Groupe de la Banque mondiale · Pre-2003 Economic or Sector Report

Mali - Economic development in Mali : evolution, problems and prospects (Vol. 4 of 5) : Education et formation professionelle au Mali

Mali Banque mondiale
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FILE COPY DIFFUSION RESTREINTE Rapport No. AW- 14a TRADUCTION NON-OFFICIELLE A TITRE D'INFORMATION Ce rapport a e'té prepare' a titre de document interne. Ni la Banque ni les organismes qui lui sont affiliés n'acceptent aucune responsabilite quant à son exactitude ou son caractère exhaustif. En aucun cas ce rapport ne saurait être publié ou cité comme représentant leurs vues. BANQUE INTERNATIONALE POUR LA RECONSTRUCTION ET LE DEVELOPPEMENT ASSOCIATION INTERNATIONALE DE DEVELOPPEMENT DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE AU MALI EVOLUTION, PROBLEMES ET PERSPECTIVES VOLUME IV EDUCATION ET FORMATION PROFESSIONNELLE AU MALI 15 mai 1970 Departernent Afrique de l'Ouest TAUX DE CHANGE Avant le h mai 1967 26,3853 FM = 1 dollar E.U. 1 FM = 1 franc CFA Du h mai 1967 au 11 août 1969 h93,706 FM = 1 dollar E.U. 1 FM = 0,50 franc CFA Après le 11 août 1969 555,419 FM = 1 dollar E.U. 1 FM = 0,50 franc CFA ilote: Les chiffres relatifs aux coûts et aux investissements donnés en francs maliens dans ce rapport n'ont pas été rectifiés pour tenir compte de la dévaluation partielle du 11 août 1969. Sauf indication contraire, tous les équivalents en dollars ici mentionnés sont calculés sur la base du taux de change antérieur à la dévaluation. ESEIGNE17 ET FOMÏATION PROFESSIELLE AU HIALI TABLE DES' 1ATIMrES Page No. DONiES DE BAS GLOSSAIRE rSUlm- ET CONCLUSIONS I. INTRODUCTION .................................... 1 II. STRUCTURE DE L'ENSK[GiENT..................... 3 III. AMINISTRATIOZ SC0LAIRE......................... h IV. LE SYSTEE D'ENSSEIGiPNaZNT...................... 5 Enseignement fondamental............ 5 Enseignement secondaire général......... 9 Enseignement technique.................. 10 Enseignement agricole.......... ......... il Formation des maîtres....................... 14 Enseignement supérieur.................... 14 V. FINANCaMNT DE LIENSEIGNMEIT.................. 16 Investissements et aide étrangère........... 16 Budget de l'enseignement.................... 18 VI. BESOIMS DE lIAI:-D'0ZUVP? - EVOLUTION P033IBLE DE L' EDE3IGr T :ST LLIITATIONJS FI:AUcIE ........ 18 Situation actuelle de la main-d'oeuvre ...... 18 Besoins de main-doeuvre-et évolution de - l'enseignement............................... 20 Plans d'enseignement........................ 20 Objectifs................................. 24 Perspectives financières.................... 25 DIAGRMMES A. 1Mali: La Structure de l'dubåtion, 1968 B. Mali: Pyramide de l'Enseignement, 1966-1967 C. Mali: Effectifs Scolaires et Population, Par Age Enseignement Fondamental, Année 1966-1967 D. Mali: Rendement Interne du Premier Cycle, 1966-1967 - 2 - E. Mali: Rendement Interne du Second Cycle, 1966-1967 F. Mali: Evolution duPremier Cycle, 1964/65-1967/68 G. Mali: Evolution du Second Cycle, 1964/65-1967/68 TABLEAUX I. Effectifs par Année d tEtudes II. Scolarisation au Niveau de l'Enseignement Fondamental Premier Cycle et Second Cycle, 1964/65 - 1979/80 III. Evolution d'u Nombre des laltres par Rapport a.ux Effectifs IV. Abandons àvant la Quatrième Année d fEtude Fondamentale V. Taux de Passage, 1965/66 - 1966/67 VI. Dipl8me d'Enseignement Fondamental et Entrées dans le Secondaire VII. Evolution des Effectifs, Secondaires - Général, Technique, Normal VIII. Enseignement Technique et Professionnel - Enseignement de Niveau Secondaire - Effectifs (1966/1967) IX. Enseignement Technique et Professionnel - Enseignement de Niveau Moyen - Effectifs (1966/67) X. Formation Agricole - Effectifs Totaux (1966/67) XI. Besoins de Cadres en Agriculture III. Crédits Consacrés à llEducation XIII. Structure des Dépenses pour le Premier Cycle Fondamental XIV. Dépenses Régionales pour l'Education, 1965/66 XV. Evolution de la Structure des Dépenses XVI. Répartition des Bplois Salariés par Secteur, 1966 XVII. Répartition des 1plois Salariés selon la Profession, le Secteur Economique et la Nationalité, 1966 XVIII. Evolution du Marché de 1Emploi depuis 1960 DONNEES DE BASE 1966/67 1967/68 Indice Nombre d'élèves dans le premier cycle de l'enseignement fondamental 149.000 156.000 105 Nombre d'élèves dans le second cycle de l'enseignement fondamental 26.000 29.000 111 Nombre d'élèves dans l'enseignement fondamental par rapport à la population âgée de 5 à l ans: 14% Nombre d'élèves dans l'enseignement fonda- mental par rapport à la population âgée de 5 à 14 ans en 1966-67: 131 Pourcentage de la population âgée de 6 à 10 ans dns le premier cycle de l'ensei- gnement fondamental 1966-67: 11% Pourcentage de la population âgée de 11 à 14 ans dans le second cycle de l'ensei- gnement fondamental, 1966-67: 4% Rapport élèves/maître dans le premier cycle: h0:1 Rapport élèves/maître dans le second cycle : 20:1 Rapport élèves/professeur dans l'enseignement secondaire général : 8:1 Taux de rendement dans le premier cycle : 119/1.000 Taux de rendement dans le deuxième cycle: 324/1.000 Dépenses au titre de l'enseignement publie en 1967/68: 3,9 milliards de francs maliens en pourcentage du total des dépenses publiques: 18,7% en pourcentage du PNB: 3% en pourcentage du PNB du secteur monétaire: 4,h% Dépenses annuelles par habitant au titre de l'enseignement: $2 EU Dépenses annuelles par année d'élève dans le premier cycle: $18 EU DONNEES DE BASE (Suite ) Dépenses annuelles par année d'élève dans le second cycle: $70 EU Répartition annuelle des effectifs et des dépenses (en pourcentage) Niveau d'En- Répartition Répartition Nombre d'élèves du sexe seignement des effectifs des dépenses féminin en pourcentage du total des effectifs Premier cycle 82,8% h0% 30% Second cycle 13,8% 2h% 2h% Secondaire 3,2% 15% 13% Supérieur 0,2% 3% 15% Divers (administration bourses, stages de perfec- tionnement des fonctionnaires, formation agricole, etc.) 18% GLOSSAIRE Diplômes et examens DEF Diplôme d'Etudes Fondamentales, examen d'entrée dans les écoles secondaires. BAC Diplôme de fin d'études des lycées, après deux cycles d'enseignement secondaire d'une durée res- pective de 4 et 3 ans. BAC Technique Diplôme de fin d'études des lycées techniques, après deux cycles d'enseignement secondaire, d'une durée respective de h et 3 ans. Autres abréviations FAC Fonds d'Aide et de Coopération; organisme du Gouvernement français pour les programes d'aide bilatéraux. FED Fonds Européen de Développement. RESUME ET CONCLUSIONS J. Le Gouvernement malien a fait de grands efforts pour développer l'enseignement à tous les niveaux pendant le premier plan quinquennal (1961-1965). Les investissements publics dans l'enseignement (4,8 mil- liards de francs maliens) correspondaient à 10 pour cent du total des investissements publics. Le pourcentage brut des inscriptions dans l'enseignement primaire pour les élèves âgés de 5 à 14 ans est passé de moins de 10 pour cent en 1960 à 20 pour cent en 1965. Le système d'é- ducation est loin d'être satisfaisant. A présent, le principal problème consiste à consolider, réformer et rationaliser le système d'enseignement pour l'adapter aux besoins de main-d'oeuvre du pays et réduire ses coûts très élevés. 2. Les dépenses au titre de l'enseignement (environ 4 milliards de francs maliens par an) représentent plus de 18 pour cent du budget et équivalent à h,h pour cent du PNB du secteur monétaire. Les redoublants dans l'enseignement primaire et les élèves qui abandonnent leurs études avant de savoir lire et 'crire constituent une charge considérable. Dans l'enseignement secondaire, la division de l'enseignement en de trop nombreux cours et la politique de bourses couvrant la totalité des études entraînent des coûts unitaires très élevés. Bien qu'une projection des effectifs de l'enseignement primaire indique que même avec un ralentis- sement du rythme d'accroissement du taux de scolarisation, les dépenses au titre de l'enseignement primaire augmenteront presque inévitablement d'environ 36 pour cent entre 1967/63 et 1974/75, il reste encore un large champ d'action pour réduire les coûts de l'éducation dans son ensemble. Cette réduction pourrait être obtenue principalement: a) en améliorant la progression des élèves dans l'enseignement afin de diminuer le nombre des redoublants et des abandons; b) en contrôlant l'augmentation des ef- fectifs dans le second cycle de l'enseignement fondamental; c) en rationa- lisant les enseignements secondaire et supérieur et, par conséquent, en éliminant la sous-utilisation des ressources; et d) en créant un système sélectif de bourses et en réduisant leur nombre total. Le gouvernement devrait reporter à plus tard la création de nouvelles institutions dont le but ne serait pas de pourvoir directement aux besoins de main-d'oeuvre actuels ou futurs. 3. Le gouvernement est conscient de la nécessité de procéder à une planification approfondie de l'enseignement en fonction des besoins de main-d'oeuvre. Le bureau de planification qui vient d'être créé au Mi- nistère de l'éducation nationale, n'a entrepris que récemment des études préliminaires. Il convient de le renforcer et de mettre au point un système de liaison efficace avec le Conseil supérieur du Plan et de dé- finir d'une manière plus précise ses relations avec les différents services du Ministère de l'éducation, chacun ne se chargeant de pourvoir qu'aux besoins immédiats. -ii - h. Bien que la situation soit encore floue, il est possible de discerner certains des principaux domaines où des mesures d'imposent. En ce qui concerne "l'enseignement général fondamental" (9 classes en deux cycles, de 5 à h ans respectivement), il convient avant de tout de revoir les programmes afin de donner aux élèves qui quittent l'école une ins- truction utile et de préparer des groupes restreints d'élèves à l'ensei- gnement secondaire. A cette fin, la formation des maîtres devrait être également plus poussée et revue pour permettre aux instituteurs d'appli- quer les programmes réformés. La rationalisation de l'enseignement secondaire (général, tech- nique et professionnel) devrait viser à: a) réduire le nombre des types de scolarité; b) mieux répartir les élèves entre les différentes écoles; c) contrôler les inscriptions dans les cours où le nombre des diplômés dépasse le nombre d'emplois offerts sur le marché du travail et le nombre de places disponibles dans l'enseignement supérieur (par exemple, dans l'enseignement secondaire général); d) élargir et améliorer le niveau des cours qui doivent permettre de faire face à certaines pénuries de main-d'oeuvre par exemple, de pourvoir des postes de comptables, d'éco- nomistes subalternes, et des postes para médicaux. 6. En ce qui concerne l'enseignement agricole, il conviendrait de prendre des mesures visant à: a) élargir la formation dans le domaine de la zootechnie, tant au niveau intermédiaire que supérieur; b) élargir et améliorer les centres d'instruction de moniteurs agricoles ainsi que cer- taines sections de l'Institut polytechnique rural; c) réformer les Centres d'animation rurale en rétablissant la conception qui est à la base de leur création et réduire leurs coûts, actuellement très élevés; d) pré- voir des stages de courte durée et des cours de recyclage pour les moniteurs. 7. Pour mettre sur pied un programme de rationalisation, il n'est pas nécessaire de procéder à nouveau à des importants investissements. Il suffit de capitaux limités pour financer l'amélioration de l'ensei- gnement primaire et de l'enseinement secondaire court, alors que pour l'enseignement secondaire général et l'enseignement supérieur, la majeure partie des fonds pourra être obtenue en réduisant les coûts. De nouveaux investissements dans le domaine de l'enseignement agricole - tels que la création de nouveaux centres de formation de moniteurs agricoles ainsi que l'expansion et le relèvement des niveaux de l'Ecole d'assistants d'é- _e - peuvent être financés à l'aide de capitaux étrangers d'un montant réduit et en réalisant des économies sur des institutions moins importantes. 8. L'aide étrangère, le cas échéant, devrait être initialement destinée à aider le ï1ali à élaborer, définir et mettre à exécution un plan d'enseignement bien adapté. L'ESEIGiEEHT ET LA MO?EL TION PROFESSIONNELLE AU MALI I. INTRODUCTION 1. Lors de l'indépendance, en 1960, le Gouvernement malien envi- sageait d'adopter un système d'enseignement et de formation profession- nelle conforme aux conditions et aspirations politiques, économiques et sociales qui se manifestaient dans le pays. Le premier plan quinquennal de developpement économique et social 1961-1966, mettait l'accent sur l'expansion de l'enseignement à tous les niveaux ainsi que sur une ré- forme de grande envergure compatible avec la nouvelle politique et les nouvelles orientations. On jeta alors les bases qui permettraient la réalisation par étapes d'ambitieux objectifs à long terme, la première phase tenant compte, toutefois, des limitations évidentes dans le domaine des ressources humaines et financières. Les changements apportés à la structure, aux programmes et à la réorientation de l'enseignement, si fondamentaux qu'ils furent par rapport à ceux qui sont encore à l'étude dans d'autres pays nouvellement indépendants, ne constituaient pas une rupture aussi radicale qu'on pourrait le penser au premier abord avec le système d'enseignement hérité de la France. 2. Cette période d'évolution de l'enseignement, ainsi que le premier plan quinquennal, méritent d'être étudiés d'une manière approfondie si l'on veut comprendre la situation actuelle et examiner les possibilités de progrès. 