Groupe de la Banque mondiale · Pre-2003 Economic or Sector Report

Central African Republic - The economy of the Central African Republic (Vol. 1 of 2) : Evolution recente et perspectives

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FILE COPY DIFFUSION RESTREINTE Rapport No. AW- 16a TRADUCTION NON-OFFICIELLE A TITRE D'INFORMATION Ce rapport a e'té pre'pare' à titre de document interne. Ni la Banque ni les organismes qui lui sont affiliés n'acceptent aucune responsabilité quant à son exactitude ou son caractère exhaustif. En aucun cas ce rapport ne saurait être publié ou cité comme représentant leurs vues. BANQUE INTERNATIONALE POUR LA RECONSTRUCTION ET LE DEVELOPPEMENT ASSOCIATION INTERNATIONALE DE DEVELOPPEMENT L'ECONOMIE DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (en deux volumes) VOLUME I EVOLUTION RECENTE ET PERSPECTIVES Le 27 mai 1970 Departement Afrique de l'Ouest CURRENCY EQUIVALENT US$ 1 = CFAF 277.71 CFAF 1,000 = US$ 3.60 CFAF1 = F 0.02 F 1 = CFAF 50.00 Le présent rapport a été rédigé à la suite d'une mission qui s'est rendue en République Centrafricaine en novembre 1969. La mission se composait de MM. Byl et Fall (Banque) et M. Zaanouni (FAO). Le présent rapport prin- cipal (Vol. I) est complété par une étude du secteur agricole (Vol. II). DONNEES DE BASE 2 Superficie: 620.000 km. Population (approx.) en 1969: 1.530-000 1/ Taux d'accroissement 2,8% 2 Densité 2,5 au km. Taux de scolarisation par rapport au groupe d'ge correspondant Primaire 581 Secondaire 4% Produit intérieur brut aux prix courants du marché 1967 - 46,6 milliards de FCFA Per capita 1967 31.300 FCFA ou 127 dollars au taux de change de 1967 Taux de croissance 1964-67 4,2% Taux de croissance effectif 0 à 0,2% Monnaie et crédit La RCA utilise le Franc de la Communauté Financière Africaine (FCFA). .(en milliards de FCiA) juin (fin d'année) 1966 1967 1968 1969 Disponibilités monétaires 5,37 5,87 7,17 7,15 Crédit à l'économie 5,75 7,12 8,82 9,47 Avoirs extérieurs (nets) 1,13 0,34 0,51 -0,18 (11 mois.) budget Finances publiques 1966 1967 1968 1969 1970 Recettes totales 8,1 8,2 9,2 7,9 11,3 Dépenses totales -7,9 -9,2 -10,2 -9,2 12,1 Excédent ou deficit global +.0,1 -1,0 -1,0 -1,2 -0,B Excédent ou dficit courant +0,7 ý -0,7 -0,9 - Dépenses d'équipement -0,6 -0,5 -0,3 -0,3 -0,8 Investissements hors budget n.d 1,5 2,5 n.d n.d Commerce et Paiements i ^ . 1966 1967 1968 1969 Exportations 9,1 8,9 10,5 n.d Importations 10,4 12,6 11,8 n.d Balance commerciale -1,3 -3,7 -1,3 n.d Evolution des avoirs extérieurs (nets) -0,8 -0,8 +0,2 -0,7 (juin) Décaissements au titre de l'aide étrangère 2,5 2,1 1,7 n.d 1/ D'après une enquête réalise en 1965 le chiffre de la population aurait atteint 2,1 million 3 ce moment ( para. 2). Exportations pour quelques grandes catégories de produits Pourcentage des exportations de principaux produits aux pays n'appartenant pas à l'Union Douanière et Economique de l'Afrique Centrale (UDEAC) (en pourcentage) Moyenne 1966 1967 1968 1966/68 Diamants 53,5 46,7 53,1 51,1 Coton 14,7 22,8 23,h 20,3 Café 23 2 122 86 91,9± 89e5 88,7 90A0 Dette extérieure publique (en millions de $E.U.) encours au 31 décembre 1968 Déboursé uniquement 20,6 Y compris non déboursé 21,0 Avec dette additionnelles jusqu'au 30 juin 1969 30,8 Service de la dette publique sur l'encours 1969 1970 1971 1972 au 30 juin 1969 y compris fraction non déboursée 2,0 2,2 2,9 2,7 Coefficient du service de la dette (en pourcentage des exportations de biens et de services en 1968) h,8 5,3 7,0 6,5 Opérations du Groupe de la Banque Crêdit AID No. 146 CA au titre de la, $h,2 millions (exercice 1969) construction routière Position au FMI Quote-part: 9,5 millions de dollars Tirage: Néant Affiliations: Membre de l'Union Douanière et Economique de l'Afrique Centrale (UDEAC) Membre de la Banque Centrale des Etats de l'Afrique Equatoriale et du Caneroun (BCEAEC) Membre de l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA) Membre de l'Organisation Commune des Etats africains et malgaches et de l'Ile Maurice (OCAlI) Associé avec la Communauté Economique Européenne (CEE). L(ECONOMIE DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE Evolution récente et Perspectives EMe DONNEES DE BASE Table des matières Liste des tableaux figurant dans le texte Liste des tableaux annexes Liste des abbréviations utilisées RESUME ET CONCLUSIONS I. INTRODUCTION ........................... ............. 1 A. Situation géographique ................................. 1 B. Population ..................... ............... .... 1 C. Association régionale .................................. 2 D. Evénements politiques et sociaux ....................... 2 II. STRUCTURE DE L'ECONOMIE .................................... 3 A. Produit intérieur brut ................................. 3 B. Situation de l'emploi, traitements et salaires, et prix. 5 III. EVOLUTION DES PRINCIPAUX SECTEURS .......................... 6 A. Agriculture, secteur forestier et élevage .............. 6 B. Le secteur minier ..... ....... .. .. ......... 11 C. Industries manufacturières ............................. 14 D. Transports .............. . . . . . ..... 15 E. Enseignement ....................................... 18 F. Services publics ............... ....... * ........ ...... 19 G. Tourisme ............................................... 20 IV. PAIEENTS EXTERIEURS ET SITUATION MONETAIRE ................ 21 A. Commerce extérieur o .... .. ........... 21 B. Balance des paiements .................................. 23 C. Situation monétaire .................................... 24 D. Banque Nationale de Développement (BND) ................ 26 V. FINANCES PUBLIQUES .............................. . 27 A. Système budgétaire ..................................... 27 B. Recettes ordinaires .................................... 27 C. Dépenses ordinaires ................................. 29 D. Dépenses en capital .................................... 29 E. Opérations du Trésor ................................... 30 F. L'avenir des finances publiques ....................... 30 TABLE DES MATIERES (suite) - 2 - Pg VI. INVESTISSEMENTS ET FINANCEMENT DES INVESTISSEWENTS ............ 32 A. Planification du développement ............................ 32 B. Investissements ................ ......... ..... ..... 34 C. Aide étrangère ...... ........................... 35 D. Dette publique .................................... 37 VII. PERSPECTIVES D'AVENIR ........................................ 39 A. Production et exportations ................................ 39 B. Plan de développement et aide étrangère ................... 43 C. Finances publiques ......4.....*.... .................... 3 VIII. CONCLUSIONS ............................. 45 - AnnexeStiaýtique'< - Carié Liste des tableaux figurant dans le texte Tableau 1: RCA - PRODUIT INTERIEUR BRUT AUX PRIX COURANTS DU MARCHE, 1961, 1964, 1967 Tableau 2: RCA - INDICES DES PRIX DANS LA VILLE DE BANGUI, 1961 - 1969. Tableau 3: RCA - PRINCIPALES CULTURES COMMERCIALES, 1968/69 ET MOYENNE POUR LA PERIODE 1966/67 - 1968/69 Tableau h: RCA - PRODUCTION ET EXPORTATIONS DU SECTEUR FORESTIER, 196h-1968 Tableau 5: RCA - DESTINATION ET ORIGINE DU COMMERCE EXTERIEUR EN VALEUR, 1966-68 Tableau 6: RCA - SITUATION MONETAIRE, 1965-1969 Tableau 7: RCA - RECETTES ET DEPENSES EFFECTIVES, 1966-1969 ET ESTIMATIONS BUDGETAIRES 1970 Tableau 8: RCA - OPERATIONS DU TRESOR ET LEUR FINANCEMENT, 1966-69 Tableau 9: RCA - PLAN QUADRIENNAL DE DEVELOPPEMENT 1967-1970, INVESTISSEMENT PREVU ET EFFECTIF, 1967/68 Tableau 10: RCA - INVESTISSEMENTS PUBLICS ET PRIVES, 1964-69 Tableau 11: RCA - VERSEMENTS DE L 'AIDE ETRANGERE, 1964-1969 Tableau 12: RCA - PROJECTIONS DES EXPORTATIONS, 1970-1975 Liste des tableaux annexes Tableau I : RCA - INDICE DES PRIX A BANGUI, 1961-1969 Tableau I : RCA - PRODUCTION DE COTON, PRODUCTIVITE ET PROGRAME DE STABILISATION DES PRIX 1965/66-1969/70 ET PROJECTIONS 1970/71-1974/75, POUR DIVERSES ANNEES Tableau III : RCA - REVENU DES PRODUCTEURS DE COTON PAR HECTARE CULTIVE SELON LES METHODES TRADITIONNELLES ET SELON LES METHODES ADOPTEES DANS LES PROGRAMMES DE PRODUCTIVITE, 1967/68-1969/70 ET PROJECTIONS POUR 1970/71-1974/75, POUR DIVERSES ANNEES Tableau IV : RCA - PRIX DE REVIENT DES GRUMES ET DES SCIAGES EXPORTES PAR LA LOBAYE, NOVEMBRE 1969 Tableau V : RCA - PRODUCTION ET EXPORTATIONS DE DIAMANTS, 1961 - 1969 Tableau V bis : RCA - PRODUCTION DE DIAMANTS EN RCA ET DANS D'AUTRES PAYS AFRICAINS PAR COMPARAISON AVEC LA PRODUCTION MONDIALE DE DIAMANTS, 1964 - 1969 Tableau VI : RCA - PRODUCTION INDUSTRIELLE, 196h - 1969 Tableau VII : RCA - TRAFIC AERIEN, 1965 - 1969 Tableau VIII : RCA - REPARTITION DES EXPORTATIONS ET DES IMPORTATIONS PAR I'N'IERARE 1964 - 1968. Tableau IX : RCA - RESEAU ROUTIER ET ENTRESIEN DES ROUTES, 1969 Tableau X : RCA - ESTIMATION DE LA COMPOSITION DU PARC AUTOMOBILE AU 31 JANVIER 1967 Tableau XI : RCA - VALEUR DU COMMERCE EXTERIEUR, PAR DESTINATION ET PAR ORIGINE, 1966-1969 Tableau XI bis : RCA - VALEUR DES ECHANGES EXTERIEURS, PAR DESTINATION ET PAR ORIGINE, 1966-68 Tableau XII : RCA - PRODUITS ENTRANT DANS LE COMEERCE EXTERIEUR CONTROLE AVEC DES PAYS N'APPARTENANT PAS A L'UDEAC 1966-69 Tableau XII bis: RCA - PRODUITS EITRANT DANS LE COIIERCE EXTERIEUR CONTROLE AVEC DES PAYS N'APPARTENANT PAS A L'UDEAC 1966-69 Tableau XIII : RCA - VOLUME DES PRINCIPALES EXPORTATIONS DE PRODUITS AGRI- COLES VERS DES PAYS N'APPARTENANT PAS A L'UDEAC, 1966-1969 Tableau XIV : RCA - BALANCE DES PAIEMENTS, 1968 Tableau XV : RCA - ACTIF ET PASSIF DES BANQUES COMMERCIALES ET DE LA BANQUE DE DEVELOPPEMENT, 1964-1969 Tableau XVI : RCA - ENCOURS DES CREDITS DE LA BANQUE NATIONALE DE DEVELOP- PEMENT, 1966 - 1968 Tableau XVII : RCA - RECETTES ET DEPENSES BUDGETAIRES EFFECTIVES, 1966-1969 (comptabilis6es par exercice) Tableau XVIII : RCA - PREVISIONS BUDGETAIRES, PAR EXERCICE FINANCIER, 1966-70 Tableau XVIII bis: RCA - PREVISIONS BUDGETAIRES, PAR EXERCICE FINANCIER 1966-70 Tableau XIX : RCA - PLAN DE DEVELOPPEMENT QUADRIENNAL 1967-1970, INVESTISSE- HENTS PREVUS ET REELS, 1967-1968 Tableau XX : RCA - MONTANT DE L 'AIDE ACCORDEE PAR LE FED, PAR SECTEUR, 1966-4 Tableau XXI : RCA - ENGAGEMENTS D'AIDE DU FAC, PAR SECTEUR ET MONTANTS DES DEPENSES EFFECTUEES, 1960-69 Tableau XXII : RCA - ENCOURS DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE AU 31 DECEMBRE 1968 AVEC ENCOURS ADDITIONNELS JUSQU'AU 30 JUIN 1969 INCLUSIVE- MENT Tableau XXIII : RCA - PREVISIONS DE REMBOURSEMENT DE LA DETTE PUBLIQUE EXTE- RIEURE Y COMPRIS DES SOMMES NON DECAISSEES AU 31 DECEMBRE 1968 AVEC PROLONGATION JUSQU'AU 30 JUIN 1969 ABREVIATIONS UTILISEES AID Association Internationale de D6veloppement ASECNA Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar ATEC Agence Transéquatoriale des Communications BCEAEC Banque Centrale des Etats de l'Afrique Equatoriale et du Cameroun BIRD Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement BDPA Bureau pour le Développement de la Production Agricole BND Banque Nationale de Développement CCCE Caisse Centrale de Coopération Economique CEA Commissariat de l'Energie Atomique CEE Communauté Economique Européenne CENTRADIAMd Compagnie Centrafricaine de Diamant CFCO Chemin de Fer Congo-Océan CFDT Compagnie Française pour le Développement des Fibres Textiles CFMU Compagnie Française des Mines d'Uranium CGTAE Compagnie Générale des Transports en Afrique Equatoriale CND Comptoir National du Diamant DDI Diamond Distributors Inc. ENERCA Energie Centrafricaine FAC Fonds diAide et de Coopération FED Fonds Européen de Développement FIDES Fonds d'Investissement pour le Développement Economique et Social ICCA Industrie Cotonnière Centrafricaine ODEL Office de Développement de l'Elevage OND Office National du Diamant ORD Office Régional de Développement PNUD Programme des Nations-Unies pour le Développement SACAF Société Centrafricaine du Sac SFC Société Financière Internationale SIAN Société Industrielle et Agricole du Niari SICPAD Société Industrielle Centrafricaine de Produits Alimentaires et Dérivés SOiRECOI Société Française d'Etudes et de Réalisations d'Equipements de Télécommunications UBAC Union des Banques de l'Afrique Centrale UDEAC Union Douanière et Economique de l'Afrique Centrale UEAC Union des Etats de l'Afrique Centrale URBA Compagnie des Mines d'Uranium de Bakouma RESUME ET CONCUJSIONS 1. Située en Afrique équatoriale, la République centrafricaine est un vaste pays dont la population peu nombreuse est extrêmement dispersée. Le secteur de subsistance est encore important dans son économie essen- tiellement agricole. Le coton et le café sont les principales cultures de rapport, et le potentiel de ses réserves forestières est loin d'être entièrement exploité. Le diamant est le principal article d'exportation et la production d'uranium commencera prochainement. L'industrie est peu développée, du fait qu'elle a démarré seulement rédemment et en raison de l'exiguTté du marché. Les principaux partenaires commerciaux de la RCA sont la France, les autres pays de la Communauté Economique Européenne et les partenaires de l'Union Douanière et Economique de l'Afrique Centrale (UDEAC). La monnaie qui a cours en RCA est le franc CFA, émis par une ban- que centrale régionale et convertible en francs français. ii. Pour mesurer les problèmes et les possibilités économiques de la RCA, il convient de tenir compte des difficultés particulières qu'elle a connues par le passé et de celles qui l'attendent. Après son indépen- dance en 1960, la RCA a connu des années difficiles. La production de coton s'est effcndrée et les finances publiques ont connu de graves déficits en 1962 et en 1963. Les ressources insuffisamment développées sont un atout important dans l'économie centrafricaine, mais il n'est guère possible de les exploiter tous dans l'immédiat en raison de leur éloig nement des marchés et des sources d'approvisionnement et du fait que le niveau général d'instruction et de formation professionnelle de l'ensemble de la population est très bas. iii. Le présent rapport étudie la politique gouvernamentale, l'ordre de priorité des investissements et les perspectives économiques; il for- mule également quelques suggestions. Il convient de souligner, toute- fois, que ce rapport se propose seulement d'indiquer les objectifs et les orientations de la politique et des mesures prises par les pouvoirs publics. in 14bsence d'étude plus approfondie, il n'est pas possible de formuler des recommandations concrètes de nature à apporter de grandes améliora- tions à la situation économique. Il est manifeste, néanmoins, que la RCA doit gérer judicieusement ses ressources relativement limitée, qu'il faut mettre un frein aux dépenses publiques et que les investissements n'ayant pas un caractère prioritaire doivent être différés. iv. Bien que les chiffres concernant la production présentent des lacunes, il est certain que l'économie a progressé modestement de 1964 à 1967 (période au cours de laquelle le PIB par habitant n'a apparemment pas augmenté) mais plus rapidement en 1968 et 1969. Depuis quelques années, le trait .le plus encourageant de l'économie a été l'expansion de la production et des exportations de coton. Cette amélioration a été malheureusement dans une large mesure annihilée par la baisse des expor- tations de café, par suite de la désaffectation de la main-d'oeuvre - ii - attirée par la prospection artisanale du diamant. L'industrie a également contribué a l'augmentation du PIB, qui s'est toutefois accompagnée d'une diminution des recettes publiques (notamment ceux provenant des droits d'entre( et d'une augmentation du prix de vente au détail des articles manufacturés. l'abattage du bois prend une importance croissante mais encore modeste dans les exportations. v. Le diamant joue un rôle important dans l'économie et constitue environ la moitié des exportations. Toutefois, l'extraction est essentielle- ment assurée par des prospecteurs indépendants dont l'activité ntest pas rentable et qui échappent largement a l'impôt. De graves litiges ont surgi entre les pouvoirs publics et les dernières compagnies minières, qui ont été fermées. En outre, le fait que la main-d'oeuvre ait été attirée par la perspective de gains élevés dans la prospection du diamant a eu une incidence défavorable sur la mise en valeur agricole de la zone forestière qui pourrait constituer une base plus solide de l'expansion économique. Il conviendrait d'effectuer une étude attentive de l'industrie du diamant afin de déterminer comment elle pourrait être rendue plus efficace et être d'un meilleur rapport pour l'Etat. vi. Depuis quelques années, l'évolution de la situation financière intérieure et extérieure de la RCA n'a guère été satisfaisante. Le budget ordinaire de l'Etat, excédentaire pour la dernière fois en 1966, est resté depuis lors déficitaire, si bien que l'épargne budgétaire est nulle. Le déficit budgétaire global s'est élevé a 1 milliard de francs CFA en 1967 et en 1968 et pourrait atteindre 1,2 milliard de francs CFA en 1969, bien que les dépenses d'investissement aient été ramenées de 600 millions de francs CFA en 1966 à quelque 300 millions pour chacune des deux dernières années. Le déficit budgétaire a, sans aucun doute, été aggravé par la suspension des versements que la RCA 'recevait de l'UDEAC, mais l'insuffi- sance de la compression des dépenses ordinaires a également joué un rôle important. Le Trésor connaît une situation de plus en plus difficile. En 1968, il a comblé son déficit essentiellement en prélevant sur l'encaisse et en réescomptant des traites douanières; en 1969, le déficit a été fi- nancé en majeure partie grâce au crédit de la Banque centrale et à l'accu- mulation des arriérés de paiements. vii. Bien que les renseignements sur la balance des paiements ne se rapportent qu'à 1968, la diminution constante des avoirs extérieurs (nets) révèle des déficits pendant l'ensemble de la période 1966-69, surtout en raison de l'augmentationrapide du crédit intérieur et de la détérioration des finances publiques. Le montant net des avoirs extérieurs, qui était de 1,94 milliard de francs CFA à la fin de 1965, s'est t.,ansformé en un solde négatif de 180 millions de francs CFA au milieu de 1969. viii. Les renseignements dont nous disposons indiquent que les inves- tissements effectués dans le cadre du Plan de développement quadriennal (1967-1970) seront loin d'atteindre les objectifs fixés. Au cours des deux prer.