TURN TO IRCULATING COPY DIFFUSMØ RESTREINTE URNED TO REPORTS DESK Rappe« No. PA-107a 2 1TRADUCTION NON-OFFICIELLE A TITRE D'INFORMATION Ce rapport ne peut être utilisé que par le Groupe de la Banque et les organisations ou personnes spécialement autorisées, et à des fins officielles seulement Il ne peut être ni publié ni cité sans rautorisation du Groupe de la Banque, lequel ne garantit en aucune manière son exactitude ou son caractère exhaustif. BANQUE INTERNATIONALE POUR LA RECONSTRUCTION ET LE DEVELOPPEMENT ASSOCIATION INTERNATIONALE DE DEVELOPPEMENT EVALUATION DU PROJET RIZ MOPTI MALI 9 novembre 1971 epartement des projets agricoles TAUX DE CONVERSION (Sauf indication contraire tous les montants indiqués dans le présent rapport sont exprimés en dollars EU. Le devis du projet est exprimé en dollars EU et en francs maliens (FM) de 1971). Unité monétaire: franc malien - 1 FM 1 $EU 556 FM 1 FM - $EU 0,0018 1.000.000 FM = $EU 1.800 POIDS ET MESURES Système métrique ABREVIATIONS FAC = Fonds d'aide et de coopération IRAT Institut de recherches agronomioues tropicales OPAM . Office des produits agricoles du Mali OR u Opération Ris -- Service semi-autonome du Ministère de la production, chargé de la vulga- risation rizicole ORM Opération riz Mopti -- Direction du projet et Services de vulgarisation pour la région de Mopti ORS * Opération riz Segou RED - Service du génie rural SCAER - Société de crédit agricole et d'équipement rural EXERCICE FINANCIER 1er janvier - 31 décembre -2- Pages Financement ................... 11 Passation des marchés .......................................... 12 Versements ................... ................... 13 Comptes et vérification cumptable ...................... 13 V. ORGANISATION ET GESTION .................................. 1h Coordination du projet ................................. 14 Exécution des travaux prévus dans le projet ............ 14 Organisation de l'ORM et besoins en personnel.......... 15 Recherche agricole ............ . ...................... 16 Facteurs de production et crédit agricole .............. 16 Exploitation et entretien du projet .................... 17 Remboursement des coûts ............................. 17 VI. PRODUCTION, DEBOUCHES, PRIX ET REVENU DES AGRICULTEURS ...... 19 Production .................. .......... 19 Débouchés .......................................,. 19 Prix ................................... 19 Revenu des agriculteurs ................................ 20 VJII. AVANTAGES ET JUSTIFICATION ....... .......... 22 VIII. ACCORDS ET RECOMMNDATION................................... 23 ANNEXES 1. Données climatiques 2. Régime des eaux, ressources en eau, qualité et besoins 3. Les sols de la zone du projet 4. Organisation et fonctionnement du crédit agricole 5. Travaux à effectuer dans le cadre du projet 6. Etudes relatives à la deuxième étape 7. Calendrier de construction 8. Conditions sanitaires dans la zone du projet 9. Estimation des coûts, OR, évolution de l'effectif et dépenses de fonctionnement 10. Calendrier des dépenses 11. Liste du matériel 12. Calendrier estimatif des décaissements 13. Esquisse du mandat des consultants du Service du génie rural 1h. Production avec et sans le projet 15. Comparaison des prix du riz au Mali avec les cours mondiaux prévus 16. Budgets des exploitations 17. Analyse économique CARTES 1. Carte générale .2. Exemple d'un projet de polder (Mopti Nord) MAL I PROJET RIZ MOPTI TABLE DES MATIERES Pages RESUME ET CONCLUSIONS ......................................... i I. INTRODUCTION .................................................. 1 II. DONNEES DE BASE ............................................... 1 Généralités ............................................. 1 Secteur agricole ......................................... 2 IIl. LA REGION DU PROJET ........................................... 3 Généralités .......................-................ 3 Climatl................................................ 3 Régime des eaux ......................................... 3 Pédologie ........ ....................................... h Installations d'irrigation ............................... 4 Population ............................................... 5 Systèmes de culture et régime foncier .................... 5 Facteurs de production et crédit agricoles ............... 5 Recherche et expérimentation ............................. 6 Transport et commercialisation ........................... 6 IV. LE PROJET .................................................... 7 Description du projet ................................... 7 Opérations prévues au projet ............................. 7 Nouveaux polders .................................. 7 Polders existants ................................. 7 Préparation des sols ............................... 8 Construction de bâtiments .......................... 8 Recherche agricole ....................................... 8 Etudes relatives à la seconde phase du projet ............ 8 Ressources en eau, qualité et besoins .................... 9 Dossier technique et calendrier des travaux .............. 9 Environnement et problèmes sanitaires .................... 9 Devis du prejet .......................................... 10 Ce rapport se fonde sur les conclusions d'une mission djévaluation composée de MM. A. Otten, G. LeMoigne et J. Marinet (IDA), MM. P. van Dooren (Con- sultant, spécialiste du crédit) et W. Jobin (Consultant, spécialiste de la santé publique). MALI PROJET RIZ MOPTI - PHASE I .RESUME ET CONCLUSIONS i. Le présent rapport se propose dlévaLuer l'amélioration du système de riziculture sous irrigation dans la région de Mopti, située dans le champ d'inondation du Delta central du Niger. Le projet prévoit la réfection et la création de polders sur une superficie d'environ 31.000 ha de rizières, ainsi que les services auxiliaires nécessaires, et le financement d'une étude de justification portant sur uneseconde phase du projet qui serait r'ealisée dans la même région. Environ 7.300 familles d'agriculteurs culti- veront chacune en moyenne une parcelle de 4 ha de riz, et continueront des cultures de subsistance sur des terres situées en dehors de la zone du projet. ii. Le champ d'inondation du Delta central du Niger, au Mali, est une importante région rizicole de 1 'Afrique de 1 'Ouest. La stagnation de la pro- duction de riz et l'augmentation de sa consommation dans les centres urbains, au cours des dix dernières ann4es, ont fait passer le Mali du rang dtexporta- teur de riz, qui Rtait traditionnellement le sien, à celui de pays importa- teur net. Afin de renverser cette tendance, le pays s'est engagé dans un programme de création de polders et d'amélioration des méthodes culturales portant sur une superficie d'environ 120.000 ha, dont 55.000 sont situés dans la région de Mopti. Le projet envisagé constituera la première phase de ce programme. iii. Le cot total du projet est estimé à 9,4 millions de dollars, dont un élément en devises de 5,6 millions de dollars (60 %). Le crédit de l' IDA, d'un montant de 6,9 millions de dollars, permettra de financer environ 80 % du coût estimatif en devises (4,5 millions de dollars) et environ 63 % des dépenses en monnaie nationale (2,4 millions de dollars). La France, par le canal du Fonds d'aide et de coop ération, organisme de développement, finan- cera parallèlement les services de tout le personnel étranger chargé de la direction et de la vulgarisation, dont le codt est estimé à 700.000'dollars pour les six années que durera le projet. Le Gouvernement malien prévoira dans son budget les crédits nécessaires au financement du solde (1,8 million de dollars). iv. Pour les marchés portant sur les travaux de gênie civil et l'acqui- sition du matIriel (à l'exception des instruments aratoires pour la culture attelle), d'un montant de 4,6 millions de dollars, il sera fait appel à la concurrence internationale. Tous les travaux de construction seront terminés en quatre ans, mais les operations du projet continueront d'être financées pendant deux ans, à l'issue desquels le projet produira suffisamment de re- cettes pour devenir autonome. - j1 - v. Le Ministère de la production sera chargé de la réalisation d'en- semble du projet, les travaux de construction et de réfection des polders étant confiés au Service du génie rural qui possède dans ce domaine une expérience de plus de vingt ans. Les cadres du Service du génie rural niétant pas suffisamment nombreux pour s'occuper de tous les travau. ,de construction, le projet prévoit l'aide d'experts-conseils. Le service de vulgarisation du riz rattachf au Ministère de la production (Opération riz ou OR), qui fonctionne depuis 1969 avec un encadrement étranger, sera réor- ganisé en deux services: Opération riz Mopti (ORM) à qui sera confié le présent projet et Opération riz Segou (ORS) qui s'occupera d'un projet sem- blable prévu dans une autre partie du Delta central du Niger. Une Commis- sion nationale du riz sera créée au sein du Ministère de la production, en vue d'assurer une bonne coordination entre les projets rizicoles au point de vue de la réalisation des travaux et de l'organisation de la vulgarisation et en ce qui concerne les directives générales relatives aux opérr" ns de vulgarisation. La formation du personnel local de 1'ORM est égal, Àt pré- vue dans le projet. vi. Le taux de rentabilité interne des investissements serait de 14 %. En 1982, quand le projet aura atteint sa pleine capacité, le revenu par habitant dans la zone du projet devrait passer selon les prévisions à 50 dollars par an en moyenne, contre 20 dollars actuellement. Les bénéficiaires du projet appartiennent aux couches les plus pauvres de la population; le projet contribuera utilement à une plus Aquitable répartition des revenus. Le nombre d'emplois s'en trouvera probablement augmentp, surtout en dehors des périodes de pointe. vii. Le projet justifie l'octroi par l'IDA d'un crédit de 6,9 millions de dollars. L'emprunteur sera le Gouvernement de la R'publique du Mali. -2- 2.02 En dépit des efforts vigoureux que le gouvernement a déployés pour développer l'économie depuis 1960, date de l'indépendence, la croissauce du Produit intérieur brut (PIB) n'a pas dépassé l'accroissement démographique, dont le taux est estimé à environ 2,5 % par an. Par suite, le PIB réel par habitant, au taux de change actuel, stagne depuis dix ans à 52 dollars par an, ce qui classe le Mali .parmi les pays du monde dont le revenu est le plus faible. Secteur agricole 2.03 L'agriculture, y compris l'élevage et la pêche, forme l'ossature de 1'économie malienne. Plus de la moitié du PIB et la totalité des recettes d'exportation proviennent de ce secteur. Environ 90 % de la zone cultivée est consacrée à des cultures alimentaires, principalement le miL et le riz qui constituent environ 65 % de la valeur totale de la production agricole. Le coton et les arachides sont les principales cultures de rapport et entrent pour 50 % environ dans les exportations contrôlées du pays. Le Mali est igalement un important Aleveur de bovins, et ses ventes de boeuf sur pied à la Côte d'Ivoire et au Ghana représentent environ un tiers des exportations contrôlées. Bien que, dans l'ensemble, la production agricole ait pratique- ment stagn' ces dix dernières années, la production et les exportations de coton ont augment- d'environ 60 1 depuis 19b9 grâce à une évolution favorable des couts et à un vigoreux effort de vulgarisation et de commercialisation. 2.04 Le Mali est, avec près de 90.000 tonnes par an, un des premiers producteurs de riz de l'Afrique occidentale 1/. Cette production provient en grande partie des zones de colonisation et d'irrigation administrées par l'Office du Niger (30.000 tonnes) ainsi que du champ d'inondation du Niger (60.000 tonnes). Le riz de l'Office du Niger est vendu par le truchement du circuit officiel, te.ndis que la plus grande partie de la production des champs d'inondation est consommée par les cultivateurs eux-mêmes, sous forme de riz -tuv- (moins de 5.000 tonnes ont 't' vendues en 1970). Si la produc- tion de riz est restéepratiquement inchangée de 1960 à 1970, c'est en partie à cause des problèmes d'organisation et de drainage rencontrés par l'Office du Niger dans l'exécution de son plan d'irrigation et en partie parce que les nouvelles façons culturales que l'on a tenté d'introduire dans les zones d'inondation n'étaient pas au point sur le plan technique. Autre raison im- portante, les cours officiels du paddy ont ét- maintenus à un niveau Thitle, ce nui a d couragé les cultivateurs d'augmenter leur production commerciali- sable. La consommation de riz augmentant dans les villes, principalement dans la capitale, Bamako, le Mali, d'exportateur traditionnel de riz est de- venu importateur ces dernières années. Les importations nettes se sont 'levées à 1C.000 tonnes en 1969 et en 1970. 2.05 Le Ministère de la production est chargé de définir la politique agricole. Depuis 1969, cette politique a reçu une nouvelle orientation: mettant un terme à une action dispersée responsable de la stagnation de la production, les dirigeants ont adopté une optique de développement intégra, se concentrant sur trois produits principaux auxquels s'offrent des perspec- tives favorables de débouchés,à savoir le coton, les arachides et le riz. 1/ La GuinAe, la Côte d'Ivoire et la Sierra Leone ont une superficie en paddy égale ou supérieure à celle du Mali. -3- Pour chacun de ces produits il a t cré un organisme semi-autonome désigné sous le nom d'"Opération" qui s'est vu charger des travaux de vulgarisation, de l'approvisionnement des cultivateurs en facteurs de production, au comp- tant ou à crédit, et dans le cas du coton et des arachides, de la commercia- lisation. Les facteurs de production agricole subventionnés, principale- ment les engrais et le matériel de culture attelée, ont Êt' distribués ex- clusivement par l'intermédiaire de ces organismes dont le personnel est renforcé par des étrangers et qui sont en partie financés au moyen de res- sources extérieures. Comme la projet encourage l'expansion de la riziculture et qu'il contribue à divelopper les activités de l'organisme chargé du riz, il s'insère de manière très appropriée dans cette stratégie. III. LA REGION DU PROJET Généralités 3.01 La région de Mopti est située au centre du champ d'inondation du Niger qui s' étend sur une longueur de plus de 500 Ion et dont la largeur varie entre 150 et 200 km. En raison de l'étendue de la région, le niveau des eaux de crue est suffisamment bas pour permettre la culture du riz inondé. Le riz est la culture vivrière de base de la région tandis que l' 1evage et la pêche constituent d'importantes activités secondaires. 3.02 Afin d'obtenir une certaine régularisation du niveau des eaux en plriode de crue, on a entrepris la création de polders au dAbut des années 1950, et les travaux se sont poursuivis depuis l'indpendance dans diffé- rentes parties du champ dfinondation. Le projet s'inscrit dans le programme de l'Etat relatif à la création et la remise en état des polders de la rA- gion de Mopti sur une superficie de quelque 55.000 ha. Les polders visés par le projet comprennent une zone rizicole d'environ 31.000 ha; ils reprp- sentent la première 4tape de ce programme et sont situés au nord et au sud de la ville de Mopti ainsi qu'au sud de la ville de Tenenkou à la limite oc- cidentale du champ d'inondation (Carte 1). Climat 3.03 Les pr cipitations se produisent pendant l'unique saison des pluies qui dure de mai à octobre; elles sont en moyenne de 550 mm par an à Mopti, et augmentent lgèrement à mesure que l'on se déplace du nord de la zone du projet (450 mm) vers le sud (650 mm). La température annuelle moyenne est de 28OC; elle varie peu d'une saison à l'autre mais les amplitudes quo- tidiennes sont consid-Irables, spIcialement pendant la saison sèche d'hiver. L'Annexe 1 contient des renseignements climatologiques supplémentaires. R gime des eaux 3.04 Les crues du Niger et de son principal affluent, le Bani, sont en- registrées depuis plus de 30 ans. Dans la région de Mopti, elles commencent en juin-juillet, atteignent leur maximum en novembre et ont regagné leur lit en fAvrier-mars. Elles sont très régulières pour ce qui est tant de leur -4- arrivée que de leur intensité; pendant la période où les crues ont eté en- registrées, l'écart entre leur pointe et leur niveau minimum n'a éti que de quelque 6 %. Grâce à cette régularité des inondations, on est pratiquement assuré de pouvoir commencer à irriguer le riz dans les 30 à 40 jours qui suivent les semailles (Annexe 2). Pédologie 3.05 Il ressort de la classification pédologique établie pour la zone du projet que 4 % des sols seulement ne conviennent pas à la riziculture (Annexe 3). Dans les zones basses, on trouve des sols lourds ayant une tex- ture fine à très fine et une teneur élevée en argile (plus de 40 %), tandis que dans les zones sur4levées, les sols sont plus lgers, avec une texture grossière dans les couches supérieures et une teneur en argile d'environ 10 %. Les villages se trouvent souvent dans les zones qui ont ce dernier type de sol et sont à llabri des crues. On y produit des cultures de sub- sistance autres que le riz, ccume le sorgho et le mil. Installations d'irrigation 3.06 Comme il n'y a pas de digues et que les terres ne sont pas nivelées, la profondeur de l'eau pendant les crues est inégale et atteint 3 mètres dans les rizières basses. Dans de telles conditions on ne peut cultiver que du riz flottant et les rendements moyens sont faibles - de l'ordre de 700 kg de paddy à l'hectare. 