3. La première caractéristique importante de la réforme envisagée a été l'institution d'un "enseignement fondamental général" réparti sur neuf ans, dispensant dans une même école cinq années d'enseignement primaire et quatre années d'enseignement secondaire court, c'est-à-dire l'enseignement primaire traditionnel, ainsi que le premier cycle de l'en- seignement secondaire général (comparable au système d'éducation de la Suède et du Chili). Ce système devait, avec le temps, se transformer en un système obligatoire d'enseignement général universel de neuf ans. Toutefois, il n'était manifestement pas possible d'atteindre immédia- tement, ni même à court terme, cet objectif. La loi stipulait donc que "l'enseignement fondamental est obligatoire dans les limites de la ca- pacité des établissements scolaires". Il est apparu nota-,ment que l'accès aux écoles d'enseignement secondaire cou-t devrait être contrôlé pendant quelque temps encore, non seulement en raison des limitations financières et de la pénurie d'enseignr.its, mais également à cause des mesures qui devaient être prises sur le plan administratif, sur le plan des structures et de la planification. Un démarrage rapide eut lieu et un grand nombre d'écoles d'enseignement secondaire court vinrent chaque année s'ajouter aux écoles primaires, ce qui permit aux écoles secondaires existantes de cesser progressivement leur premier cycle d'études et d'augmenter ainsi leurs effectifs au nouveau niveeu d'études secondaires sans avoir à construire de nouveaux bâtiments. - 2 - 4. La réforme des programmes et la réorientation de l'enseignement ont constitué la deuxième caractéristique importante de la réforme. Celle- ci visait à mettre sur pied un système d'enseignement "dont les programmes se fonderont non seulement sur les valeurs particulières à l'Afrique et au Mali, mais également sur des valeurs universelles". En substance, cela signifiait que la réforme n'écartait pas le système d'enseignement importé, mais cherchait à l'adapter à la situation et aux besoins d'un Mali indépendant. Les réformes ont été beaucoup plus frappantes au ni- veau de l'enseignement général fondamental. Des travaux pratiques se rapportant aux activités locales prépondérantes ont été institués et l'école d'enseignement général fondamental devait disposer d'un atelier, d'un centre d'enseignement ménager et, el cas échéant, d'une ferme ou d'un étan à poissons. Il ne s'agissait pas de fournir une formation professionnelle, mais d'inculquer une philosophie souhaitable de manière à dégager les élèves de l'influence du milieu et, à partir de là, de coordonner l'enseignement avec les besoins du développement économique et social. 5. Les programmes d'études des différentes matières d'enseignement tiennent davantage compte des conditions particulières au pays, mais les buts de l'enseignement secondaire court restent essentiellement intel- lectuels et théoriques dans leur conception. Les nouvelles écoles se- condaires (l'ancien second cycle de l'enseignement général secondaire) continuent essentiellement de suivre le système français, en ce qui concerne la structure, l'organisation et les programmes, même si elles conduisent au Baccalauréat malien. 6. Les réformes ont effectivement donné une impulsion à l'ensei- gnement technique et à la formation professionnelle de sorte que les inscriptions au niveau secondaire dans ces catégories de disciplines supportent largement la comparaison avec les inscriptions dans l'ensei- gnement secondaire général. 7. Les objectifs d'expansion du premier Plan quinquennal ont été atteints, en fait ils ont mêne été dépassés, ainsi qu'on pourra le voir au tableau ci-dessous, mais non sans porter atteinte au maintien des normes étant donné que le personnel qualifié et les crédits nécessaires à l'équipement et aux fournitures ne se sont pas développés au même rythme: - 3 - Tableau 1 Prévisions d'inscriptions a/ Inscriptions effectives b/ 1959 3/ 1965 Augmentation 1965 Augmentation totale (%) totale (/) Ecoles prinaires 48.600 95.000 195% 129.700 286% Etablissements d'enseignement secondaire court et d'enseignement secondaire général 2.200 5.h00 249% 22.900 409% Enseignement technique 600 900 150% 1.200 200% Source: a/ "Ministère du Plan et de l'économie rurale - Rapport sur le Plan quinquennal de développement économique et social-1961" b! "Direction nationale du Plan et de la Statistique - Bilan de l'Exécution du premier Plan de développement économique et social - mars 1969" et "Ministère de l'éducation - Stastis- tiques scolaires". 8. Les réformes entreprises dans le domaine de l'enseignement au cours de la période 1960-1965 ne sont pas complètement achevées, de sorte que le système d'enseignement se trouve actuellement à un stade de tran- sition. En outre, le nouveau gouvernement qui a pris le pouvoir n'a pas encore élaboré la politique qu'il entend suivre dans ce domaine. Par conséquent, le présent rapport ne peut qu'analyser et évaluer la situation actuelle et indiquer en termes généraux les domaines où il convient de renforcer l'action du gouvernement, de corriger les excès et d'élininer les goulets d'étranglement, et souligner les problèmes à résoudre afin d'adapter les progrès réalisés dans le domaine de l'enseignement aux perspectives de développement économique, en tenant toujours compte des ressources disponibles. II. JT UCTU2 DE L' NSEIGNrENT 9. La structure actuelle du système d'enseignement officiel, instituée à la suite de réformes antérieures, figure au graphique A. On peut constater que l'enseignement en est à un stade de transition car l'enseignement dis- pensé dans un certain nombre d'écoles de formation professionnelle chevauche avec celui des établissements d'enseignement secondaire court. En outre, toutes les écoles secondaires générales n'ont pas encore supprimé leur premier cycle d'études et le second cycle de l'enseignement fonda- mental n'a pas toujours été fusionné avec le premier. Une réorganisa- tion de cette envergure demande de nombreuses années. La situation est devenue plus floue étant donné que le gouvernement envisage d'ap- porter de nouveaux changements à l'enseignement fondamental et normal ainsi qu'aux institutions telles que les Centres d'animation rurale (par. 35) qui restent en dehors du système officiel. 10. L'enseignement général fondamental comprend neuf années d'études en deux cycles, l'un de cinq années et l'autre de quatre années. Ces neuf années d'études sont sanctionnées par le Diplôme d'études fon- damentales (DEF) qui permet l'entrée dans les écoles secondaires, les- quelles conduisent à l'obtention du Baccalauréat (BAC). Le DEF permet également à ses titulaires d'entrer dans les écoles secondaires techniques et les écoles de formation professionnelle dont les cours durent géné- ralement 3 ans. Il existe, cependant, 5 à 6 années de cours pour les techniciens supérieurs. L'enseignement technique de base - notamment en ce qui concerne l'agriculture, la comptabilité, la zootechnie et les soins infirmiers - commence avant la fin du second cycle de l'enseignement fondamental, généralement après la 6ème ou la 7ème année, et dure gé- néralement 3 ans. L'enseignement supérieur est dispensé dans deux écoles: L'Ecole nationale d'administration et l'Ecole normale supérieure. III. L'ADMINISTRATION SCOLAIPZ 11. Le système d'enseignement officiel relève du Ministère de l'éducation nationale qui l'administre sur une base centralisée avec la collaboration d'un certain nombre de directions, chacune se chargeant d'un niveau particulier de l'enseignement ou de fournir certains services adninistratifs déterminés. Cependant, les autorités régionales se sont vu déléguer certaines responsabilités dans le domaine de l'enseignement pri- maire, notamment pour des questions telles que l'emplacement des établis- sements scolaires et l'administration des affaires courantes. C'est donc sur ces autorités régionales que repose presque toute la charge de la gestion financière (environ 95 pour cent du total des dépenses au titre de l'enseignement primaire). 12. Un certain nombre d'écoles professionnelles sont gérées par d'autres ministères: les Centres d'animation rurale, par le Ministère de la Production; l'Ecole d'infirmières et l'Ecole secondaire de la santé, par le Ministère de la santé; les centres de formation profes- sionnelle, par le Ministère du travail; le Centre de formation des douanes, p,r le Ministère des finances. - 5 - 13. Le Centre d'orientation scolaire et professionnelle mérite une mention particulière étant donné la qualité relativement élevée des conseils qu'il fournit aux titulaires du DEF. 14. Cependant, la planification de l'enseignement au Ministère de l'éducation nationale n'est pEs coordonnée et le Bureau de planifi- cation qui y a été créé n'a entrepris que récenment, avec l'aide de l'Unesco, des études préliminaires de planification. Il est néces- saire de renforcer ses effectifs, de créer un système de liaison efficace avec le Conseil supérieur du Plan et de définir clairement ses relations avec les directions du Ministère de l'éducation nationale, chacumede ces directions se chargeant de ne pourvoir qu'aux besoins immédiats. 15. Pendant la période couverte par le premier plan quinquennal 1961-65, on ne s'est guère efforcé d'adapter l'enseignement aux besoins de main-d'oeuvre, encore qu'il apparaisse que les bourses d'études à l'étranger ont été accordées en fonction des besoins apparents de main- d'oeuvre. Lors de la préparation du deuxième plan quinquennal - qui n'a jamais été terminé - certaines suggestions ont été faites en vue de la création d'une division des ressources humaines dans l'organi- sation de la planification et une Commission nationale des ressources humaines; en fait, ni l'une ni l'autre n'ont été créées mais la si- tuation s'est améliorée considérablement depuis la fin de 1968; des prévisions encore non définitives, relatives aux besoins de main- d'oeuvre du pays pour les années à venir, ont été élaborées pour l'a- griculture, alors que pour l'industrie, le commerce et l'administration publique, on s'occupe actuellement de réunir les données de base. 16. Comme on l'a indiqué plus haut, la préparation d'un projet de plan de l'enseignement a commencé. Sa mise au point définitive sera contrariée si les études sur la main-d'oeuvre sont retardées. En outre, ce plan sera d'une portée limitée s'il ne s'intègre pas à la planification économique Pénérale et au Plan triennal de redressement qui est encore en cours de préparation. Il conviendra en outre de s'assurer que le bureau de planification de l'enseignement est en mesure d'obtenir la collaboration de tous les services du Ministère de l'éducation ainsi que les renseignements et les données nécessaires dont peuvent disposer les autres ministères et autres organismes en dehors de l'administration. IV. LE2ý SYSTEME D' ENSEIGNTENT 17. Enseignement fondamental. Le total des effectifs pour l'année scolaire 157-196ô a eté de l'ordre de 185.000 élèves dont 155.000 dans le premier cycle et 30.000 dans le second cycle. On estime que ces chiffres représentent 14 pour cent des élèves âgés de 5 à 14 ans. Le taux de croissance du premier cycle s'est ralenti depuis 1963 alors que le nombre de classes et d'instituteurs a augmenté plus rapidement (voir graphiques D et E). De même, en ce qui concerne le second cycle, la - 6 - construction de nouveaux établissements et la nomination de nouveaux professeurs ont augmenté à un rythme plus rapide que la croissance des effectifs. Par conséquent, le rapport élèves/maître est passé de h6:1 en 1964-65 à 40:1 en 1967-1968 dans le premier cycle, et de 22:1 à 20:1 dans le second cycle. Cette situation aurait dû se traduire par une amélioration de la qualité de l'enseignement. En réalité, aucune amé- lioration réelle n'a été constatée, et cela peut être imputé au fait que le corps enseignant a été obligé d'accepter des instituteurs et des professeurs d'un niveau insuffisant (par. 22) et, également, au fait que les dépenses en matériel et en équipement ont été comprim6es (par. 50). 18. Le système d'enseignement à ce niveau présente certaines fai- blesses et déficiences qui sont caractéristiques des pays en voie de développement dans lesquels les efforts déployés pour corriger les né- gligences du passé visent le plus souvent à accroitre les possibilités d'instruction ouvertes à chacun, sans dnent compte des conséquences que cette politique entraîne sur les ressources, ni des changements qu'il faudrait apporter aux pratiques et aux structures administratives des institutions. La définition et l'acceptation de ces changements ne viennent jamais qu'après l'expansion et la formulation de nouveaux ob- jectifs, en raison notamment de l'inertie du système traditionnel, ou des difficultés de mise en oeuvre. Ces changements sont d'rune importance capitale si l'on veut que l'expansion quantitative aille de pair avec l'amélioration de l'efficacité et de la productivité, qui permettra seule d'économiser des ressources limitées. 19. Parmi les principaux problèmes qui sont étroitement liés entre eux, citons: (i) le pourcentage élevé de redoublants et d'abandons5 (ii) l'insuffisance du niveau des maîtres3 (iii) les disparités interrégionales sur le plan des coûts et des facilités d'enseignement; (iv) l'insuffisance des moyens permettant la mise en oeuvre de programmes orientés davantage vers des buts pratiques; (v) l'absence de définition précise des objectifs de l'ensei- gnement fondamental. 