ères années, le montant de l'investissement privé a atteint les deux iii tiers du total prévu mais, pendant la m9me période, l'investissement public n'a pas dépassé le quart du chiffre prévu par le Plan. Les investissement ont été assez élevés par rapport au PIB, mais certains ne semblent pas avoir été judicieusement faits. Dans le secteur public, l'exécution des projets a pris du retard. Il est manifestement nécessaire de renforcer l'administration publique en général et celle du plan en particulier. ix. Le potentiel économique à long terme de la RCA n'est pas négligeable. Les conditions écologiques sont favorables au dévelop- pement de l'agriculture et, dans une certaine mesure, à celui de l'élevage. La RCA possède quelques ressources minières. Cependant, dans l'immédiat, ses perspectives d'expansion sont modestes. On peut compter sur un nouvel acroissement de la production de coton et des exportations de bois. En revanche, une forte reprise de la production du café et le développement de la production de cacao risque d'tre impossible si l'extraction du diamant n'est pas réor- ganisée de faqon à libérer de la main-d'oeuvre pour l'agriculture. Il est peu probable que la production de diamants continue d'augmenter mais de gisements d'uranium vont être mis en exploitation. Il ne faut cependant pas s'attendre à ce que ces derniers constituent avant un certain temps une source importante de revenus pour l'Etat. L'apport net en devises résultant de cette exploitation sera aussi considérablement inférieur au chiffre brut de FCFA 2,5 milliards, représentera néanmoins environ 1 million de FCFA ou environ 10 pour cent des exportations totales. x Les pouvoirs publics devraient prendre des mesures de nature à rétablir l'équilibre du budget et de la balance des paiements. Les dépenses ordinaires, notamment les dépenses militaires, ont besoin d'être étudiées avec la plus grande attention, et les dépenses publiques d'investissement devraient se porter davantage sur des projets directement productifs et sur l'infrastructure qui les complète. Le personnel et les organismes chargés d'élaborer, d'exécuter et de sur- veiller les projets de-développement devraient être considérablement renforcés. Xi. Il est difficile de prévoir le montant des capitaux d'origine extérieure dont la RCA aura besoin au cours des années à venir. Dans le secteur privéou mixte, le volume des investissements privés sera déterminé par les possiblités qui s'offriront, comme l'exploitation des gisements d'uranium et de la forgt et l'expansion de l'industrie textile. Dans le secteur public, l'apport de capitaux dépendra pour une large part de la mise au point de projet susceptibles de bénéficier d'un financement extérieur et de l'aptitude des pouvours publics à engendrer un certain volume d'épargne publique ne po'.rra financer qi'une faible partie--peut- être pas plus de 10 pour cent--du cout des projets. Il appartiendra donc aux institutions d'aide étrangère d'en financer une fraction importante, et il sera inévitable que ce financement couvre une partie appréciable des dépenses - iv - en monnaie locale. La pauvreté relative de la RCA (le PIB par habitant est de 130 dollars), le taux de croissance plutôt modeste qui peut être envisagé à moyen terme, les prévisions selon lesquelles un apport de capitaux lui sera indispensable pendant longtemps encore, alors que le service de la dette lui impose déjà une lourde charge (près de 7 pour cent des recettes d'exportation), sont autant de facteurs qui permettent de conclure que ce pays n'a pas les moyens de se procurer des fonds aux conditions habituelles de la Banque. Il faudra donc lui procurer des fonds à des conditions de faveur, qu'il s'agisse du taux d'intérêt ou de la durée de la période de remboursement. I. INTRODUCTION A. Situation géographique 1. Située au coeur du continent africain, la République centrafricaine marque la transition entre la forgt équatoriale de l'Ouest africain et la savane qui s'étend au sud du Sahara. Sa superficie est de 620.000 km , soit un peu plus que celle de la France. Elle est limitée par les deux Congo, le Cameroun, le Tchad et le Soudan (Carte 1). La majeure partie de son territoire marque le passage de la savane subsaharienne à la forêt équato- riale. Le climat est tropical dans le sud-ouest et beaucoup plus sec dans le reste du pays, mais les précipitations sont encore suffisantes pour l'agriculture et de vastes régions sont pourvues de bonnes terres. La sai- son des pluies dure de mars a fin-mai et de juillet à fin-octobre, notamment dans le Sud. Le Nord connait une seule saison de pluies, de plus courte durée. Sur la plus grande partie du pays, les eaux s'écoulent dans l'Ou- bangui mais le Nord fait partie du bassin du lac Tchad. La RCA est assez bien dotée en ressources naturelles diverses. Le Sud-Ouest a de grandes réserves forestières dont l'exploitation gagne en importance. Les diamants sont le principal produit d'exportation; quant aux autres minerais exploi- tables, ils comprennent l'uranium et la pierre à chaux. B. Population 2. La population de la RCA est clairsemée. L'Annuaire démographique des Nations Unies fait état de 1.488.000 habitants 1/ vers le milieu- de l'année 1968 et d'un taux de croissance naturelle de 2,8 pour cent sur la base duquel le chiffre de la population aurait été d'environ 1.530.000 ha- bitants vers le milieu de l'année 1969. Le recensement de 1960 avait chif- fré la population à 1.202.910 habitants et le taux de croissance 9 1,8 pour cent. D'après une enquête réalisée en 1965 le chiffre de la population aurait atteint 2.088.000 habitants, mais l'exactitude de cette enquct-. cst contestable. L'augmentation du taux de croissance naturelle résulte prin- cipalement d'un recul du taux de mortalité; elle se poursuivra probablement du fait de l'amélioration des services sanitaires. Les autorités ne semblent pas s'inquiéter beaucoup de la rapide croissance démographique; elles estiment qu'une population plus nombreuse est essentielle au dévelop- pement économique. Les principaux groupes ethniques sont les Bandas et les Bayas qui constituent chacun environ 30 pour cent de la population; il ne semble pas que les querelles tribales posent ee grands problèmes. La densité de population est de 2,h habitants au km , la plus forte concentra- tion se rencontrant dans la région occidentale. Le tiers du pays situé à l'Est est presque inhabité et les autorités aimeraient y installer un plus grand nombre d'habitants. 1/ Le chiffre des Nations Unies a aussi utilisé comme base pour le Plan de développement économique et social 1967-1970 de la RCA. - 2 - 3. Cinq centres urbains comptent plus de 20.000 habitants y compris la capitale Bangui, oÙ vivent environ 200.000 personnes. La population urbaine l/ constitue déjà 26 pour cent du total, et l'exode rural pose un grave problème. Il est accentué par la ruée vers les diamants qui a con- menc4 à ltindépendance lorsque l'on a autorisé la recherche de diamants alluviens sans paiement de licence. C. Association régionale h. La République centrafricaine, dénommée Oubangui-Chari jusqu'en 1958, a obtenu son autonomie politique interne en 1956 et est devenue indépendante le 13 août 1960. Elle est devenue membre de la Banque en 1963. Sa souscription au capital est de 10 millions de dollars. La RCA est égale- ment membre de l'Union Dounniðre Z t Ecohomiqùe de L'Afrique Centralc (UDAC) Avec le Cameroun, le Congo (Brazzaville), le Gabon et le Tchad, elle fait partie d'une banque centrale commune, la Banque centrale des Etats de l'Afri- que équatoriale et du Cameroun (BCEAEC), qui émet une monnaie commune, le franc CFA. Elle est aussi membre associé de la Communauté économique euro- péenne (CEE). D. Evénements politiques et sociaux 5. Le premier Pr4sident de la RCA, Barthélémy Boganda, a été élu sur un programme "anti-coton" qui tablait sur le ressentiment de la population envers la culture obligatoire de coton sous le régime colonial. Ce pro- gramme, associé au fait que le rendement obtenu à cette époque n'assurait que des recettes médiocres à la culture du coton, a provoqué un recul désas- treux de la production cotonnière qui a atteint son point le plus bas en 1965; le 31 décembre de cette année, le deuxième Président, David Dacko, a été déposé par le Chef des Forces armées, Jean Bedel Bokassa, lors dlun coup d'Etat qui s'est fait sans effusion de sang. Il semble que le coup d'Etat ait eu pour cause le mécontentement de l'Armée à l'égard de la politi- que étrangëre du gouvernement, l'opposition populaire aux impfts élevés, les inscriptions forcées au parti, et un emprunt intérieur obligatoire. Le gouvernement du Président Bokassa a vigoureusement fait campagne en faveur de l'augmentation de la production cotonnière. If Population des centres de district et de région, et des villages ruraux situés dans un rayon de 5 km environ de ces centres. - 3 - II. STRUCTURE DE L'ECONOMIE 6. L'économie de la RCA revêt un caractère essentiellement agricole, mais l'industrie du diamant assure plus de 50 pour cent des exportations. Environ la moitié des diamants exportés sont des pierres gemmes. A l'heure actuelle, peu de diamants sont taillés dans le pays, mais une amélioration qualifications des tailleurs devrait permettre d'accroitre modérément la valeur à long terme des exportations de diamants. La relative facilité de la vie dans le secteur de subsistance, et l'attraction du secteur du diamant, ont eu tendance à décourager la production agricole commerciale. Le coton et le café sont les principales denrées d'exportation. La production du coton a progressé de manière satisfaisante au cours des dernières années, mais celle du café a plafonné, sa main-d'oeuvre ayant été attirée par l'ex- traction du diamant et la perspective de gains plus importants. Le secteur industriel en est aux premiers stades du développement. Les principales réalisations industrielles sont représentges par une nouvelle usine textile à Bangui et une société produisant de lhuile, du savon et de la farine. L'importance du secteur des services est attribuable à la, part élevée du commerce extérieur dans le revenu national et au fait que le commerce du Tchad transite par la RCA. Les emplois dans l'administration ont augmenté rapidement et constituent la cause principale de déficits budgétaires sans cesse plus grands. A. Produit intérieur brut 7. Les estimations des comptes de la nation actuellement disponibles indiquent que le PIB aux prix courants du marché en 1967 s'élevait à environ h6,6 milliards de francs CFA, soit 31.300 francs CFA par habitant (127 dol- lars EU). Si le taux de croissance nominal était d'environ h,2 pour cent par an entre 1964 et 1967, le taux par habitant semble en fait avoir diminué en termes réels. En effet, m9me en tenant compte de l'inexactitude des indi- ces disponibles, les prix paraissent avoir augmenté de 4,0 à h,6 pour cent par an et la population a progressé d'environ 2,8 pour cent par an pendant cette même période. 8. La part de l'agriculture dans le PIB (y compris une évaluation des cultures de subsistance) a diminué, mais fournit toujours plus de 30 pour cent du PIB aux prix courants du marche. Après une progression sensible de 1961 à 1964, la valeur ajoutée dans le secteur minier a stagné entre 1964 et 1967, malgré une expansion continuelle de la production; en effet, la majeure partie de cet accroissement de production provenait d'extracteurs individuels opérant à de faibles marges bénéficiaires. Il s'ensuit que cette production accrue a bénéficié essentiellement au secteur commercial dont la part dans le PIB est passée d'environ 23 pour cent à plus de 26 pour cent (Tableau 1). - 4 - Tableau 1: RCA - PRODUIT INTERIEUR BRUT AUX PRIX COURANTS DU M&RCHE, 1961, 1964, 1967 (milliards de francs CFA) 1961 1964 1967 Total Pourc. Total Pourc. Total Pourc. Agriculture et sylviculture 12,1 36,5 13,3 32,4 14,6 31,3 Commerce 8,0 23,5 9,6 23,3 12,2 26,2 Gouvernement ,2 12,4 5,9 14,3 6,2 13,3 Industrie 2,9 8,5 3,1 8,3 5,0 10,7 Mines 1,3 3,8 2,3 5,6 2,2 4,7 Construction 1,0 2,9 1,8 4,0 1,9 4, Transports et télécommunications 0,6 1,8 0,8 ie 2,0 1,0 2,1 Autres services f 26 O af_/ _3 7 6 PIB total aux prix du marché 2410 100,0 41_2 c/ 100,0 le,,6 100,0 Indice du PIB, 1964 = 100 82,5 - 100,0 - 113,1 - Indice des prix (familles euro- p4ennes) d/ 81,7 - 100,0 - 114,5 - Indice des prix de gros 84,0 - 100,0 - 112,4 - 1] La définition de ces chiffres n'est pas claire: Ces télécommunications peuvent avoir été inscrites sous la rubrique "Autres services" en 1964. 2/ Y compris 200 millions de francs CFA pour la rémunération des domestiques en 1961, 1964 et 1967. . Total réel. L'addition des chiffres fournit 41,1 a cause de l'arrondis- sement des valeurs. Cet indice est fondé sur les dépenses de consommation dune famille étran- gîre type ayant un revenu mensuel moyen de plus de 100.000 francs CFA. Source: Renseignements fournis par les pouvoirs publics centrafricains, estimations de la mission, et Tableau 1 en annexe. - 5 - B. Situation de l'emploi, traitements et salaires, et prix 9. Il n'existe pratiquement aucun renseignement sur la situation de l'emploi et du ch8mage: des estimations grossiares des pouvoirs publics fixent le nombre dtemployès percevant des traitements et salaires en 1967 à environ 50.000 dont quelque 14.000 étaient rétribués par l'Etat (y compris une moyenne de 500 personnes employées , la journée et non sous contrat). En 1969, le nombre des employés de l'Etat a augmenté dfenviron 2.000. Les tentatives visant à orienter les jeunes ch6meurs urbains vers des activités agricoles ntont eu pratiquement aucun résultat. 10. Le salaire minimum garanti est resté pratiquement inchangé depuis janvier 1964 et atteint à Bangui 22,80 francs CFA de l'heure pour les ouvriers non agricoles et 17,60 francs CFA de l'heure pour les ouvriers agricoles. Ces taux sont inférieurs d'environ 50 pour cent dans le reste du pays. En pratique, des conventions collectives négociges sous les auspices des pou- voirs publics fixent les traitements et salaires e des taux supérieurs au minimum garanti pour la plupart des ouvriers. 11. Les seules données de prix disponibles sont ceux de Bangui. Les pouvoirs publics calculent un indice des prix de gros et un indice du cout de la vie; ce dernier reflète les dépenses effectuées par les familles eu- ropéennes et son calcul a été interrompu depuis juillet 1969. Etant donné qu'un indice des prix constituerait un instrument précieux d'analyse économi- que, l'Etat devrait s'efforcer de reprendre au moins le calcul de l'indice des prix à la consommation des familles africaines, abandonné il y a plu- sieurs années. Tableau 2: RCA - INDICES DES PRIX DANS LA VILLE DE BANGUI 1961-1969 1965 1966 1967 1968 1969 Moyenne annuelle juin Indice européen 95 95 100 102 106 Prix de gros 96 99 100 105 104 Source: Tableau 1 en annexe. 12. On ne dispose d'aucun renseignement sur l'évolution des prix depuis la dévaluation du franc CFA en août 1969. Le gouvernement s'est efforcé de freiner la hausse des prix après la dévaluation en gelant en octobre 1969 par décret tous les prix à leur niveau d'août 1969 et n'autorisant les augmentations que dans des cas exceptionnels contrôlés par le Comité na- tional des prix. Toutefois, malgré une législation très stricte, il a été très difficile à faire respecter la stabilisation des prix en raison du manque de personnel, surtout en dehors de la capitale. - 6 - III. EVOLUTION DES PRINCIPAUX SECTEURS A. Agriculture, secteur forestier et élevage 13. L'agriculture en RCA repose encore, en grande partie, sur des cultures de subsistance mais fournit également plusieurs produits d'exportation dont le coton et le café sont les plus importants, puisqu'ils représentent ensemble plus de 75 pour cent des exportations agricoles totales. Les grumes et le bois d'oeuvre représentent 7 pour cent du total de ces exportations. Les exportations de tabac eont en augmentation mais sont encore peu importantes, celles du caoutchouc et du palmiste sont de plus en plus faibles. 14. Au cours de la période 1966-69, la production agricole a considérablement progressé, à l'exception de celle du café qui a plafonné. Les exportations agricoles représentent près de 50 pour cent des exportations totales. Les exportations de fibres de coton brut ont plus que triplé, passant de 7.200 tonnes au cours de la campagne 1965-66 à approximativement 22.000 tonnes en 1969-70 (Annexe, Tableau II). Le coton a donc remplacé le café en tête des exportations agricoles de la République centrafricaine et a représenté environ 46 pour cent des exportations agricoles en 1967 et 56 pour cent en 1969, tandis que les exportations de café tombaient de 40 pour cent en 1967 à 29 pour cent en 1969. - 7 - Tableau 3: RCA - PRINCIPALES CULTURES COMERCIALES, 1968/69 ET MOYENNE POUR LA PERIODE 1966/67 - 1968/69 (Production en milliers de tonnes, surface em milliers d'ha, rendement en kg/ha) 1968/69 Moyenne 1966/67-1968/69 Production Surface Rendement Production Surface Rendeme: Coton graine 57,8 127,0 455 48,8 124,4 394 Café 9,6 27,0 356 9,0 26,8 334 Arachides 68,1 97,7 697 67,1 85,1 794 Sésame 14,0 54,7 259 12,1 45,h 268 Riz 9,8 11,2 875 7,1 7,5 960 Tabac 0,6 1,7 481 0,8 1,4 590 Caoutchouc 0,9 2,0 450 0,9 2,0 450 Palmiste 0,7 n.d. n.d. 1,0 n.d. n.d. Source: Volume II, Annexe, Tableau III. (e)l-oCoton 15. L'augmentation spectaculaire de la production de coton (49.000 tonnes de coton graine en 1967/68, 58.000 tonnes en 1968/69, et un volume estimatif de 65.000 tonnes en 1969/70) est la conséquence de la réussite du programme de productivité fondé sur l'utilisation d'engrais et de pesticides sur des superficies de plus en plus étendues (18.000 hectares en 1967/68 et45.000 hectares en 1969/70), ainsi que du travail satis- faisant accompli par les services de vulgarisation. Seule la production du coton et du sésame (cette dernière peu importante) ont atteint les objectifs fixés par le Plan quadriennal. 16. Les agriculteurs reçoivent un prix fixe par kg de coton graine produit (30 francs CFA depuis la campagne 1969/70, et 28 francs CFA par kilo antérieurement). Au cours de la campagne 1967/68, le secteur du coton a presque réussi à équilibrer ses coûts et ses recettes (Annexe Tableau II) grâce aux cours mondiaux, qui cette année là étaient favo- rables (137 francs CFA par kg de coton fibre contre 124 francs CFA la saison précédente), et il n'a pas été nécessaire de recourir au soutien des prix. En 1968/69, les cours mondiaux étaient estimés à 129 francs CFA par kg et il a fallu revenir au soutien des prix. En 1969/70, les cours mondiaux oscillent autour de 130 francs CFA par kg et on prévoit une baisse jusqu'à 125 francs CFA au cours des cinq prochaines années. Le gouvernement ayant décidé d'augmenter les prix à la production, il sera nécessaire d'augmenter les subventions accordées pour soutenir les prix - 8 - jusqu'à ce qu'on parvienne à réduire considérablement d'autres facteurs de production. On prévoit un déclin des coûts de transformation et des coûâts de transport, qui aura pour effet de réduire, sans pour cela l'éli- miner, le recours au soutien des prix, après la campagne 1972/73. Le Tableau III de l'Annexe indique que le revenu moyen par hectare dans le secteur du coton a augmenté de 30 pour cent entre 1967/68 et 1969/70 (passant de 10.400 francs CFA à 13.500 francs CFA et qu'une augmentation continue est prévue. Il n'était don c pas nécessaire d'augmenter le prix au producteur, bien que ce dernier soit demeuré stationnaire depuis plusieurs années. Au contraire, il pourrait y avoir lieu de réduire le prix au producteur au cas où le troisième FED (1970/71-1974/75) n'accorderait pas les subventions nécessaires. ?b). Café 17. Les plantations de café sont situées dans le sud-ouest du pays. Au cours des trois dernières campagnes, la RCA a produit en moyenne environ 9.000 tonnes de café (principalement du Robusta), alors que son quota de base dans le cadre de l'Organisation internationale du café (OIC) s'élève à 12.000 tonnes l/. Toute augmentation de la production se heurte en fait à la pénurie de main-d'oeuvre, la population active cédant à l'attrait que présente dans la région la recherche du diamant, permise aux centrafricains depuis l'indépendance. Jusque-là, seules quelques sociétés françaises avaient l'autorisation d'exploiter les concessions minières. La superficie plantée en café a diminué de 18 pour cent depuis la campagne 1962/63. Cette diminution provient exclusivement de la réduction de la surface cultivée des plantations, où la productivité est considérablement supérieure à celle des exploitations familiales afri- caines. Au cours de la campagne 1968/69, les exploitations familiales produisaient seulement 28 pour cent de la production sur 5h pour cent de la surface cultivée totale. Le reldvement de la production de café et le développement de la culture du cacao prévu par l'Etat ne seront possibles que si l'on parvient à libérer la main-d'oeuvre actuellement employée dans l'extraction du diamant. Les travaux d'extraction se déplacent actuellement vers le nord, s'éloignant de la ceinture de café, ce qui pourrait faire disparaître peu à peu la pénurie de main d'oeuvre. (<} Sectê,r JFoi.estier 18. Actuellement, une douzaine de sociétés privées exploitent un quart seulement des réserves forestières, toutes situées dans la pointe sud-ouest du pays. La production de grumes qui s'élevait à 150.000 métres cubes a augmenté de 50 pour cent entre 1964 et 1968, soit une augmentation moyenne de 10,7 pour cent par an. La production de bois de sciage n'a augmenté que de h,8 pour cent par an au cours de la même période, mais les lf Les contingents qu'elle a le droit d'exporter à ce moment, qui est basé sur le quota de 12.000 tonnes, ne s'élève qu'à 10.500 tonnes. - 9 - exportations hors UDEAC ont augmenté de 9,5 pour cent par an. Les chiffres disponibles pour le premier trimestre de 1969 indiquent que les exportations de grumes et de bois de sciage ont à nouveau augmenté de façon considérable cette année-là. (Tableau 4) 19. Dans ce secteur, la croissance dépend dans une grande mesure des coûâts de transport, et notamment de l'évolution des tarifs du Chemin de fer Congo-Océan (CFCO). A moins que ces derniers n9augmentent, la production et les exportations de bois se développeront rapidement. D'autre part, en ce qui concerne la production sur place de contre- plaqué, les perspectives ne sont pas très bonnes. Etant donné l'étroitesse du marché intérieur pour ce produit, et comme il .eBt douteux que la RCA puisse être compétitive sur le marché mondial, il se peut que la création d'une usine de contre-plaqué ne soit pas économiquement justifiée. Tableau 4: RCA - PRODUCTION ET EXPORTATIONS DU SECTEUR FORESTIER, 1964-1968 (en milliers de mètres cubes) 1964 1965 1966 1967 196b Production de grumes 100,0 117,0 132,0 138,0 150,0 Exportations de grumes 9,4 10,2 11,0 13,5 26,0 Grumes transformées en bois de sciage 90,6 106,8 121,0 124,5 124,0 Production de bois de sciage _/ 43,0 44,0 4 _ 47O _2,0 Exportations de bois de sciage 2/ 31,0 31,0 34,0 32,0 36,0 Hors UDEAC (7,5) (7,2) (7,6) (9,5) (10,8) Consommation locale 2/ 12,0 13,0 14,0 15,0 16,0 l/ Le volume des pertes découlant de la transformatinn des grumes en bois de sciage est supérieur à 50 pour cent. 2/ Ces chiffres, fondés sur une estimation de la consommation locale, sont approximatifs. Source: Volume II, Annexe Tableau XII. - 10 - 20. Environ 50 pour cent de l'approvisionnement en viande de la RCA provient de l'importation de bétail sur pied, principalement en provenance du Tchad, et plus récemment du Sondan. Une augmentation de la production locale permettrait donc de réduire de façon très im- portante le volume de ces importations. Les pâturages ne manquent pas dans le pays, il faudrait seulement lutter contre la mouche tsé-tsé. Les services publics d'élevage pourvus d'un personnel et d'un budget suffisant ont cependant été incapables de réaliser rapidement les pro- jets dont le financement est assuré. Le gouvernement devrait réviser le Lonctionnement de ce département afin d'accélérer la croissance dans ce secteur clé. 21. Le nombre des têtes de bétail a probablement augmenté d'en- viron 7,5 pour cent par an au cours de la période 1961-68 et s'élevait en 196b à 555.000, dont environ 14.500 appartenant à une race pouvant résister à la maladie du sommeil. Cette angrtation n'est pas seule- ment due à la croissance naturelle (évaluée à environ 3 pour cent seu- lement) mais aussi à l'apport net de bétail en provenance du Cameroun. Le nombre des têtes de bétail appartenant à la race résistante aux attaques de la mouche tsé-tsé a plus que doublé de 196h à 1968, après l'achat au Sénégal de quelques taureaux reprocducteurs, mais à la suite de la pénurie de viande qui a sévi en 1969, le gouvernement a autorisé, à tort, l'abattage prématuré de 2.000 à 3.000 vaches trpano-tolérant. La consommation de viande par habitant a augmenté d'environ 5 pour cent par an depuis 1964; la consommation de viande à Bangui est tou- jours environ le double de la moyenne nationale. 