3.07 Au début de la décennie 1950, le Service du génie rural (SGR) du Ministère de la production a cré quelques polders dans la zone du projet. Les ouvrages d'ingénierie sont simples; ils comprennent un périmètre de digues qui protègent le polder contre les crues les plus fortes, des régula- teurs de prise d'eau, et des canaux à 'intArieur du polder. Ces travaux ont permis de régler le niveau de l'eau et la durée d'inondation. Selon l'alti- tude et la topographie, on pourrait définir les zones de riziculture comme suit: variétés de riz non flottant lorsque le niveau de l'eau reste infé- rieur à 60 cm et variétés flottantes quand il dApasse 60 cm. Les polders qui ont été convenablement construits et entretenus ont permis d'augmenter consi- dArablement les rendements en paddy. Cependant, comme beaucoup d'entre eux ont été mal conçus et que d'autres n'ont pas été convenablement utilisés et entretenus, la superficie pouvant être plantée en paddy n'a pas dépassé 40 % de la zone des polders et les rendements n'ont été en moyenne que de 900 kg de paddy à l'hectare. 3.08 En 1965, on a commencé à examiner les critères régissant la con- ception des polders dans le cadre d'un projet PNUD/FAO. L'étude a permis d' -tablir de nouveaux critères de détermination de la hauteur dos digues, du debit des prises d'eau, du moment de l'inondation et de la délimitation des régions convenant aux principales variétés de riz. Ces normes ont été appliquFées pour l'amélioration de certains polders existants et pour la cons- truction de polders nouveaux. Dans les zones ainsi améliorées le rendement moyen est passé à 1,2 tonne de paddy à l'hectare, bien que les services de vulgarisation n'eussent pas encore atteint leur plein régime de fonctionne- ment. Population 3.09 Les villages situés dans la région du projet sont con,centrés le long des rivières et leur population varie entre 600 et 1.000 habitants. La densité dnographique moyenne dans la province Mopti n'est que de 11 personnes au km2. Les polders relevant du projet seront aménagés dans des secteurs oÙ il existe un groupe de villages et oû les habitants connaissent la culture du riz sur sol inondé. Systèmes de culture et régime foncier 3.10 L'OpératLon riz (OR), service semi-autonome du Ministère de la production, qui s'occupe de la vulgarisation rizicole dans le champ d'inon- dation du Niger, fonctionne avec un encadrement étranger depuis sa création en 1968 (par. 2.05). Dans tous les polders qu'elle a repris, l'OR procède à la répartition des terres entre les cultivateurs, se charge du fonctionnement et de l'entretien, octroie les crédits et assure les services de vulgarisation. 3.11 Les familles d'agriculteurs vivant dans lss polders existants cul- tivent environ 4 hectares de paddy contre 2,6 hectares dans les zones exté- rieures. Ei outre la famille moyenne consacre environ 1,4 hectare à d'au- tres cultures de subsistance telles que le sorgho et le mil. La culture iti- nérante est pratiquée pour le sorgho et le mil dans les zones d'altitude, tandis que le riz est cultivé de manière continue sur les terres basses et les polders. Les rendements sont faibles; ils varient entre 900 kg et 1,2 tonne de paddy à l'hectare dans les polders existants et n'atteignent que 700 kg à l'hectare en dehors des polders. Les rendements moyens du til et du sorgho sont de 700 kg et 600 kg à l'hectare respectivement. 3.12 La propriété individuelle n'existe pas et les terres sont habituel- lement réparties entre les cultivateurs par le chef du village. Dans les polders de l'OR cependant, cette responsabilit' a été confiée au Directeur de l'Opération, ce qui jusqurici n'a pas soulevr' de difficultés notables, l'OR ayant travaillé en collaboration étroite avec les autorités locales. 3.13 La zone du projet abonde en poissons qui se nourrissent de riz et causent chaque année des dégâts importants aux cultures situées en dehors des polders. A l'intérieur de ces derniers toutefois les dommages sont négli- geables grâce aux grilles à poisson dont sont dotés les régulateurs de prise d'eau et qui constituent une protection efficace. 3.14 Le champ d'inondation est aussi une importante région d' élevage. En effet, beaucoup d'tangs et de lacs restent en eau pendant toute la sai- son sèche après la décrue et offrent aux troupeaux, pâture et abreuvement. Presque tous les troupeaux sont Alevés par des tribus nomades. Un cultivateur sur deux ou trois dans la zone du projet est propriétaire d'une paire de boeufs de trait et habituellement d'une charrue. Pour l'instant, la prépa- ration des sols se fait uniquement au moyen de matriel attelé. Facteurs de production et crédit agricoles 3.15 Le monopole de l'achat des facteurs de production agricole auprès des fournisseurs et de leur vente aux cultivateurs contre espèces ou à cré- - 6- dit était détenu par un organisme officiel, la Société de crédit agricole et d'équipement rural (SCAER). Mal gérée et ne disposant d'aucun réseau de sur- veillance des emprunteurs et de recouvrement des crédits, la SCAER a péri- clité. Une réorganisation est intervenue en avril 1971, et les OR, qui dis- posent d'un réseau de surveillance des crédits, se sont vues confier les responsabilités de la SCAER en matière de crédit. La SCAER est désormais avant tout l'organisme central d'approvisionnement des Opérations. On trou- vera à l'Annexe 4 les détails relatifs aux activités passées et actuelles de la SCAER. Recherche et expérimentation 3.16 L'Institut français de recherches agronomiques tropicales (IRAT) a réalisé des expériences sur le riz dans deux stations de recherche situées au Mali, dont l'une (Ibetemi) est dans la zone du projet. L'objectif principal visé par le programme de recherche sur le riz a été de trouver des variétés satisfaisantes et de les adapter aux conditions écologiques du pays tout en am-liorant leur productivité grâce à de meilleures techniques culturales. Ces objectifs ont été progressivement atteints; on a commencé avec une va- riété locale, pour adopter ensuite des variétés importées et enfin de nou- velles variétés sélectionnées de riz irrigué et de riz flottant à cycles évo- lutifs divers. Transport et commercialisation 3.17 Une route carrossable par tous les temps court à l'est du champ d'inondation et relie Mopti à la capitale, Bamako. Tous les polders de la zone du projet, sauf deux, y sont directement reliés. Les deux polders restants, situés sur la bordure occidentale du champ d'inondation, sont re- liAs indirectement au tronçon Mopti-Bamako par une route qui n'est praticable que pendant la saison sèche; toutefoi, pendant toute la saison des pluies, le fleuve est ouvert à la navigation. La combinaison route/navigation fluviale suffit donc pour répondre à la demande de transport dans le cadre du projet. 3.18 La commercialisation et l'usinage du riz sont assurés par l'Office des produits agricoles du Mali (OPAM), qui est propriétaire de deux rizeries dans la zone du projet. Bien que l'OPAM détienne le monopole de l'achat du riz, il ne lui a jamais 4té vendu beaucoup de paddy étant donné que les prix qu'il offre ont toujours été inférieurs à ceux payés par des négociants pri- v's. Nombre de ceux-ci ont leur propre décortiqueurs et vendent le riz usinA à Bamako quand ils ne l'exportent pas vers les pays voisins (Haute- Volta et Mauritanie). 7- IV. LE PROJET Description du projet 4.01 Le projet envisagé permettra d'améliorer le système de culture du riz sur environ 31.000 ha de rizières. Il prévoit les travaux suivants, dont on trouvera le détail à l'Annexe 5: a) la création de trois polders, et notamment la préparation des sols, pour l'aménagement de 13.300 ha de rizières; b) la réfection de cinq polders, et notamment les travaux de pré- paration des sols, pour l'aménagement de 13.200 ha de rizières; c) la préparation des sols, uniquement, sur 2.000 ha d'un polder existant; d) la construction des bâtim-nts nécessaires et e) la création d'une Direction du projet, appelée Opération Riz Mopti (OR4), qui sera chargée d'exploiter et d'entretenir les polders, de répartir les terres dans les nouveaux polders, de produire et de distribuer les semences améliorées, de fournir des crédits et d'as- surer les services de vulgarisation pour tous les polders dont il est question dans les paragraphes précédents, ainsi que pour 2.700 ha de rizières dans des polders existants. Le projet prévoit également l'achat d'outillage agricole et l'assistance techni- que nécessaire pour renforcer les services de gestion de lORivi et assurer la formation de son personnel, la création et l'exploitation d'une station de recher- che agricole, ainsi que l'élaboration d'une étude de justification pour la réa- lisation, dans la région de 1'opti, de la seconde phase du projet. Il faudra s'assurer les services d'experts-conseils qui assisteront le Service du. génie rural dans le contr8le des travaux de construction, aideront les activités de l'ORM comPrenant la formation du personnel malien pendant la période de réali- sation, et participeront à% l'élaboration de l'étude de justification. Opérations prévues au projet 4.02 Nouveaux polders - Les travaux prévus pour la construction de nouveaux polders (iiopti Nord, Soufouroulaye et Sofara) comportent la construction de digues, l'installation de régulateurs de prise d'eau munis de grilles à poisson et d'in- dicateurs d'écoulement, la construction de canaux d'adduction et de drainage, ainsi que la construction de routes d'accès aux exploitations agricoles et de passages pour le bétail. Dans la région de dopti Nord (voir Carte 2), une station de recherche agricole de 50 ha et une ferme semencière de 180 ha seront créées et équipées de digues et de prises d'eau indépendantes. 4.03 Polders existants - Les travaux de réfection des polders existants (Dia, Ibetemi, Karbaye, Mopti Sud et Tenekou) comporteront le renforcement des digues, qui devront être surélevées afin d'être conformes à des normes acceptables, et éventuellement élargies. Aux endroits qui constitueront les lieux de passage les plus fréquentés une route en latérite sera construite sur le som- met de la digue. Les talus des digues seront également recouverts d'une couche de latérite partout où l'on pourra s'en procurer sans difficulté. On fermera les prises d'eau inutiles et on en installera de nouvelles à des endroits plus appropriés. Les canaux envasés seront nettoyés et de nouveaux canaux seront creusés afin d'améliorer les conditions de drainage et de remplissage. 4.04 Préparation des sols - Il faudra procéder à des labours profonds sur environ 10.000 ha de terres situées dans la zone du projet, afin de détruire les herbes et les broussailles qui les recouvrent actuellement. 4.05 Construction de bâtiments - Les installations prévues à Mopti, Sevare et Tenenkou comprennent des bureaux, des magasins de stockage ainsi que des logements pour le personnel de l'R1M, les bâtiments de la ferme semencière et de la station de recherche et les locaux du service d'études pour la seconde phase du projet. En outre, un bâtiment abritant des bureaux et des magasins de stockage sera construit sur chacun des trois nouveaux polders et sur deux des polders existants qui ne disposent pas de ce genre d'installations. Recherche agricole 4.06 Selon le projet, la station de recherche actuelle et la ferme semenciè- re d'Ibetemi seront transférées sur le polder de Mopti Nord, dans un endroit situé près de la ville de Mopti, d'où l'accès au siège de l'ORM sera plus facile et où il sera possible d'effectuer, des expériences portant non seulement sur les riz flottants mais également sur les riz irrigués. En outre, le programme de recherche sera élargi afin diinc'ure: a) la recherche sur la réaction des variétés sélectionnées à l'uti- lisation des engrais et sur les périodes d'ensemencement; la ger- mination retardée, le repiquage ainsi que la lutte contre les riz sauvages; b) les résultats obtenus au cours des essais de semence dans les exploitations disséminées à travers la zone du projet; et c) le choix de l'outillage agricole le mieux adapté à la culture attelée, principalement pour les travaux de préparation des sols et de désherbage. Etudes relatives à la seconde phase du projet h.07 L'étude de justification portant sur la seconde phase du projet compor- tera des relevés topographiques, des études pédologiques, hydrologiques et hy- drauliques, ainsi que le projet d'exécution relatif à la construction d'une route praticable en toute saison, entre Ke-Macina et Tenenkou, une étude de la santé publique ainsi qu'une analyse des marchés, des prix et des avantages économiques. -9 - L'Institut d'économie rurala, placé sous l'égide du Ministère de la production, et qui a assuré la coordination des études de justification relatives au projet envisagé, s'occupera également de la seconde phase du projet et préparera le rapport final. Les études seront réalisées par des firmes spécialisées avec lesquelles l'Etat passera des contrats, et les analyses seront confiées aux organismes publics compétents; avec l'assistance d'experts-conseils. Au cours des négociations, le gouvernement a donné l'assurance que, pour ces études, l'Institut d'économie rurale s'adressera à des sociétés et à des ingénieurs- conseils qualifiés et qui seront engagés à des conditions jugées satisfaisantes par l'IDA. L'Annexe 6 décrit le cadre général de ces études. Ressources en eau, qualité et besoins 4.08 L'eau nécessaire à la réalisation du projet représente moins de 2 % du débit d'inondation des fleuves Bani et Niger, et l'exécution du projet ne modifiera pas sensiblement le débit des fleuves (voir Annexe 2). La submersion est fonction du niveau d'eau et sera assurée 99 années sur cent, sur 95 % de la zone du projet. Selon un accord international relatif aux eaux du Niger, signé en 1963 par tous les Etats riverains, la seule obliga- tion du Gouvernement malien consiste à faire savoir aux autres Etats qu'il envisage la réalisation d'un projet d'aménagement de rizières. 