RETURN TO CIRCULATING COPY REPORTS DESK TO BE RETURNED TO REPORTS DESK DIFFUSION RESTREINTE WITHIN Rapport No. EMA-27b ONE WEEK TRADUCTION NON-OFFICIELLE FILE COPY A TITRE D'INFORMATION Ce rapport a e'té prépare' a titre de document interne. Ni la Banque ni les organismes qui lui sont affiliés n'acceptent aucune responsabilité quant à son exactitude ou son caractère exhaustif. En aucun cas ce rapport ne saurait être publii ou citd comme représentant leurs vues. BANQUE INTERNATIONALE POUR LA RECONSTRUCTION ET LE DEVELOPPEMENT ASSOCIATION INTERNATIONALE DE DEVELOPPEMENT EVOLUTIONS ET PERSPECTIVES ECONOMIQUES DU MAROC Le 30 septembre 1970 De'parternent Europe, Moyen-Orient et Afrique du Nord TAUX DE CONVERSION 1 Dirham (DH) $0,197h 1 million de EH $197.400 $1 M DH 5,o6 $1 million M DH 6.060.000 ABREVIATIONS BNDE - Banque Nat ionale pour le Développement Econonique CDG - Caisse de Dép8t et de Gestion CIH - Crédit Immobilier et H6telier CNCA - Caisse Nationale de Crédit Agricole CNSS - Caisse Nationale de Sécurité Sociale COSUMAR - Compagnie Sucrière Marocaine et de Raffinage COTEF - Complexe Textile de Fès CT - Centre de Travaux D|RO - Développement Economique Rural du Rif Occidental OCE - Office de Commercialisation et dtExportation OCIC - Office Chérifien Interprofessionel des Céréales OCP - Office Chérifien des Phosphates ONCF - Office National des Chemine de Fer 0ME - Office National dtElectricité ONT - Office National Marocain de Tourisme ONT - Office National de Transport ONTS - Office National du Thé et du Sucre OFMVA - Offices Régionaux de Mise en Valeur Agricole REI - Régie des Exploitations Industrielles SAMIR - Société Anonyme Marocaine Italienne de Raffinage SOCAP - Société de Crédit Agricole et de Prévoyance SUBM - Sucrerie de Beni-Mellal SUNAB - Sucrerie Nationale du Beht SUNAG - Sucrerie Nationale du Gharb SUTA - Sucrerie du Tadla TPS - Taxe sur les produits et taxe sur les services n.r.a. - non repris ailleurs le présent rapport a été préparé par une mission qui a séjourné au Maroc du h avril au 1er rai 1970. Cette mission se composait de: %dmond Asfour, Chef de Mission; Claude Brochu, Agronome, FAO; Anthony Dawson, Spécialiste de la main-d'oeuvre, OIT: Giulio Fossi, Spécialiste de la Planification; Wolfgang Joppich, Econoriste rural, Conseiller; Djordje Jovanovic, Economiste; et Water Stolber, Spécialiste des Finances Publiques. Certaines des conclusions d'une mission industrielle de la Banque qui s'est trouvée au Maroc à la même époque ont été utilisées dans les sections du rapport traitant de l'industrie et des mines. TABLE DES MATIERES Pages DONNEES DE BASE RESUTME ET CONCLUSIONS.............................. 1 I. CHAPITRE I - RESULTATS ECONOMIQUES ................ 7 Introduction....................................... 7 Croissance économique.............. ................. 8 Epargne et investissements............. il Investissenent privé.................... 13 II. CHAPITRE II - POPULATION, MAIN D'OEUVRE ET EMPLOI.. 15 La population et la planification familiale........ 15 La main d'oeuvre.......... ......... ............. 16 Emp1oi, ............................................ 19 B.igration......................................... 20 la planification et la politique de l'enploi....... 22 L'enploi dans les zones rurales................. 23 La Promotion nationale et les travaux publics 2h Les logements a prix modéré................... 25 Autres secteurs................... . .......... ... 26 Ter jeunes chômeurs............................ 26 Salaires........................................... 27 III. CHAPITRE III - AGRICULTURE......................... 29 Résumé.......................... ................. 29 Production et commerce.. .............. 30 Facteurs de production et institutions de développe- ment agricole .................................. .... . ... 35 Commercialisation et prix........................ 38 Régime foncier..................................... 0 Programme d'investissement......................... h3 Régime de culture dans les zones nouvellement irriguées......... ........ 0 ..................... L5 Rtude< et programmes............................... 6 Etudes de préinvestissement...................... 7 LV. CHAPTTRE IV - INDUSTRIE, EXPLOITATION MINIERE ET EN. . . . ..IE ........................................... h9 Energie............................................ h9 Industrie extractive.............................. 50 Industries manufacturières - Structure et croissance 53 Contraintes influençant l'essor de l'industrie et de transformation............................... 55 Investissement.................................... 59 Politique de développement industriel............ 61 TABLE DES MATTERES (conîtinuation) Pages V. CHAPITRE V - TOURISME........... ................ 6h VI. CHAPITRE VI - LE SECTEUR PUBLIC..................... 68 Résuié.............................................. 68 Eþargne et investissement publics.................. 68 Investissement public........ ................. 72 Financement des dépenses publiques.................. 76 Recettes et déperses budgétaires.. ............ 31 Budget des collectivités ocales...... ....... Possibilités d'accroître l'épargne publique......... 86 VII. CHAPITRE VII - MONNAIE, PRIX, CREDITS ET INTERET.... 89 Résumé......................................... 89 Masse monétaire.... .............. 39 Prix... .............. ...................... .. 92 Banques et crédits..................... 93 Taux d'intérèt .................................... 9 VIII. CHAPITRE VIII -CM XTUEUR ET FINANCES...... 99 Résum, ............ ........... .0. 99 Commerce ér e ...... ................. .. 100 Associaticn a 'f la Ci et orie ation du commrce.. 101 Services et transrts............................... 101, Compte de capital.................................. 107 Réserve de chiige................................... 110 PerspectivPs a moyeïn terme......., ....... 111 Dette extérieure eL capacité d'emprunt............... 115 NOTE SUR LA PLANTFICATION DU DEVELOrPE' NT.......... 116 Services de programmation...................... 118 Coordination budgétaire.......... .................. 119 Développement, régiona1.............................. 120 NOTE SUR LES STIMULANTSc ACCORDES A L'INVESTISSEMENT PIE.... ....................0 ............ 122 Stimulants financiers....... ................... 122 Stimulants sous forme de crédit.................... 125 Promotion.. .. .................... ............. 126 DONNEES DE BASE Superficie : h7.000 km2 Population : 15,5 millions d'habitants Taux d'accroissement (1960-70) global 2,9 o/o par an actuel 3,2 o/o par an Rbgime Politique Royaume indépendant depuis 1956 Produit Intbrieur Brut aux .ix . ;Ïarci (1969) : 15,8 milliards de dirhams soit 3,1 milliards de dollars Taux de croissance, en valeur réolle ( par an) 1960 - 1966 2,6 o/o 1966 - 1969 : 6,h o/o Par habitant (1969) : DH 1.050 soit 207 dollars Structuro du PIB (en o/o du total) 1963 1969 Agriculture 29 28 Electricité 2 3 Industries extractives 5 5 Induzt,rie et artisanat 12 12 Btirment et travaux publics 4 5 Corraner ce 21 20 Transports et autres services 16 16 Administration 10 il Total : 100 100 Investissemnont et épargne (o/o du PIB) 1963-69 Moyenne 1969 Investissement brut 12,& 12,9 dont: formation de capital fixe (12,3) (13,8) variations des stocks (0,5) (-0,9) Epargrie intérieure brute 11,8 11,5 Impasse des resso.urces 1,0 1,1 Impasse des ressources en o/o de l'investissient total 8,1 10,3 OÉrations du Tr4sor f1lic (sur une base encaisse (millior~~ dirhams ments-décaissements) 1966 1967 1968 1969 Excédant du budget ordinaire 0 190 230 5PO Dépenses budgétaires de dével. ~520 -860 -920 -1010 Amortissement de la dette -100 0 .-110 -90 Comptes divers 70 -130 -200 -230 Déficit total ~3 -850 -1000 7-0 Financé par: Prêts 6trangers 260 290 220 2510 Emrunts intérieurs (net) 100 100 240 350 Dépôts auprès du Trésor 150 160 270 10 Avances de la Banque centrale 20 300 270 200 Monnar o et CQ''Ë't ( fin a yr ei s. 16 1ý67 1963 1969 u-,l-ki-ng dja quas O-rodnwd a) h.1.65. 223 5.691 Cr6dit aa. s orV pblic 1. hi 1.867 227 2.777 Cré ,i u SOeeurC priv 1.976 2.138 2. 621 2. 64 Prix 1966 1967 1968 1969_ Indice du coat de la vie (i96R/9 -100) 126,9 126 63 Balance des paiemnts Conver,rsi :, 1 56 Du Rela-ýtion aýVe ep e i oe dani:Asocié à l CEE par Lir du ler Septembre 1969 (million d- DHI) 1966 1967 1968 1969 Exjor tati an s 2,1h? 2, 278 2.h'0 Impor tat.ois 2ý 3 __?2._ Balance ecmmerciale (iar chan sx) -73 -28 309 -191 Tourisme (net) 511 215 3h7 Autres services ?0 -266 -209 -367 Int6r6t, dividendeo et trnfet3 -132 --8 Solde du compte rant -- -h72 9-19 Principales rGcettes dextiortatian i;66 1.96 1968 1969 (o/o du total des exprationde biens et services,) Phos1hates 19 20 18 16 Agrumes 12 12 14 12 Recettes de tourisme h 14 15 18 Dette pblique extérieurn (en Yrillion de dollars EU å fin 1969) Total BIRD/AID Encours total de la dette, y comris les engagements 789 119/18 Encours total de la dette effectivement versée 568 47/1 Service de la detbe en 1969 65 8/- Service de la dette par rapport aux expoxtations de biens et servicus en 1969 8,ho/o 1,0/- 0/0 Råserves de change et psition au FY.I 1966 1967 1968 1969 (en mWions d;~WU) Réserves brutes (publiques et privéez) 136 -14 131. 174 R6serves nettes (FMI compris) 108 89 61 82 Quote-part au FMI 76 79 83 90 Tirages en cours sur le FMI 7 7 55 60 - 1 - RESUME Er CONCLUSIONS 1. Après avoir augmenté pendant dix ans au taux moyen de 2 pour cent par an en termes réels, le produit intérieur brut du Maroc s'est accru de 7 pour cent en 1967 et de 12 pour cent en 1968. En 1969, une baisse de 10 pour cent de la production agricole par rapport à la récolte exceptionnelle de 1968, et une croissance de 5 pour cent de tous les autrýts secteurs ont abouti à une augmentation globale moyenne de 0,h pour cent (et de 3,3 pour cent aux prix courants). Le produit par habitant a atteint 207 dollars. Les secteurs de la construction et de l'industrie sont ceux dont le taux de croissance a été le plus élevé en 1969; la production minière n'a augmenté que de 3 pour cent. L'objectif global et les objectifs sectoriels du Plan quinquennal 1968-72 ont été dépassés au cours des deux premières années dans tous les secteurs à l'exception du secteur minier. Selon les prévisions, le PIB devrait s'accroître d'environ h,5 pour cent en 1970. 2. En même temps que la production augmentait en 1968 et 1969, la consommation des secteurs pivé et public s'accrois- sait rapidement (7,5 et 9,5 pour cent respectivement, aux prix courants, contre 3 pour cent au cours des cinq années précédentes). Des prélèvements sur les stocks ont permis de maintenir le niveau élevé de la consommation en 1969. Le taux de l'épargne globale s'est maintenu P 11-12 pour cent du PIB (sauf lorsque d'importants stocks de céréales ont été accumulés en 1968), Par contre, les investissements fixes totaux ont augmenté réguli.èrement et atteint, en 1969, 2,2 milliardu de DH, soit environ lh pour cent du PIB. L'accroissement des investissements, comme celui de l'épargne, est essentiellement du au secteur public tandis que, selon les esti- mations imparfaites dont on dispose, le niveau absolu des invos- tissements et de L'épargne du secteur privé a peu varié. Le fait que le niveau des investissements privés était constamment et sen- siblement inférieur à celui de l'épargne privée, provenait en partie d'importants emprunts de l'Etat sur le marché intérieur. Ur. taux plus élevé de l'épargne et des investi-sements des deux secteurs est une condition essentielle pour réaliser un accr;oissement sensible du revenu par habitant. 3. Alors que, depuis quelques années, les investisse- mentn publics étaient concontrés dans los domaines de Ilaranage- ment des cours d toau, de 1 'irrigation, deos transports et de t'ex- ploitation iinière (et, dans une moindre mesure, dans l'induirie, l'énergie et Je tourisme), les investissements privés I.'ét.aieit surtoub dans la constructici, le tourisme et l 'industrie. TAoctroi d8avantages fisc.aux et da facilités de crédit considérables ont encouragé lfinvestinseient privé dans le touri nme et I lindustri e; depuis deux ans, les investissements privés dans l'agriculture ont ég i enti inermeté. Etant donné l bsoins croissants dans le d'lane de i 'éducation, des ervices de santé et de 1 ýassistance aoiale, du logement, de 1'éltiecrificatioin et de ¯ ladduction diaau dans le zones rurales, il est indiipensable de procéder à une révision des crédits insuffisants prévus dans le ilan pour ces dépenses qui, non seulement correspondent à des besoiat urgents eniiaière t'ducataon et do s-rvices sociauxi, qis qai contribueront en outre au développement des zones rurUor -tradditionnelles et aernt une soui ce d 'emploi. Il conviendrait églement Amjéiorar Le procas;ue du plani- -ication e1 M l tsant, a; sein des minintres techniques, des services de pciriation, en améliorant la coordiiation budgétaire -t en enant : mesures niécessaires peur l'appli- cation de Ia pc1iti que de déveL.p,et ,gional. SLe~ ehdmage contin:ue à ;gmn be: On estime ac- tuellement à plu? de 700-000 le nombr; des ch6meurs, soit plus de 12 pour cent de la main-de tevr-,, et le mai-ch du tra- vail esaccroit ctaqu anlniée nviron :L0.000 travailleurs, dont une partie seulment trfuvent dc crplis. Le noibre d'ouvriers occupés dans de projets a équ3ipement et, de travaux publics a quelque peu augmerté' e J966 -t. 9, tandis que les répercus- sicns des grands projets agrr s sur l'emploi sont, à l actuelle, peu importanes (de '1Irdre do 10.000 nouveaux emplois par an) et ne se manir<teron µpcinent que dans plusieurs années. Les emplinis créés par les projW.s industriels sont peu nombreux et la ain-keuvre employJe par les industries ex- tractives a, ei nit diminué. TouteiLis, en 1969, le nombre des employés de J1tat a augmenté dtenviron 8.000, et la main- d'oeuvre employée dans la cons truction de maisons d'habitation et dfhôtel. a 6galement augmenté. L térigration des travailleurs marocains vers J.u'Ljrope a, elle aussi, contribué à améliorer la situation; en 1969 le nombre des travailleurs éigrants (pour la plupart vers la France) était deux fois plus élevé qu'en 1968 et atteignait 24.000. chiffre qui devrait augmenter encore en 1970. Il convient, touatefois, de renforcer la lutte cantre le chômage, qui risque en 1973 d 9atteindre 900.000 travailleurs, soit 14 pour cent de la min-d goeuvre, même si llon double le programme des travaux publics et si 1ion estime que l'agricul- ture absorbera plus dtun tiers de la main-dgtoeuvre e.cédentaire. Un programme modéré de planification familiale, visant à ramener le taux dos naissanccs de 50 -à 45 par 1.000 habitants en cinq années (ce qui empêcherait un nouvel accroissement du taux d 'ex- pansion démographique) progresse très lentement, et ses réper- cussions ne se feront sentir qu'à la longue. Il conviendrait, dans l'imMdiat, d'adopter des mesures propres à accroître l'em- ploi. 5. En ce qui concerne l'agriculture, la récolte céréalière exceptionnelle de '196.i et celles de 1969 et J970 supérieures à la moyenne fournissent une base à une croissance de l'épargne et de la production supérieure à celle que prévoit le Plan. La production de betteraves à sucre, qui bénéficie diun prix de soutien et d'un marché assuré, a atteint lýobjectif ambitieux fixé dans le Plan, mais la production des autres cultures de rapport nta pas augmenté aussi rapidement que prévu. Compte tenu de l'accroissement des superficies consacrées aux cultures irriguées, qui ont augmenté de 10.000 ha en 1969 et devraient augmenter de 25,000 ha par an à partir de 1972, il est indis- pensable de diversifier davantage les cultures pour faire face aux difficultés croissantes de connercialisation. Dans les zones d'agriculture traditionnelle en sec, l'0pération Engrais s'est ralentie, mais la création de groupements diagriculteurs et les projois de remembrement ont progressé. Les projets d1augmentation de la productivité -t d'élevage du bétail dans les régions de culture sèche devraient être concentrés dans certaineszones propices, oÙ les services de vulgarisation agricole pourraient être utilisés avec le maximum dlefficacité. 6. Le Code des investissements agricoles de juillet 1969 pourrait marquer une étape importante du développement agrico-le et de la réforme agraire, faisant suite au décret de 1966 sur la redistribution des terres des anciennem con- cessions et aux lois de 1962 sur le regroupement des exploita- tions agricoles. Le Cole prévoit Ja redistz'ibution en lots de 5 ha des terres coilectives et des bies habous dans les zones irriguées, et autorise, dans ces zones, la redistribution des terres privées contre indemnisation. Les d6rrets identifiant les terres qui seront expropriées rour être redistribuées ensuite n'ont pas encore été publiés. L'exposé des motifs d'un Dahir du Code précise qu'une des conditiori osaeentielles de la mise en valeur est "do créer le maximum d'exploitations viables susceptibles de tirer le mei-leur profit de l'eau d 'irrigation et de faire béné- ficier de cettr promotion le plus grand nonLe possible de familles paysannes". Cet objectif souhaitable risque d'être en conflit avec la tendance actuelle qui est d'çccroftro la superficie des proprietés individuelles dans les zones irriigées. 7. la produ ctiUn d'électr oité a augmenté dE> 1h pour cent2e 19683 nt de 10 pour cent en '%. Les exportations de phosphates re sont, accrues de 1,7 pour cert er 1969 et les p se sent, mainLenus après une diminution en Dî. Bien que la capacité de production augmente., on u'attend que la press:ion sur l es prix se mraini,ieine, la capacité do prod>ct;ion mondiale aug- mentant plus rapidement que la dompude. La production et les ex- portationu( de dnioéraux autres que les phosphates ont diinué, sau' en ce qui concerne les exportation de stocks de minerai de for. ,,a production des industries de transformation stest acrruA de 9 po}ur.- nt~ en y* Qyour cent pa~tr ai duIrn 668, après une kiaLie il oné0 de croisanIce plit-4 ent. !a pln forte ex- nsonI s i enregistré~ dAans 1u Lext.im li uuj~i, les mat6- ria ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~b ux decnsr1 i mau re étalurgiqueý, mai a la pro) - duction des enranLi aiss. En plus do Aesures éconuniques de ca- ractère gieral, iaviat é developper le mai ché intérieur des produits industriels, le dévelorppeen futur de i'industrie exige que l'on (irl parti de la nouvel],, poisbi.ité d'expcrter degS produits manu- ActuCés v-ersi [ a pays a la CEE aux mint3s onditon que ces derniers exportert ls un vers loi- utr<s. Des avaitageo apticifiquea et des garanties de crédit accordér à kifirtnation peivunt dre envisagés afin de couvrir la période d éablîissat de nouveEu marnhüs. E plus des stimu- lants stexi-su..t& des facit de crédit, le taux sta- tjon.aire di 'iu ti.ssment dans I'industrie par les entrepreneurs privEs devrait égalemen être idmUl par la réuction dii poids de contrôles gouvernementaux dans, la imsure du pcssible et par leaffectation de fonds aux fhis ditudes éconoriqueb et de riabilité. 8. Le tourisme e connu, en 1968 et 1969, une expansion rapide dont le taux Permet de peruser que ilobjuctif fixé par le Plan, à savoir un million de viniteurs crI 1W, sera v mremblablement atteint. Le nombre des t,ouri;s a dugonté d 0 poui cent en 1968 et de 29 pour cent en 1969, où il a e nait 620.), Les dépenses des touristes étaient de lîordre de 100 udLion dellr. soit le double environ des dépenses des Marocais à ié;rnger. La -nstruction d'hôtels a été stimulée par la demande et par c troi dsavantages en matière d'impôts et de crédit, mais reste a entée vers les hôtels de caté- go-is supérieures Ëj i1969. ln aéroporL inf.ertional a été inauguré près de Casafbla-ncta, et les services aérienc intérieurs ont été développés. Toutefois, p.ur faz.re J'ace à la concurrence des autres pays méditer- ranéens, il esG n5ceu6:saire de réduire les coû1ts et les prix; il est en outre nécexsaire d'amôliorer les servi:a de transport routier, ainsi que la qa: des services hteliers, la publicité, la formation professionnelle e les études éconoitques eth de marchés. 9. La dscipline uscle et un contrôle rigoureux du crédit ont aidé à mainterir la stbii é de1 prix de1uis 1965. Une certaine pression inflationniste s'eti manifestée a la fin de 1968 en raison des liquiditcés provenant de la ventE ds r.coltes, et les prix ont augmenté au début de 1969 par nute de l'accroi,ssenent des impôts indirects. La politique 6n vigueur depuis quelques années, qui visait à limiter le volume global du crédit bancaire, éponger une partie des nouveaux dépôts dans les banques an imposant à celles-ci des achats d'effets publics, et à limiter le crédit de la Banque centrale à l'Etat et aux banques comerciales, i contribué à maintenir la stabilité des prix, et le gouvernement a l'intention de continuer à appliquer cette politique. - 5 Le taux official d'escompte est resté inchangé depuis de nombreuses années et des taux d'intérêt très favorables sont appliqués aux cré- dits d'investissement dans l'agrieuLture, l'industrie et le tourisme. Ces taux, de même que les avantages fiscaux et les subventions pour l'équipement, ont sti.mulé les investissements privés à long terme dans le tourisme, mais n'ont pas entraîné une augmentation des in- vestissements privés dans l'industrie. 10. Les résultats financiers du secteur public se sont con- sidérablement améliorés en 1969, poursuivant une tendance amorcée en 1966. Les dépenses d'investissement du secteur public ont atteint 1,5 milliard de DH, et l'épargne de ce secteur, 900 millions de DH. L'épargne de l'Etat s'est élevée à elle seule à 520 millions de DH, contre 230 millions en 1968 et 20 millions en 1966. Cet accroisse- ment provenait en grande partie du recouvrement dlarriérés de 1968 et de nouveaux imp8ts introduits en 1969. Les dépenses de l'Etat se sont élevées à ui milliard de DH (soit 8h pour cent du chiffre prévu dans le Plan). Les dépenses envisagées par le Plan 1968-72 pour les trois années restantes, 1970-72, ont été augmentées de 25 pour cent. Pour atteindre cet objectif et réduire encore les emprunts à la Banque centrale, il faudrait accroître la part de Itépargne du secteur public ainsi que les emprunts tant à l'intérieur quià l'étranger. 11. L'impasse des ressources (à savoir le déficit du compte des biens et des services non facteurs de la balance des paiements) est tombée du chiffre record de 340 millions de DH en 1967 à 220 millions de DH (43 millions de dollars) en 1969. L'amélioration en- registrée en 1969 a été essentiellment due à la réduction des im- portations de blé, à l'accroissement dos exportations d8huile d8olive et des recettes provenant du tourisme et des transferts de fonds des travailleurs marocains à 1'étranger. Grgce à une entrée nette de capitaux de 325 millions de DH, los avoirs nats en devises (tant pub- lics que privés) ont atteint 82 millions de dollars, soit l'équiva- lent dtun mois et demi d fimportations. En rai.son des 4lnents dvin- certitude qui affectent certaines des principales exportations, des répercussions possibles sur la balance des paiemuonts, de conditions climatigues défavorables et de 3 J'bligati d1effectuer au cours des prochaies anUées des rachats au FMI, le nivcau des réserves en de- v isc nout j ugó :nouffisant. 12. i, les investissements fixes devaient continuer i aug- m&ntUr de 10 pour cent par ai,, comme ce frt le cas de 196h à 1969, le déficit annu'J du compte courant pourrait atteindre 900 mm.r.ions de Di dLa à 1976 (doil environ 200 milHons de DiH d'intérêt sur la dette ex- Ar-rieure). Cette projection suppose qo la consonation par habitant ~ 6 - augmenit . u I1 <our cen t par a), n que tn Lux d'éîpargne, qui 'ost mli u enu. juqua pr"Ma r 12 pou ctî!lt environ, dti PÎTB, atteigne 11 p'r cent du Pi.î d'i:i I 16 Elle suppose égalentL quo Jes taux de 2roissanee des~ expc -tltns (4 pour cent par an contre 2 pour cent nendant la pritl 1966--1969), de: recettes du touri.Lsmie (10 pour cent par an Jar rappo!rt iune base gonfLée) et des versements de Londs des travaibleursi) I 'étran pour ,ent pu a ) sont rlsabe. Le dj tit annuel du c,îfpte cuuraLt, ajouté à un mortissemettotal d La dette fvalué à 90 iJLions de Di et à 1'accroissement uhaitable des réservb's de Yillîons de D4 par an, nécessierat un fin ent erterieur bruL total de 1,h mil- liard de Dif en 26(70 millions de dolla), dont 1,2 milliard de DH par an (20rm.i*'CI Ie doCl'rs) soun Lr forme de capitaux publics à long terme, Les recettes brutec de capitaux uLlics étrangers, de 1966 à 19,6), qe sont élevées en loyànne à 60r millions de DH (120 millions de dollars par an). 13. La dete extérieure totale du Yjroc s' élevait en janvier 1970 à environ 8 r rallionc de dollars (h,2 mi1liards de DH). 0e montant comprenait un t,<l. de 1,;68mi ns de dollars (2,9 milliards de DH) de dette extérieure garantie part i.gtat, payable en devises, et 22,2 milliois de doU ars (1, a mi.liurd de DH) de dette du même type p bl n monnai a Len p e la Dinque et de 1'IDA cons- tituent 10 pour cen, de la premi re catgorie, les crédits-fournisseurs 8 pour ceni, et 7 pour cent sunt cnuitués par des prêts consentis par des govnrrnement étrangers. Les paiements au titire du service de la deLte publique extéieure sont passés de 18 millions de dollars en 1964 à 65 millions ce dollarsî en 19,59. Les paiements dus sur la dette en cours à la fin de 1969 resteront pendant les quatre prochaines années voisins de -ceux de 1969. Pendint ces mêzies années, le pourcen- tage des exportations totales de biens et services que représente le service de la dette est passé de 3 à 8,4 pour cent. Ce coefficient pourrait atteindre 12 pour cent en 1976 'er se fondant sur les hypo- thèses mentionnées ci-dessus) et près de 20 pour cent au début des années 1980. Il sera donc nécessaire de continuer à accorder des prêts à des conditions de faveur au Maroc pendant quelques années encore si l'on veut éviter que la charge de la dette n'augmente à un rythme rapide et n'atteigne un niveau excessivement élevé. -7- CHAPITRE I RESULTATS ECONOMIQUES RECJTS Introduction 1. La première décennie de l'indépendance du Maroc, 1956-1965, a été marquée au début par le passage du régime de protectorat à 'indépendance, puis, par la suite, par la mise sur pied d'un cadre administratif et financier à ltintérieur duquel le développement économique du pays peut progresser. Ainsi, tandis que l'exode des colons et les sorties de capi- taux caractérisaient la situation économique après 1'indépen- dance, la création d 'une monnaie nationale, d lune banque cen- trale, d fune banque de développement, et la mise en oeuvre de deux plans de développement (1958/59 et 1960-64) ont marqué les années suivantes. Cependant., au cours de ces années, le revenu ne s 'est accru qu'à la moitié du taux de l'accroisse- ment démographique, les déficits budgétaires ont été importants, la fuite de capitaux (et une plus faiblcý migration) siest pour- suivie, et malgré une aide étrangère notable, lss réserves de change sont tombées à de très bas niveaux. A partir de 1965, le gouvernement a fait des efforts pour augnenter ses recettes (notament par l'institution d'une taxe sur le sucre), réduire ses dépenses courantes et entreprendre des programmes de dé- veloppement plus ambitieux (1965-1967 et 1968-1972). Cependant, de mauvaises récoltes n'ont pas permis d'atteindre les objectifs du premier plan et ont entraîné -une crise de balance des paie- ments, alors que d'excellentes récoltes (notaiw.ent une récolte record en 1968) et l'intensification des efforts de l'Etat pour accroftre les recettes ont contribué à la réalisation de la majeure partie des objectifs du second plan, et ont augmenté la part de ltépargne publique dans son financement. Par ailleurs, l'amélioration de la balance commercia3e, l'accroissement des recettes provenant du tourisme et des envois de fonds de la part des migrants, ainsi qu'un ralentissement de la fuite des capi- taux ont atténué les pressions qui s'exerçaient sur la balance des paiements en 1969. 2. Depuis 1968, 'attention accrue qui a été accordée aux problèmes éconoio,1ques intérieurs n'a pas été notablement affectée par les problèmes d'ordre intérieur ou extérieur. Ei 1969 et au débuL dl 9iC', la plupart c3os différends qui exis- taient avec la France, l'Algérie et la Mauritanie onu été r6- solus et des cfforts ont. été faits polr reprendre la coora- tion économique ontre 3As pays du È1aghurob. Au (ébut de l9î0, on a a7s3té à une participiLon plus active et légèrement plus large il I.l'é3aborition de la poli tique ce l'Etat de la part de groupements extérieurs au gouv>rniret, en pa Ii!ir du Con- sel SiiupJrieur de la Promotion Nationale et d 1lari, et lors d'une conXfàr nm: sur 1 enseignemn t î Efrane. On prévoit une p)articiption poii.qu encore plus largi l.oique l' amendement à la notitiuMown die idoJ' qui e zi. souii à ni rifirendumn le 2h juillet 170, sera approié. La nouvele wnstitution pré- vo-t un cabirnei constitué et pré.n dé par le Roi ainsi qu 'une chambre des représentants dont les projets de loi une fois adoptés seront soumis à 1 'approbation du R oi - Le floi pourra renvoyer cAs lo!îi à la oihambre, n seconde lecture, ou bien il pourra directement dou,ettre les dérets à un référendur. Les membre.u c la chambre des rep- ásntanfàrits seront élus pour six an. fen pirtie au saffrage uivrsel, e en partie par des conseillers commUnaux~ o. des oll~es électoraux représentant des assodi pro,sionneles et d c groupments de salaries. On prývoi,t go 90 des JO membes se-nt s en août 1970 et que 150 serom norims pr des cnomiller communaux et des as- sociation p ofessionneill.es. 3. Parmi les problèmes fondamentaux qui se posent à la croissance ionomique du Maroc, cit le taux rapide d 1accrois- serent démiographiquu ï-L d4 l main-drvre par rapport à laug- mentati:,.on die res d reeploi, et la lite augmentation de la productivité, en par , eur,er dans -Les vastes régionw rurales d'exploitaic c on l La gouvernement est conscient de ces probè1<mes et j1efforce e les atténuer par l'application de diverses mcsuias concernant 1A-mploi et la migration de la main-dtoeuvre, par la ý on oemure de projets d'investisse- ment, (en grande pnrie dans le domanen de l 'irrigation, des transports et des avaux publics) et par la promotion du tou- risme et de ! finustrie. il esý, toutefed s, encore nécessaire de favoriser ianimation t a et de stimuler l'activité dans ces régions stagnantes en accélérant la réforme agraire et en fournissant plus rapidement des ser ces et des commodités ndernes belles qtue l lectricjé leadduct-ion dgeau, la cons- truction de routas d accès, d 'établissemncats scolaires et de santé publique. i con.vindrait également de donner la priorité aux projets et aux activités faisint appel à une forte propor- tion de maii-doeuvre. Croissance économicue 4. Après dix années au cours desquelles il avait aug- menté à un taux moyen annuel d'env?iron 2 pour cent seulement, le Produit Intérieur Brut du Maroc, en valeur réelle, s test élevé de 7 pour cent en 1967 et de 12 pour cent en 1968, année au cours de laquel i environ deux. tiers de cette augmentation sont attribuables à une réco].te exceptionnelle. En 1969, une -9- baisse de 10 pour cent do la production agricole et une crois- sance de 5 pour cent dans celle dlautres secteurs a donné lieu à une croissance globale du PIB de 0,h pour cent en valeur réelle (3,3 pour cent aux prix courants). Bien que la produc- tion agricole de 1969 (en valeur réelle) ait été de 10 pour cent inférieure aux chiffres enregistrés en 1968, elle se si- tue approximativement à 20 pour cent au-dessus de la moyenne de la période allant de 1963 à 1967. Tous les autres secteurs ont enregistré une croissance (en valeur réelle) supérieure à celle de 1968, en particulier dans le domaine du bâtiment et des travaux publics (9 pour cent) et dans l'industrie et lfar- tisanat, (6 pour cent). La production des autres secteurs a augmenté de 5 pour cent, mais les industries extractives n1ont enregistré qu'un taux de croissance de 3 pour cent. (Tableau 2.1). 5. La production par habitant a baissé en 1969 dIenviron 3 pour cent, mais la consommation du secteur privé par habitant a augmenté apparemment de 5 pour cent en valeur réelle; ceci a pu être possible en partie grâce aux prélèvements sur les impor- tants stocks de céréales accumulés en 1968 et grâce à la forte augmentation en 1969 du montant des envois de fonds des tra- vailleurs à l'étranger. (Tableau 2.2). 6. Pendant les deux premières années du plan 1968-1972, la croissance moyenne du PIB, soit 6 pour cent, a ainsi dépassé l'objectif de h,5 pour cent par an du plan. Cette augmentation est due en grande partie à un accroissement moyen annuel de 8 pour cent de la production agricole (contre 2,1 pour cent prévu dans la plan), accroissement qui s'explique essentiellement par des conditions climatiques favorables. Les objectifs du plan ont été également dépassés en ce qui concerne les taux de crois- sance dans les secteurs de l'énergie, de l1industrie et du sec- teur public, alors que dans les autres secteurs, en particulier, dans les industries extractives, les résultats nfont pas atteint les prévisions. 7. Pour 1970 le gouvernement prévcit un taux de crois- sance global du PIB d fenviron 4,5 pour cent on valeur réelle, (Tableau 2.1), cette croissance 6tant attribuable à une augmen- tation d'environ 5 pour cent de la production agricole, (le teîps, en gÔnéral assez beau, malgré les inondations destruc- trices dans la plaine du Gharb en janvier 1970, promettant une bone récolte céréalière), A une augmen-tit:ion de 10 pour cent de la production des industries extractives (les exportations do phoophate devant augmenter sensiblement), et à des augmenta- ti-ns de 3 pour cent dans le domaine II, I'6nergie et 6 pour cent dans I'industrie et dans la construction (ce qui, traduit les in- vestissements de plus en plus importants effectués récemment tant par È ei ur publiu que par le secîeur prvé). ,Cependant, on pavedt un crrutbance plus lerito das l-s secteurs du commerce, dAos; tra&nports, et autres ueivices, (bien que le touriime doive 1accritre de plut de 3 pour cent), et aucun chagemÀent~ OesL préd, en valeur réello, dans les d6penses publiquo. I1 Lt toutefois, assez probable que les indus- tries etrat.ivxes natendront pas les -bjectifa peévus alors que le jee eur tertid rE et le secteur puLic lei dépasseront, et que li tau,- de croissance globale a .pprcchera ie la prévi-- sion c Cîiclo. 8. Au couri des derniàes ann6e)s, un nïibre de phéno- mènes importants peuvent être constatée dans la composition des dépenses du Produit Intérieur Brut (Tableau 2.2). Au cours de la p6friode 1964-67, &poque à laquelle les prix 6taient sta- bles et où Le PIB augmentait, à un taux moyen de 3 pour cent par an, la conpomation privée aux pri courants semble s têtre é- galemnt accrueà un taux moyen annuel d'environ 3 pour cent alors qu la consomaion publique ne s lest élevée que de 1 pour cent par an, En 1968, année au cours de laquelle le PIB augmentait de 12 pour cent, et eu 1969, lorsque les prix aug- mentaient de 3 pour cent, la croissance de la consommation était beaucoup plus rapidJe la consommation privée s '6levant en moyenne de 7,5 poui cent par an en monnaie courante, et la consommation publique de 9,5 po,ur cent eni noyenne. Cette der- nière augmentation, qui a eu lieu alors que le barème des sa- laires n 'avait pas varié, a été due, en partie, à des promotions et à des avancements anxnuls et, en partie, c l'accroissement du nombre des fonctionraires. Les dépenses en capital, qui nta- vaient atteint en moyenne que 1,4 millard de dirhams au cours des années 1964-1,66, soit environ 11 pour cent du PIB, ont également fait un bond pour atteindre une moyenne de près de 2 milliards de DEH, soit 13,5 pour cent du PIB pour la période 1967-1969. En outre, les exportations de biens et services, qui avaient stagné en 1964-1967, ont augmenté de 9 pour cent en 1968 et de 10 pourcent en 1969. Par suite d fune augmenta- tion de la demande d "importations, une impasse des ressources de 1,4 à 9,15 pour cent d- PIO est apparu au cours des années 1967-1969, alors que pendant les années 1964-1966 on n'avait enregistré qu'une impasse des ressources peu importante ou même un excédent d gexportations. les entrées nettes de capitaux étrangers ont atteint en 1967 un maximum de 340 millions de DH, soit 2,5 pour cent du PIB (tradusant d'importantes importations de blé et des dépenses d -,ivstissement supérieurs) mais elles sont tombées à 1,9 pour cent en 1968 et à 1,4 pour cent du PIB en 1969, par suite essentiellement d fune augmentation des ex- portations. -13- 9. Pour 1970, or prévoit une autre augmentation sensible de la consommation privée (bien que dcun pourcentage inférieur à celui de 1968-1969), une faible augmentation de la consomma- tion publique, un accroissement dienviron 8 pour cent des dé- penses en capital et un accroissement de llimpasse des ressources de plus de 2 pour cent du PIB. Epargne et inves ti sseients 10. Les données concernant i'épargne (notamment llépargne privée) doivent être interprétées avec prudence. Néanmoins, les chiffres dont on dispose, Tels qu'ils sont résumés plus loin, in- diquent que l'épargne brute totale a augmenté sensiblement par rapport au faible niveau enregistré en 1966, atteignant 1,8 mil- lard de DH, soit 11,5 pour cent du PIB en 1969. Les augmentations les plus marquées ont été enregistrées par 'épargne publique, qui a plus que doublé, passant de .18 millions de DH en 1.966 pour at- teindre près de 900 millions de DH en 1969 - soit 5,6 pour cent du PIB (voir chapitre VI). L'épargne privée, sous la forme dIa- croissement des stocks de céréales a égaiEment augmenté considé- rablement en 1968; mais les particuliers tirèrent eur ces réserves en 1969, ce qui contribua à maintenir un niveau de consommation élevé. En pourcentage du PIB, l'épargne brute n9a progressé que légèrement, passant de 10,1 pour cent en 1966 à 11,5 pour cent en 1969, soit un pourcentage inférieur à celui de 1965. Le taux re- lativement faible de l'épargne privée reste l'un des aspects dé- favorables du comportement de l'économie. 11. La formation brute de capital fixe telle qu'elle est indiquée dans les comptes de la nation, s est accrue régulière- ment entre 196h et 1969 au taux moyen annuel de près de 10 pour cent par an. En valeur absolue, l'investissement est passé dlune moyenne de 1,1t millard de DH en 196h-1965 à environ 2,2 milliards de DH en 1969. Ceci, en pourcentage, représente environ 11 pour cent en 1964-65 à environ 14 pour cent en 1969. Sur ce montant, 10 pour cent sont attribuables au secteur public et L pour cent au secteur privé. La plu. forte augmentation de formation de capita. fixe a eu lieu en 1967, anjnée au courn de laquello les dépensen en capite L fixe de . lEta se sorri leées de .340 mil- one2 d-le DH par rapport à ).966. Cei dépenses ont co-iué d'aug- ile 196d,3 et 1Y69 dann- le cadre du Plan uaïnquennal actuel, nun milard de DH en 1969. Ce it.rL,nt était très proche I. nbjectif du Plan qui viit, au début, à dcs dbpenses d'inves- _ETTeent de ,05 miiards de H pour la Ipeidle8-1972. I;'Moetif pour 1 970-72 i éé roloi,7 d6envirn 2 pour cent, la grande partie des ae rissemota nets io .1(ctée a 3 r r e~tion, ainsi qu'à d'autpes projetI agi » 0. o des proje *»rm Le domine des transports. Sur _os !épruie d'inve6tisement -12 d . Itítt c fn 3969, J: pour cenL environ ont é é 6 utacrs A S'irri ntton at autrei projetas agri coles, h pour cert aux L-ansporl, pour en1t.1 "1 sLndustrie, pour cent å ltenseigne- ment t er-i ro- x pousr cent o,nt Até affectés A chacun des sec- teurs suivat énerde, tourisme st industries extra ctves. ±2i12 Y ü £263 1969 10 (chiffres (prévisions) Eljaeli (gn j4ior de dvaan lax jrÅ provisoires) courants.) F~rrat,o~YvLU.e nY., capit] iä 2di .1 18Q0 270 2170 ULO Publique 1lo 880 1130 1370 1550 17h0 Privée 300 650 7C 600 620 610 Variations des stock,n- -150 30 720 -140 - L'imasse des res- sources 120 -0 - -210. - Epargno intérieure brute 6Q 1 1ý80 '- 1820 10 Publique nd. 20 -10 T70 700 Privée n.d. 880 1060 i80 930 1270 En purcentage du Produit Intérleur Formation brute de capital fce 1 120 l3 l 38 Publique 8,7 6,9 8,3 9,3 9,8 7j Privée 1,3 5,1 5,6 3,6 3,9 - Variations des stocka 0,0 -1,2 0,2 4,7 -0,9 0,0 L'impasse des res- sources - 0,t -2,5 j 1,44 -23 Eparfne intårieure brue 12 10,1 ,6 157 s 117, Publique n.d 3,2 3,9 3,3 5,6 -ö Privée n.d. 6,9 7,7 12,3 5,9 7,6 -13- 12. Les dépenses d'investissement des collectivités locales (non reprises ailleurs) ont augmenté régulièrement, passant de 100 millions de DH en 1966 à 150 millions de DH en 1969, bien que ce montant ait été inférieur à celui de 1965. Les investissements effectués par les entreprises publiques (non repris ailleurs) qui se situaient à 330-390 millions de DH en 1968-69, ont dépassé considérablement la moyenne pour la période 1965-1967. Les investissements des entreprises publiques en 1970 devraient atteindre environ 430 millions de DH, soit environ un quart du total des investisse- ments publics prévus pour ladite année. Investissement privé 13. Les données concernant ltinvestissement privé total, telles qu'elles figurent plus haut, de même que celles se rap- portant à la consommation et à l'épargne privées, figurent en tant que montant résiduel dans la comptabilité nationale et doivent être interprétées avec prudence, en particulier en ce qui concerne les variations apparentes d 'une année à l'autre. Les renseignements limités dont nous disposons indiquent, toutefois, un volume total dtinvestissement privé atteignant en moyenne 600 à 650 millions de DH pour les dernières an- nées, avec une augmentation sensible en 1967, une baisse en 1968, et une reprise en 1969. Il est probable que le chiffre indiqué plus haut pour 1965 est trop faible: la baisse en 1968 devrait être moins forte et l'augmentation de 1969 plus élevée. 14. Les données concernant la répartition sectorielle de linvestissement privé sont particulièrement rares et peu silres, dfautant plus que le Maroc est un pays d'économie ex- trêmement mixte, les secteurs publics et privés participant tous deux à presque toutes les branches d'activité. Cependant, à titre indicatif, on a établi une estimation très approximative de luinvestissement privé dans les trois secteurs figurant ci- dessous: 16 1966 26Q l_68 _12_6 Agriculture 45 50 55 80 90 Touriame 25 30 80 80 110 Oons-trution (industriel]e non comprise) 160 190 190 190 270 Corat on peut le voir, l'investissement dans l'agriculture semble s'êt" accru coriidérblenent en 1396e et en 1 9. Il ressort que los investissements dans lo tourisme ont pii que quadruplé -1)h - en 159> et 1969, et la tendance à une augmentation régulière dans ce bacteur semble devrir se poursuivre pendant le début des anuées 1970. Ea ce qui concerne le hâtimenb dans le sec- tour prxvé, aucune t,eince ne se dégage des données de 1965-68, mais on ioie uie fore augmenbatioi en 1969, et le nombre des permis de construction délivrés Indique une accélération con- tinue en 197. 1Il nlestt pas possible dgestimer assez exactement le 'rointait de l'investissement privé dans l'industrie. D 'une ma- nière extr%iment approximative, on peut estimer que l'inves- tissement rivô dans e; domaine s 'est situé en royenne à près du 200 millions de Ji par an pour La période 1965-69, avec un maximum en 1967, une forte baisse er 1968 (traduisant probable- ment les rpercussiun des sécheresses de 1966-67), et une cer- taine repri s en 1969. 16. On peut se faire une idée de l'intérêt que portent les investisseurs privés cans ce domaine et de leur part d'ac- -ivité (rais non des dépenses effectives) d'après les données suivantes recueilLies auprès des deux organismes marocains les plus concernés par ler investissements industriels dans le sec- teur privé: L- Commission des investissements et la Banque Nationale pour -l développement économique (ENDE). La plupart des investisseurs priu és cherchent à obtenir l'autorisation de la Commission des inventisseaents (voir Note sur les encourage- ments à lItnvestissemeu privé) alors que la plupart des inves- tissementa privés dans l'industrie bénéficient du financement de la EDE. l961 266 1267 268 12M6 en millions de DH) Coumission des invest ssements Approbationms Seni -publics 21 25 210 107 23 Privés 184 239 259 178 185 dont: industriels et miniers 120 180 10 110 110 BNDE, Approbations, pour la plupart, opératione du secteur privé 22 73 74 83 71 est. Come on peut I s vcir, aucune tendance particulière ne se dégage, encore que, si l'on iuppose qu'il s'écoule un délai Myen dtun an entre tapprobation et l'investissement, les approbations accor- dées par la Cormiission des investissements indiquent également un sommet en 1968, et très peu de changement de 1968 à 1969. -15- CHAPITRE II 1)PUIATION, MAIN-DIOEUVRE ET EMPIDI La population et la planification familiale 17. Au milieu de 1970, on évaluait la population du Maroc à quelque 15,5 millions d8habitants dont 98% de Musulmans. On estimait à moins de 50.000 le nombre des Israélites vivant au Maroc et à 150.000 environ celui des résidents étrangers (Tableau 1.1). Au cours des dix dernières années, la population musulmane s 'est développée au taux moyen de 3,2% par an, tandis que l'élément israélite diminuait de 120.000 personnes environ, et ltélément étranger de 250.000 personnes. Lieffectif de ce dernier groupe semble devoir se stabiliser au niveau actuel. Il y a 200.000 travailleurs marocains à l'étranger; 24.000 dé- parts ont été enregistrés par les services d'émigration pour la seule année 1969. 18. La recensement de 1960 signalait que les deux tiers de la population musulmane avait moins de 30 ans et 15% moins de 15 ans. La croissance des villes, qui drainent 3C de la population, s'est effectuée à un rythme annuel de 5% environ. L'espérance de vie est de l'ordre de 47 ans. 19. Un recensement général prévu-pour 1971 fournira toutes les données démographiques importantes, notamment les mouvements de population, la main-d'oeuvre, 'éducPtion et le logement. Il permettra en outre de mieux connaitre la population rurale, et d'améliorer la p]anification du déve- loppement économique et social au cours de la prochaine décennie. 20. Son taux naturel daccroissement démographique étant évalué à 3,3% par an, la population marocaine devrait augmenter de six millions d'habitants dfici dix ans, et doubler en l'es- pace d tune génAration (22 ans). D'autre part, le déclin de la mortalité risque dientraÎ'ner une hausse continue du taux deac- croissement démographique, en l1absence d'une régulation effec- tive des naissances. 