22. Le nombre des vaccinations a presque triplé en quatre ans. En 1966, les vaccinations contre la pleuropneumonie et le charbon sympto- matique représentaient 65 pour cent des vaccinations totales. La plupart des maladies du bétail peuvent être prévenues grâce à ces vaccinations, à l'exception de la trypanosomiase que seule une lutte tenace, entreprise dans les campagnes contre la mouche tsé-tsé, peut arriver à supprimer. - 11 - B. Le secteur minier (a) 4e2 *aÍmnts 23. Le développement de l'extraction du diamant a constitué le facteur le plus important de la croissance des exportations de la RCA au cours de la dernière décennie. La principale région d'extraction est la Haute Sangha, au sud-ouest, mais on trouve également que3ques gisements dans la région centre-est (autour de Bria) et à proximité des cours d'eau du pays. 2h. La valeur des exportations de diamants enregistrées ;/ a augmenté de h88 millions de francs CFA en 1961 à 4.700 millions de francs CFA en 1968 (Annexe, Tableau V). Cette progression est due surtout à l'augmentation de la production des prospecteurs individuels, et à l'accroissement de la valeur moyenne par carat exporté (qui est passée de 4.318 francs CFA en 1961 à 7.3h3 francs CFA en 1968). Les pierres précieuses (gemmes) représentent environ 50 pour cent de la production totale en carats (Annexe, Tableau V bis). La production de diamants in- dustriels et de gemmes représente en volume 1,5 pout cent seulement de la production mondiale; en ce qui concerne les gemmes, la RCA fournit environ 3 pour cent de la production mondiale et 8 pour cent de la production africaine. Depuis 1965, la RCA a créé un atelier moderne pour la taille du diamant, mais jusqu'ici la proportion des diamants taillés dans le pays a été si minime qu'elle n'a pas eu d'effet significatif sur la valeur unitaire des exportations. 25. Depuis 1930, des société privées étrangères ont entrepris l'extraction du diamant, qui est restée entre leurs mains jusqu'à l'in- dépendance. La production des sociétés minières repréeente maintenant moins de 10 pour cent de la production totale, contre 4 pour cent en 1961, à cause du développement de la production artisanale. La production des sociétés a diminué, notamment depuis 1965, à la suite de l'augmenta- tion des droits miniers d'une certaine hésitation à effectuer de nouveaux investissements, et à l'empiétement des prospecteurs individuels sur les terrains dont l'exploitation est concédée aux sociétés. 26. Au cours des dix premiers mois de 1969, la production des sociétés privées a baissé d'environ 50 pour cent par rapport à la période correspondante de 1968. En novembre 1969, elle a totalement cessé, la direction et le personnel étranger des sociétés ayant été expulsés du l/ Les exportations non enregistrées sont estimées à 20-30 pour cent des exportations enregistrées. - 12 - pays à la suite d'desaccord né de la décision prise par le gouver- nement d'augmenter les droits miniers. Il est par la suite apparu que les montants demandés étaient exagérés et le gouvernement est revenu sur sa décision. L'arrêté d'expulsion a été annulé, et les sociétés invitées à négocier, mais les premier efforts déployés pour parvenir à un accord n'ont jusqu'ici pas encore donné résultats. L'Etat a demandé aux Nations Unies d'envoyer en RCA un expert chargé d'étudier la question des concessions minières et de conseiller le gouvernement dans ce domaine. 27. L'Etat a créé en 1964 une industrie nationale de la taille et du polissage des diamants, en collaboration avec un groupe privé américain. Le Comptoir national du diamant (CID) a été créé à cet effet. Le CND s'est vu accorder un droit de préemption sur 25 pour cent de la production artisanale de la RCA, l'exemption de toutes taxes sur les diamants taillés exportés pendant une période de 10 ans, et des dégrèvements à long terme de l'impôt sur le revenu. 28. En 1968, la taillerie du CND a produit environ 35.000 pierres d'un poids total de 4.000 carats, d'une valeur totale de 100 millions de francs CFA (soit une moyenne de 25.000 francs CFA par carat), contre 2.500 carats en 1967. Le CND a assuré à Bangui la formation d'environ 75 Centrafricains pour les travaux de polissage et de taille qu'il ne serait pas rentable de faire exécuter à l'étranger. Jusqu'en 1972, la République fédérale allemande enverra des techniciens chargés de former des tailleurs de diamant et de surveiller les travaux. 29. L'objectif initial était de parvenir à tailler et polir 40.600 carats de pierres d'ici 1971, mais il ne sera pas atteint avant environ 1973, du fait des délais apportés à la construction de la taillerie. Ce chiffre correspondrait à 20.400 carats de diamants taillés, d'une valeur brute de 490 millions de francs CFA et une valeur ajoutée de 130 millions de francs CFA, ce qui représenterait environ 10 pour cent de la production artisanale actuelle, qui, bien sûr, n'est pas toute destinée à être taillée à Bangui. La main-d'oeuvre employée s'élèverait alors à 204 personnes, dont 192 Centrafricains. 30. La taillerie paraît maintenant fonctionner sans heurt. Les pertes résultant de la taille (environ 50 pour cent) ne sont pas plus élevées que dans des entreprises similaires déjà longtemps établies. Le rythme du travail est peut-être plus lent, mais ce défaut est compensé en partie par le coût peu élevé de la main-d'oeuvre. La valeur ajoutée par la taille est égale à plus de 40 pour cent du prix de vente, ce qui rend cette opération très rentable pour un pays comme la RCA. La taille du diamant demande une spécialisation très poussée, ce qui rend difficile un développement rapide dans ce domaine, mais à long terme la transw formation de 20 pour cent de la production nationale totale paraît réa- lisable. - 13 - (b) Uranium 31. En 1968, le Gouvernement centrafricain a accordé à la Commission de l'Energie Atomique française (CEA) une concession lui permettant d'exploiter le dépôt d'uranium situé autour de la rivière à Mpatou, et de construire à Bakouma une usine de transfMrmation d'une capacité annuelle de 1. 200 tonnes d'uranium concentré, équivalent à 500 tonnes d'uranium; ce projet fera de la RCA l'un des principaux producteurs d'uranium du monde. La production sera confiée à une société centra- fricaine, 1'URBA 1/, créée en avril 1969, au capital social de 2,2 mil- liards de francs CFA dont 20 poui' cent sont détenus par l'Etat centra- fricain, 40 pour cent par la CEA et 40 pour cent par la société fran- çaise CFMU 2/. L 'usine de transformation doit commencer à fonctionner à la fin de 1972. 32. L'URBA créera une usine thermique qui lui fournir l'énergie dont elle a besoin, en utilisant comme combustible le lignite, extrait de gisements situé à 25 km au nord de Bakouma. Le tonnage annuel des approvisionnements nécessaires aux opérations d'extraction et de trans- formation sera d'environ 15.000 tonnes, et l'Etat a accepté d'améliorer les 300 km de route qui relient Bambari à Bakouma. 33. L'investissement total effectué par l'URBA s'élèvera à 8 mil- liards de francs CFA pour une période de quatre ans, soit un investisse- ment annual de 25 pour cent des investissements annuels réalisés dans l'ensemble du pays au cours de la période 1967- 8. La société doit employer environ 600 personnes, dont 90 pour cent de citoyens centra- fricains. Au cours de la période d'exécution, la main d'oeuvre atteindra un maximum de 1.100 personnes, ce qui aura un effet socio-économique considérable dans une région éloignée de la zone principale d'activité économique de la RCA, et dont la population actuelle est parsemée. D'ici 1972, une zone urbaine de 2 à 3.000 habitants, pourvue d'écoles, d'ins- tallations médicales et autres infrastructures sera créée. 3h. Bien que, selon les prévisions, la réalisation du projet d'ura- nium doive procurer au pays des exportations brutes de 2,5 milliards de francs CFA par an apres 1973, l'incidence de ce projet sur l'économie nationale sera beaucoup moins importante. Seulement cette partie des recettes procurées par l'exportation d'uranium nécessaire pour financer les dépenses courantes d'exploitation, les impôts et les 20 pour cent perçus par le gouvernement sur les bénéfices, restera en RCA. La _/ Compagnie des mines d'uranium de Bakouma. g/ Compagnie française des mines d'uranium. - 14- moitié des salaires et traitements sera versée à un personnel étranger qui pourra être payé en partie à l'étranger, ou qui enverra une grande partie de ses gains dans son pays d'origine. Les importants dégrèvements d'impôts et les dégrèvements pour dépréciation accordés par l'Etat limiteront à environ 100 millions de francs CFA le revenu que ce dernier retirera du projet, au cours des cinq premières années d'exploitation. C. Industries manufacturières 35. Les perspectives d'expansion des industries manufacturières de la RCA, même pour la consommation locale, sont restreintes, car le marché national est trop étroit pour que la fabrication de nombreux produits soit rentable. L'éloignement de la RCA des sources d'impor- tation et des marchés étrangers freine également l'expansion des in- dustries manufacturières travaillant pour l'exportation, bien qu'il en découle une certaine protection naturelle pour les industries loca- les qui fournissent des biens de consommation comme les boissons, les textiles, le savon et les chaussures. La production de ces industries s'est considérablement accrue au cours des cinq dernières années. (Tableau annexe VI). Un petit nombre de produits sont traités en vue de leur exportation: le coton, le café et un peu de bois et de diamants. L 'expansion industrielle est également limitée par la pénurie d'ouvriers spécialisés et de cadres de gestion. 36. Le Code des investissements encourage la création d'entre- prises industrielles dans le cadre de l'UDEAC et les pouvoirs publics prennent des participations dans certaines catégories d'entreprises. Au nombre des avantages consentis par le Code des investissements figurent la diminution des droits d'entrée visant les biens d'équipe- ment et les matières premières, l'exemption des taxes sur le chiffre d'af- faires et d'autres avantages fiscaux, notamment la garantie selon la- quelle l'entreprise ne sera assujettie à aucun nouvel impôt pendant une période déterminée (jusqu'à 25 ans dans des cas exceptionnels). Les nouvelles entreprises peuvent demander à bénéficier de ces avantages. La production destinée au marché de lTUDEAC est encouragée par des dispositions stipulant que les biens industriels fabriqués pour au moins deux des pays de l'UDEAC ne sont assujettis qu'à une seule taxe à la production, la taxe unique, qui remplace tous les autres impôts indirects (notamment les dvoits d'entrée qui, autrement, pourraient être perçus sur les matières premières). 37. Quelque 120 entreprises manufacturières, notamment 20 usines d'égrenage du coton, fonctionnaient en RCA en 1968 et employaient environ 15.000 ouvriers. Exception faite des usines d'égrenage, elles sont tou- tes concentrées autour de Bangui, la capitale. La contribution de l'industrie au PIB est passée de 3,h milliards de FCFA en 1964, soit - 15 - 8,3 pour cent du PIB, à 5 milliards de FCFA en 1967, soit 10,7 pour cent du PIB aux prix courants du marché. De 1966 à 1968, la valeur brute de la production industrielle a augmenté de 2 milliards de FCFA pour atteindre environ 12 milliards de FCFA, dont l'égrenage du coton représentait 2,9 milliards de FCFA et l'industrie textile 1,1 milliard de FCFA. 38. C'est lindustrie textile qui a enregistré la plus forte ex- pansion Sa production, qui était de 5 millions de mètres carrés en 196/67, a atteint environ 6 millions de mètres carrés en 1968 et continue d'augmenter. Le marché des textiles est fortement protégé et les fa- bricants ont du mal à satisfaire la demande de l'Armée et des 3 grandes entreprises commerciales qui approvisionnent le marché centrafricain même en tournant au rythme de trois équipes par jour dans certains ateliers. Deux nouvelles usines textiles adjacentes aux usines exis- tantes sont en projet et une usine terminée en février 1970 fabrique des sacs à usage industriel en utilisant une fibre locale "la roselle". 39. Les autres réalisations industrielles sont modestes; on prévoit, toutefois, l'agrandissement de la fabrique de chaussures et de bouteilles en matière plastique. D. Transports (a) Transports internationaux h0. Exception faite d'un aéroport international moderne, dont le trafic passagers et le trafic marchandises vont en augmentant (Tableau Annexe VII), la RCA ne dispose en fait que d'un seul débouché vers la mer constitué par la liaison fluviale et ferroviaire aboutissant à Pointe-Noire, au Congo (B), situé à environ 1.815 km de Bangui (Carte h). Cette liaison apparzient à la voie transéquatoriale qui part de Fort-Lamy (Tchad) et aboutit à Pointe-Noire. Par le passé, la gestion et l'entretien des installations étaient à la charge de l'ATEC, qui, jusqu'en octobre 1969, était la propriété commune des Gouvernements du Congo (B), de la RCA, du Tchad, et du Gabon. Aucun capital privé n'est investi dans l'ATEC. 41. L'ATEC était chargée (a) de l'entretien de deux grandes routes, l'une partant de Fort-Lamy au Tchad et aboutissant à Bangui et l'autre de Dolisie au Congo à Ndende au Gabon; (b) de l'entretien des cours d'eau de l'Oubangui, de la Sangha et du Congo entre Bangui et Salo d'une part et Brazzaville de l'autre; (c) de l'entretien et de l'exploitation des ports de Bangui, Brazzaville et Pointe-Noire et (d) du chemin de fer Congo-Océan (CFCO). Son budget ordinaire était financé par les redevances de transport et de petites contributions versées par les gouvernements participants. L'aide étrangère, prove- nant principalement de la France, avait permis de financer certains in- vestissements. La France fournissait également son assistance technique. - 16 - h2. En octobre 1969, le Gouvernement congolais s'est retiré unilatéralement de l'ATEC et a pris sous son contrôle le port fluvial de Brazzaville, le port maritime de Pointe-Noire et le chemin de fer Congo-Océan qui les relie. L'"Agence Transcongolaise de Communications" (ATC) a été alors créée et chargée de gérer ces installations. Ré- agissant aux mesures prises par le Congo (B), la RCA a pris sous son contrôle le port de Bangui, qui appartenait aussi à l'ATEC et a saisi la partie de la flotte fluviale de la société privée CGTAE 1/ qui se trouvait à l'intérieur de ses frontières au moment où le Congo a pris son initiative contre 18ATEC. La RCA a alors annoncé la nationalisation de la CGTAE, enregistrée au Congo (B), et la création de l'Agence centrafricaine des communications fluviales (ACCF). Cet ensemble de mesures risquait de défavoriser la RCA, qui bénéficiait de tarifs avantageux sur le chemin de fer Congo-Océan. A la suite de négociations, la flotte de la CGTAE (37 bateaux et 75 péniches) a été répartie entre la RCA (60 pour cent) et le Congo (40 pour cent). Il a été décidé que les tarifs ne seraient pas modifiés. L'ACCF et l'ATC continueront à appliquer les tarifs en vigueur le ler février 1970 et ne les modifieront que d'un commun accord. Trois autres accords ont en outre été conclus; il intéressent l'entretien du lit du fleuve, liassistance technique et l'harmonisation future des politiques en cette matière. 43. Les exportations acheminées par le port de Bangui sont restées stationnaires depuis 1961, oscillant autour de 55.000 tonnes; le volume du trafic d'importation est cependant passé de 127.000 tonnes en 1964 à 173.000 tonnes en 1968. Le commerce de transit à destination et en provenance du Tchad s'est élevé en moyenne à 50.000 tonnes environ mais il diminuera probablement à mesure que le Tchad accédera à la mer en transitant davantage par le Cameroun et le Nigéria (Tableau annexe VIII). hh. La RCA peut également accéder à la mer par le port de Douala, au Cameroun, situé à 1.400 km de Bangui (donc 400 km de moins que Bangui- Pointe Noire). Toutefois, les routes existantes sont en très mauvais état et les coûts de transport sont élevés (presque 20.000 FCFA la tonne), de sorte que cet itinéraire est peu utilisé. Les autorités de la RCA tiennent à construire une liaison ferroviaire entre Bangui et Douala et ont demandé au Fonds Européen de Développement de financer ce projet. Dans le cadre d'un projet du PNUD, des consultants effectuent une étude -sur les besoins de la RCA et du Cameroun du Sud dans le domaine des transports La Compagnie générale du transport en Afrique Equatoriale (CGTAE). Cette société transporte environ 75 pour cent des marchandises ache- minées entre Bangui et Brazzaville. - 17 - (b) Transports IntéPieurs 45. La RCA possède environ 21.000 lm de routes, dont 76 km seule- ment sont bitumés, le reste étant constitué par des routes de terre ou de latérite. Le Ministère des travaux publics a la responsabilité d'environ 3.400 km de routes principales et secondaires. Un tronçon de 508 km, reliant Bangui au Tchad, était autrefois entretenu par l'ATEC, mais devra éventuellement être pris en charge par l'Etat. Le reste du réseau routier, constitué par 17.500 km de routes locales parcourant les régions rurales, est à la charge du Ministère d'Etat chargé de l'a- griculture, et des autorités locales (Annexe, Tableau IX). 46. En RCA, la circulation intérieure s'effectue presque entière- ment par la route. L'éloignement des différents centres de production grève les coûts de transport. Ainsi, ltêtat du réseau routier influe-t-il fortement ur l'expansion économique et sur l'intégration administrative et politique. Les coûts de transport sont une composante importante des prix à l'exportation et à l'importation, notamment pour le coton et le bois. 47. Les pouvoirs publics estimaient à 8.500 le nombre de véhicules en circulation au début de 1967. Les camions sont au nombre de 2.000 mais ne sont pleinement utilisés que pendant les périodes de pointe qui font suite aux récoltes (Annexe, Tableau X). Le volume du fret routier devre augmenter en moyenne de 5 à 8- pour cent par an jusqu'en 1974. 48. En RCA, la plupart ds routes sont d'anciennes pistes qui ont été améliorées progressivement. C'est pourquoi une même route se com- pose souvent de plusieurs tronçons ayant des caractéristiques très diffé- rentes, ce qui rend difficile l'application de méthodes d'entretien uni- formes. Le matériel d'entretien est également insuffisant; il est en majeure partie ancien et n'est pas normalisé, de sorte que les pièces de rechange sont difficiles à obtenir. Les pannes de matériel ont en- travé l'exécution du programme de regravillonnage entrepris par le Ministère des travaux publics. En 1967 et à nouveau en 1968, 50 lum de routes seulement ont pu être resurfacées, alors que l'objectif était de 200 km par an. Le manque de fonds et de personnel qualifié s'ajoute à l'impossibilité d'effectuer des travaux en dehors de la saison sèche qui ne dure que 190 jours ouvrables environ. L'entretien insuffisant constitue donc un grave obstacle au développement. Par exemple, les activités de vulgarisation du BDPA et de la CFDT ainsi que la récolte du coton sont entravées par le mauvais état des routes et des ponts. Cette situation est aggravée par les camionneurs qui ont tendance à utiliser des véhicules trop lourds (charge par essieu pouvant atteindre 20 tonnes). La question de savoir s'il serait souhaitable de limiter la charge par essieu, n'a pas encore été tranchée. - 18 - 49. Des études de justification économique et technique et d'en- tretien des routes, financées par le PNUD, pour lesquelles la Banque est l'organe d'exécution, ont permis d'établir un programme dtentretien des routes que les pouvoirs publics ont l'intention de mettre en exécu- tion bien qu'il entraine une augmentation sensible des dépenses d'en- tretien, et une redistribution des priorités parmi les divers ministè- res. 50. Le trafic aérien est peu important bien que la RCA possède 45 petits aérodromes, financés pour la plupart par l'ASECNA. l/ Leur en- tretien relève des préfectures. A ltavenir, l'ASECNA devrait se pré- occuper d'améliorer l'entretien plut8t que de créer de nouveaux aéro- dromes. E. Enseignement 51. Le niveau général de l'enseignement est encore très bas. Les pouvoirs publics ne peuvent faire face à la demande d'enseignement primaire, qui est gratuit, ni en ce qui concerne les dépenses ordinaires, ni en ce qui concerne la demande d'enseignement secondaire qui en résulte. Le taux de scolarisation du groupe d'âge correspondant à l'enseignement primaire est de 58 pour cent; pour l'enseignement secondaire il est de h pour cent seulement. Dans les cours préparatoires des écoles primaires, nombreuses sont les classes de plus de 100 élèves dont les maîtres ont reçu une formation insuffisante. Il en résulte de nombreux abandons (40 pour cent de la lère à la 6ème année d'école). L'enseignement dis- pensé est trop théorique et il faudrait diversifier les programmes et les moyens pédagogiques pour que l'enseignement soit plus pratique et orienté vers l'exercice d'une profession, notamment d'une profession agricole. 