4.09 Plusieurs projets, destinés à l'aménagement du bassin du Niger en amont de Mopti, ont été identifiés et un certain nombre d'entre eux en sont aux pre- miers stades de l'élaboration. Bien que les renseignements dont on dispose semblent indiquer que ces projets ne modifieraient pas de façon sensible les niveaux d'inondation dans la région de kopti, le Gouvernement malien a donné l'assurance que pour tout auiiénagement réalisé en amont de la zone du projet l'on tiendra compte des besoins en eau du projet Mopti. L'eau a été analysée (voir Annexe 2) et sa qualité semble convenir aux objectifs du projet. Dossier technique et calendrier des travaux h.10 Le dossier technique a été préparé pour l'essentiel jusqu'au stade de l'adjudication, conformément aux normes établies par l'équipe du PIUD et de la FAO (par. 3.0ô). Les travaux de génie civil portant sur la construction et la réfection de polders seront réalisés uniquement pendant la saison sèche et seront terminés en 1975. Les labours de défoncement, auxquels il faudra éventuellement procéder, seront effectués au fur et à mesure que se dérouleront les travaux d'aménagement des polders. La construction des bâtiments se fera en deux étapes: les constructions les plus urgentes, telles que les locaux nécessaires au Service du génie rural qui doit assurer la surveillance des tra- vaux ainsi que le siège de 1'ORM et les bureaux de l'Institut d'économie rurale où seront logés les services chargés des études portant sur la seconde tranche du projet, seront terminées en 1972; le reste des bâtiments sera réalisé en 1974. L'Annexe 7 présente le calendrier détailli, des travaux de construction. Environnement et problèmes sanitaires h.11 Le projet ne modifiera pas sensiblement les caractéristiques actuelles - 10 - du milieu. Les zones qui s>nt inondées à la saison des pluies continueront de lItre, malgré la construction des digues. Les opérations de défrichement fe- ront disparaître les broussailles et la végétation qui recouvrent le sol, mais il ne sera pas nécessaire dfavoir recours à des mesures particulières de con- servation des sols. 4.12 D'après une Atude réalisée par M. W. Jobin, spécialiste de la santé publique, dans le cadre de lAvaluation du projet, le paludisme est au premier rang des maladies sévissant dans la zone du projet, où on rencontre également des cas diamibiase et de choléra, deux maladies microbiennes d'origine hydrique. La schistosoiiase urinaire, dont on relève en moyenne 100 cas par mois au dis- pensaire local, vient au quatrième rang. Par contre, 1lsétude nla pas établi la présence, dans la région, de l'escargot porteur du microbe de la schistoso- miase pernicieuse, et on nta relevé aucun cas d'onchocercose. Elle indique également que le projet n'entraînera pas une recrudescence du paludisme ou d'autres maladies intestinales causées par des microbes aquatiques, et qu'au- cun programme visant à assurer le contrôle du milieu ne peut garantir de résul- tats permanents. Le projet permettra cependant de réduire le nombre des escar- gots vecteurs de la schistosomiase. En effet, ces derniers ne peuvent sarvivre aux périodes de sécheresse que s'ils ticuvent à se réfugier dans des poches dteau, et le projet prévoit qu'à lexception de quelques grandes poches qui seront réservées à l'alimentation en eau du bétail, l'on procédera au drainage de la plupart des petites poches d'eau restant sur les polders. L'étude recom- mande de combler les terrains marécageux situés en bordure des grandes mares et d'accentuer l'escarpement des berges, réduisant ainsi les chances de survie d'un grand nombre d'escargots. Au cours des nAgociations, le Gouvernement ma- lien a donné l'assurance qu'il entreprendra une étude sur le coût de réalisa- tion des travaux recommandés. Si ce coût paraît exorbitant, on pourra se con- tenter de procéder périodiquement à une application d'insecticides dans les en- droits marécageux. L'Annexe 8 indique en détail quelles sont les conditions sanitaires dans la zone du projet. Devis du projet 4.13 Le coIt total du projet est estimé à 9,4 millions de dollars, dont un -1lment en devises de 5,6 millions de dollars (60 %). Le devis concernant les travaux de gInie civil sont fondés sur des marchés passés pour l'aménage- ment de polders semblables qui sont en cours de réalisation dans la région. Comme le personnel de 1'ORM se consacrera entièrement à l'exécution du projet au cours des six prochaines années, ses salaires, ainsi que les coûts de fonctionnement de l'ORM pendant cette période, figurent sous la rubrique "gestion et services de vulgarisation". 4.14 Une provision pour dépenses imprévues d'environ 22 % du coûrt total a été ajoutée aux devis; elle se décompose ainsi: accroissement des quantités, 10 à 15 % pour toutes les catégories de construction; augmentation des coûts de réalisation des travaux de génie civil, 8 % par an; augmentation des prix d'achat du matéAriel, 10 % par an; augmentation du coût de fonctionnement de la station de recherche ainsi que des salaires et des coûts de fonctionnement de l'ORM, 6 à 8 % par an. - 11 - h.15 Les Tableaux 1 et 2 de l'Annexe 9 donnent une ventilation détaillée des coûts du projet et le tableau ci-dessous en donne un état récapitulatif. Les impôts sur les matériaux de construction, ainsi que sur le matériel et les services financés dans le cadre du projet, d'un montant total de 560 millions de francs maliens, soit environ 1 million de dollars (voir Annexe 9, Tableau 3) sont incorporés au devis: Francs maliens (millions) Dollars EU (milliers) Pour- ýiDnnaie Monnaie centage natio- natio- en nale Devises Total nale Devises Total devises Travaux de génie civil 959 1.10 2.149 1.720 2.140 3.860 55 Contr8le technique 39 85 124 70 150 220 68 Recherche agricole 130 118 218 230 210 440 48 iachines et matériel agricoles 76 439 515 ihO 790 930 85 Services de gestion et de vulgarisation hh3 516 959 800 930 1.730 54 Etudes relatives à la deu.- xième tranche du projet 1h2 224 366 260 400 660 61 Provisions pour imprévus - -odification des travaux 87 200 287 160 360 520 69 - Variation de prix 228 362 590 _l1 650 1.060 61 Total 2.10h 3.13h 5.238 .790 53 9.420 6 Financement 4.16 Le financement du projet sera assuré de la façon suivante: Dollars EU (millions) lionnaie Pourcentage Pourcentage natio- en du coût nale Devises Total devises total CrCdit IDA 2,h 4,5 6,9) 80 73 Contribution du i'FAC - 0,7 0,7 13 8 Contribution de l'Etat 14 0 1 19 Total 3 5 60 100 i/ Taxes comprises. 4.17 Le crédit de l'IDA, d'un montant de 3.836 millions de francs maliens (6,9 millions de dollars) permettra de financer 73 ' des coirts du projet. I. servira à financer le montant des coûts en devises (h,5 millions de dollars) des travaux de g#nie civil, de la recherche agricole, de l'achat du matériel de - 12 - lORM, et des études relatives à la seconde phase du projet, ainsi qu'une partie des coûts en monnaie nationale des contrats de travaux de génie civil, des services de gestion et de vulgarisation et des études portant sur la se- conde phase du projet, à concurrence de 2,4 millions de dollars. 4.18 Le Gouvernement français, qui a financé jusqu'ici les services du personnel étranger fourni à l'OR par l'entremise de son agence de développe- ment (FAC), continuera de le faire et accordera la même aide à l'ORM, dans le cadre du projet. Le don accordé par le FAC, d'un montant de 393 millions de francs maliens (0,7 million de dollars), soit 8 % du coût du projet, fi- nancera la totalité des traitements du personnel étranger fourni à l'ORM pendant les six premières années du projet. Le FAC a donnr' l'assurance qu'il versera à ltORM des fonds suffisants à cet effet. 4.19 La contribution de l'Etat, d'un montant total de 1.010 millions de francs maliens (1,8 million de dollars), soit 19 % du coût du projet, permet- tra de financer la part des salaires locaux de l'ORM au-delà de la période initiale de 6 ans et le coût en monnaie nationale des achats d' équipement (0,3 million de dollars), l'acquisition d'outillage agricole pour la culture attelée (0,5 million de dollars), ainsi que tous les impfts sur les matériaux de construction, le matériel et les services dont le financement est prévu dans le projet (1 million de dollars). 31 arrive fréquemment que des retards interviennent dans le versement des crédits budgétaires attribués aux divers ministères. Afin d'assurer la régularité et la continuit; de la mise à dis- position des crédits permettant de respecter le calendrier des dépenses, lten- trée en vigueur du présent cr4dit est subordonnée à la cr4ation, pour le compte de l'ORM, d'une Caisse d'avances. L'assurance a été obtenue que le montant initial porté à ce compte sera de 5,8 millions de francs maliens, et que des versements mensuels viendront alimenter le compte afin de mainte- nir un solde suffisant pour couvrir pendant trois mois le montant estimatif des salaires de base du personnel local de l'ORM. L'Annexe 10 indique en détail le montant estimatif de la contribution annuelle de l'Etat et le devis total du projet dont voici un relevé sommaire: Exercices se terminant au 30 juin 1972/ 1973/ 1974-/ 1975/ 1976/ 1977/ 73 74 75 76 77 78 Total --------------- ~Tars EUTTmillons) --- -------- Contribution de l'Etat 0,3 0,5 0,h 0,2 0,2 0,2 1,8 Coût total du projet 2,1 3,7 1,9 0,7 0,5 0,5 9,4 Passation des marchés 4.20 Pour tous les march's portant sur les travaux de génie civil (3,9 millions de dollars), ainsi que sur l'acquisition de l'outillage et du maté- riel agricoles dont la liste détaillée figure à l'Annexe 11 (0,7 million de dollars), il sera fait appel à le concurrence internationale. Les engrais et l'outillage pour l'agriculture attelée, qui seront vendus au comptant ou à crédit aux agriculteurs participant au projet, seront achetés chaque année par la SCAER, qui établira ses listes d'achat en fonction des demandes pré- sentées par lORM. L'Etat a donné l'assurance que les engrais et l'outillage agricole nécessaires seront mis à la disposition de l'ORM par la SCAER au fur et à mesure des besoins (par. 5.08). - 13 - Versements 4.21 Les versements au titre du crédit de 6,9 millions de dollars envi- sagé par l'IDA serviront à financer a) le coilt d'achat c.a.f. du matériel et de 1'outillage (0,7 million de dollars), et b) 78 % des coûts combinés des travaux de génie civil, des études relatives à la seconde tranche du projet, des salaires et des co-dts de fonctionnement de l'ORM, de la station de re- cherche agricole et de la ferme semencière (6,2 millions de dollars). Les pourcentages dans chaque poste de dépenses pourront éventuellement être ajustés au cours de la période de réalisation du projet, pour permettre l'étalement des versements. Toute économie réalisée sur un poste de di- penses sera utilisée pour financer les dépassements de coût pouvant se pré- senter dans un autre poste. Quand la réalisation du projet sera terminée, tout solde inutilisé du crédit sera annulé. Les versements seront effectués aux entreprises et aux fournisseurs contre présentation de factures certi- fies par les experts-conseils; pour le paiement des salaires du personnel et des coets de fonctionnement, les versements seront effectués sur présentation des comptes vérifiés du projet. L'Annexe 12 présente le calendrier provi- soire des versements. Comptes et v-rification comptable 4.22 Le Trésorier-payeur général est chargé de la vérification annuelle des comptes de l'ORM, organisme public chargé de la réalisation du projet. Le système comptable de l'ORM est satisfaisant, mais la mAthode de vérifica- tion des comptes aurait besoin d'être revue. Le gouvernement a donné l'as- surance que a) les comptes de l'ORM seront vérifiés par un bureau d'experts- comptables indépendants qui devra être désigné dans les six mois suivant la date d'entrée en vigueur du crédit, et b) les comptes vérifiés de l'ORM ainsi que le rapport des experts-comptables seront envoyés à 1'IDA dans les quatre mois suivant la date de cl6ture de chaque exercice. - 14 - V. ORGANISATION ET GESTION Coordination du projet 5.01 La coordination de toutes les opérations du projet sera as- surée par le Ministère de la production, dont le Service du génie rural sera chargé de veiller à la construction et à la réfection des polders tandis que "1l'Opération Riz" (OR) sera réorganisée en deux services (par. 3.10): l'Opération Riz Mopti (ORM) pour l'exécution du projet envisagé et l'Opération Riz Segou (ORS) pour l'exécution d'un projet semblable dans un autre secteur de la zone du Delta central du Niger. Ces deux services seront responsables des opérations dans leurs zones respectives. Afin d'assurer l'harmonisation indispensable des travaux et des services de vulgarisation, et de définir pour l'ORM et l'ORS Les règles d'une' politique intégrée, une Commission nationale du riz, présidée par le Ministre de la production ou son représentant, sera créée au sein du Ministère de la production. Le rôle de cette Commission, à laquelle participeront les représentants du Service du génie rural, de l'ORM et de l'ORS, consistera à contrôler l'état d'avancement des travaux et à fixer les directives générales portant sur les activités des deux services d'encadrement, notamment en ce qui concerne la répartition des terres entre les agriculteurs, les charges qui incomberont à ces derniers, les conditions de remboursement et les taux d'intérêt dont seront assor- tic les crédits fournis aux agricuilteurs, ainsi que les salaires du per- sonnel local des services de vulgarisation. Toutes les décisions de la Commission seront soumises à l'approbation du Ministre. La Commission aura un secrétariat permanent et tiendra la Banque au courant de ses activités. Exécution des travaux prévus dans le projet 5.02 Le Service du génie rural, qui depuis 20 ans assume la res- ponsabilité de la construction des polders (par. 3.07), sera chargé de la réalisation des travaux de génie civil; son personnel d'encadrement qui comprend notamment deux ingénieurs maliens compétents assistés de deux ingénieurs français, ne sera cependant pas suffisant pour assurer tous les travaux de construction des polders dans la zone de Mopti, d'au- tant plus que la construction des polders du Projet riz Segou est prévue pour la même période. Il faudra donc engager les services d'un bureau d'études spécialisé - ceci constituant une condition préalable à l'entrée en vigueur du crédit - et le mandat des consultants sera soumis..à l'appro- bation de l'IDA (voir Annexe 13). On prévoit que le bureau d'études uti- lisera les services de techniciens maliens compétents, mais, pendant la période de réalisation du projet, il devra fournir au Service du génie rural au moins deux ingénieurs étrangers expérimentés. Organisation de l'ORM et besoins en personnel 5.03 LJ0RM sera .créée par décret; il s'agira d'un organisme de direction du projet à caractére semi-autonome, placé sous la respon- sabilité directe du Ministère de la production. Aux termes du décret, l'ORM sera nantie des pouvoirs nécessaires pour a) exploiter et entre- tenir les polders; b) attribuer les lots aux agriculteurs, continuant en cela la politique appliquée par l'OR (par. 3.12) de sorte qu'en moyenne chaque famille cultivera quatre hectares de riz dans les polders; c) fournir les services de vulgarisation indispensables pour améliorer les méthodes d'exploitation; d) produire et distribuer des semences sé- lectionnées; e) fcurnir aux agriculteurs au comptant ou à crédit les produits dont ils ont besoin pour la culture; f) louer des semoirs aux agriculteurs; g) aasurer le battage de la récolte; et h) recueillir les redevances dues par les agriculteurs en remboursement de prets et au titre de leurs contributions aux coûts du projet. A l'exception des opérations de battage, les terres seront exploitées directement par les agriculteurs, soit à la main, soit à l'aide d'animaux de trait. Le personnel de l'ORM suivra les progrès en matière de production réalisés par les agri- culteurs. Le décret établissant l'ORM est une condition de l'entrée en vigueur du crédit de l'IDA. L'ORM sera gérée par un Conseil d'administration composé de six membres, dont un représentant du Ministère de la production, le Direc- teur du Service de l'agriculture, le Directeur du Service du génie rural et trois spécialistes nommés par le Ministre. Le Conseil accueillera enfin auatre membres supplémentaires représentant les agriculteurs. 5.05 Un directeur du projet, nommé par le Ministre de la production, sera placé à la tête de l'ORM et de son personnel. Il recrutera en outre le personnel local chargé des activités sur le terrain. En raison de la pénurie générale de personnel local expérimenté en matière de gestion et de vulgarisation, il sera nécessaire de faire appel à des consultants pour les premiers stades de l'exécution du projet. Pendant cette période des spécialistes d'un burea.u de consultants seront nommés aux postes de res- ponsabilité et assureront la formation encours d'emploi de tout le per- sonnel local (Annexe 9, Tableau h). Afin de susciter les candidatures de Maliens compétents appelés à succéder aux cadres étrangers après une pé- riode de formation, l'Etat offre des primes qui, s'ajoutant aux salaires de base, correspondent à une augmentation de 20 à 30 % par rapport aux salaires versés dans la ifnction publique à des échelons comparables. Au cours des négociatins ,on a obtenu les assurances suivantes: - 16 - a) L'ORM sera dirigée par un directeur du projet, com- pétent et expérimenté, dont la nomination sera ap- prouvée par l'Association; b) Il sera fait appel aux services d'un bureau d'experts- conseils en gestion, qui fournira à l'ORM cinq experts qualifiés et expérimentés, selon des modalités et con- ditions approuvées par l'Association; c) Le personnel malien de contrepartie sera adjoint aux experts en gestion au plus tard un an après leur entrée en fonction à l'ORM; d) Le barème de salaires effectifs du personnel malien de l'ORM ne sera pas différent de celui en vigueur dans les autres Opérations; et e) L'ORM conservera pendant une durée minimum de 10 ans une organisation dont les pouvoirs, l'autorité et le niveau de direction donneront satisfaction à l'Association. Recherche agricole 5.06 La station de recherche agricole continuera de fonctionner avec un personnel fourni par l'IRAT dans le cadre d'un contrat passé avec le Gouvernement malien (par. 3.16). Ce personnel sera constitué par deux spécialistes étrangers de la recherche et trois techniciens maliens qualifiés, travaillant actuellement à la station d'Ibetemi. La station de recherche agricole sera chargée de procéder à des tra- vaux de recherches et d'organiser des essais de semences sur les ex- ploitations situées dans la zone du projet, comme il est indiqué en détail dans le paragraphe 4.06. 