21. Les pouvoirs publics sont de plus en plus conscients des conséquonces économiques et sociales à long terme d'un tol phénonne; ainsi le chômage, qui frappe actuellement plus do 700.000 hommen, risque de devenir beaucoup plus difficile à enrayier. En 1966 a été lancé un programmaie pilote de planifica- Lion famiMaeà l'échelon national et un programme modeste figure dans le Plan gdinquennal de 1968-72. Le principal ob- jectif du Plan est de rôdLire de 10% le taux de natali bé (ainsi ramoné de 90 A [9 pour mille); à et etffe, 500.000 femmes se- ront pou:rues Ve stérile t, tarii que 100.000 autres persornnes recevront des moyens contraceptifs divers. 22. texécution de ce prograpie a progressé avec une ex- trdme lenbeu' En lyöd-69, 20.000 stérilets seulements ont été mis en place, au lieu. des 85.000 prévas par -le Plan. En 1969, lfopéraLoi stérilet n'a réussi qu'à 17% et les autres moyens con'raceptifs n ont recuilli que 10.000 nouveaux adeptes. Ce double échec semble devoir etre imputê essentiellement au manque de conLinuité et à 1 torganisation insuffisante des programmes, ainsi qu' la pénurie de personnel (tant dans les cliniques que dans les centres d -I'nformation), le financement du programme étant assuré par des sources extériiures. Les progrès réalisés en matière de formation et d ginformation ont été minimes par rapport aux ambitions du Plan. Pendant la première moitié de 1970, un certain nombre d'améliorations ont été apportées aux services administratifs, et il y a lieu diespérer que le pro- gramme avancera plus vite dans la seconde moitié du Plan. Néan- moins, il iaudra redoubler o 'forts et énoncer des directives politiques plus ènergique si l'on veut infléchir sensiblement le taux de J.atali té. La main-d goeuvre 23. Le aroc, comme Ia plupart des pays en voie de dé- veloppement, a plus de main-i toeuvre non qualifiée qulil ne peut en emloyer, imiais rancue de spèviaistes et de cadres. En outre, la productivité est faible et is sous-emploi fréquent parmi les ouvriers agricoles, qui représentent la majorité des travailleurs. L'émigration r'absorbe qu'une faible partie du flot toujours croissant de la main-d'oeuvre non qualifiée, alors M&ne que les pouvoirs publics slefforcent de rendre le pays moins tributaire de l'étranger pour ses cadres et ses spécialistes. En 1973, 900.000 ersonnes, soit un sixième environ des travailleurs, risquent de se trouver sans emploi. Pour faire face à ce prob- lême, il est indispensablo à long terme de développer et d 'amé- liorer sans cesse lléducation et la formation de spécialistes et d fintensifier la campagne de planification familiale. Dans l'immédiat, il convient surtout d'encourager plus activement les entreprises de main-d'oeuvre et de favoriser l'énigration, lien- seignement secondaire et supérieur et la formation professionnelle. -17- 24. La population active du Maroc, 6valuée à 5,57 mil- lions de personnes (soit 38% de la population totale) en 1968, devrait augmenter de 765.000 personnes d'ici à 1973. On estime que cet accroissement s'effectuera à 50% dans les zones urbaines, en raison tant des mouvements de population que de l'accroisse- ment prévu de la participation féminine à la vie professionnelle. Comme on prévoit par ailleurs la création de 555.000 nouveaux emplois pendant la durée du Plan, le nombre de travailleurs con- sidérés comme chômeurs sera passé de 700.000 en 1968 à 900.000 en 1973 (voir Tableau ci-dessous et Tableau 1.2). Ces estima- tions, bien qu'approximatives, révèlent que le pourcentage des chômeurs, qui de 6,8% en 1960 était passé à 12,.% en 1968, va probablement continuer d'augmenter à un rythme plus modéré pour atteindre 14,,2% en 1973. Population, main-dtoeuvre, emploi et chômage, 1960 et 1968 et prévisions pour 1973 (en milliers de personnes) Recensement Estimations Prévisions de 1960 pour 1968 pour 1973 Population totale u.626 14.80 16.825 Population active h.h86 5.575 6.340 Zones urbaines 978 1.ho5 1.770 (hommes) (825) (1.120) (1.300) (femmes) (153) (285) (h70) Zones rurales 3.507 4.170 4.570 (hommes) (2.083) (2.710) (2.870) (femmes) (1.424) (1.h60) (1.700) Nombre de personnes employ6es (y compris le programme de Promotion nitîorialo) 4.180 4.885 5-440 ChSmeurs 305 690 900 Taujx de ch6rago (en pourcentage de la population active) 6,8% 12,4% 14,2% 25. ()n reemarquera que les asti mations relatives à la popultîi active, et donc au taux de cidmage, tiennent compte de divers facteurs, notammvent de I 'évolution prévue du nombre de jeunes gens ('g6c de 15 à 24 ans) qui fréquenteront les é- tablissemenG;i dvenseignement seconire, supérieur ou profes- sionnel, plu t que d rentreprendre de trouver du travail. De 1964 à 1968, 1 9eUfectf f des étudiantu de sexe ma,scuLin apparte- nart, à cett catorie a eit accru deI quelque 85.000 personnes (passant de J30,06 à 22.000 étudiants), ce qui représente JJ4 de 1 2augmenta tLion de l a population on fige de travailler, et 37% de ï'augmentation du nombre des salariés. Ces pourcentages montrent bien que cligntation e la proportion des garçons fréquentant un établissement d Ienseignement peut contribuer de façon sensible et directe à résovudre l problème de lemploi, sans parler de la façon dont un eystèmie de formation bien con- çu peut contribuer A répondre à la forte demande de personnel qualifié. 26. Outre le problème du chômage, le Maroc a en commun avec les autres pays en voie de développement celui de la faible productivité et du sous--emploi, en particulier dans les campagnes. Cette productivité insuffisante peut être imputée au faible taux d talphabétis.*tion des zones ruraes, et au caractère saisonnier des cultures en sec. Dans lesý villes, les conditions de logement et d fhygiene d tune grande par Lie des classes laborieuses influ- encent aussi le niveau de la productivité. 27. Cependant, les employeurs marocains ou européens s laccordent à reconna-, tre que le travailleur marocain est sérieux et zélé et qu'Iil a bon caractère. Les employeurs européens ne cachent d tailleurs pas leur préférence pour les ouvriers imuigrés .du Yrxoc. Une autre caractéristique de cette main-d'oeuvre est sa mobilité: les ouvriers, lorsqufils niémigrent pas, se déplacent à 1'intérieur du pays en fonction des besoins saisonniers de l lagriculture, des industries agricoles ou des conserveries de poisson. Les ouvriers des industries extractives ou autres (qui représentent plus du dixième de la main-d 'oeuvre) et ceux qui ont émigré sont habitués à la discipline et au rythme de travail imposés dans 1l'industrie; mais ceux qui reviennent au pays après un séjour à liétranger n'ont pas toujours la possibilité d'uti- liser les compétences techniques et linguistiques qu'ils ont ac- quises. -19- Emloi 28. Ctest seulement après le dépouillement des résultats du recensement démographique de 1971 que l'on connaitra exacte- ment l'évolution des effectifs et de la répartition des travail- leurs entre les différents secteurs. D'après les estimations officielles, l'emploi a augmenté au taux annuel de 1,9% entre 1960 et 1968 (1,7% si l'on ne tient pas compte du programme de grands travaux dit de "Promotion nationale"). Il est possible que les 2,2% d'augmentation de l'emploi envisagés par le Plan quinquennal (Tableau 1.2) soient légèrement dépassés, les résul- tats obtenus à cette date dans les services, la construction et le commerce étant supérieurs aux prévisions. 29. Des quelque J ]50.000 personnes qui sont entrées sur le marché du travail en 1969, environ les deux tiers ont trouvé un emploi ou ont émigré. On ne dispose pas de données exactes sur les nouveaux emplois créés en 1969 ni sur l'accroissement net du ch6mage. En 1968 et ]969, JA nombre des demandes déposées auprès de 23 bureaux de placement du Ministère du travail a été d'environ 70.000 (Tableau 3.3); ce9 demandes émanaient le plus souvent d'employés de bureau ou de travailleurs non qualifiés. Par ailleurs, les bureaux de placement ont fourni un emploi en 1968 à 36.000 personnes, et en 1969 i 26.000 personnes, géné- ralement sans qualification. Ces données, malgré leur portée et leur signification limitée, mtront bien l'existence d'une forte demande d'emploi provenant le travailleurs non qualifiés et d'employés de bureau. 30. En 1969, l'emploi a sans doute augmenté dans tous les secteurs sauf dans l'agriculture en raison dcune récolte médiocre, et dans les indistries extractives (où le nombre d'ouvriers a été ramené de 27.700 à 26.600) en raison du ralentissement de l'exploi- tation des mines de plomb, de zinc et de fer. On peut avoir une idée de l'emploi dans les autres secteurs grâce aux chiffres com- muniqués par les bureaux de placement et aux déclarations des employeurs (Tableau 1.h). Ces renseignements indiquent une aug- mentation de l'emploi dans la constructi cn, les industries tex- tiles, les transports et certains services. 31. A la "Promotion nationale", le programme de travaux publicmis en oeuvre en 1961 et dont les principaux bénéiicîaires sont les châmeurs des campagnes, on a enregistré un léger déclin de l'emploi qui, de 79.00 hommes~année en 1968, est tombé à 77.000 hommes-année en 1969, soit 80% enriron du niveau prévu dans le Plan quinquennal. Ce sont surtout les programmes des Ministères de l 'agriclture, des travaux pubiis, de l'éducation et de la santé qui n1t pas réussi attainC1rCi les normes fixées. Si, dans Le adre de ce Irgramme, les autorités provinciales engageaient plus de main-d oeuvre et si, comme le veut le Plan, les centres urbaiîw en faisaient de( môme, l'objectif visé en matière dÉemploi serait plus près d'être atteint. EmI.grat,ion 32. Les pouvoirs publics voient dans lémigration un exutoire pour le chômage, surtout dans les régions les plus pauvres, et wne sourcei d'approvisionneinent en devises étran- gères, grâce aux sodies d'argent envoyées par les émigrés. Ils voudraient aussi. encourager la main-dioeuvre non qualifiée à quitter les régions du pays où le besoin de nouveau emplois se fait sentir avec une acuité plus particulière, et décourager 1'émigration des travailleurs dont la spécialité est recherchée au Maroc. Le nombre total des travailleurs marocains à lfétran- ger est de 1ïordre de 200.000 dont 130.000 en France, lh.000 aux Pays-Bas, 3.000 enviroi en Belgique et autant en Allemagne. 33. Pour assurei la protection des travailleurs émi- grants et pour mieux 1otler les muvements de population, le Maroc a conclu avec cinq pays des accords bilatéraux, et avec deux de ces pays des conventions de sécurité sociale pour permettre le transfert des fonds destinés à l'entretien des fa- milles restées au Maroc (Tableau 15). Le gouvernement a égale- ment nommé auprès de oes ambassades en Algérie, en Alle- wagne,t en Belgique, en Espagne, en France et en Libye, des chargés d'affaires sociales dont le r6le consiste, entre autres choses, à veiller au bi en-6tre des émigrée marocains et à pour- voir aux besoins des employeurs en matière de main-d'oeuvre im- migrée. Les accords bilatéraux prévoient toute une procédure selon laquelle le gouvernement du pays d'accueil doit communi- quer au Ministère du travail marocain le nombre de travailleurs marocains réclamée par ses employeurs; celui-ci soumet alors une liste de candidats parmi lesquels les employeurs et les pouvoirs publics du pays dfaccueil peuvent opérer une sélection quantitative; il arrive parfois que l'employeur indique le nom des travailleurs qu'il veut engager. Une fois que le Ministère a approuvé le contrat conclu à titre individuel entre l'employeur et sonemployé, ce dernier peut recevoir son passeport. En géné- ral, le Gouvernement marocain a tendance a canaliser la main- d'oeuvre vers les régions peu développées, tandis qu'il encourage l'émigration de la main-d'oeuvre non qualifiée. Souvent, les émigrants poursuivent un objectif bien précis: acheter une maison -21- ou un terrain, stinstaller à leur compte dans le commerce, ltartisanat ou une autre profession, et rentrer au Maroc une fois cet objectif atteint. Mais il est rare qutils puissent utiliser dans les industries locales les compétences qutils ont acquises à ltétranger. 34. Les statistiques sur les émigrants, recueillies par le Ministère du travail (Tableau 1.5), ne portent que sur les travailleurs embauchés selon les méthodes de sélection quantita- tive ou nominative. On ne possède pas de statistique sur les travailleurs émigrants non déclarés ni sur ceux qui retournent au Maroc chaque année. En 1969, l'effectif total des travail- leurs émigrants officiellement déclarés siest élevé à 24.000 contre 12.000 en 1968 et 9.000 en 1967. Les deux tiers de ces hommes sont allés en France; les autres se sont répartis entre la Libye, l'Allemagne, le *Royaume Uni .t los Pays- Bas. Ltémigration non officielle est assez importante, en par- ticulier à destination de la France, oà avant 1967 elle repré- sentait plus de 80% des chiffres officiels; depuis, le nombre des Marocains dont les autorités françaises ont modifié le statut de visiteur en celui de travailleur étranger a été ramené à quel- que 8.000 en 1967, puis respectivement à 6.000 et 2.000 en 1968 et 1969. 35. Une augmentation substantielle de l'émigration des travailleurs marocains est prévue pour 1970 et les années sui- vantes. Tout porte à croire que le flux des émigrants à desti- nation de la France continuera de grossir et que, en addition- nant les chiffres officiels et officieux, on pourrait bien at- teindre un total de 25.000 hommes d'ici à la fin de llannée. On s'attend également à un accroissement considérable du pour- centage de l'émigration officielle vers 1'Allemagne étant donné que l'accord signé en 1963 avec ce pays à propos des ouvriers des industries extractives a été élargi à tous les sec- teurs. (Sur les 7.754 travailleurs officiellement émigrés en Allemagne, 70 sont employés dans luagriculture, 1.777 dans la métallurgie, 1.368 dans les mines, 721 dans les industries de transformation, 1.716 dans la construction et le bâtiment, 250 dans le commerce, 181 dans les services, 792 dans les transports et 879 dans le secteur public). La signature, en mai 1969, d'un accord de migration avec les Pays-Bas a été suivie d'une augmen- tation du nombre des travailleurs enregistrés en partance pour ce pays. 36. A la suite du départ des travailleurs espagnols de uibraltar, on a constaté ces deux dernières années une hausse très nette de l'effectif, relativement limité, des émigrants -2 P- vers le Royaume-ini. Par contre, le changement de gouvernement survenue en Liby( risque de réduire 'important courant d'émi- gration vers ce pays; la Delgique accueillait autrefois bon nombre d'immigrants qu'lle employai t dans ses mines, mais celles-ci ayant fermé pour la plupart-, les besoins en main- d'oeuvre sant aujourd'ti bien mindres. Le Maroc nia pas contribué à l'afflux dl.inimigrants à destination de la Suisse, où un tiers de la bain -d neuvre e.4t étrangère, et il y a peu de chance que cette tenidance se renveirse à l'avenir puisque la politique suivie par la Suisse vise à réduire la main-deoeuvre étrangère. La planification et la Politioue,de l'emniploi 37. Les pouvoirs publics sont conscients de la gravité du problème du ch6mage. Cependant, l 'adoption de mesures plus générales et plus fermes s'impose, Di l'ont veut enrayer la pro- gression de ce mal. Un grand pas en avant serait franchi si l'on fixait un objectif de développement de l'emploi productif à atteindre au ccurs du prochain Plan - au lieu de la projection minimale contenue dans le Plan actuel - et si lfon formulait de façon précise les mwyens de réaliser cet objectif. 38. Des treaury préparaires sont actuellement en cours. Des données piécise< e ont rLssam]lées sur la main-d'oeuvre grâce à un recensemen n 1973 et ' diverses enquêtes sur l'indus- trie et li agriculturti Pour compl6ter ces renseignements, il faudrait par la suite procéder périodiuemeit à des études por- tant sur des échanti.l.lonnages de la main-droeuvre. Les bureaux de placement et les coinmissions régionales de Ienploi - qui étaient prévus par le Plan mais qui n'ont commencé leurs tra- vaux qu'à une date récente - pourraient eux aussi communiquer des renseignements. Les commissions de l'emploi, composées de représentants des services administratifs intéressés (notamment l'inspectorat du travail, les bureaux de placement et les centres de formation professionnelle), d'employeurs et de travailleurs, sont toutes désignées pour tenir les pouvoirs publics au courant des catégories de mainr- C oeuvre qualifiée réclamées par les em- ployeurs, et leur coopération serait un apport précieux pour la formulation de la polibique et des mesures à adopter en matière de formation professionnelJ.e. Le Conseil national de la main- d'oeuvre, prévu lui aussi par le PJan, groupe les Ministres du travail, de 18intérieur, de la planification, de l'industrie et des mines, du commerce, de l'arLbisanat et de la Promotion natio- nale, des travaux publics, des c ommunications, de l'agriculture et de la réforme agraire, du ourisme, ainsi que les représentants du patronat et des travailleurs. Ce Conseil pourrait devenir -23- l'organe chargé de définir la politique de l'emploi, de fixer les objectifs et de coordonner les actions entreprises dans le cadre du prochain Plan. () L'emploi dans les zones rurales 39. Etant donné la multitude de gens qui vivent de la terre, l'agriculture est le domaine ]e plus important du point de vue de la politique de l'emploi. Pour le Plan quinquen- nal en cours, le gouvernement a accordé la priorité à lagricul- ture et cherche à développer les campagnes afin d 'endiguer ltexode rural. Il s'est particulièrement intéressé aux projets d 'irrigation qui créent une demande de main-d 'oeuvre extrême- ment forte et moins sujette aux variations saisonnières. A par- tir de 1972, quelque 25.0oo ha de terres seront mis en irriga- tion chaque année. Compte tenu du rythme des récoltes, il faut de 3 à 5 ha environ de terres irriguées pour faire vivre une famille. Ce projet aurait donc pour conséquence directe l'amé- lioration des conditions de vie de quelque 6.000 familles par an. Si lson considère le coût moyen élevé de l'irrigation par hectare, l'objectif officiel du Code des investissements agricoles, qui est de faire profiter des projets d'irrigation le plus grand nombre de familles, revêt une signification particulière du point de vue de la politique de l'emploi. La distribution accélérée dfanciennes concessions, et la redistribution de terres collec- tives et habous (voir chapitre III) aura sans doute pour effet une augmentation substantielle de l'emploi. A ce propos, il importe de vérifier stil est exact que les petites propriétés utilisent bien la main-d'oeuvre par rapport aux grandes propriétés. De toute façon, pour le Maroc, la méthode la moins coûteuse pour développer lemploi de façon radicale consisterait sans doute à améliorer la culture des terres arables en sec en remembrant les propriétés, à utiliser de meilleures semences, à augmenter lapplication d'engrais, à étendre et à perfection- ner les services de vulgarisation agricole, à pratiquer des cultures en sol profond pour favoriser la rétention d'eau. L'élevage pourrait être considérablement développé sur toutes les terres, qu'elles soient irriguées ou non. Dans certaines régions à forte pluviosité, la superficie des terres cultivées nten serait pas réduite (voir Chapitre III) et le Programme alimentaire mondial pourrait apporter une aide utile à cette entreprise de promotion de l'élevage. On pourrait également créer de nombreux emplois en élargissant le programme de planta- tion de forâts et d'arbres fruitiers (surtout les oliviers), mais une telle initiative ngest pas toujours justifiable du seul point de vue économique. 40. Le plan (volume 1, p. 119) fait état d tn système d'"épargne-travail" selon lequel les travailleurs, au lieu de percevoir immédiatement la totalité de leurs rémunérations, se verraient attribuer une participation aux bénéfices futurs de i'entreprise; on a recours à cette méthode pour certains travaux propres à accroftre la productivité dans le milieu où ils sont effectués. Peut-être cette idée, qui a déjà été aepliquée ail- leurs avec bonheur à des forestiers, d,ina le cadre dtun programme bilatéral dtassistance alimentaire, pourrait-elle être essayée au Maroc avec l'aide du Programme alimentaire mondial. 4l. En augmentant le tonnage de la flottile de p8che et en achetant de grands bateaux modernes, on pourrait accroftre considérablement les possibilités d'emploi dans la pêche ainsi que dans les conserveries et les activités connexes. 42. Pour développer l'emploi dans les campagnes et ré- duire le chômage saisonnier, on pourrait encore, entre autres choses, améliorer et élargir le programme de Promotion nationale et encourager l'artisanat rural, notamment sous forme d'ateliers qui fourniraient aux petits propriétaires les instruments ara- toires et les biens de consommation. (li) La Promotion nationale et les travaux publics 43. Au cours dAs dix dernières années, la Promotion na- tionale a fourni noinere d'emplois et a decompli quelques réalisa- tions utiles A l'économie nationale. Elle ferait mieux encore si elle disposait de cadres et d'un systéme de formation du per- sonnel supérieur. Il faudrait augmenter à la fois les effectifs du personnel chargé de mettre au point les projets au niveau des provinces, et ceux du personnel chargé d'évaluer et de contr6ler la réalisation de ces projets au siège central situé à Rabat, au Ministère de la promotion nationale et de luartisanat. On pour- rait alors préparer un plus grand nombre de projets économique- ment valables; en stassurant d'un meilleur encadrement et en pro- cédant à des études de postes (étude du temps et des gestes né- cessaires pour accomplir une tâche donnée et moyens d'améliorer l'organisation et les méthodes de travail), la Promotion nationale recouvrerait la confiance des autorités ministérielles qui au- raient alors davantage recours à sa main-d'oeuvre. Il ne serait pas inutile non plus d'effectuer de telles études pour tous les travaux de terrassement, Ce construction de routes, de dévelop- pement de l'irrigation, de lutte contre l'érosion et autres pro- jets de génie confiés à des entrepreneurs, afin d'accroître la compétivité de la main-d'oeuvre avec les machines, chaque fois que la différence de coût est minime. >4. Stil est effectivement préférable de s'en remettre aux entrepreneurs pour les travaux qui exigent un gros équipe- ment et qui doivent être achevés dans des délais inextensibles, dans bien des cas on pourrait, après étude préalable, entamer des travaux à moindres frais, sans équipement lourd, à condition de tirer meilleur parti de la main-d'oeuvre. La Promotion natio- nale serait mieux à même d'achever les travaux entrepris dans les délais prévus si, on plus de la main-dtoeuvre saisonnière recru- tée sur une base quotidienne pendant la saison morte de l'agricul- ture, elle engageait du personnel disponible tout au long de l'an- née. 45. Tous les projets entrepris - directement ou au nom des ministères techniques - par la Promotion nationale devraient être mis au point par les ministères techniques, sur la base de données économiques et techniques solides, et en coordination avec leurs propres programmes. On supprimerait ainsi la pré- paration de projets de caractère essentiellement social et la justification économique de la Promotion nationale sten trouverait accrue. (iii) Les logements à prix modéré. 46. Le Plan quinquennal proposait que la Promotion na- tionale, au lieu de se limiter à des projets ruraux, étende ses activités à divers travaux d'urbanisme, notamment la liquida- tion des taudis, mais il n'en a rien été à cette date. La Pro- motion nationale pourrait également contribuer à ltexécution des plans gouvernementaux en matière de logements urbains. Dans les villes où le problème du logement et la situation de l'emploi sont préoccupants, une accélération de la construction des loge- ments sociaux aurait pour double effet de créer de nombreuses possibilités d'emploi dans les villes, et d'y atténuer les condi- tions sociales. Il faudrait pour cela faciliter l'obtention de crédits à faibles taux d'intérêt pour la construction de logements à prix modéré et simplifier les formalités requises pour ce genre d'investissement; cette entreprise d'aménagement urbain pourrait encore s inscrire dans le cadre du plan épargne-travail déjà men- tionné. La-Direction de lturbanisme et de l'habitat du Ministère de l'intérieur a préparé ui prujet pour l'amélioration des logements urbains. Elle estime qutil faut lancer lfattaque simultanément sur tous les fronts; car autrement, chaque fois que l'on déciderait de raser isolément tel bidonville ou tel quartier de taudis, ce ne seraient pas les mal logés qui bénéficieraient de l iopération mais ceux, plus aisés, à qui ils revendraient leur droit dg neilleur Jogement. L'exécuton de ce projet d'ur- banisme anpeieorait ]a mise in oEivre d'une nouvelle législa- tion actuellement à ] Zude. Eflle exigerait éga1ement un apport de capitaux pour lesquels Je Maroc pourrait s'adresser aux organismes d'aide finarcière boiatérale et au Programme alimen- taire mnidial.. / Le Ïrogramme alimentaire mondial finance déjà un programme de construction de logements ruraux patronné par le ireme mi ni , ère, (iv) Autres secteurs 47. De 1968 à 1973, selon les prévisions du Plan, le nombre des travailleurs employés dans les industries extrac- tives doit s'accroître de 1,000 et celui des travailleurs de luindustrie et de l'artisanat de 22.000 seulement (Tableau 1.2). En fait, dans les industries extractives (qui occupaient 26.000 hommes en 1969), l'ewploi nua pas cessé de diminuer depuis 1964; cela stexplique par le recours de plus en plus généralisé aux méthodes capitalistiques d 'exploitat ion des mines de phosphate et par le fait que la plupart des autres activités liées à ltex- traction des minerais accusent un ralentissement. On stattend à un recul très net de l'artisanat traditionnel dont plus de 200.000 personnes vivent actuellement (ce qui est un chiffre considérable). Ainsi, ce serait faire preuve de beaucoup dfop- timisme que d'évaluer à 22.000 le total des travailleurs entrés dans 1findustrie et l 'artisanat dtici à 1973. 48. Inversément, lorsqu'on parle pour 1973 de 5.000 travailleurs supplémentaires dans le bâtiment et les travaux publics, on est peut-être en dessous de la vérité, car une aug- mEtation des dépenses cansacrées au développement est prévue pour les trois dernières années du Plan, tandis que le bâtiment et la cons truction amorcent une reprise. Les projections rela- tives à l faccroissemenrt du personnel employé dans les services (57.000 personnes de plus d'ici à 1973, soit une progression de 3% par an) devraient être facilement dépassées, étant donnée que le taux moyen d'expansion économique est en voie de relèvement, que le rythme de croissance des villes est supérieur à la moyenne, et que le tourisme connaît un essor rapide. (v) 7Qs jeunes chdmeurs 49. Le comité interministériel, créé sous les auspices du Ministère de la jeunesse, des sports et des affaires sociales, pour s 'occuper des problèmes des jeunes ch6meurs, n ta pas encore achevé sa tâche. Il a demandé que soit menée une une enquête sur / Voir "Projet de Dahir portant Loi-Cadre de lf'amnagement urbain et rural", Direction de 1turbanisme et de l'habitat, 1.2.1970, et "Loi-Cadre de ltaménagement urbain et rural: implications financières," C.E.R.F., décembre 1969 -27- les besoins des jeunes chômeurs âgés de 1h à 18 ans. Par ail- leurs, il envisage de transformer les maisons de la jeunesse en centres de formation avec l'aide de 1'UNICEF et de 1'OIT pour la nise au point de méthodes audio-gestuelles de formation, adaptées à des adolescents qui, n'ayant pas fréquenté l'école primaire, ont besoin à la fois d un anseignement de base et d'une formation (animation) pré-professionnelle. Munis de ce bagage, ils puuvent effectuer un stage soit dans un centre de formation profzssionnlle, soit en cours d'emploi. Cette méthode expéri- mentals doit permettre de vérifier sails sont mieux préparés à entrer dans la vie professionnelle ou à effectuer des stages que ceux qui sont parvenus au niveau de léducation secondaire. A partir de 18 ans, les garçons peuvent être appelés sous les dra- peaux pour une période de 18 mois, pendant laquelle ils peuvent apprendre un métier tout en accomplissant leurs obligations mili- taires. Les salaires 5o. On ne dispose pas de données térieuses et complètes sur les taux de salaire et de revenus. Les oalaires des ouvriers peu ou pas qualifiés sont nettement moins élevés qu'en Europe. Dans l'industrie textile, le salaire horaire moyen d'un ouvrier marocain nlest guère plus élevé que celui d'un ouvrier de Hong Kong ou de Formose, et n'atteint pas celui dqun ouvrier japonais. On ne peut pas en dire autant du personnel rémunéré sur une base mensuelle. Les traitements offerts dans le commerce, les banques, les industries chimiques, se rapprochent bien plus des niveaux européens. Le personnel de gestion, les cadres, les spécialistes et les techniciens, qui sont très recherchés au Maroc, sont mieux payés qu'en Europe; cela grève lourdement la masse salariale des entreprises, alors que dans 19ensemble la main-d8oeuvre ne leur revient pas cher. 51. Les taux de salaire et les gains n'ont pas progressé très rapidement. Les syndicats ne sont pas dans une position de force vu l'ampleur du chômage. En huit ans, le salaire minimum légal n'a pas été relevé une seule fois (voir Tableau 1.6). Dans le secteur public, mises à part certaines catégories de spé- cialistes hautement qualifiés, les taux de rémunération ont été maintenus au même niveau depuis la proclamation de lvindépendance en 1956. Le coût de la vie, demeurà le même ie 1965 à 1963,5 augmenté de 2,9% en 169. La stabilité des prix des produits alimentaires en particulier a allégé les pressions A la hausse qui s 'exerçaien, sur los salaires. Divers avant.ges marginaux sont offerts aux travailleura: versement de coti:tions à la sé- curité sociale (12,5% du salaire étant payé par 1'mployeur, et, --28 - 2,5% par l'employé), primes d'assurance accident, congés annuels et jours fériés rémunérés, congés de maternité et de maladie, diverses gratifications, et dans le cas du personnel étranger, frais de déménagement et congés payés dans les foyers, etc. Comme ces avantages marginaux tendent à être proportionnels aux revenus tandis qu'ils passent du riveau minimal de 1/5ème à des tranches supérieures - correspondant à une four- chette de traitements supérieurs - ils alourdissent considérable- ment le prix de revient des cadres. Dans l'ensemble, toutefois, la législation du travail ntimpose pas de frais excessifs. - 29 - CHAPITRE III AGRICULTURE Résumni 52. De bonnes conditions climatiques avaient permis d'ob- tenir en 1968 urerécolte record de céréales; bien qu'en 1969 et 1970 la prouction ait dépassé la moyenne, elle s'est située néanmoins un tiers environ au-dessous du niveau de 1968. La pro- duction de betteraves à sucre a atteint les objectifs ambitieux que lui a fixés le plan, mais les autres cultures de rapport (les olives exceptées, en 1968) ont réalisé des progrès moins marquants. Compte tenu de l'accroissement important qu'il est prévu d'apporter chaque année à la superficie à développer (en- viron 25.000 hectares à partir de 1972) il faudra diversifier davantage à l'avenir les cultures dans les grands périmètres d'irrigation afin d'éviter les difficultés de commercialisation de certains produits (agrumes, tomates, lait) et de réduire les recettes d'Etat (betteraves à sucre). Il convient donc d'en- courager la culture du coton et des graines oléagineuses et la production de viande pour lesquelles il existe des marchés. 53. Afin d'assurer des débouchés à la production nationale de lait, qui est en plein essor, il faut instituer des mesures la protégeant contre le lait et le beurre d'importation, dont les prix sont trèc bas. En ramenant le cours interne de l'orge à un niveau proche de celui du marché mondial, on réduirait au minimum les déficits annuels qu'enccurt actuellement l'Office des céréales (OCIC). Les efforts que déploie l'Office des exportations (OCE) pcur rechercher de nouveaux marchés devraient 6tre renforcés par les initiatives privées des associations de producteurs d'agrumes et des industries de traitement alimentaire. Il convient de continuer à soutenir la production doléagineux mais il faudrait réduire progressivement les encouragements qui sont accordés à la production de betteraves à sucre, y compris le prix garanti à la production. 5h. Les investirsements du secteur public contirruent à servir essentiellement à 19 construction de barrages et d'ouvrages d'indration (voir ableau 5). On ' ajc,:uiou -n 1969 une dizaine de milliors d'hectares i la superficie cultive sus irrigation; ce chiffre représ,entç' environ 7 i de toute lau superficje riguée du secteur moderne. Des mesures importantes ont été prises pour que, à l'avenir, lea investiacemants se rApercutent de Saçon plus positive sur la production: dans les grands périmètrei irrigués, on a reduit c cnsidérablement le délai qui séparait la construc- tion des canaux principaux et la mise en place du réseau interne. Dans les régions traditionnelles de culture sèche, ''exécution du plan de fertilisation s&est ralentie, mnais la constitution de groupe,t t dri.culteurs et 1l'exécution de projets pilotes de remembja nt parcellaire ont permis de réaliser certains pr qrès. I. est recommandé de concentrer les divers projets de productidcité dans certaineerégions de culture sèche (Chaouia, Doukkala, Essaouria, Tadla). 55. Il n'existe pas de coordination d'ensemble entre les divers services du J1inistère de l'agriculture qui s'occupent d'études et de programmes; ces efforts en ordre dispersé ont conduit à des cas de double emploi et à l'utilisation de fonds pour des projets dont la priorité était peu élevée. Il convient de consacrer plus de teips à utiliser les renseignements disponi- bles et à préparer des études précises qui conduisent à des projets viables. Le Secrétariat général du ministère devrait comporter un service des programmes. 56. Publié en juillet 1969, le Code des investissements agricoles pourrait constituer un éLent important du développe- ment de l'agriculture et de la réfomrre agraire dans le cadre du décret de 1966, qui prévoit la redintribution des anciennes concessions, et des lois de 1962 concernant le remembrement des exploitations. Le Code prévoit la redistribution des terres col- lectives en lots de 5 hectares et la redistribution des terres collectives et habous des zones irriguées et permet, moyennant des indemnités, d'exproprier les propriétaires privés de ces zones pour redistribuer leurs terres. Les décrets définissant les terres à exproprier n'ont pas encore été publiés. Production et commerce 57. L'agriculture fournit de 26 à 31% du produit intérieur brut et de 54 à 58,% (Tableaux 7.1 et 7.2) de la vaieur totale des exportations annuelles; 70M de la population vit de l'agriculture. La superficie cultivable atteint 7,12 à 18,2 nillions d'hectares, dont 550.000 sont irrigués; 60 à 66% de ces terres sont occupées par des céréales et des légumin.neuses, 5 à 7i, par des cultures arboricoles et 25 à 32% par des jachères. Les années de faibles précipitations réduisent la culture des céréales et de légumineuses pour augmenter les jachères. 58. Les années de fortes précipitations - telle la campagne 1969/70..- les inondations provoquent de graves déggts dans le - 31 - bassin du Sébou. Les effets défavorables que les fortes pluies exercent sur la production de betteraves sucrières et de céréales de cette région sont contrebalancés par les bons rendements en céréales obtenus dans d'autres régions. En 1969/70, 150.000 hec- tares ont été inondés; les pertes ont été chiffrées à 84 mil- lions de dirhama (capital fixe et production courante et future). Des mesures de protection coL,tre les inondations sont à l'étude. 59. En 1969, les rendements moyens et la production totale des principales céréales et légumineuses se sont situés de 25 à 35% au-dessous du record établi en 1968 (Tableaux 7.2, 7.3). Ues productions n'ont fait aucun progrès depuis dix ans et leurs rendements moyens demeurent faibles en raison nô 'amment des mauvaises techniques de production. Leurs rendements bruts sont inférieurs à ceux de la plupart des autres cultures et ne deviennent raison- nables que dans le secteur moderne, qui obtient des chiffres ex- cellents. L'Et4t a fixé le prix de gros des céréales (Tableau 7.), ce qui a permis de stabiliser des prix à la consommation des céréales panifiables et du pain. A la production, les prix des céréales continuent à fluctuer autour des prix fixés par l'Etat, en fonction de la situation saisonnière de l'offre et de la demande. Les prix des légumineuses ne font l'objet d'aucun contrele. Gr9ce aux stocks considérables qui ont été accumulés à la suite de la récolte exceptionnelle de 1968/69, les importations de blé tendre ont été faibles en 1969. Le blé dur produit sur place a été absorbé par les industries et les ménages marocains. L'orge est surtout consommée localement; un petit excédent a été exporté à perte, vu la modicité des cours mondiaux. Les exporta- tions de légumineuses ont augmenté en 1968 et 1969. Grâce aux pluies abondantes qui sont tombées au printemps, la production de céréales et de légumineuses de 1970 devrait dépasser légèrement son niveau de l'année précédente. 60. En 1969, les cultures et la production de betteraves à sucre ont poursuivi leur essor rapide, encouragées en cela par de bons rendements - et jusqu'à maintenance à l'abri des attaques de parasites - et par des prix et un marché garaitis. Les cultures sont pratiquées sous contrat avec les sucriers, à un prix garanti de 60 DH la tonne pour une teneur en sucre de 16 à 16,5%. Le mouvement ascendant de la consommation de sucre s'est nettement ralenti a la suite de la hausse des prix à la consommation en 196b (de DH 1,05 à DH 1,90 le kg). A l'heure actuelle, 611% du sucre est importé; il est donc possible d'intensifier la production - 2 - de betteraves à sucre ou de canne à sucre. Compte tenu de la superficie actuellement occupée par les betteraves à sucre, la production dépassera un million de tonnes en 1970 et atteindra probablement l'objectif de 1,6 million de tonnes que le plan a fixé pour 1972. 61. En 1969, les exportations d'agrumes ont atteint au total DH 389 millions (177 de toutes les exportations) contre 420 millions de dirhams en 1968. Le recul des exportations en 1969/70 s'explique par les dégfts causés par les pluies aux arbres et par une baisse des prix à l'exportation, notamment pour les agrumes exportés vers la France, qui ont été touchés par la concurrence des agrumes espagnols, par la dévaluation et par le relèvement des droits de douane dans le cadre de l'accord avec la CEE. A l'heure actuelle, les agrumes occupent un total de 66.000 hectares; 35.000 personnes sont employées à la produc- tion primaire et un nombre à peu près égal à la classification, au condtionnement, au traitement et au transport. En raison de la forte rentabilité, la superficie occupée par les agrumes a aug- menté à la cadence rapide d'environ 1.500 hectares par an; cette expansion, qui est surtout le fait de l'entreprise privée, a eu lieu dans la région du Sous où les primeurs se vendent à des prix favorables. La production d'agrumes continuera à augmenter à la suite des plantations qui viennent d'être faites récemment. Il est indispensable de continuer à améliorer le contr8le de la qualité afin de renforcer la position des agrumes marocains sur leurs marchés traditionnels de France et de l'Europe occiden- tale et d'intensifier leurs exportations à destination des pays scandinaves et de l'Europe de l'Est. 62. Après avoir diminué en 1966 et en 1967, la culture et la production du coton ont poursuivi leur mouvement de reprise en 1969. Ce recul était di à la concurrence des betteraves à sucre dans les grands périmètres d'irrigation, aggravés par la faiblesse des rendements cotonniers, due surtout à des mesures inefficaces de lutte anti parasitaire. A l'heure actuelle, on obtient des rendements en coton allant jusqu'à 2 tonnes dans certains périmè- tres irrigués; la moyenne se situe à 1,h tonne à l'hectare. Le coton à fibres longues de qualité supérieure est facilement export, En 1970, la reprise des cultures cotonnières dans les zones d'irrigation de Tadla et de Doukkala laisse présager un important accroissement de la production. 63. A l'heure actuelle, 7&ý des matières grasses comestibles destinées à la consommation locale sont importées. En 1969, la récolte d'olives s'est inscrite nettement aù-dessous du chiffre - 33 - exceptionnel de l'année précédente. Le gros excédent d'huile d'olive de la campagne 1968 a permis d'exporter en 1969 DH 91 millions. En 1970, les pluis abondantes qui sont tombées au printemps devraient donner une récolte d'olives bien supérieure à celle de l'année précédente. La production de tournesol, qui est la graine oléagineuse la plus importante, a presque doublé en 1969 gr8ce aux plantations qui ont été effectuées après les inondations; elle a donc rattrapé la baisse considérable qu'elle avait enregistrée entre 1964 et 1966 et qui avait été provoquée par les déprédations des oiseaux. Ces dégâts devraient 8tre proportionnellement rkduits si l'on cultive le tournesol sur de grandes surfaces. Toutefois, la production reste infé- rieures à 10% des importations d'huile végétale. Les mesures - y compris stimulants de prix - qui ont été prises récemment pour encourager la culture du tournesol et du carthame devraient faire augmenter la production de graines oléagineuses au cours des prochaines années. L'amélioration des services de vul- g arisation peut relever le niveau de la productivité; c'est ce qu'a déjà fait le personnel technique rattaché à la SEP0 (Société pour l'exploitation des produits oléagiaeux) qui exploite une usine et cultive à l'heure actuelle 900 ha de tournesol. 64. En 1969, les exporta'.ons de légumes frais ont atteint DH 213 millions, soit 5% de moins que l'année précédente. Les exportations de fruits et légumes en conserves, jus compris, re- présentent DH 128 millions. 65. Les prix peu élevés du vin à l'exportation expliquent pourquoi la superficie viticole a continué en 1962 son mouvement de contraction qui siétait amorcé en 1967. Par ailleurs, la cam- pagne 1969 a été gravement compromise par de mauvaises conditions climatiques. Les stocks ont été liquidés à la suite d'une grosse commande française, qui a porté les exportations à DH 37 millions contre DH 2h millions en 1960. On Dense que les exportations et les prix du vin continueront à se heurter à des difficultés; il faut donc s'attendre à voir la superficie, la production et les exportations continuer à baisser. 66. L'élevage joue un r8le important dans l'économie rurale; il utilise 10 millions d'hectares de pfturages naturels et 4,5 millions d'hectares de brousse et de forêt qui ne se prCtent guère à d'autres formes de production agricole en raison de la minceur de leur couche superficielle ou de la rareté des précipi- tations. Le cheptel compte 15 millions de moutons, 8 millions de chèvres et 3,3 millions de bovins; ces derniers fournissent la plus grande partie du lait et de la viande que le haroc produit actuellement. Le secteur traditionnel se caractérise par le surptturage des terrains comunaux, qui facilite l'érosion et abaisse les normes de production. Cependant, dans de nombreuses régions, les moutons et les chèvres, en nombre variable, conti- nuent à représenter les économies du petit exploitant, pour lequel ils constituent une sorte d'assurance contre de mauvaises ré- coltes; ils sont également la source principale de protéines pour la population. Le cheptel bovin du secteur moderne a continué d'augmenter en 1969, en parallèle avec l'intensification des cultures fourragères autour des villes et dans les périmètres d'irrigation. Le traitement et la comaercialisation de la viande ne sont pas suffisnment bien organisés; la comercialisation du lait se heurte actuellement à des difficultés en raison de la concurrence du lait en boite et du beurre importé à des prix peu élevés. 67. Dans le secteur de l'élevage, le seul fait nouveau digne d'être mentionné concerne la production laitière. L'utilisation de l'insémination artificielle aux environs de Casablanca et la distribution de vaches de race améliorée aux exploitants des grands périmètres d'irrigation ont permis d'augmenter de façon sensible les livraisons aux laiteries; cependant, il en est résulté des difficultés de comu,,ercialisation dans la région de Tadla. Un bureau d'études privé est en train d'effectuer une étude de trois ans sur le développement de l'élevage dans la région orientalp. Une autre étude à grande échelle sur la production de viande et ses perspectives de ventes commencera sous peu. Il convient d'envisager le développement de la production de viande non seulement dans les grands périir'tres d'irrigation, mais aussi dans la région de culture sèche de Tanger-Tétouan où les condi- tions climatiques permettraient un élevage bovin sans irrigation. Il en serait de même pour la région du ioyen Atlas et pour les pentes septentrionales du Haut Atlas (viande de boucherie, bovins et ovins). 68. Les exportations de conserves de poisson, destinées es- sentiellement à l'Europe, ont atteint 124 millions de dirhams en 1969, c'est-à-dire un chiffre légèrement inférieur à celui de l'année précédente. Quinze mille familles vivent de la pfche, - 35 - Il serait possible, gr9ce à l'utilisation d'un matériel moderne, d'augmenter de façon sensible les prises annuelles moyennes de 265.000 tonnes effectuées par 400 bâtiments de p9che, étant donné notamment que les perspectives d'exportation de farine de poisson sont favorables. 