20. Dans l'enseignement primaire les taux annuels moyens de redou- blement et d'abandon atteignent environ 33 et 8 pour cent respectivement (voir Tableaux IV et V), c'est-à-dire que sur 1.000 inscriptions au début - 7 - de l'école primaire, 119 élèves terminent avc succès la classe de cinquième. En ce qui concerne l'enseignement secondaire court, sur 1.000 élèves qui entrent en classe de sixième, 32h terminent la classe de neuvième (voir les graphiques F et G et le Tableau V). En outre, la proportion des élèves qui ont obtenu le DEF a fortement dininué, et est passant de 79,5 pour cent en 1963/64 à 55 pour cent en 1965/66 et à 27,1 pour cent en 1967/68. On estime que les redoublants coûtent environ 450 millions de francs maliens par an et ceux qui abandonnent leurs études pendant les trois premières années d'enseignement primaire, environ 135 millions de francs maliens par an. Les dépenses résultant des redou- blements et des abandons représentent donc plus d'un tiers des dépenses affectées à l'enseignement primaire. Comme on peut le prévoir, il existe une relation étroite entre l'efficacité interne du système d'enseignement d'une part, et le degré d'urbanisation et l'importance du marché du travail et du secteur monétaire, d'autre part. Un rapport identique existe à quelques exceptions près, en ce qui concerne les disparités régionales constatées dans les dépenses au titre du matériel et des équipements scolaires (voir Tableau XIV). 21. Tant du point de vue éducatif que financier, le Mali devrait améliorer l'écoulement des effectifs à l'intérieur du système. Sur le plan administratif, cette amélioration pourrait être réalisée en réformant les procédures de passage d'une classe à l'autre et en appliquant pro- gressivement, par exemple, la notion de passage automatique. On réduirait ainsi le nombre de redoublants et les différences d'âge que l'on constate actuellement dans chaque classe. A condition de former les maitres aux méthodes d'enseignement de groupe, on pourrait également réduire le taux des abandons. Les coûts unitaires par diplômé s'en trouveraient considé- rablement réduits. Pour commencer, cette réforme pourrait s'appliquer aux cinq premières classes de l'enseignement général fondamental ou même aux cycles de l'enseignement primaire. Une réforme identique est actuellement mise en oeuvre en Côte d'Ivoire et dans d'autres pays d'expression fran- çaise? elle est de pratique courante dans la plupart des pays africains anglophones. Le Mali devrait l'envisager sérieusement et étudier la possibilité d'adopter d'autres mesures pour améliorer le passage des élèves d'une classe dans l'autre, à mesure que le système abandonne la notion d'enseignement réservé à l'élite pour devenir un enseignement de masse. 22. Bien que dans les écoles primaires le rapport moyen matre/élèves de 1:40 soit satisfaisant, il est compris actuellement entre moins de 30 et plus de 60. L'augmentation des effectifs a été plus rapide dans l'en- seignement primaire que dans les établissements de formation pédagogique. Le nombre de diplômés de l'enseignement fondamental a, été insuffisant pour satisfaire les besoins des établissements de formation pédagogique, ce qui a entraîné l'admission d'élèves ne possédant pas les qualifications - 8 - nécessaires. Il en est résulté que, pour l'année scolaire 1966-67, 44 pour cent de l'effectif des maîtres n'étaient pas qualifiés. Toutefois, l'at- tention du gouvernement s'est portée sur cette faiblesse, comme on le verra plus loin. Certaines mesures ont également été prises, mais elles doivent être considérablement renforcées pour adapter la formation des maîtres aux exigences des nouveaux programmes de l'enseignement primaire. Le niveau des établissements de formation pédagogique devrait être re- levé (par. 39). 23. La réforme de 1962 visait à l'expansion des cours d'agri- culture et d'artisanat de l'enseignement primaire et de l'enseignement secondaire court, mais les difficultés financières et les déficiences de la formation pédagogique ont été telles qu'un dixième seulement des écoles primaires ont dispensé ces cours. Les méthodes d'enseignement sont archalques et inadaptées à l'orientation pratique qu'impliquerait la politique d'enseignement qui a conduit à la réforme. Il serait souhaitable de procéder à une nouvelle réforme des programmes en leur donnant une orientation plus pratique, afin de permettre aux enfants qui terminent la classe de cinquième (en particulier aux plus âgés d'entre eux) et qui ne sont pas c-p),bles d'accéder au second cycle, d'avoir une instruction suffisante pour trouver du travail ou être en mesure de travailler dtune manière plus productive dans le secteur agricole. 2h. Le Gouvernement malienessaie de définir la portée de l'en- seignement fondamental qui - d'après les objectifs de la réforme de 1962 qui n'ont pas été réalisés - doit être, d'une part, suffisante pour per- mettre aux élèves d'obtenir des emplois subalternes et, d'autre part, pour leur permettre d'accéder à l'enseignement secondaire. Le Plinistère de l'éducation nationale s'efforce déjà de restreindre progressivement l'octroi du DEF dans l'espoir de relever le niveau d'admission des écoles secondaires. Cela signifie, cependant, qu'un nombre croissant d'élèves quittant l'enseignement secondaire court (actuellement environ 70 pour cent de l'effectif total) entre dans le marché du travail sans avoir reçu de diplôme pour les neuf années d'études qu'ils ont accomplies et avec une formation essentiellement scolaire. Seule l'application effective des réformes envisagées, à condition de disposer des moyens nécessaires et de revoir la formation des maîtres, pourra permettre aux élèves qui quittent l'école d'être mieux en mesure de satisfaire les besoins de l'économie et de tirer profit de la formation qu'ils pourront recevoir en cours d'emploi pour leur amélioration professionnelle. 25. La production de l'enseignement primaire est passée d'environ 10.000 en 1965 à environ 13.000 en 1963. Sur ce nombre de diplômés, 38 pour cent environ ont accédé au second cycle court. Le nombre d'élèves du second cycle ayant obtenu le DEF atteignait 1.316 en 1966 et 1.589 en 1967, mais le taux d'échecs en 1967 s'élevait à 73 pour cent contre 45 pour cent en 1966. A l'heure actuelle, cette production est suffisante - 9 - pour satisfaire les besoins de l'enseignement secondaire, dont les ef- fectifs sont également recrutés parmi les élèves qui sortent de l'en- seignement fondamental et qui n'ont pas obtenu le :F. Les conditions d'admission à l'enseignement secondaire devraient être rationalisées. 26. Enseignement secondaire général. L'enseignement secondaire général s'inspire toujours du système français et offre quatre pro- grammes différents, à savoir : (a) enseignement classique; (b) ensei- gnement moderne; (c) mathématiques; (d) sciences biologiques. Cette formule se traduit par une mauvaise utilisation des ressources en raison du petit nombre d'élèves inscrits dans certaines séries. Le total des inscriptions a augmenté à un rythme rapide (39 pour cent en 1967/68 par rapport à 1966/67) et atteint environ 2.000 contre environ 700 en 1963/64 (voir Tableau VII). Toutefois, le rapport moyen élèves/professeur n'est pas économique; il est en effet de 8:1, tant pour les écoles publiques que pour les écoles privées. Plus de deux tiers des professeurs des écoles publiques sont des étrangers et, pour les écoles privées, leur nombre dépasse les trois cinquièmes. 27. Environ 50 pour cent des dipl8més de l'enseignement secon- daire général, (environ 200 en 1969), accèdent à l'enseignement supérieur au Mali et certains d'entre eux effectuent des études à l'étranger. Par conséquent, une proportion importante de diplômes entrent dans le marché du travail qui est déjà près du point de saturation pour les jeunes ayant une fomation purement scolaire. Il conviendrait par conséquent d'envisager de maintenir le taux de croissance des inscriptions à un niveau inférieur au taux enregis- tré dans le passé, ce qui permettrait également de remplacer plus facilement les professeurs étrangers par des diplâmés de l'Ecole normale supérieure. La politique de l'octroi de bourses à tous les élèves, qui se justifiait à l'époque où les écoles secondaires ont été créées pour attirer les élèves, devrait être revue afin de n'accorder de l'aide qu'aux meilleurs élèves venant de familles nécessiteuses 1/. Cette révision permettrait de réaliser des écono- mies considérables. D'autres économies seraient possibles en appli- quant un rapport professeur/étudiants plus économique. lf A l'heure actuelle, les bourses accordées aux internes de l'en- seignement secondaire (général et technique) sont versées par l'Etat aux écoles et atteignent un montant de 85.000 francs maliens par année scolaire d'interne (chaque interne étant ins - truit, logé, nourri et habillé gratuitement et recevant une certaine somme d'argent de poche) et de 25.000 francs maliens par année scolaire d'élève, versés aux parents d'externes (estimés a moins de 5 pour cent du total des inscriptions des écoles publiques de l'enseignement secondaire général). - 10 - 28. Enseignement technique. Les inscriptions dans l'enseignement secondaire technique et professionnel - enseignement agricole non compris - ont etteint environ 1.000 en 1967/68 contre moins de 500 au début du Premier Plan quinquennal en 1961/62. Ce chiffre représente un taux de croissance annuel d'environ 12 pour cent contre environ 30 pour cent en ce qui concerne l'enseignement secondaire général. Bien qu'on ne dispose pas de statistiques complètes, le rapport moyen 6lèves/ professeur est quelque peu excessif (environ 6 ou 7:1) bien qu'étant peut-6tre légèrement sous-estimé. Cependant, certains professeurs n'en- seignent qu'à temps partiel. Parmi les autres grands problèmes de l'en- seignement secondaire technique qu'il faut considérer, citons : (a) la réduction du nombre de cours à option (voir Tableau VIII); (b) le con- trôle de l'expansion des spécialités pour lesquelles la production a déjà dépassé les besoins du marché du travail; (c) la révision de la politique coûteuse des bourses, comme c'est le cas pour l'enseignement secondaire général. 29. La Direction de l'enseignement secondaire technique du 'Unis- tère de l'éducation nationale s'efforce d'adapter l'évolution de l'en- seignement aux besoins de main-d'oeuvre. Ces efforts conduiront en 1969/70 à une réforme des programmes et de la structure de l'enseigne- ment secondaire technique. Dans le cadre de cette réforme, le niveau des études de l'Ecole nationale d'ingénieurs serait relevé et cette école deviendrait le point de départ d'une nouvelle branche d'ensei- gnement supérieur. Une Ecole centrale pour l'Industrie, le Conmerce et l'Administration serait créée et absorberait l'Ecole nationale d'administration, Cycle B, ainsi que certaines sections du Lycée technique. Ce dernier resterait chargé de préparer les élèves au BAC technique. 30. Ces réformes visent à rationaliser l'enseignement en donnant plus d'importance aux cours susceptibles de pourvoir des emplois tels que les postes de jeunes économistes et de comptables, de statisticiens, d'ingénieurs mécaniciens, de personnel paramédical 1/, tout en contrô- lant l'augmentation des inscriptions dans les spécialités où le marché du travail est déjà proche de la saturation - inCénieurs des travaux publics, cadres moyens. Toutefois, d'autres projets en cours d'exécu- tion n'aboutiront probablement qu'à une mauvaise affectation des ressour- ces déjà limitées. C'est le cas en particulier de l'Institut national des arts, où l'on envisage de doubler les inscriptions, qui dispense des cours d'art dramatique, de musique, de peinture, de sculpture et d'artisanat artistique. l_ L'Ecole supérieure de la santé, près de Bamako, forme en trois ans un personnel paramédical (voir Tableau VIII). Le total des inscrip- tions atteint environ 150. L'école peut admettre en preridère année 70 élèves et il conviendrait d'examiner la possibilité d'accroître sa capacité. - 11 - 31. L'enseignement prof-essionnel et technique moyen - à l'exclusion des cours d'agriculture - est dispensé à environ 900 élèves par les centres de formation professionnelle qui admettent les élèves ayant quitté la classe de 7ème, des établissements d'enseignement secondaire court et par les écoles d'assistance sociales et les écoles d'infir- mières qui reçoivent les élèves sortant de la classe de 6ème de ces établissements (voir Tableau IX). Alors qu'il y a semble-t-il, pléthore de diplômés des deux dernières institutions, les centres de fomation professionnelle où sont dispensés l'enseignement commercial et la comptabilité arrivent tout juste à satisfaire les besoins du _ali. Sur un total d'inscriptions d'environ 200, la production prévue au mois de juin 1969, est de 60 par an. la politique actuelle d'octroi de bourses a tous les élèves deviendra plus sélective à partir de la prochaine année scolaire. On n'envisage aucun accroissement des inscriptions, ce qui est raisonnable étant donné les programmes de formation organi- sés par la Banque centrale et certaines entreprises publiques pour faire face à leurs propres besoins. 32. Enseignement agricole. L'enseignement agricole dispensé actuellement a environ 3.000 élâves comprend : (a5 les Centres d'ani- mation rurale dont le but est de donner une instruction de base aux jeunes agriculteurs, pour la plupart analphabètes, en dehors du sys - tème d'enseignement officiel; (b) les Centres d'apprentissage agricole; (c) l'Ecole d'assistants d'élevage; et (d) l'Institut polytechnique rural de Katibougon (voir Tableau X). Un projet important et controversé prévoyant la création de 70 centres d'orientation pratique est en cours d'étude. 