5.07 L'ORM sera chargée d'exploiter la ferme semancière et de choisir l'outillage agricole le plus approprié aux activités qui sont directement liées à l'amélioration des techniques de production des agriculteurs participant au projet. Facteurs de production et crédit agricole 5.0à Le projet prévoit que la SCAER continuera de fournir aux agriculteurs les facteurs de production. Ceux-ci seront mis à la dis- position de l'ORM, qui les distribuera aux agriculteurs contre paiement au comptant ou à crédits à court terme (8-9 mois) pour l'achat de se- mences et d'engrais et des crédits à moyen terme (2-3 ans) pour l'achat - 17 - de matériel de culture attelée; le taux d'intérêt préférentiel est de 3 % par an. De plus, l'Etat subventionne le prix de certains engrais et de certains outillages agricoles; ces subventions repré- sentent de 6 à 25 % du prix de revient calculé de la SCAER (Annexe 4, Tableau 1). Elles ont aidé à améliorer la productivité et ont surtout bénéficié aux cultivateurs ayant un revenu modeste. Le gouvernement a récemment commencé à réduire les subventions, en augmentant les prix des facteurs de production agricole et en relevant le taux d'intérêt de 0 à 3 %; on prévoit, toutefois, que les subventions.resteront en vigueur pendant au moins les premières années d'exécution du projet. C'est le Gouvernement malien et non l'IDA qui financera l'achat des facteurs de production agricole. L'achat des semences et des engrais représentera un montant annuel de 0,17 million de dollars quand le projet aura atteint son plein rendement et l'achat de l'outillage agricole, 0,53 million de dollars pour une période de six ans (Tableau 2, Annexe 4). Exploitation et entretien du projet 5.09 Etant donné que l'ORM sera chargée de l'exploitation et de l'entretien de toutes les installations prévues dans le projet (par. 5.03), ce dernier devra disposer dans le cadre du projet d'un personnel et d'un matériel suffisants pour la réalisation de ces taches. Selon les évaluations, le coût d'exploitation et d'entretien au stade du plein rendement sera de 18 millions de francs maliens par an, soit 1,10 dollar par hectare cultivé. Remboursement des coût3 5.10 Les investissements directs réalisés dans le projet sont estimés à 2.996 millions de francs maliens (5,4 millions de dollars), montant qui pourra être récupéré mais oui ne prévoit ni l'achat de l'outillage agricole et des facteurs de production saisonniers tels que les engrais, qui seront remboursés pendant la période du projet, ni la rémunération du personnel étranger de l'ORM, financée par le don du FAC. Par contre, il comprend les dépenses de fonctionnement de l'ORM, lesquelles seront ramenées progressivement de 101 millions de francs maliens par an à 56 millions de francs maIiens après la septième année. Les coûts d'exploitation et d'entretien se.,ont financés à l'aide des contributions annuelles versées par les agriculteurs pendant la durée de vie du projet. 5.11 Une redevance destinée à couvrir les frais d'entretien et le remboursement du capital sera payée par les agriculteurs participant au projet. Elle sera fixée à 60 kg par hectare de paddy pendant la première année, et sera augmentée progressivement jusqu'à atteindre 180 kg de paddy - 18 - par hectare à partir de la dixième année. Il ressort du tableau que le montant de cette redevance sera suffisant pour rembourser les coftts annuels d'exploitation et assurer le rembourement du capital en 35 ans environ avec un taux d'intérêt inférieur à 1 pour cent. Le rem- boursemunt du capital avec un taux d'intérêt normal (calculé à 8 %) demanderait des redevances supplémentaires de 3,2 millicas de dollars en 35 ans, c'est-à-dire, une aulpentation de 50 % de la redevance proposée. La redevance proposée est toutefois considérée raisonnable dans ce cas étant donné le faible revenu dei agriculteurs (par. 6.06) et la nécessité d'adopter des incitations uffisantes pour permettre le passage de l'écoromie de subsistance à l'économie de marché. L'assurance que cette redevance sera exigée des agriculteur3 a été donnée par le gouvernement. Revenu engendré par le projet FM par ha 1ère à 5ème années : 60 kg/ha/annéeà FM 30/kg: 9.000 6ème à 10ème années s 120 kg/ha/année à FM 2ô/kg: 16.800 lième à 35ème annéest 10 kg/ha/année à FM 2ô,5/kg: Dépenses entrainées par la réalisation du projet Investissements: FM 2.99ô millions 103.024 Exploitation et entretien: FM 630 millions 21.649 (en 35 ans) T26"' - 19 - VI. HODUCTION2 DEBOUCHES, PRIX ET REVENU DES AGRICULTEURS Production 6.01 Le projet aboutira, dans la zone où il sera réalisé,à faire passer la superficie consacrée au paddy de 21.700 ha à plus de 31.000 ha et les ren- dements moyens, de 880 kg à un chiffre estimatif de 1,86 tonne à l'hectare, une fois atteint le stade du plein rendement. L'augmentation des superficies cultivées et des rendements sera obtenue grice à une exploitation plus effi- cace des eaux, à l'application de meilleures techniques de culture telles que le hersage, la préparation des couches de semences et le désherbage, ainsi qu'à l'utilisation d'engrais et de semences sélectionnés. Lorsque le projet aura atteint son plein rendement, en 1982, la production qui lui sera impu- table atteindra 54.000 tonnes de paddy en une seule campagne réalisée pendant la saison des pluies. Sans le projet, les rendements augmenteraient d'en- viron 3 % par an, mais resteraient stationnaires dans les zones extérieures; par suite, la production de paddy dans la zone du projet passerait du volume actuel de 14.600 tonnes à 18.900 tonnes seulement en 1982. On trouvera à l'Annexe 14 les détails relatifs aux zones cultivées, aux rendements et à la production. Débouchés 6.02 Une fois qu'il aura atteint son plein rendement en 1982, le projet .permettra de produire environ 36.000 tonnes de riz, dont 34.500 tonnes seront commercialisées et 1.500 tonnes consommées sur place. Comme on compte que la demande de riz continuera d'augmenter à raison de 7 pour cent par an, la demande totale du marché, une fois le plein rendement atteint, s'élèvera à environ 100.000 tonnes contre 40.000 tonnes actuellement. Même en retenant les pro- jections les plus optimistes relatives à l'exécution d'autres projets de rizi- culture prévus au Mali, on obtient une production tout au plus capable de sa- tisfaire la demande, et si d'aventure il y avait quelque excédent, son expor- tation ne poserait aucun problème. Erix 6.03 Au Mali les prix du paddy à la production sont légèrement inférieurs aux cours internationaux actuels. Le riz brisé '(dans une proportion d'au moins 40 %) produit sur place, qui représente environ 90 % de la totalité du riz débouchant sur le marché, se vend actuellement à Bamako 75.000 francs maliens (135 dollars) la tonne; lorsque la production locale ne suffit pas à couvrir la demande, on importe en franchise de droits du riz de qualité similaire qui re- vient à 90.000 francs maliens (164 dollars) la tonne. Le pri.x actuel du riz local à Bamako correspond à un prix à la production d'environ 35.000 francs maliens (64 dollars) la tonne de paddy versé par les négociants privés. Pour la campagne de 1971, l'OPAM a fixé son prix à 25.000 francs maliens (45 dollars) la tonne. Dans ces conditions, le cultivateur a intérêt à vendre son riz aux négociants privés plutôt qu'à l'Office et on prévoit que c'est par ce circuit que sera écoulée la plus grande partie de la production du projet destinée au marché (par 3.18). Cependant, le gouvernement a donné l'assurance que dans l'éventualité où il monopoliserait l'achat du paddy dans la sone du projet, il établirait des prix de nature à encourager les cultivateurs à augmenter leur production commercialisable et à utiliser les installations offertes par le projet. - 20 - 6.04 Le Département des études économiques de la Banque prévoit que le cours mondial du ris brisé se situera aux alentours de 62 dollars la tonne f.o.b. Rangoon vers 1980 (prix de gros Bamako ll5,6Odollars). Compte tenu des frais d'usinage et de manutention, du coût du transport jusqu'à Bamako et des marges des grossistes, le prix équivalent versé au producteur pour le paddy produit dans la sone du projet serait d'environ 30.000 francs maliens (54 dollars) la tonne; c'est ce montant qui a été retenu pour l'évaluation économique et financière de la production qui sera imputable au projet quand celui-ci aura atteint son plein rendement. Les calculs relatifs aux pré- visions de prix figurent à l'Annexe 15. Revenu des agriculteurs 6.05 Dans le cadre du projet, le paddy sera cultivé par quelque 7.300 agriculteurs au lieu des 7.000 actuellement installés dans la région. Ce- pendant, comme la superficie plantée en paddy par les cultivateurs déjà fixés dans le champ d'inondation non aménagé passera de 2,6 ha en moyenne à 4 ha par exploitat on et que les rendements augmenteront, le revenu monétaire des cultivateurs!J augmentera substantiellement ainsi qu'il ressort de l'Annexe 16 résumée ci-dessous: Sans le projet dans les en dehors des polde mglders Avec le proJet (8.300 ha) (l3.400 ha) 31.200 ha) Superficie consacrée au paddy (ha/exploitation) 4,0 2,6 4,0 Rendement du paddy (tonne/ha) 1,15 0,7 1,86 Production de paddy (tonne/exploitation) 4,60 1,82 7,44 Revenu monétaire des agriculteurs (FM) 104.400 15.600 1314.9401/ Revenu total des agriculteurs (FM) 2/ 131.o55 39700 161.575 Revenukotal moyen pondéré (FM) 65.670 161.575 (contre-valeur en dollars EU) (118) (291) 1 Déduction faite des redevances versées au titre du projet. Egal au revenu monétaire augmenté de la valeur de la production autoconsc-,ne. If Le revenu monétaire est égal à la valeur brute de la production, moins la consommation de la famille, les salaires de la main-d'oeuvre et les autres frais de production. - 21 - 6.06 Si le revenu total des cultivateurs passe de 118 à 291 dollars par an en 1982, une fois que le projet aura atteint son plein rendement, le revenu par habitant dans la zone du projet passera de 20 à 50 dollars - la famille d'agriculteurs comptant en moyenne six personnes. Comme le FIB par habitant équivaut actuellement au Mali à environ 55 dollars et que l'on peut compter qu'il sera de 65 à 70 dollars en 1982, on voit que c'est dans les couches les plus défavorisées de la population que se situent les bénéficiaires du projet; ce dernier contribuera donc à une répartition plus équitable des revenus en rapprochant ceux de ses participants de la moyenne nationale. - 22 - VII. AVANTAGES ET JUSTIFICATION 7.01 Le projet permettra d'augmenter la production de ris essentiellement au bénéfice du marché intérieur et c'est là son avantage principal. L'amélio- ration des techniques de culture et l'utilisation accrue de matériel agricole auront aussi dans une certaine mesure des répercussions favorables sur la pro- duction de mil et de sorgho. Pendant la saison séche, le drainage d'une partie des lacs et des étangs entrainera une réduction de la superficie des pAturages, mais cette perte sera largement compensée par la production accrue de paille de ris. Le taux de rentabilité interne sera de 14 % ai l'on attribue au projet une vie utile de 35 ans. Les coûts économiques excluent tous les impdts ainsi que les subventions relatives au matériel et aux engrais. 7.02 GrAce au développement de la riziculture et à l'utilisation, dans le cadre du projet, de techniques permettant d'intensifier la production, la de- mande de main-d'oeuvre devrait augmenter d'environ 100.000 homes-journées, soit de 14 hommes-journées par exploitation. Cette augmentation se produira principalement en dehors des périodes de pointe (premiers labours, préparation des lits de semences, désherbage) et la main-d'oeuvre familiale devrait suffire pour répondre aux besoins. L'introduction de batteuses achetées dans le cadre du projet rendra superflule, recrutement d'une main-d'oeuvre difficile à trouver en période de moisson. En dehors des périodes de pointe, le coût de la main- d'oeuvre familiale a été considéré comme nul étant donné que les autres possi- bilités d'emploi sont négligeables. Par suite, il n'a pas été imputé de frais de main-d'oeuvre au projet. En revanche, le coût des manoeuvres employés pour la construction des ouvrages de génie civil a été calculé en fonction des sa- laires corants. cette main-d'oeuvre ayant d'autres iossibilités d'emploi. 7.03 Le projet permettra de réaliser une économie de devises considérable grâce au remplacement des importat ons par la production intérieure. Avec un taux d'actualisation de 8 %, ce qui semble raisonnable pour le Mali, l'économie nette en devises pendant la vie du projet s'elèverait à 9,5 millions de dollars. Si l'on compare ce montant avec les dépenses nettes en monnaie nationale au titre du projet, également actualisées à 8 %. le taux de change effectif pour le projet est égal à 237 francs maliens pour 1 dollar. 7.04 Pour mesurer la sensibilité du projet à des variations importantes dans les hypothèses de base, plusieurs hypothèses de rechange ont été éprouvées. La modification des dépenses d'investissement, des frais d.Qexploitation et du rendement des récoltes a donné les résultats suivants: a) une augmentation de 10 :9 des dépenses d'investissement réduirait le taux de rentabilité de 1 %; b) uie augmentation de 20 % des frais d'exploitation réduirait le taux de ren- tabilité de 0,6 %, et c) une augmentation de 15 % du rendement en paddy, lorsoue le projet aura atteint la phase de plein rendement, relèverait le taux de rentabilité de 3 %. Si ces changements intervenaient simultan4ment, le taux de rentabilité interne passerait à 15 à 16 %. Les autres variables, telles que la durée de la mise en train et les prix payés pour le paddy, ont également été éprouvés (Annexe 17); toutefois dans aucun cas, le taux de rentabilité n'a été inférieur à environ 11 ,. - 23 - VIII. ACCORDS ET RECOMMANDATION 8.01 Les négociations relatives au crédit ont abouti à un accord sur les principaux points suivants: a) Un bureau d'experts en gestion fournira à l'ORM cinq spécialistes qualifiés et expérimentés qui seront employés à des conditions et modalités approuvées par l'Association (par 5.05); b) l'ORM conservera pendant une durée minimum de 10 ans une organi- sation ayant des pouvoirs, une autorité et un niveau de direc- tion donnant satisfaction à l'Association (par. 5.05); c) les agriculteurs bénéficiant du projet acquitteront une redevance qui couvrira l'amortissement sur 35 ans, sans intérdts, des frais annuels d'exploitation et d'entretien ainsi que de tous les inves- tissements directs (par. 5.11); et d) le prix d'achat du paddy dans la zone du projet sera fixé de manière à encourager les cultivateurs à augmenter leur production commer- cialisable et à utiliser les moyens mis à leur disposition dans le cadre du projet (par. 6.03). 8.02 L'entrée en vigueur du crédit est subordonnée aux conditions suivantes: a) une caisse d'avances aura été créée pour le compte de l'CRM (par. 4.19); b) des consultants auront été recrutés par le Service du génie rural selon des conditions et modalités approuvées par l'Association (par. 5.02); et c) un décret portant création de l'ORM aura été promulgué (par. 5.03); 8.03 Le projet justifie l'octroi par l'IDA d'un crédit d'une contre-valeur de 6,9 millions de dollars. 9 novembre 1971 MALI PROJE RIZ MOPTI Précipitations, tenprature, évaporaticrn et ensoleillement dans la zone du projet Mois: J F M A M J J A S O N D TOTAL Précipitations (MOPTI (moyenne de 35 ans) m 0 0 1 -5 25 - 58 144 191 101 16 1 0 5142 ( Jours de pluie 0 O 0,2 1 2,6 7 il 13 9,5 2,6 0,3 0 47,2 (SAN (moyenne de 35 ans) mu 0 0 h 16 3 102 174 213 129 29 5 0 715 ( Jours de pluie 0 0 0,6 2 4 8 il 1h 10 3,4 0,2 0 53,2 (TENKOU (moyenne de 8 ans)m 2 0 2 9 31 78 117 246 81 1,2 0 0 578 Jours de pluie 0,2 0 0 1 1 3 6 7 4 1 0 0 23,2 Température à MOPTI (Tempeé»rature moyenne 23,5 26,3 29,8 32 32,7 31 28 27.2 27,2 28,0 27,8 22,8 (Moyenne maximale 32,1 35t5 38,2 39,9 40,8 38,8 34 31.2 32,6 34 33 31 (Moyenne minimale 14,8 17,t4 20,3 24,0 24,8 24,0 22,6 22,h 22,6 21,2 17,8 15 raDoration à mOpTI (1947-1963) r= par jour 7,9 9,6 11,9 12,3 10,8 8,2 4,9 2,7 2,9 ,6 6,6! 