69. Le reboisement se poursuit à raison de 10.000 ha par an .; les travaux de conservation portent sur 15.000 ha par an (projet DERRO compris). Le proportion de liòge brut par rapport à l'ensemble des exportations a tendance à augmenter, compte tenu des accords préférentiels dont profitent les industries du liège de l'Espagne, du Portugal et de l'Algérie. Selon les auto- ritês marocaines, l'ensemble des exportations resteront à leur niveau actuel au cours des cinq prochaines années. Facteurs de pr oduction et institutions de développement agricole 70. La main-d'oeuvre agricole est abondante, sauf aux époques de pointe dans les périmètres d'irrigation. Bien que le minimum légal du salaire des travailleurs non spécialisés sait resté sans changement à 3,8 dirhams par jour depuis 1938, le salaire moyen serait passé d'environ DH h par jour en 1961 à environ DH 5,5 par jour actuellement, ce qui représenterait une augmentation annuelle de h% sur une période de huit ans. Les salaires élevés que touchent les travailleurs en période de pointe ont encouragé la mécanisation, notamment dans les périmètres irrigués. En 1969, on a vendu 1.682 tracteurs contre 2.333 en 1968 et un millier par an au cours des années précédentes. Dans les parcs de tracteurs organisés par l'Etat, les tarifs payés par les agriculteurs ne couvrent que les frais d'exploitation. Le manque de mécaniciens et de contremaîtres ayant reçu une formation satisfaisante entraîne souvent l'immobilisation des machines agricoles. On s'efforce donc de réduire le nombre de parosde tracteurs et d'encourager l'acqui- sition de ces derniers par des groupements d'exploitants qui reçoivent à cet effet. des subventions et des crédits. L'uti- lisation d'engrais a diminué en 19ç9, en partie parce que des pluies tombées à la fin du printemps ont entravé leur distribu- tion. On pense toutefois que le mouvement deaugmentation constante qui se fait jour depuis 1963 reprendra en 1970 (Tableau 7.5). L'intensification de l'emploi dec engrais est encouragée par le service de vùlgarisation dans lDs périmôtres d'irrigation et par 1'"opération engrais" dans les régions de culture s3che où les engrais ont été distribués à un prix inférieur de 15 à celui du marché. 71. Le réseau de vulgarisation agricole est suffisamment dense dans les périrmtres d'irrigation (par emnple., un agent technique par 170 exploitants environ au Tadla); cependant, dans les zones de culture sèche, il n'y a qu'environ 800 agents techniques pour plus J'un million d'exploitants. Quatre-vingt quatre centres de travaux, 201 centres secondaires et 59 antennes répartis sur l'ensemble du pays fournissent des intrants et louent des tracteurs aux exploitints. Il semble qu'il serait plus avantageux de concentrer les efforts de vulgarisation dans un certain nombre de régions de culture sèche qui s'y pr9tent de façon particulière; il faudrait donc modifier l'affectation des agents techniques aux divers Centres des travaux (CT). Il est également recmiandé d'ajouter deux centres de formation des agents techniques aux quatre centres qui existent déjà. 72. La recherche agricole est confiée à une équipe de 153 ingénieurs-agronomes de formation universitaire et de 300 adjoints et agents techidques travaillant dans 22 stations ex- périmentales. Au cours des dernières années, les recherches ont permis diverses réalisations parmi lesquelles il faut citer la mise en culture des betteraves à sucre, la création de la variété Tadla 16 de coton à longues fibres, qui répond mieux aux conditions locales que toute autre variété, la sélection et l'essai pendant 10 ans de deux variétés italiennes (908 et 397) de blé tendre à rendement élevé. Des variétés mexi- caines de blé sont en observation. Les recherches agricoles devraient porter non seulement sur la sélection de variétés d'agrumes et de tomates résistant aux viroses et aux nycoses mais aussi sur les possibilités de diversification en culture irriguée. Il est particulièrement nécessaire de procéder, dans la région du î,assa, à des essais de cultures de remplacement telles que celles des arachides, du tournesol, du ricin, etc. 73. A l'exception des quatre centres de formation agricole, les institutions de formation professionnelle agricole sont loin de fonctionner à plein et n'attirent pas un nombre suffisant d'élèves. Une analyse du nombre d'élèves actuellement formés dans ces écoles et de la future demande aux divers niveaux a rév6é6 qu'on formait trop d'adjoints techniques et pas assez d'agents techniques. - 37 - 7h. Les banques privées, les marchands de fourniture et de matériel agricoles ainsi que les priteurs sur gages et les mar- chands de village continuent à accorder des crédits aux exploi- tants. L'Etat fournit des crédits à l'agriculture par l'inter- médiaire de divers services : Caisse nationale de crédit agri- cole (CNCA) et ses 15 bureaux régionaux (CRCA), 55 Caisses locales de crédit agricole (C A) et la Société de crédit agricole et de prévoyance (SOCAP) 5l . C'est la CNCA qui assure la coMtabilité générale. Au cours des dernières années, la CNCA a renforcé son organisation en augmentant son personnel, en lui donnant une meilleure formation et en ouvrant de nouvelles succursales. L'ordinateur permet désormais de pratiquer un contr6le hebdo- madaire des crédits et des remboursements et d'établir un bilan mensuel. Pendant la campagne 1969, 79-0 des crédits de la CNCA étaient remboursés à.1'échéance. Après avoir relevé ses taux d'intérêt en 1965, la CNCA a pu combler ses pertes antérieures et réaliser, en 1968 et 1969, des bénéfices qui ont atteint res- pectivement DH 5 et 2,5 millions. Pour les crédits à court terme, des CLCA, l'intérgt est un taux forfaitaire de 2% perçu lors du décaissement du crédit, majoré de 2% supplementaires après un délai de six mois, ce qui correspond à un taux de 6 à 8% par an, selon la période après laquelle l'exploitant procède effectivement au remboursement. Pour les crédits à moyen terme, l'intérgt est de 4,5>Ô pour les CLCA et 6% pour la CNCA, alors que les banques privées demanderaient 8 %. Bien que le relèvement des taux d'intérOt de la CNCA ait été nécessaire en 1965 pour assurer la rentabilité des opérations, certains taux d'intérdt doivent sans doute être revus si l'on veut encourager certains types d'investis- sements. La CNCA a mentionné qu'elle est en train d'envisager de relever son taux d'intér6t pour les investissements très rentables (production d'agrumes, de coton, de betteraves à sucre, de lait, de viande) et de les abaisser pour les investissements moins rékm- nérateurs. Vu l'augmentation de la demande de crédit, la CNCA est A la fin de l'année 1969, le crédit en cours des banques privées à l'agriculture représentait DH 530 millions (dont 60 millions à moyen et long terme); à la m8me date, le crédit en cours de la CNCA s'élevait à DH 290 millions (dont DH 50 millions à moyen et long terme). Les exploitants agricoles dont le revenu annuel impo- sable est compris entre 1.400 et 4.000 dirhams reçoivent des crédits de la CLCA, tandis qie ceux dont le revenu est inférieur à ce chiffre relèvent de la SOCAP; ceux dont le revenu est su- périeur à ce chiffre s'adressent au CRAC tandis que la CNCA décide, à la maison mère, des crédits portant sur plus de DE 40.000. - 38 - en train de rechercher des capitaux supplémentaires. 75. A l'heure actuelle, la Société de crédit agricole et de prévoyance (SOCAP) dessert 700.000 petits exploitants, applique un taux d'intérgt de 31 et un plafond de crédit de 1.300 DH par exploitant. Comme les conditions de nantissement sont moins rigides, le taux moyen de remboursement des prOts est de 62%, variant selon les régions et les saisons. Le personnel dont dispose la SOCAP dans ses bureaux locaux est insuffisant. Les 93 succursales ont pour tout personnel un secrétaire mal payé et un comptable qui est également le percepteur local. Deux fois par an , ils reçoivent l'aide d'un employé supplémentaire qui établit la liste des demandes des crédits et des remboursements à percevoir auprès de chaque client. Pour pouvoir consentir un plus grand nombre de prOts, il faudrait renforcer considérablement l'organisation, ce qui viendrait accroftre les frais généraux. La SOCAP doit 8tre considérée comme une entreprise se doublant d'un service social. Commercialisation et prix 76. Par le truchement de services spécialisés, le gouverne- ment réglemente la commercialisation et les prix des produits les plus importants. Ces services sont l'OCIC (Office chérifien interprofessionnel des céréales) pour le blé et l'orge; l'OCE (Office de camercialisation et d'exportation) pour les agrumes, les légumes, le poisson, les conserves de poisson, le vin et le coton; l'ONTS (Office national du thé et du sucre) pour le sucre; la CRIA (Coopérative marocaine des huileries alimentaires) pour les huiles comestibles. Pour le mais, le riz, les légumi- neuses, l'huile d'olive et les autres produits, les prix sont libres et ne tombent sous aucun règlement. On peut résumer comme suit les principes directeurs de la politique que l'Etat suit en matière de prix: (i) les prix du pain et de l'huile sont sta- bilisés par des mesures de fixation et de contr6le qui sont ap- pliqués au niveau de la vente en gros; depuis quelques années, les prix à la consommation sont donc restés stables; les prix à la production varient dans une certaine marge autour des prix fixés. On s'accorde généralement à dire au iaroc qu'il n'est pas possible, du double point de vue social et politique, d'augmenter le prix du pain et de l'huile à la consommation; (ii) pour assurer le rapatriement de. devises que procurent les exportations, 1VOC? a - 39 - le droit exclusif d'exporter les produits les plus importants. (iii) Pour réunir les capitaux que demande la construction de barrages d'irrigation, le prix du sucre à la consommation a été relevé en l9L. de 1,05 à 1,90 DH le kilo. 77. L'OCIC, qui a pour mission de stabiliser les prix des céréales à la conscamation, a perdu 8, 50 et 48 millions de dirhams, respectivement, en 1968, 1969 et 1970. Les pertes de l'OCIC sont les plus élevées les années de bonne récolte ; en effet, la quantité d'orge exportée à perte (d'environ DH 7,5 le quintal) augmente alors tandis que les bénéfices tirés de l'importation de blé tendre à un cours mondial peu élevé (également environ DH 7,5 le quintal) sont faibles. Pour réduire les déficits de 1'OCIC, que l'Etat comtle, on peut envisager d'abaisser le prix de soutien de l'orge pour le rapprocher du niveau mondial (17,5 DH le quintal). Cette mesure concernerait à peine le petit producteur qui ne dispose d'aucun excédent pour la vente. 78. L'OCE, qui s'occupe exclusivement des exportations des prin- cipaux produits de l'agriculture et des p8ches, assure le rapa- triement des devises et a aidé à ouvrir de nouveaux débouchés dans les pays de l'Europe de l'Est. Sa recherche de marchés plus impor- tants en Europe de l'Ouest devrait 9tre appuyée par l'initiative privée. Les redevances de 1 à 3% que perçoit l'OCE semblent élevées, car plusieurs produits traités se heurtent à des diffi- cultés de commercialisation en raison de leur coûCt élevé de produc- tion. 79. La COMHA s'occupe des importations d'huiles comestibles et de graines oléagineuses, ainsi que de leur distribution aux raffineries locales. Elle réserve pour elle-m9me la différence entre le prix des oléagineux et des huiles végétales à ltimporta- tion et leur prix de vente aux raffineries et paie une subvention en espèces aux producteurs d'oléagineux (à raison de DH 0,12 le kilo de tournesol et DH O,10 le kilo de carthamee). 80. Lo sucre brut i.porté par 'ONTS ainsi que le sucre brut élaboré à partir des betteraves par les sucreries marocaines, sont raffinés localement. Le prix de gros, départ usine, du sucre raffiné localement (qui englobe un fort pourcentage dtimp8ts ré- servés à la construction de barrages d'irrigation) est fixé à Dl, 1.840 la tonne. Le srucre brut importé coUte environ DH 400 la tonne tandis qu'il faut environ DiH 900 pour le produire localement (dans une grande sucrerie) et DE 300 pour le raffiner. Pour réduire le colt de cette production pour l'économie, il faudrait diminuer aussi bien le prix de soutien des betteraves à sucre que le coCt du sucre brut. La diminution du prix de soutien des bet- teraves à sucre devrait stimler la culture, non subventionnée, de coton à longues fibres destiné à l'exportation. 81. En 1969, l'Etat a versé Dil 18 millions de subventions pour les intrants et le matériel agricole contre DH 15 millions en l9%8 (Tableau 7.ü). Il est prévu d'augmenter à nouveau les subventions en 1970. Le. Code des investissements agricoles, en date du 25 juillet 1969, a fixé à nouveau la gamme et les tarifs des subven- tions. Les subventions applicables aux groupements agricoles sont supérieures à celles dont peuvent se prévaloir les exploi- tants individuels. Etant donné les perspectives favorables que présente l'exportation d'olives vertes farcies, des barèmes spé- ciaux devraient être appliqués. Des tarifs plus élevés devraient également être appliqués à la plantation et à la greffe des arbres produisant des olives de table ainsi qu'aux Lemences sélectionnées de production locale qui sont employées pour les cultures d'oléa- gineux. Régime fôncier 82. Les données concernant la propriété des terres proviennent de sources différentes et varient. On disposera de renseignements plus précis une fois réalisé, en 1972-73, le recensement des pro- priétés terriennes et des superficies. L'agriculture se pratique essentiellement dans des conditions de culture sèche et selon des méthodes traditionnelles; il existe environ 1,2 million de petits exploitants. La propriété collective des terrains de pacage est la principale raison de la pratique très répandue du surpftturage, qui provoque l'érosion des terres et dont les effets négatifs se manifestent sous forme de faible production et de mauvaise qualité du bétail. Le secteur moderne . occupe quelque 800.000 ha, soit le sixième environ des terres cultivées, mais produit la plus grande partie dut récoltes de rapport et d'exportation. La moitié environ de la superficie du secteur moderne est la propriété de harocains, le quart représente des anciens lots de colonisation qui sont actuellement détenus par l'Etat et l'autre quart est la propriété d'étrangers. 83. Les modes de propriété changent; depuis l'indépendance, les étragers qui possédaient des terres les vendent à des haro- cains. Eq raison des incertitudes qui entourent leur avenir, les agriculteurs étrangers hésitent à procéder à des investisse- ments nouvoaux et ne remplacent pas leur vieux matériel. Un grand - 41 - nombre de nouveaux propriétaires marocains investissent leurs capitaux dans des plantations d'agrumes qui sont rémunératrices. Par ailleurs, dans les périmètres d'irrigation, les gros ex- ploitants achètent les terres des petits propriétaires alléchés par les prix élevés qu'on leur offre pour des champs susceptibles de devenir irrigués. 84. Les anciennes ccncessions françaises ou lots de colonisa- tion, qui occupaient à l'origine 250.000 ha environ et qui sont administrées depuis 1965 par les gouverneurs proviùeiaux, ne sont pas exploitées comme elles pourraient l'être. Seule une partie du vieux matériel a été remplacée; le financement de la production et des ventes entraîne le paiement de lourds intérêts. Conformément à la loi de réforme agraire du 4 juillet 1966, tous les anciens lots de colonisation occupés par d.es cultures annuelles doivent 9tre distribués aux travailleurs sans terre, qui ont 20 ans pour les payer. De 1966 à 1969, 24.000 ha (dont la moitié dans les périmètres irrigués) ont été ainsi distribués; le Plan 1968-72 envisage la distribution d'une nouvelle tranche de 75.000 ha pendant ses cinq années. Dans la zone de culture sèche, les études techniques sont achevées sur 27.000 ha prêts à être distribués. La loi stipule que les parcelles doivent 9tre suffisamment grandes pour assurer à l'exploitant un revenu initial de DII 3.500 par an. En pratique, les parcelles distribuées sont de 4 à 5 ha de terres irriguées ou de 15 à 20 ha de terres de culture sèche. Les nouveaux colons reçoivent un crédit qui leur permet d'ache- ter le matériel indispensable et de réaliser leurs premières cultures (semences, engrais, location de tracteur). Cette méthode intégrée a donné les meilleurs résultats dans les périmètres d'irrigation; cependant, la mauvaise organisation des culturesn ou l'eiguité des parcelles s'est traduite par de faibles rende- ments nets dans certaines régions (Gharb, Sous).: Par ailleurs, il serait possible d'accélérer le rythme des distributions. 85. En 1969 furent promulguées des lois importantes concernant la réforme agricole. Publié le 25 juillet 1969, le Code des investissements agricoles est un ensemble de lois définissant les obligations de l'Etat et des agriculteurs lorsqu'ils unissent leurs efforts pour développer l'agriculture dans les régions irriguées et celles de culture sèche. Il définit égale- ment les subventions offertes pour les divers investissements agricoles; ces subventions sont déjà appliquées par le itLnistère de l'agriculture. Dans les périmètres irrigués, les producteurs doivent verser une contribution directe à raison de DH 1.500 l'hectare; ils assument également une partie des dépenses de développement par l'entremise d'un versement annuel au titre de - 42- redevances d'utilisation de l'eau (ces dispositions ne sont pas applicables dans les régions de Tafilalet et d'Ouarzazate ni pour les petite exploitants dont les propriétés ne dépassent pas 20 ha). Certaines règles sont obligatoires concernant l'utilisation des terres aménagées dans les zones irriguées et les zones de crues. Le Code définit sept périmètres d'irriga- tion . Basse imoulmya, Gharb, Doukkala, Tadla, Haouz, Tafilalet, Oued ellah et une zone de protection contre les inondations ou zone d'assainissement dans le Gharb; il est également possible qu'on définisse à l'avenir dans les actuelles zones de culture sèche de nouveaux périmètres d'irrigation, des zones d'assainis- sement et de drainage, des aires d'aménagement des terrains de parcours et des zones de remembrement parcellaire. 'Dans les zones irriguées, la réforme agraire est un des principaux objectifs déclarés du Code; elle vise à"créer le maximum de parcelles viables susceptibles d'utiliser au mieux les eaux d'irrigation et d'en faire profiter le plus grand nombre possible de familles agricoles". La loi autorise dans ces zones l'expropriation contre indemnité de terres privées qui sont identifiées par décrets. ELle autorise le transfert des habous à l'Etat et prévoit la redistribution aux ayants droit des terrains collectifs (environ 550.000 ha) subdivisés en parcelles d'au moins 5 ha. 86. Etant donné que le Code se donne pour objectif de créer un maximum de parcelles viables au profit du plus grand nombre possible de familles dans certains périmètres d'itrigation, il apparaîtrait indispensable, à titre de première mesure, d'emp8cher dans ces périmètres le transfert de terres aux gros propri- étaires (possédant, par exemple, plus de 5 ha) jusqu'à ce que les décrets d'expropriation des terres aménagées soient publiés et que I'on définisse la superficie à redistribuer. On pourra alors envisager de limiter la superficie maximum des propriétés de ces zones à un chiffre à la fois raisonnable et économique. 87. Jusqu'ici, le remembrement des petites parcelles dans le cadre des lois de 1962 et de leur application simplifiée par le Code a été limité aux grande périmètres d'irrigation, Des mesures analogues pourraient également etre fort utiles dans les régions de culture sèche. Jusqu'ici, environ 110.000 ha oent éé remembrés, dont 34,000 ha en 1968 et 1969. Le Code autorise également la définition de zones de remembrement dans les régions de culture sèche. Ces zones devraient de préférence être concentrées dans les régions qui offrent les meilleurs possibilités, au lieu d'itre éparpillées - 43- dans tout le pays; un projet pilote (PRA4) portant sur 5.000 ha au sud de Casablanca permet de définir les principes directeurs de son application. Programme d'investissement 88. Le Plan quinquennal 1968-72 ne comporte pas d'objectig quantitatifs de production. Le Compte rendu d'exécution du Plan compare en termes financiers les objectifs et les réalisations. Les résultats quantitatifs sont mesurés en kilomètres de canaux, en nombre d'hectares défrichés, aplanis, etc. Il est par conséquent difficile d'évaluer la cadence exacte du développe- ment dans les grands périmètres d'irrigation; il l'est encore plus de mesurer la réussite des dispositions prises pour aug- menter la productivité dans les zones de culture sèche. D'après des observations directes, et compte tenu des données disponibles, il semble que, dans les grands périmètres d'ir- rigation (Tadla, Doukkala, Moulouya, Haouz), l'augmentation de super- ficie cultivée soit passée d'environ 5.000 ha en 1968 à 6.500 ha en .ty9; elle devrait atteindre 9.000 ha en 1970. Dans ces m9mes périmètres, les nouvelles surfaces préparées (aplanies et équipées) en vue des cultures irriguées sont plus importantes, et représentaient environ 14.000 ha en 1968 et en 1969. Le plan fixait les chiffres de 18.000 ha en 1968 et 14.000 ha en 1969. 89. C'est dans les régions de Doukkala et de Haouz qu'ont été réalisés les principaux progrès dans les travaux d'irriga- tion. Dans la région de Doukkala, il faut y voir surtout la conséquence de l'implantation d'une sucrerie. Dans la région de Haouz, on est parvenu à résoudre le problème des droits d'eau traditionnels, et des efforts extraordinaires ont été déployés pour réduire le délai séparant la construction des canaux principaux et l'installation du réseau interne. 90. En ce qui concerne les travaux d'irrigation de petite et moyenne importance, on tend à construïre moins d'ouvrages dispersés; au contraire, on suit une méthode mieux intégrée qui fait intervenir des études de justification portant sur un nombre limité de périmètres. C'est là un changement d'approche utile mais qui a nécessairement retardé l'exécution du programme quinquennal qui se donne pour ob- jectif l'irrigation de 50.00 ha. Dans le cadre de ce pro- gramme, 5.000 ha ont été irrigués en 1968-69 grice à la construction de petits ouvrages et 5.000 ha avec des ouvrages d'importance moyenne. Il est peut-être désormais possible d'accélérer le développement à la lumière des études qui viennent d'tre effectuées. 91. Dans les régions de culture sèche, il n'est pas possible de mesurer les répercussions des diverses mesures de productivité (engrais, remembrement parcellaire et labour) sur la production céréalière indépendamment des effets qu'exer- cent des conditions climatiques favorables. Une enqugte officielle par sondage révèle que, dans les régions où des engrais ont été utilisés, le rendement en blé dur a augmenté respectivement de 7,2 et 3,9 quintaux à l'hectare en 1968 et 1969s une augmentation minimum de 2,5 quintaux à l'hectare est indispensable pour couvrir le coat des engrais pour le producteur. Toutefois, il ne faut pas s'attendre à des modi- fications majeures de la productivité en culture sèche dans le secteur traditionnel en l'absence d'un programme d'ensemble (remembrement parcellaire, multiplication des semences, engrais, labour mécanique). îalgré les efforts déployés dans le cadre de diverses actions (opération labour, opération engrais), il est probable que les résultats favorables obtenus dans certaines régions ont contrebalancé les résultats contraires obtenus dans d'autres (distribution importante d'engrais sans supervision suffisante). C'est la raison pour laquelle le Maroc, avec l'aide de l'USAID, a l'intention de concentrer son action dans cer- taines zones où il est possible d'inscrire la rationalisation de l'assolement dans le plan de productivité. L'équipe du PIULM s'occupe également de cet aspect du développement et le remembrement parcellaire est en cours sur 5.000 ha au sud de Casablanca. En outre, chaque centre de travaux a d'ores et déjà choisi une zone de développement prioritaire où est mis en oeuvre un programme d'ensemble. Il convient de saisir l'oc- casion des premières réalisations obtenues dans le domaine du remembrement parcellaire pour élargir ce projet pilote et l'étendre aux zones qui présentent le meilleur potentiel (Doukkala, Essaouira, Oued Zam, Tadla). On pourrait ainsi - 45 - permettre aux facteurs de production d'exercer des répercus- sions beaucoup plus marquantes sur la productivité. Régime de culture dans les zones nouvellement irriguées 92. Le gouvernement a donné la prépondérance à la cons- truction de grands réseaux d'irrigation et en conséquence à partir de 1972 le rythme d'équipement atteindra facilement chaque année 25.000 ha (Sébou, liassa venant s'ajouter à Douk- kala, Tadla et haouz). Du point de vue économique, la plupart des grands ouvrages d'irrigation se justifient par le rempla- cement de cultures à faible rendement (céréales ), par des cultures à rendement élevé (agrumes, coton, tomates, etc.) ou par des cultures se substituant à des importations et pour lesquelles les producteurs reçoivent un encouragement d'ordre financier (betterave à sucre). Dans certains cas, la justifica- tion part de l'hypothèse qu'il est possible de résoudre les difficultés grandissantes de commercialisation sans trop faire de sacrifice de prix. Dans le cas des betteraves à sucre, le remplacement des importations augmente les coats pour l'écono- mie et réduit les recettes de l'Etat. Il semblerait donc indis- pensable d'examiner de près les cultures pratiquées dans les périmètres irrigués au fur et à mesure que l'on étend l'irri- gation à de nouvelles zones. 93. Il conviendrait de se préoccuper davantage de cultu- res qui, en théorie, donnent un rendement moindre mais offrent des perspectives marchandes raisonnablement bonnes. En particulier, il conviendrait de procéder à des expé- riences sur le tournesol et les arachides, qui pourraient faire partie de l'assolement. La production d'huile végétale ne devrait se heurter à aucun problème de commercialisation étant donné que la producticp locale ne représente toujours que 10% de la demande. D'un autre c^té, il est vraisemblable que l'expansion que l'on donne actuellement à la production de tomates pour l'exportation (par exemple, 3.000 ha du pé- rimètre de ,lassa qui pourraient produire environ 90.000 tonnes) va se heurter à des difficultés de commercialisation. Dans les quatre grands périmètres qui ont été aménagés au cours des sept dernières années, l'assolement comporte le trèfle d'Alexandrie et la luzerne qui servent à nourrir des vaches de race hollandaise pure. L'élevage des animaux dans les centres de mise en valeur et la distribution de vaches aux exploitants ont tellement augmenté depuis trois ans qu'à la période de lactation maximum les laiteries actuelles ne peuvent pas absor- ber tout le lait qui leur est apporté. Cet état de choses est d en partie à la concurrence du commerce laitier traditionnel; cependant, le lait en conserve et le beurre importés à bas prix constituent également un élément limitatif. Cette situation sera aggravée lorsqu'on pratiquera des cultures fourragères sur les terres nouvellement irriguées. Par conséquent, il semble indis- pensable non seulwnent de prendre des mesures de protection contre un dumping temporaire du beurre mais aussi de passer progressivement de la production laitière à celle de viande. Les efforts de commercialisation devraient porter au premier chef sur les h8tels touristiques du i1aroc. Entre-temps, il conviendrait d'étudier les perspectives qu'offrent les marchés d'exportation. Etudes et programmes 94. En principe, c'esb la Direction des études et des affai- res généralei (DEAG) qui coordonne les études et programmes; en fait, toutes les directions effectuent leurs propres études et préparent leurs propres projets; la coordination entre elles est quasiment non existante. C'est pourquoi ces efforts en ordre dispersé conduisent à des doubles emplois ou à la réalisation d'études n. présentant qu'une faible priorité. En outre, les études ne reçoivent pas l'application qui devrait leur 9tre donnée et les renseignements disponibles ne sont pas toujours utilisés. Il conviendrait de freiner la tendance que manifestent les divers services à se lancer dans de nouvelles et larges études pour donner la priorité à des études brèves et précises conduisant à la réalisation- de projets: par exemple, la néces- sité de développer la production de viande dans certaines ré- gions (périmètres d'irrigation, région de Tétouan) devrait avoir priorité sur une étude générale de la viande et de la comercia- lisation dans l'ensemble du pays, qui serait périmée une fois achevée. 95. 11 est nécessaire de créer un service du plan efficace au sein du ilinistère de l'agriculture. Ce service de planifica- tion devreit stoccuper de préparer des projets et des programmes à court termo de préfArence à a Pleniicatin proprement dite. Il devrait mainteDir des contacts étroits avec l't,%=Lpe du PRAm (projet PNUD phase II) dont le mandat devrait comporter l'êto- blissement de programmes pour les zones de culture sèche. Il - )4-7- serait scuhaitable de rattacher cette équipe, de mnme que le service du plan, au Secrétaire général. Etudes de préinvestissement 96. Compte tenu de l'analyse ci-dessus, plusieurs études de préinvestissement devraient recevoir une priorité élevée: (a) Examen des renseignements contenus dans les études d'ensemble déjà achevées: par exemple, le gouvernement devrait profiter des études préliminaires effectuées à l'occasion du deuxième projet Sébou du PN\jUD afin d'élaborer des études par- ticulières portant sur certains secteurs prioritaires (par exemple Fès-ileknès). Sans quoi, il est probable que la masse considérable de renseignements qui ont été réunis ne servira à rien. (b) Examen du développement des cultures sous irrigation à la lumière de l'augmentation considérable des surfaces équipées qui est escomptée annuellement et compte tenu des difficultés grandissantes que pose la commercialisation de certains produits agricoles. Cet examen serait particulièrement pertinent dans le contexte du développement de l'irrigation dans le bassin d'Oum Er Rbia oi se pose le problème du choix des pricrités de développement entre trois grands périmètres (Tadia, Doukkala; Haouz). (c) Analyse économique comparée des projets de petits et moyens ouvrages d'irrigation avant d'entreprendre des études techniques détaillées concernant chaque projet; dans la plu- part des cas, il existe suffisamment de renseignements pour que l'on puisse procéder à la sélection voulue. Il est possible que le Programme de coopération FAO/BIRD puisse fournir une assistance technique, compte tenu du fait que le gouvernement désire obtenir un financement de la Banque. Il conviendrait également d'envisager éventuellement le développement de l'irrigation dans la région du Sous où le PNUD devrait faire porter ses efforts sur l'identification et la préparation d'un projet de petite ou moyenne hydraulique dans le secteur tradi- tionnel. Il serait possible d'obtenir des améliorations consi- dérables grfce à des puits peu profonds et à de petits réseaux d'irrigation - comme l'a déjà fait le secteur privé moderne. 48- (d) Préparation de plans de remembrement parcellaire dans les régions de culture sèche qui offrent les meilleures possibilités (Chaouia, Tadla, Doukkala, Essaouira) en prenant pour base les pren.ers résultats obtenus dans la région de Chaouia; avec l'aide de l'équipe du PRA et de l'USAID, le personnel du Ainistère de l'agriculture pourrait continuer à se charger de l'étude. (e) Etude de la conmercialisation de la viande; au cours d'une première phase, on s'occuperait du marché interne (tau- risme) afin de préparer des projets de développement de la production de viande dans certains grands périmètres d'irri- gation. Entre-temps, une étude du marché d'exportation serait entreprise (loyen-4rient, Europe) afin de justifier le déve- loppement de l'élevage dans certaines régions de culture sèche qui pourraient s'y prAter (Tanger, Tétouan, Aoyen Atlas). CHAPITRE IV INDUSTRIE, EXPLOITATION MINIERE ET ENERGIE 98. Au cours de la décennie écoulée, les industrie éner- gétique, minière et de transformation se sont développées à un taux inférieur à 4 pour cent par an et ont maintenu prati- quement inchangée leur contribution de 20 pour cent au Pro- duit intérieur brut. En 1969, la contribution du secteur de l'énergie au PIB a été inférieure à 3 pour cent; celle des industries extractives a été inférieure à 5 pour cent et celle des industries de transformation et de l'artisanat a été d'en- viron 12 pour cent (Tableau 2.1). Le secteur de l'énergie a connu une expansion plus rapide au cours de ces dix dernières armées, avec un taux moyen de croissance annuelle de 6 pour cent, contre 4,2 pour cent pour les industries de transforma- tion et 2 pour cent seulement pour les industries extractives. Ces trois secteurs ont employé près de 500.000 travailleurs, soit 10 pour cent de la main-d'oeuvre active en 1968. Sur ce chiffre, moins de 20.000 étaient employés dans le secteur de l'énergie, moins de 40.000 dans l'exploitation des mines et des carrières et environ 440.000 dans l'industrie et l'artisa- nat, dont 160.000 environ travaillaient dans l'industrie moderne (dans les usines ayant plus de 10 ouvriers) et le reste dans l'artisanat et les petits ateliers. Energie 99. La production d'énergie a augmenté de 10 pour cent en 1968 et de 7 pour cent en 1969 (Tableau 8.1). La production d'électricité et les raffineries de pétrole ont été particu- lièrement dynamiques, tandis que l'extraction de charbon et la production de pétrole brut, déjà très faibles, diminuaient encore.(Tableau 8.2). L'extraction de charbon souffre de dif- ficultés de production et d'exportation ainsi que de la pauvreté des gisements. Elle est subventionnée par l'Etat à raison de 30 DH la tonne. La production actuelle est consommée en grande partie par les centrales électriques et les cimenteries. La demande future de la grande centrale de Jerada (165 i) sera égale, au moment de son achèvement en 1976, à la production totale actuelle, soit 400.000 tonnes par an. Le gaz importé d'Algérie pourra constituer une autre source de combustible. - 50 - De vastes concessions ont été accordées en 1969 et 1970 pour la prospection du pétrole, mais, jusqu'à présent, aucun gise- ment n'a été découvert. La production de produits pétroliers raffinés, qui utilise en grande partie du pétrole brut importé, a augmenté de 7,5 pour cent par an depuis 1965, et a atteint 1,5 millions de tonnes en 1969. La production d'électricité - notamment dans les centrales hydroélectriques - a augm3nté de 14 pour cent en 1968 et de 10 pour cent en 1969, dépPosant ainsi l'objectif du Plan quinquennal qui est de 8 pouzr cent par an. Toutefois, bien que les principales zones urbaines et industrielles soient approvisionnées de manière satisfaisante en électricité, la majeure partie des régions rurales le sont a peine. Plus de 90 pour cent de l'énergie électrique est produite par l'entreprise publique l'Office National d'Elec- tricité" (ONE) et une certaine quantité par les municipalités. L'expansion de l'ONE a été financée grâce à des contributions de l'Etat (40 pour cent), à des excédents de caisse (25 pour cent) et aux crédits accordés par les fournisseurs ou certaines sources locales (35 pour cent). Industrie extractive 100. Le secteur de l'industrie extractive représentait 4,7 pour cent du Produit intérieur brut en 1969, mais a fourni 32 pour cent des exportations. Il comporte quelques grandes mines et un grand nombre de mines d'importance secondaire. L'Etat est propriétaire de la plupart de ces mines ou y détient une participation importante par le truchement du Bureau de Recherche et de Participation Minière, et les intérgts euro- péens y sont substantiels (Tableau 5.7). Les phosphates constituent environ 70 pour cent de la valeur totale de la production minière et des exportations de minerais. La pro- duction et les exportations de phosphates sont demeurées stationnaires durant la période de 1964 à 1966, mais ont aug- menté lentement depuis lors (Tableau 8.2). En 1969, la pro- duction a atteint 10,7 millions de tonnes et les exportations 10,2 millions de tonnes, chiffres respectivement supérieurs de 1,4 et de 1,7 pour cent à ceux de 1968. Les exportations (évaluées à 110 millions de dollars, soit 27 pour cent du com- merce mondial des phosphates) sont allées à 35 pays. La France, la Belgique, le Royaume-Uni, l'Espagne, la Pologne et la Chine - 51 - continentale ont été les plus gros importateurs. Les prix à l'exportation ont diminué de 6 pour cent en 1968, mais sont demeurés stables en 1969. 101. L'exploitation des phosphates est un monopole d'Etat. L'objectif de l'Office Chérifien des phosphates (OCP) est d'exporter 11 millions de tonnes en 1970 et plus de 17 mil- lions de tonnes d'ici à 1976 (contre 16 millions de tonnes en 1972 selon l'objectif du Plan). Les réserves sont les plus vastes qui soient connues au monde? Un programme d'investisse- ment de plus de 120 millions de dollars, en sus d'un montant égal investi depuis quatre ans dans des travaux de rénovation et d'amélioration, a pour objet d'augmenter la capacité actuelle et d'atteindre l'objectif indiqué ci-dessus. Le mineza de phosphate du daroc est tendre et de bonne qualité et plus facile à traiter que celui des deux principaux concurrents du ilaroc, les Etats-Unis et la Tunisie. Les méthodes de pro- duction et l'équipement sont modernes et efficaces et la distance entre les giseants et les ports est assez faible. En outre, une nouvelle mine à ciel ouvert (GrandDaoui), dont les coets d'extraction seront faibles, doit entrer en ex- ploitation cette année. Toutefois, une forte pression s'exerce sur les prix. La capacité mondiale de production est en effet supérieure à la demande, bien que l'on s'attende à voir cette dernière augmenter d'environ 9 pour cent par an au cours des dix années à venir. Il est probable que la capacité de produc- tion du Rio de Oro, dont les vastes gisements de phosphates sont également de bonne qualité et aisément accessibles, aug- mentera de 3 millions de tonnes à partir de 1971 et atteindra 10 millions de tonnes d'ici A 1980, et l'on envisage que d'autres gros producteurs accroftront leur production à un rythme rapide. Pour canserver sa place sur le marché mondial et continuer à réaliser des bénéfices en dépit de la baisse des prix, l'industrie marocaine des phosphates devra poursuivre ses efforts pour accroftre sa productivité et réduir-e ses corats de production, tout en recherchant de nouveaux débouchés. Il conviendrait également d'explorer les moyens de diminuer le coût du frgt maritime vers l'Europe, actuellement trop élevé. 102. Outre les phosphates, le aroc produit divers minerais métalliques moins importants, dont l'ensemble a constitué 30 pour cent de la production et des exportations minières. Ces minerais comprennent le plomb, qui a représenté 11 pour cent - 52 - de la valeur totale de la production minérale en 1969, ainsi que le minerai de fer, le charbon, le manganse et le minerai de zinc, dont chacun en a représenté environ 3 pour cent. D'autres produits moins importants de l'industrie extractive, comme la pyrrhotine, le cobalt, le cuivre et le pétrole brit ont représenté de 1 à 2 pour cent de la valeur totale des exportations.(Tableau 8.2). La production de tous les minerais ci-dessus a baissé depuis quelques années et a continué à diminuer en 1969 (à l'exception du minerai de zinc). La valeur des exportations de ces minéraux (40 millions de dollars) est demeurée stationnaire en 1969, notamment grâce à la mise en vente de stocks de minerai de fer constitués précédemment. 103. La baisse de production de minerais autres que les phosphates est due en grande partie à l'épuisement des gi- sements. On envisage la création d'une installation d'enri- chissement et d'agglomération du minerai de fer afin d'augmen- ter la production et la valeur du produit. Il y a lieu toutefois de prévoir le remplacement du matériel et l'abandon progressif de l'exploitation de mines à ciel ouvert au bénéfice de l'exploitation de mines souterraines. On s'attend à un effondrement de la production du plemb et du zinc, car les deux mines les plus importantes (qui produisent un tiers du plomb et 90 pour cant du zinc marocains),seront épuisées et fermées d'ici à 1971. Un gisement d'importance moyenne (10 millions de tonnes) de plomb de qualité marginale (3,1 pour cent de teneur en minerai) a été découvert en Haute Moulouya, mais une prospection plus poussée est nécessaire. Les services officiels souhaiteraient encourager une prospection plus vigoureuse et la rénovation des mines de ces minerais et d'autres minérau., en faisant bénéficier l'industrie extractive des dispositions du Code des Investissements qui autorisent la constitution d'un fonds de réserve non imposable pour l'achat d'équipement (voir Note sur les stimulants accordés à l'inves- tissement privé). De plus, à partir de 1970, la taxe à l'exportation de 5 pour cent a été ramenée à 0,5 pour cent pour toutes les exportations de minerais autres que les phos- phates. l0h. De vastes gisements de minerai de fer existent en Algérie, au sud de la frontière marocaine, à Gara-Djebilet; un accord de principe a été conclu entre les deux gouverne- ments en vue de leur exploitation conjointe, de façon à tirer parti du fait qu'à travers le Maroc ils se trouvent à une assez faible distance des c6tes de l'Atlantique. 105. Une très faible partie de la production minière subit un traitement simple avant d'etre exportée ou employée dans l'industrie locale. Le charbon est utilisé en grande par- tie par les centrales thermiques et les cimenteries, et le pétrole brut est raffiné sur place. En outre, environ hO pour cent du plomb affiné par fusion est employé dans l'industrie iarocaine et la pyrrhotine, de production cCteuse, est utilisée aux fins de production d'acide sulfurique destiné à la fabrication d'engrais (par Haroc-Chimie). Quatre pour cent environ de la production de phosphate sont conver&s en 300.000 toknes de superphosphates (dont 70 pour cent, d'une valeur de 10 millions de dollars, sont exportés, nctamment à Cuba et à la Bulgarie) et partiellement utilisés pour la production d'engrais phosphatés destinés à l'exportation. Un plus haut degré d'affinage des minerais destinés à l'exportation devrait être envisagé et faire l'objet d'études de justifLcation économique et d'études de marché. En ce qui concerne les en- grais/superphosphates, un effort spécial est nécessaires afin d'accroftre la rentabilité de cette industrie capitalistique et d'étudier les moyens d'utiliser de façon économique les sous- produits qui s'accumulent (comme la cendre de pyrrhotine). Industries manufacturières Structure et croissance 1o6. Le Maroc a une longue tradition dans le domaine de l'artisanat, notamment dans les textiles, les articles de cuir et la transformation des métaux. Ces industries manufacturières modernes ont commencé à faire leur apparition avant la Seconde Guerre mondiale, notamment du fait d'entrepreneurs français, et on pris de l'extension plus tard, au cours de la période qui a précédé l'accession du Haroc à l'Indépendance. Ces industries comprennent la mise en conserves et le conditionnement du poisson, les conserves de fruits et légumes, le ciment et les matériaux de construction, les textiles, le papier, les fonderies, le raffinage du sucre et diverses autres industries légères. Depuis l'accession à l'indépendenc, en 1956, le goe- vernement marocain a créé, seul ou en association avec des ca-- pitaux étrangers des industries relativement importantes (super- phosphates-engrais, usines de raffinage de pétrole, sucreries, usines de montage d'automobiles et camions, et fabriques de pneus) et les particuliers ont placé des fonds dans les tex- tiles, le tannage des cuirs et diverses petites industries. L'industrie moderne est contr6lée dans une large mesure par l'Etat et des entreprises françaises, et en partie par des Marocains et par d'autres entrepreneurs étrangers du secteur privé. L'industrie est concentrée dans les zones du littoral de Casablanca-Mohammedia, Safi et Rabat. On trouve également les textiles et l'artisanat à Fès et à Marrakech et les sucre- ries dans les zones irriguées. 107. L'industrie des biens de consommation (notamment les produits alimentaires et les textiles) représente environ les deux tiers de la valeur ajoutée totale par llindustrie de transformation et ]#artisanat, alors que la transformation des biens intermédiaires (notamment le cuir, les produits chi- miques et le travail des métau) en représentent environ le cinquième. L'industrie des biens d'équipement (notamment le ciment et les fonderitis) n'a représenté que le dixième de la valeur ajoutée. Ces coefficients n'ont guère changé depuis 1958 (Tableau 8.4). La part de l'artisanat a toutefois diminué, passant d'un chiffre estimatif de 32 pour cent du total en 1958 à 29 pour cent en 196h et à 28 pour cent en 1969. Sur la valeur ajoutée par l'artisanat en 1969, on estime qu'environ 30 pour cent étaient dus aux textiles et 30 pour cent à la transforma- tion des métaux (60 et 75 pour cent du groupe industriel, res- pectivement), 20 pour cent au groupe alimentaire et plus de 10 pour cent au groupe cuir. 108. Le développement de l'industrie depuis l'accession à l'indépendance a été lent, mais un peu plus rapide que celui du Produit intérieur brut. La valeur ajoutée par les indus- tries de transformation et l'artisanat (aux prix de 1960) est passée de 1 milliard de DH en 1958 à 1,58 milliard de DH en 1969, et s'est accrue au taux moyen de 4,2 pour cent par an, contre un taux moyen de croissance de 3,3 pour cent pour le Produit intérieur brut. Cependant, la production brute des industries de transformation, mesurée par l'indice de la pro- duction industrielle, accuse un taux de croissance plus rapide, particulièrement depuis 1965. Le rendement s'est accru au taux annuel moyen de 3,6 pour cent de 1958 à 1965 et de 6,1 pour cent depuis 1965, contre 2,7 et 4,6 pour cent rqqectivement quant a la -55- valeur ajoutée. L'écart entre les deux ensembles de taux de croissance indique une proportion croissante d'inputs autres que des facteurs de production (ou une diminution de l'élément que constitue la valeur ajoutée) dans la production de l'indus- trie. 109. En 1969, l'indice de la production industrielle a ac- cusé une augmentation de 9,h pour cent par rapport à celui de 1968. Bien que cet indice ne couvre pas l'artisanat, la meune- rie traditionnelle,ni l'extraction des huiles végétales, et ex- clue également plusieurs des plus grandes industries comme les sucreries, le montage des automobiles, les pneus et les raffi- neries (qui sont inclus dans le secteur de l'énergie), il donne cependant une idée réaliste, sinon exacte, du taux d 'expansion. Les industries de transformation qui ont accusé les taux d'ac- croissement les plus élevés au cours des deux dernières années sont entre autres les suivantes: raffinage du sucre, brassage, industrie laitière, textiles, cuirs et chaussures,papier, ma- tières plastiques, ciment, briques rouges, superphosphates, peintures, détergents, conducteurs, accus, mobilier métallique, fonderies de plomb et de fer, ainsi que montage de voiture, pneus et industrie du sucre (Tableau 8.3). Parmi les indus- tries dont la production a baissé, on peut citer: l'huile vé- gétale, la fabrication de semoules, produits réfractaires, ltacide sulphurique et les engrais. Contraintes influencant l'essor de l'industrie et de trans- formation 110. Les principales contraintes économiques qui font obstacle à une croissance plus rapide de l'industrie au Maroc sont: la lenteur de ltexpansion du marché intérieur, la rareté des entrepreneurs industriels locaux, le faible volume des in- vestissements étrangers, les nombreux contrôles de l'Etat et le nombre insuffisant de cadres marocains expérimentés. Les disponibilités de capital et le coût des facteurs de production ne sauraient être considérés comme d'importants obstacles à la croissance, attendu que les crédits peuvent stobtenir a bon compte, les salaires de la main-d'oeuvre qualifiée ou facilement instruite sont peu élevés et que l'on dispose dfune grande vari- été de matières premières dans les domaines de l'agriculture, de la pêche et de l'exploitation minière, en dépit de l'exis- tence de quelques problèmes d'approvisionnement. -56- 111. La faiblesse du taux de croissance de la production industrielle avant 1965 est en partie imputable à celle du taux de croissance de la demande intérieure, qui résultait elle-même dans une certaine mebure du départ dtun grand nombre d1étrangers ayant des revenas élevés.