33. Les 90 Centres d'animation rurale (qui comptent 2.100 sta- giaires) proviennent de la fusion, effectuée en 1966, des "écoles saisonnières", construites essentiellement avec l'aide du Fonds Européen de Développement, et les camps du Service civique. HIême avant la fusion, les "écoles saisonnières" n'avaient pas fonctionné de façon satisfaisante. Bien que l'idée de base des "écoles saisonnières" (formant des groupes de 20 à 30 agriculteurs à tous les travaux des exploitations agricoles d'une seule saison, depuis la préparation des terres jusqu'aux récoltes) ait été bonne, seul un petit nombre ont fonctionné d'une manière efficace. L'emplacement de la plupart d'entre elles était mal choisi. Dans de nombreux cas, les écoles disposaient d'une quantité de matériel supérieure à. leurs besoins. La qualité de l'enseignement n'était relativement bonne que dans les écoles gérées par le service chargé de la vulgarisation agricole. La jeunesse des diplômés ne leur permettait pas d'obtenir des terres à cultiver ni d'avoir, comme il était prévu, une influence quelconque dans les villages. Le taux de défaillance, en ce qui concerne les prêts en nature (une paire de boeufs et du matériel) accordés à la fin du stage, a été estimé à 95 pour cent. - 12 - 34. Après la fusion avec le Service civique, les nouveaux Centres d'animation rurale ont été placés sous la direction du Commissariat à la Jeunesse et gérés par la Milice. La durée des cours a été portée d'une saison agricole à 21 mois et la formation politico-militaire s'est vu accorder une grande importance. La plupart de ces centres n'ont pas de moniteurs agricoles parmi leur personnel. Leur coût a atteint en- viron 300 millions de francs maliens en 1966/67 pour 2.500 stafiaires. Le coût par élève a donc été d'environ 120.000 francs maliens par an (plus de 12 fois le coût de l'enseignement primaire). La production des centres de culture, qui en principe aurait dû rendre ces derniers auto- nomes à moyen terme, aurait d:iinué fortement. 35. Les Centres d'animation rurale relèvent maintenant du linistère de l'Education Nationale qui a l'intention de revenir à la notion première des écoles agricoles saisonnières. Cependant, aucun plan d'exécution n'a encore été préparé. La qualité de l'enseignement pratique sera extrêmement importante. Manifestement, l'enseignement devra être dispensé par des moniteurs agricoles qualifiés dont le nombre est déjà limité et qu'il faudra déplacer des postes qu'ils occupent dans les campagnes. Les stagiaires devront être choisis de façon à pouvoir tirer le meilleur parti possible des connaissances qu'ils auront acquises. On envisage apparemment de recruter de jeunes couples qui disposeraient de leurs propres terres à la fin du stage. Une "école saisonnière" privée, dirigée par les Pères Blancs, dispense actuellement des cours, à titre expérimental à des ménages. Enfin, il serait contre-indiqué d'utiliser pour ce programme des centres dépourvus de terres se prêtant à l'agriculture. 36. Les Centres de l'apprentissage agricole de Samamko, M'Pmesoba et Samé admettent des élèves sortant de la classe de septième de l'ensei- gnement fondamental. Le stage dure trois ans, y compris une année de travaux agricoles. Les progra.mmes portent essentiellement sur l'élevage, la mécanique agricole, l'agronomie tropicale et l'économie agricole de base. Chaque centre dispose d'un personnel enseignant composé de six techniciens et instructeurs agricoles et forme 60 élèves par an, ce qui correspond à environ 30 diplômés par an. Ces chiffres sont loin de satis- faire les besoins du pays, estimés à 900 emplois supplémentaires pour la période 1968/69 - 1973/74 (voir Tableau IX). Le Gouvernement malien a donc demandé récemment l'aide du P.N\UD pour créer 3 centres supplé- mentaires dans d'autres régions du pays et pour améliorer les centres existants. Bien que certains problèmes, tels que l'emplacement des centres envisagés, n'aient pas encore été résolus, il eLt probable que le PNUD accordera son aide. En outre, il serait bon d'utiliser les centres pour la formation des moniteurs en cours d'emploi, en particulier pendant les périodes où les établissements ne sont pas utilisés pour les stages réguliers. De grandes améliorations sont également -écessaires en ce qui concerne le matériel scolaire et les programnes. Le manuel d'ins- truction ne convient pas à l'agriculture du Mali et il n'est dispensé aucun cours de comptabilité de base et d'établissement des prix, matières qui sont importantes pour des moniteurs agricoles. - 13 - 37. L'Institut polytechnique rural de Katibougou, qui administre également l'Ecole d'assistants d'élevage de Bamako, est un collège agri- cole régional; sa création résulte de la transformation, avec l'aide du PNUD, d'un institut qui servait la Fédération de l'Afrique occidentale depuis 1949. Quelque 230 élèves y sont inscrits, dont 15 pour cent en- viron proviennent des pays africains voisins. Le personnel enseignant, en particulier pour les sujets techniques, est en grande partie fourni par l'Unesco. Pour l'année scolaire 1969/70, l'Institut dispensera 5 cours: agriculture, zootechnie, eaux et forêts, coopération et g'énie rural. Il devra faire face à de graves problèmes pour le remplacement des professeurs de l'Unesco si l'aide du PNUD prend fin, comme prévu, en 1970/71, car le personnel de remplacement n'a pas été formé. L'en- seignement est de haute qualité, mais l'administration de l'Institut pourrait être améliorée. Dans l'ensemble, l'Institut s'est révélé comme étant l'une des institutions les plus viables du Mali en ce qui concerne la formation de techniciens agricoles. Les besoins futurs de main-d'oeuvre sont estimés chaque année en collaboration avec les services compétents de l'administration malienne afin de déterminer le nombre d'inscriptions nécessaires dans les diverses sections. L'Institut devrait être en mesure de satisfaire la demande de techniciens et technologistes supérieurs lorsque les inscriptions se seront accrues dans les spécialités corres- pondantes. Il est cependant peu probable que l'Institut puisse satis- faire la demande malienne de techniciens de l'élevage, en particulier si plusieurs projets d'élevage sont mis à exécution. Dans une perspective régionale plus large, et tenant compte du peu de places disponibles pour les élèves étrangers, l'expansion de l'Institut semble justifiée, à moins que l'on puisse compenser les insuffisances de façon plus économiques dans des écoles régionales du Tchad ou du Cameroun. 38. A l'Ecole d'assistants d'élevage de Bamako, les élèves maliens ne représentent qu'un tiers du total (environ 60) et chaque année 6 ou 7 diplômés seulement sont maliens. Ces chiffres sont inférieurs aux besoins du Mali. En fait, l'OIT a estimé à 30 le nombre d'assistants d'élevage supplé.rientaires pour l'année 1966/67 et a proposé de doubler les inscrip- tions des élèves maliens à l'Ecole de Bamalco. Selon des estimations plus récentes, établies d'après la situation actuelle et sans tenir compte de la possibilité des projets d'élevage, il faudra 57 techniciens supplé- mentaires entre 1969/70 et 1973/7h. L'école ne peut en fournir plus de la moitié. Par conséquent, il convient d'envisager sérieusement l'expansion de l'Ecole, qui jouit d'une haute réputation dans plusieurs pays de l'Afrique de l'Ouest. - 1h - 39. Formation des maîtres. La formation des maitres de l'enseigne- ment primaire a lieu dans les Centres pédagogiques régionaux. Les cours durent un an pour les titulairss du DEF; ces derniers reçoivent essen- tiellement un complément de culture générale et quelques notions de pédagogie et de puériculture. La durée du stage va être portée de un à deux ans; cette mesure devrait contribuer à améliorer la qualité si cette année supplémentaire est bien utilisée, et à condition que les écoles actuelles soient fonctionnelles. La réforme de l'enseignement primaire, dans son esprit et dans ses programmes, (par. 23-2h) devrait se traduire par l'exécution d'un programme satisfaisant de formation des maîtres, avant leur nomination et en cours d'emploi, qui en théorie et en pratique devrait permettre aux maîtres d'appliquer les programmes révisés. Ln particulier, les maftres devraient être exercés aux méthodes d'enseigne- ment du français en tant que deuxiâme langue, aux applications pratiques des sujets dit classiques, aux activités agricoles et artisanales et aux méthodes d'enseignement de groupes. 40. La production des Centres pédagogiques régionaux est actuelle- ment de 500 élèves par an. Il est probable que la prolongation de la durée du sta-e de un a deux ans la réduira fortement. Par conséquent, pour les années à venir, le rapport moyen actuel élève/professeur (40:1) ne diminuera pas. 4l. La formation des professeurs du second cycle est assurée par les Ecoles normales secondaires. La durée des études va être portée de 3 h ans après le DEF, de sorte qu'il n'y aura pas de diplâmés en 1970. A partir de l'année scolaire 1971/72, le nombre de diplfmés dépassera probablement 250, ce qui permettra de remplacer les professeurs étrangers qui représentent actuellement environ 20 pour cent du total du personnel enseignant. Cependant, étant donné le rapport moyen élèves/professeur (20:1) déjà trop faible dans le second cycle, il est peu probable que l'on obtienne une production susceptible de fournir un excédent de profes- seurs si on limite la croissance des inscriptions et si on révise le rapport mqyen actuel élèves/professeur. 42. EnseignEment supérieur. L'enseignement supérieur est essen- tiellement dispensé dans deux établissements : l'Ecole norma- le supérieure et l'Ecole normale d'administration, Cycle A. Les étudiants de l'enseignement supérieur, à l'exception de ceux qui sont déjà fonctionnaires, sont complètement pris en charge par l'Etat (240.000 francs maliens par année d'interne). - 15 - Deux projets prévoyant la création d'une université et d'un institut de recherche des sciences sociales ont été remis à plus tard, en raison de difficultés financières. Une école de médecine doit être construite à Banako dans le proche avenir en relation avec l'hôpital Point G. La durée des études serait de h ans et le Ministère de la santé prévoit l'admission de 15 étudiants par an, y compris des étudiants venant de pays voisins. La rentabilité d'une si petite école devrait être soigneusement vérifiée. 43. L'Ecole normale supérieure (>4 ans d'études) comprend actuel- lement cinq sections (9 en 1966/67) se spécialisant en: a) histoire et g éorr-raphie, b) philosophie, c) langue et littérature anglaises, d) mathématiques et e) sciences biologiques. Le nombre total d'inscrip- tions est inférieur à 150 et les classes comptent peu d'élèves. Les professeurs sont au nombre de 50 dont 10 sont des experts de l'Unesco et 25 sont envoyés au titre de programmes bilatéraux d'assistance technique. La plupart des professeurs enseignent à temps partiel. On prévoit de porter le nombre total des inscriptions à 200 pour l'année prochaine et d'atteindre ainsi un taux de diplômés de 35-40 par an. Un taux supérieur risquerait rapidement de dépasser le nombre de postes disponibles. L'Ecole, telle qu'elle est actuellement organisée, n'est manifestement pas économique. Pour réduire les dépenses de fonction- nement, le nombre de cours offerts aux nouveaux étudiants devrait se limiter à 3, déterminés en fonction des besoins prévus, et chaque cours devrait compter 20 étudiants. 44. L'Ecole normale d'administration, Cycle A, comporte -a.re sections: a) gestion des entreprises, b) sciences économiques, c) droit et sciences sociales; et d) administration générale. La durée des cours est de 3 ans. Le nombre total des inscriptions est de 130 et les professeurs n'enseignent jamais qu'à temps partiel. Le Gouvernement malien espère obtenir quelques professeurs à temps complet, dans le cadre de llassistance technique fournie par la France, afin de renforcer les effectifs de l'Ecole. En 1968/69, deux sections (droit et sciences sociales) ont été fusionnées pour tenir compte de la quasi-saturation du marché du travail pour les diplômes en droit. Il conviendrait de faire de plus grands efforts pour aumenter le nombre encore modeste des inscriptions dans les sections de sciences économiques et de gestion des entreprises, par rapport au nombre d'inscriptions en droit et sciences sociales, afin d'être en mesure de ïieux satisfaire les besoins de main- d'oeuvre tels qu'ils ressortent de l'étude effectuée par le BIT en 1966 et confirmés lors d'une enquête par sondages, entreprise par le Ministère du Plan. h5. Les élèves de l'enseignement supérieur étudiant à l'étranger, au nombre de 800 environ en 1966/67, étaient inscrits en sciences et technologie (21%); en médecine (17%); en droit et sciences économiques (16%) et en lettres et littérature (14). La majorité est allée étudier en France et dans les pays de l'Europe de l'Est. - 16 - V. FIHLCEti!