6,9 yapotranspiration à MOPTI (Formule TURC) m 146 116 206 235 184 162 153 128 157 157 146 13 1969 nasoleillement à MOPTI (1947-1963) heures par 8,0 8,6 8,9 8,7 8,3 8,2 7,h 6,9 7,3 8,6 8,8 7,3 jour ANNEXE 2 Page 1 MA.LI PROJET RIZ MOPTI Régime des eaux, ressources en eau, qualité et besoins Régime des eaux 1 . Le Niger prend sa source dans les montagnes du Fouta Djalon, en Guinée, à une altitude de 1.500 mètres; avec h.200 km de longueur, il est le deuxième fleuve dtAfrique après le Nil. Le Niger traverse la Guinée, le Mali, le Niger, le Dahomey et le Nigéria, pays dans l'économie desquels il joue un rôle essentiel. Sur la première partie de son parcours, le Niger coule au nord-est vers Tombouctou, puis il s'infléchit vers l'est et, à Gao, se dirige au sud, débouchant en un large delta sur le golfe de Bénin dans l'océan Atlantique. Les géographes expliquent ce parcours apparemment étrange de la façon suivante: au début du quaternaire, le Niger n'arrivait pas jusqufà l'océan mais ses eaux se répandaient sur une zone lacustre aujourdthui appelée le Delta central, qui est le champ d'inondation, où se situe le projet. Pendant un des derniers cycles de pluies du quaternaire, le Niger a été capturé par une ancienne rivière coulant vers le Sud, en direction de l'océan Atlantique. 2. Les principaux affluents du Niger entre sa source et la zone du projet sont le Tinkisso, le Niandan, le Mila et le Sankarini, tous en amont de Bamako, puis le Bani, qui se jette dans le Niger à Mopti. Au confluent des deux rivières, le bassin hydrographique couvre 281 .000 km2. Dans le tableau ci-après, on trouvera certains chiffres concernant le Niger et le Bani à leur entrée dans la zone du projet (Macina près de Ségou pour le Niger et San pour le Bani). ANNEXE 2 Page 2 Niger Bani Bassin hydrographique 141.000 km2 116.000 km2 Précipitations annuelles moyennes dans le bassin hydrographique 1.45o mm 1.170 mm Débit annuel 52 milliards de m3 26 milliards de m3 Fluctuation moyenne annuelle du niveau de l'eau 6,7 m (6,0 à 7,0) 8 m (7,2 à 8,6) Débit moyen en octobre b.800 m3/s 3.000 m3/s Débit annuel moyen 1.650 m3/s 820 m3/s Débit maximal 5.L00 m3/s (oct.57) 3.570 m3/s (oct. 54) Débit minimal. 35 m3/s (mai 53) 57 m3/s (juin 57) 3. Dans le champ d'inondation près de Ségou, le Niger déborde de son lit chaque année. A l'exception du Bani, le Niger ne reçoit pas diautre affluent dans le champ d'inondation; au contraire, ses eaux se divisent en de nombreux bras, dont le plus important est le Diaka qui re- joint le Niger dans le lac de Débo. h. Dans la zone du projet, les crues commencent en juin-juillet et atteignent leur maximum à la mi-novembre; la décrue s'achève en février- mars. A Mopti, le débit mensuel moyen varie en octobre et novembre entre 2.000 et 2.670 m3/s et le débit maximum enregistré a été de 3.080 m3 par seconde en novembre 1924. Ressources et besoins en eau 5. Les ressources en eau disponibles pour le projet ont été étudiées non pas en fonction du débit du fleuve, lequel dépasse toujours considéra- blement les besoins, mais en fonction de son niveau car c'est la hauteur de l'eau qui détermine les conditions de remplissage et de drainage des polders. A Mopti, la profondeur moyenne de lteau est de 6,90 mètres et ltamplitude de variation du niveau n'est que de 0,75 m entre le maximum (7,30 mètres) et le minimum (6,55 mètres) observés en dix ans. Le remplis- sage des polders commence à la fin d'août et se termine au début d'octobre tandis que le drainage débute en décembre. Une étude statistique du ni- veau des crues du Niger et du Bani a montré qutil est possible de contrd- 1er efficacement linondation des polders. C'est ce qui ressort du tableau ci-après qui donne, par polder, les probabilités de submersion 1/. 1/ Sur les 29.100 ha de la zone cultivée dans le cadre du projet, on est certain de pouvoir inonder 27.750 ha 99 années sur 100; en ce qui concerne les 1.350 ha restants, la submersion est assurée neuf années sur dix. ANNEXE 2 Page 3 Polder Fréquence 0,90 0,99 1. Mopti Nord 6.800 6.800 2. Soufouroulaye 5.800 5.800 3. Sofara 700 700 h. Dia-Tenenkou 9.500 6.200 5. Ibetemi 300 250 6. Mopti-Sud 4.900 4.700 7. Karbaye 700 700 8. Sarantomo Sine 2.000 2.000 9. Diambakourou 600 600 Total 31.300 27.750 Qualité de l'eau 6. Les eaux du Bani et du Niger coulant dans la zone du projet conviennent à l'agriculture ainsi qu'il ressort de l'analyse ci-après: résidu sec: 0,03-0,10 gr/1 pH: 6,5-7,5 Teneur en minéraux: phosphate (P205) 0,1 mg/1 oxyde de potassium (K20) 0,5 mg/1 oxyde de calcium (CAO) 0,2 mg/1 ANNEXE 3 Page 1 PROJET RIZ MOPTI LES SOLS DE LA ZONE DU PROJET 1. rn peut répartir les sols de la zone du projet en quatre caté- gories, par erdre diadaptation décroissante à la riziculture: I. Sols convenant à la riziculture sans restrictions; II. Sols convenant à la riziculture moyennant quelque amendement; III. Sols convenant mal à la riziculture; IV. Sols ne convenant pas à la riziculture. On peut diviser à leur tour les sols de la catégorie I en trois variétés: I-1 Sols profonds, fertiles, riches en humus, ayant une bonne structure et une texture fine; 1-2 Sols -ayant une profondeur de 10 à 30 cm, assez fertiles, légèrement humifères, avec une texture grossière près de la surface et fine en profondeur. Sols gris, pauvres en matières organiques mais suffisamment riches en azote et en phosphates; profondeur de 10 à 20 cm avec texture fine près de la surface et très fine en profondeur; et 1-3 Sols ayant une profondeur de 10 à 20 cm, assez fertiles, lé- gèrement humifères avec une texture grossière près de la sur- face qui staffine en profondeur. Sols gris, pauvres en ma- tières organiques et en phosphates, mais suffisamment riches en azote; profondeur de 10 cm aux endrois où la texture est grossière, et de 20 à 30 cm lorsque la texture est moyenne. Les couches profondes ont toujours une texture fine. Sols gris et hémifères avec un pH de 7 à 7,5 et une texture fine. Les sols de la catégorie II se divisent en trois types: a) Sols gris légers, peu fertiles, pauvres en matières orga- niques (et en phosphate mais suffisamment riches en azote, de 10 à 20 cm de profondeur lorsque la texture est grossière en surface et moyenne en profondeur, ou de 30 à 50 cm lorsque la texture est moyenne en surface et fine en profondeur; page - b) Sols gris légers, neutres ou légèrement basiques (sols cal- caires), dtune texture appartenant à différents types; et c) Sols beiges légers, pauvres en matières organiques, en azote et en phosphates, ayant une profondeur de 10 à 20 cm avec une texture gro.ssière près de la surface et une texture de moyenne à fine en profondeur. Les sols de la catégorie III se prêtent mal à la riziculture. Leurs carac- téristiques sont les suivantes: Sols gris légers peu fertiles, pauvres en matières orga- niques, -en azote et en phosphate, souvent lavés, ayant une profondeur de 20 à 80 cm lorsque la texture est grossière et de 20 à 80 cm lorsquielle est très grossière, les couches profondes ayant une texture de moyenne à fine. Les sols relevant de la catégorie IV ne conviennent pas à la riziculture. Cette catégorie comprend les sols sablonneux, très perméa- bles, peu fertiles et profonds de 80 cm ou plus. 2. En ce qui concerne les différents polders situés dans la zone du projet, l'étude pédologique révèle la classification suivante: Terres non étu- Il 12 13 II III IV diées TOTAL Mopti Sud 3.980 570 20 270 130 4.970 Ibetemi 700 700 Karbaye 500 210 710 Diambakourou 195 395 590 Sarantomo-Sine 155 4.360 1.590 70 5 6.180 Dia 1.370 760 ho 2.170 Tenenkou 2.650 1.230 180 4.060 Sofara 290 220 220 730 Mopti Nord 2.940 240 1.1,60 1.100 1.060 6.800 Soufouroulaye 125 5.530 8o -_40 - 5.775 Total 4.300 20.485 2.7h0 2.375 1.595 130 1.060 32.685 % du total 13 63 8 7 5 - h 100 Page 1 MALI PROJET RIZ MOPTI Organisation et fonctionnement du crédit agricole 1. La Société de crédit agricole et d'équipement rural (SCAER) a été fondée en 1964 et placée sous la tutelle de la Banque de développement du iiali en tant que division chargée du crédit agricole et de l'équipement. Dés le début, l'activité de la SCAER s'est soldée par des pertes importantes imputables à: (a) une mauvaise administration et des inventaires mal tenus; (b) l'absence d'une organisation capable d'assurer le contrôle des crédits et leur recouvrement auprès des bénéficiaires; (c) La politique officielle en matière de fixation des prix. Les prix 'officiels étaient trop bas pour permettre à la SCAER de couvrir ses frais et ses risques, voire même pour couvrir les prix c.a.f. Bamako. Des subventions ont bien été consenties par l'Etat à la SCAPR pour lui permettre de vendre le matériel à des prix plus bas que le prix de revient réel, mais elles n'ont pas suffi à compenser la difféeence entre le prix de revient de la SCAER et le prix de vente aux agriculteurs; (d) l'intervention de l'Etat dans la sélection des emprunteurs; et (e) l'absence de contr8le du système de crédit et de coordination entre les activités de la SCAER et celles des services de vulgarisation agricole. 2. Le 14 avril 1971, la SCAER a été transformée par ordonnance en société d'Etat, à la suite des recommandations formulées par la Caisse centrale de coopération économique (CCCE) dans une étude relative à la réorganisation du crédit agricole au Mali. Les principaux changements sont les suivants: (a) la SCAER a été dotée de l'autonomie juridique et financière, ce qui lui permet d'utiliser les facilités de réescompte de la Banque centrale; (b) la SCAER a vu ses fonctions remaniées; glle n'est plus désormais que l'organisme central d'approvisionnement en engrais et en petit matériel agricole, et n'est chargée d'aucune opération de crédit. La responsabilité de celles-ci a été attribuée aux Opérations, à qui Page 2 la SCAER continuera de fournir les facteurs de production agricole nécessaires. À l'extérieur des zones relevant des Opérations, la SCAER conserve ses circuits de distribution, mais uniquement en ce qui concerne les ventes au comptant aux agriculteurs; et (c) depuis sa réorganisation, la SCAER a obtenu une assistance tech- nique de la CCCE qui lui a permis d'améliorer considérablement sa gestion financière. 3. La solide organisation dont disposent les Opérations au niveau des exploitatiens leur a permis d'améliorer considérablement le recouvrement des prfts depuii- qu'elles ont repris la responsabilité du crdit agricole. Cepen- dant il restait encore quelques problèmes importante à résoudre au moment oÙ la mission d'évaluation se trouvait au Mali: (a) Le woblème du financement de l'activité de la SCAER en matière d'aprovisionnement. Bien que les Opérations gèrent à présent le crédit agricole, c'est toujours à la SCAER qu'incombe la tâche de financer les facteurs de production agricole vendus à crédit. La SCAER n'a jamais disposi en propre d'un fonds de roulement suffisant pour financer cette activité et a toujours dépendu d'une assistance directe de l'Etat (fournie principalement par le truchement de la Banque centrale) ou de l'aide provenant de sources extérieures; (b) L'application de taux d'intètêt subventionnés. Pour l'Opération coton, les crédits . court terme consentis pour l'achat d'engrais et d'instruments aratoires sont sans intér6ts; dans le cadre de l'Opération riz, les intérêts sont de 3 pour cent par an sur le solde non versé des crédits à moyen terme (2 à 3 ans) consentis pour l'achat d'instruments aratoires. Ces deux modalités pourraient devenir une importante source de pertes pour la SCAER si, privée de subventions d'origine intérieure ou extérieure, celle-ci ne pou- vait compter que sur ses facilités de réescompte auprès de la Banque centrale du 4ali, dont le taux d'intérdt minimum est de 3,5 pour cent. Le gouvernement n'a toutefois pas pris de décision à cet égard; et (c) L'élément de subvention contenu dans les prix auxquels la SCAER vend les facteurs de roduction agricole. Jusqu'ici le gouverne- ment a fixé les prix de vente de la SCAER à un niveau inférieur de 6 à 25 pour cent aux prix de revient de la société (voir Tableau 1 de la présente annexe). Bien que le gouvernement ait l'intention de réduire progressivement ses subventions et qu'il ait relevé les prix de vente de la SCAER de 14 pour cent par rapport à 1970, les facteurs de production agricole continueront d'tre vendus à des prix ANNEXE 4 Tableau 2 PROJET RIZ MOPTI Besoins en instrluments aratoires (en nillions de francs maliens) 1/ .72 1973 '974 197 1976 1977 TOTAL nstrum.ents de culture &ttele harrues wuantité 513 868 947 1.078 1.030 1.031 5.467 (coû^) (15,4) (26,0) (28,4) (32,3) (30,9) (31,0) (16h,0) tivateurs uantité 22U 355 50 520 618 700 2.867 (coû^t) (14,5) (7,1) (9,0) (10,4) (124) (1,0) (57,4) erses .uaritité 74 95 225 304 354 4h5 1.507 (coût) (1,7) (2,2)' (5,3) (7,1) (8,3) (10,6) (35,2) hars Quantité 24 29 107 157 184 234 735 a boeufs (coit) (1,2) (1,) (5,2) (7,6) (8,9) (11,3) (35,6) TOU Toi (22,8) (36,7) (17,9) (57,h) (605) (66,9) (292,2) / äva-luation basée sur les prix de revient théoriques de la SOAåR (voir Tableau i de la .resente annexe). oue: Les garanties necesseires sont évaluées sur la base a) du matériel actuellement dis- .onible: b) d'un amiortissement de 10 ans pour chaque pièce; et c) du nombre d'r.gri- culteurs bSnn'ficiut- du ~rojet ainsi que du rioment aucuel ils cormencent à t ANNEXE h Page 3 subventionnés du moins pendant les premières étapes de l'exécution du projet, Le gouvernement n'a pas été à même de fournir à la mission des estimations chiffrées quant au montant des subventions nécessaires pour les engrais et le matériel agricole pendant l'exécution du projet. h. Dans le cadre du projet, la SCAER fournira des facteurs de production agricole à l'0RM, laquelle consentira des crédits à court terme (8-9 mois) pour l'achat de semences et d'engrais, ainsi que des crédits à moyen terme (2-3 ans) pour les instruments de culture attelée. Une liste des instruments aratoires nécessaires dans le cadre du projet et dont le coût a été évalué aux prix de revient de la SCAER pour 1971 figure au Tableau 2 de la présente annexe. La SCAER compte acheter les instruments aratoires à une société franco-malienne qui procédera au montage du matériel importé de France dans une usine récemment construite avec'une assistance bilatérale française (FAC). L'achat de ce matériel, dont le coût est évalué à 500.000 dollars, s'échelonnera sur 6 ans et sera financé par l'Etat. Le reste du matériel nécessaire .dans le cadre du projet (d'un coût estimatif de 700.000 dollars) sera acheté par la SCAER après appel à la concurrence internationale et le financement sera assuré par l'IDA. ANNEXE 5 Page 1 MALI ROJET RIZ MOPTI Travaux à effectuer dans le cadre du projet Création de nouveaux polders 1. Les ouvrages d'aménagement des trois nouveaux polders de Mopti Nord (11.300 hectares de superficie brute, dont 6.800 hectares destinés à la riziculture), Soufouroulaye (8.000 hectares de superficie brute dont 5.800 hectares pour la riziculture) et Sofara (800 hectares de superficie brute, dont 700 hectares pour la riziculture) seront essentiellement des digues, des régulateurs de prise d'eau équipés de grilles à poissons et d'indicateurs d'écoulement des canaux intérieurs de remplissage et drainage et des routes de desserte et des passages à bétail. 2. Les digues seront construites avec des talus inclinés à 2/1 sur tous les côtés du polder sauf en bordure du Niger et du Bani où l'inclinai- son sera de 3/1 pour amortir les vagues. La revanche sera de 50 centimètres pour le niveau de crue centennale. Au sommet, la largeur sera d'au moins trois mètres pour toutes les digues utilisées comme routes d'accès aux pol- ders. Des digues transversales seront construites pour diviser le polder de Soufouroulaye en trois parties afin de réduire la profondeur de l'eau dans chacune des sections et augmenter ainsi la superficie pouvant Otre plantée en riz. 3. Les prises d'eau ont été conçues de manière à limiter la montée de l'eau à l'intérieur des polders à un niveau compatible avec la production rizicole optimale. La montée quotidienne maximale variera de trois centi- mètres lorsque la profondeur de l'eau dans le polder sera inférieure à 60 centimètres, et de cinq centimètres lorsque cette profondeur dépassera un mètre. Le système d'adduction sera aussi utilisé pour vider les polders après la décrue. h. Les canaux intérieurs sont conçus de manière à améliorer le rem- plissage et le drainage. Partout où ce sera possible, on creusera aussi des canaux secondaires afin de drainer les étangs bas. 5. Les polders seront divisés en périmètres rectangulaires de h00 x 300 mètres (12 hectares), qui seront séparés par une emprise. Des bornes en béton seront installées dans les polders afin d'indiquer les limites des exploitations. 