- Réciproquement, lteffet de l'augmen- tation de la demande sur la production industrielle a eu pour résultat positif de provoquer une augmentatia du taux de crois- sance de la production en 1968 et en 1969, époque à laquelle .un accroissement myen de 6,2 pour cent du produit intérieur brut et une augmentation moyenne de 8 pour cent de la consom- mation étaient associés a une augmentation de 7 pour cent de la production de 1-'indujtrie de transformation. Le nombre net d'étrangers qui émigraient ayant diminué, Je marché intérieur des produits de l'industrie s'est révélé plus sensible aux fluc- tuations du revenu de la population rurale, qui représente en- viron 70 pour cent du tSoal. Sauf durant les années de très bonnes récoltes, le revenu dont disposent pour subsister les habitants des zones rurales ne crée qutuie demande restreinte pour les produits de l-'industrie modernu. Il convient d'ajouter que l'accroissement rapidc du nombre de touristes depuis 1967 a stimulé la dem_ande des produits de 1 tartisanat aussi bien que celle de produis. manufactués 112. Environ 90 pu.r cent, de la production des industries de transfoimatiun et d 'artisanat sont vendus sur le marché intérieur et i'accroissement de cette production depuis l'acces- sion à l'indépendance a été absorbé pour une large part sur le marché intérieur. On estime que les exportations de produits de ltindustrie de transformation et de l'artisanat (à lexclusîon du vin, des huiles et dez, graisses), qui représentaient 12 pour cent du chiffre d'affaire des produitu des industries de trans- formation en 1960, sont tombées à envi ron 10 pour cent de ce total en 1969. La valeur de ces exportations est passée de 60 millions de dollars à 90 millions de dollars au cours de cette période. Plusieurs facteurs ont contribué à ralentir le déve- loppement des exportations. Les industries anciennes (vins, produits à base de poisson, jus de fruits, articles de liège, fonderies) qui, avant ltindépendance, travaillaient principale- ment pour le marché français et qui appartenaient en général à des sociétés françaises) ont vu depuis quelques années se réduire les avantages et les attributions de contingents dont elles béné- ficiaient précédemment. Leurs exportations sont demeurées sta- tionnaires ou ont diminué par suite de la stagnation ou de la ré- duction de la production (sauf pour l'industrie des jus de fruit). Les industries plus nouvelles, orientées versles exportations, notamment les engrais et la pâte à papier, ont augmenté sensible- ment le volume de leurs exportations mais ont à faire face à des problèmes de coûts. L'artisanat, notament lescuirs et les textiles -57- ntest pas encore adapté à 1 'exportation vers les pays industri- alisés. Quelques-unes seulement des autres industries de rem- placement des importations (par exemple celle des textiles) répondent aux besoins du marché local et sont tentées de aori- enter vers les marchés extérieurs. Toutefois, jusqutà présent, peu d'investisseurs privés, marocains ou étrangers, se sont montrés intéressés par la possibilité d'exploiter les avantages que les facteurs de production (main-d'oeuvre bon marché, cré- dits peu coûteux) présentent à l'égard de la production destinée à l'exportation. 113. L'association partielle avec la CEE (Ch. III), tout en visant à réduire davantage le traitement préférentiel accordé par la France, permet au Maroc d 'exporter sa production indus- trielle dans les pays de la Conummnauté (à l'exclusion des pro- duits stipulés à l'Annexe II du Traité de Rome, les produits à base de poisson, lthuile d'olive raffinée et les articles de liège) sans droit de douane ni contingentement. La Maroc a de ce fait la perspective pleine de promesse de pouvoir développer son industrie et ses exportations. Saisir cette chance exi- gerait en particulier, outre les stimulants existants, la nais- sance d'un cercle local d'entrepreneurs plus énergiques et le déploiement d'efforts visant à inciter les entreprises privées étrangères à fabriquer des produits et des pièces détachées au Maroc, à destination des débouchés qu'elles ont établis en Europe. 114. La rareté des entrepreneurs ambitieux dans le domaine industriel résulte de plusieurs facteurs interdépendants. Les industriels traditionnels, en majeure partie français (avec quel- ques Espagnols), étant incertains de 1 avenir, n font manifesté aucun enthousiasme pour l'expansion depuis l'accès à 1'indépen- dance (mais il y a des exemples dfutilisation de comptes bloqués aux fins d'investissement dans 1'industrie et le tourisme). Les entrepreneurs marocains n font qu iune expérience restreinte des activités industrielles modernes (en dehors des textiles, des produits alimentaires et des cuirs) et, en général, préfèrent les investissements dans des secteurs éprouvés, tels que la pro- priété immobilière et le commrce, où ils peuvent escompter des bénéfices élevés; la spéculation foncière et lfessor de la cons- truction au cours de ces deux dernières années ont renforcé cette tendance. Les occasions avantageuses ne sont pas aussi évidentes dans l'industrie que dans le commerce ou les investissements im- mobiliers; rares sont les entrepreneurs consciente de l'intérat que présentent des études coûteuses de pré- investissement et de justification; enfin, le fait que les investissements industriels -58- ne sont rémnérateurs qu'à long terme les rend moins attirants. De plus, le régime traditionnel de propriété, d'où il résulte que les entreprises sont plus souvent de caractère familial ou de "chasses gardées" plutôt que des sociétés par actions, fait obstacle à la constitution de vastes entreprises industrielles par le capital privé. 115. Linvestissement étranger nouveau, y compris lfinves- tissement dans l'industrie, est demeuré dans l 'ensemble assez faible (20 à 40 millions de DH par an) en dépit d fincitations et de garanties substantielles de la part de lEtat et bien que ce dernier soit disposé à participer au capital et à consentir des crédits à de faibles taux d 'intérêts (voir Note sur les stimlants accordés à l'investissement privé). De tout temps les plus gros investisseurs étrangers ont été français. Des intérêts américains ont investi dans une usine de pneus (General Tire), des intérêts italiens dans une raffinerie de pétrole et une usine de montage d 'automobiles, des intérêts belges dans une raffinerie de sucre et des intérêts espagnols dans les produits alimentaires et la papeterie. La réticence des nouveaux investisseurs étrangers est peut-être due en partie à la multiplicité des ccntr8les étatiques, notaoment le contrôle des changes et la délivrance des perdis, ainsi qu'au vaste pouvoir dont jouit lfEtat pour influer sur les prix (pouvoir qui est exercé dans le cas des carburants, de l'énergie électrique, des transports et de di- vers produits alimentaires); les stirmlants financiers et les garanties afférentes aux impôts et au contrôle des changes sont eux-mOmes sujets à négociation et accord pour chaque projet par- ticulier. Cette réticence peut être également attribuée en par- tie à l'étroitesse du marché, bien que celui-ci ait été considéra- blement étendu par 1 'ouverture du marché de la CEE depuis sep- tembre 1969. 116. Au Maroc, la main-d foeuvre est abondante et les salaires faibles par rapport à ceux de l'Europe et même de certains pays insuffisamment développés. Les salaires minimus vont de $1,10 à $1,35 par jour, selon la localité. Les 200.000 Marocains qui travaillent en Europe ont la réputation d'être dignes de confiance et compétents. Cependant, les travailleurs qualifiés sont rares au Maroc et émigrent fréquennt par suite du manque de possibi- lités, mis il devrait être possible dIattirer certains d'entre eux dans l'industrie lors de leur retour. Les salaires plus faibles au Maroc sont également compensés dans une certaine mesure par le coût relativement élevé des cadres, étrangers pour la plu- part. La formation et l'élargissement du groupe de cadres maro- caine est un impératif de tout développement industriel plus rapide. 117. Les autres facteurs de production industrielle ne posent pas de problème grave, bien que 1'insuffisance ou llirrégularité des approvisionnements semble diminuer 1lefficience ou ralentir le développement d 'industries cormne celles des conserves de pois- son, du sucre, des conserves de fruits et légumes, de l'huile vé- gétale et de la pâte à papier. Ces problèmes peuvent toutefois être résolus; ils exigent des investissements dans les domaines appropriés, par exemple dans les bateaux de p8che modernes, et une politique a- gricole rationnelle. Le coût des carburants est assez élevé et, en matière de fourniture d'électricité, les gros consommateurs ne bénéficient d'aucun tarif spécial. Les transports routiers et mari- times et le réseau de communications sont bien développés et 1'ap- provisionnement en eau est généralement satisfaisant. Investissements 118. Il n existe aucune évaluation sûre des investissements dans ltindustrie de transformation au Maroc. Une idée approxima- tive de 1finportance et des tendances de ces investissements peut être tirée des approbations de la Commission des Investisse- ments (Tableau 8.h). La plupart des grandes industries demandent ces approbations afin de bénéficier des dispositions du Code des Investissements. Par contre, l'artisanat et bon nombre de pe- tites industries n'en demandent pas. Depuis 1967, les investis- sements dans les minoteries et les usines d ihuile végétale ne sont pas approuvées, et les approbations des projets portant sur les textiles ont été réduites. De plus, les importations de biens d'équipement ne sont pas soumises à l'approbation. Le nombre d 'investissements approuvés a accusé des fluctuations d 'année en année, en fonction notamment du volume d'investissement émanant du secteur public. Investiosements dans 1'industrie de transformation et les induatries extractives approuvés ipar la Commission des Inveotissemente (en millions de DH) Secteur public et semi-public n.d. - 105 - 360 105 - Secteur privé &. U8Q l ] 11. Total 183 161 227 180 h9h 219 112 -60- 119. Dans llindustrie, les investissements fixes sont finan- cées en proportions à peu prés égales au moyen de capitaux maro- cains et de capitaux étrangers. Les capitaux marocains compren- nent les primes d'équipement accordées par l'Etat aux projets ap- prouvés, mais sont constitués en majeure partie par des fonds pub- lics et privés. Les capitaux extérieurs comprennent les prêts accordés par la Banque mondiale à la BNDE, ainsi que d8autres prêts à long terme et les crédits-fournisseurs. Les moyens fi- nanviers disponibles pour la réalisation de projets industriels viables semblent suffisants. Le capital social en valeurs négo- ciées, toutefois, est restreint. Sources du financement des investissements fixes, 1967-1969 Projets approuvés Projets approuvés par la Commission par 13 DNDE des Investissements en miL Ions Pour- en millions Pour- de Di centage de DII centage Fonds internes (capital social, fonds d4origine interne, avances par les actionnaires) 515 42 382 4l Fonds extérieurs (prets à moyen et long termes, prêts des fournisseurs et sur équipeet) 652 53 510 55 Primes d 8équipement _L 5 3_ __ 1.234 100 930 100 120. A la fin de l'année 1969, lfencours des prêts de la BNDE atteignait un total de 170 millions de DH, dont 22 millions de DH en prêts à moyen terme, le solde étant canstitué par des prêts à long terme (Tableau 6.3). Le type d'assistance et les projetsap- prouvés par la BNDE sont résumés au Tableau 8.6. Les banques com- merciales fournissent un volume limité de crédits d 'investissement à moyen terme et la totalité des fonds de roulement. En février 1970, llencours des crédits accordés à lfindustrie (y compris les mines, lleau et l'énergie) atteignait au total 1,2 milliard de DII, dont environ 270 millions de DH en crédits à court terme (Tableau 6.h); la part des banques commerciales était d'environ 100 mil- lions de DH de crédits à moyen terme et 900 millions de DH de cré- dits à court terme. La majeure partie de ces prêts et crédits ont été accordés aux industries alimentaires et textiles et aux entre- prises de matériaux de construction. L'industrie ne semble pas souffrir d'fun manque de crédits à court terme. -61- Politique de développement industriel 1?1. L'industrie ne s'est pas vu attribuer une priorité élevée dans le Plan en cours, couvrant la période 1968-1972. La politique du gouvernement, telle qu#dle ressort du Plan, consiste à laisser au secteur privé le soin de développer le secteur industriel, mais à encourager les investissements qui contribuent à liessor des diverses régions, créent un maximum dlemplois et sont orientés vers les exportations. La priorité est accordée aux industries légères et aux industries d'importance moyenne qui ont une haute valeur ajoutée, aux dépens de la grande industrie et des usines de montage qui avaient bénéficié dfune priorité élevée dans les Plan précé- dents et qui sont difficiles à justifier dans la conjoncture maro- caine. 122. Les moyens permettant diatteindre ces objectifs sont: l'attribution de crédits avantageux aux investisseurs privés, lioc- troi d8avantages fiscaux et de primes d téquipement, 1'exonération des droits de douane et ltélaboration dttudes de marchés. LfEtat pour sa part a investi directement des fonds, comme prévu, dans les sucreries, une grande usine de textiles (Compagnie Textile de Fès, COTEF) et une usine métallurgique, et il comptait que le secteur privé ferait des investissements dans ces industries et dans des usines de ciment, de produits chimiques, d'alpha, de plastiques, de papier, de porcelaine, de jus de fruit et autres usines du même genre. On compte que ces entreprises permettront de créer 22.000 emplois, soit 5 pour cent seulement de l'emploi industriel. 123. Les services officiels ont établi un système étendu et généreux de promotion, de stimulants et de garanties visant à encourager l'investissement privé dans lfindustrie. Ces stimu- lants et garanties sont ccnsignés dans le Code des Investissements de 1960 qui autorise des exonérations fiscales ainsi que des ga- ranties de change et fiscales. Celles-ci sont appuyées de cré- dits subventionnés accordés par la BNDE et par une participation directe de lfEtat ou diagences gouvernementales comme le BEPI. Ces mesures concernent le tourisme, les mines et les transports aussi bien que l'industrie et sont décrites plus en détail dans la Note sur les stimulants accordés à l'Investissement privé. 12.1. La protection de l'industrie a débuté en 1957 lorsqulun droit de douane uniforme de 12,5 pour cent sur toutes les impor- tations a été remplacé par un tarif différentiel conjugué à cer- taines restrictions quantitatives. Depuis lors, le niveau de pro- tection a été relevé notamment en ce qui concerne les textiles, le vêtement, les boissons, les articles de métal, le verre, le papier, le cimenL et les véhicules (voir Ch. VI et Tableau 5.2). Les importations de matériel industriel sont frappées de droits de douane si l'investissement n lest pas approuvé par la Commission -62- des Investissements. La moyenne pondérée des droits sur toutes les importations d'équipement est d1environ 13 pour cent. les matières premières importées ne sont pas passibles de droits de douane et les produits intermédiaires sont en général frappés de droits peu élevés. Le degré de protection assuré pour les tarifs douaniers est renforcé par les restrictions quantitatives imposées à une grande variété de biens et par la grande diffé- rence qui existe entre les tarifs douaniers appliqués aux pro- duits finis ou aux facteurs de production importés. Toutefois, il y a lieu de penser que la différence de prix entre les produits manufacturés locaux et le prix c.a.f. des denrées importées est inférieure aux droits de douane pour un grand nombre de ces pro- duits (par exemple, véhicules, radios, appareils de télevision, textiles, ciment). Ceci indiquerait que les tarifs douaniers appliqués à ces biens servent des buts financiers aussi bien que protectionnistes. Une telle situation niexclut cependant pas le risque d'une hausse des prix et d tune production inef- ficiente lorsque la concurrence entre producteurs locals ntest pas assez vive. 125. La promtion de produits manufacturés destinés à 1texportation est limitée. Ies stimulants accordés à 1'expor- tation devraient être renforcées et les efforts visant à élargir les marchés étrangers devraient être intensifiés. A lsheure actuelle, les exportations de produits manufacturés bénéficient -- en plus des stimulants générals de caractère fiscal et autres accordées à l'industrie -- dfun romboursement de la taxe sur les produits de 12 pour cent, d tun remboursement des droits de douane versés sur certains inputs importés (notamment pour les conserves) et dlun plan dtadmission temporaire (surtout pour les facteurs de production dans les textiles et les matériaux d'emballage). Certaines industries bénéficient de tarifs préférentiels pour la fourniture diénergie (par exemple, subvention au charbon dans l'industrie du ciment). Pour ce qui est des crédits, le crédit à l'exportation sous forme d'effets est réescomptable à la Banque Centrale au taux de 3 pour cent, mais seulement si les exporta- tions sont vendues en dehors de la zone du Franc. Toutefois, pour encourager la production en vue de l'exportation, il serait souhaitable de simplifier et dtaccélérer 1'application des plans actuels en matière de stimulants. Il conviendrait également d'étudier stil conviendrait d'accorder à certaines industries des primes particulières à 18exportation pendant la période nécessaire à ltétablissement de nouveaux débouchés. De plus, un plan de -63- garantie des crédits à l'exportation, actuellement à l'étude, pourrait également aider les industries à ouvrir de tels marchés. 126. Le gouvernement apporte également son aide en matière de commercialisation. L'OCE, qui assure la comercialisation à 19étranger des produits de l'agriculture, y compris les conserves de poisson, les conserves de fruits, les légumes et le vin, joue un rôle primordial dans la promotion de ces grandes exportations. Ce rôle ne devrait cependant pas empêcher les entrepreneurs privés de rechercher et de s'assurer de nouveaux débouchés dans le cadre des règlements existants en matière de changes. - 6h - CHAPITRE V TOURISME 127. Le secteur touristique marocain s'est rapidement dé- veloppé en 1968 et 1969 et il est probable que pendant les quel- ques années à venir le tourisme et par conséquent l'équipement, touristique augmenteront considérablement. En 1969, le nombre des touristes de passage au Maroc a atteint le chiffre record de 621.000, soit 29 pourcent de plus qu'en 1968, année pendant laquelle on avait déjà enregistré une augmentation de 20 pour cent par rapport àa 1967. Le nombre des touristes de passage a plus que triplé entre 1962 et 1969, et celui des touristes en croisière a presque doublé. Arrivées de touristes, 1962-1969 Année Touristes de passage Touristes en croisière T(_tal des touristes Nombre Pourcentage Nombre Pourcentage N(.nbre Pourcentage (milliers)d'augmientation (milliers) d'augmentation (milliers) d'aug. 1962 202 - 53 - 255 - 1963 299 118,0 71! 39,6 373 h6,2 1964 383 28,0 79 6,7 h62 23,8 1965 378 -1,3 103 30,3 h82 h,3 1966 >424 12,2 98 ->,8 522 8,2 1967 h00 -5,7 104 6,1 504 -3,h 1968 h81 20,3 107 2,9 588 16,7 1969 621 29,1 95 -11,2 716 21,8 128. L ventilation du trafic touristique par nationi3ité s'est sensiblement modifiée. C'est ainsi qu'entre 1963 et 1969, le nombre de touristes américains est passé de 6 à 15 pour cent alors que celui des touristes algériens tombait de 14 à 7 pour cent. La proportion des touristes français et britanniques, soit 25 et 13 pour cent respectivement, a peu changé par rap- port aux années antérieures. Le nombre des touristes de pas- sage au Maroc n'est pas sujet aux variations saisonnières au même point que celui des autres pays méditerranéens; en 1969, h0 pour cent des touristes sont arrivés entre juillet et sep- tembre, et 60 pour cent environ entre juin et octobre. La moitié des arrivées ont eu lieu ê Tanger, 17 pour cent à Ceuta, 15 pour cent à Casablanca et 8 pour cent à Oujda. Trente-sept pour cent des touristes arrivent par bateau, 35 pour cent par avion et 28 pour cent par la route. - 65- 129. Selon les données officielles de la balance des paiements, les recettes brutes en devises provenant du touris- me se sont montées à 61h millions de dirhams en 1969, soit 36 pour cent de plus qu'en 1968. Ces chiffres, fournis par le Secrétariat au Plan, se fondent sur des estimations concernant les dépenses effectuées par chaque touriste. Toutefois, ces estimations sont supérieures de 30 pour cent à celles qui ont été obtenues de sources indépendantes. La nature peu précise des estimations traduit l'absence de renseignements exacts sur l'industrie touristique marocaine. Tant qu'on ne disposera pas de renseignements sérieux sur des facteurs touristiques comme le taux d'occupation dans les établissements hôteliers, la structure des dépenses touristiques, la composante importation des coûts d'investissements, etc., il sera difficile de procéder à une planification rationnelle du développement touristique. 130. En 1969, l'objectif de 6)0.000 touristes prévu par le Plan quiinquennal a presque été réplisé et les responsables estiment que d'ici à 1972, un million do touristes viendront au Maroc. Pour que ce chiffre soit atteint, il faudrait que le taux moyen d'accroissement, qui est de 17 pour cent depuis 1962, se maintienne à ce niveau. S'il paraît optimiste, cet objectif n'en est pas moins réalisable. 131. Pour atteindre cet objectif, le Maroc devra cepen- dant poursuivre les progrès accomplis dans le secteur hôtelier. En matière d'hébergement, le Plan prévoit que la capacité h8te- lière sera portée de 20.000 lits en 1967 à 50.000 à la fin de 1972. Les dépenses projetées pour la construction des 30.000 lits supplémentaires s'élèvent q 670 millions de dirhams, soit en moyenne 22.000 dirhams par lit. Or, en 1968 et 1969, on a cons- taté que b.300 lits seulement étaient venus s'ajouter à la capacité h6telière (coat d'investissement: 99 millions de DH). Toutefois, 17.600 lits supplémentaires (coût d'investissement: h2 millions de DH) étaient en construction ou allaient être cons- truits pendant la période 1969-1970. Lorsque leur installation sera achevée, la capacité hôtelière s'élèvera à h2.000 lits, soit 83 pour cent de l'objectif prévu par le Plan. 132. fDans les hetels on construction ou en projet, 39 pour cent des 17.000 lits se trouvent 1 Agadir, 16 pour cent STringer, 7 pour cent à Smir et 7 1 Marrakech, et 6 pour cent à Fès et Casablanca. Ventilés par socteur, 16 pour cent de con lits appartiennent au secteur public, 25 pour cent au sec- tour semi-public et 59 pour cent au secteur privé. Contraite- ment ài l'idée du Plan qui cherche à accroitre le nombre de Jogements économiques en concentrant plus de 60 pour cent des nouveaux hôtels dans la catégorie des hôtels de 1, 2 ou 3 étoiles, - 66 - 60 pour cent environ du nombre total des nouveaux hôtels déjà achevés, en construction ou en projet pendant, la période 1968- 70 font partie de la catégorie des hôtels à h ou 5 étoiles. La répartition de ces nouveaux établissements élèvera la pro- portion déjà considérab]e des installations mises à la dispo- sition des groupes de touristes les plus aisés, puisque h5 pour cent de la capaclt: hôtelière faisaient partie de la catégorie des h6tels À h ou 5 étoiles lors de la mise en oeuvre du Plan. 133. Le gouvernement encourage la construction d'h6tels et l'exécution d'autres prnjets touristiques en procédant à des investissements directs et en accordant des encouragements aux investisseurs privés, notaitment des primes dtéquipement, un amortissement accéé, et des exonérations fiscales et des droits de douane cormie le stipule le Code des Investissements. En outre, le Crédit Irmobilier et Htel:ier (CTH) consent des prêts à long terme et à faibles taux d'intérêt pour la cons- truction d'h6tels privés (au taux de 8,71 pour cent sur lequel le gouvernement, prend À sa charge h,25 pour cent); normalement, ces prêts financent 50 pour cent du coit de la construction hôtelière. On trouveri ci-après le montant total des investisse- ments effectués dls des projet touriisiques approuvés par la Commission d'Inv,s bissement ains- que le montant total des crédits nets a [ong lerme accord par le CIIJ au cours des der- nières années. (Millions de dirhams) l965 1966 1967 1968 1969 Investissements approuvés par la Commission d' Investisse- ment 3h 66 162 7h 76 Crédits de la CIII pour la construction d'h6tels (accroissement net) n.d. 13 37 hl 53 La part du tourisme dans le budget d'équipement de l'Etat (é l'exclusion des subventions d'équipement) s'est élevée a 33 millions de dirhams en 1968 et 37 millions en 1969, soit 70 pour cent environ des crédits disponibles pour la dernière de ces deux années. Le montant total des crédits disponibles en 1970 sera de 56 millions de Dr, et des crédits de 76 millions de DH sont prévus pour la période 1971-1972 (voir Tableau 5.h). - 67? - 13ù. Outre la croissance enregistrée dans le trafic tou- ristique et l'hébergement htelier, des faits positifs nouveaux se sont produits au cours de l'année 1969: un nouvel aéroport international a été inaugnré près do Casablanca; les transports intérieurs se sont amélioris grce S la création d'une nouvelle compagnie Crienna, la Roya] lit Inter l'importation des voi- tures de tourisme a et I boraliste, ce qui entrainera peut- etre uno certaine amilioration des moyens de transport par voie de terre, actuellement trois déficients: un c]assemert officie] des hotels par catégories a été étab]i; un grand nombre d'études do marché et de travaux do rocherche ont été commandités; enfin certains obstacles administratifs nu trafic des charters aériens ont t't al ri s . En rtre, signe encourageant, un certain nom- bre d'iwrosti aeurn ttrangorn se sont mYontrés brès intéressés par i C turi smo, U35 La.ins pr rbI :e nn lnnuent pas mo.ims de nuire au dve)n rment rapi Ar et c nL tnu de noc d .u r tG uris tique maro- cain. i Ni, C v impn t, iJlo'rer ln pnsition concurrentielle du Marne dans la régicin méditiraneine en abaissant les prix et los coÛts, en amlinrant les servies, la publicité et les travau:r de recherche Imuristiques, Pour diverses raisons admi- nistratives, l'oreution de divers or-jets du secteur public, un re] a tion aver o t ar i amo , tri s q' i a création d'installa- t:ions de campinp et Ii ïEnr' w t donm aones prioritaires de Smir et AI Arcima, oui nord du Car,a nris du retard. Outre os hetais, il ont prubptlp que J'infrnitructuri touristique le 'la rgior, Tnnger--Tit-an devir>trn in8ufisnnte si les pré- visionn nonmrtnt In rnlosance touri,tique su réalisent. intueli'ment, la rir-ulatin "st tro i ifficile clans ces vi leo nux heures du r"int. (surtout 1 Tanger) . D'autre art, Il est nrnonSair n i nbirn un pilis grand' usage des hôtels et ures instal l nt iS n v ista n petOnant la mortu-snison. m prn tmnti met i a ubl i it toto ri sti qi og 1 i t Ca nger doivent otro i ntpni Piton, %tdiS qu'un nIus vvnnq nombre d'études ceounmiques ni %i mar-hi Oqivent 1'6tre nur ij Jn intérieur. ,P' ''t ' ti n d'n perrninel nhti nr tabli par In wivprmnment ara,in cL natuietmnt dirii c r le Minis- Aryî ru trYmn r: ' tard, nt J rianfi' uprwnn lhhut1 in: tîla i i pai rjm ,C M Y Poïoni trFi a ù - cn A mojn I r ,nt prisoi r idemnt. En Mtc , il eau îtr tbti d 'njri mer 1es -bstirles ndministratif qui ontrnaornt 1 4inl n ditrac,- tinn Pt de 'isirn torinLlm n, Pt . m n " rd"n,er los activités don nrnrc' pntvorrin'mntofo iPtrunsAnq nu eolorpnment dcl'i.ndu;rio euristiqe., - 68 - CHAPITRE VI LE SECTEUR PUBLIC Résumé 136. Ta sitauation budgétaire s'est améliorée cons,,jidä- rablement en 1969, évolution qui représenteo la continuation d'une tendance qui avai t cormnencé en 3966. Los recottes ordiraires de l'Etat, en pourcontage du PIB, ont augmnentU régulièremient, passant de 1 pour cent en 19(> à 19 pour cent en 1.9o9 l dépenses die IEtat ont augneiité pl us lontonenlt (de j piour celnt en 196 à 21 ,' pour, cen-,t ö 19) et la part des dépensw d'investisseinent dans le toL:L a augmenté coni,s,i dérablement, pdsant d'une moyenne dJ 12 pour cent en 1969-1966 à unu moyenne de ?3 pour cent en 19:>7-69. L'accroissiýierit des dépenses en capital de 1'eiisemble du secteur public s'est accompagné d'une augnnation de l'épar- gne, en pj.ar-icuflier de la part du I'Etat. 'pargns publi- que totalu ( ' st---diro Etat ,es co:leIti . i tés locales et l e ritrepisoz pubiqus) a at,int un inuweau record d'en- viron 900 millions de Ylf en 3 9, finarant ainsi 57 pour cent de poh'lt.isement publc uUt 'est élevé à 1,5 milliard de 011, 1es uenvrnts L rer lr court terme et les emprunts atrangers a lo* tn; n rnsi que les avances de la Bengué Cat~rale, on fi !nfl CE ¼io. 337. Si le aroc doi t augmentar ses synies d'invostis- sement de 25 poir cunt Jmie ust pr'0 pl la période 1970- 1972, des efforts supplentaires seroni. it nécussaires pour maintenir la part de l'épargne publique dan le finance;nent du Plan. Il convieridraJl. d1'étudier l, possiblité de revoir certains irp6ts ou d'en instituor de- nouveux, de majorer les cotisations å la sécurit sociale, do vendre une partie des participations de Eltat dans certaines entreprisea et d'a-méliorer la gestion et la rentabilité des enitreprises pu- bliques. Par ailLeurs, il est ncessaire d'augmenter les emprunts nets j ntérieurs et étrangers de manière å réduire encore le reco-urs å la Banque Centrale. Epargne et Investissement publics 138. Te secteur public du Mroc est représenté surtout par 'Etat, au cnmpta duquel il convient d'attribuer 6Q pour cent des dérenses publiques en 1969, suivi par les entreprises publiques, auxquelles il faut attribuer 30 pour cent. Les collectivités locales (qui comprennent 21 provinces et préfec- tures, 28 mrunicipalités, 46 centres autonones et 731 communes rurales) ont représenté 7 pour cent des déprises publiques öt les 3 pour cent restants ont été dépenisés par la caisse nationale de sécurité sociala. L'expansion la plus-rapide des dépenses au cours des derrdères années ost imputable à 'Etat. - 69 - Dépenses publiques totales, 1966 - 1970 (en millions de DH) 1966 1967 1968 1969 1970 (previsions) Etat 2.550 2.960 3.370 3.510 3.830 Collectivités locales 3 0 370 Wo0 30 n.d. Entreprises publiques 1.650 1.65o 1.680 1.780 1.9U5 Sécurité sociale 130 130 15o 170 180 Total h.670 5.110 5.6oo 5.8ho n.d. 139. Les dépenses courantes de l'ensemble du secteur public ont augmenté de 2 pour cent en 1969 alors que les investissements se sont accrus de 10 pour cent, l'augmentation des dépenses totales étant de f; pour cent. Les recettes ordinaires ont aug- menté plus rapidement, par suite essentiellement de modifica- tions apportées aux impôts perçus au profit de I'Etat et d1une accélération de l'activité économique. L'épargne publique s'est donc accrue à un taux considérablement supérieur à celui de 1968, passant de 500 millions de DH en 1967 e'- 1968 à 900 mil- lions de DI en 1969. Epargne publique brute (en mil] ions de DH) 1965 1966 1967 1968 1969 1970 (previsions) Etat -149 22 197 229 527 319 (dont impft sur le sucre et excédent de PTT) '(33) (78) (167) (121) (183) (135) ollect;ivités localen 30 29 28 39 li3 Entroprises pub] rues n.d. 3Al 300 2>41 2 318 n.d. 51 2 09 895 700 ]/ Excédent des recettes ordina ires sur les ensesý crrlini res: ne comprend pas len comptes hors-budlet. ' Recettes ne figurnt pas dans le budget erd-!rin are - 70 - 1>0. L'Etat a été en mesure d'accroftre son épargne en 1968, malgré une augmentation sensible des dépenses ordinaires, par suite essentiellement d'un meilleur recouvrement des impôts directs. Son taux d'épargne a plus que doublé en 1969 en raison d'une augmentation de 11 pour cent des recettes cou- rantes, alors que les dépenses courantes augmentaient de 2 pour cent. Ce résultat a été obtenu à la fois par l'applica- tion d'une politique fiscale et par une politique des dépenses budgétaires, ainsi qu'il est expliqué plus loin. 1î1. L'épargne des collectivités locales (après trans- ferts entre budgets) est passée de 39 millions de DII en 1968 à 46 millions de DH en 1969. Les municipalités ont enregis- tré plus de 90 pour cent de l'épargne totale des collectivités locales, les budgets des provinces, des préfectures, des centres autonomes et des communes rurales y ayant contribué pour moins de 10 pour cent, dont la majeure partie revenait aux centres autonomes. lh2. L'épargne des entreprises publiques, en particulier celle de l'Office Chérifien dos Phosphates, a été affectée par les transferts effectués au profit de l'Etat. Ainsi, elle a reculé en 1968 en raison de transferts importants, pour remonter au niveau de DH 300 millions en 1969 grâce à des transferts moindres. Cependant, le volume de leur épargne avant déduction des transferts au budget de l'Etat n'a guère varié depuis 1966. En dehors de l'Office Chérifien des Phos- phates, les entreprises qui ont le plus contribué à l'épargne en 1969 ont été la Régie des Tabacs, plusieurs sucreries, l'Of- fice de Commercialisation et d'Exportation et la Caisse Natio- nale de Sécurité Sociale. L'augmentation prévue pour 1970 dépendra essentiellement de la réalisation de bénéfices d'ex- ploitation plus importants de la part de l'Office Chérifien des Phosphates. - 71 - Epargne brute des entreprises publiques, n.r.a. a (en millions de Di) 1966 1967 1968 1969 1970 (prevsions) Office Chérifien des Phosphates 220 270 97 140£ 200-2 Office National des CbeTnins de Fer (ONCF) - 5 9 18 18 Office National du Thé et du Sucre (ONTS) h5 10 13ý" 19®/ 10®/ C -isse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) 35 38 27 25 21 Régie des Tabacs 35 25 28 61 48 Sucreries (SUNAB, SUTA, SUNMG, SUBI)j 3.0 22 6 55_/ 63.ff Office de Commercialisation et d'Expor÷ætion (OCE) - 30 16 27 30 Office National d'Electri- cité (ONE) -- - - Caisse Nationale de Crédit Agricole (CNCA) 5 5 3 - Régie des Exploitations Industrielles (REI) 5 5 15 5 - Divers (net) _-10 -22 -28 -12 Total 360 300 2)1 322 3h8 af Comipte non tenu des transferts au budget de 1'Etat ou provenant du budget de 'ELtat. L)/ Compte non tenu d'un montant do 120 mil-lions de DU transfår6 au budget er l'E%at, r/ Com"pte non trnu d'un montant de 60 millions de DH transfér6 a budget de l'Etat. Var.itions des stocks comprises. c Cmpt-e non tenu d'un montant de 9 nillions de DH transféré a budget de l'Etat. / Conpto non tenu d'un mont-nnt de 8 millions do DH trDnH fré au budget de l'Etat. La dorniòre donnée dont on dirsporse, 7 millions en 1968, , été compriso dans los chiffror de df 9 et 1970. rv [ UDM a corn mmence on 1969 vno 13 millioi,is de DH h2/ Tous les bnfices ont ét6 affectVs aux rvsorvos (fin 1968) Source: D'apro)s los donn,,es fournies par le Iinistèro dos FInances. - 72 - Investissement public lh3. A la suite d'une forte baisse en 1966, les investissements, publics se sont élevés à un rythme rapide, passant de 1.129 mil- lions de DI en 1967 (28 pour cent d'au;¿mentatior), a 1.420 mil- lions de 1H en 1968 (2ý2 pour cent d'augmeninttion) et à 1.550 mii- lions de Dfi en 1969 (13 pour cent d'augmentation). La crois- sance des investissements de l'Etat était à l'origine de la forte augmentation de 1967, et celle des entreprises publiques a entraîiné l'augmentation de 1968 et l'ensemble du sectour public a contribué à Il'augmentition de 1969. Formation brute de capital fixe dans le secteur public (en millions de DII) 1965 1966 1967 1968 1969 1970 (previsions Etat 639 Ç?1 862 918 1.011 1.161 Collectivité, Jonales 195 103 108 12h l69 1350 Entreprises puhiues 310 60 ]1W 33h 395 h26 1.138 8814 1. 10 1.376 1 555 (1.7l0) 1hh. Les dépenses d'investissement de I 'Etat ont continué de s'accroître en 1969, augmentant do J10 pour cent par rapport à 1968 et dépassint 1 milliard de DII (Tableau 5.h). Les dé- penses d'investissement ont attent 8 pour cent des prévisions du Plan, l'écart par rapport aux objectifs du Plan étant im- putable en grande partie au secteur des services sociaux, de l'industrie et des ràines. Les dépenses ruîitives aux projets agricoles, notamment au titre de barrages et de réseaux dtir- rigation, ont atteint 523 illions de DI (plus de la moitié du total) soit 25 pour cent par rapport à 1963. Les trans- ports ont constitu6 un autre principal domaine d'investisse- ment (135 millions de DH). La part de l'industrie et de l'ar- tisanant, outre les investissements effectués par les entre- prises publiques (voir plus loin), a atteint un total de 71 millions de DH et a été en grande partie affectée à l'indus- trie sucrià e et à l'octroi de dons à l'équipement. Les dépen- ses consacrées aux industries extractives, au tourisme et à l'énergie électrique ont atteint environ 40 millions de de DH pour chacun de ces secteurs, et celles qui ont été affectées au logement et aux prestations sociales ont été irLfrieures à 30 millions de Dil (T3bleau 5). - 73 - Dépenses d'Investissement de 1tat, 1966-1970 (en millions de DH) 1966 1967 1968 1969 1970 - -(previsions) Agriculture 170 317 20 523 550 Transports (y compris les chemins de fer) 86 90 100 135 129 Télécommunications 22 33 28 25 62 logement et prestations Ocialos 21 27 27 29 29 Enseignement, sport et sant? publique 14 33 53 fi 73 Tourisme 1 37 28 37 h3 EquipemenJft a lijndustrie touristique 5 5 20 26 n.d. Industrie et artisanat 61 125 82 95 43 Industries extractives 13 Ab 15 39 68 Electricité 37 59 17 12 86 Bâtiments publics 26 53 53 6 76 Dipenses militaires 19 15 17 7 3 Reconstruction d'Agadir 22 2S 27 2 - Total 521 862 918 1.011 1.161 145. Les estimations du plan pour 1970 ont éti relevées de 15 pour cent par rapport aux montants prévus à l'origine, et pour les trois annrs restantes, (1970-72) les estimations ont été augmentées de 25 pour cent. En remaniant le plan, de nouveaux projets ont té insérés et d'autres, qui y figuraient précédemment, ont té annulis, ce qui a ronduit i une augmen- tation nette de 770 millions de D11. Près de 300 millions de l'augmentation nette ont éb? ajoutés aux montants prévus pour les harr,ges (nogmentation do $0 pour cent), li-O millions de 141 al turanports (50 pour cent 'alimontation) et 57 millions do DH no tourismo (doublé). Les fajbIw, montants prévus à l'oririno pour l'industrio, les mines, 'énorgie électrique, Le larnont et ]os prostations socinlos nient pas été relovs ou trèn lérromnt. Im. Tm répartition scntorinlle des capitaux d'investisse- mont, eh len changements à apportor pendant l piriode couvette par l PIan 5 ces affoertations, exigent un eynqen approfond[*i et permanont des taux de ronbabilité dos investissements dans les différents secteurs, ainsi que des conditions néces- saires à un changement dynamique dans les iictivités tradition- nelles des secteurs urbains. Considérant la stagnati on de ces secteurs et le poids de plus en plus lourd du chômage, il conviendrait d'accorder davantage d'imtportanoe aux dépenses donnant lieu à des emplois (notamment dans les domaines du logement et de l'enseignement) et aux moyens d'augmenter la demande et la productivité dans ces régions rurales (branche- ment de l'électricité, adduction d'eau et industries villa- geoises). Sur le plan technique, les décisions concernant la planification et le bidget devraient être coordonnées plus étroitement, en particulier en mettant au point un système qui perm:ettrait d'évaluer clairement les conséquences des décisions d'investissement sur les budgets ordinaires futurs. Il conviendrait d'étudier d'une manière plus approfondie les obstacles financiers et matériela (en donnant davantage d'im- portance à ces deri,ie.rs) ain.i que les possibilités d'augmenter la rentabilité gobale des i.nvestiocmernts. 147. Comme par le passé, les investissements de l'Etat dans le secteur des mines (recherche) et des industries de trans- formation prises de participation dans des sucreries et des fabriques d'einrzcu A et dans à l'équipement) ont présenté la part moins importante de 1'investissemiLent public total dans ces domaines. Les inîvestissements de l'Office Chérifien des Phosphates (140 millions de Dli), des sucreries (environ 500 millions de Db) et de l'Office de comnercialisation ut d'ex- portation (63 millions de DE) ont constitué 77 pour cent des investissements de l'ensemble des entreprises publiques, qui ont atteint un total de 395 millions de DH en 1969. La tendance au cours des trois deiniòres années indique une augmentation sensible de leur programme d'investissement. - 75 - Investissements bruts des entrenrises publiques, n.r.a. y/ (en millions de PH) 1966 19i7 1968 1969 1970 (-r-visions) Office Chérifien des Phosphates (OCP) 125 55 92 10 2h9 Office National des Chemins de Fer (ONCF) - 10 7 9 10 Office National de l'Electricité (ONE) 30 65 hi hh 77 Sucreries (SUNAB, SUTA, SUna, SUpM) 85 - 155 10 1 b Office de CommercialisatIon et d'Exportatior (OCE) - 10 il 63 - Régie des Ixploitations . industrielles (RFI) 5 5 6 il il Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) 2 2 h 5 Divers 1h 13 18 19 TotAI 260 160 33h 395 h26 a/ Compte non tenu des investissements figurant dans le budget d'investissement de l'Etat. b/ Etant supnosé que les investissements de la SUTA en 1968 et 1970 sont identiques à ceux de 1968 (3,8 millions de DH). Source: D'après les données fournies par le Ministère des Finances. 148. Les dépenses d'investissement des collectivités locales sont effectuées essentiellement par les municipalités, les pro- vinces et les préfectures et sont affectées aux routes, aux adduc- tions d'eau et i l'électricité, aux nlaces du marché, aux abattoirs, aux bâtiments publics et au matérie agrico]e. On ne dispose d'au- cune donnée sur la composition des dépenses d'investissement effec- tuées par les centres autonomes et les communes rurales. - 76 - Dé penses d'investissement des co]]ectivités locales (en millions de nu) 1965 19 6 1967 1968 1969 Municipali tér; 95 36 I3l7 6 Routes 72 23 3i 11 13 Eau et E]ectricité 17 9 6 8 8 Btiments pub] ics 5 6 26 26 26 Provinces et préfectures 82 Ih I1 5f 79 Routes 30, -7, Eau et E]ectricité 29 12 10 1u J6 Autres projets 23 16 26 38 5 Centres autonomes et communes rurales (estim.) lm 23 23 23 23 Total 195 103 107 12b 1>49 Financement des déenses pus 19. orme ri le verra au tableau suivant, les recettes ordinaires dle L'Etat ont augmenté de 20 pour cent en 1968, puis de Il pour cent en 1969, alors que les dépenses courantes ont augmenté de 16 et 2 pour cent, respectivement. Le budget de l'Etat, qui enregistrait des déficits jusqu'à 1967, a donc accusé un cxcédent de 108 millions de DH- en 1968 et de 3h millions de DH en 1969. Les recettes extra-budgétaires (qui sont des recettes courantes, mais n'apparaissent pas au budget) comprennent une taxe sur le sucre importé (qui aligne le prix d'importation sur le prix intérieur fixé) et un excédent des PTT. Les re,ettes de cette taxe, ainsi que l'excédent dont il s'agit, sont affectés au financement de barrages et d'inves- tissements dans les PTT, respectivement. Ces recettes viennent s'ajouter à J 'épargne de l'Etat, ainsi qu'on l'a indiqué plus haut. 150. Les excédents courants (épargne brute) ne couvrent qu'une partie des dépenses et des remboursements en capital de l'Etat, mais la proportion ainsi financée est passée de 3 pour cent en 1966 à 22 pour cent en 1967 et 1968, et à U8 pour cent en 1969. Le déficit de caisse global du trésor (qui comprenait le déficit budgétaire global ainsi que le déficit net des comptes extra-budgétaires) a ainsi été ramené à 812 millions de DH en 1969 après s'être fortement accru au cours des années antérieures, le maximum de 1 milliard de DH ayant été atteint en 1968. - 77 - 151. Le déficit global de caisse a été principalement financé en 1969, comme au cours des années précédentes, par des emprunts intérieure, des prêts étrangers et des avances de la Banque Ceitrale. L'augmentation nette des dépOts auprès du trésor et des comptes de chèques postaux ont également con- tribué à ce financement dans une proportion importante jusqu'en 1968. Sur ces trois principales sources de financement, les emprunts nets auprès du secteur privé ont augmenté plus rapide- ment depuis 1966, atteignant 3h5 millions de DI en 1969, contre 238 millions de DH en 1968. La majeure partie de l'augmentation nette en 1969 a été constituée par des bons du trésor à court terme, alors que l'augmentation nette des emprunts à moyen terme a été compensée par une diminution nette des emprunts à long terme. Sur les 5 millions de DH d'augmentation nette de la dette intérieure h moyen terme en 1969, 30 millions de DH avaient été souscrits par des compagnies d'assurance et 17 mil- lions de DH représentent des recettes au titre de l'emprunt obligatoire de 1968. Les bons du trésor à court terme ont été en grande partie souscrits par les banques commerciales ainsi que leurs statuts l'exigent. (Voir le chapitre sur la monnaie). La part représentée par les prêts et dons étrangers dans le fi- nancement s'est accrue légèrement, passant de 220 millions de DH en 1968 à 250 millions de DE en 1969, soit à peu près le même montant qu'en 1966 et environ la moitié de celui de 1965. Les recettes au titre de l'aide étrangère en 1969 ont été loin d'atteindre les A15 millions de D qui avaient été prévus. Les avances de la Banque Centrale ont continué de diminuer après avoir atteint leur maximum en 1967, et sont tombées à 200 millions de DH en 1969. 