£ DE L'ENSEIGNEMENT 46. L;vco*oQgpcocts 0t da_ótru-; ls ilivestisse,ents publics ef22ctus dans la doIain di l' onc menY -iit le promicr plan quin- quennal se sont Clcvs a h,Vailliards dl u .;cs laliens, soit environ 10;o, du tot*al des ivestissements publics. Tableau 2 : INVESTISSE1ERTS EFFECTUES DAÎN1 LE DGIAINE DE L'ENSEIGIMNT ler juillet 1961 - 30 juin 1966 (en millions de francs maliens) Catégorie d'enseignement Source de financement Financement Financement malien étranger Total Enseignement général fondamental 300 70 370 Enseignement secondaire général et formation des maîtres - 1650 1650 Nouvel enseignement secondaire technique et centres de formation professionnelle 220 h3h 654 Expansion de l'enseignement secondaire général et de la formation des maîtres 80 86 166 Enseignement supérieur et Institut polytechnique rural - 450 450 Centres d'animation rurale - 1300 1300 Service civique 140 80 220 TOTAL 7h0 4U70 4810 Source: Direction nationale du Plan et de la Statistique: "Rapport sur l'exécution du premier Plan de développement économique et social juillet 1961-juin 1966", mars 1969. - 17 - 47. L'aide étrangère, accordée principalement sous forme de sub- ventions, a couvert 8h pour cent du total des investissements publics au titre de l'énseignement et s'est élevée à 12 pour cent du total de l'aide étrangère reçue pendant la période oouverte par le premier plan quin- quennal et destinée aux investissements. Cette aide provenait priaci- palement du FED (Enseignement secondaire général et Centres d'animation rurale), du Fonds spécial du PNUD (Ecole normale supérieure, Centres d'apprentissage agricole, Institut polytechnique rural) et de l'URSS (Ecole nationale d'administration, Cycle A, Ecole supérieure de la santé, Centres de formation professionnelle et Institut polytechnique rural). On estime que le financement étranger des dépenses de fonctionnement a été très modeste. L'aide affectée au matériel scolaire des écoles primaires (provenant essentiellement de la France) aurait couvert en- viron 3 pour cent des dépenses de l'enseignement primaire. L'URSS et la Chine continentale auraient fourni de Lrandes quantités de manuels scolaires et dans certains cas du matériel, mais on ne dispose d'aucune estimation financière concernant l'aide fournie par ces pays. 48. Le total des investissements publics affectés à l'enseignement fondamental semble extrêmement faible tant en valeur absolue qu'en pour- centage, le montant de ces investissements représentant moins de 8 pour cent du total des investissements de l'Etat dans le domaine de l'ensei- gnement. Toutefois, il s'agit d'une sous-estimation, ce chiffre ne tenant pas compte de la construction d'écoles par les régions, les communes et les particuliers. 1/ Néanmoins, l'ordre de priorité aurait pu être mieux établi. En fait, il ressort des données disponibles qu'une partie très importante du financement, intérieur et étranger, a été consacré à des institutions et à des écoles dont la justification économique et l'efficacité interne sont très contestables. C'est le cas, par exemple, des nouveaux investissements effectués dans l'ensei- genment secondaire général et la formation des maîtres (environ 35 pour cent du total des investissements publics au titre de l'enseinement et plus de 40 pour cent du total de l'aide étrangère aux investissements dans l'enseignement) et de ceux qui ont été réalisés dans les Centres d'animation rurale et dans le Service civil (plus de 30 pour cent du total de l'aide étrangère destinée aux investissement dans l'ensei- gnement). Il aurait été plus utile d'affecter un volume plus important de fonds à l'enseignement fondamental a .n d'appliquer la réforme de 1962, d'en respecter l'esprit et de donner une orientation plus pratique aux élèves. l/ On ne dispose pas de données quantitatives. Une société d'études, la SEDES, a estimé, pour l'exercice 1965/66, la construction d'écoles primaires a) par les régions à environ quatre fois les investissements de l'Etat et b) grâce aux efforts de particuliers, au double des investissements réalisés par l'Etat et les régions. - 18 - 49. Budget de l'enseignement. Dans l'enseignement comme dans les autres secteurs, les dépenses inscrites au budget ne correspondent pas aux dépenses effectives pour lesquelles, en ce qui concerne les der- niers exercices, on ne dispose d'aucune donnée valable. Le budget de l'enseignement a perdu son rÔle d'instrument de base - encore qu'élé- mentaire - de la planification. Il ne représente plus, comme on l'a souligné pendant la Semaine nationale de l'enseignement organisée par l'Unesco et le Gouvernement malien en mars 1969, qu'une série d'objec- tifs et d'aspirations, exprimés mais non respectés. Tout examen se fondant sur les sommes inscrites au budget doit, par conséquent, commen- cer par une mise en garde. La comptabilisation des dépenses d'enseigne- ment a en particulier été défectueuse en raison des nombreux change- ments intervenus dans les responsabilités ministérielles dans ce do- maine. 50. Les dépenses budgétaires au titre de l'enseignement, Centres d'animation rurale non compris, équivalent à environ 3 pour cent du PNB (h,h pour cent du secteur monétarisé du PNB) et représentent plus de 18 pour cent du total des dépenses de l'Etat. En 1967/68, ces dé- penses se sont élevées à 3,76 millions de francs maliens contre 3,93 millions pour l'exercice précédent (voir Tableau XII). La diminution globale de h,h pour cent provient principalement de la forte réduction des affectations de crédits à l'équipement et au matériel scolaires de toutes les catégories d'écoles (voir Tableaux XIII-XV) et traduit la situation financière difficile du pays. Les dépenses d'investisse- ment financées par le Budget d'équipement ont diminué de 78 pour cent. Les coits moyens par élève ont légèrement diminué. Toutefois, comme par le passé, le coit par élève dans le second cycle et dans l'ensei- gnement secondaire général correspond respectivement, 3 et 9 fois celui de l'enseignement primaire. Les dépenses inscrites au budget de l'en- seignement primaire des régions, ont représenté environ 38 pour cent des dépenses totales d'enseignement, celles du second cycle atteignant environ 24 pour cent, celles de l'enseignement secondaire (général, technique et formation des maîtres) environ 15 pour cent et celles de l'enseignement supérieur, 3 pour cent. Les bourses et autres formes d'aide aux étudiants (voir Tableau XV) ont augmenté de 8,5 pour cent entre 1966/67 et 1967/68 et ont représenté environ 6 pour cent du total des dépenses au titre de l'enseignement (227 millions de francs maliens), soit deux tiers des Uépenses totales de l'enseigne- ment agricole, y compris les Centres d'animation rurale. VI. 3IÀ3O J* .LXI-D'OiW> - 2VULUTI. POSI-L' L' SIGNiLT jr IITATIONS FIANCIERES l. :ituation actuelle de l' 'i--Soeuvre, es d onns statistiques r c: 0 1. in- s :..i-. tca£ r::es. L 'absstc , da scries chr'oolo i:ues conccmnt ls .iLs c.t -- :cition d .CC3 .i.s, et de do.:2o coYco:, las b~oiA. ".ctuaYL: : -':''ocuWre, read 2oZc&b-t l' analse appro:i.iative. - 19 - 52. Sur le total de la population adulte, environ 2,5 pour cent seulement sont salariés (environ 53.000). L'.dinistration et les entreprises publiques emploient 47 et 40 pour cent, respectivement, du nombre total des salariés (voir Tableau -VII). Les étra.ngers non- africains représentent 3 pour cent de la main-d'oeuvre totale salariée et occupent environ 50 pour cent du tot-Il des postes de cadres au ali. Le nombre de cidres étrangers est relitivement élevé dans l'enseigne- ment, l'industrie, la santé publique et la commerce, mais moins impor- tant dans l'agriculture et les administrations publiques (voir Tableau XVIII). L'africanisation de l'administration s'est effectuée rapidement après l'indépendance, mais, dans d'autres danaines, le gouvernement est conscient de la nécessité de faire appel pendant quelque temps encore à l'assistance technique et au personnel étranger pour tenir une forte proportion des postes de cadres. A moyen terme, il se peut qu'il par- vienne à remplacer partiellement le personnel étranger au niveau des cadres moyens, où le personnel non-africain occupe environ 10 pour cent du total des emplois. 53. Dans io soctcur public, lc 1.arché du travail est régi par un système de réglementation deo salaires. Théoriquement, ceux-ci n'ont pas été augmentés depuis l'indépendance. Les barèmes de salaires sont établis, coame dans un grand nombre de pays de l'Afrique de l'Ouest, d'après un système de grades qui a permis, par l'octroi de promotions et d'avancements, une légère augmentation des salaires malgré le blocage décidé en 1957 pour les salaires des fonctionnaires, et, en 1959, pour ceux des employés des entreprises publiques . Le gouvernement essaie d'absorber la plupart des élèves qui sortent des écoles et ne peuvent trouver d'emploi dans le secteur privé ou dans les entreprises publiques. Malgré cette politique, qui entraîne tous leS ans une augmentation nette du nombre des fonctionnaires d'environ 1.200 et encombre -'Administration, on estime que le ch8mage continue d'augienter régulièrement (voir Tableau XIX). Le chânagIe déguisé dans l'Administration sait très élevé, notam- ment au niveau du personnel de bureau. Dans le secteur priv', les salaires minimums n'ont pas été sensiblement relevés depuis l'indépendance et atteignent 6.000 francs maliens (environ 13 dollars EýU) par mois. le nombre des sul-a,riés recevant un salaire mensuel inférieur à 10.000 francs maliens (environ 21 dollars EU) s'élève a environ 21.000, soit 40 pour cent du total des salariés, et quelque 80 pour cent sont anal- phabètes. Les titulaires de diplâmes de l'enseignement secondaire re- çoivent des salaires mensuels de 30.000 francs maliens (60 dollars EU) au minimnu. 54. A l'heure actuelle, le principal objectif de la politique des salaires du -ali est de définir le Statut unique des travailleurs qui doit hamoniser les barènes de salaires dans les différents sec- teurs. En fait, le personnel de certaines entreprises publiques béné- ficie d'avantages considérables dans le cadre de leurs conventions particulières. C'est notamment le cas des employés de Somiex, du Chemin de Fer du rIali, d'Air Mali et de l'Institut national de prévoyance - 20 - sociale. Bien que 1: date d'achèvement du Statut ne soit pas encore prévue, certaines mesures ont déjà été prises pour supprimer certains avantages supplémentaires spéciaux et certaines primes. Lors de l'éla- boration du Statut, il conviendrait d'envisager de relever, par rapport aux autres salaires, ceux des diplômés techniques. 55. Besoins de main-d'oeuvre et évolution de l'enseignement. Des prévisions approximatives en ce qui concerne les besoins de main-d'oeuvre n'ont été élaborées que pour l'agriculture, alors que pour l'industrie, le commerce et l'administration, on ne dispose que de renseignements épars et des principales conclusions de l'étude effectuée en 1966 par le BIT. D'après cette étude, l'équilibre entre l'offre et la demande d' emplois serait atteint en 1971. Il semble maintenant douteux que cette prévision se matérialise. Une offre excédentaire se manifeste déjà en ce qui concerne les emplois subalternes, et d'autres études, en cours de préparation, indiquent que dlautres excédents se manifes- teront probablement et que de graves pénuries de personnel persiste- ront, à moins que le système scolaire ne soit revu et adapté aux besoins de main-d' oeuvre. 56. A l'heure actuelle, des pénuries de main-d'oeuvre se font nettement sentir dans les secteurs de la santé publique, de l'industrie et de l'élevage. Dans toutes les branches de l'économie on constate une pénurie de comptables et d'économistes qualifiés. Etant donné que la politique de développement du pays se portera sans doute, à l'avenir, principalement sur la production agricole, de graves lacunes pourront se produire en particulier dans les services se rapportant à l'agri- culture tels que l'enseignement agricole, la comnercialisation, le crédit, la gestion des coopératives et les organisations agricoles. Quant à l'industrie de transformation, la rationalisation des entre- prises publiques qu'il conviendrait d'entreprendre et l'implantation de nouvelles usines de textiles et de conserves alimentaires exigeront probablement le recyclage de la main-d'oeuvre semi-qualifiée et quali- fiée. Aucun changement important n'est envisagé dans le secteur ter- tiaire. 57. Plans d'enseignement. Aucun plan de développement de l'ensei- gnement n'a été élaboré. Cependant, certaines propositions sont à l'étude et les suggestions suivantes visent à mettre en lumière cer- tains des principaux problèmes, besoins et priorités qu'il ne faudrait pas négliger. 58. La redéfinition des objectifs et des progrannes devrait viser à satisfaire les besoins particuliers de main-d'oeuvre du secteur monétaire et également à mieux adapter l'enseignement au secteur agri- cole. A cette fin, l'application de programmes orientés davantage vers la pratique, en ce qui concerne l'enseignement fondamental, comme on l'a souligné aux paragraphes 23-24, revêt une importance capitale. Par conséquent, l'implantation d'établissements scolaires et la fornation de maîtres qualifiés constituent un besoin prioritaire. La planification - 21 - ne devrait pas, cependant, se limiter à l'orientation et aux programmes de l'orientation et aux programmes de l'enseignement fondamental, mais devrait également porter sur les inscriptions. L'objectif consistant à porter à 27 pour cent le taux de scolarisation (voir Tableau II) en 1974/75 peut être atteint du point de vue financier. Par contre, l'ex- pansion prévue pour le second cycle - le total des inscriptions passant de 30.000 en 1967/68 à 56.000 en 1974/75, ce qui correspond à un accroissement de 9 pour cent par an - semble trop ambitieuse. 'Uno telle expansion poserait de sérieux problèmes financiers; même si l'on arrive à réduire légèrement le cou^t moyen par élève en relevant le rapport élèves/professeur, actuellement assez faible, les élèves inscrits dans le second cycle conteraient presque autant que la totalité des élèves inscrits dans l'enseignement primaire (voir par. 68). En outre, si le nombre d'élèves qui achèvent le second cycle d'études est porté à 8.000, dont environ 3.500 titulaires du DEF 1 (contre 3.500 et 1.385 en 1966/67), il est peu probable que le marché du travail et l'ensei- gnement secondaire puissent les absorber. Il conviendrait donc de n'accroître le nombre des inscriptions du second cycle qu'après s'être assuré des possibilités d'emploi et des besoins d'une instruction plus poussée. Avec un total d'inscriptions de 45.000 dans le second cycle, la production d'un système réformé d'enseignement fondamental (environ 7.200 élèves dont environ 2.200 titulaires du DEF) pourrait mieux convenir, quantitativement et qualitativement, et correspondre aà la capacité financière du pays. 59. Les changements à apporter à la formation des maîtres de l'enseignement primaire ramèneront leur production à environ 300 par an. Ainsi, la demande globale de l'enseignement primaire, qui est d'environ 5.200 instituteurs, pourra être satisfaite et l'on pourra même envisager une légère amélioration du rapport moyen élèves/maître. 