52. Pour l'année scolaire 1969/70, les écoles secondaires n'ont enregistré que 6.800 inscriptions, dont 11 pour cent seulement dans le cycle supérieur. Le nombre de bacheliers, qui était de 13 en 1966, est passé à 60 en 1969 et pourrait atteindre 100 en 1970, chiffre insuffi- sant pour répondre aux besoins de la nation. Dans l'immédiat, le nombre d'inscriptions dans le cycle supérieur devrait être porté à 35 pour cent du total des élèves. La pénurie de maîtres et d'installations scolaires contribue à ralentir l'expansion. Dix pour cent seulement des professeurs de l'enseignement secondaire sont Centrafricains, le reste étant constitué par des enseignants français de l'assistance technique. 53. Les moyens actuels de formation technique et professionnelle devraient être développés. En effet, d'après les pouvoirs publics, le nombre de sortants du Centre de formation professionnelle accélérée pour- rait être triplé sans que les dipl8més risquent de se trouver sans emploi. I/ Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à MadagaE - 19 - L'Ir.stitut d'études agronomiques, de création récente, qui fait partie de l'université régionale des pays de 1'UDEAC et du Tchad, assure la formation d'ingénieurs agronomes. Le renforcement et l'agrandissement ultérieur de cet institut sont plus urgents que la création d'une uni- versité nationale, qui risque d'être coûteuse et de ne pouvoir dispenser un enseignement de qualité en raison du nombre limité de bacheliers. 54. Les autorités de la RCA utilisent avec beaucoup de succès le réseau de radiodiffusion au profit de la vulgarisation agricole. Elles viennent de conclure un accord avec une entreprise française pour l'installation d'un réseau de télévision en 1971. F. Services publics (a) glectricité et Adduction d'eau 55. A l'exception de petits groupes thermiques dans deux villes de la province, les seules sources d'énergie électrique de la RCA sont la centrale hydro-électrique de Boali, avec une puissance installée de 7.000 kW, et les centrales thermiques de Bangui, dont la puissance a été augmentée à 3.300 kW en décembre 1969. Depuis décembre 1968, une société publique unique, Energie centrafricaine (ENERCA), s'est vue confier toutes les opérations liées à la production, au transport et à la distribution de l'énergie dans la RCA. La centrale de Boali fournit 5.000 kW à Bangui, et 1.500 kW à une usine textile située à Boali pro- prement dit, les 500 kW restants représentant les pertes de production et de transport. En décembre 1968, toute l'énergie disponible a été utilisée et l'addition en décembre 1969 d'un nouveau groupe thermique de 2.400 kW à Bangui permettra de satisfaire la demande jusqu'en 1970. La ville de Bangui a consommé 27.0 millions kVh en 1968 confre 13,5 millions en'1964, ce'qui_repràente -une progression annuelle moyenne de la coni. àommation de 19 pourcent. 56. L'Etat a décidé d'installer une cinqÈ.Ôme turbine à Boali, portant ainsi sa puissance installée àG.750 kW. Il voudrait également ajouter un groupe supplémentaire à la nouvelle centrale thermique de Bangui afin d'augmenter sa puissance de nouveau de 2.400 kW. Aucun moyen de financement n'a encore été envisagé pour ce projet. De plus, l'ENERCA compte installer deux groupes thermiques de 150 kW chacun (300 kW) dans cinq villes de la province. Ces opérations représentent un investissement total de 500 millions de francs CFA en 1970. 57. L'insuffisance de la puissance installée risque de se faire sentir à nouveau en 1972. Il est donc essentiel de dresser un plan de développement de l'énergie à moyen et long terme. Cela implique une étude du marché et la détermination des moyens les plus rentables de - 20 - satisfaire la demande, notamment l'étude d'un projet de construction d'une deuxième centrale hydro-ëlectrieque deux kilomètres en amont de l'installation actuelle de Boali, avec une puissance installée d'en- viron 12.000 kW. 58. L'adduction et la distribution d'eau sont confiées aux collectivités locales et laissent beaucoup à désirw tant du point de vue de la santé publique que de celui de la rentabilité. Le FED a amélioré un certain nombre de puits et de sources et envisage de fi- nancer un projet de 1,6 million de dollars EU visant l'amélioration de l'adduction d'eau dans la ville de Bangui. Le FED a également engagé la contre-valeur de 1,5 million de dollars EU pour un projet d'adduction d'eau à Bouar et Bambari, qui souffrent tous deux d'une pénurie grave d'eau pendant la saison sèche. Cependant, la distribution et la gestion de l'eau restera un problème en RCA et il pourra s'averer souhaitable de demander à lVENERCA ou à une filiale nouvellement créée de reprendre aux municipalités les opérations d'adduction d'eau. Les opérations ne représentent pas encore une charge très lourde mais leur importance risque de devenir capitale avec le développement de l'urbanisation dans les arnées à venir. (b) Postes et télècommunicntions 59. Le réseau de télécommunications de la RCA comprend environ 3.000 lignes concentrées essentiellement à Bangui. Deux villes de la province proches de Bangui lui sont assez bien reliées mais il est extrêmement difficile d'appeler la capitale d'autres endroits du pays. Les communications internationales à l'exception de celles avec Fort- Lany, Brazzaville et Kinshasa sont assurées par la Société France Câbles et Radio. Les dépenses et les recettes des P & T ont été presque équi- librées pendant la période 1966-68 et devraient l'être à nouveau en 1969 lorsque le gouvernement réglera sa dette auprès des P & T. Environ 50 pour cent du trafic des postes et télécommunications s'inscrit aux divers comptes de l'Etat et des organismes publics. G. Tourisme 60. La RCA dispose d'un potentiel touristique considérable à long terme mais son développement est entravé par l'éloignement et l'inacces- sibilité relatifs du pays. Le nord et l'est sont caractérisés par des paysages très variés et le gibier y est abondant. Cependant, en raison de l'insuffisance de son infrastructure hôtelière et touristique, la RCA n'a pas encore pu mettre en valeur cette ressource. - 21 - IV. PAIEMENTS EXTERIEURS ET SITUATION MONETAIRE A. Commerce extérieur 61. Les trois principaux produits d'exportation, le diamant, le coton, le café, ont représenté 90 pour cent de toutes les qeortations on , dehors des pays de l'UDEACefbre 1966 et 1969. Les diamants ont conserve la première place, mais leur part n'a pas pr.ogressé au cours des dernières années. Les exportations de coton ont augmenté très rapidement de 1966 à 1969. Les exportations à destination des pays de l'UDEAC sont principale- ment composées de textiles, de bière, de savon, de bois d'oeuvre, de bi- cyclettes et de motocyclettes. On prévoit que, dans les années à venir, le savon et les textiles devront lutter contre une concurrence plus forte sur les marchés d'exportation, surtout au Tchad. 62. Malgré une diminution des exportations de café et en dépit dé prix moins favorable, la valeur des exportations et des importations a progressé respectivement de 15,h pour cent et 13,5 pour cent entre 1966 et 1968. Pendant cette même période, la valeur unitaire des exportations de coton a diminué de 2,6 pour cent et celle des exportations de café de 20 pour cent. Le commerce au sein de 1'UDEAC (importation et exportation) n'a pro- gressé que de 9 pour cent de 1966 à 1968, c'est-à-dire à un rythme plus lent que le total des échanges, ce qui semblerait indiquer que l'union économique n'a pas joué un rôle très important dans l'orientation du commerce. En 1968 les exportations de la RCA vers le pays de l'UDEAC sont tombées de 878 à 717 millions de francs CFA. 63. Le total des importations a été constamment plus élevé que les exportations et le déficit de la balance commerciale a atteint plus de 3,7 milliards de francs CFA en 1967, soit plus de 42 pour cent des exporta- tions de l'année. Le déficit du commerce officiel avec les pays hors de l'UDEAC s'est établi aux environs de 3,7 milliards de francs CFA, soit plus de 52 pour cent du total des exportations hors UDEAC. Alors qu'en 1968 le déficit de la balance commerciale était revenu au niveau de 1966, les ren- seignements disponibles laissent entrevoir la possibilité d'une augmentation de ce déficit en 1969. Toutefois, cet accroissement des déficits est prin- cipalement dû à un relèvement sensible des importations de biens d'équipe- ment. Les importations de machines, d'appareils électroménagers et de ma- tériel ont progressé de 1,6 milliard de francs CFA en 1967, et les importa- tions de véhicules et de pièces de rechange ont augmenté de 0,6 milliard de francs CFA en 196C. Le déficit commercial a diminué en 1968 essentielle- ment a cause d'une baisse de 1,2 milliard de france CFA de la valeur des importations de machines et d'appareils électroménagers, et d'une hausse des exportations. (Voir Tableau XII en annexe pour la décomposition par marchandises des exportations). - 22 - Tableau 5: RCA - DESTINATIDN ST-~BIGINE DU COMMERCE EXTERIEUR EN VALEUR, 1966-68 (milliards de francs CFA) 1966 1967 1968 Total des exportations f.o.b. frontière RCA 91.1 8_9 l5 1. hors UDEAC 7,6 72 8 8 dont CEE 3,7 3 ,0 dont France (2,8) (3,0) (3,4) 2. vers les pays de l'UDEAC 0,7 0,9 3. non enregistrées . 099 1,0 Total des importations c.a.f. frontière RCA 10,4 12,6 11,8 .. 1. en provenance de pays n'appartenant pas à l'UDEAC 8 6 109 98 dont CEE ,7,6 dont France (5,1) (6,5) (5,3) 2. en provenance de pays de l'UDEAC 16 1,5 1,7 3. non enregistrees -¡/ Les chiffres étant arrondis, leur total diffère légèrement du total réel. 2/ Surtout des exportations de diamants (au moins 20 à 25 pour cent du total des exportations de diamant), et certaines importations constitués prin- cipalement par du bétail en provenance du Soudan, du Tchad et du Cameroun. Source: Tableau XI en annexe. - 23 - B. Balance des paiements 64. La première balance des paiements approximative a été faite en 1968, mais il y a toujours beaucoup de problèmes de classification à résoudre, aussi bien en ce qui concerne des recettes que les paiements. 65. La balance des paiements pour 1968 (Tableau XIV annexe) fait apparaître un excédent de 2,8 milliards de francs CFA sur le compte marchandises ainsi qu'un déficit important (près de 4 milliards de francs CFA) sur le fret et les assurances et donc sur le compte général des services. Les données sur le commerce diffèrent notablement par rapport aux statistiques douanières signalées plus haut dans la section traitant du commerce extérieur, en partie à cause des différences de portée et de périodes couvertes, mais principalement du fait que les importations sont calculées f.o.b. et les exportations c.a.f. (Brazzavillecu Pointe Noire) tandis que les importations et les exportations figurent dans les statistiques douanières comme étant c.a.f. et f.o.b. frontière de la RCA. Par des calculs indirects, on évalue les paiements au titre du fret et des assurances à 30 pour cent de la valeur c.a.f. des importations. Malgré cela, les renseignements disponibles confirment la lourde charge qu'impose à la balance des paiements de la RCA son éloignement de la mer. Au deuxième rang d'importance, après le fret et les assurances, viennent les paiements au titre du compte de revenu des investissements (930 millions de francs CFA) qui représentent le transfert des bénéfices d'entreprises dt d'entrepreneurs ainsi que les paiements au titre du ser- vice de la dette publique. On prévoit que le déficit des revenus d'investissement augmentera plus encore pendant les prochaines années. 66. Le déficit de 726 millions de francs CFA sur les transactions de l'Etat (n.i.a.) dissimule l'importance des opérations effectuées dans les deux sens. Du côté des recettes, ces transactions comprennent les dépenses des ambassades étrangères et des organisations internationales dans la RCA, ainsi que les sommes dépensées par les représentants de l'assistance technique étrangère dans la RCA. Du côté des dépenses, elles sont constituées par les versements aux représentations diplomatiques de la RCA à l'étranger, les paiements au titre de l'assistance technique étrangère, et la contribution de la RCA à l'assistance technique française aux organisations internationales et aux bourses d'études à l'étranger. 67. Le montant net des transferts privés (à long et court terme) ré- vèle un excédent d'environ 1,1 milliard de francs CFA en 1968. En effet, les rentrées composées essentiellement du versement par la France de re- traites à des résidents de la RCA, et de dons d'organisations charitables ont dépassé les fonds envoyés par les étrangers habitant dans la RCA à leurs parents hors de la RCA. Malgré cet apport net de capitaux privés, des quantités importantes de fonds privés sont sortis de la RCA en 1968. Les recettes provenant des transferts officiels se composent des dons accordés par la France au titre de l'assistance technique, des dons du FED et du FAC atteignant environ 1,2 milliard de francs CFA, des transferts du Fonds de solidarité de l'UDEAC, et des versements divers au titre de l'assistance technique des Nations Unies. 66. Les mouvements monétaires, tels qu'ils ressortent de la balance des paiements, accusent un déficit de 496 millions de francs CFA pour 1968, - 24 - alors que l'évolution des avoirs extérieurs nets du système bancaire fait apparaître un excédent de 20 millions de francs CFA., comme l'indique le tableau 6 dans le chapitre suivant. En juin 1969, les réserves monétaires avaient diminué a un point tel qu'elles étaient devenues fortement négatives (FCFA - 750 millions). C. Situation monétaire 69. Le système monétaire de la RCA, tel qu'il ressort de l'état con- solidé dans le tableau 6, se compose de la Banque centrale, de trois ban- ques commerciales, de la Banque nationale de développement (BND) et du système de chèques postaux. L'actif et le passif des banques commerciales ne sont disponibles que consolidés avec ceux de la Banque de développement. 70. Après avoir augmenté de 31,4 por cent en 1965, la masse monétaire est restée quasiment inchangée en 1966 et a augmenté légèrement en 1967. Par contre, le crédit intérieur a progressé, reflétant ainsi la diminution des avoirs à l'extérieur. L'accroissement exceptionnel de la masse moné- taire en 1968 était presque entièrement attribuable à des dépôts temporai- res spéciaux en provenance de l'étranger. L'incidence monétaire d'un accroissement du crédit et d'une réduction des dépôts de l'Etat pour finan- cer les déficits budgétaires entre 1966 et 1969 a été partiellement compen- sé par les avoirs nets à l'extérieur. 71. La situation nette de lEtat auprès des banques a commencé à se détériorer en 1966, et cette tendance s'est poursuivie depuis lors. Les avances au secteur privé ont augmenté,dépassant à peine le milliard de francs CFA chaque année de 1965 à 1968. Les avoirs nets à l'extérieur ont baissé sensiblement en 1966 et 1967 et ont continué à décliner en 1969 malgré une nette amélioration de la balance commerciale en 1966. 72. Ilaccroissement·rapide du crédit bancaire au secteur privé, fi- nancé partiellement par les réescomptes de la Banque centrale, et, depuis 1967, l'augmentation des emprunts de l'Etat auprès de la Banque centrale ont tous deux pésé sur la balance des paiements. Si le crédit au secteur privé a eu tendance à se stabiliser depuis le milieu de 1966 en raison de la restriction imposée aux crédits d'importation, les emprunts de l'Etat auprès de la Banque centrale ont progressé. En 1969, l'Etat a emprunté la presque totalité de ce dont il a droit en vertu des statub, de la BCEAEC, et il a dû demander une prolongation de la période de remboursement au-delà des 240 jours normalement accordés. 73. La croissance lente des dépôts en compte d'épargne (même auprès de la Caisse d'épargne postale) reflète le faible potentiel d'épargne de la population de la RCA ainsi que la tendance des étrangers à conserver des fonds inactifs à l'étranger et à emprunter dans la RCA. Cette pratique est encouragée par les faibles taux d'intérêt pratiqués dans le pays. - 25 - Tableau 6: RCA - SITUATION MONETAIRE, 1965-1969 (milliards de francs CFA) 1965 1966 1967 1966 1969 déc. déc. déc. déc. mars juin Actif Avoirs extérieurs (nets) lL9 1,13 3 0,36 0 o -o8e5 Crédit intérieur h h3 5 75 7,12 8 82 9 37 9,47 Créances sur l'Etat (nettes) -1,4- -,97 -,C 2 -,29 Créances sur le secteur privé 5,89 7,01 8,09 9,24 9,80 9,76 Passif Monnaie 5,44 5,37 5,87 7,17 7,68 7,1 Quasi-monnaie 0,23 o,h3 o,h7 0,58 0,59 o,65 Autres postes (nets) 0,69 1,08 1,11 1,42 1,23 1,21 Source: FMI, Statistiques Financières Internationales 74. S fil est encore trop tôt pour juger les effets de la dévaluation du franc français et du franc CFA en août 1969, il n'en reste pas moins evi- dent que le coût des transports internationaux a été relevé du montant total de la dévaluation et que le coût des transports sur le continent africain a également progressé en raison de l'augmentation du prix du carburant et autres facteurs. Par ailleurs, les recettes en francs CFA provenant de tou- tes les exportations ont augmenté, sauf celles du coton vendu en France dans le cadre de marchés à long terme. Les ventes en disponible de coton sur les marchés hors zone franc (par exemple Liverpool) ont progressé considérable- ment depuis la dévaluation, étant donné que le prix payé au Havre pour les ventes en disponible n'ont augmenté initialement que de 7 pour cent et ont atteint 12 pour cent seulement 5 mois après la dévaluation. - 26 - D. Banque Nationale de Développement (BND) 75. La BND a été créée en 1961 et ses premiers statuts ont été modifiés en 1965. Le capital social actuel de la Banque s'élève à 420 millions de FCFA, dont 60 pour cent ont été souscrits par l'Etat, 33 pour cent par la CCCE et 7 pour cent par la BCEAEC. Pour accroître ses ressources finan- cières, la Banque est habilitée à accepter des dépôts de la part d'institu- tions publiques, à emprunter et à réescompter des effets à court et à moyen terme auprès de la BCEA-EC. Jusqu'à présent, la BND a tiré ses ressources, en dehors de son capital social, principalement de fonds détenus pour le compte du Trésor et d'orgaismes publics (les Caisses de Stabilisation des prix du coton et du café, l'Administration de la Sécurité Sociale et le Service des Postes et Télécommunications), de réescompte par la BCEAEC et de prêts à long terme consentis par la CCCE. 76. Jusqu'à la fin de 1968, la BND a accordé des prêts s'élevant au total à environ 10 milliards de FCFA, dont environ un tiers a été octroyé pendant la période de 18 mois se terminant le 31 décembre 1968. A la suite des mesures prises dans le cadre de la réorganisation dd la BND en 1965, les activités de cette dernière ont accusé une reprise au cours de 1966/67. L'encours total est passé de 1,5 milliards de FCFA à la fin de juin 1966 à 2,8 milliards de FCFA à la fin de 1968 (Tableau annexe XVI). Parmi les prêts non remboursés figuraient à la fin de 1968 des dettes impayées s'éle- vant à 354 millions de FCFA (12,6 pour cent) dont 116 millions de FCFA, soit 4,1 pour cent étaient considerées comme des créances douteuses et/ou liti- gieuses. Les défauts constatés ne portaient principalement que sur les crédits consentis avant la réorganisation intervenue en 1965, bien qu'une augmentation des créances douteuses ait été également enregistrée en 1968. Il semble également qu'une tendance positive se soit manifestée vers l'octroi de prêts à long terme et l'extension de crédits à des secteurs plus productifs de l'économie, tels que l'industrie, l'agriculture et l'artisanat et que l'on se soit éloigné de l'octroi de crédits à la construction de logements. Environ 31 pour cent de l'encours total à la fin de 1968 représentait des crédits à court terme, accordés essentiellement pour le financement des ré- coltes; 3h pour cent environ représentait les prêts à moyen terme destinés principa]ement au commerce, à l'industrie et à la construction de logements; et le restant, soit 31 pour cent, était constitué par des prêts à long terme, accordés dans une large mesure pour la construction de logements et le déve- loppement industriel. 