152. En 1970, étant donné qu'on prévoit une croissance de 15 pour cent des dépenses en capital de l'Etat (soit une augmentation de 150 millions de DH), ainsi qu'une forte réduc- tion de l'excédent du budget ordinaire (d'environ 208 millions de DH) le financement du déficit budgétaire sera plus difficile. Cependant, l'augmentation qui en résulte dans la prévision du déficit budgétaire (c'est-h-diro 375 millions de DH) semble être extrêmemont gonflée, comme d'ailleurs l'estimation do l'augmen- tation du déficit des comptes extra-budgétaires (201 millions de DH). Il est lus probable que les recettes effectives, et par conséquent, J'épargne, dépasseront les estimations, et que l'estimation du déficit des comptes extra-budgétaires pourrait également être réduite sensiblement. Cependant, bien que les recettes au titre de l'aide étrangère dépassoront le montant de 1969, il se peut qu'elles n'atteignent pas le montant prévu do 7h2 millions de DH. Dans l'ensemble, il semblerait que le recours aux avances de ln Banque Contrale soit encore nécessaire en 1970 mais dans des proportions moindres qu'au cours des années anti- rieures. Etant donné la rigidité relative dos recettes et des -78 - OPERATIONS BUDGETAIRES ET EXTRA-BUDGETAIREýS DU TRESOR (sur la base encaissements-décaissment"s (en millions de dirhams) 1965 1966 1967 1968 1969 19 70 1. Recettes ordinaires 1.889 1.975 2.132 2.557 2.81 2.8h9 Imp6ts directs 7~71 520 5 670 ~68 701 Droits de douane 375 h53 h75 h53 513 517 Impâts indirects 526 57h 6014 693 c/ 913 f 918 -c Droits d'enregistrement et de timbre 110 119 126 137 173 188 Domaines 48 41 50 h9 58 57 Monopoles et exploitations 162 172 191 s! 388 311 e/ 336 ef dont: OCP (-) (-) (-) s!(120) (60) (60) Régie des Tabacs (127) (13) (1t1) (168) (172) (190) Autres recettes, n.r.a. 217 96 138 167 157 132 2. Dépenses ordinaires 1.971 2.031 2.102 2.hh9 2.h97 2.665 Service de la dette publique: intérêt 129 1h8 138 187 197 216 Personnel 1.185 1.2h7 1.3li0 1.h38 1.579 1.653 Matériel ot fournitures >480 6 488 536 ef 552 ef 610 s Entretien 39 37 37 1. 0 L2 Subventions et divers 92 78 61 169 83 100 Pouvoirs Pubics há 57 38 76 L6 Ua 3. Excédent ou déficit du bud2t ordinaire -82 -56 +30 +108 +3U +18h 4. Taxe sur le sucre et fonds de concours du budget annexe des PTT +33 +78 +167 +121 +183 +135 5. Remboursements en capital f 7 -97 7- -1 -91 -108 6. Dépenses d'investissement / -T3T¯ 21 hf-917 f 1 -1.1 7. Excédent ou déficit budgétaire global -736 -596 -719 -800 -575 -950 8. CoMP7s extra-budgétaires, n.r.a. (net) / -18 +11 -83 -18h -142 -343 9. Divers, y compris les erreurs (excedent -)(déficit +) -53 +61 -47 -1-6 -95 +h56 10. Deficit global =0O7 -52T -8 -" ~0 T = ~7 11. Financement 80 7 -T ~1~7 T¯0ö 1 3 ~7 Dép6ts au Trésr et aux chèques postaux (nugmEýntation) 193 1L6 160 269 13 20 Eprunts intérieurs (net) 179 95 96 238 3h5 259 long terme (50) (6h) (76) (107) (75) (71) moyen terme (120) (-30) (-15) (22) (57) f-1f9) court terme (9) (61) (35) (109) (213) (297) Concours extérieurs 527 259 291 220 252 h56 long terme (h35) (2614) (186) (3o5) (302) (U12) moyen terme (25) (11) (2) (5) (3) (8) court terme (net) kf (67) (..16) (103) (-90) (-53) (20) Avances de la Banque du Maroc -46 +3 303 273 202 104 Comptes du Trésor avec la Banque du Maroc 54 21 -1 - - - - 79 - a/ Chiffres provisoires b/ Estimation c/ Compte non tenu d'un montant de 760 millions de DH représen- tant la part des collectivités locales dans la taxe sur la production et les services (TPS). A partir de 1968, cette part a été versée par le Ministère de l'Intérieur (au lieu d'être transférée directement par le Trésor) et inscrite à son budget en tant que dépenses. d/ Compte non tenu d'un montant de 160 millions de DH figurabt en tant que recettes versées par l'Office Chérifien des Phos- potes au budget ordinaire et en tant que participation de l'Etat à l'augmentation de capital de l'Office Chérifien des Phosphates dans les budgets d'investissement de 1967 et 1968 (100 millions de DH en 1967 et 60 millions de DH en 1968). e/ Y compris les recettes qui, avant 1969, étaient inscrites comme: Bénéfices de la Régie des Tabacs, des Monopoles d'Etat et des entreprises publiques transférés au Fonds de dévelop- pement régional, 119.1 millions de DH en 1969 et 1h5.5 millions de DH en 1970. f/ Comprend les paiements au titre de la dette intérieure et de la dette extérieure à long terme seulement, c'est-à-dire sans tenir compte des recettes et des paiements au titre de la dette à court terme, qui figurent en chiffres nets au poste de l'aide étrangère. g/ Paiements effectifs au cours de l'exercice au titre du budget d'investissement. Le totAl ne correspond pas exac- tement au montant des dépenses autorisées pour l'achève- ment des travaux pendant l'exercice par suite du délai qui s'écoule entre les autorisations de dépenses et les paie- ments. h Compte non tenu d'un mùrtant do 5 millions de DH roprésen- tanb la parLicipation de l' bat i l'augmentation du capital de l'Office Chérifien dos Phenphates (voir d) _1/ t:pto iion Uoreu d'un montant de 60 millions do DH représen- tant la participation de l'Etat à l'augmenLation du capital do J'Office Chéri fien dos Phosphates (voir d). - 80 - Extcédent ou déficit net dos comptes de la Promotion Nationale, des projets forestiers, de 1'Opération EIgrais et autres. Compte non tenu des rocottes provonant de la taxe sur le sucre et de I excédent des PIT, qui. figurent séparément au poste Ii. k Y compris les rucottes nettes au titre de crédits ou de rembourserent de crédits A court tormc (prêts des 4Tats- Uris et de la Fr,nce pour 1 'achal dc blV). Source: Ministère des 1iiances. - 81 - dépenses courantos, et le plafond imposé aux emprunts de l'Etat à la Banque Centrale, il semble que l'insuffisance dos recettes escomptées des emprunts publics intérieurs et étrangers empêchera, dans une grande mesure, d'atteindre les objectifs de dépenses d'investissement. Recettes et dépenses budgétaires 153. Les recettes ordinaires ont augmenté de 28h millions de DH (soit 11 pour cent) en 1969. Les recettes effectives ont! été supérieures de 200 millions de DH aux prévisions (Tableau 5.1). Ceci est dÛ, en partie, au fait que l'on a tendance à établir des estimations prudentes, mais surtout au rendement beaucoupp plus élevé que prévu des nouvelles mesures fiscales entrées en vigueur en janvier 1969. Le rendement supérieur de l'1impt sur le revenu courant a donc plus que compensé la diminution enregistrée dans le recou- vrement des arriérés qui avaient ajouté sensiblement aux recettes de 1968. L'Etat tire la majeure partie de ses recettes des impôts indirects (représentant 72 pour cent du total des recettes fiscales en 1969) et, en particulier, de la taxo de consommation et des droits de douane. Les autres produits budgétaires, qui représentaient approximativement 13 pour cent des recettes totales en 1969, proviennent essentiel- lement de la Régie dos Tabacs et de l'Office Chérifien des Phosphates (OCP). Les nouvelles mesures fiscales de 1969, qui devaient rapporter un montant supplémentaire de 280 millions de DH, soit 11 pour cent des recettes fiscales de 1968, con- sistaient essentiellement en des majorations d'impSts exis- tants plutot qu'en l'institution de nouveaux impSts. La majo- ration de la taxe au chiffra d'affaires, qui constitue la modification la plus importante, devait rapporter 155 millions de DH, soit 55 pour cent des recettes escomptées de toutes les modifications. En fait, les recettes provenant de la taxe sur le chiffre d'affaires ont augmenté de 212 millions de DH en 1969, atteignant un total de 503 millions do D, soit plus de 73 pour cent par rapport au montant de 1968. Ello esb ainsi dAvenue lq soorce principae do recettes fiscalen, représen- Part 3l pour cent des recettes provenant des imp(ý s indirects (4, 2h pour cent de 'onsembLe don recettes fiscales. Ces ré- sultats ont été obtenus bien qu'aucun changement n'ait été ap- porté aux exemptions, qui portent rur toutes les exportablions, A plupapt des hotels, les restaurints et un enrtain nombre dû denrées aiimontiros de base et le tabac. On a évité I 'effet rumulatif do l'imposition on appliquant le syc Leme de i a taxe "nr la valeur 9;-utée. - 82 1514. Ts recettes provenant dos droits de douane et des taxes de consommation, doux autres principalos catégo- ries d'impets indirects, ont augmenté do 16 et 9 pour cent, respectivemeont, par suite d'une p]us forte activitéý 1corn- mique plutôt que de majorations du taux. Les droits de douane ont auienté de 16 pour cent, bien que la valeur des marchandises importéex.j ne se su i t accru que de 2 pour cenii seu1umet . Lu chanjement de -la composition den importa L;ions explique -la dfif'reice; l'importation de cei ns biIn d'é- quipement ct matières prires qui b&néficient d'exptions ou de f'aibles tarifs a diminué relati oienit ,alors que les importations de produl [s du luxe et ce produits nem-finis, comporltOent des tarifs ïlevés, ont représenté unu proportion plus ii,portarte. Les droits d'exportatian ont légérement dirinué, en raison d'une chlute des cours mond-inuxc dos phos- phates et de la stagnation dts exporLations de produits riniers. lrs réductiîns dW tirifs effetuéos en soptenbre 1969, du fait de l'Accord d' » ssociatjii avec la OEE, affec- teront défavorablement, estime-t-on, ]es recettes au titre des importations on 1970, et- la suppression de la taxe à l'exportation sur les produits minier (Ci 'exception peut- être des phosphates), qui est, ;.ctue']]mtrent crn cours d'étude, aurait Icieeent le même effet. 155. Depuis 1 165, les taux cu taar douaier ont aug- inenté pour la plupart des Uiens impor'Lus sauf pour les biens d'équipenentt, certaines matières prordòres, denréos alimen- taires essentielles et produits phanaceutiques (Tableau 5.2). De plus, tous les biens importAs soumis A droits di douane, ainsi que tous lus biens d'équipement importés exonérés par le code des investissements sont maintenant soumis 5 un droit fiscal spécial de 2,5 pour cent ad valorem. En conséquence, les recettes douanières ont aurmenté de 10 pour cent entre 1965 et 1969, alors que les importations n'ont augmenté que de 30 pour cent pendant la mame période. L'augmentation du tarif moyen a été particulièrement sensible en ce qui concerne les textiles, les vêtements, les chaussures, les boissons, le verre, le papier, les filés de coton, le ciment et les auto- mobiles. Les produits pétroliers et les camions ont bénéficié des diminutions du droit moyen. Bien que l'économie mIro- caine ne puisse encore se permettre de renoncer a un tarif douanier protectionhiste sur une grande échelle, il serait cependant utile d'examiner, de temps à autre s'il ne con- viendrait pas de réduire les concessions tarifaires accor- dées à certaines industries et à certains produits, aùssi bien dans l'intérêt du consommateur que pour promouvoir la bonne gestion des industries. - 83 - 156. Les recettes provenant des imp8ts directs n'ont augmenté que de 2 pour cent, bien que les taux frappant les revenus des tranches supérieures des bénéfices industriels et commerciaux et des salaires aient été relevés. La modeste progression du rendement de ces impôts a été largement com- pensée par une diminution de rendement par rapport au montant enregistré en 1968 (année au cours de laquelle la récole était excellente et oin les arriérés d'impôts ont été payés). La forte augmentation que contient l'estimation pour 1970 a été calculée en supposant l'application de nouveaux taux et d'une nouvelle base d'imposition, ce qui augmenterait la charge fis- cale des contribuables se situant dans les tranches de revenu supérieures, mais on doute fort que le changement envisagé puisse entrer en vigueur en 1970. 157. Les dépenses courantes (remboursement de dettes non compris) ont augmenté en 1969 de h9 millions de DH, soit 2 pour cent, par rapport au taux de croissance de 16 pour cent en 1968. Cependant, en 1970, les dépenses courantes de- vraient augmenter de 7 pour cent. La structure des dépenses courantes n'a guère varié au cours des dernières années. En 1969, les ministères sociaux - éducation, santé publique, travail, jeunesse et sports - ont représenté 38 pour cent du total des dépenses courantes; la défense, la justice et l'ordre public en ont représenté 33 pour cent (Tableau 5.3). 158. Comme pour les années précédentes, les dépenses au titre du personnel, (y compris le personnel militaire) ont augmenté plus rapidement que toutes les autres, c'est-à-dire de 10 pour cent contre 7 pour cent en J967 et 1968. Cette accélération est attribuable, d'une part, à une augmentation de 5 pour cent du nombre des employés et, d'autre part, à l'avancement annuel, aux promotions et au recrutement de personne] plus qualifié. Le nombre des fonctionnaires a aug- menté au cours des cinq dernières années au taux de >4 à 6 pour- cont par an, atteignant 1.71.000, soit environ 12 pour cent de la population urbaine active en 1969. Les dépenses -u titre du personnel ont atteint 1,6 millions de DH, soit 63 nour cent des dépenses courantes totales. Cependant, les dépensen courantes autres que les dépenses de personne] en 1969 étaient de 9 pour cent inférieures à celles de 1968, en raison essentielement du poste "Subventions et autres" qui, pour cette année, état exceptionnel]eent éiev" (ce ponte comprenait le règlement de dépenses antérieur's), mais égale- ment en raison d'une diminution des dépIses euvoJrs publics - 8L1 - 159. Le gouvernement prévoit que les recettes du budget ordinaire en 1970 resteront à peu près égalos i celles de 1969, bien que les prévisions tiennent compte d'une augmentation do 3C millions do P dans le rondement de l'impêt cjrieoJe (tou- tefois il est peu probable qu'il soit recouvré cetto anné). Tous les autres impts At droits doivent atteindrw dos mon- tants ]igirement Inftérieurs à coux de I 'année derniire, seule les recettes provenant des monopolos d' Etat ob d2s entreprises publiques, (25 millions de DH), des droits d'enregLtrent et de timbre et dos tixos A l'exportation (6 millins de DH) doiv"nit augmenter légèrement (Tibleau 0.). Pir contre, 'u montation prévue de 168 millions Je 1B, soit Y pour cent des dipenses cou- rantes, est due essentiellement i une f orte auimentation du poste "matériel), fournitures ut subvontions",(lequol augmenta de 10 et 20 pour cent, à la croissance "normale" d 5 pour cent des dépenses au titre du personnel et à la propression du ser- vice de la dette publique. La seule diminution importante prévue concerne l es dépensen iu titre de la difense (33 millions de DH), tandis que la majeure partie de l'augmentation norait imputable au poste "dépenses diverses" ou 123 millions de DE ont été affactis a des dépenses encore imprévues (Tableau 5.3). D'après ces entimtions, i'wxcédeA du hudget ordinaire se trouverait rédust ? 18Y millions de DM en 1970 alors qu'il attei- gnait 3UM nillions de Ph en 1969. 160. Cependant, il est plus probable que les recettes aug- menteront de quelque 100 millions de DH (soit plus de 3 pour cent) étant donné que le PID, au colt des facteurs, doit aug- menter de h,h pour cent. Tenant copte du fait que les dépenses ordinaires sont probablement légèrenerit sous-estimées (notam- ment au titre de l'enseignoment) et que les recettes provenant de l'impôt agricole n'atteindront pas Le montant escompté, il se peut que l'excédent budgétaire soit de l'ordre de 250 millions au lieu de 18b millions de DH. Cependant, les recettes et l'excédent pourraient accusor des chiffres supérieurs si l'on faisait des efforts, comme en 1968, pour réduire les arriérés. Budget des collectivités locales 161. Les recettes des collectivités locales en 1969 se sont élevées 32h millions de ..DH, los ressources locales représentant seulement 28 pour cent (Tableau 5.5). Sur les 232 millions de DH transférés du budget de l'Etat, la part de la taxe sur le chiffre d'affaires constitue la source la plus importante du revenu. La part annuel le do cette taxe, qui atteint approxi- mativement 160 millions de DH par an, a été réduite de 21 mil- lions de DH on 1969 (pour financer la conférence islamique 3 Rabat). Les municipalités reçoivent environ la moitié de la part des taxes sur le chiffre d'affaires attribuées aux collec- - 85 - tivités locales. Elles constituent également le seul groupe disposant d'importantes ressources propres et contribuent pour environ 25 millions de DH par an aux dépenses de l'Etat. Les ressources des collectivités locales consistent en inpots locaux (tels que la taxe d'amélioration urbaine et la taxe sur les spectacles), en revenus dcs domaines et en paiements pour prestations de services. Les provinces et les préfectures ne perçoivent aucun impSt et ne possèdont pas de propriétés foncières de sorte que la plupart de leurs ressources provien- nent de l'0tat. 162. Les emprunts dos collectivités locales sont assez limités. L'encours de la dette extérieure des municipalités 'élevait à 17 millions de DH i la fin de 1969. La majeure partie de ces emprunto des collectivités locales est également effectuée par les municipalités. Le Fonds d'Equipement Com- munal, qui est fér? par la Cal sse de DépSt et de Gestion, et qui est le seul créancier marocain de collectivités locales peut, depuis 1967, consentir des prêts pour des projets de développement à des institutions autres que les municipalités, nais ces prêts ont atteint des montantnégligeables. Le mon- tant total des prêts consentis par le FEC est passé de 10 mil- lions de DH en 1965 à environ 21 millions de DH en 1969, mais ces montants sont encore loin de satisfaire les besoins. 163. L'ensemble des dépenses courantes des collectivités locales sont également effectuées par les municipalités, mais plus de 60 pour cent des dépenses d'investissement ont été effectuées par d'autres collectivités locales. Les municipalités four- nissent directement l'eau et l'electricité ou bien accordent des concessions pour la prosaLion de re7 services. Ellos effectuent également des dépenses au titre des routes muni- cipales et, au cours des drrOires années, ollos ont entrepris certains projets tels que la construction d itablissements sco- laires, d'écoles maternolles et de mainons de retraite pour los vieillards. Une grinde partie dos dépenses des provinces et dos préfectures sont affectées ? l'ntretien et ) l'améliora- tion des routes tortiaires. ' 0!-. Le rianqun dro fonds, en particulier dans les communws rurales, d'un côté, et los boroins locaux grandissants de 1'natre, exigent un oxamen sérionN. Pour nvcroitre les ressources, on pourrait envisager diversos soutions, notammirnt augmenter les affectations de crédit do l 'hEtat aux crINechivi tAs locales, nurnenter le vol ume de créd i t co unonti par l e FER, et instituer do nooveaux ipots Jocaux, tels que I'im>pt foncior ou une tnxo spéciale contre la rpiculatio nu r les terrAins inexploités. Ccpendant, si lMn collectivités locaJos doivent être en mesure - 836 - d'effectuor des déponses d'investLissoment pl1us importantes, il faudrait formier lour personne et, amliorer la préparation de leur budget et leurs procédures comptalles. Possi bil .is d',,ceroitre .'épargne pu 165. Un et'ort coi sidérablo a été fiit ;n oe d derniroi anes pour ?iugmenter l.'i:pargne de l'Eat, on ins- tituant tino ta,e sur l( sucre, en réduisant les aeri r6s d'imnpôt, en nugmenta nt ls impôts, le ,il.rant Je recnu- vremontt de l'impt ti CO contenant la rojsance den dýpen.Dses courantes. Los entreprisýes publi-iues y fnt éaLd.aemb contribu& en versant l'Wt.at une partieý de leurs bénefices. La réali- sation d'une épargne pnblique d'environ 900 millLona de U{ en 1969, qui , rvi financer '7 pour nunt d,s investissenents publics, consiitue wn record qui, toutefnis, devrait êtro amé- lioré si I'tat doit. naintenir, sinon :nceroitre, sa part dans le financeit,nt de dépeises d'-i,nvestis3crmriont. en expans.i on. En debors de la polit-i4u de cumpression de, d,pnses courantes, l faudrait t.r,iuver de o,-uveanvx noyens pour acernitre les recettes, 166, is -onttes de i ELt, eu pourcenitage de PIB, sont passes de 1 pour cent en 1969 i-1 r,r cent en 1969. D'im.- portantes u ention d'impôts ort e lieu ,n 1969 et c'est a ces augmentation qu'i. convient d'attribuer la plus grande partie de Ja pro,ression de l'épargne. Coperidant, la plupart de l'acrosetmernt des recettes fiscales provonait des impôts indireets, ntamment de la taxe sur Je ch.ifCre d'affaires. Les imp&ts sur les revenus aricoles r'ont pas etó augmentés et l'imp^t sur les successi.ons, qui avait été envisagé, a été annulé. Une r4forme de l'impôt sur l revenu agricole et l'entrée en vigueur de.llimpôt sur les successions auraient sans doute un ren&eient peu imrportant mais, toutefois, il viendrait sajouter aux recettos fiscales. L'imp6t sur le revenu agricole-, par exemple, a représenté moins de 2 pour cent de 1'ensomble des recettes fiscales en 1969, alors que le secteur agricole contribue pour 30 pour cent au PIB. 167. Le isc devrait non seulement mettre fin à l'évasion fiscale masi encoura,er6galement un meillour recouvrenent de l'imp6t en partageant les recouvrements et les recettes fiscales avec les colloctivités locales. L'institution de nouveaux in- pôts municipaux, tels que l'i.Tmp6t foncier ou une taxe spéciale entre la spéculation sur les terrains inexploitås augmenteraient également les rocottes dos collectivit6s locales. - 87 - 168. L'utilisation de la sécurité sociale comme moyen de mobilisation de l'épargne n'en est encore, au Maroc, qu'à ses débuts. Les recettes de la sécurité sociale ont diminué au cours des dernières années et n'ont représenté que 1,2 pour cent du PIB en 1.969, contre par exemple 3,7 pour cent (en 1968) en Tunisie et des pourcentages beaucoup plus élevés dans un grand nombre d'autres pays en voie de développement. Augmen- ter les cotisations de sécurité sociale constituerait un moyen d'accroître l'épargne publique. En général, le public a tendance à accepter plus facilement ce genre de mesure plutôt qu'un relèvement d'impôt. 169. Au Maroc, les ressources de la sécurité sociale proviennent des cotisations du secteur privé, sans aucun transfert ni subvention de la part de l'Etat. Il existe deux systèmes de sécurité sociale: les allocations familiales et le régime d'assurance sociale. Depuis le 1er janvier 1966, les cotisations s'effectuent au tarif suivant: allocations familiales: i8 pour cent sur tous les salaires (bruts) qui sont versés par l'employeur; assurance sociale: 7,5 pour cent sur tous les salaires (bruts), 5 pour cent à la charge de l'employeur et 2,5 pour cent a la charge do l'employé. Cependant, les cotisations ne s'appliquent aux salaires que jusqu'à concurrence de 500 DU par m-is. Une partie de l'ex- cédent de l'assurance sociale doit, financer le déficit annuel des allocations familiales (Tableau 5.5). Une fois les coûts administratifs couverts, l'excédent est déposé à la Caisse de Dépôt et de Gestion et porte un intérêt de 3 pour cent. Le total des dépôts effectués attoignait environ 250 millions de DH en 1967, et l'épargne totale est passée de 38 millions de DH en 1967 à 25 millions de DJH en 1969. 170. Pour augmenter la contribution du système de sécurité sociale à l'épargne publique, divers moyens peuvent être utillsés, par exemple, en relevant le plafond de 500 DH par mois, en argissant le champ d' a_pplication du système d'assurance, in- troduisant une progressivité des taux, on majorant les taux, et on modifiant la part à la charge de l'employeur. Uno partie clos réserves pi acées pourrait obtenir un taux d'intérêt supé- rieur a celui verse par la Caisse de Dépôt et de Gestion. - 88 - En augmentant les cotisations de sécurité sociale, on accroitrait l'épargne publique mais on réduirait d'un autre côté l'épargne privée. 171. Pour mobiliser l'épargne privée au profit de I'Etat, un autre moyen consisterait à vendre une partie des importantes participations que détiennent I'Etat et la CDG dans des entreprises industrielles et commerciales, et qui dépassaient un total. de DI .oo millions en 1969 en dehors des phosphatùs, de l'électricité, du tabac, des ongrabs, des chemins da fer et autres monopoles importants (Tableau 5.7). 172. Enfin, on ne peut méconnatre l'effet qu'une bonne gestion et un taux de rentabilité satisfaisant des entreprises publiques ont sur l'épargne du secteur public. Des efforts visant à ariéliorer la gestion et le taux de rentabilité des entreprises, cbaque fois que cela est possible et justifié, et à réduire le prix fixé des matières premières, (par exem- ple la betteravu i sucre) peuvent avoir un effet sensible sur les bénéfices bruts et, par conséquent, sur l'épargre de ces entreprises. - 89 - MONNAIE, PII. CREDITS ET INTET 173. Alors qu'au cours des trois années antérieures, les variations de la masse monétaire étaient allées de pair avec celles du PNB, et que les prix étaient demeurés stables, on a constaté en 1968 et 1969 un accroissement de la masse monétaire plus rapide que celui du PNB. La masse monétaire a en effet augmenté de 17 pour cent en 1968 (contre 12 pour cent aux prix courants pour le PNB) et de 9 pour cent en 1969 (contre 4 pour cent aux prix courants pour le PNB). Les prix (comme il ressort de l'indice du coût de la vie) ont mnté pendant la premier trimestre de 1969 pour se stabiliser ensuite durant les neuf derniers mis de l'année. Cette hausse, qui était en moyenne de 2,9 pour cent supérieure au niveau des prix de 1968, est imputable au relèvement, au début de 1969, des impÔts sur le revenu, les biens et les services, ainsi qu'au gonflement des liquidités. les prix ont également augmenté, mais dans une moindre mesure, pendant le premier trimestre de 1970. 174. En 1969, les autorités menétaires se sont encore efforcées - et on pense qu'elles poursuivront la même poli- tique en 1970 - de réduire le montant des emprunts publics auprès de la Banque centrale, augmentant la vente des obliga- tions d Etat au secteur privé et limitant les crédits accordés par les banques commerciales à ce secteur. Les crédits des banques spécialisées à l'agriculture et au tourisme ont rapi- dement augmenté en 1968 et 1969, alors que les crédits à l'in- dustrie changeaient très peu. Depuis le mois de novembre 1951, le taux de réescompte de la banque centrale est de 3,5 pour cent. Les crédits destinés à des investissements dans l'agri- culture, l'industrie et le tourisme bénéficient de taux de faveur. Masse roéta,ire 175. Le taux d.'expansion supérieur des revenus et de la production depuis 1966 a été lié à un accroissement consi- dérable de la masse monétaire. Tant la monnaie fiduciaire que les d6pe-ts se sont accrus, celle-ci progressant à un taux relativement élevé de 13 à 15 pour cent par an. Outre la hausse de la demande de monnaie aux fins de transactions, ré- sultant particulièrement de meilleures récoltes, llexpansion - 90 - rapide de la monnaie fiduciaire peut être attribuée à une plus vaste monétisation du secteur agricole (de nouvelles cultures de rapport ont en effet été introduites) ainsi qu'à une montée probable de l'épargne (thésaurisation) détenue par les agriculteurs et .Los travailleurs sous fon d 'argent liquide. 176. Le princIpal facteur qui affecte l'accroissement de la masse monétaire depuis 1966 a été 18augmentation pro- noncée et continue des emprunts publics nets en 1969 qui se sont chiffrés à 520 millions de DII, montant supérieur à l-'accroisse- ment total de la masse monétaire pendant cette année. Les cr6- dits consentis au secteur privé, qui avaient considérablement augmenté en 1968 pour permettre le financement dtune récolte sans précédent, ont diminué en 1969, jouant ainsi le rdle d'élé- ment déflationniste. Pour ce qui est des variations des avoirs extérieurs nets, une r6duction de 100 millions de DH en 1967 a, dans une large mesure, annulé liaccroissement des crédits au secteur privÔ, alors que le gain confortable de 122 millions de DH en 1969 ucistîtuait un facteur expansionniste. Fac ur, a!ctant la masse monétaire îdatio-n ci jülions de dirhams) p965 _1( 126l 1968 1_69 Déc. Dec. Déec. Déc. Déc. Monnaie +108 -hj +185 +245 +263 Dép8ts à vue +22 _ + 10 +2 Masse monétaire +335 -22 +360 +75 + 8 Avoirs extérieurs (nets) 2/ +231 -63 -100 +39 +122 Créances sur IlEtat -63 -2 +327 +389 +520 Créances sur le secteur privé +h6 -2 +142 +503 -57 Quasi-monnaie et divers (nets) +212 +t5 __-9 -176 - +335 -22 +360 35 + Source: Banque du Maroc (Tableau 6.1) 177. Si les emprunts publics nets ont augmenté en 1967, 1968 et 1969, c test surtout à cause de deux tendances opposées (Tableau 6.1). D'une part, les emprunts publics nets contractés auprès de la Banque centrale, y compris certains emprunts nets de faible montant par la CNCA, le CIH et plusieurs entreprises publiques, ntont cessé de baisser (de 431 à 311 puis 201 millions de DH respectivement). Dtautre part, les emprunts nets de l'Etat effectués par la vente d'obligations aux banques commerciales Jf Ces chiffres ont une classification légèremrent différente que dans les comptes ext(rieurs. - 91 - ont progressé à un taux plus rapide (de-137 à 82 et 211 millions de DH). En 1969, l'Etat a plus largement puisé dans les dép8ts du Trésor (dans une large mesure la contrepartie d'un crédit de 51 millions de DE consenti par l'Italie) et dans ceux reçus par les Chèques postaux (83 millions de DIH de plus qu'auparavant). L'Etat a pu contracter des emprunts auprès des banques commer- ciales, particulièrement en 1968 et 1969, grâce à une disposi- tion légale selon laquelle les banques doivent détenir une proportion minimale de leurs dépôts en dirhams sous la forme de bons du Trésor (de 25 pour cent depuis le milieu de 1967, elle est passée progressivement à 30 pour cent entre mars et la mi-rqi 1ç69). 178. Ies achats accrus de bons du Trésor par les ban- ques commerciales en 1968 et 1969 ont 6té accompagnés par un resserrement du crédit au secteur privé. A compter du mois de novembre 1966, les autorités ont appliqué ce resserrement, prin- cipalement en imposant des plafonds fixes aux facilités de rées- compte accordées à chaque banque commerciale et en fixant une réserve marginale obligatoire élevée (normalement un supplément des dépôts en dirhams et en devises de 25 pour cent après une date de référence). En 1969, les autorités marocaines ont fixé une limite absolue au crédit intérieur à court terme consenti par chaque banque (à la fin du mois d'avril, cette limite était égale à celle fixée à la fin du mois de septembre 1968), et ont relevé le plafond de 5 pour cent pour la fin de 1969. Les res- trictions ont été assouplies de diverses façons sur une base saisonnière pendant l'été, particulièrement en 1968, pour contri- buer au financement de la commercialisation des récoltes de céréales. 179. On pense qu'en 1970, le gouvernement et la Banque centrale poursuivront la même politique monétaire- En d'autres termes, lEtat stefforcera de réduire ses emprunts auprès de la Banque centrale, d'augmenter les ventes d9obligations du Trésor alx banques commerciales et aux compagnies d'assurance, et de constituer des réserves de change. La masse montaire devrait staccroftre à un taux quelque peu plus élevé que le taux de croissance réel envisagé du PIB, c'est-à-dire de plus de 4,5 pour cent. L'effet expansionniste dun excédent prévu de la balance des pai ements serait annulé par une dimi- nution prévue, pair rapport à 1.969, des emprunt,, nets contractés quprès de la ßanque centrale. - 92 - 180. Ni l'indice des prix de gros, ni celui du coût de la vie, ne pernwttett de mesurer de façon appropriée les fluctuations des prix. Le premier, qui comprend 69 articles vendus à Casablanca et groupés ;ous deux indices partiels, à savoir les denrées alimentaires et les produits industriels, est particulièrement faible. Etabli en 1939, il ne porte donc pas sur les nouveaux produits industriels et accorde une im- portance excessive (77 pour cent) aux denrées alimentaires. Le second, qui a été établi en 1959, porte sur 111 articles et est affecté des coefficients de pondération suivants: 55 pour cent pour les denrées alimentaires, 17 pour cent pour les loge- ments, 16 pour cent pour l'hygiène, les transports et divers autres secteurs, et 12 pour cent enfin pour l'habillement. Comme ce sont les gouvernements central ou locaux qui fixent (par décret signé en 19,57) le prix de plusieurs denrées ali- mentaires de base (pain, sucre, viande, lait, oeufs, certains fruits et huiles, vin et tabac) ainsi que celui des combus- tibles, de l'eau, du charbon de bois, de l'électricité, du gaz et des transports, l'indice tend à être naturellement stable. En outre, le gouvernement fixe la prix de gros, ou la marge bénéficiaire, de la farine, du riz, du sel, du poisson frais ou en conservc, du fromage, de certains fruits et légumes, des textiles de coton, du savon, du thé, du café, des fourni- tures scolair6s ainsi que des facteurs de production et des machines agricoles, 181. L'indice du coût de la vie pour une famille d'ouvrier vivant à Casablanca nsa pratiquement pas changé entre 1966 et 1968 (Tableau 6.2). Il a augment6 de 2,9 pour cent en 1969. Cette hausse qui a eu lieu pendant le premier trimestre de liannée est due en partie à l'accroissement des liquidités (qui faisait suite à la commercialisation de la récolte excep- tionnelle du dernier trimestre de 1968 et à l'augmentation des dépenses publiques en 1969); elle est également imputable aux relèvements en 1969 des imp8ts perçus sur les biens et services, impfts qui se sont répercutés sur les consommateurs. Le gouver- nement stest efforcé pendant cette période d'éviter une hausse excessive des prix de détail et de gros (une loi votée en 1962 et modifiant une loi de 1957 stipule que toute augmentation du prix des articles non contr6lés doit être approuvée par le gouvernement central ou ltautorité locale intéressée). On ne connaît pas encore avec certitude l'incidence qu'ont eue les fluctuations du prix unitaire des importations car la dévalua- tion du franc français, en juillet 1969, a probablement contri- bué à freiner la hausse du prix unitaire des importations pro- venant d'autres zones. La stabilité des taux des salaires et des échelles de traitement des fonctionnaires d'Etat a égale- ment aidé à faire baisser la demande. - 93 - Banques et crédit 182. Les banques et le crédit commercial sont régle- mentés par un décret royal du 21 avril 1967 qui confère au Ministre des finances les pleins pouvoirs, 1'habilitant à créer des banques, à en fixer le capital minimum et à contrÔler les opérations bancaires et de crédit. Dans ses fonctions, le Ministre est assisté par un comité consultatif, appelé Comité du crédit et du marché financier, dont il est le président et qui se compose du Gouverneur de la Banque du Maroc, en qualité de vice-président, du Vice-Gouverneur de la Banque du Maroc, de plusieurs fonctionnaires d'Etat, du Directeur des banques spécialisées et de quatre représentants de la profession bancaire. Il incombe à la Banque du Maroc de mettre en oeuvre les mesures relatives à la politique monétaire et du crédit. La législation stipule également que les banques doivent être membres d'une association des banques (Groupement professionnel des Banques) dont le râle est de contr6ler l'exécution des décisions du Ministère des finances et des directives de la Banque du Maroc, ainsi que de représenter les banques et d'étudier les questions d lintérêt commun. A la fin de 1969, il y avait au Maroc 18 ban- ques commerciales et 219 agences dont 45 à Casablanca. 183. Les banques et institutions financières spéciali- sées autres que les banques commerciales sont régies par des lois ou décrets séparés. Elles comprennent la Banque du Maroc elle-même, la Caisse de dépât et de gestion, la CNCA (Caisse nationale de crédit agricole) et ses caisses locales, la Caisse d'épargne nationale, les Offices des chèques postaux, la BNDE (Banque nationale pour le développement économique), le CIH (Crédit immobilier et hôtelier) et la Caisse marocaine des marchés. Le Crédit populaire pourrait être partiellement ou complètement soumis par décret aux dispositions de la légis- lation bancaire. Il se compose de neuf banques populaires ré- gionales et de deux agences de la Banque centrale populaire, ces dernières ayant été incluses dans le système bancaire en janvier 1970. 1ah. En vertu des lois bancaires, le Ministre des finances est autorisé, après avoir pris en considération l'avis du Comité, à promulguer des décrets, a) établissant des rapports minimums et maximums entre deux ou plusieurs éléments des avoirs et engagements de chaque banque, b) fixant les rapports entre les avoirs en Litres d'Etat à court torme et les réservas de la banque d'une part, et les engagements d'autre part; c) fixant la date d 8échéance, le volume, los taux d 'intért minimums ou maximums ou les conditJoris relativea au crédit ou types de cré- dit; d) fixant les conditions minimales ou maximales concernant les dépCts que las banques reçoivent du public. 185. Outre les mesures de contrale du crédit susmention- nées, les autorités monétaires ont récemment établi certaines conditions pour s'assurer que les banques commerciales jouissent de la solvabilité voulue et dtun volume de liquidités suffisant. C'est ainsi que les banques sont tenues d'avoir des capitaux propres d'au moins 2 millions de DH d'ici au 31 décembre 1969; leurs capitaux, réserves et bénéfices non distribués doivent constituer 5 pour cent au moins du total de leurs engagements au ler avril 1970. Enfin, leurs avoirs à court terme doivent s'élever à 50 pour cent au moins de leurs engagements à court terme avant le ler jarvier 1970. 186. A la fin de 1969, l'encours des crédits accordés par le système bancaire tout entier siélevait à 2,75 milliards de DH. La part des banques commerciales (y compris le Crédit populaire) représentait 73 pour cent du total, celle des ban- ques spécialisées (CNCA, BWDE, CIH) 26 pour cent, et celle des autres banques, un pour cent (Tableau 6.3). Les crédits à court terme constituaient 78 pour cent du total, les crédits à moyen terme 7 pour cent, et les crédits à long terme 15 pour cent. 187. La plus grande partie des crédits à court terme et quelques crédits à moyen terme ont été accordés par les banques corierciales. Presque tous les crédits à long terme l'ont été par la BNDE tL le CIII à ilindustrie et à la cons- truction d9hftels et de logements. Sur le total des crédits à court et moyen terme, la CNCA (crédits agricoles) en a consenti Il et 25 pour cent environ respectivement (Tableau 6.3). 188. il ressort de la répartition des crédits bancaires entre secteurs et sous-secteurs économiques que l'agriculture et le comrmerco représentaient un cinquième chacun du total de l'encours des crédits, et le secteur industriel pas moins de 45 pour cent (Tableau 6.h). La plupart des crédits industriels (931 millions de DH) ont été accordés par les banques commer- ciales sous forme de crédits à court terme pour financer la production et la commercialisation industrielles. Toutefois, des crédits à moyen terme d'un montant probable de 100 millions de DH ont également été accordés à llindustrie. 189. En termes de croissance, le total des crédits a augmenté de 14 pour cent en moyenne par an entre 1965 et 1969 (10 pour cent pour les crédits à court terme, 20 pour cent pour ceux à moyen terme et 38 pour cent pour ceux à long terme). Lfex- pansion des crédits à court terme a été rapide dans les secteurs agricole et industriel, particulièrement pour ce qui est des ma- tériaux de cons truction et des textiles (Tableau 6.5). - 95- Taux d'intérêt 190. Les mesures d'encadrement du crédit décrites ci-dessus, le contrôle rigoureux des changes et l'absence de pressions in- flationnistes ont permis aux pouvoirs publics de conserver le niveau des taux d'intérêt bien en-dessous des taux en vigueur dans de nombreux autres pays. Le taux d'escompte de la Banque du Maroc est de 3,5 pour cent depuis le mois de novembre 1951. Les obligations de l'Etat sont principa]ement détenues par des banques et autres7 organisations financières auxquelles il est fait obligation de conserver une certaine proportion de léur actif sous cette forme. Les taux d'intérêt applicables à ces obligations augmentent suivant leur durée: ils sont de 3,5 pour cent pour les bons du Trésor à un an, de L,6 pour cent pour les bons à 5 ans, de 5 pour cent pour les bons à 10 ans et de 6,35 pour cent pour les bons à 15 ans. 1191. Les intérêts payés par les banques commerciales sur les dépôts à terme suivent une progression parallèle avec un décalage de 0,5 pour cent entre les intérêts payés et les in- térêts des obligations de l'Etat à échéances semblables. On estime que la moyenne pondérée des taux d'intérêt appliqués sur tous les dépôts est inférieure à 1,7 pour cent en raison d'une majorité de dépôts à vue. 192. Les intérêts prélevés par les institutions financières marocaines varient entre 3,5 et 13,5 pour cent (tableau 6.7). On peut en faire le tableau suivant (en pourcentage par an). Taux de base Autres taux Bnnque Cpntrale Taux d'escompte 3,50 3,62-4,0 Avances (un mois) ,56 CNCA (agriculture) Caisse locale (1-5 ans) h,00 Warrants 1,75 Production 5,0-6,0 Avances 6,15 6,75 Investissement (10 à 15 ans) 6,50 6,20 CIH (HMtels et logements) Construction et équipements h6teliers (10 à 20 ans) 4,5o Construction d'hôtels (jusqu'à 15 ans) 8,75 6,0 END (Industrie, et c. ) Crédit d'équipement réescomptable (2 à 5 ans) 6,50 6,2 Crédit d'investissement direct 7,00 QM (Services publics, etc.) Avarces (jusqu'à un an) 6,20 Garanties (jusqu'à un an) 6,75 Banques commerciales Warrants 5,75 Crédits commerciaux, réescomptables 6,25 6,75 Crédits commerciaux, non réescomp- tables 7,25 7,25 Avances 8,4 9,h-13,5 193. On estime que la moyenne pondérée des taux d'inté- rêt prélevés en 1969 par les banques spécialisées a été de 5,7 pour cent par an et, par les banques commerciales, de 7,1 pour cent par an., Quant à celle des taux d'intérét perçus par toutes les barques (à l'exception de la Banque centrale) sur leurs crédits, elle est évaluée à 6,8 pour cent pour 1969. - 97 - 19L. les arguments en faveur du maintien de la structure actuelle des taux d'intérêt sont qu'un relèvement général des taux tendrait à favoriser l'inflation, problème que le Gou- vernement est parvenu à contro]er depuis 1965. Cette inflation se manifesterait directement par l'accroissement du coût de la production et indirectement par le risque croissant de nouvelles augmentations dans l'avenir. Augmenter le taux d'intérêt re- viendrait aussi à alourdir le fardeau du service de la dette intérieure. Le gouvernement estime également qu'une différencia- tion des taux appliqués aux divers bénéficiaires de ces crédits, fournit un moyen commode de subventionner des secteurs particu- liers de l'économie tels que le tourisme, l'agriculture et l'in- dustrie, et que J'examen des projets peut permettre d'assurer - du moins en ce qui concerne les prêts accordés par les orga- nismes gouvernementaux - que la modicité des taux d'intérêt n'entraîne pas le financement de projets médiocres. Le problème de la structure des taux d'intérêt mérite une étude plus approfondi e. - 96 CHAPITRE VIII CMMERCE EXTERIEUR ET F NANCES RésumA 195. La position de la balance des paiements etest améliorée en 1969 en raison principalement de la diminution des importations de blé, de laugmentation des exportations d fhuile d'olive et de la hausse des recettes provenant du tourisme et des envois de fonds effectués par les travail- leurs marocains à létranger. Tous ces faits ont contribué à ramener le déficit du compte courant (les transferts courants y compris), qui avait été de 470 et 460 millions de DH en 1967 et 1968 respectivement, à 220 millions de DH (43 millions de dollars) en 1969. Des entrées nettes de capitaux de 335 millions de DII en 1969 ont donc permis aux avoirs nets en dqviscs (des secteurs public et privé) d'augmenter de 105 millions de DI (21 millions de dolars) pour atteindre 62 millions de dollars, riontant équivalant aux dépenses effectuées; au titre d 'un mois et demi d 'impor- tations. Le gouvernement prévoit une aggravation du défi- cit de la balance commrciale en 1970 (malgré une bonne récolte) mais en même temps un accroissement sensible des recettes des prêts publics extérieurs. Il en résulterait un excédent global0. de la balance des paiements de quelque 40 à 5O millions de DH. 196. Une nouvelle détérioration du déficit du compte courant est à prévoir pendant la première moitié de la décennie nouvelle, particulièrement si le Maroc accélère le rythme de son développement économique. Les perspectives de croissance du secteur touristique et des exportations de phosphates et d vairumes sont bonnes mais les avantages que le Maroc pourra tirer de son association avec la CEE en matière d'exportation de produits industriels restent à démontrer. Le coefficient du service de la dette extérieure passera san.i doute de 8 pour cent environ en 1969 à quelque 12 à 13 pour cent en 1976. Cette charge pourrait toutefois constituer un sérieux problème à la fin de la décennie à moins que la situation économique ne s'améliore et que le Maroc ne continue de henléfi cier d'importants prêts extérieurs assortis de facilités de remboursement. Commerce extérieur 197. Au cours de la déconnie écoulée, les exporta- tions marocaines de marchandises ont progressé au taux moyen annuel de 2,7 pour cent seulement alors que le volume des importations augmentait de 3,4 pour cent par an. La balan- ce commerciale a donc accusé un déficit moyen annuel de quelque 150 millions de DH pendant la période de 1962 à 1969. La lenteur de la progression de liensemble du commerce au cours des dix dernières années a été à la fois la cause et la consêquence du marasme général de liéconomie. Il est probable que le déficit commercial ira en s taggravant pen- dant quelques années encore, surtout si ltEtat relève la part des investissements dans le produit total. 198. Eh 1969, le déficit de la balance des marchan- dises a diminué d iun peu plus de 100 millions de DH, tombant de près de 300 millions de DH en 1967 et 1968, à moins de 200 millions en 1969. Ce redressement a été attribué à une augmentation de 7,5 pour cent des exportations, accompa- gnée d'un accroissement de 2 pour cent seulement des impor- tations (contre 6 pour cent pour les exportations et les importations en 1968). 