC REPUBLIC OF MAURITANIA MO 7 "^IsÅ f LIVESTOCK PROJECT SAsR LALGERYA A Paved roads ----- Poved roads under construclion ,RJTANIA Gravel roods ( MALI - -- Tracks EGAL - NIGER Railroods P .!INE PPER CHAD * Airfields NE k_r -2* Q COpper M &o AST. GEI ze* (Pi 11 / alMOROCCO EL~~ NG N 1CNAFR. Iran L IB ER E.AF <¥ Dale palms --28-- DAH RoN F ishing e./ d WhorfJ Annual rainfall, millimeters Aalun -- -- International boundaries A L G E R IA Livestock project aore 0 50 100 150I MILES r-Mohrein o 50 10 150 200 250 lANI S H KILOMETERS SPAH -*S A H A RA .2,- ------ ----- ----- TROC OF CANCER F.De* ~ ouérate FF.Derik "AALI SOUM T UNNE L Nouadhibou. Ouadone (:Chinguetti Akjoujt Tidjikja g Tichitt 0I NOUAKCHOTT' c 1'd' -'11 ý NOUAKCHO Moudjé-a Bautiimit ~- S Trnchaket m100 Aleg erdra Ej neAros 0 Sed rdr, ~<N - d0 RassAO Kaed CRm Cå'Bu j -CO el trussGU -ie• St. Louis * jBu 3Y00 e0 200 fi- DAKAR * elbb Bake M XA L I -CTOBER 1971R BRO 3557

Informations clés
Type de document Staff Appraisal Report
Date d'adoption
Pays Mauritanie
Source Banque mondiale