77. La BND joue un rôle assez important et exerce une influence croissante dans le système bancaire de la RCA même en ce qui concerne les crédits à moyen et court terme. Sa part des crédits à moyen terme est passée de 58 pour cent au 30 juin 1967 à 85 pour cent au 31 décembre 1968 et sa part des crédits à court terme de 16 à près de 22 pour cent. - 27 - V. FINANCES PUBLIQUES A. Système budgétaire 78. Le système de finances publiques de la RCA est très centralisé. Les préfectures et les autres autorités locales tirent presque toutes leurs ressources de recettes du gouvernement central qui leur sont affectées (inscrites au budget) ou de subventions de l'Etat. La Caisse de Stabilisa- tion du Coton, la Caisse de Stabilisation du Café ne sont toutefois pas portées en compte au budget, contrairement aux comptes de la Caisse de pension et à la Compagnie ENERCA. Les Postes et Télécommunications, y compris les comptes chèques postaux et caisse d'épargne, ont été prises en compte au budget de 1965, mais ont retrouvé leur autonomie en janvier 1970. 79. Toutes les opérations publiques passent par le Trésor, qui jusqu'en 1969 relevait du Trésor français. A partir du 1 janvd 1970 le Trésor centrafricain est indépendant. Le Trésor est habilité á prélever des fonds sur le solde des dépôts des organismes publics pour financer son propre déficit de trésorerie. L'année budgétaire correspond à l'année civile, mais les comptes du budget restent officiellement ouverts jusqu'au 31 mars de l'année suivante, mais en pratique plus longtemps. 80. Une petite partie seulement des dépenses publiques en capital apparaissent au budget: la plupart des investissements financés de l'exté- rtur (FAC, FED, CCCE, etc.) n'y figurent pas, ni l'assistance technique ni les dépenses afférentes aux programmes de productivité du coton. Les fonds non utilisés une année sont reportés au budget de l'année suivante. Ces pratiques comptables donnent lieu à des statistiques budgétaires compliquées qui entravent la gestion du budget étant donné qu'à aucun moment la situa- tion ne peut être connues pour plusieurs mois. B. Recettes ordinaires 81. De 1966 à 1968, les recettes ordinaires ont augmenté d'environ 11 pour cent par an, de FCFA 8,1 milliards à FCFA 9 milliards (Tableau 7). (Annexe Tableau XVII bis). La composition des recettes publiques n'a guère varié depuis 1965. Les impôts indirects représentent toujours la source majeure du revenu final (67 pour cent des recettes ordinaires); les impôts directs environ 23 pour cent. Les principales recettes non fiscales sont constituées par les transferts du Fonds de solidarité de l'UDEAC. 1/ lf Fonds alimenté par tous les pays membres de l'UDEAC (jusqu'en 1968) et ré- parti au bénéfice de ceux qui n'ont pas d'accès à la mer. - 28 - Tableau 7: RCA - RECETTES ET DEPENSES EFFECTIVES, 1966-1969 ET ESTIMATIONS BUDGETAIRES 1970 (Budget général, exercice financier annuel ;/) (millions de FCFA) 1966 1967 1968 1969 1970 (11 mois) (budget prel.) Recettes ordinaires 8gl 1 2 9,2 7 9 11,3 dont impôts directs 2,0 1,9 2,1 1,U 3,0 impôts indirects 5,2 5,5 6,5 5,3 6,0 recettes non fiscales 0,9 0,8 0,5 0,9 2,3 Dépenses ordinaires 7 3 8 7 9,9 8 9 11,3 dbnt salaires et traitements 3,7 matériel et fournitures 2,3 2,h 3,3 2,5 2,9 transferts 1,4 2,1 2,2 1,9 2,5 Excédent ou déficit ordinaire(-) 07 -0 -0 7 -0 9 - Dépenses en capital (-) -06 -05 -0 -03 -0,8 Excédent ou déficit global 0,1 - -o -2 -0,8 1] c'est-à-dire, de janvier à décembre plus les opérations effectuées au cours de la "période complémentaire" janvier-mars de l'année suivante. Source: Annexe Tableaux XVII et XVIII et données fournies par les autorités centrafricaines (Trésor). 82. Les impôts directs se composent principalement de l'impôt personnel, des impôts sur le revenu, de la contribution des patentes et de la contri- bution foncière. L'impôt personnel comprend principalement un impôt de ca- pitation compris entre 400 FCFA et 2.500 FCFA selon le lieu de résidence et une surtaxe de 1.230 FCFA versée par chaque contribuable. Les personnes qui gagnent moins de 180.000 FCFA par an paient l'impôt personnel. Les au- tres sont assujetties à l'impôt sur le revenu et à la surtaxe. Les bénéfi- ces industriels et commerciaux sont imposés au taux de 27,5 pour cent. Les recettes provenant de la contribution foncière (27,5 pour cent du revenu des loyers) ont augmenté en 1968, lorsque l'ensemble du pays a été assujeti à cet impôt qui jusqu'alors n'était perçu que dans les régions urbaines. - 29 - 83. Les impôts indirects se composent principalement des droits d'impor- tation, des droits d'accise et des taxes sur les ventes, de la taxe unique visant certaines entreprises manufacturières et les droits d'exportation. Cette taxe unique frappe les entreprises industrielles qui écoulent leurs produits au moins sur deux marchés des pays membres de 1'UDEAC; elle est versée au pays de consommation finale du produit. L'accroissement des ressources tirées de la taxe unique traduit l'augmentation des importations en provenance des pays de l'UDEAC et le nombre croissant d'entreprises qui produisent pour l'ensemble des pays de 1'UDEAC. Les droits d'importation constituent environ 40 pour cent des recettes ordinaires totales, les droits d'accise et les taxes sur les ventes, et la taxe unique représentent envi- ron 9 pour cent chacun. (Tableau annexe XVII bis). 8h. En avril 1963, quand la RCA et le Tchad ont annoncê leur intention de se retirer de l'UDEAC à la fin de l'année, les paiements ont été suspene dus. La somme de 280 millions de FCFA est due au titre des trois derniers trimestres du Fonds de Solidarité, 1968. En outre, 1'UDEAC devait 80 mil- lions de FCFA à la RCA à la fin de 1969, en vertu de l'Article 33 du traité qui prévoit la redistribution des droits d'importation prélevés sur les biens importés d'un autre pays membre de l'UDEAC (réexportations). En novembre 1969, 180 millions de FCFA restaient à recevoir sur les h00 millions de FCFA du Fonds de Solidarité 1969. C. Dépenses ordinaires 85. Les salaires et traitements sont le postele plus important des dépenses ordinaires dont ils ont représenté plus de 50 pour cent au cours des 11 premiers mois de 1969, contre h3 pour cent en 1968. (Tableau 7) Le nombre d'employés de l'Etat (personnel militaire exclu) a augmenté de 17 pour cent en 1969. Le montant versé au titre des salaires et traite- ments est élevé malgré la présence d'un nombreux personnel d'assistance technique rémunéré principalement par la France. La moitié environ de ces experts est employée dans les secteurs de l'enseignement et de la santê. Les dépenses de l'Etat dans ces deux domaines atteignent déjà plus de 2 milliards de FCFA par an, soit environ un quart de l'ensemble des dé- penses ordinaires; elles auraient été très supérieures en l'absence de personnel étranger. Les transferts sont importants du fait que les recettes locales sont d'abord inscrites au budget général. 66. Exception faite du service de la dette, qui a quintuplé entre 1966 et 1969, les dépenses afférentes à la défense sont celles qui ont augmenté le plus rapidement au cours de cette période. (Annexe Tableau XVII). Elles se sont accrues de presque 50 pour cent de 1966 à 1968 nonobstant l'accord militaire conclu avec la France dont l'assistance est prévue, soit en cas d'aggression extérieure, soit pour restaurer l'ordre intérieur. D. Dépenses en capital 87. Les dépenses d'équipement financées par le budget de l'Etat n'ont jamais été très importantes (moins de 10 pour cent du total des dépenses d'équipement) et ont même diminué au cours des dernières années - 30 - passant ainsi de 618 millions de francs CFA en 1966 à 258 millions de francs CFA pendant les 11 premiers mois de 1969. E. Opérations du Trésor 88. Il n'est pas possible d'établir une correspondance entre le budget et les comptes du Trésor étant donné que les chiffres du Trésor sont pour des opérations de caisse pendant l'année calendrier, et les chiffres du budget sont pour l'exercice financier. 89. La plus grande partie du déficit de trésorerie de 1968 a été financé en partie par le réescompte des traites douanières et par des avances du Trésor. En 1969, le déficit a été essentiellement financé grâce au crédit de la Banque centrale et à l'accumulation des arriérés. Les méthodes de financement utilisées dans les deux dernières années font valoir la nécessité d'une gestion budgétaire plus cohérente en 1970. La RCA n'a pas, jusqu'à présent, émis de bons du Trésor. La détérioration des finances publiques a amené les pouvoirs publics à demander des avances directes à la Banque centrale pour la première fois en juin 1968 et pendant toute l'année 1969 (Tableau 8). F. L'avenir des finances publiques 90. En mai 1970 le Gouvernement a approuvé le budget pour l'exer- cice 1970. Sur le papier ce budget est presque en équilibre en ce qui concerne les recettes et les dépenses ordinaires, mais il prévoit des dépenses d'équipement de 0,8 milliard de FCFA qui ne sont couvertes par aucune recette, et partant, le budget global 1970 accuse à nouveau un déficit de 0,8 milliard de FCFA, chiffre qui est exactement le m6me que les prévisions du déficit budgétaire moyen au cours des trois années précédentes. Le Gouvernement espère que la Banque centrale relèvera le plafond de ses avances d'environ 50 pour cent et pense également pouvoir recouvrer davantage d'impôts que ceux prévus dans le budget. Cependant, les prévisions des recettes sont déjà de 10 pour cent supérieures à celles de 1969 qui sont surestimées et aucune nouvelle source importante de re- venus n'a été créée, si ce n'est l'introduction d'un permis d'exploitation artisanale du diamant et l'augmentation des taxes sur l'alcool qui fourni- ront ensemble des recettes pouvant atteindre 500 millions de FCFA. Il est difficile d'accroitre les recettes de façon notable du fait qu'elles constituent déjà 20 pour cent du PIB aux prix courants du marché et plus de 25 pour cent du PIB monétaire. Le Gouvernement devra par conséquent prendre des mesures vigoureuses pour enrayer l'augmentation des dépenses, voire amputer certaines dépenses non prioritaires du budget 1970. (Ta- bleau 7). - 31 - Tableau 3: A - DPTIOUS DU TRESO, ET LEUR FINlC2IIT2, 1966-69 (En millions de FCFA, année caléndrier, opérations de caisse) 1966 1967 1968 1969 11 mois Recettes budgétaires totales 9.369 9.969 lo.450 9.232 Dépenses budgétaires totales -9.578 -10.030 -11.702 -10.050 Total des recettes ou opérations extrabudgétaires 97 -8 75 -50 Excédent ou déficit (-) global -112 -69 -1.177 -868 Financement 112 69 1.177 868 1. Emprunts 139 50 - Extérieurs 129 30 - Intérieurs 10 - -- 2. Avances directes de la Banque centrale - - - 650 3. Prêts du Trésor ~32 3 2 4. Variation d'arriérés -91 ~~9l 218 5. Opérations de caisse -135 ~7_h ~7~L 10 Banque centrale 294 92 - -10 Traites douanières -157 51 716 - 'rrésor français 2/ -272 331 25 20 6. Variations de la situation du Trésor 3208 -_0 476 -12 1 Subventions du budget français La part de l'encaisse du Trésor comun de la France et de la RCA appartenant àà 1 RCA. - jf Comprennent principalement les dépôts de certaines institutions pub±iaues et. semipublinues, les comptes de dépôt privés auprès du Trésor et les e,y pt, ý u réplarisation (budgétaires et extrabudgétaires) dont il n'existe aucune venti- lation. Source: Chiffres coumniqués par les autorités centrafricaines. - 32 - VI. INVESTISSEMENTS ET FINANCEIENT DES INVESTISSEMENTS A. Planification du développement 91. Jusqu'à l'accession à l'indepéndance en 1960, les dépenses d'investissement étaient planifiées et financées par un organisme français, le Fonds d'investissement pour le développement économique et social (FIDES). Depuis lors, un Programme préliminaire d'investissement (1960-62) et un Plan de développement intérimaire (1965-66) ont été partiellement mis en application. Sur le total des prévisions d'investissement public (30 mil- liards de FCFA), seuls 24,7 pour cent ont été réalisés (7,hl milliards de FCFA) pendant les deux année s 1965-1966. 92. Les investissements prévus dans le plan 1967-70 s'élevaient à 36,9 milliards de FCFA dont 76,8 pour cent étaient destinés au secteur public et 23,2 pour cent au secteur privé. Ce plan aurait dû accorder la priorité à l'infrastructure économique et aux secteurs productifs, notam- ment l'agriculture. Au contraire, plus d'un quart des investissements y était réservé à des dépenses sociales et administratives telles que le logement et le développement urbain. o3. Le peu d'enthousiasme ,anifesté par les institutions c'e ' lie étran- cè-e nour financer le développnent urbain a contribué au chan ement des >rlorités *nitiales du Plan. Bien que oculeiunt 23,44 du total des investissements aient été attribués à la production industrielle, et 17,8 et 17,6 pour cent respectivement à la production agricole et à l'infra- structure économique, la proportion des investissements destinés à la production industrielle et agricole et à l'infrastructure économique au cours des deux premières années était sensiblement plus importante que prévu. Ils se chiffraient à 46,9, 33,3 et 29,6 pour cent respectivement. 94. Cependant, les dépenses effectuées pendant les deux premières années du plan se sont élevés à 13,1 milliards de FOFA soit seulement 35,5 pour cent de toutes les dépenses prévues pendant la durée du plan (64 pour cent des dépenses inscrites pour 1967 et 1968). Des crédits supplémentaires de 5 milliards de FCFA avaient également été obtenus à la fin de 1968. Des crédits supplénentaires de 5 milliards de FrF. ava5ent éalement été obtenus . la fLn de .968. Cependant, ce conplément ne permet- tra de.réaliser qu'uhr maximum de 49a& des objecti-s prévus. rje faille niveau d'exécution du )lan quadriennal est attribuable au fait que nonbre de projets sont ;eu susccptibles d'êt-e financés par des organismes d'aide étranLère; il est également dû aux déficiences de personnel et d'organisation aux stades de l'identification et de l'exécution des projets. Dans certains cas, il se cut éalement que la pénurie de ressources financières, surtout en p:.ovenance du budget, ait contrihué* z cette situation, mais il est probable qu'un su?plémen, de finances extérieures aurait été obtenu si de bons projets avaient pu être identifiés à temps et si leur exécution avait été organisée de façon plus efficace. Le nombre de projets pour lesquels un financement était déjà di.sponible à la fin de 1968 et qui n'avait toujours pas été mis en oeuvre à la fin de 1969 (5 milliards de FCFA) fournit une indication de létendue de ce problème. - 33 - obtenu si de bons projets avaient pu être identifiée à temps et si leur exé- cution avait été organisée de façon plus efficace. Le nombre de projets pour lesquels un financement était déjà disponible à la fin de 1968 et qui n'avait toujours pas été mis en oeuvre à la fin de 1969 (5 milliards de FCFA) fournit une indication de l'étendue de ce problème. Tableau 9: RCA - PLAN QUADRIENNAL DE DEVELOPPEIENT 1967-1970 INVESTISSEMNT PREVU ET EFFECTIF 1967-68 (milliards de FCFA) Investissement Investissement Effectif Engagé mais prévu Total 1967/68 non encore Total of en %de versé l (1) (1) 1967 1968 montant (1) Investissements sociaux et administratifs 9,9 26,6 1,2 2,1 3,3 33,1 0,5 Production industrielle 9,6 23, 3,7 0,3 4.,0 h6,9 0,6 Production agricole 6,6 17,8 1,1 1,1 2,1 32,6 1,6 Infrastructure économique 6,5 17,6 0,9 1,0 1,9 29,2 1,6 Recherche et expéri- mentation 3,3 6,8 0,7 0,5 1,2 37,h 0,5 Formation 2,1 5,5 0,2 0,3 0,5 25,6 - TOTAL 3 2/ 131 2/ 5 0Y dont.4 Investissement public 28,3 76,8 h,5 3/ 2,8 7,3 25,9 Investissement privé 8,6 23,2 3,3 2,5 5,8 67,5 dont: Financement extérieur 19,3 52,h 5,1 3 1,23f 6,3 32,7 Financement intérieur 14,1 38,2 2,7 h,0 6,7 47,h Indéterminé en · 1 janvier 1969 3,5 9,4 - 0,1 0,1 2,7 1 Au 31 décembre 1968. Les chiffres étant arrondis, leur total peut différer légèrement du total réel. / Estimation fondée sur des chiffres partiels. L'investissement public doit inclure plus de FCFA 2 millions d1investissements fait en 1966 ou avant pour des projets inclus dans le Plan 1967-1970. Source: Tableau XIX en annexe. - 34 - 95. Le Commissariat au Plan a joué un rôle moins important dans la RCA que dans certains autres pays en voie de développement. Après les deux prémières années du Plan 1967-70, au cours desquelles ce Commissariat a pris une certaine importance, son influence a diminué en 1969 à tel point qu'à la fin de cette année il ne représentait guère plus qu'un service ad- ministratif chargé de comptabiliser les versements de l'aide étrangére. Tous les membres de l'assistance technique française et autre avaient quitté. En vue de réanimer le Commissariat pour la préparation du nouveau plan quadriennal, l'Etat a déddé de le transformer en un Ministère à la fin de 1969. 96. A l'avenir, lorsqu'il lui faudra établir un nouveau plan de développement, le Ministère du Plan devra faire appel à de nouveaux experts étrangers et devra utiliser à fond le petit noyau de fonctionnaires centra- fricains compétents dont il dispose actuellement. Malheureusement, de nombreux centrafricains qualifiés et expérimentés sont en poste 'a l'étranger et il y a eu très peu de continuité dans le personnel. On prévoit que le nouveau plan sera publié à la fin de 1970, B. Investissements 97. Le total estimatif des sommes investies annuellement en RCA est résumé dans le Tableau 10 ci-dessous. Les investissements sont passés de 17,5 du PIB en 196h à 18,5 pour cent en 1967, la première année du plan quadriennal, mais ils sont retombés par la suite au niveau de 1965. Les ressources d'origine intérieure (publiques et privées) ont assuré environ la moitié des investissements en 1967 et 1968 spécialement par le secteur privé, le budget et la BND. Il est peu probable que l'ensemble des investissements dépasse le niveau de 8 à 9 milliards de francs CFA dans un proche avenir en raison de la faible capacité d'épargne nationale et de la tendance à la baisse du total de l'aide étrangère. Cette situa- tion e accentuée par le faible niveau des engagements du Plan à la fin de 1968 et par l'absence de projets majeurs susceptibles d'être rapidement réalisés. 98. Les dépenses en capital financé par le budtet du gouvernement central n'ont jamais été très importantes (moins de 10 pour cent des dépenses en capital), et dans les années récentes ils ont diminué de 618 millions de FCFA en 1966 à FOFA 258 millions dans les premiers zone mois de 1969. -.35 - Tableu 1C: RCA - INVESTISSEMENTS PUBLICS ET PRIVES, 196h-69 (milliards de FCFA) (par tête d'habitant en millions) 1964 1965 1967 1968 1969 Total des investissements intérieurs 76 n.d. Investissements privés 4,5 , 6 4,8 n.d. dont non-monétaires 2,0 2,0 2,0 2,0 2,2 Investissements publics 2,7 3,2 2,0 3,0 n.d. dont hors-budget 2,4 2,2 1,5 2,7 n.d. budget de développement 0,3 1,0 0,5 0,3 0,3 Investissements en pourcentage PIB 17,5 n.d. 18,5 n.d. n.d. non comprise une somme de 1,1 milliard de francs CFA représentant des variations de stocks -ppir,issant'd_ns ltA'comptcs'do la nLtion 1967. Source: T.bleaux en annexe et estimations de la nission. C. Aide étrangère 99. La majorité des investissements publics et, dans une large mesure, le déficit courant de la balance des paiements, sont financés grâce à l'aide publique étran.gre. Les sources principales de l'aide étranjre sont résu- méeà dans le Tableau-ll. Pendant la période couverte par ree tableau, la France.a, représenté la source rajeure de I'aide financière, encore cue le mbntant total de sop aide ait été en diminution. :M plus de cette aide fi- nancière, la France fournit une assistance technicue dont -le coût s'élève à environ 1, 25 milliard de FCFA, par an. En l966, année dans laquelle le Fran- ce a réduit son budget d'aide éttxangère a 620 millions de FCFA, les verse- ments duj FZD ent été plus importants,- atteignent b50 millions de FCFL. 1)0. . Plusieurs autres pays opt accordé quelques dons peu importants à la RCA et lui ont fourni une certaine assistance technique, mais les seels parmi eux à avoir revêtu une pertaine* importance cont été la République - 36 - fédérale d'Allemagne et les Etats-Unis. A l'heure actuelle, ce dernier n'accord son aide qu'à un petit nombre de projets "1régionaus"t. Les ver- sements de l'IDA ont été négligeables jusqu'à présent, mais une somme de h,2 millions de dollars (1,2 milliard de FCFA) a été engagée en 1969 pour un projet routier. TabIeaull :RCA -VERSEMENTS DE L'AIU4 ETI;RE 196h-1969 (millions de FCFA) 196h 1965 1966 1967 1968 1969 (partiel) France 1.03l 1.21h 1.341 980 821 n.d. Dons du FAC 560 928 Z0 77- n.d. Prêts du FAC - - 58 13 33 n.d. Prêts de la CCCE - 13 66 214 257 321 n.d. Dons en faveur du budget 333 200 129 50 - n.d. Dons du FED 313 910 793 866 53 86 2 Dons des Etats-Unis 256 187 237 105 50 n.d. Prêts de la République fédérale de l'Allemagne - 222 13 172 - n.d. Prêt de la République populaire de Chine - 500 - - - Total 1.540 2.957 2.537 2.084 î.65 n.d. dont: dons (1.h62)(2.225)(2.099)(l.661)(1.370) n.d. lf ne comprennent pas l'assistance technique évaluée à environ 1,250 millions de FCFA par an 2j six mois seulement Source: Renseignements fournis par les autorités de la RCA et le FED. - 37 - 101. A l'origine, les dons du FED étaient essentiellement destinés au développement rural et à l'infrqstructure; maintenant ils sont surtout des- tinés à l'enseignement et à la production. Dans le domaine de la production les dons sont destinés au soutien des prix, mais leur importance sera pro- bablement en diminution pendant le troisième FED (1970-74) au bénéfice d'une aide accrue à la diversification de l'agriculture et de l'industrie. 