199. Malgré une année décevante en ce qui concerne les agrumes et les phosphates, qui de tout temps ont été les principaux produits d1exportation du Maroc, les expor- tations ont augmenté en 1969 grâce à un accroissement excep- tionnel des exportations d1huile dtolive et à la progression des exportations de textiles et d fautres produits agricoles (Tableau 3.1). Les exportations d 1agrumes ont diminué de quelque30 millions de DH et se sont chiffrées à 390 millions de DH. Leur volume et leur prix ont diminué en raison de conditiais atmosphériques défavorables et de la concurrence accrue des producteurs étrangers, notarment celle des pro- ducteurs espagnols. La majorité des exportations d'agrumes (ainsi que de tomates et d'autres légumes frais) s'effec- tuant pendant la première moitié de l'année, leurs recettes n'ont (té que peu affectées par la dévaluation du franc franyais (12 pour cent) en août 1969, et par la hausse des tarifs douaniers français qui sont pass6s de 0 à 4 pour cent à dater du ler septembre 1969, conformément aux termes de l'Association du Maroc avec la CEE. Les oxportations de phonphate ont augmenté en 1969 de 7 millions de DH seule- ment, pour atteindre 550 millions de DH environ, chiffre nette',ment inf6riunir au chiffre atteint en 1%h/1969. Les résult.aW décevants obtenus au cours des dernières années sont duo aux retards accusés par le programmxe d'amélioration - 100 - et d'expansion des installations de la production nationale ainsi qu'à Ja baisse des prix résultant de la concurrence accrue sur les marchés mondiaux, et spécialement celle des producteurs américains. Le gain de 84 millions de DH ré- alisé ei 1970 par les exportations d'huile d'olive a re- présenté près de la moitié e l'accroissement total des ex- portations de marchandises pendant l'année. Cette hausse correspondait à u sommet du cycle de l'olive qui ne se répè- tera probablement pas en 1970. D'autres exportations ont également augmenté en 1969. Ce sont les exportations de produits textiles 4h mifllions de DH), de vin (13 millions de DH), des conserves de fruits et de légumes (14 millions de DH), de jus de fruits (12 millions de Di), de coton (28 millions de DH) et d'orge (17 millions de DH). Parmi les epportations de produits manufacturés figuraient également les cuirs et articles de cuir, la p9te à papier et le papier et les engrais. En 1969, les recettes d'exportation de cuirs, dfarticles de cuir de pâte à papier et de papier ont augmentéde 6 millions chacune, compensant à elle deux la baisse des exportations d'engrais, résultant principalement du fait que les engrais phosphatés sont de plus en plus utilisés au Maroc. 200. Il se peut qu'en 1970, les exportations ne s'accrois- sent pas au même rythme qu'en 1969, en depit de l'augmentation prévue des exportations d'agrumes et ce phosphate. Malgré les répercussions défavorables de la dévaluation du france français en 1969 et les inondations qui ont ravagé la plaine du Gharb en janvier 1970, on estime que les recettes d'expor- tation dgagrumes augmenteront en 1970 de 50 millions de DH au plus par rapport à 3 969 grâce à une récilte plus abondante diagrumes et à l'établissement d'accords de commerciali- sation plus avantageux avec la CEE et l'Europe de llEst. L'accroissement des recettes d'exportation de phosphates prévu pour 1970 (40 millions de Dirhams) est beaucoup plus élevée qufau cours des années précédentes et suppose que les cours ne baisseront plus cette année. Les 15 millions de recettes supplémentaires d'exportation des autres produits des indus- tries extractives en 1969 provenaient d'une légère reprise des exportatiore de minerai de fer mais on pense que les expor- tatiore de tous les proà2its miniers autres- que les phosphates baisseront en 19:70. Les exportations de vin, qui devraient augmenter de nouveau en 1970, ont bénéficié de l'octroi par la France dfun contingent additionnel spécial. On estime que les exportations de conserves continueront de staccroître en 1970, du fait de laugmentation de la capacité de production. - 10EI - Les exportations de jus de fruits, qui en 1969 avaient progressé grâce à une plus grande utilisation des déchets de fruits dans la fabrication des jus, n'augmenteront probablement pas beaucoup en 1970. Pour les exportations d'orge, il faudra encore, en 1970, puiser dans les stocks accumulés pendant la récolte ex- ceptionnelle de 1968. La situation des exportations de textiles et de vêtements est encore vague car on prévoit des pertes sur l'important marché algérien; toutefois, la Convention d'Associa- tion signée avec la CEE devrait permettre de réaliser de nouveaux profits sur le marché européen. 201. En 1969, les importations (Tableau 3.2) ont progressé de deux pour cent par rapport à 1968. Cependant, si on fait abstrac- tion des importations de blé, l'augmentation est d'environ 9 pour cent, contre 11 pour cent en 1968. (Les importations de blé sont en effet tombées de 303 millions de DH en 1967 à 216 millions en 1968 et à 110 millions en 1969). Outre l'expansion de la demande dans l'économie, les mesures de libéralisation des importations prises par le gouvernement en 1969 (mesures stimulées en partie par la Convention dqAssociation avec la CEE, en vigueur depuis le ler septembre 1969), ont également contribué à en accélérer le rythme. On estime que l'augmentation des dépenses d'inves- tissement du secteur public et la mise en application totale de la Convention devraient se traduire en 1970 par un taux de crois- sance identique des importations (à llexclusion du blé). Les services officiels envisagent pour les importations de blé une légère augmentation qui, jointe au fait que les récoltes seront sans doute supérieurs à la moyenne en 1969 et 1970, permettra un gonflement des stocks nécessaire pour faire face aux années de sécheresse à venir. 202. Les importations de sucre, d'huiles comestibles et d'en- grais ont diminué en termes absolus en 1969. Le fléchissement continu des importations de sucre qui, supérieures à 300 millions de DH en 1964 sont tombées à 110 millions de DH en 1969, est at- tribué à laccroissement de la production nationale de sucre. La chute enregistrée par les importations dfhuiles comestibles a reflété l'essor de la production locale et le remplacement de ce produit par du beurre importé à bon marché. Les importations de combustibles et de matières premières (à l'exclusion des huiles comestibles) n 'ont augmenté que de 4 pour cent environ, la hausse étant freinée par une baisse de 10 pour cent des prix du pétrole. 203. Les importations de produits semi-finis ont augmenté on 1969 de quelque 120 millions de DH (1.9 pour cenL) par rapport à 1968 et celles de biens d'équipement, de 75 millions de Dil (13 pour cent). Cette dernière augmenLation est due surtou.t - 102 - à l'accélération du programme d finvestissement du gouvernement, qui se poursuit dans le cadre du Plan quinquennal. Toutefois, l'accroissement des activités du secteur privé s'est traduit en 1969 par une augmentation de 1h pour cent pour les importations de produits métalliques intermédiaires, de 42 pour cent pour celles des filés de textiles, et de 12 pour cent pour celles diéquipement industriel. Bien qu tinférieures à celles des années 1960-63, les importations de biens de con- sommation non alimentaires se sont accrues de 11 pour cent par rapport à 1968, les trois-quarts de cet accroissement ré- sultant des importations de véhicules automobiles et de pièces détachées. Association avec la CE£ et orientation du commerce 204. Ctest le ler septembre 1969 qutest entré en vigueur un accord dtassociation entre le Maroc et la Communauté Eco- nomique Européenne. Llaccord porte sur une période de cinq ans et ne stapplique qulaux relations commerciales. Cependant, on pense que les négociations reprendront au cours des trois premières années et viseront à élargir le champ de la coopéra- tion entre les deux parties et à y inclure les secteurs de l'as- sistance technique, des mouvements financiers et de la main- dfoeuvre. 205. Lfun des buts du présent accord est de compenser les pertes subies par le Maroc à la suite de ltabolition des traite- ments préférentiels dont il jouissait sur le marché français pour plusieurs de ses produits agricoles. La disposition la plus importante concerne une réduction de 80 pour cent du ta- rif extérieur commun sur les agrumes (c test-à-dire 4 pour cent ad valorem) qui auront également accès au marché européen sans aucune restriction quantitative. Tant que la CEE ntaura pas arrêté une politique commune à leur égard, certaines exporta- tions agricoles marocaines (comme le vin et quelques produits agricoles transforms) continueront de bénéficier diun statut privilégié sur le marché français. Diverses concessions ont été également accordées aux exportations marocaines d 'huile dfolive, de poisson et des produits de la pêche, et dtautres produits agricoles transformés. Les exportations industrielles du Maroc (autres que les produits transformés) seront pratiquement toutes soumises au traitement intra-communautaire, c'est-à-dire qutelles auront accès aux pays du Marché Commun en franchise de droits de douane et sans aucune restriction quantitative. En échange, les concessions accordées par le Maroc comprennent: des réductions tarifaires atteignant en moyenne 12,,5 pour cent et l'ouverture de contingents pour certaines importations originaires de la CEE. - 103 - Les réductions tarifaires s'appliquent uniformément à tous les partenaires commerciaux. Les contingents (qui ne comportent aucun engagement d 'achat) se fondent sur la part de la CEE dans les importations marocaines au cours des dernières années, de sorte que leur fixation n timplique pas à elle seule une modi- fication de ltorientation commerciale du Maroc dans un avenir immédiat. 206. A certains égards, l'Accord d'Association avec la CEE pourrait cependant renforcer la tendance récente à la diversi- fication des échanges commerciaux avec l'Europe. Tel sera peut-être le cas des agrumes et autres produits agricoles, transformés ou non, qui joutsent actuellement dtun traitement préférentiel, moins prononcé en France, mais plus avantageux dans d'autres pays de la CEE qu'auparavant. En 1969, les échanges avec les pays membres de la CEE ont représenté res- pectivement 59 et 52 pour cent environ des exportations et des importations du Maroc. La France reste de loin le partenaire commercial le plus important du Maroc, mais entre 1964 et 1969, la part de la France dans les exportations marocaines est tom- bée de 43 à 35 pour cent, tandis que les achats du Maroc à la France tombaient, de 39 à 30 pour cent. (Tableau 3.3) Depuis quelques années, la proportion du commerce avec les pays de l'Europe de l'Est a augmenté grâce aux accords bilatéraux de paiements. A titre d'exemple, on peut citer les exportations du Maroc vers la Bulgarie et l'U.R.S.S., qui sont passées de 37 millions de DH en 1965 à 119 millions en moyenne pour 1968 et 1969. L'importance de l'accroissement des principaux pro- duits d'exportation du Maroc, à savoir les agrumes et les phos- phates, peut dépendre en grande partie de sa capacité à péné- trer plus encore les marchés de l'Europe de l'Est. Services et Transferts 207. En 1969, le compte des services de la balance des paie- ments (Tableau 3.4) a enregistré une hausse considérable des re- cettes touristiques nettes, qui a été plus que compensée par un accroissement des dépenses du secteur public à liétranger. Il en est résulté une légère détérioration de la balance des ser- vices, le déficit passant de 216 millions de DH en 1968 à 226 millions de DH en 1969. On estime que les recettes touristiques brutes se sont accrues en 1969 de 165 millions de DH et ont at- teint 614 millions de DH, ce qui ferait du tourisme la source la plus importante des recettes en devises du Maroc. Le tou- risme prendrait ainsi pour la première fois la place des phos- phates. Cependant, cette estimation ne se fonde pas sur les recettes réelles enregistrées mais sur une estimation moyenne -1014- Tabl~ A u i i l at 1i f' d1 ~i 1. b .'ne dos pn i rrt ] 966 - 9 (Mil I.lons de djrham:) 1966 1967 1968 L9(9 19() A. March3nd!i ses (f.o.h.) Exporttions 216 2 .{) 2[00 2 imtportr LlouIs 221L 21. 217 26h1 Balance dommei a le -73 ~28' .309 - 191 - _2 B. Services (neLs) Voyages 215 211 367 360 Revenu des inve sti s senenLs privés -L28 -313 10 -115 ( Intérêt sur Ja deLt.e pubi 1que -82 -70 -112 -91 (-215 Divers -2-30 -26> --209 -367 -39h Balance des services -22 238 -216 -226 -2h9 C. Transferts coursa (net) Envois de fonds par L es tra- vailleurs mnroc:nr 1' étranger - L i - -25 71 79 Pensions 84 81h 96 96 Divers 0 6 i 3-1 10 Balance des tr[-1ti -) ( 198 185 Balance des biens, åivices et transferts ( B ) -L ii -472 -h)i -2.V -116 D. Mouverents de cap. ,aux (nes) Capitaux publ.Ics 380 22 hu4 352 549 Dons officiels (103) (J2) (171) (154) (160) Capitaux à long lrme (287) (3-1-7) (226) (2hM) Avoirs exté'riuØii'j en dirnas (-60) (-19) (7) (-46) 389 Capitaux privés -30 -45 -72 -27 -88 Investissements i long teorme (37) (58) (37) (34) (27) Crédits commerciaux (90) (10) (6) (84) (55) Autres capitaux privés (-iS/) (-113) (-115) (-145) (-170) Balance des mouvement,s de capitaux nor-monéL:! ires 350 7 335 325 46; Excédent ou déficit (-) global (A+B+C+D) -61 -95 -127 +106 .+4 Erreurs et omissions (nettes) -1 -7 -9 - E. Mouvemnents monéta-res (augmentation - -) 62 102 136 -105 -45 Variation nette des avoirs extérieur s Banque du Maroc 52 104 123 -68 Position nette au FMI (-5) (-5) (236) (46) Banques commerciales 10 -2 13 -37 des dépenses par touriste (1000 DH), et elle est probablement bien supérieure aux recettes réelles. Quoiqu'il en soit, le rythme d'accroissement des recettes touristiques a rapidement progressé depuis quelques années, le nombre de visiteurs de passage passant de h00.000 en 1967 à 481.000 en 1968 (soit une augmentation de 20 pour cent), et à 621.000 en 1969 (soit une augmentation de 30 pour cent). Les estimations pour 1970 en- visagont une hausse de 15 pour cent par rapport à 1969. Les recettes en devises devraient augmenter un peu plus lentement, car on stattend que le montant des dépenses par touriste aille en diminuant. 208. La détérioration de la balance des transactions gouver- nementales a eu pour cause une diminution des recettes (qui avaientmété exceptionnellement élévées en 1968) de 36 millions de DH et un accroissement des dépenses de 121 millions de DH. Celui-ci résultait d'une augmentation considérable des dépenses des services diplomatiques marocains et des paiements versés outremer aux entreprises participant à l'exécution du programme d'investissement de l'Etat, de l'inclusion en 1969 de paiements effectués par l'Etat à l'étranger (financés directement à l'é- tranger par des subventions accordées à titre bilatérial), et de transferts importants à 1'étranger effectués à titre officiel et à des fins non spécifiées. Selon les autorités, la position de la balance des transactions publiques ne devrait guère se modifier en 1970. 209. Ts versements à l'étranger du revenu duq investisse- rtents privés et les paiements de l'intérêt sur la dette publique ont été compris tous deux entre 130 et 13L millions de DII en 1968, et lion a fattend à une très légère hausso en 1.970. ùln prévoit également que les dépenses effectuées au titre du fret et des assurances augmenteront parallèlement au volume des impor- tations de marchandises. Iur les autres services non facteurs tels les redevances, les assurances autres que sur narchandiser et les communi cations, le déficit ie variera probablement guére. Il est donc probable qufen 1970 le déficit net pour l'ensemble des services sera approximativement de l'ordre de 2?. à 2h0 mil- lions de DII comme pendant les années précédentes. 210. Lhn des principaux facteurs de lamélioration de la ba- lance marocaine des paiements en 1969 a été l'augmentation du simple au triple des transferts courants nets en provenance de l'étranger, qui se sont montés à 198 millions de DH. Les envois de fonds des travailleurs marocains à l'étranger sont passés de 200 millions de DH en 1968 à 302 millions en 1969, ce qui consti tue l'apport le plus appréciable. Cette forte progression semble avoir eu pour causes l'augmentation du nombre des travailleurs marocains à llétranger, (le nombre des émigrants enregistrés est passé de 12.000 à 24.000 entre 1968 et 196,9), une meilleure organisation des procédures et fiêlires dfenvois de fonds, et l'accélération des transferts en prb.vision de la dévaluation du franc français. La dévaluation de 1969, ayant eu un caractère exceptionnel, il se peut que les envois Je fonds déclarés n'augmentent que légère- ment en 1970, me-me si le nombre des travailleurs marocains à l'étranger ne cesse d'augmenter. 11 semble, cependant, que les chiffres déclarés relatifs aux entrées de fonds (pour toutes les années), aient été considérablement sous-estimés. Les recettes nettes au titre des pensions ne devraient guère changer en 1970. Si les transferts du secteur public à ltétranger prévus pour 1970 sont en hausse, c'test en raison de Ja promesse faite par le gou- vernement marocain de donner 20 millions de DH à l'Organisation Palestinienne de Libération. Compte de Capital 211. La légère atténuation du déficit des capitaux privés an 1969 a été pratiquement annulée par une baisse des entrées nettes de capitaux publics. En conséquence, les entrées nettes de capi- taux (publics et privés) se sont maintenues presque sans change- ment à 330 millions de DH, niveau inférieur à ceux de 1966 et 1967, qui étaient de 350 et 380 millions de DH respectivement. - 107 - 212. En 1969, la réduction du déficit des mouvements nets de capitaux privés a résulté presque entièrement de liaugmenta- tion de l'encours des crédits commerciaux. Les investissements privés nets à long terme sont restés pratiquement inchangés, la hausse considérable des sorties de fonds d'investissement étran- gers (de 7 à 38 millions de DH) compensant l'accroissement des investissements directs extérieurs et des recettes de prêts à long terme (de 40 à 69 millions de DH). Sur le montant total des entrées nettes de capitaux privés à long terme, 40 pour cent provenaient des Etats-Unis, 34 pour cent de la France, 13 pour cent de la Suisse et 6 pour cent de l'Allemagne; en termes de distribution par secteur, 28 pour cent ont été alloués à liin- dustrie dont 5 pour cent aux textiles, 18 pour cent à la pros- pection pétrolière, 10 pour cent au commerce, 8 pour cent au tourisme, 7 pour cent à l'agriculture et 7 pour cent aux banques. Les autres paiements bruts du secteur privé dont le montant se maintient depuis plusieurs années aux environs de 200 millions de DH, font apparaître des erreurs dans les estimations des re- cettes touristiques ainsi que des sorties de capitaux non enre- gistrées. Pour 1970, le gouvernement a prévu une nouvelle dé- térioration du solde global des capitaux privés, le déficit passant de 27 millions de DH en 1969 à 88 millions de DH (à llexclusion de liutilisation des comptes bloqués), et ce en raison de nouvelles sorties possibles de fonds d'investissement étrangers et de la baisse de llencours des crédits commerciaux. 213. En 1969, les entrées nettes de capitaux publics (352 millions de DH) ont été inférieures de 13 pour cent à celles de 1968 et de 17 et 7 pour cent à celles de 1967 et 1966 respec- tivement. Ce compte se caractérise surtout par une chute im- portante des recettes provenant des prêts en devises qui sont tombées de 253 millions de DH en 1968 à 155 millions en 1969 (ce dernier chiffre correspondant également à la moyenne des recettes enregistrées pour la période 1966-1967). Les recettes nettes, après paiements des amortissements, ont également baissé, passant de 161 millions à 67 millions de DH. Ce fléchissement a été totalement compensé par un accroissement des recettes nettes de crédits cormerciaux, dû en grande partie au fait que le montant des remboursements a été moins élevé qu'en 1968. Une réduction de 16 millions de DH des avoirs en dirhams détenus à l'étranger a également contribué à la baisse globale alors que les dons (15h millions de DI) et les prÔts nets en dirhams (55 millions de DH) sont restés coire auparavant les sources principales des entrées dc capitaux publics. La quasi totalité de l'aide sous forme de dons a été fournie par la Franco (aide destinée principalement à subvenir aux besoins de quelque 7.(0 enseignants et 3.000 mem- bres du personnel dlasaistance technique) et par les Etats-Unis (denrées alimentaires). -108 - 214. Cette évolution des mnouvemenLs de capi taux publics pendant ces dernières années reflète à la fois le rôle wodeste joué par les emprunts nets du secteur public à l'étranger dans le financement des besoins en devises de ce secteur, tt montro que le Maroc continue à dépendre de l'octroi de crédi.ts conmer- ciaux et de doris pour financer ces besoins. Le fait que des prêts publics ot des dons d'un montant supérieur à (00 millions de DH aient été accordés pendant la période 1966-1968 pour fi- nancer les importations de blé rendues n6cessaires par de mau- vaises récoltes, et que la plus grande partie des dons servent à financer les services d 'asistance technique, met en relief le r6le secondaire que les emprunts étrangers nets (après rembourse- ment des prêts) ont joué jusqu 'à présent dans le financement direct des projets de développement. Pendant la période 1966-1969 par exemple, lies emprunts publics nets effectués par lo Maroc (à ltexclusion des dons mais y compris les prêts accordés pour fi- nancer l'imprtation de blé) se sont élevés en moyenne à 19 pour cent environ des investissements publics fixes. Toutefois, les emprunts publics bruts représentaient on moyenne 37 pour cent des investissements publics. En octobre 1969, le Groupe Consul- tatif a conclu que l'évolu,ion récente de ltéconomiü du Maroc et les perspec tA-es de dével.oypemeni justifiaient la poursuite (dans la mesure du possible) et 1 pansion de ltassistance à ce pays pour ïaintenir et accroftre le rythme de développement déjà atteint. 215. sur la base des versements effectués, les principales sources d'aide extérieure publique (dons compris) ont été pendant la période de 1967 à 1969 les Etats-Uiis (42 pour cent), la France (24 pour cent), J'Allemagne (17 pour cent), le Groupe de la Banque Mondiale (9 pour cent) et Kowei7t (5 pour cent) (Tableau 3.5). Le montant total des prêts accordés en monnaie locale pendant cette période S 'est élevé à 13 pour cent environ du total des emprunts. En 1969 les nouveaux engagements de prêt se sont montés à plus de 500 millions de DH, amenant ainsi le total des prêts publics non déboursés à 1,1 milliard de DH environ au ler janvier 1970. Sur ce total, les engagements publics bilatéraux se sont chif- frés à 60 pour cent, et ceux du Groupe de la Banque Mondiale à 40 pour cent. La France et le Groupe de la Banque Mondiale ont pris en 1969 de nouveaux engagements de prêts plus considérables, alors que les engagements contractés par l'Allemagne et les Etats- Unis s'avéraient nettement inférieurs à ceux de 1968 et des an- nées précédentes. Dans l'immédiat, les perspectives concernant les avoirs en devises sont en général favorables. Parmi les principaux donateurs, les perspectives concernant lassistance d'origine américaine sont incertaines, mais on sait déjà que la France s test engagée à verser au printemps 1970, 76 millions de - 109 - DH pour financer des projets déterminés, et 100 millions pour soutenir la balance des paiements. C test pourquoi, pour 1970 au noins, il est probable que les entrées globales de capitaux seront plus que suffisantes pour compenser l'augmentation du déficit de la balance des biens, des services et des transferts et des paiements d'amortissement, permettant ainsi aux réserves de s'accroître à nouveau en 1970 mais pas autant qu'en 1969. Réserves de change 216. Les réserves nettes de change du Maroc sont tombées de 121 millions de dollars à la fin de 1965, à 61 millions de dol- lars à la fin de 1968 (de 611 millions de DH à 310 millions de DH) (voir Tableau 3.5). Cette baisse a résulté principalement de la sécheresse de 1966 et 1967, du ralentissement des expor- tations pendant les mûmes années et de l'augmentation du volume de devises nécessaires à l'exécution d1un programme accéléré de développement. Le volume brub des réserves est tombé de 147 millions de dollars en 1965 à 114 millions de dollars en 1967, pour remonter ensuite à 131 millions de dollars en 1968 à la suite du tirage de 50 millions de dollars effectué par le Maroc sur le Fonds Monétaire International au titre d'un accord de crédit "stand-by". La balance des paiements ayant évolué favorablement en 1969 (voir ci-dessus), le montant brut des réserves s'est encore accru pour se chiffrer à 17h millions de dollars tandis que leur montant net augmentait de 21 millions de dollars pour atteindre 82 millions de dollars - montant équivalant aux dépenses des importations de marchandises (c.a.f.) d'un peu plus d'un mois et demi. En dépit d'un autre tirage stand-by de 10 millions de dollars, le déficit net du Maroc au FMI n'est passé que de 3a millions à 37 millions de dollars. La position des réserves marocaines slest encore améliorée pendant le premier trimestre de 1970, les avoirs of- ficiels bruts en or et en devises convertibles augmentant de 27 millions de dollars dont l millions représentaient une alloca- tion de DTS. 217. En 1969, la position des réserves s'est améliorée par rapport à celle de 19(6 mais n'a pas encore atteint le niveau qu'elle occupait de l96ý à 1967. En raison de l'incertitude du marché pour certaines exportations (surtout pour les phos- phates), de la sensibilité de la balance à l'égard des condi- tions atmosphér:iques, de l 'alourdissement probable du service de la deLte et do lq nécessité d'effectuer des rach.its de monnaie sur te FMI dans les ann6es à venir, le niveau de,1 réserves de change est insuffisant. - 1210 - Perapecties terme 218. Pour que le rythme du développomenL marccax s dès les premières années de la nouvelle déctonnie, il faudra que le volume des exportations et des inortationris augmente plus rapidement que pendant la décennie précédente; selon LouLe vraî - semblance, le total des importations sera légèrement supérieur à celui des exportations. L'ortissement de la dette imposera au Maroc une charge de plus en plus lourde et le montant des ré- serves en devises devra également augmenter, rie serait-ce que pour maintenir à son niveau actuel le volume dos importations,- pourtant assez bas et qui devra être relevé. Il est Ôvideimnent particu- lièrement difficile de faire des projections de mouvements de capitaux étrangers d torigine privée, mais toute modification, aussi faible soit-elle, du montant des capitaux ayant cette ori- gine pourra entraîner une augmtentation des besoins en capitaux étrangers d 'origine publique pouvant atteindre environ 1,2 mil- liard de DH par an d'ici à 1976 contre 600 millions environ pendant ces dernières années. On trouvera ci-après une projec- tion indicative de la balance des paiements pour 1976: Projection concernant la Balance d ,les piaiemenitb ions Dirhas) Exportations de biin, e L Lerv( ces -_ I.00 Exportations de marcht: fL ses 2.h0 . Services 926 1.580 Revenu des f5c Leurs5 680 Importations de bana et services à..d 6.290 Importations de marchandises 2.641 4.130 Services 946 1.48o Paiements des fac tours 566 68o Déficit du comnpte courant -250 -890 Transferts courants, n.i.a. 31 30 Capitaux privés à long terme, netsd 3h 70 Capitaux publïcs à long terme, bruts 577 1.210 Amortissement des capitaux publics à long terme -225 -41o Autres mouvements de capitaux, nets -62 ho Variation des réserves (augmentation= -) -105 -5 - 111 - 219. On estîm que le total dos exportations de biens et services progressera au taux noyen annuel d'environ 5 pour cent au cours des prochaines années; en revanche, les exportations de marchandises pourraient ne sfaccroftre que de moins de 4 pour cent par an. Comme l'indique le tableau ci-dessous, les deux principaux produits d'exportation du Maroc, à savoir les agrumes et les phosphates, devraient accuser une tendance à la hausse plus rapide que la moyenne des autres exportations de marchandises. Les exportations d'agrumes bénéficieront de dis- positions spéciales contenues dans la Convention d'Association signée avec la CEE, mais leurs prix pourraient baisser en raison des pressions exercées par la concurrence espagnole et israélienne. Il se peut que le prix des phosphates à l'exportation baissent également, mais à l'heure actuelle il n'est pas possible de pré- voir l'incidence nette de l'exploitation des gisements du Sahara espagnol sur les recettes en devises du Maroc. L'avenir des ex- portations de pommes de terre et d'autres légumes semble en gé- néral prometteur, contrairement à celui d'autres produits agri- coles, notamment les tomates et le vin, dont les perspectives d'expansion à court terme ne sont pas favorables. Projections des exportations de marchandises (valeur en millions de dirhas) Taux annuel de variation (%) 16h 19(69 1 1964/69 1969/76 chiffre chiffre (projec- effectif effectif tions) Produits agricoles Agrumes 311 389 530 4.6 4.5 Tomates 129 146 160 2.5 1.3 Pommes de terre 31 25 35 -4.2 5.0 Autres légumes 28 42 70 8.5 7.6 Vin 112 37 30 -19.6 -3.0 Divers -Lo- 559 52 5 _6..4 -_._ Total des produits agricoles 1,021 1,198 1,35o 3.2 1.7 Phosphates 578 551 830 -0.9 6.0 Autres produito miniers 221 225 225 o.h - Conserves de poisson 134 124 160 -1.5 3.7 Conserves de fruits et de légumes 47 6' 90 6.7 4.8 Jus de fruits et de 6gums 16 36 55 17.6 6.3 Engrais - 53 l05 - 10.3 Papier et pâ Le à papier 25 21 "0 2.3 8.7 Textiles et vêtements 21 7 125 28. 3 8' o Divers 1lo -.2 Total des produits industriels 1,198 1,258 1,790 1.0 5.2 Total des exportations 2,219 2,h56 3,10 2.1 3,6 -~ l.12 - 220. Pour ce qui est dus expotations industrielles du Maroc, la situation dépendra dans une large msure des efforts déployés par les producteurs des secteurs piblic et privé pour améliorer la productivité des entreprises existantes, promouvoir de façon dynamique les exportations marocaines sur de nouveaux marchés et chercher df,s cheïs d'entreprises étrangers et marocains qui seraient 'entés dfinvestir dans des industries d'exportation ut 1s eneou- rager dans ce sens. Le libre accès dos produits industriels marocains au Marché Conmmun pourrait constituer une occasion magnifique pour développer les exportations. Le rapport 1970 de la mission industrielle de la BIRD énonce certaines mesu- res spécifiques de nature à mettre en valeur les avantages de cette Convention et à Intensifier les stimulants à l'exporta- tion (référence ar annexe). 221. Pour ce qui est des exportations de produits alimentaires Lransformés, d Iengrais, de pâte à papier, de textiles et de vêtements, les perspectives semblent assez bonnes. Toutefois, les exportations de produits miniers (autres que les phosphates) diminueront dans l'avenir immé- diat, et les perspectives à moDyen terme relatives à ce sec- teur ne sont pas encourageantes, à moins que les prospections en cours ne permettent de trouver de nouveaux gisements. Le développement des nouvelles industries d'exportation (produits mécaniques, pièces détachées d'automobiles, éléments électro- niques) dépendra en partie du succès remporté par les autorités marocaines auprès des chefs d'entreprises étrangers ayant les connaissances requises en matière de techniques de production, et des débouchés ouverts à la production de ces industries. 222. DÎaprésý les projections, les recettes touristi- ques en devises devraient augmenter de 10 pour cent par an au début de la décennie (à partir, il est vrai, d'un chiffre gonflé); les envois de fonds par les travailleurs marocains à létranger devraient continuer de croltre (au taux dIenvi- ron 6 pour cent par an) et les recettes des autres exporta- tions d'invisibles ne sfaccroftre que légèrement. L'ensemble des recettes dtexportation de biens et de services devrait peut-être augmenter d 'un peu moins de 5 pour cent par an du- rant les années 1969-1976. 223. Comme nous l'avons indiqué plus haut, il est probable que dans l'avenir immédiat le total des importations slaccroitra un peu plus vite que celui des exportations. Les dépenses effectuées au titre des importations de sucre seront en régression car on prévoit que le tonnage des achats tombera - 113 - de 253-000 tonnes en 1969 à 180.000 tonnes en 1976. Il pour- rait même en résulter une épargne supplémentaire si le cours du sucre continue de baisser comme prévu. D'autre part, les importations de blé constitueront sans doute une charge de plus en plus lourde, car 1toffre augmentera plus lentement que la demande des consommateurs. Les importations de blé qui, en 1969, ne dépassaient pas 100.000 tonnes, pourraient atteindre un tonnage de cinq fois supérieurs d fici à 1976, en supposant un rendement "moyen" pour cette année-là. Si les mauvaises récoltes ne sont pas entièrement compensées par de bonnes récoltes, on peut prévoir que les dépenses effectuées pour les achats de blé importé dépasseront alors 200 millions de DH en moyenne par an pendant la période 1969-1976 et qu'elles pourraient doubler en cas de mauvaise récolte. A cause de cette vulnérabilité, il est particulièrement recommandé de constituer des réserves de change dont le volume permettra de faire face à une telle éventualité. 224. Les importations d'autres produits alimentaires et, dtune façon générale, celles des biens de consommation, ne devraient augmenter que modérément. Les importations de biens d'équipement continueront sans doute d'augmenter rapi- dement et pourraient même doubler dfici à 1976 si, dans le cadre de son nouveau Plan, le gouvornement poursuit ses efforts pour élever la part de l'investissement dans la production globale. La demande de combustibles, de matières premières et d'autres produits intermédiaires pourrait augmenter de quel- que 50 pour cent entre 1969 et 1976. Les dépenses allouées aux invisibles autres que les revenus des facteurs de produc- tion pourraient s'accroître approximativement au même rythme que les importations de marchandises, c'est-à-dire à raison de 6 pour cent par an en moyenne; elles pourraient cependant être moins importantes si l'Etat limite de façon stricte les dépenses des touristes marocains à l'étranger. Quant aux versements effectués au titre du revenu des facteurs, ils pourraient augmenter un peu plus rapidement, notamment en raison de l'accroissement des paiements d'intér@t de la dette publique. 225 En supposant que les résultats soient conformes aux prévi.sions en matihre d'exportations et d'importations, le déficit du compte courant pourrait être de l'ordre de 900 mil- lions de DH en J976. Compte tenu des 450 millions de DH néces- saires à et'amor issement d emprunt8, et des 50 millions de DH par -n qu'il est nécessai1e d'affecter aux réserves (pour que leur niveau représent.o 1 'équivalent de deux mois (t demi dfim- portations), le montant total des capitaux dorigine extérieure nécessaire en 1976 serait de l'ordre de 1,h milliard de DH (270 millions de dollars). -ur ce montant, environ 1,2 milliard fie DH (2h0 millions de dollars) serait do capiaux d'origine publique. r -l116 - Dette extérieure et capacité d'emprunt 226. La dette publique extérieure du Maroc, garantie par l'Etat (d'après les versements effUctués et remboursables en devises) a augmenté à raison do I5 pour cont par an en moyenne entre le début de 196ý et janvier 1970, pour atteindre 568 millions de dollarm (2,9 milliards de DII) (Tableau 4.1). Sur le total de cet encours, 71 pour cont représentent des prêts accordés par des gouvernements étrangers, 11 pour cent des crédits4-fournisseurs, 9 pour cent des prêts consentis par la BIRD et ltIDA, et le reste, des obligationi émises en souscription publique (Tableau 4.2). Au début de lannée 1970, la dette publique extérieure remboursable en dirhams se montait à 242 millions de dollars (1,2 milliard de DH). Quant aux crédits-fournisseurs non garantis détenus par le secteur privé, Leur montant était estimé a 28 millions de dollars (141 millions de DH). En tout, la dette extérieure remboursablo çi devises est estimée à près de 600 millions de dollars, et le total de toutes les dettes extérieures à quel- que 840 millions de dollars. 227. Dans l'enemble, le Maroc a bénéficié de condi- tions libérales pour l e remboursement en devises de la dette extérieure garantie par I lEtat, encore que les créanciers aient eu tendance récermentL à durcir leurs conditions. L'é- lément de subventions de la nouvelle dette (au taux dfactua- lisation de 10 pour cent) est tombé de 40,9 pour cent en 1965 à 34,6 pour cent en 1969 (la moyenne pondérée du taux d'inté- rêt passant de 3,8 pour cent à 5,6 pour cent). 228. Le service de la dette est passé de 18 millions de dollars en 1964 à 65 millions de dollars en 1969. Le total des paiements d'intérêt et d'amortissement, stest élevé en moyenne à 10 pour cent de l'encours des prêts effectivement déboursés au cours de cette période. Les données que possède la BIRD sur le service de la dette ne concordent pas avec les données de la balance des paiements (en partie à cause de 1fin- clusion dans celle-ci des crédits à court terme pour ltachat de blé). Comme l'indique le tableau ci-après, les paiements effectués au titre du service de la dette publique exprimés en pourcentage des exportations de biens et de services est passé de 3 pour cent environ en 196h à quelque 8 pour cent en 1969. - 115 - Coefficients du service de la dette, 1964-1969 (en pourcentages du total des exportations de biens et services) 1964 1965 1966 1967 1968 1969, Données de la BIRD 3.0 4.9 6.8 6.6 7.2 8.4 Données de la balance des paiements 3.6 3.4 9.9 6.2 10.6 7.5 229. A moyen terme, on pense que le coefficient du service de la dette continuera d'augmenter et atteindra peut- être 12 pour cent en 1976, en supposant que la balance des paiements évolue grosso modo conformément aux projections reproduites ci-dessus à titre indicatif. Du point de vue des disponibilités tant budgétaires que de change extérieur, il semble probable que pendant quelques années encore le Maroc parviendra à assurer sans trop de difficultés le service de sa dette extérieure -- en supposant toutefois que ltaccomplisse- ment dans les domaines de l'épargne et des exportations dépas- sent celui de la dernière décennie. Toutefois, à long terme, on estime que la charge constituée par le service de la dette augmentera fortement après 1976, d'une part parce que la durée moyenne des échéances et des différés de remboursement des emprunts contractés récemment a été très longue, diautre part parce que les entrées nettes de capitaux pendant les années 1970 devront probablement augmenter, pour pouvoir soutenir un taux des investissements plus élevé, afin de permettre à lien- semble de la production d'atteindre un taux d'expansion jugé satisfaisant. 230. L'analyse fait ressortir que, vraisemblablement, entre 1970 et la fin de la décennie, le coefficient du service de la dette du Maroc ne sera que modérément sensible à des variations assez importantes des conditions dont seront assor- tis les prêts, mais qu'il le sera beaucoup plus au cours des années 1980. De plus, le coefficient du service de la dette pourrait stapprocher de 20 pour cent d'ici à 1980 si le taux d'accroissement des exportations niatteint pas au moins 5 pour cent par an. Dans l'ensemble, la capacité qu'aura le Maroc d'assurer le service de sa dette extérieure devrait lui per- mettre d'emprunter à des conditions du marché des montants beaucoup plus élevés qu'au cours des dernières années, à condition que la structure de l'affectation des ressources ne se détériore pas, que l'épargne augmente de façon raison- nable et qu'une grande partie de l'aide continue d'être as- sortie de conditions de faveur. - 116 - YOTE SUR LA PLAMrICATIO! DU DINELOFI'iT 1. La fonction de planification a été renforcée au 'aroc au cours des deux ou trois dernicres années mais rour améliorer qon efficacité, il reste encore à résoudre plusieurs problèmes assez inportants, à savoir la constitution de services de program- mation au sein des ministères technicues. l'lmélioration de la coordination budgétaire et la mise en oeuvre d'une oolitiaue de développenent régional. Les nrogrès oui ont été réalisés et les principaux problèmes qui se posent sont exaninés ci-après. 2. C'est P. M. le Roi qui prend les -nrnciiales décisions 'uant à la politique à suivre pour la préparation et la mi-e en oeuvre du Plan L'ational de Dévelop?: ent, décisions nui sont préalablement examinées par un comité riristériel écono ioue restreint et approuvées tar le Conseil des ''inistres. Le Plan actuel 1968-72 a été rromul-ué sous forme de loi et. avant d'être e.-prouvé par le Conseil des -inistres, il a été examiné nar le Conseil supérieur de la Promotion 'ationale et du Plan, organisme consultatif com'osé d'environ 350 r,en'-res, qui sont des représentants de différents grou,es économiques et sociaux et des re,résentants des rrovinces. Les réunions annuelles du Conseil ont été l^occasion d'un dialogue constructif avec le couvernment sur la progression du Plan. 3. Un comité Interministériel d'pnénagenent du territoire (CIAT) présidé par S. ". le Roi a été créé en l968 (voir ci-çessous). Le !inistère des Finances est chargé de fournir les ressources intérieures et extérieures nécessaires au financement du budget de fonctionnement et du Budget dlEquipement, et le Comité interminis- tériel de Coordination .udgétaire veille à ce oue l'élaboration annuelle du progranne d'investissement du secteur public soit conforme au Plan (voir ci--dessous). Les r,inistères techniques sont chargés de l'élaboration et de l'exécution des différentes parties du programme d'investissement du secteur public relevant de leurs sphères d'activité respectives- pour les aider dans cette tâche, il a été décidé en 1963 de doter chacun d'entre eux dýun service de prog'rammation. L'organiee chargé du Plan coordonne la préparation et l'exanen du Plan ainsi que la conmunication annu.elle des rapports sur -a mise en oeuvre. Il a publié en 1970 un rapport très complet sur la mise en application du Plan pendant les deux premières années. h.% Depuis aout 1969, l'organisme chargé du Plan a été placé auprès du Premier MInistre en tant que Secrétariat d'Etat chargé du Plan; le Secrétaire d'ftat au Plan a rang de ministre. Cette situation centrale a renforcé l'efficacité de cet organisme dont l'activité comprend maintenant: la planification, les statistiques, la coordination de l'assistance technique, le - 117 - contr6le d'un institut spécialisé de formation, l'Institut National de Statistique et d'Economie Appliquée (INSEA) et le Centre National de Documentation (CND). La plupart des 21 cadres marocains de la Division de la Planification ont été formés par l'INSEA. L'expérience que permettra d'ac- quérir l'élaboration déjà en cours du nouveau Plan fournira aux jeunes cadres l'occasion de mieux se former à l'économie appliquée et d'améliorer leurs qualifications. A l'heure actuelle, six experts étrangers (dont deux experts juniors) travaillent dans la Division de la Planification et les fonctions de l'organisme ne sont pas toutes remplies en raison du manque de personnel. On envisage actuellement de passer un certain nombre de contrats avec des assistants techniques étrangers pour des activités très précises liées à l'élabora- tion du nouveau Plan. 5. Le Secrétariat d'Etat au Plan a déjà entrepris l'élaboration du prochain Plan quinquennal 1973-77. Les directives générales relatives à la forme du prochain Plan et les méthodes de travail à suivre ont été,approuvées par le gouvernement, y compris le calendrier de travail et la cons- titution des commissions sectorielles ainsi que les procédures d'établissement des commissions régionales, dont les membres proviendront des diverses activités sociales et économiques ainsi que de l'administration publique. Le nouveau Plan accordera plus d'importance aux secteurs sociaux, au dévelop- pement régional, i l'indusbrialisation et au développement des exportations. 6. Le gouvernement réalise actuellement un effort par- ticulier en vue d'améliorer le rassemblement des données statis- tiques de base et des autres renseignements nécessaires à la planification. La Division des Statistiques procède cette année à un recensement industriel et à une enquête sur les budgets des ménages. Elle procédera en 1971 i un recensement de la population et des logements. Un recensement agricole est prévu pour 1972. La réorganisation en 396R du Comité de Coordination des Etudes Statistiques (COCOES), qui se réunit i intervalles réguliers, a permis d'méliorer le rassemblement des statistiques de base par les différents services de l'administration marocaine. Le Centre National de Documetation, créé en 1968 avec l'aide du PNUD, de la FAO et de l'UNESCO, a déjà rassemblé et analysé plusieurs milliers d'études t ci docomonts relatifs à 'agriculture marocaine; il étend 3 présont son activit4 à d'autres qujets et a recours aux techniques modernes de mise en mémoire et de dépistage des donnies sur ordinateur. Un rapport annnel sur l'ex'cution du Plan est %]aboré chaque année par le Serritarlat d'Etat au Plan, en coopira%on av9c les ministères techniques et le Minitsnre des Finances cn vue de comparer les ré- sultats obtenus avec les objectifs fixés par le Flan. ~118 - 7. Ies responsabilités du Secrétariat d'IEtat chargé du Plan ont été élargies et corprnnnent présent la coordi- nation entre l'assistante technique et le Plan national de développement. Le recensement complet des assistants tech- niques étrangers (environ ]12.000) qui travail]ont darw tous les secteurs a été effectué; il devrait permettre de préparer des programmes d'assistance technique à 1ong terme. L'évalua- tion des projets en cours a débuté secteur par secteur on commençant par l'agriculture. 