24803 Findings Bu e s m lle e i l tin l l e d' u r e in s p fo rm r a t i at q u io e s n Région Afrique · Numéro 77 · Juin 2002 su r Le Bulletin d’information sur les meilleures pratiques présente les résultats opérationnels des analyses économiques et sectorielles réalisées par la Banque mondiale et les gouvernements membres dans la Région Afrique. Ce bulletin est une publication mensuelle du Centre pour la gestion de l’information et de la connaissance (Knowledge and Learning Center). http://www.worldbank.org/afr/findings Ghana : Gestion des terres humides du littoral Les objectifs de ce projet (1993 – 99) étaient de préserver l’intégrité écologique de cinq principales zones de terres humides du littoral ghanéen en impliquant les populations qui tirent leur subsistance de ces écosystèmes dans la planification et la mise en œuvre des programmes de gestion de ces terres; d’identifier et de surveiller les ressources communales qui bénéficient aux populations humaines et aviaires de ces terres humides, et de les gérer sans limiter à l’excès les options des populations qui tirent profit de ces ressources. Le projet devait également développer les capacités de mise en œuvre du programme tant au niveau gouvernemental que des communautés bénéficiaires. Il a été mis en œuvre grâce à une subvention du Fonds pour l’Environnement Mondial. mpact sur le terrain • En dépit d’un démarrage tardif, le Community Investment Support Fund (Fonds d’Appui à l’Investissement Communautaire) a été déboursé à 99 pour cent en l’espace de deux ans. A la date d’octobre 1999, 72 groupes de micro-entreprises comprenant 1.706 individus (dont 1.001 femmes et 705 hommes) avaient reçu des déboursements de crédit s’élevant à 992 millions de Cedis (soit environ US$ 397.000 sur le total de US$ 400.000) pour entreprendre des activités telles que l’agriculture, la pêche, l’agro-industrie, les industries artisanales, et des activités mixtes d’agriculture/pêche commerciale, y compris le marketing de leurs produits. • Les activités économiques étaient liées à des activités de biodiversité. Environ 40 arpents de plantations d’arbres et de parcelles de forêt sur différents sites ont été créés, cinq groupes de travail communautaires ont été formés pour protéger les gîtes de reproduction de tortues marines, leurs nids et leurs habitats, et plus de 10 kilomètres de lits de rivières et de criques obstrués ont été dégagés pour améliorer le transport fluvial, la pêche et la production vivrière sur le site de Songor. • Des Comités de Gestion du Site formés dans le cadre du projet ont assuré une large représentation de toutes les principales parties prenantes et une gestion par consensus. • En termes de renforcement des capacités, le projet a aidé à améliorer les capacités techniques et organisationnelles des associations commerciales de la communauté, particulièrement les groupements féminins. La crédibilité accrue des associations dans leurs zones a renforcé leur capacité à faire un impact sur la conservation des terres humides. • Les activités et l’infrastructure de développement communautaire dans le cadre du projet ont principalement consisté en la construction de latrines — unités KVIP, fosses septiques et systèmes centraux de collecte et d’enlèvement des ordures. Dans tous les lieux concernés, les chefs et les anciens de la communauté ont donné le terrain pour la construction des installations. Au début, les communautés ont mobilisé de la main d’œuvre d’un coût estimé à US$ 30.000, montant jusqu’à US$ 919.000. Trente pour cent des communautés des terres humides ont pris des arrêtés pour réglementer les mesures d’assainissement. • Au plan institutionnel, le Service des Eaux et Forêts a évolué d’une unité avec peu d’expérience en matière de gestion des terres humides à un service ayant une capacité considérablement renforcée de gestion environnementale à base communautaire. Pour de plus amples informations à ce sujet, prière de contacter P.C. Mohan, Bureau J8-095, Knowledge and Learning Center, World Bank, 1818 H Street NW, Washington D.C., 20433. Tel. (202) 473-4114 ou e-mail à : pmohan@worldbank.org • L’Agence de Protection de l’Environnement, grâce à sa capacité nouvellement développée peut maintenant concevoir des politiques et des programmes environnementaux, suivre les problèmes écologiques, et conseiller le gouvernement aux niveaux national et