60. En ce qui concerne la formation des professeurs du second cycle, on recommande une limitation quantitative s'accompagnant d'amé- liorations qualitatives. En instituant un rapport élèves/professeur plus économique (23 : 1 ou 25 : 1, contre 20 : 1 actuellement), le nombre total de professeurs du second cycle nécessaire en 1974/75 serait d'environ 2.000, y compris environ 600 nouveaux maîtres qui seraient formés ou cours de cette période. La formation de 150 maîtres par an, contre 250 prévus par le Gouvernement malien, permettrait de remplacer les professeurs étrangers, environ 15 pour cent du total du personnel enseignant en 1966/67, et de tenir compte des pertes. If Ces chiffres supposent que le pourcentage de redoublants en dernière armée du second cycle et le rapport entre les titulaires du DEF et les élèves quittant l'école sans avoir obtenu le DEF seront équivalents à ceux de 1966/67. - 22 - 61. la réforme des programmes et la limitation des inscriptions sont également nécessaires dans l'enseignement secondaire général. Il est probable qu'en 1974/75 le nombre de bacheliers sera d'environ 450. Le nombre de places disponibles dans l'enseignement supérieur en 1974/75 ne permettra probablement pas d'absorber plus de 30 pour cent des bache- liers et le nombre de dipl6més ne pouvant poursuivre leurs études, soit au iali soit à l'étranger, dépassera probablement des possibilités d'em- ploi. 62. En ce qui concerne l'enseignement secondaire technique et la formation professionnelle, il conviendrait d'envisager les réformes en fonction des idées exposées aux paragraphes 29-31. Pour 1974/75, une production d'environ 300 dans l'enseignement technique - enseigne- ment agricole non compris - serait suffisante. Cette production a été de 175 en juin 1966 et devrait être de I'ordre de 250 en juin 1969. Un nombre supérieur de diplômés dans les spéci.lités pour lesquelles la demande est la plus forte pourrait nécessiter l'agrandissement des établissements actuels (par. 30). 63. Dans l'agriculture, de graves pé-uries de main-d'oeuvre ont déjà été constatées par le Gouvernement malien. Dès lors, la planifi- cation pourra être plus précise et les besoins mieux définis. Il semble que les princiapux domaines où des mesures doivent être prises sont : (a) le développement des cours d'élevage, tant au niveau des techniciens subalternes que supérieurs ; (b) l'expansion et l'amélio- ration des Centres d'apprentissage agricole et de l'Institut polytech- nique rural ; (c) la réforme des objectifs des Centres d'animation rurale et la réduction de leurs coûts très élevés et (d) l'institution de stages de courte durée et de cours de recyclage. Ei supposant que l'objectif visé en (b) puisse être atteint ,:vec l'aide du FNUD, le développement des cours d'élevage de façon à former chaque année 15 maliens pourrait, au moins en partie, être financé grâce aux économies réalisées sur les Centres d'animation rurale. Une prévision des dépenses d'enseignement agricole indique que, à coûts unitaires constants, le doublement du nanbre d'6lèves de l'Ecole d'assistants d'élevage et des Centres d'apprentissage agricole, l'expansion de l'Institut polytechnique rural qui continuerait de bénéficier de l'aide étrangère, et la réalisa- tion du projet controversé visant à porter à 10 le nombre de Centres d'animation rurale d'ici à 1971/72, entraîneraient, d'ici 1974/75, une augmentation des dépenses de 66 pour cent par rapport à 1967/68 (7,5 pour cent par an). La nécessité de limiter l'expansion des Centres d'animation rurale et de les réformer est évident, car autrement ils absorberaient à eux seuls 65 pour cent des dépenses totales. - 23 - Tableau 3 : DEPENSES AU TITRE DE L'ENSEIGNE14ENT AGRICOLE (en milliers de francs maliens) 1967/68 197/75 Institut polytechnique rural 59.435 74.250 Ecole d'assistants d'élevage 8.925 17.760 Division de l'Enseignement rural du Ministère de la production 43.593 87.120 Centres d'animation rurale 1/ 221.520 375.00 Total général 333.473 55.130 lj Estimation établie d iaprès les renseignements fournis par le Ministère de la production. 64. Il y aurait lieu d'examiner, dans ce contexte, la proposition visant à créer des centres d 'orientation pratique. Le projet prévoyait au départ la création de 70 centres, disposant chacun de 60 places, c'est. à-dire pouvant former 120 stagiaires en deux groupes alternés (cours "sandwich"), composés d'élêves sortant des classes de 5ème et de 6ème du second cycle. Ces centres dispenseraient des cours pré-professionnels, d'agriculture, diartisanat et d'enseignement ménager. Tous les stagiaires seraient internes et les cours dureraient deux ans. Le projet conçu à l'origine impliquait des dépenses s'élevant à 6 millions de dollars E.U., soit un investissement d'environ 700 dollars par place. A la fin de 1969, le nombre de centres dont la création était envisagée a été ramené à 38 et le coût à quelque 3,16 millions de dollars, dont 1,77 million de dollars à la charge du Gouvernement et 1,39 million au titre de la contribution du PNUD. La réalisation du projet, pour lequel l'OIT sera l'organe d'exé- cution, s'échelonnera sur six années. Il se peut néanmoins que ce projet conserve une trop grande envergure, étant donné que sa justification du point de vue économique et éducatif et le programme de cours qui sera offert n'ont pas encore été nettement définis et éprouvés. Bien que l'on ne saurait nier la nécessité de donner une orientation plus pratique a l'enseignement au Mali, il sera difficile de concevoir un programme de formation susceptible de préparer réellement les stagiaires à aborder des carrières rurales. Llexpérience acquise dans le cadre des "écoles saisonnières" (voir paragraphes 33-35) est révélatrice des problèmes que peut soulever la fourniture d'un emploi dans les régions rurales aux élèves qui sortiront de ces centres. - 2h - 65. L'avantage social que ces deux années d8études supplémen- taires présentent pour les élèves des écoles primaires ne pouvant accéder au second cycle ne suffit pas à justifier la création de ces centres si lion considère les projets prioritaires du système d'éducation du Mali, les limitations financières et la possibilité de revoir dans ce sens les programmes de l'enseignement général fondamental. Il aurait été souhai- table de commencer, à titre d9expérience, par créer des centres d'ampleur limitée, peut-8tre en transformant certains Centres d 'animation rurale en Centres à orientation pratique. Ces centres auraient aussi pu fonctionner plus économiquement et, il aurait été surtout possible de vérifier ainsi l'utilité de ce type d'enseignement. Maintenant qu'a été prise la décision d 'aller de l'avant, il conviendrait d'envisager lféchelonnement du programme sur une période de temps plus longue afin d 'en permettre la révision, compte tenu de l'expérience acquise dans le cadre de la mise en route du premier groupe de centres. 66. Objectifs. Outre la réforme des programmes et la limita- tion des inscriptions, la planification devrait prévoir la mise en place de moyens permettant de consolider et de rationaliser le système d 'enseigne- ment, en donnant aux écoles et aux classes des dimensions économiques, en réduisant le nombre des cours facultatifs et en révisant la politique suivie - notamment l'octroi de bourses couvrant la totalité des études - qui entratne des dépenses très élevées. Le principal objectif de la rationa- lisation devrait être de réduire les coûts unitaires par dipl8mé et de former des dipl8més d'un niveau plus élevé, munis d'un bagage mieux adapté aux besoins économiques du Mali. A cette fin, certaines suggestions ont été faites au Chapitre IV du présent rapport. 67. En résumé, le rendement du système d'enseignement devrait se comparer comme suit à celui de 1966/67: Tableau h: RENDEVENT DU SYSTEME D'ENSEIGNMENT 1966/67 l/ 1974/75 Enseignement primaire 13.000 19.000 Enseignement secondaire court / 3.500 7.200 Enseignement secondaire général 200 450 Enseignements technique de base et secondaire 220 300 Enseignement agricole 31 120 250 Formation de maitres de l'enseignement primaire 500 300 Formation de professeurs de l'enseignement se- condaire court J60 150 1/ Estimation d 'après les données fournies par le Ministère de l'éducation nationale. 2/ Titulaires ou non du D1. j/ Centres d'animation rurale non compris. - 25 - 68. Perspectives financières. Une illustration provisoire des recettes budgétaires dont on disposera d'ici 1974/75 fait apparaître encore plus la nécessité de procéder à une planification approfondie et d'établir des plans sectoriels adaptés aux besoins prioritaires et aux principales limitations, notamment aux limitations financières. Si l'on suppose que le total des dépenses au titre de l'enseignement en 1974/75 ne dépassera pas 20 pour cent du budget général, c'est-à- dire environ 5 milliards de francs maliens, le taux moyen d'auementa- tion des dépenses devra en général se limiter à 4 pour cent entre 1967/68 et 1974/75. Il devra, en d'autres termes, soit, suivre appro- ximativement le taux de croissance du PNB. Si les inscriptions dans l'enseignement fondamental s'accroissent au rythme prévu par le Gouvernement malien (voir Tableau II), les dépenses au titre de l'enseignement fondamental représenteront environ 80 pour cent du total des ressources disponibles d'ici 1974/75. Les 20 pour cent restants seront à. peine suffisants pour couvrir les dépenses de l'enseignement secondaire (général, technique et formation des mai- tres) et de l'enseignement supérieur, ou les inscriptions s'accroi- tront modérément. Par conséquent, il ne serait pas possible de couvrir les dépenses 7dministratives, les dépenses Ce l'enseignement agricole, les bourses, les subventions de l'Ïtat aux écoles privées, les cours dispensés aux fonctionnaires etc. qui absorbent 20 pour cent du bud- get de l'éducation en 1967/68. Par contre, si les dépenses affectées à ces différents postes augmentent approximativement au même rythme que le P1HB, le total des dépenses au titre de l'enseignement dépassera 6 milliards de francs maliens. Il faudra donc planifier l'expansion du système d'éducation de façon a épargner 1 milliard de francs ma- liens environ, et, cependant, satisfaire les besoins prioritaires de l'enseignement et de l'économie. 69. La solution proposée ci-après et les prévisions financières qui l'expliquent indiquent qu'il est possible de maintenir les dépenses au titre de l'enseignement à h,h milliards de francs maliens d'ici à 1974/75, si l'on exclut certains cours d'agriculture et d'hygiène, les bourses, les subventions de l'Etat aux écoles privées, les dépenses d'enseigne- ment primaire inscrites au budget du Hinistère de l'éducation nationale et les stages de fonctionnaires. Ceci suppose : (a) des coîts constants par élève ; (b) un nombre de 208.000 inscriptions dans l'enseignement primaire, comme le prévoit le Gouvernement malien ; (c) dans le second cycle, un nombre d'inscriptions de 45.000 seulement, contre 55.900 envisagé par le Gouvernement malien ; (d) pour l'enseignement secon- daire, général, technique et la formation professionnelle de base, un nombre d'inscriptions d'environ 7.000 (ce qui correspond à un taux d'accroissement bien inférieur à colui das 2nnées passées) ; (e) un nombre d'inscriptions ne dépassant pas 400 dans l' enseignement supérieur, comme le prévoit le Gouvernement nalien. àn supposant que l'on dispose d'un plafond d'environ 5 milliards de francs maliens, les 600 millions de francs maliens restants pourraient permettre un financement plus libéral de l'équipement et du matériel scolaires, le relèvement du niveau des stages de courte durée, l'institution de cours de recyclage et l'ex- pansion de certaines branches de l'enseignement -gricole. De cette manière, on arriverait à satisfaire les besoins de main-d'oeuvre du Aali, comme on l'a vu aux paragraphes 55-67. - 26 - Tableau 5 DEPEISE AU TITRE DE L'RTGNI - RECAPITUILATION ET tOJECTIO,S DE CARACTEPE I.DICATIF (en milliers de fr.ncs maliens) 1974 / 1975 1967/68 V ri t Variante B Dépenses des régions pour l'enseignement primaire 1.449.5o4 36,5, 1.976.000 33,05 1.976.000 39,5' Dépenses consacrées à l'enseignement se- condaire court 926,493 23,5' 1.956.000 32,,;, 1.565.000 31,35 Dépenses consacrées P' 1'enseignement secon- daire technique et à la formation des mai- tres i 575.916 14,6% 752.000 12,61 658.000 13,25 Dépenses consacrées a l'enseignement supé - rieur 123.365 3,h% 190.000 3,0% 190.000 3,8% Autres dépenses 2f 685.262 17,0% ) ) Dépenses consacrées ) 1.178.000 11,4o 611.000 12,25 aux Centres d'anima- ) tion rurale 3 221.520 _,0 )n Total 3.982.060 100. 6.052.000 100l 5.000.000 1005 En du total des dépenses de l'Etat 13,75 25, 205 lf Y compris l'enseignement technique de base. 2/ Y compris les dépenses d'enseignement primaire inscrites au budget du i-Iinistère de l'éducation nationale, certains cours d'agriculture et d'hygiène, les subventiors de l'Etat aux écoles privées, les bourses, les stages de fonctionnaires et les dépenses inscrites au Budget d'équipement. 