8. Le processus de planification a été notaiment ren- forcé par la coordination entre le bureoau du Budget d'Equipe- ment, qui dépend du Ministère des Finances, et le Secrétariat d'Etat chargé du Plan. Préparé en coopération par Je Ministère et le Secrétariat, le Budget d'Equipement présente un programme annuel d'Itnestissement public conforme à celui que prévoit le Plan %inquennal. Le système de révision annuelle du pro- gramme qui a été adopté permet d'assurer la souplesse nécessaire sur une période de cinq ans. Sur la base du rapport relatif à l'exécution du Plan, chaque ministère technique peut, si nécessaire, réviser son programme d'investissement en consul- tation avec le Secrétariat d'Etat au Plan et le Ministère des Finances. Il s'ensuit que les estimations initiales des coûts de certains projets sont réévaluées, que de nouveaux projets sont introduits et que d'autres sont abandonnés. Ce processus de révisian a été étendu en 1969 au programme d'investissement pour les trois années restantes du Plan --uinquennal et a eu pour résultat une augmentation de 25 pour cent du montant total des crédits affectésau programme d'investissements publics pour 1970- 72. L'augmentation nette a profité surtout à l'agriculture et aux transports. Services de programmation 9. La constitution de services de programmation dans les ministères a été officiellement approuvée par le gouvernement et leurs fonctions ont été exposées dans le Plan Quinquennal 1968-72. Cependant., jusqu'ici, les seuls services qui ont pu s'acquitter des fonctions qui leur ont été dévolues sont les services de programmation créés au sein des ministères des té]écommu- nications, des travaux publics et de l'éducation nationale. Il importe d'accélérer la constitution de services erricaces aans les autres ministères. Le retard pris par certains ministères dans la mise en oeuvre des projets prévus par le Plan en cours peut être au moins partiellement imputé à l'absence de tels servi- ces. Ces retards ont été particulièrement sensibles dans la préparation des mesures juridiques qui font partie intégrante du Plan et dont l'élaboration aurait dû être contr6lée par les services de programmation. Une autre conséquence de l'absence - 119 - de tels services de programmation a été le manque de coordina- tion entre les études réalisées dans chaque ministère, qui a empêché la préparation de programmes sectoriels à long terme. En outre, pour que l'élaboration du prochain Plan (1973-77) soit conduite de manière efficace, il faudra que tous les minis- téres y participent activement et que le Secrétariat d'Etat chargé du Plan puisse trouver dans chacun d'eux des interlocu- teurs responsables et qualifiés, c'est-à-dire, sous une forme ou sous une autre, des services de programmation. 10. L'existence officielle ou juridique des services de programmation est moins importante pour l'accomplissement de leur tâche que l'existence des mécanismes de coordination appro- priée au sein de chaque ministère. Les difficultés de création de services de programmation ne tiennent pas tant à la pénurie de personnel approprié qu'à la définition trop vague de leurs fonctions. Il est nécessaire que celles-ci soient adaptées sans retard à la structure et à l'activité spécifiques de chaque ministère. La situation varie peut4tre d'un ministère à l'autre mais la nécessité de mesures de réorganisation interne l'emporte sur le besoin de personnel supplémentaire, y compris d'assistants techniques étrangers. Coordination budgétaire 11. Si la coordination entre le Secrétariat d'Etat au Plan et le Ministère des Finances dans la préparation du Budget d'Equi- pement semble suffisante, il reste à introduire des améliorations considérables dans la coordination des budgets de fonctionnement et d'équipement de chacun des ministères. Deux types de problèmes se posent: (i) les retards dans l'exécution du programme d'inves- tissement peuvent résulter de l'insuffi6ance numérique du per- sonnel technique chargé de la mise en oeuvre du programme dont le ministère est responsable et (ii) l'utilisation inefficace des investissements peut provenir de la pénurie de personnel apte à utiliser les nouveaux équipements qui ont été créés. 12. Dans chaque ministère, le budget d'équipement et le budget de fonctionnement sont habituellement préparés dans deux bureaux distincts qui sont respectivement en rapport avec deux hureaux différents du Ministère des Fi nances. Les autorités sont parfaitement conscientes do 'importance de tenir compte des charges récurretes sur lo budget do fonctionnement de tout programme d'invesblissmerit, et poureant Eles ne donnent pas toujours toute 1 'attentîirn %voulJun aux dépensos de développement Oui ne concernent pas 1 léquipement. La coordination entre les dpennes d'équipement et les dépensos courantes relève du -lo0 - Secrétaire Généra] de chaque inistère, mais ce dernier est limité dans cette fonction par la capncîté da p:rogrammation de son ministère. De plus, les programmes et activités de caractère permanent sont rarement abarjdonnés une fois entre- pris. Il y a donc une tendance à gonfler le budget, c'est- a-dire à demander autant de crédits que l'année précédente, plus les sommes additionnelles dont on peut montrer la nécessité, sans beaucoup se préoccuper de l'utilité de tel ou tel programme. D'autre part, le Finistère des Finances, conscient des défauts d'organisation de plusieurs services, a tendance à maintenir un plafond global pour les dépenses courantes afin de stimuler un accroissement de productivité dans les administrations. Cette tendance se reflète aussi dans la politique financière générale qui vise à restreindre les dépenses courantes. Cependant, à l'occasion de l'ajus- tement des demandes totales, le Ministère des Finances peut manquer souvent des instruments nécessaires pour réduire les dépenses de manière sélective et conformément aux besoins bien établis des programmes d'investissement de chaque ministère. 13. Il est évident que les procédures qui viennent d'être décrites n'aboutissent pas à l'utilisation économique optimale des ressources; des mesures préliminaires ont déjà été prises pour introduire une approche orientée vers des programmes dans la préparation du Budget de Fonctionnement et pour en faire l'expérience avec un ministère. Développement régional l4. L'une des politiques officielles du Plan 1968-72 est d'encourager le développement régional. Les objectifs visés sont; (a) d'obtenir que la population collabore dans toute la mesure du possible à l'effort de développement et que les autorités centrales connaissent mieux le potentiel de développement de chacune des seizes provinces; (b) d'encou- rager l'intégration des doux régions anciennement sous l'in- fluence espagnole et française en créant de nouvelles entités administratives et de développement qui couvriraient plusieurs provinces des deux zones; (c) de stimuler le développement de la partie arriérée du sud du pays en reliant certaines des provinces plus pauvres avec d'autres plus avancées économi- quement. 15. Les mesures pratiques que le Gouvernement marocain a prises pour appliquer cette politique se sont li- mitées à la publication d'un volume spécial du Plan entière- ment consacré au développement régional et à la création en - 121 - 1968 d'un Comité Interministériel de I' 4ménagement du Terri- toire (CIAT), présidé par S.M. le Roi et "chargé de promou- voir et de coordonner toutes les études et mesures ayant pour objectif le développement régional". Cependant, aucune structure appropriée n'a été créée pour mener une action au niveau régional et au niveau central et le CIAT ne s'est jamais réuni. En 1970, un comité interministériel a été créé et s'est réuni pour étudier le programme de régionalisation. 16. Au Maroc, comme dans n'importe quel pays, une politique de développement régional peut être appliquée de deux manières: l'une consiste à établir des structures ins- titutionnelles spéciales chargées du développement régional, l'autre à inclure dans la politique nationale de développement un élément de développement régional. L'expérience d'autres pays a démontré que ces deux démarches devraient être suivies simultanément car elles se complètent. Il semble possible d'appliquer les deux démarches au Maroc si l'on réoriente, élargit et coordonne l'activité des institutions existantes tant à l'échelon central qu'au niveau local et si l'on relance le CIAT en tant qu'organisme supérieur chargé de déterminer les politiques à suivre. Plus précisément, on pourrait par- faitement utiliser les structure provinciales telles qu'elles existent actuellement en établissant une coopération étroite entre le Secrétariat d'Etat chargé du Plan, les services économiques des provinces relevant du Ministère de l'Intérieur et tous les services provinciaux des ministères techniques. Le personnel en fonction et l'activité actuelle de ces bureaux pourraient être examinés et progressivement réorientés vers des tâches liées au développement régional. Pour ce faire, le Secrétariat d'Etat chargé du Plan pourrait se voir chargé d'apporter son aide et de donner des directives, ce qui pour- ralt aider à surmonter la pénurie de personnel qui a empêché jusqu'ici la création de cellules régionales de programmation. 17. Il conviendrait aussi de reconnaître que le Secré- tariat d'Etat chargé du Plan et la Direction de l'Urbanisme et de l'Habitat du Ministère de l'Intérieur ont des intérêts communs dans le domaine du développement régional. Le Centre d'Expérimentation, de Recherche et de Formation (CERF) de ce Ministère devrait en conséquonce resserrer sa collabora- tion avec l'appareil régional de planification' l'on ob- tiendrait ainsi, grâce à la coopération entre urbanistes et économistes, un système de vérification et d'harmonisa- tion de la planification régionale. - 122 - NOTE SUR LT'S STIJLANTS ACCORD-S A L'TWErSTISIENT PRTVE Stimulants financiers 1. Afin d'encourager l'investissement dans certaines activités, le gouvernement a accordé des avantages importants en vertu du Code des Investissements du 31 décembre 1960 (et décrets associés) aux projets qui sont approuvés par une Commission des Investissements. Les activités choisies qui bénéficient de tous les avantages comprennent les industries dites de base (fer, acier, transformation des minéraux, sucre, raffinage du pétrole, cinématographie), les projets de l'hôtel- lerie et du tourisme, les chantiers navals, l'armement maritime et les flottes de pêche modernes. D'autres industries peuvent bénéficier d'un ou de plusieurs avantages (la transformation des minéraux ou les industries répondant nettement à la demande d'un marché, ou qui ont une valeur ajoutée suffisante, ou qui utili- sent les matières premières ou l'équinement du pays). Depuis février 1.970, les projets d'exploitation minière autres que ceux du pétrole peuvent également bénéficier des dispositions rela- tives au fonds de réserve (voir ci-après). Les principales dis- nositions fiscales du Code peuvent se résumer comme suit: a) Droits de douane: l'exemption des droits de douane ou remboursement ultérieur en totalité ou en partie desdits droits est accordée sur l'importation des biens d'équipement et du matériel neuf destinés à des nouveaux projets ou à l'expansion d'établissements existants, sur approbation de la Commission d'Investissement. b) Droits d'enregistrement: les droits frappant l'établis- sement de sociétés ou les augmentations de capital sont ramenés de 1,5 1 0,5 pour cent. c) Imp6ts sur les bénéfices professionnels: autorisation d'amortissement accéléré allant jusqu'au double du taux normal. d) Impôts des patentes: exonération des avoirs fixes neufs pendant cinq ans eu égard à la taxe proportionnelle sur les entreprises. e) Fonds de réserve: une provision destinée à l'achat de matériels neufs peut être constituée et exonérée de l'impôt sur les bénéfices professionnels. Cette provision ne peut excéder hO pour cent de la valeur de l'investissement ni 50 pour cent des bénéfices nets et doit être utilisée dans les trois ans. Toutefois, cet avantage n'est pas accordé aux entreprises qui font une demande d'exemption afférente à d'autres impôts. - 123 - f) Prime d'équipement: une certaine proportiôn, du coût de la construction et de l'équipement industriels, fixée par la Commission d'Investissement, peut être accordée comme sub- vention, la proportion pouvant atteindre 20 pour cent dans la Province de Tanger et 15 pour cent ailleurs, sauf dans les villes de Casablanca et de Mohamedia, dans lesquelles seuls les projets touristiques peuvent en bénéficier. Cette sub- vention a été versée par le truchement de la BNDE jusqu'en avril 1969 et elle l'est depuis par le Trésor. g) Garantie fiscale: aux termes de l'Article h6 de la Ioi de 1966 relative aux budgets, une garantie allant jusqu'à dix ans, assurant qu'aucun nouvel impôt ne sera appliqué et qu'au- cun changement ne sera apporté aux taux ou à l'assiette des trois impôts principaux (impôt sur les bénéfices professionnels, impôt des patentes et taxe urbaine), peut être conférée aux entreprises par la Commission. En plus de la garantie fiscale, les projets approuvés, financés à l'aide de devises étrangères, reçoivent une garantie de retransfert en cas de liquidation. 2. L'un des buts du gouvernement est d'encourager l'in- vestissement industriel et touristique dans la province de Tanger en particulier et de décourager toute nouvelle concentration industrielle dans la zone Casablanca-Mohammedia. En plus des taux différentiels de la prime d'équipement, les trois impôts principaux (mentionnés ci-dessus) sur les projets industriels et touristiques dans la Province de Tanger ont été réduits de moitié à dater du ler janvier 1963. D'autres influences sur l'emplacement des projets comprennent parfois l'attribution de terres à des conditions spéciales dans des régions particu- lières ainsi que l'attribution plus libérale d'avantages dis- crétionnaires aux entrepreneurs qui installent leurs industries dans de telles régions. 3. D'autres incitations fiscales sont conférées à des activités spécifiques. Les hôtels (y compris restoroutes et villages touristiques) sont exonérés de l'impft sur les ser- vices (allant de 4 à 6 pour cent de la valeur locative) et, de même que les restaurants, ils peuvent obtenir un rembourse- ment de la taxe sur le chiffre d'affaires qui frappe les dépenses d'expansion ou de rénovation des bâtiments. Un rem- boursement peut également être obtenu par les exportateurs eu égard à la taxe sur les produits (allant de 6,38 à 12 pour cent) qui a été versée sur les denrées exportées. D'autre part, la Commission des Investissements n'a accepté de prendre en con- sidération aucun projet d'usinage ou d'extraction d'huile végé- tale depuis 1967, ni aucun projet neuf de textiles depuis no- vembre 1968 (bien que les extensions demeurent admissibles à l'exonération de droits de douane). - 124 - 4. On peut trouver dans les approbations émanant de la Commission des Investissements une indication de la valeur de l'investissement privé dans le tourisme et l'industrie qui a bénéficié de ces avantages fiscaux, attendu que la plupart des investisseurs privés recherchent ces approbations afin de bénéficier des dispositions du Code des Investissements. Approbations de la Commission d'Investissement, par secteurs, 1963-1969 (en millions do dirhams) 1963 i-96h 1965 19661/ 1967 1968 1969 Total des projets approuvés 305 238 312 273 682 392 208 Secteur public n.d. 90 107 0 213 107 - Secteur semi- public n.d. ( 1 21 25 210 107 23 Secteur privé n.d. ( 184 239 229 178 185 Marocain n.d . n.d. 150 126 396 181 85 ,ixte n.d . n.d . 91 112 151 183 67 Etranger n.d. n.d. 4h 35 135 28 56 Tourisme 76 17 34 66 162 74 76 Industrie et ex- ploitation mi- nière (net) 183 121 227 178 h94 219 112 Transports (par mer et par air) 55 50 50 2 - - 10 Divers, ,y compris projets annulés 2/ - 50 2 27 26 99 10 Projets annulés ho 2 5 25 31 il «/ Le total réparti par nationalité ne correspond pas au total par secteurs pour l'année 1965. 2f Projets annulés dans des secteurs autres que l'industrie et l'ex- ploitation minière. 5. ' On ne dispose pas d'estimations précises de la valeur totale des avantages fiscaux dontont bénéficié les entreprises du secteur privé (et mixtes). Une distinction doit être établie entre les avantages initiaux (conférés une fois), qui comprennent l'exemption - 125 - des droits de douane et la prime d'équipement, et les avantages qui reviennent annuellement et qui comprennent les exemptions .fscales et les subventions pour intérgts (voir ci-dessous). Les exemptions fiscales ont été évaluées à plus de 5 millions de DH par an. Les subventions à l'équipement accordées au tourisme et à l'industrie sont passées de 13 millions de DH en 1965 à 20 millions de DH en 1968 et à 26 millions de DH en 1969. Les exemptions de droits de douane ont été évaluées à environ 12 millions de DH pour chacune des années 1968 et 1969. Stimulants sous forme de crédit 6. Divers stimulants sous forme de crédit sont offerts aux investisseurs privés dans les domaines de l'agriculture, de l'industrie, de la construction h8telière et de l'équipe- ment ainsi que de certains types de logement. Ce sont surtout des crédits à moyen terme et à lopg terme, accordés à des taux d'intéret relativement bas par des banques spécialisées contr8lées, en tout ou en partie, par l'Etat et qui obtiennent de ce dernier des fonds relativement peu onéreux. Les fonds sont obtenus par la vente de bons d'équipement à moyen terme et à long terme, ou gr8ce à des avances de la Banque Centrale, du Trésor ou de la Caisse de Dép8t et de Gestion. Les trois institutions principales ont également obtenu des prgts de la BIRD. 7. Il existe quatre banques spécialisées qui s'occupent respectivement de l'agriculture (CNCA), de l'industrie (BNDE), du tourisme et du logement (CIH) et des logements à bon marché (Banque Centrale Populaire). Ces deux dernières sont affiliées à la CDG; la CNCA appartient en totalité à l'Etat et la BNDE est de propriété mixte. Les crédits à moyen terme et à long terme accordés par ces banques représentaient une partie im- portante du total des investissements privés dans les domaines du tourisme et de l'industrie. Les crédits d'investissement à moyen terme et à long terme accordés par la CNCA et la Banque Centrale Populaire se sont accrus mais demeurent relativement restreints (Tableau 6.3). L'intérit appliqué par ces établis- sements est relativement bas, dans certains cas au-dessous de l'intérêt de 6,25 pour cent versé par l'Etat sur ses bons à 15 ans ou de l'intérgt de 5 pour cent versé sur ses bons à 5 ans (Tableau 6.6). La BNDE applirue 7 pour cent sur ses crédits et 6,5 pour cent sur ses crédits réescomptables à l'équipement; la CNCA applique 6,5 pour cent sur ses crédits d'investissement jusqutà 15 ans et un intérgt ne dépassant pas dans certains cas 4 pour cent sur ses crédits de 3 à 5 ans consentis à certai- nes catégories d'agriculteurs; la CIH applique 8,75 pour cent sur ses prgts à 20 ans à la construction h8telière et sur ses prêts à 10 ans à l'équipement hStelier, mais l'Etât consent une réduction de 4,25 pour cent, ramenant ainsi à 4,5 pour cent seulement par an le taux effectif d'intérêt sur ces prgts à long terme (Tableau 6.7). - 126 - Promotion 8. La promotion de l'investissement privé dans l'exploi- tation minière, l'industrie et le tourisme a été entreprise par plusieurs institutions. Le Centre d'Accueil et d'Orientation des Investisseurs a été créé en 1967 et chargé de rassembler l'information technique, financière et économique, de procéder à des études de marché, de rechercher des investisseurs et d'assister les investisseurs étrangers en particulier dans leurs rapports avec les services du gouvernement. Toutefois, le Centre ne disposant que d'un personnel extrgmement restraint, l'efficacité de ses efforts a été limitée jusqu'à présent. 9. En plus de ses activités de prgts, la BNDE s'efforce de promouvoir les investissements conjoints, d'origine locale et étrangère, dans l'h6tellerie et l'industrie. Les contacts de son administration avec des établissements financiers étrangers (qui participent à son capital) auss bien qu'avec les milieux locaux des affaires l'ont aidé dans ses efforts visant à encourager les associations locales avec les inves- tisseurs étrangers. Elle a également entrepris ou organisé sous contrat un certain nombre d'études de justification industrielle et d'études de marché, et elle a encouragé le lancement de nouveaux projets gr9ce à un volume limité de participation au capital. 10. Le Bureau des Etudes et de Participation Industrielle (BEPI) a créé le complexe chimique que l'Etat possède à Safi (Maroc-Chimie); il a également participé, avec le capital étranger, à la création d'une raffinerie, d'une usine de pneus, d'une filature de coton et de deux usines de montage, l'une de camions, l'autre d'automobiles. Depuis 1965, ses activités se sont ralenties mais, en 1970, son nom a été changé et est devenu "Bureau des Etudes et de Promotion". Les services offi- ciels envisagent d'élagir son r6le dans la promotion industrielle. 11. Enfin, l'Etat a encouragé les investissements privés en prenant des participation directement ou par le truchement de la Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG), dans toute une gamme d'entreprises telles qu'hôtels, compagnies d'autobus, car-ferry, assurances, construction et services bancaires. Ces partici- pations représentent dans de nombreux cas une part importante ou majoritaire du capital. L'Etat, agissant par l'intermédiaire du Bureau de Recherches et de Participations Minières (BRP4) a également pris une participation au capital d'une trentaine d'exploitations minières (Tableau 5.7) TABT EAUX 1.1 Population 3.2 L'Emploi par Secteurs, 1960-1973. 1.3 Demandes de Trivai- Déposées auprès des Bureaux de Placement et Nombre d'Emplois Offerts nar ces Bureaux en 1968 et 1969, l. Engagerrents Communiqués par les Employeurs, par Spécialité. 1.5 Emigration des Travail2eurs, 1963-1969. 1.6 Salaire Minimum Garanti. 2.1 Produit Intérieur Brut par Principaux Secteurs aux Prix du Marché de 1960, 1963-1969 et Prévisions pour 1970. 2.2 Produit National Brut aux prix du Marché, 1963-1969. 3.1 Exportations de Marchandises, Valeur en Douane, 1963-1969. 3.2 Importations de Marchandises, Valeur en Ibuane, 1963-1969. 3.3 Répartition Géograuhique du Commerce Extérieur. 3.4 Balance des Paiements, 1966-]969 et Prévisions Officielles pour 1970. 3.5 Aide Extérieure Publique, 1965-3969. 3.6 Réserves en Devises, 1961-1969. h.1 Maroc - Encours de la Dette Publique Extérieure au 31 Décembre 1969. h.2 Maroc - Estimation du Service de la Dette Publique Extérieure Compte Tenu des Montants d'Emprunts à Recevoir après le 31 Décembre 1969. Pages 1 - 11. 5.1 Recettes Ordinaires du Budget Général de l'Etat, 1965-1970. 5.2 Moyenne Pondérée du Tarif Douanier, 1965 et 1969. 5.3 Dépenses Ordinaires de l'Etat, 1965-1970. 5.h Dépenses d'Investissement de l'Etat et Estimations, 1965-1972. 5.5 Budgets des Collectivités Incales. 5.6 Sécurité Sociale. 5.7 Participations de l'Etat au Capital d'Entreprises Industrielles et Commerciales par Secteurs, 1969. 6.1 Situation Monétaire. 6.2 Indice du CoÛt de la Vie. 6.3 Crédits Bancaires en cours par Banque et par Durée. 6.1 Total du Crédit Bancaire par Secteur et par Durée, 2 Février 1970. 6.5 Crédit Bancaire à Court Terme en cours Par Secteur. 6.6 Taux d'Intérêt Payés (en pourcentage par an). 6.7 Taux d'Intérêt (en pourcentage par an). 6.8 Souscription aux Obligations d'Etat par Souscripteurs. 7.1 Superficie cultivée en 17éréales et Légumineuses, 196h/65 - 1968/69. 7.2 Production Agricole 1961/62 - 1968/69. 7.3 Rendement des Céréales - Secteur Moderne, Secteur Traditionnel et Moyenne Nationale 196L/65 - 1968/69 (en quintaux à l'Hectare). 7.h Prix de Gros des éréales. 7.5 Utilisation d'Engrais, 1962-1970. 7.6 Subventions Versées par le Ministère de l'Agriculture. 8.1 Indice de la Production Industrielle par Secteur et par Branche, 1963-1969. 8.2 Industrie Extractive - Production et Exportations, 196h-1969. 8.3 Production de Certaines Industries de Transformation. 8.h Valeur Ajoutée dans l'Industrie de Transformation et l'Artisanat. 8.5 Approbations Nettes par la Commission des Investissements des Projets pour l'Industrie et la Transformation et Extractives. 8.6 Aide Approuvée par la BNDE. Tableau 1.1; POPULATION (exprimée en milliers d'habitants; recensement effectué au milieu de l'année) 19 52 1901966 19L0 Marocains Musulmans 8.585 11.068 13.451 15.310 Israélites 218 162 95 35 Total 8.803 11.230 13.5L6 15.345 Etrangers 539 396 180 n.d. Toutes nationalités 9.342 11.626 13,726 15.495 lf On ne dispose pas de données sur le chiffre total des populations française et espagnole en 1952. Rien que pour l'ancienne zone sud, la population française est tombée de 267.000 habitants en 1951 à 172.000 en 1960. Quant à l'ancienne zone nord, l'élément espagnol, qui représentait 85.000 personnes en 1950, n'était plus en 1960 que de 41.000 personnes. La population algérienne dans ltancienne zone sud est sud est passée de 32.000 personnes en 1951 à 92.000 en 1960. 2f dont 90.000 Français, 30.000 Espagnols, 25.000 Algériens et 30.000 personnes de diverses nationalités. Sources: Bureau central de statistiques, Résultats du 'ecensement de 1960, Ministère du Plan et Division démographique des Nations Unies. Tableau 1.2: 'EMWPLOI PAR SECTEURS, 1960-197P (en milliers) Recense- Estima- Estima- Pr(vi- Augmecnta- ment de Lions tions sions tion de 1960 pour pour pour 1960 - 196h, 1960 197 197 Agriculture 3065 3250 3100 3675 275 Energie et eau 10 17 19 20 1 Industries extractives 39 32 36 37 1 Industries et artisanats 399 h20 h36 158 22 Textiles, artisanat traditionnel (lh1) (160) (173) Bâtiment et travaux publics 56 66 77 83 5 Transport et communications ) 87 110 1)46 36 Services ) 18 225 282 57 Commerce 230 250 287 332 h5 Secteur public 183 200 215 258 Total 11180 U70 805 5290 685 "Promotion nationale1f - 19 80 150 70 Total de l'emploi 1180 hh89 4885 544o 55" Population active U)85 h956 5575 630 765 y Chômage (résiduel) 305 67 690 900 210 2 Le Plan quinquennal (volume I, page 92) évalue à 710.000 personnes seulement l'accroissement du nombre de la population active, et par conséquent, à 155.000 personnes l'accroissement du nombre des chômeurs. Source: D'après le recensement de 1960 et les données du Secrétariat au Plan. Tableau 1.3: DEMANDES DE TRAVAIL DFPOSEES AUPRES DES BUREAUX DE PLACEMENT ET NOMBRE D'IEPLOIS OFFERTS PAR CES BUREAUX EN 1968 ET 1969 (PAR CATEGORIES) Demandes Offres d1mloïs d'emplois 1968 1969 1968 1969 Travailleurs non qualifiés 45.5oo 39.635 27.685 17.295 Professions libérales, techniciens 314 399 210 287 Cadres et personnel administratif 198 11 74 98 Employés de bureau 7.291 10.094 2.187 2.777 Vendeurs h38 817 30h 251 Agriculture, pêche et sylviculture 458 520 h8 34 Mines et carrières 104 99 26 52 Transports 1.435 1.373 2M8 307 Textiles 63h 535 h30 153 Vêtement 383 338 1h9 153 Cuir, industrie de la chaussure 168 215 h6 38 Métallurgie 205 210 30 hi Industrie du métal 3.07h 3.h52 1.042 1.178 Electriciens 569 809 253 3h1 Meubles et industries du bois 6h3 579 17h 225 Bêtiment et travaux publics 2.267 2.0l5 832 775 Imprimerie 80 110 h9 30 Poterie et verrerie 18 35 2 17 Produits chimiques, matières plastiques et papier 89 89 39 37 Industries alimentaires 1.019 876 911 801 Opérateurs 196 105 5h h9 Services 3.6h9 3.331 1.082 l.ho0 Total 6e.732 65.750 35.875 26.3h0 Source: Ministère du Travail Tableau 1i }GAGEMENTS COMiMUN1QUES PAhLE S EMPLOYEUR, PAR SPECIALITE 1968 1969 Pêche, sylviculture, aigriculture 2 2 Electricité, eau 10 20 Industries extractives - - Production de métaux l5 Transformation des métaux 31 Verre, céramique, matériaux de construction 2 3 Bâtiment et travaux publics 2.678 272 Produits chimiques )2 )o Industries aliment, ires 17c; )46 Textiles 165 266 Vêtement 5 8 Cuir, chaussure 91 10 Bois, meubles, liège 6 2 Papeterie, emballaîc 1 - Imprimerie I 6 Matiòres plastiques 1 - Industrics diverses 1 - Transports, stockage 57 102 Commerce 53 67 Hôtellerie 17 il Banques, assurances 70 31 Loisirs 73 137 Gens de maison 7 1 Santé, religion, professions libérales 16 50 Secteur public (y compris l'armée) 5 2 Total 3.535 1.112 Source: Ministère du travail Tableau 1 .5: EMIGRATION DES TRAVAILLEURS, 1963-1969 Date de signature de l'acccrd de Pays migration 1963 1961i 1965 1966 1967 1968 1969 Algérie 2/ hh 32 '21 6 23 13 31 Allemagne 1/ (21 juin 1963) 4b5 2.320 36 1f 23 27 1.826 Royaume -Uni 6 5 9 19 Lh 169 1.692 Belgique 1/, 2/(17 février 1961l) 989 1.827 55 8 Il 2 21 Espagne h/ h5 69 îl6 18 7 26 7 France 2/, 2/ (1er juin 1963) 5.615 1.833 5.71l2 5.972 6.bh3 7.L56 1 .51 Pays-Bas (114 mai 1969) - 3h 30 il 2 5 661 Libye 1/ (17 sept. 1965) - - 9 889 2.717 fi.683 3.651 Suisse 17 82 Il 2 3h 60 3 Autres pays 17 h7 il l 16 8 Total 7.218 19,21l9 5.959 6.943 9.353 12.h79 23.519 1/ Pays où réside un Chargé d'affaires sociales marocain. 2/ Pays avec lesquels ont été signés des accords de sécurité sociale Sources: Ministère du travail et ambassades Tableau 1.6: SALAIRE MINIMUM GARANTI 1/ qommes Dans l'industrie, le commerce Dirhams En dollars des Etats-Unis et les professions liberales par mois par jour par heure par mcis par jour par heure Zone I: Casablanca 177,632 6,832 0,5L ,10 1,35 0,17 Zone II: Agadir, Fez, Ifrane, Marrakech, Meknès, Oujda, Kenitra, Rabat, Salé, Safi, Tanger et Taza 173,680 6,680 0,835 3L,32 1,32 C,16 Zone III: Mohammedia, El Jadida, Jerada, Kouribga et Youssoufia 156,416 6,016 0,752 30,91 1,19 c,15 Zone IV: Reste du Maroc 152,256 5,856 0,732 26,00 1,10 o,iL Dans l'agriculture 2f Ensemble du territoire marocain 1,89 0,77 Femmes Salaire inférieur d'un sixième à ceux des hommes, pour les femmes travaillant à la fabricatiori d'articles de liège, de brosses, de produits chimiques, de fleurs funéraîres, de papier et de dérivés du papier ains que pour celles travaillant dans les blanchisseries ou les teirtureries, dans l'industrie textile. dars l'imprimerie, dans lindustrie du livre et dans certaines branches de l'industrie alimertaire. Salaire inférieur de plus d'un sixième (des taux spéciaux sont appliqués) à ceux des hommes pour les femmes tra- vaillant dans certaines autres branch-- de l'industrie alimentaire, notamment la conserverie et le trai- tement du poisson. Dans l'agriculture, salaire inférieur de 25% à celui des hommes. Snfants Par rapport aux salaires des hommes, ceux des enfants sont diminués des pourcentages suivants: de 1h à 15 ans: 50% I 15 n 16 ri % ) r 16 " 17 n 30% ) 20% dans l'agriculture 17 " 18 " 20% ) 1f Inchangé depuis le 1er janvier 1962 2 Au salaire net en espèces, il faut ajouter certains autres avantages en nature tels que le lcgerent, l'usufruit d'une parcelle de terre, la fourniture des produits alimentaires, etc. 3ource: Ministère du travail Tableau 2.1: PRODUIT INTERINüJR BRUT PAR PRINCIPAUX SECTEURS AUX PRIX DU MARCHE DE 1960 1963-1969 ET PREVISIONS POUR 1970 (en millions de dirhams) 1963 196h 96- 2 167 1968 1969 1/ 12 (prévisions) Agriculture 3060 2990 3150 2780 3070 3980 3590 3760 Energie 230 250 260 280 280 310 3h0 370 Mines 530 590 590 580 580 580 600 660 Industrie et artisanat 1250 1330 1320 1370 1h20 1490 1580 1670 Btimont et travaux 460 440 460 500 580 570 620 660 publics Commerce 2180 2150 2130 2140 2280 2)440 2560 2660 Transports et autres services du secteur privé 1660 1720 1780 1820 1890 1990 2090 2170 Traitements et salaires du secteur public 1090 1140 1120 1190 1250 1370 140 1440 Total 100o 10610 10810 10660 11350 12750 12820 13390 Ajustement -Y-20 -30 -20 -70 -20 -60 -80 -go Produit intérieur brut 10480 10580 10790 10590 11340 12690 12740 13300 1/ Chiffres provisoires. 2/ Correspond à la Production intérieure brute plus les traitements et salaires du secteur public. J/ L'ajustement a pour objet de faire concorder les données avec le concept standard du PIB, et de concilier les chiffres d'importations et d'exporta- tions tirés des deux sources indiquées ci-dessous. Sources: D'après les Comptes de la nation, du Secrétariat du Plan et estimations de la balance des paiements effectuées par l'Office des Changes. Tableau P?: PRODUIT NATIONAL lRUT AUX PIX DU MARCHE 1963-1969 (en millions de dirhams) j6) 96ù j_9.65 166 126 196. 1969 onsommation privée 89M0 921-0 9710 9620 10080 107iO 116A0 Intérieure (8760) (9o4o) (9550) (960) (9890) (10500) (il 370) A l'étranger (190) (170) (160) (160) (190) (2)40) (270) onsommation publique 1710 1850 1790 1850 1920 2120 2300 Biens et services (>I80) (510) (h30) (20) (420) (470) (520) Traitements et salaires(L230) (13hi0) (1360) (1430) (1500) (1650) (1780) 'ormation de capital fixe 1h10 1370 î1O 1530 1.890 1970 2170 lariations des stocks 60 -20 -- -150 30 720 -14o ixportations de biens et services 2h10 2760 2710 2780 2800 3060 3380 oins Importations de biens et services -2700 -2710 -2520 -2870 -3140 -3360 3590 >roduit intérieur brut 1184o 12460 13130 12760 13580 15250 15760 Revenu net de facteurs à l'étranger i/ -80 -130 -170 -230 -110 -160 -ho roduit national brut 11760 12330 12960 12530 13470 15090 15720 / Y compris les paiements et les recettes au titre des pensions. ources: D'après les comptes de la nation, et du Secrétariat du Plan. Après 1965, on a utilisé les estimations effectuées par l'Office des Changes en ce qui concerne les importations et les exportations. Tableau 3.1: EXPORTATIONS DE MARCHANDISES VALEUR EN DOUANE 1963-1969 (Millions de dirhams) 1963 1964 1965 1966 1967 1968 1969 TOTAL 1942 2219 2207 2168 2146 2278 2h55 Denrées alimentaires, boissons et tabacs 943 1074 100. 1052 1062 1169 _185 Agrumes 256 311 314 335 346 420 389 Tomates 105 129 137 149 175 14 146 Pommes de terre 40 31 49 59 47 39 25 Autres légumes frais 27 28 h8 30 hO 4l 42 Conserves de poisson 102 134 73 122 115 130 124 Légumes secs 62 65 89 54 50 94 9h Conserves de fruit et de légumes 38 47 50 51 59 51 65 Vin 85 112 86 69 60 24 37 Jus de fruits et de légumes il 16 14 22 19 24 36 Fruits secs .11 24 34 23 30 18 27 Divers 206 177 156 138 121 184 200 Matières premières agricoles 180 144 140 17 141 134 238 Huile d'olive 35 6 3 44 6 7 91 Coton 18 20 29 29 40 16 44 Liège 18 17 16 16 18 20 22 Crin végétal 31 32 27 26 21 19 19 Alfa 14 6 5 5 h 5 6 Laine, pelleteries, cuirs et peaux 15 13 9 9 7 6 3 Divers 49 50 51 5 45 61 53 Produits des mines et des carrières 681 835 864 784 ILh 754 776 Phosphates 460 578 573 534 546 544 551 Plomb 59 64 100 76 59 66 65 Fer 45 ho 38 32 35 25 32 Manganèse 57 52 51 52 4l 34 30 Zinc 15 20 33 26 27 21 24 Cobalt 5 16 10 14 12 15 13 Char bon 15 12 13 6 7 6 5 Divers 25 53 46 4 37 43 56 Produit,; rarifacturës non alimentaires 138 166 153 158 179 221 2 Cuir 13 il 13 lt 17 21 25 Produits semi-finis en liège 9 7 7 7 6 5 6 Engrai s , ( ( h 53 69 53 Autres produits semi-finis (73 (73 49 47 61 61 Produits finis pour l'industrie et l'agriculture 9 10 6 5 2 8 3 Tapis ( ( ( 10 il 12 18 Artisanat ( 3 8 9 9 Vêtements (52 (65 (52 3 4 5 16 Autres biens de consommation ( ( ( 27 31 31 66 Source: Secrétariat du Plan et Office des Changes Tableau 3.?: IMPORTATIONS DE MfACHANDISES VALEIR EN DOIANE 1963-l 969 (Millions de dirham,;) 196) 196)1 1965 2966 1967 1968 1969 TOTAL 2310 2338 ?17'2 2h18 2621 290 28) Denrées alimentaires (à l'-exception des hull es et graines oldagi n boisnos eL t,es ,0 65J .5( 6o '.3 619 i;2 Blé tendre 7 5 51 79 202 u3 2n6 h0 Sucre 192 327 2(2 191 iq9 119 109 Thé 51 70 56 6h 66 82 103 Beurre et fromages 29 28 25 25 32 40 h6 Café 28 30 30 33 36 35 31 Lait 19 19 23 20 26 26 26 Tabac 20 19 15 18 17 18 26 Farine de froment 19 16 23 12 15 10 il Divers 69 97 58 95 77 73 65 Combustibles et mati res premières 377 393 11) o 35 18 $29 507 Pétrole 65 85 73 79 80 107 102 Bois 66 71 6h 76 69 80 83 Autres huiles comestibles 81 37 113 9b 57 86 h7 Lubrifiants 17 17 18 14 14 22 27 Essence et diesel 4 5 4 2 8 7 8 Arachides et huile d'arachides 10 18 5 - 3 - - Divers 134 160 16h 170 187 227 2>40 Produits semi-finis 1461 46h 458 522. 5 621 738 Produits métalliques non électriques 139 156 135 11 172 181 207 Filés de coton et de fibre synthétique 42 46 56 90 76 86 122 Produits du papier intermédiaires 40 3h 27 30 32 3h 37 Engrais 24 22 27 27 35 42 30 Autres produits chimiques 38 39 48 50 47 60 61 Or industriel 7 14 10 6 h 5 7 Divers 17h 153 155 178 188 213 27h Produits finis pour l'agriculture et l'industrie 370 34h 353 385 529 588 663 Equipement industriel 154 153 165 158 3h0 347 h15 Equipement agricole 27 20 24 27 23 51 54 Véhicules automobiles et pièces détachées 24 25 16 22 12 13 17 Divers 165 146 1h8 178 154 177 177 Biens de consommation 598 h80 39 416 397 433 h8h Automobiles et pièces détachées 113 71 54 61 87 135 169 Equipement et principaux appareils ménagers 33 32 20 32 35 48 59 Produits pharmaceutiques 61 61 56 62 48 53 49 Textiles ,i65 131 52 97 71 2h 25 Divers 226 185 167 164 156 173 182 Source: Secrétariat du Plan et Office des Changes Tableau 3.3: REPARTITION GEOGRAPHIQUE DU COMMERCE EXTERIEUR (Millions de dirhams) i6_ 1969 Exportations (f.o.b.): Valeur Pourcentage Valeur Pourcentage France 958 43 863 35 République fédérale d'Allemagne 239 il 209 9 Bénélux 156 7 171 7 Espagne 90 h 100 Royaume-Uni 10h h 143 6 Algérie 36 2 71 3 Italie 57 3 200 8 Cuba 56 3 43 2 Etats- Unis 29 1 -7 2 URSS - 100 h Divers 494 22 508 26 Total 2.219 100 2.455 100 1-964 1969 Importations (c.a.f.): Valeur Pourcentage Valeur Pourcentage France 911 39 866 30 Etats-Unis 231 10 214 7 Cuba 243 10 68 2 République fédérale d'Allemagne 132 6 279 10 Bénélux 102 h 191 7 Italie 64 3 15? 5 Royaume-Uni 69 3 148 URSS - - 159 8 Divers 593 25 767 26 Total 2.3h5 100 2.8)d4 100 Sources: Secrétariat du Plan, Office des Changes Tabl.å. 3, 1. BALUNCE nrS PAIMrIS, 1966-1969 E PREVISTON3 OFFICIKLL.E9 PIR 1970 (N11]lene de dirhasu) 1968 1969« (pre-Izion' ofreti.l Rc. Dep. solde Rec. D p Sold. mec. Dp. Sold. Rec. Dp. Solde Ra. I II) n: et rereice, ',7 co.pris I'or non munertaira) .18. 22h1 2 -?115 2278 2 -o 2h 26-13 -191 25'. i asuoIan>ec 61 177 -116 66 191 -125 88 203 -115 88 239 -151 10 aneports 8 56 -h8 10 58 -t8 13 70 -57 26 7t -18 25 7 - Ve> eges 379 161 215 boo 189 211 50 235 215 61t 267 3t7 660 Ø I Transactnsn gouvern,entales 113 137 -2h 126 170 -t 187 lUt b3 151 265 -1it 160 - Autros services 52 91 -t2 51 1oo -19 to 120 -80 7 101 -5t 50 11'> venu ds fajt_ } -70 2 33 }81 I -106 3 558 -161 527 6f -6') L Nevent des iu, tisemento 35 215 -210 29 212 -183 tI 266 -222 59 265 -206 6-1 Prince (15) (113) (-128) (15) (128) (-113) (28) (138) (-110) (20) (135) (-115) ( .) (i Intrst sur la dette publique (20) (102) (-82) (1) ( 3) (-70) (16) (128) (-112) (39) (130) (1-91) (n.d., (. .5 Traitements (transferts dos travalilleurs) 158 266 -io8 209 213 -h 200 225 -25 302 231 7] 320 2U Pensions 11l 59 85 1t3 62 81 151 67 81 166 70 96 166 75 >6 Prv's(1144) (--) (1144) (1W) (-) (11,3) (151) (--) (151) (166) (--) (166) (166) (--) (Y, Publi que (-) (59) (-59) (--) (62) (-62) (67) (67) (-67) (--) (70) (-70) (-) (o) ( Total den bsene et srvcen (A) 2ý -321 Z18 26 16 1 -16 I 1 -0 3103 5 Transferts courants a/ » 121 - 0 -26 62 6) » 31 6t >t Privds -2-0Z U 29 25 I Public, -- 5 -5 -- 6 -6 -- 7 -7 -- h -L -- 5 rour-ents de cup ktauU 2_ 7 8 }5 0 2 J. 87 jf_ 332 8o 17 2 88;6 22 Capitaux publie.s 6 6 2621 g S 22 6 259 t,t 527 225 3L 3 Zbns 153 -- 153 121 -- 1211 171 -- 171 151 -- 15t 160 - Credits ce,ciaux 227 t1 186 269 55 21t 167 117 20 193 75 118 2t5 Prts en devisen 173 167 6 125 57 68 253 92 161 155 7 67 226 , 6 Prkts en dirhans 88 8 Bo 43 11 29 63 20 43 71 55 70 20 Avoirs etrangers en dirhams (nets) -- 60 -60 -- 19 -19 7 -- 7 -- . -1/ / c/ c/ Diver. 15 -- 15 6 -- 6 2 -- 2 4 -- 3 -- 3 Capi tax pris181 211 2 26 81 208 8o -2 226 253 2 Jo> 7> -63 Investisseents dil ects effectuts par des étrangere 11 7 31 59 8 51 35 7 28 57 38 19 Pr4s along tern 17 20 -3 7 11 -4 5 5 -- 12 6 6 77 50 2>' Prts et irvrti--ent. effetu4e par de.s Marocins b/ 9 3 6 17 6 i 15 6 9 9 -- 9 Credits con-iaux (svlde) 90 -- 90 55 t5 10 66 60 6 81 - 8 t 55 -- 55 Cometes bloques (n.Ls) -- 15 -15 -- 11 -11 3 -- 3 13 -- 13 c/ c/ c/ DiverS 21 166 -1t2 98 200 -102 8 202 -116 51 209 -158 ýO 220 -1 Total (A-B.C) 286 o047 -61 027 122 95 381 1511 127 1770 1661 +106 5053 rreurs et omissions - -9 -1 Kouevment, monétaires 68 6 62 i20 18 102 2 11 _ 119 221 -105 mg du Maroc 57 5 52 118 11 101 236 113 123 119 187 -68 Avoirn extrieurs (13) (--) (43) (118) (--) (118) (--) (83) (-83) (--) (187) (-187) AnCag.ents extereurs (1) (--) (14) (--) (9) (-9) (--) (30) (-30) (106) (--) (106) Post tion nette au I <--) (5) (-5) (--) (5) (-5) (236) (-) (-236) (13) (--) (13) Bnques cme.er-ales 11 1 10 2 4 -2 21 8 13 -- 37 -37 Avoirs extrieurs <11) (--) (11) <-) () (-) (-) (8) (-8) (-) (28) (-28) <nents exterleurs (--) (1) (-1) (2) (--) (2) (21) (--) (21) (--) (9) (-5) Rac. - decett.s; Dl'p. - Dýpenses 3/ Ls tIss1erts de salaires et les verfal nta de pension ont éte' iclu ous le rubrique Rnveaus des facteurs alors que dans le tableau re'cpitulatif dr. *"te ýt l- stati, ' officielles, ces transferta sønt consid4r4e cosme de. transferta courante. La pr6sentation edqptgø icl i pour objet de faciliter les coeprairmw avet - , nationaux. C'est ainsi quo le deircit du compte courant est calcule' &e tunir c"mpts des recettes et peeriente de tranefert sutres que ceux qul con,ta- tu.- enus des facteurs. b/ Compr,, credits A l'exportatior), celestant en affete @ur lVetrnger eascmpte's par le ayetýne bancalre marocain; dans les comptes officiele, cea cr,dits entrent sous la r-brque dec oueente mtonatree. c/ On ne dispose d'aucune estization offjol elle por ce poetes; dan. le stattistiquee offMcIelle, Ile sent conaid4rAe coea des mouveænts monetailres. Sou- '>s Cbeges et International rIpancl al Statlstlse. Tableau 3.5: AIDE EXTERIEURE PUBLIQUE , 1965-69 (Millions de dirhams) 1965 1966 1967 1968 1969 Prêts Dons Prêts Dons Prêts Dons Prêts Dons Prêts Dons France 289 9 226 44 161 46 62 46 81 38 Etats-Unis / 185 52 137 104 135 69 164 113 177 88 République fédérale d'Allemagne 53 -- 7 -- 105 -- 167 7 23 8 BIRD/IDA 39 -- 61 -- -- 61 -- 67 -- Koweit 84 -- 57 -- -- -- 25-- 30 -- Iran -- -- , - - - -- -- 1 -- 29 -- Arabie Saoudite -- 1 -- -- -- -- -- -- -- Italie -- -- -- -- -- -- -- -- 42 -- Belgique -- -- -- -- -- -- 22 -- -- -- Divers 3 1 6 -- 1 -- 2 -- il -- Total 653 76 504 148 443 115 503 166 420 134 Total des prêts et des dons 729 652 558 669 554 Ces données sont relativement conformes (mais pas dans tous les cas) aux données de la balance des paiements sur les mouvements de capitaux publics, comne indiqué au Tableau 3.4. Ces prêts comprennent des crédits pour l'echat de blé. Source: Office des changes Tableau 3.6: RESPRVES EN DEVISES 1964 - 1969 (Millions de dol]aru E.U. a la fin de l'année) 1964 1965 1966 1967 1968 1969 Avoirs Banque du Maroc Or 3h 21 21 21 21 21 Position de la tranche--or au FMI - il 12 13 - - Devises 17 67 54 42 64 103 2f Accords de paiements 16 22 25 13 20 18 Banques commerciales 35 26 2h 23 Total (brut) 102 147 136 114 131 17h Engagements Banque du Maroc 12 13 15 12 53 76 2/ Banques commerciales 15 13 13 13 17 f _16 Total des engagements 27 26 28 25 70 92 Réserves nettes 75 121 108 8 61 82 dont: Banque du Maroc (a l'exclusion de la position au FM 55 97 85 64 52 118 lf Comprend un dép8t de 4 millions de dollars effectué par la Libye, qui n'avait pas été inscrit au préalable. 2f Comprend un crédit de 10 millions de dollars accordé par l'Italie pour financer les importatiors en provenance de ce pays. Source: FMI, International Financial Statistics. Tableau 4.1: MAROC - ENCOURS DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE AU 31 DECEMBRE 1969 1/ Dette remboursable en devises (Milliers de dollars E,U.) Encours de la dette au 31 décembre 1969 Source Montants Y compris les décaissés montants non seulement décaissés TOTAL DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE 568.224 787.832 Dette envers le secteur privé 9h861 .861 Obligations émises en souscription publique 3.857 3.857 Fournisseurs 60.005 60.005 Belgique 11.879 11.879 France 33.706 33.706 Allemagne (République Fédérale d') 14.009 14.009 Italie 34 34 Pays-Bas 376 376 Prêts accordés par des organisations internationales h8.380 137,703 BIRD 47.282 119. 3 IDA 1.098 18.300 Prêts accordés par des gouvernements étrangers _42.983 555.268 Belgique 489 489 Tchécoslovaquie 30 30 Danemark 2h 3.333 France 161.595 166.680 Allemagne (République Fédérale d') 64.098 72.811 Hongrie 636 636 Iran 6.169 13.800 Italie 426 10.000 Koweit 36.407 52.140 Pologne 2.733 2.733 Etats-Unis 127.553 177.035 U.R.S.S. 24.823 55.579 lf Dette à échéance initiale ou prolongée, de plus d'un an. Division des Services Statistiques Département des Etudes économiques 1 juin 1970 Tableau 4.2: MAROC - ESTIMATION DU SERVICE DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE COMPTE TENU DES MONTANTS D'EMPRUNTS A RECEVOIR APRES LE 31 DECEMBRE 1969 (Milliers de dollars E.U.) Page 1 ENCOURS DE LA DETTE PAUMENTS PENDANT (DEBUT DE LAPPERIODE) Y COMPRIS LES MONTANTS LA PERIODE ANNEE NON DECAISSES AMORTISSEMENT INTERET TOTAL TOTAL DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE 1970 737.619 41.221 21.666 62.887 1971 696.399 41.505 23.920 65.j25 1972 654.894 41.983 22.905 64.888 1973 612.911 42.577 21.912 64.488 1974 570.334 43.834 20.763 64.597 1975 526.5oi 42.764 19.086 61.849 1976 483.737 42.395 17.577 59.972 1977 441.342 39.815 16.118 55.933 1978 401.527 38.641 lh.889 53.529 1979 362.886 33.662 13.69 47.131 1980 329.22h 30.h20 12.308 42.728 1981 298.804 28.4oi 1l.161 39.565 1982 270.ho3 26.424 10.119 36.543 1983 243.979 25.828 9.172 35.000 1984 218.151 24.958 8.247 33.206 Note: Comprend le service de toutes les dettes énumérées au Tableau 4.1 (préparé le 1er juin 1970) à l'exception des; a) obligations émises en souscription publique et remboursables à la demande du porteur $ 1.757,000 b) prêts pour lesquels on ne dispose pas des conditions de rembouruement: Fournisseurs (France) 1.609.000 Prêts accordés par des gouvernements étrangers France 14.681.ooo Hongrie 186.000 U.R.S.S. 31.979.000 Total $ 5o.212.000 Tableau 14.2: MAROC - ESTIMATION DU SPJRVICE DE LA DETTE P1ULIQIE EXTPldEURE COMPTE TEJNU DES MONTANT.S DIEMPUNITS A RECEVOIR AP'RES IE 31 DECHM3RE 1969 (SUVTE) (Milliers de dollars E. U.) Page 2 ENCOURS DE LA DETTE PAIEMNTS PENDANT (DEBUT DE LA PERIODE) LA PERIODE Y COMPRIS LES M4ONTANTS ANNEE NON DECAISSES AMORTISSEMENT INTERET TOTAL DETTE ENVERS LE SECTEUR PRIVE 1970 91.495 12.191 5.3hh 17.535 1971 79.304 9.529 4.625 14.154 1972 69.774 9.516 4.014 13.530 1973 60.258 8.890 3.396 12.286 1974 51.369 8.094 2.829 10.923 1975 43.275 7.708 2.304 10.012 1976 35.567 7.052 1.809 8.862 1977 28.515 5.175 1.377 6.552 1978 23.339 5.949 1.047 6.996 1979 17.390 1.475 736 2.211 1980 15.915 830 677 1.507 1981 15.085 394 635 1.029 1982 1!.691 348 618 965 1983 14.343 363 603 966 1984 13.980 379 587 965 OBLIGATIONS EMISES EN SOUSCRIPTION PUBLIQUE 1970 33.100 3.518 1.537 5.055 1971 29.582 1.462 1.372 2.834 1972 28.120 1.890 1.299 3.189 1973 26.230 1.411 1.198 2.609 1974 24.819 1.394 1.129 2.524 1975 23.424 1.271 1.061 2.332 1976 22.153 1.229 996 2.224 1977 20.925 1.171 932 2.103 1978 19.754 3.032 872 3.904 1979 16.722 821 719 1.540 1980 15.901 816 677 1.492 1981 15.085 394 635 1.029 1982 14.691 348 618 965 1983 14.343 363 603 966 1984 13.980 379 587 965 Tableau 4.2: MAROC - ESTIMATION DU SERVICE DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE COMPTE TENU DES MONTANTS D'EMPRUNTS A RECEVOIR APRES LE 31 DECEBRE 1969 (SUITE) (Milliers de dollars E. U.) Page 3 ENCOURS DE LA DETTE PAIEMENTS PENDANT (DEBUT DE LA PERIODE) PA PEDA Y COMPRIS LES MONTANTS LA PERIODE ANNEE NON DECAISSES AMORTISSEMENT INTERET TOTAL DETTE ENVERS LE SECTEUR PRIVE FOURNISSEURS 1970 58.395 8.673 3.807 12.h80 1971 49.722 8.068 3.253 11.320 1972 1.655 7.626 2.715 10.341 1973 34.029 7.479 2.198 9.677 1974 26.550 6.699 1.699 8.399 1975 19.850 6.437 1.2h4 7.680 1976 13.4:L4 5.82h 813 6.637 1977 7.590 4.oo5 hhh 4.449 1978 3.585 2.917 175 3.092 1979 668 65h 17 671 1980 1i il, - PRETS ACCORDES PAR DES ORGANISATIONS INTERNATIONALES 1970 137.703 4.911 3.495 8.406 1971 132.792 5.236 4.133 9.369 1972 127.556 5.519 4.621 10.140 1973 122.037 5.646 4.880 10.526 1974 116.391 5.300 5.024 10.324 1975 111.091 4.405 4.993 9.398 1976 106.686 h.636 5.j.o6 9.742 1977 102.050 4.4o4 5.180 9.584 1978 97.646 4.592 5.293 9.885 1979 93.054 h.62h 5.084 9.708 1980 88.430 4.739 4.787 9.526 1981 83.691 4.810 4.487 9.297 1982 78.881 4.650 4.18h 8.634 1983 74.431 4.073 3.917 7.990 1984 70.358 4.183 3.662 7.845 Tabl cau li.2: AROC - ElTIMATION DU SERVICE DE LA DE),TTI PUBL1QU,E KXTKRlEIE, COMPTI: TNU DES MONTANIS D'E1P1RTS A RECEVOTR APRES LE1 31 DECEJMBRE i] 969 (SUITE) (Millier s de dollar,s E.U.) Page >4 ENCOURS DE LA DETTE (DEBUT DE LA PERIODE) LA PERIUDE Y COMPRIS LES MONTANTS ANNEE NON DKCAISES AMORTISS,EKENT INTERE,' T TOTAL PRE'S ACCORDES PAR DES ORGANISATIONS INTEJRNATIONALES BIRD 1970 119.403 4.91] 3.495 8.406 1971 11>4.492 5.236 4.050 9.286 1972 109.256 5.519 4.521 10.0)40 1973 -103.737 5.64( 4753 10.399 1974 98.091 5.300 4.887 10.187 1975 92.791 4.405 4.856 9.261 1.976 88.386 4.526 4.969 9.495 1977 83.860 )4.294 5.044 9.338 1978 79.56 4.4b2 5.157 9.639 1979 75.08L 4.514 4.949 9.