6. Pour accéder depuis les villages aux pgturages situés dans les polders, on aménagera des passages d'une largeur de 50 mètres délimités par des blocs de béton armé s'élevant à un mètre au-dessus du sol. En outre, on a choisi les limites septentrionales du polder de Mopti Nord de manière à ménager un espace d'un kilomètre de largeur entre ce polder et celui de Karbaye, pour le passage du bétail transhumant (voir Carte 2). Page 2 7. Le Tableau 1 présente des estimations relatives au cubage de la construction des polders. Remise en état de polders 8. Des travaux de réfection seront réalisés dans quatre polders exis- tants (Carte 1): Dia Tenenkou (9.000 hectares de superficies brute dont 7.500 hectares pour la riziculture), Ibetemi (750 hectares dont 300 hectares pour la riziculture),Mopti Sud (7.000 hectares de superficie brute dont 4.700 hec- tares pour la riziculture) et Karbaye (740 hectares de superficie brute dont 700 pour la riziculture). 9. Les travaux comprendront: (a) A Dia Tenenkou (voir Tableau 1 pour les estimations relatives aux cubages): (i) le relèvement et l'élargissement des digues afin de les rendre conformes aux normes adoptées pour la construction des nouveaux polders; (îi) la construction d'un régulateur de prise d'eau avec indi- cateur d'écoulement et grille à poissons. On recrutera un consultant spécialisé qui sera chargé de déterminer l'en- droit où devra Otre installé ce régulateur pour éviter la formation d'une barre de sable qui réduirait sa capacité; (iii) la construction de canaux afin d'améliorer le remplissage et le drainage; (iv) la division du polder en parcelles de 12 hectares séparées par des routes de desserte de trois mètres de largeur; et (v) l'aménagement d'un accès de 50 mètres de largeur vers les · p8turages situés à l'intérieur du polder. (b) A Ibetemi: (i) le renforcement des digues afin de les rendre conformes aux normes adoptées pour les nouveaux polders; (ii) l'approfondissement des canaux; (iii) l'installation de poutrelles de bouchure aux prises d'eau; et (iv) la division des polders en parcelles de 12 hectares. (c) A Mopti Sud: (i) la construction d'une base latéritique sur le tronçon le plus fréquenté de la digue afin d'améliorer le roulage; et (ii) l'amélioration de la protection du talus par reconstruction des tronçons les plus exposés de la digue que l'on renforcera MALI PROJET RIZ MOPT Prix de vente subventionnés des facteurs cçproduction agricole (francs maliens) Prix c.a.f. Bamako Prix de àavient théorique 2/ Prix de vente en 1970 Prix de vente en 1971 harrue F.M. 19,299 F.M. 22,921 F.M. 18,430 F.M. 23,600- tivateur polyvalent " 27,615 " 32,481 " 20,000 " 25,600 érie de roues: 500 livres de charge par essieu " 25,066 " 29,685 " 22,190 " 28,800 érie de roues:l.0Wlivres de charge paressieu " 30,727 36,307 " 25,555 " 32,800 vérisateur _l/ " 9,374 " 11,511 " 16,500 16,500 erse " 16,966 " 20,013 " 13,455 " 17,300 Jutivateur à plusieurs éléments " 19,928 " 23,393 " 13,500 " 17,300 uper phosphate 1/ la tonne 31,320 F.M. 38,905 F.M. 40,000 F.M. 40,000 .20.10 :" 45,020 " 53,883 32,000 " 34,000 osphate d'anonium " 60,806 " 75,270 " 66,700 " 70,000 Sulphate d' amonium " 45,990ü " 55,730 " 50,000 " 52,500 Sulphate de potasse " 59,600 " 72,984 " 63,000 " 66,000 Urée " 59,200 " 72,288 " 60,000 " 63,000 Insecticides le kg 473 le kg 565.62 le kg 310 le kg 400 Non subventionné Coût c.a.f. compris additionné des frais encourus par la SCAER pour la manutention, le stockage, la distribution ainsi que les frais généraux (ces derniers fondés sur les frais d'exploitation et 1 production de la SCAER en 1970) FI Page 3 d'une couche de matériaux latéritiques compressés. (d) A Karbaye: (i) le renforcement des digues afin de les rendre conformes aux caractéristiques adoptées pour les nouveaux polders; (ii) le creusement des canaux afin d'améliorer le remplissage et le drainage; et (iii) la fermeture de deux prises d'eau qui ne sont pas néces- saires pour le remplissage et le drainage corrects et qui, de plus, sont mal placées. Construction d'une ferme semencière et d'une station de recherche agricole 10. Une ferme semencière de 180 hectares ainsi qu'une station de recher- che agricole de 50 hectares seront construites et dotées de digues distinctes dans la partie sud-est du polder de Mopti Nord (voir Carte 2). Les travaux comprendront la construction de: (a) la digue principale entourant le centre et la station; (b) une digue secondaire qui divisera la station en quatre péri- mètres; (c) un régulateur principal de prise d'eau; (d) des régulateurs secondaires pour le remplissage et le drainage de la ferme ainsi que des quatre périmètres de la station. Préparation des sols 11. La préparation des sols comprendra des labours de défoncement dans les zones non cultivées, afin de détruire la végétation existante et de niveler approximativement le terrain. Ces travaux seront réalisés dans les polders de Mopti Nord (4.000 hectares), Soufouroulaye (2.800 hectares), Dia Tenenkou (1.500 hectares) et Sarantomo-Sine (2.000 hectares). Construction de bâtiments 12. Le projet prévoit la construction des bâtiments ci-après: (a) dans les polders,huit bâtiments comprenant un bureau et un hangar: trois à Soufouroulaye, un à Dia, un à Tenenkou, un à Sarantomo, un à Mopti Nord et un à Sofara; (b) dans les villages des polders, trois bâtiments pour les chefs de section, comprenant chacun un bureau et une maison d'habi- tation, un à Tenenkou, un à Mopti et un à Sarantomo; Page 4 (c) à Sevare: (i) pour 1'ORM: six maisons pour le directeur et les cadres, 13 bureaux et quatre hangars; (ii) pour les études relatives à la deuxième étape des travaux: trois maisons, un bureau et un hangar; (d) à Mopti: (i) pour la ferme semencière: deux hangars et un bureau; et (ii) pour la station de recherche agricole: une maison, un bureau et un hangar. 17 septembre 1971 ANNEXE 5 Tableau 1 KALI H0JET RIZ MOPTI stimations relatives aux cubages ot au nombre de régulateurs pour les principaux polders Régulateurs de prIse Polders Diges Canaux d'eau M m3 UÀaUités Mopti Nord 550.000 120.000 2 Soufouroulaye 290.000 150.000 3 Sofara 70.000 10.000 1 Dia Tenenkou 140.000 60.000 1 Total 1.050.000 340.000 7 17 septembre 1971 ANNEXE 6 Page MALI PROJET RIZ MOPT Etudes relatives à la deuxième étape 1. Le gouvernement considère le projet de Mopti comme la première étape d'un programme plus étendu de création de polders à réaliser dans le champ d'inondation du Niger. Il se propose d'entreprendre l'exécution de la deuxième étape aussit8t après l'achèvement de la première. Il sera donc nécessaire d'entreprendre des études de justification relatives à la deuxième étape pendant que la première sera encore en cours d'exécution. 2. L'étude de justification couvrira une superficie d'environ 40.000 ha et son objet sera de repérer les emplacements qui convien- nent le mieux à la création de polders sur quelques 20.000 à 25.000 ha (Carte 1). On estime que l'étude prendra environ deux ans et englobera les éléments énumérés ci-dessous. Les bureaux où sera centralisée la réalisation de l'étude seront installés à Mopti près du siège de l'Opération riz. Comme il n'y a pas de bâtiments dis- ponibles, on construira et aménagera, dans le cadre du projet, un bureau, trois maisons et un petit hangar. On achètera également aux fins de l'étude une certaine quantité de matériel (trois voitures, une embarcation, des indicateurs d'écoulement et du matériel topographique). 3. L'étude comprendra essentiellement: (a) un relevé topographique qui sera réalisé sous contrat par un bureau spécialisé et qui se décomposera comme suit: (i) des photos aériennes à une échelle de 1:20.000 sur une superficie de 220.000 ha; (ii) des levés topographiques de quelque 40.000 ha à une échelle de 1:10.000 avec une densité moyenne d'un point pour nuatre hectares; (iii) des profils en long (un point tous les 50 mètres) et des coupes transversales (un point tous les 200 mètres) des digues et canaux envisagés, sur une longueur totale de 160 km approximativement; ANNEXE 6 Page 2 (b) des études pédologiques à réaliser sous contrat, y compris l'établissement de cartes des sols sur une superficie de 40.000 ha à une échelle de 1:50.000. Les critères de clas- sification pédologique (structure, texture, profondeur de la couche de surface, teneur en matières organiques et in- tensité hydromorphique) seront conformes à ceux qui ont été établis par la FAD pour la région; (c) des études hydrologiques et hydrauliques qui seront réali- sées par le Service du génie rural du Ministère de la produc- tion avec l'aide de consultants. L'étude hydrologique effec- tuée par une mission de la FAO en 1966 suffira aux besoins de l'étude de justification; toutefois afin de déterminer la lé- gère irrégularité de la surface de l'eau,celle-ci sera mesurée au moyen d'un indicateur d'écoulement dans chacun des polders envisagés. Les études hydrauliques comprendront le dessin des polders jusqu'au stage de l'adjudication, et se conformeront aux normes établies par la FAD quant à la hauteur des digues, l'écoulement de l'eau par les vannes, le moment de l'inonda- tion et la délimitation des régions propres à la culture de-9 principales variétés de riz; (d) une étude sanitaire de la zone du projet qui sera réalisée par le Ministère de la santé publique avec l'aide de consul- tants. Les renseigiements à recueillir concerneront la pré- valence du paludisme, de l'amibiase et de la schistosomiase ainsi que l'influence qu'exercera l'exécution du projet sur les conditions sanitaires; (e) des études socio-économiques qui seront réalisées par l'Insti- tut d'économie rurale du Ministère de la production avec l'aide de consultants. Des renseignements seront rassemblés sur: (i) les ressources humaines: population des villages, main- d'oeuvre, nombre de familles et leur répartition par ac- tivités; (ii) la production des denrées agricoles cultivées dans les zones aménagées en polders, y compris les cultures four- ragères, le riz flottant et irrigué ainsi aue les cultures de coteau pratiquées par les agriculteurs vivant à l'ex- térieur des polders; (iii) le matériel agricole,y compris les animaux de trait, le matériel de culture attelée ainsi que les autres types de matériel possédés ou loués par les cultivateurs; (iv) les perspectives de débouchés; ANNEXE 6 Page 3 (r) l'étude d'une route praticable par tous les temps. En liaison avec le projet de riziculture que l'on envisage de réaliser sur 12.000 ha dans le voisinage de Tenenkou, gros village situé sur la rive gauche du fleuve, le' Ser- vice du génie rural effectuera l'étude d'une route praticable par tous les temps entre Macina et Tenenkou (Carte 1); cette étude couvrira: (î) le tracé de la route, basé sur les documents existants, notamment les photos aériennes et les cartes topographiques à l'échelle de 1:20.000, qui peuvent être obtenues auprès de l'Office du Niger; (ii) des levés topographiques: profil en long de la route sur muelque 90 km et coupe transversale le cas échéant; (iii) des études pédologiques qui permettraient de sélectionner les matériaux de construction les plus économiques; et (iv) les aspects économiques, y compris le trafic actuel et futur, ainsi qu'une estimation des coûtts. MALI PROJET RIZ MOPTI CALENDRIER DE CONSTRUCTION 1971 1972 1973 1974 1975 O N D J F M A M J J A S O N D J F M A M J J A S ) N D J F M A M J J A S O N D J F M A M J J A RAVAUX DE GENIE CIVIL Infrastructure et ouvrages auxiliaires Appel d'offres - Ouverture des plis tag aeI Adjudication a - Dia Tenenkou - Remise en état du polder Labours profonds (1.500 ha) (1500) - Soufouroulaye - Construction du polder Labours profonds (1.400+ 1.400 ha) (1400) (1400) - Mopti Nord - Construction du polder l Z ) Labours profonds (2.000 + 2.000 ha) * (2000) * (2000) - Ferme semencière et station de recherche - Sofara - Construction du polder - Sarantomû - La.uu,s p.ùfonds (1000) (1000 - Karbaye - Remise en état - Ibetemi - Remise en état - Mopti Sud - Remise en état - , - Diambakourou BATIMENTS 2.1 Premiére étape Appel d'offres - Ouverture des plis lma.,a Adjudication laie juoil Construction des maisons, bureaux et hangars 2.2 Deuxiéme étape Appel d'offres - Ouverture des plis Adjudication Construction des maisons, bureaux et hangars ETUDES RELATIVES A LA DEUXIEME ETAPE Sélection des consultants Etudes topographiques anges Etudes pédologiques uea@ssasmuus *mmuoes m.cm Etudes hydrologiques et hydrauliques -------- Etudes sur la route Macina-Tenenkou Etudes socio-économiques m la.. assusaauu mu Rapport de justification Banque Mondiale-6976 LEGENDE: TRAVAUX DE GENIE CIVIL ET DEVELOPPEMENT LEGENDE: ETUDES RELATIVES A LA DEUXIEME ETAPE semalmmemu-Procédures administratives @u@meaeae-Etudes en Europe -Construction et remise en état -Etudes au Mali Reprise par l'ORM ANNEXE 8 Page 1 MALI PROJET RIZ MOPTI Conditions sanitaires dans la zone du projet Problèmes de santé publique 1. Le paludisme constitue à Mopti le principal problème sanitaire. Plus de 3.000 cas sont diagnostiqués chaque mois par le dispensaire, mais il n'existe pas de programme national de lutte antipaludique. Les affec- tions les plus répandues après le paludisme sont les maladies d'origine hydrique telles que l'amibiase et le choléra. Il n'y a pas de système public d'approvisionnement en eau à iopti et bien qu'un plan d'adduction d'eau ait été établi,les fonds nécessaires à sa réalisation font défaut. 2. Vient ensuite la schistosomiase, avec quelque 100 cas diagnosti- qués par mois par le dispensaire. Beaucoup d'individus souffrent de graves complications lorsque les schistosomes s'attaquent au système urinaire; l'agent d'infection est presque toujours Schistosoma haematobium. 3. L'ankylostome est également répandu dans la région; on ne trouve toutefois pas beaucoup d'autres parasites intestinaux. Il n'y a pas pratiquement pas dbnchocercose, maladie confinée géographiquement au sud du Mali où les rivières offrent un milieu favorable à la reproduction du vecteur (simulie). Services de santé existants h. Il y a deux centres de soins médicaux: l'hôpital secondaire et le dispensaire qui se partagent un laboratoire de diagnostic. Le dis- pensaire assure- dans ses locaux des soins de médecine générale, et dirige les patients atteints de schistosomiase vers l'hôpital, qui soigne cette maladie. Le dispensaire publie un bulletin mensuel sur l'incidence des maladies transmissibles. 5. Le médecin qui dirige le petit hôpital est d'avis qu'il n'y a pas grand-chose à faire contre la schistosoidase. Il prescrit régulière- ient de l'Ambilhar mais en général n'administre pas de Fuadin aux personnes atteintes. Peu de malades ont les moyens d'acheter les médicaments qu'il prescrit; il ne pratique aucune des techniques chirurgicales poussées ou nouvelles, se bornant à traiter avant tout les symptômes (fièvre, douleur, etc.,); toutefois,il opère les complications causées par les oeufs. 6. Le directeur de l'hÔpital estime que plus de la moitié des habi- tants souffrent d'infections par Schistosoma haematobium et que la préva- lence de la maladie peut atteindre jusqu'à 80 . Dans aucune partie du ,I-ali il n'existe de programme de lutte contre la schistosoiniase, bien que la ;1aladie soit répandue tout le long du Niger. ANNEXE 8 Page 2 Constations et conclusions d'une étude sanitaire 7. Une étude a été réalisée en mai 1971 par le Dr Wm. R. Jobin (consul- tant) qui a étudié l'épidémiologie actuelle de la schistosomiase et évalué l'effet que pourrait avoir le projet de riziculture sur la transmission de la maladie. Ses conclusions sont exposées ci-dessous. 8. Localisation des escargots. Pendant toute l'étude on n'a pas trouvé trace dans les eaux du Niger et du Bani des planorbidés qui abritent Schistosoma mansoni, agent de la maladie connue sous le nom de bilharziose vésicale, ni des bulimulidés qui transmettent Schistosoma haematobium (bilharziose urinaire); on a toutefois trouvé des bulimulidës dans tous les casiers, le plus souvent dans les étangs à végétation dense (nénuphars). Comme mai est le mois le plus sec de l'année on n'a trouvé que très peu d'escargots. 