3 Estimation de la mission. Variante A,: a) augmentation des inscriptions, comme le prévoit le Gouvernement malien ; b) ccât moyen constant par élève ; c) politique de bourses inchangée ; d) coût inchangé pour les Centres d'animation rurale. Variante B : a) ralentissement du taux d'accroissement des inscriptions dans l'enseignement secondaire court et l'enseignement secondaire général, recomiandé dans le présent rapport ; b) coût moyen constant par élève ; c) révision de la politique de bourses et réforme des Centres d'animation rurale, recomandées dans le présent rapport. - 27 - 70. Les perspectives de nouveaux investissements sont incertaines. Le financement intérieur sera peu important et l'aide étrangère en faveur de l'enseignement ne sera probablement pas fournie dans les mêmes propor- tions que pendant le premier plan quinquennal. Le FED et le FAC, qui ont constitué les principales sources de financement dans le passé, n'ont pas encore défini leur politique en ce qui concerne l'aide à fournir pour les investissements dans l'enseignement au iali. Il se peut qu'ils accordent une importance particulière à l'assistance technique, au "software" et au matériel scolaire. Il est possible que le PNUD ne verse pas les fonds au titre du don déjà approuvé pour le projet de création de Centres à orientation pratique en raison de l'absence de fonds de contre partie. Ei fait, ce n'est pas d'investissements massifs en capital que le Mali a le plus besoin. Il a plutôt besoin de rationaliser et de relever le niveau du système d'enseignement et d'être aidé pour faire face aux dé- penses de fonctionnement, afin d'utiliser au mieux les investissements réalisés dans le passé. Certaines dépenses supplémentaires en capital seront nécessaires pour l'enseignement fondamental. En ce qui concerne l'enseignement secondaire et l'enseignemett supérieur, les fonds peuvent être réunis essentiellement en réduisant les coits en capital et les dépenses ordinaires, en rationalisant le système et en réduisant les dépenses au titre des bourses. Les nouveaux investissements à effectuer dans l'enseignement agricole, tels que la création d'un plus grand nom- bre de Centres d'apprentissage agricole et l'expansion de l'Ecole d'assistants d'élevage ainsi que le relèvement du niveau des cours (compte tenu de la réalisation du projet concernant l'élevage), pour- raient être financés -race à un volume réduit de capitaux étrangers et à des économies réalisées sur d'autres institutions moins importantes. 71. L'aide étrangère, éventuellement, devrait surtout servir à aider le Hali à élaborer, définir et mettre a exécution un plan d'enseignement adapté dont les objectifs, moins anbitieux que les objectifs fixés jusqu'à présent, devraient toutefois être réalisteo sur le plan financier, sur le plan de la main-d'oeuvre et, par conséquent, sur le plan économique. DIAGRAMME A MALI: LA STRUCTURE DE L'EDUCATION, 1968 EMPLOIS CENTRES D'APPRENTISSAGE AGRICOLE ECOLE DES INFIRMIERS VETERINAiRES CENTRES DE FORMATION CENTRES PEDAGOGIQUES PROFESSIONNELLE REGIONAUX INSTITUT NATIONAL DES ARTS ECOLE NORMALE SECONDAIRE ECOLE D'ENSEIGNEMENT TECHNIQUE FEMININ LYCEE TECHNIQUE ECOLE NORMALE SUPERIEURE BAC ENSEIGNEMENT FONDAMENTAL ENEGEET TECHNIQUE SECONDAIRE GENERAL DEF BAC Ii 2 3 4 PREMIER CYCLE SECOND CYCLE ECOLE NATIONALE ECOLE NATIONALE D'ADMINISTRATION, CYCLE B D'ADMINISTRATION. CYCLE A ECOLE DES AIDES SOCIALES ECOLE NA TIONAL E DNGNER S ECOLE PRIMAIRE DE LA SANTE 0 EXAMENS1 2 3 ECOLE D'ASSISTANTS D'ELEVAGE EMPLOIS BIRD-4463(2R) DIAGRAMME B MALI: PYRAMIDE DE L'ENSEIGNEMENT, 1966-1967 SUPERIEUR 179 27 SECONDAIRE (GENERAL, TECHNIQUE, 1 PROFESSIONNEL) 4'eme ANNEE 29 0 3ýme " 831 171 2'eme " 870 178 GARCONS FILLES i'ere 1,601 388 SECOND CYCLE 9'eme ANNEE 3,302 750 8'eme " 4,188 1,113 7'eme " 5,259 1,656 6 me " 6,846 2,626 PREMIER CYCLE ENSEIGNEMENT 5'eme ANNEE FONDAMENTAL 5,879 6,4 4ýme 1759 19.. .1.......,5 3eme 20,089 10191 2 eme 21,982 12,089 'ere " 23,671 3,624 25,000 20,000 15,000 10,000 5,000 0 5,000 10,000 15,000 GARCONS FILLES BIRD-4458(R) DIAGRAMME C MALI: EFFECTIFS SCOLAIRES ET POPULATION, PAR AGE ENSEIGNEMENT FONDAMENTAL, ANNEE 1966-1967 18 0 - - - -- - - - 1 60 POPULATION 140 - - _-_- 1 20 - w -J -J 100 w z 6 80 -J 0 20 0 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 A G E SOURCE: Le Ministère de l'Education Nationale - Bulletin Statistique, 1966 - 1967. BI RD-4459(R) DIAGRAMME D MALI: RENDEMENT INTERNE DU PREMIER CYCLE, 1966-1967 '00 90 80 76.7 726> 70 60 50 5 0 50.4 47-1 PRIV E P UBL IC * 40 - .3 7.2 343.3 ENSEMBLE 30 2...233 22.5°...22.9 20 011- I0 lère 2ème 3ème 4ème 5ème PRODUCTION ANNEE SOURCE: Le Minist'ere de l'Education Nationale. BI RD-4462(R) DIAGRAMME E MALI: RENDEMENT INTERNE DU SECOND CYCLE, 1966-1967 100 90 80 75.1 74.9 74.8 70 PUBLIC 60.8 60 60.060. 50 PRIVE °•. 4•. 48.8 44.2-a. ENSEMBLE '. 40 ., 32.4 30 23.3 20 10 0 6ème 7ème 8ème 9eme PRODUCTION ANNE E SOURCE Le Minist'ere de l'Education Nationale BIRD-4461(R) DIAGRAMME F MALI: EVOLUTION DU PREMIER CYCLE, 1964/65-1967/68 (1964/65 =100) 160- 140- MAITRES 134 ........................ ............................ ........ CLASSES <24.......••• 120 - Il 7__ _121 ...••EFFECTIFS 100 1964/65 1965/66 1966/67 1967/68 DIAGRAMME G MALI: EVOLUTION DU SECOND CYCLE, 1964/65-1967/68 (1964/65 =100) 200 88 MAITRES 180 __ 76 160 ... 15 CLASSES : 140 3 130ølJ 120 - EFFECTIFS 100- 1964/65 1965/66 1966/67 1967/68 SOURCE: Le Minisfere de I'Education Nationale. Bl RD-4460(R) Table I: TOTAL ENROLLMIENT BY YEAR OF STUDY Tableau I: EFFECTIFS PAR ANNEE DIETUDES Education Grades Enseignement Annee 1963/64 196/65 1965/66 1966/67 1967/68 d'Etudes Higher Educa- 3rd 3'eme 17 16 27 37 **. tion 2nd 2*6me 17 29 37 63 .. Superieur ) 1st lere 40 49 74 133 ... Total 74 94 138 233 Secondary ) education ) 4th 46ee 24 - - 29 ... Secondaire ) 3rd 3eme 233 272 324 472 ... ) 2nd 2eme 493 563 774 991 ... 1st lre 845 1 286 1 377 1 988 Total 1 595 2 121 2 475 3 480 Elementary ) trade and ) technical ) 3rd 3eme 5 132 150 231 ... Professicnnel ) 2nd 2eme 128 149 268 380 et technique ) lst lre 112 336 366 420 ... 9-ementaire Total 245 617 784 1 031 Middle )9th 9eme 1 190 1 383 1 972 4 258 5 244 education ) 8th 8eme 1 712 2 158 4 551 5 301 5 906 Fondamental ) 7th 7eme 2 459 5 589 6 168 6 915 7 564 du 2eme cycle) 6th 6eme 7 414 7 973 8 583 9 472 10 341 Total 12 775 17 103 21 274 25 946 29 055 Primary ) 5th Semo 17 151 18 348 18 926 22 363 25 892 education ) 4th 4eme 15 353 16 478 20 467 25 550 26 430 Fondamental ) 3rd 3eme 17 093 22 953 29 496 30 280 30 081 du ler cycle ) 2nd 2eme 26 060 33 764 33 253 34 071 32 752 ) lst lere 36 288 38 179 38 187 37 295 41,812 Total 111 945 129 722 140 329 149 559 156 967 Source: The Ministry of Education. MKinistere de l'Education Nationale. Tableau II: SOLARISATION AU NIVEAU DE L'ENSEIGNEMENT FNDAMENTAL PREMIER CYCLE ET SEoND CYCLE, 196h/65 - 1979/8J Premier cycle Second cycle Taux de scolarisation 1/ lère année 2eme année 3ème année hème année 5ème année Total 6ëme annee 7ème ann'ee 8ème année 9eme année Total a/ Nombre d'élèves 196h/65 20,0% 38 179 33 76h 22 953 16 h78 18 3h8 129 722 7 918 5 575 2 168 1 383 17 103 1965/66 20,0% 38 187 33 253 29 h96 20 h67 18 938 lho 329 8 583 6 168 h 551 1 972 21 274 1966/67 22,0% 37 295 3h 071 30 280 25 550 22 363 149 559 9 h72 6 915 5 301 h 258 25 9h6 1967/68 22,L% hl 812 32 752 30 081 26 h3o 25 892 156 967 10 3h1 7 56h 5 906 5 244 29 055 1968/69 (est.) 22,8% h o 38 000 30 000 29 000 26 000 167 000 l 500 8 500 7 100 6 500 33 600 b/ Prévisions (sans tenir compte ae l'aide extérieure) 2/ 1967-70 23,2% h 400 38 700 3h 000 28 h00 26 500 172 000 12 700 9 600 8 100 6 900 37 300 1970/71 23,7% 5 ho00 39 000 3h 500 30 800 27 300 177 000 13 900 10 600 9 200 7 300 h1 000 1971/72 24,35 h6 200 h8 900 3h 600 32 000 29 300 183 000 1h 600 11 700 10 100 8 300 44 700 1972/73 25,0% h6 800 hi 600 36 hoo 33 800 30 h00 189 000 15 700 12 300 il 100 9 100 48 200 1973/7h 25,8% h9 300 h3 600 38 o00 36 000 32 600 200 000 16 900 13 h00 il 800 10 000 52 100 1974/75 26,7% 50 700 45 000 39 900 37 800 34 600 208 000 18 200 1h 600 12 900 10 200 55 900 1979/80 31,7% 60 300 5h 000 h8900 h6 700 45 100 255 000 25 600 22 000 19 000 17 000 83 600 c/ Prévisions (en tenant compte de l'aide extérieure) 2/ 1969/70 24,5% 47 000 41 ooo 36 ooo 30 000 28 000 182 000 12 700 9 600 8 100 6 900 37 300 1970/71 26,o% 50 000 h3 000 38 000 3h 000 30 000 195 000 13 900 10 600 9 200 7 300 h1 000 1971/72 27,2% 52 000 46 000 39 000 36 000 33 000 206 000 lh 6oo U1 700 10 100 8 300 hh 700 1972/73 28,9% 5h 000 h8 000 h2 000 39 000 35 000 218 000 15 700 12 300 l 100 9 100 48 200 1973/7h 29,7% 56 8oo 50 200 hh 300 hl 5o 37 600 230 hoo 16 900 13 hoo il 800 10 000 52 100 197h/75 31,1 59 200 52 00 h6 00 h loo ho 300 2h2 600 18 200 1h 600 12 900 10 200 55 900 1979/80 37,8% 71 800 6h 200 58 200 55 500 53 700 303 h00 25 600 22 OO 19 000 17 000 83 600 1/ Les taux de scolarisation sont calculés d'après la fonction E , dans laquelle E représente le nombre total d'inscrits dans l'enseignement du premier cycle; EP l'évaluation de la population EP a xD 10 entre 5 et lh ans; et D le nombre d'années d'enseignement au premier cycle. 2/ D'après les projections au Ministère de l'Educat,i n Nati>nale. Source: 7alculs basés sur les donnees du Ministère de l'Education Nationale. Table III: AVERAGE STUDENT:TEACHER RATIO, 1964/65 - 1967/68 1/ Tableau III: EVOLUTION DU NOMRE DES MAITRES PAR RAPPORT AUX EFFECTIFS 1/ Primary Education - Academic Year Middle Education - Academic Year Premier Cycle - Anne scolaire Deuxieme Cycle - Annee scolaire 1963/64 1964/65 1965/66 1966/67 1967/68 1963/64 1964/65 1965/66 1966/67 1967/68 Number of students ) Nombre CIE'lves ) 111 945 129 722 129 949 149 592 156 967 12 875 17 o4 19 241 25 946 29 055 Number of teachers ) - 2 885 2 852 3 884 3 382 - 769 974 1 277 1 442 Nombre de maltres ) Ratio - teachers:students ) Ratio - maitres:eleves ) - 1:h5 1:h6 1:hh 1:40 - 1:22 1:20 1:20 1:20 1/ Basic general education - public and private; for 1965/66, only public education. Enseignement fondamental - public et prive; pour 1965/66, enseignement public seulement. Source: Statistical Bulletins of the hinistry of Education. Bulletins statistiques du Ministere de l'Education nationale. Table IV: DROPOUTS BEFORE THE FOURTH GRADE OF PRIMkRY EDUCATION Tableau IV: ABANTDONS AVANT LA QUATRIEZE ANNEE DrETUDE FONDAkM2ALE 1965/66 1966/67 1966/67 1966/67 Enrollment Enrollment Rlepeaters Dropouts Effectifs Effectifs Redoublants Abandons 1st grade ) lere ann4e ) 38 187 37 295 9 250 - 2nd grade ) 33 23 34 071 8 140 3 006 2 ne annee) 3rd grade ) 29 496 30 280 7 680 2 513 3eme annee 11th grade 20 467 25 550 6 138 2 404 4eme annee ) Total 121 403 127 196 31 208 7 923 Source: Statistical.Bulletins of the 4inistry of Education. Bulletins statistiques du Minist6re de ltEducation Nationale. Table V: PRIMARY EDUCATION PROMOTION RATES, 1965/66 - 1966/67 Tableau V: TAux DE PASSAGE, 1965/66 - 1966/67 District From lst to From 2nd to From 3rd to From 4th to From 5th to 2nd grade 3rd grade 4th grade 5th grade 6th grade Circonscription de la lere de la 2eme de la 3eme de la heme de la 5eme à la 2ème a la 3ème à la hème à la 5ème à la 6ème Bafonlafe 59 59 61 56 .. Bamako I 65 84 76 87 78 Bamako II 69 74 72 76 Bamako III 77 73 72 72 39 Dire 53 56 64 59 56 Gao 57 68 60 70 38 Kayes 63 64 66 70 Koulikoro 69 69 63 61 46 Mopti 71 70 66 67 Segou 71 78 75 77 63 Sikasso 71 63 62 68 Whole of Mali ) 68 68 66 69 Ensemble du Mali ) THEORETICAL DECLINE IN PRIMARY SCHOOL ENROLLMENT BY GRADE REDENT THEORIQUE DE LIENSEIGNMNT F)-DAiTAL District lot grade 2nd grade 3rd grade 4th grade 5th grade Circonscription lère ann'e 2ème année 3ème année hème annee 5 me année Bafanlafe 1 000 590 358 206 11 Bamako I 1 000 679 516 437 374 Bamako II 1 000 689 506 363 275 Bamako III 1 000 727 520 372 145 Dire 1 000 530 300 190 110 Gao 1 000 518 352 211 177 Kayes 1 000 628 hoO 262 184 Koulikoro 1 000 690 476 309 188 4opti 1 000 712 498 329 221 Segou 1 000 708 493 324 217 Sikasso 1 000 706 450 257 187 ua=: 1965/66 - 1966/67 data. Donnees se rapportant à% 1965/66 - 1966/67. Source: Unesco, Regional Group for Educational Planning. Unesco, Groupe R "gional pour la Planification de l'Education. Table VI: NED ENRLLMENTS IN SECONDARY SCHOOLS Entrance Examination School Secondary School Years Earollnont in Number Number Actual Admissions last year of taking pnssing to middle school Examination Examination Secondary School Number 7- Number % Number Number 1963/64 1 190 100% 1 279 107.5% 1 018 79.5% 845 83% 1964/65 1 383 100% 1 702 123% 1 009 59% 1 286 127% 1965/66 1 972 100% 2 378 120.6% 1 316 55% 1 377 104.6% 1966/67 4 258 100% 4 849 113.9% 1 385 28.6% 1 988 143.6% 1967/68 5 244 100% 5 864 112% 1 589 27.1% 2 627 165.4 Source: The Ministry of Education. Tableau VI: DIPLOME D'ENSEIGNEaENT FONDAEITAL ET ENTREES DANS LE SEOONDAIRE Effectifs Candidats Entrees dans de la 9eme pr sent4s Admis le secondaire Annees Scolaires Nombre % Nombre % Nombre % Nombre % 1963/64 1 190 100% 1 279 107,5 1 018 79,5% 845 83% 1964/65 1 383 100% 1 702 123% 1 009 59% 1 286 127% 1965/66 1 972 100% 2 378 120,6% 1 316 55% 1 377 104,6% .1966/67 4 258 100% 4 849 113,9% 1 385 28,6i 1 988 143,6; 1967/68 5 244 100% 5 864 112% 1 589 27,1% 2 627 165,4% Source; Le inist re de 1'Education Nationale. Table VII ENROLLMENT IN SECONDARY EDUCATION - GERAL, VOCATIONAL AND TEACHERS' TRAINING Tableau VII: EVOLUTION DES EFFECTIFS, SECONDAIRES - GEYERAL, TECHNIQUE, NOBAL School years Secondary Education Annees Scolaires Enseignement Secondaire General Technical and Teachers' Vocational 1/ Training TOTAL General Technique et Normal Professionnel g/ 1963/64 741 535 564 1 840 1964/65 904 913 923 2 740 1965/66 1 011 1 528 748 3 287 1966/67 1 325 1 969 1 217 4 511 1967/68 1 841 2 228 2 061 6 130 l/ Including lower technical vocational education. Les chiffres comprennent lenseignement technique 'a niveau moyen. Source: The Ministry of Education. - inistere de l'Education Nationale. Table VIII: TECHNICAL SECONDARY EDUCATION - ENROLLMENTS (1966/1967) Tableau VIII: ENSEIGNEMENT