102. L'aide du FAC est destinée à une plus large gamme de projets axés particulièrement sur la production agricole et sur l'infrastructure. De 1964 à 1968, les engagements du FAC ont atteint un total d'environ 5 milliards de FCFA sur lesquels 3,7 milliards ont été versés; un complément de 874 millions de FCFA a été engagé en 1969. Environ h0 pour cent de ces engage- ments ont été destinés à la production, 27 pour cent à l'infrastructure économique et le reste à l'infrastructure sociale, à la recherche et aux études. La baisse rapide des versements du FAC est esseriellement due à l'achèvement du nouvel aéroport de Bangui en 1967 et à une diminution des engagements au titre de l'aide à la production. D. Dette Publique 103. Ainsi que nous l'avons indiqué plus haut, la dette publique extérieure de la RCA a notablement augmenté ces dernières années et les paiements annuels effectués dans le cadre du budget de la RCA ont quintu- plé entre 1966 et 1969. Au 30 juin 1969, l'encours de la dette publique extérieure s'élevait au total à l'équivalent de 30,6 millions de dollars EU, soit 8,6 milliards de FCFA, dont près du tiers avait été contractée au cours du premier semestre 1969 (Tableau annexe XIV). La presque totalité de l'encours de la dette extérieure au 30 décembre 1968, voire même un montant considérable de la nouvelle dette contractée en 1969, a été versée à l'exception d'un crédit IDA de 4,2 millions de dollars EU destiné à la construction de la route Bangui-M'Baiki. Seul un faible pourcentage de la nouvelle dette encourue en 1969 était destiné à des projets compris dans le Plan Quadriennal de Développement. Le prêt le plus important s'élevant à 6h,4 millions de DM provenait de la Kreditanstalt f'r Wiederaufbau pour l'achat d'embarcations fluviales (h remorqueurs et 16 péniches). La dette comportait également l'équivalent en francs français de 2,6 millions de dollars EU'destinés à l'installation d'un nouvel équipement (cinquéme turbine) à Boali. Le reste a été consacré à l'achat d'actions de la so- ciété qui était propriétaire de Boali, à rembourser le FIDES au titre de créances reprises du prédécesseur de l'ENERCA et comportait une avance de la CCCE. L'important crédit-fournisseur octroyé par la Suisse était des- tiné à l'achat d'un petit jet destiné aux déplacements présidentiels. 10h. Environ 50 pour cent de l'ensemble de la dette est détenu par la France et le reste principalement par la République Fédérale d'Allemagne et la République Populaire de Chine. Dès que la totalité de l'encours au 30 juin 1969 aura été déboursée, les remboursements annuels passeront de 2 millions de dollars EU (555 millions de FCFA) en 1969 à 2,9 millions de - 38 - dollar. EU (605 millions de FCFA) en 1971. (Tableau annexe XIV). Ces montants représentent respectivement entre 4,8 et 7 pour cent des expor- tations de biens et de services en 1968. Au cours des onze premiers mois de 1969, les versements budgétaires au titre du service de la dette se sont élevés à environ 5,6 pour cent des dépenses totales du budget ordinaire et il se peut fort bien que ce pourcentage atteigne 10 pour cent en 1971. Le volume du service de la dette extérieure demeure moins alarmant que le taux de son expansion en 1969. Il sera nécessaire à l'avenir de faire preuve d'un soin plus attentif avant de contracter de nouvelles obligations dans ce domaine. 105. La dette publique intérieure est très faible. Elle s'élève à 328 millions de FCFA émis en 1965 et 1966. A ce jour, le gouvernement n'a pas encore émis de bons du Trésor à court ou moyen terme. - 39 - VII. PERSPECTIVES D'AVENIR 106. Depuis 1961, à peine la croissance économique est allée de pair avec l'augmentation des prix et l'expansion démographique. Si la production du coton a fait des progrès remarquables, par contre la production de café, traditionnellement le plus important produit d'exportation, a plafonné; dans les secteurs de l'élevage et des produits forestiers, où le potentiel de croissance est important, le développement a été appréciable, mais le niveau de départ était si bas, que l'impact a été plutôt négligeable. La croissance rapide enregistrée dans le secteur artisanal du diamant semble avoir atteint un palier et a fait surgir certains problèmes particuliers. Le problème le plus pressant pour le gouvernement est le problème budgétaire. Il convien- drait aussi d'améliorer quelque peu la situation monétaire et celle de la balance des paiements, mais ceci n'est pas complètement du domaine de la politique gouvernamentale de la RCA. 107. Dans l'évaluation des difficultés de la RCA et des perspectives d'avenir, il convient d'accorder aux difficultés particulières que traverse ce pays toute l'importance qu'elles méritent. Il a population peu nombreuse et peu instruite, dispersée sur une vaste étendue dont les ressources n'ont jamais été développées, où les distances des centres de production et des marchés d'exportation sont énormes. Même dans les meilleures conditions, il ne peut que se heurter à de graves difficultés pour développer son éco- nomie. A. Production et exportations 108. Les perspectives de croissance à long terme ne sont pas mauvaises dans le secteur de l'agriculture et des produits forestierst la production animale offre un potentiel considérable à condition que l'on puisse contr^oler les maladies; les réserves forestières inexploitées sont vastes; la production de coton et de café peut être augmentée. Cependant, les progrès que l'on peut réaliser dans ces secteurs n'auront pas une grande influence sur le PIB au cours des cinq prochaines années, et on ne pett s'attendre à un accrois- sement substantiel du revenu réel par habitant. Il y a place pour une certaine diversification agricole dans le domaine, par exemple, du tabac, du sesame et du riz. Il serait possible mais invraisemblable d'augmenter encore la valeur des exportations du diamant, notamment en développant l'industrie locale de la taille et du polissage; l'usine d'uranium entrera en production en 1973, et la production industrielle, selon les prévisions, continuera de se développer, spécialement dans le domaine du textil. 109. En ce qui concerne le secteur du coton, le gouvernement a mis au point, pour la période 1970/71-1974/75, un nouveau plan dont l'objectif est d'accroître la production de coton d'environ 100 pour cent (la pro- duction de coton brut atteindrait 120.000 tonnes) en portant la surface cultivée de 45.000 hectares à 122.800 hectares. Une augmentation de la production d'environ 50 pour cent (portant la production de coton brut à 90.000 tonnes) augmentant- Te surfaee sous le progtain de productivité à 85,ooo hectares. Ceci permettrait à la RCA d'a'ugmenter ses exportations - 40 - de coton fibre d'environ 50 pour cent au cours de la même période. 110. Dans ce secteur, il convient de continuer d'accorder une priorité élevée à l'effort de productivité, afin que le coton, qui constitue déjà la principale source de revenus des agriculteurs, amène progressivement une amélioration du niveau de vie et une réduction du déficit commercial. Le programme de développement de la productivité devrait prévoir une augmenta- tion des surfaces agricoles traitées au moyen d'insecticides et d'engrais plutôt qu'au moyen d'insecticides seulement. Il serait aussi à conseiller de réduire encore les subventions pour le programme de productivité, à cause de l'augmentation appréciable du revenu pour hectare et du montant considérable de subventions nécessaire pour les cinq années à venir. 111. Le développement de la production animale devrait être intensi- fié, afin de réduire progressivement le volume des importations de viande. Pour atteindre cet objectif, il sera nécessaire d'entreprendre une réorga- nisation de la Direction de l'élevage et de l'Office de développement de l'Elevage (ODEL) pour le rendre plus efficace dans l'exécution de projets. Une expansion plus rapide de l'exploitation forestière pourrait également améliorer quelque peu la balance commerciale de la RCA. C'est pourquoi rien ne devrait être négligé pour donner aux investisseurs privés éven- tuels l'assurance que les perspectives à long terme de ce secteur sont prometteuses. 112. Au cours des prochaines années, on s'attend à une nouvelle augmentation des exportations du coton et du bois assez rapide en ce qui concerne ce dernier produit. Si l'on parvient à libérer une main-d'oeuvre suffisante, occupée jusqu'ici à l'extraction des diamants, les exporta- tions de café devraient également progresser à nouveau, et atteindre au moins le niveau de 12.000 tonnes atteint précédemment. A long terme, la production du secteur de l'élevage pourrait également augmenter consi- dérablement, ce qui permettrait de réduire de façon sensible les importa- tions de bétail. Nonobstant le potentiel à long terme de la RCA dans le domaine de l'élevage, le Tchad et la RCA continueront d'être complémen- taires en ce qui concerne l'offre et la consommation de viande. C'est pourquoi ces deux pays auraient intérêt à organiser un marché intégré de la viande, avec des circuits d'approvisionnement bien établis, et éven- tuellement des installations communs d'abattage à Bangui. La création d'un courant d'approvisionnement en viande entre le Tchad et la RCA (avec éventuellement une ramification venant du Soudan) est à l'étude. 113. Des estimations grossières faites par la mission se trouvent dans le Tableau 12. D'après ces estimations, le total des exportations, incluant seulement la valeur nette des exportations d'uranium, augmen- teraient de 6 pour cent par an entre 1968 et 1975. Les exportations de diamant plafonneront ou diminueront même en quantité, mais l'industrie de la taille de diamant devrait se développer et la valeur des exporta- tions de diamant devrait au moins demeurer constante. On ne prévoit qu'une augmentation à 12.000 tonnes, de la production de café, parce que les problèmes de main-d'oeuvre sont souvent lents à être résolus. Ces prévisions sont toujours assez optimistes, mais dépendent seulement en partie des besoins de main-d'oeuvre et requièrent seulement une légère augmentation du quota d'exportation. Les prix du café sont supposés - 41 - rester stables au niveau moyen de la période 1966-68. Il se peut que les exportations de bois, qui ont presque doublé entre 1967 et 1968, conti- nuent de se développer considérablement pendant plusieurs années, mais en raison des difficultés de transport et d'autres aléas, nous estimons qu'elles augmenteront d'environ 100 millions de francs CFA par an d'ici 1975. Après 1972, on pense que les exportations d'uranium feront augmenter de 2,5 mil- liards de francs CFA par an la valeur des exportations dont seulement les montants nécessaires pour couvrir les frais de fonctionnement locaux et pour les profits et les taxes à verser au Gouvernement Centrafricain, affec- teront la balance des paiements d'une manière positive. Pour cela seulement un chiffre net d'un milliard est inclus dans les estimations de la mission. Tableau 12: RCA - PROJECTIONS DES EXPORTATIONS, 1970-1975. (en milliards de francs CFA) 1970 1971 1972 1973 1974 1975 Total des exporta- tions 12j0 1203 12,9 )4ý,4 15,1 15,7 Pays non membres de l'UDEAC 10,0 102 10 121 127 13,2 Diamant 5,0 5,0 5,0 5,0 5,0 5,0 Coton 2,9 2,9 3,1 3,3 3,6 3,9 Café 1,2 1,3 1,4 1,5 1,6 1,7 Uranium - - - 1,0 1,0 1,0 t/ Produits forestiers 0,4 0,5 0,6 0,7 o,8 0,9 Produits divers 0,5 0,5 0,6 0,6 0,7 0,7 Autres 2f 2)0 2,3 22 2, 4 25 1/ La valeur brute des exportations d'uranium sera d'environ FCFA 2,5 milliards. 2/ Exportations vers l'UDEAC et exportations non enregistrées. Source: Estimations de la Mission 114. On peut prévoir que les importations augmenteront considérable- ment au cours des cinq prochaines années. Les importations de biens d'équi- pement seront particulièrement importantes au cours des trois années à venir, du fait des investissements effectués dans l'extraction de l'uranium - 42 - et dans les usines textiles. Les importations de biens de consommation augmenteront également, malgré le fait que que la substitution d'impor- tations continuera. 115. Le développement de l'agriculture dans la pointe sud-ouest du pays est paralysé par le manque de main-d'oeuvre résultant de l'augmenta- tion du nombre de chercheurs de diamant dans cette région. La production des plantations de café souffre particulièrement de cet état de choses; il conviendrait de s'efforcer d'organiser l'extraction du diamant sur une base plus efficace et d'augmenter la productivité de ce secteur, de façon à libérer de la main-d'oeuvre au profit de l'agriculture. Le désir du gouvernement de voir les ressortissants centrafricains participer à l'ex- traction du diamant est très compréhensible, d'autant plus qu'au stade artisanal cette industrie présente, pour une partie de la main-d'oeuvre, la meilleure source d'emplois. Trop d'opérations de petite envergure, entreprises par des prospecteurs individuels sont inefficaces et entraf- nent un certain gaspillage. De telles méthodes détériorent le potentiel des couches alluviales, alors qu'on pourrait parvenir aux mêmes résultats en utilisant une main-d'oeuvre moins importante mais mieux organisée. 116. Il serait par exemple possible d'imposer aux chercheurs de dia- mants l'obtention d'une licence préalable, et d'en limiter le nombre. On parviendrait ainsi à concentrer les fouilles, à faciliter la perception des imp8ts et à réduire la contrebande. En même temps, une certaine main-d'oeuvre serait rendue disponible pour l'agriculture. Cependant, le manque de main-d'oeuvre que l'on constate dans le secteur agricole résulte tout autant du faible niveau de la productivité et de la faible rentabilité de ce secteur que de l'attrait que présentent pour les tra- vailleurs les revenus beaucoup plus élevés (bien que d'un caractère plus aléatoire) que procure l'extraction du diamant, mrae à son stade le plus rudimentaire. Il serait probablement peu réaliste d'espérer qu'une régle- mentation de l'extraction artisanale aura des incidences importantes sur l'offre de main-d'oeuvre agricole. Il convient également de mentionner que le système actuel, bien qu'inefficace, est probablement populaire parmi la population et que toute mesure tendant à priver les petits produc- teurs des revenus que leur procure l'extraction du diamant se heurterait à une opposition certaine. 117. Le gouvernement devrait également essayer de sortir de l'impasse où sont actuellement les négociations avec les sociétés minières privées, soit en passant avec ces dernières un nouvel accord, soit en les dédomma- geant de la, saisie de leurs biens et en créant, peut-être sur une base coopérative, une nouvelle unité de production, pourvue dans tous les cas d'une bonne gestion. L'unité de production devrait être aussi importante que possible afin de permettre d'organiser, sur une base rentable, la structure des services de contr6le et de gestion appropriés. Un accord passé avec les sociétés minières existantes, qui ont acquis en RCA une longue expérience, serait la solution qui offre le moins de risques. Afin que cet accord soit de longue durée, il conviendrait de s'engager sur un schéma de droits miniers, couvrant une longue période. Le gouvernement devrait, par conséquent, renouveler ses efforts afin d'obtenir les services - 43 - d'ut, expert des Nations Unies pour l'élaboration de ce schéma des droits miniers, et pour l'étude de l'ensemble de la structure de l'industrie du diamant. B. Plan de développement et aide étrangère 118. Le nouveau plan de développement devrait accorder une priorité moins grande aux dépenses sociales et concentrer davantage ses efforts sur les projets immédiatement productifs et sur l'infrastructure nécessaire a leur réalisation. Il conviendrait d'accorder une plus grande importance à la préparation des projets et d'assurer une réalisation plus efficace. Un investissement monétaire d'environ 7 milliards de francs CFA par an pendant les quatre prochaines années parait raisonnable. Les investisse- ments devraient être choisis minutieusement afin d'assurer un taux capital/ output très élevé. En termes de production physique, le maintien d'une augmentation modérée de la production de coton et de café, et d'une augmen- tation plus importante de la production de bois et de bétail devrait cons- tituer le principal objectif du nouveau plan de développement. Le plan viserait également à augmenter la production de tabac, de cacao et de riz (ce dernier serait destiné surtout à la consommation locale); à parvenir à une production de diamants taillés correspondant à 20 pour cent de la production de diamants bruts, et à accroÎtre davantage la production de textiles et des produits annexes à condition d'arriver à ce résultat par des moyens efficaces. 119. L'aide publique étrangère, à l'exception de la contribution éventuelle du Groupe de la Banque, risque fort de diminuer dans le futur immédiat. Cependant, on prévoit que le taux d'investissement qui était tombé de 6.600 francs CFA par habitant en 1967 . 5.200 en 1968, et qui diminuera encore davantage en 1969, augmentera a nouveau pendant la période 1970-72 sous l'effet des investissements privés en cours de réalisation (8 milliards de francs CFA destinés à l'uranium) ou ayant fait l'objet d'un accord (création d'usines textiles), et gràce à l'impulsion donnée par le nouveau plan. Outre ces investissements privés, la RCA devra con- tinuer de compter sur l'aide publique étrangère pour la plupart des autres investissements. Le montant de la dette publique extérieure contractée au cours des six premiers mois de 1969 est si élevé que le gouvernement devra étudier avec plus de soin tout nouvel endettement, notamment les prêts accordés a des conditions rigoureuses, afin d'éviter, dans l'avnir, que les remboursements ne constituent un fardeau trop lourd. La façon la plus efficace d'augmenter le taux des investissements effectués à des conditions de faveur serait d'accélérer la réalisation des projets du FED, du FAC et de l'IDA déjà en cours. C. Finances publiques 120. La RCA devrait être en mesure de couvrir les dépenses inscrites à son budget ordinaire et contribuer pour plus de 500 millions de francs CFA aux dépenses d'équipement, comme ce fut le cas en 1966, quand les excédents du budget ordinaire s'élevaient à 730 millions de francs CFA. - 44 La façon la plus sûre d'accLmler à nouveau un tel montant d'épargne publique est de réduire progressivement le budget de fonctionnement. Il faudra, pour y arriver, analyser très soigneusement toutes les dépenses, notamment les dépenses destinées à la défense, qui ont presque doublé entre 1966 et 1968. 121. Il conviendrait également d'envisager des mesures destinées à faire augmenter les revenus. A cet effet, le gouvernement devrait explorer la possibilité de créer de nouveaux imp8ts à l'exportation, résultant de la dévaluation du franc CFA. Les exportateurs de diamants, par exemple, ont réalisé sur leurs exportations un bénéfice inattendu de plus de 11 pour cent, mais rien n'a été fait pour prélever un imp6t sur ce bénéfice. L'augmentation du prix des autres exportations en francs CFA pourrait également fournir matière à une augmentation des imp6ts. La RCA devrait également essayer d'obtenir le remboursement des montants qui lui sont dus par les pays de l'UDEAC, dans le cadre du Fonds de Solidarité 1968. - 45 - VIII. CONCLUSIONS 122. La RCA est un pays qui n'est pas dépourvue de ressources, mais qui doit faire face à un nombre considérable de difficultés. Les transports sont coûteux, l'épargne est faible, et dans une large mesure envoyée a l'étranger. La population, y compris une grande partie des fonctionnaires, a reçu une formation professionnelle 'insuffisante pour la t9che de développement qui se pose. 123. En ce qui concerne les investissements futurs, les priorités sont pour le moment peu claires. Le présent rapport énumère un certain nombre de secteurs qui pourraient être explorés (coton, forêts, élevage, réorga- nisation de l'extraction du diamant, entretien routier) mais n'entrevoit pas à court terme un développement économique très important. Même à long terme on ne devrait pas s'attendre à un développement provenant de n'importe quel grand projet spécifique, mais on devrait plutôt s'attendre à un dévelop- pement provenant de la combinaison d'efforts modestes dans différentes domaines 124. Il est difficile de prévoir le montant des capitaux d'origine exté- rieure dont la RCA aura besoin au cours des années a venir. Dans le secteur privé, le volume des investissements sera déterminé par les possibilités qui s'offriront. Dans le secteur public, l'apport de capitaux dépendra de l'existence de projets susceptibles de bénéficier d'un financement extérieur et du niveau de l'épargne publique. Même dans l'hypothèse du rétablissement dans une proportion appréciable de l'équilibre budgétaire et de l'amélio- ration vraisemblable de la balance des paiements à moyen terme, la RCA continuera d'avoir besoin d'un important financement extérieur de sources diverses octroyé à des conditions très favarables, du fait que l'on ne sau- rait s'attendre a ce que le pays puisse contribuer de manière appréciable à l'épargne publique, sauf dans des circonstances exceptionnelles. Le PIB per capita ne s'élève qu'à environ 130 dollars et l'on ne peut s'attendre à une croissance très rapide. Les exportations ne pourront augmenter qu'au rythme annuel de 4,5 pour cent au cours de la période 1970-75 et ce, unique- ment si l'on tient compte d'un bond net de 1 milliard de FCFA qui sera enregistré en 1973 par suite du démarrage des exportations d'uranium. 