9. On ne s'attendait pas à découvrir que le Niger et le Bani n'abritaient pas d'escargots, et la seule inspection qui ait été menée à bien n'apporte évidemment pas une preuve concluante. Cependant, à en juger d'après l'aspect de ces cours d'eau au mois de mai, époque de l'année la plus propice à la présence d'escargots, il semble peu probable que le fleuve contienne des escargots ou transmette la schistosomiase dans les parages de ýopti. 10. Schéma saisonnier de la transmission. Comme la transmission revêt une ampleur considérable à Aopti, il apparaÎt très probable qu'elle se produit pendant les iaois d'hiver, lorsqu'il y a de l'eau partout; les escargots porteurs de la maladie vivent alors pendant plusieurs mois dans une température favorable à la reproduction. La population d'escargots atteint probablement son maximum en novembre ou décembre, avec peut-être une deuxièie poussée plus réduite en mars. Cette situation ressemble grosso modo à celle qui est observée dans le nord du Ghana (i-cCullough, 1962). 11. La population d'escargots atteint son effectif le plus bas en mai ou juin, ou les seuls endroits qui contiennent encore de l'eau sont les dépressions et les étangs disséminés à raison de deux ou trois tous les 1.000 hectares. Il se peut qu'il n'y ait pas alors de bulimulidés dans l'eau à cette période étant dcnné que la dernière époque de reproduction se situe au mois de mars et qu'en quatre mois de températures élevées, la mortalité normale réduit la population maximum d'environ 99 C/o.Il y a cependant beaucoup d'escargots éparpillés dans des endroits humides ou abrités, qui attendent les crues de septembre qui leur rendent leur vigueur pendant une brève période au cours de laquelle ils pondent des milliers d'oeufs avant de mourir. Des conditions similaires ont été observées en Haute-Volta (McNullen et irancotte, 1962). 12. Lutte contre la sehistosomiase à iiopti. Bien que la schistosomiase ne figure qu'au quatrièmerang des maladies qui sévissent dans la région de Mopti, la lutte contre cette affection serait un grand bienfait. Les ANNEXE 8 Page 3 travailleurs agricoles seraient capables d'abattre plus de travail en une journée; ils atteindraient un meilleur niveau de développement physique et mental et seraient moins souvent contraints d'abandonner leur travail pour raison de maladie. On a effectué une estimation préliminaire de ce que coùterait ltélimination des escargots dans les casiers au moyen de produits chimiques et le coût a été jugé probibitif. Pour obtenir des résultats appreciables,il serait nécessaire de répandre les molluscicides en décembre et probablement à nouveau en mars. Le volume de l teau à traiter serait alors immense et chaque traitement coùterait plus de 5 dollars lthectare même avec des méthodes d'application bon marché. Il va sans dire que plusieurs appli- cations seraient nécessaires, ce qui entralnerait des d'penses se chiffrant en millions de dollars pour un résultat qui risque d'être temporaire. 13. Une méthode de lutte plus efficace pour cette région consiste- rait à éliminer progressivement les trous dveau en les comblant ou en les drainant, et en ne laissant que quelques étendues dteau pour 1tabreuvement du bétail dont il faudrait remblayer les rives afin de réduire les surfaces marécageuses et de rendre les bords plus escarpés. La m6thode aurait pour effet d'augmenter la superficie consacrée à la riziculture tout en réduisant le nombre des escargots survivant à la sécheresse. Associée aux labours profonds et à la préparation des sols envisagés pour les années ultérieures du projet, elle permettrait de réduire substantiellement limportance des populations de bulinus. Il. importe que les radiers des canaux de drainage soient lisses et exempts de dépressions qui pourraient retenir l'eau pen- dant la saison sèche. 14. Les autres méthodes utilisées pour la luttre contre la schistosomiase n'auraient que peu d'effet à Mopti (McMullen et al, 1962). Les moyens pra- tiques que lon pourrait utiliser pour réduir=elE contacts avec l'eau ou la Pol- lution de celle-ci n'ont ici, pour ainsi dire, aucune chance de succès. La chimiothérapie utilisant les médicaments disponibles n'est pas sans danger et on ne devrait pas l'appliquer à titre prophylactique en l'état actuel des soins médicaux. Mais 1intensification de ces derniers permettrait diabais- ser le degré d'infection et de soulager les souffrances des malades. Combinée avec un programme dynamique de destruction des escargots, cette mesure con- tribuerait à réduire les risques de réinfection. 17 septembre 1971 ANNEXE 9 Tableau 1 MALI PROJET RIZ MOPTI Estimation des coûts --------FM (millions)--~-- -------$EU (milliers)--------- Monnaie Monnaie nationale Devises Total nationale Devises Tota1 Travaux de gnie civil 959 1.190 2.149 1.720 2.140 3.860 Digues et canaux 1423 691 1.114 760 1.240 2.000 Régulateurs de prise doeau 122 139 261 220 250 470 Labours profonds 156 255 411 280 460 740 Batiments 258 105 363 460 190 650 Surveillance technique 39 85 12h 70 150 220 Recherche agricole 130 118 248 230 210 440 Matériel de transport et de recherche 4 31 35 7 50 57 Matériel de bureau et de laboratoire 7 il 18 il 20 31 Frais de personnel 83 60 143 150 110 260 Frais d'exploitation 36 16 52 62 30 92 Matériel agricole 76 439 515 140 790 930 Matériel de culture attelée 67 225 292 120 410 530 matériel de 1'oRM 9 214 223 20 380 400 Direction et services de vulgarisation 443 516 959 800 930 1.730 Matériel de transport 22 37 59 40 70 110 Matériel de bureau et dfatelier 20 28 48 30 50 80 Traitements et salaires du personnel étranger - 353 353 - 640 640 Traitements et salaires du personnel local 297 - 297 540 - 540 Frais d'exploitation 104 98 202 190 170 360 Etudes relatives à la deuxieme etape 142 224 366 260 400 660 Matériel 5 17 22 10 30 40 Levés topographiques et études pédologiques 71 119 190 130 210 340 Etude de justification 66 88 154 120 160 280 imprévus 1/ 315 562 877 570 1.010 1.580 TOTAL 2.104 3.134 5.238 3.790 5.630 9.420 1/ Vcir Annexe 9, page 2. ANNEXE 9 ,Tableal 2 MALI PROJET RIZ MOPTI Calcul des frais :imprévus FM (millions) Monnaie nationale Devises Total Travaux de génie civil Quantité 1/ 72 168 240 Prix 2/ - 65 152 217 Surveillan ce technique Quantité 3/ 4 8 12 Prix 2/ 5 10 15 Machines agricoles Prix _/ 9 70 79 Recherche agricole Quantité 5f - 2 2 prix 6/ 25 22 47 Direction, services de vulgarisation Prix 6/ 110 80 190 Etudes relatives à la deuxième étape Quantités 3/ il 22 33 Prix 2/ ~ 14 28 42 SOUS-TOTAL QUANTITES 87 200 287 SOUS TOTAL PRX 228 362 590 TOTAL 315 562 877 CONTRE-VALEUR EN $EU(milliers) 771.010 1.58 2/ 15 o/o pour les digues, les canaux et les régulateurs de prise dteau; 10 o/o pour les bâtiments. 2/ 8 o/o par an 7/ 10 o/o par an IÎ/ Taux cumulatif de 5 o/o par an / 5 o/o pour le matériel. 10 o/o pour les achats de matériel, taux cumulatif de 6 o/o par an pour les traite- ments et salaires du personnel étranger et local, taux cumulatif de 8 o/o par an pour les frais d'exploitation. ANNEXE 9 MALI Tableau 3 PROJET RIZ MOPTI Calcul des impôts et des droits de douane (Millions de FM) Travaux de génie civil 443 Digues, canaux (23 o/o) 256 Régulateurs de prise d'eau (15 o/o) 39 Labours profonds (22 o/o) 90 Batiments (16 o/o) 58 Contrible technique 3 Matériel agricole 1 Individuel - Collectif (0,6 o/o) 1 Recherche agricole 19 .at'riel de transport et de recherche (13 o/o) 3 Matériel de bureau et de laboratoire (29 o/o) 5 Frais de fonctionnement (20 o/o) 11 Direction, services de vulgarisation 70 matériel de transport (26 o/o) 15 Matériel de bureau et d'atelier (29 o/o) 15 Frais de fonctionnement (20 o/o) 40 Etudes relatives à la deuxième étape (6,6 o/o) 24 TOTAL 2 CONTRE-VALEUR EN $EU 1.010 ANNEXE 9 ràrêeau L& MALTI PROJET RIZ MOPTI opération riz Mopti, traitements et salaires et évolution da lieffectif employé Coût l/ unitaire ------- A) personnel ètranger (milliers de FM) 1972 1973 197 1975 1976 1977 Directeur financier 12,635 1 1 1 1 1 1 Directeur de la formation 15,557 1 1 1 1 - - Directeur de l'approvisionnement 15,557 1 1 1 1 1 - Ingénieur mécanicien 17,850 1 1 1 1 - m6anicien 12,635 1 1 1 - - - spécialistes divers (hommes-mois) 2,800 2 2 2 2 2 - oet 2/ unitaire (milliers de FM) 1972 1973 1974 1975 1976 1977 3) personnel local 3- 1. Au ciege Directeur -u projet 1,400 1 1 1 1 1 1 Assistant du directeur financier 700 1 1 1 1 1 1 Directeur du personnel 750 1 1 1 1 1 1 Assistant du directeur de la formation 720 1 1 1 1 1 1 Assistant du directeur de l'approvisionnement 720 1 1 1 1 1 1 Assistant du directeur de l'entretien 850 1 1 1 1 1 1 Assistant de ltingénieur mécanicien 720 1 1 1 1 1 1 Statisticien 700 1 1 1 1 1 1 Personnel administratif 150 5 7 8 8 8 8 2. sur les polders Chef de section 925 1 3 4 4 4 4 chef de polder 840 3 4 5 5 5 5 Assistant du chef de section 690 1 3 4 4 4 4 chef de l'entretien 620 3 4 5 5 5 5 Assistant technique 500 5 10 15 16 19 19 Açent de vulgarisation 300 24 45 66 74 79 80 mecanicien 300 2 3 4 4 4 4 Agent administratif 350 3 5 6 7 7 7 Autre personnel adinistratif 150 2 8 8 9 9 9 1/ La rubrique "ooût unitaire du personnel étranger" comprend le salaire de base estimatif pour 1972, plus les frais pour congés dans les t^oyerb plus 15 o/o de frais généraux. 2f Le coût unitaire du personnel local comprend le salaire de base estinatif pour 1972, plus les primes, plus les avantages sociaux (20 o/o en moyenne) ,3 Le personnel local du siège, homologue du personnel étranger, qutil remplacera à la fin du séjour de ces derniers ainsi qu'il a &t pricisé ant6rieurementj une augmentation de traitement de 25 o/o consécutive à une telle promotion a été incluse. MALI PROJET RIZ MOPTI OPERATION RIZ MOPTI: ESTIMATION DES COUTS (millions de francs malens) Dont devises M.Lo¯ns Milliers Traitements et salaires 1972 1973 1974 19 1976 1977 TOTAL de FM de $E[J personnel étranger 79.8 79.8 79.8 67.2 33.8 12.6 353.0 353.0 635 Personnel local (siège) 7.3 7.6 7.8 8.0 8-3 8.9 47.9 - Personnel local (polders) 17.6 33.0 45.6 49.0 52.0 52.2 249.4 - TOTAL PARTIEL 104.7 120.4 133.2 124.2 94.1 73.7 650.3 353.0 635 Frais dexploitation Location logements et bureaux 1.7 4.1 4.1 4.1 3.5 2.3 19.8 - - Exploitation et entretien des automobiles 20.9 25.1 25.2 25.2 24.9 24.2 145.5 77.1 140 Frais de fonctionnement (bureaux, élec- tricité, etc.) 3.7 4.6 4.7 4.7 4.7 4.7 27.1 15.1 27 Ditretien des immeubles 0.7 1.5 1.9 1.9 1.9 9.8 9.8 5.3 10 TOTAL PARTIEL 27.0 35.3 35,.9 35.9 35.0 33.1 202.2 97.4 177 Imprévus Salaires du personnel étranger 1/ - 4.8 9.6 12.7 8.5 4.0 39.6 39.6 71 salaires du personnel local 1/ 1.5 5.0 10.2 13.0 20.4 25.6 75.7 - - Frais d'exploitation 2f 2.2 5.9 9.3 12.9 16.4 19.4 66.1 31.7 57 TOTAL PARTIEL 3.7 15.7 29.1 38.6 45.3 49.0 181.4 71.3 128 TOTAL 135.4 171.4 198.2 198.7 174.4 155.8 1033.9 521.7 940 Taux cumulatif de 6 o/o par an. 2/ Taux cumulatif de 8 o/o par an. ANNEXE 10 KALI PROJET RIZ KOPTI Calendrier des dépenses (en milliers de dollars) 1972- 1973 1974 1975 1976 1977 TOTAL avaux de génie.civil 629 2.107 781 143 - - 3.860 gues, canaux 335 1.406 259 - - - 2.000 gulateurs de prise d'eau - 421 49 - - - 470 bours profonds - 280 317 143 - - 740 timents 494 - 156 - - - 650 ntrôle technicue 69 67 58 6 - - 220 tériel 4090 363 103 114 12(. 1.248 tåriel de culture attelée 41 66 86 103 114 120 530 tériel de I'ORM1 - 245 - - - 40, tériels divers 254 32 32 - - - 338 lis de nersonnel 233 264 284 266 213 178 1 .440 :ér;,ion Riz Nopti 190 220 240 225 170 1.35 1.1Fo eLion de recherche agricole 43 44 h 43 43 43 26u 'ais d'exdoitation 74 94 97 67 63 5 452 år,tion Riz Mo,ti 59 79 62 52 47 41 360 tation de recherche agricole 15 15 15 15 16 16 92 tudes relatives à 3 c. deuxième e -5 12 - - - 6 rvus 26" 624 336 12 107 106 3.56 urtit 15 296 92 17 - -2 rix 150 328 244 125 107 106 1.060 'TOAL _2,.35 3.667 . 72 497 461 42- ANNIXE 11 MALI FROJET RlZ MOPTI - Liste du matériel financé -ar 1'IDA Quantité Prix unitaire Total Total c.a.£. Bamako général ---en milliers de dollars--- A) atériel de l'ORM 9 Senoirs(attelés) 22h 110 2h,6 Batteuses (maoteurs comoris) 55 4.850 266,6 Tracteurs (50cv) 24 3.200 76,ö Remorques 24 770 3ö,5 366,7 B) Matériel agricole kour la station de recherche et la ferme semenciåre Tracteurs (10, CV) 2 9.200 18,4 Charrues ä disques 2 950 1,9 Batteuse 1 4.50 4,9 Remoroues 3 1.000 3,0 Petites bRtteuses 2 2.000 4,0 Matériels divers - - 26,7 56,9 0) Matériel d'6telier 2/ Groune électrogène 1 7.9¾0 7,9 Tour 8.300 8,3 iatériel de soudure 1 3.560 3,6 Presse hydraulicuc (Go tonnes) 1.]06 1,1 Matériels divers - - 4,2 25,1 D) Matériel de trpnsport 3/ Véhicules c. 4 roues motrices 5 3.b00 57, Bres- 4 3.002 Cariamete à bc.che 7 3.40, 2,Y C0mionis légers 2 4.50C 9,0 Voitures Jégères 6 1.900 ,1 1,'otcurs hors bords '1 600 6,6 Gyc1 lom,oeurs 22 22C 4,t Bicyclettes Go 65 5,2 129,c I:-térie1 de bureau et de laboratoire 3/ Pour l'0·>ér- tion Riz ho ti 25,C Four lå stc.iion de recherche- agricole 19,0 Pour les études relgtives C. l. 2åm!3étape 11,. 55 0 TOTAL 655 / Y comrris Y.' , our les nj.ces détaches / Pour i101W Pour la station de recherche a gricole et 12 ferm.3 semjenciåre, 'ORM et l'quipe chargée d'4Ludier 7e jrojet relatif å la 2ène étane »NXE 12 MALI PROJET R1Z MOPTI oclendrier eatimtatif des décaissements Exercice fincncier de l'IDA Décaissement cumulatif Trimestre en fin de trimestre (en milliers de dollers) 1972/73 3t septembre 1972 31. dkoembre 1972 3L 0 31 mars 1,73 700 3. juin 1973 1.2L-G 1973/74 3. septembre ".973 1.700 31 décembre 1973 2.450 31 i:.rs 197h 3.05u 30 juin 1y7h 3.700 se-ntembre 1l74 4.300 31 décembre 174 5. 050 31 mars 195 5.456 30 juin 3975 5.90c 1975/76 s(-.e,ter,,ore1.5610 31 décembre :'-75 6.350 >1 mars 197u, 6.450 3C, juin 3 9Y 6.60 1976/Ti7 3 se-)terbre 276 6.6oo 31 d4cer.bre )976 6.650 31 mtrs J977 6.700 30 juin 1977 6.750 30 setembre 1977 6.oo 23 déer.ore :977 6.850 31 mars 197é 6.90v .:s juin 19/(C A1NNEXE 13 Page 1 HROJET RIZ IDPTI Esquisse du mandat des consultants du Service du génie rural Mandat 1. Le bureau des consultants travaillera sous la direction générale du Service du génie rural du Ministère de la production. Le consultant as- sumera lentière responsabilité de la congruité et de la qualité techniques des études et autres services décrits ci-après. Cette responsabilité cou- vrira toutes les recherches et tous les avant-projets déjà réalisés et à effectuer. 