local. • Une stratégie concernant les terres humides a été formulée — « Gestion des Terres humides du Ghana : une Stratégie nationale de Conservation des Terres humides « a été publiée par le Ministère des Terres et des Forêts. • Un relevé topographique des cinq sites couvrant au total près de 1.685 kilomètres a été fait et les cartes mises à jour et certifiées par le Service du Cadastre. • Les études écologiques et socio-économiques de base ont été achevées en 1994 pour les trois sites de terres humides de Muni-Pomadze, Densu Delta et de la lagune de Sakumo; des études similaires ont également été achevées en 1998 pour les sites plus importants de Songor et Keta. Les rapports de ces études ont été présentés aux communautés à trois sites pour les sensibiliser et recueillir leur avis sur les interventions proposées. • Une base de données informatisée aide à administrer et à coordonner techniquement le programme de surveillance. • De bons résultats ont été obtenus dans la protection de la qualité de l’eau et des populations aviaires vivant sur les sites du projet. Un rapport daté de 1999 a indiqué qu’au site de Keta, le nombre d’échassiers s’est accru d’environ 31.400 en 1986 à 96.661 en 1998, et le nombre de sternes au site de Densu Delta de 4.900 en 1986 à 23.184 en 1998. • Un aspect innovateur a impliqué la collaboration de Panbros Salt, une société privée d’exploitation de sel, pour une gestion contrôlée de ses opérations de manière à ce que certains endroits critiques pour le repos et les nids des oiseaux migrateurs soient laissés intacts, et pour s’assurer que les lagunes de pêche soient réservées à la population locale. • Une grande et efficace campagne de sensibilisation a été organisée et le Service des Eaux et Forêts a collaboré avec la Société Ghanéenne pour la Protection de la Faune et de la Flore pour l’animer. Cette campagne a débouché, entre autres, sur la mobilisation de groupes pour des activités de nettoyage et de groupes pour patrouiller, arrêter et poursuivre les contrevenants à la réglementation environnementale dans les sites des terres humides. Les leçons apprises • Des mesures d’accès aux résultats de développement social doivent être mises en place pendant l’exécution du projet afin que la rétro-information puisse bénéficier au projet. • La durabilité d’une opération dépend de la collaboration étroite et à long terme qui existe entre tous les membres de l’éventail des parties prenantes. • Les Donateurs devraient centrer leur appui sur le travail direct avec des ONG engagées pour les activités de terrain, en limitant les initiatives de l’agence du gouvernement central à un programme bien défini de politique, mis en œuvre à travers un mécanisme différent. • Dans le cadre du renforcement des capacités, il semblerait utile d’encourager une ONG telle que la Société Ghanéenne pour la Protection de la Faune et de la Flore à soumettre un concept de projet nécessitant une petite subvention du FEM (US$ 1 million). Etant donné que l’envergure des activités serait plus petite que celle des activités couvertes par le présent projet, ce dernier pourrait être mis en œuvre de façon indépendante par l’ONG.. • Un renforcement approprié des capacités du personnel de l’agence environnementale devrait précéder toute nouvelle initiative. • Du fait que le court terme soit susceptible de donner des résultats modestes, particulièrement dans les pays où la gestion ou des systèmes appropriés n’existaient pas, il est essentiel que l’appui soit poursuivi en faveur des principales activités de manière à assurer des résultats à long terme. Cet Infobrief a été extrait, avec quelques modifications éditoriales mineures, du document Implementation Completion Report N° 20668 GH. Le Chef de l’Equipe de Supervision des Tâches était Patience Mensah et Lucie Tran était l’auteur principal de l’ICR.. Pour plus d’informations, contacter par E-mail Pmensah@worldbank.org Les personnes accédant au Site Web externe de la Banque peuvent obtenir plus d’informations en cliquant sur Development Topics, puis sur Environment. Le personnel de la Banque mondiale peut accéder aux informations désirées en cliquant sur Sectors, puis sur Rural Development and Agriculture, puis sur Environment.
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Ghana : gestion des terres humides du littoral
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