125. Les projets d'investissement en RCA exigent un volume appréciable de capitaux d'origine extérieur du fait que la production locale de biens d'équipement est presque inexistante. Pour parvenir à un niveau d'investis- sement monétaire annuel de 7 milliards de FCFA à l'aide des 500 à 900 millions de FCFA résultant d'économies sur le budget de l'Etat et de l'entrée de 2,5 à 3 milliards de FCFA au titre de l'aide extérieure de toute origine y compris l'IDA, il sera cependant nécessaire d'obtenir un apport supplémentaire de 3 à h milliards de FCFA de sources privées. Le coefficient du service de la dette qui, en 1969, s'élevait à 4,8 pour cent des exportations totales enregistrées en 1968 passera à 7 pour cent en 1971, même si aucune nouvelle dette n'était contractée après le 30 juin 1969. Il s'ensuit que l'octroi de dons et de crédits assortis de longs délais d9amortissement et de faibles taux d'intérêt sfavère nécessaire. - 46 - 126. Le niveau déjà élevé de la fiscalité et la pénurie dtépargne publique empêche une contribution importante du gouvernement au financement du coût des projets. Bien qutil soit dans une certaine mesure possible de comprimer d'une manière judicieuse certaines dépenses de l'Etat et bien que le pays devrait disposer d'un certain volume d'épargne publique, il sera peut-être difficile de ramener les dépenses courantes au-dessous du niveau actuel des recettes ordinaires, notamment si l'on tient compte de la nécessité de consacrer des fonds plus importants à l'entretien routier et à d'autres services essentiels. Dans ces conditions, l'IDA devrait continuer à être disposée à financer un pourcentage très élevédu coût total des*projets, y compris les coûts en monnaie local. ANNEXE Tableau I: RCA - INDICE DES PRIX A BANGUI, 1961-1969 Moyennes annuelles excepté en 1969 1961 1964 1965 1966 1967 1968 1969 juin I. Prix de,gros (1958 100.) Produits alimentaires 113 140 150 148 158 163 16ý Combustible et électricité 135 149 152 .140 155 L62 162 Matières premières 114 133 146 151 154 156 164 industrielles Indice général des prix de gros 117 138 148 1_48 155 159 16h (1961 = 100) 100 118 126 126 132 136 140 (1964 - 100) 85 100 107 107 112 115 119 (1967 - 100) 75 89 95 95 100 102 106 II. Prix à la consommation en Europt!/ (1956 100) Produits alimentaires 151 191 215 218 217 231 225 Services publics 125 130 132 135 141 145 154 Services domestiques 132 169 169 . 169 169 169 169 Habillement 168 214 240 248 251 281 297 Divers 145 159 166 186 209 206 205 Indice général des prix à la consommation en Europe L 180 197 203 206 216 215 (1961 - 100) 100 122 134 138 140 147 146 (1964 - 100) 82 100 109 113 115 120 120 (1967 = 100) 71 87 96 99 100 105 104 Sources: RCA, Bulletin Mensuel de Statistique. 1/ Calculée en relevant une fois par mois les prix de 53 articles, en majorité importés. La plus forte pondération est affectée aux produits industriels, 55 pour cent, alors que les denrées alimentaires ont une pondération de 30 pour cent et l'énergie de 15 pour cent. 2/ Calculés sur la base des prix de plus de 100 articles, dont 60 sont importés et vendus à Bangui dans des magasins habituellement fréquentés par des Européens. ANNEXE Tableau II: RCA - PRODUCTION DE COTON, PRODUCTIVITE ET PROGRAMME DE STABILISATION DES PRIX 1965/66-1969/70 ET PROJECTIONS 1970/71-1974/75, POUR DIVERSES ANNEES (Production exprimée en milliers de tonnes, prix en FCFA le kilo et totaux en millions de FCFA) 1965/66 67/68 69/70 !/ 70/71 72/73 74/75 (1) Production de a) graines de coton 2h,5 49,0 64,6 66,5 76,h 90,0 b) rendement à l'égrenage (5) 36,7 36,5 38,0 38,0 3ô0 38,0 c) fibre de coton 9,0 17,9 a4,6 25,2 29.1 3LI,2 d) dont exporté 7,2 15,3 22,0 22,5 26,0 31, 0 (2) Valeur total des exportations (1d)x(6) en millions de FCFA 902,2 2.081,,7 2.860,0 2.925,O 3.250O, 3.875,0 (3) Prix à la production a) Graines dctoton blanc 28,0 26,0 30,0 30,0 30,0 30,0 b) Graines de coton jaune 22,0 22,0 22,0 22,0 22,0 22,0 c) Pourcentage de coton jauna 12,0 16,5 10.0 10,0 10,0 10,0 d) Moyenne pondérée 27,4 27,4 29,2 29,2 29,2 29,2 (4) Coût de la fibre de coton, le kg 1l5 l38 lh0,h 143i l354L 13t9 a) Coûts de production de la fibre de coton 71," 73,7 78,0 78,0 78,0 78,0 b) Coûts de transformation et de transport 72,8 62,7 55,0 54,o 50,0 h5,0 c) Taxes à l'exportation le kg 7,3 7,h 7,h 7,h 7,h 7,h (5) Coûts de la fibre de coton avec sous=produits 146, 4 135,9 137,5 136,5 132,5 127,5 (6) Prix de vente FOB du kilo de fibre de coton 125,1 136,7 130, 0 130,0 125,0 125,0 (7) Soutien des prix en francs CFA par kilo (5) - (6) 21,2 -0,8 7,5 6,5 7,5 2,5 (8) Soutien total des prix (1d) x (7) 1 3 -12,2 165,0 1.3 195, 77 (9) Total de la subvention du FED Programme de productivité 36,7 5', 132,0 1h2, 129,8 171,7 (10) Subvention totale (8) + (9) 190,0 h2 2970 2887 32h,8 2h9,2 (11) Total des taxes à l'exportation (id) x (4è) 52,4 113.5 162.8 166.5 192,h 229,4 (12) Net subsidy (10) - (12) 137,6 -8, 13.2 122.2 132e4 ~¯9~¯ 1/ Estimations. / L'accroissement de 1,8 CFAF du prix moyen à la production du kg de coton correspond à un accroissement de h,56 CFAF du coût du kg de la fibre de coton. Source: Vol. II, Tableau IV. ANNEXE Tableau III: RCA - REVENU DES PRODUCTEURS DE COTON PAR HECTARE CULTIVE SELON LES METHODES TRADITIONNELLES ET SELON LES METHODES ADOPTEES DANS LES PROGRAMMES DE PRODUCTIVITE, 1967/68 - 1969/70 ET PROJECTIONS POUR 1970/71 - 1974/75, POUR DIVERSES ANNEES (en FCFA par hectare) j967/68 1969/70 1970/71 1972/3 1974/75 Réel Estimations P R 0 J E C T IO N S Mode de culture traditionnel (1) Revenu 9.042 10.220 10.220 10.220 10.220 Programe de productivité A (2) Revenu brut!/ 23,290• 24.820 24,820 24.820 2i.820 (3) Revenu net avec subvention 20.790 21.820 21.320 19.620 17,820 (4) Revenu net sans subvention 16,090 17820 17.680 17.39z 17,093 (5) Biens de production 7,200 7,000 7.140 7,428 7.727 (6) Biens de production aventionnés 4.700 4.000 3.640 2.228 727 (7) Contribution de l'agriculteur 2.500 3,000 3.500 5.200 7.000 Programme de productivité B (8) Revenu brut 17,810 18.980 18.980 18.980 18.980 (9) Revenu net avec subvention 16,141o 17.580 17.480 16.680 15.9du (10) Revenu net sans subvention .W6710 1380 15-818 13.696 Ô T.7 (11) Biens de production 3.100 3,100 3.162 3.290 3.423 (12) Biens de productionbenttonnés 1.700 1,700 1.662 990 423 (13) Contribution de l'agriculteur 1.400 1.400 1.500 2.300 3,000 Revenu moyen par hectare 10.420 3 52 1896 14.059 1.h.-22u 1/ A supposer que le prix à la production reste de 30 FCFA le kilo. Source: Vol. II, Tableau VI. ANNEXE Tableau IV: RCA - PRIX DE REVIENT DES GRUMES ET DES SCIAGES EXPORTES PAR LA LOBAYE, NOVEBRE 1969 (en FCFA) G-R U M E S S C I A G E Ayous Sapelli Ayous Sapelli mi tonnes m3 tonnes m3 tomes M3 t ornes Prix de revient, lisière de la forêt 1,500 2,500 1.500 2.000 12,000 19,200 1.000 16.000 Coût de transport 2.22h 3,702 2.603 3.253 2.820 h6,592 4,358 4,595 Manutention 1.19h 1.993 1,393 1,738 996 1.612 1.185 l,2h0 Assurance - 57 95 57 72 1h 2h ' 16 2h Taxes 363 603 398 497 661 1,150 759 821 Dont, taxes d'exportation ( - ) ( - ) ( - ) ( .. ) (25) (7ho) (425) (460) Coût total CAF Pointe Noire . 8.893 5.951 7.560 16.491 26.578 18.318 22,68u Transport maritime 9,000 9,000 9.000 9,000 10.000 10,000 10.000 10.000 Coût total CAF, ports 1,338 17,893 14.950 16,560 26.591 36678 28,318 32,680 européens Source: Vol. II, Tableau XIII. ANNEXE Tableau V: RCA- PRODUCTION ET EXPORTATIONS DE DIAMANTS, 1961 - 1969 (Quantités exprimées en milliers de carats et valeurs en millions de francs CFA) 1961 1962 1963 1964 1965 1966 1967 1968 1969 (10 months) I. Production 1. Diamants bruts' 112 265 _02 h2 540 à21 0 469 dont: a. Producteurs individuels 63 20h 328 383 h45 463 475 551 hi b. Sociétés 49 61 74 59 92 77 46 58 28 dont: a. Gems n.a n.a n.a 221 268 270 260 305 n.a - b. Diamant industriel n.a n.a n.a 221 269 270 260 304 n.a 2. Diamants taillés2 - - - - 3 7 5h h IIý Exportations }f a. Quantité 11 264 06 à1 50 301 62 à22 b. Valeur 1.72 2.5 0 3. 7 3.491 3.775 3. 9 4.700 3.071 1. Diamants bruts a. Quantité 113 26h 406 417 508 526 508 636 426 b. Valeur 488 1.572 2.530 3.067 3.466 3.698 3.533 4.600 3.165 2. Diamants taillés a. Quantité - - - - 1 h 3 h h b. Valeur - - - - 25 77 56 92 86 3. FCFA par carat 1,318 - 6,200 - 6.859 7.123 7.023 7.343 7.141 a. Diamants bruts 4.318 - 6.200 - 6.822 7.030 6.954 7.232 7.429 b. Diamants taJlIs . - - - 25.000 19.250 18.667 23.000 21.500 Inclus les diamants taillés ultérieurement 2/ Déja inclus dans la production de diamants bruts / es différencés entre les chiffres de production et d'exportations sont dues aux mouvements de stocks Source: CAR Office National du Diamant and the Direction des mines of the Ministry of Industry, Mines and Geology ANNEXE Tab2eau Vbis: PRODUCTION DE DIAMANTS EN RCA ET DANS D'AUTRES PAYS AFRICAINS PAR COMPARAISON AVEC LA PRODUCTION MONDIALE DE DIAMANTS, 1964 - 1969 (en milliers de carats et en pourcentage) Pays 1964 ' 1965 1966 1967 1968 Total Pierres Total Pierres Total Pierres Total Pierres Total Pierres gemms gemes gaanmes gemmes gemes 1 . Afrique (excepté l'Afrique du Sud) 27264 3446 24869 3011 25577 3409 25393 3389 19657 3980 Angola 1149 874 1155 887 1268 968 1289 983 1667 1316 Sierra Leone 1463 585 1462 658 1462 629 1400 56 1410 560 Congo Kinshassa 14752 295 12504 14 12430 12 12892 1 11904 551 Congo Brazzaville1/ 5265 316 5300 318 5300 300 5000 n.a n.a n.a Liberia 571 298 540 277 555 343 543 362 750 537 Tanzanie 664 338 328 414 947 -474 987 864 683 356 RCA h2. 221 537 268 54c 270 52o 260 609 305 Ghana 267 -37 2273 ¯2¶ 2U19 2T2 2 37 z¯Qi 2EW7 2- Côte d'Ivoire 200 120 198 119 184 110 175 105 187 110 Guinée 72 21 72 21 72 21 50 n.a n.a n.a 2. Afrique du Sud 5j91 37 6591 34 7 8 85 47 91 I91 dont Sud Ouest africain 1541 1387 1646 1491 1759 1583 1701 1531 1722 1552 3. Reste du Monde h611 1108 29_2_0 6518 1_4 75_ 165 7583 166 4. Total (1+2+3) 766 7 705 7740 â9 9282 à125 63L 391 _ 10600 5. a. Production de la RCA en %de - la production africaine. 1,6% 2,5% 2,1% 2,0% 3,1% b. Production de pierres gemmes de la RCA en %de la production de 6,4% 8%8% 7,9% 7,6% 7,6% pierres des pays africains 6. a. Production de la RCA en % de la production mondiale 1,7% 1,h% 1,h% 1,3% 1,7% b. Production de pierres gemmes de la RCA en % de la production mondiale 2.9% 3.5% 2.9% 2,7% 2.9% de pierres gemmes 1/ Le Conço (Brazzaville) ne produit pas de diamants. Les chiffres indiqués das le présent Tableau se rapportent en - réalite aux ré-exportations de diamants passant en contrebande au Congo et prOvenant du Congo-Kinshasa et de la RCA. Source: Etats-Unis, Bureau of Mines, Mineral Yearbook, 1969. ANNEXE Tableau VI CAR - PRODUCTION INDUSTRIELLE, 196h - 1969L1 Produit 1000$ 1964. 1965 1966 1967 1967 19C9 (6 mois) Bière hl 77,7 99,2 86,4 97,0 90,8 49,3 Boissons non alcoolisées 21,6 19,3 21.9 22,7 26,7 15,4 Glace tonnes 0,4 0,3 0,3 0,4 0,5 0,3 Savon tonnes 0,9 3,0 2.3 2,6 3,2 1,3 Cotonnades m2L2 5,2 4,4 5,2 5,3. 8,2 8,0 Briques tonnes - - 4.5 6.1 n.a. n.a. Articles en Aluminium kg 131,0 n.a. n.a. n.a. n.a. , n.a. Produit en plastic Sandales paires 380,0 400,0 410,0 325,0 n.a. n.a. Bouteilles unités 700,0 450,0 700,0 750.,0 ù.a. n.a. Chaussures pairs - - 140,0 200,0 200,0/3 200,0/3 Farine tonnes - - - - 4.2 2,0 Huile hl 141,2 151,6 122,7 123,2 n.a. n.a. coton hl (36,5) (42,2) (3,0) (21,6) n.a. n.a. d'arachide hl (104,7) (107,9) (92,7) (101,6) n.a. n.a. de sesame litres - /4 - /4 0.2 0,3 n.a. n.a. 1 La valeur de toute la production industrielle y compris l'égrenage de coton était de 10 milliards en 1966 et de 12 milliards de FCFA en 1968. /2 Cotonnades en millions de m2. /3 Estimations. / Toutes les graines de sesame ont été exportées parce que le marché international était favorable. Source: RCA, Bulletin mensuel de Statistique, et chiffres fournis par les autorités de la RCA et la Chambre de l'Industrie et de l'Artisanat. ANNEXE Tableau VII: RCA - TRAFIC AERIEN, 1965 - 1969 (en unités ou en tonnes) 1965 1966 1967 1968 1969 9 mois I. Bangui Passagers 24,775 21.202 31.328 35.608 21.997 Vols 13.93h 7.800 9.779 10.718 5.003 Fret (en tonnes) 2.546 3.069 3.919 5.240 4.323 II. Autres villes Passagers 5.789 2.915 2.921 2.880 1.865 Vols 2.906 1.581 2.029 2.061 1.306 Fret 304 122 147 111 56 III. Total Passagers 30.564 24.117 34.249 38.488 23.862 Vols 16.84o 9.381 11.809 12.779 6.309 Fret 2.850 3.191 4.066 5.351 h.379 Source: ASEONA, Bangui ANNEXE Tableau VIII: RCA - REPARTITION DES EXPORTATIONS ET DES IMPORTATIONS PAR ITINERAIRj,1964 - 1968 (en milliers de tonnes) 1964 1965 1966 1967 1968 VOIE TRANSEQUATORIALE2/ Par l'Oubangui jusqu'au Port de Bangui Produits exportés 57 48 h5 56 59 dont, en transit provenant du Tchad (28) (24) (15) (25) (27) Produits importés 127 110 129 157 173 dont, en transit à destination du Tchad (30) (17) (27) (25) (36) Total partiel l84 158 174 213 232 dont, en transit en provenance et à (58) (hi) (42) (L9) (63) destination du Tchad Par la Sangha jusqu' à Salo Produits exportés 3 2 3 2 2 Produits importés 5 6 5 6 7 Total partiel 8 8 8 3 9 Total, voie Equatoriale 192 166 1i2 221 2h1 ITINRAIRE CMEROUNAIS Importations et exportations3 5 5 5 h 5 PAR AVION Importations et exportations.= 3 3 h 5 TOTAL GENERAL (3 itinéraires) 200 174 190 229 251 / Le trafic empruntant la voie transéquatoriale s'effectue principalement par voie ferrée et par fleuve jusqu'à Bangui, mais un trafic moins important emprunte la Sangha (affluent de l'Oubangui), principalement jusqu'à Salo. 2 De Berberati ou Bouar-Baboua jusqu'à Yaoundé. Surtout importations. Estimation. Source: RCA, Bulletin Mensuel de Statistique. Tableau IX: !CA - RESE7AU 1OUTIER ET ENTRETIE DE3 ROUTES, 1969 (en kilomètres) Routes Routes Routes Total Entretenues par principales secondaires locales Ministère des Travaux Publics 2.118 1.270 - 3.388 ATEC (Agence Transéquatoriale des Communications) 508 - - 508 Ministère du Développement i/ et autorités locales - - 17.500 17.500 TOTAL 2,62 1.270 1700 21.396 1/ Le Ministère du Développement était, jusqu'au début de 1970 lorsqutil a changé de dénomination, un Ministère d'Etat responsable, entre autre, de ltagriculture et des transports. Source: RCA, Ministère des Travaux Publics. Tableau X: RCA - ESTIMATION DE LA COMPOSITION DU PARC AUTOMOBILE AU 31 JANVIER 1967 Automobiles 3.456 Camionnettes 2.648 Camions 1 .968 Autobus 155 Divers 288 Total 8.515 Source: RCA, Haut Commissariat au Plan, Situation du parc automobile de la RCA, 31 janvier 1967. ANNEXE Tableau XI: RCA - VALEUR DU COMMERCE EXTERIEUR, PAR DESTINATION ET PAR ORIGINE, 1966-1969 (en millions de FCFA) 1966 1967~ 1968 1968 1969 4 mois 4 mois I. Exportations totales f.o.b. 9.140 8.89h 10.83 n.a n.a 1. vers les pays n'appartenant pas -- aù l'UDEAC 7.591 7.166 8.816 2.652 3.055 GEE .749 .9 600 n.a n.a dont, France (2.841) (3.031) (3.352) (n.a) (n.a) Etats-Unis L 432 2.153 2.783 n.a n.a Israël 1 496 994 1.h90 n.a n.a Autres pays non africains 819 392 384 n.a n.a Afrique (autres que pays UDEAC) 95 188 159 n.a n.a 2. vers les pays de l'UDEAC./ 699 878 717 n.a n.a dont exportations assujetties à la taxe unique 549 724 555 n.a n.a autres exportations vers l'UDEAC 150 154 162 n.a n.a 3. Exportations non contrÔlées2/ 850 850 950 n.a n. II. Importations c.a.f. frontière RCA 10.379 12.643 11.759 n.a n.a 1. Provenant des pays n'appartenant - - pas à l'UDEAC 8.623 10.908 9.820 2.760 3.255 CEE 6•390 8.622 7.610 n.a n.a dont, France (5.067) (6.h86) (5.299) (n.a) (n.a) Etats-Unis 362 397 458 n.a n.a Autres pays non africains 1.357 1.308 1.161 n.a n.a Afrique (autres que pays UDEAC) 513 581 591 n.a n.a 2. Provenant des pays de l'UDEAC 1.556 1.535 1,739 n.a n.a Importations assujetties à la taxe unique 1.266 1.232 1.357 n.a n.a Autres importations 290 303 382 n.a n.a 3. Importations non contrôlées3/ 200 200 200 n.a n.a III. Balance commerciale -1.239 -3.749 -1.276 n.a n.a 1. Pays n'appartenant pas à l'UDEAC -1.032 -3.742 -1.00h -108 -200 2. UDEACI/ -857 -657 -1.022 n.a n.a 3. Echanges non contrôlés 650 650 750 n.a n.a I/ Exception faite des exportations non contrf16es, qui vont principalement vers Ios pays de l'UDEAC. 2f Ces échanges sont constitués pour l'essentiel par des exportations de diamants acheminées en fraude, évaluées avec prudence à 20 pour cent en 1966, 1968 et 1969 et à 25 pour cent er 1967. 3f Les estimations sont établies en retranchant les importations déclarées de viande en provenance du Tchad de la consommation annuelle de viande importée du Tchad (Plan quadriennal de développement de la RCA, Vol. I, pp. 6-18). Sources: RCA, Bulletin Mensuel de Statistiques, Décembre 1966, 1967 et 1968, Secrétariat Général de l'UDEAC, Bulletin des Statistiques Générales de l'UDEAC, Avril 1969, chiffres obtenus auprès des autorités de la République Centrafricaine et estimations établies par la mission. ANNEXE Tableau XIbis: RCA - VALEUR DES ECHANGES EXTERIEURS, PAR DESTINATION ET PAR ORIGINE, 1966-68 (en pourcentage) 1966 1967 1968 I. Exportations totales, f.o.b. RCA 10.01 1000 100,0 1. vers pays n'appartenant pas à 1'UDEAC 83,0 8_06 84,i CEE l,0 38,7 38,2 dont, France (31,1) (3h,1) (32,0) Etats-Unis 15,7 24,2 26,5 Israël 16,3 11,2 #12 Autres pays non africains 9,0 4, 3,7 Afrique (autres que pays UDEAC) 1,0 2,1 1,5 2. vers pays de 1'UDEAC .-6 .9±2 dont exportations assujetties à la taxe unique 6,0 8,2 5,3 autres exportations vers les pays de 1'UDEAC 1,6 1,7 1,5 3. Exportations non contrôlées 9M» II. Importations c.a.f. frontière RCA 100.0 100.0 100.0 1. provenant des pays n'appartenant pas à l'UDEAC 8 86,3 CEE 61,6 68,,2 64,7 dont, France . 