2. Dans le cadre de la tgche qui leur sera assignée, les consultants devront notamment: (a) Examiner les avant-projets définitifs et les documents contractuels établis par le Service du génie rural et aider à préparer les avant-projets définitifs et documents contractuels restant à établir conformément à la description de l'étude de justification, en effec- tuant les études ou enquetes supplémentaires qui pourront dtre né- cessaires; (b) Aider à préparer les appels d'offres pour tous les travaux de génie civil et de construction et, le cas échéant, contribuer à la présé- lection des soumissionnaires, procéder à l'évaluation des offres et soumettre au Service du génie rural des recomnandations relatives aux adjudications conformément aux'irectives concernant la passation des marchés financés par les prdts de la Banque Mondiale et les crédits de l'IDA"; (c) Contr8ler sur le plan technique tous les travaux de construction et soumettre au Service du génie rural des recommandations concernant l'acceptation des travaux terminés; (d) Aider à l'élaboration des rapports et des documents que l'IDA pourra demander en ce qui concerne les travaux de construction en cours et le financement de tous les travaux surveillés par le consultant; et (e) Certifier toutes les demandes de retrait à opérer sur le compte de crédit pour les ouvrages de génie civil. Calendrier 3. Les services décrits ci-dessus seront assurés par les consultants pendant une durée d'environ quatre ans (1972-1975). Les plans et les documents contractuels afférents aux principaux travaux de génie civil et de construction I1ge2 dem blttent døvront o r*te en dåcembre 1971 de maniåre que loa travaut puigsent dmarrer en juin 1972. Føemonnel 6. Les beolus du consultant en perøonnel, outre lei norviceo dem tech- nicieno maliens qualifléo qui geront mis å sa diapooition par le Service du gånie rural, taåtablisaent proviaoirement com= uitt 1971 192 12 . ---------- -homan-wol ------------- Ingånieur en chet chargé de la planification 1 12 12 6 - Ingånleur chargé de la surveillanoe - 4 12 10 Entimtion dem cotti 5. Le cott estamatir provisoire dem eervices dem conmultante et dem techniiene uliene o* dåco~posø co~ suitt Kllion de FN (a) Salaire du pereonnel technique, y cooprim les frais gånårauxs - 31 mois å FN 1.900.000/mia 58,9 - 26 moii F N 1.700.000/moin 44,1 (b) Permonnel malien (200 hom/mis i 700.000/mia 14,0 (a) Traniport, fraii locaux de fonationnement Total 124,0 17 eeptembre 1971 PROJET RIZ MOPTI Superficie cultivée, rendements et production 1/ Avec et sans le pro,1et Superficie cultivée (ha) 1_72 173 1.4 19751-,6 197 1.8 19_2I 9 191; 1982 a) Avec le projet 5,970 11,470 17,230 20,010 22,630 25,250 27,830 28,390 29,960 30,520 31,090 b) Sans le projet - dans les polders existants 5,970 7,130 8,130 8,300 8,300 8,300 8,300 8,300 8,300 8,300 8,300 - I l'extérieur des polders 2/ - 2,820 5,910 7,610 9,310 11,020 12,040 12,420 12,780 15,170 13,410 Accroissement de la superficie - 1,520 _3190 4,100 5,020 5,930 7,490 7,770 8,880 9,050 9,380 Production (tonnes) a) Avec le projet - rendement moyen du paddy/ha 0.88 1.01 1.20 1.29 1.41 1.53 1.65 1.77 1.83 1.86 1.86 - production totale 5,250 11,580 20,680 25,810 31,910 38,630 42,270 48,480 51,170 53,050 54,110 b) Sans le projet 1) dans les polders existants - rendement moyen du paddy/ha 0.88 0.91 0.93 0.96 0.99 1.01 1.04 1.06 1.09 1.12 1.15 - production totale 5,250 6,490 7,560 7,970 8,220 8,380 8,630 8,800 9,050 9,300 9,540 2) à l'extérieur des polders - rendement moyen du paddy/ha 0.70 0.70 0.70 0.70 0.70 0.70 0.70 0.70 0.70 0.70 0.70 - production totale - 1,970 4,140 5,330 6,520 7,710 8,430 8,690 8,950 9,220 9,390 Accroissement de la production - 3.120 8.980 12,510 17,170 22,540 25,210 30,990 33,170 34,530 25,180 Valeur de la production supplémentaire (millions de fM) Production supplémentaire de paddy blanc (tonnes) - 1,980 5,390 8,390 12,820 18,400 21,670 28,570 32,670 35,490 37,750 Production supplémentaire de paddy rouge (tonnes) - 1,140 3,590 4,120 4,350 4,140 3,540 2,420 500 (960) (2,570) Prix du paddy blanc (F/kg) - 35 34 34 33 33 32 31 30 30 30 Prix du paddy rouge (FM/kg) - 25 24 24 23 23 22 21 20 20 20 Accroissement de la valeur de la production de paddy blanc - 69.3 .183.2 285.3 423.1 607.2 693.4 885.7 980.1 1,064.7 1,132.5 Accroissement de la valeur de la production de paddy rouge 28.5 86.2 98.9 100.0 95.2 77.9 50.8 10.0 (19.2) (51.4) Accroissement total de la valeur de la production - 97.8 269.4 384.2 523.1 702..4 771.3 936.5 990.1 1.045.5 1,081.1 Coût de la production (millions de FM) a) Avec le projet - CoÙt moyen de la production/ha (FM) - 8,400 10,300 11,400 12,200 14,000 15,500 16,800 17,550 17,800 17,800 - Coût total de la production 37.5 96.3 177.5 228.1 287.4 353.5 415.9 459.2 490.7 507.6 517.8 b) Sans le projet - dans les polders existants (7.220 FM/ha) 37.5 51.5 58.7 59.9 59.9 59.9 59.9 59.9 59.9 59.9 59.9 - h l'extérieur des polders (5.4h0 Ré/ha) - 15.3 32.2 41.4 50.6 59.9 65.5 67.6 69.5 71.6 73.0 Accroissement du coût de la production - 29.5 86.6 126.8 176.9 233.7 290.5 331.7 361.3 376.1 384.9 Accroissement de la valeur nette de la production - 69.3 182.8 257.4 346.2 468.7 480.8 604.8 628.8 669.4 696.2 l/ "Sens le projet", le nombre d'pgriculteurs dans les polders existants serait inchangé; ils cultiveraient la même superficie de riz (4 ho) mais _ avec des rendements inférieurs. A l'extérieur des polders, les agriculteurs continueraient b produire du paddy rouge sur des terres dont l'inondation ne serait pas réglée; la superficie resterait la même qu'actuellement (2,6 ha) et les rendements ne s'amélioreraient pas. 2/ Afin de pouvoir comparer, pour chacue année, les conditions "avec" et "sans" le projet, on a retenu des chiffres relatifs b des zones extérieures aux polders "sans le pi-ojet", mais seulement dans la mesure ol elles seront transformées en polders dans le cadre du projet. PROJET RIZ E57OPTI Superficie cultivå.rende.enI-s et nroduction ucjeniatrion de In suoerficie cultivée nar 3older 972 --97. 1)74 1973 1976 1977 1976 1979 19öc 1981 1982 MolTI SUD 4,720 4,720 4,720 4,720 4,720 4,720 4,720 4,720 4,720 4,720 4,720 IBETiI 130 130 130 300 300 .300 300 300 300 300 300 kI.BI 710 710 710 710 710 710 710 710 710 710 710 DIXBCOUjROU 410 570 570 570 570 570 570 570 570 570 570 SARATONO-STha - 1,000 2,000 2,000 2,000 2,000 3,000 3,000 4,000 4,000 4,000 DIA - 680 860 1,050 1,230 1,420 1,610 1,790 1,980 2,160 2,350 THENaCOU - 1,700 2,080 2,460 2,840 3,220 3,610 3,990 4,370 4,750 5,130 SOFYIL - 370 730 730 730 730 730 730 730 730 730 1-oPTI NORD - - 2,790 3,790 4,800 5,800 6,800 6,800 6,800 6,800 6,800 SOU)URoUL211 - 1,590 2,640 3,680 4,730 5,780 5,780 5,780 5,780 5,780 5,780 woiore' dhecares eu- 5,970 11,470 17,230 20,010 22,630 25,250 27,830 28,390 29,960 30,520 31,090 tives annuellemenit ANNExE 15 MAli PROJEl RIZ MOPTI Comparaison des prix du riz au Mali avec les cours mondiaux prévus pour 1980 (grain rond, 40 o/o brisé) --------FM par tonne-------- A) prix du paddy à la production 30.000 Coût de l'usinage - F14 6,5 le kg de paddy 6.500 Ensachage, manutention, stockage - FM 3,0/kg 3.000 paddy converti en riz (usinage de 66 o/o) 59.800 Frais de transport (Bamako) 1.800 Marge de gros 2.000 prix de gros Bamako 63.600 B) prix f.o.b. Rangoon prévu,par tonne 62,00 Frais dtexpédition, assurance 17,50 prix c.a.f. port de Dakar 79,50 Déchargement, redevances portuaires, marge des importateurs 12,60 92,10 Fa francs maliens 51.210 Frais de transport Dakar-Bamako (par chemin de fer) 10.390 61 .60 jarge de gros 2.000 prix de gros Bamko = 63.600 'MALI PROJET RIZ MOPTI Budgets des exploitations au stade de développement complet du projet Superficie Rendement Revenu Coût de 2/Revenu Autocon/ Revenu .j SAUJS LE PROJET 1/ cultivée du paddy Prix brut productiorr- net sommation- monétaire (ha) (tonnes/ha) (F7kg) ------------- ------------- 1. Dans les polders existants Riz 4.0 1.15 30 138,000 28,900 109,100 4,680 104,420 Mil 1.4 0.90 18 22,680 725 21,955 21,955 - 5.4 160,680 29,625 131,055 26,635 104,420 2. A V extérieur des polders Iciz 2.6 0.7 20 34,400 14,140 20,260 4,680 15,580 Wil 1.4 0.8 18 20,160 725 19,435 19,435 - 4.0 54,560 14,865 39,695 24,115 15,580 B) AVUC LE PROJET hiz 4.0 1.86 30 223,200 85,725 137,475 4,680 132,795 iil 1.4 1.04 18 26,210 2,110 24,100 21,955 2,145 5.4 249.410 87,835 161,575 26,635 134,940 _/ sans le projet, les rendements du paddy s'élèveraient dans les polders existants jusqu'à environ 1,15 tonne/ha, tandis qu'ils resteraient inchangés à l'extérieur des polders (700 kg/ha). Les rendements du mil progresseraient légèrement grâce à une meilleure utilisation du matériel (de 900 kg à 1,04 tonne /ha); toutefois, la production supplémentaire de mil serait entièrement consommée par les producteurs. 2/ Les détails relatifs aux coûts de production figurent au Tableau 2 de la présente Annexe. 1.200 kg de mil et 200 kg de paddy seraient consommés par les cultivateurs (230 kg par personne et par an). ANNEXE 16 Tableau 2 PhOJET RIZ MOPTI Aialyse des coûts de Production du ris Dans les Dolder A l'extérieur A) SANS LE HtOJET (4 Fei ) (2 e s) Semences: 95 kg/ha à 30 kl/kg + 5 kg/ha A 60 FW/kg 12.600 Semences: 100 kg/ha à 20 F/kg 5.200 Matériel agricole s -Amortissements charrue s 10 annuités à 3 % d'intérits annuels 4.880 4.880 outils simples 10 annuités à 3 I , d'intdrOts annuels 320 320 -Entretien 1.000 1.000 Coût du boeuf de traits -Nourriture du bétail 2.300 940 -Frais de vétérinaire 1.000 1.000 -Impft annuel sur le bétail 800 800 hedevances au titre des opérations et de l'entretiens 50 kg de paddy/ha à 30 FM/kg 6 000 - TOTAL rI?5- PAR HA 7.220 5.440 B) AVEC LE PRUET L'adoption de techniques agricoles améliorées permettra d'atteindre les résultats suivants au stade de développement complet du projets a. 80 %de tous les agriculteurs utiliseront des semences sélectionnées et emploieront une herse en plus de la charrue; b. 60 Ide tous les agriculteurs emploieront des semoirs (semoirs attelés loués à l'ctM) et procéderont au désherbage avec un cultivateur d'interlignes c. 4J %de tous les cultivateurs utiliseront des engrais. Les coats de production sur les exploitations appartenant A chacune de ces catégories se présen- teront alors comme suits 40% de tous 20% des 20% des 20 %des les cultivateurs cultivateurs cultivateurs cultivateurs -Amortissement de la charrue h.880 4.880 h.880 4.880 de la herse 2.800 2.800 2.800 - cultivateur d'interlignes 2.800 2.800 - - charrette 3.560 3.560 - - outils simples 320 320 320 320 -Entretion 5.000 5.000 2.000 1.500 Goat du boeuf de trait -Nourritue 5.900 5.900 2.300 .440 -rais de vétérinaire 1.000 1.000 1.000 1.000 -Imp8t annuel sur le bétail 800 800 800 800 TOTAL ffot 4 HA 27.0a0 MI-M00 9'9"15 1,1EE PAIt HA 6.6 6.765 3*520 Seecs2.520 2.520 3.150 2.00 Location de mat&riel -semoir 900 900 - - -Batteuseà 7.500 .700 3.900 - hodevance,s dos amriculteurs 5 6w iaAft~~~ H& 40~3 L. Dans le cadre du projet, pour une exploitation moyenne consacrant h ha à la riziculture, le coùt de la production s'établira comme suits 1,6 ha (h0%) à 30.935 FM/ha = 49.496 Éri 0,8 ha (20%) à 21.235 2I/ha = 16.988 FH 0,8 ha (20%) à 15.970 iVha = 12.776 Fi 0.8 ha (20%) à 8.080 1Vha = 6.464 FN I~,0 ha 85.724 F1 i/ igriculteurs semant en rangées: 8o kg/ha. Agriculteurs semant à la volée: 100kg/ha. Semences sélectionnées (prix d'achat): 60 FýVkg. Semences amiéliorées(provenant de l'exploitation): 30 FjVkg. Semences de riz africaines: 20 1ii/kg. 2/ 300 kg d'urée/ha à 78,50 Fr4 le kg (prix non subventionné). 3/ Tarif de location: 10% de la récolte (proportionnel au rendement). / 180 kg de paddy/ha, couvrant l'opération et l'entretien, plus la récupération de l'investissoment. Page 1 MALI HJET RIZ MOPTI Calcul du taux de rentabilité économique 1. Le calcul du taux de rentabilité économique qui figure au Tableau 1 de la présente Annexe repose sur les prémisses suivantes: (a) Les dépenses d'investissement s'obtiennent en déduisant des coùts estimatifs de l'Annexe 9 les éléments ci-après: (i) FM 114,5 millions représentant 50% des dépenses d' investissement et de fonctionnement de la station de recherche agricole pendant les six années de son activité, dont bénéficieront dans cette proportion des cultivateurs extérieurs à la zone du projet; (ii) FM 514 millions représentant le coùt estimatif de l'achat de machines agricoles; cette somme a été exclue des dépenses d'équipement étant donné qu'elle figure sous la rubrique "accrois- sement des coûts de production", soit sous forme d'amortissements soit sous forme de redevances de location (Tableau 1 de la pré- sente Annexe); (iii) FM 342 millions représentant le coût estimatif des études rela- tives à la deuxième étape; (iv) FM 560 millions qui représentent les impots et les droits d'impor- tation acquittés au titre du projet; (v) FM 615 millions à titre de provision pour hausse des prix. (b) Toutes les dépenses de fonctionnement encourues par la direction et le Service de vulgarisation, ainsi que la-ferme semencière, estimées pour la durée de vie du projet ont été incluses à titre de coût dans la colonne 3 du Tableau 1 de la présente Annexe; et (c) L'évaluation de l'accroissement de production repose sur les projec- tions relatives à la superficie cultivée et au rendement, avec et sans le projet, qui figurent à l'Annexe 12. L'augmentation des coùts de production est analysée plus avant, par hectare, avec et sans le projet, à l'Annexe 14. La légère augmentation de la production de subsistance (mil) sera la conséquence de l'utilisation de meilleures techniques agricoles (principalement du matériel de culture) et figure parmi les avantages du projet. 2. Des épreuves de sensibilité ont été réalisées pour mesurer l'incidence de modifications des hypothèses. Les résultats sont résumés ci-après: Page 2 Modification Taux de rentabilité (a) Ralentissement des opérations; période dexécution du projet prolongée de cirq ans 11,2 (b) Prix sortie d'exploitation inférieur de 15% pour le paddy 10,8 (c) Dépenses d'investissement majorées de 10% 13,1 (d) Dépenses de fonctionnement majorées de 20% 13,4 (e) Rendement de 2,2 tonnes à l'hectare au lieu de 1,86 tonne à l'hectare à la fin de la période d'exécution du projet 16,7 3. Afin de déterminer l'incidence du projet sur la situation cambiaire nette du Mali, l'épreuve suivante a été effectuée: (a) Tous les éléments de coût ont été divisés en coûte en monnaie natioàale et en coûts en devises ainsi qu'il -est précisé dans les estimations de coùt. 95% de tous les avantages ont été considérés comme des avantages en devises étant donné que l'augmentation de la production rizicole permettra de remplacer des importations futures (5% ont été prévus à titre d'avantages locaux imputables à la production accrue de sorgho et de mil qui sera ou bien consom- m6e sur place, ou bien écoulée sur marché intérieur); (b) Le montant net des coûts en monnaie nationale (total des coûts en monnaie nationale moins avantages en monnaie nationale) a été actualisé sur 35 ans à 8%, taux raisonnable pour le Mali; ils s'élèvent à FM 2.250 millions. De m8me, les gains nets en devises (total des gains en devisas moins coûte en devises) ont été actua- lisés sur 35 ans à 8%; le montant ainsi obtenu est de 9,5 millions de dollars; et (c) Quand on compare les coûts locaux actualisés nets aux gains nets en devises, le taux de change applicable au projet est de 2 - 237 FM pour n dollar, taux de change considérablement plus favorable que le taux actuel de 556 FM pour un dollar. 4 novembre 1971 MALI PROJET RIZ MOPTI Flux des coûts et avantages Valeur brute Travaux de Direction et de l'augmenta- Accroissement _/ Valeur nette de génie Recherche 2/ services de Coûts tion de pro- des coûts l'accroissement Avantage Années civil agricole vulgarisation Imprévus _3/ totaux duction de production de production net (1) (2) (4) (5) (6) (7) (8) - (6-7) (9) - (8-5) ---------------------------------------------------------FM millions --------------------------------------------------------------- 1972 410.8 38.0 208.1 64.5 721.4 -721.4 1973 962.4 16.0 154.7 164.8 1,297.9 97.8 28.5 69.3 -1,228.6 1974 374.4 16.0 167.4 50.7 608.5 269.4 86.6 182.8 -425.7 1975 65.9 15.5 146.1 6.6 234.1 384.2 126.8 257.4 23.3 1976 - 15.5 115.9 - 131.9 523.1 176.9 346.2 214.3 1977 - 15.0 92.2 - 107.2 702.4 233.7 468.7 361.5 1978 - 12.5 87.9 - 100.4 771.3 290.5 480.8 380.4 1979 - 9.0 83.6 - 92.6 936.5 331.7 604.8 512.2 1980 - 6.5 72.2 - 78.7 990.1 361.3 628.8 550.1 1981 - 6.5 65.6 - 72.1 1,045.5 376.1 669.4 597.3 1982 - 6.5 63.2 - 69.7 1,081.1 384.9 696.2 626.5 1983 - 6.5 59.8 - 66.3 1,081.1 384.9 696.2 629.9 1984 - 6.5 56.5 - 63.0 1,081.1 384.9 696.2 633.2 2007 - 6.5 56.5 - 63.0 1,081.1 384.9 696.2 633.2 l_ Y compris les études techniques et la sur, ýi2 lance. 2/ Y compris le coût de la ferme semencière; % % du coût combiné attribué au projet. 3 Dépassements de quantités seulement. 4 Voir Annexe 16, Tableau 2; les coûts de production comprennent les paiements effectués par les agriculteurs pour l'exploitation et l'entretien ainsi que le coût de l'ensemencement et du battage et l'amortissement du matériel acheté dans le cadre du projet. NOTE: Tous les imp8ts et droits de douane ont été exclus. TAUX DE RENTABILITE: 14 5 MAP i (haloube REPUBLIC OF MAU MOPTI RICE PROJECT - GENERAL LAYOUT EXsting polders New polders iBank project for first stage Area to be studied for second stage 7 Main roads 2 Other roads Rico mills 11 5 10p 1 20 MILES Kongx -5 15 20 25 30 Séaré 1430, 0 14'3d- KItOMETERS 6 - Soufouroulaye .So mado.go u Sofar Dia5 3 Wd ,E "E-MACINA j?ni RrLer DÆNNE Sai MAURITANIA POLDERS 5, IBETEMI noosNGL RPO 1, MOPTI NORTH 6, MOPTI SOUTH k 2, SOUFOUROULAYE 7, KARBAYE N 3. SOFARA 8, SARANTOMO - SINE GUPPER VOLTA 4, DIA - TENENKOU 9, DIAMBA- KOUROU BERA VORY COAST '%GHANA 5°00, 1osguaoeo43 CCTOSER 1971 1iBRD-3502R MAP 2 REPUBUC OF MALI Cattle passage MOPTI RICE PROJECT MOPTI NORTH POLDER OUTLET MILES 0 2 3 KILOMETERS rong NiMfongo ) Towns and villages Dyke - Road to Sevare -7~ ¢nbe New dykes --- -Canals and dramns SEED Irrigated rice MULTIPLICATION on2 Faigne Grazing area C Elevated area (Sorghum, Millet) CL Cattle possages OCTODER 1971 IBRD-3503R
Groupe de la Banque mondiale · Staff Appraisal Report
Mali - Mopti Rice Project : Mali - Projet Riz Mopti
Voir le document original
Le texte intégral est hébergé par l’organisation qui le publie. lawenc.com indexe les métadonnées et renvoie vers la source officielle.
Texte intégral
Informations clés
Organisation
Groupe de la Banque mondiale
Type de document
Staff Appraisal Report
Pays
Mali
Source
Banque mondiale