TECHNIQUE ET PROFESSIONNEL - ENSEIGNEMENT DE NIVEAJ SECONDAIRE - EFFECTIFS (1966/1967) lst year 2nd year 3rd year hth year lère année 2ème année 3ème année 4ème année Total Technical High School Lycee technique Preparation for technical BAC Préparation au BAC technique 27 22 13 - 62 Fxecutive Secretarial School Ecole de secrétariat de direction 2h 16 13 - 53 "ochnical Commercial High School cole technique et commerciale n) Accountin' - comptabilité 22 12 - - ) b) Commerce - commerce - 9 - -4 Piblic Works Travaux Publics 19 l 1 - 43 "echnical Industrial High School Fcole technique et industrielle q) Auto - auto ) - 6 - b) Diesel - diesel ) 110 - - c) Flectricity - électricité ) 44 18 6 - 92 d) Pefrigeration - froid ) b - - Technical drafting - dessin l 5 - - 16 Electronics - électronique 16 13 - - 29 ýeology - géologue 10 10 - 29 Geometers - géomètres 14 13 1l - 3e Non specialized - non orientés 3 - - - 3 Total 190 147 /6 - 13 :Natonal En ing Shool .coe e d'Ingenieurs Piblic Works - travaux publics 22 17 É 6 61 eometers - géomètres 3 2 2 15 Cartogr,aphy - cartographie 4 3 14 feology - géologie 9 3 5 3 23 lectricity - électricite 1l 10 1,; Mechanics - mécanique 9 5 1 5 2 Total 62 42 29 16, Ntional 'ntitute of Art Institut National des Arts Painting - peinture 12 6 - ?3 Music - musique 6 7 - - 13 7lr,m3 - art dramatique 5 8 13 Sculptu_re and handicr,ft - métiers d'art 14 14 --2 Total 37 35 - 77 Health HighSchool Ecole secondaire de la santé Midwives - sages-femmes 23 15 1 - 52 "hild care - puéricultrices - 1 - - i flocial Assistants - assistantes sociales 9 7 7 - 23 Nurses - infirmiers 21 19 - - h0 LTb technicians - techniciens de labo 6 4 , - 16 Snitation - assainissement 2 5 - - 7 Medicenl Secretaries - secrétariat médical 5 2 - 10 Total 66 53 - 149 Grand total Total général 357 277 29 516 Source: Mi.nistry of Education, Statistical Bulletin. Le Ministère de l'1ducation Nationale, Bulletin statistioue. Table IX: TECHNICAL MIDDLE EDUCATION - EIROLLENTS (1966/67) Tableau IX: ENSEIGNEMET TECHNIIQUE ET PROFESSIONIZEL - ENSEIGNEiENT DE NIVFAU 4OYEN - EFFECTIFS (1966/67) 1st year 2nd year 3rd year, lere annee 24me annee 36me annee Total Commercial Training Center Centre d'apprentissage commercial Total 35 45 24 104 Professional Training Center Centre de formation professionnelle Total 82 127 132 341 Health Primary School Ecole primaire de la sante Total 99 45 - 14 School of Social Aides Mcole des aides sociales Total - 15 -1 Niarel:a Professional Center (private school) Centre professionnel de Niarela (6tablissement prive) Electricity - Electricite 22 14 13 49 Mechanics - MI46canique 20 14 8 42 Metal working - Serrurerie 20 6 9 35 Total 62 34 30 126 Jeanne d'Arc Commercial School (private school) Cours do commerce Jeanne dtArc (dtabliaseemont privd) Total 20 17 15 52 Grand Total Total gineral 298 283 201 782 Source: Ministry of Education Statistical Bulletin. Bulletins statistique3 du Minist re de lEducation nationale. Table X: AGRICULTURAL EDUCATION - TOTAL ENROLIMENTS (1966/67) Tableau X: FORATION AGRICOLE - EFFECTIFS TOTAUX (1966/67) Rural Promotion Centers Centres d'animation rurale 1/ 2.576 Monitors' Training Centers 2/ Centres d'apprentissage agricole 2/ 116 Animal Husbandry School 2/ Ecole d'Assistants d'e'levage /45 Rural Polytechnic Institute 2/ Institut polytechnique rural _ 143 Total 2 880 Source: L/ Ministry of Production. Le Ministère de la Production. 2/ Ministry of Education. Le Ministère de l'Education nationale. Table XI: MANPOWER REQUIREMENTS IN AGRICULTURE Tableau XI: BESOINS DE CADRES EN AGRICULTURE Actual New Requirements Actuel Nouveaux besoins 1967 1969/70 - 1973/7h 1/ A. Agriculture Agronomists Tngénieurs agronomes et ) d'agriculture ) 1 52 Aigriculture technologist Ingénieurs de travaux ) 2h 33 Instructors Conducteurs ) 170 115 Monitors Moniteurs ) 300 900 7xtension agents (CFDT) 'ncadreurs (CFDT) ) 330 Other extension agents (CFDT) ) 730 Encadreurs ) 730 Monitors and extension agents (Office du Ni,er) ) Moniteurs et encadreurs ) (Office du Niger) ) 2O ... B. Animal lusbandry Elevage Ve erinarians ) Médecins vétérinaires ) 22 1 Animal Husbandry Senior technicins Ingénieurs d'élevage ) - 43 Animal Hasbandry Assistrnts Assistants-techniciens d'elevage ) 38 Weterinary assistants ) Infirmiers vétérinaires ) 260 3h C. Wnters and Forestry 'mx et Forâts Senior technicians Ingénieurs ) ni Other technicians ) nontrôleurs et préposés b) 11 'ote: 1/ The figures do not include replacement requ rements, which, however, are supposed to be very low. Les chiffres ne comprennent pas les besoins de rempl,cement qui, pourtant, devraient être très bas. Source: ?Compilation on the basis of informati.on fr .-. i ,t'y fPnnin, Le Ministère da Plan. Tableau XII : CREDITS CONSACRES A L'EDUCATION (en milliers de FM) 1966/67 1967/68 Différence % 1/ Ministère de l'Education Total 2 196 456 1 992 878 -203 578 - 9,3 Traitements et salaires 1 343 9L2 1 235 320 -108 622 - 8,1 Coût des installations et du matériel 852 51 757 558 - 9h 956 -11,1 2/ Régions Total 1 463 h28 l hh9 5DL - 13 93U - ),96 Traitements et salaires 1 201 611 1 285 356 •83 7L5 •6,5 .out des installations et du matériel 261 827 16l 1L8 - )7 679 -37,3 3/ Ministère de la Santé Publique Total 97 276 126 h82 + 29 206 +30,0 Traitements et salaires 60 596 80 892 + 20 296 +33,5 Coût des installations et du matériel 36 680 h5 59, + 8 91J +2h,3 L! Haut-Commissariat a la Jeunesse et aux Sports a/ Total 19 627 19 976 + 349 + 1,7 Traitements et salaires 11 382 11 976 + 59à + 5,2 joût des installations et du matériel 8 245 8 903 - 265 - 2,) 5 Secrétariat d'Etat a l'Economie Rurale Total 39 501 77 917 + 38 h16 +97,J Traitements et salaires 18 h06 26 938 + 8 532 +LC,3 Coût des installations et du matériel 21 095 5o 979 + 29 85U +îLî,6 6i Ministère du Travail et de la Justice Total 3 619 6 hi5 • 2 766 + 77,0 Traitements eU salaires 3 12h 3 LJ 3 + 279 + Coût des installations et du materiel U95 3 U2 + 2 5)7 +D2o,o 7 Subventions de l'Etat Total 77 966 77 965 - Traitemeûts et salaires 77 966 77 966 - - Coût aeZ installations et du matériel - - . BuCget C'eqiLoement b/ Total~ 36 675 à 12 - 26 6<2 - 76,2 t Ministere des Finances c/ Total ~hoo + 1Uoi - 2o!t des installations et du matériel - 1 ho) + i hÂD - TOTAL GENERAL 3 934 558 3 760 5ho -17 018 - h,h Somme des traitements et salaires 2 717 027 2 721 851 + h 62h + t,18 Somme des cotts des installations et du matériel 1 217 531 1 038 689 -178 8L2 - lh,7 a/ Ne sont pas comprises dans cette rubrique les dépenses engagées par les Centres de Promotion Rurale, qui s'élevaient à 189,2 millions de FM pour la période Juillet 1966-Juin 1967 et a 196 917 00)0 FM nour la période Juillet 1967-Décembre 1968. b/ Pour lexercice 1966/67, le budget d'équipement a éte financé en grande partie par les réserves des entreprises publiques. Pour l'exercice 1967/68, il a été financé directement par des crédits budgétaires. c/ Le Centre de Formation du personnel des Douanes a ete inaugure' en 1967/68. Source: Les buagets. Table XIII: STRUCTURE OF REGIONAL EXPENDITURES FOR PRIALRY EDUCATION (in M) Tableau XIII: STRUCTURE DES DEPEiSES POUR LE ler CYCLE FONDAETAL (en FYI) 1965/66 1966/67 1967/68 Personnel 973 382 320 1 201 611 000 1 285 356 000 Equipment and ) teaching materials) 285 493 820 261 827 000 164 148 000 Mate'riel ) Total 1 258 876 140 1 463 438 000 1 449 504 000 Source: UNESCO, Regional Group for Educational Planning. UNESCO, Groupe Re'gional pour la Planification de l'Education. Table XIV: REIONAL EIPENDITURES FOR EDUCATEON, 1965/66 (in MF) Tableau XIV: DEPENSES REGIONALES POUR L'EDUCATION, 1965/66 (en FM) Proportion of Expenditures Educational Expenditures on Equipment and Teaching Epeditarea on Equipmnt Total Proportion of Educational Materials to Total Cost per and Teaching Materials per Regions Expenditures Expenditures to Total Dpenses d'ducation Educational Expenditure Student Student in ELementary Schools PourcentagD des dipenses Pourcentage des d4ensea Dpenses do mat4riel D4penses dt4ducation par rapport Eupmen en matriel par rapport Cott par 0colier - lar cycle Regions totales au total Personnel Mat4riel Total am dpenses di dncation par 4lre fondamatal Sikasso 424 556 480 35% 127 146 120 21 282 420 148 428 540 1% 7 434 1 065 Bamako 790 000 000 44% 242 907 000 104 685 000 347 592 000 30% 9 265 2 790 segou 472 913 210 31% 114 558 000 31 877 000 146 435 000 22% 8 623 1 833 Mopti 532 604 470 35% 163 104 200 22 600 000 185 70 200 12% 9 761 1 187 Gao 1/ 427 000 000 55% 151 128 000 86 270 000 237 398 000 36% 12 417 4 512 Kayes 44o 701 000 44% 174 539 000 18 779 400 193 318 400 10% 5 245 Aver. Aver. Total 3 087 775 860 41% 973 382 320 285 493 820 1 258 876 140 23% fay. 8 757 Nay. 1 982 1/ Gao is a very large and underpopulated region where unit costs are high owing to the existence of many schools for nomads and very low student:teacher ratios in many villages. Gao est une region tres vaste et tres peu peuple'e oi les e'coles pour nomades et as ratio mattrea/431ves tres bas causent une augmentation de cots unitaires. Source: Compilation on the basis of information from the Ministry of Ecacation and from the UNESCO Regional Group for Education Planning. Ministere de liEducation Nationale et UNESCO, Groupe Regional pour la Planificationde 1Education. Tableau XV : EVOLUTION DE LA STRUCTURE DES DEPENSES (en FM) Variation 1966/67 1967/68 des dépenses I. ENSEIGN11RZNT SECOINDAIR COURT Personnel 747 570 000 757 993 000 + 1,, Equipement et matériel scolaire 239 540 000 168 500 000 -29,6% II. ENSEIGNIEI'T SECOHDAIRE Personnel 16h 410 000 168 987 000 + 2 .7% Equipement et matériel scolaire 207 357 000 177 850 000 -14,2% III. ENSEGNM4ENT TECHNIQUE ET PROFESSIONNEL Personnel 92 685 000 111 379 000 +20,1, Equipement et matériel scolaire 143 59h 000 117 700 000 -18% IV. ENSEIGN]àIMT SUPERIEUR Personnel 60 749 000 81 865 000 +34% Equipement et matériel scolaire 50 582 000 41 500 000 -18ï V. BOURSES D'ETUDES ET DE PERFECTIONNE- MENT ET PRCGRAMMES D'AIDE DIVERS 209 470 000 227 371 000 + 8,5% Source: UNESCO, Groupe Régional de Planification de l'Enseignement Tableau XVI :TUTITION DES EMPLOIS SAIAES P-AR SECT3JR, 1966 e Cooeér tbies Secteur Privé T 0 T A L Nombre Nombre Nombre Nombre Nombre Nombre d'unités d'employés d'unités d'employés d'unités dremployés 1 .griculture, sylviculture, élevage, pêches h9 7 500 9 889 58 8 389 16,0 Mines 3 872 - - 3 872 1,7 Industrie 25 h 012 25 564 50 h 576 8,7 BatLment 1i 1 793 h0 2 h0; 58 h 198 8,0 services Publics 8 J-h - - 3 8)h 1,6 -orierce, Banques 124 2 S 120 1 56. 244 h 120 7,9 IrunsDorts 28 3 14I 29 625 57 3 769 7,2 ,ervices 33 685 47 961 80 1 646 3,1 Total partiel 286 21 415 270 7 009 56 28 h2h 5h,2 Fonction publique, dont: - - - - - 23 993 45,8 Education, Jeunesse et Sports - - - - - 6 287 11,9 -nté Publiiue et Affaires 3ociales - - - - - 3 776 7,2 Total général "2 417 100,0 < * : .lecenserient des salariés, 1966. Tableau XVII : REPARTITION DES EMPLOIS SALARIES SELON LA PROFESSION, LE SECTEUR ECONOMIQUE ET LA NATIONALITE, 1966 Africains autres que Maliens Maliens Divers Total A. Cadres supérieurs 701 2h 511 1 236 Agriculture h3 - 19 62 Industrie, Transports et Communications 75 5 88 168 Santé 77 3 38 118 Enseignement h6 h 271 321 Administration Publique 269 h 16 289 Commerce et Services 191 8 79 278 B. Cadres moyens 3 h32 76 383 3 891 Agriculture 224 h 15 243 Industrie, Transports et Communications 386 10 170 566 Santé 402 8 19 429 Enseignement 1 033 17 60 1 110 Administration Publique 466 8 8 482 Commerce et Services 921 29 111 l 061 Z. Contremaitres et ouvriers specialiss 8 147 255 179 8 581 Agriculture 382 21 - 403 Mines et Travaux Publics 318 20 35 373 Batiments 158 3 2 163 Artisanat - serrurerie 192 3 6 201 Mécanique et transports 357 1h 47 h18 Electricité et Télécommunications 359 h 5 368 Industrie diverses 18 - - 18 Services divers 97 3 7 107 Administration Publique 590 9 - 599 Enseignement 3 709 110 2h 3 8h3 Personnel administratif de l'Industrie et des Services (dactylographes, caissiers, etc..) 1 98h 71 33 2 088 D. Ouvriers semi-spécialisés 19 6h1 769 71 20 h81 Agriculture et sylviculture 1 h02 27 - 1 h29 Mines et Travaux Publics 1 892 129 10 2 031 Bâtiment 1 o66 ho 7 1 113 Artisanat - serrurerie 1 152 36 2 1 190 Mécanique et Transports h 617 211 29 h 857 Electricité et Télécommunications 565 21 1 587 Industries diverses 579 12 - 5)1 Services divers 365 19 1 385 Administration Publique 1 974 38 - 2 012 Santé 1 867 30 - 1 897 Personnel administratif de l'Industrie et des Services (messagers) h 162 206 21 h 389 E. Ouvriers non spécialises 16 909 764 - 17 673 . Professions non declarées 503 12 39 554 Total h9 350 1 903 1 16h 52 h17 Source: Ministère du Travail "Recensement Genéral des Salariés", 1966 Table XVIII: LABOR MARKET DEVELOPM'ENT SINCE 1960 1/ Tableau XVIII: EVOLUTION DU MARCHE DE LIE4PLOI DEPUIS 1960 1/ Requests for Offers of Unsatisfied Requests Unsatisfied Offers Years mployment Employment Appointments for Employment of Employment Anne'es Demandes dtemploi Offres d'emploi Placements effectue"s Demandes non satisfaites Offres non satisfaites 1960 2 443 1 075 963 1 480 112 1961 5 652 1 223 1 154 4498 69 1962 1 887 394 308 1 579 86 1963 3 788 3 002 1 458 2 330 1 544 1964 n.a. n.a. n.a. n.a. n.a. 1965 4 066 2 641 2 471 1 595 170 1966 3 173 2 280 1 624 1549 656 1967 3 863 1 504 1 025 2 838 479 1968 4 980 1 845 1 736 3 244 109 1/ The figures cover only offers of and requests for employment made to the Ministry of Labor. Le chiffres ne concernent que les offres et les denandes dlemplL de'clarees au Yinist're du Travail. Source: inistry of Labor, National hanpower Office. Le Hinist6re du Travail, Office National de la iain-d'oeuvre.

Informations clés
Date d'adoption
Pays Mali
Source Banque mondiale