48,8 51,3 45,1 Etats-Unis 3,4 3,1 3,9 Autres pays non africains 13,1 10,3 9,9 Afrique (autres que pays UDEAC) 5,0 4,7 5,0 2. provenant des pays de l'UDEAC 15,A 12, Importations assujetties à la taxe unique 12,2 9,7 11,6 Autres importations 2,8 2,4 3,2 3. Importations non contrôlées .9 6 i Source: Tableau annexe XI. ANNEXE Tableau XII: RCA - PRODUITS ENTRANT DANS LE COMMERCE EXTERIEUR CONTROLE -- AVEC LES PAYS N'APPARTENANT PAS A L'UDEAC 1 966-69 (en millions de FCFA) 1966 1967 1968 1968 1969 h mois h mois Exportations (f.o.b.) 7,591 7.166 8.816 2.652 3,055 Diamants 4.062 3.342 4.681 1.586 1.503 Produits agricoles 3.529 .81 h-13 1 066 1.552 Fibre de coton 1.114 1-o3, 2,0 530796 Café 1,798 1.i36 1,073 251 255 Grumes et sciages 158 210 299 63 180 Tabac 53 141 197 108 147 Caoutchouc 129 73 84 26 35 Sesame 33 53 - - - Divers 244 269 417 88 139 Importations (c.a.f. frontière RCA) 8.623 10.908 9,820 2.760 3.255 Machines, appareils et matériel 1,234 2.779 1.594 433 470 Véhicules et pièces détachées 1.245 1.045 1,598 523 378 Produits alimentaires, tabaci/ 1.379 1.626 1.576 387 410 Produits minérau/ 1,030 1.09h 1,027 238 745 Textiles 1.196 1.377 1,367 500 424 Produits chimiques, caoutchouc Jt ýasmAtrff 958 1.37h 1,226 290 397 Métaux, ouvrages en métaux P t1qu 828 921 699 216 219 Peaux, cuirs, bois, papier 270 245 324 70 106 Divers 483 447 409 42 106 Y Y compris les animaux sur pied. / Comprend ciment et essence. Sources: RCA, Bulletin Mensuel de Statistiques, Décembre 1966, 1967 et 1968 et chiffres obtenus auprès des autorités de la République Centrafricaine. ANNEXE Tableau XIIbis: RCA - PRODUITS ENTRANT DANS LE COMMERCE EXTERIEUR CONTROLE AVEC LES PAYS N'APPARTENANT PAS A L'UDEAC 1966-69 (en pourcentage) 1966 1967 1968 1968 1969 4 mois 4 mois Exportations (f.o.b.) 100,0 100,0 100,0 1100,0_ Diamants 53*5 46,7 53,1 59,7 49,2 Produits agricoles 46,5 53,3 49 9 4o,3 50,8 Fibre de coton l,7 22,8 20.0 ~2,l Café 23,7 20,0 12,2 9,5 8,3 Bois 2,1 2,9 3,4 2,h 5.9 Tabac 0,7 2,0 2,2 4,1 h,8 Caoutchouc 1,7 1.1 1,0 1,0 1,1 Sésame 0, 0,7 - - - Divers 3,2 3,8 4,7 3,3 4,6 Importations (c.a.f. frontière RCA) 100,0 10 100,0 100.0 100,0 Machines, appareils et matériel 14,3 25,h 16.2 15,7 11,4 Véhicules et pièces détachées l,4 9,6 16,2 19,0 11,6 Produits alimentaires, poissons, tabac 16,0 l4,9 16,0 14,O 12,6 Produits minéraux 11,9 10,0 10,.5 8,6 22,9 Textiles 13,9 12,7 13,9 18,1 13,0 Produits chimiques et caoutchouc 11,1 12,6 12,5 10,5 12,2 Métaux, ouvrages en métaux 9,6 8,h 7,1 7,8 6,7 Peaux, cuir, bois, papier 3.1 2,2 3,3 2,6 3,3 Divers 5,6 4,1 h,2 1,5 3,3 Source: Tableau anne:e XII. ANNEXE Tableau XIII: RCA - VOLUME DES PRINCIPALES EXPORTATIONS DE PRODUITS AGRICOLES VERS IES PAYS N'APPARTENANT PAS A L'UDEAC, 1966-1969 1966 19o7 1968 1968 1969 4 mois 4 mois (en tones métriques) Grumes et sciages 10.679 15.322 20,996 3,723 11.979 Fibre de coton 7.995 11,999 15.266 3,897 5.9.jô Caf& 11.322 8.942 8,10h 1,636 1.656 Tabac 580 629 817 55 62 Caoutchouc 1.221 804 1,036 36 3h Amandes de palmiste 1.286 890 749 202 -- Sésame 673 888 -- -- -- Total 3.756 3.474 h6.968 9.59 19,669 (en pourcentage) Grumes et sciages 32 40 47 h0 62 Fibre de coton 24 3j 32 41 30 Café 3h 23 17 18 8 Tabac 1 1 1 - . Caoutchouc 3 2 2 - Amande de palmiste 4 2 1 1 Sésame 2 2 - - - Total 100 100 100 100 100 Sources: RCA, Bulletin Mensuel de Statistiques, D&eembre 1966, 1967 et 1968 et chiffres obtenus auprès des autorités de la RCA. ANNEXE Tableau XIV: RCA - BALANCE DES PAIEmENTS 1968 (millions de FCFA) Credit Debit Net A. Biens et services non compris les paiements des facteurs _203 - 3.435 Marchandise 12.063 9,242 2.821 Services 4.636 10.892 -6.256 Fret et assurance marchandise 124 3,961 - 3,36 Autres transports 304 989 - 685 Voyages 450 989 - 539 Autre assurance 172 343 - 171 Transactions de l'Etat (n.i.a.) 2.007 2.733 - 726 Autres services 1.580 1,878 - 298 B. Paiements des facteurs 1.109 2.485 -.1.376 Revenu des investissements 51 981 - 930 Autres transferts 1.058 1,504 - 446 C. Capitaux non monétaires Z382 2,292 ,090 Long terme 5,995 1.811 4.184 Capitaux publics à long terme 3.576 544 3,039 Capitaux privés à long terme 2,419 1,267 1,152 Capitaux privés à court terme 387 481 - 94 D. Erreurs et omissions (nettes) 225 - 225 E. Mouvements monétaires 819 323 49_&4- Banque Centrale 67 74 - 7 Banques commerciales, banques de développement et Caisse d'épargne postale 752 249 503 Source: Données fournies par les autorités centrafricaines (BCEAEC) 1/ Les exportations sont évaluées à Brazzaville ou Pointe Noire en fonction du lieu d'expédition; en d'autres termes, elles ne sont ni FOB, ni CAF mais comprennent plus ou moins les coûts, l'assurance et le fret. 2 FOB pays d'origine. Fortement sousestimé: voir notes y et Aucun effort n'a été fait pour concilier ce chiffre avec les données monétaires publiées par l'IFS, du fait que les mouvements mon4taires dans la balance des paiements semblent plus exacts que ceux de l'IFS (voir para. 172). ANNEXE Tableau XV: RCA - ACTIF ET PASSIF DES BANQUES COMMERCIALES ET DE LA BANQUE DE DEVELOPPEM ENT, 1964-1969 (en milliards de FCFA) 1964 1965 1966 1967_ 3L|8 1969-- Déc. Déc. Dec. b3. Déc. Mars Juin Sept. Actif Réserves liquides 0,02 0,03 0,08 0,05 0,09 0,13 0,18. Avoirs à l'étranger -o,35 -0,57 -0,h5 -0,82 -0,73 -0,79 -0,92 Créances sur le secteuli - - - 0,01 - - - Créances sur le secteuf 4,75 5,32 6,26 7,37 8,51 8,96 8,93 Passif Dépôts à vue 1,87 2,00 1,80 2.08 2,83 2,58 2,62 Dépôts à terme 0,17 0,23 0,h3 0,47 o,58 0,59 o,65 Dépôts publics 0,21 0,20 0,22 0,14 0,19 0,20 0,15 Avances de la banque cen- 1,58 1,71 2,38 2,87 2,99 3,76 3,55 trale Divers (net) 0,59 0,664 1,06 1,05 1,28 1,17 1,22 Source: FMI, International Financial Statistics. ANNEXE Tableau XVI: RCA - ENCOURS DES CREDITS DE LA BANQUE NATIONALE DE DEVELOPPEMENT 1966 - 1968 (en millions de FCFA) :30 Jgin 1966 30 juin 1967 31 décembre 1968 Long Court Moyen Long Total Court Moyen Long Total Terme Total _l TermB Terme Agriculture 37 540 744 131 23 898 738 119 25 882 Développement rural - h - 6 51 57 - 155 100 255 Artisanat, commerce, industrie 71 22h 14 193 88 295 73 391 221 685 Logement 400 571 1 155 379 535 - 216 515 731 Petit matéiriel - 7 7 . . 7 Véhicules - 12 - 7 - 7 55 33 - 88 Divers 5 9 - 6 3 9 1 47 - 48 TOTAL 13 L.367 766 7 T 1.8W8 961 ~67 2.68 dont paiements n.a 240 n.a n.a n.a 206 n.a n.a n.a 354 arriér4s Totaux partiels en 38 100 42 28 30 100 32 36 32 100 pourcentage du total - Comprend également 42 millions de FCFA de prêts à court terme et 412 millions de FCFA de prêts à moyen tenme. Sources: RCA, Banque Nationale de Développement, Rpport d'activité, 1965/66, 1966/67 et 1967/68 et chiffres obtenus auprès de ladiistration de la BND. ANNEXE Tableau XVII: RCA - RECETTES ET DEPENSES BUDGETAIRES EFFECTIVES 1966-1969 (comptabilisées par exercice) (millions de FCFA) 1966 1967 1968 1969 Il mois I. Recettes du budget ordinaire 8.05h 8-196 9.172 7.929 1. Impôts directs 1,956 1.909 2.144 1,782 a. Impôts personnels 781 717 n.a b. Impôts sur le revenu 602 584 n.a n.a Impôt général sur le revenu (299) (253) (n.a) (n.a) Revenu commercial (247) (262) (n.a) (n.a) Revenu des valeurs mobilières ( 56) ( 69) (n.a) (n.a) c. Patentes et licences 2_3 199 n.a n.a d. Impôts fonciers 115 128 n.a n.a e. Divers 220 281 n.a n.a 2. Impôts indirects 5.238 5.86 6,519 5.28'9 a. Droits fiscaux d'entrée 3.201 3,249 n.a n.a b. Taxe unique 722 834 n.a n.a c. Droits d'exportation 408 336 n.a n.a d. Taxes intérieures diverses et taxes de yente756 877 n.a n.a e. Divers 151 190 n.a n.a 3. Recettes extrafiscales 860 801 479 858 a. Revenus des domaines et des mines 29 2 31 -296 -2F b. UDEAC (ret)>/ 319 278 - 206 c. Divers2! 292 292 183 390 II. Dépenses du budget de fonctionnement 7,324 8,685 9.868 8.872 1. Administration 2.?25 2.120 2.245 2.68 2. Education ï,36 1,516 1.680 1.537 dont bourses d'études 233 278 306 231 3. Santé 691' 852 913 711 4. Défense _6_ 950 1,210 1.261 5. Agriculture, transports, to risme, 3 77~6 819 6M dont subventions aux ORj3/ 12 233 17 F 6. Entretien et travaux publics 496 833 909 608 dont P.&T. (net) 1 13 2 109 7. Transferts et subventions 1.249 1.467 1.661 h 1.050 8. Service de la dette 94 166 31 -U97 III. Excédent ou déficit du budget ordinaire (-) 730 -489 -696 -9h3 IV. Dépenses d'équipement -618 -499 -279 -258 V. Excédent ou déficit global (.) 112 -988 -975 .201 1/ Principalement recettes nettes du Fonds de eolidarit& moins les contributiona modestes aux dépenses administratives de l'UDEAC (Union Douanière et Economique de l'Afrione 2/ La rubrique Postes et Télécommunications ayant été calculée sur une base nette, elle a par conséquent entièrement disparu du budget en 1970. 3/ Offices Régionaux de Développement. li/ Y compris un paiement net à l'tUDEAC de 206 millions de FCFA, en raison de la retenue par l'UDEAC de la fraction du Fonds de Solidarité afférente à la RCA, intervenue après Avril 1968. Source: RCA- Compte Définitif 1966,et données communiquées par les autorités centrairMCa-nS ýTresor). ANNEXE Tableau XVII: RCA - PREVISIONS BUDGETAIRES, PAR EXERCICE FINANCIER 1.966-70 (millions de FCFA) 19661/ 1967 1968 1969 1970 I. Recettes du budget ordinaire 7.h31 8.02 9.030 10.290 11,306 1. Impôts directs 1,574 ~ 2.119 2,719 2'77 a. Impôts sur le revenu 513 ~~~3 ~~6 n.a. Impôt génêral sur le revenu (235) (235) (295) (320) n.a. Revenu commercial (202) (222) (222) (278) n.a. Revenu des valeurs mobilières (50) (56) (66) (56) n.a. b. Impôts personnels 605 655 770 800 n.a. c. Impôts fonciers 96 96 119 1h7 n.a. d. Patentes et licences 150 175 235 235 n.a. e. Divers 236 247 4122/ 883 n.a. 2. Impôts indirects 1031 5.150 5.870 6,43 6,044 a. Droits fiscaux d'entrée 3.102 3.213 3.613 3,9G6 n. a. b. Taxe unique 540 750 975 1,090 n.a. c. Droits d'exportation 419 355 283 360 n.a. d. Taxes intérieures diversesde gt s 783 680 821 873 n.a. e. Divers 187 152 178 21 n.a. 3. Recettes extrafiscales 826 1.,206 1.041 1,128 2,20Ô9 a. Revenus des domaines et des 281 320 232 3h7 313 mines2832233431 b. UDEAC (net) 320 283 283 350 4li c. Divers 225 603 476 431 1,561 dont P. et T. (net) (-16) (239) (225) (65) (-d) II. Dépenses du budget de fonctionmment .296 8.654 9.651 10,321 J83 1. Administration 2.220 2.130 2.140h 2.789 3,9112 2. Education 1.307 1.648 15625 1,797 2,0934/ dont bourses d'études (233) (282) (318) 323) (386 3. Santé 709 889 904 855 722v h. Dé'fense 636 827 1,109 1.h51 1,351 5. Agriculture, transports, tourisme 607 718 833 698 610 dont subventions aux ORD (125) (235) (182) (97) (77) 6. Entretien et travaux publics 517 813 739 632 560 7. Transferts et subventions 1,206 1.498 1.632 1.327 1,48-1 8. Service de la dette 94 130 405 772 555 III. Excédent ou déficit du budget ordinaire 135 -612 -621 -31 -)3 IV. Dépenses d'équipement -.11 ... V. Excédent ou déficit global (-) -976 -848 -881 -700 -823 1/ Previsions révisées. 7/ Y compris la nouvelle taxe sur l'extraotion du diamant, qui a rapporté 160 millions de FCFA. 3/ Inclus dans ce chiffre plus de FCFA 500 millions pour une augmentation d, sala pour les fonctionnaires qui n'est pas répartie sur le budget des des differents ministères. (Pour notes 4 et 5 et la Source, voir tableau XVIII bis) ANNEXE Tableau XVIIIbis: RCA - PREVISIONS BUDGETAIRES, PAR EXERCICE FINANCIER 1966-70 (en pourcentage) 1966 1967 196b 1969 1970 I. Recettes du budget ordinaire 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 1 . Impôts directs 21,2 2 26 26j a. ImpOts sur le revenu 6,6 6, 6 6, n.a. Impôt général sur le revenu (3,2) (2,9) (3,3) (3,1) n.a. Revenu commercial (2,7) (2,b) (2,5) (2,7) n.a. Revenu des valeurs mobilières (0,7) (0,7) (0,7) (0,5) n.a. b. Impôts personnels 8.1 8,1 8,5 7,7 n.a. c. Impôts fonciers 1,3 1,2 1,3 1,4 n.a. d. Patentes et licences 2,0 2,2 2,6 2,3 n.a. e. Divers 3,2 3,1 4,6 8,6 n.a. 2. Impôts indirects 677 64,0 65,0 62,6 53,4 a. Droits fiscaux d'entrée 17 0,0 40,0 38,0 n.a. b. Taxe unique 7,h 9,3 10,8 10,5 n.a. c. Droits d'exportation 5,6 h,4 3,1 3,5 n.a. d. Taxes intérieur ggvses 10,5 8,5 9,1 8, 5 n.a. e. Divers 2,5 1,8 2,0 2,1 n.a. 3. Recettes non- fiscales 11,1 l1,0 11,5 Il 0 20,2 a. Revenus des domaines et des mines 3,8 ,0 2,7 3 n.a. b. UDEAC (net) 14,3 3,ý 3,3 3,4 n.a. c. Divers 3,0 (,5 5,5 4,2 n.a. dont P. et T. (net) (-0,2) (3,0) (2,5) (0,6) n.a. II. Dêpenses du budget de fonctionnement 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 1. Administration 30,4 24.,6 24,9 2(,0 3>4,7 2. Education 17,9 19,0 16,8 17,4 18,6 dont bourses d'études (3,2) (3,3) (3,3) (3,1) (3,)4) 3. Santé 9,7 10,3 9,h 8,3 6,3 4. Défense 6,7( 9,6 11,5 1]J,1 12,0 5. Agriculture, transports, tourisme 8,3 8,3 8,6 6,8 5,4 dont subventions aux ORD (1,7) (2,7) (1,7) (1,0) (0,7) 6. Entretien et travaux publics 7,1 9,4 Y,7 6,1 5,0 7. Transferts et subventions 36,5 17,3 16,9 12,9 13,1 8. Service de la dette 1,h 1,5 14,2 7,li 4,y / Ministères de l'Education et de la Jeunesse, des Sports, des Arts et de la culture seulement. 5/ Ministères de la Santé et le Secrétariat dtEtat chargé des Affaires Sociales. N'inclus pas les achats de produits pharmaceutiques et dépenses de Santé inclus ailleurs dans le budget. Ce chiffre se compare avec FCFA 612 millions en 1969. Source: Tableau XVIII: RCA, Budget de l'état Source: Tableau XVIII bis: Tableau XVIII. ANNEXE Tableau XIX: RCA - PLAN DE DEVELOPPEMENT QUADRIENNAL 1967-1970, INVESTISSEMENTS PREVUS ET REELS 1967 - 1968 (en millions de FCFA) InvesUseta prévus - Investissements réels Financé Total 1967/1968 mais (1) dé Montant % non1/ (1) 1967 1968 de (1)dépense- Investissements sociaux et administratifs 9.893 26,8 1.223 2.053 3.276 33,1 624 dont Logement et urbanisme 7.155 19,4 Administration et information 796 2,2 Service de la dette publique 637 1,7 Mines, Energie et Industries 8.628 23.h 3.718 328 h6.046 46,9 50 dont Textiles et habillement 2/ 3.0h0 8,1 Mines (principalement privë) 1.940 5,2 Production agricole 6.581 17,8 1.085 1.059 2.1h 32,6 1.585 dont Modernisation et productivité 1.951 5,3 Diversification . 409 3,8 Elevage 905 2,5 Sylviculture (privée) 200 0,5 Infrastructure économique.L 6.476 17.6 904 986 1.890 29,2 1.779 dont Transports terrestres h.195 n1,h Transports fluviaux 682 1,6 Infrastructure commerciale 747 2,0 Tourisme et hôtellerie h51 1,2 Postes et Télécommunications 228 0,6 Recherche 3.255 88 688 530 1.218 37L h94 do-nt Recherche agronomique 1.h76 h,0 Recherche géologique et minière 768 2,1 Transports 603 1,6 Formation 2.043 5,_ 200 323 523 25,6 - TOTAL 36.876 100,0 7.818 5.279 13.097 35,5 5.032 dont Investissement public 28.322 76,8 h-5002/2.822 7.322 25,9 Investissement privé 8.555 23,2 3.318 2.457 5.775 67,5 dont Financement extérieur 19.305 52,h 5.165 1.156 6.321 32,7 Financement intérieur 14.099 38,2 1.425 5.256 6.681 47, Non connu ou non décidé au 1er janvier 1969 3 h72 9,h - 95 95 2,7 1/ Au 31 décembre 1968. 7/ Voir également la rubrique Recherche. 7/ Estimations établies à partir de chiffres incomplets. Source: RCA, Plan Quadriennal 1967-1970 et chiffres obtenus auprès des autorités de la RCA. ANNEXE Tableau XX: RCA - MONTANT DE L'AIDE ACCORDEE PAR LE FED, PAR SECTEUR, 1966-1969 1960/63 1964 1965 1966 1967 .1968 1969 Totai Seceur(6mois ) 1960-69 (en. millions de FCFA) 1. Infrastructure 233 37 170 135 315 129 242 1.262: 2. Enseignement 64 .U4 340 227 .19 267 104 1,205 3. Production2/ - - 346 291 265 214 93 1.209 dont soutien des prix - - (326) (179) (153) (120) ( - ) (780) 4. Santé 294 66 30 138 34 17 3 582 5. D5veloppement rural 187 172 15 2 58 225 143 803 6. Divers 46 24 10 - - - - 80 Total 82. 313 9-01 74 866 853 581 51/ (en pourcentage) 1. Infrastructure 28,3 11,8 18,6 17,0 36, 15,1 h1%3 24,5 2. Enseignement 7,8 4,5 3',h 28,6 22,h 31,3 17,8 23,5 3. Production/ - - 38,0 36,6 30,6 25,1 15,9 23,5 dont soutien des prix - - (35,8)(22,5).,(1.7,7) (14,1) ( - ) (15,2) 4. Santé 35e7 21,1 3,3 17,5 3,9 2,0 0,5 11,3 5. D4veloppement rural 22,7 54,9 1,6 0,3 6,7 26,5 24,4 15,6 6. Divers 5,5 7,7 1, - - - - 1.6 Total 100,0 100, 100,0 100,0 100,0 100,10 0,qe 100,0 1/ Ecart dû à l'emploi de chiffres arrondis. r/ Comprend l'aide à la production (Aide à la diversification et soutien des prix). Source: Représentant résident du FED à Bangui. ANNEXE Tableau XXI: RCA - ENGAGEMENTS D'AIDE DU FAC, PAR SECTEUR ET MONTANTS DES DEPENSES EFFECTUEES, 1960-69 Secteur 1960/63 1964 1965 1966 1967" 1968 19691/ 98t (en millions de FCFA) 1. Production 636 814 368 559 391 225 n.a 2.99e- 2. Infrastructure 1.01O 802 48 - 162 24 n.a. 2.045 3. Equipement social 95ô 14 - 197 - 63 n.a 1.231 4. Etudes et recherche 659 10 88 109 137 103 n.a 1.245/ scientifique Montant total des engagements 3.263 1.780 - 504 86 689 ZZ 415 87L, 7.515 L2 Sommes décaisséesi/ n.a 560 928 998 673 500 n.a 3.659 (n pourcentage) 1. Production 19,5 45,7 73,0 64,6 56,7 54,2 n.a 39,8 2. Infrastructure 30,9 45,1 9,5 - 23,5 5,8 n.a 27,2 3. Equipement social 29,4 0,8 - 12,8 - 15,2 n.a 16,4 h. Etudes et recherche 20,2 8,4 17,5 12,6 19,8 24,8 n.a t6,6 scientifique Montant total des engagements 100,1 100,0 100.0 l 0 100, 100,0 n.a Dépenses effectuées n.a 31,5 184,1 115,4 97,7 120,5 n.a 48,7 Titre VI seulement. Les engagements comprennent aussi les somes indiquées dans les Tableaux III et V. Source: Chiffres obtenus auprès du Gouvernement français. ANNEXE Tableau XXII: RCA - ENCOURS DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE 1/ AU 31 DECEMBRE 1968 AVEC ENCOURS ADDITIONNELS JUSQU'AU 30 JUIN 1969 INCLUSIVEMENT Dette remboursable en devises (en milliers de dollars E.U.) Encours de la dette Encours additionnels Encours de au 31 décembre 1968 du ler janvier au la dette Source Partie y compris 30 juin 1969 au 30 juin 1969 versée partie non y compris partie non seulement versée versée TOTAL DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE 20.646 21.012 9.757 30.769 Prêts bilatéraux 18.910 18.910 4.374 23.284 Chine (Rép. Pop.) h 1.800 1.00 - 1.800 France 4/ 14.924 14.924 2.625 17.549 Allemagne (Rép. Féd.)5/ 2.186 2.186 1.749 3.935 Prêts des organisations internationales - 227 4.200 4.427 Fodds Européen de Développement (FED) - 227 - 227 Association Interna- tionale (AID) - - 4.200 4.200 Prêts du secteur privé Crédits fournisseurs 1.736 1.875 1.183 3.058 France / 182 182 - 182 Allemagne (Rép. Féd. ) / 1.223 1.223 1.223 Israël 38 38 - 38 Suisse h - - 1.183 1.183 Royaume-Uni 293 432 - 432 1/ Dette comportant une échéance initiale ou prorogée de plus d'un an. 2/ Cette définition comprend le franc CFA qui est librement convertible en franc français. 3/ Sans tenir compte des amortissements pendant les premiers six mois de 1969 (environ FCFA 800 millions). y/ y compris les dettes remboursables en francs crançais qui sont convertibles au taux de change en vigueur depuis la réévaluation d'août 1969. _/ Y compris les dettes remboursables en marks allemands qui sont convertibles au taux de change en vigueur depuis la réévaluation d'octobre 1969. Source: BIRD, Département des études économiques, Division des Services Statistiques, 22 janvier 1970. ANNEXE Tableau XXIII: RCA - PREVISIONS DE REMBOURSEMENT DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE Y COMPRIS DES SOMMES NON DECAISSEES AU 31 DECEMBRE 1968 AVEC PROLONGATION JUSQU'AU 30 JUIN 1969 Dette Remboursable en Devises (en milliers de dollars des Etats-Unis) Année Encours de la dette (Début de période) Versements pendant chaque période y compris somes non Amortisse- Intérêt Total décaissées ment 1969 20.618 1.662 356 2,018 1970 28.713 1.815 407 2.222 1971 26.898 2.ý21 339 2.860 1972 24.378 2,h07 311 2.719 1973 21.970 1.871 288 2.159 197h 20.099 1.803 260 2.063 1975 18.296 1.660 23h 1.89h 1976 16.636 823 213 1.036 1977 15.813 787 197 98h 1978 15.026 709 175 884 1979 14-317 651 155 806 1980 13.666 735 140 875 1981 12.931 740 127 868 1982 12.190 6h7 11h 762 1983 11,543 540 107 648 Comprend le service de toutes les dettes qui figurent au Tableau 14 établi le 22 janvier 1970, à l'exception des sommes ci-après, dont les conditions de remboursement ne sont pas connues: Fournisseurs (France) $167.000 Prêt du Fond Européen de Développement 227.000 Total $394.ooo Source: BIRD, Département des Etudes Economiques, Division des Services de statistique, 22 janvier 1970. REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE PREFECTURES POPULATION + ET DENSITE VAKAGA 11,620 NDELE, BAMINGUI BANGORAN 18, 740 KEMON - GRNBONGU . M E L - P K .... . .- '-.. . . . .'". A~. T... .AGA .. -. .ANGUI 0 . HABITANTS AUTKM KEMO GR"BO°• 06 REuANA OV HAT ¥00MROTfUU -,~~~ DONNEES DE 1962 BASEES SUR RE8ENSEMENT 1960* . . TS 05.2 0 2 0 7 05 > (NDN COMPRIS 28,000 REFUGIES t0M.1cn AVRIL 1970 BIRD ?8 REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE CLIMAT, VEGETATIONS ET PRECIPITATIONS MOYENNES. i B|RAO~ -N C L l M A T 0 SOUDANO-SA HELIEN /I 0 CLIMAT SOUDANO-GUINEEN 0BOSSANGOA oBRA A,o rti oBoZC um - I eBA SIu D. 5+-CLIMAT OMBY ou - ÷OUBANGUIEN FORET SAVANE BURKEA 00.. SAVANE ADAMCUA SE D EM SAVANE GUINEENINE REPUBLSAVANE 50UDAN0-GUINEENNE SD U CO0N GO PRECIP ITATIONS MOyEýNNES - LIM ITES DES5 CL IMATS is 0 25 50 75 100x1. te 0 25 50 75 |00 N AVRIL 1970BID 2 ' Birao -. T C H A D / ARACDS SOUDAN N Ndele TUIM eOuadda v Kabog Paoua Batangafo . *Bocaranga GOTOM GOTON Bria •BETA L Bossangoa,, Bouca • 9Yalinga / BozoumC Bouarbut Grimar * Bambari Baboua BETAML• Bakouma MAMOCM Obo WI Mbokj * CaEnt .a Boali osembhele *e Daar SCarnote C AE1a g ss u d. I.ROSELLE PALMWERS Berberat i BANGUI( @ olbaye • CAFEM Baiki* Sa, CACA.. i. REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE sa REPUBLIQUE RESSOURCES 0 50 o00 DEMOCRATIQUE ° IL° 'î°DU CONGO M URANIUM MILES CONGO DIAMANTS 0 100 150 200 (BRAZZAVILLE) ENERGIE(BOALI) KlILOMETRES n FORETS > AVRIL 1970 BIRD 2990 CARTE 4 IBYEPBLIOE CFNTRAFRICAINE REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE TRANSPORTS LIAISONS INTERNATIONALES N IG E R N 1 6 E RT C H A D LA THAHA L AC TCHAD Abeche S U D A N FORT-LAMY N 1 G E R I A Are i Quadda REP B L/1OUE c TRAFRICA INE CAMER UN Nk-"- BANGU G so_lo ¯ /N L EQUA TOR/ALE Q.esso LIBREVLLE Por t-Gent i1 S GABN REPUBLIQUE DEMOCRAT/oUE '3 DU CON6O Mayoumb BRAZZAVILLE Po,nte-Noir KINSHASA CABINAA A Tfx A N fT/ O dU cAs QdLIA1ONS INTERNATIONAl5 SERVICE AERIEN REGULETO RGUTES PRTNICTIPALES .. 01E FERkREES FkONTIERER ANGOLA io 0 O 0 20óx. AVRIL 1970 BIRD 29q1 REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE R A CAN RESEAU ROUTIER A F R i CA \ NDELE OUADDA PA0UA -RME OCARC - )- o o m BOSSANGOA BOUCA AYA ING AR SIB.U BABOUA GRIMARI AKOUMA \ DE EELE LL R T P RLIUTES SEONAIE D5 O RAAl 7 .7 . VerB BraB,zaUille e CARNOT BERB RATII MORB * AYE o 0U0NGO AKONIKI MBAKI VRI 17r IRD 2 2 CARTE 6 REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE CIRCUITS D'APPROVISIONNEMENT EN BETAIL BOVIN oAbérh BATHA Qm O -Hadjer OKun r OUADDAI FORT LAMY 0 ongo O oz-Beida SOU D A N O Gama GUERA T C H A Melfi boudeia m- Timon SALA MAT j Bongor rALAM k yabé Ouon -a 0 50 100 Mi OMoundou 50 00Km Ouadde Kabo Botanga - P Crampel ozoum _ oucaBrior zour BostantII --BMM-Bo enSibutj . Obo tango A* Z one T'i. RER DEM. DU CONGO Berberati , Boo/''" eb BATHA PRINCIPALES REGIONS D' PPRO- PRINCIPALES ROUTES SUIVIES VFB-AEEN ETH- DACHA PAR LE BETAIL SOUDANIEN EN RCA NoPa -INIPAUX ES ZONES DE PRODUCTION DU Goz-Beida PINCPAX MARCHECI - - - BETAIL CENTRAFRICAIN I DES ZONES DE PRODUCTION - -- ZONES DE CONSOMMATION DU ARHMBITPRINCIPAL MARCHE BETAIL TCHADIEN fARCHAMBAULT DE REGROUPEMENT @ ZONES DE CONSOMMATION DU COURANTS PRINCIPAUX BETAIL SOUDANIEN C MPORTANCE DES CIRCUITS EN COURANTS COMMERCIAUX ILIRDEBVN DU ETAIL CENTRAFRICAIN CONGN ZONE ESSENTIELLEMENT RAVITAILLEE TRAFIC FRONTALIER PAR DE LA VIANDE DE CHASSE PRINCIPALES ROUTES SUIVIES PAR LE BETAIL TCHADIEN EN RCA ROUTES PRINCIPALES AVRIL 1970 BIRD 2993 REPU BLA QUE CENTRAFRICAINE . INDUSTRIES . . oQUANDA DJALLE o NDE ON'DIM 0 ATANGAFO r] 1 PAOUA 'CARNOT PENDD A CRDAMPEL B A OUCANAATA © BOZOUM IIPP U - r (NON 3 o BAMBARI HUILUB AA EIE DE CTONLL P CERAS E E CR UE OGRIMARIS CARNOT~ ~ BOSE ECDOA ZAGB E SNGAMHAT D FR(NNEP0IE TP P SUE SN ETL BER RATIN A BAA us[EE DE CAUTHOU 19 BRAQUEERIE l D U FARIQUE DE VEOTMENTS P MONTAGE DE LICYCLETTES PRODITS EN TAATIE E AVURILE FER NPIEXPLQTE _ _0_ __le 00 70 100ml. to . Re 00 70 100. LVRIL 1970 BlRD 29-4

Informations clés
Type de document Pre-2003 Economic or Sector Report
Date
Source worldbank_document