>463 1980 70.570 4.556 14.653 9.209 1981 66.01>4 4.627 4 .354 8.981 1982 61.387 4.267 4,053 8.320 1983 57.120 3.890 3.788 7.678 1984 53.230 4.000 3.534 7.534 PRETS ACCORDES PAR DES ORGANISATIONS INTERNATIONALES IDA 1970 18.300 -- -- -- 1971 18.300 -- 83 83 1972 18.300 -- 100 100 1973 18.300 -- 127 127 1974 18.300 -- 137 137 1975 18.300 -- 137 137 1976 18.300 110 137 247 1977 18.190 110 136 246 1978 18.080 110 136 246 1979 17.970 110 135 245 1980 17.860 183 134 317 1981 17.677 183 132 315 1982 17.494 183 131 314 1983 17.311 183 130 313 1984 17.128 183 128 311 Tableau 4.2: MAROC - ESTIMATION DU SERVICE DE LA DE'ITE PUBLIQUE EXTERIEURE COMPTE TENU DES MONTANTS D'EMPRUNTS A RECEVOIR APRES LE 31 DECEMBRE 1969 (SUITE) (Milliers de dollars E.U.) Page 5 ENCOURS DE LA DETTE (DEBUT DE LA PERIODE) PAIEMENTS PENDANT Y COMPRIS LES MONTANTS LA PERIODE ANNEE NON DECAISSES AMORTISSEMENT INTERET TOTAL PRETS ACCORDES PAR DES GOUVERNEMENTS ETRANGERS 1970 508.122 21.119 12.827 36.946 1971 484.303 26.739 15.163 41.902 1972 457.564 26.948 14.271 4.219 1973 430.616 28.0)41 13.636 41.676 1974 402.575 30.140 12.910 43.350 1975 372.135 30.651 11.788 42.h39 1976 341.48)1 30.707 10.661 41.368 1977 310.77Y 30.235 9.5S61 39.796 1978 280.5h2 28.100 8.5)9 36.6)9 1979 252.1? 27.563 7.6h9 35.212 1980 22)j.879 24.851 6.861j 31.695 1981 200.028 23.197 6.0)42 29.239 1982 176.831 21.626 5.317 26.913 1983 155.205 21.392 4.652 26.044 198h 133.8]3 20.397 3.998 24.395 BELGIQUE 1970 489 98 24 122 1971 392 98 20 117 1972 294 98 15 113 1973 196 98 10 308 1974 98 98 5 103 Tableau 1.2: MAROC - ESTIMATION DU SPRVICE DE LA DTTl7E PUBLIQUE XTKRI.l RE COMPTE TENU DES MONTANTS D'EMPRUNTS A RECEVOIR APRES LE 31 DECEBIRK 1969 (S¶UuTE) (Milliers de dol-lars E.U.) Pafe 6 ENCOURS DE LA DETTE PAIIEMENTS PENDANT (DEBUT DE LÅ PERIODE) LA P12RIODE Y COMPRIS LES MONTANTS ANNEE NON DECAISSES AMORTI SSFMENT INTERET TOTAL PRETS ACCORDES PAR DELS GOUTVERNEMNM,1Ts ETRANGERS ' TCHECOSLOVAQUIE: 1970 30 30 -- 30 DANEMARK 1970 3.333 -- -- -- 1971 3.333 -- -- -- 1972 3.333 -- -- -- 1973 3.333 - -- -- 1974 3.333 -- -- -- 1975 3.333 -- -- -- 1976 3.333 185 -- 185 1977 3.148 185 -- 185 1978 2.963 185 -- 185 1979 2.778 185 -- 185 1980 2.593 185 -- 185 1981 2.407 185 -- 185 1982 2.222 185 -- 185 1983 2.037 185 -- 185 1984 1.852 185 --185 Tableau 4.2: MAROC - ESTIMATION DU SERVICE DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE COMPTE TENU DES MONTANTS D'EMPRUNTS A RECEVOIR APRES LE 31 DECEMBRE 1969 (SUITE) (Milliers de dollars E.U.) Page 7 ENCOURS DE LA DETTE PAIEMENTS PENDANT (DEBUT DE LA PERIODE) A PEDA Y COMPRIS LES MONTANTS LA PERIODE ANNEE NON DECAISSES AMORTISSEMENT INTERET TOTAL PRETS ACCORDES PAR DES GOUVERNEMENTS ETRANGERS FRANCE 1970 151.999 9.212 4.902 14.114 1971 142.788 8.806 4.567 13.373 1972 133.982 8.861 4.262 13.123 1973 125.121 8.940 3.958 12.898 1974 116.181 9.085 3.650 12.736 1975 107.096 9.276 3.338 12.614 1976 97.820 9.467 3.020 12.487 1977 88.353 9.647 2.695 12.342 1978 78.705 9.512 2.377 11.890 1979 69.193 9.348 2.065 11.413 1980 59.845 9.560 1.768 11.328 1981 50.286 9.667 1.467 11.134 1982 4o.619 9.919 1.165 11.085 1983 30.700 9.525 856 10.382 1984 21.175 8.423 563 8.986 ALLEMAGNE (REPUBLIQUE FEDERALE D') 1970 72.811 2.587 2.181 4.768 1971 70.224 2.675 2.158 h.833 1972 67.550 2.762 2.088 4.850 1973 64.788 3.156 2.014 5.170 1974 61.632 3.984 1.911 5.895 1975 57.647 3.984 1.772 5.756 1976 53.663 3.570 1.633 5.20h 1977 50.093 3.156 1.532 4.689 1978 46.936 3.684 1.43 5.127 1979 43.253 5.236 1.318 6.554 1980 38.017 5.236 1.156 6.392 1981 32.781 4.744 998 5.742 1982 28.037 4.7U4 851 5.595 1983 23.293 4.744 704 5.448 1984 18.549 4.744 557 5.301 TabLem >4.2: MAlG0C -VSTTMATION DU SERV1CE DE LA DETTE Pl/ IQLFE EXTEJUEURE COM.>T TENU IES MfNTJS 'EMRUNTS AW EEVOIR APRES LE 31 DECEMl3RE 1969 (ElUTE) (Milliers de dollars E.U.) ENCOURS DE LA DETTE PENDANT (DEBUT DE LA PER10DE) A EDN Y COMPRIS LES MONTANTS LA ANNE1E NON DECAIIES rAMORTISSEMJ 1lNT R: TTTAL PRETS ACC PADES PAR DE GOUVERNEMENS ETHANGERS HONGRIE 1970 450 100 21 121 1971 350 100 16 116 1972 250 100 11 1l 1973 1.50 100 6 106 1974 50 50 1 51 IRAN 1970 13.800 - 1971 13.800 1972 13.800 -- - 1973 13.600 460 276 736 1974 13.340 920 524 1.hhh 1975 12.420 920 488 1.408 1976 11.500 920 451 1.371 1977 10.580 920 hi4 1.334 1978 9.660 920 377 1.297 1979 8.740 920 340 1.260 1980 7.820 920 304 1.224 1981 6.900 920 267 1.187 1982 5.980 920 230 1.150 1983 5.060 920 193 1.113 1984 4.140 920 156 1.076 Tableau 4.2: MAROC - ESTIMATION DU SERVICE DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE COMPTE TENU DES MONTANTS D'EMPRUNTS A RECEVOIR APRES LE 31 DECEMBRE 1969 (SUITE) (Milliers de dollars E.U.) Page 9 ENCOURS DE LA DETTE (DEBUT DE LA PERIODE) PAIEMENTS PENDANT Y COMPRIS LES MONTANTS LA PERIODE ANNEE NON DECAISSES AMORTISSEMENT INTERET TOTAL PRETS ACCORDES PAR DES GOUVERNEMENTS ETRANGERS ITALIE 1970 10.000 435 235 669 1971 9.565 870 421 1.290 1972 8.696 870 382 1.251 1973 7.826 870 312 1.212 1974 6.957 870 303 1.173 1975 6.087 870 26h 1.13h 1976 5.217 870 225 1.095 1917 4.318 870 186 1.055 1978 3.478 870 17 1.oi6 1979 2.609 870 108 977 1980 1.739 870 68 938 1981 870 870 29 899 KOWEIT 1970 52.140 -- 576 576 1971 52.140 2.947 1.796 4.744 1972 49.193 3.02h 1.689 4.713 1973 46.169 3.103 1.578 4.681 1974 43.066 3.186 1.465 4.650 1975 39.880 3.272 1.347 4.619 1976 36.608 3.798 1.2214 5.022 1977 32.830 3.891 1.086 4.978 1978 28.919 3.988 946 4.933 1979 24.931 4.088 801 4.889 1980 20.8l43 4.193 652 h.845 1981 16.65o 2.823 497 3.320 1982 13.826 1.770 402 2.171 1983 12.057 1.826 348 2.17h 1984 10.231 1.826 293 2.119 Tableau 4.2: MAROC - ESTIMAT10N DU SERVICE DE A DE'lTE PUBLTQUE EXTERIEUREt,,' COMP'El TIPNU DES MIN.TANTS D'E1MPR1-UNTS A RECEVOIR APRES LE2 31 DECEM3,1RE 1969 (SUITE) (Milliers de dollars E.U.) Page 10 ENCOURS DE LA DETTE PAIEMNTS PENDANT (DEBUT DE LA PERIODE) LA PERI01DNT Y COMPRIS LES MONTANTS ANNEE NON DECAISjES AMORTIS>SEMENfT INTERET TOTAL PRETS ACC0RDES PAR DES GOUVERNEL,MlIN TS ETRANGERS POLOGNE 1970 2.733 2.[0[ 60 2.46 1971 329 47 8 55 1972 282 47 7 54 1973 235 h7 6 53 1974 188 47 5 52 1975 1h1 47 h 51 1976 94 17 2 49 1977 47 147 1 48 ETATS-UNIS 1970 177.035 8.368 4.473 12.841 1971 168.667 9.oo4 5.508 14.512 1972 159.663 8.571 5.221 13.792 1973 151.092 8.652 4.927 13.579 1974 142.441 9.584 4.607 14.191 1975 132.857 9.666 4.215 13.881 1976 123.190 9.234 3.824 13.058 1977 113.956 8.903 3.443 12.345 1978 1O5.O5 6.325 3.134 9.459 1979 98.729 4.706 2.984 7.690 1980 94.022 3.888 2.895 6.784 1981 90.134 3.988 2.784 6.772 1982 86.146 4.088 2.669 6.757 1983 82.058 4.192 2.550 6.742 1984 77.866 4.299 2.429 6.727 Tableau 4.2: MAROC - ESTIMATION DU SERVICE DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE COMPTE TENU DES MONTANTS D'EMPRUNTS A RECEVOIR APRES LE 31 DECEMBRE 1969 (SUITE) (Milliers de dollars E.U.) Page 11 ENCOURS DE LA DETTE PAIEMFNTS PENDANT (DEBUT DE LA PERIODE) PA PENDE Y COMPRIS LES MONTANTS LA PERIODE ANNEE NON DECAISSES AMORTISSEMENT INTERET TOTAL PRETS ACCORDES PAR DES GOUVERNEMENTS ETRANGERS U.R.S.S. 1970 23.600 885 35b 1.239 1971 22.715 2.193 668 2.861 1972 20.522 2.616 596 3.212 1973 17.906 2.616 518 3.134 1974 15.290 2.616 439 3.055 1975 12.674 2.616 361 2.977 1976 10.058 2.616 282 2.898 1977 7.442 2.616 20h 2.820 1978 4.826 2.*616 125 2.741 1979 2.210 2.210 33 2.243 Division des Services statistiques Département des Etudes économiques ler juin 1970 Tableau 5.1: RECETTES ORDINAIRES DU BUDGET GENERAL DE L'ETAT (1965-1970) (en millions de dirhams) 19691/ 1970 Estima- Résult- Prév- 1965 1966 1967 1968 tions ats isions Impôt agricole 43,2 34,5 36,9 62,5 80,0 46,0 80,0 Impôts des patentes 53,1 57,6 54,6 58,8 55,0 74,1 62,0 Impôt sur les bénéfices professionnels 293,8 317,5 339,3 406,4 405,4 412,3 4lo,0 Impôt sur les traitements et salaires 77,6 101,3 103,7 122,8 125,0 135,7 13?,5 Taxe urbaine 2,4 9,0 13,2 19,3 14,0 16,3 16,0 Taxe de licence sur les débits de boissons 0,6 0,6 0,7 0,5 0,7 1,3 0,8 Total des impôts directs 470,7 520,5 548,4 670,3 679,7 685,7 701,3 Droits et taxes à l'importation 328,1 400,6 404,2 395,2 h20,0 h56,8 455,0 Taxes à l'exportation 43,1 48,2 66,6 54,0 65,0 52,5 58,O Autres recettes douanières 3,9,1 4,2 5,5 3,8 _h,0 Total des recettes douanières 375,1 452,9 474,9 453,4 490,5 513,1 517,0 Taxe intérieure de consommation 2/ 320,9 352,9 379,4 401,5 414,6 439,6 p/438,5 Taxe sur les produits et taxe sur les services 2/ 205,0 222,0 224,$ 291,2 a/430,0 503,1l/ 8a , Total des taxes à la consommation 525,9 574,5 603,9 692,7 844,6 942,7 918,5 Droits d' enregistrement et de timbre 110,5 118,9 125,5 137,3 178,2 173,4 187,7 Produits et revenus du domaine 48,0 41,1 49,8 49,2 52,6 58,0 56,6 Produits des monopoles et exploitations et des par- ticipations financières de l'Etat 2/ 142,2 171,8 191,3 387,7 322,8 311,09/336,0 Revenus des autres activ- ités de l'Etat (produits divers) 59,1 49,4 67,9 70,2 73,8 93,2 75,8 Revenus de transferts de l'Etat 1L57, 46,6 70,3 96,5 54,5 64,3 56,0 Total des recettes diverses 516,9 h427,8 504,8 740,9 68l,9 699,9 712,1 RECETTES TOTALES 18886 197 2132,0 2557,3 2696,7 2841,4 28)48, 1/ Chiffres provisoires 2/ Les chiffres officiels pour 1968-1970 ont été adaptés pour pouvoir les comparer aux exercices antérieurs. a/ Pour 1968, 1969 et 1970 les recettes provenant de la taxe sur les produits et de la taxe sur les services ont été diminuées de 160 millions de dirhams, soit le montant qui. a ét6 transféré aux budgets des collectivités locales. b/ Depuis 1969 les bénéfices de la Régie des Tabacs sont protés au poste Monopoles et Exploitations. Ils se sont élevés à 171,9 millions de dirhams en 1969 et à 190 millions de dirhams pour 1970. c/ Dans ce montant figurent les recettes qui avant 1969 étaient portées aux postes: bénéfices de la Régie des Tabacs (voir renvoi b); Monopoles et exploitations, transférés aux compte speciaux: fonds de développement régional, 119,1 millions de dirhams en 1969 et 1h5,5 millions de dirhams en 1970. Source: Ministère des Finances Tableau 5.2: MOYENNE PUN DU TART. DOJANIFdt1. 1965 et 1969 l/ (en pouroeentage) Importations en Importations 1965 1969 o/o du total, 1969 A. Biens d'equipemeit Matériel agri cole 1520,6 3,6 Matérie] électrique 18,8 -9,1 5,7 Machines et appareils 13,5 19,8 3,2 Mftaux de base -- 3,1 15,1h Métaux ferreux 2,5 16,9 2,6 Métaux non-ferreux 2,5 11,2 0,6 Produits méta-iurgi.ques 15,3 34,7 1,0 Camnions, tracteurs routiers, matériel roulant 25,0 21,3 2,h B. Biens intermédiaires Verre 12,5 39,6 0,3 Ciment, autres matériaux de construction 17,5 23,5 0,2 Produits chimiques 15,0 15,0 4,l Papier 14,6 24,9 2,5 Bois 12,5 14,3 0,3 Engrais 2,5 2,5 2,0 Filés de coton 17,4 25,5 0,h Fibres synthétiques 4,1 13,6 7,8 C. Matières premières Cellulose 5,9 -- -- Bois d'oeuvre 11,6 11,3 5,5 Laine 2,5 2,5 0,8 Pétrole et produits pétroliers 12,5 6,1 10,9 D. Biens de consommation Denrées alimentaires Produits laitiers 27,2 26,7 4,4 Viande 83,2 82,4 -- Céréales -- 2,5 2,8 Boissons 25,7 82,1 0,6 Tabac 58,9 30,2 1,8 Sucre 12,5 12,5 7,3 Produits pharmaceutiques 17,5 17,5 3,2 Parfums 42,6 152,5 0,1 Textiles Synthétiques et artificiels 37,5 56,4 0,9 Lainages 47,5 75,9 -- Cotonnades 46,1 55,4 0,5 Imprimés 47,5 57,5 0,1 Bonneterie 62,5 72,7 0,1 Vêtements 62,5 81,7 0,2 Chaussures 82,5 102,1 0,1 Appareils ménagers 32,9 36,7 0,4 Voitures, cycles 16,2 27,1 7,7 100,0 ]/ D'après un échantillonnage d'importations représentant 54 pour cent du total des importations en 1969. Y compris une surtaxe de 2,5 pour cent ad valorem sur tous les articles Tableau 5.3: DEPENSES ORDINAIRES DE L'ETAT (196c5-1970-) (en millions dirhams) 1965 1966 1967 1968 1969 1970 Résultats o/o Résultats o/o Résultats o/o Résultats o/o Résultats 1¢/o Résultats o/o 1. Services économiques 261,2 l 265,2 14,1 281,3 14,3 297,7 132 306,2 13,3 324,7 13,3 Commerce 16,6 9,$ 9,1 9,8 9,8 9,8 Industrie et Mines -- 7,4 8,0 8,1 8,1 8,1 Travaux Publics 101,9 104,5 105,4 - 111,9 112,9 121,3 Agriculture 142,0 143,3 158,3 167,9 175,4 185,5 2. Services sociaux- 659,2 35,8 691,4 36,7 739,h 3716 791,9 3_,0 870,0 37,8 876,3 35,8 Pducation nationale 45,5 477,1 511,9 557,7 627,6 624,8 Jeunesse et sports l7,4 16,4 18,0 19,1 18,6 20,8 Travail 10,3 10,3 10,9 11,9 12,6 14,6 Santé publique 181,0 187,5 198,6 203,2 211,2 216,1 3. Services d'ordre et de Scuriîté 566,1 30,7 595,7 31,6 613,8 31,3 696,5 30,8 752,6 32,8 712,3 29,1 Défense nationale 287,3 298,8 318,7 381,1 420,5 377,5 Gendar-erie 32,3 33,3 36,8 38,0 43,1 45,6 Forces auxiliaires 94,0 96,h 96,5 99,0 96,8 100,5 Intérieur 2/ 48,6 51,9 49,3 56,6 63,8 61,8 Sûreté natl'onale 104,0 115,3 112,5 120,8 128,4 126,9 h. Divers 31 356,0 19,3 331,5 17,6 329,9 16,8 476,0 21,1 371,h 16,1 535,5 21,8 5. Total 3/ 1.81,9 100,0 1.883,3 100,0 1.963,9 100,0 2.261,1 100,0 2.300,2 100 0 2.448,8 100 0 2 Chiffres provisoires y/ Les chiffres officiels pour 1968-1970 ont été adaptés de façon à pouvoir les comparer avec ceux des années antérieures. Pour 1968, 1969 et 1970 les dépenses du inistère de l'Intérieur ont été réduites de 160 millions de dirhams, montant qui a été transféré aux budgets des collectivités locales. / Re:nrbDrsemaents de la dette publique non compris. Source: Ministère des Finances Tableau !.1: DEPENSEL, DIKNVhSTSSEMENT D, L' TAT (ET EWIMATIONS) (W965-1972) (Mil lionii dfe dJrham) Résultats Pl an 1965 19e6 3967 1968 1969 1970a/ 1971 a/ 1972a Agri cul ture IL2o > j O (3 12 Barrages - 10 b 123 172 Ml 233 446 Irrigation 96 81 ij6 129 188 / 68 b/ 179 b/ 138 b Culture en iec et élevage il 33 64 114 66W 7, P 833f 67bf Conservati on fonclère 32 39 564 33 29 4O h8 54 Recherche 18 12 34 36 Promotion national e W 28 5 10 8 Divers 20 7 10 21 22 cf 50 c/ >9 e/ 48 c/ Transport L 61 1§1_0 E0 109 L 32 Ports 3l 1t> 13 13 27 22 39 45 Routes 07 39 51 38 42 55 82 64 Transports aériens il 12 14 22 40 13 49 23 Logement et prestations sociale" 21 27 Habitat et urbanisme 12 18 20 21 Adductions d'eau 7 3 20 15 Promotion nationale g 10 8 4 Services socinux 65 2 .12 J8 i Education et sports h7 28 23 h3 h6 52 50 h6 Santé publique 18 16 10 10 8 21 28 25 Télécommunications 22 L 28 ? 62 à 2_ Tourinee 6 i IL 2z L2 _j _j2 Hôtels 2 h 2h 16 18 21 35 32 Autres équipements touristiques Ik 10 13 12 19 22 10 - Industrie et artisanat 36 31 ý2 68 2 £ Recherche minière 1h 13 1h 15 39f/ 68 72 59 Complexe chimique de Safi 22 17 23 3 h - - - Divers - 3 8 5 10 - - - Equipements administratifs 266 6 24 Dépenses militaires£/ 2 2 7 2 - - - Reconstruction d'Agadir - Transferts 156 82 168 10 11 167 16 Chemins de fer (ONCF) 20 19 12 28 26 39 37 27 Electricité 23 17 59 47 42 86 69 68 Sucre (SuTA, ) ) ) ) ) SUNAB, SUNAG, ) ) ) ) SuBM) ) 30 49 51 ) Produits chim- ) ) ) iques (Com- )113 ) 57 ) 43 ) 61 ) 79 plexe chimique ) 3 10 10 ) ) ) ) Dons a l'équipe-) ) ment (BNDE) )(13) 6 5 20 )(26) Divers (OCP non) ) ) ) ) compris) ) 8 33 13 ) ) ) TOTAL 64 21 862 Q8 101 1161 1280 1 a,/ Estimation révisées _/ A partir de 1969 une partie du poste "Culture en sec et élevage" est comprise au poste "Irrigation". W Y compris le DERRO, projet qui a débuté en 1968/69 avec des crédits de 4 millions de DII. Prévisions pour: 1970, 17 millions de DH; 1971, 17 millions de DH et 1972, 19 millions de DH. Projet concernant l'emploi. 2e Subventions aux institutions publiques. Y compris les travaux de recherche dans la Moulouya (plomb), le Rif (fer) et de prospection. g/ Construction de casernes et transports. Tableau 5.5: BUDGETS DES COLLECTIVITES LOCALES (en millions de dirhams) 1965 1966 1967 1968 1969 Recettes Recettes courantes /266,0 294,2 314,1 327,2 Provinces et préfectures 29,0 28,0 28,6 30,2 Municipalités 225,0 233,0 248,2 257,0 Centres autonomes 12,0 12,9 14,6 15,9 Communes rurales n.d. 20,3 22,7 24,1 Dont: Transferts de l'Etat (192,1) (206,0) (223,7) (235,0) Provinces et préfectures (29,0) (28,0) (28,6) (30,0) Municipalités (156,9) (160,2) (175,4) (183,6) Centres autonomes (6,2) (7,3) (6,8) (7,1) Communes rurales (n.d.) (10,5) (12,9) (14,3) Emprunts 2j5 12,4 16,4 18,1 20,9 Provinces et préfectures - - - - - Municipalités 9,5 11,4 16,4 16,6 20,7 Centres autonomes - 1,0 - 1,51 - Communes rurales - - - 0,2 Dépenses courantes 237,2 266,0 275,4 281,2 Provinces et préfectures 28,4 27,6 28,2 30,1 Municipalités 198,4 207,4 212.,4 214,4 dont: Transferts à l'Etat (24,4) (24,5) (2h,8) (24,8) Centres autonomes 10,4 11,0 12,4 12,8 Communes rurales n.d. 20,0 22,4 23,9 Dépensos d'investissement 194,6 102,7 107,0 123,5 8 Provinces et prefectures 82,0 43,7 41,2 54,0 88,8 Municipalités 95,1 36,5 3,3 47,0 47,5 Centres autonomes 2 7,5 7,5 7,5 7,5 7,5 Communes rurales 2 10,0 15,0 15,0 15,0 15,0 Epargne brute (n.i.a.) 30 ' 28,8 28,2 38 7 46,0 Provinces et préfectures 0,6 0,4 0,4 0,1 Municipalités 26,6 25,6 35,8 42,6 Centres autonomes 1,6 1,9 2,2 3,1 Communes rurales n.d. 0,3 0,3 0,2 1/ Recettes des "budgets additionels" non comprises; il s'agit de budgets d'investissement qui comprennent également certaines recettes courantes. 2/ Estimations Source: D'après les données fournies par le gouvernement marocain. Tableau 5.6: SECURITE SOCIALE (en millions de dirhams) (prévisions) 1966 1967 1968 1969 1970 Alloca- Assur- Alloca- Assur- Alloca- Assur- Alloca- Assur- Alloca- Assur- tions ances tions ances tions ances tions ances tions ances famliales Sociales familiales Sociales familiales Sociales familiales Sociales familiales Sociales Versements 119,8 4,8 119,4 6,0 130,3 7,2 135,2 8,1 18,2 9,6 Cotisations 100,h 61,5 105,9 63,1 112,3 65,7 118,6 67,8 113,2 69,3 Excédent/Déficit -19, 6,7 -13 -18, 58,5 -18,6 59,8 -35,0 59,7 Source: Caisse Nationale de Sécurité Sociale Tableau 5.7. PARTICIPATIONS DE LIETAT AU CAPITAL 131MT ISES INDUSTRIELLES ET COMERCIALES PAR SECTEURS, 1969 Capital Participations de ItEtat social (en milliers (en milliers de dirham) de dirhams) Textiles Complexe Textile de Fès (COTEF) 1.000 125 12,5 Société Industrielle de Tex- tiles de Nador 1/ 1.000 125 12,5 Mines et raffineries Société Anonyme Marocaine Italienne de Raffinage (SAMIR) 35.000 10.500 30,0 Société de la Métallurgie du Zinc et du Plomb 1.000 2 0,2 Société d'Exploitation des Pyrrhotines de Kettara 20.000 9.200 46,0 Société Financière de Fès (ex-concessionnaire des eaux de Moulay Yacoub) 2 112 10 11,0 Industries mécaniques General Tire and Rubber Co. of Morocco 16.800 3.736 22,0 Société Marocaine de Cons- truction Automobile 10.000 3.800 38,0 Société Nouvelle des Condui- tes dtEau 1.000 310 31,0 Société Marocaine de Fabri- cation Mécanique (TARIK) 5/ 5.000 5.000 100,0 Société Anonyme Berliet MAROC 7.600 3.000 0,0O Industrie chimique Société Lepetit-Pharmaghreb 5.000 250 5,0 Société Industrielle Maro- caine de Cellulose (SIMAC) _/ 800 100 12,0 Industrie alimentaire Société Nationale de Farine de Poisson 2.000 1.870 93,0 Sucrerie des DoukkalaF 20000 6-750 34,0 Sucrerie Nationale du Beht (SUNAB) 1.000 900 90,0 Sucrerie du Tadla (SUTA) 40-o000 4.000 100,0 Sucrerie Nationale du Gharb (SUNAG) 80.000 80.000 100,0 Sucrerie de Beni Mellal (SUBM) 33-000 33000 100,0 Compagnie Sucrière Marocaine et de Raffinage (COSUMAR) 50.000 25,000 50,o Tableau 5.7 (suite) Capital P&rticipations de l1Etat social (en milliers (en milliers de dirham) de dirhms ) Crédit (CIH, SOFAC) n.d. 10,600 n.d. Assurances (SCR, CNIA) n.d. 3.700 n.d. Construction (Compagnie Générale Immbilière) n.d. 2.5o0 n.d. Sociétés financières (SNI, CMM, BMCE, Banque Centrale Populaire) n.d.6.700 Total n.d. 50.300 J/ n.d. Autres entreprises, entièrement publiques Complexe Chimique de Safi n.d. 100.000 o/ 100,0 Compagnie Marocaine Nationale de Navigation (COMANAV) n.d. 32.000 i/ 100,0 Société d'Exploitation des Pyrrhotines de Kettara (SEPYK) n.d. 5.000 100,0 Office Chérifien des Phosphates (OCP) n.d. ./ 100,0 Régie des Tabacs n.d. 100,0 Office National d'Electricité (ONE) n.d. 100,0 Office National des Chemins de Fer n.d. 100,0 1/ Projet abandonné par BEPI ../ Société liquidée Société en cours de liquidation Société inexploitée Dépenses de l'Etat de 1965 à 1969 6_/ Les apporte de l'Etat au capital de 10CP en 1967 et 1968 ont atteint un total de 160 millions de dirhams 1/ Fin 1968; le total à la fin de 1969 était de 63 millions de dirhams Tableau 57 (suite) Capital Participations de 1 tEtat social (en milliers (en milliers de dirham) de dirhams) Banque et Finance Caisse Marocaine des Marchés 1.25o 6 0,5 Banque Nationale pour le Développement Economique 20.000 8.479 h2,0 Banque Centrale Populaire 5.046 2.910 58,0 Banque Marocaine du Commerce Extérieur 12.500 - 0,01 Société Nationale d'Investis- sement 30.000 15.300 51,0 Secteur a-ricole Société Coopérative des Plan- teurs d'Agrumes à Sidi Slimane 971 11-000 1,1 Société Coopérative "Les Fruits et Primeurs de Marrakech" 297 - 0,1 Société Marocaine de Liège et de Fibres Textiles (MAFITEX) Z/ 3.750 3.375 90,0 Cie Marocaine de Commerciali- sation des Produits Agricoles (COMAPRA) 3.250 3.235 99,0 Cie Marocaine de Gestion des Exploitations Agricoles (CoMAGRI) 500 495 99,0 Société Anonyme Rauch-Adarouch 1.000 8 1,0 Transports et Télécommunications Société du Port de Tanger 22.500 2.885 13,0 Royal Air Maroc 25 .200 17-067 68,o Compagnie Marocaine de Navigation 30.100 26-703 88,7 Société Marocaine de Télé- communications (SCMATELSAT) 5.000 2.500 50 , Société Nationale des Télé- communications 2/ 10 9 9h, Tourisme Société Nationale dItAménagement de la Baie de Tanger 15.000 7.500 50 p Holiday Inns S.A. Marrakech 6.250 3.062 h9,0 Bâtiment Société Immobilière PARIS 3./ 1.500 h O,2 Société Immobilière Franco- Marocaine 2.500 hoo 16,0 Société Safi-Immobilière 10 10 100,0 Société Chérifienne de la Cité de Casablanca 957 319 33,0 Tableau 5.7 (suite) Capital Participations de l'Etat social (en milliers (en milliers de dirhams) de dirham) Divers Société dfEtudes et de Coor- dination Industrielle 1/ 50 20 40,0 Société dtEtudes Marocaines de Sucreries 1.000 500 50,0 Manufacture Maghrebine de Verre 500 220 4.0 Total 519,453 329.685 Participation du Bureau de Recherches et de Participations Minières (BPRM) (à l'exclusion de Maroc-Chimie et de SAMIR.) Société Minière de Djibel Aouam 12.680 3.080 24,3 Mines dtAouli 20,000 3.320 16,6 3ociété de Mines de Bouskour 7.460 3,080 41,3 Charbonnages Nord-Africains (Jerrada Coal) 27.h40 14.880 54,2 Compagnie des Potasses des Zemmurs 27.440 3.725 56,9 Société de Développement Industriel et Minier de la Haute Moulouya (SODIM) 10.000 5.000 Soro Compagnie Espagnole des Mines du Rif (Nador Iron Ore) 117.680 31.380 26,7 Société "Le Molybdène" 10.250 1.750 17,1 Société Anoryme Chérifienne d'Etudes Minières 14.400 6.360 1h,2 Société Chérifienne des Pétroles 70.680 35.270 49,9 Transports Africains 20.000 2,970 14,8 Société Métallurgique d'IMITER 2.460 1.700 69,0 Autres sociétés minières 8.060 2.900 36#0 Total 327.660 ll4 115 .1£ Société des Mines de Zellidja (plomb) 25.459 n.d. n.d. Compagnie Tifnout Tiranimine 2.685 n.d. n.d. farticpations de la Caisse de Dépft et de Gestion (CfG) L/ Tourisme (Maroc Tourist, Ramada-Maroc etc.) n.d. 21-200 n.d. Transport (Lignes Nationales, LIMADET) n.d. 5-600 n.d. Tableau 6.1: SITUATION MONETAIRE (Millions de dirhams) 1965 1966 1967 1968 1969 Déc. Déc. Déc. Déc. Déc. Monnaie 1.386 1.429 1.61h 1.859 2.122 Dépôts à vue 2.472 2.371 2.523 2.915 3.076 Autres dépôts 272 308 331 49 493 Total de la masse monétaire 4.130 4.108 4.468 5.223 5.691 Avoirs extérieurs (nets)a/ 611 548 448. 487 609 Crédits accordés à l'Etat (Trésor) dont: 1.543 1.541 1.868 2.257 2.777 Crédit par la Banque Centrale b/ (456) (449) (880) (1.191) (1.392) Obligations détenues par les banques (667) (673) (536) (618) (829) Dépôts du secteur privé auprès du Trésor et des Chèques Postaux (420) (419) (452) (448) (556) Crédits accordés à l'économie par: 1.978 1.976 2.118 2.621 2.564 la Banque Centrale (424) (454) (486) (658) (68o) les autres banques (1.554) (1.522) (1.632) (1.963) (1.884) Ajustements -2 43 34 -142 -259 Total des sources 4.130 4.108 4.468 5.223 5.691 a/ A l'exception des engagements resultants de tirages effectués sur le F.M.I., mais y compris les traites escomptées en devises. bf Y compris, jusqu'en 1968, les avances sur titres du FEC. Source: Banque du Maroc Tableau 6.2: INDICE DU COUT DE LA VIE (100 = 1958-1959) 1596 1966 1967 1968 1962 1970 Janvi er 130,2 128,3 129,0 128,2 132,0 132,3 Février 131,9 127,5 128,8 128,1 131,0 133,5 Mar- 131,7 126,5 128,3 128,9 130,7 133,8 Moyenne 131, 3 127,4 .128,7 128,4 131 , 2 133,2 Avril 129,2 125,6 126,2 126,2 129,7 131,9 Mai 127,7 123,9 122,9 12,1 128,8 130,7 Juin 126,3 121,0 122,3 121,7 -129,4 128,9 Moyenne 127,7 124,5 123,8 125,0 1.29,3 130, Juillet 125,2 125,2 122,1 12h,8 129,5 129,6 Août 125,0 125,8 123,h 125,0 130,1 130,h Septembre 126,3 127,9 126,0 125,7 131,0 Moyenne 125,5 126,3 123,8 125,2 130,2 Octobre 127,7 128,7 127,8 125,8 130,6 Novembre 129,0 130,5 127,6 127,2 130,1 DAcembre 128,9 129,6 127,7 130,0 130,6 Moyenne 128,5 129,6 127,7 127,7 130,4 Moyenne annuelle 128,2 126,9 126,0 126,6 130,3 Source: Secrétariat du Plan Tableau 6.3: CREDITS BANCAIRES EN COURS PAR BANQUE ET PAR DUREE 1/ (Millions de DII) fin fin fin fin fin 1965 1966 1967 1968 1969 Banques commerciales - Total 1466 129h,9 1511,2 1885,9 1848,1 à court terme 1236,3 146,4 1780,7 1734,9 à moyen terme 58,3 64,3 105,1 113,2 à long terme 0,3 0,5 0,1 -- Crédit populaire - Total 109,6 132,0 156,3 164,5 à court terme 98,1 118,6 136,8 lW,3 à moyen terme 114, 13,3 19,4 20,2 à long terme 0,1 -- 0,1 -- CNCA - Total 35 85,5 116,7 25o,3 28,9 à court terme 55,2 86,1 209,9 236,4 à moyen terme 29,1 29,4 39,h 47,5 à long terme 1,2 1,2 1,0 5,0 BNDE - Total 105 133,7 159,9 169,7 171,2 à court terme -- -- -- -- à moyen terme 9,9 10,9 1-,4 22,6 à long terme 123,8 149,1 155,3 148,6 CIH - Total 14 68,h 86,4 157,4 2h4,6 à court terme -- -- -- à moyen terme -- -- -- -- à long terme 68,4 86,4 157,h 24,6 Autres banques (BM, CMM, SMGG) - Total 32 43,5 30,h 16,2 30,3 à court terme 43,5 30,4 16,2 30,3 TOTAL 1652 1735,6 2036,6 2635,8 2747,6 à court terme 1445 1433,1 1681,5 2143,6 2145,9 à moyen terme 97 108,7 117,9 178,3 203,5 à long terme 110 193,8 237,2 313,9 398,2 1/ Crédits déclarés auprès de la Centrale des Risques; ne comprend pas les prêts et crédits de faible montant accordés par la OGD. Source: Banque du Maroc Tableau 6.1: TOTAL DU CRE1IT IANCA]l' PAR S,1ECTE1l1t KT l'Af DUI0l. EN COURS, 2 -WV [910 (Mii .ion s de D)I0 Court Moyen Long terime terme terme Total Agri culture 5669 56,8 6,7 530,4 Agriculture et pêche 250,5 3,6 6,7 310,7 Autres activités conrnexes 216,- 3,2 - 219,7 Industrie 930,8 120,9 048,2 1199,9 Eau et énergie 34,4 17,4 32,9 84,7 Industries extractives 32,7 8,8 1,9 43,4 Industrie métallurgique et construction métallique 95,5 3,0 3,0 101,5 Matériaux de construction, bâtiment et travaux publics 156,6 5,0 7,5 169,1 Produits chimiques, caoutchouc, matières céramiques, verre et matières plastiques 85,2 1,7 8,7 95,6 Industrie alimentaire - graisses et huiles 238,6 7,3 39,8 352,7 Textiles 19)1,8 7,3 42,3 244,4 Divers 93,0 3,h 12,1 108,5 Commerce 53)4,8 ,6 7,4 546,8 Transports 56,5 i9,) 1,4 77,3 HÔtel s 8,h - 136,1 l44,5 Biens immeubles. 12,6 0,4 60,9 73,9 Crédit à la consommation 57,0 - - 57,0 Diverses (finances, loisirs et professions) 29,7 1,2 25,0 55,9 TOTAL 2097,2 203,5 385,9 2686,6 Source: Banque du Maroc Tableau 6.5: CREDIT BANCAIRE A COURT TEIME EN COURS PAR SECTEUR (Millions de DH) fin fin fin fin 1966 1967 1968 1969 Agriculture 174,4 277,5 455,2 461,h Agriculture et pêche 97,7 1541, 221,8 240,5 Autres activités connexes 76,7 126,1 233,4 220,9 Industrie 6798 80 883,9 947,3 Eau et énergie 48,6 49,0 34,4 45,5 Industries extractives 16,0 18,9 32,2 38,9 Industrie métallurgique et construction métallique 68,7 69,2 77,7 96,7 Matériaux de construction, bâtiment et travaux publics 91,2 126,5 150,3 167,2 Produits chimiques, caoutchouc, matières céramiques, verre et matières plastiques 61,9 80,0 93,3 93,0 Industrie alimentaire - graisses et huiles 199,5 226,8 246,9 233,6 Textiles 121,2 175,1 172,7 188,1 Divers 72,3 76,6 76, 8h, Commerce 421,7 435,1 634,6 568,2 Transports 63,6 54,1 57,1 56,0 H8tels 1, 8,6 7,2 7,7 Biens immeubles 12,0 12,6 12,6 12,6 Crédit à la consommation 29,6 42,2 55,6 57,0 Divers (finances, loisirs et professions) 50,5 46,9 37,5 35,7 TOTAL 1433,1 1681,5 2143,7 2145,9 Source: Banque du Maroc Tabi eau 6.6: TAUX D'lNT lIÇT PAYES (en pourcentage par an) Noirijinal R eJ 1 MJ ni rum Obligations dtEtat Bons d'équipementriL 15 ans 6,25 6,35 Bons d'equipement à 10 ans (r(-serves d'investissemen t,) Bons d'equipeinenit ïï 10 ans (compte bloqu6) ),,0 Bons du Trésor à 5 ans (anciens) 45,0 6 Bons du Trésor à 5 ans (nouveaux) 4,60 ,60 - Emprunt obligatoire à 5 ans (sur les traitements) I,0 3,71 Bons du Trésor à ' an 3,5 3,63 Bons du Trésor à 6 mois -- 3,h3-3,53 af Dépôts auprès des b:inues Dépôts à terme, à. plus de 5 ais 5,0-5,5 Dépôts à terme, )i à 5 ans h,25 Dépôts à terme, 3 . h ans h,10 Dépôts à terme, 2 à 3 ans 3,75 Dépôts à terme, 1, 1/2 à 2 ans 3,25 Dépôts à terme, 1 à. 11/2 ans 3,00 Dépôts à terme, 6 mois à 1 an 2,75 ]Dépôts à terme, 3 à 6 mois 2,50 Dépôts A vue 1,50 Compte d'épargne auprès de la "Caisse d'Epargne Nationale" 3,10 Bons de la BNDE (garantis par I'Etat) "Bons de Caisse" à 12 mois 3,63 "Bons de Caisse" à 6 mois 3,53 "Bons de Caisse" à 3 mois 3,43 Bourse de Casablanca C/ 1967 8,23 1968 6,13 1969 6,15 a/ Si remboursés après 3 mois ou à échéance bf Taux maximum fixés par décision ministérielle sur les dépôts effectués auprès des banques commerciales, de la Banque Centrale Populaire et des banques populaires régionales. c Moyenne des dividendes distribuéS sur la valeur en bourse des actions traitées. Tableau 6.1: TAUX D'INTEREßT (en pourcentage par an) (fixes) Normal Maximum Minimum Banque Centrale Taux d'escompte (sur les effets de commerce et les crédits de moins de 2 ans) 3,5 h,0a/ 3,0/ Taux d'escompte sur les crédits de 2 à 5 ans 3,625 3,725 3,625 Taux d'escompte sur les warrants et les marchandises 3,62 3,75 3,62 Taux d'escompte sur les bons du Trésor (3 mois avant échéance) 3,5 4,0c/ 3,5 Avances sur bons du Trésor (jusqu'à un mois) 4,56 4,56 3,63d Crédit agricole (CNCA) S.0.C.A.P. (12 mois) 3,0 3,0 3,0 Caisses locales 4,0e/ 6,0 4,0 Caisses locales (3-5 ans) ),0 4,50 4,0 Warrants sur les céréales et le coton (12 mois) 4,75 4,75 4,75 Production de coton et d'alfa par institutions (12 mois) 5,0 5,0 5,0 Autres crédits à la production (12 mois) 6,0 6,0 6,0 Engraissement du btail (11 mois maximum) 6,0 6,0 6,0 Avances et garanties 6,15 6,75 Amélioration du matriel et des exploitations agricoles (5 A 10 ans) 6,5 6,5 6,2 Crédit d'investissement, (BND) Crédit d'équipement réescomptable (2 à 5 ans) d/ 6,5 6,6256,26, Crédit de développenct (? A 15 ans) 7,0 7,0 7,0 Crédit immobilier et htelier (Cif) Ameublement et équipement hôte]icr (-10 ans) h,50 Construction d'hôtels (-20 ans) 4,50 Construction de logements (-5 ans) 8,75 6,0h Caisse Marocaine des MarchAs k/ Acceptations (jusqu'à l? mois) -- 6,15-6,15 -- Avances (jusqu'à 12 mois) -- 6,?0 -- Garanties (jusqu'à 12 mois) -- 6,75 -- Banques comnerciales Warrants -- 5,75-6,25/ -- Crédits commerci aux, escomptables (12 mois) -- 6,25-6,Y5/ -- Crédits commerciaux, non escomptables (12 mois) -- 7,25-7,75/ -- Avances sur marchandi ses (90 jours) -- 7,9 --8,9 -12,75- Avances (90 jours) -- 8,h -9,-, Marché monétaire de Casbtanca (nion-of*'fi ccl janvier-juin 19(9 -- 5,0 3,25 juillet-dcembre 1969 -- 8,0 3,50 Taux perçu sur des papiers ne rentrant pas dans le cadre normal des réglementations. b Taux perçu sur les effets relatifs aux exportations vers d'autres pays que ceux de la zone franc. / Bons dont l'échéance est à 5 ans I Jusqu'en 1968 sur les bons à un an e A un taux de 2 pour cent par semestre f S'ils sont garantis par la CCG. Prêts escomptés par la BNDE et auprès de la Banque Centrale. W Compte tenu de l'aide acordAe par l'Etat aux fonctionnaires ou coopératives publics. Taux prélevés sur l es prîts accordts dans des régions où la Banque du Maroc et les banques intéressées n'ont pas d'agence. Maximum ab-olu réel si les avances ne sont utilisées qu'un seul jour. Faible volume de crédit aux organismes publics ou aux entreprises d'intérêt public. Y compris les commissions. Tableau 6.8: SOUSCRIPTION AUX OBLlATJONS D',TAI' PAR SOUSCRITKURS 1965-1970 / (Mî l ions de di.rhams) Chiffr eree LI. LY P>rovÀ A u 1965 1966 1967 1968 1969 L970 Banques de dép8t 486 520 538 610 825 1.001 dont: Banque Centrale Populaire (21) (21) (21) (39) (70) (80) Banque Centrale 67 39 17 10 4 8 Escomptés (9) (10) (5) (6) (4) (8) Acceptés en garant,ies d'avances (58) (29) (12) () (-) (-) Caisse de Dépôt et de Gestion 118 138 159 184 205 225 Compagnies d'Assur- ances 300 335 377 455 507 550 Société Nationale d'Investissement - - 11 7 7 10 Comptes capital non-résidents - 15 21 22 23 25 Plans obligatoires - - - 50 89 124 Entreprises: réserves d'investissement (-) (-) (-) (42) (6h) (89) Particuliers: Emprunt obligatoire (-) (-) (-) (8) (25) (35) TOTAL 971 1.047 1.123 1.338 1.660 1.945 l Fin de la période Source: Ministère des Finances Tableau 7.1: SUPERFICIE CULTIVEE EN CEREALES ET LEGUIMINEUSES 1964/65 - 1968/69 (en milliers- d'hectares) 1964/65 1965/66 1966/67 1967/68 1968/69 1969/70 C6réales: Blé dur 1.270 1.2h0 1.360 1.400 1.467 1,5o Blé tendre 390 h00 410 530 h78 450 Orge 1.650 1.770 1.810 2.110 2.037 1,890 Mais h30 hh0 h60 500 h65 h88 Autres céréales 161 153 145 - 1.42 n.d. Total partiel 3.901 h.003 4.185 4.540 4.589 n.d. Légumineuses 386 375 352 396 364 n.d. Total h.287 h.378 4.537 h.936 ..953 n.d. Source: Ministère de l'agriculture, Statistiques Agricoles, 1959-67 et 1967-68. 1/ Les chiffres do 1968/69 sont le résultat du sondage agricole annuel effectué par le Secrétariat du Plan; ils ne sont pas comparables avec les estimations des annees preccetes. 2/ Chiffres provisoires du Secrétariat de Plan. Tableau 7.2: PRODUCTION AGRICOLE 1961/62 - 1968/69 (en xilliers de tonnes) 1961/62 1962/63 1963/64 1964/65 1965/66 1966/67 1967/68 l968/69 Céréales: Blé dur 1110 1070 1070 1210 750 1020 1900 1126 Blé tendre 390 370 370 370 250 290 650 339 Orge 1l20 1750 1h00 1430 610 1320 3210 2028 Mais 420 h80 400 330 190 310 380 h14 Autres céréales 157 175 153 130 97 125 177 113 Total partiel 3497 3d3 3393 3T70 897 3¯65 ~020 Légunineuses 222 2h5 251 299 200 199 396 29h Agrues 501 502 642 5h3 640 717 811 719 Olives lh0 lh5 200 177 267 155 h91 n.a. Pomnes de terre 216 225 188 270 275 205 160 n.a. Tomates 176 253 325 302 277 2h5 n.a. Raisins 30h 392 40L 507 362 238 310 160 Tournesols 2,0 9,0 10,0 h,0 2,5 1,3 3,8 6,8 Graines de lin 5,0 5,0 6,0 7,0 5,0 2,0 2,6 2,8 Coton graine 9 15 17 24 30 17 18 22 Bet4terave à sucre n.a. 73 180 17h 391 367 785 918 Source: Ministère de l'agriculture et Secrétariat du Plan. If Chiffres provisoires. En 1969, le Ministère de l'agriculture a révisé le séries concernant la production annuelle à partir de 1961/62. La révision s'est fondée sur des sondages aléatoires annuels opérés sur le terrain depuis 196h qui ont révélé que les chiffres concernant la production de céréales panifiables depuis 1960, élaborés par l'OCIC, suus-estimaient considérablement cette production. Les estimations de production cé- réalière de l'OCIC ont été majorées de h0 o/o pour sous-estimation, réduites de 10 o/o pour tenir compte de la différence entre les rendements biologiques et le rendement économique, et réduites une fois de plus de 5 o/o pour erreurs statistiques éventuelles du sondage aléatoire et de 5 o/o pour l' extrapolation du sondage aléatoire, qui ne porte que 85o/o de la superficie totale. Dans ces conditions, les estimations de production céréalière ont été majorées en dernière analyse de 200/o. Des considérations et ajustements analogues ont été appliqués aux autres produits. Tableau 7.3: EENT DES CEREALES SECTEUR IIODERE,SECTEUR TRADITIONEL ET MQYENNE NATIONALE 1964/65 - 1968/ 69 (en quintaux à l'hectare) Année/Secteur Blé dur Blé tendre _re Ma's Secteur mdderne 11,7 13,7 12,1 8,1 Secteur traditionnel 7,3 5,9 7,1 6,2 moyenne nationale 7,8 7,9 _2 6,2. 1965/66 secteur moderne 8,4 9,3 6,6 6,2 secteur traditionnel 3,5 3,6 2,7 3,4 moyenne nationale 5,o 4 5_ 1966/67 93 Secteur moderne 10,0 8,4 8,6 8,0 secteur traditionnel 5,5 5,0 5,9 5,4 moyenne nationale 6,2 5,8 61_ 1967/68 secteur moderne 17,7 16,3 17,1 7,8 secteur tiaditionnel 10,2 10,2 11,5 5,2 moyenne nationale 11,8 13,4 12,7 5, 1968/69 secteur moderne 11,8 12,14 11,9 9,3 secteur traditionnel 8,1 7,0 10,8 9,7 moyenne nationale 8,P4 7,7 10,8 9,7 Source: Secrétariat du Plan. Tableau 7.4: PRIX Di GROS DRIS CEREALIS (en Dil quintal) 1/ j j Blé tendre Bl(' dur Orge Maïs 1953 36 39 17,5 24,5 1954 35,5 19 2h,2 1955 32,9 37,9 19 24,5 1956 34,5 39,7 18 25,5 1957 36 39,7 22 22,5 1958 33 39,0 17 1959 33 39 17,5 22,5 1960 33 39 19 24,9 1961 34,5 40 22 23,5 1962 34,5 40 23 1963 36 40 23 1964 37,5 41,5 23 23 1965 40 44 25 1966 40 44 25 30,6 1967 40 44 25 38,2 1968 40 44 25 39,3 1969 40 44 3 25 4/ 22,7 l Prix garantis par l'Etat. Prix libres Prix du blé dur payés au producteur compris entre DII 34,5 et DH 47 le quintal. Prix de l'orge payés au producteur compris entre DH 15,2 et DH 26 le quintal. Sources: OCIC, L'Economie Céréalière au Maroc, Secrétariat du Plan Tableau 7.5: UTILISATION D'ENGRAIS, 1962 - 1970 (en tonnes d'élément nutritif des plantes) P O K 0 Total N 1962 13.900 23.700 8.600 h6.200 1963 14.600 22.200 8.500 45.300 196h 15.700 24.h00 8.300 48.hoo 1965 19.600 26.500 10.1!00 56.500 1966 25.000 33.600 9.200 67.800 1967 28.000 35.000 17.00 80.h00 1968 35.000 37.000 23.000 95.000 1969 33.000 39.000 15.000 87.000 1970 (prévisions) 36.000 42.000 18.000 96.000 & 4o.ooo à 44.000 à 20.000 à 1o4.mo0 Source: Ministère de ltagriculture Tabi enu 7.6: SUBVENTIONS VIElSEES PAR LE MPIISTIER DE L'AGRICLTUR (en milliers de DH) Objet des subventions 1968 1969 1970 (prévisions) Engrais 3.280 3.800 h.2110 Semences cultures fourrag'res 3.325 3.5?0 1.691 Achat de machines agricoles 1.310 1.565 1.927 Développement de cultures arboricoles 750 90 3.520 Aménagement des fermes 600 700 700 Semences sélectionnées 5.619 7.600 6.300 Total 11.884 18.125 18.378 Source: Ministère de ltagriculture, Div,ision d'lntervention Agricole. Tableau 8.1: INDICE DE LA PRODUCTION INDUSTRIELLE PAR SECTEURS ET BRANCHES 1963-1969 (1958 : 100) Pondération 1963 1964 1965 1966 1967 1968 1969 Energie 110 139 147 153 162 165 181 194 Mines 375 111 125 126 123 12h 124 126 Industrie 515 218 130 128 136 142 148 162 dont: Transformation des métaux 145 102 107 103 102 11h 12h 136 Céramique et matériaux de construction 58 137 143 139 145 145 168 186 Produits chimiques 68 111 117 13h 152 154 170 174 Corps gras 39 145 121 125 130 136 1h0 121 Produits alimen- taires 417 121 127 127 138 144 136 147 Textiles 107 183 184 181 190 196 224 267 Cuir 49 121 102 100 104 96 112 121 Papier et carton 29 134 138 133 143 147 157 158 Autres 88 138 129 117 125 133 128 n.d. Total partiel 1.000 Indice général 123 130 130 134 138 142 152 _/ Chiffres provisoires Source: Sécretariat du Plan Tableau 8.2: PRODUCTION ET EXPORTATIONS MINERALES - 1964 - 1969 (milliers de tonnes métriques) Production 1964 1965 1966 1967 1968 1969 Minerai de phosphate 10.098 9.824 9.439 9.9U5 10.512 10.662 Minerai de fer 888 951 1.017 884 809 749 Minerai de manganèse 341 376 363 286 160 131 Minerai de plomb 104 113 119 116 121 118 Minerai de zinc 81 95 94 83 68 72 Cobalt 15 17 18 18 15 15 Charbon 400 419 451 482 hl 397 Pétrole brut 120 103 103 97 89 59 Pyrrhotine - 128 282 353 47 391 Minerai de cuivre 7 6 n.d. 8 10 9 Exportation 1964 1965 1966 1967 1968 1969 Minerai de phosphate 10.040 9.481 9.l05 9.269 10.096 10.198 Minerai de fer 1.077 991 837 923 659 859 Minerai de manganèse 306 347 335 225 162 131 Minerai de plomb 82 89 89 80 85 76 Minerai de zinc 74 95 90 75 79 70 Cobalt 15 14 19 19 18 16 Source: Ministère du Commerce, de l'Industrie et des Mines Tableau 8.3 : PRODUCTION DE CRTAINES INDUSTRIES DE TRANSFORMATIOIr Unité 1965 1966 1967 1968 1969 Minoterie industrielle 1000 tonnes 636 696 830 649 62r Tabacs gg 5,2 .5,3 5,3 5,6 5, Raffinage du sucre " 33h 358 30 384 409 Sucrerie 2 21 50 48 97 109 Bière 1000 hctltr 221 225 248 302 333 Boissons gazeuses et 259 28h 291 352 407 Textiles de coton tonnes 7156 7237 9302 9711 13037 (moderne) Textiles de laine " 688 767 572 793 1005 (moderne) Textiles synthétiques 1338 1822 1887 221h 2954 (moderne) Tannerie, pausserie Mill. pi.eds carr6s 17,1 22 3 20,h 23,0 27,0 Tannage, cuir lourd 1000 tonnes 576 5U 355 46 o 478 Chaussures en cuir mill. de paires 1,77 1,56 1,51 1,82 1,78 Autres chaussures " " " 3,22 3,21 2,90 3,31 3,76 Pâte à papier 1000 tonnes 33,9 30,5 29,5 38,8 12,3 Papier- et carton " " 37,7 4h,3 h3,5 44o, 55,2 Liège " " 10,4 13,1 11,3 10,3 12,6 ciment " " 788 856 875 1011 u65 Produit rouge (briques) " " 96 93 102 120 126 Acide sulfurique " "40 40 29 30 28 Engrais n n 77 65 120 111 7r Superphosphates " 160 249 247 253 282 Peintures " " 6,2 6,7 7,1 8,3 9,7 Pétrole raffiné " " 1100 1211 1247 1322 1470 Montage de voitures2 nombre 5220 5370 9160 12500 19150 Conducteurs isolés 1000 km 11,6 14,8 114,3 17,7 18,9 Accus. en plomb 1000 tonnes 1,3 1,3 1,5 1,7 1,8 Produitsmoulés en fonte " n 6,6 5,9 6,0 7,1 8,0 Mobilier et literies " " 2,1 2,7 2,9 3,2 3,1 métalliques Source: Secrétariat du Plan, sauf indication contraire. if Comprend seulement les établissements inclus dans l'indice de production industrielle; sauf indication contraire. Non compris dans l'indice }f Source: ONTS h/ Inclus dans l'indice de production d'énergie. Tableau 8.1t: VALEUi AJOUTEE DANS L'TINDUSTRIE DE TRANSFORMAT.[ON ET L'ARTISANAT (Valeurs en millions de DH aux rix de 1960) 1958 1964 1969 Valeur Pour con- Valeur tot. Pourcen- Valeur Pourcern- tage (Artisanat) tage tage Produits alimentaires 348 35 45 (105) 33 464 29 Matériaux de construction 52 5 68 (12) 5 85 5 Transformation des métaux 205 20 266 (120)11 20 300 19 Textiles 1.68 17 245 (106) 18 370 23 Cuir 70 7 77 (45) 6 90 6 Produits chimiques 50 5 82 6 108 7 Cor ps gr as 26 3 33 (4)y 2 33 2 Papier 37 h 52 (1) 4 62 4 Divers 44 - Il 64 5 68 h Total 1000 100 1335 100 1580 100 dont: Artisanat: 318 32 393 29 4412/ 28 1] Chiffres estimatifs Source: Comrtabilité nationale,sauf pour 1969. Tableau 8.5: APPROBATIONS NETTES PAR LA COMISSION DES INESTISSEMNTS DES PROJE TS D'INDUSTRIES DE TRANSFORMATION ET EXTRACTIVES (En millions de DH) 1963 1964 _965 1966 1967 1968 1969 Total Sucre ( ( 105,5 - 263,3 105,0 - ( (100,0 ( 14,9 (679,3 Produits alimentaires ( ( 18,8 29,7 16,3 9,3 16,5 ( Textiles 40,0 63,3 57,5 103,0 157,6 19,6 41,6 482,6 Industries méchaniques 15,5 11,7 10,1 3,5 7,h 5,8 9,0 103,0 Produits pétroliers - 3,3 3,6 21,8 10,4 33,6 6,6 79,3 Cuirs et bijouterie 10,0 2,3 1,1 1,9 1,3 1,h 3,3 21,3 Hastiques 0,2 2,7 3,2 1,8 0,8 5,1 6,5 20.,3 Articles ménagers - - 2,5 1,1 0,9 2,1 0,2 6,8 Papier 5,8 3,7 2,7 2,4 14,,4 1,9 8,h 39,3 Produits pharmaceu- tiques 2,3 6,3 0,1 1,7 3,6 0,2 1,7 15,9 Divers ( y compris les 9,5 12,h 2h,1 13 118,1 35, 18,1 767 mines) 183,3 120,6 229,2 180,5 494,l 219,h 111,9 1.624,5 Source: Secrétariat de la Comission des Investissements Tabloau 8.6: AIDE APPROUVEE PAR LA BNDE (En millions do DII) Typo dtassistance 1959-1965 1966 1967 1968 1969 Total Prêts directs Jusqu'à 3 ans 0,3 0,4 0,5 - 0,7 1,8 de 4 à 5 ans 22,3 8,3 10,7 5,8 19,6 66,8 de 6 à 8 ans 53,2 3h,9 19,3 18,0 21,3 146,9 de 9 à 12 ans 22,3 10,9 12,7 10,4 2,0 58,4 de plus de 12 ans 61,8 1,4 6,6 22 21,9 12y6 Total 159.9 56,0 49,9 64,2 65,5 395,5 Réescomptes, Total 244,1 22,1 70,6 39,2 5,4 381,4 Participation au capital, Total 9,5 5,5 2,1 - 0,1 17,2 Garanties, etc. 30,1 - 0,2 4,7 - 35,0 Total 1443,6 83,6 122,8 108,1 71,0 829,1 But Nouvelle entreprise 212,3 48,4 81,9 91,0 29,7 463,3 Expansion 231,3 35,2 o,9 17,1 4,3 365,8 Rbgime de propriété Secteur public majoritaire 129,4 11,3 49,0 25,0 - 214,7 Secteur privé majoritaire 314,2 72,3 73,8 83,1 71,0 614,4 Nationali té en majeure partie moracaine 264,5 51,8 94,5 62,1 39,3 512,2 en majeure partie étrangère 179,1 31,8 28,3 46,0 31,7 316,9 Secteur Energie et exploitation minière 100,7 7,2 1,0 5,5 - 114.4 Pétrole et produits dérivés 61,4 - 18,4 1,9 - 81,8 Textiles 49,2 43,9 10,3 2,7 16,0 122,1 Produits alimentaires et boissons 65,3 8,7 56,2 48,6 8,2 186,9 Industrie mécanique 48,7 0,8 3,0 1,6 1,5 52,6 Industrie chimique 35,1 - 6,14 1,6 0,1 43,2 Agriculture 1,1 7,2 0,5 0,14 - 12,5 Transports ,8 - 5,2 - 6,3 48,3 Tourisme - 6,2 7,0 34,9 21,9 70,1 Divers 45,0 9,5 14,9 10,8 17,0 97,3 Sour ce: BNIE
Groupe de la Banque mondiale · Pre-2003 Economic or Sector Report
Morocco - Economic developments and prospects : Evolutions et perspectives economiques du Maroc
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